De la créativité

La créativité est au coeur du fonctionnement d’un surdoué.

« Ah bon ? » vous direz-vous peut-être, en vous trouvant pourtant d’une créativité bien peu débordante (oephémisme).

Ainsi que le rappelle Edward de Bono, « pape » des méthodes de créativité, celle-ci ne signifie pas être génial (ou remarquable, ou extraordinaire) en permanence; la créativité, c’est être capable d’apporter de la valeur ajoutée à quelque chose, objet, ou concept (détourner un objet de sa fonction initiale par exemple).

C’est être capable de faire du lien entre des objets et/ou des concepts, grâce à la perception et au ressenti que l’on en a; soit la capacité d’intelligence au sens intel-ligere, tel que le rappelle mon amie Zorg en page d’accueil de ce blog. La créativité, ce sont ces flashes que l’on a et que l’on ne saurait expliquer de façon rationnelle, mais pourtant, on sait que « ça marche« ; ce sont ces élans irrépressibles à faire quelque chose comme on le sent, sinon, on se sent mal, plus mal qu’à tenter de le faire « comme il faut » (comme la norme le demande). La créativité, c’est au final ce mouvement permanent vers ce que l’on est vraiment, au fond de soi. L’époque est à la recherche du bonheur, les manuels pour être heureux foisonnent.

… Et si être heureux(se), c’était seulement arriver à être soi, dans le respect d’une diversité que les théories successives de division du travail (d’Adam Smith à Henry Ford, en passant par David Ricardo et Frederick Taylor) ont laminée pour aboutir à des êtres humains mécanisés qui aspirent à- et soupirent après- une part de sensibilité que le rôle social qui leur est attribué leur dénie peu ou prou ?

On est ici bien loin de la notion de surdon apparemment. Et pourtant…

George Orwell dans « 1984 » avait imaginé une « novlangue » qui réduisait la base lexicale afin de mieux maîtriser la pensée des gouvernés. Une autre façon de contrôler le peuple, finalement pas si éloignée que ça de celle des romains qui utilisaient celle « du pain et des jeux » (nourrir le peuple et l’amuser est un moyen de le contrôler au plus près en l’empêchant de réfléchir)*.

Entre l’ouvrier serre-boulon au savoir-faire élémentaire des « Temps Modernes » de Chaplin et le génie universel de Léonard de Vinci; entre l’entreprise soumise aux impératifs de compétitivité qui emploie des collaborateurs mono-tâches et l’artisan qui sait cumuler un ensemble de compétences à lui seul; entre le spectateur d’une émission de télé-réalité qui n’est pas très loin de ressembler à ceux qui participent à cette même émission et le lecteur d’un journal culturel; entre un fan de fast food et un amateur de slow food… que de différences de latitude de réflexion personnelle et d’imagination.

On contrôle moins bien la diversité que la standardisation. Or, la créativité est une façon de rester soi. Elle s’oppose donc à cette pression si forte de normalisation qui est l’un des fondements de la socialisation.
(A noter, le blog de Manpower cite une étude du Boston Consulting Group (BCG) intitulée « Hard-Wiring Diversity into Your Business« . Cette étude, parue en 2011, signale que si l’on réclame à corps et à cris des gens créatifs, pour autant, on s’en méfie, et ceci est vrai aussi dans les entreprises, alors même que, prédit le BCG, un « talent crunch » (par référence à l’effondrement des capacités de crédits aux entreprises(credit crunch)) se prépare…)

En fait, la créativité existe en chacun.
Simplement (et à condition de l’extérioriser), la créativité peut exister chez certains de façon plus prononcée que chez d’autres, grâce à une sensibilité plus développée. Et là, ce n’est plus simplement une question de volonté, mais bien une question de neuro-physiologie, fondée sur les surexcitabilités (overexcitabilities) mises en lumière par Piechowski et Dabrowski. C’est aussi une question d’hormones, ainsi que Geschwind, Beham et Gallaburda l’ont démontré.

C’est une question d’intelligence qui dépasse l’acception piagétienne, et suppose des intelligences diverses telles que définies par Howard Gardner.

Plus poétiquement, c’est une simple question de survie, ainsi que l’a écrit Pearl Buck : « […] l’impérieuse nécessité de créer, créer, et encore créer – au point que sans la possibilité de créer de la musique, de la poésie, des livres, des édifices, ou n’importe quoi d’autre qui ait du sens, il n’a plus de raison d’être. Il doit créer, il doit se vider de sa créativité. Par on ne sait quelle étrange urgence intérieure, inconnue, il n’est pas vraiment vivant à moins qu’il ne soit en train de créer.”

Plus prosaïquement, c’est la capacité à résoudre un problème avec une méthode à laquelle personne n’avait pensé avant.
La preuve :

Le singe est plus malin que l'homme par hitekfr

Je vous propose, soit en recourant à une lecture heuristique, soit en utilisant le cartouche « Catégories » ci-contre, de parcourir les billets consacrés à la créativité.

