Les adultes surdoués ont d’abord été des enfants dont les besoins ont souvent été niés.

Voici quelques extraits d’un article célèbre écrit par Déborah Ruf, Ph.D., l’une des psychologues américaines les plus réputées sur le sujet. (Cet article est paru dans le Advanced Development Journal, Vol. 8,  de 1999).

Intitulé “If You’re So Smart, Why Do You Need Counseling?” (Si tu es si intelligent, quel besoin as tu d’aller consulter ?), cet article montre comment les baby-boomers ont un passé d’enfant qui leur a apporté beaucoup de confusion. Autant d’exemples destinés à aider les thérapeutes dans leur accompagnement.

En se référant à la pyramide de Maslow (la pyramide de la satisfaction des besoins humains), Deborah Ruf explique comment les changements de générations peuvent provoquer des changements de besoins chez les surdoués :  ceux qui ont vécu la Grande Dépression (celle de 1929) et puis la Seconde Guerre Mondiale et enfin la reconstruction ont d’abord du penser à assurer leurs besoins de base. (Ce faisant, ils ont fait le lit des générations suivantes qui ont eu à leur disposition le confort nécessaire pour penser à se réaliser.)

Pour cette génération née au début du 20° siècle, la notion de dépression leur est inconnue, ils ne savent pas ce que c’est qu’un psy et ils ont tendance à considérer les plus jeunes générations comme pleurnichardes, très indulgents à l’égard d’eux-mêmes, et même, carrément : faibles.

Déborah Ruf a rédigé une thèse qui portait sur une centaine d’adultes surdoués (entre 20 et 83 ans). L’effet générationnel est apparu :  Aucun de ceux qui avaient plus de 60 ans ne déclarait avoir eu recours à un psy; à peu près 1/3 des sujets âgés de 40 à 60 ans avaient consulté ; et près de la moitié des moins de 40 ans avaient déjà cherché de l’aide ou consulté à l’époque où l’étude était réalisée.

Elle s’est donc concentrée sur les Baby-boomers – 41 adultes entre 40 et 60 ans en 1993, à l’époque où elle a effectué sa collecte de données.

Presque tous ont rapport avoir eu des expériences douloureuses dans leur enfance. Plus des ¾ évoquent la douloureuse recherche de sens à leur vie. La réponse de leur parents était en général « Tu n’as qu’à trouver tout(e) seule(e) ! Tu n’as pas besoin d’aller voir un psy pour ça ! », réflexions générant culpabilité et honte. Près d’un tiers des 41 adultes surdoués a pourtant fait appel à un psy.

Les causes ?
–       Pour 56% d’entre eux, ce sont des traitements abusifs (fessée et gifles n’étant pas inclus car ils correspondent aux critères classiques de discipline de l’époque). Ces traitements abusifs relèvent du harcèlement moral et émotionnel, mais aussi sexuel (pour au total plus de 30% d’entre eux). Sans compter les enfants battus.
–       Pourtant , ces mauvais traitements semblent avoir eu un effet relatif sur la véritable raison qui conduisait ces adultes en consultation : le fait de se sentir déprimé, triste ou sans espoir.

Qui suis-je ?
Le surdon est largement affaire d’ajustement social et émotionnel. Le degré auquel les individus sont différents de la norme attendue rend d’autant plus important la façon dont les personnes importantes de l’entourage du surdoué (parents, professeurs, pairs) réagissent avec eux. En d’autres termes c’est la perception par l’enfant surdoué de la façon dont il est accepté, approuvé ou rejeté qui va conduire à cet ajustement social et émotionnel.

Deborah Ruf rapporte ensuite les témoignages de ces adultes qui ont tous plus ou moins bien vécu leur surdon lors de leur enfance : parents qui les rabaissaient volontairement pour qu’ils ne prennent pas la grosse tête.

Elle rapporte aussi qu’au moins la moitié des sujets étudiés avaient seulement découvert à l’âge adulte les raisons de leur sentiment d’être à part en permanence étaient dus à leur différence de fonctionnement intellectuel avec leurs pairs.

La grande intelligence place souvent les jeunes gens dans des positions intenables par rapport à des personnes situées en position d’autorité.

Un femme chef d’entreprise rapporte par exemple son expérience : «  En 1980, je me suis vu refuser le sujet de ma thèse de master en communication qui portait sur « Les Ordinateurs, Outils de communication de masse ». La direction estimait que les ordinateurs n’étaient pas un outil de communication de masse. »

Certains sont totalement inconscients de ce que d’autres peuvent vraiment penser et raisonner différemment d’eux et ils ont même un vrai ressentiment face à cette « inaptitude » qu’ils ne comprennent pas.  Quand s’y ajoute un manque de compassion et de compréhension qui se manifeste par une forme d’intolérance sur fond défensif, ceci fait d’eux des gens très impopulaires dans leur environnement professionnel, et les conduit à être sous-appréciés.

Une femme de 50 ans décrit un problème familier à beaucoup de surdoués adultes : « Mon plus gros problème avec les jobs, c’est quand il y a de la rigidité, de la stupidité, et le besoin de contrôle de la part des responsables – et malheureusement, c’est typiquement le genre de personne qui a tendance à s’élever au sommet.  Alors je démissionne, ou m’approche très dangereusement de la démission… ou bien je suis virée parce que je dis tout haut ce que d’autres osent à peine penser tout bas. » […]

Où en suis-je ?

