Comment aider

Je ne suis pas thérapeute, et je serais bien en peine de répondre à une demande d’aide, tant je trouve qu’il faut d’habileté et de sensibilité pour venir en aide à quelqu’un dans le domaine du bien être psychique.

Je peux suggérer de se reposer, de s’aérer, d’avoir une activité personnelle qui laisse la place à la créativité… Ce sont des préconisations que l’on peut adresser à tout le monde.

Pour un surdoué, je sais qu’elles sont fondamentales, tant le repos (et surtout le silence à l’écart) lui sont physiquement nécessaires, de même que la possibilité de laisser aller son esprit sans entrave mais en le canalisant pour éviter que le torrent de pensées ne devienne coulée qui emporte tout sur son passage.

Pour le reste, s’il y a un vrai mal-être que l’on a envie de combattre…

Entre les thérapeutes non surdoués qui pensent pouvoir parfaitement suivre un surdoué parce qu’ils sont thérapeutes ; et les thérapeutes peu performants qui pensent pouvoir parfaitement suivre un surdoué parce qu’ils sont eux-mêmes surdoués, tous les cas de figure sont possibles.

Je l’ai vécu. Successivement :

–          un thérapeute qui n’y connaissait rien et était vraiment à côté de la plaque, malgré une vraie bonne volonté (l’approche, le langage, ça ne collait pas) ;

–          un thérapeute qui s’affichait spécialiste des surdoués et qui en fait n’y comprenait rien (il manquait la sensibilité, la vision globale, l’humour, le recul, j’avais le sentiment d’une psychologie de café du commerce) ;

–          un thérapeute qui n’y connaissait rien et ne se savait pas surdoué (il comprenait ce que je vivais, mais ne savait pas comment m’aider) ;

–          un thérapeute qui se savait surdoué et qui avait développé ses propres méthodes pour accompagner les surdoués (la sensibilité, les horizons, la subtilité, la complexité, la rapidité, les shunts, le non sense, les métaphores…).

Mais avant d’arriver à ce dernier thérapeute, combien de tâtonnements, de désabusement, de colère…

Je crois que lorsqu’on est surdoué et que l’on recherche un thérapeute, il faudra être vigilant à l’égard des charlatans que l’on pourra croiser à la hauteur du mal-être que l’on peut ressentir.

A droite de l’écran, dans « Catégories », découvrez les billets associés à cette page « Comment aider / Accompagnement ».

693 thoughts on “Comment aider

  1. Bonsoir Cécile,
    moi, j’ai toujours eu du mal à m’imposer et à prendre ma place au travail.
    Aujourd’hui, j’ai une collègue (non-HP) qui veut prendre l’ascendant dans mon service, au point de me faire douter (encore et toujours) de mes compétences et j’ai l’impression de me faire bouffer (voire une impression de me faire faire un petit dans le dos).
    Je vis cette situation de plus en plus mal (psychologiquement et physiquement aussi), je sais que je devrais faire quelque chose mais je ne sais pas comment m’en sortir.
    Auriez-vous un conseil à me donner ?
    Merci
    Lauriane

    1. Bonsoir Lauriane

      Merci de la confiance que vous me témoignez en me questionnant ainsi.
      Il faut se rappeler que je ne suis pas thérapeute. En revanche, même si la solution ne sortira pas en deux séances en en moins de 15 jours, je ne saurais trop vous suggérer de vous faire accompagner pour au moins garder la tête hors de l’eau, mais aussi travailler sur l’affirmation de soi.

      Pour ce qui est des conseils pratiques, sur place, là aussi, ce n’est pas évident, car je ne connais pas exactement la situation.
      Si la situation est avérée, peut-être que pousser un grand coup de gueule montrera à votre collègue que vous n’êtes pas dupe et la stoppera dans ses envies de vous maltraiter.
      Au quotidien, garder des preuves, rédiger des verbatim datés (+ heure) sera peut-être aussi utile ?
      J’espère que d’autres lecteurs de la communauté auront des conseils pour enrichir votre réflexion.
      Bon courage.

      1. Bonjour

        pousser un grand coup de gueule, ca ne fait qu’envenimer la situation.

        En fait, dans ce genre de situation, si vous faites dans un sens ou dans l’autre, ca ne va pas trop s’arranger : il faut donc vous préparer à vous ménager une porte de sortie.

        Il vaut mieux commencer à chercher du travail ailleurs : c’est cruel mais c’est ainsi.

        On pourrait ainsi dire que dans le processus de harcèlement, quand il est déjà commencé, la personne harcelée est déjà enfermée dans ce processus.

        Donc ne pas se donner de faux espoirs et se préserver … en partant de votre poste.

        C’est ce qui m’est arrivé, et j’ai gardé la tete haute, meme si tout ca m’a détruite, je me suis préservée malgré tout.

        Bon courage.

        Si vous voulez, demandez mon mail à Cécile et nous pourrons poursuivre en privé. Mais ne restez pas seule.

        Cricri

        1. A priori, on n’est pas dans une situation verrouillée : il y a tentative de prise de pouvoir par un pair. Suivant la position des uns et des autres au sein du service, réagir peut-être bénéfique.

  2. Bonjour,
    J’ai decouvert par hasard ma surdouance il y a quelques années au détour d’un premier rdv avec une psy que je n’étais bien entendu pas venu voir pour cela. Aujourd’hui, après plusieurs années ces rdv ne me font pas avancer. Je n’arrive pas à canaliser ce cerveau qui pense trop et j’aimerai pouvoir mettre à profit ces facultés. Auriez-vous l’adresse d’un spécialiste dans le 95 ?
    Avec mes remerciements, Line.

    1. Bonjour Line
      Un livre qui m’a beaucoup aidé est ´Le pouvoir du moment présent´ de Eckhart Tolle. On comprend comment ne pas s’identifier à ses pensées et à se détacher de celles-ci. Depuis je ne souffre plus d’avoir le cerveau en surchauffe…une belle découverte!

  3. Bonjour à tous,
    Je vous remercie, tous, dans un premier temps pour ce que vous faites, vous lire est un grand plaisir tant vous mettez des mots sur des choses que je ressens mais que je n’arrive pas à exprimer. J’ai 24 ans, j’ai une licence et suis en master, d’après mes connaissances j’ai tout pour moi, seul problème je ne suis pas heureux, je n’ai pas de raison d’exister et je n’en trouve pas, s’il n’y avait pas la religion je me serais sûrement suicidé. J’ai tout mais je n’ai rien, parfois j’aimerais être comme les autres, avoir des amis, une copine, sortir, je ne fais rien de tout cela et n’ai rien, mes amis ? Personne n’est au courant pour tout cela, ils n’y comprendraient absolument rien, la seule chose qu’ils savent dire  » Tu es fou, tu veux tout contrôler, tu te poses trop de question » Justement, je ressens trop de sentiments et de façons démesurées. Depuis 5 ans maintenant je suis en pleine dépression existentielle, c’est par phase en fait, parfois ça va, d’autres fois non, suffit qu’une personne appuie sur l’interrupteur et tout mon réseau ( arborescence )dépressif s’allume, et la c’est le drame. Récemment une fille avait calmé tout cela, j’ai cru avoir trouver ma raison de vivre, avoir une famille etc, tu parles. Je suis tombé amoureux, pas elle, crise. En parler ? a quoi bon, personne ne me comprend. J’ai l’impression de parler chinoisJ’ai l’impression d’être coincé, dans un monde, une personne, je sais que j ai besoin d’autre chose mais impossible de la définir. Quand ça a commencé j’me suis dis c’est passager, ça va partir. Tu parles. C’est juste une sorte de monstre qui se nourrit de toi, tes pensées. Mes seuls plaisirs de la vie sont voir mon équipe gagner au foot, tu parles d’un plaisir…
    Et puis, j’en ai marre d’entendre  » pourquoi tu fais pas comme les autres ? », j’en suis venu a me limiter, me contraindre, a vouloir faire comme tout le monde pour être heureux comme tout le monde, je me suis pris un coup de poing en pleine figure… Je me sens étranger, la encore j’ai pas réussi a mettre des mots sur toutes les choses que je ressens. Ah et j’ai perdu toute confiance en moi. J’arrive pas à identifier mes problèmes j’ai sûrement oublié un tas de chose mais je vais m’arrêter.
    Je pense pas que j’aiderai des personnes avec ce témoignage brouillon mais si c’était le cas je suis ravi d’avoir été « utile ».
    Muhammad

    1. Bonsoir Muhammad
      …. Et pourtant vous n’êtes pas seul à fonctionner de la sorte. L’isolement est la pire chose qui puisse nous guetter, car il facilite ces pensées négatives qui nous envahissent.
      Je crois important que vous puissiez vous faire accompagner par quelqu’un qui puisse vous aider à mieux vous comprendre dans la façon dont vous fonctionnez, afin de rompre ce cercle vicieux et usant.

  4. Bonjour Cécile,

    Cela fait quelques temps maintenant que je me balade sur votre blog, après avoir lu votre livre et plusieurs autres d’ailleurs, après avoir écouté des conférences sur le net (Siaud-Fachin, Bak, de Kermadec…), tout cela à la suite d’une remarque faite par l’une de mes collègues alors que je lui faisais part de je ne sais plus trop quoi : tu ne serais pas HP ? Je m’étais bizarrement posé la question moi-même sans vraiment savoir de quoi je parlais (!) quelques jours avant cette remarque de ma collègue, en essayant pour la millième fois de comprendre ce qui ne collait pas dans ma relations aux autres (cette impression d’être toujours décalée, « en avance »). Et me voilà donc actuellement en train de creuser le sujet (avec celui de la créativité et de la méditation de pleine conscience) avec un balancement continuel entre : je suis « bouillonnante » (c’est le terme que je préfère utiliser à ceux de surdoués, de hp… trop connotés QI à mon goût), mais non, je ne le suis pas, je suis juste « malade, instable… ». Depuis la fin de ma thèse et la fin de mon job à l’université il y à 8 ans, j’ai l’impression diffuse de me chercher et de me perdre en permanence, sans vraiment savoir ce que je cherche… La thèse, le boulot de chercheuse et d’enseignante me nourrissaient. Depuis « leur disparition », je n’ai rien trouvé qui me nourrissait à un tel niveau et ce n’est pas faute d’avoir cherché ! la plupart du temps, mon cerveau moud du mauvais grain. A cela s’ajoute le fait que je suis désormais maman de 4 enfants et que je travaille 24 heures par semaine, je me noie dans les tâches quotidiennes et dans le boulot avec un sentiment de perte d’identité de plus en plus fort… Mais je ne parviens pas à sortir de ce cercle vicieux. Cela crée un mal-être par moment insoutenable qui m’a amenée à aller voir 4 thérapeutes différents, dont aucun ne m’a jamais parlé de la douance. La thérapeute qui me suit actuellement depuis la naissance de mon 4e enfant semble s’être déjà intéressée à la douance mais ne semble pas vraiment vouloir la prendre en compte dans mon cas. Elle me dit de prendre mon temps avant de me faire éventuellement diagnostiquer et me pose des questions auxquelles j’ai envie de répondre : c’est comme ça parce que je suis surdouée ! Ce que je ne fais pas évidemment pour ne pas la vexer et j’ai l’impression de continuer à lui donner les réponses qu’elle a envie d’entendre. Bref, son attitude me perturbe beaucoup et me pousse à me demander si je ne suis pas à nouveau à côté de la plaque en pensant que je suis peut-être « bouillonnante ». Dois-je arrêter de la voir ? Dois-je me faire tester, oui ou non ? Et si « je me plante », je fais quoi ? Et si je suis effectivement diagnostiquée HP, je fais quoi ? Tout ça se mélange dans ma tête… J’ai lu que vous aviez été diagnostiquée à l’âge de 40 ans (j’ai 41 ans) et je me reconnais beaucoup dans ce que vous dites à propos de la perte d’identité ressentie au fil du temps, notamment du fait de répondre aux besoins des autres et non aux siens propres (et dans tout ce que vous avez écrit dans votre livre sur la souffrance des adultes surdoués). Je me suis dit que vous seriez de bon conseil : dois-je me faire diagnostiquer ou non ? Qu’est-ce que cela va m’apporter en bien ou en mal ? Pouvez-vous l’en dire un peu plus sur votre créativité (les domaines dans lesquels elle parvient à s’exprimer et ce que vous avez fait pour parvenir à la réveiller)? Déjà un tout grand merci pour vos réponse !

    1. Bonsoir Celinette

      40 enfants, 4 enfants un boulot.. chapeau bas !

      Tout l’enjeu est de trouver des moments pour vous seule. Le souci c’est que dans ce genre de situation, les moments pour soi sont ceux qui permettent de (tenter de) récupérer, on a rarement dans ses moment-là la disponibilité d’esprit pour créer !
      (Pour la petite histoire j’ai travaillé à mon premier bouquin la nuit et quelques week-ends au cours desquels je me suis retrouvée seule sans mes enfants.. au détriment de mon sommeil je dois dire).

      Je pense que oui, vous faire diagnostiquer présentera un intérêt : au moins vous n’y penserez plus !
      Avec cependant un risque (et c’est vraisemblablement pour ça que la psychiatre vous tempère) : c’est que fatigue et dépression pèse sur vos résultats et qu’au final vous obteniez un résultat au dessous de la barre fatidique des 130 ce qui vous désolera encore plus.

      Se savoir surdoué ça change quoi ? Pour ce qui me concerne, ça n’a rien changé jusqu’à ce que j’amorce mon travail de recherche pour comprendre, parce qu' »à l’époque », il n’y avait pas de grille de lecture pour les adultes.
      En revanche, à partir du moment où j’ai compris comment je fonctionnais, j’ai commencé un travail d’acceptation de moi-même et de mes besoins (ce n’est pas encore gagné, je suis bien obligée de le reconnaître, parce que le cerveau caracole et le corps est à la peine…. et malgré des signaux insistants du corps, le cerveau fait de la résistance – donc le travail d' »acceptation de prise en compte des besoins physiques continue !)

      Côté créativité, gardez en tête qu’elle est présente tout le temps, de différentes façons : ça peut tout aussi bien être un tour de main en cuisine, qu’une façon de faire apprendre leurs leçons aux enfants, une façon d’accrocher les clés…
      Pour moi, écrire est mon media favori. Romans plutôt. Mais j’ai perdu l’inspiration depuis bien longtemps. Et l’élasticité s’est perdue pour trouver le mot précis, prendre le temps de camper une scène… je sèche et j’en suis bien triste et n’arrive pas à reprendre une routine (c’est bizarre j’ai en général une petite voix qui me dit « tu n’auras pas le temps » pour me dissuader de m’y atteler. parce qu’il faudra sortir faire les courses, aller chercher les enfants à l’école, plier le linge… ce n’est pas dans ces conditions qu’on peut arriver à se concentrer et la maison devient le lieu des devoirs et plus du tout du plaisir).
      Mais j’ai trouvé une solution : je vais m’installer à la terrasse d’un café et je prends le temps, petit carnet en main. je dessine, j’écris… pas beaucoup, certes…. mais c’est plus facile quand même.

      Je me suis aussi inscrite à un atelier de peinture. J’ai beaucoup de chance : la prof est complètement déjantée et c’est aussi à peu près le cas de la quinzaine d’élèves qui s’y retrouvent. Alors ça fait une bande joyeuse qui apprend le lâcher prise dans la bonne humeur sur fond de bienveillance sans mièvrerie…. mais quand il s’agit de rapporter du travail à la maison, je sais qu’en général je serai dans l’incapacité d’y faire quoi que ce soit, quand bien même mes enfants font maintenant leur vie. Le ressort a été trop longtemps distendu pour qu’il retrouve sa force en deux ou trois ans.

      Mais je sais que ça viendra : à Noël, j’ai décoré des mugs et des bols – j’ai aussi tricoté (certes des choses simples mais avec un soupçon de sophistication quand même).
      = j’ai pris du temps !
      (et je me suis autorisée à soutenir le regard des destinataires des ouvrages, grande victoire !)

      Ca se fait à tout petits pas (quand on a 4 enfants et qu’on travaille il faut que ça aille vite au contraire !), ça demande une patience de ouf (tout ce que je ne suis pas !)…. et ça demande de faire attention à soi.
      Le petit secret c’est de se demander ce qu’on suggèrerait à son ou sa meilleur(e) ami(e) dans une situation similaire.
      .. Et en général, c’est incroyable : ce qu’on suggère aux autres on s’interdit de le faire ! Pourtant, si on le prescrit c’est qu’on sait bien que c’est bon pour soi…

      Bon courage ! 🙂

      1. Bonjour a tous

        un grand merci Cecile pour tout ton travail sur « le » sujet.
        J ai lu et relu ton 1er livre (ainsi que d autres auteurs, vais commander le 2me),bon, force d admettre que ca me correspond.
        Trop …..voila bien le mot qui resume tout !
        Burn out en dec.2014, depression,bobos au corps; j arrete la , la liste est longue et je ne veux pas te prendre trop de temps.
        J habite dans le departement 22 cotes d armor en bretagne, pres de Lannion.
        Je cherche un professionel qui soit en mesure de m aider(j en ai vu plein, sans succes).
        Si parmis vous il ya des bretons , faites signe si le coeur vous dit!
        Merci d avance

        1. Compliqué la Bretagne…
          Si quelqu’un a des coordonnées à me transmettre : bien volontiers !
          Je les transmettrai à nathalie en privé, comme j’ai l’habitude de le faire pour ce genre de demande.

        2. Bonjour Nathalie,

          Plusieurs personnes de mon entourage ont évoqué leur suspicion de profil « Zebre » à mon égard. J’habite également près de Lannion et cherche un praticien qui pourrait me confirmer ou m’infirmer cette suspicion. Avez-vous trouvé un contact qui vous aurait aidée dans la région ?
          Merci par avance de votre retour,
          Caroline

          1. Quelques mois après le commentaire de Nathalie, j’ai hélas toujours autant de mal à identifier des thérapeutes en Région Bretagne… Si quelqu’un a des coordonnées à me transmettre, je lui en serai vraiment très reconnaissante.

      2. Bonjour Cécile,

        Voilà, c’est fait. Le « diagnostic » est tombé il y a aujourd’hui 15 jours. Je suis effectivement hp avec un qit de 128 et qiv de 133. J’ai demandé à la psy qui m’a suivie dans un centre universitaire si elle était sûre qu’il n’y avait pas d’erreurs. Apparemment non !
        Et maintenant ? Je traverse une période vraiment difficile car mes émotions et mes pensées prennent le dessus en permanence et j’ai l’impression de vivre dans une réalité parallèle où tout est cauchemardesque, noir, sans issue. Un exemple : ma fille de 13 ans a des résultats scolaires non catastrophiques mais peu brillants et me voilà tenaillée par des angoisses abyssales à propos des choix que j’ai fait pour elle, à propos de son futur, à propos de ce que je n’ai pas fait ou pas assez… Ca tourne sans fin dans cette fichue caboche. J’ai mal au ventre en permanence, comme des poussées de stresse qui me tordent les entrailles. Cela pèse sur ma famille, sur mon couple… Je suis en permanence angoissée face au passé et au futur. Je ne suis jamais dans le présent. Je ne dors que quelques heures par nuit, avec toujours des réveils nocturnes qui me font plonger dans des angoisses noires et sans fin. Ce soir, j’ai rdv chez le médecin pour qu’il m’aide. Il m’a déjà prescrit des antidépresseurs par le passé et il va sans doute à nouveau me proposer cette solution. Je ne sais pas quoi lui dire : que je suis HP ? Ma psy me dit que pour elle cela ne change rien dans sa manière de m’aborder et de me suivre. Je suis perdue… J’ai trouvé un cours de méditation de pleine conscience qui débute à la fin du mois d’avril. Qu’est-ce que je fais d’ici là pour tenir le coup? Quelle est la meilleure solution ? Comment arriver à faire attention à moi tout en faisant attention aux autres, et surtout à mes enfants ? J’en ai marre de cette vie qui n’en est pas une. Désolée, Cécile, d’envahir votre blog, mais je ne sais vraiment plus vers qui me tourner. J’avais l’espoir que le diagnostic allège ma vie, des idées créatives ont fusé, aussi vite retombées comme des soufflés. Rien ne changera jamais ?

        1. Bonjour Célinette

          Tout d’abord, bravo d’avoir réussi à affronter vos peurs et passé LE test !
          Ensuite, vous l’aurez bien compris, être estampillé ne règle pas tous les problèmes…
          – D’abord, il y a très souvent toute une sorte de phase de deuil, la relecture de sa propre vie au prisme du surdon et parfois des regrets qui affleurent ou explosent.
          – Ensuite, le surdon ne « fait » pas ou n’est pas tout. A côté de l’inné, il y a l’acquis à prendre en compte, le cheminement de chacun. Suivant que la vie a été plus ou moins généreuse avec vous, il y a des blessures à soigner.

          C’est en ça que votre psychologue peut vous dire que ça ne change rien pour elle dans sa façon de vous aborder et de vous suivre. Si c’est elle qui vous a encouragée à passer le tes, on peut supposer qu’elle est sensibilisée au sujet et espérer qu’elle soit pleinement compétente pour prendre en compte cette intensité indicible et impartageable car si propre à chacun (mais l’intensité, c’est cette partie émergée de l’iceberg difficile à percevoir mais qui est pourtant bien là, et qu’il faut que le thérapeute sache prendre en compte. L’intensité ? je vous renvoie à la fleur de Plutchik pour mieux comprendre la difficulté d’appréciation de l’intensité quand on ne partage pas les mêmes repères.
          Si vous vous sentez en confiance avec elle, surtout, ne lâchez pas. La méditation de pleine conscience, si elle vous convient, pourra fairedes merveilles.
          En attendant, une piste :
          – prendre conscience de la tempête émotionnelle qui se lève (ou s’est levée)
          – repérer dans quel endroit du corps cette émotion se manifeste (gorge ou estomac serré(e) par exemple)
          – se focaliser sur cet endroit en reconnaissant que « oui », ça fait mal/c’est désagréable… et sans du tout chercher la cause de ce malaise. Vraiment se focaliser sur le malaise et pas du tout sur ce qui le cause (c’est ça « accueillir » le malaise, c’est-à-dire accueillir votre propre malaise comme vous prendriez dans vos bras l’ami(e) qui ne va pas bien et qui a besoin de soulagement. vous reconnaissez son malaise et c’est déjà une façon de le soulager).
          – pratiquer la cohérence cardiaque – une respiration ample qui permet d’apaiser l’esprit. Avec un peu de pratique on peut dépasser les 3 respirations focalisées 😉

          .. Et si « ça » va changer… mais pour que « ça » change, il vous faudra revenir à vous même, apprendre à mieux faire connaissance avec vous-même, apprendre à accepter vos faiblesses et les comprenant et en construisant peu à peu des stratégies qui vous permettront d’anticiper les situations qui vous sont toxiques (c’est souvent ça qui se passe : nous nous engageons dans des situations qui ne nous conviennent pas car nous sommes trop peu conscients de nos besoins au point, parfois de les nier pour « faire comme tout le monde » – c’est le plus sûr moyen d’être mal au final, et surtout, de ne plus se reconnaître).

          Bienvenue ici Célinette. Partager ce qui ne va pas, c’est aussi pouvoir trouver des solutions pour progresser.

          1. Merci Cécile pour ce beau message. En fait, c’est comme si je me trouvais devant une porte entrouverte. J’ai passé beaucoup de temps de l’autre côté de cette porte à être moi-même et à prendre mon pied : durant toutes mes études jusqu’au doctorat, sans savoir que j’étais HP, mais en sachant que mon cerveau était alors à sa place : ça bouillonnait avec plaisir, la plupart du temps. Puis la porte s’est refermée brutalement et je me suis retrouvée devant elle, pas complètement ouverte ni fermée, coupée de moi-même. J’ai essayé de l’ouvrir à nouveau mais en explorant toutes sortes de pistes qui ne m’ont jamais « remplies » et qui me paraissaient toujours futiles au final (tricot, couture, herboristerie, photographie, kinésiologie, théâtre, j’en passe et des meilleures…). Avec le diagnostic HP, je sais désormais avec précision ce qu’il y a derrière la porte, tout ce qui devrait à nouveau me rende entière : les livres, la réflexion, la recherche, les liens, l’écriture… Ce qu’il y a derrière cette porte est en fait vital pour moi et m’évitera de moudre du mauvais grain et d’épuiser mon corps comme je le fait depuis tant d’années. Toute la difficulté pour moi est d’arriver ou plutôt d’oser ouvrir cette porte toute grande pour passer de l’autre côté et m’assumer désormais pleinement comme je suis, sans le prétexte d’un cadre institutionnel, pour partir à la rencontre de moi-même et de nouvelles voies créatives. J’ai un peu peur (mes idées valent-elles que j’y consacrent du temps ? j’ai envie de les partager mais ça va intéresser qui? et je dois d’abord m’occuper de la maison et des enfants…La psy m’a dit que je devrais écrire et je lui ai répondu (avant d’avoir reçu le rapport HP) que j’en étais incapable, que je n’avais pas les compétences pour ce faire… Je crois que cela va prendre du temps : les gonds de le porte sont un peu rouillés 🙂 Il va falloir mettre de l’huile, petit à petit, jour après jour, mais j’ai l’espoir d’y arriver. Merci Cécile !

  5. Bonsoir Cécile,

    J’ai posté il y a quelques mois mon premier message concernant ma situation ainsi que mon mode de fonctionnement problématique. Mon but étant d’échanger avec d’autres personnes pour trouver des pistes/solutions et ainsi me permettre de sortir de ce cercle qui me paraît sans issue. Grâce à votre blog, j’ai pu avoir des retours, et cela m’a fait beaucoup de bien. Je tiens à vous remercier du fond de mon cœur pour cela.
    Toujours en recherche d’informations, j’ai décidé de commander votre premier ouvrage. En le parcourant, j’ai pris note des caractéristiques dans lesquelles je me reconnais. Que ce soit selon ma propre perception mais aussi suivant les remarques (critiques) de mon entourage au sens large : famille, amis, travail, etc.
    Je suis dans cette quête de sens depuis des années et je ne trouve rien. Je tourne en rond depuis un moment. Je suis bloquée, je n’arrive pas à avancer comme je le voudrais car j’ai toujours cette impression qu’il me manque une pièce de ce puzzle qui représente ma vie.
    Lors de la lecture de votre livre, je suis vraiment étonnée car je me retrouve dans de nombreuses pages :
    – Le sentiment d’être toujours « trop »
    – Le refus de faire comme tout le monde
    – Considérée comme introvertie/réservée/bcp dans l’observation
    – Éternelle insatisfaite/ exigeante pour moi et pour les autres aussi jusqu’à en devenir agressive (dans le ton employé et/ou du fait de se mêler de choses qui ne me concernent pas)
    – Perfectionniste mais aussi très peu de confiance en moi
    – Très anxieuse/ toujours dans l’anticipation
    – Toujours dans l’analyse/interprétation des paroles de mes interlocuteurs
    – Grande rêveuse
    – J’ai toujours ressenti la tristesse des autres et cela peut me rendre malade (les gens me disent qu’ils arrivent à se confier facilement à moi, ce qui n’arrange rien)
    – Contre toute injustice et cela depuis l’enfance
    – J’ai le don de rendre compliquée la situation la plus banale
    – Une personne qu’on remarque
    – Travaille très lentement : à l’école ou au travail ! toujours dans cette vérification maladive
    – Soucis de concentration
    – Etc
    J’ai décidé de répertorier tous les éléments qui me caractérisent pour mieux me rendre compte de ma situation et cibler ce qui ne va pas. Cela devient mon objectif premier. J’ai constamment cette impression de manque de sens dans ma vie et c’est un frein car, si j’ai toujours fait avec, actuellement je me sens « bloquée ». Sans parler de ce sentiment de culpabilité permanant : je ne suis vraiment pas à plaindre par rapport à des personnes qui vivent des situations bien plus difficiles ! En fait j’ai tout pour réussir, et à tout niveau, mais je n’y arrive pas. Du moins je n’y arrive plus. C’est ça le plus triste. Et je ne sais pas pourquoi. Dès que je trouve un début de réponse (je souffre d’hypersensibilité ?), des éléments me font retomber dans le doute.
    Je suis ouverte à toute remarque/conseil. Certaines personnes se reconnaissent-elles ? Si oui, comment êtes-vous sorti de ce cercle ? Si vous avez eu le courage de me lire entièrement, je vous remercie 🙂 

    1. Bonsoir Mais où est le bonheur ?
      Que vous dire….
      Vous vous reconnaissez dans toutes ces caractéristiques et pourtant avez comme objectif d’être « comme tout le monde »… alors le cercle vicieux ne peut que continuer.
      L’acceptation et la pleine compréhension de ce que signifie être surdoué(e) ne pourra que vous aider à trouver les bonnes stratégies pour respecter votre écologie personnelle.
      Ca passe aussi par l’acceptation de votre singularité, et c’est vrai que ce n’est pas toujours très facile.
      Mais alors, le seul surdon n’est pas forcément en cause et il est alors important de pouvoir relire votre vie, mieux en comprendre certains événements clés et peut-être travailler sur ces mêmes événements dont certains, traumatiques, auront eu sur vous un impact préjudciable.

    2. desfription typique du surdoué…
      la literature en langue francaise (ou meme langue anglaise) concernant les surdoués est dedevante, c’est le mot qui convient (avec tout le respect a Cecile dont j’ai lu deux fois le dernier ouvrage !)
      J’ai moi-même mes propres theories (je suis surdoué) face a ce scandale. On est jamais mieux servi que par soi-même et le surdoué a des capacités insoupçonnables.
      pour info il y a tout un aspect sociologique a la douance (vous ne trouverez rien en langue francaise)
      Le meilleur conseil est de consulter un specialiste de la douance qui ne fait que ca, deja ca aide dans une petite mesure et on peut discute avec moins de langue de bois
      J’ai de plus en plus d’empathie face aux surdoués et au manque scandaleux de literature si pas d’information (et crois que Cecile le reconnaît elle-même dans nos echanges). Je la remercie pour ses articles qui éclairent mes propos

    3. Bonjour « mais où est le bonheur »
      Sortir du cercle ?
      Pour cela une seule alternative
      Se faire tester pour analyser la double valence potentielle
      HP et hétérogènéité sous jacente du fonctionnement intellectuel !
      Les deux peuvent entraîner votre symptomatique décrite par vos soins.
      Ce qui veut dire que vous pouvez être l’un ou l’autre, voir les deux cumulés….
      Après seulement, vous saurez seulement la valeur minimale de vos capacités !
      Si un seul des 4 indices est supérieur à 130 ou 135 , cela est tout à fait compatible avec la double Valence.
      En règle générale ICV>>IRP> IMT>IVT
      chez le surdoué moyen standard

      Si aucun des indices n’atteint 130
      Il vous reste « une possibilité  » d’être malgré tout HP….
      si la pression de l’entourage a été trop forte et qu’il existe une inhibition intellectuelle, dépression, médocs,que sais-je?
      Qui ont fait sous évaluer par le psychologue
      Voir selon Grégoire parfois des erreurs d’arithmétique par l’examinateur…

      Après les hétérogènéités pures sont moins fréquentes dans la population non HP, 4 à 5 fois moins fréquentes
      Mais les conséquences aussi dévastatrices en terme de ressenti, d’estime de soi, de troubles de l’humeur etc..
      Mais comme les gens normaux représentent 98% de la population
      Cela fait malgré tout 10% des gens en gros qui presentent un DYSfonctionnement intellectuel
      Pour en gros 1% de la population qui présente la double étiquette HP et DYS
      Mais qui correspond selon les psychologues à 70-80-90% des HPI se faisant tester (chiffres retrouvés à plusieurs reprises lors de mes pérégrinations inter nautiques chez divers spécialistes du HP).
      Il m’apparaît donc évident que c’est plus l’hétérogénéité du fonctionnement intellectuel qui est source de souffrance mentale que le fait d’être HP.
      CECI NEST naturellement que mon avis.
      Les THPI semblent plus à risque de risque psychiatriques type bouffées hallucinatoires voir schizophrénie mais là on rentre dans la psychiatrie lourde, bien loin des  » névroses » normales du HP, dont parle si bien DABROWSKI
      Comme le signale Cécile sur une des si nombreuses pages de son admirable blog!
      Donc si le problème vous tient à cœur et à l’âme
      Faites tout simplement le pas de vous faire tester
      Pour ne plus ruminer et sortez du cercle vicieux du cerveau tournant en roue libre sans pouvoir vous raccrocher à des éléments tangibles.
      La description est une chose, la réalité est est une autre…
      Et joyeuses fêtes si possible quelque soient vos décisions et les résultats éventuelles de celles ci!

    4. Oui Miss M.O.E. le bonheur faites vous tester….c’est également mon opinion. Je l’ai fait l’an dernier aprés 7 mois d’hésitation et à 63 ans. Et c’est ensuite: Voilà pourquoi je suis comme cela! …câblée si différemment. Enfin enfin tout fait du sens ! Et on vous aide sur cette voie.
      Ça ne rend pas la vie plus facile, soit, mais au moins je comprends l’immense décalage avec les autres. Et pour un HP comprendre est si vital. Ensuite se mettre à la recherche de gens comme moi: je les vois, je les sens presque tout de suite.
      Bonne chance dans cette quête de vous-même.

    5. Bonjour,

      Je ne peux que rejoindre ce qui a déjà été dit par d’autres et que je partage: Faites-vous tester. Choisissez un professionnel compétent, spécialisé et honnête.
      La simple confirmation est déjà un soulagement immense qui peut ouvrir la voie à l’acceptation et à l’intégration.
      Il y a, comme pour tous, un espace de liberté à découvrir et à mettre en oeuvre dans la façon dont on se gère soi, se donne direction et moyens. Mais il faut toujours partir de qui l’on est, d’une connaissance de soi et d’une acceptation de soi.
      A titre de témoignage personnel, je peux vous dire que quelques mois après mon identification à 46 ans, je peux depuis quelques jours dire, pour la première fois, que je m’aime.

  6. Bonjour,

    Je me présente vite fait. Je suis une femme de 30 ans, célibataire depuis, ben…, toujours, pas de véritables amis (personne avec qui je me sens en confiance), diagnostiquée en dépression depuis plus de 2 ans même si je pense que je le suis depuis bien plus longtemps. Je me scarifie aussi et suis en permanence anxieuse. Je travaille dans un laboratoire d’essai, je teste le fonctionnement et les limites d’appareils. J’adore mon boulot, suis en grand conflit avec mon responsable (N+1), qui doit être un surdoué narcissique et m’entends très bien avec mon N+2.
    Avec ma famille, je n’ai pas d’affinité particulière. On s’appelle une fois par semaine et je vais les voir 3 fois par an pendant quelques jours (3 ou 4 max), après je deviens aggressive, veux être seule.
    J’aime les animaux, le sport et les films et livres fantastiques. J’aime lire les livres sur la psychologie humaine et sur les animaux, la science. Mais ces dernières années, je ne suis plus très motivée par grand chose.
    Je suis droitière mais aussi gauchère dans certains sports.
    Bon OK, au final la présentation était un peu longue 🙂

    je viens de lire votre livre « différence et souffrance de l’adulte surdoué ».
    Je me retrouve dans certains critères que vous présentez (questions existentielles, aime discuter de tous sujets, parle « trop » 🙂 et je suis tout et son contraire, c’est à dire très sociable comme très solitaire. J’aime discuter avec les gens mais j’ai peur d’eux, qu’ils me regardent avec cet air de « elle est étrange! Il faudrait mieux l’éviter ».
    Autant j’ai aimé aller à l’école, autant je l’ai très mal vécu. Je n’avais pas d’amis, pire on me rejetais et c’était la honte d’être à côté de moi ou de me parler. Je n’ai jamais fêter d’anniversaire avec un amis.
    Ma mère m’a toujours dit que je pouvais être bonne dans une matière si je l’aimais mais dans le cas inverse, c’était très compliqué.
    Enfin, j’ai toujours préféré la compagnie de personnes plus agées et plus « mûres » et en particulier des hommes.

    Voilà, en gros, pour le côté commun.

    Par contre je ne me retrouve pas dans la facilité de language. Enfant oui, mais avec le temps cela s’est dégradé. J’ai énormement de mal à trouver mes mots. Je veux être juste dans ce que je veux exprimer mais je n’y arrive pas. Je n’aime pas écrire non plus. J’aime bien lire surtout plusieurs livres en même temps et en regardant la télé mais c’est tout. Je suis gauche avec les langues et mauvaises en langues étrangères.

    Je ne me trouve pas non plus exceptionnelle dans aucun domaine. Mon supérieur hierarchique (N+2) dit qu’il est content de mon travail, que je suis intelligente mais je fait des erreurs tout le temps. J’ai dû mal à être concentrée, je m’ennuie souvent même si j’adore mon travail.
    Après il est vrai que j’apprends très vite au début et que je m’ennuie très facilement. Je suis une touche à tout. J’ai joué au piano, flûte tenor, guitare. J’aimerais essayer le violon et le saxophone, la batterie aussi. Mais je ne suis ni persévérante ni carrée. J’aime dessiner pendant quelques jours, puis après je veux faire du canevas, pourquoi pas l’origami et puis non je vais commencer un puzzle.
    Je passe mon temps à changer d’idée, à ne pas savoir par où commencer et du coup je finis ma journée devant la télé, déprimée à me rendre compte que je n’ai rien fait au final.

    Je ne sais pas comment font les gens. Quand je n’ai pas envie de faire quelques chose, je ne le fait pas. Je n’arrive pas à me faire violence.

    Je me retrouve dans le côté émotionnel. Je suis très immature de ce côté là et hypersensible.
    Par contre je ne suis exceptionnelle nul part, je n’ai rien créé. Je suis mauvaise en communication. Je n’arrive pas à structurer mes pensées. Je fais pas mal de fautes d’orthographes, oublie même parfois des lettres ou des mots ou inverse des lettres (j’ai du me corriger au moins une vingtaine de fois dans ce post 🙂 , en fait non 30 fois plutôt, après une nouvelle lecture, j’ai même réussi à oublier 2 lettres rien que dans cette phrase et dsl pour les fautes d’orthographes s’il y en reste encore). Je parle avant de finir ma pensée. Parfaois je ne me souviens même pas de ce que j’ai dit. « J’ai dit ça? Ah bon! » Je lis puis oublie des mots donc comprend parfois mal ce que j’ai lu. Ah oui, j’oubliais, je n’ai pas de mémoire et ne retient pas forcément les détails, seulement les émotions et les grandes lignes. Je ne retrouve pas mes mots, ni mes références. J’oublie des choses très simple comme les tables de multiplications. On peut me rabacher plusieurs fois une explication mais ça ne veut pas rentrer.
    Parfois pendant mes cours de piano, je pouvais jouer une partition le jour même (alors qu’il fut quelques semaines) et d’autres que je n’ai jamais maitrisé.

    Je me suis posée une question en lisant votre livre. Une personne dite « normale » peut-elle s’y reconnaitre? Il suffit qu’elle soit anxieuse, hypersensible et ait des questions existentielles. Elle peut être eclectique aussi. Elle peut être en dépression avec une faible estime de soi et souffrir d’être elle même et de ne voir pas d’intérêt à la vie. Non? Comme savoir à partir de quel moment une personne n’est-elle pas dans la « normalité »? Comment savoir si cette différence et souffrance sont celles d’un adulte surdouée même si elle est similaire?

    Au final, je voulais écrire quelques lignes et ça finit en roman. Dsl!

    A+

    Yuyu

    1. Bonjour Yuyu

      Merci de votre témoignage.
      Je souhaite répondre sur un autre plan : est-ce la production et la performance qui sont importantes, ou est-ce le ressenti intérieur ?
      Si vous ressentez souvent un pincement à l’estomac, un sentiment de décalage, peut-être est-ce d’abord et avant tout à résoudre cette mésaise (pas forcément malaise ou mal être) qui est important ?
      … Et alors l’étiquette on s’en fiche !

      1. Merci d’avoir eu la patience de me lire et de m’avoir répondu. Peu importe letemps ;).

        Je comprends quand vous dites que « l’étiquette on s’en fiche ». Cependant, j’ai besoin de comprendre d’où vient cette « mésaise » qui s’est transformé en mal-être. Je sais que je vis à travers les autres et non pour moi même à un point où je ne sais pas qui je suis réellement.

        Me rendre compte que je ne vis pas pour moi, est déjà un pas en avant. Maintenant qu’est ce que je souhaite? Bonne question. Que signifie le bonheur?

        Dans ma tête j’ai l’impression de vivre l’infini. Je sais, c’est abstrait. L’infini est quelquechose de dérangeant car ça n’a pas de fin. C’est l’impression que c’est ce que je vis. Je ne comprends rien, ne trouve pas de logique au monde qui m’entoure. Il y a tellement de chose à comprendre, à découvrir. Il y a tellement de questions sans réponse. Il y a tellement de subtilités sur tout. Chaque sujet à son propre infini.

        Bref, je vis dans un tourbillon de pensées et rien pour m’orienter, me poser. Cette « étiquette » peut être un début, un point d’accroche?

        Comment les gens s’ensortent-ils? Comment trouvent-ils un sens à leur vie?

        Comment

        1. L’étiquette ne sera à mon sens pas un point d’accroche, tout au plus l’occasion de vous poser de nouvelles questions…

          En revanche, le tourbillon de pensées finit par être néfaste – le hors sol asphyxie – d’où l’importance du faire et de se concentrer à faire.
          Dans l’apprentissage des gestes simples, essentiels, il y a beaucoup d’apaisement à trouver.
          Et comprendre d’où vient que vous vivez à travers les autres. Le surdon n’est pas seul en cause, mais plus vraisemblablement un mécanisme de défense mis en place. C’est ce mécanisme qu’il faut analyser, en comprendre les racines et comment revenir à vous.

  7. Bonjour à vous,

    Je ne sais pas trop comment j’ai atterri ici mais c’est plutôt bienvenu …Je suis dans un de ces jours où je me pose mille questions, je doute….J’ai l’impression d’avoir gâché ma vie et je ne sais toujours pas qui je suis….

    J’ai été diagnostiquée visiblement à tort bipolaire il y a 19 ans, j’en ai 36 (après une adolescence compliquée (mal être permanent qui s’est traduit par une période d’anorexie, puis d’anorexie-boulimie, accompagnée de substances prohibées)….J’ai toujours eu ce sentiment de décalage avec les Autres au point de me sentir anormale, débile, « folle »…J’ai donc construit un « faux self » qui m’a permis de survivre, puis je me suis investie corps et âme dans un boulot qui me bouffe littéralement la vie, me vide de ma substance….Et je suis paralysée à l’idée de prendre une décision quant à mon avenir….
    J’ai vu des tas de spécialistes (beaucoup m’ont déçue et n’ont rien vu, l’un m’a diagnostiqué bipolaire (enfin cyclothymique)). J’ai gobé beaucoup de médicaments (thymorégulateurs , antidépresseurs que j’ai arrêté dernièrement) jusqu’à il y a peu où j’essaie de m’en passer et d’opter pour des thérapies plus naturelles (hypnose, relaxation, aromathérapie…).

    Il y a un an et demi environ, après avoir lu un article de presse grand public sur les « surdoués », j’ai eu un choc…Si c’était moi? Par la suite, je me suis mise à lire tout ce que trouvais sur le sujet et je me suis complètement retrouvée dans le fonctionnement cérébral et l’hypersensibilité du « surdoué », terme que je n’aime pas trop en fait….

    En décembre dernier, j’ai pris mon courage à deux mains et suis allée voir une psy clinicienne. J’étais très mal dans mon boulot (je suis enseignante en lycée pro et mon travail est réellement très éloigné de mes idéaux…Je sature complètement, j’étouffe dans ce carcan et j’en viens à ne plus supporter les élèves et encore moins le cadre institutionnel et son hypocrisie). J’étais sur le point d’imploser, je ne dormais plus sans médicament, mon cerveau tournant en boucle toute la nuit autrement…
    Après deux séances, elle a vu en moi un adulte à haut potentiel….sans pour autant me parler de tests. Présenté comme ça, je me dit que j’ai pu l’orienter sachant que j’avais lu toute une littérature sur le sujet avant et que le choix d’une psy clinicienne n’était pas anodin….Et puis, je me pose aussi la question de l’effet barnum…Entre temps, j’ai également eu deux consultations chez un psychiatre reconnu et spécialiste de la dépression. Il s’est avéré qu’il a vu en moi quelqu’un d’anxieux, mais pas bipolaire ni dépressif ….J’aurais dû être soulagée et pourtant…NON! Ce qui a surpris sinon presque contrarié ces deux spécialistes…Je suis en fait complètement perdue, c’est tout…

    Je suis ensuite retournée voir cette psychologue et la dernière séance ne s’est pas hyper bien passée pour moi…Elle m’a un peu secouée et me disant que j' »avais beaucoup de résistances », que je « répondais à tout par la négative » (ce qui est vrai) et ça m’a complètement braquée, et avec moi c’est rédhibitoire….même si c’est sans doute vrai…
    Du coup, j’hésite à la rappeler pour savoir si je dois ou non passer ce satané test….Elle m’a aussi dit que je pouvais avoir par exemple 125 de QI avec un fonctionnement similaire à celui de l’adulte HP…
    Ma fille qui aura 3 ans en octobre fut aussi un révélateur pour moi. Les adultes qui la croisent la trouve à la fois drôle et exceptionnelle (je suis la maman et n’en suis pas peu fière mais c’est vrai, mais c’est malgré tout quelque chose qui revient ). Elle parle très très bien pour son âge, connaît toutes les lettres de l’alphabet, adore les mots compliqués, a cette hypersensibilité, cette soif de vivre et d’apprendre que j’avais AVANT….Elle a un humour très décalé et un sacré tempérament aussi!
    J’ai peur de lui refiler mes angoisses, j’ai peur qu’elle ne s’intègre pas pleinement à l’école comme moi….D’ailleurs j’ai tellement détesté que j’y suis restée…PFFFF!!! Je suis masochiste!
    Bref, je suis un peu paumée…Passer ou non ce foutu test sachant que je commence à être allergique aux psy, mais en même temps, je ne suis toujours pas fixée à 100%…Je redoute également le fait que ma très grande anxiété sabote les résultats….

    1. Oui, c’est vrai, l’anxiété joue un grand rôle lors de la passation d’un test. Mais passé avec quelqu’un qui est bien sensibilisé, comme selble l’être la psychologue quevous avez rencontrée, pourra vous expliquer ce qui est à l’oeuvre.
      Ensuite… si vous avez 125, on aura beau vous dire que vous êtes surdouée, vous ne voudrez jamais le croire puisque « le test dit… » – fichu test !
      … Et si vous acceptiez de vous documenter un peu plus sur le sujet (lire quelques ouvrages); et si vous acceptiez d’abord la reconnaissance de votre mode de fonctionnement, bien avant que d’être « labellisée » ou « étiquetée » ?
      .. « et si vous vous posiez la question de savoir pourquoi toutes ces résistances et pourquoi cette approche négative ?
      Ce n’est vraiment pas du tout confortable, ce genre de questionnement… mais c’est bien pourtant ce qui vous permettra sans nul doute de vous libérer, et, partant, de ne pas refiler de fardeau à votre petite fille, et de lui permettre de continuer à avoir soif de vivre et d’apprendre; comme vous « avant »…
      Bienvenue sur Talentdifferent Dupont 🙂

  8. Bonjour, comment aider mon fils de 20 ans, précoce (testé à 5 ans puis de nouveau à 15 en raison de grosses difficultés de scolarisation, il est tout à droite du shema, je ne sais plus le chiffre mais c’est l’extrémité de la courbe, et exceptionnellement harmonieux ), qui après un parcours scolaire compliqué a fait une grave dépression à 17 ans, a quand même arraché le bac , a été autonome pendant 2 ans selon son souhait et ça a été dur mais il s en est bien tire’, a tenté de reprendre des études, nouvelle dépression, élément déclencheur l’annulation de son permis pour conduite en état alcoolique, il est retourné voir la psy qui l’avait testée et suivi à 15 ans puis 17, elle pense qu’il y a peut être un problème de TDAH. Elle l’a donc orienté pour consulation vers un psychiatre qui s’occupe de ce syndrome mais il ne peut pas le suivre en raison de ses addictions, qu’il faut d’abord résoudre en effet il fume trop, boit trop et sans doute prend du cannabis même si tout ça il nous le cache un peu. Résultat il va aller à une consultation d’addictologie, mais comment va t on s’en sortir si le problème n’est pas pris globalement ? Il lui faut beaucoup de courage pour aller consulter, j’ai très peur qu’il soit déçu et se décourage. Or il ne s’en sortira pas sans aide. Auriez vous une suggestion en région parisienne pour que je l’aide à rebondir dans la bonne direction ? Si vous saviez comme ce garçon est super quand il va bien, tout le monde l’adore. On s’est tellement battus pour lui et on en est encore la, je trouve ça terrible de ne pas pouvoir plus alors que je vois le grave danger qu’il court.

  9. Bonjour Cécile, un peu réconfortant mais super flippant ce que tu/vous dit /tes , pourquoi moi et d’autres congénères serions à mettre dans la dite section des « troubles psy », ceux qui ne rentrent pas dans le « moule établit » et si l’on voyait cela de manière inverse, comme dans un miroir, cela changerait totalement la donne, car nous ne chercherions pas à détruire (ou étudier de manières très sadiques je dois avouer, je suis sous la loupe depuis tellement de temps (ça reflète bien le corps dit médical,hum!!!)) notre prochain juste parce qu’il y a différence, nous ne pourrions que l’aider en silence le plus simplement du monde, pas de psy ou de trouble, juste une humanité, finit ce monde d’enfermement systématique de l’inconnu!
    Pour parler juste pour moi, mais je ne suis pas le seul dans ce cas, et il y a aussi les « faux-culs (soignés, re hum!, là il s’agit de belles pourritures soit dit au passage,des personnes dangereuses qui ne se sentent pas péter tellement elles manquent d’humilité) », donc pour en revenir à ma petite tête cette étude de la personnalité dure depuis tellement longtemps que j’en suis arrivé à pouvoir faire le tri (dans ma tête bien entendu) autour de moi, et tellement de personnes se disant « amis » même de très longue date, oubliés et retrouvés, ( je ne parle même pas de la famille, car le sujet est très grave (pour mon « cas »)), oui ces dits « amis » que vous avez essayé d’écarter de votre sillon par les moyens les plus détournés,voire les plus grossiers car trop étouffants et faux, bin non, toujours là ! , (le système les affames je pense afin de mieux s’en servir), là je sais vraiment que cette société dans laquelle nous avons le malheur de vivre n’est qu’un amas de M..de, une montagne et je suis gentil, et comme la pauvre petite sourie dans le sale labo (encore lui),quand on à finit de s’en amuser et qu’elle ne fournie pas la bonne expérience pour votre rouge à lèvre, on la jette !!! mais pour nous il est préférable que le jet vienne de nous, ça éclabousse moins!!! (oui j’ai que trop de haine dans mon coeur, obligé de vivre seul car pour trouver ton double, accroche toi!!! pas une vie, un enfer!!!de tous les jours!!! (quoi tu mange, quoi tu regarde, quoi tu pense, là tu peux t’accrocher, j’évite de trop penser, ça me tue toujours un peu plus), toujours prendre la fuite, non c’est pas ça la vraie vie, la mienne est vraiment en mauvaise voie (la tite sourie)(non pas le coup de la pièce sous l’oreiller), à moins que j’arrive à disparaitre du système (l’espoir me fait vivre,le reste me tue),certains y sont arrivés(pouf! disparu!).
    Pour finir avec ce « récit » véridique quelque peu tortueux ou pas mal de personnes se reconnaitront (quand on est sous la loupe…), je pense avoir vu l’avenir, non il n’est pas rose comme certains voudraient le faire croire, c’est un avenir bien triste, car l’homme est fou.

    1. Nous vivons dans une société qui cloisonne et exclut.
      Il y a une pression immense à se conformer, à être dans « la norme », en fait dans la moyenne où se retrouve la majorité de la population.
      Dès que l’on s’en écarte, le risque est grand d’être taxé d’anormal ou de déviant.

      Le trouble psychique commence avec l’anxiété, la dépression

      Donc, tout l’enjeu c’est d’arriver le moyen à être soi-même sans subir l’agression des autres (et sans les agresser non plus !)
      Ca, c’est vrai, c’est assez compliqué.

      Mais il y a des stratégies d’adaptation (jusqu’à un certain point) qui peuvent éviter les situations qui nous épuisent.
      Il y a aussi certainement un travail sur soi à faire, car une partie des relations avec les autres (et la vision que nous avons de nous-même) viennent de croyances et de schémas, de traumas anciens qui nous hantent et nous font surréagir ou réagir de façon inappropriée.
      Il est difficile de s’en sortir seul dans ce cas… et c’est vrai alors que c’est essentiel de trouver le bon thérapeute qui saura nous aider en respectant notre personnalité.

