Stop trying to raise your own self-esteem !

Rather try to raise your self control !

This is the main conclusion of psychologist Roy Baumeister in an article called “Rethinking Self-Esteem” and published in the « Stanford Social Innovation Review » – Winter 2005.

Since hypersensitivity and impulsiveness are two major traits in gifted ad talented , I think that this article contributes to answering the question “How to deal with giftedness on a daily basis”

According to Roy Baumeister’s research and conclusions, developing self-esteem is not enough in the sense that it may only change the self vision, as sel-control may help change the way of acting and succeeding effectively.

Moreover self control has strong benefits on mental health.

This reading sent me back to a former post I have written on how to deal and manage one’s hypersensitivity… where it appears that breathing is at the core of a better living, having strong beneficial impacts on the heart rate and by the way on the brain itself (stress reduction being the main effect).

Cardiac coherence, Biofeedback, Mindfulness, yoga… to my eyes, any activity that favors slow down and concentration is useful for gifted adults, who are so easily on the alert  and anxious.

20 thoughts on “Stop trying to raise your own self-esteem !

  1. Alors que j’étais en colère contre tout, un ami qui m’est cher m’a dit que de sa propre expérience, s’investir dans l’aide envers autrui permet de se sentir mieux, et je me suis souvenue combien j’avais toujours trouvé de réconfort lorsque je me tourne vers les autres, simplement pour le seul plaisir du geste.
    Merci pour l’article et la présence sur le web.

  2. Le lâcher prise consiste surtout à accepter l’idée simple que : je suis responsable de mes émotions, je suis responsable de ce que je dis, je ne suis pas responsable de la façon dont cela va être entendu.
    Nous avons tous des exemples autour de nous de phrases que nous avons dites … bien prises par certains, inacceptables pour d’autres ! Accepter nos émotions (Que de ravages sur les nouvelles pensées sur la maîtrise des émotions ! – C’est juste impossible : les mal-être, les prises d’antidépresseurs, certains cancers nous le disent – où nous devrions tous être de gentils moutons où pas un décibel ne devrait venir perturber la mer d’huile dans laquelle nous devrions tous nous baigner.
    Je peux en revanche analyser ma colère, ou toute énergie “qui tire vers le bas” la vivre, la conscientiser, l’accepter, pour la mettre dehors. (Arrêtons cette dualité vilains défauts/belles qualités … rien de pire pour laminer, sans même le concours des autres, l’estime que l’on se porte) je peux alors maîtriser les mots que je mettrai dessus. Être au plus juste de son ressenti, de sa vérité, c’est bien là la seule chose que je puisse être. En vrai.
    Je vois pour ma part un amalgame entre “estime de soi” (se croire) qui est un sentiment qui se nourrit de lui-même, mouvement interne donc, et “confiance en soi” (de con : ensemble, et fidere : croire) qui parle forcément d’une interdépendance avec mon environnement, mouvement en réciprocité dehors-dedans. En clair , j’ai une bonne estime de moi : Si je ne me connaissais pas j’aimerais bien être mon amie. Je n’ai pas toujours confiance en moi tant elle est assujettie, aussi et par essence, à l’interaction positive ou négative de mon environnement.

