À propos

A propos de mon livre

En 2002, je m’étais entendu dire que j’étais surdouée, j’étais allée forumer et chatter pour essayer de comprendre ce que ça signifiait.
Mais rien de bien concluant pour faire avancer les choses.

Et puis il y a eu ce choc, ce suicide. Et ce rapprochement intuitif : ce suicide trouve ses racines dans le fait d’être surdoué.
J’en ai parlé au Pfr Lançon (chef de Service à l’Assistance Publique de Marseille – Hôpital de Ste Marguerite). Il m’ a juste dit « Allez y ! Cherchez à comprendre. Je vous donnerai un coup de main« .

Thème initial de ma recherche : l’amélioration de la prise en charge thérapeutique des dépressifs et des suicidaires dans une population d’adultes dits « surdoués ».

C’est ainsi que j’ai balayé le champ des neurosciences, de la psychiatrie et de la psychologie.
J’ai complété ma documentation scientifique par d’autres lectures, sites consacrés au surdon (dont on trouvera l’adresse dans mon livre)… et de place en place….

Sur la base des résultats de cette recherche , le Pfr Lançon m’a encouragée à publier un livre : « ça va être utile à beaucoup de gens« . Utile… c’est ce mot qui m’a convaincue d’affronter toutes les tempêtes émotionnelles qui se profilaient.

Mais il faut aussi parler de Caroline Roucayrol, responsable d’édition chez Vuibert, dont j’admire la maîtrise (et l’humour ! :)). Le sujet fait débat et est très peu abordé encore en France, je ne suis pas une spécialiste, mon approche du sujet est hors des sentiers battus (transversale et pas en silo)… sans elle, je n’aurais pas la chance de pouvoir transmettre ce savoir accumulé.

A propos de ce blog

Ce blog se veut un complément du livre que j’ai publié. L’information ne vaut que si on la partage. La grande majorité de mes sources est en anglais. Des milliers de pages internet consultées. Comme celle-ci par exemple.
Pour que vous ayiez une idée de l’information accumulée : mon livre « pèse » numériquement 1 Mo. La documentation amassée  pèse 100 Mo. Nature des documents trouvés  ? Ceci. par exemple, en 215 pages (« A Hermeneutic Historical Study of Kazimierz Dabrowski and his Theory of Positive Disintegration« ). Ou celà en 88 pages (« Physiological Aberrations in Patients with Schizophrenia« – Université d’Uppsala).

A propos de moi

Je suis juste une « Honnête femme » comme on disait jadis : un « honnête homme ». Curieuse de beaucoup de choses, cherchant à comprendre.

Certains pensent que je suis une extra-terrestre.

Si vous souhaitez me contacter : talentdifferent@gmail.com

182 thoughts on “À propos

  1. J’ai toujours été une personne comme toi, mais j’ai de plus en plus l’impression qu’on me regarde comme tu le dis si bien : comme une extra-terrestre, depuis que j’enchaîne les cours préparatoires. Tout à commencé dès lors de ma Spé. math, et depuis c’est épuisant !

    1. ben moi, je n’ai pas compris votre commentaire, Cécile, et je ne supporte pas de ne pas comprendre, je relis 100 fois, je cherche ce qui m’échappe, j’y tourne dans tous les sens….alors si vous pouviez éclairer ma lanterne….. un TOC? mais nooooon!

      1. Ah zut… j’ai pas fait attention… Il y a Cécile et Cécile… Ce n’est pas moi, Cécile / Talentdifferent qui ai rédigé ce commentaire. Peut-être que son auteur viendra s’en expliquer ?

    2. Bonjour Cécile
      Depuis 1 mois ou 2 le site/blog à changé, on ne voit plus les sujets/commentaires comme avant. Qu’en est-il? En rénovation? Ou bien il est ailleurs? Facebook ?
      Pour ma part j’ai entamé des démarches il y a 2 mois et jeudi dernier à la fin de l’heure de discussion et après avoir lu mon résumé de vie, le psy me déclare: « Vous êtes FORT probablement Asperger! » La suite dans 3 semaines.
      Laurent Motron a quitté la France pour le Québec en 1990, car la France restait trop accrochée a l’approche psychanalytique de l’autisme. Nous avons une clinique spécialisée sur l’autisme et Asperger à Montréal.
      Si vous souhaitez et avez le temps la lecture de « Derrière le mur de verre » de Marie-Josée Cordeau vous donnera un aperçu de cette femme qui s’est découverte Asperger à la quarantaine.
      À bientôt de vous revoir sur le blog
      France

      1. Bonsoir France

        Effectivement, modification du site aux alentours du 20 août. D’abord pour régler des problèmes techniques; ensuite pour tenter de l’aérer un peu.
        Voulez vous bien me préciser ce que vous entendez par « on ne voit plus les articles / commentaires comme avant » ?

        Merci pour les informations sur Asperger. Le sujet des femme Asperger est toujours plus médiatisé. C’est une bonne chose, qui peut permettre d’éviter bien des souffrances.

  2. Bonjour Madame Bost,

    Je vous contacte en espérant pouvoir recevoir une réponse de votre part car vous semblez très bien informée sur le phénomène des surdoués. Mon frère est HP et je présente également quelques caractéristiques, tant par ma personnalité que par mon vécu (harcèlement scolaire, dépressions multiples, sentiment d’être « différent » sans pour autant ne cesser de se dévaloriser, hypersensibilité, émotivité…). Pensez vous qu’il soit possible que le harcèlement et la dépression de mes années d’enfance (6/10 ans) aient entrainés chez moi des troubles de la mémoire et une phobie des nombres ou pensez vous que cela soit dû à un manque cognitif? Je ne peux pas passer de test pour le moment car mon intelligence logico-mathématique est bloquée ( panique). Je souffre de nombreuses « crises amnésiques » chroniques (surtout en période de stress). Avez vous déjà entendu parler de phénomènes de ce type? Pensez vous qu’il soit possible de les résoudre…?

    Merci, j’espère ne pas trop vous déranger avec mes questions 🙂

    Cordialement

    Zélie (anonyme)

    1. Bonjour Zélie

      Merci de la confiance que vous me témoignez, mais quand même… je suis loin de tout savoir sur le sujet.
      Le harcèlement est un traumatisme. Non neutralisé, il peut provoquer des désordres de pus ou moins grande importance.
      L’amnésie partielle continue que vous évoquez me semble en faire partie.
      Les troubles de la mémoire peuvent surtout être rattachés à la dépression.
      … Quant à la phobie des nombres… Sauf si c’est un nombre particulier, auquel cas cette phobie peut-être associée à un TOC (et alors oui, je pense qu’il peut y avoir un lien avec le traumatisme, mais lequel, je n’en sais rien)
      ne souffrez vous pas de dyscalculie ?
      Les troubles de la mémoire sont souvent associés à une « dys » et la dyscalculie n’y échappe pas.
      Si j’ai plus d’info, je vous les transmettrai.

    2. Quelques précisions supplémentaires après m’être renseignée…
      Il est rare qu’une seule chose / événement soit à l’origine d’un trouble – la cause en est plutôt multifactorielle.
      Pour résoudre la phobie, une TCC pourrait fonctionner… et si vous voulez absolument comprendre le mécanisme de la phobie, l’analyse est un outil utile, même si je ne suis pas très portée sur ce genre de thérapie…

    3. Bonjour Zelie
      Vous dites ne pas pouvoir passer le test de Qi…
      Comment dire
      Oui si l’objectif est quelle que part » d’etre reçue »comme membre emmerite HP ,si tant est qu’il puisse exister une certain peur de l’echec voir une anxieté de performance
      Non ,si l’objectif est de connaitre votre mode de fonctionnememt cognitif
      ,c’est le meme principe que la prise de temperature .
      Cela vous donnera votre niveau de fonctionnement minimal, et si vous etes dyscalculique ,Cela peut etre en raison de plain de problems sous jacents,dyslexie dyspraxie , trouble de la mémoire de travail, syndrome dysexecutif sous jacent…..
      Justement la passation du test du QI est un excellent moyen de lever le voile sur un trouble cognitif sous jacent, pouvant vous mettre en échec scolaire par exemple ( voir le site du Dr Alain Pouhet sur les dys scolaires )
      Et voir le syndrome de l’albatros du dr Gauvrit montrant les progrés du QI dès que l’on fonctionne mieux….
      Le premier pas est de franchir le cap de la passation du test , cela demande un effort sur soi meme parfois immense , une certaine témérité voir du courage, de l’inconscience, se jeter à la mer en quelque sorte… Et un sacrifice financier non negligeable!

      J’espère vous avoir convaincu de l’intérêt de la passation du test de QI dans de bonnes mains expérimentées naturellement,!
      Cordialement

  3. Cécile, bonjour et BRAVO pour ce nouvel ouvrage :
    « S’intégrer et s’épanouir dans le monde du travail »
    Sérieux par les très nombreuses études mises en perspective et vibrant par les témoignages qui émaillent les différents chapitres… Bref un précis bien précieux, à consulter pour qui a tardivement découvert ou (comme moi) pris conscience des ressorts de cette ‘différence’. A 24 ans, la littérature sur le sujet était rare en français ; à 42 ans, avec vos deux livres et à un moment difficile au niveau professionnel, j’effectue un travail de reconnaissance… Encore merci !

    1. Merci beaucoup Janus 🙂
      (…où il est le smiley « blush » ???)
      Bonne continuation – n’hésitez pas à venir nous raconter et à partager, si le coeur vous en dit : nul doute que votre témoignage sera utile à d’autres 🙂

  4. Bonjour Cécile
    Et tout d’abord merci pour votre blog, votre travail et votre dévouement à répondre aux commentaires !
    J’ai trouvé ce site riche et intéressant. Je me permets juste de rebondir sur un de vos posts :

    « @Il fait référence à un artiste américain spécialiste de l’impro sur scène qui s’écrie dans l’un de ses sketches (je cite de mémoire) : « Noir ! Noir ! Noir ! Noir ! Noir ! Noir ! Noir ! Noir ! Noir ! Noir ! Noir ! Noir !… je vais crier ce mot jusqu’à un jour il n’y ait plus un seul enfant qui pleure dans une cour d’école en l’entendant »

    Excusez moi de m’exprimer aussi directement mais j’ai été heurtée assez profondément par cette comparaison. Alors oui, je suis d’accord avec vous sur le fait que la souffrance des HP (ou HQI, ou etc) doit être mieux reconnue et mieux prise en compte (je pense à l’exemple d’une amie longtemps taxée d’être bipolaire et sans cesse culpabilisée par ses proches…). Pour autant, dresser un parallèle avec la situation des noir.e.s me paraît problématique. L’oppression qu’ont pu subir (et subissent encore !) les noir.e.s – et plus globalement toute personne racisée – est une violence systémique, profondément inscrite dans le fonctionnement de nos sociétés. Les discriminations que subissent les HP sont d’un autre ordre (disant cela, je ne cherche pas à hiérarchiser)… Un exemple, une personne peut être HP sans que son entourage le sache… Elle subira alors une forme de discrimination parce qu’elle n’est pas dans la norme mais pas parce qu’elle appartient à un groupe de population clairement identifié et minoré. Dresser un parallèle HP/Noir, c’est un peu faire comme si le racisme se réduisait à une suite d’acte de discrimination et minimiser à quel point il s’agit de phénomènes ancrés dans l’Histoire, dans les rapports de pouvoir de nos sociétés.
    J’espère que mes propos sont clairs, j’ai sans doute un peu sur-réagi (on me le dit souvent dans des discussions théoriques avec des ami.e.s) mais je crois profondément qu’il est important de faire attention à la portée des mots qu’on emploie et des comparaisons qu’on dresse. Désolée également si cela paraître un peu donneur de leçon, mon attention était avant tout d’attirer votre attention sur ce détail précis. Ce qui n’invalide en rien mon grand intérêt pour votre blog !
    Merci encore donc

    1. Bonsoir Mathilde

      J’entends et comprends votre remarque.
      .. Mais ici, la phrase ne s’adresse pas tant aux sujets qu’à ceux qui les rejettent. Cette phrase est un manifeste contre l’intolérance.
      Noirs, albinos, homosexuels, femmes, minorités ethniques et/ou religieuses, vieux… sont tous à un moment ou un autre l’objet d’une intolérance qui vient du fond des âges.
      Il est plus facile de rejeter la différence que d’apprendre à la connaître.
      Et en ça, je vous rejoins sur l’aspect « violence systémique, profondément inscrite dans le fonctionnement de nos sociétés. »

  5. Bonjour
    J’ai commencé votre livre et à ce stade, et surtout avant de procrastiner, je souhaitais vous remercier pour cet ouvrage.
    Je ne suis pas convaincue de l’utilité d’un test concernant mes enfants et moi-même, car la discrimination m’inquiète…
    Toutefois, quel soulagement de lire ce livre !
    Un régal et un véritable baume!
    Merci

    1. Merci Emilie 🙂
      Vous avez bien raison de ne pas vouloir absolument passer les tests. Ceux-ci ne doivent pas être un objectif en soi, mais plutôt un moyen de mieux comprendre comment on fonctionne.

      Quant à la discrimination.. hélas, je crains bien que, tests ou pas tests, vous ne couriez le risque de la subir d’une façon ou d’une autre.
      D’où l’importance de travailler à l’équilibre personnel qui est le meilleur moyen d’y faire face et de se protéger en étant à l’écoute de ses propres besoins.

      1. J’ai terminé votre livre il y a maintenant plus de 24 heures et j’avoue qu’il résonne de façon étrange…Il fait parti des livres qui marquent, il y aura donc un avant et un après…Je suis à présent beaucoup moins catégorique sur un éventuel bilan, même si j’ai de grands doutes sur mon éventuelle intelligence 🙂 L’idée fera son chemin et je verrai où je la retrouve. La description de la pensée en arborescence est édifiante, enfin pour moi en tout cas…moi qui pensait vivre sur une autre planète…
        Je vais donc digérer ce livre qui selon moi est l’un des meilleurs en la matière (et il y en a).
        Merci encore

        1. Merci de vos compliments Emilie
          N’hésitez pas à solliciter les témoignages des lecteurs de Talentdifferent si vous en avez besoin pour votre réflexion !

  6. J’ai découvert votre livre et ce blog dans l’urgence… Mon fils de 22 ans sort de 5 semaines en clinique psy car sa vie s’effrite de mois en mois et qu’il était près de sombrer… C’était un enfant précoce et si son parcours chaotique est difficile pour nous au quotidien…. il est bien plus dur pour lui évidemment.

    J’ai pointé en lisant des choses évidentes le concernant depuis toujours et ai eu la surprise d’en trouver d’autres me concernant de façon flagrante : « voir » des notions en couleur par exemple (mes organes sont colorés, ça fait du bien de pouvoir l’écrire hihihi), mes parosmies itou…

    Bref. Allons à l’essentiel : ce qui me frappe est que, à quelques difficultés près, j’ai réussi à construire une vie qui me convient plutôt bien alors que mon fils, second d’une famille de trois, dont nous avons reconnu le potentiel (et bataillé parfois avec l’école), cet adulescent là peine à se trouver…

    Je ne sais pas si je suis vraiment surdouée et cela n’a pas beaucoup d’importance pour moi qui me sens à ma place, un peu zèbre mais pas trop. Mais mon zèbre, doit-il être testé ? Il a embobiné bien des thérapeutes pour avoir la paix mais, en acceptant l’hospitalisation, semble toucher du doigt les limites de son fonctionnement de « planqué ». J’hésite à lui faire lire votre livre, puisqu’il entame un nouveau parcours thérapeutique.

    Je vais laisser reposer tout ça mais, au moins pour ce qui me concerne, les quelques zébrures discrètes ont trouvé une réponse assez inattendue !

    Merci et bonne route à tous !

    1. Merci de votre intervention Solstice.
      Ceci est pour moi l’occasion de rappeler que le surdon ne « fait » ou n’est pas tout.
      Il y a d’abord une personnalité qui s’est construite (place dans la fratrie, parcours de vie, opportunités de développement, traumatismes, accidents….) sur laquelle le surdon vient jouer l’effet d’amplificateur : Intensité, complexité et moteur intérieur très personnel sont les trois caractéristiques à appliquer à une personnalité surdouée.
      Il suffit donc parfois d’un accident de parcours dans la petite enfance (quand l’enfant ne peut pas encore s’exprimer de façon fluide), un traumatisme que l’enfant lui-même ne saura pas se rappeler mais aura intériorisé sans pouvoir en parler pour qu’ensuite, suivant les circonstances, les fragilités induites par ce traumatisme ressurgissent et parfois s’amplifient.

      Proposer des lectures sur le surdon à votre fils.. tout dépend de sa réceptivité sur le sujet.
      Plus sûrement, je serais tentée de dire que c’est avec son thérapeute qu’il est important de parler et d’évoquer le sujet. Car si le thérapeute n’est pas sensibilisé à cette hypothèse de surdon, alors ce nouveau parcours thérapeutique risque de ne pas avoir grand effet…

      1. Merci de votre éclairage : je lui ai parlé de votre livre et il va le lire… Comme moi, il ne veut pas le lire pour lui mais pour un copain !

        Il a parlé de ces évaluations enfantines (dès 4 ans, parce que sa maîtresse le trouvait « autiste », en fait il s’ennuyait) mais le thérapeute a assez vite passé sur cette question. Il y reviendra sans doute après lecture, il me semble.

        Il avance, depuis cette hospitalisation, mais doit encore apprendre à gérer ses émotions : ce qui fonctionne avec les médicaments et les techniques de relaxation est parfait pour les jours sans stress, beaucoup moins bien quand il faut gérer les imprévus…

        Quant à l’élément déclencheur de la dépression, il semble l’avoir identifié, nous l’avons daté : dès le premier trimestre hors du nid, en classe prépa scientifique (je pense que c’est aussi un classique).

        Merci en tous cas, bon chemin à tous,

        signé l’Okapi (zébrée mais pas trop)

  7. Chère Cécile,

    Merci mille fois pour ce livre, ce site, ce blogue. Pour moi d’abord, qui dans les derniers mois ai enfin compris qui je suis et pourquoi, et ensuite pour moi encore, la professionnelle qui y trouve un outil de qualité, une référence et une aide précieuse pour mettre en mots ce qui d’abord se ressent et se perçoit.

    Toute cette notion et ce qui en découle, je les ressens et les espèrent comme un grand pas pour l’humanité. Comme la reconnaissance des personnes de race noires, ou des personnes handicapées, ou des petites personnes. Je rencontre tant de désolation et de solitude chez les zèbres, jeunes et moins jeunes, qui ne sont pas, en effet, de la race qui plie et se laisse domestiquer sans question. Ces gens qui posent des questions pertinentes, mais qui dérangent, ces gens qui voient, qui sentent et réagissent toujours un peu plus. Les « intenses », comme je les résument affectueusement. Chez eux, il y a tant de regrets, de culpabilité, de peine et de désespérance au fur et à mesure que la vie avance. Que vivement vienne la reconnaissance et l’acceptation d’une différence qui d’un côté dérange, dont on ne parle pas là où je vis, mais qui aussi ronge impitoyablement ceux qui en font partie et finit par engendrer la maladie.

    Avec ce livre et les informations y étant associées, les hommes de bonne volonté pourront peut-être enfin commencer à apprendre à mieux la juger, à penser à l’intégrer plutôt que de l’exclure comme une menace à leur intégrité.

    Ce talent différent, comme tu le désigne si bien, explique tellement plus simplement, positivement, naturellement et objectivement le mal-être de plusieurs de ceux qui croisent mon chemin, ceux que j’ai toujours bizarrement reconnus comme de la même sorte que moi, sans pouvoir l’expliquer. Grâce à ceux qui ont eu l’audace d’en parler franchement, dont toi, je sais maintenant quoi dire et l’apaisement, le soulagement et la lumière que ces mots procurent n’ont pas de prix. Grâce à ces mots, des gens retrouvent un sens à ce qu’ils sont, retrouvent leur dignité et le courage de côtoyer les autres la tête plus haute. Parce qu’ils voient enfin que ce n’est pas une pathologie, mais simplement une différence toute aussi normale que la couleur de la peau ou celle des yeux, une différence dont ils n’ont pas à avoir honte. Ton livre met un baume sur des cœurs secrètement esseulés et inquiets et leur donne un deuxième souffle.

    1. Merci beaucoup Zébrinale de ces mots qui me touchent infiniment.. et d’autant plus que je les sais arriver de la Belle Province… mon témoignage est arrivé jusque là-bas…
      « ils voient enfin que ce n’est pas une pathologie, mais simplement une différence toute aussi normale que la couleur de la peau ou celle des yeux, une différence dont ils n’ont pas à avoir honte. »
      Oui, l’essentiel est là…

      1. À lire absolument : « L’éventail du vivant » de Stephen Jay Gould. Il ne parle pas de douance, mais de la « normalité » traduite généralement par une moyenne ou une médiane ou un mode, mais qui n’est en fait qu’un concept, tandis que la réalité, elle, est dans la diversité. Cette fichue « loi normale » n’a rien de normal et son mésusage nous fait à tou-te-s plus de mal que de bien. Livre écrit en 1996 mais encore très valable, facile à lire et passionnant comme tous les livres de Gould.

  8. Hola Cecilia,

    D’abord je voudrais m’excuser pour mon mauvais Français, je suis né a Clichy ( mère Française, père Espagnol ) et j’ai étudié au Lycée Français d’Alicante ( Espagne ) mais après avoir être viré de ce centre d’études a l’âge de 13 ans, j’ai cessé tout contact avec le Français, écrit, lu ou parlé. Maintenant j’ai 44 ans alors plus de 30 ans sans le pratiquer, écouter ou lire. Ca fait 4 mois que j’habite a Toulouse plus les 5 semaines que j’ai passé a Marseille en Septembre-Octobre 2013 chez mes oncles, Alain Facchin et Jeanne Siaud-Facchin. Alors je galère toujours avec la belle langue Française.

    A Marseille j’ai travaillé comme prof d’Espagnol au centre Zébra, ou Jeanne m’a embauché mais tout a tourné mal. Un jour, la directrice du centre m’a dit que ma tante soupçonnait que j’étais SD, comme mon oncle, comme mon cousin et comme ma soeur et ma mère ( comme j’ai compris après ). J’ai quitté inmediatement la France pour retourner a Alicante et passer le wais III. Depuis, j’ai lu ses 2 livres sur la question SD, j’ai lu a Monique de Kermadec, maintenant j’ai terminé un autre de Béatrice Millêtre ( curieux, elle parle de nous sans nous mentionner ) et demain je vais commencer le tiens. J’ai été très actif dans 2 forum SD ( un Espagnol et l’autre Français ). J’ai scannée le net avec tout ce qu’il y avait sur le sujet en langue Espagnole, des articles de presse, Youtube, documentaires, je maintiens contact email avec plusieurs SDs…

    A Alicante j’ai essayé de me créer un travail de la rien avec le même psico qui m’a fait le wais. Moi je parlait sur cette question ( et aussi sur la hyperactivité parce que le psico est spécialiste dans la matière depuis 30 ans ) aux écoles, centres de travail et aux centres publiques et on consciençait sur la question aux gens en attendant de recevoir de l’aide estatal si possible. Après 3 mois d’essayer, j’ai eppuisé mon argent et j’ai du émigrer a nouveaux. Malheureusement je ne suis pas arrivé aux médias parce qu’ils s’en foutent de la question ( J’ai bien essayé bien sûr ).

    La situation en Espagne sur le sujet est catastrophique, les stadistiques les plus fiables disent que seulement un 0,5 % des SDs Espagnols ont étés diagnostiqués ( Sur un millon de SDs, 2,2 % du total, non ? ) et la méconnaissance sur le sujet est incroyable, surtout parmi les psicos. La psicologie SD Française se trouve a millions d’années lumière par rapport a l’Espagne.

    Je voudrais retourner, j’ai perdu une bataille mais pas encore la guerre. Je ne compte pas avec l’aide d’autres surdoués parce que….Ils ne savent pas qu’ils le sont et pourtant ils ne se solidarisent pas avec le sujet. Les autorités publiques s’en foutent. Les médias aussi. Ils existent des petites associations de parents d’enfants SD mais eux mêmes ils ignorent qu’ils sont aussi SDs. Il y a des arnaqueurs qui essayent de profiter et de voler de l’argent aux SD en souffrance ( Fundacion inteligencia y sociedad, Maria Eugenia de la Torre…) offrant des metodes absurdes et délirants pour stopper la souffrance ou découvrir et profiter de nos talents…

    Voila le panorama de la situation.

    Un saludo cordial.

  9. j’ai lu le livre en deux heures, d’une traite, en mangeant avant de revenir au travail. En soulignant. J’ai l’impression de m’y regarder évoluer, notamment dans certains témoignages (le besoin de faire trois choses en même temps, la manière de gérer les conversations, les schémas de pensée). Franchement je ne songerais pas à me dire surdoué (même si j’en saisis la définition fondée sur l’hypersensibilité et les analogies). J’ai un blog de lectures, mesmillenuitsalire.over-blog qui je crois est assez symptomatique (rien que par son titre), j’ai chroniqué 250 livres en deux ans et demi, comme ça, à la ligne… j’écris comme je parle, ça ne m’apaise pas. Le terme de guerilla me va très bien. Je suis en guerre permanente, et c’est épuisant, comme une guerre. Mes parents m’ont fait faire un qi enfant, ils ont dit que c’était élevé. Mais ces tests me sur stressent, et j’ai du mal à croire à leur pertinence méthodologique. Je n’ai d’ailleurs pas eu une bonne note au test de l’armée …. (je me suis pris la tete une heure pour savoir si ce fameux clou à planter droit ou incliné allait abimer le mur…).

    1. Merci de ce témoignage Jérôme. J’espère que malgré tout, cette lecture vous apportera quelque apaisement.
      .. Et c’est quoi ce test du clou ?

      1. le test du clou à l’armée… C’est juste une question bête dans le questionnaire de base. Comment planter un clou dans un mur ? Il y a trois solutions : on plante en penchant le clou en l’inclinant vers le bas, vers le haut, tout droit ? Il y a trois dessins qui figurent les possibilités. Moi j’ai passé un temps fou en me demandant si ça effritait le mur….

        1. HAHA! C’est bon! Jérôme je t’ai trouvé un copain : mon mari! Il m’a inventé la notion de mur souple, de bonne foi! Si! J’en pleure encore de rire! Je t’invite à un atelier bricolage à la maison et je note vos considérations philosophiques, on va faire un carton :-)))

  10. Bonjour,
    J’ai 45 ans, et je viens d’être diagnostiqué pour la seconde fois, je n’avais ni cru ni accepté la première annonce, il y a 25 ans, quand on disait encore « surdoué ».
    Alors juste un mot pour vous dire que votre livre m’a été très utile, c’est le seul que j’ai réussi à acheter en surmontant la honte du passage en caisse (une sorte d’Everest personnel), où j’ai dû, bien malgré moi, affronter le regard de l’autre, celui étrangement bienveillant de la caissière. J’en ai lu d’autres mais en librairies, caché dans les rayons.
    Les passages sur l’hypersensibilité m’ont, en particulier, poussé a accepter qu’il y avait « quelque chose » en relation avec mon hyperacousie, la finesse de mon odorat, ma sensibilité cutanée et émotionnelle exacerbées.
    Depuis, je découvre votre site et j’y retrouve avec plaisir l’approche authentique et très humaine du livre. Merci pour ce travail.
    Bien à vous.

  11. Eh ben, on ne peut pas vous répondre ces temps ci! Problème technique! :-)))
    En tout cas dans ma famille c’est le mot ‘APIE’ qui est entré et était accepté très facilement: Atypique Personne dans l’Intelligence et l’Émotion. Ce n’est ni plus, ni moins, et en plus pour nos enfants ça sonne drôle (Pomme d’api, Astrapi, Okapi, etc) :-)) ) On est des APIE : « just different ». :-)))

  12. Il me vient deux choses en tête à vous lire, la première est une blague racontée par un surdoué que j’ai entendue récemment : c’est un fou qui grimpe en haut du mur de l’asile, voit des passants et crie : « Hey! Vous êtes nombreux là dedans? ». Ca c’était pour la norme, et moi non plus je ne sais pas trop quoi en faire, bref.
    La seconde, c’est la question de la thérapeute qui m’a fait passer les tests, et ma colère inattendue. La question était « savez vous comment les autres vous perçoivent? ». Chambard énorme dans ma tête, tout est revenu, de l’enfance à maintenant, 38 ans de perceptions, de jugements, de tentatives d’adaptation, d’avoir entendu tout et son contraire, d’avoir fini par comprendre que je n’étais qu’une page blanche sur laquelle les autres balancent leurs états d’âme sans vergogne, et j’ai fini par dire, très en colère: « En fait, je m’en fous! J’ai passé mon temps à essayer de faire attention aux autres, à tenter de m’adapter, et ils n’ont jamais fait attention à moi, alors ce qu’ils pensent, je m’en carre! Je ne garde que ceux avec qui je me sens bien! Point barre ». Pas très Feng chui, mais ça soulage, et j’en suis là, j’ai absolument besoin de me centrer, de laisser aux autres leur états d’âme et ce qui leur appartient sans me couper d’eux mais sans non plus prendre leurs névroses, c’est comme ça. Phase centrage, en gros.

    1. Comment les autres vous perçoivent ? « Ne faites aucune supposition » . Un des 4 accords Toltèques. Question, à mon sens, inutile et inintéressante. Votre colère naît de l’abîme angoissant et impuissant à répondre à une telle question.

      1. Dans le même genre, il y a eu la psy spé hp qui, lors de la séance préliminaire, voulait absolument savoir ce que je ferais si le résultat du test ne correspondait pas à mes quasi certitudes. Cette question stérile, inutile et inintéressante m’avait mise très en colère, pour cause d’impuissance à y répondre.

        Il va sans dire que je n’ai pas passé le test avec cette $@&!#. La psy avec qui je l’ai passé a compris qui j’étais en quelques minutes de conversation et m’a fait passer le test aussitôt, sans me laisser mariner plus longtemps, à chaud, histoire que je ne m’auto-sabote pas avec des angoisses inutiles.
        🙂

      2. C’est très juste, c’est bien l’objet de mon travail en yoga : laisser de côté mes suppositions (y compris tout ce qu’on « intuite » sur les autres à notre insu, et parfois même des choses dont ils ne sont pas conscients eux-même) parce que ça ne m’appartient pas…merci pour cet éclairage…éclairant 🙂

  13. Bonjour Cécile, Bonjour Ivan,

    j’ai lu vos échanges avec attention. Ivan, vous souhaitez faire entendre ce que vous percevez comme un danger, ce à quoi Cécile et d’autres vous répondent qu’il s’agit d’une opportunité.
    Ce que je perçois, c’est qu’Ivan pointe du doigt le danger de « dualisme » métaphysique inhérent à l’approche développée ici. C’est un danger qui de toute époque a été perçu comme tel du fait qu’il empêche la constitution d’un sujet politique, capable de se confronter à « l’art du possible » qu’est la politique. En effet, comment peut-on faire de la politique « avec » les autres si au fond de soi on ressent cette dualité ? Seule une solution « moniste » peut résoudre cette aporie. Je reste volontairement vague sur ces notion de dualisme et de monisme, en espérant qu’elles susciteront des résonances et des clefs de discussion.
    Pour ma part, j’affirme que la fonction d’un parti politique est de faire émerger une correspondance entre « ce qui est » (approche scientifique) et « ce qui pourrait être » (approche morale). Mais il peut arriver que les sujets soient blessés dans leurs capacités symboliques, ce pourquoi la politique ne peut rien. Avant donc de pouvoir être un sujet politique, un sujet doit être capable de s’inscrire dans un ordre symbolique, savoir s’engager dans une communauté (historiquement religieuse ce qui pose la question de l’après de la religion) car le symbole transcende l’individu et lui donne à penser. Ainsi la cité céleste et la cité terrestre ont toutes deux « intérêts » l’une à l’autre, l’une ne pouvant survivre sans l’autre. Est-ce la raison de l’incroyable énergie que vous manifestez dans vos échanges ?