      1. Bonjour et un immense merci pour vos deux ouvrages.
        Je suis à Paris près d Alesia et cherche à mettre en place une Thérapie Comportementale Cognitive. Je viens de faire un bilan et à chaque fois que j évoque le fait d être surdouée, par rapport à mon parcours d ado rejetée par les autres en 5eme par exemple, elle me dit que tout le monde est comme moi. Je le fais pourtant en toute modestie. De plus, j ai l impression d être entourée de gens qui ont fait des grandes écoles mais qui ne semblent pas avoir développé la même hyper sensibilité ( il paraît que j ai 20 à 40 pour cent de plus que la moyenne). Je ne comprends pas: peut on avoir fait des grandes écoles et ne pas être surdoué, C est à dire ne pas avoir cette sensibilité fine ? Enfin, j ai des soucis de mémoire depuis toujours, il me semble. J ai lu votre premier livre mais ne me souviens pas bien. Mme Adda dit que c est que je ne sais pas ranger dans ma tête: d accord, mais je veux bien apprendre. Je vois des films et ne m en rappelle pas quand je les revois. Bon OK je suis en anxiété généralisée depuis 3 ans. Est ce compatible avec mon score de 142 sous-coté par la dépression selon la psy recommandée par Mme Adda? Est ce que j ai été mal testée ? Je l ai été suite aux scores THP de mes deux ados à 45 ans et depuis suis toujours un peu perdue … Vous n auriez pas une torche pour m éclairer et une ou deux adresses svp ? Merci par avance.

        1. Bonsoir Alexandrine

          Oui on peut avoir 142 et souffrir d’un anxiété généralisée qui génère effectivement une sous-performance.
          Ce qui signifie que si vous étiez testée dans de bonnes conditions (pas d’anxiété, pas de dépression en résultant, pas de problèmes de mémoire…) il y a fort à parier que le résulta de votre test serait bien supérieur.
          C’est ce qui explique votre très grande sensibilité et votre sentiment de décalage.

          Pour ce qui est des diplômés de grandes écoles… il semble que le QI moyen d’un détenteur de Master est de 115. Admettons même que l’immense majorité de ceux qui ont fait une grande école ait un QI de 130… si votre niveau d’intelligence est de 150, vous êtes en décalage avec eux, sachant que la sensibilité est une grande part de l’intelligence.
          L’idée de recourir à une TCC est excellente… mais sans nul doute pas avec la thérapeute que vous évoquez.

          1. Merci Cécile pour la générosité de votre réponse qui m a réconfortée. Je suis en train de relire avec plaisir votre deuxième ouvrage ‘s’intégrer et s epanouir dans le monde du travail’ qu en fait j avais déjà. Certaines pages sont même paraphées au crayon papier, C est dire si je l avais apprécié! Toute petite tête en ce moment ! Auriez vous éventuellement quelqu un à me recommander en TCC qui connait les HPsur Paris sud s il vous plaît ? Un immense merci quelle que soit votre reponse pour ce message qui me fut précieux.

            1. Je vais vous répondre en privé.
              Mais je dois vous avouer que j’ai beaucoup de retard dans ma correspondance – le burn out ne se laisse pas facilement ignorer…

  10. Bonsoir à toutes et tous, je suis un homme de 51 ans (d’ailleurs qu’est ce qu’un homme, un être humain plutôt) et je souffre de cette saloperie d’hyper sensibilité, hyper émotivité, depuis fort longtemps hélas et je m’en rend de plus en plus compte à vous lire
    non vraiment pas cool comme vie, juste un mot , un regard, et là c’est la « merde » car tu vois dans l’autre, si tu n’étais que juste toi tout court cela serait bien plus facile à appréhender, à vivre, et tu ne verrais rien de spécial, la vie serait bien plus « belle », heureux les simples d’esprit (non ce n’est pas péjoratif , juste un fait).
    Personnellement je n’arrive pas à m’en sortir, un cycle sans fin.
    Je désire relater une petite aventure récente, j’ai eue le malheur de vouloir tester (dans ce cas là on teste tout ce qui est possible mais vous êtes au courant) à plusieurs reprises des petits breaks dans des établissements spécialisés (HP),(bien mal m’en à pris), ma dernière expérience très récente a faillit me couter très cher, tomber sur un psy complètement ravagé, je dirais même un véritable assassin psycomaniacoenculé au service non pas des malades mais de son portefeuille et des labos plus dangereux les uns que les autres, 4 jours éprouvants avant d’en partir en courant (et le taxi pour ma pomme en prime mais qu’est ce que j’étais content dans ce taxi!!!).
    Dans ta tête tu pense enfin pouvoir te reposer un peu, nenni ! Lever 6h du mat. tu sais pas pourquoi, eux si, les cachetons, et ensuite comme super activité la télé et un couloir, et si tu te recouche, menaces, bref super ambiance (étant entré dans cet établissement sur ma demande ils pouvaient toujours essayer(sic!)), et pour les clopes ,un piège de plus , voulant arrêter personnellement, ils ne font que te rendre de plus en plus accro , distribution toutes les deux heures de deux cigarettes à fumer dans les trente minutes, aucun plaisir, juste une mise en boite! et après t’es de plus en plus accro, ont ils un arrangement avec l’industrie du tabac ?
    A mon arrivée j’avais un petit traitement (restes d’un empoisonnement dans un autre établissement) que je baissais depuis un certain temps, il était presque à la fin, j’étais assez content de mon auto médication qui allait prendre fin, mais bien sur là ça le fait pas, on change tout (faut bien qu’ils mangent ces pauv’ labos) et traitement de bourrin
    et comme j’étais encore trop vif , changement encore pire le lendemain, non vraiment je ne sais pas dans quelle société j’évolue , ce qui m’a décidé à partir de ce lieux de perdition totale (dans tous les sens du terme) c’est l’interdiction formelle d’apporter un peu de réconfort à des personnes encore plus mal que toi (peu pas m’en empêcher)
    oui je me suis permis par plusieurs fois de parler et de rassurer un « trisomique » vraiment pas à sa place dans ce lieu, sa question était « quand il allait revoir sa mère et retourner dans son foyer », aucune réponse du personnel, si, une, menace d’isolement avec camisole et perfusion de je ne préfère pas le savoir, cool!.
    Je tient à citer cet établissement de mort, hp dans l’hopital de Draguignan dans le var.
    Hôpital ne valant pas mieux, à fuir !!!
    Voilà, je ne sais plus trop pourquoi je voulais vous parler de cela, si, peut être pour vous dire de vous méfier des psychiatres (dont le nom étrangement se rapproche du mot « chier »), ce genre de personnage ne devrait pas exister, à ne pas confondre avec psychologue (oui, non remboursé par la sécu,on se demande).
    Bien à vous

    1. Triste expérience…
      Mais il existe des psychiatres qui voient autrement que par le seul prisme des médicaments et de l’enfermement.
      Ils croient en la capacité de leurs patients à se rétablir par la force des projets en lesquels ils croient.

      Cette « thérapie » a un nom : c’est le rétablissement.
      L’idée est de ne plus regarder les patients au prisme de leur pathologie psychique, mais de leurs projets. Autour d’eux se met en place un accompagnement bienveillant qui les aide à avancer – le chemin n’est pas toujours pavé que de fleurs.
      Mais les résultats sont là : les patients atteints d’un trouble psychique vont mieux, le trouble est circonscrit.
      Et ô joie pour le système dans lequel nous vivons : pour 1€ investi dans les actions de rétablissement la valeur ajoutée est de 4€ !

      Ce mouvement a débuté dans les années 70 comme l’explique le document mis en lien sur le mot rétablissement. Il est né avec les mouvements d’usagers qui voulaient reprendre un peu le contrôle de leur vie, ne plus être seulement des objets aux yeux du corps médical.
      Cette dynamique de rétablissement a fait émerger le très intéressant concept de « pair aidant » (ceux qui sont guéri viennent témoigner et accompagner ceux qui en sont encore à se débattre avec leur trouble – sur le principe des alcooliques anonymes initialement).

      … Mais c’est un autre système à mettre en place car dans une société qui s’est fondée sur l’exclusion, l’inclusion ne va vraiment pas de soi.

  11. Frontière douance/ pathologies
    http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/Adultes-surdoues-comprendre-leur-difference/Monique-de-Kermadec-Etre-surdoue-est-trop-souvent-associe-a-une-pathologie
    Dans cette interview, 2016, M.de Kermadec explique le comment des erreurs de diagnostic: intensité, urgence, complexité, trois des caractéristiques des surdouées qui devraient être mieux maitrisées pour ne pas se transformer en handicap.
    C’est un article de vulgarisation, d’accord, mais c’est le point soulevé qui m’intéresse !
    Chan

    1. Merci Chan !

      La pathologisation est une grande difficulté et un grand risque pour les HP effectivement.
      C’est un sujet abordé par James Webb et toute une équipe de psy et neuropsy avec lui, dans l’ouvrage « Misdiagnosis and dual diagnoses of gifted children and adults » qui mériterait bien une traduction en français tant il pose les bases des diagnostics différentiels.
      Intensité, complexité et urgence sont les 3 traits ombrelles cités par Mary Elaine Jacobsen pour résumer la caractéristiques d’un surdoué.
      J’ai un jour présenté les caractéristiques reliées à l’intensité et une jeune psychologue s’est exclamée : « Mais c’est le tableau de la bipolarité !« .. Ce qui est hors norme apparaît bien souvent anormal….
      Au chapitre de l’intensité : « Living with Intensity« 

      1. Bonjour Cécile
         »Ce qui est hors norme apparaît bien souvent anormal »
        Je viens de lire des articles se rapportant au nouveau  »Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux » (DSM-V). Ce qui était jadis des traits de personnalité sont devenus des maladies mentales: anti-conformisme, arrogance, cynisme, narcissisme, comportement anti-social, trouble bipolaire pédiatrique et j’en passe des meilleures dont la tristesse de plus de 15 jours après un deuil, la colère chez l’enfant, et…. la créativité supérieure à la moyenne (!!??!!!).
        En 1952 il y avait 60 maladies mentales, et maintenant 350!!!
        Il y a 40 fois plus de trouble bipolaire pédiatrique qu’il y a 20 ans. Et ceux qui se font traiter TDAH ne se comptent plus. Nos pauvres enfants et petits-enfants que vont-ils devenir ?
        J’ai lu quelque part que les enfants qui prennent du Ritalin sont les futurs consommateurs de cocaine de demain.
        Je suis triste, outrée, scandalisée que notre société ne peut plus accepter les différences.
        Veut-on mettre 50% de la population sous psychotropes ?? Et nous rendre tous  »normaux » ?
        Les surdoués, les HP sont donc tous bons pour les HP ?
        Cela me semble si répressif !
        L’industrie pharmaceutique rapporte des milliards de $$$, d’euros. La méditation, elle…..RIEN DU TOUT …car c’est un moyen ça aussi, mais pas instantané (j’en parlerai dans un autre article)
        Mettre les gens sous psychotropes….bon moyen de contrôler une société.
        Apparemment il se crée un mouvement contre ce nouveau manuel.
        Désolée, il fallait que je  »ventile » un peu.

        1. Bonjour France de Montréal
          Totalement d’accord avec vous pour cet « abus » du DSM IV PUIS V de pathologisation des traits de caractère.
          Une blague de psychiatre racontant les principaux traits caractéristiques du TDAH à un autre collègue, celui ci après quelques instants de réflexion s’exclame
          « Ah oui !
          Cela ne correspondrait pas à ce que l’on appelait autrefois un garçon!

          Par contre là où je ne suis pas d’accord avec vous est cette diabolisation des médicaments .
          Au contraire, toutes les études effectuées chez des patients correctement analysés sur le plan nosographique, montrent la prévention des risques d’addiction chez les TDAH traités par méthyle phénidate
          Avec une incidence nettement moindre chez les les patients traités !
          Mais effectivement un HPI qui s’ennuie va se révéler perturbant en classe et dans une société normalisatrice voire répressive sans vrai diagnostic comme cela semble être le cas en Amérique du Nord de nos jours pourrait se retrouver traité à tord!
          Je pense que diaboliser un médicament n’est pas très « utile » si tant est que son utilisation est encadré par des praticiens compétents , attentifs à la balance bénéfice /risque et aussi dans les mesures d’accompagnement et de guida ce infantile /parentale sont utilisés de façon systématique.
          Bonne journée !

        2. Une grande partie de la population francaise prend deja des psychotropes, le plus au monde d’apres certaines sources
          http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/mag_2003/mag1121/ps_7222_psychotropes_consommation_francais.htm
          meme les somniferes c’est tres mauvais a cause de l’accoutumance mais chuut l’industrie pharma fait du business avec ca
          C’est devenu presqu’anormal de ne pas prendre ces saloperies de drogues legales
          Je crois de plus que certaines reactions sont saines, comme apres un deuil une certaine souffrance. Non, je connais certains qui apres deuil divorce se bourrent d’anti-depresseurs pour montrer un visage souriant rayonnant mais FAUX
          C’est aussi notre société de l’apparence de merde qui fait ca.

          de plus la psychologisation a outrance de notre société, y compris de problemes sociaux evidents (souffrance au travail) est proprement scandaleuse. Tout est rejeté sur l’individu (modele americain) alors que dans d’autres société on reconnait meme dans les therapie que parfois ce qui arrive a l’individu est en dehors de sa responsabilité.
          Les psys n’ont pas vocation a regler des problemes sociaux-politiques evidents (meme si il font du $$ avec ca).

          1. Bonjour,

            Il y a très longtemps, une fois, on m’a prescrit des antidépresseurs….. eth bien, ce sera la seule et unique fois…. plus jamais.

            oui, j’étais dans une petite bulle, je voyais les problèmes, j’étais incapable de les résoudre, je ne sentais ni bien ni mal, bref j’avais perdu toutes sensations, toute sensibilité. J’étais coupée de la vie.

            mais, le pire ca a été quand j’ai arrêté, là j’en ai bavé. Car en fait, les sensations, l’hypersensibilité sont revenues encore plus fortes qu’avant, j’ai cru devenir folle.

            Alors, cette période, ca m’a vaccinée pour la vie. Et ce d’autant plus que ca aurait pu très mal se terminer (j’ai d’ailleurs frolé l’accident de voiture à plusieurs reprises…..).

            Et il m’a fallu à peu près 2 ans de dépression hivernale pour m’en remettre. Cela dit je n’en veut pas à mon médecin traitant : elle ne savait pas pour mon surdon, et moi non plus. Quand 2 personnes se trompent, ca fait beaucoup.

            Alors, oui je préfère affrontrer les problèmes, meme s’ils m’emmennent au plus profond des ténèbres, parce que finalement c’est là que je trouve des solutions, d’une manière ou d’une autre.

            Mais, je me dis des fois : tous ces gens qui sont anesthésiés par leur médicaments….. ils passent à côté de leur vie, mais bon c’est leur problème après tout, et puis, même s’ils se sentent bien, ils ne rendent même pas compte que c’est le médicament qui les coupe de leur environnement et …… d’eux-mêmes.

            Et tout ce potentiel gâché parmi ces personnes « endormies », ca me dépasse……

            Cricri (qui vit pleinement elle, dans le bien-être ou la souffrance, et qui essaie d’assumer)

            1. Bonjour Cricri
              Ca les médicaments psy, je connais. Antidépresseurs, depakote, lithium. On m’avait diagnostiqué bipolaire. Leur derniere trouvaille (aux psychiatres), borderline (personnalité limite) il y a 4 ans. Là j’ai eu droit au traitement lourd: seroquel, qui est un anti-psychotique. J’étais trop émotive. Pourtant il était normal que je réagisse à ce point: en moins de 3 mois j’ai eu un grave accident puis dépression de mon conjoint. Je ne consulterai donc plus de psychiatres. On ne connaît pas les effets à long terme de ces médicaments. Apres le  »sevrage » du seroquel, j’en ai bavé pour retrouver un sommeil normal: cela a pris plus d’un an.
              Quand je vois un enfant de 2 ans et demi diagnostiqué bipolaire (vu dans un documentaire sur YouTube ) j’en ai des frissons dans le dos. Les cerveaux des enfants ne sont pas encore totalement formés !
              On veut nous couper de nos émotions notre sensibilité. Et l’anxiété est là pour nous envoyer un message. On masque les symptômes et on ne cherche pas la cause…..trop compliqué.
              Oui les médicaments m’ont coupé de moi-même et ça….plus jamais. Pendant 15 ans. Et avant cela anti-dépressseurs off and on pendant 8-10 ans. On m’avait prescrit mes premiers valiums à 16 ans. Quel gâchis.
              Je ne veux pas  »diaboliser » les psychotropes, ils peuvent être utiles dans certains cas. Mais qu’autant de gens en prennent alors là, il y a un sacré probleme. L’industrie pharmaceutique fait tellement de $$$ avec cela, qu’on en invente des  »troubles mentaux ». Et le déréglement du cerveau je n’y crois pas une miette, il n’existe aucun test.
              La réponse est en nous. La meilleure solution pour moi a été la méditation. Mais cela prend des semaines. des mois d’entraînement à 15-20 minutes par jour. Une sacrée discipline. On en arrive à prendre une distance face à nos pensées, nos réactions, nos émotions. Depuis peu, c’est tout récent, ici à Montréal, la méditation entre dans les écoles. Génial !
              Jeanne Siaud-Facchin a écrit deux livres sur la méditation de pleine conscience:  »Comment la méditation a changé ma vie et… » et  »Tout est là juste là ». Elle le conseille fortement aux surdoués.
              Bonne journée et que la vie vous soit douce.

  12. J’ai vu plusieurs thérapeutes en 30 ans. Aucun ne m’a apporté grand chose; tous semblant me dire que j’allais très bien et que je n’avais qu’à marcher sur mes deux pieds.

    Mais ma plainte était toujours la même: sentiment de décalage, difficulté à choisir une voie professionnelle malgré des intérêts trop multiples.

    Deux m’ont trouvé hyper-résistant. L’un, après 6 ans de rencontres hebdomadaires. Le joue où j’en ai eu marre (autant que lui?), je lui ai demandé ce que j’avais: dépression existentielle. L’autre, après peu de temps: construction en faux -self et « vous résistez, la porte est là ». Faut dire qu’à me donner comme « thérapie » de réfléchir à ceci et cela; elle ne savait pas que la nature m’avait doté d’un cerveau « multi-core sans option OFF » qui tournait en rond depuis X années autour de toutes ces questions.

    Par un concours de circonstances, j’ai été confronté aux descriptions des HP. J’en suis tombé sur le cul et en larmes; comprenant enfin au travers de ce portrait fidèle que je n’étais pas fou, que la nature m’a fait de beaux cadeaux (un cerveau mutli-moteur passant du 0 au 400km/h en 10e-23 secondes, sans tableau de commande, un coeur de bisounours, des yeux qui voient clair 10 à 20 ans d’avance et des intérêts variés comme une boule disco).

    Je sors de ma première rencontre de tests et me sens comme un goéland. Fini le vilain petit canard, j’avais juste de trop grandes ailes. Reste qu’avec cette envergure, le meilleur moyen de décoller, c’est de se lancer.

    Ceci dit, je ne suis pas du côté qui a connu le meilleur développement; ni le pire.

    Un psy, pourquoi pas, quand c’est trop lourd, trop dur, que la sortie est invisible. Mais, une fois le diagnostic posé, il y a plein de ressources disponibles, en plus de celles que nous avons intérieurement, qui nous permettent, comme tout le monde, de faire face, de s’adapter harmonieusement et de vivre.

    Une différence, ce n’est pas une maladie. Il faut juste la vivre du côté de la richesse qu’elle est.

  13. Bonjour,

    Dans une démarche récente de meilleure compréhension de mon mal-être dans la société, j’ai décidé de me débrouiller par moi-même. J’ai fait une dépression il y a quelques années, et les psychologues ne parvenant pas à m’aider car ne fonctionnant pas comme moi, je m’en suis sortie seule, grâce aux livres et la remise en compte de mes propres fonctionnements par l’apprentissage. Bon, OK, ça m’a pris 2 ans, mais ça a parfaitement marché !

    A l’heure actuelle, je reprend donc la même démarche car je sais que trouver vraiment une aide extérieure dans mon cas est quasi impossible. Ma démarche est en quelque sorte basée sur un processus itératif d’essais-erreurs (propre aux sciences qui est mon coeur de métier…déformation professionnelle quoi). Je teste une piste à fond jusqu’à être certaine qu’elle ne correspond pas, piste qui me mène souvent vers une autre, que je teste également, etc…

    Je ne suis pas surdouée, mais il semble que j’ai des points commun avec les HPI (uniquement sur les symptômes, pas sur les performances, pas de chance pour moi :-)), c’est pourquoi je fait passer ce message ici: au vu de vos capacités propres, vous pouvez certainement trouver vos réponses par vous-même, ou du moins une bonne partie, en vous imprégnant des connaissances accumulées par d’autres mais sans devoir vous confronter forcément à des séances de thérapie éprouvantes, frustrantes et dommageables parfois.

    Bon courage à tous !

    1. Beaucoup de surdoués sont en capacités de s’analyser eux-même, voire de prendre en charge leur thérapeute (sans compter ceux qui dictent leurs ordonnances à leur médecin…)
      Pour autant, il est des traumatismes qu’il est particulièrement difficile de surmonter seul(e), et l’intensité des ressentis, la difficulté à prendre / trouver des repères, peut fausser les jugements.
      Tous les surdoués ne vont pas mal « à ce point là »? Beaucoup, effectivement, travaillent à se réparer tout seuls. Mais l’auto-médication n’est pas possible dans tous les cas.

      1. Je tiens à m’excuser, j’aurais dû réaliser que mon partage d’expérience apparaîtrait idiot et hors propos avec une audience de HPI. Ma présomption était totalement déplacée.

          1. Pas dans tous les cas et/ou pas tout le temps.

            Le thérapeute marche avec; il ne prend pas sur son dos (et quelle idée de le prendre sur le sien :-))

            Parfois on marche seul, on trouve son chemin seul même dans les difficultés. Parfois on marche avec quelqu’un; pas trop longtemps, pas sur le dos de l’un ou de l’autre. Puis on se sépare et on continue; peut-être pour se retrouver plus tard…

    2. On ne parle juste que de sa propre expérience. le reste n’est que rapportage, déformation, interprétation.
      Parfois je crie « au secours! ». Arrivent alors les bons samaritains, ceux qui ont un « talent pour la psychologie ». Ou les professionnels de la psychologie, quand vraiment on choisit de se faire accompagner un bout de chemin. Dans mon cas, voici ce qui se passe.
      Le simple fait de verbaliser ce qui me préoccupe, me bloque, bref, me met dans un état de mal-être percutant, fait apparaitre les idées pour en sortir. C’est assez curieux, comme principe. Et certainement désagréable pour la personne qui souhaitait vraiment aider. En réalité, j’exprime, beaucoup, je me rends compte que je tourne la chose dans tous les sens, puis au bout d’un moment, plus ou moins long selon le problème, je peux me lever, et partir. Si je n’avais pas reçue une éducation solide, je dirais « je n’ai plus besoin de vous, merci d’avoir été assis(e) là.  » Au fil des jours, semaines et mois qui suivent, la » chose » trouve ses solutions toute seule. Un jour, je m’aperçois simplement que ce qui provoquait cet état de mal-être est résolu, et je passe au suivant. (ah oui, il y en a beaucoup des problèmes, quand même!). Je crois que je déteste qu’on m’aide, ça me semble toujours inefficace, pas adapté, à côté de la plaque, en dehors de mon programme. J’ai aussi la sensation que cela me prive de l’usage de la force que je sens vibrer à l’intérieur, et qui me fait exploser si elle n’est pas utilisée. J’ai ainsi compris que sérénité pouvait rimer avec énorme énergie.
      je ne pense pas que l’on puisse ainsi tout résoudre, il est certain que parfois, de l’aide est indispensable. mais souvent, une phrase, un mot, peuvent suffire à déclencher le processus de « guérison », comme un détonateur. Comme un unique rayon de lumière qui éclairerait au milieu de la forêt, les 10 cm2 où se trouve la clef d’un passage vers un autre monde. Comment faire pour transmettre tout ce cheminement? Bonne route à tous ceux qui sont en peine. il y a du soleil au de là des nuages.

      1. C’est exactement ça…pour moi aussi, sauf que je suis obligée par la loi de suivre des soins! Pour LES rassurer sur ma digestion du passé! ils me tuent, et tuent notre famille…dont 4 enfants tous diagnostiqués hp, au secours, ces genss ne comprennent rien à l’énergie qu’il faut que je déplois pour accompagner mes garçons, ils ne comprennent rien a l’hyperencadrement prenant ça pour de la peur et du transfert et tutti quanti, venant d’une personne aussi détaché que moi se faire taxer du contraire c’est ça la folie! ils nous inventent même des maladies! dont une pour mon fils de 13 ans! aucun moyen de se défendre, de se faire comprendre, il faut juste accepter les subir, au risque qu’ils finissent de nous épuiser de nous tuer, juste pour RASSURER LEURS PEURS, juste POUR REPONDRE A LEURS BESOINS DE CONTROLE ET DE NORMALISATION DES PETITES GENS afin de garder leur petits trônes de pantins .

    3. Bonjour@ Mesoke et Cécile
      – mon experience perso m’a montré que les « psy » fonctionnent avec des grilles de lecture extrémement réduites. Ce que j’appelle grille est le champ conceptuel (theorie de l’esprit) sur lequel repose l’analyse de la situation par le thérapeute.
      D’ou la nécessité d’une certaine culture du patient á ce niveau , et en cela je vous rejoins,Mesoke!
      – Pour moi, Les theories les plus innovates et prometteuses sont celles de Palo Alto et les écrits de Watslawick, Bateson et plus proches de nous de Giorgio Nardone (une logique des troubles mentaux-Seuil) sont un vrai régal!

      PS: Cécile , quand j’écris Alec un iPad sur voter site
      Le clavier passé en Qwerty et la correction automatic Donne systematic des mots anglais ,vest un various enter ( Cecil est in exemple si je me verify pas to us les mots tapped:-()
      Bonne journée

  14. bonjour,
    Merci pour vos écrits qui font du bien, je viens de terminer votre nouveau livre.
    D’autant plus intéressant que je suis en quasi burn out…
    Bien que j’ai donné mon test QI à ma psy, elle ne semble pas prendre en compte cela comme une caractéristique majeure, bien qu’elle utilise souvent « tres intelligent », « hypersensible ».
    Aussi je ne sais pas si je dois continuer. Comment faire pour savoir si un psy est vraiment sensibilisé HPI? a tout hasard je suis preneur de référence sur Avignon (84).

    merci!

    1. Bonjour

      Merci de concourir à réduire mon anxiété en me disant que mon nouveau bouquin vous a intéressée 🙂
      Pour votre question, je vous réponds en privé

      1. Bonjour,

        Merci pour vos bouquins que j’ai lu juste aprés avoir été testé HPI ( à 62 ans ), je m’y suis retrouvé à 99,8% 🙂 . Je cherche un-e psy maîtrisant bien le sujet dans le secteur d’Avignon pour m’accompagner ( annxiété, tendance dépressive,…). Merci d’avance pour toute information.

        Philippe

  15. Bonjour,
    Merci pour ce site où l’on se sent bien.
    Comme je n’arrive pas à trouver un travail qui ne me rende pas malade, je cherche quelqu’un qui m’aide à faire un travail de reflexion pour definir un projet professionnel: ma personnalité, mes envies, mes fragilités/sources de stress au travail, etc.
    Bref, un « coach hpi », sur Paris/RP.
    Merci d’avance !
    EO

  16. Bonjour ! Un immense merci pour avoir construit et fait vivre ce site qui redonne des couleurs à certains jours trop ternes ! Et merci à tous les contributeurs qui partagent leur ressenti et leur expérience avec générosité !

    Je serai bref car mon parcours n’a rien d’original : étrange étrangeté depuis l’enfance, diagnostic tardif, errance thérapeutique, d’où ma demande : des pistes pour un accompagnement psy adapté sur Marseille, Aubagne, Toulon ?

    Grand merci par avance, amitiés rayées

    1. Merci de votre témoignage Nicolas.
      Je vous réponds en privé.
      … Mais que ceci n’entrave pas les bonnes volontés de partage de coordonnées , quelqu’en soit l’endroit dans le monde francophone : ceci me sera précieux pour pouvoir mieux répondre aux sollicitations !

  17. Bonjour Cécile, bonjour à tous,
    Je découvre votre site et les mots me manquent…Je me retrouve dans beaucoup des témoignages mais je ne suis pas certaine d’être surdouée. Hypersensible, avec des TOC et j’en passe, je cherche un thérapeute sur Paris qui pourrait m’aider. Auriez vous quelqu’un à me conseiller svp ?
    Merci beaucoup.

    1. Bonjour Cécile, j’ai acheté et lu votre livre. C’est un sacré travail ! Merci car découvrant le sujet, je l’ai trouvé vraiment pédagogue et enrichissant.
      J’ai un espèce de mal être (je ne sais pas si c’est le bon terme….) qui dure depuis des années et des années, aucun psy ne m’a aidée à part sur les TOC .
      Je change de travail régulièrement : je suis appréciée pour ce que je fais mais je ne supporte pas la tyrannie et l’injustice donc je dis ce que je pense…. ce qui est peu convenable politiquement…..Et la vie de couple, c’est compliqué, très compliqué. Parfois, je me dis que je serais mieux seule….
      Trop d’émotions à gérer, trop hypersensible et pas de solution….
      Aujourd’hui, je ne sais plus quoi faire, en lisant votre livre, je me suis dis que peut être il y a un espoir de comprendre ce qui se passe en moi. … je ne sais pas …. Et j’ai des enfants, je ne voudrais pas passer à côté de qqch…..
      Je vous remercie encore si vous pouvez me conseiller un thérapeute sur Paris.

  18. Bonjour Cécile, bonjour à tous,

    J’ai découvert depuis peu votre site, que je commence à explorer les larmes aux yeux…
    Pas vraiment certain d’être surdoué, mais coincé depuis des années dans des impasses que vous décrivez très justement.
    Le livre est commandé, et je voudrais aussi pouvoir en parler. Pourriez-vous m’indiquer des contacts sur la région de Clermont-Ferrand ?
    Merci d’avance, et merci pour tout ce travail que vous faites.
    Franck

    1. Bienvenue Franck 🙂

      Sans aucune contrainte de passation de test ou de QI minimum validé, vous pouvez vous connecter à ZebrasCrossing qui propose des rencontres dans chaque région en France, et même au delà.

      Il est également possible de passer le test d’entrée à Mensa .

      1. Merci Cécile pour ces informations, mais je crois qu’en fait, je serais plutôt dans la recherche d’un thérapeute. Auriez-vos quelques adresses à me communiquer ?
        Merci d’avance.

        1. Bonjour Franck

          Je n’ai hélas aucun coordonnée à vous transmettre pour la région Auvergne 🙁
          Je profite d’ailleurs de cet échange pour faire appel aux bonne volontés : si vous disposez de coordonnées de thérapeutes sensibilisés au surdon, que vous connaissez et que vous sauriez recommander, je vous serais très reconnaissante si vous acceptiez de m’en faire part afin que je puisse répondre à des demandes telles que celle de Franck.

          1. Bonjour Cécile,

            C’est bien dommage, la région est pourtant belle ! 🙂
            Cependant, je dois parfois me déplacer pour mon travail, peut-être auriez-vous des contacts sur Lyon, ou Saint-Étienne, ou encore Paris ?
            Dans l’attente de votre réponse,

            Franck

    2. Bonjour

      Je pourrai écrire un roman sur ce qui m amène alors tt simplement… vous dire que je souffre… Malgré le bon que ça a… d hypersensibilité, d un ressenti troo fort, enfant douée en tout…puis ado explosée dans la dépression puis les tca…etc bref… J ai passé des tests il y a 10ans qui ont révélé que je fus enfant précoce et que j etais « surdouée ».

      Je me sens très seule. Une analyse profonde sur bien des choses, un désir de bienveillance et d qmour autour de moi, une souffrance indicible de cette différence et un échec général à mener à bien des projets tellement je me suis épuisée à vouloir aller au bout et à fond dans tout. Bref…

      J habite à côté de Clermont-Ferrand et pourquoi pas rencontrer des « semblables »?
      Si ça vous dit…

      J ai l impression d être folle à force de trop… trop penser, trop réfléchir, trop sensible, trop émotive, trop en quête de justice, trop dans l analyse, trop…. trop… et pas assez entourée car je m ennuie avec les autres, et parler ainsi est terrible car j ai l impression d être vantarde… pourtant c esr une souffrance.

      1. Bonsoir Adrianne

        ZebrasCrossing organise des rencontres qui pourraient vous intéresser.

        Votre témoignage me renvoie à la conception triarchique de l’intelligence de Sternberg : rester « coincé » dans le monde de la pensée est délétère.Pour se rééquilibrer, rien de tel que de prendre le temps de créer, mais aussi de pratiquer une activité sociale. Sinon, l’isolement conduit, lentement mais sûrement, à l’effondrement.

    3. Bonjour Franck, j’ai trouvé votre commentaire et souhaiterais vous demander si vous avez trouvé un thérapeute/psy compétent et intéressant sur Clermont-Fd ? J’habite à Clermont aussi, c’est pour cela que je vous demande. Je cherche un psy ou thérapeute pour moi. Merci beaucoup et à très bientôt j’espère 😉
      Renata.

      1. Bonjour Renata
        Je vous réponds en privé pour des coordonnées de thérapeutes.
        Cela dit, si l’un(e) d’entre vous dispose de coordonnées à me transmettre dans sa région : je suis toujours preneuse !

  19. Pour la parité dans les tests !
    Bonjour Cécile,

    Je viens de trouver cette courte étude, issue de la clinique, et dont les chiffres sont sans appel:
    http://www.centre-psyrene.fr/wp-content/uploads/chloe-persod.pdf
    Mme Chloé Persod, psychologue clinicienne, n’hésite pas à mettre les pieds dans le plat et à nommer ce que tout le monde s’ acharne à vouloir enterrer: le sexisme sans honte et sans complexe qui se retrouve dans l’ensemble de toute la recherche en France sur le surdon. On n’est pas sorti du bois !

    Chan

    1. Grand classique que cette absence des filles des radars !
      « Ce ne sont que des filles » résume ironiquement Mary Rocamora qui est connue aux Etats Unis pour son travail avec les surdoués.

      Les filles sont plus habituées à se conformer – poids social très fort de la répétition des rôles. Elles pètent un plomb plus tard, à l’âge adulte…

    2. Merci Chan,

      Je viens de lire cet article qui vient d’agir comme un catalyseur dans ma tête.
      Et pourtant, je suis sensibilisée à ce sujet de la surdouance, et pourtant je pense en être et en avoir souffert durant mon enfance… et pourtant… j’ai failli tomber dans le même piège!
      J’étais une élève extrêmement brillante et très sage…je me fondais dans le décor. J’ai souffert et je souffre encore aujourd’hui de mon hypersensibilité. J’ai fait de belles études mais je n’ai pas été testée « officiellement ».

      Alors que j’ai décroché mon téléphone pour la première fois la semaine dernière pour prendre un RDV chez un thérapeute spécialisé dans la douance pour moi et pour mon petit garçon, je tombe sur votre post et ça s’agite dans ma tête:

      Pourquoi seulement mon petit garçon?
      Parce qu’à presque 8 ans il est abonné aux 20 sur 20, qu’il dessine comme un adulte, qu’il savait lire en entrant en moyenne section, qu’il écrivait déjà des petites histoires…mais la maitresse se plaint de son comportement: on a été convoqué, elle dit qu’il est « bébé », qu’il joue tout le temps, qu’il perturbe les autres, mais aussi qu’il pige tout, tout de suite, qu’il s’intéresse à tout, qu’il fait des remarques très pertinentes. Elle ne comprends pas comment c’est possible. Moi je pense avoir compris et c’est pour ça que je veux prendre ce RDV, pour l’aider, parce qu’avec lui depuis tout petit, l’école a un problème.

      Et ma petite fille alors?
      Certes elle n’a que 4 ans, la maitresse me dit que tout va très bien même si elle ne tient pas assise sur une chaise, c’est une petite fille très vive, très gaie, très sage, très intéressée. Mais si je regarde de plus prêt, elle aussi sait déjà lire. Elle prend plaisir à écrire des petites choses et compte bien déjà aussi. Quand je regarde dans les cahiers, ce qu’on lui demande en Moyenne section, le décalage est énorme. Et pourtant, parce qu’avec elle, l’école n’a pas de problème…je n’allais rien faire.
      Vous savez quoi Chan? Je vais prendre un RDV pour elle aussi, pour l’accompagner, parce que les petites filles précoces ont aussi le droit d’être aidées.

      Une école pour enfants HPI doit s’ouvrir en septembre prochain non loin de chez moi. Peut-être que ça sera la solution? Les tests et les discussions avec le psychologue nous le diront.

      Je vous remercie infiniment ainsi que Cécile évidemment.

      Lulubelle

      1. Eh oui.. « ce ne sont que des filles » dit ironiquement Mary Rocamora – Grand classique que cet hyper adaptation des filles qui leur revient dans la figure à l’âge adulte…

        1. C’est vrai. ma fille a été une enfant sage avec 2 ans d’avance car elle avait du mal avec l’école. C’est à l’âge de 17 ans qu’elle a faille commettre l’irréparable. Elle est restée un an à la maison. Elle est forte, elle s’est battue (et je crois se bat encore) contre ce mal être qui la mise en dépression. Pourtant, on pensait l’aider, la soutenir. Mais le système éducatif et cette société qui s’est rigidifiée rend la vie de ces jeunes très difficile

  20. Je vous lis et je pleure…
    Cela fait du bien car l’écoulement des larmes était bloqué derrière le masque depuis trop longtemps. j’ai l’impression, qu’à force de vouloir me fondre, m’adapter, et survivre, je me suis dilué au point de ne jamais avoir pu être moi même. Et pourtant, qu’est-ce que j’aime la vie et ses milliards de possibilités. Je ne sais pas si je suis surdoué mais je me reconnais à travers les pages de votre livre qui m’apaisent car m’amènent à comprendre que la sensibilité exacerbée peut se réfugier derrière bien des artifices…

    Merci beaucoup pour votre travail.

    Pourriez-vous si possible me communiquer les coordonnées d’un bon thérapeute compétent en la matière sur Paris.

    Biens à vous

  21. Pour Cécile et pour tous les témoignages, un grand merci ! Je ne sais si je suis HP, troublé, tordu, quadripolaire ou juste antisocial mais en tout cas cela fait du bien de se sentir « dans son milieu » avec des personnes qui vivent les mêmes choses. Ce blog est ce que je cherchais et je pense que je vais y participer avec plaisir !

    Pour me présenter, je me sens juste trop émotif et trop sensible. J’ai passé des étapes successives que je peux résumer rapidement : j’ai grandi dans un déséqulibre familial en me sentant décalé des autres, je me suis stabilisé en vivant mes passions, mes plaisirs et en étant proche de mes amis.

    Puis j’ai tenté (sûrement pour être normal !) une de vie de couple … J’ai tenu longtemps (10 ans !) avant d’arrêter quasi du jour au lendemain (je me suis réveillé en me demandant ce que je faisais dans cette situation où je n’aimais plus ma compagne ni notre vie). J’ai tenté une autre relation pendant 4 ans mais j’ai également arrêté car elle veut un enfant et moi je reste sur l’échec et n’arrive pas à avancer…

    Je me sers de cette instabilité pour faire rire mes proches. Il savent que j’ai toujours une anedocte à raconter et que je suis capable de faire n’importe quoi n’importe quand ! Mais au final je sens comme un mal être, j’aimerais juste être « normal »….

    J’envie grandement les commentaires de Pouic qui se sent bien comme elle est. J’ai encore un peu de travail à faire à ce niveau ! J’ai visité des amis cet été, une jolie maison, un couple stable, 2 chiens, de la complicité, ça me fait rêver… Mais j’ai juste l’impression que je n’y ai pas droit car je suis trop instable. Et il faut que je l’accepte…

    D’où mes questions :

    J’habite sur Bagneux en région Parisienne, y a t-il des gens pour organiser des sorties et discuter ? Pas 10 personnes, en groupe j’ai du mal à me livrer… Mais faire une sortie entre 2 et 5 ça peut être pas mal, boire un verre, resto, sport, venir à la maison … au choix ! Pas pour déprimer, j’essaie toujours d’être joyeux, c’est pour vivre des moments simples entre personnes qui se comprennent, partager ses expériences…

    Et aussi, peut être qu’il serait bien d’avoir un avis professionnel, faire un bilan pour se reconstruire, Cécile au secours ! Pourrais tu me conseiller un centre ou une personne ? J’ai déjà essayé un psy mais j’ai eu l’impression finale que c’était moi le psy donc j’ai arrêté (est-ce qu’il y a quelque chose que je n’arrête pas dans ma vie !)

    Au plaisir de vous lire tous …

      1. Bonjour à vous tous,

        je régulièrement ce que vous écrivez les uns et les autres et je dois dire que cela m’aide souvent beaucoup, surtout la bienveillance qui se dégage des échanges.

        Elle manque considérablement cette bienveillance dans le monde dans lequel nous vivons. Elle me manque terriblement…

        Elle me manque aussi chez moi où, sans entrer dans tous les détails, l’hypersensibilité tend à se transformer en une hyperémotivité que je ne parviens plus à contrôler.

        Après tant d’autres sur le même sujet qui est le nôtre, je viens de lire le livre de Monique de Kermadec. Elle y développe le concept de résilience adapté aux adultes HP et, après avoir indiqué les grandes étapes pour se libérer de la souffrance qui peut être la nôtre, elle insiste sur la nécessité de se faire accompagner sur le chemin de la sérénité…

        J’ai été testé positivement il y a maintenant un an. Enfin positivement si on peut dire… Il y a des scores très élevés et d’autres très moyens. J’avais décidé de faire ce test pour en avoir le coeur net après de longues longues longues années (et même des décennies !) d’ignorance de ma situation.

        Les résultats m’ont donné des clefs pour comprendre certains aspects de ma personnalité et des mes souffrances, mon incapacité à entrer dans le moule. Bref, ce qui caractérise le Zèbre…

        Seulement, comprendre n’est pas résoudre le problème…

        Et là, j’ai besoin de résoudre ce problème. Je n’en sors pas…

        Cécile, pouvez-vous m’indiquer qui m’aidera à Rennes ?

        Merci, je vous tiendrai au courant. Parce que je pourrai alors aider aussi mes congénères…

  22. Bonjour,

    je souhaite partager, échanger avec vous sur quelque chose.
    Peu de temps après mon bilan Wais IV il y a un peu plus d’un an et demi maintenant, j’ai eu des doutes sur l’éventualité d’être porteuse du syndrôme d’Asperger. J’ai vu une psychothérapeute hyperspécialisée depuis 20 ans dans l’autisme à qui j’ai confié mon bilan Wais IV détaillé et mes doutes et qui m’a affirmé que, non, je n’étais pas autiste. Je pensais n’avoir potentiellement que des traits autistiques de type syndrôme d’Asperger, pas tout le syndrôme, et c’est quelqu’un qui m’avait mis ses doutes, quelqu’un qui n’a peut-être pas du tout bien fait de m’insuffler ses doutes, mais qui ne le faisait pas dans une mauvaise intention, aucunement. A un moment, il me fut difficile même avec l’avis médical de cette psychothérapeute de tout à fait accepter le diagnostic négatif concernant cela. Puis, quand même! je me suis dit que, compétente comme elle était, je ne pouvais que m’en remettre à son jugement.
    Aujourd’hui, je viens de vouloir poster un témoignage sur un site internet qui porte sur la santé à cause d’une inquiétude que j’ai par rapport à ma santé.
    Et j’ai découvert, au moment où j’ai cliqué pour poster ledit témoignage, que j’étais en liste noire. Je ne me rappelais même pas avoir déjà tenté de poster sur ce site et je ne sais même pas quoi et à propos de quoi, ou bien, avais-je envoyé un message par le formulaire de contact, je ne le sais même pas. Cela m’a vraiment heurtée de découvrir le message: vous ne pouvez pas poster un témoignage sur ….. (nom du site) car vous avez été mis en liste noire par les modérateurs de …. (nom du site).
    Le témoignage que je n’ai ainsi pas pu poster me semblait n’avoir rien à se reprocher. Et le texte que antérieurement j’ai posté, ne refait même pas surface dans ma mémoire et cela me décontenance.
    Aussi, je m’interroge ce soir plus que jamais sur la possible explication à un sentiment que je ressens. Si je n’ai vraiment aucun trouble autistique de type Asperger et que je suis « seulement » surdouée, je ne comprends absolument pas du tout comment je peux à ce point être considérée inconvenante dans des actes de communication ou actes tout courts et à ce point-là passer à côté du côté inconvenant de ceux-ci. Cela m’effraie, ça ne fait pas moins que m’effrayer.
    La psychothérapeute m’avait affirmé que certaines situations de souffrances relationnelles que j’avais décrites était dues dans mon cas à la douance, pas à quelque chose d’autistique, et cela m’avait convaincue, bien qu’avec un petit temps.
    J’en ai encore vécu, des souffrances relationnelles, depuis le diagnostic positif de douance et le diagnostic négatif d’Asperger. J’ai l’impression d’être venue au monde sans mode d’emploi puis avec d’avoir été destinataire par mon bilan Wais IV d’un mode d’emploi partiel, traître et tardif.
    Si, comme je l’espère sincèrement, mon présent post n’est pas inconvenant, j’espère, Cécile, n’être pas importune et serais heureuse que mon post puisse de façon non dérangeante faire un point de départ à des échanges basés sur nos partages d’expériences. Je suis si perplexe et choquée, à l’instant où je m’adresse à vous, en espérant de mes forces faibles que je ne vous serai pas désagréable ce faisant!
    J’ai envoyé au site concernant la santé un email (qu’il m’a été possible au moins d’envoyer effectivement!) et j’y ai demandé à recevoir la liste des motifs de mise en liste noire. Est-ce que même cette question sera jugée inconvenante, laissée sans réponse ou fera l’objet d’une fin de non recevoir? Je vous en informerai volontiers quand je le saurai.
    TestéePasPrécocement

    1. Bonjour TestéePasPrécocemment

      Comme en général ce sont les thérapeutes eux-mêmes qui portent un diagnostic erroné de pathologie là où il n’y en a pas chez les surdoués, j’aurais tendance à faire confiance à votre thérapeute.

      En effet, le très haut potentiel (scores très élevés qui signent une rareté statistique) peut conduire à diagnostiquer par erreur un syndrome d’ASperger.
      Mais il existe également des versions « effondrées » du surdon, résultats d’années de maltraitance et de négligence dans l’enfance, sans possibilité de résilience.
      Démêler ce qui est surdon de ce qui est histoire personnelle est très complexe.

      .. A l’occasion, je serais heureuse d’obtenir les coordonnées de votre thérapeute – je suis régulièrement sollicitée et toujours demandeuse de coordonnées qui me permettent d’enrichir ma base de données pour répondre au plus près du domicile de ceux qui me contactent.

      Pour ce qui est du site qui vous a mise en liste noire : Leur référentiel qui n’est pas le vôtre n’est pas forcément meilleur que le vôtre – le/les modérateurs ont établi une « loi » sur leur site, mais cette loi est à leur image, et ils ne sont pas forcément représentatifs du reste de la société.


      – effectivement

      1. Bonjour Cécile,
        J’ai lu votre livre et comme dans beaucoup d’autres sur la douance, je me suis reconnue. Après avoir cogité quelques mois, je me suis fait diagnostiquer et effectivement, j’appartiens à cette catégorie de personnes. Dans un premier temps, j’ai ressenti un énorme soulagement. Depuis longtemps, je me demandais si j’étais normale et depuis que j’ai 25 ans (l’âge de mon arrivée en France), je cherche un diagnostic. Il faut dire que je cumule des difficultés dans mon parcours : l’enfance difficile, l’immigration à l’âge adulte… Bref, je suis sous traitement antidépresseur depuis 15 ans et je n’ai jamais eu de diagnostic. Le symptôme qui fait que je ne peux plus fonctionner normalement sans ma dose de sérotonine et l’insomnie d’endormissement. J’ai des trucs plein la tête, mes pensées s’emballent, l’angoisse surgit… Je finis par avoir peur de ne pas dormir, ce qui m’empêche de dormir, c’est un cercle vicieux. Dans les situations de stress, je peux m’arrêter de dormir pendant plusieurs jours d’affilée. Le seul truc qui marche ce sont les antidépresseurs. Je n’ai jamais réussi à les arrêter durablement.
        Sauf que voilà, depuis que je me sais zèbre, je me dis que peut-être mes symptômes sont dus à une hyperactivité cérébrale qui caractérise les personnes HP et je commence à espérer de vivre sans cette béquille qui sont les AD. Le souci, c’est que je n’ai jamais rencontré un psychologue qui connaisse la problématique de la douance. Ma thérapeute actuelle a tendance à dire que mes soucis sont dus à mon enfance et que le fait d’être intelligente ne change rien à cela. De plus, je suis en thérapie depuis longtemps et j’estime avoir fait le tour. J’ai tout fait : commençant par la psychanalyse pour terminer à l’hypnose…
        Aujourd’hui, je souhaiterais consulter un psychologue spécialisé en douance.
        Auriez-vous des spécialistes à me recommander en région parisienne ?
        Merci pour toute aide,
        Bien à vous,
        Beata

        1. Bonjour Beata

          Dans les difficultés que l’on peut connaître, tout n’est pas que surdon, mais il est important de savoir comment le surdon interfère avec les événements vécus.
          .. Donc il va falloir que votre thérapeute en apprenne un peu plus sur le surdon ! 🙂
          Pour ce qui est des thérapeutes, je vous réponds, comme d’habitude pour ce genre de demande, en privé.

    2. Juste un mot sur la question de la liste noire: il se peut que vous n’ayez pas été bannie vous même, mais que vous subissiez l’effet conjugué d’un site mal fait et de la mise en liste noire d’un autre utilisateur. Ce peut être le cas si le site se contente de blacklister des adresses IP (ce qui est le cas la plupart du temps). En effet, en configuration standard, les adresses disponibles sont partagées entre les utilisateurs à un moment donné, et vous pouvez donc très bien vous retrouver avec l’adresse qu’un autre avait au moment où il a envoyé son message ‘inconvenant’. La ‘punition’ étant attachée à l’adresse, vous vous retrouvez bloquée sans avoir rien fait de mal.

      Bref, à moins que vous n’ayez plusieurs autres exemples de la vie courante dans lesquels on vous reprocherait d’avoir fait des choses donc vous n’avez pas conscience, je pense que vous pouvez oublier cette histoire de liste noire. Et ce, même si le site ne répond pas à votre demande.

      Je me suis moi aussi souvent demandé, avant d’être diagnostiqué HP, si je n’avais pas des tendances autistiques ou asperger tellement je me reconnaissais dans certains traits (mais évidemment pas du tout au niveau global, ce qui invalidait l’hypothèse que je sois un de ceux là). Je crois aujourd’hui que le blocage émotionnel de défense que j’avais développé depuis tout petit était aussi responsable, en plus de la douance qui donne cette perception aiguisée et profonde des choses.

      1. Bonjour,

        je vous remercie pour vos réponses, beaucoup. Elles m’ont apporté réassurance et soutien et je voulais plus rapidement me connecter et écrire.
        Je suis très fatiguée.
        Mon psychologue veut me faire rencontrer un psychiatre qui ne connaît rien à la douance.
        Il pense que je devrais être sous psychotropes les prochains mois, point de vue que je ne partage pas.
        Il trouve que j’ai eu des années fécondes antérieurement à un moment où il était ignoré que j’étais surdouée, pendant qu’on m’avait bien gavée de psychotropes et que j’étais plus jeune.
        Il y a des gens qui avec mes capacités réussissent vers 25 ans trois master 2 mais il trouve que j’ai eu une période féconde à valider en 4 ans une licence, puis un master 1 en 2 ans et demi, soit 6 ans et demi le bac +4. Je ne partage pas son point de vue.

