Je ne suis pas thérapeute, et je serais bien en peine de répondre à une demande d’aide, tant je trouve qu’il faut d’habileté et de sensibilité pour venir en aide à quelqu’un dans le domaine du bien être psychique.
Je peux suggérer de se reposer, de s’aérer, d’avoir une activité personnelle qui laisse la place à la créativité… Ce sont des préconisations que l’on peut adresser à tout le monde.
Pour un surdoué, je sais qu’elles sont fondamentales, tant le repos (et surtout le silence à l’écart) lui sont physiquement nécessaires, de même que la possibilité de laisser aller son esprit sans entrave mais en le canalisant pour éviter que le torrent de pensées ne devienne coulée qui emporte tout sur son passage.
Pour le reste, s’il y a un vrai mal-être que l’on a envie de combattre…
Entre les thérapeutes non surdoués qui pensent pouvoir parfaitement suivre un surdoué parce qu’ils sont thérapeutes ; et les thérapeutes peu performants qui pensent pouvoir parfaitement suivre un surdoué parce qu’ils sont eux-mêmes surdoués, tous les cas de figure sont possibles.
Je l’ai vécu. Successivement :
– un thérapeute qui n’y connaissait rien et était vraiment à côté de la plaque, malgré une vraie bonne volonté (l’approche, le langage, ça ne collait pas) ;
– un thérapeute qui s’affichait spécialiste des surdoués et qui en fait n’y comprenait rien (il manquait la sensibilité, la vision globale, l’humour, le recul, j’avais le sentiment d’une psychologie de café du commerce) ;
– un thérapeute qui n’y connaissait rien et ne se savait pas surdoué (il comprenait ce que je vivais, mais ne savait pas comment m’aider) ;
– un thérapeute qui se savait surdoué et qui avait développé ses propres méthodes pour accompagner les surdoués (la sensibilité, les horizons, la subtilité, la complexité, la rapidité, les shunts, le non sense, les métaphores…).
Mais avant d’arriver à ce dernier thérapeute, combien de tâtonnements, de désabusement, de colère…
Je crois que lorsqu’on est surdoué et que l’on recherche un thérapeute, il faudra être vigilant à l’égard des charlatans que l’on pourra croiser à la hauteur du mal-être que l’on peut ressentir.
A droite de l’écran, dans « Catégories », découvrez les billets associés à cette page « Comment aider / Accompagnement ».

Bonsoir,
Mon sommeil est comme un paresseux hyperactif ces derniers temps,
difficultés d’endormissement, réveils nocturnes fréquents, et ces sensations étranges de dormir de manière superficiel comme étant en état de veille ou de faire des rêves/cauchemars si réalistes qu’ils me donne l’impression de vivre une deuxième journée avec toutes les sensations, émotions que l’on peut avoir éveillé…même épuisée cela continue chaque nuit.
Il me semble que plus ma journée est morne et monotone plus mon sommeil est agité, arbitraire et intense en quelque sorte.
Cela vous arrive t’il également ?
Auriez vous des conseils ?
J’ai essayé l’homéopathie, les tisanes, la relaxation, le sport intensif, différents médicaments prescrits, sans efficacité aucune.
Il me semble que cela est plus ou moins de l’ordre du lâcher prise….
un concept qui m’est difficile de mettre en action ne sachant comment opérer une telle chose…….
Mélatonine + Euphytose + Coffea Cruda 5 Ch – ça ressemble furieusement à de placebo pour les deux derniers, mais pour moi ça marche et ça fait du bien de pouvoir enfin dormir au moins 6 heures.
Mais je sais que pour certains, il n’y a absolument rien à faire.
Lâcher prise seul(e) ? Impossible . IL faut vraiment accepter de se faire aider.
je suis depuis plusieurs semaines sous traitement, mélatonine + différentes granules d’homéopathie + des ampoules de lithium, ….mais encore des réveils toutes les deux heures ou rêves/cauchemars intenses.
Que puis-je essayer d’autres ?
Je continue le suivi psy autant que possible, soit une séance envisagée toute les 6 semaines environ, je cherche à travailler davantage pour me permettre de financer plus de temps d’accompagnement.
Les idées noires ce sont estompées, j’arrête le traitement progressivement car il me rend trop malade et cela va mieux.
Je souhaite toute l’aide que l’on peut m’apporter…
Mon médecin traitant est bienveillant mais au delà d’un accompagnement médicamenteux qui m’a partiellement aidé, son intervention reste limité, elle ne peut faire plus.
Je pense que c’est grâce au travail de fond avec la kinésiologie adaptogenèse que j’ai enfin un vrai sommeil profond et raisonnablement long et souvent sans interruptions (généralement cinq à six heures d’affilée, voire sept, exceptionnellement huit – un miracle !) Je ne cesse de m’en émerveiller, après cinquante ans d’insomnies, difficultés d’endormissement, nuits entrecoupées et autres joyeusetés. Je fais encore des cauchemars mais ils sont relativement « soft », je me réveille encore parfois en pleine nuit mais souvent je me rendors facilement, incroyable !
Bonjour,
C’est une belle chose d’imaginer un sommeil si doux.
Avez vous des adresses de professionnels pratiquant la kinésiologie adaptogénèse à me transmettre si possible par le biais de l’administrateur ? (Lille / Marseille/ Lyon / éventuellement Paris)
Est ce coûteux pour une séance ?
Je suis intéressée pour avoir plus d’informations sur le déroulé d’une séance et si cela me convient le pratiquer.
Beaucoup de choses sont à travailler, toutefois tenir debout les yeux ouvert sans forcément ingurgiter 2 L de café me semble bien.
Bonjour Moesha,
Depuis ma petite enfance, c’est ainsi. Je dors, mais d’un sommeil superficiel, hyperactif (somnambulisme dans l’enfance), et le matin, je me lève systématiquement épuisée, comme si je n’avais pas dormi. Idem, dans la journée, je me sens lourde et fatiguée et/ou nerveuse (impatiences aux jambes). J’ai essayé beaucoup de remèdes (Mag2, Euphytose, etc.), mais rien n’y a fait. Si tu trouves une solution avant moi, écris-moi ! Le mauvais sommeil fait grossir et m’a fait devenir obèse de classe I (même si je mange peu et bio).
Bon courage à toi !
Mia
Bonjour Mia
Avez vous recouru à une consultation spécialisée pour le sommeil ?
Bonjour à vous.
Je me balade… Depuis quelques mois… Depuis quelques semaines… Depuis quelques jours… Et aujourd’hui… Sur votre page web.
J’ai lu votre livre. Sans savoir que vous teniez ce blog. Bien à vous votre démarche de parler de ce qui est « vrai-ment » dit ou pas d’ailleurs… Par ce qui se trame au fond de chaque individu qui se pense ou qui est reconnu « surdoué(e) ».
Et d’y trouver également les témoignages des autres interlocuteurs rencontrés dans le cadre de l’exploration « existentielle » et pour le coup « Existe-En-Ciel » ou encore « Existe-Essentiel » selon le cas où l’on voudra tourner et/ou contourner les vérités énoncées ou à réfutées. Mais quel bel ouvrage. Et un superbe blog. Merci aux personnes qui témoignent. Merci à vous d’y répondre. Je suis toujours très touchée et émue de lire les « bouts de vie » déposées. Parce que je m’y retrouve peut-être… ou pas. Sans le savoir…
Merci à tous pour vos belles preuves de confiance, anonyme derrière un écran. Mais à-nos-nyme (name – pour jouer du mot) de ce que vous êtes et de votre chemin parcouru et à poursuivre.
Pourquoi je décide de poster?
Parce que je n’en peux plus. De ce cerveau qui travaille sans cesse. Qui analyse constamment. Qui m’analyse et qui me perturbe tout autant. Qui ressent la vie mais qui n’arrive plus à la tolérer parfois tant les émotions sont vives. De ces regards toujours trop optimistes/pessimistes selon les cas et les réflexions. De ce que : « Je vois/sens/ressens/touche/entend ». 5 sens… Parfois de force. Et actuellement souvent de faiblesse.
Je ne suis pas diagnostiquée HP. Je ne me suis penchée sur la question que depuis quelques années (2 à 3), j’ai lu. J’ai écouté. J’ai analysé (ah là… c’est chouette j’adore). J’ai consulté un pseudo psy spécialisé de l’enfant et de l’adulte surdoué (je cherchais des réponses, des aides, un aiguillage pour éventuellement passer les tests. On m’aura dit, lui entre autre : « Vous avez des caractéristiques. Oui. Mais aujourd’hui on va travailler sur le stoppage de la Ferrari=cerveau, et se concentrer sur le ressenti=émotionnel ». Je suis repartie bredouille). Je me suis entendue soumettre le fait de pouvoir « être surdouée » car trop différente, trop atypique, trop en quête d’absolu, « trop de trop », trop rapide, trop perfectionniste, trop rebelle et vive face à l’injustice, trop « présente » parce que je veux protéger mes proches, trop immature (je n’ai jamais compris ce retour, car j’essaie toujours de prendre de la distance entre ce que je ressens, ce que l’on me dit, ce que j’en comprends, ce que je dois mettre en place pour me protéger et les protéger en face… Où est donc la notion d’immaturité dans cela? Certainement peut être parce que je suis impulsive dans le mot un peu « sec » n réponse et que par «trop ressentie », je me « trop-introvertie » pour ne pas exploser et que je ne canalise plus la réponse et sa forme dans ce que j’amène. Je ne sais plus…), trop créative (il faut savoir arrêter d’avoir trop d’idée mais de savoir en mener une à la fois…!!! Ai-je entendu dire), trop…
Et parce que je me demande… Le suis-je? Alors que de nombreux points et situations, contextes, témoignages, me ramène à me poser la question.
Qu’est ce que cela changera?
À mieux me connaître. Me reconnaître. Me pardonner. M’accepter. Arrêter de vouloir cesser d’être comme « les autres ». Me tolérer. Me respecter. Me comprendre. Tout simplement. Ou pas…?!?
Parce que pour me connaître… Je me connais à force de corréler ce que je capte/comprends/sais/développe/arbore « en hypothèse ». Mais c’est le cafouillage dans mon « intérieur ». C’est le bazar. Le truc sans fin… Qui m’en coupe la faim… Mais je ne me connais qu’au travers de mes yeux « méchants, déstabilisants, épuisants », à m’en détester plus chaque jour encore… Parce qu’aujourd’hui je me déteste au point que j’éloigne même ceux qui m’aiment pour les protéger en leurs demandant de ne plus m’aimer parce que je suis un monstre… Gentil le monstre quand il écoute, il agit pour les autres, il aide les autres, il discute avec les autres, il philosophe, il gère,… Et j’en passe… Ce monstre là, version Sully (monstres & compagny), je l’adore. Je suis bien. Vivante. Utile. Valide.
Horrible le monstre quand il se regarde, il se voit, il se penche sur lui, il a peur de l’avenir, du présent qu’il n’arrive pas à fixer parce qu’il est déjà loin ailleurs le petit monstre, il s’angoisse, il s’emprisonne dans sa solitude, il se décortique, il se déteste, il est à bout de souffle/de course. Il est en « dépression »… Ou en « des pressions », il ne sait plus trop. Mais ce monstre en a assez. Au point de se demander si « s’éteindre » ne serait alors pas la seule solution pour s’extraire définitivement de ce « trop », de ce dégoût de soi, à se trouver si moche, physiquement et de l’intérieur. Il ne sait plus. Ou pas.
Alors apprendre à se connaître? Accepter ses faiblesses? Ses forces? Ses vérités? Son individualité? Son objectivité? Colorer sa vie d’une vraie connaissance de soi pourrait-il être la quête de son âme « enquête de vérité »?
Ce témoignage parce que oui. Malgré une histoire qui est la mienne. Non évidante. Mais non catastrophique aussi. Parfois je touche les hauts, de ce potentiel à découvrir encore le « pot-temps-Ciel », à aimer apprendre, comprendre, savoir, et j’en passe… Parfois je touche les bas, les très bas, le trépas… A me faire souffrir, à ne plus vouloir ressentir, à ne plus vouloir me voir et à ne plus rien de « trop—>pas ». Je reste là…
Juste cette hâte quelque part. Que l’on me dise enfin… Pourquoi, Madame « Pourquoi » peut y arriver. Et peut tout abandonner. Pourquoi. Pourquoi. Pourquoi. Je suis « comme ça ».
Alors non. Vous n’êtes pas seul(e) à être heureux ou malheureux d’être différent, mais on est seul(e) quand on ne trouve pas les ressources en soi, autour de soi, pour s’armer et s’abandonner à être soi.
On se lance des appels. On s’appelle. On « ça pèle » aussi du chaud/froid de notre coeur. On est là. Ou plus. Ou pas.
Déposer ces mots pour ceux qui les liront. Parce que… Comment… Pourquoi… Quand… Où… Cela m’aura fait du bien d’exprimer aussi ce que je traverse aujourd’hui. Même si je me suis éparpillée.
Écouter votre voix. À voie. Et on verra! Pour ma part, je vais me pencher à consulter un neuropsychologue. Sans y croire. Et puis « Pour Quoi » pas! Même si le « Parfait de mon Moi » n’existera pas. Le « part fait » qui me « Moi » trouvera au moins une réponse à ma folie d’être.
À s’en penser… À m’en panser… Un peu de cet humanisme que je donne aux autres mais que je me refuse tout autant.
Merci encore à vous. Carole.
Merci encore à vous. Ces autres.
Merci à cet instant. Où j’ai couché ma souffrance pour en désirer un épanouissement à mon lever.
Cordialement.
Merci de ce moment partagé de reflexion personnelle « Line-Say » ou Pas.
Je pense que sans nul doute, beaucoup s’y retrouveront; ces pensées qui tournent à en donner le vertige et le bourdon.
… Là est d’ailleurs la difficulté : stopper le maëlstrom.
Alors : faire. Un gâteau, du jardinage, de la tapisserie, de la marqueterie, du ménage, des jouets pour qui voudra s’en amuser.
Faire pour se concentrer sur autre chose… et pouvoir enfin se nourrir du résultat (à condition bien sûr de veiller à ne pas voir seulement ce qui ne va pas mais ce qui a été déjà fait !)
… Et puis, vraisemblablement aussi, aller, accompagnée, explorer ce qui est à l’origine de ce monstre que vous décrivez. Un traumatisme, parfois profondément intégré, est la blessure jamais guérie qui continue à suppurer, amplifiée par les caractéristiques du surdon.
Merci merci merci. Je ne sais comment exprimer ma reconnaissance en lisant ces lignes.
Mon témoignage rejoint des centaines d’autres: j’ai 44 ans, un enfant de 5 an. Plusieurs pédiatres se posent des questions sur sa façon de penser très particulière, nous demande d’enqueter pour une éventuelle précocité. Nous ignorons ce mot. Nous cherchons, lisons et le trouble envahit d’abord mon mari, il lit mon profil. Je lis, je pleure. Je découvre d’abord que je suis synesthète temps/nombres. c’est un premier choc, puis mon profil apparait plus clairement avec des doutes incroyables. J’ai 44 ans, comment passer un test? j’ai toujours été en décalage, incapable d’écouter en classe mais adorant l’école pour fuir une famille compliquée et pour pouvoir rêver, je deviens ingénieure sans comprendre comment, sans être capable de comprendre une règle de 3 je travaille dans des grands groupes avec toujours la sensation de voler ma place à un autre, dès qu’on me demande comment j’ai réussi à débloquer un bug mon esprit se ferme, je ne sais pas, je ne comprends pas, du coup en parallèle je fais le cours florent deviens comédienne, mon rêve de toujours, et metteur en scène, mais toujours illégitime car pas à plein temps, je publie des nouvelles toujours illégitime car par hasard, parce que l’écriture m’aide mais que je suis incapable de me corriger, de reprendre un texte jeté sur du papier, je plaque tout, passe le concours de professeur des écoles devient maitresse reçoit la meilleure note de l’inspection que je trouve ne pas mériter car je ne travaille pas je ne sais pas je ne peux pas travailler. Dès que je veux aller plus loin, réfléchir, mon esprit se bloque, refuse et je suis prise de vertiges. je réussis par hasard, mais si je veux, je ne peux pas, comme une brume s’empare de moi et bloque physiquement les capacités mentales. J’ai fais 20 ans de thérapie, ignorant que peut être j’étais juste à part, je n’ai fait que parler de ma famille, il y avait du taff oui, mais je sentais qu’il n’y avait pas que cela. Aujourd’hui, grâce à votre blog, à des lectures, je me dis que peut être je suis HP. Maos je ne pourrais jamais passer de test, je n’ai plus de logique, je suis bloquée, enfin, je pense. Je vais très mal, des idées très noires l’impression de passer à côté de moi. je viens de voir un énième psychiatre qui a dit oui oui et m’a prescrit un régulateur d’humeur histoire que j’arrête de faire ch…. mais non, je sais que je n’ai pas besoin de ça. Je desespère réellement de trouver une bonne personne, à l’écoute, réellement compétente qui pourrait me mettre en confiance AVANT de passer le test. Je suis prête à le passer, je dois savoir, je dois comprendre, je dois m’en sortir. Mais qui, comment, je ne veux plus d’incompétents posent un petit sourire méprisant et me disent toujours je ne vois pas ou est le pb, vous êtes intelligente, vous analysez bien, vous vous en sortirez. non je ne m’en sors pas. J’habite Paris, vers le 13ème. J’appelle à l’aide, à l’aide désespéré pour un nom, un nom de confiance. je suis prête à claquer mes économies si cela en vaut la peine. A l’aide. Merci
Merci de votre témoignage Une bouteille à la mer.
je vous réponds en privé.
Si vous appreniez a voir plutot les caracteristiques positives du surdon et faire de votre surdon un allié ou un atout plutot que ce mur des lamentations ?
N’oubliez pas non plus que les surdoués ont fait les grands artistes, scientifiques, ecrivains etc
Quitte meme a avoir un boulot alimentaire et ecrire dans votre temps libre. Je reconnais que le monde de l’entreprise avec son formattage tayloriste si pas fordiste (mediocratie) moutonnier (par et pour les NPs) est un eceuil.
Le perfectionnisme du surdoué peut meme s’exercer dans des choses banales de la vie, cuisine, jardin.
Ses interets multiples et sa curiosité exceptionnelle ne sont-ils pas un atout egalement dans la vie ?
qu’on vive dans une mediocratie egalisatrice (tall puppy syndrome) soit mais personne ne vous oblige a emrunter ce chemin
Je precise que je suis assez critique (je ne vise pas du tout cecile) avec certains specialistes de la douance qui presentent le surdoué comme une creature etrange si presque mysterieuse qui cumule tous les defauts de la terre ou presque, je force juste un peu le trait. Jamais vu aucune eloge des surdoués dans aucune conference sur la douance. spectacle desolant…
Aucune volonté d’aborder la douance sur l’aspect socio (refus du debat dans les conferences ou avec les specialiste de la douance) ou psychsociale, il y a un travail enorme a faire de ce coté
Concernant les specialiste de la douance, oui il y a beaucoup de charlatans et certains ne sont pas nos alliés . Ils ne sont meme pas d’accord entre eux. Je peux vous fournir des references de specialistes francais de la douance avec des avis diametralement opposés (qu’ils soyent polemiques n’y change rien) concernant la posture a adopter dans le monde du travail. Au-dela des querelles de clocher dans le monde de la douance, qui est un business comme un autre.
IL est clair que le monde du travail est un des environnements les plus difficiles pour le surdoué
Bonjour à tous, bonjour Cécile
Ces posts sont anciens mais peut-être encore lus, je tente ma chance.
comme beaucoup d’entre nous, je fais ce que je fais le mieux: je cherche.
En bref, plus de 2O ans d’errance thérapeutique; et après le diagnostic d’hp il y a 6 mois, je comprends mieux pourquoi j’ai parfois réveillé des peurs chez les thérapeutes.
Je leur montre involontairement ce qu’ils n’ont pas réglé, et j’ai reçu pas mal de projections assez violentes. J’aimerais ne plus perdre mon temps (et mon argent)!
en lisant l’article en tête, Cécile, je me suis demandée si je trouverais enfin, en Belgique, quelqu’un qui aie fait un chemin personnel, plutôt que des gens au mieux pas qualifiés, ou au pire qui se prennent pour des gourous.
Quelqu’un aurait une recommandation?
Merci
Jeanne
Bonsoir Jeanne
Pour ce genre de demande, je réponds en privé. je vous adresse un message sous peu 🙂
Bonsoir Cécile,
moi, j’ai toujours eu du mal à m’imposer et à prendre ma place au travail.
Aujourd’hui, j’ai une collègue (non-HP) qui veut prendre l’ascendant dans mon service, au point de me faire douter (encore et toujours) de mes compétences et j’ai l’impression de me faire bouffer (voire une impression de me faire faire un petit dans le dos).
Je vis cette situation de plus en plus mal (psychologiquement et physiquement aussi), je sais que je devrais faire quelque chose mais je ne sais pas comment m’en sortir.
Auriez-vous un conseil à me donner ?
Merci
Lauriane
Bonsoir Lauriane
Merci de la confiance que vous me témoignez en me questionnant ainsi.
Il faut se rappeler que je ne suis pas thérapeute. En revanche, même si la solution ne sortira pas en deux séances en en moins de 15 jours, je ne saurais trop vous suggérer de vous faire accompagner pour au moins garder la tête hors de l’eau, mais aussi travailler sur l’affirmation de soi.
Pour ce qui est des conseils pratiques, sur place, là aussi, ce n’est pas évident, car je ne connais pas exactement la situation.
Si la situation est avérée, peut-être que pousser un grand coup de gueule montrera à votre collègue que vous n’êtes pas dupe et la stoppera dans ses envies de vous maltraiter.
Au quotidien, garder des preuves, rédiger des verbatim datés (+ heure) sera peut-être aussi utile ?
J’espère que d’autres lecteurs de la communauté auront des conseils pour enrichir votre réflexion.
Bon courage.
Bonjour
pousser un grand coup de gueule, ca ne fait qu’envenimer la situation.
En fait, dans ce genre de situation, si vous faites dans un sens ou dans l’autre, ca ne va pas trop s’arranger : il faut donc vous préparer à vous ménager une porte de sortie.
Il vaut mieux commencer à chercher du travail ailleurs : c’est cruel mais c’est ainsi.
On pourrait ainsi dire que dans le processus de harcèlement, quand il est déjà commencé, la personne harcelée est déjà enfermée dans ce processus.
Donc ne pas se donner de faux espoirs et se préserver … en partant de votre poste.
C’est ce qui m’est arrivé, et j’ai gardé la tete haute, meme si tout ca m’a détruite, je me suis préservée malgré tout.
Bon courage.
Si vous voulez, demandez mon mail à Cécile et nous pourrons poursuivre en privé. Mais ne restez pas seule.
Cricri
A priori, on n’est pas dans une situation verrouillée : il y a tentative de prise de pouvoir par un pair. Suivant la position des uns et des autres au sein du service, réagir peut-être bénéfique.
Bonjour,
J’ai decouvert par hasard ma surdouance il y a quelques années au détour d’un premier rdv avec une psy que je n’étais bien entendu pas venu voir pour cela. Aujourd’hui, après plusieurs années ces rdv ne me font pas avancer. Je n’arrive pas à canaliser ce cerveau qui pense trop et j’aimerai pouvoir mettre à profit ces facultés. Auriez-vous l’adresse d’un spécialiste dans le 95 ?
Avec mes remerciements, Line.
Bonsoir Line
Je vous réponds en privé.
Bonjour Line
Un livre qui m’a beaucoup aidé est ´Le pouvoir du moment présent´ de Eckhart Tolle. On comprend comment ne pas s’identifier à ses pensées et à se détacher de celles-ci. Depuis je ne souffre plus d’avoir le cerveau en surchauffe…une belle découverte!
Bonjour à tous,
Je vous remercie, tous, dans un premier temps pour ce que vous faites, vous lire est un grand plaisir tant vous mettez des mots sur des choses que je ressens mais que je n’arrive pas à exprimer. J’ai 24 ans, j’ai une licence et suis en master, d’après mes connaissances j’ai tout pour moi, seul problème je ne suis pas heureux, je n’ai pas de raison d’exister et je n’en trouve pas, s’il n’y avait pas la religion je me serais sûrement suicidé. J’ai tout mais je n’ai rien, parfois j’aimerais être comme les autres, avoir des amis, une copine, sortir, je ne fais rien de tout cela et n’ai rien, mes amis ? Personne n’est au courant pour tout cela, ils n’y comprendraient absolument rien, la seule chose qu’ils savent dire » Tu es fou, tu veux tout contrôler, tu te poses trop de question » Justement, je ressens trop de sentiments et de façons démesurées. Depuis 5 ans maintenant je suis en pleine dépression existentielle, c’est par phase en fait, parfois ça va, d’autres fois non, suffit qu’une personne appuie sur l’interrupteur et tout mon réseau ( arborescence )dépressif s’allume, et la c’est le drame. Récemment une fille avait calmé tout cela, j’ai cru avoir trouver ma raison de vivre, avoir une famille etc, tu parles. Je suis tombé amoureux, pas elle, crise. En parler ? a quoi bon, personne ne me comprend. J’ai l’impression de parler chinoisJ’ai l’impression d’être coincé, dans un monde, une personne, je sais que j ai besoin d’autre chose mais impossible de la définir. Quand ça a commencé j’me suis dis c’est passager, ça va partir. Tu parles. C’est juste une sorte de monstre qui se nourrit de toi, tes pensées. Mes seuls plaisirs de la vie sont voir mon équipe gagner au foot, tu parles d’un plaisir…
Et puis, j’en ai marre d’entendre » pourquoi tu fais pas comme les autres ? », j’en suis venu a me limiter, me contraindre, a vouloir faire comme tout le monde pour être heureux comme tout le monde, je me suis pris un coup de poing en pleine figure… Je me sens étranger, la encore j’ai pas réussi a mettre des mots sur toutes les choses que je ressens. Ah et j’ai perdu toute confiance en moi. J’arrive pas à identifier mes problèmes j’ai sûrement oublié un tas de chose mais je vais m’arrêter.
Je pense pas que j’aiderai des personnes avec ce témoignage brouillon mais si c’était le cas je suis ravi d’avoir été « utile ».
Muhammad
Bonsoir Muhammad
…. Et pourtant vous n’êtes pas seul à fonctionner de la sorte. L’isolement est la pire chose qui puisse nous guetter, car il facilite ces pensées négatives qui nous envahissent.
Je crois important que vous puissiez vous faire accompagner par quelqu’un qui puisse vous aider à mieux vous comprendre dans la façon dont vous fonctionnez, afin de rompre ce cercle vicieux et usant.
Bonjour Cécile,
Cela fait quelques temps maintenant que je me balade sur votre blog, après avoir lu votre livre et plusieurs autres d’ailleurs, après avoir écouté des conférences sur le net (Siaud-Fachin, Bak, de Kermadec…), tout cela à la suite d’une remarque faite par l’une de mes collègues alors que je lui faisais part de je ne sais plus trop quoi : tu ne serais pas HP ? Je m’étais bizarrement posé la question moi-même sans vraiment savoir de quoi je parlais (!) quelques jours avant cette remarque de ma collègue, en essayant pour la millième fois de comprendre ce qui ne collait pas dans ma relations aux autres (cette impression d’être toujours décalée, « en avance »). Et me voilà donc actuellement en train de creuser le sujet (avec celui de la créativité et de la méditation de pleine conscience) avec un balancement continuel entre : je suis « bouillonnante » (c’est le terme que je préfère utiliser à ceux de surdoués, de hp… trop connotés QI à mon goût), mais non, je ne le suis pas, je suis juste « malade, instable… ». Depuis la fin de ma thèse et la fin de mon job à l’université il y à 8 ans, j’ai l’impression diffuse de me chercher et de me perdre en permanence, sans vraiment savoir ce que je cherche… La thèse, le boulot de chercheuse et d’enseignante me nourrissaient. Depuis « leur disparition », je n’ai rien trouvé qui me nourrissait à un tel niveau et ce n’est pas faute d’avoir cherché ! la plupart du temps, mon cerveau moud du mauvais grain. A cela s’ajoute le fait que je suis désormais maman de 4 enfants et que je travaille 24 heures par semaine, je me noie dans les tâches quotidiennes et dans le boulot avec un sentiment de perte d’identité de plus en plus fort… Mais je ne parviens pas à sortir de ce cercle vicieux. Cela crée un mal-être par moment insoutenable qui m’a amenée à aller voir 4 thérapeutes différents, dont aucun ne m’a jamais parlé de la douance. La thérapeute qui me suit actuellement depuis la naissance de mon 4e enfant semble s’être déjà intéressée à la douance mais ne semble pas vraiment vouloir la prendre en compte dans mon cas. Elle me dit de prendre mon temps avant de me faire éventuellement diagnostiquer et me pose des questions auxquelles j’ai envie de répondre : c’est comme ça parce que je suis surdouée ! Ce que je ne fais pas évidemment pour ne pas la vexer et j’ai l’impression de continuer à lui donner les réponses qu’elle a envie d’entendre. Bref, son attitude me perturbe beaucoup et me pousse à me demander si je ne suis pas à nouveau à côté de la plaque en pensant que je suis peut-être « bouillonnante ». Dois-je arrêter de la voir ? Dois-je me faire tester, oui ou non ? Et si « je me plante », je fais quoi ? Et si je suis effectivement diagnostiquée HP, je fais quoi ? Tout ça se mélange dans ma tête… J’ai lu que vous aviez été diagnostiquée à l’âge de 40 ans (j’ai 41 ans) et je me reconnais beaucoup dans ce que vous dites à propos de la perte d’identité ressentie au fil du temps, notamment du fait de répondre aux besoins des autres et non aux siens propres (et dans tout ce que vous avez écrit dans votre livre sur la souffrance des adultes surdoués). Je me suis dit que vous seriez de bon conseil : dois-je me faire diagnostiquer ou non ? Qu’est-ce que cela va m’apporter en bien ou en mal ? Pouvez-vous l’en dire un peu plus sur votre créativité (les domaines dans lesquels elle parvient à s’exprimer et ce que vous avez fait pour parvenir à la réveiller)? Déjà un tout grand merci pour vos réponse !
Bonsoir Celinette
40 enfants, 4 enfants un boulot.. chapeau bas !
Tout l’enjeu est de trouver des moments pour vous seule. Le souci c’est que dans ce genre de situation, les moments pour soi sont ceux qui permettent de (tenter de) récupérer, on a rarement dans ses moment-là la disponibilité d’esprit pour créer !
(Pour la petite histoire j’ai travaillé à mon premier bouquin la nuit et quelques week-ends au cours desquels je me suis retrouvée seule sans mes enfants.. au détriment de mon sommeil je dois dire).
Je pense que oui, vous faire diagnostiquer présentera un intérêt : au moins vous n’y penserez plus !
Avec cependant un risque (et c’est vraisemblablement pour ça que la psychiatre vous tempère) : c’est que fatigue et dépression pèse sur vos résultats et qu’au final vous obteniez un résultat au dessous de la barre fatidique des 130 ce qui vous désolera encore plus.
Se savoir surdoué ça change quoi ? Pour ce qui me concerne, ça n’a rien changé jusqu’à ce que j’amorce mon travail de recherche pour comprendre, parce qu' »à l’époque », il n’y avait pas de grille de lecture pour les adultes.
En revanche, à partir du moment où j’ai compris comment je fonctionnais, j’ai commencé un travail d’acceptation de moi-même et de mes besoins (ce n’est pas encore gagné, je suis bien obligée de le reconnaître, parce que le cerveau caracole et le corps est à la peine…. et malgré des signaux insistants du corps, le cerveau fait de la résistance – donc le travail d' »acceptation de prise en compte des besoins physiques continue !)
Côté créativité, gardez en tête qu’elle est présente tout le temps, de différentes façons : ça peut tout aussi bien être un tour de main en cuisine, qu’une façon de faire apprendre leurs leçons aux enfants, une façon d’accrocher les clés…
Pour moi, écrire est mon media favori. Romans plutôt. Mais j’ai perdu l’inspiration depuis bien longtemps. Et l’élasticité s’est perdue pour trouver le mot précis, prendre le temps de camper une scène… je sèche et j’en suis bien triste et n’arrive pas à reprendre une routine (c’est bizarre j’ai en général une petite voix qui me dit « tu n’auras pas le temps » pour me dissuader de m’y atteler. parce qu’il faudra sortir faire les courses, aller chercher les enfants à l’école, plier le linge… ce n’est pas dans ces conditions qu’on peut arriver à se concentrer et la maison devient le lieu des devoirs et plus du tout du plaisir).
Mais j’ai trouvé une solution : je vais m’installer à la terrasse d’un café et je prends le temps, petit carnet en main. je dessine, j’écris… pas beaucoup, certes…. mais c’est plus facile quand même.
Je me suis aussi inscrite à un atelier de peinture. J’ai beaucoup de chance : la prof est complètement déjantée et c’est aussi à peu près le cas de la quinzaine d’élèves qui s’y retrouvent. Alors ça fait une bande joyeuse qui apprend le lâcher prise dans la bonne humeur sur fond de bienveillance sans mièvrerie…. mais quand il s’agit de rapporter du travail à la maison, je sais qu’en général je serai dans l’incapacité d’y faire quoi que ce soit, quand bien même mes enfants font maintenant leur vie. Le ressort a été trop longtemps distendu pour qu’il retrouve sa force en deux ou trois ans.
Mais je sais que ça viendra : à Noël, j’ai décoré des mugs et des bols – j’ai aussi tricoté (certes des choses simples mais avec un soupçon de sophistication quand même).
= j’ai pris du temps !
(et je me suis autorisée à soutenir le regard des destinataires des ouvrages, grande victoire !)
Ca se fait à tout petits pas (quand on a 4 enfants et qu’on travaille il faut que ça aille vite au contraire !), ça demande une patience de ouf (tout ce que je ne suis pas !)…. et ça demande de faire attention à soi.
Le petit secret c’est de se demander ce qu’on suggèrerait à son ou sa meilleur(e) ami(e) dans une situation similaire.
.. Et en général, c’est incroyable : ce qu’on suggère aux autres on s’interdit de le faire ! Pourtant, si on le prescrit c’est qu’on sait bien que c’est bon pour soi…
Bon courage ! 🙂
Bonjour a tous
un grand merci Cecile pour tout ton travail sur « le » sujet.
J ai lu et relu ton 1er livre (ainsi que d autres auteurs, vais commander le 2me),bon, force d admettre que ca me correspond.
Trop …..voila bien le mot qui resume tout !
Burn out en dec.2014, depression,bobos au corps; j arrete la , la liste est longue et je ne veux pas te prendre trop de temps.
J habite dans le departement 22 cotes d armor en bretagne, pres de Lannion.
Je cherche un professionel qui soit en mesure de m aider(j en ai vu plein, sans succes).
Si parmis vous il ya des bretons , faites signe si le coeur vous dit!
Merci d avance
Compliqué la Bretagne…
Si quelqu’un a des coordonnées à me transmettre : bien volontiers !
Je les transmettrai à nathalie en privé, comme j’ai l’habitude de le faire pour ce genre de demande.
Bonjour Nathalie,
Plusieurs personnes de mon entourage ont évoqué leur suspicion de profil « Zebre » à mon égard. J’habite également près de Lannion et cherche un praticien qui pourrait me confirmer ou m’infirmer cette suspicion. Avez-vous trouvé un contact qui vous aurait aidée dans la région ?
Merci par avance de votre retour,
Caroline
Quelques mois après le commentaire de Nathalie, j’ai hélas toujours autant de mal à identifier des thérapeutes en Région Bretagne… Si quelqu’un a des coordonnées à me transmettre, je lui en serai vraiment très reconnaissante.
Bonjour Cécile,
Voilà, c’est fait. Le « diagnostic » est tombé il y a aujourd’hui 15 jours. Je suis effectivement hp avec un qit de 128 et qiv de 133. J’ai demandé à la psy qui m’a suivie dans un centre universitaire si elle était sûre qu’il n’y avait pas d’erreurs. Apparemment non !
Et maintenant ? Je traverse une période vraiment difficile car mes émotions et mes pensées prennent le dessus en permanence et j’ai l’impression de vivre dans une réalité parallèle où tout est cauchemardesque, noir, sans issue. Un exemple : ma fille de 13 ans a des résultats scolaires non catastrophiques mais peu brillants et me voilà tenaillée par des angoisses abyssales à propos des choix que j’ai fait pour elle, à propos de son futur, à propos de ce que je n’ai pas fait ou pas assez… Ca tourne sans fin dans cette fichue caboche. J’ai mal au ventre en permanence, comme des poussées de stresse qui me tordent les entrailles. Cela pèse sur ma famille, sur mon couple… Je suis en permanence angoissée face au passé et au futur. Je ne suis jamais dans le présent. Je ne dors que quelques heures par nuit, avec toujours des réveils nocturnes qui me font plonger dans des angoisses noires et sans fin. Ce soir, j’ai rdv chez le médecin pour qu’il m’aide. Il m’a déjà prescrit des antidépresseurs par le passé et il va sans doute à nouveau me proposer cette solution. Je ne sais pas quoi lui dire : que je suis HP ? Ma psy me dit que pour elle cela ne change rien dans sa manière de m’aborder et de me suivre. Je suis perdue… J’ai trouvé un cours de méditation de pleine conscience qui débute à la fin du mois d’avril. Qu’est-ce que je fais d’ici là pour tenir le coup? Quelle est la meilleure solution ? Comment arriver à faire attention à moi tout en faisant attention aux autres, et surtout à mes enfants ? J’en ai marre de cette vie qui n’en est pas une. Désolée, Cécile, d’envahir votre blog, mais je ne sais vraiment plus vers qui me tourner. J’avais l’espoir que le diagnostic allège ma vie, des idées créatives ont fusé, aussi vite retombées comme des soufflés. Rien ne changera jamais ?
Bonjour Célinette
Tout d’abord, bravo d’avoir réussi à affronter vos peurs et passé LE test !
Ensuite, vous l’aurez bien compris, être estampillé ne règle pas tous les problèmes…
– D’abord, il y a très souvent toute une sorte de phase de deuil, la relecture de sa propre vie au prisme du surdon et parfois des regrets qui affleurent ou explosent.
– Ensuite, le surdon ne « fait » pas ou n’est pas tout. A côté de l’inné, il y a l’acquis à prendre en compte, le cheminement de chacun. Suivant que la vie a été plus ou moins généreuse avec vous, il y a des blessures à soigner.
C’est en ça que votre psychologue peut vous dire que ça ne change rien pour elle dans sa façon de vous aborder et de vous suivre. Si c’est elle qui vous a encouragée à passer le tes, on peut supposer qu’elle est sensibilisée au sujet et espérer qu’elle soit pleinement compétente pour prendre en compte cette intensité indicible et impartageable car si propre à chacun (mais l’intensité, c’est cette partie émergée de l’iceberg difficile à percevoir mais qui est pourtant bien là, et qu’il faut que le thérapeute sache prendre en compte. L’intensité ? je vous renvoie à la fleur de Plutchik pour mieux comprendre la difficulté d’appréciation de l’intensité quand on ne partage pas les mêmes repères.
Si vous vous sentez en confiance avec elle, surtout, ne lâchez pas. La méditation de pleine conscience, si elle vous convient, pourra fairedes merveilles.
En attendant, une piste :
– prendre conscience de la tempête émotionnelle qui se lève (ou s’est levée)
– repérer dans quel endroit du corps cette émotion se manifeste (gorge ou estomac serré(e) par exemple)
– se focaliser sur cet endroit en reconnaissant que « oui », ça fait mal/c’est désagréable… et sans du tout chercher la cause de ce malaise. Vraiment se focaliser sur le malaise et pas du tout sur ce qui le cause (c’est ça « accueillir » le malaise, c’est-à-dire accueillir votre propre malaise comme vous prendriez dans vos bras l’ami(e) qui ne va pas bien et qui a besoin de soulagement. vous reconnaissez son malaise et c’est déjà une façon de le soulager).
– pratiquer la cohérence cardiaque – une respiration ample qui permet d’apaiser l’esprit. Avec un peu de pratique on peut dépasser les 3 respirations focalisées 😉
.. Et si « ça » va changer… mais pour que « ça » change, il vous faudra revenir à vous même, apprendre à mieux faire connaissance avec vous-même, apprendre à accepter vos faiblesses et les comprenant et en construisant peu à peu des stratégies qui vous permettront d’anticiper les situations qui vous sont toxiques (c’est souvent ça qui se passe : nous nous engageons dans des situations qui ne nous conviennent pas car nous sommes trop peu conscients de nos besoins au point, parfois de les nier pour « faire comme tout le monde » – c’est le plus sûr moyen d’être mal au final, et surtout, de ne plus se reconnaître).
Bienvenue ici Célinette. Partager ce qui ne va pas, c’est aussi pouvoir trouver des solutions pour progresser.
Merci Cécile pour ce beau message. En fait, c’est comme si je me trouvais devant une porte entrouverte. J’ai passé beaucoup de temps de l’autre côté de cette porte à être moi-même et à prendre mon pied : durant toutes mes études jusqu’au doctorat, sans savoir que j’étais HP, mais en sachant que mon cerveau était alors à sa place : ça bouillonnait avec plaisir, la plupart du temps. Puis la porte s’est refermée brutalement et je me suis retrouvée devant elle, pas complètement ouverte ni fermée, coupée de moi-même. J’ai essayé de l’ouvrir à nouveau mais en explorant toutes sortes de pistes qui ne m’ont jamais « remplies » et qui me paraissaient toujours futiles au final (tricot, couture, herboristerie, photographie, kinésiologie, théâtre, j’en passe et des meilleures…). Avec le diagnostic HP, je sais désormais avec précision ce qu’il y a derrière la porte, tout ce qui devrait à nouveau me rende entière : les livres, la réflexion, la recherche, les liens, l’écriture… Ce qu’il y a derrière cette porte est en fait vital pour moi et m’évitera de moudre du mauvais grain et d’épuiser mon corps comme je le fait depuis tant d’années. Toute la difficulté pour moi est d’arriver ou plutôt d’oser ouvrir cette porte toute grande pour passer de l’autre côté et m’assumer désormais pleinement comme je suis, sans le prétexte d’un cadre institutionnel, pour partir à la rencontre de moi-même et de nouvelles voies créatives. J’ai un peu peur (mes idées valent-elles que j’y consacrent du temps ? j’ai envie de les partager mais ça va intéresser qui? et je dois d’abord m’occuper de la maison et des enfants…La psy m’a dit que je devrais écrire et je lui ai répondu (avant d’avoir reçu le rapport HP) que j’en étais incapable, que je n’avais pas les compétences pour ce faire… Je crois que cela va prendre du temps : les gonds de le porte sont un peu rouillés 🙂 Il va falloir mettre de l’huile, petit à petit, jour après jour, mais j’ai l’espoir d’y arriver. Merci Cécile !
Le travail pour se re-connaître et revenir à soi est parfois un peu difficile.. mais ça vaut le coup !
Bon cheminement Célinette !
Bonsoir Cécile,
J’ai posté il y a quelques mois mon premier message concernant ma situation ainsi que mon mode de fonctionnement problématique. Mon but étant d’échanger avec d’autres personnes pour trouver des pistes/solutions et ainsi me permettre de sortir de ce cercle qui me paraît sans issue. Grâce à votre blog, j’ai pu avoir des retours, et cela m’a fait beaucoup de bien. Je tiens à vous remercier du fond de mon cœur pour cela.
Toujours en recherche d’informations, j’ai décidé de commander votre premier ouvrage. En le parcourant, j’ai pris note des caractéristiques dans lesquelles je me reconnais. Que ce soit selon ma propre perception mais aussi suivant les remarques (critiques) de mon entourage au sens large : famille, amis, travail, etc.
Je suis dans cette quête de sens depuis des années et je ne trouve rien. Je tourne en rond depuis un moment. Je suis bloquée, je n’arrive pas à avancer comme je le voudrais car j’ai toujours cette impression qu’il me manque une pièce de ce puzzle qui représente ma vie.
Lors de la lecture de votre livre, je suis vraiment étonnée car je me retrouve dans de nombreuses pages :
– Le sentiment d’être toujours « trop »
– Le refus de faire comme tout le monde
– Considérée comme introvertie/réservée/bcp dans l’observation
– Éternelle insatisfaite/ exigeante pour moi et pour les autres aussi jusqu’à en devenir agressive (dans le ton employé et/ou du fait de se mêler de choses qui ne me concernent pas)
– Perfectionniste mais aussi très peu de confiance en moi
– Très anxieuse/ toujours dans l’anticipation
– Toujours dans l’analyse/interprétation des paroles de mes interlocuteurs
– Grande rêveuse
– J’ai toujours ressenti la tristesse des autres et cela peut me rendre malade (les gens me disent qu’ils arrivent à se confier facilement à moi, ce qui n’arrange rien)
– Contre toute injustice et cela depuis l’enfance
– J’ai le don de rendre compliquée la situation la plus banale
– Une personne qu’on remarque
– Travaille très lentement : à l’école ou au travail ! toujours dans cette vérification maladive
– Soucis de concentration
– Etc
J’ai décidé de répertorier tous les éléments qui me caractérisent pour mieux me rendre compte de ma situation et cibler ce qui ne va pas. Cela devient mon objectif premier. J’ai constamment cette impression de manque de sens dans ma vie et c’est un frein car, si j’ai toujours fait avec, actuellement je me sens « bloquée ». Sans parler de ce sentiment de culpabilité permanant : je ne suis vraiment pas à plaindre par rapport à des personnes qui vivent des situations bien plus difficiles ! En fait j’ai tout pour réussir, et à tout niveau, mais je n’y arrive pas. Du moins je n’y arrive plus. C’est ça le plus triste. Et je ne sais pas pourquoi. Dès que je trouve un début de réponse (je souffre d’hypersensibilité ?), des éléments me font retomber dans le doute.
Je suis ouverte à toute remarque/conseil. Certaines personnes se reconnaissent-elles ? Si oui, comment êtes-vous sorti de ce cercle ? Si vous avez eu le courage de me lire entièrement, je vous remercie 🙂
Bonsoir Mais où est le bonheur ?
Que vous dire….
Vous vous reconnaissez dans toutes ces caractéristiques et pourtant avez comme objectif d’être « comme tout le monde »… alors le cercle vicieux ne peut que continuer.
L’acceptation et la pleine compréhension de ce que signifie être surdoué(e) ne pourra que vous aider à trouver les bonnes stratégies pour respecter votre écologie personnelle.
Ca passe aussi par l’acceptation de votre singularité, et c’est vrai que ce n’est pas toujours très facile.
Mais alors, le seul surdon n’est pas forcément en cause et il est alors important de pouvoir relire votre vie, mieux en comprendre certains événements clés et peut-être travailler sur ces mêmes événements dont certains, traumatiques, auront eu sur vous un impact préjudciable.
desfription typique du surdoué…
la literature en langue francaise (ou meme langue anglaise) concernant les surdoués est dedevante, c’est le mot qui convient (avec tout le respect a Cecile dont j’ai lu deux fois le dernier ouvrage !)
J’ai moi-même mes propres theories (je suis surdoué) face a ce scandale. On est jamais mieux servi que par soi-même et le surdoué a des capacités insoupçonnables.
pour info il y a tout un aspect sociologique a la douance (vous ne trouverez rien en langue francaise)
Le meilleur conseil est de consulter un specialiste de la douance qui ne fait que ca, deja ca aide dans une petite mesure et on peut discute avec moins de langue de bois
J’ai de plus en plus d’empathie face aux surdoués et au manque scandaleux de literature si pas d’information (et crois que Cecile le reconnaît elle-même dans nos echanges). Je la remercie pour ses articles qui éclairent mes propos
Bonjour « mais où est le bonheur »
Sortir du cercle ?
Pour cela une seule alternative
Se faire tester pour analyser la double valence potentielle
HP et hétérogènéité sous jacente du fonctionnement intellectuel !
Les deux peuvent entraîner votre symptomatique décrite par vos soins.
Ce qui veut dire que vous pouvez être l’un ou l’autre, voir les deux cumulés….
Après seulement, vous saurez seulement la valeur minimale de vos capacités !
Si un seul des 4 indices est supérieur à 130 ou 135 , cela est tout à fait compatible avec la double Valence.
En règle générale ICV>>IRP> IMT>IVT
chez le surdoué moyen standard
Si aucun des indices n’atteint 130
Il vous reste « une possibilité » d’être malgré tout HP….
si la pression de l’entourage a été trop forte et qu’il existe une inhibition intellectuelle, dépression, médocs,que sais-je?
Qui ont fait sous évaluer par le psychologue
Voir selon Grégoire parfois des erreurs d’arithmétique par l’examinateur…
Après les hétérogènéités pures sont moins fréquentes dans la population non HP, 4 à 5 fois moins fréquentes
Mais les conséquences aussi dévastatrices en terme de ressenti, d’estime de soi, de troubles de l’humeur etc..
Mais comme les gens normaux représentent 98% de la population
Cela fait malgré tout 10% des gens en gros qui presentent un DYSfonctionnement intellectuel
Pour en gros 1% de la population qui présente la double étiquette HP et DYS
Mais qui correspond selon les psychologues à 70-80-90% des HPI se faisant tester (chiffres retrouvés à plusieurs reprises lors de mes pérégrinations inter nautiques chez divers spécialistes du HP).
Il m’apparaît donc évident que c’est plus l’hétérogénéité du fonctionnement intellectuel qui est source de souffrance mentale que le fait d’être HP.
CECI NEST naturellement que mon avis.
Les THPI semblent plus à risque de risque psychiatriques type bouffées hallucinatoires voir schizophrénie mais là on rentre dans la psychiatrie lourde, bien loin des » névroses » normales du HP, dont parle si bien DABROWSKI
Comme le signale Cécile sur une des si nombreuses pages de son admirable blog!
Donc si le problème vous tient à cœur et à l’âme
Faites tout simplement le pas de vous faire tester
Pour ne plus ruminer et sortez du cercle vicieux du cerveau tournant en roue libre sans pouvoir vous raccrocher à des éléments tangibles.
La description est une chose, la réalité est est une autre…
Et joyeuses fêtes si possible quelque soient vos décisions et les résultats éventuelles de celles ci!
Oui Miss M.O.E. le bonheur faites vous tester….c’est également mon opinion. Je l’ai fait l’an dernier aprés 7 mois d’hésitation et à 63 ans. Et c’est ensuite: Voilà pourquoi je suis comme cela! …câblée si différemment. Enfin enfin tout fait du sens ! Et on vous aide sur cette voie.
Ça ne rend pas la vie plus facile, soit, mais au moins je comprends l’immense décalage avec les autres. Et pour un HP comprendre est si vital. Ensuite se mettre à la recherche de gens comme moi: je les vois, je les sens presque tout de suite.
Bonne chance dans cette quête de vous-même.
Bonjour,
Je ne peux que rejoindre ce qui a déjà été dit par d’autres et que je partage: Faites-vous tester. Choisissez un professionnel compétent, spécialisé et honnête.
La simple confirmation est déjà un soulagement immense qui peut ouvrir la voie à l’acceptation et à l’intégration.
Il y a, comme pour tous, un espace de liberté à découvrir et à mettre en oeuvre dans la façon dont on se gère soi, se donne direction et moyens. Mais il faut toujours partir de qui l’on est, d’une connaissance de soi et d’une acceptation de soi.
A titre de témoignage personnel, je peux vous dire que quelques mois après mon identification à 46 ans, je peux depuis quelques jours dire, pour la première fois, que je m’aime.
Bonsoir,
Je voudrais remercier toutes les personnes qui ont pris non seulement le temps de me lire mais également de me conseiller/donner des pistes. Cette solidarité me réchauffe le cœur. MERCI 1000 FOIS. Pratiquement une année s’est écoulée depuis mon dernier poste et je ne sais toujours pas si je suis des vôtres ou pas 🙂 En fait, je me suis focalisée sur cette sorte de dépression existentielle qui ne me quitte pas. J’ai consulté une spécialiste (dans le domaine de la dépression, burn out, etc) qui m’explique que je suis dans un stade de « désespoir » et cela depuis l’enfance (je suis dans le début de la trentaine aujourd’hui). Elle me fait également remarquer que je suis une personne « brillante » (je ne sais pas quels éléments ont pu la conduire à penser cela, je me trouve juste terne). Je ne suis pas allée jusqu’au troisième rdv. Aujourd’hui je lis beaucoup, je prends le temps de m’écouter dans le but de trouver ce qui fait sens pour moi, de me détacher de cette apparence et cette superficialité acquises au fil du temps par mimétisme dans le but de rentrer dans le « moule » (et je performe dans cela!). Ce qui n’est pas facile. Je recherche également des solutions pour aller au-delà de ces blocages peut-être liés à des traumatismes bien enfouis (merci Cécile) Car même si les larmes coulent encore un peu trop souvent, je garde espoir d’aller un jour mieux, de me retrouver, et de pouvoir mettre une distance avec toutes les souffrances que je capte dans l’environnement. Et puis, je vais suivre un conseil que Cécile donnait à l’un de ses lecteurs : FAIRE. La vie est trop courte pour attendre la perfection (existe-t-elle d’ailleurs ?). Très bonne soirée à tous,
B.
Bonjour,
Je me présente vite fait. Je suis une femme de 30 ans, célibataire depuis, ben…, toujours, pas de véritables amis (personne avec qui je me sens en confiance), diagnostiquée en dépression depuis plus de 2 ans même si je pense que je le suis depuis bien plus longtemps. Je me scarifie aussi et suis en permanence anxieuse. Je travaille dans un laboratoire d’essai, je teste le fonctionnement et les limites d’appareils. J’adore mon boulot, suis en grand conflit avec mon responsable (N+1), qui doit être un surdoué narcissique et m’entends très bien avec mon N+2.
Avec ma famille, je n’ai pas d’affinité particulière. On s’appelle une fois par semaine et je vais les voir 3 fois par an pendant quelques jours (3 ou 4 max), après je deviens aggressive, veux être seule.
J’aime les animaux, le sport et les films et livres fantastiques. J’aime lire les livres sur la psychologie humaine et sur les animaux, la science. Mais ces dernières années, je ne suis plus très motivée par grand chose.
Je suis droitière mais aussi gauchère dans certains sports.
Bon OK, au final la présentation était un peu longue 🙂
je viens de lire votre livre « différence et souffrance de l’adulte surdoué ».
Je me retrouve dans certains critères que vous présentez (questions existentielles, aime discuter de tous sujets, parle « trop » 🙂 et je suis tout et son contraire, c’est à dire très sociable comme très solitaire. J’aime discuter avec les gens mais j’ai peur d’eux, qu’ils me regardent avec cet air de « elle est étrange! Il faudrait mieux l’éviter ».
Autant j’ai aimé aller à l’école, autant je l’ai très mal vécu. Je n’avais pas d’amis, pire on me rejetais et c’était la honte d’être à côté de moi ou de me parler. Je n’ai jamais fêter d’anniversaire avec un amis.
Ma mère m’a toujours dit que je pouvais être bonne dans une matière si je l’aimais mais dans le cas inverse, c’était très compliqué.
Enfin, j’ai toujours préféré la compagnie de personnes plus agées et plus « mûres » et en particulier des hommes.
Voilà, en gros, pour le côté commun.
Par contre je ne me retrouve pas dans la facilité de language. Enfant oui, mais avec le temps cela s’est dégradé. J’ai énormement de mal à trouver mes mots. Je veux être juste dans ce que je veux exprimer mais je n’y arrive pas. Je n’aime pas écrire non plus. J’aime bien lire surtout plusieurs livres en même temps et en regardant la télé mais c’est tout. Je suis gauche avec les langues et mauvaises en langues étrangères.
Je ne me trouve pas non plus exceptionnelle dans aucun domaine. Mon supérieur hierarchique (N+2) dit qu’il est content de mon travail, que je suis intelligente mais je fait des erreurs tout le temps. J’ai dû mal à être concentrée, je m’ennuie souvent même si j’adore mon travail.
Après il est vrai que j’apprends très vite au début et que je m’ennuie très facilement. Je suis une touche à tout. J’ai joué au piano, flûte tenor, guitare. J’aimerais essayer le violon et le saxophone, la batterie aussi. Mais je ne suis ni persévérante ni carrée. J’aime dessiner pendant quelques jours, puis après je veux faire du canevas, pourquoi pas l’origami et puis non je vais commencer un puzzle.
Je passe mon temps à changer d’idée, à ne pas savoir par où commencer et du coup je finis ma journée devant la télé, déprimée à me rendre compte que je n’ai rien fait au final.
Je ne sais pas comment font les gens. Quand je n’ai pas envie de faire quelques chose, je ne le fait pas. Je n’arrive pas à me faire violence.
Je me retrouve dans le côté émotionnel. Je suis très immature de ce côté là et hypersensible.
Par contre je ne suis exceptionnelle nul part, je n’ai rien créé. Je suis mauvaise en communication. Je n’arrive pas à structurer mes pensées. Je fais pas mal de fautes d’orthographes, oublie même parfois des lettres ou des mots ou inverse des lettres (j’ai du me corriger au moins une vingtaine de fois dans ce post 🙂 , en fait non 30 fois plutôt, après une nouvelle lecture, j’ai même réussi à oublier 2 lettres rien que dans cette phrase et dsl pour les fautes d’orthographes s’il y en reste encore). Je parle avant de finir ma pensée. Parfaois je ne me souviens même pas de ce que j’ai dit. « J’ai dit ça? Ah bon! » Je lis puis oublie des mots donc comprend parfois mal ce que j’ai lu. Ah oui, j’oubliais, je n’ai pas de mémoire et ne retient pas forcément les détails, seulement les émotions et les grandes lignes. Je ne retrouve pas mes mots, ni mes références. J’oublie des choses très simple comme les tables de multiplications. On peut me rabacher plusieurs fois une explication mais ça ne veut pas rentrer.
Parfois pendant mes cours de piano, je pouvais jouer une partition le jour même (alors qu’il fut quelques semaines) et d’autres que je n’ai jamais maitrisé.
Je me suis posée une question en lisant votre livre. Une personne dite « normale » peut-elle s’y reconnaitre? Il suffit qu’elle soit anxieuse, hypersensible et ait des questions existentielles. Elle peut être eclectique aussi. Elle peut être en dépression avec une faible estime de soi et souffrir d’être elle même et de ne voir pas d’intérêt à la vie. Non? Comme savoir à partir de quel moment une personne n’est-elle pas dans la « normalité »? Comment savoir si cette différence et souffrance sont celles d’un adulte surdouée même si elle est similaire?
Au final, je voulais écrire quelques lignes et ça finit en roman. Dsl!
A+
Yuyu
Bonjour Yuyu
Merci de votre témoignage.
Je souhaite répondre sur un autre plan : est-ce la production et la performance qui sont importantes, ou est-ce le ressenti intérieur ?
Si vous ressentez souvent un pincement à l’estomac, un sentiment de décalage, peut-être est-ce d’abord et avant tout à résoudre cette mésaise (pas forcément malaise ou mal être) qui est important ?
… Et alors l’étiquette on s’en fiche !
Merci d’avoir eu la patience de me lire et de m’avoir répondu. Peu importe letemps ;).
Je comprends quand vous dites que « l’étiquette on s’en fiche ». Cependant, j’ai besoin de comprendre d’où vient cette « mésaise » qui s’est transformé en mal-être. Je sais que je vis à travers les autres et non pour moi même à un point où je ne sais pas qui je suis réellement.
Me rendre compte que je ne vis pas pour moi, est déjà un pas en avant. Maintenant qu’est ce que je souhaite? Bonne question. Que signifie le bonheur?
Dans ma tête j’ai l’impression de vivre l’infini. Je sais, c’est abstrait. L’infini est quelquechose de dérangeant car ça n’a pas de fin. C’est l’impression que c’est ce que je vis. Je ne comprends rien, ne trouve pas de logique au monde qui m’entoure. Il y a tellement de chose à comprendre, à découvrir. Il y a tellement de questions sans réponse. Il y a tellement de subtilités sur tout. Chaque sujet à son propre infini.
Bref, je vis dans un tourbillon de pensées et rien pour m’orienter, me poser. Cette « étiquette » peut être un début, un point d’accroche?
Comment les gens s’ensortent-ils? Comment trouvent-ils un sens à leur vie?
Comment
L’étiquette ne sera à mon sens pas un point d’accroche, tout au plus l’occasion de vous poser de nouvelles questions…
En revanche, le tourbillon de pensées finit par être néfaste – le hors sol asphyxie – d’où l’importance du faire et de se concentrer à faire.
Dans l’apprentissage des gestes simples, essentiels, il y a beaucoup d’apaisement à trouver.
Et comprendre d’où vient que vous vivez à travers les autres. Le surdon n’est pas seul en cause, mais plus vraisemblablement un mécanisme de défense mis en place. C’est ce mécanisme qu’il faut analyser, en comprendre les racines et comment revenir à vous.
Bonjour à vous,
Je ne sais pas trop comment j’ai atterri ici mais c’est plutôt bienvenu …Je suis dans un de ces jours où je me pose mille questions, je doute….J’ai l’impression d’avoir gâché ma vie et je ne sais toujours pas qui je suis….
J’ai été diagnostiquée visiblement à tort bipolaire il y a 19 ans, j’en ai 36 (après une adolescence compliquée (mal être permanent qui s’est traduit par une période d’anorexie, puis d’anorexie-boulimie, accompagnée de substances prohibées)….J’ai toujours eu ce sentiment de décalage avec les Autres au point de me sentir anormale, débile, « folle »…J’ai donc construit un « faux self » qui m’a permis de survivre, puis je me suis investie corps et âme dans un boulot qui me bouffe littéralement la vie, me vide de ma substance….Et je suis paralysée à l’idée de prendre une décision quant à mon avenir….
J’ai vu des tas de spécialistes (beaucoup m’ont déçue et n’ont rien vu, l’un m’a diagnostiqué bipolaire (enfin cyclothymique)). J’ai gobé beaucoup de médicaments (thymorégulateurs , antidépresseurs que j’ai arrêté dernièrement) jusqu’à il y a peu où j’essaie de m’en passer et d’opter pour des thérapies plus naturelles (hypnose, relaxation, aromathérapie…).
Il y a un an et demi environ, après avoir lu un article de presse grand public sur les « surdoués », j’ai eu un choc…Si c’était moi? Par la suite, je me suis mise à lire tout ce que trouvais sur le sujet et je me suis complètement retrouvée dans le fonctionnement cérébral et l’hypersensibilité du « surdoué », terme que je n’aime pas trop en fait….
En décembre dernier, j’ai pris mon courage à deux mains et suis allée voir une psy clinicienne. J’étais très mal dans mon boulot (je suis enseignante en lycée pro et mon travail est réellement très éloigné de mes idéaux…Je sature complètement, j’étouffe dans ce carcan et j’en viens à ne plus supporter les élèves et encore moins le cadre institutionnel et son hypocrisie). J’étais sur le point d’imploser, je ne dormais plus sans médicament, mon cerveau tournant en boucle toute la nuit autrement…
Après deux séances, elle a vu en moi un adulte à haut potentiel….sans pour autant me parler de tests. Présenté comme ça, je me dit que j’ai pu l’orienter sachant que j’avais lu toute une littérature sur le sujet avant et que le choix d’une psy clinicienne n’était pas anodin….Et puis, je me pose aussi la question de l’effet barnum…Entre temps, j’ai également eu deux consultations chez un psychiatre reconnu et spécialiste de la dépression. Il s’est avéré qu’il a vu en moi quelqu’un d’anxieux, mais pas bipolaire ni dépressif ….J’aurais dû être soulagée et pourtant…NON! Ce qui a surpris sinon presque contrarié ces deux spécialistes…Je suis en fait complètement perdue, c’est tout…
Je suis ensuite retournée voir cette psychologue et la dernière séance ne s’est pas hyper bien passée pour moi…Elle m’a un peu secouée et me disant que j' »avais beaucoup de résistances », que je « répondais à tout par la négative » (ce qui est vrai) et ça m’a complètement braquée, et avec moi c’est rédhibitoire….même si c’est sans doute vrai…
Du coup, j’hésite à la rappeler pour savoir si je dois ou non passer ce satané test….Elle m’a aussi dit que je pouvais avoir par exemple 125 de QI avec un fonctionnement similaire à celui de l’adulte HP…
Ma fille qui aura 3 ans en octobre fut aussi un révélateur pour moi. Les adultes qui la croisent la trouve à la fois drôle et exceptionnelle (je suis la maman et n’en suis pas peu fière mais c’est vrai, mais c’est malgré tout quelque chose qui revient ). Elle parle très très bien pour son âge, connaît toutes les lettres de l’alphabet, adore les mots compliqués, a cette hypersensibilité, cette soif de vivre et d’apprendre que j’avais AVANT….Elle a un humour très décalé et un sacré tempérament aussi!
J’ai peur de lui refiler mes angoisses, j’ai peur qu’elle ne s’intègre pas pleinement à l’école comme moi….D’ailleurs j’ai tellement détesté que j’y suis restée…PFFFF!!! Je suis masochiste!
Bref, je suis un peu paumée…Passer ou non ce foutu test sachant que je commence à être allergique aux psy, mais en même temps, je ne suis toujours pas fixée à 100%…Je redoute également le fait que ma très grande anxiété sabote les résultats….
Oui, c’est vrai, l’anxiété joue un grand rôle lors de la passation d’un test. Mais passé avec quelqu’un qui est bien sensibilisé, comme selble l’être la psychologue quevous avez rencontrée, pourra vous expliquer ce qui est à l’oeuvre.
Ensuite… si vous avez 125, on aura beau vous dire que vous êtes surdouée, vous ne voudrez jamais le croire puisque « le test dit… » – fichu test !
… Et si vous acceptiez de vous documenter un peu plus sur le sujet (lire quelques ouvrages); et si vous acceptiez d’abord la reconnaissance de votre mode de fonctionnement, bien avant que d’être « labellisée » ou « étiquetée » ?
.. « et si vous vous posiez la question de savoir pourquoi toutes ces résistances et pourquoi cette approche négative ?
Ce n’est vraiment pas du tout confortable, ce genre de questionnement… mais c’est bien pourtant ce qui vous permettra sans nul doute de vous libérer, et, partant, de ne pas refiler de fardeau à votre petite fille, et de lui permettre de continuer à avoir soif de vivre et d’apprendre; comme vous « avant »…
Bienvenue sur Talentdifferent Dupont 🙂
Bonjour, comment aider mon fils de 20 ans, précoce (testé à 5 ans puis de nouveau à 15 en raison de grosses difficultés de scolarisation, il est tout à droite du shema, je ne sais plus le chiffre mais c’est l’extrémité de la courbe, et exceptionnellement harmonieux ), qui après un parcours scolaire compliqué a fait une grave dépression à 17 ans, a quand même arraché le bac , a été autonome pendant 2 ans selon son souhait et ça a été dur mais il s en est bien tire’, a tenté de reprendre des études, nouvelle dépression, élément déclencheur l’annulation de son permis pour conduite en état alcoolique, il est retourné voir la psy qui l’avait testée et suivi à 15 ans puis 17, elle pense qu’il y a peut être un problème de TDAH. Elle l’a donc orienté pour consulation vers un psychiatre qui s’occupe de ce syndrome mais il ne peut pas le suivre en raison de ses addictions, qu’il faut d’abord résoudre en effet il fume trop, boit trop et sans doute prend du cannabis même si tout ça il nous le cache un peu. Résultat il va aller à une consultation d’addictologie, mais comment va t on s’en sortir si le problème n’est pas pris globalement ? Il lui faut beaucoup de courage pour aller consulter, j’ai très peur qu’il soit déçu et se décourage. Or il ne s’en sortira pas sans aide. Auriez vous une suggestion en région parisienne pour que je l’aide à rebondir dans la bonne direction ? Si vous saviez comme ce garçon est super quand il va bien, tout le monde l’adore. On s’est tellement battus pour lui et on en est encore la, je trouve ça terrible de ne pas pouvoir plus alors que je vois le grave danger qu’il court.
Bonjour Anna
Je vois ce que je peux trouver et vous recontacte en message privé.
Bonjour Cécile, un peu réconfortant mais super flippant ce que tu/vous dit /tes , pourquoi moi et d’autres congénères serions à mettre dans la dite section des « troubles psy », ceux qui ne rentrent pas dans le « moule établit » et si l’on voyait cela de manière inverse, comme dans un miroir, cela changerait totalement la donne, car nous ne chercherions pas à détruire (ou étudier de manières très sadiques je dois avouer, je suis sous la loupe depuis tellement de temps (ça reflète bien le corps dit médical,hum!!!)) notre prochain juste parce qu’il y a différence, nous ne pourrions que l’aider en silence le plus simplement du monde, pas de psy ou de trouble, juste une humanité, finit ce monde d’enfermement systématique de l’inconnu!
Pour parler juste pour moi, mais je ne suis pas le seul dans ce cas, et il y a aussi les « faux-culs (soignés, re hum!, là il s’agit de belles pourritures soit dit au passage,des personnes dangereuses qui ne se sentent pas péter tellement elles manquent d’humilité) », donc pour en revenir à ma petite tête cette étude de la personnalité dure depuis tellement longtemps que j’en suis arrivé à pouvoir faire le tri (dans ma tête bien entendu) autour de moi, et tellement de personnes se disant « amis » même de très longue date, oubliés et retrouvés, ( je ne parle même pas de la famille, car le sujet est très grave (pour mon « cas »)), oui ces dits « amis » que vous avez essayé d’écarter de votre sillon par les moyens les plus détournés,voire les plus grossiers car trop étouffants et faux, bin non, toujours là ! , (le système les affames je pense afin de mieux s’en servir), là je sais vraiment que cette société dans laquelle nous avons le malheur de vivre n’est qu’un amas de M..de, une montagne et je suis gentil, et comme la pauvre petite sourie dans le sale labo (encore lui),quand on à finit de s’en amuser et qu’elle ne fournie pas la bonne expérience pour votre rouge à lèvre, on la jette !!! mais pour nous il est préférable que le jet vienne de nous, ça éclabousse moins!!! (oui j’ai que trop de haine dans mon coeur, obligé de vivre seul car pour trouver ton double, accroche toi!!! pas une vie, un enfer!!!de tous les jours!!! (quoi tu mange, quoi tu regarde, quoi tu pense, là tu peux t’accrocher, j’évite de trop penser, ça me tue toujours un peu plus), toujours prendre la fuite, non c’est pas ça la vraie vie, la mienne est vraiment en mauvaise voie (la tite sourie)(non pas le coup de la pièce sous l’oreiller), à moins que j’arrive à disparaitre du système (l’espoir me fait vivre,le reste me tue),certains y sont arrivés(pouf! disparu!).
Pour finir avec ce « récit » véridique quelque peu tortueux ou pas mal de personnes se reconnaitront (quand on est sous la loupe…), je pense avoir vu l’avenir, non il n’est pas rose comme certains voudraient le faire croire, c’est un avenir bien triste, car l’homme est fou.
Nous vivons dans une société qui cloisonne et exclut.
Il y a une pression immense à se conformer, à être dans « la norme », en fait dans la moyenne où se retrouve la majorité de la population.
Dès que l’on s’en écarte, le risque est grand d’être taxé d’anormal ou de déviant.
Le trouble psychique commence avec l’anxiété, la dépression
Donc, tout l’enjeu c’est d’arriver le moyen à être soi-même sans subir l’agression des autres (et sans les agresser non plus !)
Ca, c’est vrai, c’est assez compliqué.
Mais il y a des stratégies d’adaptation (jusqu’à un certain point) qui peuvent éviter les situations qui nous épuisent.
Il y a aussi certainement un travail sur soi à faire, car une partie des relations avec les autres (et la vision que nous avons de nous-même) viennent de croyances et de schémas, de traumas anciens qui nous hantent et nous font surréagir ou réagir de façon inappropriée.
Il est difficile de s’en sortir seul dans ce cas… et c’est vrai alors que c’est essentiel de trouver le bon thérapeute qui saura nous aider en respectant notre personnalité.
Bonjour et un immense merci pour vos deux ouvrages.
Je suis à Paris près d Alesia et cherche à mettre en place une Thérapie Comportementale Cognitive. Je viens de faire un bilan et à chaque fois que j évoque le fait d être surdouée, par rapport à mon parcours d ado rejetée par les autres en 5eme par exemple, elle me dit que tout le monde est comme moi. Je le fais pourtant en toute modestie. De plus, j ai l impression d être entourée de gens qui ont fait des grandes écoles mais qui ne semblent pas avoir développé la même hyper sensibilité ( il paraît que j ai 20 à 40 pour cent de plus que la moyenne). Je ne comprends pas: peut on avoir fait des grandes écoles et ne pas être surdoué, C est à dire ne pas avoir cette sensibilité fine ? Enfin, j ai des soucis de mémoire depuis toujours, il me semble. J ai lu votre premier livre mais ne me souviens pas bien. Mme Adda dit que c est que je ne sais pas ranger dans ma tête: d accord, mais je veux bien apprendre. Je vois des films et ne m en rappelle pas quand je les revois. Bon OK je suis en anxiété généralisée depuis 3 ans. Est ce compatible avec mon score de 142 sous-coté par la dépression selon la psy recommandée par Mme Adda? Est ce que j ai été mal testée ? Je l ai été suite aux scores THP de mes deux ados à 45 ans et depuis suis toujours un peu perdue … Vous n auriez pas une torche pour m éclairer et une ou deux adresses svp ? Merci par avance.
Bonsoir Alexandrine
Oui on peut avoir 142 et souffrir d’un anxiété généralisée qui génère effectivement une sous-performance.
Ce qui signifie que si vous étiez testée dans de bonnes conditions (pas d’anxiété, pas de dépression en résultant, pas de problèmes de mémoire…) il y a fort à parier que le résulta de votre test serait bien supérieur.
C’est ce qui explique votre très grande sensibilité et votre sentiment de décalage.
Pour ce qui est des diplômés de grandes écoles… il semble que le QI moyen d’un détenteur de Master est de 115. Admettons même que l’immense majorité de ceux qui ont fait une grande école ait un QI de 130… si votre niveau d’intelligence est de 150, vous êtes en décalage avec eux, sachant que la sensibilité est une grande part de l’intelligence.
L’idée de recourir à une TCC est excellente… mais sans nul doute pas avec la thérapeute que vous évoquez.
Merci Cécile pour la générosité de votre réponse qui m a réconfortée. Je suis en train de relire avec plaisir votre deuxième ouvrage ‘s’intégrer et s epanouir dans le monde du travail’ qu en fait j avais déjà. Certaines pages sont même paraphées au crayon papier, C est dire si je l avais apprécié! Toute petite tête en ce moment ! Auriez vous éventuellement quelqu un à me recommander en TCC qui connait les HPsur Paris sud s il vous plaît ? Un immense merci quelle que soit votre reponse pour ce message qui me fut précieux.
Je vais vous répondre en privé.
Mais je dois vous avouer que j’ai beaucoup de retard dans ma correspondance – le burn out ne se laisse pas facilement ignorer…
Bonsoir à toutes et tous, je suis un homme de 51 ans (d’ailleurs qu’est ce qu’un homme, un être humain plutôt) et je souffre de cette saloperie d’hyper sensibilité, hyper émotivité, depuis fort longtemps hélas et je m’en rend de plus en plus compte à vous lire
non vraiment pas cool comme vie, juste un mot , un regard, et là c’est la « merde » car tu vois dans l’autre, si tu n’étais que juste toi tout court cela serait bien plus facile à appréhender, à vivre, et tu ne verrais rien de spécial, la vie serait bien plus « belle », heureux les simples d’esprit (non ce n’est pas péjoratif , juste un fait).
Personnellement je n’arrive pas à m’en sortir, un cycle sans fin.
Je désire relater une petite aventure récente, j’ai eue le malheur de vouloir tester (dans ce cas là on teste tout ce qui est possible mais vous êtes au courant) à plusieurs reprises des petits breaks dans des établissements spécialisés (HP),(bien mal m’en à pris), ma dernière expérience très récente a faillit me couter très cher, tomber sur un psy complètement ravagé, je dirais même un véritable assassin psycomaniacoenculé au service non pas des malades mais de son portefeuille et des labos plus dangereux les uns que les autres, 4 jours éprouvants avant d’en partir en courant (et le taxi pour ma pomme en prime mais qu’est ce que j’étais content dans ce taxi!!!).
Dans ta tête tu pense enfin pouvoir te reposer un peu, nenni ! Lever 6h du mat. tu sais pas pourquoi, eux si, les cachetons, et ensuite comme super activité la télé et un couloir, et si tu te recouche, menaces, bref super ambiance (étant entré dans cet établissement sur ma demande ils pouvaient toujours essayer(sic!)), et pour les clopes ,un piège de plus , voulant arrêter personnellement, ils ne font que te rendre de plus en plus accro , distribution toutes les deux heures de deux cigarettes à fumer dans les trente minutes, aucun plaisir, juste une mise en boite! et après t’es de plus en plus accro, ont ils un arrangement avec l’industrie du tabac ?
A mon arrivée j’avais un petit traitement (restes d’un empoisonnement dans un autre établissement) que je baissais depuis un certain temps, il était presque à la fin, j’étais assez content de mon auto médication qui allait prendre fin, mais bien sur là ça le fait pas, on change tout (faut bien qu’ils mangent ces pauv’ labos) et traitement de bourrin
et comme j’étais encore trop vif , changement encore pire le lendemain, non vraiment je ne sais pas dans quelle société j’évolue , ce qui m’a décidé à partir de ce lieux de perdition totale (dans tous les sens du terme) c’est l’interdiction formelle d’apporter un peu de réconfort à des personnes encore plus mal que toi (peu pas m’en empêcher)
oui je me suis permis par plusieurs fois de parler et de rassurer un « trisomique » vraiment pas à sa place dans ce lieu, sa question était « quand il allait revoir sa mère et retourner dans son foyer », aucune réponse du personnel, si, une, menace d’isolement avec camisole et perfusion de je ne préfère pas le savoir, cool!.
Je tient à citer cet établissement de mort, hp dans l’hopital de Draguignan dans le var.
Hôpital ne valant pas mieux, à fuir !!!
Voilà, je ne sais plus trop pourquoi je voulais vous parler de cela, si, peut être pour vous dire de vous méfier des psychiatres (dont le nom étrangement se rapproche du mot « chier »), ce genre de personnage ne devrait pas exister, à ne pas confondre avec psychologue (oui, non remboursé par la sécu,on se demande).
Bien à vous
Triste expérience…
Mais il existe des psychiatres qui voient autrement que par le seul prisme des médicaments et de l’enfermement.
Ils croient en la capacité de leurs patients à se rétablir par la force des projets en lesquels ils croient.
Cette « thérapie » a un nom : c’est le rétablissement.
L’idée est de ne plus regarder les patients au prisme de leur pathologie psychique, mais de leurs projets. Autour d’eux se met en place un accompagnement bienveillant qui les aide à avancer – le chemin n’est pas toujours pavé que de fleurs.
Mais les résultats sont là : les patients atteints d’un trouble psychique vont mieux, le trouble est circonscrit.
Et ô joie pour le système dans lequel nous vivons : pour 1€ investi dans les actions de rétablissement la valeur ajoutée est de 4€ !
Ce mouvement a débuté dans les années 70 comme l’explique le document mis en lien sur le mot rétablissement. Il est né avec les mouvements d’usagers qui voulaient reprendre un peu le contrôle de leur vie, ne plus être seulement des objets aux yeux du corps médical.
Cette dynamique de rétablissement a fait émerger le très intéressant concept de « pair aidant » (ceux qui sont guéri viennent témoigner et accompagner ceux qui en sont encore à se débattre avec leur trouble – sur le principe des alcooliques anonymes initialement).
… Mais c’est un autre système à mettre en place car dans une société qui s’est fondée sur l’exclusion, l’inclusion ne va vraiment pas de soi.
Frontière douance/ pathologies
http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/Adultes-surdoues-comprendre-leur-difference/Monique-de-Kermadec-Etre-surdoue-est-trop-souvent-associe-a-une-pathologie
Dans cette interview, 2016, M.de Kermadec explique le comment des erreurs de diagnostic: intensité, urgence, complexité, trois des caractéristiques des surdouées qui devraient être mieux maitrisées pour ne pas se transformer en handicap.
C’est un article de vulgarisation, d’accord, mais c’est le point soulevé qui m’intéresse !
Chan
Merci Chan !
La pathologisation est une grande difficulté et un grand risque pour les HP effectivement.
C’est un sujet abordé par James Webb et toute une équipe de psy et neuropsy avec lui, dans l’ouvrage « Misdiagnosis and dual diagnoses of gifted children and adults » qui mériterait bien une traduction en français tant il pose les bases des diagnostics différentiels.
Intensité, complexité et urgence sont les 3 traits ombrelles cités par Mary Elaine Jacobsen pour résumer la caractéristiques d’un surdoué.
J’ai un jour présenté les caractéristiques reliées à l’intensité et une jeune psychologue s’est exclamée : « Mais c’est le tableau de la bipolarité !« .. Ce qui est hors norme apparaît bien souvent anormal….
Au chapitre de l’intensité : « Living with Intensity«
Bonjour Cécile
»Ce qui est hors norme apparaît bien souvent anormal »
Je viens de lire des articles se rapportant au nouveau »Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux » (DSM-V). Ce qui était jadis des traits de personnalité sont devenus des maladies mentales: anti-conformisme, arrogance, cynisme, narcissisme, comportement anti-social, trouble bipolaire pédiatrique et j’en passe des meilleures dont la tristesse de plus de 15 jours après un deuil, la colère chez l’enfant, et…. la créativité supérieure à la moyenne (!!??!!!).
En 1952 il y avait 60 maladies mentales, et maintenant 350!!!
Il y a 40 fois plus de trouble bipolaire pédiatrique qu’il y a 20 ans. Et ceux qui se font traiter TDAH ne se comptent plus. Nos pauvres enfants et petits-enfants que vont-ils devenir ?
J’ai lu quelque part que les enfants qui prennent du Ritalin sont les futurs consommateurs de cocaine de demain.
Je suis triste, outrée, scandalisée que notre société ne peut plus accepter les différences.
Veut-on mettre 50% de la population sous psychotropes ?? Et nous rendre tous »normaux » ?
Les surdoués, les HP sont donc tous bons pour les HP ?
Cela me semble si répressif !
L’industrie pharmaceutique rapporte des milliards de $$$, d’euros. La méditation, elle…..RIEN DU TOUT …car c’est un moyen ça aussi, mais pas instantané (j’en parlerai dans un autre article)
Mettre les gens sous psychotropes….bon moyen de contrôler une société.
Apparemment il se crée un mouvement contre ce nouveau manuel.
Désolée, il fallait que je »ventile » un peu.
Bonjour France de Montréal
Totalement d’accord avec vous pour cet « abus » du DSM IV PUIS V de pathologisation des traits de caractère.
Une blague de psychiatre racontant les principaux traits caractéristiques du TDAH à un autre collègue, celui ci après quelques instants de réflexion s’exclame
« Ah oui !
Cela ne correspondrait pas à ce que l’on appelait autrefois un garçon!
Par contre là où je ne suis pas d’accord avec vous est cette diabolisation des médicaments .
Au contraire, toutes les études effectuées chez des patients correctement analysés sur le plan nosographique, montrent la prévention des risques d’addiction chez les TDAH traités par méthyle phénidate
Avec une incidence nettement moindre chez les les patients traités !
Mais effectivement un HPI qui s’ennuie va se révéler perturbant en classe et dans une société normalisatrice voire répressive sans vrai diagnostic comme cela semble être le cas en Amérique du Nord de nos jours pourrait se retrouver traité à tord!
Je pense que diaboliser un médicament n’est pas très « utile » si tant est que son utilisation est encadré par des praticiens compétents , attentifs à la balance bénéfice /risque et aussi dans les mesures d’accompagnement et de guida ce infantile /parentale sont utilisés de façon systématique.
Bonne journée !
Une grande partie de la population francaise prend deja des psychotropes, le plus au monde d’apres certaines sources
http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/mag_2003/mag1121/ps_7222_psychotropes_consommation_francais.htm
meme les somniferes c’est tres mauvais a cause de l’accoutumance mais chuut l’industrie pharma fait du business avec ca
C’est devenu presqu’anormal de ne pas prendre ces saloperies de drogues legales
Je crois de plus que certaines reactions sont saines, comme apres un deuil une certaine souffrance. Non, je connais certains qui apres deuil divorce se bourrent d’anti-depresseurs pour montrer un visage souriant rayonnant mais FAUX
C’est aussi notre société de l’apparence de merde qui fait ca.
de plus la psychologisation a outrance de notre société, y compris de problemes sociaux evidents (souffrance au travail) est proprement scandaleuse. Tout est rejeté sur l’individu (modele americain) alors que dans d’autres société on reconnait meme dans les therapie que parfois ce qui arrive a l’individu est en dehors de sa responsabilité.
Les psys n’ont pas vocation a regler des problemes sociaux-politiques evidents (meme si il font du $$ avec ca).
Bonjour,
Il y a très longtemps, une fois, on m’a prescrit des antidépresseurs….. eth bien, ce sera la seule et unique fois…. plus jamais.
oui, j’étais dans une petite bulle, je voyais les problèmes, j’étais incapable de les résoudre, je ne sentais ni bien ni mal, bref j’avais perdu toutes sensations, toute sensibilité. J’étais coupée de la vie.
mais, le pire ca a été quand j’ai arrêté, là j’en ai bavé. Car en fait, les sensations, l’hypersensibilité sont revenues encore plus fortes qu’avant, j’ai cru devenir folle.
Alors, cette période, ca m’a vaccinée pour la vie. Et ce d’autant plus que ca aurait pu très mal se terminer (j’ai d’ailleurs frolé l’accident de voiture à plusieurs reprises…..).
Et il m’a fallu à peu près 2 ans de dépression hivernale pour m’en remettre. Cela dit je n’en veut pas à mon médecin traitant : elle ne savait pas pour mon surdon, et moi non plus. Quand 2 personnes se trompent, ca fait beaucoup.
Alors, oui je préfère affrontrer les problèmes, meme s’ils m’emmennent au plus profond des ténèbres, parce que finalement c’est là que je trouve des solutions, d’une manière ou d’une autre.
Mais, je me dis des fois : tous ces gens qui sont anesthésiés par leur médicaments….. ils passent à côté de leur vie, mais bon c’est leur problème après tout, et puis, même s’ils se sentent bien, ils ne rendent même pas compte que c’est le médicament qui les coupe de leur environnement et …… d’eux-mêmes.
Et tout ce potentiel gâché parmi ces personnes « endormies », ca me dépasse……
Cricri (qui vit pleinement elle, dans le bien-être ou la souffrance, et qui essaie d’assumer)
Bonjour Cricri
Ca les médicaments psy, je connais. Antidépresseurs, depakote, lithium. On m’avait diagnostiqué bipolaire. Leur derniere trouvaille (aux psychiatres), borderline (personnalité limite) il y a 4 ans. Là j’ai eu droit au traitement lourd: seroquel, qui est un anti-psychotique. J’étais trop émotive. Pourtant il était normal que je réagisse à ce point: en moins de 3 mois j’ai eu un grave accident puis dépression de mon conjoint. Je ne consulterai donc plus de psychiatres. On ne connaît pas les effets à long terme de ces médicaments. Apres le »sevrage » du seroquel, j’en ai bavé pour retrouver un sommeil normal: cela a pris plus d’un an.
Quand je vois un enfant de 2 ans et demi diagnostiqué bipolaire (vu dans un documentaire sur YouTube ) j’en ai des frissons dans le dos. Les cerveaux des enfants ne sont pas encore totalement formés !
On veut nous couper de nos émotions notre sensibilité. Et l’anxiété est là pour nous envoyer un message. On masque les symptômes et on ne cherche pas la cause…..trop compliqué.
Oui les médicaments m’ont coupé de moi-même et ça….plus jamais. Pendant 15 ans. Et avant cela anti-dépressseurs off and on pendant 8-10 ans. On m’avait prescrit mes premiers valiums à 16 ans. Quel gâchis.
Je ne veux pas »diaboliser » les psychotropes, ils peuvent être utiles dans certains cas. Mais qu’autant de gens en prennent alors là, il y a un sacré probleme. L’industrie pharmaceutique fait tellement de $$$ avec cela, qu’on en invente des »troubles mentaux ». Et le déréglement du cerveau je n’y crois pas une miette, il n’existe aucun test.
La réponse est en nous. La meilleure solution pour moi a été la méditation. Mais cela prend des semaines. des mois d’entraînement à 15-20 minutes par jour. Une sacrée discipline. On en arrive à prendre une distance face à nos pensées, nos réactions, nos émotions. Depuis peu, c’est tout récent, ici à Montréal, la méditation entre dans les écoles. Génial !
Jeanne Siaud-Facchin a écrit deux livres sur la méditation de pleine conscience: »Comment la méditation a changé ma vie et… » et »Tout est là juste là ». Elle le conseille fortement aux surdoués.
Bonne journée et que la vie vous soit douce.
J’ai vu plusieurs thérapeutes en 30 ans. Aucun ne m’a apporté grand chose; tous semblant me dire que j’allais très bien et que je n’avais qu’à marcher sur mes deux pieds.
Mais ma plainte était toujours la même: sentiment de décalage, difficulté à choisir une voie professionnelle malgré des intérêts trop multiples.