Tous les adultes qui ont consulté ont pris une part très active à leur propre développement, indépendamment de la thérapie. Ils ont lu, assisté à des conférences et même étudié au point de passer des diplômes en psychologie, en théologie, en philosophie…

Extraits de témoignages :

« J’aurais voulu avoir plus de câlins et de jeux et moins de règles de conduite pour les bonnes manières [….] J’étais bordélique, désorganisée, rebelle, chahuteuse et toute en émotions. Mais j’étais aussi dotée d’une belle capacité d’imagination, j’étais drôle, brillante, affectueuse, et si ces traits avaient été aussi reconnus que ceux pour lesquels j’étais critiquée, j’aurais une vision de moi toute différente ».

“J’ai passé une année à pleurer quasiment tous les jours. Ensuite j’ai rencontré un psychologue pendant une autre année, mais ça m’a frustré parce que j’avais le sentiment qu’il se contentait de m’écouter sans plus. J’ai commencé à lire des livres de psychologie ? j’en ai lu environ 30, non seulement de psycho, mais aussi en éthique et en techniques de communication. Je ne suis plus déprimé. J’ai commencé à lentement changer ma façon de voir sur la responsabilité que chacun porte de ses relations avec les autres, sur l’authenticité, la tolérance… Je crois qu’une certaine forme d’autoritarisme et d’intolérance ont été des problèmes majeurs pour moi. […] Je crois que bien que beaucoup de choix se soient ouverts à moi, j’ai rarement eu le courage de faire ces choix et j’ai laissé les autres ou les événements décider pour moi. J’ai toujours choisi de ne pas choisir. Mais maintenant, je suis en train de changer tout ça. »

Déborah Ruf note enfin ceci : Alors qu’un développement émotionnel avancé est chose rare dans une population normale, tout au plus 10% des sujets, elle constate que plus de 20% des adultes surdoués qu’elle a étudiés avaient atteint ces niveaux avancés de développement. Pour elle, pas de doute : le surdon joue un rôle important dans ce développement, même si, au regard des résultats de son étude, il ne fait non plus aucun doute que maturité émotionnelle et grande intelligence sont bien deux entités distinctes.

39 thoughts on “Les adultes surdoués ont d’abord été des enfants dont les besoins ont souvent été niés.

  1. Une des raisons du surdoués c’est aussi d’avoir des parents hyper exigeants pour leurs enfants, et qui exigent beaucoup mais donnent tres peu par rapport a l’effort consenti en terme de reconnaissance affective et materielle. Meme avec des enfants non surdoués ca joue aussi . De plus les parents sont rigides sur le choix des etudes etc donc oui leurs besoins ont été niés d’une certaine facon
    On appelle cela en psychologie des parents narcissiques. les enfants sont la pour satisfaire les besoins (narcissiques) des adulte (parfois personnage public) et leurs propres besoins sont niés. il sont faconnés pour ressembler a l’image ideale que les parents veulent d’eux et pour servir leurs parents. leur identité propre et donc toute difference est niée ou doit etre lissée.
    Qui plus est nous vivons dans une société narcissique ou le paraitre est de plus en plus important. Cela s’inscrit donc plus généralement dans notre forme de société, la société française etant une des plus narcissiques au monde que j’ai pu connaitre (on rencontre meme parfois dans des couches populaire en France un certain snobisme, ce qui est assez rare en general au monde).
    Par ailleurs, globalement socialement il y a un rejet du surdoué sauf si cantonné a certaines activités ou métiers (scientifique, artiste etc). Le monde de l’entreprise et surtout de la grande entreprise (sur lequel je suis extrêmement critique) n’en est pas des moindres, surtout qu’il est le jeu d’enjeux financiers qui éliminent d’emblée toute moralité ou residu de qualités humaines. Le probleme de la negation du surdoué est bien plus vaste et s’inscrit dans une logique sociale. pas etonnant que beaucoup de surdoués se sentent mal a l’aise dans cette société.
    A noter que certaines sociétés plus primitives sont moins hierarchisées (le chef n’a jamais autant de pouvoir qu’un president) et plus inclusives (meme les etrangers sont bien acceuillis si ils respectent les coutumes et usages bien sur)

  2. Bonjour
    J ai depuis quelque temps un doute.. Je pense etre un zebre, mais n en ai aucunement confirmation.
    Il y a longtemps , au cours d une vie tres chaotique, j ai eu l occasion de rencontrer (de facon generalement imposee) une kyrielle de psy m ayant diagnostiquee .. Je vais raccourcir.. adulte psychologiquement handicapee. Il faut dire que j avais ete bien conditionnee, et ce durant pas mal d annees, afin d arriver a ce resultat….
    Ou, et a qui puis je m adresser, afin de trouver les vraies reponses a mes nombreuses questions?
    Je me souviens qu enfant, suite a un test de QI, il avait ete declare que j avais une intelligence superieure a la moyenne. Nous etions en 1974, et » no passa nada »

    1. Bonjour Boniface

      Je réponds aux demandes de thérapeutes en privé.
      Je dispose d’une liste que les lecteurs de Talentdifferent m’aident à construire pare les retours d’expérience positifs qu’ils me donnent

      1. Bonjour ‘je suis tout nouveau sur ce site
        Je me suis découvert hpe a l’âge de 45ans
        ilya 1an après un parcours très chaotique
        43 patrons compagnon menuisier du tour de France
        meilleur ouvrier de France
        Aujourd’hui je me retrouve au rsa pour la 5eme fois
        tout ça pour dire que la vie pour les surdoués
        et un éternel recommencement merci pour tout les commentaires alexandre

      2. Merci Cécile de m’avoir répondu
        Avec ma adyslexie dyspraxie! !!!
        Dyscalculie je suis en plein travail
        pour pouvoir faire partager mon expérience personnelle et professionnelle sur se site
        Si dur pour les dys et les surdoués