    1. Merci pour la définition du lâcher prise, merci infiniment, parce que c’est exactement ça (pour moi). ” Je suis responsable de mes émotions, je suis responsable de ce que je dis, je ne suis pas responsable de la façon dont cela va être entendu.”
      Quand j’étais enfant, ma mère était un bâton de nitro (je lui ai dit un jour) qui explosait à tout moment sans prévenir.
      Et mon père en rentrant, me disait parfois (souvent? Une fois? Je ne sais plus, souvent quand même je crois) “mais qu’est-ce que tu as encore fait à ta mère?”. Je savais que je n’avais rien fait, mais je me sentais responsable, par ma seule présence, parce que c’est sur moi qu’elle s’autorisait à hurler, pas sur les autres.
      Je sentais aussi l’interdiction qui m’était faite de pleurer (elle me disait, “ne fais pas comme moi, je pleurnichais tout le temps quand j’étais petite, j’étais si bête”, on a dû suffisamment lui faire honte avec ça pour qu’elle reproduise la même chose avec moi en toute inconscience), ou de me rebeller (ouhlà, quelle idée, une démonstration de force? Non, je n’étais pas de taille), mes émotions tout simplement niées.
      Je n’ai eu d’autre choix que de comprendre, comprendre à tout prix en lisant.
      J’ai déménagé à 500 km le jour où mes parents m’ont sommé en m'”engueulant” de cesser de pleurer la mort de ma collègue (premier job, accident de voiture, une femme que j’adorais) au bout d’une journée, là, ça a été trop.
      Je savais que ça réveillait leurs émotions, mais je n’allais pas indéfiniment nier les miennes pour les protéger, eux. A l’époque, c’était inconscient, je ressentais de la colère, mais ça je ne pouvais pas analyser plus loin. Depuis j’ai beaucoup lu, fait de belles et d’éprouvantes rencontres qui m’ont permis d’analyser.
      Et j’ai ENFIN cessé de vouloir comprendre les autres, pour me comprendre, moi.
      Bien sûr, ça me poursuit, et je me bats contre ça, j’essaie de ne plus fuir face à ce type d’attitude pourtant courante (notamment au travail), et surtout de ne plus chercher à rassurer des gens en colère, à mettre de l’harmonie à tout prix, c’est leur problème, plus le mien.
      D’ailleurs, le meilleur service à rendre aux gens n’est pas d’être “gentil” pour leur rendre la vie facile, mais d’être juste, surtout quand ils sont à côté de leurs pompes, ça aussi, ça m’aura pris du temps de le comprendre.
      Ma mère a arrêté de me faire suer quand je lui ai dit posément qu’elle était suante, et si j’avais su que c’était si simple, je l’aurais fait bien plus tôt. Certains savent posément tenir les émotions et réaction des autres à distance, je regarde comment ils font, et j’essaie de faire pareil, mais là aussi, quel travail de ré-éducation!
      C’est comme si j’avais dû mettre tout mon mode de fonctionnement acquis à plat sur une table, pour le remettre dans l’ordre et me le ré-approprier, et je dois être vigilante chaque jour accepter mes émotions, revenir à ce qu’elles représentent pour moi, pour progresser, et pas pour l’effet qu’elles font aux autres.
      J’aime bien le terme : “centrée”.
      Oups, pardon pour le témoignage fleuve!

      1. Merci Lechalote pour ce témoignage “fleuve”, à moins que ce soit plutôt un témoignage “source” pour beaucoup d’entre nous…
        Vous lire vient de me faire grand bien, même si mes larmes débordent un peu…

        Bonne journée 🙂

        1. Je suis très très touchée, d’autant plus que ma mère a employé le même mot que vous, qui m’a fait pleurer aussi ce jour là…je n’ai pas parlé de l’amour derrière tout ça, qui existait avec beaucoup de force heureusement, mais que de maladresses, quand on est absent à soi-même, quand toute l’énergie est utilisée pour cacher sa souffrance, comment être présent aux autres …

  3. L’estime de soi n’est pas et ne doit pas être un but en soi, elle n’est que la conséquence
    1/ d’actions internes : compréhension de soi, maîtrise de soi, harmonisation entre l’absolu de soi et la réalité de soi
    et 2/ externes à la personne : environnement aménitaire, tolérance de la différence de l’autre, reconnaissance de l’autre…

    On n’améliore l’estime de soi qu’en agissant sur 1 et sur 2.

    La mesure de l’estime de soi est importante en ce qu’elle indique les champs négatifs et ceux qui sont positifs, en s’appuyant sur les derniers comme base sécurisée et sécurisante et en tentant de contrecarrer les premiers soit en les modifiant, soit en extrayant la personne des environnements par trop négatifs (maltraitance physique ou mentale).

    Plutôt que de maîtrise ou de contrôle, je préfère le terme d’harmonisation entre cognitif et hypersensibilité (celle-ci possédant aussi des côtés très positifs à conserver), comme entre hypersensibilité et socialité.