    1. …et avec des mots simples, ouverts au profane que proposez vous pour passer à l’étape qui suit celle de la découverte de l’apprenti, que proposez vous (concrètement s’entend) pour tailler la pierre ? (pour employer moi aussi des mots ésotériques dans un autre registre)

      Pour ma part, je ne peux être sur tous les fronts. Pour l’instant je mets à disposition matière à réflexion, en particulier pour tous ceux qui découvrent.
      Mais après le temps de la découverte et de l’intégration, vient effectivement le temps de l’action et même du changement.
      Changer n’est pas évident et il peut même y avoir un vrai bénéfice à ne pas changer.
      …mais les lecteurs de ce blog sont ils vraiment tous dans cette situation ? Ne pas vouloir changer ?
      J’en doute fortement.

      Manquent les clés, des méthodes. Pour agir et pour changer. J’en cherche, je mets à disposition celles que je trouve : je ne suis pas thérapeute, faut il le rappeler ?

      J’ai besoin de matière à agir.
      Alors, je veux bien qu’au delà de déclarations qui n’apportent finalement rien de plus que celles que vous dénoncez, vous rédigiez un billet ( ou plusieurs ! Pourquoi pas) qui aillent dans le sens que je suggère depuis longtemps, et en particulier dans mon ouvrage : faire avec plutôt que malgré. Car là réside le vrai sens premier du politique : œuvrer pour le bien commun et non pas lutte pour le pouvoir.

    2. @Flo : votre effort d’intellectualisation est louable. Cependant, la métaphysique n’a jamais été mon truc. La référence au holisme/monisme est pertinente mais dépasse les questions catégorielles spécifiquement abordées ici. Toutefois, il s’agit bien, à un niveau plus général, de la victoire absolutiste de la vision moniste, catégorielle, et individualiste, de la société en tant que regroupement d’individus recherchant leur intérêt et leur bonheur personnel, liés entre eux par les règles du contrat social et du marché régulateur. Elle est couplée à l’idéologie anglo-saxonne de l’homo oeconomicus conceptualisé hors de tout contexte social et anthropologique. Le recours à la psychologie et au psychologisme accompagne ce phénomène en achevant d’y enfermer les individus en quête de sens. C’est dans ce contexte idéologique qu’il faut considérer les revendications catégorielles de plus en plus nombreuses et la systématisation du « droit à la différence » comme vecteur d’identité.
      Jean-Claude Michéa a très bien analysé ce phénomène, si vous souhaitez développer : http://www.journaldumauss.net/spip.php?article495
      ou encore Christian Arnsperger dans « L’homme économique et le sens de la vie ».http://lectures.revues.org/7072
      En tout cas, comme vous pouvez le voir, l’idéologie actuelle produit à la fois une perte de sens et un hystérisation des réactions. La critique est impossible car elle touche à la construction problématique de pseudo identités.

      1. « l’idéologie actuelle produit à la fois une perte de sens et un hystérisation des réactions »
        oui, je suis d’accord

        Mais il ne s’agit pas ici de pseudo-identités… ou plus exactement, il s’agit d’identités forgées à partir d’une vision qui n’a rien à voir avec la métaphysique, mais peu-être plutôt avec l’homo oeconomicus, même si ça me semble un peu tiré par les cheveux.

        Un certain Adam Smith a théorisé la division du travail qui est à l’origine du taylorisme, l’hyperspécialisation des travailleurs mais aussi des entreprises : la division du travail est fondées sur un ensemble de tâches élémentaires, limitées et complémentaires.
        Toute notre économie et notre société est actuellement fondée sur cette façon de voir et de penser.

        A partir de là, toute personne qui souhaite effectuer une tâche qui soit plus qu’élémentaire et limitée se retrouve, de facto, déviante par rapport à une norme établie et intégrée par la société.
        La déviance est combattue de diverses façons.
        Pour l’individu déviant, 2 solutions : la lutte, ou la fuite (dans la folie ou dans la mort)
        Ces folies sont recensées depuis environ 70 ans dans ce qui s’appelle désormais le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders / Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux).
        Intéressant de savoir que ce manuel recensait 60 maladies en 1950 … et plus de 200 en 1994. Un DSM-V est prévu en 2013. Verra-t-il son inventaire de maladies mentales augmenté ?

        Avant l’institutionnalisation économique et politique de la division du travail, il y avait certainement quelques maladies mentales qui traînaient, mais certainement pas autant.

        Il est aberrant de voir que l’hypersesnsibilté est perçue comme bipolarité et psychiatrisée et médicamentée à outrance (mais c’est vrai, ça favorise la création de richesses). Alors qu’une autre façon de considérer la vie et la société en général pourrait considérablement limiter les agressions de cette hypersensibilité.

        En se standardisant à outrance, en ne respectant pas la biodiversité (qu’elle soit naturelle, des personnalités, des idées), le monde s’appauvrit considérablement. J’estime que nous sommes actuellement dans une période grandissante d’obscurantisme.
        Certes, c’est un processus normal, comme le monde en a toujours connu. Après tout, les barbares sont un jour entrés dans Rome, et puis un autre jour, quelques siècles plus tard, il y a eu la Renaissance.

        Ce blog n’est pas à un appel à un repli identitaire, loin de là.
        C’est bien au contraire (et je le répète, si vous aviez lu mon ouvrage et le travail que j’ai effectué, vous le sauriez déjà), c’est un outil offert à la meilleure compréhension de soi et à l’identification d’autres outils, méthodes.. pour vivre avec et non malgré.

        A vous aussi, comme à Flo, je suggère de faire oeuvre utile et d’apporter des solutions pour améliorer cette possibilité de mieux vivre ensemble, et non chacun de son côté. Alerter et sensibiliser la majorité ? Mieux accompagner la minorité ? je vous laisse déterminer votre apport. Le choix est vaste.

        Mais j’estime vos commentaires vains et gloseurs et indique formellement que si vous apportez d’autres commentaires de ce type, je ne les validerai pas. Ils n’apportent rien à personne.

        1. @Cécile … je vous trouve bien patiente
          Un ami m’a toujours dit : Si tu veux aider 9 handicapés, tu feras la 10ème … je l’entends enfin aujourd’hui
          c’est peut être une des clés de ce que peut offrir un HPI … « être patient, mais point trop n’en faut ».

          1. Tiens ! Cette phrase est amusante et sonne bien à mon oreille ! « tu feras le 10ème… ». Oui, j’ai l’impression que nous avons tous plus ou moins ce point commun de vouloir sauver le monde en lui trouvant mille excuses…alors que nous nous jugeons nous-mêmes à longueur de temps sans la moindre once d’ indulgence…
            A méditer 😉

          2. J’ai tout lu depuis le lancement de la polémique par Bello le 10 novembre jusqu’à la menace de modération de Yvan par Cécile le 22 qui a mis fin à la série. Quelle série d’échanges et quelle énergie dissipée. Beaucoup de choses belles ont été écrites, par Cécile, Alien, Tournevis… qui serviront à ceux qui en ont besoin. Finalement je pense que c’était utile et que cet échange à sa place sur le Blog, précisément pour en marquer la frontière. Il interroge la limite de l’outil et dit jusqu’où nous pouvons, ou pas, accepter d’être malmenés.

            Yvan représente peut-être la figure d’ un Hp qui s’ignore et qui, se faisant se rend toxique. S’il est réellement HP, sa difficulté à le reconnaître sera grande. Toutes les personnes qui, ressentant son besoin non exprimé voudront l’aider avant l’heure, souffriront.

        2. Bonjour à tous,
          Je pense au contraire que ces débats nous apportent beaucoup, notamment l’apport théorique de Florence, que je remercie au passage. Je viens quasi quotidiennement sur ce site, et, bien que j’y soie globalement favorable, quelque chose me gêne aux entournures. Les mots mis par Florence, même si ils ne sont pas encore limpides pour moi, m’aident à prendre du recul et à replacer dans un contexte plus large ce qui se joue dans ce débat, et plus personnellement dans mes questionnements. Car enfin, vous ne pouvez pas nier que ces problématiques ne sont pas neutres (surtout pour l’extérieur) ! Qu’il ne s’agit pas seulement de différence mais de supériorité (plus précisément de « suspicion à la supériorité »). J’ai fait exprès de poser ce mot un brin provocateur, car il est, de fait, associé à beaucoup de critiques dont beaucoup d’entre nous peuvent être l’objet. Et je pense qu’il faut regarder cette notion en face. Ne serait-ce, justement, que pour concrètement faire avancer cette « cause » (c’est loin d’être seulement de la « glose », je pense que, passé le premier temps où on l’on s’accepte, se réconforte, se console, il faut ensuite essayer de dialoguer avec les autres et de comprendre d’où ils partent, quels sont leurs paradigmes idéologiques, où sont leurs blocages, sinon il n’y a pas d’avancée possible).
          Pour être plus concrète, j’ai repris mes études et je suis en fac de Psycho, et je ne sais pas si vous vous rendez compte à quel point cette notion de surdoué est totalement absente de tous mes enseignements. Et ce bien que la plupart de mes cours ne soient pas de la psychanalyse, mais bien des sciences cognitives, neuroscience, psychologie différentielle (qui construit les tests, donc qui serait la première à être sensibilisée au sujet). Les professeurs dépensent déjà une énergie folle à expliquer que les tests ne sont pas réducteur, ne mettent pas les gens dans les cases, aident surtout à comprendre.. et donc veulent s’éloigner de la caricature « les tests ça sélectionnent » en relativisant beaucoup ce qui est dit sur les enfants précoces par exemple.. Bref, je ne cautionne pas forcément tout ça, mais ça me questionne, et je cherche à savoir, justement, pourquoi des personnes si bien informées (prof en psychologie différentielle) bloquent à ce point là : vraie contre-vérité scientifique (ce serait eux qui auraient raison) ? Position éthique personnelle ? Blocage idéologique (due à une vision du politique telle que la définit Flo) ? Je me questionne et cherche à mettre des mots pour pouvoir peut-être un jour discuter (et voire même peut-être convaincre, c’est là qu’on en vient à l’action) ces interlocuteurs « armés » (scientifiquement). A moins qu’entre temps je ne change de bord 😉 !
          Après, je reconnais que la verve d’Ivan est souvent agressive et parfois même complètement à côté de la plaque (si il est « contre » la psychologie en général, déjà, c’est mal parti, et devrait savoir par exemple qu’heureusement que la psychologie est là pour rappeler qu’un homom eoconomicus ne fait pas des choix rationnels, mais qu’au contraire nous sommes en permanence influencés pas nos émotions…qu’il y a une branche de la psychologie qui s’appelle psychologie sociale qui travaille justement à montrer que sommes en permanence dans des interactions sociales, donc des individus, certes, mais bien « en société », et que la quête d’identité n’est pas quelque chose qu’on choisit parce que ça peut être « fun », mais bien quelque chose qu’on subit quand on est en souffrance, et même si c’est induit par l’époque (cf pyramide de besoins de Maslow : on est en quête de sens quand on a déjà satisfait ses besoins primaires pour survivre), ça ne change rien au problème, elle est toujours là et il faut la gérer quand même, bref…). Et les derniers échanges à propos du commentaire de Bello avait même fini par me faire pencher, moi qui hésite tant, du côté des défenseurs inconditionnels des surdoués, tellement ses attaques finissaient par être caricaturales. Mais il pose des questions qui pourraient nous être posées dans notre vie de tous les jours, et donc de mon côté ça m’aide à affiner mes arguments, ce en quoi les propos de Flo, que je ne mets pas du tout dans la même catégorie, me sont bien utiles (si j’ai bien compris c’est même tout le contraire, elle dit qu’on a quand même besoin d’un groupe d’appartenance quand il y a blessure même si le principe politique démocratique voudrait le contraire). Car, et je finirai là, ce qui se joue ici n’est pas seulement le « droit à la différence » (nous sommes de toutes façons tous différents, singuliers et uniques dans notre universalité dirait la psychanalyse), mais plutôt la constitution d’un groupe « en être/ ne pas en être » sans gradation entre les deux.. (comme il est vu pour le moment en tous cas). A la différence d’autres groupes comme « anxieux » par exemple où intuitivement on sait qu’il n’y a pas deux catégories « anxieux/pas anxieux » mais bien des positions graduées entre les deux.
          Bon je m’arrête là car sinon je n’enverrai jamais rien. Et je précise quand même que je ne remets pas du tout en cause tout ce que fait Cécile, mais beaucoup d’autres gens pensent différemment, et c’est aussi utile de comprendre ce qui les poussent à se positionner contre.

          1. En attendant de formuler une réponse mieux structurée, cette réaction à chaud :

            « beaucoup d’autres gens pensent différemment, et c’est aussi utile de comprendre ce qui les poussent à se positionner contre. »
            Entièrement d’accord. Mais penser différemment ne signifie pas pour autant injurier l’autre sur le mode : si tu n’es pas d’accord avec moi c’est non seulement que tu as tort, mais que de surcroît tu n’as pas le droit de t’exprimer et tout juste celui d’exister.
            J’accepte la controverse, car elle fait avancer. Mais je n’accepte pas l’injure qui est une forme d’hystérie telle que dénoncé par Flo (qui, au passage, est « il » et pas « elle »)

          2. vous ne pouvez pas nier que ces problématiques ne sont pas neutres (surtout pour l’extérieur) !
            J’ai commencé à lire il y a quelques temps le très joli livre d’Hervé Magnin « Moi surdoué ?! »
            Pour évoquer la difficulté à prononcer un mot qui ne soit pas douloureux autour du surdon, douance, surdouement, Haut Potentiel… Il fait référence à un artiste américain spécialiste de l’impro sur scène qui s’écrie dans l’un de ses sketches (je cite de mémoire) : « Noir ! Noir ! Noir ! Noir ! Noir ! Noir ! Noir ! Noir ! Noir ! Noir ! Noir ! Noir !… je vais crier ce mot jusqu’à un jour il n’y ait plus un seul enfant qui pleure dans une cour d’école en l’entendant »

            « il ne s’agit pas seulement de différence mais de supériorité (plus précisément de « suspicion à la supériorité ») ».
            Merci de préciser suspicion. Effectivement, le mot surdoué porte en soi une notion de danger pour ceux qui se sentent remis en cause dans leur légitimité à être compétents (voir mon billet sur l’effet Dunning Krüger).
            C’est sur les suspicions que se sont échafaudées les plus belles chasses à l’homme et les plus beaux génocides.
            Faut-il pour autant alors étouffer l’information et aller dans le sens d’une seule culture monolithique dans laquelle la controverse est subversive ? N’est ce pas ainsi que nos démocraties disparaissent ?

            « passé le premier temps où on l’on s’accepte, se réconforte, se console, il faut ensuite essayer de dialoguer avec les autres et de comprendre d’où ils partent, quels sont leurs paradigmes idéologiques, où sont leurs blocages, sinon il n’y a pas d’avancée possible ».
            Entièrement d’accord… en espérant que les autres acceptent de ne pas rester suspicieux (voir plus haut)

            « Pour être plus concrète, j’ai repris mes études et je suis en fac de Psycho, et je ne sais pas si vous vous rendez compte à quel point cette notion de surdoué est totalement absente de tous mes enseignements ».
            Oh que oui !!! En tous cas en France

            « je cherche à savoir, justement, pourquoi des personnes si bien informées (prof en psychologie différentielle) bloquent à ce point là : vraie contre-vérité scientifique (ce serait eux qui auraient raison) ? Position éthique personnelle ? Blocage idéologique (due à une vision du politique telle que la définit Flo) ? Je me questionne et cherche à mettre des mots pour pouvoir peut-être un jour discuter (et voire même peut-être convaincre, c’est là qu’on en vient à l’action) ces interlocuteurs « armés » (scientifiquement) ».
            Je pense qu’il y a de tout là dedans, et beaucoup d’ignorance en particulier (simplement par défaut de diffusion de l’information qui fait son chemin très lentement –Exemple : Sommets de la Terre Rio 1992 – Rio 2002, qu’est ce qui a vraiment changé ?)
            Il paraît que lorsque David Servan Schreiber a sorti son bouquin « Guérir sans médicament », il a eu des tas d’attaques, en particulier par tous ceux « à qui profite le crime »

            « la quête d’identité n’est pas quelque chose qu’on choisit parce que ça peut être « fun », mais bien quelque chose qu’on subit quand on est en souffrance, et même si c’est induit par l’époque (cf pyramide de besoins de Maslow : on est en quête de sens quand on a déjà satisfait ses besoins primaires pour survivre), »
            La quête d’identité correspond à l’échelon besoin d’intégration, un peu au dessus de besoins primaires pour survivre, et au dessous de quête de sens. Savoir qu’on appartient à un groupe rassure.
            Et quand, voir plus bas ce que j’évoque sur le DSM et la norme, sans comprendre pourquoi on se sent rejeté par (ou au minimum en décalage avec) le groupe apparemment naturel d’appartenance, il y a de quoi souffrir, non ?

            « on a quand même besoin d’un groupe d’appartenance quand il y a blessure même si le principe politique démocratique voudrait le contraire »
            En 2002 Gallois a déjà pondu un Rapport pour le Plan. Parmi ce qu’il note : « la notion d’ethnie apparaît à défaut de celle de citoyenneté ». En d’autres termes, il alerte sur la perte de cohésion sociale qui conduit au clivage des groupes et porte en soi les germes des troubles de toutes sortes.
            Pour ce qui concerne ce sur quoi j’ai travaillé et les documents que je présente dans mon blog : C’est le DSM qui fait que les fous sont fous. La notion de « troubles de la personnalité » est une simple construction intellectuelle au même titre que l’intelligence. Je ne cesse de le dire : c’est la norme qui définit ce qui est normal ou hors norme… qui glisse parfois à devenir anormal. (avec psychiatrisation et médicamentation associées)

            « ce qui se joue ici n’est pas seulement le « droit à la différence » […] mais plutôt la constitution d’un groupe « en être/ ne pas en être » sans gradation entre les deux. »
            Bon, allez : je hurle un grand coup.
            Donques :

            1 – LE LIVRE QUE J’AI PUBLIE ET LE BLOG ASSOCIE (qui, volontairement, ne reprend pas tous les éléments de mon livre) NE SONT PAS FAITS POUR ETIQUETER MAIS POUR AIDER A MIEUX COMPRENDRE ET A SOULAGER

            2 – CE BLOG N’EST EN AUCUNE FACON UNE APOLOGIE D’UNE QUELCONQUE SUPERIORITE.

            3 – CE BLOG NE CHERCHE EN RIEN A CONTRIBUER A L’EMERGENCE D’UN GROUPE QUI SE CONSTITUERAIT EN OPPOSITION A D’AUTRES GROUPES, BIEN AU CONTRAIRE : MIEUX SE CONNAITRE SOI-MEME MAIS AUSSI LES AUTRES PERMET DE MIEUX VIVRE EN PAIX ENSEMBLE. LA GUERRE VIENT DE LA PEUR DE L’INCONNU ET LA PEUR DE L’INCONNU VIENT DE L’IGNORANCE. LE SAVOIR FAVORISE LA SAGESSE ET LA PAIX.

            3 – IL EN EST COMME DE TOUTE NOUVELLE DONNEE : LE MEILLEUR COMME LE PIRE PEUVENT EN SORTIR, IL APPARTIENT A CHACUN DE SAVOIR FAIRE LA PART DES CHOSES ET DE CONTRIBUER A ACCROITRE LA SAGESSE ET NON LA FOLIE DES HOMMES.

            4 – TOUTE PROPOSITION QUI PERMET D’ALLER DANS LE SENS DU MIEUX VIVRE ENSEMBLE EST BIENVENUE.

            Voilà, c’était mon coup de gueule. Ca ne changera rien, ça ne convaincra pas ceux qui ne veulent rien entendre… mais qu’est ce que ça fait du bien !…

            … Merci de votre apport au dossier, Meteo 🙂

          3. Je me réponds à moi-même car il n’y a pas d’option « répondre » en dessous du commentaire de Cécile. Mais bien évidemment c’est une réponse à Cécile : Je suis d’accord avec vous sur tous les points… !
            Reste que les mots ont souvent beaucoup plus d’autonomie qu’on le croit, qu’ils ont leur caractère, leur personnalité, qu’ils sont sensés nous servir mais parfois nous desservent, et le mot « surdoué » est vraiment un cas problématique, c’est un mot pervers (c’est le mot qui est pervers, pas les personnes qu’il désigne, 🙂 c’était pour voir si vous suiviez 😉 ! ). Et si on pouvait lui accoler un petit « plus ou moins » devant, ça lui enlèverait son côté « couperet », ça serait chouette aussi !

            1. Damned ! Pas d’option répondre à mes commentaires ?…. ça sent le totalitarisme ça… désolée Météo. car vos commentaires sont constructifs 🙂

          4. Je voudrais comprendre pourquoi « sportif de haut niveau » fait penser « waow ! » avec admiration, et que « surdoué » ou « doué » ou « haut potentiel » ou « précoce » crée la suspicion.

            Je voudrais promouvoir le terme « alterdoué » car je pense qu’il s’agit surtout de ça, et que ça permettrait d’y inclure les gens qui ne savent où se mettre car ils ont manifestement les « symptômes » mais pas « le bon chiffre« .

            Et je voudrais promouvoir ce terme d’alterdoué car il me permettrait de parler de tout ça à mes copines manifestement concernées mais dont je sais que le terme « surdoué » va les faire tiquer (j’ai déjà essayé) et ça me désespère pour leurs enfants, encore petits, pour qui tout ne serait pas encore perdu.

  14. Bonjour Cécile,

    Bravo et merci pour votre livre !
    Je viens de le lire car je cherchais des pistes de réflexion au sujet de l’hypersensibilité… je suis vraiment déroutée tant je me retrouve dans chaque chapitre de votre ouvrage.

    Connaitriez vous un bon thérapeute spécialisé dans le surdon sur la région d’Orléans ? De préférence avec une approche assez « pragmatique » et non analytique 🙂

    Encore merci et bonne continuation !

    1. Merci Luuna 🙂
      Non, je n’ai pas d’adresse dans la région d’Orléans, mais je fais appel aux lecteurs de Talentdifferent, et je vous transmettrai les coordonnées par message privé.

      Sur l’hypersensibilité,il existe le livre d’Ellen Aron : ces gens qui ont peur d’avoir peur. Il y a un billet sur le sujet, au cas où vous ne le connaîtriez pas encore.

      1. Merci Cécile !

        Non, je n’avais pas encore pris connaissance de ce billet mais c’est chose faite. Voilà qui va me permettre d’avancer, j’en suis sûre 🙂

    2. Bonjour Cécile et Luuna, depuis 2012 avez-vous trouvé une adresse d’un »psy » sensibilisé aux particularités du haut potentiel, pour adulte, sur Orléans ?

  15. Bonjour,

    J’ai beau lire en long en large et en travers vos théories, je pense qu’il ne s’agit ni plus ni moins d’endoctrinement à l’égard de personnes à qui l’on à réveler un Quotient Intelectuelle élevé.

    Vous dites pouvoir aider ces gens, tout ce que vous faite c’est les éloigner un peu plus de la société, leur faire croire à ce fameux chemin spirituel , cette quête de vérité qui vous seuls membre de ce groupe comprenez.
    Les autres sont des ignards ou moutons, vous préconiser en permanence la suprémacie de la conscience, pour arriver au total à isoler les gens surdoués dans un monde où finalement ils se sentent mal à l’aise où il n’ont plus d’identité, pire il ne pensent plus par eux-même mais par cette théorie.

    Par mes quelques phrases je veux vous faire prendre conscience ( à mon tour) du danger, des propos tenus sur ce blog. Je connais quelqu’un qui ne vit plus que par cela, laissant de coté toutes les choses simples de la vie.
    Les autres n’ont soit disant rien compris et elle détient la vérité universelle. Plus pragmatique, ces théoris l’on désociabilisée, déconnectée de tout semblant de réalité, elle vit dans son monde et absente de tous ses proches.
    Nous avons perdu la personnalité de cette personne, ses rires, ses joie, son humour, parce que dans sa tête elle cherche cette foutu vérité. Endoctrinement, et grand danger de suicide à la clé de vos affirmations…
    Réfléchissez avant de lancer des théories, il y a des vie humaines en danger , la quête spirituelle , tout le monde à le temps de s’y adonner, une fois le glas de sa vie sonné , mais elle est déja assez courte sans pour autant l’abreger avec des théories qui n’engagent que vous.

    1. Bonsoir

      Je lis beaucoup de mots dans votre commentaire qui me laissent perplexe : Quelles théories ? Quel endoctrinement ? Quelle vérité ? Quelle quête spirituelle ? Voulez vous bien entrer dans le détail et me donner des exemples à partir des billets parus sur ce blog ? Etes vous sur(e) d’avoir laissé un commentaire sur le bon blog ?

      En quoi publier des documents qui traitent du surdon et donnent de l’information à ce sujet contribue à éloigner les surdoués de la société ?

      Croyez vous que les surdoués aient envie d’être éloignés de la société ? Croyez vous qu’ils aient envie de l’ignorer et de la toiser de leur superbe ?
      Bien au contraire, il existe des surdoués qui préfèrent le suicide parce que la société qui les entoure les ignore, refuse de les écouter, refuse même de les entendre.
      Avoir de l’information à ce sujet, c’est pouvoir leur tendre la main, les aider à trouver des clés pour vivre avec et non pas malgré le reste du monde.

    2. Ben c’est peut-être justement à cause du déni de la société et de son entourage, que la personne dont parle Bello est en danger de suicide, non ?

    3. Bonjour Bello,

      Je me permets de prendre la plume (pas facile sur un clavier d’ordi ;)) pour répondre à votre message.

      Je lis à travers vos lignes l’angoisse et la colère, peut-être aussi la peur de perdre une de vos proches qui semble s’être égarée dans une forme d’addictologie à ce blog.

      Je comprends ce que vous dîtes, ce que vous pensez, et la peur engendrée par votre raisonnement. Vous mettez en relation les lectures d’articles de ce blog et la perte de sociabilisation de votre amie. Et vous allez même jusqu’à dire que ces articles sont là pour donner en sens et une motivation aux surdoués afin qu’ils puissent légitimer leur différence (créée de toutes pièce par les lectures de ces fameux articles). Est-ce bien cela dont vous parlez ?

      Je crois que vos propos ne sont pas objectifs parce que vous vous inquiétez pour votre amie que vous voyez glisser sur une pente la menant à l’isolement et la perte de sociabilisation. Vous allez même jusqu’à parler d’endoctrinement…

      Je pense au contraire que l’endoctrinement vient de la société normo-pensante dans laquelle nous vivons, société qui ne tolère aucune différence, aucun autre raisonnement que le sien bien sûr 🙂
      Il n’y a pas plus intolérant que les gens qui prônent la tolérance à tout va !

      Je n’ai pas l’intention de m’ériger en modèle à vos yeux, mais je tiens à vous dire que beaucoup de surdoués (HP) sont bien intégrés socialement et continuent à rire et vivre dans la joie !
      Je suis une femme de 40 ans, HP, mariée et mère de deux enfants, j’ai un métier de communication et j’ai des amis que je vois régulièrement.
      Je suis « en apparence » très bien intégrée dans la société. Les gens que je connais me trouvent très agréable et drôle, très joyeuse et pleine de vie. Je passe presque tout mon temps libre avec mes enfants et je privilégie ma vie de famille du mieux que je peux. Je suis présente pour mes amis lorsqu’ils ne vont pas bien, et je crois que mes supérieurs hiérarchiques sont contents de moi dans ma vie professionnelle.

      Tout cela ne m’empêche cependant pas de me sentir profondément seule au plus profond de moi, et de vivre quotidiennement des situations qui me renvoient une image totalement décalée de ce que je suis et de ce que la société voudrait que je sois. J’ai appris depuis de nombreuses années à « bien » faire semblant afin de ne pas faire trop de vagues, mais au prix d’un reniement d’une partie de moi, ou plutôt d’un étouffement d’une partie de moi…

      Je suis heureuse par moments, mais il demeure au fond de moi une tristesse qui je crois est commune à tous les HP qui viennent régulièrement ici (sur ce blog).

      Alors vous comprendrez aisément que si votre amie a besoin de venir parmi nous pour se sentir enfin comprise et reconnue, c’est peut-être justement parce qu’elle n’a pas pu trouver ce réconfort ailleurs ?

      Je ne sais pas si vous êtes vous aussi HP (je ne pense pas sinon vous auriez compris tous les articles lus et vous auriez été en mesure d’en faire le lien avec nos souffrances), mais dîtes-vous que votre amie a sans doute besoin de beaucoup d’affection, de reconnaissance, et d’acceptation de son entourage de ce qu’elle est réellement. La souffrance poussée à l’extrême peut effectivement mener au suicide, mais cela n’est pas réservé aux HP. Peut-être que votre amie cache en elle d’autres souffrances qui lui donnent envie de s’isoler et de rester ici parmi des gens qui lui envoient une meilleure image d’elle-même ?

      Pour vous c’est la vie dans laquelle vous évoluez qui est la vraie vie, mais pour ceux qui souffrent de leur différence (cette différence est bien réelle et non inventée de toutes pièces !), je vous assure que ce blog (et son tchat) représentent un magnifique havre de paix, un îlot de repos et d’apaisement au milieu d’un océan hostile, et je dirais même qu’il est salvateur pour bon nombre d’entre nous !
      Le fait que votre amie se sente mieux ici que dans « votre » vraie vie ne m’étonne pas… Car nous sommes nombreux à ressentir une grande bouffée d’oxygène en venant régulièrement nous ressourcer auprès d’autres « comme nous ».