        30 années d’expérience même ci elles sont chaotique

        1. … Ce qui est terrible pour un surdoué atteint de « dys », c’est que la « dys » cache le surdon, tandis que le surdon aide à développer des stratégies pour compenser le handicap « dys »
          .. Au final, sauf regard très affuté, on a un enfant moyen à sous-performant qui finit par décrocher sans qu’on arrive à comprendre pourquoi…

          1. Cécile merci ,je me pose la question
            et je me pose la question
            ladifférence entre être dys dys dys
            et surdoué ça m’interpelle
            sachant que malgré tout mon parcours
            chaotique
            ma création et toujours la
            aujourd’hui je crée la première entreprise artisanale
            de sextoys en bois
            je pense que la création pour un hpe
            je dit bien pour un hpe
            primordial

  3. Bonsoir Susu,

    Tout à fait d’accord avec vous, sur tous les points, pour 2 raisons principales :

    – j’ai subi une grosse pression psychologique de la part d’un de mes parents durant toute mon enfance et mon adolescence, et recu quelques claques évidemment

    – je ne supporte pas de voir un enfant pleurer

    L’injustice nous pousse à crier fort parfois, comme vous Susu, ou à ruminer dans son coin, comme moi souvent.

    Votre cri me rappelle des mauvais souvenirs, mais grave, merci de vous exprimer ainsi

    Cricri

    1. « L’injustice nous pousse à crier fort parfois »
      Ca tombe mal pour moi : je déteste les cris qui me rappellent de trop mauvais souvenirs de violence verbale et morale – ce que ce long (et au demeurant sur le fond très sensé) commentaire a été car rédigé en lettres capitales qui signifient cris, voire hurlements en « langage nétiquette ».

      Ce billet traite de la difficulté à se retrouver à trouver sa place, et montre que, malgré les apparences, au final, les mauvais traitements semblent avoir un impact relatif sur les questionnements et la recherche de sens des surdoués que Barbara Ruf a rencontrés.

      Fessées et giffles… Bien sûr que, quelles qu’elles soient – données sous le coup de l’émotion et regrettées aussitôt ou assénées avec l’intention de prendre le contrôle – elles sont de la violence. Mais c’est quand même surtout, comme dans tout harcèlement moral, leur fréquence qui va marquer la violence (et les psychologues l’ont noté – les enfants font la distinction entre la giffle d’épuisement d’un parent qui n’en peut plus et revient au stade de l’expression brute celle à laquelle recourent les petits enfants quand ils ne savent pas exprimer leur colère par des mots et donc se mettent à frapper, et les giffles d’humiliation).

      Cela dit, ces fessées et ces giffles restent, effectivement, en mémoire – quel rôle jouent elles dans la construction identitaire – ce n’est pas le propos de ce billet très précisément (ce qui vaut à Barbara Ruf de ne pas s’attarder sur le sujet qui, dans ce cas très précis, devient secondaire), mais il peut être intéressant alors de se tourner vers le Modèle de Formation de l’Identité du Surdoué proposé par Abndrew Mahoney.

      « Maman, pourquoi y a-t-il des enfants qui apprennent à avoir peur ? »
      C’est la question que m’a un jour posé mon fils âgé d’à peine 10 ans qui venait de regarder Oliver Twist.
      Mon coeur s’est serré – cette question me renvoyait à des peurs intimes.
      Pouvait il savoir que je m’étais jurée de ne jamais lever la main sur mes enfants et de ne jamais élever la voix à leur encontre, pour que jamais ils n’apprennent à avoir peur ?
      La réalité, c’est qu’il m’est malheureusement arrivé de ne pas arriver à tenir cette promesse que je m’étais faite – trop épuisée pour ne pas me retrouver démunie et m’empêcher de régresser;
      Mon fils a grandi et avec lui ses frère et soeur. Et je sais qu’ils ont appris à ne pas avoir peur.

      Dire les choses sans hurler est possible Susu et Cricri, surtout quand on sait ce que la violence, même verbale, peut induire.

      1. Je suis plussoie Cécile. C’est une chose de ne pas vouloir, sincèrement, frapper ou engueuler ses enfants, c’en est une autre quand on est seule, épuisée, en profond mal être, face à trois êtres plein de vie et acharnés à faire jaillir le monstre qui sommeille en nous… (Jacques Salomé le décrit bien dans un de ses contes).
        Et aussi, pour la violence morale. Je me souviens très précisément de la fessée et des deux gifles reçues de mon père, mais ce ne sont pas elles, bien qu’injustifiées, qui m’ont le plus brisée, c’est le harcèlement moral que j’ai subi de sa part et de celle de toute ma famille.
        Pour en revenir aux fessées et gifles, c’est quand je n’ai pu me retenir de frapper mon fils aîné, que je me suis rendue compte que ma mère avait sans doute fait la même chose avec moi, mais je n’en avais aucun véritable souvenir, ma mère ayant toujours donné l’image d’une personne « sereine et équilibrée »… Un bel exemple de la toxicité du déni. Si, quand mes enfants étaient petits, j’avais eu pleinement conscience de la maltraitance que j’avais subie enfant, ce qui était loin d’être le cas, il est probable que j’aurais mieux maîtrisé mes pulsions. Il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir, c’est plus compliqué que ça.
        Mince, je voulais dire autre chose et je ne sais plus quoi 🙁

  4. « Pour 56% d’entre eux, ce sont des traitements abusifs (fessée et gifles n’étant pas inclus car ils correspondent aux critères classiques de discipline de l’époque).  »

