Appel à volontaires pour mémoire d’études

Novembre 2014 – Février 2015

Nadine Kirchgessner (par ailleurs auteur de « Des femmes surdouées » – Ed du Net 214) travaille actuellement à un mémoire d’études en psychologie.

Elle a besoin de volontaires et je relaie donc sa demande.

Pour une étude au sujet du haut potentiel, dans un cadre de mémoire de recherche universitaire, je recherche des participants adultes, > 20 ans, qui veulent bien répondre à un court questionnaire. Cela prend très peu de temps.

L’étude suit une pratique universitaire et le code de déontologie des psychologues pour la confidentialité lors des recherches. Pour cela, il faudra prouver que vous êtes à haut potentiel, uniquement à moi. Soyez assurés de l’anonymat, ni les noms, ni les QI n’apparaitront pas dans l’étude. Seul, le nombre de participants apparaitra.

Il faut cette preuve, (résultats du WAIS IV) pour que cela soit scientifique et que le groupe interrogé soit bien un groupe de personnes surdouées. Si vous avez un WAIS III car vous l’avez depuis longtemps, s’il atteste que vous êtes à haut potentiel, cela conviendra puisque vous êtes toujours surdoué. Les personnes qui sont à MENSA , peuvent participer puisque l’on sait que pour être à MENSA il faut un QI > 132.

L’étude a pour objet de poser des questions à un groupe ciblé de personnes à haut potentiel.

Si vous voulez participer, écrivez-moi sur kirchges@live.fr

Merci beaucoup par avance pour votre participation. Plus vous serez nombreux, plus l’étude sera intéressante d’un point de vue statistique. Il est important d’étudier le haut potentiel pour avancer et comprendre mieux les enjeux de la scolarité dans les petites classes pour éviter l’échec scolaire paradoxal de certains surdoués.

Date limite de prise de contact : 28 février 2015.

Merci de faire avancer la science ! 🙂

35 thoughts on “Appel à volontaires pour mémoire d’études

    1. Pour les anglophones, cet article de la Davidson Gifted, qui date de 2006, et qui pourra apporter quelques éléments complémentaires.
      Une étude longitudinale australienne menée sur une période de 20 ans auprès de 60 enfants australiens extrêmement doués : un saut de classe de 2 ans est apparu bien plus satisfaisant sur le long terme (études supérieures et entrée dans la vie professionnelle)qu’un saut de classe d’une seule année, et quand il n’y a pas eu de saut de classe les conséquences dépressogènes sur les enfants se sont prolongées à l’âge adulte.

      1. J’ai parlé de tout cela dans mon contexte théorique, mais je ne l’ai pas entièrement diffusé car il faisait 17 pages ! Comme j’ai diffusé 33 pages, c’était un peu long sur le site. Aussi j’ai uniquement placé le résumé du contexte théorique. J’ai voulu me concentrer sur planetesurdoues sur les résultats de l’étude. Vous pouvez lire dans les références que Colangelo, N., Assouline, S., & Gross, M. U. M. (2004) sont cités. Gross est citée dans mon mémoire, ses premiers travaux datent de 1989 je crois: « Ils s’adapteraient sur le plan social mais aussi sur le plan académique lorsqu’on leur permet de suivre un programme accéléré (Gross, 1989 ;1994b ; Courtinat, 2008). »
        L’intérêt était de faire une étude dans le contexte français, car il y en très peu. L’étude a 125 participants, et ils ont de 20 à plus de 50 ans, âge moyen 34 ans.

  1. Certains de mes mots sont passés à la trappe : c’ est la première fois que je laisse un message ici.
    Les mots en question sont : passer un test et diagnostic.
    J’ai fait une faute : ressens et non ressent : mes excuses aux lecteurs.

    1. L’intelligence est une chose positive, je l’ai écrit dans mon livre, « Des femmes surdouées ». Mais certaines théories actuelles répandent une idée négative de la douance. Si seulement ceux qui vont mal se manifestent sur les sites et les recherches, les études seront biaisées. Je ne crois pas que seuls ceux qui vont mal vont se faire tester, ils peuvent le faire pour mieux se connaître. tout simplement.