Deux m’ont trouvé hyper-résistant. L’un, après 6 ans de rencontres hebdomadaires. Le joue où j’en ai eu marre (autant que lui?), je lui ai demandé ce que j’avais: dépression existentielle. L’autre, après peu de temps: construction en faux -self et « vous résistez, la porte est là ». Faut dire qu’à me donner comme « thérapie » de réfléchir à ceci et cela; elle ne savait pas que la nature m’avait doté d’un cerveau « multi-core sans option OFF » qui tournait en rond depuis X années autour de toutes ces questions.
Par un concours de circonstances, j’ai été confronté aux descriptions des HP. J’en suis tombé sur le cul et en larmes; comprenant enfin au travers de ce portrait fidèle que je n’étais pas fou, que la nature m’a fait de beaux cadeaux (un cerveau mutli-moteur passant du 0 au 400km/h en 10e-23 secondes, sans tableau de commande, un coeur de bisounours, des yeux qui voient clair 10 à 20 ans d’avance et des intérêts variés comme une boule disco).
Je sors de ma première rencontre de tests et me sens comme un goéland. Fini le vilain petit canard, j’avais juste de trop grandes ailes. Reste qu’avec cette envergure, le meilleur moyen de décoller, c’est de se lancer.
Ceci dit, je ne suis pas du côté qui a connu le meilleur développement; ni le pire.
Un psy, pourquoi pas, quand c’est trop lourd, trop dur, que la sortie est invisible. Mais, une fois le diagnostic posé, il y a plein de ressources disponibles, en plus de celles que nous avons intérieurement, qui nous permettent, comme tout le monde, de faire face, de s’adapter harmonieusement et de vivre.
Une différence, ce n’est pas une maladie. Il faut juste la vivre du côté de la richesse qu’elle est.
Bonjour,
Dans une démarche récente de meilleure compréhension de mon mal-être dans la société, j’ai décidé de me débrouiller par moi-même. J’ai fait une dépression il y a quelques années, et les psychologues ne parvenant pas à m’aider car ne fonctionnant pas comme moi, je m’en suis sortie seule, grâce aux livres et la remise en compte de mes propres fonctionnements par l’apprentissage. Bon, OK, ça m’a pris 2 ans, mais ça a parfaitement marché !
A l’heure actuelle, je reprend donc la même démarche car je sais que trouver vraiment une aide extérieure dans mon cas est quasi impossible. Ma démarche est en quelque sorte basée sur un processus itératif d’essais-erreurs (propre aux sciences qui est mon coeur de métier…déformation professionnelle quoi). Je teste une piste à fond jusqu’à être certaine qu’elle ne correspond pas, piste qui me mène souvent vers une autre, que je teste également, etc…
Je ne suis pas surdouée, mais il semble que j’ai des points commun avec les HPI (uniquement sur les symptômes, pas sur les performances, pas de chance pour moi :-)), c’est pourquoi je fait passer ce message ici: au vu de vos capacités propres, vous pouvez certainement trouver vos réponses par vous-même, ou du moins une bonne partie, en vous imprégnant des connaissances accumulées par d’autres mais sans devoir vous confronter forcément à des séances de thérapie éprouvantes, frustrantes et dommageables parfois.
Bon courage à tous !
Beaucoup de surdoués sont en capacités de s’analyser eux-même, voire de prendre en charge leur thérapeute (sans compter ceux qui dictent leurs ordonnances à leur médecin…)
Pour autant, il est des traumatismes qu’il est particulièrement difficile de surmonter seul(e), et l’intensité des ressentis, la difficulté à prendre / trouver des repères, peut fausser les jugements.
Tous les surdoués ne vont pas mal « à ce point là »? Beaucoup, effectivement, travaillent à se réparer tout seuls. Mais l’auto-médication n’est pas possible dans tous les cas.
Je tiens à m’excuser, j’aurais dû réaliser que mon partage d’expérience apparaîtrait idiot et hors propos avec une audience de HPI. Ma présomption était totalement déplacée.
Partage pas du tout idiot ni hors de propos.
J’ai juste émis quelques réserves quant à une possible généralisation 🙂
Pas dans tous les cas et/ou pas tout le temps.
Le thérapeute marche avec; il ne prend pas sur son dos (et quelle idée de le prendre sur le sien :-))
Parfois on marche seul, on trouve son chemin seul même dans les difficultés. Parfois on marche avec quelqu’un; pas trop longtemps, pas sur le dos de l’un ou de l’autre. Puis on se sépare et on continue; peut-être pour se retrouver plus tard…
On ne parle juste que de sa propre expérience. le reste n’est que rapportage, déformation, interprétation.
Parfois je crie « au secours! ». Arrivent alors les bons samaritains, ceux qui ont un « talent pour la psychologie ». Ou les professionnels de la psychologie, quand vraiment on choisit de se faire accompagner un bout de chemin. Dans mon cas, voici ce qui se passe.
Le simple fait de verbaliser ce qui me préoccupe, me bloque, bref, me met dans un état de mal-être percutant, fait apparaitre les idées pour en sortir. C’est assez curieux, comme principe. Et certainement désagréable pour la personne qui souhaitait vraiment aider. En réalité, j’exprime, beaucoup, je me rends compte que je tourne la chose dans tous les sens, puis au bout d’un moment, plus ou moins long selon le problème, je peux me lever, et partir. Si je n’avais pas reçue une éducation solide, je dirais « je n’ai plus besoin de vous, merci d’avoir été assis(e) là. » Au fil des jours, semaines et mois qui suivent, la » chose » trouve ses solutions toute seule. Un jour, je m’aperçois simplement que ce qui provoquait cet état de mal-être est résolu, et je passe au suivant. (ah oui, il y en a beaucoup des problèmes, quand même!). Je crois que je déteste qu’on m’aide, ça me semble toujours inefficace, pas adapté, à côté de la plaque, en dehors de mon programme. J’ai aussi la sensation que cela me prive de l’usage de la force que je sens vibrer à l’intérieur, et qui me fait exploser si elle n’est pas utilisée. J’ai ainsi compris que sérénité pouvait rimer avec énorme énergie.
je ne pense pas que l’on puisse ainsi tout résoudre, il est certain que parfois, de l’aide est indispensable. mais souvent, une phrase, un mot, peuvent suffire à déclencher le processus de « guérison », comme un détonateur. Comme un unique rayon de lumière qui éclairerait au milieu de la forêt, les 10 cm2 où se trouve la clef d’un passage vers un autre monde. Comment faire pour transmettre tout ce cheminement? Bonne route à tous ceux qui sont en peine. il y a du soleil au de là des nuages.
C’est exactement ça…pour moi aussi, sauf que je suis obligée par la loi de suivre des soins! Pour LES rassurer sur ma digestion du passé! ils me tuent, et tuent notre famille…dont 4 enfants tous diagnostiqués hp, au secours, ces genss ne comprennent rien à l’énergie qu’il faut que je déplois pour accompagner mes garçons, ils ne comprennent rien a l’hyperencadrement prenant ça pour de la peur et du transfert et tutti quanti, venant d’une personne aussi détaché que moi se faire taxer du contraire c’est ça la folie! ils nous inventent même des maladies! dont une pour mon fils de 13 ans! aucun moyen de se défendre, de se faire comprendre, il faut juste accepter les subir, au risque qu’ils finissent de nous épuiser de nous tuer, juste pour RASSURER LEURS PEURS, juste POUR REPONDRE A LEURS BESOINS DE CONTROLE ET DE NORMALISATION DES PETITES GENS afin de garder leur petits trônes de pantins .
Bonjour@ Mesoke et Cécile
– mon experience perso m’a montré que les « psy » fonctionnent avec des grilles de lecture extrémement réduites. Ce que j’appelle grille est le champ conceptuel (theorie de l’esprit) sur lequel repose l’analyse de la situation par le thérapeute.
D’ou la nécessité d’une certaine culture du patient á ce niveau , et en cela je vous rejoins,Mesoke!
– Pour moi, Les theories les plus innovates et prometteuses sont celles de Palo Alto et les écrits de Watslawick, Bateson et plus proches de nous de Giorgio Nardone (une logique des troubles mentaux-Seuil) sont un vrai régal!
PS: Cécile , quand j’écris Alec un iPad sur voter site
Le clavier passé en Qwerty et la correction automatic Donne systematic des mots anglais ,vest un various enter ( Cecil est in exemple si je me verify pas to us les mots tapped:-()
Bonne journée
bonjour,
Merci pour vos écrits qui font du bien, je viens de terminer votre nouveau livre.
D’autant plus intéressant que je suis en quasi burn out…
Bien que j’ai donné mon test QI à ma psy, elle ne semble pas prendre en compte cela comme une caractéristique majeure, bien qu’elle utilise souvent « tres intelligent », « hypersensible ».
Aussi je ne sais pas si je dois continuer. Comment faire pour savoir si un psy est vraiment sensibilisé HPI? a tout hasard je suis preneur de référence sur Avignon (84).
merci!
Bonjour
Merci de concourir à réduire mon anxiété en me disant que mon nouveau bouquin vous a intéressée 🙂
Pour votre question, je vous réponds en privé
Bonjour,
Merci pour vos bouquins que j’ai lu juste aprés avoir été testé HPI ( à 62 ans ), je m’y suis retrouvé à 99,8% 🙂 . Je cherche un-e psy maîtrisant bien le sujet dans le secteur d’Avignon pour m’accompagner ( annxiété, tendance dépressive,…). Merci d’avance pour toute information.
Philippe
Bonsoir
Merci de votre merci 🙂
Je vous réponds en privé pour des thérapeutes.
Bonjour,
Merci pour ce site où l’on se sent bien.
Comme je n’arrive pas à trouver un travail qui ne me rende pas malade, je cherche quelqu’un qui m’aide à faire un travail de reflexion pour definir un projet professionnel: ma personnalité, mes envies, mes fragilités/sources de stress au travail, etc.
Bref, un « coach hpi », sur Paris/RP.
Merci d’avance !
EO
Bonjour EO
Merci pour les compliments 🙂
Pour votre demande, je préfère vous répondre en privé.
Bonjour,steph 43 ans ,je découvre le site,diagnostiqué hp à 40ans j’ai la exactement la même question que EO,cordialement.
Bonjour ! Un immense merci pour avoir construit et fait vivre ce site qui redonne des couleurs à certains jours trop ternes ! Et merci à tous les contributeurs qui partagent leur ressenti et leur expérience avec générosité !
Je serai bref car mon parcours n’a rien d’original : étrange étrangeté depuis l’enfance, diagnostic tardif, errance thérapeutique, d’où ma demande : des pistes pour un accompagnement psy adapté sur Marseille, Aubagne, Toulon ?
Grand merci par avance, amitiés rayées
Merci de votre témoignage Nicolas.
Je vous réponds en privé.
… Mais que ceci n’entrave pas les bonnes volontés de partage de coordonnées , quelqu’en soit l’endroit dans le monde francophone : ceci me sera précieux pour pouvoir mieux répondre aux sollicitations !
Bonjour Cécile, bonjour à tous,
Je découvre votre site et les mots me manquent…Je me retrouve dans beaucoup des témoignages mais je ne suis pas certaine d’être surdouée. Hypersensible, avec des TOC et j’en passe, je cherche un thérapeute sur Paris qui pourrait m’aider. Auriez vous quelqu’un à me conseiller svp ?
Merci beaucoup.
Bonjour Cécile, j’ai acheté et lu votre livre. C’est un sacré travail ! Merci car découvrant le sujet, je l’ai trouvé vraiment pédagogue et enrichissant.
J’ai un espèce de mal être (je ne sais pas si c’est le bon terme….) qui dure depuis des années et des années, aucun psy ne m’a aidée à part sur les TOC .
Je change de travail régulièrement : je suis appréciée pour ce que je fais mais je ne supporte pas la tyrannie et l’injustice donc je dis ce que je pense…. ce qui est peu convenable politiquement…..Et la vie de couple, c’est compliqué, très compliqué. Parfois, je me dis que je serais mieux seule….
Trop d’émotions à gérer, trop hypersensible et pas de solution….
Aujourd’hui, je ne sais plus quoi faire, en lisant votre livre, je me suis dis que peut être il y a un espoir de comprendre ce qui se passe en moi. … je ne sais pas …. Et j’ai des enfants, je ne voudrais pas passer à côté de qqch…..
Je vous remercie encore si vous pouvez me conseiller un thérapeute sur Paris.
Merci de ce partage Céleste.
Comme d’habitude pour une demande de thérapeute sur Paris, je vous réponds en privé.
Bonjour Cécile, bonjour à tous,
J’ai découvert depuis peu votre site, que je commence à explorer les larmes aux yeux…
Pas vraiment certain d’être surdoué, mais coincé depuis des années dans des impasses que vous décrivez très justement.
Le livre est commandé, et je voudrais aussi pouvoir en parler. Pourriez-vous m’indiquer des contacts sur la région de Clermont-Ferrand ?
Merci d’avance, et merci pour tout ce travail que vous faites.
Franck
Bienvenue Franck 🙂
Sans aucune contrainte de passation de test ou de QI minimum validé, vous pouvez vous connecter à ZebrasCrossing qui propose des rencontres dans chaque région en France, et même au delà.
Il est également possible de passer le test d’entrée à Mensa .
Merci Cécile pour ces informations, mais je crois qu’en fait, je serais plutôt dans la recherche d’un thérapeute. Auriez-vos quelques adresses à me communiquer ?
Merci d’avance.
Bonjour Franck
Je n’ai hélas aucun coordonnée à vous transmettre pour la région Auvergne 🙁
Je profite d’ailleurs de cet échange pour faire appel aux bonne volontés : si vous disposez de coordonnées de thérapeutes sensibilisés au surdon, que vous connaissez et que vous sauriez recommander, je vous serais très reconnaissante si vous acceptiez de m’en faire part afin que je puisse répondre à des demandes telles que celle de Franck.
Bonjour Cécile,
C’est bien dommage, la région est pourtant belle ! 🙂
Cependant, je dois parfois me déplacer pour mon travail, peut-être auriez-vous des contacts sur Lyon, ou Saint-Étienne, ou encore Paris ?
Dans l’attente de votre réponse,
Franck
Je vous réponds en privé
Bonjour
Je pourrai écrire un roman sur ce qui m amène alors tt simplement… vous dire que je souffre… Malgré le bon que ça a… d hypersensibilité, d un ressenti troo fort, enfant douée en tout…puis ado explosée dans la dépression puis les tca…etc bref… J ai passé des tests il y a 10ans qui ont révélé que je fus enfant précoce et que j etais « surdouée ».
Je me sens très seule. Une analyse profonde sur bien des choses, un désir de bienveillance et d qmour autour de moi, une souffrance indicible de cette différence et un échec général à mener à bien des projets tellement je me suis épuisée à vouloir aller au bout et à fond dans tout. Bref…
J habite à côté de Clermont-Ferrand et pourquoi pas rencontrer des « semblables »?
Si ça vous dit…
J ai l impression d être folle à force de trop… trop penser, trop réfléchir, trop sensible, trop émotive, trop en quête de justice, trop dans l analyse, trop…. trop… et pas assez entourée car je m ennuie avec les autres, et parler ainsi est terrible car j ai l impression d être vantarde… pourtant c esr une souffrance.
Bonsoir Adrianne
ZebrasCrossing organise des rencontres qui pourraient vous intéresser.
Votre témoignage me renvoie à la conception triarchique de l’intelligence de Sternberg : rester « coincé » dans le monde de la pensée est délétère.Pour se rééquilibrer, rien de tel que de prendre le temps de créer, mais aussi de pratiquer une activité sociale. Sinon, l’isolement conduit, lentement mais sûrement, à l’effondrement.
Bonjour Franck, j’ai trouvé votre commentaire et souhaiterais vous demander si vous avez trouvé un thérapeute/psy compétent et intéressant sur Clermont-Fd ? J’habite à Clermont aussi, c’est pour cela que je vous demande. Je cherche un psy ou thérapeute pour moi. Merci beaucoup et à très bientôt j’espère 😉
Renata.
Bonjour Renata
Je vous réponds en privé pour des coordonnées de thérapeutes.
Cela dit, si l’un(e) d’entre vous dispose de coordonnées à me transmettre dans sa région : je suis toujours preneuse !
Pour la parité dans les tests !
Bonjour Cécile,
Je viens de trouver cette courte étude, issue de la clinique, et dont les chiffres sont sans appel:
http://www.centre-psyrene.fr/wp-content/uploads/chloe-persod.pdf
Mme Chloé Persod, psychologue clinicienne, n’hésite pas à mettre les pieds dans le plat et à nommer ce que tout le monde s’ acharne à vouloir enterrer: le sexisme sans honte et sans complexe qui se retrouve dans l’ensemble de toute la recherche en France sur le surdon. On n’est pas sorti du bois !
Chan
Grand classique que cette absence des filles des radars !
« Ce ne sont que des filles » résume ironiquement Mary Rocamora qui est connue aux Etats Unis pour son travail avec les surdoués.
Les filles sont plus habituées à se conformer – poids social très fort de la répétition des rôles. Elles pètent un plomb plus tard, à l’âge adulte…
Merci Chan,
Je viens de lire cet article qui vient d’agir comme un catalyseur dans ma tête.
Et pourtant, je suis sensibilisée à ce sujet de la surdouance, et pourtant je pense en être et en avoir souffert durant mon enfance… et pourtant… j’ai failli tomber dans le même piège!
J’étais une élève extrêmement brillante et très sage…je me fondais dans le décor. J’ai souffert et je souffre encore aujourd’hui de mon hypersensibilité. J’ai fait de belles études mais je n’ai pas été testée « officiellement ».
Alors que j’ai décroché mon téléphone pour la première fois la semaine dernière pour prendre un RDV chez un thérapeute spécialisé dans la douance pour moi et pour mon petit garçon, je tombe sur votre post et ça s’agite dans ma tête:
Pourquoi seulement mon petit garçon?
Parce qu’à presque 8 ans il est abonné aux 20 sur 20, qu’il dessine comme un adulte, qu’il savait lire en entrant en moyenne section, qu’il écrivait déjà des petites histoires…mais la maitresse se plaint de son comportement: on a été convoqué, elle dit qu’il est « bébé », qu’il joue tout le temps, qu’il perturbe les autres, mais aussi qu’il pige tout, tout de suite, qu’il s’intéresse à tout, qu’il fait des remarques très pertinentes. Elle ne comprends pas comment c’est possible. Moi je pense avoir compris et c’est pour ça que je veux prendre ce RDV, pour l’aider, parce qu’avec lui depuis tout petit, l’école a un problème.
Et ma petite fille alors?
Certes elle n’a que 4 ans, la maitresse me dit que tout va très bien même si elle ne tient pas assise sur une chaise, c’est une petite fille très vive, très gaie, très sage, très intéressée. Mais si je regarde de plus prêt, elle aussi sait déjà lire. Elle prend plaisir à écrire des petites choses et compte bien déjà aussi. Quand je regarde dans les cahiers, ce qu’on lui demande en Moyenne section, le décalage est énorme. Et pourtant, parce qu’avec elle, l’école n’a pas de problème…je n’allais rien faire.
Vous savez quoi Chan? Je vais prendre un RDV pour elle aussi, pour l’accompagner, parce que les petites filles précoces ont aussi le droit d’être aidées.
Une école pour enfants HPI doit s’ouvrir en septembre prochain non loin de chez moi. Peut-être que ça sera la solution? Les tests et les discussions avec le psychologue nous le diront.
Je vous remercie infiniment ainsi que Cécile évidemment.
Lulubelle
Eh oui.. « ce ne sont que des filles » dit ironiquement Mary Rocamora – Grand classique que cet hyper adaptation des filles qui leur revient dans la figure à l’âge adulte…
C’est vrai. ma fille a été une enfant sage avec 2 ans d’avance car elle avait du mal avec l’école. C’est à l’âge de 17 ans qu’elle a faille commettre l’irréparable. Elle est restée un an à la maison. Elle est forte, elle s’est battue (et je crois se bat encore) contre ce mal être qui la mise en dépression. Pourtant, on pensait l’aider, la soutenir. Mais le système éducatif et cette société qui s’est rigidifiée rend la vie de ces jeunes très difficile
Je vous lis et je pleure…
Cela fait du bien car l’écoulement des larmes était bloqué derrière le masque depuis trop longtemps. j’ai l’impression, qu’à force de vouloir me fondre, m’adapter, et survivre, je me suis dilué au point de ne jamais avoir pu être moi même. Et pourtant, qu’est-ce que j’aime la vie et ses milliards de possibilités. Je ne sais pas si je suis surdoué mais je me reconnais à travers les pages de votre livre qui m’apaisent car m’amènent à comprendre que la sensibilité exacerbée peut se réfugier derrière bien des artifices…
Merci beaucoup pour votre travail.
Pourriez-vous si possible me communiquer les coordonnées d’un bon thérapeute compétent en la matière sur Paris.
Biens à vous
Bonjour Reeds
Comme à mon habitude pour ce genre de question, je vous réponds en privé
Pour Cécile et pour tous les témoignages, un grand merci ! Je ne sais si je suis HP, troublé, tordu, quadripolaire ou juste antisocial mais en tout cas cela fait du bien de se sentir « dans son milieu » avec des personnes qui vivent les mêmes choses. Ce blog est ce que je cherchais et je pense que je vais y participer avec plaisir !
Pour me présenter, je me sens juste trop émotif et trop sensible. J’ai passé des étapes successives que je peux résumer rapidement : j’ai grandi dans un déséqulibre familial en me sentant décalé des autres, je me suis stabilisé en vivant mes passions, mes plaisirs et en étant proche de mes amis.
Puis j’ai tenté (sûrement pour être normal !) une de vie de couple … J’ai tenu longtemps (10 ans !) avant d’arrêter quasi du jour au lendemain (je me suis réveillé en me demandant ce que je faisais dans cette situation où je n’aimais plus ma compagne ni notre vie). J’ai tenté une autre relation pendant 4 ans mais j’ai également arrêté car elle veut un enfant et moi je reste sur l’échec et n’arrive pas à avancer…
Je me sers de cette instabilité pour faire rire mes proches. Il savent que j’ai toujours une anedocte à raconter et que je suis capable de faire n’importe quoi n’importe quand ! Mais au final je sens comme un mal être, j’aimerais juste être « normal »….
J’envie grandement les commentaires de Pouic qui se sent bien comme elle est. J’ai encore un peu de travail à faire à ce niveau ! J’ai visité des amis cet été, une jolie maison, un couple stable, 2 chiens, de la complicité, ça me fait rêver… Mais j’ai juste l’impression que je n’y ai pas droit car je suis trop instable. Et il faut que je l’accepte…
D’où mes questions :
J’habite sur Bagneux en région Parisienne, y a t-il des gens pour organiser des sorties et discuter ? Pas 10 personnes, en groupe j’ai du mal à me livrer… Mais faire une sortie entre 2 et 5 ça peut être pas mal, boire un verre, resto, sport, venir à la maison … au choix ! Pas pour déprimer, j’essaie toujours d’être joyeux, c’est pour vivre des moments simples entre personnes qui se comprennent, partager ses expériences…
Et aussi, peut être qu’il serait bien d’avoir un avis professionnel, faire un bilan pour se reconstruire, Cécile au secours ! Pourrais tu me conseiller un centre ou une personne ? J’ai déjà essayé un psy mais j’ai eu l’impression finale que c’était moi le psy donc j’ai arrêté (est-ce qu’il y a quelque chose que je n’arrête pas dans ma vie !)
Au plaisir de vous lire tous …
Bienvenue Labyrinthe 🙂
Pour les sorties, Zebrascrossing (chapitre « attroupements) me semble approprié (mode de fonctionnement – taille de groupe). Après c’est comme d’hab’: chacun y trouve ce que l’autre veut bien apporter.
Pour un thérapeute, je vous réponds en privé.
Bonjour à vous tous,
je régulièrement ce que vous écrivez les uns et les autres et je dois dire que cela m’aide souvent beaucoup, surtout la bienveillance qui se dégage des échanges.
Elle manque considérablement cette bienveillance dans le monde dans lequel nous vivons. Elle me manque terriblement…
Elle me manque aussi chez moi où, sans entrer dans tous les détails, l’hypersensibilité tend à se transformer en une hyperémotivité que je ne parviens plus à contrôler.
Après tant d’autres sur le même sujet qui est le nôtre, je viens de lire le livre de Monique de Kermadec. Elle y développe le concept de résilience adapté aux adultes HP et, après avoir indiqué les grandes étapes pour se libérer de la souffrance qui peut être la nôtre, elle insiste sur la nécessité de se faire accompagner sur le chemin de la sérénité…
J’ai été testé positivement il y a maintenant un an. Enfin positivement si on peut dire… Il y a des scores très élevés et d’autres très moyens. J’avais décidé de faire ce test pour en avoir le coeur net après de longues longues longues années (et même des décennies !) d’ignorance de ma situation.
Les résultats m’ont donné des clefs pour comprendre certains aspects de ma personnalité et des mes souffrances, mon incapacité à entrer dans le moule. Bref, ce qui caractérise le Zèbre…
Seulement, comprendre n’est pas résoudre le problème…
Et là, j’ai besoin de résoudre ce problème. Je n’en sors pas…
Cécile, pouvez-vous m’indiquer qui m’aidera à Rennes ?
Merci, je vous tiendrai au courant. Parce que je pourrai alors aider aussi mes congénères…
Bonsoir Ioda
Oui, l’hypersensibilité c’est parfois terrible….
je vous réponds en privé 🙂
Bonjour,
je souhaite partager, échanger avec vous sur quelque chose.
Peu de temps après mon bilan Wais IV il y a un peu plus d’un an et demi maintenant, j’ai eu des doutes sur l’éventualité d’être porteuse du syndrôme d’Asperger. J’ai vu une psychothérapeute hyperspécialisée depuis 20 ans dans l’autisme à qui j’ai confié mon bilan Wais IV détaillé et mes doutes et qui m’a affirmé que, non, je n’étais pas autiste. Je pensais n’avoir potentiellement que des traits autistiques de type syndrôme d’Asperger, pas tout le syndrôme, et c’est quelqu’un qui m’avait mis ses doutes, quelqu’un qui n’a peut-être pas du tout bien fait de m’insuffler ses doutes, mais qui ne le faisait pas dans une mauvaise intention, aucunement. A un moment, il me fut difficile même avec l’avis médical de cette psychothérapeute de tout à fait accepter le diagnostic négatif concernant cela. Puis, quand même! je me suis dit que, compétente comme elle était, je ne pouvais que m’en remettre à son jugement.
Aujourd’hui, je viens de vouloir poster un témoignage sur un site internet qui porte sur la santé à cause d’une inquiétude que j’ai par rapport à ma santé.
Et j’ai découvert, au moment où j’ai cliqué pour poster ledit témoignage, que j’étais en liste noire. Je ne me rappelais même pas avoir déjà tenté de poster sur ce site et je ne sais même pas quoi et à propos de quoi, ou bien, avais-je envoyé un message par le formulaire de contact, je ne le sais même pas. Cela m’a vraiment heurtée de découvrir le message: vous ne pouvez pas poster un témoignage sur ….. (nom du site) car vous avez été mis en liste noire par les modérateurs de …. (nom du site).
Le témoignage que je n’ai ainsi pas pu poster me semblait n’avoir rien à se reprocher. Et le texte que antérieurement j’ai posté, ne refait même pas surface dans ma mémoire et cela me décontenance.
Aussi, je m’interroge ce soir plus que jamais sur la possible explication à un sentiment que je ressens. Si je n’ai vraiment aucun trouble autistique de type Asperger et que je suis « seulement » surdouée, je ne comprends absolument pas du tout comment je peux à ce point être considérée inconvenante dans des actes de communication ou actes tout courts et à ce point-là passer à côté du côté inconvenant de ceux-ci. Cela m’effraie, ça ne fait pas moins que m’effrayer.
La psychothérapeute m’avait affirmé que certaines situations de souffrances relationnelles que j’avais décrites était dues dans mon cas à la douance, pas à quelque chose d’autistique, et cela m’avait convaincue, bien qu’avec un petit temps.
J’en ai encore vécu, des souffrances relationnelles, depuis le diagnostic positif de douance et le diagnostic négatif d’Asperger. J’ai l’impression d’être venue au monde sans mode d’emploi puis avec d’avoir été destinataire par mon bilan Wais IV d’un mode d’emploi partiel, traître et tardif.
Si, comme je l’espère sincèrement, mon présent post n’est pas inconvenant, j’espère, Cécile, n’être pas importune et serais heureuse que mon post puisse de façon non dérangeante faire un point de départ à des échanges basés sur nos partages d’expériences. Je suis si perplexe et choquée, à l’instant où je m’adresse à vous, en espérant de mes forces faibles que je ne vous serai pas désagréable ce faisant!
J’ai envoyé au site concernant la santé un email (qu’il m’a été possible au moins d’envoyer effectivement!) et j’y ai demandé à recevoir la liste des motifs de mise en liste noire. Est-ce que même cette question sera jugée inconvenante, laissée sans réponse ou fera l’objet d’une fin de non recevoir? Je vous en informerai volontiers quand je le saurai.
TestéePasPrécocement
Bonjour TestéePasPrécocemment
Comme en général ce sont les thérapeutes eux-mêmes qui portent un diagnostic erroné de pathologie là où il n’y en a pas chez les surdoués, j’aurais tendance à faire confiance à votre thérapeute.
En effet, le très haut potentiel (scores très élevés qui signent une rareté statistique) peut conduire à diagnostiquer par erreur un syndrome d’ASperger.
Mais il existe également des versions « effondrées » du surdon, résultats d’années de maltraitance et de négligence dans l’enfance, sans possibilité de résilience.
Démêler ce qui est surdon de ce qui est histoire personnelle est très complexe.
.. A l’occasion, je serais heureuse d’obtenir les coordonnées de votre thérapeute – je suis régulièrement sollicitée et toujours demandeuse de coordonnées qui me permettent d’enrichir ma base de données pour répondre au plus près du domicile de ceux qui me contactent.
Pour ce qui est du site qui vous a mise en liste noire : Leur référentiel qui n’est pas le vôtre n’est pas forcément meilleur que le vôtre – le/les modérateurs ont établi une « loi » sur leur site, mais cette loi est à leur image, et ils ne sont pas forcément représentatifs du reste de la société.
–
– effectivement
Bonjour Cécile,
J’ai lu votre livre et comme dans beaucoup d’autres sur la douance, je me suis reconnue. Après avoir cogité quelques mois, je me suis fait diagnostiquer et effectivement, j’appartiens à cette catégorie de personnes. Dans un premier temps, j’ai ressenti un énorme soulagement. Depuis longtemps, je me demandais si j’étais normale et depuis que j’ai 25 ans (l’âge de mon arrivée en France), je cherche un diagnostic. Il faut dire que je cumule des difficultés dans mon parcours : l’enfance difficile, l’immigration à l’âge adulte… Bref, je suis sous traitement antidépresseur depuis 15 ans et je n’ai jamais eu de diagnostic. Le symptôme qui fait que je ne peux plus fonctionner normalement sans ma dose de sérotonine et l’insomnie d’endormissement. J’ai des trucs plein la tête, mes pensées s’emballent, l’angoisse surgit… Je finis par avoir peur de ne pas dormir, ce qui m’empêche de dormir, c’est un cercle vicieux. Dans les situations de stress, je peux m’arrêter de dormir pendant plusieurs jours d’affilée. Le seul truc qui marche ce sont les antidépresseurs. Je n’ai jamais réussi à les arrêter durablement.
Sauf que voilà, depuis que je me sais zèbre, je me dis que peut-être mes symptômes sont dus à une hyperactivité cérébrale qui caractérise les personnes HP et je commence à espérer de vivre sans cette béquille qui sont les AD. Le souci, c’est que je n’ai jamais rencontré un psychologue qui connaisse la problématique de la douance. Ma thérapeute actuelle a tendance à dire que mes soucis sont dus à mon enfance et que le fait d’être intelligente ne change rien à cela. De plus, je suis en thérapie depuis longtemps et j’estime avoir fait le tour. J’ai tout fait : commençant par la psychanalyse pour terminer à l’hypnose…
Aujourd’hui, je souhaiterais consulter un psychologue spécialisé en douance.
Auriez-vous des spécialistes à me recommander en région parisienne ?
Merci pour toute aide,
Bien à vous,
Beata
Bonjour Beata
Dans les difficultés que l’on peut connaître, tout n’est pas que surdon, mais il est important de savoir comment le surdon interfère avec les événements vécus.
.. Donc il va falloir que votre thérapeute en apprenne un peu plus sur le surdon ! 🙂
Pour ce qui est des thérapeutes, je vous réponds, comme d’habitude pour ce genre de demande, en privé.
Milles merci 🙂
J’attends votre message privé alors. 🙂
Bonne fin de journée.
Juste un mot sur la question de la liste noire: il se peut que vous n’ayez pas été bannie vous même, mais que vous subissiez l’effet conjugué d’un site mal fait et de la mise en liste noire d’un autre utilisateur. Ce peut être le cas si le site se contente de blacklister des adresses IP (ce qui est le cas la plupart du temps). En effet, en configuration standard, les adresses disponibles sont partagées entre les utilisateurs à un moment donné, et vous pouvez donc très bien vous retrouver avec l’adresse qu’un autre avait au moment où il a envoyé son message ‘inconvenant’. La ‘punition’ étant attachée à l’adresse, vous vous retrouvez bloquée sans avoir rien fait de mal.
Bref, à moins que vous n’ayez plusieurs autres exemples de la vie courante dans lesquels on vous reprocherait d’avoir fait des choses donc vous n’avez pas conscience, je pense que vous pouvez oublier cette histoire de liste noire. Et ce, même si le site ne répond pas à votre demande.
Je me suis moi aussi souvent demandé, avant d’être diagnostiqué HP, si je n’avais pas des tendances autistiques ou asperger tellement je me reconnaissais dans certains traits (mais évidemment pas du tout au niveau global, ce qui invalidait l’hypothèse que je sois un de ceux là). Je crois aujourd’hui que le blocage émotionnel de défense que j’avais développé depuis tout petit était aussi responsable, en plus de la douance qui donne cette perception aiguisée et profonde des choses.
Bonjour,
je vous remercie pour vos réponses, beaucoup. Elles m’ont apporté réassurance et soutien et je voulais plus rapidement me connecter et écrire.
Je suis très fatiguée.
Mon psychologue veut me faire rencontrer un psychiatre qui ne connaît rien à la douance.
Il pense que je devrais être sous psychotropes les prochains mois, point de vue que je ne partage pas.
Il trouve que j’ai eu des années fécondes antérieurement à un moment où il était ignoré que j’étais surdouée, pendant qu’on m’avait bien gavée de psychotropes et que j’étais plus jeune.
Il y a des gens qui avec mes capacités réussissent vers 25 ans trois master 2 mais il trouve que j’ai eu une période féconde à valider en 4 ans une licence, puis un master 1 en 2 ans et demi, soit 6 ans et demi le bac +4. Je ne partage pas son point de vue.
Je lui ai expliqué que JE considère qu’à l’époque, sans la clé de compréhension de la douance j’ai sous-vécu et que maintenant je ne veux plus d’une vie au rabais.
Ma foi en le fait que des psychotropes auraient un formidable effet sur une tendance maniaco-dépressive n’ayant pas de nature autre qu’inévitable par l’asymétrie relationnelle et la souffrance quotidienne induite par la douance (l’expression asymétrie relationnelle est de moi sauf à ce que j’ai entendue/lue puis que j’aie oublié l’avoir entendue/lue) est à zéro.
Pour moi, c’est ce que je vais lui dire la prochaine fois, je vais cesser de prendre l’anxiolytique pris ces derniers jours, et pour moi, je ne veux pas un millimètre cube de moins de souffrance, je ne veux pas d’une vie au rabais, je ne veux pas d’une vie à vécu anesthésiée, je veux haïr, je veux aimer, je veux pleurer, je veux ne pas manger quand manger ne fait pas sens, je veux souffrir d’insomnie puis dormir, je veux écrire un poème qui m’émeut encore quand je le relis 1 an et sept mois après, je veux imaginer comme il serait bon de serrer encore mon arrière-grand-mère dans mes bras, sentir que mes yeux s’humidifient, je veux continuer à vivre parce que matin après matin, à la question, est-ce que je veux vivre, je réponds oui, qu’à la question pourquoi je veux vivre, je réponds, et que mes jambes me portent, mes yeux acceptent de s’ouvrir, parce que je dis un oui qui n’est pas un oui de complaisance, mais je dis oui à la vie, aussi moche que parfois, non, que, souvent, je la trouve.
Je peux Cécile vous donner le prénom et nom et la ville de la psychothérapeute hyperspécialisée dans l’autisme.
Si vous connaissez un psychiatre dans ma ville qui ait des tarifs abordables ou qui ne fasse pas de dépassement d’honoraires et qui serait spécialisé dans les adultes surdoués, je crois ne pas encore vous avoir sollicité pour les coordonnés d’une telle personne et serais preneuse, je n’ai pas vu sur mon écran de netbook et en ayant un peu difficilement les yeux en face des trous s’il y a un onglet pour vous contacter en privé, vous pouvez me contacter sans problème en privé.
Ce que Beata a écrit me fait écho, car je souffre d’après mon psychologue et sur ce point je n’en disconviens pas, depuis un an et sept mois d’accélération psychique et cela est cause d’une grande grande fatigue et d’une fragilité et je dirais fragilitabilité (néologisme assez moche sur un plan sonore sur le modèle de fatigabilité) et pour moi c’est parce que, enfin, en mars 2014, je suis rentrée dans la peau qui m’avait été fournie, celle d’une surdouée à pensée en arborescence et avec raisonnement par analogie et difficulté à n’avoir recours qu’à une langue pour ses cheminements de pensée et pour son expression. Comment dépasser le choc et puis continuer à s’hyperadapter quand on ne veut plus qu’exploiter cette nature, après que l’hyperadaptation a agi essentiellement à (faire) taire cette nature?
Il me semble que la confiance que je peux placer en un thérapeute n’atteindra jamais un seuil bien élevé d’utilité comparativement avec la valeur incommensurable d’une congruence avec moi-même et avec mes choix, aussi douloureux dussent-ils être. La solitude serait ici un vaste thème aussi mais je préfère une solitude douloureuse, à distance physique comme parmi les gens, mais qui est solitude ontologique, qu’une vie d’hyperadaptée car si je n’ai pas eu 33 ans de gestes de ce genre, j’ai, en 2014, fait deux intoxications médicamenteuses volontaires et je ne me sens plus capable d’avoir un certain nombre de cachets d’anxiolytiques en ma possession et de ne pas penser à en faire un certain usage. Mon psychologue croyait le contraire, mais j’ai donné la moitié de ma délivrance hebdomadaire à des proches pour aller re retirer cette moitié après trois jours.
Ne devrait-on pas définir des choses, comme le potentiel trait maniaco-dépressif d’un surdoué, par rapport à un trait maniaco-dépressif chez un normo-pensant, avec une référence différente, voire des termes différents? Et là, si je soulève une question dans une ignorance de ce qui est déjà fait, pensé dans ce sens, je vous prie de m’en excuser.
J’espère que mon texte est intelligible car je suis très fatiguée.
J’ai un jour évalué combien de mots avaient fait un cheminement de pensée qui m’avait duré environ une minute quinze secondes. Deux mille cinq cent mots.
TestéePasPrécocement.
Bonjour TestéePasPrécocémment
Je vous réponds en privé
Bonjour Cécile,
Votre blog est très complet, les commentaires associés de chacun permettent également de pouvoir retrouver certaines situations et parfois solutions. Tout cela reste très personnel, étant donné que nous sommes tous unique.
Je traverse une période extrêmement difficile avec ma femme (et mon fils de 6mois). C’est pourquoi j’ai voulu chercher à comprendre ma femme et je suis tombé sur votre blog. Je ne pense pas qu’elle ne soit pas normal (même si en personne « lambda » j’ai pu penser au début de notre relation qu’elle avait un problème psychologique (je ne sais pas formuler autrement sachant que je trouve ces termes trop fort et trop vaste, bref)). Juste qu’elle ne ressens pas les mêmes choses que la majorité des personnes (et moi-même), et n’est pas touchée de la même façon, ce qui amène a beaucoup de « clash » car les 2 parties ne se comprennent pas et ayant plus de réparti et maitrisant plus les mots « parvient à ses fins », quand je dis cela, je veux dire que si elle pense que cela doit mauvais, cela le sera (de ma perception bien sur…).
Par exemple, au début de notre relation, en rentrant de mon travail (1h00 de route) je passe la cherche à la maison, et en rentrant dans la voiture, une simple bouteille d’eau sur le siège passager pouvait lui faire dire que je ne faisais même pas attention à elle, que si je ne voulais pas qu’elle vienne, il fallait que je lui dise… A l’époque, j’ai pris conscience de ce « problème », j’ai voulu l’aider (parfois avec beaucoup de difficultés), elle a avancée et beaucoup évoluée.
Mais aujourd’hui, je n’ai presque plus de force pour « l’affronter », comme je lui ai dis « c’est dur de ma battre contre toi pour toi » dans le sens ou elle comprend des choses fausses (par le biais d’une phrase, elle va en tirer ce qu’elle veut, de généralement contre elle ou négatif…)
Bref, je vais essayer de parcourir votre blog et acheter votre livre pour mieux comprendre.
J’aurais cependant une question:
comment lui faire comprendre qu’elle peut être soumise à cette hypersensibilité? (je compter lui offrir votre livre et celui de Saverio Tomasella :Hypersensibles)
Et si vous avez néanmoins des conseils, je suis preneur 🙂
Et merci pour votre partage de savoir, de temps et pour la façon avec laquelle vous écrivez. Ce sont ces mots/phrases qui font que des personnes peuvent se sentir comprises.
Encore merci!
Gaël
Bonsoir Gaël
Merci de vos mots si gentils, et surtout de la confiance que vous me témoignez (ainsi qu’aux lecteurs de Talentdifferent) en sollicitant mon avis.
Bien sûr, avec peu d’éléments je peux difficilement tirer des conclusions.
Pour autant :
– un bébé de 6 mois, ça signifie qu’elle est encore dans la fatigue des suites de l’accouchement et les premiers mois d’un enfant ne sont pas faciles (nuits écourtées, divers maux…) -> il est facile d’être irritable et beaucoup de couples vivent à haut risque dans cette période qui suit l’arrivée du premier enfant
– l’incident que vous racontez ne me renvoie pas à de l’hypersensibilité mais à de la manipulation
– la projection négative, l’interprétation négative, qui confinent à la paranoïa sont l’expression d’un manque de confiance en soi qui vient lui même d’une blessure beaucoup plus profonde.
Il me semble important qu’elle puisse se faire accompagner par un thérapeute, ne serait-ce que pour l’aider à mieux surmonter cette période difficile que sont les premiers mois d’un premier enfant.
Au fil des heures, je me rends compte que j’ai imaginé votre compagne a travers vos mots, c’est a dire celle qui me semblait correspondre a ce que vous etes dans ce post( un homme aimant , attentionné, patient) mais avec quelques petits bugs de fonctionnement.
Mais il est vrai qu’au delà, on peut aussi imaginer une femme pleine de colère, de rancoeur, jamais satisfaite, a vouloir tout detruire.
Donc je ne sais pas 😉
Bonjour Cécile,
Merci d’avoir prit le temps de me répondre, en plus rapidement. Il est vrai que les informations que j’ai pu livré sont assez pauvres. Mon but premier était d’avoir un petit retour sur cette étape de notre vie et ma prise de conscience réelle, et, égoïstement, de pouvoir me libérer l’esprit en écrivant sur votre site, car bien d’entre vous peuvent comprendre que l’entourage ne comprend malheureusement pas toujours tout ou pas la profondeur des maux.
Pour rebondir sur ce que vous écrivez, oui il y a une certaine manipulation pour arriver à des fins négatives. Le parcours de sa vie passé a fait que c’est tout a fait compréhensible.A cela s’ajoute beaucoup de problèmes de santé (thyroïde défaillante, cataracte, apnée du sommeil,sujet au migraine) et avec un dont personne ne trouve le nom et les solutions, ce qui amplifie le coté ou elle peut dire parfois que c’est elle qui invente tout cela, en plus physiquement ce la ne se voit pas (c’est un rhumatisme inflamatoire). Cette réaction lui, pour moi, permet d’attendre de l’autre du soutien, de l’encouragement et surtout de la compréhension sur certaines difficultés.
Concernant notre petit bout, il est adorable, nous avons la chance d’avoir un bébé « cool », cela n’enlève aucunement les changement d’une femme, tant physiquement que psychologiquement et je pense accentue la différences entre les femmes et les hommes dans la façon de penser…
Concernant le thérapeute, elle a déjà fait la démarche, dont un qui lui a dit » vous avez de la chance de pas vous être tirer une balle », dans le coté aide et professionnalisme, je pense que l’on fait mieux… (malheureusement je n’étais pas avec elle). Et vu les conditions, limite de séparation de notre couple, je lui ai proposé de voir un thérapeute à deux, mais elle estime que c’est moi qui est besoin et non elle. Elle n’assume pas la personne qu’elle est, une femme superbe mais qui s’enlaidit seulement avec sa pensée.
Je suis conscient qu’elle a besoin d’aide, je l’ai su le 1er jour ou je l’ai rencontré (j’ai toujours eu besoin d’aider des personnes, de leur montrer le bonheur) mais avec elle, je n’y arrive pas… c’est très profond et parfois on pourrait croire irréversible.
Pour en revenir au sujet de l’hypersensibilité, je pense qu’elle y est sujet, sur des points que j’ai pu lire, elle y adhère à 80%, la ou je la retrouve:
-Indignation contre l’injustice
-besoin de réaliser des projets, apprendre, être occuper
– très sensible au touché, il y a même des zones que je ne peux pas toucher
– besoin d’avoir l’esprit occupé
-un problème pour elle, il faut voir toute les solutions et les solutions des solutions…
-perfectionnisme dans son travail (va plus loin que ces collègues et du coup ne les comprend pas et est indigné)
– ressent toutes les émotions, mêmes celle des autres (elle est médecin en soin palliatif et était obligé de changer de parcours..
– réfléchi en permanence, anticipe pratiquement tout (on a déjà les vêtements du ptit bout jusqu’à ces 3ans…, je sais que les hommes anticipe moins que les femmes mais la quand meme 😉 )
-capacité d’apprendre énorme, sur 3 années, elle a repassé deux diplômes avec réussite, c’était des classeurs entier à apprendre
Bref, je pense qu’il y a un mélange d’hypersensibilité, surdon et blessures du passé. C’est beaucoup pour une même personne.
Il y aurait tellement à écrire sur elle pour pouvoir la comprendre. Et j’en ai déja beaucoup écrit, désolé pour toute cette lecture pour les personnes qui ont eu le courage et prit le temps de lire 😉
Je pense qu’il n’y a qu’elle qui puisse faire la démarche de se connaitre elle-même mais je ne peux pas la forcer, juste la guider dans ce chemin mais ma question est comment? car le plus dur est de le faire sans la remettre en question, son père a osé essayer mais il s’est fait renvoyer dans les 15 car, en gros, il prenait parti pour moi et ne comprenait rien…
Mon but est dans un premier temps de renouer un lien avec elle, retrouver notre confiance et l’amener à votre livre qui aura les mots pour qu’elle puisse s’y retrouver prendre conscience. Mes mots ne seront jamais à sa hauteur, du fait, que je n’ai pas vécu ce qu’elle a vécu et ne suis pas a sa place et en plus je suis plutôt du genre à tout positiver et tout excuser donc le contraste est trop fort. Ne vous inquiétez pas, je travaille également sur mon cas 😉
En tout cas, encore un grand MERCI!
PS: désolé pour les fautes ou mots manquants, je n’ai pas tout relu…)
Merci de ce retour Gaël
.. D’autant qu’il y a dans votre réponse des mots qui font dresser l’oreille : thyroïde, migraines (qui sont des allergies), rhumatisme inflammatoire, « un [ mot manquant] dont personne ne trouve le nom et les solutions« , « Elle n’assume pas la personne qu’elle est, une femme superbe mais qui s’enlaidit seulement avec sa pensée« …
Vous dîtes travailler sur votre cas…. mais je suggère qu’il sera intéressant pour vous aussi de vous poser la question du surdon, car ceci vous permettra peut-être d’aider encore mieux votre épouse.
Dans le cadre des thérapies et lectures aidants : « Le soi hanté » si souvent mentionné par Tournevis, et envisager l’EMDR… et évidemment vous faire accompagner par un thérapeute compétent (car visiblement, celui que vous évoquez est à côté de la plaque !)
Merci de cet échange !
Bonjour a tous
Je suis Caroline. Comme tous je me reconnais dans ce blog et ça me fait chaud au coeur….enfin ! Je suis interpellée par la thyroïde et ma première question a vous,Cécile, serait de connaître le lien que vous semblez établir entre troubles de la thyroïde et hp ?
Merci mille fois du travail passionnant que vous mettez à notre disposition, c est une aide précieuse et un merveilleux cadeau.
Bonjour Caroline
Ce lien entre surdon et thyroïde, vient des travaux de Geschwind Beham et Gallaburda qui ont étudié l’impact de la testostérone intra utérine passé la 20° semaine de grossesse. Entre autres que cet excès de testostérone, passé la 20° semaine de grossesse, favorise un dérèglement du thymus. Je me contente donc de rapporter ce que j’ai lu = je reste en veille, si je trouve du plus approfondi sur le sujet je le transmettrai.
Moi, ce qui me fait tilt, c’est « Je suis conscient qu’elle a besoin d’aide, je l’ai su le 1er jour ou je l’ai rencontré (j’ai toujours eu besoin d’aider des personnes, de leur montrer le bonheur) mais avec elle, je n’y arrive pas »
J’ai vécu cinq ans avec un « sauveur » et ça a été un cauchemar, alors que j’en étais très amoureuse ; cette relation m’a démolie et il m’a fallu des années pour m’en remettre. Dans une telle relation « sauveur / victime », la manipulation est des deux côtés et les deux personnes sont en souffrance, le sauveur étant souvent encore plus en déni de sa propre souffrance que la personne qu’il tente de sauver pour éviter de regarder en lui. Dans la relation que j’ai vécue, le sauveur n’allait bien que quand j’allais mal et il plongeait dans le désarroi dès que j’allais mieux, m’accusant de le faire plonger par ma négativité etc.
Je ne dis pas que c’est exactement le cas de Gaël, chaque relation est unique, mais je pense que Gaël devrait se poser des questions (et se faire aider) au sujet de son besoin « d’aider les personnes et de leur montrer le bonheur ». Une personne vraiment épanouie n’a nul besoin de sauver le monde, surtout de force comme il semble tenter de le faire.
Je suis tout à fait d’accord – j’ai aussi été interpellée par cette description de sa compagne jeune maman .. Sur le web . Cela ressemble à une situation légèrement abusive quand même .. L’on ne cherche pas à mouler un compagnon , on l’aime ou on le quitte … Tout en reconnaissant qu’il y a des mises au point tout au long de la vie à deux , à trois …… Etc , mais ici ça ressemble un peu à du macchisme 🙁
Sans aller jusqu’à évoquer le terme machisme, c’est vrai que regarder la situation en pensant au fameux « Triangle de Karpman » peut présenter un réel intérêt
Cécile,
Merci pour votre 1ere commentaire, je vais me pencher vers cette direction. Pour le « mot manquant », j’ai en fait oublié la virgule, le « un » reprenait le mot « problème de santé »
Tournevis,Cécile et ☺️
Je comprend tout a fait votre réaction, il est vrai que c’est la réaction primaire que j’ai eu la 1ere fois que l’on s’est révélé l’un l’autre, j’y voyais une fille écrasé par le poids de la vie. A l’époque je la voyais comme quelque de pessimiste (ou maintenant qui à conscience de la vie, de l’être humain) et moi, étant optimiste (ou plutot pas conscience de la vie) voulait lui faire toucher du doigts le bonheur et lui montrer tout autres choses. Et à l’époque, forcément il y a eu incompréhension des 2 parties, de mon coté, je ne l’avais surtout pas VRAIMENT écouté .
De mon coté, je vois un thérapeute par période de vie, et ce côté « d’aider les personnes et de leur montrer le bonheur » vient du fait que je ne vivais qu’à travers les autres (ce n’est pas une excuses) mais depuis j’ai avancé. Mais je suis assez loin de la description que vous faite par « Dans la relation que j’ai vécue, le sauveur n’allait bien que quand j’allais mal et il plongeait dans le désarroi dès que j’allais mieux »
Aujourd’hui, j’ai fait du chemin et veut « juste » qu’elle se sente bien. Mais pour cela, je pense qu’elle a besoin d’aide pour essayer de la guider dans son chemin car elle ne se sent pas bien.
Mais merci pour ces retours, cela permet également de se remettre en question des points de vues que nous pouvons avoir.
Je veux amener ma femme doucement, vers le fait que peut être qu’elle fait peut etre partie des personnes hypersensibles et avec un surdon. L’amener, c’est juste qu’elle puisse y penser et voir si elle se retrouve par certains aspects et du coup mieux se comprendre. C’est une personne extraordinaire, comme l’on en croise si peu (sauf ici 😉 mais elle c’est plus 😉 c’est ma femme!)
Bonjour Gael!!
Une brusque envie de repondre a votre post, j’y ai aperçu la jeune Pouic dans ses deboires amoureux….;)
Perso, dans le comportement de votre épouse, j’y vois un manque de confiance en elle, comme le dit Cécile, mais aussi et surtout un perfectionnisme envahissant!!! Une volonté de relation parfaite, ou vous n’auriez pas oublié de retirer la bouteille d’eau, ou vous sauriez a chaque fois quoi lui repondre quand elle s’egare dans ces reflexions negatives.
Je n’y vois pas de manipulation, elle doit réellement souffrir de cet etat de fait, car en face, vous Gael, n’avez pas assez de repondant pour recadrer , ce qui laisse libre cours a son cheminement negatif.
Peut-etre qu’en lisant vous -meme des choses sur cette sensibilité, ce perfectionnisme envahissant, vous pourriez lui donner des clés pour casser ces processus destructeurs.
En tout cas, il me semble qu’elle doit beaucoup vous aimer , investir enormément dans votre relation pour attendre autant de vous!!!!
C’est juste mon ressenti, mais sait-on jamais, il peut servir 🙂
Oh, je pense a un truc!!!!
Vous comporter comme elle, lui faire les memes genres de reproches ( si vous en avez la force), quand l’occasion s’y prete, c’est souvent la meilleure façon de faire comprendre, lui dire » tu vois, là, je pourrais faire pareil que toi, te reprocher ton geste ou tes mots ».
Enfin bon, le bébé qui est là doit aussi prendre beaucoup de son energie, et la rendre moins vigilante, c’est sur.
Bonjour Pouic,
Merci pour cette brusque envie de répondre et de partager votre vécu. Je suis tout a faire d’accord avec ce que vous dites sur ces convictions de perfection, mais la manipulation est, je pense, présente (avec un soupçon de connectivité neuronale) dans le sens où elle sait ou arriver par le biais de mots/questions.
Je vous laisserai lire ma réponse au post de Cécile.
Concernant l’amour qu’elle a pour moi, je sais qu’il est extrême. Je sais qu’elle est avec moi (et moi avec elle) car nous sommes presque opposé et au fur et a mesure du temps entonnoir se resserre et nous avançons mutuellement. Et son amour est tellement puissant que j’ai toujours cru qu’elle m’aimait plus que ce que je l’aime. Elle me fait en permanence des démonstrations, ce que, comme je le dit avant, me fait penser à de l’hypersensibilité, toujours me faire plaisir et a avoir des idées inimaginables, a coté je n’ai même pas le temps de penser a tout ca pour elle, elle va trop vite (pour moi)!
Pour le conseil concernant les répliques, j’ai tenté mais elle a tellement d’arguments et réfléchi à une vitesse telle, que je ne suis jamais très longtemps… En ce moment, j’essaie de le faire très subtilement ( je suis obligé de pas mal réfléchir du coup!) pour l’emmener vers mes fins et lui faire rendre compte par des questions fermées, qu’en faite c’est elle qui détermine les choses et non moi.
Merci de m’avoir lu et répondu,
J’espère que vous avez pu, comme vous vous retrouver un peu en ma femme, retrouver une certaine plénitude de vie.
Mon équilibre, je l’ai trouvé dans le celibat, ma façon d’etre ne convenant absolument pas a une vie de couple » normal ». Et je n’ai jamais rencontré de compagnon » anormal » ;).Trop besoin de pouvoir lire, reflechir, travailler , apprendre, sans limite de temps, mes experiences de vie de couple m’ont montré que je pouvais prendre sur moi, mais au detriment de mon moral.Donc bon…
Et pour rebondir sur le post de Tournevis, au cours de ma vie j’ai rencontré des personnes voulant » m’aider »…La solitude etant parfois difficile a vivre, et ayant crue longtemps que j’atteindrai la norme par le biais du couple ( ça me fait froid dans le dos aujourd’hui), j’acceptais , et degringolais très vite, personne ne pouvant prendre les commandes a la place d’un autre.
Aujourd’hui, je me sens normale dans ma différence, je sais enfin que je ne suis pas un probleme a resoudre, ou alors juste pour moi 🙂
La vie n’est pas facile tous les jours, mais je me trouve en cohérence avec moi-meme, et c’est essentiel a mes yeux.
Exactement pareil pour moi, coucou amical à Pouic qui a très bien expliqué cette nécessité de célibat choisi : trop besoin de calme, de temps pour soi, trop de difficulté à se gérer toute seule pour pouvoir gérer en plus des interactions de couple. Ce n’est la faute de personne, c’est comme ça et c’est tout simplement vital.
Et juste pour revenir la supposée manipulation, en revenant sur mon passé, je crois bien que j’ai eu des comportements similaires , je savais que ce n’etait pas correct, mais c’etait comme si j’explosais parfois de trop me contenir tout le temps.Je voulais etre autrement, mais je n’y arrivais pas. Je voulais resté dans la relation, prendre sur moi, etre normale ( ah cette normalité!!! J’ai couru après si longtemps, qu’elle bonheur d’etre debarrassé de ce leurre!).
La relation m’etouffait, je croyais que j’avais un problème, et avec le recul, aujourd’hui, je sais que c’etait un ennui phenomenale, des conditions de vie a l’opposé de ce que je suis, une volonté d’etre comme les autres inadaptée a mes besoins primaires.
Si vous pouviez voir mes conditions de vie actuelle, ça vous ferait surement sourire, mais les bases sont solides ( mentales les bases), et c’est de cela dont j’avais besoin. Je sais a peu près qui je suis, je ne cherche plus a me croiser dans le miroir des autres, et ça fait du bien.
Peut-etre allez-vous trouver la solution, pour votre couple, reussir a rester ensemble dans vos differences, mais il est vrai que cela demande beaucoup de courage et de travail. Je vous le souhaite, en tout cas, car il est vrai que lorsque l’on reussi ce voyage, ça doit etre rudement chouette de pouvoir voguer a deux( et plus avec les petits bouts 😉 ).
🙂
A vous lire sur le sujet du célibat, je comprend la difficulté lorsque l’on avance à deux et surtout lorsque la différence est aussi important. Tout le monde n’est pas normal, le problème c’est qu’il y a plus de personnes d’un même genre qui défini cette fameuse normalité et qui est porté par la société…(bref, autre débat!)
Elle a souvent partager cette idée de ne pouvoir vivre que toute seule… Je vie une fabuleuse histoire d’amour (avec tous ces moments de bonheur et de difficulté).
Cela me remet face à ce sujet délicat de connaitre réellement le bonheur de l’autre et jusqu’où aller. Me dire qu’elle devrait retrouver son célibat pour être heureuse est extrêmement dur comme pensée.
Elle a envie et moi de même d’avancer comme vous le dites si bien « dans nos différences », nous n’en serions pas la sinon et l’amour est quand même une force réelle pour nous.
Et merci pour ce partage, je vois que vous avez des parcours difficiles pour en arriver là, pour connaitre réellement ce dont vous aviez besoin.
En tout cas, a vous lire, on ne peut que vous souhaiter de reussir a trouver un equilibre ensemble!!!!
Dans mon metier j’ai souvent en face de moi des couples, et c’est un vrai bonheur quand je vois la complicité, le bonheur d’etre ensemble, ça me fait chaud au coeur, j’ai la sensation de grapiller des petits bouts de bonheur 😉
Vous parliez dans un de vos posts de la defaillance thyroidienne de votre compagne: l’hypothyroidie a comme symptome principal les idees noires, peut-etre un element a mieux prendre en compte.
Je vous souhaite tout plein de bonnes choses, a vous trois 🙂
Pouic,
Bonjour,
je me retrouve beaucoup dans vos descriptions…mais comment vivez vous votre sexualité ou tout simplement le besoin de toucher, de caresses, d’émotions et de lacher prise? Par contre gerer ma personnes + 4 HP sous mon toit , franchement j’aurais vraiment adoré de l’aide au quotidien! quelqu’un qui comprends la langue et qui s’est trouvé un équilibre! seule c’est ouahhhh
Bonsoir Michon
Une maman solo « normale » c’est déjà pas mal.. quand elle est HP, c’est juste amplifié.
Outre le fait qu’il n’est pas simple d’être seul(e) avec plusieurs enfants (je connais), il faut bien prendre en compte que le poids de traumatismes en rajoute une couche en matière de sensibilité (ne serait-ce que la séparation du couple ou même le fait que l’enfant perçoit la détresse du parent solo et s’en inquiète – ce qui peut induire un cercle vicieux).
bonsoir Gaël,
pour ma part, je vois surtout chez ta femme une insatisfaction, voir une grande frustration de vie. Est-elle heureuse? Question à lui poser! Il faut « creuser » de ce côté-là!
Courage à toi
Bonjour Civado,
Tu vois bien! Concernant la question, je l’ai déja fait et effectivement non elle n’est pas heureuse et estime qu’elle ne le sera jamais… J’ai bien creusé c’est pour cela que j’en arrive sur ce site. Tout seul, il m’est difficile de toujours faire face, c’est épuisant. Je pense que, comme je le disais en réponse en Cécile, est un mélange de surdon, hypersensibilité et sensation d’injustice permanente.
Merci pour d’avoir un peu de temps pour moi
Bonjour,
je me balade sur votre site depuis peu et je vous félicite du travail que vous nous fournissez, c’est un réel support pour plein de personnes, j’imagine.
Je voulais vous demander conseil: j’ai 25 ans et j’ai été diagnostiqué surdoué ( à 17 ans et je ne connais pas la « qualité » du professionnel de l’époque), et, suite à des dépressions, je suis une thérapie avec une psychologue non-spécialisée. Devrais-faire des tests complémentaires afin de confirmer les premiers tests ? Et dois-je absolument trouver un professionnel adapté afin de mieux me conseiller sur le travail à suivre ?
Je vous remercie et au plaisir de vous lire.
Félix
Bonjour Félix
Merci pour vos compliments 🙂
Ma réponse à votre question : si vous vous sentez bien avec votre thérapeute, si vous sentez que vous avancez, pas de raison d’en changer. L’alliance thérapeutique est importante.
Ca vaut peut être le coup de parler surdon avec lui, en particulier pour l’aspect intensité qui va jouer un rôle important dans la façon dont vous ressentez les choses.
Mais il faut bien garder en tête que le surdon ne « fait » pas une personnalité. C’est un amplificateur.
Bonsoir Cécile et bonsoir à chacun,
Merci pour votre blog que je découvre ce soir et votre livre que je vais commander après en avoir lu quelques extraits!
Après des années de recherche, à essayer de comprendre son fonctionnement et ce qui l’empêche de vivre pleinement sa vie plutôt que de la subir, après moults suivis psy et espoirs déçus, l’homme que j’aime a passé un bilan complet chez une neuropsy qui a confirmé son profil HPI hétérogène et l’a orienté vers une thérapeute qui a eu l’honnêteté de lui dire après 2 séances qu’elle se sentait démunie face à lui, ce qui est tout à son honneur et mérite d’être souligné!
Pour autant, mon ami se retrouve sans suivi thérapeutique adapté, avec l’impression d’avoir encore plus de questions et moins de réponses qu’avant son « diagnostic » et surtout une grosse envie de « lâcher l’affaire » parce qu’il ne trouve personne capable de l’accompagner de manière globale, en prenant en compte l’homme fabuleux qu’il est (ça c’est moi qui le dit, lui n’en croit pas un mot!). Si vous avez des thérapeutes sensibilisés au surdon et aux fragilités associés chez les adultes à me conseiller sur la région Franche-Comté, je suis plus que preneuse et vous en remercie par avance!
Avec tout mon espoir…
Merci de votre témoignage Lisouille
Je vais répondre en privé à votre demande pour un thérapeute.
Bon courage !
Bonjour,
Merci à tout le monde pour vos témoignages. J’en ai eu les larmes aux yeux.
J’ai aujourd’hui 24 ans, je suis ingénieur, sans pour autant avoir fourni d’efforts pour y arriver. Toute ma vie, j’ai été encourager par ma mère et pousser à bout pour réussir mes études. En classe, je m’ennuyais constamment et avais toujours tendance à m’endormir. Je vais vous épargner tous les détails de ma vie car je n’en finirai pas (Sous-estime de soi, hyper sensible au critique, sentiment de solitude et d’incompréhension…).
J’ai été pendant une certaine période accro (je vous laisse deviner) ça m’aidait à me soulager, à pouvoir penser lentement et avoir un sentiment de « contrôle » sans me juger constamment. Je déborde de mots et je ne trouve malheureusement personne pour m’aider à comprendre ce que je suis et n’en finirai pas avec mes questions sans réponses. On m’a toujours dit que j’étais intelligent et patati mais je n’ai jamais cru en moi…
Je pense qu’au moment où je suis en train de rédiger ce message j’ai finalement compris que je suis différent (HP? je sais pas. J’ai toujours été susceptible à n’importe quelle remarque et avais la certitude que je suis un débile)et qu’il me faut de l’aide. (je n’ai jamais vu de psy ni quoi que ce soit).
Au secours! Dites-moi comment faire pour mettre fin à ce calvaire que je vis depuis maintenant 24 ans!
J’habite maintenant sur Paris (Bagneux) . Pouvez-vous me communiquer les coordonnées d’un spécialiste s’il vous plaît?
Bonjour Mo
Je réponds en privé pour votre demande de thérapeute.
Comme vous le décrivez, j’ai souffert également de ces voix introjectées qui, en réalité, croient nous protéger pour satisfaire les adultes et nous sauver.
J’ai nommé la mienne Pinochet, et plutôt qu’essayer de la faire taire lorsqu’elle me sapait, j’ai appris à l’accueillir, à lui donner une image, à la rendre familière et à tenter de dialoguer avec elle.
Ce n’était pas facile, ça a pris du temps, mais aujourd’hui Pinochet est moins actif et quand je l’entends arriver, je lui propose une tasse de thé ! Je le vois un peu comme un personnage de BD un peu ridicule, petit avec plein de médailles qui hurle parce que personne ne l’écoute et qu’il a peur.
Peut-être pouvez-vous commencer par nommer votre voix (évitez si possible papa ou maman), à qui vous fait-elle penser ? Essayez de voir d’où elle parle (intérieur ou extérieur du corps), de commencer à la connaître. Accueillez-la, dites-lui que vous la respectez et la comprenez, mais qu’aujourd’hui vous pouvez essayer ensemble de communiquer différent. Je sais que ça parait étrange, mais ça marche.
Bon courage et prenez soin de vous.
Marianne
Ah génial ! Merci ! La seule chose que j’avais trouvée était de faire taire ces « voix », quitte à gueuler intérieurement « tais-toi tais-toi tais-toi » jusqu’à ce que ça passe, mais ce n’est bien sûr pas très CNV… Je vais essayer votre truc, Marianne. Après tout, j’ai bien réussi à apprivoiser mes crises de panique, pourquoi ne pas apprivoiser ces voix destructrices ?
Bonsoir,
Je poste ici un problème qui touche souvent les HPI : le manque de confiance en soi, provoqué par le rabaissement des autres.
J’ai postulé pour un travail, que je n’ai pas eu. Soit. Mais, je l’accepte difficilement. Car j’ai le diplôme spécialisé pour ce travail, et l’expérience. De plus, j’ai un réseau dans cette structure qui me connaît donc très bien.
Alors, évidemment j’ai refoulé tout ca au fon d’un tiroir, parce que, faut bien continuer malgré tout. Et puis, refouler et se blinder, c’est bien pratique pur survivre. Là c’est une habituée qui vous parle…..
Mais, ce n’est pas si facile en fait.
La nuit dernière, j’ai révé que j’avais mon père en face de moi (il est décédé maintenant), et qu’il me disait que si j’étais encore dans le même poste, c’est que de toute façon je n’étais bonne qu’à faire des mietes de ce que je voulais, et que c’est parce que les autres ne voulaient pas les faire. En un mot, je pouvais bien trimer car de toute façon, si j’en étais encore là, c’était bien de ma faute.
En clair, il exigeait de moi que je monte bien plus haut que ca (et pourquoi t’es encore là ? t’as pas bougé ? Tu gagnes pas plus ? ….etc)
Et tout ca avec son regard percant et agressif, que je n’ai pas oublié….
Mais franchement, comment une personne décédée peu avoir autant d’influence après plusieurs années ?
Il est vrai que c’était le conflit permanent entre mon père et moi, et on n’oublie pas son passé comme ca. Moi, je subis mon passé, pourtant que j’ai tant fiat pour m’en débarrasser.
C’est là que je réalise à quel point ce père m’a saqué tout mon énergie. Car j’ai eu beaucoup de mal à me mettre au travail aujourd’hui.
Ma motivation, déjà bien fragile, en a pris un sacré coup.
Le dilemme : obéir à ce personnage et donner le meilleur de moi-même comme il ‘exige, ou alors se rebeller contre ce personnage, car il fallait bien survivre à l’époque et résister à ses manipulations et à ces menaces (voire maltraitances).
Comment faire un choix pareil ?? Impossible. Je bloque.
Mais, vous me direz : c’est facile ma chère : maintenant qu’il est parti, va y profite en !
Oui eh bien, j’ai l’impression qu’il m’a conditionné à ne pas trop réussir, tout en exigant le contraire, pour mieux me démonter ensuite.
Bref, en conclusion, j’aimerais bien avoir des pistes pour avancer, démonter ce passé et le remettre à se juste place, et puis surtout, me sentir plus libre, me libérer de ces chaines que ce père m’a imposées, et faire éclore cette intelligence qui ne demande que ca.
De bien grands mots…… mais au moins de l’avoir mis sur le papier c’est déjà ca.
Cricri (qui espère que demain sera meilleur)
« Oui eh bien, j’ai l’impression qu’il m’a conditionné à ne pas trop réussir, tout en exigant le contraire, pour mieux me démonter ensuite. »
Bienvenue au club…
Je n’ai pas encore trouvé la clef pour sortir de ces injonctions contradictoires issues de divers membres de ma famille, dont mes parents. C’est dévastateur, c’est sûr, peut-on s’en libérer ? Je suppose que oui, mais comment ? Mystère, pourtant pas faute d’avoir vu des psy et tout ça 🙁
Pardon j’ai laissé quelques erreurs
symptôme* secondaire* (rare ou très rare) dans le vidal concernant le médicament qu’il m’a prescrit, qui m’a occasionné les impatiences lors de la première prise (cela alors que depuis 7 ans je n’en avais plus jamais souffert), et plusieurs semaines après les deux soirs où j’en ai pris * un cachet à la dose la plus faible existante*
j’ai rectifié là où il y a des »* »
Bonjour,
Je claviotais à cause de mes soucis d’hyperesthésie, pour laquelle j’ai été diagnostiquée incidemment à 33 ans (j’en ai aujourd’hui 34), un mois avant mon bilan WAIS IV, au niveau auditif. Dans une moindre (encore que) mesure (ou d’une façon juste moins gravement handicapante et douloureuse), j’en souffre sur un plan des sensations, du contact tactile, et pour peu que je sois fatiguée (ce qui arrive souvent à cause du reste des désagréments) sur un plan du contact physique, de la pression légère, etc.
Bref!
Je tapais « hyperesthésique association » dans mon moteur de recherche, quand je suis tombée sur le site de l’aide aux victimes de France et sur « algodystrophie », dont il faudra que je parle à ma kiné.
J’ai lu avec intérêt un article sur l’affection iatrogène. Hospitalisée en 2006, sans vous passer en revue tout ce qui concerne cette hospitalisation, j’ai développé, à vie, une dermite séborrhéique à ce moment-là et j’ai appris deux ou trois ans plus tard que c’était à n’en pas douter imputable à un médicament qui me fut -au passage, pas de façon défendable et judicieuse- prescrit. Ma vue a par ailleurs baissé au même moment. Et je n’allais aucunement mieux en ce qui concerne mon état général mais moins bien, en sortant de la Clinique, comme l’a déploré la psychiatre qui, après m’y avoir envoyée, a déploré y avoir envoyé chaque personne qu’elle a orientée là-bas.
J’ai en outre souffert très fortement et pendant un laps de temps qui me fut très long, d’impatiences dans les jambes.
Beaucoup plus récemment, j’ai à nouveau souffert d’impatiences dans les jambes. Alors que cette fois j’étais identifiée surdouée et identifiée très hypersensible tant en terme de dosages que de symptômes secondaires rares ou pas, sur le plan chimique, un psychiatre s’est abstenu de vérifier dans le vidal les symptômes qu’il ne connaissait pas avant de me prescrire un médicament, cela à un moment qui précédait deux semaines où il était et absent et injoignable. Les impatiences dans les jambes étaient répertoriées symptômes secondaires (rare ou très rare) dans le vidal concernant le médicament qu’il m’a prescrit, qui m’a occasionné les impatiences lors de la première prise (cela alors que depuis 7 ans je n’en avais plus jamais souffert), et plusieurs semaines après les deux soirs où j’en ai pris à plus faible dose un cachet. Un jour où je lui en ai fait mention trois semaines après la prise, il a voulu que ce soit imputable à du stress, ce que j’ai réfuté. (je n’avais pendant 7 ans pendant lesquels le stess est loin de m’avoir laissée en continu tranquille, pas souffert la moindre fois d’impatiences)
Je ne vois plus ce psychiatre que je ne recommanderai à aucun surdoué (il ne connaît rien à la douance, et, pour ce qui est de mon sentiment, même quand on lui en parle, on a l’impression qu’il se renseigne et avec force maladresse) ni à vrai dire à quiconque.
Je souhaite préciser que je ne mets pas dans le même sac que celui dans lequel je mets ce monsieur les gens dont la profession porte un nom commençant par « psy ».
Mon propos est peut-être un peu décousu et je vous prie de m’en excuser.
Je voudrais savoir si vous avez des conseils à me prodiguer, des expériences similaires ou encore, si vous pensez que je pourrais demander réparation pour préjudice pour la dermite séborrhéique toxique (j’entends bien ici « toxique » au sens de: provoquée par la prise médicamenteuse qui n’était pas inévitable, tant s’en faut) et ce que vous pensez dans l’ensemble de mon témoignage.
En outre, sur l’hyperesthésie, auditive notamment, si vous connaissez une association ou de bons professionnels, je me permets de vous faire savoir que ça m’intéresse – beaucoup!
Ah, et un dernier point, si avez des astuces de gestion de la suractivité verbale, je suis aussi preneuse.
Bon jeudi férié!
Merci de votre témoignage sur votre hypersensibilité
Les expériences similaires sont bienvenues, car les témoignages sont utiles.
Mais Talentdifferent n’est pas lieu à débattre sur les recours juridiques, décision qui appartient à chacun.
Bonjour,
merci pour votre réponse,
concernant l’aspect juridique, peut-être dois-je apporter une précision si mon propos n’était pas univoque.
Je considère que personne ne pourra prendre pour moi une décision de cet ordre et qu’il n’y a pas un unique point de vue sur ce qui est préférable. Par contre, sur les aspects factuels de telles démarches, j’imagine que d’autres ont eu des expériences ou ont été face au même dilemme, à des dilemmes similaires. Quelles sont les questions qu’ils se sont posées? Comment ont-ils fait pour être en accord avec eux-mêmes dans leur(s) décision(s) d’action /de non action, ma foi, je m’imagine que cela pourrait nourrir ma propre réflexion mais sans bien sûr que je ne demande à qui que ce soit de « savoir » ce que dans mon cas il « conviendrait » ou non de faire.
Si mon propos a pu paraître inapproprié, maladroit, j’en suis désolée. Pardon.
Concernant l’hyperesthésie, mes exemples pourraient être très nombreux, comme pour beaucoup de personnes ici je suppose. Une chose positive dont je me faisais récemment la remarque: je supporte tous les chants d’oiseaux (plus de 100 sortes, où j’habite) que jusqu’à présent j’ai entendus et ils me sont même agréables, même parmi ceux qui sont aigus. Je m’accroche à de petites choses comme celle-là pour ne pas voir (que) négativement ma sensibilité.
Le lien que j’ai mis dans mon precedent post , dirige vers un site ou la personne parle de son hyperesthésie auditive, justement, ça vous donnera peut-etre des pistes?
bonsoir Pouic,
si j’ai regardé le bon lien, j’ai lu en diagonale, sur la méditation pleine conscience… Je n’ai pas vraiment vu le témoignage que vous mentionnez.
Je ne ressens plus le besoin de témoignages de l’hyperesthésie.
Merci pour votre réaction en tout cas.
Un médecin généraliste a diagnostiquée mon hyperesthésie en ce qui me concerne et j’en souffre depuis toujours, c’est très clair. Disons que je cherche une association, pour le cas où celle-ci m’orienterait vers un professionnel de santé spécialiste et compétent pouvant en attester de façon précise, mais, comme le disent les témoignages en nombre, ça ne se mesure pas… donc… Et jusqu’à présent deux ORL et une neurologue n’ont rien pu pour moi (ne connaissaient pas). Mon médecin généraliste n’a pas voulu mettre sur papier le diagnostic.
Ce qui est je trouve assez étonnant avec l’hyperesthésie, c’est que pour moi, ça a été une découverte aussi importante (au sens de « de taille ») que celle, un mois plus tard pour moi, de la douance. En effet, apprendre que cet hyperfonctionnement sensoriel n’est pas la norme, c’est étonnant, car rétroactivement, il est flagrant qu’effectivement, la majorité des autres ne sont pas caractérisés par ce mode sensoriel, et pourtant, on (enfin moi en tout cas) ne s’en est jamais rendu compte en mettant un mot dessus et on (je) ne l’a pas mis en évidence, discerné. J’avais des souvenirs qui revenaient en nombre et datant de toutes époques de mes 33 premières années de vie, et la même chose pour la douance m’attendait un mois plus tard. Je pense que c’est là une expérience particulière que nous sommes parmi les lecteurs de Cécile nombreux à avoir vécu sensiblement de cette façon, mais peut-être que je me trompe, chaque expérience étant très personnelle et individuelle au-delà des similitudes. Je laisse la question ouverte!
Bonne soirée!
http://www.calay.be/hyperacousie.php
Quand même, au cas où, on ne sait jamais 😉
Bonsoir,
Merci, Pouic, pour le lien…
J’étais déjà tombée sur le blog de François Calay, qui comporte des articles et des pistes de réflexion que j’ai trouvés très intéressants.
Votre lien mène à un article… sur l’hyperacousie.
Hyperesthésie auditive et hyperacousie sont deux maux distincts à origines et incidences différentes. Je ne souffre pas d’hyperacousie.
Mais merci pour votre très aimable intention d’apporter une réponse à mon post et pour votre sensibilité qui me touchent.
Bonnes soirée et nuit.
Bonjour TestéePasPrécocément…
J’étais en train de lire et penser à une éventuelle réponse à ton témoignage, et Cécile m’a devancée…
Le recours juridique… Cette chose de l’ombre que l’on pense pouvoir maîtriser, car l’imaginant « juste », « conforme », « impartiale »… La chose qui pourrait poser son sceau et valider une reconnaissance. Mais de quoi en fait ?
Tout ce qui appartient à la justice nous semble être la ressource adéquate. Mais qu’est-ce au fond que cette justice-sentence ? Qui la prodigue ? Par quel pouvoir s’en acquiert-il ?
Tout ça pour dire que je comprends parfaitement que tu veuilles une réparation des maux qui découlent d’une parfaite incompréhension de ta personne. Mais c’est un terrain miné voire perdu d’avance.
Soit tu as le pouvoir de te positionner dans cette partie de l’ombre (en étant toi-même justicier ou même un Dieu vivant), soit tu ne l’as pas. Dans le deuxième cas, tu subis. Et c’est ainsi. Mais subir n’est pas être figé. Car le temps passe, et les portes s’ouvrent à nouveau lorsqu’elles le doivent.
Dans mon parcours personnel, j’aurais pu depuis deux ans me battre à coup d’avocats, de dépôts de plaintes, de procès, d’attaques juridiques. A ce jour, je regarde les courriers passer, je me rends aux rendez-vous fixés, j’observe mon compte en banque, je règle ce que je peux régler à mon niveau et… JE VIS.
Pour ce qui est de l’hypersensibilité auditive, je peux en parler longuement. Je suis pianiste et la musique est ma vie. Mais c’est grâce à cela que je peux me mouvoir au milieu d’une existence qui est bien loin d’être dans un calme naturel. La ville, la société, n’est qu’un brouhaha incessant. Alors soit on part en bataille, toujours d’une manière procédurière, contre tous ces bruits qui nous piquent, nous transpercent, nous usent, nous font saigner. Soit on les regarde passer, on les identifie et entre chaque, on prend le plaisir de cette écoute toute particulière.
Je trouve que ton parcours est extrêmement riche et que tu as beaucoup de courage pour avancer dans la connaissance de toi. Et c’est vraiment compliqué de se retrouver face à des professionnels en qui on place toute sa confiance et dont on s’aperçoit malheureusement trop vite qu’ils ne font pas le poids face à nous. Mais cela ne veut pas dire que ce soit de mauvais professionnels. Ils n’ont juste pas la capacité à comprendre le fonctionnement des surdoués. Laisse les à ceux pour qui cela va être bénéfique et continue ta quête de connaissance avec des « psy » qui sont d’ores et déjà tournés vers les surdoués. Il en existe de plus en plus. Il faut juste les dénicher.
Après, c’est le travail que tu fais toi-même avec la personne « recepteur » en face de toi qui va déterminer ton cheminement. Pour ma part, je me souviens avoir poussé la porte d’un psy dans les années 1998, en me disant que je n’allais pas jouer « la séductrice », que j’en avais rien à faire de sa trombine, que c’était pour moi que j’allais faire cette démarche. Ce fut ma première phase d’analyse qui me fit sacrément avancer (l’origine de ma décision de divorcer ? certainement).
Puis en 2008, suite à un gros souci professionnel, j’ai pu rencontrer une psychologue qui aujourd’hui m’accompagne à nouveau depuis deux ans suite un gros traumatisme. Elle n’était pas particulièrement formée à l’approche du surdoué. Mais nos échanges l’ont amenée à travailler dessus.
Depuis plusieurs mois, ce travail d’analyse, je l’ai particulièrement orienté vers la méditation pleine conscience. J’ai aussi abordé depuis deux ans l’Ayurvéda, qui est une médecine indienne mais je pourrais aussi te renvoyer vers la biokinergie (dont je découvre depuis très peu le fonctionnement).
Ton parcours médical me fait beaucoup d’échos et je ne te ferai pas l’état ici ; mais à ce jour, je ne prends plus d’allopathie (juste un truc pour me détendre le soir et me permettre d’optimiser mon sommeil). Par contre oui, mon alimentation comprend beaucoup de plantes médicinales et des nutriments qui vont apporter ce dont mon organisme à besoin.
Astuce pour la suractivité verbale : tu en as déjà une, celle d’écrire beaucoup ! Et vraiment si je puis me permettre un seul conseil, ne bride pas cette suractivité ! Elle est libératrice. La capacité à s’exprimer verbalement est une chance, un bienfait que certains n’ont pas. Et quand on ne peut, on ne sait, on n’arrive pas à dire avec des mots ses maux, c’est une souffrance terrible. Alors non, ne te tais surtout pas ! Au contraire, fais vivre cette expansion de toi-même. Ecris, parle, trace, sillonne à tout va. Tu dessineras alors ton chemin.
J’espère n’avoir pas été trop longue, ou présomptueuse, ou… Bref, je parle avec mon coeur et mon âme et tout mon ressenti. Et si juste une toute petite étincelle éclaire, c’est bien. Si aucune, c’est que le moment n’est pas encore venu.
Dernière chose : dans mes dernières lectures, j’ai savouré celle du livre d’Alexandre Jollien : Petit traité de l’abandon… Un bijou (comme ses autres, d’ailleurs). A recommander sans modération.
Bonne journée
Agnès
Bonjour,
merci Agnès,
j’ai lu sur smartphone ton post et n’ai pu y répondre que ce matin (la suractivité verbale ça va quand même mieux à dix doigts sur clavier d’ordinateur qu’avec deux pouces 😉 )
J’ai lu avec attention et intérêt ce que tu as écrit.
Concernant les thérapeutes, je te rejoins dans le fait que certains puissent disconvenir à une personne et être bénéfiques à d’autres. Je me risque à ajouter que certains ne conviennent pas, parce que pas recommandables, que cela malheureusement arrive aussi, et ce fut apparemment le cas de celui à qui j’eus affaire dans une clinique, au vu de ce qui m’a été dit de toutes les personnes envoyées là-bas, nombreuses, qui toutes sans exception en sont sorties avec un traitement de cheval non justifié, cela d’après la psychiatre, compétente et bienveillante, elle, qui me l’a dit. Elle a bien précisé, je m’en souviens comme si c’était hier alors que ça date de 2006, que de tels traitements parfois sont justifiés, cela arrive, que des personnes aient besoin de traitement psychotropes lourds, mais que dans les cas concernés, ça ne l’était pas. Elle était visiblement atterrée. J’ose penser bien sûr que d’aussi mauvais professionnels que certain(s) de ceux qui travaillent dans cette clinique sont très minoritaires, mais mieux vaut plutôt deux fois qu’une ne pas croiser leur chemin ou les fuir le plus vite possible.
Je ne m’épandrai plus ici sur le recours juridique mais simplement, tes mots ont fait du bien à mes maux, je t’en suis reconnaissante, je les ai tournés dans ma tête, relus sur le smartphone, j’y ai pensé, j’ai pensé à une infirmière qui récemment me parlait de l’expression « tuteurs de résilience » et j’ai pensé que ton message avait un effet bénéfique pour moi sur mes connections entre les faits, l’image que je garde d’eux, le sens et la place qu’ils prennent.
Je dois avancer dans l’acceptation de choses subies et j’ai beaucoup apprécié ce que tu as exprimé sur ce que peut être « subir » et comment on peut « subir » ET VIVRE.
Actuellement j’ai repris un suivi psychanalytique avec quelqu’un qui m’a suivie plusieurs années à l’époque où je n’étais pas testée et où je ne soupçonnais pas être surdouée. La douance est définie comme problématique importante, centrale du nouveau travail que j’ai entamé avec lui, le lien de confiance, au rendez-vous, « il n’y a plus qu’à », si je puis dire.
Dernièrement je ne connotais pas positivement ma suractivité verbale. Merci pour ton point de vue. J’en ferai bon usage et vais prendre soin de la petite étincelle que tu as déposée.
Merci pour la recommandation littéraire.
A tous et toutes bon week-end!
TestéePasPrécocement
Bonjour TestéePasPrécocément,
Ah ! Les joies du smartphone, je les connais moi-même et on en rit souvent avec mes enfants qui eux maîtrisent, pour le coup ! Moi, je suis comme toi, le plaisir des doigts qui percutent le clavier et font naître tant de paroles…
Merci à toi aussi de m’envoyer ton regard sur mes phrases. J’étais en train de faire ce ménage d’un dimanche poussiéreux et assez maussade dans mon esprit quand j’ai entendu le petit gong de l’arrivée d’un message. J’ai tout laissé en plan pour te lire, jusqu’à l’aspirateur qui attend que je le fasse danser et j’ai ouvert mon ordi pour te répondre.
Quel plaisir de savoir qu’une petite étincelle est venue se blottir auprès de tes « tiennes ». Car tu as, c’est une assurance, une telle facilité à l’exprimer.
Se recentrer sur soi, au plus profond de son unicité et ne pas la confondre avec une solitude déserte. C’est ce que je trouve le plus important. Savoir, voir et observer ses « tuteurs » de résilience qui sont d’une fidélité à toute épreuve même si parfois surgissant de manière incongrue. Et laisser passer…
Je ne parle pas de ce « lâcher-prise » qu’on nous prône à tout va. C’est encore une consigne qu’il est compliqué à intégrer si c’est pour répondre à une conformité d’être selon les autres et non selon soi-même. Pour reprendre la parabole de Jollien : Lâcher-prise n’est pas lâcher prise, c’est pourquoi on l’appelle lâcher-prise. J’adore remettre les termes dans cette syntaxe si subtile.
