Création du GARHP – Appel à volontaires pour répondre à un questionnaire

Perrine Vandamme (Congrès Virtuels) m’a fait parvenir un communiqué que je publie ce soir. La recherche se développe autour des adultes surdoués en France, et c’est tant mieux.

Nous le savons : le surdon n’est pas un trait de personnalité et encore moins un trouble. (comme certains seraient pourtant tentés de le penser). Néanmoins, il apparaît que les surdoués peuvent, être, plus que d’autres, exposés à des troubles qui relèvent de la psychiatrie, dont la dépression.
Mieux comprendre les fragilités des surdoués pour mieux les prendre en charge et les accompagner, et pas forcément sous le seul angle de la psychiatrie, est un objet du GARHP (Groupement Associatif de Recherche sur le Haut Potentiel).
Un questionnaire a été élaboré, que je vous invite à remplir. Sa thématique porte sur les risques de troubles psychologiques / psychiatriques.
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Bonjour,
après plus de trois ans de rencontres et de mise en commun de nos expériences, nous avons le plaisir de vous annoncer la création du GARHP (Groupe Associatif de Recherche pour le Haut Potentiel).
Notre objectif participe d’une nécessité urgente, qui est de mieux préciser les risques psychologiques et psychiatriques du Haut Potentiel, et de déterminer ce qui « marche » en terme de soins et de psychothérapies.
Notre premier projet est la réalisation d’une enquête en ligne, intitulée:
« Haut Potentiel à l’âge adulte et troubles psychologiques »
http://enquete.garhp.com/index.php/168812/lang-fr
Nous espérons que les résultats de cette étude, qui seront publiés sur le site du Garhp, permettront de mettre en avant certaines particularités de cette population hétérogène et complexe.
Nous vous remercions par avance de diffuser le lien vers le questionnaire aux personnes de votre entourage concernées par le Haut Potentiel.
Bien cordialement
Dr Perrine Vandamme, psychiatre
Dr Sandra Lajeunie, psychiatre
Mme Sandrine Massoni, psychologue
Mme Marina Perruchot, psychologue
Mme Violaine Verschoore, psychomotricienne.

www.garhp.com
Le GARHP est une association loi 1901, ayant pour objectif de « promouvoir et de mener des actions visant à améliorer la compréhension, le soutien et les aides à apporter aux personnes à Haut Potentiel Intellectuel ».

22 thoughts on “Création du GARHP – Appel à volontaires pour répondre à un questionnaire

  1. Bonjour,

    voilà maintenant 2 ans que l’association est crée, le site et questionnaire déployés, mais à ce jour aucun résultat n’est publié et surtout nous n’avons aucune nouvelle sur l’avancement…

    Peut-on s’attendre à des nouvelles ou doit on se faire à l’idée que l’étude n’était qu’une lubie ??

    1. Des inconvénients du bénévolat … Manque de temps et d’argent font que l’analyse statistique de l’étude est au point mort. Il faudrait pouvoir trouver quelqu’un qui sache faire ce travail gracieusement « pour la science »….

  2. Excellent livre lu ces dernier jours « Réveiller le tigre » de Peter A Levine, ou »guérir le traumatisme ». Une approche extrêmement intéressante qui s’appuie sur l’observation et l’analyse des mécanismes de défense des animaux sauvages, qui, bien que souvent menacés, son assez peu traumatisés pour autant. Il propose des exercices pour nous centrer sur nos sensations ( ce que, j’ai l’impression, le HPI a bien du mal à faire à force d’évitement acquis). Cette démarche prend en compte, une fois n’est pas coutume, à la fois le corps et l’âme, notre cerveau reptilien et notre mental. J’y ai appris entre autres, qu’on peut en effet s »inventer » un souvenir traumatique à la place d’un autre, et que cela n’a pas forcément de conséquence, dès l’instant qu’on permet la mise en place un mécanisme de défense adapté qui permettra la réparation du traumatisme. Que la décharge traumatique se solde par des tremblements, une sensation de froid (je l’ai rapproché de ce que j’ai ressenti avec des gens qui pratiquent le magnétisme et je précise qu’en aucun cas il n’en est fait mention dans le livre, c’est une analogie digressive totalement personnelle). Ces points m’ont particulièrement interpelée pour des raisons personnelles, et ne sont que des exemples parmi de nombreuses pistes passionnantes.

    1. Merci Lechalote (j’adore les échalotes, entre parenthèses! ;-)).
      J’ai aussi beaucoup aimé ce livre. J’ai pu expérimenter ce que l’auteur disait, me semble-t-il, lorsque j’ai fait un travail thérapeutique sur moi-même en mémoire cellulaire. Je parlais à la thérapeute des situations qui me posaient problème et qui me faisaient vivre des émotions désagréables. Puis la thérapeute me demandait de ne plus mentaliser, mais de me concentrer uniquement sur les sensations que ces émotions procuraient à mon corps, donc simplement RESSENTIR. Et suivre et rester avec ces sensations jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’elles se transforment en autre chose, ou bien que j’ai de subites prises de conscience, ou bien que j’ai des décharges émotionnelles libératrices, ou tout ça à la fois. Cela marche vraiment dans le sens où j’ai pu voir et sentir des progrès dans les semaines et jours qui suivaient chaque séance.