    Harmonie (ἁρμονία) était, selon les Grecs fille d’Arès (dieu de la guerre) et d’Aphrodite (déesse de l’amour), autrement dit l’art de conjuguer les extrêmes. Cela ne va donc pas sans combats (souvent avec soi aussi), mais également d’amour.
    Il est signifiant que chez les personnes surdouées le champ le mieux préservé est le familial, au détriment du paritaire et du scolaire.

    L’équilibre n’est pas un état statique, mais une dialectique entre différents états, le tout n’étant pas de supprimer un des états, mais de contenir les états dans une fourchette acceptable tout comme l’homéostasie pour le corps, les seuils haut et bas étant propres à chaque individu.

    1. A vous lire, je réalise combien le bonheur est associé à l’estime de soi… au risque d’utiliser un mot pour l’autre ?

      Il est signifiant que chez les personnes surdouées le champ le mieux préservé est le familial, au détriment du paritaire et du scolaire.
      Acceptez vous de préciser votre pensée ? dans la mesure en particulier où le sentiment d’isolement au sein de la cellule familiale est si souvent mentionné.

  4. Le sportif, pour atteindre un haut niveau, doit perfectionner sans cesse son geste, grâce à des entrainements poussés où il apprend à décomposer et maîtriser toutes les étapes de ses mouvements. Ce faisant, il apprend à contrôler son corps, et son esprit (en se plongeant dans un état de concentration intense), de sorte que ces deux composantes lui permettent d’atteindre les objectifs qu’il s’est fixé.

    Mobiliser, et maîtriser, en ciblant son objectif. Voilà ce qu’il y a derrière le contrôle dont parle Cécile.
    A la place de contrôler, vous pouvez utiliser le mot “maîtriser”.

    1. Bonjour à tous,

      Je viens sur la pointe des pieds donner mon avis dans ce débat mouvementé…

      Le “contrôle” de soi revêt pour moi une connotation plus rigide (du genre on étouffe le dragon qui vit en nous) que la “maîtrise” de soi qui pour moi est davantage axée sur l’acte de canaliser ses pulsions, de les atténuer.
      C’est juste mon ressenti face à ces deux mots.
      Le contrôle ( retenir le dragon qui sommeille en nous) me paraît impossible à effectuer lorsque la hp que je suis sent monter en elle la lave qui jaillit à la vitesse grand “V”,comme une horde de chevaux lancés au galop…
      En revanche, j’essaie du mieux que je peux de maîtriser mes accès de colères et mes pulsions lorsqu’elles tentent de m’ensevelir… En pratique, je sais de toutes façons que je ne pourrai jamais les contrôler, alors je tente d’adoucir la violence de ce qui me submerge afin que la douleur (psychologique) soit juste un peu plus supportable. La lave coulera malgré tout, mais elle me brûlera un peu moins fort…
      Encore une fois, tout dépend du sens donné aux mots employés…

      Bonne journée à tous 🙂

  5. Argh, je n’ai pas lu l’article plus de 3 lignes, mais je ne suis pas d’accord du tout!!! Bon, ça doit être le mot contrôle qui me pose problème : je passe ma vie à tenter de me contrôler, et je n’en peux plus! Je bosse avec des caves incompétents qui ne comprennent rien à rien, et il faudrait, après voir rétabli mon estime de moi, que je me contrôle, et que quoi…j’accepte tout ça, pour quoi…réussir…réussir quoi…à gagner des sous?! Top, ça fait 38 ans que je contrôle. Evidemment que je suis non violente, la violence permanente me laisse sans voix, je me contrôle toute la journée, je ne fais pas de mal à une mouche, et je ne dis pas un tiers ni de ce que je ressens, ni de ce que je pense. Lâcher prise, oui, contrôler, whahouh, merci du conseil. Désolée, j’ai bondi, ça me hérisse, je ne sais pas trop pourquoi, mais je suis très en colère. Rien de personnel, hein.

    1. Hm….
      je veux parler de contrôle au sens : maîtrise du geste qui permet d’atteindre le but (apparemment) sans effort – résultats d’un travail sur soi.
      je ne veux pas parler de contrôle au sens la boucler, se taire, prendre sur soi, se faire violence pour satisfaire une norme dans laquelle on ne sent pas bien.