    JE SUIS OUTREE DE LIRE DE TELLES BETISES!!! SURTOUT DE LA PART D’UN ZEBRE!!!! BIEN EVIDEMMENT QUE LES GIFLES ET FESSEES SONT DES TRAITEMENT ABUSIFS!!!! POURQUOI LORSQU’UN MARI DONNE UNE GIFLE A SA FEMME, CELA EST CONSIDERE COMME UNE VIOLENCE, MAIS QUAND UNE MERE DONNE UNE GIFLE A SON ENFANT, LES GENS NE TROUVENT PAS CA GRAVE?!!! L’ENFANT EST AUSSI UN ETRE HUMAIN, EGAL A L’ADULTE, QUI MERITE RESPECT ET TENDRESSE! TOUT COMME UNE FEMME EST EGALE A L’HOMME ET MERITE RESPECT ET TENDRESSE DE LA PART DE SON MARI! C’EST PAREIL! C’EST QUOI CETTE DISCRIMINATION DE L’AGE?! UN ENFANT NEST PAS INFERIEUR, UN ENFANT DEVRAIT AVOIR LE DROIT AU RESPECT! CA ME FAIT PENSER A LEPOQUE OU LES NOIRS ETAIENT CONSIDERES INFERIEURS ET OU ON POUVAIT LES REDUIRE EN ESCLAVAGE ET LES MALTRAITER SANS QUE PERSONNE NE TROUVE CA ANORMAL ET INJUSTE. OU ALORS LEPOQUE OU IL ETAIT DE NORMAL DE GIFLER SA FEMME ET OU LA FEMME NE POUVAIT PAS TRAVAILLER ET RESTER A LA MAISON! C’EST LA MEME DISCRIMINATION QUI SE PASSE AUJOURDHUI! MAIS SUR UNE CIBLE DIFFERENTE : L’ENFANT. AU MOYEN-AGE, IL ETAIT AUTORISE DE FRAPPER LES ENFANTS. EN 2013, AUSSI. A CROIRE QU’ON VIT ENCORE DANS UN MONDE D’OBSCURANTISTE! MAIS BON C’EST TELLEMENT PLUS FACILE DE S’EN PRENDRE A PLUS FAIBLE QUE SOI! ET OUI L’ENFANT EST PHYSIQUEMENT PLUS FAIBLE QUE NOUS, PLUS PETIT, PLUS FRAGILE ALORS ON EN PROFITE POUR LE FRAPPER! USER DE LA VIOLENCE SUR PLUS FAIBLE, N’EST CE PAS LACHE?! DE PLUS, ON DIT QUE LA VIOLENCE N’EST PAS LA SOLUTION, MAIS ON LES EDUQUE AVEC LA VIOLENCE! N’EST CE PAS CONTRADICTOIRE? JEN AI RAS LE BOL DE TOUTE CETTE MASSE DE CONS QUI PENSE QUE GIFLER UN ENFANT EST DE LEDUCATION! DE PLUS, BEAUCOUP DE PARENTS NE RESSENTENT RIEN QUAND ILS VOIENT LEUR ENFANT EN LARME APRES QUE LA GIFLE A ETE DONNEE! COMME S’ILS N’AVAIENT AUCUNE EMPATHIE, AUCUN COEUR! MOI JE NE POURRAI JAMAIS LEVER LA MAIN SUR PLUS FAIBLE QUE MOI, A CHAQUE FOIS QUE JE VOIS UN ENFANT PLEURER CA ME TORTURE LE COEUR JE RESSENS LA DOULEUR DE LENFANT ET SON MAL ETRE! ET JEN AI RAS LE BOL DE VOIR QUE DANS CE PAYS DE MERDE LES GIFLES ET FESSEES SONT AUTORISEES! DANS D’AUTRES PAYS EUROPEENS, LA FESSEES A ETE ABOLIE DEPUIS LONGTEMPS! MAIS BON LA FRANCE EST EN RETARD SUR TOUT COMME DHABITUDE! PAS SEULEMENT SUR LA DOUANCE MAIS AUSSI SUR LES DROITS DE LHOMME ET L’EGALITE QUE LA FRANCE PRETEND REVENDIQUER ALORS QUE LES DROITS DE LENFANT NE SONT PAS RESPECTES ET QUE LEGALITE NON PLUS CAR LENFANT A LE DROIT DE SE PRENDRE DES GIFLES TANDIS QUUN ADULTE NON! HONTEUX POUR UN PAYS QUI A LE MOT « EGALITE » DANS SA DEVISE ET QUI PRETEND REVENDIQUER LES DROITS DE LETRE HUMAIN! (OUI LENFANT EST UN ETRE HUMAIN, MALGRES CE QUE BEAUCOUP PEUVENT PENSER! CE NEST NI UN OBJET NI LESCLAVE DE SES PARENTS! CEST UN ETRE HUMAIN COMME TOUT LE MONDE!) LA FRANCE, PAYS DES DROITS DE LHOMME? MON CUL, OUI! UN ETRE HUMAIN RESTE UN ETRE HUMAIN, PEUT IMPORTE SON AGE, SA NATIONALITE OU SON ORIENTATION SEXUELLE, UN ETRE HUMAIN DEVRAIT AVOIR LES MEMES DROITS QUE LES AUTRES ETRES HUMAINS! C’EST POUR CA QUE NOUS DEVONS NOUS BATTRE POUR QUE LES DROITS DE LENFANT SOIT RESPECTES ET POUR QUE LA FESSEE , GIFLES ET AUTRES VIOLENCES SOIENT BANNIES!!! DESOLE DE CE PAVE MAIS JE SUIS BOULVERSEE DE LIRE QUE LES GIFLES ET FESSEES NE SONT PAS DES TRAITEMENTS ABUSIFS! SURTOUT SUR UN SITE DE ZEBRES, QUI EUX SONT SENSES DETESTER L’INJUSTICE ET ETRE SENSIBLE AU MAL ETRE DES AUTRES ! DU COUP JE ME SENS ETRANGE MEME AVEC MES « SEMBLABLES » !!! RAS LE BOL.