        Je lui ai expliqué que JE considère qu’à l’époque, sans la clé de compréhension de la douance j’ai sous-vécu et que maintenant je ne veux plus d’une vie au rabais.
        Ma foi en le fait que des psychotropes auraient un formidable effet sur une tendance maniaco-dépressive n’ayant pas de nature autre qu’inévitable par l’asymétrie relationnelle et la souffrance quotidienne induite par la douance (l’expression asymétrie relationnelle est de moi sauf à ce que j’ai entendue/lue puis que j’aie oublié l’avoir entendue/lue) est à zéro.
        Pour moi, c’est ce que je vais lui dire la prochaine fois, je vais cesser de prendre l’anxiolytique pris ces derniers jours, et pour moi, je ne veux pas un millimètre cube de moins de souffrance, je ne veux pas d’une vie au rabais, je ne veux pas d’une vie à vécu anesthésiée, je veux haïr, je veux aimer, je veux pleurer, je veux ne pas manger quand manger ne fait pas sens, je veux souffrir d’insomnie puis dormir, je veux écrire un poème qui m’émeut encore quand je le relis 1 an et sept mois après, je veux imaginer comme il serait bon de serrer encore mon arrière-grand-mère dans mes bras, sentir que mes yeux s’humidifient, je veux continuer à vivre parce que matin après matin, à la question, est-ce que je veux vivre, je réponds oui, qu’à la question pourquoi je veux vivre, je réponds, et que mes jambes me portent, mes yeux acceptent de s’ouvrir, parce que je dis un oui qui n’est pas un oui de complaisance, mais je dis oui à la vie, aussi moche que parfois, non, que, souvent, je la trouve.
        Je peux Cécile vous donner le prénom et nom et la ville de la psychothérapeute hyperspécialisée dans l’autisme.
        Si vous connaissez un psychiatre dans ma ville qui ait des tarifs abordables ou qui ne fasse pas de dépassement d’honoraires et qui serait spécialisé dans les adultes surdoués, je crois ne pas encore vous avoir sollicité pour les coordonnés d’une telle personne et serais preneuse, je n’ai pas vu sur mon écran de netbook et en ayant un peu difficilement les yeux en face des trous s’il y a un onglet pour vous contacter en privé, vous pouvez me contacter sans problème en privé.
        Ce que Beata a écrit me fait écho, car je souffre d’après mon psychologue et sur ce point je n’en disconviens pas, depuis un an et sept mois d’accélération psychique et cela est cause d’une grande grande fatigue et d’une fragilité et je dirais fragilitabilité (néologisme assez moche sur un plan sonore sur le modèle de fatigabilité) et pour moi c’est parce que, enfin, en mars 2014, je suis rentrée dans la peau qui m’avait été fournie, celle d’une surdouée à pensée en arborescence et avec raisonnement par analogie et difficulté à n’avoir recours qu’à une langue pour ses cheminements de pensée et pour son expression. Comment dépasser le choc et puis continuer à s’hyperadapter quand on ne veut plus qu’exploiter cette nature, après que l’hyperadaptation a agi essentiellement à (faire) taire cette nature?
        Il me semble que la confiance que je peux placer en un thérapeute n’atteindra jamais un seuil bien élevé d’utilité comparativement avec la valeur incommensurable d’une congruence avec moi-même et avec mes choix, aussi douloureux dussent-ils être. La solitude serait ici un vaste thème aussi mais je préfère une solitude douloureuse, à distance physique comme parmi les gens, mais qui est solitude ontologique, qu’une vie d’hyperadaptée car si je n’ai pas eu 33 ans de gestes de ce genre, j’ai, en 2014, fait deux intoxications médicamenteuses volontaires et je ne me sens plus capable d’avoir un certain nombre de cachets d’anxiolytiques en ma possession et de ne pas penser à en faire un certain usage. Mon psychologue croyait le contraire, mais j’ai donné la moitié de ma délivrance hebdomadaire à des proches pour aller re retirer cette moitié après trois jours.
        Ne devrait-on pas définir des choses, comme le potentiel trait maniaco-dépressif d’un surdoué, par rapport à un trait maniaco-dépressif chez un normo-pensant, avec une référence différente, voire des termes différents? Et là, si je soulève une question dans une ignorance de ce qui est déjà fait, pensé dans ce sens, je vous prie de m’en excuser.
        J’espère que mon texte est intelligible car je suis très fatiguée.
        J’ai un jour évalué combien de mots avaient fait un cheminement de pensée qui m’avait duré environ une minute quinze secondes. Deux mille cinq cent mots.
        TestéePasPrécocement.

  23. Bonjour Cécile,

    Votre blog est très complet, les commentaires associés de chacun permettent également de pouvoir retrouver certaines situations et parfois solutions. Tout cela reste très personnel, étant donné que nous sommes tous unique.

    Je traverse une période extrêmement difficile avec ma femme (et mon fils de 6mois). C’est pourquoi j’ai voulu chercher à comprendre ma femme et je suis tombé sur votre blog. Je ne pense pas qu’elle ne soit pas normal (même si en personne « lambda » j’ai pu penser au début de notre relation qu’elle avait un problème psychologique (je ne sais pas formuler autrement sachant que je trouve ces termes trop fort et trop vaste, bref)). Juste qu’elle ne ressens pas les mêmes choses que la majorité des personnes (et moi-même), et n’est pas touchée de la même façon, ce qui amène a beaucoup de « clash » car les 2 parties ne se comprennent pas et ayant plus de réparti et maitrisant plus les mots « parvient à ses fins », quand je dis cela, je veux dire que si elle pense que cela doit mauvais, cela le sera (de ma perception bien sur…).
    Par exemple, au début de notre relation, en rentrant de mon travail (1h00 de route) je passe la cherche à la maison, et en rentrant dans la voiture, une simple bouteille d’eau sur le siège passager pouvait lui faire dire que je ne faisais même pas attention à elle, que si je ne voulais pas qu’elle vienne, il fallait que je lui dise… A l’époque, j’ai pris conscience de ce « problème », j’ai voulu l’aider (parfois avec beaucoup de difficultés), elle a avancée et beaucoup évoluée.
    Mais aujourd’hui, je n’ai presque plus de force pour « l’affronter », comme je lui ai dis « c’est dur de ma battre contre toi pour toi » dans le sens ou elle comprend des choses fausses (par le biais d’une phrase, elle va en tirer ce qu’elle veut, de généralement contre elle ou négatif…)

    Bref, je vais essayer de parcourir votre blog et acheter votre livre pour mieux comprendre.

    J’aurais cependant une question:
    comment lui faire comprendre qu’elle peut être soumise à cette hypersensibilité? (je compter lui offrir votre livre et celui de Saverio Tomasella :Hypersensibles)

    Et si vous avez néanmoins des conseils, je suis preneur 🙂

    Et merci pour votre partage de savoir, de temps et pour la façon avec laquelle vous écrivez. Ce sont ces mots/phrases qui font que des personnes peuvent se sentir comprises.

    Encore merci!

    Gaël

    1. Bonsoir Gaël

      Merci de vos mots si gentils, et surtout de la confiance que vous me témoignez (ainsi qu’aux lecteurs de Talentdifferent) en sollicitant mon avis.

      Bien sûr, avec peu d’éléments je peux difficilement tirer des conclusions.
      Pour autant :
      – un bébé de 6 mois, ça signifie qu’elle est encore dans la fatigue des suites de l’accouchement et les premiers mois d’un enfant ne sont pas faciles (nuits écourtées, divers maux…) -> il est facile d’être irritable et beaucoup de couples vivent à haut risque dans cette période qui suit l’arrivée du premier enfant
      – l’incident que vous racontez ne me renvoie pas à de l’hypersensibilité mais à de la manipulation
      – la projection négative, l’interprétation négative, qui confinent à la paranoïa sont l’expression d’un manque de confiance en soi qui vient lui même d’une blessure beaucoup plus profonde.

      Il me semble important qu’elle puisse se faire accompagner par un thérapeute, ne serait-ce que pour l’aider à mieux surmonter cette période difficile que sont les premiers mois d’un premier enfant.

      1. Au fil des heures, je me rends compte que j’ai imaginé votre compagne a travers vos mots, c’est a dire celle qui me semblait correspondre a ce que vous etes dans ce post( un homme aimant , attentionné, patient) mais avec quelques petits bugs de fonctionnement.
        Mais il est vrai qu’au delà, on peut aussi imaginer une femme pleine de colère, de rancoeur, jamais satisfaite, a vouloir tout detruire.
        Donc je ne sais pas 😉

      2. Bonjour Cécile,

        Merci d’avoir prit le temps de me répondre, en plus rapidement. Il est vrai que les informations que j’ai pu livré sont assez pauvres. Mon but premier était d’avoir un petit retour sur cette étape de notre vie et ma prise de conscience réelle, et, égoïstement, de pouvoir me libérer l’esprit en écrivant sur votre site, car bien d’entre vous peuvent comprendre que l’entourage ne comprend malheureusement pas toujours tout ou pas la profondeur des maux.

        Pour rebondir sur ce que vous écrivez, oui il y a une certaine manipulation pour arriver à des fins négatives. Le parcours de sa vie passé a fait que c’est tout a fait compréhensible.A cela s’ajoute beaucoup de problèmes de santé (thyroïde défaillante, cataracte, apnée du sommeil,sujet au migraine) et avec un dont personne ne trouve le nom et les solutions, ce qui amplifie le coté ou elle peut dire parfois que c’est elle qui invente tout cela, en plus physiquement ce la ne se voit pas (c’est un rhumatisme inflamatoire). Cette réaction lui, pour moi, permet d’attendre de l’autre du soutien, de l’encouragement et surtout de la compréhension sur certaines difficultés.
        Concernant notre petit bout, il est adorable, nous avons la chance d’avoir un bébé « cool », cela n’enlève aucunement les changement d’une femme, tant physiquement que psychologiquement et je pense accentue la différences entre les femmes et les hommes dans la façon de penser…

        Concernant le thérapeute, elle a déjà fait la démarche, dont un qui lui a dit  » vous avez de la chance de pas vous être tirer une balle », dans le coté aide et professionnalisme, je pense que l’on fait mieux… (malheureusement je n’étais pas avec elle). Et vu les conditions, limite de séparation de notre couple, je lui ai proposé de voir un thérapeute à deux, mais elle estime que c’est moi qui est besoin et non elle. Elle n’assume pas la personne qu’elle est, une femme superbe mais qui s’enlaidit seulement avec sa pensée.

        Je suis conscient qu’elle a besoin d’aide, je l’ai su le 1er jour ou je l’ai rencontré (j’ai toujours eu besoin d’aider des personnes, de leur montrer le bonheur) mais avec elle, je n’y arrive pas… c’est très profond et parfois on pourrait croire irréversible.

        Pour en revenir au sujet de l’hypersensibilité, je pense qu’elle y est sujet, sur des points que j’ai pu lire, elle y adhère à 80%, la ou je la retrouve:
        -Indignation contre l’injustice
        -besoin de réaliser des projets, apprendre, être occuper
        – très sensible au touché, il y a même des zones que je ne peux pas toucher
        – besoin d’avoir l’esprit occupé
        -un problème pour elle, il faut voir toute les solutions et les solutions des solutions…
        -perfectionnisme dans son travail (va plus loin que ces collègues et du coup ne les comprend pas et est indigné)
        – ressent toutes les émotions, mêmes celle des autres (elle est médecin en soin palliatif et était obligé de changer de parcours..
        – réfléchi en permanence, anticipe pratiquement tout (on a déjà les vêtements du ptit bout jusqu’à ces 3ans…, je sais que les hommes anticipe moins que les femmes mais la quand meme 😉 )
        -capacité d’apprendre énorme, sur 3 années, elle a repassé deux diplômes avec réussite, c’était des classeurs entier à apprendre

        Bref, je pense qu’il y a un mélange d’hypersensibilité, surdon et blessures du passé. C’est beaucoup pour une même personne.

        Il y aurait tellement à écrire sur elle pour pouvoir la comprendre. Et j’en ai déja beaucoup écrit, désolé pour toute cette lecture pour les personnes qui ont eu le courage et prit le temps de lire 😉

        Je pense qu’il n’y a qu’elle qui puisse faire la démarche de se connaitre elle-même mais je ne peux pas la forcer, juste la guider dans ce chemin mais ma question est comment? car le plus dur est de le faire sans la remettre en question, son père a osé essayer mais il s’est fait renvoyer dans les 15 car, en gros, il prenait parti pour moi et ne comprenait rien…

        Mon but est dans un premier temps de renouer un lien avec elle, retrouver notre confiance et l’amener à votre livre qui aura les mots pour qu’elle puisse s’y retrouver prendre conscience. Mes mots ne seront jamais à sa hauteur, du fait, que je n’ai pas vécu ce qu’elle a vécu et ne suis pas a sa place et en plus je suis plutôt du genre à tout positiver et tout excuser donc le contraste est trop fort. Ne vous inquiétez pas, je travaille également sur mon cas 😉

        En tout cas, encore un grand MERCI!

        PS: désolé pour les fautes ou mots manquants, je n’ai pas tout relu…)

        1. Merci de ce retour Gaël

          .. D’autant qu’il y a dans votre réponse des mots qui font dresser l’oreille : thyroïde, migraines (qui sont des allergies), rhumatisme inflammatoire, « un [ mot manquant] dont personne ne trouve le nom et les solutions« , « Elle n’assume pas la personne qu’elle est, une femme superbe mais qui s’enlaidit seulement avec sa pensée« …

          Vous dîtes travailler sur votre cas…. mais je suggère qu’il sera intéressant pour vous aussi de vous poser la question du surdon, car ceci vous permettra peut-être d’aider encore mieux votre épouse.

          Dans le cadre des thérapies et lectures aidants : « Le soi hanté » si souvent mentionné par Tournevis, et envisager l’EMDR… et évidemment vous faire accompagner par un thérapeute compétent (car visiblement, celui que vous évoquez est à côté de la plaque !)

          Merci de cet échange !

          1. Bonjour a tous
            Je suis Caroline. Comme tous je me reconnais dans ce blog et ça me fait chaud au coeur….enfin ! Je suis interpellée par la thyroïde et ma première question a vous,Cécile, serait de connaître le lien que vous semblez établir entre troubles de la thyroïde et hp ?
            Merci mille fois du travail passionnant que vous mettez à notre disposition, c est une aide précieuse et un merveilleux cadeau.

            1. Bonjour Caroline

              Ce lien entre surdon et thyroïde, vient des travaux de Geschwind Beham et Gallaburda qui ont étudié l’impact de la testostérone intra utérine passé la 20° semaine de grossesse. Entre autres que cet excès de testostérone, passé la 20° semaine de grossesse, favorise un dérèglement du thymus. Je me contente donc de rapporter ce que j’ai lu = je reste en veille, si je trouve du plus approfondi sur le sujet je le transmettrai.

        2. Moi, ce qui me fait tilt, c’est « Je suis conscient qu’elle a besoin d’aide, je l’ai su le 1er jour ou je l’ai rencontré (j’ai toujours eu besoin d’aider des personnes, de leur montrer le bonheur) mais avec elle, je n’y arrive pas »

          J’ai vécu cinq ans avec un « sauveur » et ça a été un cauchemar, alors que j’en étais très amoureuse ; cette relation m’a démolie et il m’a fallu des années pour m’en remettre. Dans une telle relation « sauveur / victime », la manipulation est des deux côtés et les deux personnes sont en souffrance, le sauveur étant souvent encore plus en déni de sa propre souffrance que la personne qu’il tente de sauver pour éviter de regarder en lui. Dans la relation que j’ai vécue, le sauveur n’allait bien que quand j’allais mal et il plongeait dans le désarroi dès que j’allais mieux, m’accusant de le faire plonger par ma négativité etc.

          Je ne dis pas que c’est exactement le cas de Gaël, chaque relation est unique, mais je pense que Gaël devrait se poser des questions (et se faire aider) au sujet de son besoin « d’aider les personnes et de leur montrer le bonheur ». Une personne vraiment épanouie n’a nul besoin de sauver le monde, surtout de force comme il semble tenter de le faire.

          1. Je suis tout à fait d’accord – j’ai aussi été interpellée par cette description de sa compagne jeune maman .. Sur le web . Cela ressemble à une situation légèrement abusive quand même .. L’on ne cherche pas à mouler un compagnon , on l’aime ou on le quitte … Tout en reconnaissant qu’il y a des mises au point tout au long de la vie à deux , à trois …… Etc , mais ici ça ressemble un peu à du macchisme 🙁

          2. Cécile,

            Merci pour votre 1ere commentaire, je vais me pencher vers cette direction. Pour le « mot manquant », j’ai en fait oublié la virgule, le « un » reprenait le mot « problème de santé »

            Tournevis,Cécile et ☺️

            Je comprend tout a fait votre réaction, il est vrai que c’est la réaction primaire que j’ai eu la 1ere fois que l’on s’est révélé l’un l’autre, j’y voyais une fille écrasé par le poids de la vie. A l’époque je la voyais comme quelque de pessimiste (ou maintenant qui à conscience de la vie, de l’être humain) et moi, étant optimiste (ou plutot pas conscience de la vie) voulait lui faire toucher du doigts le bonheur et lui montrer tout autres choses. Et à l’époque, forcément il y a eu incompréhension des 2 parties, de mon coté, je ne l’avais surtout pas VRAIMENT écouté .

            De mon coté, je vois un thérapeute par période de vie, et ce côté « d’aider les personnes et de leur montrer le bonheur » vient du fait que je ne vivais qu’à travers les autres (ce n’est pas une excuses) mais depuis j’ai avancé. Mais je suis assez loin de la description que vous faite par « Dans la relation que j’ai vécue, le sauveur n’allait bien que quand j’allais mal et il plongeait dans le désarroi dès que j’allais mieux »

            Aujourd’hui, j’ai fait du chemin et veut « juste » qu’elle se sente bien. Mais pour cela, je pense qu’elle a besoin d’aide pour essayer de la guider dans son chemin car elle ne se sent pas bien.

            Mais merci pour ces retours, cela permet également de se remettre en question des points de vues que nous pouvons avoir.

            Je veux amener ma femme doucement, vers le fait que peut être qu’elle fait peut etre partie des personnes hypersensibles et avec un surdon. L’amener, c’est juste qu’elle puisse y penser et voir si elle se retrouve par certains aspects et du coup mieux se comprendre. C’est une personne extraordinaire, comme l’on en croise si peu (sauf ici 😉 mais elle c’est plus 😉 c’est ma femme!)

    2. Bonjour Gael!!
      Une brusque envie de repondre a votre post, j’y ai aperçu la jeune Pouic dans ses deboires amoureux….;)
      Perso, dans le comportement de votre épouse, j’y vois un manque de confiance en elle, comme le dit Cécile, mais aussi et surtout un perfectionnisme envahissant!!! Une volonté de relation parfaite, ou vous n’auriez pas oublié de retirer la bouteille d’eau, ou vous sauriez a chaque fois quoi lui repondre quand elle s’egare dans ces reflexions negatives.
      Je n’y vois pas de manipulation, elle doit réellement souffrir de cet etat de fait, car en face, vous Gael, n’avez pas assez de repondant pour recadrer , ce qui laisse libre cours a son cheminement negatif.
      Peut-etre qu’en lisant vous -meme des choses sur cette sensibilité, ce perfectionnisme envahissant, vous pourriez lui donner des clés pour casser ces processus destructeurs.
      En tout cas, il me semble qu’elle doit beaucoup vous aimer , investir enormément dans votre relation pour attendre autant de vous!!!!
      C’est juste mon ressenti, mais sait-on jamais, il peut servir 🙂

    3. Oh, je pense a un truc!!!!
      Vous comporter comme elle, lui faire les memes genres de reproches ( si vous en avez la force), quand l’occasion s’y prete, c’est souvent la meilleure façon de faire comprendre, lui dire  » tu vois, là, je pourrais faire pareil que toi, te reprocher ton geste ou tes mots ».
      Enfin bon, le bébé qui est là doit aussi prendre beaucoup de son energie, et la rendre moins vigilante, c’est sur.

      1. Bonjour Pouic,

        Merci pour cette brusque envie de répondre et de partager votre vécu. Je suis tout a faire d’accord avec ce que vous dites sur ces convictions de perfection, mais la manipulation est, je pense, présente (avec un soupçon de connectivité neuronale) dans le sens où elle sait ou arriver par le biais de mots/questions.

        Je vous laisserai lire ma réponse au post de Cécile.

        Concernant l’amour qu’elle a pour moi, je sais qu’il est extrême. Je sais qu’elle est avec moi (et moi avec elle) car nous sommes presque opposé et au fur et a mesure du temps entonnoir se resserre et nous avançons mutuellement. Et son amour est tellement puissant que j’ai toujours cru qu’elle m’aimait plus que ce que je l’aime. Elle me fait en permanence des démonstrations, ce que, comme je le dit avant, me fait penser à de l’hypersensibilité, toujours me faire plaisir et a avoir des idées inimaginables, a coté je n’ai même pas le temps de penser a tout ca pour elle, elle va trop vite (pour moi)!

        Pour le conseil concernant les répliques, j’ai tenté mais elle a tellement d’arguments et réfléchi à une vitesse telle, que je ne suis jamais très longtemps… En ce moment, j’essaie de le faire très subtilement ( je suis obligé de pas mal réfléchir du coup!) pour l’emmener vers mes fins et lui faire rendre compte par des questions fermées, qu’en faite c’est elle qui détermine les choses et non moi.

        Merci de m’avoir lu et répondu,

        J’espère que vous avez pu, comme vous vous retrouver un peu en ma femme, retrouver une certaine plénitude de vie.

        1. Mon équilibre, je l’ai trouvé dans le celibat, ma façon d’etre ne convenant absolument pas a une vie de couple  » normal ». Et je n’ai jamais rencontré de compagnon  » anormal » ;).Trop besoin de pouvoir lire, reflechir, travailler , apprendre, sans limite de temps, mes experiences de vie de couple m’ont montré que je pouvais prendre sur moi, mais au detriment de mon moral.Donc bon…

          Et pour rebondir sur le post de Tournevis, au cours de ma vie j’ai rencontré des personnes voulant  » m’aider »…La solitude etant parfois difficile a vivre, et ayant crue longtemps que j’atteindrai la norme par le biais du couple ( ça me fait froid dans le dos aujourd’hui), j’acceptais , et degringolais très vite, personne ne pouvant prendre les commandes a la place d’un autre.

          Aujourd’hui, je me sens normale dans ma différence, je sais enfin que je ne suis pas un probleme a resoudre, ou alors juste pour moi 🙂
          La vie n’est pas facile tous les jours, mais je me trouve en cohérence avec moi-meme, et c’est essentiel a mes yeux.

          1. Exactement pareil pour moi, coucou amical à Pouic qui a très bien expliqué cette nécessité de célibat choisi : trop besoin de calme, de temps pour soi, trop de difficulté à se gérer toute seule pour pouvoir gérer en plus des interactions de couple. Ce n’est la faute de personne, c’est comme ça et c’est tout simplement vital.

          2. Et juste pour revenir la supposée manipulation, en revenant sur mon passé, je crois bien que j’ai eu des comportements similaires , je savais que ce n’etait pas correct, mais c’etait comme si j’explosais parfois de trop me contenir tout le temps.Je voulais etre autrement, mais je n’y arrivais pas. Je voulais resté dans la relation, prendre sur moi, etre normale ( ah cette normalité!!! J’ai couru après si longtemps, qu’elle bonheur d’etre debarrassé de ce leurre!).

            La relation m’etouffait, je croyais que j’avais un problème, et avec le recul, aujourd’hui, je sais que c’etait un ennui phenomenale, des conditions de vie a l’opposé de ce que je suis, une volonté d’etre comme les autres inadaptée a mes besoins primaires.
            Si vous pouviez voir mes conditions de vie actuelle, ça vous ferait surement sourire, mais les bases sont solides ( mentales les bases), et c’est de cela dont j’avais besoin. Je sais a peu près qui je suis, je ne cherche plus a me croiser dans le miroir des autres, et ça fait du bien.

            Peut-etre allez-vous trouver la solution, pour votre couple, reussir a rester ensemble dans vos differences, mais il est vrai que cela demande beaucoup de courage et de travail. Je vous le souhaite, en tout cas, car il est vrai que lorsque l’on reussi ce voyage, ça doit etre rudement chouette de pouvoir voguer a deux( et plus avec les petits bouts 😉 ).
            🙂

          3. A vous lire sur le sujet du célibat, je comprend la difficulté lorsque l’on avance à deux et surtout lorsque la différence est aussi important. Tout le monde n’est pas normal, le problème c’est qu’il y a plus de personnes d’un même genre qui défini cette fameuse normalité et qui est porté par la société…(bref, autre débat!)

            Elle a souvent partager cette idée de ne pouvoir vivre que toute seule… Je vie une fabuleuse histoire d’amour (avec tous ces moments de bonheur et de difficulté).

            Cela me remet face à ce sujet délicat de connaitre réellement le bonheur de l’autre et jusqu’où aller. Me dire qu’elle devrait retrouver son célibat pour être heureuse est extrêmement dur comme pensée.

            Elle a envie et moi de même d’avancer comme vous le dites si bien « dans nos différences », nous n’en serions pas la sinon et l’amour est quand même une force réelle pour nous.

            Et merci pour ce partage, je vois que vous avez des parcours difficiles pour en arriver là, pour connaitre réellement ce dont vous aviez besoin.

          4. En tout cas, a vous lire, on ne peut que vous souhaiter de reussir a trouver un equilibre ensemble!!!!
            Dans mon metier j’ai souvent en face de moi des couples, et c’est un vrai bonheur quand je vois la complicité, le bonheur d’etre ensemble, ça me fait chaud au coeur, j’ai la sensation de grapiller des petits bouts de bonheur 😉
            Vous parliez dans un de vos posts de la defaillance thyroidienne de votre compagne: l’hypothyroidie a comme symptome principal les idees noires, peut-etre un element a mieux prendre en compte.
            Je vous souhaite tout plein de bonnes choses, a vous trois 🙂

          5. Pouic,
            Bonjour,
            je me retrouve beaucoup dans vos descriptions…mais comment vivez vous votre sexualité ou tout simplement le besoin de toucher, de caresses, d’émotions et de lacher prise? Par contre gerer ma personnes + 4 HP sous mon toit , franchement j’aurais vraiment adoré de l’aide au quotidien! quelqu’un qui comprends la langue et qui s’est trouvé un équilibre! seule c’est ouahhhh

            1. Bonsoir Michon

              Une maman solo « normale » c’est déjà pas mal.. quand elle est HP, c’est juste amplifié.
              Outre le fait qu’il n’est pas simple d’être seul(e) avec plusieurs enfants (je connais), il faut bien prendre en compte que le poids de traumatismes en rajoute une couche en matière de sensibilité (ne serait-ce que la séparation du couple ou même le fait que l’enfant perçoit la détresse du parent solo et s’en inquiète – ce qui peut induire un cercle vicieux).

    4. bonsoir Gaël,

      pour ma part, je vois surtout chez ta femme une insatisfaction, voir une grande frustration de vie. Est-elle heureuse? Question à lui poser! Il faut « creuser » de ce côté-là!

      Courage à toi

      1. Bonjour Civado,

        Tu vois bien! Concernant la question, je l’ai déja fait et effectivement non elle n’est pas heureuse et estime qu’elle ne le sera jamais… J’ai bien creusé c’est pour cela que j’en arrive sur ce site. Tout seul, il m’est difficile de toujours faire face, c’est épuisant. Je pense que, comme je le disais en réponse en Cécile, est un mélange de surdon, hypersensibilité et sensation d’injustice permanente.

        Merci pour d’avoir un peu de temps pour moi

  24. Bonjour,
    je me balade sur votre site depuis peu et je vous félicite du travail que vous nous fournissez, c’est un réel support pour plein de personnes, j’imagine.
    Je voulais vous demander conseil: j’ai 25 ans et j’ai été diagnostiqué surdoué ( à 17 ans et je ne connais pas la « qualité » du professionnel de l’époque), et, suite à des dépressions, je suis une thérapie avec une psychologue non-spécialisée. Devrais-faire des tests complémentaires afin de confirmer les premiers tests ? Et dois-je absolument trouver un professionnel adapté afin de mieux me conseiller sur le travail à suivre ?

    Je vous remercie et au plaisir de vous lire.

    Félix

    1. Bonjour Félix

      Merci pour vos compliments 🙂

      Ma réponse à votre question : si vous vous sentez bien avec votre thérapeute, si vous sentez que vous avancez, pas de raison d’en changer. L’alliance thérapeutique est importante.
      Ca vaut peut être le coup de parler surdon avec lui, en particulier pour l’aspect intensité qui va jouer un rôle important dans la façon dont vous ressentez les choses.
      Mais il faut bien garder en tête que le surdon ne « fait » pas une personnalité. C’est un amplificateur.

  25. Bonsoir Cécile et bonsoir à chacun,
    Merci pour votre blog que je découvre ce soir et votre livre que je vais commander après en avoir lu quelques extraits!
    Après des années de recherche, à essayer de comprendre son fonctionnement et ce qui l’empêche de vivre pleinement sa vie plutôt que de la subir, après moults suivis psy et espoirs déçus, l’homme que j’aime a passé un bilan complet chez une neuropsy qui a confirmé son profil HPI hétérogène et l’a orienté vers une thérapeute qui a eu l’honnêteté de lui dire après 2 séances qu’elle se sentait démunie face à lui, ce qui est tout à son honneur et mérite d’être souligné!
    Pour autant, mon ami se retrouve sans suivi thérapeutique adapté, avec l’impression d’avoir encore plus de questions et moins de réponses qu’avant son « diagnostic » et surtout une grosse envie de « lâcher l’affaire » parce qu’il ne trouve personne capable de l’accompagner de manière globale, en prenant en compte l’homme fabuleux qu’il est (ça c’est moi qui le dit, lui n’en croit pas un mot!). Si vous avez des thérapeutes sensibilisés au surdon et aux fragilités associés chez les adultes à me conseiller sur la région Franche-Comté, je suis plus que preneuse et vous en remercie par avance!
    Avec tout mon espoir…

  26. Bonjour,

    Merci à tout le monde pour vos témoignages. J’en ai eu les larmes aux yeux.
    J’ai aujourd’hui 24 ans, je suis ingénieur, sans pour autant avoir fourni d’efforts pour y arriver. Toute ma vie, j’ai été encourager par ma mère et pousser à bout pour réussir mes études. En classe, je m’ennuyais constamment et avais toujours tendance à m’endormir. Je vais vous épargner tous les détails de ma vie car je n’en finirai pas (Sous-estime de soi, hyper sensible au critique, sentiment de solitude et d’incompréhension…).
    J’ai été pendant une certaine période accro (je vous laisse deviner) ça m’aidait à me soulager, à pouvoir penser lentement et avoir un sentiment de « contrôle » sans me juger constamment. Je déborde de mots et je ne trouve malheureusement personne pour m’aider à comprendre ce que je suis et n’en finirai pas avec mes questions sans réponses. On m’a toujours dit que j’étais intelligent et patati mais je n’ai jamais cru en moi…
    Je pense qu’au moment où je suis en train de rédiger ce message j’ai finalement compris que je suis différent (HP? je sais pas. J’ai toujours été susceptible à n’importe quelle remarque et avais la certitude que je suis un débile)et qu’il me faut de l’aide. (je n’ai jamais vu de psy ni quoi que ce soit).
    Au secours! Dites-moi comment faire pour mettre fin à ce calvaire que je vis depuis maintenant 24 ans!
    J’habite maintenant sur Paris (Bagneux) . Pouvez-vous me communiquer les coordonnées d’un spécialiste s’il vous plaît?

  27. Comme vous le décrivez, j’ai souffert également de ces voix introjectées qui, en réalité, croient nous protéger pour satisfaire les adultes et nous sauver.
    J’ai nommé la mienne Pinochet, et plutôt qu’essayer de la faire taire lorsqu’elle me sapait, j’ai appris à l’accueillir, à lui donner une image, à la rendre familière et à tenter de dialoguer avec elle.
    Ce n’était pas facile, ça a pris du temps, mais aujourd’hui Pinochet est moins actif et quand je l’entends arriver, je lui propose une tasse de thé ! Je le vois un peu comme un personnage de BD un peu ridicule, petit avec plein de médailles qui hurle parce que personne ne l’écoute et qu’il a peur.

    Peut-être pouvez-vous commencer par nommer votre voix (évitez si possible papa ou maman), à qui vous fait-elle penser ? Essayez de voir d’où elle parle (intérieur ou extérieur du corps), de commencer à la connaître. Accueillez-la, dites-lui que vous la respectez et la comprenez, mais qu’aujourd’hui vous pouvez essayer ensemble de communiquer différent. Je sais que ça parait étrange, mais ça marche.

    Bon courage et prenez soin de vous.

    Marianne

    1. Ah génial ! Merci ! La seule chose que j’avais trouvée était de faire taire ces « voix », quitte à gueuler intérieurement « tais-toi tais-toi tais-toi » jusqu’à ce que ça passe, mais ce n’est bien sûr pas très CNV… Je vais essayer votre truc, Marianne. Après tout, j’ai bien réussi à apprivoiser mes crises de panique, pourquoi ne pas apprivoiser ces voix destructrices ?

  28. Bonsoir,

    Je poste ici un problème qui touche souvent les HPI : le manque de confiance en soi, provoqué par le rabaissement des autres.

    J’ai postulé pour un travail, que je n’ai pas eu. Soit. Mais, je l’accepte difficilement. Car j’ai le diplôme spécialisé pour ce travail, et l’expérience. De plus, j’ai un réseau dans cette structure qui me connaît donc très bien.

    Alors, évidemment j’ai refoulé tout ca au fon d’un tiroir, parce que, faut bien continuer malgré tout. Et puis, refouler et se blinder, c’est bien pratique pur survivre. Là c’est une habituée qui vous parle…..

    Mais, ce n’est pas si facile en fait.

    La nuit dernière, j’ai révé que j’avais mon père en face de moi (il est décédé maintenant), et qu’il me disait que si j’étais encore dans le même poste, c’est que de toute façon je n’étais bonne qu’à faire des mietes de ce que je voulais, et que c’est parce que les autres ne voulaient pas les faire. En un mot, je pouvais bien trimer car de toute façon, si j’en étais encore là, c’était bien de ma faute.

    En clair, il exigeait de moi que je monte bien plus haut que ca (et pourquoi t’es encore là ? t’as pas bougé ? Tu gagnes pas plus ? ….etc)

    Et tout ca avec son regard percant et agressif, que je n’ai pas oublié….

    Mais franchement, comment une personne décédée peu avoir autant d’influence après plusieurs années ?

    Il est vrai que c’était le conflit permanent entre mon père et moi, et on n’oublie pas son passé comme ca. Moi, je subis mon passé, pourtant que j’ai tant fiat pour m’en débarrasser.

    C’est là que je réalise à quel point ce père m’a saqué tout mon énergie. Car j’ai eu beaucoup de mal à me mettre au travail aujourd’hui.

    Ma motivation, déjà bien fragile, en a pris un sacré coup.

    Le dilemme : obéir à ce personnage et donner le meilleur de moi-même comme il ‘exige, ou alors se rebeller contre ce personnage, car il fallait bien survivre à l’époque et résister à ses manipulations et à ces menaces (voire maltraitances).

    Comment faire un choix pareil ?? Impossible. Je bloque.

    Mais, vous me direz : c’est facile ma chère : maintenant qu’il est parti, va y profite en !

    Oui eh bien, j’ai l’impression qu’il m’a conditionné à ne pas trop réussir, tout en exigant le contraire, pour mieux me démonter ensuite.

    Bref, en conclusion, j’aimerais bien avoir des pistes pour avancer, démonter ce passé et le remettre à se juste place, et puis surtout, me sentir plus libre, me libérer de ces chaines que ce père m’a imposées, et faire éclore cette intelligence qui ne demande que ca.

    De bien grands mots…… mais au moins de l’avoir mis sur le papier c’est déjà ca.

    Cricri (qui espère que demain sera meilleur)

    1. « Oui eh bien, j’ai l’impression qu’il m’a conditionné à ne pas trop réussir, tout en exigant le contraire, pour mieux me démonter ensuite. »

      Bienvenue au club…

      Je n’ai pas encore trouvé la clef pour sortir de ces injonctions contradictoires issues de divers membres de ma famille, dont mes parents. C’est dévastateur, c’est sûr, peut-on s’en libérer ? Je suppose que oui, mais comment ? Mystère, pourtant pas faute d’avoir vu des psy et tout ça 🙁

  29. Pardon j’ai laissé quelques erreurs

    symptôme* secondaire* (rare ou très rare) dans le vidal concernant le médicament qu’il m’a prescrit, qui m’a occasionné les impatiences lors de la première prise (cela alors que depuis 7 ans je n’en avais plus jamais souffert), et plusieurs semaines après les deux soirs où j’en ai pris * un cachet à la dose la plus faible existante*

    j’ai rectifié là où il y a des »* »

  30. Bonjour,

    Je claviotais à cause de mes soucis d’hyperesthésie, pour laquelle j’ai été diagnostiquée incidemment à 33 ans (j’en ai aujourd’hui 34), un mois avant mon bilan WAIS IV, au niveau auditif. Dans une moindre (encore que) mesure (ou d’une façon juste moins gravement handicapante et douloureuse), j’en souffre sur un plan des sensations, du contact tactile, et pour peu que je sois fatiguée (ce qui arrive souvent à cause du reste des désagréments) sur un plan du contact physique, de la pression légère, etc.
    Bref!
    Je tapais « hyperesthésique association » dans mon moteur de recherche, quand je suis tombée sur le site de l’aide aux victimes de France et sur « algodystrophie », dont il faudra que je parle à ma kiné.
    J’ai lu avec intérêt un article sur l’affection iatrogène. Hospitalisée en 2006, sans vous passer en revue tout ce qui concerne cette hospitalisation, j’ai développé, à vie, une dermite séborrhéique à ce moment-là et j’ai appris deux ou trois ans plus tard que c’était à n’en pas douter imputable à un médicament qui me fut -au passage, pas de façon défendable et judicieuse- prescrit. Ma vue a par ailleurs baissé au même moment. Et je n’allais aucunement mieux en ce qui concerne mon état général mais moins bien, en sortant de la Clinique, comme l’a déploré la psychiatre qui, après m’y avoir envoyée, a déploré y avoir envoyé chaque personne qu’elle a orientée là-bas.
    J’ai en outre souffert très fortement et pendant un laps de temps qui me fut très long, d’impatiences dans les jambes.
    Beaucoup plus récemment, j’ai à nouveau souffert d’impatiences dans les jambes. Alors que cette fois j’étais identifiée surdouée et identifiée très hypersensible tant en terme de dosages que de symptômes secondaires rares ou pas, sur le plan chimique, un psychiatre s’est abstenu de vérifier dans le vidal les symptômes qu’il ne connaissait pas avant de me prescrire un médicament, cela à un moment qui précédait deux semaines où il était et absent et injoignable. Les impatiences dans les jambes étaient répertoriées symptômes secondaires (rare ou très rare) dans le vidal concernant le médicament qu’il m’a prescrit, qui m’a occasionné les impatiences lors de la première prise (cela alors que depuis 7 ans je n’en avais plus jamais souffert), et plusieurs semaines après les deux soirs où j’en ai pris à plus faible dose un cachet. Un jour où je lui en ai fait mention trois semaines après la prise, il a voulu que ce soit imputable à du stress, ce que j’ai réfuté. (je n’avais pendant 7 ans pendant lesquels le stess est loin de m’avoir laissée en continu tranquille, pas souffert la moindre fois d’impatiences)
    Je ne vois plus ce psychiatre que je ne recommanderai à aucun surdoué (il ne connaît rien à la douance, et, pour ce qui est de mon sentiment, même quand on lui en parle, on a l’impression qu’il se renseigne et avec force maladresse) ni à vrai dire à quiconque.
    Je souhaite préciser que je ne mets pas dans le même sac que celui dans lequel je mets ce monsieur les gens dont la profession porte un nom commençant par « psy ».

    Mon propos est peut-être un peu décousu et je vous prie de m’en excuser.
    Je voudrais savoir si vous avez des conseils à me prodiguer, des expériences similaires ou encore, si vous pensez que je pourrais demander réparation pour préjudice pour la dermite séborrhéique toxique (j’entends bien ici « toxique » au sens de: provoquée par la prise médicamenteuse qui n’était pas inévitable, tant s’en faut) et ce que vous pensez dans l’ensemble de mon témoignage.
    En outre, sur l’hyperesthésie, auditive notamment, si vous connaissez une association ou de bons professionnels, je me permets de vous faire savoir que ça m’intéresse – beaucoup!
    Ah, et un dernier point, si avez des astuces de gestion de la suractivité verbale, je suis aussi preneuse.

    Bon jeudi férié!

    1. Merci de votre témoignage sur votre hypersensibilité
      Les expériences similaires sont bienvenues, car les témoignages sont utiles.

      Mais Talentdifferent n’est pas lieu à débattre sur les recours juridiques, décision qui appartient à chacun.

      1. Bonjour,

        merci pour votre réponse,
        concernant l’aspect juridique, peut-être dois-je apporter une précision si mon propos n’était pas univoque.
        Je considère que personne ne pourra prendre pour moi une décision de cet ordre et qu’il n’y a pas un unique point de vue sur ce qui est préférable. Par contre, sur les aspects factuels de telles démarches, j’imagine que d’autres ont eu des expériences ou ont été face au même dilemme, à des dilemmes similaires. Quelles sont les questions qu’ils se sont posées? Comment ont-ils fait pour être en accord avec eux-mêmes dans leur(s) décision(s) d’action /de non action, ma foi, je m’imagine que cela pourrait nourrir ma propre réflexion mais sans bien sûr que je ne demande à qui que ce soit de « savoir » ce que dans mon cas il « conviendrait » ou non de faire.
        Si mon propos a pu paraître inapproprié, maladroit, j’en suis désolée. Pardon.
        Concernant l’hyperesthésie, mes exemples pourraient être très nombreux, comme pour beaucoup de personnes ici je suppose. Une chose positive dont je me faisais récemment la remarque: je supporte tous les chants d’oiseaux (plus de 100 sortes, où j’habite) que jusqu’à présent j’ai entendus et ils me sont même agréables, même parmi ceux qui sont aigus. Je m’accroche à de petites choses comme celle-là pour ne pas voir (que) négativement ma sensibilité.

    2. Le lien que j’ai mis dans mon precedent post , dirige vers un site ou la personne parle de son hyperesthésie auditive, justement, ça vous donnera peut-etre des pistes?

      1. bonsoir Pouic,
        si j’ai regardé le bon lien, j’ai lu en diagonale, sur la méditation pleine conscience… Je n’ai pas vraiment vu le témoignage que vous mentionnez.
        Je ne ressens plus le besoin de témoignages de l’hyperesthésie.
        Merci pour votre réaction en tout cas.
        Un médecin généraliste a diagnostiquée mon hyperesthésie en ce qui me concerne et j’en souffre depuis toujours, c’est très clair. Disons que je cherche une association, pour le cas où celle-ci m’orienterait vers un professionnel de santé spécialiste et compétent pouvant en attester de façon précise, mais, comme le disent les témoignages en nombre, ça ne se mesure pas… donc… Et jusqu’à présent deux ORL et une neurologue n’ont rien pu pour moi (ne connaissaient pas). Mon médecin généraliste n’a pas voulu mettre sur papier le diagnostic.
        Ce qui est je trouve assez étonnant avec l’hyperesthésie, c’est que pour moi, ça a été une découverte aussi importante (au sens de « de taille ») que celle, un mois plus tard pour moi, de la douance. En effet, apprendre que cet hyperfonctionnement sensoriel n’est pas la norme, c’est étonnant, car rétroactivement, il est flagrant qu’effectivement, la majorité des autres ne sont pas caractérisés par ce mode sensoriel, et pourtant, on (enfin moi en tout cas) ne s’en est jamais rendu compte en mettant un mot dessus et on (je) ne l’a pas mis en évidence, discerné. J’avais des souvenirs qui revenaient en nombre et datant de toutes époques de mes 33 premières années de vie, et la même chose pour la douance m’attendait un mois plus tard. Je pense que c’est là une expérience particulière que nous sommes parmi les lecteurs de Cécile nombreux à avoir vécu sensiblement de cette façon, mais peut-être que je me trompe, chaque expérience étant très personnelle et individuelle au-delà des similitudes. Je laisse la question ouverte!
        Bonne soirée!

          1. Bonsoir,
            Merci, Pouic, pour le lien…
            J’étais déjà tombée sur le blog de François Calay, qui comporte des articles et des pistes de réflexion que j’ai trouvés très intéressants.
            Votre lien mène à un article… sur l’hyperacousie.
            Hyperesthésie auditive et hyperacousie sont deux maux distincts à origines et incidences différentes. Je ne souffre pas d’hyperacousie.
            Mais merci pour votre très aimable intention d’apporter une réponse à mon post et pour votre sensibilité qui me touchent.

            Bonnes soirée et nuit.

    3. Bonjour TestéePasPrécocément…
      J’étais en train de lire et penser à une éventuelle réponse à ton témoignage, et Cécile m’a devancée…
      Le recours juridique… Cette chose de l’ombre que l’on pense pouvoir maîtriser, car l’imaginant « juste », « conforme », « impartiale »… La chose qui pourrait poser son sceau et valider une reconnaissance. Mais de quoi en fait ?
      Tout ce qui appartient à la justice nous semble être la ressource adéquate. Mais qu’est-ce au fond que cette justice-sentence ? Qui la prodigue ? Par quel pouvoir s’en acquiert-il ?
      Tout ça pour dire que je comprends parfaitement que tu veuilles une réparation des maux qui découlent d’une parfaite incompréhension de ta personne. Mais c’est un terrain miné voire perdu d’avance.
      Soit tu as le pouvoir de te positionner dans cette partie de l’ombre (en étant toi-même justicier ou même un Dieu vivant), soit tu ne l’as pas. Dans le deuxième cas, tu subis. Et c’est ainsi. Mais subir n’est pas être figé. Car le temps passe, et les portes s’ouvrent à nouveau lorsqu’elles le doivent.
      Dans mon parcours personnel, j’aurais pu depuis deux ans me battre à coup d’avocats, de dépôts de plaintes, de procès, d’attaques juridiques. A ce jour, je regarde les courriers passer, je me rends aux rendez-vous fixés, j’observe mon compte en banque, je règle ce que je peux régler à mon niveau et… JE VIS.

      Pour ce qui est de l’hypersensibilité auditive, je peux en parler longuement. Je suis pianiste et la musique est ma vie. Mais c’est grâce à cela que je peux me mouvoir au milieu d’une existence qui est bien loin d’être dans un calme naturel. La ville, la société, n’est qu’un brouhaha incessant. Alors soit on part en bataille, toujours d’une manière procédurière, contre tous ces bruits qui nous piquent, nous transpercent, nous usent, nous font saigner. Soit on les regarde passer, on les identifie et entre chaque, on prend le plaisir de cette écoute toute particulière.

      Je trouve que ton parcours est extrêmement riche et que tu as beaucoup de courage pour avancer dans la connaissance de toi. Et c’est vraiment compliqué de se retrouver face à des professionnels en qui on place toute sa confiance et dont on s’aperçoit malheureusement trop vite qu’ils ne font pas le poids face à nous. Mais cela ne veut pas dire que ce soit de mauvais professionnels. Ils n’ont juste pas la capacité à comprendre le fonctionnement des surdoués. Laisse les à ceux pour qui cela va être bénéfique et continue ta quête de connaissance avec des « psy » qui sont d’ores et déjà tournés vers les surdoués. Il en existe de plus en plus. Il faut juste les dénicher.

      Après, c’est le travail que tu fais toi-même avec la personne « recepteur » en face de toi qui va déterminer ton cheminement. Pour ma part, je me souviens avoir poussé la porte d’un psy dans les années 1998, en me disant que je n’allais pas jouer « la séductrice », que j’en avais rien à faire de sa trombine, que c’était pour moi que j’allais faire cette démarche. Ce fut ma première phase d’analyse qui me fit sacrément avancer (l’origine de ma décision de divorcer ? certainement).

      Puis en 2008, suite à un gros souci professionnel, j’ai pu rencontrer une psychologue qui aujourd’hui m’accompagne à nouveau depuis deux ans suite un gros traumatisme. Elle n’était pas particulièrement formée à l’approche du surdoué. Mais nos échanges l’ont amenée à travailler dessus.

      Depuis plusieurs mois, ce travail d’analyse, je l’ai particulièrement orienté vers la méditation pleine conscience. J’ai aussi abordé depuis deux ans l’Ayurvéda, qui est une médecine indienne mais je pourrais aussi te renvoyer vers la biokinergie (dont je découvre depuis très peu le fonctionnement).

      Ton parcours médical me fait beaucoup d’échos et je ne te ferai pas l’état ici ; mais à ce jour, je ne prends plus d’allopathie (juste un truc pour me détendre le soir et me permettre d’optimiser mon sommeil). Par contre oui, mon alimentation comprend beaucoup de plantes médicinales et des nutriments qui vont apporter ce dont mon organisme à besoin.

      Astuce pour la suractivité verbale : tu en as déjà une, celle d’écrire beaucoup ! Et vraiment si je puis me permettre un seul conseil, ne bride pas cette suractivité ! Elle est libératrice. La capacité à s’exprimer verbalement est une chance, un bienfait que certains n’ont pas. Et quand on ne peut, on ne sait, on n’arrive pas à dire avec des mots ses maux, c’est une souffrance terrible. Alors non, ne te tais surtout pas ! Au contraire, fais vivre cette expansion de toi-même. Ecris, parle, trace, sillonne à tout va. Tu dessineras alors ton chemin.

      J’espère n’avoir pas été trop longue, ou présomptueuse, ou… Bref, je parle avec mon coeur et mon âme et tout mon ressenti. Et si juste une toute petite étincelle éclaire, c’est bien. Si aucune, c’est que le moment n’est pas encore venu.

      Dernière chose : dans mes dernières lectures, j’ai savouré celle du livre d’Alexandre Jollien : Petit traité de l’abandon… Un bijou (comme ses autres, d’ailleurs). A recommander sans modération.

      Bonne journée

      Agnès

      1. Bonjour,

        merci Agnès,
        j’ai lu sur smartphone ton post et n’ai pu y répondre que ce matin (la suractivité verbale ça va quand même mieux à dix doigts sur clavier d’ordinateur qu’avec deux pouces 😉 )
        J’ai lu avec attention et intérêt ce que tu as écrit.
        Concernant les thérapeutes, je te rejoins dans le fait que certains puissent disconvenir à une personne et être bénéfiques à d’autres. Je me risque à ajouter que certains ne conviennent pas, parce que pas recommandables, que cela malheureusement arrive aussi, et ce fut apparemment le cas de celui à qui j’eus affaire dans une clinique, au vu de ce qui m’a été dit de toutes les personnes envoyées là-bas, nombreuses, qui toutes sans exception en sont sorties avec un traitement de cheval non justifié, cela d’après la psychiatre, compétente et bienveillante, elle, qui me l’a dit. Elle a bien précisé, je m’en souviens comme si c’était hier alors que ça date de 2006, que de tels traitements parfois sont justifiés, cela arrive, que des personnes aient besoin de traitement psychotropes lourds, mais que dans les cas concernés, ça ne l’était pas. Elle était visiblement atterrée. J’ose penser bien sûr que d’aussi mauvais professionnels que certain(s) de ceux qui travaillent dans cette clinique sont très minoritaires, mais mieux vaut plutôt deux fois qu’une ne pas croiser leur chemin ou les fuir le plus vite possible.
        Je ne m’épandrai plus ici sur le recours juridique mais simplement, tes mots ont fait du bien à mes maux, je t’en suis reconnaissante, je les ai tournés dans ma tête, relus sur le smartphone, j’y ai pensé, j’ai pensé à une infirmière qui récemment me parlait de l’expression « tuteurs de résilience » et j’ai pensé que ton message avait un effet bénéfique pour moi sur mes connections entre les faits, l’image que je garde d’eux, le sens et la place qu’ils prennent.
        Je dois avancer dans l’acceptation de choses subies et j’ai beaucoup apprécié ce que tu as exprimé sur ce que peut être « subir » et comment on peut « subir » ET VIVRE.
        Actuellement j’ai repris un suivi psychanalytique avec quelqu’un qui m’a suivie plusieurs années à l’époque où je n’étais pas testée et où je ne soupçonnais pas être surdouée. La douance est définie comme problématique importante, centrale du nouveau travail que j’ai entamé avec lui, le lien de confiance, au rendez-vous, « il n’y a plus qu’à », si je puis dire.

        Dernièrement je ne connotais pas positivement ma suractivité verbale. Merci pour ton point de vue. J’en ferai bon usage et vais prendre soin de la petite étincelle que tu as déposée.

        Merci pour la recommandation littéraire.