  2. bonjour
    Je comprends la colère mais je suis obligée,, car c’est un mémoire universitaire…je sais que certains surdoués n’ont pas été testés et sont surdoués et créatifs. Quant aux systèmes de pensée , lire mes écrits pour savoir ce que je pense…la pensée en arborescence n’est pas un terme scientifique, le terme scientifique est la pensée divergente. Le système scolaire apprend à « réfléchir » , c’est la pensée convergente, et à avoir un esprit critique. Actuellement , personne ne sait « comment on pense »…c’est trop complexe.

      1. Ouh que c’est tentant de faire une réponse fleuve…Ce que je vois chaque jour en terme 1 / D’enseignement 2 / de comportement des adultes face aux élèves me laisse chaque jour un peu plus bouche bée. Rentrer dans les cases, c’est le seul mot d’ordre, et je retrouve chaque jour l’incompréhension de mes filles face aux attentes de leurs profs, celle qui mène tout droit à se demander toute sa vie comment faire pour lire dans la tête des gens (et de toute hiérarchie plus tard dans le boulot) ce qu’ils attendent de nous.
        Car en face, depuis l’enfance, voir les gens passe de la gentillesse à l’agacement et à la colère…hé oui. Qu’est-ce qu’on a fait?!! Rien, on est soi, et ça dérange. Alors, essayer de lire dans les pensées et les attentes de l’autre pour ne plus subir cette colère tellement infondée quand on fait de son mieux.
        Ca prend du temps, la voyance. Jusqu’à ce qu’on comprenne que c’est pas le sujet, et que en fait, on arrivera pas. Que raisonner comme soi même, c’est bien aussi, même si ça ne rentre pas toujours dans les cases et que les autres ne pigent pas. Alors l’esprit critique…

        1. http://www.lemonde.fr/education/article/2014/11/06/l-ecole-tue-la-creativite-des-eleves_4519873_1473685.html
          « l’imagination d’un enfant s’évapore dès l’école élémentaire. Plus tard, si cet enfant se transforme en un Steve Jobs ou un Mark Zuckerberg, il le sera en dépit, et non en raison, de sa scolarité. »
          « Il faut comprendre ce terme au sens anglo-saxon : « créativité » pour capacité à imaginer, à innover, à résoudre des problèmes avec des solutions nouvelles.
          « A 4 ans, un enfant pose une centaine de questions par jour. A 7 ans, il commence à comprendre qu’il vaut mieux savoir répondre aux questions plutôt que d’en poser. »
          Pas pu tout lire, je ne suis pas abonnée, mais ces qqs phrases en disent déjà long.

      2. Raisonner par soi-même, c’est exactement ça, avoir l’esprit critique. C’est ce qui devrait être l’objectif de l’école, apprendre à penser. Un idéal…tout en cherchant à comprendre les autres. C’est un apprentissage de toute la vie…Je n’ai pas d’aversion contre les enseignants car j’ai rencontré dans ma scolarité de très bons enseignants (d’autres moins bons, évidemment). Je sais qu’il y en a qui devraient changer de métier…Bien sûr les tests ont des limites, est-on doué à QI = 128 ? Pour certains oui, il faut prendre en compte toutes les données, et pour cela, il faut une attestation de haut potentiel, faite chez un psychologue, qui aura analysé les données, le QI étant une part des données. Comme la question m’a été posée, je garantis la confidentialité. Aucune autre personne que moi ne lira vos résultats. Mais il faut construire une population de personnes à haut potentiel et que ce soit incontestable. Je remercie Cécile et tous ceux qui m’ont déjà écrit.

        1. J’avoue que je ne sais toujours pas si je pourrais prétendre à répondre à cette étude, et j’en remets une couche sur ma question « dada » (pardon Cécile 😉 ). 30 points d’écart entre le l’ICV (au dessus de 130) et l’IRP (à peine au dessus de 100), même chose entre l’IMT et l’IVT …et un diagnostic d’intelligence « très supérieure » (ça veut dire quoi?) par une thérapeute qui a tenu à me rencontrer ses copines graphologues, expérience assez…intéressante, et consternante sur un plan déontologique, bref.
          Je reste toujours aussi intriguée sur ce chiffre de 130 (bien que je comprenne parfaitement qu’il en faille un pour une étude!), puisque la plupart des personnes diagnostiquées ont un écart entre les sub tests qui ne devraient pas permettre le calcul du QI total.
          Quant aux tests mensa en ligne, c’est ma fille de 8 ans à l’époque qui nous avait donné les réponses en jouant à la tablette avec son père et corrigé nos erreurs, enfant diagnostiquée non précoce par la suite qui en a pourtant tous les signes….
          Tout ça pour dire que si venir ici est un bonheur, et que les lectures ont éclairé des zones d’ombres incroyables et m’aident à guider mes filles (et mon mari!), les tests eux, me semblent encore largement sujets à caution. (même si, je le répète, je comprends qu’il FAUT une limite pour une étude 😉 ).

