Appel à volontaires pour un mémoire de fin d’études

Bonjour,

Je m’appelle Alexia, je suis actuellement étudiante en Master 1 en Sciences Politiques à Aix-en-Provence.

J’ai décidé de réaliser mon mémoire de fin d’études sur la thématique des surdoués en entreprise : il s’agit d’une part de faire le point sur le thème en termes de littérature et de courants de pensée, et d’autre part de proposer des pistes de réflexions globales autour de ce thème, en essayant de réfléchir aux solutions qui permettraient aux salariés surdoués de s’épanouir dans de nouvelles méthodes de management, tout en permettant à leurs employeurs d’exploiter au mieux les capacités inouïes de ces personnages atypiques.

De manière globale, je souhaiterais ainsi m’intéresser de plus près à la question suivante : milieu de l’entreprise et surdoué, un couple potentiellement compatible ? Il s’agira de s’intéresser à la manière dont les surdoués vivent l’entreprise : la manière dont ils perçoivent leur quotidien en entreprise, les problématiques qui y sont liées quant à leur travail et leurs rapports sociaux, leurs réussites tout comme leurs échecs.

Pour l’achèvement de ce travail, et surtout de sa qualité, il m’est indispensable de pouvoir mener des entretiens avec des professionnels, coaches et associations. Je complèterai également ces entretiens en interrogeant des personnes surdouées qui souhaiteraient contribuer à mon travail. Toute personne interrogée pourra, si elle le souhaite, demander à ce que les informations soient recueillies et utilisées de façon anonyme.
Je souhaite pouvoir mener ces entretiens avant le 5 avril 2016

Le mémoire que je réalise actuellement n’a pas a priori pour but final d’être publié ; toutefois, il pourra être partagé aux personnes souhaitant le lire.

D’avance je vous remercie pour votre précieuse participation à mon enquête. N’hésitez pas à me contacter, pour toute information, question ou autre demande.
ALEXIA LAMBERTI

Email : a.lamberti@live.fr

Merci de l’aide que vous voudrez bien apporter à Alexia – le sujet des adultes surdoués commence à émerger – la thématique des surdoués en entreprise est encore largement en friche – tout travail qui permettra de mettre en lumière, non seulement la problématique, mais surtout les solutions pour permettre aux surdoués une intégration professionnelle harmonieuse sera utile.

22 thoughts on “Appel à volontaires pour un mémoire de fin d’études

  1. Manager des adultes à haut potentiel.
    Les commentaires que je lis ici étant plutôt axés sur « à quel point je dois faire des efforts dans ce monde de « teubés », je propose ci-dessous un autre angle de vue;
    Dans mon métier (désolée je ne peux pas être plus précise, disons juste que c’est plutôt genre service public que entreprise), on trouve une forte concentration de surdoués. J’ai personnellement la chance de manager une équipe de 6 jeunes professionnels débutants mais hautement qualifiés, dont au moins 4 sont certainement HP, trois d’entre elles (oui, que des filles, c’est génial) très clairement, la quatrième plus « sous contrôle ». Une cinquième peut-être, mais en ce cas avec une forte dysharmonie, et la sixième de l’équipe est intelligente et surtout remarquablement adaptée vu ses origines très très modestes, mais sans caractéristiques HP. Bref, je m’éclate, d’autant plus que j’ai la chance, ayant du élever (notamment) deux enfants à haut potentiel, dont un très problématique, de bien connaître le(s) sujet(s).
    Alors, voici le point de vue du manager.
    1°) Les échanges
    demandent une très forte concentration de ma part, et une canalisation permanente, surtout vis à vis des trois qui ont un raisonnement en arborescence très marqué. En effet, le problème m’est exposé plus ou moins « en vrac », et plus je pose des questions pour avoir une vision claire des points d’attention incontournables, plus s’accumulent les informations secondaires que je dois dans le même temps trier (dans le silence plutôt agité de mon for intérieur).
    Fonctionnant moi-même en arborescence, je dois me discipliner énormément pour, très progressivement, et en répétant consciemment les prémices autant que nécessaire, faire progresser le raisonnement commun afin que mon interlocuteur (-trice en l’occurrence) intègre aussi ce raisonnement et se l’approprie. Sinon, il me faudrait au final tout faire moi-même, et en plus je priverais ces jeunes collègues de toute la richesse de l’apprentissage.
    2°) L’exercice de l’autorité.
    Lorsque l’on passe de l’échange de vue à la mise en œuvre de la décision (qui dans notre métier m’incombe), je dois envoyer des signaux clairs de changement de registre, afin de ne plus laisser de place à l’argumentation (souvent sans fin). Même si je ne suis pas « autoritariste » de nature, l’ouverture du genre « on est d’accord ? » trouve très vite ses limites.
    De plus, ce qui est dit une fois est loin d’être définitivement acquis, même si toutes les explications et justifications ont été déployées. Sans se fâcher, il faut souligner une fois, deux fois, que ce point a déjà été acquis et ne peut être ré-évalué qu’en cas d’élément nouveau… concept très délicat pour un HP l’élément « nouveau », je sais bien.
    3°) L’encouragement et la canalisation des émotions.
    Ce qui vient d’être exposé en 2°) n’empêche pas une forte demande de type «affectif », dans un métier de régulation sociale, où même les plus jeunes portent de lourdes responsabilités au quotidien et où le conflit sous-tend beaucoup de nos actions. De ce fait, le manager, s’il veut faire bien, ne peut pas « se protéger » de son équipe. Il doit être constamment accessible, disposé à féliciter, encourager, dédramatiser ou « s’indigner avec », suivant ce qui sera le plus pertinent. Avec des HP débutant dans la vie, et dont on souhaite que le boulot les aide à s’épanouir complètement, c’est totalement prenant, parfois « vidant ». Il vaut mieux ne pas avoir des soucis perso qui vous attendent à la maison !