      En revanche, je comprends ce que vous exprimez lorsque vous dîtes qu’elle s’est totalement coupée du monde. C’est un biais dans lequel il ne faut pas tomber, même s’il est très tentant ! Il est facile pour moi de vous dire tout cela car j’ai un mari et des enfants qui me permettent de garder la tête hors de l’eau, et qui me rappellent chaque jour que ma place est auprès d’eux. J’ai un travail qui me fait rencontrer des gens à longueur de journées et je ne peux donc pas m’enfoncer dans l’isolement (quoi que cet isolement soit toujours au fond de moi malgré les apparences…).
      Alors si votre amie glisse peu à peu dans la désociabilisation, transformez la colère qui vous habite, en compassion et en respect pour ce qu’est votre amie, acceptez-la avec ses différences et ses souffrances. Posez-vous les bonnes questions et demandez-vous ce qui a bien pu la mener jusque là.
      Ne fustigez pas ce blog qui (je vous assure) est une vraie bouée pour nombre d’entre nous, mais utilisez votre énergie à comprendre la douleur de votre amie et son extrême solitude qui à mon avis sont les vraies raisons qui l’amènent à s’enfoncer dans l’isolement.
      Je pense simplement que vous confondez la cause et ses effets. 😉

      J’espère que mon témoignage aura peut-être provoqué une petite brèche en vous, pour que vous soyiez davantage à l’écoute des souffrances qui peuvent exister chez votre amie, et lui dire combien elle compte pour vous, combien elle a le droit d’exister comme elle est, et surtout combien vous l’aimez (au sens large bien sûr). L’amour de nos proches est le carburant qui nous aide à tenir le coup.
      Encore une fois, essayez de croire que nos différences ne sont pas des excuses bidons pour nous faire plaindre ou légitimer un mode de pensée différent. Les faits sont là : les HP sont réellement différents, c’est comme ça. Et je pense que nous le vivons davantage comme un fardeau que comme un trophée brandi au monde entier pour afficher notre « supériorité » théorique .
      Nous avons réellement un mode de fonctionnement, d’analyse, de ressentis différents, alors pourquoi le nier et le renier ? Dans la vie il y a des grands, des petits, des blonds, des bruns, des maigres , des gros… mais comme c’est visible, on ne le nie pas ! Alors je serais vraiment heureuse si vous pouviez accepter le fait que nous avons aussi des différences (invisibles, et c’est bien là que le bât blesse), mais ô combien réelles et pénibles à vivre. Alors accepter tout simplement cette affirmation, et changer le regard que vous portez sur nous. Nous sommes des gens bien tout comme vous qui vous faîtes beaucoup de soucis pour votre amie, mais nous ne pensons et ne ressentons pas la vie de la même façon, c’est tout 🙂

      Ouvrez votre coeur, et surtout prenez bien soin de votre amie, avec un regard nouveau peut-être ? 😉

      Je vous ai répondu parce que j’ai interprété votre message comme un cri d’appel au secours, déguisé en réprimande à l’égard de ce blog. J’espère avoir pu vous apporter un peu de réponses face à vos inquiétudes, et d’aide pour porter secours à votre amie. Vous avez bien fait de venir témoigner ici 🙂

      1. Tout ça est une fois de plus bien confus. L’expression « société normo-pensante » ne veux strictement rien dire. Quelle « normo-pensance » peut-il bien y avoir entre un électeur UMP et un marxiste ? Entre un athée et un catholique traditionaliste ? Entre un bobo parisien et un ouvrier à la chaine chez Peugeot ?
        On peut faire strictement les mêmes distinctions entre HP, ils resteront des personnes que tout sépare. C’est pourquoi cette distinction à portée revendicatrice sur le modèle anglo-saxon est largement artificielle et inopérante dans les faits. Il s’agit simplement de catégorisation de la population en fonction du QI. N’oublions pas que des dizaines d’autres catégorisations au moins tout aussi pertinentes existent (par exemple fondées sur le sexe, la génération, les hobbies, l’origine sociale, la profession, la religion, l’origine ethnique ou géographique, etc…) et qu’il n’y a rien de plus différents entre eux que des HP…

        1. Il s’agit simplement de catégorisation de la population en fonction du QI.
          Si c’était si simple…
          Toute la raison d’être de ce blog qui accompagne ma recherche, c’est que justement, ce QI (ou plutôt le résultat d’un test dit de QI) ne signifie pas grand chose, si ce n’est qu’il y’a n mode de fonctionnement différent.
          Et alors là, oui, il y a une population standard, et une population « autre » .
          Où, d’un côté on trouve des personnes dont les capacités mentales sont limitées et, à l’opposé, on trouve s personnes. Qui sont de vraies formules 1 mentales à côté des berlines et autres citadines mentales. Qui forment le gros de la population.

          Je veux bien vous rejoindre sur le fait que tout le monde est différent (environnement familial, parcours scolaire, parcours professionnel, accidents de la vie, goûts, loisirs, sexe, religion, … Oui, vous avez raison, le nombre de combinaisons est infini et permet d’avoir une multitude de profils différents.
          Et pourtant…allez jeter un coup d’oeil sur les études qui recourent à l’imagerie médicale : il y a bien existence d’une minorité statistique (tous sexes, religions, goûts, métiers etc confondus) HP par rapport à une majorité statistique « neuro standard » pour employer les termes anglo saxons, qui apparaissent ainsi plus précis en faisant référence à une architecture neurologique.

          La sensibilité des HP n’est pas dans la norme, et c’est elle qui fonde la différence. Pas une moyenne à des tests d’intelligence.

          Enfin, pour ce qui est de l’aspect revendicatif : n’avez vous pas remarqué que lorsqu’on veut avancer des arguments gentiment, poliment, sans faire de vague, on n’est pas entendu ?

          La biodiversité est en train de disparaître si on n’y prend garde.
          C’est vrai pour la nature, c’est vrai pour la cuisine, c’est vrai pour la culture, c’est vrai pour les caractères (le DSM – manuel statistique sur mes maladies mentales- répertoriait 60 maladies mentales en 1952 et… 210 en 1994 ! J’attends avec perplexité la sortie du DSM 5 en 2013…)
          Face au rouleau compresseur de la normation (plus encore que de la normalisation), la revendication qui peut paraître agressive devient la seule façon d’espérer arriver à se faire entendre.
          Ça ne me plaît pas, mais à l’usage j’ai compris qu’il était particulièrement difficile de faire autrement.
          Jusqu’à ce que les passions s’apaisent et que la reconnaissance entre dans les mœurs…
          L’essentiel, en revanche, c’est d’éviter la radicalisation : s’affirmer oui… Mais on n’est pas obligé d’écraser les autres…

          1. Cela ne montre pas en quoi les HP formeraient une catégorie homogène et plus pertinente que d’autres. Du reste ce n’est pas le cas : la sensibilité ne permet pas de former une unité sociale. Les différences intra-individuelles et sociales existent de la même manière entre HP qu’entre non HP. Un boulanger et un agrégé de lettres parisien, même HP, se sentiront et seront radicalement différents, cela même dans leur façon de penser et d’appréhender le réel. Les dyslexiques constituent t-ils une catégorie sociale homogène ? Non.
            De plus, je ne comprends pas bien votre logique : « Face au rouleau compresseur de la normation (plus encore que de la normalisation), la revendication qui peut paraître agressive devient la seule façon d’espérer arriver à se faire entendre. »
            De quel normation voulez-vous parler ? En quoi voulez-vous vous faire entendre ? Quel statut revendiquez-vous ? Et bon sang, quel rapport avec la biodiversité ???
            Attention à ne pas verser dans le délire paranoïaque, c’est la marque d’un enfermement égocentrique et d’une réflexion circulaire qui mènent fatalement à ce type de délire imaginatif.
            De plus, attention à la confusion : vous dites dans un premier temps que les tests de QI révèlent un « mode de fonctionnement différent » et après vous interprétez cela comme : « d’un côté on trouve des personnes dont les capacités mentales sont limitées et, à l’opposé, on trouve s personnes. Qui sont de vraies formules 1 mentales à côté des berlines et autres citadines mentales. » qui traduit une vision hiérarchisante. Attention à ne pas tomber dans les vieilles tendances ségrégationnistes et racistes qui ont accompagné le développement des outils de mesure du QI, notamment aux Etats-unis.
            Pour ce qui concerne l’imagerie médicale, oui, j’ai parcouru cette étude ( d’ailleurs grâce à votre traduction il me semble). Des études sur la dyslexie ont également mis en évidence une différenciation de l’activité de certaines zones cérébrales. Cependant, cela suffit-il à faire des dyslexiques une population psychologiquement et socialement homogène ?
            Je pense que la relecture de son parcours personnel à la lumière de la « précocité » ou du « Haut Potentiel » est une erreur grossière mais qui offre l’avantage d’une certaine complaisance envers soi-même et d’un certain confort. Sans parler de l’esprit de revanche qui anime certaines personnes. Le Haut Potentiel, la précocité n’expliquent pas votre parcours de vie, ni vos choix, ni votre situation personnelle. Chacun est libre de ses actes et de prendre les décisions le concernant en toute liberté. Vouloir tout réinterpréter (comme le font de nombreuses personnes tardivement dépistées) en fonction de sa « précocité » est une manière de se déresponsabiliser de ses échecs, de ses erreurs, à peu de frais… Du reste, le discours des personnes dépistées jeunes est radicalement différent, on ne ressent pas, notamment, cette volonté revendicative et cette tendance à expliquer son histoire personnelle ou son parcours par sa « précocité » (à raison, car elle n’explique rien).

            1. Ah… Je crois qu’il y a plusieurs malentendus.
              D’abord je n’ai jamais prétendu que les surdoués pouvaient former une catégorie sociale.

              Pour ce qui concerne le rapport à la biodiversité dans les relations sociales : dès lors que vous n’agissez pas comme les autres, et surtout, refusez de vous aligner, on vous éradique (mise au ban, drogue).

              « la relecture de son parcours personnel à la lumière de la « précocité » ou du « Haut Potentiel » est une erreur grossière mais qui offre l’avantage d’une certaine complaisance envers soi-même et d’un certain confort. Sans parler de l’esprit de revanche qui anime certaines personne »
              Pourquoi parlez vous de complaisance ? Ça signifierait alors qu’on s’enferme dans le confort de ne surtout pas changer. L’esprit de revanche en fait un peu partie : c’est d’abord de la colère.Et ensuite l’attente que les autres changent parce qu’on ne sent pas capable de changer.

              Mais justement, comprendre comment on fonctionne, comprendre qu’on n’est pas idiot ou fou doit permettre de prendre confiance en soi et d’envisager de nouveaux choix bénéfiques, en accord avec soi même pour vivre mieux.Ceci est vrai pour n’importe qui d’ailleurs. Simplement, c’est un peu plus compliqué pour les HP qui doivent se construire au milieu de normes qui ne leur conviennent pas.

              Et quand vous évoquez le discours des personnes jeunes…. À mon sens, vous ne faîtes que venir confirmer l’impact de comprendre qu’on est surdoué et la colère qui peut animer ceux qui l’ont découvert tardivement et se rendent compte qu’ils auraient pu faire d’autres choix.
              Ceux qui ont été dépistés jeunes, mais surtout, qui ont pu comprendre ce que signifiait d’être HP ont pu faire des choix en assumant leur mode de fonctionnement, en ayant confiance en eux.
              Et parce qu’ils sont jeunes, ils n’ont pas des années de dérives à rattraper.ils n’ont rien à revendiquer, pas de revanche à prendre : leur passé est moins long et moins lourd.

              Je pense que si vous aviez lu mon livre, vous vous seriez épargné la peine de faire ces commentaires.

              Il n’est pas question de revendication, de revanche, de constitution de groupe, de prise de pouvoir ou que sais je encore. Il est question de savoir comment aller mieux, de compréhension, de reconnaissance et d’acceptation de soi-même, de changement, de progression, de mieux. Faire la paix avec soi même, trouver le moyen d’atteindre quotidiennement l’équilibre et la sérénité et d’avancer en trouvant sa place en société pour lui apporter ce qu’on peut lui donner et qui lui soit utile.

          2. Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre… Je ne comprends pas ce que cherche Ivan avec ses commentaires qui ne traduisent que déni, incompréhension et intolérance. Merci Cécile de ta patience, de ton livre, de ton blog, du tchat, nous sommes heureusement des dizaines ici pour témoigner de notre existence en tant que hp avec tous nos points communs et nos différences 😀

          3. Une fois de plus je ne comprends pas l’utilité du commentaire de Tournevis. Etes-vous capable de faire autre chose qu’étaler des niaiseries et congratuler la maitresse des lieues ? C’est à désespérer de la bêtise humaine qui semble décidément sans limite.
            Mais vous avez raison sur un point c’est que je vais vous laisser à vos jérémiades et vous lamenter à votre aise sur ce monde trop injuste qui n’a pas su saisir votre intelligence (hum, et à vous lire, on comprends mieux l’injuste monde).
            Je suis effectivement horripilé de lire tant de niaiseries condescendantes sur les HP provenant de personnes ayant raté leur vie et se servant de leur QI pour excuser tous leurs échecs. Les gros pourraient faire de même en prenant prétexte de leur surpoids, les maigres, les moches, les dys, etc…
            Le plus horripilant étant cette propension à parler « au nom » de l’ensemble de cette catégorie des HP avec des visées revendicatrices totalement hors sujet. Je suis HP, ma famille est HP, mes amis sont HP, et je suis sidéré de lire tant de jérémiades aigris et de revendications au motif du QI. Si vous avez râté votre vie ce n’est pas la faute d’un prétendu « monde qui ne comprend pas », mais bien votre seule responsabilité. Par pitié, arrêtez de prendre en otages la pseudo catégorie des HP au motif que vous en faites partie pour soutenir vos revendications hargneuses. Non, il n’y a pas d’un côté le monde des « normo-pensants » et de l’autre celui des « HP », il n’y a que la volonté de créer des catégories à but revendicatif. Fort heureusement l’intelligence ne se limite pas au QI, cela légitimerait les théories racistes et raciales de l’intelligence qui sont nées précisément suie à l’établissement des mesures de QI dans les pays anglo-saxons. Je dois dire que l’on trouve souvent des relents de ce réflexe à la hiérarchisation de l’intelligence par le QI dans les commentaires. C’est scandaleux et affligeant mais cela prouve surtout le degré de bêtise atteint par certains et certaines et montre fort heureusement les limites du QI…

            1. Cher Ivan

              À vous lire, je crois sincèrement que la lecture de ce blog vous fait du mal, et vous m’en voyez bien désolée. Puis je vous suggérer de ne plus le lire (il me semble d’ailleurs que vous avez intuitivement pensé à cette solution, qui témoigne de votre instinct de survie). Les vapeurs toxiques dans lesquelles baigne ce lectorat finiront d’ailleurs bien par le dissoudre dans un vaste collapsus. Il serait dommage que vous en soyez une victime, même collatérale. Il faut au moins que quelqu’un survive pour témoigner. Vous serez celui-là : soyez en remercié.
              Que les vents vous soient favorable, héros des temps modernes.

        2. Sur les limites de la « catégorisation » :

          A propos des inégalités sociales :

          « Comme la pollution, le chômage de masse ou la criminalité, et contrairement à ce que peuvent affirmer les socio-traitres, fonctionnaires acariâtres ou réactionnaires de tout poil, les inégalités sociales sont une conséquence directe et immédiate du progrès à l’oeuvre à tous les niveaux de la société. Elles se traduisent concrètement par l’élévation constante et exponentielle du niveau de vie d’une partie de la population, et par la dégradation constante et exponentielle du niveau de vie d’une autre partie de la population, cela en fonction du niveau de progrès à l’oeuvre dans la société. Comme chez nous tout augmente sans cesse de par la stricte application des principes du Bouffisme, l’élévation du niveau de vie de la catégorie de la population dont le niveau de vie augmente est proportionnellement supérieure à la diminution du niveau de vie de la catégorie de la population dont le niveau de vie diminue, ce qui constitue précisément la caractéristique la plus visible et la plus essentielle du progrès social, contrairement à chez Eux où rien n’augmente puisque tout diminue.
          La part de la catégorie de la population dont le niveau de vie augmente (en gros les riches) étant extrêmement réduite relativement à la population totale (environ 5% selon les experts), l’augmentation du niveau de vie de cette catégorie est par conséquent proportionnellement beaucoup plus importante que la baisse du niveau de vie du reste de la population, sans cela on ne pourrait effectivement pas parler de progrès social.
          Ainsi, contrairement à une idée reçue importée chez nous de chez Eux par les socio-traitres et réactionnaires de tout poil, la pauvreté n’est absolument pas préjudiciable au progrès, de même que son augmentation. Au contraire, l’augmentation de la pauvreté dans une société connaissant par ailleurs le progrès est le signe incontestable d’une augmentation proportionnellement bien supérieure de la richesse. Cette dernière touche simplement une catégorie de la population différente.
          Le fait que richesse et pauvreté et leur augmentation respective concernent des catégories de la population différentes peut cependant donner l’illusion d’un appauvrissement de la population en général, voir des conditions de vie, de par la proportion extrêmement importante (environ 80% selon les experts) de la catégorie de la population dont les revenus diminuent (les pauvres) relativement à la population totale. C’est méconnaitre les principes de base du Bouffisme et faire le jeu de ses ennemis, qui tentent de porter la confusion dans l’esprit de nos concitoyens en pratiquant l’amalgame et la désinformation. En effet, comme tout le monde l’a très bien compris chez nous depuis longtemps (cela fait quand même des siècles que nous pratiquons le Bouffisme !) les pauvres et les riches appartiennent nécessairement à des catégories différentes de la population, sans quoi ils ne pourraient précisément pas constituer de catégories distinctes ni prétendre à de telles appellations (chez Eux par exemple les pauvres constituent l’unique catégorie et par la même n’existent pas en tant que catégorie de la population…).
          Concrètement, on peut tirer certaines lois générales qui caractérisent le progrès social à l’oeuvre dans notre société :
          1- plus la catégorie de la population dont les revenus diminuent augmente, plus la catégorie de la population dont les revenus augmentent diminue. Ainsi le progrès social se caractérise chez nous par une grand nombre de pauvres et une petit nombre de riches.
          2- plus le progrès social est important, plus les inégalités s’accentuent. Ainsi, chez les champions du monde états-uniens, la part de la catégorie de la population dont le niveau de vie augmente est extrêmement faible relativement à la population totale, de l’ordre de quelques pour cents, et pourtant cette catégorie de la population détient près de 80% des richesses. C’est dire tout le chemin qui nous reste à parcourir afin de rattraper notre retard. (Le Nain a d’ailleurs commandé toute une série de rapports et engagé tout un tas de réformes dans le but précisément de réformer en profondeur la masse des acquis et autres conservatismes historiques qui de par leur poids excessif et leur inertie freinent l’élan du progrès social impulsé par les élites.)
          3- plus la catégorie de la population dont les revenus augmentent est réduite, (plus le progrès social est important, cf 2), plus l’augmentation des revenus de cette catégorie de la population est importante.
          Ces principes généraux sont habituellement énoncés ainsi par nos concitoyens (preuve que nous sommes lucides sur nous même et parfaitement conscients du progrès social à l’oeuvre dans notre société contrairement à ce qu’affirment les socio-traitres de tout poil) : chez nous les riches sont de plus en plus riches et de moins en moins nombreux tandis que les pauvres sont de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux. Ce qui constitue le signe incontestable d’une société engagée sur la voie du Bouffisme le plus audacieux.
          Pour conclure et afin de clore le bec de tous les sceptiques et conservateurs de tout poil (qui passent leur temps à salir les idéaux immaculés du Bouffisme) une fois pour toute, on peut finalement résumer les choses ainsi : chez nous les inégalités sociales sont en constante augmentation, ce qui constitue précisément la preuve du progrès social à l’oeuvre à tous les niveaux de la société, contrairement à chez Eux ou il n’y a pas de progrès social et donc pas d’inégalités. »

          1. Ivan
            Certains sont taxés de jérémiades et de niaiseries dégoulinantes.. j’en fais partie on dirait, mais pour ma part ce sont vos propos horripilants et « je-sais-tout-car-je-me-la-pete.com » qui sont d’une pénibilité difficile à expliquer…
            on s’en fiche de vos démonstrations de 50 lignes !!!
            Je ne comprends pas que l’on publie encore vos commentaires sur ce blog, vous n’avez rien à y faire, peut être vous ennuyez-vous ou que plus personne ne vous écoute tant vous devez être soûlant ?
            Je ne vois pas où vous voulez en venir ni ce que vous cherchez à part montrer par votre suffisance qu’il y a des gens plus « HP »(vous!!) que les « HP bas de gamme qui se plaignent »(ceux de ce blog qui se découvrent tardivement)… pourquoi ne pas créer votre blog pour cette catégorie de personnes tellement au-dessus des autres ??
            Il ne me semble pas que l’on vous ai demandé votre avis…bien au contraire ! ni que vos propos intéressent les lecteurs de talentdifferent alors comme on dit :
            « AU REVOIR »!!

            Désolée Cécile, ce n’est pas dans mes habitudes de « disjoncter » mais face à des commentaires pareils j’ai du mal à garder mon calme 🙂

            1. « face à des commentaires pareils j’ai du mal à garder mon calme »
              Ainsi que le fait remarquer Mathurine, c’est exactement ce que recherche un troll…

          2. Mais… puisque c’est un troll, quel intérêt de le publier ? Il nous fait du mal, n’apporte rien aux débats, nous bouffe du temps et de l’énergie…

            Ah oui, peut-être juste de se rappeler que les hp ne sont pas tous gentils ? Qu’il en est de très toxiques, comme ce monsieur ?
            (j’en profite pour rappeler que, contrairement à ce qu’il prétend, je ne me plains pas des np, je n’en connais que peu, ce sont des hp qui s’ignorent qui m’ont toujours pourri la vie)

            Ce troll a très bien su faire dévier le sujet de « ça apporte un immense soulagement de se savoir hp = de simplement savoir enfin QUI on est, indépendamment de qui on est » vers « on se la pète avec notre gros QI » ; et de « on a trop souffert d’être dénié-e-s dans notre réalité » vers « on souffre d’être des hp rejetés par un monde injuste »

            C’est subtil, mais ce n’est pas du tout la même chose. Et c’est bien ce qui fait la toxicité des pervers et autres trolls : cette subtilité. Une grande intelligence mise au service des forces du mal (désolée, je suis en pleine relecture de Harry Potter ! :D)

            Parce que certaines personnes pensent que les hp sont des gentils naïfs et que les pervers ne sont pas hp. Bien sûr que non ! Pour être un vrai pervers bien toxique, il faut être super intelligent et super intuitif, c’est bien là qu’est le danger…

            Bon, merci Ivan, c’était un magnifique TP « je détecte la perversité et je refuse de me laisser piéger » 😀

        3. Ivan vous me fatiguez !

          Vous ne faites que ce qui en modération de forum troller voire faire du flaming.
          Soit si vous ne savez pas -mais je crois que vousle faites tout à fait sciemment- en explication wiki:
           » un « troll » est une personne qui participe à une discussion ou un débat (par exemple sur un forum) dans le but de susciter ou nourrir artificiellement une polémique, et plus généralement de perturber l’équilibre de la communauté concernée.

          L’expression peut aussi s’appliquer à un message dont le caractère est susceptible de provoquer des polémiques ou est provocateur, ou auquel on ne veut pas répondre et qu’on tente de discréditer en le nommant ainsi. Le mot « troll » peut également faire référence à un débat conflictuel dans son ensemble.

          Dans la majorité des cas, l’évaluation repose sur l’aspect récurrent ou caricaturé de l’argumentation, les participants peuvent alors tout aussi bien être qualifiés de « trolls » que de « trolleurs ». En français, le terme « trollage]» existe aussi pour désigner les actions des personnes considérées comme des trolls.

          Le troll est à distinguer du Flaming, qui consiste en l’envoi de messages délibérément hostiles et insultants avec l’intention de créer un conflit. »

          Vous nous faites à tous perdre du temps et de l’énergie.

          Allez jouer ailleurs s’il vous plait.

          Merci.

          Mathurine.

          1. Bonjour à tous

            Merci Ivan de ce cadeau.
            1 – Vous me confirmez que dès qu’une chose est ressentie vraie, juste et à sa place au fond de soi …Plus rien n’y accroche d’émotions parasitaires
            2 – Vous êtes parfait en miroir déstabilisant, ce à quoi sont confrontés les HPI dans leur quotidien : à chacun de voir où il en est finalement grâce à vous.
            3 – J’invite chacun à pratiquer le détachement : l’histoire qu’Ivan se raconte est la sienne. Elle mérite respect. Pour autant, c’est la sienne. À chacun d’y mettre la bonne distance et de ne pas la prendre pour « argent content ».
            Lorsque l’on sait enfin qui l’on est, que l’on est enfin au coeur de sa propre histoire, les attaques ne nous touchent plus, l’histoire des autres n’a plus aucune place dans notre vie.
            @Cécile : Se reconnaître dans le partage avec quelques uns sans danger pour son intégrité fait épargner bien des prêches dans le désert.
            Bonne journée à tous

    1. Bonjour
      J’ai jadis pratiqué le karaté (Shotokan puis Sanjin Riyu). Plus pour la beauté rigoureuse des katas que pour le kumite d’ailleurs.
      Je pense me tourner vers le taichi pour des raisons identiques.
      Mais aussi parce que je commence à comprendre l’importance du souffle / de la respiration pour les hypersensibles que nous sommes.
      Bienvenue sur ce blog ! 🙂

  16. Bonjour,
    Je tourne autour du pot depuis un petit moment pour laisser un commentaire. Les idées m’arrivent tellement vite à propos de tout ce que je lis, j’ai envie de dire tellement de choses que je ne sais pas par où commencer… et surtout j’ai une telle idée « parfaite » de comment je voudrais que soient exprimées mes idées que je n’arrive pas à écrire trois mots, et que je repousse, comme d’habitude… mais il faut bien commencer, et je me lance enfin, finalement en improvisant (cette intro résume déjà la prise de conscience que j’ai eu récemment, suite à toutes ces lectures, que ma procrastination aïgue était surtout due à un grand perfectionnisme, ce que je ne soupçonnais pas au regard de ma chambre bordélique .. 🙂 ). Bref..
    Je pourrais apporter un autre témoignage personnel, un autre récit de vie, semblable sur des multitudes de points aux nombreux messages que j’ai lu ici et qui m’ont beaucoup touchée. Je me reconnais dans tous ceux-ci, comme je me suis reconnue dans le livre de Cécile. J’ai été testée il y a deux ans, mais il faut du temps pour digérer tout ça.
    Je vais néanmoins davantage m’attarder sur les questions que me pose cette notion de « surdoué ». Car si souvent je résiste au diagnostic qu’on m’a donné (je doute), c’est qu’il soulève chez moi pas mal de questions embarrassantes que je souhaite partager avec vous.
    Je passe volontairement, même si cela m’intéresse beaucoup, sur la question de la vérité scientifique de cette notion (est-ce un leurre? le mal-être ressenti n’est-il pas plutôt générationnel ? y’a-t-il des biais d’interprétation? n’est-ce pas dû plutôt à l’éducation ? n’est-ce pas plutôt le profil de neuro-droitiers ? quelle est la fiabilité des tests de QI ? que sont réellement les normo-pensants ? ), un vaste sujet, sur lequel on peut beaucoup parler, mais aussi où l’on doit questionner la science, et dans ce cas-là il faut avoir un minimum de notions de bases pour avoir un regard critique, ce qui n’est pas mon cas pour le moment.
    Je préfère donc parler ici de… la façon dont la société peut recevoir cette notion. Autrement dit, en plus des questionnements importants sur le vocabulaire à adopter (« surdoué », « hp », « surefficient », …), savoir si la société peut entendre cette différence ? Ou autrement dit si c’est utile à dire ?
    Ce questionnement rejoint les réflexions qui sont menées sur l’acceptation de la « différence » dans un système qui se donne pour principe l’égalité. Mais la plupart du temps, ces réflexions émanent de catégories ayant un handicap. Il s’agit donc de transformer un handicap en « différence positive ». Sur le plan des « handicaps » cognitifs, on rejoint là le mouvement de la « neurodiversité » initié (me semble-t-il) par les autistes de haut niveau. Cette sorte de revendication est semble-t-il très à la « mode », comme je le lisais récemment dans le dernier Cercle Psy (set/oct/nov 2012) où il y avait déjà deux articles sur les « no sex » et les « entendeurs de voix » qui revendiquaient chacun d’être acceptés tels qu’ils étaient dans leur façons d’être : je cite : « plutôt que comme une pathologie, entendre des voix doit être considérer comme une expérience riche de sens ». Bref, un vaste mouvement de « dépathologisation » de certaines « catégories » dévalorisées.
    En parallèle et à l’inverse, on assiste aussi à des apparitions de nouvelles catégories de handicap, pour que des handicaps jusque là inaperçus, comme la dyslexie par exemple il y a quelques années, soit enfin reconnus et puisse être correctement suivis et « aidés ». D’aucuns diront aussi que certaines catégories sont créées à outrance, comme le trouble bipolaire par exemple, pour l’intérêt des labos pharmaceutiques (dont les brevets concernant les médicaments traitant la dépression prennent bientôt fin, cf article intéressant du Cerveau et Psycho de mai-juin 2012 p92).
    Le cas de la notion de « surdoué » dans tout ça est assez particulière. Car le mot en lui-même est déjà valorisant, donc l’expression de cette différence « valorisante » (au yeux du grand public) peut mal passer. Il faudrait presque « pathologiser » un peu plus la notion, pour que l’aspect « handicap » (hyperémotivité, blocage sociaux, …) soit plus visible.. Mais l’avantage de cette catégorie valorisante (qui porte en elle l’idée de potentialité) est aussi, pour ceux qui s’aperçoivent y appartenir, de permettre de rendre cette découverte positive (au lieu de rendre compte qu’on est simplement « négativement » handicapé).
    Voilà mes questionnements du moment… Je ne sais pas si j’ai été claire. A ceci s’ajoute aussi, pour moi, des questions de positionnement personnel par rapport à mon entourage. Sans être dogmatique, j’ai une sensibilité politique qui penche plutôt à gauche, ainsi que celle de mon entourage, et on ne peut pas faire abstraction des connotations idéologiques véhiculées par cette notion (élitisme, classement, inné/acquis) et le fait que cette notion est souvent défendue par la droite (même avec de bonnes raisons). Bref, je ne suis pas très claire par rapport à cette question idéologique, mais c’est parce que je ne suis pas encore très à l’aise. Je réfléchis à voir si les courants vers lesquels m’entrainent ces réflexions ne m’éloignent pas trop de mes valeurs (que je peux aussi remettre en cause s’il le faut !). Je n’ai dit pour l’instant à que trois personnes que j’étais surdouée, et je n’en parle jamais aux autres.
    Voilà, c’était un peu long, mais au moins c’est fait !
    En tous cas, merci beaucoup pour ce site et la mine d’infos qu’il regorge !

  17. bonjour Cécile,
    merci pour votre blog trés bien documenté, riche et foisonnant de mille et une pistes de lecture pour l’adulte surdouée que je suis et qui vient de le découvrir à 44 ans… Je vis en nouvelle-calédonie et je voulais savoir si vous commercialisez une version électronique de votre livre ce qui serait plus facile pour moi compte tenu de la distance.
    Merci

  18. @Tournevis : « Ce genre de phrase, venant de qqun qui se prétend concerné par l’alterdouité, est profondément choquant, un manque de respect, de compréhension, une violence supplémentaire »
    Bon, donc ce que vous recherchez, c’est l’entre soi confortable dédié à la lamentation sur ce monde injuste, etc… Ma foi, cela vous regarde, mais arrêtez un peu de chouiner que « c’est la faute des autres ». Lorsqu’on se prétend « supérieure » comme vous le faites dans la phrase ci-dessus (moi je ne prétend rien, je n’ai pas de « prétention », contrairement à vous), on ne se place pas constamment en position de victime. Vous êtes l’archétype de ces personnes qui se lamentent à longueur de forum en prenant prétexte d’une « supériorité » que leur conférerait leur statut d’azertyuiop pour surtout éviter de se remettre en question et continuer à incriminer le monde entier et particulièrement les « autres » trop cons, insensibles, violents, etc…
    Il y a un truc que vous devriez essayer à haute dose et qui s’appelle la réalité. Et la réalité est la suivante : les « autres » ne sont ni trop cons, ni insensibles etc… C’est la perception que vous en avez qui est déformée (quelle horreur de tenir et de revendiquer de pareils propos, et pourquoi pas une hiérarchisation sociale en fonction du QI hein ?). Mais c’est sûr, une fois de plus, qu’il est plus facile d’expliquer et d’excuser ses propres difficultés par la revendication de son statut d’azertyuiop, et de couiner que « c’est la faute des autres », comme dans une cour de récré…

    1. À la violence répond la violence disais-je…

      Ivan et tournevis vous êtes à mon sens tous les deux entrés dans cette spirale, campés sur vos positions, n’arrivant plus à jouer avec les arguments de l’autre pour mieux les démonter.

      Ivan, vous demandiez à juste tire la prise de recul critique. À mon sens, elle se trouve pour partie dans le « raison garder » et la capacité à ne pas tomber dans la critique à grands traits.
      Dans vos échanges, je perçois de moins en moins cet esprit critique.

      Je comprends vos prises de positions à tous deux, mais elles ne font pas à mon sens avancer le débat.
      Comment faire pour améliorer tout ça ?
      Il est clair que ce n’est pas en invoquant des « ils » parfaitement anonymes et massifs.

