Fragilités associées au surdon

Porc-épic irascible et/ou ténébreux, solitaire, associable…
Parano, autiste, schizo…

Migraineux et/ou eczémateux ? Allergique ? Asthmatique ? …  Il peut être intéressant de se poser des questions quand on est non seulement pointé pour son mauvais caractère, mais que de plus on est affligé de l’une ou l’autre de ces pathologies.

A mon sens, quand on se pose des questions sur le fait d’être surdoué, recourir à une anamnèse est essentiel (antécédents personnels et familiaux).

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229 thoughts on “Fragilités associées au surdon

  1. 21 ans et déjà la sensation du vide face à la vie. Que faire lorsque l’on songe à des solutions extrêmes, à une idée insidieuse qui ne laisse nul répit ? J’ai peur de consulter pour guérir, peur du jugement, peur de tout. Pour ma part le diagnostic est tombé depuis plus de deux ans. Je pensais que c’était une libération, c’est au contraire un fardeau supplémentaire. Je n’arrive plus à rien, que ce soit dans ma vie personnelle ou bien dans mes études. Je n’ai qu’une seule question : que faire ?

    1. Bonsoir Sylvain

      Au même âge que vous je connaissais ce sentiment de vide et l’idées des solutions extrêmes m’accompagnait depuis près de 10 ans. Il ne me serait jamais venu à l’idée de consulter – trop honte.
      Bien des années plus tard, j’ai appris / compris qu’un traumatisme avait sapé les fondations mêmes de mon développement. Et franchement, si j’avais appris à l’époque que j’étais surdouée, ça ne m’aurait rien apporté pour aller mieux.

      Ces peurs qui vous ont envahi vous empêchent d’aller consulter… mais vous avez réussi à les dépasser pour venir sur le blog. C’est un premier pas et c’est ça qu’il faut garder en tête. En venant ici vous vous êtes mis en marche. Courage.

      1. Merci de ce commentaire qui donne espoir.
        Je vais franchir le pas mais j’ai la peur au ventre. J’ai fais divers essais récemment, je suis allé en soirée avec des amis pour rompre l’isolement. C’était encore plus pire ensuite, je suis parti au bout d’une petite heure en ne souhaitant qu’une seule chose : être seul, enfin.
        Merci en tout cas pour ce site ô combien intéressant. C’est bon de pouvoir simplement parler.

        1. Ah les soirées… moi, c’est dans une baignoire que j’ai passé l’une d’entre elles – bien à l’abri dans la salle de bain, loin du bruit, du mouvement.. et vraisemblablement de l’ennui.

    2. Bonjour de Cricri,

      Sylvain : le solution, rencontrer d’autres surdoués, seul c est compliqué

      mais attention, méfiance, y a des gens qui en profitent

      C’écile connaît mon mail, elle vous le transmettra, et donnez lui le votre à son adresse générique du blog.

      en ce moment, je n’ai aucun soutien, et viens de subir un gros échec, mais j’ai appris une chose dans cette histoire : déjà je révèle mon secret car pour moi il est temps, ensuite j’essaie toujours de voir les choses si petites soient elles qui sont positives, meme si des tas de gens me détestent et voudraient tant me voir sombrer.

      et bien, non c’est non, je reste (à la vie bien sur).

      Cricri

  2. SOS…
    J’ai 43 ans. Je n’ai jamais fait les test, mais depuis un travail avec un psy autour de mes 40 ans, j’ai ce diagnostic dans les bras beaucoup trop lourd à porter.
    J’avais trouvé un équilibre dans ma vie depuis mon enfance, sans doute un ensemble de stratégie pour vivre avec mes handicaps. Mais depuis que mes enfants ont été diagnostiqués et que « ma psy » m’a montré cela du doigt, l’équilibre s’est rompu.
    Je suis paumé. Mon épouse ne me reconnaît plus. En fait, elle ne me connaît plus. Parcequ’elle ne me connaît pas. Tout remonte. En particulier un immense sentiment de gâchis. Et un sentiment fort de n’être pas moi-même. Ma vie professionnelle part en sucette.
    Tant de choses que je n’arrive plus à gérer. Ce cerveau qui mouline en permanence. Ce cœur qui bat trop fort à chaque émotion. Tout cela est épuisant. Je n’y arrive plus. J’ai besoin d’aide. Mais qui me prendra au sérieux?

      1. + 1
        Ne restez pas seul avec cette souffrance et ces questions, trouvez qqun de compétent qui puisse vous aider. Vous êtes toujours le même, en vrai, au fond. Il n’y a que le faux self qui s’est effrité et celui-là, qui va le pleurer ? Pas celleux qui vous aiment vraiment. Vos enfants, quoi qu’il arrive, vous aimeront tel que vous êtes vraiment.

    1. Bonsoir Pierre,

      Allez y par petits pas, et n’oubliez pas : tout vous remue, mais votre intelligence elle demeurera toujours intacte.

      C’est ce que je me dis quand rien ne va comme je le souhaiterais, notre intelligence ce sont nos fondations.

      Qui me prendra au sérieux dites vous ?? Mais moi bien sur…. et pourtant je n’avais parlé d’un tel sujet il y a des années en arrière et je considérais comme les surdoués comme des chanceux, en ne me posant meme pas la question pour moi (pourquoi une telle question d’ailleurs).

      Alors réparez , colmatez, constituez vous un nid douillet, pierre après pierre….. Pierre.

      Cricri

  3. Un QI géant aux pieds sensibles
    De Suisse, 2017, 30mn, cette vidéo, rien de nouveau, cependant vous noterez le ton non-misérabiliste et plutôt du genre: Ok voilà la situation, comment s’y adapter ? le calme suisse donc couplé aux sens des affaires !
    A noter, les 2 premiers portraits d’adultes, eux-mêmes très lucides et l’absence consternante des femmes, filles, comme quoi le sexisme traverse toujours très allégrement toutes les frontières !

    Chan

      1. C’est le « sur » qui dérange :il indique que les intéressés ont plus que les autres. Ce plus inquantifiable, cette différence inquiètent.

    1. Le probleme fondamental de surdoués c’est l’orientation professionnelle entre autres (je suis moi-même 144 WAIS)
      On retrouve beaucoup de HP dans le domaine scientifique et artistique a juste titre car ca leur convient mieux. On fait semblant de decouvrir une evidence.
      Le monsieur surdoué dit lui-même que les reunions dans les grandes entreprises l’ennuyaient profondément, avec beaucoup de changements d’employeurs. Et il fonctionne beaucoup mieux par lui-même.
      J’aurais pu presque predire ce reportage.
      Cet environnement comme les grandes entreprises ne convient pas pour surdoués , voila tout le probleme (je me repete sans cesse sur ce site)

  4. Apprivoiser l’hypersensilité
    Bonjour Cécile,
    je poste ici le lien pour une vidéo de P. Vandamme : elle fait bien le lien hyperesthésies percolant en hypersensibilités pour finalement aboutir chez certaines personnes surdouées en divers handicaps, toujours ré-ajustables. J’aime comme toujours son approche scientifique et non jugementale, plus l’articulation constante théorie\réel et pratique clinique

    Chan

  5. Bonsoir,
    J’ai découvert récemment ce site et jusqu’à présent, ça me fait un bien fou de lire surtout les témoignages des uns et des autres. Ce sentiment de décalage, je l’ai vécu toute ma vie, bien qu’en apparence je ne semble pas en souffrir. J’ai tellement essayé de me conformer aux autres, de leur ressembler. J’ai réussi la plupart du temps, mais c’est usant de porter ce manteau de plusieurs tonnes.
    Je me dis que ça aurait pu être pire, que je m’en suis bien sorti car je suis né sur un terrain de foot (le seul moyen que j’ai eu pendant longtemps pour me faire des amis) et que j’ai une super famille, surtout une sœur d’un an mon aînée et qui semble être la seule à vraiment me comprendre. Elle par contre n’a pas eu cette « chance » de pratiquer une activité où l’on apprend à faire confiance aux autres, où l’on forme une équipe et se serre les coudes. Ce site est en fait la description de sa personne. Zébrelle aux rayures très prononcées.
    J’habite en Afrique noire, où la psychologie n’est pas vraiment développée, et ce n’est pas du tout un réflexe d’aller consulter quand les problèmes ne sont pas clairement visibles. Du coup, j’ai fait quelques tests sur le net pour me situer à peu près (ça vaut ce que ça vaut). J’obtiens généralement sur l’echelle Wechsler entre 140 et 148 avec un 59/60 aux matrices progressives standard de Raven.
    J’ai néanmoins quelques petites interrogations à propos du surdouement.
    D’abord, au niveau de l’étalonnage, j’ai lu sur votre site qu’il est fait de façon à ce que 2% ou moins (c’est peut-être pas les bons chiffres, mais ce n’est pas le plus important) de la population ait un QI supérieur à 130 (Weschler). Ensuite, de ce que j’ai compris de l’effet Flynn, le QI augmenterait dans la population générale à travers les générations. Ce qui voudrait dire qu’une personne avec les mêmes caractéristiques intellectuelles sera considérée comme surdouée en 1950, mais comme normo-typique (plutôt intelligente) aujourd’hui.
    Ce qui me fait me demander si ces particularités (qui le rendent inadapté à la société) du surdoué sont dues à un fonctionnement cérébral particulier, ou si elles se créent au fur et à mesure des contacts qu’entretient le surdoué avec les autres, parce que l’impression que j’en ai c’est que le surdouement et ses caractéristiques n’ont de sens que dans la comparaison.
    Je voudrais enfin savoir si dans les pays d’Afrique où selon les statistiques, le QI est plus faible qu’en Europe (je ne discute pas ici de la validité de ces mesures), un surdoué serait quelqu’un ayant un QI supérieur ou égal à 98% de la population de sa localité, ou doit-il être impérativement supérieur à 130?

    1. Bonjour,
      Je rebondis sur mon post parce que ça fera bientôt 4 mois que j’ai écrit sans avoir de réponse.
      A vrai dire je suis un peu confus: étais-je hors-sujet? Mes questions n’étaient-elles pas pertinentes? Aurais-je enfreint la charte du forum?
      Ou si cette page n’est pas le lieu idéal pour en discuter, j’aurais aimé qu’une bonne âme me le fasse comprendre.
      Bref, tout ça pour dire que pour moi, une réponse quelle qu’elle soit est préférable à une absence de réponse.
      Merci d’avance.

      1. Bonsoir vicHes

        La faute à pas de chance. Et (surtout) même moi qui n’ai pas répondu. Mille excuses et merci d’avoir relancé la question !

        Oui, l’intelligence augmente (ou peut-être, plutôt, la capacité à appréhender le complexe ?). Mais c’est le cas chez tout le monde. Les tests sont régulièrement réétalonnés et donc la distribution statistique se retrouve toujours être la même, selon la fameuse « loi normale ».
        je vous invite à lire le billet de Stéphanie Aubertin sur le sujet.

        Cela dit, tout le monde s’accorde à dire que ces statistiques ne sont pas absolument justes (il peut y avoir quelques millièmes en plus ou en moins dans la réalité – on reste dans les statistiques, c’est une évaluation).

        Oui, le fonctionnement cérébral est différent et avéré, les neurosciences sont là pour la valider, à coup d’IRM et d’EEG, et même de scintigraphies.. mais oui, aussi, l’inné seul n’entre pas en ligne de compte : l’histoire personnelle de chacun, la façon dont on se construit interfère également avec l’inné qui n’est qu’une caisse d’amplification.
        Dit autrement : quand tout va bien, un surdoué s’épanouit et fait des choses remarquables. Quand tout va mal, un surdoué végète, est un dépressif permanent, peut être confronté aux addictions voire au suicide.

        Quant à la référence culturelle… c’est toujours ce fameux 130 qui signe qu’on est dans la frange des 2% qui fonctionnent le mieux intellectuellement.

        Cela dit, il faut se rappeler que les échelles de QI ont un référentiel très logico-mathématique alors qu’il est de plus en plus admis depuis les travaux de Howard Gardner en 1983, qu’il existe plusieurs types d’intelligence.
        Les tests ont été mis en place par Binet pour permettre d’identifier les enfants en retard dans un système éducatif structuré pour répondre aux besoins de la Révolution Industrielle laquelle est fondée sur une organisation logico-mathématique. Les émotions et toute forme de créativité (sauf sur demande, et encore, pas trop) en sont bannies. Ce qui explique beaucoup de dommages psychiques et sociaux.

  6. Bonsoir!
    Je n’ai pas pris le temps de tous vous lire, je suis désolée Je voulais juste vous dire que ça fait quelques années que j’ai été diagnostiquée mais je me trouve tellement pas « douée »! Je n’arrive pas à réussir ma vie pro, je me sens seule…. Et puis je n’ai pas tout le temps des idées géniales dans la tête, je ne crée rien….! J’ai l’impression de ne servir à rien, de na pas avoir de place en fait….

    1. Bonjour Sophie
      Le diagnostic est une chose…. mais en faire quelque chose en est une autre.
      Il y a souvent tout un travail de deuil à faire, la relecture de sa vie pour mieux comprendre en quoi le surdon a un impact sur le cheminement de chacun, mais aussi, accepter le surdon, avec ses fragilités et ses bons côtés; et aussi et/ou enfin travailler sur certaines blessures du passé que le fait d’être surdouée a amplifiées et qui ont certainement contribué à empêcher vos qualités de pleinement éclore.
      Tout un ensemble de choses qui, à mon sens, supposent d’être accompagné(e). Car seul(e), c’est très difficile d’avancer.

  7. Bonsoir,
    Une petite question, comment avez vous vécues vos années lycées en tant que surdoués ?
    Avez-vous réussi à réellement rentrer en contact avec les autres, à être intégrés? Pour ma part j’ai très bien vécu mon collège avec un ami avec qui je partageais une relation très forte. Cela me suffisait. Aujourd’hui au lycee, cela ne se passe pas mal mais j’ai toujours l’impression d’être en décalage. Je n’ai pas vraiment d’amis et suis toujours seul… Effroyablement seul au milieu de tout ce monde. Je m’entends avec à peu près tout le monde dans ma classe mais c’est tout. Une fois l’heure de cours finie, je me retrouve seul. Ce n’est pas que je ne veux pas d’amis (ce que doivent sûrement croire mes camarades et professeurs) mais je ne sais pas comment m’y prendre. Je ne les comprends pas, j’ai toujours l’impression d’être juste à l’extérieur cercle des discussions, refoulé derrière. Un prof m’a même dit un jour que j’attendais le début du cours dans le couloir ( inutile de le préciser, seul) « mais Rémi, vous n’avez pas de copains? » C’est très dur à entendre. Je pense que cela est renforcé par le fait que je suis le premier de la classe et dois parfois être méprisant (sans le vouloir). Dans leur esprit, je dois être une sorte de bête à concours individualiste et inateignable alors que je n’aspire qu’à être comme eux, un mec décontracte qui se ne prend pas la tête et se moque du regard des autres… Mais c’est trop dur pour moi, je n’arrive pas (plus?) à être comme ça…
    Bonne soirée, Rémi

    1. Merci de votre témoignage Rémi.
      Il me semble pointer ce qui est difficile à comprendre pour un non surdoué : même quand on cherche à se rapprocher des « autres », ce sont eux qui ne savent pas inclure. Et nous ne sommes pas du genre à taper l’incruste.

    2. Bonsoir

      pour la petite histoire personnelle …..

      j’arrive en lycée, je vais voir le groupe de gens qui sont dans ma classe et que je ne connais pas encore, on me propose une cigarette :

      1 – discours du normo pensant : mouaaaais…. (avec un petit sourire en coin histoire de faire bien, tout en goutant la cigarette qu’il trouve dégeulasse, mais bon il le dit pas : faut bien s’intégrer)

      2 – discours d’une atypique (moi) : non désolée mais je ne fume pas , d’un air totalement détaché (cette phrase partait depuis une logique absolument implacable : comme quoi la cigarette détruit les poumons bla bla, je protège ma santé, je fais le meilleur choix pour moi, ca vous parait idiot ???)

      il n’y a eu AUCUNE pensée concernant l’habilité sociale qu’il aurait été bon de prendre en compte à ce moment précis….. (déjà que je ne savais meme pas ce que ca voulait dire l’habileté sociale….)

      bref, écartement du groupe direct (et pour toute l’année…..)

      Cricri (qui a les poumons encore à peu près propres aujourd’hui…..)

    3. Il se trouve que je vis l’exacte même situation. A la simple différence peut-être que j’ai plus ou moins abandonné mes cours et les notes qui vont avec… Je ne sais pas vraiment quel mot mettre sur cette sensation mais cela se rapprocherait presque de la honte. Il s’agit là de ce que je ressentais lorsqu’un professeur lisait ma copie, disait ma note à haute voix, lorsqu’un élève apercevait celle-ci et me traitait avec la plus sincère gentillesse (qui ne m’atteignait pas correctement) d’ « intello » en pensant certainement trop évidemment : « Toujours des bonnes notes celle-là !  »
      Bref, me dirigeant vers une carrière artistique, j’abandonnai. Végétant désormais durant chaque heure de cours, m’ennuyant tous les jours (même le samedi -> les sadiques ^^) et attendant l’obtention certaine du fameux Bac…
      En tout cas, quelque soit ta future carrière, ne fais pas la même erreur que moi n’abandonne pas les cours.
      L’ennui est le pire des ennemis.

  8. j’ai l’impression en vous lisant d’entendre mon fils, il est concepteur de mini perceuse et cette activité n’est pas comprise par son entourage qui justement l’imaginait dans la science ou autre mais moi je suis impressionné qu’il puisse créer ces mécanismes, bon courage à tous

  9. Bonjour à toutes et tous,

    Sachant que nous présentons souvent de drôles de syndromes ayant une petite connotation auto-immune, l’un ou l’autre d’entre vous aurait-il une expérience ou une information relevante reliant la surdouance avec le syndrome des ovaires micropolykystiques (avec pour acronymes courants: SOMPK, OMPK, SOPK)?

      1. Effectivement, quand on sait que notre 2e cerveau c’est le ventre…. Chez moi il est le siège de tous mes maux : colites, douleurs, raideurs, nausées et j’en passe….. bizarrement le lundi matin, pas étonnant que les enfants précoces aient tant de maux de ventre avant d’aller à l’école.

        Il est le siège de nos émotions aussi, alors quand on les bloque, c’est lui qui trinque, je ne serais pas surprise d’avoir un truc grave dans quelques temps, vu comme je le martyrise. J’ai quand meme fini aux urgences une fois….. (quel mauvais souvenir).

        J’avais posé la question sur ce blog, est ce qu’une émotion violente pouvait dérégler les cycles menstruels ? meme chez n’importe qui ca peut arriver. Et ca m’est arrivé plusieurs fois dans ma vie, alors quand aux femmes HPI ca doit etre plus fréquent encore……

        On pourrait parler dans le meme ordre d’idée mais pour élargir le sujet, des mastoses au sein (tumeurs bénignes) j’en ai développé une juste après un décès il y a des années en arrière…

        Et puis, les hormones jouent bien sur sur la peau, mais pas qu’elles évidemment (on en revient à l’eczema et autres réjouissances……).

        Quand vous rajoutez la ménopause par la dessus (je ne sais pas ce qui m’attend les prochaines années mais là j’angoisse….), vous imaginez le cocktail explosif. Peut etre qu’à ce sujet, certaines femmes HPI pourront parler de leur expérience…… ca va me mettre au parfum (!).

        Cricri (dont le ventre crie parfois…. en se rappelant à son bon souvenir)

      1. Je serai assez pour envisager plutôt l’indépendance des deux phénomènes, au moins jusqu’à ce qu’on ait pu démontrer l’inverse…..J’ai lu l’article « Is it her hormones ». Je n’y trouve rien qui démontre la corrélation. Je pense que dans les années à venir, on va entendre et lire tout et n’importe quoi sur la douance et ses corollaires. allez savoir qui est l’œuf et qui est la poule. On pourrait même penser que c’est parce que l’enfant développe un esprit de curiosité que son cerveau évolue différemment, et que la création de connexions neuronales devient exponentielle, simplement parce que c’est une « habitude » du cerveau.
        Oui, on pourrait tout envisager! Penser à l’envers, de bas en haut, de haut en bas, de droite à gauche puis de gauche à droite, puis dans touts les sens, c’est encore plus drôle et passionnant, et surtout, plus créatif, et on trouve plus de solutions, on démêle mieux les problèmes complexes (en fait, plus un problème est complexe, plus il est simple dans la solution). En le retournant dans tous les sens, on le perçoit très différemment.
        Mais il semble que le docteur psychiatre machin ait simplement constaté que la jeune fille avait à la fois un problème hormonal qui modifiait son humeur et son comportement, ET qu’elle était surdouée. jusque là, rien de très scientifique.

        1. Oui, entièrement d’accord pour se poser la question de la pertinence d’accoler les deux « concepts ».
          Néanmoins :
          – je cite la coïncidence d’avoir justement trouvé cette communication au même moment où la question était posée
          – … je note quand même que ce genre de truc apparaît dans PubMed (cela dit, peut-être que PUbMed publie tout et n’importe quoi)
          – enfin, depuis longtemps, je retombe régulièrement sur des notions hormonales et/ou de neurotransmetteurs.

          Dans la communication in extenso il est mentionné « PCOS has been associated with major affective and anxiety symptoms as well as personality disorders in young women, including adolescents […] which makes one consider the possible impact of hormonal and metabolic dysregulation in the development of the psychiatric, cognitive, and behavioral manifestations seen in this adolescent.« .
          Et la suite :
          « Multiple studies have shown similar results: Rassi et al reported that of 72 women with confirmed PCOS (mean age, 26.2 years), 41 patients (57%) presented with at least one psychiatric diagnosis, with the most frequent diagnoses being major depression (26.4%) and bipolar disorder (11.1%). Hussain et al found that the most frequent diagnoses were major depressive disorder (23%), panic disorder (15%), generalized anxiety disorder (15%), obsessive compulsive disorder (6%), suicidality (8%), and bipolar affective disorder (3%). Scaruffi et al found in another sample the prevalence of Axis I DSM-IV psychiatric disorders, including anxiety disorder (10%), somatoform disorder and bipolar disorder (2%), major depressive disorder (16%), delusional disorder (45%), and thought disorder (4%).
          Given the evidence to support an association between PCOS and neuropsychiatric symptomatology in young women, it would be prudent to consider PCOS as a contributing factor in psychiatric presentations of females, especially in patients who present with no previous psychiatric history, with or without hallmark features of PCOS (irregular menses, hirsutism, obesity, acne, or hair thinning), as many of these signs and symptoms do not manifest until years following the onset of this hormonal endocrine disorder
          . »

          Pour les non anglophones : le syndrome ovarien polykystique est souvent associé à des symptômes d’anxiété et des des troubles de la personnalité et affectifs, ce qui permet de penser que le dérèglement hormonal et métabolique a un impact psychiatrique, cognitif et comportemental. Plusieurs études signalent l’association syndrome ovarien polykystique avec (entre autres) dépression majeure, bipolarité, ou encore trouble anxieux généralisé.

          Références :
          1. Teede H, Deeks A, Moran L. Polycystic ovary syndrome: a complex condition with psychological, reproductive and metabolic manifestations that impacts on health across the lifespan. BMC Med. 2010;8:1–10.
          2. Rassi A, Veras AB, dos Reis M, et al. Prevalence of psychiatric disorders in patients with polycystic ovary syndrome. Compr Psychiatry. 2010;51:599–602.
          3. Hussain A, Chandel RK, Ganie MA, et al. Prevalence of psychiatric disorders in patients with a diagnosis of polycystic ovary syndrome in Kashmir. Indian J Psychol Med. 2015;37:66–70.
          4. Scaruffi E, Gambineri A, Cattaneo S, et al. Personality and psychiatric disorders in women affected by polycystic ovary syndrome. Front Endocrinol (Lusanne). 2014;5:1–8.

          Ici, le fait que la jeune fille soit surdouée n’est pas plus que ça souligné, sauf dans la présentation générale.
          .. Mais quand on sait combien surdon et dépression, bipolarité, trouble anxieux et autres troubles psychiques sont corrélés (à tort ou à raison car on peut être surdoué et bipolaire, tout comme un surdoué peut être à tort pris pour un bipolaire), peut-être qu’effectivement, aussi saugrenu que ça paraisse, la question mérite d’être posée.

          Qui de la poule ou de l’oeuf, cette autre question mérite d’être posée, en tous cas pour moi qui ne suis pas experte.

          1. Hello
            Bonjour Cécile
            Concernant l’impact potentiel des hormones sur le fonctionnement cérébral
            Celui ci n’est simplement qu’évident.
            On peut citer le cortisol hypersecrété dans toute une série de situations pathologiques mais aussi donné à haute dose à visée thérapeutique qui peut donner une excitation psychomotrice voire des syndromes délirants ou des bouffées hallucinatoires.
            Le syndrome PASS d’hyperadaptation au stress correspond aussi pour partie à cette hypersécrétion.
            Les variations du taux d’hormones sexuelles peuvent entraîner lors de la chute brutale des variations d’humeur ( périménopause ,baby blues du post patrimoine)
            Les hyper où hypothyroïdies idem.
            Notre cerveau est fortement sensible aux hormones ,c’est certain.
            En ce qui concerne la fréquence de l’auto immunité et le Hpi , cela n’est qu’une impression car faire des études transversales ne donneraient pas de résultats scientifiques car le biais de recrutement.
            Les HP sont fréquemment à l’affût d’informations et se jetterai sur ce type d’enquête , créant de de ce fait un biais de recrutement.
            Il est vrai que je voie pas mal de gens que je qualifierai d’hp qui presentent des malfoutoses avec parfois des signes biologiques d’auto immunité sans que l’on puisse qualifier leurs symptômes.
            Après hypersensibilité, fibromyalgie, seuil diminué à la douleur etc sont pour moi très fréquents dans ce type de population.
            Bonne soirée Cécile
            Amicalement Pierre

  10. En lisant ce forum j’ai l’impression que le pire ennemi du surdoué c’est le surdoué lui-même.
    Vous etes des etres d’exception, ceux qui ont fait avancer l’humanité (en tout cas pour les vrais surdoués diagnostiqués), grands artistes ou grands scientifiques. Oubliez le jugement des moutons de panurge normopensants, remplis de leur propre mediocrité, se reproduisant socialement comme des clones et se complaisant dans cet etat de fait (c’est pour cela que je deconseille la grande entreprise aux surdoués)

    1. Bonjour Lepat,

      Cette grande phrase fait du bien, oui on se déruit un peu à petit feu (c’est ce qui m’arrive en ce moment, douleurs physiques liées aux circonstances et contrariétés).

      Un bemol : ne pas nous opposer aux normaux pensants, mais tirer parti de leur supériorité en nombre, c’est pas mal non plus. Meme si le décalage est toujours subi (pour ma cas pas mon corps et les douleurs qui vont avec).

      Cricri (dont le corps crie à sa facon…..).

      1. Pas d’allergie en tant que telle, j’exprime les choses. Mais une sensibilité à certains types de comportement qui y ressemble drôlement…la destruction passe chez moi par les addictions, tout ce qui peut mettre le cerveau et les émotions en veille. Voir, voir, voir à s’en crever les yeux, et ne rien pouvoir dire, se sentir impuissante à faire comprendre ce qui est si simple : remplacer la peur par la confiance.
        A 20 ans, ça m’a pris des années grâce à cette assertion parfaitement assimilée: c’est MOI qui ait un problème d’adaptation. C’est toujours vrai ceci dit, et comme les paroles de Brel prennent chaque jour plus de sens « Etre une heure, une heure seulement, être une heure, une heure quelque fois, être une heure, rien qu’une heure durant, beau, beau, beau et con à la fois ».
        Rien qu’une heure, ce serait tellement reposant. Juste con ça irait bien aussi. Heureux les simples d’esprit, et des fleurs pour Algernon…
        Maintenant, ça me prend 7 minutes, le temps de me dire : Oh, non, pas encore! Et aussitôt : chuuut, tais toi, ils n’ont pas encore réagi.
        Bon, cette fois, chance, l’équipe a vu très vite.
        Hop, rosé, clope, ça va se passer. Ou pas. Mais les 7 minutes me donnent envie de balancer ma chaise en hurlant.
        Quand les gens savent fonctionner en confiance, on voit les montagnes se soulever. Un encouragement, une marque de bienveillance, et l’être humain (pas tous, mais un bon 98%) se lève et fonce.
        Un trou du cul arriviste ou juste terrorisé à la tête d’une équipe, et c’est foutu. Se reproduisent la soumission, la colère, les coups bas, la frustration, la haine. Les gens avancent, mais par peur, ils avancent « malgré », pas « vers » quelque chose. Que ce quelque chose soit le but de l’entreprise aussi absurde soit il n’est même pas le sujet, c’est la cohésion, le lien ici et maintenant qui importe.
        Toujours pas compris ce qui est si difficile à intégrer là dedans quand on gère une équipe.
        Toujours pas compris pourquoi on laisse tant de place aux 2% restant, ceux qui ne savent pas dire « je ne sais pas »…C’est si improductif. Ca devrait parler aux entreprises, ça…non? Ha bah non. Décidément, j’y comprends rien. Plus j’avance et moins je comprends, et ça n’est pas pour me rassurer.;

        1. Partage d’une expérience avec une manager HP, et qui le sait. Réorganisation oblige,nous n’aurons travaillé ensemble que 4 mois. C’est ballot, juste le temps de la période d’essai à laquelle j’aurais probablement mis fin à ce stade si j’avais connu le suivant plus de 10 minutes. Déjeuner avec elle hier. Je lui exprime la souffrance, car c’en est une, de revenir à un manager traditionnel hypercontrôlant après avoir bossé avec elle. L’analogie qui me vient, c’est d’échanger des baskets confortables, et tracer des bornes sans fatigue et à toute vitesse, pour des talons qui martyrisent les pieds, avec lesquels on fait des tout petits pas, avec lesquels on manque de tomber à chaque pas, et qui obligent à s’arrêter sans cesse.
          Quelque chose de fluide d’un côté, d’évident, de l’autre, des efforts, de la souffrance, de la pénibilité pour un résultat dix fois moins efficace.
          Nous sommes arrivées sur la pensée en arborescence en 7 minutes…Doublée d’une autre obligation de conformité exigée par le simple fait d’être une femme. Je me sens de nouveau écrasée, étouffée dans une boîte trop étroite et je sens qu’un « hulk » en moi est en train de grogner de colère et de pousser les murs.
          Elle me dit que mon nouveau chef C’est Agnan, le premier de la classe du Petit Nicolas. Et je me sens comme celui qui donne des claques à tout le monde et qui terrorise Agnan.
          Mais partager ça à coeur ouvert dans l’entreprise avec quelqu’un qui parle exactement le même langage que soi, c’est une première et c’est déjà ça…quel bonheur.

          1. Et enfin, de Jim Harrisson dans « le vieux saltimbanque » : « Par le plus grands des hasards, il avait découvert qu’il était intelligent. Un chercheur de l’université d’une ville voisine avait besoin d’un cobaye pour faire des tests dans le cadre de ses cours. Il toucha vint dollars de l’heure – une vraie manne -, pour se soumettre à des tests de QI, et quand vers la fin il sortit faire pipi, il jeta un coup d’oeil aux fiches du chercheur et constata que ses scores pour les quatre premiers tests allaient de 163 à 171. Il ignorait ce que cela signifiait. La religion avait desserré quelques boulons dans sa tête et, à ce stade de son existence, il ne voulait pas être brillant, il désirait simplement être comme les autres. »
            J’adore cet ogre jamais rassasié, vivant ou pas sur cette planète.

        2. je plussoye. le management par la peur est vieux comme le monde et inspiré de machiavel, qui rappellons-le estimait qu’il etait beaucoup plus sur d’etre craint que d’etre aimé

  11. Bonjour,

    Je suis à la recherche de textes, études sur l’hyperesthésie des hauts potentiels, le sujet n’est souvent qu’effleuré dans les livres.
    Je souffre d’un syndrome douloureux chronique et je reste persuadée de la relation avec mon « cerveau en ébullition » permanente mais je ne veux aborder le sujet avec mon algologue qu’avec des « munitions » scientifiques comme des études parce que le dernier à qui j’en ai parlé m’a ri au nez …
    Merci pour votre livre qui m’a fait tant de bien !

    1. Bonjour Cécile

      Dans la Catégorie « Sources », vous devriez trouver quelques pistes. Tapez également « sensibilité » ou « hyperexcitabilités » dans le moteur de recherche.
      Il est vraisemblable que depuis que j’ai mis ces sources en ligne j’ai alimenté ma base de données – je peux jeter un coup d’oeil et vous transmettre ce que j’ai (c’est un énorme travail de recherche, de lecture et de stockage).
      Sachez cependant que tout ce que vous trouverez sera en anglais.

      1. Merci je cherchais à hyperesthésie d’où l’absence de résultat !
        Je suis très intéressée par votre retour sur le sujet.
        Il y a pour moi dans ce syndrome douloureux chronique plusieurs points : 1/ la sensibilité exacerbée qui provoque des douleurs, la saturation des odeurs, du bruit qui exacerbent cette douleur 2/la vigilance permanence qui entretient voire augmente la douleur 3/ une douleur anticipation d’un traumatisme ( pour moi des problèmes ligamentaires et articulaires ), j’ai souffert des épaules bien avant que mes tendons ne se déchirent ( ce qui forcément m’a fait passer aux yeux des médecins pour une « dingue »….)
        Bref, au-delà de mon cas je trouve ce sujet passionnant et je serais curieuse de connaître la proportion de hauts potentiels dans les Syndromes douloureux chroniques …

        1. Il existe un livre (en anglais) que je n’ai pas encore lu, qui aborde ce sujet : Gifted and sick.
          Noks Nauta sur le site de l’IHBV en a fait un commentaire élogieux (en anglais encore) mettant en avant la difficulté qu’ont les surdoués à apparaître vraiment malade aux yeux de ceux qui ne les connaissent pas vraiment (et c’est tout aussi vrai pour le fonctionnement cognitif : « On many tests they will score average or above average, but this indicates an unseen decline, because the starting level was never known » – « sur beaucoup de tests ils situeront dans la moyenne ou au desses de la moyenne; et pourtant cei signe un déclin invisible, car le point de départ n’a jamais été identifié »).

          1. Merci je vais essayer de le lire ça me fera travailler mon anglais !
            Et effectivement cette notion de niveau d’atteinte est très douloureuse à vivre, quand avant j’avais la capacité de faire dix choses à la fois ( mes collègues m’appelaient le « monstre » de travail … ) aujourd’hui je suis extrêmement limitée mais j’ai toujours la capacité de faire alors les médecins me trouvent plutôt « vaillante » malgré les altérations physiques … Enfin je pourrais en parler des heures je me bats depuis dix ans contre cette douleur sans arriver à la maitrîser et elle me pourrit bien la vie …
            Je voulais aussi vous faire part de cette anecdote,
            Je porte le même prénom que vous, j’ai fait sciences Po et j’ai découvert votre livre à 42 ans, alors imaginez comme j’ai doublement apprécié votre livre !

  12. Hi hi, record battu, j’ai passé le test cet été, à 56 ans. mais je m’habituais à l’idée depuis une dizaine d’années.

    Entretemps, des thérapies pour nettoyer la cave, puis juste pour éclore à fond.

    Un diplôme ES, un autre – HES -, une spécialisation, un brevet fédéral et quelques autres bricoles plus tard, pas vraiment eu l’occasion de m’attarder sur des regrets concernant mes qualifications et certifications…

    Me découvrir HP, c’est plus un soulagement, car le corps médical me voyait plutôt en bipolaire.

    Sur le reste, j’ai nettoyé mon carnet d’adresses, noué une relation très particulière avec un autre surdoué, repéré que pour les pervers narcissiques, je suis une proie idéale – corollaire, les fuir.

    Bonne route à vous

    1. Bravo Clément ! Et merci de ce témoignage vigoureux.

      « le corps médical me voyait plutôt en bipolaire »
      Grand classique que de pathologiser l’intensité des émotions…

  13. Bonsoir Palcire, je ne peux répondre directement à la suite de votre lien, mais je me permet de vous répondre sur un message séparé, car les sujets que vous avez évoqué suite à mes interventions sont complexes et je vous remercie de prendre un peu patience car ce message risque d’être long.

    Tout d’abord, j’espère que vous allez bien.
    Voici les réponses que je peux apporter, bien que mes connaissances ne soient pas extrêmement étendues dans les domaines évoqués.

    Première remarque (je rebondis sur ce que vous avez écrit):

    première citation:
    Mais ce que vous affirmez sur la soi-disante faille du langage html montre que vous ne comprenez pas complètement tout ce que vous dites. Et ça, ça me pose un autre problème: est ce qu’il en est de même avec tous les autres sujets dont vous parlez et pour lesquels je n’ai pas la science pour estimer rapidement la crédibilité?

    première réponse:
    Il est possible en effet que je ne comprenne pas tout ce que je dis, car, je le reconnais avec humilité, je ne suis pas omniscient.

    Les sujets dont je parle traite de thèmes sur lesquels j’ai fait des recherches bibliographiques et sur lesquels je me suis interrogé. Ce que je vous transmet ce ne sont pas des aspects d’une pensée « positiviste » visant à décrire, dans le détails tout les éléments d’un héritage intellectuel donné et à le restituer texto, sans l’avoir « digéré ».
    Ce que je décrit, ce sont des éléments composites de pensées, extraits de ma propre réflexion et qui, bien qu’imparfaite, cherche un questionnement voire des solutions aux problèmes qu’ils sont amenés à évoquer.

    La capacité de discernement est propre à chacun, et ce qui compte dans une réflexion, ce n’est pas ce que l’on dit, mais c’est la portée qu’elle peut avoir sur l’esprit de ceux qui la comprennent. Je conseille ainsi de ne pas sous-estimer la portée de votre intelligence qui, même si, comme vous le soulignez ne comprend pas tout ce que j’écris, en comprend néanmoins suffisamment pour vous me retourner un questionnement que cela évoque en vous.

    Cela ne satisfait pas sans doute votre attente pragmatique de discernement, mais j’aimerais vous citer ce petit passage de la postface du livre de Noam Chomsky « Pour une éducation humaniste »:

    « Malgré leurs différends sur bien des sujets, Dewey et Russell s’accordent sur ce que ce dernier appelait la conception humaniste, issue des Lumières, selon laquelle l’éducation ne consiste pas à remplir un contenant mais, bien plutôt à accompagner l’éclosion d’une plante (en d’autres termes, à préparer le terrain où fleurira la créativité). En cela, ils sont les héritiers de l’esprit du XVIIIème siècle.

    fin de citation

    C’est là l’objet de ma réflexion, accompagner l’éclosion de la créativité et, puisque vous réagissez à mes interventions, cela prouve que le but est atteint, même si ma réflexion est imparfaite.

    Deuxième citation:

    HTML a été inventé vers 1990. Ce n’est pas un langage informatique, dans le sens où il ne s’exécute pas et ne peut donc pas de son propre chef prendre le contrôle.
    HTML, ce n’est pas non plus Internet. Ce que la DARPA a inventé, en 1960, c’est le protocole IP (pour Internet Protocol), qui n’est rien d’autre qu’une formalisation de la méthode par laquelle les différents noeuds du réseau s’échangent des paquets d’information. Là encore, on ne parle que d’un protocole, pas de quelque chose qui vit de sa propre autonomie.

    fin de citation

    Deuxième réponse: si vous suivez le fil de la création d’internet, vous savez sans doute qu’il a été créé par le CERN et la DARPA conjointement et dans des buts différents.
    La Darpa a créé un internet militaire, qui portera le nom d’arpanet, le CERN a crée un internet scientifique, qui lui, est basé sur un langage informatique appelé le C++.

    Par la suite de la compiilation du C++, sont nés des langages protocolaires comme le Java et le html puis le xml.

    Rappel de ce que vous avez déjà clarifié.

    Citation du site du cern:

    Tim Berners-Lee, un physicien britannique, a inventé le web au CERN en 1989. À l’origine, le projet, baptisé « World Wide Web », a été conçu et développé pour que des scientifiques travaillant dans les universités et les instituts du monde entier puissent s’échanger des informations instantanément.

    Le premier site web créé au CERN – et dans le monde – était destiné au projet World Wide Web lui-même. Il était hébergé sur l’ordinateur NeXT de Tim Berners-Lee. Le site décrivait les principales caractéristiques du web et expliquait comment accéder aux documents d’autres personnes et comment configurer son propre serveur. L’ordinateur NeXT – le serveur web d’origine – est encore au CERN. En 2013, le CERN a entrepris de remettre en service le premier site web, et a même rétabli le site web à son adresse d’origine.

    Le 30 avril 1993, le CERN a mis le logiciel du World Wide Web dans le domaine public. Puis il a émis la version suivante de l’application sous licence libre afin d’accélérer sa diffusion. En donnant libre accès au logiciel nécessaire pour faire fonctionner un serveur web, ainsi qu’au navigateur et à la bibliothèque de codes associés, il a permis à la Toile de se tisser.

    source: http://home.cern/fr/topics/birth-web

    Création de arpanet, qui donna ensuite intranet (je ne parle pas de l’intranet des entreprises, mais de l’intranet militaire qui existe toujours aujourd’hui et est probablement bien plus sécurisé qu’à ces commencements):

    En 1966, Roberts fut engagé par Taylor à la DARPA pour concevoir ARPANET. Il publia les plans en 1967. En présentant ce texte, il découvrit deux autres groupes de chercheurs travaillant indépendamment sur le même sujet : un groupe du National Physical Laboratory (NPL) du Royaume-Uni avec Donald Davies et Roger Scantlebury, et un groupe de la RAND Corporation avec Paul Baran.

    Source:https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet#Historique

    Ainsi Internet est une entité qui fut initialement bicéphale
    Par ailleurs le HTML, qui est l’acronyme de « Hyper Text Market Language  »
    est un langage informatique inspiré du C++ qui permet d’affecter une adresse élecronique appelé « IP » (Internet Protocol), à un contenu d’information donné.

    Internet est ainsi à la base un système d’allocation de donnée qui, en les regroupant sous le terme d’IP permet leur transport.

    Cependant il existe une autre catégorie de protocoles qui furent affectés à internet dès le début, c’est ce que l’on appelle des « protocoles de métadonnées ».
    C’est en étudiant les systèmes de Bibliothéconomie et d’archivage de données numériques que j’ai eu connaissances de l’existence de ces protocoles.
    Je ne suis pas techniquement capable de comprendre comment fonctionne ces protocoles néanmoins je laisse à votre réflexion, qui semble aiguisé, l’étudier s’il vous est gré de le faire.

    Voici un célèbre protocole utilisé dans l’archivage numérique des informations que, probablement Google a utilisé pour concurrencer la Bnf dans la création de google books: Le protocole OAI-PNH.

    Vous pouvez lire sur le site consacré à ce protocole:

    A unique identifier unambiguously identifies an item within a repository; the unique identifier is used in OAI-PMH requests for extracting metadata from the item. Items may contain metadata in multiple formats. The unique identifier maps to the item, and all possible records available from a single item share the same unique identifier.

    http://www.openarchives.org/OAI/openarchivesprotocol.html

    Cela résume le principe de l’usage des métadonnées. Contrairement à l’internet « de façade » (Web 1.0), il existe désormais un internet des métadonnées, qui s’est développé à partir de l’exploitation non-pas des protocoles d’adresses IP, mais de la collecte d’indices numériques permettant d’identifier des objets et classes d’objets susceptible d’être rattaché à un contenu numérique donnée (c’est le Web 2.0).

    Définition d’un protocole de métadonnée:

    Une métadonnée (mot composé du préfixe grec meta, indiquant l’auto-référence ; le mot signifie donc proprement « donnée de/à propos de donnée ») est une donnée servant à définir ou décrire une autre donnée quel que soit son support (papier ou électronique).

    Un exemple type est d’associer à une donnée la date à laquelle elle a été produite ou enregistrée, ou à une photo les coordonnées GPS du lieu où elle a été prise.

    Les métadonnées sont à la base des techniques du Web sémantique. Elles sont définies dans le cadre du modèle Resource Description Framework (RDF).

    source:https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tadonn%C3%A9e

    Un jour, il existera un internet de la métacognition, qui ne sera sans doute pas le Web 3.0, associé aux technologies de visualisation spatiale comme la caméra Kinnect, mais le web 4.0, qui connectera les métadonnées directement avec les pensées des personnes ou plutôt les pré-pensées, c’est à dire avec les contenus informationnelles de la mémoire sensori-tonique.

    On appelera cela peut-être une « réalité augmentée ». Je préfère parler de « réalité diminuée » car nos sens ne contrôleront plus nos perceptions mais ce seront au contraire nos perceptions à la suite de l’usage des métadonnées qui contrôleront nos sens.

    Je referme la parenthèse.
    Le HTML est donc un langage qui initialement a été conçu pour affecter des procoles IP à des contenus d’informations mais qui a muté, sous l’effet de certaines des possibilités qu’offrait le développement d’autres langages comme le C++ ou le Java, pour devenir un « langage de métadonnée » qui affecte des informations caractéristiques d’objets données à des contenus d’informations.

    La différence est majeure, car on peut, beaucoup plus précisément identifier la provenance d’un contenu donné en utilisé un système qui va cibler très précisément sur un ensemble de critères définis, un objet donné que l’on cherche à collecter.

    Le désavantage de l’adresse IP, c’est que l’on peut utiliser des proxys et ainsi créer des adresses alternatives pour masquer une véritable adresse IP.
    Le désavantage des métadonnées, c’est que l’on ne sait avec certitude que l’objet que l’on cherche est bien celui qui est décrit par un ensemble de caractéristique donnée, qui si on sait caractériser très précisément ce que l’on recherche.
    L’adresse IP ne recquière pas de savoir quel contenu on cherche à collecter pour pouvoir permettre la recherche.

    troisième citation:

    Les programmes qui suivent ce protocole sont donc toutes les machines connectées au réseau. Il en existe un nombre élevé d’implémentations différentes, chacune développée de son propre côté, elles ne sont pas l’oeuvre d’une seule entité qui aurait pu vouloir « garder le contrôle ».

    fin de citation

    Ayant quelques bases en Business Information Technology acquise lors d’un cursus d’une année de « cycle pré-université »en Australie, je sais qu’il existe divers types d’architectures réseaux.

    Il existe les réseaux « LAN » qui sont des réseaux d’accès distants, dans lesquels les ordinateurs sont effectivement connectés dans une sorte de boucle fermés.

    Il existe les réseaux de type « WAN » dont fait partie internet/intranet et certains formes d’internet illégaux, mais aussi les réseaux WIFIs,

    il s’agit de réseaux d’accès à grande distances, dans lesquels les ordinateurs sont connectés non pas à l’aide d’un cable réseau ethernet mais d’une connexion par modulation/démodulation de signal (Modem) utilisant une onde porteuse pour transmettre comme une télécommunication un signal donné.

    Il existe enfin des réseaux mixtes qui combinent des accès LAN/WAN et qui connecte un supercalculateur à une base de donnée, par laquelle transite des filtres qui permettent d’entrer dans une boucle privée ou de traverser l’internet public.

    C’est à ce type de réseaux que je souhaite identifier la faille html hypothétique dont je parle qui est selon moi existante (c’est obligé étant donné que les créateurs d’internet utilisaient sans doute un supercalculateur comme c’est le cas au CERN et que le CERN est l’un des architectes des principales librairies de classes d’objets C++ existant dans le monde).

    L’existence de cette faille se manifeste dans les propos d’Edward Snowden, de Julian Assange, mais aussi dans la grande capacité d’écoute de la NSA américaine sur les réseaux. Je pense que les services de renseignements américains sont depuis longtemps au courant de l’existence de cette faille. Pourquoi ne l’ont-ils pas exploité pour traquer Ben Laden? Probablement à cause de la dualité du web et de l’impossibilité de conjuguer le web des adresses IP avec celui des métadonnées.

    Ils sont très bien capables d’écouter tout le monde,mais ils sont incapables de distinguer les critères spécifiques qui leur permettent de savoir ce qu’ils écoutent.

    En quoi cela est-il en lien avec Daesh?
    Et bien, le web utilisé par Ben laden est le même que celui utilisé par Daesh, c’est donc le même problème rencontré.

    En quoi le type de réseau importe pour attaquer Daesh sur ce front?
    Si on considère qu’il est possible de créer un virus qui utilisent les ordinateurs personnels de millions de personnes pour faire bloquer un site (c’est ce que fait par exemple anonymous en envoyant des « attaques de déni de service » ou pire, en utilisant des protocoles qui visent à détourner une adresse Ip pour la réaffecter (à l’aide de phishing, sur un site pirate qui leur donne accès aux informations associés aux scripts de la page).

    Et bien, cette possibilité indique qu’il est possible de créer un super-calculateur artificiel en piratant soit à l’aide de chevaux de troie, soit à l’aide de phishing, des millions d’ordinateurs.

    Puis par la suite, en connectant ce supercalculateur virtuel à un ensemble fermé de d’ordinateur en boucle on crée un réseau mixte LAN/WAN.
    En quoi est-ce différent d’une cybermenace classique?

    La différence est majeure: on ne peut pas pirater le réseau LAN à moins de pouvoir décrypter le firewall du supercalculateur. Avec un supercalculateur physique, il faut aller sur site pour pirater et prendre le contrôle, avec un supercalculateur virtuel il faut éliminer le virus. Le problème est que ce virus une fois installé peut se multiplier, changer de formes, évoluer avec des mises à jour, infecter les données de la base de données de l’ordinateur, bref, c’est, pardonner moi l’expression une « vraie merde ».

    Ce genre de faille de sécurité, peut, si elle est exploité permettre de sécuriser les informations des sites sensibles, mais aussi permettre de démanteler « Daesh informatique ».
    Pourquoi?

    Et bien si il est possible d’isoler une partie des informations du web dans un réseau dont la sécurisation dépend non pas d’un seul système de sécurité mais de l’ensemble des ordinateurs qui constitue le supercalculateur et qui sont partout dans le monde, on peut aussi créer des protocoles et un langage informatique propre, qui ne fonctionnera qu’à l’intérieur du réseau LAN sécurisé.

    C’est un peu comme si on avait un pays qui ne parle pas la même langue que les autres pays qui lui sont extérieurs, mais qui possède un traducteur universel qui lui permet seul de comprendre toute les langues des pays qui sont extérieurs.
    L’avantage de communication empêche les virus de pénétrer ce réseau de l’extérieur, tandis que lui peut convertir son propre langage dans le langage global du web et ainsi exploiter la faille du lien adresse IP/Métadonnée comme le fait la NSA, sans craindre d’être piraté de l’extérieur.
    Il faut inclure à ce système de sécurité un système de cryptographie quantique utilisant un système de transmission optique par clonage de photons.
    Ainsi, les ordinateur de ce réseaux peuvent communiquer entre eux, dans une communication crypté avec une clé de cryptage allant de 128 à 256 bits, en utilisant la vitesse de transmission des informations optiques, tout en étant virtuellement impiratable (je dis virtuellement, car dès l’instant où quelqu’un connaîtra comment transcrire le langage du réseau LAN dans le langage internet, il se fera une joie de transmettre un logiciel de transcription open source à toute les personnes du net et la sécurité de ce réseau sera conpromise, il faudra alors inventer soit un nouveau mode de communication du Web (certains mages se servent déjà semble-t-il du web 4.0 mais comme la science et la magie ne doivent pas se mélanger sous peine de catastrophe historique, je laisse cela de côté).

    Voilà pour la faille, je continue sur la suite du message si vous le permettez.

    quatrième citation:

    Je ne parle pas ici de s’il est possible ou pas de contrôler le réseau, c’est une autre question. Mais je bondis quand je vois que vous pouvez envoyer une telle énormité comme si vous connaissiez parfaitement ce dont vous parlez.

    fin de citation

    Cher monsieur Palcire, j’espère que vous ne vous offenserez pas de ce que je vais dire, mais je crois que personne ne peut sur le web prétendre savoir complètement de quoi on parle. Quelqu’un a dit un jour, « Internet est le plus gros mouchard qui soit, et son invention est l’une des plus grosses salopris jamais créé ». Je partage partiellement cette vision, car la portée de ce que permettent les technologies de l’information nous échappent tous très probablement encore aujourd’hui.
    Vous avez tout à fait raison d’être humble et prudent à ce sujet et je respecte et j’admire cela.

    L’une des raisons probables pour laquelle personne ne peut avoir connaissance approfondie du web tient en son origine. Les gens n’ont pas encore intégré le fait qu’internet est né de l’esprit de physiciens (ils le savent historiquement mais ils n’ont pas compris ce que cela implique).
    Les physiciens de la mécanique quantique, ne comprenant pas cette théorie jusque dans les années 1990 (tiens c’est marrant, vous parlez du HTML qui justement est né dans ces années) et qui ont connecté la mécanique quantique et la théorie de l’information (tiens c’est marrant, internet est justement un système qui utilise de plus en plus des technologies quantiques et a toujours utilisé la théorie de l’information), n’ont pas encore fini le travail.

    Il reste à comprendre le lien qu’entretient la mécanique quantique avec le cerveau et le corps humain et cela ne sera pas simplement utile dans le domaine des techniques de l’information, cela permettra de soigner des maladies comme la schizophrénie ou alzheimer.

    La prochaine révolution d’internet ne se fera pas dans les bureaux des militaires mais dans les hopitaux et les centres psychiatriques, je ne dis pas que l’on va connecter les malades à des ordinateurs pour les soigner, mais que la conceptualisation du lien qui unit l’information à la théorie quantique, se poursuivra indubitablement dans le cerveau humain car l’homme se place toujours au centre de ces créations.

    Je ne relève pas votre dernière remarque qui me semble davantage être de l’ordre de la provocation que d’un propos intelligible émis en vue d’une consensualisation du thème.