* Post Scriptum : La plupart des Français utilisent moins de 5 000 mots pour s’exprimer et se faire comprendre !
Comment nous lisons – Luc Fayard :
On estime qu’un lecteur comprend et maîtrise en moyenne :
– 600 à 800 mots en fin d’études primaires (cible : lecteur du Parisien);
– 1 500 mots au niveau du bac ;
– 3 000 à 3 500 mots à un niveau d’études supérieures (cible : lecteur du Monde).

les 600 mots français les plus usités : selon l’échelle Dubois-Buyse,
* le vocabulaire quotidien et pratique va de 300 à 3 000 mots environ, selon l’individu.
* Tandis que le vocabulaire du public cultivé irait jusqu’à 30 000 mots

Par rapport à ces chiffres, on connaît et reconnaît 4 à 5 fois plus de mots mais nous n’en connaissons qu’un sens approximatif et nous ne les utilisons pas.

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33 réponses à De la créativité

  1. Liliwan dit :

    Bonjour,
    J’ai découvert ce blog par « hasard ». Je me suis retrouvée dans de nombreux témoignages alors peut être suis je devant la bonne porte. J’ai perdu toute créativité. Et c’est comme si je m’ étais perdue moi-même. Parcours classique: études juridiques sous la pression de mes parents paniqués par une vocation précoce d’ écrivain (encouragée cependant jusqu’à l’ adolescence!), « personnalité atypique » , « c’est à vous d’inventer votre métier » ( sic un recruteur bienveillant), job alimentaire pour avoir le temps d’écrire (puis de peindre, dessiner etc!!!!), analyse jungienne et prise de conscience d’être artiste, burn out il y a un an. Voilà les grandes lignes! Je suis partagée entre des montées de colère et des crises de larmes mais je donne le change. C’est épuisant. Ces « talents » sont une vraie malédiction. Ce ne sont pas, pour moi des passe-temps, des hobbies, des petites occupations récréatives. Je ne sais pas quoi en faire ( c’est règlé, je ne fais plus rien!). Et c’est un cercle vicieux! Lire ces témoignages et les articles (je n’ai pas encore tout lu) m’ont un peu soulagée cependant. Comment vivez vous cette différence? Que faites vous avec votre créativité? Merci à Cécile pour ce blog et de permettre tous ces échanges. A bientôt

    • Cécile dit :

      .. Et pourtant, il va être essentiel de retrouver le chemin de cette créativité et de veiller à l’entretenir : car c’est (vous vous en rendez bien compte, intuitivement) essentiel pour votre équilibre. Je peux en parler en connaissance de cause, que les diverses contraintes professionnelles et familiales ont éloignée de toute activité créative…
      Un livre est bien connu sur le sujet « Retrouvez votre créativité » de Julia Cameron – peut-être pourra t-il vous aider ?

      • Liliwan dit :

        Bonjour Cécile,
        Merci pour cette réponse lucide et bienveillante. Etrangemment(!), quelques jours après avoir posté mon message a eu lieu une série de coïncidences (synchronicité peut-être). Pas d’ écriture en vue mais reprise de la sculpture, dessins et peinture (peu importe le flacon etc!!!). Et ce après une discussion lors d’ un cours d’ essai. Mais je vais me pencher sur ce livre. C’est à petits pas que je retrouve MON chemin, après des prises de conscience nécessaires, de l’ acceptation et aussi un changement de rapport avec les autres. Ce n’est jamais perdu mais c’est comme un jardin (ne dit on pas « cultiver ses talents »)vous avez tout à fait raison, c’est essentiel. Et si c’était ça l’ âme ;-)?

        • Cécile dit :

          Bravo !
          … Et avez vous ressenti en vous ces mouvements infimes que la reprise d’une activité créative a pu provoquer et qui accompagnent le concept de « soulagement » ? 😉
          Petits pas… Peu importe le but, c’est le voyage qui compte.. Mais pour qu’il y ait voyage, c’est le premier pas qui compte.
          Bravo pour ce retour à vous !

          • Liliwan dit :

            Bonjour Cécile,
            C’est plutôt une sensation d’ allégement, d’une présence au réel plus forte, plus ancrée. Il y a aussi une notion de gratuité : on fait pour rien, par jeu! J’ai l’ impression que c’est lorsque l’ on s’ en fout(dans le bon sens!) que ça se décoince.
            Ce thème du chemin est présent dans beaucoup de traditions… c’est loin d’ être une autoroute! Mais on peut trouver des personnes pour demander la direction quand notre GPS intérieur est en rade! Vous êtes l’ une d’ entre elles 🙂

            • Cécile dit :

              En fait, ce n’est pas s’en foutre : c’est surtout accepter de ne pas faire parfaitement tout de suite… 🙂
              (Et merci pour le gentil compliment :))