      Il appartient bien évidemment à chacun de faire un effort. Mais après tout, c’est souvent là que le bât blesse : on attend de l’autre qu’il soit le premier à faire l’effort. Mais ce faisant, être le premier à faire l’effort est un aveu de faiblesse dans un monde qui a perdu ses repères de solidarité.
      Oui, il appartient aux azertyuiop de faire des efforts (et c’est le lot de toute minorité, sous peine de représailles), mais on ne peut entreprendre le cheminement que dès lors que l’on a une base solide sur laquelle s’appuyer pour entamer la démarche.
      D’où ces textes que je propose, destinés à permettre de mieux se comprendre, pour identifier peu à peu les moyens que l’on peut employer pour vivre non pas « malgré », mais « avec » les autres.

      Le « vivre ensemble » a du plomb dans l’aile, il importe de veiller à ce qu’il ne disparaisse pas, sous peine d' »ensauvagement ».

    2. Pour en revenir a ce Blog, une de mes plus belle découverte sur celui ci, c’est Dabrowsky et sa théorie de la désintégration positive.
      http://www.talentdifferent.com/tag/theorie-de-la-desintegration-positive
      http://positivedisintegration.com/
      http://en.wikipedia.org/wiki/Positive_Disintegration
      (traduit en adapté au surdoué là: http://wiki.zebras-crossing.org/doku.php?id=articles:dabrowski )

      C’est d’ailleurs, bien par delà la désuète notion de QI ou toutes autres études, l’information~explication ultime 😉 et cette théorie ne s’applique pas (malgré l’appropriation de ceux ci) uniquement au azertyuiop^^.

      Ce développement alternatif de la personnalité met en avant la temporalité de celle ci, ainsi les erreurs de jugement~convictions seront surmontées.

      Aussi rien ne sert d’agresser autrui, l’expression des point de vue devrait être enrichissant: vouloir changer les autres contre leur volonté est une preuve d’immaturité, par contre proposer des pistes de réfections et savoir écouter celles qui nous sont proposées me semble beaucoup plus constructif.

      Je suis persuadé de la sincérité de beaucoup…
      Simplement, la notion de Réalité ou Vérité unique me semble être un cul de sac.

      Quand à définir les gens , de mon coté, je crois que je pense plus en terme de « désintégrés » qu’en celui de « surdoués »: il y a des Azertyuiop^^ très cons 😀 (avec qui il est pénible d’essayer d’échanger), ce qui est beaucoup plus rare chez les désintégrés.

      Amicalement,
      Tramb

      @llez, je vous renvoies au larmes qu’avait réussi a me tirer le poème de Dabrowsky dans le livre de Cécile:
      http://www.talentdifferent.com/je-vous-salue-nevroses-663.html

  19. pour les remarques d’Ivan
    sur les azertyuiop aux quotas COTOREP:

    encore une expérience bien étrange! j’ai passé 3 ans dans une communauté de L’Arche de Jean Vanier à Trosly. c’est une communauté où on vit avec les personnes handicapées dans le même foyer, on fait des activités ensembles, etc.
    Et la grande découverte de ma vie: ces personnes ont une sensibilité INCROYABLE! Mille fois plus intense que les gens « normaux » . Sans parole, sans intelligence visible et performante… Elles ressentes tout ce qui se passe dans l’autre.
    Un jour – par exemple – j’étais assise dans une chapelle, avec des sentiments biens lourds, tristes, et une petite dame trisomique vient s’asseoir à coté de moi, prend ma main et elle se met à pleurer. Elle ne parlait pas, mais elle ressentait toute la douleur qui m’a habité à ce moment là.
    J’appelle cela de la VRAIE compassion. La véritable sensibilité. Hypersensibilité.
    QI ou COTOREP…
    Je pense que ces personnes ont quelques-chose très en commun avec les azertyuiop.
    Bien plus que les gens « mr et mme tout le monde » avec leurs boucliers impénétrables.
    Au niveau hypersensibilité ce groupe marginal à l’autre bout de la courbe de QI ressent les choses, les gens, la vie avec la même intensité que nous. Ce n’est pas négligeable, ni méprisable – au contraire! Je trouve ce lien très révélateur. Je m’entendais parfaitement avec ces personnes handicapées, (sans parole, sans hypocrisie), et absolument pas avec les responsables de la communauté . Alors qui est le riche, et qui est le pauvre là dedans?
    En fin, j’espère que je ne suis pas trop à coté de votre sujet, je voulais juste rajouter un aspect de réflexion…

    1. Vous mélangez tout, Alice. Je dis juste que les azertyuiop ne sont pas des handicapés, d’où ma référence à la COTOREP. Il ne faut pas tout mélanger, handicapé c’est un statut reconnu par l’état, ouvrant droit à des aides, etc…
      Il faudrait aussi arrêter de prendre votre cas particulier pour un cas général, comme souvent sur les forums internet (qui drainent la plupart du temps les cas problématiques par effet de groupe) : la majorité des azertyuiop sont des gens parfaitement intégrés, qui ont une vie sociale et professionnelle tout à fait normale.
      Si cette population a une tendance plus marquée à la dépression (notamment existentielle) et à l’addiction, il ne faut pas mettre tous les problèmes rencontrés sur le compte de cette particularité.
      Lisez le rapport du CNRS sur le sujet (référencé sur ce site), qui constitue une base scientifique plus sérieuse qu’une certaine littérature de complaisance. On peut y lire entre autres :
      « Dans l’ensemble, les études empiriques présentent donc le portrait d’un enfant et d’un adolescent à haut potentiel intellectuel plutôt assez bien adapté à son environnement social. »
      http://www.ac-bordeaux.fr/ia40/fileadmin/pedagogie/pdf/RapportCNRSUMRJLAUTREY2004.pdf
      Et en conclusion sur la partie concernant le « développement social » :
      « Concernant l’idée très répandue d’une inadaptation sociale des enfants et adolescents à haut potentiel intellectuel, peut-être est-il possible d’avancer deux hypothèses interprétatives qui pourraient être testées. Une explication serait que seuls les enfants précoces ayant des problèmes d’intégration dans leur classe consultent des psychologues et sont ainsi identifiés.
      D’autre part, il apparaît nécessaire d’examiner si ce n’est pas le mode de prise en charge lui même qui est à l’origine des difficultés d’adaptation sociale des enfants à haut potentiel intellectuel. Plus précisément, le saut de classe pourrait induire une distance sociale entre l’enfant et ses camarades de classe de par son plus jeune âge. Incidemment, l’étude de l’effetdu mode de prise en charge pourrait également permettre de savoir si la popularité des enfantsà haut potentiel, rapportée dans les études empiriques présentées ici, n’est pas simplement attribuable au prestige relatif à l’affiliation de ces élèves dans des sections spécialisées. Enfin,l’hypothèse selon laquelle l’absence de prise en charge de la spécificité de l’enfant à haut potentiel aurait l’effet le plus négatif sur son développement social demande à être testée empiriquement. »
      Voyez qu’avec une approche plus scientifique, basée sur des études empiriques plutôt que sur des ressentis personnels, les idées reçues paraissent plus contestables et la réalité plus nuancée. Ainsi je constate personnellement une tendance lourde et massive des adultes dépistés (y compris dans mon entourage) azertyuiop à mettre leurs difficultés sociales, professionnelles, sur le compte de leur particularité et l’insensibilité des « autres » (soit dit en passant, M et Mme Toutlemonde n’ont pas un « bouclier impénétrable » qui les rendrait insensible, je ne sais pas d’où vous sortez cette idée, mais il faudrait que vous aussi, fassiez un effort pour sortir de vos clichés). Ce qui présente l’avantage de la facilité et évite de se remettre en question. Or, rien ne permet d’établir scientifiquement une telle relation de cause à effet…

      1. Bonjour Ivan

        « vous mélangez tout »… Qui sait ?
        Je trouve l’expression assez péremptoire : en fait votre vision des choses n’est juste pas celle d’Alice.
        Et témoignage ne me semble pas signifier pour autant faire des généralités. En revanche, c’est un point utile pour obliger à changer son angle de vision et réfléchir plus loin.

        Pour en revenir à l’étude CNRS, oui, bien sûr, on note que les enfants précoces sont plutôt heureux et bien intégrés. C’est un point souvent mentionné.
        … Mais qui sont les enfants précoces étudiés ? Plus exactement, sur quels critères ont ils été identifiés comme précoces ? La réalité c’est qu’ils le sont sur la base d’un test de QI. Au chapitre 3 (je cite de mémoire car je suis en déplacement et il ne m’est pas facile d’aller consulter le rapport sur internet)l’étude indique aussi qu’il y aurait plus de sensibilité et d’émotivité chez ces enfants mais que ça reste à vérifier.
        Ces enfants précoces sont donc identifiés sur la base d’un test et non pas d’une anamnèse qui indique à quel âge ils ont marché et parlé, qui prend en compte leurs allergies, leurs hypersensibilités, la présence d’épileptiques ou de malades porteurs d’une maladie auto immune dans ler famille proche, qui établit une dys quelconque qui entrave le fonctionnement cérébral.
        Je pense qu’un non azertyuiop peut passer le « mur du son », le fameux. 130 de QI. Jusqu’à quel degré je n’en sais rien.

        Au final, les enfants étudiés sont des enfants préselectionnés et s’y ajoute l’effet pygmalion. C’est quand même toujours satisfaisant pour un enseignant d’avoir s bons élèves dans la classe. Une étude allemande le signale (je travaille à en traduire quels extraits pour les publier).
        Donc je prends avec des pincettes ce type de conclusion.

        L’inadaptation sociale vient aussi de la façon dont l’intégration est faite par le groupe dominant, cumulée, certes, et je n’en disconviens pas, avec la projection que l’individu inadapté fait de lui et ses croyances sur lui même et le reste du monde.

        Lisez le rapport du CNRS sur le sujet (référencé sur ce site), qui constitue une base scientifique plus sérieuse qu’une certaine littérature de complaisance.
        Les scientifiques aussi peuvent se tromper…. Mais la valeur de leurs conclusions, c’est qu’elles servent de fondement à de nouvelles recherches.
        Cf les travaux de Newton qui servent toujours de référence, même si l’on sait qu’il y a des erreurs de calcul.

        Si cette population a une tendance plus marquée à la dépression (notamment existentielle) et à l’addiction, il ne faut pas mettre tous les problèmes rencontrés sur le compte de cette particularité.
        Je suis entièrement d’accord : d’où l’importance, ainsi que je ne cesse de le souligner, de comprendre en quoi les spécificités d’un azertyuiop ont joué un rôle dans les événements vécus, de façon à remettre certains éléments importants en perspective.

        Cela dit, acceptez de prendre en compte que certains peuvent arriver à l’âge adulte dans un état tellement délabré qu’ils ne savent plus par quel bout commencer.
        Oui, la tentation est grande de se plaindre. Oui la tentation est grande de se replier en effet ghetto.
        Oui, c’est au fond très enfantin (le fameux enfant intérieur)
        Mais oui aussi alors, l’importance d’expliquer et d’encourager, et non pas (façon bien française ?) de condamner en laissant l’individu désemparé seul face à soi même.

        Car à la violence répond la violence.

      2. Bonsoir Cher Ivan,

        J’aimerais bien vous répondre – et je le ferai certainement un jour – , mais il y a quelques expressions qui m’empêchent de le faire ce soir. ( mes messages ont « disparues » 3 fois avant que je les termine complètement) :-)))

        Vous savez je viens d’un pays où on parle avec du respect même si on n’est pas d’accord. Je ne suis pas complexée, ni blessée, ni handicapée d’être une surdouée, mais il y a des expressions qui me heurtent:
        « vous mélangez tout »
        « Il ne faut pas … »
        « Il faudrait arrêter aussi de prendre votre cas particulier pour un cas général » (c’était une histoire absolument personnelle)!
        « Il faut ceci, et il ne faut pas cela… »
        « Lisez ceci.. »
        « une approche plus scientifique, basée sur des études empiriques plutôt que sur des ressentis personnels, les idées reçues  »
        « soit dit en passant, M et Mme Toutlemonde n’ont pas un « bouclier impénétrable » qui les rendrait insensible, je ne sais pas d’où vous sortez cette idée, mais il faudrait que vous aussi, fassiez un effort pour sortir de vos clichés). Ce qui présente l’avantage de la facilité et évite de se remettre en question. Or, rien ne permet d’établir scientifiquement une telle relation de cause à effet… »

        Donc avec tout le respect que je vous dois je me demande vous vous prenez pour qui pour me dire des telles phrases sans une connaissance véritable? Le mot « scientifique » est très jolie, mais il ne couvre pas forcement LA Réalité.

        Le peu que je parle sur ce forum vient UNIQUEMENT de mes expériences personnelles. (Pas de clichés). Et pour le seul but de trouver, inventer comment vivre avec des dons que nous avons reçu. Je crois que nous avons plus besoin des idées constructives que des remarques négatives.

        P.S. désolée pour les fautes d’orthographe, pas eu le temps encore d’apprendre à écrire correctement. 🙂

        « 

        1. Merci Alice, je n’aurais su dire mieux : moi aussi, je ne fais que témoigner de mon vécu. Et je suis entièrement d’accord avec tout votre message.
          Merci aussi pour votre témoignage, d’autant plus précieux que vous avez une expérience que nous n’avons pas, celle d’un autre pays.

      3. Bonjour,
        j’ai lu vos échanges et j’aimerai juste écrire ces quelques lignes pour vous faire part de mon expérience personnelle avec mes enfants. Je savais depuis que mon fils est à l’école primaire (même bien avant) qu’il a un « don » et pour son bien et par intuition personnelle, cette petite voix qui me guide, il n’a jamais passé de tests. Pourtant à l’école on nous l’a proposé. Par contre nous avons trouvé depuis novembre 2011 une personne de confiance qui le coach, et depuis il va beaucoup mieux, il est heureux comme un poisson dans l’eau. Après plusieurs séances la coach m’a dit : « Madame, vous savez nous on se comprend, on n’a pas besoin de ces tests », et j’ai dit : « oui c’est vrai ». Pour le bien social de notre fils il n’a pas sauté de classe, d’ailleurs il ne voulait pas. Un jour il m’a dit : « Maman, je m’adapte et j’essaye d’avoir des pas trop bonnes notes, car j’ai choisi le côté social ». Je lui ai répondu : « Je comprends et je respecte ta décision ». On ne peut pas toujours tout expliqué avec des tests, profitons chacun de ce don sans vouloir trop compliquer les choses…et nous mettre dans un cliché, car même avec des tests, personne ne peut comprendre ce qu’on ressent (je parle de ma propre expérience suite à une tentative de tests QI que j’ai interrompu, j’avais l’impression que ces tests ne sont pas adapté pour nous et qu’il existe trop peu d’études et de scientifiques qui comprennent ce don)…. Si mon fils me reparle des ces tests, je lui déconseillerai, afin de le préserver de ces gens qui ne connaissent rien et se prétendent grand « Neuropsychologue ».

        1. Bonjour

          « On ne peut pas toujours tout expliqué avec des tests, profitons chacun de ce don sans vouloir trop compliquer les choses. »
          Oui, je suis d’accord avec vous sur le fait que la passation des tests n’est pas une fin en soi. En revanche, il arrive, parfois, que ce soit un point d’étape obligé.
          Obtenir un score important montre avant tout que l’on sait passer ces tests.
          Néanmoins, ils existent des neuropsychologues, pas forcément « grands », qui connaissent suffisamment bien leur métier pour savoir décrypter avec finesse un test et ses subtests et qui apporteront des éclairages qui peuvent être utiles pour mieux se faire accompagner ensuite, par exemple.

          “Maman, je m’adapte et j’essaye d’avoir des pas trop bonnes notes, car j’ai choisi le côté social”.
          Belle réflexion…
          Pour moi, elle pourrait aussi signifier que cet enfant accepte de se rogner pour se fondre dans la masse et se faire accepter. Je ne peux que lui souhaiter de pouvoir trouver d’autres terrains où il pourra voler sans entraves.

          1. Bonsoir, merci pour ce message. Oui, effectivement les tests peuvent être un départ pour comprendre ce « don ». Concernant mon fils, heureusement il a trouvé d’autres moyens pour s’éclater, il joue de la batterie depuis 5 ans, il fait de l’Aïkido et nous avons un étudiant à la maison qui lui apprend l’anglais. Nous restons ouverts s’il a envie de faire d’autres choses. Je suis graphiste et il a toujours aimé faire des inventions par le biais du bricolage, la peinture, nous avons même photographié ses inventions et fait imprimer un book en couleur. Il est important que ces enfants prennent confiance en eux. Ses grand-parents l’emmènent souvent en voyage : Afrique du Sud, Allemagne, France, etc.. et ces différentes expériences lui font du bien. Mais vous avez raison il essaye de se fondre dans la masse et comme dit sa coach : « il est bien brave à l’école ». Le plus important quand même est que nous, en tant que parent on comprenne ce qui se passe et qu’on puisse l’accompagner. Un jour mon fils m’a dit : « Maman, je suis heureux que toi et Papa me comprennent », et je crois qu’il est rassuré qu’on met tout en oeuvre et qu’on se bat tous les jours pour qu’il soit heureux.

    2. Et maintenant, « grâce » aux tests prénataux, la plupart des trisomiques sont « éradiqués » in utero, dans l’indifférence générale. On pourrait envisager de faire la même chose pour les alterdoués à haut potentiel ?

  20. Je parcours votre blog depuis quelques semaines et en ait lu la plupart des articles. Je dois d’abord vous féliciter pour sa richesse et son développement exhaustif des différentes problématiques liées au « surdouement ». On ressent une grande qualité et rigueur, un contenu basé sur un important travail de documentation.
    Cependant, je ressens aussi un manque de recul critique par rapport à cette question du « surdouement » qui commence pour moi avec le choix de votre terminologie. Vous vous êtes expliquée de ce choix du terme « surdouement », cependant cela dénote un parti pris qui reflète assez mal, à mon sens, la réalité et qui renvoie à une supériorité fictive. Les chiffres fournies par les associations font ainsi état d’un élève « surdoué » sur trois en échec scolaire, un tiers réussissant « moyennement ». Seul un tiers des élèves poursuivra des études supérieures « brillantes ». Bref, ce terme ne reflète pas la réalité des faits. On parle par ailleurs d’intelligence « différente », ce qui semble plus adapté. Lorsque j’observe les personnes adultes dépistées autour de moi, elles se trouvent dans des situations professionnelles problématiques. Soit en échec, soit en éternelle reconversion… Il en va de même pour les enfants de mon entourage qui ne sont pas « brillants » à l’école. Cette terminologie fait donc le jeu des clichés véhiculés par les media qui ne rendent pas compte de la réalité.
    Il me parait ainsi plus juste de parler de « différence interne » comme cela est mentionné dans l’article « Parfums d’enfance », par Stéphanie Tolan. La définition qu’elle donne de cette différence me parait également très juste :
    « Cette différence interne inclut l’intensité émotionnelle, une lucidité inhabituelle et une grande tolérance à la complexité et au paradoxe, ainsi qu’un potentiel pour un développement moral extraordinaire. »
    Cette différence interne peut ainsi être un avantage ou une chance pour une minorité de personnes (il serait intéressant de savoir pourquoi, quelles sont les structures, schéma, qui conditionnent la réussite chez cette catégorie de la population ? S’agit-il de l’origine sociale ?) , mais il s’agit la plupart du temps d’un handicap social, comme le montrent par exemple les tendances dépressives ou addictives de cette population.
    Ainsi un écueil « communautariste » a tendance à se développer sur certains sites consacrés au « surdouement » et qu’on retrouve dans le « manifeste » que vous avez relayé ici même, qui tend à opposer les gens « normaux » aux « surdoués ». On sent poindre dans cette approche un complexe de supériorité revanchard, (peut-être en compensation des difficultés rencontrées dans la vie quotidienne ?) entretenu par « l’entre soi » qui me parait assez dérangeant et déplacé. Cet écueil est particulièrement développé sur certains sites pour parents d’enfants « surdoués » qui se livrent une compétition malsaine (et ridicule) à coups de QI, d’avance scolaire, des centres d’intérêts du rejeton « exceptionnels », qui placent l’enfant dans une situation de singe savant voué à satisfaire la vanité de ses parents (ou à réussir à leur place). On est là dans une dérive de surinvestissement du « surdouement », peut-être venue d’outre-atlantique, ou l’on place d’emblée le « surdoué » en position de supériorité, d’exception, et dans l’obligation de « réaliser son potentiel », cela la plupart du temps à partir d’un simple test de QI dont on connait pourtant la portée limitée. On retrouve des traces de cette approche performative dans certains articles ici, notamment dans les billets consacrés au « modèle de formation de l’identité » du « surdoué » (je pense notamment à la triple injonction de Mahoney : affirmation, affiliation, aspirations profondes, qui me semble verser dans le « psychologisme » de magazine. Qu’est-ce qui justifie que le « surdoué » s’affirme en tant que « surdoué » ? Est-ce que le modèle communautariste anglo-saxon favorise la normalisation sociale ? A quoi correspondent les prétendues « aspirations profondes » de la personne « surdouée » à laquelle elle serait sommée de se consacrer ? La construction de la « personnalité » d’un individu « surdoué » est-elle différente de celle d’un individu « normal »?)

    Comme le montrent les nombreux témoignages que l’on peut consulter ici ou ailleurs sur le net, comme le montrent les exemples dans mon entourage, le « surdouement » est d’avantage un handicap social. On sait notamment que les postes à hautes responsabilités s’accomodent mal de personnes ayant un haut sens moral et que le système de promotion par la compétition avantage les psychopathes et les personnes dénués d’empathie (ce qui est particulièrement remarquable dans le milieu politique). Un « surdoué » a ainsi à peu près autant de chance d’accéder à la direction d’une grande entreprise ou à un mandat politique national qu’un chameau de passer par le chat d’une aiguille (j’exagère un poil…).
    Le troisième écueil découle précisément de cette approche : il s’agit de la tendance massive à affirmer la « différence » du « surdoué » contre la normalisation sociale. Cela va de la simple revendication aux jérémiades déresponsabilisantes, encouragées par un penchant à la facilité. S’il semble important de reconnaître le « surdouement » dans sa réalité intellectuelle et psychologique, la tendance à la « victimisation » que l’on voit se développer un peu partout sur Internet ou dans la littérature spécialisée ne peut que conduire à une situation inconfortable car paradoxale, encouragée par ce penchant à la facilité. D’un côté on affirme par le biais du QI, une « supériorité » intellectuelle, de l’autre on pose l’inadaptation sociale comme conséquence. Ce paradoxe devrait conduire normalement à réviser la portée du QI et à considérer en priorité les aspects liés à l’hypersensibilité, au sens moral, qui peuvent expliquer une telle inadaptation.
    Ainsi, on ne peut pas revendiquer d’un côté une «prise en charge » par l’institution scolaire des particularités intellectuelles des « surdoués » héritées du QI, et de l’autre adopter une attitude victimaire concernant sa propre inadaptation sociale. On voit ici les limites posées par le QI par rapport à des théories plus générales de l’intelligence, notamment celle de Piaget basée sur la capacité à s’adapter au changement. D’où il ressort que les personnes réellement intelligentes au sens de l’évolution sont celles qui font preuve d’une bonne adaptation sociale et que les forts QI, de part leur inadaptation « congénitale », sont des anomalies sans perspectives en terme d’évolution de l’espèce.
    La capacité à s’intégrer à un environnement social est ainsi un facteur fondamental de la « réussite », ce qui explique que les « surdoués » soient si majoritairement en échec malgré leurs capacités intellectuelles et qu’ils doivent plutôt être considérés comme porteurs d’un handicap. La tendance actuelle à la victimisation et à un certain « communautarisme » ne me paraît pas aller dans le bon sens à cet égard, et renforce le penchant naturel à la facilité et au repli sur soi. Pour repartir de l’exemple de mes proches il me semble au contraire fondamental d’exercer le goût de l’effort et l’ouverture aux autres tant les « facilités » liées au « surdouement » s’avèrent en réalité fallacieuses et destructrices scolairement et socialement. Il en va de même de l’hyper-lucidité, cette arme à double tranchant utilisée malheureusement la plupart du temps de manière auto-destructrice mais qui est un outil formidable et une source de stimulation inépuisable lorsqu’elle est tournée vers le monde extérieur et l’analyse du réel !

    1. Bonjour et merci pour l’intérêt que vous portez à Talentdifferent et pour votre long commentaire critique.

      « cela dénote un parti pris qui reflète assez mal, à mon sens, la réalité et qui renvoie à une supériorité fictive. »
      je suis entièrement d’accord avec vous, et tous ceux qui sont concernés par le sujet aussi. Il suffit de lire les nombreux commentaires postés sur ce blog qui en témoignent.
      Seuls ceux qui ne sont pas concernés sont susceptibles de penser en termes de « supériorité » ainsi que vous l’évoquez.

      Je continue à dire que j’utilise le mot surdoué par commodité, alors qu’il ne me plaît pas pour toutes les raisons évoquées. Pour avoir parcouru mon blog, vous avez noté en première page que je préférerais le mot dyssynchrone. Dans le livre que j’ai publié, j’évoque aussi le mot polymathe…. Mais ni l’un ni l’autre ne soulèveraient le débat qui me semble nécessaire pour faire évoluer les mentalités.
      Donc, même s’il suscite beaucoup de controverses, j’ai espoir que « banaliser » le mot « surdoué » en diffusant de l’information sur ce qu’il reflète, permettra cette évolution des mentalités.
      Et je préfère encore mettre les pieds dans le plat en parlant de surdoués plutôt qu’en cherchant des  mots  » politiquement corrects » comme on l’a fait pour les « personnes du 4ème âge » qui n’en sont pas moins des  vieillards, ou pour les  » techniciens de surface » qui sont toujours des balayeurs plus ou moins mécanisés.
      Quant aux idiots du village, ce sont maintenant des déficients mentaux.(En cela, je rejoins  quelque peu le rédacteur du manifeste des hyperphrènes qui insiste sur le fait que dès lors que vous n’êtes pas dans la norme, vous êtes anormal et non pas a-normal).
      Enfin, faut il parler des « gens du voyage », terme qui cache une réalité multiple pour des a priori fortement ancrés ?
      Pour les besoins de  la cause et nous mettre d’accord, je recourerai donc ici au mot azertyuiop.

      Le manque de recul critique que vous percevez peut venir du fait que je commente peu les billets que je publie : j’ai pris le parti de laisser à chacun le soin de ses lectures et de ses réflexions, quitte à répondre comme ici, ou à engager des échanges écrits plus personnels par ailleurs : je peux être désormais qualifiée d’experte sur le sujet, mais je ne veux pas me poser en gourou.
      Rappelez vous cependant que ce blog est sous titré « quand surdoué rime avec absurdoué », ce qui me semble, quand même, ressembler à un bourgeonnement de prise de recul…

      « compétition  malsaine (et ridicule) à coups de QI, d’avance scolaire, des centres d’intérêts du rejeton « exceptionnels », qui placent l’enfant dans une situation de singe savant voué à satisfaire la vanité de ses parents (ou à réussir à leur place). « 
      Ce blog ne s’intéresse qu’aux adultes, et, tout comme mon livre, il n’est pas là pour étiqueter mais pour soulager.

      « D’un côté on affirme par le biais du QI, une « supériorité » intellectuelle, de l’autre on pose l’inadaptation sociale comme conséquence. »
      Vision un peu réductrice…. Là encore tout le travail que j’ai fait (et ce blog sert à en fournir les sources pour ceux qui voudraient aller plus loin) montre que s’en tenir au seul QI pour tout expliquer est assez dangereux….

      Ainsi, on ne peut pas revendiquer d’un côté une «prise en charge » par l’institution scolaire  des particularités intellectuelles des « surdoués » héritées du QI, et de l’autre adopter une attitude victimaire concernant sa propre inadaptation sociale. 
      Et pourquoi pas revendiquer la prise en compte (et pas en charge) de l’ensemble des spécifictiés et surtout la non stigmatisation qui produit tout autant de victimes que de bourreaux ?

      il me semble au contraire fondamental d’exercer le goût de l’effort et l’ouverture aux autres tant les « facilités » liées au « surdouement » s’avèrent en réalité fallacieuses et destructrices scolairement et socialement.
      Oui, bien sur apprendre le goût de l’effort et de l’ouverture aux autres.
      Mais pourquoi pas apprendre aussi aux non azertyuiop le goût de l’effort d’acceptation et d’intégration de gens différents ?

      « tendance massive à affirmer la « différence » du « surdoué » contre la normalisation sociale. »
      Rappelez vous que ce blog complète un livre que j’ai publié…. 
      Oui, je suis d’accord avec vous : en parcourant les fora consacrés au sujet, il m’arrive de déplorer le côté « entre soi ».
      Cela dit…. Quand on passe son temps à se sentir en décalage, quel bonheur de pouvoir poser un moment son masque.
      Mais dans mon travail, j’ai plutôt recherché ce qui pouvait atténuer les souffrances et favoriser le vivre ensemble. (le bon vieux « frère ta différence m’enrichit » de St. Exupéry)

      Cela dit aussi, au travers de vos propos, je sens pointer l’exhortation à la normalité.
      Et c’est bien là que le bât blesse.
      Oui, je suis d’accord avec vous, il faut encourager les azertyuiop à s’adapter…. Et surtout leur donner les outils pour y aider.
      Non, ce que propose Mahoney ne me semble pas être une injonction (en dehors de : veillez à voir en quoi votre azertyuiopie a eu une influence sur votre vie à l’occasion de certains événements marquants pour vous).
      Je vous renvoie au texte de Mary Elaine Jacobsen : « arrousing the sleeping giant ».
      Efectivement la référence au géant pourrait laisser supposer un plus, vu par certains.
      Néanmoins, un géant sur terre, c’est quelqu’un qui n’est pas comme les autres.(cf Shrek pour faire un raccourci, même si lui n’arrange pas son cas en étant en plus un ogre)

      Un réflexe de survie c’est d’avoir peur de ce qui est différent. Avec toutes les variations de la peur : on regarde avec circonspection, on teste, on fait avec mais en se méfiant, on ignore en restant sur ses gardes, on attaque.
      Moi, en tant que géant, ignorant que j’en étais un, j’ai reçu mon lot de méfiance et d’agressivité avant que de bon accueil.
      Oui, il y a eu des non géants qui m’ont fait bon accueil. Ils étaient même ravis de trinquer avec moi. Oui mais voilà :  le contenu de leurs verres est une larme pour moi, et ce qui est un verre pour moi est un foudre pour eux.
      J’ai besoin d’étancher ma soif, c’est vital. Oui, bien sûr, je peux l’étancher à coup de verres, mais j’apparaîtrai alors comme une insatisfaite permanente.
      Quand il s’agit de survie, l’instinct grégaire est aussi valable pour les géants, non ?… non ???!

      Sur ce blog et plus encore dans mon livre, je ne plaide pas pour le repli communautaire : je pense au contraire plus que nécessaire d’appareiller ces handicapés sociaux que sont certains d’entre nous d’outils leur permettant de mieux co-habiter, tout en trouvant également des moyens pour étancher leur soif.

      Il n en reste pas moins qu’il me semble également important que cette population soit acceptée et que des efforts soient faits pour l’intégrer : le ton du manifeste sur les hyperphrènes que vous dénoncez comme étant supérieur est plutôt à percevoir comme étant l’agacement de quelqu’un qui n’en peut plus d’être celui qui doit toujours faire des efforts.
      Sur les conditions qui permettent à un azertyuiop de réussir ou non, je vous renvoie au modèle de Gagné : un don peut – ou non – devenir un talent pour peu qu’il bénéficie d’un environnement et d’une motivation, et aussi d’un peu de chance.

      L’approche performative que vous évoquez / dénoncez me semble surtout être présentée par rapport à ce qu’un individu azertyuiop est en capacité de faire, et non pas par comparaison avec des non azertyuiop.
      Et oui, il apparaît que même sur le plan moral, il peut y avoir des diifférences importantes entre azertyuiops et non-azertyuiop : c’est un sujet que j’ai abordé dans mon ouvrage.