    Cependant, sachez que le terme de « surdoué » est un terme « sur-utilisé » qui ne signifie pas à mon sens grand chose. Si vous le permettez, je préfère personnellement faire référence aux travaux de Maria Montessori sur « l’esprit absorbant ».
    Au terme de « surdoué », permettez moi d’envisager le remplacement par le « terme d’esprit absorbant en progression continue » (je ne sais pas si cela s’applique également à tout les surdoués car là encore, si vous considérez que la personnalité est influencé par le Faux self de Winniccott, chacun agit en fonction de la connaissance qu’il a de soi-même et pas simplement d’une faculté que d’autres lui auraient attribué comme une étiquette qu’on colle à la peau et qui vous suit tout le temps, on ne choisit pas d’être ce que l’on est, mais on peut choisir de comprendre ce que l’on devient 😉 ).

    Alors j’en viens au deuxième thème de mon très long message (je vous avais prévenu), la nano-armure. Là j’ai un peu plus d’informations car j’avais déjà réfléchi au sujet auparavant.

    Comme précédemment, je vais vous citer, cela ira plus vite que de vous décrire de a à z tout ceux sur quoi j’ai pu réfléchir jusqu’à présent sur ce thème et rebondir sur ce que vous dites:

    Première citation:

    – la nano-armure: avez vous une source expliquant comment elle transforme un ‘choc thermique’ (qui n’a rien à voir avec l’énergie d’un impact) en électricité?

    fin de citation

    réponse:

    Oui, en fait c’est une idée que j’ai eu, mais je me suis aperçu que des scientifiques français avaient eu la même idée.
    Il existe un phénomène physique que l’on appelle la piézoélectricité.
    je vous explique comment j’ai eu cette idée. Initialement, l’idée de concevoir une nano-armure, m’est venue, car je voulais quitter la Terre et que je réfléchissais à un moyen de concevoir un vaisseau spatial qui me permettent de voyager entre les étoiles.

    J’ai donc supposé idéalistiquement que je pouvais le faire et je me suis dit, de quoi ai-je besoin pour y arriver?

    Je savais que si pour construire un vaisseau spatial qui me permette de quitter le système solaire, il faudrait que ce vaisseau soit comme la Terre mais en miniature (ce qui suppose néanmoins que ce vaisseau aurait la taille de la lune). Ayant fait quelques calculs, je me suis aperçu que si je construisais mon vaisseau dans l’espace (j’ai évacué dans une première approche toute les obstacles possibles à la vie dans l’espace mais sachez que je les garde en tête), il faudrait que ce vaisseau soit construit au delà de Jupiter car sinon je mettrais en danger la survie de l’espèce car l’influence gravitationnelle de l’engin détruirait les marées terrestres et aggraverait les déréglements climatiques.Il me fallait donc une armure qui me permettent d’interagir avec l’environnement externe sans pour autant que ma survie soit en jeu et je devais pouvoir me déplacer dans l’espace, comme si je me déplaçais dans l’océan, sans craindre des effets de l’absence de gravité.

    Pour le détail, je laisse cela pour un autre message. Parallèlement j’avais réfléchi à l’existence d’une armure qui permettait d’arrêter des balles de sniper et je me demandais comment combiner une technologie antigravitique avec des phénomènes de conversion d’énergie.

    Un autre projet était en cours (et il l’est toujours). J’avais réfléchi à comment créer un bouclier anti-nucléaire de sorte que les armes nucléaires ne représentent plus une menace à la sûreté du monde. A la suite des incidents de Fukushima, je voulais trouver un moyen de décontaminer Fukushima, j’ai donc réfléchi à ce qu’était la radioactivité et je me suis aperçu que la vision développé par Oppenheimer sur ce qu’est la radioactivité était incomplète. J’ai donc crée une théorie pour comprendre ce qu’est réellement un atome et en quoi on peut mettre à profit ces connaissances pour créer une enceinte de confinement de dénucluarisation d’un site.

    Le projet de nano-armure, utilise les technologies que j’ai mis en avant dans ces divers projets et les combinent en une seul, car dans l’espace la plus grande menace que connaît un être humain, ce n’est pas l’absence de gravité mais la radioactivité du soleil, et proche de Jupiter c’est même pire, c’est le champ magnétique de Jupiter et Saturne (Jupiter est tellement importante pour le système solaire que je pense qu’elle est responsable indirectement de l’apparition de tâche solaires lors de son passage à proximité du soleil tout les 10 ans en lien avec El NiNo/La Nina).

    Donc j’en reviens à ce que vous dites:

    Transformer un choc thermique en électricité est possible grâce aux propriétés de matériaux pyroélectriques, la difficulté n’est pas là. La difficulté consiste à créer une géométrie tétraédrique à l’échelle nanométrique au sein de cristaux piézoélectrique pour créer ce que l’on appelle des matériaux multiferroïques:

    Les matériaux magnétiques sont aujourd’hui massivement utilisés dans le stockage dynamique de l’information (disques durs, têtes de lecture). Pour ces applications, ils sont le plus souvent mis en œuvre sous forme de couches minces. Ce résultat a été atteint après la naissance de l’électronique de spin ou « spintronique » et la découverte de la magnétorésistance géante. Plus récemment, une nouvelle voie de recherche s’est ouverte concernant les matériaux multiferroïques dans lesquels ordre magnétique et ordre ferroélectrique coexistent, les deux aspects étant couplés. Avec de tels matériaux, le traitement de l’information dans des mémoires RAM pourrait s’effectuer par le biais de l’aimantation et de la polarisation électrique (piloter ou lire l’aimantation locale par l’application d’un champ électrique, ou la polarisation électrique locale par un champ magnétique). Il reste cependant encore tout un travail de recherche fondamental à effectuer, pour comprendre la nature des interactions et des mécanismes responsables du couplage entre les deux types d’ordre. C’est dans ce cadre, que s’inscrivent les récents résultats obtenus au SPEC qui montrent qu’un champ électrique est à même d’influencer le magnétisme dans le composé BiFeO3

    Source: http://iramis.cea.fr/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast.php?t=fait_marquant&id_ast=1010

    Citation 2:

    – la mémoire de forme d’un matériau, c’est sa capacité à reprendre spontanément sa forme après qu’il ait été déformé par une force. Autrement dit, l’armure se serait pas indéformable, et donc comment vous protègerait-elle? Je rappelle que le corps humain n’est pas à mémoire de forme, lui.

    fin de citation

    réponse:
    Lorsque l’on regarde la composition d’un gilet pare-balle, le matériau principale qui le constitue est appellé un matériau visco-élastique. Le gilet pare-balle absorbe le choc de l’objet et à cause de ses propriétés visco-élastique particulières, lorsque la balle pénètre à l’intérieur, le matériau initialement très souple se durcit.

    Dans le cas d’une nano-armure, au lieu de faire se durcir le matériau, on convertit la chaleur du matériau en électricité. Or dans un piézoélectrique, lorsque la l’électricité circule dans le matériau, elle le déforme. En retour, lorsque l’on compresse/étire le matériau il produit de l’électrique.

    En combinant les propriétés d’un matériau à mémoire de forme avec les propriétés des multiferroïques on obtient un effet intéressant,

    lorsque la balle pénètre l’armure elle converti l’énergie cinétique en chaleur et son ralentissement de l’air accéléré autour d’elle génère une ondes de Mach (onde de choc).
    Si au lieu de se durcir le matériau absorbe le choc, l’énergie cinétique ne génère pas d’onde de choc mais la chaleur est continuellement absorbé par le milieu qui la converti en électricité, ce qui déforme pyroélectrique.

    Une fois que l’armure a accumulé suffisamment d’électricité elle la restitue, comme un condensateur, ce qui lui redonne sa forme initiale et va repousser le projectile vers l’extérieur, car le projectile a perdu son énergie cinétique sous forme de chaleur mais il n’a pas produit d’onde de choc, il est donc ralenti et la balle va sortir de l’armure sans l’avoir égratiné.

    Ce qui est important ce n’est pas l’échange d’énergie mais le principe de la dualité des forces, lorsque la balle « pousse » avec son énergie on la laisse rentrer, quand elle n’en n’a plus on la repousse vers l’extérieur. Tout est une question de coordination dans les actions de compressions /relâchement.

    Votre remarque sur le corps humain est louable mais je n’ai jamais dit que cette armure étaient la seule protection dont on dispose. Les cosmonautes quand ils vont dans l’espace, enfilent plusieurs couches de tissus avant d’enfiler la combinaison. Là, vous avez une armure mais il y a aussi d’autres couches de polymères qui protègent le corps humain et qui ont des propriétés spécifiques tant nano-électroniques que vitales de maintenir les fonctions du corps humain hors du champ d’énergie magnétique de l’armure.

    On utilise là un autre principe que je décris pas en détail ici, celui de la tenségrité. Il faut envisager une géométrie variable pour que l’absorption des chocs par l’armure, ne crée pas de pertes d’énergies. le secret consiste dans la conception que l’on se fait de ce qu’est une réaction chimique.

    Dans l’acceptation des chimistes associés à Berthelot, une réaction chimique est un phénomène d’échange d’énergie entre deux composés, qui produisent une réaction qui dégagent de la chaleur.

    Dans l’acceptation des thermochimistes associés à Gibbs, une réaction chimique est un échange d’énergie compensée par un échange d’entropie entre deux composés et il existe des réactions chimiques qui ne libèrent pas de chaleur, on parle de réactions endothermiques.

    Ainsi, si les couches supérieures de l’armure réalisent des échanges d’énergies, les couches internes modifient l’ordre moléculaire de la structure pour réaliser des échanges d’entropie, c’est pourquoi le corps peut s’y maintenir car l’équilibre entre l’entropie du corps (maintient de la thermorégulation et des fonctions vitales) et l’entropie d’information de Shannon associés aux processus quantiques de modification de la matière, sont équilibrés.

    Citation 3:

    – créer de l’énergie: on ne peut pas CRÉER de l’énergie. La supra conductivité ne créé rien, elle permet seulement de convertir une forme d’énergie en une autre avec un rendement de 1.

    fin de citation

    Réponse:

    Si vous considérer un mécanisme de supraconductivité, il existe trois formes de supraconductivité:

    -l’une issu de la coalescence de particules de matières, c’est notamment le cas dans la supraconductivité de Bardeen/cooper/schrieffer (BCS), pour la supraconductivité des quarks libres (supraconductivité de couleur)

    -celle issu de la structuration de métaux présentant des propriétés de charges électriques particulières et qui est lié à une très très forte variation de pression et de température qui modifie l’état de la matière. Ainsi au coeur de jupiter, vous avez certain gaz comme l’hydrogène qui se retrouve à l’état liquide. Les neutrons se comportent alors comme des molécule d’eau et s’associent spontanément dans une transition de phase.

    La théorie des transition de phase est assez compliqué et je n’ai pas les outils scientifiques pour la décrire complètement, néanmoins sachez que dans le tableau périodique des éléments, les éléments ne sont pas agencés n’importe comment (même si on les ordonne selon le nombre de protons et neutrons) et qu’il existe une logique dans la succession des éléments qui sont « autorisés » à fusionner lors d’une fusion nucléaire.

    Il existe ainsi deux processus de fusion nucléaires. Le premier concerne les éléments non-métallique et gazeux, on parle de fusion « chaude » qui est la fusion la moins énergétique. L’autre constitué par des éléments métalloïdes ou métalliques, j’appelle cela la fusion supraconductrice (ou froide car c’est une fusion basé sur une modification des propriétés entropique des matériaux plutôt que sur un échange d’énergie).

    Il existe enfin une troisième forme de fusion issu, probablement des propriétés du inhérentes du vide quantique.
    Lorsque vous dites que l’on ne peut pas créer de l’énergie, vous parler comme un chimiste de type Berthelot et respecter le principe de conservation de l’énergie de Anaximandre-Lavoisier.

    Avant de répondre, interrogeons nous, qu’est-ce que l’énergie?
    Dans son livre « La nature de la Physique », Richard Feynman s’insurgeait du fait que l’on ait utilisé les propriétés d’un jouet mécanique à ressort pour expliquer ce que c’est que l’énergie.

    Car de fait, l’énergie n’est pas issu du mouvement. Einstein nous l’a prouvé avec sa fameuse formule, on peut obtenir de l’énergie d’un système au repos en convertissant sa masse.

    Pour comprendre ce que c’est que l’énergie il faut aller encore un peu plus loin.
    Imaginons une pomme, elle est constitué d’atomes. Mais peut-on dire que ce sont les atomes de la pomme qui lui confère son énergie?

    c’est en partie vrai, mais si c’était totalement vrai, alors cela signifierait que, pour recréer une pomme, il me suffit de rassembler tout les atomes qui la constitue dans un espace donnée. Vous voyez bien que ça n’est pas le cas.
    Si je prend des atomes d’hydrogènes, de carbone, d’azote et autres dans un espace donné, je n’ai pas une pomme.

    Pour recréer la pomme il me faut en récréer la géomérie à partir des assemblages de ces atomes.
    Or, si vous avez vu mes précédents messages, je vous rappelle cette vidéo:

    https://www.youtube.com/watch?v=4C5pq7W5yRM

    La forme de la pomme est une création de l’esprit. En d’autre termes, si l’énergie de la pomme est associé en partie à sa forme, c’est mon observation, qui au sens quantique crée l’objet. Cela signifie qu’une partie de l’énergie de la pomme lui vient de l’interaction de ces atomes avec le vide quantique (par échange de photon/matière) mais ce qui fait qu’une pomme est une pomme, vient d’une énergie que la mesure quantique réalisé par mon cerveau, lorsqu’il anticipe les probabilités d’existence d’un phénomène, a créé en s’inspirant du modèle sensori-tonique que les perceptions que mon corps ont construit ont associés à l’objet.

    En ce sens l’énergie vient à la fois du vide quantique, qui est lié au « rien » (Toute matière est constitué à 99% de vide et de fluctuations) et à une sorte de « création issu de l’interaction de mon esprit avec l’espace-temps ».

    La supraconductivité issu du big-bang a créé l’énergie du vide, on ne peut pas supposer que cette énergie était pré-existante dans l’Univers, car cela revient à admettre que la conjecture établi par Penrose, dans les années 1990, qui prétend que le tenseur de courbure de Weyl était nulle au moment du big-bang est fausse.

    Supposer que l’énergie a toujours existé dans l’univers, revient à supposer que l’entropie de l’univers a toujours été maximal. On sait très bien que c’est faux, car c’est précisément parce que l’univers a une entropie qui croît que l’on peut dire qu’il est en expansion.

    Alors je vous repose la question, qu’est-ce que l’énergie?
    Très honnêtement je n’en sais rien. J’ai bien des idées mais je ne peux pas dire si j’ai précisément raison.

    Mes arguments m’amène cependant à penser que l’on peut créer de l’énergie, sinon le big-bang, même si je considère qu’il s’agit d’un simple phénomène de conversion d’énergie (pour reprendre votre conception de la supraconductivité) n’aurait jamais eu lieu, car avec un tel phénomène, l’entropie ne se modifie pas.

    Donc pour créer de l’énergie il faut une modification d’entropie, pour modifier l’entropie il faut modifier la géométrie ou le transfert d’information entre deux localités.
    Certaines formes de supraconductivités ne modifient pas l’entropie, car on travaille à température constante (c’est alors un cas où le théorème de Noether peut s’appliquer et utiliser la conception que donne l’énergie de Schrödinger, un invariant qui conserve la symétrie d’invariance par translation dans le temps).

    Mais l’énergie n’est pas qu’une quantité conservée par invariance de translation dans le temps et en ce sens la définition que donne les premiers physiciens de la quantique de l’énergie est réductrice (pas fausse car les systèmes quantiques respectent expérimentalement ces propriétés).

    Il existe une autre définition de l’énergie, plus générale que celle d’Einstein ou de Schrödinger et qui englobe ces deux concepts en y associant le principe de la mesure quantique.

    Il est probable que je me trompe car je n’ai pas expérimentalement vérifié les propriétés de la fusion supraconductrices, ni celles de la fusion du vide quantique (que j’appelle « implosion’) mais d’autres ont écrit des choses intéressantes sur ce thèmes, je fais référence au controversé Schauberger.

    Libre à vous de croire qu’il s’agit d’un charlatan mais j’ai une certaine sensibilité pour ces idées et ce qu’elles impliquent et si vous regarder un peu su Youtube vous verrez des vidéos intéressantes avec des vortex et des tores.

    A vous de manifester votre curiosité et de laisser, si vous êtes surdoués, votre esprit absorbant vous guider.

    Henri Matisse disait: « il faut regarder toute la vie avec des yeux d’enfants ». Si vous y arrivez et je vous le souhaite, vous serez heureux souvent.

    Bonne soirée et merci de vos interventions.

    Mathieu

    1. Bonjour Mathieu

      Mathieu
      en lisant vos billets
      je me dis :Quel talent littéraire vous avez!
      Aprés des mots à la réalité , quelle différence il y as t-il!
      En un mot: la réalité!
      Personnellement ,j’ai visité quelques musés dédiés aux grands conflits mondiaux.
      Le dernier ,c’était à Tokyo, ou étaient exposés des blindés et des pieces d’artilleries ayant servi dans ces fresques en grandeurs nature que sont ces sympathiques conflits guerriers.
      Je suis intimement assurés que les serveurs des pieces d’artilleries auraient été ravis de revétir une de vos armures.
      Moi tout ce que j’ai vu ,ce sont des blindages de 5 à 10 mm d’acier réellement traversés et déformés comme du chewing gum par des shrapnells(juste les éclats d’obus)….j’imagine les dégats sur le corps humain de l’artilleur
      Ce que vous décrivez comme réalité potentielle correspond pour moi à un équivalent littéraire d’Héroic Fantasy ,ou tout peut justement exister par la force de l’imagination.
      Un peu comme ces genres de romans américains ou les justiciers (cia, fbi ,etc…)ont toujours une longueur d’avance par rapport aux méchants , grace à leur patriotisme, implication,intelligence,technologie,capacité d’écoute…
      On voit bien dans la triste réalité,malheureusement,que le potentiel de nuisance du terrorisme s’amplifit de jour en jour, cf le nombre de pays de par le monde touchés de façon quotidienne par ce genre de guerre sale, car facile, lache, et simple à mettre en oeuvre dés que l’on as quelque milliers d’apprentis kamikazes sous le coude.

      Tout cela pour vous dire ,Mathieu, que l’idée de la chose n’est pas la chose elle meme.
      Le monde est rempli de visionnaires qui sont intimement persuadés,seuls contre tous d’avoir raison.
      Le monde de la recherche est plein de fausses bonnes idées qui ne trouveront jamais leu place au soleil!etc…
      Le principe de la réalité est rude mais nécessaire, pour se recaler sans cesse entre ce qui pourrait être,ce qui devrait etre et ce qui est réellement….
      Après, on peut tous rêver ,mais en sachant la part du réve.
      Personnellement, les performances d’absorption de choc des matériaux non newtonniens m’ont toujours fait penser que l’on pourrait faire des systèmes de protection et d’absorption de choc efficaces pour les motard et les cavaliers .Mais cela reste juste une idée.
      je n’irais pas me fabriquer une combinaison remplie de Maïzena pour me jeter contre un mur à 80 km/h pour vérifier si mon idée est bonne,car le problème du transfert d’énergie est la propagation de cette énergie à travers la protection et les dommages et les lésions crées au corps humain.Il n’y as qu’à,voir les déformations très importantes des voitures modernes après un choc minime pour éviter les lésions corporelles aux personnes situées dans l’habitacle (/autrefois:véhicule intact-passager mort).
      On peut dire que les voitures moderne sont de la m… ou considérer que la déformation programmée est le seul moyen de faire survivre le conducteur; grâce aux ordinateurs capable de calculer cette déformation !
      Mathieu, si je peux me permettre cela, serait juste de vous enjoindre de calculer en vous même en permanence, la différence entre
      « cela pourrait être, mais je n’ai aucune certitude que cela sera un jour réellement une réalité » :domaine de l’heroic Fantasy
      et
      aprés de nombreux recoupements éventuellement auprès d’experts en ce domaines, il est possible que cette information vous soit passée inaperçue, et je vous la confie pour que vous confirmiez que mon impression est la bonne »
      amateur éclairé
      et
      « je travaille dans ce domaine , je suis expert, et je vous donne une info en avant premiere, même si tout n’est pas encore bouclé définitivement. »

      Ce n’est pas du tout la même approche, et les références littéraires n’y changent pas forcément grand chose,c’est ce que l’on appelle l’illusion de la connaissance.
      Je vous conseille de lire à ce sujet un excellent livre par l’inventeur de la vidéo du gorille invisible qui permet une approche des illusions de la mémoire,de l’attention, etc
      qui permet de comprendre pourquoi on a tant de pseudo certitudes et pourquoi le doute est salvateur

      Le Gorille Invisible – Quand nos intuitions nous jouent des tours Broché – 13 octobre 2015
      de Christopher Chabris (Auteur), Daniel Simons (Auteur)

      Arrêtez de vous tromper : 52 erreurs de jugement qu’il vaut mieux laisser aux autres…4 octobre 2012
      de Rolf Dobelli

      Amicalement de la part de Bonjour

      1. Bonsoir Bnojour, j’espère que vous vous portez bien,

        merci d’avoir laissé une place pour que je vous réponde.

        Je vous remercie beaucoup de prendre le temps d’interagir avec moi. Nos échanges ressemblent de plus en plus (je dis ça sans prétention aucune) à ceux fructueux mais souvent tendus entre Sir Arthur Eddington et Chandrasekhar Bose.

        Vous savez que Goethe et Newton s’étaient disputés pour comprendre l’interprétation de la lumière et que Newton s’est planté a son époque en criant haut et fort que la lumière se décompose en Frange de couleur au travers d’un prisme.

        Goethe qui avait vu cette interprétation, en avait apporté une autre qui est en fait l’interprétation moderne quantique de la lumière.

        La couleur n’est pas issu de la décomposition de la lumière, car si on place l’oeil à la place de la feuille de papier derrière un prisme on ne voit pas des franges de couleurs mais une source monochromatique de lumière.

        La couleur résulte ainsi d’une interférence entre les zone d’ombre et de lumière, plus les zones d’ombres sont proches, plus on a une couleur qui tend vers le rouge (redshift), plus elles sont éloignés plus on a une couleur qui tend vers le bleu (Blueshift).

        L’observation des couleurs selon Goethe dépend d’un facteur subjectif qui est lié à cette différenciation des zones d’ombres et de lumière, on ne peut ainsi jamais totalement séparer une couleur de la zone d’ombre qui la chevauche.
        fin de la parenthèse,

        Il en va de même de la réalité, elle a beau être rude car lié à des phénomènes dont la perception intangibles les distingués des présupposés, il n’en demeure pas moins que la zone entre ombre et lumière est à la base même de notre perception du monde.

        Ainsi, je pense que vous avez raison sur le fond mais pas sur la forme.

        Je vous cite succintement:

        « Je suis intimement assurés que les serveurs des pieces d’artilleries auraient été ravis de revétir une de vos armures. »
        fin de citation

        C’est possible mais si vous concevez un système qui empêche mutuellement deux personnes de se blesser, par définition, vous avez éliminé toute menace d’attaque.

        En clair, en équipant mutuellement une pièce d’artillerie et un humain du même dispositif, certes vous avez éliminé la possibilité d’éliminer d’une attaque de la pièce d’artillerie mais vous avez aussi éliminé la possibilité que l’attaque d’artillerie ne vous atteigne.

        Vous avez ainsi éliminé toute guerre physique par le fait que plus personne ne peut se servir d’une arme. (il reste les guerres chimiques, bactériologiques,nucléaires, informatique, économique et j’en passe).
        Ainsi, l’homme n’étant pas habitué à ce qu’on lui empêche de faire du mal, en viendra à d’autres moyens de nuisance.
        Ceci ne résoud donc pas le problème de la violence mais le déplace.

        ça me plaît néanmoins beaucoup de discuter avec vous, j’aime bien les sceptiques même si parfois leur ironie me gêne, j’aime quand ils remettent mes théories à leur place c’est grâce à eux que ma pensée évoluent. En quelque sorte vous êtes un peu comme une boussole et moi je suis une carte. Les deux sont complémentaires (je le dis là encore sans prétention aucune car une carte peut très bien être fausse et une boussole n’indiquerait pas le Nord si la Terre connaissait une inversion magnétique de type « Mégachron »).

        Je vous cite donc encore:

        Bonjour Mathieu
        Mathieu
        en lisant vos billets
        je me dis :Quel talent littéraire vous avez!

        Aprés des mots à la réalité , quelle différence il y as t-il!
        En un mot: la réalité!
        Personnellement ,j’ai visité quelques musés dédiés aux grands conflits mondiaux.
        Le dernier ,c’était à Tokyo, ou étaient exposés des blindés et des pieces d’artilleries ayant servi dans ces fresques en grandeurs nature que sont ces sympathiques conflits guerriers.
        Je suis intimement assurés que les serveurs des pieces d’artilleries auraient été ravis de revétir une de vos armures.
        Moi tout ce que j’ai vu ,ce sont des blindages de 5 à 10 mm d’acier réellement traversés et déformés comme du chewing gum par des shrapnells(juste les éclats d’obus)….j’imagine les dégats sur le corps humain de l’artilleur

        Ce que vous décrivez comme réalité potentielle correspond pour moi à un équivalent littéraire d’Héroic Fantasy ,ou tout peut justement exister par la force de l’imagination.

        Heroïc Fantasy dites vous ? Intéressant.
        Précisément, je suis un grand fan d’Heroïc Fantasy et je pense que si vous avez lu « La grande anthologie de la Fantasy », vous constaterez qu’il n’est pas toujours question d’histoire factices inventés pour faire rêver les enfants.

        D’ailleurs dans l’une de ces histoire « Le Forgeur de rêves », André Norton écrit :

        « Anciennes ou nouvelles,les histoires que façonnent pour nous les conteurs sont innombrables. Mais qui pourraient se prononcer sur la véracité de telles ou telles d’entre elles ? Et pourtant le conte le plus improbable peut enfermer une parcelle de vérité. Il en était ainsi pour le conte du Forgeur de Rêves_ mais tenter de le prouver serait aussi délicat pour un de nos contemporains que d’essayer de vider l’Océan avec une cuiller à pot ! »
        fin de citation
        Ainsi vous croyez que ce que j’écris est du même ordre que cela ?

        Je laisse là les présupposés sur vos modes de pensées que je ne suis pas apte à décrypter.
        J’en reviens à un propos on ne peut plus sérieux, celui d’un ensemble de travaux de recherches que vous connaissez certainement, vue que mes théories vous ont inspiré une littérature élogieuse.

        Extrait du livre du numéro de la Recherche de Juin 2015 :

        Portraits « La jeune garde de la Science »  P:35:

        Travaux de Julien Laurat, physicien quantique :

        « Grâce aux financements obtenus depuis cinq ans (ERC, programme Emergence(s) de la ville de Paris) et une nomination à l’institut universitaire de France, j’ai rassemblé une dizaine de thésards et de post-doctorants au Laboratoire Kastler-Brossel (ndl : laboratoire d’optique quantique de l’école Normale Supérieure de Physique de Paris).
        Nous avons notamment stocké dans un ensemble d’atomes froids, puis relu à la demande, des bits quantiques portés par des impulsions de lumière à l’échelle du photon unique. »

        fin de citation
        Maria Pereira, Biochimiste :

        « A 29 ans, Maria Pereira coordonne déjà une équipe de trois chercheurs au laboratoire de la société Gecko Biomedical, à Paris. Cette biologiste fait partie des plus brillants jeunes inventeurs du domaine médical.
        Sa création : un biomatériau qui devrait rendre obsolètes certaines méthodes chirurgicales. Mis au point avec une équipe pluridisciplinaire, cet élastomère est conçu pour refermer des plaies à l’intérieur du corps. Une fois posé, il adhère aux tissus puis durcit sous l’effet d’une lumière bleue. »

        fin de citation

        Avant de continuer, combinez des travaux d’optique quantique avec un biomatériau élastomère qui cicatrise des plaies au contact de la lumière et vous avez un début d’idée pour comprendre comment associer un processeur quantique fonctionnant à base de photon avec un système de protection intelligent du corps (nanoarmure).

        Reste encore d’autres éléments mais pas de panique, mon roman d’Héroic fantasy continue.

        Pierre-Yves Oudeyer, roboticien des sciences humaines :

        « En 2004, avec son collègue Frédéric Kaplan, ils fondent ainsi le groupe de « robotique développemental » au sein du CSL. Ce modèle de la robotique, toute jeune à l’époque consiste à modéliser les processus de l’apprentissage humain avec des robots. Ils développent alors des mécanismes de motivations intrinsèque qui permettent à des robots d’explorer leur environnement de façon à en extraire le plus d’information possible. »

        fin de citation

        Rand Hindi, Big Data :

        « Aujourd’hui il cherche à mieux synchroniser les informations des objets connectés, comme le font les labos de Google, Apple, Yahoo, ou Microsoft. Il veut les doter d’une intelligence artificielle contextuelle c’est à dire permettre d’apprendre par eux-mêmes pour adapter leurs actions à leur contexte. »

        fin de citation

        Combinant les travaux sur l’optique quantique, avec ceux de la robotique des sciences humaines et des Big Datas, il n’est pas impossible de concevoir, non pas un robot mais une interface cerveau-machine contextuelle qui apprend de son environnement, et qui s’adapte aux contusions et blessures reçus en autocicatrisant un élastomère de sa composition grâce une lumière bleu généré par un processeur d’optique quantique.

        C’est la base d’une nano-armure intelligente associant une interface cerveau-machine avec un système bio-mimétique. Mais ce n’est pas encore fini.

        Car désormais voyons comment ce système se protège des attaques externes de virus pour le pirater :
        Véronique Cortier, sécurité des protocoles informatiques :
        « La chercheuse met donc au point des algorithmes qui explorent l’intimité des protocoles de votes et vérifient automatiquement leur niveau de sûreté. Pour assurer l’anonymat des votants elle développe également des systèmes de dépouillement ».

        fin de citation

        Supposons que face à une situation donné, l’armure se comporte comme un votant dans un bureau de vote, elle doit faire un choix qui est contextuellement adapté. Pour préserver ce choix d’une attaque de Hack, il faut un protocole de sûreté, qui est équivalent à celui développé par Véronique Cortier.

        Mais ça n’est pas suffisant, car comme nous le savons les hackers sont des fourbes qui n’hésitent pas à ruser au mépris de toute règle éthique et social pour obtenir ce qu’ils souhaitent.

        Voici donc une théorie qu’il faut combiner à celle des protocoles pour en améliorer l’équilibre, par cela on se rapproche des Lois de la robotique envisagés par Norbert Wiener et qui furent étudiés par Asimov dans la science-fiction :

        Extrait d’un article du Monde consacré, un génie schizophrène des mathématiques qui est pour moi l’un des plus grands esprits de son temps :

        CHOIX STRATÉGIQUES
        Les choix stratégiques que l’on peut faire, par exemple lors d’une élection, sont concernés également par des considérations probabilistes, menant parfois à des paradoxes. Ainsi, il est possible, lors d’un vote où l’on demande de classer trois candidats (A, B et C) par ordre de préférence, qu’une majorité de votants préfère A à B, qu’une autre préfère B à C, mais qu’une autre choisisse C plutôt que A ! C’est parce que la relation de préférence n’est pas transitive que ce paradoxe, énoncé par Nicolas de Condorcet en 1785, apparaît.
        Ce sont les mêmes genres de relation de non-transitivité que l’on trouve dans le jeu populaire pierre-feuille-ciseaux.
        Au-delà de la compréhension individuelle de la multitude de jeux qui existent, les mathématiciens ont commencé à formaliser des problèmes de stratégies et de choix à travers la théorie des jeux. Le jeu s’entend ici comme une confrontation entre deux joueurs, comme le cas du jeu pierre-feuille-ciseaux, mais avec un gain variable associé à chaque victoire, de sorte que l’on puisse opter pour une stratégie qui optimise ce gain au bout d’un certain temps.
        Source :http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/05/06/la-theorie-des-jeux-et-la-question-du-bon-choix_3171901_1650684.html

        On continue encore :

        Mohamed Chetouani, Robotique développementale :

        « Lorsque deux individus communiquent, ils signifient leur attention par des hochements de tête, des sourires, des sons. Selon Mohamed Chetouani, ce phénomène de synchronie est au cœur de l’interaction sociale.

        ‘J’ai donc eu l’idée d’utiliser des techniques de traitement du signal et d’apprentissage automatique_ une branche de l’intelligence artificielle_ pour repérer les signes de synchronies sur ces vidéos’ explique le chercheur.

        Fin de citation

        Et imaginez qu’il existe une interface virtuelle qui connecte le cerveau à l’ordinateur quantique de l’armure, de sorte que les mouvements du corps soit transcrit en temps subjectif par l’armure pour créer une synchronie visuel avec l’interface virtuelle.

        La nano-armure peut alors se synchroniser sur le corps physique grâce à l’estimation du temps subjectif du cerveau de l’opérant :

        Travaux du neuropsychiatre David Eagleman sur la perception du temps par le cerveau :

        https://www.youtube.com/watch?v=oA8R3WT6HOc

        Associant les travaux de Chetouani avec ceux de Eagleman on peut synchroniser l’armure sur le corps humain.

        Associant les protocoles de sécurité liés à l’optimisation de choix, avec la théorie des choix stratégiques de Nash et avec l’interface contextuelle cerveau-machine, on peut coordonner la perception des mouvements avec l’espace qui entoure l’armure.

        Associant ces deux systèmes, on a une armure qui se coordonne en fonction de l’espace, se synchronise en fonction du temps et fait interagir le cerveau, le corps avec un processeur quantique intégré dont la lumière répart les tissus lésés du corps en agissant sur une surface élastomère.

        Maintenant passons à la liaison entre les travaux des chercheurs et la conception de la nano-armure que j’ai imaginé.

        Jusqu’a présent j’ai décrit les couches les plus internes de l’armure, le système de contrôle perceptivo-sensori-psycho-moteur.

        Désormais voici comment l’armure s’alimente en énergie grâce aux chocs qu’elles reçoit. Ce système sera complété d’un dispositif de fusion froide qui permet d’accumuler de l’énergie à l’aide d’un mouvement entropique des atomes et de l’interaction photon-matière.

        Cependant, une armure de protection n’a pas besoin d’en disposer et je n’en parle pas ici.

        je viens de comprendre ce qui pourrait compenser les manquements du prototype de nanoarmure que j’avais conçu en vue de résister à des balles de sniper (si cela résiste aux balles de sniper, cela veut dire que les balles de kalachnikov, ne traverseront pas non plus).

        Il s’agit de ce que j’appelle un absorbeur de choc entropique.
        Le principe est simple.

        Les gilets pare balle classique qui arrêtent des balles de calibre 8 mm, sont fait de matériaux viscoélastiques.
        Pour constituer la seconde couche de protection de la nano-armure, j’avais besoin d’un système qui puisse absorber l’entropie des chocs d’une balle, pour empêcher que l’accroissement d’entropie n’endommage le corps de la personne sous l’effet de l’onde de choc.

        La première couche de l’armure quand à elle a pour but de convertir l’intégralité de la chaleur produite par la balle en électricité grâce à un matériau piézoélectrique multiferroïque, puis de transmettre cette électricité au matériau afin qu’il agisse comme un solide à mémoire de forme et rejette la balle à l’extérieur sans qu’elle n’ai pu entamer l’armure.

        La seule qui se propage alors c’est l’onde de choc qui génère un accroissement d’entropie se propageant dans le milieu et c’est pour cela que j’avais besoin d’un absorbeur d’onde de choc entropique.

        Je rappelle d’abord les principes de la nano-armure.

        1- Rappel des travaux réalisé sur l’armure d’Iron Man.

        a- « Partie intelligente de l’armure » (processeur quantique multi-couche) qui sert ici de partie externe du « gilet par balle modifié »

        Considérons une armure élémentaire qui ne sert que de gilet pare balle « non intelligent », qui est utilisé pour arrêter des balles de kalachnikov et pas pour produire des processus d’implosion susceptibles de générer des boucliers magnétiques ou des explosions de vortex d’énergie, (bref une armure qui ne sert pas à la terraformation dans l’espace mais qui est utile bêtement pour des applications basiques de protections civiles).

        Dans ce type d’armure on n’a pas besoin de processeurs quantiques, car il n’est pas nécessaire de réguler les fonctions vitales de la personnes, vue que l’on ne dispose pas d’une interface holographique cerveau-machine à réalité modifiée.

        Cependant cette association de matériaux peut nous être utile même dans l’armure classique, mais avec une autre fonction c’est pourquoi je la note ici:

        Des physiciens ont combiné les propriétés magnétiques du cobalt avec les propriétés ferroélectrique du titanate de Baryum:

         Dans un matériau multiferroïque, le magnétisme coexiste avec la ferroélectricité, équivalent électrique du ferromagnétisme. De tels matériaux, dont on pourrait contrôler électriquement l’aimantation, sont des candidats très sérieux pour réaliser des mémoires vives non volatiles. Ils sont toutefois encore inadaptés ou mal maîtrisés. À température ambiante, les propriétés magnétiques et électriques ne cohabitent pas et l’une des deux domine. Il faut donc recourir à des matériaux composites encore mal compris, tout particulièrement à l’échelle nanométrique. Des physiciens de l’Institut des Nanosciences de Paris – INSP (CNRS / UPMC), en collaboration avec des collègues du CEA/SPCSI viennent de réaliser une nouvelle structure multiferroïque en superposant deux couches minces : l’une de cobalt et l’autre de titanate de baryum BaTiO3. Les chercheurs ont montré qu’à l’interface entre ces deux couches, le ferromagnétisme de la première se couple directement et très efficacement à la ferroélectricité de la seconde. Cette étude, publiée dans la revue Physical Review B est la première à exclure totalement la présence d’actions secondaires telles une contrainte mécanique, dans le couplage électricité/magnétisme. Il s’agit d’une étape importante dans la compréhension de la multiferroïcité dans des matériaux composites de taille nanométrique.
        Pour réaliser ce dispositif, une première couche de titanate de baryum BaTiO3 est déposée par épitaxie par jets moléculaires sous plasma d’oxygène sur un substrat de titanate de strontium SrTiO3(001) dopé au niobium. Lorsque l’épaisseur de cette couche dépasse 10 nanomètres d’épaisseur, elle adopte à température ambiante une structure cristalline tétragonale, avec une organisation spontanée de la polarisation électrique quasi monodomaine et perpendiculaire au plan de surface. L’application d’une tension électrique modérée peut, au besoin, renverser cet état de polarisation. La croissance ultérieure d’une couche de cobalt d’épaisseur comprise entre 5 et 40 nanomètres conduit à une couche polycristalline continue, avec une interface abrupte entre les deux matériaux. Une aimantation rémanente notable peut être obtenue, perpendiculaire au plan d’interface.
        En sondant la réponse de l’aimantation du Cobalt en fonction de son orientation par rapport à la polarisation électrique du titanate de barium, des mesures de résonance ferromagnétique fournissent alors une preuve directe du couplage entre ces deux grandeurs. Ce couplage magnétoélectrique entre polarisation et aimantation permet d’envisager le contrôle d’un état magnétique par le biais d’un champ électrique, et donc une écriture électrique des bits d’information magnétiques dans les mémoires actuelles 

        Source: http://www.cnrs.fr/inp/spip.php?article2303

        Ce genre d’innovation est intéressante pour la conception d’une armure Iron man, notamment pour la partie souple de l’armure qui recrée processeur quantique à partir de couches métalliques en mouvements.

        Voici donc la partie externe du gilet constitué d’un composé multiferroïque associé à une couche de cobalt.

        Ce mélange permet d’associer un composé multiferroïque peut se combiner avec des propriétés ferroélastiques, constitué d’une seconde couche externe (avant l’absorbeur de choc entropique), je l’avais envisagé dans un autre message.

        Ainsi la première couche l’attire dans l’armure à l’aide du magnétique, puis la couche ferroélastique se dilate pour absorber la chaleur et la ferroélectricité va faire se comprimer le ferroélastique et repousser la balle vers l’extérieur.

        Il semble donc que l’association de de deux couches externes distinctes pourraient s’avérer plus efficace qu’une seule.

        b- Propriétés des ferroélastiques envisagés dans la construction du gilet pare-balle à kalachnikov/snipers

        Si l’on considère que les balles de fusils sont en cuivres ou en Nickel, un fort champ magnétique peut les dévier de leur trajectoire initiale. De plus si on considère que le matériau qui reçoit la balle a une capacité à absorber l’onde de choc en se déformant au moment de l’impact (matériau ferroélastique) alors il est possible de concevoir qu’une armure d’Iron Man constitué de matériaux multiferroïque assemblé à l’échelle atomique, qui puisse soit dévier une balle soit en absorber le choc, puis la rejeter à l’extérieur un peu comme une mousse qui en reprenant sa forme rejetterait un projectile.

        De plus, comme certains de ces matériaux, peuvent stocker l’oxygène, le système de capteurs imaginés pour recevoir des informations de l’extérieur peut servir à retenir l’oxygène dans la partie souple de l’armure à l’aide d’une pile atomique multiferroïque:

        Voici d’abord une recherche réalisé sur le lien entre les matériaux multiferroïque (association d’un milieu paramagnétique et diamagnétique en couche superposé) et le stockage de l’oxygène (qui a rappelons le presque la même énergie d’ionisation que l’Hydrogène):
         
        Les matériaux multiferroïques peuvent présenter deux propriétés couplées parmi le magnétisme, la ferroélectricité et la ferroélasticité. Une configuration avantageuse qui permet de « piloter » une de ces propriétés en jouant sur l’autre. L’oxyde de fer  LuFe2O4+x, structuré en empilement de couches LuO2 et Fe2O4, est l’un de ces matériaux. Les chercheurs ont entrepris une étude méticuleuse de cet oxyde dont les propriétés donnaient lieu à des évaluations divergentes. Ils se sont également intéressés à l’insertion d’oxygène, envisageable dans de tels oxydes complexes.
        Ils ont montré qu’il est possible de faire varier le taux d’oxygène de manière importante et contrôlée, depuis celui de LuFe2O4 jusqu’à celui de LuFe2O4,5. Cette dernière structure se déduit de la première par de simples glissements, couche par couche, des plans LuO2 et Fe2O4. Elle reste stable jusqu’à 700°C. L’opération inverse peut être réalisée facilement par recuit. Les capacités de stockage et de restitution de l’oxygène ont été démontrées sans dégradation sur cinq cycles consécutifs. Ces performances permettent d’envisager l’utilisation de ce matériau dans des capteurs d’oxygène, des piles à combustible à oxydes solides (SOFC) ou des catalyseurs pour la dégradation d’alcanes et de polluants.
        Ces travaux résultent  d’une collaboration de chercheurs issus des laboratoires Crismat à Caen, du LLB et du synchrotron Soleil sur le plateau de Saclay et de l’Institut Gerhardt de Montpellier.

        Source:http://le-fil-science.cea.fr/actualites-scientifiques/pages/sciences-de-la-matiere/multiferroique-apte-au-stockage-oxygene.aspx
         
         
        D’autre part, l’une des caractéristique majeurs de cette armure est son ordinateur quantique.
         
        Pour cela on peut concevoir à l’échelle atomique que des atomes de Chromes interagissent avec des couples d’atomes paramagnétique diamagnétique, afin de créer des plaques de métal qui se déplacent les unes par rapport aux autres, en créant des réactions nucléaires capables de recycler le gaz carbonique produit par le corps pour en extraire l’oxygène, tandis que le carbone servira de matériau pour la précession magnétique atomique qui rend l’armure plus légère qu’elle ne l’est.
         
        Propriétés du chrome:
         
        Si on combine les propriétés de stockage de matériaux multiferroïques, avec les propriétés de transition magnétique du Chrome:

        La plupart des métaux réfractaires ont un faible coefficient de dilatation thermique linéaire et un haut niveau de conductivité thermique. Cependant, le chrome n’a pas ce même comportement caractéristique qu’ont le molybdène ou le tungstène. Son coefficient de dilatation thermique est relativement élevé. Au-dessus de 37 °C, le comportement du matériau passe d’antiferromagnétique à paramagnétique. Entre cette température et le point de fusion du matériau, le coefficient de dilatation augmente fortement. Cette température de transition (température de Néel) est une transition de phase du premier ordre et correspond à une forte augmentation du volume du chrome, qui influe grandement le coefficient de dilatation thermique, ce qui entraîne par conséquent une courbe non linéaire.   

        Source:http://www.plansee.com/fr/Materiaux-Chrome-939.htm
         
        L’association de chrome et de vanadium a aussi un effet sur le magnétisme du chrome car la proportion de vanadium semble influer sur la susceptibilité magnétique du chrome dans les alliages:

        Pour les nitrures CFC de la première série de transition, une discontinuité apparaît entre le nitrure de vanadium, qui est un métal paramagnétique et le nitrure de chrome, qui est antiferromagnétique et sans doute isolant à l’état pur. L’étude du magnétisme des nitrures mixtes VN-CrN montre, d’une part pour les alliages riches en chrome une phase magnétique identique à celle qui apparaît en dessous de la température ambiante pour CrN, d’autre part pour les alliages riches en vanadium (30 à 50 % de chrome) une autre phase qui pourrait être un verre magnétique, dans lequel les atomes de chrome ne s’organisent pas à grande distance. Des phénomènes complexes apparaissent entre ces deux domaines au voisinage de la composition V 0,75Cr0,25N qui pourraient s’interpréter à partir d’un ordre des atomes métalliques.

        Source: http://jphys.journaldephysique.org/articles/jphys/abs/1973/11/jphys_1973__34_11-12_1001_0/jphys_1973__34_11-12_1001_0.html

        c- Résumé sur l’intérêt du multiferroïsme et sur le principe d’échangeur de chaleur des couches externes de l’armure

        Extrait d’un ancien message:

        Principe d’un matériau multiferroïque:

        Le multiferroïsme est la propriété de matériaux présentant simultanément plusieurs propriétés ferroïques dans une seule phase (par exemple, des propriétés de ferroélectricité, ferromagnétisme, ferroélasticité)1,2. Les matériaux antiferromagnétiques, ferrimagnétiques,ferrotoroïdiques ou hélimagnétiques sont également qualifiés de multiferroïques.
        Seuls quelques matériaux multiferroïques (monophasés) sont connus. Cela vient notamment du fait que les matériaux classiquement connus pour leur propriétés ferroélectriques, des pérovskites BaTiO3, ont des orbitales 3d vides, et ne portent donc pas de moment magnétique.

        Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Multiferro%C3%AFsme

        Par ailleurs un autre effet intéressant apparaît dans les oxydes de Fer, la transition de verwey:

        Propriétés du Tetroxyde de Trifer:

        Le tétroxyde de trifer, souvent incorrectement nommé oxyde de fer(II,III)3 est un composé chimique de formule Fe3O4. C’est un oxyde de fer présent dans le milieu naturel sous forme de magnétite, un minéral noir cristallisé ; au laboratoire, il se présente généralement sous forme d’une poudre noire. Il contient à la fois des cations ferreux Fe2+ et ferriques Fe3+, et sa formule est parfois écrite FeO·Fe2O3. Il présente unmagnétisme permanent, de nature ferrimagnétique (et non pas ferromagnétique comme cela peut parfois être écrit)4. Sa principale utilisation est celle de pigment noir, produit de façon industrielle plutôt qu’extrait du minerai car la taille et la forme des particules peuvent être contrôlées par la méthode de production
         
        Le ferrimagnétisme de l’oxyde de fer(II,III) résulte du couplage du spin des électronsd’une part des ions ferreux Fe2+ et ferriques Fe3+ occupant les sites octaédriques et d’autre part des ions ferriques occupant les sites tétraédriques : bien que ces deux couplages soient antiparallèles, ils ne s’annulent pas et le champ magnétique résultant est permanent4.

        Il existe une transition de phase à 120 K, appelée transition de Verwey, qui se manifeste par une discontinuité dans les propriétés structurelles, magnétiques et électriques de l’oxyde de fer(II,III)6. Cet effet a été étudié intensément et a fait l’objet de nombreuses théories pour tenter d’en rendre compte, mais demeure à ce jour encore relativement mal compris7.
        Fe3O4 est un conducteur électrique à la conductivité un million de fois plus élevée que celle de Fe2O3, ce qui est attribué aux échanges d’électrons entre centres ferreux et ferriques

        Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9troxyde_de_trifer

        En combinant ce matériau avec du Titanate de Baryum on obtient des propriétés de superaimantation équivalente à celle du Néodyme mais avec une puissance considérablement plus grande, et qui présente également des propriétés de ferroélasticité.

        Comme, les balles sont en cuivre et nickels qui sont des matériaux diamagnétique, on peut ainsi  repousser fortement des balles qui s’insèrent dans un armure dont le blindage est constitué de Titanate de Baryum et de Tétroxyde de Fer, car l’énergie cinétique de la balle, qui génère un plasma (sous forme de transfert d’électrons) est automatiquement convertie en énergie électrique et comme l’onde de choc est absorbé par le matériau ferroélastique, toute l’énergie de la balle vient alimenter les processus de réactions  nucléaire de l’armure.

        En clair, plus on tire sur l’armure, plus elle acquière de l’énergie pour se régénérer.
        Si les balles sont en polymère ou en fer, qu’on utilise un lance grenades ou un lance flamme, cela ne change rien, car:

        -le lance grenade produit une explosion et l’onde de choc est absorbé tandis que la chaleur est convertie en électricité
        -le lance flamme envoie des électrons sous forme de plasma et l’énergie est aussi absorbé car le plasma est dissocié sous l’effet du champ magnétique permanent
        -les balles en polymères sont absorbés et le carbone est dissociés pour produire de l’énergie

        Tout ce que l’homme peut concevoir pour détruire le blindage de cette armure, résulte d’échange d’énergie, de chaleur ou d’onde de choc.

        Le seul usage qui peut peut-être agir c’est d’utiliser de l’acide, mais comme l’armure a la possibilité de générer un fort champ magnétique et que l’acide envoie des particules polarisés H+ il est possible que le fait d’envoyer de l’acide créer un plasma qui protègera l’armure de l’extérieur.

        Il n’y a pas à priori de moyen de détruire une armure avec un blindage multiferroïque, qui combine des propriétés de transition de Verwey avec de la ferroélectricité.

        2- L’absorbeur de Choc entropique

        A l’intérieur de l’armure, derrière la couche multiferroïque/cobalt, associé à la couche ferroélastique chrome, on va créer une couche souple destiné à absorber l’onde de choc de la déformation des couches externes, afin que le corps ne soit pas blessé.

        Pour cela on utilise les composé d’un gilet pare-balle classique, une mousse viscoélastique maison va insérer dans cette mousse des petits morceaux de cristaux de quartz réparties en poudre. 

        Pourquoi des cristaux de quartz en poudre?

        Car le quartz a des propriétés de transduction piézoélectrique.

        Sous l’effet du choc, les composés viscoélastiques vont se durcir et comprimer les cristaux de quartz qui vont générer de l’électricité.
        Puis, l’électricité va s’écouler dans le milieu viscoélastique.

        C’est là la différence entre une armure d’Iron man et un gilet-pare balle à kalachnikov.
        Dans l’armure d’Iron man on utilisera ci-possibles des polymères conducteurs viscoélastiques, on a alors des transistors qui se connectent au processus quantique multiferroïque/cobalt.

        Article wikipédia sur les polymères conducteurs:

        La plupart des polymères organiques produits sont d’excellents isolants électriques. Les polymères conducteurs, ou plus précisément polymères conducteurs intrinsèques (PCI), presque toujours organiques, possèdent des liens délocalisés (souvent dans un groupe aromatique) qui forment une structure similaire à celle du silicium. Quand on applique une tension entre les deux bandes, la conductivité électrique augmente : c’est un transistor. 

        Source:https://fr.wikipedia.org/wiki/Polym%C3%A8re_conducteur

        Dans le cas d’un gilet pare-balle, on ne veut pas électriser la personne porte le gilet, donc on utilise un polymère isolant.

        Ainsi, l’onde de choc de la balle, va contracter le viscoélastique qui va lui même comprimer les cristaux de quartz.
        En retour le quartz produit de l’électricité qui va retourner au polymère isolant et être donc dissipé. 
        Ainsi l’onde de choc ne se répercute pas jusqu’au corps et le policier est protégé de tout les effet de la balle de Kalachnikov.

        Bien sûr il faut tester en expérimentation pour concevoir une armure adapté. ce que j’ai écrit ici n’est qu’un concept.

        En parlant de concept,  on associe la technologie des prototypes d’anti-armes à feu présenté précédemment (on peut adapter le système de détection pour que le déclenchement ne se fasse pas au son d’une kalachnikov mais par reconnaissance de forme par la caméra qui est associé au prototype).

        On a avec ces deux technologies:

        – un moyen de stopper la visée d’un tireur dans une foule sans faire intervenir de force armée dans un premier temps, ce qui laisse à la police le temps d’arriver sur les lieux (prototype anti-visée)

        -un moyen de protéger potentiellement des personnes comme des policiers, ou si on adapte le procédé de gilet pare balle à un bouclier, les hommes de la BRI des assauts des tirs (gilet pare balle)

        On peut compléter le dispositif de prévention par une aide aux victimes (par régulation tonique et une prévention des risques en amont par un système de renseignement adaptés fondés sur des systèmes de probabilités conditionnelles de Bayes)

        On peut enfin aider les personnes qui sont à risque de se radicaliser, en intervenant dans des centres d’aides et de soutien individuels.

        Tout ces dispositifs mis bout à bout constitue une bonne protection pour la police et pour les personnes qui veulent juste s’amuser en ville.

        Bon maintenant que j’ai décrit un peu les mécanismes de fonctionnement de l’armure, je vous laisse imaginer un nouveau roman d’Heroic Fantasy et de science-fiction, pour mettre en avant ce projet.