        A tous et toutes bon week-end!
        TestéePasPrécocement

        1. Bonjour TestéePasPrécocément,
          Ah ! Les joies du smartphone, je les connais moi-même et on en rit souvent avec mes enfants qui eux maîtrisent, pour le coup ! Moi, je suis comme toi, le plaisir des doigts qui percutent le clavier et font naître tant de paroles…
          Merci à toi aussi de m’envoyer ton regard sur mes phrases. J’étais en train de faire ce ménage d’un dimanche poussiéreux et assez maussade dans mon esprit quand j’ai entendu le petit gong de l’arrivée d’un message. J’ai tout laissé en plan pour te lire, jusqu’à l’aspirateur qui attend que je le fasse danser et j’ai ouvert mon ordi pour te répondre.
          Quel plaisir de savoir qu’une petite étincelle est venue se blottir auprès de tes « tiennes ». Car tu as, c’est une assurance, une telle facilité à l’exprimer.
          Se recentrer sur soi, au plus profond de son unicité et ne pas la confondre avec une solitude déserte. C’est ce que je trouve le plus important. Savoir, voir et observer ses « tuteurs » de résilience qui sont d’une fidélité à toute épreuve même si parfois surgissant de manière incongrue. Et laisser passer…
          Je ne parle pas de ce « lâcher-prise » qu’on nous prône à tout va. C’est encore une consigne qu’il est compliqué à intégrer si c’est pour répondre à une conformité d’être selon les autres et non selon soi-même. Pour reprendre la parabole de Jollien : Lâcher-prise n’est pas lâcher prise, c’est pourquoi on l’appelle lâcher-prise. J’adore remettre les termes dans cette syntaxe si subtile.
          La douance est-elle une « problématique » ? Car qui dit problème dit recherche de solutions pour résoudre et classer lorsque c’est fait. Donc, je ne pense pas dans mes représentations que ce soit un problème. Par contre, que ce soit un fonctionnement « complexe » qu’il faut découvrir, appréhender, comprendre, apprivoiser, oui, alors le chemin de l’analyse de soi ouvre des lumières à cette fondation de soi. Elle n’est pas à combattre, réduire, cacher ou annuler. Elle est une énergie à canaliser et à faire progresser, en l’accompagnant avec bienveillance comme un jeune enfant que l’on éduque. Et l’éducation d’un petit être, c’est certainement la tâche la plus ardue qui soit. On ne peut qu’apprendre avec elle à devenir de meilleur parent pour qu’elle soit un meilleur enfant.
          Cela n’empêchera pas les événements de venir et d’assombrir ton quotidien quand ils sont tellement extérieurs à toi qu’ils t’en annihilent. Mais dans ces moments, même si c’est très difficile et douloureux de les regarder ainsi, l’important est d’identifier que ces moments sont un temps et ne sont pas toi. Ils passent. Comme les joies.
          Je songe souvent à la notion du « Pouvoir », du « Contrôle », de la « Maitrise de… ». Bien sûr cela permet d’organiser son futur d’une certaine manière, de le prévoir, de l’envisager, de le devancer. Mais c’est un risque à prendre, à moins d’être capable de tout savoir à l’avance. Car pour se protéger de cet avenir angoissant, on prépare toute une armada d’attitudes qui ne servent qu’à rigidifier et rendre linéaire un après non quantifiable. Des fois, ça marche. Souvent, ça casse. Car on ne détient pas cette fameuse prescience de notre destinée. On peut garder son flair, son intuition, appelle-le comme tu veux, mais juste pour éclairer et non pour déterminer. Prendre la liberté d’être surpris et d’être heureux d’un vrai nouveau qui se présente à nous.
          Je me pose alors souvent en toute humilité cette question : « Qu’est-ce qui est en mon pouvoir ? Que puis-je réellement faire avec moi-même ? » Alors, je m’aperçois que je suis comme un petit soldat présomptueux, au milieu des claques qui virevoltent toujours dans toutes les situations de la vie. Suis-je en mesure de les encaisser ? De les rendre ? La réponse est toujours non, alors je replonge dans mon intérieur, non pas par lâcheté, mais avec un humble remerciement de pouvoir m’en aller de choses qui ne sont pas pour moi.
          Il y a deux jours, j’étais à nouveau aux prises avec ces verdicts de la justice qui me laissent pantoise et en apparence sans ressource. Fatiguée bien sûr de recevoir ces gifles injustes selon moi, j’ai choisi de reposer mon organisme fragile. Car il est le seul gouverneur possible. Un SSPT fait un trou dans le cerveau. Ni plus ni moins. Et pour que ce trou guérisse, il faut un temps infini. Les hypersensibles, hyperémotifs, HPE, etc., ont en eux ces failles, ces gouffres, ces cavernes de souffrance. On l’identifie parfois au détour d’un choc considéré par l’extérieur objectif (comme un accident, un deuil, une agression, etc.) mais il n’est pas le SSPT en lui-même. Il est le verrou qui ouvre sur tous les autres. On pourrait bien dire, c’est vraiment injuste de devoir subir tout cela, pourquoi moi et pas les autres. Et souvent, on se le dit et on a peur, on est seul, on souffre et on ne sait comment se guérir. Pourtant, s’ils ont eu lieu, si ces cavités se sont faites, c’est que nous avions en nous la force de voir ce que d’autres ne voient pas et d’être marqué alors par une incompréhension de pourquoi les autres ne fonctionnent-ils pas comme nous. On ne peut changer cela. On peut par contre, apaiser notre esprit en laissant le corps assimiler tout cela. Lui faire confiance, le regarder nous offrir un chemin pour se comprendre et s’accepter.
          J’suis un peu longue ce matin. Mais je suis toute heureuse de me sentir bien. J’en suis même surprise. Car je réalise que c’est possible. Que tout est possible.
          Merci encore pour ton joli rayon de soleil dans ma petite vie que j’aime tant et que je n’échangerai pour rien au monde.
          Bon dimanche à tous et bon long week-end.

          1. Bonjour à tous, 

            Agnès, je trouve ta réponse géniale et très chaleureuse.

            Moi j’ai été testé à  près de 60 ans quand, à  la suite d’un décès,  mon univers à explosé  et que je n’ai plus pu contrôler et brider mes sensations et mes émotions. 

            Aujourd’hui  je regrette d’avoir  souffert si longtemps sans savoir pourquoi.

            Mais je n’écris pas pour ça. 

            Je suis avocat et je peux déjà  te dire que le judiciaire n’est pas la solution si tu attends une reconnaissance de faute et une réparation. Cette justice là  est vraiment très  aléatoire…

            Si tu entends juste poser un acte et arriver ensuite à t’en  détacher,  c’est parfait.

            OK si tu peux, comme Agnès,   voir passer les choses sans autre atteinte que celle portée  à  ton compte bancaire.

            Mais si tu dois souffrir chaque fois qu’on  aura besoin de toi pour faire évoluer le dossier, il vaut mieux laisser tomber. C’est  juste une réflexion personnelle  et bien sûr,  tu peux avoir une autre approche avec une issue plus heureuse.

            En ce qui concerne les « soignants », je me suis rendu compte que les surdoués constituent  un vrai business,  une pompe à  fric pour certains, sans scrupules, et sans aucune attention pour notre douleur.

            En plus, je hais le principe des rendez vous à  trois mois et celui d’un  suivi hebdomadaire  ou bimensuel, bref un carcan qui ne tient pas forcément  compte de notre évolution,  et de notre disponibilité  à  travailler  sur nous mêmes. 

            Je me demande si je ne vais pas faire comme Agnès  et me tourner vers un psychologue non spécialisé,  mais en qui j’ai  confiance et qui pourra évoluer avec moi.

            Merci de partager avec moi si vous avez opté  pour  cette  solution.

            Bonne journée. 

            Marcel

            1. « me tourner vers un psychologue non spécialisé, mais en qui j’ai confiance et qui pourra évoluer avec moi. »
              Je pense aussi que c’est souvent la meilleure solution.
              Si vous vous sentez en confiance avec votre thérapeute, alors aborder le sujet du surdon ne devrait pas être une difficulté, sachant, je le rappelle toujours, que le surdon n’est qu’un amplificateur des difficultés rencontrées.

          2. Réponse à Guily :
            je cite : « OK si tu peux, comme Agnès, voir passer les choses sans autre atteinte que celle portée à ton compte bancaire. »
            J’aurais tant aimé n’avoir que cette autre « atteinte ». Mais pour en arriver là, les deux années passées m’ont fait parcourir des tunnels d’une noirceur sans nom, frôlant plus d’une fois la lisière de mon balcon pour mettre fin à mes souffrances.
            Mais pour le coup, cela n’aurait pas été juste voire totalement stupide et ne servant à personne, pas même à moi.
            J’ai tenu bon en gardant avec moi la confiance dans l’autre, de celui qui écoute, entend et offre une vraie compassion. Celle qui va au-delà de la sympathie observatrice. Celle qui tend à soulager pour éclaircir son chemin.
            Le thérapeute qui convient est celui qui accepte une relation de confiance qui ne le met pas en supériorité, qui a l’humilité d’être sur la même longueur d’onde. A qui on peut dire sans détour que l’on adhère ou non à ses réponses. C’est un partage et certainement pas une relation unilatérale, avec un dominant et un dominé.
            Et comme le rappelle Cécile, lorsque j’ai abordé le surdon avec ma psy non spécialisée sur le sujet, ce fut comme une évidence, une nouvelle intersection à mon travail personnel.
            Alors bien évidemment, Guily, partager sur cette expérience, cela m’intéresse.

          3. Réponse à Agnès

            Merci de ton retour.
            J’ai, comme toi, traversé des tunnels avec le même sentiment la fin serait une moins pire solution.
            Aujourd’hui j’essaie d’apporter quelque chose à mes proches, même si j’ai le sentiment constant que ce monde n’est définitivement pas le mien.
            Je voulais juste que testepasprecocement soit informée avant de tenter de s’investir dans un combat très aléatoire et très long en pensant obtenir une reconnaissance nécessaire pour aller mieux. Après, bien sûr, c’est son choix qui s’impose.
            Merci de ce que tu as écrit sur la relation partagée avec le soignant, je suis moi aussi hostile à un rapport dominant/ dominé qui me semble insupportable.
            Je vais donc poursuivre mon chemin en privilégiant la confiance à la spécialisation et je partagerai au fur et à mesure.
            Bonne journée et à bientôt

    4. Tu sais , plus je reçois des motifs par mails et parfois j’y jette un oeil
      plus je me rend compte que le plus important n’est pas forcément d’échanger « trop » et de finir par ne plus s’y retrouver sois même tant les autres peuvent te perturber dans tes idées et tes propres ressentis.. J’ai vraiment cette lourde impression que les surdoués ont une fâcheuse tendance  » down  » pour beaucoup , et du coup leurs avis se rapprochent souvent de directions assez peu agréables .

      citation de moi : « il faut chercher les bonnes personnes afin qu’elles t’apportent les bonnes réponses »

        1. « Lorsque l’on pose des questions » .. comme ce fut le cas pour cette personne ‘Agnes .. « L’on attend des réponses »..
          Mais bon l’on pourrait tourner cci en rond ça ne change rien,
          car trouver les réponses est un fait « par recherche personnelle » , si en même temps , il existe de avis et des retours qui permettent ,en plus , des issues à certains blocages (rappelons si nécéssaire la singularité/complexité de la douance) pourquoi pas ..? .
          Et puis je n’aime pas trop les questions en règle générale . 🙂
          Bonne soirée

          1. Bonsoir,

            Il est bon de se confronter à une question, une recherche, quand on n’a pas de réponse ni d’élément au départ : il y a l’étape recherche d’informations, puis connection avec ce qu’on connait déjà, puis assemblage d’éléments n’ayant à priori pas de liens entre eux, puis émergeance d’une idée originale.

            Cette idée , c’est une réponse (parmi d’autres), et elle est gratifiante, car surgissante à ‘lissue d’un raisonnement pas toujours maitrisé, mais là est bien la particularité de la douance. après on peut reconstituer le raisonnement dans le détail, mais ce n’est pas obligé.

            pourquoi ne pas laisser parfois une part de mystère derrière cette idée ? faut il y voir à chaque fois un raisonnement ? pourrait il s’agir d’une création originale ? voir un mélange avec un peu de raisonnement allié à une part d’innovation ?

            Vouloir tout décortiquer pour maitriser ? pourquoi ?

      1. Bonjour à toutes et tous,

        Y-a-t-il vraiment des bonnes questions et des bonnes réponses, présupposé qu’il puisse aussi y avoir les mauvaises ?
        Notre sémantique dévoile beaucoup de nos jugements inconscients, et c’est peut-être là qu’il nous appartient d’agir avec nous-mêmes, ce moment où les ressources vont se dénicher de l’intérieur.

        Nous avons partagé il y a quelques temps nos pratiques respectives méditatives. Je viens de me plonger dans un nouveau livre processus de Michael Brown, le processus de la présence. C’est une proposition de travail intérieur que je trouve pertinente car elle propose de découvrir en soi les effets de l’empreinte émotionnelle, c’est à dire comment nos conditionnements de l’enfance ont généré quelque chose qui se répète sans arrêt dans nos expériences.

        J’ignore si vous aurez la curiosité de lire ce livre, et de vous engager avec vous-même dans ce processus.
        Personnellement, je découvre que je pratique déjà spontanément certaines attitudes nécessaires à trouver un équilibre et une complétude intérieurs, et surtout, cela me donne le goût de poursuivre cette belle découverte au quotidien, pour aller au delà de « l’obsession de ce surdon », à simplement le vivre comme un atout, une joie d’être, même si cette hypersensibilité demande des recadrages permanents.

        En lisant ce livrant, et en rentrant dans ce processus, j’apprécie de mettre un terme à cette croyance qu’il faut sans cesse aller vers le bien être, pour simplement sentir davantage ce qui me traverse et l’accueillir inconditionnellement. J’aime l’expression de l’auteur qui a longuement pratiqué différentes approches pour trouver en lui la guérison, il parle d’intégration des charges émotionnelles, ce qui revient à rétablir la fluidité de l’énergie, par la présence à soi, une connexion nécessaire à rétablir l’unité intérieure dans l’instant.

        Nous avons chacun, chacune notre façon d’explorer et de vivre notre réalité, tout en étant tous interconnectés, interdépendants. Découvrir, c’est aller vers l’inconnu de l’instant, et dans cet inconnu, ce senti intérieur, le mental se calme, simplement avec la respiration consciente. Cette pratique apporte énormément, elle est simple, et en même temps c’est un investissement au quotidien et sur le long terme qui peut rebuter. Pourtant, elle est la meilleure ressource à puiser en soi.

        A découvrir si le coeur vous en dit.
        Bien à vous toutes et tous

        1. Bonsoir à tous,

          Je suis d’accord avec toi, Dominique, sur cette fameuse quête du Saint Graal sous l’indice de perfection de l’existence… C’est un peu comme cette rengaine du fameux « lâcher-prise », devenant presque the Loi du bien être.
          Maintenant, le bonheur, et tant pis si je m’aventure un peu, n’est-ce pas un peu génétique ? Car l’humain n’aspire-t-il pas à être BIEN, envers et contre tous ?
          Cependant, pour ma part, il s’agit plutôt du « mieux » être. D’un équilibre. Sur une barque qui est notre véhicule et qui n’a d’autre choix que d’avancer sur sa rivière.
          Je me suis amusée récemment à m’imaginer, il y a quelques temps, au vue de mes comportements et motivations, sur cette petite barque qui est la mienne, aux prises avec les intempéries de l’existence. J’avais, avant, la fâcheuse habitude de vérifier, la tête sous l’eau, la direction de mon gouvernail. Sans confiance, au final.
          Depuis quelques temps, bizarrement, je laisse l’eau me conduire là où elle va. Je ne cherche plus en apnée, le dessous de mon véhicule. Je préfère le réparer, l’apprêter, l’enjoliver, le réconforter aussi ou tout simplement, lui laisser un temps de répits s’il pleut trop dehors. Et je repars.
          Je note précieusement l’intitulé de l’ouvrage que tu nous signales. Il me semble très intéressant et dans la lignée de celui que j’ai à mon chevet depuis près d’un mois et que je lis minutieusement, en pleine conscience, dirais-je : Pleine conscience et compassion de Paul Gilbert (psychologue clinicien) et Choden (moine boudhiste).
          Ce livre est un voyage dans la sérénité et la compréhension de soi.
          De quoi tendre au dessus de sa tête, un abri lumineux pour le vivre-pleinement.
          Bonne fin de soirée à tous.

  31. Bonjour à tous,
    Je souhaite laisser un commentaire pour dire combien je vous remercie Cécile d’avoir écrit et publié votre livre. Je viens de le terminer et je me retrouve dans 98% de ce qui est décrit sur l’adulte surdoué. Je comprends maintenant pourquoi, dans le cadre professionnel mes anciens collègues se moquaient gentiment de moi en parlant de mon sens du détail et de mon perfectionnisme quasi névrotique ! Je vais bientôt avoir 44 ans … et tout s’éclaire ! Je vous passe les détails de ma vie et de toutes les souffrances ressenties, vécues qui m’ont souvent terrassée, mais heureusement pas anéantie puisque je vous écrit aujourd’hui. Mais je m’en suis sortie …. sans psychanalyse. J’ai longtemps pensé que j’étais dépressive, mais aujourd’hui je comprends que non. Je me suis dirigée vers des techniques moins conventionnelles qui me permettaient de m’auto gérer. Méditation, sophrologie, magnétiseur, EFT…. La somme de tous cela m’a donné une véritable « boîte à outils » que j’utilise régulièrement.
    Il y a 5 ans, j’ai pris un virage professionnel de 180°C. Je suis retournée à une activité professionnelle liée à la peinture et aujourd’hui j’enseigne, à des adultes et des enfants. Ce virage était vital, car si j’avais continué ce que je faisais (je travaillais dans le social) je sentais que j’étais en train d’y laisser ma peau car les contraintes administratives devenaient de plus en plus pesantes.
    Mais aujourd’hui, je suis en train de trouver un certain équilibre….et votre livre prend une place importante dans mon cheminement. Je n’aurais jamais cru que je puisse faire partie de cette population dite « surdouée » et j’en doute encore… Il y a quelques années une collègue m’a fait passé le test « Potentialis » (Méthode d’accompagnement à l’auto-évaluation des potentiels individuels, issue des Sciences cognitives.) Les résultats de ses tests étaient très intéressants, et même surprenant, mais je ne croyais pas vraiment ce qui était écrit. C’est pourquoi je viens vers vous afin de trouver une personne pour me faire passer d’autres tests. Je réside en Seine et Marne et peux facilement me déplacer sur Paris.
    En attendant votre réponse, je tenais à vous remercier chaleureusement de tout ce que vous faites, du temps que vous y consacrer et de votre gentillesse qui réchauffe le coeur.
    Emmanuelle

  32. Bonjour Cécile,
    Ne me sentant pas, depuis de nombreuses années, à ma place d’un point de vue professionnel, j’ai initié il y a 5 ans un travail sur moi, dans le but de réorienter ma carrière.
    J’ai beaucoup appris, j’ai évolué, mais je n’ai toujours pas trouvé « ma voie ».
    Une personne rencontrée « par hasard » il y a quelques semaines m’a amené à m’interroger sur ma potentielle douance. J’ai depuis lu quelques livres sur ce thème, dont le vôtre. Certains éléments m’ont interpellé. J’ai repris espoir, ressenti un début de libération.
    Aujourd’hui, j’ai envie de creuser cette piste, et au-delà, d’approfondir cette démarche de connaissance de moi, dans l’espoir de faire émerger ma véritable identité.
    J’aimerais commencer par un bilan psychologique, avec des tests, mais pas seulement. J’aimerais bénéficier de l’accompagnement d’un thérapeute. J’aime bien l’outil MFIS que vous avez présenté dans votre livre et sur ce blog. Pouvez-vous me recommander un psy qui puisse m’aider dans cette démarche, idéalement qui connaisse cet outil? J’habite à Paris. Merci!

    1. Bonjour Zitoun
      Merci de votre confiance et bravo pour la démarche.
      Je vous réponds en privé (comme je le fais toujours pour une demande telle que la vôtre)

  33. Je vais vous expliquer mon expérience personnelle et ce que la rencontre avec une psychanalyste vraiment réputée à occasionné …

    Revenons d’abord à cette étape précédent cet entretient: la découverte de ma douance et de celle de mes filles…

    Une étape crucial puisque d’un coup vous pouvez défendre et prendre position pour tout ce qui est VOUS et qui s’est trouvé malmené durant certaines périodes parfois très longues… mais il est question ici de mettre un accent ..
    si tous (ou presque) : personnes à quotient élevé, haut potentiel, neuro droitiers exclusifs, etc, ressentent leur diff comm qq chose de difficile, moi j’ai tj été formelle sur le sujet (dans ma tète au minium ) même si des difficultés non négligeables sont le lot , j’ai tj été très admiratives des efforts, prises de consciences, moyens de fonctionner, prises de positions qui sont mon MOI car tout ceci , une fois débarrassée des contradictions éventuelles de personnes mal intentionnées, m’apporte une sérénité , une santé et une bonne conscience très agréables à vivre! quoi demander de plus que ces richesses ? D’autant plus qu’une fois le carcan familial quitté (ce qui à été la période la pire de toute mon existence ) je me suis assez bien protégée , petit à petit et durant très longtemps avant d’en arriver à des résultats optimaux mais quand même ! Mon instinc de survie et mes besoins m’ont conduite à utiliser les choses pour que mon MOI sois bien , donc pas d’abus pour la santé, pas de sorties inutiles, ce qui évitent frais et autres éventuelles complications , et pas trop , voire , pas du tout, de gens qui viennent dans ma vie sans raisons valables! et encore là, c’est selon comment je m’organise pour ce faire . Je me suis mise à jongler et à surfer avec la vie car j’ai été privée de bonheur sans peines, Donc j’ai été obligée de relativiser beaucoup et d’apprendre à bien me connaitre ainsi que mes limites mais finalement maintenant que j’ai eu ce temps, les autres ne se retrouvent pas face à une coquille vide et en effet, ça peu apporter des tas de situations différentes …
    Certains trouveront cela fou (comme ma famille) d’autres, trouveront que je suis un peu simple, gentille et n’iront pas voire le potentiel que je cache , ceux là je les repères et fait pareils , d’autres ne diront rien mais verront combien je suis tout ce que je suis et aimeront , discrètement mais tout en longueur et en général ce genre de découvertes de ma personnalité passe par le web.. c’est assez pratique en effet ! De ces derniers naitront des rapports qui me conviennent très bien , allant du virtuel au réel mais avec des réserves . Réel oblige! virtuel oblige.. aussi

    C’est donc par un documentaire télévisuel que m’ont été avancées les certitudes de douances mais ensuite et sans attendre j’ai fais des recherches avec la capacité qui est la mienne de décortiquer pour trouver les interactions qui me conviendront , et d’infos en infos j’ai sélectionnée une dame
    Une psychanalyste qui vraiment m’est apparue être sur la même longueur d’ondes.

    Sans attendre je lui ai fait part de ma demande puisqu’elle propose diverses formules de contacts mais je ne savais pas trop quoi ou qu’est ce de cette dame, just un bref résumé qui expliquait bien que les test pour sa manière de travailler , ne sont pas quelques choses de normal , voire même inutiles puisqu’un surdoué va être en difficulté avec un test , souvent , plus que d’aimer le faire… tout au moins au départ des rencontres autour de sa douance…
    Alors cela m’a plut sachant que mes filles et moi avions le même profil ! et j’ai vraiment eu envie de rencontrer ce médecin , une personne surdouée aussi .

    L’entretient à été une sorte de « table ronde » mais pas vraiment puisqu’une table ronde permet des échanges entre les participants et là déjà, cela semblait ne pas être trop possible..
    Moi et mes filles en entretient : lorsque je me lançait , je me voyais ralentie dans mon élan, comme une sorte de personne qui prenait la place de guide de la séance..
    Bon , ce n’est pas utile entre surdoués qui viennent discuter sur le sujet (avec le recul) mais même sur l’instant…

    je restait concentrée , intéressée et… très endolorie , tendue à un point incroyable, des tas de choses se passaient en moi et ça faisait mal . (tète et épaules) Je ne ressens pas cela d’habitude … je suis plutôt bien avec les migraines qui ne viennent pratiquement jamais! (j’ai eu par contre des soucis cutanés et ait appris une relation avec la douance mais ce n’est pas le sujet)

    L’on à parlé et écouté, lancés des sujets trop/très peu expliqué par nous les concernées… pourtant l’on à fait un bon survol des points qui nous intéressaient . Et puis il y a eu des explications par dessins: la maman, le surdoué, ….
    ça à duré près de 4 heures si pas un peu plus car en effet je ne parvenais pas à atteindre très simplement ce que j’étais venue chercher mais j’ai quand même entendu Mme X me dire , vous ètes toutes les 3 surdouées, Ma fille plus âgée étant HPI et moi et la petite, HPE. Nous sommes reparties avec une certaine ambiance amicale, et de promesses.
    Mais rien ne s’est passé comme prévu.
    J’ai reçu le conseils d’aller consulter la chaine Youtube et ai reçu un PDF livre qui à été lus en une soirée , (même pas.)

    Deux jours ont suivit la séance et j’ai pleuré, pleuré et pleuré encore, repliée sur moi même . Je ressentais tellement d’injustice dans ce que moi et ma grande fille avions vécu et au final , pour en fait être décelées surdouées . Mal de digérer être une personne que je connais depuis toujours et devoir payer une spécialiste pour que mon propre entourage le découvre!Malgré toutes les fenêtres s’étant ouvertes à eux lorsque j’étais enfants… (c’est expliqué dans mon blog) sinon mon commentaire deviendra un roman.

    ensuite …

    J’ai pensé une suite logique .. mais non !
    Je n’ai pas pu continuer à converser avec ma psychanalyste car les choses ont pris un tout autre sens .. et cela m’a fait de la peine. Comme je vous l’ai écrit plus tôt , j’attendais de cet entretient une certaine compréhension sur ce qu’il se produit et les effets administratifs, ou autres que peut avoir un manque de reconnaissance de la douance mais hors mis tout ce qui est expliqué en vidéos , et dieu merci , ces videos elles ont été clés, il ne m’a pas été possible de recevoir une suite logique via la psychanalyste . J’ai toute seule faites les démarches et c’est toute seule que je me suis sentie après des années où cela me convenait très bien . Quand je dis me convenait c’est dans le sens où en effet , dans une chanson de Lio (Sage comme ne image) l’illustration qu’elle fait s’applique à ma façon de voire la vie même si j’en change si j’en ai envie ou besoin , sans problèmes! Je ne suis pas complexes , juste très attentive , claire et sans équivoques sur ce que je fait/attends pour moi et ma famille .Sachant que d’une chose d’apparence sans importance peut découler une série de complications … Le fait que tente de trouver une/des réponse(s) à mon désarroi après la séance à été une sorte de réaction froide et distante de la part de la psy ( et ce ,générant mon précédent commentaire) , et donc j’ai du trouver vraiment des solutions pour me rassurer et ça a été mieux. J’ai ensuite eu accès à deux autres vidéos qui ont répondus à mes questions !!!! ENFIN.
    Mais ce qui m’étonne c’est que la psy est aussi présidente d’une association qui semble vraiment très bien et lorsque j’ai demandé si il était possible de demander conseils à cette association, .. je n’ai pas pu y accéder . Cela rend un peu la personne face à de l’incompréhension. Ce n’est pas très agréable.. d’où, mon commentaire .

  34. Bonjour,

    J’ai lu votre livre et j’ai beaucoup pleuré, tout d’abord, je n’ai pas pu pu le lire chapitre par chapitre, je l’ai survolé, il m’a fallu du temps pour pouvoir l’apprivoiser.
    En le lisant, j’avais l’impression de rentrer à la maison.
    Maintenant, je voudrais consulter quelqu’un sur Paris ou sur le Finistère, et peut être me résoudre un jour grâce à son aide à passer ces tests qui me font très peur.
    J’ai pris contact avec une association mais les délais sont très longs et c’est trop difficile pour moi qui ignore ou je serai dans deux mois.
    Je souhaiterais privilégier un contact avec une personne qui a l’habitude des surdoués et qui serait capable de comprendre que je ne peux pas me soumettre à quelque chose de très régulier dans le suivi.
    Mais je suis d’accord pour travailler aussi par moi-même si c’est possible.
    Bref la quadrature du cercle, comme d’habitude.
    Merci pour votre aide, vous qui savez combien il est difficile d’être écartelé en permanence.

      1. Bonsoir
        Je suis face à quelque chose que vous devez connaître je vais vous l’expliquez en commentaire
        J’aimerais savoir moi aussi si vous avez accroché avec des personnes qui peuvent faire avancer si certaines choses coincent ( vous lirez mon commentaire pour comprendre à peu près )
        Et je suis assez déboussolée car j’ai été vue par une psychanalyste de laquelle toutes les vidéos m’avaient rassurées et dont l’entretient de détection c’est bien passé ( 4h et pas pu placer grand chose au final ) et puis ça c’est compliqué , air agacé lors de ma demande de second entretient ?! Payés pour me faire  » presque remballer  » et puis le presque clash qui m’empêche d’oser la recontacter ! Près de 400 euros .. Pour rien

        J’aimerais autant éviter …

        1. Bjr

          J’ai vu qui, je suppose être la même personne, qui a aussi établi la même conclusion à mon égard.
          J’ai trouvé cette personne particulièrement manipulatrice et malsaine. Je n’entrerai pas dans les détails ici.
          Puis, j’ai consulté une neuro-scientifique, qui elle m’a plutôt évaluée (dans des conditions impensables) « sous_douée »…Passons ici aussi les détails.
          Du coup, j’ai perdu deux fois de l’argent!
          Quand j’aurai la disponibilité, je me ferai retester chez quelqu’un de reconnu, quitte à le faire à l’étranger…Je me refuse à entrer dans un jeu où les règles sont truquées…
          Peu importe au fond mon QI, ce qui m’intéresse c’est de pouvoir m’en servir au lieu de me desservir….Donc, savoir m’y prendre dans un monde où je n’ai jamais pu fonctionner.
          Il y a un marché pour l’intelligence, et je ne suis pas dupe!

          1. La médiatisation ne garantit hélas pas l’empathie et ne met pas à l’abri des erreurs…
            Je ne pense pas qu’il faille aller à l’étranger : je reçois régulièrement des messages m’indiquant que les conditions de passation ont été bonnes, que le/la thérapeute était compétent(e)… En revanche, c’est vrai, il y a des régions où il est plus difficile que d’autres d’identifier quelqu’un qui tienne la route.
            Et vous le dîtes bien cependant : plus encore que l’étiquette, c’est la possibilité d’aller bien qui doit prévaloir.

          2. Bonsoir
            Je ne sais pas comment voire la chose car au final il est clair que cette dame à mis un éloignement entre elle et nous alors que cela était tout à fait opposé avec ce qu’elle préconise avant l’entretient : je m’explique : voire mon commentaire complet en « nouveau commentaire »
            si vous voulez..

        2. Bonjour,

          Peut etre que ces vidéo etaient un peu commerciales qu’autre chose ?

          Cette personne peut très bien avoir calibré son entretien de 4h (! une durée aussi longue ne se voit jamais d’habitude), mais qu’ensuite quand tu a s voulu pousser plus loin, elle a été déstabilisée car le 2e entretien, elle ne l’avait pas préparé ou pas prévu.

          Elle a été perdue par le fait que tu veuille continue à fouiller plus loin, alors qu’elle , elle s’est arretée à son niveau.

          Disons que la plupart du temps les psy te suivent jusqu’à un certain niveau, mais à un moment donné ils sont perdus. Ce n’est pas de leur faute, ni de la tienne.

          Il s’agit simplement d’un maudit décalage qui se produit inévitablement, provoqué par la complexité de ta pensée. Tout le monde ne peut pas suivre. C’est comme ca.

          Sans doute, l’entretien t’a t il été utile, mais il faut y voir le fait que tu t’es peut etre un peu fait avoir sur l prix quand meme.

          Attention, les surdoués sont souvent crédules, et n’y voient que du bien et le moyen de progresser, alors que certains spécialistes peuvent avoir envie d’en faire une clientèle fidèle…. Heureusement, la plupart des psys sont bien sous tout rapport.

          Cricri

  35. Alors voilà le problème :
    Je travaille dans une cité scolaire (collège + lycée) où j’enseigne aux « grands ». Mais souvent on fait appel à moi pour aider les élèves du collège (les « petits ») en difficulté. Pour eux, ce n’est pas trop contraignant car ils sentent chez moi l’empathie dont ils manquent souvent dans notre système scolaire.
    L’an dernier, je voyais un élève de cinquième qui avait de très basses notes partout et dont j’ai eu l’impression qu’il était très intelligent. Il lui est arrivé plusieurs fois de me faire des cours sur la façon dont le système digestif dissocie les molécules, les différents types d’insectes et autres trucs ultra-sspécialisés de tous les genres…
    Je me suis interrogé sur l’origine de ses problèmes de relation avec l’école et certains de mes collègues (que je n’apprécie pas non plus, on ne fait pas le même travail, ils oublient qu’ils ont des enfants en face d’eux et ça, je n’aime pas… mais alors pas du tout…). Et là, je me suis demandé : « Ne serait-ce pas un surdoué égaré ? ». Je ne connaissais rien au sujet, à part tous les a priori habituels… Et j’ai découvert tout un monde…
    Ce que je viens d’écrire me fait penser à une citation de Jack London dans « Martin Eden » qui dit « Sur les rayons des bibliothèques, je vis un monde surgir de l’horizon ». En passant, je recommande la lecture de « Martin Eden » à tous les autodidactes (dont je suis) et à tous les autres. Et je le recommande aussi à tous les dévoreurs de livres (dont je suis) et à tous ceux qui se demandent quoi faire de bien utile avec ce qu’ils ont sous la casquette. Parce que Martin Eden est le clone du vrai Jack London et que la fin du roman donne à réfléchir… (Fin de l’aparté issu de la pensée en arborescence !).
    … En tout cas, moi, je me suis immergé dans le monde des « zèbres ». Et petit à petit, je me suis demandé si je n’en étais pas un. Les indices s’accumulaient, alors en plus des commentaires sur les blogs, je me suis mis à livres les ouvrages que vous connaissez. Et là, plus je lisais et plus je me reconnaissais notamment l’hypersensibilité) et aussi plus cela m’éclairait sur des pans de mon passé quelque peu chaotique. Il fallait donc en avoir le cœur net.
    Alors avoir lu tout un tas de commentaires dans les rubriques du style « QI or not QI ? », je me suis lancé. J’étais assez sûr de mon fait mais j’ai été très surpris par les résultats qui m’ont été communiqués hier. C’est un peu ce pourquoi je me lance aussi dans le témoignage.
    J’en arrive au fait (enfin). La psychologue n’a pas pu calculer le QIT car, aux deux extrêmes, l’ICV est de 143 quand celui vitesse de traitement (ICV) est de 92. Pas rapide le garçon… Entre les deux, le quotient des deux catégories de subtests intermédiaires n’a pas non plus été calculé du fait de l’hétérogénéité. Si je résume ce que m’a dit la psychologue : La mémoire à court terme est très efficace quand on me fixe un objectif (15 pour le calcul) et beaucoup moins lorsqu’il s’agit juste de retenir pour retenir (9 pour les séries de chiffres). Pour le reste (matrices, puzzles…), c’est autour de 12/13. Ce sont surtout les tests de codes qui m’ont plombé…
    J’ai l’impression d’être le champion toutes catégories de l’hétérogénéité (pas facile à dire et à écrire non plus). La réflexion a avancé d’un cran. Je ne me sens pas désemparé du tout, juste un peu perplexe mais il faut le temps que l’information fasse son chemin… Je suis en train de me demander ce que je vais faire de tout ça…

    1. Lu un article rédigé par Jacques Grégoire
      (LES INDICES DU WISC-IV ET LEUR INTERPRÉTATION)
      « On ne peut donc pas considérer la note à l’IVT comme une mesure générale de la vitesse de traitement mental. Ainsi, la vitesse de traitement d’informations auditives n’est pas du tout évaluée par cet indice. Par ailleurs, celui-ci peut être influencé par des caractéristiques indépendantes de la vitesse de traitement mental, comme la vitesse de la performance graphomotrice et la maîtrise de l’écriture. L’IVT peut également être parasité par les troubles de l’attention et la dépression« .
      Voici un début d’explication
      .. Quant à savoir ce que vous allez faire de tout ça… il me semble que vous le faîtes déjà, de façon intuitive, en « sauvant » des gamins :).
      je vous conseille à ce sujet la lecture du livre de Carlos Tinoco.

    1. Pour en savoir plus, à lire « méditer, 108 leçons de pleine conscience », de Jon Kabat-Zinn. Il est vendu avec un CD d’entrainement avec la voix de Bernard Giraudeau. Cet acteur bien connu a beaucoup pratiqué la pleine conscience avant son décès. Il a acquis un apaisement et une sérénité, bien visibles dans ses derniers interviews (Youtube)

  36. A propos de la pleine conscience

    Après avoir vainement cherché une aide extérieure (psychiatres, psychologues) pour m’aider dans cette satanée différence d’adulte HP, il était temps de rechercher une aide à l’intérieur de moi. Je l’ai trouvée grâce à la « méditation de pleine conscience » (mindfullness)…et ça marche, croyez-moi! C’est une discipline quotidienne, fastidieuse au début, mais à la portée de tous. Les résultat ne sont pas immédiats, mais quand ils sont là, c’est un vrai bonheur de vivre. Résultat des courses: le mental apaisé, les automatismes désactivés, les toxines mentales éliminées, et surtout une réelle présence dans l’instant, une nouvelle façon d’être au monde, un ressenti modifié envers les autres. Il ne s’agit pas que d’une simple relaxation, mais d’une modification permanente et quotidienne d’appréhender le monde qui nous entoure.

    Contrairement aux idées reçues, rien n’est jamais acquis définitivement. Grâce à la plasticité cérébrale (une découverte des neurosciences), notre cerveau est capable de modifier ses connexions. La méditation permet ce changement.
    Je voulais vous faire partager cette découverte.
    Bonne soirée à tous

    1. Pour moi qui m’y suis essayée sans grand succès, j’ai une question : « discipline quotidienne, fastidieuse au début »
      Combien de temps par jour et combien de temps dure le « début » ?

      1. Les pures et durs proposent 45 min 6j sur 7!
        Personnellement 15 à 20 min par jour me suffisent (et pas tous les jours!). Ces temps de méditation deviennent des moments « ressource » dans la journée.

      2. Comme toujours, les poètes ont précédé les scientifiques dans la description
        de la pleine conscience. Voilà une fort belle description de
        l’écrivain autrichien Hugo von Hofmannsthaln (1874-1929), qui souligne
        la dimension non verbale de cet état mental (extrait de la Lettre de
        lord Chandos) :
        « Depuis lors, je mène une existence que vous aurez du mal à concevoir,
        je le crains, tant elle se déroule hors de l’esprit, sans une pensée ;
        une existence qui diffère à peine de celle de mon voisin, de mes proches
        et de la plupart des gentilshommes campagnards de ce royaume, et qui
        n’est pas sans des instants de joie et d’enthousiasme. Il ne m’est pas aisé
        d’esquisser pour vous de quoi sont faits ces moments heureux ; les mots
        une fois de plus m’abandonnent. Car c’est quelque chose qui ne possè-
        de aucun nom et d’ailleurs ne peut guère en recevoir, cela qui s’annonce
        à moi dans ces instants, emplissant comme un vase n’importe quelle
        apparence de mon entourage quotidien d’un flot débordant de vie
        exaltée. Je ne peux attendre que vous me compreniez sans un exemple
        et il me faut implorer votre indulgence pour la puérilité de ces évocations.
        Un arrosoir, une herse à l’abandon dans un champ, un chien au
        soleil, un cimetière misérable, un infirme, une petite maison de paysan,
        tout cela peut devenir le réceptacle de mes révélations. Chacun de ces
        objets, et mille autres semblables dont un œil ordinaire se détourne avec
        une indifférence évidente, peut prendre pour moi soudain, en un
        moment qu’il n’est nullement en mon pouvoir de provoquer, un caractè-
        re sublime et si émouvant, que tous les mots, pour le traduire, me paraissent
        trop pauvres. »

        J’ai trouvé ça ici: http://christopheandre.com/meditation_CerveauPsycho_2010.pdf
        Et je vis parfois la meme chose, mais comme le dit l’ecrivain, c’est absolument incontrolable, on est un peu dans le lacher de ruban que pronait Mathurine sur le chat.
        Je crois que je me suis mise a la meditation de pleine conscience sans le savoir, il y a des années, après un très gros choc, un certain retour a ce que j’etais enfant. Mais il est vrai qu’autant cela parait simple quand on est dans cet etat, autant parfois c’est impossible de trouver le chemin.

        1. Et je dois passer bien souvent passer pour une debile profonde, car ce genre de ressenti peut m’arriver n’importe quand, et j’imagine la tete que je dois avoir……

        2. Merci Pouic pour cet extrait merveilleux, dont j’ignorais l’auteur.
          Je vis souvent cela, ces moments particuliers d’une grâce particulière en laquelle je me sens être la vie, à n’ être plus rien ni personne, « diluée, juste un quelque chose qui vibre avec le tout. Je nomme cela la contemplation.

          Comme quoi la sémantique agit un peu comme une trajectoire dans ce senti, et c’est bien là l’âme du poète qui vibre avec la beauté du verbe… (à mon sens)

        3. Superbe, Pouic, ce texte…
          Et tellement vrai, parfois, de ne pas retrouver le chemin de cette « béatitude ». C’est rageant, c’est frustrant et quand l’angoisse l’emporte au milieu de la partie noire de son intérieur, en viennent alors les larmes de chagrin et de fatigue de ne pouvoir se prélasser dans cette douceur ouverte.
          La magie surgit à nouveau : dans ces rigoles d’eau salée ruisselant sur les joues, pointe alors un sourire d’apaisement… Ça y est, on y est revenu à cet état.

          (ces derniers jours, j’ai trouvé un nouveau sujet de recherche : les larmes et leurs fonctions multiples…)

          1. Merci Agnès, je viens de comprendre quelque chose, « le chagrin et la fatigue de ne pouvoir se prélasser dans cette douceur ouverte ». Ce manque oui de simplement pouvoir vivre, en toute fluidité, simplicité, vulnérabilité sans avoir à craindre quoi que ce soit, parce que tout est douceur, beauté, bienveillance, générosité, abondance de ce vivant. Dans mon senti, je vis cela avant de me laisser aller dans cette douceur ouverte, et je suis chaque fois surprise de l’angoisse qui précède ce moment, peut être cette partie noire intérieure qui agit ?

            Merci à toutes et tous, j’apprécie ces moments de partages qui viennent de l’intérieur, même si ce n’est pas évident de verbaliser le senti. C’est agréable de lire les témoignages de chacun, et de savoir que d’autres aussi vivent naturellement ces mêmes sensations.

          2. Merci a vous de me faire sentir moins seule .

            Dominique,  » n’etre plus rien ni personne »,  » diluée, juste un quelque chose qui vibre avec le tout ». Oui.

            Agnès,  » beatitude », cette sorte d’etat « magique » pas toujours a portée des sens. Oui.

            🙂

      3. Ou Préludes et fugues…
        Car le début, le commencement, c’est tellement grisant.
        Puis vient la fuite et toutes ses formes harmonieuses filantes, inversées, en contre-point ou mélodies complexes.
        J’ai l’impression qu’en entendant « Discipline quotidienne et fastidieuse », on rentre dans un écueil.
        Ce n’est pas tant la durée quotidienne qui importe mais comme pour tout, c’est l’intensité et ce que l’on en ressort.
        En fait, je me suis rendue compte que cet état de « pleine conscience », je l’avais expérimenté déjà depuis ma tendre enfance.
        C’est plus une connaissance de ces mécanismes et de leur canalisation particulière qui s’opère.
        Le tout est d’être un « moi » dans l’Ouverture.
        On peut parcourir une journée entière en pleine conscience, comme un dimanche total, avec une subtile lenteur que seul soi-même mesure et alors, effectivement, le calme qui en ressort semble être un catalyseur de force et de paix intérieure.

        C’est un peu commencer une ballade dans la campagne et aller au grès de la nature. D’ailleurs, marcher donne un rythme de balancier très approprié pour la méditation.

        Et comme dit Civado : Ça marche ! Car c’est simple mais d’une complexité étonnante.

        1. … En fait la marche est bel et bien une forme de méditation, nommée « marche méditative » ou « méditation en marchant », dépendant des auteurs et des traductions…
          Je la pratique le plus souvent possible, dans la nature et en solitude. Très souvent, elle m’a offert de très belles visions, très claires et profondément régénératrices. Toujours, ensuite, je suis centrée, calme, restaurée, énergisée, purifiée. Je n’obéis à aucune règle édictée: le rythme de mon corps, ses besoins (lumière, chaleur, temps de marche, vitesse, silence, e nature du terrain, paysages, etc) sont mes seuls guides et à partir de là l’esprit, la raison, la conscience arrêtent de tourner comme des imbéciles, se mettent quasi immédiatement en veilleuse, pour mon plus grand bonheur…
          Comment vous dire ? Je n’ai jamais appris cette marche méditative, elle s’est imposée à moi, tout naturellement, un peu comme respirer, comme une autre manifestation de mon corps.
          Méditer assise par contre ne me convient nullement.

          Chan

    2. Bonjour à toutes et tous,

      Merci à Civado et Agnès de leurs partages qui nous rappellent à chacun et tous, que les solutions à mettre en pratique sont comme cette sacrée pensée en arborescence, elles sont multiples et doivent être elles-aussi reliées entre elles pour donner du sens au but motivant recherché avec soi, et plus précisément à l’intérieur de soi, en développant la nécessaire acceptation de ce monde comme il est, ce qui ne signifie pas pour autant être d’accord avec ce qui se passe dans ce monde.

      En ce qui concerne la méditation, et pour être une adepte de longue date, je peux témoigner que bien des formes de méditation de pleine conscience sont possibles, et là encore, à mon sens il y a nécessité d’être conscient de soi, avec un objectif de vie intérieure, c’est à dire aller au delà du « résultat » annoncé dans toutes sortes de littérature et de témoignages, car tant que le mental « gouvernant » met en place un résultat à atteindre, le confort intérieur est peu significatif, et fugace.

      Alors Cécile, je ne réponds pas pour Civado, mais je vous fais part de mes propres expériences au fil des années (plus de 20 ans).
      J’ai d’abord pratiqué la méditation silencieuse, en posture statique confortable (mon bassin ne me permet pas la posture du lotus), donc je médite assise à « l égyptienne », en étant simplement centrée sur ma respiration et le senti dans tous mon corps. Préalablement, je fais ma demande à l’univers pour l’aide que je veux recevoir, et c’est encore la même aujourd’hui, de trouver en moi la complétude nécessaire à accueillir chaque instant et apprendre de mon expérience humaine.

      J’ai commencé par 2 fois 20 mn par jour, milieu de journée et fin de journée, et observé des résultats après 6 semaines, au sens ou ce besoin de silence et de calme « m’appelait de l’intérieur » à parfois rester plus d’une heure dans ce « vide total » qui apaise. Il est important de laisser passer les pensées sans y mettre quoi que ce soit d’attention, d’énergie les premiers mois de pratique.

      A l’époque, je ne travaillais plus en extérieur, et j’avais donc la flexibilité du temps. Il est à mon sens nécessaire de « prendre rendez-vous avec soi », comme un engagement souple, bienveillant, sans obligation ni contrainte, pour simplement s’adonner à une respiration de vie.
      Le piège à surveiller est d’observer ses pensées lorsqu’il y a manquement, de façon à ne pas basculer dans l’auto-jugement ou la culpabilité, et là notre degré d’exigence avec nous-mêmes varie d’un individu à un autre. Un autre piège est d’arrêter la pratique dès que ça va mieux. Lorsque cela se produit, il est toutefois aisé de retrouver ce calme intérieur dès la reprise.

      En fonction de ce que je traverse au quotidien, et de comment je comprends mon fonctionnement intérieur, je formule ma demande avec plus de précision.
      D’une façon globale, et de part mon histoire de vie, ce que j’ai besoin de développer en permanence, c’est la sécurisation intérieure dans ce corps physique, et ce alors que la pratique méditative régulière augmente considérablement la finesse de mes sens (paradoxal car la paix qui se développe en moi agit aussi à nouveau sur l’angoisse locale qui se libère davantage pour est transcendée). Cela n’est pas dit explicitement dans les livres. La méditation génère une ouverture pour libérer « l’ancien », donc il est fréquent de passer par des moments plus douloureux encore car c’est la guérison qui est en oeuvre, et souvent le mental refuse ce nouvel inconfort.

      Pour en revenir au temps, 4 mois m’ont été nécessaires pour observer des transformations durables, notamment dans le vécu des émotions, que je pouvais accueillir plus facilement avec une sensation de ralenti pour me donner le temps de respirer plutôt que de me laisser emporter par la vitesse de la compulsion (la conséquence des croyances, mémoires conditionnements etc….).
      Je constate au fil des années que cette pratique aide considérablement à se découvrir soi, à se connaître de façon subtile, et qu’il est nécessaire de lâcher prise d’avec tout « résultat mentalement défini » du genre je pratique ceci pour cela. Certes il y a la grande loi de cause à effet, toutefois il est préférable de se définir un but motivant, le plus « vague » possible (pour moi cela donne : je souhaite accueillir la vie comme un souffle, et devenir un petit souffle dans le grand souffle de la vie) et de rester aligné avec ce but motivant sans pour autant définir rationnellement les choses, intellectualiser.
      C’est peut-être cela qui rebute beaucoup, car notre mental veut sans arrêt « contrôler » les choses, alors que la méditation est au contraire un total abandon à l’inconnu intérieur, et l’ouverture sur quelque chose d’autre avec soi pour d’une certaine façon se « laisser créer » par le grand soi.

      Outre la posture statique, il y a maintes façons de méditer au quotidien.
      Aller marcher dans le silence, et sentir de l’intérieur tout ce qui se passe dans le corps à chaque pas, tout en restant à l’écoute des ressentis extérieurs, chant des oiseaux, vent qui caresse le visage, bruits environnants, odeurs etc.. Là nous avons l’avantage de notre hyper-sensibilité, car elle nous permet de nous connecter à la Terre-mère de façon immédiate, et de lâcher immédiatement le mental pour simplement sentir et ressentir. Le silence intérieur s’impose de lui-même, et le calme est au rendez-vous.
      Lors de la préparation d’un repas, en faisant le ménage, en se lavant les mains, en prenant sa douche, en se passant une huile sur le corps, en faisant un coloriage, un mandala, de l’argile, de la peinture, de la couture, bref toutes les activités qui ne réclament pas l’intervention de la réflexion consciente sont des temps de méditation de pleine conscience, à pratiquer au ralenti dans les premières semaines pour développer cette présence consciente.
      Cela s’étend aussi à tout ressenti dans n’importe quelle expérience, du moment qu’on soit seul avec soi, sans perturbation extérieure, musique, télé, bruits de fonds en général. C’est vivre l’instant avec le corps, déplacer la conscience dans le ressenti du corps.
      Très efficace aussi le yoga, le qi gong, la danse expressive (pas de recherche de technique, simplement aller avec le corps, laisser le corps se mouvoir au son de la musique, car c’est une façon de faire alliance avec soi, « d’habiter » chaque cellule du corps.

      D’une façon globale, je dirais que j’ai « perdu » beaucoup d’années, à être sans arrêt dans ce besoin de parfait (vivre avec ce décalage comme si j’étais comme n’importe quelle autre personne), avec cette attitude de viser l’excellence en me focalisant sur ce que je voulais atteindre, et plus précisément sur ce que ma pensée avait fabriqué comme un confort possible, et en insistant sur le fait que je devais y arriver puisque j’ai ce haut potentiel. En vérité, ce que j’ai mis en mouvement, c’est une résistance permanente, à rester dans une sorte de lutte non consciente contre cette hyper-sensibilité, un besoin de la contrôler avec l’idée que j’irais mieux, ce qui s’est produit au fil du temps, de façon temporaire, pour sans arrêt sombrer plus bas encore à la moindre épreuve extérieure, et « pester » davantage contre moi-même d’être incapable de vivre dans ce monde.

      Depuis que j’ai pris le temps de comprendre les conséquences de cette singularité, et de cette pensée arborescente, et que je me focalise sur l’acceptation de ce qui est, tant en moi, qu’à l’extérieur, je continue de pratiquer la méditation silencieuse, en statique, en mouvement, et par l’écriture.
      J’ai un carnet que je nomme « vie en conscience », et je mixe silence intérieur et « respiration verbale ». J’écris de façon quotidienne lorsque je ressens que l’agitation refait surface, que l’angoisse revient, que je me décale dans mon sommeil, pendant 30mn à 2h, pour simplement exprimer ce que je ressens, ce que je vis, ce qui me traverse, comme si j’arrivais dans ce corps et ce monde, et que je faisais un rapport détaillé de tout ce qui se produit dans la résonance. Je le fais également parce que j’en ressens le besoin, même si je suis très paisible. Là encore, c’est un instant de pleine présence, de pleine conscience, qui me permet de sentir comment l’énergie circule dans le corps, et de venir fusionner avec l’émotion qui passe. Je suis parfois émue de la beauté de ce que j’écris, à sentir que le verbe agit comme un baume guérisseur.
      Au delà, je me sens revitalisée, en paix, comme lavée de l’intérieur de toutes ces vieilles pensées et mémoires, et j’ai le goût d’aller plus loin, même si mon quotidien n’a rien d’enviable.