          1. Ai écouté une conférence d’Olivier Revol, grand spécialiste des HPI. Je vous soumet deux éléments qui m’ont interpellés :
            1er point : D’après lui, un test qui fait apparaître un trop grand écart entre l’ICV et l’IRP devrait, automatiquement, ne pas s’accompagner de conclusions.
            2 èm point : il rappelait que dans son enfance ( il y a 40 ans) 20 % des élèves sautaient une classe … aujourd’hui à peine 2% .
            La différence est proscrite, non accompagnée et à peine tolérée. Voilà, en filigrane, ce qui se vit aujourd’hui. On feint de s’y intéresser par des preuves scientifiques inutiles aujourd’hui … (La sacro-sainte « rapport-maniaque » de notre décennie ! ) alors que l’on s’en passait il y a 30 ans pour le plus grand bonheur de ceux qui en bénéficiait.

            1. D’après J-C Terrassier dans son ouvrage « Les enfants surdoués ou la précocité embarrassante » en 1967, 7,3% bénéficiaient d’une dérogation pour l’entrée en CP. En 1975 ils n’étaient plus que 3,3% et moins de 2% dans les années 80. Les chiffres actuels ne sont pas connus mais les sauts de classe sont évités. Pourquoi ? C’est exactement sur cela que je me questionne.

              1. c’est peut-être alors du coté de l’Education Nationale qu’il faut chercher. a commencer par avoir des chiffres actuels. Pourquoi n’y en a t il pas ? L’ étude de Terrassier valide les chiffres de Revol ( 12.7% sautaient donc d’autres classes que le CP). Pour ne prendre qu’un exemple personnel, ma fille cadette a sauté son CM2, en 1999, sur PROPOSITION de l’institutrice. Il n’empêche : Psy, dérogation, commission , une vraie usine à gaz devait s’en suivre. J’ai refusé que cela tourne à un pointage évident d’animal de cirque « hors norme » pour ne pas qu’elle se sente stigmatisée par une différence somme toute »normale  » pour elle. Nous ne sommes pas obligés de subir la lourdeur de l’Education Nationale. Elle est donc entrée en 6ème – à ma façon et non la leur – sans avoir fait de CM2 et tout s’est très bien passé. Sur le même sujet : Pourquoi la France et son Education de l’apprentissage recule t elle dans les classements internationaux ? Pourquoi notre Education Nationale crée- t- elle de plus en plus d’inégalités ? Pourquoi de plus en plus de parents décident- ils de déscolariser leurs enfants pour se tourner vers d’autres modes de scolarisation ? Une grogne monte et elle est particulièrement peu relayée. Mes filles, HPI toutes les deux, ont fait Sciences Po au Canada. C’est là qu’elles ont commencé à réfléchir, d’après elles. Pas avant. Pour transmettre un esprit critique, encore faut -il le posséder soi -même. Je ne crois pas, forte de mon expérience, que cela soit une des qualités majeures de notre système scolaire. Nous en avons eu encore un magnifique exemple lors de la conférence d’Olivier Revol (hors l’enceinte d’un établissement donc )

                1. Votre réflexion me fait penser au succès d’Alain Peyrefitte, publié en 1976 : « Le Mal Français« . Il y mettait en avant le poids culturel des religions : d’un côté une religion catholique au pouvoir descendant et centralisateur (la France, fille aînée de l’Eglise) – de l’autre une religion protestante plus orientée vers le fédéralisme et la liberté de conscience.