        Je poursuis dans les citations de votre message :
        « Un peu comme ces genres de romans américains ou les justiciers (cia, fbi ,etc…)ont toujours une longueur d’avance par rapport aux méchants , grace à leur patriotisme, implication,intelligence,technologie,capacité d’écoute…
        On voit bien dans la triste réalité,malheureusement,que le potentiel de nuisance du terrorisme s’amplifit de jour en jour, cf le nombre de pays de par le monde touchés de façon quotidienne par ce genre de guerre sale, car facile, lache, et simple à mettre en oeuvre dés que l’on as quelque milliers d’apprentis kamikazes sous le coude. »
        fin de citation

        Donc finalement, si on vous écoute, puisque le potentiel de nuisance du terrorisme évolue, il ne faut rien faire qui pourrait risquer d’aggraver cela, en introduisant par exemple un élément qui pourrait éventuellement servir aux terroristes.
        Ce n’est pas faux. Mais j’avais aussi envisagé cela en concevant cette armure.

        La violence humaine ne naît pas des armes ou des protections qu’elle possède mais de l’intention que l’on a de s’en servir. Cette intention naît d’une faible évolution de la conscience humaine (je vous garantis que si Ben Laden avait disposé en 2001 d’un peu plus de jugeotte il aurait détruit la planète car il existe des moyens bien plus efficace de mettre à mal le monde que d’envoyer deux avions sur des tours en plein cœur de Manhattan).

        Ne sous-estimez jamais le potentiel de nuisance de l’esprit humain, mais évitez de considérez que les gens qui ont ce potentiel au plus haut point, sont ceux qui vont nécessairement s’en servir.
        Il existe des gens qui, si ils n’avaient pas une haute conscience de l’être humain aurait les moyens de détruire la planète sans que personne ne les remarque.
        Pourquoi ne le font-ils pas ?

        Peut-être parce qu’ils ont conscience que la grande intelligence va de pair avec la bonté du cœur et que,si on perd la bonté du cœur, on perd également, mais peut-être avec un peu de retard, la grande intelligence qui va avec.

        Le cœur conditionne non seulement le jugement humain mais aussi la potentialité d’évolution de l’être humain.
        C’est pourquoi les êtres les plus nuisibles ne conçoivent pas des plans parfaits. Il y a toujours une faille aussi ténue soit-elle que ceux qui se battent avec le cœur et le respect de la dignité humaine n’ont de cesse que de mettre en avant.

        Il y a aussi un important élément contextuel mais, comme il me semble que vous n’appréciez guère la magie et l’Héroïc Fantasy, je laisse cela de côté. Un esprit rationnel ne peut pas comprendre le monde, il peut simplement en justifier l’existence en étudiant comment les phénomènes se succèdent et se construisent mais le pourquoi des choses, recquière nécessairement une part d’irrationnel.

        Là non plus je ne développe pas, ça serait bien trop long.

        Citation suivante
        Tout cela pour vous dire ,Mathieu, que l’idée de la chose n’est pas la chose elle meme.
        Le monde est rempli de visionnaires qui sont intimement persuadés,seuls contre tous d’avoir raison.
        Le monde de la recherche est plein de fausses bonnes idées qui ne trouveront jamais leu place au soleil!etc…
        fin de citation

        Oui, vous faites référence ici à la philosophie aristotélicienne :

        Définitions
        En acte
        Etymologiquement, l’acte désigne ce qui est fait. Pour Aristote, l’acte désigne soit ce qui est en train de s’accomplir, soit ce qui est réalisé, achevé.
         
        En puissance
        Dans l’usage qu’en fait Aristote, la puissance est la faculté d’être changé ou mis en mouvement. Ce qui n’est qu’en puissance, par opposition à ce qui est en acte, est ce qui n’est pas encore réalisé, ce qui n’est qu’une virtualité.
        Par exemple, tout être humain normalement constitué est en puissance un être parlant. Mais ce potentiel n’est actualisé qu’avec l’apprentissage de la langue maternelle au contact de ses semblables.

        Source : http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/logphil/reperes/acte.htm

        certes, c’est vrai.
        Mais je n’ai jamais dit que j’avais la science infuse. Si vous ne proposez jamais rien comment pouvez vous espérer qu’un jour vous découvriez quelque chose ?

        Heisenberg lui même disait, dans « La Partie et le Tout » que ce qui distingue un génie d’un savant « ordinaire » n’est pas que le génie a réussi quelque chose d’improbable pour les autres savants, mais qu’il a su exploiter le travail de ces prédécesseurs pour les assembler d’une façon que les autres n’avaient pas envisagé. Sans dire que je suis un génie, j’en suis bien éloigné, n’est-ce pas ce que j’ai fait ici ?

        Assembler des travaux de chercheurs de manière cohérente pour montrer que ce que j’avance est « possible » et que ce ne sont ni des élucubrations (comme vous semblez le souligner) ni une énumération d’idées sans aucun sens (ce qui semble être votre argument précédent pour justifier de ma pensée).

        Citation :

        Le principe de la réalité est rude mais nécessaire, pour se recaler sans cesse entre ce qui pourrait être,ce qui devrait etre et ce qui est réellement….
        Après, on peut tous rêver ,mais en sachant la part du réve.

        fin de citation

        Vous ne m’apprenez rien. J’ai travaillé pendant des années à faire des calculs dans ma chambre (d’autres s’empresseront de s’en emparer comme des voleurs lorsqu’ils pirateront mon ordinateur)
        j’ai erré, j’ai commis des erreurs, j’ai douté, j’ai renoncé, j’ai recommencé et sans que jamais on ne m’écoute, j’ai suivi ma passion et cru en la célèbre citation de Max Planck :
        « En science physique, toute mesure acquiert d’abord son sens par la signification qu’une théorie lui attribue »
        (citation du livre « Einstein & Bouddha, pensées parallèles », Thomas Mac Farlane)
        en clair, si vous n’avez même pas élaboré l’idée d’une théorie, mesurer quoi que ce soit ne vous sert à rien car vous n’arriverez pas à interpréter ce que vous découvrez.

        Autre citation :
        « Il est du ressort de la science de découvrir que les choses sont très différentes de ce qu’elles paraissent »

        (même ouvrage que précédemment)

        Si l’on n’a pas la capacité de s’étonner alors on reste dans une image fausse de la réalité car fondé sur des présupposés.

        Je crois que vous ne comprenez rien à l’état de renoncement dans lequel m’a placé les recherches que je mène. Vous me jugez à l’aune de vos présupposés et vous vous figurez qu’ils sont exacts car ce que j’exprime vous semble les vérifier.

        Comme vous le dites, la réalité est rude et rien n’échappe au test de l’expérience, pas même nos propres pensées et réflexions.

        Citation :

        Personnellement, les performances d’absorption de choc des matériaux non newtonniens m’ont toujours fait penser que l’on pourrait faire des systèmes de protection et d’absorption de choc efficaces pour les motard et les cavaliers .Mais cela reste juste une idée..
        fin citation

        Finalement vous proposez aussi des suggestions intéressantes.
        Savez vous par exemple que les gilet pare balle des policiers sont constitués de matériaux visco-élastiques, c’est à dire capable d’absorber le choc de certaines balles de petits calibres ?

        Pour concevoir une armure, j’ai ainsi incorporé des éléments du gilet pare-balle de base en y ajoutant des éléments personnels mais là encore comme vous dites, il faut tester expérimentalement et cela je ne peux pas le faire car je n’ai pas le matériel chez moi pour le réaliser.

        Citation :
        je n’irais pas me fabriquer une combinaison remplie de Maïzena pour me jeter contre un mur à 80 km/h pour vérifier si mon idée est bonne,car le problème du transfert d’énergie est la propagation de cette énergie à travers la protection et les dommages et les lésions crées au corps humain.Il n’y as qu’à,voir les déformations très importantes des voitures modernes après un choc minime pour éviter les lésions corporelles aux personnes situées dans l’habitacle (/autrefois:véhicule intact-passager mort).

        Fin de citation

        C’est précisément pour cela que je parle de séparer l’armure en plusieurs zones, car je sais que l’énergie cinétique interne continue de se propager même après que l’énergie cinétique externe eut été dissipé.

        citation
        On peut dire que les voitures moderne sont de la m… ou considérer que la déformation programmée est le seul moyen de faire survivre le conducteur; grâce aux ordinateurs capable de calculer cette déformation !
        Fin de citation

        Je ne compare pas une armure avec une voiture, car une balle se déplace à une vitesse supersonique chose que nombre de voitures ne font pas. Il faut considérer non seulement la vélocité de l’impact mais aussi la propagation de l’onde de choc. Une voiture propage une onde de compression mais ne propage pas vraiment d’onde de choc.

        A la limite si on veut réellement comparer. Disons que l’onde, lors de l’impact d’une voiture est semblable à « une onde P » de magnitude 9 produite par un séisme de forte intensité, tandis que l’onde produite par une balle est semblable à celle d’une vague de tsunami qui déferle sur une côte.

        La différence entre une onde de compression et une onde de mach est la suivante :

        Dans l’onde de compression, le tenseur des contraintes évolue en cisaillement et longitudinalement, dans une onde de choc, il n’y a pas de cisaillement.

        Autre façon de voir, l’onde de choc acquirè sa puissance par le freinage du fluide en mouvement, l’onde de compression, perd de sa puissance, par le freinage du corps immobile qui se déforme.

        Une balle se comporte comme un fluide en mouvement, lorsqu’elle est arrêté elle gagne en puissance car son énergie cinétique est accumulé en un point.
        Pour une voiture dont l’énergie cinétique se retrouve en un point, c’est la dissipation qui produit un ralentissant de l’objet, au contraire de la balle qui acquière de l’énergie de masse par onde de choc lorsqu’elle dissipe son énergie cinétique.

        citation :

        Mathieu, si je peux me permettre cela, serait juste de vous enjoindre de calculer en vous même en permanence, la différence entre
        « cela pourrait être, mais je n’ai aucune certitude que cela sera un jour réellement une réalité » :domaine de l’heroic Fantasy
        et
        aprés de nombreux recoupements éventuellement auprès d’experts en ce domaines, il est possible que cette information vous soit passée inaperçue, et je vous la confie pour que vous confirmiez que mon impression est la bonne »

        fin de citation

        n’est-ce pas ce que je viens de faire avec les énoncés des travaux des divers chercheurs ?

        amateur éclairé

        Citation :
        « je travaille dans ce domaine , je suis expert, et je vous donne une info en avant premiere, même si tout n’est pas encore bouclé définitivement. »
        Ce n’est pas du tout la même approche, et les références littéraires n’y changent pas forcément grand chose,c’est ce que l’on appelle l’illusion de la connaissance.
        Fin de citation

        Je prend note de ce conseil, merci beaucoup de me l’avoir transmis.

        Citation :
        Je vous conseille de lire à ce sujet un excellent livre par l’inventeur de la vidéo du gorille invisible qui permet une approche des illusions de la mémoire,de l’attention, etc
        qui permet de comprendre pourquoi on a tant de pseudo certitudes et pourquoi le doute est salvateur
        Le Gorille Invisible – Quand nos intuitions nous jouent des tours Broché – 13 octobre 2015
        de Christopher Chabris (Auteur), Daniel Simons (Auteur)
        Arrêtez de vous tromper : 52 erreurs de jugement qu’il vaut mieux laisser aux autres…4 octobre 2012
        de Rolf Dobelli

        fin de citation

        Personnellement j’aime également l’expérience du rasoir d’Ockham que les sceptiques affectionnent tant, même si je la trouve un peu trop « positiviste » pour pouvoir expliquer totalement les phénomènes de la mécaniques quantique.

        Je prend note de la référence (j’ai plus de 400 livres dans ma bibliothèque mais je verrais si cela peut m’intéresser)
        Amicalement de la part de Bonjour
        merci beaucoup prenez soin de vous
        soyez heureux en vous même

        Mathieu

  14. Bonsoir Cécile, effectivement, il est possible de qualifier l’intelligence selon la théorie Gardnerienne par 8 modes d’appréciation différents, cependant concernant le Test de Binet et Simon (1890), qui est effectivement l’un des premiers à avoir quantifié le QI, le simple fait qu’il ait été remplacé par un test plus complet définie par Weschler et Bellevue(première version du test WAIS en 1939) permettant par la suite avec ces évolutions de relater les différents types d’intelligence connus par la science.

    Cependant, dans le courant des années 1970, un troisième test appelé test « BITCH » fondé par Robert Williams (acronyme mal choisi qui signifie: « Test noir pour l’homogénéité culturel »): démontre les méfaits des tests d’intelligence lorsqu’ils sont justement corrélés à des critères non-scientifiques d’intelligence et visant à discriminer les personnes entres elles.

    Le Test BITCH n’a pas été choisi pour discriminer mais au contraire pour montrer l’impact que peut avoir un préjugé culturel sur le passage d’un test d’intelligence.
    Rober Williams écrit d’ailleurs, lui qui a été victime de tests biaisés:

    « Un test « culturellement spécifique » est utilisé pour déterminer la capacité d’une personne à fonctionner symboliquement ou à penser en termes propres à sa culture et à son environnement. »

    Les résultats du BITCH renseignent sur de nombreux aspects des compétences intellectuelles des enfants noirs (aux Etats-Unis) davantage que les tests d’intelligence généralement utilisés. Williams et ces collègues, en particulier le psychologue afro-américain Harold Dent, poursuivirent cette recherche des biais intégrés dans les tests.

    Source: Le Beau Livre de la Psychologie, Wade E. Pickren

    Autre point important concernant l’intelligence, elle est influencé par la manière dont elle est éduqué.

    Dans le même livre de Wade E. Pickren, la Loi de Yerkes-Dodson décrit un principe psychologique des plus simples, qui fut appliqué au début du siècle dans les institutions scolaires avec des effets désastreux:

    « Suivant sa première formulation, la Loi de Yerkes-Dodson, affirme que des niveaux modérés de motivation sont meilleurs pour l’apprentissage et le rappel.
    Initialement, les deux hommes à l’origine de ce principe, Robert Yerkes et John Dodson, pensaient que des niveaux élevés de motivation favoriseraient de meilleurs apprentissages. Pour stimuler les sujets, ceux-ci recevaient un choc douloureux s’ils donnaient une mauvaise réponse. L’augmentation de l’intensité du choc conduisait initialement à des taux d’apprentissages plus élevés, mais lorsque l’intensité repassait à un niveau modéré, cela interférait réellement avec l’apprentissage.

    Leur résultat se présentaient sous la forme d’une courbe en U inversé.

    (…)
    La loi de Yerkes-Dodson est comprise désormais comme une partie d’une théorie plus générale de l’activation dont le principe de base est que la performance varie selon l’activation. Le principe énoncé dans cette loi a été testé dans le cadre de la performance sportive, de la réaction au stress, de la passation de tests, et dans des douzaines d’autres dispositifs. Les résultats ont variés, ce qui compte, désormais, comme un niveau modéré ou optimal d’activation a été constaté à travers différentes tâches.

    fin de citation

    Pour nuancer là encore cette loi, dans les années 1990, Mihaly Csikszentmihalyi a défini le concept de « Flux » (qu’il présente dans son livre « Vivre la psychologie du Bonheur ») sous le nom d’une expérience optimal ou (expérience autotélique):

    « Vivre La psychologie du Bonheur »:

    « Voilà ce que nous entendons par expérience optimale. C’est ce que ressent le navigateur quand le vent fouette son visage,…, c’est le sentiment d’un parent au premier sourire de son enfant. Pareilles expériences intenses ne surviennent pas seulement lorsque les conditions externes sont favorables.

    Des survivants de camp de concentration se rappellent avoir vécu de riches et intenses expériences intérieures en réaction à des évènements aussi simples que le chant d’un oiseau […]. Ces grands moments de la vie surviennent quand le corps ou l’esprit sont utilisés jusqu’à leurs limites dans un effort volontaire en vue de réaliser quelque chose de difficile et d’important. L’expérience optimale est donc quelque chose que l’on peut provoquer… Pour chacun, il y a des milliers de possibilités ou de défis susceptibles de favoriser le développement de soi (par l’expérience optimale). » (Csikszentmihalyi, 2004, p17).

    Ainsi l’intelligence, n’est-elle pas simplement défini dans ces formes par des processus caractéristiques qui en ajuste les modalités (comme dans les modèles Gardneriens), elle n’est pas non plus simplement quantifiable (car nous avons vu qu’il fallait à la fois l’étude des processus cognitifs et émotionnels pour la caractériser mais que cela ne suffisait pas forcément vue qu’il existe un impact culturel et motivationnel qui caractérise le passage des tests et peuvent créer des biais).

    Enfin, Csikszentmihalyi nous apprend que l’intelligence dépend de l’ajustement que notre conscience établit par rapport à sa perception du temps. Si nous sommes heureux de pratiquer quelque chose, nous obtiendrons de bien meilleurs résultats que si cela nous déprime et que nous nous y sentons forcés.

    Actuellement, la France connaît une période de troubles dont l’ampleur risque de ne pas se moduler avec le passage du temps, il est important d’être solidaire et empathique envers les autres, c’est là une forme d’intelligence qui, peut-être n’est pas listé ici:

    http://www.itele.fr/france/video/francois-hollande-va-proclamer-letat-durgence-en-france-143434

    Quoi qu’il en soit on parle là d’une forme d’intelligence collective que j’assimile personnellement à de la psychomotricité car il existe des phénomènes de résonances émotionnelles complexes qui se mettent en place au sein des nations et qui stabilisent les effets de contagion émotionnelles connus lorsque les catastrophes frappent un pays.

    Certains de effets psychomoteurs ne sont pas, à mon avis suffisamment exploités pour aider la population à surmonter les crises qui la traversent.La raison en est simple, la science dénie toute importance à l’influence de la pensée sur le corps, dès l’instant où cette influence devient subjectivement influencé par l’esprit.

    Considérer que la pensée est indépendante des processus psycho-physiologique qui la décrivent, permet de maintenir le libre arbitre stable et considérer que l’être humain est autre chose qu’une « machine psychoneuroendocrinologique » capable de penser. La réalité est bien plus complexe que cela, car la pensée, ne peut s’envisager en une seule dimension définie au sein de l’esprit.

    Si on considère que le corps est semblable à une colonie de Fourmis constitués par nos cellules, l’activité de la fourmillère n’est pas définie par l’activité individuelle de chaque fourmi, mais par une activité collective qui résulte de la coordination des tâches entre les différentes catégories de fourmis. Nos cellules sont comme des fourmis elles sont spécialisés, mais la fourmillère qu’elles constituent, ne s’arrête pas avec notre corps, mais se poursuit dans l’interaction du corps avec l’environnement externe.

    Certains scientifiques ont décrit ce principe sous le nom de « Chaos Sensible » terme employé par le mécanicien des fluides Théodor Schwenk, pour décrire les états intransitifs d’un système dynamique en perpétuel renouvellement, la Terre.

    C’est ainsi que nous pouvons comprendre l’être humain comme un être symbiotique qui fonctionne en interaction avec les arbres.

    L’intelligence de l’homme se mesure ainsi de 3 manières différentes:

    -tout d’abord individuellement, et il faut considérer les différents facteurs décrits plus haut: résonance émotionnel/ contagion émotionnelle avec le collectif, dualité QI/QE, impact de la culture et de la motivation sur l’action, congruence entre la conscience et la perception du temps, lien sensori-moteur du corps et de l’esprit obtenu par la connexion symbiotique du corps et du cerveau, types d’intelligences caractérisés par le mode d’adaptation à l’environnement en fonction de la personnalité.

    -ensuite l’intelligence est Ontogénétique, c’est à dire qu’elle dépend d’éléments de transmissions associés directement au développement de l’individu. Il y a des facteurs génétiques, épigénétiques, mais aussi des capacités d’apprentissages importantes liés à la curiosité, on observe alors une influence du milieu culturel dans lequel la personne évolue et enfin des caractéristiques psychomotrices propres de régulation tonique, qui font le lien entre l’intelligence de l’individu et celle de son développement dans un milieu humain particulier.

    -enfin l’intelligence est phylogénétique, c’est à dire qu’elle dépend du développement de l’espèce, il existe des gènes spécifiques que l’on appelle des « gènes architectes » qui caractérisent la morphologie d’un individu et caractérisent le développement de l’intelligence humaine par rapport à celle d’autres espèces tels l’orque, le dauphin ou l’éléphant.
    Il existe des caractéristiques liés à des neurones spécifiques propres à certaines espèces qui relèvent de la conscience de Soi (Neurone Von economo) ou de l’existence de certaines propriétés empathique (neurones miroirs) qui permettent de faire le lien entre le développement phylogénétique et le développement ontogénétique

    Il existe enfin des formes d’intelligences plus complexes, dont je ne parle pas ici, car elles n’entrent pas dans le cadre de la connaissance scientifique, mais qui sont lié à l’Univers lui-même, car la Nature elle-même est intelligente, et l’espace-temps, même s’il ne présente pas une conscience particulière, présente des caractéristiques de complexité qui nous laissent à penser qu’il pourrait être intelligent.
    Il existe en outre des formes d’intelligences liés au chakras.

    Ainsi, dire qu’un surdoué est caractérisé par le Qi est vrai, mais à mon sens, il n’existe pas de moyen absolu de justifier que l’existence d’une intelligence donnée puisse se subordonner à un test quelconque (non seulement à cause des biais possibles mais aussi surtout car l’intelligence est tellement multiformes qu’il faut bie caractériser ce dont on parle avant de chercher à l’associer à un profil individuel donné).

    Bonne soirée, prenez soin de vous

    J’espère que vous êtes heureuse en vous même.

    Mathieu

  15. Bonjour Fabienne
    Merci pour votre commentaire.
    Vous avez raison en disant que l’on se fabrique un  »faux-self » (j’appelle ça un masque) pour s’intégrer, pour fonctionner.
    Mais ou sont-ils donc tous les surdoués, cerveaudroitiers, hypersensibles, surefficients mentaux (selon les auteurs)? J’essaie de me souvenir de toutes les personnes que j’ai connues dans ma vie et…. ??? Portons-nous tous des masques ? Depuis quelques années j’ai levé un peu mon masque surtout avec ma famille et quel désastre ! Ma sensibilité, ma lucidité, mon honnêteté dérangent. Je suis trop compliquée, trop intense, trop trop trop. Deux membres de ma famille me fuient, je les vois à peine. Ca me blesse beaucoup car pour moi la famille c’est sacré. J’ai des valeurs de partage, de générosité que les membres de ma famille ne semblent pas partager. Aujourd’hui il semble que c’est chacun pour soi. L’égocentrisme de notre société m’attriste profondément. Les valeurs humaines sont plus importantes que le  »cash » ou la notoriété non ?
    Pour les tests, les évaluations, bilans, je vais m’informer, j’espère que ce n’est pas trop coûteux. Quelqu’un a une idée ?
    Pour l’instant j’accuse encore le choc de cette  »découverte », ma thérapeute me l’a confirmé il y a trois semaines à peine. Comme dirait Bagheera…. »Que de temps perdu »! Il me reste 15, 20 peut-être 30 ans à vivre et j’ai l’intention de les vivre intensément avec les bonnes personnes…celles qui m’acceptent comme je suis 😉 Et peut-être (je vais réfléchir là-dessus) cesser d’être si gentille et généreuse et de penser à moi. J’arrive mal à dire non et je fais peut-être passer les besoins des autres avant les miens. J’ai espoir d’être enfin délivrée de cette  »dépression existentielle »
    Y a t’il d’autres Québecois (es) sur ce blog ?

    1. Je ne suis pas québécoise mais je réponds quand même 🙂

      Pour les désaccords avec la famille, je suis un peu dans la même situation mais c’est plutôt moi qui les fuis. Pourtant, je sais qu’illes sont tou-te-s surdoué-e-s aussi (ma soeur avec laquelle je m’entends le moins a été testée, les autres non mais c’est évident quand on connaît les « symptômes »). Je pense que cela s’explique en partie par le fait que les surdoués sont encore plus différents les uns des autres que les « moyens » (je n’aime vraiment pas « normaux », parce que au sens mathématique de la loi normale, de la courbe de Gauss, être aux extrêmes n’est pas être anormal ou hors norme mais seulement loin de la moyenne). Avec l’intensité que nous partageons, la perception de ces différences peut être encore exacerbée. Et pour couronner le tout, les autres étant généralement ignorants de leur douance, ils vont mal en ne sachant pas pourquoi, comme nous précédemment (et allons-y les faux selfs et tout le bazar). Rajoutant à cela toutes les difficultés liées aux histoires personnelles et familiales douloureuses qui poussent vers le déni pour atténuer les souffrances (en France, nous avons été pas mal servis au cours des générations passées : guerres, épidémie, émigrations…).

      Autour de moi, je pense que la plupart des personnes avec lesquelles je partage certaines choses et me sens le moins mal sont surdouées, mais autant que je sache elles l’ignorent toutes (à l’exception de deux). Et ce n’est pas pour autant que je me sens vraiment bien avec ces diverses personnes, même si la plupart font preuve de partage et de générosité et sont assez éloignées de la société de consommation, du paraître et de l’avoir et tout ça. Même avec elles, je me sens en décalage. Moins qu’avec les autres, puisqu’on peut partager des choses et trouver de quoi parler et se comprendre sur beaucoup de sujets, mais quand même en sacré décalage.

      Votre témoignage m’a donné envie de parler de personnes de ma famille qui ne se sont pas sues surdouées mais avaient quand même plus ou moins conscience de leurs différences, je crois : celle qui, à 55 ans, s’est lancée dans une formation exigeante de trois ans sur une technique proche de l’ostéopathie « pour comprendre comment ça marche » ; celle qui a consacré bénévolement près de vingt ans aux enfants leucémiques, jusque vers 80 ans (elle a arrêté parce que les trajets devenaient un peu trop fatigants), ce qui lui a permis de satisfaire son amour des enfants, son goût pour le bricolage (elle faisait faire à ces enfants des petites merveilles) et pour la médecine (je suppose que si elle n’avait pas été femme en un temps et dans une famille pétris de misogynie, elle aurait été infirmière voire médecin ?) ; celle qui, ne souhaitant pas s’imposer des contraintes horaires, a appris le braille à près de 70 ans pour transcrire des livres pour les aveugles tranquillement chez elle (son léger accent étranger ne lui permettait pas de faire des enregistrements audio) et a arrêté à 90 ans, « parce que le braille a été réformé et qu’elle n’avait pas le courage de le réapprendre » nous a-t-elle avoué…

      A contrario, une de mes grands-mères ne s’est certainement jamais doutée que ses souffrances pouvaient être liées à une intelligence qu’elle ne savait sans doute pas posséder (surtout qu’elle était vraisemblablement bien dyspraxique et qu’il n’y a rien de tel pour passer pour une andouille, surtout à ses propres yeux) et elle a bien connu la dépression (elle a fait une tentative de suicide) et fini sa vie seule et inactive, à attendre la mort, ce qui me brise le coeur, parce qu’elle était la générosité même et qu’elle méritait mieux que ça. Comme quoi, vieux motard que jamais, pour apprendre qui on est.

  16. Bonsoir Cécile
    Je vais m’informer pour les tests/évaluations si cela peut m’aider à comprendre mieux, il y a ces ressources sur Montréal Merci de votre conseil.
    Pour ce qui est des maisons de retraite je n’en suis pas encore là, je resterai dans ma maison jusqu’à mon dernier souffle. Je ne veux pas y penser pour le moment, je traverserai ce pont quand j’y serai rendue. Mon cher papa a 93 ans et vit encore dans sa maison avec ma mère.
    A bientôt

  17. Bonjour, j’aimerais savoir si je suis surdoué, hypersensible ou autre.
    Bon je vais essayer de me définir^^ alors voilà je suis fort dérangé par la réflexion de la quasi totalité de la « foule » j’ai l’impression que l’égo y est majoritairement présent ce que je percois comme une souffrance épuisante. Que j’ai la très nette compréhension que personne ne tente des réflexions basée sur du « partage » que ma génération est soite démolie par les institions purement idéologique sur la ,véritée qui est seulement celle de l’état et que par saissisement du manigenssement controlitaire de celui-ci je me sens inconstestablement hors de toute portée normative, mes valeurs sont celle lui instinctivement à la nature dans ses apparences, sa senteur et de sa vie originelle, sans actions dite « civilisée ». De par Einstein et de ce qu’il nous à laissé je tente moi-même sans réelle espoir d’un changement par une révolution commune pour une nouvelle vision de la compréhension, plutôt celle liée au coeur ou le langage serait muet, problématique quand je sais que l’équation d’einstein E=mc au carré à seulement été percu comme un moyen lié par l’état à une source de pouvoir. Celui-ci en as fait la création de la bombe atomique, voyez que ma vision de l’état et de tout ce qui est liée à lui je trouve détestable mais en même temps un sentiment de nature de ne pas pouvoir les détester voir l’inverse… Les gens sont tous institutionalisés, tourné en bourique et moi j’en ai rien à faire de m’adapter et donc bien souvent je désespère à m’adapter excessivement dans cette norme que je représente comme une folie pure et complétement dans le fond suicidaire, dans le sens ou j’en concois une forme d’esclavage dite « civilisée » et qui détruit tout, la nature,l’instict, et ce par égo et plaisir de la supériorité tirée par une satisfaction de l’argent. J’avais envisagée par desespoir de la cause que je réalise comme impasse pour acheter un bus y mettre des matelas et partir avec 1 ou 2 super amis semblables pour rejoindre la terre d’origine et pourquoi pas y rester la bas, souci est que bien sur dans ce cas de figure je souhaite y laisser ma chair, mais bon que suis-je sensée penser et devoir faire quand l’homme institutionalisé souhaite d’une manière autant, voir plus déraisonnable que je ne parte pas, si ce n’est que de continuer une vie de travaille ou tout est non pas troc mais achat,, pour acheter quoi ?? Des marques ? Une vie ou je devrais bosser jusque 65 et plus, pour de la viande qu’on tue dans des circonstance que tout le monde qualifie d’atroce et que tout le monde sponsorise, je concois une folie immense a tout ca qui est chèr en travaille en plus pour presque rien en qualité nutritionnelle par rapport aux années 50, alors dite moi ce que je suis au juste svp ou bien autrement ce que vous pensez de mon cas de figure, ou j’ai l’impression d’être ridiculeusement et raisonnablement solitaire d’après mes constatations me semblant être la seule alternative raisonnable ?

    1. Bonjour Pierre

      J’entends bien votre demande mais je n’ai aucune compétence de thérapeute, et quand bien même, ce ne serait pas sur la base d’un commentaire hors contexte que je pourrais m’exprimer.
      J’entends en tous cas beaucoup de colère.
      .. cela dit, pourquoi ne pas explorer la piste du surdon avec un thérapeute spécialisé ?

    2. Bonjour pierre
      Que dire?
      Pour ma part je vous sent en rébellion contre le monde établi ,avec peut être une volonté de fonctionner hors cadre , avec une hypersensibilité mise à l’épreuve et malmenée par une réalité difficile à supporter à vos yeux: tout ceci réuni peut créer de la souffrance morale et mentale , avec l’aspect positif de vouloir changer les choses de ce bas monde.
      Tout ceci rentre dans le cadre de la théorie de désintégration positive de DABROWSKI, dont Cécile a fait le sujet d’un billet.

      Alors les questions d’identité que vous vous posez sont effectivement partie intégrantes de la réponse !
      D’où la nécessité vitale de savoir qui vous êtes pour savoir où vous voudrez et pourrez aller!
      Militant écologiste , révolutionnaire , solitaire au milieu des causses au milieu de ses brebis, sociologue , inventeur et chercheur en biologie pour réduire l’effet de serre en réduisant les émissions de méthane par le bétail, tenant de micro économie,que sais je….
      Il est vrai que pour cela, il faut se mettre en face d’une certaine réalité pour pouvoir s’analyser de façon objective et comme le souligne Gregoire, même si le test duQI est imparfait et ne reflète que la performance observable et non pas directement le niveau d’intelligence , il reste malgré tout pour l’instant l’outil le plus fiable et surtout le plus accessible pour apprécier les forces et faiblesses relatives du fonctionnement cognitif humain.
      Le niveau maximal atteint et les distorsions ou hétérogénéité intellectuelles peuvent parfois éclairer et donner un début de réponse , après le chemin du développement personnel reste long et difficultueux que l’on soit normal , hp , hypersensible, hétérogène etc..
      Bon courage pierre:-)

      1. @bonjour concernants les surdoués il y le test du qi, mais aussi le fonctionnement particulier du surdoué. un specialiste de la douance peut etablir un diagnostic.

        Des elements de la vie de tous les jours (evaluation par son environnement) permettent aussi de confirmer le diagnostic meme si les termes pour qualifier les surdoués sont parfois pejoratifs (zebre en etant pas des moindres) : genie, artiste, cerveau etc
        par definition un surdoué est decalé de par son intelligence, son fonctionnement etc

      2. Bonjour,

        j’écris à Bonjour : votre phrase « je suis en rebellion contre le monde établi » mérite un éclaircissement.

        En effet, cela fait mal d’entendre ca. Je pense qu’il faut l’interpréter comme l’expression du décalage des sentiments et ressentis que vous pouvez avoir vis à vis d’autrui.

        Les autres oublient qu’ils ont ressenti des choses à un moment donné, mais pas vous ni moi.

        Cela a pour conséquence une certaine rancune parfois, mais en fait c’est que le ressenti dure dans le temps.

        Quand les autres éprouvent une grosse colère et sont déstabilisés, cela ne dure que peu de temps. Tandis que pour moi, cela dure beaucoup plus longtemps : je reste en haut de la vague, et ca c’est destructeur.

        Un exemple : je vais chez ma mère il y a quelques jours, et voilà que débarque mon frère (avec qui je ne parle plus). Eh bien, ces deux là s’entendent bien, et moi je les regarde rongeant mon frein, en reprochant à ma mère de ne pas me considérer.

        Mais en fait c’est plus subtil, c’est que moi ca me rappelle des épisodes familiaux d’il y a des années en arrière. Quand bien meme on pourrait y mettre une armure, ca ne fonctionne pas. Rajoutez y une mémoire et toute épreuve (ou vous vous rappelez exactement ce qui a été dit à l’époque, et pas des paroles d’amour croyez moi…..). Voilà vous avez de quoi etre révolté. Et le lendemain matin, dos bloqué etc……pfffff

        Je fonctionne en décalé, ne sachant pas gérer le temps présent, vivant dans le passé, ou dans le futur parfois (en imaginant un évènement à ma facon , dans le malheur excessif ou le bonheur excessif – quand j’etais gamine par ex).

        De ce fait, Bonjour, vous avez répertorié et archivé des quantités d’infos, de souvenirs, d’évènements, et tous les ressentis qui vont avec. Et c’est cette bibliothèque de souvenirs qui fait que ce que vous vivez aujourd’hui, est teinté de tout ce vécu. Pour moi, c’est pareil.

        Alors que faire ? laisser tomber en se disant que décidément c’est vous le problème, ou bien, faire la part des choses (ce qui ne me satisfait pas mais bon…..), classifier ce qui est important de ce qui ne l’est pas (difficile à faire quand on ne sait pas se servir de son intelligence émotionnelle).

        Et puis, vivre une vie pas forcément éclatante, mais qui sera moins éreintante que si vous la viviez à votre manière (avec reliefs, exagérations, et fantaisies, bref à votre image faut bien le dire…..)

        je ne vois d’autre solution.

        Cricri l’effacée (qui ne donne plus rien à voir de qu’elle est en réalité).

        1. Bonjour @Cricri
          Je comprends vos dires car perso j’ai pas mal vécu de galères dans ma propre enfance avec un environnement non porteur mais plutôt destructeur…
          J’en suis arrivé à ne plus voir mon père pendant 20 ans …
          Il y a 3 modes de réaction fly, fight or freeze
          Soit fuir, se battre ou rester paralysé devant l’adversité .
          Pour ma part, je pense que mon cerveau zappe en permanence pour essayer de limiter les sentiments négatifs , et que fuir est parfois plus sage et plus économe en énergie vitale.

          Quand on se retrouve au ban de sa propre famille , cela peut être soit un choix personnel soit on subit cette situation
          Ce qui ,dans ce cas,ne peut être qu’eprouvant et violent, comme si l’on regardait le paradis perdu par le petit trou de la serrure!
          Ne pas se sentir considèré correspondrait il à un manque d’attention ou à un manque de respect?
          A quel besoin ( non satisfait)répond cette sensation de manque?

          Après l’idéal serait, selon certains (Darsembourg Rosenberg) la communication non violente et l’assertivité, afin d’exprimer la demande de ce besoin non assouvi.
          Cela demande un grand contrôle que je suis loin encore de posseder
          (l’emotionnalité , l’impulsivité …sont mes copines:-)
          Mais si les autres partenaires impliqués font preuve de bonne volonté et ne sont pas pervers, cela pourrait peut être fonctionner.
          Pour moi, l’obstacle principal est la question de l’égo
          ( non seulement celui des autres mais accepter d’en rabattre sur le sien propre)
          Probablement je blesse les autres sans m’en rendre compte (potentiellement en raison de mon fonctionnement particulier), et je ne mémorise que les blessures que les autres m’ont infligées par un filtre mnésique sélectif …
          Alors à l’heure du règlement à ok corral
          Tout le monde s’estime lésé mais non coupable
          Et on rentre dans un affrontement en escalade
          Cela peut être une interprétation des conflits humains depuis la nuit des temps….
          Éviter La surréaction émotionnelle est très certainement pour moi une des clés de l’apaisement de ce type de processus , arriver à la gérer en l’inhibant serait pour moi un espèce de graal , ne pas lâcher le mot qui fait mal
          ( car il frappe au défaut de la cuirasse), peut être un jour!

          Vivre de façon sereine devrait pouvoir s’apprendre pour les êtres atypiques que nous sommes :
          le juste « petit » problème est que je n’ai pas encore trouvé le bon prof qui m’apprenne tout cela , avec la gestion du temps, de la planification, du calcul mental, de la prise en compte de l’égocentrisme omniprésent et j’en passe..
          Après Ce n’est que ma vision et mon interprétation qui ne correspondent certainement pas aux événements de la vie des autres et en particulier de la votre , comme l’avertissement de non responsabilité dans les films sur le générique de la fin.
          Bonne soirée Cricri

          1. Merci Bonjour de ce témoignage…
            Il me renvoie à la suggestion de Noks Nauta dans son livre « Gifted Workers – Hitting the Target » qui dit qu’il est important de veiller à ressentir des émotions positives sous peine de ne plus finir qu’en colère, tristesse et frustration.

            Et puis aussi l’importance d’apprendre à se protéger : non pas en réagissant aux autres, mais en respectant les besoins que l’on ressent… Et c’est parfois là que ça me semble difficile. Quand l’empathie s’en mêle et qu’on a été habitué au camouflage pour mieux survivre, on a tendance à ne plus être en mesure d’entendre ses besoins.

    3. Bonjour Pierre
      Je suis d’accord avec vous: notre monde actuel est  »malade ». L’ego de chacun se bat contre celui des autres et on oublie que nous sommes des êtres spirituels….c’est pathétique !
      Le bouddhisme m’aide à comprendre que notre ego est notre pire ennemi. Que nous formons un tout, que la gentillesse et la compassion seules peuvent sauver notre planète.
      France

    4. Bonjour à tous, confirmé surdoué adulte il y a peu, âgé de trente-et-un ans, je souhaite vivement partager avec mes pairs. Je vous joins les ouvrages qui ont pu m’aider dans mon parcours ; à bientôt !

      * Sur les adultes surdoués :

      -Adultes Doués et Sensibles, Arielle Adda et Thierry Brunel, Odile Jacob

      – Moi, Surdoué(e)?!, Hervé Magnin, Jouvence

      – Adultes Surdoués. Dr. Valérie Foussier, J. Lyon

      – Intelligents, trop Intelligents, Carlos Tinoco, JC Lattès

      – Différence & Souffrance de l’Adulte Surdoué, Cécile Bost, Vuibert

      – Trop Intelligents pour Etre Heureux?, Jeanne-Siaud-Facchin, Odile Jacob

      – A l’Image des Géants, Stephen Hawking, Dunod

      – Je Pense Trop !, Christel Petitcollin, Guy Trédaniel

      – L’Adulte Surdoué, Monique de Kermadec, Albin Michel

      – Petit Surdoué deviendra Grand, Sophie Côte, Albin Michel

      – Génies par Hasard, Richard Gaughan, Dunod

      *Sur les enfants surdoués :

      – La Petite Noblesse de l’Enfant Surdoué, Wilfried Lignier, Paris, La Découverte

      – Les Enfants Intellectuellement Précoces, Gabriel Wahl, Que sais-je ?

      -L’Enfant Surdoué, Jeanne Siaud-Facchin, Odile Jacob

      – Les Surdoués Ordinaires, Nicolas Gauvrit, Que Sais-je ?

      – L’Acquisition de Plusieurs Langues, Michèle Kail, Puf

      * Sur les problèmes plus susceptibles de toucher les surdoués

      * Estime de soi :

      – L’Anorexie Mentale, Jean-Louis Nardino et al., Dunod

      – L’Anorexie Mentale, Philippe Jeammet, Paris, Doin

      – C’est Décidé, Jem’aime ! Hervé Magnin, >Jouvence

      * Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité :

      – Tous Hyperactifs ?, Patrick Landman, Albin Michel

      – Le TDAH, une Force à Rééquilibrer, Dian Dulude, Ph. D, Cram

      – On se Calme !, Dr. Olivier Revol, J’ai Lu

      – Les Enfants Hyperactifs, Gabriel Wahl, Que Sais-je ?

      – Déficit de l’Attention, Emmanuelle Pelletier, Québec Livres

      * Psychologie et neurosciences

      -C3RV34U, Stanislas Dehaene, Editions de La Martinière

      – La Force de l’Imperfection, Brené Brown, Quotidien Malin

      -L es Secrets du Cerveau, Rémi Pin

      – Notre Troisième Cerveau, Jean-Michel Oughourlian, Albin Michel

      – Les Intelligences Multiples, Howard Gardner, Retz

      – La Manipulation Mentale, Marie-France Hirigoyen, La Découverte & Syros

      – Surmonter ses Peurs, Hervé Magnin, Jouvence

      – Les Clés du Langage, Sciences Humaines

      – Le Grand Livre de la PNL, Catherine Cudicio, Eyrolles

      – Le Beau Livre de la Psychologie, Wade E. Pickre, Dunod
      – Le Beau Livre des Maths, Clifford A. Pickover, Dunod

      – Regarder ce qui est… et Sourir, Michel, Accarias

      – L’Ecole de Palo Alto, Dominique Picard et Edmond Marc, Puf

      * L’autisme

      – L’Autisme, Laurence Robel, Ellipses.

    5. Je trouve très intéressantes les réflexions envisagés par les divers intervenants sur ce site. J’avoue que cela me paraît assez difficile de prétendre que l’on est surdoué si l’on n’a pas développé soit même une pensée réflexive qui entend nous permettre de comprendre qui l’on est en définissant par où on pense.

      En outre, cette pensée, siège de l’empathie est à la base de l’entendement humain mais, loin s’en faut pas de la raison. Il est donc ainsi possible d’être une personne raisonné et raisonnable sans pour autant avoir conscience de sa propre singularité.
      J’entend ainsi, que, selon moi la douance ne se définit pas. Elle n’est pas un état d’esprit ou une conscience de soi, c’est un vécu relationnel que l’on entretient par rapport au monde.
      Mon hypothèse se fonde sur l’idée selon laquelle, si un surdoué développe un faux self, il ne sera pas à même d’interagir relationnellement avec soi-même, comment alors peut-il savoir qu’il est surdoué, puisque précisément c’est par rapport à la rencontre entre sa pensée réflexive et sa pensée directive (issu de sa cognition, donc de sa raison) qu’il peut s’envisager comme tel.

      Par ailleurs pour revenir sur quelques commentaires qui ont été marqués ci-dessus:

      Pierre M: L’équation d’Einstein E= m*c^2, résulte d’un principe de conservation, ce qui selon le théorème de Noether signifie qu’il existe une symétrie par transformation du groupe de Poincaré qui y est associé. Y voir un lien analogique avec le fonctionnement de l’Etat me semble délicat. Barrack Obama, tandis qu’il était étudiant en doctorat à Yale s’était essayé à décrire les théories du droit en utilisant la relativité générale, résultat: il s’est totalement trompé, car les lois physiques ne peuvent décrire des mécanismes sociaux pour la simple et bonne raison que les mécanismes sociaux font appel à des phénomènes chaotiques intransitifs c’est à dire des systèmes dynamiques issu d’un nombre important de degrés de libertés et que les seules équations physiques qui décrivent ce type de systèmes sont, à ma connaissance les systèmes dynamiques hyperboliques. Or la relativité restreinte, n’obéit pas à un cadre de physiques chaotiques sinon les résultats qu’Einstein aurait obtenu serait dépendant de la sensibilité aux conditions initiales.

      Par ailleurs, un autre aspect en lien avec le théorème de Noether, nous indique que le concept d’Energie ne peut exister que si un système physique est autonome c’est à invariant par translation dans le temps, donc incompatible avec une sensibilité aux conditions initiales. La relation d’Einstein, E=m*c^2, ne peut donc pas résulter d’une équation hyperbolique et c’est effectivement le cas, puisqu’elle constitue un cas particulier dans lequel la métrique Lorentzienne se situe dans un référentiel où l’observateur est au repos, c’est à dire où le vecteur d’impulsion P est nulle.

      Pour répondre au lien avec la bombe atomique, ce n’est pas la formule d’Einstein qui a permis la création de cette invention désastreuse, mais la combinaison de 3 facteurs:
      -la découverte de la fission nucléaire par Otto Hahn Lise Meitner en 1939
      -le travail réalisé par Feynman en mécanique quantique avec la découverte des diagrammes de Feynman qui ont permis de synthétiser sur un tableau les probabilités de diffusion de section efficaces des collisions de neutrons et protons
      -peut-être le travail réalisé par Freeman Dyson et Oppenheimer dans la théorie de la diffusion quantique aura été à résoudre les problèmes de limites de convections de la futur arme, cruciaux pour évaluer la portée de destruction de la bombe

      Pour en revenir à Einstein, il n’a pas participé au Projet Manhattan et s’est même adressé au président roosevelt dans une lettre resté célèbre pour s’insurger publiquement contre les méfaits des armes atomiques.

      Pour en revenir à la douance, il est important de ne jamais négliger la portée normative qu’a la pensée objective sur la réflexion consciente. Nous nous restreignons sans cesse à « penser comme nous sommes », pourquoi? Parce que nous avons peur d’être autre ce que nous sommes ou pire, de nous demander qui nous sommes censé être?
      De ce fait, pour se définir en tant que conscience, on a tendance à s’imaginer une conscience, c’est ainsi que naît le faux self.
      Ce concept fut élaboré à partir de la pensée Ferenczi et de Winniccott mais on en retrouve aussi des traces chez Jung sous le nom de « Persona ».
      En quelque sorte, un faux self est une structure envisagé pour nous empêcher de penser. Il est là pour penser à notre place, car, comme tout être humain le surdoué a besoin d’être compris pour se sentir accepté, et de ce fait il s’imagine une conscience qui le comprend, comme il pense que le monde comprend sa conscience.
      Ainsi, il tente de recréer une pensée réflexive du monde, mais cela le pousse à nier sa propre pensée réflexive et donc à s’oublier.
      Ce sont les aspects qui sont décrits ici et qui,probablement relève également de ma propre expérience. Je dis « probablement », car finalement je n’en sais trop rien. J’ai tellement été absorbé par mon faux self, que je n’arrive pas à dire si je suis surdoué ou si je suis juste curieux et intéressé. Mais après tout, cela ne me pose pas plus de soucis que ça.

      Pour parler de la distribution de Gauss, et en revenir au concept de normalité.
      En psychologie on définit divers types de « normalité », faire une analogie avec la courbe de Gauss ne me semble pas non plus très pertinent car, le mot « normale » quand il est envisagé dans le cadre de la « distribution normale de Gauss » (c’est comme ça qu’on l’appelle) fait référence à une norme issu d’un espace métrique, c’est à dire d’un espace mathématique appelé « corps » auxquels on a associé des propriétés de loi externe comportant les propriétés caractéristique d’une métrique à savoir existence d’une commutativité, d’une inégalité triangulaire, d’un élément neutre.

      Je suppose que la propriété de norme dans la distribution de Gauss est celle décrite dans l’article de Wikipédia:

      « Toute loi normale peut s’obtenir par translation, et par dilatation d’une loi centrée réduite ».
      L’expression mathématique traduisant cette propriété ressemble fort à une inégalité triangulaire, ce qui est l’une des 3 caractéristique d’une norme mathématique. Je peux cependant me tromper car cela fait longtemps que je n’ai pas étudié ces phénomènes.

      Par ailleurs, l’une des caractéristiques essentielles associés aux phénomènes régis par une distribution de Gauss, c’est qu’ils sont stochastiques, c’est à dire que leur variabilité aléatoire lors d’un tirage donné dépend essentiellement du fait que chaque élément du tirage est indépendant des autres.

      En d’autres termes si tout les humains étaient des billes dans un sac que l’on tire au hasard et que l’on ne pouvait pas distinguer ces billes les unes des autres, les surdoués seraient caractérisés par le fait qu’ils serait issu toujours des 2% de la population des billes qui seraient tirés en derniers.
      Cela signifie, que si l’on ne peut pas différencier les êtres humains par leur potentialité intellectuelle ou psychique, alors seulement on peut dire qu’il n’y a pas de corrélation entre les personnes (notamment de corrélation génétiques) et donc parler d’une loi normale qui caractéristique de manière stochastiques le comportement surdoués des autres. Cela signifie donc, que, paradoxalement, admettre qu’un surdoué est issu de 2 % de la population pour lequel le QI> 130 n’est pas un héritage génétique mais une propriété issu purement du hasard. Si il n’y a pas de hasard il n’y a pas de loi normale, si il n’y a pas de loi de normale il n’y a pas de possibilités de séparés les individus selon leur Qi, et si on ne peut pas les séparer, alors les individus sont comme des particules dans un gaz quantiques, indiscernables.

      Héritage génétique et caractérisation de la douance sont logiquement, incompatibles, même si il est vrai que l’on peut, dans certaines familles et avec certains héritage culturel retrouver des caractéristiques proche mais,cela peut-être lié à une forme de mimétisme culturel comme le décrit Susan Blackmore dans sa théorie des mêmes (inspiré de Richard Dawkins, bien que je n’apprécie pas les interprétations de Dawkins du darwinisme je comprend certaines de ces approches) ou cela peut être due, comme le dit Olivier Donnat, dans l’étude décennale qu’il réalise des préférences culturelles des français, à un héritage sociologique lié au milieu social. là encore méfions nous, comme si l’on parle d’héritage culturel, il ne s’agit pas comme Bourdieu l’a fait de contenir cette héritage au sein d’un groupe social donné sous prétexte que ce groupe représente une structure sociologique qui l’amène à se comporter comme tel. Car les moeurs sociales évolue et non, la sociologie ne peut pas s’envisager totalement à l’aune des loi physiques. Certes, il est vrai que certains psychologues comme Kurt Lewin, s’y sont essayé en médecine, ou Max Pagès dans son livre sur la complexité en sociologie appliqué au champ clinique médical, mais il ne s’agit pas là de généralités, donc ne faisons pas de généralisation excessives. Soyons prudent en pensée.

      Ainsi donc, privilégions l’éclectisme culturel plutôt qu’une culture académique. Et comme nous le fait comprendre James Hillman dans son recueil psychologique d’histoire « A blue Fire », ne négligeons rien de la culture populaire qui, même si elle nous apparaît parfois décadente, n’en regorge pas moins des mystères incompris que le génie humain n’aura su préserver de l’usage du temps.

      Quoi qu’il en soit, surdoué ou pas, soyez heureux dans vos vies et c’est cela le plus important. Je conseille à ceux qui souhaite lire un ouvrage assez intéressant et abordable sur le lien entre psychiatrie et spiritualité:

      « A la recherche de son vrai soi, méditer pour trouver sa véritable Nature » de Yasmine Liénard

      Prenez soin de vous

      1. Bonjour Mathieu

        Merci de ces intéressantes perspectives autour de la métacognition.

        « surdoué ou pas, soyez heureux dans vos vies et c’est cela le plus important ».
        Sans disqualifier vos autres considération, c’est celle-ci que je veux retenir en priorité 🙂

        1. Bonsoir Cécile, merci d’avoir pris le temps de répondre à mon message. Ce que j’ai écrit n’était pas de la métacognition, mais de la science.

          La métacognition, concerne des domaines qui sont tout autres, comme l’ouverture de chakras ou des aspects encore plus complexe, comme la vision de ce qu’est l’amour (sans dire que la compréhension de l’amour est inadéquat d’ailleurs, puisque chacun a la potentialité et le droit d’aimer comme il le souhaite).

          Dans son livre, « Les surdoués ordinaires », Nicolas Gauvrit écrit cela à propos de l’intelligence:

          « Si un adulte s’énerve parce qu’on ne partage pas ses opinions, qu’il n’arrive pas à se calmer et semble submergé par la colère, ne dirait-on pas facilement qu’il présente là un comportement stupide? Ne dirait-on pas aussi qu’un adulte mauvais joueur qui se met en rogne
          parce qu’on l’a battu au Scrabble est idiot? A l’inverse, ne dit-on pas aisément d’un politicien habile et manipulateur qu’il a une forme d’intelligence, même s’il est de notoriété publique qu’il a eu un mal fou à finir, et pas aux meilleurs places, ses études d’avocat par exemple?