La douance est-elle une « problématique » ? Car qui dit problème dit recherche de solutions pour résoudre et classer lorsque c’est fait. Donc, je ne pense pas dans mes représentations que ce soit un problème. Par contre, que ce soit un fonctionnement « complexe » qu’il faut découvrir, appréhender, comprendre, apprivoiser, oui, alors le chemin de l’analyse de soi ouvre des lumières à cette fondation de soi. Elle n’est pas à combattre, réduire, cacher ou annuler. Elle est une énergie à canaliser et à faire progresser, en l’accompagnant avec bienveillance comme un jeune enfant que l’on éduque. Et l’éducation d’un petit être, c’est certainement la tâche la plus ardue qui soit. On ne peut qu’apprendre avec elle à devenir de meilleur parent pour qu’elle soit un meilleur enfant.
Cela n’empêchera pas les événements de venir et d’assombrir ton quotidien quand ils sont tellement extérieurs à toi qu’ils t’en annihilent. Mais dans ces moments, même si c’est très difficile et douloureux de les regarder ainsi, l’important est d’identifier que ces moments sont un temps et ne sont pas toi. Ils passent. Comme les joies.
Je songe souvent à la notion du « Pouvoir », du « Contrôle », de la « Maitrise de… ». Bien sûr cela permet d’organiser son futur d’une certaine manière, de le prévoir, de l’envisager, de le devancer. Mais c’est un risque à prendre, à moins d’être capable de tout savoir à l’avance. Car pour se protéger de cet avenir angoissant, on prépare toute une armada d’attitudes qui ne servent qu’à rigidifier et rendre linéaire un après non quantifiable. Des fois, ça marche. Souvent, ça casse. Car on ne détient pas cette fameuse prescience de notre destinée. On peut garder son flair, son intuition, appelle-le comme tu veux, mais juste pour éclairer et non pour déterminer. Prendre la liberté d’être surpris et d’être heureux d’un vrai nouveau qui se présente à nous.
Je me pose alors souvent en toute humilité cette question : « Qu’est-ce qui est en mon pouvoir ? Que puis-je réellement faire avec moi-même ? » Alors, je m’aperçois que je suis comme un petit soldat présomptueux, au milieu des claques qui virevoltent toujours dans toutes les situations de la vie. Suis-je en mesure de les encaisser ? De les rendre ? La réponse est toujours non, alors je replonge dans mon intérieur, non pas par lâcheté, mais avec un humble remerciement de pouvoir m’en aller de choses qui ne sont pas pour moi.
Il y a deux jours, j’étais à nouveau aux prises avec ces verdicts de la justice qui me laissent pantoise et en apparence sans ressource. Fatiguée bien sûr de recevoir ces gifles injustes selon moi, j’ai choisi de reposer mon organisme fragile. Car il est le seul gouverneur possible. Un SSPT fait un trou dans le cerveau. Ni plus ni moins. Et pour que ce trou guérisse, il faut un temps infini. Les hypersensibles, hyperémotifs, HPE, etc., ont en eux ces failles, ces gouffres, ces cavernes de souffrance. On l’identifie parfois au détour d’un choc considéré par l’extérieur objectif (comme un accident, un deuil, une agression, etc.) mais il n’est pas le SSPT en lui-même. Il est le verrou qui ouvre sur tous les autres. On pourrait bien dire, c’est vraiment injuste de devoir subir tout cela, pourquoi moi et pas les autres. Et souvent, on se le dit et on a peur, on est seul, on souffre et on ne sait comment se guérir. Pourtant, s’ils ont eu lieu, si ces cavités se sont faites, c’est que nous avions en nous la force de voir ce que d’autres ne voient pas et d’être marqué alors par une incompréhension de pourquoi les autres ne fonctionnent-ils pas comme nous. On ne peut changer cela. On peut par contre, apaiser notre esprit en laissant le corps assimiler tout cela. Lui faire confiance, le regarder nous offrir un chemin pour se comprendre et s’accepter.
J’suis un peu longue ce matin. Mais je suis toute heureuse de me sentir bien. J’en suis même surprise. Car je réalise que c’est possible. Que tout est possible.
Merci encore pour ton joli rayon de soleil dans ma petite vie que j’aime tant et que je n’échangerai pour rien au monde.
Bon dimanche à tous et bon long week-end.
Bonjour à tous,
Agnès, je trouve ta réponse géniale et très chaleureuse.
Moi j’ai été testé à près de 60 ans quand, à la suite d’un décès, mon univers à explosé et que je n’ai plus pu contrôler et brider mes sensations et mes émotions.
Aujourd’hui je regrette d’avoir souffert si longtemps sans savoir pourquoi.
Mais je n’écris pas pour ça.
Je suis avocat et je peux déjà te dire que le judiciaire n’est pas la solution si tu attends une reconnaissance de faute et une réparation. Cette justice là est vraiment très aléatoire…
Si tu entends juste poser un acte et arriver ensuite à t’en détacher, c’est parfait.
OK si tu peux, comme Agnès, voir passer les choses sans autre atteinte que celle portée à ton compte bancaire.
Mais si tu dois souffrir chaque fois qu’on aura besoin de toi pour faire évoluer le dossier, il vaut mieux laisser tomber. C’est juste une réflexion personnelle et bien sûr, tu peux avoir une autre approche avec une issue plus heureuse.
En ce qui concerne les « soignants », je me suis rendu compte que les surdoués constituent un vrai business, une pompe à fric pour certains, sans scrupules, et sans aucune attention pour notre douleur.
En plus, je hais le principe des rendez vous à trois mois et celui d’un suivi hebdomadaire ou bimensuel, bref un carcan qui ne tient pas forcément compte de notre évolution, et de notre disponibilité à travailler sur nous mêmes.
Je me demande si je ne vais pas faire comme Agnès et me tourner vers un psychologue non spécialisé, mais en qui j’ai confiance et qui pourra évoluer avec moi.
Merci de partager avec moi si vous avez opté pour cette solution.
Bonne journée.
Marcel
« me tourner vers un psychologue non spécialisé, mais en qui j’ai confiance et qui pourra évoluer avec moi. »
Je pense aussi que c’est souvent la meilleure solution.
Si vous vous sentez en confiance avec votre thérapeute, alors aborder le sujet du surdon ne devrait pas être une difficulté, sachant, je le rappelle toujours, que le surdon n’est qu’un amplificateur des difficultés rencontrées.
je reviens après quelques années par ici, je crois bien que je commence à ‘intingrer’
est-ce que vous avez des contacts ‘thérapeutes’ à Marseille ?
Mercii
Intégrer c’est le début de la sérénité 🙂
Je vous réponds en privé pour des adresses de thérapeutes.
Bonjour,
Je voudrais savoir si vous aviez un thérapeute en Charente à me conseiller.
Je n’ai pas abordé le surdon avec ma thérapeute et ne tiens pas à le faire pour l’instant. Par contre en ce qui concerne ma fille, je m’interroge et aimerais consulter quelqu’un qui pourrait la recevoir et l’aider dans ses colères très intenses.
Comment formuler ça? Euh, grâce à votre livre, Cécile Bost, j’ai compris que je devais être mon propre critère, que je me devais à moi même d’être bienveillante envers moi au lieu d’attendre/espérer que les autres le fassent, que partir de soi était la clé, que j’étais la clé de ma porte.
Maintenant tout ce qui tombe sous mes yeux et mes mains me dit :
« les jugements, émotions des autres ne t’appartiennent pas, donc renvoie les comme des énergies que tu renverrais à l’expéditeur.( parfois ce que je ressens ne m’appartient pas non plus, donc idem). Et puis apprends à désactiver quand ça survient, toute pensée, sentiment qui te stoppe. jugement, peur etc… »
Je découvre la puissance de mon énergie qui pour être en vie , a besoin de circuler, de « to expand » et que mon corps me guide, que je dois apprendre donc à en prendre soin; Pour fabriquer (créer, m’amuser) quelque chose qui soit facile, joyeux et ok pour moi; je n’ai pas trouvé le tour que ça va prendre mais j’ai la question ouverte et autour, « ça » répond !
(ça ne m’empêche pas d’avoir des down fulgurants, et trèèèès pernicieux mais pour l’instant, je gère.)
je pense qu’on est responsable de sa vie et qu’en s’engageant complètement envers soi-même, un peu comme si on était son meilleur ami ou qu’on se mariait avec soi, « pour le meilleur et pour le pire », en se soutenant totalement et en désactivant tout ce qui ne va pas dans le sens de notre énergie vitale, créatrice on se sent plus en phase avec l’univers (avec la société, non mais on s’en fiche, ça n’a plus d’impact ou quand ça en a on peut s’interroger sur le fait que ça nous appartienne ou si ce sont encore des projections, peurs)
Je n’y suis pas encore arrivée, mais je marche vers.En fait je ne crois pas qu’il y ait de « arrivé ».
Voilà ! Je pense qu’en envoyant nos questionnements dans l’air, on reçoit des réponses. synchronicité, cercle vertueux. Et agir/créer pas à pas.
Voilà pourquoi j’écris ça dans « comment aider ».
Merci de ces réflexions gamera. Je suis très impressionnée de votre capacité à embrasser ce point de vue nouveau sur votre mode de fonctionnement, et à en tirer le meilleur.
Bonjour Gamera
Je n’ai hélas personne dans ma base de données en Charentes. Si quelqu’un a une idée ? Welcome ! je transmettrai, bien sûr en privé, comme d’habitude.
Réponse à Guily :
je cite : « OK si tu peux, comme Agnès, voir passer les choses sans autre atteinte que celle portée à ton compte bancaire. »
J’aurais tant aimé n’avoir que cette autre « atteinte ». Mais pour en arriver là, les deux années passées m’ont fait parcourir des tunnels d’une noirceur sans nom, frôlant plus d’une fois la lisière de mon balcon pour mettre fin à mes souffrances.
Mais pour le coup, cela n’aurait pas été juste voire totalement stupide et ne servant à personne, pas même à moi.
J’ai tenu bon en gardant avec moi la confiance dans l’autre, de celui qui écoute, entend et offre une vraie compassion. Celle qui va au-delà de la sympathie observatrice. Celle qui tend à soulager pour éclaircir son chemin.
Le thérapeute qui convient est celui qui accepte une relation de confiance qui ne le met pas en supériorité, qui a l’humilité d’être sur la même longueur d’onde. A qui on peut dire sans détour que l’on adhère ou non à ses réponses. C’est un partage et certainement pas une relation unilatérale, avec un dominant et un dominé.
Et comme le rappelle Cécile, lorsque j’ai abordé le surdon avec ma psy non spécialisée sur le sujet, ce fut comme une évidence, une nouvelle intersection à mon travail personnel.
Alors bien évidemment, Guily, partager sur cette expérience, cela m’intéresse.
Réponse à Agnès
Merci de ton retour.
J’ai, comme toi, traversé des tunnels avec le même sentiment la fin serait une moins pire solution.
Aujourd’hui j’essaie d’apporter quelque chose à mes proches, même si j’ai le sentiment constant que ce monde n’est définitivement pas le mien.
Je voulais juste que testepasprecocement soit informée avant de tenter de s’investir dans un combat très aléatoire et très long en pensant obtenir une reconnaissance nécessaire pour aller mieux. Après, bien sûr, c’est son choix qui s’impose.
Merci de ce que tu as écrit sur la relation partagée avec le soignant, je suis moi aussi hostile à un rapport dominant/ dominé qui me semble insupportable.
Je vais donc poursuivre mon chemin en privilégiant la confiance à la spécialisation et je partagerai au fur et à mesure.
Bonne journée et à bientôt
Tu sais , plus je reçois des motifs par mails et parfois j’y jette un oeil
plus je me rend compte que le plus important n’est pas forcément d’échanger « trop » et de finir par ne plus s’y retrouver sois même tant les autres peuvent te perturber dans tes idées et tes propres ressentis.. J’ai vraiment cette lourde impression que les surdoués ont une fâcheuse tendance » down » pour beaucoup , et du coup leurs avis se rapprochent souvent de directions assez peu agréables .
citation de moi : « il faut chercher les bonnes personnes afin qu’elles t’apportent les bonnes réponses »
Clin d’oeil, je n’ai pas pu m’empêcher : Il faut chercher les bonnes personnes afin qu’elles te posent les bonnes questions
Autre clin d’oeil :
Il faut regarder les bonnes questions pour les ajuster aux bonnes réponses que nous avons en nous…
« Lorsque l’on pose des questions » .. comme ce fut le cas pour cette personne ‘Agnes .. « L’on attend des réponses »..
Mais bon l’on pourrait tourner cci en rond ça ne change rien,
car trouver les réponses est un fait « par recherche personnelle » , si en même temps , il existe de avis et des retours qui permettent ,en plus , des issues à certains blocages (rappelons si nécéssaire la singularité/complexité de la douance) pourquoi pas ..? .
Et puis je n’aime pas trop les questions en règle générale . 🙂
Bonne soirée
Bonsoir,
Il est bon de se confronter à une question, une recherche, quand on n’a pas de réponse ni d’élément au départ : il y a l’étape recherche d’informations, puis connection avec ce qu’on connait déjà, puis assemblage d’éléments n’ayant à priori pas de liens entre eux, puis émergeance d’une idée originale.
Cette idée , c’est une réponse (parmi d’autres), et elle est gratifiante, car surgissante à ‘lissue d’un raisonnement pas toujours maitrisé, mais là est bien la particularité de la douance. après on peut reconstituer le raisonnement dans le détail, mais ce n’est pas obligé.
pourquoi ne pas laisser parfois une part de mystère derrière cette idée ? faut il y voir à chaque fois un raisonnement ? pourrait il s’agir d’une création originale ? voir un mélange avec un peu de raisonnement allié à une part d’innovation ?
Vouloir tout décortiquer pour maitriser ? pourquoi ?
Bonjour à toutes et tous,
Y-a-t-il vraiment des bonnes questions et des bonnes réponses, présupposé qu’il puisse aussi y avoir les mauvaises ?
Notre sémantique dévoile beaucoup de nos jugements inconscients, et c’est peut-être là qu’il nous appartient d’agir avec nous-mêmes, ce moment où les ressources vont se dénicher de l’intérieur.
Nous avons partagé il y a quelques temps nos pratiques respectives méditatives. Je viens de me plonger dans un nouveau livre processus de Michael Brown, le processus de la présence. C’est une proposition de travail intérieur que je trouve pertinente car elle propose de découvrir en soi les effets de l’empreinte émotionnelle, c’est à dire comment nos conditionnements de l’enfance ont généré quelque chose qui se répète sans arrêt dans nos expériences.
J’ignore si vous aurez la curiosité de lire ce livre, et de vous engager avec vous-même dans ce processus.
Personnellement, je découvre que je pratique déjà spontanément certaines attitudes nécessaires à trouver un équilibre et une complétude intérieurs, et surtout, cela me donne le goût de poursuivre cette belle découverte au quotidien, pour aller au delà de « l’obsession de ce surdon », à simplement le vivre comme un atout, une joie d’être, même si cette hypersensibilité demande des recadrages permanents.
En lisant ce livrant, et en rentrant dans ce processus, j’apprécie de mettre un terme à cette croyance qu’il faut sans cesse aller vers le bien être, pour simplement sentir davantage ce qui me traverse et l’accueillir inconditionnellement. J’aime l’expression de l’auteur qui a longuement pratiqué différentes approches pour trouver en lui la guérison, il parle d’intégration des charges émotionnelles, ce qui revient à rétablir la fluidité de l’énergie, par la présence à soi, une connexion nécessaire à rétablir l’unité intérieure dans l’instant.
Nous avons chacun, chacune notre façon d’explorer et de vivre notre réalité, tout en étant tous interconnectés, interdépendants. Découvrir, c’est aller vers l’inconnu de l’instant, et dans cet inconnu, ce senti intérieur, le mental se calme, simplement avec la respiration consciente. Cette pratique apporte énormément, elle est simple, et en même temps c’est un investissement au quotidien et sur le long terme qui peut rebuter. Pourtant, elle est la meilleure ressource à puiser en soi.
A découvrir si le coeur vous en dit.
Bien à vous toutes et tous
Bonsoir à tous,
Je suis d’accord avec toi, Dominique, sur cette fameuse quête du Saint Graal sous l’indice de perfection de l’existence… C’est un peu comme cette rengaine du fameux « lâcher-prise », devenant presque the Loi du bien être.
Maintenant, le bonheur, et tant pis si je m’aventure un peu, n’est-ce pas un peu génétique ? Car l’humain n’aspire-t-il pas à être BIEN, envers et contre tous ?
Cependant, pour ma part, il s’agit plutôt du « mieux » être. D’un équilibre. Sur une barque qui est notre véhicule et qui n’a d’autre choix que d’avancer sur sa rivière.
Je me suis amusée récemment à m’imaginer, il y a quelques temps, au vue de mes comportements et motivations, sur cette petite barque qui est la mienne, aux prises avec les intempéries de l’existence. J’avais, avant, la fâcheuse habitude de vérifier, la tête sous l’eau, la direction de mon gouvernail. Sans confiance, au final.
Depuis quelques temps, bizarrement, je laisse l’eau me conduire là où elle va. Je ne cherche plus en apnée, le dessous de mon véhicule. Je préfère le réparer, l’apprêter, l’enjoliver, le réconforter aussi ou tout simplement, lui laisser un temps de répits s’il pleut trop dehors. Et je repars.
Je note précieusement l’intitulé de l’ouvrage que tu nous signales. Il me semble très intéressant et dans la lignée de celui que j’ai à mon chevet depuis près d’un mois et que je lis minutieusement, en pleine conscience, dirais-je : Pleine conscience et compassion de Paul Gilbert (psychologue clinicien) et Choden (moine boudhiste).
Ce livre est un voyage dans la sérénité et la compréhension de soi.
De quoi tendre au dessus de sa tête, un abri lumineux pour le vivre-pleinement.
Bonne fin de soirée à tous.
Bonjour à tous,
Je souhaite laisser un commentaire pour dire combien je vous remercie Cécile d’avoir écrit et publié votre livre. Je viens de le terminer et je me retrouve dans 98% de ce qui est décrit sur l’adulte surdoué. Je comprends maintenant pourquoi, dans le cadre professionnel mes anciens collègues se moquaient gentiment de moi en parlant de mon sens du détail et de mon perfectionnisme quasi névrotique ! Je vais bientôt avoir 44 ans … et tout s’éclaire ! Je vous passe les détails de ma vie et de toutes les souffrances ressenties, vécues qui m’ont souvent terrassée, mais heureusement pas anéantie puisque je vous écrit aujourd’hui. Mais je m’en suis sortie …. sans psychanalyse. J’ai longtemps pensé que j’étais dépressive, mais aujourd’hui je comprends que non. Je me suis dirigée vers des techniques moins conventionnelles qui me permettaient de m’auto gérer. Méditation, sophrologie, magnétiseur, EFT…. La somme de tous cela m’a donné une véritable « boîte à outils » que j’utilise régulièrement.
Il y a 5 ans, j’ai pris un virage professionnel de 180°C. Je suis retournée à une activité professionnelle liée à la peinture et aujourd’hui j’enseigne, à des adultes et des enfants. Ce virage était vital, car si j’avais continué ce que je faisais (je travaillais dans le social) je sentais que j’étais en train d’y laisser ma peau car les contraintes administratives devenaient de plus en plus pesantes.
Mais aujourd’hui, je suis en train de trouver un certain équilibre….et votre livre prend une place importante dans mon cheminement. Je n’aurais jamais cru que je puisse faire partie de cette population dite « surdouée » et j’en doute encore… Il y a quelques années une collègue m’a fait passé le test « Potentialis » (Méthode d’accompagnement à l’auto-évaluation des potentiels individuels, issue des Sciences cognitives.) Les résultats de ses tests étaient très intéressants, et même surprenant, mais je ne croyais pas vraiment ce qui était écrit. C’est pourquoi je viens vers vous afin de trouver une personne pour me faire passer d’autres tests. Je réside en Seine et Marne et peux facilement me déplacer sur Paris.
En attendant votre réponse, je tenais à vous remercier chaleureusement de tout ce que vous faites, du temps que vous y consacrer et de votre gentillesse qui réchauffe le coeur.
Emmanuelle
Merci de ce beau témoignage Emmanuelle
Quant à votre demande, je vais y répondre en privé, comme j’en ai pris l’habitude
Bonjour Cécile,
Ne me sentant pas, depuis de nombreuses années, à ma place d’un point de vue professionnel, j’ai initié il y a 5 ans un travail sur moi, dans le but de réorienter ma carrière.
J’ai beaucoup appris, j’ai évolué, mais je n’ai toujours pas trouvé « ma voie ».
Une personne rencontrée « par hasard » il y a quelques semaines m’a amené à m’interroger sur ma potentielle douance. J’ai depuis lu quelques livres sur ce thème, dont le vôtre. Certains éléments m’ont interpellé. J’ai repris espoir, ressenti un début de libération.
Aujourd’hui, j’ai envie de creuser cette piste, et au-delà, d’approfondir cette démarche de connaissance de moi, dans l’espoir de faire émerger ma véritable identité.
J’aimerais commencer par un bilan psychologique, avec des tests, mais pas seulement. J’aimerais bénéficier de l’accompagnement d’un thérapeute. J’aime bien l’outil MFIS que vous avez présenté dans votre livre et sur ce blog. Pouvez-vous me recommander un psy qui puisse m’aider dans cette démarche, idéalement qui connaisse cet outil? J’habite à Paris. Merci!
Bonjour Zitoun
Merci de votre confiance et bravo pour la démarche.
Je vous réponds en privé (comme je le fais toujours pour une demande telle que la vôtre)
Je vais vous expliquer mon expérience personnelle et ce que la rencontre avec une psychanalyste vraiment réputée à occasionné …
Revenons d’abord à cette étape précédent cet entretient: la découverte de ma douance et de celle de mes filles…
Une étape crucial puisque d’un coup vous pouvez défendre et prendre position pour tout ce qui est VOUS et qui s’est trouvé malmené durant certaines périodes parfois très longues… mais il est question ici de mettre un accent ..
si tous (ou presque) : personnes à quotient élevé, haut potentiel, neuro droitiers exclusifs, etc, ressentent leur diff comm qq chose de difficile, moi j’ai tj été formelle sur le sujet (dans ma tète au minium ) même si des difficultés non négligeables sont le lot , j’ai tj été très admiratives des efforts, prises de consciences, moyens de fonctionner, prises de positions qui sont mon MOI car tout ceci , une fois débarrassée des contradictions éventuelles de personnes mal intentionnées, m’apporte une sérénité , une santé et une bonne conscience très agréables à vivre! quoi demander de plus que ces richesses ? D’autant plus qu’une fois le carcan familial quitté (ce qui à été la période la pire de toute mon existence ) je me suis assez bien protégée , petit à petit et durant très longtemps avant d’en arriver à des résultats optimaux mais quand même ! Mon instinc de survie et mes besoins m’ont conduite à utiliser les choses pour que mon MOI sois bien , donc pas d’abus pour la santé, pas de sorties inutiles, ce qui évitent frais et autres éventuelles complications , et pas trop , voire , pas du tout, de gens qui viennent dans ma vie sans raisons valables! et encore là, c’est selon comment je m’organise pour ce faire . Je me suis mise à jongler et à surfer avec la vie car j’ai été privée de bonheur sans peines, Donc j’ai été obligée de relativiser beaucoup et d’apprendre à bien me connaitre ainsi que mes limites mais finalement maintenant que j’ai eu ce temps, les autres ne se retrouvent pas face à une coquille vide et en effet, ça peu apporter des tas de situations différentes …
Certains trouveront cela fou (comme ma famille) d’autres, trouveront que je suis un peu simple, gentille et n’iront pas voire le potentiel que je cache , ceux là je les repères et fait pareils , d’autres ne diront rien mais verront combien je suis tout ce que je suis et aimeront , discrètement mais tout en longueur et en général ce genre de découvertes de ma personnalité passe par le web.. c’est assez pratique en effet ! De ces derniers naitront des rapports qui me conviennent très bien , allant du virtuel au réel mais avec des réserves . Réel oblige! virtuel oblige.. aussi
C’est donc par un documentaire télévisuel que m’ont été avancées les certitudes de douances mais ensuite et sans attendre j’ai fais des recherches avec la capacité qui est la mienne de décortiquer pour trouver les interactions qui me conviendront , et d’infos en infos j’ai sélectionnée une dame
Une psychanalyste qui vraiment m’est apparue être sur la même longueur d’ondes.
Sans attendre je lui ai fait part de ma demande puisqu’elle propose diverses formules de contacts mais je ne savais pas trop quoi ou qu’est ce de cette dame, just un bref résumé qui expliquait bien que les test pour sa manière de travailler , ne sont pas quelques choses de normal , voire même inutiles puisqu’un surdoué va être en difficulté avec un test , souvent , plus que d’aimer le faire… tout au moins au départ des rencontres autour de sa douance…
Alors cela m’a plut sachant que mes filles et moi avions le même profil ! et j’ai vraiment eu envie de rencontrer ce médecin , une personne surdouée aussi .
L’entretient à été une sorte de « table ronde » mais pas vraiment puisqu’une table ronde permet des échanges entre les participants et là déjà, cela semblait ne pas être trop possible..
Moi et mes filles en entretient : lorsque je me lançait , je me voyais ralentie dans mon élan, comme une sorte de personne qui prenait la place de guide de la séance..
Bon , ce n’est pas utile entre surdoués qui viennent discuter sur le sujet (avec le recul) mais même sur l’instant…
je restait concentrée , intéressée et… très endolorie , tendue à un point incroyable, des tas de choses se passaient en moi et ça faisait mal . (tète et épaules) Je ne ressens pas cela d’habitude … je suis plutôt bien avec les migraines qui ne viennent pratiquement jamais! (j’ai eu par contre des soucis cutanés et ait appris une relation avec la douance mais ce n’est pas le sujet)
L’on à parlé et écouté, lancés des sujets trop/très peu expliqué par nous les concernées… pourtant l’on à fait un bon survol des points qui nous intéressaient . Et puis il y a eu des explications par dessins: la maman, le surdoué, ….
ça à duré près de 4 heures si pas un peu plus car en effet je ne parvenais pas à atteindre très simplement ce que j’étais venue chercher mais j’ai quand même entendu Mme X me dire , vous ètes toutes les 3 surdouées, Ma fille plus âgée étant HPI et moi et la petite, HPE. Nous sommes reparties avec une certaine ambiance amicale, et de promesses.
Mais rien ne s’est passé comme prévu.
J’ai reçu le conseils d’aller consulter la chaine Youtube et ai reçu un PDF livre qui à été lus en une soirée , (même pas.)
Deux jours ont suivit la séance et j’ai pleuré, pleuré et pleuré encore, repliée sur moi même . Je ressentais tellement d’injustice dans ce que moi et ma grande fille avions vécu et au final , pour en fait être décelées surdouées . Mal de digérer être une personne que je connais depuis toujours et devoir payer une spécialiste pour que mon propre entourage le découvre!Malgré toutes les fenêtres s’étant ouvertes à eux lorsque j’étais enfants… (c’est expliqué dans mon blog) sinon mon commentaire deviendra un roman.
ensuite …
J’ai pensé une suite logique .. mais non !
Je n’ai pas pu continuer à converser avec ma psychanalyste car les choses ont pris un tout autre sens .. et cela m’a fait de la peine. Comme je vous l’ai écrit plus tôt , j’attendais de cet entretient une certaine compréhension sur ce qu’il se produit et les effets administratifs, ou autres que peut avoir un manque de reconnaissance de la douance mais hors mis tout ce qui est expliqué en vidéos , et dieu merci , ces videos elles ont été clés, il ne m’a pas été possible de recevoir une suite logique via la psychanalyste . J’ai toute seule faites les démarches et c’est toute seule que je me suis sentie après des années où cela me convenait très bien . Quand je dis me convenait c’est dans le sens où en effet , dans une chanson de Lio (Sage comme ne image) l’illustration qu’elle fait s’applique à ma façon de voire la vie même si j’en change si j’en ai envie ou besoin , sans problèmes! Je ne suis pas complexes , juste très attentive , claire et sans équivoques sur ce que je fait/attends pour moi et ma famille .Sachant que d’une chose d’apparence sans importance peut découler une série de complications … Le fait que tente de trouver une/des réponse(s) à mon désarroi après la séance à été une sorte de réaction froide et distante de la part de la psy ( et ce ,générant mon précédent commentaire) , et donc j’ai du trouver vraiment des solutions pour me rassurer et ça a été mieux. J’ai ensuite eu accès à deux autres vidéos qui ont répondus à mes questions !!!! ENFIN.
Mais ce qui m’étonne c’est que la psy est aussi présidente d’une association qui semble vraiment très bien et lorsque j’ai demandé si il était possible de demander conseils à cette association, .. je n’ai pas pu y accéder . Cela rend un peu la personne face à de l’incompréhension. Ce n’est pas très agréable.. d’où, mon commentaire .
Bonjour,
J’ai lu votre livre et j’ai beaucoup pleuré, tout d’abord, je n’ai pas pu pu le lire chapitre par chapitre, je l’ai survolé, il m’a fallu du temps pour pouvoir l’apprivoiser.
En le lisant, j’avais l’impression de rentrer à la maison.
Maintenant, je voudrais consulter quelqu’un sur Paris ou sur le Finistère, et peut être me résoudre un jour grâce à son aide à passer ces tests qui me font très peur.
J’ai pris contact avec une association mais les délais sont très longs et c’est trop difficile pour moi qui ignore ou je serai dans deux mois.
Je souhaiterais privilégier un contact avec une personne qui a l’habitude des surdoués et qui serait capable de comprendre que je ne peux pas me soumettre à quelque chose de très régulier dans le suivi.
Mais je suis d’accord pour travailler aussi par moi-même si c’est possible.
Bref la quadrature du cercle, comme d’habitude.
Merci pour votre aide, vous qui savez combien il est difficile d’être écartelé en permanence.
Merci de votre commentaire, qui, sans nul doute, parlera à beaucoup…
Pour ce qui est de votre question, je vous réponds en privé
Bonsoir
Je suis face à quelque chose que vous devez connaître je vais vous l’expliquez en commentaire
J’aimerais savoir moi aussi si vous avez accroché avec des personnes qui peuvent faire avancer si certaines choses coincent ( vous lirez mon commentaire pour comprendre à peu près )
Et je suis assez déboussolée car j’ai été vue par une psychanalyste de laquelle toutes les vidéos m’avaient rassurées et dont l’entretient de détection c’est bien passé ( 4h et pas pu placer grand chose au final ) et puis ça c’est compliqué , air agacé lors de ma demande de second entretient ?! Payés pour me faire » presque remballer » et puis le presque clash qui m’empêche d’oser la recontacter ! Près de 400 euros .. Pour rien
J’aimerais autant éviter …
Bjr
J’ai vu qui, je suppose être la même personne, qui a aussi établi la même conclusion à mon égard.
J’ai trouvé cette personne particulièrement manipulatrice et malsaine. Je n’entrerai pas dans les détails ici.
Puis, j’ai consulté une neuro-scientifique, qui elle m’a plutôt évaluée (dans des conditions impensables) « sous_douée »…Passons ici aussi les détails.
Du coup, j’ai perdu deux fois de l’argent!
Quand j’aurai la disponibilité, je me ferai retester chez quelqu’un de reconnu, quitte à le faire à l’étranger…Je me refuse à entrer dans un jeu où les règles sont truquées…
Peu importe au fond mon QI, ce qui m’intéresse c’est de pouvoir m’en servir au lieu de me desservir….Donc, savoir m’y prendre dans un monde où je n’ai jamais pu fonctionner.
Il y a un marché pour l’intelligence, et je ne suis pas dupe!
La médiatisation ne garantit hélas pas l’empathie et ne met pas à l’abri des erreurs…
Je ne pense pas qu’il faille aller à l’étranger : je reçois régulièrement des messages m’indiquant que les conditions de passation ont été bonnes, que le/la thérapeute était compétent(e)… En revanche, c’est vrai, il y a des régions où il est plus difficile que d’autres d’identifier quelqu’un qui tienne la route.
Et vous le dîtes bien cependant : plus encore que l’étiquette, c’est la possibilité d’aller bien qui doit prévaloir.
Bonsoir
Je ne sais pas comment voire la chose car au final il est clair que cette dame à mis un éloignement entre elle et nous alors que cela était tout à fait opposé avec ce qu’elle préconise avant l’entretient : je m’explique : voire mon commentaire complet en « nouveau commentaire »
si vous voulez..
Bonjour,
Peut etre que ces vidéo etaient un peu commerciales qu’autre chose ?
Cette personne peut très bien avoir calibré son entretien de 4h (! une durée aussi longue ne se voit jamais d’habitude), mais qu’ensuite quand tu a s voulu pousser plus loin, elle a été déstabilisée car le 2e entretien, elle ne l’avait pas préparé ou pas prévu.
Elle a été perdue par le fait que tu veuille continue à fouiller plus loin, alors qu’elle , elle s’est arretée à son niveau.
Disons que la plupart du temps les psy te suivent jusqu’à un certain niveau, mais à un moment donné ils sont perdus. Ce n’est pas de leur faute, ni de la tienne.
Il s’agit simplement d’un maudit décalage qui se produit inévitablement, provoqué par la complexité de ta pensée. Tout le monde ne peut pas suivre. C’est comme ca.
Sans doute, l’entretien t’a t il été utile, mais il faut y voir le fait que tu t’es peut etre un peu fait avoir sur l prix quand meme.
Attention, les surdoués sont souvent crédules, et n’y voient que du bien et le moyen de progresser, alors que certains spécialistes peuvent avoir envie d’en faire une clientèle fidèle…. Heureusement, la plupart des psys sont bien sous tout rapport.
Cricri
Alors voilà le problème :
Je travaille dans une cité scolaire (collège + lycée) où j’enseigne aux « grands ». Mais souvent on fait appel à moi pour aider les élèves du collège (les « petits ») en difficulté. Pour eux, ce n’est pas trop contraignant car ils sentent chez moi l’empathie dont ils manquent souvent dans notre système scolaire.
L’an dernier, je voyais un élève de cinquième qui avait de très basses notes partout et dont j’ai eu l’impression qu’il était très intelligent. Il lui est arrivé plusieurs fois de me faire des cours sur la façon dont le système digestif dissocie les molécules, les différents types d’insectes et autres trucs ultra-sspécialisés de tous les genres…
Je me suis interrogé sur l’origine de ses problèmes de relation avec l’école et certains de mes collègues (que je n’apprécie pas non plus, on ne fait pas le même travail, ils oublient qu’ils ont des enfants en face d’eux et ça, je n’aime pas… mais alors pas du tout…). Et là, je me suis demandé : « Ne serait-ce pas un surdoué égaré ? ». Je ne connaissais rien au sujet, à part tous les a priori habituels… Et j’ai découvert tout un monde…
Ce que je viens d’écrire me fait penser à une citation de Jack London dans « Martin Eden » qui dit « Sur les rayons des bibliothèques, je vis un monde surgir de l’horizon ». En passant, je recommande la lecture de « Martin Eden » à tous les autodidactes (dont je suis) et à tous les autres. Et je le recommande aussi à tous les dévoreurs de livres (dont je suis) et à tous ceux qui se demandent quoi faire de bien utile avec ce qu’ils ont sous la casquette. Parce que Martin Eden est le clone du vrai Jack London et que la fin du roman donne à réfléchir… (Fin de l’aparté issu de la pensée en arborescence !).
… En tout cas, moi, je me suis immergé dans le monde des « zèbres ». Et petit à petit, je me suis demandé si je n’en étais pas un. Les indices s’accumulaient, alors en plus des commentaires sur les blogs, je me suis mis à livres les ouvrages que vous connaissez. Et là, plus je lisais et plus je me reconnaissais notamment l’hypersensibilité) et aussi plus cela m’éclairait sur des pans de mon passé quelque peu chaotique. Il fallait donc en avoir le cœur net.
Alors avoir lu tout un tas de commentaires dans les rubriques du style « QI or not QI ? », je me suis lancé. J’étais assez sûr de mon fait mais j’ai été très surpris par les résultats qui m’ont été communiqués hier. C’est un peu ce pourquoi je me lance aussi dans le témoignage.
J’en arrive au fait (enfin). La psychologue n’a pas pu calculer le QIT car, aux deux extrêmes, l’ICV est de 143 quand celui vitesse de traitement (ICV) est de 92. Pas rapide le garçon… Entre les deux, le quotient des deux catégories de subtests intermédiaires n’a pas non plus été calculé du fait de l’hétérogénéité. Si je résume ce que m’a dit la psychologue : La mémoire à court terme est très efficace quand on me fixe un objectif (15 pour le calcul) et beaucoup moins lorsqu’il s’agit juste de retenir pour retenir (9 pour les séries de chiffres). Pour le reste (matrices, puzzles…), c’est autour de 12/13. Ce sont surtout les tests de codes qui m’ont plombé…
J’ai l’impression d’être le champion toutes catégories de l’hétérogénéité (pas facile à dire et à écrire non plus). La réflexion a avancé d’un cran. Je ne me sens pas désemparé du tout, juste un peu perplexe mais il faut le temps que l’information fasse son chemin… Je suis en train de me demander ce que je vais faire de tout ça…
Lu un article rédigé par Jacques Grégoire
(LES INDICES DU WISC-IV ET LEUR INTERPRÉTATION)
« On ne peut donc pas considérer la note à l’IVT comme une mesure générale de la vitesse de traitement mental. Ainsi, la vitesse de traitement d’informations auditives n’est pas du tout évaluée par cet indice. Par ailleurs, celui-ci peut être influencé par des caractéristiques indépendantes de la vitesse de traitement mental, comme la vitesse de la performance graphomotrice et la maîtrise de l’écriture. L’IVT peut également être parasité par les troubles de l’attention et la dépression« .
Voici un début d’explication
.. Quant à savoir ce que vous allez faire de tout ça… il me semble que vous le faîtes déjà, de façon intuitive, en « sauvant » des gamins :).
je vous conseille à ce sujet la lecture du livre de Carlos Tinoco.
Quelle richesse que tous vos commentaires… Merci !
Pour en savoir plus, à lire « méditer, 108 leçons de pleine conscience », de Jon Kabat-Zinn. Il est vendu avec un CD d’entrainement avec la voix de Bernard Giraudeau. Cet acteur bien connu a beaucoup pratiqué la pleine conscience avant son décès. Il a acquis un apaisement et une sérénité, bien visibles dans ses derniers interviews (Youtube)
A propos de la pleine conscience
Après avoir vainement cherché une aide extérieure (psychiatres, psychologues) pour m’aider dans cette satanée différence d’adulte HP, il était temps de rechercher une aide à l’intérieur de moi. Je l’ai trouvée grâce à la « méditation de pleine conscience » (mindfullness)…et ça marche, croyez-moi! C’est une discipline quotidienne, fastidieuse au début, mais à la portée de tous. Les résultat ne sont pas immédiats, mais quand ils sont là, c’est un vrai bonheur de vivre. Résultat des courses: le mental apaisé, les automatismes désactivés, les toxines mentales éliminées, et surtout une réelle présence dans l’instant, une nouvelle façon d’être au monde, un ressenti modifié envers les autres. Il ne s’agit pas que d’une simple relaxation, mais d’une modification permanente et quotidienne d’appréhender le monde qui nous entoure.
Contrairement aux idées reçues, rien n’est jamais acquis définitivement. Grâce à la plasticité cérébrale (une découverte des neurosciences), notre cerveau est capable de modifier ses connexions. La méditation permet ce changement.
Je voulais vous faire partager cette découverte.
Bonne soirée à tous
Pour moi qui m’y suis essayée sans grand succès, j’ai une question : « discipline quotidienne, fastidieuse au début »
Combien de temps par jour et combien de temps dure le « début » ?
Les pures et durs proposent 45 min 6j sur 7!
Personnellement 15 à 20 min par jour me suffisent (et pas tous les jours!). Ces temps de méditation deviennent des moments « ressource » dans la journée.
Comme toujours, les poètes ont précédé les scientifiques dans la description
de la pleine conscience. Voilà une fort belle description de
l’écrivain autrichien Hugo von Hofmannsthaln (1874-1929), qui souligne
la dimension non verbale de cet état mental (extrait de la Lettre de
lord Chandos) :
« Depuis lors, je mène une existence que vous aurez du mal à concevoir,
je le crains, tant elle se déroule hors de l’esprit, sans une pensée ;
une existence qui diffère à peine de celle de mon voisin, de mes proches
et de la plupart des gentilshommes campagnards de ce royaume, et qui
n’est pas sans des instants de joie et d’enthousiasme. Il ne m’est pas aisé
d’esquisser pour vous de quoi sont faits ces moments heureux ; les mots
une fois de plus m’abandonnent. Car c’est quelque chose qui ne possè-
de aucun nom et d’ailleurs ne peut guère en recevoir, cela qui s’annonce
à moi dans ces instants, emplissant comme un vase n’importe quelle
apparence de mon entourage quotidien d’un flot débordant de vie
exaltée. Je ne peux attendre que vous me compreniez sans un exemple
et il me faut implorer votre indulgence pour la puérilité de ces évocations.
Un arrosoir, une herse à l’abandon dans un champ, un chien au
soleil, un cimetière misérable, un infirme, une petite maison de paysan,
tout cela peut devenir le réceptacle de mes révélations. Chacun de ces
objets, et mille autres semblables dont un œil ordinaire se détourne avec
une indifférence évidente, peut prendre pour moi soudain, en un
moment qu’il n’est nullement en mon pouvoir de provoquer, un caractè-
re sublime et si émouvant, que tous les mots, pour le traduire, me paraissent
trop pauvres. »
J’ai trouvé ça ici: http://christopheandre.com/meditation_CerveauPsycho_2010.pdf
Et je vis parfois la meme chose, mais comme le dit l’ecrivain, c’est absolument incontrolable, on est un peu dans le lacher de ruban que pronait Mathurine sur le chat.
Je crois que je me suis mise a la meditation de pleine conscience sans le savoir, il y a des années, après un très gros choc, un certain retour a ce que j’etais enfant. Mais il est vrai qu’autant cela parait simple quand on est dans cet etat, autant parfois c’est impossible de trouver le chemin.
Et je dois passer bien souvent passer pour une debile profonde, car ce genre de ressenti peut m’arriver n’importe quand, et j’imagine la tete que je dois avoir……
Merci Pouic pour cet extrait merveilleux, dont j’ignorais l’auteur.
Je vis souvent cela, ces moments particuliers d’une grâce particulière en laquelle je me sens être la vie, à n’ être plus rien ni personne, « diluée, juste un quelque chose qui vibre avec le tout. Je nomme cela la contemplation.
Comme quoi la sémantique agit un peu comme une trajectoire dans ce senti, et c’est bien là l’âme du poète qui vibre avec la beauté du verbe… (à mon sens)
Superbe, Pouic, ce texte…
Et tellement vrai, parfois, de ne pas retrouver le chemin de cette « béatitude ». C’est rageant, c’est frustrant et quand l’angoisse l’emporte au milieu de la partie noire de son intérieur, en viennent alors les larmes de chagrin et de fatigue de ne pouvoir se prélasser dans cette douceur ouverte.
La magie surgit à nouveau : dans ces rigoles d’eau salée ruisselant sur les joues, pointe alors un sourire d’apaisement… Ça y est, on y est revenu à cet état.
(ces derniers jours, j’ai trouvé un nouveau sujet de recherche : les larmes et leurs fonctions multiples…)
Merci Agnès, je viens de comprendre quelque chose, « le chagrin et la fatigue de ne pouvoir se prélasser dans cette douceur ouverte ». Ce manque oui de simplement pouvoir vivre, en toute fluidité, simplicité, vulnérabilité sans avoir à craindre quoi que ce soit, parce que tout est douceur, beauté, bienveillance, générosité, abondance de ce vivant. Dans mon senti, je vis cela avant de me laisser aller dans cette douceur ouverte, et je suis chaque fois surprise de l’angoisse qui précède ce moment, peut être cette partie noire intérieure qui agit ?
Merci à toutes et tous, j’apprécie ces moments de partages qui viennent de l’intérieur, même si ce n’est pas évident de verbaliser le senti. C’est agréable de lire les témoignages de chacun, et de savoir que d’autres aussi vivent naturellement ces mêmes sensations.
Merci a vous de me faire sentir moins seule .
Dominique, » n’etre plus rien ni personne », » diluée, juste un quelque chose qui vibre avec le tout ». Oui.
Agnès, » beatitude », cette sorte d’etat « magique » pas toujours a portée des sens. Oui.
🙂
Ou Préludes et fugues…
Car le début, le commencement, c’est tellement grisant.
Puis vient la fuite et toutes ses formes harmonieuses filantes, inversées, en contre-point ou mélodies complexes.
J’ai l’impression qu’en entendant « Discipline quotidienne et fastidieuse », on rentre dans un écueil.
Ce n’est pas tant la durée quotidienne qui importe mais comme pour tout, c’est l’intensité et ce que l’on en ressort.
En fait, je me suis rendue compte que cet état de « pleine conscience », je l’avais expérimenté déjà depuis ma tendre enfance.
C’est plus une connaissance de ces mécanismes et de leur canalisation particulière qui s’opère.
Le tout est d’être un « moi » dans l’Ouverture.
On peut parcourir une journée entière en pleine conscience, comme un dimanche total, avec une subtile lenteur que seul soi-même mesure et alors, effectivement, le calme qui en ressort semble être un catalyseur de force et de paix intérieure.
C’est un peu commencer une ballade dans la campagne et aller au grès de la nature. D’ailleurs, marcher donne un rythme de balancier très approprié pour la méditation.
Et comme dit Civado : Ça marche ! Car c’est simple mais d’une complexité étonnante.
… En fait la marche est bel et bien une forme de méditation, nommée « marche méditative » ou « méditation en marchant », dépendant des auteurs et des traductions…
Je la pratique le plus souvent possible, dans la nature et en solitude. Très souvent, elle m’a offert de très belles visions, très claires et profondément régénératrices. Toujours, ensuite, je suis centrée, calme, restaurée, énergisée, purifiée. Je n’obéis à aucune règle édictée: le rythme de mon corps, ses besoins (lumière, chaleur, temps de marche, vitesse, silence, e nature du terrain, paysages, etc) sont mes seuls guides et à partir de là l’esprit, la raison, la conscience arrêtent de tourner comme des imbéciles, se mettent quasi immédiatement en veilleuse, pour mon plus grand bonheur…
Comment vous dire ? Je n’ai jamais appris cette marche méditative, elle s’est imposée à moi, tout naturellement, un peu comme respirer, comme une autre manifestation de mon corps.
Méditer assise par contre ne me convient nullement.
Chan
Bonjour à toutes et tous,
Merci à Civado et Agnès de leurs partages qui nous rappellent à chacun et tous, que les solutions à mettre en pratique sont comme cette sacrée pensée en arborescence, elles sont multiples et doivent être elles-aussi reliées entre elles pour donner du sens au but motivant recherché avec soi, et plus précisément à l’intérieur de soi, en développant la nécessaire acceptation de ce monde comme il est, ce qui ne signifie pas pour autant être d’accord avec ce qui se passe dans ce monde.
En ce qui concerne la méditation, et pour être une adepte de longue date, je peux témoigner que bien des formes de méditation de pleine conscience sont possibles, et là encore, à mon sens il y a nécessité d’être conscient de soi, avec un objectif de vie intérieure, c’est à dire aller au delà du « résultat » annoncé dans toutes sortes de littérature et de témoignages, car tant que le mental « gouvernant » met en place un résultat à atteindre, le confort intérieur est peu significatif, et fugace.
Alors Cécile, je ne réponds pas pour Civado, mais je vous fais part de mes propres expériences au fil des années (plus de 20 ans).
J’ai d’abord pratiqué la méditation silencieuse, en posture statique confortable (mon bassin ne me permet pas la posture du lotus), donc je médite assise à « l égyptienne », en étant simplement centrée sur ma respiration et le senti dans tous mon corps. Préalablement, je fais ma demande à l’univers pour l’aide que je veux recevoir, et c’est encore la même aujourd’hui, de trouver en moi la complétude nécessaire à accueillir chaque instant et apprendre de mon expérience humaine.
J’ai commencé par 2 fois 20 mn par jour, milieu de journée et fin de journée, et observé des résultats après 6 semaines, au sens ou ce besoin de silence et de calme « m’appelait de l’intérieur » à parfois rester plus d’une heure dans ce « vide total » qui apaise. Il est important de laisser passer les pensées sans y mettre quoi que ce soit d’attention, d’énergie les premiers mois de pratique.
A l’époque, je ne travaillais plus en extérieur, et j’avais donc la flexibilité du temps. Il est à mon sens nécessaire de « prendre rendez-vous avec soi », comme un engagement souple, bienveillant, sans obligation ni contrainte, pour simplement s’adonner à une respiration de vie.
Le piège à surveiller est d’observer ses pensées lorsqu’il y a manquement, de façon à ne pas basculer dans l’auto-jugement ou la culpabilité, et là notre degré d’exigence avec nous-mêmes varie d’un individu à un autre. Un autre piège est d’arrêter la pratique dès que ça va mieux. Lorsque cela se produit, il est toutefois aisé de retrouver ce calme intérieur dès la reprise.
En fonction de ce que je traverse au quotidien, et de comment je comprends mon fonctionnement intérieur, je formule ma demande avec plus de précision.
D’une façon globale, et de part mon histoire de vie, ce que j’ai besoin de développer en permanence, c’est la sécurisation intérieure dans ce corps physique, et ce alors que la pratique méditative régulière augmente considérablement la finesse de mes sens (paradoxal car la paix qui se développe en moi agit aussi à nouveau sur l’angoisse locale qui se libère davantage pour est transcendée). Cela n’est pas dit explicitement dans les livres. La méditation génère une ouverture pour libérer « l’ancien », donc il est fréquent de passer par des moments plus douloureux encore car c’est la guérison qui est en oeuvre, et souvent le mental refuse ce nouvel inconfort.
Pour en revenir au temps, 4 mois m’ont été nécessaires pour observer des transformations durables, notamment dans le vécu des émotions, que je pouvais accueillir plus facilement avec une sensation de ralenti pour me donner le temps de respirer plutôt que de me laisser emporter par la vitesse de la compulsion (la conséquence des croyances, mémoires conditionnements etc….).
Je constate au fil des années que cette pratique aide considérablement à se découvrir soi, à se connaître de façon subtile, et qu’il est nécessaire de lâcher prise d’avec tout « résultat mentalement défini » du genre je pratique ceci pour cela. Certes il y a la grande loi de cause à effet, toutefois il est préférable de se définir un but motivant, le plus « vague » possible (pour moi cela donne : je souhaite accueillir la vie comme un souffle, et devenir un petit souffle dans le grand souffle de la vie) et de rester aligné avec ce but motivant sans pour autant définir rationnellement les choses, intellectualiser.
C’est peut-être cela qui rebute beaucoup, car notre mental veut sans arrêt « contrôler » les choses, alors que la méditation est au contraire un total abandon à l’inconnu intérieur, et l’ouverture sur quelque chose d’autre avec soi pour d’une certaine façon se « laisser créer » par le grand soi.
Outre la posture statique, il y a maintes façons de méditer au quotidien.
Aller marcher dans le silence, et sentir de l’intérieur tout ce qui se passe dans le corps à chaque pas, tout en restant à l’écoute des ressentis extérieurs, chant des oiseaux, vent qui caresse le visage, bruits environnants, odeurs etc.. Là nous avons l’avantage de notre hyper-sensibilité, car elle nous permet de nous connecter à la Terre-mère de façon immédiate, et de lâcher immédiatement le mental pour simplement sentir et ressentir. Le silence intérieur s’impose de lui-même, et le calme est au rendez-vous.
Lors de la préparation d’un repas, en faisant le ménage, en se lavant les mains, en prenant sa douche, en se passant une huile sur le corps, en faisant un coloriage, un mandala, de l’argile, de la peinture, de la couture, bref toutes les activités qui ne réclament pas l’intervention de la réflexion consciente sont des temps de méditation de pleine conscience, à pratiquer au ralenti dans les premières semaines pour développer cette présence consciente.
Cela s’étend aussi à tout ressenti dans n’importe quelle expérience, du moment qu’on soit seul avec soi, sans perturbation extérieure, musique, télé, bruits de fonds en général. C’est vivre l’instant avec le corps, déplacer la conscience dans le ressenti du corps.
Très efficace aussi le yoga, le qi gong, la danse expressive (pas de recherche de technique, simplement aller avec le corps, laisser le corps se mouvoir au son de la musique, car c’est une façon de faire alliance avec soi, « d’habiter » chaque cellule du corps.
D’une façon globale, je dirais que j’ai « perdu » beaucoup d’années, à être sans arrêt dans ce besoin de parfait (vivre avec ce décalage comme si j’étais comme n’importe quelle autre personne), avec cette attitude de viser l’excellence en me focalisant sur ce que je voulais atteindre, et plus précisément sur ce que ma pensée avait fabriqué comme un confort possible, et en insistant sur le fait que je devais y arriver puisque j’ai ce haut potentiel. En vérité, ce que j’ai mis en mouvement, c’est une résistance permanente, à rester dans une sorte de lutte non consciente contre cette hyper-sensibilité, un besoin de la contrôler avec l’idée que j’irais mieux, ce qui s’est produit au fil du temps, de façon temporaire, pour sans arrêt sombrer plus bas encore à la moindre épreuve extérieure, et « pester » davantage contre moi-même d’être incapable de vivre dans ce monde.
Depuis que j’ai pris le temps de comprendre les conséquences de cette singularité, et de cette pensée arborescente, et que je me focalise sur l’acceptation de ce qui est, tant en moi, qu’à l’extérieur, je continue de pratiquer la méditation silencieuse, en statique, en mouvement, et par l’écriture.
J’ai un carnet que je nomme « vie en conscience », et je mixe silence intérieur et « respiration verbale ». J’écris de façon quotidienne lorsque je ressens que l’agitation refait surface, que l’angoisse revient, que je me décale dans mon sommeil, pendant 30mn à 2h, pour simplement exprimer ce que je ressens, ce que je vis, ce qui me traverse, comme si j’arrivais dans ce corps et ce monde, et que je faisais un rapport détaillé de tout ce qui se produit dans la résonance. Je le fais également parce que j’en ressens le besoin, même si je suis très paisible. Là encore, c’est un instant de pleine présence, de pleine conscience, qui me permet de sentir comment l’énergie circule dans le corps, et de venir fusionner avec l’émotion qui passe. Je suis parfois émue de la beauté de ce que j’écris, à sentir que le verbe agit comme un baume guérisseur.
Au delà, je me sens revitalisée, en paix, comme lavée de l’intérieur de toutes ces vieilles pensées et mémoires, et j’ai le goût d’aller plus loin, même si mon quotidien n’a rien d’enviable.
Donc en conclusion, je vais simplement dire qu’il est nécessaire de dissoudre cette croyance qui consiste à s’accrocher à l’idée de trouver la recette miracle, la méditation idéale, ou le thérapeute parfait, ou le maitre de ceci ou de cela qui va tout résoudre pour soi. C’est un leurre, et c’est aussi un automatisme profondément ancré en nous tant nous sommes habitués de tout petit à recevoir l’aide de l’extérieur. Certes elle est nécessaire, et complémentaire à un chemin intérieur qui commence avec l’acceptation (tout un programme à plein de niveaux intérieurs), et la souplesse de l’instant, c’est à dire accueillir que chaque expérience est une opportunité à se connaître et apprendre à recevoir l’enseignement subtil, le fameux « connais-toi toi-même et tu connaîtrais l’univers et les dieux.
C’est peut-être cela une vie spirituelle véritable, être pleinement conscient-vivant de chaque instant, chaque parole, chaque pensée, chaque action, chaque émotion, et aller avec, s’aimer comme cela est, au delà de tout jugement, de toute attente, pour créer avec soi un monde intérieur ressource et refuge quand le monde extérieur est trop agité.
De plus en plus, je découvre le bonheur de cette sur-efficience, et pourtant je connais encore des moments de tempêtes intérieures, de l’angoisse toujours puisque ma situation de vie est très précaire, et j’accueille cela comme la météo extérieure, en respectant mes besoins véritables, avec le plaisir de découvrir davantage les sensations de paix et de complétude à chaque respiration, et la conscience que mon mental a vite fait de m’embarquer dans des projections anxiogènes.
En reliant les différentes pratiques comme la pensée est reliée, je restaure progressivement la « continuité intérieure », comme une rivière qui coule, et je continue d’explorer de nouvelles pratiques, à vous dire Cécile, jusqu’au dernier de mes jours, je pratiquerai la présence dans l’instant jusqu’à accueillir chaque pensée comme elle se présente, et lâcher prise.
Le plus difficile c’est peut-être cela, trouver en soi comment réguler cet océan d’idées et de réflexions fulgurantes, et surtout l’ajuster avec le corps qui fonctionne sur un tout autre rythme. L’écriture a donc l’avantage de produire cet ajustement puisque la main va bien plus lentement que la pensée (écart considérable mis en évidence au wais IV 150 -118).
Pratiquer avec le senti régulier de la respiration, c’est peut-être la façon la plus simple de méditer au quotidien, sans se soucier du temps passé à le vivre.
La pratique silencieuse en statique reste pour moi la plus puissante en terme de conséquences, car au fil des années, elle me permet de me réajuster rapidement, en acceptant pleinement de « descendre » dans les grosses turbulences intérieures de la révolte qui me traverse. Bien sûr l’histoire de vie influence grandement le temps nécessaire à se guérir soi, tant des blessures que des croyances accumulées et nourries d’énergie.
Alors belle découverte à toutes et tous, et pour finir avec ce long message, un simple verbe, persévérer, au sens faire des petits pas chaque jour, sans se soucier du résultat. Le bonheur est le chemin, même dans les moments de « malheur », car en vérité c’est la pensée qui s’arrête à la « texture intérieure » malheur, et entretient le mal être. C’est pour moi le plus bel enseignement de la méditation, à faire vibrer jusqu’à la conscience cellulaire, sans me soucier du nombre d’années que cela demande, car chaque senti de paix renouvelé génère le bonheur de chaque instant, aussi petit soit-il.
Merci Dominique pour ton magnifique témoignage. Je te rejoins à 100% dans tes propos.
La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Elle nous entraine souvent dans des cascades, des remous et des tourbillons. Pratiquer la pleine conscience, c’est sortir de ce fleuve, s’asseoir sur sa berge et le contempler avec bienveillance, sans jugement.
There is no way to happiness, happiness is the way!
La vie nous entraîne aussi dans des marécages glauques où le temps s’arrête, qui fourmillent de monstres récupérateurs / sauveurs parmi lesquels le pervers narcissique s’acharne avec jouissance à nous enliser davantage, réunir le peu d’énergie qui nous reste pour fuir relève de l’exploit le plus héroïque, reprendre des forces, faire le deuil de ce temps perdu, alors seulement s’asseoir et contempler avec bienveillance, pour ma part ce sera sur une plage de sable fin au bord de l’océan.
Oui, Gilou, c’est vrai. Nous sommes fragiles, et souvent la proie de prédateurs pervers, il faut bien le savoir!
Suite aux posts echangés sur la meditation consciente, plusieurs interrogations……
Cecile m’a transmis des liens sur le choc traumatique il y a quelques temps ( j’en ai subi deux violents en 13 ans), et j’ai pu lire qu’un des symptomes etait un etat « mystique », entre autre. Les sensations de « beatitude », « magique », je les ai vecu ,mais en continu, 24h sur 24, durant une periode ( sans en parler a quiconque, consciente malgré tout du coté » pas normal », mais incapable de communiquer sur cet etat, de peur de me » desintegrer sur place », vraiment ).
Et puis avec le temps, c’est redevenu comme dans mon enfance, juste par moment, comme le decrit l’evrivain dans le texte.
Donc ma question: cette sensation ne serait-elle pas du a une violence psy ( Dominique, Agnès, vous parlez d’une intense souffrance juste avant), du a notre hyper-sensibilité?Sans aller jusqu’au choc traumatique, mais de petites violence au quotidien? Donc capacité hors norme, ou incapacité a vivre des choses courantes pour la plupart des gens? Les deux, surement, d’ou ces sensations de decalage permanent, reaction a tout, et en meme temps capable de supporter des trucs incroyables, de rebondir dans la seconde qui suit…..
Et sinon, je ne suis pas testée, et depuis hier, je sais que je ne le ferais jamais, me predisant moi-meme des resultats catastrophiques: devant me rendre dans un organisme impressionnant pour moi a de multiples niveaux, je suis restée keblo dans le sas d’entrée. J’ai reperé de suite une difference entre l’explication donnée sur un panneau a coté de la sonnette, et plutot que d’agir en fonction de ce que j’ai remarqué , je me suis perdu en conjectures diverses ( mais qui a ecrit ce truc, pourquoi, est-ce un test, est-ce que le gardien est sadique ou alors il s’ennuie et passe un peu le temps comme ça, ah oui, ça doit pas etre marrant comme job, oui , mais bon, c’est tranquillou quand meme…) Au bout de quelques secondes , j’ai appuyé sur l’interphone, et le gardien m’a confirmé ce que j’avais remarqué sans l’appliquer, stressée et n’arrivant pas a depasser les consignes ecrites).
Alors, surdouée ou un peu handicapée du coté du mental????
Pour revenir sur l’episode du sas d’entrée, le bouton sur lequel il fallait appuyer etait orné d’une cloche, donc bien entendu me sont aussi passés dans la tete quelques trucs sur le fait que Paques approchait et que d’une façon très globale je me sentais très cloche et que j’avais très peur que les autres s’en aperçoivent, et que pas de bol, c’etait le cas au moment précis. Pfffff
Très jolie metaphore sur la pleine conscience, Civado, c’est tout a fait ça. Jusqu’ici ça me tombait dessus un peu par hasard, par necessité inconsciente en periode difficile. Mais en sachant qu’une discipline permet d’y acceder , c’est plus facile d’y acceder pour moi, sans aller jusqu’a la discipline ( lire le mot me donne des sueurs froides dans le dos, meme si d’une autre façon je m’applique des methodes surement plus dures 😉 ).
Un peu la sensation de « squatter » le blog de Cecile, desolée, mais ça me soulage un peu dans une periode compliquée.
Bonsoir à tous,
Je rentre tout juste de cette « expertise » programmée en toute hâte par mon employeur, donc pas si attendue que cela au finale.
Les heures qui ont précédé ont été une fois de plus quasi « calcinantes » pour ma tendre âme tant écorchée. Mais je ne lui ai pas lâché la main, je l’ai dorloté malgré un orage fort violent hier soir avec mon compagnon. Je l’ai même nourri tout ce jour alors que je n’imaginais pas un instant pouvoir lui donner une miette.
J’ai pourtant écrit presque quatre heure d’affilée…
Mais tout d’abord, Merci Dominique, pour ce texte régénérant ! C’est exactement l’effet qu’il m’a fait en le lisant. Je l’ai laissé me pénétrer aussi profondément qu’une goutte de rosée vivace et elle est venue parfaire cet après rendez-vous qui aurait pu être assassin (je pense même pouvoir dire que le psy qui m’a reçue est en bien moins bon état que moi !).
Alors oui Dominique, dans l’écriture, il y a ce temps de méditation. Et lorsque je lis tes mots, je reviens à mes premières plumes que j’utilisais sans le savoir de façon thérapeutique. C’est surtout à l’âge de 12 ans que j’ai commencé à tout écrire. Toujours avec un regard très photographique pour être au plus proche de ma réalité.
Et ce matin, alors que j’entamais une nouvelle page de mon traitement de texte, je me suis rappelé une époque assez proche où je ne pouvais m’endormir sans avoir écrit au moins mes deux heures bien tassées.
Mais à ce moment là, j’écrivais toujours avec un casque sur les oreilles et sous l’emprise de l’alcool.
Cela fait maintenant deux ans que j’ai dit au revoir à cette fausse alliée-poison et depuis, je n’écris que dans le silence.
Mais il m’aura encore fallu ce début d’année douloureux pour revenir à mon naturel.
Maintenant, en y prêtant plus attention, et surtout à la lumière de Dominique, laisser dérouler la pensée sur un écran et voire prendre forme les mélodies du verbe a quelque chose d’envoûtant ; on atteint très vite un état second. Dès lors, la sensibilité peut s’exprimer, s’extirper de son écrin dorée, de sa prison étouffante. Tout est là intact, au milieu de l’unique et de l’universel.
Par ailleurs, Pouic, que fait-on face à un choc psychique causé par une agression violente ? Normalement, le cerveau humain (le reptilien) fait le nécessaire pour déclencher d’une part le focal de la situation et d’autre part le réflexe de fuite et de sauvegarde. Bizarrement, il semble que la peur ne viennent qu’une fois que les muscles ont emmené ailleurs le véhicule corporel.
Que se passe-t-il si l’émotion vient avant la réaction, soit, en fait, plus rapide que celle-ci ? Je crois que l’effet s’inverse et que le temps s’arrête. Il se crée alors une sorte de dédoublement, une schizophrénie vitale qui va alors observer, observer et encore observer. Bien entendu, le corps reste là, béant, encaissant les coups dans son esprit. J’ai presque envie de dire que la caméra tourne malgré l’opérateur et le fait de manière compulsive pour tout stocker et éventuellement le ressortir ultérieurement, si besoin est.
Cela me ramène à une discussion que j’avais eu avec mon fils de 14 ans sur la douleur psychique. Il lui semblait qu’accepter de survivre à une telle douleur relève de la folie et qu’il est plus sain d’y déroger que de l’intégrer et la dépasser… Oups, là je me suis complètement égarée et désolée, Cécile, je monopolise à mon tour votre blog. Mais idem que Pouic, j’en ai gros sur la patate en ce moment, tellement longtemps que je lutte pour garder la tête hors de l’eau.
En tout cas, la pleine conscience m’a bercé encore bien plus que je ne l’imaginais alors que je retenais tous les détails du cabinet de ce thérapeute corrompu. J’ai beaucoup aimé sa collection de carafes en cristal, bien rangée dans un super vaisselier style empire. Sur son bureau d’ébène sombre, il y avait une boite en marqueterie, avec une girafe blanche d’ivoire. Tous les tableaux semblaient venir d’un même peintre et représentaient merveilleusement bien les beaux rivages du bassin arcachonnais. J’ai entendu les vagues et le bruit de l’eau a su étancher la soif de mon cerveau bouillonnant.
J’ai accueilli le moment. J’ai regardé passé les mots. Et ce soir, je suis là.
Bonne nuit à tous
Agnès
Oui, l’etat de sideration….. Terrible!!!! On voit ce qui se passe, mais on ne peut pas agir, impossible…… Bloquée. Et en meme temps il y a tellement de choses qui viennent en tete, que c’est impossible de faire le tri. Donc on continue a vivre ( on doit d’ailleurs passer pour un monstre, mais si ils savaient ce qui se passe dans la tete!!!), parce qu’il faut sauver les meubles….
En meme temps, je trouve que c’est un mecanisme bien utile ( une sorte de disjonction, mais pas tout a fait petage de cable, car il y a le pilotage automatique qui se met en route, pour le minimum vital) , c’est comme si le cerveau se shootait tout seul ( de toute façon on est incapable d’en parler, donc inutile de penser aller voir un medecin pour des medocs, c’est impossible ). C’etait vraiment comme si tout se faisait tout seul. Enfin la sensation de pas controler grand chose.
Aujourd’hui, je reprends contact avec la vie réelle peu à peu, mais les degats sont enormes.
Bon, allez, on va dire tant pis, je suis en vie, c’est surement ça le plus important, le reste, ben ils me mangeront a la sauce qu’ils voudront, c’est plus très grave…. 🙂
Bon, je rappelle que pour les personnes ayant subi pas mal de traumatismes, il y a l’excellent ouvrage « Le soi hanté » http://superieur.deboeck.com/titres/29086_3/9782804160456-le-soi-hante.html et la bonne nouvelle, c’est que la « suite », qui donne des conseils pratiques, a enfin été traduite en français http://superieur.deboeck.com/titres/131032_3/9782804185237-gerer-la-dissociation-d-origine-traumatique.html
Difficile de trouver un-e psy vraiment compétent-e pour les personnes gravement traumatisées, ces bouquins peuvent soulager beaucoup et aider un peu.
Oui, merci Tournevis, tu as souvent parlé de ce livre et de ses bienfaits. Des que j’ai trois francs six sous, je l’achète.
En meme temps, comme je le disais, on arrive a faire le chemin seul, et le plus souvent il n’y a que ça comme solution, c’est tellement etrange qu’on ne se voit pas en parler a quelqu’un . Alors on fait le travail de reparation soi-meme, en sachant que l’on sera radicalement different sans pouvoir en parler aux autres, sans pouvoir leur faire comprendre la transformation interieur (impossible de donner les clefs ils ne voient pas les portes) le retour a soi indispensable. Reste a trouver un nouveau chemin ou ce changement pourra se vivre sans heurt, sans culpabilté d’etre autre.
Mais comme il y a toujours un coté positif a tout malheur, je dirais aussi que cela m’a amené sur des rives de la vie que je ne soupçonnais meme pas, des perceptions incroyables, une vue encore plus affutée lorsque tout s’apaise enfin. j’ai beaucoup appris de tout ça.
Bonjour à toutes et à tous,
Voici quelques jours que je parcours ce blog, après avoir lu le livre de Cécile (encore merci, Cécile, pour cet ouvrage clé-pilier).
J’ai l’envie incessante (sic) de répondre ici et là et un peu partout.
A cet instant, et dans le maintenant de mon quotidien, la question de l’aide, de la quête du thérapeute m’interpelle tout particulièrement.
En effet, à 48 piges bien tassées, j’ai déjà poussé bon nombre de portes afin de travailler sur mon « intérieur ». Souvent, ce fut bref, très bref. Une fois, par nécessité me semblait-il, j’ai « tenu » quatre années avec un psychiatre, qui ma foi, m’avait permis d’avancer. J’étais allée le voir car je traînais depuis plusieurs mois une sorte de dépression résultant d’un baby blues non résolu (m’avait-on dit…). Je me souviens de ma première séance : bêtement, je n’avais pas réussi à ouvrir le portail de l’immeuble ; m’en était pris une panique dingue en pensant que c’était un mauvais signe. Et après quelques longues minutes d’immobilisation complète au milieu de la rue (j’imagine que les gens qui m’ont vue à ce moment, ont du se poser quelques questions sur mon état mental), j’ai décroché mon téléphone en me convaincant que c’était pas tant le thérapeute qui était important mais ma démarche personnelle. Je m’étais conditionnée à ne pas trop le regarder, l’analyser, ne pas rentrer dans la séduction, etc. Bref, ce que j’en retiens de ces séances, principalement et presque malheureusement, c’est que je ne lui ai fait part que d’un petit quart de ce qu’il y avait dans ma tête et j’ai bien retenu sa question récurrente : « vous êtes seule, pourquoi l’êtes-vous autant ? ».
Bref, il y a cinq ans, suite à un cataclysme professionnel (je dirais mon troisième et avant-dernier), j’ai pu rencontrer Claire, psychologue clinicienne. Dans le dispositif que j’avais monté, seule, pour des patients atteints de cancer, j’avais un tuteur psychologique qui m’avait orientée vers elle lorsqu’elle avait senti chez moi les prémices d’un effondrement psychique.
Grâce à cette thérapie, j’ai pu retrouver un équilibre, une certaine sérénité. Puis, le calme étant fort plaisant, j’ai continué à gambader joyeusement dans ma vie proprement réorganisée… sur des fondations encore bien en souffrance.
Il y a deux ans, j’ai vécu une agression à mon travail et en suivant, j’ai vite repris contact avec elle.
Quelle bonheur d’aller à ces séances ! Je vais voir Claire… Quelle jolie phrase. Je sais, je sens, je vois dans nos échanges, la patience, la bienveillance, l’attention toute particulière, la prise en compte de ma singularité, la revalorisation.
Tout récemment, j’ai à nouveau sombré dans un fort épisode de dépression sous teinte d’idées suicidaires. Oh, pas celles d’arrêter de vivre, non ! Car ma petite flamme interne ressemble à ce citron dont je fais perpétuellement des litres de limonades. Non, celles bien gluantes qui lancinent derrière le crâne à la base du cou, qui font hurler intérieurement tellement la douleur se répand au travers de toute ma sensibilité, ce besoin impérieux de vouloir que tout s’arrête, tout débrancher, pour ne plus entendre aucun son, ne plus voir aucune lumière…
J’ai pu alors poser mes valises dans un établissement, sur des journées uniquement, établissement recevant des personnes en dépression. Bien que j’y ai trouvé tout un arsenal d’outils pour remonter à la surface, on m’a plusieurs fois conseilleé de ne plus m’éparpiller et donc, de laisser tomber ma psy-(trop chologue et pas assez chiatre apparemment). Quelle dinguerie ! Encore tout un grand n’importe quoi, comme tant de fois je rencontre. Mais, comme d’habitude, je suis restée têtue et j’ai affirmé haut et fort que pour rien au monde, je n’arrêterais cette rencontre hebdomadaire. Finalement, ma prise en charge s’étant finie plus que rapidement, j’ai été orientée vers un psychiatre, avec comme corde à son arc : la méditation plein conscience.
Je ne l’ai rencontré que deux fois, mais j’ai déjà perçu chez lui que l’on était dans un chemin possible. J’ai mis sur le tapis direct mon analyse de ces dernières semaines, à savoir mon regard sur une facette de moi, que je suis peut-être bien la seule à m’évertuer à ne pas voir, qui pourrait bien être HP…
Alors comment aider ? Où comment s’aider ? Car l’aide vient de l’extérieur, bien évidemment, mais aussi de soi, du regard que l’on porte sur soi, de toutes ces tentacules qui partent de nous pour rentrer en contact, de cette persévérance à ne pas se « cuter » quand on n’est plus connecté (connect / to cut). Dans cette bienveillance et cette gratitude à notre égard qui permet de trouver toujours, partout, une parcelle de joie pour rire, avoir une seconde de plaisir.
Enfin, j’ai fait une rencontre magnifique à l’automne 2013. D’ailleurs, Claire y est pour beaucoup puisque c’est elle qui me l’a conseillée : une petite sorcière ! Hahaha, me direz-vous, encore un truc de charlatan ? Que néni… Elle est ostéopathe, médecin Ayurvédique. Qu’est-ce donc que cela ? L’Ayurvéda est une médecine indienne ancestrale. Tout n’est que bon sens, biologie, physiologie, connaissance de l’organisme et, surtout, acceptation et prise en compte de son corps comme véhicule précieux à son esprit.
Comme je le marque plus haut, je n’en suis qu’au début d’une exploration mentale qui me hante depuis si longtemps. Même si je sais qu’autour de moi se trouvent de réels piliers en des personnes très aimantes, je reste dans une mélancolie parfois amère, à avoir posé tant de questions sans en avoir le sens.
Je me sens toutefois plus légère car j’entrevois de nouveaux horizons et je commence petit à petit à sortir de ma tanière pour voir, sans me montrer forcément. Je suis aussi beaucoup moins seule de saisir que même si je fonctionne différemment, il existe des personnes à qui je ressemble, et de ce fait, je sors de mon isolement maladif.
J’espère n’avoir pas été trop longue (quoi que… désolée) et je vous souhaite à tous une très bonne fin d’après-midi.
Agnès
Bonjour à toutes et tous,
Par rapport à ce sujet, je voudrais profiter du post de kawabunga et de celui de Cécile Bost pour poser la question suivante.
Concernant les professionnels réellement sensibilisés à la question de la douance, car c’est réellement ma crainte, serait il possible de savoir quel thérapeute vous Cécile, vous a donner satisfaction et vous a semblé réellement compétent ?
Jean charles TERRASSIER et Arielle ADDA semblaient être des valeurs sûres car apparemment incontestablement compétents. Mais spécialisés à l’études des enfants et ados. Or il me semble plus judicieux, dans mon cas, de se référer à un thérapeute pour adulte.
Et surtout qui ait un bagage supérieur que 2 jours ( 2 x 7 heures) de formation au WAIS 4.
Merci en tout cas pour ce blog très instructif. Et en espérant que vous trouvez le temps de me répondre. ( Si bien sur cela n’a pas déjà été dit et sue ca m’ait échappé )
Bonsoir yopolop
Je ne pourrai répondre à votre question : l’alliance thérapeutique est vraiment une affaire personnelle. C’est à dire que le thérapeute qui convient à l’un(e) ne conviendra pas forcément à l’autre.
Quant aux « ténors » que vous citez, je peux vous assurer qu’Arielle Adda reçoit également des adultes. Mais il est vrai qu’elle est très sollicitée.
Si vous m’indiquez la région dans laquelle vous habitez, je peux vous transmettre les coordonnées de quelques thérapeutes qui m’ont été recommandés par les lecteurs de Talentdifferent.
Bonjour à tous!
En lisant vos commentaires je me laisse à penser que le quotidien d’un HP ne sera jamais simple mais que des solutions existe pour tenter de trouver un certain équilibre, comme: la création, l’indulgence personnelle ou encore l’aide d’un professionnel qualifié.. que d’espoir!
j’ai lu ce blog de long, en large et en travers depuis quelques mois. Je tiens à remercier Cécile Bost pour ce blog qui apporte de nombreuses pistes de réflexion. Je n’ai pas encore lu votre livre mais ce site est le plus constructif que j’ai trouvé sur le sujet jusqu’à aujourd’hui.
Je remercie également Stéphanie Aubertin pour ses articles sur les test de QI, éclairés et éclairants.
Et aussi un grand merci à toutes les personnes qui post sur ce site, qui partage leurs vécu et débattent en bonne intelligence.(chose franchement incroyable sur internet!)
J’ai toujours eu l’impression que ça n’allait pas chez moi sans savoir ce qui n’allait pas; Comment, en ayant eu autant de bases solide dans ma vie, pouvais-je me retrouver sans cesse dans des cercles vicieux négatifs… J’ai toujours eu envie d’aller voir un psy, et on m’a plusieurs fois conseillé d’en voir un, mais pour leurs dire quoi?
« Bonjour, je suis triste pouvez vous m’aider? »
Et un soir que je traine sur internet, PAF! je tombe sur un article sur les « surdoués » et je pleure un bon coup. Je passe la nuit entière à lire tous les articles possible et imaginable sur le sujet et au matin, avec des cernes qui prennent la moitié du visage, je me décide: « je vais aller voir un psy! »
ne sachant pas à qui m’adresser on me conseille le centre médico-psychologique (« il y a plusieurs spécialistes, tu trouvera surement quelqu’un qui te conviendra » ok c’est parti) Je me pointe et on m’explique que je dois d’abord avoir un rendez avec un un infirmier qui va évaluer la situation. Ah bon, ok. c’est parti pour le déballage de tous les soucis qui me font souffrir depuis si longtemps et qui prennent enfin une explication cohérente. Bien sure je ne parle pas de ma révélation sur le surdouement, c’est lui le psy, c’est à lui de juger.
Conclusion « Vous avez une famille qui vous soutient, des amis, une relation amoureuse stable et des perspectives professionnelles… Je vais vous paraitre un peu cru mais, à part si vous me dite que vous avez été violé dans votre enfance, je ne vois pas le problème! C’est votre crise d’adolescence qui n’est pas finie » mais j’ai 22 ans, je dois attendre combien de temps pour que ça s’arrête?
Je repart après 20 minutes de sanglots dans ma voiture et je décide de clore définitivement le dossier « le jour ou j’ai cru avoir un gros cerveau et ou m’a diagnostiqué pauvre petit ado attardé »
Seulement au bout de quelques semaines je retombe dans des comportements destructeurs et quand tout tes proches te disent « va voir un psy » je me décide à y retourner. Mais cette fois j’ai compris, les psychiatre s’occupent des maladies mentales, allons voir un psychologue : peut être pourra t’il m’aider dans mes petit soucis égocentrique de jeune en voie de développement?
Verdict de l’entretient préliminaire « Vous devriez passer un test de Qi avant qu’on ne commence le travail ça vous aidera à vous comprendre mieux » j’ai failli tomber de mon fauteuil…
Et donc ça fait des mois que je lis sur le sujet et j’ai passé le fameux test dont j’aurai les résultats demain. Etant fan de ce site, je me suis dit qu’il valait mieux poster tout de suite avant qu’on ne me dise une seconde fois « ah bah non enfaite on s’est trompé vous n’avez rien de spécial qui peut expliquer vos difficultés, vous êtes juste un inadapté »
Désolé du pavé et des très certaines fautes de français, merci à ceux qui liront mon épanchement expansif jusqu’au bout et merci à tous pour toutes vos participations à ce blog. Que je sois ou non HP, vous lire à été un vrai plaisir et m’a beaucoup aidé. Mille merci
Alors ? Alors ? Alors ? 🙂
Bon bah voila, c’est officiel
QIT incalculable avec
ICV 133
IRP 132
IMT 114
IVT 100
Ça y est, je suis officiellement un HP bon pour l’HP!
Bon le décalage je m’y attendais les test chronométrés c’était mort d’avance… (j’avais comme projet de gratter un peu du coté de la dyspraxie de toute façon) mais la mémoire ça me déçois un peu. D’un autre coté évaluer la mémoire uniquement sur des chiffres, c’est un peu dur vu ma profonde haine des chiffres.
C’est drôle d’ailleurs j’ai lu sur ce forum qu’il y avait quelques personnes fâchées avec les maths et douées pour retenir les numéros de téléphone et les dates d’anniversaire, et moi je suis votre Némésis ! J’ai toujours adoré les maths, et es toujours eu des facilitées, mais je n’ai jamais réussi à retenir les chiffres !! de toute ma vie je connais deux numéros de téléphone, trois dates de naissance (dont la mienne et celle de mon frère..) et quatre dates historiques (les années des guerres mondiales, la découverte de l’Amérique et la prise de la bastille. Un peu juste pour les cours d’histoires !). C’est tellement maladif chez moi que je sus toujours incapable d’associer les mois avec leurs chiffres et que je dois toujours réfléchir pour convertir les heures entre les 12h et les 24h.
Enfin bref, j’ai eu des résultats plus élevé au test lettre-chiffre que mémoire des chiffres et je croyais qu’il était possible d’échanger un test « en plus » avec un des tests de base. Je n’arrive pas à retrouver l’endroit ou j’avais lu ça…
bienvenue au club des hétérogènes, tous encore plus différent-e-s les un-s- des autres qu’on pourrait l’imaginer dans ses rêves les plus fous 🙂
Bravo de l’avoir passé !
La mémoire de travail dans les chaussettes va en général de pair avec la dyslexie.
Bonjour à tous et à toutes,
Pour ma part je rentre dans un monde familier et pourtant je découvre tout un univers ou on semble identique et parfois éloigné (les zèbres). Ah au fait j’ai 35 ans et je commence à mettre des mots sur ce que je vie depuis des années. Pourquoi me direz-vous ? Tout simplement parce que je pense à faire des enfants avec ma douce et que je ne veux surtout pas que nos enfants vivent ce que j’ai vécue dans l’enfance comme :
– Tu a déjà fini mais vous avez une heure pour faire cet exercices, ben attends alors ça fait que dix minutes tes camarades ont à peine commencé…..
Et ça a fini comment on m’attache sur une chaise parce que je fait le pitre parce que je m’ennui. Bref c’est un exemple parmi tant d’autre mais je ne suis pas ici pour faire une psychanalyse de mes nombreux mots non, juste comprendre, apprendre et digérer. Le livre de « Cécile » ma compagne l’a commander et je dois dire qu’il me tarde de le lire tant je me reconnais sur tous ce que j’ai pu voir sur certains sites et les témoignages dans ce bouquin (sensibilité lumineuse, « coupage » d’étiquette, restaurant trop bruyant etc..).
Bref que dire encore sans être trop long ? Alors je peux suivre plusieurs discussion à la fois et ça agace mon entourage, je réfléchis beaucoup plus vite que les autres et du coup cela m’a frustré un bon nombre d’année. Je me suis lancé dans la photographie en plus de mon travail (ça aide beaucoup pour ma part), les voyagent professionnels dans divers pays étranger aussi m’aident énormément. Pour ces derniers j’ai appris le souahéli par exemple, puis le lingala etc. Pour la photographie aujourd’hui cela me permet de laisser libre court à mon imagination débordante laisser à l’abandon depuis longtemps car il fallait que je rentre dans les moules ou les cases (mais je ne suis jamais vraiment rentré) aujourd’hui après quatre ans de pratiques en photographie je donne des cours et cela me plait. Bref merci encore à tous pour nous aider nous les « zèbres » à comprendre que nous ne sommes pas seul, pas des bêtes folles, que nos milliers de pensées simultanée ne sont pas fruit d’une imagination sans faille mais bien une arborescence connu et reconnu. Oui oui je regarde un objet je me demande comment il est fabriqué par qui, où, en combien de temps, combien il coûte à la production etc etc et cela en moins de temps qu’il faut pour lire l’heure. Bref merci pour avoir pris le temps de me lire si certains l’ont fait en espérant ne pas voir trop long ou trop « chiant »
Et sans doute à bientôt
J’ai 53 ans, je viens de découvrir que le décalage que je ressens depuis toujours provient très certainement du fait d’être adulte surdoué. On m’a toujours dit que je pensais trop, dans ma tête cela ne s’arrête jamais, je me sens toujours incompris, et j’ai toujours eu l’impression de venir d’une autre planète. Quel choc, quelle déflagration, c’est une prise de conscience et une remise en question profonde et totale. Au fil des ans, je me suis suradapté, j’ai probablement développé un faux-self, aujourd’hui je ne sais plus qui je suis.
Dans ce moment de ma vie où j’aurais le plus besoin de soutien, d’être entouré, ma femme m’annonce son intention de divorcer, et je n’ai pas de famille proche, ni d’amis proches. D’un seul coup j’ai perdu mon identité, mon épouse, mon couple, je vais probablement perdre mes enfants (encore scolarisés) et ma maison. En ajoutant qu’en plus au travail cela ne va plus du tout, je vais donc probablement perdre aussi mon emploi, c’est une dérive totale, la chute sans fond.
Après avoir vu plusieurs psychologues, qui n’ont pas été d’un grand secours, j’ai trouvé un psychanalyste avec lequel je peux reprendre un peu pied, mais combien de temps vais-je encore pouvoir tenir? Je suis en dépression, qui va en s’aggravant, les anti-dépresseurs ne fonctionnent pas (j’en suis à mon troisième), et les crises de paniques qui peuvent me saisir à tout instant deviennent de plus en plus difficiles à maîtriser avec les anxiolytiques. La vie continuera, mais je sais que les mois et années à venir pour moi vont être d’une dureté effroyables. Pour moi, le surdon, c’est vraiment une malédiction.
Beaucoup de bouleversements en peu de temps…
Que répondre qui soit pertinent face à une situation pareille ? Je reconnais me sentir démunie.
Il me semble en tous cas important de veiller à ne pas faire du surdon le seul responsable de tous les maux. Le surdon est un amplificateur de la construction identitaire.
Il est important de le prendre en compte dans son interaction avec la façon dont la personne s’est construite (je vous renvoie au Modèle de Formation de l’Identité du Surdoué d’Andrew Mahoney).. mais il est aussi important de comprendre les failles qui restent (traumatismes d’enfance ou défaut de communication / d’habiletés sociales).
Gardez espoir cependant, que de ce cette désintégration que vous vivez sortira quelque chose de mieux, de plus fort. Vous avez beaucoup de ressources en vous très certainement. Le plus difficile sera peut être de les voir et de leur donner un sens au delà de leur mise en oeuvre.
Bon courage.
Bonsoir Jacques,
Parfois la découverte de la douance peut précipiter certains évènements, en effet, meme si on est toujours le meme , les autres nous disent qu’on a changé, car quelque chose s’est révélé en nous.
C’est ce qui m’est arrivé.
Comme le dit Cécile, la douance n’est pas la mère de tous les maux. Elle est une immense force , mais peut aussi bouleverser pour du meilleur et du pire en meme temps. En fait tout est mélangé, vous le dites vous meme : vous ne savez plus qui vous etes.
Ce qu’il faut : déméler les fils entremélés, vivre chaque jour l’un après l’autre, ne pas vouloir tout résoudre, reprendre contact avec des choses simples : marcher , prendre l’air, déguster un bon plat, écouter sa musique préférée….
Ces choses qu’aucun évènement extérieur si difficile soit il ne peut vous enlever.
Et puis, vos enfants vous aiment : dites leur que vous les aimez, malgré la séparation. C’est tout bete mais ca fait du bien.
Oui à 53 ans, vous avez encore des années pour réaliser des projets, peut etre tus jusque là et qui sont réapparus à l’aune de la douance.
Qu’est ce qui vous tiendrait à cœur Jacques (les projets les plus fous sont les bienvenus…..). Qu’avez vous toujours révé de faire sans jamais oser le révéler ?
Un dernier point : il faudra penser à votre avenir sans les médicaments, sur avis de votre médecin bien entendu, mais quand vous vous sentirez prêt et moins fragile, ce sera toujours mieux de diminuer les doses. Pour reprendre les choses en main, votre vie en main.
Quand à l’argent, faites vous aider, y a pas de honte, et privilégiez vos besoins élémentaires, et surtout votre santé.
Avec tout mon soutien.
Christèle
Bonjour Jacques,
J’ai 55 ans et seulement 1 an que ma vie à changé en apprenant que j’étais HP. Quand je l’ai su, ça a été le gros ouragan mais petit à petit j’apprends à mieux comprendre et à me comprendre réellement avec l’aide d’une psychologue. Je crois que nous avons les capacités pour avancer, parfois un peu enfouis certes et l’on en ressort de plus en plus fort.