      1. J’avoue avoir réagi comme Léchalote, ce qui m’a conduit pour une fois à fermer ma grande gue… mais je le ressens vraiment comme elle, et je n’arrive pas à comprendre ce que cherche à exprimer Cécile, ni dans l’article ni dans ses réponses aux commentaires 🙁

      2. Je comprends le sens du message. J’ai rencontré bon nombre de gens avec des égos démesurés, incapables de gérer leurs accès de colère, déclenchés à la moindre réflexion qu’ils interprètent directement comme une remise en cause de leur égo, et qui empêchent tout échange constructif. De guerre lasse, on finit par se taire et par niveler par le bas. Leur niveau d’exigence exagéré vis à vis des autres, n’a d’égal que les excuses qu’ils se trouvent pour se défausser sur d’autres. Et leur image généralement compte plus que tout, ils ont besoin de se sentir appréciés et se croient appréciés, ça va ensemble. Disons que je ne me sens pas “dans la cible” de cet article. Le manque de confiance en moi m’a poursuivi pendant des années, je remettais tout en question, mes compétences, aptitudes, et même ma capacité de travail, et il m’a fallu des années pour me rendre compte que je suis du genre perfectionniste à ne jamais rien lâcher quand j’ai un objectif, et que ce manque d’estime était vraiment mon pire ennemi, dont les autres se servaient parfaitement bien (pour me faire travailler plus, ou “à leur façon”, me donner des challenges irréalistes ou me mettre la tête sous l’eau pour que je ne fasse pas trop de vagues dans la piscine). Par contre, me recentrer en permanence est un besoin essentiel. Oui, retravailler cent fois un geste (je l’ai appris dans plusieurs disciplines : sport, musique, dessin, refaire cent fois des gammes, cent fois une transition dans morceau de piano, tenir sa raquette de telle façon, faire cent coups, s’entraîner, échouer, recommencer encore, …), vérifier dix fois un travail, prendre des avis contraires, mesurer chaque angle, re-paufiner, remettre en question, recommencer, tenter de faire mieux, est bien évidemment une composante indispensable pour réaliser quelque chose correctement. C’est une exigence vis à vis de soi-même, un respect de soi-même aussi, qui à mon sens n’est pas tout à fait reliée ni au contrôle, ni à l’estime de soi, qui sont deux notions bien mal définies à mon sens, et surtout malheureusement utilisées à mauvais escient par des gens dont c’est l’intérêt. Parce qu’on vit dans un monde qui se veut hyper contrôlant mais qui ne maîtrise rien et n’a dans le fond aucune exigence réelle de qualité, dans lequel on confond estime de soi et égo démesuré, respect et obéissance, et qu’on passe une vie à démêler ces deux mots là et à faire le tri pour soi-même (je m’en suis posé des questions sur ces sujets là!!!!). Ca y est, je viens de comprendre le fond de ce que je ressens!

  6. Qui ne sait pas se contrôler risque de perdre une élection présidentielle (après quand même 10 ans consécutifs dans la direction du pouvoir exécutif !)… c’est ça ?

    Petit trait de deuxième degré 😉 que bien sûr vous n’êtes pas obligée de laisser passer.

  7. Bonjour et grand merci, tant pour le livre que pour le site !

    ca m’intrigue quand même : je serais bien d’accord pour considérer que travailler le contrôle de soi soit plus efficace que de travailler l’estime de soi… mais à la poursuite de quel but ? Il me semble qu’un certain niveau d’estime de soi est nécessaire pour définir des objectifs de réussite personnelle (y compris celui d'”être heureux”, mais encore faut-il s’en estimer digne, pour oser se le fixer). L’estime de soi n’est-elle pas nécessaire pour motiver un contrôle de soi positif ?

    L’alternative, pour trouver sa motivation, serait de s’en reposer sur des valeurs proclamées universelles (être heureux ou réussir parce que c’est bien), ou sur les attentes de son entourage (être heureux pour prouver à ses parents qu’ils sont de bons parents…), plutôt que de découvrir par soi-même ce à quoi on veut tendre : ça ne me satisfait guère… Dans la morale judéo-chrétienne, le contrôle de soi serait bon “en soi”, non ?
    Beaucoup de HPI sont déjà dans l’hyper-contrôle… Travailler en priorité le contrôle de soi ne renforcerait-il pas un faux-self ?