  3. Je ne fais jamais aucun commentaire sur aucun Blog ni forum ni site en lien avec le surdon. Mais là je me sens outrée (il faut dire que ma journée n’a pas été terrible). En quoi ne pas être testé(e) ne donne pas un gâche de crédibilité scientifique. Juste pour rappel, il existe un débat sur les tests et leurs exactitudes quant à la détection d’une « intelligence supérieure » (quelle arrogance). Personnellement, je ne suis pas testée et pourtant je suis très distinctement « surdoué ». Le test ne me donnerait aucune preuve scientifique de plus que l’analyse faite de mon mode de pensée. Vis ma vie (façon de parler) et tu comprendras vite que je suis pas comme les « autres ».
    En ce qui concerne l’échec « paradoxal » de « certains », nul besoin d’avoir fait psychologie ou sciences de l’éducation pour savoir que le système scolaire suit un mode de pensée (« séquentiel ») incompatible avec le mode de pensée de surdoué (« en arborescence »).
    Désolée de mon ton réprobation et lisiblement agressif. Toutefois, je suis déçue de lire un contenu approximatif et dont les tournures peuvent être blessantes (et oui j’ai une autre caractéristique qui s’appelle sensibilité exacerbée).

    1. … Alors grand merci Cpunky pour ce commentaire qui est hors norme…
      Je comprends votre réprobation, je suis d’accord avec vous sur les limites des tests (je ne cesse de le rappeler);
      Hélas… Cette étude, comme beaucoup de productions, doit répondre à certains impératifs pour lesquels la forme importe autant que le fond, car cette forme rassure. (De la même manière qu’un diplôme rassure)
      D’où la demande d’un résultat positif à un test, qui, par exemple, exclut de fait tous les surdoués qui, handicapés, ou en inhibition intellectuelle, sont passés au dessous de la fatidique barre des 130.
      Et il y a pourtant encore tant à faire pour arriver à faire accepter la notion de surdon, même et surtout chez les psychologues et les spécialistes en sciences de l’éducation…

      1. Merci Cécile pour cette réponse qui ne fait que confirmer ce que je savais déjà (hélas comme toujours) étant moi même clairement attachée à la rigueur scientifique indispensable et inhérente à la recherche.
        Pour le coup, j’avais besoin de crier (balancer) ce que je pensais pour que quelqu’un l’entende. Je ne suis plus seule je peux m’endormir sereinement 😉

          1. Chère Cpunky,

            Tu dis être attachée à la rigueur scientifique, pourtant tu ne sembles pas comprendre comment fonctionne une étude universitaire, et donc la nécessité de qualifier son groupe d’étude par une même méthode, si critiquable soit-elle.
            Si le premier péquin autoproclamé (dont tu fais peut être partie) peut s’autoproclamer surdoué sans qu’aucune mesure ne soit faite afin d’attester (ou d’infirmer) ses dires, on va donc faire une étude sur des personnes qui se « pensent » surdouées, qui ne le sont pas (selon la définition communément admise ; si imparfaite soit-elle -car avant de définir le mètre comme étant la distance parcourue par la lumière dans le vide en 1/299 792 458 seconde, on se basait sur un étalon, qui ne faisait pas exactement un mètre, mais on s’en sortait quand même).

            Un chien élevé au milieu de chats pourra, parfois, se prendre pour un chat. Cela n’en reste pas moins un chien.
            Il existe pléthore de symptomatologies pouvant se confondre avec des signes de douance, parmi lesquels on trouve nombre de maladies psychiatriques (c’est pour cela que nombre de HQI sont souvent diagnostiqués à tort), enfance difficile (les conséquences de maltraitances et les signes de douance sont extrêmement proches), etc. C’est d’ailleurs tout l’intérêt d’un test avec une sensibilité et une spécificité acceptables : se baser sur un indicateur plus fiable que le jugement personnel, permettant de séparer des catégories couramment amalgamées par erreur.

            J’en profite pour glisser une question/remarque à destination de l’auteur de ce blog : vous faites référence, page 83 de votre livre « Différence et souffrance de l’adulte surdoué » à une étude qui démontrerait que 20% de la population carcérale aux USA serait surdouée ;
            Je suis très intéressé par les références de cette étude, car j’ai lu le livre de M. Streznewsky (Gifted grownups) où elle se contente de faire une supposition (page 164 ou 184 de mémoire) concernant une population carcérale qui pourrait contenir « jusqu’à 20% de surdoués », sans mentionner de travaux arrivant à cette conclusion.