Cordialement
bonjour Jacques,
j’ai également 53 ans et ai appris ma douance il y a trois ans alors je compatis mais je ne peux guère faire davantage ; je ne peux que rebondir sur votre phrase « je vais probablement perdre mes enfants (encore scolarisés) » : il n’y a aucune raison pour que vous perdiez vos enfants ; vous pouvez parfaitement demander, et obtenir, la résidence alternée pour vos enfants ; de plus, si vous êtes surdoué, il y a gros à parier qu’eux le sont aussi, et qu’ils ont besoin de vous pour que cela soit pris en compte ; et, de toutes façons, ils ont besoin de vous et réciproquement ; maintenant que vous savez « qui » vous êtes, vous pouvez nouer un nouveau type de relation avec eux, voir qui ils sont vraiment eux aussi ; peut-être un projet pour éviter de couler complètement ?
ah oui, je peux rebondir aussi sur les crises de panique, je connais bien ; laissez tomber les anxiolytiques, je ne crois pas que ça puisse vous aider ; par contre, l’homéopathie fonctionne très bien pour ça ; et le « travail sur soi » ; pas seulement avec votre psy, mais aussi avec vous-même, vous en avez les capacités (si, si ! 🙂 ) ; de ma propre expérience, les crises de panique surviennent quand une émotion refoulée cherche à s’exprimer ; ne pas se laisser embarquer par les symptômes physiques (ça ne fait qu’aggraver la panique), et chercher quelle émotion refoulée cherche à s’exprimer est, pour le moment, pour moi, le meilleur moyen de ne plus céder à ces crises épouvantables ; en gros, chercher si qqpart se cache une colère, un chagrin, une honte, un regret… l’écriture, sans prétention, juste pour soi, pour évacuer, pas pour relire, est également très utile dans ces moments-là (et le reste du temps aussi ! Julia Cameron recommande d’écrire trois pages tous les matins avant toute chose, et ça aide bien à démarrer la journée) ; vous allez rire, mais il m’est arrivé de m’endormir en pleine crise de panique ! une fois que j’ai eu compris que ce n’était « que » ça et que, au lieu de la nourrir en me focalisant sur les symptômes physiques, j’ai fait comme pour l’accouchement sans douleur, j’ai observé ce qu’il se passait, j’ai respiré aussi calmement que possible, ai laissé s’exprimer ce qui venait et attendu que ça passe ; bizarrement, ça marche parfois (je n’aurais pas parié un kopek là-dessus quand j’avais vingt ans et passais des nuits blanches, rongée d’angoisse, ou arpentais le campus, le coeur battant la chamade, incapable d’aller en cours tellement j’étais claustrophobe)
enfin, je ne peux que vous recommander de trouver une activité créative qui vous fasse du bien, un petit temps bien à vous, paisible, seul ou en groupe : dessin, musique, photo, cuisine, sport, balades ou que sais-je encore.
courage, ça finira par s’arranger et, de cette tumultueuse chrysalide naîtra un joli papillon, vous verrez 🙂
@ Jacques,
Bienvenue au club. Pas de panique, ce qui va se passer maintenant, c’est que tu vas enfin pouvoir commencer à vivre ce que tu es vraiment. Enfin, une fois que tu auras fait le travail de revisiter ta vie passée à la lumière de cette révélation. Tu vas découvrir et comprendre beaucoup de choses sur les raisons pour lesquelles tu ressentais de telle ou telle façon.
La dépression du HP n’est pas vraiment une dépression classique dans le sens où le HP garde toujours des envies. Est-ce ton cas? Si oui, ça peut expliquer pourquoi les anti-dépresseurs ne font pas effet.
Les problèmes psychologiques entraînés par le surdon non connu ne sont pas pathologiques. Même en état de trouble, la lucidité du surdoué lui laisse la capacité à s’auto-analyser. Donc, je dirais plutôt comme les autres à propos des médicaments.
Ce qui est important maintenant, c’est que tu te découvres, que tu apprennes et comprennes comment tu fonctionnes. Pour le/la psy, il faut vraiment qu’il soit expérimenté dans la problématique du surdoué. Autant lui poser la question directement.
Vivre en accord avec ce qu’on est n’est pas d’une dureté effroyable. C’était avant de savoir que c’était l’enfer.
Merci pour tous ces témoignages et messages de soutien.
Pour faire court, quelque brèves réponses aux questions éparses: oui c’est une vraie dépression; oui il est presque certain que je vais perdre mes enfants, donner les détails serait trop long; pareil pour la maison; non le surdon n’est pas le seul responsable mais à teinté toute ma construction; non je ne peux pas me passer d’anxiolytiques pour l’instant, la panique est trop intense et incapacitante (ce soir je vais relativement bien grâce à eux); non je n’ai plus d’envies, de musique préférée (je ne peux plus écouter la radio non plus, ni regarder la télévision, ni aller au cinéma, c’est trop axiogène), ni de projets. Mais je prends soin de moi (thérapie, sport, manger sain, méditation).
Merci encore pour votre soutien, j’y ai été sensible.
Merci à Cécile pour ce site et pour le lien vers Mahoney.
Bonjour tous…
Moi, je ne sais même pas qui je suis…j’ai tjrs tt raté…
54 ans que ça dure…
Alentour de la cinquantaine, j’ai senti mes pensées ralentir.
J’étais surprise, inquiète…Je n’avais jamais percuté sur le fait qu »elles allaient si vite avant!
J’ai voulu me faire tester, comprendre pourquoi je ne m’adaptais à rien ni à personne…Pour en finir avec tt ça, trouver des solutions…Au moins pour le travail… Je cherche un bon psy…Je passe sur les conditions du test, son prix, et sa correction juste partielle ( chez neuro-psy, à son dom, et je devinais sa vie!!-elle a confirmé mes ressentis)
QI ordinaire, on a juste soupçonné que je puisse connaître les réponses sans les donner de façon pertinente…Faut dire que les questions étaient parfois tellement cons que j’ai pensé: « y a un piège, je peux pas dire que ça, c’est un chien comme dessin!!! »….Bref…Je suis ressortie épuisée (trop long à narrer)…J’ai attendu mes « résultats » des semaines, qui ne me parvinrent qu’incomplets.
Je suis ressortie de cette expérience abattue, mon esprit est de plus en plus lent, épuisé…ça ne fuse plus , comme un engourdissement…L’inadaptation est restée intégrale malgré de multiples essais…La souffrance idem…
Je suis peut-être débile, au fond…Je voulais déjà, par le biais d’un test, m’assurer d’être saine d’esprit…Mais au vu du sérieux de cette dame, je ne suis même plus certaine qu’elle fut en mesure de le savoir.
Bref, me faire tester a empiré les choses….
Je ne peux pas être QI ordinaire, ou alors je suis malade psy, puisque je suis « un cas » depuis l’enfance pour les autres.
Qui suis-je???
Hypersensible, des activités multiples, changeantes, très solitaire, m’ennuyant partout..Tjrs en train d’apprendre, et tjrs aussi incapable de gagner des sous….
Qui suis-je donc pour être aussi stupide bien que je croie être en mesure de percevoir, d’analyser aussi ??
J’en ai marre, si marre….Tellement fatiguée…
Passer des tests quand on est en mauvais état de santé (physique, et surtout psychique) a un impact (négatif) très fort sur le résultat des tests. Il ne reflète pas le potentiel de la personne.
Alors même si l’étiquetage a sa raison d’être, je pense très important de travailler d’abord à réparer ce qui doit l’être : les blessures d’enfance et toutes les autres, accumulées.
Le surdon ne meurt pas, même si il peut s' »émousser » (mais même « émoussé » la marge est importante par rapport à la moyenne !)
Annie, si ceci vous est possible, envisager un accompagnement en EMDR vous serait peut-être bénéfique.
Bonjour Cécile,
Depuis toujours je me suis sentie différente sans vraiment pouvoir nommer cette différence et je me suis fait violence en essayant de me conformer à ce que je croyais être une forme de normalité, en vain. J’utilisais les autres comme référents de ma propre existence et me suis petit à petit coupée de mes sensations si douloureuses et « disproportionnées ». Je n’ai plus fonctionné qu’avec mon mental et celui-ci, non relié à sa source, tournait à vide. Aujourd’hui, j’ai compris que je suis différente et que c’est juste pour moi. Dans l’approche centrée sur la personne (ACP Carl Rogers), j’ai rencontré une praticienne qui m’a laissé le champ libre pour me permettre de développer ma mesure, dans toute son amplitude, sans juger, évaluer, ni s’imposer comme référence. Une écoute sensible et non jugeante, dans un cadre rassurant. Cette méthode m’a semblé si juste, que j’ai décidé d’entreprendre une formation pour transformer mon don, et peut-être le rendre utile aux autres. Votre livre, que je découvre, me fait beaucoup de bien et je m’apprête à le lire pour enrichir ma connaissance de cette « différence » que nous avons en commun. Merci pour cela. Cordialement « absurdouée ». Marianne
« Aujourd’hui, j’ai compris que je suis différente et que c’est juste pour moi« .
Un cap !
Merci de votre passage sur ce blog Marianne
Bonjour,
Ma sœur a assisté récemment à Lyon à une conférence sur votre livre dans le cadre de sa formation Vittoz. Je l’ai lu pendant les vacances. j’ai un fils de 9 ans qui a été détecté précoce. Son accompagnement à l’école et à la maison est difficile et nous nous sentons impuissants. Nous avons pris contact avec un pédo psychiatre qui n’est pas spécialiste des précoces. Pouvez-vous me donner des adresses qui pourraient aider notre fils? Nous habitons entre Avignon (84) et Montélimar(26). Merci.
Les coordonnées dont je dispose sont celles de thérapeutes qui savent accompagner des adultes.
Je vous les transmets néanmoins (comme d’habitude : en privé), car il est possible qu’ils sachent aussi s’occuper d’enfants.
Bonjour,
Je vis avec une personne (adulte donc) présentant de nombreux signe de douance (mais non-diagnostiquée). Plus je me renseigne sur le sujet, plus je me reconnais également sur certains critères.
Auriez-vous des recommandations de thérapeutes dans la région Midi-Pyrénées, ou le secteur du « Grand Sud-Ouest » ?
Merci d’avance,
J
Merci de votre interrogation.
Je vous réponds en privé.
Bonjour Cécile,
Je ne suis pas la première à le dire, mais j’y vais quand même de mon petit mot : merci pour votre ouvrage, et le travail que vous faites en direction des adultes HPI !
Je viens d’être diagnostiquée surdouée, à 36 ans, et c’est une déflagration dans ma vie. Et dire que j’ai passé trois décennies à me demander ce qui clochait chez moi, pourquoi j’étais incapable de vivre simplement alors que les autres semblent si bien y arriver, pourquoi je n’arrivais pas à juguler mes émotions et à brider mon cerveau ne serait-ce que pour dormir quelques heures… Trois décennies à étouffer mes besoins et mes envies pour me conformer à la tyrannie de la norme.
J’ai besoin de revisiter mon identité, et d’envisager l’avenir, à la lumière de cette « révélation » (« révélation » que j’aurais souhaité vivre bien plus tôt…). Auriez-vous un thérapeute coutumier de cette problématique à me conseiller ? Le petit « hic », c’est que je suis actuellement (et temporairement) domiciliée sur l’île de La Réunion…
Encore merci pour vos recherches et vos précieux conseils, qui sont autant de phares dans la nuit – solitaire – de notre itinérance.
Bonjour Laphilosophe – je vous réponds en privé… si des lecteurs réunionnais ont des pistes, je suis preneuse !
Bonjour ,
Cela fait deux ans que j’ai été diagnostiqué comme étant une personne surdouée , sur le coup je ne pensais pas que ça est une réelle importance ,
Même si j’avais eu quelque problème d’intégration au collège , j’avai pu trouver une forme d’épanouissement ( le dessin , ou l’art en général ) .
Après m’avoir dis qu’il faudrait peut etre que je travaille dans un milieu créatif , je suis rentrer dans un lycée technologique proposant une formation artistique .
Et aujourd’hui je me suis rendu compte que cela fait maintenant trois ans que j’ai essayer de rentrer dans un moule auquel je ne m’habituerai jamais , malgré tout les efforts que j’essais de mettre en oeuvre pour « m’adapter » , je me retrouve systématiquement en face de l’incompréhension voir de la méprise .
Je crois simplement que je n’ai jamais été et que je risque fortement de ne jamis être en phase avec l’opinion et les codes de notre société , A cause d’un manque de travail personnel et d’un système de fonctionnement différent je me retrouve en échec scolaire , mes profs pensent que je ne vais pas avoir mon bacc , et mes parents essayent de me motiver a travailler , a faire des efforts « d’adaptation » , a me remettre en cause , a me dire que de toute façon c’est moi qui ne suis pas normal…
Je suis perdu
Pourquoi faudrait-il que je travaille dans des matières qui ne me plaisent pas , pour m’orienter dans un milieu dans lequel je serais fatalement incompris , car suréstimé !
Tout sa pour quoi ? Pour avoir le role d’un engrenage insignifiant dans une gigantesque machine qui n’a de toute façon , pas besoin de pièce supplémentaires .
La plupart de mes professeurs voient en moi un potentiel que je ne suis pas sur d’avoir , mes parents confondent souvent surdouance et virtuosité , la plupart des personnes qui restent avec moi m’apprécie sans me comprendre …
Je me rend compte que ma vie est certainement lié à l’échèce sociale et professionnelle
je ne sais même plus si cela vaut le coup que je participe à ce gigantesque combat qu’est la vie .
J’écris ce message pour recevoir des avis , je ne sais pas des témoignages qui pourraient éventuellement m’aider a avancer ou a trouver ma voie .
Mais je l’écris avant tout car je n’avance plus et que j’avais besoin et envie de m’exprimer .
Bonsoir Anonyme
Le système scolaire est hélas un passage obligé, et en France, le Bac tout particulièrement.
Il y a un avenir professionnel possible dans le domaine qui vous intéresse : à votre compte, ou ailleurs dans le monde.
Mais pour être libre de vos mouvements, le mieux est d’apprendre à jouer une pièce de théâtre qui s’appelle « répondre aux attentes du système scolaire ».
Donner des gages, répondre aux attentes… et alors on vous fichera la paix et vous pourrez vous développer par ailleurs.
Vous êtes un élément de l’humanité – il est important d’apprendre à vivre avec les autres et pas contre eux ou malgré eux.
Peut-être, si vous en avez la possibilité, serait il pertinent que vous vous fassiez accompagner (coach ou thérapeute) dans ce qui n’est au final qu’un « mauvais moment » à passer.
ceci vous permettra certainement de ne plus faire de projections aussi négatives (ex = « m’orienter dans un milieu dans lequel je serais fatalement incompris ») qui plombent d’avance toute possibilité d’évoluer.
Peut-être aussi, si ceci existe dans votre domaine, serait il constructif que vous choisissiez la voie de l’apprentissage, qui permet de desserrer l’étau scolaire.
Bonjour,
J’ai deux enfants qui sont haut potentiel et je suis moi même HP il est vrai que ce n’est pas toujours facile mais être HP n’est pas une tarre et peut même être un avantage. Le tout est je crois d’apprendre à se connaître et un psychologue peut vraiment aider.
Bonne journée
Bonjour Anonyme,
Effectivement en tant que petite fille précoce, tu as du etre sage à l’école. Comme moi, avec un père et des profs sévères et posant un cadre rigide, ca calme tout de suite les enfants précoces les plus hors cadres.
Comme toi, j’ai eu des difficultés d’intégration au collège. Mais bien sur, on n’a pas très envie de les regarder en face, meme aujourd’hui , c’est un paquet bien encombrant qu’on aimerait bien cacher quelque part pour que personne ne le voit (trop la honte – comme disent les ado – de ne pas avoir avoir d’amis etc…..). Sauf que ce defaut d’associabilité, il est toujours là des années après (crois en mon expérience). Et surtout, ce n’est pas qu’on ne veut pas parler aux autres, c’est qu’on n’en a pas les codes ni les moyens de procéder. On cherche à parler aux autres par le biais de la raison et de la logique, mais une relation d’amitié ca se fonde sur l’affectivité. Alors, oui on essaie par ce biais, et c’est vrai que généralement au début ca marche, mais à un moment, y a rien à faire, on se sent submerger. Quelqu’un qui vient vers moi, au début ca va, et à un moment donné l’échange va prendre un dimension trop importante, et vous vous sentez déconstruit.
Comment peut on etre déconstruit par une simple émotion, qui n’est que la manifestation affective de soi et de l’autre , d’une amitié naissante. Tout simplement, parce que chez un surdoué, l’émotif prend trop de place et pollue tout. Vous ne pouvez donc pas décider de la suite à donner et de ce qui va se passer dans le futur, et vous perdez pied. Disons que vous utilisez votre intelligence pour essayer de maitriser et de cadrer l’échange, alors qu’une véritable amitié est faite d’échange nouveaux et imprévisibles : c’est en cela qu’elle apporte un enrichissement aux 2 personnes.
En résumé, nous n’utilisons pas le bon canal , car nous sommes plus enclin à intellectualiser, qu’à utiliser notre spère affective qui est tellement mal fichue et mal délimitée qu’elle conduit généralement à des échecs, qui à leur tour envahissent tout et prennent une dimension XXXXL qui fait TRES mal.
Mais, ce processus dévié propre à la création d’une relation d’amitié, on le retrouve dans les relations professionnelles en général. En effet, je lisais un article y a pas longtemps dans Cerveau et Psycho qui évoquait le processus de socialisation des surdoués. Quand il arrive dans un endroit nouveau (nouvelle spère sociale, nouveau job, nouvelle école…..) , le normo pensant va tout de suite chercher à connaitre les autres qui l’entourent (l’humain est un animal grégaire…..parait il), avant d’apprendre les nouvelles connaissances ou compétences qui lui sont demandées. Tandis que le surdoué va d’abord se plonger dans l’acquisition des connaissances avant de chercher à connaitre les autres. Ce qui est mal percu par le groupe qui l’entoure.
L’article évoque le processus chez l’enfant HP, mais je dois bien dire que moi adulte , j’en suis toujours à ce point là : y a des années en arrière, je disais à quelqu’un : tu sais quand j’arrive dans un nouveau job, j’ai tendance à d’abord répondre aux exigences du métiers, j’ai besoin d’une extreme concentration au départ, et ensuite etant plus à l’aise, je vais vers les autres. Je me faisais cette réflexion à l’époque ou je ne savais pas que j’étais moi-même concernée par la douance. Mais curieusement ca ne me choquait de faire comme cela, car je ne voyais pas pourquoi les relations sociales etaient prioritaire sur l’apprentissage du métier.
L’article expliquait clairement le décalage d’appropriation social chez les surdoués. Maintennant, il est vrai que meme si ca nécessite un effort, il faut mener de front les 2 combats : créer du lien social en meme temps que acquérir les compétences attendues de nous. Ca nécessite un gros effort, mais je m’y emploie.
Bien sur j’ai du mal à tenir sur la durée, il y a parfois des rupture : le stress est tellement énorme parfois, ou il faut faire à l’envers de ce que nous avons l’habitude, pour pouvoir s’adapter. Tant pis, il faut recommencer, car il y a des bénéfices à en retirer à la fin.
Anonyme, tu te sens perdu, oui mais il faut s’approprier ce sentiment d’etre perdu, pour s’en faire une force et s’approprier d’autres manières de fonctionner, qui ne vont pas remplacer ce que tu es, mais qui vont te donner des solutions bis pour fonctionner dans certaines situations avec les autres. Ce n’est pas parfait, mais ainsi, tu te respecteras, et tu feras de certaines personnes des alliés, et si d’autres n’acceptent pas , tant pis pour elles : tu pourras leur dire ou faire comprendre que soit elles t’acceptent tel que tu es, soit ce n’est pas la peine de discuter.
Enfin, la voie professionnelle, tu es plus jeune que moi : un seul conseil : ne laisse pas s’enliser la flamme que tu éprouves pour les domaines qui te passionnent. C’est elle qui doit te guider. Moi j’ai du mal à la retrouver, et ca me pénalise.
Courage Anonyme, puisse tu etre moins anonyme par la suite…..
Mince !
Je vois qu’Anonyme est sans doute un jeune homme plutôt qu’une demoiselle (ce sont les accords dans ton texte qui me mettent sur la voie).
Je te prie donc de m’excuser…. je me laissée emporter pour les ressemblances qui nous caractérisent, toi et moi.
A bientôt sur ce blog, ou tu peux t’exprimer sans etre jugé
Bonsoir Anonyme,
Quelle drôle d’école la vie, et quelle surprise déroutante surtout quand on arrive avec ce potentiel, cette claire vision précoce sur un monde qui reste encore enfermé dans ses vieilles routines, ces vieilles croyances, ses sempiternelles certitudes, et qui a besoin de découvrir de nouvelles possibilités.
C’est probablement une des raisons pour lesquelles tant de personnes arrivent avec « autre chose », et tel que le signale Cécile, il y a un temps pour apprendre les règles du « théâtre local », apprendre à accueillir ce qui est, rester conscient de soi, composer avec, et apporter quelque chose de nouveau tout au long du chemin, en confiance avec l’intelligence du Vivant, cette merveille dont nous sommes tous créés, sans savoir encore comment s’en servir pleinement. Donc les apprentissages sont parfois douloureux…
Pour votre génération, bien des ouvertures se font graduellement, et il vous appartient d’utiliser en votre faveur l’information disponible pour comprendre votre décalage et les conséquences, voire les « effets indésirables », afin de les vivre comme des atouts et non une fatalité.
Le temps scolaire c’est une étape, et il y en aura bien d’autres.
L’école de la Vie c’est permanent, j’ai 53 ans et j’y vais encore, avec de plus en plus de plaisir !
J’ai deux enfants surdouées (24 et 26 ans bientôt), je le suis moi-même, et lorsque la coupe débordait parfois du désaccord scolaire, je leur suggérais de pratiquer la « méthode » Julia Cameron, prendre 1/4 d’heure-20 mn le matin pour écrire dans un cahier tout ce qui jaillit au réveil, sans retenue, sans jugement, comme une douche de la tête, avant la douche du corps, pour lâcher prise et s’apprêter à passer une bonne journée.
J’aime beaucoup ce livre que j’ai mis en pratique à maintes reprises dans ma vie – « Libérez votre créativité » – Julia Cameron, car en pratique quotidienne sur plusieurs mois, avec un programme proposé, cela permet de laisser jaillir du fond de soi ce pour quoi la vie a un sens, et comment aller dans cette direction où trouver le bonheur d’être, même si le quotidien est parfois pesant. Il y a plein d’astuces dans ce livre, et son sens véritable c’est de trouver en soi comment créer une vie pour soi, en accord avec soi et le monde.
L’acceptation est un chemin qui ouvre sur de belles découvertes avec soi et les autres, et à nouveau, je rejoins Cécile, mieux vaut comprendre qu’il est plus aisé de rester partenaire avec la Vie plutôt que combattant contre un système.
Le véritable pouvoir est en soi, avec soi, et bien des outils sont disponibles à notre époque pour apprendre à utiliser ce beau potentiel.
Je vous recommande ce livre, vous le trouvez en poche (j’ai lu), peut-être sera-t-il d’une aide précieuse pour vous.
Vous exprimer, partager, et demander de l’aide, de l’éclairage, est déjà une attitude bienveillante envers vous-même, alors persévérez sur ce chemin et soyez vigilent avec votre verbe, reformulez, transformez votre façon de regarder les choses, prenez le temps d’accueillir vos émotions, et vivez-les comme des messagères qui vous parlent de vos besoins véritables, pour apprendre à vous respecter et vous aimer.
Vous avez les moyens en vous d’apprendre à cheminer avec ce monde, comme il est, et d’y apporter votre talent personnel.
Je vous le souhaite, comme je nous le souhaite à toutes et tous, HP ou pas.
Il y a eu ce marais que je voudrais ne jamais avoir eu à traverser, où le cours des événements m’infligeant des deuils a rejoint et grossi les cascades de mélancolie pathologique qui m’éclaboussent depuis l’enfance…
Dépression. Tourbillon. Perte du peu d’estime de moi-même encore valide jusqu’à lors. Glissement sur les pentes d’états artificieux. Rage mesurée à l’impuissance. Culpabilité. Cette sensation de non-vie, de survie, de sursis…
J’ai trouvé la force de surnager grâce à la sympathie d’un praticien en EMDR. Et cependant, toujours cet arrière goût douteux d’irrésolu…
Dans le même temps, mes prospections internautiques me mènent à différents blogs sur le surdon -dont celui-ci, et à divers ouvrages -dont celui de Cécile. Ces recherches au départ, je les fait pour tenter de comprendre ce qui arrive à mon frère, lui qu’une parente prof de collège considérait surdoué quand il était petit garçon, et qui la trentaine entamée, vient d’être diagnostiqué schizophrène suite à de fracassants délires qui ont manqué le tuer.
Mais en lisant: un écho, plus en perspective de la petite fille que j’étais, qu’à considérer l’adulte que je suis désormais, désabusée, aigrie.
Cela fait presque deux ans que j’ai passé le WAIS-IV. Et si les premiers temps après, j’ai eu l’impression de pouvoir revisiter ma vie sous un angle différent, celui de cette « douance » qui s’avère une caractéristique de ma construction identitaire, franchement aujourd’hui je ne sais plus quels en sont les tenants et les aboutissants.
Je me sens juste inadaptée, seule, sans parvenir à assumer la succession de mauvais choix qu’a été jusqu’ici mon existence. J’ai l’impression de vieillir à vue d’œil, de me dessécher, d’être abrutie, pervertie.
Si j’ai eu du talent, je n’ai vraiment pas su comment m’en servir.
Je suis encore du côté obscur.
C’est beaucoup de tristesse, beaucoup de détresse, je trouve, le prix de la lucidité.
Comment ne pas désespérer au su d’un potentiel qui n’a pas éclos ?
Ne perdez pas courage Manou. L’EMDR est un excellent outil.. Si votre thérapeute n’est pas sensibilisé au surdon, le lien étant bon, peut-être pouvez vous lui en parler, et ainsi mieux progresser ?
Bonjour,
Je crois qu’il n’est jamais trop tard pour vivre bien, découvrir son vrai visage, son talent.J’ai 55 ans et je viens découvrir mon surdon après dépression, mélancolie, désespoir et tout le lot de l’estime de soi etc…. Je me suis rappelée qu’étant enfant j’aimais dessiner. Je m’y suis remise et c’est un véritable bonheur bien que ce ne soit pas évident car je suis trop perfectionniste et peur de ne pas réussir.A chaque dessin terminé, je suis épatée par ce que j’ai fait et là je ressens beaucoup de fierté comme jamais j’ai pu en ressentir. Je pense que vous pouvez aussi découvrir votre talent et y trouver des moments de bonheur.
Bonne journée
Sylvie
J’ai recommencé à faire ce que j’aimais quand j’étais ado et que j’avais mis de côté car ces activités étaient jugées non indispensables (donc dispensables?) pour la vie professionnelle. A savoir: le dessin, la peinture, l’écriture, le day-dreaming, et autres petits bricolages en tous genres. Je n’ai malheureusement pas suffisamment de temps pour la musique et le théâtre! Mais quel bonheur de s’autoriser à faire des choses totalement inutiles pour le compte en banque mais tellement essentielles pour l’équilibre et le bien-être. Et quel bonheur de créer quelque chose de ses propres mains. Comme toi Sylvie, je suis fière de ce que je fais, presque à chaque fois! Je réapprends à m’appliquer, à ne pas abandonner si ce n’est pas instantanément parfait. Je m’accommode même de l’imperfection, y trouvant de la beauté aussi.
Merci pour vos réponses et vos encouragements.
Sylvie, Alicante, je comprends votre engouement pour les pratiques artistiques. J’ai été en école d’art après le lycée, et j’ai tenté de faire ma vie de la peinture. Évidemment, je me suis fait rattraper par l’aspect matériel de l’existence. Peindre c’est une chose. Savoir (se) vendre, une toute autre affaire. Lors de la grosse crise que j’ai traversée et dont je parlais dans mon message précédent, j’ai tout remis en question, et j’ai cessé de peindre. Ça me manque, mais je ne parviens plus à m’y mettre sans penser à mes échecs.
En ce qui concerne l’EMDR, je trouve aussi que c’est un bon outil. Cependant, j’ai eu de plus en plus de difficultés à me laisser allée à la méthode… Peut-être parce que mon thérapeute m’avait déconseillé de passer le WAIS, qu’il m’avait expliqué ne pas être averti de la question du surdon, et que malgré tout, le « chiffre », il voulait le connaitre. J’ai perdu confiance, en dépit de la cordialité de notre relation.
J’ai pensé un temps me tourner vers l’hypnose ériksonnienne. Il y a un praticien réputé dans la ville où j’habite, mais ses tarifs sont beaucoup trop élevés pour mes finances…
Que pensez-vous de cette pratique?
Y-avez-vous eu recours?
Effectivement, aborder le surdon en s’accrochant au chiffre qui est susceptible de ne rien signifier… Et sans savoir ce que ce chiffre induit…
Mais rappelez vous : avant d’apprivoiser le surdon, d’abord réparer les blessures de l’âme
L’hypnose peut en effet être un moyen très puissant pour progresser… À condition d’apprendre à lâcher prise !
Pas d’autre thérapeute EMDR autour de chez vous ?
La Gestalt peut aussi être un très bon support d’accompagnement.
Bonjour,
Si je peux me permettre, je pense qu’il est indispensable de trouver un psychologue sensibilisé au surdon . J’ai toujours cette sensation de ne pas être comprise donc un psychologue qui connait bien le surdon me mettra plus en confiance car je sais qu’il va tout de suite me comprendre . d’autre part je fais de l’EMDR et ma psychologue m’aide à ressentir ce côté »créatif » que j’ai censuré pendant des années et c’est libératoire. Vous devriez refaire de la peinture peut être avec un accompagnement.
Bonne journée
Sylvie
Bonjour,
Merci pour tous ces articles passionnants, j’en suis arrivée à me dire qu’il fallait que je me fasse suivre. Je suis tellement divergente que je ne trouve aucun thérapeute qui me convienne (et j’ai cherché longtemps et beaucoup). J’ai fini par créer ma propre auto-thérapie, néanmoins, il me tirer cette désespérante conclusion que j’ai biologiquement besoin des autres, même si honnêtement, je reste convaincue que personne ne peut me comprendre. Cela devient un dilemme handicapant au quotidien. Qu’est-ce que je donnerais pour rencontrer des personnes à la fois surdouées, empathiques et qui comprennent les conséquences de la maltraitance…. Des thérapeutes sur Paris et banlieue à me conseiller?
Excellente journée à tous
Comme d’habitude je réponds en privé, mais si certains disposent de coordonnées de thérapeutes, où qu’ils soient en France, et même dans le monde francophone, rappelez vous que j’établis une liste qui me permet de répondre (autant que faire se peut) à ceux qui cherchent une adresse.
En matière de rencontres, n’oubliez pas Zebrascrossing et Mensa
Bonjour,
Je viens de terminer votre livre et je me trouve face à moi même, face à mes angoisses, mes peurs et interrogations. J’ai eu un parcours scolaire des plus complexe, mais malgré tout, j’ai souvent été premier de la classe, j’ai des toc mais plus au niveau des pensées, je procrastine (je pense être pro dans ce domaine), je commence bcp de choses sans les finir, je fume du cerveau sans cesse et truve difficilement le sommeil, et en ce moment je sature…
J’ai quitté mon emploi et monte mon entreprise mais je suis paralysé, je pars dans tous les sens et n’arrive jamais à m’y mettre malgré mon grand intérêt pour ce que j’entreprends. Je ne peux plus me gérer seul, je le sais, j’ai besoin de trouver un psy compétent (domaine des surdoués) dans les Côtes d’Armor en Bretagne. Je dois être à mon 5 ème psy et jamais personne ne m’a dit « Tiens ! vous ne seriez pas surdoué ? »
Par où commencer ? Faire le test oui mais par qui (bref j’ai peur) ?
Merci de m’accorder une réponse même courte.
Merci pour votre contribution et merci pour votre livre, c’est peut être un premier pas vers la lumière.
Bonjour Romain
Merci de témoigner ainsi sur Talentdifferent – nul doute que ce partage aura son utilité.
Avant de passer un test dont le résultat peut être décevant suivant votre état du moment et la personne qui vous le fera passer, il me semble d’abord important que vous puissiez vous accrocher à un ou deux repères pour retrouver votre assiette 🙂
Par message privé je vous adresse les coordonnées dont je dispose, quoi que le Grand Ouest, comme le Grand Est soit pour moi quelque peu « terra incognita »;
je fais donc appel aux lecteurs de Talentdifferent qui auraient des coordonnées à me transmettre.
Merci beaucoup, je vais allé dans ce sens en essayant de faire un focus sur mon projet principal. En espérant vous donner très vite de bonnes nouvelles sur mes recherches d’aides
Bonjour,
Nuit d’insomnie. Cerveau enchevêtré. Tourbillon…
Quand j’ai l’impression de reprendre pied, d’autres puits sombres où je me sens glisser, mais à quoi m’agripper ? Quelle main secourable ?…
Mon entourage, aux effectifs drastiquement réduit dernièrement, je m’en rends compte, ne comprend pas ou ne sais que dire de mes angoisses existentielles. Je ne parviens pas à construire. Je ne parviens pas à changer. J’essaie pourtant de m’adapter, de me socialiser. Mais toujours une part de moi se rebiffe.
J’écris cela ici, car comme Romain je vis en Bretagne, Ille-et-Vilaine pour ma part. Et je voudrais, une fois au moins, pouvoir échanger avec un spécialiste sensibilisé au surdon chez l’adulte l’ayant tardivement découvert. Or, je n’ai trouvé par ici que les coordonnées d’organismes dédiés aux enfants surdoués…
La psychologue avec qui j’ai passé le wais IV il y a deux ans, s’occupait d’abord des enfants avant de pratiquer les tests avec les adultes, devant l’affluence des demandes m’avait-elle expliqué. Mais elle ne fait pas de suivi post test… Et comme elle semble submergée, je n’ai pas réussi à la joindre dernièrement pour lui demander conseil.
Auriez-vous l’amabilité de m’indiquer les quelques pistes qui ne semblent pas pléthore, mais dont vous disposez pour la région Bretagne?
En vous remerciant.
je vous réponds en privé 🙂
Bonjour,
Comme je le disais dans un de mes messages précédents, je viens de découvrir à 54 ans que je suis haut potentiel et non »débile ». Il est vrai que j’aborde les choses différemment et votre livre est vraiment un outil important pour un haut potentiel qui se découvre. En faite tout ça pour dire que je me pose la question de savoir si dans une famille, c’est tous les membre d’une famille qui est HP ou bien peut on être un HP isolé ?. Les deux cas sont ils possible ?
Merci d’avance pour vos réponses.
Sylvie
La possibilité d’être HP isolé dans une famille existe… Mais être surdoué n’est pas un trait de personnalité. C’est un mode de fonctionnement particulier qu’il faut savoir détecter sous un ensemble de couches de vécu personnel.
Une bonne base peut être de se référer au développement posturolocomoteur (s’asseoir, se mettre debout tout(e) seule(e), marcher, parler, discourir s’effectuent beaucoup plus tôt en général chez un enfant dit précoce.
Exemple des différentes acquisitions dans la population en moyenne (Normes ECPA – Brunet/Lézine 1997):
– tient sa tête tout(e) seul(e) : 4 mois
– station assise : 10 mois
– se hisse debout avec appui : 10 mois
– marche : 14 mois
– tricycle / vélo avec stabilisateurs : 36 mois
– Babillage : entre 7 et 8 mois
– Premières phrase : 20-21 mois
Si la personne a des souvenirs d’un développement plus précoce, alors il convient de se poser des questions.
Chercher à savoir si dans l’enfance la personne posait beaucoup de questions, s’intéressait à beaucoup de sujets.
C’est sur ce type d’informations qu’il faut se fonder pour envisager le surdon – car avec le déroulement de la vie, l’enfant a pu apprendre à se taire, à s’enterrer, à se cacher, le fameux « faux self » tant évoqué.
Bonjour,
Merci pour votre réponse.
Bonne soirée
Bonjour,
Je suis à la recherche d’un psychologue qui pratique ou ne pratique pas l’emdr mais surtout bien pour les haut potentiel sur Nancy. Mon fils qui est haut potentiel, est en derniere année d’école d’ingénieur, il a des soucis pour se rendre en cours, il s’y ennuie et ca lui creer des angoisses.Il est en train de mettre en péril son avenir professionnel.d’avance, merci beaucoup
Je n’ai encore pu identifier aucun thérapeute dans le Grand Est.
Si l’un d’entre les lecteurs de Talentdifferent a des coordonnées, je suis preneuse, car hélas Sylvie n’est pas la première à demander de l’aide en Lorraine.
Je découvre le blog après avoir longtemps parcouru des sites et livres sur la surdouance, aujourd’ hui j’ ai envie de savoir si ma souffrance, ma différence et surtout mes échecs viennent de la. J’ avoue avoir été touché voir même très émues après avoir lus certains sujets et commentaire de personnes…
J’ ai trouvé une psy j’ espère qu’ elle m’ éclairera au mieux sur mon fonctionnement, parce qu’ aujourd’ hui, je souffre d’ être mal dans ma peau et ce cerveau qui n’ arrête pas de cogiter H24 me fatigue énormément ces temps ci.
Quelque part je me dis, tu es peut-être prétentieuse de penser que tu l’ est, ou se serait peut-être la réponse la plus facile que tu as pu trouver. Mais après je me dis qu’ après plusieurs recherches sur ma personne, c’ est celui qui se rapproche le plus sur ce que j’ étais au vue de mes comportements et ce que je suis.
J’ ai aussi peur de ce qu’ on pourrait me dire, d’ ailleurs c’ est peut-être pour cela que je n’ ai pas encore eu le courage d’ envoyer ma demande de rendez-vous…
Quoi qu’il en soit j’ ai besoin d’ avoir des réponses car je pense sans cela je n’ avancerais jamais dans la vie.
Bonsoir evy.
Plus encore que d’avoir une étiquette, c’est de trouver une équilibre qui est important.
Si vous avez choisi une psy réellement sensibilisée au surdon, vous parviendrez à cet équilibre.
Bon cheminement 🙂
Evy,
vous n’êtes pas du tout prétentieuse de croire que vous êtes surdouée. C’est un piège dans lequel il ne faut pas tomber. Nous avons, pour la plupart, une mauvaise estime de nous même, à force d’avoir été marginalisés. Si nous ne faisons pas un travail sur nous même, la mauvaise estime restera…
Bonjour
Je lis votre article avec beaucoup d’intérêt
Apres deux dépressions, l’une a la naissance de ma fille et l’autre en cours , du a des changements dans ma vie, et après divers recoupements, j’ai fini par passer un test et il s’avère que ce test est positif ((bien du mal a dire je suis surdouée tant cela ne m’apparait pas comme un sur-don)
Je suis en thérapie depuis de nombreuses années mais ma thérapeute a plutôt mis de côté très rapidement l’hypothèse que mon hypersensibilité soit liée au surdon.
Je me tourne donc vers la méditation, la danse pour faire sortir ce stress entrant…
Mais j’aimerais également trouvé un bon thérapeute sur lyon, bien au fait du surdon
Pourriez-vous m’envoyer des coordonnées ?
Merci beaucoup
emilie
Je vous réponds effectivement en privé… en rappelant aux lecteurs de Talentdifferent que s’ils ont fait appel à un(e) thérapeute qui leur semble non seulement sensibilisé(e), mais surtout comprenant en quoi le fait d’être surdoué a un impact sur la construction identitaire, je suis preneuse (en privé) de ses coordonnées : je pourrai ainsi les transmettre à ceux qui, très régulièrement, me contactent par mail pour me demander où trouver de l’aide.
Qu’ils en soient remerciés.
Question: Harry Potter est-il un enfant surdoué? Je ne le connais que par la pub (livres, films..)
Je suis de la génération du « Petit Prince ». Pour moi, c’est la plus belle création littéraire d’un enfant surdoué (un vrai petit « Zèbre »): questionnant sans cesse, insatisfait des réponses, déçu du monde des adultes, en quête d’amis, en difficulté sentimentale (sa rose, une vraie cocotte!), bref, tout ce que j’ai vécu (idem certainement pour la plupart d’entre vous).
Et Saint-Exupéry, surdoué, forcément! Belle journée à tous
Il existe des enfants surdoués qui ne posent pas de questions: leur questionnement est intérieur.
Bonjour à tous,
J’ai lu pas mal de livres sur la surdouance, dans le but d’aider un ami, qui est dépressif depuis plus de 20 ans (il en a 43 aujourd’hui). Je suis intimement persuadée que son problème provient du fait qu’il a une intelligence différence et une hypersensibilité. Bien évidemment il ne me croit pas, puisqu’il est convaincu d’être nul (alors qu’il a une aisance à comprendre des problèmes complexes, qu’il est autodidacte dans pas mal de domaine, qu’il est curieux, qu’il se passionne pour beaucoup de choses, qu’il a fait une grande école d’ingénieur…), et j’ai beaucoup de mal à l’aider. Il a vu beaucoup de psy, sans résultant probant, cependant l’hypnose l’a aidé à un certain moment.
Si vous aviez un thérapeute à me conseiller sur Paris et région parisienne, je pourrai insister pour qu’il aille le voir. En revanche, je pense qu’il refusera de passer un test de QI, donc j’aimerai le diriger vers un psy qui puisse l’aider, à prendre en compte sa différence et peut être l’amener à faire un test plus tard, il est tellement déprimé et fatigué que cela m’étonnerai qu’il réussisse ce test, et un échec l’ébranlerai. Donc si vous avez une idée, je suis preneuse…
Merci à tous pour vos témoignages, ils sont touchants, intéressants et m’ont poussé à vous demander de l’aide pour lui.
je vous réponds en privé
Bonjour,
pour en revenir à « comment aider », je pense que, pour bien comprendre un adulte surdoué, il faut être un thérapeute également surdoué. On ne peut pas commenter un match de foot sans avoir fait un peu de foot, pour moi, c’est une certitude. Par expérience, je peux vous en parler. J’ai consulté 3 psy, les 3 m’ont confiné encore davantage dans ma solitude. Le 1er m’a trouvé complétement « normal » alors que j’avais un mal-être évident, le 2ème était stupéfait lorsque je lui ai dit que l’intelligence pour moi n’était pas la meilleure des qualités (je préferais l’être un peu moins pour être mieux intégré dans le groupe), et le 3ème a perçu mon désarroi, mais était mal renseigné sur la douance.
Allez, nous sommes tous géniaux, mais nous souffrons beaucoup! Contentons-nous des petits bonheurs quotidiens qui nous aident à vivre. Bonne soirée à tous et bon courage
Entièrement d’accord avec vous. j’ai suivi une formation de coaching il y a 10 ans. Que je n’ai pas terminé pour des raisons de divergences éthiques. Entre temps, je prends conscience que je suis HPI et bien d’autres « habiletés » … aujourd’hui je mixe mes expériences, mes formations et mes initiations : je viens de terminer un coaching intensif de 15 jours avec une HPI : Entre ses valeurs et ses besoins profonds, en vrai, elle veut être directrice de Poudlard. C’est ça son objectif à long terme qu’elle réprimait depuis si longtemps. Nous y sommes parvenus au bout de 50 heures. Et ça l’a remis en selle, profondément. Et c’est génial qu’elle se soit autorisée à formuler un rêve que d’autres jugeraient ridicule … un HPI fonctionne « à l’envers » de la norme … Des objectifs, quand ? ( ce que font la plupart des coachs) et c’est la panique pour un HPI … je le sais particulièrement bien, j’en suis une ! Il faut prendre des chemins de traverse avec un HPI … je ne sais si on l’enseigne dans les universités …
Entendu dans une vidéo d’Isabelle Padovani, quelque chose qui m’a semblé si juste et qui disait, en gros, « la thérapie, c’est réparer la relation blessée, la réparation passe donc par la relation ». Coach, psy, prof de yoga ou de sophrologie, ou quoique ce soit d’autre, j’ai le sentiment que dans le fond, peu importe la théorie et la technique, c’est la relation qui répare. Donc pour un surdouillet, oui échanger avec un autre surdouillet qui pourra nous comprendre hors cases c’est mieux.
Les « chemins de traverse », nous les connaissons bien, en tout cas pour la plupart d’entre nous qui sommes sur ce blog!
Par contre, renseignez-moi sur ce qu’est « Poudlard »?
Merci et bonne journée.
Poudlard est un institut, une fondation, une école spécialisée pour les élèves ayant des habiletés particulières … des HPI … pour Harry Potter Institut !
Bonne journée
merci pour le renseignement. On apprend tous les jours!
http://michel-terestchenko.blogspot.fr/
Un lien vers un blog qui peut etre utile aux personnes que la philosophie interesse, mais qui n’ont ni le temps ni les moyens de s’y plonger vraiment.
Perso, ça me permet de donner des graines a mes neurones ( l’auteur publie des articles, et ces derniers sont commentés , j’ai la sensation de mettre en route un « rubicube »de la pensée), et je rumine moins sur des petits trucs du quotidien 🙂
Merci pour la nourriture ! 🙂
.. Faudrait que je repositionne ce commentaire sur la page Apprendre plus loin je pense
Oups, oui. Ca a ete ma premiere impulsion sans me souvenir ce que contenait » apprendre plus loin », et puis après comme je trouvais que ça m’aidait beaucoup ( notamment dans les situations de stress, pour rediriger mon esprit, au lieu de le faire tourner sur des trucs idiots comme: pourquoi la voisine tape au plafond? et de partir dans des conjonctures a n’en plus finir au point de m’en rendre malade), et bien je l’ai mis la.
Ca marche,je trouve, et je pense que ça peut fonctionner avec d’autres supports et d’autres situations de malaises. 🙂
Pas de blème : il me semble que vaut mieux trop que pas assez en matière d’aide 🙂
Merci Pouic
Enfin, au dela de ce site, c’est la philo en general qui permet de nourrir les esprits-ogres ;), enfin au moins en partie.
Après, les auteurs anciens ont peut-etre une vision plus generaliste – du moins peut-on prendre plus de recul- ce qui permet de creer ses propres idées , une sorte de boite outils.
En plus, c’est infini, ça tombe bien!!!!
Bonjour,
Mona, je comprends le besoin d’aider, de soutenir votre fils. J’ai moi même un fils qui a eu son bac s avec mention sans rien faire de sa scolarité et qui a encore bien du mal avec les cours par contre créer il excelle, sinon c’est l’ennui qui le guette. J’ai aussi une fille qui a 25 ans elle est maintenant au chômage, habite chez nous et ne supporte pas qu’on puisse l’aider,qu’on lui pose des questions, elle s’ennuie. C’est un peu l’enfer pour moi qui est toujours besoin de comprendre, l’atmosphère est lourde, pesante, négative surtout que mon mari aussi hp quand il ne comprend pas, ça le rend un peu agressif comme ma fille d’ailleurs. Je m’imagine mille scénarios et bien sur pas les plus agréables. Je trouve que le monde est dur, il est si simple de respecter, d’aimer, c’est comme la nature que j’aime et qui pourtant ne laisse vivre que les plus fort. Je trouve cela très paradoxale d’aimer quelque chose qui est à l’inverse de ce que l’on est. Bref, je suis un peu dépitée, très stressée, angoissée et je me dis que je me comporte pas comme il faut vis a vis d’elle mais comment faire ? J’habite près de Chalon sur Saône et je voudrais consulter un thérapeute spécialisé en Hp qui pourrait vraiment m’aider et me conseiller.
Merci à tous
Bonjour Bergerpol,
J’entends votre angoisse et je capte votre détresse. Je ne veux surtout pas « imposer » mes conseils. Je désire juste vous apporter mon avis sur les mots que vous (m’)avez écrits. J’y ressens comme un appel de détresse. Vos enfants, votre mari et vous-même êtes empêtrés dans le mal être et pour aller vers le mieux il me semble indispensable de vous entourer des bonnes personnes. Des personnes qui reconnaîtront votre souffrance avec les besoins propres à chacun et vous amener à faire de ce qui semble être un fardeau un cadeau. L’hypersensibilité est à mes yeux un joyau précieux dont il faut prendre grand soin car même si elle rend vulnérable elle contribue grandement au bonheur, au plaisir d’exister. Réagissez et peut-être qu’un jour vous apprendrez à voir Votre VIE autrement. Rien de tel que la communication pour défaire des noeuds. Tentez de re-nouer le contact au sein de votre famille en vous faisant bien accompagner. Un thérapeute averti pourrait vous proposer plusieurs voies à explorer. Une prise en charge individuelle avec une thérapie familiale à la clé. Cette réflexion n’engage que moi.
Vous avez eu la démarche ici d’ouverture en tendant la main pour appeler à l’aide. Faites en sorte maintenant d’aller saisir celle d’une personne compétente qui vous inspirera confiance et vous amènera à Etre mieux, à Etre Vous.
Bon courage.
Bien à vous.
Re coucou, Mona, la zébulette à roulettes 😀
Bon y a eu un beugg là encore ! Je disais donc « Des personnes qui reconnaîtront votre souffrance avec les besoins propres à chacun et vous « amèneront » à faire de ce qui semble être un fardeau un cadeau. »
Vous avez sans doute remarqué que j’aime bien le verbe « amener ». Bis repetita, voire plus, est aussi une caractéristique chez moi :p
Je viens aussi de m’apercevoir que vous aviez déjà publié ici. J’ai donc plus d’informations à votre sujet.
D’ailleurs j’ai trouvé les interventions de Dominique et cybercricri très intéressantes.
A cette heure-ci j’avoue que mon « arborescence » à moi est plus qu’à la traîne 😀
Au plaisir ! 🙂
Bonsoir,
Avez-vous des adresses de thérapeutes spécialisés HP à donner pour Nantes et/ou sa région?
Merci
Je vous réponds en privé.
Mais si parmi les lecteurs certains ont des recommandations, je suis preneuse pour enrichir ma liste qui aide ceux qui me le demandent. D’avance, merci de votre concours !
Bonjour
Je suis également à la recherche d’un pédo psy spécialisé HPI à Nantes, pour mon fils, non encore testé mais avec forte présomption ; il a déjà vu une psychologue pour un grand mal-être à l’école et a fait ses CE2 CM1 en 1 an, sans pb, à part relationnel avec ses camarades . Maintenant il est en 6e et ses difficultés relationnelles continuent et l’ennui scolaire reparaît…je ne sais plus comment l’aider.
Merci de votre aide et de vos adresses.
… Et voici que les difficultés des enfants sont évoquées sur un blog qui s’adresse aux adultes… Signe, pour moi, qu’il est encore si difficile de trouver son chemin pour les enfants, alors même que leurs difficultés semblent être bien connues… Alors imaginez pour les adultes…
je vous réponds en privé, pour les informations dont je dispose, sachant quand même que je vous suggère de contacter AFEP et ANPEIP dont le réseau est national et qui pourront utilement vous aiguiller.
Bonjour à Tous,
Tant d’années à regarder l’arbre qui cachait la forêt. J’en ai 44. Je ne vous raconte pas ce que j’ai enduré avant d’arriver à me poser ici et tout l’apaisement que je ressens. Pour autant c’est SURTOUT pour mon unique garçon que je viens demander de l’aide. C’est en regardant une émission le 3 octobre dernier que j’ai enfin pris conscience du fonctionnement de mon garçon et des nombreux ressentis de malaise à son contact. Lui aussi est un coeur tendre, un buvard d’angoisse et il nous a, son père et moi, toujours protégés. Et oui les enfants protègent les parents. C’est une réalité avérée.
C’est le 10 juin 2012 que j’ai percuté qu’il s’est toujours senti coupable d’être victime… Je ne m’étends pas plus sur ce point qui est en lien direct avec l’accident et l’évolution de mon état de Santé.
Je vais essayer de faire bref. Enfin l’envie y est. Après je ne jure de rien… (sourire)
Le 22 décembre 1995 c’est en sortant du bloc après une fausse couche que j’apprends que mon bébé de 2 ans et demi est en cours d’héliportage dans un grand hôpital de Montpellier. Il a été traîné par un monstre de transports d’enfants.
Je vous passe les détails du parcours du combattant qu’il a mené depuis ce jour maudit et des stigmates indélébiles au quotidien.
Je dirai juste que même si le prix de sa surVIE est indécent tant il est exorbitant, il est un grand MIRACULE.
A aucun moment je n’ai cessé d’être à ses côtés. Avec mon mari nous avons tout mis en oeuvre pour le soutenir du mieux possible.
Comme je vous disais plus haut. C’est en découvrant le contenu de ladite émission que j’ai compris pourquoi depuis toujours je sens mon fils comme en décalage, avec un fond de déprime omniprésent, plus prononcé à certains moments… C’est cet été que d’autres éléments et notamment depuis 2 ans m’ont interpellée. Il a toujours été bon partout. Dans toutes les matières à l’école, dans la pratique d’activités extra scolaires (judo, escrime, échecs, dessin aquarelle, pratique du haut bois puis de la basse, à l’adolescence au Conservatoire National de Région de Toulon Provence Méditerranée…) Je repense à une ou deux remarques de la part d’enseignants surpris qu’il réussisse là où la plupart de ses camarades se trompaient. Je me rappelle qu’il m’arrivait de lui dire qu’il allait trop vite et que du coup il zappait certaines infos. Il était étourdi.
Avec le recul je comprends mieux pourquoi mon père me disait régulièrement que j’allais plus vite avec les mains qu’avec la tête. Je pense surtout que les chiens ne font pas des chats.
Quand le mois dernier je lui ai demandé de se poser sur la vidéo, lui demandant de venir me voir si « ça » lui parlait j’ai eu la confirmation. Maintenant tant de choses que j’avais captées devenaient claires. Après un grand soulagement partagé il a tout de suite réagi.
« Et maintenant qu’est ce que j’en fait ? »
Et bien oui. Il a 21 ans. Il a raté le concours PACES pour entrer en cursus de Médecine qu’il a passé sans conviction. C’est important de le préciser puisqu’il a toujours tout fait « sans effort ». Selon son.. « Si tu savais comme je me suis ennuyé à l’école… »
L’an dernier il a été admis en seconde année de licence de biologie avec option « cellulaire et moléculaire ». Il a enfin envie de pousser sa pensée dans le domaine de la recherche. A plusieurs reprises je lui ai dit qu’il était fait pour la recherche. Je ne savais pas à quel point je lui livrais une clé de son épanouissement… Mais, parce qu’il y a un mais, il ne sait pas comment arriver à s’adapter au système pour réussir à dégager enfin ce potentiel qui-‘il-étouffe depuis si longtemps. Il a d’excellentes notes lors de contrôles continus, de moins bonnes quand il ne suit pas la norme. Mais lors des partiels il lui arrive régulièrement d’être en état de sidération. Il souffre de ne pouvoir « ingurgiter » des données fondamentales. Il n’a pas de méthode et pour cause. On lui reproche de ne pas donner le développement du raisonnement pour obtenir le résultat.
« …Pourquoi maman ?… »
« L’accident a pris toute la place… Puis je m’ignorais moi-même… »
C’est en furetant sur le net, que je suis « tombée » (Oui, je mets des guillemets car de l’accident s’est déclenché une Saleté En Puissance nommée Sclérose En Plaques par le corps médico-scientifique) et qu’il m’arrive de tomber « pour de vrai »).
A mon impuissance de ne jamais avoir pu lui prendre quelques souffrances, se rajoute la culpabilité de toujours avoir TOUT relié à ce drame.
J’analyse. J’ai toujours tout analysé. Trop. J’ai toujours été « trop ».
Je me sens coupable et je me console en me disant qu’il est TEMPS
Je terminerai juste mon intervention par la situation actuelle de notre existence. J’ai appris que le Pr L. encadrait des, comme il le dit, grands (adultes) « malades mentaux » en souffrances.
Aussi j’en suis venue à me poser certaines questions.
Etant donné que j’ai fait un « diagnostic » officieux je me dis qu’il vaudrait peut-être mieux lui faire passer un test de QI avant de rencontrer ce médecin début décembre. Qu’en pensez vous ?
Et vers qui me tourner ?
Peut-être que nous ferions mieux d’attendre les conseils avisés de cet Homme de coeur ?
J’ai écouté Jeanne Siaud-Facchin parler de son centre Cogito’Z à Marseille. Or il y a aussi le centre Coridys dans le Var où nous habitons.
Je voudrais tellement l’accompagner au mieux afin que fort de « sa différence » handicapante, il puisse devenir un adulte épanoui dans notre société inadaptée à ce mode de fonctionnement qualitativement différent.
La France est une fois de plus bien à la traîne. Là où d’autres pays aident les enfants précoces à profiter de leur potentiel. Chacun à son niveau, de manière unique, bien entendu.
Il est important que je vous précise que si j’en surprends certains parmi vous parce que JE me mets souvent en avant, ce n’est pas parce que mon mari, son papa, a fait moins bien que moi. Non il a fait autrement et tout aussi bien. Nous sommes complémentaires. Il est le pilier de notre trio. Il est bien ancré sur terre et sait gérer son stress. Quant à notre fiston, il est comme moi et nous sommes deux scanners affectifs qui tentent de se frayer un chemin dans cette foule immense au sein de laquelle nous ressentons un immense vide intérieur.
Je commence à amener mon fils à se dire. Il lâche un peu mais comme je le lui ai dit hier soir,
« Même si tu ne parles pas, je te capte. Ne l’oublie pas. »
Il a bien du mal à réaliser ce qui lui tombe dessus. Dire qu’il a obtenu un bac S avec mention en « bullant ».
Nous lui disions qu’arrivé au stade des études supérieures il devrait se mettre à faire des efforts. Il lui manque juste un mode d’emploie.
Mon message peut vous paraître long, pas forcément clair. Mais quel apaisement de comprendre enfin pourquoi j’ai toujours eu et j’ai encore du mal à exprimer ce que je me dis dans la tête. Comme je le dis souvent « J’ai le cerf volant plus que lent bien des fois mais finalement il me reste un neurone bien entraîné » 😉
Oui je beuggue grave comme disent les d’jneusss. « Normal » quand le Système Nerveux Central s’emballe constamment au point d’être en surchauffe et d’en tomber malade. Nous pratiquons l’humour et l’auto dérision depuis l’accident, à notre insu et désormais plus que jamais, pleinement conscients.
Nous pouvons rire de tout mais pas avec n’importe qui.
L’accident m’a permis de faire de ma souffrance une force. C’est jour après jour, nuit après nuit, que j’ai tout fait pour enrichir de cette philosophie mon garçon. Résilient ou autre, peu importe, l’important n’est-il pas d’être heureux et entièrement accompli grâce à tout son Etre ?
La Santé et l’Amour sont, à mes yeux, les deux éléments essentiels à LA VIE
Tant d’années à dire tout haut que LA Révélation de Ma Vie est Mon Garçon. Je ne me doutais pas un seul instant à quel point IL L’EST
Il est ce qui m’est arrivé de plus beau, de plus fort sur cette terre.
Il est « Mon Fils, Ma Bataille ».
Après une vingtaine d’années de psychothérapie, de psychanalyse, de… Je ne cherche plus. En juillet j’ai entamé une TCC. Je me suis dit « STOP tu te poses » ! J’ai décidé d’arrêter la machine infernale. « Ta mal adie que si tu continuais ça ne t’apporterait absolument rien de bon. »
Neuf séances d’une heure pour toute Une Vie d’errance.
NEUF, mon chiffre porte bonheur.
Mon BB a vu le jour le Neuf et je me destine vers la pratique de la méditation de pleine conscience.
Dix ans de yoga, de quête pour arriver à me connecter à moi-même et ce n’est qu’après le 03 octobre que j’ai, pour la première fois de mon existence, senti que j’avais atteint mon but. Que j’étais en pleine communion avec mon Etre, que je suis pleine de moi M’M.
J’aspire enfin à la Paix.
Mais je l’atteindrai vraiment quand je le sentirai enfin être pleinement aux commandes de SA VIE
Je me suis encore éparpillée, me laissant emporter par le flot de mes pensées, du déferlement émotionnel de mon coeur et je disais donc que mon message peut vous être « pénible » à lire et pourtant il n’est qu’une goutte d’eau dans Notre océan de douleur.
Merci de me lire et de m’apporter d’éventuelles réponses.
Bien à Vous Tous.
Une maman parfaite avec un tas de défauts 😉
Pour une adresse / test, je vous réponds en privé 🙂
Merci Cécile…
Bonjour,
J’ai 55 ans et je viens de découvrir que je suis HP. HOU!Ca explique plein de choses en autre cette hypersensibilité qui me fait souffrir au quotidien, cette sensation de différence, ce perfectionnisme chronique envers moi , ma phobie sociale que je suis arrivée à soigner etc.. En faite l’histoire débute ainsi : Ma fille a des problèmes de latéralisation, donc un bilan est fait , en autre un test de QI. Elle est haut potentielle, Eh mon fils ? Il passe les tests et lui aussi est haut potentiel, très haut potentiel.
Donc, grandes discussions avec le psychologue et le psychiatre qui me suis, et là il sont d’accord tous les deux: je suis haut potentielle. Je regrette qu’ils ne m’en ai pas parlé avant. Pour abréger, il se trouve que mon mari est aussi haut potentiel, mais lui de souffre pas comme moi de l’intérieur. Je dirais même qu’il ne comprends pas. Comment expliquez cela ? Est ce au faite qu’il y ai plusieurs intelligences ? A notre petite enfance vécue différemment ? ou tout simplement qu’il a trouvé une parade pour inhiber sa sensibilité ?
Bonne journée
Bonjour,
J’ai envie de questionner, comment se passe la vie de famille quand tous les membres ont cette pensée en arborescence sans pour autant vivre l’hypersensibilité de la même façon ?
L’image qui me vient dans l’instant c’est une photo de « diplômés » d’une de ces grandes écoles américaines avec cet amusant costume de cérémonie, et ce chapeau carré avec pompon…. Tous les corps sont habillés de la même façon, et pourtant chaque personne est différente, chaque histoire est différente, chaque regard sur les choses est singulier, chaque sensation vécue est propre à chacun, chacune, et chaque instant passé a déposé en soi quelque chose d’unique, une infinitude de quelque chose qui font un monde intérieur, voire un univers intérieur.
Outre le test qui montre que, il y a aussi les constructions de psyché, les influences astrales de la naissance, les mémoires de la lignée (mémoires transgénérationnelles), les croyances, les structures inconscientes construites, les valeurs éthiques etc etc etc….
L’aventure intérieure reste donc une sorte de mystère (malgré la volonté humaine de tout classer, normaliser), d’une grande complexité, et il est délicat d’apporter des réponses tranchées, rationnelles, puisque la vie est un mouvement permanent avec des effets permanents.
J’échange souvent avec différents thérapeutes qui travaillent en énergétique quant aux différences de perceptions selon que nous vivons l’expérience humaine dans un corps d’homme ou dans un corps de femme.
D’un point de vue du plexus solaire, il est clair que celui de la femme est bien plus ouvert aux influences que celui des hommes, celui du coeur aussi puisque le corps de la femme reçoit la vie, porte la vie, et donne la vie. Les femmes ont donc d’emblée une connexion bien plus puissante au Vivant que les hommes, elles accueillent de façon naturelle et spontanée (même si certaines femmes peuvent être d’un tempérament très « yang-feu-masculin », et se couper de leur senti, comme certains hommes peuvent être très « yin-eau-féminin », et sensibles.
L’éducation familiale joue aussi un grand rôle, et bien des petits garçons apprennent à ne pas vivre leurs émotions (réservées aux filles) et se coupent littéralement de leur senti de façon inconsciente, à vivre sur le mental sans ressentir.
D’une façon globale, le monde occidental, sous l’influence des religions, a surtout appris à ne pas vivre les émotions et le senti, à ne pas les exprimer (il y a quelques siècles rire était observé comme la manifestation du diable….), et il semble que ce monde ait besoin de (re)-découvrir que le senti a une importance majeure dans la façon d’appréhender les choses et de faire des choix.
Alors à mon sens, il est nécessaire d’apporter de la sensibilité à ce monde et nous sommes un certain nombre à vivre avec cette hypersensibilité pour réguler cette pensée devenue trop rationnelle, trop normée et normative, pour laisser place à nouveau aux talents, à la créativité, à la perception nouvelle du vivant, et cela passe par un temps de « transmutation » de ces mémoires humaines accumulées remplies de violence, d’armures, de murailles en tout genre, et sans armure ni muraille ou peu, c’est la pleine vulnérabilité, comme une peau qui serait aussi épaisse qu’un papier de soie tellement fin qui laisse passer la lumière.
Aussi, je n’ai pas de réponse tranchée vis à vis de votre conjoint et je vais simplement vous faire part de ce que m’exprimait un médecin un jour : « ce que nous voyons de l’autre, c’est la partie émergée de l’iceberg » ce à quoi je vais ajouter, peut être que chez certains c’est déjà une rivière qui coule, ce qui veut dire que la glace a fondue sous l’influence de ce yang solaire, et c’est peut-être la raison pour laquelle il y a cette souffrance de l’intérieur, ce constat conscient ou senti que la vie peut-être bien plus fluide, bien plus douce aussi qu’une lutte permanente, des chocs permanents, à se « taper la tête contre les murs » et peut-être voir des « étoiles », mais qui ne sont plus celles du ciel, celles qui tombent en poussière sur la Terre et nourrissent cette belle nature.
Ce que certains nomment la dépression existentielle, d’autres l’appellent la « nostalgie de l’âme », cette nostalgie de parfait, de beauté, de fluidité, d’art, de justice, d’équité, de douceur, comme une constante où se sentir sécurisé, dans la chaleur d’un amour bienveillant, où vivre la vie comme un long fleuve tranquille, et l’incarnation nous fait vivre autre chose, à un autre niveau de cette belle perception sensible, là où cet élément minéral peut être aussi d’une très forte solidité, dur comme la pierre de granit…
Je vous souhaite une belle journée, et si vous habitez non loin de l’océan, d’aller faire une belle ballade pour apprécier la fluidité de l’eau et la dureté de la roche, comme la fluidité de nos sentis et la structure (plus ou moins rigide) de nos « solutions d’urgence » pour traverser l’existence !
Bonjour Dominique,
En tout cas tu as la pensée en arborescence, mais doublée d’un formidable esprit de synthèse, ton cheminement intérieur tu l’a déjà bien entamé ca se sent dans ton message, tu résumes beaucoup de choses et une trentaine de lignes…. J’ai l’impression d’un Tout résumé dans ce message.
Tu exprimes toute la dualité qui existe dans des esprits comme les notres : tout et son contraire, vécus à 200 %, rien de lisse, que des aspérités très fortes.
C’est vrai qu’aujourd’hui, certains essaient de faire rentrer le gros du troupeau dans un moule, mais ca ne marche pas : à force de modeler les personnes, de museler, ces personnes se révoltent de plus en plus : je t’avoue que l’ambiance sociétale qui se dessine depuis quelques mois m’inquiète…. j’espère me tromper, pour une fois.
On prend le gros du troupeau pour des enfants qu’on éduque pour mieux les aplatir, pour empecher qu’ils n’expriment quelque chose qui mettrait en danger l’organisation de la société montée par certains et POUR certains, à qui cela profite.
Mais, sortir des normes ne veut pas dire se révolter, mais parfois aussi proposer des choses qui vont améliorer la société.
bien sur cela suppose un certain danger, ou risque : c’est inhérent au changement. Mais les privilèges de certains peuvent voler en éclats à cette occasion, et ca ce n’est pas admis par ces personnes qui feront tout pour gommer ces aspérités.
On pourrait en dire long là dessus, mais ma prétention est modeste finalement : le travail à faire est peut etre un peu trop conséquent pour une petite femme comme moi, ou comme toi, mais peut etre qu’en y allant par petits bouts, ca devrait marcher….
Christèle (pas si petite femme que ca : 1m73 !)
Lire votre texte vaut bien une promenade au bord de l’eau. Merci!
Et pourquoi pas ? Il tombe des trombes d’eau en ce moment 😉 Très joli, Alicante… Ca me renvoie à mes origines… Bon après-midi 🙂
Merci pour votre longue réponse qui est tout en douceur, qui chante presque. Je n’habite pas les bords de mer mais j’aime me promener et laisser mes pensées vagabondées sans essayer de les contrôler.
Bonjour ,
Que de souffrances , de questionnements et de recherches …avant de tomber par hasard sur votre blog.
Je me suis fait , plus ou moins , diagnostiquer TDA et traiter à la Ritaline sans grand succès . Je me reconnais tout à fait dans les descriptions et témoignages sans pour autant me considérer comme un surdoué . A vrai dire , ma scolarité peut se résumer en 2 mots : ennui et échec …D’après ce que je lis , ici et là, je suis hypersensible et ça ne s’arrange pas avec le temps .
Je recherche un thérapeute « surdoué » sur Marseille . Qui me renseigne ?
MERCI BEAUCOUP !!
je vous réponds en privé 🙂
Bonjour,
j’ai lu votre livre, Cécile, en décembre 2012 et me suis fait tester en mars 2014 à la trentaine passée, je soupçonnais depuis mai 2011 ma douance.
J’ai eu de nombreuses expériences médiocres avec les thérapeutes, ma peine et mon désarroi n’ont d’égale que ma colère.
Récemment une psychanalyste en fin de carrière très reconnue par ses pairs et par feu un de ses collègues dont je fus analysante (et il ne fut pas le moins bon de mes thérapeutes mais, bon, par idéal non plus), m’a fait mal aux oreilles en assertant ceci (j’avais porté à sa connaissance que je cherchais un thérapeute surdoué et,ou connaissant bien la douance chez l’adulte): « tous les gens qui ont fait des études longues et poussées ont au moins 130 de QI ». C’est pour moi, je pourrais développer, une ineptie, cette chose qu’elle a dite. Qu’en pensez-vous?
Je pense que cette personne n’y connaît rien à la douance, mais, pire n’y connaît rien, ET ne reconnaît pas ne rien y connaître.
Le milieu psy est assez désespérant là où j’habite et je ne vais pas très bien et je souffre d’hyperesthésie auditive qui m’est douloureuse et excluante depuis toujours et au quotidien. J’ai cessé de voir le mauvais médecin généraliste qui me l’a diagnostiqué (tardivement, février 2014) et qui ne s’est pas donné la peine, ça et plusieurs choses, de le mentionner dans mon dossier médical, dont je compte du coup lui demander une version complète. La douance, quand je l’ai abordée avec lui, lui a causé de l’embarras. Récemment j’étais tellement pas très bien, j’ai appelé SOS amitié, mais c’est démoralisant, quelquefois j’ai eu quelqu’un qui écoutait un peu bien mais j’ai beaucoup eu de la c****rie au bout du fil (désolée). J’ai beaucoup apprécié votre livre Cécile. Pour moi c’est important qu’il existe.
Vous y faites une corrélation SEP / haut potentiel, mon père est haut potentiel et atteint de SEP non dégénérative, cela m’intéresserait d’en savoir plus sur cette corrélation, à partir de quoi l’établissez-vous.
Cordialement.
Merci de votre commentaire 🙂
Je ne suis pas en mesure de m’engager dans la polémique de façon très documentée.
QI élevé et études poussées vont de pair.
Mais « 130 de QI » signifie d’abord et avant tout qu’on a su « passer un test »
En dehors de toute notion/question d’inhibition intellectuelle ou de handicap cognitif, selon moi, il existe une zone grise qui permet à des personnes intellectuellement très performantes d’êtres testées à plus de 130 de QI ce qui n’en fait pas pour autant des surdoués.
Quelqu’un qui qui plafonnera à 15 tous les tests sera dans ce cas. Mais là est la limite : certains ne plafonnent pas à 15 et vont au delà.
Le surdon n’est pas une question de quantité de fonctionnement mais de différence de fonctionnement.
Inné, il interagit avec la construction identitaire (l’acquis).
Bonjour à vous Cécile
Bonjour à tous,
Votre livre m’a beaucoup apporté, m’a rassurée, je suis allée me faire tester. L’autre ouvrage qui m’a donné d’autres pistes très intéressantes est le « Living with Intensity » de S Daniels et M Piechowski (mais je le lis lentement car je ne suis pas fluent).
Je suis les rubriques régulièrement, et peut-être n’ai je pas vu un post à ce sujet.
Voilà, je suis en ce moment où mon cerveau sature, impossible de l’arrêter (le jour cela ne me dérange pas trop, je suis plutôt efficace (même si je commence à sentir la fatigue) , mais la nuit, il fait du zèle. Je me lève, planifie beaucoup, essaye en me recouchant la respiration contrôlée, etc. Mais cela ne marche pas vraiment J’aimerais bien dormir, et les insomnies sont quotidiennes. Pourtant je fais très attention aux excitants (j’ai arrêté, le thé, le café, soda divers). Et vous comment gérez vous ces périodes, ce côté là de votre personnalité ?
Au plaisir d’échanger
Bonjour,
super blog ! Ça donne pas mal de pistes.
Mais cet article conforte quelques craintes que j’ai notamment au niveau du choix d’un thérapeute… Quelle plaie ! Surtout quand on a du mal à lâcher prise et à faire confiance !
Personnellement, je n’ai toujours pas franchi le pas, mais bon, je me dis qu’il va bien falloir que je me jette dans le grand bain et que j’appelle un thérapeute pour m’aider à mettre les mots justes sur certains mécanismes et certaines craintes que je me traîne depuis un moment quand même ! Je pensais d’abord à un kinésiologue car j’en avais consulté un à l’adolescence qui m’avait complètement débloquée en période de crise (même si étrangement, je ne me rappelle absolument pas de la séance !). Mais ne connaissant pas les praticiens de ma région, je laisse traîner…
J’ai cru comprendre dans les derniers commentaires que vous aviez quelques conseils sur des thérapeutes sur Lyon ou alentours. C’est toujours le cas ? Si oui, je suis preneuse !
Et quoiqu’il en soit, merci pour ces articles qui m’ont déjà pas mal apporté !
je vous réponds en privé
ok, merci Cécile.
Ce serait super. J’attends vos conseils en mp alors !
Comme Maude (mais aussi emilie, Delphine , Loula) je suis intéressé par des thérapeutes compétents sur le sujet sur Lyon.
Auriez vous des adresses à me transmettre ?
Merci pour votre aide.
Depuis près d’un an, il me semble que la kinésiologie adaptogenèse m’apporte plus en terme de « décoinçage » que tout ce que j’ai pu faire avec des psy. Mais je ne connais personne qui fasse ça du côté de Lyon.
L’alliance thérapeutique est essentielle pour aller mieux.
C’est ainsi que telle thérapie conviendra mieux à l’un ou à l’autre, en particulier parce qu’il/elle se sent bien avec le thérapeute.
Dit autrement : toutes choses égales par ailleurs, le thérapeute est à mon sens plus important encore que la thérapie.
Absolument ! Et pourtant, il y a qqs années j’ai eu une psy qui a réussi à me faire croire le contraire, contre toute évidence, et je pense qu’elle n’est pas la seule.
(à savoir que le/la thérapeute importe peu puisque c’est le « patient » qui fait tout le travail)
Bonjour,
Je viens de trouver et de terminer votre livre sur différence et souffrance de l’adulte surdoué. Je suis moi-même haut potentiel et mère d’une petite fille de 7 ans haut potentiel également. Pour tout un tas de raisons, nous vivons actuellement au Québec et j’aimerai savoir si nous pourrions rencontrer des personnes qui vivent les mêmes problématiques que nous. J’ai refusé de joindre Mensa car je suis en désaccord avec le « pur » test de QI qui ne prend pas en compte les autres formes d’intelligence. J’ai longuement discuté avec eux sur la question et on m’a répondu que cela permettait d’avoir une sélection des personnes et que l’on fonctionnait comme cela depuis le début de Mensa !!! Quant aux enfants, ils n’existent pas à Mensa : aucune activité pour eux.
Si vous avez des idées, je prends !
Krissie.
La communauté zebrascrossing organise des attroupements au Canada. Ca vaut peut-être le coup d’essayer ?
Merci pour cette réponse. Je vais aller consulter le lien.
Bonne journée.
Bonjour,
J’en suis au même stade que vous. Pourriez vous me dire où vous en êtes de votre démarche et si votre recherche de thérapeute a été concluante ?
Merci d’avance
P.S. ce blog est super mais je regrette que beaucoup de personnes parlent de problèmes à un instant T mais ne poursuivent pas leurs commentaires pour indiquer où elles en sont des mois ou années plus tard.
C’est parfois plus qu’un soulagement de pouvoir poser un fardeau trop lourd en se sachant compris.
Mais votre remarque est pertinente…
Cela dit, certains (telle Solstice d’Hiver) n’hésitent pas non plus à l’indiquer quand ça va mieux 🙂
Bonsoir,
C’est vrai que l’on a tendance à parler quand un problème se pose et puis plus rien. Depuis maintenant un an que j’ai découvert que je suis HP, tout simplement en changeant de psychiatre ( l’ancien est parti en retraite) qui m’a mis au pied du mur : l’ouragan. Depuis je n’ai plus de traitement, je pratique l’EMDR ( qui m’apporte beaucoup) et de la sophrologie que pour rien au monde je raterai. J’ai connu d’autres HP sur ma région et nous allons organiser des rencontres pour partager, se soutenir, s’aider. Bien sur mon hypersensibilité est toujours là mais je sais pourquoi et je relativise mieux. L’ennui, je ne vous en parle pas mais au lieu de m’enfoncer, je sais que je dois trouver de nouvelles choses à faire. Le perfectionnisme qui m’obligeait à ne rien faire car je ne savais même pas que c’était ça et bien maintenant j’avance mieux.
Bonne soirée
Sylvie
Olivier A,
Comment dire mon évolution : les memes caractéristiques sont toujours là : hypersensibilité, flashs d’idées (dans le stress et l’urgence de préférence, le corps qui ne suit pas le cerveau), la mémoire fulgurante, etc…. mais maintenant que je sais, que j’ai mis une étiquette sur tous mes travers et défauts, je gère mieux forcément.
Après la découverte de la douance, on est le meme, je dirais meme qu’on optimise nos ressources, car on sait qu’elles sont là.
Disons qu’au lieu que ces ressources agissent en fond, et n’importe ou n’importe quand, maintenant on peut faire appel à elles et si elles surgissent là ou on ne s’y attend pas forcément, on n’a qu’à prendre….. et à se remercier.
On ne renie plus, on accueille à bras ouverts : pas mal non ?
Et on progresse vers du très positif.
Cricri
Oui, entre avant et après, ça ne change rien, on est toujours le même et on fonctionne toujours de la même façon. Mais pourtant, savoir ce fonctionnement change tout.
Pour ma part, je ne me regarde plus de la même façon, je vois une autre personne. On pourrait dire qu’enfin je me suis réveillé, qu’enfin je me connais. J’ai toujours les mêmes difficultés qu’avant mais comme je sais pourquoi, elles n’ont plus du tout le même impact destructeur, je les évite simplement.
Cette nouvelle vision de moi même a aussi impliqué des changements importants dans ma vie: couple cassé, travail quitté pour enfin m’épanouir dans une activité (que je créé) qui a du sens pour moi… Il y a là une transition qui a commencé il y a plus d’un an, et qui devrait durer une petite année encore avant que je me sois stabilisé.
Bref, à part un message au moment de la révélation, un autre maintenant, et un prochain dans un an, que dire de plus? Il y a aussi l’aspect discussion avec des gens que je ne connais pas du tout qui m’empêche de parler avec plus de détails. Même si je ‘sens’ la personne à travers ses écrits, j’ai encore du mal à me faire confiance sur la justesse de cette impression…
Je vous remercie beaucoup (Cécile, Sylvie, cybercricri, palcire) pour vos retours encourageants.
Je suis désormais bien décidé d’aller au bout de la démarche
détection de la douance (ou pas) et collaboration avec un thérapeute (merci à Cécile pour les coordonnées fournies).
S’il y a des personnes dans le coin de Lyon qui sont prêtes à partager leur expérience, j’en serais très heureux.
A bientôt. Olivier
Pour le partage d’expérience bien organisé, je suggère ZebrasCrossing 🙂
Bonsoir,
Sur les conseils de Cécile, je lance un appel ici, à savoir si quelqu’u-(ne) d’entre vous auraient des thérapeutes à me conseiller sur le secteur de Metz -57- en Moselle svp.
Merci d’avance pour votre aide précieuse et bien à vous
Bonsoir. As-tu trouvé quelqu’un en Moselle ?
Si vous avez les coordonnées d’un thérapeute en Moselle, je suis preneuse – j’ai très peu de coordonnées dans le Grand Est et pourtant pas mal de demandes.
ça faisait bien longtemps que je n’étais pas revenu ici, ça fait plaisir de voir que le blog est toujours actif. 🙂
Je ne sais pas sur quelle page ou article dois-je poser cette question, alors je la poste ici.
Comment fait-on pour exploiter au mieux ces capacités intellectuelles ? Pour sortir de cette inertie qui donne vraiment l’impression de fonctionner au ralenti, et d’être anesthésié intellectuellement ? Le pire c’est que c’est une question qui revient sans cesse…
Bonjour Svad
Bonne question… Mes éléments de réponse :
– ce qui nous tentait enfant est toujours d’actualité à l’âge adulte (j’ai réalisé ça le jour où j’ai réalisé que mon métier de développeur urbain passionnée de Méditerranée n’était jamais que la prolongation de ma passion d’enfance : l’archéologie mésopotamienne) = ce que nous faisons naturellement doit être considéré comme adaptable en compétence professionnelle.
– Trois mots : Contrôle, Sens et Challenge. Le dosage entre
* le degré de contrôle que l’on peut avoir sur son activité (les objectifs à atteindre la façon de les atteindre, les conditions (ambiance, hiérarchie, collègues de travail…) dans lesquelles on y travaille)
* le sens que l’on trouve à son activité
* l’intérêt que cette activité représente au sens : émoustiller nos neurones au quotidien
Ce dosage doit représenter systématiquement un verre au moins à moitié plein (on ne se pose pas de question)
Dès qu’on commence à se poser la questio de savoir si le verre est à moitié plein ou à moitié vide, on entre dans une zone de risque.
Dès que le verre apparaît comme plutôt vide, on n’est pas au bon endroit.
Pas d’autre idée pour l’instant
bonjour,
je viens de découvrir votre site et j’ai lu pas mal de commentaires. J’aurais aimé comprendre quel est l’intérêt de se faire diagnostiquer sachant que de toute façon on n’est pas sûr du résultat du test ? Est-ce que le diagnostic aide au quotidien parce qu’on se fait une raison ou parce qu’on se console en se disant qu’on a « un truc en plus » que les autres ? ou qu’on fonctionne différemment ?
Dans les explications sur la « surdouance », je n’ai d’ailleurs pas été convaincue qu’il puisse y avoir clairement deux catégories de personnes, les gens qui le sont et ceux qui ne le sont pas. Il me semble au contraire qu’il y a une palette de possibilités et qu’on n’ait non pas « un chaînon manquant » comme j’ai pu le lire dans un commentaire, mais plutôt un gradient évoluant sur plusieurs teintes, dont beaucoup n’ont pas été référencées. Ce qui explique d’ailleurs les réserves faites au sujet des tests par ce site.
Enfin, puisque beaucoup de personnes ont l’air de chercher des thérapeutes. Y a t’il une vraie différence quand le thérapeute prend en compte ce paramètre ? et comment ? Il semble déjà y avoir une quantité de thérapies différentes… qui peuvent marcher ou faire du bien sans que ce paramètre soit pris en compte. Pensez vous qu’il soit prédominant dans un mal être par rapport à une histoire familiale, à des violences ?
Ne pensez vous pas, pour finir, qu’il puisse y avoir des « surdoués » (j’ai du mal avec ce terme) heureux ou du moins ne se sentant pas en distance par rapport au monde, parce qu’ils ont su par leur grande flexibilité, s’adapter ? et ceux là par leur absence des cabinets de consultation ne seront jamais diagnostiqués et ne rentreront jamais dans les statistiques.
merci
Bonjour Korona
« quel est l’intérêt de se faire diagnostiquer sachant que de toute façon on n’est pas sûr du résultat du test ? »
Excellente question – Elle vous sera d’ailleurs posée d’entrée de jeu par le/la thérapeute qui vous accueillera.
Au final, le compte-rendu doit mettre en avant vos points de forces et vos faiblesses (chez un surdoué, on va souvent voir apparaître le perfectionnisme qui fait contre-performer lors des tests minutés par exemple : la survérification conduit à ne pas finir un test dans le temps imparti alors que sans vérification particulière, il serait terminé depuis longtemps – la passation du test peut aussi mettre en lumière les difficultés dues à la dyslexie par exemple (un handicap nécessaire à mentionner avant la passation du test car il en fausse les résultats))
« Est-ce que le diagnostic aide au quotidien parce qu’on se fait une raison ou parce qu’on se console en se disant qu’on a « un truc en plus » que les autres ? ou qu’on fonctionne différemment ? »
Le diagnostic aiderait plutôt au quotidien pour favoriser l’atteinte d'(ou le retour à)un équilibre personnel.
Un surdoué finit parfois par penser qu’il EST mauvais, alors que c’est ce qu’il FAIT qui n’est pas dans les clous par rapport aux attentes du groupe norme (ça fonctionne un peu comme l’éducation : vos repères « éducatifs » ne sont pas ceux des « autres »)
Le diagnostic doit donc vous aider à comprendre les points sur lesquels vous pouvez vous appuyer pour développer des stratégies qui vous permettront, non pas de vous fondre dans la norme (vous seriez déséquilibrée), mais de vous faufiler au milieu des attentes de la norme.
« Dans les explications sur la « surdouance », je n’ai d’ailleurs pas été convaincue qu’il puisse y avoir clairement deux catégories de personnes, les gens qui le sont et ceux qui ne le sont pas. Il me semble au contraire qu’il y a une palette de possibilités »
Vous avez raison : on ne peut pas dire qu’il y a un seul type de surdoué. Il en est des surdoués comme des autistes : il faudrait plutôt parler d’un « spectre du surdon » comme on parle d’un spectre autistique.
« Y a t’il une vraie différence quand le thérapeute prend en compte ce paramètre ? et comment ? »
je vous renvoie au billet rédigé sur l’importance d’être pris en charge par un thérapeute sensibilisé au surdon : un(e) surdoué(e) est membre de la communauté humaine. A un moment ou un autre il lui faudra interagir avec des personnes qui ne fonctionnent pas de la même façon – donc apprendre quelques règles de communication (un peu comme apprendre un autre langage).
« Il semble déjà y avoir une quantité de thérapies différentes… qui peuvent marcher ou faire du bien sans que ce paramètre soit pris en compte. Pensez vous qu’il soit prédominant dans un mal être par rapport à une histoire familiale, à des violences ? »
C’est vrai, certaines thérapies sont vraisemblablement mieux adaptées que d’autres. Je sais que lorsqu’il y a traumatisme, l’EMDR est recommandée. Mais le courant Gestaltiste apparaît aussi comme très bénéfique aux besoins sensibles des surdoués (l’idéal est alors de trouver un thérapeute EMDR et Gestaltiste ! heureusement, ça existe).
Ce qui est fondamental, c’est d’abord la relation avec le/la thérapeute (la fameuse alliance thérapeutique) qui va vous permettre d’accepter d’entendre certaines propositions et ainsi d’évoluer.
Attention, bien sûr, à écouter la petite voix au fond de vous qui vous fait sentir si votre écologie personnelle est respectée ou non.
« Ne pensez vous pas, pour finir, qu’il puisse y avoir des « surdoués » (j’ai du mal avec ce terme) heureux ou du moins ne se sentant pas en distance par rapport au monde, parce qu’ils ont su par leur grande flexibilité, s’adapter ? et ceux là par leur absence des cabinets de consultation ne seront jamais diagnostiqués et ne rentreront jamais dans les statistiques. »
Une personne surdouée est d’abord une personne.
C’est d’abord quelqu’un qui a construit son identité à partir d’une histoire familiale et personnelle : l’alchimie est propre à chacun et aboutit à un adulte construit d’une certaine façon. Equilibré ou bancal.
Le surdon (sensibilité / intensité / tension dynamique interne) vient en rajouter une couche : pour le meilleur ou pour le pire.
Ainsi, oui, et heureusement, il y a des tas de surdoués qui n’auront jamais besoin d’être identifiés comme tels et qui ne passeront jamais par la case thérapeute.
Mais pour ceux qui passent par la case thérapeute, il suffit parfois de dire que c’est « juste » ça, pour aider à faire refleurir une vie (même s’il y a quand même parfois du boulot thérapeutique !)
Bonne journée !
merci pour votre réponse.
« quel est l’intérêt de se faire diagnostiquer sachant que de toute façon on n’est pas sûr du résultat du test ? »
Pour moi, le test a permis de conforter ma quasi certitude que je suis hp, et m’a enfin donné des éléments d’explication de mes ratages (j’ai appris que je suis dyspraxique) ; le test m’a donné des éléments factuels expliquant mon fonctionnement.
Attention, on ne le redira jamais trop : choisissez très soigneusement votre psy, certains sont absolument incapables d’analyser correctement les résultats des tests, on a ici de nombreux témoignages désespérants (par exemple QI total calculé alors que l’hétérogénéité des résultats ne permet pas de le faire).