    Quant à cette nouvelle génération dans laquelle chacun se juge légèrement supérieur à la moyenne, l’idée m’avait déjà interpelée. J’ai ri et puis… finalement est-ce si absurde ? Dans la mesure où chacun se connaît lui-même mieux que les autres ne le connaissent, ne laisse paraître aux autres qu’une partie de lui-même, et pour peu qu’on fasse l’impasse sur cette mise en abîme : il ne me paraît pas invraisemblable qu’on se juge soi-même meilleur (au sens de plus subtil, de plus complexe) que ce qu’on VOIT des autres. De toute façon, comme on n’a pas d’accès complet aux autres, comment serait-il moins juste de se penser meilleur (aujourd’hui, d’après l’étude citée) plutôt que moins bon (hier ?) que la moyenne des autres ?

    Enfin bref, personnellement (mais après tout, personne ne me demande mon avis, et il me faut déjà une estime de moi non négligeable pour le donner comme ça !), je suis d’avis qu’il est bon de rappeler que l’estime de soi n’est pas la formule magique qui va tout régler, qu’il est bon de la mâtiner d’un soupçon de contrôle de soi, mais je voudrais rappeler, de façon tout aussi téléphonée, que le contrôle de soi présente des risques et est à appliquer avec modération, y compris chez les enfants, y compris promu par des parents (ou des enseignants) pétris de bonnes intentions.

    Ca ne transparaît pas dans mon commentaire, alors je l’ajoute : les réflexions conduites ici, sur ce site, m’ont aidée et m’aident considérablement 🙂

    1. Bonsoir Envolée

      Merci pour les compliments 🙂

      un certain niveau d’estime de soi est nécessaire pour définir des objectifs de réussite personnelle
      En fait, cet article m’a fait réfléchir et c’est la raison pour laquelle j’ai souhaité le partager.
      Je fais quelques postulats… parce que je me retrouve là dedans (en fait, je pense que cet article concerne surtout les hyperactifs et/ou les fameux “scanneurs”)

      – on a une estime de soi écornée parce qu’on ne se sent pas à la hauteur de ce que nous voudrions être, plus encore que de répondre aux attentes des autres.
      – les résultats de ce que nous faisons ne sont pas à la hauteur de nos espérances
      a) parce que nous allons trop vite, nous manquons de méthode, nous reposant parfois un peu trop sur le fait qu’on va s’en sortir (petit défi personnel pour mettre du piment)
      b) parce que nous ne nous concentrons pas assez, trop occupés à mille autres choses en parallèle parce qu’en ne se focalisant que sur une chose nous nous ennuyons
      c) … parce que nous partons perdants d’avance (oui, certes, et là l’estime de soi entre en ligne de compte) et ceci nous empêche de nous concentrer et de chercher à maîtriser.

      je suis d’accord que beaucoup de HPI sont dans l’hypercontrôle… mais à mon sens, plus par méfiance de soi-même, des mouvements/attitudes/mots non conformes (à l’image que nous voulons donner de nous-même, ou par rapport à une conformité attendue) que nous risquons de sortir (ce qui conduit effectivement au faux self), que par confiance en soi, ce qui ne signifie pas du tout la même dépense d’énergie, ni même le même type d’énergie dépensée d’ailleurs.

      En ça, je vous retrouve sur ce que vous exprimez : “L’estime de soi n’est-elle pas nécessaire pour motiver un contrôle de soi positif ?

