7 thoughts on “Learning further

  1. Ma petite-fille de 8 ans présentait un comportement inquiétant : colères incoercibles, hurlements en se jetant par terre, se taper la tête contre les murs en criant qu’elle voulait mourir, retour de l’école en pleurs pcq elle s’ennuie, difficulté de se faire des amies … elle est passée par ttes sortes de diagnostics, e.a autiste Asperger. Brillante en classe et très exigeante envers elle-même. Très musicienne : et sur le plan vocal (soliste) et sur le plan instrumental (clarinette basse).
    Nous avons fait des recherches, ma fille et moi, pour comprendre ce qu’il se passait. Je suis tombée sur le livre de Jeanne Siaud-Fachin. Et tout s’est éclairé, et pour elle et pour moi. J’ai donc appris à 65 ans que je pouvais être un adulte HP. (je n’aime pas non plus l’appellation “surdoué”.) Si certaines questions ont trouvé leur réponse, je ne sais vraiment pas ce que je peux en faire à mon âge. Je me suis tjrs sentie “différente” mais j’en ai conclu que j’étais nulle. Et toute ma vie d’étudiante et professionnelle, j’ai eu l’impression de ne pas vraiment développer mes possibilités.
    Vous ne parlez pas ds ce blog de l’empathie de ces HP. Chez moi, elle est particulièrement développée. C’est très important d’apprendre à la gérer. Heureusement, j’ai fait une thérapie de type analytique qui m’a fort aidée. Quand je parle avec qqn, j’ai l’impression d’avoir devant moi un livre ouvert. A double tranchant, cette empathie, pcq je peux faire bcp de dégâts en étant intrusive, d’autre part, elle me permet aussi de comprendre et d’aider, assez précieux ds ma profession d’assistante sociale.
    Les tests de QI provoque chez moi une panique qd on reste ds l’évaluation logico-mathématique. Les maths n’ont jamais été mon fort. Et forcément la peur de l’échec, dès que je suis ds un contrôle, je bloque. Il me semble qu’on m’a évaluée une fois mais je ne me souviens plus du résultat.
    Je ne sais pas si je pouvais écrire mon témoignage ici.
    Mais la possibilité “d’ouvrir de nouveaux horizons” me m’interpelle. Est-ce possible encore à mon âge ??

    1. Oui, vous pouvez écrire votre témoignage ici, Alanah et vous êtes très bienvenue.
      Se découvrir surdouée à 65 ans, c’est pas banal. Nous pourrions je crois, apprendre beaucoup de vous.
      Merci de votre courageuse présence ici.
      Au plaisir de vous lire encore,
      Chan

    2. Une de mes grand-tantes, sans aucun doute hp, a appris le braille à 60 ans passés pour traduire des livres pour les aveugles. Quand on a nos capacités, il n’y a pas d’âge ? (moi-même dépistée à 50 ans) Nous ne ferons pas les mêmes choses qu’à 10 ou 20 ans, c’est sûr, mais il est possible de s’ouvrir à des tas de choses : des connaissances, par exemple, avec internet c’est facile, ou en allant dans les bibliothèques ou en s’inscrivant dans une université. Développer une activité artistique, même seulement en amateur ? (par exemple, depuis cinq ans je suis des cours de dessin avec la MJC de mon village et je me régale)

      Pour l’empathie, il me semble qu’on l’évoque au fil des commentaires. Je comprends très bien ce que vous décrivez, cette sensation que l’autre est comme un livre ouvert, et parfois de faire intrusion. Je fais très attention maintenant à ce que je dis, je suis souvent frustrée mais je me dois de respecter l’autre. Mais en contrepartie, cela fait de moi qqun à qui les gens aiment bien se confier (ce qui me pèse parfois même si parfois c’est bon pour l’ego)

    3. Bonjour Allanah,

      Je m’étonne qu’à 65 ans, vous doutiez de vous ouvrir de nouveaux horizons, chez les surdoués, pas d’age pour apprendre, pour avoir l’envie, la pulsion, la passion pour un ou des domaines de connaissance.

      C’est peut etre un peu enfoui quelque part en vous, mais cela revient vite, etre déjà venue vous exprimer sur ce blog est un premier pas.

      Vous avez entrouvert une porte, ouvrez en d’autres….

      Quand à l’empathie, je vous rejoins : il faut la gérer, sinon on se laisse bouffer par elle : nous nous pouvons pas prendre en charge sur le dos tous les malheurs du quotidient : à trop vouloir faire, on se ruine la santé, je l’ai appris à mes dépends récemment, mais bon comme à l’habitude, je me suis freinée au dernier moment, avant de sombrer.

      Pas de culpabilité : on fait ce qu’on peut pour aider, avec les forces dont on dispose.

      En espérant vous relire très bientôt

      Cricri

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