    Voilà. Allez, maintenant cherchez votre manager, trouvez le/la, et ensuite prenez en soin si vous y pensez !

  2. Un sujet tres intéressant aussi est l’education nationale, fabrique de crétins patentée dans une mediocratie égalisatrice telle que l’est la république francaise. Monique de Kermadec a abordé a juste titre (elle utilise un qualificatif proche du mien) le sujet mais de facon superficielle dans certaines de ses interventions.
    j’ai été récemment a une conference sur les HP et il y avait des enseignants présents. J’ai abordé le probleme de l’education nationale et son traitement des surdoués et ma vision des choses. J’ai ete confronté a un certain refus du debat mais je retiens les choses suivantes :

    – la plupart des gens et des enseignants reconnaissent un probleme, mais comme c’est sociétal, on ne peut rien faire et surtout on en discute pas !
    – il est tres mal vu d’exiger un passage de classe, une education differenciée concernant les surdoués. Les reactions des enseignants qu’on rencontré divers parents montrent un braquage du corps enseignant.

    1. C’est malheureusement le cas.Vous avez bien décrit cette réalité.
      Les enseignants ne veulent pas entendre parler des surdoués. »ils n’ont qu’à s’adapter,après tout la vie est dure »dixit une enseignante de CM1 ….
      J’ai expliqué à mes collègues que j’avais récemment découvert ma surdouance et ce que cela impliquait.Je les irritais au plus haut point;je passais à leurs yeux pour la folle de service ! Alors j’ai décidé du jour au lendemain de ne plus en parler,surtout d’essayer de sensibiliser des cretins qui de toute façon ne voudront rien faire à moins d’y être obligés !!!! C’est pareil pour les dys,le numérique …vraiment on ne fait rien et on attend que les choses viennent à nous …je crains fort que cet etat d’esprit soit généralisé dans le corps enseignant.Dommage car il y’en a d’autres à côté pour le même salaire qui vont se decarcasser pour proposer des pédagogies de différenciation pour ces enfants-la alors que d’autres se tournent les pouces.Revoltant !!!!!!

  3. Une psy m’a détectée zèbre au bout de 30 minutes en novembre dernier. Je n’ai pas passé de test mais je me suis retrouvée mot pour mot dans le livre de christel petitcollin. Je veux bien aider sur le sujet, mais ne sais pas encore faire la part des choses entre la part de machisme dans ma communauté professionnelle, la part de domination de la caste des grandes écoles, ma zébritude tout neuve, ou un contexte industriel en crise identitaire (pas économique, attention) qui se rapproche de plus en plus de l’esclavagisme ….
    Ma certitude, c’est que mes difficultés dans cette entreprise (et les 3 autres pour lesquelles j’ai travaillé) se trouvent dans les lacunes en termes de : cohérence des décisions, justice socio-professionnelle, vision globale, exercice de la hiérarchie et surtout, surtout, une vision individuelle qui prime sur le collectif et ses intérêts. Je peux l’affirmer moi-même avec plus d’assurance maintenant puisque je fais partie des managers….. tristesse et décadence difficiles à supporter, qui m’a menée au burn-out, à la maladie, au handicap et la semaine dernière encore à un épisode dépressif….