      • Corinne dit :

        Merci pour la richesse et les réponses à mes doutes, l’aide que vous m’avez apporter pour m’afficher au yeux des autres comme je suis et plus me sentir si folle ou anormale et pour mes choix à venir

        Je suis depuis longtemps attirée par le domaine artistique dessin peinture sculpture photo… Après m’être inscrite dans un atelier dans lequel j’ai rencontré des professeurs qui m’ont fait rencontrer enfin un domaine artistique illimité couleur courbes expression de sa sensibilité et surtout laché prise (très important!) modèle vivant (pour lequel je me passionne et par lequel je peux retranscrire mes propres émotion ou ce que dégage ce modèle ce qu’il me dit ou ce que j’imagine qu’il me dit). Je passe de la sculture au dessin peinture découvre l’histoire de l’art les supports et matériaux infinis les couleurs mes photos immortalisent un instant des couleurs des odeurs des bruits et je m’en inspire, je paramètre mon appareil photo pour capter ce moment de sensibilité identique à l’instant que je perçois.
        Au cours de cet atelier je rencontre des personnes qui aiment la peinture et quelque soit leurs aspirations j’aime les rencontrer les personnes différentes sont enrichissantes, j’y ai aussi trouver des amis très cher avec nos passions communes.
        J’ai vu que j’étais capable d’aller plus loin en dessin, alors je me suis mise à dédier une pièce atelier à mon domicile, à travailler mon dessin d’observation pour pouvoir après en modèle vivant m’exprimer spontanément, j’ai travaillé comme une folle, allant de l’extase totale à la frustration totale quand ça ne marchait pas déchirant régulièrement mes dessins ou peinture. De plus en plus habité par le besoins de m’exprimer même dévoré littéralement obsédée.
        En parallèle je travaillait à plein temps sur un poste de secrétaire de direction dans une toute petite boite dans laquelle j’avais finis par administrer tellement de chose comptable administrative commerciale responsable d’atelier responsable qualité… et j’allais toujours plus loin, sans aucunes reconnaissances et avec un patron sans respect à mon égard ni avec les autres d’ailleurs. Je me levais dès fois à 4 h du matin pour dessiner, la pose déjeuner seule avec mes crayons, le vendredi après midi était dédié à l’isolement dans mon atelier musique à fond et plongée dans mon monde le stress s’apaisait.
        levée samedi et dimanche à 6 h du matin pour caser du dessin.

        Au bout de quelques années je dessinais à 4 pattes par terre parce que je ne tenais plus debout j’étais épuisée. Mon travail (énorme charge de travail) m’épuisait mes frustrations me poussaient viscéralement à dessiner. Je ne dormais plus lorsque j’allais travaillais parce que j’avais peur du manque de sommeil et de ne pas arriver à gérer toutes mes charges de travail professionnelle de ne plus être à la hauteur peur de l’échec accentué par les hurlements de mon patron. Je ne dormais plus non plus le week end peur d’être fatiguée et de ne pas pouvoir profiter des moments de dessin.
        Je prenais des cachets pour dormir mais pas tous les jours car je ne voulais pas rentrer dans une autre prison.
        Je cherchais des solutions, me disait qu’il fallait que je sois peintre ou artiste mais je ne suis jamais contente de moi, donc je vais inlassablement et obsessionnellement plus loin, je rebondi sur chaque chose sentimentale musique,couleur,nature, rencontre et je pars dans un monde infini .

        Bref (lapsus), Je suis tombée burn out harcèlement moral, un jour page blanche plus de mémoire immédiate, j’étais perdue au travail qui va à 200 à l’heure. Je suis actuellement en arrêt de travail, je me relève assez vite d’ailleurs, et je cherche inlassablement des solutions.
        C’est là que je lis vos articles, et que je me reconnais et que je vais me donner le droit d’être créative, quand je dessine je crée je me sens vivante, je me sens moi et je suis tellement mieux avec les autres aussi. Je vais travailler sur moi pour arrêter de me sentir si coupable d’être habiter par cette obsession et m’accepter et me faire accepter comme je suis.

        J’ai plusieurs boulots plusieurs profession j’ai même été tapissière, j’ai pratiqué la musique pendant les 25 premières années de ma vie accordéon piano (synthétiseur) guitare , j’ai fait des bijoux des lampes, j’ai un peu touché à tout

        j’ai élevé mes enfants, mais j’ai toujours très mal vécu le travail, m’amenant toujours à changer malgré mes très bonnes compétences.

        Aujourd’hui j’ai 53 ans je me rend compte que je voulais rentrer dans un moule qui n’est pas le mien. Je ne veux plus m’investir dans un emploi pour favoriser des patrons qui ne vous considère pas !
        Je pense que ces dernières années sont une chance pour moi, je prend conscience que je dois exister pour ne plus être une fleur fanée et enfin éclore, me cadrer dans le dessin qui souvent passe d’une idée à une autre et trouver un équilibre dans mon emploi du temps.
        Je pense que je vais opter pour un travail à mi temps et organiser une petite carrière artistique, je suis commerciale gestionnaire excellente en informatique débrouillarde je peux gérer ce coté là pour moi cette fois !