          Ces considérations ont poussé plusieurs psychologues à proposer un nouveau concept, celui d’ « intelligence émotionnelle », pour désigner les compétences qui nous permettent de comprendre et de gérer les émotions. Des tests permettent d’obtenir des scores de « quotient émotionnel » ou QE, équivalent des quotients intellectuels (QI) habituel.

          fin de citation

          On dit habituellement que les surdoués sont des êtres au QI élevés, mais on parle peu du QE. Pourtant l’intelligence est constitué de deux versants, l’un intellectuel et l’autre émotionnel. Je disais dans mes derniers messages, que le QI n’est pas réellement significatif de l’intelligence parce qu’il s’appuie sur une donnée statistique de variables supposé indépendantes et que, l’intelligence des surdoués peut être corrélé à des facteurs culturels, génétiques et même, comme on le voit émotionnels.
          Il existe ainsi une sorte de « compensation » chez certaines formes de douances, pour lesquels le QE est élevé et le QI est inférieur à 130 mais que l’élévation du QE compense la baisse de QI, de sorte que la personne présente des caractéristiques d’intelligence importantes.

          C’est peut-être là qu’intervient effectivement une forme de métacognition, mais, je le répète, je n’aime pas ce mot dans le contexte de mon message car je n’ai ici fait preuve que de discernement.

          Selon moi, la métacognition désigne la capacité pour individu à transformer un mode de pensée donnée (il en existe au moins 4) en une pré-pensée qui lui permettent d’anticiper sur ce mode de pensée.
          C’est en quelque sorte être capable de deviner ces propres pensées. Cela est possible, car le cerveau, pour déduire une image juste de la réalité, n’utilise pas simplement des outils de discernement, ces sens. En fait il calcule sans cesse des probabilités, selon une modalités que les physiciens utilisent également appelé la formule de probabilité conditionnelle de Bayes.

          Ainsi, le cerveau calcule la probabilité qu’un événement a de se produire. Pour évaluer la justesse de sa vision, il dispose d’une image sensori-motrice de la réalité qui lui permet de comparer sa vision anticipée avec celle que son corps a perçu.

          La méta-cognition, c’est la capacité à anticipé la probabilité futur que le cerveau va définir pour une situation donné, on est alors à même de la modifier et donc, de changer la vision que notre cerveau peut définir pour une potentialité sensori-motrice donné.

          Faire appel à ce genre de capacités est davantage lié au mysticisme qu’à la Science et je met un point d’honneur à ne pas mélanger ces choses car je sais historiquement les conséquences que cela peut avoir sur l’avenir du monde (tout est interconnecté, donc agir sur sa propre métacognition, ne modifie pas simplement notre vision de notre avenir mais perturbe également les multiples conjonctions d’événements qui interagissent avec cette réalité, d’où l’idée que la physique prédictive et déterministe de la relativité basé sur les conceptions inspiré de la mécanique des fluides, ne peut expliquer des phénomènes sociaux, qui sont associés soit à du chaos (désordre temporelle), soit à de la turbulence (désordre spatiale), soit à une interaction entre chaos et turbulences (base de la décohérence quantique, fondement de la réalité perceptuelle du cerveau).

          Voilà, j’espère ne pas avoir été trop long.
          Prenez soin de vous.
          Mathieu

          1. Bonsoir Mathieu
            « le QI n’est pas réellement significatif de l’intelligence »
            Entièrement d’accord et c’est, par certains côté, l’objet de ce blog !
            Avoir un QI élevé est signe qu’on a bien réussi le test et qu’on est très adapté au système scolaire… et parfois plus.
            « L’intelligence est ce que mesurent mon test » aurait dit Binet

            Par ailleurs, H. Gardner a au moins le mérite de rappeler que le monde ne peut être vu au seul prisme rationnel de l’intelligence logico-mathématique, et que l’intelligence interpersonnelle et intra personnelle sont tout aussi essentielles;

            On parle beaucoup de Quotient Emotionnel, d’Intelligence Emotionnelle…. Quand on y regarde de plus près, cette intelligence fonctionne quand on a une bonne conscience de soi et qu’on sait bien interagir avec les autres – ce qui rejoint les intelligences intra- et interpersonnelles de Gardner.

            Dans la mesure où un surdoué dispose de cette bonne conscience de soi et de bonnes habiletés sociales (et ça arrive !), il n’y a aucun problème d’intelligence émotionnelle. La recherche s’accorde à conclure que les surdoués ne sont pas mauvais du tout en Intelligence Emotionnelle – certains pensent même qu’ils sont meilleurs, grâce à leur hypersensibilité.

          2. Bonjour @Mathieu
            Mathieu
            Je suis impressionné par l’ensemble de vos connaissances conceptuelles et je ne pourrais pas me hisser à votre « niveau ».
            Je perçois la complexité de votre réflexion!
            J’aimerais pouvoir y apporter ma contribution personnelle, mais je pense qu’il existe à ce niveau un gros problème de communication au moins entre ce que vous dites et ce que je reçois….
            Ce vecteur de communication est « le verbe » ou plus communément  » les mots » .
            Or , pour que le message signifié émis par le locuteur ( dit l’émetteur) soit perçu de façon satisfaisante par le lecteur de ce blog( récepteur…)
            Il faut une communauté de signification au médium signifié ( le mot)!
            Le mot recouvre un champ sémantique défini de façon relativement précise avec des extensions éventuelles par dérive du langage .
            J’ai pris conscience de ce pb de communication avec vos dires quand vous avez donné votre propre définition de la metacognition !

            « La métacognition, concerne des domaines qui sont tout autres, comme l’ouverture de chakras ou des aspects encore plus complexe, comme la vision de ce qu’est l’amour (sans dire que la compréhension de l’amour est inadéquat d’ailleurs, puisque chacun a la potentialité…. »

            Cf Wikipedia ou tout autre site de définition des mots
            https://fr.m.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tacognition
            On y parle de la connaissance par la « personna »
            Du déroulement de sa propre pensée , soit être capable de connaître ses rouages intimes .
            « Dans le domaine de la psychologie de l’éducation, le terme désigne la composante du savoir d’un individu qui concerne les processus mêmes du savoir (acquisition, perpétuation, modification), en quelque sorte « ce qu’il sait de sa façon de savoir  »
            Il n’y est donc pas question de Chakra s mais de gestion mentale au sens de « La Garanderie « .
            De ce fait , si vous utilisez des mots qui ont une signification différente pour vous que pour moi , le message peut être incompréhensible pour moi le lecteur/récepteur .
            Vous avez certainement raison dans votre raisonnement mais la conclusion s’avérera imperceptible pour moi….
            Avec cette problématique, on peut facilement rentrer dans le syndrome de Cassandre, ou ce que vous énoncez est juste mais le reste de la foule ne le croies pas car ne le comprends pas!
            Amicalement de la part de Bonjour

        2. Cécile
          Je sais que cela n’a rien à voir avec le sujet de votre blog mais je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée émue pour tous ces morts et blessés de cette nuit.L’impression d’impuissance devant toute cette désolation.
          En écoutant ce matin une spécialiste de psychopathologie, je me dis que nous n’avons aucune formation dans le domaine de l’aide psychologique dans les états de stress post traumatique et que cela pourrait être une forme d’aide à nos concitoyens dans le futur, car nous sommes malheureusement dans un état de guerre civile avérée …avec un risque de récidive de plus plus fréquent à l’avenir.
          Amicalement de la part de Bonjour

          1. Ce n’est pas seulement dans le futur, qu’il faut songer à s’occuper du stress post-traumatique, ça devrait être fait depuis longtemps : nos arrière-grands-parents, nos grands-parents voire nos parents ont vécu une voire deux guerres mondiales longues et particulièrement meurtrières, nos grands-parents et parents la guerre d’Algérie ou d’autres guerres de colonisation, nombre d’entre nous sont issus d’émigrations liées à des états de guerre ou de révolution… Sans parler de la terrible pandémie de grippe espagnole de 1918. Et l’on sait maintenant que ce genre de stress se transmet aux générations suivantes. Nous sommes très nombreux à être en état de stress post-traumatique chronique, dans l’indifférence générale, comment s’étonner que les choses ne cessent d’empirer ?

          2. Bonsoir, Bonjour, votre sollicitude à l’égard des victimes de ce drame me touche et j’aimerais intervenir sur ce que vous venez d’écrire car il me semble que peut-être, cela pourra aider un peu.

            J’ai été amené à réfléchir pendant quelques années à des moyens d’améliorer l’état du monde, de ma propre initiative car j’ai aussi eu des problèmes personnels à résoudre et je me suis aperçu que ces problèmes avaient tendance à interagir avec le climat ambiant. Donc je me suis dit, si j’arrive à trouver des solutions pour que le monde se porte mieux, nécessairement j’irais mieux moi aussi.

            Cela n’est pas aussi simple que ça, mais ma réflexion peut néanmoins être porteuse de sens pour vous.
            Dans une partie de ma réflexion donc, j’ai classifié les problèmes humains en 5 catégories qui se succèdent et vont s’alimenter crescendo:

            Catégorie 1: le problème personnel. il s’agit d’un type de problème qui résulta d’une différence perçue sur soi-même qui nous oblige à adopter un comportement dans lequel une adaptation est nécessaire par rapport à une situation.
            Cela peut être par exemple, une malformation génétique ou un défaut de développement de certaines fonctions cognitives ou émotionnelles (notamment par exemple l’empathie, mais cela peut être aussi lié à une incapacité de développer ces aptitudes parce que d’autres aptitudes recquises pour ce développement n’ont pas été obtenus).

            Catégorie 2: Le problème interpersonnel. Lorsqu’un problème de la catégorie 1 est perçu par le regard de l’autre, associé à une certaine norme, il génère un problème interpersonnel, c’est à dire que c’est l’autre qui va mettre en avant ce problème pour créer une influence émotionnelle sur le caractère. Certaines personnes qui sont perçus dans leur différence, se verront alors associés au terme de « handicap », car on ne les reconnaît pas dans leur singularité et leur spécifité.
            il est noter qu’une situation peut très bien ne pas être problématique et le devenir par suite d’un problème interpersonnel.
            Nombre de troubles mentaux ou caractériels prennent leur sources non pas dans des défauts génétiques ou développement (Catégorie 1) mais dans une impossibilité de percevoir l’autre dans sa différence et d’accepter cette différence comme étant valable.
            Le terrorisme actuel est à la base un problème interpersonnel, c’est parce que certaines personnes n’acceptent pas la singularité d’autrui qu’ils souhaitent la normaliser et tenter de l’annihiler par la peur. Cela nous amène à la catégorie 3. C’est là où précisément vous pouvez intervenir si vous le souhaitez.

            Catégorie 3: Le problème relationnel.
            Une fois que le problème interpersonnel a été créé, il se produit un effet de « spatialisation » c’est à dire que, en certains lieux et sous certaines circonstances, les individus qui se sont sentis aggressé par le regard d’autrui et ceux qui ne supportent pas le regard d’autrui, vont entrer en conflit, chacun rejetant la vision de l’autre pour chercher à lui imposer sa vision.
            C’est l’étape à laquelle se situe le terrorisme actuellement, suite aux événements du 11 janvier en France et à ceux qui ont eu lieu hier.
            L’étape suivante, après la spatialisation du problème, c’est sa temporalisation.

            Catégorie 4: Le problème social.
            Une fois que plusieurs lieux ont été spatialisé, le problème s’inscrit dans la mémoire individuelle et collective et on peut en créer une chronologie. A cette chronologie s’associe une mémoire émotionnelle qui génère des résonances émotionnelles, c’est à dire que les personnes atteintes par ce problèmes vont ressentir des émotions perturbés dès que l’activation de la mémoire se produira. Ce phénomène est ce que j’appelle des défauts de régulation tonique.
            Il y a un effet de contagion émotionnelle qui peut être dangereux, si il n’est pas contrebalancé par des forces internes individuelles dans le corps de chaque personne affecté.
            C’est à ce stade qu’interviennent en général les psychiatres et les psychologues qui arrivent à maintenir le dialogue tonico-émotionnel des personnes en stress post-traumatique dans un état qui permet d’éviter de passer à l’étape suivante.
            Catégorie 5: Le problème sociétal
            Une fois que les effets spatio-temporelles se sont combinés aux effets de régulation toniques, de multiples problèmes annexes surviennent suite à la survenue d’une situation donné. Par exemple le moral global des individus dans une nation sera influencé sur le long terme, les comportements à l’égard de certaines personnes en seront affectés même inconsciemment, l’attitude face au quotidien n’est plus apaisé, des effets de stress peuvent se manifester avec des burns outs plus importants qu’à la normale.
            ———————————————————

            Maintenant que j’ai décrit ma classification des 5 grandes catégories de problèmes humains, je vais tenter d’apporter quelques pistes pour tenter d’endiguer cette logique morbide.
            Ce qui est difficile, c’est tout d’abord de considérer que ces 5 catégories n’agissent pas sur les même échelles d’espace et de temps. Il est donc important, pour un problème donné de déterminer à quel stade on en est afin de savoir sur quel échelles de temps le phénomène a progressé. Plus l’échelle de temps est longue plus le travail de soin à apporter sera lent et progressif.

            1- Comprendre comment fonctionne une société où les gens prennent soin les uns des autres.
            On ne peut agir sur la Catégorie 1 que si elle représente un risque réel pour la santé d’une personne. Dans le cas du problème actuel, le problème est collectif et les personnes qui en sont atteints, les terroristes, ne peuvent pas être aider directement par des interventions sur leur propre psychisme, sur leur comportement ou sur leur histoire.
            J’ai été 10 mois en formation dans un cursus pour être psychomotricien et je souhaitais travailler auprès de personnes que je considère à risque pour, justement empêcher que ce genre de comportement ne dégénère.
            C’est une action louable mais malheureusement je n’avais pas les moyens de le faire car, le directeur de la formation ne souhaitais pas que j’entreprenne ce genre d’initiative qu’il jugeait « hors cursus ».
            Je considère donc que dans le problème actuel il faut au moins le considérer comme un Catégorie 2 et agir sur les effets que produisent l’action terroriste sur les êtres qui en sont potentiellement victimes, nous.

            Les surdoués peuvent aider, à leur niveau, car ils sont des êtres doués d’empathie et d’intelligence et d’adaptabilité et c’est pourquoi, je transmet ces quelques informations, car même en n’étant pas formé au soin de stress post-traumatique (je vais aussi conseiller quelques livres pour aider les personnes susceptibles d’être protégés sans interférer avec les soins cliniques), on peut apporter sa pierre à l’édifice social afin d’éviter qu’il ne s’effondre.

            La difficulté de résoudre un problème intersubjectif est de trois ordres.
            Le problème intersubjectif peut être en lien avec des racines d’attachement familiales défaillantes (c’est le cas de problèmes caractérielles) ou excessif empêchant l’autonomisation (c’est le cas de certaines formes de psychoses).

            Le problème peut être lié à un défaut d’alignement sociétal, c’est à dire une absence de conformation aux règles sociales qui induisent une volonté de se rébeller voire de tout casser.

            Le problème intersubjectif peut être aussi lié à une histoire perturbé de l’intersubjectivité chez un individu (un être qui aura été humilié toute sa vie sera d’autant moins enclin à avoir une vision positive de l’autre qu’il n’a jamais été reconnu comme son égal).

            On ne peut agir sur aucune des ces causes en tant qu’intervenant extérieurs mais pour créer une société plus ouverte, il existe des attitudes qui, même emprunte de neutralité peuvent s’avérer payantes.
            C’est ces attitudes qui peuvent aider, à résoudre localement des conflits interpersonnels et en les réduisant agir sur l’ensemble de la société. Il existe certaines aides, que j’ai utilisé efficacement, que je décrirais par la suite du texte de Staub et qui m’ont été utile quand je voulais aider des gens dans la rue sans intervenir directement (par voie télépathique). L’expérience m’a montré que cela fonctionne, c’est une forme de régulation tonique non-scientifique.

            Voici un extrait du livre du psychologue Ervin Staub « Psychology of the good and Evil , Why Children, Adults, and Groups Help and Harm Others » (je ne cite pas tout l’article de Staub, juste les points importants):

            « Article: »Personal and Situational Influences and their Interactions »

            Theoretical model for predicting prosocial behavior

            Personal Goals

            A primary characteristc of human being seems to be their purposefulness.We do not go about the World in a random fashion; nor do we simply follow the rules all the times. Our adherence to rules itself probably, to a large extent, depends, on our motives.

            (…)
            I assume that personal goals, the construct I will use to denote motivation, exert strong influences in directing our behavior, and that many other personnality characteristics that need to be considered are primarily important in determining whether personal goals are activated and/or whether their satisfaction is pursued or not.

            (…)
            Internalized values, norms, beliefs, and the tendency to react empathically to others’ needs can all increase the value or desirability of benefiting other people, and thus, contribute to a prosocial goal.

            (…)
            Some people might have learned to apply such concern about others’ welfare at times when another person was in physical need but not in psychological distress; others might have learned to apply such concern only to people of certain kinds, perhaps people whom they think of as similar to themselves or as coming from the same ethnic or racial background. Thus, the personal goal that motivates prosocial action might have different specific ranges of applicability. The range can be relatively narrow, or it can be broad, applicable to various circumstances, varied needs. We have to developp devices to measure not only the existence of various personal goals and their intensity, but also the specific ranges in which they are applicable, and their breadth and narrowness.

            (…)

            Other personality influences

            a-Perceptual tendencies

            Several perceptual tendencies can contribute to the activation of prosocial goals. The capacity for « role-taking », which was mentionned earlier, may be an important one. Sometimes, another person’s need is so obvious that no special skill or sensitivity is needed to perceive it. This is usually the case in emergencies, when suddenly the need emerges to respond to someone physical distress or to danger to a person’s life.

            At other times, the need is subtly expressed, and well-developped role-taking capacity is needed for perceiving it, particularly for perceiving it accurately. Role taking affect not only perception but also the manner in which what is perceived is then processed. Role taking varies in kind (perceptual, communicative, affective), and of course not all kinds are equally involved in the activation of prosocial goals (Staub, 1979).

            b- Competencies and the Execution of Goals

            Assume that you are walking across a deserted bridge. You see a person ahead of you who appears to begin to climb up the railing. As he notices you, he stops and remain standing there, looking at the water.
            You assume that he intended to jump_ to commit suicide_ and that he is waiting for you to pass by and disappear from sight.

            You believe that you ought to intervene in some fashion. Depending on how you feel about your capacity to intervene, the chance that you will take action, and the kind of action you will take, would be greatly affected. If you trust your ability to initiate a conversation, to talk to another person, and to exert an influence on another person’s thoughts, feelings, and behavior, you may start a conversation, and continue until you establish some kind of contact with this person.
            Alternatively you may feel that you cannot start a conversation with a stranger, who probably does not want to have anything to do with you anyway. If you feel sufficiently strongly this way, the feeling may even interfere with the activation of your prosocial goal, your awareness of the need, and your desire to help.

            c-Dispositions toward « justifications »

            When a person experience goal conflict, it can be disturbing to simply proceed with the pursuit of the strongest, activated goal. Justifications can minimize the activating potential of certain conditions, or can deactivate goals, and thereby decrease the experience of conflict and distress about not pursuing some goal.

            d-Reactance and Sensitivity to Pressure

            Sensitivity to pressure, and an oppositional tendency, mau be dominant characteristics of some individuals. Under many circumstances, people may respond differently to conditions that potentially activate a prosocial goal, or other goals, as a function of variation in this characteristic. The desire to not be unduly influenced by other people, to not be controlled by them_ independence or self-determination_ may be an important personal goal for many people.

            fin de citation

            Ainsi, nombre de problèmes intersubjectif, ne peuvent se résoudre selon des méthodes génériques et doivent constituer une adaptation entre la personnalité, le but personnel que l’on se fixe, les tendances perceptuelles, les compétences et évaluations propres à l’activation des buts dans une situation donnée, les dispositions individuelles envers les justifications et la sensibilité à la pression.

            Par exemple, je me retrouve dans un lieu avec des terroristes armés qui tirent sur tout le monde. Je souhaite les convaincre de ne pas faire usage de leur armes et de les déposer pour ne pas commettre plus de crimes.
            Il faut que je sois dans des dispositions particulières de pensées et dans un état corporel très particulier pour arriver à mes fins et même ainsi si les conditions ne s’y prêtent pas, je vais vraisemblablement échouer.

            C’est donc l’évaluation juste de mes potentialités d’action (suis-je mentaliste? Expert en art martiaux à proximité de l’un des assaillants? Sont-ils nombreux et éloignés les uns des autres? Sont-ils isolés? Quels sont leurs motivations? En quoi ces motivations peuvent être affecté par ma propre action? Ai-je les moyens d’interférer psychiquement, émotionnellement ou physiquement avec eux? Par quel sentiments suis-je dominé, la peur, la colère, la honte de ne pas être utile, le pragmatisme d’une situation qui m’échappe? Quels justifications je me donne pour tenter ou ne pas tenter une action? Est-ce que ma résolution suffit à me faire réussir une action potentiellement dangereuse?)

            Tout ces paramètres font partie de la connexion qui existe entre mon intelligence, mes capacités psycho-corporels et la volonté que je met dans la motivation à atteindre mes buts. Voilà pourquoi il n’existe pas de méthode mais juste des capacités d’adaptation qui permettent d’améliorer le comportement prosocial et donc, de vivre mieux dans une société comme la France.
            C’est là la deuxième catégorie et sa résolution probable.
            Je passe au problème de catégorie 3 où là les solutions que l’on peut apporter sont beaucoup plus nombreuses, car l’échelle de temps sur lesquels ils sont envisagés ne concernent pas une action de quelques minutes, mais des actions de plusieurs semaines.

            Pour Permettre d’améliorer un problème relationnel, on peut par exemple, lorsque l’on s’attarde dans le métro, tenter d’anticiper les réactions des gens qui nous entourent, pour leur faire prendre conscience qu’ils existent, au lieu de se murer dans le silence de son téléphone portable.
            Bien que cela soit absolument inenvisageable dans la culture française, les australiens de perth, ont la culture du contact humain, ils vont spontanément vers des inconnus dans le métro pour discuter avec eux et savoir qui ils sont mais aussi pour faire connaissance.
            Dernièrement suite aux récents événements, les réseaux sociaux ont amélioré l’altérité en mettant en avant un aspect relationnel qui n’existe pas habituellement. Certains internautes ont proposé d’accueillir des personnes chez eux et ce fut aussi le cas avec la crise des migrants.

            Un autre cas est celui de la société japonaise, chez qui l’étranger est perçu sans menace comme un invité. Certaines personnes acceptent ainsi que des étrangers viennent dormir chez eux.
            Là encore, cela peut résorber certains a priori, mais comme l’échelle du temps de ce phénomène n’est pas en adéquation avec la résolution du problème relationnel. Cette aide apparaît comme la solution à un problème interpersonnel et ne résoud donc pas les problèmes de catégories 3.
            Pour résoudre un problème de catégorie 3, c’est dans le mode de perception familiale qu’il faut agir.

            Il faut favoriser le mieux-être dans le cadre de la famille mais aussi dans celui des interactions avec les amis.
            Paradoxalement on ne peut pas agir seul sur l’ensemble de la société française, mais si, de proche en proche, les personnes entretiennent de bonne relations avec leur amis et familles il est possible que cela ait une influence sociologique, qui va créer un effet de régulation tonique à l’échelle national, lorsque ces personnes « aidées » seront au contact d’autres personnes. Il faut donc favoriser une certaine forme de contagion émotionnelle.

            Les médias actuels vont un peu dans ce sens, en tentant de créer un lien à la culture. C’est d’ailleurs dans l’entretien de ce lien que se trouvait les gens qui avait été tué au Bataclan.
            Cela montre que le phénomène terroriste est une interaction entre un phénomène intersubjectif et un phénomène relationel et que l’effet du phénomène intersubjectif est de remplacer le phénomène relationnel par un autre, oppressant et qui, lorsqu’il se répète, se spatialise.
            Donc il faut déspatialiser le phénomène oppressant en tentant de maintenir une culture de plus en plus fine des relations interpersonnels, au travers des liens sociaux mais aussi, pour ceux qui comme moi, ne n’ont pas spécialement de fibres prosociales, dans la culture de l’introjection subjective face à soi-même.

            Pour ce qui est des problèmes de catégories 3, apprendre à bien manger, à entretenir une vie personnel qui nous satisfasse qui soit en lien avec l’expérience optimale de Csikszentmihalyi, va certainement favoriser cela.

            La complexité des problèmes relationels est que, tout comme les problèmes intersubjectifs, ils ont plusieurs niveaux d’interaction et que l’on ne peut pas les coordonner nécessairement. Une discipline que l’on appelle Psychomotricité permet, quand elle est suffisamment maîtrisé de faire correspondre par régulation tonique le niveau intersubjectif et le niveau relationnel.

            Parmi les subdivisions du niveau relationnel il y a:
            -relation face aux institutions (respect des codes, normes, lois, mais aussi des personnalités politiques, identité socio-politique)
            -relation face à la culture (académique/populaire, lien entretenu avec la religion/spiritualité/laïcité)
            -relation familiale (situation personnel, bien être ressenti/exprimé)
            -relation au travail
            -relation faces aux cercles familiaux (virtuels/réels, intermédian c’est à dire rencontrés par hasard/passif vécu sur le mode d’une relation durable/active relation auto-entretenu sans qu’il y ait de volonté de créer un lien durable)

            il existe nombre de relations qui peuvent potentiellement exister en fonction des personnes et là encore un facteur prosocial se développera différemment chez chacun.

            Pour ce qui est des problèmes de catégorie 4, les résoudre demande des années car ces problèmes sont temporalisés.
            On peut néanmoins entretenir un devoir de mémoire pour ce qui est des grands événements historiques ou tragiques, améliorer ses connaissances culturelles et notamment développer l’interaction corps-esprit, en réalisant par exemple des séries d’exercices visant à se connecter à soi et à ouvrir les chakras (ces exercices peuvent s’avérer utiles dans des situations de problèmes de catégorie 1 et 2, car ils réduisent une inadaptation et permettent parfois de réagir plus efficacement dans une situation à risque où l’activation des buts est adéquat aux potentialités offertes par le corps et l’esprit).

            Mais inutile de s’attarder là dessus, car si le terrorisme est bel et bien un problème sociétal, l’impact qu’il a sur les individus s’appliquent rarement à ce niveau mais plutôt au niveau intersubjectif et relationnel.
            Seul les hommes politiques, les sociologues et l’armée considèrent cette dimension comme valable. Il est possible que certains activistes qui font la guerre en Syrie, ait eu pour ambition de résoudre la catégorie 4 associé au conflit Syrien mais ça n’arrivera pas car ils n’ont pas suffisamment compris les différents dimensions associés aux catégories 1,2,3 du problème à savoir, pour la catégorie 1: le soin des personnes mutilés et blessés et des personnes atteintes de troubles mentaux qui dirigent le pays d’une main de fer.
            Catégorie 2: le soin aux personnes qui souffrent du regard des autres et de la perte d’un proche et qui se sentent responsable par colère de ne pas avoir pu aider à temps les individus qu’ils aiment.
            Catégorie 3: Les personnes qui propagent la haine et font des relations entre les gens un problème de civilisation entre les pro-bachar/anti-bachar, bref, ceux qui divisent plutôt que rassembler. Le problème de la culture de la violence qui est instauré dès le plus jeune âge aux enfants par la haine des parents.

            Voilà les 3 catégories de problèmes à résoudre avant de s’attaquer au vrai problème syrien, le catégorie 4, la chronologie des conflits qui a créé une mémoire de tristesse et de désespoir et qui rend les gens dépendant de la haine de la catégorie 3 et de la culpabilité et la colère/tristesse de la catégorie 2.

            Pour ce qui est enfin de la résolution des problèmes de catégorie 5, à moins que le monde ne bascule dans un conflit généralisé où plus aucune Etat ne dispose de démocratie viables, je vois mal comment le terrorisme peut créer un problème sociétal pour les indvidus. Là encore, pour les nations c’est possible, mais cela reste à une dimension collective et pas individuelle.

            Je suis désolé car cette intervention fut un peu longue, mais vue la complexité des interactions entre les divers niveaux de comportements prosociaux, je n’avais pas vraiment le choix pour expliciter mon point de vue.

            J’espère que vous comprendrais.
            Prenez soin de vous et ne vous laissez pas abattra par une trop grande déprime.

            Courage à vous dans vos choix d’aide à autrui, un surdoué peut apporter beaucoup aux autres à condition qu’il se comprenne d’abord soi-même. C’est là, je crois son plus grand défi et aussi l’objet, me semble-t-il de ce blog.

            Mathieu

            1. Bonjour Mathieu

              Intéressante réflexion.. mais qui suppose des gens « parfaits », capables de se comprendre.

              Ici on est dans un mouvement beaucoup plus vaste, qui remonte au moins aux accords Sykes-Picot, qui s’est aggravé avec les jeux stratégiques d’accès au pétrole, à l’eau et à la Méditerranée.
              C’est un peu, en plus vaste, ce qui s’est passé avec la constitution de l’Allemagne nazie : sur fond de crise qui fait chercher le bouc émissaire, honneur perdu, revanche,etc. (on y ajoute le luttes entre les différents courants musulmans etc.)

              Pour préserver leurs intérêts personnels, des gens extrêmement intelligents et carrément psychopathes prennent des populations entières en otage : ceux qui subissent le quotidien, et ceux qui sont mentalement manipulés. Il suffit de se poser la question « à qui Daesch vend le pétrole qui est sous son contrôle ? », et vous aurez une idée de la problématique (cf le film Syriana ou encore L’Immeuble Yacoubian)
              Vos remarques sont très pertinentes, mais dans un monde parfait.

              Là, le monde bascule. On se rattrape à ce qu’on peut. IL est clair que la haine n’arrangera rien.

          3. Bonsoir, Bonjour, Merci de votre réponse perspicace et honnête. Voyez vous, je rencontre très rarement des gens avec qui je peux discuter car, généralement comme vous dites, la plupart des gens ne font pas l’effort de comprendre ce que j’essaie décrire et tente par dessus tout de faire en sorte que j’arrête de leur parler. Je considère donc le fait que vous ayez pris la peine de me répondre comme une marque d’estime et cela me touche.

            Pour en revenir à ce que vous avez écrit, il est vrai que le mot est important en tant que signifié, mais, si vous avez lu par exemple Milton Erikson et la théorie de la programmation neurolinguistique dont John Grinder est l’un des co-auteurs, peut-être avez vous eu connaissance de cette citation du livre de Josiane de Saint-Paul et Sylvie Tenenbaum « L’esprit de la magie, la Programmation neurolinguistique »:

            « La force des communicateurs de talent ne vient pas de ce qu’ils disent mais de la façon dont ils le disent ».

            Ainsi, si il est vrai que dans l’acceptation globale du concept, le « mot » est un élément graphologique de connexion syllabique entre un signifiant et un signifié, et que c’est, d’une façon générale, mais surtout pour les alphabets gréco-latin, la fonction du mot que d’expliciter un sens en le projetant au sein d’un concept vocalisé,

            en revanche, on peut considérer le mot comme autre chose qu’un signifié.
            Je veux dire par là que la définition que vous donnez est juste mais pas général.
            Ainsi, j’ai tendance, lorsque ma pensée est inspirée à écrire de manière prosodique afin de traduire une intuition plus qu’un concept.
            Le sens du mot peut alors être perçu comme un élément qui fait résonner dans un contexte donné un point de vue.
            C’est assez difficile à expliquer, ce n’est pas de la rhétorique car je n’utilise pas le langage par variation des intonations vocales pour imprimer une émotion dans un mot, ce n’est pas non plus du sofisme, car ce que j’écris a du sens (du moins je l’espère).

            Pour en revenir à votre deuxième remarque, je crois qu’il y a des difficultés de compréhension entre votre définition et la mienne.

            Ce que vous appelez « métacognition » et je vous cite:

            « Dans le domaine de la psychologie de l’éducation, le terme désigne la composante du savoir d’un individu qui concerne les processus mêmes du savoir (acquisition, perpétuation, modification), en quelque sorte « ce qu’il sait de sa façon de savoir »

            fin de citation

            Moi j’appelle cela de la « métamémoire »:

            Le concept de métamémoire s’insère dans le champ théorique plus large de la métacognition. De manière générale, celle-ci fait référence à la « cognition sur la cognition » : elle renvoie aux connaissances sur les processus cognitifs et à toute activité cognitive en termes de contrôle et de régulation qu’un individu peut exercer sur son propre fonctionnement cognitif.

            Flavell fut le premier à définir plus précisément le concept de métacognition qui, selon lui, « se rapporte à la connaissance dont le sujet dispose concernant ses propres processus cognitifs, leurs produits et de tout ce qui y a trait, par exemple, les propriétés pertinentes pour l’apprentissage d’informations ou de données .

            Source: http://www.cairn.info/revue-de-neuropsychologie-2009-4-page-312.htm

            Si il est vrai que l’on puisse assimiler les processus cognitifs à des fonctions mémorielles, je ne pense pas que l’on puisse réduire toute cognition à une activité de mémoire.

            Exemple, « L’effet stroop » est un effet qui résulte d’un biais cognitif entre observation d’une couleur et la lecture d’un mot (là encore le fameux signifié a un autre « sens » que celui que vous lisez car votre cerveau, verra comme signifié la couleur du mot, tandis que votre cognition y verra sa signification syllabique).

            On a là un bel exemple dans lequel le mot, ne correspond pas au signifié car le cerveau a du mal à le faire correspondre (c’est pour cela que l’on parle de biais cognitif).

            L’effet stroop est lié à un effet de métamoire. Lorsque vous lisez un mot assez rapidement, votre cerveau va essayer de faire correspondre, le concept associé à ce mot (le nom de la couleur) mais il n’y arrive pas, car vos yeux vous disent une autre couleur (le signifié vient alors de la perception de la couleur et pas du mot qui est lu). C’est parce que la métamémoire n’arrive pas à définit précisément la connaissance d’un mot, qu’il devient très difficile de se concentrer sur ce mot.

            A propos de l’effet Stroop:
            http://www.tordu.ch/monsite/index.php/psychologie/effet-stroop

            J’en viens maintenant à la définition que j’ai donné de la métacognition.

            Pour cela, je vais citer un extrait du livre de Bergson « Matière et Mémoire ».
            Mais d’abord, je dois vous expliciter un peu ce qu’est la cognition d’un point de vue neuropsychologique pour que vous compreniez bien d’où vient ma pensée.

            Le cerveau est une sorte de réceptable à cognition. Cela se fait, car, lorsque vous définissez la réalité tel que vous la percevez, ce n’est déjà plus la réalité telle qu’elle existe. En fait votre cerveau utilise un système de comparaison implicite entre une image sensori-motrice que lui procure le corps de la réalité, par les sens, et une estimation probabiliste, de la validité de cette image. C’est de cette estimation probabiliste que naît votre cognition, c’est à dire votre perception de votre conscience d’être (qui peut se ramener à une métamémoire, si vous vous considérez comme l’ensemble des souvenirs qui vous constitue mais c’est assez réducteur de le voir ainsi me semble-t-il car l’être humain est plus qu’un ensemble de souvenirs et de connaissances).

            Voici trois sources qui témoignent de la véracité de ce que je dis:

            1- un article de pour la science:

            Cet article de « Pour la Science » rédigé par Carl Zimmer, date de février 2006, et s’intitule: « La Neurobiologie du Soi », en voici un extrait:

            « A l’évidence vous savez que votre corps est bien le vôtre, que c’est votre main qui tient votre magazine. Vous savez que les souvenirs que vous aimez vous remémorer sont les vôtres et non ceux de quelqu’un d’autre.

            C’est peut-être évident, mais comment est-ce possible?

            Nombre de neuroscientifiques étudiant le contrôle de soi, l’estime de soi et d’autres sujets tournant autour du soi, ont mis du temps à s’attaquer à la question centrale: comment la notion de soi se forge-t-elle dans le cerveau?

            (…)

            Le psychologue américain William James inaugura les recherches en ce domaine en 1890. Selon lui, le soi serait à la fois unique et à facettes multiples, allant de la conscience de son propre corps à la perception de la place que l’on occupe dans la société en passant par les souvenirs de soi. Le psychologue se disait déconcerté par la façon dont le cerveau associe des pensées à la notion de soi et les assemble en un ego unique.

            Depuis, les neuroscientifiques ont découvert quelques indices révélateurs grâce à des expériences de psychologie. Ceux qui étudient la mémoire du soi, par exemple, ont interrogé des volontaires sur eux-mêmes, et sur d’autres personnes. Puis ils leurs ont fait passer un petit test pour évaluer le souvenir qu’ils avaient gardé des questions posées.

            Les sujets se souvenaient systématiquement mieux des questions portant sur eux-mêmes que des questions portant sur les autres.

            Selon le psychologue Todd Heartherton, de l’Université de Darmouth, nous retenons mieux tout ce que nous supposons être important pour nous.

            D’après certains psychologues, c’est simplement parce que nous sommes plus familiarisés avec nous-mêmes qu’avec d’autres personnes, mais pour d’autres, le cerveau utiliserait un système particulier, plus efficace, pour traiter l’information relative au soi.

            Il n’a pas été possible de trancher entre ces deux interprétations, car elles sont souvent confortées par les mêmes résultats expérimentaux.

            (…)

            Depuis quelques années, les neuroscientifiques ont pu passer de l’étude de cerveaux lésés à celles de cerveaux sains, grâce à l’imagerie cérébrale. Des chercheurs de l’Université de Londres, ont utilisé des scanners pour décrypter comment nous prenons conscience de notre propre corps, le niveau le plus élémentaire du soi. Lorsque notre cerveau commande un mouvement, deux signaux sont envoyés: l’un vers les régions cérébrales qui contrôlent les parties du corps participant au mouvement, et l’autre (une copie du premier signal) vers les régions qui surveillent le mouvement.

            Ainsi, la même information est envoyée à deux endroits différents.

            Notre cerveau utilise la copie pour prédire le type de sensation que l’action va produire. Une petit mouvement de l’oeil donne l’impression que les objets se déplacent dans le champ visuel. Parler nous fait entendre notre propre voix. Tendre la main vers la poignée de la porte nous fait sentir le contact froid du métal de la poignée.

            Si les sensations réelles que nous percevons ne correspondent pas précisément à la prévision faite par le cerveau, ce dernier prend conscience d’une différence.

            La discordance attire notre attention sur ce que nous sommes en train de faire, et déclenche un ajustement de nos actions pour atteindre l’objectif défini.

            Quand les sensations ne correspondent pas du tout à ce qui était prévu, le cerveau en déduit qu’elles ont été provoquées par quelqu’un d’autre ou quelque chose d’autre que nous mêmes.

            Sarah-Jayne Blakemore et ses collègues de l’Université de Londres, ont mis ce changement en évidence en scannant le cerveau de sujets qui avaient été hypnotisés.

            Lorsque les chercheurs disaient aux sujets que leurs bras étaient en train d’être tirés vers le haut par une corde et une poulie, les sujets levaient leurs bras.Mais le cerveau s’activait comme si quelqu’un d’autre et non eux même, soulevaient leurs bras.

            Un manque du sens du soi du même type existerait chez certains patients schizophrènes, car ils sont convaincus qu’ils ne peuvent pas contrôler leur propre corps.

            Selon S-J Blakemore, ces personnes tendent le bras pour attraper un verre et leurs mouvements sont normaux, mais elles disent souvent: « Ce n’était pas moi. Une machine me contrôle et m’a fait faire ce geste ».

            (…)

            La fragilité du soi résulterait du fait que l’esprit humain essaie sans cesse de deviner ce que pensent les autres. Les neuroscientifiques ont découvert que notre cerveau reproduit grâce aux neurones dits miroirs ce que fait ou ressent autrui. La vue d’une personne qui souffre, par exemple, active les neurones de l’aire de la douleur dans notre propre cerveau.

            S-J Blakemore et ses collègues ont découvert qu’il suffit de voir quelqu’un être touché pour que les neurones miroirs soient activés. L’équipe Londonnienne a récemment montré à des volontaires des vidéos de personnes que l’on touchait soit du côté gauche, soit du côté droit de leur visage ou de leur cou.

            On a constaté que les mêmes aires cérébrales étaient activées chez des volontaires qui regardaient ces vidéos et chez ceux que l’on touchaient aux mêmes endroits du visage et du cou.

            (…)

            Chez une personne souffrant d’ « empathie excessive » (ndl: c’est souvent le cas chez les très grand mages), la vue d’une personne que l’on touche sur l’épaule lui donne l’impression qu’elle est elle-même touchée exactement au même endroit.

            fin de citation

            2-Extrait de science et vie:

            Citation de « Science et Vie », Novembre 2012:

            « Cela paraît trivial, tellement c’est évident, reconnaît la chercheuse (ndl: Chloé Farrer). Mais avant cela on n’avait jamais pu montrer clairement que le cerveau est capable de modéliser la probabilité d’une action future en confrontant sa mémoire aux informations sensorielles ».

            fin de citation

            3- une vidéo de Youtube

            https://www.youtube.com/watch?v=oA8R3WT6HOc

            4- un extrait du livre de Bergson « Matière et Mémoire » (P:156, chapitre « De l’inconscient »).

            Extrait:

            « Ce que j’appelle mon présent, c’est mon attitude vis-à-vis de l’avenir immédiat, c’est mon action imminente. Mon présent est donc bien sensori-moteur. De mon passé, cela seul devient image, et par conséquent, sensation au moins naissante, qui peut collaborer à cette action, s’insérer dans cette attitude, en un mot se rendre utile; mais dès qu’il devient image, le passé quitte l’état de souvenir pur et se confond avec une certaine partie de mon présent. le souvenir actualisé en image diffère donc profondément de ce souvenir pur.
            fin de citation

            Autre citation celle de Norbert Wiener dans le livre de Alain Cayrol et Josiane de Saint-Paul; « Derrière la magie »:

            « Je ne comprend vraiment ce que j’ai voulu dire que lorsqu’on m’a répondu »

            fin de citation

            En d’autres termes, c’est parce que votre réponse, apporte quelque chose à ma réflexion que mes mots prennent un sens et mes mots n’ont pas se sens en soi, d’une part parce qu’à cause des biais cognitif, ma perception sensori-motrice crée un délai temporel entre la compréhension des sons et la vision d’une image, donc le signifié en tant vocable ne peut être la seule forme d’expression d’un mot (qui est soumis davantage au sensori-moteur qu’à la compréhension probabiliste issu du décodage qu’en fait mon cerveau).

            D’autre part, à cause des définitions multiples du souvenirs, (le souvenir pur est issu d’une comparaison implicite entre la vision sensori-motrice de la réalité et l’anticipation probabiliste qu’en fait le cerveau, tandis que le souvenir actualisé est issu des processus de plasticité synaptique de type potentiation à long terme et constitue la base de la métamémoire).

            A cause de la distinction entre ces deux types de processus, nos deux définition de la métacognition ont un sens, la mienne prend pour base le souvenir pur, c’est à dire issu de la création de la pensée, tandis que la votre prend pour base le souvenir actualisé, c’est à dire issu d’un rafraîchissement du processus de pensée.

            les deux sont des métacognitions et, tout comme le mot peut être défini comme un signifié, si il est envisagé par rafraîchissement du processus de pensée (anticipation probabiliste de la comparaison entre vision sensori-motrice des lettres et audition) mais aussi envisagé comme une porte sur l’inconscient (d’où l’idée d’Erickson d’utiliser les mots pour créer des métaphores dont le signifié n’est plus dans le mot mais dans la perception sensori-motrice),

            alors on peut le définir l’usage du mot de deux manières en fonction de ce que l’on appelle « cognition » et, par suite, » métacognition ».

            Il existe enfin une quatrième source
            que je souhaite présenter. C’est une interprétation de la mécanique quantique qui rend consistante scientifiquement la vision que donne les chakras de la métacognition c’est à dire, la capacité à créer une pensée en modifiant son origine par une pré-pensée:

            Ceci est une des premières interprétation complète de la mécanique quantique (inspiré de la théorie de l’information de Shannon-Kolmogorov, et de la théorie des bits quantique de Anton Zeilinger). cette interprétation dépasse celle de David Bohm (qui était l’une des seuls interprétations en accord avec la vision d’Einstein et le paradoxe EPR, Einstein-Podolsky-Rosen).
            Feynman disait en 1960 que personne ne comprenait la théorie quantique, ce fut vrai jusque dans les années 1990. Anton Zeilinger fut l’un des premiers à proposer une interprétation cohérente de la mécanique quantique en accord avec la réalité expérimentale et les fondement théoriques.

            https://www.youtube.com/watch?v=4C5pq7W5yRM

            Cette conception de la mécanique quantique peut être complémenté par une conception de l’espace-temps que je ne décris pas ici mais qui s’avère utile pour comprendre ce qu’est, la gravitation quantique.

            Si on considère que le cerveau réalise une anticipation probabiliste de la réalité afin de concevoir la vision perceptuelle du monde (sur laquelle se base notre « illusion de la pensée » c’est à dire, une actualisation de la pensée « pure » par l’intermédiaire des neurones,

            alors on peut concevoir que notre réalité est « créé » à partir de nos anticipations de ce que perçoit notre corps du point de vue sensori-moteur.

            Lorsque j’étais étudiant en psychomotricité (on m’a exclu de la formation justement parce que je n’arrivais pas à être en relation avec les autres d’une manière qui ne perturbe pas les autres), je cherchais un traitement à la schizophrénie. Il se trouve que mes conceptions sont exactement celle présenté par le neuropsychiatre, dans la vidéo que je présente plus haut.

            C’est assez étonnant car cela semble arriver que mes intuitions vérifient des pensées scientifiques, sans que je n’ai eu connaissance de ces travaux auparavant.Pour moi c’est aussi très perturbant, car dès lors où j’arrive à intuiter des choses que d’autres ont pensé j’ai besoin de trouver des gens qui me comprennent pour pouvoir ne pas me sentir trop isolé (bien que j’avoue que je préfère être isolé que jugé pour ce que je suis).

            Bonne soirée à vous
            Prenez soin de vous,

            Mathieu

            ps:
            Si les policiers avaient utilisé des techniques de délais perceptuelles de temps, en utilisant des biais cognitifs, il aurait peut-être été possible de concevoir des artefacts qui empêchent des terroriste d’agir en manipulant leur perception du mouvement, grâce à une action sur leur cerveau.

            Ce phénomène, qui est déjà présent dans l’effet stroboscopique, peut s’avérer utile à l’avenir pour lutter contre ces menaces.
            L’usage de capacité psychique s’avère néanmoins risqué car l’homme moderne n’est pas assez vertueux pour en faire usage sans se détruire lui-même.

        3. Bonsoir Céline, je vous répond là encore sur un fil différent. Vous avez raison, peut-être que je suis un peu trop idéaliste.

          Il existe une manière encore plus drastique d’éliminer la menace de Daesh, et paradoxalement les scientifiques les plus talentueux de France, cité dans un hors-série de sciences et vie, y ont tous pensé, sans le savoir.

          J’ai réfléchi il y a quelques temps à une manière de concevoir une armure qui résiste à l’impact de n’importe quels balles (que ce soit des balles de snipers, ou de kalachnikovs).

          Je n’ai malheureusement pas les connaissances techniques pour bâtir cette armure mais, j’ai trouvé dans les travaux des meilleurs scientifiques de France, les éléments clés qui mis bout à bout permettent d’y parvenir. Il s’agit d’une nano-armure, intelligente et qui présente la propriété d’absorber la chaleur d’un choc thermique en la convertissant en énergie électrique. De plus, elle crée par mémoire de forme une absorption de l’impact d’une balle ce qui empêche la balle de la traverser.

          L’un des avantage de cette armure est qu’elles constitué de nano-éléments. je pense qu’un jour tout les humains en seront équipés et pourront la revêtir de manière instantanée. Le marché des armes n’existera plus, et sera remplacé par un marché des virus intelligents visant à déstabiliser les armures, mais comme la technologie évolue plus vite que la main de l’homme en terme informatique, ces virus, seront automatiquement effacé par des mises à jour et les armes ne serviront plus à rien.

          C’est une perspective idéaliste, mais qu’aurait-on dit à l’époque où Tesla et Edison se faisaient concurrence pour électrifier la ville de New-York?

          Le deuxième point qui mettra un terme à l’expansion de Daesh, c’est la fin du pétrole. On sait aujourd’hui produire des énergies qui sont issu de la fusion froide (le terme de fusion froide est mal employé et les controverses qui y sont liés sont nombreuses).

          On peut créer de l’énergie sans brûler de la matière, en utilisant la supraconductivité pour créer un système de répulsion magnétique (par effet Meisner).
          Lorsque ces technologies seront connus et utilisés, le pétrole ne servira plus à rien et la menace qu’il représente en terme de déstockage du carbone fossile ne sera plus d’actualité.

          En clair, se battre contre daesh, revient à les surpasser technologiquement, il n’y a que comme cela que l’on peut espérer gagner contre un ennemi invisible et omniprésent.
          Là encore j’en conviens c’est idéaliste mais je n’ai pas eu l’opportunité de réfléchir à des stratégie de guerre à la Sun-Tseu, Bonaparte ou Machiavel ces derniers temps. De plus, je ne suis pas convaincu, même si je sais que c’est une nécessité pour se préserver, que la guerre constitue une alternative viable à long terme face à une menace dont ignore l’étendue global.

          Les américains pendant la première guerre du Golfe et la guerre du Vietnam ont fait les frais de leur arrogances technologiques car ils avaient en face des adversaires déterminés et qui utilisaient un peu comme Daesh des stratégies de guérillas urbaines.

          La guérilla est l’arme des faible comme on dit, mais elle est au combien efficace dans les grande bataille décisive de l’Histoire comme celle de Saint-Pétersbourg (bonaparte) et celle de Stalingrad (Hitler).

          Ce qui fait notre force, nos ressources, peut aussi faire notre faiblesse, si nous nous reposons trop sur eux . C’est le principe de la guérilla, qui consiste à utiliser les forces d’un ennemi contre lui (Sun-Tseu l’avait compris il y a bien longtemps en exploitant la dualité entre Yin et Yang, dans les conflits armés).

          Peut-être que ce qui a toujours manqué à l’armée française, c’est cette capacité d’utiliser à la fois ces forces et ces faiblesses comme des atouts en les envisageant non pas uniquement comme des moyens, mais aussi comme des liens avec les opportunités que la réalité présente dans le contexte d’une situation donnée.

          Durant la bataille de 1941 en Normandie, la France se battait contre un ennemi initialement affaibli. Pourtant Hitler a reconnu lui-même dans ces mémoires, que, lorsqu’il a ré-envahi la Rhénanie, avant de réaliser l’Anschluss (l’annexion de la Pologne) il étai vulnérable et que si les français avait agit à ce moment il aurait été définitivement vaincu.

          C’est parce que l’opportunité de le vaincre n’a pas été saisi au bon moment que John Ford premier, a pu donner des fiinancements à Hitler, outre atlantique lui permettant de créer une armée complète et de s’armer d’une division blindée de chars et d’avions.

          Que faisait-il lorsqu’il était vulnérable? Il paradait en clamant sa puissance haut et fort.
          Ainsi, il se servait de la couverture médiatique pour masquer ces faiblesses et profiter du délai gagné pour se préparer.
          Daesh fait la même chose, il crée une couverture médiatique importante, pour donner une illusion de force, ce qui lui permet de masquer ces faiblesses.

          Pour le vaincre, il faut percer la couverture médiatique, ce qui, de nos jours s’avère presque impossible car internet est légitime partout. Mais, internet a une faille, qui fut exploité par les concepteur américains de la Darpa. Il existe un code secret du net, qui le rend totalement transparent à un utilisateur.

          La raison de l’existence de cette faille c’est que les premiers utilisateurs d’internet ne voulait pas être piégé par leur propre système, ils ont donc conçu un protocole secret qui permet de contrôler le net. Je ne sais pas si cette faille existe toujours dans le langage html classique, mais le fait est, qu’elle était bien présente initialement par les concepteurs du langage html.

          Si l’armée française était au courant de cela peut-être qu’elle pourrait utiliser cette faille pour contrer la propagande de daesh sur le net. Voilà un exemple typique de ce que je disais plus haut, notre plus grande force est aussi notre plus grande faiblesse si on sait renverser les choses au bon moment et sans précipitation.

          Bonne soirée

          prenez soin de vous
          Mathieu

          1. Mathieu,
            Je n’ai pas réagi jusqu’à présent parce que vos écrits sont tellement détaillés qu’il me faudrait, pour répondre avec la précision nécessaire, un temps que je n’ai pas.

            Mais ce que vous affirmez sur la soi-disante faille du langage html montre que vous ne comprenez pas complètement tout ce que vous dites. Et ça, ça me pose un autre problème: est ce qu’il en est de même avec tous les autres sujets dont vous parlez et pour lesquels je n’ai pas la science pour estimer rapidement la crédibilité?

            HTML a été inventé vers 1990. Ce n’est pas un langage informatique, dans le sens où il ne s’exécute pas et ne peut donc pas de son propre chef prendre le contrôle.
            HTML, ce n’est pas non plus Internet. Ce que la DARPA a inventé, en 1960, c’est le protocole IP (pour Internet Protocol), qui n’est rien d’autre qu’une formalisation de la méthode par laquelle les différents noeuds du réseau s’échangent des paquets d’information. Là encore, on ne parle que d’un protocole, pas de quelque chose qui vit de sa propre autonomie. Les programmes qui suivent ce protocole sont donc toutes les machines connectées au réseau. Il en existe un nombre élevé d’implémentations différentes, chacune développée de son propre côté, elles ne sont pas l’oeuvre d’une seule entité qui aurait pu vouloir « garder le contrôle ».

            Je ne parle pas ici de s’il est possible ou pas de contrôler le réseau, c’est une autre question. Mais je bondis quand je vois que vous pouvez envoyer une telle énormité comme si vous connaissiez parfaitement ce dont vous parlez.