  4. j’ai fais quelques boulots, très différents les uns des autres (mécanique-fleuriste-logistique-restauration-livreur-monteur de pièce de précision…), ce sont tous des métiers ou l’évolution en permanence est impossible.

    pour moi, le premier problème est celui-ci.

    Je pense qu’en temps que surefficient, ils nous faut trouvé un travail ou l’évolution en permanence est possible.
    sans cette évolution, pour moi, il est évident qu’aucun HP, peux être épanouie dans sa vie.
    aujourd’hui je pars pour la gendarmerie, avec l’espoir de pouvoir évolué comme mon cerveau le souhaite, et au vue de ces capacités.
    je pense que ce genre de métiers, font partis des rares métier qui peuvent réellement satisfaire notre petite cervelle !

    ensuite, la hiérarchie. l’HP est vite, en tout cas pour ma part, (et beaucoup d’autres de part de nombreux témoignage) exaspérer de « pouvoir » que ce donne certain, là, on touche pour moi le deuxième plus gros problème à gérer pour qu’un « couple » surefficient-normaux pensant ce forme dans le cadre du travail.
    si demain, ces deux problèmes sont « supprimés » ou réduits, je pense que beaucoup d’HP trouverons bien mieux leurs places au seins d’une entreprise.
    Mais, ça implique des dirigeants ouvert d’esprit, avec une part d’humanité et d’échange d’humain à humain et non de chef à esclave comme on retrouve souvent.
    ils nous faut des patrons qui accepte la remise en question, et de comprendre que chacun à des choses à apporter à l’autre, même le patron est loin de tout connaitre !

    Voila, j’espère avoir apporté quelques choses pour ton mémoire !
    je suis loin de tout savoir, de tout comprendre, j’ai que 20ans ! mais je reste à ta disposition si tu as besoin d’aide, des questions à poser, ou autres !

  5. Concernant ce memoire pour moi c’est simple, j’en ai encore discuté (voir mes longues interventions sur ce site) avec un specialiste de la douance, le surdoué n’est pas fait pour des grandes structures hierachiques comme les grandes entreprises ou fayotage, conformisme, politique sont valorisés plus qu’autre chose. Ca fonctionne un peu comme l’armee en version edulcorée (dans certaines entreprises il y a meme un dress code, sorte d’uniforme). Ou bien le surdoué devra brimer son don pour evoluer la-dedans, ce qui ne me semble pas un bon plan.
    De plus le surdoué devrait
    – eviter les entreprises qui ne valorisent pas la qualité. de plus en plus difficile a l’heure du « low cost »
    – eviter les secteurs qui ne valorisent pas la competence

    Le sujet du memoire est tres interessant et le manque de litterature , en tout cas en langue francaise est flagrant a ce sujet

  6. Bienvenue au club…j’ai quitté à 3 ans un poste soi-disant « en or » chez BSN Gervais danone, parce que l’ennui était tel que je faisais mon travail en un quart du temps, le reste, gaminerie oblige, je le passais au tel avec des copains. Sauf qu’ils ont fliqué ma ligne, et m’ont mis sous le nez les numéros que j’avais appelés et le temps passé. Bon ok ça faisait beaucoup, mais mon travail était fait!
    Par dessus le marché, comme la plupart des autres du services sortaient de grandes écoles, ils se prenaient très au sérieux. Ouh, le vilain petit canard que j’étais! Comme je l’ai déjà dit, j’ai eu la chance d’être alors débauchée par un cabinet de conseil en entreprise qui me convenait très bien, avec 50% de salaire en +. Devinez quoi? le DRH de Gervais Danone m’a dit que j’étais lâche, que j’aurais dû rester et essayer de faire mieux! bandes de pignoufs! De toute façon mon cerveau avait pété un câble : le soir en quittant le travail, je me perdais dans Paris, comme si le cerveau avait besoin de décompresser. Puis je « reprenais conscience », et rentrais tranquillement chez moi! Cela dit, lâche, à 23 ans, dit par une personne à « haute autorité », ça a laissé des traces, la preuve j’en parle encore. Je crois que finalement, c’est lui qui m’a donné l’envie de devenir « courageuse ». Plus jamais, non, plus jamais personne ne me dirait que je suis lâche.