« Est-ce que le diagnostic aide au quotidien parce qu’on se fait une raison ou parce qu’on se console en se disant qu’on a « un truc en plus » que les autres ? ou qu’on fonctionne différemment ? »
Le diagnostic m’a aidée en me faisant comprendre que ce n’était pas la peine de continuer à voir des psy pour essayer de devenir « normale » puisque je ne le suis pas, pas plus que je n’ai les yeux bleu ou ne suis-je grande. J’ai donc abandonné cette recherche de normalité pour me concentrer sur la connaissance et l’acceptation de ce que je suis vraiment. Je suis différente, je l’assume, j’apprends à faire avec, je me torture beaucoup moins qu’avant.
« Il me semble au contraire qu’il y a une palette de possibilités et qu’on n’ait non pas « un chaînon manquant » comme j’ai pu le lire dans un commentaire, mais plutôt un gradient évoluant sur plusieurs teintes, dont beaucoup n’ont pas été référencées. »
Certains pensent qu’il y a sept, huit ou neuf formes d’intelligences différentes et je suis assez d’accord avec ça (il en est question qqpart sur ce blog).
« Y a t’il une vraie différence quand le thérapeute prend en compte ce paramètre ? »
Oui, vous trouverez sur ce blog ou en discutant sur le tchat (qui survit encore, apparemment) que des surdoués ne sont pas reconnus comme tels par leur psy et sont abusivement traités pour de la bipolarité ou du border-line ou de la dépression, ce qui n’arrange pas leur état, loin de là, surtout que les surdoués réagissent souvent bizarrement aux médicaments… Être reconnu pour qui on est, quel que soit ce « qui », est primordial, la douance n’explique pas tout mais explique quand même beaucoup, de nombreux témoignages le confirment.
« Ne pensez vous pas, pour finir, qu’il puisse y avoir des « surdoués » (j’ai du mal avec ce terme) heureux ou du moins ne se sentant pas en distance par rapport au monde, parce qu’ils ont su par leur grande flexibilité, s’adapter ? et ceux là par leur absence des cabinets de consultation ne seront jamais diagnostiqués et ne rentreront jamais dans les statistiques. »
Si, bien sûr ! Et heureusement. Mais les gens heureux n’ont pas d’histoire, et le problème est pour toutes les personnes qui souffrent, c’est pour ça qu’on parle d’elles et pas des autres (les surdoués heureux, on en parle, bien sûr, mais pas ici : ce peuvent être les artistes ou les scientifiques de haut niveau qui ont réussi).
Attention à l’EMDR dont parle Cécile, dans les cas de traumatisations chroniques (par exemple histoire familiale lourde, négligences ou maltraitances chroniques…) ; dans ces cas-là, le/la thérapeute doit être formé-e à la traumatisation chronique, à la dissociation qu’elle entraîne, sinon l’EMDR peut ne rien arranger voire aggraver la situation.
Bonjour Korona,
Cécile et Tournevis ont longuement répondu à vos multiples questions, et je vais en faire de même, en témoignant de mon expérience.
L’intérêt de se faire diagnostiquer, pour moi, dans mon expérience de vie, totalement thérapeutique, car il me permet de clarifier les choses, de me sentir « normale » chez les hors-normes, c’est à dire de découvrir que le cumul des attitudes et comportements jugés et étiquetés en permanence, sont en réalité la conséquence immédiate de cette structure différente de la psyché et du décalage que cela génère. Pour ma part, l’effet a été profondément libérateur.
Bien sûr, il y a nécessité de vivre un chemin intérieur personnel, pour prendre sa responsabilité d’être, accueillir ce qui est, et développer de la bienveillance envers soi, ce qui a souvent manqué chez certains (et chez moi) par incompréhension du cumul des « loupés » en tous genres qui n’en étaient pas forcément. A présent, je regarde mes réussites, dans mon intime, en face à face avec moi-même.
Le diagnostic ne fait pas tout, et ce n’est pas un fin de quelque chose en soi, ni même un commencement, c’est une continuité avec une vision autre.
Pas de clonage chez les surdoués, chaque être est unique, HPI/HPE ou pas, et les histoires de vie le sont aussi. Toutefois, cette pensée en arborescence, et l’hypersensibilité qui va avec sont remarquables, et influencent considérablement la façon d’agir et de communiquer.
En ce qui concerne les nombreuses thérapies possibles, le « surdon » du thérapeute ou sa sensibilité à l’égard de cette singularité est un plus, car l’écoute dans la neutralité et l’empathie sont nécessaires, tout autant que l’identification du langage qui peut paraître décousu parce que trop rapide et qui ne l’est pas (trop de pensées en même temps qui se bousculent).
Personnellement, je n’apprécie pas les pratiques protocolaires qui identifient l’être humain à une sorte de machines préprogrammées. Même si des constantes psychologiques sont observables, le piège reste toujours le même, considérer que le thérapeute (ou le psy) possède le pouvoir de la guérison et le mieux être, et s’attendre à vivre autrement du jour au lendemain. C’est un leurre total, tant d’un côté que de l’autre, et l’espace de parole est souvent réduit, voire inexistant, alors qu’il est nécessaire de pouvoir (enfin) s’exprimer en toute liberté, en se sentant sécurisé(e).
Vivre en accord avec soi, avec tout de soi demande de s’investir, sur le long terme, et d’apprendre à se repositionner dans sa vie, avec son histoire, aussi lourde soit-elle, en confiance (ce n’est pas tous les jours facile).
Un accompagnant quel qu’il soit permet de rester motivé(e), et de se sentir soutenu(e) le temps d’une transition nécessaire. Au delà, c’est de développer de l’autonomie en explorant ce qui apporte de la satisfaction, en réapprenant à se faire confiance, et en savourant sa propre progression. L’équilibre et l’harmonie sont souvent manifestés sous forme de petits bonheurs très simples.
Depuis quelques mois, je « teste » l’EMDR pour des traumatismes de l’enfance. Il y a des années que je pratique tout un chemin pour la guérison des blessures intérieures, et je connais la nécessité de remonter à la source. Cette pratique (emdr) demande d’avoir développé un lien fort corps physique-esprit, ce qui est souvent absent voire insuffisant du fait de la surrefficience mentale. Lorsque le chemin d’ouverture à soi est continu, des améliorations sont notoires, même si ces séances font encore remonter tout un tas de ressentis à la surface.
Personnellement, j’ai combiné et pratiqué plusieurs approches différentes pour relier le corps et l’esprit, et j’ai surtout accepté de prendre soin de moi, de ma vie, en laissant le monde à distance, pour me retrouver moi-même, accueillir, aller avec ce décalage, dans le non jugement et la bienveillance.
Y-a-t-il des surdoués heureux ?
Je rejoins l’avis de Tournevis, sûrement, et ils « n’ont pas d’histoire » puisque c’est ainsi que l’on définit les gens heureux.
En vérité ils en ont une aussi, mais comme les chemins sont uniques, ils ont probablement des composantes qui ont fait qu’ils ont trouvé leur équilibre.
J’ai lu récemment un article à propos des HP dits « complexes », et ceux dit « Laminaires » – Blog de Delphine Basson
http://www.scoop.it/t/surdouance-precocite-hauts-potentiels?r=0.04406892697694054#post_4022870070
Selon cet article, les profils HP « laminaires » s’adaptent plus facilement que les profils « complexes », il y a donc encore beaucoup de différences, dans la différence… !
D’une façon globale, la construction intérieure, ainsi que l’équilibre dans les différents domaines de vie varient d’un individu à un autre, c’est l’expérience humaine qui est ainsi, et le « connais-toi toi même, et tu connaîtras l’univers et les dieux » reste d’actualité pour chacun et tous.
Apprendre tout au long du chemin, apprendre à se connaître, se rencontrer soi au delà des conditionnements, des croyances, des mémoires, créer sa vie conscient(e) de ce pouvoir créateur, engagé par la pensée, la parole, les actions, et les conséquences induites, c’est peut-être cela toute l’expérience humaine, et c’est peut-être un « plus » d’arriver avec ce haut potentiel, même si le chemin est difficile de part l’hypersensibilité et le décalage. La fameuse « norme » très manifestée en occident ne simplifie pas les choses.
Alors en conclusion, je vous souhaite un beau chemin de découverte de vous, de nouvelles rencontres pour vivre ce nécessaire « miroir », et une guérison durable, si vous faites partie de ceux et celles qui ont cela à leur « programme » d’évolution.
Bien à vous toutes et tous, et merci de vos réponses.
Poursuivre les lectures sur le sujet continue de m’aider au quotidien.
Sur le sujet des laminaires et des complexes … voir mes doutes exprimés dans ce billet
Merci Cécile pour ce billet.
Plus j’explore le sujet des hauts potentiels, plus je ressens que nous sommes peut-être bien loin de définir ce qu’est vraiment l’intelligence, à vouloir sans cesse rationaliser, à partir d’un mode de fonctionnement séquentiel, voire binaire.
Au passage du Wais, je n’ai pas eu beaucoup d’informations quant aux écarts importants entre certains subtests, si ce n’est que ma pensée globale va beaucoup trop vite par rapport à ce que mon corps peut « traduire » en geste, et supporter en quantités d’informations à « matérialiser »! Donc résultats dits « hétérogènes ».
Pour en revenir à l’observation « complexe » et « laminaire », il me paraît plus cohérent d’évoquer le surdon avec la complexité, puisque c’est la toute première attirance, et la pleine « nourriture » pour ce cerveau qui adore les systèmes complexes, non pour ce qu’ils sont mais bien pour tous les liens qui peuvent être observés entre des systèmes qui en apparence ne se connectent pas les uns avec les autres. Et cette perception reste bien au niveau du senti, du « capté », de la « claire-vision » (voir dans l’invisible et/ou en écran interne).
Ces constructions subtiles qui semblent « normales » avec cette arborescence, vont souvent au delà de l’entendement humain »intellectuel » et rationnel, et c’est là que les choses deviennent difficiles à vivre.
Si seulement nous pouvions juste observer un mouvement d’évolution globale, plutôt que de chercher encore à mettre des croix dans des cases.
Concernant l’EMDR, et les propos de Tournevis quant aux dangers de cette pratique en cas de traumatismes successifs et accumulés, j’ai questionné la psychologue avec qui je vis cette expérience nouvelle, et quoi que faisant partie des « traumatisés » à répétition, il apparaît que ma connexion corps-esprit, avec un lien très fort dans le senti, me permet de « laisser mon corps parler à sa façon », pour me libérer.
Ces blocages corporels que je vis avec des douleurs intenses avant la séance, voire la veille, je les accueille avec émerveillement, de sentir et d’observer comment mon corps m’aide à sa façon, en faisant remonter à la surface les sensations vécues enfant, et mettre en évidence les connexions faites à ce moment là dans mon cerveau.
Les prises de conscience dans l’instant (pendant la séance) en terme de compréhensions subtiles agissent immédiatement pour la libération des traumatismes. Bien sûr, pour moi, cela est consécutif à un long cheminement déjà accompli.
J’observe encore combien il y a bien nécessité de laisser de côté pour un temps toutes les croyances intellectuelles et conclusions livresques, pour sentir en soi, vivre cette intelligence du corps, et apprécier davantage encore la perfection de la nature.
Ce constat me montre combien mes recherches et pratiques en énergétiques me « sauvent » la vie, et comment mon approche du corps intelligent-connaissant (intelligence de la nature et MTC) est pertinente à « comprendre » cette complexité vibratoire pour la capter simplement par l’hypersensibilité, donc ce que nous nommons plutôt le cerveau droit, et « décoder » dans l’abstrait ces messages du corps comme un chemin qui permet la guérison, et ramène à l’équilibre et l’harmonie.
Donc de plus en plus, il me semble que certains de mes états d’être que je nomme « autistiques » sont en vérité une compréhension supérieure intuitive que les sciences ne peuvent peut-être pas encore appréhender, faute d’accepter que nous sommes d’abord des ignorants apprenants qui avons besoin de découvrir, d’expérimenter, d’explorer, plutôt que de déduire et de conclure rapidement.
Je m’interroge donc davantage quant à l’autisme, qui est peut-être de mon point de vue un état de conscience autre pour se préserver soi d’un monde qui est perçu comme une trop grande violence à vivre, et c’est bien l’amour, l’écoute, l’empathie et le non jugement que nous devrions nommer « intelligence supérieure », et base de croissance de toutes les autres.
Enfin ! ça reste un point de vue très personnel…
Belle journée à toutes et tous.
Bonjour,
« et c’est bien l’amour, l’écoute, l’empathie et le non jugement que nous devrions nommer « intelligence supérieure », et base de croissance de toutes les autres. »
Comme je vous suis totalement dans votre point de vue !
J’ai malheureusement eu plusieurs mauvaises expériences avec des HPI, autant personnelles que professionnelles… Bien sûr, ces personnes n’ont pas été forcément diagnostiquées, d’ailleurs, je ne le suis pas non plus. Mais contrairement à tout ce que j’ai pu lire, j’ai trouvé un équilibre personnel avec un compagnon qui me semble non HPI. Je pense avoir plus souffert de relations conflictuelles avec des « surdoués », peut être parce que je pensais qu’on se comprenait, alors que ce n’était pas forcément le cas. J’ai découvert cette notion de « surdouance » chez des anciens patrons qui en abusaient pour s’excuser de conduites inadmissibles auprès de leurs employés (je t’engueule, c’est parce que je suis hyper sensible, je te dévalorise, c’est parce que je suis perfectionniste, c’est normal je suis HPI). Dans ma famille, où les HPI sont nombreux, les conflits ont été également nombreux et dévastateurs … Etes-vous d’ailleurs plus à l’aise vraiment avec d’autres HPI ? je ne parle pas seulement de discussions interminables occasionnelles mais d’expériences de vie et d’expériences professionnelles quotidiennes ?
Les thérapies que j’ai effectuées (psychanalyse et psychothérapie classiques) me semblent marcher, puisque je vais mieux après plusieurs épisodes dépressifs, les médicaments me calmaient quant à moi, peut être trop… la parole comme libération et le bon sens du thérapeute ont peut être bien fait leur effet malgré tout… mais je garde vos conseils en tête.
Merci à vous pour vos réponses.
En un pm j’ai lu la moitié de votre livre. Comme avec tous les autres livres et écrits sur le sujet je me retrouve à 95% dans les descriptifs.Par contre , 2 de mes enfants ont passer un test pas concluant mais ayant des problèmes de dys. toutes les, 2 sans être considérée comme surdouées(C’est en cherchant sur les comportement étrange de mon ainée que je nous ai reconnu dans le descriptif de la douance). Mon mari a les mêmes décalages sur le monde que moi et on s’entend à merveille (D’ailleurs c’est le seul avec qui je n’ai pas de double personnalité), il a cependant des passions plus durable que les miennes (J’ai un atelier avec plusieurs projets en branlent qui ne sont pas terminés, des dizaines de sujets de recherches en cours(pour mon plaisir)) Je nous décris souvent comme une famille extraterrestre qui est ici pour comprendre et apprendre le monde… Je me sens vraiment perdue dans ce monde tellement trop et pas assez à la fois. Je n’arrive pas à bien synthèser mes paroles ou écrits, car ma pensée est trop rapide. C’est difficile à vivre car je me suis forgée une personnalité naïve,gentille, distraite et bavarde( bavarde de sujets superficiels, afin d’éviter que les autres parlent d’eux et se confient à moi, de leurs problèmes(je les attire) et je me sens impuisante face à leur souffrance dont je voudrais les sauver) et parfois il y a un tel décalage entre ce que je voudrais réellement dire et faire comprendre à la face du monde et les imbécilités que je dis, que j’évite tout contact social. J’ai arrêter de travailler par épuisement de jouer ce rôle, l’hypocrisie sociale dans laquel l’on vit me tue. Avec le test négatif de mes 2 filles je ne crois pas être hp et mon mari non plus, si non elles le seraient elles aussi (malgré qu’elles soient brillantes, imaginatives et très artistiques). Je me sens encore faire parti d’une catégorie autre ente normal et hp, sans être normal!!
Est-ce que cela ce peut comme un chainon entre les deux?
*Désolée du désordre c’est difficile pour moi l’écriture tout passe réellement trop vite dans ma tête pour un commentaire (que je n’ai pas réfléchi et corrigé des heures auparavant avant de le publier)et je suis surment un peu dys moi aussi.
« Par contre , 2 de mes enfants ont passer un test pas concluant mais ayant des problèmes de dys. toutes les, 2 sans être considérée comme surdouées »
« Avec le test négatif de mes 2 filles je ne crois pas être hp et mon mari non plus, si non elles le seraient elles aussi (malgré qu’elles soient brillantes, imaginatives et très artistiques) »
encore un-e psy sous-doué qui ne sait pas analyser correctement les tests ? avec des pbs de dys, il y a probablement de fortes hétérogénéités dans les résultats qui font que le QIT n’a aucune signification ?
Bonjour Eve,
Comme je me retrouve dans ton commentaire! Un mari probablement HP qui a refusé de se faire tester, deux petites filles qui en ont aussi les caractéristiques mais dont les test n’ont pas révélé de précocité. Je peux juste dire que ma fille a répondu à 8 ans aux questions du test mensa en ligne en jouant à la tablette avec son père, et a même corrigé nos erreurs…Mes résultats sont hétérogènes, et positifs d’après une psy qui ne m’a pourtant pas fait une forte impression.
Alors, j’ai laissé tout ça de côté; parce que ma petite famille de terrestres extras comme je les appelle a pourtant drôlement bénéficié de toutes les lectures et recherches que j’ai faites, test positif ou pas. Ca a libéré a fille aînée d’être autorisée à être sensible (pleure si tu trouves les autres nuls, tu as le droit!!!), et a incroyablement remonté ses notes après un CE1 et CE2 calamiteux, mon mari s’autorise à montrer ses capacités au bureau (avant il se taisait pour ne pas faire peur aux autres), et ma petite dernière vient également de rattraper deux ans en deux mois de travail avec moi (j’ai arrêté de travailler provisoirement suite à gros ras le bol aussi et pour gérer des événements familiaux un peu à la chaîne), elle retrouve le goût d’apprendre et commence à se faire des amies après deux ans d’isolement dans sa classe.
Je me suis posée aussi la question du chaînon, mais quel besoin de vouloir absolument mettre ses enfants dans des cases? On le voit bien qu’ils fonctionnent différemment, et nous seules pouvons les aimer suffisamment, faire preuve d’humour et de patience pour dédramatiser les échecs, les écouter pour savoir ce qui leur convient le mieux, leur permettre d’aller à leur rythme, rendre l’apprentissage ludique, leur redonner confiance en eux, comprendre qu’ils meurent parfois d’ennui en classe, que leur main ne va pas aussi vite que leur cerveau, qu’ils étouffent aussi de sur adaptation (comment souligner correctement? Je n’y arriverai ja-mais e suis nulle) , que les copains qui les harcèlent ça fait des erreurs dans les cahiers parce que ça prend toute la place dans leur tête, etc etc.
Bonjour,
Suite à la lecture de votre livre « Différence et souffrance de l’adulte surdoué », je me permets de vous contacter car je recherche un thérapeute spécialisé dans l’accompagnement des personnes à Haut Potentiel en région Rhône-Alpes et plus précisément sur Annecy ou Lyon.
Il s’agit là d’un accompagnement global comme celui que Perrine Vandamme décrit page 227 de votre livre, et plus spécifiquement pour ce qui me concerne, une remobilisation autour d’un projet professionnel.
Je vous remercie pour toutes les pistes susceptibles de m’aider.
Delphine
Bonsoir
Merci de votre commentaire
Comme j’en ai l’habitude pour ce type de de mande, je vous réponds par message privé.
Bonjour,
Dans cette quête DU thérapeute, auriez-vous des pistes/noms à recommander à Marseille?
Merci….
Les multiplies thérapeutes, et les multiples thérapies… médicamenteuses (dans médicamenteuse il y a menteuse!), avec les multiples effets secondaires qui nous épuisent et nous font souffrir, parfois définitivement (notamment les kilos pris).
Le tout pour 0 amélioration.
Difficile de dire si je suis surdouée (d’après les tests, pas particulièrement), mais nul doute que je me retrouve dans toutes ces souffrances, errances, sentiment perpétuel de décalage voire d’injustice (surtout auprès des proches); sans compter l’égo, qui, parce qu’il est quasi mort, continue à me mener dans des contrées douloureuses; comme vous l’avez très bien décrit.
Je vous invite à lire les billets relatifs aux tests de QI : sans chercher absolument à voir des surdoués partout, il faut quand même en relativiser la portée, et surtout bien comprendre ce qui peut en biaiser le résultat.
Autre piste : dans la mesure où vous seriez surdouée non détectée, les médicaments ne fonctionnent pas sur/avec vous comme sur/avec tout le monde.
Outre le fait que nombreux sont les surdoués qui témoignent de ce que les antidépresseurs n’ont que peu d’effets (voire pas d’effet) sur eux, votre foie ne métabolise pas de la même façon : L’article de Régis Blain sur le sujet sur son blog (Cyclothymie et Vérité) est très éclairant.
Bonne journée
Ressentis gênants, émotions, sensations de vide, de pression cérébrale…
Voilà, c’est fait, enfin, Zèbre officiel, testée et authentifiée. Une drôle de journée qui commence par l’angoisse, non de passer le test (un peu quand même), mais surtout parce ma petite minette de 7 mois n’est pas rentrée la veille au soir, (je l’ai appelée jusqu’à 1h30 du matin), pas plus qu’elle n’est à la fenêtre ce matin, ni lorsque je suis de retour de Bordeaux. Des rafles d’animaux ont lieu régulièrement et j’ai déjà perdu une autre minette de cette façon. Donc, perturbée…
Mon vécu du test, des moments de stress, le contre la montre, envie de partir en courant à certains moments, le ressenti permanent de ce conditionnement à suivre une consigne (enfant soumis obéit), des moments de pressions intenses avec ce cerveau pas content à certains exercices, et un cerveau droit très boosté par rapport au gauche ! (je suis gauchère, ceci explique peut-être cela). Bizarre donc de solliciter le cerveau à des exercices aussi inhabituels…
Grand bonheur ! Ma minette vient à l’instant de rentrer trempée et affamée, ouf !, et c’est un autre soulagement pour la journée, le premier c’est le sentiment de lâcher un gros poids, de valider quelque chose qui donne comme un espace de liberté, fini le doute.
Merci Cécile, et merci à toutes et tous, d’avoir souvent témoigné sur le nécessaire d’aller jusque là. Je suis contente de moi…
Bravo, Dominique d’avoir fait le pas !
(Et soulagée que la boule de poils soit rentrée :))
Je souhaite que cette « reconnaissance » vous apporte un réel soutien. Pour ma part le stress et l’angoisse ont été si intenses que les résultats sont perturbés et atypiques (haut potentiel cognitif et éléments en faveur d’une surdouance…)
Heureuse pour vous et pour la petite minette qui doit vous apportez bien du réconfort. Les chats et les surdoués, surtout hypersensibles, sont fait pour s’entendre !
Les résultats sont-ils « faussés » et atypiques parce que vous étiez stressée, ou étiez-vous stressée parce que vous êtes atypique (par exemple dys- qqchose) ?
C’est mon cas et me savoir dyspraxique m’a apporté plus de soulagement et de solutions que si on m’avait fait croire que mes résultats bizarres aux tests étaient dus au stress.
Un truc qui pour le moment m’apporte beaucoup d’apaisement, une forme d’acceptation de ce qui est, c’est la lecture d’Épictète que j’ai découvert à travers un livre qui m’a beaucoup plu : « Harry Potter à l’école de la philosophie » de Marianne Chaillan. Sans doute, il faut apprécier l’oeuvre de J.K. Rowling, et je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’écrit Marianne Chaillan (à mon avis, J.K. Rowling est encore bien plus subtile que ne peut le comprendre M. Chaillan) mais ça m’a aidée à connaître quelques grands philosophes, que je connaissais très mal, et à découvrir Épictète, dont je trouve la lecture très apaisante. Il est possible que les séances de kinésiologie « adaptogenèse » fassent aussi leur oeuvre 🙂 Et des conversations avec une personne pratiquant la CNV (communication non violente) m’ont également beaucoup aidée (s’en tenir aux faits bruts sans les interpréter, observer les ressentis qu’on en a, sans jugement, et ensuite je ne sais plus mais peu importe, ces deux étapes sont déjà du bon boulot, et il y a tout ce qu’il faut sur internet pour aller plus loin)
Psy
Détecté il y a un an, j’ai commencé une psychothérapie récemment (j’avais déjà fait 7 ans de psychanalyse qui n’avait pas mené a grand chose). Ma femme étant gestalt thérapeute, elle a pu m’indiquer une « gestaltiste » de haut niveau (qui n’est pas surdoué). Elle ne me laisse pas m’étendre (pour ne pas dire répandre) avec mes histoires, et me ramène toujours à ce que je ressens quand je parle de ça. Je n’attends pas d’elle qu’elle soit complaisante avec ma douance, mais qu’elle m’aide a sortir de ma forteresse, (les surdoués savent bien construire des murailles autour d’eux pour se protéger de leur hypersensibilité). Et j’avance vite avec elle, je lâche prise (ça remue quand même pas mal).
Je vous déconseille d’aller voir un psychanalyste qui va vous faire remonter tout vos souvenirs, vous allez savoir pourquoi vous allez mal mais vous n’irez peut être pas mieux.
Les psychothérapeutes sont la pour vous aider a aller mieux, (mais vous ne saurez peut être pas pourquoi), a vous libérer du poids qui est sur vos épaules.
La branche des Géstaltistes est intéressante car il travaillent sur l’ici et maintenant et vos ressentis (la Gestalt thérapie a pour finalité d’accompagner la Personne vers une meilleure conscience de soi et de ses modes de contact avec son environnement, pour plus de confiance, de responsabilité, d’autonomie, de liberté, pour ouvrir à d’autres possibles et tendre vers un mieux être au monde.).
Attention aux comportementalistes qui ont tendance à mettre les gens dans des boites. » je fais ça parceque je suis comme ça « .
A vous de chercher le bon et même chez les géstaltiste il y en a des mauvais.
Merci de ce témoignage !
Acceptez vous de me transmettre en privé les coordonnées de votre thérapeute ? (talentdifferent@gmail.com)
Ceci sera peut-être utile à l’un ou l’autre des lecteurs de Talentdifferent, car je reçois régulièrement des demandes dans ce sens.
L’occasion pour moi de rappeler que je construis une liste de thérapeutes francophones sur la base des témoignages des uns et des autres. Seuls les thérapeutes appréciés y sont consignés !
L’idée n’est pas de la diffuser en mode consommation, mais bien d’en faire un outil qui permette à ceux qui en ont besoin de perdre le moins de temps, d’argent, et surtout : de moral ! possible.
Bonne journée !
Je viens de tout effacer. Je recommence.
J’ai 70 ans, oui, oui vous avez bien lu.
Et je vous écris en espérant obtenir une adresse d’un psy qui pourrait m’aider. Il faut cette fois que j’aille au bout de ma recherche. Voilà en résumé mon histoire.
Il y a quelques années, j’ai dû m’éloigner de mon plus jeune fils à cause de notre relation conflictuelle. Il lui était reproché par l’intermédiaire de la mère de sa femme « de ne savoir rien faire sans sa mère ».
Il est vrai que nous avions pendant 20 ans vécu mon fils et moi, des années de bonheur absolu en osmose totale jusqu’à ce qu’il rencontre sa femme et se marie.
Après son mariage, il continuait à rechercher ma compagnie. Il devenait très autoritaire avec moi et m’imposait d’être toujours là avec sa femme. En fait il était autoritaire avec chacune de nous. C’était intenable. Je n’ai jamais pu me rapprocher de ma belle fille. Elle m’en voulait d’une situation que je n’avais pas créée mais n’avait pas de moyen pour y mettre fin.
La seule solution: mon éloignement.
Cette séparation a été pour nous deux une souffrance terrible bien entendu, mais aussi par certains cotés un soulagement pour moi de mettre fin aux conflits. De son coté, mon fils m’en a terriblement voulu et a coupé les ponts carrément. Il avait 25 ans au moment de cette séparation et était papa depuis 1 an, d’un petit garçon. Il a aujourd’hui 41 ans et je n’ai toujours aucune nouvelle, malgré le courrier que je lui ai adressé il y a un an.
Il y 4 ans, j’ai entendu une émission à la radio sur Jeanne Siaud-Facchin et lu son livre « trop intelligent pour être heureux ». J’ai pleuré à chaque page en reconnaissant pas mal de réactions de mon fils et moi-même. Nos affrontements, ses mots blessants, Mais aussi, mon mal de vivre permanent, mon parcours atypique, et tellement d’autres points communs avec les personnes décrites dans ce livre. C’est à ce moment là que j’ai ressenti très fort que nous faisions peut-être partie de cette famille.
J’ai aussitôt écris à mon fils en lui joignant ce livre si révélateur pour nous deux. J’ai vraiment pensé que nous allions enfin voir le bout du tunnel. Mais, Il m’a dit avoir mit ce livre à la poubelle et de lui fiche la paix.
La suite: cela se passe aujourd’hui et la voilà:
Depuis un an environ, j’écoute sur internet les conférences d’Eckhart Tollé. Il s’agit de spiritualité basé sur sa propre expérience de vie. Ainsi, j’évolue vers toujours plus de « lâcher prise. »
(J’avais été, par le passé, pratiquante bouddhique pendant 15 ans et avais abandonné en 2007 à cause d’un sentiment d’autorité pesante et directoire de l’ensemble de cette organisation.)
La semaine dernière, alors que j’étais dans une sorte de sérénité, j’attendais un signe de la vie pour aller vers autre chose. J’ai alors, trouvé sur une étagère le livre de Cécile Bost. Que faisait-il là? Je ne me rappelais pas l’avoir acheté.
Je ne l’ai pas lâché de la journée et l’ai terminé à 2 heures ce matin.
Quel bouleversement! C’est beaucoup plus fort qu’avec l’autre livre! Est-ce parce que je ne suis déjà plus la même?
Dés les premières pages, je me suis reconnue.
Je suis bien cette personne qui fait tout vite, qui entreprend 36 choses à la fois et qui ne perd pas le fil pour autant. Même à mon âge.
Je suis bien aussi celle qui a souvent raison et qui s’ennuie avec les autres.
Je suis celle qui a encaissé des leçons de vie en toutes occasions par sa famille jusqu’à ce qu’elle mette un terme à certaines relations anxiogènes.
Je suis aussi celle qui n’a même pas son certificat d’études et qui a pourtant fait des études de puéricultrice puis d’infirmières et qui tout en terminant sa dernière année dans une autre ville a pu accompagner sa mère en fin de vie. Celle aussi qui a été critiqué par l’ensemble de la famille que cette décision dérangeait
Je suis celle qui a crée en fin de carrière un centre de balnéothérapie. Je suis celle qui sculpte qui peint qui jardine qui fait de la mosaïque etc.
De son coté mon fils sans formation aucune a refait un appartement entièrement, à construit ses mains deux maisons. Il est également créateur dans l’art plastique. Il ‘a jamais voulu travaillé pour un patron, alors il s’est débrouillé tout seul.
Il faut cette fois que j’aille au bout si possible. En ce qui me concerne, un petit coup de pouce par un spécialiste pourrait m’aider à y voir plus clair mais l’urgence c’est mon fils. Il est encore dans un déni. Comment vais-je pouvoir l’aider?
Merci mille fois d’être là.
marie lou
Merci de votre témoignage Marie Lou
… Le déni, on n’y peut rien; en se rappelant le vieil adage que l’on ne peut vouloir le bonheur de l’autre à sa place… C’est bien terrible de voir ses enfant souffrir sans pouvoir leur être utile… Mais ça fait hélas partie du cheminement… Pour nous, les parents, c’est du lâcher prise et c’est vrai que c’est particulièrement difficile quand nous sommes habitués à être en permanence dans le contrôle.
Pour les coordonnées d’un thérapeute, si vous voulez bien m’indiquer dans quelle région vous vivez, je vous transmettrai les informations que j’ai
Je me trouve dans la région d’Auxerre.
Merci infiniment.
marie lou
Je suis très pauvre en coordonnées sur la Région Bourgogne, aussi si l’un ou l’autre d’entre vous a connaissance d’un(e) thérapeute, je lui serais très reconnaissante de mes les transmettre.
Bien sûr, les échanges d’adresses ne se font que par mail privé – le blog n’est pas destiné à devenir un banc d’essai des thérapeutes spécialisés en douance…
Très touchée par votre histoire, je vous souhaite sincèrement de trouver de l’aide (j’ai 57 ans et un sérieux doute aussi concernant les souffrances de mon fils de 25 ans et une éventuelle surdouance).
Tenez nous au courant.
Bonne année à vous tout d’abord.
Merci pour ce super témoignage.
Le passage suivant me touche directement (ça fait mouche, quoi) :
Elle ne me laisse pas m’étendre (pour ne pas dire répandre) avec mes histoires, et me ramène toujours à ce que je ressens quand je parle de ça. Je n’attends pas d’elle qu’elle soit complaisante avec ma douance, mais qu’elle m’aide a sortir de ma forteresse, (les surdoués savent bien construire des murailles autour d’eux pour se protéger de leur hypersensibilité).
Encore merci et surtout bravo à vous pour : 1/ avoir trouvé une thérapeute qui vous ai accompagné comme il faut 2/ d’avoir eu la générosité de nous partager votre expérience.
Je ne connaissais que la Gestalt que comme une théorie de la perception, pas comme thérapie. Très intéressant.
Cordialement,
Jean-Claude, le lémurien qui rebondit toujours
bonjour Cécile,
J’ai reçu ce film sur l’EFT (Emotionel Freedom Technique) hier soir. Un peu « américain », mais on peut apprendre des choses… Il reste à peu pres 2 jours pour le voir. (c’est en anglais, dsl!) http://thetappingsolution.com/screening/af-dec2013-film.html
bon ba j’espère que la mienne, psychanaliste yungienne me comprendra et me fera avancer ! surdouée ou pas je veux revenir à ce que je suis et me développer – j’estime aujoud »hui que l’on m a privée d’une partie de ma vie ( 37 ans ) … et c’est parfois dur à encaisser…. en tout cas je vis une vraie révolution grace à l’interprétation de mes rêves et les rappels de mémoire, ca vous parle ce que j’écris ? merci 🙂
Bonsoir Fleur d’Aurélie,
Si par rappels de mémoire, vous entendez des évènements du passé qui reviennent et sur lesquels vous mettez une étiquette du style : ah mais voilà pourquoi j’ai réagi comme cela lors de cet évènement. Rappel en mémoire sans rien demander, attribution de cause, résolution, classement (1 10e de seconde pour ca).
Oui ca m’est arrivé une bonne dixaine de fois comme ca quelques semaines après avoir découvert ma surdouance.
Cricri
et tant qu’on y est : les reves
L’autre jour, je vois mon frère, je remarque quelque chose chez lui d’inhabituel et j’oublie presque aussitôt
la nuit suivante, je le vois dans une facheuse posture (pazs de détail car c est un peu personnel) et je me réveille en sursaut : j’avais compris ce qu’il lui arrivait.
Depuis, je n’ai pas eu l’occasion de vérifier si c’est vrai, mais j’espère que non, car ce serait dramatique pour lui.
La nuit, ca travaille dur parfois….
L’interprétation des rêves est une vaste foutaise. Il ne s’agit, comme son nom l’indique, que d’interprétation, chacun peut y plaquer n’importe quoi et particulièrement ses propres projections ou idéologie (comme pour la psychanalyse)…
Qu’appelez vous « rappel de mémoire » ? Attention aux faux souvenirs qui peuvent être suggérés par certains charlatans ou manipulateurs. Pour info, les souvenirs sont reconstruits (et non pas « stockés » ou « gravés ») à chaque fois que vous réactivez les chemins neuronaux associés, il est simple alors de les modifier…
Je n’irai quand meme pas jusqu’à foutaise… (le recours à des mots un peu radicaux ne facilite pas la conversation qui est le fondement de l’échange…)
L’inconscient parle quand on dort, et il y a quand meme de parallèles assez évidents dans de nombreux cas.
Je partage votre point de vue Cécile, et l’enfermement dans des croyances rigides ne nous facilitent pas la communication, tant avec nous-mêmes qu’avec les autres.
Pour en revenir aux rêves, aux « remontées des mémoires », et aux résurgences spontanées aussi, ce qui m’apparait au fil des expériences c’est que chaque personne est un cas unique, un cas particulier, une œuvre donc de talents et de complexité à découvrir tel un chercheur de vérités intra-personnelles.
Ce besoin mental, scientifique souvent de rationaliser systématiquement selon la loi cause à effet, un ceci conduit à un cela, laisse à croire que nous sommes réduits à un fonctionnement purement mécanique, alors que l’observation contemplative, (simple observateur chercheur) permet de découvrir avec soi, que la compréhension subtile de soi, le sens que l’on donne au vécu, passe par toutes sortes de chemins intérieurs qui échappent à ce mode rationnel.
Le simple fait d’exprimer un ressenti par la respiration, le mime, le dessin , la musique ou autres activités dites artistiques produit toutes sortes de connexions intérieures qui peuvent amener à une compréhension spontanée et une libération émotionnelle.
Donc, il convient à mon avis, d’apprendre à développer une forme de foi avec soi, avec l’inconnu de soi, l’inconnu du grand tout, pour apprécier ce non rationnel comme une source de guérison potentielle.
Nous sommes tellement conditionnés à vouloir expliquer les choses pour les contrôler que nous en oublions la faculté de simplement découvrir, observer, explorer, cheminer dans nos différents « niveaux » intérieurs, comprendre avec soi (prendre pour soi), pour se libérer et se sentir en accord avec soi par la présence consciente.
Il n’est plus question d’avoir raison ou tort, de se trouver d’accord ou en désaccord mais bel et bien d’être éclairé par quelque chose de nouveau pour soi, du neuf dans le vieux « musée » de notre histoire qui ouvre sur d’autres horizons et génère de l’énergie à entreprendre.
Il n’y a jamais eu aucune preuve de l’existence d’un quelconque inconscient au sens Freudien. Pure spéculation théorique et rhétorique…
La dernière fois que j’ai évoqué Freud, ça devait être il y a près de 30 ans, pour mon bac blanc de philo – j’avais survolé son introduction à la psychanalyse qui me faisait braire.
Quant à Jung, j’en ai une vision très fragmentée à partir du MBTI et du syndrome du falsificateur.
Donc, quand je parle de parallèles, c’est simplement une constatation, pas une référence à des grandes figures.
Mais bon : j’ai conscience que je passe peut-être à côté de passionnantes heures de réflexion en n’ayant pas lu ces grands auteurs avec toute la considération qu’ils méritent…
Je les ai lu, il y a longtemps. La théorie Freudienne offre une explication simple et séduisante au psychisme humain, ce pourquoi elle a connu un certain succès. Cependant, il ne s’agit que d’une théorie, ce pour quoi elle a été mise au rencard dans de nombreux pays. Elle séduit toujours en France et y demeure encore intouchable, preuve que nous demeurons superstitieux et intellectuellement paresseux. Le poids que nous attachons au passé et à l’héritage trouve un échos tout particulier dans le Freudisme qui permet également de limiter la responsabilité du sujet à bon compte pour la reporter sur le cadre parental.
Jung a dégagé la notion des archétype de son travail sur l’anthropologie, c’est une avancée mais qui est restée engluée dans le cadre de la théorie psychanalytique. Ainsi les concepts de surmoi, ça, moi, restent des concepts théoriques ascientifiques qui ne font que rajouter des couches théoriques et conceptuelles aux précédentes… Rien de concret là dedans. La psychanalyse n’a rien d’une science humaine.
La question n’est pas de savoir si l’inconscient existe ou pas (et, entre parenthèse, il y a beaucoup de choses dans des sciences plus « dures » qui sont aussi des spéculations théoriques et rhétoriques ; la science est aussi pour beaucoup une croyance, et je suis scientifique de formation).
La question est que nos rêves sont une création de notre « cerveau/esprit/inconscient/autre » (rayer les mentions inutiles) et qu’à ce titre, ils nous parlent de nous. Mais c’est à nous, avec ou sans aide, d’en faire, ou pas, quelque chose. Je ne pense pas que le décodage « mécanique » des rêves (rêver de dents signifie ci ou ça, rêver de chevaux signifie ça ou ci) ait le moindre fondement « scientifique » ni le moindre intérêt, par contre s’intéresser à nos rêves comme à une production de notre moi, ça peut être intéressant comme s’intéresser à nos poèmes, dessins, sculptures, symphonies ou tout autre production créative.
Voilà !
Je viens de lire un ouvrage sur Jung, qui fait partie de la collection ‘A Very Short Introduction’ (Oxford UP). Il explique très clairement les points de vue de Freud et de Jung. Cela m’a donné très envie d’en lire plus sur Jung – j’ai cru comprendre que ses livres étaient très denses et donc difficiles à lire pour les non-spécialistes. Personnage passionnant!
« La question est que nos rêves sont une création de notre « cerveau/esprit/inconscient/autre » (rayer les mentions inutiles) et qu’à ce titre, ils nous parlent de nous. Mais c’est à nous, avec ou sans aide, d’en faire, ou pas, quelque chose. Je ne pense pas que le décodage « mécanique » des rêves (rêver de dents signifie ci ou ça, rêver de chevaux signifie ça ou ci) ait le moindre fondement « scientifique » ni le moindre intérêt, par contre s’intéresser à nos rêves comme à une production de notre moi, ça peut être intéressant comme s’intéresser à nos poèmes, dessins, sculptures, symphonies ou tout autre production créative. »
Les rêves sont le produit de l’activité anarchique du cerveau lors du sommeil paradoxal. Rien à voir avec une production artistique, donc. Quant au décodage, sans grille de lecture, c’est comme lire dans le marc de café (et d’ailleurs même avec une grille de lecture). Sinon, il y a aussi l’astrologie, en tant qu’expression de votre « moi » 🙂
( et d’ailleurs le concept psy de « moi » ne recouvre rien d’autre que des postulats théoriques dérivés de la mystique freudienne.)
@Alicante : Non, Jung n’est pas dur à lire pour les non spécialistes, une fois assimilé le jargon…
@Ivan: je commencerai donc par acheter un dictionnaire du jargon jungien!
A mon avis, un rêve ne doit pas être analysé à partir d’une grille figée. Il s’inscrit dans un vécu très personnel/individuel. S’y intéresser permet un retour vers l’intérieur, vers ce que certains appellent l’âme.
Juste un petit mot pour informer que j’en suis. Tests passés et réussis. Ouf…
Tout commence.
Bravo !
hé hé, on aurait dû parier 😉
bienvenue au club
Etant donné l’induction de votre pseudo, là il est clair que vous avez changé de trajectoire.
Re Bravo !
Cybercricri,
Félicitations, Procrastinator.
Pour ma part, je viens d’avoir mes résultats de tests Mensa.
A 1-2 réponses près sur 75 questions, j’aurais été admise. Mais je suis contente, ca correspond à mon niveau actuel, je pense.
Arf…
Mensa or not Mensa ? J’avoue que ça en jetterait sur une carte de visite 😉
Eh oui, effectivement procrastinator, apparemment des gens veulent rentrer à Mensa pour cette raison : la frime. C’est bien pour cela que je ne souhaite pas y rentrer finalement.
Bonjour Supernova,
En fait pour des raisons financières, j’ai renoncé pour l’instant à passer des tests chez un psy.
Les tests de Mensa sont abordables, donc voilà pourquoi.
Et puis, en fouillant un peu , je me suis rendue compte que j’avais peut etre une expérience à partager avec d’autres dans cette association.
Comme je le fais régulièrement sur ce blog.
Je ne me ferme plus de portes, sous prétexte que ca peut paraitre prétentieux, car c’est aussi une manière de masquer sa peur d’échouer ou sa réalité d’etre que de renoncer à de tels tests.
Mais chacun son chemin, et je respecte votre choix.
Cybercricri
@Cybercricri, j’avoue avoir été un peu cynique dans mon commentaire. Je comprends les arguments financiers qui font que le test WAIS IV peut paraître trop dispendieux. Et puis après tout, je n’ai pas essayé par moi-même (je veux dire Mensa), et c’est pour cette raison que j’ai été prudent (en utilisant l’adverbe « apparemment »), et en ne généralisant pas (« des gens » et non pas « les gens »). J’aurais pu très bien dire « il semblerait qu’il y ait des personnes qui souhaitent entrer à Mensa surtout pour la frime ». Dans ce cas, vous me direz peut-être que si on n’est pas sûr, alors on se tait. Et vous aurez raison. Il y a probablement (je reste prudent) beaucoup de gens très biens à Mensa, et je vous souhaite de les rencontrer. Effectivement, peut-être n’essaie-je pas de rentrer à Mensa par peur d’être déçu, voire blessé de rencontrer quelque personne imbue d’elle-même dont le seul but sera de se la péter. J’en ai trop supporté dans ma vie, alors que j’avais ma carapace. Etre dans une association comme Mensa n’aurait de sens pour moi que si je me délestais de ma carapace, et sans cette carapace, plus aucune protection contre les moindres petites attaques d’une quelconque personne imbue d’elle-même qui se la péterait au milieu de ce qui serait pour elle l’élite intellectuelle pour jouer à je ne sais quelles joutes verbales (comme dans le film « Ridicule » de Patrice Leconte).
@Cybercriri, je souhaitais aussi (et surtout) vous préciser que ma remarque de 10h32 ce 26 septembre était en réponse au commentaire de procrastinator du 24 octobre à 21h10, et non au vôtre du même jour à 16h52.
Je suppose, et j’espère, que c’est avec une note d’humour que procrastinator évoquait le fait que Mensa en jetterait sur une carte de visite.
Cybercricri, je vous souhaite sincèrement (et là aussi il n’y a aucun cynisme de ma part), de parvenir à vos fins. J’ai moi-même eu un besoin irrépressible de passer le WAIS lorsque mon fils a été diagnostiqué HPI, et que je me suis retrouvé dans ce qu’il est, et dans les quelques livres que j’ai parcouru sur le sujet. C’était il y a un an et demi.
@supernova: pour la carte de visite, je plaisantais, bien sûr.
Merci 🙂
Trop contente pour toi! tu vois je te l’avais dit au bout de 20 minutes de chat sur le Loup! :))) Te voilà rassuré, confirmé! :)) Bonne route! :))
Merci à toi 🙂
Je suis contente pour toi 🙂
Une chanson qui fait du bien, une grande respiration, par Kenny Arkana :
http://www.youtube.com/watch?v=UZwBX_yZyWI
🙂
Pour ceux qui lisent bien l’anglais et qui s’ennuient sur la plage, je recommande 2 livres assez intéressants:
– The Gifted Adult: A Revolutionary Guide for Liberating Everyday Genius [Broché] par Mary-Elaine Jacobsen. Beaucoup d’explications et de propositions.
– Living With Intensity: Understanding the Sensitivity, Excitability, and the Emotional Development of Gifted Children, Adolescents, and Adults [Broché] par Susan Daniels, Michael, Ph.D. Piechowski. Un ensemble assez complet d’articles ‘scientifiques’ sur la question de l’intensité propre aux surdoués, leur développement et comment y survivre!
Disponibles assez rapidement sur Amazon (mon libraire n’avait hélas! aucune chance!).
Bonne lecture!
Le livre d ME Jacobsen est effectivement passionnant (et dense!)
Quant à Piechowski, il a travaillé avec Dabrowski sur les hypersensibilités (overexcitabilities)
Merci pour ces références 🙂
Living with intensity est le meilleur livre que j’ai lu sur notre « condition », enfin sur la mienne.J’ai trouvé une résonnance toute particulière dans ce livre ci.
Bonsoir,
J’ai apprécié le livre de Mme Jacobsen, que j’ai mis tout de meme 3 mois à terminer (mon niveau d’anglais étant moyen), mais il est si dense et si complet qu’on a envie de le décortiquer au mot près.
Ce que j’ai apprécié le plus, ce sont les listes qu’elle a incluses pour gérer les différents aspects de l’émotivité des surdoués, et meme des listes exprès pour gérer sa vie sociale, ca m’a bien été utile.
Récemment, j’ai relu ces listes, et je me suis apercue, sans vantardise aucune, que j’avais bien appliqué tous les principes qu’elle évoque, et ca porte ses fruits.
Cricri
Bonjour,
Merci à Cécile Bost pour tous les articles et le livre tout d’abord. C’est l’un des livres qui m’a aidé à me poser des questions et à oser franchir le cap et d’aller voir une spy « spécialisée » dans le surdon (et pas mauvaise en plus!)
Pour les références, le livre de Mme Jacobsen propose-t-il des « solutions », des propositions innovantes? Vous a-t-il aidé?
Au plaisir de vous lire.
HQ
« (…) aller voir une spy » …. Heureux lapsus calami* ! Spy voulant dire espion(ne) en anglais; or, comment nomme-t-on l’espionnage en anglais ? Intelligence !
Quoi de mieux, dès lors, que de faire appel à un(e) spy pour faire un peu d’intelligence sur nos intelligences 😉
*je viens d’apprendre que l’on qualifiait ainsi les lapsus faits en écrivant (\linguae en parlant).
et lapsus clavieri quand il s’agit de lapsus sur l’ordinateur ? 😉
Ou un truc du genre « lapsus computationis machinae » (mon latin est un peu rouillé) ? 🙂
@tournevis je me suis fait la même réflexion ! Il semblerait donc que ce soit « lapsus clavis » qui ait été retenu : http://fr.wiktionary.org/wiki/lapsus_clavis
Mais je pose la question : dans la mesure où le lapsus est qualifié en fonction du moyen utilisé pour exprimer la pensée (linguae / calami / clavis), comment qualifiera-t-on un lapsus fait par l’intermédiaire d’un logiciel de reconnaissance vocale qui retranscrit textuellement une parole ?! 😉
Autre livre lu très récemment – et toujours en anglais:
Giftedness 101 (qui aborde également la question des enfants surdoués).
j’ai mis un hyperlien vers une critique de ce livre dans le commentaire d’Alicante : outre qu’il a été rédigé par Linda K Silvermann, qui est réputée dans ce domaine (et à laquelle j’ai beaucoup fait référence dans mon travail), il est indiqué que ce livre et destiné à des thérapeutes. Il traite du surdon dans son ensemble (et des besoins des surdoués en particulier) mais ne semble pas (d’après ce que j’en lis) un livre destiné au développement personnel.
Merci pour les références
Bonjour,
Tout d’abord merci Cécile Bost pour votre livre, que j’ai dévoré (ainsi que d’autres dois-je avouer), et pour ce blog dont je découvre le contenu petit à petit avec délectation.
Mais trêve de flagorneries.
Ce qui m’amène est la question suivante : est-il possible pour un psychiatre d’identifier un HP adulte de 49 ans au cours du premier entretien ? Car je venais le voir pour dépression, et je suis reparti chez moi avec un exemplaire passablement abîmé du livre de Jeanne Siaud-Facchin à lire pour la prochaine visite, sans avoir abordé la raison première de ma présence…
Cela a été tellement inattendu que j’ai passé ensuite la meilleure semaine de ma vie. Mon ego était gonflé à bloc, j’étais présent au monde, j’existais comme jamais auparavant (en tout cas je n’en ai pas le souvenir). J’avais un nouveau sujet de réflexion, un petit espoir de lumière au bout du tunnel (qui ne soit pas les phares d’un train arrivant en sens inverse), bref de quoi m’occuper l’esprit de manière constructive. Une simple visite m’avait fait plus de bien que des mois de traitement médicamenteux…
Mais une question me tourne sans arrêt dans la tête : ce diagnostic éclair est-il fiable ?
Le psychiatre est-il suffisamment expérimenté pour reconnaître un HP du premier coup d’oeil ? Ou se trompe-t-il du tout au tout ? Comment savoir ?
Voici quelques précisions :
En traitement pour dépression depuis près de deux ans (Paroxétine 20mg renouvelée tous les mois lors d’une visite chez mon généraliste) , j’ai fini par consulter un psychiatre.
Le premier rendez-vous a duré une heure. Comme c’était la première fois, j’ai tenté de raconter mon parcours depuis le début, et au bout de quelques minutes le psychiatre a conduit la discussion sur le sujet du HP, mais sans jamais y faire référence explicitement. Ses questions, ses remarques sur mes sauts du « coq à l’âne », ma « rapidité », les associations, me faisaient penser au livre de Jeanne Siaud Facchin que j’avais parcouru en librairie, sans l’acheter, car je ne m’y reconnaissais pas entièrement ; c’est le titre qui m’avait accroché, le « pour être heureux » en particulier. Et comme je l’ai écrit plus haut, il m’a présenté le livre en question à la fin de l’entretien. D’autres avant moi l’avaient eu en main (et à en juger par son aspect défraîchi, ne manifestaient pas le respect quasi religieux que j’ai envers ces objets). Cela signifierait que je ne suis pas le premier… C’était la première fois que je quittais un docteur avec un livre, pour un lecteur compulsif c’était le rêve 🙂
J’ai donc lu ce livre, puis, à la fin de la seconde visite, je suis reparti avec une liste de livres, dont le vôtre et celui de Monique de Kermadec, que j’ai dévorés également. D’autres sont en commande. A ce sujet, un mauvais point à certains éditeurs qui ne jouent pas le jeu avec les libraires et font trainer les commandes ; après on s’étonne que les ventes en librairie s’effondrent…
Le plus drôle dans tout ça, c’est que je ne sais toujours pas si je suis HP ou non… je colle bien avec certaines caractéristiques, mais pas du tout avec d’autres, surtout une qui revient systématiquement et qui ne me correspond pas du tout : je l’appellerai la facilité de compréhension, cette faculté de comprendre mieux et plus vite que les « autres ». Cela je ne l’ai jamais ressenti, autant que je me souvienne.
La troisième visite aura lieu en septembre. J’attends avec impatience. Je compte aborder la question des tests, car je souhaite passer le WAIS IV histoire d’être fixé une fois pour toutes.
En attendant je lis tout ce que je peux trouver d’intéressant sur le cerveau (j’avais commencé bien avant la première visite), je parcours ce blog, je hante le chat où je croise des personnes fort intéressantes. Je formule des hypothèses, je poursuis cette quête intérieure qui dure depuis toujours, mais sur des bases différentes et bien plus intéressantes.
Merci d’avance pour tout témoignage, commentaire, question susceptible de faire avancer le schmilblick 🙂
Ah que ça fait du bien de savoir qu’il y a des thérapeutes sensibilisés au surdon et qui permettent aux patients qui s’adressent à eux de gagner un temps précieux sans les bourrer de médicaments dont on sait combien leur efficacité n’est pas forcément garantie…
Je peux vous assurer que ce vous n’êtes pas seul à avoir expérimenté un traitement anti dépresseur qui ne fait pas d’effet.
Je note en tous cas que vous avez ressenti un mieux… Et d’ailleurs là n’est il pas l’essentiel : aller mieux au delà d’être étiqueté ?
Cela dit, si vous acceptez de me transmettre les coordonnées de votre psychiatre, je vous en serai reconnaissante : j’ai régulièrement des demandes dans ce sens, et je tiens une petite base de données.
Bien sur, je ne reçois et transmets les coordonnées que par message privé.
Bienvenue ici et sur le chat !
Merci pour votre réponse 🙂
Je suppose que l’adresse MP est celle de la notification ?
J’ai oublié de mentionner que je n’avais jamais imaginé être HP avant cette fameuse visite. C’est une perspective vertigineuse qui en elle-même m’aide à combattre la « dépression » (si c’est bien de cela que je suis atteint). Et j’ai vraiment du mal à me faire à cette idée. D’un côté je fais confiance au psychiatre, d’un autre côté l’erreur est humaine. Quoi qu’il en soit seuls les tests pourront conclure, et je ne sais pas encore s’il est habilité à les faire passer…
Tje n’avais jamais imaginé être HP avant cette fameuse visite.
Un a priori tellement classique…
Je ne saisis pas la logique : si tous ceux qui croient ne pas être HP le sont, alors tout le monde l’est. 😉
Hmmm… Ça sent le syllogisme 😉
Je vous renvoie au billet relatif à l’effet Dunning-Kruger :
Oui, c’est effectif : un surdoué en général, surtout non testé, est le dernier à imaginer qu’il puisse être surdoué, d’autant qu’il est persuadé que tout le monde pense et ressent comme lui.
Presque tout le monde, procrastinator ! :-p
Bonjour Procrastinator,
Une précision : le plus difficile, pour ne pas dire impensable, c’est de relier des capacités qu’on croit normales, mais en fait capacités supérieures mais reniées pendant des années par une éducation stricte et autres joyeusetés…., avec des capacités émotionnelles (si on peut les formuler ainsi) tout aussi supérieures donc exacerbées.
Mais les émotions comme l’intelligence, ca vient du cerveau, alors ce n’est difficile à concevoir quand on y songe, mais vu l’image dominante donnée aux surdoués avec pour unique étiquette : très intelligent, comment relier tout ca de manière intuitive ?
Aurais je imaginé demander à quelqu’un : et toi tu penses tout le temps , jour et nuit ? t’arrive t il de remanier un problème pendant des heures, voir des jours, pour trouver une solution ? t’ arrive t il d’avoir une chanson dans la tete toute la journée, qui arrive sans crier gare ? t ‘arrive t il de rever toute la nuit, au point d’etre épuisé le matin tellement tu te dis : ah je me suis encore balladé toute la nuit ? t’arrive t il d etre déprimé plusieurs jours, mais sans consulter car brusquement ca s arrete et les feux repassent au vert et te reboostent ? voir un médecin , mais il va rire ? t ‘arrive t il d’utiliser des mots qui riment car ce sont ceux qui viennent en premier , d’utiliser un mot à la place d’un autre, voire de prendre n’importe lequel, car oui faut se dépecher, ma pensée est déjà si loin devant ?
Poser ces questions, mais à qui , impossible ! Alors on s’imagine bien que les autres c’est un peu pareil, et non eux ils n’ont pas ces particularités.
Du coup on oublie un peu tout ca, on fonctionne avec, et on se sent très seul tout en ne sachant pas pourquoi, en se disant bien que : y a un truc qui colle pas….. mais quoi ?
Bonsoir,
Cricri
Bonjour Cricri,
Je partage certaines des caractéristiques que vous mentionnez, mais en ce qui concerne la pensée, la mienne n’est pas loin devant, mais plutôt loin à côté. Je ne suis pas un rapide, mais j’envisage les choses « différemment », même de mes amis qui sont pourtant loin d’être des blaireaux. Je véhicule cela principalement par l’humour, ce qui n’est pas si apparent ici 😉
Pour en revenir à mon trouble… J’ai lu quatre livres sur le sujet et j’en suis venu à cette conclusion provisoire : je pense que je suis un faux positif. En effet, bien que je manifeste certains des traits attribués aux adultes surdoués, je n’ai aucun souvenir d’avoir été un enfant surdoué. Or d’après mes lectures, un adulte surdoué a été un enfant surdoué ; on naît surdoué, on ne le devient pas (je pense à Simone de Beauvoir, c’est l’inverse ici).
Cette façon de voir oublie la plasticité cérébrale.
Le cerveau se câble en permanence, et j’ai eu des années depuis l’enfance pour me développer et acquérir de nouvelles compétences. Il est possible que certaines aient déjà été présentes à l’état latent, mais inhibées.
Donc je vais voir à passer les tests, et si jamais je me retrouve dans les happy few, ça sera génial, et je ferai don de mon corps à la science, de mon vivant, afin qu’on puisse étudier un cas de « douance acquise ».
« je n’ai aucun souvenir d’avoir été un enfant surdoué. Or d’après mes lectures, un adulte surdoué a été un enfant surdoué »
… La référence à la réussite académique ou à une production exceptionnelle (du plus au lieu de autre) est l’obstacle majeur à la reconnaissance du surdon pour ce qu’il est dans son hypersensibilité et son décalage par rapport aux « autres »…
… D’où l’importance de passer ce fichu test de QI qui permet de valider qu’on est différent.
Mais attention à le passer avec quelqu’un qui connait très bien son métier et qui est bienveillant.
« je n’ai aucun souvenir d’avoir été un enfant surdoué. Or d’après mes lectures, un adulte surdoué a été un enfant surdoué »
C’est ce que je serais tentée de reprocher aux livres, qui donnent tous l’impression en effet que l’adulte surdoué a été un enfant manifestement précoce, alors que deux tiers des enfants surdoués sont scolairement dans la moyenne ou en dessous. Ce qui fait qu’une majorité d’entre nous passe inaperçue, ou se fait remarquer pour de mauvaises raisons, et que certains passent leur vie à se demander ce qui cloche, sans jamais seulement envisager quoi (FrQ parle beaucoup d’Einstein en ce moment alors j’y reviens : ne dit-on pas qu’il passait pour débile étant enfant ? Procrastinator ne serait pas le premier à être devenu surdoué avec l’âge ;-))
Je rejoins Cécile et me permets d’insister : choisissez très soigneusement le/la psy avec qui vous passerez le fichu test. Qu’on n’aille pas, par exemple, vous prétendre que vous n’êtes pas surdoué parce que vous avez seulement un ou deux des indices au-dessus de 130 et les autres en-dessous…
Cécile et tournevis,
Merci pour vos conseils 🙂
J’attends la prochaine visite avec une impatience que vous pouvez imaginer.
A l’ordre du jour, les tests et la remise du devoir de vacances que j’ai donné à ma psy la dernière fois: en effet, il n’y a pas de raison que je sois le seul à me farcir des lectures. 🙂
J’ai ainsi entrepris la rédaction d’une autobiographie à visée thérapeutique, histoire de fixer mes souvenirs tant que je les ai encore, si flous et probablement déformés soient-ils… Cela m’aide aussi à faire remonter des passages qui restaient enfouis hors de portée de ma conscience. Et puis il paraît que lire et écrire aident à combattre la dégénérescence cérébrale 😉 Et ce texte est une roue de secours, c’est mon assurance de ne pas rater trop de points importants que je pourrais oublier de mentionner au cours des visites.
Car je me suis rendu compte que je ne retenais qu’une infime partie des entretiens, qui ne sont pas enregistrés… je ne me souviens pas du tout de la première visite, à part de quelques bribes autour de ce que vous savez. J’enrage d’être aussi limité (ou au contraire trop illimité émotionnellement, voyons le verre à moitié plein).
En attendant je m’occupe l’esprit afin de ne pas passer trop de temps à gamberger sur le sujet. Ca tombe bien, j’ai tant de trucs à lire/voir/écouter/écrire/raconter etc… :).
En guise de conclusion provisoire, je dirai que même s’il reste des passages à vide (comme hier par exemple), cette affaire m’a reboosté et donné envie de me servir intensivement et de manière constructive de la masse clapotante que j’héberge dans ma boîte crânienne. Rien que ça, c’est phénoménal.
P.S: je recommande chaudement un livre que je viens de lire : « Incognito », de David Eagleman, à commander à votre libraire de quartier qui paie ses impôts en France et a besoin de vous. Ce n’est pas un livre sur le surdon, mais c’est une lecture passionnante, écrite avec simplicité comme les auteurs anglosaxons savent le faire, et très riche (et je ne parle pas des références et de la bibliographie). Certains des (nombreux) exemples se retrouvent dans « Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau ».
Bonjour à tous,
Merci cricri de dire cela, je m’y retrouve quasi totalement. Tournevis, je suis aussi vraiment d’accord avec vous : je ne suis pas diagnostiquée surdouée par un test mais supposée seulement et comme beaucoup je ne dispose pas en apparence d’une intelligence extraordinaire. En fait j’ai certainement beaucoup de capacités mais je n’arrive pas à les exploiter à cause de mon éducation « contre-productive ». Un jour, j’y crois, j’y arriverai, je parviendrai à être celle que j’ai toujours voulu être, enfin bien dans ma peau.
Merci à vous tous
Comment aider ? Comment aider ? Comment aider ? C’est mon obsession depuis si longtemps (plusieurs années) et je désespère parfois de trouver une réponse pour aider un de mes fils. Dans votre livre (conseillé par une personne qui ne nous connaissait pas et que je ne remrcierai jamais assez) j’ai trouvé de quoi comprendre ce qui nous paraît incompréhensible : « l’enfermement » de ce fils depuis plus de 3 ans hors de tout contact sauf celui de sa famille proche.
Mais concrètement, on fait quoi ? ? ? ?
Personnellement je lis avec beaucoup d’intérêt ce blog régulièrement en espérant y trouver une piste qui m’aide à nous faire avancer.
Aujourd’hui je me lance pour vous demander des adresses d’aide adaptée dans la région parisienne (ouest). C’est la demande d’une maman qui s’entête à croire qu’il y a une issue positive (appel lancé le jour anniversaire du discours de Martin Luther King « I have a dream » ce qui a été le déclic ce matin qui m’a donné la motivation de me lancer et d’oser ce message).
Merci.
Le chemin de chacun est tellement unique… Et il importe aussi que l’intéressé veuille s’aider lui même…
Pour les coordonnées d’un thérapeute, je vous réponds par message privé.
Bonjour Cécile, Bonjour à toutes et tous,
Après lecture de votre livre (le seul que j’ai lu et que j’ai beaucoup apprécié), quelques recherches sur Internet et la lecture de ce blog, dont les témoignages me touchent, je m’interroge. Je crois que j’ai été une enfant « surdouée » et j’ai perdu cela de vu même si je me suis souvent (toujours ?) sentie « différente » et en souffrance. J’ai 56 ans et mettre des mots sur mon « mal être », ma sensibilité exacerbée sur tous les plans, etc, est déstabilisant et « excitant » à la fois. Je crois que la première démarche est de consulteur un thérapeute mais j’ai des problèmes de santé qui (ainsi que des angoisses) qui rendent mes déplacements difficiles. Je suis à Marseille depuis 8 ans (je suis née à Paris où j’ai vécu auparavant). Je ne sais pas par où commencer… Merci d’avoir pris le temps de me lire. (C’est un commentaire tout récent qui m’a fait « oser » me glisser parmi vous dans un petit moment de découragement).
Sylvie
Bienvenue à vous Sylvie 🙂
@Sylvie, message du 29 août 2013 at 12 h 57 min.
Bonjour Sylvie,
Ce petit moment de »découragement » comme vous le nommez, et qui vous fait »oser », vous pourriez tout aussi bien le nommer lucidité, pas en avant, ouverture, lumière, début de prise de conscience, nouveau chemin à parcourir et espoir à entretenir. Pourquoi pas, n’est-ce pas ?
Se découvrir HP au mitant de sa vie n’est pas une sentence de mort ! même si tous les jours ne sont pas merveilleux et je parle d’expérience…
Oui, consulter une experte est un premier pas, en même temps continuer à apprendre sur notre différence et demeurer très patiente et généreuse avec vous-même, ça peut aussi aider !
Bienvenue parmi nous, Sylvie !
Chan
Bonjour Moz,
Je n’ai malheureusement pas de réponse de solution… mais pour faire écho (et clin d’oeil) à votre allusion au 50e anniversaire de cet événement, un documentaire, beau et émouvant, que je finis tout juste de regarder sur la « bande originale du mouvement des droits civiques », dont la chanson phare était « we shall overcome » (nous vaincrons) 😉
http://www.arte.tv/guide/fr/048918-000/bande-originale-d-une-revolution?autoplay=1
@ Sylvie , 29 aout 2013 12h57
Sylvie, si vous avez été surdouée , comme vous dites, vous l’etes toujours.
Vos capacités ne sont pas « perdues », mais laissées dans un coin bien à l’abri, sous une montagne de (au choix) :
– je ne vais pas y arriver
– faire ce projet, mais on va me prendre pour qui ? une folle ?
– devant la famille : « je dois me comporter comme ca », se conformer au « je dois » et « il faut »
– je dois me taire (ne pas pleurer , ne pas rire trop fort….) car ce serait très mal vu
– on m’a toujours connue comme cela : comment pourrait je changer ?
– ce truc/machin, c’est ma passion, mais c’est un reve, et je ne lui donne pas de place/j’ai pas le temps, pour qu’il s’exprime
et bien d’autres exemples.
un enfant surdoué reste un adulte surdoué. pas seulement parce que l’enfant est en avance, mais parce l’enfant et l’adulte sont différents dans leur facon d’appréhender les choses.
Depuis que vous vous dites : j’ai été surdouée dans mon enfance, n’avez vous vu resurgir des évènements de votre enfance ou vous n’aviez pas réagi comme tout le monde, comme il fallait, hors des bonnes cases ? Avez vous questionné vos parents l’air de rien sur certains de vos comportements ? Votre niveau scolaire était comment ? Satisfaisant, fait le strict nécessaire, révasse….? avec une cassure au collège car trop d’abstrait et de raisonnements à démontrer car la réponse ne suffisait pas.
Il faut du temps, il faut laisser ce temps d’avancer, et surtout il faut laisser petit à petit son intelligence reprendre sa juste place (meme le penser consciemment, pour moi cela a marché).
Laisser de la place aux émotions, ne pas se braquer, gérer ce que l’on peut gérer, laisser un peu filer quand ca va mal, et surtout en prendre conscience quand ca va bien.
Bon courage Sylvie et bonne route vers…. vous meme.
Je n’ai pas lu que Sylvie pense avoir perdu sa douance, mais qu’elle l’a perdue de vue, ce qui n’est pas la même chose 😉
Sylvie, bienvenue en tout cas, moi aussi détectée sur le tard, à 50 ans hp et dyspraxique, exaltant et déstabilisant à la fois, mais ça vaut quand même mieux que de ne pas le savoir. J’ai aussi des pbs de santé, qui se résolvent petit à petit, et des angoisses bien atténuées depuis que je sais « qui » je suis et que j’en tiens compte, que je respecte mes besoins.
En attendant, si prendre RV avec un-e spécialiste est trop difficile, il reste les lectures, les discussions sur les blogs, forums ou tchats, l’introspection, l’écriture ? Et toute forme de créativité, la créativité est vitale pour les surdoué-e-s.
Merci Cécile, Chan, Cybercricri, Tournevis…
pour vos messages encourageants.
Un peu comme si vous débroussailliez pour moi le début d’un chemin envahi de ronces et impraticable.
J’en dirai un peu plus ; ce n’est pas que je crains de me livrer (un peu et sobrement) mais j’ai peur de déranger. Une caractéristique de « surdouée » jamais à sa place ? 🙂
En attendant j’essaie de faire connaissance avec vous au travers de vos messages;
A bientôt
« (FrQ parle beaucoup d’Einstein en ce moment alors j’y reviens : ne dit-on pas qu’il passait pour débile étant enfant ? ) »
Moi, en tout cas, j’avais clairement un statut d’attardée. Déjà, j’étais hideuse à voir. Grosse, négligée, boudinée dans des vêtements mal assortis et aux couleurs&motifs des plus improbables, avec d’énormes lunettes. Je n’avais pas d’amis, ou alors une malheureuse que je collais avec insistance. La reine de la blague pas drôle, qui ne regarde même pas la télé, rejetée aussi bien par les jolies petites filles, que par les garçons et les adultes. Une instit’ de CE2 avait son rang des « Refusés »: le dernier rang, où avec 5 autres indésirables, j’ai passé toute l’année. La maîtresse de CP avait son groupe de « chouchoutes » en robes à fleurs, qui avaient le droit de lui faire un bisou. J’ai essayé deux ou trois fois; elle détournait le regard ou m’esquivait, j’ai renoncé. Je ne brillais nulle part, sauf en expression écrite, et j’étais absolument nulle en sport, ce qui ne s’est jamais démenti jusqu’au bac, où le sport m’a fait perdre des points… Ce n’est qu’à partir de la 4e-3e que quelques profs, documentaliste, CPE, père d’un camarade de classe se sont interrogés positivement sur mes capacités, sur un « décalage » dans mon comportement, et n’ont pas insisté – hélas – voyant que ma mère faisait semblant de ne pas comprendre… Que d’années perdues… Si seulement j’avais pu aller du collège à la fac…
Bonsoir Bee
Trouvé ce blog au hasard de mes recherches – à la lecture de ce billet j’avais l’impression que c’était vous qui l’aviez écrit.
Quand on se construit avec de telles bases, difficile de penser qu’on a des droits, et en particulier celui d’être respectée.
Tournevis a suggéré l’EMDR – je me dis aussi que ce pourrait peut-être vous être utile. Ici, le site de l’EMDR, qui inclut un annuaire par département – certains psychiatres (donc remboursés) sont des praticiens EMDR – j’espère que ceci pourra vous être utile.
L’EMDR est une thérapie que je connais, elle était pratiquée par un psychiatre à mon avis brillant dans une clinique où j’ai travaillé. Je prendrais contact – pas avec lui, évidemment – dès que j’aurais reçu ma confirmation de CMU-C, parce que pour le moment, je ne peux absolument pas me permettre cette prise en charge. Merci de me la conseiller, parce que je n’aurais jamais pensé en être « digne ». Ca peut sembler idiot comme réflexion, mais ma souffrance a toujours été ridiculisée ou niée, j’ai encore aujourd’hui peur de ne pas être crue, qu’on me dise que je fais une comédie de rien, qu’on me demande de me taire, qu’on me dise que ça n’interesse personne, que je dois arreter de toujours me plaindre… Seul mon frère comprend, et d’ailleurs, on n’a même pas besoin de se parler quand on pense à ces choses là…
J’ai lu le blog Cécile. Il y a des traits communs, sauf que j’avais plutot « 12 » en tout, en dormant en cours et en ne fournissant aucun travail perso. En 3e, j’étais si en colère après tous ces ados normaux et heureux qui me prenaient pour une débile, que j’ai atteins 17 de moyenne générale, en ne fournissant même pas un travail que tout le monde croyait excessif. Au lycée, j’étais dans un lycée privé avec des jeunes venant de familles très aisées. J’étais – sans jamais avoir quitté le sol français – en section européenne anglais, et j’ai été reçue au CAE de Cambridge, comme les autres qui partaient aux Etats-Unis tous les étés. Je suivais les cours de LV1 allemand, de LV2 italien, LV3 espagnol par le CNED. Je dormais plus encore qu’au collège, et quand je ne dormais pas, je pleurais d’ennui.
Autre différence notable: mes parents n’ont jamais cru en moi, et n’attendaient qu’une chose de moi: que je n’ai pas besoin d’eux.
A ce propos… Je cherche des psys de ce genre sur Tours et Marseille… Merci 🙂
Je profite de cette demande pour renouveler mon appel : je constitue une petite base de données qui me permet de répondre à des demandes du genre de celle de Bee. Où que vous soyiez dans le monde francophone, si vous acceptez de me transmettre les coordonnées d’un thérapeute sensibilisé au surdon et que vous recommanderiez – en particulier parce que vous y avez eu recours, je vous en serai très reconnaissante.
Mais là, pour l’instant, ce sont des thérapeutes sur Tours et Marseille qui sont recherchés
Je rappelle que je garde ces coordonnées à titre privé et que je ne les transmets que par message privé.
à Bee 17/10 à 13h26 : eh bien, si ce n’est pas être hp, ça, je veux bien manger mon bilan WAIS ! (et sans assaisonnement)
Sinon, tout le monde est digne de l’EMDR, votre souffrance est justement très profonde, la maltraitance psychique familiale est une des plus pernicieuses et les plus destructrices, et d’autant plus qu’elle est niée, justement.
Attention, il faudrait peut-être envisager un psy connaissant bien la traumatisation chronique. À défaut de lire « Le soi hanté », qui est un gros pavé assez coûteux, il est plus facile de dégotter les ouvrages d’Alice Miller qui parle aussi beaucoup de la maltraitance parentale. Elle insiste surtout sur les sévices corporels, mais son discours est tout aussi valable pour les sévices psychiques, et sa lecture donne déjà beaucoup matière à réflexion (http://www.alice-miller.com/index_fr.php)
Admettre qu’on est en grande souffrance, que cette souffrance est « normale » eu égard à son vécu, et la voir reconnue par autrui sont des étapes importantes pour en sortir, il me semble. Minimiser n’a jamais fait de bien, ça s’apparente au déni, au manque de respect, et c’est inacceptable. (c’est mon avis, et je le partage assez largement :D)
Je dois avouer que c’est étrange de raconter tout ça ici, parce que je ne l’ai jamais fait, ou alors, on ne m a ni crue, ni écoutée… Je lis aussi Zebra Crossing, et poste des commentaires… Je me dis « ils me ressemblent!! » et je suis toute contente! c’est comme risquer ma truffe hors de ma tanière, et voir que personne ne va me dévorer…
@ Bee : méfiez vous quand même, ce n’est pas parce qu’on est « surdoué » qu’on est forcément gentil, formidable etc… Les HPI aussi ont leur quota de cons (sans compter qu’on est toujours le con de quelqu’un d’autre), de narcissiques, pervers, etc…
Oui, Ivan… mon père a tout du PN…
@Bee, pour compléter la remarque d’Ivan : je confirme que même en étant sur des sites dits pour « surdoués », on peut se prendre de terribles coups blessants rien qu’avec une réponse à un de ses posts, parce qu’on s’était ouvert en toute confiance. Internet reste un endroit public… Et oui, il est probable que chez les HQI il y ait aussi des personnes qui prennent un plaisir malin à faire souffrir d’autres personnes.
@Cécile : je vous rassure, ici, j’ai toujours trouvé de la sollicitude et de la bienveillance. Mais ce n’est sans doute pas le cas sur certains autres sites.
Tournevis, j’ai suivi ton conseil. J’ai été aujourd’hui rencontrer une psychologue qui pratique l’EMDR.
Elle a mis le mot de « maltraitance » sur mon enfance, et je suis heureuse de voir qu’enfin, ma souffrance est entendue, reconnue… et que je vais la dépasser!
Au bout de trente minutes d’entretien, elle m’a demandé si j’avais été diagnostiquée « enfant précoce »… j’étais troublée, émue… J’ai dit « non », en faisant semblant de ne pas comprendre la question… Mais je suis toute heureuse de me dire qu’elle a vu ce que ceux qui me connaissent depuis tant d’années n’ont jamais pris que pour une tare…
C’est très cher pour moi, mais je sens que je dois poursuivre!
Je suis émue ce soir, et ravie de poster – enfin – un message positif! Je vous remercie tous, pour vos conseils, et de partager votre vécu.
Bravo Bee !
Et merci à la communauté de Talentdifferent qui sait offrir la bienveillance nécessaire pour dépasser ses peurs
à Bee 1er novembre : quelle bonne nouvelle ! merci de la partager ici, voilà qui va ensoleiller ma journée, en ce jour de renaissance, tout un symbole 🙂
J’ai un peu honte de le dire, mais il m’arrive de pleurer de joie en vous lisant, soit parce que je vois que vous allez bien, mieux; soit parce que vous êtes bienveillants à mon égard… Je n’ai personne à qui me confier et pour me soutenir « en toute connaissance de cause » IRL… Alors, oui, ça peut sembler tordu, bizarre, geek mais ce blog me fait réellement du bien. Merci à tous.
à Bee du 2 novembre : ce n’est ni « tordu, bizarre, geek » de se sentir revigorée par ce blog, ou alors nous sommes tou-te-s ici tordu-e-s, bizarres, ou geek 😉
La chaleur humaine, ça revigore, c’est normal et aussi simple que ça. Ce qu’on appelle à tort le virtuel peut être bien plus réel et bienfaisant que cette fameuse « real life » complètement dingue, perverse et maltraitante (autrefois, de grands écrivains avaient des correspondances épistolaires avec d’autres écrivains ou des « grands » de leur temps, et qui qualifierait ces relations de virtuelles ? Certains de ces correspondants se sont pourtant écrit pendant des décennies sans jamais se rencontrer)
A Bee, 1er novembre 2013 1h44
Bonjour Bee,
Que du positif dans votre message ! Par ce temps gris du jour de la Toussaint, ca fait du bien.
Pour moi vous n’etes pas une tarée, bien au contraire : trop de sentiments , d’émotions transpercent dans vos messages.
Je ne connais pas l’EMDR plus que ca, donc à vous de voir, mais continuer et vous verrez ou cela vous mène : bon je crois que ce sera postifi d’après ce que je lis de vous.
Moi aussi, j’ai subi beaucoup de pression psychologique dans mon enfance, et ca me parle bien évidemment.
Décortiquer, mettre des mots, trouver des débuts de solutions, meme anodiins pour commencer, progresser pas à pas.
Et surtout donnez vous de temps, car beaucoup de surdoués reviennent de loin, comme moi, qui avait un peu pris mon surdon à la légère quand je l’ai découvert.
Une fois qu’on tient un petit bout de quelque chose, on ne lache plus, et ca ne peut évoluer que dans le bon sens.
Meme si parfois, vous pourrez peut etre ressentir des freins, ou un petit retour en arrière, au gré des évènements de votre vie.
Courage, continuez sur votre lancée.
Cricri
En tout cas, vous écrivez très bien.
Merci 🙂
Et encore, j’ai laissé des répétitions 😉
@Bee 1 novembre 2013 at 1 h 44 min
Vous m’excuserez Bee, mais il y a quelque chose que je ne comprends pas et que peut-être vous pouvez m’aider à éclaircir, svp.
Donc, vous rencontrez une psy, spécialisée EMDR, qui au bout de 30 minutes, vous demande si vous avez jamais été diagnostiquée »enfant précoce », c’est bien cela n’est-ce pas ?
Vous rajoutez: »elle a vu ce que ceux qui me connaissent depuis tant d’années n’ont jamais pris que pour une tare… »
Comment ça, elle a »vu » ?
Aussi je me demande: spécialisée EMDR ne veut pas dire spécialisée en surdouance, pas plus que psy ne veut dire spécialisée en surdouance d’ailleurs.
Aussi, ma question devient: saviez-vous au moment de votre choix que cette personne était spécialisée surdouance ? L’est-elle en fait ou pas et si oui comment ? Formation dans ce domaine, une partie de sa clientèle est composée de personnes HPI, elle l’est elle-même peut-être, etc ?
Ces questions me semblent importantes, car dépassant votre cas personnel, elles posent la question de comment trouver la bonne thérapeute et le bon accompagnement et par effet boomerang, la question du danger des diagnostics sauvages par des pseudo-spécialistes…
Peut-être Bee, vous pourriez éclairer notre lanterne, si bien sûr, ces questions ne sont pas trop personnelles.
Et d’autres pourraient ajouter leur expérience personnelle ?
Je pense bien que ça pourrait nous aider ici.
Et surtout, Bee, bonne continuation à vous !
Merci de votre aide.
Chan
Bonjour Procrastinator,
Votre parcours me rappelle les pistes de rélexion que j’ai exploitées ces derniers mois (lectures, psy, et déprime continuelle….).
Vous n’etes pas ennuyeux, juste modeste , comme beaucoup de HP. Ne le soyez pas : laisser vos capacités s’épanouir au grand jour. Meme si vous allez avoir des doutes au quotidien, des hauts et des bas, ne lachez rien. La réassurance que vous éprouvez en ce moment, c’est formidable, c’est déjà une bonne partie de la guérison en soi.
A la différence de vous, et au bout de quelques visites, mon psy m’a dit que je n’avais pas besoin de passer des tests, car selon lui je me connais sur le bout des doigts. Malgré tout, et pour reprendre un commentaire récent de Cécile qui dit que on n’a pas besoin d’un chiffre de QI pour se sentir surdoué, je ne suis pas du meme avis : les surdoués doutent tellement d’eux que je pense qu’il est bien d’avoir un chiffre ou au moins une estimation. Ca rassure.
En ce qui me concerne, je vois vraiment les changements aujourd’hui : dans le sens ou j’ai beaucoup plus d’énergie qu’avant, et ce depuis quelques semaines.
Les raisons : des réussites comme avant, mais aussi des défis, et des évènements familiaux positifs pour moi. Le fait de parler de mes projets auxquels je tiens dans le milieu pro, alors qu’avant je n’osais pas. Le concours, auquel j’ai eu la note que j’attendais sans l’avoir (mais ca je le savais car il était d’un niveau très difficile), surtout voir dans l’échec si on a vraiment échoué à ce point, ou voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, et voir les amelioratons possibles.
J’ai échoué une 1e fois aux tests de mensa l’annee derniere (mon perfectionnisme me faisant réfléchir à 2 fois aux memes questions, en en laissant 2-3 non répondues à la fin de chaque série….).
Mais j’étais contente, sans cette question de gestion du temps, j’aurai été proche de la barre d’admissibilité. Je les repasserai prochainement. Mais au delà du niveau, il faut se confronter à ses limites : peu importe que mon niveau se situe entre 125 et 130 de QI par ex. ce ne sont que des chiffres. Mais ca me dit que au moins, je ne suis pas nulle, que je peux OSER faire les choses auxquelles je tiens (et là croyez moi y avais du boulot en ce qui me concerne).
Mais ce temps là c’est fini, je me suis enfin rencontrée avec moi meme, et ca c’est une incroyable sensation. Et après on ne peut pas régresser car si vous etes vous meme, les gens changent en positif à votre égard : c’est ce qui s’est passé pour moi (après des mois de jalousies, regards réprobateurs…..).
Je vous renvoie l’ascenseur sur mon expérience Procrastinator, car ce blog m’a bien aidée à faire le gros du travail.
Cricri
« ce blog m’a bien aidée à faire le gros du travail »
:blush…
Merci pour votre témoignage et vos encouragements.
En effet, la modestie est ma qualité principale 🙂
Plus sérieusement, je suis dans le doute, et je le resterai tant que je n’aurai pas passé les tests. Si je suis HP, alors je pense, d’après mes lectures, que je suis un cas d’inhibition intellectuelle assortie d’un faux self, le tout remontant à la petite enfance…
Heureusement l’évolution nous a doté de mécanismes assurant la survie, j’ai effectué tout le parcours en « pilotage automatique », je n’ai donc pas tout raté…
laisser vos capacités s’épanouir au grand jour. Meme si vous allez avoir des doutes au quotidien, des hauts et des bas, ne lachez rien. La réassurance que vous éprouvez en ce moment, c’est formidable, c’est déjà une bonne partie de la guérison en soi.
En effet, je m’essaie à l’écriture et je publie des bêtises sur un blog, cela fait partie du processus.
En ce qui me concerne, je vois vraiment les changements aujourd’hui : dans le sens ou j’ai beaucoup plus d’énergie qu’avant, et ce depuis quelques semaines.
L’état de grâce de la fameuse semaine qui a suivi la première visite est l’objectif à atteindre.
« Je vous renvoie l’ascenseur sur mon expérience Procrastinator, car ce blog m’a bien aidée à faire le gros du travail »
Qui est gros ? 🙂
« Le fait de parler de mes projets auxquels je tiens dans le milieu pro, alors qu’avant je n’osais pas. »
« des mois de jalousies, regards réprobateurs »
Comme j’aimerais y arriver… En essayant d’être moi-même, de dire ce qui me tient à coeur, je n’ai jamais récolté que moqueries, méchanceté, au mieux indifférence; dans le milieu professionnel, scolaire, comme familial.