            Bien à vous,

            1. Merci de la question !
              Quand on regarde les notes de fin d’ouvrage, MK Streznewsky semble faire référence à un psychologue clinicien : JK Hollingsworth. Mais hélas sans plus de référence.
              En fouillant un peu, j’ai trouvé un extrait de fil sur un forum de davidsongifted.org – qui répond à la même question que celle que vous avez posée. Par déduction logique, l’un des participants évalue cette population à 8.5% – plus de 2 fois inférieure au maximum indiqué par MKS, mais supérieure à la moyenne quand même.
              … Ensuite, elle indique « jusqu’à 20% », mais encore faut il savoir à quel type de population elle s’intéresse : criminels dans leur ensemble, délinquants, délinquants financiers… C’est d’ailleurs pour ça que le chiffre ne m’avait pas particulièrement choquée.

              On December 31, 2007 – 2,293,157 prisoners were held in federal or state prisons or in local jails. (from http://ojp.usdoj.gov/bjs/prisons.htm, Bureau of justice statistics).
              If half of those inmates are GT, that’s 1,146,579.
              In the general population, 3% are GT. There are 303,824,640 (according to https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/print/us.html) people in the US.
              If 3% of the people in the country are gifted, there are 9,114,739 gifted people in the US.
              That would mean that 13% (1M/9M) of all the gifted people in the US are in prison or jail. Hmmmmm. I’m having a hard time believing that.
              If we just use prison numbers, I get 1,532,817 (same source) prisoners, 766,408 of whom are alegedly gifted. That’s 8.5% of the gifted population in jail.

    2. Chère Cpunky,
      Je suis d’accord avec vous sur tout le contenu de votre message. Je suis dans le même cas que vous : j’ai conscience de mes capacités et ne ressent pas le besoin de pour savoir comment je raisonne. Sur le principe du test : mon avis est clair après une réflexion assez poussée : j’y suis opposé. Ils n’aboutissent qu’à placer les gens dans des cases ! Les psy ne connaissent que ceux qui le vivent mal et doutent de leurs capacités et/ou de leur identité. Le mot fort répandu de m’irrite de plus en plus :
      l’intelligence n’est pas une pathologie !!!!!!
      Cela entre dans la tendance à la médicalisation et au contrôle par la technocratie de vastes secteurs de l’existence.
      Comment faisaient les gens avant les tests pour déterminer si quelqu’un était doué ? Ils se fiaient au jugement des adultes les plus lucides.

      1. « l’intelligence n’est pas une pathologie »
        Entièrement d’accord

        Mais aussi cette phrase : « La notion d’ethnie apparaît à défaut de celle de citoyenneté » – relevée au hasard de la lecture du rapport du Plan 2002 écrit sous la responsabilité de Jean Gandois
        Nous vivons dans une société qui fabrique de l’exclusion et conduit ceux qu’elle exclut à réagir en adoptant des comportements parfois aussi étroits que ceux qu’ils affrontent.

        1. Chère Cécile,
          Je suis heureux de cette convergence de vues.
          Je dois vous dire ma dette : votre livre m’a ouvert les yeux il y a plus de trois ans sur mon fonctionnement. Un grand merci à vous et aux courageux qui ont témoigné de leurs ressentis dans vos pages.
          Une précision sur mon message précédent : mon opinion à propos des tests n’est pas une lubie soudaine : j’ai lu pas mal sur la question et ai réfléchi avant de décider de ne pas me faire tester. Mon opinion n’engage que moi.
          Pour tenter de résumer mon point de vue :
          – la nature même de l’intelligence reste mal définie d’où la difficulté pour mesurer un phénomène si complexe
          – le fonctionnement exact du cerveau est peut-être trop complexe pour être connu avec précision même avec les techniques actuelles d’imagerie médicale
          – les tests utilisés ne mesurent que certaines capacités cognitives : celles qui sont stimulées dans un cadre scolaire : et les autres ?
          – les tests ont été mis sur pied pour détecter vite et bien les inadaptés à l’école élémentaire et non pas les individus doués ou rapides.
          – de ce fait les tests sont précis dans la zone centrale de la courbe en cloche et bien moins précis vers les extrémités : les erreurs de mesures s’ajoutent à cela et au stress de la personne évaluée pour rendre le résultat bien moins précis autour de 140 qu’autour de 100 : ne parlons pas des zones au-dessus de 150 : c’est brumeux !