    1. Oui bien sûr BSN est un groupe noyauté par les réseaux d’anciens.
      Si vous voulez être heureuse, il faut commencer par choisir un secteur d’activité offrira des postes où vous aurez suffisamment d’autonomie et où vous pourrez développer votre activité.
      Le conseil peut être un choix.

      1. En fait, même le conseil interne est très hiérarchisé chez Gervais Danone. Il n’y a aucune liberté de penser, vous rentrez dans le moule ou pas.

  7. Bonjour,
    eh bien tiens! Ce matin, je vais vous faire un bon témoignage de l’enfer du surdoué dans l’entreprise.
    Je viens de recevoir un mail avec le fameux « tu vas trop vite, tu t’emballes, cool, cool ».
    Mais cette bande de tortues qui m’entoure ne saisit pas un brin de ce que je raconte… ils veulent prendre du temps pour explorer d’autres solutions… alors que j’ai expliqué en long, en large et en travers pourquoi j’avais privilégié celle là…
    Ce sentiment d’être englué, ligoté au poteau du bateau pirate pendant qu’on s’éloigne du cap à suivre… c’est insupportable. Ce matin, j’ai vraiment envie de rentrer chez moi et je n’ai plus du tout envie de perdre mon énergie à convaincre les autres. Je cours après des postes avec de plus en plus de pouvoir décisionnel pour m’affranchir de cela, mais c’est vain!
    Le top c’est que, quand je m’adresse à des gens modestes, je n’ai aucun problème! On me remercie, pour ma pédagogie, mon aptitude à me mettre au niveau de chacun, à rendre simples des choses complexes.. Mais dès que je m’adresse à des gens qui ont du pouvoir, les choses se corsent! Dès que je parle sans filtre, que j’aborde des choses vraiment compliquées comme la stratégie à long terme que nous devrions adopter, ah, là, je vais trop vite. Trop vite pour qui?
    Ah, je pourrais mordre aujourd’hui! Je voudrais leur lancer mon don à la figure pour leur dire « mais écoutez moi simplement si vous ne comprenez pas, fermez les yeux et faites confiance pour UNE FOIS dans votre vie, sortez de votre P**** de zone de confort et lâchez vous M** »
    Je suis sûre de ne pas être la seule à péter un cable de cette manière non?

    1. Le pouvoir rend tres conservateur et con (sauf pour conserver son pouvoir)
      On fait parfois des choix absurdes, mais politiquement justifiables « on a fait comme tout le monde, c’est pas de notre faute si ca c’est planté ». Si tout le monde l’a fait c’est que ca devait etre bien…
      La crise de 2008 est en partie liée a ca aussi. « les subprimes c’est vrai c’est tres risqué mais tout le monde le faisait et en plus ca rapporte, donc pourquoi pas nous »
      Ou comment justifier l’imbecilité de certains comportements humains, ce qu’on vante comme « intelligence sociale »
      J’ai vu meme des dirigeants haut placés tenir ce discours. avec parfois la justification du plantage sur des sous-fifres incontrolés bien sur , dans l’execution !
      ca se mesure au noveau politique egalement, on va blamer un fonctionnaire quelconque pour une erreur decisionnelle flagrante des dirigeants.

        1. Les kerviel (j’ai bossé en finance , j’ai directement compris a quoi on avait affaire) sont tres nombreux, et en ce moment au niveau politique aussi. Fin d’un monde, ou la corruption et incurie des elites s’affiche sous au grand jour ?

    2. Non, je suis comme toi et je comprends très bien ton sentiment. J’ai parfois l’impression de vivre des scènes de films au ralenti. Alors que je ne suis pas de nature patiente. Il paraît qu’il nous faut nous adapter mais j’ai l’impression que la variable d’ajustement devient la médiocrité….

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