        Désolée d’avoir été longue, quand je commence on ne m’arrête plus, merci pour vos articles je me sens moins folle, mais il faut que je travaille la confiance en moi c’est un gros chalenge!

        Je sais que le bonheur total n’existe pas mais se sentir en accord avec soi même bien dans sa peau et avoir le plus possible de moments magiques inscrits dans la mémoire comme une multitude de soleils ça aide !

        Merci encore à vous

    • Alibaba dit :

      Bonjour,
      C’est la première fois que je me lance à poster un commentaire sur un site traitant de la douance.
      Il y a plus d’un an, poussée par mon mari, j’ai passé le fameux et si redoutable test.
      Sujette aux crises d’angoisse, ancenseur émotionnelle, touche à tout et du mal à finir parce que l’ennui et la peur du résultat, autodidacte (j’ai appris le piano seule il y a 5ans et compose sur des logiciels que je découvre seule), forte empathie au point de m’oublier totalement ou de devoir me couper de la société plusieurs jours, jalousée et admirée mais pourtant si seule et incomprise…..et surtout aucune production manifestant une quelconque douance, pas de réussite scolaire ou professionnelle, pas de « extra », de « plus que »… un vrai caméléon, incognito…
      Le résultat fut hétérogène. La psychologue me laissa ainsi avec un autre terme barbare à décoder: « dyssynchronie intelligence-affective ». Puis elle appuya sur le fait qu’il était primordial de me reconnecter à mon univers créatif bien présent dans mon enfance et adolescence. Je compris ainsi que mon mécanisme de défense fut l’inhibition intellectuelle et/ou émotionnelle et le travail d’estime de soi qui m’attendait alors. En outre, aucune désignation formelle ou informelle telle que HP, Surdouée ou de ce genre. Or, oui on a tous besoin de se sentir appartenir à un groupe et mon puzzle se retrouva avec plus de pièces à imbriquer.
      Aujourd’hui, et après des recherches approfondies sur le sujet, je me reconnecte à ma créativité lentement mais plus comme un devoir pour aller mieux, ce qui change toute la dynamique et peut générer une sorte de pression et non libération. Mais surtout le doute persiste, je n’ai eu aucune réponse claire, le diagnostic m’a mis dans une autre case difficile à comprendre, un autre flou, et cette incertitude m’empêche d’apporter les solutions à mon mal être. Pourquoi est-ce que je me « soignerai » comme une HP si je ne le suis pas ? puisqu’on ne m’a pas « nommée » ainsi…
      J’ai 31 ans, nous essayons d’avoir un enfant et bien que les lectures m’apaisent je n’appartiens à aucun groupe et je ne parviens pas avancer avec cette vie intérieure.
      J’aimerai me reconnaitre dans ma vie, ne plus me trainer ce sentiment de gachis. Tout le monde trouve mes idées géniales, mes créations supers mais j’aimerai sentir que je suis à la bonne place et pas une usurpatrice. Et puis ne plus faire de crise d’angoisse.

      • Cécile dit :

        « puisqu’on ne m’a pas « nommée » ainsi… »
        … Faut il donc être définie par les mots des autres pour savoir qui on est ?
        Ou bien est ce la peur de partir toute seule à la recherche de soi avec les plus et les moins, les ombres et les lumières ?
        Pourquoi ne pas écouter ce que dit le corps, ces petits serrements d’estomac ou au contraire ces élans que l’on réprime dans les deux cas pour être « comme tout le monde » ?
        .. et si justement, la clé était là ? accepter qu’on est unique et singulier et pourtant partie prenante de la communauté humaine ?
        angoisses, peur, dépression, autant de paravents, autant de raisons d’aboutir à un test qui ne vous révèle pas à vous-même.
        Ce sont sur elles qu’il est important de travailler désormais pour pouvoir revenir à vous.

  2. lost in time dit :

    Créer…créer, bâtir, inventer, trouver du nouveau, surtout ne pas marcher dans les traces des autres… Une fois que l’activité est lancée, quel intérêt? une fois que je sais comment ça fonctionne, quel intérêt? complexifier, surtout, complexifier. Perfectionner. améliorer. encore et toujours. Y passer tout mon temps, toute mon énergie. Tout peut toujours être plus fonctionnel, plus performant. Voire seulement…différent de tout ce qui se fait!