    1. Bonjour susu
      .. est-ce que ça va mieux après ce coup de gueule ?

      .. Juste vous dire que j’ai fait que reprendre le texte de Barbara Ruf (une psychologue américaine réputée pour ses travaux sur les surdoués – qui a effectué le travail dont elle parle dans les années 90) – le site n’est pas directement accessible, mais en cache, on peut en lire le texte original qui dit ceci :
      « In my dissertation study group of highly gifted adults, 56% reported some degree of abusive treatment in their childhoods. Although approximately half the group reported slappings and spankings – a common form of discipline among this age cohort that I did not include in the abusive category. »

    2. Ces hurlements sont très pénibles. C’est une forme violence qui devrait être bannie des z’internet. Car les lecteurs aussi sont des êtres humains et ont des droits (comme le droit de ne pas se faire hurler dessus, par exemple) !
      Pour en venir au fond je pense que vous confondez plusieurs choses : être humain, citoyen, droits de l’homme, enfants, esclavage etc… Vous mélangez tout dans une sorte de gloubi-boulga, je trouve. Les enfants sont certes des êtres humains, mais ce ne sont pas des adultes, et ce ne sont pas des citoyens. Mélanger les deux n’a aucun sens. Je vous conseille « Sa majesté des mouches » de William Golding, pour vous donner une idée de ce qu’un enfant, livré à lui même, peut devenir… Ce n’est pas un hasard si de nombreux pays ont utilisé des enfants soldats, si les Khmer rouges ont utilisé des enfants pour commettre leurs massacres. Un enfant a certes des droits, mais est avant tout un être en devenir, il ne faut pas l’oublier…

      1. Ah… J’ai vécu avec une 1ère femme qui a été détruite par ses parents (violences « classiques » de type martinet mais surtout manque d’affection, repères sociaux rigides sans valeur ajoutée et surtout mépris totale de sa différence – hyper-créative et hypertrophie sociale.)
        Elle s’en était (morte d’un cancer en 2005… Malchance ??) « apparemment » bien tirée mais cela l’a rongée toute sa vie et moi j’avais l’impression de voir ce qu’elle aurait pu être, ce qu’elle pouvait être mais sans savoir comment l’aider à faire le chemin vers elle-même, sans savoir si c’était possible. Cela restera une énigme douloureuse…
        Elle a reproduit des comportements de châtiments avec nos deux enfants du type « tu as cassé quelque chose dans le magasin tu vas payer » et le soir application de la sentence sur des enfants qui ne comprenaient pas (coups de cuillère en bois de cuisine d’après ce que m’ont raconté les enfants 10 ans plus tard sans que je ne l’ai jamais soupçonné).
        Je discute également beaucoup avec une amie dont j’ai un feeling zébresque et qui a été battue et humiliée jusqu’à 18 ans (puis enfuie enceinte, sa fille, la rue, la survie…).
        On ne peut que condamner cette violence.

        Mais je rejoins Ivan. Mes enfants ont le droit aussi à ma violence pour se construire. Celle des limites. J’assume les quelques gifles qu’ils ont reçues. Ils m’en parlent parfois. Ne mélangeons pas tout. Ca nous amène sur la question de la violence constructrice qui est sûrement un sujet intéressant et dangereux… Désolé pour la limite de mon acuité mais je voulais apporter ce témoignage.

        1. Bonjour,

          Je rejoins l’avis de Sempre Vivace en apportant mon petit témoignage ^^.

          J’ai reçu quelques gifles dans mon enfance et elles étaient toujours justifiées.
          Peut être que sur le coup, quand on est enfant et qu’on reçoit une gifle, on estime que ce n’est pas juste. Mais avec seulement quelques heures de recule (et de réflexion sur ce qu’on a fait pour mériter la gifle), on comprend que finalement, on l’avait peut être bien méritée.

          Bien sûr, il y a des parents qui en abuse par manque de patience ou d’autorité naturelle. Les parents qui giflent leurs enfants turbulents à l’attente en caisse(pour se défouler parce que eux aussi sont énervés d’attendre), ça m’exaspère aussi .
          La gifle ne devrait être utilisée qu’en « dernier recours » et très rarement. Quand on explique clairement et fermement plusieurs fois à son enfant que ce qu’il fait est mal, mais qu’il persiste délibérément pour tester les limites, il faut la poser cette limite. J’ai dû recevoir moins de 10 gifles en 18 ans, je n’estime pas avoir été maltraitée. Au contraire, je pense que mes parents m’ont bien élevée et que ces quelques gifles étaient nécessaires et font partie de mon éducation.

          Je me permets de faire un parallèle avec l’alcool, la cigarette ou autres. C’est parce que des personnes en abusent que la loi se durcit et va bientôt tout interdire. Passer d’un extrême à l’autre, ce n’est pas raisonnable.

          Enfin bref, tout ça pour dire : tout est une question de mesure.