Travailler de nuit à l’hopital+cours de master Arts du spectacle la journée: « tu n’y arriveras jamais! » « eh bah, elle se sent plus pisser, celle-là! »
Etudiant infirmier/intérêt pour art-thérapie&psychanalyse « vous n’êtes pas art-thérapeute, que je sache! » « oui, c’est ça… Va donc aider mme X. pour sa douche » « Fais ce qu’on te demande, et laisse la réflexion aux personnes compétentes »
Licence de langues/Aide-soignante: « à la fac? t’as raté médecine, c’est ça? » « ah! c’est utile pour changer des couches! »
Famille Groseille: « tu sais quoi? on s’en fout! » « un stage/séjour de quoi?? pfff… ouais, bah tu te débrouilles pour le payer! »
Donc, oui, je passe ma vie à me sentir nulle, à étouffer pour faire semblant d’être comme les autres, parce que j ai trop peu confiance en moi pour affirmer qui je suis…
« je ne suis pas nulle, que je peux OSER faire les choses auxquelles je tiens (et là croyez moi y avais du boulot en ce qui me concerne). »
😉
« Mais ce temps là c’est fini, je me suis enfin rencontrée avec moi meme, et ca c’est une incroyable sensation. Et après on ne peut pas régresser car si vous etes vous meme, les gens changent en positif à votre égard »
Je vis actuellement une totale régression. Par amour pour un non HP, je suis revenu 800km en arrière, dans une ville que je hais, où j’ai grandi, sans jamais être heureuse. Je ne trouve pas de travail, à part un poste de nuit dans la structure où je travaillais avant de reprendre mes études… Pour moi, c’est un retour de trois ans en arrière, l’assurance de voir mon compagnon quinze jours par mois et de voir mourir une histoire pour laquelle j ai abandonné beaucoup de choses. Je traverse un moment de douleur et de doute intenses: je ne perçois même pas 400€/mois de RSA, je n’ai pas le choix, je dois travailler; j’ai l’impression de me couper les ailes si j’accepte ce contrat… Par ailleurs, j’ai perdu un autre amour (non HP aussi) quand je travaillais au même endroit en étudiant la journée: il m’a préféré quelqu’un de plus… normal… J’ai cru en mourir de chagrin; et je suis quasi sûre de revivre la même chose. Mon compagnon actuel ne comprends absolument pas mes émotions qu’il trouve ridiculement excessives, me dit qu’il faudrait dédramatiser, que ce n’est qu’un job et qu’il n’y a pas de quoi faire une telle comédie… J’ai cessé d’essayer de lui expliquer, ma « mièvrerie » l’insupporte, je me contente de pleurer la nuit…
Merci à tous pour tous vos témoignages, je les lis toujours avec plaisir, et ce soulagement particulier d’être « enfin à la maison »…
Bee! si il t’aime et il veut te comprendre passe lui le livre de Cécile! ça peut marcher avec ces amoureux non HP! parole de scout! :))
moui… Je redoute le « je n’ai déjà pas le temps de lire, alors lire ça… pfff… » ou qu’il se dise que je suis une grosse prétentieuse de me dire HP…
En fait, je n’ai jamais dit que j’étais ça… Jamais clairement… J’ai lu le livre de Cécile Bost en voiture tandis qu’il conduisait, je l’ai laissé bien en évidence chez moi… J’en ai emprunté d’autres sur le même sujet… Mais je crains qu’il me considère juste un peu « fofolle », décalée, et s’agace de mes émotions excessives ( suspicieux: « pourquoi tu me dis que tu m’aimes, comme ça, d’un coup tu me caches quelque chose? » agacé: « oui, bon, ça va… t’exagère pas un peu? ») J’ai peur qu’il se lasse… Et encore, j’essaie de cacher ma peur de n’être plus aimée et mon besoin d’affection et d’être rassurée… Je lui mets « la pression » avec mes demandes d’écrire ensemble, d’aller à des expos, des spectacles, de regarder des films rares, je voudrais qu’il m’apprenne à monter des films, je voudrais faire de la photographie (intérêt commun) avec lui, partir en voyage… Mais… il est fatigué, n’a pas le temps, et me rappelle que lui, il travaille… En soirée, il a tendance à me laisser seule et à aller discuter avec tout le monde. Il est très sociable, moi affreusement timide… Je me dis qu’il fait ça parce qu’il a honte de moi… Heureusement, il y a souvent une ou plusieurs bonnes âmes qui me voient toute perdue sans mon amoureux et viennent parler avec moi… Et là… J’ai toujours peur de lui faire honte, alors je dis que je suis infirmière; comme ça, ça coupe court à toute conversation sur moi: les gens me disent « oh, c’est un beau métier », et passent à autre chose, et souvent, des sujets pas trop pointus, pour que je puisse suivre… Retours: je suis « jolie » et « gentille »… Alors, aller en plus prétendre que je suis HP… Je deviendrais juste « prétentieuse »… 🙁
Le livre de Monique de Kermadec est également excellent, peut-être plus adapté à qqun de non-hp ? (sont-ils vraiment non-hp, ces amoureux ? ou hp complètement refoulés ? ce sont les pires, je crois)
Bee, je suis la dernière personne à laquelle demander conseil en matière de relations humaines, mais j’ai l’impression que votre relation est à sens unique… quand je lis un passage du genre « il est fatigué, n’a pas le temps, et me rappelle que lui, il travaille… En soirée, il a tendance à me laisser seule et à aller discuter avec tout le monde. « , je me dis que je n’ai pas cette conception-là de l’amour…
Zebrascrossing est un chouette forum qui permet de rencontrer des personnes avec lesquelles il est possible de communiquer et de se sentir en confiance ; rien ne vous empêche de rester en virtuel, si vous n’osez pas vous risquer aux rencontres IRL. Pour ma part je trouve l’expérience intéressante et enrichissante.
Bilan des courses: « prétention » « frime » « tu n’a pas du tout le profil » « sois sérieuse » « ahah, on sort l’artillerie lourde! » « prétentieuse » « tu te crois plus intelligente que les autres »
Quant au livre de Cécile, c’est une bonne blague où chacun peut se reconnaître…
Je me sens humiliée, et complètement niée
Bee… avez vous entendu parler du terme sécurité affective ? C’est le moins qu’un véritable ami puisse offrir
La négation des actes, passe encore – mais la négation de l’autre…
Bee, votre témoignage est bouleversant…
Je perçois une solitude absolue.
Avez-vous essayé de rencontrer d’autres « zèbres » afin d’échanger sur vos expériences respectives ?
Heu… oui, ma vie n’est pas très très gaie… Je suis revenue à Tours il y a deux mois, et il n’y a que six personnes qui le savent (propriétaire, colocataire, mère, amoureux, frère, unique ami); et il n’y en a que deux dont je suis vraiment proche, deux qui « savent » la différence et font semblant de rien, deux qui pratique le « saluçavaettoi? »… Quant aux « connaissances »… elles m’ont oubliées dès que je suis sortie de leur champ de vision il y a 8 mois; inutile de se manifester… Je n’ose pas aller non plus vers les zèbres, j’ai très honte de moi en ce moment: au chomage je passe mes journées seule enfermée chez moi…
Zebrascrossing.net : il y a des rencontres IRL fort sympathiques – point n’est besoin de montrer de résultat de test de QI.
@Bee
« Mon compagnon actuel ne comprends absolument pas mes émotions »
Sans vouloir vous « enfoncer », ça me parait quand même très problématique pour construire une relation…
Je ne sais pas si ça peut fonctionner très longtemps avec de tels décalages…
Après avoir lu les autres réponses de Bee, je ne peux que plussoyer Ivan. À part la terreur de la solitude (que je connais très bien, et dont on peut se « guérir », j’aurais pas cru ça possible mais ça l’est), une telle relation ne représente strictement aucun intérêt.
Passer le test serait sans doute une première étape pour améliorer l’estime de soi ? Et trouver un-e psy qui vous aide pour cette souffrance à vivre seule (peut-être l’EMDR ? à manipuler avec précaution si on est victime de traumatisation chronique, liée parfois tout bêtement aux négligences de la part de la famille, ou au dénigrement permanent et tout ça, lire « le soi hanté » (http://www.amazon.fr/soi-hant%C3%A9-Dissociation-structurelle-traumatisation/dp/2804160459)
Bee, vous n’êtes plus seule ! 🙂
:'( *profond dépit*
Bonsoir Bee,
Le fait de vous raconter est déjà une grand avancée, vous qui pensez ne pas avoir autant progressé que moi.
Croyez moi , pour moi tout n’est pas résolu, notamment au niveau familial. Mais il faut etre humble et prendre les problèmes les uns après les autres, voir nos réusites si petites soient elles, et avec le temps on s’aperçoit qu’elles sont de plus en plus nombreuses. Ne pas s’arreter aux échecs.
Je pense que vous avez votre sac à vider, ca se ressent dans votre discours. Faites le, personne ne viendra vous dévorer comme vous le dites.
Je souhaite que vous nous apportiez encore plein de choses, moi j’aimerais tant pouvoir vous donner des trucs, des conseils, à vous de faire le tri ensuite.
Pour ce qui est de la vie conjugale, c’est dur de donner un avis, seulement attention à ne pas se laisser haper par la relation, voire manipuler. Après le chois de rester ou de partir : c’est vous qui devez trancher. Nous nous pouvons vous donner un avis, nous ne vous connaissons pas , et quand bien meme , cet aspect de votre vie est trop personnel : nous n’avons pas le droit de vous conseiller de manière tranchée sur ce point.
Bee, faites moi voir autre chose que votre pessimisme, meme si c’est dur, dites nous vos passions, vos envies, vos projets. OU racontez nous un bon souvenir, ou un souvenir cocasse (dans bien des cas les surdoués ont des réactions bizarres – chez moi c’est assez récurrent) ici on ne rira que de compréhension à votre égard, pas de manière moqueuse.
Dans l’attente de vos nouvelles,
Cricri
Clown
Un jour.
Un jour, bientôt peut-être.
Un jour j’arracherai l’ancre qui tient mon navire loin des mers.
Avec la sorte de courage qu’il faut pour être rien et rien que rien, je lâcherai ce qui paraissait m’être indissolublement proche.
Je le trancherai, je le renverserai, je le romprai, je le ferai dégringoler.
D’un coup dégorgeant ma misérable pudeur, mes misérables combinaisons et enchaînement « de fil en aiguille ».
Vidé de l’abcès d’être quelqu’un, je boirai à nouveau l’espace nourricier.
A coup de ridicules, de déchéances (qu’est-ce que la déchéance ?), par éclatement, par vide, par une totale dissipation-dérision-purgation, j’expulserai de moi la forme qu’on croyait si bien attachée, composée, coordonnée, assortie à mon entourage et à mes semblables, si dignes, si dignes, mes semblables.
Réduit à une humilité de catastrophe, à un nivellement parfait comme après une intense trouille.
Ramené au-dessous de toute mesure à mon rang réel, au rang infime que je ne sais quelle idée-ambition m’avait fait déserter.
Anéanti quant à la hauteur, quant à l’estime.
Perdu en un endroit lointain (ou même pas), sans nom, sans identité.
clown, abattant dans la risée, dans le grotesque, dans l’esclaffement, le sens que contre toute lumière je m’étais fait de mon importance.
Je plongerai.
Sans bourse dans l’infini-esprit sous-jacent ouvert
à tous
ouvert à moi-même à une nouvelle et incroyable rosée
à force d’être nul
et ras…
et risible…
Henri Michaux, « Peintures » (1939,) in L’espace du dedans, Pages choisies, Poésie / Gallimard, 1966, p.249
@Bee : sans vouloir me mêler de votre vie privée (en même temps vous postez sur un blog public :), il me semble urgent de trouver un job si vous n’en avez pas, pour au moins retrouver votre indépendance financière. Vous avez dit être infirmière il me semble, ce ne sera donc à priori pas trop compliqué. Ensuite allez consulter un psy spécialisé.
On vit pour soi, pas pour les autres, et surtout pas pour des a***** (et être amoureux/euse, il me semble, ce n’est pas se sacrifier pour l’être aimé, on est pas chez Disney !)
à Bee 21 octobre : désolée, sincèrement, mais ça ne fait que confirmer ce que les un-e-s et les autres ont pu exprimer ici ? Je plussoie Ivan et Cécile.
C’est dur, vraiment dur ce que vous vivez, on ne peut pas prétendre aimer quelqu’un-e et la maltraiter comme ça. J’ai connu ce genre de dénigrement de la part d’hommes prétendant m’aimer. J’ai beaucoup supporté parce que j’étais particulièrement traumatisée par toute idée de solitude et de séparation pour des raisons d’histoire personnelle, n’empêche que je suis bien mieux seule (depuis onze ans, même pas mal !) qu’avec qqun qui aurait la cruauté mentale de me maltraiter comme ça. Rien ne peut être pire que ce que vous vivez là, vraiment rien, sincèrement. C’est de la destruction de ce qu’il y a de plus vrai, vivant, authentique, en vous, de qui vous êtes comme le dit Cécile. Courage, vous n’êtes plus seule, vous trouverez la force de faire ce qui est bon pour vous (smiley « hug »).
Bonjour, Merci pour votre livre (dernière édition), il est en cours de lecture. Toutefois, j’ai un petit regret : j’ai du mal à « m’attacher et/ou m’intéresser » aux personnes dont les témoignages reviennent fréquemment car à aucun moment ils nous sont « présentés » (sexe, âge…). Peut être est-ce volontaire mais cela nuit à au plaisir de ma lecture.
Merci de votre attention.
Bien cordialement.
Sylvie (56 ans, Parisienne à Marseille)
et qui vient seulement de comprendre que sa « surdouance » d’enfant avait perduré et était la cause de bien des « problèmes » actuels…
Bonsoir
Merci de votre commentaire.
Malgré un pseudos qui les anonymisait, il n’a pas toujours été facile pour les uns et les autres de témoigner.D’où mon souhait de privilégier le fond plutôt que la forme.
Bonne lecture !
Pas surprenant, dans l’EN la vérité passe par voie hiérarchique, c’est à dire qu’elle descend du ministère jusqu’aux inspecteurs d’académie, puis aux chefs d’établissement. Sans ce parcours officiel, rien d’officiel, donc rien !
Les « collègues » attendent probablement l’intervention de quelqu’un de dûment assermenté, estampillé, missionné, par la hiérarchie, sur le sujet… C’est à dire une commande hiérarchique…
Hm… peut-être bien qu’ils n’avaient encore jamais entendu de discours aussi… original ?
Bonjour.
J’ai découvert votre site depuis peu et je suis touché par la sincérité et le dévouement que vous y impulsez pour faire connaître et reconnaître les difficultés propres aux personnes surdouées.
Je trouve très juste que vous parliez de dépression existentielle à leur propos puisque la douance induit souvent un mal de vivre sans autres causes qu’elle-même.
Je sais, par expérience malheureusement, à quel point les thérapies classiques peuvent totalement viser à côté pour qui est concerné.
Mon parcours personnel a commencé il y a quelques années quand j’ai eu envie de consulter un psychiatre-psychanalyste pour dissiper un mal-être dans lequel je m’enfonçais de plus en plus sans pouvoir le définir (et pour cause!).
Je suis tombé sur un psy (freudien jusqu’à la caricature) totalement antipathique qui n’a jamais daigné sortir de son petit protocole habituel: enfance-parents-sexualité- traumas et dysfonctionnements émotionnels supposés…alors que je sentais de façon diffuse que mon problème ne résidait absolument pas là.
Je suis sorti de cette expérience totalement meurtri.
Ma « rencontre » avec la douance est un hasard total puisque ma mère est tombée sur une émission de radio où l’on parlais du fameux livre TIPEH et m’y a reconnu.
Je n’y aurais probablement jamais songé par moi-même.
Pour la faire courte, après divers contretemps et hésitations, j’ai passé quelques mois après le test WAIS IV qui a bien confirmé que je faisais partie de la « famille ».
Je n’ai pas vécu la découverte de ma douance comme une révélation dans le sens où je me disais: « Bon et puis? ».
En fait je dois reconnaître que le schmilblick a un peu avancé puisque je SAIS maintenant que si nouvelle tentative de thérapie il doit y avoir (et il y aura certainement) je choisirai forcément un professionnel familiarisé avec le sujet.
Et c’est en fait l’objet de mon message: vous demander les coordonnées de thérapeutes à Paris.
J’ai cru comprendre que vous souhaitiez donner priorité aux internautes déjà actifs sur votre site mais je tente ma chance néanmoins.
Je souhaite rencontrer quelqu’un qui saura entendre et respecter la dimension abstraite de mon questionnement (Quels sont les enjeux de l’existence? Quelle est la nature et la valeur des rapports humains? Qu’y-a-il à vivre individuellement et collectivement?…..) sans chercher à tout prix à seulement y voir les symptômes de je ne sais quelle névrose.
D’avance merci 🙂
Et encore merci pour votre site.
Bonsoir
Merci de votre commentaire.
Je vous rassure, il n’y a aucun prérequis pour que je vous transmette les coordonnées qui m’ont été transmises par les uns ou les autres qui peuvent témoigner de ce qu’ils ont vécu une bonne expérience thérapeutique (et je suis toujours preneuse de nouvelles adresses ! que je transmets systématiquement en privé).
J’ai moi aussi épuisé un nombre certain de thérapeutes… psychiatre pour enfants et adolescents: en voyant ce mobilier pour nains et tous ces jouets, je ne pouvais croire qu’on me prenait au serieux: résultat=mutisme. Psychiatre d’HP (ici, Hôpital Psychiatrique, heu heu), un barbichu Freud-style qui regarde sa montre, et qui a gobé tout net (de toute façon, il avait « besoin d’un lit ») que tout allait très bien, que j’étais parfaitement heureuse, et que je « n’avais pas fait exprès » (ici, le sourire niais à son importance). Une psychologue (je ne voulais pas de médicaments) qui ne m’apportait strictement rien, à part l’illusion pendant 45 min d’avoir une maman bienveillante. Un psychanalyste, qui m’a coûté très cher, et qu’en fait j’allais voir parce que je n’osais pas demander d’assister à ses séminaires, par peur d’être « trop bête » pour comprendre…
Je rêve à présent de rencontrer quelqu’un à qui dire toute cette douleur envahissante, ces doutes, ces craintes; toutes ces ondes de choc qui me surpassent, et pourquoi? pourquoi? Pourquoi? Quelqu’un qui ne considérera pas que je suis « complètement hystéro », que je fais « une petite déprime » et me filera trois cachetons, dont je devrais doubler les doses sans m’en vanter pour être apaisée, juste froidement consciente… Quelqu’un qui ne me dira pas de « me calmer », qu’à mon age c’est encore normal, que ça va se tasser…
Bonjour,
j’ai acheté votre livre récemment et il m’a vraiment marqué. Merci pour votre travail, pour le suivi de ce forum qui permet à tous de partager de petits riens qui peuvent changer la vie.
Je vais essayer de faire court même si j’ai beaucoup à exprimer, je suis un hyper-synthétique, toujours inquiet de trop m’imposer.
Je cherche un psychiatre à Paris, j’habite le quinzième arrondissement.
J’ai cru comprendre que vous alimentiez une base de données. Auriez-vous quelques noms à me recommander ? J’aurais pour ma part un nom à vous donner à Marseille, mon ancien psychiatre, je l’adore et il me manque; je ne sais s’il est familier de la question du surdon, par contre je peux dire qu’il n’a aucun mal -même plutôt du plaisir- à suivre quelqu’un qui sort du cadre.
A ceux qui cherchent un thérapeute : je cherchais à en remplacer un autre qui m’avait pourtant été recommandé et j’ai utilisé la méthode suivante…ouvrir l’annuaire, choisir les adresses pas trop loin et voir qui répond en pensant très fort « je ne crois pas au hasard ». Vous pouvez toujours essayer, pour ma part je doute que ça marchera une deuxième fois.
Ici à Paris, je suis suivi pour un trouble bipolaire et je ne supporte plus de voir mon psychiatre, ça fait quelques temps que je ne sais pas comment en trouver un qui soit « câblé » moins différemment de moi. Au début j’ai censuré mon intuition, puis mon ressenti, forçant bêtement ma modestie face au prestige des hôpitaux de Paris. Plusieurs années de bénéfice du doute se sont écoulées, j’ai croisé les opinions -presque tous négatifs- des patients, je l’ai poussé à la faute quelques fois (édition augmentée, p226 : « Ils se livrent en fait au jeu de la manipulation pour savoir si leur thérapeute est à la hauteur » j’ai trouvé ce passage assez drôle). Quand je tends la perche pour qu’il reconnaisse ses torts, il cherche à esquiver. Rien de plus médiocre que de vouloir se croire infaillible.
Les prescriptions médicamenteuses ont été peu adaptées car là aussi je sors du cadre, je ne réagis pas comme la plupart des patients et il faut s’aventurer hors des molécules les plus communément administrées, ça a pris beaucoup trop de temps. C’est si dur de sortir des schémas pré-établis?
J’en suis là : il faut savoir accepter l’imperfection mais trop c’est trop.
Quelques réflexions qui amuseront peut-être les autres esprits rebelles :
-Oui les règles c’est bien, la loi c’est bien…si ça peut vous rassurer. C’est juste que parfois la loi dit que quelqu’un qui s’est fait violer doit se faire lapider.
-Si vous pensez avoir les moyens de me faire rentrer dans le rang surtout n’hésitez pas, je vous en prie…gardez-les pour vous.
Chaleureusement,
Hellfire.
voilà des propos plein de lucidité Hellfire!
J’aime à dire que nous sommes tous très « aware »
Bon j’ai eu moi aussi mon parcours : « psy-médocs-je suis pas comme tout le monde-et pourquoi ils ne comprennent rien?-c’est pas possible d’être aussi décalée etc… »
Je compatis donc
Pour ce qui est d’une adresse à Paris, je laisse Cécile répondre, j’ai personnellement consulté un psychiatre qui est lui même HQI et franchement hors cadre.
J’espère qu’il te conviendra
Sinon j’adore les 2 petites citations de la fin de ton message 😉
Bonne soirée ou bonne nuit selon
Christine
Cool.
C’est un tel b. euh, une telle entropie dans ma vie que je suis très heureux de cet espoir d’agir sur un aspect déplaisant. Au boulot, un nœud après l’autre.
Merci.
Bonjour,
Vos propos m’ont ramenée à la personne que j’étais il y a quelques mois. Enfermée dans sa tour d’ivoire, venant de découvrir son surdon, sure de ses convictions, ayant des opinions très arretées et non négociables.
Car il s’agit de cela, Hellfire. Oui à vous qui refusez les avis extérieurs, j’ose quand meme vous parler, vous interpeller, d’une petite voix lointaine qui parviendra (qui sait) à percer le mur que vous vous etes construit pour vous défendre, vous protéger.
Vous ne voulez aucun conseil, bien, continuez à etre ce que vous etes, mais à un détail près : et si , plutôt que de préférer votre monde intérieur si riche, si complexe (il doit l’etre pour que vous le protégiez ainsi), si vous y ajoutiez la curiosité d’aller découvrir le monde des autres ? Leurs joies, passions, projets, reves , sentiments. Cela pourrait enrichir le votre, ne trouvez vous pas ?
Pourquoi vous vous oublieriez en allant à la rencontre des autres ? Avez vous peur derrière cette carapace ? (Hellfire signifie : feu de l’enfer…..). Faites un pas, puis un autre, à votre rythme. Le monde des gens « normo-doués » n’est pas aussi fade qu’on le croit (c’est mon expérience qui parle). Sans compter que les gens que vous allez rencontrer vont etre enrichis par tout ce que vous allez leur apporter ! Quelle occasion révée de vous sentir utile, de relever les autres un peu plus à votre niveau.
Car, oui, Hellfire, meme si vous ne voulez pas donner de votre personne, NOUS nous avons BESOIN DE VOUS. Vous pouvez, j’en suis persuadée, nous apporter énormément de choses.
Quelles sont vos passions, vos reves, votre raison de vivre à vous intimement ?
Une petite voix qui vous interpelle….
Cricri
Merci Cricri,
Merci de nous rappeler cet enrichissement mutuel que nous vivons chaque fois que nous partageons l’instant d’être ce que nous sommes, en dehors de toute comparaison, juste le plaisir de la rencontre, de l’échange.
Ce besoin d’appartenance que nous ressentons toutes et tous est comblé chaque fois que nous sommes ouverts et réceptifs à la différence, quelle qu’elle soit, comme le vent qui caresse notre visage.
Quant à la paix intérieure, et l’unification en soi, elles apparaissent d’elles-mêmes lorsque nous comprenons nos jeux de pouvoir, lorsque nous faisons face à nos guerres intérieures, pour découvrir que finalement tout part de soi, et que chacun est maître à l’intérieur de lui-même et décideur des actions à mener pour trouver ou recouvrer l’harmonie souhaitée.
Alors oui, nous avons besoin les uns des autres pour nous rencontrer nous-mêmes et pouvoir sentir en soi le « je suis parce que nous sommes ».
Même si la solitude est nourrissante à sa façon, l’échange dans toutes nos différences l’est tout autant.
Chère Cricri, votre petite voix m’a dérouté. Dominique exprime bien ce en quoi vous avez pleinement raison. Je me suis pourtant demandé d’où venait votre réaction. Si vous aviez bien pris en compte que le ton sec vient de l’épuisement face à quelqu’un qui est censé faire autorité, et le côté décalé de euh…mon trouble de l’humeur sans doute, en partie…. Vaste débat : avec les enchevêtrements de symptômes, de traitements et d’effets secondaires, j’imagine que nous sommes nombreux à nous demander quelle est notre vraie personnalité. Belle énigme.
Bref, je me suis demandé si nous étions bien sur le même canal de communication.
Toujours-est-il que je vous dis merci ; votre remarque m’est précieuse, on m’a déjà reproché ma tour d’ivoire il y a bien longtemps, et ma carapace est aussi épaisse qu’un blindage de porte-avions. Je considère que c’est un aspect fluctuant, dépendant du contexte. Nous pouvons être incroyablement ouverts aux autres (je pense ne pas trop m’avancer en vous incluant dans cette affirmation) ; avec aussi une telle tendance à douter que, la seule chose qui soit arrêtée c’est que tout est négociable. Si vous me permettez de jongler ainsi avec vos mots :s
En tous cas, vos propos me ramènent à ceux de quelqu’un ayant atteint une relative sagesse :
« Tu sais, tu auras beau retourner les choses dans tous les sens, ce qui restera au final, c’est le bonheur que tu auras pu faire autour de toi ».
Les AGM – 114 Hellfire sont des missiles air-sol à guidage laser, de type fire and forget. Comme vous aimez percer les murs nous devrions nous entendre 😮
Bon ok, je sors.
Rentrer dans le rang… Je vois une énorme baudruche toute molle polymorphe qu’on essaie de faire rentrer dans un tout petit coffret… 😀 ça m’amuse assez d’être un gros machin comme ça
Ah ? je verrais plutôt une belle boule irisée, pleine de mystère, qu’on essaie en vain de faire rentrer dans une boite carrée trop petite.
Bonjour,
ma meilleure amie a lu le livre de JSF il y a quelques mois. Elle s’est pleinement reconnue dedans et me l’a « réécrit » oralement ^^ ponctuant les exemples cités de « on dirait toi » et « ça » et aussi « ça » etc…c’est vrai que ce qu’elle m’a dit m’a parlé. De là à dire que je suis « surdouée » (je n’aime pas du tout ce terme, désolée)…
J’ai une histoire personnelle, comme beaucoup de gens je suppose, complexe et qu’il m’a fallu dénouer, déficeler avec l’aide d’un thérapeute avant de « revenir? » sur l’aspect de la surefficience (même google corrector ne connait pas ce mot ^^ que je n’aime pas bien plus ^^).
Je suis en train de lire « l’adulte surdoué » de M. de Kermadec…et même si je ne suis pas d’accord avec toute son approche, certain passages m’ont fait pleurer… surtout ceux qui parle de ma culpabilité ou des reproches que l’ont m’a fait souvent, manipulatrice, hautaine, qui n’aime pas les autres, qui les méprise, les juge…ou aussi quelqu’un de « pur », « d’innocent » et j’en passe…je ne suis rien de tout ça…la vérité aujourd’hui après avoir soigné mes grosses plaies, c’est que je ne sais pas qui je suis ou pire que je ne sais pas si j’ai le droit d’affirmer qui je suis au monde.
Quelqu’un m’a récemment dit : « Mais si vous ne vous affirmez pas, si vous ne faites pas ce pour quoi vous êtes faites, ce qui vous plait, vous priverez le monde de quelque chose. » ça a flatté mon sens de l’altruisme forcément… »quoi? moi priver les autres? » Du coup je ne l’ai pas pris dans le « bon sens ».
Jamais je n’ai osé ne serait-ce qu’imaginer cela…que je puisse être utile ou plaire au monde…mais je l’ai pris dans son sens le plus large et pour moi le seul sens possible : « si je refuse de fonctionner, d’être qui je suis, de la façon dont je suis faite, car je ne peux être personne d’autre…alors je priverai le « Monde » de moi. »
Mais ces propos pour l’instant me semble trop égocentriques et prétentieux.
Je ne sais pas si passer un test est très utile…j’en ai très envie…mais j’ai aussi très peur. J’aurais la sensation de repasser le bac. L’idée d’un échec m’est difficilement supportable, mais celle d’une « confirmation » est autant difficile…je veux être comme les autres…mais je ne veux pas. Qui a dit « complexe »? XD
En ce moment je me prépare à passer un concours et c’est comme si toute ma vie était remise en jeu sur ce seul examen que je me suis imposée seule et « tard », car j’ai très peu de temps pour le préparer…en même temps j’ignore si c’est ma place, mais j’aime apprendre…et là, je me retrouve bloquée. Comme je ne suis pas disponible aux autres, préparant mon examen, je me sens coupable, j’ai peur de manquer des instants précieux ou pire qu’on m’oublie si je ne suis pas là pendant un temps. En ce moment je ne retiens plus rien du tout. A nouveau une sensation d’échec. Malgré toute la lucidité dont je sais faire preuve à mon égare, je suis bloquée.
Je veux être dans l’action. Je ne veux plus rêver ma vie mais en être actrice. C’est très dur et douloureux.
Désolée de ce « gentil » pavé, merci pour cet espace qui m’a permis aujourd’hui de m’exprimer. Merci de votre travail et merci de m’avoir lu.
Dune.
Bonsoir Dune
Je pense que vous faire accompagner serait une bonne solution pour vous aider à y voir plus clair.
bonjour Dune,
Je me reconnais dans votre désarroi.
Après les livres sur la douance, celui qui me parle le plus de moi est « Le soi hanté » (Onno Van der Hart et al.), sur le traumatisation chronique. Ça ne résout pas tout, loin de là, mais apporte un éclairage indispensable à mon avis, je me sens enfin comprise dans mes tourments et paradoxes ingérables. Me reste à trouver l’accompagnement adapté, parce que clairement je ne m’en sortirai pas seule. Mais, à la lecture de ce livre, je veux croire qu’il y a des gens qui pensent à nous et oeuvrent pour nous aider. Trouver une solution pour moi est aussi une façon d’aider les autres, non ? Et de trouver enfin ma place dans ce monde ?
Merci pour vos réponse.
@Cécile : je suis déjà « accompagnée » et cela se passe très bien. Ma question du moment, c’est surtout de savoir si ça vaut la peine pour moi de passer ce genre de test ou si mes angoisses sont juste passagères et surmontables.
@tournevis : Je pense que l’important c’est de suivre votre intuition et de vous irez là où cela est bon pour vous naturellement. Tout le monde a sa place dans ce Monde. La grande question serait peut être plutôt : voulez-vous prendre VOTRE place dans ce Monde?
De l’utilité de passer le test… pour beaucoup, c’est un passage obligé, parce que sans ce bout de papier qui vous valide hors norme par des gens dans la norme, vous ne pourrez jamais oser vous affirmer sereinement comme telle.
Je ne connais personne qui soit allé passer ce test les mains dans les poches et l’esprit dégagé – tout le monde a eu peur d’être confronté au résultat et je connais quelques personnes que leur stress et leur mal-être du moment a fait contre-performer.. la vie a un goût bien amer pour eux.
D’où ma réaction de vous suggérer de vous faire accompagner, pour réfléchir aux raisons de ce besoin, à ce que ça vous apporterait, à ce qui se passerait si le résultat n’était pas à la hauteur de vos espérances (surtout si vous le passez avec quelqu’un qui n’est pas sensibilisé au surdon et risque de passer à côté)…
Il me semble que la période ne s’y prête pas, le stress de l’examen en rajoutant une couche.
En revanche, à vous lire, travailler à gérer le stress pour vous permettre de passer sereinement votre examen et puis ensuite envisager d’aller passer un test me semble être le chemin à suivre.
Merci pour votre réponse qui me semble très juste 🙂 C’est ce que je vais faire. Un pas après l’autre. Je pense que l’examen à venir me replonge dans des incertitudes. Et que je cherche à me rassurer tout autant que de donner raison à la partie de moi qui se croit « bête ». Je n’ai pas besoin d’être étiqueté « surdouée » pour prouver au Monde qui je suis. Par contre j’ai besoin de me prouver à moi-même que je peux apprendre à ma façon et réussir aussi. Si je n’ai pas l’examen…je continuerais d’exister quand même 😉 Et si après tout ceci j’éprouve encore le besoin de passer un test…j’aviserai. Je respecte ceux qui le font. On doit se faire confiance avant tout qu’en à ses ressentis.
Merci pour votre réponse encourageante 🙂
Dune.
Bonsoir Dune,
Comme vous je me suis lancée un défi il y a quelques semaines : passer un concours bien copieux en terme de savoir sur un domaine qui me passionne.
Cela a été une expérience très intense, je suis allée à la limite de mes capacités, j’ai laissé toute place à mon intelligence et ma mémoire, laissant de coté la peur de ne pas arriver à tout mémoriser , à arriver au bout de cette aventure.
Je n’ai pas été admissible, mais j’ai une bonne idée sur la note que je devais avoir, et je pense qu’il s’en fallait de peu, mais… ayant des concurrents tout aussi avisés que moi et déjà dans le domaine eux (moi je ne suis pas en totalité dans ce domaine), je me félicite d’avoir enrichi mes connaissances (pas perdues pour l’année prochaine, car la mémoire à long terme ca aide).
Ce fut intense à tel point qu’il a fallu que j’arrete 2-3 jours, car mon cerveau travaillait autant le jour que la nuit (donc nuit blanche) et maux de tete à la clé, faiblesses physiques…..
En mettant de coté son appréhension (c »est pas facile je sais) on fait de grandes choses.
Si je n’avais pas su que j’étais surdouée, je n’aurais pas osé passer ce concours. Et qui plus est, un concours bien au dessus de mon niveau (ou du moins ce que supposent les autres, je vous dis pas leur tronche quand ils ont su le concours que je passais !).
Et malgré la fatigue, je n’ai qu’une envie, c’est de remettre ca, à tel point que depuis je suis obligée d’avoir plusieurs activités stimulantes à coté de mon boulot pas stimulant (sinon, sensation de manque, anxiété….).
Difficile de quitter un rythme naturel (et endiablé) après plusieurs semaines de travail intensif ou je l’avais retrouvé ce rythme (enfin!).
Comme vous Dune, je me sentais bien perdue il y a un an, quand j’ai su, mais quel chemin depuis….
Tout n’est pas parfait pour moi, mais à trop vouloir le parfait sur tout, on peut souffrir et noyer les résultats. Progresser à petits pas, c’est bien aussi (meme si ca me fait hurler intérieurement…..)
Courage Dune et tiens nous au courant,
Cricri
Bonjour Dune,
J’ai passé un concours l’an dernier avant de savoir que j’étais HPI. J’ai été admissible – j’étais la seule surprise! J’étais très déçue par ma performance à l’oral à tel point que j’en suis revenue en larmes, persuadée d’avoir tout raté! Et finalement, j’ai été admise tout en haut du classement. Une fois encore, j’étais apparemment la seule à douter de mes capacités à y arriver… Aujourd’hui je m’éclate dans mon nouveau métier (prof) qui me permet d’apprendre de nouvelles choses tous les jours. En revanche, je dois faire l’effort de me rappeler que tout le monde ne comprend pas forcément tout très vite!
Je n’ai pas passé ce concours juste pour changer de métier, mais avant tout pour me prouver et prouver au monde que j’étais capable de réussir un concours réputé difficile. Depuis que j’ai fait le test, je me suis apaisée car je ne ressens plus le besoin de prouver au monde que je suis intelligente! Maintenant, je fais les choses parce que ça m’éclate et pour le plaisir d’apprendre et d’utiliser mon cerveau. La démarche n’est plus du tout la même! La prochaine fois que je passe un concours, je ne gaspillerai pas mon énergie à penser que je suis trop nulle pour y arriver: je travaillerai pour le plaisir de repousser mes limites!
Bon courage!
Comment faire si après la confirmation de la douance par le Wais IV, les thérapies nécessaires sont impossible car trop chères. Si l’on est pas « rentable » et que les « spécialistes » se renvoient la balle, si le sentiment d’abandon est accentué car quoi que l’on entreprenne, il n’y a pas de case pour la faiblesse économique ?
Il semblerait qu’avoir les « moyens » de son intelligence, de sa différence se résume là aussi aux chiffres de son compte en banque.
Qu’en pensez-vous ?
ODM
Bonsoir ODM
Par quel bout commencer pour vous répondre ? Depuis un moment je cherche (un soupçon perfectionniste, je le reconnais…)
Oui, a priori, pas de possibilité d’accompagnement en cabinet libéral de psychologue… et pour peu que les thérapeutes rencontrés soient d’abord dans une logique business…
Eh bien dîtes vous alors que si ces thérapeutes sont d’abord dans une logique business, c’est qu’ils ont fort peu de chance de vous comprendre ! Ouf ! Vous l’avez échappé belle ! Payer un accompagnement inutile !
Oui, mais pour autant…
Alors, quelques pistes (que j’ai d’ailleurs évoquées dans l’édition augmentée de « Différence et Souffrance de l’Adulte Surdoué »)
Peut-être commencer par « digérer » certains traumatismes : l’EMDR est très performante (reconnue par l’OMS depuis des années) – le traumatisme, qu’il soit jugé comme immense ou petit, mérite d’être traité
Le surdon aura certainement joué un rôle dans ce traumatisme. Même si le thérapeute n’est pas très sensibilisé au surdon, quelques mots clés émergeront que vous pourrez utilement confronter à ce que vous avez appris sur le surdon.
L’EMDR n’est pas le propre des psychologues libéraux. Les psychiatres s’y mettent aussi et le milieu hospitalier également. Soit un accompagnement de qualité qui peut être pris en charge par la Sécurité Sociale.
Quelques infos sur l’EMDR avec cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=hLFZ5i1FlFg
Apprendre à respirer pour mieux gérer ses émotions est important :
– la cohérence cardiaque est assez facile à développer seul(e), on peut trouver des petites applications sur internet (et des applications à télécharger sur téléphone aussi), et quelques livres pas très chers en parlent. Cette vidéo pourra vous intéresser :http://www.dailymotion.com/video/x34d7i_coherence-cardiaque-1-explication_news#.Ua0CIthreFY
Il y a aussi l’hypnose ericksonienne qui est pratiquée en milieu hospitalier. Elle vous permet de faire appel à votre inconscient, aller puiser en vous vos ressources cachées pour vous aider à avancer.
Là encore c’est pris en charge.
Certains psychiatres (conventionnés « normalement ») connaissent très bien le sujet du surdon. Si vous le souhaitez, et suivant la région dans laquelle vous habitez, jepourrai peut-être vous transmettre des coordonnées.
Enfin, peu connu, mais pourtant bien réel (tous les thérapeutes n’ont pas obligatoirement un tiroir-caisse à la place du coeur) il y a le coaching solidaire.
Je vous suggère, dans tous les cas, d’évoquer le surdon. Ce sera d’ailleurs le mot clé qui déterminera s’il peut ou non y avoir alliance thérapeutique, essentiel pour la réussite de l’accompagnement. S’ils ne sont pas spécialisés, bien sûr n’hésitez pas à les encourager à lire sur le sujet, mais je vous suggère aussi de garder en tête quelques mots qui sont le fondement de ce que vous êtes (non pas votre personnalité, non pas des traits de caractère, mais bien un mode de fonctionnement : hypersensibilité qui favorise intensité et introversion, perfectionnisme et les quelques tracas associés (hypervigilance et anxiété par exemple)).
Enfin, toujours en milieu hospitalier, je pense que le sujet du surdon fait son chemin.
A Rennes, bien sûr, pour les enfants et les adolescents, mais je suppose que les adultes ne sont pas oubliés.
A Marseille aussi, bien sûr.
Peut-être certains lecteurs sauront ils témoigner de ce qu’ils connaissent .. et ainsi venir enrichir ma base de données ?!
Bon courage ODM.
.. Et si vous le souhaitez, n’hésitez pas à pousser la porte du chat du Loup
Vous y rencontrerez des gens comme vous, qui pourront à leur façon, vous apporter de l’aide.
Vaste débat … Il y aurait beaucoup à dire des deux côtés du ruisseau. Je note juste que pour être un coach solidaire … il faut commencer par débourser 220 euros afin d’être « accrédité » … Qu’il est difficile de ne pas tomber dans les pièges- et ils sont nombreux de parts et d’autres – de l’infantilisation. A chacun, véritablement, de faire jouer son libre-arbitre et sa vigilance.
Tous les thérapeutes ne peuvent pas s’offrir le luxe d’accompagner gratuitement quelqu’un. Il se dit de surcroît, su je ne me trompe pas, qu’il est important qu’il y ait au minimum une petite participation afin que le travail s’effectue vraiment.
Néanmoins, vous conviendrez que certains sont encore moins prêts que d’autres à l’idée d’un accompagnement « solidaire
Je conviens avec vous que l’aspect rétribution n’est pas simple – d’autant moins simple dans un pays où les soins sont gratuits selon des normes établies. Cela prend je crois la nécessité de faire le point sur sa relation à l’échange et au partage, au delà de l’aspect purement pécuniaire. Etre un honnête Homme, avant que d’être un honnête thérapeute ou un honnête patient …
« l’EMDR est très performante (reconnue par l’OMS depuis des années) – le traumatisme, qu’il soit jugé comme immense ou petit, mérite d’être traité »
Attention, dans le cas de traumatisation chronique, l’EMDR peut faire des dégâts si la personne la pratiquant n’est pas formée spécifiquement à cette problématique particulière (je l’ai expérimenté et en ai eu la confirmation par une superviseure EMDR que j’ai contactée pour comprendre ce qu’il s’était passé pour moi).
Sinon, je partage le désarroi d’ODM. Les pistes évoquées par Cécile sont intéressantes mais en cas de très grande souffrance on a parfois juste besoin de chaleur humaine compréhensive, sincère, attentive et bienveillante, et ça semble le plus difficile à obtenir ?
A propos du coaching solidaire… Ce n’est pas à proprement parler une histoire de désintérêt pour le tiroir caisse.
La plupart des coaches solidaires sont des coaches débutants et l’AEC (association professionnelle) leur offre la possibilité de pratiquer ( ce qui leur donne un peu plus d’ expérience) dans un cadre « conventionné » – le coaché y accède en fonction de ses revenus mensuels, le coach bénéficie d’une supervision (elle aussi solidaire, effectuée par des coaches bénévoles bcp plus expérimentés à tout le moins), ce qui évite les dégats potentiels en cas de dérapage incontrôlé du coach solidaire.
Lorsqu’on est adhérent de l’AEC, on doit 15 heures de bénévolat par an à l’assoce, ça peut prendre la forme d’un ou de plusieurs coaching solidaires.
Merci Cécile de m’avoir répondu aussi vite et avec autant de pertinence. Je suis si fatiguée que je n’arrive pas à terminer le récit de mes « embrouilles ». Je vous enverrai cela plus tard. En attendant, vous m’avez donné du courage. Depuis ce matin, j’essaie vainement de joindre la psychologue qui m’a fait passer le test le 12 mars dernier (à moitié prix) et semble depuis n’avoir pas le temps de m’orienter vers les thérapies proposées dont l’EMDR. Ne pouvant payer les séances à plein tarif, les siennes et celle de l’EMDR, je dois mendier sans succès dans divers organismes administratifs avec la seule aide des Xanax pour affronter leurs humiliations. J’habite dans la banlieue de Toulouse, je n’ai que le bus et le métro comme moyen de transport. Je crois que je vais devoir de nouveau me débrouiller toute seule, mais je suis si découragée, épuisée et tellement habituée à être exclue faute d’argent que je n’espère plus rencontrer des personnes compétentes et bienveillante. La culpabilisation et la résignation sont devenues envahissantes. Vers qui me tourner pour trouver des professionnels au fait de la douance, psychologue et EMDR qui ne me donnent pas l’impression d’être une « mauvaise cliente », une perte d’argent et donc de temps ?
Avez-vous des adresses à Toulouse ?
Quand au coaching solidaire, votre info m’est précieuse. Je voulais justement commencer aussi mon retour au monde des vivants par des exercices de coaching, cartes heuristiques et évaluations diverses des moyens et des modalités d’action. Je n’y arrive pas dans mon enfermement, toujours isolées et sans regards externes. Oui, il me fait des présences humaine régulières avec qui je ne porte pas de masque, surtout celui du cas désespéré de la maladie et de l’assistanat social.
Merci encore d’avoir répondu à mon message. Vous êtes devenue une lueur, hélas lointaine géographiquement, dans la nuit qui semble de nouveau venir m’accabler.
Je vous tiens au courant de la suite de mes efforts, parce que cela me motive et pour évaluer la situation à Toulouse.
Etre en lien avec des pairs, pouvoir partager est essentiel.
Je vous suggère de tenter de pousser la porte du chat du Loup, où vous serez certainement accueillie avec bienveillance.
Peut-être serait il aussi intéressant que vous parcouriez le forum de Zebra Crossing : des rencontres sont organisées par régions / départements / villes.
On est toujours assez intimidé la première fois qu’on s’y aventure, mais très vite, le plaisir de pouvoir partager et parler librement l’emporte.
Je suis également en région toulousaine, en cours d’évaluation des possibilités, avec moins de difficultés financières sans doute, mais quand même sans grande aisance. Une solution serait de trouver un-e psychiatre qui serait ainsi remboursé ? Sur le site EMDR France, il y a des listes de personnes, je peux donner un nom qui m’a été conseillé, bien que je ne soies pas parvenue à joindre cette personne et ne sais pas ce qu’elle vaut. De toute façon, je crains que le seul moyen ne soit de tester soi-même les psy, c’est avant tout une relation de personne, celle qui me conviendra ne sera pas celle qui conviendra à autrui ?
Bonjour Cécile,
La réponse que vous donnez m’encourage à vous demander quelque chose. En effet, j’ai été suivie par une psychologue qui m’a beaucoup aidée et malheureusement ce suivi est en suspens. Je suis actuellement hospitalisée et pour reprendre ma vie en main, comme on dit, j’aimerai savoir si vous connaissiez des thérapeutes (psychologues cliniciens et TCC et/ou psychiatres) qui exercent dans le Calvados et qui connaissent le surdon. L’idéal serait qu’ils soient remboursés, mais on ne peut pas tout avoir non plus !
Merci pour votre future réponse, je crois que ça pourrait me rendre bien des services !
Je veux bien que vous me répondiez par mail, mais je ne sais pas comment ça se passe, oups !?
Bonjour Durdur
Hélas, la base de données que j’élabore grâce aux lecteurs de Talentdifferent est muette sur le Calvados..
Promis, si j’ai une réponse, je vous la transmets (en privé comme d’habitude).
Cela dit, le milieu hospitalier me semble être le premier réservoir de ressources – et si « on ne peut pas tout avoir », vous pourrez aborder certaines thérapies telle l’hypnose ericksonienne ou le coping / l’affirmation de soi… et qui sait, en en parlant vous rencontrerez des thérapeutes bien pus sensiblisés au surdon qu’on ne pourrait le penser de prime abord
Bonjour,
Merci pour votre site où j’ai trouvé beaucoup d’informations, qui m’ont notamment permis de dépasser le chiffre du test (résultat hétérogène intra-subtests)…
Ça fait plus d’un an que je l’ai passé, j’ai eu une période d’euphorie et de compréhension au début mais là je m’embourbe dans une dépression existentielle dont je ne me sors pas, j’ai besoin d’aide et je ne sais pas où la trouver.
J’ai vu une psy spécialisée qui m’a répondu qu’elle ne pouvait pas m’aider, que je comprenais mon mode de fonctionnement et que maintenant j’avais juste à l’accepter. Oui, d’accord mais comment faire ! C’est dur d’entendre son soucis nié.
Auriez-vous des coordonnées de personnes pouvant m’apporter une aide ou un soutien sur Rennes ?
Merci beaucoup.
Bonsoir Anne
Merci de votre apport.
Je reste un peu perplexe devant ce que vous a répondu la psy.
Le surdon ne « fait » pas tout dans une personnalité. Le cheminement personnel est aussi très important. Accepter sa singularité c’est souvent faire le deuil d’attentes que l’on a à l’égard du reste du monde. Faire le deuil ou sublimer.
Et tout ça est un travail thérapeutique classique. Avec « simplement » cette facette de l’intensité qui vient donner un relief un peu particulier aux expériences traversées et à venir.
Faire le deuil de la reconnaissance, sublimer le rejet ou la difficulté à entrer en contact, développer des stratégies comportementales (par le biais des TCC) pour affirmer ses besoins, mieux communiquer, dévier les pensées négatives qui arrivent parfois en beaucoup trop grand nombre; mais aussi explorer sa propre créativité… ce sont des étapes importantes pour accepter sa singularité.
Bonjour ODM, Bonjour Cécile,
Quoi faire dans un monde qui fonctionne à l’argent, au pouvoir, aux données intellectuelles toutes faites certifiées vraies par des dogmes qu’ils soient scientifiques, philosophiques ou religieux ?
Que vivre dans un collectif qui ne sait pas le sensible et qui n’a pas envie de le connaître par peur d’être mis face à lui-même et ses limites mentales ?
Comment se réaliser quand on est né hors-normes, comme un vilain canard qui n’a pas sa place parce que l’authenticité, la bienveillance, l’intelligence, l’amour inconditionnel, la persévérance, l’honnêteté, la sincérité, l’échange, le partage sont reçus comme quelque chose de louche dont il faut se méfier.
En arrivant sur ce site, je croyais vraiment trouver une appartenance que j’ai cherchée longtemps.
Hélas, je suis née surdouée, consciente de l’être dès l’âge de cinq ans, (je lisais déjà sans avoir « appris ») et lorsque j’avais 13 ans, je me suis amusée avec des livres très sérieux qui testaient l’intelligence, je n’étais même pas dans les courbes que prévoyaient les scientifiques.
Ce jour là, j’ai eu le sentiment que je n’existais pas pour ce monde, et ce sentiment est encore d’actualité puisque même chez les surdoués, il faut un bout de papier pour dire que. Pour moi un QI c’est juste la vitesse de l’influx nerveux et le nombre de connexions disponibles dans le cerveau. L’intelligence, c’est autre chose, c’est être conscient que la vie elle-même au naturel EST cette intelligence universelle, que nous en sommes faits, c’est le sensible, le HPE.
Je pratique l’hypnose éricksonienne, dire chamanisme serait plus approprié car ma sensibilité naturelle fait que je vis la nature vivante, et c’est par cette sensibilité en l’esprit que depuis l’enfance j’apprends sans avoir à ouvrir les livres. J’appelle cela l’état génie, l’esprit vivant en soi de l’intelligence universelle, la nature d’être ce que l’on est. Les tests ne mesurent pas cela, c’est l’intelligence du coeur, d’amour inconditionnel, l’intelligence situationnelle, musicale, sociale, artistique, créative, c’est à dire tout ce qui passe par le senti, le non palpable, l’énergie.
Je soigne aussi avec les mains, les animaux et les plantes principalement, car eux sont réceptifs à la surdouée que je suis, ne font pas de procès, et ne demandent pas de certificats de quelque chose. La guérison c’est la vie, le corps est le premier médecin, et moi juste une intermédiaire, une « bande passante d’amour » à cette intelligence universelle qui permet la remise en ordre très naturelle.
Au jour d’aujourd’hui, je vis seule, je suis sans ressource, en démarche sociale pour survivre, après avoir investi mes réserves du divorce, plus de 50 000 euro en formations « officielles » pour en apprendre davantage sur les mécanismes mentaux, et englouti plus de 10 000 euro pour un professionnel sans aboutissement (encore beaucoup d’investissements à tous niveaux, pour rencontrer le mur épais des jeux de pouvoir de l’égo). Je suis consciente de mes choix, et je prends des risques, aimer c’est cela aussi.
Parallèlement, j’ai investi auprès de nombreux thérapeutes en énergétique du corps, j’en consulte encore régulièrement pour me maintenir en santé. J’ai été gavée aux antibiotiques et aux corticoïdes pendant plus de 30 ans depuis l’enfance, tellement mon corps se manifestait de ce mal d’être. Mes organes ont lâché les uns derrière les autres de cette chimie, j’ai croisé la mort à quelques reprises, j’ai redonné vie à mon corps par le travail intérieur, la présence, l’étude, la création, le silence, la compréhension de la nature. Ces thérapeutes vrais, authentiques, capables d’écoute véritable et de soins sont loin de gagner de l’or, ils sont leur or, ils travaillent en eux, ils s’adaptent aux demandes, ils ne travaillent pas aux pièces ou à la minute. Ceux-là vivent dans le sincère et l’authenticité, il n’y a plus de jeux de pouvoir.
Comprendre ma différence, mes mécanismes internes, me guérir de ce mal d’être, de toutes mes blessures intérieures et extérieures, et vivre avec dans la sérénité, la quiétude, l’amour a toujours été pour moi un objectif permanent. Je savoure désormais cette joie d’être malgré la précarité dans laquelle je vis. Je connais maintenant les profondeurs du cerveau archaïque, et la menace de finir sdf. Quelle épreuve de vie ! ça coûte très cher de rester vraie ! Alors je persévère encore, toujours, en confiance d’être, avec ce mental puissant et ce triste paradoxe d’être surdouée et en limite sociale et matérielle.
Quand la richesse intérieure conduit à la misère extérieure, cela pourrait être le titre de mon prochain écrit. Le hors-normes continue. Souvent, les gens ont tellement peur de cette authenticité perçue comme une énergie puissante qu’ils préfèrent aller vers du conventionnel, ça les rassure, et ils continuent de se faire croire qu’ils vont bien. Pendant ce temps, je continue d’accueillir les gens de ce qu’ils sont, c’est mon art de vivre et d’être. Dommage, l’univers ne me verse pas de salaire à la fin du mois pour cela.
Être crédible dans cette différence, c’est le défi quotidien. Aussi, je me limite aux personnes qui vivent dans leur coeur, et qui sont prêtes au cheminement intérieur. Je comprends (spirituellement, en moi) de mieux en mieux comment le mental rationnel, intellectuel, mène ce monde à sa perte, dirigé par les égos gloutons, la dépendance au contrôle !
Pour moi, apporter sa valeur au monde, c’est se guérir soi de ce monde perverti, abusé, et manipulateur, continuer à diffuser cette pureté d’être, cette intelligence naturelle, faire confiance à la vie, quoi qu’il arrive, agir en conscience de soi.
C’est la qualité de la relation, et la haute vibration de l’énergie qui agit, rassure, et permet d’apprendre à se guérir, se nourrir de soi, se ressourcer à partir de soi.
Alors en bref, dans le monde dit professionnel, je rencontre en permanence plein de personnes très douées pour faire du « copier-coller », engloutir des tas de données intellectuelles sans passer par leur propre ressenti, ni ce qu’elles pourraient apprendre d’elles-mêmes. Elles projettent à l’extérieur leurs données, et cela est considéré comme de la compétence. Très souvent, ces professionnels sont surtout d’excellents commerciaux, parce qu’ils savent créer le besoin et le vendre, alors ils vendent, et peuvent témoigner de leur réussite. Pour ce monde, le matériel, ce qui se voit donc, reste la vitrine qui prouve que…
Qu’il s’agisse du business de la santé, du business du bien-être, du business de l’âme, du business de la compétence, l’important c’est de vendre. Le « faire » et « l’avoir » ont valeur de réussite, « l’être » c’est réservé aux HPE, à ceux qui aiment l’intelligence de la vie, de la nature, à ceux qui savent en eux qu’ils ont tant à apprendre d’eux-mêmes, dans l’humilité, la véracité, l’écoute, l’empathie, la bienveillance, la créativité pour redonner à la vie ses couleurs véritables, et co-créer ensemble et pour tous.
J’ai vécu l’enfer au quotidien et le rejet permanent, donc je sais ce qu’est la souffrance, la détresse, la solitude, l’isolement, et le non renoncement à être. Ma limite totale provient de cette absence d’égo. J’ai connu aussi des moments heureux, des bonheurs simples, la joie de découvrir l’inconnu, le plaisir d’apprendre à donner du sens, et vivre en confiance cette intelligence supérieure et cette sensibilité qui va avec.
Je fonctionne avec un mental supérieur que je vis intérieurement comme un serviteur, un ami, et une haute intelligence sensible. J’appelle mon cerveau « big brother », cela m’amuse maintenant de posséder cette surdouance, et je continue de créer des ateliers de guérison, de communication avec soi. Je ne suis pas crédible pour autant, ou très peu. Je n’agis pas pour vendre la vie, j’agis pour préserver la richesse de la vie.
Je comprends la méfiance vis-à-vis des « aidants », et je la partage, pour avoir perdu beaucoup de temps, d’énergie, et d’argent à croire à la science des autres. Contrairement à beaucoup de personnes, je fais davantage confiance aux thérapeutes sensibles, et je reste vigilante quant aux plaques dorées qui disent que…
J’ai vécu ce que je pourrais appeler le terrorisme médical, tant pour moi-même, qu’avec une de mes filles, surdouée aussi. J’ai été menacée de finir en prison parce que je refusais la camisole chimique. Heureusement, des thérapeutes ont été soutien pour moi à cette période, et ma fille est aujourd’hui une surdouée qui s’assume, malgré sa différence. Si j’avais accepté leurs diagnostics abusifs (les médecins sont aussi des personnes qui ont une histoire personnelle, des peurs et des limites), elle serait devenue un légume. Le corps est une intelligence à part entière, une intelligence naturelle que nous pervertissons sans le savoir par nos croyances, nos jeux de pouvoir.
Naître surdouée, ce n’est pas une maladie, ni un dysfonctionnement, c’est être pionnier, précurseur et visionnaire pour apporter de la valeur au monde, et c’est de plus en plus difficile de sortir des conditionnements mentaux.
Il est clair que nos expériences respectives influencent grandement nos aspirations, et c’est par l’écoute bienveillante qu’il devient possible de nuancer, d’apprivoiser de nouvelles approches, en gardant à l’esprit que c’est l’éthique de la personne qui fait la différence, et non les titres « officiels » garants de savoirs relatifs.
Les personnes qui ont croisé ma route ont retrouvé la leur, à l’intérieur d’elles-mêmes, et elles ont appris l’autonomie d’être. Elles savent désormais combien l’intelligence est naturelle, et combien les croyances mentales peuvent être corrosives. Je suis riche de cela, hélas mon compte en banque ne s’en réjouit pas pour autant…
Merci de ce beau et riche témoignage, ça me rappelle nombre de mes questionnements et difficultés existentielles… Joies et convictions aussi. Aujourd’hui j’ai entendu sur FrQ l’expression « rainbow warrior », les guerriers de l’arc-en-ciel, je ne sais pas si le terme de guerrier me déplaît ou pas, mais il y a de ça, non ? un combat pour la beauté et le vrai, le juste, le profond, la richesse intérieure…
Atawallpa Oviedo : Les marcheurs de l’arc-en-ciel
@ Tournevis
Ces expressions très paradoxales retiennent toujours mon attention, et celles de type, « guerriers de l’arc-en-ciel », « guerrier pacifique » ou « guerrier de lumière » m’évoquent ce besoin de visiter les extrêmes pour finalement trouver ce plan médian où l’un et l’autre se confondent, ce qui est peut-être le plus grand talent des surdoués, avoir cette « mobilité » sensible qui permet à la fois la vision globale et les points de détails avec cette « supériorité » du mental qui fait des liens, l’arborescence où le rationnel et l’irrationnel font 1 (l’union des 2 cerveaux).
J’aime la sémantique, et particulièrement comment les mots font vibrer quelque chose en moi, ce quelque chose qui fait que j’aime écrire.
Alors oui, il y a bien combat pour la beauté, le vrai, la justesse dans la mesure des choses, le profond pour explorer très au delà des apparences, et la paix, la bienveillance, la sagesse pour armes.
Pour moi, cela passe par ce courage, cette persévérance, cette acceptation de mener toutes les guerres intérieures (et ça fait mal !) pour exprimer et diffuser la paix tant à l’intérieur de soi qu’à l’extérieur dans le monde.
Être présent à soi, à l’intérieur de soi, à accueillir cette « rage » de vivre qui brûle comme un feu ravageur pour la transformer en un acte de justesse, de grâce, de précision, comme un soleil qui éclaire.
Cela m’a demandé d’apprendre à me défaire de l’importance du regard de l’autre, du jugement de l’autre, de la croyance de l’autre, et de me faire confiance, de faire confiance à la vie, même au prix de l’isolement, en restant vigilante.
Cette souffrance à l’intérieure, et ce mal d’être ne sont pas souvent prise en charge pour ce qu’ils sont, ce besoin profond et permanent d’exprimer cette beauté et cette authenticité qui caractérise l’intelligence universelle de la vie, et que les surdoués portent en eux comme des drapeaux de ralliement.
Lorsque l’intelligence du coeur est présente, alors, pour moi encore, il n’est plus de combat au sens guerrier du terme, il est alors un autre combat, celui de créer, de construire, d’édifier, et de nourrir cette création, en accord avec cette noblesse du coeur, donner sans rien attendre en retour pour recevoir finalement les plus beaux cadeaux de la vie.
J’ai vu une toile de peinture une fois qui exprimait cela. On y voyait une sorte de guerrier mais présenté comme un être caché sous un manteau noir, pas de visage, juste la forme extérieure, et au pieds de cette forme comme un moine, deux épées déposées à ses pieds, l’une en métal blanc, l’autre en métal or, croisées l’une sur l’autre. La lumière partait de ce vêtement d’ombre d’un blanc lumineux, puis doré, puis nuancée jusqu’à un rouge très vif, ce rouge qui manifeste « l’esprit saint », qu’on pourrait aussi écrire « l’esprit ceint », cette esprit conquérant, guerrier, fusionné dans cette belle matière de lumière, la beauté, la bienveillance.
Ce jour là, j’ai décidé de mettre fin à mes guerres intérieures dans ce combat perdu d’avance de mes idéaux. Ce que j’ai reçu ce jour là, en contemplant cette toile si belle, c’est cette grâce du geste juste, la beauté de l’accomplissement, la maîtrise de l’art de cette drôle de guerre (c’est aussi un titre de livre), sentir en soi que c’est bien la paix, la bienveillance, l’amour, l’authenticité qui forme le manteau noir, pour un temps, la protection nécessaire pour renaître de toutes ces petites morts de la souffrance vécue, le fameux phoenix.
L’union des 2 principes, masculin et féminin, c’est comme les deux épées déposées qui se croisent pour dire, maintenant l’action passe à un niveau supérieur, celle de comprendre que l’humilité est aussi une forme d’orgueil, mais en version aboutie, une intelligence raffinée, sculptée, délicate, transparente qui permet l’évolution, ce mouvement permanent dans tout l’univers.
Donc l’aventure intérieure continue, et faire avec la paix avec moi-même, c’est d’abord vivre l’instant présent, et me nourrir de beauté sous toutes formes, de façon consciente et volontaire.
C’est peut-être cela le plus difficile, maîtriser la force guerrière sur le grand nuancier qui va du noir des ténèbres de l’ignorance, jusqu’au blanc de la sagesse et de la connaissance.
Aujourd’hui, je me dis souvent que l’univers a de bonnes raisons de me confier autant de richesses à investir, et je reconnais ce bonheur de naître surdouée, surtout dans les moments difficiles. C’est ma façon d’agir pour me nourrir d’amour, de m’accepter comme je suis et d’accepter les autres comme ils sont, là où ils sont, en chemin eux aussi vers cette harmonie pour tous qui passe par toutes sortes de guerres.
Bonjour Dominique,
Voilà un beau récit, que je qualifierais d’ « intelligent », et je partage votre définition de celle-ci, au délà du simple QI
J’opine sur plusieurs de vos propos, exemple :
– « Pour moi un QI c’est juste la vitesse de l’influx nerveux et le nombre de connexions disponibles dans le cerveau. L’intelligence, c’est autre chose, c’est être conscient que la vie elle-même au naturel EST cette intelligence universelle, que nous en sommes faits, c’est le sensible, le HPE. »
Tout à fait d’accord
Mais vous employez des formules tout à fait intéressantes, et jolies, sur lesquelles je souhaite rebondir .Je vais incontestablement partir dans la digression mais j’espère que les lecteurs ici bas seront indulgents 😉
– « je vis la nature vivante »
génial comme expression, en ce qui me concerne je « devine chat » , j’établis un mode de communication vraiment privilégié et « donnant- donnant » avec les chats, surtout mes 2 minettes qui sont absolument géniales, zen et épanouies. Elles sont par ailleurs mes seules compagnes et source de bien être
– « ça coûte très cher de rester vraie ! »
et comment…tellement cher en énergie. Et le prix de la solitude, ainsi que du compromis permanent car il faut composer avec la fausseté galopante qui nous entoure, tout en essayant de rester soi
ceci dit bien que je n’aime pas le vocabulaire se rapportant à toute forme de violence et de lutte, il faut bien dire que la vie est une lutte incessante. Chacun son lot et la besace du HPE est un peu plus lourde que celle des autres. Je ne saurais résumer mon parcours si atypique et absolument pas linéaire ou logique (suis un HQI/HPE n’est-ce pas)
en tout cas moults thérapies, d’appels à des « aidants », de trop nombreuses rencontres parfois pénibles avec des gens incompétents et/ou ignorants
en effet je n’ai eu confirmation de ma douance que dans la quarantaine bien avancée, pourquoi Diable personne n’a vu ou n’a « senti » ma particularité, dès l’enfance ??
Mais il est plus conventionnel de parler de névrose, d’état dépressif, de troubles somatiques, que sais-je…mon père me qualifiait parfois d’acâriatre, quand j’y pense….j’étais juste en souffrance, bombardée au niveau sensoriel, traumatisée par l’ambiance à la maison et jamais écoutée, aidée, soignée
Alors pour en revenir à la notion d’aide , la question est : qui m’a aidée ??
Je suppose que la réponse est moi-même !! J’ai puisé dans mes ressources personnelles, je suis allée au charbon, j’ai initié et subi les profondes remises en question, le travail interne et toutes les peines associées
J’aime croire en l’existence d’un Grand Tout qui « supervise » le monde vivant et nos âmes humaines si complexes. Karma et réincarnation, cela reste à voir mais tout de même il y a une distribution des cartes à la naissance, un HPE a un jeu riche et intéressant mais encore faut-il qu’il recoive ce petit plus que pour ma part je nommerais « résilience ».
Je ne parle qu’en mon nom mais sans la solide « dose » de résilience dont j’ai été dotée malgré moi, je ne serais bien évidemment plus là pour en parler ce jourd’hui
Comme nous tous j’imagine j’ai « morflé », j’ai mené tous mes combats seule, famille totalement inutile voire toxique, amitiés peu nombreuses et aujourd’hui quasiment réduites à néant
Aparté : peut-on donner du crédit à l’expression « aide toi le Ciel t’aidera » ??
Je fais maintenant le lien avec « Dommage, l’univers ne me verse pas de salaire à la fin du mois pour cela. »
Que dire : l’infâmie de devoir faire un travail alimentaire totalement stérile sur les plans humain, intellectuel, spirituel…(j’accuse 26 ans de carrière en tant qu’employée dans une grosse entreprise de télécoms que je ne nommerais point !) pour payer les factures et être en sécurité, subvenir à mes besoins comme on dit
Or donc être fondamentalement BON et BIENVEILLANT ne nourrit pas son homme effectivement
J’avoue par ailleurs une obssession : je rumine sans cesse la frustration de ne pas être « payée en retour », ni par les modestes humains qui m’entourent et qu’au passage j’aide juste en étant authentique, disponible,à l’écoute, saine, en étant moi…ni par ce Grand Tout qui semble persister à accabler celui qui se bat encore et toujours.
Ce doit être un résidu de mon éducation judéo-chrétienne mais je me dis : OK pour en baver, j’ai la carrure pour, et je n’aurai jamais la « vie de tout le monde » mais quel est le sens de tout cela ?
C’est un sujet récurrent chez les HP (I ou E) : donner du sens à sa vie et à ce que l’on fait
Réflexion naïve : Je cherche encore et toujours, je n’ai pas eu de message, je n’ai jamais ressenti de vocation, d’appel et je ne crois certainement pas à ma place au Paradis si d’aventure j’avais eu une vie honnête, sans péché !!
La boucle sera bouclée ici concernant le sujet des aidants, du rapport à l’argent et du monde mercantile en général : je viens de m’offrir les services d’une coach de vie, à long terme cela me coutera « quelques deniers » mais je me bats encore pour tenter de sauver ma peau, je suis condamnée à survivre, pour l’instant ….
PS : le sujet de l’humour, j’utilise énormément cette redoutable arme (ou défense) avec son corollaire : l’autodérision
Bonjour Christine,
A la lecture de votre partage, j’ai ressenti en moi cette colère que je connais bien, ce feu intérieur comme un cri de hurlement, de douleur non guérie, et que j’écoute en moi chaque fois que je passe par là.
J’ai envie simplement de vous dire Christine : « Bienvenue dans une nouvelle vie, un monde nouveau, le vôtre, celui qui vous ressemble », celui que vous décidez de construire, celui auquel vous donnez vie à l’intérieur de vous, celui que vous choisissez de créer ».
Voilà le sens personnel que je donne à mon chemin de vie, voilà ma façon de comprendre que le Grand Tout ne s’acharne pas sur moi et tous les êtres d’amour et de bienveillance en général, mais qu’il m’accompagne à sa façon pour que je trouve en moi comment apporter de la valeur au monde, en étant en priorité connecté à mon monde intérieur, ravagé comme le vôtre, et en renaissance permanente.
Il y a une quinzaine d’années, j’ai reçu une carte postale qui montre une immense montagne très abrupte en laquelle chemine un petit groupe d’hommes sur ce qui apparait comme un minuscule lacet de terre. Sur cette carte est écrit : « Il n’y a pas de chemin vers le bonheur, le bonheur est le chemin », Le Bouddha.
Ce très mince chemin, comme un fil, m’évoque souvent le mien, ce sentiment d’enfermement, d’emprisonnement, comme un manque d’espace, et le besoin d’une vigilance constante pour éviter les coups de ce monde violent et ne pas tomber encore dans cet abîme de souffrance. Pourtant, c’est juste une image, une carte postale, une parmi tant d’autres de mon « carnet de voyages intime », car il y a aussi celles qui montrent des grands espaces, des paysages somptueux de nature riche, des photos de vie de gens heureux, souriants, avec de la lumière dans les yeux.
Tout cela pour vous dire Christine qu’il est un moment où tout bascule, où tout s’éclaircit de l’intérieur de soi, et ce jour là, il fait très beau, parce que ce jour là, vous avez rendez-vous avec cet être magnifique que vous êtes. Même carbonisée par la vie, cette part de vous est restée intacte de sa beauté, de sa pureté, c’est ce joyau en vous.
Le jour où j’ai accepté d’entendre que je ne savais pas m’aimer, et que je n’avais pas d’amour pour moi (ce fut très dur !), ce jour là, j’ai aussi accepté d’entendre que je restais mon propre bourreau, et qu’il m’appartenait d’arrêter mes propres guerres qui continuaient de dévaster mon monde intérieur. J’ai pris conscience ce jour là que mêmes toutes les horreurs vécues n’étaient rien comparées à l’énergie que je mettais moi-même à me faire souffrir plus loin, parce que mes colères contre ce monde extérieur et contre ce dieu des hommes cruel, jaloux, vengeur, juge qui condamne et sacrifie, alimentaient en permanence la rage dévastatrice de mon incompréhension.
J’ai donc appris à m’aimer, en prenant conscience que je faisais des choix conscients, que c’était, comme c’est toujours, MON choix personnel que de vivre dans l’amour inconditionnel, et que personne ne me forçait à quoi que ce soit. En « visitant » mon monde intérieur dévasté, j’ai appris à redonner vie à la vie, en m’aidant en permanence de la beauté de la nature, de la puissance de la Terre-Mère.
Voilà ce que je nomme la vie Nature, et voilà comment je comprends que le Grand Tout m’amène à vivre une expérience hors norme, en me donnant un corps physique humain pour expérimenter ce joyau de Vie qu’est la Terre.
Chaque un, chaque une, fait ce chemin aussi, décide, agit, assume, avec un état de conscience plus ou moins ouvert. Le libre-arbitre est la faculté de choisir, et choisir c’est aussi renoncer, prendre un engagement et agir en conséquence, dans l’intelligence d’être, malgré les épreuves qui sont aussi des apprentissages.
En décidant de m’aimer inconditionnellement, j’ai appris à écouter mes croyances, mes jugements, mes peurs, mes colères, mes chagrins, mes rêves, mes désirs, mes demandes, mes doutes, mes blessures, comme si tous mes ressentis étaient pareils à des humains, avec ce grand pouvoir en moi d’être reine en mon royaume intérieur, d’avoir cette liberté de créer un monde qui me ressemble à l’intérieur de moi, en veillant à chacun de mes « sujets », en me donnant autant d’amour que j’en donne à l’extérieur.
J’ai découvert à partir de ce moment là une sorte de complicité avec l’univers, avec ce que je nomme l’Esprit du Grand Tout, un Ami bienveillant de toujours avec qui j’apprends à créer mon monde d’amour, en laissant à chacun le choix de sa propre vie. J’ai appris le lâcher-prise, et j’apprends encore, je prends soin de moi. J’ai aussi découvert comment ma solitude pouvait être une bonne fée avec laquelle je pouvais arrêter en moi ce monde infernal que je vois à l’extérieur.
J’ai donc arrêter de me battre contre moi-même, et je suis devenue ma meilleure Amie envers moi.
Alors Christine, lorsque je lis vos mots qui disent « je suis condamné à survivre, pour l’instant », j’ai envie de vous demander :
Et si vous étiez invitée à vivre, à quoi ressemblerait votre vie pour vous-même ?
Comment vous aimez-vous ?
Vous donnez-vous à vous-même tout le respect, la bienveillance, la présence que vous donnez aux autres ?
Comment vivez-vous du plaisir à être ?
Comment sont les fleurs de vos jardins intérieurs ?
Y-a-t-il des papillons multicolores pour vous donner EN-VIE de vivre la beauté de votre être ?
Quelles actions posez-vous avec vous-même, au quotidien, pour accueillir la guerrière en vous, et la transformer en une artiste de tous les talents, une artiste qui a le pouvoir de créer du bonheur à l’intérieur, en laissant ce monde extérieur à distance ?
Comment vous donnez-vous de la douceur, de la tendresse, de la chaleur ?
Ces derniers mois, alors que je n’aboutis pas dans mes projets, et que je suis en situation précaire, je m’interroge en moi sur le fait que je suis peut-être encore inconsciemment « accro » à cette souffrance, à mes combats, comme si c’était le seul moyen que j’avais eu de puiser de la force de survie pour continuer d’avancer, et lutter encore contre toutes mes peurs de l’insécurité, tant dans mon corps physique, que dans la matérialité de ce monde.
Je médite en ce sens, pour apprendre à lâcher la main tendue de la colère intérieure, et saisir celle de la douceur d’être, aller en confiance, me nourrir de douceur, de bienveillance, de reconnaissance, à partir de moi, en m’acceptant dans ma différence, à apprenant chaque jour à prendre ma place dans ce monde qui ne me ressemble pas, pour rayonner de ce que je suis. Ce n’est plus un combat, ni une lutte, c’est sentir en moi la protection du Grand Tout qui me donne la liberté d’expérimenter la vie, comme à tout un chacun.
C’est aussi ma façon de comprendre le message de la résurrection, accepter de mourir en soi de toutes ces horreurs pour redonner vie en soi à un monde de lumière et d’amour.
J’ai vécu plusieurs accidents presque mortels, et j’ai eu ce bonheur de vivre ces expériences de conscience lumière, de savourer l’infini de cet amour universel.
Même si c’est très difficile de revenir dans ce corps glacial, froid, souffrant qui ressemble plus à une tombe qu’à un véhicule de vie, j’ai pu donner du sens à mon chemin, et comprendre qu’il en est de même pour chaque être humain.
J’ai choisi de me donner le temps nécessaire à réparer mon corps, et j’ai surtout cherché des moyens d’aimer ce monstre en moi qui pouvait traverser autant d’épreuves, de souffrances, d’horreurs, qui pouvait se relever sans arrêt, défier encore plus loin, comme un terminator, comme une espèce de bête infernale sans limite.
J’ai découvert que ce monstre était autant un monstre de guerre qu’ un monstre d’amour, et que je devais choisir lequel des deux je voulais continuer à nourrir. J’ai appris à inverser le mouvement, et désormais je m’emploie à connaître, et à renaître. Ce n’est plus un monstre, mais un serviteur intérieur de puissance d’être.
Je me sens de plus en plus sécurisée dans ce corps physique, et j’en arrive même à aimer mon incarnation.
Il y a à nouveau des dauphins dans mon océan intérieur, et j’apprécie chaque instant de joie d’être.
Je souhaite que ce monde s’éveille à cette conscience d’être, et j’agis en ce sens, à partir de moi, en continuant de me créer mon monde de beauté, de douceur et d’amour pour moi, et de diffuser à l’extérieur cette belle énergie de lumière qui éclaire.
Et chaque jour, je comprends davantage le message du Bouddha. Le bonheur que je décide de me donner est le chemin, et il m’appartient de me respecter dans mon espace intérieur quoi qu’il se passe dans ce monde extérieur.
Aujourd’hui, je suis fière de moi, je m’aime parce que je sais être ressource avec moi, dans mon être, je n’ai plus d’accusation de quoi que ce soit contre qui que ce soit. Je pourrais nommer cela « le grand pardon avec moi-même », et je me remercie tout autant que je remercie l’univers de partager avec moi cette belle intelligence d’être.
Je vis dans un monde qui me ressemble, mon monde de surdouée, mon beau d’amour et de bienveillance, et je continue de recycler mes colères en un bel océan rempli de dauphins et de baleines dont j’aime le chant si pur.
Christine, je vous souhaite de trouver en vous comment donner du sens à votre chemin, et de vous inviter à vivre cet être magnifique qu’il y a en vous aussi.
J’aime la formule guerres-rires, et je mesure que je rétablis bien l’équilibre entre les deux pour mon harmonie intérieure, donc comme vous, j’aime l’humour, et j’aime rire de cette espèce de mégère non apprivoisée en moi qui laisse maintenant la place à cette belle femme que je suis aussi, que j’ai appris en rencontrer.
C’est peut-être ça le chemin, aller à la rencontre de l’inconnu (ce Grand Tout) pour se rencontrer soi.
Vous écrivez si bien!quel talent!
voilà qui mérite réflexion et une réponse digne de ce nom. Je vous réponds dans les jours qui viennent, mais ma plume est si imparfaite et mon esprit si vif, il me faut une discipline pour accepter l’une et laisser s’exprimer l’autre même de manière imparfaite.Les mots, toujours les mots…
Trop fatiguée pour poser mes propres ressentis, bien contente que d’autres expriment si bien les leurs, dans lesquels je me reconnais, là aussi.
Bien mal payée en retour, oui, un peu marre de payer pour faire du bien là où tant sont grassement payés à faire du/le mal. Recherche du sens de tout ce bazar, et recherche du moyen de « gagner ma vie » enfin un minimum, où est ma place dans tout ça et tout. Merci à vous toutes 🙂
Bonjour à tous,
A vous Dominique, quelle peine de voir combien vos talents sont entachés de rancoeur contre la société. Ô combien vous avez raison sur cette intelligence du coeur, cette sincérité, cet amour bienveillant qui peut envelopper les relations. Je vous souhaite l’abondance.
Et voilà que je découvre ce terme de Haut potentiel Emotionnel, que je ne connaissais pas.
Les ramifications pour décrire les doués deviennent de plus en plus fines, des profils différents (les différentes intelligences ? ). C’est une belle période que nous vivons, car cela va aller en s’amplifiant. Non pas que je souhaite que nous soyons le centre du monde ;-), mais que les différences par rapport à la soi-disant normalité ne soient pas taxer de pathologies, mais de singularités (vitales). Si le droit culturel tend à se mettre en place, une nouvelle voie s’entrouve vers le droit à être, à croire, à savoir, à entrer relation avec, et vous pouvez continuer…
Je ne sais pas les autres, mais moi je n’ai pas compris la question.
(désolée :-()
Il me semble que la question est « faut il absolument un professeur surdoué (ou un encadrement surdoué) pour s’occuper d’enfants surdoués ? »
je crois qu’un encadrement surdoué permet à l’enfant surdoué de ne pas se perdre en énergie inutile en faisant appel à son intelligence « décalé » .
Formations Haut Potentiel
Bonjour la compagnie !
Je viens de trouver cette formation en Europe, en anglais, niveau universitaire, avec stage et recherche:
http://www.nadarenost.net/ECHA%20diploma.htm
cf European Council for High Ability
http://www.echa.info/
Ça semble très intéressant et très solide. Pour le coût, je n’en ai aucune idée…
Pourquoi ne partirions-nous pas une section » formation » ici, où chacunE pourrait poster sa trouvaille, qui certainement en aidera d’autres ?
A bientôt
Chan
Merci de cette trouvaille Chan !
Oui, votre suggestion rejoint une idée que j’ai – mais je me posais la question de savoir comment présenter l’information pour qu’elle ne coure pas le risque d’être perdue passés 3 trouvailles.. pearltree ou arborescence je suppose…
A suivre en tous cas !
Bonjour (ou bonsoir),
J’ai vu qu’il y avait une séance d’information sur les personnes hp qui se donne le 3 mai 2013 à Bruxelles (Belgique).
J’espère que cela pourrait être utile pour certain d’entre vous.
Voici le lien:
http://relaxeau.be/activites-pour-personnes-a-haut-potentiel/soiree-dinformation/
Merci Cluster pour l’information !
Bonjour,
J’ai lu l’enfant doué de Arielle Adda par hasard et j’ai eu l’impression de pouvoir enfin mettre des mots sur mes maux… Pourtant je refuse à penser qu’éventuellement je pourrais être « surdoué ». C’est pour moi une chose impensable tant j’ai souffert de mes echecs scolaires…
Je suis allée voir des psy sans pour autant aboutir sur un mieux être… chaque fois ce sont les mêmes problèmes qui ressurgissent, et je ne sais plus comment faire pour les apaiser
J’ai peur de me tromper sur cette analyse, et le fait de devoir passer des tests m’effraie beaucoup.
Je ne sais pas comment je dois avancer.
Je pense avoir besoin d’aide mais je ne sais pas vers qui me diriger. J’habite paris, avez vous des adresses à me recommander?
D’avance merci
Bonjour Pauline
Je vous réponds par message privé â partir des i dictions données par les lecteurs de Talentdifferent
Bonjour Cécile,
J’ai commencé un travail sur moi il y a plus d’un an, je cherche constamment des réponses …je viens de lire votre livre par hasard …(ou peut être par intuition?) lorsque mon regard s’est posé sur la couverture dans une librairie. Je suis totalement déboussolée à sa lecture, je me demande si moi aussi je peux être ‘adulte surdoué’. Tout ça est très troublant pour moi, à mille lieux de ce que je pouvais imaginer, d’autant que mon fils a été diagnostiqué précoce, mais pas réellement pris en charge, et que mon mari présente les mêmes caractéristiques que lui ! Alors pourquoi moi ? Il y a pourtant de nombreuses similitudes, si ce n’est un véritable écho avec la caractéristique majeure de l’hypersensibilité et l’hyperexcitabilité psychomotrice, sensuelle, émotionnelle. Ma psy me rappelle d’ailleurs souvent mon ‘immaturité affective’. En fait je me retrouve dans de nombreuses descriptions, à l’exception de ma nature hyper-extravertie, le besoin vital des autres, tout l’inverse du besoin d’indépendance et d’isolement des surdoués; de mon manque de créativité …et je me sens une intelligence ‘déficiente’ – alors que je viens de terminer un MBA a 43 ans- pas de logique, nulle en math, pas de culture générale (enfermée dans ma bulle ?) … je viens de découvrir à lecture de votre livre ce qu’est la dyscalculie qui est criante chez moi. Je suis très déstabilisée, d’autant que si ce n’est pas ‘ça’, qu’est ce qui ne tourne pas rond chez moi ? J’ai peur de me tromper sur mon analyse. Je ne sais pas comment je dois avancer, quoi faire avec tout cela et comment valider.
Qu’en pensez vous ? Merci de votre bienveillance. Sandrine
Bonsoir Sandrine
Hm… et si l’étiquette n’était pas ce qu’il y a de plus important, mais d’abord et avant tout l’équilibre personnel ?
Il n’y a vraiment pas un seul profil de surdoué…
Et si vous commenciez par rencontrer par aller à la rencontre de personnes qui fonctionnent comme vous ?
N’hésitez pas à pousser la porte du chat, ou bien à aller visiter le site de Zebra Crossing qui propose des rencontres très sympa : à la différence de Mensa, point n’est besoin d’avoir passé des tests pour participer à ces rencontres !
Bienvenue !
Bonsoir Cécile,
merci pour votre retour. Effectivement l’étiquette importe peu, mais c’est tellement important pour moi de comprendre, et même rassurant de pouvoir m’identifier … d’où ma peur de me tromper. Je suis allée sur le site Zebra ou le chat. Une première pour moi ! alors bien sûr je suis un peu paumée .
a bientôt. Sandrine
Peut être me suis je mal exprimée. Je voulais juste vous suggérer de vérifier et apprivoiser vos spécificités au contact d’autres personnes comme vous. A mon sens, ça vous aidera à vous rassurer un peu, et : oui, à retrouver un minimum d’assiette après la découverte de tous ces éléments perturbants.
Alors, vous arriverez plus facilement à entamer votre cheminement personnel.
En tous cas, vous n’êtes plus seule : Nous sommes là, la communauté de Talentdifferent 🙂
Bonjour,
J’ai depuis peu été reconnue par des pairs (pères?) comme sur-(enfin surtout dans les hyper)douée. Votre livre a été le 1er livre sur le sujet que j’ai dévoré, et cela a été un vrai soulagement d’être comprise entièrement, même si c’est par une personne, vous, que je ne connaît pas. Je suis chroniquement déprimée par mes tiraillements intérieurs et le fait d’avoir toujours tenté d’être qqn d’autre. A force, je ne sais plus quel est mon chemin. Je pense avoir besoin d’aide. Je l’ai recherché dans les autres livres sur le sujet, je l’ai cherché par 3 psys qui ne m’ont pas compris. Comme j’habite marseille désormais, et que vous avez rencontré, il me semble, qqn qui a pu vous aider dans votre chemin personnel sur cette même ville, je voudrais savoir si vous pouviez m’indiquer des adresses recommandées. Car j’en ai marre de me fourvoyer dans mon accompagnement et j’ai vraiment besoin d’avancer car j’ai l’impression d’être sur le chemin de la folie, autrement. ;0)
Merci INFINIMENT d’avance. Vraiment.
Bonsoir Mélimélo,
tu semble avoir découvert ton surdon depuis peu.
Effectivement, au début on se sent tout désorganisé, désordonné dans sa tete, car dès lors qu’on prend conscience de cette partie de nous meme qu’on ignorait, on interagit avec cette partie, et celle ci nous apporte d’un coup plein d’idée de ressentis inconnus jusque là, c’est la fameuse multitude d’idées à la seconde qui fait le quotidien du surdoué.
Mais, il faut je crois prendre ton temps pour mettre de l’ordre dans cela , à ton rythme. Ne pas occulter ces ressentis, bons ou mauvais, accueillir cette partie de nous meme, lui donner la place nécessaire, ne plus la renier, et ne pas en avoir peur.
Déjà s’accepter tel qu’on est, sans fausse modestie ou sentiment d’imposture.
Comme vous, je cherchais toujours à etre quelqu’un d’autre, me mettant à la place de cette personne (de préférence des très intelligents, tiens donc), mais je ne comprenais pourquoi c’était récurrent. Je me disais que j’étais bien prétentieuse de vouloir faire aussi bien que untel.
Mais en fait, ces gens brillants m’ont interpellée car ils fonctionnaient comme moi , tout simplement. Leur mode de pensée faisait écho au mien. Leur richesse d’esprit me comblait.
Ensuite, vos recherches documentaires sont à poursuivre, meme si vous avez l’impression de tatonner. De vous meme, des regroupements se font entre les différentes infos recueillies (pensée complexe oblige). Ca fait un an que je défriche tout ca dans les livres, et croyez moi je n’ai pas l’impression d’avoir perdu mon temps.
Enfin, choisir un psy spécialisé dans les bilans personnels, c’est mieux.
A bientot , et bon courage…. pour que ce ne soit plus le méli mélo dans votre tete.
Cricri
Je ne dirais pas que la douance est une partie de nous-même. Il me semble que c’est justement quelque chose qui est partout en nous et qui, reconnue, crée un début d’unité entre nos parties plus ou moins dissociées. Parce que ça explique justement des tas de particularités éparses et diverses : quel rapport entre l’odorat hyperdéveloppé et la capacité à suivre plusieurs conversations à la fois ou les dons artistiques ?
Mais la douance ne suffit pas toujours à expliquer toutes les souffrances, et n’exclut pas la possibilité de traumatismes, chroniques ou non, qui peuvent aussi expliquer bien des difficultés diffuses.
Bonsoir Tournevis,
C’est vrai que la douance fait partie d’une certaine facon de la totalité de notre etre, car justement notre cerveau régit tout, des ressentis cérébraux, aux ressentis physiques.
Par ailleurs, il est vrai qu’il est souvent difficile de savoir pourquoi on souffre, si cela vient du fait qu’on est HP ou bien d’une autre cause. Les gens normalement doués ont aussi leurs problèmes.
Cricri
Merci pour ces témoignages. Voici le mien. J’ai été diagnostiquée surdouée en mai 2012 et les conséquences ont été assez inattendues. Au-delà d’avoir pu (avec un certain soulagement) mettre des mots sur mes maux, je me suis rendue compte que j’avais bâtie une armure autour de moi, certainement pour me soutenir, me protéger et me donner l’illusion que je pouvais être comme les autres. Avec le diagnostic cette armure a disparue (véritable sensation physique !) et je me suis pris de plein fouet un flot d’émotions d’une intensité impressionnante, ingérable avec un sentiment d’impuissance puisque retourner dans le contrôle n’avait plus de sens. J’ai ressenti comme une distorsion entre mon esprit et mon corps, mon esprit comprenait mais mon corps rejetait et parmi les émotions intenses ressenties, certaines me procuraient de véritables douleurs physiques. Avant de consulter, j’ai choisi de débroussailler le terrain. J’ai lu et relu plusieurs fois des livres sur la douance des adultes, j’ai consulté des forum dont celui-ci (formidable, merci Cécile) et échangé sur des chats. Dans mon cas, la gestion des émotions semblait être le 1er chantier à mener alors j’ai suivi plusieurs stages de développement personnel en week-end (gestion des émotions, estime de soi, respect de soi). Ces stages m’ont permis de comprendre comment ça fonctionne dans le corps et dans la tête et m’ont donné des pistes de travail sur moi. Sur les conseils de Cécile, je me suis intéressée aux méthodes de respiration, le 365 m’a apporté de la sérénité et finalement une méthode d’analyse de mon fonctionnement. Ces différentes démarches ont pointé une difficulté liée à ma petite enfance que j’ai alors choisi d’aborder par l’EMDR. En parallèle, j’ai éprouvé le besoin de chercher au fond de moi « qui je suis », « quel sens je veux donner à ma vie », « comment accepter ce don et faire le deuil de ce que je pensais être », « comment vivre avec ce don et avec les autres » et j’espère ensuite « comment m’épanouir avec ce don ». Pour cela je poursuis mes lectures et je suis accompagnée ponctuellement par une thérapeute que je connaissais déjà, spécialisée dans la douance et elle-même surdouée. Ses conseils me sont utiles, elle me guide mais c’est moi qui fait le travail. Les progrès son lents (trop lents à mon goût évidement) mais je serai patiente et tenace, je pense que j’ai les ressources en moi pour y arriver mais j’ai 44 années d’erreurs à rectifier !