      Donc en conclusion, je vais simplement dire qu’il est nécessaire de dissoudre cette croyance qui consiste à s’accrocher à l’idée de trouver la recette miracle, la méditation idéale, ou le thérapeute parfait, ou le maitre de ceci ou de cela qui va tout résoudre pour soi. C’est un leurre, et c’est aussi un automatisme profondément ancré en nous tant nous sommes habitués de tout petit à recevoir l’aide de l’extérieur. Certes elle est nécessaire, et complémentaire à un chemin intérieur qui commence avec l’acceptation (tout un programme à plein de niveaux intérieurs), et la souplesse de l’instant, c’est à dire accueillir que chaque expérience est une opportunité à se connaître et apprendre à recevoir l’enseignement subtil, le fameux « connais-toi toi-même et tu connaîtrais l’univers et les dieux.
      C’est peut-être cela une vie spirituelle véritable, être pleinement conscient-vivant de chaque instant, chaque parole, chaque pensée, chaque action, chaque émotion, et aller avec, s’aimer comme cela est, au delà de tout jugement, de toute attente, pour créer avec soi un monde intérieur ressource et refuge quand le monde extérieur est trop agité.

      De plus en plus, je découvre le bonheur de cette sur-efficience, et pourtant je connais encore des moments de tempêtes intérieures, de l’angoisse toujours puisque ma situation de vie est très précaire, et j’accueille cela comme la météo extérieure, en respectant mes besoins véritables, avec le plaisir de découvrir davantage les sensations de paix et de complétude à chaque respiration, et la conscience que mon mental a vite fait de m’embarquer dans des projections anxiogènes.
      En reliant les différentes pratiques comme la pensée est reliée, je restaure progressivement la « continuité intérieure », comme une rivière qui coule, et je continue d’explorer de nouvelles pratiques, à vous dire Cécile, jusqu’au dernier de mes jours, je pratiquerai la présence dans l’instant jusqu’à accueillir chaque pensée comme elle se présente, et lâcher prise.
      Le plus difficile c’est peut-être cela, trouver en soi comment réguler cet océan d’idées et de réflexions fulgurantes, et surtout l’ajuster avec le corps qui fonctionne sur un tout autre rythme. L’écriture a donc l’avantage de produire cet ajustement puisque la main va bien plus lentement que la pensée (écart considérable mis en évidence au wais IV 150 -118).
      Pratiquer avec le senti régulier de la respiration, c’est peut-être la façon la plus simple de méditer au quotidien, sans se soucier du temps passé à le vivre.

      La pratique silencieuse en statique reste pour moi la plus puissante en terme de conséquences, car au fil des années, elle me permet de me réajuster rapidement, en acceptant pleinement de « descendre » dans les grosses turbulences intérieures de la révolte qui me traverse. Bien sûr l’histoire de vie influence grandement le temps nécessaire à se guérir soi, tant des blessures que des croyances accumulées et nourries d’énergie.

      Alors belle découverte à toutes et tous, et pour finir avec ce long message, un simple verbe, persévérer, au sens faire des petits pas chaque jour, sans se soucier du résultat. Le bonheur est le chemin, même dans les moments de « malheur », car en vérité c’est la pensée qui s’arrête à la « texture intérieure » malheur, et entretient le mal être. C’est pour moi le plus bel enseignement de la méditation, à faire vibrer jusqu’à la conscience cellulaire, sans me soucier du nombre d’années que cela demande, car chaque senti de paix renouvelé génère le bonheur de chaque instant, aussi petit soit-il.

      1. Merci Dominique pour ton magnifique témoignage. Je te rejoins à 100% dans tes propos.
        La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Elle nous entraine souvent dans des cascades, des remous et des tourbillons. Pratiquer la pleine conscience, c’est sortir de ce fleuve, s’asseoir sur sa berge et le contempler avec bienveillance, sans jugement.

        There is no way to happiness, happiness is the way!

        1. La vie nous entraîne aussi dans des marécages glauques où le temps s’arrête, qui fourmillent de monstres récupérateurs / sauveurs parmi lesquels le pervers narcissique s’acharne avec jouissance à nous enliser davantage, réunir le peu d’énergie qui nous reste pour fuir relève de l’exploit le plus héroïque, reprendre des forces, faire le deuil de ce temps perdu, alors seulement s’asseoir et contempler avec bienveillance, pour ma part ce sera sur une plage de sable fin au bord de l’océan.

        2. Suite aux posts echangés sur la meditation consciente, plusieurs interrogations……
          Cecile m’a transmis des liens sur le choc traumatique il y a quelques temps ( j’en ai subi deux violents en 13 ans), et j’ai pu lire qu’un des symptomes etait un etat « mystique », entre autre. Les sensations de « beatitude », « magique », je les ai vecu ,mais en continu, 24h sur 24, durant une periode ( sans en parler a quiconque, consciente malgré tout du coté  » pas normal », mais incapable de communiquer sur cet etat, de peur de me  » desintegrer sur place », vraiment ).
          Et puis avec le temps, c’est redevenu comme dans mon enfance, juste par moment, comme le decrit l’evrivain dans le texte.
          Donc ma question: cette sensation ne serait-elle pas du a une violence psy ( Dominique, Agnès, vous parlez d’une intense souffrance juste avant), du a notre hyper-sensibilité?Sans aller jusqu’au choc traumatique, mais de petites violence au quotidien? Donc capacité hors norme, ou incapacité a vivre des choses courantes pour la plupart des gens? Les deux, surement, d’ou ces sensations de decalage permanent, reaction a tout, et en meme temps capable de supporter des trucs incroyables, de rebondir dans la seconde qui suit…..

          Et sinon, je ne suis pas testée, et depuis hier, je sais que je ne le ferais jamais, me predisant moi-meme des resultats catastrophiques: devant me rendre dans un organisme impressionnant pour moi a de multiples niveaux, je suis restée keblo dans le sas d’entrée. J’ai reperé de suite une difference entre l’explication donnée sur un panneau a coté de la sonnette, et plutot que d’agir en fonction de ce que j’ai remarqué , je me suis perdu en conjectures diverses ( mais qui a ecrit ce truc, pourquoi, est-ce un test, est-ce que le gardien est sadique ou alors il s’ennuie et passe un peu le temps comme ça, ah oui, ça doit pas etre marrant comme job, oui , mais bon, c’est tranquillou quand meme…) Au bout de quelques secondes , j’ai appuyé sur l’interphone, et le gardien m’a confirmé ce que j’avais remarqué sans l’appliquer, stressée et n’arrivant pas a depasser les consignes ecrites).

          Alors, surdouée ou un peu handicapée du coté du mental????

          1. Pour revenir sur l’episode du sas d’entrée, le bouton sur lequel il fallait appuyer etait orné d’une cloche, donc bien entendu me sont aussi passés dans la tete quelques trucs sur le fait que Paques approchait et que d’une façon très globale je me sentais très cloche et que j’avais très peur que les autres s’en aperçoivent, et que pas de bol, c’etait le cas au moment précis. Pfffff

        3. Très jolie metaphore sur la pleine conscience, Civado, c’est tout a fait ça. Jusqu’ici ça me tombait dessus un peu par hasard, par necessité inconsciente en periode difficile. Mais en sachant qu’une discipline permet d’y acceder , c’est plus facile d’y acceder pour moi, sans aller jusqu’a la discipline ( lire le mot me donne des sueurs froides dans le dos, meme si d’une autre façon je m’applique des methodes surement plus dures 😉 ).
          Un peu la sensation de « squatter » le blog de Cecile, desolée, mais ça me soulage un peu dans une periode compliquée.

      2. Bonsoir à tous,

        Je rentre tout juste de cette « expertise » programmée en toute hâte par mon employeur, donc pas si attendue que cela au finale.

        Les heures qui ont précédé ont été une fois de plus quasi « calcinantes » pour ma tendre âme tant écorchée. Mais je ne lui ai pas lâché la main, je l’ai dorloté malgré un orage fort violent hier soir avec mon compagnon. Je l’ai même nourri tout ce jour alors que je n’imaginais pas un instant pouvoir lui donner une miette.

        J’ai pourtant écrit presque quatre heure d’affilée…

        Mais tout d’abord, Merci Dominique, pour ce texte régénérant ! C’est exactement l’effet qu’il m’a fait en le lisant. Je l’ai laissé me pénétrer aussi profondément qu’une goutte de rosée vivace et elle est venue parfaire cet après rendez-vous qui aurait pu être assassin (je pense même pouvoir dire que le psy qui m’a reçue est en bien moins bon état que moi !).

        Alors oui Dominique, dans l’écriture, il y a ce temps de méditation. Et lorsque je lis tes mots, je reviens à mes premières plumes que j’utilisais sans le savoir de façon thérapeutique. C’est surtout à l’âge de 12 ans que j’ai commencé à tout écrire. Toujours avec un regard très photographique pour être au plus proche de ma réalité.
        Et ce matin, alors que j’entamais une nouvelle page de mon traitement de texte, je me suis rappelé une époque assez proche où je ne pouvais m’endormir sans avoir écrit au moins mes deux heures bien tassées.

        Mais à ce moment là, j’écrivais toujours avec un casque sur les oreilles et sous l’emprise de l’alcool.

        Cela fait maintenant deux ans que j’ai dit au revoir à cette fausse alliée-poison et depuis, je n’écris que dans le silence.
        Mais il m’aura encore fallu ce début d’année douloureux pour revenir à mon naturel.
        Maintenant, en y prêtant plus attention, et surtout à la lumière de Dominique, laisser dérouler la pensée sur un écran et voire prendre forme les mélodies du verbe a quelque chose d’envoûtant ; on atteint très vite un état second. Dès lors, la sensibilité peut s’exprimer, s’extirper de son écrin dorée, de sa prison étouffante. Tout est là intact, au milieu de l’unique et de l’universel.

        Par ailleurs, Pouic, que fait-on face à un choc psychique causé par une agression violente ? Normalement, le cerveau humain (le reptilien) fait le nécessaire pour déclencher d’une part le focal de la situation et d’autre part le réflexe de fuite et de sauvegarde. Bizarrement, il semble que la peur ne viennent qu’une fois que les muscles ont emmené ailleurs le véhicule corporel.
        Que se passe-t-il si l’émotion vient avant la réaction, soit, en fait, plus rapide que celle-ci ? Je crois que l’effet s’inverse et que le temps s’arrête. Il se crée alors une sorte de dédoublement, une schizophrénie vitale qui va alors observer, observer et encore observer. Bien entendu, le corps reste là, béant, encaissant les coups dans son esprit. J’ai presque envie de dire que la caméra tourne malgré l’opérateur et le fait de manière compulsive pour tout stocker et éventuellement le ressortir ultérieurement, si besoin est.

        Cela me ramène à une discussion que j’avais eu avec mon fils de 14 ans sur la douleur psychique. Il lui semblait qu’accepter de survivre à une telle douleur relève de la folie et qu’il est plus sain d’y déroger que de l’intégrer et la dépasser… Oups, là je me suis complètement égarée et désolée, Cécile, je monopolise à mon tour votre blog. Mais idem que Pouic, j’en ai gros sur la patate en ce moment, tellement longtemps que je lutte pour garder la tête hors de l’eau.

        En tout cas, la pleine conscience m’a bercé encore bien plus que je ne l’imaginais alors que je retenais tous les détails du cabinet de ce thérapeute corrompu. J’ai beaucoup aimé sa collection de carafes en cristal, bien rangée dans un super vaisselier style empire. Sur son bureau d’ébène sombre, il y avait une boite en marqueterie, avec une girafe blanche d’ivoire. Tous les tableaux semblaient venir d’un même peintre et représentaient merveilleusement bien les beaux rivages du bassin arcachonnais. J’ai entendu les vagues et le bruit de l’eau a su étancher la soif de mon cerveau bouillonnant.

        J’ai accueilli le moment. J’ai regardé passé les mots. Et ce soir, je suis là.

        Bonne nuit à tous

        Agnès

        1. Oui, l’etat de sideration….. Terrible!!!! On voit ce qui se passe, mais on ne peut pas agir, impossible…… Bloquée. Et en meme temps il y a tellement de choses qui viennent en tete, que c’est impossible de faire le tri. Donc on continue a vivre ( on doit d’ailleurs passer pour un monstre, mais si ils savaient ce qui se passe dans la tete!!!), parce qu’il faut sauver les meubles….
          En meme temps, je trouve que c’est un mecanisme bien utile ( une sorte de disjonction, mais pas tout a fait petage de cable, car il y a le pilotage automatique qui se met en route, pour le minimum vital) , c’est comme si le cerveau se shootait tout seul ( de toute façon on est incapable d’en parler, donc inutile de penser aller voir un medecin pour des medocs, c’est impossible ). C’etait vraiment comme si tout se faisait tout seul. Enfin la sensation de pas controler grand chose.
          Aujourd’hui, je reprends contact avec la vie réelle peu à peu, mais les degats sont enormes.
          Bon, allez, on va dire tant pis, je suis en vie, c’est surement ça le plus important, le reste, ben ils me mangeront a la sauce qu’ils voudront, c’est plus très grave…. 🙂

          1. Bon, je rappelle que pour les personnes ayant subi pas mal de traumatismes, il y a l’excellent ouvrage « Le soi hanté » http://superieur.deboeck.com/titres/29086_3/9782804160456-le-soi-hante.html et la bonne nouvelle, c’est que la « suite », qui donne des conseils pratiques, a enfin été traduite en français http://superieur.deboeck.com/titres/131032_3/9782804185237-gerer-la-dissociation-d-origine-traumatique.html
            Difficile de trouver un-e psy vraiment compétent-e pour les personnes gravement traumatisées, ces bouquins peuvent soulager beaucoup et aider un peu.

          2. Oui, merci Tournevis, tu as souvent parlé de ce livre et de ses bienfaits. Des que j’ai trois francs six sous, je l’achète.
            En meme temps, comme je le disais, on arrive a faire le chemin seul, et le plus souvent il n’y a que ça comme solution, c’est tellement etrange qu’on ne se voit pas en parler a quelqu’un . Alors on fait le travail de reparation soi-meme, en sachant que l’on sera radicalement different sans pouvoir en parler aux autres, sans pouvoir leur faire comprendre la transformation interieur (impossible de donner les clefs ils ne voient pas les portes) le retour a soi indispensable. Reste a trouver un nouveau chemin ou ce changement pourra se vivre sans heurt, sans culpabilté d’etre autre.
            Mais comme il y a toujours un coté positif a tout malheur, je dirais aussi que cela m’a amené sur des rives de la vie que je ne soupçonnais meme pas, des perceptions incroyables, une vue encore plus affutée lorsque tout s’apaise enfin. j’ai beaucoup appris de tout ça.

  37. Bonjour à toutes et à tous,

    Voici quelques jours que je parcours ce blog, après avoir lu le livre de Cécile (encore merci, Cécile, pour cet ouvrage clé-pilier).

    J’ai l’envie incessante (sic) de répondre ici et là et un peu partout.

    A cet instant, et dans le maintenant de mon quotidien, la question de l’aide, de la quête du thérapeute m’interpelle tout particulièrement.

    En effet, à 48 piges bien tassées, j’ai déjà poussé bon nombre de portes afin de travailler sur mon « intérieur ». Souvent, ce fut bref, très bref. Une fois, par nécessité me semblait-il, j’ai « tenu » quatre années avec un psychiatre, qui ma foi, m’avait permis d’avancer. J’étais allée le voir car je traînais depuis plusieurs mois une sorte de dépression résultant d’un baby blues non résolu (m’avait-on dit…). Je me souviens de ma première séance : bêtement, je n’avais pas réussi à ouvrir le portail de l’immeuble ; m’en était pris une panique dingue en pensant que c’était un mauvais signe. Et après quelques longues minutes d’immobilisation complète au milieu de la rue (j’imagine que les gens qui m’ont vue à ce moment, ont du se poser quelques questions sur mon état mental), j’ai décroché mon téléphone en me convaincant que c’était pas tant le thérapeute qui était important mais ma démarche personnelle. Je m’étais conditionnée à ne pas trop le regarder, l’analyser, ne pas rentrer dans la séduction, etc. Bref, ce que j’en retiens de ces séances, principalement et presque malheureusement, c’est que je ne lui ai fait part que d’un petit quart de ce qu’il y avait dans ma tête et j’ai bien retenu sa question récurrente : « vous êtes seule, pourquoi l’êtes-vous autant ? ».

    Bref, il y a cinq ans, suite à un cataclysme professionnel (je dirais mon troisième et avant-dernier), j’ai pu rencontrer Claire, psychologue clinicienne. Dans le dispositif que j’avais monté, seule, pour des patients atteints de cancer, j’avais un tuteur psychologique qui m’avait orientée vers elle lorsqu’elle avait senti chez moi les prémices d’un effondrement psychique.

    Grâce à cette thérapie, j’ai pu retrouver un équilibre, une certaine sérénité. Puis, le calme étant fort plaisant, j’ai continué à gambader joyeusement dans ma vie proprement réorganisée… sur des fondations encore bien en souffrance.

    Il y a deux ans, j’ai vécu une agression à mon travail et en suivant, j’ai vite repris contact avec elle.

    Quelle bonheur d’aller à ces séances ! Je vais voir Claire… Quelle jolie phrase. Je sais, je sens, je vois dans nos échanges, la patience, la bienveillance, l’attention toute particulière, la prise en compte de ma singularité, la revalorisation.

    Tout récemment, j’ai à nouveau sombré dans un fort épisode de dépression sous teinte d’idées suicidaires. Oh, pas celles d’arrêter de vivre, non ! Car ma petite flamme interne ressemble à ce citron dont je fais perpétuellement des litres de limonades. Non, celles bien gluantes qui lancinent derrière le crâne à la base du cou, qui font hurler intérieurement tellement la douleur se répand au travers de toute ma sensibilité, ce besoin impérieux de vouloir que tout s’arrête, tout débrancher, pour ne plus entendre aucun son, ne plus voir aucune lumière…

    J’ai pu alors poser mes valises dans un établissement, sur des journées uniquement, établissement recevant des personnes en dépression. Bien que j’y ai trouvé tout un arsenal d’outils pour remonter à la surface, on m’a plusieurs fois conseilleé de ne plus m’éparpiller et donc, de laisser tomber ma psy-(trop chologue et pas assez chiatre apparemment). Quelle dinguerie ! Encore tout un grand n’importe quoi, comme tant de fois je rencontre. Mais, comme d’habitude, je suis restée têtue et j’ai affirmé haut et fort que pour rien au monde, je n’arrêterais cette rencontre hebdomadaire. Finalement, ma prise en charge s’étant finie plus que rapidement, j’ai été orientée vers un psychiatre, avec comme corde à son arc : la méditation plein conscience.

    Je ne l’ai rencontré que deux fois, mais j’ai déjà perçu chez lui que l’on était dans un chemin possible. J’ai mis sur le tapis direct mon analyse de ces dernières semaines, à savoir mon regard sur une facette de moi, que je suis peut-être bien la seule à m’évertuer à ne pas voir, qui pourrait bien être HP…

    Alors comment aider ? Où comment s’aider ? Car l’aide vient de l’extérieur, bien évidemment, mais aussi de soi, du regard que l’on porte sur soi, de toutes ces tentacules qui partent de nous pour rentrer en contact, de cette persévérance à ne pas se « cuter » quand on n’est plus connecté (connect / to cut). Dans cette bienveillance et cette gratitude à notre égard qui permet de trouver toujours, partout, une parcelle de joie pour rire, avoir une seconde de plaisir.

    Enfin, j’ai fait une rencontre magnifique à l’automne 2013. D’ailleurs, Claire y est pour beaucoup puisque c’est elle qui me l’a conseillée : une petite sorcière ! Hahaha, me direz-vous, encore un truc de charlatan ? Que néni… Elle est ostéopathe, médecin Ayurvédique. Qu’est-ce donc que cela ? L’Ayurvéda est une médecine indienne ancestrale. Tout n’est que bon sens, biologie, physiologie, connaissance de l’organisme et, surtout, acceptation et prise en compte de son corps comme véhicule précieux à son esprit.

    Comme je le marque plus haut, je n’en suis qu’au début d’une exploration mentale qui me hante depuis si longtemps. Même si je sais qu’autour de moi se trouvent de réels piliers en des personnes très aimantes, je reste dans une mélancolie parfois amère, à avoir posé tant de questions sans en avoir le sens.

    Je me sens toutefois plus légère car j’entrevois de nouveaux horizons et je commence petit à petit à sortir de ma tanière pour voir, sans me montrer forcément. Je suis aussi beaucoup moins seule de saisir que même si je fonctionne différemment, il existe des personnes à qui je ressemble, et de ce fait, je sors de mon isolement maladif.

    J’espère n’avoir pas été trop longue (quoi que… désolée) et je vous souhaite à tous une très bonne fin d’après-midi.

    Agnès

  38. Bonjour à toutes et tous,

    Par rapport à ce sujet, je voudrais profiter du post de kawabunga et de celui de Cécile Bost pour poser la question suivante.
    Concernant les professionnels réellement sensibilisés à la question de la douance, car c’est réellement ma crainte, serait il possible de savoir quel thérapeute vous Cécile, vous a donner satisfaction et vous a semblé réellement compétent ?

    Jean charles TERRASSIER et Arielle ADDA semblaient être des valeurs sûres car apparemment incontestablement compétents. Mais spécialisés à l’études des enfants et ados. Or il me semble plus judicieux, dans mon cas, de se référer à un thérapeute pour adulte.

    Et surtout qui ait un bagage supérieur que 2 jours ( 2 x 7 heures) de formation au WAIS 4.

    Merci en tout cas pour ce blog très instructif. Et en espérant que vous trouvez le temps de me répondre. ( Si bien sur cela n’a pas déjà été dit et sue ca m’ait échappé )

    1. Bonsoir yopolop

      Je ne pourrai répondre à votre question : l’alliance thérapeutique est vraiment une affaire personnelle. C’est à dire que le thérapeute qui convient à l’un(e) ne conviendra pas forcément à l’autre.

      Quant aux « ténors » que vous citez, je peux vous assurer qu’Arielle Adda reçoit également des adultes. Mais il est vrai qu’elle est très sollicitée.
      Si vous m’indiquez la région dans laquelle vous habitez, je peux vous transmettre les coordonnées de quelques thérapeutes qui m’ont été recommandés par les lecteurs de Talentdifferent.

  39. Bonjour à tous!

    En lisant vos commentaires je me laisse à penser que le quotidien d’un HP ne sera jamais simple mais que des solutions existe pour tenter de trouver un certain équilibre, comme: la création, l’indulgence personnelle ou encore l’aide d’un professionnel qualifié.. que d’espoir!

    j’ai lu ce blog de long, en large et en travers depuis quelques mois. Je tiens à remercier Cécile Bost pour ce blog qui apporte de nombreuses pistes de réflexion. Je n’ai pas encore lu votre livre mais ce site est le plus constructif que j’ai trouvé sur le sujet jusqu’à aujourd’hui.
    Je remercie également Stéphanie Aubertin pour ses articles sur les test de QI, éclairés et éclairants.
    Et aussi un grand merci à toutes les personnes qui post sur ce site, qui partage leurs vécu et débattent en bonne intelligence.(chose franchement incroyable sur internet!)

    J’ai toujours eu l’impression que ça n’allait pas chez moi sans savoir ce qui n’allait pas; Comment, en ayant eu autant de bases solide dans ma vie, pouvais-je me retrouver sans cesse dans des cercles vicieux négatifs… J’ai toujours eu envie d’aller voir un psy, et on m’a plusieurs fois conseillé d’en voir un, mais pour leurs dire quoi?
    « Bonjour, je suis triste pouvez vous m’aider? »

    Et un soir que je traine sur internet, PAF! je tombe sur un article sur les « surdoués » et je pleure un bon coup. Je passe la nuit entière à lire tous les articles possible et imaginable sur le sujet et au matin, avec des cernes qui prennent la moitié du visage, je me décide: « je vais aller voir un psy! »

    ne sachant pas à qui m’adresser on me conseille le centre médico-psychologique (« il y a plusieurs spécialistes, tu trouvera surement quelqu’un qui te conviendra » ok c’est parti) Je me pointe et on m’explique que je dois d’abord avoir un rendez avec un un infirmier qui va évaluer la situation. Ah bon, ok. c’est parti pour le déballage de tous les soucis qui me font souffrir depuis si longtemps et qui prennent enfin une explication cohérente. Bien sure je ne parle pas de ma révélation sur le surdouement, c’est lui le psy, c’est à lui de juger.

    Conclusion « Vous avez une famille qui vous soutient, des amis, une relation amoureuse stable et des perspectives professionnelles… Je vais vous paraitre un peu cru mais, à part si vous me dite que vous avez été violé dans votre enfance, je ne vois pas le problème! C’est votre crise d’adolescence qui n’est pas finie » mais j’ai 22 ans, je dois attendre combien de temps pour que ça s’arrête?

    Je repart après 20 minutes de sanglots dans ma voiture et je décide de clore définitivement le dossier « le jour ou j’ai cru avoir un gros cerveau et ou m’a diagnostiqué pauvre petit ado attardé »

    Seulement au bout de quelques semaines je retombe dans des comportements destructeurs et quand tout tes proches te disent « va voir un psy » je me décide à y retourner. Mais cette fois j’ai compris, les psychiatre s’occupent des maladies mentales, allons voir un psychologue : peut être pourra t’il m’aider dans mes petit soucis égocentrique de jeune en voie de développement?

    Verdict de l’entretient préliminaire « Vous devriez passer un test de Qi avant qu’on ne commence le travail ça vous aidera à vous comprendre mieux » j’ai failli tomber de mon fauteuil…
    Et donc ça fait des mois que je lis sur le sujet et j’ai passé le fameux test dont j’aurai les résultats demain. Etant fan de ce site, je me suis dit qu’il valait mieux poster tout de suite avant qu’on ne me dise une seconde fois « ah bah non enfaite on s’est trompé vous n’avez rien de spécial qui peut expliquer vos difficultés, vous êtes juste un inadapté »

    Désolé du pavé et des très certaines fautes de français, merci à ceux qui liront mon épanchement expansif jusqu’au bout et merci à tous pour toutes vos participations à ce blog. Que je sois ou non HP, vous lire à été un vrai plaisir et m’a beaucoup aidé. Mille merci

      1. Bon bah voila, c’est officiel

        QIT incalculable avec
        ICV 133
        IRP 132
        IMT 114
        IVT 100

        Ça y est, je suis officiellement un HP bon pour l’HP!
        Bon le décalage je m’y attendais les test chronométrés c’était mort d’avance… (j’avais comme projet de gratter un peu du coté de la dyspraxie de toute façon) mais la mémoire ça me déçois un peu. D’un autre coté évaluer la mémoire uniquement sur des chiffres, c’est un peu dur vu ma profonde haine des chiffres.

        C’est drôle d’ailleurs j’ai lu sur ce forum qu’il y avait quelques personnes fâchées avec les maths et douées pour retenir les numéros de téléphone et les dates d’anniversaire, et moi je suis votre Némésis ! J’ai toujours adoré les maths, et es toujours eu des facilitées, mais je n’ai jamais réussi à retenir les chiffres !! de toute ma vie je connais deux numéros de téléphone, trois dates de naissance (dont la mienne et celle de mon frère..) et quatre dates historiques (les années des guerres mondiales, la découverte de l’Amérique et la prise de la bastille. Un peu juste pour les cours d’histoires !). C’est tellement maladif chez moi que je sus toujours incapable d’associer les mois avec leurs chiffres et que je dois toujours réfléchir pour convertir les heures entre les 12h et les 24h.

        Enfin bref, j’ai eu des résultats plus élevé au test lettre-chiffre que mémoire des chiffres et je croyais qu’il était possible d’échanger un test « en plus » avec un des tests de base. Je n’arrive pas à retrouver l’endroit ou j’avais lu ça…

  40. Bonjour à tous et à toutes,

    Pour ma part je rentre dans un monde familier et pourtant je découvre tout un univers ou on semble identique et parfois éloigné (les zèbres). Ah au fait j’ai 35 ans et je commence à mettre des mots sur ce que je vie depuis des années. Pourquoi me direz-vous ? Tout simplement parce que je pense à faire des enfants avec ma douce et que je ne veux surtout pas que nos enfants vivent ce que j’ai vécue dans l’enfance comme :

    – Tu a déjà fini mais vous avez une heure pour faire cet exercices, ben attends alors ça fait que dix minutes tes camarades ont à peine commencé…..

    Et ça a fini comment on m’attache sur une chaise parce que je fait le pitre parce que je m’ennui. Bref c’est un exemple parmi tant d’autre mais je ne suis pas ici pour faire une psychanalyse de mes nombreux mots non, juste comprendre, apprendre et digérer. Le livre de « Cécile » ma compagne l’a commander et je dois dire qu’il me tarde de le lire tant je me reconnais sur tous ce que j’ai pu voir sur certains sites et les témoignages dans ce bouquin (sensibilité lumineuse, « coupage » d’étiquette, restaurant trop bruyant etc..).
    Bref que dire encore sans être trop long ? Alors je peux suivre plusieurs discussion à la fois et ça agace mon entourage, je réfléchis beaucoup plus vite que les autres et du coup cela m’a frustré un bon nombre d’année. Je me suis lancé dans la photographie en plus de mon travail (ça aide beaucoup pour ma part), les voyagent professionnels dans divers pays étranger aussi m’aident énormément. Pour ces derniers j’ai appris le souahéli par exemple, puis le lingala etc. Pour la photographie aujourd’hui cela me permet de laisser libre court à mon imagination débordante laisser à l’abandon depuis longtemps car il fallait que je rentre dans les moules ou les cases (mais je ne suis jamais vraiment rentré) aujourd’hui après quatre ans de pratiques en photographie je donne des cours et cela me plait. Bref merci encore à tous pour nous aider nous les « zèbres » à comprendre que nous ne sommes pas seul, pas des bêtes folles, que nos milliers de pensées simultanée ne sont pas fruit d’une imagination sans faille mais bien une arborescence connu et reconnu. Oui oui je regarde un objet je me demande comment il est fabriqué par qui, où, en combien de temps, combien il coûte à la production etc etc et cela en moins de temps qu’il faut pour lire l’heure. Bref merci pour avoir pris le temps de me lire si certains l’ont fait en espérant ne pas voir trop long ou trop « chiant »
    Et sans doute à bientôt

  41. J’ai 53 ans, je viens de découvrir que le décalage que je ressens depuis toujours provient très certainement du fait d’être adulte surdoué. On m’a toujours dit que je pensais trop, dans ma tête cela ne s’arrête jamais, je me sens toujours incompris, et j’ai toujours eu l’impression de venir d’une autre planète. Quel choc, quelle déflagration, c’est une prise de conscience et une remise en question profonde et totale. Au fil des ans, je me suis suradapté, j’ai probablement développé un faux-self, aujourd’hui je ne sais plus qui je suis.
    Dans ce moment de ma vie où j’aurais le plus besoin de soutien, d’être entouré, ma femme m’annonce son intention de divorcer, et je n’ai pas de famille proche, ni d’amis proches. D’un seul coup j’ai perdu mon identité, mon épouse, mon couple, je vais probablement perdre mes enfants (encore scolarisés) et ma maison. En ajoutant qu’en plus au travail cela ne va plus du tout, je vais donc probablement perdre aussi mon emploi, c’est une dérive totale, la chute sans fond.
    Après avoir vu plusieurs psychologues, qui n’ont pas été d’un grand secours, j’ai trouvé un psychanalyste avec lequel je peux reprendre un peu pied, mais combien de temps vais-je encore pouvoir tenir? Je suis en dépression, qui va en s’aggravant, les anti-dépresseurs ne fonctionnent pas (j’en suis à mon troisième), et les crises de paniques qui peuvent me saisir à tout instant deviennent de plus en plus difficiles à maîtriser avec les anxiolytiques. La vie continuera, mais je sais que les mois et années à venir pour moi vont être d’une dureté effroyables. Pour moi, le surdon, c’est vraiment une malédiction.

    1. Beaucoup de bouleversements en peu de temps…
      Que répondre qui soit pertinent face à une situation pareille ? Je reconnais me sentir démunie.

      Il me semble en tous cas important de veiller à ne pas faire du surdon le seul responsable de tous les maux. Le surdon est un amplificateur de la construction identitaire.
      Il est important de le prendre en compte dans son interaction avec la façon dont la personne s’est construite (je vous renvoie au Modèle de Formation de l’Identité du Surdoué d’Andrew Mahoney).. mais il est aussi important de comprendre les failles qui restent (traumatismes d’enfance ou défaut de communication / d’habiletés sociales).
      Gardez espoir cependant, que de ce cette désintégration que vous vivez sortira quelque chose de mieux, de plus fort. Vous avez beaucoup de ressources en vous très certainement. Le plus difficile sera peut être de les voir et de leur donner un sens au delà de leur mise en oeuvre.

      Bon courage.

    2. Bonsoir Jacques,

      Parfois la découverte de la douance peut précipiter certains évènements, en effet, meme si on est toujours le meme , les autres nous disent qu’on a changé, car quelque chose s’est révélé en nous.

      C’est ce qui m’est arrivé.

      Comme le dit Cécile, la douance n’est pas la mère de tous les maux. Elle est une immense force , mais peut aussi bouleverser pour du meilleur et du pire en meme temps. En fait tout est mélangé, vous le dites vous meme : vous ne savez plus qui vous etes.

      Ce qu’il faut : déméler les fils entremélés, vivre chaque jour l’un après l’autre, ne pas vouloir tout résoudre, reprendre contact avec des choses simples : marcher , prendre l’air, déguster un bon plat, écouter sa musique préférée….

      Ces choses qu’aucun évènement extérieur si difficile soit il ne peut vous enlever.

      Et puis, vos enfants vous aiment : dites leur que vous les aimez, malgré la séparation. C’est tout bete mais ca fait du bien.

      Oui à 53 ans, vous avez encore des années pour réaliser des projets, peut etre tus jusque là et qui sont réapparus à l’aune de la douance.

      Qu’est ce qui vous tiendrait à cœur Jacques (les projets les plus fous sont les bienvenus…..). Qu’avez vous toujours révé de faire sans jamais oser le révéler ?

      Un dernier point : il faudra penser à votre avenir sans les médicaments, sur avis de votre médecin bien entendu, mais quand vous vous sentirez prêt et moins fragile, ce sera toujours mieux de diminuer les doses. Pour reprendre les choses en main, votre vie en main.

      Quand à l’argent, faites vous aider, y a pas de honte, et privilégiez vos besoins élémentaires, et surtout votre santé.

      Avec tout mon soutien.

      Christèle

    3. Bonjour Jacques,

      J’ai 55 ans et seulement 1 an que ma vie à changé en apprenant que j’étais HP. Quand je l’ai su, ça a été le gros ouragan mais petit à petit j’apprends à mieux comprendre et à me comprendre réellement avec l’aide d’une psychologue. Je crois que nous avons les capacités pour avancer, parfois un peu enfouis certes et l’on en ressort de plus en plus fort.
      Cordialement

    4. bonjour Jacques,

      j’ai également 53 ans et ai appris ma douance il y a trois ans alors je compatis mais je ne peux guère faire davantage ; je ne peux que rebondir sur votre phrase « je vais probablement perdre mes enfants (encore scolarisés) » : il n’y a aucune raison pour que vous perdiez vos enfants ; vous pouvez parfaitement demander, et obtenir, la résidence alternée pour vos enfants ; de plus, si vous êtes surdoué, il y a gros à parier qu’eux le sont aussi, et qu’ils ont besoin de vous pour que cela soit pris en compte ; et, de toutes façons, ils ont besoin de vous et réciproquement ; maintenant que vous savez « qui » vous êtes, vous pouvez nouer un nouveau type de relation avec eux, voir qui ils sont vraiment eux aussi ; peut-être un projet pour éviter de couler complètement ?

      ah oui, je peux rebondir aussi sur les crises de panique, je connais bien ; laissez tomber les anxiolytiques, je ne crois pas que ça puisse vous aider ; par contre, l’homéopathie fonctionne très bien pour ça ; et le « travail sur soi » ; pas seulement avec votre psy, mais aussi avec vous-même, vous en avez les capacités (si, si ! 🙂 ) ; de ma propre expérience, les crises de panique surviennent quand une émotion refoulée cherche à s’exprimer ; ne pas se laisser embarquer par les symptômes physiques (ça ne fait qu’aggraver la panique), et chercher quelle émotion refoulée cherche à s’exprimer est, pour le moment, pour moi, le meilleur moyen de ne plus céder à ces crises épouvantables ; en gros, chercher si qqpart se cache une colère, un chagrin, une honte, un regret… l’écriture, sans prétention, juste pour soi, pour évacuer, pas pour relire, est également très utile dans ces moments-là (et le reste du temps aussi ! Julia Cameron recommande d’écrire trois pages tous les matins avant toute chose, et ça aide bien à démarrer la journée) ; vous allez rire, mais il m’est arrivé de m’endormir en pleine crise de panique ! une fois que j’ai eu compris que ce n’était « que » ça et que, au lieu de la nourrir en me focalisant sur les symptômes physiques, j’ai fait comme pour l’accouchement sans douleur, j’ai observé ce qu’il se passait, j’ai respiré aussi calmement que possible, ai laissé s’exprimer ce qui venait et attendu que ça passe ; bizarrement, ça marche parfois (je n’aurais pas parié un kopek là-dessus quand j’avais vingt ans et passais des nuits blanches, rongée d’angoisse, ou arpentais le campus, le coeur battant la chamade, incapable d’aller en cours tellement j’étais claustrophobe)

      enfin, je ne peux que vous recommander de trouver une activité créative qui vous fasse du bien, un petit temps bien à vous, paisible, seul ou en groupe : dessin, musique, photo, cuisine, sport, balades ou que sais-je encore.

      courage, ça finira par s’arranger et, de cette tumultueuse chrysalide naîtra un joli papillon, vous verrez 🙂

    5. @ Jacques,

      Bienvenue au club. Pas de panique, ce qui va se passer maintenant, c’est que tu vas enfin pouvoir commencer à vivre ce que tu es vraiment. Enfin, une fois que tu auras fait le travail de revisiter ta vie passée à la lumière de cette révélation. Tu vas découvrir et comprendre beaucoup de choses sur les raisons pour lesquelles tu ressentais de telle ou telle façon.
      La dépression du HP n’est pas vraiment une dépression classique dans le sens où le HP garde toujours des envies. Est-ce ton cas? Si oui, ça peut expliquer pourquoi les anti-dépresseurs ne font pas effet.
      Les problèmes psychologiques entraînés par le surdon non connu ne sont pas pathologiques. Même en état de trouble, la lucidité du surdoué lui laisse la capacité à s’auto-analyser. Donc, je dirais plutôt comme les autres à propos des médicaments.
      Ce qui est important maintenant, c’est que tu te découvres, que tu apprennes et comprennes comment tu fonctionnes. Pour le/la psy, il faut vraiment qu’il soit expérimenté dans la problématique du surdoué. Autant lui poser la question directement.
      Vivre en accord avec ce qu’on est n’est pas d’une dureté effroyable. C’était avant de savoir que c’était l’enfer.

      1. Merci pour tous ces témoignages et messages de soutien.

        Pour faire court, quelque brèves réponses aux questions éparses: oui c’est une vraie dépression; oui il est presque certain que je vais perdre mes enfants, donner les détails serait trop long; pareil pour la maison; non le surdon n’est pas le seul responsable mais à teinté toute ma construction; non je ne peux pas me passer d’anxiolytiques pour l’instant, la panique est trop intense et incapacitante (ce soir je vais relativement bien grâce à eux); non je n’ai plus d’envies, de musique préférée (je ne peux plus écouter la radio non plus, ni regarder la télévision, ni aller au cinéma, c’est trop axiogène), ni de projets. Mais je prends soin de moi (thérapie, sport, manger sain, méditation).

        Merci encore pour votre soutien, j’y ai été sensible.
        Merci à Cécile pour ce site et pour le lien vers Mahoney.

    6. Bonjour tous…

      Moi, je ne sais même pas qui je suis…j’ai tjrs tt raté…
      54 ans que ça dure…
      Alentour de la cinquantaine, j’ai senti mes pensées ralentir.
      J’étais surprise, inquiète…Je n’avais jamais percuté sur le fait qu »elles allaient si vite avant!
      J’ai voulu me faire tester, comprendre pourquoi je ne m’adaptais à rien ni à personne…Pour en finir avec tt ça, trouver des solutions…Au moins pour le travail… Je cherche un bon psy…Je passe sur les conditions du test, son prix, et sa correction juste partielle ( chez neuro-psy, à son dom, et je devinais sa vie!!-elle a confirmé mes ressentis)
      QI ordinaire, on a juste soupçonné que je puisse connaître les réponses sans les donner de façon pertinente…Faut dire que les questions étaient parfois tellement cons que j’ai pensé: « y a un piège, je peux pas dire que ça, c’est un chien comme dessin!!! »….Bref…Je suis ressortie épuisée (trop long à narrer)…J’ai attendu mes « résultats » des semaines, qui ne me parvinrent qu’incomplets.
      Je suis ressortie de cette expérience abattue, mon esprit est de plus en plus lent, épuisé…ça ne fuse plus , comme un engourdissement…L’inadaptation est restée intégrale malgré de multiples essais…La souffrance idem…
      Je suis peut-être débile, au fond…Je voulais déjà, par le biais d’un test, m’assurer d’être saine d’esprit…Mais au vu du sérieux de cette dame, je ne suis même plus certaine qu’elle fut en mesure de le savoir.
      Bref, me faire tester a empiré les choses….
      Je ne peux pas être QI ordinaire, ou alors je suis malade psy, puisque je suis « un cas » depuis l’enfance pour les autres.
      Qui suis-je???
      Hypersensible, des activités multiples, changeantes, très solitaire, m’ennuyant partout..Tjrs en train d’apprendre, et tjrs aussi incapable de gagner des sous….
      Qui suis-je donc pour être aussi stupide bien que je croie être en mesure de percevoir, d’analyser aussi ??
      J’en ai marre, si marre….Tellement fatiguée…

      1. Passer des tests quand on est en mauvais état de santé (physique, et surtout psychique) a un impact (négatif) très fort sur le résultat des tests. Il ne reflète pas le potentiel de la personne.

        Alors même si l’étiquetage a sa raison d’être, je pense très important de travailler d’abord à réparer ce qui doit l’être : les blessures d’enfance et toutes les autres, accumulées.
        Le surdon ne meurt pas, même si il peut s' »émousser » (mais même « émoussé » la marge est importante par rapport à la moyenne !)

        Annie, si ceci vous est possible, envisager un accompagnement en EMDR vous serait peut-être bénéfique.

  42. Bonjour Cécile,
    Depuis toujours je me suis sentie différente sans vraiment pouvoir nommer cette différence et je me suis fait violence en essayant de me conformer à ce que je croyais être une forme de normalité, en vain. J’utilisais les autres comme référents de ma propre existence et me suis petit à petit coupée de mes sensations si douloureuses et « disproportionnées ». Je n’ai plus fonctionné qu’avec mon mental et celui-ci, non relié à sa source, tournait à vide. Aujourd’hui, j’ai compris que je suis différente et que c’est juste pour moi. Dans l’approche centrée sur la personne (ACP Carl Rogers), j’ai rencontré une praticienne qui m’a laissé le champ libre pour me permettre de développer ma mesure, dans toute son amplitude, sans juger, évaluer, ni s’imposer comme référence. Une écoute sensible et non jugeante, dans un cadre rassurant. Cette méthode m’a semblé si juste, que j’ai décidé d’entreprendre une formation pour transformer mon don, et peut-être le rendre utile aux autres. Votre livre, que je découvre, me fait beaucoup de bien et je m’apprête à le lire pour enrichir ma connaissance de cette « différence » que nous avons en commun. Merci pour cela. Cordialement « absurdouée ». Marianne

  43. Bonjour,
    Ma sœur a assisté récemment à Lyon à une conférence sur votre livre dans le cadre de sa formation Vittoz. Je l’ai lu pendant les vacances. j’ai un fils de 9 ans qui a été détecté précoce. Son accompagnement à l’école et à la maison est difficile et nous nous sentons impuissants. Nous avons pris contact avec un pédo psychiatre qui n’est pas spécialiste des précoces. Pouvez-vous me donner des adresses qui pourraient aider notre fils? Nous habitons entre Avignon (84) et Montélimar(26). Merci.

    1. Les coordonnées dont je dispose sont celles de thérapeutes qui savent accompagner des adultes.
      Je vous les transmets néanmoins (comme d’habitude : en privé), car il est possible qu’ils sachent aussi s’occuper d’enfants.

      1. Bonjour,

        Je vis avec une personne (adulte donc) présentant de nombreux signe de douance (mais non-diagnostiquée). Plus je me renseigne sur le sujet, plus je me reconnais également sur certains critères.
        Auriez-vous des recommandations de thérapeutes dans la région Midi-Pyrénées, ou le secteur du « Grand Sud-Ouest » ?

        Merci d’avance,
        J

  44. Bonjour Cécile,
    Je ne suis pas la première à le dire, mais j’y vais quand même de mon petit mot : merci pour votre ouvrage, et le travail que vous faites en direction des adultes HPI !
    Je viens d’être diagnostiquée surdouée, à 36 ans, et c’est une déflagration dans ma vie. Et dire que j’ai passé trois décennies à me demander ce qui clochait chez moi, pourquoi j’étais incapable de vivre simplement alors que les autres semblent si bien y arriver, pourquoi je n’arrivais pas à juguler mes émotions et à brider mon cerveau ne serait-ce que pour dormir quelques heures… Trois décennies à étouffer mes besoins et mes envies pour me conformer à la tyrannie de la norme.
    J’ai besoin de revisiter mon identité, et d’envisager l’avenir, à la lumière de cette « révélation » (« révélation » que j’aurais souhaité vivre bien plus tôt…). Auriez-vous un thérapeute coutumier de cette problématique à me conseiller ? Le petit « hic », c’est que je suis actuellement (et temporairement) domiciliée sur l’île de La Réunion…
    Encore merci pour vos recherches et vos précieux conseils, qui sont autant de phares dans la nuit – solitaire – de notre itinérance.

  45. Bonjour ,
    Cela fait deux ans que j’ai été diagnostiqué comme étant une personne surdouée , sur le coup je ne pensais pas que ça est une réelle importance ,
    Même si j’avais eu quelque problème d’intégration au collège , j’avai pu trouver une forme d’épanouissement ( le dessin , ou l’art en général ) .
    Après m’avoir dis qu’il faudrait peut etre que je travaille dans un milieu créatif , je suis rentrer dans un lycée technologique proposant une formation artistique .
    Et aujourd’hui je me suis rendu compte que cela fait maintenant trois ans que j’ai essayer de rentrer dans un moule auquel je ne m’habituerai jamais , malgré tout les efforts que j’essais de mettre en oeuvre pour « m’adapter » , je me retrouve systématiquement en face de l’incompréhension voir de la méprise .
    Je crois simplement que je n’ai jamais été et que je risque fortement de ne jamis être en phase avec l’opinion et les codes de notre société , A cause d’un manque de travail personnel et d’un système de fonctionnement différent je me retrouve en échec scolaire , mes profs pensent que je ne vais pas avoir mon bacc , et mes parents essayent de me motiver a travailler , a faire des efforts « d’adaptation » , a me remettre en cause , a me dire que de toute façon c’est moi qui ne suis pas normal…
    Je suis perdu
    Pourquoi faudrait-il que je travaille dans des matières qui ne me plaisent pas , pour m’orienter dans un milieu dans lequel je serais fatalement incompris , car suréstimé !
    Tout sa pour quoi ? Pour avoir le role d’un engrenage insignifiant dans une gigantesque machine qui n’a de toute façon , pas besoin de pièce supplémentaires .
    La plupart de mes professeurs voient en moi un potentiel que je ne suis pas sur d’avoir , mes parents confondent souvent surdouance et virtuosité , la plupart des personnes qui restent avec moi m’apprécie sans me comprendre …
    Je me rend compte que ma vie est certainement lié à l’échèce sociale et professionnelle
    je ne sais même plus si cela vaut le coup que je participe à ce gigantesque combat qu’est la vie .
    J’écris ce message pour recevoir des avis , je ne sais pas des témoignages qui pourraient éventuellement m’aider a avancer ou a trouver ma voie .
    Mais je l’écris avant tout car je n’avance plus et que j’avais besoin et envie de m’exprimer .

    1. Bonsoir Anonyme

      Le système scolaire est hélas un passage obligé, et en France, le Bac tout particulièrement.
      Il y a un avenir professionnel possible dans le domaine qui vous intéresse : à votre compte, ou ailleurs dans le monde.
      Mais pour être libre de vos mouvements, le mieux est d’apprendre à jouer une pièce de théâtre qui s’appelle « répondre aux attentes du système scolaire ».
      Donner des gages, répondre aux attentes… et alors on vous fichera la paix et vous pourrez vous développer par ailleurs.
      Vous êtes un élément de l’humanité – il est important d’apprendre à vivre avec les autres et pas contre eux ou malgré eux.
      Peut-être, si vous en avez la possibilité, serait il pertinent que vous vous fassiez accompagner (coach ou thérapeute) dans ce qui n’est au final qu’un « mauvais moment » à passer.
      ceci vous permettra certainement de ne plus faire de projections aussi négatives (ex = « m’orienter dans un milieu dans lequel je serais fatalement incompris ») qui plombent d’avance toute possibilité d’évoluer.
      Peut-être aussi, si ceci existe dans votre domaine, serait il constructif que vous choisissiez la voie de l’apprentissage, qui permet de desserrer l’étau scolaire.

    2. Bonjour,

      J’ai deux enfants qui sont haut potentiel et je suis moi même HP il est vrai que ce n’est pas toujours facile mais être HP n’est pas une tarre et peut même être un avantage. Le tout est je crois d’apprendre à se connaître et un psychologue peut vraiment aider.
      Bonne journée

    3. Bonjour Anonyme,

      Effectivement en tant que petite fille précoce, tu as du etre sage à l’école. Comme moi, avec un père et des profs sévères et posant un cadre rigide, ca calme tout de suite les enfants précoces les plus hors cadres.

      Comme toi, j’ai eu des difficultés d’intégration au collège. Mais bien sur, on n’a pas très envie de les regarder en face, meme aujourd’hui , c’est un paquet bien encombrant qu’on aimerait bien cacher quelque part pour que personne ne le voit (trop la honte – comme disent les ado – de ne pas avoir avoir d’amis etc…..). Sauf que ce defaut d’associabilité, il est toujours là des années après (crois en mon expérience). Et surtout, ce n’est pas qu’on ne veut pas parler aux autres, c’est qu’on n’en a pas les codes ni les moyens de procéder. On cherche à parler aux autres par le biais de la raison et de la logique, mais une relation d’amitié ca se fonde sur l’affectivité. Alors, oui on essaie par ce biais, et c’est vrai que généralement au début ca marche, mais à un moment, y a rien à faire, on se sent submerger. Quelqu’un qui vient vers moi, au début ca va, et à un moment donné l’échange va prendre un dimension trop importante, et vous vous sentez déconstruit.

      Comment peut on etre déconstruit par une simple émotion, qui n’est que la manifestation affective de soi et de l’autre , d’une amitié naissante. Tout simplement, parce que chez un surdoué, l’émotif prend trop de place et pollue tout. Vous ne pouvez donc pas décider de la suite à donner et de ce qui va se passer dans le futur, et vous perdez pied. Disons que vous utilisez votre intelligence pour essayer de maitriser et de cadrer l’échange, alors qu’une véritable amitié est faite d’échange nouveaux et imprévisibles : c’est en cela qu’elle apporte un enrichissement aux 2 personnes.

      En résumé, nous n’utilisons pas le bon canal , car nous sommes plus enclin à intellectualiser, qu’à utiliser notre spère affective qui est tellement mal fichue et mal délimitée qu’elle conduit généralement à des échecs, qui à leur tour envahissent tout et prennent une dimension XXXXL qui fait TRES mal.

      Mais, ce processus dévié propre à la création d’une relation d’amitié, on le retrouve dans les relations professionnelles en général. En effet, je lisais un article y a pas longtemps dans Cerveau et Psycho qui évoquait le processus de socialisation des surdoués. Quand il arrive dans un endroit nouveau (nouvelle spère sociale, nouveau job, nouvelle école…..) , le normo pensant va tout de suite chercher à connaitre les autres qui l’entourent (l’humain est un animal grégaire…..parait il), avant d’apprendre les nouvelles connaissances ou compétences qui lui sont demandées. Tandis que le surdoué va d’abord se plonger dans l’acquisition des connaissances avant de chercher à connaitre les autres. Ce qui est mal percu par le groupe qui l’entoure.

      L’article évoque le processus chez l’enfant HP, mais je dois bien dire que moi adulte , j’en suis toujours à ce point là : y a des années en arrière, je disais à quelqu’un : tu sais quand j’arrive dans un nouveau job, j’ai tendance à d’abord répondre aux exigences du métiers, j’ai besoin d’une extreme concentration au départ, et ensuite etant plus à l’aise, je vais vers les autres. Je me faisais cette réflexion à l’époque ou je ne savais pas que j’étais moi-même concernée par la douance. Mais curieusement ca ne me choquait de faire comme cela, car je ne voyais pas pourquoi les relations sociales etaient prioritaire sur l’apprentissage du métier.