    Et surtout, TOUT est possible. il suffit de réfléchir un peu, d’y tourner dans tous les sens, puis d’abandonner. laisser faire le cerveau. Un jour, sans prévenir, l’idée surgit. Originale, qui surprend tout le monde. Ils me pensent tous folle. Au minimum, bizarre et pénible. Enfin, comme je ne lâche rien, on fait. et ça marche? Toujours. Mais personne ne viendrait le dire. Je m’en fiche, je suis juste contente que ça marche.

    C’est vrai, la créativité s’exprime dans la vie de tous les jours. dans tous les domaines. Ca peut être un fil qu’on passe par dessus au lieu de dessous. simplement. Mais ce détail personne n’y avait songé. Après avoir lu votre livre, Cécile, j’ai observé mon fonctionnement vs celui des autres. J’ai découvert plein de choses. Notamment, pour apprendre quelque chose de nouveau, je vais observer et me former auprès des spécialistes. puis en 2 temps trois mouvements, je bouscule leur façon de faire, parce que je fais des liens avec ce que je sais d’autres domaines. Des liens improbables pour eux, mais tellement évidents pour moi.

    Le diable se cache dans les détails, dit-on. La créativité aussi. Ils sont donc au moins deux à habiter les détails. De là à penser que la créativité est alliée du diable, il ‘y a qu’un pas pour nos gouvernants. Et ils ont sans doute raison en ce qui les concerne. S’il n’y a que des HP à gouverner, ils vont forcément devenir fous. Fermez la porte on entre par la fenêtre. Laissez la porte ouverte, on entre quand même par la fenêtre.

    Forcément, puisque tout le monde entre par la porte, il n’y a d’une part aucun intérêt, d’autre part c’est que tout le monde est formaté pour entrer par là. or on ne formate pas un HP.

    Pour tous ceux d’entre nous qui n’ont pas vu leur créativité, votre livre est une source de libération. Il permet de comprendre là où elle se cache, comment elle s’exprime, sans pour autant qu’on soit un génie artistique.

    J’ai enfin compris pourquoi tout le monde, mes parents, mes enseignants, mes quelques patrons, ont tous dit « mais tu ne peux donc rien faire comme tout le monde? ». Non, je ne peux pas. Alors laissez moi inventer ma vie! Merci Cécile, d’avoir éclairci ce point pour moi.

    • Cybercricri dit :

      tout est réuni ici sur les différents traits que peut la créativité, qui par son essence, est diversifiée.

      Pourtant, j’ai l’impression que la mienne est carrément en berne.

      J’ai l’impression d’avoir les outils, mais je n’arrive à bricoler quelque chose qui soit à la hauteur de mes espérances.

      Je me sens gauche, il faut dire aussi qu’en matière de créativité, j’aime que ca aille vite, donc le résultat est parfois douteux…. ou carrément nul.

      Je ne trouve plus la satisfaction d’avoir fait quelque chose de bien, comme si quelque part, quelque chose s’était cassé en moi.

      Je me suis tellement interdite de parler, d’agir, en esssayant de me raisonner, de me closonner en tout sens, que du coup tout y est passé : les émotions ET la créativité. Le rapport entre les 2 ? Il y a toujours une grande part d’émotionnel dans l’acte de créer, enfin j’imagine ma le contraire.

      Cricri

      • lost in time dit :

        @Cybercricri
        « Je me sens gauche », oui, on se sent ainsi, quand on ne se donne pas le droit. ( pardon pour le mauvais humour…).
        On peut aller vite et être très cratif, et tu semble seule à estimer que ler ésultat est douteux. Qui peut juger du résultat? N’attends tu pas trop de toi-même, parce que quelqu’un a dit que tu es surdouée? Un surdoué n’est pas quelqu’un qui fait tout mieux. C’est quelqu’un qui est différent. Décloisonne, laisse aller, parfois les émotions en effet semblent disparaitre, mais elles existent et s’expriment sous une autre forme. Entre autre, celle de la créativité.
        Cela perturbe toujours beaucoup l’entourage, qui fuit parfois. Parce l’émotionnel est différent, parce que les idées semblent venues d’ailleurs, ou de nulle part, ou encore que pour eux, rien ne les justifient. Pour toi, rien non plus, car tu auras bien du mal à trouver le chemin entre l’idée et la justification.
        Encore une fois, la créativité sert souvent d’exutoire aux émotions.
        Quand tu vas mal, n’as tu pas des projets qui naissent dans ta tête, et d’un coup, tout va mieux?
        Ton cerveau a besoin de créer, de fonctionner, de carburer fort. Si tu le raisonnes, tu vs te perdre, et rentrer dans une espèce d' »aquoibonnisme » (hihi un néologisme!) terrible, qui va te faire douter de toi, et du sens de la vie.
        La vie n’a pas de sens, il faut s’y faire.
        Et si tes idées en délire selon les autres, les dérangent, et bien, il faut qu’ils s’y fassent, ou qu’ils restent au bord de la route, mais toi, laisse aller, avance. Fais des trucs fous, tombe, relève toi, repars. Les succès ne sont jamais que la fin d’une série d’échecs! ouh là, il faut que j’arrête, je commence à philosopher!