Je ne sais pas si vous aussi vous avez ressenti des choses inattendues comme moi et quelles stratégies vous avez mises en place pour apprivoiser votre don ? Merci de votre témoignage. bonne soirée à tous !
Bonsoir Embellie
Merci de ce magnifique témoignage « un an après » 🙂
Et votre commentaire tombe à pic alors que Sandrine, elle, vient de découvrir que son mode de fonctionnement est, somme toute… normal, et ne sait pas par où commencer.
Votre cheminement thérapeutique est vraiment intéressant.. et merci de confirmer que la respiration est un facteur important de mieux être ! C’est un élément important de l’édition augmentée de « Différence et Souffrance… »
Cécile, je vais m’empresser de trouver cette version augmentée ! Je confirme que la respiration m’a apporté un véritable bien-être et de la sérénité. Ma famille m’a fait remarqué que j’étais beaucoup plus zen.
Si vous voulez plus de détails, j’ai commencé la méthode 365 du Dr O’Hare en janvier 2013 « . Le livre qui présente cette méthode était pas mal mais j’ai trouvé « Maigrir par la cohérence cardiaque », du même auteur, beaucoup plus pratique. Le programme de 9 semaines d’exercices m’a permis de découvrir ce qui se passe en moi. A chaque fin de semaine, je fais un bilan et je décide si je peux passer à l’étape suivante ou poursuivre encore un peu l’étape en cours. J’en suis à 14 semaines et je n’ai pas fini le livre ! La progression est bien étudiée avec des explications théoriques qui accompagnent les exercices.
Cette méthode m’a apporté plusieurs choses :
– je me suis rendue compte que je passait 100% de mon temps dans l’action physique ou cérébrale, comme une fuite en avant pour éviter de me retrouver face à moi-même. Il m’a été difficile de penser à consacrer 3 x 5 minutes de respiration par jour au début !
– Quand j’ai réussi à intégrer cette pause dans mon emploi du temps, j’ai amélioré mon sommeil, je me suis sentie moins stressée… les bienfaits ont été sensibles après seulement quelques semaines de pratique.
– j’apprends à écouter mes émotions chaque fois qu’elles se présentent et non pas à les enfouir pour ne pas être submergée. Je les nomme, je respire pour dédramatiser… je peux enfin oser regarder ce qui se passe en moi !
– J’apprends que les émotions sont associées à des sensations physiques (notamment celle que je prends à tord pour de la faim !)
– j’ai maintenant besoin de ces pauses quotidiennes pour me ressourcer et poursuivre mon introspection.
Ce livre peut s’apparenter à du coaching, mais sans coach, c’est moi qui donne le rythme en fonction de mes avancées.
Cécile, est-ce la méthode que vous avez utilisé ?
Y en a-t-il d’autres ?
Ne publiez ce témoignage que si vous le jugez utile…
Ben voilà, témoignage publié !
Car ce livre de O’Hare me semble effectivement fort bien fait…. Même pour les impatients pathologiques dont je fais partie !
La cohérence cardiaque est en effet facile à mettre en oeuvre… Même s’il faut quand même faire des efforts pour bien l’implanter (mais ce n’est pas contraignant, et ainsi que vous le faîtes remarquer on en remarque assez vite les effets bénéfiques)
À noter : il existe des applications pour smartphone
Bonjour et merci de votre témoignage. Je ressens comme très juste deux points essentiels de votre parcours :
– 1) Faire le deuil de qui on était, ou croyait être. C’est effectivement primordial. Et cela ne peut pas faire l’économie d’une période – plus ou moins longue – inconfortable, voire très inconfortable. Ce qui m’amène au deuxième point :
2) Accepter l’idée que cela sera long, ( un « long » qui ne regarde que vous) et donc bannir toute envie de planification, objectifs à atteindre, résultats à obtenir dans un temps imparti, bref, à mon sens, c’est tout sauf une démarche type « coaching » puisque dans le coaching la question « quand ? » est partie prenante du processus.
Je suis toutefois surprise de la réflexion de votre psy sur l’idée d’ « immaturité affective » …
Lorsqu’une émotion envahit un HPI, il a l’habitude d’en « penser » quelque chose, et cela peut durer des jours ! Avec la respiration adéquate, il peut commencer à en « ressentir » quelque chose. Les bénéfices sont multiples – Il arrête de gamberger » à vide »
– Il débroussaille plus vite le sentiment premier de sa mise à mal. Il va à la source.
– À ce moment là, et à ce moment là seulement, il peut en « penser « quelque chose : Il avance plus vite sur les bénéfices qu’il tirerait à « anticiper » ce sentiment lorsqu’une situation similaire se reproduira parce qu’il l’aura « identifié » au préalable.
Bonjour Corine,
Je trouve très très pertinent votre point 2):
»Accepter l’idée que cela sera long, ( un « long » qui ne regarde que vous) et donc bannir toute envie de planification, objectifs à atteindre, résultats à obtenir dans un temps imparti, bref, à mon sens, c’est tout sauf une démarche type « coaching » puisque dans le coaching la question « quand ? » est partie prenante du processus. »
Pour moi, voilà comment ça s’est passé:
Après la découverte de mon HP, je me suis dit: OK, no problemo, c’est pas la fin du monde, il y a toujours une vie après la vie, même à 50 ans !.
Comme un peu tout le monde ici, j’ai donc pris mon mal en patience: j’ai, veux veux pas, confronté les émotions, le passé, le présent, un autre futur à envisager. J’ai serré les dents, j’ai essayé d’y voir clair dans ce chaos. Je me suis aussi donné du temps pour penser, réfléchir en paix, me reculer , me calmer, me ressourcer, prendre soin de moi, après le choc…
Et bien, ça n’a pas suffit !
Aujourd’hui, plus de 3 ans après, je ne peux toujours rien planifier, rien envisager d’autre que le présent, je ne sais plus quoi faire de moi-même et de ma vie. Il n’y a pas une nuit un jour, sans ce vide au creux de moi, comme un trou noir qui bouffe tout, sans arrêt . Je suis épuisée, constamment, je me retire de plus en plus du monde , la société et les autres ne me sont que plus toxiques…
Je me dis: c’est probablement une overdose, j’ai trop lu, trop voulu apprendre, trop voulu trop vite reprendre le contrôle sur ma vie, mon destin pourri par l’école et de nombreux imbéciles…
Je me dis aussi je ne sais pas encore trouver les bons moyens d’accueillir et de respecter cette HP qui hurle en moi . Mais il ne faut pas désespérer, du moins pas toujours…
… Alors, oui, pour conclure, il faut aussi apprendre à donner du temps au temps: rien ne peut être forcé, si vous n’êtes pas prête émotionnellement à accepter cette nouvelle donne, rien ni fera: ni coaching, ni résultat à attendre, ni échéance à honorer, ni, ni , ni …
Bien sûr, chacune fonctionne différemment et il n’y a pas une HP semblable à une autre, on ne le répétera assez.
Peut-être juste continuer à prendre soin de soi-même le plus et mieux possible, au jour le jour.
Et la lumière et la chaleur, comme au printemps, finiront bien par percer la noirceur et le froid de l’hiver !
Chan
Eh bien je trouve qu’en un an, Embellie en a fait beaucoup ! Bravo, ce n’est pas évident du tout. Et bienvenue à Sandrine.
Pour Chan : à ce stade, je verrais bien la lecture de l’excellent ouvrage « Le soi hanté » de Onno Van der Hart, Ellert R.S. Nijenhuis, Kathy Steele.
Bonjour Chan, Bonjour Tournevis,
Tournevis, tu as dit « Mais la douance ne suffit pas toujours à expliquer toutes les souffrances » et je partage cette vision. Pour moi, un être est comme une construction, les fondations correspondent à ce que l’entourage nous a apporté pendant notre petite enfance et l’édifice à ce que nous avons bâti nous-même sur ces fondations, la douance pourrait être les matériaux qui composent l’édifice. Des fondations incomplètes ou endommagées peuvent rendre la structure bancale, dont le maintien à l’équilibre nécessiterait beaucoup d’énergie où serait même impossible dans certains cas ! Se focaliser sur les matériaux (la douance) peut permettre de consolider, d’adapter mais sur des fondations bancales, l’édifice risque de demeurer fragile… Chan, tout ça pour dire qu’il peut être utile de s’intéresser aussi aux fondations de notre être. C’est compliqué et douloureux parfois mais c’est peut-être l’assurance de rebâtir plus solide. Bon courage à toi et à vous tous.
Bonjour Embellie
Sur la thématique que vous évoquez, je vous suggère d’aller jeter un coup d’oeil sur les billets consacrés à Andrew Mahoney qui propose un très intéressant Modèle de Formation de l’identité du surdoué’
Bonsoir Embellie,
Effectivement comme toi, au moment ou j’ai véritablement pris conscience de mon surdon, je me souviens c’etait un dimanche après midi ou j’avais compulsé tout l’après midi des site en anglais sur les surdoués. Là je tombe sur un site avec une liste des caractéristiques particulièrement étoffée, et ou je me suis reconnue dans 25 particularités sur les 30 exposées.
Là je vous avoue que je suis restée plusieurs minutes face à l’écran, impossible d’éprouver une quelconque émotion. J’ai senti que quelque chose était bloqué au fond de moi, qui ne demandait certainement qu’à sortir.
Je n’ai pas bien dormi la nuit suivante.
Et le lendemain, en montant dans mon voiture, mon dos s’est bloqué tout d’un coup. J’ai souffert 4 jours, boité, bref lombalgie aigue. Et j’ai tout de suite fait le rapprochement avec ce qui s’était cristallisé la veille en moi.
Les émotions n’avaient pa pu s’exprimer verbalement, du coup mon corps a tout pris.
Ayant pris conscience de cela, j’ai été obligée de relativiser pour décharger mon corps de ce poids, j’ai donc mis un peu à distance ce sac trop plein d’émotions, d’évènements du passé. On est obligé, car sinon cela peut virer à de vrais malaises, voire maladies.
Quand aux évènements du passé qui reviennent, sans qu’on ait rien demandé, pour qu’on leur attribue une cause de manière consciente, sur le pourquoi on a réagi comme ca à l’époque de manière totalement décalée, et qu’on en guérisse. Il faut laisser faire et les classer ensuite sereinement.
Bonne route Embellie
Cricri
Merci Cricri, Tournevis, Chan, Corine et Cécile pour vos réactions à mon témoignage. Je suis très sensible aux difficultés rencontrées par Chan, je n’exclue pas moi-même les hauts et les bas et la lenteur de ma progression. D’ailleurs, ce que je n’ai pas mentionné dans mon témoignage, ce sont les 9 kg que j’ai pris en 1 an ! pas génial !
Mais ça fait 20 ans que je suis en quête, la première fois que je me suis sentie différente, j’était au primaire, au lycée c’est devenu une évidence mais tout était encore à construire, une fois mariée c’est devenu un handicap auprès d’une belle famille peu bienveillante. Mais finalement, ces « épreuves » m’ont obligé à chercher pourquoi, comment, inlassablement tout au long de ces années, mais je cherchais une aiguille dans une botte de foin !
C’est pourquoi le « diagnostic » a été un véritable soulagement. Je suis donc repartie en quête mais cette fois-ci je sais ce que je cherche donc c’est plus facile (enfin c’est ce que je crois à l’heure où je vous parle !).
Les moyens à mettre en oeuvre sont encore obscurs, je tâtonne, c’est pourquoi je me régale des articles de ce blog, des témoignages, de vos commentaires sur les témoignages des uns et des autres, de vos échecs, de vos avancées, de vos mises en garde… vous n’imaginez pas à quel point ils sont précieux ! Surtout continuez !
Bonjour à tous et à vous Cécile, j’espère ne pas être hors sujet, je manie trop bien la digression 😉
J’opine sincèrement sur la plupart des propos que vous tous tenez mes chers « congénères »
Ayant emprunté le chemin de l’introspection il y a fort longtemps (presque 30 ans maintenant) et n’ayant pas lésiné notamment sur les voyages, et la lecture d’une myriade d’ouvrages, les « self help books » chers à la culture nord américaine entre autres, et récemment (suis sensibilisée à l’univers de la douance depuis seulement 5/6 ans) les livres sur le sujet , sur Nous
Ayant consulté (et enrichi) pléthore de psys et thérapeutes en tous genres, me voici aujourd’hui convaincue que de toute façon : personne ne peut vivre ce que que vous vivez à votre place.
Pardon, mais j’ai une double culture francophone et anglophone d’où cette expression que je trouve très juste « nobody can walk in your shoes »
Je m’identifie, je me reconnais, je me lis dans le miroir tendu par les autres surdoués, j’en ai « pratiqué » quelques uns, mais je reste moi avec mes déviances de « sur efficient mental » et mes combats quotidiens pour m’adapter encore et encore à un monde qui de toute façon ne va pas à la bonne vitesse (la mienne 😉 😉 ) et qui dans le pire des cas va droit dans le mur
A chacun sa croix comme on dit
Mais la bonne nouvelle c’est qu’elle semble moins lourde à porter au fil du temps
On accuse le poids des ans mais on allège celui de notre « karma » de HP avec son baluchon de prises de tête
Embellie mentionne 44 ans d’erreurs, je ne sais si c’est le terme finalement
Chaque instant est la suite légitime de ce que fut l’instant d’avant
Les erreurs nous amènent à emprunter d’autres chemins, à développer d’autres talents
Et parfois à prendre encore plus de coups, c’est navrant
Bon j’avoue que j’aurait bien aimé être une sportive de haut niveau ou bien une artiste reconnue plutôt que la modeste employée d’une grande entreprise de télécommunications 😉 (où je m’ennuie et m’étiole sans fin)
Mais ne peut-on imaginer que nous possédions un radar interne, un radar très spécial qui conduit la majorité d’entre nous à rester sur le droit chemin et à mener sa barque contre vents et marées ?
Certains « y restent » (autodestruction plus ou moins lente et fatale pour rester politiquement correct) mais je dois dire que pour ma part je suis toujours étonnée d’être encore là, de ne jamais avoir par exemple séjourné en asile psy, ne pas avoir sombré d’une manière ou d’une autre finalement et ne pas m’être « égarée »
Sans doute la fameuse résilience…
Plus concrètement et pour rebondir sur les propos tenus ici, il est vrai que « ce sera long », je viens d’avoir 50 ans et si on m’avait laisser présager à 20 ans tout ce qui m’attendait…
Ceci dit j’aimerais bien un jour arriver à une certaine sérénité, vœu pieux s’il en est
Et trouver « ma place » ici bas
Et puis tout ce rapport que nous avons face au ressenti
On ne peut pas s’empêcher de ressentir, d’utiliser nos formidables capteurs sensoriels et intellectuels mais il faut des moments de « respiration »
Autrui me fatigue passablement, rester seule le week end avec mes 2 adorables minettes est providentiel
Même si le cerveau reste branché et inusable
Je pensais à autre chose : ma première psy (analyse classique, j’ai perdu 7 ans avec elle mais je ne « savais pas » [qu’elle ne pouvait pas savoir ce que nous aurions eu le droit de ou le talent pour savoir ] que j’étais câblée différemment et avec un ressenti et des émotions plus intenses) me faisait remarquer que je semblais être beaucoup à la recherche de mon jumeau
Je n’ai pas de jumeau dans le sens premier du terme
Mais la question est : ne sommes nous pas, HPI/HQI ou NP(normo pensants) à la recherche d’une identité et/ou d’une complétude à travers l’autre ?
Pour certains ce sera l’Ame Sœur et son inlassable quête pour la rencontrer
Pour moi ce serait quelqu’un qui me dise qui je suis ou bien qui je suis censée être.
Je renonce à demander à Dieu et aux psys en général 🙂 🙂
Ou bien que l’on me tende un miroir et que celui-ci me renvoie une image , non pas complaisante, mais il faudrait un miroir magique qui montre la vraie Christine, ce à quoi elle devrait ressembler
L’intérieur va bien, cerveau très « opé » (rationnel) mais présentement je partage le sort de toutes les femmes qu’elles soient HP ou non : la ménopause avec à la clé un corps qui part en « cacahuète », je suis consternée par ce que je vis et par ce à quoi je ressemble aujourd’hui (très gros surpoids)
Sur cette « bonne parole », je présente toutes mes excuses pour les éventuelles migraines que j’aurai pu déclencher 😉
Je vous souhaite une bien belle journée
Chris
Merci beaucoup d’avoir écrit ce livre : je me suis reconnue dans presque toutes les caractéristiques énoncées (je ne suis pas hyperactive physiquement ni charismatique), j’ai découvert que je suis synesthète(je croyais que tout le monde était comme moi). Je comprends mes souffrances en partie et mon point noir est l’intégration professionnelle/certaines relations personnelles. On me dit trop sensible, trop performante, trop réservée ou pas assez je ne sais quoi. Ca m’irrite car je suis comme je suis et je ne suis pas une psychopathe qui bousille les gens psychiquement comme on en trouve à la pelle, notamment au boulot dans le monde des affaires et en même temps, j’essaye toujours de donner une image de conformité. Côté boulot je fais ma recherche à reculons : à chaque fois c’est jamais assez ou trop quelque chose (Bac+5, Erasmus UK puis reformation pro dans une des meilleures écoles de commerce). Face à mes échecs professionnels, je me dis que je suis une nulle et en plus que les études ça ne sert à rien.
Mais surtout, je souhaite passer un test malgré ma crainte de n’y rien trouver et de ne pas comprendre pourquoi malgré tous mes efforts, je me sens insatisfaite et en décalage. Vers quel professionnel compétent dans les Yvelines Nord ou Paris puis-je me tourner?
Et enfin et non des moindres, je suis allée sur le chat du Loup. Super accueil mais je souhaite rencontrer des personnes (même région que supra) qui se reconnaissent dans votre livre.
Merci pour les adresses que vous pourrez me communiquer.
Saz
Bonjour Saz, et bienvenue !
Par mail privé je vous transmets les adresses dont je dispose.
.. mais je suis preneuse de toutes les adresses de thérapeutes sérieusement sensibilisés au surdon que les lecteurs de Talentdifferentpeuvent avoir, quelle que soit la région : ceci me permet de répondre vite et aussi précisément que possible.
Bonjour Cécile,
Je dois vous dire que j’avance dans la lecture de votre ouvrage. Il y a des passages où je me reconnais totalement : le fait d’être introvertie, d’avoir besoin de calme et surtout d’être hypersensible. En revanche, pour ce qui est de l’intelligence, je reste perplexe. Je suis plutôt douée pour analyser les personnalités et la psychologie des gens (j’ai essayé de faire la psychologue avec mes sœurs). Je n’ai pas ressenti, ou je n’en ai pas le souvenir, d’avoir eu l’envie de tout savoir sur beaucoup de domaines. Je suis curieuse de tout, je m’intéresse à plein de choses, j’adore les conférences et les sciences me passionnent, moi qui me croyait littéraire. Un passage surtout me correspondait particulièrement : lorsque vous parlez de crises d’anxiété et d’attaques de panique. Cela m’est arrivé et je n’avais jamais compris la cause. Je garde toujours la référence de votre livre en tête, au cas où mes proches (surtout mes sœurs), je le souhaite, voudraient y jeter un coup d’œil. Le forum m’a l’air très intéressant également, tout ça est très pratique, je l’avoue !
Bonsoir durdur
Merci de cette approche « j’ai testé pour vous » de la lecture de mon livre que je trouve intéressante.
.. et puis merci bien sûr, de vos compliments 🙂
Bonjour Cécile,
Cela fait quelques années que l’on m’a dit que j’étais surdouée. J’ai mis du temps à y croire. Depuis le sujet m’intéresse et je cherche des réponses à mes questions. Moi aussi j’ai écumé les cabinets et les psychologues avant de trouver la bonne personne. Dans ma famille, tous nient cet état, pour eux c’est impossible. J’en redoute les conséquences. Je suis tombée par hasard sur votre livre dans une bibliothèque et j’ai eu le sentiment de tomber sur quelque chose qui me parle, même si je ne l’ai pas encore lu. En tout cas, je vous remercie de mettre des mots sur nos maux, au moins on sait qu’on n’est pas tout seuls.
Bonjour durdur
Merci de votre passage sur Talentdifferent. J’espère que la lecture de « Différence et Souffrance de l’Adulte Surdoué » vous apportera des clés pour avancer et qui sait ? aider les vôtres à avancer (… même si on ne peut pas vouloir le bonheur ed quelqu’un malgré lui, c’est bien connu…)
Bonjour Durdur,
Vous abordez le problème de la famille. C’est toujours très délicat, soit on leur dit qu’on est surdoué, soit on ne leur dit pas (moi je ne leur ai rien dit).
Attention, la famille nie et si vous n’y prenez pas garde, vous vous niez avec elle, la famille étant notre modèle jusqu’à un âge avancé et peut etre encore plus pour les surdoués qui, affectivement, sont un peu moins matures ou un peu plus crédules que la moyenne (on peut pas tout avoir).
Que leur enfant , ou frere ou soeur, leur soit décrit comme surdoué , alors qu’ils ne l’avaient jamais su pendant votre enfance, renvoie à vos parents le sentiment de s etre un peu trompé, de ne pas avoir connu leur enfant sous son vrai jour, ou pire de culpabiliser de ne pas avoir vu cela. Entre frere et soeur, cela peut réveiller des rivalités qui auraient pu exister de manière sous jacente jadis…..
On pourrait apparenter la douance non détectée à un secret de famille. mais un secret pas conscient. Je donne un exemple : moi on m’a lancé combien de fois pendant mon enfance : mais oui on sait bien t’est très intelligente…blabla d’un air moqueur, à chaque fois que j’essayais de la ramener un peu (faut dire qu’autrement je parlais peu alors pour une fois….).
Tout est là : la personne surdouée, son raisonnement qui interfère avec les autres, les autres qui réagissent et qui savent (toujours inconsciemment) qu’il y a quelque chose chez cette personne qui est particulier et ils le lui disent , mais de manière détournée, ironique, car ils n’arrivent pas à matérialiser et à définir cette différence.
Ce sont ces situations répétées à l’infini pendant l’enfance qui font dire à la personne surdouée qaund elle le découvre : ah mais pourquoi ne m’en suis pas rendu compte ? c’était gros comme une maison pourtant…..
Peut on en vouloir à sa famille ? non, moi en tout cas je ne leur en veux pas (et pourtant il y a d’autres rancoeurs, mais pas là dessus).
Le système éducatif était ce qu’il était à l’époque, avec ses manques….. laissons le passé là ou il est. C’est le présent qui compte.
Pour ma part, j’ai choisi de ne rien dire, car je suis certaine qu’ils ne comprendraient pas.
Vous maintenant : si votre famille ne comprend pas, il ne faut peut etre pas insister. Là finalement n’est pas le plus important. L’important c’est vous, c’est aller à votre rencontre, vous documenter un maximum, et puis essayer de voir quoi faire (meme par de petites actions) de se surdon.
Je vous soutiens de toutes me forces dans cette recherche.
cricri
Merci beaucoup pour ce message ! Je ne m’attendais pas à avoir d’autre réponse. Oui, c’est vrai, la famille c’est compliqué, c’est quelque chose que je me suis souvent dit et j’envie énormément les gens pour qui c’est plus simple, mes copines par exemple. Car en plus, mes sœurs et moi sommes triplées. Alors imaginez ce qu’ont vécu mes parents comme difficultés à nous élever, mais quand ils apprennent, après l’adolescence, qu’on est sans doute surdouées, là ça les déroute.
J’avoue que je n’avais pas vu les choses sous ce point de vue là par rapport à mes parents (en référence à ce que vous avez écrit). J’ai le sentiment que beaucoup de choses sont tues dans ma famille. Je suis, je pense, la plus lucide sur notre situation et c’est parfois dur à vivre. Je suis encore jeune, j’ai beaucoup de choses à apprendre, mais comme le disait Cécile, j’ai souvent eu l’impression d’être vieille. Ce qui arrive à mes sœurs m’inquiète beaucoup, j’essaie de vivre ma propre vie, mais les moments de joie sont rares et je me sens comme coupable. J’ai de nombreuses fois essayé de convaincre ma famille de notre particularité, mais ça n’a jamais marché. Depuis je me tais à ce sujet. Mes sœurs ont des difficultés liées à leur sensibilité, et comme elles ne reconnaissant pas leur « douance », elles n’avancent pas sur ce point-là. J’ai vraiment peur de l’avenir, de leur avenir et de celui de notre relation, même si j’essaie de me rassurer temporairement.
Mes parents nous ont donné une éducation relativement stricte, ce qui n’a pas été sans effet sur notre psychisme. J’ai eu des crises de panique, fait une dépression et ait longtemps été isolée des autres. J’ai beaucoup de mal à me faire des amis aussi.
Voilà, je vous remercie beaucoup pour vos encouragements, car je pense que ça me sera nécessaire dans le futur !
Tiens, un bouquin facile à lire et qui donne de précieux éléments, je trouve : « Ces gens qui se sentent coupables » de Lewis Engel et Tom Ferguson (en poche, environ 6 euros, non je n’ai pas de parts là-dedans ;-))
P.S. si les triplées sont surdouées, il y a gros à parier qu’un ou les deux parents aussi…
Merci pour ce message ! J’essaierai de trouver un exemplaire de ce livre. Je suis curieuse de savoir pourquoi vous me dites cela tournevis. Je sais que dans ma famille maternelle, il y a au moins un surdoué. En tout cas si mes parents le sont, ils sont « refoulés ». J’en parlerai aux thérapeutes qui me suivent et m’aident efficacement. Merci en tout cas !
Pourquoi je dis ça ? Ben parce qu’on présente souvent les surdouées comme des personnes seules au milieu de non-surdouées, alors que non, nous ne sommes pas des mutantes ! Chez moi, une de mes soeurs est avérée et l’autre est surdouée de toute évidence (même si aux dernières nouvelles elle doutait, et même si toutes deux semblent avoir choisi de tenter la « normalité »). Il est tout aussi évident pour moi que mes parents et au moins trois de mes grands-parents le sont. Pour autant, nous le sommes tou-te-s de façons très différentes, et certain-e-s d’entre nous sont dyspraxiques ou dyslexiques, ce qui ne facilite pas les choses. Et comme personne avant ma soeur et moi n’a su être surdoué… Bonjour les dégâts. J’ai été plus harcelée chez moi qu’à l’extérieur…
Et en effet, les surdoué-e-s refoulé-e-s ressemblent beaucoup à des non surdoué-e-s.
Voiliche.
MERCI CÉCILE POUR TOUS CES RENSEIGNEMENTS ! Je reprends espoir.
Bien cordialement
Isabelle
En attendant, j’ai trouvé ce lien des psy sur Rhône Alpes qui peut, peut-être, être pertinent à lire leurs spécialités : http://www.psychologue.net/psychologue-enfant-precoce/rhone-alpes
Merci pour le lien Isabelle. Il a une utilité certaine, mais je préfère, s’il y a des réactions aux noms de thérepeutes qui y sont indiquées, ne pas les publier.
Mon objectif est que ce blog demeure un centre de ressources mais pas d’évaluation (toujours subjective) des thérapeutes.
Il y a l’équipe de trajectoire, sur Lyon, qui nous avait été recommandée par l’ANPEIP :
http://www.trajectoire-psychologues.fr/index.html
Re bonjour à toutes et tous !
Merci aux personnes qui m’ont répondu par mail. Il semble donc relever du combattant de trouver une liste de praticiens aptes à faire passer le test. Je trouve cela hallucinant alors qu’il y a tellement de demandes. Je me sens un peu condamnée à rester dans mon coin (dans la Drôme). J’ai bien eu une adresse d’une professionnelle dans le Vaucluse grâce à Cécile mais elle ne fait pas le test. J’ai également eu une adresse sur Lyon, je vais contacter ce monsieur de la part de mon contact intermédiaire et en fonction de ce qu’il me dira je reviendrai vers vous pour vous en informer. Bonne journée.
@Isabelle : je serais intéressé pour passer les tests sur Lyon. est ce que votre contact sur cette ville a été satisfaisant ou en avez vous connus d’autres depuis ?
Merci pour votre aide
Simple comme un coup de fil !
Bonjour la compagnie !
J’ai trouvé cet article dans Le Monde ce matin:
http://alternatives.blog.lemonde.fr/2013/03/01/avec-nos-proches-le-reseau-social-telephonique-les-aidants/
et je me disais que pourquoi ne pas partir le même initiative pour nous ?
en terme de $$$, ça nous couterait quoi ?
Suggestions, réflexions bienvenues !!!
Best
Chan
Merci Chan pour ce lien passionnant. C’est toujours réconfortant de voir qu’il y a des gens qui mettent leur talent au service des autres.
Je ne sais pas ce que ça peut coûter de monter un réseau pareil, mais il faut surtout un excellent ingénieur!
C’est marrant, parce que les pbs des aidants décrits dans cet article sont très exactement ceux des jeunes mères n’ayant pas de famille proche pour les aider : épuisement, disponibilité permanente qui ne permet ni repos ni distractions, émotions contradictoires et conseils décalés de l’entourage (prends du temps pour toi, repose-toi, sors…) qui pousse à les fuir…
Sauf que comme un enfant, c’est la vie, on est censée être heureuse, et cet épuisement est complètement dénié. Pourtant, il existe bel et bien, et les enfants en pâtissent.
Je plussoie Tournevis… même si les deux situations ne sont pas comparables sur le fond, il y a une similitude quant à la disponibilité permanente et à l’épuisement qu’elle génère. Et à l’incompréhension de l’entourage. C’est pourquoi le soutien de personnes ayant rencontré les mêmes problèmes est tellement réconfortant!
Bonjour,
si quelqu’un connait un bon thérapeute sur Grenoble ou alentours, je suis preneuse…
Bien sûr, et comme d’habitude, si quelqu’un a des coordonnées à transmettre, je le ferai par message privé.
Bonsoir,
Avez-vous l’adresse d’un(e) thérapeute à Paris (ou banlieue sud) qui soit compétent(e) sur la question de la douance chez les adultes et qui ne pratique pas des tarifs céphalophtalmiques?
Merci!
bonjour alicante,
j’ai transmis à cécile les coordonnées d’un thérapeute qui m’a beaucoup fait « avancer »
bonne journée
Merci beaucoup!!!
Moi aussi je cherche une adresse d’un thérapeute spécialisé dans tous ce qui est douance et autre cas d’hypersensibilité ? Sur Paris ? Tarifs raisonnables.
Pour que nos enfants réussissent en classe, voilà comment on a procéde, avec 4 surdoués et un très surdoué (non diagnostiqués comme tels , mais qui nous ressemblaient):
Dès qu’ils ont su lire, on leur a dit : faites vos devoirs seuls , venez nous voir si vous ne comprenez pas ; ils ne sont pas souvent venus nous voir. Mais on fréquentait beaucoup les bibliothèques et des surdoués , tout en ne le sachant pas(qui se ressemble s’assemble).
Une de nos filles a moins bien travaillé en 3ème, où les prof ont dit « faut la faire travailler! « Bien mal nous en pris d’écouter leurs conseils : elle redoubla.
C’était la seconde; on n’est plus jamais intervenus, même quand pour le 3ème , les profs ont dit « il n’arrivera à rien s’il ne travaille qu’en math ! « Il ne travaillait pas en math, mais avait toujours 18/20. Il est neuro-pédiatre, primant à Necker. CONCLUSION : laissez vos enfants libres, comme je l’ai été . J’ai bossé , un peu ,uniquement les 3 matières à gros coefficients pour la bac, que j’ai eu avec mention. J’avais des parents cools, qui étaient persuadés que je ferai des études sup (je suis médecin) même si je ne lisais pas un seul mot en CE2. Ils savaient que j’étais intelligente, mais je regrette qu’ils ne me l’aient jamais dit à l’époque. Tous nos enfants ont mini bac + 5 avec en plus : musicien , danse, arts plastiques ..en travaillant pour payer leurs études, sans redoubler et pleins d’activités, comme moi.
J’ai agi comme vous avec mes enfants, comme vous non diagnostiqués mais nous ressemblant, jusqu’au bac tout s’est passé nickel, ma fille se payant même le luxe (mais ça elle ne me l’a dit qu’après) d’avoir son bac S avec mention sans réviser…ok elle aurait eu meilleure mention en révisant mais bon…
Ce qui n’empêche pas que l’un comme l’autre avaient déjà des soucis psys et étaient suivis, mais pas de surdon détecté (personne n’y a pensé plutôt)
C’est après que les choses se sont compliquées : mon fils a eu des vraies difficultés avec le système universitaire français, il a en effet un besoin d’exister, d’être reconnu, d’avoir des interactions avec ses profs et ça en fac en France…c’est nada.
Cahin-caha, il a eu son Master I, après une année ratée, et une autre sabbatique où il a appris le chinois (ma foi). Puis il est parti finir ses études en Angleterre où il a eu son master II brillamment et avec mention (et là-bas les élèves existent, sont reconnus, les profs sont proches d’eux, les chapeautent, les aident), et a trouvé de suite un travail en rapport avec son diplôme. Il vit là-bas et il a bien raison !
Pour ma fille, c’est catastrophique : elle a raté deux fois pharmacie, normal elle n’allait quasi pas aux cours…et quand il a fallu les apprendre pour le concours, elle n’a pas pu, pas su. Et oui, là fallait bosser.
Puis une année de bio où elle n’est pas allée en cours non plus, début de la descente psychique, et là elle entame sa 2e année de grave dépression.
Elle vient juste d’être diagnostiquée HP, est suivie depuis novembre par une formidable équipe, celle du Professeur Lançon, après avoir été suivie par un psy qui n’a rien vu, et qui l’a abrutie de medocs. Nous avons pu la persuader de voir ailleurs.
Elle aussi a un sacré potentiel, plus que son frère, et c’est sans doute pour cela qu’elle a un mal de chien à vivre, bien que lui ait eu sa dose et a encore des restes.
Pour autant, je vous rejoins, faire confiance à ses enfants quand on les a bien ciblés.
Chez moi ça brille moins, mais je n’ai jamais embêté mes enfants avec les devoirs le soir. Histoire qu’ils sachent que je m’intéressais à eux, je leur demandais s’ils en avaient, leur enjoignais d’aller les faire après un bon moment de détente, leur demandais s’ils les avaient fait et c’est tout. De temps en temps, je leur rappelais qu’ils pouvaient me demander de l’aide si besoin. Je n’ai jamais vérifié ce qu’ils faisaient s’ils ne me le demandaient pas. Et je ne regrette rien, même si j’ai dû subir le harcèlement des enseignants avec ce fichu « peut mieux faire » particulièrement toxique. Et de gros doutes évidemment, quand je me rendais compte que tous les autres parents passaient souvent plus d’une heure sur les devoirs de leurs enfants chaque soir, sans compter les week-ends…
Anecdote : souvent, les enseignants disent « vous regarderez la leçon » ; eh bien, mes enfants prenaient cette injonction au mot, de la manière la plus littérale : ils « regardaient » le leçon, sans la lire 😀
Tiens, quand même une chose importante : certains enfants semblent avoir du mal à lire seul leur leçon (et moi la première, sans doute). Par chance je n’avais pas la patience de les y obliger, et je leur lisais dans les grandes lignes ce qu’ils n’avaient pas compris, faisant ainsi une sorte de synthèse orale. En discutant récemment avec une copine qui s’arrache les cheveux car elle essaie de forcer ses filles à faire leurs devoirs normalement (alors qu’à mon avis tout le monde est hp dans cette famille), et sachant ce que je sais sur les enfants surdoués, les dys- de toutes sortes et les mille manières d’apprendre, je me suis rendue compte a posteriori qu’en fait j’avais sans doute fait au mieux.
Vaste sujet que les psychiatres, mes confrères, et les surdoués : de quoi écrire un livre, entre ceux qui m’ont trouvée carément malade, (et ont fini par me rendre malade , à cause des effets paradoxaux des psychtropes sur moi, que j’ai fais la bêtise de prendre) et les autres qui trouvent que je vais bien. Jusqu’à présent, pas un seul ne m’a comprise, mais certains m’écoutent sagement. Et si j’ai été voir un psy, c’est pas parce que je me sentais mal, mais parce que mon médecin traitant ne me comprenais pas, e taussi parce que je voulais me connaitre, ayant lu tout
J’en découvre maintenant certains, HPI eux-mêmes qui s’ignorent, mais que je rassure (ceux qui se pensent bêtes avec des CV mirobolants). Je les reconnais aussi quand ils font des articles, à la lecture de quelques lignes de leur écrits (surtout les HPI qui se savent HPI). Sinon, HPI et dyslexique- dyscalculique non-détectée (j’ai su lire en 3ème), j’ai réussi facilement mes études de médecine, ce qui irait à l’encontre de l’idée que le dyslexique-surdoué a un parcours professionnel plus en rapport avec le handicap dys qu’avec le surdon.
Mon témoignage encore : quel soulagement quand mon enfant, en terminale, en janvier dernier m’a dit dans un souffle « maintenant, j’arrive à lire« ….
Et quelles batailles en parallèle, pour lutter contre une grande partie du corps professoral… heureusement, un professeur de français et une orthophoniste se sont aussi arc-boutés pour l’aider et le soutenir.
Bonjour,
Je ne suis pas sur d être ce que vous désignez de surdoué, je n’ai jamais été le meneur de la classe a l école sauf pour faire des bêtises, mais j’ai toujours ce truc en moi qui disait « je suis peut être pas le plus intelligent mais je suis plus malin qu’eux » .Dans ma famille on ne m’a jamais encouragé a être le meilleur a l ‘école bien au contraire ,mon père me disait » toi c’est la boxe sinon tu n arriveras a rien » et finalement j’ ai abandonné juste pour l ’embeter, alors que j’avais un excelent niveau. J’avais un problème de dyslexie , je n’ai jamais reellement travaillé a l’ecole j’essayais de combler mon 5 par un 15 pour avoir 10 avec mes 12h de sport par semaine j’avais vraiment du mal a suivre les cours , .C’est en grandissant , quand j’ai commencé a travailler que les rôles ce sont inversés ,je n ‘ai pas non plus travaillé dans des domaines qui demandaient des compétences extraordinaires mais j’avais toujours eu l’impression que j accomplissait un exploit tellement j étais félicité par mes boss.(militaire chef d’équipe intérimaire JCdecaux vendeur, ….. opérateur internet)C’est lorsque je suis parti travaille a Malte que j ‘ai découvert par hasard mon problème. Petit on m’appelait monsieur je sais tout , j’ai du enfilé mon masque et donné au gens ce que mon image reflétait , un petit gars sympathique avec qui on rigole et qui n ‘est pas méchant. Seul les femmes avec qui j ai partagé mon lit quelques moments ont pu voir ce coté un peu mystique de moi meme. Lorsque j’ai essayé de m’ouvrir sur le sujet (jy suis allé très prudemment) moquerie tout sauf toi, mes soeurs qui n ont pas été très étonné m ont dit qu’au lieu de me plaindre je devrais me réjouir .les gens ne saisissent pas du tout le gouffre dans lequel je suis.j’ai un caractère fort , c’est ce qui parait mais au fond je suis très sensible a ce qui m ‘entoure ,c’est ma grosse faiblesse, quand j’ai lu le livre et les coms postés ,j’ai ressenti la peine de la solitude ,moi j’en ai fait une force mais je sais pertinemment que l’avenir c’est ensemble pas chacun de son cote.desolé si je ne suis pas très clair et très bref , c’est pour éviter de monopoliser la page lol. Le test je suis persuadé que je vais échoué est-ce que c’est fiable? Je crois enfin me trouver , j’ai pas mal étudié le comportement humain par mes propres analyses et vous êtes ce qu’il ya de plus proches de moi ,après je ne sais pas si c’est inconsciemment que je me rattache a vous ,mais bon il n’y a rien de jouissif a être surdoué (il est vraiment nul ce mot), j’ai juste besoin de récupérer mon identité et de savoir si ce que je suis et ce que je pense peut être vrai plutôt que réfutée par la conformité qui m oblige a être ce que je ne veux pas.
merci
Merci moiouuu 🙂
Si passer un test vous tente, je pense que ça vous permettra dans tous les cas de mieux comprendre vos forces et vos faiblesses… si vraiment vous en avez encore besoin.
Mais je pense que la passation du test participe d’un processus de reconnaissance (officielle, objective) dont bon nombre d’entre nous ont besoin, pour, ainsi que vous le mentionnez « juste besoin de récupérer [leur] identité » (une paille…)
Attention cependant : dans la mesure où vous êtes dyslexique, la personne avec qui vous passerez le test doit être au courant de ce point qui fausse la passation et biais les résultats.
… Et puis je ne suis pas sûre qu’un surdoué soit défini comme un meneur de la classe…. en revanche, pour les bêtises.. ça me parle…
Rappelons que selon les connaissances actuelles, un tiers des surdoués sont en échec scolaire… Faire des bêtises est une preuve de créativité, non ? Plus que d’être bêtement bon-ne en classe, ce qui n’en demande pas du tout.
Pour le test, j’ai fini par le passer, comme beaucoup, « juste pour récupérer mon identité » et en effet, ce n’est pas rien, surtout que j’ai découvert être dyspraxique, ce que j’ignorais complètement mais qui éclaire bien des choses.
Si vous le souhaitez le passer, commencer par choisir très soigneusement la personne avec qui le passerez, c’est vraiment important : que la personne soit vraiment compétente, et que vous vous sentiez en confiance avec elle.
Et puis essayez d’y aller zen, prenez-le non pas comme un examen à réussir mais comme un jeu qui vous en dira davantage sur votre fonctionnement cérébral, car il s’agit bien de ça. Le chiffre final importe relativement peu, en fait, c’est tout le reste qui importe.
D’ailleurs tiens, on pourrait discuter le terme HPI parce que nombre de personnes de toute évidence surdouées disent « mais je ne suis pas intellectuel-le » ou « je ne suis pas intelligent-e » en confondant intelligence et intellect. Finalement, j’aime de mieux en mieux « surdoué-e« . Il y a des personnes qui ne sont pas des « intello » mais savent tout faire de leurs mains. Mais leurs mains… elles ne fonctionnent pas toutes seules ! Elles fonctionnent parce qu’elles sont commandées par un cerveau, non ? Le cerveau ne sert pas qu’à brasser des idées, des concepts ou des abstractions. Il sert aussi à faire des choses concrètes avec les mains, les pieds, les cordes vocales ou le reste…
Je suis surdouée et ça ne se manifeste pas seulement par mes capacités intellectuelles mais aussi artistiques et multiples.
@ Tournevis, (4 janvier 2013 at 15 h 29 min)
suite à votre post et pour plus d’infos, voir la théorie des »multiple intelligences » chez Howard Gardner.
Chan
J’ai passé le test récemment sur conseil de mon psy, pour asseoir ce qu’il ressentait sur moi, et comprendre pourquoi je résistais autant sur certains points alors que sous traitement pour bipolarité, ça aurait dû céder.
J’ai eu la chance de le passer avec Marion, la psychologue qui travaille avec le professeur Lançon, et avant le début du test, elle a posé effectivement un tas de questions pour situer la personne.
J’étais stressée, oui, un peu seulement (c’est inhabituel que je ne sois que peu stressée), l’impression de passer un examen, en effet, le 1er depuis mon bac et j’avais envie de réussir !!
A part un exercice où j’ai relâché l’attention, et je m’en veux beaucoup, parce que du coup j’aurais pu faire mieux, j’ai apporté au reste tout ce que j’étais capable d’apporter.
Test positif, je connais mes forces, mieux, ça confirme les raisons de ma résistance sur certains points, et j’accepte maintenant ces résistances car je sais d’où ça vient.
Je suis quelqu’un qui a un besoin quasi vital de comprendre tout.
Et je suis contente du résultat, je vis cela drôlement bien. Je savais que j’étais différente, maintenant je sais pourquoi. Pour moi c’est important.
Bonjour,
Dépistée vers 10 ans (a la fin des annees 70) pour des problemes de conflits avec mon frere (lui aussi surdoue) j’ai été harcelée par mes parents qui estimaient mes résultats scolaires toujours trop faibles compte tenu de mon QI.
J’ai detesté ce qualificatif que je portais comme un poids et qui m’empêchait de me sentir comme les autres. Et il est vrai que je n’étais pas comme les autres…
Depuis j’ai terminé avec à la fois difficultés et facilité mes études et j’erre professionnellement toujours à la recherche d’un environnement qui ne soit pas coercitif. Je rêve de pouvoir laisser libre cours à ma créativité, mes idées, mes inventions, mes raisonnements… sans succès.
Cela fait bientôt 4 ans que je suis en thérapie et j’ai deja beaucoup avance mais aujourd’hui je pense que ma Psy n’étant pas spécialement compétente en la matière je suis bloquée.
Donc je recherche dans la région de lille un thérapeute éclairé en matière de surdouance adulte et surtout bienveillant !
Je suis preneuse de vos infos, merci d’avance !
« harcelée par mes parents qui estimaient mes résultats scolaires toujours trop faibles compte tenu de mon QI. »
Argh…. alors même que tout le monde s’accorde à dire qu’il faut surtout s’attacher aux valeurs travail et méthode et à l’intégration sociale…
je fais appel aux lecteurs de Talentdifferent pour une réponse à votre demande. Comme d’habitude, je transmettrai par message privé.
Hey ! C’étaient les années 70, hein… on n’avait pas les mêmes valeurs, en ces temps préhistoriques ?
En tout cas, merci Blast pour cet intéressant témoignage qui me fait prendre conscience que tous comptes faits, peut-être que je l’ai échappé belle en n’étant pas dépistée enfant précoce 😀
(néanmoins, mon père ne s’intéressait à moi qu’à travers mon livret scolaire, et n’était pas content que je ne soies que 2è de la classe, et ex-aequo en plus ! finalement j’étais harcelée aussi, et sans être étiquetée surdouée… sans parler des « peut mieux faire des enseignants en secondaire… il y aurait long à écrire sur le harcèlement scolaire dont sont victimes les « bons » élèves :()
Bonjour,
Je vis depuis 4 ans avec un homme HP et actuellement il connait une dépression existentielle (alcool, arrêt de l’activité professionnelle, renfermement…). Ce genre de phase lui arrive souvent, à peu près 3 fois par an et dure environ 1 mois. Aujourd’hui, celà fait presque 2 mois et je ne sais plus comment gérer, car cette fois il parle de suicide. Ces phases sont des épreuves lourdes pour eux mais aussi pour leur entourage. Tout le monde souffre. Y a-t-il quelqu’un qui aurait vécu la même chose et qui pourrait me faire le récit de son expérience ou même me donner certaines clés pour mieux gérer et là pour le coup le repêcher de sa descente aux enfers ?
Aïe… se faire aider par un-e pro vraiment compétent-e en hp ?
Oups… Ce n’est pas à vous de le repêcher… Et surtout, vous allez vous y épuiser parce que c’est trop, et trop souvent, et trop long… La situation me semble très lourde, complexe ; ce n’est pas à vous de gérer, ni même de chercher des clés, sinon pour vous préserver de cet enfer-là et vous ressourcer ailleurs.
Je suis HP, j’ai vécu 6 ans avec un quelqu’un que je croyais simplement calme et réservé, et qui s’est avéré être dépressif et alcoolique, lui-même hyprasensible et sans doute HP aussi. Thérapeute moi-même, j’ai été attentif à ne pas tout mélanger, mais j’ai fini par partir pour pouvoir enfin vivre et respirer… Mon ex ne va pas mieux ou pire, il ne s’est pas suicidé malgré ses crises d’angoisse, il est toujours dans ses problèmes récurrents, mais moi je me sens beaucoup mieux…
Proposez-lui de se faire aider (d’aller voir un psy) et pensez à vous, trouvez une activité qui vous permette de faire autre chose et de moins souffrir de cette situation. Et demandez-vous ce qui fait que vous restez dans cette relation-là, et en quoi elle vous « convient » 😉
Bon courage
Bonsoir,
Il faut l’amener à consulter, c’est impératif, vous ne pourrez pas seule vous substituer à un professionnel, d’autant plus qu’un lien affectif existe entre lui et vous.
Et pour mieux être présente près de lui, vous devez vous épargner.
Le savoir entre de bonnes mains est un grand soulagement, malgré le souci que l’on continue à se faire, souci étant un faible mot.
Je sais ce que vous vivez, je le vis avec ma fille qui est en grave dépression, HP détectée fin 2012, et est suicidaire (et quand j’ai su et compris que c’était réel, je peux vous dire que là, ben, gros choc, surtout qu’elle dit ça avec un calme impressionnant). Ca me fait mal de le dire, ça me renvoie la douleur en pleine figure…
Attention au thérapeute, si au bout de deux voire trois mois ça ne colle pas, et pas d’évolution, changez !!
Ma fille a perdu un an et demi ainsi, bien suivie plus tôt, je pense que le mal n’aurait pas pris ces proportions.
Bonjour … Selamat Pagi …
Savez-vous s’il existe a Jakarta (Indonesie) un therapeute qui seirait apte a travailler avec un zebre adulte? Adakah yang tahu, apakah di Jakarta bisa ditemukan terapis yang ampuh atau setidaknya siap bekerja dengan seorang zebra dewasa?
Chere Cecile, je voudrais encore une fois vous remercier d’avoir creer ce site fort bien alimente, et j’espere que vous avez conscience combien – deja, rien qu’a le lire – cela aide et sauve veritablement des vies, des gens … Vous avez certainement plus d’un million de fois entendu ce genre de discours de reconnaissance, mais je suis convaincue que chaque personne vous l’ayant prononce y a mis toute sa sincerite la plus profonde.
Je viens tout juste de lancer l’appel en francais et en indonesien, comme vous me l’avez conseille et permis, concernant les therapeutes de zebres adultes dans ma ville. Desormais il me faut trouver des solutions ou tout du moins des techniques adaptees et mais surtout soulageantes afin de ne plus souffrir. Encore un long chemin a parcourir mais au moins vous m’avez deblaye un bon debut de sentier dans la broussaille et c’est entre mes mains maintenant que se trouve la faux.
C’est difficile de continuer a vivre, tout simplement, quand on a longtemps cru qu’on etait son propre ennemi – sans oublier les « attaques » que l’on subit de l’exterieur – mais apres avoir lu votre billet sur la depression existentielle chronique et recurrente, j’ai enfin compris qu’il fallait la voir du cote positif. Je me suis mise a me detester, de plus en plus, a chaque fois que je la ressentais. Parfois, ce n’etait pas me detester, mais detester ce ressenti sans comprendre comment y echapper si ce n’est par la mort.
Heureusement, maintenant j’ai conscience que « … c’est un reflet de mon insatisfaction sous-jacente … » sur comment fonctionne le monde et que je dois mobiliser mes efforts, faire quelque chose « … pour moi plutot que contre moi … ». Alors, voila, j’ai laisse plus haut cet appel … qui sait …
Permettez-moi aussi d’exprimer ma gratitude aux lecteurs qui, en reagissant aux articles du site dans l’espace commentaire, me permet de m’identifier, enfin, a quelque chose. Avoir un apercu de votre vecu, qui souvent ressemble au mien, c’est veritablement enrichissant, rassurant; j’espere que tout le monde continuera a le faire, partager ses experiences et ressentis, car c’est tout autant precieux que les billets.
(Pardon si je fais de fautes, je ne suis pas francaise.)
Bonjour Indonésienne
Me voici très touchée et pour de multiples raisons : d’abord et avant tout de vous lire, un témoignage précis et clair de cette douleur lancinante, si difficile à comprendre quand on ne la connait pas, et qui crée une solitude immense;
touchée de votre demande, ensuite… Je crains bien que la base de données de thérapeutes que j’ai mise en place grâce aux témoignages des uns et des autres, ne vous soit très utile….
Mais oui, nous en avons convenu : pourquoi pas tenter un appel ? Après tout, peut être n’êtes vous pas la seule zèbre d’Indonésie à avoir atterri sur ce blog ?
Touchée enfin, de voir ce livre et ce blog apporter du soulagement bien plus loin encore que je ne pouvais l’imaginer, de les voir contribuer à tisser des liens (ne serait-ce que par le partage des témoignages) qui à leur tour aident.
Face aux errements de ce monde, ces petites gouttes de mieux sont peut être insignifiantes, mais au moins, elles existent et aident à tenir et à avancer…
Bien sûr, si j’ai des réponses, je ne manquerai pas de vous les transmettre, comme d’habitude par message privé.
(…. Côté compétences linguistiques, pas de complexe à avoir ! J’ai certes bien compris le mot zèbre dans votre message en indonésien, mais je ne suis pas sûre que ça soit suffisant pour engager une conversation suivie en indonésien… Gardons le frabçais pour nos prochains échanges, vous voulez bien ? 😉 )
Bonjour,
merci Cécile pour votre livre et votre site. Merci aux internautes HP pour leurs témoignages…
Je cherche actuellement un(e) psy sensibilisé(e) à la question de la douance chez l’adulte, en Rhône-Alpes.
Pourriez-vous me donner quelques pistes ?
Merci par avance.
Merci de vos mots d’encouragement Pénélope.
Rhône-Alpes est un peu vaste, voulez vous bien nous préciser l’aire privilégiée pour vous ?
Bonjour,
je me permets de reprendre la demande de Pénélope concernant la recherche d’un psy en Rhône-Alpes… plutôt Drôme-Ardèche en ce qui me concerne!
Merci d’avance, et vive internet qui permet tant d’échanges!
Bonjour Kéna, merci pour votre aide.
Je cherche un peu plus près de chez moi, mais si vous voulez bien m’en dire un peu plus sur votre psy, cela pourra peut -être m’aider. Merci par avance.
Bonne journée.
Bonjour, je ne sais pas si vous avez eu votre contact en Drôme Ardèche concernant un professionnel sérieux mais si c’était le cas, pourriez vous me communiquer ses coordonnées ?
Merci bcp. Isabelle
Désolée Isabelle, je n’ai pas de coordonnées à vous communiquer, je cherche encore! (Pénélope avait mal interprété mon message)
Je suis dans le Rhône, mais tout à fait mobile… Même prête à aller beaucoup plus loin pour trouver le-la bon(nne) interlocuteur (trice).
Merci beaucoup !
Merci Cécile,
je vois que les pistes affluent, par votre intermédiaire et grâce à l’existence de ce site. C’est la première fois que je m’ouvre ainsi sur un forum… C’est donc très encourageant.
Merci aussi à Alien, Embellie, Khéna.
Portez-vous bien !
Bonjour,
j’ai une question bien précise qui me bloque depuis un moment déjà dans mes recherches: Bien que entièrement décidée à me faire tester, je ne trouve pas la personne adaptée, comme vous dite, qui sera compétente, prendra en compte le potentiel sensoriel et emotionnel en plus du potentiel intelectuel.
Connaissez-vous des psychologues spécialisés HP ou des centres de dépistage HP dans lesquels on trouve une réelle écoute et aussi ou je puisse obtenir un papier attestant de ma particularité? En france, peu importe ou, Lyon serait le mieux, ou Paris.
(j’ai été testée petite et sauté une classe, mais je n’ai pas eu les résultats, gardés confidentiels par l’éducation nationale, je veux donc les refaire).
Merci d’avance et merci pour l’aide que vous apportez!
Comme d’habitude, si l’un ou l’autre de ceux qui vous lisent a une suggestion de thérapeute sur Lyon, je transmettrai par message privé.
Bonjour,
Un immense merci à Cécile, dont le livre répond à tant de questions qui me taraudent depuis toujours, ou presque. Entre autres : pourquoi fabrique-t-on des bijoux aussi lourds? Pourquoi la musique se trouve-t-elle toujours à un niveau insoutenable dans les bars? Pourquoi les gens sont-ils capables de manger des choses qui sentent mauvais? Il ne m’était jamais venu à l’idée que les autres gens n’avaient peut-être pas les mêmes perceptions sensorielles que moi… leur comportement me paraissait juste absurde. Pourquoi suis-je fatiguée constamment? Pourquoi ai-je, hors de la maison, cette impression de jouer la comédie? Pourquoi n’ai-je jamais réussi à vraiment me fondre dans un groupe, malgré mes efforts semblables à ceux d’un anthropologue étudiant les us et coutumes d’une société exotique?
Le seul hic, c’est que beaucoup d’autres questions font désormais surface… Ces réponses que je crois avoir trouvées en sont-elles vraiment tant qu’aucun diagnostic n’est posé par un spécialiste? Et surtout : comment vais-je aider ma fille à grandir avec tout cela, elle qui, à trois ans, manifeste déjà des compétences invraisemblables et une inadaptation flagrante?
Enfin, le point clairement positif, c’est que tous ces questionnements constituent une alternative salutaire à l’invariable : « que vais-je bien pouvoir faire à manger ce soir? » 😉
Merci encore!
Bonjour Khéna,
Vous lire vient de me faire un bien fou !
Vous dîtes exactement ce que j’aurais pu dire…d’ailleurs c’est un peu ce que j’ai dit dans mes 1ers commentaires qui datent de juin 2011 !!!
Comment les gens peuvent-ils trouver si génial de faire des choses stupides ??? Je cherche encore la réponse….et j’ai 40 ans ! 😀
Comment peuvent-ils prendre autant de plaisir à se saoûler, fumer, mal se nourrir, s’abrutir devant des jeux vidéos violents, aimer la musique à fond, s’agglutiner en soirée dans des ambiances où tous les sons arrivent avec la même intensité à nos oreilles, mentir, abuser de la faiblesse d’autrui, manipuler les plus « sains » et « naïfs », aimer humilier ceux qui leur semblent différents, se vautrer dans l’illusion qu’ils sont plus forts que les autres parce qu’ils sont plus nombreux… Mystère…
Je ne vois aucune utilité dans tout cela, rien qui élève l’Homme… Mais effectivement il existe au moins un début d’explication dans le fait que ces perceptions nous sont propres, et que « eux » ne ressentent pas du tout la vie avec le même recul, la même lucidité, et la même intensité que nous.
Je suis comme vous, je me sens comme un chercheur qui étudie une espèce en tentant par tous les moyens de comprendre pourquoi elle se comporte de façon aussi particulière, sans la moindre cohérence… Je cherche…
Le plus fatigant, c’est que dans cette dimension parallèle, il faut tenir son rôle en continuant de jouer la comédie de celle qui ne se pose pas de questions, qui n’a effectivement en tête que le soucis de savoir ce qu’elle va préparer pour le prochain repas… 😉
C’est aussi lorsque mon fils est entré à l’école à l’âge de 3 ans que nous nous sommes aperçus qu’il n’avait quasiment rien en commun avec les autres enfants de son âge… Il est aujourd’hui en 6ème…et toujours très différent des autres enfants de son âge… Pour ceux qui n’ont pas la chance d’avoir un bon psy, je pense que l’apport (de notre part) d’amour infini et inconditionnel à ces petits êtres permet de leur maintenir la tête hors de l’eau…mais le chemin est long et tortueux, et les efforts ainsi que l’énergie dépensés pour les maintenir à flot sont à la mesure de la non-reconnaissance actuelle de « ce que nous sommes » dans une société dite « évoluée ».
Khéna, je ne peux que vous engager à venir nous rencontrer sur le tchat du loup le soir…Vous y trouverez soutien et détente, j’en suis sûre ! 😉
A bientôt et tenez bon la barre !!! 🙂
Bonjour Alien,
Quel soulagement en effet de voir que l’on n’est pas seul(e) à vivre ce décalage! Je trouve que Cécile peut être fière d’avoir écrit un livre qui soulage (ce n’est pas si fréquent). Sa lecture m’a même remplie d’allégresse, avec des « Mais c’est donc ça! » à chaque page… Bien sûr, s’en est suivie une lourde vague d’anxiété… et si, pour moi, « ce n’était pas ça »?
Et j’ai trouvé très juste la remarque du Loup qui dit que de se savoir surdoué lui a permis d’être plus tolérant avec les autres.
Enfin, le plus délicat reste vraiment l’éducation des enfants (j’avais espéré que les bonnes fées qui se pencheraient sur leurs berceaux ne leur donneraient pas trop d’intelligence car, dans mon expérience, intelligence rime avec souffrance). Ma fille avait à peine 2ans lorsque l’un de mes voisins a parlé à son sujet de « retard de sociabilité ». J’ai bien failli fondre en larmes, et je me suis dit : « Catastrophe! Comment vais-je lui apprendre à vivre en harmonie avec les autres, tout en restant elle-même, alors que moi je n’y suis jamais arrivée? » Heureusement, il existe quelques livres utiles sur le sujet, c’est déjà ça.
Quant à venir faire un petit tour sur le chat du Loup, je commence à y penser (vu que Cécile suggère d’aller à la rencontre d’autres surdoués lorsqu’on se pose la question), c’est un peu compliqué car mes soirées sont pour l’instant largement réquisitionnées par un petit bonhomme de 3 mois qui réclame légitimement beaucoup d’attention… mais je finirai bien par trouver un moment.
En attendant, bon vent à tous!
Merci Khéna des mots gentils que vous avez à l’égard de mon travail. C’est toujours pour moi un soulagement de savoir qu’il est vraiment utile.
… Si je peux me permettre d’ajouter mon grain de sable sur l’éducation des enfants (j’en ai plus d’un), j’aurais tendance à dire qu’il est important de raisonner d’abord et avant tout « simplement » en termes d’éducation normale. Il y a des bonnes manières et certaines valeurs à apprendre… et puis ensuite vient l’apprentissage différencié : l’exposition un peu plus que souvent à la mise à la marge, la jalousie, l’agressivité… mais aussi les questionnements (un petit garçon de 10 ans qui vous demande au bout de 3 jours de rumination « pourquoi il y a des enfants à qui on apprend à avoir peur ? », ça vous fait chavirer le coeur face aux abîmes de questions et de raisonnement que ça entraîne…).
Je peux, à l’expérience, vous dire l’importance de les soutenir sans faille au quotidien, de leur apprendre à se nourrir des regards bienveillants et non des regards malveillants (quelqu’un qui vous fait du mal, soit disant pour votre bien, c’est quelqu’un de toxique. Quelqu’un de bienveillant veillera autant que faire se peut à vous faire progresser sans vous faire de mal et ne vous laissera pas seule avec votre blessure).
J’ai souvent dit à l’un ou à l’autre : « on est une équipe, tu fais ta part, je fais la mienne » – quand ils se sentent en confiance avec leurs parents, qu’ils se sentent soutenus, compris, qu’ils voient qu’on connaît la raison de leurs tourments, qu’on leur explique qu’ils ont le droit de faire des erreurs, parce qu’elles permettent de progresser et que sauf sur certains points bien précis, on peut quand même continuer à vivre et à progresser, ils se sentent moins seuls et progressent effectivement beaucoup mieux (après, il fait leur apprendre à l’âge adulte qu’ils peuvent voler tout seul – j’en discutais avec une psychiatre qui me disait la difficulté d’envol des petits zèbres qui ne sont jamais surs d’eux (la faute au fameux perfectionnisme en particulier…))
Je n’ai jamais vraiment insisté sur leur surdon, je laisse venir au fur et à mesure. Petits, je leur parlais de leur hypersensibilité (je leur demandais si par hasard is ne pensaient pas de telle ou telle façon (« il ne t’arrive pas d’écouter la maîtresse, mais quand même, tout à coup, il y a l’oiseau qui chante, et puis les camions qui passent dans la rue et tout ce bruit te dérange, et puis tu penses à ton copain qui a été bousculé à la cantine et ça te fait de la peine, et puis alors tu te fais gronder par la maîtrese parce que tu n’écoutes pas en classe ? »), évoquer avec eux la sensibilité à l’autre que leurs copains n’ont pas forcément (« c’est comme ça, il y a peu de gens comme toi, voici comment tu peux faire… »).
Un peu plus grand, j’ai évoqué qu’il y a peu de gens qui ont l’habitude de regarder les choses sous des angles si différents à la fois et qu’il faut savoir être patient avec les autres sans pour autant se faire marcher sur les pieds.
A l’âge de jeune adulte, je leur évoque la réalité du fonctionnement du cerveau… ou bien leur fonctionnement tout court (l’un de mes zébrillons n’a jamais voulu entendre parler de surdon (j’ai donc rusé comme expliqué plus haut)… mais il y a peu il a vu de lui-meme une émission sur les enfants précoces (d’autant qu’il connaît « jeanne », évidemment, ça créait tout de suite un lien avec l’émission…) et il s’est reconnu et m’en a parlé (il a quand même près de 20 ans maintenant !).. et a posteriori, il a compris pourquoi je m’étais autant battue, pourquoi je l’avais soutenu, alors même qu’il était médiocre à l’école etc. et ça nous a permis de discuter de la différence entre plaisir d’apprendre et standardisation de l’apprentissage, ne pas confondre le fond et la forme etc.
Je ne crois pas qu’il faille faire du surdon un mot central dans la vie de vos enfants – en revanche, faîtes tous les câlins du monde à vos petits zèbres à vous, nourrissez les de contacts qui les rassureront sur la réalité de leur existence, veillez à leur apprendre à préserver leur hypersensibilité, à préserver leur créativité… et surtout à savoir qu’ils ont le droit d’exister tels qu’ils sont.
Bonne journée
Merci beaucoup pour ce témoignage et ces conseils que je garderai précieusement en mémoire…
La découverte du surdon est toute récente pour moi (malgré les tentatives d’approche de ma mère que, comme votre fils, j’ai toujours rejetées) ; je suis donc en pleine réflexion… Je pense que de travailler à mieux me connaître moi-même me permettra déjà de mieux accompagner mes enfants…
Bon week-end!
« quelqu’un qui vous fait du mal, soit disant pour votre bien, c’est quelqu’un de toxique. Quelqu’un de bienveillant veillera autant que faire se peut à vous faire progresser sans vous faire de mal et ne vous laissera pas seule avec votre blessure »
Merci de rappeler ce point crucial, Cécile, je commence seulement à piger ce truc, après des décennies de maltraitance. Pas plus tard que la semaine dernière, je me suis encore laissée avoir… Et je ne suis pas la seule hp à buter là-dessus.
À Khéna : le tchat est ouvert toute la journée, pas seulement le soir, et les conversations diurnes ne sont pas moins intéressantes que les nocturnes, à mon avis.
Expérience du jour : mon fils a eu 9,5/10 en maths au lieu de 10 parce qu’il n’a pas donné un élément de réponse qui pour lui était une évidence 😀
Je sais ça depuis peu grâce aux livres comme celui de Cécile, je lui ai donc expliqué le coup de ces évidences qu’il faut quand même dire parce que ce n’est pas évident pour les autres. Et que, oui, à presque 18 ans, il est peut-être plus intelligent que ses profs… Mais bon, c’est comme ça, et le prof sait des choses que mon fils ne sait pas, et le prof ne peut pas deviner ce que mon fils sait si celui-ci ne le dit pas. Un facteur fréquent de mauvaises notes ! Autrefois, je ne comprenais pas, moi non plus 🙂
Bonsoir,
après réflexion, je conviens avec Cécile qu’il serait inutile, et même néfaste, de marteler à nos enfants qu’ils sont surdoués. En revanche, du point de vue des parents, la prise en compte du surdon m’apparait cruciale…
Il y a de cela quelques mois, je pensais que ma fille était maniaque et en pleine crise d’opposition (qui durait d’ailleurs). Aujourd’hui, après avoir fini par accepter de lire plusieurs livres sur le surdon (qui ont d’ailleurs été un choc car je m’y suis retrouvée), j’interprète autrement sa tendance à la négociation permanente, son besoin de précision des mots et des idées, sa nécessité de contrôler son environnement. Pour autant, je ne suis pas devenue laxiste, mais je comprends mieux et j’essaye d’être plus patiente (par exemple, quand il faut que ses playmobils soient tous alignés au millimètre près).
J’ai aussi commis l’erreur de penser qu’en ne l’encourageant pas trop quant au développement de ses compétences intellectuelles, je pourrais éviter qu’elle soit trop différente des autres dans ce domaine (partant du constat maintes fois effectué que les gens très doués sont rarement très heureux). D’après mes lectures, cette attitude serait franchement nocive pour un petit zèbre, qui a besoin d’être nourri intellectuellement.
Sans compter la prise en compte de l’hypersensibilité, de la fatigabilité, de l’anxiété… et le besoin de valorisation des petits doués (alors que j’avais toujours eu peur qu’elle finisse par se prendre au sérieux).
En bref, je pense que la connaissance du surdon permet d’éviter bien des erreurs d’interprétation…
Bon week-end!
Je confirme : les encouragements ne transforment pas ces enfants en petits tyrans. Tout au plus, ça les apaise un moment dans tous les doutes qui les assaillent en permanence.
Et oui, surtout ne pas les empêcher d’apprendre : c’est comme ne pas mettre d’huile dans des rouages qui tournent. Ca finit par chauffer et par casser…
Bonjour à tous,
J’ai déjà posté sur une autre page, je résume, je me suspecte fortement (et quelques personnes HP ou travaillant avec des Hp) me soupçonnent également (voire pire, n’ont aucun doute à mon sujet). La lecture du livre de JSF a été pour moi un grand choc tout autant qu’un immense soulagement, il y a 3 ans, et j’ai mis fin à ma psychanalyse car ma thérapeute pensait que cette donnée n’avait pas d’intérêt par rapport à l’environnement dans lequel j’avais évolué. Débile car nous sommes tous un mélange d’inné et d’acquis et qu’il est aussi bête de penser que tout est inné (risque raciste, par exemple), que de penser que tout est acquis (ne serait-ce que parce que l’on porte une trame émotionnelle individuelle). Débile aussi car à la lueur de cette hypothèse de surdon, moi j’allais beaucoup mieux, j’avais une modélisation validée de ma façon d’être, et je n’étais plus seule et folle. Réfléchir à moi-même à la lueur de cette hypothèse m’apportait un nouvel angle de vue, bien plus bienveillant.
Comme j’ai une vie assez heureuse (j’applique la théorie des petits bonheurs de JSF depuis plusieurs années, ça m’a fait rire de lire qu’elle l’avait théorisée), j’ai mis ça de côté et il y a un mois, 2ème choc, une amie tout juste diagnostiquée m’explique toutes les lectures qu’elle a eues sur les relations entre HP et pervers.
Mon dieu ! Toutes les pièces du puzzle sont en train de se mettre en place ! Les 2 dernières questions auxquelles je n’ai jamais pu trouver une bribe de réponse à mon sujet ont trouvé une hypothèse cohérente, et qui rend l’ensemble de mon parcours cohérent et… excusable ! (saleté de culpabilité…)
C’en est trop, j’ai pris Rv dans un centre spécialisé ! Cette fois-ci je veux le voir écrit, je me reconnais trop là-dedans, un de mes parents semble avoir mes symptômes, je n’ai jamais eu de problème avec mes capacités intellectuelles sauf d’apprendre à dompter ma concentration (ce qui m’a pris presque 30 ans, pour savoir exploiter mon potentiel et arrêter de lutter contre mes rêveries continuelles, juste attendre le bon moment) j’ai ri, pleuré, ou laissé pendre ma mâchoire à chaque page du livre de JSF, c’est tout de même pas possible que ce soit un hasard….
Ok, mais par moment en attendant le RV, j’ai peur, comment je pourrais reconstruire une explication si jamais c’est négatif, va falloir tout reprendre à zéro! D’où les questions :
– Quel est le diagnostic différentiel de l’hyperémotivité – doute/culpabilité – réflexion permanente?
– Y a-t-il beaucoup de gens persuadés d’être HP, présentent les critères émotionnels connus, et qui finalement ne le sont pas?
Au total, peut-on se cogner une émotivité/sensibilité/acuité telles, sans pour autant être Hp?
Bravo pour tous ces récits, c’est passionnant, et merci d’avance pour les réponses…
Bonsoir Louise,
A vous lire, je ressens de vous des peurs, des colères, des doutes et un besoin profond et légitime de mettre un nom sur quelque chose.
Alors oui l’hyper sensibilité, l’émotivité, l’aspect « rêveur », l’hyper acuité (plein d’infos qui arrivent toutes seules, par le corps physique, l’intuition, le ressenti, les odeurs, les sensations) correspondent au profil du HP.
Avec cela, il y a aussi la bienveillance permanente, la curiosité, l’écoute, l’observation (ou alors l’opposé, le défaut d’attention si le mal-être intérieur est trop grand, et le besoin de fuir la réalité pour respirer), la facilité à apprendre, etc etc, les livres détaillent cela.
Ce qu’il y a surtout, c’est de se sentir démuni, non compris, rejeté, jugé, et l’impact via cette sensibilité peut fausser les résultats.
En ce qui concerne la relation aux pervers-narcissiques, elle se fait par attraction magnétique (cf « je pense trop » CP), et les surdoués sont leurs « proies » (je me contente de reprendre les termes), tout autant que les optimistes permanent plein d’amour et d’énergie. Cela provient bien de l’amour naturel et bienveillant qu’on les surdoués, leur nature à fusionner avec l’autre, ce qui est à l’opposé des PN qui ne s’aiment pas eux-mêmes, sont vides de structure, et des manipulateurs qui vont faire semblant d’accueillir cette différence par intérêt narcissique (être comme eux). J’ai été l’épouse d’un PN, sans savoir ce qu’il en était, j’ai dû m’y reprendre à 2 fois pour divorcer (il menaçait de se suicider si je partais – chantage naturel chez le PN qui veut garder sa proie), et je suis sortie littéralement anéantie de ce divorce. Le mot intelligence était banni, je n’avais pas le droit d’être surdouée, pas plus que nos filles, cela le mettait hors de lui. Lorsque j’ai découvert ce qui m’était arrivé, et ce alors que je me remettais en question sans arrêt, persuadée que le problème venait de ma différence, j’ai dû lutter très fort pour ne pas me suicider tellement ma souffrance était grande. Je suis retombée dans mes abysses de détresse, sans aide possible, d’autant plus qu’il avait fait circuler autour de lui que j’étais une malade mentale (je l’ignorais), et j’ai compris pourquoi son relationnel, et certains proches se comportaient bizarrement avec moi. Vu de l’extérieur c’était un ange, l’ami que chacun voudrait avoir, et moi la dépressive permanente, (une « dépressive » qui lui a quand même créé son entreprise et travailler dedans en autre), la méchante, la manipulatrice, celle qui lui volait ses enfants. Je n’ai pas gardé une seule amie, il s’arrangeait à les faire fuir, j’ai découvert plus tard que c’est aussi leur stratégie, éloigner absolument ceux qui pourraient voir clair, et j’ai pleuré durant des semaines en lisant tous ces livres sur les PN, à me demander comment j’avais pu accepter autant de maltraitance, ne plus être à l’écoute de mes propres besoins, et continuer d’aimer cet homme, en l’excusant de tout (ça venait de moi, forcément). Même face aux cas concrets décrits par les psychiatres dans leurs ouvrages, je n’arrivais pas encore à croire qu’on puisse être à ce point « anesthésié » par la manipulation, bourreau avec soi-même, et finalement sa propre victime à terme. J’ai mis 5 ans à me reconstruire avec l’aide de thérapeutes en énergétique (nettoyer le corps physique des mémoires), et par mes propres moyens et connaissances acquises (biologie, médecine chinoise, neurosciences, pnl, neuro-sémantique etc etc). Aujourd’hui, je suis seule dans ma vie de femme, avec mes filles et très heureuse, et j’accepte ce chemin de vie comme un chemin initiatique d’évolution (j’ai toujours eu une vie intérieure très riche et active, cela m’aide énormément, je reste passionnée de vie, je crée énormément c’est vital, je poursuis ma quête de cette universalité qu’est la vie).
Alors, je ne sais pas si le bout de papier est essentiel. En revanche ce que je sais, c’est que votre état émotionnel peut fausser les tests (j’ai vécu cela avec ma fille aînée, quoique « positif » la psychologue était formelle, le chiffre était loin de la vérité, tant elle était en panique de finalement découvrir qu’être surdouée, c’était peut-être avoir une vie de souffrances intérieures comme Maman !!!. Elle a 23 ans aujourd’hui et elle s’accepte pleinement dans sa différence malgré les difficultés liées à cette méconnaissance).
Ce qui émane de vous, ce que vous ressentez vous, ce que vous sentez au plus profond de vous-même vous dit ce que vous êtes.
Je considère qu’il n’y a pas de hasard, mais bel et bien que des rencontres. Le livre de JSF arrive jusqu’à vous, c’est probablement un message, une lumière qui vous éclaire.
L’important c’est de trouver votre équilibre avec votre hyper émotivité, classée HP ou pas.
Bien sûr, mettre un nom enfin, donner du sens, sortir du doute, de la culpabilité, est une libération. Cela n’exclue pas de se guérir des blessures intérieures quand il y en a (et nous avons tous + ou – HP ou pas).
Aller avec ce qui est, sortir de la résistance, faire des pauses d’avec ce mental, pratiquer la respiration consciente, le silence intérieur, se reposer, se détendre, se respecter dans le besoin d’isolement, être véritablement avec soi, et surtout s’aimer soi. Ecouter ses propres mots, ses propres pensées, et rectifier chaque fois qu’il y a accusation avec soi ou jugement. Le surdoué a cela aussi, il est perfectionniste et s’accuse tout le temps, à se trouver nul à terme. Attention à cette attitude envers soi, que ça vienne de l’extérieur ou de soi, c’est le même dégât. Accueillir sur l’instant et laisser passer.
J’espère que cet échange vous apportera ce dont vous avez besoin, cela aussi c’est assez typique du surdoué, vouloir le bonheur pour tous.
Belle fin de journée – Dominique
A lire sur les rapports pervers : http://fr.wikipedia.org/wiki/Faites_vous-m%C3%AAme_votre_malheur
Merci Gilou pour ce lien.
Le plus drôle, c’est que « sois spontanée », on me l’a déjà dit 😉 !
Respirez un grand coup, mettez de côté les questions stériles et destructrices, et faites-vous confiance ? Et confiance dans les personnes qui ont soupçonné que vous êtes hp ?
🙂
Par contre, on ne le dira jamais trop, choisissez trèèèès soigneusement chez qui vous passez le test ! C’est primordial. Un-e psy vraiment spécialisé-e, humain-e, qui ne cherche pas à faire du test à la chaîne mais peut vous accompagner après le bilan s’il y a des zones d’ombre à éclairer.
« Diagnostiquée » à 50 ans, un choc.
Soulagement.
Soulèvement aussi.
Du couvercle de béton que j’avais mis sur mes sentiments de décalage d’un monde où je me sentais « étrangère ».
De mon intégrité spirituelle ensuite, face à la chape familiale des proches qui ont peur de la différence et du regard de tous, à commencer par le leur.
Entre la retenue indispensable et l’indispensable nécessité de trouver enfin une place où je me sente bien, la funambule spirituelle que j’étais a encore de beaux jours devant elle. Sans ombre au tableau, ces années d’ignorance de moi m’ont apporté le sens de l’observation, la compassion et la patience. Armes inestimables pour les sur-efficients intellectuels.
Je ne regrette pas, je comprends juste.
Il faut juste tourner la page sans arrière-goût dans la tête.
Merci à tous d’être pour moi des miroirs.
Merci à Cécile pour un livre tellement vivant.
Sabe.
Merci à vous, Sabe, pour ce commentaire plein d’espoir
Bonjour Sabe et merci de prendre la parole sur ce site.
J’ai moi même eu confirmation de ce HP à 50 ans, très récemment.
Je ne savais pas le nom de cette différence, ni qu’elle pouvait être la raison de tant de mépris, peurs, jalousie, incompréhension de la part des autres.
Je jouissais de mon cerveau comme les athlètes jouissent de leur corps, ni plus ni moins. Je trouvais bien la majorité un peu lente et bête, mais bon, il faut de tout pour faire un monde. Je trouvais le bonheur dans ma solitude, mes lectures, mes recherches et passions. Le malheur dans mon impatience, le gout du risques et des extrêmes, la souffrance des ailes brûlées.
Puis un nom sur cette différence: HP, well c’est comme le ciel qui tombe sur la tête, n’est-ce pas ?
Surtout avec la signification encore trop élitiste que ça prend en France (très différent des US, qui regorgent d’études à ce sujet). Alors j’ai lu tout ce que peux, pour comprendre, mieux me comprendre, mon histoire, mon passé, ma souffrance de ne pas trouver ma place dans ce monde. de ne pas pouvoir y déployer en toute certitude, paix et sérénité, mes ailes.
Avez-vous jamais lu ce très beau poème de Baudelaire, l’Albatros ?:
Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.
A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime en boitant, l’infirme qui volait !
Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.
Nous sommes ces géants blessés, maltraités, meurtris.
A 50 ans, la relecture de notre vie à la lumière de cette nouvelle étoile peut s’avérer bien amère … et aussi salutaire.
D’autres nouvelles galaxies apparaissent soudainement à explorer, de nouveaux chemins à tracer, de nouveaux mots à créer.
Je pense aussi à cette excellente série de la BBC, le Sherlock Holmes de Moffatt que vous avez dû voir en France. Lui aussi est surdoué et a du mal a se faire respecter et aimer pour ce qu’ il est. Un seul ami: Watson.
Chaque surdouance vient avec ses différences, ce qui complique la photo finale.
Je crois que le principal défi pour nous est là: actualiser notre surdouance dans ses différences uniques à tout un chacun.
Il n’y a pas de modèle à suivre et c’est très bien car nous ne sommes pas des suiveurs. Mais il y a des exemples qui peuvent nous inspirer, nous bousculer, nous appeler plus avant, vers l’espoir, le sourire, la paix intérieure, éventuellement la pleine réalisation de son moi intime.
Je voudrais en finissant en appeler à celles et ceux qui se sont découverts HP sur le tard, la 50 par ex. Pouvez vous nous en dire plus car très peu est écrit sur nous.
Merci de prendre la parole.
Bien à vous toutes et tous et merci à Cécile pour ton bouquin et ce site .
Chan
Bonjour Chan, et merci de rappeler ce très beau poème de Baudelaire. Il est publié quelque part sur le blog, et je sais qu’il avait généré beaucoup de réactions de reconnaissance sur le parallèle qui était fait entre l’oiseau et ces drôles d’oiseaux que nous sommes…
Vous utilisez le mot « actualiser » : est il à prendre au sens réalisation de soi ?
Je disais : « actualiser » notre surdouance dans ses différences uniques à tout un chacun.
Oui Cécile, « actualiser » au sens de réalisation de soi, mettre en actes, mettre à jour, en mouvement , donner naissance à, laisser libre cours au: coeur de notre être, son identité HP, dans ses variantes individuelles et singulières à tout un chacun. Je crois qu’il n’y a pas 2HP identiques.
Merci encore Cécile pour votre travail !
Chan
J’ai été dépistée à 50 ans également et je témoigne par bribes ici et là sur ce blog.
Bonsoir Tournevis,
En lisant votre commentaire du 5 décembre 11h44,
votre expérience à l’école, la disjonction entre comment vous vous saviez être intimement et la vision que les profs, sauf celle d’allemand, avaient de vous, j’ai immédiatement pensé au bouquin que je suis en train de relire et dont on parle si peu, alors qu’il est pourtant sorti en même temps à peu prés que celui de Cécile et Siaud-Facchin: l’adulte surdoué: apprendre à faire simple quand on est compliqué (2011).
Je pense en particulier à l’excellent chapitre sur l’identité, le vrai et faux self; Chap 4, p. 101-137.
L’auteure dépasse là les concepts basics et va plus loin, en profondeur avec les mécanismes de défense propres au surdoué/é et leur envers.
Je regrette, je ne vais pas ici aller plus loin parceque je suis trop dans la lecture de l’ouvrage mais vous renvoyer à sa lecture, si vous le voulez bien. Cet ouvrage me semble en effet fondamental, surtout si vous n’avez pas accès à toute la littérature anglophone, infiniment plus riche que ce dont, si peu, nous disposons en Français.
Bonne lecture donc !
Chan
Désolé !
La référence complète du livre: Monique de Kermadec: L’adulte surdoué. Apprendre à faire simple quand on est compliqué (2011).
Merci
chan
Merci Chan ! J’ai lu cet excellent livre, et l’ai annoté comme je n’ai jamais annoté un livre !! C’est le meilleur que j’aie lu sur le sujet.
Pour la littérature anglo-saxonne, j’y aurais accès si je n’étais pas si fatiguée de faire des efforts.
Encore merci, je vais sans doute relire MdK grâce à vous et en particulier le chapitre 4.
Bonjour Chan,
Merci pour ce poème de Baudelaire, et votre expression si pure et authentique à vous décrire. Je suis touchée par votre paragraphe « je jouissais de mon cerveau…la souffrance des ailes brûlées.
Il y a un point précis qui revient très souvent dans les témoignages, c’est cette notion de « confirmation ». Cela me rappelle le chemin de l’éducation religieuse chrétienne, au delà de la « grande communion », il y a la confirmation !
Nous ne pouvons pas échapper à la vérité de cette différence qui est là en permanence, nous la vivons au quotidien, et pourtant il y a comme un refus conscient ou inconscient de « valider » avec soi, de se reconnaître, l’environnement extérieur étant ce qu’il est, et non facilitateur (surtout en France !).
Alors, qu’est-ce qui fait que « le ciel tombe sur la tête » ? Y aurait-il là comme un point de non retour ? Une sorte « d’enfermement » non réversible dans l’isolement de cette différence ?
Quel que soit l’âge, le phénomène reste le même. Pourtant, il y a aussi une forme de libération. Cela me fait penser à la procédure du deuil, ce besoin final d’acceptation après toutes les phases successives (refus, colère, incompréhension, chagrin, négociation). CP (cf « je pense trop ») évoque le besoin de faire le deuil de cet absolu qui nous est si précieux, vous exprimez cela par le goût du risque et des extrêmes.
Serions-nous par cette confirmation semblables à ces oiseaux appelés les dodos (ils ont disparu à présent) qui avaient cette particularité d’être des oiseaux qui ne pouvaient pas voler du fait de leurs ailes atrophiées ?
« La souffrance des ailes brûlées »… La vie est renaissance permanente, et je partage avec vous (j’ai 51 ans) ce besoin de réalisation du moi intime, j’appelle cela « l’être », cette part de nous qui peut tout transcender, et redéployer ses ailes blanches.
Merci encore Chan pour votre partage qui m’amène à nouveau à reconsidérer cette fameuse « confirmation » chiffrée que je refuse, pour avoir trop souvent entendu dire (par les psy en tout genre) que j’étais un « cas ». Ma quête intérieure a été d’atteindre cette plénitude, cette paix intérieure, cette harmonie, et je sens à présent en moi une forme de complétude qui m’est très précieuse. Peut-être est-ce là la raison de cette souffrance ? Recouvrer ce bonheur de l’unité en soi.
Décidément, cette confirmation me poursuit !
Belle journée à toutes et tous, et merci de vos partages.
Bonjour Dominique
et merci pour votre réponse.
D’autant plus que je pensais moi-même à cette notion de ‘confirmation’, étant du même héritage chrétien. Étrange hasard, n’est-ce pas ?
Se faire confirmer (par quelqu’un d’autre), se voir confirmé dans ( son champ de recherche, ses certitudes, par ex.), se confirmer à soi-même quelque chose.
Le besoin d’une confirmation de notre différence, signifiant alors peut-être le droit d’être, la possibilité enfin de s’auto-valider, de valider avec soi, de se re-connaître, comme vous le suggérez. Peut-être, pour beaucoup, de naître enfin à cet être trop longtemps tenu dans la distance de la souffrance et de la peur…
Oui, nous vivons au quotidien « la vérité de cette différence ». Pour autant, je ne suis pas sûre Dominique que nous ne puissions pas y échapper (vos mots). Sinon, pourquoi et comment ne me-suis pas découverte plus tôt HP, mais à 50 ans comme vous ? Qu’est-ce qui s’est si longtemps et si farouchement refusé au dévoilement tout en me parlant au quotidien, se révélant-refusant dans un étrange je\jeu d’ombres et de lumières, à la fois si séduisant et destructeur ? Le refus était inconscient, comme une forme d’auto-protection: pas trop tôt, pas trop vite sinon tout va se casser, rien ne sera plus viable et le trauma sera mortel …Pas à pas, doucement, en prenant soin de s’aimer au passage, de se libérer, de se regarder en face, de s’apprivoiser, de se respecter, de s’honorer enfin.
Vous dites que le phénomène reste le même, quel que soit l’âge. Je n’en suis pas si sûre. N’y aurait-il pas de différences alors entre une HP de 20 ans, de 50, de 70 ? La traversée du temps et l’accumulation d’expériences nombreuses et diverses ne changeraient-elles pas la façon de se vivre HP ?