            Manquer de rigueur à ce point, pour un surdoué, ça me laisse perplexe…

          2. Bonjour Mathieu

            Les vrais hackers sont ceux qui détectent les failles et le signalent. Détecter est l’Objectif, pas pirater. C’est ainsi que nombre de hackers coopèrent avec les Etats.
            Les choses ne sont pas aussi simples, les interactions humaines sont extrêmement complexes, recourir au seul internet serait certes utile mais largement insuffisant face à des gens qui sont murés dans leur mode de raisonnement.

            Il n’y a rien de plus complexe que la communication, et nos échanges sur ce blog le prouvent, je crois.
            Je suis impressionnée par la précision et l’extensivité de vos réponses… Et je serais bien en peine de pouvoir vous répondre à niveau égal sur tous les sujets que vous abordez.
            … Ce qui explique d’ailleurs le silence qui peut accueillir vos propos.

            Je déplore que certains vous demandent de vous taire. Mais peut être ne savent-ils pas dire autrement qu’ils ne peuvent pas suivre et ne vous comprennent pas.
            Peut être que l’effort de réflexion qui leur est demandé est trop grand pour eux, et ils ne savent répondre qu’en se défendant ?
            Et peut être, au regard de votre exigence de précision, n’êtes vous pas en mesure de procéder aux simplifications qui vous permettraient de mieux entrer en connexion avec « les autres » ?
            La communication est un exercice bien périlleux décidément…

          3. Il y a encore beaucoup à éclaircir dans ce dernier message:

            – la nano-armure: avez vous une source expliquant comment elle transforme un ‘choc thermique’ (qui n’a rien à voir avec l’énergie d’un impact) en électricité?
            – la mémoire de forme d’un matériau, c’est sa capacité à reprendre spontanément sa forme après qu’il ait été déformé par une force. Autrement dit, l’armure se serait pas indéformable, et donc comment vous protègerait-elle? Je rappelle que le corps humain n’est pas à mémoire de forme, lui.
            – créer de l’énergie: on ne peut pas CRÉER de l’énergie. La supra conductivité ne créé rien, elle permet seulement de convertir une forme d’énergie en une autre avec un rendement de 1.

            Daech n’est qu’une conséquence, un effet, du rapport de force qui gouverne le monde. Le pétrole n’est qu’un moyen pour daech de se financer. Il n’est pas la cause du mouvement. Pour éliminer daech ou toute autre guerre, il faudrait plutôt, à mon avis, identifier les causes qui font que le monde fonctionne encore sur un rapport de forces, alors qu’on a aujourd’hui la technique et des resources suffisantes pour faire vivre tout le monde dans une organisation rationnelle.

          4. Bonjour Mathieu,

            Un point m’a marquée dans vos échanges, je vous cite :
            « J’ai été amené à réfléchir pendant quelques années à des moyens d’améliorer l’état du monde, de ma propre initiative car j’ai aussi eu des problèmes personnels à résoudre et je me suis aperçu que ces problèmes avaient tendance à interagir avec le climat ambiant. Donc je me suis dit, si j’arrive à trouver des solutions pour que le monde se porte mieux, nécessairement j’irais mieux moi aussi. ».

            Il me semble d’après mon expérience et de nombreuses lectures et recherches qu’on ne peut pas changer le monde, mais qu’on ne peut que changer soi-même, ce qui amène parfois à des évolutions notables dans notre environnement, mais elles se font d’elles même dans ce cas, sans que notre volonté joue. Notre changement influe sur notre environnement, et pas l’inverse.

            C’était juste mon point, être soi même le changement que nous voulons voir dans ce monde. Si on souhaite que tout aille mieux autour de soi, nous devons opérer ce changement en nous, pas à l’extérieur sur lequel nous n’avons pas de prise.

            Avec mon amitié

          5. Je plussoie Lechalote. Il n’y a pas plus dangereux pour autrui qu’une personne qui cherche à changer les autres plutôt que de se changer elle-même. Et se changer soi-même, si ça demande pas mal de courage, est très gratifiant 🙂

    6. Bonjour Pierre, j’espère que vous vous portez bien. Je me permet de vous répondre, car, ayant relevé certains éléments de votre message par rapport à la physique j’y avais tenu argument et que Cécile a eu la gentillesse de me répondre à son détour.
      J’espère par ce message, peut-être vous donner un peu confiance en vous, bien que, je l’avoue, je ne sois pas à même de vous aider en profondeur.
      Si je me réfère directement à ce que vous exprimez plus haut, il semble que vous soyez une personne avec un haut niveau d’empathie social, ce qui indique que vous êtes très sensibles aux interactions avec autrui, et que cela vous touche lorsque ces interactions vous affectent personnellement.

      Il est normal, que, percevant l’activité d’une « foule », une personne empathique ressente la pression de l’ego, ce sur quoi il faut prêter attention c’est comment votre corps et votre propre ego en est affecté.

      Dans la suite de votre message, vous évoquez l’idée de « partage » et il semble que vous le mettez en relation avec votre génération, donc avec un sentiment d’affiliation pour une certaine classe d’âge de personnes avec qui vous vous sentez plus proches.

      En outre, ce terme de « partage » évoque chez vous un besoin introverti d’exprimer vos doutes face à une société dont vous vous sentez incompris et qui visiblement vous fait peur.

      Le fait que vous vous prétendiez être « hors de toute portée normative », signifie-t-il que vous vous sentez exclus pas cette société qui vous contraint à la fuir, par la peur qu’elle vous évoque?

      Ou au contraire, est-ce que c’est ce sentiment de toute puissance qui vous échappe lors de cette sensation que vous avez d’être « hors de toute portée normative », qui contraint votre esprit à vouloir vivre dans un cadre isolé de la nature humaine?

      Cette question est importante et si vous en déterminer le sens, peut-être arriverais vous mieux à cerner qui vous êtes vraiment.

      Par la suite de votre message, après que vous ayez évoqué un passage concernant Einstein, vous parlez d’une adaptation excessive à la norme qui vous a rendu « esclave » de quelque chose qui a détruit votre nature, votre instinct et votre ego.

      Je me permet de nuancer ce que vous dites, j’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur.
      Lorsque vous prétendez que votre ego a été détruit, si c’était réellement le cas, à moins que vous ne soyez devenu un grand mystique éveillé, cela signifierait que vous êtes en état de psychose.

      Par ailleurs, il est aussi possible que cela ne soit pas le cas, donc ne vous alarmez pas outre mesure.
      Un pédiatre du nom de Winniccott a décrit le concept de « Faux-self » comme une volonté d’adaptation sociétal qui pousse l’être humain à se créer une fausse personnalité pour se protéger de la pression normative qui affecte son discernement moral et spirituel, ainsi que le sentiment d’appartenance à Soi.

      Ce qui distingue un surdoué d’un psychotique, c’est que, chez le surdoué, la cartographie émotionnelle qu’il a de lui-même est extrêmement précise, ce qui lui permet de contourner les règles de communications émotionnelles par le corps établi dès l’enfance avec le parent pour transgresser le mode d’évolution normale de la cellule familiale.

      Fabrice Bak nous explique ainsi, dans une vidéo de l’association MENSA, que les surdoués enfant ont, contrairement à d’autres enfant d’un même âge développemental la volonté d’une guidance parental plus forte tandis qu’à cet âge les enfants demandent généralement un « parent nourricier et pas guide ».

      Ce fait est important, car cette guidance émotionnelle crée une distanciation entre l’enfant et le parent qui va lui permettre, si son éducation est bien conçue d’évoluer dans sa douance.

      Chez le Psychotique, le lien mère-enfant, subsiste dans bien des cas, car le parent crée chez l’enfant un sentiment d’extrême dépendance affective.
      Il peut aussi s’avérer que ça soit l’enfant qui soit très demandeur d’amour et que cela continue par la suite à un âge très avancé ou, normalement le parent aurais due autonomiser l’enfant.

      Ainsi, cette pression normative que vous ressentez, est-elle due au fait que vos parents vous ont donné tellement d’affection qu’ils ne vous ont pas permis de vous détacher d’eux à temps, de sorte que la société vous sente insupportable car elle ne reproduit pas ce mode de communication émotionnel auxquels vous êtes habitué?

      Ou au contraire, est-ce parce que vous ressentiez déjà enfant, un tel besoin d’indépendance, que la société vous semble écrasante par son poids normatif qui vous empêchais d’exprimer pleinement ce que vous êtes vraiment en toute autonomie et liberté d’être mais en accord avec le respect d’autrui et de sa singularité, parce que vous en avez vous même une compréhension si profonde, que rien ne vous échappe des intentions de l’autre (ce qui vous rend mal à l’aise dans vos communications car vous ne savez pas, par empathie, comment faire sentir à l’autre que vous le comprenez sans tenter d’offenser ces pensées)?

      Ne répondez pas à cette question ici. Je l’ai posé pour vous apporter, j’espère des éléments afin d’enrichir votre propre questionnement.
      Réfléchissez à ce que vous êtes, à votre histoire, aux relations que vous avez avec vos parents et surtout, à la manière dont le lien avec cette pression normative, s’est construite sur vous.

      Il est important, que vous ne vous laissiez pas aller à une déprime excessive..
      L’être humain est très complexe et si vous voulez vraiment quitter toute vie sociale, vous aurez énormément de mal à survivre, à moins que votre but soit de vous retirer en vous-même pour méditer.

      Voici quelques pistes qui pourrait s’avérer intéressantes pour votre propre bien-être:

      -Le parc national de Corco vado au Costa rica, présente une opportunité incroyable de vivre seul au milieu de la Nature.Il faut cependant avoir conscience d’une chose, gagner sa vie dans ces conditions peut s’avérer extrêmement difficile. Une femme a fait le pari d’y bâtir un hôtel à proximité du parc national en pleine jungle et y vit depuis 27 ans

      -le nord du Canada, peut s’avérer intéressant si la vie de trappeur ne vous effraie pas.

      -les îles des mers du Sud du Pacifique, présentent un grand intérêt mais il est très difficile d’y subsister.

      Alors réfléchissez à ces propositions mais sachez une chose, vous ne pourrez pas vivre heureux en vous-même tant que vous n’aurez pas compris clairement ce que vous êtes et pourquoi vous ressentez tant de gêne à parler réellement de vous-même.
      Vous parlez beaucoup de la société et vous évoquez la science, mais vous n’avez pas évoqué une seule fois, ce qui vous motive à penser ce que vous pensez.

      Chercher l’origine de sa propre pensée et comprendre le fondement de ces propres convictions est ce qui caractérise essentiellement le surdoué et c’est aussi ce pourquoi il a tant de mal à s’intégrer dans la société car il est taxé d’égocentrique ou de prétentieux ou que les gens le rejettent parce qu’ils ont peur de lui (cette peur cependant, contrairement aux psychotiques, ne vient pas du fait que lui a peur des autres, mais du fait que les autres ont peur d’affronter leurs propres peur d’être face à lui).

      Débat subtil mais j’espère ne pas avoir été trop abstrus dans mes propos.
      Il est probable que si vous trouvez l’amour et que si vous arrivez à trouver une personne qui vous comprend vraiment, vous aurez un nouveau but dans votre vie et que cela vous aidera à avancer. Cette probabilité cependant est affecté par la nature que vous lui accorderez, gardez à l’esprit que c’est vous qui décider toujours de ce que vous souhaitez rendre comme image à l’autre même si, j’en conviens, bien souvent, c’est l’autre qui, en vous imposant ces règles, vous pousse à transgresser vos propres choix pour, soit vous adapter à lui, soit le laisser de côté.

      Cela présente cependant un certain avantage, c’est qu’après que l’autre vous ai dévoilé qui il est, vous savez mieux si, en réagissant comme vous avez réagi vous vous êtes comportés comme votre être vous demandais de le faire, ou au contraire comme votre faux self ou votre défaut de perception de vous même vous pousse à le faire.

      C’est ainsi que vous pourrez déterminer dans quel mesure vous êtes vous même dans les actions que vous entreprenez, par reflet des réactions de l’autres et par observance de ce que produisent ces réactions sur vous ainsi que par compréhension et analyse de ce que vous avez laissé à l’autre après avoir réagi.

      Par ce jeu de ping-pong, vous dévoilez peu à peu les intentions des êtres et les vôtres et vous dressez une image du monde émotionnel qui vous permet de vous y adapter. Si vous êtes à même de faire cela par vous-même vous êtes peut-être surdoué, sinon, il est possible que vous ne le soyez pas, et si vraiment le monde vous effraie trop pour que vous ayez ne serais-ce que la volonté de le penser autrement que par votre pensée, alors il existe peut-être un trouble à guérir (cela peut être la schizophrénie mais cela peut aussi être autre chose comme la bipolarité ou quelque chose d’autre, je ne peux en discuter et je ne serais pas capable de le définir)

      Gardez à l’esprit ce que vous êtes et qui vous êtes et tentez de mieux le comprendre, la réponse à votre questionnement est en vous et pas autour de vous.

      Prenez soin de vous.

    1. Bonjour Tournevis et Cécile
      Perso, j’ai fait des cauchemars pendant toutes mes études universitaires en rêvant que le lendemain en me réveillant, j’allais découvrir que je n’avais jamais réussi aucun de mes concours et certificats successifs et que toute ces années s’étaient passé comme un rêve éveillé!
      Chaque fois que je fais quelque chose un peu atypique ,,idem!
      Ma deuxième fille qui vient d’être reçue en médecine avec qui je discutais ,il y a quelques jours de ce syndrome, m’as dit aussi qu’elle n’arrivait pas à se croire reçue et ne pas se sentir fière d’elle même comme si elle avait réussi qq chose de difficile.
      Effectivement ,il s’agit d’un procédé mental extrêmement répandu à l’aune de mes connaissances, et qui peut jouer des tours en terme de mésestime de soi, raison pour laquelle, pour moi , il faut savoir célébrer les réussites de tout un chacun pour éviter une banalisation de celles ci, et le sentiment de ne pas avoir eu de mérite à réussir quelque chose de long, difficile, etc… !

      en ce qui concerne la mémoire, il y en as plusieurs
      c’est dans le cadre de la mémoire de travail ,cad celle à très court terme ,qu’il faut fouiller!
      en effet il en existe deux
      -la boucle phonologique
      – et le calepin visuo spatial
      or j’ai l’impression qu’on évalue à peu prés la boucle phonologique par les séquences chiffres lettres en direct et ordre inversé au test du QI
      mais pas du tout le calepin visuo spatial qui doit nettement pécher dans la DVS (en gros les jeux ou l’on doit retrouver à posteriori des objets retournés type LYNX ou le jeu de KIM).
      Après en mémoire à long terme,
      il y en a trois
      – la mémoire sémantique
      -la mémoire épisodique
      -la mémoire procédurale

      perso j’ai une mémoire sémantique probablement hors normes si j’en crois mes collègues, par contre je suis à la ramasse question mémoire épisodique et procédurale,(le célèbre pas à pas des tutoriels ou des modes d’emplois que je ne vais jamais regarder d’emblée ou dont je squizze des pans entiers….
      c’est le coté « absence de pré programmation » dont je me suis aperçu en faisant de la remédiation, et qui use les nerfs sévère!
      J’essaye de m’améliorer peu à peu à ce niveau depuis 3 ans avec des progrès notables,mais c’est extrêmement difficile à partir de 50 ans d’inverser les mécanismes de la mémoire qui a parfois des raccourcis saisissants!
      Bonne journée à tout le monde et vive les oublis involontaires 🙂

      1. A lire votre témoignage, je me sens soudain moins seule !
        Pendant près de 10 ans après mon diplôme, j’ai rêvé à m’en réveiller, chaque année, au mois de mai, que j’arrivais à mes examens en me rendant compte que j’avais complètement oublié de réviser une matière majeure (un poly de 300 pages).. ou que j’avais oublié de me rendre à mon Grand O’

      2. Ça a l’air bien, ce truc sur les mémoires, mais je n’ai rien compris. Malgré mes efforts, je ne pige toujours pas ce que veut dire « sémantique », j’ai souvent ce problème avec des mots concernant des concepts qui sont difficiles à représenter par une « image », je ne pige pas comment je peux avoir un tel ICV alors que j’ai tant de difficultés avec les mots ! Je me souviens du temps que ça m’a pris pour piger et retenir ce que signifie « intrinsèque », par exemple.

        Je crois comprendre le truc de la pré-programmation, càd l’incapacité à anticiper et concevoir par avance comment procéder (le fameux truc de penser à regarder si l’égouttoir est disponible AVANT de commencer à laver la vaisselle…) ce qui rend tout projet impossible, même les plus simples. Je crois que je suis incapable d’atteindre cinq étapes, du coup je suis obligée d’y aller « au feeling », ce qui réussit curieusement assez bien dans pas mal de situations, une autre partie de mon cerveau, totalement inconsciente, doit être surefficiente pour gérer certaines situations on dirait. Cela m’a permis de compenser à peu près, mais ça ne marche absolument pas pour le long terme évidemment, ni dans les projets collectifs, et c’est assez stressant d’avancer à l’aveugle.

        Pour l’imposteur, je ne me souviens pas en avoir rêvé, je crois que je me suis contentée de vivre en direct ce cauchemar en ratant systématiquement toute ma vie professionnelle.

        1. Je me sens rassurée par le fait de ne pouvoir retenir le sens de sémantique: quand je veux être sérieuse je prends un cahier et note les mots recherche leurs définitions, les apprends parfois pour ceux dont je n’arrive pas à retenir le sens, rien n’ y fait cependant…
          Comme je pense être une peureuse pour certaines choses avoir lu vos billets m’ a fait prendre rdv pour les tests de dyspraxie puis ensuite je ferais ceux du QI qui me permetteront de mieux comprendre mes écarts car je le sens et user de moi au mieux.
          Pour le terme « dissociation » c’est le billet traitant de votre carte mentale tests et ce que j’ai pu comprendre c’est que le trop grand écart entre deux données citées engendrait une démotivation. Ce n’est pas grave si vous avez du mal à me comprendre: toutes ces choses sont nouvelles pour moi dont écrire sur un blog et j’enmagazine grâce à toutes et tous via vos billets un tas d’information avec un grand appétit de lecture.

          1. Ouh là…

            La « dissociation » est liée à la traumatisation (chronique ou brutale selon les cas), c’est une chose. Elle se manifeste entre autres par un conflit permanent entre les différentes parties dissociées, conflit épuisant et ingérable socialement. Je ne crois pas avoir parlé de démotivation à ce sujet ? Mais un épuisement mental qui fait qu’une très forte motivation est nécessaire pour agir concrètement, oui.

            Une autre chose est l’hétérogénéité des résultats aux tests de QI (un-e bon-ne psy devrait être à même de détecter la dyspraxie à travers la lecture de vos résultats à la WAIS) qui n’engendre pas une démotivation mais un état de stress permanent à cause de la distance infranchissable entre les idées et envies foisonnantes liées à un QI élevé, et l’incapacité physique, neuronale, de les mettre en oeuvre. Malheureusement, je ne suis pas démotivée (ou alors depuis peu), je suis surtout découragée et épuisée par trop d’échecs.
            Si on me donnait les moyens de développer mes compétences en me libérant de toutes les tâches manuelles, ça irait beaucoup mieux. Les seuls « accompagnements » dont j’ai pu bénéficier comme chômeuse, ce sont de braves gens qui me donnent des idées (comme si j’en manquais ! J’ai de quoi remplir 50 vies avec mes idées et envies !) mais me laissent les mettre en oeuvre parce que je suis une grande fille, n’est-ce pas, alors que justement, ce dont j’ai besoin, c’est d’aide pour la mise en oeuvre, les coups de téléphone, les gestes pratiques et tout ça. Rien qu’une aide ménagère une fois par semaine me changerait la vie, mais qui me la paiera ? Ça fait marrer les gens, quand je dis ça, mais ils ne se rendent pas compte, vraiment.

          2. Marie, vous n’arrivez pas à retenir le sens du mot ‘sémantique’? Elle est bien bonne celle là 🙂 C’est un peu comme poser la question de savoir quel est le sens du mot ‘sens’.

            La sémantique d’une ‘chose’, c’est justement son sens, sa signification.

            J’imagine qu’on pourrait dire qu’on peut se souvenir de 3.14 comme d’un nombre, mais aussi comme du rapport entre la circonférence et le diamètre d’un cercle. Cette seconde définition rentre dans la mémoire sémantique. J’ai bon?

        2. Bonjour Tournevis
          En terme de mémoire à long terme(MLT) dont sont pourvus en règle généralement de façon abondante les HPI…il y a les 3 memoires sémantique épisodique et procédurale
          En gros la mémoire sémantique est l’ensemble de tes connaissances acquises sur le monde.
          C’est Tuvling qui a évoqué en 1972 la possibilité d’une mémoire sémantique et épisodique ( parfois on parle aussi de mémoire explicite)
          En plus si tu veux faire riche, la deuxième est dite Auto noétique ..:-)
          .cela veux dire que tu te vois comme dans un film que tu te repasse dans la tête , ce qui impossible avec la première !
          Donc la mémoire sémantique , Cela correspond à la mémorisation tout au long de ta vie
          Des mots, objets , concepts qui vont de la cuisine à la physique nucléaire en passant par la philosophie et la vie des People et la géographie !
          Pour chaque élément de ce savoir parfois très disparate selon tes intérêts , tu va associer des caractéristiques propres à l’objet ou au concept
          type :un éléphant a pour caractrristique
          -taille poids/ autres animaux , carnassier /herbivore , signes particuliers(trompe, oreilles, défenses),habitat, mammifèreet non un mollusque,
          soit des dizaines de caractéristiques et les interrelations avec toi, les autres animaux de la savane, leur évolution :classification (origine)/ futur (survie/ déforestation/écologie …)
          L’Icv sert justement à tout cela !
          On est donc au cœur de l’arborescence qui va en fonction d’une contextualisation secondaire faire sauter le cerveau de branche en branche dès évocation de l’objet ou du concept de façon quasi inconsciente et automatique ,
          un peu par analogie, comme l’on peut se déplacer visuellement en un éclair dans une mind map sur un sujet donné.
          Je ne sais si j’ai été clair
          http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-information/
          En tout cas bonne soiree

          1. Ah oui ! Alors en effet j’ai une mémoire sémantique hors norme. Mais je ne le sais pas depuis longtemps, parce qu’il me manque un truc genre index ou sommaire : je sais des quantités de choses astronomiques, mais sans savoir que je les sais, y compris dans des domaines que je n’ai jamais potassés. Ma mémoire engrange des trucs vus, lus, survolés, entendus même sans avoir été écoutés. Maintenant, quand on me demande si je m’y connais un peu dans tel ou tel domaine, je réponds « pose-moi ta question et on verra ». Et souvent, une réponse émerge du fond de mon cerveau, que je ne savais pas savoir. Et quand je vérifie (le doute, toujours), eh bien cette réponse est généralement juste. C’est très troublant.

            Un jour, mon fils aîné, qui avait alors cinq ans, avait posé une question à son grand-père paternel qui ne connaissait pas la réponse et lui avait gentiment suggéré de me demander. Mon fils était accouru, joyeux, en s’exclamant « Ah oui, bonne idée, elle sait tout, Maman ! » et j’avais trouvé ça mignon. Mais maintenant des tas de gens pensent que je sais tout et le pire, c’est que ce n’est pas complètement faux. Quant à être utile…

            Épisodique et procédurale, c’est quoi, alors ?

          2. Ah oui, il est très bien, ce lien, je crois que je vois mieux maintenant. Épisodique (se souvenir de moments passés et prévoir le lendemain, un de mes points faibles, souvent le soir je ne sais déjà plus ce que j’ai fait le matin même !) et procédurale (mémoire des automatismes – les quoi ?), c’est justement ce qui dysfonctionne chez les dyspraxiques, je suppose que l’on compense avec la ou les autres ?
            Il est question de mémoire explicite et implicite, ce serait en gros conscient et inconscient ?
            Très intéressant, merci.

      3. Peut-être de l’eau à vos moulins concernant le manque de confiance des surdoués, enfants précoces, un article sur yahoo /Tv.Info:

        « On parle souvent de ces surdoués qui obtiennent le bac avec plusieurs années d’avance. France 2 avait rencontré Sacha Minéo et Théo Pierron en 2008. A l’époque, ils avaient 13 ans. Que sont-ils devenus, sept ans après ?

        Sacha a les responsabilités d’un cadre confirmé. Ingénieur d’affaires, il a été embauché chez Tallis Consulting, grand cabinet de conseil. Parmi ses missions : recruter des candidats qui ont parfois le double de son âge. Cela ne l’empêche pas de parler avec assurance. « Il a le comportement de quelqu’un qui a plus d’années d’expérience. (…) Il a assimilé notre métier, notre savoir-faire, très rapidement », confie Philippe Fekik, directeur associé chez Tallis Consulting.
        Manque de confiance
        Sacha est fier de son parcours. Sa précocité n’a pas toujours été facile à vivre. « Il faut toujours prouver plus, on doit être parfait du début à la fin », explique-t-il. Mais selon Jeanne Siaud-Facchin, spécialiste des enfants précoces, un tiers des adultes à haut potentiel est en échec professionnel.

        Théo garde une grande fragilité de son enfance. Sa trajectoire est pourtant exemplaire : il a eu son agrégation à 19 ans, sa thèse est en cours et il enseigne à l’université de Bordeaux face à des étudiants plus âgés. Mais ses capacités l’ont mis en péril à l’école, entre rejet et jalousie. Il se rappelle avoir « très mal vécu » ces moments. Aujourd’hui encore, il reconnaît qu’il manque de confiance… »

        1. perso a l’ecole je foutais pas grand chose et j’avais les plus hautes notes (20/20) dans les matières scientifiques. Pendant les cours de math etc je m’ennuyais si bien que je lisais des revues pendant le cours, mais je réussissais tres bien mais les profs aimaient pas ca.
          en cours de langues j’etais plus faible

          je me rappelle aussi que je corrigeais les profs quand ils faisaient des erreurs au tableau a l’ecole et a la fac, en math, physique etc
          par contre on m’a pas monté de classe, je suis pas dans cette ligue la !
          a la fac j’ai reussi brillament mais je foutais pas grand chose non plus mais j’avais pas mal de vie sociale a coté , je sortais beaucoup en soirée (comme quoi el surdoué est pas spécialement autiste dans son coin dans ses bouquins). Quand je bossais la matiere ou je m’applliquais a la fac je faisais facilement 20/20 (certains profs m’ont meme telephoné car c’était rare que des étudiants faisaient 20/20)
          un peu de stress avant les examens, mais j’ai appris a le gerer et jamais de probleme de concentration au contraire.
          par contre c’est en entreprise que ca a foiré. je crois qu’avec tout ce que je sais maintenant, j’aurais choisi une autre voie, profession libérales, expert independant ou autre (encore faut-il choisir le metier qui s’y prete). De ce coté je suis assez critique vis-à-vis des spécialistes de la douance et des écrivains qui n’abordent pas ce sujet. j’ai beaucoup d’idées sur le sujet. Il est aussi necessaire de denoncer ou eclairer mieux les gens sur les sujet de la grande entreprise ou meme les administrations. le sujet est politiquement incorrect mais c’est plus que necessaire !
          Un specialiste de la douance récemment m’a presque dit que la grande entreprise c’était pas fait pour moi, trop de conformisme, fayotage, politique (tous des trucs que j’execre) etc

      4. Bonsoir,

        Et moi des années après, et aujourd’hui encore, je reve que je suis en retard à un cours ou à un examen, les scènes varient selon les reves, mais l’histoire est toujours la meme : je n’y arrive pas à temps, suis en retard, ou je ne trouve pas la salle d’examen, ou je suis à table mais mon stylo ne veut plus rien savoir, ou bien je vois que tout le monde fait un travail, sait ce qu’il faut faire, et moi je suis tatanisée sur ma chaise ne sachant quoi faire….. le stress quoi.

        pourtant je n’avais pas de phobie scolaire particulière, simplement la peur de ne pas y arriver et l’exigence trop élevée que je me fixais pour réussir mes exams…

        1. Ah ça, je le rêve chaque fois que je dois aller qqpart (c’est devenu rare, je ne vais plus nulle part), que je rate le train, ou ne trouve pas ma route etc. mais il ne me semble pas que ce soit la même chose ? J’y verrais + la manifestation de ce terrible « je n’y arriverai jamais » que ressent tout-e dyspraxique qui n’a aucun moyen de savoir, devant toute situation nouvelle, s’ille va y arriver normalement ou pas du tout sans raison apparente. Mais je me trompe peut-être 🙂

          1. Cela me fait tout drôle tout chose de lire ce:je n’y arriverai jamais qui m’ a souvent terrorisé pour les travaux manuels et de géométrie.
            Pour le reste je pense que cela vient du fait de n ‘avoir pas su plutôt que nous pouvions être performants sans entraves aucune (les nôtres et celle du système scolaire)

          2. Bonjour,

            Je vous remercie pour vos réponses toujours claires et précises, les indications pour les tests idem.
            Dans tous les cas vous avez de l’humeur à revendre entre vous, Pat, Cricri c’est un club du rire et livre en perspective…
            Je comprends votre épuisement et cela me touche. Bien que je rechigne devant l’administratif, c’est avec plaisir que je vous aurais donné un coup de main si j’étais dans les parages, j’ai tant compris le fonctionnement des gens ces dernières années que j’arrive à me brancher sur leur mode, quand j’oublie c’est le clash assuré parceque la bêtise m’est pénible à supporter.

        2. Contente de lire votre commentaire
          Vous avez de la « chance » d’avoir vécu en rêve le fait de vous voir tétanisée sur votre chaise sans savoir quoi faire. Cela je l’ai vécu en classe le coeur battant de ne pas comprendre ce qui était demandé, les consignes étaient trop séquencées, simples et je cogitais, le stress quoi votre expression est drôle et résume pour moi le décalage vécu

    1. Oh ben ça alors…
      « Ne penser qu’à la bouffe est très vite devenu le moyen d’éviter de se poser les bonnes questions sur moi ou sur mon sentiment de décalage par rapport au monde »
      Les Troubles des conduites alimentaires assimilables à une addiction… Intéressant !
      Merci !

      1. Bonsoir,
        j’ai fini votre livre ce matin, et justement, je me disais que mon addiction à moi, pour ne pas penser, c’était manger…
        Je passe par curiosité ici, et la première chose que je lis, c’est justement ça… 🙂
        Merci pour vos mots !

      2. Bonjour!:-)

        Oui à cette hypothèse à tel point que les sites spécialisés dans l’addiction alimentaire se sont enflammés lors de l’arrivée du baclofene comme thérapie potentiellement efficace dans le combat contre l’addiction à l’alcool sur l’utilisation de cette molécule pour lutter contre celle à la bouffe ainsi qu’aux drogues !
        Cf le livre d’Ameisen: le dernier verre.
        Car c’est le même circuit de récompense qui est en jeu par le biais du neuromédiateur GABA(peut-être en raison d’une diminution de la sécrétion endogène de GHB(acide gamma hydroxy-Butyrique : plus communément appelé drogue du violeur).
        Quelques éléments peuvent faire penser que l’intolérance à la frustration sont plus fréquent chez les surdoués et les TDAH et peuvent expliquer pour partie la plus grande fréquence d’addiction dans cette population !
        C’était la minute du dr cyclopéde)

  18. Bonjour Lena,

    Je ne peux vous répondre directement en dessous de votre commentaire (je pense que la fonction « Répondre » disparaît lorsque les réponses à un commentaire sont déjà bien nombreuses), et espère par conséquent que vous verrez celui-ci

    Je vous remercie de ces mots, qui me touchent en retour, ainsi que de l’attention que vous me témoignez.

    J’ai prochainement rdv avec un thérapeute qui exerce en individuel, ainsi qu’un autre dans un centre bien connu, quoique le centre en question me soit plus une roue de secours qu’autre chose… J’en parle justement dans ce récent commentaire, si vous souhaitez le lire : http://www.talentdifferent.com/ce-qui-il-se-passe-quand-un-surdoue-est-mal-diagnostique-758.html#comment-28996 .

    Merci aussi pour votre utile éclairage concernant les tests 🙂 .

    A bientôt !

  19. Bonjour
    je suis contente de trouver ce blog au hasard de mes lectures.
    je voulais juste témoigner qu’n peut ête surdouée et autiste asperger, (comme des gens ont déjà du le faire avant moi,) mais surtout pour faire comprendre aux lecteurs eventuels que ca ne se « voit » pas toujours… 😉

    j’ai été detectée hpi a 34 ans (après un parcours des plus chaotique que je relate ds mon blog dans l’article « il etait une fois »…)mais ca n’a pas été une revelation suffisante, bien que déjà un très gros soulagement, pour tout expliquer de mes difficultés…et finalement diagnostiquée asperger à 39 ans.(prediag a 37)

    j’ai 4 enfants (dont 2 detectés hpi, et l’un d’entre eux en passe de faire le bilan SA…) et j’aime par dessus tout ma famille.j’ai un parcours pro chaotique aussi mais je me reoriente .

    avec le temps et les assos j’ai decouvert une immense communauté « ‘aspie »a laquelle je me sens profondement attachée, et une partie d’entre eux, sont hpi.
    c’est parmi ceux ci que je me sens parfois le plus « en phase », même si je m’entends aussi avec les autres non hpi.(et les surdoués non aspis..)

    j’ai rejoins mensa aussi au debut de l’aventure douance.j’y ai fais de belles rencontres.

    mais j’ai surtout envie de dire que toute ma vie je me suis battue contre moi même et ma nature, ne me sachant pas autiste, j’ai lutté.j’etais epuisée.
    alors que aujourd’hui, sachant cela, je suis enfin en accord avec moi même, même si tout n’st pas rose ni reglé bien sur (les difficultés autistiques elles sont la pour toujours!)

    et puis je tiens à dire que parfois je lis des temiognages de mamans de jeunes surdoués qui me font penser bcp au SA « invisible »…mais que personne ne les oriente vers des specialistes (quasi introuvalbes…et rares en france, tant les vraies pros capables de conaitre le SA « actuel » sont rares.)..et ca me navre.
    elles se disent que les enfants sont surdoués, point et ne comprennent pas la reelle soufrance de certains enfants à etre autistes invisible et ne pas vivre an accord avec cela.il aut que les pros arennent ce que sont les TSA aujourd’hui, et renouvellent leurs connaissances.tout metre sur le seul qi parfois est une erreur.(pour les cas ou les jeunes osnt aussi autistes asperger ou ahn..et compensent « trop » bien.)

    bravo pour ce blog(et j’ai profondement aimé votre livre.)
    Sany Meï
    ps je serai aux journées de l’autisme à Morlaix (parmi les adultes aspis qui interviennent pour temoigner)debut avril 2015.(le vendredi et samedi seulement)
    ( j’ai participé modestement au livre « à la decouverte de l’autisme, des neurosciences a la vie en société » ainsi qu’à des conferences sur le SA, visant à temoigner de ce que peut etre le SA de l’interieur…etc.car en France le representation des tsa est obsolète.))

  20. Je ne sais pas où mettre ça, c’est un peu en marge mais pas complètement : http://www.franceculture.fr/emission-science-publique-club-science-publique-le-ventre-est-il-notre-second-cerveau-2014-12-19

    « les chercheurs qualifient aujourd’hui le ventre de second cerveau !

    Il contiendrait en effet plusieurs centaines de millions de neurones. Mais ce qui distingue surtout nos entrailles de notre encéphale, c’est la population qui l’habite. Il s’agit du microbiote intestinal, ou flore intestinale, qui contient pas moins de 100 000 milliards de micro-organismes. Soit deux fois plus que le nombre de cellules qui composent notre propre organisme. Longtemps, cet univers intérieur est resté largement inexploré. Mais depuis les années 2000, la baisse du coût des techniques de séquençage de l’ADN permet aux chercheurs d’étudier ces populations de bactéries sans avoir à les cultiver en laboratoire. Ils commencent ainsi à analyser les 400 ou 500 espèces que nous abritons et qui participent activement à la fermentation des aliments mais aussi à l’entrainement de notre système immunitaire ou à la fabrication de vitamines. […]

    – Comment ces milliards de bactéries vivent-elles dans notre intestin ?
    – Dans quelle mesure leur population dépend-elle de notre alimentation ?
    […]
    – Quelle relation existe-t-il entre le second cerveau, celui du ventre, et le premier, celui de la tête ?
    – Pourquoi certaines émotions nous donnent-elles mal au ventre ?
    […]
     »

    Il y est question de l’influence de la flore intestinale sur nos humeurs et sur certaines caractéristiques comme l’autisme, entre autres influences sur le cerveau.

    On y rappelle l’importance du stress sur les boyaux et inversement, je pense que les hypersensibles / alterdoué-e-s sont particulièrement concernés.

    1. Il me semble que ceci avait fait l’objet d’un billet sur la sérotonine.. mais je commence à me perdre un peu dans les billets !
      Et c’est une information qui est toujours utile à relayer

  21. Bonsoir à tous,

    Si j’écris aujourd’hui, c’est que je rencontre un problème qui est certainement en lien avec ma douance, mais je n’y vois pas de solution, et cela me gêne et me cause une grosse angoisse.

    Voilà, je suis des cours à distance pour préparer un diplôme, et j’ai également quelques cours en salle de classe.

    Il y a quelques semaines, lors du 1er cours, tout a bien démarré, mais je ne sais pas pourquoi, au fil des heures, l’ennui est arrivé, puis ce fut l’impression d’isolement, puis l’angoisse, et enfin, à la sortie du cours, le cœur qui bat, une sensation d’étouffer presque, l’horreur quoi !

    Je vous avoue que je n’ai pas compris, j’ai pris ca pour de la fatigue, du stress, et de la timidité, ayant toujours peur de parler aux autres, mais je ne connaissais pas le groupe. Donc je me suis dit qu’après quelques journées de cours, tout cela ne serait qu’un mauvais souvenir.

    Seulement voilà, lors de la 2e journée de cours récente, meme scénario, et là en pire, car je me suis sentie paralysée à l’idée d’aller voir les autres alors qu’on nous demandait de faire un travail à plusieurs. Et là j’ai eu l’impression d’etre dans un film, tout s’orchestre autour de moi, les gens se regroupent, et je me retrouve seule. Et là, gros malaise, transpiration…… personne n’a rien vu, mais j’ai trouvé un stratagème pour partir avant les autres, car il me fallait de l’air, j’ai eu l’impression de tituber, de voir la pièce tanguer, l’horreur quoi !

    Ca ressemblerait à de la phobie scolaire, mais je n’ai jamais souffert de phobie scolaire dans le passé. Alors, pourquoi maintenant ? Est-ce vraiment cela ? Ou autre chose ? Mais qu’est ce qui se passe ? Je n’ai pas la main, je ne contrôle pas, quelle angoisse ! Et surtout, j’ai peur que ca se reproduise à chaque fois. Si je n’ai pas de solution, je ne pourrai pas retourner en cours, impossible.

    Ca risque de contrecarrer ma formation.

    J’en appelle à la communauté de Cécile, qui pourrait me donner des trucs qui marchent pour limiter ce genre de dégat émotionnel, ou ce ras de marrée. Là, j’ai besoin de vous, j’ai eu l’occasion de donner quelques conseils sur ce blog, là c’est de vous dont j’ai besoin. Je ne doute pas que vous pourez m’apporter les astuces que je n’ai pas trouvées par moi-meme.

    Christèle (dont le QE est égal à zéro)

    1. « Je ne sais pas pourquoi »… hm… ça serait bien d’arriver à affiner un peu ce qui a pu se passer…
      « Au fil des heures » : sensation d’étouffement parce que pas possible de bouger ?
      Et comment analyser ce sentiment d’isolement ? Parce que vous êtiez la seule à vous ennuyer et que vous perceviez les autres comme satisfaits de ce qu’ils écoutaient ?
      Un sentiment de décalage qui provient d’une expérience antérieure ?
      Une projection de rapports sociaux qui par le passé n’ont pas très bien tourné ?

    2. Est-ce que ça ne serait pas un blocage très fort par rapport à cette formation? Ca pourrait ressembler à de l’auto sabotage cette histoire…Par exemple se refuser inconsciemment de redémarrer cette formation, se dire qu’on en est pas capable ou que ça va faire souffrir les autres en changeant trop le cours des choses si jamais ça marchait…
      Juste des hypothèses…
      Bon courage !!!!

    3. Personnellement, quand j’ai des crises d’angoisses, c’est qu’un besoin cherche à s’exprimer et, souvent, ça traduit que je ne me respecte pas en faisant ce que je fais et donc que je ne suis pas sur la bonne voie, même si je pense sincèrement faire qqchose que j’ai choisi, dont je pense avoir envie ou besoin. Plutôt que de l’autosabotage, j’y verrais plutôt un appel de l’inconscient qui saurait, lui, même si c’est super dérangeant, que cette formation ne correspond pas à vos vrais besoins/envies. Mais ce qui est vrai pour moi ne l’est pas forcément pour vous.

    4. Cybercricri,

      Tu dois lire et comprendre ce que Tournavis dit, il y a un desacord entre ce que tu fais et ce que to Esprit veux ou doit faire!…..je suis dans le domaine de la representation et je dois rencontrer des clients et je te dirais qu’une fois sur 7 lorsque je presente…je choke!…j’ai fais des discours en publique tout le monde pensent que je suis super a l’aise et extroverti alors que je suis toujours sur la ligne…pret a tomber!..mais maintenant j’accepte! c’est comme ca que je suis et ceux qui ne sont pas content avec mes reactions cela n’est plus mon probleme!…j’ai eu l’air fou a plusieurs reprises…les gens ne comprennent pas et a la limite je devrais avoir honte…mais c’est un de mes traits de personnalite!…je suis comme ca!

      Regle no 1, ne pas s’en faire pour ce que les autres pensent de nous!

    5. Bonjour

      Angoisse….Anxiété sociale? trouble panique
      Bonjour Cybercricri
      Il semble que fréquemment ,les hpi n’aient pas forcément une connaissance très précise de leur ressenti avec un mélange émotionnel devenant potentiellement éruptif.
      La base ,à priori ,c’est connais toi toi même!!
      Ce trouble de non reconnaissance des émotions ressenties est l’alexithymie!
      qui ne permet pas d’identifier ses émotions de type peur ,tristesse, colère,,honte etc…
      A mon humble avis, il faut donc initialement identifier très précisément les ressentis internes et les émotions qui vous envahissent dans cette situation donnée, ne serait ce que pour pouvoir les nommer, et ce si besoin a l’aide d’un professionnel de type psy…(chiatre,chologue…).
      s’il s’agit d’une problématique situationnelle très précise, on pourrait penser qu’il s’agirait d’une situation de « déjà vu » vous déstabilisant et vous renvoyant à des images anciennes, archaïques, or la situation la plus similaire très probablement dans votre expérience de vie est (mais pas de façon certaine…) une situation scolaire (maternelle, primaire, secondaire, université, formation professionnelle).
      A1prés avoir identifié ce souvenir « traumatisant », il faudra visualiser cette situation et l’apprivoiser mentalement voir la positiver!

      Ce que je vous décris la est un scénario purement fictif mais plausible, puisque je ne vous connais pas ,ni vous ni votre histoire personnelle!
      Ce type de prise en charge est par exemple réalisé par l’EMDR ,que j’ai personnellement testé sur moi même avec un certain succés, mais on pourrait faire d’autre type de prise en charge de type TCC qui sont souvent remarquablement efficaces sur ce type de situation anxiogène.
      Amicalement

  22. Bonjour,

    J’ai découvert votre blog voici quelques heures, sans pour autant faire de recherches sur la « douance » (bien que j’eusse connaissance du sujet depuis bien longtemps), et sans avoir lu votre livre non plus.

    Je me permets cependant de déposer ici « quelques » mots (je mets quelques entre guillemets car je sais bien avec moi à quel point c’est un euphémisme…), car j’ai lu pas mal de commentaires, qui m’ont touchée, et la qualité, la bienveillance et la courtoisie des échanges qui ont lieu ici ont finalement eu raison de moi si je puis dire, et m’ont poussée à faire ce que je fais en ce moment même : vous écrire.
    Je mets donc mes réticences au placard…

    Réticences, ai-je écrit, car d’une part, je suis toujours celle qui lit sur Internet, et jamais celle qui y écrit. Pour certaines raisons, j’ai cessé depuis quelques années de participer activement où que ce soit sur le « oueb », mais depuis quelques jours, j’ai constaté que je m’y remettais tout naturellement et sur pas mal de sujets différents et me passionnant, sans pour autant attendre de réponses d’autrui (même si c’est ce que j’aimerais le plus ; mais l’on ne peut pas forcer les gens, a fortiori lorsqu’il s’agit de parfaits inconnus et que l’on sait que la « vraie vie » n’est pas ici, sur le oueb !) ; c’est, je le crois, la conséquence d’une trop grande solitude de toujours, qui a atteint son apogée au cours de ces dernières semaines, ce qui a eu pour conséquence naturelle de me faire ré-advenir à l’écriture et à la tentative d’échanges via Internet, même si je sais bien à quel point les échanges virtuels ne sauraient remplacer ce que je demande le plus au monde, l’échange dans la présence réelle de l’autre, l’échange avec l’autre de vive voix et de « vive chair ».

    D’autre part, voici quelques années que l’on m’a mise sur la piste de la « surdouance » me concernant, et je n’y ai jamais prêté attention, bien qu’à la suite de cela, j’aie fait pas mal de recherches sur le sujet, et lu un ou deux livres. En fait, je me suis toujours refusée à m’enfermer dans une ou des cases quelles qu’elles soient, car pour moi, l’esprit humain est infini et illimité, et toutes les combinaisons de goûts, de passions ou d’inclinations naturels sont possibles en un seul être humain. Or notre société fonctionne de façon manichéenne et n’admet pas que l’on puisse combiner en soi, par exemple, un caractère naturellement doux avec des passions « rentre-dedans ». En général on vous regarde avec des grands yeux comme voici : Ô_ô .
    C’est pourquoi j’ai toujours refusé de me faire rentrer dans cette case de la douance, et refusé en ce sens de voir un psy spécialisé et de passer des tests, surtout que pour moi (mais je pense que vous serez d’accord avec moi), l’intelligence ne se mesure pas. Encore une fois, l’on ne saurait enfermer l’âme et l’esprit humains dans une bouteille…
    Cependant, j’ai toujours considéré que la « douance » existait, mais qu’il me serait complètement inutile de partir de ma très potentielle « douance » pour faire un travail sur moi. Le passé est le passé, et éclairer celui-ci a posteriori depuis l’angle de la douance ne le fera pas changer, pas plus qu’il ne fera changer la souffrance sans nom que j’ai accumulée depuis 24 ans à cause des choses vécues et subies en mal dans mon enfance. Comme j’ai l’habitude de le dire : savoir que j’ai sans doute été surdouée enfant ne me fera actuellement pas gagner au loto…
    Bref, ce sont les autres raisons pour lesquelles, si j’ai fait pas mal de recherches sur la douance sur le web au fil des années, je me suis toujours bien gardée de prendre activement part aux forums, blogs et autres lieux d’échanges webiens portant sur ce sujet.

    Je le fais aujourd’hui, tout naturellement, parce que mon esprit est en perpétuelle évolution, et que je n’ai pas peur d’accepter les changements naturels qui se font en moi, car je sais que l’axe central autour duquel ils tournent, lui, ne change jamais…

    Qui plus est, au vu de la qualité des échanges qui se font ici, la perspective de discuter de mes ressentis avec des personnes qui ont pu ressentir ou ressentent des choses (fortement) similaires me séduit ; même si pour moi personnellement, ma très potentielle « douance » ne reste qu’un sujet d’arrière-plan ; une partie du tout, mais pas l’origine du tout lui-même, ni le tout lui-même d’ailleurs…

    Je n’ai pas envie de rentrer dans les détails que ce que fut mon enfance (quelle horreur et quelle audace narcissiques ce serait pour moi qui déteste m’étaler ainsi, et encore plus « laisser des traces » sur Internet !) ; celle-ci fut marquée par des expériences qui m’ont poussé très précocement à développer un grand sens de la solitude et de la mélancolie, mélancolie qui fait partie intégrante de ma (non-) vie et qui ne cessera qu’avec moi-même. Aujourd’hui, j’ai l’habitude de dire que si l’on greffait mon ressenti mélancolique de toujours dans la tête d’un adulte « bien-portant et fier de l’être », il finirait immédiatement en asile pour le restant de ses jours… Je me demande même comment j’ai fait pour survivre à mon démon intérieur sans me foutre en l’air (même si ce n’est pas l’envie qui a manqué, et qui manque encore aujourd’hui… mais la peur de le faire, toussa toussa…).
    Pourtant, quand je regarde dans le passé, je réalise que les expériences positives n’ont pas manqué. Mais voilà, le négatif l’a emporté, les expériences traumatiques ont d’emblée creusé leur tranchée en moi, et ont ouvert une sorte de tonneau des Danaïdes qui, magiquement, ne retient que le négatif et laisse couler le positif.
    Un tonneau des Danaïdes, ou bien un trou noir, qui avale toute l’énergie psychique qui est à sa portée et qui pourrait être convertie en énergie de vie positive, mais qui hélas est aspirée par ce trou noir pour être ensuite convertie en vide plutôt… Mon trou noir me dévore toujours plus, c’est à se demander comment il n’a pas fini par me consumer entièrement et avec quelle énergie je trouve encore la force de lutter pour, au final, être toujours plus « désillusionnée ». Ce pov’ con n’a t-il pas déjà tout bouffé ce qu’il restait en moi de force vitale ? Ben non, faut croire que non -_- » … Parfois, j’aimerais bien qu’il arrive enfin au bout, au bout de moi-même, histoire qu’on en finisse enfin.

    Dans ma vie actuelle, je ne suis pas seule au monde ; oui mais voilà, pour moi ce n’est pas assez, ce n’est jamais assez et quand bien même j’aurais plus, ce ne sera jamais assez. Je n’accepte pas ce que j’ai ; sans doute parce qu’au fond, je sais que j’ai choisi une vie facile par défaut ; mais aussi parce que du fond de ma dépression qui a toujours été mienne et qui a commencé à prendre définitivement forme à l’adolescence, au lycée plus précisément, je savais que je ne pouvais faire plus ; je n’avais plus d’énergie vitale suffisante pour faire quelque chose qui aurait correspondu à mes capacités littéraires de toujours.

    Aujourd’hui, certains de mes amis ont vu la chose, et m’encouragent bien niaisement mais brutalement à reprendre des études, à changer de métier (je fais un boulot très administratif, qui m’ennuie mais dont je ne me plains pas : c’est le sort qui m’est échu suite à tout ce que j’ai vécu, et c’est normal, et puis il faut bien du monde pour faire ce genre de métier et ainsi aider la société à tourner !), à persévérer dans mes loisirs, et certains se sont même crus permis de m’engueuler, sans savoir qu’au fond je n’avais tout simplement pas l’énergie pour ça. Le potentiel littéraire, je l’ai peut-être toujours, même s’il est bien enterré maintenant, mais l’énergie pour le mettre en mouvement et en action, non, je ne l’ai pas, je ne l’ai jamais eue, sauf enfant peut-être, et je ne l’aurai jamais.
    C’est bien, les amis, mais en attendant, ils ne vivent pas avec moi 24/24 et ne savent pas tout de ma vie non plus… Facile de m’enfermer dans leurs fantasmes sans savoir que cela ne peut me correspondre, même s’il y a une infime part de réalité dans ce qu’ils perçoivent de moi (« tu as du potentiel en matière ‘littéraire' », etc.)… Bref.