        • Cybercricri dit :

          Ah oui, rien que pour des encouragements tels que celui là, ca vaut vraiment le coup d’essayer.

          mais bon je vais laisser venir…..

          petite, j’arrangeais souvent mes vêtements, ce qui me valait de ma faire engeuler par ma mère, car les habits devaient durer longtemps vu les moyens financiers réduits de la famille…..

          aujourd’hui, j’ai tendance à continuer, sur des vêtements pas trop couteux, comme ca je ne risque pas grand chose si c’est raté.

          Le dessin ? mon dieu, à la maternelle, je coloriais tellement vite que je dépassais les lignes (ou les limites), et c’etait désistreux ! ca me fait rire d’en parler, mais ca m’a marqué cette histoire de lignes.

          Les lignes, pour l’écriture ce fut pareil, je les dépssais…. ce qui m’a valu une punition.

          la musique : je l’aime profondément, mais en jouer, ca demander une discipline, et là le bas blesse un peu chez moi, faut que j’apprenne vite quoi ….. alors la patience est mise à rude épreuve.

          la peinture, il faut une bonne dextérité, et là encore ca me ramère à des souvenirs qui font tâche (ou sens propre et au figuré) si vous voyez ce que je veux dire.

          petite, j’etais d’une exigence pas pssible, et toutes ces petites remarques assassines de la maternelle ou primaire, font naitre un grand doute arujour’hui sur ma capactié à produire quelque chose d’acceptable.

          bricoler, bof non plus…..

          écrire….. j’ai plein d’idée, mais je vois le livre du début à la fin, et le flot d’idées qui va avec….. et bien sur j’en oublie la moitié en cours de route, et l’histoire pert tout son sens une fois commencée à écrire.

          bref, je perds la notion du temps dans l’acte de créer, car je vois trop du début à la fin, et je ne peux pas canaliser tout d’un coup. du coup les bras m’en tombent de découragement.

          bref si j’arrive à faire quelque chose de bien, je posterai un message ici….

          Cricri

          • Cécile dit :

            Pour en avoir fait l’expérience, rien de tel que de participer à un atelier : ça nous oblige à sociabiliser, ce qui n’est pas un mal – et si l’atelier est sympa, je peux vous assurer que ça débride la créativité !

          • France de Montreal dit :

            Re salut Cricri
            Trop d’idées, vite vite vite et peu de patience et tout TROP, je connais.
            As-tu déjà essayé la méditation? C’est ce qui m’a sauvé car il y a 8 mois j’étais dans la nuit la plus noire ayant réalisé à 62 ans que j’étais surdouée. Je me suis dit que je n’avais rien à perdre. Et…après des mois de 15 minutes quotidiennes ça ralentit dans ma tête et c’est comme s’il se créait de l’espace au lieu de ce noyau dense. Il se crée aussi une distance vis à vis de mes pensées et elles sont moins dérangeantes. L’anxiété a beaucoup diminué également. Mais c’est vrai que ça prend de la patience et de la persévérance, je ne pensais jamais y arriver et maintenant je vois des résultats…très étonnants. 🙂 . Je dois dire que j’ai commencé avec des méditations guidées il y en a des centaines sur Youtube.

          • Lost In Time dit :

            Je relisais cette page juste histoire de suivre parfois le fil des écrits de chacun, car on s’aperçoit ainsi d’un mouvement imperceptible des idées, de l’état d’esprit de chacun au fil des jours. Bref, je relisais, disais je donc.
            Cricri, as tu trouvé de quoi libérer ton esprit par l’acte et la pensée créateurs?
            Tu disais « je vois trop du début à la fin, je suis impatiente ». Tu parles de « découragement ».
            Le découragement ne vient que lorsqu’on s’attend à un résultat. or l’acte de créer par définition n’attend aucun résultat, c’est la pensée ou le geste créateur qui libère. Dans cette situation, on se trouve dans « le flux », (où ai-je lu cette expression?), plus rien autour n’existe, et surtout que personne ni rien ne vienne interrompre, sinon c’est vrai la magie n’opère pas.
            Il te faut simplement faire le premier pas sur un chemin nouveau, et te laisser porter par l’enthousiasme. Ok le risque, c’est de perdre un peu d’intérêt pour ce que tu fais déjà depuis plusieurs mois/années/siècles. (ah on ne t’avait pas dit que les surdoués vivent plusieurs siècles? quand ils s’ennuient ils vivent trop, beaucoup trop longtemps).
            J’ai pensé à toi en fait, parce que je me suis rappelé ton post, et je trouvais ma vie très « enfermée » ces dernières années.
            Un petit coup de projet différent, et hop, c’est reparti. Sans ces « arborescence d’idées », je crois que je mourrrai d’ennui (oui, 3 R ça permet de dire à quel point c’est fort). et ça a bien failli m’arriver, ouf, j’ai eu chaud.
            Il est indispensable parfois de relire un peu cette littérature relative à ce que nous sommes, pour se rappeler nos différences et surtout chercher notre véritable identité, chose semble t il difficile à faire seul(e), mais pour laquelle il est encore plus difficile de demander de l’aide (ben quoi, on est autonome ou pas?). Cette identité sans aucun doute va se traduire par des attirances vers certains aspects de la créativité, et finir de libérer le petit surdoué qui dort en nous…
            Alors, Cricri, au boulot!