          1. Même si vous les considérez justifiées, elles se basent quand même sur la négation de votre intégrité corporelle sur la base de votre âge et auraient pu conduire à des dommages physiques.
            La gifle ne devrait pas être utilisée hors de l’autodéfense, et dire que c’est le case lorsqu’il s’agit d’enfants alors qu’eux n’ont pas le droit de « lever la main » sur les adultes en « dernier retour » et à force d’être « excédé » est juste hypocrite.
            Et sinon, les excuses et justifications derrière la violence « banale » contre les enfants sont les mêmes que celles que ma mère mettait derrière le fait qu’elle me battait, et les parents battant leurs enfants voient le fait de les battre de la même façon que ceux qui leur donnent seulement des « petites gifles méritées » (et en rient d’ailleurs souvent avec eux, qui pensent qu’eux aussi ne mettent que des, argh, gifles méritées, quels bons souvenirs que ceux où on claque ses enfants !)
            Vous dépassez vous-mêmes les limites que toute personne doit respecter par rapport aux autres en vous permettant de frapper une personne parce que c’est un enfant.
            L’enfant peut apprendre les limites des conséquences réelles de ses actes, pas des abus de pouvoir des personnes violentes autour de lui.
            Et oui, même si vous internalisez la culture adultiste et violente autour de vous au point de justifier le manque de respect et la violence de vos parents, même si ça n’a pas été grave physiquement, tout le monde ne réagira pas comme ça, ne le gérera pas comme ça, et une personne ayant juste eu quelques gifles aura le droit d’être traumatisée. Vous n’êtes pas là pour dicter les traumatismes d’autres personnes et les invalider (vous avez le droit, ça rentre dans la liberté d’expression, mais c’est pas très utile, pas très sympa et pas un but en soi.)
            De même, je sais que certaines personnes sont renvoyées à leur trauma par les majuscules qui rappellent les cris et je fais attention à ça, mais c’est bien hypocrite par après pour différents internautes de placer ça au-dessus des coups niveau violence, surtout pour se moquer d’une personne qui a été traumatisée par des coups ce qui est très bas…
            On vous a répété plusieurs fois de respecter les enfants et adolescents aussi… faut qu’on vous gifle pour que vous compreniez les limites à votre autorité sur eux ? 😉

            1. Aussi : la femme moyenne a à peu près la même force qu’un homme, l’enfant selon son âge n’a pas la même force qu’un adulte, même pas un peu… et est économiquement, émotionnellement et socialement dépendant sur celui-ci.
              Je suis trans et les mêmes personnes qui essaient de me faire croire que je risque de m’évanouir à la moindre pichenette d’un homme sont celles qui après avoir appris que j’ai été battu (c’est vu comme justifié même si super stéréotypé niveau maltraitance parce que j’étais malade, on abaisse le niveau de respect pour les enfants et les malades mentaux donc si vous voulez être vu comme une personne à part entière vaut mieux pas être les deux ; aussi de nombreuses, nombreuses personnes le justifiaient quand j’étais battu, parce que gifle-pas-mort-fessé-moi-fort-solide-pas-mort-droit-taper-enfant-limites-taper-taper-taper) s’acharnent à défendre le fait qu’ils giflent leurs enfants et que moi aussi, un jour, je frapperai les miens et que je dois accepter, c’est tout-à-fait normal.
              Le pire sont ceux qui utilisent les personnes maltraitées comme argument comme quoi gifler ou fesser son enfant-propriété (« c’est mon enfant ! je fais ce que je veux ! ») c’est un droit.
              C’est complètement hypocrite et, en plus, l’enfant est légalement un citoyen contrairement à ce qu’indique un commentaire… même si ce n’était pas le cas, le statut de personne ou même d’être vivant suffit à avoir le droit de ne pas être frappé, aucune personne n’est moins égale qu’une autre, surtout si elle est plus fragile.
              Continuez à banaliser la violence banale, vous banalisez aussi la maltraitance avec.

    3. Ces majuscules ont vraiment agit sur moi comme une agression , on n’est pas obligé non plus de hurler pour exprimer ses émotions . que de violence 🙁

      1. Il est vrai que les messages passent mieux quand ils sont dits calmement. Pour autant, je rejoins le point de vue Susu : rien, absolument rien, ne justifie la violence envers les enfants. Rien. On ne gifle pas son voisin, on ne gifle pas sa femme, on ne gifle pas un enfant qui fait la moitié de son poids ou de sa taille. Bizarrement, personne ne va en coller une à un type qui fait 1m90 et 100 kilos à moins de faire deux mètres et deux cents kilos.
        Et pour tous ceux qui pensent encore que la violence de leur enfance était justifiée, je recommande vivement la lecture de « c’est pour ton bien  » d’Alice Miller. On ne changera pas cette société sans comprendre cette bas, que je répète : rien ne justifie la violence vis à vis d’une enfant.
        Quant à l’alcool et la clope, ça me fait rire à défaut d’autre chose: même avec modération, c’est toxique, mauvais pour la santé, ça détruit le corps humain, il n’y a strictement rien de bon là dedans, même en cherchant bien et en se trouvant toutes les excuses du monde (je fume et je bois, je ne considère pas pour autant que je me respecte en faisant ça, je sais que c’est simplement mauvais pour moi, je suis accro à des drogues, c’est tout, et que je ne me respecte pas suffisamment pour arrêter). Les gifles, c’est exactement pareil: toxique et mauvais pour la santé mentale, et toutes les justifications du monde n’y changeront rien.
        Il faut urgemment repenser le rapport à soi même et à l’autre si on veut voir cette société évoluer. Je répète, même si ça ne vous fais pas envie, allez voir du côté d’Alice Miller, c’est de toutes façons intéressant, et ça pourrait changer votre façon de vous voir, et de voir le monde par conséquent.

        1. Oups j’ai oublié deux choses :
          1 / Pardon pour l’orthographe!
          2 / Ce n’est pas parce que quelque chose est admis par la société et joyeusement transmis sans remise en question de génération en génération qu’elles est juste. Je ne discute pas de traumatisme plus ou moins bien vécu ou digéré, ni de l’ampleur des dégâts psychologiques et comportementaux occasionnés par le manque de respect global véhiculé par l’éducation, ça va beaucoup plus loin que ça, c’est bien du respect de soi même et de l’autre dont il est question pour faire évoluer nos sociétés. On peut mettre des limites sans aucune forme de violence, si, si. Ça s’apprend, c’est du boulot, qui nécessite de se remettre en question chaque jour, et de constater chaque jour l’ampleur du chemin qu’il nous reste à parcourir. J’essaye, je m’accorde de droit à l’échec, mais pas trop celui de me mentir.