            1. Je vous en prie.
              Je suis allé vite par manque de temps pour terminer mon message : j’ai résumé.
              Une autre raison de mon refus du test : je n’aime pas la tendance générale qui dit : Si vous n’avez pas été évalué par les experts autoproclamés de l’intelligence vous n’êtes pas intelligent !!!
              De plus il faut signaler que si on se reporte aux livres de Daniel Goleman et d’autres auteurs le Q. I. même très élevé ne suffit pas à prédire ni la réussite académique ni la réussite professionnelle et encore moins la réussite existentielle. Le résultat brut du test n’est pas prédictif de l’utilisation que fera l’individu de son potentiel.
              Un haut potentiel ne donne pas une volonté plus forte, une persévérance de marathonien, une confiance en soi de pilote de Formule 1, une capacité de travail digne de Balzac, la créativité ni l’énergie de Picasso.
              Mais certaines expériences réalisés par des parents intelligents et indépendants montrent qu’il est possibles dans des conditions favorables de stimuler très tôt la curiosité et le goût de l’effort en respectant les rythmes naturels de l’enfant, cf : La méthode Arthur de Jaona Ramiandrisoa. Arthur pour mémoire obtint son bac à onze ans en 1988 : il n’a bien sûr jamais mis un pied dans une école avant d’entrer à l’université. Sa petite soeur Kalvine, plus jeune de dix ans, a su lire à trois ans et demi… Surtout ces résultats remarquables ont été obtenu parce que les gamins ont été élevés dans une ambiance permettant le plein épanouissement de leurs individualités.
              Comme l’explique leur père (auteur du livre) c »est parce qu’ils sont épanouis et bien dans leurs peau qu’Arthur et Kalvine sont devenus si performantset non pas le contraire…
              Là j’ai été un peu long…

              1. …. Eh bien on dira en plus court que le surdon ne fait pas tout, et que l’acquis (la construction identitaire, le cheminement de chacun) a un très important rôle à jouer.
                Si accompagnement thérapeutique il y a, ce ne sera jamais pour soigner les « symptômes » du surdon, mais plus sûrement piur soigner les cicatrices et blessures mal refermées du passé.
                Alors, pas besoin d’étiquetage, pas besoin de test de QI, juste la possibilité d’atteindre un heureux équilibre personnel qui permet de vivre avec les autres et pas pour ou malgré eux…

          1. Vous êtes contre les tests, ce que je peux comprendre mais vous devez penser que pour certains les tests les aident beaucoup à mieux se connaître. Les tests ne mesurent pas l’intelligence, c’est évident, et personne ne prétend cela. Vous citez Arthur et Kalvine, ils étaient des enfants très doués. Wechsler a créé ses tests pour que les acquisitions scolaires soient moins prégnantes. Des adultes testés ont des résultats élevés alors même qu’ils n’ont pas été stimulés. Je ne crois pas qu’il y a des experts autoproclamés de l’intelligence, il y a seulement des personnes qui recherchent au sujet d’une entité complexe, que personne pour le moment ne connaît.

            1. Je dois vous préciser certains points : j’ai été peut-être trop global dans mes messages précédents.
              Je ne suis pas opposé au principe des tests je ne souhaite pas passer MOI sous leur toise. Je comprends que la passation et les résultats détaillés puissent aider ceux qui en ont besoin à mieux se connaître. Je suis favorable à tout ce qui accompagne cette démarche.
              Je suis très favorable à la poursuite des recherches en psychologie. Je souhaite que nous soyons attentifs à l’utilisation des découvertes pour le bien commun. Comme dans les autres sciences.

            2. Un HPI qui doute et souffre , doute et souffre principalement de sa place dans la société ( hypersensibilité, hypersensorialité ) je vois pour ma part que dans ce domaine comme dans d’autres, « se connaître mieux » passe par des expériences et des prises de conscience intérieures et non extérieures, mais c’est un autres débat que vous soulevez … Il y a peut-être , sans doute, des personnes qui ont eu une prise de conscience suite à des tests de QI, mais je n’en ai jamais rencontré …

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