  3. Marc dit :

    Oui… ben moi j’en ai assez. J’ai passé ma vie à entendre « such a gifted man » ou « génial »… alors que je pensais qu’il ne s’agissait que de flatteries. Puis, vers 57 ans, il y a dix ans, j’ai découvert que j’étais HP, ce qui m’a été confirmé par ma mère… qui ne m’avait jamais rien dit. Echecs scolaires, difficultés d’adaptation, humour décalé…, très décalé, visions très en avance sur ce qui tardait à arriver mais … arrivait… dans beaucoup de domaines, tout en étant convaincu d’être un idiot… Aujourd’hui, je suis fatigué de tout ça. Oui, j’ai créé plein de trucs mais so what? J’en ai assez. Heureux les cœurs simples… Mon chien, accompagner les plus démunis (les vrais), rester à l’écart des socialistes métastasés marxistes… et leurs pensées bisounours,… qui laissent les SDF sur le Pavé, le vrai Paris Plage… Ecrire? J’en ai eu marre. Trop de facilités. Il me reste la peinture. Le dessin c’est trop facile aussi. Mais la peinture c’est difficile. Pour moi du moins… surtout que je mets la barre très haut. Trop, sans doute. Mais si je ne le fais pas, je vais m’y ennuyer. N’empêche… grosse fatigue…

  4. Liliane dit :

    Merci pour cet article très intéressant et plein de recul, qui dépasse le cadre habituel de la psychologie!

  5. Sofiane dit :

    Bonjour,
    Très bon article, merci à vous !!

  6. sam dit :

    c’est vrais que c’est pas obligatoire !!!!!!! ca reste relatif a sa hierarchie…
    la reconnaissance, quant on aime son travail et surtout sa boite, la reconnaissance n’est vraiment pas la priorité. tout dépend donc de sa culture d’entreprise.

    mais quand je disait « …ton objectif sera atteint », c’est en effet dans l’optique que c’est le souhait que cette solution qui soit mise en place qui prime, plus que la reconnaissance… comme tu l’as dis…..

    • France de Montréal dit :

      Bonjour Cécile
      Je viens de commander votre livre après avoir lu Elaine Aron, Jeanne Siaud Facchin, C, Petitcolin et R. Hazan sur Youtube
      Le mois dernier 2 jours après avoir réaliser que j’étais surdouée je gagne un prix dans un petit musée. Quelle synchronicité! Oui l’art m’a sauvée car depuis la retraite j’ai enfin le temps de m’y consacrer avec passion.
      Mais à 62 ans, je fais quoi avec ce diagnostic de surdouée? (Ma psy me l’a confirmé)
      Quel choc!!! Et ça explique tellement de choses depuis que je suis toute petite! J’ai l’impression d’avoir rater ma vie, mais au moins je ne me sens plus ´´anormale ´´, extra-terrestre.
      Je viens de trouver votre blog et je me sens moins seule.
      J’ai bien hâte de lire votre livre.
      A bientôt

  7. sam dit :

    re bonjour,
    pour faire suite a mon mail precedent, et juste pour rejouter :
    si c’est une bonne idée que tu propose elle risque de ne pas etre comprise sur le champ, mais par la force des choses, et si c’est réelement une solution dans mer d’impossibilités de solutions, on va finir par adopter cette idée, et donc ton objectif sera atteint, a savoir, le probleme sera resolu, au benefice de toute la boite….

    • Cécile dit :

      « on va finir par adopter cette idée, et donc ton objectif sera atteint,  »
      Pas obligatoirement…
      Suivant l’état d’esprit hiérarchique, l’idée sera récupérée sans reconnaissance pour son initiatrice….
      Mais après, dès lors que c’est le souhait que cette solution qui soit mise en place qui prime, plus que la reconnaissance…
      Un arbitrage à effectuer.