      C’était difficile au début car j’avais pris l’habitude de beaucoup ruminer, mentaliser, et ne pas trop sentir ce qui se passait dans mon corps, dans mes cellules. Mais ensuite ça a été facile, car une fois que mon cerveau droit est branché, il se régale et avance à grands bonds!

      Et cerise sur le gâteau: ça fait un bien fou de débrancher la tête et simplement SENTIR, ETRE.
      Plus d’infos dans le livre de Myriam Brousse « Votre corps a une mémoire »

  3. Bonjour
    J’ai répondu à cette enquête. J’ai vraiment apprécié le fait qu’on s’intéresse à nous, d’un point de vue médical notamment. J’ai hâte d’en savoir plus sur les résultats.

    Par contre, contrairement aux autres personnes ci-dessus, j’ai trouvé des lacunes dans le test (j’ai l’œil critique, on ne se refait pas ;-)).

    J’ai regretté:
    – d’avoir validé trop tôt mes réponses et de ne pas pouvoir revenir sur ce que j’avais écrit (parfois d’autres idées germent dans les jours qui suivent, vous savez ce que c’est…)
    – qu’il n’y ait pas eu plus d’espace de commentaire libre sous chaque question, car j’avais envie de m’exprimer au fur et à mesure.

    – Le suicide est rapidement évoqué, mais sans prendre en compte les « pensées suicidaires ». C’est fort dommage, car ces pensées m’ont personnellement accompagnée pendant des années, jusqu’à ce qu’elles disparaissent à 80% (elles reviennent dans les moments difficiles) grâce à ma thérapie.
    – La dépression ou les épisodes dépressifs sont évoqués, mais sans expliquer vraiment ce que cela signifie cliniquement. Cela me parait léger pour une enquête sur les risques psychologiques.
    – C’est dommage que la question à laquelle le test souhaite répondre: « Le haut potentiel est-il pour le psychisme, un facteur de risque ou de protection? », ne nous soit pas posée directement à nous, sujets de l’enquête. J’aurais aimé répondre.

    J’ai ensuite fait un mail au Garhp pour compléter mon questionnaire, et ils ont admis bien volontiers les lacunes du test (dont ils sont fort embêtés, ayant passé plus de 2 ans à le réaliser et à le tester). Mais globalement c’est une initiative dont on ne peut que se féliciter.

    1. Bonjour,

      Oui, je suis plutôt de l’avis d’Esmé.
      Intéressant ce questionnaire mais frustrant: l’impression d’une porte à peine entrebâillée sur une luxuriante forêt tropicale… Les oui-non-pas du tout conviennent si peu à nos oui mais, non mais, peut-être bien que, d’un autre coté, il faudrait aussi penser à, etc, etc…
      Pour ma part, j’ai un peu trouvé court le questionnement sur le parcours scolaire et professionnel, l’absence de questions sur les allergies autre qu’alimentaire: rien sur le bruit ou les odeurs par ex, alors que nous sommes la définition même de l’hypersensibilité…
      Manque aussi les cases race et orientation sexuelle, au minimum. Et plus d »espace blanc pour ajouter nos commentaires 1
      Mais un très bon point sur les origines possibles des souffrances, comme déportation, par ex. et les questions sur les précédentes générations et leur vécu…
      Quoique’ il en soit, souhaitons bon vent à cette nouvelle association et espérons qu’elle va garder son focus sur les adultes HP trop souvent ignoréEs.

      Merci encore Cécile de nous avoir fait suivre cette info.
      Cheers
      Chan

      1. Merci Chan. J’adore: « l’impression d’une porte à peine entrebâillée sur une luxuriante forêt tropicale » 🙂
        Oui oui c’est frustrant. Aussi d’accord avec toi sur le manque de questions quant aux conséquences de l’hyperesthésie sur nos vies quotidiennes; il y a tant à dire!!

  4. J’ai répondu au questionnaire, j’ai eu un peu de mal sur le niveau scolaire, car je n’ai pas pu détailler mes réponses sur le primaire ainsi que le lycée.
    Mais, j’ai trouvé très détaillé !
    J’espère que nous serons mis au courant du résultat de l’enquête.

  5. A la fin : il est marrant ce test, il aborde à peu près tout ce que j’ai pu aborder comme notions avant d’arriver à la douance, il pose des questions intéressantes aussi, réponses pas toujours faciles. Intéressant, vraiment.