      Azertyuiop, tiens… On garde ? 😉

      1. Azertyuiop, le terme est plaisant ^^.
        Qu’est-ce qui vous fait croire que je ne suis pas moi-même azertyuiop, ce qui, dans votre esprit, semble délégitimer ma critique, notamment concernant le complexe de supériorité que renvoient les différents sites et forums d’azertyuiop ?
        Car au final je dois dire qu’il s’agit en grande partie de cela : le sentiment effectivement d’un entre soi complaisant, la culture complaisante d’une prétendue supériorité intellectuelle formalisée par le QI mais qui se traduirait concrètement par un handicap social nécessitant une adaptation de l’autre…
        Partant de mon expérience et des autres azertyuiop de mon entourage que j’ai pu « étudier », cet ethnocentrisme est au contraire ravageur. Il se double bien souvent d’une complaisance envers soi même et ses propres défauts. Au lieu de se remettre sérieusement en cause, l’azertyuiop développe le plus souvent une stratégie perdante qui consiste, comme dans le manifeste publié ici, à incriminer le monde entier et à se perdre en jérémiades stériles sur l’injustice et l’incompréhension de ses contemporains etc… C’est stérile et lassant. Je peux d’autant mieux en parler que j’ai moi-même longtemps tenu ce discours. Jusqu’à ce que je comprenne que j’étais en réalité un abruti qui se prenait très au sérieux, comme cela arrive fréquemment chez les azertyuiop. L’intelligence se caractérise par la capacité d’adaptation. Ce n’est pas aux gens « normaux » de s’adapter, ils ont moins de capacités pour le faire, mais bien aux azertyuiop. Certains y arrivent bien.
        Cordialement

        1. Diantre !
          Ai-je sous-entendu que vous pussiez être qwerty ?
          Si tel vous semble être le cas, je vous présente mes excuses sincères.
          En revanche, il me semble que vous vous êtes exprimé en évoquant seulement ceux qui, conscient de leur état, ne savent pas faire autrement que de jouer les forteresses assiégées. Une prise de position stérile à mes yeux.
          Pour ma part, je préfère insister sur ceux qui ont découvert sur le tard comment ils fonctionnaient et qui se trouvent très démunis, alors qu’ils sont déjà bien cabossés.
          Dans ce cas là la plainte ne porte pas sur le reste du monde mais sur : je fais comment maintenant ? Certains ne sauront pas s’en relever, adopteront l’attitude que vous dénoncez; ou bien renonceront en s’accusant de ne pas savoir faire.
          Ce sont deux issues stériles. Il est donc important de suggérer des bases de compréhension et des pistes d’évolution.
          La socialisation « entre soi » est à mes yeux au moins un moyen de retrouver de l’oxygène.

          Quant à votre nouveau commentaire… je ne peux qu’y souscrire… Avec le bémol déjâ exprimé que le mouvement me semble devoir se faire dans les deux sens.
          Il y a déjà assez de montées de radicalisme un peu partout pour ne pas favoriser l’émergence de nouvelles pousses.

          1. Ivan écrit «  Par ailleurs je pense franchement que les azertyuip sont mieux armés, (ce qui est somme toute logique) pour s’adapter aux contraintes sociales que les personnes dites « normales ».
            Je ne peux pas laisser passer cela sans bondir !! Le commentaire lapidaire de Tramb (la citation sur la jolie photo) y répond d’ailleurs parfaitement. Au nom de quoi serions-nous mieux armés que les « normaux » à un monde jugé « normal » mais qui n’est pour nous qu’une succession de violences inacceptables, de brutalités incompréhensibles, de bruit et de fureur et dans lequel nous nous sentons en perpétuel décalage ?!
            J’ai cinquante ans, ma scolarité s’est très bien passée en apparence, je n’ai emmerdé personne en tout cas. Ce n’est pourtant pas faute de m’être copieusement ennuyée.
            Mais je suis en chômage chronique depuis vingt ans malgré un bac + 8, je suis dans un état de stress et d’épuisement indescriptibles.
            J’ai tout fait pendant ce demi-siècle pour m’adapter aux contraintes sociales, je m’y suis détruite.
            Et, à lire les divers ouvrages sur le sujet, des forums, ce blog, à converser sur le tchat, il semble que nous sommes des milliers comme ça ! Est-ce normal ? Alice, dans un commentaire récent a, me semble-t-il, donné une forme de solution en expliquant comment cela se passait dans son pays d’origine.
            Ce genre de phrase, venant de qqun qui se prétend concerné par l’alterdouité, est profondément choquant, un manque de respect, de compréhension, une violence supplémentaire.
            Mais à quoi bon… il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre…
            🙁

        2. Bonjour Ivan,

          Tout d’abord, je dois dire que je suis plutot d’accord avec vos propos et constat, sauf sur le parti pris que vous supposez de ce ce blog .

          Sans vouloir trop m’immiscer dans votre échange avec Cécile, je tiens malgré tout à réagir sur votre constat d’inadaptabilité des Azertyuiop^^ et ainsi de leur non-avenir génétique.

          Je vous trouve un peu extrème dans votre vision de la chose, pour ma part, bien que je remette en cause l’a propos de l' »entre soi », je pense que le problème d’intégration des Azertyuiop^^ n’est pas de leur seul fait.
          J’entend part là que ce problème dépasse peut être le simple fait d’être Azertyuiop^^ ou non. Ma vision toutes personnelle de la chose est que c’est la société qui est extremement standardisée/normalisée. Dans un autre cadre, avec une autre culture (que celle de la gagne), je pense qu’au contraire les Azertyuiop^^ ont une réelle fonction pour leur (j’insiste sur le leur et non la) société, juste que notre ère n’est guère propice, pour l’instant, à l’épanouissement des Azertyuiop^^.
          Le combat pour la neurodiversité me semble être un bataille qui mérite d’être menée, mais il ne faut effectivement pas la centrer sur la douance seule.

          Ne vous êtes vous jamais demandé ce que cachait l’humanité d’avant l’écriture? des dizaine de millénaires d'(pré)histoire construite par la culture orale et mystique qui nous on amenés à aujourd’hui.

          Je crois en l’égalité, mais je sais aussi que l’humanité n’est pas faite de clone et que chacun a ses forcse et ses faiblesse, et tout cela en héritage d’une sélection naturelle, si les Azertyuiop^^ sont réellement 2% de la population, c’est un chiffre que j’ai toujours trouvé pour ma part énorme (et sous estimé): 1 personne sur 50, c’est loin d’être négligeable et a forcement un fonction dans l’espèce .

          bref je digresse,…
          Croire qu’être Azertyuiop^^ est une tare est autant se fourvoyer que de croire que c’est une supériorité.
          C’est « juste » une différence de fonctionnement qui a du mal à s’adapter dans notre société actuellement trop « normalisée » (et je ne parle pas des gens.) Métaphoriquement je parle de la différence qu’il y a entre l’artisanat et le travail à la chaine: une standardisation déshumanisée peu adaptée à l’expression et au développement de chacun (hqi ou non).

          en espérant être compréhensible 😉
          Amicalement,
          Tramb

          1. Bonsoir,

            Comme je lis avec intérêt la discussion entre Cécile et Ivan, je suis bien contente de trouver l’expression de Tramb: « notre société actuellement trop « normalisée » !

            Pour un petit témoignage: je viens d’un tout petit pays de l’est (la Hongrie), peu connu en France. C’est un pays qui est déjà assez différent de ses voisins: pas slave, ni germanique, occupé plusieurs fois par des peuples bien étranges , etc. Bref, en soi la différence est « NORMALE » dans cette culture.
            Quand j’avais 16ans, pour des raisons d’orientation professionnelle j’ai fait tous les tests de QI et autres, (surdouée, pas de problème) :-))). C’est juste pour dire que pendant des 29 premières années de ma vie je n’avais aucune difficulté pour faire mes études, trouver un travail (free-lance, c’est vrai), mais j’étais acceptée, respectée, même valorisée pour mes capacités performantes.
            Les premières surprises sont arrivées quand je suis arrivée en France, (l’homme de ma vie est un Français :-))). Alors j’ai reçu les commentaires quotidiennement, genre: « tu réfléchis TROP », « tu poses TROP de questions », « tu es TROP sensible », tu devrais faire comme tout le monde », etc.
            En fin, c’est vrai qu’aujourd’hui – après 22ans de séjour en France – j’ai commencé à chercher un psy: par ce que il y a un problème chez moi. (?)
            Et voilà qu’il y a quelques jours un professionnel qui travail avec les enfants « surdoués » en France m’explique: « Regardez bien! La France est un pays stable, tranquille, grâce à l’éducation: ici on apprend aux enfants dés le début à obéir aux ordres, à faire comme tout le monde. Ceux qui sont différents sont gênants, ils peuvent mettre en danger le bon fonctionnement du pays. Et regardez aussi votre ex-pays ( la Hongrie ), il y a des problèmes, c’est le bazar. » (qui est vrai d’ailleurs). »
            En fin, désolée d’avoir été un peu longue, mais c’est quand même une matière à réfléchir: il y a vraiment une histoire culturelle qui joue dans la tolérance des différences.

          2. Je voulais répondre à Alice pour la remercier de son précieux témoignage mais pas le bouton au bon endroit.

            Donc, merci Alice pour votre précieux témoignage 🙂

            Et justement, je lisais ceci : « Pour conclure le Pr Revol souligne que les enfants précoces ont toujours existé et que si un grand nombre va bien, ceux qui présentent des difficultés se font aujourd’hui entendre et attendent simplement le respect de leur différence, notamment à l’école. Un voeu réalisable sans doute…. »

            En réponse aussi et surtout à Ivan dont les propos un peu péremptoires m’ont… dérangée 🙁
            Plutôt d’accord avec Tramb.

          3. C’est intéressant d’avoir des réactions et points de vue un peu moins manichéens que ceux que l’on peut trouver sur cette question sur le net.
            Je continue néanmoins à penser qu’il faut prendre cette question du QI avec beaucoup de recul critique. Par le passé le QI a d’ailleurs servi à légitimer les thèses racistes dans les pays anglo-saxons ainsi qu’une dérive élitiste très marquée.
            http://fr.wikipedia.org/wiki/Quotient_intellectuel#D.C3.A9rives_possibles
            Par ailleurs je pense franchement que les azertyuip sont mieux armés, (ce qui est somme toute logique) pour s’adapter aux contraintes sociales que les personnes dites « normales ». De toute manière la « la loi du nombre » s’impose, elle constitue ici le principe de réalité. De plus, les azertyuiop sont, eux aussi et malgré certains fantasmes, des gens « comme les autres » si ce n’est leur hypersensibilité socialement handicapante. Je ne crois pas qu’il soit bénéfique, comme beaucoup le revendiquent, d’afficher et affirmer les caractéristiques azertyuiop, ou en faire des supports de l’identité. Pour moi cela mène au communautarisme à l’anglo saxone, au développement de filières élitistes, et à dresser des catégories les unes contre les autres. Cela s’inscrit dans la tendance actuelle à la reconnaissance des « minorités » et à la revendication de la « différence » qui sont des tendances lourdes de la société libérale à l’anglo-saxonne basée sur le relativisme moral et culturel. Pour ma part je ne partage pas cette idéologie.
            Il serait d’ailleurs intéressant de noter la corrélation entre ce type de revendication pour les azertyuiop et l’origine sociale des parents. Concernant les azertyuiop qui « réussissent »(au moins scolairement…) il serait également intéressant de voir quels sont les facteurs déterminants dans cette « réussite » : classe et origine sociale, dépistage précoce, filière « normale » ou « élitiste » etc…
            En l’absence d’étude statistique il semble que l’on soit condamné sur ce sujet à s’en remettre aux psychologues… (et personnellement, cela ne me satisfait pas, la psychologie n’étant pas une science, bien qu’elle prétende le contraire.) ou à la sociologie. Pour ma part je pense que comme pour les autres élèves, l’origine sociale des parents, l’investissement éducatifs sont déterminants. Il est frappant de noter que la règle des « tiers » mise en avant par les associations comme l’anpeip recoupe la règle plus générale de la « constante macabre » à l’oeuvre dans le système éducatif français : 1/3 de bons élèves 1/3 moyens, 1/3 en « difficulté ».
            http://mclcm.free.fr/
            En tout cas il est clair que le système éducatif français est particulièrement normatif et générateur d’ennui et que cela peut être destructeur. Il est de plus traversé par des enjeux énormes de reproduction sociale qui en font dans les fait une machine à réaliser du tri social. Mais le sujet est tellement vaste…

            1. Sur le système éducatif français et ses ravages, voir la place toujours plus déplorable du système français dans les enquêtes PISA : http://www.oecd.org/document/24/0,3746,en_32252351_32235731_38378840_1_1_1_1,00.html

              Pour ce qui est du communautarisme à l’anglo-saxonne…
              Si la majorité ne sait pas intégrer ses minorités d’elle-même, la tentation est grande de recourir à des actions de communautarisme : l’intégration des handicapés de toutes sortes dans l’entreprise ou dans la ville en est un exemple. Et encore voit on que, malgré les subventions, les entreprises ne sont pas très volontaires, et les villes toujours aussi peu adaptées.
              Je pense qu’on pourrait citer des tas d’autres exemples.

              En fait, je ne suis pas pour le communautarisme. Mais je suis contre l’exclusion des minorités qui peut aller jusqu’à l’extermination (et quand on voit comment certains enfants ressortent du système scolaire, ce mot n’est parfois pas trop fort…)

          4. Oui, enfin les azertyuiop ne sont pas des handicapés non plus, on en est pas aux quotas COTOREP ! L’hypersensibilité est certes handicapante, l’exigence morale et une empathie trop développée dans une certaine mesure, cela ne signifie pas qu’il faut considérer l’azertyuiop comme un handicapé, c’est prendre une partie pour le tout. D’ailleurs, comme précisé dans l’article cité plus haut par O Revol :
            « Si de nombreux enfants surdoués sont des élèves brillants, un certain nombre, en raison de leurs particularités cognitives mais aussi de réponses inadaptées de l’entourage ou de troubles psychoaffectifs, va présenter des difficultés, et même si l’échec scolaire (sortie du système sans diplôme ni qualification) reste assez rare, un tiers de ces enfants n’atteindra pas le lycée. »
            Il apparaît réducteur et simplificateur de ramener l’échec scolaire aux spécificités des azertyuiop.
            L’échec peut aussi bien s’expliquer par des causes familiales, psychologiques, sociales etc… comme le souligne O Revol, et il parait difficile de pointer une cause plutôt qu’une autre sans étude statistique plus poussée (notamment sur l’origine sociale des parents, leur investissement éducatif et leur représentations scolaires !!).
            Concernant le système éducatif français, il est clair qu’il est générateur de stress pour les enfants en les plaçant d’emblée dans une situation d’évaluation/compétition. L’évaluationnite qui gangrène le système éducatif (les enfants sont évalués dés la petite section !!) est du reste héritée pour une bonne part des théories du management que l’on veut à toute force appliquer à l’enseignement (il faut pouvoir comparer, et donc évaluer, pour mesurer l’efficacité des établissements et, éventuellement, les mettre en concurrence. A ce sujet l’enquête PISA n’est pas, à mon avis, un bon indicateur. Elle est basée sur une approche par compétences, approche qui n’était pas celle du système français jusqu’à récemment. L’approche par compétences a été introduite dans le secondaire récemment, par décision européenne. Cette « mise en conformité » ou normalisation des systèmes éducatifs européens sur le modèle mis en avant par l’OCDE avec PISA constitue justement le summum de l’évaluationnite concurrentielle !)
            Le collège unique cristallise également tous les enjeux de réussite et de reproduction sociale ce qui génère aussi une demande de hiérarchisation/classement très forte de la part des PARENTS (et particulièrement des classes sociales supérieures) !
            A ce propos, on retrouve la même attente de la part de parents d’azertyuiop lorsqu’ils exigent le saut de classe, ou lorsqu’ils se dirigent vers des filières et établissements spécialisés, et ce , alors que la scolarité de l’enfant se déroule sans problème particulier. Il s’agit de stratégies visant à la performance et à la réussite scolaire, qui passent également, lorsque la logique est poussée à bout, par la création de filières et d’établissements « d’excellence » réservées aux azertyuiop et accessibles sur test de QI.
            D’autres pistes pédagogiques seraient à explorer au sein du système éducatif, mettant d’avantage l’accent sur l’expression de l’élève, le travail collaboratif, la conduite de projets longs, et surtout en réduisant (voir, soyons fous, en la supprimant) l’évaluation ! Les élèves « normaux » en seraient d’ailleurs les premiers bénéficiaires ! Cela suppose une vraie remise à plat du système éducatif, une redéfinition de ses missions. Ce n’est donc pas demain la veille !

            1. Quelqu’un aurait il là gentillesse de transmettre à Vincent Peillon les propositions qui ponctuent la fin du commentaire d’Ivan ?

  21. Cécile,

    Pourriez vous m’aiguiller ? je recherche un bon praticien en Belgique francophone … ou sur Lille…
    Mes pistes et recherches sont à ce jour infructueuses. Y’a même une nana qui a osé me dire que la douance était une mode! Avoir publié deux livres avec un certain succès et raconter ce genre de connerie c’est pour pleurer.

    Encore un un immense merci pour ce livre et ce site, mon plus bel outil résilience,

    Arnaud

    1. Bonsoir Arnaud,

      Touchée de savoir une nouvelle fois que mon travail est utile.
      Pr ce qui est d’un thérapeute en Belgique ou sur Lille… Comme pour le message d’Alice, l’appel est lancé.
      Je transmettrai !

      1. Oui Cécile, votre travail est bien plus qu’utile. :-)))
        Alice a reçu une piste pour un bon psy! 🙂
        Et en quelques jours seulement.
        Ce site fonctionne à merveille! 🙂
        Merci à Vous Tous! :-)))
        Et donc bon courage pour Arnaud!

  22. Bonjour Cécile,
    Comme tous les lecteurs de votre livre, moi aussi je suis très contente d’en fin pouvoir mettre les mots sur ces phénomènes « bizarres » que je vis, que j’éprouve depuis tant d’années. Mon mari est en train de lire votre livre aussi et il me fait des remarques, genre « je te retrouve là dedans à 100%, ou même à 200% parfois! Je commence à comprendre comment tu fonctionnes. » Pas trop tôt après 20 ans de mariage! :-))) Mais pas trop tard non plus!
    En tout cas merci pour vos efforts , votre courage d’avoir écrit un livre et créé votre blog pour « sauver » ce petit monde si compliqué!
    En lisant les forums je constate que beaucoup de gens – comme moi aussi d’ailleurs – cherchent des thérapeutes compétents « testés » dans leurs régions, dans leurs départements. Y a t-il une liste, ou peut on trouver des annuaires de ces psys qui nous comprennent mieux que les psys « normaux », gentils, mais peu sensibles à ces problèmes d’être un adulte surdoué?
    Personnellement je vis une bonne dépression bien existentielle depuis quelques années, et je passe mon temps à surfer partout sur l’internet en quête d’un psy susceptible de comprendre mes questions. Je suppose qu’il n’y en a pas beaucoup, mais si vous – ou quelqu’un sur ce forum – avez des pistes – j’habite dans l’Oise – je vous remercie d’avance!

    1. Bonjour Alice

      Merci pour votre commentaire. Oui,la recherche de thérapeutes sensibilsés est importante. J’ai cependant une suggestion à vous faire : solstice d’hiver à indiqué qu’elle avait fait lire « Différence et souffrance… » à son médecin traitant et à son psychiatre qui ont accepté de prendre en compte ce qu’ils ont lu.
      J’ai fait pareil avec le même succès.
      …. Alors peut être pouvez vous aussi tenter cette solution ?

      1. Bonsoir Cécile,

        J’ai eu la même idée et j’ai tenté de proposer Votre livre à mes médecins, MAIS ils n’ont pas le temps de le lire, et de toute façon ils savent « tout » sur les problèmes des « neuroatypiques ».
        En fin, je déteste de me plaindre, mais dans l’état où je suis je n’ai pas de l’énergie, courage, etc, pour faire le tour de tous les psys de la région, recommencer à raconter mon histoire, vérifier au bout d’une ou deux séances si c’est le « bon psy », et passer au suivant… Je dois dire aussi qu’en vingt ans j’ai passé pas mal de temps avec ça.
        Désolée, je reconnais que je me sens assez épuisée de faire des recherches. Je reconnais aussi que ce n’est pas une message très positive, mais je cherche toute de même des solutions pratiques qui peuvent être bien utiles dans des cas comme cela.
        On est tellement peu nombreux, et il y a tellement peu de psys sensibles à ces phénomènes … Il existe des annuaires, des listes de toutes sortes de thérapeutes dans tous les domaines . Alors pourquoi pas pour des adultes surdoués???
        En fin, désolée encore! Je pense que cette « dépression existentielle » devient assez lourde quand on ne voit plus de solution concrète. Il vaut mieux que je m’arrête là…

        1. Ah, alors…
          Oui, cette lassitude de chercher, je vois assez bien, hélas…
          L’appel est donc lancé : identifier un (bon) thérapeute sensibilisé au surdon dans l’Oise.

          1. Bonsoir,
            je peux donner les coordonnées de ma psychologue clinicienne qui se trouve dans l’Oise.
            elle a décelé ma douance – l’an dernier, au bout de quelques mois, alors que j’avais 46 ans, et que j’avais déjà travaillé avec un psychiatre pendant près de 10 ans, et qui n’avait rien vu !
            Elle-même surdouée, elle connait très bien le sujet.
            Cécile, par mail séparé je vous adresse ses coordonnées pour que vous les transmettiez à Alice.
            C’est trop fondamental de travailler sur soi, et de pouvoir faire confiance à un professionnel,
            La découverte de sa personnalité est une vraie libération.

        2. Une solution : téléphoner à Arielle Adda pour lui poser la question. Elle semble de bon conseil. C’est par elle que j’ai eu les coordonnées de la psy proche de chez moi qui, dès la première séance, a changé ma vie en me reconnaissant enfin pour qui je suis et en me donnant des pistes concrètes. Travail en cours… J’ai retrouvé un peu d’espoir.
          (je suis moi-même au bout de l’épuisement ; aucun des cinq ou six psy consultés ces vingt dernières années n’a envisagé que je puisse être alterdouée et que ceci puisse expliquer cela, au moins en partie)

          Courage, nous y arriverons !

          1. MERCI pour vos encouragements!
            Oui, je pense que c’st ce que je vais faire: téléphoner à Arielle Adda. J’espère qu’elle me proposera une solution. Apres tout quand on cherche on trouve …Pas toute de suite peut-être, mais quand on a VRAIMENT besoin . 🙂
            En tout cas bon courage à vous aussi, et merci encore!

  23. Cécile,

    C’est la première fois que je lis un document écrit, non pas par un thérapeute, mais par des HP pour des HP.

    Il y a des mots que seul un HP (ayant souffert) peut écrire. « L’étape ultime de la prise de conscience, c’est de comprendre que l’on est très isolé et qu’on le sera toujours. […] faire le deuil d’une certaine vie, renoncer à être comme tout le monde. […] faire face à un choix Cornélien: renier son don ou risquer le rejet. »

    Les témoignagnes des chatteurs ont été percutants. Ton témoignage personnel a brisé mes dernières résistances, et m’a aidé à intégrer émotionnellement le fait que je sois vraiment HP. J’ai définitivement relativisé le test de QI et compris qu’il y a toujours un décalage entre « les autres » et moi. L’image du surdoué marchant dans le désert est tellement parlante.

    Votre livre vient de mettre un terme à 7 ans de crise aigüe et 20 ans de crise chronique. Dire que je n’ai que 26 ans. Je suis rassasié. C’est maintenant le temps de VIVRE.

    Ce livre devrait être déclaré d’utilité publique. Il devrait y en avoir 2 exemplaires dans chaque bibliothèque à travers le monde, distribué gratuitement dans les pays pauvres et diffusé sur Internet.

    Est-ce suffisant de te dire « merci »? Que peut-on donner en retour pour une vie sauvée? Hélas rien, car une vie n’a pas de prix.

    Alors merci.

    1. Je suis très touchée et émue Jed.
      Votre témoignage me laisse envisager une transmission « virale », mais cette fois-ci, un bon virus.
      Vous faîtes désormais peut-être partie de ceux qui vont contribuer à faire fleurir le désert.
      Merci…

  24. Merci, merci, merci… Votre livre d’abord, ce site ensuite, un travail de titan (typiquement zébresque, je me reconnais dans votre exhaustivité) et tellement précieux. Je viens tout juste de découvrir que je suis surdouée, et je me sentais fatiguée d’avance d’avoir à glaner ici ou là des informations pour mieux comprendre (parce que justement, je voulais être exhaustive avant même d’avoir commencé !!). Vous avez fait le travail, c’est fantastique. Je retrouve en flânant ici les milliers de questions/hypothèses qui ont traversé ma tête… En particulier, pour ce qui me concerne, les points communs avec les autistes qui m’ont toujours bouleversée, la suspicion immédiate sur la validité des tests de QI après avoir passé le WAIS (un test à base de chiffres qui conclut que ma mémoire est moyenne alors que l’apprentissage ultra-rapide de textes est un de mes points forts, ça interroge…), etc… Non, vraiment, je n’ai pas de meilleur mot que MERCI 🙂

  25. Bonjour.

    Merci pour votre livre -lecture en cours-, que j’ai acheté en pensant à mon fils, jeune adulte surdoué et souffrant.
    Finalement, c’est bien ma vie que je comprends dans cette lecture et ce désir de fuite dans la mort en décor permanent de ma scène. Dépression -d’enfance à maintenant-, par bouffées. Psychothérapies diverses, multiples, pour moi survivre d’abord, puis pour les enfants aussi quand ils ont été là. Pour aller le mieux possible afin de tenter d’être leur canne, leur étai, non pas leur nuage noir.
    Donc : il aura fallu tout ce temps pour comprendre
    (et puis, là, d’un coup, je doute et me demande « crois-tu ? est-ce possible ? es-tu vraiment de ceux-là ? comme ton garçon ? comme tes garçons peut-être, car l’autre enfant aussi peut-être… ? est-il possible qu’aucun de tes nombreux psys ne t’ait jamais rien dit à ce propos ? nul psy ? nuls, le sont-ils ? »).
    J’ai besoin d’un refuge silencieux à la lumière du jour, d’une vie plus longue maintenant : elle l’a été déjà, mais je comprends seulement tout ce que je n’ai pas fait, les dons -tant, oui, tant- qui ont dormi et n’auront pas grandi. Je ne sais pas si vous parlez du temps dans votre livre (je verrai) . Il m’en faut plus qu’à la plupart des gens qui m’entourent, pour répondre, pour comprendre. J’aurais besoin d’une vie plus longue maintenant que je comprends un peu.

    Merci.

  26. A propos (et parce que je ne sais pas où poster ça) … et suite à mon commentaire de l’an dernier (quasiment jour pour jour, ce qui dénote à la fois d’une certaine régularité mais également d’une lenteur avérée), j’ai trouvé dans un autre livre relatif au sujet « Je pense trop » de Cristel Petitcollin aux éditions Guy Trédaniel, quelques infos sur le fonctionnement des normopensants.

    Par exemple: « Les normopensants ne se laissent pas distraire facilement par l’environnement. Par exemple, leur cerveau isole le son de votre voix qu’ils entendent très bien dans le brouhaha. Ils vous écoutent sans fatiguer, à condition quand même que votre discours soit adapté à leur structure mentale linéaire évidemment. La musique n’est presque jamais trop forte au point de les déranger.  » ou « Moins attentifs, ils ne tiennent pas compte des intonations, ni des mots prononcés, moins chargés de sens pour eux que pour vous et ne lisent pas le langage non verbal. Si vous attendez d’eux qu’ils vous comprennent à demi-mot, c’est raté. Inversement, ils sont moins susceptibles que vous. »

    A lire, vraiment, car très instructif et particulièrement réconfortant. Même si ça ne rend pas mes relations avec eux plus faciles, les voir dépeints comme plus individualistes (mentalité du cerveau gauche), plus cupides, voire mesquins que les surefficients, et bien ça peut m’aider à cesser de me battre contre des moulins à vent.
    Je dis « ça peut », hein … en théorie.

    Bon, comme je sais que ce n’est pas vraiment l’objet de ce blog … j’arrête là sur ce bouquin, mais je recommande à tous ceux qui se croient fous ou malade d’y jeter un coup d’oeil.

    1. Merci Zorg !

      Parce que je crois au contraire que parler en creux de la façon dont nous fonctionnons (ici : de celle dont nous ne fonctionnons pas), c’est tout aussi important !

    2. Ce livre a l’air intéressant en effet. En tous cas, les quelques exemples cités me parlent bien. J’ai personnellement un mal fou à distinguer les paroles d’une personne dans un brouhaha. Ça me demande un effort important et au final, je ne capte pas tout, même si le brouhaha n’est pas assourdissant. Je suis toujours étonnée de voir que les autres n’ont pas l’air d’être gênés et continuent à discuter comme si de rien n’était. Moi, je fais oui de la tête, je fais semblant de comprendre mais je ne capte vraiment pas tout. Parfois, je préfère manger seule dans un coin plutôt que d’aller manger dans la même pièce que mes collègues tellement ça m’épuise d’être dans une salle avec une dizaine de personnes qui discutent.

      La sensibilité aux intonations, ça aussi ça me parle. Sans parler des ambiances qui me marquent vraiment, me stressent, me paralysent lorsque je les ressens négativement, alors même que les autres n’y prêtent pas attention.

      Merci pour ce conseil de lecture.

  27. Bonjour, je suis arrivé sur votre site un peu par hazard mais en fait pas réellement. Je ne suis pas surdoué mais je vie avec un femme surdoué, sous traitement en suisse de dexamphétamine depuis 3 ans (cela marche plus ou moins car nous n’avons aucun suivi ou tres peu, médical). Je l’aime et je n’arrive plus a la cerner. J’aimerai l’aider, elle a 38ans, j’aimerai que l’on vive. (enfant, famille…etc). Croyez vous que l’amour peut etre plus fort? Il y a beaucoup de combat a mener aussi : le travail (infirmiere), la recréation, le sommeil, la colere et l’agressivité que je dirais gratuite, la pré-ménopause ? Désolé je dis cela car j’aimerai des enfants d’elle… Si vous avez des stratégies comportementales ou autres je suis preneur. Merci a vous. Stephane

    1. Bonjour

      Merci de la confiance que vous me témoignez en me posant une question que je trouve si difficile….
      A vous lire, et en m’appuyant sur votre message, voici ce que je peux vous répondre :

      Tout d’abord, je ne suis pas thérapeute, juste quelqu’un qui a cherché et réfléchi sur le sujet.
      J’ai publié un livre qui permet de mieux comprendre ce qui se passe dans la tête d’un surdoué, car je le suis moi-même.
      Beaucoup de personnes s’y sont reconnues : sa lecture pourra peut-être vous aider, comme elle pourra aider votre femme et les thérapeutes qui vous accompagnent.

      Je ne suis pas surdoué mais je vie avec un femme surdoué,
      Cette identification est-elle avérée pour votre compagne ?…

      Je l’aime et je n’arrive plus a la cerner. J’aimerai l’aider, elle a 38ans, j’aimerai que l’on vive. (enfant, famille…etc). Croyez vous que l’amour peut etre plus fort?
      A mon sens, l’amour aide énormément à être patient et à chercher des solutions… Cela dit dans un couple, vous le savez, il faut être deux à les chercher ensemble.
      Par ailleurs, l’amour seul ne peut pas tout : il faut comprendre la situation, ce qui se passe.