      Quant au fait de se sentir meilleur que les autres… je crois que vous avez développé une réflexion toute HPI ! :D… et c’est aussi en ça que cet article m’a intéressé, qui laisse apercevoir en creux que si nous nous posions moins de questions sur nous-mêmes et sur les autres (aussi bien en temps réel pendant l’action qu’à d’autres moments), il est possible que notre estime de nous-même nous permette plus d’assertivité et nous fasse effectivement nous sentir des gens très bien.
      Cela dit cette étude renvoie à la fameuse phrase prononcée un jour dans un sermon sur une montagne “on voit la paille dans l’oeil de son voisin quand on ne voit pas la poutre dans le sien”… mais pour beaucoup de HPI quand même, c’est plutôt le contraire qui aurait tendance à se passer quand il s’agit de se valoriser…

      1. Merci de ces éclaircissements. Je réalise que je me suis laissée emporter par ce que je mettais derrières ces expressions, « contrôle de soi » et « estime de soi », mais je comprends où vous vouliez en venir.

        Finalement, cette compréhension du contrôle de soi ne rejoint-elle pas simplement celle du lâcher-prise (vous l’évoquiez, du reste, dans votre autre sujet « Mieux vivre et gérer son hypersensibilité et ses émotions ». Peut-être est-ce ce à quoi vous faites référence en parlant de respiration ?) ? Le lâcher-prise par le contrôle : voilà qui aurait ce petit goût de contradiction fait pour me plaire !

        Enfin,
        « Cela dit cette étude renvoie à la fameuse phrase prononcée un jour dans un sermon sur une montagne « on voit la paille dans l’oeil de son voisin quand on ne voit pas la poutre dans le sien »… mais pour beaucoup de HPI quand même, c’est plutôt le contraire qui aurait tendance à se passer quand il s’agit de se valoriser… »
        C’est bien l’impression que j’en ai… mais avec un effet sournois, façon boucle étrange (ou serpent qui se mord la queue) : sachant que je sais que j’ai tendance à voir cette poutre dans mon oeil, alors la poutre est-elle en réalité plus petite puisque j’ai tendance à la surévaluer, ou bien agrandie encore par le tort que j’ai de croire que je la surévalue ?! mais c’est un autre sujet 😉

          1. Intéressant, ce développement sur la poutre. Je crois que parfois, la poutre devient tellement énorme, ou fait tellement mal qu’on ne voit plus qu’elle, tandis que comme dans l’histoire de Phineas Gage, elle modifie nos comportements. Dans le mauvais sens, cad “encore plus de poutre”.
            Ce qui peut aider, c’est le fait que ladite poutre
            aiguise la perception du détail dans les interactions quotidiennes et que, se voyant en tant que spectateur de ses sinistres pantalonades, il devient alors possible de lâcher, de sortir, purement et simplement de la situation. Don’t make things worse.
            C’est pas qu’on en sorte très fier mais on a pour le moins, évité d’aller, absolument, radicalement, dans le mur.

            je ne sais pas si c’est de l’estime de soi, du contrôle, de “l’amour de soi”, puisque vous évoquez cette fabuleuse théorie très dans l’air du temps que l’on n’aime autrui que lorsqu’on est capable de s’aimer soi-même ( Ô la culpabilisation!). Je crois qu’on trouve simplement là un refuge, un espace transitoire de respiration, où l’on commence à être mieux capable de se foutre la paix. Parce que, ce que j’observe n’est qu’un comportement, à priori modifiable, à terme, si l’on a d’abord accepté qu’il était bien là, pour déplaisant qu’il soit. Un comportement et des actes posés dont nous devons, de toutes façons, assumer les conséquences, pour pénibles qu’elles soient. Effectivement, les réactions de l’autre lui appartiennent.

            Je crois qu’on arrive à se détacher progressivement, non pas en déniant l’impact de nos comportements ( autre théorie en vogue: l’autre n’a qu’à penser ce qu’il veut, moi-je ) mais en arrivant à ne plus les percevoir comme une espèce de faille ontologique, un gouffre, quoi qu’il en soit. Ou peut-être à comprendre que c’est avec nous-même qu’il faut vivre. Faire avec..

            Par rapport à la musique, le fait qu’il faut reprendre des centaines de fois un arpège, un un enchainement, je trouve qu’il y a en-soi, un apaisement réel à travailler au métronome, par exemple. Pas de jugement, c’est dedans ou c’est dehors, on l’entend et on reprend la phrase. A ce moment là, c’est la pratique pure, je crois que le désir même de faire sonner le morceau disparait. L’attention. On se fout d’être créatif, d’être bon. On se fout la paix.

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