          1. « Bizarrement, personne ne va en coller une à un type qui fait 1m90 et 100 kilos à moins de faire deux mètres et deux cents kilos. »

            Absolument d’accord, c’est de l’abus de pouvoir. Une gifle ou une fessée, c’est un échec. Quand on sent qu’on va perdre son contrôle (et on a le droit d’être à bout), on va faire un tour et on réfléchit à ce qui se passe. On a le droit de ne pas savoir faire passer de messages aux enfants, on n’a pas le droit de rester ignorant, il faut apprendre et s’informer, il y a plein de pistes maintenant pour ça. Bien sûr, un enfant n’a pas le raisonnement d’un « grand », on s’adapte et on apprend à le comprendre.

            Une conférence d’Isabelle Filliozat, par exemple. C’est très éclairant : https://www.youtube.com/watch?v=zhlyeFOJRb0

            Ca peut aider de se demander comment on réagirait ou comment on parlerait à cet enfant s’il nous dépassait d’une tête !

        2. Honnêtement la comparaison avec la clope ou l’alcool est mauvaise. Surtout pour l’alcool, mais on peut parfaitement éviter d’exposer d’autres à la cigarette.
          C’est mauvais pour la santé, mais tant qu’on n’y expose pas d’autres personnes, ou que c’est juste votre petit plaisir, je veux dire ? Vous buvez du vin le shabbat ou à Nouvel An ou une vodka pour fêter quelque chose, ça n’implique normalement que des personnes voulant être impliquées, ce n’est pas *fait* à une autre personne (qui plus est, pas à une personne n’ayant pas le droit de se défendre ou au moins de quitter la situation.)
          Si une personne choisit de boire ou fumer, elle est généralement au courant des effets sur la (sa) santé et ne les impose pas à d’autres (à moins d’être vraiment malpolie ou d’avoir une maladie qui fait qu’elle n’arrive pas à le gérer)

  5. Avec un garçon de 14 diagnostiqué EIP il y a 4 ans, j’ai levé un lièvre dans ma tête (et non pas un zèbre)
    Je vais fêter mes 48 ans dans quelques jours et il y a 15 jours, j’ai décidé de savoir tant la souffrance de mon fils me ramenait à ma vie scolaire passée
    J’ai eu très peur de passer le test mais la spy m’a tellement mise en confiance, je l’ai fait et maintenant je sais
    Tellement de voiles qui se lèvent sur ma vie, sur mon passé, sur mes questionnements, mes souffrances, mes recherches, mes révoltes, mes colères
    Moi qui pensais rechercher constamment les hommes intelligents parce que j’aimais leur intelligence, je me rends qu’en fait c’était surtout parce qu’en eux je me voyais, je leur ressemblais, alors que jamais avant je ne me suis permise à me penser intelligente. De toute façon, tant de personnes (enseignants, boss) m’ont toujours répété que je n’étais pas logique, que je n’avais pas de mémoire, que je ne comprenais rien… et moi, bêtement je les ai cru
    On me reprochait d’être trop sensible, trop à fleur de peau, trop rieuse, avec un humour trop particulier (c’est vrai que je n’aime pas le vulgaire et que j’aime l’humour fin), trop speed, trop perfectionniste, trop « grande gueule »
    Oui je suis tout cela, c’est mon côté albatros, zèbre, mon côté « à côté de la plaque »
    Je me suis souvent sentie seule en moi-même et pourtant j’avais tant d’amis
    Et maintenant, à près de 48 ans, j’ai atteint les sommets, ce à quoi beaucoup de personnes rêvent, j’en suis ! … je suis une VIP… oui, je sais, je ne suis juste qu’une « vieille intellectuellement précoce », mais l’important n’est-il pas dans le paraitre ? mdr… M’en fiche, je suis VIP ! mdr
    Comme je vous comprends, vous tous qui postez ici, et maintenant il me reste toute une vie pour enfin mieux ME comprendre…

        1. 😀
          Quand vous avez un moment, et si vous en avez l’envie, une joyeuse communauté de chatteurs tout aussi « VIP » sera heureuse de vous accueillir.

  6. bonsoir,
    zébréE parmi les zébréS , diplomée +8, enseignantE chercheurE dans une université, Intellectuelle, Intelligente, et pourtant Incomprise, Inclassable, Incompetente ? meme entre nous, chercheurs, bac plus 8 soit disant elite, la vie n’est pas rose, l’absurdité regne, et la competition, l’elitisme permanent, le besoin vital de contrôle de chacun, sont durs ;
    Alors finalement qu’elle différence avec les autres les soit disant normaux? aucune ?
    Pourtant on pourrait croire que c’est l’endroit ideal, le zebre adulte n’y est plus un individu perdu au milieu des cons de sa classe de CE2, non, là, les zèbres sont entre eux … mais chacun si fragile au fond de lui même, subit sans blindage les incoherences du système, et l’autoritarisme des autres Zèbres qui luttent pour leur survie intellectuelle personnelles.
    Alors quelle différence avec le monde des non Zebres ? je ne vois pas !
    Parents Zebres, Zebres enfants , hypersensibles, hypercompetitifs et immatures, je me surprend a les rudoyer aussi quand ma sensibilité et mon empathie sont submergée par leur comportement, par leur ressenti qui semble si douloureux pour eux, a chaque règle de vie a respecter .
    Vague sentiment (non, certitude) avoir déjà vecu ca une generation en dessous, et culpabilité, lucidite intense de voir tout se repeter, malgre les aides Psy, les lectures, …
    Que seront ils plus tard ?