    J’ai toujours eu un esprit « touche-à-tout », bien que je réalise aujourd’hui que je n’ai hélas pas l’énergie (encore une fois) pour être dans l’action. J’ai l’esprit, mais pas le corps ; le corps me manque, alors que c’est le corps qui porte l’esprit et lui permet de s’incarner dans quelque chose. En 4 ans, j’ai un peu tout fait en matière de choses qui m’ont passionnée : j’ai failli m’inscrire à des cours d’escrime médiévale, puis de danse écossaise (je sais aujourd’hui que ça n’aurait pas marché) ; j’ai tenté le footing puis la piscine, sans succès ; j’ai persévéré quelques mois seulement dans les cours d’une langue étrangère (et aux yeux de notre société bien-pensante, mon choix en la matière a été atypique) que j’adore, mais que je n’avais pas la force d’investir ; et aujourd’hui, mes cours de chant me gonflent et j’ai envie d’arrêter (là encore : choix atypique en matière de style vocal, un choix que les gens rejettent mais qui permet de libérer de manière impressionnante sa colère). Trop d’efforts à faire, l’envie y est, mais pas la force, tout simplement. Et à force de ne plus avoir la force, eh bien, l’envie finit par disparaître elle aussi. J’envie tous ceux et celles de mon entourage qui, à mon âge, ont déjà accompli des choses en matière artistique. Moi, l’énergie et l’envie et la passion de le faire me bouffent en permanence, mais sont incanalisables. Voilà, je crois, mon grand drame : je n’arrive pas à me canaliser, je veux tout faire et, parce que je ne sais pas faire de choix et que je pense constamment à tout ce que je pourrais faire, mon énergie n’arrive pas à se centrer sur un seul but : les efforts à faire pour y parvenir me sont insoutenables. Du coup, j’arrête plutôt que de persévérer. Et puis, du coup aussi (du coup encore 😉 !), mon énergie vitale finit par s’effondrer sur elle-même car court-circuit. Cette énergie devient dépressive, et je ne sors jamais du cercle vicieux où je tente mais laisse tomber, où j’ébauche mais ne finis rien…

    Je ne sais pas ce que je vais faire… je sais que je ne peux pas rester « spectatrice », j’ai un besoin vital de créer, je le ressens comme tel, de façon authentique, en moi. Pourtant, je n’y arrive plus. J’écrivais et dessinais très facilement il y a encore quelques années, puis j’ai fini par rejeter tout ça en bloc. Je rêve depuis des années et des années d’écrire un roman dont j’ai le titre et la trame ; et enfant, je voulais écrire et illustrer, voire faire des BD… Je n’ai jamais pris de cours de dessin et le regrette ; certains membres, frères et sœurs qui me sont directement liés, de ma famille maternelle, avaient un don inné pour le dessin (mais vraiment un don de malade !!!), sans avoir jamais pris de court et dès leur plus jeune âge ; je n’en ai hérité qu’à un tiers je pense, mais mon perfectionnisme m’a fait tout foutre en l’air au lieu de tenter de développer ça. J’envisage d’en prendre aujourd’hui, je veux dire des cours, mais après mon orgie de ces dernières années en matière de disciplines vite abandonnées (mais pourtant réellement et authentiquement désirées), je pense que je vais faire un break et me forcer à tout arrêter pendant au moins un an, histoire de me concentrer enfin sur ma psychothérapie (qui n’a aucun lien avec le milieu de la douance : et je ne le souhaite pas forcément pour le moment : changer de psy et re-raconter sa life à chaque fois, au secours ! Quelle énergie dépensée là encore !) ; de reprendre l’écriture à mon rythme (sans prof pour me dire : « faut bosser ça et ça et ça »), de reprendre le dessin, histoire de voir si ce désir est toujours là et toujours authentique, même après toutes ces années d’abandon. Histoire aussi de prendre le temps de rencontrer de nouvelles personnes (je suis une éternelle solitaire malgré moi, même si mon besoin d’indépendance est aussi très grand et que je peux mordre jusqu’au sang si l’on s’introduit irrespectueusement dans mon espace vital, qui est très fragile et dont j’ai une conscience peut-être un peu trop aiguë – d’aucuns diraient en ce sens que je suis parano…), et de renforcer mes amitiés déjà existantes, qui comptent plus que tout pour moi… Histoire aussi de prendre le temps de canaliser ce désir incommensurable et infini que j’ai en moi depuis toujours, ce désir de posséder le monde entier, proportionnel à mon sentiment de solitude et à ma mélancolie. Ce désir que je ne sais transformer en « bonne énergie » pouvant s’accrocher au réel et s’incarner en lui, car rien de ce qui est réel n’est à la mesure de mon désir démesuré et qui me dé-réalise… Alors bien souvent, comme je le disais plus haut, quand ce désir se court-circuite de lui-même, il devient un gouffre béant qui s’ouvre en moi, et une horreur latente de mon vécu et du monde terrestre s’empare de moi – c’est l’angoisse, l’angoisse sans nom… Il faut juste attendre que la crise passe… Mais qui sait alors le vide intersidéral qui s’empare de moi, et l’envie de partir… Je sais aujourd’hui qu’après toutes les épreuves de l’enfance et de l’adolescence (rejets et maltraitance), il y a enfin des personnes qui m’aiment véritablement et sincèrement, car j’ai réussi, par l’humour et la bienveillance, à accéder à la chaleur humaine, et je sais au fond de moi qu’on me le rend bien, mais cependant, le gouffre sans fond en moi est trop puissant et j’ai le sentiment que leur amour ne suffira jamais : je suis devenue virtuelle, mais ma persona sociale arrive à faire croire que (presque) tout va bien… Personne ne soupçonne le fond de terreur qu’il peut y avoir en moi, ni à quel point j’ai vécu dans un état de guerre permanent depuis toujours. Pourtant les dieux seuls savent à quel point je sais ce qu’est la Vie, je sais ce qu’est l’Absolu, plus que quiconque. Je ne sais que trop bien le goût de ce que j’ai manqué…

    Alors, ai-je été surdouée ou non, personnellement je m’en tamponne. Pas plus que je ne me considère supérieure à qui que ce soit. La seule chose que je veux, aujourd’hui, c’est être en paix avec moi-même et avec le monde. Il me reste encore trop d’années à vivre pour que je puisse continuer à me maltraiter comme ça. Rien que d’y penser, ça me fout le vertige. Mais par où commencer quand l’on (s’)est complètement dévasté intérieurement, et quand on ne s’est rendu compte que trop tard des dégâts infligés au cours des années ?

    Je suis en colère. Contre moi-même et contre le monde. Et ça ne fait que commencer…

    Merci à toutes celles et ceux qui m’auront lue, et merci d’avance à ceux et celles qui me donneront suite peut-être.

    Les maux de la fin seront laissés à certains des maîtres les plus absolus ès mélancolie :

    « Je ne suis rien. Jamais je ne serai rien. Je ne puis vouloir être rien. Cela dit, je porte en moi tous les rêves du monde. »
    Fernando Pessoa
    (Mon très cher Alain-Fournier a écrit aussi une chose semblable, que je n’ai hélas plus en tête mot pour mot mais qui était quelque chose comme : « Aucune construction humaine ne peut contenir le monde que je porte en moi. »)

    « Je n’ai pas encore vaincu ce que je combats ; mais je ne me suis pas encore vaincu non plus et, ce qui est le plus important, je n’ai pas encore capitulé. Je me déclare en état de guerre totale. »
    Fritz Zorn, qui a écrit cela alors qu’il se savait condamné par la maladie…

    « La mélancolie est de la folie au sens où le parfum dépasse la nature.  »

    « La mélancolie exprime toutes les possibilités célestes de la terre. N’est-elle pas le rapprochement le plus lointain de l’Absolu, une réalisation du divin par la fuite de Dieu ? En dehors d’elle, qu’opposerait-on au Paradis, lorsque rien ne nous lie plus au monde que le fait de vivre en lui, et le vide positif du cœur. »
    Emil Cioran

    PS. 1 : merci à vous Cécile pour ce blog, qui me permet de m’exprime, ce bien que je n’aie pas lu votre livre.
    PS 2 : quel plaisir de lire des échanges dans un français normalement écrit et exprimé ! À croire que cela deviendrait presque en voie d’extinction, de nos jours !

    1. « La seule chose que je veux, aujourd’hui, c’est être en paix avec moi-même et avec le monde. »
      Merci beaucoup de votre témoignage Adrasteia.
      Sans jugement de ma part, il me semble bien éclairer ce qui se passe quand on ne connaît pas ce qui « fait » le surdon : tout dans ce que vous écrivez le signe. réactions, approche, ressentis… Et puis quelques mots ici et là qui évoquent la vie, le cheminement personnel…
      Etre surdoué, c’est être humain d’abord, être plus ou moins balloté par la vie avec les blessures qui parfois ont tant de mal à cicatriser. Et là dessus, un mode de fonctionnement inné qui en rajoute une couche (intensité, complexité et moteur intérieur qui n’a rien à voir avec l’ambition, mais qui ressemble à un « je-ne-sais-quoi » qui ronge, tant qu’on n’est pas arrivé à déterminer de quoi il était fait)

      Je crois important que vous puissiez rencontrer un(e) thérapeute bien au fait du surdon qui vous aidera à vous apaiser du côté de vos blessures intimes, et qui saura également vous expliquer en quoi le surdon vient interargir avec votre cheminement personnel.

    2. Bonsoir Adrasteia que je ne connais pas mais si proche pourtant,
      Sachez que moi non plus, je ne connaissais pas ce site avant ce soir…
      Et que c’est également la première fois que je prends la plume, me contentant jusqu’à présent de lire et d’observer, ce que je sais le mieux faire.
      Je suis bouleversée de votre témoignage. Pour être claire, je suis en pleurs, toute seule, là, face à mon ordi qui demain sera mon outil de travail abrutissant.
      Vous avez réussi à mettre en mots ce que je ressens tellement fort et que je n’arrive pas à expliquer (même à ma psy… j’ai tenté de lui parler « zébritude » après ma lecture de l’ouvrage de Jeanne Siaud-Facchin, cet été, mais sans succès…). Je suis moi aussi envahie d’envies, par exemple lire toute l’oeuvre d’Herman Hesse après avoir lu Gertrude, faire une fac de musicologie en cours du soir, coucher sur une partition toutes les musiques que j’ai dans mon cerveau malade (mais je suis incapable d’écrire, je n’en ai pas les outils techniques et surtout, surtout, je suis usée, bouffée de l’intérieur par une énergie dévastatrice qui me condamne à tourner en rond sur un chemin qui n’est pas le mien).
      Bien sûr, et je le regrette profondément, je suis désarmée et je ne sais pas plus vous aider que je ne sais moi-même m’aider.
      J’ai encore un espoir, une amie m’a transmis les coordonnées d’une personne sur Lyon qui connaît bien les travaux de Cécile et que je vais rencontrer dans dix jours. Habitez-vous sur Lyon, par hasard? J’ai eu cette personne en ligne hier matin, c’est elle qui m’a parlé de Cécile Bost et de son site, qu’elle m’a invitée à consulter. Et me voilà.

        1. Bonjour Cécile et bonjour Isabelle,

          Merci infiniment de vos réponses qui me touchent beaucoup.

          Isabelle, ce que j’ai écrit vous a mise en larmes, et cela m’émeut à un point tel que vous ne pouvez imaginer… Mais voilà, toute cette tristesse nous permet de nous rencontrer, même de façon « inconnue », via le blog de Cécile, et de nous dire « Nous ne sommes pas seules, il y a des personnes qui vivent la même chose de l’intérieur ! » 😉

          Il y a quelques années, j’ai bouleversé une psy en lui disant que je vivais dans un solipsisme permanent… Oui, je pense que c’est toujours le cas, malgré mes efforts pour « m’extérioriser ». Mais rien à faire…

          Sinon, je ne suis pas sur Lyon, mais sur Paris, Isabelle.

          En revanche Cécile, ce que vous écrivez m’interpelle, et j’en viens donc à me demander si vous pouvez me donner des adresses de bons thérapeutes sur Paris ?
          Je peux envisager cela bien sûr ; quant à passer un test, pour l’instant c’est non 🙂 .

          Merci à vous !

          Je file, je le devoir du travail m’appelle… Ma semaine n’annonçant chargée, je ne repasserai que ce week-end je pense, ou peut-être en milieu de semaine.

          Bonne semaine à toutes et tous !

          Prenez soin de vous, Isabelle, Cécile, et tous les autres.

          Adrasteia

          1. Un dernier petit mot pour Isabelle, avant que de filer pour de bon (sinon je vais être en retard ;p ) : lisez Hermann Hesse, c’est un ami !!!

            Le Loup des Steppes, très emprunt de la philosophie magique de Nietzsche (le thème de la surabondance de forces chez un être, cependant brisée par une société conformiste : c’est là le drame de Harry Haller, le « Loup des steppes » : un homme brillant dont la volonté a été brisée par la morale conventionelle, mais qui a survécu, bien qu’abîmé pour toujours) dont la préface vous charmera…

            L’Ornière : nouvelle courte et pas très forcément révélatrice de tout le talent de Hesse, mais qui parle là aussi d’un jeune homme brillant brisée par le système…

            Le Jeu des Perles de Verre : très complexe, roman d’anticipation sublime mais pas forcément facile à aborder, à réserver peut-être pour la fin ?

            Narcisse et Goldmund : aaaahhh, chef d’oeuvre esthétique !!!

            Demian : ou comment un jeune homme est entraîné par un autre à briser les chaînes de l’éducation répressive imposée par la société, et à penser et acter par lui-même…

            Tout ceci devrait vous parler, ma chère Isabelle ! Je dois en avoir lu un de plus, de ce chère Hermann, mais je ne l’ai plus en tête si c’est bien le cas.

            À bientôt !

          2. Bonjour Adrasteia,

            Votre long témoignage est très touchant, merci de votre partage.
            L’intérêt des tests n’est pas forcément de mesurer l’intelligence, mais surtout de comprendre qu’on a un autre monde dans la tête, et que c’est ce qui fait qu’on est en perpétuel décalage, relationnel, émotionnel etc… Apprendre à se connaître fait partie du chemin 😉

            Avez-vous trouvé un(e) thérapeute sur Paris ?

            Bon courage à vous

          3. L’intérêt des tests peut être aussi de comprendre de quelle façon on est intelligente, les points forts et les points faibles, qu’on n’a pas forcément su pointer soi-même si on s’est laissée embarquer par les a priori des parents, des enseignants… De mieux se connaître et se comprendre, donc et de moins se cogner contre des portes invisibles.

  23. Bonjour,

    Je viens de vous lire tous et toutes, c’était magnifique, de pouvoir me retrouver à travers chacun de vos mots. L’isolement je connais très bien, me sentir différente, penser différemment, c’est mon quotidien. Depuis que je suis une enfant combien de fois il m’est arrivé de me demander « pourquoi » je ne pense pas comme « eux/elles » je n’ai jamais trouvé de réponse et en est souffert. Avec l’âge, j’ai pris sur moi d’être différente…. c’est comme ça puis c’est tout…. mère célibataire, un emploi pas adapté à moi, comme pour le reste de ma vie, je m’adapte. Avec l’age ce n’est pas plus facile, il y a la maturité c’est certain, Les obstacles que l’on a pu rencontrer, mais je me pose aussi encore plus de questions. Mon existence, pourquoi ce système autour de moi, à quoi tout cela sert finalement. Je ressens le besoin de me nourrir pour comprendre encore plus, pour trouver des réponses à mes questions. Je lis. j’ai toujours aimé lire. j’ai toujours beaucoup pensé, analysé, décortiqué. Je ne crois absolument être « douée » même si ce sujet a déjà été abordé avec un de mes amis, lui « surdoué ». Je me suis juste toujours sentie décalée en ce monde. J’ai attribué cette différence à mon enfance un peu « atypique’ qui m’a ouvert les yeux peut être un peu plus que les Autres. Je suis aussi, comme beaucoup, issue d’une famille dysfonctionnelle, ce qui veut dire se prendre en charge tôt. Voilà, je pense que suivant ce que nous vivons, nous pouvons nous sentir « mature » plus tôt et donc, se sentir différent des autres qui ont eu une vie plus calme. Mais maintenant que je suis moi même mature, et bien rien n’a changé. Je préfère être seule, lire, réfléchir, me créer mon univers, mon hypersensibilité m’a fait me forger une carapace. Je suis très intuitive, physionomiste… Je me sens bien moins seule maintenant que j’ai lu ce site, même si je ne suis pas HP. Je vous remercie.
    Bien cordialement,
    Fabienne

    1. Merci de votre témoignage Fabienne.
      Une chose est essentielle : ce n’est pas tant l’étiquetage qui compte que le fait de sentir bien.
      De fait, explorer ce que signifie être surdoué peut éclairer certaines difficultés d’un nouveau jour et contribuer grandement à les faire disparaître.

      1. Je vous remercie de votre réponse Cécile. Je suis absolument d’accord l’étiquetage n’a pas d’importance. Je suis arrivée sur votre site sans faire de recherches sur la douance mais l’hypersensibilité, et puis c’était tellement intéressant que j’ai continué ma lecture. A 46 ans, savoir si je suis HP ou non ne m’apportera rien de plus je pense. Mais, enfin me sentir bien serait un grand bonheur. Donc, rencontrer ou discuter avec des personnes qui vivent le même mal être, celui de se sentir trop souvent en marge, cette difficulté à établir des liens, est bénéfique. D’ailleurs je me suis sentie bien en lisant les témoignages. J’ai ressenti beaucoup d’émotions. Je vais continuer ma navigation.

        1. Pour commencer : bienvenue sur Talentdifferent ! 🙂
          Et si les rencontres « en vrai » vous manquent je vous suggère d’aller jeter un coup d’oeil sur les rencontres ZebrasCrossing.
          Pas besoin de s’être fait tester pour aller à la rencontre d' »autres soi »

        2. Bonsoir Fabienne,

          J’ai eu l’impression que lorsque tu raconte ta vie, ton enfance, c’est un peu la mienne qu’on raconte : enfance et vie adulte solitaire, lecture à haute dose, hyperémotivité, intuition vive…..

          Un point peut-être où j’ai un avis divergeant : peut-être que pour l’instant, tu ne souhaite pas subir des tests, car tu penses qu’à 46 ans ca n’en vaut pas la peine. J’ai eu l’impression d’une usure chez toi, la vie n’est pas finie à 46 ans, heureusement !

          Cela dit, cette réticence face aux tests, peut-être cache t elle une peur face à cette différence que tu as toujours ressentie. Moi au début c’était pareil. J’ai dû me forcer à intégrer ma différence, et aujourd’hui cela a modifié beaucoup de choses : nouveaux projets, meilleure confiance en soi, meilleure maîtrise de mes émotions.

          Cela dit il faut te donner du temps, peut etre qu’un jour éprouveras tu le besoin de mieux connaitre quelles sont les capacités intellectuelles qui sont dominantes chez toi.

          Il faut plusieurs années je pense pour vraiment fonctionner comme si on avait toujours su depuis le début.

          Christèle, pas si vieille non plus…….

          1. Merci Christèle pour ton message. Tu t’es reconnue à travers la description d’un petit bout de ma vie donc ?! On se sent moins seul quand d’autres témoignent, et qu’on se découvre des similitudes. Tu as bien pressenti, parfois je me sens usée, mais pas vieille… et oui, je suis parfaitement d’accord la vie n’est pas finie à 46 ans. Je me suis mal m’exprimée sans doute. J’ai des projets qui me stimulent, c’est important. Je suis réticente aux tests c’est vrai. C’est surtout l’angoisse de se voir dire « non vous n’appartenez pas à ce groupe »…. cela voudra dire essayer de comprendre encore et encore pourquoi je me sens en décalage. La réponse a pourtant été donnée par Cécile plus haut, il faut se sentir bien avant tout, rechercher le bien-être. Les sentiments de singularité ou de différence ne sont pas l’apanage des HP je pense. Une personne tout à fait dans « la norme » peut se sentir hyperémotive par exemple, et donc, explorer la piste de la douance peut lui apporter des éléments de réponses. Je vais donc continuer de lire pour essayer de me comprendre mieux.
            Encore merci pour ces échanges qui m’aident bien.
            Fabienne

    2. Bonjour Cécile et à tous
      Apprendre à 62 ans que je suis surdouée quel choc!
      En trouvant sur le net un article sur l’hypersensibilité – ça je l’ai toujours su- puis Elaine Aaron, Jeanne Siaud Facchin, puis ma psy qui me le confirme, je suis complètement chamboulée. Mais ça explique tant de choses: de m’être toujours sentie à part, extra-terrestre, incomprise, être toujours à fleur de peau, les 5 sens trop trop trop, les dépressions, les diagnostics de bipolarité, borderline.
      J’ai quand même eu une vie ok:deux bons enfants et depuis presque trois ans une petite-fille. Je me vois en elle: elle est surdouée je le sais, je le sens de tout mon être. Grace a elle je sais maintenant qui je suis.
      Mais à mon âge je fais quoi avec ça???

      1. Bonjour France de Montréal

        Oui, je crois que c’est bien un peu un challenge de se découvrir surdoué sur le tard…
        Il y a un deuil pas toujours facile à faire.

        Mais !…

        Mais maintenant vous savez !
        Et alors il me semble qu’il y a un sacré boulot devant vous !

        Un boulot de transmission, un boulot de mentor !
        Accompagner votre petite fille, mais qui sait, aussi vos enfants ?
        Et puis accompagner les amis que cette petite fille se fera.

        .. Et puis je pense aux seniors qui n’auront pas eu la chance d’apprendre et qui se retrouvent reclus – chez eux, dans une maison de retraite, sans « nourriture »
        Il existe aux Pays-Bas une maison de retraite qui permet aux pensionnaires de dessiner, faire de la musique, de la sculpture.
        Il y a des conférences sur l’art, sur divers sujets d’actualité..

        Le souci, c’est que les maisons de retraite ne sont pas sensibilisées au surdon (c’est encore si neuf chez les adultes !)
        Alors quels moyens trouver pour y faire entrer des activités dont la rentabilité n’est pas assurée ? Payer un intervenant pour 2 personnes, vous voyez d’ici l’échec financier (car c’est malheureusement comme ça que fonctionnent aussi les maisons de retraite).

        Alors comment faire ? quelle solidarité réinventer ? Comment intégrer des activités pour surdoués sans forcément annoncer explicitement que c’est à leur attention ? Car en effet, pourquoi interdire des activités intellectuellement nourrissantes à ceux qui ont moins de 130 ?
        Comment, par exemple, permettre de jouer au Scrabble en duplicate, au milieu de personnes dont l’objectif essentiel est d’arriver à construire des mots, peu importe le temps qu’on y met et les points que ça rapporte ? C’est bien sûr pour avoir « vécu » cet exemple que j’en parle.

        J’ai l’impression que vous n’attendez pas grand chose pour passer la démultipliée 🙂

        1. Bonjour Cécile
          J’ai été tellement touchée de lire votre réponse ce matin, car j’avais écrit mon 1er commentaire à 1h du matin, heure du Québec. J’ai découvert votre site vers 21h et j’étais en larmes de lire tous ces témoignages tellement je me reconnais.
          Je vis encore chez moi avec mon conjoint retraite lui aussi – je pense qu’il est surdoue lui aussi, mais lui au moins a eu une brillante carrière comme médecin spécialiste, personnellement j’ai l’impression d’avoir raté ma vie professionnelle. Nul besoin de vous dire que les maisons de retraite me terrifient. Ça me rend malade à l’idée de passer mes dernieres années avec des morts-vivants (pardon) a regarder des émissions sans contenu à la télé et d’avoir des conversations insipides, rien qui me nourrit quoi ! Je veux demeurer chez moi le plus longtemps possible.
          J’ai toujours eu une passion pour les mots. J’adore jouer au Scrabble mais trouve rarement des « partenaires » intéressants car je gagne toujours, ou presque.
          Oui, les deuilsssssss sont multiplesssss à faire, j’en suis consciente mais au moins je suis rassurée de ne pas être anormale ou débile mentale.
          Et les relations avec mes proches ! On me dit compliquée (?????)…..moi qui suis toujours en quête de clarté de sincérité, d’honnêteté, de transparence….cela semble trop compliqué pour les membres de ma famille. Donc je les vois rarement, en fait je crois qu’ils me fuient (frères et sœur). Mes parents sont très âges – fort possible que mon père soit surdoue, je n’ai des conversations intéressantes qu’avec lui!
          Une question Mme Bost: serait-il utile, à mon âge de faire cune évaluation, des tests?
          Au plaisir de vous lire tous a nouveau même si ça me fait pleurer – je pleure souvent. Hypersensible a l’extrême. Désolée pour les petites fautes, surtout les accents….ma tablette ne « veut » pas.
          Avec vous tous…du Québec 🙂

          1. Bonjour France

            Il est vraisemblable que vous faire tester vous apportera deux atouts :
            – ça vous donner a plus de forces pour vous affirmer alors que vous avez tous ces deuils à faire.
            – ça vous donnera aussi des indications sur vos forces.

            Je partage avec vous l’image des morts vivants.
            L’idéal serait bien sûr de pouvoir rester chez soi jusqu’au dernier souffle.
            Mais pour mille raisons ce n’est pas possible pour tous.
            D’où ma suggestion – en fait, l’idée est que vous convainquiez le personnel d’encadrement de mettre en place des actions – pas que vous jouiez les animatrices.
            Et vous pourriez certainement utilement vous faire aider de votre conjoint – spécialiste peut-être mais médecin d’abord. Ca peut aider pour la sacro-sainte légitimité pour se faire entendre 🙂

          2. Bonjour France,

            Votre mail m’a beaucoup touchée, je me suis retrouvée en le lisant, l’hypersensibilité, ne jamais se sentir comprise, l’impression de venir « d’ailleurs ». je vous comprends très bien. Si je suis ici à vous répondre c’est que je me suis également posée des questions me concernant « qu’est ce que j’ai moi pour me sentir si différente » et avoir l’impression de jouer la comédie pour m’intégrer, être quelqu’un d’autre pour pouvoir me joindre/lier aux Autres….
            Je ne suis pas suffisamment qualifiée pour vous apporter d’autres informations que celles qui vous ont déjà été données. cependant, comme je le pense pour moi, (et je ne l’ai pas fait) passer les tests pourrait vous soulager, vous aider à mieux vous comprendre, c’est important. On ne peut pas passer à côté de sa vie, ce don vous l’avez, vous avez beaucoup à partager.
            Bien amicalement,

            Fabienne

      2. Bonjour France,

        Il y a aussi les univesités d’été , si il y a un domaine que vous avez toujours révé d’étudier ou d’approfondir.

        Ou bien, aider des personne en difficulté d’apprentissage (illétrés, personnes étrangères, …..) il y a des associations pour ca.

        Mais, oui comme dit Cécile, vous avez besoin de « nourriture » intellectuelle : à vous l’assiduité à la médiathèque pas loin de chez vous…., à vous l’aide aux devoirs à vos petits-enfants….

        Que pourrai-je vous proposer encore : voyages culturels, ou plus simplement découverte de la nature, associations écologique, comités de quartier pour proposer vos idées, agir sur le concret, donner un sens à vos actions.

        Y a de tout en vrac ci-dessous, mais après je ne vous connais pas plus que ca, donc vous y ajouter votre liste d’activités.

        De manière affectueuse (et un peu nostalgique) vous me rappelez ma grand-mère qui avait une mémoire dingue, et un sacré sens de l’observation.

        Cricri

        1. Bonjour Cricri
          Merci de votre commentaire. Ce blog brise l’isolement.
          J’ai plein d’intérêts dont 2 passions principales: la peinture et ma petite-fille. A 2 ans et 9 mois elle s’intéresse déjà aux lettres, elle a compris qu’elles servent à communiquer. Elle fait déjà des phrases aussi complètes que  »Le soleil est caché par des nuages gris » en regardant le ciel. Je l’accompagnerai dans son apprentissage, c’est une chose certaine.
          Mon conjoint et moi faisons beaucoup de voyages depuis que nous sommes ensemble, depuis 15 ans dont l’Inde qui nous passionne. J’ai aussi vécu 10 ans en Bretagne, mon conjoint est français (hé oui!). (Ce site est-il français ou belge?). Je voulais revenir au Québec dès qu’il a pris sa retraite. Aussi nous prenons des cours ensemble: yoga et philosophie bouddhiste tibétaine. Nous lisons beaucoup tous les deux, activités culturelles. Il y a une médiathèque pas loin de chez moi, bref, tout va bien pour l’instant et nous sommes en bonne santé tous les deux – sauf dans la tête, mais maintenant nous savons pourquoi !
          Je bouffe tout ce qui me fait du bien, je regarde de super documentaires à la télé. J’ai de plus en plus de mal avec les infos: l’image de ce petit Alan, migrant de 3 ans mort sur la plage, m’a fait pleurer de désespoir sur notre monde.
          Etant au Québec, je suis entourée de nature, qui m’apporte une certaine paix.
          Je n’ai pas encore lu tous les commentaires sur ce blog, mais quel âge avez-vous ? Quarantaine ?
          Au plaisir de vous lire encore Cricri

  24. Hypersensibilité ou agression,

    Lorsque les soirées deviennent l’enfer.

    Un week-end ou l’enfer semble s’inviter à chaque seconde de la journée.

    Vendredi 1000 Français + 500 étranger rassembler dans une salle, partiellement cachée derrière mon ami (ou mari, mais ça c’est une question dont je n’ai pas encore la réponse); chaque « bonsoir », chaque effleurement, chaque tentative de me faire la bise est une agression. Je dois résister 4h de ce supplice.

    Samedi, pas de moment de répit même en allant déjeuner nous nous retrouvons encerclé des même personnes que la veille. Le week-end va être encore plus difficile que je ne le pensais.
    4h de préparation, 30 min à tournée en rond dans ma chambre, je suis enfin prête il ne reste plus qu’une touche de rouge à lèvre, mais impossible pour moi de sortir de cette chambre. Je prie tout les saints qu’un incendie me permette de ne pas sortir .
    La voiture attend (comme toujours), on me rappel une dernière fois. Je sort enfin et croise deux garçons de 8 et 10 ans. Au première « waouw » d’un d’eux, je craque, je ne veux pas y aller, je veux rentrer chez moi. De toute façon la robe ne me va pas, ma coiffure ne tient pas, et ma cheville me fais souffrir perchée sur 12cm de talon aiguille. Personne ne verra mon absence.

    Je cède une fois de plus aux demandes de nos connaissances de ne pas faire demi tour. ce soir il n’y a QUE 800 personnes. Tout le monde se fais la bise, mon dieu quel horreur. A chaque fois que je tends la main, je sens et vois le regard de gens me juger « pour qui elle ce prend celle là »… La torture de l’apéro ne dure que 30min, ouf j’ai assez trainer pour ne pas subir cela trop longtemps. Le repas, je suis entourée d’Allemand, je me détend enfin. Le sentiments d’être un peu à la maison, même si personne ne m’adresse la parole sauf la personne en face de moi. Nous discutons toute la soirée, et je fini même par rigoler un instant. Nous échangeons adresse mail et téléphone, c’est vrai que je suis souvent en Allemagne.

    Le lendemain, j’envoie un petit mot par mail, pour remercie de cette belle soirée… Et 1 semaines après toujours pas de réponse.

    1 semaine à analyser ce week-end où l’enfer devait être plus supportable, pas encore remise de cette plonger en « société », seule envie m’isoler, avec des milliers de questions.
    « Qui voudraient réellement intéresser à une grue comme toi? », « l’adresse et le téléphone c’était juste une forme de politesse? », « Suis-je vraiment si invisible? « , ect…

    1. Bonjour Angelina,

      Face à tant de dureté vis-à-vis de vous-même, je vous réponds par la douceur.

      Ce que je vois dans votre message, c’est cette importance à vouloir coller au regard des autres, à vouloir donner l’image qui les autres attendent. C’est très destructeur pour une surdouée.

      Laissez tomber, les talons, le rouge à lèvres, si vous n’etes pas à l’aise avec. Faites en moins, mais faites le bien : un accessoire, une touche originale, sur une tenue ordinaire…..

      Vous croyez que les autres vont comprendre le degré de hauteur que vous pensez leur montrer, et ainsi vont suivre sur le plan intellectuel. Mais, non il ne faut pas mélanger atours physiques mis en valeur, et qualités intérieures si particulères et différentes que les autres n’arrivent à comprendre.

      Tout le monde colle à la mode plus ou moins, alors du coup vous tombez dans l’ordinaire, alors que vous cherchiez le contraire.

      Quand aux contacts physiques de courtoisie, les éviter, ou les esquiver, là …. On fait pour le moins pire, et pour rester dans le minimum correct.

      Et puis, si vous n’alliez pas à toutes les soirées ? Les vrais amis seront toujours là meme si vous refusez parfois.

      Alors, oui, faites tomber le masque, soyez vous-même, et soyez tolerante avec vous davantage. Votre sensibilité ne peut pas contrer tant de violence vis-à-vis de vous-même : celle des autres parfois inévitable, est bien assez suffisante à gérer pour vous.

      Non vous n’etes pas invisible, vous etes différente, mais cette différence les autres ne la voient pas ou bien pire la voient d’un mauvais œil. Il faut faire avec. Dans la gestion des relations sociales pour un surdoué, la priorité est surtout soi, après les autres si on peut les aider, et s’ils sont réceptifs à notre bienveillance.

      CriCri

      1. Bonjour !

        100% d’accord avec vous !!
        Un 1er constat déjà, on ne peut pas plaire à tout le monde. dont acte, même si ce n’est pas facile.
        Second constat, Angelina, soyez vous-même autant que faire se peut, mais OUI, apportez votre touche perso, votre ressenti perso sur vos tenues.
        Vous aurez TOUT à y gagner : vous vous sentirez mieux, les autres le ressentiront, quelque soit leur niveau de « compréhension face à votre particularité de surdon, et de fait il se pourrait bien qu’ils vous paraissent plus accessibles.
        Je sais, paradoxe avec la tenue, mais ce qu’on transmet et qui est sincère a bcp plus d’importance qu’on ne croit.

        Pour ma part, de BCBG (que je ne renie pas pour autant), et oui c’était bien pour appartenir à un groupe en relation avec le travail de mon mari, j’ai explosé en piercée, tatouée (pas exagérément, et quand bien même), baroudeuse selon, révoltée selon, Provocante selon mais aussi chic avec mes atouts, tout ça dans le respect évidemment.
        Et je vous certifie que je me sens MOI, que j’y ai largement gagné au change, que certes certains me regardent drôlement, libres à eux d’aller plus loin si ils sont intelligents.
        Dans le cadre de mon travail, et en clientèle tout le temps, je suis moi, naturelle, et je vous certifie que j’ai « retourné » pas mal de personnes ayant un style on va dire plus policé, ils ne veulent plus avoir à faire qu’à moi.

        Et forcément, je ne suis pas invisible, ce n’est pas possible, ne serait-ce qu’avec ma personnalité.
        Je suis définie comme atypique, et ça me va parfaitement. Pas question de changer.

    2. Angelina,

      Comme je vous comprends… Je me suis retrouvée à un mariage au fin fond du Cantal, avec trois cents personnes. Mariage dans un camping loué entier pour l’occasion. La famille, et les amis. Moi, la nouvelle petite amie de L., auquel les mariés avaient confié la mission d’organiser l’évènement et de les marier. Je ne connaissais PERSONNE. Très vite, L. a été accaparé par tout le monde, courrait partout, et ça a duré tout le weekend. J’ai paniqué. Je suis restée cachée dans ma tente à lire un livre jusqu’à la tombée de la nuit. Puis je l’ai cherché pendant de longues heures, des yeux, et à l’oreille, parce qu’en fait, on ne voyait pas grand chose… J’étais très mal à l aise, impossible d’aller vers les autres, peur de lui faire honte en demandant où il était, envie de me refugier dans ses bras mais peur d’être encore plus ridicule et de lui faire honte. Retour à la tente. Il finit par venir m’y chercher, me prend la main et m’accompagne au barnum où est servi le repas pour trois cents personnes. A peine arrivé, il me lache la main et va saluer, discuter, truc… Je suis paniquée et reste plantée avec un sourire niais. Il me colle à une table où il n’y a que des filles. Bon sang, elles sont toutes jolies… Bon sang, il les connait toutes… Je ne dis pas un mot. Je me trouve moche, grosse, nulle à coté de toutes ces poupées comédiennes ou chanteuses lyriques, qui rient fort, qui minaudent dans leurs jupes très courtes… Moi je suis en jogging, avec mes grosses lunettes… naze. Elles lui lancent des regardent de velours, sourient gentiment, il rit de leurs blagues… J’ai envie de les claquer et de pleurer.
      Fin du repas, je fuis dans la tente. Une heure plus tard L. arrive.

      Même topo le lendemain. En prime, au bal post banquet, je me fais draguer par tous les lourdauds qui n’ont pas compris que j’étais la copine de L. J’appelle mon L. au secours des yeux, mais il ne me voit pas. Je colle deux jeunes femmes avec lesquelles j ai échangé trois mots dans l après-midi. Je me trémousse, alcool aidant. Et là, je vois mon L. entouré des comédiennes qui se collent à lui… Qu’elles sont jolies dans leurs robes élégantes… J’ai l’air d’une bonniche dans ma robe à manches longues… Je me mets à pleurer sur la piste… Et je vais me coucher.

      Par miracle, L. décide de partir le lendemain dès notre réveil (12h)… J’ai amèrement regretté d’être venue à ce mariage… Et dans le fond, je savais que ça serait horrible, mais j’avais peur qu’on me vole mon amoureux…

  25. Bonjour ,
    je réponds globalement à ce que je viens de lire, car je débute dans mon questionnement par rapport au haut potentiel.
    J’ai 48 ans et je me demande si je suis des vôtres, avec beaucoup d’émotions à la clef. Je pleure beaucoup en lisant les profils sur intenet: l’hypersensibilité, l’intuition, la créativité…. Je ne suis pas encore sûre. Je me reconnais dans les profils et me sens proche de ce que vous dites, avec une hyper sensibilité qui semble s’accoître.
    Ce que je peux dire, c’est que je me suis diagnostiquée extra-terrestre depuis déjà longtemps, et en souffrance, et aussi en thérapie, et j’ai choisi les arts martiaux (karaté et tai-chi), la méditation la peinture et le théâtre en étayage ; ça marche bien, ces activités me permettent depuis plus de 20 ans de trouver un certain équilibre, physique et mental et une voie de réalisation, mais c’est une discipline quotidienne et une vigilance pour rester positive à moi-même.
    La peinture m’a permis de libérer le trop plein d’émotions au fur et à mesure, et la thérapie de mettre des mots.
    J’ai l’impression de travailler tout le temps pour me canaliser, et c’est à se prix que j’avance.(plus le boulot extérieur et ma difficile compatibilité avec l’hypocrisie, la méchanceté, la perversité et j’en passe…)
    Je suis heureuse de découvrir aussi que peut-être aussi je suis des vôtres. Dans mon parcours sinueux, ça expliquerait beaucoup de choses. auriez-vous des conseils à me donner pour mes recherches? Merci

    A bientôt de vous lire

    1. Oui…non, effectivement, on peut vraiment se poser la question…. 😉

      I used to think I was the strangest person in the world but then I thought there are so many people in the world, there must be someone just like me who feels bizarre and flawed in the same ways I do. I would imagine her, and imagine that she must be out there thinking of me too. Well, I hope that if you are out there and read this and know that, yes, it’s true I’m here, and I’m just as strange as you.
      « J’ai eu l’habitude de penser que j’étais la plus étrange personne qui soit au monde… et puis j’ai réfléchi au fait que le monde est si peuplé, qu’il devait bien y avoir quelqu’un qui se sentait aussi bizarre et déficient que moi. Je me l’imagine, et je l’imagine pensant aussi à moi.
      Et bien… j’espère que si vous êtes ici et que vous lisez ceci et que vous savez cela, alors oui, il est vrai que je suis ici, et que je suis aussi étrange que vous »

  26. A Tournevis, (message 1 janvier 2013 at 21 h 37 min).

    Tournevis,
    Je ne sais pas si l’hypersensibilité s’aggrave … mais les moments de ras-le-bol, de peur-panique, de plus grandes souffrances, de sentiment d’épuisement, de perte de repère, et de manque d’espoir, ça oui ça aggrave la situation et ça veut clairement dire: STOP, je dois prendre soin de moi, sérieusement.

    D’après ma propre expérience et mes recherches et lectures, beaucoup des intimes blessures se soignent et peuvent guérir, et oui, vous avez raison là, il faut trouver la bonne aide, la personne soignante qui a l’expérience pour guider dans ce travail de guérison.
    Avec elle, d’abord faire le point, savoir la nature exacte de votre souffrance, sa complexité, la regarder droit dans les yeux et lui dire: OK, voici le problème, maintenant étudions les solutions, voyons ce que je peux moi créer comme solutions qui répondront adéquatement à mon univers intérieur.
    Chercher et trouver de l’aide, commencer et poursuivre le travail, sans relâche, un jour après l’autre, ouvrir une brèche dans la souffrance, le chaos, le désespoir. Apprendre à respirer en eaux profondes, c’est possible. De survivre d’abord, puis d’apprendre à vivre. Ensuite, honorer la vie au jour le jour et s’accepter avec humilité et générosité. C’est possible.
    Parmi nous, HP, il y a beaucoup de survivantes et de vivantes.

    Voyez, je ne vous envoie pas de vœux puisque vous n’en voulez pas, mais ce témoignage sincère, permettez-le moi, du fond du cœur.
    Courage Tournevis, ne lâchez pas prise, demain n’est pas hier et aujourd’hui vous appartient. C’est à la fois liberté, devoir et pouvoir d’ être !

    Sincèrement,
    Chan

    1. Pour Tournevis, – message du 1er janvier à 21 h 37’.

      Votre témoignage est très touchant et… nous met tous un peu face à nous-même dans le contexte du HP.
      Vous n’êtes pas seule dans ce cas ; ce n’est peut-être qu’une maigre compensation de le savoir, mais c’est important, car quelque part, sur un certain plan, il nous est loisible d’en prendre conscience (merci internet), et que ce n’est qu’un début parce que l’intérêt collectif s’éveille aux particularités qui sont les nôtres dans un monde qui, il faut bien le constater, n’est pas (encore) véritablement adapté à ce que nous sommes…

      Alors…
      Mes pensées de soutien sont avec vous,
      Elles viennent juste de s’envoler,
      Elles iront voguant je ne sais où,
      Vers ceux qui voudront s’y accrocher. 😉

    2. Pour Bagheera et Tournevis et les autres aussi…
      Bonjour,
      J’aimerais dire que la résilience est en chacun de nous ; aussi je crois qu’il est possible de guérir et renaître de ses traumatismes ; je considère beaucoup de mes expériences traumatisantes et douloureuses comme quelque chose de positif, un plus en moi qui me permet de mieux comprendre et aider les autres aujourd’hui ; je voulais dire aussi qu’il est possible de traverses de longues années, d’anxiété, de dépression, d’insomnies et de trouver un jour une certaine paix intérieure…
      Ne soyons pas dupes évidemment ; ce bonheur n’est pas permanent, il faut parvenir à l’identifier, à l’apprivoiser aussi ; le bonheur se résume pour moi à la possibilité de vivre l’instant présent dans une certaine authenticité sans lien avec le passé ou l’avenir… il peut correspondre à diverses situations du quotidien si banales soient elles : un plaisir visuel, olfactif… un moment d’échange de partage, un, moment de solitude positive…
      Je crois aussi que l’acceptation du surdon en soi est une étape nécessaire consciente ou pas (dans le sens, je suis reconnue comme tel par autrui et par moi même ou alors je suis capable d’un introspection et j’observe mes fonctionnement, mes fragilités…) ; oui, il faut parvenir à vivre avec cette différence qui aiguise nos sens et nous malmène chaque jour ; il n y a pas un jour (en tout cas, ces jours là sont bien rares si ils existent ) où je ne me sens pas harcelée ou agressée par un événement extérieur (cela peut être le bruit de mes enfants qui jouent, une annonce à la radio, une conversation dans un supermarché, le sentiment d’être souvent en décalage avec les autres…) ; aussi il faut parvenir à se protéger et trouver les clés pour se ressourcer ou pour diminuer les sources extérieures agressives ; je pense aussi que l’acceptation de cette faiblesse (hypersensibilité) en nous parce qu’elle nous martyrise (au même titre que l’acceptation d’un handicap) est une solution et dans ce cas, la reconnaissance de ses émotions et la verbalisation avec des alternatives peut aider… Mais je reste convaincue qu’elle est aussi d’une grande richesse et j’observe donc le verre à moitié plein et non à moitié vide…
      Je crois qu’accepter d’avoir le surdon en soi, c’est accepter de marcher au bord d’un précipice mais avec une corde autour de la taille quand on a identifié le mal… cette corde doit être attachée à différents point d’encrage qui donnent un sens à l’existence ; ces ancrages varient en chacun de nous car nous nous inscrivons dans une histoire différente…
      Quand la mélancolie et le mal-être prédominent, il faut réussir à se faire aider par un tiers qui sera à la hauteur… ce n’est pas toujours facile à trouver… une aide médicale peut aussi permettre au cerveau de se rééquilibrer lorsque la dépression est trop présente…

      1. @ Lyza,

        Merci de votre réponse.
        Moi non plus je ne considère pas les traumatismes vécus, et il y en a, comme des échecs, mais comme qqchose dont je dois me servir pour moi, pour les autres.
        Tout ce que l’on rate dans la vie, toute douleur sont source d’informations, d’expériences, par exemple mon phénoménal burn-out de mai 2011 (une date, impossible à oublier) au delà de ce qu’il représente m’a permis de connaître le pôle psy de Ste Marguerite de Marseille, puis mon psychiatre qui a enfin détecté ma pathologie, qui m’a orientée pour passer les tests de surdoué quand il l’a envisagé.
        Sans burn-out, pas de connaissance de ma maladie, pas de psy génial, pas de surdon détecté !

        Le décès de ma chère grand-mère : au-delà du traumatisme que ça a créé chez moi, grand bouleversement en moi, prise de conscience d’un tas de choses me concernant, et début de l’affirmation de ce que je suis vraiment. Ca ce n’est que du plus.

        Ce que le surdon m’a permis : accepter mes hyper ceci ou cela, ne plus culpabiliser parce que je n’arrivais pas à contrôler alors que mon traitement médical aurait dû m’ y aider, et de fait, pouvoir maintenant travailler à la gestion de tous ces ressentis excessifs.
        J’accepte parfaitement mon surdon révélé il y a peu : je savais que j’étais différente, c’est donc avéré, et ma foi que la vie soit difficile entre autre à cause de ça ne me dérange pas : je suis habituée au combat depuis si longtemps…j’ai ça en moi, suis une combattante, et j’ai déjà fait tellement de chemin en moi-même.

        Mais j’ai encore un sacré chemin à faire : le verre je le vois trop souvent à moitié vide, rarement à l’équilibre, et encore plus rarement à moitié plein en ce qui me concerne.
        Par contre, et c’est amusant, je suis beaucoup plus réaliste pour les autres, et suis parfaitement capable de leur montrer un verre à moitié plein. Je ne peux toutefois pas parler d’optimisme…c’est trop…aléatoire quant à sa réalisation !

      2. Bonjour Lyza,
        Ce que vous dites me touche de près et me redonne un peu d’espoir : « qu’il est possible de traverser de longues années, d’anxiété, de dépression, d’insomnies et de trouver un jour une certaine paix intérieure… » Je n’y croyais plus du tout jusqu’à récemment, d’abord parce que je ne savais pas d’où venait mon mal, et puis parce qu’il me semble que ce mal-être s’est justement amplifié au cours des années – fut une époque, j’arrivais encore à me ressourcer avec de la musique, dans la nature, avec le travail ou au contraire l’isolement… et en ressentir du plaisir. Aujourd’hui, je n’arrive plus à réagir, à me sentir motivée. Même le dessin, qui me passionnait, ne m’attire plus vraiment. Mon temps passe dans l’angoisse de la prochaine nuit sans sommeil, la prochaine migraine – à essayer de battre d’ordi aux jeux de cartes, dont je m’en fiche, mais ça bloque un temps le tourbillon de mes pensées, qui elles-mêmes tournent en rond faute de réponses. Bien que je commence, intellectuellement, à comprendre mon fonctionnement je n’arrive pas pour autant à retrouver l’envie, le plaisir, la motivation… mais je ne suis qu’au stade des lectures, et non encore l’accompagnement ! Alors, haut les coeurs !

    3. Coucou Tournevis,

      Oh comme je vous comprends, je vis cela aussi, hyper émotivité qui ne va pas en s’arrangeant avec l’âge, surtout quand ça touche certains domaines, idem avec l’ hyper sensibilité, idem avec la dépendance affective énorme que j’ai.
      Vous avez manqué d’amour enfant, bienvenue au club ! Une tonne d’amour à donner, je ne peux pas, ça serait envahissant, vraiment. Un besoin énorme d’en recevoir, aussi, qu’il faut réfréner.
      Plus ça avance et moins je supporte l’injustice, le manque de respect, le je m’en foutisme, je suis en révolte même (mais je la gère mieux depuis que je suis sous traitement, agressivité contrôlée)
      Plus ça avance et moins je supporte les profiteurs, les faux-culs, les co*s.
      Plus ça avance et plus je suis entière tout simplement.
      Ce qui me sauve c’est une grande ouverture d’esprit, au delà de la norme paraît-il.

      Et puis…j’ai la chance d’être suivie par un psychiatre qui travaille avec le Professeur Lançon, il est génial, il a suspecté mon surdon -tiens d’ailleurs pourquoi je dis « suspecté », c’est comme si c’était mal, va falloir que je réfléchisse à cela-, découvert ma bipolarité, et j’ai confiance.
      Je vois des chemins se dessiner au loin, et les clefs doucement apparaître pour ouvrir les portes qui y mènent.
      Restera plus quand j’aurai ces clefs qu’à trouver les bonnes serrures, puis…

      L’avenir dira si de nouveau après tant et tans d’années de stagnation, et de temps perdu -ah ce fichu temps qui file, et moi qui reste en plan avec ce besoin dévorant de me réaliser-je vais pouvoir décoller à nouveau.

      Plein plein d’ondes ++++++++++ pour vous Tournevis

      1. Merci à toutes.

        Pour ce qui concerne l’aide extérieure, j’avoue en avoir un peu marre de payer (cher) des personnes qui ne peuvent rien pour moi, ce dont je ne peux être sûre qu’après les avoir essayées. Certes, la/les personne-s capable-s de m’aider existe-nt peut-être et même sans doute, mais je n’ai visiblement pas le truc pour la/les détecter et je suis lasse de raconter ma vie à des inconnu-e-s, pour rien/pas grand chose au final.

        Pour le reste… ben je fais beaucoup de ces choses dont vous parlez, les unes et les autres, voir les petites choses belles, c’est vrai que ça me nourrit, tout ça, enfin j’essaie, je suis juste très très très fatiguée de ce combat permanent, et à mesure que ma lassitude augmente, ma sensibilité aussi alors bon, voilà… Ce que je suis maintenant est sans commune mesure avec ce que j’étais il y a dix ou quinze ans (en mieux, je veux dire). Mais la souffrance, elle, est là, intacte, toujours aussi vivace, aussi flamboyante, aussi dévorante.

        Ce qui me fiche le blues, c’est que régulièrement j’ai espoir que maintenant, grâce à telle ou telle compréhension du moment, donc récemment la douance, je vais pouvoir enfin vivre un peu ma vie, sortir de ce marasme, et finalement j’y retombe toujours, je suis toujours aussi seule, toujours au chômage, toujours en mauvaise santé, toujours fatiguée, toujours sans projet viable… c’est décourageant, quand même.

        Bon, ces jours-ci, mon modèle, c’est une gamine de ma connaissance, gravement handicapée moteur suite à un problème à la naissance, très certainement hp, et qui est la demoiselle la plus gaie que je connaisse. Et pourtant, pour elle chaque petit geste du quotidien demande un effort énorme et est le fruit d’années d’apprentissage acharné. Et il en sera ainsi jusqu’à son dernier souffle. Je me dis que l’hypersensibilité et la souffrance liée à la carence affective précoce et chronique, c’est pareil, finalement, et que cela ne doit pas m’empêcher de vivre, pas plus que cette jeune fille ne renonce à vivre, malgré son combat de chaque instant pour faire chacun de ces petits gestes que tout le monde fait sans y penser.
        🙂

        1. Pour ne pas avoir bu mon verre comme les autres , en vieillissant , je n’ai pas non plus la « gueule de bois » comme les autres, tout comme je passais beaucoup de temps avec des personnes âgées quand j’étais jeune, je ne vois plus que des jeunes et des enfants maintenant en plus de mes périodes de solitude.

        2. Bonjour,
          Votre billet était posté il y a quelque temps déjà, mais deux choses en particulier me donne envie de répondre…
          D’abord, avec le temps qui passe, cette impression de fatigue, de lassitude, puis de la sensibilité accrue, c’est vrai que cela donne envie de baisser les bras, et se laisser happer par une non-vie… c’est plus simple. Mais je sais que quand je cède à cette tentation, mes enfants vont moins bien, et ça me reboost et m’amène à faire, encore, un petit effort.
          Ensuite, je me plains de ma vie « insupportable » alors qu’en réalité j’ai tout ce qu’il faut, si je me compare à une personne handicapée, une personne sans toit, ou sans nourriture… du coup je me sens coupable de souffrir. Mais cela non plus n’éloigne pas la souffrance de façon durable. Peut-être parce qu’aucun apprentissage, ni effort, ni travail sur soi ne peut combler cette carence affective. J’ai beaucoup plus d’espoir en pensant que je pourrais apprendre à vivre avec.

          1. Bonjour,
            Je viens de lire votre message et j’espère y voir un peu d’espoir. Pour ma part je n’ai été diagnostiqué qu’à 36 ans et j’ai actuellement 48 ans. Le résultat du test (mensa) m’a bien sur permis de comprendre beaucoupe de choses relatives à mon enfance et à mon adolescence mais malheureusement, actuellement, je ne vais toujours pas bien. Je prends des antidépresseurs depuis 20 ans ce qui ne m’a pas empêche de tomber il y a 7 ans dans une très forte dépression. Je suis suivie depuis et ai essayé plusieurs molécules mais rien n’y fait. J’alterne des moments ou je pense aller un peu mieux avec d’autres ou parfois du jour au lendemain je me sens à nouveau totalement à bout. Alors je me demande si cet état d’esprit pouvait avoir un lien avec ce problème de HP. Je dois avouer que la je me sens épuisée et que j’ai souvent la sensation que je ne sortirai jamais de ce malaise. Vous me donner un peu d’espoir mais pourriez vous me donner un peu plus d’information sur votre parcours.
            Merci d’avance et merci de nous faire partager votre expérience
            Karin Becker

          2. @ Karin Becker :
            Etes-vous certaine que vous ne souffrez pas d’autre chose que « juste » si on peut dire de dépression ?
            Personnellement j’ai pris pendant des années des antidépresseurs sans succès. Puis il y a deux ans lors d’un burn-out magistral, j’ai été orientée sur le pole psy de Marseille, suis tombée sur un psychiatre génial (qui travaille avec le professeur Lançon), et lui a vu sans trainer une bipolarité.
            Depuis deux ans, je suis traitée pour ça, donc, médicaments à vie, presque stabilisée, mais qu’est ce que je vais mieux !!!
            Et là-dessus on a posé le surdon !

            D’autre part, ma fille est en grave dépression nerveuse (elle a 23 ans), aucun ad ne fonctionne, elle n’est pas bipolaire, mais surdouée oui, elle vient de démarrer une TMS (stimulation transcranienne), seul moyen restant de la sortir de la dépression.
            Elle est suivie par l’équipe du professeur Lançon, une chance inimaginable.
            Regardez à titre info TMS sur le net.
            Bien sûr, elle voit une psychologue géniale (Marion que Cecile connait), régulièrement, elle en a grand besoin.

            Essayez de voir en changeant de psychiatre si vous n’avez pas autre chose que uniquement de la dépression. Ca peut etre une voie.