    • tournevis dit :

      « mais par la force des choses, et si c’est réellement une solution dans mer d’impossibilités de solutions, on va finir par adopter cette idée »

      Giordano Bruno et Olympe de Gouges, entre autres, peuvent témoigner que l’adoption des bonnes idées peut prendre des siècles et passer par le bûcher ou la guillotine…

      Nous vivons dans une humanité dont plus de 80 % des éléments ne sont pas super futés et sont incapables de s’en rendre compte et de comprendre ce que sont les bonnes idées et l’intérêt général, faut pas rêver…

    • lepat dit :

      dans certaines boites ce que j’ai vu c’est qu’on fixait un objectif difficilement realisable de par les ressources affectées, mais par-dessus le marché on vous imposait la voie a suivre. On aurait pu sauver la mise (surtout le surdoué creatif) par la creativité, mais non il fallait suivre une procedure, on vous imposait la facon de faire, aucune place pour la creativité, la raison etait purement bureaucratique. qui a dit qu’il y avait pas des c* dans les entreprises ?

  8. sam dit :

    Bonjour,
    Pour faire court, je choisirai la solution 2..
    De toute façon ce n’est pas une faute grave que d’essayer de proposer une solution… au pire, tu recevra une remarque blessante, mais faut toujours etre blindé pour pouvoir avancer.
    Si c’est une bonne idée, peut etre que sur le coup, elle ne va pas etre bien saisie, et donc, tu aura surement droit a une belle rembarre, fo donc etre blindé, et au mieux, ton idée fera mouche, tout a ton honneur (meme si c’est pas le but recherché, ca fait toujours plaisir, mais toujours avec humilitée).
    In fine, et si ton idée marche, tu te remerciera d’avoir saauvé la situation (c’est bon pour le moral) et de ne pas avoir adopté la solution 3, et qui sait, ca sera peut etre un autre debut…..
    Surtout ne jette rien a la poubelle….

  9. cybercricri dit :

    Bonjour,

    Encore moi…. y a des moments comme ca ou l’on revient sur ce blog, car on y trouve des pistes bienveillantes.

    Voilà mon interrogation :

    je travaille sur un projet en lien avec un supérieur hiérarchique, ainsi qu’un tiers extérieur fournisseur d’un service relatif au projet en question.

    voilà , le supérieur hiérarchique demande au tiers fournisseur du service une solution sur le contenu du projet, solution que le tiers n’a pas, meme après avoir cherché.

    Bien entendu, j’etais au courant de ces demandes irréalisables pour le tiers, j’ai cherché et ……. j’ai trouvé une idée. Qui fonctionne, pas l’idée géniale, mais enfin le genre d’idée qui relie des éléments bien éloignés auxquels personne n’aurait pensé.

    Mon supérieur hiérarchique risque d’annuler le projet, si ces souhaits ne sont pas réalisés.

    et comme je me suis fait un peu remettre à ma place, j’hésite à formuler ma solution.

    j’ai donc 3 choix possibles :

    1 : je balance mon idée à la poubelle et on n’en parle plus

    2 : je propose ma solution, au risque de me faire un peu rembarrer, au titre que ce n’est pas mon travail que de réfléchir à des solutions, simplement d’exécuter (!) ce qu’on me propose.

    3 : et c’est ma préférée : je donne mon idée au tiers fournisseur du service, en lui intimant de ne surtout pas dire que ca vient de moi, il vend l’idée à mon supérieur hiérarchique (qui va adhérer là ca c’est sur, quand ca vient de la bonne personne…..), et voilà tout le monde en profite.

    Qu’en pensez vous ? que dois je choisir ?

    Cricri (encore elle !…..)

    • Cécile dit :

      Discuter avec votre hiérarchie peut être un moyen de démontrer que vous pouvez faire plus, au sens mieux.
      Côté sous-traitant :
      * … est il un moyen/pas bon qui n’a pas vu la solution ? (auquel cas, je crois que la solution 1 ou 2 serait de toutes façons préférable)
      * si c’est un vraiment bon… quel beau cadeau vous lui faîtes (et indirectement à votre hiérarchie aussi !) (je vois bien là le profil typique du surdoué, plus intéressé par l' »intérêt supérieur » que par ses propres intérêts (car si la solution est bonne, tout le monde tirera avantage de son application .. sauf vous !)…) – êtes vous sûre que vous n’auriez pas une opportunité pour aller travailler chez ce sous-traitant ? (il vous a l’air sympathique en tous cas).

      • cybercricri dit :

        Bonjour Cécile,

        Quand on est dans la fonction publique, difficile de retourner dans le privé. et avec cette crise, pfff…..

        J’ai tellement été traumatisée par le chomage et le rabaissement de mon père à l’époque, que j’ai mis un couvercle sur cette période.

        je ne suis pas armée pour revivre ca, meme avec toutes les couches de protection et les blindages que j’ai pu me constituer.

        (à moins d’etre payée bien plus…. et encore…..)

        • Cécile dit :

          Oui, évidemment…. Votre témoignage vient éclairer ce que je lisais sur les souffrances au travail : ceux qui ont vécu des traumatismes ont beaucoup plus de mal à s’extirper d’une situation professionnelle difficile, voire toxique…. estime de soi et fatigue psychique en cause…
          Bon courage cybercricri 🙂

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