  6. Y’a un question qui me bloque dans ce test : le psychologue a-t-il confirmé cliniquement le HPI? Avec mon ICV 138/IMT 137/IRP 108/IVT 100 bin elle a rien confirmé du tout je crois, mais même ça j’en suis pô sure (et ça m’éneeeeeeeeeeeeeeeeeeeeerve)

    1. Vous êtes bien HPI. L’IRP et l’IVT (voire IMT) sont très souvent inférieurs à l’ICV chez les HPI.
      Dans l’IRP de la WAIS 4, Cubes et Puzzles sont chronométrés et donc sujets au stress. Quant à Matrices, 1 ou 2 fautes suivant l’âge, et on se retrouve dans la norme.
      Donc votre profil est tout à fait typique. Don’t worry 😉

        1. Typique des hp à problème, oui ! Les hp sans pb ne consultent pas, forcément… Je ne pense pas qu’une telle hétérogénéité soit « normale » même si elle est « fréquente » (quelles études exhaustives ont été réalisées ?). Me concernant, ma psy l’a attribuée à de la dyspraxie, ce qui m’a bcp plus éclairée qu’une vague réponse du style « le stress » ou « typique ». Une telle hétérogénéité de fonctionnement génère nécessairement une grande anxiété quand elle n’est pas détectée ni expliquée. Le savoir peut permettre de mieux se comprendre, de trouver des solutions, de se sentir plus à l’aise avec ça, d’apprendre à améliorer ce qui peut l’être et de faire avec ce qui ne peut être améliorer.

          1. Ah si ! typique des HP qui vont bien ou qui vont mal.
            Pour ma part, sur la dernière année, j’ai reçu une quarantaine d’HP, enfants comme adultes ; certains ont des difficultés et d’autres non. Par exemple, pour les enfants qui vont bien, les parents veulent faire un test histoire de faire un point et avoir une preuve pour réagir au cas où à l’école ça se passerait mal. Mieux vaut prévenir que guérir.
            Et bien, sur les 40 personnes reçues, une seule avait un QI homogène (un enfant qui avait 158) !
            D’autres allaient bien, mais n’avaient pas investi telles ou telles capacités (voir la vidéo de Jacques Grégoire à Mensa http://www.youtube.com/watch?v=H31bAncQWYw ).
            Ce ne signifie pas pour autant qu’il y ait un dys !
            Les psychologues qui, d’une part ne se basent que sur du quantitatif pour poser des diagnostics, et qui d’autre part n’utilisent que le WISC ou la WAIS, ne sont pas sérieux. Un examen psychologique est bien plus que ça (voir les recommandations issues de la conférence de consensus sur l’examen psychologique de l’enfant ; mais on pourrait l’étendre à l’adulte : http://www.consensus-examenpsy.org/pages/texte_jury.pdf).
            La preuve que ce n’est pas un trouble au sens handicap du terme – c’est-à-dire définitif – car avec un accompagnement, les symptômes disparaissent.
            Alors il est vrai que poser une étiquette soulage, mais attention aux étiquettes qui enferment !

          2. pour Stéphanie : quand j’étais gamine, je pense que personne n’aurait parié que j’allais mal, et depuis que je suis adulte un certain nombre de psy sont passés à côté, alors restons humbles sur le point de prétendre, même quand on est psy, que telle ou telle personne « va bien ». Certaines personnes sont tellement suradaptées qu’elles mettent un point d’honneur, consciemment ou pas, à cacher leur mal-être et à faire avec leur dys-. Ce n’est qu’avec l’usure qu’on finit par ne plus y arriver et à craquer, d’une façon ou d’une autre. Cela dit, je veux bien entendre que toutes les hétérogénéités ne sont pas des dyspraxies ou des dys-chépaquoi, mais quand je vois passer des personnes avec une forte hétérogénéité, qui sont en souffrance, et à qui on dit simplement « c’est normal, c’est le stress », ce qui ne les avance à rien du tout (et est en plus illogique), je m’insurge et je persiste à m’insurger.

  7. Bonsoir,

    je viens de faire l’enquete :questions très fouillées , détaillées, avec de multiples possibilités envisagées, donc très personalisée bien qu’anonyme.

    Je pense qu’il leur faudra donc une bonne quantité de réponses pour établir des similitudes et obtenir des résultats exploitables dans le détail er représentatifs.

    on peut donner son email à la fin pour avoir les résultats, et on peut écrire à l’association.

    Franchement je recommande à tous d’y répondre, meme si cela prend 45 min.

    Cricri

  8. Je l’ai aussi reçu hier soir, et j’y ai déjà répondu et commencé à le diffuser 🙂

    Perrine et son équipe ont vraiment fait du bon boulot. Le questionnaire est pertinent d’un bout à l’autre et va au-delà des idées reçues c’est-à-dire en restant neutre d’où notamment la question de présentation « le haut potentiel est il un facteur de protection ou un facteur de risque aux maladies psychiatriques ? ».

    Pensez également à aller faire un tour vers la page d’accueil du site pour y trouver de l’information : http://garhp.com/

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