            Bien à vous

    4. waoh ! c’est un sacré message d’espoir pour moi qui suis en plein dedans ……
      je viens de découvrir ce site et je suis vraiment ,incroyablement ……….attérée ………..je ne sais plus où j’en suis !!!!!!!!!! trop dur de vivre cette différence .d’avec les gens ,le travail , la société , tout quoi !!!!!
      ma façon de penser ,de raisonner ,de vivre
      tout est décalé
      je ne rentre pas dans le moule
      et de toute façon je ne veux pas être un mouton
      tout ce que vous décrivez ?????????????
      je suis en plein dedans
      mais le test de qi que j’ai fait il y a quelques années c’est avéré plus déstructeur que constructif ……….comme le reste !!!!!!!!!!!!donc je ne sais pas si je suis normale ou pas
      hélas ! je ne suis pas aussi optimiste
      parce que je ne sais vraiment pas quoi faire de moi ni de ma vie
      j’en ai marre d’être tout le temps aggressée
      mon ennemi ,c’est moi
      c’est comme si je n’étais pas sur la bonne planète .

      1. Bonsoir pastoutnette
        Que de mots qui doivent faire échos auprès de bon nombre de ceux qui vous liront…
        Quant au test de QI… vaste sujet… si vous ne les avez pas encore aperçus, je vous suggère de lire les billets qui lui sont consacrés.
        Peut-être vous intéressera-t-il de passer sur le chat un soir ? Le partage est important.
        Merci de votre témoignage.

        1. merci de votre réponse si rapide ,
          oui ,bien sûr ,je vais lire ces billets mais je ne crois pas être en surdouance (nulle en maths !!! juste un hémisphère gauche sur patte !)
          quant au chat ,très volontiers
          car je crois aussi que l’isolement est pire que tout
          merci encore

          1. Hé ! on peut très bien être surdouée et nulle en maths ! Et peut-être êtes-vous dyspraxique, ou dys-autre chose, ce qui pourrait expliquer un test de QI destructeur si le résultat en a été mal analysé, mal expliqué ?

      2. bonjour
        sortir d’une posture de « victime » ( mon ennemi c’est moi … ah bon ? ) pour aller vers une posture d’humilité: personne n’embrasse la planète entière, fut-elle d’une autre galaxie. « les gens  » ? quels « gens  » ? Il n’y a pas « un » monde des adultes, mais « des « mondes des adultes … à vous de choisir le vôtre …Je vous souhaite tout le courage nécessaire à cette belle aventure …

        1. tournevis ,merci de votre réponse .je vous dois une petite explication .mon test date d’il y a 20 ans et effectivement en le relisant les écarts sont aberrants -les résultats peuvent être améliorés avec une meilleure confiance ensoi , dixit .Ca ,c’est sur , je n’avais justement plus confiance en moi depuis le bac (encore 20 ans en arrière ) et donc là aussi je vous rejoins il y a peut-être une « dys » ( avoir si peu de mémoire ,c’est quand même quelque chose : impossible d’apprendre une récitation…..ou alors juste 1h et après pfuit envolé
          je vous laisse imaginer mon enfer en terminale -même si c’est ,il y a 30 ans avec tout ces textes en histoire et géographie !!!!!par contre, heureusement que je n’avais pas de problème en langues ,ce qui m’a permis de ratrapper les points en retard….quant aux maths pour y revenir :dernière de la classe en terminale!!! .paradoxalement ,ce n’était pas un problème de mémoire mais plutot impossible d’utiliser la bonne formule . « ça ne venait pas »idem en physique !!!l’enfer . Pourquoi revenir à la charge à 48 ans ? et bien parce que je voudrais bien arriver à faire quelque chose de ma vie ( plus d’enfants ,plus de mari )je sens les choses àpartée de la main mais il manque quelque chose ! je trouve corinne unpeu dure .
          bien sur que mon premier ennemi c’est moi : pour la bonne raison que le manque de confiance en moi empêche toute décision!!!!!!!impossible de me jeter à l’eau pour entreprendre quelque chose .après avoir passé une grande partie de ma vie à élever mes enfants je retourne dans le monde du travail , que j’avais été bien heureuse de fuir pour m’occuper de mes enfants !!!!!
          ce n’est pas une question d’humilité ! trouver sa place dans ce monde où les gens ne raisonnent qu’en terme de rentabilité et d’argent ,où le profit est le maitre ( je suis infirmière !!!!!) ahahaha
          humilité !! croyez bien que si je le pouvais je choisirais .
          je ne cherche pas un « monde idéal  » bien trop ennuyeux mais à « vivre » ,à m’épanouir, à construire .ce que je ne parviens pas à faire par manque de culot probablement ou par trop d’humilité !!!!!!!je me sens plutôt éléphant dans un magasin de porcelaine que don quichotte ,c’est tout . croyez bien ,que ce ne serait sans me déplaire de conquérir le monde mais là on est en plein imaginaire ,n’est ce pas !!!

          1. La réponse du manque de confiance pour expliquer les disparités de résultat est idiote : soit on manque de confiance en soi, et on rate tout, soit on rate une partie seulement et alors c’est seulement parce qu’on n’est pas à l’aise dans cette partie. Et cette disparité parfois énorme crée une terrible insécurité quand elle n’est pas nommée ni reconnue. Me savoir dyspraxique m’a libérée ! J’ai 51 ans et je ne l’ai appris que l’an dernier.
            Libérée du déni dans lequel je m’étais enfermée par la force des choses. Libérée de me croire paresseuse ou nulle ou tordue. Libérée de l’obligation de réussir des choses que je ne peux pas réussir malgré mes efforts. Libérée de l’obligation de faire semblant de ne pas être qui je suis.
            Courage !
            (et au fait : vous pouvez repasser le test ! il a bcp changé et apporte + d’explications sur nos fonctionnements, MAIS choisissez un-e psy vraiment compétent-e et ça… c’est pas facile du tout à trouver).

      3. Bonjour !!

        Bienvenue sur la planète des « anormaux » si on veut, hors normes et différents par rapport à la majorité ,ça c’est certain !
        Je comprends que ça soit un réel problème pour vous, je le vis avec ma fille (jeune adulte détectée il y a qqs mois) en grave dépression et questionnements (mais excellemment suivie par le professeur Lançon lui-même et son équipe), mon grand fils (28ans) détecté il y a qqs mois a quant à lui décidé de tenter d’entrer dans le moule, après avoir été comme vous très perturbé l’espace de peu de temps heureusement par cette révélation, ce diagnostic, tout dépendra de comment l’intéressé veut le lire, ma foi, je ne partage pas son choix mais ne lui dis pas, il verra lui-même si ça lui convient ou pas.

        Quant à moi, basta l’humilité qui devrait seoir à toute personne, mais je suis fière d’être différente, et confirmée comme telle (il y a qqs mois aussi…), je le savais, je le sentais, ouf je sais, et je peux travailler avec, et enfin accepter mes ressentis, mes difficultés.
        Tournevis a 200% raison, surdouance n’est pas synonyme de fort en maths, ma fille a une excellent amie de 39 ans, surdouée détectée, nulle en maths, vraiment, mais hyper douée en musique, et un tas d’autres choses.

        Votre douance possède des spécificités que vous devriez apprendre à connaître, puis utiliser, c’est comme ça que je vois les choses (mais ne prétends pas posséder LA solution), je vous soumets une piste d’acceptation, puis de travail.
        Oh certes, le moment où nous serons en paix avec nous-même peut être loin, voir inaccessible, je le sens comme ça pour moi), mais le challenge est intéressant, bien qu’épuisant, je sais.
        Certain(e)s sont en paix, déjà, et ça c’est génial !

        En résumé, n’allez pas vers une voie où vous vous sentez contrainte et forcée, mais vers une voie qui bien que difficile, emportera votre adhésion, peut importe cette voie !

        1. bonjour bagheera,
          oui ,j’abonde dans votre sens .
          il faut que je découvre quels sont le ou les domaines ou j’ai des aptitudes ,pour ensuite pouvoir développer .il faut juste que j’ose .j’ai un peu l’impression après tant d’années entre parenthèse ne plus savoir ce qui est vraiment moi. Je crois que je dois travailler sur qui je suis et mes spécificités et les trouver et les épanouir. Merci à vous

          1. Bonjour,

            Nous avons deux points communs : une réelle aptitude pour les langues, c’était ma matière forte avec le sport, bien que j’étais en section scientifique, et avoir élevé ses enfants des années durant.
            Tout de suite après mon bac, je me suis mariée, n’ai pas fait d’études sups, et ai élevé mes enfants pdt 20 ans.
            En 2002, j’ai plongé pour la 1ere fois de ma vie dans le monde du travail, j’avais presque 40 ans et là….quelle horreur !
            Oui j’existais socialement, mais quelle mentalité de mer** dans ce monde !
            Et j’ai plongé dans le monde des assurances, là où argent n’est pas un vain mot, et berkkkk.
            Alors j’utlise mes capacités pour le transformer un tout petit peu à mon petit niveau, le relationnel clientèle, et la hargne que je mets si besoin à défendre un cas face à la partie adverse.
            Je déteste l’injustice, entre autre choses…

            Oui, Pastoutnette, découvrez-vous, et OSEZ. Mais c’est facile à dire, je sais.
            J’ai osé sur certains points, majoritairement personnels, et j’en suis ravie, mais sur d’autres…je n’ai juste pas la force. (je suis aussi bipolaire découverte en juin 2011, tendance dépressive, et toujours pas stabilisée, très dur de trouver la bonne combinaison de médicaments)

          2. C’est un énorme boulot, mais ça vaut vraiment la peine.
            Ça peut passer par le tâtonnement ? Essayer des trucs par le biais d’associations ? Laisser tomber ce qui ne colle pas, garder ce qui fait du bien ?
            Par exemple, je ne me croyais pas très douée en dessin, il m’a fallu m’inscrire au cours de dessin de mon village pour me rappeler que j’ai beaucoup dessiné étant jeune (et retrouver mes dessins et me dire que waow ! bien sûr ! comment ai-je pu ne pas m’en rendre compte ? :-))… À mon cours, je m’éclate ! Je sens que j’ouvre le chemin à des choses très profondes, en fait, cela va au-delà du dessin.
            Je suis également plutôt mauvaise en maths et nulle en physique-chimie, avec une mémoire très bizarre, hyper-sélective, excellente parfois et inopérante pour beaucoup de choses (dont ces foutues récitations ! quel cauchemar…) à 51 ans, je ne maîtrise pas encore le fonctionnement de cet outil bizarre ; mais je suis clairement du type naturaliste, comme on l’était au XIXè siècle, càd don d’observation, bon coup de crayon et belle plume. Et douée aussi musicalement. Alors les maths et les suites logiques, ben franchement, je m’en fiche, hein !

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            Inscrivez-vous dans une chorale ?
            Ouvrez un blog et voyez ce qui en sort ?
            Bon, ce sont les pistes qui m’ont aidée à retrouver ma créativité, il y en a plein d’autres, en tout cas je ne savais pas l’être et maintenant je me rends compte que ça gicle de tous les côtés ! Comment ai-je pu passer à côté de moi pendant si longtemps ? Quelle chance de m’être redécouverte avant qu’il ne soit trop tard ! 🙂

          3. En complément de ce que dit Tournevis à mon post (puisqu’il n’y a pas d’onglet « réponse »).
            J’ai une mémoire également extrêmement sélective, malgré moi, je dirais que c pire avec l’âge !
            Impossible de retenir quelque chose de chronologique et un peu poussé en histoire, je suis une quiche ! J’ai beau le lire 10,20 fois, rien à faire:-(( Moi qui voudrais tout maitriser et savoir c raté…
            Mais en médecine, bio, j’entends, je lis une fois une nouveauté, un reportage, paf, je retiens. Ca m’intéresse, aussi, plus que l’histoire…
            De même j’ai une excellente mémoire des noms de mes clients, prénoms compris, physionomie, et leurs dossiers. Intérêt limité au travail…bof. Et le portefeuille d’assurés est important. Et là je ne fais pas exprès, c comme ça, je retiens.

            Je suis passionnée par l’égyptologie, je voudrais retenir tout ce que je lis. Ben…impossible, ça ne veut pas s’imprimer, bouuuhhhh.

            Et puis les langues, ça j’ai une réelle facilité à les apprendre, je pense naturellement dans la langues quand j’ai à la parler, bien que je ne pratique que rarement.

            Bref bien trop sélectif à mon goût !!!

  27. Bonjour à tous,
    Depuis 3 ans et la lecture du livre « Adulte surdoué », j’ai entrevu l’Espoir, le Pardon, en pensant que peut-être je n’étais pas complètement folle, et en tout cas (et c’est époustouflant) pas la seule!
    L’idée a cheminé, et est venue se conforter à la faveur de quelques rencontres avec des personnes particulières (sans doute, ou en effet, HP) : on se rencontre, on s’entend bien comme si on se « reconnaissait », et on finit par me dire « au fait, tu connais les zèbres? ».
    J’ai enfin pris RV pour bientôt, pour aller me confronter, peut-être, au bilan : moi aussi j’ai très peur que ce soit négatif car le fait d’être bizarre « toute seule » me paraît beaucoup plus effrayant que le fait d’être « bizarre » comme d’autres. Cette question, qui semble être l’essence de l’angoisse de beaucoup des posts que j’ai lus dans plusieurs blogs, est pourtant bien dommageable : pourquoi ne pourrait-on pas être juste différent, pourquoi serait-ce plus facile à assumer à plusieurs?
    Enfin, à mon stade, j’en suis à espérer pouvoir rejoindre un groupe, un ensemble, la notion d’appartenance est un sentiment que j’aimerais découvrir !!!
    (et je me dis que je vais me sentir comme un X-man qui vient de découvrir son pouvoir, très puéril, mais j’adore l’idée).

    Toute cette introduction pour venir ajouter quelques hypersensibilités qui sont peut-être liées à cette particularité (mais je précise, encore une fois, je n’ai pas encore mon propre diagnostic, ce ne sont donc que des postulats):
    – Physionomiste à l’extrême : quand on est dans une profession de relations, c’est horrible, je me rappelle de la plus infime tension en entretien avec un client, et je le reconnais et re-ressent la tension quand je le croise au supermarché, du coup j’ai du mal à dire « bonjour » avec l’air détendu et je passe pour une pimbêche. Alors que si je me rappelais juste vaguement de sa tête sans savoir si je le connais du boulot, d’un sport, ou de la sortie d’école… ce serait plus simple !
    – Je sens les odeurs … alors que je fume comme un pompier,
    – J’ai les poils qui se dressent dès qu’une chanson est bien interprétée, j’ai mis du temps à admettre que ce n’était pas un hasard.
    – Je me suis crue paranoïaque pendant dès année… alors que, désormais, je m’écoute : souvent j’intuite à partir de toutes petites attitudes discrètes, et en fait je capte les émotions en face. Ca c’est pas mal… sous réserve de réussir à ne pas me laisser envahir par les émotions de l’autre. C’est quand quelqu’un a des émotions négatives à mon égard que c’est le plus difficile : ses émotions m’envahissent, et je finis par disserter intellectuellement sur ce que la personne pense de moi, en pesant le pour et le contre. Je suis incapable de juste me dire que c’est un abruti et qu’il se trompe, je dois toujours aller tester son hypothèse. C’est ce qui est le plus gênant….

    J’écrirais bien pendant 3 heures !
    Merci pour ce blog

    PS : génial les blogs HP, il n’y a pas de fautes d’orthographe…

    1. Bonsoir Louison,

      C’est la 1e fois que j’écris sur ce blog et donc que j’apporte mon expérience personnelle. En effet, j’en suis au meme stade que vous, c est à dire que j’ai découvert mes « compétences » supplémentaires il y a 6 mois, et je vais faire des tests bientot. Evidemment, je me retrouve dans vos propos dans le sens où vous hésitez à vous faire diagnostiquer (si l’on puis dire). Mais, meme si vous hésitez, ne vous posez pas de questions, allez y. Moi j’ai mis des mois pour me décider , sous prétexte que je pensais etre ridicule d’aller faire ca. Eh bien non, ce n’est pas ridicule, c est une démarche juste et sensée.
      Ensuite, quand à vos particularités, j’ai les memes que vous , et d’autres que je vous expose ci après, je pense d’ailleurs qu’il faut que vous creusiez un peu pour les découvrir (ou pas) chez vous : du genre :
      – dans une situation de travail urgent, trouver une solutioin non aparente , j’entends par là relier des éléments qui ne s’apparentent pas comme cela et qui font émerger une idée pas du tout convenue au départ, une idée qui sauve la situation.
      – l’intuition, qui apporte une solution, sans nous donner le raisonnement : on sait que c est ca, mais l’expliquer comme ca tout de suite, c est pas évident
      – la sensibilité aux éléments qui nous entourent : le bruit qui nous déconcentre, les mauvaises odeurs, les bonnes odeurs aussi ressenties à l’extreme, les couleurs, la température d’un lieu
      – l’aptitude à pousser les autres, et à raler quand ils ne suivent pas, et à se mettre à dos des tas de gens
      – lisent beaucoup, sont passionnés en fond, ou démotivés à fond , ce n es jamais tiède de toute facon
      – révassent des heures (en plus de la nuit)
      – apprennent instantanément et retiennent longtemps (former un surdoué, y a pas besoin de lui répéter 2 fois la meme chose….)

      voilà, mais généralement : il y a plusieurs étapes quand on se découvre surdoué : la première : la découverte , avec une sorte d’euphorie mélangée à de l’angoisse ou on en sait pas trop quoi en penser, deuxième étape : l’apprivoisement et la découverte : lectures , recherches, et apprendre à chercher dans quelles situations concrète de la vie ce surdon peut nous aider, là il faut persévérer une peu car ce n’est pas facile à faire émerger, troisière étape : se servir de ce surdon, et se heurter parfois aux réaction des autres parfois hostiles, on se sait différent, donc on réagit différemment, les autres percoivent un changement et réagissent impulsivement. j’en suis là, un peu perplexe , et déprimée parfois, mais en accord avec moi meme, et ca ca n’a pas de prix. Et puis on rebondit toujours donc pas d’inquiétude.

      J’aimerai bien avoir de vos nouvelle louison, ou de quelques autres, cela me ferai TRES plaisir. Et je vous soutiens tous.
      A bientot j’espère

    2. Bonjour,
      Je viens de terminer la lecture de votre livre et je tenais à vous remercier ; je l’ai lu avec beaucoup d’émotions ; j’ai libéré en moi des larmes souvent contenues… je vous écris aujourd’hui, car c’est un moyen aussi pour moi de mettre à distance cet ébranlement que je ressens en lisant… Les témoignages qu’il renferme m’ont aidée à mieux comprendre qui j’étais et mon permis de trouver la clé… je crois en fait que je n’étais pas loin après maint tâtonnements existentiels… Au delà, ils m’aideront à mieux guider mes jeunes patients et leurs parents parfois encore perdus, mais aussi mes enfants, mon conjoint aussi.
      Je suis née dans une famille d’immigrés italiens ouvriers agricoles ; j’ai à peine 6 ans lorsque j’entre au CP ; dans cette petite école de village d’Ile de France des années 70, il n’y a pas de maternelle ; j’ai gardé en moi le souvenir de cette journée d’hiver ; un matin brumeux et embué par lequel, mon enseignante, Mme Moglia est venue trouver ma mère pour lui expliquer ma différence avec les autres et surtout ma capacité à apprendre vite… C’est ainsi que début décembre j’intègre le CE1 sans aucune difficulté sur le plan scolaire… Pour les pairs, c’est autre chose ; je ne les aime pas, je les trouve cruels ; cette impression de faire semblant pour essayer d’avoir des amis, cette suradaptation qui passe parfois par l’acception de rôles de boucs émissaires, d’enfant qui accepte de recevoir des coups ( je garde encore la douleur en moi de ma tête secouée et tapée contre les portes manteaux, histoire de ne pas être rejetée par les autres et de faire partie du groupe !) ; c’est souvent la douleur au ventre que je pars à l’école. Enfant, je vis dans le monde des livres, lorsque je suis à la maison le samedi ou le dimanche, je lis un livre ; je le commence souvent le matin et je le termine en fin de matinée ; à l’âge de 7 ans, j’ai la chance d’aller habiter dans une maison de gardien d’un domaine où habite une Comtesse… Mon cœur s’ouvre à la beauté de cet environnement nouveau : un parc avec des arbres centenaires ; j’aime les arbres comme des êtres vivants au même titre que les humains depuis que je suis enfant ; aussi j’accompagne ma grand-mère et ma mère qui y font le ménage et je découvre la singularité et la richesse d’un mobilier et de peintures, jusque là ignorés. Cette dame qui sait que je suis bonne élève m’ouvre par chance les portes de cette belle bibliothèque ancienne qui contient des livres par centaines… Je ne les ai pas tous lus mais qu’importe, aujourd’hui, je lui suis reconnaissante de m’avoir prêté certains livres qui m’ont nourri et m’ont permis de vivre… La lecture est mon alliée, elle me fait voyager et nourrit ma pensée…
      Si les choses se passent bien en primaire côté scolaire, très vite, je ne suis pas à l’aise avec les autres… je ne me sens bien qu’avec les adultes ou ma petite sinon grande voisine qui a 5 ans de plus que moi ; à l’école, je suis la chouchoute de la maîtresse et les autres m’envient… dans cette classe unique, je suis nourrie ; lorsque j’ai terminé mon travail, je peux écouter le cours de CM2 ; j’ai le droit de lire aussi. Cette enseignante est musicienne comme son mari et ils nous emmènent dans leur maison qui jouxte l’école pour chanter au rythme du piano et du violon… Je découvre aussi Picasso et d’autres peintres ou bien encore le plaisir de la glaise… Autant d’activités que je n’aurais pu découvrir dans mon milieu… Pourtant ce milieu n’est pas carencé, celui qui naît surdoué a souvent un ou deux parent qui lui ressemblent… Je ressens ma mère comme une femme d’une grande intelligence et sensibilité mais ses dépressions à répétition hantent mon enfance et nourrissent ma culpabilité car cette mère qui m’aime pourtant n’arrive pas à communiquer ou simplement à me dire que je ne suis pas responsable de son mal-être, moi, qui ressent le mal à distance sans que les autres n’aient parlé… Ma mère est celle qui a guidé mon parcours universitaire et mon choix de carrière, parce qu’il fallait l’aider et qu’il fallait que quelqu’un puisse comprendre ses maux à défaut de mots… Finalement aujourd’hui diagnostiquée avec un trouble bipolaire… je doute… Et si elle était surdouée et n’avait pas réussi à surmonter toutes ses peurs qui l’animent encore… une intuition là encore, ou de l’observation ; elle est celle qui ressent à distance la souffrance ; lorsque sa sœur aînée est décédée brutalement d’un accident vasculaire cérébral par un belle journée de printemps, elle tourne en rond dans la maison, me supplie d’aller en promenade avec elle agressée par une douleur intérieure qui la ronge et la rend instable; je suis à la maison ; j’ai 14 ans en ce triste jour et je comprends que ma mère a ressenti à des milliers de kilomètres que sa sœur s’en allait dans des souffrances probablement intenses ; je comprends quand le téléphone sonne le soir ; ma cousine pleure et nous annonce que sa mère est morte d’une hémorragie cérébrale… les médecins n’ont rien pu faire….
      Mon père est surdoué… je le sais, nous pleurons souvent ensemble pour n’importe quelle émission à la télévision ou même en regardant la « Petite maison dans la prairie » ! C’est un hypersensible ; nous avons aussi pleuré ensemble lorsque ce jardin dont il prend soin et les bois qu’il abrite ont été dévastés par la tempête du 26 décembre 1999… Mon père est certes ouvrier, mais pas n’importe lequel ; il est maçon et couvreur mais aussi capable de calculs savants qui laissent pantois ses compagnons de travail ; il travaillait l’ardoise comme un grand artisan, capable de calculer de tête, en quelque secondes les coupes pour les arêtes, ce qui a toujours surpris les autres… Mais c’est aussi un jardinier hors du commun et les jardins qu’il a composés n’ont rien à envier au Jardin des Plantes à Paris… Aujourd’hui, hanté par la dépression chronique de ma mère, il est lui même trop affaibli pour être encore et créer ses toiles vivantes et colorées…
      Mon grand-père paternel est aussi un être singulier : ouvrier agricole mais qui se complaît dans la créativité : inventions de recettes sucrées/salées, d’alcools maison laissant parfois un goût amer qui nous font encore rire ; il est celui qui revêt ses grosses lunettes appréciant toujours un moment de lecture dans la matinée ou l’après-midi ; comme des icones, il sort ses livres précieux du fond d’un buffet, dont une encyclopédie sur les oiseaux ; j’ai feuilleté cet ouvrage tant de fois et peut être même appris à lire à mon insu..; Il est toute mon enfance sinon tous les moments de partage avec ce grand-père qui du fond de la serre nous faisait épier les oiseaux pour les observer, parfois même les capturer… aujourd’hui, les oiseaux ces êtres intemporels, me passionnent toujours autant, et si la réalité ne m’arrachait pas au plaisir de les observer, je crois que je pourrais rester sans bouger de longues heures encore à les regarder…
      Mais ce clin d’œil aux surdoués de la famille ne serait pas sans parler rapidement de mon jeune frère, hyperactif, dyslexique au parcours scolaire difficile et douloureux… la culpabilité est grande aussi pour l’aînée qui maîtrise le langage écrit sans effort et se vaut d’être l’élève et l’enfant modèle d’une famille modeste… la douleur est grande lorsque dans une classe unique, on observe la souffrance d’un petit garçon en situation de difficultés d’apprentissage qui fait les frais d’enseignants déséquilibrés ne supportant pas l’échec… une partie de ma vocation a été nourrie de cette culpabilité ; j’ai pour ma part orienté une partie de mes travaux de recherche sur la dyslexie développementale…
      Je reviens ici sur mon passé ; cette enseignante merveilleuse nous quitte pour la retraite ; deux années en primaire avec une nouvelle enseignante très originale probablement très intelligente à sa façon aussi ; elle rencontre des difficultés personnelles et n’a pas le cœur à travailler… Aussi, nous passons notre temps à aller nous promener en forêt, à écouter Bobby Lapointe et faire du puzzle. Je perds le fil de l’effort… nous ne travaillons que très peu, un ou deux exercices par jour au maximum. Tous les parents quasiment orientent leur enfant dans une autre école ; nous restons à 7 ou 8 élèves, dans un cadre plus convivial pour moi sur le plan social… Ceux qui n’ont pas le permis ne peuvent pas scolariser leur enfant ailleurs ; c’est le cas de ma mère qui ne conduit pas et de mon père qui part trop tôt sur les chantiers ou se trouve en déplacement…
      Quand j’intègre la classe de sixième du haut de mes 10 ans, mon goût pour la lecture et ma maîtrise de l’orthographe me permettent de suivre sans difficulté les cours comme le français, l’histoire, l’anglais… c’est différent pour les mathématiques, la physique… ces matières deviennent source d’angoisse ; je comprends en cours mais j’ai perdu la notion d’effort ; jamais de devoirs en deux ans… je ne parviens pas à m’organiser et je me souviens de ces samedis où je me retrouve avec une tonne de devoirs à faire… des piles de livres empilées sur un bureau… je vais développer une phobie scolaire et une phobie sociale… la relation avec les autres ne s’arrange pas ; je supporte mal toujours ceux qui ont mon âge et leur bêtise : pousser les autres dans les sacs, se moquer des autres ; je subis la manipulation féroce d’une petite voisine qui a bien compris que je suis prête à endurer les pires vacheries pour ne pas être seule… cela ne va pas durer longtemps… j’essaie d’aller avec les troisièmes qui ne me rejettent pas par ailleurs, mais souvent je ne peux pas manger avec eux (différent service à la cantine)… En mal d’identification, une fillette au corps d’enfant fume ses premières cigarettes derrière la butte du collège… C’en est assez ! Fatiguée d’être le souffre douleur, je décide d’être seule… Pas simple car je suis plus facilement une victime sans être dans le groupe… Aussi, mon anxiété à cette période devient majeure…. Tics, tocs, troubles de la conduite alimentaire deviennent mes compagnons et me fragilisent encore davantage vis à vis des autres… J’entends parfois des sons la nuit, ma tête ne s’arrête jamais… je suis aux portes de la folie, et personne à qui me confier… enfin presque… une tante âgée de 11 ans de plus que moi avec qui j’ai grandi jusqu’à 6 ans (une sorte de grande sœur) qui va m’accueillir le week-end : elle m’emmène à Paris au musée, au cinéma, en vacances avec elle, car le carcan est encore plus grand pour le surdoué issu d’un milieu modeste… je tourne le dos à mes parents et je quitte leur maison quasiment tous les week-ends pour vivre avec de jeunes adultes et souffler en attendant avec angoisse le retour du lundi matin…
      Mes professeurs n’ont jamais compris qui j’étais ; certains m’ont considérée avec un certain potentiel, mais m’assimilant à une borgne au royaume des aveugles (je les cite ici); d’autres ont considéré ma sensibilité et quelque part mon talent en lisant à voix haute une rédaction… Mais la plupart voit une élève sérieuse mais effacée. Sérieuse, non car je travaille dans l’urgence souvent à la dernière minute y compris pour mon bac que j’ai eu sans mention mais du premier coup ! Effacée, plutôt phobique, incapable de prendre la parole devant les autres…
      Je dois mes débuts de socialisation en troisième à celle qui deviendra une amie, Caroline, qui m’a tendu la main et a été capable de m’ouvrir à la confiance et à la complicité sinon au partage… Ainsi, le lycée est un endroit où je m’épanouis davantage… Mais les stigmates demeurent et ma phobie aussi… Aussi les premières années universitaires frôlent le chaos…
      Après un mauvais choix vers la philosophie et l’année du gouffre en cessant mes études, la dépression me noie un long moment, mais cette pulsion de vie est bien là ! J’affronte mes peurs et je me dirige vers les sciences humaines en psychologie ; je découvre la psychophysiologie, puis les neurosciences, la neurobiologie et diversifie ma scolarité avec une double maîtrise… La psychologie cognitive me fascine ; enfin des adultes peuvent répondre à ces questions que je me pose depuis mon plus jeune âge ; comment percevons-nous ? Comment entendon- nous ? Comment voyons-nous ? A partir de la licence, je sais que je deviendrai psychologue alors, je ne fais plus semblant et je travaille, mes résultats sont bien meilleurs et je termine mes études avec des mentions très bien… je renonce à une thèse et m’inscrit dans une perspective clinique… finalement je serais neuropsychologue mais intéressée par l’approche cognitive et comportementale… j’aurai pour vocation avant tout de venir en aide à ceux qui ont souffert comme moi… Difficile d’être psy et d’appliquer la distance bienveillante qu’on vous recommande… impossible pour ma part, je travaille avec mes tripes ! J’ai fais une pause en chemin : pas sûre de vouloir continuer en raison de l’énergie psychique que cela me prenait… aujourd’hui avec la maturité et ma compréhension de mes fonctionnements, j’arrive à me protéger même si je travaille avec une empathie naturelle… mais dans mon hyperactivité mentale avec mes associations d’idées, mes patients ne sont jamais très loin… y compris quand je me trouve chez moi… c’est ainsi… je m’impose des pauses, pour être avec les miens… Je crois que je ne suis plus très loin d’un certain équilibre aujourd’hui personnel, familial , concernant plus précisément ce que j’appelle ma « microfamille » : mes enfants et mon conjoint ; pour le reste, la famille existe dans le passé, le surdouement c’est aussi ça : un isolement familial et pas seulement social ; concernant les aspect professionnels, je me sens épanouie et heureuse car je suis nourrie par la reconnaissance de ceux qui vont mieux ; pour la vie privée, j’ai quelques amies plus âgées mais que je vois peu … Mes exigences et mon authenticité m’amènent vers une certaine solitude, mais je préfère être seule que mal accompagnée… aussi, je me suis autorisée depuis quelques temps à ne plus faire semblant et j’ai tourné la page ou dit au revoir à ma façon à un quelque personnes qui gravitaient encore autour de moi…
      Jeune adulte, je dilue mon chagrin et incompréhension du monde en écrivant des poèmes souvent tard la nuit… premières échappées libres dans Paris, premières rencontres amoureuses… Je rencontre mon conjoint actuel par miracle… un autre surdoué, je le sais aujourd’hui par son profil et son histoire ; étudiant en géographie, il est issu comme moi d’un milieu modeste et enfant d’immigrés aussi ; sa sensibilité, ses particularités m’ont tout de suite séduites…. C’est aussi un hyperactif impulsif et asocial ! Pas toujours facile car mon tempérament est aussi capable de passer du beau fixe à la tempête en quelque secondes… Cela fait 20 ans que nous sommes ensemble aujourd’hui et je bénis le ciel de l’avoir rencontré : ma vie serait si vide sans quoi… Un parcours parfois douloureux mais dans lequel nous sommes unis par un amour multiple… Du haut de ses 33 ans, il a failli perdre la vie avec un infarctus en lien avec des difficultés rencontrées à son travail … il était manager dans une multinationale (cela me rappelle un exemple que vous citez dans votre livre)… notre première fille avait alors 6 mois !!! Les années ont été difficiles : dépression, stress post-traumatique avec toute la violence que cela peut engendrer… mais nous avons traversé cette tempête et nous sommes aujourd’hui apaisés et conscients de nos différences ; nous vivons avec nos marginalités en essayant d’intégrer nos enfants à ce monde dans lequel nous vivons…
      Aujourd’hui nous avons trois filles porteuses en leur sein de ce surdon âgées de 12 ans, 4 ans et 2 ans… Ce sont elles dans leur développement qui m’ont fait prendre conscience de notre différence ; avec mes connaissances et mes petits patients aussi, les dires de leurs parents, j’ai recollé les morceaux du puzzle ; tous ces enfants dans leur différence existentielle m’ont permis de savoir au fond qui j’étais vraiment …
      Des enfants hypersensibles, certes mais toutes si différentes … Notre aînée pouvait écouter 1/2 heure d’histoires du soir à 1 an et demi ; a deux ans, elle réclamait l’école jusqu’au jour où elle y est rentrée, déçue avec déjà son œil et son sens critique ! Avec mon passé de phobique, j’ai été vigilante sur sa socialisation ; seule une enseignante l’a reconnue comme une enfant précoce (une enseignante surdouée perfectionniste qui a fait un burnout et qu’on n’a pas revue par ailleurs…) ; les autres enseignants n’ont jamais vu ni compris qui elle était ; certaines se sont étonnées de son don pour le dessin ou de son sens artistique ; d’autres l’ont perçue comme une élève irrégulière capable du meilleur comme du pire !!! Notre séjour au Québec l’a aidée car son enseignante lui a redonné aussi confiance en elle en la récompensant pour ses bons comportements en classe et pas seulement pour ses résultats scolaires … Adolescente, elle trouve aussi une issue dans l’humour… Eh oui, notre quête d’idéalisme nous a fait immigré l’an denier à Montréal, mais nous n’avons pas trouvé ce que nous cherchions … c’était peut être aussi une expérience à faire pour découvrir que notre terre était la France avec tout son patrimoine… pour nous, enfants d’immigrants, c’était peut être un parcours nécessaire pour s’approprier notre vraie identité…
      Dans tous les cas, toujours, nous avons été là pour la soutenir, car bien évidemment quand l’heure des devoirs sonnait, l’envie n’était pas au rendez-vous… sans la brimer, nous lui avons enseigné toutefois le sens de l’effort… aujourd’hui elle est tout de même très autonome dans sa scolarité… si ce n’est pour l’apprentissage par cœur de certaines leçons un peu longues qui l’angoissent encore : un enfant surdoué, c’est aussi un enfant qui peut pleurer lorsqu’il y’a 4-5 pages à apprendre par cœur ! Alors nous l’aidons, en mettant en place une dialectique autour de sa leçon, en lui montrant qu’on peut apprendre autrement que sur le cahier avec un livre aussi et internet mais la tâche n’est pas toujours aisée : chasser le naturel, il revient au galop… Notre aînée s’épanouit enfin au collège (mieux vaut tard que jamais) avec des résultats à la hauteur de ses potentialités : pour la première fois elle vient d’obtenir les félicitations.
      Je n’ai pas eu le besoin de faire tester cette première enfant ; moi la « maman professionnelle , je sais qu’il n’est pas courant d’avoir une enfant qui se passionne pour les félins à deux ans et à trois ans devient une encyclopédie vivante sur le cheval ou bien encore regarde du haut de ses 4 ans les films de Hayao Miyasaki et demande pour ses 6 ans en cadeau les Noces Funèbres de Tim Burton après avoir découvert l’étrange Noël de Mr Jack… Cette enfant à la sensibilité particulière conserve malgré tout un certain équilibre ; il y a bien quelques tics… mais sa bonne humeur et son sourire le matin ou le soir me confortent dans l’idée qu’il n y a pas d’utilité à la tester… pourtant il n’est pas dit qu’un jour je n’opte pas pour un bilan car elle ne me prend pas au sérieux quand je lui parle du surdon … Or, je suis convaincue qu’en étant informée sur les particularités de ce fonctionnement spécifique on peut mieux vivre sa vie et surtout se sentir moins coupable de sa différence…
      Notre seconde me questionne davantage par son surdouement ; elle a été identifiée très tôt comme telle pas seulement par la famille mais aussi par des personnes qui l’ont gardée en garderie ; je n’ai jamais rencontré une enfant avec ses potentialités (je suis psychologue et neuropsychologue de formation et je vois régulièrement des enfants surdoués pour leur faire passer des tests) ; à 18 mois, elle parlait couramment avec des mots comme yack et xiphophore dans son lexique : elle entend une fois quelque chose et est capable de le mémoriser ! Avant deux ans, elle connaissait les couleurs, à 3 ans l’alphabet (après avoir écouté deux ou trois fois une comptine sur un petit poste prêté à Montréal) ; aujourd’hui, elle compte, identifie les lettres et les chiffres et saura certainement lire sous peu… je privilégie son épanouissement personnel et le développement social avant les apprentissages en tant que tels ; mais nous avons du opter pour une scolarité en privé… ce n’est pas la panacée, mais le dialogue est souvent plus facile… mon aînée est identifiée comme une enfant à haut potentiel par certains de ses professeurs (probablement eux aussi surdoués) même si elle n’a pas passé de tests ; tandis que ma seconde s’urinait sur elle l’an dernier dans une classe avec une enseignante malveillante qui pratiquait l’intimidation… nous avons choisi de la déscolariser en attendant l’inscription dans une nouvelle école ; c’était intéressant et touchant de l’entendre dire à notre pédiatre, qu’elle n’avait pas peur pour elle car elle faisait bien son travail, mais pour les autres enfants.
      J’ai parfois peur même si je sais que mes connaissances actuelles pourront m’aider à guider mes enfants dans leur existence. J’ai peur quand je perçois leur sensibilité et leur vulnérabilité qui fait écho à la mienne. Il y’a quelques jours, ma seconde de 4 ans a pleuré et a été inquiète pendant près de deux jours lorsqu’elle appris le naufrage du Titanic dans un petit ouvrage de son âge qui permet d’observer les fonds marins… Ce matin, elle s’est réveillée à 5 h30 et est venue me questionner sur les volcans, inquiète d’un cauchemar qui l’a réveillée où la lave jaillissait non loin du fond du jardin ! J’utilise toujours les pensées positives et alternatives…et depuis y compris des recherches sur internet pour essayer d’expliquer qu’aux situations de danger, il existe des alternatives… N’hésitez pas parents d’enfants aux angoisses particulières, d’essayer de questionner pour comprendre et d’essayer de trouver une explication… l’enfant se sent rassuré par cette démarche…
      Face à ses angoisses existentielles, ma grande, elle, semble s’être davantage enfermée dans une bulle protectrice… Des enfants surdoués, c’est aussi des enfants qui prennent conscience de la mort à 3, 4 ans avec ses aspects irréversibles et qui peuvent poser simplement des questions ou faire des remarques à ce sujet… aussi si l’on est en paix avec ce concept, il est plus facile de rassurer l’enfant… mais cela n’est pas toujours évident…
      Notre seconde est une éponge vivante ; elle présente une hyperactivité et une agitation anxieuse après une journée passée à l’extérieur… elle revient de l’école imprégnée de tout ce qui s’est passé et a enregistré les bons et les mauvais commentaires ainsi que toutes les petites émotions de ses camarades de classe… le jeu reste un bon exutoire de son vécu… mais nous sommes parfois dépassés et ses comportements excessifs nous rendent aussi excessifs… nous discutons beaucoup en tant que parents, mais ne sommes pas toujours satisfaits de nos réponses comportementales… aussi nous nous sentons parfois harcelés par ces enfants aux besoins importants… cela dit avoir conscience de leur différence nous permet de cheminer dans notre rôle parental et d’améliorer nos réponses… cela permet aussi de réconforter l’enfant en lui expliquant qu’il n’est pas coupable… et c’est déjà beaucoup car on a beau être parent ou professionnel, on se sent parfois perdu ou déconcerté par les pensées et les comportements de ces enfants…
      Quant à ma petite dernière qui porte le prénom d’une chanteuse française, elle est douée pour la musique avec une disposition sensible très particulière à cet égard : à deux ans, avec des jeux, elle crée des rythmes et dispose déjà d’une coordination visuo-motrice très en avance… elle est par contre en retard sur le langage par rapport à mes deux aînées ne parlant que pour faire valoir une opinion : » non je ne veux pas aller chez le docteur ! », m’a-t-elle-scandée l’autre matin alors que je lui expliquai que nous allions chez le docteur…. elle est tellement sensible qu’elle ne supporte pas l’intrusion ; aussi, difficile de lui nettoyer son visage (j’ai renoncé et j’ai souvent une enfant avec le nez crotté) ; lui couper les ongles une fois toutes les six semaines !!! Je l’appelle parfois ma petite autiste même s’il ne s’apparente pas dans tous ses comportements à un autiste en tant que telle… Ma cadette aussi avait cette hypersensibilité et s’est longtemps promenée en culotte dans la maison été comme hiver ne supportant pas les habits… Quand à ma grande, il y a peu qu’elle met des jeans !
      Voilà, je vous révèle là une partie de mon histoire… je voulais vous remercier encore, car je savais que ce besoin de créativité était important et qu’il était une clé pour pouvoir se réaliser pleinement… mais mère avec trois enfants, un altruisme et un perfectionnisme parfois paralysant… difficile de trouver sa place … Aussi je continue de cheminer heureuse aujourd’hui d’avoir ce surdon en moi… Je reste curieuse mais je crois que j’ai dompté une partie de ces exigences tyranniques du surdon … Heureuse d’avoir en moi, cette intuition et cette sensibilité qui me font parfois deviner avant que les confidences se fassent… Enfin, je suis une autodidacte et je pratique ma profession en libéral, contente de pouvoir venir en aide à ceux qui souffrent et de les guider un peu dans leur cheminement et réflexion… Après avoir essayé le privé ou le public, travaillé auprès des plus grands à la Salpêtrière ou à la Maison de Solen, je ne suis pas restée, parce que trop critique, trop affirmée aujourd’hui pour rester dans l’ombre et se taire ou subir les injustices ou les aberrations d’un système socioprofessionnel, peut être aussi parce que le cadre institutionnel ne laisse pas place à la créativité…
      J’ai des livres que j’ai écris, un recueil de poèmes, un conte basé sur une trilogie, des histoires pour enfant illustrées ou non qui dorment sur papier dans un tiroir ou dans un coin de l’ordinateur ; d’autres qui ne sont pas achevées… je vais les terminer et je vais achever ainsi une partie de ma reconnaissance pour mieux vivre mon existence…
      Merci encore…

      1. Merci à vous Lyza, pour ce témoignage : Je crois que c’est important de bien voir combien le surdon n’est pas une affaire de classe sociale… de saisir qu’il a plus de facilité à s’épanouir en milieu aisé – quand il faut être chanceux en milieu plus modeste…
        Et puis aussi l’importance de l’amour, du regard bienveillant porté par les parents sur leurs enfants…

        Merci

        1. Merci Lyza de ce magnifique témoignage.

          Mais, Cécile, je préfèrerais que l’on dise du don « il a plus de difficulté à s’épanouir en milieu modeste » que « il a plus de facilité à s’épanouir en milieu aisé« . Vraiment.

          1. « je préfèrerais que l’on dise du don « il a plus de difficulté à s’épanouir en milieu modeste » que « il a plus de facilité à s’épanouir en milieu aisé« . Vraiment. »
            Ah non !.. C’est un peu court jeune fille…
            Pourquoi en effet cette expression plutôt que l’autre ?

          2. Si l’épanouissement du surdon passe par des mises en place de moyens matériels, culturels, alors en effet, il est plus facile qu’il s’épanouisse en milieux aisés.
            Mais encore faudrait-il que ce même milieu accepte ce surdon révélé, et lui donne les moyens de !
            On a lu ici des témoignages révélant que le surdon avait été annoncé à des parents « bien comme il faut, aisés », mais que l’éducation trop coincée, trop attachée au « qu’en dira-t-on » de ces parents a empêché de l’accepter et de donner au surdoué tous les outils pour son bien-être.
            Je me dis qu’en milieu plus modeste, il y a aussi moyen de lui permettre de s’épanouir, mais différemment : des sorties « gratuites » dans la nature, un partage de connaissances d’un travail, d’une passion…
            Tout n’est à mon avis que majoritairement question d’ouverture d’esprit, et de volonté de faire le maximum pour ses enfants.

        2. Ca me fait penser à mes enfants : « vous ne vous êtes jamais aperçue qu’ils étaient curieux de tout, tôt, qu’ils se posaient des questions pertinentes jeunes, qu’un fils qui lit des magazines d’actualités d’adultes à 12 ans c’est pas commun, etc etc ?  »
          « Franchement non, quand on donne soi-même à ses enfants les moyens d’être curieux, qu’on les initie à un tas de choses, qu’on leur parle comme à des grands (erreur de ma part mais bon…), et qu’il y a du répondant, pourquoi trouver ça bizarre ?  »
          D’autant plus que je suis ainsi moi-même, que mon mari est également cérébral (mais pas surdoué, pense pas), ma foi rien d’étonnant.
          Et maintenant que je sais que mes enfants sont surdoués, effectivement, avoir sa fille qui à l’âge de huit ans vous dit « Je vous en veux de m’avoir baptisée, je suis marquée à vie, ça me gêne terriblement dans celle que je suis », ce n’est pas ordinaire…
          Chemin faisant, dès qu’elle pourra (elle a 23 ans), elle se fera officiellement débaptiser, l’idée ne l’a pas quittée…

          1. Ben oui, quand on est soi-même hp, issue d’une famille hp, comment se rendrait-on compte qu’on a des enfants « pas comme les autres » ? Que savons-nous de ces autres ? Moi, rien.
            Personnellement, j’ai eu des enfants qui ont fait comme leurs parents, tenté la normalité, et je les trouvais plutôt moins brillants que moi au même âge, je ne risquais pas de me rendre compte de quelque chose. Et puis je ne connaissais rien aux garçons, et quoi qu’on en dise, les garçons c’est pas pareil que les filles. Et quand je m’étonnais de leurs résultats scolaires en dents de scie (de 0 à 18 dans la même matière, par exemple), les enseignant-e-s elleux-mêmes m’expliquaient que les garçons étaient souvent beaucoup dans l’affectif…

            Pour répondre à Cécile (« un peu court jeune fille« ) : Bagheera a parfaitement répondu. Autant que les moyens matériels ou financiers, c’est l’ouverture des parents et peut-être encore plus simplement leur amour, qui peut changer bien des choses ?
            J’ai lu ces jours-ci « La promesse de l’aube » de Romain Gary, tout y est. Une mère juive qui est convaincue que son fils est un génie et qui, malgré les innombrables problèmes matériels dans lesquels elle se débat, trouve le moyen de le pousser à découvrir et développer ses dons. J’ai aussi lu ces jours-ci l’autobiographie de Hélène Grimaud « Variations sauvages » : des parents aimants, respectueux, souvent décontenancés mais qui ont toujours soutenu et encouragé leur fille.
            Donc voilà, si je tiens à la formulation que je propose, c’est que l’épanouissement de la douance est rarement facile. Issue d’un milieu pas trop modeste, relativement cultivé, j’en ai bien bavé et j’en ai juste un peu marre d’entendre dire (y compris par mon propre père) que je n’ai pas à me plaindre puisque je n’ai pas connu de difficultés matérielles. J’ai juste manqué d’amour, d’écoute, de stimulations, d’encouragements, de respect… et mon parcours est beaucoup moins heureux que celui de Lyza.
            Voilà…
            Mais qu’on ne s’y méprenne pas, je suis très heureuse de lire des témoignages montrant qu’on peut être surdouée et pas trop malheureuse. Finalement, la recette est caricaturalement simple ? Amour et respect ?
            🙂

        1. Bonsoir à tous,
          Merci pour les remarques et commentaires qui ont suivi mon témoignage…
          Je voudrais intervenir pour reprendre l’idée de l’amour et du respect… et du pas trop malheureuse…
          Oui, il me semble que se sentir aimé est probablement capital pour croire en soi et avancé et devenir un adulte épanoui… concernant mon histoire… c’est peut être un peu plus complexe car j’ai cheminé et travaillé sur les souffrances qui ont été miennes aussi ; je n’ai pas toujours été en paix avec les adultes de mon entourage ; les familles de surdoués sont probablement des familles très particulières.. on dit souvent hypersensibilité mais qui dit hypersensibilité dit hyperréactivité ! Et pour certains, il mène à l’affrontement, pour d’autres à l’isolement… je n’ai plus de famille aujourd’hui ; bien sûr que ma famille n’est pas décimée et pourtant, c’est comme si elle l’était… Nous étions 5 (nos enfants et nous-mêmes) à Noël l’an dernier à Montréal ; nous étions 5 cette année pour cette même fête en France…
          La maladie bipolaire, malgré les traitements a eu raison de mes parents et ma mère se rapproche aujourd’hui davantage de la démence psychiatrique même si elle est suivie, ne connaissant plus que quelques courtes périodes de répit et de bien-être… j’ai du faire le deuil de mes parents même si ils sont encore vivants… mes enfants ne savent pas ce que c’est que d’aller en vacances chez eux ou de passer un peu de temps avec eux… Nous habitons à deux heures de route et nous les voyons trois fois au mieux dans l’année… si je pouvais il y a cinq ans leur rendre encore visite, ce n’est plus le cas aujourd’hui…
          Une famille de surdoués, c’est oui on ne peut plus particulier ; pour ma part, les exemples sont très tristes ; un oncle (maçon et compositeur inconnu sur son piano à ses heures perdues) qui s’est enfermé dans son fonctionnement dépressif, des cousins et des cousines qui vivent dans leur saut d’humeur toujours en quête d’un idéal et d’un perfectionnisme qu’ils ne trouvent pas et qui les amènent à recommencer des projets plus extravagants chaque année sur le plan personnel, professionnel sans pouvoir prendre le temps de s’arrêter un instant… une petite cousine déjà hospitalisée en psychiatrie pour TOCs et dépression… des décès brutaux et en partie inexpliqués… la liste pourrait être longue encore et je m’arrêterai là par pudeur pour ceux qui me sont davantage proches et qui pourraient s’identifier s’ils venaient un jour à lire…
          Côté conjoint, c’est pas mieux… les conduites addictives ont eu raison de la plupart des ses frères et sœurs, d’autres y ont même laissé leur vie…
          Quand la douleur guette ainsi aussi souvent l’existence d’autrui… on est conduit à se protéger pour pouvoir exister… et pour ma part, j’ai choisi aussi de me protéger de ceux qui malgré eux agressent… il n’y a pas si longtemps que j’ai décidé de devenir un peu plus actrice de ma vie… mais je crois que cela était vital… j’ai renoncé aussi, parce que trois enfants cela prend beaucoup d’énergie, et trois enfants au potentiel spécifique encore plus !!! (mais c’est un autre sujet)
          Pour ma part, j’ai la chance d’avoir rencontré quelqu’un qui m’aime et qui me ressemble dans sa sensibilité ; pourtant nous avons le sentiment d’être seuls sans notre microcellule familiale et inutile de dire que cela amène parfois le blues… Aussi, c’est difficile lorsque la famille a représenté quelque chose quand nous étions enfant de ne pas pouvoir faire vivre ce sentiment d’unité et de partage à ses propres enfants ; mais c’est ainsi… je dis souvent mieux vaut être seul que mal accompagné…
          Aussi dans mon souvenir affectif, ce n’est pas tant mes parents que je ressens comme vecteurs d’amour et de partage même s’il est évident qu’ils m’ont aimée et qu’ils m’aiment encore ; mais plus mon grand père paternel, ma jeune tante qui me comprenaient et respectaient mon fonctionnement, mes angoisses… c’étaient des marginaux à leur façon qui dans leurs petites folies, s’étaient un peu libérés…
          Aujourd’hui, quand je regarde un oiseau, mon grand-père est encore là quelque part près de moi et je retrouve finalement ce sentiment de sécurité affective partagé avec lui ; l’observation de la nature reste quelque chose qui m’apaise et j’ai transmis ça à mes enfants ; les êtres que nous aimons ne sont pas permanents mais la nature l’est (enfin, cette idée pourrait être discutée… ) ; aussi, lorsqu’on prend le temps de faire admirer un lever de soleil par un matin d’hiver sur la route de l’école à ses enfants, que le soir avant le coucher, on regarde la lune ou les étoiles si le ciel le permet, que l’on passe une partie de l’été à observer les insectes dans le jardin… on les sensibilise à ces aspects naturels et temporels qui rythment notre vie …ce sont de petits moments de partage, mais c’est ainsi que j’ai résolu l’inquiétude de la mort pour mes enfants ; quand je ne serais plus là, je le sais et ils le savent aussi ; l’observation sera un moyen d’entrer d’une certaine façon de nouveau en communion…
          Voilà, très heureuse année à tous…

          1. Un toujours très beau témoignage porteur d’une tonne de vécus, et qui finit sur une vraie note d’espoir…
            Ca fait du bien à lire Lyza, vraiment, et merci !
            Mon histoire familiale très directe est très traumatisante, je m’en suis sortie comme j’ai pu, grâce à l’aide de ma grand-mère paternelle.