      Or, le surdon n’est pas tout dans une personnalité.
      Il est important de se rappeler qu’il y a la personne, la façon dont elle s’est construite (les éléments qui ont jalonné sa vie (joies, maladies…) l’ont façonnée)
      Et que les spécificités du surdon viennent donner un relief particulier à certains aspects de la personnalité : hypersensibilité, complexité, intensité des émotions.
      Je crois très important d’éviter de « normaliser » ou au contraire de sur-différencier des particularités.

      Je vous suggère de parcourir les textes de mon blog (catégories « Mieux comprendre », « Comment aider », « Le surdon au quotidien », ou encore « Fragilités associées au surdon » ) vous pourrez y trouver des éléments qui vous permettront d’ajuster vos comportements à ce que vous pourriez percevoir comme « différent » de votre fonctionnement à vous. Les billets relatifs à Andrew Mahoney, me semblent particulièrement intéressants.

      Je ne peux que vous donner ces conseils, ces premières pistes.
      J’espère que ceci vous sera utile.

  28. Cher  » Alpha Aquilae  »

    Merci. Pour ce long témoignage. Je pleure. « Eclabousser le monde de qui vous êtes »… hmm.
    Puissions-nous être humbles : être nous-même.
    Nos êtretés en dévoilement permanent ne peuvent cacher le soleil de personne.

  29. je lis beaucoup de choses sur le « surdon » et, après la phase d’euphorie de m’être enfin reconnue, de savoir enfin qui je suis, je ressens une frustration (et même deux, pour le même prix) :

    tout ce que je lis me donne l’impression que chacun de nous est seul entouré de « normo » et que l’incompréhension face à notre différence vient des « normo » ; j’ai quant à moi l’impression d’être entourée de HP(*), tous différents, et dont un grand nombre a manifesté envers moi cette incompréhension (ma famille quand j’étais gamine, par exemple ; mais j’y reviendrai en commentant le billet sur le harcèlement à l’école)

    ensuite, je me demande si les HP particulièrement refoulés se reconnaissent dans la plupart des portraits ; j’en connais plusieurs qui ne sont pas « trop » du tout mais particulièrement calmes… en apparence ! (voire mornes et éteints) ; ces personnes-là se reconnaîtraient-elles dans les portraits que je lis un peu partout ? celles-là, qui croient ne s’intéresser à rien, ne savoir rien faire, n’ont-elles pas encore plus besoin d’aide et de compréhension ?

    (*) j’ai près de cinquante ans, et je crois que, sans m’en rendre compte, j’ai fait le tri : je vis très marginalisée, en fait, et probablement sans contacts réels avec les « normo »
    mais je pense quand même que nous sommes largement plus que les 2 à 5 % annoncés ici ou là

    1. L’impression d’être plus que les 2 à 5% est probablement un biais de sélection parmi nos fréquentations, non ? Que dire de ceux qui flirtent au-delà du P99,9…ils doivent se sentir un peu seuls. Une étude a montré que nos amis se situent dans une tranche de 20 points de QI maximum, cela semble être correct.
      Il ne faut pas oublier qu’il y a autant de différence entre un 145+ et un 130 qu’entre un 130 et un 120…imaginez la différence entre quelqu’un qui a 100 et quelqu’un qui a 80…Etre HP peut représenter des réalités très différentes !!!

      1. Cette impression me vient du fait que mes enfants n’ont jamais paru HP, ils le sont très certainement. Et ils étaient systématiquement amis avec des gamins « précoces », donc deux voire trois par classe, alors qu’avec cette histoire de 2 à 5%, cela fait à peine un enfant par classe.
        Moi-même, pendant mon enfance, je n’étais amie qu’avec des gamines « comme moi », donc même raisonnement.
        Votre suggestion ne vaut en fait que pour les adultes : les enfants ne peuvent fréquentent que les enfants qu’ils ont sous la main alors qu’en effet, les adultes font le tri, ce que je fais depuis longtemps sans m’en être rendue compte.

        Il y a de nombreux HP complètement inhibés, et ceux-là n’apparaîtront pas de sitôt dans les statistiques. J’avoue que cette certitude que nous sommes bien plus que 2 à 5% tient beaucoup de l’intuition, mais mes intuitions sont souvent assez bonnes 🙂
        Et les brillantes explications de Stéphanie sur les tests de QI, et leur validité pour tester efficacement les HP, ne peuvent que me conforter dans cette certitude.

  30. bonjour,
    je viens de demarrer et pratiquement finir votre livre,… qui me fait pleurer….
    Des années de souffrance, a se poser des questions, se dire qu’on a un pb, ne pas comprendre une hypersensibilité maladive, une comprehension différente des autres.
    l’impression d’avoir une cerveau qui bouillone en permanence, des difficultées a dormir, une engagement sans limite dans tout ce que j’entreprends,…
    pour aboutir a 48 ans à un burnout…
    J’éprouve l’impression permanente que les gens qui m’entourent sont lents, ne comprennent pas ce que je veux dire, ne sont pas capables de ressentir ce que je ressents.
    Le besoin de me lancer dans dix choses a la fois, faire du multi tache en permanence,gerer plusieurs conversations a la fois,…bref, il faut que ca bouge, comme si ma vie allait s’arreter demain…
    je ne me sens bien que lorsque mon cerveau est occupé à 100%.
    mais en meme temps anxieux sur demain, sur l’anticipation, est ce que tout est pret,…
    avec le temps, je supporte de moins en moins l’inexactitude, l’injustice, l’imperfection, cela me rend malade !
    J’ai heureusement la chance d’avoir une famille qui sort aussi de l’ordinaire (une femme extra , et des enfants dans le surdon m’apparait evident).cela me temporise un peu.

    Je me retrouve dans presque tous les exemples cités…
    D’une certaine manière, je reviens a la vie, en lisant les experiences des uns et des autres…
    Le surdon n’est pas une benediction, mais un veritable enfer, quand on en est pas conscient.
    On est rejeté par beaucoup, mis a l’ecart, on ne se sens bien qu’avec très peu de monde, ne trouvant pas echanger avec les autres car n’ayant pas la meme analyse.
    Le surdon n’est pas une superiorité, mais bien une maniere differente de penser qui porte plus prejudice que des choses positives.
    Merci pour ce livre qui m’apporte beaucoup de reconfort dans une periode ou j’en ai besoin.

    soyez bénie 🙂

    1. Bonjour pv2006

      Merci de votre témoignage qui me touche beaucoup.

      Le surdon n’est pas une superiorité, mais bien une maniere differente de penser qui porte plus prejudice que des choses positives.

      J’aurais tendance à penser que c’est vrai quand on ne sait pas ce qui se passe.
      Maintenant vous savez (et vraiment, je suis touchée par vos mots)
      Ca va prendre « un peu de temps » (c’est un cheminement) pour explorer tout ça (revisiter votre passé à la lueur de vos hypersensibilités.. mais aussi apprécier d’autant plus la sérénité qu’il y a à être bien entouré :))
      Ensuite… je peux vous assurer qu’on voit les bons côtés de ce qui au départ a tant contribué à nous blesser.

      Ca passe à mon sens avant tout par la forme, la communication. Imaginez que nous sommes des extra-terrestres sur terre – ou bien encore pensez à Gulliver dans des mondes qui n’étaient pas à sa taille : il importe que les autres sachent comment nous fonctionnons.. à défaut de bien comprendre nous, comment ils fonctionnent… Ca ne passe pas forcément par de l’affirmation positive et frontale qui génère beaucoup de réactions négatives – mais ça passe par des petits mots ici et là qui mettent de l’huile dans les rouages.

      Explorez, n’hésitez pas.
      Le décalage horaire ne vous facilitera pas forcément la vie pour participer au chat en direct, mais si vous le souhaitez, inscrivez vous et lisez ce qui s’est dit (utilisez pour ce faire les fonctionnalités qui vous permettent de lire en arrière – je vous laisse résoudre l’énigme qui consiste à trouver cette fonctionnalité… ;))- vous y trouverez peut-être quelques réponses à vos questionnements (au milieu des échanges de recettes de cuisine, des points de vue enflammés sur les philosophes et autres écrivains ou tout simplement l’élevage d’animaux de tous poils, plumes et autres carapaces…)

      merci encore d’être passé sur ce blog

      1. à propos de Gulliver, moi, c’est dans le monde de Harry Potter, que je me suis bien reconnue ! (celui des livres, pas les films qui n’ont gardé que le côté sensationnel sans pouvoir préserver toute la profondeur de cette oeuvre)
        😉

  31. bonjour,

    je n’ai pas encore lu le livre, et je n’ai jamais passé de test (enfin, pas que je sache…)
    la première fois que je me suis posée la question, ce devait être en 2003 (donc j’avais déjà 42 ans) quand une amie m’a dit que son fils, qui avait été le meilleur ami du mien, avait, à la suite de ses échecs scolaires été testé… et découvert « surdoué » à la grande surprise de sa mère
    et moi, curieusement, ça ne m’a pas surprise, et m’a amenée à m’interroger sur moi ; j’en ai parlé à la psy que je voyais alors… et je ne me souviens pas de ce qu’elle a dit !! en fait, je crois qu’elle m’a dit que les enfants surdoués étaient simplement précoces et que donc ils devenaient des adultes normaux ; ça m’a paru logique, puisque si j’ai été très bonne élève en primaire sans rien faire, bonne élève au collège toujours sans rien faire, et élève moyenne au lycée en n’en faisant pas davantage, je me suis ramassée en beauté en fac, parce que là, je ne pouvais plus y arriver sans bosser… et je ne savais pas bosser, forcément ; ce qui ne m’a pas empêché d’arriver à obtenir un doctorat, mais que de souffrances ! (toutes ces conneries inutiles à apprendre par coeur alors qu’il y a tant de choses à simplement savoir ! et les doutes chaque année, je suis nulle, je n’y arriverai jamais etc. et, arrivée au bout, le vertige : je fais quoi, maintenant ?! je voudrais être étudiante à vie, mais ça ne paie pas ! alors je galère…)

    j’en reviens à mes moutons, désolée je pars dans tous les sens ; donc, j’ai mis cette présomption farfelue dans un tiroir… il y a un ou deux ans, je suis tombée « par hasard » sur un article qui parlait de la douance, et là de nouveau cette sensation que c’est moi, le grand chambardement intérieur, j’ai cherché fébrilement sur internet, allant de larmes en larmes, je suis entrée dans un forum, bouleversée comme il se doit… j’ai progressivement cessé d’y aller car ça parlait surtout des enfants petits (les miens sont grands) et je ne sais pas… marre du virtuel, par moments ? envie d’autre chose, d’autres problèmes à résoudre, aussi ? un bon gros brin de « dépression » (comment parler de dépression quand on est envahi de tant d’envies ?! ne me manque « que » l’énergie, la motivation, et de ne plus être envahie par ce sentiments de vanité et la culpabilité qui me plombent…)

    et ces jours-ci, de nouveau un article « par hasard » sur les enfants surdoués, retour de la quasi-certitude et de son lot de doutes, re-inscription sur un forum et lectures frénétiques tous azimuts (et les insomnies et et et…)

    je suis moins bouleversée, en fait je suis en train de développer une certitude, parce que je sens que cette certitude me fait du bien et me pousse vers l’avant (enfin !!), alors que tout le reste me tire en arrière et me maintient dans ma souffrance et mon marasme

    en effet, qqs jours auparavant, j’avais tilté suite à une émission sur les victimes de génocides et catastrophes, et les difficultés dont elles ne parviennent pas à s’extraire (j’ai oublié le détail !), dans lequel je me suis bien retrouvée aussi ; mais je pense depuis un bon moment que la plupart de la population actuelle est « victime collatérale » des traumatismes liés à la succession de deux guerres mondiales, + celle d’Algérie, + pour certains les émigrations pour raisons politiques etc.
    bref, j’étais partie sur cette piste et ai trouvé un psy avec qui j’ai débuté mardi ; sauf qu’entre temps, je suis donc revenue à la « douance » (l’un n’exclut pas l’autre, hélas !) ; du coup, je ne sais pas si ce psy conviendra ; je lui ai mentionné mes derniers sujets de réflexion, il a eu l’air de comprendre, on verra bien…

    évidemment, je ne sais plus pourquoi je suis partie à raconter tout ça 🙁

    ce qui me tracasse le plus, ce sont mes enfants (trois : ado et jeunes adultes) ; je voudrais leur en parler, mais je ne sais pas comment ; je suis à peu près certaine que n°2 « en est » (il me ressemble trop !) et les deux autres, je ne sais pas, ils sont si secrets ! j’ai peur qu’ils doutent d’eux encore plus et ne veuille pas savoir ; peur de ne pas savoir leur en parler (après tout, j’ai quelles preuves ?!) ; peur que l’un « le soit » et pas les autres et que ceux-ci se sentent encore plus mal ; etc. etc. etc.

    je suis partagée entre l’envie de faire des tests (pour moi, pour eux) et la quasi-certitude que le résultat sera calamiteux, vu l’état dans lequel je me trouve moralement et physiquement ; il me faudrait d’abord un stage de « remise en forme » dans un lieu calme, où je serais libérée des tâches domestiques, de la connerie humaine, du bruit et de la fureur ambiants, tout en n’étant pas seule mais qu’on me fiche la paix quand j’en ai besoin… °o°

    je ne sais pas non plus où m’adresser éventuellement en Midi-Pyrénées ?

    en tout cas, merci de ce blog ! pour le livre, je le commande demain (pas avant pour des raisons de logistique financière) et on verra bien

  32. Bonjour,

    après des années d’errance, pensant que j’étais dépressive, bipolaire, borderline et je ne sais quoi d’autre…
    je suis arrivée au bout de la « quête » : qui suis-je ? qu’est-ce que j’ai de si différent ? où poser les valises comme vous le dites si bien ?
    et c’est grâce à vous, à votre livre, à mon fils de 8 ans qui a d’abord été pressenti petit zèbre par le pédiatre, la psychologue qui s’occupe de lui m’a dit que je devais aussi être concernée.. moi ? vous rigolez, je ne comprends même pas comment fonctionne le téléphone sans fil !
    Alors je me suis documentée, j’ai arpenté les forums, les sites : et si c’était ça ?

    Ben oui c’est bien ça, j’ai fait le test hier en étant morte de peur et d’angoisse.
    Arriver à 37 ans et découvrir cela me laisse une drôle d’impression,
    comme si ce n’était pas possible, pas pour moi,
    je sais que cette « étiquette » ne va pas résoudre mes problèmes existentiels,
    peut être les expliquer, mais je tourne un peu en boucle depuis hier…
    il va me falloir quelques jours pour « intégrer » ce résultat.

    En tout cas sans vous, sans les témoignages des personnes sur le livre et sur le blog, je n’aurais pas eu le courage d’y aller, je n’aurais pas osé !!
    Je l’ai fait pour mon fils, pour l’aider mais aussi pour relever la tête, la sortir de l’eau et m’affirmer telle que je suis vraiment, ceux à qui cela ne convient pas n’auront qu’à faire demi-tour et aller voir ailleurs, cela fait trop longtemps que je fais semblant et que j’en prends « plein la figure » sans répondre.
    La nuit dernière j’ai décidé d’offrir un exemplaire de votre ouvrage à mon médecin, qui galère avec moi depuis si longtemps, jamais il n’a pensé à la surdouance (j’habite dans le département le plus rural qui soit !), et un autre exemplaire à la psychiatre qui insistait pour que je prenne des régulateurs d’humeur…
    peut être cela aidera-t-il d’autres personnes ?

    Je viendrai régulièrement sur le blog (et le chat ? ;-)), je me sentirai moins seule je pense car d’après la psychologue je n’ai pas rencontré beaucoup de personnes comme moi.
    En tout cas, recevez toute ma gratitude pour l’aide précieuse et le courage que votre livre m’a apportés, merci infiniment !!

    1. Bonsoir Solstice d’hiver. Infiniment touchée de votre message. qui, je l’espère donnera force et espoir à d’autres.
      N’hésitez pas à pousser la porte du chat quand vous le souhaiterez.
      (Un chat, je le précise, qui est ouvert à tous sans distinction)

      1. Bonsoir Cécile, (je me permets cette petite familiarité car votre livre partage mes journées, bien caché dans mon sac depuis quelques temps !)

        Je vous envoie un peu « une bouteille à la mer » : voilà c’est difficile à mettre en mots, mais je me pose des questions quand au test que j’ai passé.
        J’ai la pensée récurrente que tous les gens que je connais auraient eu à peu près les mêmes résultats que moi ,
        c’est à dire que je ne vois pas où est l’intelligence là-dedans…
        qu’on parle de sensibilité d’accord, de certaines facilités peut être mais
        est-ce que tous les gens qui ont fait un peu d’études, qui ont « réussi dans la vie » ou les « business people » rentrent dans la catégorie des « + de 130 au test » ? (ne doutez pas que j’ai lu votre livre, mais c’est ce que supposait l’entretien avec la psychologue… donc je doute !)
        car si c’est le cas il me semble que cela représente plus que 2% de la population non ?
        Est-ce que je fais vraiment partie d’une si faible catégorie de gens ?
        Comment pensent les autres personnes alors ? Je suis perdue…

        En fait j’en arrive à douter du test et de ce qu’il évalue !
        j’ai bien conscience que cela ressemble à : « si toi tu l’es tout le monde l’est ! » et j’avoue ne pas être loin de le penser.
        Je me retrouve dans bien des points décrits dans les deux ouvrages que j’ai lus sur les adultes surdoués c’est vrai, tout y est ou presque, ce qui m’embête c’est que l’on parle « d’intelligence », j’ai du mal à me croire concernée…

        J’en suis peut être à un stade « normal » à j+4 jours après le test, je ne sais pas ou alors c’est le fait de trouver la « solution » aux problèmes que je traîne depuis longtemps, le nombre de fois où je me suis retrouvée en larmes chez le médecin sans pouvoir l’expliquer est incalculable, là ça à l’air si simple…
        et je n’y crois pas, ça tourne en boucle !

        Quelqu’un a-t-il vécu çà ?
        Sommes-nous dans un concept  » à la mode », un  » fourre-tout » pour rassurer les gens qui n’ont pas vraiment de troubles psys ?…
        je n’attends pas une réponse « divine » à ma façon d’être mais le test semble si simple que ces idées me rongent de l’intérieur depuis les résultats !
        SOS donc… merci d’avance !

        1. Merci de vos questions Solstice d’hiver.
          Je crois que vous traversez une face bien logique d’acceptation, qui demande un peu de temps et de questionnements pas toujours très agréables.
          .. et espère quelques témoignages de ceux qui sont déjà passés par là ?

        2. Bonjour Solstice d’hiver,

          Comme je partage votre question. Non vraiment(quoi qu’en disent les tests) au quotidien je ne me sens pas plus intelligente. Ni dans mon boulot (où mes collègues ont aussi des Bac+5 comme moi). En fait, je me sens plutôt moins intelligente que plutôt plus intelligente.

          Il est vrai néanmoins que j’ai des retours de gens (toujours au boulot) qui me dise que je comprends vite … En réalité, je vois surtout tout ce que je ne sais pas faire.

          Je pense que le QI évalue uniquement une sorte d’intelligence. Je serai surprise de connaitre le QE des HQI mais à mon avis il est loin d’être aussi haut (cf les aspects « autistiques » de certains HQI dont je fais partie. A ce sujet, le dernier billet ne me surprend guère… intuitivement j’en été venu à ce genre de constat). Il me semble d’ailleurs avoir lu qq part que la réussite c’est 1/3 de QI et 2/3 de QE … cela explique peut être pourquoi on ne se sent pas si intelligent.

          Il faut du temps pour intégrer cette donnée. Cela fait 6 mois pour moi et je commence tout juste à l’intégrer et à ne plus lutter contre cette différence. C’est essentiellement les trop rares rencontres avec d’autres HQI (via des associations) qui m’ont fait comprendre et ressentir au plus profond de moi cette différence. Je ne sais pas pourquoi, mais instinctivement j’ai enlevé le masque social que je portais sans m’en rendre compte. C’est lors de ces rencontres que j’ai pris conscience de l’ampleur du faux self que développe les HQI pour s’adapter à une norme qui n’est pas la leur. A la longue ce faux self est épuisant et on ne sait plus qui on est.
          C’est pourquoi je ne peux que vous encourager à rencontrer des HQI. Vous verrez bien si vous vous y sentez à votre aise.

          Amicalement

        3. Je reprends ces quelques lignes qui s’étirent dans le temps et dans l’espace… voilà plus de deux mois déjà que j’ai commencé à les rédiger, plus de deux mois déjà que je diffère le moment où il me faudra les mettre en ordre, plus de deux mois déjà que je laisse s’amonceler en moi tout ce qu’il me faudra dire… ou taire…

          —————————————————————————————————————–
          À « Solstice d’hiver » et « Carodom » dont j’ai depuis lu les témoignages…

          —————————————————————————————————————–
          Madame, je viens de terminer votre livre et de parcourir votre blog… Alors, simplement, un petit mot en guise de grand merci.
          J’ai trente ans, et je meurs de vivre sans vivre.

          Je souffre depuis dix ans d’anorexie mentale (et, par suite, des troubles qui lui sont associés), et sans doute depuis toujours d’une dépression qui s’apparenterait à un trouble bipolaire, etc. Je me suis longtemps demandé si l’anorexie n’était finalement que la conséquence de cette dépression première, etc. Qui de l’œuf ou de la poule…
          Et bien que je sache que le rapprochement entre maniaco-dépression et hérédité a largement été remis en cause ces dernières années, le fait que mon père ait été bipolaire (tout au moins, diagnostiqué comme tel à l’époque) et qu’il en soit mort (suicide) m’a nécessairement interrogée…

          Je suis allée si loin et tombée si bas (pensées, comportements, physiologie, etc.) dans cette descente aux enfers qu’est l’addiction alimentaire…

          Ces quelques lignes en préambule pour éclairer l’impasse thérapeutique dans laquelle je me trouve aujourd’hui.
          J’ai frappé à tellement de portes… de la psychiatrie classique (consultations, hospitalisations : sonde, médicaments, électrochocs) aux approches plus humaines, non allopathiques et/ou alternatives (thérapie primaire selon Stettbacher et Alice Miller, PNL, kinésiologie, acupuncture, thérapie émotivo-rationnelle, thérapie quantique – Physioscan –, approches énergétiques, hypnose, rencontre d’un chamane et prise d’ayahuasca au Pérou, etc.)… tout cela avec plus ou moins d’assiduité certes, des va-et-vient multiples, des interruptions fréquentes, mais avec toujours ce sentiment que tout échouait ou, plus exactement, que je résistais à tout…

          Il y a deux jours, mon thérapeute primaire avec lequel je suis restée en contact, bien au-delà du lien purement thérapeutique – un monsieur à tout point de vue vraiment merveilleux –, m’a conseillé la lecture de votre livre qu’il venait lui-même d’achever et qui l’avait tellement fait songer à moi…

          Et en effet… je me suis reconnue dans la majeure partie de ce que vous écrivez et dans de nombreux témoignages ; si bien que j’ai lu dès le lendemain Trop intelligents pour être heureux ? de Jeanne Siaud-Facchin, dont j’avais entendu parler depuis longtemps mais sans jamais m’autoriser à penser qu’il pourrait me concerner.
          Et là, même constat : oui, c’est bien de moi dont on parle… Comme une évidence… et en même temps, cette quasi certitude que les tests logico-mathématiques inclus – entre autres –, me semble-t-il, dans les tests de QI risqueraient d’invalider cette nouvelle hypothèse…

          Car c’est à un autre niveau que je me reconnais… Je ne réponds pas stricto sensu à la caricature qui est souvent faite du surdoué, au cliché qui en est donné… si ce n’est, peut-être, que j’ai appris à lire toute seule avant mon entrée au CP, que j’avais une orthographe innée, et que j’ai été qualifiée de brillante toute ma scolarité, études supérieures comprises. Mais je ne me suis jamais considérée comme telle car n’ayant absolument aucune confiance en moi, je n’ai jamais osé me reposer sur mes prétendues facilités, ne fût-ce que pour essayer et voir ce que cela aurait donné… J’aurais eu bien trop peur d’échouer…

          Toutefois, j’ai souvent entendu et je l’entends encore, « tu es trop intelligente », « tu es trop sensible », « tu es trop lucide », « tu as trop de capacités », trop, trop, trop…
          Toutefois aussi, j’ai toujours eu le sentiment que mon cerveau ne fonctionnait peut-être pas comme celui de tout un chacun. Pourtant, moi, ce sont les autres que je trouve intelligents. Parce qu’eux vivent, et que moi, non.

          Alors, oui, je pense à longueur de journée, à longueur de nuit, à longueur de vie.
          Alors, oui, je peux perdre mon énergie vitale d’un instant à l’autre.
          Alors, oui, j’ai depuis toujours un sens aigu de l’injustice.
          Alors oui, je suis perfectionniste et exigeante aux yeux d’autrui.
          Alors, oui, je peux travailler, ranger, etc. des nuits et des jours entiers, sans dormir ni ressentir la moindre fatigue.
          Alors, oui, je peux mener rigoureusement de front plusieurs activités et parvenir, pour chacune d’entre elles, avec efficacité et rapidité, à un résultat de qualité équivalente.
          Alors, oui, je suis inquiète. Pour tout, pour tous, tout le temps.
          Alors, oui, il n’est pas rare que l’on me dise que j’impressionne, que j’intimide, que je suscite l’admiration. Moi, qui suis si impressionnée, intimidée par les autres, ces autres que j’admire tant ?!
          Alors, oui, je pense en arborescence tout en étant capable d’un esprit synthétique et d’un sens de la formule.
          Alors, oui, je me sens abandonnée au plus profond de moi.
          Alors, oui, je ne suis plus que procrastination.
          Alors, oui, je suis hyperesthésique et plus qu’hypersensible.
          Alors oui, j’ai, paraît-il, beaucoup d’empathie.
          Alors, oui, je connais la dépression existentielle pour l’éprouver depuis l’enfance.
          Alors, oui, je suis intuitive… mais je n’entends plus ma propre voix…
          Alors, oui, j’ai peur de tout.
          Alors, oui, je ressens un vide abyssal.
          Alors, oui, le refus de grandir, la nostalgie de l’enfance, la présence quotidienne de la mort, l’expérience fort jeune d’états de conscience relativement troublants, le doute permanent, l’incapacité pathologique à choisir, etc.
          Alors, oui, le rien plutôt que l’impossibilité du tout.
          Alors, oui, oui, oui…

          Alors, oui, j’ai envie d’en finir.

          Alors, oui, l’anorexie et moi ne nous sommes-nous probablement pas choisies tout à fait par hasard. L’addiction qui tient et qui tue.

          Impossibilité de vivre et de mourir.
          Au secours.

          Je suis dans l’errance, à tous les sens du terme.

          Titulaire d’un DEA de lettres, mais incapable de prendre la moindre décision : passer un concours (je ne supporte plus la moindre pression, je m’en mets moi-même tellement… Le fait que l’on me dise « tu l’aurais » alors que je suis intimement convaincue du contraire… Je n’ai jamais osé me confronter à l’éventualité de l’échec… (du succès ?)), poursuivre en thèse (j’ai un projet mais je me suis heurtée à la difficulté de trouver un directeur de recherche…), trouver un travail, recommencer une formation professionnalisante… Je me sens incapable de tout, capable de rien.

          Pas une filière que je n’ai envisagée (médecine, braille, langue des signes, cinéma, théâtre, graphisme, sociologie, humanitaire, traduction, etc.), au sujet de laquelle je n’ai passé des heures à recueillir toutes les informations disponibles, à lire sur la toile tout et son contraire… dans laquelle je ne me sois éventuellement inscrite avant de renoncer, par peur, par manque de confiance, par incapacité à trancher…

          Je pleure jour et nuit, je ne fais rien – pas même de petites choses, non, vraiment rien –, je suis figée, prostrée, paralysée.
          Seule et désespérée.
          Emmurée dans une camisole mentale.
          Pas un pan de ma vie qui ne rattrape tous les autres.

          Je me perds dans les méandres d’Internet en quête de ce que je pourrais faire… Je m’y noie…

          Faute de vouloir tout faire (et, me dit-on souvent, de pouvoir tout faire), je ne fais rien.

          Je me sens tellement coupable d’avoir si peu de ressources, de détermination, de discipline. J’en avais enfant, adolescente. Beaucoup, trop… ?

          Mais j’ai peut-être cherché à m’adapter ; et fini par me perdre, au point de me sentir totalement inadaptée.
          Au monde tel qu’il va, ou ne va pas…

          J’ai peur de tout.
          Du prévu autant que de l’imprévu.
          De la solitude autant que de la compagnie.
          De moi autant que des autres.
          Du vide autant que du plein.
          Du tout autant que du rien.

          M’est revenu ces jours-ci le souvenir de tests que l’on m’avait fait passer en grande section ou en CP [la question s’était posée, je crois, de me faire sauter une ou deux classe(s) ; ma mère avait craint à l’époque que cela ne me perturbe plus qu’autre chose, que cette avance ne génère en moi une angoisse supplémentaire et inutile ; en outre – et surtout –, il semblerait qu’elle ait manqué de soutien hors et au sein même de l’école, laquelle, axée sur la pédagogie Freinet, déconseillait ces passages anticipés au niveau supérieur plus qu’elle ne les encourageait] dont je garde un souvenir traumatisant… tout aussi traumatisant que celui des tests médico-psychologiques (s’agissait-il de tests de QI à proprement parler, je l’ignore…) passés il y a deux ans à Sainte-Anne et qui m’avaient été prescrits par le psychiatre que je consultais à ce moment-là et dont j’appréciais l’ouverture, l’humilité, l’écoute, l’humanité… Je n’ai jamais vraiment eu connaissance des résultats de ces tests… Mais, par acquit de conscience, je viens de téléphoner ce matin à Sainte-Anne pour demander que l’on m’en envoie le compte-rendu.

          Depuis ce week end et la lecture de votre ouvrage, j’alterne entre soulagement (perspective de pouvoir enfin établir un diagnostic précis, fiable et valable qui me permette de solliciter une aide véritablement adaptée) et abattement (impression de me sentir encore plus seule : avec qui évoquer le sujet sans paraître manquer de modestie ou simplement, sans avoir l’air de chercher absolument une cause à ma souffrance qui soit extérieure à moi et me dédouanerait dès lors d’un certain nombre de choses…)…

          J’ai fait un travail sur moi, même chaotique… J’ai analysé dans un sens, dans l’autre, cherché à comprendre comment et pourquoi j’avais pu en arriver là… Mais réellement, après toutes ces années de détresse, les choses se sont aggravées : je suis littéralement pétrifiée par cette souffrance qui ne peut se dire ni s’écrire parce qu’elle ne peut pas même se vivre. Je me sens complètement détruite, anéantie, dévastée.
          Concrètement, que faire, où aller, comment et pour quoi ?

          Mais je m’égare, pardonnez-moi…

          Je n’ai pas accès à ma dimension créatrice et je me sens amputée d’une part de moi-même. La part essentielle, pour ainsi dire.
          Salvatrice.

          Je pense et je me vois en train de (me) penser : je peux développer cette méta-pensée presque à l’infini. D’où, probablement, ce sentiment de toujours être spectatrice, de regarder les choses et le monde d’en haut (et non « de haut »…).