    1. Bonsoir Dom
      Merci de votre réflexion.
      A mon sens, dans ce que vous exprimez, c’est la communication qui est au coeur de tout – difficile d’interagir sereinement quand on est à vif… difficile de prendre le recul suffisant, la hauteur de vue nécessaire pour arriver à passer au travers et délivrer les messages pour qu’ils soient correctemen tinterprétés par ceux à qui ils sont destinés.

      cela dit.. si ce n’est qu’un problème de communication.. ouf ! ça s’apprend à tout âge !
      J’en fais l’expérience…

    2. Bonsoir,
      Réponse un an après, alors que je découvre ce site que depuis quelques semaines. Et je réagis à ce post pour confirmer ce propos et pour dire à tous ceux qui ont le « regret » de ne pas avoir été bien orientés que, même quand on est arrivé à faire « des choses intellectuelles qui nous intéressent » une profession, comme dans la recherche ou le monde artistique, la vie entre « zèbres » n’est pas toute rose non plus. Les relations peuvent être très tendues, même si on sent que les autres nous ressemblent un peu. C’est la loi du monde professionnel, avec ou sans zèbre. Et les zèbres peuvent être très intolérants entre eux…
      Reste cependant que le monde en entreprise me semble encore plus difficile. En somme, on a le choix entre le difficile ou le plus difficile. Avec ou sans regret, la vie professionnelle est donc un défi pour la majorité des hp me semble-t-il.. Si seulement on pouvait vivre seulement d’amour, d’eau fraiche… et de réflexions passionnantes ! 🙂

      1. Bonjour Etudiante 🙂

        « On a le choix entre difficile et plus difficile ».

        Oui, c’est exactement ça ! C’est ce que j’ai l’impression de vivre quotidiennement de façon totalement incognito…

        Bon courage à tous 😉

    3. Moi aussi j’ai + souffert des hp que des non hp. Mais je pense que c’est avant tout parce que tous ces hp ne savent pas l’être ! Cela ne sert à rien d’être hp si on ne le sait pas, tout simplement. Ce qui rend fou, hargneux, violent, agressif, c’est d’être dénié et en désaccord avec soi-même. Et, malheureusement, c’est + souvent le cas des hp que des non-hp, il me semble.

  7. Bonjour !

    Personne ne pourrait se douter de l’impact qu’un manque de diagnostic durant l’enfance peut avoir à l’âge adulte. Diagnostiquée précoce, puis confirmée « zèbrette » par le WAIS IV, je revis. Mais cette confiance en moi même, en mes capacités n’a pas toujours été présente dans ma vie. Je dirai que j’ai passé presque 30 ans à me chercher, à comprendre pourquoi j’étais rejetée (j’ai toujours accusé mon surpoids d’être responsable de ce rejet social), pourquoi certaines choses, nouvelles, pouvaient me mettre hors de moi, pourquoi j’étais si peu drôle, si renfermée… la liste est trop longue !

    Aujourd’hui, après avoir confirmé ma « différence », je me sens mieux. Disons que j’ai la chance d’avoir rapidement pris conscience qu’être hors norme ne voulait pas forcément dire être prétentieux, arrogant ou autre qualificatif tout aussi péjoratif !

    A l’heure actuelle, je me prépare à réintégrer le circuit scolaire, via une formation continue, pour enfin étudier le domaine qui m’intéresse. Cela va demander beaucoup d’efforts de ma part, à énormément de niveaux (financiers entre autres !), de sacrifices (plus de sorties, restaurants, cinés…), mais je pense que le jeu en vaut la chandelle.

    Aujourd’hui, je me sens mieux, pas forcément plus sûre de moi, mais au moins, ma psy m’a donné les clefs de cette terra incognita qu’était cette partie de mon cerveau à laquelle je n’avais pas accès, et qui me manquait désespérément pour pouvoir m’accomplir en tant qu’humain, tout simplement… je la remercie d’avoir fait sauter certains barrages qui m’empêchaient d’avancer. Si le doute est encore parfois présent (quantitativement parlant, cela n’a rien à voir avec il y a quelques mois en arrière !), je m’autorise à me poser, à réfléchir, sans culpabiliser de n’avoir pas assez travaillé. J’apprends à être un peu plus indulgente envers moi même, plus patiente aussi.

    Cette découverte est une renaissance, et je souhaite à tous les zèbres décelés sur le tard de se sentir aussi bien que je le suis désormais. Néanmoins, une pointe d’amertume me pousse à dire que si j’avais été diagnostiquée enfant, j’aurai peut-être perdu moins de temps à faire ce que je voulais de ma vie. D’un autre côté, 31 ans, ce n’est pas trop tard…

    Bon courage à tous !

  8. Ma fille, diagnostiquée « précoce » devient soudain très dépressive. Mais nous venons de déménager et je ne connais pas de psychologue ici, de psychologue « sérieux » j’entends, qui connaisse la problématique de ces enfants. Au cours de « l’anamnèse » je finis par faire mention de sa précocité, sur quoi la psychologue me réponsd « si elle était si intelligente que ça, elle utiliserait son intelligence pour aller mieux !!! » j’ai perdu 1h et 45€ !!!!!
    Et puis j’ai lu votre livre.
    J’ai envie de pleurer.
    Alors c’était ça.
    Peut-être …

    1. Bonjour Nouvelle
      Votre commentaire m’a beaucoup émue.
      Avez vous parlé avec votre fille, sur la base de ce que vous avez découvert dans mon livre ?
      Dans votre région Olivier Revol pourrait peut-être répondre à vos questions et accompagner votre fille.

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