            Moi détectée bipolaire il y a juste un an et demi, ENFIN on allait pouvoir m’aider, et détectée surdouée très récemment.
            Mon grand fils de 28 ans en thérapie depuis 11 ans, qui travaille beaucoup sur ses réactions agressives, ses sautes d’humeur récurrentes, il est surdoué, aucun doute pour lui. Il va mieux, bien mieux mais sera-t-il en paix un jour ? Il faut.
            Ma fille de 23 ans est en très grave dépression existentielle, prise en charge par le Professeur Lançon depuis 1 mois et demi après avoir été incomprise, mal suivie depuis deux ans, le pire a été d’actualité cet été, puis de nouveau jusqu’à il y a deux semaines…
            Détecté surdouée il y a un mois…et nous y voilà, tout ou beaucoup s’explique.

            Il a fallu que je m’enlève au plus vite cette culpabilité de ne pas avoir vu ce surdon en eux, non, à mon niveau ça n’était pas visible, ce que le commun des mortels sait sur cela n’était pas exprimé. Pourtant quand ils étaient enfants, je me suis posée la question, mais puisque l’école ne confirmait pas, c’est que je me fourvoyais.
            Et puis les psy-chologues et chiatres consultés à l’époque n’ont rien dit non plus.

            Bref, la communication et l’amour sont des éléments essentiels, vitaux dans ce type de situation, entre autre, pour que chacun trouve autant que faire ce peut la sérénité.

            Bonne année à vous, et pour tous ceux qui vous sont chers.

          2. Ben peur de ne jamais sortir de cette souffrance, de tout ça quoi, finalement ça a plutôt tendance à empirer, je ne trouve pas d’aide adéquate, l’espoir s’amenuise… Peur de finalement être autre chose que « seulement » hp, tout ça tout ça…
            Me semble que le manque de respect et d’amour de l’enfance ne se soignent pas, que les symptômes s’aggravent avec l’âge et… bon, voilà quoi, apprendre à vivre avec ce handicap psychique, comme on apprend à vivre dans un fauteuil quand on est handicapé physique ?

            Il me semble que l’hypersensibilité s’aggrave, que je supporte de moins en moins de choses ordinaires et les statistiques me donnent encore une trentaine d’années à tirer, comment vais-je en avoir la force ?

            (désolée de plomber le nouvel an, je ne supporte plus les voeux, depuis le temps qu’on me souhaite une bonne année et que chaque année me semble aussi désolante que la précédente… ces voeux, ça me donne envie de hurler, de gerber, de…)

        2. Bonsoir Lechalote, comme je ne peux pas vous répondre à la suite de mon intervention (bizarrement le mot « Répondre » a disparu avec l’intervention de « Tournevis »), je vous répond ici.

          Voici ce que vous avez écrit, me citant:

          votre message:
          Un point m’a marquée dans vos échanges, je vous cite :
          « J’ai été amené à réfléchir pendant quelques années à des moyens d’améliorer l’état du monde, de ma propre initiative car j’ai aussi eu des problèmes personnels à résoudre et je me suis aperçu que ces problèmes avaient tendance à interagir avec le climat ambiant. Donc je me suis dit, si j’arrive à trouver des solutions pour que le monde se porte mieux, nécessairement j’irais mieux moi aussi. ».

          Il me semble d’après mon expérience et de nombreuses lectures et recherches qu’on ne peut pas changer le monde, mais qu’on ne peut que changer soi-même, ce qui amène parfois à des évolutions notables dans notre environnement, mais elles se font d’elles même dans ce cas, sans que notre volonté joue. Notre changement influe sur notre environnement, et pas l’inverse.

          C’était juste mon point, être soi même le changement que nous voulons voir dans ce monde. Si on souhaite que tout aille mieux autour de soi, nous devons opérer ce changement en nous, pas à l’extérieur sur lequel nous n’avons pas de prise.

          Avec mon amitié

          ma réponse:

          Je suis tout à fait d’accord avec l’idée que l’on ne peut pas changer le monde.

          Cependant Aldous Huxley écrit dans « Le meilleur des mondes »:

          « La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient même pas à s’évader. Un système d’esclavage où grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude. »

          Source: http://stephaniemelous.fr/

          A cette dictature, s’oppose l’autre dictature, celle que veulent imposer tout les régimes fanatiques et totalitaires au monde en réprimant toute forme de divertissements, de consommation et d’amour de cette « servitude », au nom d’une morale religieuse fanatique.

          En tant qu’être humain, nous sommes aujourd’hui placé entre les deux dictatures et nous devons lutter contre les deux mais pas de la même manière.
          Il faut s’opposer fermement à la dictature totalitaire religieuse, il faut contrôler en l’anticipant, par la compréhension de ce que la technologie nous apporte de bien ou de mal, la seconde dictature qui est une dictature intérieure puisque accepté par l’individu.

          Lorsque vous dites « on ne peut pas changer le monde, on ne peut que se changer soit moi-même » vous voyez ici que cela ne peut être soutenu totalement (bien qu’il y ait du vrai dans vos paroles).

          Jacob Burckhardt écrit dans la postface de son ouvrage « Considération sur l’histoire universelle »:

          « L esprit humain ne peut juger le passé en toute liberté qu’avec le recul du temps. C’est ce phénomène pendulaire de décomposition et de reconstruction qui engendre la  » réalité historique  » avec sa complexe diversité, ses déguisements, sa liberté et sa contrainte ; elle prend parfois le visage de la foule, parfois celui de l’individu ; son humeur oscille de l’optimisme au pessimisme ; elle crée et détruit les Etats, les cultes, les civilisations ; tantôt, s’abandonnant à des impulsions et à la fantaisie, elle est un lourd mystère pour elle-même, tantôt elle est soutenue et accompagnée par la seule réflexion, bien que hantée, certains jours, par des pressentiments de ce qui s’accomplira dans un avenir lointain. Nous devons arriver à contempler toute cette réalité à laquelle, du seul fait de vivre à une certaine époque, nous fournissons inévitablement notre contribution passive. JACOB BURCKHARDT »

          Source: https://books.google.com/books/about/Consid%C3%A9rations_sur_l_histoire_universel.html?id=3CEJ0a70Ie4C

          Face aux deux dictatures donc, l’esprit n’est pas libre, car c’est lui qui engendre ces dictatures grâce à ce que Burckhardt nomme:

          « ce phénomène pendulaire de décomposition et de reconstruction qui engendre la  » réalité historique  » avec sa complexe diversité, ses déguisements, sa liberté et sa contrainte ; ».

          Votre vision de l’être humain nie le fait que la réalité historique dépend de l’homme car elle sous-tend que l’homme ne peut agir pour changer le destin du monde et qu’il y ait toujours soumis. Par ce fait, en vous tournant vers l’intérieur, vous avez laissé l’Histoire vous dire comment vos actions seront influencé par les événements et donc, vous ne combattez plus de manière ferme la dictature extérieure (prenant le risque qu’elle vous submerge contre votre gré).

          En se tournant vers l’intérieur cependant, il est effectivement possible de fuir l’opposition que l’on doit à ce qui dans le monde nous révolte et n’aurait pas lieu d’être si les hommes tous ensemble se dressaient contre cela.

          Mais, on peut aussi voir cela autrement.
          ET c’est là où votre point de vue est intéressant.
          Bouddha a dit un jour (je cite l’idée car je ne me rappelle plus des mots exacts):

          Il est plus pertinent de construire un hôpital même si cela demande patience et persévérance, pour soigner des malades, plutôt que d’établir un camp de fortune bâtie de manière prompte et sans grande persévérance.

          Ainsi, le travail sur soi, doit amener à une patience qui est plus grande mais cette patience, pour s’appliquer nécessite des sacrifices que l’on ne pourra éviter (car le temps d’apprendre on ne peut rien faire de plus).

          Un certain enseignement du bouddhisme présenté par Daisaku Ikeda dit cela:

           »
          Pour que les tous les efforts entrepris s’appuient, de façon claire et solide, sur le respect de la dignité de la vie, il faut que les êtres humains du monde entier ressentent et expérimentent concrètement ce respect, en choisissant d’en faire la base de leur vie quotidienne. C’est pourquoi j’aimerais proposer que les trois engagements suivants servent de base à nos actions :

          la détermination de partager les joies et les souffrances des autres
          la foi dans les possibilités illimitées de la vie
          le vœu de défendre et de célébrer la diversité

          (Proposition pour la paix 2013, D&E-avril 2013, 8)

          • Qu’est ce qui donne réellement du sens du la vie ? En quoi consiste le véritable bonheur ? Le bouddhisme de Nichiren Daishonin est un enseignement d’espoir qui nous permet de nous forger un bonheur insurpassable et indestructible, et de mener une vie d’une valeur suprême, tout en aidant les autres à faire de même.  »

          Source: http://humanisme.soka-bouddhisme.fr/ressources/385-le-bonheur-pour-soi-et-les-autres

          Ainsi , la vraie question n’est pas de savoir s’il fait négliger le phénomène de décomposition pendulaire de la réalité historique pour se tourner vers l’intérieur ou au contraire se tourner fermement vers l’extérieur en négligeant son propre progrès.

          La vraie question est:
          « qu’est-ce qui, pour soi-même est acceptable en termes de souffrances, que ce soit dans le monde ou en soi, pour que nous ayons le désir soit de défendre fermement la liberté face à une oppression externe insoutenable, ou le désir de progresser en acceptant une part de souffrance jusqu’à ce que cette dernière ne devienne intolérable ou que nous apprenions suffisamment d’elle pour pouvoir nous élever au-dessus d’elle et devenir assez fort pour surpasser la souffrance du monde?

          Le chemin que l’on choisit dépend de chacun, il n’existe pas de voie vers la vérité, nous dit Krishnamurti.
          Il faut se construire soit vers l’une ou l’autre voie.

          Un dernier conseil pourrait être les préconisation que nous donne Nagarjuna dans « La Lettre à un ami »:

          « Le Puissant proclama l’attention comme la source de l’immortalité
          Et l’inattention comme celle de la mort.
          C’est pourquoi, afin d’accroître les facteurs positifs,
          Cultive sans relâche l’attention respectueuse.
          Tu affirmes : « Celui-ci m’a insulté, terrassé, ligoté,
          Celui-là m’a dérobé mes biens.
          Une telle rancune engendre les querelles,
          qui abandonne le ressentiment dormira heureux.
          O connaisseur du monde, gains et pertes, plaisirs et douleurs,
          Paroles plaisantes et déplaisantes, louanges et blâmes,
          Telles sont les huit attaches mondaines.
          Sans valeur pour ton esprit, regarde-les sereinement.
          Le Puissant a dit que la confiance, la non-nuisance, le don,
          L’étude, le respect de soi-même, le respect d’autrui,
          Et la sagesse constituent les sept pures richesses.
          Reconnais les autres possessions comme insignifiantes. »
          Source:http://www.larbredesrefuges.com/t126-nagarjuna-lettre-a-un-ami-extrait

          C’est un bon compromis entre la lutte contre la dictature externe et la dictature interne.

          Celui qui a l’attention respectueuse, ne critique pas à tort la pensée d’autrui parce qu’elle ne s’alignerait pas exactement sur la sienne (ce qui lui évite le danger de vouloir imposer à l’autre sa propre pensée), de même, ayant l’attention respectueuse, il sera conscient de son propre chemin et ne risquera pas non plus une servitude au divertissement.

          Rien qu’avec cela donc, il évite les excès des deux tendances opposés qui l’oppressent chacune une direction contraire.

          Bonne soirée

          Prenez soin de vous
          Mathieu

      2. Merci, Lyza pour ce beau témoignage, long, parce que précis et empathique, et que je n’avais pas encore eu l’occasion de lire.
        Je suis arrivée ici en 2013 découvrant comme toutes ici un monde familier dans les différents témoignages.
        Le vôtre m’a intéressé sur un point, votre propre expérience d’enfant, mêlée à celle de parent, de trois filles, articulée grâce à votre connaissance professionnelle en lecture empathique ( qui met en relief votre abord des neurosciences, …que vous avez avec tout votre talent, mis au service des enfants, ou d’autrui, …dans une pratique professionnelle ….dispensée avec toute votre empathie, …au sens neuronal…)
        Lecture empathique, c’est plus court, mais peut être que cette expression devrait être développée pour certains haut potentiels féminins, parce que distincte de l’émotivité, de la sensibilité, et j’en fais un ‘haut potentiel’ à part, parce que touchant au sens de l’autre, qui en fait une question si brûlante quand on se sent différente.
        Mon itinéraire est sensible sur ce point, après trois années d’études en psychologie clinique, je suis devenue maîtresse de maternelle ‘atypique’, pratiquant avec tout mon cœur, passionnément, mais très différente de mes collègues. Incapable de voir le groupe, j’ai travaillé 32 ans avec des enfants, chacun respecté pour lui même, une façon épuisante mais gratifiante au centuple! , d’aller à leur rencontre et les accompagner vers le chemin de leur avenir.
        Je me retrouve dans votre témoignage sur certains points. Il y a quelque chose d’une douance pour la relation humaine, mais si difficile à comprendre quand on se fait battre parce qu’on semble vulnérable…. Enfant, j’étais incapable de ne pas justifier l’agresseur dans ses propres blessures, et je n’osais pas regarder les autres de peur de lire leur âme comme une chose impolie. Baisser les yeux par politesse, se pratiquait encore, quand j’étais jeune, et je ne comprenais que trop pourquoi.
        Il m’a fallu ce métier passion, pour m’épanouir, puis en découvrant ici un monde familier, puis les travaux sur l’autisme, l’empathie, le systémisme, et l’apport des neurosciences, pour enfin, à 55 ans oser appliquer aux adultes la lecture empathique que j’ai pratiqué toute une carrière avec les enfants.
        J’ai été testée ‘surdouée’ en classe de 3ème, à l’époque, et mes parents, enseignants, convoqués, ont refusé d’entendre parler de ‘ça’, estimant, de leur hauteur, que ces tests n’étaient absolument pas fiables et donc que mes résultats scolaires le prouvant, je restais stupide, immature, et sur la mauvaise pente.

        Comme quoi pour répondre aux commentaires, un milieu, même réputé favorable à la douance, peut révéler ses surprises… Ma soeur, surdouée, ‘autiste’ rétroactivement, par la double détection de ses deux fils surdoués et avec des traits ‘aspie’, a eu du mal aussi, pour le sens contraire à moi, elle était montrée en exemple, bien que se pensant, si possible, ‘comme tout le monde’ et de fait , elle a souffert des louanges quand moi je souffrais d’humiliation…

        A trois ans, ma grande préoccupation a rejoint l’écoute sur disque du conte philosophique, Le Petit Prince. La question de l’infini , la question de la mort, de la croyance en un Dieu, les histoires tristes qui se terminent mal, comme celle de La Petite Sirène, la version originale d’Andersen. Les années suivantes, on m’a acheté ‘ma première encyclopédie’ et ‘dis pourquoi’, dont je faisais lire à ma ‘mère’ les encarts des réponses pour ‘adulte lecteur’, trouvant l’explication ‘enfant’ trop simpliste.
        On lisait en exemple mes rédactions, mais j’avais zéro en orthographe… une dyslexie? (à ce titre, j’ai gardé ce besoin d’écrire, et je prépare une série de romans à base historique et philosophique) le jour où je suis entrée dans l’éducation nationale, je n’ai plus fait de fautes. C’était un peu magique pour moi, cela me montrait la somme de blocages que j’ai pu subir, en raison peut être de parents qui m’ont élevée en enseignants, mais aussi en fonction de mes différences (qui sont nombreuses et violentes pour un enfant, je n’en parlerai pas ici, ce n’est pas le propos, encore que.) En venant ici, j’ai vécu comme beaucoup d’entre-vous ce sentiment de retrouver les Miens. Les témoignages expliquent bien cette difficulté à se sentir dans le groupe des autres, des enfants ‘typiques’, pas les mêmes besoins, et la difficulté de faire ressortir ‘par un petit entonnoir’ l’immensité de notre ‘monde intérieur’.
        L’impression que le cerveau, à l’intérieur, déplie des chemins infinis de pensées dans un espace arborescent, mais que le petit trou pour sortir la réponse simple n’existe pas: Chaque réponse a envie d’être complexifiée, chaque problème entant se déplie en un infini de questions, de possibles qui s’ouvrent…

        En tant qu’enseignante, chaque enfant avait droit à la réponse la plus appropriée à sa soif de complexité, et j’ai toujours veillé à offrir la diversité des supports de connaissance, et mes réponses à toutes les questions même si parfois en effet on peut se sentir inquiète de jauger d’aussi près la demande d’un enfant en entrant dans son système de pensée.
        Je me suis demandée souvent ce que je faisais dans ce système absurde. Est ce une machine à aider l’enfant ou à fabriquer de l’échec?…
        …Toujours est-il qu’une bonne maîtresse est bienveillante, professionnelle et que surtout elle sait ne travailler que pour le ‘groupe-classe’, comme on dit,
        Je ne sais pas faire ça. Ce que je sais faire, « en revanche », c’est entrer au diapason de chaque enfant, lire ses besoins, suivre son rythme, ses blocages, ses talents, entrer en communication empathique.
        Je travaille beaucoup sur les recherches de L’Autism Research Center en Angleterre, promue par le Pr Simon Baron-Cohen, en neuropsychologie, avec des équipes pluri-disciplinaires. L’hyper-masculinisation, l’équilibre empathie/systémisme, permettent de dégager, non seulement des observations sur le caractère très masculinisé de certaines structures du cerveau des Aspies, mais aussi de mieux comprendre le masculin et le féminin, en liaison avec les différences de structures qui gèrent la lecture empathique pour les filles, la précocité du langage, la richesse conceptuelle liée aux autoroutes inter-hémisphériques, et d’autre part pour les garçons, les structures dédiées à l’abstrait, à la création de bibliothèques spatiales du cerveau droit, l’aptitude au monotâche, la sensibilité émotionnelle, tellement brimée dans l’éducation d’un garçon, et donc l’appétence pour le systémisme.
        Il est très intéressant de suivre ces recherches sur la différence structurelle des sexes et de retrouver cela inscrit dans la multitudes des observations que l’on peut vivre quand on est au contact des enfants.
        Régulièrement les filles de quatre ans se débrouillent de manière mature, en entrant en communication avec l’adulte et en utilisant leur lecture empathique. Régulièrement, les garçons ont besoin de repères fixes, de chercher les limites du système, et sont facilement perdus sur les intentions d’autrui.

        Ces différences ne sont pas culturelles… Elles sont structurelles au cerveau, liées à la spécialisation nécessaire des mammifères et singulièrement de l’humain, dont le petit naît extrêmement dépendants des soins de la mère durant une période bien plus longue.

  28. Bonjour,

    Cela fait plusieurs fois et plusieurs mois que je viens rendre visite à ce site, merci pour les conseils et la richesse d’information… Je ne sais pas, et je doute même fortement pouvoir me déclarer HP, et je ne pense pas qu’un test de QI pourrait « révéler » cet aspect (éventuel) de ma personnalité, mais les lectures de ce site me nourrissent et me font me sentir concernée malgré tout… Alors je me permets de partager un texte que j’ai écrit pour moi-même il y a quelques temps, modestement, parce que j’en ai l’envie, tout simplement :

    Voici une de ces journées ‘grises’ typiques de ma vie que j’appelle « ma ritournelle habituelle »…

    Au commencement, je reçois un message négatif de la part de l’extérieur, que ma pensée développe et interprète de manière plus ou moins large. Je me sens atteinte et dévalorisée. Par la suite, si dans mon entourage plusieurs personnes rient ensemble après avoir chuchoté, je ne peux m’empêcher de penser qu’on se moque peut-être de moi. Je commence alors à broyer du noir… Percevant tensions ici, tensions là-bas, je me sens une fois de plus las de cette vie. Assez vite je me demande à quoi rhyme tout cela, à quoi bon. J’ai alors des envies de voyages, d’échappées. Je souhaite un instant fuire ma vie, quitter ma peau. J’ai conscience que mon imaginaire se déploie en réaction à des évènements passés, non digérés.

    Puis il y a cette promesse là-bas d’une vie meilleure, elle est venue jusqu’à moi, se glisser dans mon oreille. Un possible a été entrevu. Mais ce jour là, je ne me sens pas à la hauteur, je doute de moi, et je vois ce mirage s’évanouir dans le paysage. Alors j’angoisse, le sol se dérobe sous mes pieds. C’est l’obscurité, les ténèbres qui m’appellent. Un océan de tristesse m’envahit. Je souhaite m’isoler du reste de la société. Et pourtant cette solitude me pèse tant. La solution ne doit pas être là.

    Je souhaiterais m’adresser à des gens, leur manifester mon enthousiasme, mon désaroi, mes colères ou mes joies, mais j’ai peur… de mes propres réactions. En réalité, j’ai peur de mon excès d’émotivité. Je suis sensible et j’ai peur que cela se voit. Que l’occasion soit donnée de se moquer de moi. J’ai peur du regard des autres. J’ai peur du mal qu’ils peuvent me faire. La cruauté, je ne connais pas. Enfin, je crois. Et j’ai tellement peur qu’il m’arrive d’en trembler, au moins des mains. Parfois une émotion me traverse, tellement intense que mon corps tout entier se met à trembler. Il grelotte. J’ai toujours prétendu que c’était le froid, mais au fond de moi je sais que ce n’est pas cela. ‘Cela’ arrive lorsque j’attends avec frénésie une confirmation de l’autre dans une de mes appréhensions fondamentales.

    En société, j’ai parfois du mal d’y respirer, d’y trouver ma place… Mais plus souvent que rarement, l’envie est là et je me bats. Je rougis lorsque je me sens gênée par un regard. C’est que la honte et moi, nous avons longuement été très intime. Encore aujourd’hui, il ne se passe pas un jour où je n’ai peur que l’on se moque de mon visage, que l’on me trouve moche ou ‘bizarre’.

    C’est qu’au fond de moi, j’habite une petite fille blessée.

    1. Tu as dis , Lueur, ce que tu cherche  » j’attends avec frénésie une confirmation de l’autre dans une de mes appréhensions fondamentales. »
      Il est possible que si tu viens sur le chat du loup, tu trouve des interlocuteurs prêts à écouter les appréhensions et aborder les questions fondamentales. C’est bien ici un lieu où se retrouvent des personnes qui se distinguent par leur extrême perceptivité à des vérités du monde que les autres ignorent.
      La discussion s’ouvre tous les soirs sur http://www.le-loup.info/meow/index.php?Ver=H&L=english&U=cecile&E=meow&EN=1 . L’anonymat est garanti par ton pseudo.

  29. Bonjour à tous,

    Je ne sais pas si cela va vous aider mais je vous offre ce qui m’a fait « décrocher  » du problème :
    Au départ comme vous, des problèmes relationnels récurrents : Folle, trop, parano, malade, border line, confuse, hyper ceci, hyper cela … bref. Tous les adjectifs les plus laminants d’estime de soi : je les ai eus comme vous.
    À cela on peut ajouter la jalousie familiale. Fratrie qui ne veut que votre bonheur sur le papier mais qui s’avère être plus compliqué et plus subtile dans la réalité : Tout baigne pour peu que vous ne leur voliez pas la vedette, même involontairement. Sinon l’envie et les dénigrements prennent, et bien avant que vous le réalisiez, vie au sein même du nid : pas besoin d’ennemis, vous êtes habillés en permanence et en toute saison par vos proches. Comme la sensibilité et la précaution aux autres font partie aussi de la panoplie HPI, vous vous employez avec une énergie farouche, de celle-là même qui caractérise les HPI, à ne surtout pas – plus – montrer, démontrer que vous pourriez avoir l’once d’un talent. Vous êtes pour la paix en général, celle de vos proches encore davantage. Résultat : Si tout s’est passé correctement pour le plus grand bonheur des vôtres, vous avez terminé au bas de l’échelle. Eux sur la cinquième marche, parfois laborieusement, mais peu importe. Ils sont rassurés : le monde tourne rond.
    Et puis un jour, de guerre lasse, vous racontez pour la énième fois une histoire à dormir debout à une assistante sociale à qui vous expliquez que vous ne savez plus très bien si vous devez continuer à réveiller le monde ou si vous devez le laisser ronfler tout seul, quitte à faire votre baluchon et partir au fin fond des bois. Et là, cette jeune femme qui sait écouter VOTRE histoire vous dit le plus calmement du monde :
    « Mais c’est normal ce qui vous arrive, vous n’êtes pas sur le même plan que les gens. »
    Quelque chose au fond de votre ventre vous dit qu’elle parle vrai. Vous savez que c’est ça la source. Tout le reste, chaque anecdote qui passe cogne cette vérité-là.
    Car j’ai réalisé que si je pouvais « redescendre sur terre  » pour me mettre en lien avec d’autres, l’inverse n’était pas vrai. D’où angoisses. Résultat : J’ai coupé les ponts avec toutes les gens y compris certains proches, qui, faute de pouvoir accéder à mon plan de compréhension du monde, libéraient leurs angoisses, leurs projections en me malmenant. Depuis, je rencontre, comme par hasard, des personnes qui n’ont pas peur d’emprunter des chemins de traverse, naviguent sur d’autres plans, « pensent et ressentent » autrement. Et ils ont autant à partager avec moi que moi, en tout cas je l’espère, avec eux.

    1. Bel exemple de lâcher prise : arriver à être soi sans attendre l’autorisation des autres.
      Je pose cependant la question : et si la réaction familiale était plus une souffrance de jalousie (lui/elle « y arrive » et pas moi, sa réussite me renvoie à mes échecs, m’oblige à me rappeler que je suis nul(le)) sur fond d’un malaise dont la personne ne connaît pas les racines ?
      La jalousie est un vilain défaut, et l’envie aussi.
      Je ne suis pas sûre que les surdoués en soient exempts.

      1. Je vais essayer de répondre du plan d’à côté ….
        Bien sûr que les émotions « lourdes » sont une forme d’absence à soi ( jalousie, envie = manque de confiance en soi, besoin d’être aimé , d’être reconnu, manque de maturité, peur(s) de … etc) Pour autant, c’est un espace qui appartient à celui qui le vit. Et non pas à celui qui reçoit les conséquences de ce manque de travail sur soi. On peut tous progresser à être meilleur. L’orgueil et l’égo sont souvent les seuls vrais obstacles à sa propre progression une fois que l’on est sorti des vraies fausses excuses. Ce n’est agréable pour personne de grandir. On ne grandit pas par la « force  » des choses … La force appelle la résistance (au changement) au contraire. On grandit parce que l’on accepte l’idée que c’est bon pour soi et que c’est sans danger. Une fois qu’on l’accepte , on le veut.
        ça n’existe pas pour moi de vilains (ou de beaux ?) défauts. Il n’y a que des émotions, des sentiments. Tous sont valables. Certains, à privilégier, nous rendent vivants, et même beaux, d’autres nous tirent vers le bas.
        Personne n’est exempt de rien. Les surdoués pas plus que les autres. La seule différence résidera dans la prise de conscience et la capacité à analyser ce que dit telle ou telle émotion.

        1. Nous sommes d’accord… 🙂
          Et j’apprécie particulièremnt cette phrase : « On grandit parce que l’on accepte l’idée que c’est bon pour soi et que c’est sans danger.  »
          Elle suppose quand même du boulot…

          1. Elle suppose du boulot ? À qui le dites-vous ! Rien de ce que je n’écris n’est du pur jus vécu …
            Ce trop plein de ressentis, cette façon de « lire » une information différemment, je l’accouche sur mon blog billetsdhumains (une idée géniale chuchotée par un médecin à qui je ne dirai jamais assez merci) je vais acheter votre livre, et surtout l’offrir à mes filles (HPI) qui commencent à souffrir de leurs dons. J’ai deux autres blogs sur la créativité et un autre sur mon travail de thérapeute dont j’aimerais parler avec votre permission. (J’ai lu quelque part sur votre blog que quelqu’un cherchait un thérapeute qui connaissait la surdouance.
            PS : Personnellement, le « sans danger  » a été plus difficile à accepter que le « bon pour soi » …

  30. Bonjour,

    Ayant nettement conscience que je ne tourne pas dans le même sens que tout le monde (zébritude ….), je souffre d’une hyper-extra-sensibilité à tout, et- entre bien d’autres choses pénibles à vivre – aux odeurs (bonnes et mauvaises, je ne suis pas bégueule …) : parfums forts, et huiles essentielles. Ce en sont pas des allergies, je crois. Ca a l’air banal, mineur, détail, mais est-ce que ca arrive à d’autres, ou bien je me fait une parano ? Merci !

    1. Bonjour Calim (éro ?) 😉

      Oui, ça arrive à d’autres !!! A moi en tout cas, et à d’autres aussi j’en suis sûre !

      Nausées systématiques en présence d’odeurs de cigarette, cigare, bière (dans les cafés l’été), parfums, déodorants, laques pour cheveux, gaz de voitures, produits solaires sur la plage (obligée de changer de place tellement c’était infecte !), chocolat devant un marchand de gaufres, bonbons devant les stands de marchés nocturnes durant l’été, chichis (horrible), vêtements neufs, fast-food, certaines fleurs, café, alcools forts, banane, noix de coco, etc….
      Là, je citais seulement les odeurs ! Si vous voulez, je vous refais un article sur les bruits, les sensations, l’agitation ambiante, la foule, les pièces pleines de monde, les supermarchés…
      Et puis il y a aussi la luminosité excessive… Impossible de sortir sans lunettes de soleil dès qu’il pointe son rayon (hiver comme été), maladie de peau (vitiligo) qui me fait brûler très fort si je ne porte pas de vêtements « longs » en plein été, etc…bis 🙂

      Vous vouliez trouver quelqu’un de sensible ? En voici déjà une ! Et je ne doute pas un instant que mes congénères vous laisseront de beaux témoignages aussi 😀 !!!

      Dans votre pseudo, on peut deviner « caliméro » mais aussi « câlin »…

      Alors je vous envoie des câlins pour supporter votre hyper-sensibilité…et une petite caresse à Caliméro qui me rappelle mon enfance 😉 (j’adorais Caliméro)

      A bientôt sur le tchat du Loup ?! (y’a plein de gens comme nous et ça fait un bien fou de ne plus se sentir fou !!!)

      1. Moi aussi !! Les odeurs, bonnes ou mauvaises, la lumière, le soleil, la chaleur, le froid, l’agitation, le bruit, et j’en oublie sans doute… Et ça empire en vieillissant 🙁
        Et soulagée aussi depuis que je sais que je ne suis pas seule ou anormale, juste normale dans un autre référentiel 🙂
        Welcome home Calim !

      2. Merci Alien ! Contente et soulagée qu’on puisse parler sur un forum de surdon de trucs futiles (qui n’en sont pas d’ailleurs ?Car le lin me fait souffrir, les vetements serrés, enfin … cintrés ! j’étouffe, et que dire de la laine, en passant par les pantalons taille basse, et bien d’autres ). J’ai toujours cru que ce n’était pas sérieux ….. Et juste pour continuer à rire sans rire, je me suis offert ce matin un su-p-e-r massage du dos pour détendre mon coté zebre surtendu, en donnant des précisions (pas ceci, pas d’huiles machin, le moins possible de tout, quoi …) et crac … cet après midi, remontées sucrées dans la bouche, et autres manifestations désagréables. Zut, enfin, suis-je condamnée au savon de marseille et à l’oeuf cassé sur le crane pour le shampoing ???(facon de parler ..) Yen a marre. Je précise que je suis en cours d’homologation zébritude, donc je suis peut-être juste hyper sensible, mais je crois que …. je suis zèbre. On verra bien. Merci en tout cas pour les réponses et les liens sur le net, cela me transforme ma journée et me redonne un espoir perdu depuis … non, jamais eu. Merci.Je précise : calimera, absolument !!!

        1. Bonjour!

          Je suis très nouvelle et novice sur la sphère HPI et la zébritude 😉 mais je me reconnais tellement dans ces ressentis. J’ai un peu plus de 30 ans et depuis toujours cataloguée hypersensible, perfectionniste, solitaire, introvertie, qui réfléchit trop et alors…si je parle des hypersensibilités environnementales!! Je réagis mal aux odeurs aussi et au bruit. Mon entourage ne me croit pas quand je dis que je souffre vraiment dans une pièce pleine de monde ou quand il y a de la circulation, un bruit de ventilateur, trop de vent, etc etc. On trouve que je fais du cinéma…et pour la peau, ça fait des années que j’ai une peau qui réagit très mal aux produits cosmétiques classiques et aux HE :/ Moi aussi, impossible de trouver un shampoing qui sera toléré plus de trois semaines par mes cheveux alors je change souvent. En plus, j’ai la peau qui brûle et du psoriasis. Je suis asthmatique, bref j’en passe…c’est dur. Et j’ai dû faire une croix sur les salons de coiffure car entre l’odeur et les produits qui m’agressent…Je n’ai pas passé de tests ni rien. Je suis au Québec dans une région nordique mais parfois je me sens seule et incomprise. Le manque de confiance en moi et le doute et l’angoisse quotidienne pour des milliards de questions c’est dur aussi…Enfin, bon courage Calim! 🙂

    2. Bonjour Calim.
      L’hypersensibilité aux odeurs est un syndrôme reconnu par l’OMS sous le terme de MCS (Multiple Chimical Sensitivity) . C’est un vrai handicap. Il y a une association française qui s’occupe de diffuser de l’info http://www.sosmcs.org/ je les connais bien puisque je m’occupe d’une autre hypersensibilité, très voisine et souvent associée : l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques.
      Bienvenu(e) au club des hypersensibles

      densleonis est mon pseudo sur le tchat du Loup
      A bientôt

      1. Petite précision : personnellement, je pense que l’hypersensibilité aux odeurs est lié à des dysfonctionnements du foie, lequel est très probablement lié au stress pour faire simple.
        Personnellement, depuis que j’ai moins de pbs digestifs, je supporte moins mal les odeurs. Je pense qu’il y aurait grand intérêt à s’intéresser de plus près à la médecine chinoise qui me semble très pertinente dans ses explications et ses solutions.

  31. bonjour tout le monde,

    c’est avec beaucoup d’émotions que je me décide à écrire ces quelques mots. Mon mari (hpi 150) et moi, nous avons été convoqué par la psychologue scolaire pour faire passé des tests à mon fils de 10 ans . C’est un HPI hétérogène au top en math et nul en français. On nous a recommandé de lui faire sauter une classe . Nous l’avons fait . C’était très dur mais il passe en 6ème section chinoise. L’orthophoniste de mon fils , au fil de longues discussions m’a appris que c’était héréditaire. Bien entendu j’ai de suite pensé à mon mari mais non elle parlait de moi. Elle me parla de mon hypersensibilité, le fait qu’à l’école j’étais dans les nuages, dans mon monde à moi, que je m’ennuyais tout le temps (j’écrivais avec les copines au lieu d’écouter le prof), je suis très créative , tout me semble facile, je lui ai même avoué pudiquement que je suis peut être médium car je ressens les choses … bref, le fait d’être en dépression , de me sentir bête depuis des années , (j’ai même réussi à arrêter en première pour ne pas passer le BAC car j’avais trop peur de le louper et que cela prouverait que je suis nulle), ont fait que je me sentais différentes des autres , bizarre, en décalage, que les soirées que j’ai passées m’ont fait me sentir au plus mal.
    Ce qui me surprenait c’est que ma soeur aînée a eu un passé similaire et du coup après lui avoir appris pour mon fils était hpi , s’est lancée dans des lectures sur les enfants surdoués et sur l’adulte et, donc s’est totalement reconnu dans le livre de Cécile Bost et m’a lu plusieurs chapitres et , en effet mon statut de « folle » commence à changer. Je viens de commander son livre et j’avoue que j’ai peur de le lire car j’ai peur de dire « tu vois ce n’est pas pour toi……. » bref me trouver encore 36000 excuses pour me conforter dans mon délire. En tout cas, ma soeur se trouve mieux dans sa peau car elle trouve des réponses à son caractère et ses idées et me conseille vivement de le lire.
    Je ne me sens pas prête pour faire des tests car je suis terrifiée du résultat (complètement débile me direz vous ) . J’ai besoin qu’on m’aide et savoir si , vous tous avez ressenti ce mal être, le fait d’avoir « le cerveau en ébullition », d’être parano, de voir le danger partout sur mes enfants (on me prend encore une fois pour une folle), de ne pas avoir réussi ses études, de sentir que certaines personnes sont stupides, ils ne me comprennent pas il faut toujours donné des explications, des détails pour qu’ils suivent mes conversations avec des yeux comme des soucoupes. OUFFFFFFFF c’est lourd tout ça.
    Bon j’ai fini mon mini roman désolé de vous avoir saoulé mais je me sens seule.

    BISOUS A VOUS TOUS

    1. Bienvenue au club, Marie-Jo ! Tu es tout à fait normale… pour une hp 🙂
      La peur de passer le test est normale, nous l’avons tou-te-s, et le reste aussi, tu verras si tu parcours les différents témoignages en commentaires des articles de ce blog.

    2. Bonjour Marie-Jo 🙂

      Tes 7 dernières lignes j’aurais pu les écrire au mot près 😀 !

      Garde le moral ! Nous sommes tous plus ou moins timbrés, mais ce qui est bien, c’est que nous apprenons à nous aimer et à nous accepter comme ça ! Et ça, ça n’a pas de prix 😀 .

      Viens nous rencontrer sur le chat du Loup…je t’assure que tu te sentiras moins seule 🙂

      Quant à la trouille monumentale de passer les tests, oui, nous l’avons tous ressentie ! Mais nous sommes toujours là 🙂

      Ok, je sais, je mets des smileys partout…mais c’est plus gai 😉

      Allez, courage et à très vite parmi nous !

      1. merci beaucoup vos mots me font du bien et me rassure. Mon mari m’a piqué le livre donc je ne peux toujours pas le lire . Il est vrai que je sens souvent « extra terrestre » par rapport aux autres.
        Je vais me connecter sur le chat loup , je vais pouvoir faire la connaissance de mes « frères hpi ». 😉

    1. :=). Glad you’re alive!

      Deux « trucs » qui m’ont bien aidée depuis cet hiver:
      un gramme d’oméga 3 EPA / jour ( le type « sérénité » plutôt que « cardiovasculaire HDA). Depuis deux mois maintenant. Ca aide vraiment à se stabiliser au plan émotionnel. Sans supprimer l’émotion mais avec une meilleure capacité de « contenance ». La possibilité d’une vie plus riche, puisque rien n’est dénié. Ce traitement avait été proposé à des patientes bordeline avec un certain succès. Confirmé, donc. Mais avec l’inconvénient que les huiles de poisson gras concentrent tous les déchets marins. J’ai vu qu’il existe des équivalents bio végétariens, dosés à 800 et à peine plus chers.

      Et puis, outre les marches en forêt, où « ça » se dissout dans la subtilité des verts et le silence des arbres, j’ai retrouvé le plaisir enfantin de jouer, de faire le con, me déguiser. Etre un autre, un personnage d’une saynete inventée par un autre. S’oublier. Il y a le travail du corps, la respiration, apprendre à guider son énergie. A faire confiance à ses partenaires de jeu. Et, un mode relationnel très particulier, que l’on ne trouve ni au travail, ni dans les relations amicales ou familiales… ça s’appelle : le collectif. Quelques mois d’atelier amateur mais aussi des choses qui commencent à bouger à l’intérieur. Ou la possibilité que ça bouge pcq « ça » se décolle, ouvrant un petit espace, du jeu.

      Voilà. Des pistes, pour ce qu’elles valent. En te souhaitant de trouver les tiennes. Bon courage.

  32. Le livre de C.Bost m’a accompagnée pendant mes vacances …et surprise j’ai eu l’impression de lire dans ma vie. Je ne sais rien de mon QI, juste que j’étais très bonne élève et que l’on avait proposé à mes parents de me faire sauter une classe mais ils avaient refusé. Tout cela est bien loin, je ne brille plus car depuis longtemps je me suis isolée avec tous mes « trop ». Personne ne semble me comprendre, je me suis réfugiée dans le travail et le burn out est là. Bien sûr une grande poussée de la maladie auto-immune me lamine, j’ai la cervelle explosée , la sensation de vivre à côté des autres et non pas avec. Votre livre m’a fait un bien fou mais le retour à la réalité est à nouveau une descente dans les abysses. Comment communiquer quand on ne parle pas le même langage que les autres ?
    J’aurais au moins eu une grande bouffée d’oxygène avec votre livre, merci.

    1. Merci de votre témoignage.
      Comment communiquer ?
      Oui, c’est bien là, la principale dificulté, mais en même temps.. l’espoir est là ! on peut apprendre à communiquer !
      Et puis le fait de savoir que l’on n’est pas seul(e) encourage à trouver d’autres pairs.
      .. et pourquoi pas le chat pour d’autres bouffées d’oxygène ? http://www.le-loup.info/meow/index.php?L=french
      A bientôt peut-être !

  33. je lutte contre l’inutile,le médiocre,la stupidité,la jalousie,l’envie,l’ignorance,ma vie est un enfer,loin de la norme,et de sa moutonnerie sauvage.La famille est nuisible,le monde qui vous entoure est hostile,je cache mes sentiments pour ne pas souffrir,je donne une fausse image de moi,pour intégrer le monde des normaux.L’image que je donne aux autres,lucide,ayant un discours en décalage avec le commun des mortels,je refuse ce monde madame bost,je ne trouve pas ma place,cette société est absurde.Comment vous dire ma souffrance,pouvez-vous me venir en aide madame bost,je sombre ,et tout me semble vide?Je préfére la compagnie des animaux,et l’observation de la nature,mais l’homme moderne se décompose avec son misérable petit esprit,je refuse la folie suicidaire de cette société,heureusement quand je lis les commentaires de cette page,curieusement je suis heureux,merci à vous.

    1. Bonjour Marc,

      je viens de lire vos deux posts et suis sensible à la détresse que vous exprimez.
      A travers votre façon d’écrire, on a l’impression d’une souffrance si grande qu’elle vous étouffe, ou que vous vous noyez. Peut-être qu’un étayage médical pourrait vous apporter un peu de soulagement, le temps de retrouver votre souffle? Vous avez sans doute lu ici la section sur la dépression existentielle. Croyez bien que je n’ai « rien à vendre » de ce côté là, mais je sais aussi qu’il y a des limites au supportable.

      Si, comme vous, je trouve parfois le monde moderne désolant de sottise, il me semble que notre première responsabilité est envers nous-mêmes, que nous devons prendre soin de nous physiquement et émotionnellement afin d’être en état de créer du bon et du beau. Artaud ou Van Gogh ont parfois dû se protéger de la souffrance.

      Oui, la solitude peut être un refuge, et aussi l’espace nécessaire à l’activité créatrice. Cependant, il arrive qu’elle soit trop lourde à porter et devienne alors isolement, esseulement. Et on en crève. L’homme a besoin de contacts, d’échanges, à certains moments, pour continuer à avancer. Les alpinistes, les navigateurs en solitaire sont toujours reliés à une « base ». Vous écrivez ici et c’est bien. Je crains cependant que quelques mots échangés ne suffisent pas. N’y a t-il aucune personne de confiance dans votre entourage, peut-être quelqu’un d’un peu plus vieux, qui ne serait pas dans ces rivalités ( vous parlez d’envie, jalousie)? Je crois que c’est de confiance dont nous avons besoin avant tout.
      Et puis, au pire, il y a les « pros », consultations gratuites dans les CMP. Pendant plusieurs années, « ma psy » a été la seule personne à qui je parlais de la semaine, à part bonjour-bonsoir au buraliste ou à la boulangère. Sans elle, j’y serais restée. Et c’est bon d’être vivant, même si ça n’est pas facile tous les jours 😉

      Voilà, j’espère que ces quelques mots auront pu vous apporter quelque chose. Et pardonnez mon côté « rentre dedans ». Ca n’est jamais facile de parler de souffrance.

      Bon courage, Marc.

      marion

  34. Bonjour,

    Je suis en train de lire votre livre. J’ai découvert, comme beaucoup ici, ma probable douance il y a peu. Je dois passer le test WAIS pour avoir une confirmation.
    Malheureusement, même si cela m’apporte des débuts de réponse dans mon mode de fonctionnement, je me sens aujourd’hui trop détruit. J’ai le sentiment qu’il est trop tard pour réparer ce qui ne peut plus l’être. Je suis trop exilé, trop étranger à moi même et aux autres.
    Alors je souhaite que votre travail continuera à être utile pour ceux qui souffrent en silence depuis trop longtemps. J’espère qu’ils trouveront des solutions qui leur permettront de se réapproprier leur être et leur vie.

    Bonne continuation

  35. Bonjour à tous,

    Moi aussi j’ai longuement hésité à témoigner et la première fois que je l’ai fait, m’a fait beaucoup de bien !!!
    Surtout qu’on ressent une forme de honte d’être comme ça…
    J’ai pris contact avec un association d’enfants précoces pour avoir les coordonnées d’un bon thérapeute et j’ai appris qu’elle s’occupait aussi des adultes zébrés !!!
    Maintenant, j’essaie de finir ma BD, ça fait 10 ans que je bosse dessus avec des hauts et des bas…et de petits moyens ! Mais avec de petits moyens, on peut faire beaucoup !!!

    Bonne journée !

    Nathalie

    1. Me revoilà pour dire que j’ai terminé ma BD et je prends contact avec les maisons d’éditions. Mais je ferai des conventions BD, bien plus efficace, afinde savourer le travail accompli (même si je n’ai pas de retour des maisons d’éditions).
      Voilà,

      Bonne soirée.

      1. Bravo, vous avez terminé votre BD c’est un bon signe je pense.J’attends avec impatience de savoir la suite.Vous me donnez envie d’allez au fond de mes projets même s’ils sont grand.

        En attendant de vos nouvelles

        Bon weed end

  36. Chère Madame Bost,
    Je viens de lire votre livre, prêté par mon psy qui m’a annoncé il y a quelques mois que mon fonctionnement lui rappelait beaucoup celui des surdoués… Le découvrir à 34 ans : mieux vaut tard que jamais comme vous le savez bien.
    Une dépression non prise en charge à l’adolescence, spasmophilie, allergies, asthme, migraines et fatigue perpétuelle, nouvelle dépression l’an dernier et depuis toujours l’impression d’être trop, d’être en trop, de ne pas avoir le mode d’emploi (que vos « amis » tchateurs vous réclament…), l’impression d’être devenue bête en grandissant, la solitude, la sensation d’être exposée aux pics et aux lames de l’incompréhension et de la méchanceté parfois, trop fragile, trop sensible…
    J’ai beaucoup pleuré à la lecture de votre ouvrage, comme chaque fois que j’ai le sentiment d’être comprise, de me reconnaître, de me sentir moins seule, avec une rage, un désespoir devant tant de souffrance et de temps gâché.
    Je n’ai pas passé le test. Je le ferai sûrement. Aujourd’hui, je ne me sens toujours pas intelligente mais j’ai recommencé à écrire et à chanter, quitté mon mari et abandonné le rôle de femme parfaite que j’ai cru vouloir endosser pendant tant d’années et qui était en train de me tuer.
    Tout à reconstruire, avec au bout, je l’espère, l’impression d’être rentrée chez moi.
    Merci pour vos témoignages à tous et pour votre ouvrage clair et sensible.

  37. Bonjour,

    Je tombe des nues ! Terrain asthmatique depuis l’enfance, allergies à la poussière et aux acariens, ainsi qu’à l’amidon, j’ai même du subir des injections d’anticorps à l’âge de 6 ans… j’ai également hérité ( mais je ne pense pas que ce soit une « maladie » auto-immune ) d’hypoglycémie, sur le tard. Bizarrement, du côté de mon grand-père maternel, lui aussi « à part »… sans parler de l’arthrite qui me guette, car à presque 31 ans, je présente déjà des signes d’athrose, héritage provenant de ma mère et de sa mère. Bizarre, vous avez dit bizarre ?

  38. tout à fait d’accord avec cette recommandation
    il y avait moults choses un peu « différentes » et contrariantes (ou contrariées) chez moi.
    on a tout balayé et requalifié avec mon nouveau psychiatre (HP c’est important) : j’ai enfin passé le WAIS (à l’âge canonique de 48 ans), on a revisité les antécédents familiaux, il semblerait que j’ai « hérité des 2 côtés » si je puis dire, cyclothymie et/ou hyperthymie du côté du père et Trouble Bipolaire du côté du grand père maternel.
    et je suppose que l’on a pas fait encore le tour complet de la « question »

    et comme qui dirait « je me soigne »
    😉

    1. Ben moi j’ai passé le WAIS à cinquante ans, tralala, encore plus canonique :p

      Bilan : bien hp (une de mes soeurs a également été testée « positif » il y a qqs années et à y regarder, toute la famille est nettement concernée, ça explique beaucoup de choses) mais aussi… dyspraxique. Un intense soulagement de voir mis des mots sur mes maux, d’être enfin entendue et comprise dans ma souffrance et mon impossibilité à « faire » alors que depuis des décennies je m’entendais répéter sans cesse qu’avec mes « capacités je devais réussir, que j’allais y arriver, qu’il ne tenait qu’à moi » Ce qui, finalement, sous-entend que je suis vraiment une grosse nullasse ou une grosse flemmasse si je ne m’en sors pas, ce qui est toujours bon pour la reconstruction du soi, ça, spas ?
      On m’a même plusieurs fois, devant mon évident état d’épuisement moral, proposé de chercher des jobs qui « ne demandent pas de réfléchir » ou « qui ne prennent pas la tête« . Alors que justement, ce qui me prend la tête, ce sont ces menues tâches du quotidien qui ne devraient pas demander d’effort surhumains et qui, pour moi, sont épuisantes, du fait de ma difficulté à m’organiser. Et que ce qui me mine le moral, c’est justement la faim intellectuelle, le manque d’interlocuteurs de mon niveau et de travaux dignes de mes compétences…
      Rha la la…

      Depuis trois semaines que le diagnostic a été posé, avec des propositions claires et concrètes de solutions, je vois déjà se dessiner des améliorations dans mon quotidien. Je vois aussi, au-delà du blocage neurologique, apparaître ce blocage psychologique dont je percevais l’existence sans jamais avoir réussi à le faire émerger vraiment (cinq psychothérapies en vingt ans, quand même, on ne peut pas dire que je n’ai pas cherché, je crois). Alors, enfin, l’espoir renaît. C’est émouvant au-delà de ce qui est dicible.
      Comme quoi, il ne tient pas à grand chose, « seulement » à être reconnue pour qui on est, entendue et respectée.

      Bon, après chuis pas encore rendue, hein… Je me rends compte avec effroi que je ne sais pas ce que je sais faire, ce qui a contribué à développer ce sentiment diffus d’insécurité et d’angoisse permanentes. Entre autres… Affaire à suivre !

      Mais il n’est jamais trop tard ! Hier, j’ai entendu à la radio le témoignage d’une Marocaine illettrée qui, après avoir quitté mari et enfants, est venue travailler en France comme femme de ménage. Elle a appris à lire et écrire le français à cinquante ans et maintenant, elle est slameuse sous le nom de Tata Milouda. Une pêche d’enfer et une magnifique leçon d’espoir.
      Lire aussi « Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau » de Norman Doidge (éd. Pocket).

      1. moi aussi j’ai vécu cela des années : «c’est pas normal, avec le CV que tu as , tes capacités, tu devais réussir, tu devrais trouver du boulot …
        Sous-entendu des copains qui décrochent : il n’y a pas de fumée sans feu : si tu ne trouves pas, c’est que tu ne cherches pas …. ou version familiale plus pernicieuse ( ça ne m’étonne pas que tu ne trouves rien : avec le caractère que tu as … y a une justice finalement ….) alors on vous dit , d’un air faussement compatissant : pourquoi tu n’essayes pas vendeuse ? ( sympa pour les vendeuses … comme si c’était le dernier métier à faire après l’éboueur de notre enfance ( c’était la menace suprême devant le manque d’enthousiasme à bûcher ses cours) enfin voilà : si vous vous reconnaissez HPI sans en faire une montagne ou un problème … comme par magie, vous rencontrez des gens qui vous reconnaissent et vous acceptent HPI … et ça change la vie . Bon courage à tous !

        1. « c’est pas normal, avec le CV que tu as , tes capacités, tu devais réussir, tu devrais trouver du boulot … »
          bouhouhou… 🙁 ça fait vingt ans, vingt ans que j’entends ça et que… ben rien, j’y arrive juste pas.
          Mais ça ne fait que six mois que je me sais hp avec certitude 🙂
          Et que j’avance dans la résolution de mes blocages, petit à petit, lentement mais sûrement. Pas évident, quand on se découvre hp à 50 ans… (et pas « que » hp, malheureusement) (mais quand même, quelle chance ! j’ai envie de pleurer quand je pense à ma mamie qui a vécu 90 ans sans savoir qu’elle l’était, bourrée d’angoisses et de crises de « dépressions »…)
          Haut les coeurs, le savoir vaincra ! (peut-être…)

          1. Hey, bienvenue, confirmée surdouée aussi à presque 50 ans…ce mois-ci.
            Révélation-confirmation pour moi, les deux aussi paradoxal que cela puisse paraître, mais je vois enfin devant moi une clef qui pourrait bien me permettre d’ouvrir ce coffre si solidement verrouillé dans lequel figurent des chemins. Me reste à trouver lequel emprunter pour m’accomplir.
            Et faut que ça aille vite, me reste plus que allez 33/35 ans de vie devant moi si on se fie à l’espérance de vie des femmes en France.
            Punaise, que de temps perdu, c’est horrible, avec tout ce qu’il me reste à faire.

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