          Enfant déjà, mon désir le plus profond était de remonter aux origines de toute chose, parce qu’il me semblait que l’on ne pouvait pas comprendre une chose si on ne les comprenait pas toutes… les unes par rapport aux autres…
          Devant cette impossibilité, je préfère – est-ce de la lâcheté, du découragement, de la peur ? – renoncer et ne rien faire, ne rien apprendre : certains plongent dans le gouffre – et j’en suis admirative –, moi je regarde d’en haut et j’ai le vertige.
          Si tant est que je puisse être qualifiée d’(ab)surdouée, je crois appartenir à une frange moins directement décelable ou visible par autrui, plus discrète : comme une frange de l’ombre… J’ai probablement croisé sur ma route des gens qui étaient/devaient être surdoués, mais tous correspondaient peu ou prou à la caricature de « celui qui sait, lit, retient tout », de « celui qui en impose », de celui dont on se dit immédiatement « c’est évident, il est surdoué » ; en un mot, à l’image de celui qui se jette dans le gouffre et n’aura de cesse jusqu’à sa mort de tenter de pallier notre incomplétude substantielle en quête d’un peu de sens.
          Répondrait en somme à un objectif originel strictement identique (concevoir, réaliser, vivre l’Œuvre totale) une attitude foncièrement antagoniste (surefficience active vs surefficience passive)…

          Depuis toujours, ce sentiment intrinsèque que tout est lié, que tout se tient, m’anime et m’empêche : si l’on commence à s’intéresser à une chose, comment, dès lors, ne pas être contraint(e) de s’intéresser à toutes les autres et de remonter toujours plus haut…
          Ce morcellement artificiel des disciplines m’a dérangée sinon révoltée, mais j’avais la capacité de le mettre de côté et de m’adapter, de faire ce que l’on me demandait, d’apprendre par cœur des centaines de pages… (pour le bac, par exemple, ou lors de mon hypokhâgne à Louis-le-Grand, année durant laquelle j’ai pourtant ressenti pour la première fois avec autant d’acuité que là, je ne pouvais et ne pourrais plus m’adapter, année durant laquelle également la dépression, latente depuis des années, s’est durablement installée, avant de revêtir des formes plus graves – anorexie, et tutti quanti).

          Étrangement, j’étais considérée par mes professeurs comme brillante : d’après le peu que j’ai pu lire, on parle souvent d’échec ou de difficultés scolaires… Alors peut-être ne suis-je tout simplement pas surdouée.

          Je me suis ennuyée à l’école et j’ai longtemps regretté de ne pas avoir suivi de cours par correspondance ou bénéficié d’un enseignement à la maison : mais c’était sans doute moins en vogue à l’époque. J’avais tellement conscience de tout ce temps perdu, des failles du système scolaire, de ses inégalités, de son discours plus que factice : de tout ce qui ne fonctionnait plus au sein de cette institution. J’étais très jeune.

          Du plus loin que je me souvienne, je me suis toujours posé des questions que les autres semblaient ne pas se poser.
          Enfant, on disait déjà de moi que j’étais triste, mélancolique, taciturne…
          Que je manquais de légèreté.
          Et ce, en dépit d’une vivacité d’esprit indéniable, d’un subtil sens de l’humour, etc.

          Depuis mon plus jeune âge aussi, je me suis toujours sentie mal à l’aise dans les groupes et je connais de longues périodes de mutisme, de celles qui arrachaient à mon entourage des phrases assassines telles que elle boude, elle boude encore ; assassines car dans mon esprit elles n’ont jamais correspondu à la moindre réalité de ce que je ressentais au plus profond de moi. Ces remarques péremptoires assassinaient une seconde fois la petite fille que j’étais. Car ces périodes de mutisme avaient/ont toujours pour origine quelque chose de précis, un mot, un geste, un regard, un silence, une expression – que sais-je encore – qui m’avaient affectée/m’affectent et foudroyée/me foudroient, et dont – par honte – je n’osais/ose parler comprenant qu’il s’agissait/s’agit aux yeux d’autrui d’un élément anodin qui, pis, passait/passe la plupart du temps totalement inaperçu. Et tant que je n’avais/ai pu exprimer ce quelque chose d’une manière ou d’une autre, je ne pouvais/peux physiquement plus parler.

          Enfant encore, j’essayais de penser à tout ; et lorsque quelque chose de fâcheux ou de grave survenait, je me l’expliquais ainsi : « c’est parce que je n’y ai pas suffisamment pensé ». C’était un peu comme si ma seule pensée avait pu/dû protéger et sauver le monde. Déjà, cette culpabilité de ne pouvoir être par la pensée partout et tout le temps. Et pourtant, je pensais assidûment à tout, à tous…

          À avoir tenté de toujours tout maîtriser (le travail scolaire, les études, le corps, les relations, les émotions…), je ne maîtrise plus rien aujourd’hui…

          J’ai toujours eu le sentiment que les autres souhaitaient se distraire et qu’ils y parvenaient : moi jamais. Que certaines choses pouvaient leur faire du bien et que moi, non, je ne ressentais jamais de mieux-être, quoi que je fasse, qui que je voie…

          Je cherche en moi quelque chose qui m’échappe encore, qui soit de l’ordre de l’essentiel : et tant que je ne l’ai pas (re)trouvé – car je pense m’en être approché, enfant –, je reste bloquée, enlisée, anéantie au sens propre. Impossibilité absolue pour moi, en effet, de faire quoi que ce soit en attendant d’avoir trouvé. Non, j’attends à plein temps.
          Que pourrais-je et voudrais-je vraiment faire de ma vie, quelle forme donner à ce quelque chose ?
          J’ai toujours voulu faire de grandes choses, mais sans jamais pouvoir les nommer… Et tout en sachant rationnellement que l’on peut faire de grandes choses à petite échelle, je n’ai pu intérieurement renoncer à faire de grandes choses à grande échelle.
          D’autre part, si j’ai bien conscience que lorsque l’on fait un choix d’autres portes s’ouvrent à l’infini sur d’autres choix, je ne parviens jamais à faire ledit premier choix…
          Je renonce toujours au moment de l’engagement, terrassée par l’angoisse. Et dans le cas de plus en plus rare où je parviens finalement à effectuer ce premier choix, c’est généralement pour le remettre en cause dans l’instant qui suit.
          Un pas en avant, trois pas en arrière. Systématiquement.
          Le moindre engagement, et je me sens privée de liberté – celle, précisément, de pouvoir embrasser d’autres possibles et de prendre d’autres engagements. Le fait de ne jamais m’engager me rend dans le même temps captive de moi-même.

          Certain(e)s de mes ami(e)s n’ont certes pas non plus confiance en eux/elles, demeurent plein(e)s de doute quant à leur avenir, mais à un moment ils/elles finissent immanquablement par faire un choix, par passer un concours, par accepter un travail, etc. : par s’engager quelque part tout en sachant que ce ne sera pas parfait, et par s’y tenir ; et ainsi, ils/elles avancent… un métier, une compagne/un compagnon, une maison, un enfant, tout cela ou autre chose dans n’importe quel ordre, mais…

          De mon côté, rien de tout cela. Pas de construction, de la destruction uniquement. De mon corps, de ma tête, de ma vie…

          Plus rien ne tient.

          Transformer la pensée en acte… mais quand la pensée, arborescente, est ainsi soumise à la moindre perturbation (interne ou externe)… quand tout change si vite et si fort…

          Et puis, surtout, quand on se sent entièrement dépossédé(e) de soi-même, que l’on ne parvient plus à discerner le soi du non soi, que l’on n’est jamais certain(e) de ne pas encore céder aux voix de la rationalisation ou de l’adaptabilité à tout prix…

          Quand on a le sentiment de s’être perdu(e) depuis si longtemps déjà…

          Quel rôle ai-je pu jouer, quelle place prendre pour en être là aujourd’hui, pour n’avoir plus ni place ni rôle ?
          Que de mécanismes de défense ai-je dû imaginer pour résister à la souffrance : le travail, l’anorexie, l’excès en tout et pour tout.
          Aujourd’hui, plus rien ne fonctionne de tout ce que j’avais élaboré : je me retrouve nue, à nu, dénudée. Et autour de moi, en moi, le néant absolu.

          Le grand vide. Abyssal, sidéral.
          Vertigineux.

          Mais comment font les gens pour être jour après jour dans la vie ?
          Pour organiser leur existence, pour prévoir leurs journées, pour surmonter leur(s) peur(s), pour passer à l’acte ?
          Et moi, comment fais-je pour survivre à ce néant ?

          Mon erreur serait-elle de considérer que demain sera meilleur qu’aujourd’hui, et de feindre d’oublier que demain c’est aujourd’hui… pour mieux procrastiner…
          Mais penser que demain sera meilleur qu’aujourd’hui, c’est aussi cela l’espoir ?
          [« Le réel quelquefois désaltère l’espérance. C’est pourquoi, contre toute attente, l’espérance survit. » (René Char, La Parole en archipel, « La bibliothèque est en feu », “Les compagnons dans le jardin)”]
          Alors, où se situer, entre présent et espoir du présent ?

          La vie mode d’emploi.

          Cette peur devenue pathologique du concret, du passage à l’acte ne serait-elle in fine qu’une conséquence de plus de mon refus souverain de grandir et surtout, de quitter l’enfance, eût-elle été des plus tourmentées ?
          Pourquoi cette douleur au creux du creux et cette impossibilité suprême à la dépasser ?…
          Pourquoi la lucidité n’est-elle d’aucun secours ?
          Pourquoi, pourquoi, pourquoi ?…

          —————————————————————————————————————–

          Je me suis depuis résolue, non sans une appréhension certaine, à prendre rendez-vous en Avignon dans l’un des trois centres Cogito’z, avec l’une des plus anciennes collaboratrices de Jeanne Siaud-Facchin.

          À l’issue de la première séance, celle-ci m’a affirmé : « Bon, c’est parfaitement inutile de vous faire passer des tests, c’est évident : vous appartenez à cette catégorie de personnes qualifiées de …, etc. »

          Choc.

          Entre le premier et le deuxième rendez-vous, ambivalence la plus troublante : à la fois libérée de ne pas avoir à franchir l’obstacle – pour moi insurmontable, actuellement – du moindre test et contrariée de n’avoir été jugée somme toute que très subjectivement, fût-ce par une professionnelle chevronnée en plus d’être spécialiste.

          Et malgré tout, ce diagnostic qui tombe, là, en moins d’une heure, alors que l’on s’est arrêté(e) de vivre depuis plus de dix ans, alors que l’on ne compte plus le nombre de psychiatres/de thérapies que l’on a croisés ou fréquentés/essayées, alors que l’on a eu le temps de chroniciser et l’addiction alimentaire et la dépression, alors que l’on est au fond de tout, alors que…

          Un peu de colère sûrement et, surtout, des regrets infinis.
          Celui d’avoir fait fausse route parce que je ne savais pas.
          Celui de m’être perdue après m’être seulement m’égarée…
          Celui d’avoir été depuis toujours en sous-régime.
          Celui de m’être laissée enfermer dans le statut de malade jusqu’à me (con)fondre en lui… et de ne plus parvenir à m’en dissocier (comme si la maladie constituait dorénavant tout ce qu’il restait de moi, comme si je m’identifiais pleinement à elle… si bien qu’accepter de la lâcher équivaudrait pour moi à n’être vraiment plus rien ; ah si, vivante peut-être ?)
          Celui de, de, de…
          L’immense tristesse d’avoir compris seize ans après son suicide que mon père, qui a passé des années en hôpital psychiatrique, avait lui-même été un enfant surdoué non reconnu – ce que j’ai lu concernant la zébritude et ce que je sais de sa propre enfance ne me laissent guère de doute désormais.
          L’enfance…

          [À « Solstice d’hiver » et « Carodom », entre autres…]
          Et puis, ce doute lancinant qui m’habite : si je suis surdouée, les gens qui m’entourent le sont tout autant.
          Moi, surdouée ?
          Moi qui ne maîtrise aucun domaine ?
          Moi qui ai toujours l’impression de ne rien savoir (faire), de ne rien retenir ?
          Moi qui ai le sentiment d’avoir réellement oublié tout ce que j’ai pu apprendre ou lire du temps où j’apprenais et/ou je lisais encore ?
          Moi qui suis en échec sur tous les plans ?
          Moi qui suis toujours particulièrement intimidée par ces gens à l’érudition encyclopédique et à l’aplomb déconcertant – et ce, même s’ils ne m’intéressent pas nécessairement – ; et/ou par les surdoués que j’ai pu croiser et qui me sont immédiatement apparus comme tels… et dont je me sentais si différente ?…
          Moi, surdouée ?… Alors, j’ai l’impression de me voir partout…

          Aussi, lors du deuxième rendez-vous, ai-je fait part de mon incrédulité à la psychologue, tout en gardant à l’esprit – après lecture de votre livre et de celui de Jeanne-Siaud Facchin – que ma réaction était apparemment attendue et plutôt banale… Cette dame m’a clairement répondu : « Si vous y tenez tellement, je vous fais passer les tests, mais quelle perte de temps et d’argent, vraiment !… »…

          Cela étant, et même si j’ai pu constater que les quelques personnes auxquelles j’ai osé en parler n’ont pas manifesté le moindre étonnement (« je m’en serais douté », « c’est évident », « cela se voit », « oui, tu es trop intelligente, trop sensible »…)… si vous pouviez imaginer à quel point je ne me sens absolument pas surdouée.
          Mais alors, pas du tout.
          À quel point je demeure persuadée de ne pas l’être.

          Troisième séance : mardi prochain. Mais je ne suis pas certaine de continuer : je ne vois pas – encore ? – en quoi cet accompagnement pourrait m’être plus utile que tous ceux qui, toutes ces années, se sont révélés inopérants. Peut-être est-il encore trop tôt pour se déterminer, mais la satisfaction relative qui était la mienne suite au premier rendez-vous s’est estompée dès le deuxième… comme une déception de plus – celle de trop – qui pointait. Car le besoin que j’ai d’être aidée concrètement est urgent.

          Et ce, bien que je sache qu’il n’y a au fond que nous-même qui pouvons pour/sur nous.
          Mais comment lorsque, précisément, on ne le peut pas/plus ??

          Voilà voilà…

          Pardonnez-moi de ce vrac tout à trac, de ce manque, peut-être, de pudeur… qui ne sera pas, je l’espère, interprété par certain(e)s d’entre vous comme un manque d’humilité… Beaucoup de choses que j’ai écrites ici et qui pourraient éventuellement prêter à confusion traduisent la perception que les autres ont de moi, bien plus que celle que j’ai de ma propre personne.

          J’ai simplement voulu, avec sincérité et transparence, témoigner d’un mal de vivre existentiel dans lequel interfèrent à l’évidence, peut-être à parts égales, l’inné et l’acquis…

          Témoigner de la difficulté extrême qu’il peut y avoir à distinguer ce qui ressortit au contexte de la surdouance, ce qui relève de ses troubles associés (anorexie, bipolarité, dépression) précisément lorsque celle-ci n’a pas été décelée enfant, ce qui procède plus directement de la personnalité et de l’histoire de vie ; et par suite, à savoir qui l’on est, ce que l’on veut, où et comment l’on (y) va, une fois que s’est ancré durablement cet abandon de soi.

          Témoigner d’une quête éperdue de sens.

          Témoigner d’une solitude effroyable et des angoisses terrifiantes qui la nourrissent.

          Et vous remercier d’avoir trouvé l’énergie d’écrire votre livre.
          D’avoir pris le temps de me lire.

          J’aimerais inventer quelque chose avec d’autres. Et ainsi passer, peut-être, d’une âme en friches à une âme en jachère…

          Merci pour tout. Merci de vous.

          1. Bonjour Ephémère

            Merci d’avoir accepté de faire ce choix d’écrire et de témoigner ici et ainsi.
            Nul doute que très nombreux seront ceux qui se reconnaîtront dans vos lignes.

          2. Bonsoir Ephémère,

            Je viens de finir de lire votre discours musical. Il transparaît derrière vos lignes comme une habitude d’écrire de la poésie.
            Quand je lis des messages écrits avec l’âme, je vois dans ma lecture des formes et des couleurs qui s’entremêlent pour former des abstractions aux architectures inextricables. C’est comme ça que je peux percevoir de vous, par vos lignes, une tour bleu pur, très haute qui se confond avec les couleurs d’un ciel clair et sans nuage. Vous seriez comme une flamme bleue qu’on voit partout et nulle part, comme une fleur blanche qu’on ne peut voir que si elle le veut.

            Je ne sais quoi vous retourner pour réponse. J’ai l’impression que vous avez ciblé vos problèmes, vos difficultés mais qu’ils vous écrasent. Et en même temps, vous avez toujours la force de rechercher une solution, vous savez qu’elle existe alors vous cherchez. Pour trouver.
            J’ai la vague impression d’avoir connu l’état dans lequel vous êtes aujourd’hui. J’ai la nette impression que si je n’avais pas un jour pris la décision d’aller bien, je serais aujourd’hui dans le flou abyssal qui vous habite.
            Je pense que d’avoir fait ce choix m’a évité d’amplifier mon mal de vivre.

            Il y a quelques années, j’étais dans le mutisme. Tout m’agressait. Et tout ce que je faisais m’agressait. Ce que je faisais m’agressait parce que j’entendais l’erreur, le faux, l’absurdité, le mal, la bêtise, la nullité, la cendre cramoisie, l’odeur de ma stupidité dans le résultat de chacune de mes actions. Alors je me taisais. Pour ne pas me voir. Pour que les autres ne me voient pas. J’avais honte de qui j’étais. J’admirais les autres pour leur aisance sociale, à vivre avec la vie, dans le mouvement de la réalité.
            Je me taisais pour ne pas me faire exister. Pour ne pas avoir ce mal au ventre qui me mordait. Pour ne pas subir cet acide.
            J’avais une sale image de moi. J’étais un incapable. Rongé par les remords. Et j’en avais conscience. Alors j’avais des remords d’avoir des remords.
            Tout ce que je ne faisais pas resurgissait quand j’étais seul. Je me tairai sur ce point. Je pense que ça se traduit chez vous par l’anorexie et ‘tutti quanti’.

            Mais un jour, j’ai décidé d’aller bien.

            Car je crois que ça reste une décision. Un choix de vie. C’est un engagement envers et pour soi-même. C’est égoïste.

            Ma meilleure décision.

            Je ne savais pas dans quoi j’allais m’engager. Mais dans mon questionnement perpétuel de tous les jours, j’en étais arrivé là, je présentais que c’était ‘là-bas’ où je voulais aller. Je ne savais pas à quoi ça ressemblait ce ‘là-bas’ mais mon petit cœur me disait que c’était peut-être une solution.

            Je ne savais pas que j’étais en train de m’engager dans une longue suite d’épreuves consécutives, épreuves de mal-être. De chacune je ressortais violenté par mes passions mais vainqueur, et non le coeur vain. Je savais que j’entrais dans un cercle vertueux.

            Ce cercle est sans fin. Et je crois avoir choisi le bon sens de rotation.

            Aujourd’hui, l’idée qui me porte est celle du combat. Je suis un guerrier. Je n’ai pas peur. J’arriverai à l’inhibition totale et complète de ces putains d’angoisses qui s’accrochent à mon âme comme des champignons purulents qui me déchirent.

            Plus je détruis leur existence, plus je me sens fort. Cette destruction consiste à vivre à l’encontre de mes peurs. J’ai peur, mais j’y vais. J’ai peur, mais j’y vais.

            Jusqu’au jour où j’y suis allé sans me rendre compte que je n’avais plus peur.

            Votre témoignage m’a ému. Et j’ai été secoué quand j’ai vu que vous ‘admiriez’ les autres. Car dans votre état, il me semble que derrière ce mot ce cache une admiration qui n’est peut-être pas la bonne.
            J’ai connu un jour de l’admiration pour les autres. Je ne cesse de la remettre en cause aujourd’hui. Derrière cette admiration, il y avait une paralysie. Durant ma période de mutisme – car aujourd’hui, je ne me tais plus, et j’essaie d’aimer ce que j’entends de moi, même ma voix – je me taisais quand j’étais avec les gens que j’admirais. Je les admirais si fortement que la moindre interaction réelle avec eux ébranlait entièrement le château de pierre que j’étais. Mon émotivité me brouillait la vue, je ne savais quoi leur répondre et quand je répondais, je trouvais ce que je disais vide et insignifiant. Je me demandais même pourquoi ils m’acceptaient. Moi, l’inexistant.

            Aujourd’hui, je n’admire plus. Et je remarque que les personnes que j’admirais, je les admirais parce qu’elles avaient quelque chose que je voulais avoir chez moi. Elles faisaient exister quelque chose que je n’arrivais pas à faire exister.
            Je ne voyais aucun de leur défaut parce que j’étais aveuglé par le désir d’avoir ce qu’elles avaient…

            Sans voir que je le possédais aussi. Et qu’il me suffisait de le faire exister pour me voir l’avoir.

            Il a fallu que transforme mon processus mental pour arriver aujourd’hui à presque réussir à être bien.
            J’aime tout. Je m’étais perdu dans l’indécision. Incrédule, je marchais dans le champ de la liberté. Je m’étais aventuré si loin que même la vie n’avait plus d’existence. Il n’y avait plus de repères, plus d’herbe sur laquelle s’allonger, plus d’arbres dans lesquels grimper, plus de feu pour me réchauffer, plus de larmes pour pleurer, plus de chocolat pour attendrir mes moments d’angoisse, plus de mer pour les poissons, plus de poissons pour la mer. Plus que néant, vacuité de mon être irréalisé.

            Puis j’ai crié, puis j’ai dit non, puis j’ai frappé, puis j’ai couru, puis je me suis débattu, puis j’ai martelé l’univers de ma force inépuisable. J’ai éclaté les planètes, pleuré sur les soleils, violé l’autorité des étoiles, j’ai déchiré le vide, j’ai éventré le néant.

            Et un jour, je me suis rendu compte que je m’étais trompé de réalité.

            C’est que j’avais ouvert les yeux.

            En vrai de vrai, j’ai ouvert mes paupières et j’ai vu que la réalité n’était pas celle que j’imaginais mais celle qui était en train de couler à travers moi, le présent.

            Depuis, je me confronte à mon émotivité. Je m’endurcis. Tout le travail que je n’avais pas fait durant mon enfance pour contrôler mes émotions, je le fais maintenant et je le paie. Ça fait mal. Je me brosse dans le sens du poil et je m’enlève tous les nœuds. Je pense que je m’embellis. En tout cas je me sens mieux.

            Réellement. Faites attention à votre pensée qui vous contrôle, à ces angoisses qui vous emmènent loin de la réalité, la vraie.
            La réalité n’est pas construite. Ou en tout cas, elle n’a pas fini d’être construite. Participez à son Œuvre. Vous voyez les pattes de mouches là-bas ? En bas de la page 2011 de l’ère humaine ? Bah, c’est moi. J’avais décidé ce jour là d’aider un pauvre gars dans le bus dont tout le monde se moquait.
            Ah ! Et sur cette page ci ! Mon frère était revenu chez moi. Il me manquait. Qu’est-ce qu’on s’était bien amusé. Je l’aime tellement mon frère que je pourrai rédiger tout un livre de l’univers avec lui.
            Tient, cette page là-bas est vide. Et si vous alliez la remplir ? Il suffit juste de sauter dans l’eau et éclabousser tout ceux qui vous entourent de qui vous êtes.

            L’Oeuvre. Cet opus que trop de monde salit, ne mériterait-il pas un peu de couleur et de mélodie ? L’harmonie qui émane de vous, vous donne le devoir d’exister. La Nature a besoin d’humains tels que vous pour aller dans le sens de sa beauté.

            Vous vous sentez nue, c’est le moment alors ! Mettez de nouveaux habits, vos préférés ! Même si l’infinité nous offre le choix, la préférence nous en restreint le nombre.

            Habillez vous. Sortez. Allez construire. Si vous ratez, recommencez. Vous êtes votre propre arbitre. N’abandonnez pas, osez, croyez en ce que vous faîtes.
            Les résultats sont positifs, ils seront la base de votre solidité mentale.

            Par quoi commencer ? Par un cou de tête, je ne sais pas. Ou une envie trop longuement refusée.
            Votre thèse à accomplir par exemple ? Ou une amie à retrouver ? Un arbre à planter ou un sport à pratiquer ?

            D’où je suis, je ne peux vous donner plus que mes idées. Trouvez des gens qui vous encouragent, et vous aiment. Qui ne vous jugent pas et vous promènent. Qui vous tirent.

            Gardez foi en la vie. Et apprenez à repérer les opportunités pour les saisir vivement. C’est alors que, sans même y penser,

            vous trouverez.

            Bonne nuit 😉

          3. Bonsoir Ephémère,

            Comme votre témoignage me touche et m’affecte… rien que pour ça vous n’êtes pas/plus seule !

            « … si vous pouviez imaginer à quel point je ne me sens absolument pas surdouée.
            Mais alors, pas du tout.
            À quel point je demeure persuadée de ne pas l’être. »
            Si ça peut vous rassurer même le test passé, on n’y croit toujours pas, mais pas du tout !
            Pour ma part, je crois que c’est le mot lui-même qui me bloque car je vois bien pourtant que je correspond à beaucoup de «critères »…
            ce qui peut être réconfortant néanmoins, c’est un sentiment d’appartenance naissant, vous vous êtes aussi reconnue je crois alors, test ou pas test, accordez-vous une pause !

            Depuis samedi que je vous ai lue, je n’arrête pas de me dire que je dois vous répondre, vous aider : mais comment ? Par de simples mots ?
            Alpha Aquilae vous a fait une bien belle réponse et je suis loin du compte pour en faire autant, mais je peux simplement vous dire que je vous comprends, je suis restée longtemps dans un état similaire au vôtre même si je n’ai pas connu l’anorexie, nous avons chacun nos démons…

            Cette détresse est insoutenable, c’est vrai, on ne sait plus où chercher de l’aide pendant qu’on coule, ni à quoi se raccrocher mais le fait de savoir que quelque part il y a d’autres personnes qui le vivent ou l’ont vécu peut vous donner envie de sortir de cette torpeur.

            La seule chose à faire c’est de le décider ce changement et tant pis pour toutes les éventualités qu’il entraîne en cascades, à penser et envisager des conséquences autant que ce soit pour un peu de concret !,
            ça vaut le coup d’essayer :
            décider d’aller mieux, se respecter et s’aimer un peu plus soi-même en se comprenant et en ayant sur soi un regard gentil et compréhensif, comme quelqu’un qui vous console…
            faites le pour vous même !
            oui je sais bien que lorsqu’on en arrive à se détester, à se blesser et à se meurtrir, la vision que l’on a de soi paraît irrécupérable mais cela revient petit à petit, avec patience.

            J’ai essayé ce changement, persuadée que j’étais la seule à pouvoir m’aider car je n’avais plus rien à perdre, vous avez aussi apparemment tenté beaucoup de choses pour aller mieux mais je pense que la réponse à notre mal-être ne peut venir de l’extérieur, il n’y a pas de solutions sur Internet (j’ai fait çà aussi !) car chaque personne est unique et a son histoire…
            à force le processus s’est « inversé », quand ça arrive on n’y croit pas tellement on est habituée au sens de la spirale qui entraîne au fond !
            Mon « salut » est aussi venu d’une vie plus simple : je m’étouffais de vivre en ville au vrai sens du terme, trop de monde, trop de ressentis impossibles à gérer… alors j’ai déménagé à la campagne, j’ai la chance d’avoir pu le faire, et quand je commence à avoir ces angoisses qui reviennent, quand je m’abîme toute seule dans les méandres de la pensée, je sors prendre l’air, je vais me promener dans la nature, je touche les arbres et je respire à fond, cela me « reconnecte au réel», me resitue aussi dans le grand « Tout ».
            Dans ma vie il y a aussi depuis quelques temps le yoga et la méditation alors que je ne suis pas du tout une fanatique de l’Inde ou ce genre de choses.. cela me permet de reprendre contact en douceur avec le corps, d’apaiser le mental par la respiration, ça m’aide beaucoup.

            Voilà, ce sont mes petits trucs… cela n’a pas réglé tout mon « mal-être » c’est vrai mais je sens ce changement, je n’aurais jamais été passer le test il y a encore quelques mois, je n’étais pas en état, mais une fois qu’on va un peu mieux on reprend les « recherches sur soi ».. et on se voit autrement !
            Alors relevez le défi, battez-vous, vous avez encore des forces insoupçonnées .
            Ne laissez pas votre esprit vous leurrer comme l’a fait le mien, à penser que les autres sont toujours mieux ou plus ceci ou cela, ce n’est pas vrai, vous êtes ainsi, aidez-vous !

            Je vous souhaite d’aller mieux très vite et peut être pourra-t-on discuter ensemble bientôt, inventer quelque chose de nouveau ?
            Prenez soin de vous, bien amicalement,
            Solstice

          4. Cher « Alpha Aquilae », Chère « Solstice d’hiver »,

            Comment vous remercier de m’avoir si bien lue ?… de m’avoir fait, chacun, une si belle réponse…
            Vous écrire à nouveau longuement ? – probablement n’est-ce pas exactement le lieu…
            Alors, simplement, quelques mots…

            « Alpha Aquilae », merci pour vos images colorées, qui m’ont émue… Oui, il y a sans doute un peu de tout cela en moi…
            Lorsqu’en décrivant votre « questionnement perpétuel » vous évoquez le fait d’avoir « [pressenti] que c’était “là-bas” [que] vous vouliez aller », me sont aussitôt revenues les premières pages de L’Arrière-pays d’Yves Bonnefoy… qui commence ainsi : « J’ai souvent éprouvé un sentiment d’inquiétude, à des carrefours. Il me semble dans ces moments qu’en ce lieu ou presque : là, à deux pas sur la voie que je n’ai pas prise et dont déjà je m’éloigne, oui, c’est là que s’ouvrait un pays d’essence plus haute […]. […] il ne s’agit que de regarder et d’écouter avec force pour que l’absolu se déclare, au bout de nos errements. Ici, dans cette promesse, est donc le lieu.
            […] Nous sommes désunis, dans cette unité, et ce que pressent l’intuition, l’action ne peut s’y porter ou s’y résoudre. »

            « Solstice », merci pour votre grande tendresse qui m’est allée droit au cœur… Oui, Solstice, peut-être m’avez-vous déjà quelque peu aidée « par de simples mots » ? Moi-même, ce soir, ne vous adressé-je pas « simplement, quelques mots » ? De ceux dont naissent les rencontres ?…
            À bientôt donc, ici ou là, de-ci de-là ?…

            À tous les deux, comme un signe que j’enverrais sur votre chemin, ce petit texte de Jacques Brel :

            « Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns.

            Je vous souhaite des passions,
            Je vous souhaite des silences.
            Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier.
            Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants.
            Je vous souhaite de résister à l’ennui, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre temps.

            Je vous souhaite surtout d’être vous. »

            Et si je perçois – assurément – l’importance de la décision relative à tout changement intrinsèque, de ce choix personnel qui nous engage et dont vous parlez l’un et l’autre, je ne suis pas certaine, dans le fond, de l’avoir vraiment prise, de l’avoir vraiment fait. Je le voudrais, sans toutefois le pouvoir… Je le pourrais, sans toutefois le vouloir… ?