Je me revois à 20 ans et maintenant à 50 …et je peux nommer des différences, même dans la façon d’être HP: une tension moins dure, moins de rigidité dans les mouvements, une lucidité encore plus crûe (j’ai envie de dire « moins romantique »), et surtout une urgence d’être encore plus vorace et dévorante, de tout: savoir, énergie, désir, silence, chaleur, couleur …
Enfin arrive cette étape de la libération qui vous fait penser Dominique à la procédure du deuil et de ses phases successives: je pense que vous êtes en plein dans le mille là et cela résonne juste en moi.
Mais je ne sais pas pour les dodos , qui eux ne pouvaient pas voler. Certes mes ailes sont un peu abimées maintenant, c’est vrai, et j’y ai laissé quelques plumes majeures à cette chose curieuse et étrange que l’on appelle «vivre». Mais contrairement au dodo, je découvre que j’ai aussi des nageoires, des pattes, des écailles et que sais-je encore que je ne soupçonnes même pas tant la vie est «renaissance permanente», vos mots encore si justes.
Vous concluez en écrivant: «Ma quête intérieure a été d’atteindre cette plénitude, cette paix intérieure, cette harmonie, et je sens à présent en moi une forme de complétude qui m’est très précieuse» .
Et bien Monique, chapeau bas, vous avez là réussi où tant et tant s’épuisent encore, moi y compris.
«Peut-être est-ce là la raison de cette souffrance ? Recouvrer ce bonheur de l’unité en soi». Je ne sais pas qu’elle est la raison de la souffrance… mais cette perspective d’une unité en soi et de sa possible et réelle réalisation puisque vous en êtes la preuve vivante me semble un but digne d’une HP !
Merci encore Dominique du courage de cette rencontre et de sa singulière beauté porteuse d’espoir.
I owe you.
Chan
Je pense que ce besoin de confirmation vient de ce qu’on nous a toujours menti sur nous, et que nous l’avons cru puisque cela venait des adultes, qui savent, alors que nous sommes censées ne pas savoir. Un-e enfant croit devoir être ce qu’on attend de lui/elle, pour être aimé-e.
Je vais parler de moi : enfant, j’étais étiquetée « élève sérieuse ». Or je n’étais pas une élève sérieuse, je ne fichais rien !! J’étais seulement douée… Un de mes meilleurs souvenirs de classe, c’est en 2è quand la prof d’allemand s’est enfin aperçue que je ne fichais rien (elle me connaissait depuis la 6è !) Elle a été affreusement déçue et moi, j’ai éprouvé une telle jubilation ! Je sais maintenant que cette jubilation, plus que de la révolte adolescente, était la joie de me voir enfin reconnue pour ce que je suis, tout simplement (même si ce n’était que par le mauvais bout).
Autre exemple, ma mère me disait que j’étais adroite de mes doigts. Maintenant, je sais, grâce au test, que je ne suis relativement adroite uniquement à cause des efforts constants que je fournis : en effet, je suis dyspraxique, et je dois tout faire lentement, en pleine conscience et même moyennant souvent une intense réflexion, même pour des gestes simples, sinon je casserais, laisserais tomber (et malgré mes efforts je me cogne partout). Ces efforts m’ont épuisée. Je continue de les faire, mais maintenant sans les nier et ça change tout. Le déni épuise, aussi.
Donc oui, j’ai passé cinquante ans avec une image de moi qui n’était pas la bonne. Quel soulagement de retrouver ma vraie apparence ! De ne plus passer toute mon énergie à faire semblant d’être qui je ne suis pas, et sans même le savoir. Le déni dans toute sa splendeur.
Je suis également d’accord avec Chan, ce n’est pas pareil de se découvrir à 50 ans, quand on a donc passé 50 ans dans la peau d’une autre personne, à tenter désespérément de coller aux attentes des autres pour n’être pas complètement rejetée, ou de se découvrir jeune. Je suis encore étonnée de la facilité avec laquelle mes trois enfants (17 à 26 ans) ont accepté l’hypothèse du haut potentiel pour eux, alors que moi, j’ai tourné autour plusieurs années avant d’admettre ! Un enfant, ou un jeune, peut encore se construire, avec sa vraie identité. À cinquante ans, il y a tout un faux semblant et des montagnes de défenses à déconstruire avant de pouvoir être soi. Et ça, ça prend du temps, et de l’énergie, beaucoup même.
Toute une vision de soi et aussi des autres, de la vie, qui change. Vertigineux.
Chan, vous dites : « -N’y aurait-il pas de différences alors entre une HP de 20 ans, de 50, de 70 ? »
Il me semble bien que si, tout comme c’est le cas pour tout un chacun, HP ou pas, et si le regard d’une personne HP est décalé par rapport à la norme, il n’en reste pas moins qu’il lui faille apprendre et comprendre.
Vous dites également qu’il n’y pas deux HP identiques. Je crois que vous avez raison et je crois aussi que les circonstances parfois tardives de cette découverte sont la résultante de toute une série de circonstances qui fait qu’avant cela c’était prématuré car j’ai quelques doutes au sujet du hasard, et si parfois les ailes brûlées font mal, elles sont aussi la preuve que l’on a volé par soi-même.
Je pense aussi qu’avoir vécu longtemps ignorants de cet état particulier nous met face à des situations de vie qui nous font grandir, différemment certes, mais assurément, car dans l’absolu, il n’y aurait pas de sens à ce qu’il en fut autrement et « Dieu sait » si le sens des choses nous est important…
A mon sens, la meilleure façon de mieux vivre ce haut potentiel et d’éviter que le malaise diffus que l’on ressentait ne s’amplifie parce que, justement maintenant, on sait d’où il provient, est de se tourner vers les autres, uniquement avec l’envie de servir au travers de ce « cadeau de la vie» sans rien attendre en retour, de la façon la plus altruiste possible.
Ceci dit : « Bon sang, ce que c’est bon de vous lire… ! » – Il y a très peu de temps que j’ai 50 ans, à peine 15 jours que le diagnostique est posé, vous êtes espérance pour celui qui cherche.
Je me sens moins seule tout à coup !
Merci à vous.
Sabe.
Sabe dit « je crois aussi que les circonstances parfois tardives de cette découverte sont la résultante de toute une série de circonstances qui fait qu’avant cela c’était prématuré car j’ai quelques doutes au sujet du hasard »
Euh… quand même ! Je ne crois guère au hasard, mais quand même, ce n’est que récemment qu’on redécouvre qu’il existe peut-être des personnes à l’intelligence différente ! Suis-je responsable si, alors que j’étais enfant, personne ne s’est demandé ce que signifiait que je soies la meilleure en classe, de loin et sans effort ? Où est la prématurité rendant la prise de conscience possible ?
Suis-je responsable si en 2003, alors que l’internet était encore trop peu répandu pour que je fasse mes propres recherches, la psy à qui j’ai parlé de mon éventuelle précocité m’a fait croire que si j’avais été précoce, j’avais été rattrapée par les autres et était donc comme tout le monde ? Où est la prématurité rendant la prise de conscience possible ?
Sincèrement, je ne vois pas le mal que ça m’aurait fait de me savoir alterdouée bien plus tôt ! J’aurais pu comprendre mes fils et leur éviter bien des tourments, par exemple…
Je voulais ajouter : apprendre qu’on est alterdouée, c’est comme apprendre qu’on est adoptée. Quand on le sait depuis toujours, c’est une évidence qui ne perturbe guère plus que la couleur des yeux ou des cheveux. Si on l’apprend tardivement, même si d’une certaine façon une partie de nous l’a toujours « su », eh bien c’est quand même un sacré choc ! Actuellement il semble évident de ne pas cacher à un-e enfant adopté-e qu’ille l’a été, un jour viendra où il sera tout aussi évident de ne pas cacher à un-e alterdoué-e qu’ille l’est, non ?
J’ai appris au mois de juin dernier que j’étais HP (137). Sur le moment, j’ai compris enfin la solitude, la souffrance et l’aisance intellectuelle, la curiosité. J’ai lu le livre de Cécile dans lequel j’ai découvert des témoignages poignants. Je pensais que j’allais pouvoir me comprendre et avancer. Malheureusement, aujourd’hui je me sens encore plus seule avec un diagnostic qui me dépasse. J’ai essayé de trouver de l’aide auprès de psychologues mais j’ai vraiment l’impression d’être une bête curieuse, de faire un caprice. Quelqu’un connait-il un psy sur Tours? merci de votre aide
Si quelqu’un a une suggestion, je vous transmettrai la réponse en privé
Bonjour Catecefa
Je ne sais pas si tu trouveras un psy qui pourra t’aider. A priori, si les proportions sont les mêmes chez eux, seulement 2% des psy peuvent appréhender ta pensée. Mais si tu veux échanger avec des personnes qui se sont découvertes HPI, qui le sachant ont appris à vivre avec, alors tu peux venir discuter avec nous sur le chat du loup > http://www.le-loup.info/meow
des therapies debutees des l age de 15 ans que je croyais mettre en echec mais en realite je faisais face a des psy incapables de me suivre, un autodiagnotic il y a 7 ans jamais valide en test par peur de le rater ou plutot de le faire rater..
L autodiagnostic m a soulage et mortifie, je pouvais certes mettre des mots sur les maux mais aussi ce qui augmentait le champ des possibles le reduisait egalement cf intelocuteurs susceptibles de me comprendre, amoureux potentiels…inexistants
Des therapies mises de cote pour me rapprocher du corps afin de dompter le mental et puis dernierement une demande d assistance a psy suite a burn out plus harcelement.
J ai voulu gagner du temps ave elle schemas de conduite premiere seance, evocation de la douance qu elle a refutee questionnant la notion de normalite mais curieusement j ai reentendu dans sa bouche les termes albatros et imposteur que javais deja prononce precedemment et elle s etonnait que j aille plus vite et plus loin qu elle…
Bref interroger la notion de controle-maitrise vs estime de soi est interessante j y travaille et vais etre amenee avec succes je l espere
En testant de nouvelles pratiques..
Tout ca pour dire que je mets regulierement la douance de cote pour y revenir
Regulierement des qu un pb se profile car generalement pour reprendre l image d un post sur ce blog parler francais vs chinois….pb de com
Probleme de velocite, probleme de valeurs, ecueils incessants
J etais allee voir arielle adda j en suis sortie demoralisee si qq un ou qq une a une adresse de psy coach pour apprendre a naviguer chez les autres cela m aiderait bien car je galere un peu et souhaite changer de systeme de navigation:-)
Bonsoir luluonthebridge
Voulez vous bien nous préciser dans quelle région vous habitez pour qu’il vous soit répondu ?
Je m’engage à vous transmettre en privé les réponses s’il y en a
Bonjour Cécile,
Merci pour cette proposition et pour votre reactivite. Je suis sur paris,pas relu là dernière fois.et le tactile joue des tours.. intéessée par une approche coahing ,pratique…insucces du blabla analytique que je peux bien évidemment pratiquer sans assistance aucune
Many Thanks
Bonjour, j’ai 51 ans. Je ne suis pas passée par la batterie des tests, (ma mère était opposée à ce genre de pratique), et je me suis interrogée longtemps sur les raisons pour lesquelles je n’avais pas besoin d’ouvrir les livres pour apprendre (je faisais les devoirs de français et de ma maths de ma soeur âgée de 4 ans de +) Je savais lire à 5 ans, et je ne sais pas comment j’ai appris, vraisemblablement en observant et en écoutant mes frère et soeurs aînés. A 13 ans, je me suis achetée des livres qui proposaient des tests. Je les ai tous faits, à constater que mes résultats ne figuraient même pas sur les courbes proposées. Depuis ce jour là, j’ai renoncé à toutes formes de tests, en observant simplement qu’ils n’allaient pas au delà de ceux qui les avaient créés. Côté émotionnel, cela m’a demandé beaucoup de pratiques différentes, et je me suis formée à toutes sortes d’outils de communication de pointe, et de développement personnel pour me comprendre dans mes fonctionnements, et accueillir cette différence (là encore je n’ai pas trouvé de personne en écoute véritable).
Il y a 6 mois, j’ai lu le livre de Christel Petitcolin « je pense trop » qui exprime la différence entre surdoués et normaux-pensants, qui m’a apporté un nouveau soutien. Elle exprime dans ce livre les raisons pour lesquelles effectivement nous ne trouvons pas d’aide auprès des « normaux-pensants » (je reprends ses termes), tout simplement parce que l’autre (psy ou autres) ne peut pas appréhender notre réalité intérieure, faute de savoir ce qu’il en est vraiment. Autre auteure sur le sujet, Jeanne Siaud Fachin. Elle a toute une équipe de travail spécialisée pour les 2 extrêmes, les hors-normes. J’ai deux filles, également surdouées, (mon père l’était aussi) à dire, c’est de façon permanente qu’il est nécessaire de se « recadrer en soi » pour maintenir le bien-être. S’aimer soi avec cette différence, s’accepter, même si nous sommes plus souvent rejetés qu’accueillis par méconnaissance de ce que nous sommes. Il est tout aussi important d’avoir recours à des pratiques respiratoires conscientes (marche -méditation-yoga-gi gong- taï-chi) pour lâcher prise avec ce mental tellement gourmand de nouveautés et d’apprentissage.
Ce n’est pas une maladie d’être surdouée, c’est un talent. Apprendre à vivre avec ce talent, est essentiel. Ce qui change alors, c’est la perception du monde extérieur. Cela permet aussi d’apprendre à se protéger des personnalités toxiques (cf « je pense trop ») et de se canaliser pour simplement être tout de soi.
La personne toxique la plus dangereuse étant le pervers manipulateur http://www.perversnarcissique.fr/pervers_narcissique.html
Bonjour,
Cela me gêne un peu de poster un énième témoignage de remerciement à Cécile qui a déjà un vrai fanclub au vu des postes précédents :).
Mais j’y tiens quand même car votre livre m’a donné l’élan et le courage d’aller me confronter au test.
Cela fait moins d’une semaine que je sais et j’ai du mal à l’accepter (je soupçonne le psy de vouloir s’enrichir sur mon dos en m’incitant subtilement à faire une thérapie de soutien). Pourtant, je sais bien, au fond de moi, que cette réponse je l’attends depuis plus de dix ans (j’en ai 27).
J’ai adoré la réaction d’Alien : « Je n’étais plus « folle » !!!
J’étais simplement « hp ». »
J’ai eu la même en sortant de la séance de restitution des résultats :).
J’imagine qu’on est nombreux à avoir la même, une sorte de soulagement.
J’ai une question pour les plus expérimentés :
Doit on garder le secret ou l’annoncer à ses proches ?
Pensez-vous que ça peut améliorer la compréhension mutuelle si ils le savent ?
J’ai un peu peur de leurs réactions car la plupart des gens ont une image erronée des surdoués.
Encore merci à Cécile et à la « tribu » qui l’a aidé à réaliser ce livre.
Merci de dépasser votre gêne 😉 parce qu’à mon sens, ces témoignages que vous déposez et qui valident ce que j’ai identifié, viennent également témoigner du soulagement ressenti.
J’insiste toujours : ce livre n’est pas fait pour étiqueter, mais pour soulager.
Alors, ces témoignages de soulagement, au delà du fait qu’ils me sont précieux (bien sûr, c’est un merveilleux trésor qui s’accumule devant mes yeux, et beaucoup d’émotion aussi), je crois qu’ils rassurent ceux qui vont venir et qui se sauront alors moins seuls et pourront retrouver l’espoir en les lisant.
Et ça, ça me semble primordial.
Bonjour Sylver,
Vous aimez ce que j’ai écrit ? 😉
Et bien moi j’aime aussi ce que j’ai lu de vous, lorsque vous dîtes que vous avez pensé que le psy voulait s’enrichir sur votre crédulité (je résume…). Figurez-vous qu’après la période d’euphorie déclenchée par les résultats de mon test, je me suis dit que c’était forcément faussé, et que cette psy spécialisée chez les adultes surdoués avait sans doute eu la perfidie de me dire que j’étais hp dans le seul but que je lui envoie certains de mes amis « détraqués »… On ne s’en sort pas avec nos neurones qui se comportent comme des chauffards sur des pistes cyclables !!! 😀
Ensuite, pour répondre à votre question : « faut-il en parler à ses proches? »….franchement, ça dépend de vos proches et des relations que vos entretenez avec eux !
Personnellement, je l’ai dit à mon mari et je pense que ça a sauvé mon couple car nous avons enfin pu comprendre ensemble que les énormes différences qui nous opposaient souvent l’un à l’autre n’étaient pas là dans le seul but de nous faire du mal gratuitement, mais venaient bel et bien d’un réel fonctionnement très différent de nos cerveaux respectifs. Et si l’amour est encore présent, on peut sauver bien des situations assez critiques… On dit souvent que la communication est la clef des rapports humains…oui, je suis d’accord, mais si le vocabulaire employé n’a absolument pas le même sens pour l’un et pour l’autre, on finit tout simplement par se recroqueviller et dépérir sur place., ou s’entre-tuer ! 🙂
Et même si je continue à être toujours complètement décalée dans la plupart des situations de la vie courante, je me dis à présent que ça vient du fonctionnement particulier de mon cerveau et de mes sens, et non d’une hypothétique maladie mentale dont je serais atteinte, et encore inconnue du corps médical ! Vous allez me dire que ça ne résout pas le problème, mais ça rassure sacrément celui qui vit à l’intérieur de ma boîte crânienne (je me considère un peu comme un conducteur « d’engin emprunté » pour une vie sur Terre…). Je ressemble aux humains, mais j’ai toujours cette pénible sensation de ne pas être exactement comme ceux que je côtoie…
Alors tout ceci pour vous dire qu’il faut choisir son interlocuteur lorsqu’on veut se dévoiler.
Comme vous le dîtes si bien, le terme de « surdoué » représente aux yeux de la grande majorité de la population un binoclard prétentieux et omniscient ! L’aspect émotionnel n’existe même pas dans leur esprit, alors que pour quelqu’un comme moi (et pour beaucoup), il est la partie immergée de l’iceberg (caché, enfoui, invisible de l’extérieur, et qui empêche de se mouvoir comme les « autres »).
Sylver, la balle est dans votre camp, à vous de « sentir » à qui vous pouvez le dire, et surtout qui peut « comprendre » ce que vous direz.
Protégez-vous, cette information est une bombe pour ceux qui nous jugent, mais elle peut aussi être une mine de diamant pour ceux qui vous aiment pour ce que vous êtes réellement 🙂
Soyez heureux 😉
Je voulais vous dire merci, tout simplement pour ce livre témoignage, un de ces livres qui apaisent, qui font qu’on se sent moins seule tout d’un coup, un de ces livres qui font du bien… D’une Cécile à l’autre, « révélées » au même âge, j’ai trouvé la ressemblance jolie… Mieux vaut tard que jamais, à nous de faire au mieux désormais :). Merci !!!
Bonjour.
Cela fait plusieurs jours que je suis sur votre livre ; oui, il est rare que je prenne tant de temps à lire ; mais comme je mets des annotations à chaque fois que je m’y trouve ou que j’y trouve mes enfants, c’est long, très long !
Je dois passer les tests sans tarder, c’est ma psy actuelle qui me l’a demandé (c’est le troisième psy qui me le demande) ; et cette fois, c’est le bon moment.
J’ai pris mon courage à deux mains, et j’ai trouvé une psy (n°4) qui fait passer les tests aux adultes.
J’ai eu un entretient préalable avec n°4, à la fin duquel elle a accepté de me les faire.
Avant ce rendez-vous, une fois ma décision prise, je trouvais anormal que n°4 puisse décider que je ne les passe pas malgré l’avis de trois autres psy.
Mais maintenant, je crois que je la comprends, elle voulait s’assurer que cela ne me fera pas plus de mal que de bien, et que je serai accompagnée pour la suite.
Elle m’a dit qu’elle n’avait aucun doute sur le résultat, je le suis.
Et pourtant, moi, je doute.
Je suis à un tournant de ma vie, je vais avoir 38ans, et il me reste la moitié de ma vie encore.
Je ne veux plus la regarder défiler comme un film sur un écran, je veux la mettre en scène.
Je veux décider pour moi de ce qu’il me faut, je veux exister pour moi et non que pour ma famille.
Je veux apprendre, créer, vivre, et plus uniquement survivre.
J’espère que les tests seront positifs, au moins je saurai ce qui cloche chez moi, et qu’ils vont m’aider à m’accepter telle que je suis. Et qu’ils m’aideront auprès de mes enfants.
Je resterai toujours celle dont les autres disent qu’elle est bizarre, mais je saurai.
Merci pour votre livre, même si mes doutes sont et seront toujours là.
Bonjour Gwendo,
Bienvenue au club des « bizarres » 🙂
J’avais 39 ans l’an dernier lorsque j’ai découvert le livre de Cécile Bost (en juin).
J’ai fini par passer le test le 10 novembre. (je n’en pouvais plus de me demander si j’usurpais mes sensations d’être ce que je pensais être….(une formalité selon les hp qui me connaissaient).
Le résultat obtenu a confirmé mon « état » 🙂
Je l’ai accueilli non comme un trophée brandit à la foule en délire prête à me lapider en place publique…mais plutôt comme une bouée de sauvetage hyper confortable jetée à la mer à une alien qui se débattait depuis trop longtemps dans un océan agité. ( ma famille n’est pas au courant que je le suis…sauf mon mari, mes enfants, et 2 ou 3 vraies amies).
Je suis moi aussi maman de 2 enfants dont 1 est hp , et je sais combien il est difficile de faire face à la vie pour protéger ceux que l’on aime le plus au monde…en ayant déjà soi-même du mal à survivre dans cette cocotte-minute de tous nos sens sollicités et pilonnés à longueur de journées !
Je n’ai pas de conseils spécifiques à vous donner pour votre vie puisque chaque cas est unique !
En revanche, je tenais après la lecture de votre témoignage, à vous dire que vous n’êtes pas seule !
Lorsque vous « saurez » qui vous êtes, votre vie et le regard que vous portez sur elle seront peut-être totalement métamorphosés.
C’est ce qu’il s’est passé pour moi. J’ai compris pourquoi la petite coquille de noix que je j’étais avait été autant malmenée par la vie…j’ai compris mes souffrances, et j’ai pu enfin mettre un mot sur mes sentiments, mes sensations, et mes ressentis tellement exacerbés depuis toujours !!!
Je n’étais plus « folle » !!!
J’étais simplement « hp ».
Ne vous regardez plus dans le miroir avec une projection déformée de vous-même ! Faîtes appel à votre vrai regard…votre regard intérieur, et admirez-vous enfin pour votre juste valeur !
Osez vous aimer avec toutes vos bizarreries….nous sommes tous des champions en la matière…:)
Je vous souhaite tout le bonheur qui va vous arriver lorsque les nuages se dissiperont…
Je vous souhaite beaucoup de joies et de rires avec vos enfants.
Et je vous envoie toute la force (que vous avez déjà sans doute) pour affronter la vie dans cette nouvelle perspective…dans une nouvelle dimension…plus grande, plus belle, plus lumineuse !
Soyez heureuse d’être « bizarre », et ne regardez plus les gens qui ne vous acceptent pas comme vous êtes, passez votre chemin et ignorez les !
Comme vous le dîtes, nous sommes à la moitié de nos vies…Et je pense qu’il serait grand temps de vivre avec nous mêmes, afin d’envisager de pouvoir vivre avec les autres : ceux qui vous aimeront pour ce que vous êtes, et non pour ce que vous vous imposez d’être.
Je me permets de vous envoyer toute mon affection, mon soutien, et toute l’énergie qui vous permettra de naître pour la seconde fois…:)
merci beaucoup alien !!!
vivement que lundi soit passé, que le diagnostic soit posé !!!
par contre, chez moi personne n’est au courant, je ne le dirai pas à mon mari (il ne comprendrait pas, et cela ne le concerne pas)
ni à mes enfants (je le leur dirai plus tard, lorsqu’ils auront grandi, mon fils est presque HP( un peu en dessous de 130) et ma fille est HP (un peu au dessus) et pourtant c’est à mon fils que cela pose le plus de problèmes).
mes parents savent, même si ma mère le prend mal, elle n’en voit pas l’utilité ; elle sait que je vais mal, mais elle ne sait pas à quel point.
et deux amies, mais je ne suis pas sûre qu’elles comprennent le niveau émotionnel, elles ne voient que le côté : intelligence.
Pour vous HP, ce n’est que au dessus de 130 ou cela commence après la normale ?
en tout cas merci d’être là.
merci beaucoup.
Bonjour Gwendo
Au milieu d’une pause obligée d’un mois, l’accès hyper rapide à internet – j’en profite !
Je vous suggère d’aller jeter un coup d’oeil sur les billets rédigés par Stéphanie Aubertin autour du QI
Votre fils n’a pas 130 mais souffre.. c’est là que c’est d’atant plus grave : qu’il n’ait pas 130 ne signifie pas qu’il n’est pas HP.
Le stress, l’émotivité, une « dys » quelconque, une inhibition intellectuelle plombent une passatio de test.
J’en sais quelque chose.
Pensez à rester à l’écoute de vos enfants en oubliant les bien pensants qui vous diront ce qu’il faut faire !
Gwendo, je ne connais pas l’âge de vos enfants, mais à votre place je leur parlerai de ce qui se passe ; il n’y a pas pire que les non-dits. Vos enfants, inconsciemment, « savent » qu’ils ne sont pas comme les autres. Savoir qui ils sont, ce qui signifie que vous-même sachiez vraiment ce que signifie être alterdoué, ne peut que les soulager, les libérer.
Il y a gros à parier que votre fils est alterdoué, et n’être pas reconnu pour ce qu’il est est d’autant plus douloureux. Sans compter que, seul garçon entre sa mère et sa soeur, il se retrouve seul « non hp » ?
On sous-estime souvent l’hyper-émotivité et l’hyper-affectivité des garçons.
Bonsoir, j’ai relu un peu les commentaires concernant les enfants HP et cette histoire de score de 130. Cécile vous avez raison, il faut suivre son instinct et ne pas se fier aux tests. Je voudrai également partager une expérience que nous avons vécue avec notre fils. Nous avons fait une tentative pour l’intégrer dans une « pseudo » école pour HP. On nous a promis la « Lune », sauf que quand on nous a présenté la facture pour une année scolaire, là c’était la catastrophe. Personne ne nous a soutenu, un faux espoir a été miroité à nous en tant que parents et à mon fils, qui est profondément déçu et qui a tout de suite compris en me disant » Maman, cette directrice n’est pas HP, autrement on aurait trouvé un arrangement financier ». Après plusieurs jours épuisants pour trouver le financement, nous avons décidé de le remettre dans son ancienne école qui est une école publique. Et tout cela pour vous expliquez que le financier a pris de dessus sans tenir compte de l’intérêt de l’enfant. J’avais envie d’y croire, un espoir, et finalement on s’est dit avec mon fils, on s’est trompé. Mais finalement je ne crois pas. Cette expérience nous a permis à nouveau de constater que la plupart des personnes prétendent connaître les HP, mais ne comprennent rien. J’ai de chance d’avoir des enfants qui comprennent tout et on est connectés. A bientôt.
Bonjour Gwendo,
Vous dîtes que votre fils est « presque hp » ?!
Je pense sincèrement sans trop me tromper que l’on est hp ou pas….mais « presque hp », ça n’existe pas 🙂
Le seuil des 130 est une indication, rien de plus, pour aider au diagnostic . Mais tout test doit être accompagné d’un entretien d’au moins 1h avec le psychologue afin de déterminer la personnalité du sujet concerné.
Votre fils, paralysé par son flux d’émotions a peut-être « raté » de peu les 130, mais ça ne veut absolument pas dire qu’il ne soit pas HP…
Ne vous laissez pas dicter votre conduite par les gens bien-pensants. Fiez-vous à votre instinct maternel.
Votre fils souffre et vous devriez (sans vouloir vous obliger…) lui parler de ce que représente l’état de hp. A votre fille aussi d’ailleurs…
Vous savez, mon fils l’est, et je ne voulais pas le « pervertir » en le lui disant, afin qu’il reste le plus dans la norme possible et qu’il ne prenne pas la grosse tête ! Idée idiote de ma part car la vie vous rattrape toujours…Et lorsqu’il m’a avoué un soir au coucher en pleurant : « maman, je n’en peux plus, je ne suis pas comme les autres, je me sens seul tout le temps, les jeux des autres sont nuls et personne ne comprend mes blagues, personne n’aime jouer aux mêmes jeux que les miens, ils veulent tous se bagarrer ou jouer au foot !!! Moi j’aimerais faire des choses plus intéressantes, faire des questionnaires sur les capitales du monde entier, construire des tours en spirale, jouer au scrabble. Alors je suis obligé de faire semblant d’être comme eux sinon je suis tout seul. Et quand je me cache pour les éviter, ils viennent tous me chercher pour m’obliger à jouer avec eux, et ils me donnent des coups de pieds je ne veux pas. L’autre jour j’ai même été obligé de passer la récré enfermé dans les toilettes pour être tranquille ».
Alors quand vous pensez à ce que nous, adultes, ressentons…imaginez ce qui peut se passer dans la tête d’un enfant qui passe 8h par jour avec des « non-semblables », sans aucun moyen de s’échapper !!! C’est effarant tout de même !!!
Je lui ai alors tout dit, le terme de surdoué, le fait que je le sois aussi et qu’il n’est pas le seul à ressentir toute cette solitude, même en groupe, et nos différences avec les np…Depuis il va beaucoup mieux et son chagrin s’est fortement estompé ! Il a compris et surtout il « sait » .
Ne laissez pas votre fils se dépatouiller seul avec ses angoisses… Demandez de l’aide sur ce blog pour avoir les coordonnées d’un bon psy près de chez vous qui pourra aider votre petit loup 🙂
Quant à vous, prenez soin de vous aussi. Ne vous laissez pas maltraiter par un conjoint totalement immature qui ne vit que pour lui !
Vous êtes un être humain à part entière, et vous n’avez pas à subir votre vie de la sorte !
Suivez votre instinct ! Osez voler de vos propres ailes avec votre projet créa…vous y gagnerez en liberté personnelle, et vous aurez des aides pour assumer financièrement vos petits.
Pour finir, les « amies » ou « amis » ne comprennent pas toujours , (voire jamais !) ce que signifie « surdoué »…. On ne projette que cette image faussée du binoclard 1er de la classe….et jamais ce quasi-handicap mental dont nous souffrons tous, à des degrés divers…Et lorsque je dis « handicap mental », je parle aussi des nombreux handicaps physiques !!! 😀
Vous savez mieux dans votre tête ce que vous voulez faire de votre vie, et j’ai l’impression que c’est une question de mois…C’est beau de voir quelqu’un renaître de ses cendres…ça m’émeut toujours beaucoup !
Haut les coeurs !
réponse à Cécile, Tournevis et Alien.
Mes enfants savent qu’ils sont HP, ils connaissent le chiffre qu’on leur a fixé (!).
Mon fils est suivi par une psy avec qui il est à l’aise, qui ne le juge pas, et qui lui donne juste des clés pour comprendre les autres, et essayer d’adapter ses réponses aux autres.
Il est comme moi très anxieux ; par contre il est très sarcastique dans ses réponses humoristiques aux autres, ce qui est apprécié ni par les élèves, ni par les profs.
Pour ma fille, ça va, elle fait des colères, mais elle grandit !
Je pensais bien que pour vous le chiffre ne compte pas ! Mais il m’est arrivé de rencontrer des personnes qui ne voient que ça !
c’est plus que je ne veux pas leur dire que je suis comme eux.
déjà, je verrai lundi aprem ce que les tests vont me révéler, et j’aurai aussi l’entretien de débriefing la semaine suivante.
peut-être, à ce moment là, je leur en parlerai.
mais, je ne le crois pas, car je ne veux pas que mon mari le sache. et ils auront beaucoup de mal à ne pas le dire même par inadvertance.
en tout cas merci beaucoup d’être là.
et pour ma vie professionnelle, j’ai des pistes à explorer plus à fond, mais ça suit son cours !
Bonjour,
J’ai lu votre livre conseillé pas Zebra crossing, et je vous tire mon chapeau !
Je me doutais de quelque chose après avoir lu « Trop intelligent pour être heureux » de J. Siaud-Fachin. Votre ouvrage m’a confirmé mon ressenti, et conforté un doute me taraudant depuis toujours.
Mettre des mots sur son mal être et en identifier l’origine est cathartique.
4 questions se posent à moi à présent :
– dois-je passer le wais 4 ?
– dois-je passer les tests pour entrer à la mensa ?
– comment faire pour utiliser/gérer ce cerveau sur-efficient ?
– que vais faire de cette façon neuro-boosté de penser et de percevoir le monde ?
Je vais poursuivre ma route en espérant trouver d’autre carte comme votre livre pour me guider.
Grandement merci.
Cordialement.
Gits
Merci de votre témoignage Gits.
Si vous voulez entrer à Mensa, alors je pense qu’il vaut mieux passer un test chez un psychologue en ville : le test d’entrée à Mensa n’a rien à voir avec un WAIS (pour les puristes : unE WAIS) lequel peut vous donner quelques indications sur votre mode de fonctionnement (comme par exemple une « dys » qu’on est le premier à ignorer) et ainsi vous permet de mieux vous connaître.
Un test passé avec un psychologue qui valide votre surdon vous permettra d’entrer à Mensa.
… mais si vous avez moins de 130 avec un psychologue qui vous expliquera que « c’est normal, parce que vous étiez stressé, ému, et que vous êtes dyslexique » (c’est un exemple), effectivement, Mensa ne vous admettra pas, si j’ai bien compris la règle du jeu de l’association.
Je vous renvoie ainsi à la lecture des billets de Stéphanie Aubertin sur les tests de QI.
Cela dit… dès lors que vous vous retrouvez dans ces descriptions d’hypersensibilités, d’intensité et de rapidité, « officiellement » surdoué ou pas, qu’en faire ?
(Au passage, j’ai une de mes amies qui a trouvé cette très jolie formule « ressembler à un zèbre sans en être un c’est plutôt fortiche »).
L’exploration prend du temps. Le maître mot est « complexité »
Pour ma part, revisiter toute sa vie en identifiant en quoi cette complexité a pu avoir un impact sur certains événements marquants me semble être une base.
Je ne pense pas que vous puissiez y arriver seul.
Un accompagnement sera important (avec un thérapeute qui est au fait de cette complexité).
Il sera important que vous retrouviez vos rêves d’enfants, vos aspirations, que vous recentriez vos besoins créatifs (qui ne sont pas forcément que dans le domaine de l’art) et que vous arriviez progressivement à vous réaligner avec vous-même.
En fonction de la situation vécue, c’est un travail qui sera douloureux et long : changer d’orientation profesionnelle par exemple, n’est pas évident du tout, non seulement en fonction du nombre d’années écoulées, mais aussi parce que vous pouvez avoir des contraintes (familiales en particulier) qui feront pression pour que vous n’évoluiez pas.
Aller contre les autres, s’affirmer… et surtout avoir confiance en soi… beau challenge dans certains cas !
Enfin, la gestion des émotions ne signifie pas les brider ou les nier. Ca signifie les accepter, mais aussi apprendre à décrypter consciemment celles des autres pour éviter l’envahissement émotionnel. C’est l’une des façons de mieux utiliser/gérer votre cerveau.
Bonne continuation Gits 🙂
C’était donc ça….!! Merci pour ce livre…Vraiment!! Pour la première fois, tout prenait sens…!! J’ai le sentiment d’avoir repris le cours de ma vie, que j’avais quittée quand j’avais 8 ans…
Merci…
Merci de votre témoignage. Que de soulagement je peux resentir quand je sais que mon travail a pu aider quelqu’un… Merci !
Je voudrais savoir si il y a des autres qui ont aussi les hyper-sensibilités au niveau allergies (premier piquer de désensibilisation m’ont rendu malade!), dans un climat sec; peau qui saigner presque tout seul, yeux très sensible au UV et bien sur je voir bien dans le presque noir sans être Bugs Bunny. Comme ça on a encore l’étiquette ‘difficile’ et ‘trop sensible’. Mon ‘frère’ m’avait laissé abandonné dans les urgences avec une crise de tétanisation dû à une réaction allergique. J’avais eu un vrai peur de mourir parceque je n’avais jamais eu ce genre de chose. Au télèphone il m’avait niet comme toujours.
Bonjour Marie
Oui, l’hyperesthésie – l’hypersensibilité est une particularité des surdoués.
La tyranie de la sensibilité est l’objet du chapitre 3 de mon livre et ces allergies et hypersensibilités sont évoquées (cf pages 85 et suivantes : http://fr.calameo.com/read/00001585657d8a91506ad?authid=KLSyrVErwFiU)
Bonjour à tous,
Je me suis souvent posé la question, à savoir « suis-je surdouée? », question à laquelle la lecture de votre livre (que j’ai acheté par pure curiosité), a répondu.
Seulement, après l’extase du « c’était donc ça! », je me suis vite retrouvée en passe de me poser énormément de questions, tout d’abord introspectives puis, sur mes rapports aux autres.
Je me suis rendue compte que j’avais en fait conscience de ma douance depuis très jeune (j’ai 23 ans), mais, peu encouragée par mon entourage, je me pensais alors à l’opposée c’est à dire débile, ou schizophrène voire bipolaire et même autiste! Bref, tout cela est bien loin. J’ai trouvé dans cet ouvrage énormément de réponses à mes questions et les témoignages m’ont permis de me sentir moins seule. J’ai parlé du surdon a certains de mes amis que je soupçonnais d’être eux aussi surdoués et qui m’ont avoué déjà le savoir car déjà testés (ils préféraient que cela reste secret et je les comprend). C’est fou comme à présent nos relations ont changé puisque désormais je remarque que nos conversations vont du tout au tout selon que nous soyons entre nous ou avec d’autres personnes (on va dire que les conversations m’intéressent plus quand nous sommes seuls ^^).
Je pense que c’est important de partager ce type de réflexions avec des gens qui ont le même raisonnement et la même sensibilité pour partager des moments où l’on peut parler librement sans avoir peur d’être jugé comme étant « ce que l’on est loin d’être ».
Je me suis aussi rendue compte d’une chose, c’est que nous sommes très peu informés sur le surdon et c’est bien dommage, cette connaissance pourrait aider beaucoup d’enfants et d’adultes qui comme moi, ne comprennent pas leur façon de fonctionner si différente.
Bonne continuation à tous!
Impressionnant, n’est-ce pas, de se risquer à avouer son mode de fonctionnement presque comme si c’était honteux ?
Vous avez raison de mentionner le peu d’informations qui existent sur la réalité du surdon. Ce site, à sa façon, tente de contribuer à la pédagogie,
à la diffusion de l’information, à la démystification / démythification du sujet. Et je crois qu’il y a encore du boulot !
Merci de votre témoignage !
ce qui est curieux – à lire ce témoignage et au regard de ma propre expérience -, c’est qu’on dirait que les hp auto-diagnostiqués semblent plus facilement en parler à ceux qu’ils soupçonnent de l’être, que les hp diagnostiqués officiellement ?
ça vient d’où, ça ?
il me semble pourtant qu’il n’y qu’en « avouant » qui nous sommes, au moins à nos semblables, que nous pourrons faire avancer les choses, sortir de la clandestinité et faire valoir notre droit d’être nous, tout simplement, exister, vivre, juste ça…
J’aime beaucoup le terme « hp auto-diagnostiqué ». J’en suis moi-même un. Et je défend ce « diagnostic » avec véhémence. A-t-on besoin d’un psychothérapeute pour savoir qu’on est gaucher (de la main)?
On ne peut pas passer à côté de la différence. On peut ne pas être sûr de la nature exact de sa différence, mais il est « évident » qu’on est différent. D’ailleurs, si on se nie, les autres vont se charger de nous la rappeler cette différence.
HP auto-diagnostiqué (après un long combat) et fier de l’être.
Bonjour Jed,
Je suis entièrement d’accord avec vous et ne comprends pas qu’on ait besoin d’ un psy ou d’ un test pour savoir que l’on est hp.
Nous avons la chance d’avoir internet et des livres qui traitent du sujet ce qui réduit le fossé de la connaissance entre nous et autres « experts psy ».
Il ne dépend que de nous de jouir de ce beau potentiel afin de mieux nous prendre en charge! Pour cela il faut:
Courage , Patience, Tolérance envers soi et les autres, et surtout Persévérance
Bonjour
Si tout était si facile… Savoir et pouvoir se reconnaître seul n’est vraiment pas donné à tout le monde.
Je souhaite que ceux qui n’ont pas cette dificulté sachent trouver les mots pour ençourager ceux qui pataugent encore douloureusement
Jed, je suis assez impressionnée par votre force intérieure ; personnellement je n’aurais pas pu.
A choisir entre le doute qui ronge où la vérité qui arrive en pleine face, j’ai préféré m’affronter moi-même et j’avoue que j’avais très peur…
Par contre, lorsque le psychologue m’a confirmé un HP, c’est comme si il m’avait montré une porte au fond de moi avec un message tacite qui disait : « allez chercher là-bas ce que vous êtres vraiment ! » ; le psychologue avait, en me mettant face à moi-même, levé le doute ainsi que la peur, et cela a été pour moi une libération.
Ceci dit, entre les tests et le résultat, j’ai tourné autour des sites comme celui de Cécile, sans oser m’exprimer parce que vu au travers d’un regard qui n’est pas certain, les personnes à haut potentiel sont encore trop marginalisées.
C’est vrai qu’il y a du boulot… !
J’ai le sentiment qu’il y a là une voie à tracer pour bien des personnes… et nous pouvons être, chacun, un pavé de cette voie.
que dire si se n ‘est qu ‘il me reste que mon pc pour m ‘exprimer pour me soulager de temp en temp mais meme si je suis surdouée je reste aux yeux de ce monde une femme qui a un passer douloureux et qui n a pas fais d’etudes me concernant je vis avec en silence car ce monde n ‘est pas assez evoluer pour comprendre il prefere vous mettre une pancarte de depressive de parano alors il est plus facile pour moi de me faire passer pour une malade auprés de mon psy et de cette population ignorente que de justifier mon intelligence ma plus grande peur est pour mes enfants car ils seront aussi confronter a cette solitude et ce jugement de cette sociétée qui avance a 20 klm heure .merci de votre ecoute
Bonjour Bret
Merci de votre témoignage.
Je crois qu’en écrivant votre inquiétude pour vos enfants, vous démontrez par là même qu’ils ont une chance d’échapper à ce que vous endurez – car à vous lire, je crois que vous veillez sur eux bien au delà de ce que vous imaginez…
Bonjour à tous,
Il y a les psy, l’auto-analyse, la maturité et la sagesse qui s’acquièrent avec les années et puis…. il suffit souvent d’une rencontre avec une personne qui vous ressemble pour comprendre enfin pourquoi…
Pourquoi j’ai depuis mon adolescence, vécu une errance intellectuelle et affective…. une quête vaine d’absolu. Pourquoi très jeune déjà, je me sentais différent des autres. Pourquoi je ressentais tout à la puissance 10, pourquoi je pouvais attirer certaines personnes et en repousser d’autres Pourquoi ce qui me semblait évident, tellement logique, ne l’était pas pour la plupart… Pourquoi j’avais eu tant de mal à trouver mon chemin.
Ado, après avoir été un excellent élève, soudain, j’avais été en échec scolaire, incapable de choisir entre une voie scientifique, artistique ou technologique. Tout m’intéressait !
On m’a traité de « fumiste » au lycée…. de gaspiller mes possibilités ! Je m’en souviens encore.
Tout me passionnait, sauf « les figures imposées » de la scolarité ; tellement dur de gérer tout ça quand on a 16 ans !
Dix ans d’errance dans des boulots hétéroclites mais qui m’ont cependant toujours apporté quelque chose. Le souci du perfectionnisme et mes aptitudes faisaient qu’on me proposait la plupart du temps une carrière, mais je m’ennuyais très vite et je partais ! Alors, on m’a traité « d’instable » ! Pas simple sur un CV de dissimuler ce parcours…
Et puis, un jour, Il y a eu une prise de conscience nécessaire. Il me fallait enfin choisir mon chemin, par mes propres moyens….Il y a eu les cours par correspondance, les cours du soir, les U.V. à passer, puis le dépôt de brevets d’invention et la création de ma propre société dans laquelle je réunissais la plupart de mes passions et qui me permettait d’aller vivre en plus, où je voulais !
J’ai atteint alors une sorte de plénitude ; j’avais enfin trouvé ma voie !
Ma vie sentimentale a été un échec. Trop d’altruisme, trop d’idéalisme, trop de générosité, trop d’émotion, trop d’attentions, trop de besoin d’amour et de reconnaissance, « trop de tout » à sens unique ! J’ai souvent été victime de manipulation sur le plan sentimental.
J’ai vécu une séparation douloureuse avec le départ de mes deux petits garçons très loin de moi. J’ai lutté… Je devais comprendre, et là j’ai touché, pardonnez-moi, le fond de la connerie humaine ! L’irrationalisme d’une décision de justice, l’irresponsabilité et la méchanceté d’autrui, le mensonge….. les avocats savent « appuyer très fort » sur le fait que vous n’êtes pas comme tout le monde.
Il a fallu s’adapter encore une fois ! L’objectif étant de rapidement rebondir pour préserver mes deux petits garçons.
Aujourd’hui, je vis seul, près d’un lac paisible. Je suis dans l’acceptation de ma vie, telle qu’elle a été et sera. Je trouve des compensations à mes carences affectives. Je m’immerge dans la nature, je fais du sport, je continue d’inventer… Je revois des amis de longue date, des gens qui me connaissent et m’apprécient. Des gens qui me comprennent, qui ne me jugent pas.
Ce témoignage pour exprimer, que lorsqu’on se sent si différent, on doit sans cesse développer des stratégies d’adaptation, trouver des compensations …. des solutions aux questions que l’on se pose tout le temps. Il est parfois difficile de trouver le sommeil et…. oh, comme j’aimerais souvent appuyer sur le bouton « stand by » !
J’ai vécu dans l’ensemble une vie heureuse. Je n’ai cessé de « rêver » ; mon carburant ! Je continue de me lever joyeux et d’apprécier chaque instant que je vis.
J’ai bien sur des frustrations parce qu’il me reste tant de choses à découvrir, à créer, et que je risque « de manquer de temps ».
J’ai senti cette différence chez mes deux garçons. Aujourd’hui, mon principal souci est de leur éviter les erreurs de « mon passé »…
Une pensée affectueuse à ceux qui continuent de chercher un sens à leur vie.
Les yeux me piquent…. « peut-être un p’tit peu trop fragile » ?
Dan
… et grâce à vos inventions vous permettez à d’autres de se repérer…
Merci pour votre témoignage !
Les yeux me piquent également en vous lisant!!! Je pourrais réécrire ce témoignage en mettant tout au féminin (j’ai 2 filles).
Etonnant! Le sentiment d’être différente (le mot est faible), le parcours scolaire (les insultes et les humiliations des enseignants), la vie sentimentale (j’étais toujours trop ceci ou pas assez celà)…
Seul le parcours professionnel diffère. Encore que, je travaille dans le milieu scientifique!
Moi aussi j’aimerais trouver le bouton »stand by » pour pouvoir sortir de cet isolement que je m’impose afin d’éviter le trop plein d’émotions (négatives comme positives !!!) que je n’arrive pas à gérer.
Cet isolement est le seul substitut que j’ai trouvé aux somnifères pour cesser de refaire mes journées dans mes nuits.
J’arrête là car les yeux me piquent à nouveau.
Merci pour votre témoignage.
Bonjour Nathalie…. touché par votre réponse et par la similitude de nos « chemins de vie ».
Je voudrais profiter de ce message pour rendre hommage à Cécile Bost, quant à son remarquable travail et pour sa disponibilité (sans faille) « après vente » 🙂
Elle m’a apporté révélations, apaisement, gain de temps dans ma quête existentielle, et surtout le fait de prendre conscience, qu’une retraite solitaire, aux limites de la résignation, n’est pas la solution. Nous ne sommes pas seuls ! Le fait de mieux connaître notre mode de fonctionnement et « d’accepter cette différence « , nous réouvre indéniablement vers les autres. Merci… 🙂
Dan
Bonsoir,
je voudrai réagir à ces échanges à partir du témoignage de Dan.
« ma vie sentimentale a été un échec ». pourtant comme le coeur bat, en permanence, mais en fait , trop souvent à s’en « déchirer ». car il y a tant de désir de donner et de partager, tant de naiveté aussi – on croit trop que l’amour que l’on donne va être accueilli….. mais peut-être en fait ce « trop » submerge parfois l’autre.
et en effet, on reste bien profondément avec une telle envie d’amour, de partager un amour.
la découverte de ma personalité, à 45 ans, m’a permis, grâce au travail avec une psychologue formidable, de me retrouver, de faire la paix avec moi-même, d’arrêter de me camoufler, pour être plein expression de ce que je suis, et très étonnant de la petite fille que j’étais. en plein coeur de ses retrouvailles avec moi-même, il y a ce besoin si fort d’amour qui rejaillit : formidable mais terrible en fait, car rencontrer un autre prêt à l’accueillir et le partager n’est pas simple.
merci de vos échanges, témoignages.
virginie
Bonjour Dan,
C’est incroyable, une grande partie de ce que vous exprimez m’est étrangement familier, sans avoir jamais su démêler tous ces fils inextricables.
C’est uniquement l’année dernière, alors que j’ai maintenant 52 ans, que le thérapeute -formidable- qui me « soigne » suite à un burn-out professionnel, m’a parlé des A.P.I.E. J’ai et je réfute toujours la notion d’intelligence pour ma part, l’émotion atypique oui par contre, je m’y reconnais. Il insiste sur le terme « atypique » et « intelligence émotionnelle », où là effectivement, mon vécu y ressemble.
D’ailleurs un burn out, vu sous ce nouvel angle, n’est plus si étonnant, moi la perfectionniste, ,jamais satisfaite et ne sachant pas me mettre en veille, et disant oui à tout, etc…
Je n’avais jamais d’ailleurs avec la lecture de votre témoignage décripté le fait que je sois si exigeante dans mes relations amicales et sentimentale, surtout. Je viens d’en prendre conscience et vois là aussi les dégâts de mon idéalisme !
D’ailleurs, comme vous le dites si bien, le temps m’échappe plus que jamais, je voudrais tout entreprendre, tout voir, tout entendre, et en même temps, me recentrer… Compliqué tout cela.
Merci encore pour votre témoignage et bonne continuation devant le lac paisible.
Y a-t-il une possibilité de « poser » un diagnostic, de faire des tests non basés uniquement sur le Q.I. qui pour ma part, doit être normal ? Avez-vous des adresses ? Merci par avance pour vos réponses (j’habite dans l’ouest de la France)
Maida
PS : je suis arrivée sur ce blog à force de surfer sur la toile, à la recherche de l’A.P.I.E.
c’est quoi, l’A.P.I.E. ?
Jean-François Laurent, loin des battages médiatiques, a créé le mot APIE : Atypique Personne dans l’Intelligence et l’Emotion.
Son site :
http://www.jeanfrancoislaurent.com/
ah ben voilà! Moi j’avais crée GP – Gros Penseurs… Mais bon je suis pas une people… ça a pas été retenu! 🙂
tiens, et pourquoi pas GPS ? Gros Penseur Supersensible ?
😀
A part Jean François Laurent, je n’ai pas trouvé beaucoup de littérature sur le sujet. En effet, cette définition me parle bien, car elle présuppose une INTELLIGENCE, mais surtout une EMOTION, tout cela marqué par le caractère ATYPIQUE, ce qui, pour moi, n’a rien à voir avec un haut potentiel.
Je me sens marquée et « travaillée » plus par mes émotions, mes états d’âme, des questionnements infinis, mon côté « empêcheuse de tourner en rond », ma sensibilité exacerbée, mon idéalisme, ma boulimie de savoirs, que par mon intelligence que je considère moyenne. Ce qui fait que je me retrouve dans quasiment tous les commentaires, qui me font d’ailleurs penser à des situations vécues que je ne comprenais pas jusqu’à cette « révélation » que je n’ai pas encore complètement intégrée et qui n’est à, à mon sens, confirmée.
Je pense par exemple au désir d’être en compagnie d’autres personnes, mais pas trop longtemps. Que de déconvenues et d’incompréhensions, cette attitude m’a valu tout le long de mon parcours ! On m’a tellement traitée de rabat-joie et d’associable, moi qui suis en fait très sociable (enfin, je trouve), mais qui n’arrive jamais à faire passer son message (mais je progresse). Toujours à côté !
Comme dit un (ou une) commentateur(rice), le puzzle se reconstitue et c’est miraculeux.
Quelle impatience que d’attendre le livre de Cécile dans ma boîte aux lettres !
Merci à tous pour vos témoignages qui me cessent de m’étonner et merci Internet qui permet tant de découvertes ! et bon courage, je commence à revivre et j’ai tant à faire…
Bienvenu au club Maida ! 🙂
Pour la mémoire d’un vieil ami à moi,
Je propose à tous ceux et celles qui se sentent fatigués de vivre au milieu de la monotonie des normes établies par les ennuyeux qui la trouvent rassurante cette foutue norme !!
de pouvoir revendiquer et affirmer ses propres différences comme des qualités !!
Achetez donc un tee-shirt uni, et demandez à un sérigraphiste d’y imprimer : NORMALOPHOBE ET FIER(E) DE L’ETRE
Vous vous rendrez vite compte que c’est une bonne façon d’attirer vers soi le surprenant, l’original, et tous ceux qui ne sont et qui ne font pas comme les autres !!!!
.. Pas sûre que tout le monde en soit à ce degré d’affirmation de soi, mais proposition intéressante…. 🙂
J’adore! Je m’en fais un demain pour rentrer au boulot lundi!
😀
Bonjour à tous et à toutes,
j’ai un certain nombre de symptômes de la surdouance : hyper sensibilité (émotionnelle et physique (ça c’est pas mal ;-)), ennui perpétuel qui fait que je ne pense qu’à bouffer ou à programmer 10 000 choses que je procrastine évidemment, intelligence émotionnelle élevée, questions existentielles permanentes, cogitage 24h sur 24 (je ne fais plus d’insomnie depuis que je m’endors devant des épisodes de friends).
En vérité, je ne pense vraiment pas être surdouée (je suis incapable de faire 2 choses en même temps, mes 5 sens sont plutôt normaux- je n’entends pas le chant des dauphin lol, mon entourage comprend souvent mes blagues, je n’ai aucune mémoire, etc.). Je me sens différente et inadaptée au monde, j’ai fait une dépression qui est guérie (avec qq symptômes de rechutes..) . on dit que je suis hyper créative même si je n’en crois pas un mot. Mon cerveau fonctionne différemment c’est sûr car je ne comprends jamais rien, j’ai des énormes problèmes de concentration, bref, ma vie est un enfer. je camoufle et comble tout ça avec une jovialité assez excessive (je parle beaucoup, suis très auto-centrée, non pas parce que je trouve ma vie intéressante mais parce que j’ai peur de poser des questions qui ne répondent pas aux attentes de l’autre ou bien parce que j’ai peur qu’il me demande des choses auxquelles je ne pourrai répondre 🙁 ).
J’ai l’impression (ce n’est qu’une impression car je ne sais pas comment le vérifier) que j’ai un cerveau en arborescence MAIS je ne sais pas si c’est un fonctionnement qui n’est lié qu’aux surdoué ou SI quelqu’un de NORMAL peut avoir un cerveau en arborescence ???
L’idée de ce message est de savoir vers qui je peux me tourner sur Paris pour comprendre comment mon cerveau fonctionne en sachant que je n’ai pas 1 euros en poche pour le moment car je viens de changer de vie (je deviens comédienne;-)). Je sais que ce message est confus (comme toutes mes rédactions depuis mes 7 ans) mais si qq’un pouvait me donner qq infos, ce serait top !! bonne journée à vous.
Bonsoir Cel
Je crois que vous pourriez utilement rencontrer Arielle Adda qui se trouve à quelques encablures de la Gare Montparnasse et dont la sensibilité et la finesse d’analyse vous seront certainement d’une grande aide.
Pas si confus que ça le message, puisqu’il me semble que je réponds à votre question ? 😉
Merci de votre témoignage.
Merci beaucoup pour votre réponse que j’ai guettée avec impatience. J’ai contacté cette femme qui m’a proposé de la rencontrer en septembre et de faire des tests. Le coût est élevé pour ces derniers mais je vais au moins la rencontrer, elle pourra m’en dire plus sur les différents systèmes de pensée. Merci infiniment de votre aide.
Oui, le coût des tests de QI est élevé – de mémoire, plus de 150 € – il faut se rappeler cependant (si ma mémoire est bonne…) que la passation du test dure 2 heures, l’analyse une bonne heure et le débrief à peu près une heure également.
J’ai 47 ans, enseignante en anglais, mère de trois enfants à la scolarité atypique, dont un détecté précoce en seconde il y a 5 ans.
J’ai feuilleté puis lu votre livre ‘Différence et souffrance de l’adulte surdoué’ cet après-midi à la BU d’Amiens où mon fils avait un partiel.Je l’ai lu et l’émotion m’a submergée…Se sentir différente depuis X années…pour aboutir à une dépression latente sur 30 ans et la rencontre avec une psy qui m’a redonné ma place…mais le besoin irrépressible de savoir si ce sentiment de décalage constant, d’hypersensibilité, de refus de l’injustice et bien d’autres choses fait de moi une précoce…Votre livre m’a fait comprendre qu’il vaut mieux avoir des réponses que de rester dans l’incertitude, et cette dernière me ronge bien :). D’après vous qu’est-ce qui peut m’encourager à le faire?
Merci de me répondre.
Un peu comme pour le dentiste ? Attendre que la douleur soit tellement insupportable que ça ne pourra pas faire plus mal d’y aller ?
Moi, je serais tentée de poser surtout la question de savoir ce que vous craigniez (et pourquoi ?) si ce n’était pas « ça » ?
J’espère ne pas être la seule à vous proposer de réponse…
Merci en tous cas de votre passage et de votre témoignage
Merci de votre réponse.
Je pense que la raison essentielle qui m’empêche encore de sauter le pas c’est de me demander ce que je vais faire de moi après le test, que je sois précoce ou non car j’ai tellement de doutes en moi.
Bonjour Novisad
Juste un retour d’expérience. Testée depuis 2 mois j’ai maintenant l’impression d’avoir trouvé ma communauté. C’est une pierre à l’édifice, cela n’explique pas tout mais je pense pouvoir dire que je suis quand même un peu apaisée et c’est déjà beaucoup. J’ai découvert que, contrairement à ce que je croyais les autres ne fonctionnaient pas comme moi. Du coup ce sentiment de décalage n’était pas forcément dû à un problème en moi (que je n’arrivais pas à résoudre malgré des psys et Cie) mais à un fonctionnement différent. Et cela change tout !
J’ai aujourd’hui 34 ans et je regrette de ne pas l’avoir su plus tôt !
Bon cheminement
Vous touchez la au plus gros probleme selon moi
Le probleme n’est pas tellement le diagnostic de surdon, pour les THQi, il y a quand meme des signes deja a l’ecole, résultats exceptionnels, intelligence nettement superieure. On peut avoir ete disgnostoqué precocement
Mais le probleme c’est surtout d’expliquer que le surdoué ne fonctionne pas comme les autres. Donc enormement de frustrations, en plus du fait que tout le systeme, ecole, entreprise est fait pour des individus clonés qui rentrent dans un moule. Bien sur je lis des témoignages sur ce site de surdoués qui avouent « cacher leur surdon » pour survivre.
C’est ce qu’on appelle le faux self
A la fac c’est un peu moins vrai, mais le pire c’est le monde de l’entreprise
Bien sur dans les conférences sur les surdoués j’entends souvent le meme discours brutal et simpliste qui tient en une phrase : c’est au surdoué de s’adapter, tant pis pur lui.
Oui mais il existe différentes facons de s’adapter, differents mode d’organisations. Je reste persuadé de l’utilité pour un surdoué, qui est une bete de course (cfr le guepard cher a Ariell Ada) de se faire coacher comme on coache un sportif de haut niveau car il va rencontrer pas mal d’eceuils
Bonjour
Je me retrouve dans votre message: je viens de lire le livre de Jeanne Siaud-Facchin à Amiens et je suis prof d’anglais. Peut être avez-vous depuis juin 2011 trouvé les bonnes adresses pour faire un bilan avec des gens compétents. Si vous acceptez de me communiquer leurs coordonnées, je vous en serez reconnaissant car je ne sais à qui m’adresser.
Cordialement
V.
Merci de partager votre expérience à ce sujet.
J’ai lu aussi votre article « Suggestions pour les thérapeutes – Eveiller le géant endormi par Elaine Jacobsen », et là je me suis demandée si je n’étais pas surdouée par moment lol. je trouve difficile de définir clairement tout cela. D’ailleurs, à la place de surdon, j’aime l’approche des intelligences multiples, parce que cela s’inscrit dans une ouverture large, sans notion de supérieur ou inférieur.
Mon mari a été identifié comme HQI et il a beau le savoir, ce n’est pas toujours facile sur son chemin. Trouver quelqu’un qui puisse l’accompagner pour débloquer, libérer certaines choses si besoin, cela pourrait être un défi. Il y a aussi « vivre avec une personne surdouée » et « être en couple, tous les 2 surdoués, mais d’une manière différente ». Il y a des gens pour qui j’imagine que c’est un défi.
Au final, pour ma part de manière personnelle ainsi que dans mon métier de thérapeute, cela me semble juste être la Vie et comment, surdoué ou non, s’épanouir à tous les niveaux de nos vies. Il y a des personnes que j’accompagne avec qui cela peut être plus sport que d’autres, mais rien de surprenant. Chaque être est unique, avec ou sans notion de surdon.
Merci beaucoup pour votre livre Différence et souffrance de l’adulte surdoué, qui est de mon point de vue et à l’heure actuelle le livre de référence en français sur les adultes surdoués. Il est dommage que vous ne soyez pas plus sollicitée par les médias, afin de le faire connaître plus largement.
Merci particulièrement pour ce que vous avez écrit sur la dépression, le risque de suicide, la théorie de la désintégration positive de Dabrowski, et les conséquences d’une prise en charge inadaptée par les thérapeutes.
Comment aider ? Déjà, je pense que le surdoué peut s’aider beaucoup en découvrant qui il est, en étudiant ses particularités, et en apprenant à se gérer. Ensuite, j’ai pu constater à de nombreuses reprises l’effet immensément bénéfique de la rencontre avec d’autres surdoués, au sein de structures comme Zebras Crossing ou Mensa. Et pour finir, il me semble que les surdoués sont en train de mener des travaux de réflexion et de recherche, et d’écrire collectivement une sorte de mode d’emploi de la vie, de la relation à soi, aux autres, au travail, etc. Il y a déjà des choses écrites, et bien des recherches en cours. Il est donc possible d’être optimiste.
Merci d’être passé.. et merci aussi pour le relais que vous assurez à « Différence… » 🙂
Bonjour à tous,
C’est la première fois que je participe à ce forum. Suite au passage de tests qui ont confirmé mon surdon, avec tous les cortèges de « symptômes », j’ai pris contact avec une psy spécialisée dans ce domaine après plusieurs consultations avec d’autres psy qui n’avaient pas compris mon problème à l’époque (excepté celui de Nantes qui avait compris mais je n’ai pas eu le courage de passer les tests). 2 médecins généralistes m’avaient déjà parlé de surdon, mais je ne voulais pas y croire !! J’ai fait une sorte de dépression existentielle, où le « naturel « est revenu en force, après l’avoir étouffé pendant plusieurs années pour « être comme tout le monde ». Moi, ce n’est pas dans la drogue ou l’alcool que j’ai trouvé le calme et calmer ce cerveau qui tourne en permanence, mais l’art. Je dessine depuis l’âge de 5 ans environ…
On a détecté une Inhibition intellectuelle, et on m’a dit que j’avais « tout pour réussir » mais j’aimerais savoir si l’inhibition intellectuelle se soigne ?
L’école avait ignoré mon surdon et ma famille aussi, n’étant pas formée peut être dépassée par ce mode de fonctionnement. Je me sens si différente avec une certaine honte, que je me sens très limitée intellectuellement parlant et je me sens incomprise (pour ma belle famille très bourgeoise, le surdon n’existe pas !!!).
Voilà une petite parcelle de mon histoire.
En espérant que certains d’entre vous qui vivent la même chose puissent m’éclairer un peu.
Nathou.
Bonsoir Nathou
Merci pour votre message.
Oui, je crois que l’inhibition intellectuelle se soigne. Mais à mon sens, avec l’aide de quelqu’un de bienveillant.
Un peu comme un accidenté grave immobilisé pendant des mois qui doit réapprendre l’usage de ses membres.
Ca ne peut se faire qu’avec du temps, beaucoup de patience et de volonté pour dépasser les barrières des peurs et des hontes…
C’est une bonne théorie, mais en pratique, on se heurte souvent à des murs d’incompréhension. Ce n’est donc pas gagné…
Nathou, de l’âge de 10 ans à 45 ans, j’ai fait tous les efforts possibles pour gommer ma zébritude. Je « savais » depuis longtemps, j’étais l’un des cobayes d’un programme de tests effectués dans mon école primaire à l’insu des parents d’élèves. Une conversation surprise entre la psychologue et mon institutrice, un rapide survol de mon dossier pendant un moment d’inattention des adultes, j’ai compris. Dans ces conditions, savoir ne m’a pas apporté grand chose : il était clair qu’il s’agissait d’un « secret », et je l’ai bien gardé.
Quarante cinq ans c’est l’âge que j’avais lorsque j’ai compris que les problèmes de ma dernière fille étaient liés à son surdon intellectuel. Il y avait urgence (phobie scolaire, phénomènes psychosomatiques aigus…). Prendre en compte la différence de ma fille m’obligeait à assumer la mienne, je ne pouvais pas occulter d’un côté et être positive de l’autre.
Depuis elle a grandi, elle va mieux… et je me rends compte que mes vieilles habitudes reprennent le dessus. C’est si facile de ne pas voir plus loin que le bout de son nez, la vie quotidienne est si prenante, on a déjà temps de choses importantes à faire aujourd’hui qu’on remet à demain, alors faire quelque chose pour soi et sa différence, bof… je verrai plus tard, quand j’aurai réparé la fuite sous l’évier, sans compter qu’il faut me dépêcher de remplir ma déclaration de revenus.
Oui mais… la « dépression existentielle » est revenue peu à peu, insidieusement. Heureusement, la parution du livre de Cécile et la création de ce blog m’ont réveillée, je sais déjà que je vais aller mieux rapidement, et d’ailleurs je vois que mes enfants ont encore/de nouveau besoin de moi toute entière, pas d’une femme de ménage-cuisinière-laveuse de linge. Je me promène avec le livre de Cécile sous le bras dans la maison et à nouveau, les questions et les discussions reprennent. En fait, c’est toute ma famille qui avait besoin d’être réveillée.
Bref, Nathou, tout ça pour te dire que non seulement il faut te faire aider, parce que ça marche, mais qu’il ne faudra jamais lâcher l’affaire. Tu as passé des années à tenter de ressembler à tout le monde, c’est une habitude trop bien ancrée. De plus « la société » va tout faire pour te faire rentrer dans le rang, c’est comme ça. Voir un psy, c’est nécessaire pour passer la période de crise, mais à long terme, il faut rester vigilante. Je mets « vigilante » au féminin car vous avez bien compris que je suis en train de livrer un témoignage perso, j’écris autant pour Nathou que pour moi.
Nous resterons des zèbres toute notre vie, nous devrons le « prendre en compte » toute notre vie. Excuse moi Cécile :), mais je ne trouve pas que la comparaison avec « l’accidenté immobilisé qui doit reprendre l’usage de ses membres » soit tout à fait pertinente : après la convalescence l’accidenté reprend une vie « normale », ce ne sera pas le cas d’un surdoué intellectuel. Je n’ai pas vraiment envie de comparer notre différence à une maladie, mais tout de suite je manque d’imagination : je pense à un diabétique qui découvre sa maladie à l’occasion d’un malaise au volant de sa voiture. Dégâts urgents liés à l’accident, il devra réapprendre l’usage de ses membres pendant les premiers mois, certes, mais il devra aussi surveiller son diabète toute sa vie et respecter son régime alimentaire même lorsqu’il sera en compagnie, et ça c’est difficile. Pendant sa convalescence, il sera pris en charge, pour le reste de sa vie il sera livré à lui-même et ne devra jamais oublier.
Il me semble que la fréquentation régulière d’un blog comme celui-ci est un bon pense-bête, par exemple.
Aglaia
Bonjour Aglaia,
Merci beaucoup pour votre message. J’ai eu beaucoup de plaisir à vous lire car vous avez un sacré parcours, si je puis dire !!!
C’est à partir de la 4ème que sont apparues les premières difficultés (bien qu’en primaire, je préférais aller observer la nature plutôt que d’aller en cours car je ne m’entendais pas avec la professeur, c’était en CM1, j’ai eu de la chance d’avoir un professeur génial en CM2, du coup, je n’ai eu aucune absence !!!!) mes résultats ont chuté. On m’a orientée vers un BEP secrétariat (j’étais passionnée par l’astronomie, biologie, histoire et les arts= dur de choisir !!!). J’ai fait juste ce qu’il fallait pour décrocher le diplôme. Je me suis jurée qu’un jour je passerai le DAEU, que j’ai eu.
Mais, j’ai toujours voulu apprendre, dans ma tête, je sais très bien que je peux mieux faire (depuis un an, après la visite chez mon médecin généraliste à qui j’en ai parlé, ça commence à émerger mais très lentement) mais je me trouve toujours en-dessous de mes soi-disant capacités, comme un sous-marin ! Une fausse personnalité, pendant des années, j’ai enfoui, voire rejeté ce que j’étais réellement… Et le pire, je sens quand les gens ne m’apprécient pas ou se fichent de moi : j’ai des plaques sur le visage et le haut du corps quand je suis en présence de ma belle-famille (bourgeoisie dans la dèche, étroit d’esprit, les enfants sont brimés chez eux…surtout quand ils ne suivent pas le moule ! Et dire que je me suis conformée pendant 5 ans pour leur plaire et cela m’a pété à figure sous forme de dépression existentielle dixit mon médecin qui a compris d’où ça venait). Mais j’ai mis des barrières psychologiques pour me défendre contre ça !!!
Voilà en gros mon histoire.
Je vais suivre les conseils : j’ai eu les coordonnées d’une thérapeute en Moselle (ma région) qui travaille avec une association d’enfants précoces connue et qui s’occupe aussi des adultes zèbres.
Merci beaucoup, car je ne m’attendais pas à des retours de mon message.
Bonjour Aglaia,
Juste une petite remarque : un accidenté grave ne retrouve pas systématiquement une vie normale… même quand il ne reste pas tétraplégique, il lui reste les cicatrices imprimées dans sa chair, les souffrances qui marquent à vie la psyché et le sentiment d’être différent. Il est étonnant de constater à quel point la différence heurte ceux qui se conforment dans le moule imposé par notre société et à quel point ils évitent toute marque de souffrance, comme si un accidenté ou un handicapé pouvait les « contaminer » ou leur porter malchance…
Je m’exprime certainement mal et je ne suis pas certaine d’être comprise…
Bien sûr, une maladie chronique telle que le diabète est parfois plus visible ou plus lourde à supporter. Je ne sais puisque je ne suis pas diabétique. Je ne suis qu’une ancienne accidentée grave…
Bonjour,
Je viens vers vous aujourd’hui pour essayer d’avoir une réponse sur la relation dyslexie-haut potentiel. J’ai terminé le livre de Mme Bost et je me retrouve pleinement dans le portrait qu’elle dessine des surdoués à ceci prés que bien évidemment je suis incapable de m’imaginer comme tel et que les rares fois où j’ai été testée mes scores fleurtaient avec le niveau des pâquerettes. Ce qui confirmait bien mon sentiment. Je suis probablement dyslexique (mes 3 enfants le sont), mais une dyslexique particulière qui a une relation passionnelle avec la lecture ce qui m’a poussé à envisager qu’il pouvait aussi y avoir autre chose pour justifier que je ne tourne pas très rond. J’aimerai savoir si certain d’entre vous sont dans ce cas de figure et,si c’est le cas, comment ils vivent l’interaction entre les troubles de la dyslexie et les caractéristiques du surdon. Je suis une analyse depuis 2,5 ans et lorsqu’une fois j’ai pris mon courage à 2 mains et j’ai osé demander à mon analyste si par hasard, en admettant que, juste pour voir, on ne pouvait pas envisager la possibilité d’une capacité un petit peu au-dessus de la moyenne, ses sourcils ont grimpés de 3 étages vers le haut et moi j’ai dégringolé d’autant vers le bas. J’en suis sortie en me disant que j’étais non seulement imbécile mais aussi bien arrogante. Et pourtant….Je tourne en rond en analyse mais si on prend en considération tout ce que dit Mme Bost, et bien le puzzle se reconstitue tout seul.
Tout ceci, à la longue, est bien usant aussi si l’un d’entre vous pouvait m’éclairer je lui en serait reconnaissante.
Bonjour Lulu
Pour ce que j’en sais… je pense qu’il serait peut-être intéressant que vous effectuiez un bilan de dyslexie qui vous permettrait de savoir où vous en êtes (.. et d’où vous arrivez aussi – pour ça, il vous faudra faire appel à votre mémoire de ce que vous viviez à l’école). Et puis ensuite, ça peut être intéressant de rencontrer un(e) psychologue qui vous fasse passer un WAIS.. mais un(e) psychologue parfaitement sensibilisé(e) à l’impact de la dyslexie sur la passation d’un test.
J’ai entendu dire qu’il existait également un test de créativité : le test de Torrance, que je ne connais pas, sur lequel je n’ai pas beaucoup d’information – ce test me semble être un bon complément au WAIS.
Peut-être parmi ceux qui hantent ce blog, y aura-t-il des réponses plus précises ?
Car je ne suis qu’indirectement concernée par la dyslexie dont je découvre peu à peu l’impact qu’elle peut avoir dans la vie de tous les jours…
Merci en tous cas de votre commentaire, de ce partage, qui est très important.
Drôle de thérapeute votre psychanalyste, quand même…..
Je ne saurais que vous conseiller également d’aller voir un psychologue qui connaisse bien à la fois les thèmes de la douance et de la dyslexie.
en effet je me reconnais très bien dans ce parcours de la combattante sachant qu’à côté du surdon j’avais surtout un pb d’abus familial à régler d’abord… par chance j’ai évité les psychanalyses interminables et autres approches obsolètes, et je quittais rapidement les psy qui ne me convenaient pas… après 10 ans d’errance j’ai enfin trouvé la thérapeute et l’approche qui me convenait… pour moi auj seules les thérapies « intégratives » sont à même d’aider vraiment (que vous appeliez ça hypnose, états de conscience modifiée ou états de transes c’est pareil, on apprend à utiliser un état naturel du cerveau, on touche à notre système nerveux, notre cerveau profond, on apprend à déconnecter etc)… on reste pas dans l’intellect, grâce à l’hypnothérapie ericksonienne j’ai changé, guérit de mon passé, et surtout j’ai maintenant des outils pour me gérer dans les moments où comme je dis j’ai l’impression de m’en prendre « plein la gueule » à cause de mon hypersensibilité qui est aussi ma force et que je ne cache plus du tout aujourd’hui.
ma vision du monde même a changé… fabuleux outil de connaissance de soi et de « déprogrammation/programmation »… métaphorique, humoristique, parce que je me marre sous hypnose c’est génial !
bref
courage à tous, les solutions existent !
Bonjour,
Cette question me touche tout particulièrement. Si je lis beaucoup sur le sujet, si j’y réfléchit en permanence, je n’ai pas encore réussi à entreprendre des démarches pour un éventuel diagnostic, et pour un accompagnement qui prenne en compte cette dimension possible de mon être.
Je suis pourtant une analyse depuis 8 ans, et malgré cela, je n’ai pas l’impression d’avancer vraiment au quotidien, en tout cas sur le plan du bien être. Il y a des jours où je me dis que c’est même pire qu’avant. Plus j’avance et plus je comprends de choses, etplus je comprends de choses et plus c’est difficile de me sentir bien! Bref…
Et je me rend compte aussi que je n’arrive même pas à aborder le sujet avec ma thérapeute.
Enfin, pendant longtemps j’ai cru qu’une grande partie de mes difficultés venait d’un handicap que je vis (je suis aveugle depuis l’enfance), mais plus j’avance et plus je me dis que le handicap n’est peut-être pas là où on croit.
Alors voilà, simplement pour témoigner déjà. Et puis, en lisant vos témoignage, une question :
Que puis-je entreprendre? Vers qui me tourner? Comment trouver une personne à l’écoute qui puisse m’accompagner dans ce questionnement?
Parfois je me dis que tout ça ne rime à rien, et que de toute façon mes questions restent et resteront… Et pourtant, j’espère quelque chose, une clé pour avancer, une explication pour mieux comprendre comment ça marche à l’intérieur de moi, et peut-être aussi mieux réussir à m’expliquer à mes proches.
Au grand plaisir de vous lire, et si certains d’entre vous peuvent me donner des pistes sur Paris pour rencontrer des personnes avec qui je pourrai échanger sans jugements et avec écoute, voire trouver un accompagnement qui me conviendrait… Alors merci d’avance!
Bonjour
Pas simple, je crois, d’avoir à se « revisiter »…. Il me semble cependant que dès lors que vous vous sentez touché, « tout ça » ne rime pas à rien.
Pour ce qui est des questions… je partage…
Quant à aborder le sujet avec votre thérapeute… est-ce à cause du qualificatif qui est accolé à ce mode de fonctionnement que vous hésitez ?
Je ne doute cependant pas un instant : votre témoignage appellera des réponses !
Merci, en tous cas, de vos messages qui m’ont beaucoup touchée.
Navrée du précédent commentaire bourré de fautes d’orthographe et quelque peu écrit sous l’effet d’une certaine colère et lassitude (existentielle). Et puis finalement il est si peu représentatif de tout ce qui peut se passer en réalité, voire un tantinet réducteur.
Enfin bon, je souhaiterais savoir si quelqu’un connaîtrait un bon psy sur Rouen et sa région voire éventuellement en région parisienne? je n’en peux plus d’être comme ça. Je me sens de plus en plus seule et isolée et je voudrais comprendre pour avancer, du moins ne plus avoir cette sensation de tourner en rond, de stagner. Je voudrais du sens.
Voilà. Merci d’avance.
Bonjour Emmanuelle.
Si ce n’est pas sur ce blog que vous pouvez vous poser un moment, où pourrez vous le faire :)…
(et pour les fautes d’orthographe, moi j’appelle ça plutôt des fautes de frappe ;))
Merci d’avoir raconté et partagé.
Merci c’est gentil à vous. J’espère ne pas paraître trop « nombriliste »? A l’égo prétentieux?
Toujours est-il que je suis à la recherche d’un psy sur Rouen (du moins pas trop loin). Je me suis tournée vers le psy de l’association pour laquelle je travaille, lequel m’a gentiment conseillé d’aller au CMP du coin pour passer la batterie de tests que je lui demandais. Attention, il y a de bons psys en CMP, mais le CMP en question prend en charge nos résidents du foyer et personnellement je suis la première à crier infamie et injustice à l’égard justement de cette prise en charge somme toute succinte et à bon coup de traitements médicamenteux à défaut de proposer des suivis thérapeutiques sous prétexte de la déficience intellectuelle. Je comprends d’ailleurs mieux maintenant pourquoi me suis-je toujours sentie proche de cette population, voire sur un plan égalitaire : il y a autant de déficients intellectuels que de surdoués (si tentée que j’en sois une) c’est-à-dire autant de décalés que… de décalés, aux deux extrêmes mais pas moins handicapés finalement, pas moins exclus, pas moins maltraités!
Voilà, j’avoue me décharger un peu ici. Je suis partagée entre le bien que cela peut procurer et une certaine culpabilité à me montrer si égocentrique, nombriliste (moi je, moi je). J’ai envie de savoir et vite si possible.
Merci par avance de vos adresses psy!
A bientôt peut-être.
Bonjour à tous,
Je me pose tout un tas de questions depuis pas mal d’années (si ce n’est depuis toujours finalement). L’idée d’être intelligente différemment des brillants bosseurs est une bizarrerie pour moi et j’ai toujours pensé que beaucoup de personnes étaient empathiques. Or, il en est peu. Plus j’avance dans ma vie, plus je m’ennuie, plus je tourne en rond et paradoxalement plus j’apprends. Je m’intéresse à tout et à tout le monde,… Bref, j’ai lu Mme Facchin et Mme Bost et ces ouvrages me déconcertent par leur transcendance. Le premier m’a même mise profondément mal à l’aise tellement je pensais ne pas m’y retrouver mais y voir autre chose qui me dirait que ce n’est pas ça et qu’il fallait que je me fasse à mes « troubles psychologiques », à ma feignantise, à ma dépression, au fait que je gâche mes capacités (comme ma soeur aime tant le dire. Paradoxalement, c’est elle la première fois à m’avoir mise sur la piste de la surdouance mais comme elle fait partie des « brillants bosseur » je n’ai pas fait confiance à ses connaissances si statiques sorties directement d’un bon manuel de psychologie). Je ne suis pas dépressive, pas feignante mais lucide et j’en ai assez d’être spoliée. Je veux vivre!!! J’en ai assez de faire bonne figure, de toujours devoir m’adapter aux autres, de devoir être pratico-pratique au travail car trop « conceptuelle » (ce mot m’énerve car il ne veut rien dire pour moi. Tant qu’on n’a pas confronté une idée au terrain elle sera toujours de l’ordre du concept pour moi. Et encore, c’est tellement d’autre chose que le conceptuel. Pour moi chaque projet est un peu comme le jeu les Sims : on crée d’en haut ce que les personnes vont vivre d’en bas. N’est-ce pas là la meilleure façon de se rendre compte de ce qui est juste et d’y inculquer des valeurs tout aussi juste? Bref, … Je m’égare), marre de tout justifier et surtout l’évidence, marre de me justifier, marre qu’on ne me fasse pas confiance quand je vois les choses tel un hologramme, … J’étouffe de moi-même, j’implose car je me sens enchaînée, musolée, mise à l’écart. J’ai l’impression (surtout depuis que je travaille, qui plus est dans le social où les choses changent et doivent changer, où il y a tant à faire en matière d’innovations, de création, d’évolutions, d’observations,…parce que nous avons en accompagnement des humains, des sujets et non des objets), d’être gâchée, d’être interdite d’expressions (créatives), d’être bridée et de ne pas avoir de place propre. J’ai l’impression de faire peur, car j’ai peu de limites, beaucoup d’énergie et acquièrent des compétences et des connaissances en peu de temps, surtout je cvois et omprends vite (voilà pourquoi j’ai interrompu mon master de psychologie car trop en décalage et chose insupportable, en décélage par rapport à mes profs dont j’avais l’impression d’apprendre des choses sur le genre humain!!),…
Enfin, j’aurais tant à dire pour me lâcher, mais je ne sais pas s’il s’agit du bon endroit pour cela. Moi je, Moi je,… Cela me fait du bien ici, mais cela m’ennuie. C’est détestable de parler à la première personne.
En résumé, je cherche des réponses et souhaiterais pouvoir rencontrer un praticien à la hauteur, bien au-delà du simple fait d’être ou ne pas être « surdouée ». Et puis surdouée de quoi?
je confirme ce qui est écrit plus haut…
j’ai été détectée comme surdouée par une psychologue qui l’est elle-même. Avant cela j’ai rencontré quantité de psychologues et psychiatres qui n’ont jamais su me dire le pourquoi de ce malaise, se fameux décalage.
A l’heure d’aujourd’hui, je cherche une psychologue en mesure de me faire passer la WAIS, mais quelqu’un de compétant… Et je l’avoue les premiers contacts ne sont pas concluants… quelqu’un a une adresse ?
Bonsoir Free-mouss
Dans quel coin vis tu ? Car j’ai trouvé une thérapeute qui fait passer le WAIS… si ça peut t’aider…
Bonjour,
Le choix du bon thérapeuthe… on pourrait en écrire des volumes entiers ! J’ai eu la malchance de tomber sur une psychanalyste ( la première que je voyais ) qui m’a dit que je n’avais pas besoin de thérapie, j’analysais déjà tout seule. Après deux séances, j’ai abandonné, le courant ne passait pas, elle m’agaçait, et au lieu d’essayer de comprendre ce que je lui disais, elle tentait de m’imposer SES opinions.
J’ai choisi une psychologue plusieurs mois plus tard, qui était agréée par l’Etat pour faire passer les tests de QI. C’est elle la première qui m’a expliqué comment la thérapie allait fonctionner, à condition que le courant passe entre nous. Elle m’a fait comprendre que tant que l’on ne trouve pas un thérapeute avec lequel il est possible de se sentir en confiance, il était inutile d’aller plus loin. Cela fait maintenant trois mois que je ne loupe aucune séance. Elle m’apaise, elle prend des notes, ne juge pas, me pose des questions, répond à celles que je lui pose sans se défiler et ne tente pas de m’imposer son opinion, simplement de me faire réfléchir. C’est elle qui m’a également proposé le test WAIS, je dis bien proposé, pas imposé. Elle m’a laissée libre de choisir, me proposant deux options. Son diagnostic étant fait, j’étais pour elle précoce intellectuellement depuis l’enfance, il y avait deux possibilités possibles: soit nous commencions un travail de compréhension, d’acceptation de cette différence, un travail visant à en faire une force plutôt qu’un handicap, pour me permettre d’avancer, soit j’avais besoin de preuves et elle me faisait passer le test. J’ai choisi la seconde option, et je serai testée mi avril, car elle a attendu que le WAIS IV arrive. Du moins , là aussi, m’a t’elle laissé le choix. Soit je passais l’ancienne version, le WAIS III, soit la nouvelle, mais il fallait attendre un mois de plus, le temps qu’elle le reçoive. J’ai préféré attendre.
Pour moi, cette psychologue est à l’écoute, elle n’impose rien, pose les bonnes questions. Certainement une sacrée zèbre, car pour la première fois de ma vie, j’ai l’impression de croiser le fer avec un adversaire à ma hauteur… et c’est une sensation de soulagement que de passer une petite heure avec elle.
J’aime bien votre histoire.
Serais-ce possible d’avoir l’adresse de votre psy, off the record, via Cécile?
Bonjour Phoenix,
Si ça n’embête pas Cécile, aucun souci, je vous laisserai les coordonnées.
J’ai une expérience un peu différente. Des crétins dangereux portant trop fièrement le nom de thérapeute, j’en ai rencontré et connu.
La psychologue qui m’a réellement aidée n’est probablement pas surdouée, ni particulièrement pointue dans le domaine du surdon. Elle « s’en fout » avec bienveillance on va dire, ce qui m’a toujours convenu. Par contre côté ouverture d’esprit, tolérance, elle est plus que bien pourvue. Je crois que ce que j’ai aimé, c’est qu’avec elle il n’y a jamais eu de cases, juste un accompagnement pour moi, me libérer de mes propres entraves, éducatives, croyances etc.
et oui la vous parlez bien de mon psy il est devenu mon souffre douleur et ce qui est plutôt marrant pour moi sais de voir en lui cette ignorance et incompréhension de mon comportement lors des séances parfois il me fais un peu pitié mais je dis juste le minimum pour m ‘amuser a le perturber mais pas plus car il serai capable de m ‘imposer des médicaments et qui sais peu être me faire hospitaliser mais bon il gentil dispos il subit mon instabilité tous en restant dans l ‘ignorance en fait mes rdv avec lui sont devenue un jeu
beaucoup à dire, mais surtout pour les enfants
je pense que l’on ne peut pas grand chose pour les adultes de nos jours, cela passera par une meilleure compréhension des enfants.
– faire connaître aux parents les éventuels signes annonciateurs de « troubles intellectuels »
-avertir, prévenir , former ouvrir l’esprit des médecins qui sont au contact des enfants, de façon à bien prendre en charge le problème éventuel posé par l’enfant
-tenter de communiquer avec les enseignants…
-question: y a t il une descendance ou une ascendance dans ce trouble intellectuel?
Je crois effectivement qu’il y a encore beaucoup à faire pour la reconnaissance des adultes surdoués. Je ne doute pas un instant que tu sauras en être l’un des artisans :)…
Mais une question quand même… Pourquoi évoques tu la notion de « trouble » intellectuel ? Parce que ça peut troubler l’ordre établi ?
Pour ma part, l’Analyse transactionnelle, qui est une approche avec laquelle les psychothérapeutes peuvent se former, m’est très utile.
L’un des présupposés de cette théorie est que « je suis ok, tu es ok ».
Dans cette idée, le thérapeute ne se considère pas comme supérieur au client (position de vie + / -) ; il ne lui attribue pas / ne confirme pas les « étiquettes » que le client s’est mises ; il ne considère par que le client doit guérir d’un certain mal.
A contrario, le thérapeute a pour rôle d’accompagner le client par rapport à un contrat établi en commun, dans une relation basée sur l’autonomie. Les concepts d’AT, qui peuvent ou non être utilisés durant la thérapie pour nommer une situation, sont faciles à comprendre et permettent l’établissement d’un authentique dialogue, basé sur la co-construction (position + / +).