      L’article expliquait clairement le décalage d’appropriation social chez les surdoués. Maintennant, il est vrai que meme si ca nécessite un effort, il faut mener de front les 2 combats : créer du lien social en meme temps que acquérir les compétences attendues de nous. Ca nécessite un gros effort, mais je m’y emploie.

      Bien sur j’ai du mal à tenir sur la durée, il y a parfois des rupture : le stress est tellement énorme parfois, ou il faut faire à l’envers de ce que nous avons l’habitude, pour pouvoir s’adapter. Tant pis, il faut recommencer, car il y a des bénéfices à en retirer à la fin.

      Anonyme, tu te sens perdu, oui mais il faut s’approprier ce sentiment d’etre perdu, pour s’en faire une force et s’approprier d’autres manières de fonctionner, qui ne vont pas remplacer ce que tu es, mais qui vont te donner des solutions bis pour fonctionner dans certaines situations avec les autres. Ce n’est pas parfait, mais ainsi, tu te respecteras, et tu feras de certaines personnes des alliés, et si d’autres n’acceptent pas , tant pis pour elles : tu pourras leur dire ou faire comprendre que soit elles t’acceptent tel que tu es, soit ce n’est pas la peine de discuter.

      Enfin, la voie professionnelle, tu es plus jeune que moi : un seul conseil : ne laisse pas s’enliser la flamme que tu éprouves pour les domaines qui te passionnent. C’est elle qui doit te guider. Moi j’ai du mal à la retrouver, et ca me pénalise.

      Courage Anonyme, puisse tu etre moins anonyme par la suite…..

    4. Mince !

      Je vois qu’Anonyme est sans doute un jeune homme plutôt qu’une demoiselle (ce sont les accords dans ton texte qui me mettent sur la voie).

      Je te prie donc de m’excuser…. je me laissée emporter pour les ressemblances qui nous caractérisent, toi et moi.

      A bientôt sur ce blog, ou tu peux t’exprimer sans etre jugé

    5. Bonsoir Anonyme,

      Quelle drôle d’école la vie, et quelle surprise déroutante surtout quand on arrive avec ce potentiel, cette claire vision précoce sur un monde qui reste encore enfermé dans ses vieilles routines, ces vieilles croyances, ses sempiternelles certitudes, et qui a besoin de découvrir de nouvelles possibilités.

      C’est probablement une des raisons pour lesquelles tant de personnes arrivent avec « autre chose », et tel que le signale Cécile, il y a un temps pour apprendre les règles du « théâtre local », apprendre à accueillir ce qui est, rester conscient de soi, composer avec, et apporter quelque chose de nouveau tout au long du chemin, en confiance avec l’intelligence du Vivant, cette merveille dont nous sommes tous créés, sans savoir encore comment s’en servir pleinement. Donc les apprentissages sont parfois douloureux…

      Pour votre génération, bien des ouvertures se font graduellement, et il vous appartient d’utiliser en votre faveur l’information disponible pour comprendre votre décalage et les conséquences, voire les « effets indésirables », afin de les vivre comme des atouts et non une fatalité.

      Le temps scolaire c’est une étape, et il y en aura bien d’autres.
      L’école de la Vie c’est permanent, j’ai 53 ans et j’y vais encore, avec de plus en plus de plaisir !

      J’ai deux enfants surdouées (24 et 26 ans bientôt), je le suis moi-même, et lorsque la coupe débordait parfois du désaccord scolaire, je leur suggérais de pratiquer la « méthode » Julia Cameron, prendre 1/4 d’heure-20 mn le matin pour écrire dans un cahier tout ce qui jaillit au réveil, sans retenue, sans jugement, comme une douche de la tête, avant la douche du corps, pour lâcher prise et s’apprêter à passer une bonne journée.
      J’aime beaucoup ce livre que j’ai mis en pratique à maintes reprises dans ma vie – « Libérez votre créativité » – Julia Cameron, car en pratique quotidienne sur plusieurs mois, avec un programme proposé, cela permet de laisser jaillir du fond de soi ce pour quoi la vie a un sens, et comment aller dans cette direction où trouver le bonheur d’être, même si le quotidien est parfois pesant. Il y a plein d’astuces dans ce livre, et son sens véritable c’est de trouver en soi comment créer une vie pour soi, en accord avec soi et le monde.

      L’acceptation est un chemin qui ouvre sur de belles découvertes avec soi et les autres, et à nouveau, je rejoins Cécile, mieux vaut comprendre qu’il est plus aisé de rester partenaire avec la Vie plutôt que combattant contre un système.
      Le véritable pouvoir est en soi, avec soi, et bien des outils sont disponibles à notre époque pour apprendre à utiliser ce beau potentiel.

      Je vous recommande ce livre, vous le trouvez en poche (j’ai lu), peut-être sera-t-il d’une aide précieuse pour vous.

      Vous exprimer, partager, et demander de l’aide, de l’éclairage, est déjà une attitude bienveillante envers vous-même, alors persévérez sur ce chemin et soyez vigilent avec votre verbe, reformulez, transformez votre façon de regarder les choses, prenez le temps d’accueillir vos émotions, et vivez-les comme des messagères qui vous parlent de vos besoins véritables, pour apprendre à vous respecter et vous aimer.
      Vous avez les moyens en vous d’apprendre à cheminer avec ce monde, comme il est, et d’y apporter votre talent personnel.

      Je vous le souhaite, comme je nous le souhaite à toutes et tous, HP ou pas.

  46. Il y a eu ce marais que je voudrais ne jamais avoir eu à traverser, où le cours des événements m’infligeant des deuils a rejoint et grossi les cascades de mélancolie pathologique qui m’éclaboussent depuis l’enfance…

    Dépression. Tourbillon. Perte du peu d’estime de moi-même encore valide jusqu’à lors. Glissement sur les pentes d’états artificieux. Rage mesurée à l’impuissance. Culpabilité. Cette sensation de non-vie, de survie, de sursis…

    J’ai trouvé la force de surnager grâce à la sympathie d’un praticien en EMDR. Et cependant, toujours cet arrière goût douteux d’irrésolu…
    Dans le même temps, mes prospections internautiques me mènent à différents blogs sur le surdon -dont celui-ci, et à divers ouvrages -dont celui de Cécile. Ces recherches au départ, je les fait pour tenter de comprendre ce qui arrive à mon frère, lui qu’une parente prof de collège considérait surdoué quand il était petit garçon, et qui la trentaine entamée, vient d’être diagnostiqué schizophrène suite à de fracassants délires qui ont manqué le tuer.

    Mais en lisant: un écho, plus en perspective de la petite fille que j’étais, qu’à considérer l’adulte que je suis désormais, désabusée, aigrie.

    Cela fait presque deux ans que j’ai passé le WAIS-IV. Et si les premiers temps après, j’ai eu l’impression de pouvoir revisiter ma vie sous un angle différent, celui de cette « douance » qui s’avère une caractéristique de ma construction identitaire, franchement aujourd’hui je ne sais plus quels en sont les tenants et les aboutissants.
    Je me sens juste inadaptée, seule, sans parvenir à assumer la succession de mauvais choix qu’a été jusqu’ici mon existence. J’ai l’impression de vieillir à vue d’œil, de me dessécher, d’être abrutie, pervertie.
    Si j’ai eu du talent, je n’ai vraiment pas su comment m’en servir.
    Je suis encore du côté obscur.

    C’est beaucoup de tristesse, beaucoup de détresse, je trouve, le prix de la lucidité.
    Comment ne pas désespérer au su d’un potentiel qui n’a pas éclos ?

    1. Ne perdez pas courage Manou. L’EMDR est un excellent outil.. Si votre thérapeute n’est pas sensibilisé au surdon, le lien étant bon, peut-être pouvez vous lui en parler, et ainsi mieux progresser ?

    2. Bonjour,

      Je crois qu’il n’est jamais trop tard pour vivre bien, découvrir son vrai visage, son talent.J’ai 55 ans et je viens découvrir mon surdon après dépression, mélancolie, désespoir et tout le lot de l’estime de soi etc…. Je me suis rappelée qu’étant enfant j’aimais dessiner. Je m’y suis remise et c’est un véritable bonheur bien que ce ne soit pas évident car je suis trop perfectionniste et peur de ne pas réussir.A chaque dessin terminé, je suis épatée par ce que j’ai fait et là je ressens beaucoup de fierté comme jamais j’ai pu en ressentir. Je pense que vous pouvez aussi découvrir votre talent et y trouver des moments de bonheur.
      Bonne journée
      Sylvie

      1. J’ai recommencé à faire ce que j’aimais quand j’étais ado et que j’avais mis de côté car ces activités étaient jugées non indispensables (donc dispensables?) pour la vie professionnelle. A savoir: le dessin, la peinture, l’écriture, le day-dreaming, et autres petits bricolages en tous genres. Je n’ai malheureusement pas suffisamment de temps pour la musique et le théâtre! Mais quel bonheur de s’autoriser à faire des choses totalement inutiles pour le compte en banque mais tellement essentielles pour l’équilibre et le bien-être. Et quel bonheur de créer quelque chose de ses propres mains. Comme toi Sylvie, je suis fière de ce que je fais, presque à chaque fois! Je réapprends à m’appliquer, à ne pas abandonner si ce n’est pas instantanément parfait. Je m’accommode même de l’imperfection, y trouvant de la beauté aussi.

        1. Merci pour vos réponses et vos encouragements.

          Sylvie, Alicante, je comprends votre engouement pour les pratiques artistiques. J’ai été en école d’art après le lycée, et j’ai tenté de faire ma vie de la peinture. Évidemment, je me suis fait rattraper par l’aspect matériel de l’existence. Peindre c’est une chose. Savoir (se) vendre, une toute autre affaire. Lors de la grosse crise que j’ai traversée et dont je parlais dans mon message précédent, j’ai tout remis en question, et j’ai cessé de peindre. Ça me manque, mais je ne parviens plus à m’y mettre sans penser à mes échecs.

          En ce qui concerne l’EMDR, je trouve aussi que c’est un bon outil. Cependant, j’ai eu de plus en plus de difficultés à me laisser allée à la méthode… Peut-être parce que mon thérapeute m’avait déconseillé de passer le WAIS, qu’il m’avait expliqué ne pas être averti de la question du surdon, et que malgré tout, le « chiffre », il voulait le connaitre. J’ai perdu confiance, en dépit de la cordialité de notre relation.

          J’ai pensé un temps me tourner vers l’hypnose ériksonnienne. Il y a un praticien réputé dans la ville où j’habite, mais ses tarifs sont beaucoup trop élevés pour mes finances…
          Que pensez-vous de cette pratique?
          Y-avez-vous eu recours?

          1. Effectivement, aborder le surdon en s’accrochant au chiffre qui est susceptible de ne rien signifier… Et sans savoir ce que ce chiffre induit…
            Mais rappelez vous : avant d’apprivoiser le surdon, d’abord réparer les blessures de l’âme

            L’hypnose peut en effet être un moyen très puissant pour progresser… À condition d’apprendre à lâcher prise !
            Pas d’autre thérapeute EMDR autour de chez vous ?
            La Gestalt peut aussi être un très bon support d’accompagnement.

          2. Bonjour,
            Si je peux me permettre, je pense qu’il est indispensable de trouver un psychologue sensibilisé au surdon . J’ai toujours cette sensation de ne pas être comprise donc un psychologue qui connait bien le surdon me mettra plus en confiance car je sais qu’il va tout de suite me comprendre . d’autre part je fais de l’EMDR et ma psychologue m’aide à ressentir ce côté »créatif » que j’ai censuré pendant des années et c’est libératoire. Vous devriez refaire de la peinture peut être avec un accompagnement.
            Bonne journée
            Sylvie

  47. Bonjour,

    Merci pour tous ces articles passionnants, j’en suis arrivée à me dire qu’il fallait que je me fasse suivre. Je suis tellement divergente que je ne trouve aucun thérapeute qui me convienne (et j’ai cherché longtemps et beaucoup). J’ai fini par créer ma propre auto-thérapie, néanmoins, il me tirer cette désespérante conclusion que j’ai biologiquement besoin des autres, même si honnêtement, je reste convaincue que personne ne peut me comprendre. Cela devient un dilemme handicapant au quotidien. Qu’est-ce que je donnerais pour rencontrer des personnes à la fois surdouées, empathiques et qui comprennent les conséquences de la maltraitance…. Des thérapeutes sur Paris et banlieue à me conseiller?

    Excellente journée à tous

    1. Comme d’habitude je réponds en privé, mais si certains disposent de coordonnées de thérapeutes, où qu’ils soient en France, et même dans le monde francophone, rappelez vous que j’établis une liste qui me permet de répondre (autant que faire se peut) à ceux qui cherchent une adresse.

      En matière de rencontres, n’oubliez pas Zebrascrossing et Mensa

  48. Bonjour,
    Je viens de terminer votre livre et je me trouve face à moi même, face à mes angoisses, mes peurs et interrogations. J’ai eu un parcours scolaire des plus complexe, mais malgré tout, j’ai souvent été premier de la classe, j’ai des toc mais plus au niveau des pensées, je procrastine (je pense être pro dans ce domaine), je commence bcp de choses sans les finir, je fume du cerveau sans cesse et truve difficilement le sommeil, et en ce moment je sature…
    J’ai quitté mon emploi et monte mon entreprise mais je suis paralysé, je pars dans tous les sens et n’arrive jamais à m’y mettre malgré mon grand intérêt pour ce que j’entreprends. Je ne peux plus me gérer seul, je le sais, j’ai besoin de trouver un psy compétent (domaine des surdoués) dans les Côtes d’Armor en Bretagne. Je dois être à mon 5 ème psy et jamais personne ne m’a dit « Tiens ! vous ne seriez pas surdoué ? »
    Par où commencer ? Faire le test oui mais par qui (bref j’ai peur) ?
    Merci de m’accorder une réponse même courte.
    Merci pour votre contribution et merci pour votre livre, c’est peut être un premier pas vers la lumière.

    1. Bonjour Romain

      Merci de témoigner ainsi sur Talentdifferent – nul doute que ce partage aura son utilité.

      Avant de passer un test dont le résultat peut être décevant suivant votre état du moment et la personne qui vous le fera passer, il me semble d’abord important que vous puissiez vous accrocher à un ou deux repères pour retrouver votre assiette 🙂
      Par message privé je vous adresse les coordonnées dont je dispose, quoi que le Grand Ouest, comme le Grand Est soit pour moi quelque peu « terra incognita »;
      je fais donc appel aux lecteurs de Talentdifferent qui auraient des coordonnées à me transmettre.

      1. Merci beaucoup, je vais allé dans ce sens en essayant de faire un focus sur mon projet principal. En espérant vous donner très vite de bonnes nouvelles sur mes recherches d’aides

        1. Bonjour,

          Nuit d’insomnie. Cerveau enchevêtré. Tourbillon…
          Quand j’ai l’impression de reprendre pied, d’autres puits sombres où je me sens glisser, mais à quoi m’agripper ? Quelle main secourable ?…
          Mon entourage, aux effectifs drastiquement réduit dernièrement, je m’en rends compte, ne comprend pas ou ne sais que dire de mes angoisses existentielles. Je ne parviens pas à construire. Je ne parviens pas à changer. J’essaie pourtant de m’adapter, de me socialiser. Mais toujours une part de moi se rebiffe.

          J’écris cela ici, car comme Romain je vis en Bretagne, Ille-et-Vilaine pour ma part. Et je voudrais, une fois au moins, pouvoir échanger avec un spécialiste sensibilisé au surdon chez l’adulte l’ayant tardivement découvert. Or, je n’ai trouvé par ici que les coordonnées d’organismes dédiés aux enfants surdoués…

          La psychologue avec qui j’ai passé le wais IV il y a deux ans, s’occupait d’abord des enfants avant de pratiquer les tests avec les adultes, devant l’affluence des demandes m’avait-elle expliqué. Mais elle ne fait pas de suivi post test… Et comme elle semble submergée, je n’ai pas réussi à la joindre dernièrement pour lui demander conseil.

          Auriez-vous l’amabilité de m’indiquer les quelques pistes qui ne semblent pas pléthore, mais dont vous disposez pour la région Bretagne?
          En vous remerciant.

  49. Bonjour,
    Comme je le disais dans un de mes messages précédents, je viens de découvrir à 54 ans que je suis haut potentiel et non »débile ». Il est vrai que j’aborde les choses différemment et votre livre est vraiment un outil important pour un haut potentiel qui se découvre. En faite tout ça pour dire que je me pose la question de savoir si dans une famille, c’est tous les membre d’une famille qui est HP ou bien peut on être un HP isolé ?. Les deux cas sont ils possible ?
    Merci d’avance pour vos réponses.
    Sylvie

    1. La possibilité d’être HP isolé dans une famille existe… Mais être surdoué n’est pas un trait de personnalité. C’est un mode de fonctionnement particulier qu’il faut savoir détecter sous un ensemble de couches de vécu personnel.
      Une bonne base peut être de se référer au développement posturolocomoteur (s’asseoir, se mettre debout tout(e) seule(e), marcher, parler, discourir s’effectuent beaucoup plus tôt en général chez un enfant dit précoce.

      Exemple des différentes acquisitions dans la population en moyenne (Normes ECPA – Brunet/Lézine 1997):
      – tient sa tête tout(e) seul(e) : 4 mois
      – station assise : 10 mois
      – se hisse debout avec appui : 10 mois
      – marche : 14 mois
      – tricycle / vélo avec stabilisateurs : 36 mois

      – Babillage : entre 7 et 8 mois
      – Premières phrase : 20-21 mois

      Si la personne a des souvenirs d’un développement plus précoce, alors il convient de se poser des questions.
      Chercher à savoir si dans l’enfance la personne posait beaucoup de questions, s’intéressait à beaucoup de sujets.

      C’est sur ce type d’informations qu’il faut se fonder pour envisager le surdon – car avec le déroulement de la vie, l’enfant a pu apprendre à se taire, à s’enterrer, à se cacher, le fameux « faux self » tant évoqué.

  50. Bonjour,

    Je suis à la recherche d’un psychologue qui pratique ou ne pratique pas l’emdr mais surtout bien pour les haut potentiel sur Nancy. Mon fils qui est haut potentiel, est en derniere année d’école d’ingénieur, il a des soucis pour se rendre en cours, il s’y ennuie et ca lui creer des angoisses.Il est en train de mettre en péril son avenir professionnel.d’avance, merci beaucoup

    1. Je n’ai encore pu identifier aucun thérapeute dans le Grand Est.
      Si l’un d’entre les lecteurs de Talentdifferent a des coordonnées, je suis preneuse, car hélas Sylvie n’est pas la première à demander de l’aide en Lorraine.

  51. Je découvre le blog après avoir longtemps parcouru des sites et livres sur la surdouance, aujourd’ hui j’ ai envie de savoir si ma souffrance, ma différence et surtout mes échecs viennent de la. J’ avoue avoir été touché voir même très émues après avoir lus certains sujets et commentaire de personnes…
    J’ ai trouvé une psy j’ espère qu’ elle m’ éclairera au mieux sur mon fonctionnement, parce qu’ aujourd’ hui, je souffre d’ être mal dans ma peau et ce cerveau qui n’ arrête pas de cogiter H24 me fatigue énormément ces temps ci.
    Quelque part je me dis, tu es peut-être prétentieuse de penser que tu l’ est, ou se serait peut-être la réponse la plus facile que tu as pu trouver. Mais après je me dis qu’ après plusieurs recherches sur ma personne, c’ est celui qui se rapproche le plus sur ce que j’ étais au vue de mes comportements et ce que je suis.
    J’ ai aussi peur de ce qu’ on pourrait me dire, d’ ailleurs c’ est peut-être pour cela que je n’ ai pas encore eu le courage d’ envoyer ma demande de rendez-vous…
    Quoi qu’il en soit j’ ai besoin d’ avoir des réponses car je pense sans cela je n’ avancerais jamais dans la vie.

    1. Bonsoir evy.
      Plus encore que d’avoir une étiquette, c’est de trouver une équilibre qui est important.
      Si vous avez choisi une psy réellement sensibilisée au surdon, vous parviendrez à cet équilibre.
      Bon cheminement 🙂

    2. Evy,
      vous n’êtes pas du tout prétentieuse de croire que vous êtes surdouée. C’est un piège dans lequel il ne faut pas tomber. Nous avons, pour la plupart, une mauvaise estime de nous même, à force d’avoir été marginalisés. Si nous ne faisons pas un travail sur nous même, la mauvaise estime restera…

  52. Bonjour

    Je lis votre article avec beaucoup d’intérêt
    Apres deux dépressions, l’une a la naissance de ma fille et l’autre en cours , du a des changements dans ma vie, et après divers recoupements, j’ai fini par passer un test et il s’avère que ce test est positif ((bien du mal a dire je suis surdouée tant cela ne m’apparait pas comme un sur-don)
    Je suis en thérapie depuis de nombreuses années mais ma thérapeute a plutôt mis de côté très rapidement l’hypothèse que mon hypersensibilité soit liée au surdon.
    Je me tourne donc vers la méditation, la danse pour faire sortir ce stress entrant…
    Mais j’aimerais également trouvé un bon thérapeute sur lyon, bien au fait du surdon
    Pourriez-vous m’envoyer des coordonnées ?

    Merci beaucoup

    emilie

    1. Je vous réponds effectivement en privé… en rappelant aux lecteurs de Talentdifferent que s’ils ont fait appel à un(e) thérapeute qui leur semble non seulement sensibilisé(e), mais surtout comprenant en quoi le fait d’être surdoué a un impact sur la construction identitaire, je suis preneuse (en privé) de ses coordonnées : je pourrai ainsi les transmettre à ceux qui, très régulièrement, me contactent par mail pour me demander où trouver de l’aide.
      Qu’ils en soient remerciés.

  53. Question: Harry Potter est-il un enfant surdoué? Je ne le connais que par la pub (livres, films..)
    Je suis de la génération du « Petit Prince ». Pour moi, c’est la plus belle création littéraire d’un enfant surdoué (un vrai petit « Zèbre »): questionnant sans cesse, insatisfait des réponses, déçu du monde des adultes, en quête d’amis, en difficulté sentimentale (sa rose, une vraie cocotte!), bref, tout ce que j’ai vécu (idem certainement pour la plupart d’entre vous).
    Et Saint-Exupéry, surdoué, forcément! Belle journée à tous

  54. Bonjour à tous,

    J’ai lu pas mal de livres sur la surdouance, dans le but d’aider un ami, qui est dépressif depuis plus de 20 ans (il en a 43 aujourd’hui). Je suis intimement persuadée que son problème provient du fait qu’il a une intelligence différence et une hypersensibilité. Bien évidemment il ne me croit pas, puisqu’il est convaincu d’être nul (alors qu’il a une aisance à comprendre des problèmes complexes, qu’il est autodidacte dans pas mal de domaine, qu’il est curieux, qu’il se passionne pour beaucoup de choses, qu’il a fait une grande école d’ingénieur…), et j’ai beaucoup de mal à l’aider. Il a vu beaucoup de psy, sans résultant probant, cependant l’hypnose l’a aidé à un certain moment.

    Si vous aviez un thérapeute à me conseiller sur Paris et région parisienne, je pourrai insister pour qu’il aille le voir. En revanche, je pense qu’il refusera de passer un test de QI, donc j’aimerai le diriger vers un psy qui puisse l’aider, à prendre en compte sa différence et peut être l’amener à faire un test plus tard, il est tellement déprimé et fatigué que cela m’étonnerai qu’il réussisse ce test, et un échec l’ébranlerai. Donc si vous avez une idée, je suis preneuse…

    Merci à tous pour vos témoignages, ils sont touchants, intéressants et m’ont poussé à vous demander de l’aide pour lui.

  55. Bonjour,
    pour en revenir à « comment aider », je pense que, pour bien comprendre un adulte surdoué, il faut être un thérapeute également surdoué. On ne peut pas commenter un match de foot sans avoir fait un peu de foot, pour moi, c’est une certitude. Par expérience, je peux vous en parler. J’ai consulté 3 psy, les 3 m’ont confiné encore davantage dans ma solitude. Le 1er m’a trouvé complétement « normal » alors que j’avais un mal-être évident, le 2ème était stupéfait lorsque je lui ai dit que l’intelligence pour moi n’était pas la meilleure des qualités (je préferais l’être un peu moins pour être mieux intégré dans le groupe), et le 3ème a perçu mon désarroi, mais était mal renseigné sur la douance.
    Allez, nous sommes tous géniaux, mais nous souffrons beaucoup! Contentons-nous des petits bonheurs quotidiens qui nous aident à vivre. Bonne soirée à tous et bon courage

    1. Entièrement d’accord avec vous. j’ai suivi une formation de coaching il y a 10 ans. Que je n’ai pas terminé pour des raisons de divergences éthiques. Entre temps, je prends conscience que je suis HPI et bien d’autres « habiletés  » … aujourd’hui je mixe mes expériences, mes formations et mes initiations : je viens de terminer un coaching intensif de 15 jours avec une HPI : Entre ses valeurs et ses besoins profonds, en vrai, elle veut être directrice de Poudlard. C’est ça son objectif à long terme qu’elle réprimait depuis si longtemps. Nous y sommes parvenus au bout de 50 heures. Et ça l’a remis en selle, profondément. Et c’est génial qu’elle se soit autorisée à formuler un rêve que d’autres jugeraient ridicule … un HPI fonctionne « à l’envers  » de la norme … Des objectifs, quand ? ( ce que font la plupart des coachs) et c’est la panique pour un HPI … je le sais particulièrement bien, j’en suis une ! Il faut prendre des chemins de traverse avec un HPI … je ne sais si on l’enseigne dans les universités …

      1. Entendu dans une vidéo d’Isabelle Padovani, quelque chose qui m’a semblé si juste et qui disait, en gros, « la thérapie, c’est réparer la relation blessée, la réparation passe donc par la relation ». Coach, psy, prof de yoga ou de sophrologie, ou quoique ce soit d’autre, j’ai le sentiment que dans le fond, peu importe la théorie et la technique, c’est la relation qui répare. Donc pour un surdouillet, oui échanger avec un autre surdouillet qui pourra nous comprendre hors cases c’est mieux.

      2. Les « chemins de traverse », nous les connaissons bien, en tout cas pour la plupart d’entre nous qui sommes sur ce blog!
        Par contre, renseignez-moi sur ce qu’est « Poudlard »?
        Merci et bonne journée.

        1. Poudlard est un institut, une fondation, une école spécialisée pour les élèves ayant des habiletés particulières … des HPI … pour Harry Potter Institut !
          Bonne journée

  56. http://michel-terestchenko.blogspot.fr/
    Un lien vers un blog qui peut etre utile aux personnes que la philosophie interesse, mais qui n’ont ni le temps ni les moyens de s’y plonger vraiment.
    Perso, ça me permet de donner des graines a mes neurones ( l’auteur publie des articles, et ces derniers sont commentés , j’ai la sensation de mettre en route un « rubicube »de la pensée), et je rumine moins sur des petits trucs du quotidien 🙂

      1. Oups, oui. Ca a ete ma premiere impulsion sans me souvenir ce que contenait  » apprendre plus loin », et puis après comme je trouvais que ça m’aidait beaucoup ( notamment dans les situations de stress, pour rediriger mon esprit, au lieu de le faire tourner sur des trucs idiots comme: pourquoi la voisine tape au plafond? et de partir dans des conjonctures a n’en plus finir au point de m’en rendre malade), et bien je l’ai mis la.
        Ca marche,je trouve, et je pense que ça peut fonctionner avec d’autres supports et d’autres situations de malaises. 🙂

    1. Enfin, au dela de ce site, c’est la philo en general qui permet de nourrir les esprits-ogres ;), enfin au moins en partie.
      Après, les auteurs anciens ont peut-etre une vision plus generaliste – du moins peut-on prendre plus de recul- ce qui permet de creer ses propres idées , une sorte de boite outils.
      En plus, c’est infini, ça tombe bien!!!!

  57. Bonjour,

    Mona, je comprends le besoin d’aider, de soutenir votre fils. J’ai moi même un fils qui a eu son bac s avec mention sans rien faire de sa scolarité et qui a encore bien du mal avec les cours par contre créer il excelle, sinon c’est l’ennui qui le guette. J’ai aussi une fille qui a 25 ans elle est maintenant au chômage, habite chez nous et ne supporte pas qu’on puisse l’aider,qu’on lui pose des questions, elle s’ennuie. C’est un peu l’enfer pour moi qui est toujours besoin de comprendre, l’atmosphère est lourde, pesante, négative surtout que mon mari aussi hp quand il ne comprend pas, ça le rend un peu agressif comme ma fille d’ailleurs. Je m’imagine mille scénarios et bien sur pas les plus agréables. Je trouve que le monde est dur, il est si simple de respecter, d’aimer, c’est comme la nature que j’aime et qui pourtant ne laisse vivre que les plus fort. Je trouve cela très paradoxale d’aimer quelque chose qui est à l’inverse de ce que l’on est. Bref, je suis un peu dépitée, très stressée, angoissée et je me dis que je me comporte pas comme il faut vis a vis d’elle mais comment faire ? J’habite près de Chalon sur Saône et je voudrais consulter un thérapeute spécialisé en Hp qui pourrait vraiment m’aider et me conseiller.
    Merci à tous

    1. Bonjour Bergerpol,

      J’entends votre angoisse et je capte votre détresse. Je ne veux surtout pas « imposer » mes conseils. Je désire juste vous apporter mon avis sur les mots que vous (m’)avez écrits. J’y ressens comme un appel de détresse. Vos enfants, votre mari et vous-même êtes empêtrés dans le mal être et pour aller vers le mieux il me semble indispensable de vous entourer des bonnes personnes. Des personnes qui reconnaîtront votre souffrance avec les besoins propres à chacun et vous amener à faire de ce qui semble être un fardeau un cadeau. L’hypersensibilité est à mes yeux un joyau précieux dont il faut prendre grand soin car même si elle rend vulnérable elle contribue grandement au bonheur, au plaisir d’exister. Réagissez et peut-être qu’un jour vous apprendrez à voir Votre VIE autrement. Rien de tel que la communication pour défaire des noeuds. Tentez de re-nouer le contact au sein de votre famille en vous faisant bien accompagner. Un thérapeute averti pourrait vous proposer plusieurs voies à explorer. Une prise en charge individuelle avec une thérapie familiale à la clé. Cette réflexion n’engage que moi.
      Vous avez eu la démarche ici d’ouverture en tendant la main pour appeler à l’aide. Faites en sorte maintenant d’aller saisir celle d’une personne compétente qui vous inspirera confiance et vous amènera à Etre mieux, à Etre Vous.
      Bon courage.
      Bien à vous.

      1. Re coucou, Mona, la zébulette à roulettes 😀

        Bon y a eu un beugg là encore ! Je disais donc « Des personnes qui reconnaîtront votre souffrance avec les besoins propres à chacun et vous « amèneront » à faire de ce qui semble être un fardeau un cadeau. »

        Vous avez sans doute remarqué que j’aime bien le verbe « amener ». Bis repetita, voire plus, est aussi une caractéristique chez moi :p

        Je viens aussi de m’apercevoir que vous aviez déjà publié ici. J’ai donc plus d’informations à votre sujet.
        D’ailleurs j’ai trouvé les interventions de Dominique et cybercricri très intéressantes.

        A cette heure-ci j’avoue que mon « arborescence » à moi est plus qu’à la traîne 😀

        Au plaisir ! 🙂

    1. Je vous réponds en privé.

      Mais si parmi les lecteurs certains ont des recommandations, je suis preneuse pour enrichir ma liste qui aide ceux qui me le demandent. D’avance, merci de votre concours !

    2. Bonjour
      Je suis également à la recherche d’un pédo psy spécialisé HPI à Nantes, pour mon fils, non encore testé mais avec forte présomption ; il a déjà vu une psychologue pour un grand mal-être à l’école et a fait ses CE2 CM1 en 1 an, sans pb, à part relationnel avec ses camarades . Maintenant il est en 6e et ses difficultés relationnelles continuent et l’ennui scolaire reparaît…je ne sais plus comment l’aider.
      Merci de votre aide et de vos adresses.

      1. … Et voici que les difficultés des enfants sont évoquées sur un blog qui s’adresse aux adultes… Signe, pour moi, qu’il est encore si difficile de trouver son chemin pour les enfants, alors même que leurs difficultés semblent être bien connues… Alors imaginez pour les adultes…
        je vous réponds en privé, pour les informations dont je dispose, sachant quand même que je vous suggère de contacter AFEP et ANPEIP dont le réseau est national et qui pourront utilement vous aiguiller.

  58. Bonjour à Tous,

    Tant d’années à regarder l’arbre qui cachait la forêt. J’en ai 44. Je ne vous raconte pas ce que j’ai enduré avant d’arriver à me poser ici et tout l’apaisement que je ressens. Pour autant c’est SURTOUT pour mon unique garçon que je viens demander de l’aide. C’est en regardant une émission le 3 octobre dernier que j’ai enfin pris conscience du fonctionnement de mon garçon et des nombreux ressentis de malaise à son contact. Lui aussi est un coeur tendre, un buvard d’angoisse et il nous a, son père et moi, toujours protégés. Et oui les enfants protègent les parents. C’est une réalité avérée.
    C’est le 10 juin 2012 que j’ai percuté qu’il s’est toujours senti coupable d’être victime… Je ne m’étends pas plus sur ce point qui est en lien direct avec l’accident et l’évolution de mon état de Santé.
    Je vais essayer de faire bref. Enfin l’envie y est. Après je ne jure de rien… (sourire)

    Le 22 décembre 1995 c’est en sortant du bloc après une fausse couche que j’apprends que mon bébé de 2 ans et demi est en cours d’héliportage dans un grand hôpital de Montpellier. Il a été traîné par un monstre de transports d’enfants.
    Je vous passe les détails du parcours du combattant qu’il a mené depuis ce jour maudit et des stigmates indélébiles au quotidien.
    Je dirai juste que même si le prix de sa surVIE est indécent tant il est exorbitant, il est un grand MIRACULE.
    A aucun moment je n’ai cessé d’être à ses côtés. Avec mon mari nous avons tout mis en oeuvre pour le soutenir du mieux possible.

    Comme je vous disais plus haut. C’est en découvrant le contenu de ladite émission que j’ai compris pourquoi depuis toujours je sens mon fils comme en décalage, avec un fond de déprime omniprésent, plus prononcé à certains moments… C’est cet été que d’autres éléments et notamment depuis 2 ans m’ont interpellée. Il a toujours été bon partout. Dans toutes les matières à l’école, dans la pratique d’activités extra scolaires (judo, escrime, échecs, dessin aquarelle, pratique du haut bois puis de la basse, à l’adolescence au Conservatoire National de Région de Toulon Provence Méditerranée…) Je repense à une ou deux remarques de la part d’enseignants surpris qu’il réussisse là où la plupart de ses camarades se trompaient. Je me rappelle qu’il m’arrivait de lui dire qu’il allait trop vite et que du coup il zappait certaines infos. Il était étourdi.
    Avec le recul je comprends mieux pourquoi mon père me disait régulièrement que j’allais plus vite avec les mains qu’avec la tête. Je pense surtout que les chiens ne font pas des chats.
    Quand le mois dernier je lui ai demandé de se poser sur la vidéo, lui demandant de venir me voir si « ça » lui parlait j’ai eu la confirmation. Maintenant tant de choses que j’avais captées devenaient claires. Après un grand soulagement partagé il a tout de suite réagi.
    « Et maintenant qu’est ce que j’en fait ? »

    Et bien oui. Il a 21 ans. Il a raté le concours PACES pour entrer en cursus de Médecine qu’il a passé sans conviction. C’est important de le préciser puisqu’il a toujours tout fait « sans effort ». Selon son.. « Si tu savais comme je me suis ennuyé à l’école… »
    L’an dernier il a été admis en seconde année de licence de biologie avec option « cellulaire et moléculaire ». Il a enfin envie de pousser sa pensée dans le domaine de la recherche. A plusieurs reprises je lui ai dit qu’il était fait pour la recherche. Je ne savais pas à quel point je lui livrais une clé de son épanouissement… Mais, parce qu’il y a un mais, il ne sait pas comment arriver à s’adapter au système pour réussir à dégager enfin ce potentiel qui-‘il-étouffe depuis si longtemps. Il a d’excellentes notes lors de contrôles continus, de moins bonnes quand il ne suit pas la norme. Mais lors des partiels il lui arrive régulièrement d’être en état de sidération. Il souffre de ne pouvoir « ingurgiter » des données fondamentales. Il n’a pas de méthode et pour cause. On lui reproche de ne pas donner le développement du raisonnement pour obtenir le résultat.

    « …Pourquoi maman ?… »
    « L’accident a pris toute la place… Puis je m’ignorais moi-même… »

    C’est en furetant sur le net, que je suis « tombée » (Oui, je mets des guillemets car de l’accident s’est déclenché une Saleté En Puissance nommée Sclérose En Plaques par le corps médico-scientifique) et qu’il m’arrive de tomber « pour de vrai »).
    A mon impuissance de ne jamais avoir pu lui prendre quelques souffrances, se rajoute la culpabilité de toujours avoir TOUT relié à ce drame.
    J’analyse. J’ai toujours tout analysé. Trop. J’ai toujours été « trop ».
    Je me sens coupable et je me console en me disant qu’il est TEMPS

    Je terminerai juste mon intervention par la situation actuelle de notre existence. J’ai appris que le Pr L. encadrait des, comme il le dit, grands (adultes) « malades mentaux » en souffrances.
    Aussi j’en suis venue à me poser certaines questions.
    Etant donné que j’ai fait un « diagnostic » officieux je me dis qu’il vaudrait peut-être mieux lui faire passer un test de QI avant de rencontrer ce médecin début décembre. Qu’en pensez vous ?
    Et vers qui me tourner ?
    Peut-être que nous ferions mieux d’attendre les conseils avisés de cet Homme de coeur ?
    J’ai écouté Jeanne Siaud-Facchin parler de son centre Cogito’Z à Marseille. Or il y a aussi le centre Coridys dans le Var où nous habitons.
    Je voudrais tellement l’accompagner au mieux afin que fort de « sa différence » handicapante, il puisse devenir un adulte épanoui dans notre société inadaptée à ce mode de fonctionnement qualitativement différent.
    La France est une fois de plus bien à la traîne. Là où d’autres pays aident les enfants précoces à profiter de leur potentiel. Chacun à son niveau, de manière unique, bien entendu.

    Il est important que je vous précise que si j’en surprends certains parmi vous parce que JE me mets souvent en avant, ce n’est pas parce que mon mari, son papa, a fait moins bien que moi. Non il a fait autrement et tout aussi bien. Nous sommes complémentaires. Il est le pilier de notre trio. Il est bien ancré sur terre et sait gérer son stress. Quant à notre fiston, il est comme moi et nous sommes deux scanners affectifs qui tentent de se frayer un chemin dans cette foule immense au sein de laquelle nous ressentons un immense vide intérieur.
    Je commence à amener mon fils à se dire. Il lâche un peu mais comme je le lui ai dit hier soir,
    « Même si tu ne parles pas, je te capte. Ne l’oublie pas. »
    Il a bien du mal à réaliser ce qui lui tombe dessus. Dire qu’il a obtenu un bac S avec mention en « bullant ».
    Nous lui disions qu’arrivé au stade des études supérieures il devrait se mettre à faire des efforts. Il lui manque juste un mode d’emploie.

    Mon message peut vous paraître long, pas forcément clair. Mais quel apaisement de comprendre enfin pourquoi j’ai toujours eu et j’ai encore du mal à exprimer ce que je me dis dans la tête. Comme je le dis souvent « J’ai le cerf volant plus que lent bien des fois mais finalement il me reste un neurone bien entraîné » 😉
    Oui je beuggue grave comme disent les d’jneusss. « Normal » quand le Système Nerveux Central s’emballe constamment au point d’être en surchauffe et d’en tomber malade. Nous pratiquons l’humour et l’auto dérision depuis l’accident, à notre insu et désormais plus que jamais, pleinement conscients.
    Nous pouvons rire de tout mais pas avec n’importe qui.
    L’accident m’a permis de faire de ma souffrance une force. C’est jour après jour, nuit après nuit, que j’ai tout fait pour enrichir de cette philosophie mon garçon. Résilient ou autre, peu importe, l’important n’est-il pas d’être heureux et entièrement accompli grâce à tout son Etre ?
    La Santé et l’Amour sont, à mes yeux, les deux éléments essentiels à LA VIE
    Tant d’années à dire tout haut que LA Révélation de Ma Vie est Mon Garçon. Je ne me doutais pas un seul instant à quel point IL L’EST
    Il est ce qui m’est arrivé de plus beau, de plus fort sur cette terre.
    Il est « Mon Fils, Ma Bataille ».

    Après une vingtaine d’années de psychothérapie, de psychanalyse, de… Je ne cherche plus. En juillet j’ai entamé une TCC. Je me suis dit « STOP tu te poses » ! J’ai décidé d’arrêter la machine infernale. « Ta mal adie que si tu continuais ça ne t’apporterait absolument rien de bon. »
    Neuf séances d’une heure pour toute Une Vie d’errance.
    NEUF, mon chiffre porte bonheur.
    Mon BB a vu le jour le Neuf et je me destine vers la pratique de la méditation de pleine conscience.
    Dix ans de yoga, de quête pour arriver à me connecter à moi-même et ce n’est qu’après le 03 octobre que j’ai, pour la première fois de mon existence, senti que j’avais atteint mon but. Que j’étais en pleine communion avec mon Etre, que je suis pleine de moi M’M.

    J’aspire enfin à la Paix.
    Mais je l’atteindrai vraiment quand je le sentirai enfin être pleinement aux commandes de SA VIE

    Je me suis encore éparpillée, me laissant emporter par le flot de mes pensées, du déferlement émotionnel de mon coeur et je disais donc que mon message peut vous être « pénible » à lire et pourtant il n’est qu’une goutte d’eau dans Notre océan de douleur.
    Merci de me lire et de m’apporter d’éventuelles réponses.
    Bien à Vous Tous.

    Une maman parfaite avec un tas de défauts 😉

  59. Bonjour,
    J’ai 55 ans et je viens de découvrir que je suis HP. HOU!Ca explique plein de choses en autre cette hypersensibilité qui me fait souffrir au quotidien, cette sensation de différence, ce perfectionnisme chronique envers moi , ma phobie sociale que je suis arrivée à soigner etc.. En faite l’histoire débute ainsi : Ma fille a des problèmes de latéralisation, donc un bilan est fait , en autre un test de QI. Elle est haut potentielle, Eh mon fils ? Il passe les tests et lui aussi est haut potentiel, très haut potentiel.
    Donc, grandes discussions avec le psychologue et le psychiatre qui me suis, et là il sont d’accord tous les deux: je suis haut potentielle. Je regrette qu’ils ne m’en ai pas parlé avant. Pour abréger, il se trouve que mon mari est aussi haut potentiel, mais lui de souffre pas comme moi de l’intérieur. Je dirais même qu’il ne comprends pas. Comment expliquez cela ? Est ce au faite qu’il y ai plusieurs intelligences ? A notre petite enfance vécue différemment ? ou tout simplement qu’il a trouvé une parade pour inhiber sa sensibilité ?
    Bonne journée

    1. Bonjour,
      J’ai envie de questionner, comment se passe la vie de famille quand tous les membres ont cette pensée en arborescence sans pour autant vivre l’hypersensibilité de la même façon ?
      L’image qui me vient dans l’instant c’est une photo de « diplômés » d’une de ces grandes écoles américaines avec cet amusant costume de cérémonie, et ce chapeau carré avec pompon…. Tous les corps sont habillés de la même façon, et pourtant chaque personne est différente, chaque histoire est différente, chaque regard sur les choses est singulier, chaque sensation vécue est propre à chacun, chacune, et chaque instant passé a déposé en soi quelque chose d’unique, une infinitude de quelque chose qui font un monde intérieur, voire un univers intérieur.
      Outre le test qui montre que, il y a aussi les constructions de psyché, les influences astrales de la naissance, les mémoires de la lignée (mémoires transgénérationnelles), les croyances, les structures inconscientes construites, les valeurs éthiques etc etc etc….
      L’aventure intérieure reste donc une sorte de mystère (malgré la volonté humaine de tout classer, normaliser), d’une grande complexité, et il est délicat d’apporter des réponses tranchées, rationnelles, puisque la vie est un mouvement permanent avec des effets permanents.
      J’échange souvent avec différents thérapeutes qui travaillent en énergétique quant aux différences de perceptions selon que nous vivons l’expérience humaine dans un corps d’homme ou dans un corps de femme.
      D’un point de vue du plexus solaire, il est clair que celui de la femme est bien plus ouvert aux influences que celui des hommes, celui du coeur aussi puisque le corps de la femme reçoit la vie, porte la vie, et donne la vie. Les femmes ont donc d’emblée une connexion bien plus puissante au Vivant que les hommes, elles accueillent de façon naturelle et spontanée (même si certaines femmes peuvent être d’un tempérament très « yang-feu-masculin », et se couper de leur senti, comme certains hommes peuvent être très « yin-eau-féminin », et sensibles.
      L’éducation familiale joue aussi un grand rôle, et bien des petits garçons apprennent à ne pas vivre leurs émotions (réservées aux filles) et se coupent littéralement de leur senti de façon inconsciente, à vivre sur le mental sans ressentir.
      D’une façon globale, le monde occidental, sous l’influence des religions, a surtout appris à ne pas vivre les émotions et le senti, à ne pas les exprimer (il y a quelques siècles rire était observé comme la manifestation du diable….), et il semble que ce monde ait besoin de (re)-découvrir que le senti a une importance majeure dans la façon d’appréhender les choses et de faire des choix.
      Alors à mon sens, il est nécessaire d’apporter de la sensibilité à ce monde et nous sommes un certain nombre à vivre avec cette hypersensibilité pour réguler cette pensée devenue trop rationnelle, trop normée et normative, pour laisser place à nouveau aux talents, à la créativité, à la perception nouvelle du vivant, et cela passe par un temps de « transmutation » de ces mémoires humaines accumulées remplies de violence, d’armures, de murailles en tout genre, et sans armure ni muraille ou peu, c’est la pleine vulnérabilité, comme une peau qui serait aussi épaisse qu’un papier de soie tellement fin qui laisse passer la lumière.
      Aussi, je n’ai pas de réponse tranchée vis à vis de votre conjoint et je vais simplement vous faire part de ce que m’exprimait un médecin un jour : « ce que nous voyons de l’autre, c’est la partie émergée de l’iceberg » ce à quoi je vais ajouter, peut être que chez certains c’est déjà une rivière qui coule, ce qui veut dire que la glace a fondue sous l’influence de ce yang solaire, et c’est peut-être la raison pour laquelle il y a cette souffrance de l’intérieur, ce constat conscient ou senti que la vie peut-être bien plus fluide, bien plus douce aussi qu’une lutte permanente, des chocs permanents, à se « taper la tête contre les murs » et peut-être voir des « étoiles », mais qui ne sont plus celles du ciel, celles qui tombent en poussière sur la Terre et nourrissent cette belle nature.
      Ce que certains nomment la dépression existentielle, d’autres l’appellent la « nostalgie de l’âme », cette nostalgie de parfait, de beauté, de fluidité, d’art, de justice, d’équité, de douceur, comme une constante où se sentir sécurisé, dans la chaleur d’un amour bienveillant, où vivre la vie comme un long fleuve tranquille, et l’incarnation nous fait vivre autre chose, à un autre niveau de cette belle perception sensible, là où cet élément minéral peut être aussi d’une très forte solidité, dur comme la pierre de granit…
      Je vous souhaite une belle journée, et si vous habitez non loin de l’océan, d’aller faire une belle ballade pour apprécier la fluidité de l’eau et la dureté de la roche, comme la fluidité de nos sentis et la structure (plus ou moins rigide) de nos « solutions d’urgence » pour traverser l’existence !

      1. Bonjour Dominique,

        En tout cas tu as la pensée en arborescence, mais doublée d’un formidable esprit de synthèse, ton cheminement intérieur tu l’a déjà bien entamé ca se sent dans ton message, tu résumes beaucoup de choses et une trentaine de lignes…. J’ai l’impression d’un Tout résumé dans ce message.

        Tu exprimes toute la dualité qui existe dans des esprits comme les notres : tout et son contraire, vécus à 200 %, rien de lisse, que des aspérités très fortes.

        C’est vrai qu’aujourd’hui, certains essaient de faire rentrer le gros du troupeau dans un moule, mais ca ne marche pas : à force de modeler les personnes, de museler, ces personnes se révoltent de plus en plus : je t’avoue que l’ambiance sociétale qui se dessine depuis quelques mois m’inquiète…. j’espère me tromper, pour une fois.

        On prend le gros du troupeau pour des enfants qu’on éduque pour mieux les aplatir, pour empecher qu’ils n’expriment quelque chose qui mettrait en danger l’organisation de la société montée par certains et POUR certains, à qui cela profite.

        Mais, sortir des normes ne veut pas dire se révolter, mais parfois aussi proposer des choses qui vont améliorer la société.

        bien sur cela suppose un certain danger, ou risque : c’est inhérent au changement. Mais les privilèges de certains peuvent voler en éclats à cette occasion, et ca ce n’est pas admis par ces personnes qui feront tout pour gommer ces aspérités.

        On pourrait en dire long là dessus, mais ma prétention est modeste finalement : le travail à faire est peut etre un peu trop conséquent pour une petite femme comme moi, ou comme toi, mais peut etre qu’en y allant par petits bouts, ca devrait marcher….

        Christèle (pas si petite femme que ca : 1m73 !)

      2. Merci pour votre longue réponse qui est tout en douceur, qui chante presque. Je n’habite pas les bords de mer mais j’aime me promener et laisser mes pensées vagabondées sans essayer de les contrôler.

  60. Bonjour ,

    Que de souffrances , de questionnements et de recherches …avant de tomber par hasard sur votre blog.
    Je me suis fait , plus ou moins , diagnostiquer TDA et traiter à la Ritaline sans grand succès . Je me reconnais tout à fait dans les descriptions et témoignages sans pour autant me considérer comme un surdoué . A vrai dire , ma scolarité peut se résumer en 2 mots : ennui et échec …D’après ce que je lis , ici et là, je suis hypersensible et ça ne s’arrange pas avec le temps .
    Je recherche un thérapeute « surdoué » sur Marseille . Qui me renseigne ?

    MERCI BEAUCOUP !!

  61. Bonjour,
    j’ai lu votre livre, Cécile, en décembre 2012 et me suis fait tester en mars 2014 à la trentaine passée, je soupçonnais depuis mai 2011 ma douance.
    J’ai eu de nombreuses expériences médiocres avec les thérapeutes, ma peine et mon désarroi n’ont d’égale que ma colère.
    Récemment une psychanalyste en fin de carrière très reconnue par ses pairs et par feu un de ses collègues dont je fus analysante (et il ne fut pas le moins bon de mes thérapeutes mais, bon, par idéal non plus), m’a fait mal aux oreilles en assertant ceci (j’avais porté à sa connaissance que je cherchais un thérapeute surdoué et,ou connaissant bien la douance chez l’adulte): « tous les gens qui ont fait des études longues et poussées ont au moins 130 de QI ». C’est pour moi, je pourrais développer, une ineptie, cette chose qu’elle a dite. Qu’en pensez-vous?
    Je pense que cette personne n’y connaît rien à la douance, mais, pire n’y connaît rien, ET ne reconnaît pas ne rien y connaître.
    Le milieu psy est assez désespérant là où j’habite et je ne vais pas très bien et je souffre d’hyperesthésie auditive qui m’est douloureuse et excluante depuis toujours et au quotidien. J’ai cessé de voir le mauvais médecin généraliste qui me l’a diagnostiqué (tardivement, février 2014) et qui ne s’est pas donné la peine, ça et plusieurs choses, de le mentionner dans mon dossier médical, dont je compte du coup lui demander une version complète. La douance, quand je l’ai abordée avec lui, lui a causé de l’embarras. Récemment j’étais tellement pas très bien, j’ai appelé SOS amitié, mais c’est démoralisant, quelquefois j’ai eu quelqu’un qui écoutait un peu bien mais j’ai beaucoup eu de la c****rie au bout du fil (désolée). J’ai beaucoup apprécié votre livre Cécile. Pour moi c’est important qu’il existe.
    Vous y faites une corrélation SEP / haut potentiel, mon père est haut potentiel et atteint de SEP non dégénérative, cela m’intéresserait d’en savoir plus sur cette corrélation, à partir de quoi l’établissez-vous.

    Cordialement.

    1. Merci de votre commentaire 🙂
      Je ne suis pas en mesure de m’engager dans la polémique de façon très documentée.
      QI élevé et études poussées vont de pair.
      Mais « 130 de QI » signifie d’abord et avant tout qu’on a su « passer un test »
      En dehors de toute notion/question d’inhibition intellectuelle ou de handicap cognitif, selon moi, il existe une zone grise qui permet à des personnes intellectuellement très performantes d’êtres testées à plus de 130 de QI ce qui n’en fait pas pour autant des surdoués.
      Quelqu’un qui qui plafonnera à 15 tous les tests sera dans ce cas. Mais là est la limite : certains ne plafonnent pas à 15 et vont au delà.

      Le surdon n’est pas une question de quantité de fonctionnement mais de différence de fonctionnement.
      Inné, il interagit avec la construction identitaire (l’acquis).

  62. Bonjour à vous Cécile
    Bonjour à tous,
    Votre livre m’a beaucoup apporté, m’a rassurée, je suis allée me faire tester. L’autre ouvrage qui m’a donné d’autres pistes très intéressantes est le « Living with Intensity » de S Daniels et M Piechowski (mais je le lis lentement car je ne suis pas fluent).

    Je suis les rubriques régulièrement, et peut-être n’ai je pas vu un post à ce sujet.
    Voilà, je suis en ce moment où mon cerveau sature, impossible de l’arrêter (le jour cela ne me dérange pas trop, je suis plutôt efficace (même si je commence à sentir la fatigue) , mais la nuit, il fait du zèle. Je me lève, planifie beaucoup, essaye en me recouchant la respiration contrôlée, etc. Mais cela ne marche pas vraiment J’aimerais bien dormir, et les insomnies sont quotidiennes. Pourtant je fais très attention aux excitants (j’ai arrêté, le thé, le café, soda divers). Et vous comment gérez vous ces périodes, ce côté là de votre personnalité ?

    Au plaisir d’échanger

  63. Bonjour,

    super blog ! Ça donne pas mal de pistes.
    Mais cet article conforte quelques craintes que j’ai notamment au niveau du choix d’un thérapeute… Quelle plaie ! Surtout quand on a du mal à lâcher prise et à faire confiance !

    Personnellement, je n’ai toujours pas franchi le pas, mais bon, je me dis qu’il va bien falloir que je me jette dans le grand bain et que j’appelle un thérapeute pour m’aider à mettre les mots justes sur certains mécanismes et certaines craintes que je me traîne depuis un moment quand même ! Je pensais d’abord à un kinésiologue car j’en avais consulté un à l’adolescence qui m’avait complètement débloquée en période de crise (même si étrangement, je ne me rappelle absolument pas de la séance !). Mais ne connaissant pas les praticiens de ma région, je laisse traîner…

    J’ai cru comprendre dans les derniers commentaires que vous aviez quelques conseils sur des thérapeutes sur Lyon ou alentours. C’est toujours le cas ? Si oui, je suis preneuse !

    Et quoiqu’il en soit, merci pour ces articles qui m’ont déjà pas mal apporté !

      1. Comme Maude (mais aussi emilie, Delphine , Loula) je suis intéressé par des thérapeutes compétents sur le sujet sur Lyon.
        Auriez vous des adresses à me transmettre ?
        Merci pour votre aide.

    1. Depuis près d’un an, il me semble que la kinésiologie adaptogenèse m’apporte plus en terme de « décoinçage » que tout ce que j’ai pu faire avec des psy. Mais je ne connais personne qui fasse ça du côté de Lyon.

      1. L’alliance thérapeutique est essentielle pour aller mieux.
        C’est ainsi que telle thérapie conviendra mieux à l’un ou à l’autre, en particulier parce qu’il/elle se sent bien avec le thérapeute.
        Dit autrement : toutes choses égales par ailleurs, le thérapeute est à mon sens plus important encore que la thérapie.

        1. Absolument ! Et pourtant, il y a qqs années j’ai eu une psy qui a réussi à me faire croire le contraire, contre toute évidence, et je pense qu’elle n’est pas la seule.
          (à savoir que le/la thérapeute importe peu puisque c’est le « patient » qui fait tout le travail)

        2. Bonjour,
          Je viens de trouver et de terminer votre livre sur différence et souffrance de l’adulte surdoué. Je suis moi-même haut potentiel et mère d’une petite fille de 7 ans haut potentiel également. Pour tout un tas de raisons, nous vivons actuellement au Québec et j’aimerai savoir si nous pourrions rencontrer des personnes qui vivent les mêmes problématiques que nous. J’ai refusé de joindre Mensa car je suis en désaccord avec le « pur » test de QI qui ne prend pas en compte les autres formes d’intelligence. J’ai longuement discuté avec eux sur la question et on m’a répondu que cela permettait d’avoir une sélection des personnes et que l’on fonctionnait comme cela depuis le début de Mensa !!! Quant aux enfants, ils n’existent pas à Mensa : aucune activité pour eux.
          Si vous avez des idées, je prends !
          Krissie.

    2. Bonjour,
      J’en suis au même stade que vous. Pourriez vous me dire où vous en êtes de votre démarche et si votre recherche de thérapeute a été concluante ?
      Merci d’avance

      P.S. ce blog est super mais je regrette que beaucoup de personnes parlent de problèmes à un instant T mais ne poursuivent pas leurs commentaires pour indiquer où elles en sont des mois ou années plus tard.

      1. C’est parfois plus qu’un soulagement de pouvoir poser un fardeau trop lourd en se sachant compris.

        Mais votre remarque est pertinente…
        Cela dit, certains (telle Solstice d’Hiver) n’hésitent pas non plus à l’indiquer quand ça va mieux 🙂

      2. Bonsoir,

        C’est vrai que l’on a tendance à parler quand un problème se pose et puis plus rien. Depuis maintenant un an que j’ai découvert que je suis HP, tout simplement en changeant de psychiatre ( l’ancien est parti en retraite) qui m’a mis au pied du mur : l’ouragan. Depuis je n’ai plus de traitement, je pratique l’EMDR ( qui m’apporte beaucoup) et de la sophrologie que pour rien au monde je raterai. J’ai connu d’autres HP sur ma région et nous allons organiser des rencontres pour partager, se soutenir, s’aider. Bien sur mon hypersensibilité est toujours là mais je sais pourquoi et je relativise mieux. L’ennui, je ne vous en parle pas mais au lieu de m’enfoncer, je sais que je dois trouver de nouvelles choses à faire. Le perfectionnisme qui m’obligeait à ne rien faire car je ne savais même pas que c’était ça et bien maintenant j’avance mieux.
        Bonne soirée
        Sylvie

      3. Olivier A,

        Comment dire mon évolution : les memes caractéristiques sont toujours là : hypersensibilité, flashs d’idées (dans le stress et l’urgence de préférence, le corps qui ne suit pas le cerveau), la mémoire fulgurante, etc…. mais maintenant que je sais, que j’ai mis une étiquette sur tous mes travers et défauts, je gère mieux forcément.

        Après la découverte de la douance, on est le meme, je dirais meme qu’on optimise nos ressources, car on sait qu’elles sont là.

        Disons qu’au lieu que ces ressources agissent en fond, et n’importe ou n’importe quand, maintenant on peut faire appel à elles et si elles surgissent là ou on ne s’y attend pas forcément, on n’a qu’à prendre….. et à se remercier.

        On ne renie plus, on accueille à bras ouverts : pas mal non ?

        Et on progresse vers du très positif.

        Cricri

        1. Oui, entre avant et après, ça ne change rien, on est toujours le même et on fonctionne toujours de la même façon. Mais pourtant, savoir ce fonctionnement change tout.
          Pour ma part, je ne me regarde plus de la même façon, je vois une autre personne. On pourrait dire qu’enfin je me suis réveillé, qu’enfin je me connais. J’ai toujours les mêmes difficultés qu’avant mais comme je sais pourquoi, elles n’ont plus du tout le même impact destructeur, je les évite simplement.
          Cette nouvelle vision de moi même a aussi impliqué des changements importants dans ma vie: couple cassé, travail quitté pour enfin m’épanouir dans une activité (que je créé) qui a du sens pour moi… Il y a là une transition qui a commencé il y a plus d’un an, et qui devrait durer une petite année encore avant que je me sois stabilisé.
          Bref, à part un message au moment de la révélation, un autre maintenant, et un prochain dans un an, que dire de plus? Il y a aussi l’aspect discussion avec des gens que je ne connais pas du tout qui m’empêche de parler avec plus de détails. Même si je ‘sens’ la personne à travers ses écrits, j’ai encore du mal à me faire confiance sur la justesse de cette impression…

      4. Je vous remercie beaucoup (Cécile, Sylvie, cybercricri, palcire) pour vos retours encourageants.
        Je suis désormais bien décidé d’aller au bout de la démarche
        détection de la douance (ou pas) et collaboration avec un thérapeute (merci à Cécile pour les coordonnées fournies).
        S’il y a des personnes dans le coin de Lyon qui sont prêtes à partager leur expérience, j’en serais très heureux.
        A bientôt. Olivier

  64. Bonsoir,
    Sur les conseils de Cécile, je lance un appel ici, à savoir si quelqu’u-(ne) d’entre vous auraient des thérapeutes à me conseiller sur le secteur de Metz -57- en Moselle svp.
    Merci d’avance pour votre aide précieuse et bien à vous

      1. Si vous avez les coordonnées d’un thérapeute en Moselle, je suis preneuse – j’ai très peu de coordonnées dans le Grand Est et pourtant pas mal de demandes.

  65. ça faisait bien longtemps que je n’étais pas revenu ici, ça fait plaisir de voir que le blog est toujours actif. 🙂

    Je ne sais pas sur quelle page ou article dois-je poser cette question, alors je la poste ici.

    Comment fait-on pour exploiter au mieux ces capacités intellectuelles ? Pour sortir de cette inertie qui donne vraiment l’impression de fonctionner au ralenti, et d’être anesthésié intellectuellement ? Le pire c’est que c’est une question qui revient sans cesse…

    1. Bonjour Svad

      Bonne question… Mes éléments de réponse :
      – ce qui nous tentait enfant est toujours d’actualité à l’âge adulte (j’ai réalisé ça le jour où j’ai réalisé que mon métier de développeur urbain passionnée de Méditerranée n’était jamais que la prolongation de ma passion d’enfance : l’archéologie mésopotamienne) = ce que nous faisons naturellement doit être considéré comme adaptable en compétence professionnelle.
      – Trois mots : Contrôle, Sens et Challenge. Le dosage entre
      * le degré de contrôle que l’on peut avoir sur son activité (les objectifs à atteindre la façon de les atteindre, les conditions (ambiance, hiérarchie, collègues de travail…) dans lesquelles on y travaille)
      * le sens que l’on trouve à son activité
      * l’intérêt que cette activité représente au sens : émoustiller nos neurones au quotidien
      Ce dosage doit représenter systématiquement un verre au moins à moitié plein (on ne se pose pas de question)
      Dès qu’on commence à se poser la questio de savoir si le verre est à moitié plein ou à moitié vide, on entre dans une zone de risque.
      Dès que le verre apparaît comme plutôt vide, on n’est pas au bon endroit.

      Pas d’autre idée pour l’instant

  66. bonjour,
    je viens de découvrir votre site et j’ai lu pas mal de commentaires. J’aurais aimé comprendre quel est l’intérêt de se faire diagnostiquer sachant que de toute façon on n’est pas sûr du résultat du test ? Est-ce que le diagnostic aide au quotidien parce qu’on se fait une raison ou parce qu’on se console en se disant qu’on a « un truc en plus » que les autres ? ou qu’on fonctionne différemment ?
    Dans les explications sur la « surdouance », je n’ai d’ailleurs pas été convaincue qu’il puisse y avoir clairement deux catégories de personnes, les gens qui le sont et ceux qui ne le sont pas. Il me semble au contraire qu’il y a une palette de possibilités et qu’on n’ait non pas « un chaînon manquant » comme j’ai pu le lire dans un commentaire, mais plutôt un gradient évoluant sur plusieurs teintes, dont beaucoup n’ont pas été référencées. Ce qui explique d’ailleurs les réserves faites au sujet des tests par ce site.
    Enfin, puisque beaucoup de personnes ont l’air de chercher des thérapeutes. Y a t’il une vraie différence quand le thérapeute prend en compte ce paramètre ? et comment ? Il semble déjà y avoir une quantité de thérapies différentes… qui peuvent marcher ou faire du bien sans que ce paramètre soit pris en compte. Pensez vous qu’il soit prédominant dans un mal être par rapport à une histoire familiale, à des violences ?
    Ne pensez vous pas, pour finir, qu’il puisse y avoir des « surdoués » (j’ai du mal avec ce terme) heureux ou du moins ne se sentant pas en distance par rapport au monde, parce qu’ils ont su par leur grande flexibilité, s’adapter ? et ceux là par leur absence des cabinets de consultation ne seront jamais diagnostiqués et ne rentreront jamais dans les statistiques.
    merci

    1. Bonjour Korona

      « quel est l’intérêt de se faire diagnostiquer sachant que de toute façon on n’est pas sûr du résultat du test ? »
      Excellente question – Elle vous sera d’ailleurs posée d’entrée de jeu par le/la thérapeute qui vous accueillera.
      Au final, le compte-rendu doit mettre en avant vos points de forces et vos faiblesses (chez un surdoué, on va souvent voir apparaître le perfectionnisme qui fait contre-performer lors des tests minutés par exemple : la survérification conduit à ne pas finir un test dans le temps imparti alors que sans vérification particulière, il serait terminé depuis longtemps – la passation du test peut aussi mettre en lumière les difficultés dues à la dyslexie par exemple (un handicap nécessaire à mentionner avant la passation du test car il en fausse les résultats))

      « Est-ce que le diagnostic aide au quotidien parce qu’on se fait une raison ou parce qu’on se console en se disant qu’on a « un truc en plus » que les autres ? ou qu’on fonctionne différemment ? »
      Le diagnostic aiderait plutôt au quotidien pour favoriser l’atteinte d'(ou le retour à)un équilibre personnel.
      Un surdoué finit parfois par penser qu’il EST mauvais, alors que c’est ce qu’il FAIT qui n’est pas dans les clous par rapport aux attentes du groupe norme (ça fonctionne un peu comme l’éducation : vos repères « éducatifs » ne sont pas ceux des « autres »)
      Le diagnostic doit donc vous aider à comprendre les points sur lesquels vous pouvez vous appuyer pour développer des stratégies qui vous permettront, non pas de vous fondre dans la norme (vous seriez déséquilibrée), mais de vous faufiler au milieu des attentes de la norme.

      « Dans les explications sur la « surdouance », je n’ai d’ailleurs pas été convaincue qu’il puisse y avoir clairement deux catégories de personnes, les gens qui le sont et ceux qui ne le sont pas. Il me semble au contraire qu’il y a une palette de possibilités »
      Vous avez raison : on ne peut pas dire qu’il y a un seul type de surdoué. Il en est des surdoués comme des autistes : il faudrait plutôt parler d’un « spectre du surdon » comme on parle d’un spectre autistique.

      « Y a t’il une vraie différence quand le thérapeute prend en compte ce paramètre ? et comment ? »
      je vous renvoie au billet rédigé sur l’importance d’être pris en charge par un thérapeute sensibilisé au surdon : un(e) surdoué(e) est membre de la communauté humaine. A un moment ou un autre il lui faudra interagir avec des personnes qui ne fonctionnent pas de la même façon – donc apprendre quelques règles de communication (un peu comme apprendre un autre langage).

      « Il semble déjà y avoir une quantité de thérapies différentes… qui peuvent marcher ou faire du bien sans que ce paramètre soit pris en compte. Pensez vous qu’il soit prédominant dans un mal être par rapport à une histoire familiale, à des violences ? »
      C’est vrai, certaines thérapies sont vraisemblablement mieux adaptées que d’autres. Je sais que lorsqu’il y a traumatisme, l’EMDR est recommandée. Mais le courant Gestaltiste apparaît aussi comme très bénéfique aux besoins sensibles des surdoués (l’idéal est alors de trouver un thérapeute EMDR et Gestaltiste ! heureusement, ça existe).
      Ce qui est fondamental, c’est d’abord la relation avec le/la thérapeute (la fameuse alliance thérapeutique) qui va vous permettre d’accepter d’entendre certaines propositions et ainsi d’évoluer.
      Attention, bien sûr, à écouter la petite voix au fond de vous qui vous fait sentir si votre écologie personnelle est respectée ou non.

      « Ne pensez vous pas, pour finir, qu’il puisse y avoir des « surdoués » (j’ai du mal avec ce terme) heureux ou du moins ne se sentant pas en distance par rapport au monde, parce qu’ils ont su par leur grande flexibilité, s’adapter ? et ceux là par leur absence des cabinets de consultation ne seront jamais diagnostiqués et ne rentreront jamais dans les statistiques. »
      Une personne surdouée est d’abord une personne.
      C’est d’abord quelqu’un qui a construit son identité à partir d’une histoire familiale et personnelle : l’alchimie est propre à chacun et aboutit à un adulte construit d’une certaine façon. Equilibré ou bancal.
      Le surdon (sensibilité / intensité / tension dynamique interne) vient en rajouter une couche : pour le meilleur ou pour le pire.
      Ainsi, oui, et heureusement, il y a des tas de surdoués qui n’auront jamais besoin d’être identifiés comme tels et qui ne passeront jamais par la case thérapeute.

      Mais pour ceux qui passent par la case thérapeute, il suffit parfois de dire que c’est « juste » ça, pour aider à faire refleurir une vie (même s’il y a quand même parfois du boulot thérapeutique !)

      Bonne journée !

    2. « quel est l’intérêt de se faire diagnostiquer sachant que de toute façon on n’est pas sûr du résultat du test ? »
      Pour moi, le test a permis de conforter ma quasi certitude que je suis hp, et m’a enfin donné des éléments d’explication de mes ratages (j’ai appris que je suis dyspraxique) ; le test m’a donné des éléments factuels expliquant mon fonctionnement.

      Attention, on ne le redira jamais trop : choisissez très soigneusement votre psy, certains sont absolument incapables d’analyser correctement les résultats des tests, on a ici de nombreux témoignages désespérants (par exemple QI total calculé alors que l’hétérogénéité des résultats ne permet pas de le faire).

      « Est-ce que le diagnostic aide au quotidien parce qu’on se fait une raison ou parce qu’on se console en se disant qu’on a « un truc en plus » que les autres ? ou qu’on fonctionne différemment ? »
      Le diagnostic m’a aidée en me faisant comprendre que ce n’était pas la peine de continuer à voir des psy pour essayer de devenir « normale » puisque je ne le suis pas, pas plus que je n’ai les yeux bleu ou ne suis-je grande. J’ai donc abandonné cette recherche de normalité pour me concentrer sur la connaissance et l’acceptation de ce que je suis vraiment. Je suis différente, je l’assume, j’apprends à faire avec, je me torture beaucoup moins qu’avant.

      « Il me semble au contraire qu’il y a une palette de possibilités et qu’on n’ait non pas « un chaînon manquant » comme j’ai pu le lire dans un commentaire, mais plutôt un gradient évoluant sur plusieurs teintes, dont beaucoup n’ont pas été référencées. »
      Certains pensent qu’il y a sept, huit ou neuf formes d’intelligences différentes et je suis assez d’accord avec ça (il en est question qqpart sur ce blog).

      « Y a t’il une vraie différence quand le thérapeute prend en compte ce paramètre ? »
      Oui, vous trouverez sur ce blog ou en discutant sur le tchat (qui survit encore, apparemment) que des surdoués ne sont pas reconnus comme tels par leur psy et sont abusivement traités pour de la bipolarité ou du border-line ou de la dépression, ce qui n’arrange pas leur état, loin de là, surtout que les surdoués réagissent souvent bizarrement aux médicaments… Être reconnu pour qui on est, quel que soit ce « qui », est primordial, la douance n’explique pas tout mais explique quand même beaucoup, de nombreux témoignages le confirment.

      « Ne pensez vous pas, pour finir, qu’il puisse y avoir des « surdoués » (j’ai du mal avec ce terme) heureux ou du moins ne se sentant pas en distance par rapport au monde, parce qu’ils ont su par leur grande flexibilité, s’adapter ? et ceux là par leur absence des cabinets de consultation ne seront jamais diagnostiqués et ne rentreront jamais dans les statistiques. »
      Si, bien sûr ! Et heureusement. Mais les gens heureux n’ont pas d’histoire, et le problème est pour toutes les personnes qui souffrent, c’est pour ça qu’on parle d’elles et pas des autres (les surdoués heureux, on en parle, bien sûr, mais pas ici : ce peuvent être les artistes ou les scientifiques de haut niveau qui ont réussi).

      Attention à l’EMDR dont parle Cécile, dans les cas de traumatisations chroniques (par exemple histoire familiale lourde, négligences ou maltraitances chroniques…) ; dans ces cas-là, le/la thérapeute doit être formé-e à la traumatisation chronique, à la dissociation qu’elle entraîne, sinon l’EMDR peut ne rien arranger voire aggraver la situation.

    3. Bonjour Korona,
      Cécile et Tournevis ont longuement répondu à vos multiples questions, et je vais en faire de même, en témoignant de mon expérience.

      L’intérêt de se faire diagnostiquer, pour moi, dans mon expérience de vie, totalement thérapeutique, car il me permet de clarifier les choses, de me sentir « normale » chez les hors-normes, c’est à dire de découvrir que le cumul des attitudes et comportements jugés et étiquetés en permanence, sont en réalité la conséquence immédiate de cette structure différente de la psyché et du décalage que cela génère. Pour ma part, l’effet a été profondément libérateur.

      Bien sûr, il y a nécessité de vivre un chemin intérieur personnel, pour prendre sa responsabilité d’être, accueillir ce qui est, et développer de la bienveillance envers soi, ce qui a souvent manqué chez certains (et chez moi) par incompréhension du cumul des « loupés » en tous genres qui n’en étaient pas forcément. A présent, je regarde mes réussites, dans mon intime, en face à face avec moi-même.

      Le diagnostic ne fait pas tout, et ce n’est pas un fin de quelque chose en soi, ni même un commencement, c’est une continuité avec une vision autre.

      Pas de clonage chez les surdoués, chaque être est unique, HPI/HPE ou pas, et les histoires de vie le sont aussi. Toutefois, cette pensée en arborescence, et l’hypersensibilité qui va avec sont remarquables, et influencent considérablement la façon d’agir et de communiquer.

      En ce qui concerne les nombreuses thérapies possibles, le « surdon » du thérapeute ou sa sensibilité à l’égard de cette singularité est un plus, car l’écoute dans la neutralité et l’empathie sont nécessaires, tout autant que l’identification du langage qui peut paraître décousu parce que trop rapide et qui ne l’est pas (trop de pensées en même temps qui se bousculent).

      Personnellement, je n’apprécie pas les pratiques protocolaires qui identifient l’être humain à une sorte de machines préprogrammées. Même si des constantes psychologiques sont observables, le piège reste toujours le même, considérer que le thérapeute (ou le psy) possède le pouvoir de la guérison et le mieux être, et s’attendre à vivre autrement du jour au lendemain. C’est un leurre total, tant d’un côté que de l’autre, et l’espace de parole est souvent réduit, voire inexistant, alors qu’il est nécessaire de pouvoir (enfin) s’exprimer en toute liberté, en se sentant sécurisé(e).

      Vivre en accord avec soi, avec tout de soi demande de s’investir, sur le long terme, et d’apprendre à se repositionner dans sa vie, avec son histoire, aussi lourde soit-elle, en confiance (ce n’est pas tous les jours facile).

      Un accompagnant quel qu’il soit permet de rester motivé(e), et de se sentir soutenu(e) le temps d’une transition nécessaire. Au delà, c’est de développer de l’autonomie en explorant ce qui apporte de la satisfaction, en réapprenant à se faire confiance, et en savourant sa propre progression. L’équilibre et l’harmonie sont souvent manifestés sous forme de petits bonheurs très simples.

      Depuis quelques mois, je « teste » l’EMDR pour des traumatismes de l’enfance. Il y a des années que je pratique tout un chemin pour la guérison des blessures intérieures, et je connais la nécessité de remonter à la source. Cette pratique (emdr) demande d’avoir développé un lien fort corps physique-esprit, ce qui est souvent absent voire insuffisant du fait de la surrefficience mentale. Lorsque le chemin d’ouverture à soi est continu, des améliorations sont notoires, même si ces séances font encore remonter tout un tas de ressentis à la surface.
      Personnellement, j’ai combiné et pratiqué plusieurs approches différentes pour relier le corps et l’esprit, et j’ai surtout accepté de prendre soin de moi, de ma vie, en laissant le monde à distance, pour me retrouver moi-même, accueillir, aller avec ce décalage, dans le non jugement et la bienveillance.

      Y-a-t-il des surdoués heureux ?
      Je rejoins l’avis de Tournevis, sûrement, et ils « n’ont pas d’histoire » puisque c’est ainsi que l’on définit les gens heureux.
      En vérité ils en ont une aussi, mais comme les chemins sont uniques, ils ont probablement des composantes qui ont fait qu’ils ont trouvé leur équilibre.
      J’ai lu récemment un article à propos des HP dits « complexes », et ceux dit « Laminaires » – Blog de Delphine Basson

      http://www.scoop.it/t/surdouance-precocite-hauts-potentiels?r=0.04406892697694054#post_4022870070

      Selon cet article, les profils HP « laminaires » s’adaptent plus facilement que les profils « complexes », il y a donc encore beaucoup de différences, dans la différence… !

      D’une façon globale, la construction intérieure, ainsi que l’équilibre dans les différents domaines de vie varient d’un individu à un autre, c’est l’expérience humaine qui est ainsi, et le « connais-toi toi même, et tu connaîtras l’univers et les dieux » reste d’actualité pour chacun et tous.

      Apprendre tout au long du chemin, apprendre à se connaître, se rencontrer soi au delà des conditionnements, des croyances, des mémoires, créer sa vie conscient(e) de ce pouvoir créateur, engagé par la pensée, la parole, les actions, et les conséquences induites, c’est peut-être cela toute l’expérience humaine, et c’est peut-être un « plus » d’arriver avec ce haut potentiel, même si le chemin est difficile de part l’hypersensibilité et le décalage. La fameuse « norme » très manifestée en occident ne simplifie pas les choses.

      Alors en conclusion, je vous souhaite un beau chemin de découverte de vous, de nouvelles rencontres pour vivre ce nécessaire « miroir », et une guérison durable, si vous faites partie de ceux et celles qui ont cela à leur « programme » d’évolution.

      Bien à vous toutes et tous, et merci de vos réponses.
      Poursuivre les lectures sur le sujet continue de m’aider au quotidien.

        1. Merci Cécile pour ce billet.

          Plus j’explore le sujet des hauts potentiels, plus je ressens que nous sommes peut-être bien loin de définir ce qu’est vraiment l’intelligence, à vouloir sans cesse rationaliser, à partir d’un mode de fonctionnement séquentiel, voire binaire.

          Au passage du Wais, je n’ai pas eu beaucoup d’informations quant aux écarts importants entre certains subtests, si ce n’est que ma pensée globale va beaucoup trop vite par rapport à ce que mon corps peut « traduire » en geste, et supporter en quantités d’informations à « matérialiser »! Donc résultats dits « hétérogènes ».

          Pour en revenir à l’observation « complexe » et « laminaire », il me paraît plus cohérent d’évoquer le surdon avec la complexité, puisque c’est la toute première attirance, et la pleine « nourriture » pour ce cerveau qui adore les systèmes complexes, non pour ce qu’ils sont mais bien pour tous les liens qui peuvent être observés entre des systèmes qui en apparence ne se connectent pas les uns avec les autres. Et cette perception reste bien au niveau du senti, du « capté », de la « claire-vision » (voir dans l’invisible et/ou en écran interne).
          Ces constructions subtiles qui semblent « normales » avec cette arborescence, vont souvent au delà de l’entendement humain  »intellectuel » et rationnel, et c’est là que les choses deviennent difficiles à vivre.

          Si seulement nous pouvions juste observer un mouvement d’évolution globale, plutôt que de chercher encore à mettre des croix dans des cases.

          Concernant l’EMDR, et les propos de Tournevis quant aux dangers de cette pratique en cas de traumatismes successifs et accumulés, j’ai questionné la psychologue avec qui je vis cette expérience nouvelle, et quoi que faisant partie des « traumatisés » à répétition, il apparaît que ma connexion corps-esprit, avec un lien très fort dans le senti, me permet de « laisser mon corps parler à sa façon », pour me libérer.
          Ces blocages corporels que je vis avec des douleurs intenses avant la séance, voire la veille, je les accueille avec émerveillement, de sentir et d’observer comment mon corps m’aide à sa façon, en faisant remonter à la surface les sensations vécues enfant, et mettre en évidence les connexions faites à ce moment là dans mon cerveau.

          Les prises de conscience dans l’instant (pendant la séance) en terme de compréhensions subtiles agissent immédiatement pour la libération des traumatismes. Bien sûr, pour moi, cela est consécutif à un long cheminement déjà accompli.

          J’observe encore combien il y a bien nécessité de laisser de côté pour un temps toutes les croyances intellectuelles et conclusions livresques, pour sentir en soi, vivre cette intelligence du corps, et apprécier davantage encore la perfection de la nature.

          Ce constat me montre combien mes recherches et pratiques en énergétiques me « sauvent » la vie, et comment mon approche du corps intelligent-connaissant (intelligence de la nature et MTC) est pertinente à « comprendre » cette complexité vibratoire pour la capter simplement par l’hypersensibilité, donc ce que nous nommons plutôt le cerveau droit, et « décoder » dans l’abstrait ces messages du corps comme un chemin qui permet la guérison, et ramène à l’équilibre et l’harmonie.

          Donc de plus en plus, il me semble que certains de mes états d’être que je nomme « autistiques » sont en vérité une compréhension supérieure intuitive que les sciences ne peuvent peut-être pas encore appréhender, faute d’accepter que nous sommes d’abord des ignorants apprenants qui avons besoin de découvrir, d’expérimenter, d’explorer, plutôt que de déduire et de conclure rapidement.

          Je m’interroge donc davantage quant à l’autisme, qui est peut-être de mon point de vue un état de conscience autre pour se préserver soi d’un monde qui est perçu comme une trop grande violence à vivre, et c’est bien l’amour, l’écoute, l’empathie et le non jugement que nous devrions nommer « intelligence supérieure », et base de croissance de toutes les autres.

          Enfin ! ça reste un point de vue très personnel…

          Belle journée à toutes et tous.

          1. Bonjour,
            « et c’est bien l’amour, l’écoute, l’empathie et le non jugement que nous devrions nommer « intelligence supérieure », et base de croissance de toutes les autres. »
            Comme je vous suis totalement dans votre point de vue !
            J’ai malheureusement eu plusieurs mauvaises expériences avec des HPI, autant personnelles que professionnelles… Bien sûr, ces personnes n’ont pas été forcément diagnostiquées, d’ailleurs, je ne le suis pas non plus. Mais contrairement à tout ce que j’ai pu lire, j’ai trouvé un équilibre personnel avec un compagnon qui me semble non HPI. Je pense avoir plus souffert de relations conflictuelles avec des « surdoués », peut être parce que je pensais qu’on se comprenait, alors que ce n’était pas forcément le cas. J’ai découvert cette notion de « surdouance » chez des anciens patrons qui en abusaient pour s’excuser de conduites inadmissibles auprès de leurs employés (je t’engueule, c’est parce que je suis hyper sensible, je te dévalorise, c’est parce que je suis perfectionniste, c’est normal je suis HPI). Dans ma famille, où les HPI sont nombreux, les conflits ont été également nombreux et dévastateurs … Etes-vous d’ailleurs plus à l’aise vraiment avec d’autres HPI ? je ne parle pas seulement de discussions interminables occasionnelles mais d’expériences de vie et d’expériences professionnelles quotidiennes ?
            Les thérapies que j’ai effectuées (psychanalyse et psychothérapie classiques) me semblent marcher, puisque je vais mieux après plusieurs épisodes dépressifs, les médicaments me calmaient quant à moi, peut être trop… la parole comme libération et le bon sens du thérapeute ont peut être bien fait leur effet malgré tout… mais je garde vos conseils en tête.
            Merci à vous pour vos réponses.

  67. En un pm j’ai lu la moitié de votre livre. Comme avec tous les autres livres et écrits sur le sujet je me retrouve à 95% dans les descriptifs.Par contre , 2 de mes enfants ont passer un test pas concluant mais ayant des problèmes de dys. toutes les, 2 sans être considérée comme surdouées(C’est en cherchant sur les comportement étrange de mon ainée que je nous ai reconnu dans le descriptif de la douance). Mon mari a les mêmes décalages sur le monde que moi et on s’entend à merveille (D’ailleurs c’est le seul avec qui je n’ai pas de double personnalité), il a cependant des passions plus durable que les miennes (J’ai un atelier avec plusieurs projets en branlent qui ne sont pas terminés, des dizaines de sujets de recherches en cours(pour mon plaisir)) Je nous décris souvent comme une famille extraterrestre qui est ici pour comprendre et apprendre le monde… Je me sens vraiment perdue dans ce monde tellement trop et pas assez à la fois. Je n’arrive pas à bien synthèser mes paroles ou écrits, car ma pensée est trop rapide. C’est difficile à vivre car je me suis forgée une personnalité naïve,gentille, distraite et bavarde( bavarde de sujets superficiels, afin d’éviter que les autres parlent d’eux et se confient à moi, de leurs problèmes(je les attire) et je me sens impuisante face à leur souffrance dont je voudrais les sauver) et parfois il y a un tel décalage entre ce que je voudrais réellement dire et faire comprendre à la face du monde et les imbécilités que je dis, que j’évite tout contact social. J’ai arrêter de travailler par épuisement de jouer ce rôle, l’hypocrisie sociale dans laquel l’on vit me tue. Avec le test négatif de mes 2 filles je ne crois pas être hp et mon mari non plus, si non elles le seraient elles aussi (malgré qu’elles soient brillantes, imaginatives et très artistiques). Je me sens encore faire parti d’une catégorie autre ente normal et hp, sans être normal!!
    Est-ce que cela ce peut comme un chainon entre les deux?

    *Désolée du désordre c’est difficile pour moi l’écriture tout passe réellement trop vite dans ma tête pour un commentaire (que je n’ai pas réfléchi et corrigé des heures auparavant avant de le publier)et je suis surment un peu dys moi aussi.

    1. « Par contre , 2 de mes enfants ont passer un test pas concluant mais ayant des problèmes de dys. toutes les, 2 sans être considérée comme surdouées »
      « Avec le test négatif de mes 2 filles je ne crois pas être hp et mon mari non plus, si non elles le seraient elles aussi (malgré qu’elles soient brillantes, imaginatives et très artistiques) »

      encore un-e psy sous-doué qui ne sait pas analyser correctement les tests ? avec des pbs de dys, il y a probablement de fortes hétérogénéités dans les résultats qui font que le QIT n’a aucune signification ?

    2. Bonjour Eve,
      Comme je me retrouve dans ton commentaire! Un mari probablement HP qui a refusé de se faire tester, deux petites filles qui en ont aussi les caractéristiques mais dont les test n’ont pas révélé de précocité. Je peux juste dire que ma fille a répondu à 8 ans aux questions du test mensa en ligne en jouant à la tablette avec son père, et a même corrigé nos erreurs…Mes résultats sont hétérogènes, et positifs d’après une psy qui ne m’a pourtant pas fait une forte impression.
      Alors, j’ai laissé tout ça de côté; parce que ma petite famille de terrestres extras comme je les appelle a pourtant drôlement bénéficié de toutes les lectures et recherches que j’ai faites, test positif ou pas. Ca a libéré a fille aînée d’être autorisée à être sensible (pleure si tu trouves les autres nuls, tu as le droit!!!), et a incroyablement remonté ses notes après un CE1 et CE2 calamiteux, mon mari s’autorise à montrer ses capacités au bureau (avant il se taisait pour ne pas faire peur aux autres), et ma petite dernière vient également de rattraper deux ans en deux mois de travail avec moi (j’ai arrêté de travailler provisoirement suite à gros ras le bol aussi et pour gérer des événements familiaux un peu à la chaîne), elle retrouve le goût d’apprendre et commence à se faire des amies après deux ans d’isolement dans sa classe.
      Je me suis posée aussi la question du chaînon, mais quel besoin de vouloir absolument mettre ses enfants dans des cases? On le voit bien qu’ils fonctionnent différemment, et nous seules pouvons les aimer suffisamment, faire preuve d’humour et de patience pour dédramatiser les échecs, les écouter pour savoir ce qui leur convient le mieux, leur permettre d’aller à leur rythme, rendre l’apprentissage ludique, leur redonner confiance en eux, comprendre qu’ils meurent parfois d’ennui en classe, que leur main ne va pas aussi vite que leur cerveau, qu’ils étouffent aussi de sur adaptation (comment souligner correctement? Je n’y arriverai ja-mais e suis nulle) , que les copains qui les harcèlent ça fait des erreurs dans les cahiers parce que ça prend toute la place dans leur tête, etc etc.

  68. Bonjour,

    Suite à la lecture de votre livre « Différence et souffrance de l’adulte surdoué », je me permets de vous contacter car je recherche un thérapeute spécialisé dans l’accompagnement des personnes à Haut Potentiel en région Rhône-Alpes et plus précisément sur Annecy ou Lyon.

    Il s’agit là d’un accompagnement global comme celui que Perrine Vandamme décrit page 227 de votre livre, et plus spécifiquement pour ce qui me concerne, une remobilisation autour d’un projet professionnel.

    Je vous remercie pour toutes les pistes susceptibles de m’aider.

    Delphine

  69. Les multiplies thérapeutes, et les multiples thérapies… médicamenteuses (dans médicamenteuse il y a menteuse!), avec les multiples effets secondaires qui nous épuisent et nous font souffrir, parfois définitivement (notamment les kilos pris).

    Le tout pour 0 amélioration.

    Difficile de dire si je suis surdouée (d’après les tests, pas particulièrement), mais nul doute que je me retrouve dans toutes ces souffrances, errances, sentiment perpétuel de décalage voire d’injustice (surtout auprès des proches); sans compter l’égo, qui, parce qu’il est quasi mort, continue à me mener dans des contrées douloureuses; comme vous l’avez très bien décrit.

    1. Je vous invite à lire les billets relatifs aux tests de QI : sans chercher absolument à voir des surdoués partout, il faut quand même en relativiser la portée, et surtout bien comprendre ce qui peut en biaiser le résultat.

      Autre piste : dans la mesure où vous seriez surdouée non détectée, les médicaments ne fonctionnent pas sur/avec vous comme sur/avec tout le monde.
      Outre le fait que nombreux sont les surdoués qui témoignent de ce que les antidépresseurs n’ont que peu d’effets (voire pas d’effet) sur eux, votre foie ne métabolise pas de la même façon : L’article de Régis Blain sur le sujet sur son blog (Cyclothymie et Vérité) est très éclairant.

      Bonne journée

  70. Ressentis gênants, émotions, sensations de vide, de pression cérébrale…

    Voilà, c’est fait, enfin, Zèbre officiel, testée et authentifiée. Une drôle de journée qui commence par l’angoisse, non de passer le test (un peu quand même), mais surtout parce ma petite minette de 7 mois n’est pas rentrée la veille au soir, (je l’ai appelée jusqu’à 1h30 du matin), pas plus qu’elle n’est à la fenêtre ce matin, ni lorsque je suis de retour de Bordeaux. Des rafles d’animaux ont lieu régulièrement et j’ai déjà perdu une autre minette de cette façon. Donc, perturbée…

    Mon vécu du test, des moments de stress, le contre la montre, envie de partir en courant à certains moments, le ressenti permanent de ce conditionnement à suivre une consigne (enfant soumis obéit), des moments de pressions intenses avec ce cerveau pas content à certains exercices, et un cerveau droit très boosté par rapport au gauche ! (je suis gauchère, ceci explique peut-être cela). Bizarre donc de solliciter le cerveau à des exercices aussi inhabituels…

    Grand bonheur ! Ma minette vient à l’instant de rentrer trempée et affamée, ouf !, et c’est un autre soulagement pour la journée, le premier c’est le sentiment de lâcher un gros poids, de valider quelque chose qui donne comme un espace de liberté, fini le doute.
    Merci Cécile, et merci à toutes et tous, d’avoir souvent témoigné sur le nécessaire d’aller jusque là. Je suis contente de moi…

      1. Je souhaite que cette « reconnaissance » vous apporte un réel soutien. Pour ma part le stress et l’angoisse ont été si intenses que les résultats sont perturbés et atypiques (haut potentiel cognitif et éléments en faveur d’une surdouance…)
        Heureuse pour vous et pour la petite minette qui doit vous apportez bien du réconfort. Les chats et les surdoués, surtout hypersensibles, sont fait pour s’entendre !

        1. Les résultats sont-ils « faussés » et atypiques parce que vous étiez stressée, ou étiez-vous stressée parce que vous êtes atypique (par exemple dys- qqchose) ?
          C’est mon cas et me savoir dyspraxique m’a apporté plus de soulagement et de solutions que si on m’avait fait croire que mes résultats bizarres aux tests étaient dus au stress.

  71. Un truc qui pour le moment m’apporte beaucoup d’apaisement, une forme d’acceptation de ce qui est, c’est la lecture d’Épictète que j’ai découvert à travers un livre qui m’a beaucoup plu : « Harry Potter à l’école de la philosophie » de Marianne Chaillan. Sans doute, il faut apprécier l’oeuvre de J.K. Rowling, et je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’écrit Marianne Chaillan (à mon avis, J.K. Rowling est encore bien plus subtile que ne peut le comprendre M. Chaillan) mais ça m’a aidée à connaître quelques grands philosophes, que je connaissais très mal, et à découvrir Épictète, dont je trouve la lecture très apaisante. Il est possible que les séances de kinésiologie « adaptogenèse » fassent aussi leur oeuvre 🙂 Et des conversations avec une personne pratiquant la CNV (communication non violente) m’ont également beaucoup aidée (s’en tenir aux faits bruts sans les interpréter, observer les ressentis qu’on en a, sans jugement, et ensuite je ne sais plus mais peu importe, ces deux étapes sont déjà du bon boulot, et il y a tout ce qu’il faut sur internet pour aller plus loin)

  72. Psy
    Détecté il y a un an, j’ai commencé une psychothérapie récemment (j’avais déjà fait 7 ans de psychanalyse qui n’avait pas mené a grand chose). Ma femme étant gestalt thérapeute, elle a pu m’indiquer une « gestaltiste » de haut niveau (qui n’est pas surdoué). Elle ne me laisse pas m’étendre (pour ne pas dire répandre) avec mes histoires, et me ramène toujours à ce que je ressens quand je parle de ça. Je n’attends pas d’elle qu’elle soit complaisante avec ma douance, mais qu’elle m’aide a sortir de ma forteresse, (les surdoués savent bien construire des murailles autour d’eux pour se protéger de leur hypersensibilité). Et j’avance vite avec elle, je lâche prise (ça remue quand même pas mal).

    Je vous déconseille d’aller voir un psychanalyste qui va vous faire remonter tout vos souvenirs, vous allez savoir pourquoi vous allez mal mais vous n’irez peut être pas mieux.
    Les psychothérapeutes sont la pour vous aider a aller mieux, (mais vous ne saurez peut être pas pourquoi), a vous libérer du poids qui est sur vos épaules.
    La branche des Géstaltistes est intéressante car il travaillent sur l’ici et maintenant et vos ressentis (la Gestalt thérapie a pour finalité d’accompagner la Personne vers une meilleure conscience de soi et de ses modes de contact avec son environnement, pour plus de confiance, de responsabilité, d’autonomie, de liberté, pour ouvrir à d’autres possibles et tendre vers un mieux être au monde.).
    Attention aux comportementalistes qui ont tendance à mettre les gens dans des boites.  » je fais ça parceque je suis comme ça « .

    A vous de chercher le bon et même chez les géstaltiste il y en a des mauvais.

    1. Merci de ce témoignage !

      Acceptez vous de me transmettre en privé les coordonnées de votre thérapeute ? (talentdifferent@gmail.com)
      Ceci sera peut-être utile à l’un ou l’autre des lecteurs de Talentdifferent, car je reçois régulièrement des demandes dans ce sens.

      L’occasion pour moi de rappeler que je construis une liste de thérapeutes francophones sur la base des témoignages des uns et des autres. Seuls les thérapeutes appréciés y sont consignés !
      L’idée n’est pas de la diffuser en mode consommation, mais bien d’en faire un outil qui permette à ceux qui en ont besoin de perdre le moins de temps, d’argent, et surtout : de moral ! possible.

      Bonne journée !

      1. Je viens de tout effacer. Je recommence.
        J’ai 70 ans, oui, oui vous avez bien lu.
        Et je vous écris en espérant obtenir une adresse d’un psy qui pourrait m’aider. Il faut cette fois que j’aille au bout de ma recherche. Voilà en résumé mon histoire.
        Il y a quelques années, j’ai dû m’éloigner de mon plus jeune fils à cause de notre relation conflictuelle. Il lui était reproché par l’intermédiaire de la mère de sa femme « de ne savoir rien faire sans sa mère ».
        Il est vrai que nous avions pendant 20 ans vécu mon fils et moi, des années de bonheur absolu en osmose totale jusqu’à ce qu’il rencontre sa femme et se marie.
        Après son mariage, il continuait à rechercher ma compagnie. Il devenait très autoritaire avec moi et m’imposait d’être toujours là avec sa femme. En fait il était autoritaire avec chacune de nous. C’était intenable. Je n’ai jamais pu me rapprocher de ma belle fille. Elle m’en voulait d’une situation que je n’avais pas créée mais n’avait pas de moyen pour y mettre fin.
        La seule solution: mon éloignement.
        Cette séparation a été pour nous deux une souffrance terrible bien entendu, mais aussi par certains cotés un soulagement pour moi de mettre fin aux conflits. De son coté, mon fils m’en a terriblement voulu et a coupé les ponts carrément. Il avait 25 ans au moment de cette séparation et était papa depuis 1 an, d’un petit garçon. Il a aujourd’hui 41 ans et je n’ai toujours aucune nouvelle, malgré le courrier que je lui ai adressé il y a un an.
        Il y 4 ans, j’ai entendu une émission à la radio sur Jeanne Siaud-Facchin et lu son livre « trop intelligent pour être heureux ». J’ai pleuré à chaque page en reconnaissant pas mal de réactions de mon fils et moi-même. Nos affrontements, ses mots blessants, Mais aussi, mon mal de vivre permanent, mon parcours atypique, et tellement d’autres points communs avec les personnes décrites dans ce livre. C’est à ce moment là que j’ai ressenti très fort que nous faisions peut-être partie de cette famille.
        J’ai aussitôt écris à mon fils en lui joignant ce livre si révélateur pour nous deux. J’ai vraiment pensé que nous allions enfin voir le bout du tunnel. Mais, Il m’a dit avoir mit ce livre à la poubelle et de lui fiche la paix.
        La suite: cela se passe aujourd’hui et la voilà:
        Depuis un an environ, j’écoute sur internet les conférences d’Eckhart Tollé. Il s’agit de spiritualité basé sur sa propre expérience de vie. Ainsi, j’évolue vers toujours plus de « lâcher prise. »
        (J’avais été, par le passé, pratiquante bouddhique pendant 15 ans et avais abandonné en 2007 à cause d’un sentiment d’autorité pesante et directoire de l’ensemble de cette organisation.)
        La semaine dernière, alors que j’étais dans une sorte de sérénité, j’attendais un signe de la vie pour aller vers autre chose. J’ai alors, trouvé sur une étagère le livre de Cécile Bost. Que faisait-il là? Je ne me rappelais pas l’avoir acheté.
        Je ne l’ai pas lâché de la journée et l’ai terminé à 2 heures ce matin.
        Quel bouleversement! C’est beaucoup plus fort qu’avec l’autre livre! Est-ce parce que je ne suis déjà plus la même?
        Dés les premières pages, je me suis reconnue.
        Je suis bien cette personne qui fait tout vite, qui entreprend 36 choses à la fois et qui ne perd pas le fil pour autant. Même à mon âge.
        Je suis bien aussi celle qui a souvent raison et qui s’ennuie avec les autres.
        Je suis celle qui a encaissé des leçons de vie en toutes occasions par sa famille jusqu’à ce qu’elle mette un terme à certaines relations anxiogènes.
        Je suis aussi celle qui n’a même pas son certificat d’études et qui a pourtant fait des études de puéricultrice puis d’infirmières et qui tout en terminant sa dernière année dans une autre ville a pu accompagner sa mère en fin de vie. Celle aussi qui a été critiqué par l’ensemble de la famille que cette décision dérangeait
        Je suis celle qui a crée en fin de carrière un centre de balnéothérapie. Je suis celle qui sculpte qui peint qui jardine qui fait de la mosaïque etc.
        De son coté mon fils sans formation aucune a refait un appartement entièrement, à construit ses mains deux maisons. Il est également créateur dans l’art plastique. Il ‘a jamais voulu travaillé pour un patron, alors il s’est débrouillé tout seul.
        Il faut cette fois que j’aille au bout si possible. En ce qui me concerne, un petit coup de pouce par un spécialiste pourrait m’aider à y voir plus clair mais l’urgence c’est mon fils. Il est encore dans un déni. Comment vais-je pouvoir l’aider?
        Merci mille fois d’être là.
        marie lou

        1. Merci de votre témoignage Marie Lou
          … Le déni, on n’y peut rien; en se rappelant le vieil adage que l’on ne peut vouloir le bonheur de l’autre à sa place… C’est bien terrible de voir ses enfant souffrir sans pouvoir leur être utile… Mais ça fait hélas partie du cheminement… Pour nous, les parents, c’est du lâcher prise et c’est vrai que c’est particulièrement difficile quand nous sommes habitués à être en permanence dans le contrôle.
          Pour les coordonnées d’un thérapeute, si vous voulez bien m’indiquer dans quelle région vous vivez, je vous transmettrai les informations que j’ai

            1. Je suis très pauvre en coordonnées sur la Région Bourgogne, aussi si l’un ou l’autre d’entre vous a connaissance d’un(e) thérapeute, je lui serais très reconnaissante de mes les transmettre.
              Bien sûr, les échanges d’adresses ne se font que par mail privé – le blog n’est pas destiné à devenir un banc d’essai des thérapeutes spécialisés en douance…

        2. Très touchée par votre histoire, je vous souhaite sincèrement de trouver de l’aide (j’ai 57 ans et un sérieux doute aussi concernant les souffrances de mon fils de 25 ans et une éventuelle surdouance).
          Tenez nous au courant.

    2. Bonne année à vous tout d’abord.
      Merci pour ce super témoignage.
      Le passage suivant me touche directement (ça fait mouche, quoi) :
      Elle ne me laisse pas m’étendre (pour ne pas dire répandre) avec mes histoires, et me ramène toujours à ce que je ressens quand je parle de ça. Je n’attends pas d’elle qu’elle soit complaisante avec ma douance, mais qu’elle m’aide a sortir de ma forteresse, (les surdoués savent bien construire des murailles autour d’eux pour se protéger de leur hypersensibilité).
      Encore merci et surtout bravo à vous pour : 1/ avoir trouvé une thérapeute qui vous ai accompagné comme il faut 2/ d’avoir eu la générosité de nous partager votre expérience.
      Je ne connaissais que la Gestalt que comme une théorie de la perception, pas comme thérapie. Très intéressant.

      Cordialement,

      Jean-Claude, le lémurien qui rebondit toujours

  73. bon ba j’espère que la mienne, psychanaliste yungienne me comprendra et me fera avancer ! surdouée ou pas je veux revenir à ce que je suis et me développer – j’estime aujoud »hui que l’on m a privée d’une partie de ma vie ( 37 ans ) … et c’est parfois dur à encaisser…. en tout cas je vis une vraie révolution grace à l’interprétation de mes rêves et les rappels de mémoire, ca vous parle ce que j’écris ? merci 🙂

    1. Bonsoir Fleur d’Aurélie,

      Si par rappels de mémoire, vous entendez des évènements du passé qui reviennent et sur lesquels vous mettez une étiquette du style : ah mais voilà pourquoi j’ai réagi comme cela lors de cet évènement. Rappel en mémoire sans rien demander, attribution de cause, résolution, classement (1 10e de seconde pour ca).

      Oui ca m’est arrivé une bonne dixaine de fois comme ca quelques semaines après avoir découvert ma surdouance.

      Cricri

    2. et tant qu’on y est : les reves

      L’autre jour, je vois mon frère, je remarque quelque chose chez lui d’inhabituel et j’oublie presque aussitôt

      la nuit suivante, je le vois dans une facheuse posture (pazs de détail car c est un peu personnel) et je me réveille en sursaut : j’avais compris ce qu’il lui arrivait.

      Depuis, je n’ai pas eu l’occasion de vérifier si c’est vrai, mais j’espère que non, car ce serait dramatique pour lui.

      La nuit, ca travaille dur parfois….

    3. L’interprétation des rêves est une vaste foutaise. Il ne s’agit, comme son nom l’indique, que d’interprétation, chacun peut y plaquer n’importe quoi et particulièrement ses propres projections ou idéologie (comme pour la psychanalyse)…
      Qu’appelez vous « rappel de mémoire » ? Attention aux faux souvenirs qui peuvent être suggérés par certains charlatans ou manipulateurs. Pour info, les souvenirs sont reconstruits (et non pas « stockés » ou « gravés ») à chaque fois que vous réactivez les chemins neuronaux associés, il est simple alors de les modifier…

      1. Je n’irai quand meme pas jusqu’à foutaise… (le recours à des mots un peu radicaux ne facilite pas la conversation qui est le fondement de l’échange…)

        L’inconscient parle quand on dort, et il y a quand meme de parallèles assez évidents dans de nombreux cas.

        1. Je partage votre point de vue Cécile, et l’enfermement dans des croyances rigides ne nous facilitent pas la communication, tant avec nous-mêmes qu’avec les autres.

          Pour en revenir aux rêves, aux « remontées des mémoires », et aux résurgences spontanées aussi, ce qui m’apparait au fil des expériences c’est que chaque personne est un cas unique, un cas particulier, une œuvre donc de talents et de complexité à découvrir tel un chercheur de vérités intra-personnelles.

          Ce besoin mental, scientifique souvent de rationaliser systématiquement selon la loi cause à effet, un ceci conduit à un cela, laisse à croire que nous sommes réduits à un fonctionnement purement mécanique, alors que l’observation contemplative, (simple observateur chercheur) permet de découvrir avec soi, que la compréhension subtile de soi, le sens que l’on donne au vécu, passe par toutes sortes de chemins intérieurs qui échappent à ce mode rationnel.

          Le simple fait d’exprimer un ressenti par la respiration, le mime, le dessin , la musique ou autres activités dites artistiques produit toutes sortes de connexions intérieures qui peuvent amener à une compréhension spontanée et une libération émotionnelle.

          Donc, il convient à mon avis, d’apprendre à développer une forme de foi avec soi, avec l’inconnu de soi, l’inconnu du grand tout, pour apprécier ce non rationnel comme une source de guérison potentielle.

          Nous sommes tellement conditionnés à vouloir expliquer les choses pour les contrôler que nous en oublions la faculté de simplement découvrir, observer, explorer, cheminer dans nos différents « niveaux » intérieurs, comprendre avec soi (prendre pour soi), pour se libérer et se sentir en accord avec soi par la présence consciente.
          Il n’est plus question d’avoir raison ou tort, de se trouver d’accord ou en désaccord mais bel et bien d’être éclairé par quelque chose de nouveau pour soi, du neuf dans le vieux « musée » de notre histoire qui ouvre sur d’autres horizons et génère de l’énergie à entreprendre.

          1. La dernière fois que j’ai évoqué Freud, ça devait être il y a près de 30 ans, pour mon bac blanc de philo – j’avais survolé son introduction à la psychanalyse qui me faisait braire.
            Quant à Jung, j’en ai une vision très fragmentée à partir du MBTI et du syndrome du falsificateur.
            Donc, quand je parle de parallèles, c’est simplement une constatation, pas une référence à des grandes figures.

            Mais bon : j’ai conscience que je passe peut-être à côté de passionnantes heures de réflexion en n’ayant pas lu ces grands auteurs avec toute la considération qu’ils méritent…

          2. Je les ai lu, il y a longtemps. La théorie Freudienne offre une explication simple et séduisante au psychisme humain, ce pourquoi elle a connu un certain succès. Cependant, il ne s’agit que d’une théorie, ce pour quoi elle a été mise au rencard dans de nombreux pays. Elle séduit toujours en France et y demeure encore intouchable, preuve que nous demeurons superstitieux et intellectuellement paresseux. Le poids que nous attachons au passé et à l’héritage trouve un échos tout particulier dans le Freudisme qui permet également de limiter la responsabilité du sujet à bon compte pour la reporter sur le cadre parental.
            Jung a dégagé la notion des archétype de son travail sur l’anthropologie, c’est une avancée mais qui est restée engluée dans le cadre de la théorie psychanalytique. Ainsi les concepts de surmoi, ça, moi, restent des concepts théoriques ascientifiques qui ne font que rajouter des couches théoriques et conceptuelles aux précédentes… Rien de concret là dedans. La psychanalyse n’a rien d’une science humaine.

          3. La question n’est pas de savoir si l’inconscient existe ou pas (et, entre parenthèse, il y a beaucoup de choses dans des sciences plus « dures » qui sont aussi des spéculations théoriques et rhétoriques ; la science est aussi pour beaucoup une croyance, et je suis scientifique de formation).

            La question est que nos rêves sont une création de notre « cerveau/esprit/inconscient/autre » (rayer les mentions inutiles) et qu’à ce titre, ils nous parlent de nous. Mais c’est à nous, avec ou sans aide, d’en faire, ou pas, quelque chose. Je ne pense pas que le décodage « mécanique » des rêves (rêver de dents signifie ci ou ça, rêver de chevaux signifie ça ou ci) ait le moindre fondement « scientifique » ni le moindre intérêt, par contre s’intéresser à nos rêves comme à une production de notre moi, ça peut être intéressant comme s’intéresser à nos poèmes, dessins, sculptures, symphonies ou tout autre production créative.

          4. Je viens de lire un ouvrage sur Jung, qui fait partie de la collection ‘A Very Short Introduction’ (Oxford UP). Il explique très clairement les points de vue de Freud et de Jung. Cela m’a donné très envie d’en lire plus sur Jung – j’ai cru comprendre que ses livres étaient très denses et donc difficiles à lire pour les non-spécialistes. Personnage passionnant!

          5. « La question est que nos rêves sont une création de notre « cerveau/esprit/inconscient/autre » (rayer les mentions inutiles) et qu’à ce titre, ils nous parlent de nous. Mais c’est à nous, avec ou sans aide, d’en faire, ou pas, quelque chose. Je ne pense pas que le décodage « mécanique » des rêves (rêver de dents signifie ci ou ça, rêver de chevaux signifie ça ou ci) ait le moindre fondement « scientifique » ni le moindre intérêt, par contre s’intéresser à nos rêves comme à une production de notre moi, ça peut être intéressant comme s’intéresser à nos poèmes, dessins, sculptures, symphonies ou tout autre production créative. »
            Les rêves sont le produit de l’activité anarchique du cerveau lors du sommeil paradoxal. Rien à voir avec une production artistique, donc. Quant au décodage, sans grille de lecture, c’est comme lire dans le marc de café (et d’ailleurs même avec une grille de lecture). Sinon, il y a aussi l’astrologie, en tant qu’expression de votre « moi » 🙂
            ( et d’ailleurs le concept psy de « moi » ne recouvre rien d’autre que des postulats théoriques dérivés de la mystique freudienne.)

            @Alicante : Non, Jung n’est pas dur à lire pour les non spécialistes, une fois assimilé le jargon…

          6. @Ivan: je commencerai donc par acheter un dictionnaire du jargon jungien!

            A mon avis, un rêve ne doit pas être analysé à partir d’une grille figée. Il s’inscrit dans un vécu très personnel/individuel. S’y intéresser permet un retour vers l’intérieur, vers ce que certains appellent l’âme.

    1. Cybercricri,

      Félicitations, Procrastinator.

      Pour ma part, je viens d’avoir mes résultats de tests Mensa.

      A 1-2 réponses près sur 75 questions, j’aurais été admise. Mais je suis contente, ca correspond à mon niveau actuel, je pense.

        1. Eh oui, effectivement procrastinator, apparemment des gens veulent rentrer à Mensa pour cette raison : la frime. C’est bien pour cela que je ne souhaite pas y rentrer finalement.

          1. Bonjour Supernova,

            En fait pour des raisons financières, j’ai renoncé pour l’instant à passer des tests chez un psy.

            Les tests de Mensa sont abordables, donc voilà pourquoi.

            Et puis, en fouillant un peu , je me suis rendue compte que j’avais peut etre une expérience à partager avec d’autres dans cette association.

            Comme je le fais régulièrement sur ce blog.

            Je ne me ferme plus de portes, sous prétexte que ca peut paraitre prétentieux, car c’est aussi une manière de masquer sa peur d’échouer ou sa réalité d’etre que de renoncer à de tels tests.

            Mais chacun son chemin, et je respecte votre choix.

            Cybercricri

          2. @Cybercricri, j’avoue avoir été un peu cynique dans mon commentaire. Je comprends les arguments financiers qui font que le test WAIS IV peut paraître trop dispendieux. Et puis après tout, je n’ai pas essayé par moi-même (je veux dire Mensa), et c’est pour cette raison que j’ai été prudent (en utilisant l’adverbe « apparemment »), et en ne généralisant pas (« des gens » et non pas « les gens »). J’aurais pu très bien dire « il semblerait qu’il y ait des personnes qui souhaitent entrer à Mensa surtout pour la frime ». Dans ce cas, vous me direz peut-être que si on n’est pas sûr, alors on se tait. Et vous aurez raison. Il y a probablement (je reste prudent) beaucoup de gens très biens à Mensa, et je vous souhaite de les rencontrer. Effectivement, peut-être n’essaie-je pas de rentrer à Mensa par peur d’être déçu, voire blessé de rencontrer quelque personne imbue d’elle-même dont le seul but sera de se la péter. J’en ai trop supporté dans ma vie, alors que j’avais ma carapace. Etre dans une association comme Mensa n’aurait de sens pour moi que si je me délestais de ma carapace, et sans cette carapace, plus aucune protection contre les moindres petites attaques d’une quelconque personne imbue d’elle-même qui se la péterait au milieu de ce qui serait pour elle l’élite intellectuelle pour jouer à je ne sais quelles joutes verbales (comme dans le film « Ridicule » de Patrice Leconte).

          3. @Cybercriri, je souhaitais aussi (et surtout) vous préciser que ma remarque de 10h32 ce 26 septembre était en réponse au commentaire de procrastinator du 24 octobre à 21h10, et non au vôtre du même jour à 16h52.
            Je suppose, et j’espère, que c’est avec une note d’humour que procrastinator évoquait le fait que Mensa en jetterait sur une carte de visite.
            Cybercricri, je vous souhaite sincèrement (et là aussi il n’y a aucun cynisme de ma part), de parvenir à vos fins. J’ai moi-même eu un besoin irrépressible de passer le WAIS lorsque mon fils a été diagnostiqué HPI, et que je me suis retrouvé dans ce qu’il est, et dans les quelques livres que j’ai parcouru sur le sujet. C’était il y a un an et demi.

    2. Trop contente pour toi! tu vois je te l’avais dit au bout de 20 minutes de chat sur le Loup! :))) Te voilà rassuré, confirmé! :)) Bonne route! :))

  74. Pour ceux qui lisent bien l’anglais et qui s’ennuient sur la plage, je recommande 2 livres assez intéressants:
    – The Gifted Adult: A Revolutionary Guide for Liberating Everyday Genius [Broché] par Mary-Elaine Jacobsen. Beaucoup d’explications et de propositions.
    – Living With Intensity: Understanding the Sensitivity, Excitability, and the Emotional Development of Gifted Children, Adolescents, and Adults [Broché] par Susan Daniels, Michael, Ph.D. Piechowski. Un ensemble assez complet d’articles ‘scientifiques’ sur la question de l’intensité propre aux surdoués, leur développement et comment y survivre!
    Disponibles assez rapidement sur Amazon (mon libraire n’avait hélas! aucune chance!).
    Bonne lecture!

    1. Le livre d ME Jacobsen est effectivement passionnant (et dense!)
      Quant à Piechowski, il a travaillé avec Dabrowski sur les hypersensibilités (overexcitabilities)

    2. Living with intensity est le meilleur livre que j’ai lu sur notre « condition », enfin sur la mienne.J’ai trouvé une résonnance toute particulière dans ce livre ci.

    3. Bonsoir,

      J’ai apprécié le livre de Mme Jacobsen, que j’ai mis tout de meme 3 mois à terminer (mon niveau d’anglais étant moyen), mais il est si dense et si complet qu’on a envie de le décortiquer au mot près.

      Ce que j’ai apprécié le plus, ce sont les listes qu’elle a incluses pour gérer les différents aspects de l’émotivité des surdoués, et meme des listes exprès pour gérer sa vie sociale, ca m’a bien été utile.

      Récemment, j’ai relu ces listes, et je me suis apercue, sans vantardise aucune, que j’avais bien appliqué tous les principes qu’elle évoque, et ca porte ses fruits.

      Cricri

      1. Bonjour,

        Merci à Cécile Bost pour tous les articles et le livre tout d’abord. C’est l’un des livres qui m’a aidé à me poser des questions et à oser franchir le cap et d’aller voir une spy « spécialisée » dans le surdon (et pas mauvaise en plus!)

        Pour les références, le livre de Mme Jacobsen propose-t-il des « solutions », des propositions innovantes? Vous a-t-il aidé?

        Au plaisir de vous lire.

        HQ

        1. « (…) aller voir une spy » …. Heureux lapsus calami* ! Spy voulant dire espion(ne) en anglais; or, comment nomme-t-on l’espionnage en anglais ? Intelligence !
          Quoi de mieux, dès lors, que de faire appel à un(e) spy pour faire un peu d’intelligence sur nos intelligences 😉

          *je viens d’apprendre que l’on qualifiait ainsi les lapsus faits en écrivant (\linguae en parlant).

          1. @tournevis je me suis fait la même réflexion ! Il semblerait donc que ce soit « lapsus clavis » qui ait été retenu : http://fr.wiktionary.org/wiki/lapsus_clavis

            Mais je pose la question : dans la mesure où le lapsus est qualifié en fonction du moyen utilisé pour exprimer la pensée (linguae / calami / clavis), comment qualifiera-t-on un lapsus fait par l’intermédiaire d’un logiciel de reconnaissance vocale qui retranscrit textuellement une parole ?! 😉

        1. j’ai mis un hyperlien vers une critique de ce livre dans le commentaire d’Alicante : outre qu’il a été rédigé par Linda K Silvermann, qui est réputée dans ce domaine (et à laquelle j’ai beaucoup fait référence dans mon travail), il est indiqué que ce livre et destiné à des thérapeutes. Il traite du surdon dans son ensemble (et des besoins des surdoués en particulier) mais ne semble pas (d’après ce que j’en lis) un livre destiné au développement personnel.

  75. Bonjour,

    Tout d’abord merci Cécile Bost pour votre livre, que j’ai dévoré (ainsi que d’autres dois-je avouer), et pour ce blog dont je découvre le contenu petit à petit avec délectation.

    Mais trêve de flagorneries.

    Ce qui m’amène est la question suivante : est-il possible pour un psychiatre d’identifier un HP adulte de 49 ans au cours du premier entretien ? Car je venais le voir pour dépression, et je suis reparti chez moi avec un exemplaire passablement abîmé du livre de Jeanne Siaud-Facchin à lire pour la prochaine visite, sans avoir abordé la raison première de ma présence…

    Cela a été tellement inattendu que j’ai passé ensuite la meilleure semaine de ma vie. Mon ego était gonflé à bloc, j’étais présent au monde, j’existais comme jamais auparavant (en tout cas je n’en ai pas le souvenir). J’avais un nouveau sujet de réflexion, un petit espoir de lumière au bout du tunnel (qui ne soit pas les phares d’un train arrivant en sens inverse), bref de quoi m’occuper l’esprit de manière constructive. Une simple visite m’avait fait plus de bien que des mois de traitement médicamenteux…

    Mais une question me tourne sans arrêt dans la tête : ce diagnostic éclair est-il fiable ?
    Le psychiatre est-il suffisamment expérimenté pour reconnaître un HP du premier coup d’oeil ? Ou se trompe-t-il du tout au tout ? Comment savoir ?

    Voici quelques précisions :

    En traitement pour dépression depuis près de deux ans (Paroxétine 20mg renouvelée tous les mois lors d’une visite chez mon généraliste) , j’ai fini par consulter un psychiatre.

    Le premier rendez-vous a duré une heure. Comme c’était la première fois, j’ai tenté de raconter mon parcours depuis le début, et au bout de quelques minutes le psychiatre a conduit la discussion sur le sujet du HP, mais sans jamais y faire référence explicitement. Ses questions, ses remarques sur mes sauts du « coq à l’âne », ma « rapidité », les associations, me faisaient penser au livre de Jeanne Siaud Facchin que j’avais parcouru en librairie, sans l’acheter, car je ne m’y reconnaissais pas entièrement ; c’est le titre qui m’avait accroché, le « pour être heureux » en particulier. Et comme je l’ai écrit plus haut, il m’a présenté le livre en question à la fin de l’entretien. D’autres avant moi l’avaient eu en main (et à en juger par son aspect défraîchi, ne manifestaient pas le respect quasi religieux que j’ai envers ces objets). Cela signifierait que je ne suis pas le premier… C’était la première fois que je quittais un docteur avec un livre, pour un lecteur compulsif c’était le rêve 🙂

    J’ai donc lu ce livre, puis, à la fin de la seconde visite, je suis reparti avec une liste de livres, dont le vôtre et celui de Monique de Kermadec, que j’ai dévorés également. D’autres sont en commande. A ce sujet, un mauvais point à certains éditeurs qui ne jouent pas le jeu avec les libraires et font trainer les commandes ; après on s’étonne que les ventes en librairie s’effondrent…

    Le plus drôle dans tout ça, c’est que je ne sais toujours pas si je suis HP ou non… je colle bien avec certaines caractéristiques, mais pas du tout avec d’autres, surtout une qui revient systématiquement et qui ne me correspond pas du tout : je l’appellerai la facilité de compréhension, cette faculté de comprendre mieux et plus vite que les « autres ». Cela je ne l’ai jamais ressenti, autant que je me souvienne.

    La troisième visite aura lieu en septembre. J’attends avec impatience. Je compte aborder la question des tests, car je souhaite passer le WAIS IV histoire d’être fixé une fois pour toutes.

    En attendant je lis tout ce que je peux trouver d’intéressant sur le cerveau (j’avais commencé bien avant la première visite), je parcours ce blog, je hante le chat où je croise des personnes fort intéressantes. Je formule des hypothèses, je poursuis cette quête intérieure qui dure depuis toujours, mais sur des bases différentes et bien plus intéressantes.

    Merci d’avance pour tout témoignage, commentaire, question susceptible de faire avancer le schmilblick 🙂

    1. Ah que ça fait du bien de savoir qu’il y a des thérapeutes sensibilisés au surdon et qui permettent aux patients qui s’adressent à eux de gagner un temps précieux sans les bourrer de médicaments dont on sait combien leur efficacité n’est pas forcément garantie…

      Je peux vous assurer que ce vous n’êtes pas seul à avoir expérimenté un traitement anti dépresseur qui ne fait pas d’effet.

      Je note en tous cas que vous avez ressenti un mieux… Et d’ailleurs là n’est il pas l’essentiel : aller mieux au delà d’être étiqueté ?

      Cela dit, si vous acceptez de me transmettre les coordonnées de votre psychiatre, je vous en serai reconnaissante : j’ai régulièrement des demandes dans ce sens, et je tiens une petite base de données.
      Bien sur, je ne reçois et transmets les coordonnées que par message privé.

      Bienvenue ici et sur le chat !

      1. Merci pour votre réponse 🙂
        Je suppose que l’adresse MP est celle de la notification ?

        J’ai oublié de mentionner que je n’avais jamais imaginé être HP avant cette fameuse visite. C’est une perspective vertigineuse qui en elle-même m’aide à combattre la « dépression » (si c’est bien de cela que je suis atteint). Et j’ai vraiment du mal à me faire à cette idée. D’un côté je fais confiance au psychiatre, d’un autre côté l’erreur est humaine. Quoi qu’il en soit seuls les tests pourront conclure, et je ne sais pas encore s’il est habilité à les faire passer…

            1. Hmmm… Ça sent le syllogisme 😉
              Je vous renvoie au billet relatif à l’effet Dunning-Kruger :

              Oui, c’est effectif : un surdoué en général, surtout non testé, est le dernier à imaginer qu’il puisse être surdoué, d’autant qu’il est persuadé que tout le monde pense et ressent comme lui.

        1. Bonjour Procrastinator,

          Une précision : le plus difficile, pour ne pas dire impensable, c’est de relier des capacités qu’on croit normales, mais en fait capacités supérieures mais reniées pendant des années par une éducation stricte et autres joyeusetés…., avec des capacités émotionnelles (si on peut les formuler ainsi) tout aussi supérieures donc exacerbées.

          Mais les émotions comme l’intelligence, ca vient du cerveau, alors ce n’est difficile à concevoir quand on y songe, mais vu l’image dominante donnée aux surdoués avec pour unique étiquette : très intelligent, comment relier tout ca de manière intuitive ?

          Aurais je imaginé demander à quelqu’un : et toi tu penses tout le temps , jour et nuit ? t’arrive t il de remanier un problème pendant des heures, voir des jours, pour trouver une solution ? t’ arrive t il d’avoir une chanson dans la tete toute la journée, qui arrive sans crier gare ? t ‘arrive t il de rever toute la nuit, au point d’etre épuisé le matin tellement tu te dis : ah je me suis encore balladé toute la nuit ? t’arrive t il d etre déprimé plusieurs jours, mais sans consulter car brusquement ca s arrete et les feux repassent au vert et te reboostent ? voir un médecin , mais il va rire ? t ‘arrive t il d’utiliser des mots qui riment car ce sont ceux qui viennent en premier , d’utiliser un mot à la place d’un autre, voire de prendre n’importe lequel, car oui faut se dépecher, ma pensée est déjà si loin devant ?

          Poser ces questions, mais à qui , impossible ! Alors on s’imagine bien que les autres c’est un peu pareil, et non eux ils n’ont pas ces particularités.

          Du coup on oublie un peu tout ca, on fonctionne avec, et on se sent très seul tout en ne sachant pas pourquoi, en se disant bien que : y a un truc qui colle pas….. mais quoi ?

          Bonsoir,

          Cricri

          1. Bonjour Cricri,

            Je partage certaines des caractéristiques que vous mentionnez, mais en ce qui concerne la pensée, la mienne n’est pas loin devant, mais plutôt loin à côté. Je ne suis pas un rapide, mais j’envisage les choses « différemment », même de mes amis qui sont pourtant loin d’être des blaireaux. Je véhicule cela principalement par l’humour, ce qui n’est pas si apparent ici 😉

            Pour en revenir à mon trouble… J’ai lu quatre livres sur le sujet et j’en suis venu à cette conclusion provisoire : je pense que je suis un faux positif. En effet, bien que je manifeste certains des traits attribués aux adultes surdoués, je n’ai aucun souvenir d’avoir été un enfant surdoué. Or d’après mes lectures, un adulte surdoué a été un enfant surdoué ; on naît surdoué, on ne le devient pas (je pense à Simone de Beauvoir, c’est l’inverse ici).

            Cette façon de voir oublie la plasticité cérébrale.
            Le cerveau se câble en permanence, et j’ai eu des années depuis l’enfance pour me développer et acquérir de nouvelles compétences. Il est possible que certaines aient déjà été présentes à l’état latent, mais inhibées.

            Donc je vais voir à passer les tests, et si jamais je me retrouve dans les happy few, ça sera génial, et je ferai don de mon corps à la science, de mon vivant, afin qu’on puisse étudier un cas de « douance acquise ».

            1. « je n’ai aucun souvenir d’avoir été un enfant surdoué. Or d’après mes lectures, un adulte surdoué a été un enfant surdoué »
              … La référence à la réussite académique ou à une production exceptionnelle (du plus au lieu de autre) est l’obstacle majeur à la reconnaissance du surdon pour ce qu’il est dans son hypersensibilité et son décalage par rapport aux « autres »…

              … D’où l’importance de passer ce fichu test de QI qui permet de valider qu’on est différent.
              Mais attention à le passer avec quelqu’un qui connait très bien son métier et qui est bienveillant.

          2. « je n’ai aucun souvenir d’avoir été un enfant surdoué. Or d’après mes lectures, un adulte surdoué a été un enfant surdoué »

            C’est ce que je serais tentée de reprocher aux livres, qui donnent tous l’impression en effet que l’adulte surdoué a été un enfant manifestement précoce, alors que deux tiers des enfants surdoués sont scolairement dans la moyenne ou en dessous. Ce qui fait qu’une majorité d’entre nous passe inaperçue, ou se fait remarquer pour de mauvaises raisons, et que certains passent leur vie à se demander ce qui cloche, sans jamais seulement envisager quoi (FrQ parle beaucoup d’Einstein en ce moment alors j’y reviens : ne dit-on pas qu’il passait pour débile étant enfant ? Procrastinator ne serait pas le premier à être devenu surdoué avec l’âge ;-))

            Je rejoins Cécile et me permets d’insister : choisissez très soigneusement le/la psy avec qui vous passerez le fichu test. Qu’on n’aille pas, par exemple, vous prétendre que vous n’êtes pas surdoué parce que vous avez seulement un ou deux des indices au-dessus de 130 et les autres en-dessous…

          3. Cécile et tournevis,

            Merci pour vos conseils 🙂

            J’attends la prochaine visite avec une impatience que vous pouvez imaginer.

            A l’ordre du jour, les tests et la remise du devoir de vacances que j’ai donné à ma psy la dernière fois: en effet, il n’y a pas de raison que je sois le seul à me farcir des lectures. 🙂

            J’ai ainsi entrepris la rédaction d’une autobiographie à visée thérapeutique, histoire de fixer mes souvenirs tant que je les ai encore, si flous et probablement déformés soient-ils… Cela m’aide aussi à faire remonter des passages qui restaient enfouis hors de portée de ma conscience. Et puis il paraît que lire et écrire aident à combattre la dégénérescence cérébrale 😉 Et ce texte est une roue de secours, c’est mon assurance de ne pas rater trop de points importants que je pourrais oublier de mentionner au cours des visites.

            Car je me suis rendu compte que je ne retenais qu’une infime partie des entretiens, qui ne sont pas enregistrés… je ne me souviens pas du tout de la première visite, à part de quelques bribes autour de ce que vous savez. J’enrage d’être aussi limité (ou au contraire trop illimité émotionnellement, voyons le verre à moitié plein).

            En attendant je m’occupe l’esprit afin de ne pas passer trop de temps à gamberger sur le sujet. Ca tombe bien, j’ai tant de trucs à lire/voir/écouter/écrire/raconter etc… :).

            En guise de conclusion provisoire, je dirai que même s’il reste des passages à vide (comme hier par exemple), cette affaire m’a reboosté et donné envie de me servir intensivement et de manière constructive de la masse clapotante que j’héberge dans ma boîte crânienne. Rien que ça, c’est phénoménal.

            P.S: je recommande chaudement un livre que je viens de lire : « Incognito », de David Eagleman, à commander à votre libraire de quartier qui paie ses impôts en France et a besoin de vous. Ce n’est pas un livre sur le surdon, mais c’est une lecture passionnante, écrite avec simplicité comme les auteurs anglosaxons savent le faire, et très riche (et je ne parle pas des références et de la bibliographie). Certains des (nombreux) exemples se retrouvent dans « Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau ».

          4. Bonjour à tous,

            Merci cricri de dire cela, je m’y retrouve quasi totalement. Tournevis, je suis aussi vraiment d’accord avec vous : je ne suis pas diagnostiquée surdouée par un test mais supposée seulement et comme beaucoup je ne dispose pas en apparence d’une intelligence extraordinaire. En fait j’ai certainement beaucoup de capacités mais je n’arrive pas à les exploiter à cause de mon éducation « contre-productive ». Un jour, j’y crois, j’y arriverai, je parviendrai à être celle que j’ai toujours voulu être, enfin bien dans ma peau.
            Merci à vous tous

      2. Comment aider ? Comment aider ? Comment aider ? C’est mon obsession depuis si longtemps (plusieurs années) et je désespère parfois de trouver une réponse pour aider un de mes fils. Dans votre livre (conseillé par une personne qui ne nous connaissait pas et que je ne remrcierai jamais assez) j’ai trouvé de quoi comprendre ce qui nous paraît incompréhensible : « l’enfermement » de ce fils depuis plus de 3 ans hors de tout contact sauf celui de sa famille proche.

        Mais concrètement, on fait quoi ? ? ? ?

        Personnellement je lis avec beaucoup d’intérêt ce blog régulièrement en espérant y trouver une piste qui m’aide à nous faire avancer.
        Aujourd’hui je me lance pour vous demander des adresses d’aide adaptée dans la région parisienne (ouest). C’est la demande d’une maman qui s’entête à croire qu’il y a une issue positive (appel lancé le jour anniversaire du discours de Martin Luther King « I have a dream » ce qui a été le déclic ce matin qui m’a donné la motivation de me lancer et d’oser ce message).
        Merci.

        1. Le chemin de chacun est tellement unique… Et il importe aussi que l’intéressé veuille s’aider lui même…
          Pour les coordonnées d’un thérapeute, je vous réponds par message privé.

          1. Bonjour Cécile, Bonjour à toutes et tous,
            Après lecture de votre livre (le seul que j’ai lu et que j’ai beaucoup apprécié), quelques recherches sur Internet et la lecture de ce blog, dont les témoignages me touchent, je m’interroge. Je crois que j’ai été une enfant « surdouée » et j’ai perdu cela de vu même si je me suis souvent (toujours ?) sentie « différente » et en souffrance. J’ai 56 ans et mettre des mots sur mon « mal être », ma sensibilité exacerbée sur tous les plans, etc, est déstabilisant et « excitant » à la fois. Je crois que la première démarche est de consulteur un thérapeute mais j’ai des problèmes de santé qui (ainsi que des angoisses) qui rendent mes déplacements difficiles. Je suis à Marseille depuis 8 ans (je suis née à Paris où j’ai vécu auparavant). Je ne sais pas par où commencer… Merci d’avoir pris le temps de me lire. (C’est un commentaire tout récent qui m’a fait « oser » me glisser parmi vous dans un petit moment de découragement).
            Sylvie

          2. @Sylvie, message du 29 août 2013 at 12 h 57 min.
            Bonjour Sylvie,
            Ce petit moment de  »découragement » comme vous le nommez, et qui vous fait  »oser », vous pourriez tout aussi bien le nommer lucidité, pas en avant, ouverture, lumière, début de prise de conscience, nouveau chemin à parcourir et espoir à entretenir. Pourquoi pas, n’est-ce pas ?

            Se découvrir HP au mitant de sa vie n’est pas une sentence de mort ! même si tous les jours ne sont pas merveilleux et je parle d’expérience…
            Oui, consulter une experte est un premier pas, en même temps continuer à apprendre sur notre différence et demeurer très patiente et généreuse avec vous-même, ça peut aussi aider !
            Bienvenue parmi nous, Sylvie !
            Chan

        2. Bonjour Moz,
          Je n’ai malheureusement pas de réponse de solution… mais pour faire écho (et clin d’oeil) à votre allusion au 50e anniversaire de cet événement, un documentaire, beau et émouvant, que je finis tout juste de regarder sur la « bande originale du mouvement des droits civiques », dont la chanson phare était « we shall overcome » (nous vaincrons) 😉
          http://www.arte.tv/guide/fr/048918-000/bande-originale-d-une-revolution?autoplay=1

        3. @ Sylvie , 29 aout 2013 12h57

          Sylvie, si vous avez été surdouée , comme vous dites, vous l’etes toujours.

          Vos capacités ne sont pas « perdues », mais laissées dans un coin bien à l’abri, sous une montagne de (au choix) :

          – je ne vais pas y arriver
          – faire ce projet, mais on va me prendre pour qui ? une folle ?
          – devant la famille : « je dois me comporter comme ca », se conformer au « je dois » et « il faut »
          – je dois me taire (ne pas pleurer , ne pas rire trop fort….) car ce serait très mal vu
          – on m’a toujours connue comme cela : comment pourrait je changer ?
          – ce truc/machin, c’est ma passion, mais c’est un reve, et je ne lui donne pas de place/j’ai pas le temps, pour qu’il s’exprime

          et bien d’autres exemples.

          un enfant surdoué reste un adulte surdoué. pas seulement parce que l’enfant est en avance, mais parce l’enfant et l’adulte sont différents dans leur facon d’appréhender les choses.

          Depuis que vous vous dites : j’ai été surdouée dans mon enfance, n’avez vous vu resurgir des évènements de votre enfance ou vous n’aviez pas réagi comme tout le monde, comme il fallait, hors des bonnes cases ? Avez vous questionné vos parents l’air de rien sur certains de vos comportements ? Votre niveau scolaire était comment ? Satisfaisant, fait le strict nécessaire, révasse….? avec une cassure au collège car trop d’abstrait et de raisonnements à démontrer car la réponse ne suffisait pas.

          Il faut du temps, il faut laisser ce temps d’avancer, et surtout il faut laisser petit à petit son intelligence reprendre sa juste place (meme le penser consciemment, pour moi cela a marché).

          Laisser de la place aux émotions, ne pas se braquer, gérer ce que l’on peut gérer, laisser un peu filer quand ca va mal, et surtout en prendre conscience quand ca va bien.

          Bon courage Sylvie et bonne route vers…. vous meme.

          1. Je n’ai pas lu que Sylvie pense avoir perdu sa douance, mais qu’elle l’a perdue de vue, ce qui n’est pas la même chose 😉

            Sylvie, bienvenue en tout cas, moi aussi détectée sur le tard, à 50 ans hp et dyspraxique, exaltant et déstabilisant à la fois, mais ça vaut quand même mieux que de ne pas le savoir. J’ai aussi des pbs de santé, qui se résolvent petit à petit, et des angoisses bien atténuées depuis que je sais « qui » je suis et que j’en tiens compte, que je respecte mes besoins.

            En attendant, si prendre RV avec un-e spécialiste est trop difficile, il reste les lectures, les discussions sur les blogs, forums ou tchats, l’introspection, l’écriture ? Et toute forme de créativité, la créativité est vitale pour les surdoué-e-s.

          2. Merci Cécile, Chan, Cybercricri, Tournevis…
            pour vos messages encourageants.
            Un peu comme si vous débroussailliez pour moi le début d’un chemin envahi de ronces et impraticable.
            J’en dirai un peu plus ; ce n’est pas que je crains de me livrer (un peu et sobrement) mais j’ai peur de déranger. Une caractéristique de « surdouée » jamais à sa place ? 🙂
            En attendant j’essaie de faire connaissance avec vous au travers de vos messages;
            A bientôt

          3. « (FrQ parle beaucoup d’Einstein en ce moment alors j’y reviens : ne dit-on pas qu’il passait pour débile étant enfant ? ) »

            Moi, en tout cas, j’avais clairement un statut d’attardée. Déjà, j’étais hideuse à voir. Grosse, négligée, boudinée dans des vêtements mal assortis et aux couleurs&motifs des plus improbables, avec d’énormes lunettes. Je n’avais pas d’amis, ou alors une malheureuse que je collais avec insistance. La reine de la blague pas drôle, qui ne regarde même pas la télé, rejetée aussi bien par les jolies petites filles, que par les garçons et les adultes. Une instit’ de CE2 avait son rang des « Refusés »: le dernier rang, où avec 5 autres indésirables, j’ai passé toute l’année. La maîtresse de CP avait son groupe de « chouchoutes » en robes à fleurs, qui avaient le droit de lui faire un bisou. J’ai essayé deux ou trois fois; elle détournait le regard ou m’esquivait, j’ai renoncé. Je ne brillais nulle part, sauf en expression écrite, et j’étais absolument nulle en sport, ce qui ne s’est jamais démenti jusqu’au bac, où le sport m’a fait perdre des points… Ce n’est qu’à partir de la 4e-3e que quelques profs, documentaliste, CPE, père d’un camarade de classe se sont interrogés positivement sur mes capacités, sur un « décalage » dans mon comportement, et n’ont pas insisté – hélas – voyant que ma mère faisait semblant de ne pas comprendre… Que d’années perdues… Si seulement j’avais pu aller du collège à la fac…

            1. Bonsoir Bee

              Trouvé ce blog au hasard de mes recherches – à la lecture de ce billet j’avais l’impression que c’était vous qui l’aviez écrit.
              Quand on se construit avec de telles bases, difficile de penser qu’on a des droits, et en particulier celui d’être respectée.
              Tournevis a suggéré l’EMDR – je me dis aussi que ce pourrait peut-être vous être utile. Ici, le site de l’EMDR, qui inclut un annuaire par département – certains psychiatres (donc remboursés) sont des praticiens EMDR – j’espère que ceci pourra vous être utile.

          4. L’EMDR est une thérapie que je connais, elle était pratiquée par un psychiatre à mon avis brillant dans une clinique où j’ai travaillé. Je prendrais contact – pas avec lui, évidemment – dès que j’aurais reçu ma confirmation de CMU-C, parce que pour le moment, je ne peux absolument pas me permettre cette prise en charge. Merci de me la conseiller, parce que je n’aurais jamais pensé en être « digne ». Ca peut sembler idiot comme réflexion, mais ma souffrance a toujours été ridiculisée ou niée, j’ai encore aujourd’hui peur de ne pas être crue, qu’on me dise que je fais une comédie de rien, qu’on me demande de me taire, qu’on me dise que ça n’interesse personne, que je dois arreter de toujours me plaindre… Seul mon frère comprend, et d’ailleurs, on n’a même pas besoin de se parler quand on pense à ces choses là…

            J’ai lu le blog Cécile. Il y a des traits communs, sauf que j’avais plutot « 12 » en tout, en dormant en cours et en ne fournissant aucun travail perso. En 3e, j’étais si en colère après tous ces ados normaux et heureux qui me prenaient pour une débile, que j’ai atteins 17 de moyenne générale, en ne fournissant même pas un travail que tout le monde croyait excessif. Au lycée, j’étais dans un lycée privé avec des jeunes venant de familles très aisées. J’étais – sans jamais avoir quitté le sol français – en section européenne anglais, et j’ai été reçue au CAE de Cambridge, comme les autres qui partaient aux Etats-Unis tous les étés. Je suivais les cours de LV1 allemand, de LV2 italien, LV3 espagnol par le CNED. Je dormais plus encore qu’au collège, et quand je ne dormais pas, je pleurais d’ennui.
            Autre différence notable: mes parents n’ont jamais cru en moi, et n’attendaient qu’une chose de moi: que je n’ai pas besoin d’eux.

        1. Je profite de cette demande pour renouveler mon appel : je constitue une petite base de données qui me permet de répondre à des demandes du genre de celle de Bee. Où que vous soyiez dans le monde francophone, si vous acceptez de me transmettre les coordonnées d’un thérapeute sensibilisé au surdon et que vous recommanderiez – en particulier parce que vous y avez eu recours, je vous en serai très reconnaissante.

          Mais là, pour l’instant, ce sont des thérapeutes sur Tours et Marseille qui sont recherchés

          Je rappelle que je garde ces coordonnées à titre privé et que je ne les transmets que par message privé.

        2. à Bee 17/10 à 13h26 : eh bien, si ce n’est pas être hp, ça, je veux bien manger mon bilan WAIS ! (et sans assaisonnement)

          Sinon, tout le monde est digne de l’EMDR, votre souffrance est justement très profonde, la maltraitance psychique familiale est une des plus pernicieuses et les plus destructrices, et d’autant plus qu’elle est niée, justement.
          Attention, il faudrait peut-être envisager un psy connaissant bien la traumatisation chronique. À défaut de lire « Le soi hanté », qui est un gros pavé assez coûteux, il est plus facile de dégotter les ouvrages d’Alice Miller qui parle aussi beaucoup de la maltraitance parentale. Elle insiste surtout sur les sévices corporels, mais son discours est tout aussi valable pour les sévices psychiques, et sa lecture donne déjà beaucoup matière à réflexion (http://www.alice-miller.com/index_fr.php)

          Admettre qu’on est en grande souffrance, que cette souffrance est « normale » eu égard à son vécu, et la voir reconnue par autrui sont des étapes importantes pour en sortir, il me semble. Minimiser n’a jamais fait de bien, ça s’apparente au déni, au manque de respect, et c’est inacceptable. (c’est mon avis, et je le partage assez largement :D)

          1. Je dois avouer que c’est étrange de raconter tout ça ici, parce que je ne l’ai jamais fait, ou alors, on ne m a ni crue, ni écoutée… Je lis aussi Zebra Crossing, et poste des commentaires… Je me dis « ils me ressemblent!! » et je suis toute contente! c’est comme risquer ma truffe hors de ma tanière, et voir que personne ne va me dévorer…

          2. @ Bee : méfiez vous quand même, ce n’est pas parce qu’on est « surdoué » qu’on est forcément gentil, formidable etc… Les HPI aussi ont leur quota de cons (sans compter qu’on est toujours le con de quelqu’un d’autre), de narcissiques, pervers, etc…

          3. @Bee, pour compléter la remarque d’Ivan : je confirme que même en étant sur des sites dits pour « surdoués », on peut se prendre de terribles coups blessants rien qu’avec une réponse à un de ses posts, parce qu’on s’était ouvert en toute confiance. Internet reste un endroit public… Et oui, il est probable que chez les HQI il y ait aussi des personnes qui prennent un plaisir malin à faire souffrir d’autres personnes.
            @Cécile : je vous rassure, ici, j’ai toujours trouvé de la sollicitude et de la bienveillance. Mais ce n’est sans doute pas le cas sur certains autres sites.

          4. Tournevis, j’ai suivi ton conseil. J’ai été aujourd’hui rencontrer une psychologue qui pratique l’EMDR.
            Elle a mis le mot de « maltraitance » sur mon enfance, et je suis heureuse de voir qu’enfin, ma souffrance est entendue, reconnue… et que je vais la dépasser!
            Au bout de trente minutes d’entretien, elle m’a demandé si j’avais été diagnostiquée « enfant précoce »… j’étais troublée, émue… J’ai dit « non », en faisant semblant de ne pas comprendre la question… Mais je suis toute heureuse de me dire qu’elle a vu ce que ceux qui me connaissent depuis tant d’années n’ont jamais pris que pour une tare…
            C’est très cher pour moi, mais je sens que je dois poursuivre!
            Je suis émue ce soir, et ravie de poster – enfin – un message positif! Je vous remercie tous, pour vos conseils, et de partager votre vécu.

          5. à Bee 1er novembre : quelle bonne nouvelle ! merci de la partager ici, voilà qui va ensoleiller ma journée, en ce jour de renaissance, tout un symbole 🙂

          6. J’ai un peu honte de le dire, mais il m’arrive de pleurer de joie en vous lisant, soit parce que je vois que vous allez bien, mieux; soit parce que vous êtes bienveillants à mon égard… Je n’ai personne à qui me confier et pour me soutenir « en toute connaissance de cause » IRL… Alors, oui, ça peut sembler tordu, bizarre, geek mais ce blog me fait réellement du bien. Merci à tous.

          7. à Bee du 2 novembre : ce n’est ni « tordu, bizarre, geek » de se sentir revigorée par ce blog, ou alors nous sommes tou-te-s ici tordu-e-s, bizarres, ou geek 😉
            La chaleur humaine, ça revigore, c’est normal et aussi simple que ça. Ce qu’on appelle à tort le virtuel peut être bien plus réel et bienfaisant que cette fameuse « real life » complètement dingue, perverse et maltraitante (autrefois, de grands écrivains avaient des correspondances épistolaires avec d’autres écrivains ou des « grands » de leur temps, et qui qualifierait ces relations de virtuelles ? Certains de ces correspondants se sont pourtant écrit pendant des décennies sans jamais se rencontrer)

        3. A Bee, 1er novembre 2013 1h44

          Bonjour Bee,

          Que du positif dans votre message ! Par ce temps gris du jour de la Toussaint, ca fait du bien.

          Pour moi vous n’etes pas une tarée, bien au contraire : trop de sentiments , d’émotions transpercent dans vos messages.

          Je ne connais pas l’EMDR plus que ca, donc à vous de voir, mais continuer et vous verrez ou cela vous mène : bon je crois que ce sera postifi d’après ce que je lis de vous.

          Moi aussi, j’ai subi beaucoup de pression psychologique dans mon enfance, et ca me parle bien évidemment.

          Décortiquer, mettre des mots, trouver des débuts de solutions, meme anodiins pour commencer, progresser pas à pas.

          Et surtout donnez vous de temps, car beaucoup de surdoués reviennent de loin, comme moi, qui avait un peu pris mon surdon à la légère quand je l’ai découvert.

          Une fois qu’on tient un petit bout de quelque chose, on ne lache plus, et ca ne peut évoluer que dans le bon sens.

          Meme si parfois, vous pourrez peut etre ressentir des freins, ou un petit retour en arrière, au gré des évènements de votre vie.

          Courage, continuez sur votre lancée.

          Cricri

      1. @Bee 1 novembre 2013 at 1 h 44 min

        Vous m’excuserez Bee, mais il y a quelque chose que je ne comprends pas et que peut-être vous pouvez m’aider à éclaircir, svp.
        Donc, vous rencontrez une psy, spécialisée EMDR, qui au bout de 30 minutes, vous demande si vous avez jamais été diagnostiquée  »enfant précoce », c’est bien cela n’est-ce pas ?
        Vous rajoutez:  »elle a vu ce que ceux qui me connaissent depuis tant d’années n’ont jamais pris que pour une tare… »
        Comment ça, elle a  »vu » ?

        Aussi je me demande: spécialisée EMDR ne veut pas dire spécialisée en surdouance, pas plus que psy ne veut dire spécialisée en surdouance d’ailleurs.
        Aussi, ma question devient: saviez-vous au moment de votre choix que cette personne était spécialisée surdouance ? L’est-elle en fait ou pas et si oui comment ? Formation dans ce domaine, une partie de sa clientèle est composée de personnes HPI, elle l’est elle-même peut-être, etc ?
        Ces questions me semblent importantes, car dépassant votre cas personnel, elles posent la question de comment trouver la bonne thérapeute et le bon accompagnement et par effet boomerang, la question du danger des diagnostics sauvages par des pseudo-spécialistes…
        Peut-être Bee, vous pourriez éclairer notre lanterne, si bien sûr, ces questions ne sont pas trop personnelles.
        Et d’autres pourraient ajouter leur expérience personnelle ?
        Je pense bien que ça pourrait nous aider ici.

        Et surtout, Bee, bonne continuation à vous !
        Merci de votre aide.
        Chan

    2. Bonjour Procrastinator,

      Votre parcours me rappelle les pistes de rélexion que j’ai exploitées ces derniers mois (lectures, psy, et déprime continuelle….).

      Vous n’etes pas ennuyeux, juste modeste , comme beaucoup de HP. Ne le soyez pas : laisser vos capacités s’épanouir au grand jour. Meme si vous allez avoir des doutes au quotidien, des hauts et des bas, ne lachez rien. La réassurance que vous éprouvez en ce moment, c’est formidable, c’est déjà une bonne partie de la guérison en soi.

      A la différence de vous, et au bout de quelques visites, mon psy m’a dit que je n’avais pas besoin de passer des tests, car selon lui je me connais sur le bout des doigts. Malgré tout, et pour reprendre un commentaire récent de Cécile qui dit que on n’a pas besoin d’un chiffre de QI pour se sentir surdoué, je ne suis pas du meme avis : les surdoués doutent tellement d’eux que je pense qu’il est bien d’avoir un chiffre ou au moins une estimation. Ca rassure.

      En ce qui me concerne, je vois vraiment les changements aujourd’hui : dans le sens ou j’ai beaucoup plus d’énergie qu’avant, et ce depuis quelques semaines.

      Les raisons : des réussites comme avant, mais aussi des défis, et des évènements familiaux positifs pour moi. Le fait de parler de mes projets auxquels je tiens dans le milieu pro, alors qu’avant je n’osais pas. Le concours, auquel j’ai eu la note que j’attendais sans l’avoir (mais ca je le savais car il était d’un niveau très difficile), surtout voir dans l’échec si on a vraiment échoué à ce point, ou voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, et voir les amelioratons possibles.

      J’ai échoué une 1e fois aux tests de mensa l’annee derniere (mon perfectionnisme me faisant réfléchir à 2 fois aux memes questions, en en laissant 2-3 non répondues à la fin de chaque série….).

      Mais j’étais contente, sans cette question de gestion du temps, j’aurai été proche de la barre d’admissibilité. Je les repasserai prochainement. Mais au delà du niveau, il faut se confronter à ses limites : peu importe que mon niveau se situe entre 125 et 130 de QI par ex. ce ne sont que des chiffres. Mais ca me dit que au moins, je ne suis pas nulle, que je peux OSER faire les choses auxquelles je tiens (et là croyez moi y avais du boulot en ce qui me concerne).

      Mais ce temps là c’est fini, je me suis enfin rencontrée avec moi meme, et ca c’est une incroyable sensation. Et après on ne peut pas régresser car si vous etes vous meme, les gens changent en positif à votre égard : c’est ce qui s’est passé pour moi (après des mois de jalousies, regards réprobateurs…..).

      Je vous renvoie l’ascenseur sur mon expérience Procrastinator, car ce blog m’a bien aidée à faire le gros du travail.

      Cricri

      1. Merci pour votre témoignage et vos encouragements.

        En effet, la modestie est ma qualité principale 🙂
        Plus sérieusement, je suis dans le doute, et je le resterai tant que je n’aurai pas passé les tests. Si je suis HP, alors je pense, d’après mes lectures, que je suis un cas d’inhibition intellectuelle assortie d’un faux self, le tout remontant à la petite enfance…

        Heureusement l’évolution nous a doté de mécanismes assurant la survie, j’ai effectué tout le parcours en « pilotage automatique », je n’ai donc pas tout raté…

        laisser vos capacités s’épanouir au grand jour. Meme si vous allez avoir des doutes au quotidien, des hauts et des bas, ne lachez rien. La réassurance que vous éprouvez en ce moment, c’est formidable, c’est déjà une bonne partie de la guérison en soi.
        En effet, je m’essaie à l’écriture et je publie des bêtises sur un blog, cela fait partie du processus.
        En ce qui me concerne, je vois vraiment les changements aujourd’hui : dans le sens ou j’ai beaucoup plus d’énergie qu’avant, et ce depuis quelques semaines.
        L’état de grâce de la fameuse semaine qui a suivi la première visite est l’objectif à atteindre.

        « Je vous renvoie l’ascenseur sur mon expérience Procrastinator, car ce blog m’a bien aidée à faire le gros du travail »
        Qui est gros ? 🙂

      2. « Le fait de parler de mes projets auxquels je tiens dans le milieu pro, alors qu’avant je n’osais pas. »
        « des mois de jalousies, regards réprobateurs »

        Comme j’aimerais y arriver… En essayant d’être moi-même, de dire ce qui me tient à coeur, je n’ai jamais récolté que moqueries, méchanceté, au mieux indifférence; dans le milieu professionnel, scolaire, comme familial.
        Travailler de nuit à l’hopital+cours de master Arts du spectacle la journée: « tu n’y arriveras jamais! » « eh bah, elle se sent plus pisser, celle-là! »
        Etudiant infirmier/intérêt pour art-thérapie&psychanalyse « vous n’êtes pas art-thérapeute, que je sache! » « oui, c’est ça… Va donc aider mme X. pour sa douche » « Fais ce qu’on te demande, et laisse la réflexion aux personnes compétentes »
        Licence de langues/Aide-soignante: « à la fac? t’as raté médecine, c’est ça? » « ah! c’est utile pour changer des couches! »
        Famille Groseille: « tu sais quoi? on s’en fout! » « un stage/séjour de quoi?? pfff… ouais, bah tu te débrouilles pour le payer! »

        Donc, oui, je passe ma vie à me sentir nulle, à étouffer pour faire semblant d’être comme les autres, parce que j ai trop peu confiance en moi pour affirmer qui je suis…

        « je ne suis pas nulle, que je peux OSER faire les choses auxquelles je tiens (et là croyez moi y avais du boulot en ce qui me concerne). »

        😉

        « Mais ce temps là c’est fini, je me suis enfin rencontrée avec moi meme, et ca c’est une incroyable sensation. Et après on ne peut pas régresser car si vous etes vous meme, les gens changent en positif à votre égard  »

        Je vis actuellement une totale régression. Par amour pour un non HP, je suis revenu 800km en arrière, dans une ville que je hais, où j’ai grandi, sans jamais être heureuse. Je ne trouve pas de travail, à part un poste de nuit dans la structure où je travaillais avant de reprendre mes études… Pour moi, c’est un retour de trois ans en arrière, l’assurance de voir mon compagnon quinze jours par mois et de voir mourir une histoire pour laquelle j ai abandonné beaucoup de choses. Je traverse un moment de douleur et de doute intenses: je ne perçois même pas 400€/mois de RSA, je n’ai pas le choix, je dois travailler; j’ai l’impression de me couper les ailes si j’accepte ce contrat… Par ailleurs, j’ai perdu un autre amour (non HP aussi) quand je travaillais au même endroit en étudiant la journée: il m’a préféré quelqu’un de plus… normal… J’ai cru en mourir de chagrin; et je suis quasi sûre de revivre la même chose. Mon compagnon actuel ne comprends absolument pas mes émotions qu’il trouve ridiculement excessives, me dit qu’il faudrait dédramatiser, que ce n’est qu’un job et qu’il n’y a pas de quoi faire une telle comédie… J’ai cessé d’essayer de lui expliquer, ma « mièvrerie » l’insupporte, je me contente de pleurer la nuit…

        Merci à tous pour tous vos témoignages, je les lis toujours avec plaisir, et ce soulagement particulier d’être « enfin à la maison »…

        1. Bee! si il t’aime et il veut te comprendre passe lui le livre de Cécile! ça peut marcher avec ces amoureux non HP! parole de scout! :))