            Et à vous, lecteur(-trice)s sans plume – je le suis si souvent –, merci aussi pour votre présence qui n’en demeure pas moins précieuse, fût-elle silencieuse…

          5. Bonjour Ephémère,
            Je prends « enfin » le temps de lire votre message. Une bouteille à la mer jetée au hasard des courants, ayant traversé les océans, perforé les espaces-temps, et venant à l’instant frôler le bout de mes pieds alors que je nageais paisiblement…
            Votre souffrance extrême me va droit au coeur et résonne dans mon âme.
            Que de temps perdu à l’échelle d’une vie humaine à nous chercher, à nous comprendre, à intégrer les données externes et internes qui pourraient nous aider à fonctionner « mieux ».
            Arriver sur une planète inconnue et déserte, marcher des heures, puis tomber fortuitement sur une sorte d’objet ressemblant à un robot qui ne bouge pas… Mais depuis combien de temps ce robot est-il sur « off » ?
            Penser qu’il faut réparer ce robot à forme humaine, juste pour voir ce que ça va donner…..sans même imaginer une seule micro-seconde que cet humanoïde est doué d’émotions qui lui sont propres, et qu’il est bien vivant à l’intérieur, mais qu’il s’est lui même déconnecté du « monde » afin de sauver son infime énergie vitale…conservée sous forme de petite lueur centrée dans une toute petite capsule au plus profond de son mécanisme électronique hautement sophistiqué.
            Qui est le véritable personnage héros de la scène ? Le découvreur ? Ou le découvert ?
            Qui va faire le plus d’efforts pour aller vers l’autre ? Comment peut-on imaginer une seule seconde que ces deux formes de vie vont se rencontrer et peut-être avoir des milliers de choses à partager et à construire ensemble ?
            Où vous situez-vous belle Ephémère ?
            Difficile ? Oui, puisque vous êtes les deux personnages à la fois !
            Vous êtes sur une planète déserte, seule au milieu de rien, alors comment vous raccrocher à une forme de vie, quelle qu’elle soit… Le monde du vivant est ainsi fait : il faut des similitudes pour se reconnaître et se construire. Les organismes vivants ont besoin de congénères pour se situer et croître . L’enfant se construit dans le regard de sa mère quand il naît.
            Vous êtes celle qui erre éternellement seule au milieu du néant…
            Vous êtes également le robot abandonné qui attend depuis la nuit des temps qu’un être venu d’ailleurs vienne par le plus grand des hasards buter sur sa carcasse et se fixe pour unique objectif de le »réparer » afin de lui rendre son faste et son éclat originels.
            Vous êtes les deux, vous êtes un Tout et vous êtes également Une et indivisible.
            Nous sommes tous les personnages de toutes les histoires si nous le voulons.
            Nos cerveaux sont des arbres lumineux et incandescents, en perpétuelle effervescence, en perpétuelle recherche du mieux…d’où ces fameuses sensations d’insatisfaction quand nous n’atteignons pas la perfection.
            Ne parvenant pas à contrôler ce que vous êtes et ce qui vous entoure, votre mécanisme interne a décidé pour vous (en accord avec votre cerveau) de contrôler votre apparence physique. Ce qui est super avec l’anorexie, c’est que l’on est enfin Maître de quelque chose, et personne ne peut nous en empêcher….le pouvoir sur soi et sur son corps, les ordres donnés pour ne plus supporter tel ou tel aliment. Décisions conscientes et inconscientes, arbitraires et totalitaires, et finalement qui gagne (et perd) ? Vous ! parce que vous avez dompté votre corps et ce que vous vouliez lui donner ? Pour vous punir de ne pas être à la hauteur des Autres ?
            L’explorateur de la planète inconnue est-il de moins bonne qualité que le robot éteint par sa propre volonté ? Ou bien est-ce le contraire ?
            Vous voulez vous sanctionner de ne pas être comme les autres parce que vous ne pouvez pas sanctionner les autres de ne pas être comme vous ! Ils sont trop nombreux et vous, vous êtes seule ! C’est impossible à réaliser dans un sens, alors vous prenez l’autre sens…
            Et si le temps était enfin venu pour vous d’accepter le fait que vous puissiez être « tellement différente », sans chercher à tout prix à vous le faire payer (au prix fort).
            La notion d’Amour intervient à ce moment précis de l’histoire…
            On ne peut pas sortir de cette ornière si l’on ne se sent pas « aimable » (méritant d’être aimée) pour ce que l’on est, et pas pour ce que l’on imagine que l’on devrait être.
            La pression sociale est de nos jours gigantesque et complètement biaisée : nous devons tous être formatés et capables de rentrer dans des boîtes que l’on nous prévoit sans notre consentement.
            Il se trouve que les zèbres que nous sommes aimons les grands espaces et la savane !!!
            Autorisez-vous le droit de sortir de vous-même et de gambader dans la savane….Vous verrez, c’est bon, c’est plein de parfums , de sensations nouvelles, de liberté et de soleil !
            Vous vous êtes vous-même enfermée dans une cage pour être bien sûre d’être protégée, à l’abri des Autres. Sauf qu’aujourd’hui le temps est venu de prendre la clef que vous avez vous-même caché dans votre poche (en simulant parfaitement de ne pas savoir où elle est)(ne vous vexez pas, je suis moi aussi championne dans ce sport):)), d’ouvrir votre cage, et de filer très vite pour rejoindre la vraie vie dans les grands espaces ! Vous verrez, c’est beaucoup plus sympa que ce que vous imaginez. Ce n’est pas le haut d’un précipice de 80 mètres, duquel on doit se jeter pour faire comme les autres 🙂 J’ai moi aussi le vertige, et je n’essaierai jamais de faire une chose pareille ! Non, mon image des grands espace est tout de même plus séduisante, n’est-ce pas ?
            Alors oui, au début on se demande un peu par où aller ? Pas de murs qui vous grattent les épaules, pas d’odeur de moisi qui était devenue si familière et rassurante, pas d’ampoule électrique qui donnait si bien l’illusion de la lumière du jour !
            Non, rien de tout cela !
            Moi, je vous parle de vie en grandeur Nature, un film en technicolor et tout le tralala, la musique qui vous accompagne quand vous gambadez au milieu des autres espèces, les lacs immenses dans lesquels vous allez vous désaltérer (dans ce monde, oui, il peut tout à fait y avoir des lacs immenses dans la savane, parce que c’est un monde que l’on invente et il n’y a plus de limites !!!), la lumière du soleil qui vous réchauffera quand vous serez nostalgique de votre ampoule électrique !!!
            Chère Ephémère, ne soyez plus triste et désespérée, ancrez-vous dans notre monde ! Vous savez au fond de vous que j’ai raison et que nous sommes tous semblables mais tous uniques dans nos réponses aux stimuli externes ! Chacun mène sa barque avec ses propres ressources (et nous n’en sommes pas avares). Ne vous laissez plus couler dans le fond de la piscine, sentez le sol sous vos orteils, puis votre voûte plantaire, puis votre talon, et enfin, quand vous serez prête, tapez de toutes vos forces, de toute votre énergie, le plus fort possible afin de remonter à la surface…
            Oui la vie est dure lorsqu’on est si différent ! Oui, sortir de sa cage est difficile ! Oui, trouver soi-même le bouton « on » qui fera refonctionner le robot n’est pas facile. Mais c’est réalisable !
            J’en suis la preuve vivante aujourd’hui !!!
            Je ne dis pas que ça sera facile !!!
            Mais du fond du coeur Chère Ephémère, fouillez dans votre poche et n’ayez pas peur d’ouvrir la prison dont vos êtes le seul gardien !
            Si ça peut vous rassurer, j’ai 39 ans, (donc j’ai eu le temps d’en baver:), et je vous écris toutes ces phrases qui sembleront peut-être incohérentes à certains…je sais aujourd’hui que je ne suis pas folle, mais juste différente ! Et j’ai décidé d’être moi, parce que vivre en mode « off » est beaucoup plus difficile que de vivre sur « on », croyez-moi !!!
            Alors bien sûr il y a des ratés, des incompréhensions de l’entourage,des moments de solitude, des incompréhensions de notre part aussi face à des évènements qui nous semblent stupides, et puis il y des gens méchants (ou que nous ressentons comme tels) ou maladroits…..Mais au bout du chemin, il y a tant de belles choses sur Terre, tant de belles choses à vivre, à faire, à partager (oui, tout ceci vous semble très loin et abstrait pour l’instant)…
            Ouvrez-vous à la Vie, laissez-là entrer en vous par tous les pores de votre peau, laissez votre âme s’ouvrir à la lumière du jour, laissez les parfums vous envahir, autorisez-vous à vous faire du bien !
            Et le plus important : persuadez-vous que vous méritez tout le Bien qui peut vous arriver. Remplissez-vous de la conviction profonde (jusqu’à la moindre cellule de votre corps) que vous valez quelque chose, que vous êtes quelqu’un de bien, que vous êtes un être humain de qualité (aucune importance de vous comparer aux Autres, puisque nous sommes tous différents, qui que nous soyons), que vous avez le droit et le devoir d’être en harmonie avec qui vous êtes réellement.
            Je peux vous assurer que la Vie mérite d’être honorée et vécue, chacun à son rythme, mais vécue pleinement et entièrement.
            La notion d’intelligence est un « accessoire » qui nous aide à mieux nous connaître et mieux nous orienter afin de devenir qui nous sommes déjà, mais sans le savoir.
            Nos souffrances nous voilent, voire nous occultent totalement la Vie que nous devrions avoir.
            Donnez un coup de pied dans vos souffrances installées depuis bien trop longtemps, faîtes-les voler en éclat, faîtes-en une montagne et jetez une allumette qui brûlera tous vos stigmates psychologiques.
            Ne croyez pas que j’essaie de vous vendre un monde meilleur dans lequel plus personne ne souffre…Je suis tout de même lucide ! 🙂
            Je veux juste vous dire que personne ne mérite de se faire souffrir à ce point, personne, même pas vous !
            J’espère que j’aurais avec ce « petit » mot, contribué à un peu de réconfort pour vous Belle Ephémère.
            Excusez mon ton peut-être un peu péremptoire, mais je suis moi aussi toujours « trop » quelque chose, et je ne supporte pas (moralement et physiologiquement) de voir souffrir quelqu’un sans avoir envie de voler à son secours…d’autant plus s’il s’agit d’un des miens ! (symboliquement parlant).
            Au fait, j’ai passé le fameux test de Q.I le 10 novembre dernier (après des mois de peur et d’appréhension), et le résultat est positif. Point . Rien de spécial à part une sensation d’apaisement de me dire que je n’étais donc pas folle, mais juste « normale » dans le 1% de la population mondiale…ce qui fait pas mal de monde au regard du nombre d’humains qui peuplent cette planète 🙂
            Pour conclure, sachez que vous n’êtes pas seule, et plus vous sortirez de votre cage, plus vous vous sentirez comprise et entourée de vos semblables.
            Je vous envoie beaucoup d’énergie, et aussi un grand sourire en prévision de votre première sortie dans la savane….(n’oubliez pas la crème solaire ! au début ça crame un peu :))

            Bien affectueusement 🙂

          6. Chère « Alien »,

            Un petit mot simplement en guise de grand merci…

            Vos belles images, pleines d’énergie et de lumière, m’ont un peu éblouie 😉
            J’entends tout ce que vous me dites – et de si chaleureuse manière ; et si je sais certes que ce qui a permis à l’enfant de survivre est aussi ce qui empêche l’adulte de vivre… le chemin n’en demeure pas moins douloureux et chaotique…
            La vie, précisément, me semble trop grande pour moi, qui me sens paradoxalement à l’étroit dans la mienne…

            J’éphémerre…

            Parce que j’ai parcouru le blog en quête de vos premiers messages estivaux, je ne peux que vous féliciter d’avoir officiellement essayé le 10 novembre dernier la robe-fourreau dessinée par Cécile, laquelle vous sied donc naturellement à merveille…

            Tendres pensées.

  33. Bonjour. Très troublée après avoir lu (et relu) votre livre cette semaine. J’avais déjà lu le livre de Jeanne Siaud-Facchin il y a deux ans (Trop intelligent pour être heureux?) et je m’y étais totalement identifiée. Et puis j’ai laissé tomber, me suis dit que probablement beaucoup de gens pouvaient s’identifier à ces propos et je suis passée à autre chose… avec ce doute persistant cependant.
    Avec votre livre, j’avoue être totalement bouleversée; d’un seul coup il me semble que tout s’éclaire; j’examine mon passé, mes problème de communication avec mes parents, mes difficultés à l’école, mes problèmes avec les autres (ce sentiment d’être seule même au milieu des autres ou de ne pouvoir être avec eux sans les analyser sous toutes les coutures-le truc insupportable quand on voudrait juste être bien, détendue-j’en suis venue à ne pas regarder les gens dans les yeux ou le strict minimum ce qui n’améliore pas les choses…) et j’y vois des rapports totalement logiques avec ce que vous décrivez. Comme une sorte de signal lumineux qui traverserait des souvenirs anecdotiques, sans lien apparent entre eux au départ.
    Même l’intuition, je m’y suis totalement retrouvée. Je donne les diagnostics à mon véto (des maladies que je ne connais pas ) je suis la première à m’être aperçue que mon père était malade Alzheimer, des années avant qu’il soit diagnostiqué, des trucs de ce genre purement intuitif, s’établissant probablement sur un faisceau d’indices recoupés inconsciemment mais qui me donnent le sentiment de voir « à travers » Et pourtant je peux être d’une naïveté confinant à l’innocence du premier-né me concernant, ne m’évitant jamais des déceptions amicales énormes par une sorte de masochisme (une lutte entre ce que je ressens et ce que je fais de ce ressenti)
    Et puis entre autre des facilités artistiques, pour raconter des histoires et capter un auditoire, peindre, jouer mais incapable d’en faire quoique ce soit… passant d’un truc à un autre, ne finissant rien alors même qu’on m’a souvent encouragé à persévérer. Mais finir c’est mourir un peu d’une certaine manière, atteindre une limite, celle de sa propre imperfection et puis il ne faudrait pas éprouver le vertige de la chose sur laquelle on ne peut revenir. Il y a des jours où oui, j’aimerais me débrancher, tirer sur le fil pour que l’écran s’éteigne; ne plus me coucher avec des idées qui s’agitent stérilement, ne pas me lever avec une espèce de colère, d’énergie qui passe dans la colère sans que je sache pourquoi.
    Si, je sais. J’ai le sentiment d’être nulle, de ne pas pouvoir faire ce que les gens « normaux » font, ne pas être capable de désirer ce qu’ils désirent, m’intéresser à ce qui les intéresse, à ce qui les meut (ambition, projets d’avenir) Tout est au prise avec un questionnement dérisoire pas toujours angoissant mais qui m’épuise. J’ai souvent pensé que l’autoritarisme et la brutalité de mes parents m’avaient brisé psychiquement, avait fait de moi un être fallot, inadapté, évitant. Mais je me demande en lisant votre livre si le problème n’est pas plus ample que ça. C’est un espoir immense et terrifiant. Avant de lire votre livre, j’ai décidé de reprendre mes études et de me forcer à reprendre des cours de peinture. Et après avoir lu votre livre, je me dis: et si ces décisions n’étaient pas si éthérées? Si pour une fois j’avais pris le bon chemin?.. Désolée pour la longueur de ce message, il traduit mon enthousiasme et… mon agitation intérieure…

  34. Cécile,
    J’ai vu passer le sommaire de ton livre sur un groupe z.
    Ce matin, une pulsion de Vie, direction librairie:)
    Un café, puis deux, une heure et demi plus page 125, une fusée pouvait s’écraser sur l’avenue !
    Merci pour ce travail , pour le blog.
    Et si nous trouvions un sponsor pour l’envoyer à tous les aidants ….

  35. Thanks for your site/blog. Many of us have felt « alien » – and « Strangers in a strange land » [referring to the science fiction novel by Robert A. Heinlein]. People interested in this broad and complex topic of giftedness might also like one of my Facebook pages:
    http://www.facebook.com/HighAbility

    1. Douglas !

      Thank you so much for you coming and writing here on my blog ! I really feel very honoured.
      This gives me the opportunity to publicly thank you for all you have written about giftedness, which helped me so much in my research.
      Thank you so much !

  36. Je viens de lire votre livre. Découvert par hasard (il n’y en a pas !). Et je voulais, tout d’abord vous féliciter, et vous remercier. Merci d’avoir mis des mots…

    Me reconnaître à ce point dans ce que vous décrivez, me laisse entrevoir une piste à laquelle je n’avais jamais pensé. J’ai eu recours à pas mal de « techniques » pour essayer de comprendre (et soulager) ce mal-être permanent qui m’habite (depuis toujours). Maintenant que j’entrevois ça, je me demande bien où je pourrais trouver quelqu’un qui aurait les compétences pour m’aider dans cette voie, quelqu’un qui pourrait être le « mentor », le « coach » dont vous parlez dans votre livre. Car malgré les différents thérapeutes que j’ai consultés, j’ai toujours eu l’impression de tourner en rond et l’impression aussi de ne pas être comprise… de parler dans le vide.

    Je me sens dans une impasse et je perds pieds, l’espoir à tendance à s’en aller… Je ne sais plus quoi faire pour avancer. Votre livre me donne une piste, mais, à part consulter un thérapeute vraiment sensibilisé aux spécificités des surdoués (et encore faut-il le trouver !) je ne vois pas trop ce que je peux faire, après avoir pris connaissance et conscience de tout cela. (Je me retrouve dans ce que dit « F? »)
    Comment et où trouver les coordonnées de thérapeutes « compétents en la matière » dans ma région (Pays de la Loire).

    Encore merci pour ce livre et ce que vous apportez à travers lui en partageant votre expérience.
    M.

  37. Bonjour,
    J’ai aussi récemment lu votre livre, que j’ai beaucoup apprécié. Mes félicitations!
    Je suis, comme tant d’autres qui se retrouvent sur ces pages, à la recherche d’une partie de « moi même », je suis en chemin, intégrant cette possibilité de la surdouance, ou de la surefficience…
    Je profite, si vous le permettez, pour donner d’autres références aux lecteurs, qui peuvent aussi leur apporter peut-être quelque chose, mon parcours de lecture à moi, le long des trois dernières années… :
    – « Petit guide à l’usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués ». Beatrice Millêtre
    – « Trop Intelligent pour être heureux (L’adulte surdoué) ». Jeanne Siaud-Facchin
    – « Je pense trop (Comment canaliser ce mental envahissant) ». Christel Petitcollin
    – « Différence & souffrance de l’adulte surdoué ». Cécile Bost
    Les deux derniers étant de loin pour moi les plus « révélateurs »…
    J’ai vu des commentaires à propos des tests proposés par Cognitoz, si quelqu’un pouvait me donner son retour d’expérience je lui en serais très reconnaissante, car j’envisage de faire le pas…
    Puis, étant d’origine espagnole, j’aimerais aussi vous demander s’il est prévu que votre livre soit traduit, je suis très découragée de voir ce problème très peu abordé en Espagne (que le côté « intellectuel », encore et toujours…), et j’en souffre car je pense avoir quelques amis à qui des lectures comme celles citées pourraient peut-être aider…, apporter un autre point de vue du moins!
    Merci de votre attention!
    Courage pour la suite de votre travail, et merci de votre apport à « la question »…
    😀

    1. Bonjour Ana

      Merci de votre témoignage et de vos apports .
      Pour ce qui est de la traduction… il faudrait qu’une maison d’édition espagnole soit intéressée…

  38. Bonjour Cécile,

    Merci pour ce livre que j’ai trouvé bien plus instructif que celui de JSF.
    Je m’y retrouve aisément – comme dans la plupart des livres sur le sujet (!!!) mais celui-ci apporte des réponses que je me posais (essentiellement sur les études menées sur des populations de surdoués).

    Oui mais voilà…
    Un test de QI passé tout à fait « normal ». Personne ne peut m’aider. Des psychologues et psychiatres dont certains reconnus comme étant spécialistes de la douance m’ont affirmés que j’étais sûrement HQI et probablement THQI (même en connaissant le résultat du test, ils estiment qu’il n’est absolument pas significatif notamment compte tenu des conditions dans lesquelles il s’est déroulé) et affirment que je n’ai aucune pathologie détectable qui pourrait expliquer mon – comment dire – enfin tout ce que ressent un surdoué, tout ce qui est décrit dans les livres.
    Je n’y crois pas. Être « surdouée » c’est tellement « prétentieux » pour moi. Pourtant tout, ou presque, correspond.
    On m’a parlé d’inhibition intellectuelle dont sont capables les surdoués pour survivre à un environnement hostile. Voilà qui me va si bien (pour des raisons personnelles que je n’expliciterais pas ici). Je prends note et tente de vivre avec « ça » mais – ben oui, encore un MAIS – si les surdoués eux-mêmes conviennent que le QI seul ne suffit pas, qu’il existe bel et bien cette satanée inhibition intellectuelle, ils ne l’intègrent pas ! Un surdoué DOIT avoir +130 de QI sinon il ne l’est pas !!! cqfd (voir Mensa par exemple). Il est donc difficile de se sentir appartenir à un groupe qui vous renvoie cette seule et unique condition que vous ne remplissez pas.
    Paradoxalement, si je me sens bien et enfin comprise dans les groupes de surdoués que je rencontre de temps à autre (oublions un instant le syndrome de l’imposteur qui m’assaille) je m’ennuie et trouve même quelquefois les raisonnements trop faciles voire à la limite du ridicule. C’est grave docteur ?

    Je m’adresse donc ici à un être qui pourra m’aider. Peut-on ressentir TOUTES les caractéristiques d’un surdoué et ne pas l’être ? Je n’en doute pas ! Mais alors où chercher ?
    D’un autre côté, si véritablement je vis une ô combien douloureuse inhibition intellectuelle, que faire pour retrouver mes capacités, accepter et arrêter de vivre dans le déni ?

    1. Bonjour Difference.
      Oui, ce satané QI a, je crois, encore de beaux jours devant lui…
      Je ne suis pas thérapeute et j’espère que si certains nous lisent, ils n’hésiteront pas à vous répondre ici.
      Mais simplement, quand même, une question : vous parlez d’inhibition intellectuelle.
      Pour moi, je fais la réflexion suivante : l’inhibition intellectuelle est générée par la peur (ou la honte qui en est une manifestation). Avez vous déjà travaillé sur ce blocage ? Vous a-t-on aidée à lutter contre vos peurs ? Car j’ai le sentiment que surmonter peur(s) et/ou honte, c’est un point-clé pour ensuite, y voir plus clair.

  39. Bonjour Madame,

    J’ai commencé à lire votre livre. Je le trouve très intéressant et facile à lire.
    Je ne sais pas si je suis surdouée (j’ai honte d’avoir cette idée) mais depuis quelques mois je lis des choses à ce sujet. Et c’est troublant de voir décrire comme presque toute sa personnalité (mais certains points ne me ressemblent pas)! Je n’ai jamais fait de tests et franchement si je dois en faire j’ai très peur du résultat. Si je suis en dessous, ce serait dommage car mon espoir d’enfin appartenir à un groupe s’éteindrait. Je vois une psychologue depuis peu, mais j’ai la sensation qu’elle ne va pas m’aider dans mes problèmes de mal-être. Comment rencontrer d’autres personnes? Mais avant tout, comment savoir si j’en suis une? Que dois-je faire à votre avis svp?

    1. Bonsoir

      Merci de vos compliments, qui me touchent vraiment. Je pense qu’avant de passer un test, il peut être intéressant pour vous d’échanger avec d’autres personnes sur des forums de surdoués.
      Une autre possibilité est de rencontrer un(e) psychologue affiliée à un réseau d’enfants précoces (dans les faits, le mode de fonctionnement intrinsèque ne change pas : les hypersensibilités en particulier) et ceci pourrait vous donner quelques points de repères supplémentaires.
      Je pense qu’il peut, de toutes façons, être intéressant de parler avec un thérapeute sensibilisé au surdon en évoquant vos inquiétudes et vos souffrances.
      Le test n’est pas un aboutissement : ce qui l’est, c’est de se sentir bien avec son mode de fonctionnement 🙂
      Rappelez vous aussi qu’il est important que vous vous sentiez bien avec le thérapeute que vous rencontrerez (quitte à en changer au bout de deux séances, si vraiment, vous ne vous sentez pas bien).
      … Et puis, peut-être que certains de ceux qui hantent ce blog auront d’autres réponses à vous apporter ? 🙂

  40. Bonjour,
    J’ai acheté votre livre hier et en ai lu à peu près la moitié.
    J’ai près de 30 ans. J’ai pris conscience que je pouvais être surdouée il y a quelques mois (bien que fréquentant des psys depuis 7 ans) en lisant le livre de Jeanne Siaud-Facchin. J’ai fait un test chez Cogito’z et finalement j’ai un QI « verbal » de 139 et un QI « manuel » (je ne reprends pas leurs termes) de 108 (si je me souviens bien). Je suis donc à la limite une « surdouée légère ». D’ailleurs je ne me retrouve pas dans tout ce que vous écrivez, notamment en ce qui concerne l’hypersensibilité. Je suis hypersensible mais peut-être pas au point de vos exemples. Cela dit je suis agoraphobe depuis l’enfance…
    Je suis moi-même attachée territoriale et… ce n’est pas facile. Petite à l’école j’étais première de la classe mais dans le camp des 10% « harcelés ». Pendant mes études supérieures j’étais mieux intégrée avec les autres mais au fur et à mesure que je faisais s’atténuer mon agoraphobie j’ai pris conscience que subsistait un décalage avec les autres. Et au boulot à quoi ça sert d’être plus intelligent que les autres ? Ca ne sert pas à s’intégrer parmi les collègues et à la rigueur ça n’intéresse même pas la hiérarchie (et je ne vous parle même pas de la première chef que j’ai eue qui faisait du harcèlement moral).
    Je garde une honte de ne pas avoir pu poursuivre en thèse (quand j’étais au niveau du master 1 je n’avais pas compris qu’il fallait que je canalise ma pensée, qu’à la rigueur la recherche n’était peut-être pas faite pour les gens qui cogitaient comme moi). Je me dis que je me serais peut-être davantage épanouie intellectuellement dans le monde de la recherche. D’un autre côté j’ai toujours voulu changer le monde et j’ai intégré la Fonction Territoriale pour ça. C’est ça que je voudrais : gagner mon salaire à la sueur de mon petit cerveau tout en étant dans une organisation qui agit concrêtement pour changer le monde. Mais je me sens seule. Ici, là où je vis les gens que j’estime intellectuellement sont très peu nombreux. Je n’ai ni amie ni petit ami. Pour avoir de l’intérêt pour quelqu’un, je dois l’estimer intellectuellement. J’admets que c’est horrible de sélectionner les gens comme ça. Mais de toute façon ma sanction c’est la solitude.

    Bonne continuation.

    1. Merci de votre témoignage
      « j’ai un QI « verbal » de 139 et un QI « manuel » (je ne reprends pas leurs termes) de 108 (si je me souviens bien). Je suis donc à la limite une « surdouée légère » »
      Je ne suis pas une spécialiste des tests mais je crois me rappeler qu’une telle différence entre QI verbal et QI performance, ce n’est pas « normal ».
      Que vous a-t-on précisé sur ce point ?

    2. J’en profite pour poser qques questions supplémentaires:

      Quel test? La WAIS3?
      Combien de subtests avez-vous passé? Il y en a 11 obligatoires, si vous en avez moins, le test n’est pas « complet ». Question étrange j’en conviens, mais pour avoir déjà eu en main des bilans de cet organisme, le nombre de subtests passés n’est pas toujours de 11…
      Donc je m’interroge…

  41. Just some words…

    It’s the first time that I find a site on the giftedness which is available in french AND in english. Cécile, you’ve had a really great idea to build your site on that way, because everyone around the world could be able to have information on the subject. To share all your knowledges with the rest of the world is terrific ! Keep going on that way ! And thanks so much… it’s kinda helpfull for somebody like me…

    Laynee

  42. Bonjour,

    Heureux de découvrir votre blog et la simplicité avec laquelle on peut interagir grâce à lui.

    La question du surdon me touche énormément et je m’interroge très profondément sur le thème depuis que des amis m’ont suggérer de m’intéresser à ce sujet pour moi-même il y a deux ans.

    J’ai commencé à lire sur le sujet, et peu à peu reconnu des choses, des traits de ma personnalité, de mes réactions.
    Plus j’en lis sur le sujet et plus je m’interroge, plus je me dis : « serais-ce possible que celle difficulté qui va croissant à vivre soit liée à un mode différent de fonctionnement, à cette chose que je lis dans les livres ».
    Je suis actuellement entrain de lire votre ouvrage et il me renseigne énormément et me touche. En particulier, j’y trouve comme une réponse à ce besoin de calme, de repères que j’éprouve si souvent.
    Mais bon, à partir de là, comment aller plus loin, qui rencontrer pour avancer, que faire, comment agir pour que cette compréhension progressive devienne une certitude, et que cette certitude soit éclairante et me permette d’agir ensuite pour mieux être!
    Je vais parcourir les diverses rubriques du blog pour continuer ma quête.
    Merci tout d’abord, et j’espère ensuite que nous pourrons échanger…

  43. Livre très intéressant, et très touchant. J’ai souvent rigolé, on s’y retrouve tellement…

    Petite question à part, dsl, Vous faites du karaté ? Quel style ? Wado ou Shotokan ? (petite question qui trotte suite à quelque passages du livre….)

    Merci pour cet ouvrage.

  44. Hi, Cecile I see you are making over this blog. If I can give the suggestion for the mypersonality column you can choose the vertical model (like mine) so the personality and multiple inteligence can be seen.
    🙂

  45. Actually, I make this blog is to give the knowledge for Indonesian especially because I hope with my blog the Indonesian can get the knowledge easily and keep update the knowledge by their own mother language because most of the update science is in english.
    🙂

    1. Someone around me once committed a suicide. I felt so bad that I went and met a psychiatrist. We talked together, I told him about my intuition that suicide and giftedness had something to do together. He encouraged me to undertake my research. And when he read my conclusions he just told me « go and make it public. This will be very helpful ».

          1. Moi je suis épuisée.
            Je n’arrive toujours pas a comprendre qui je suis ni comment me situer. J’en suis venue à penser que je ne réussirai jamais à m’intégrer durablement quelque part.

            Le pire est dans les relations sociales parce que j’analyse tout et tout le monde et même lorsque je décide de ne pas les voir vraiment, je décèle les défauts et les attitudes a ou plutôt immorales et ça m’obsède…

            Je ressens des événements (qui me sont proches) ou certains comportements associés à des personnalités qui me sont transparentes et on prend cela pour de l’intuition alors que c’est juste de la déduction simplement.

            Je ne peux rien expliquer de cela parce que ca ferait prétentieux, je ne peux rien justifier jamais parce que je ne sais pas comment expliquer le resultat.

            Je suis heureuse parfaitement puis un détail m’apparait et là je me referme comme une huitre. J’ai du mal à relativiser tout m’apparait important capital même.
            Pourtant lorsqu’il s’agit de la vie des autres, je sais parfaitement les conseiller.

            Le travail c’est le pire… Obligé de faire des choses stupides qui n’ont aucun but vraiment utile à l’humanité, pour et avec des gens qui s’en fichent très souvent et qui vous torturent le reste du temps.

            Les sujets de discussions autour de moi sont restreints – ca se limite à la télé realité et aux informations – car lorsque j’aborde un sujet autre on me fait comprendre que ca n’a aucun intérêt. Le pire c’est qu’ils ont raison….Effectivement, parler pendant des heures de la conquête spatiale, de la mort et de la vie, de l’âme du corps, des momies et de la Grèce antique ou des abeilles n’a aucun intérêt immédiat, sauf peut-être pour moi c’est à dire personne.

            1. sauf peut-être pour moi c’est à dire personne
              hmmm – il y a un peu de boulot du côté de l’estime de soi, non ?…
              De l’importance de rencontrer des pairs…

              Enigma, si le coeur vous en dit, débarquez sur le chat… mais il y a aussi Zebra Crossing qui organise de joyeux attroupements de zèbres où je sais que parler de « ce qui n’intéresse personne » a beaucoup de chance de susciter des échanges passionnants…

  46. Hi, I just visited your blog! I hope we can be a friend from now. Do you have a facebook account? Please tell me what your profile name is. I will search your name and add you as a friend. Thank you for the blogroll.
    Btw how about your new book? Can you share to me how to write a book? I have a plan to write a book, but I’m still not confident until now.
    Nice to meet you here!
    🙂

    1. Nice to meet you Catherine !

      Thank you for visiting my blog ! I found yours very instructive and it was a pleasure for me to make the link.
      As you can see my blog is still under construction (not any text is yet translated into english, what I intend to do in the next few days).
      Regarding your question about writing a book :when you think you have a good idea, write down the main ideas, build up a scheme, write, make it read around you by people you have confidence in, and then send your manuscript to publishers (beware of intellectual property and see in Indonesia the way you can protect it). For my part, I was also considerably supported by a professor psychiatrist who told me that my book would be helpful.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *