34 thoughts on “(Français) Dossier sur les adultes surdoués – Psychologies Magazine

  1. Mais, voyons, Cécile !

    Pourquoi rester bloquée sur ces chemises bleues à petits carreaux ? Je trouve cela bien étrange.

    Je remarque certes que Brandon porte ce type de chemise, mais voyez plutôt : Rémi la porte bleu clair et rayée, ce qui me fait penser qu’il commence à assumer son côté zèbre, tandis que Hervé 47 ans se trouve bien dans un blanc coton sobre et épuré, comme pour souligner sa progression vers le bonheur, car le bonheur, c’est blanc. Nathalie, quant à elle, seule femme dans un univers d’hommes surdoués, mais néanmoins toujours souriante, porte une fausse-frange en dégradé diagonal sur la droite qui souligne délicatement ses pommettes rondes, comme pour mieux s’affranchir de l’idée qu’une HQI doit avoir un tempérament original. Elle reste une femme dans le rang car, après tout, n’est-ce pas là ce qu’un bon patron attend d’une collaboratrice surdouée ?

    Bref, à la base, moi, je voulais juste dire que les photos du dossier eh bien elles sont pas appropriées pour illustrer le sujet car là on dirait que ça parle de la dépression dans les milieux bancaires et que même si les extraterrestres venait sur Psychologies.com pour comprendre ce que c’est les surdoués peut-être ils croiraient que c’est des gens avec des chemises dans un univers flouté qui semble souffrir en se posant des questions vaines et sans avenir alors ils auraient rien compris. Les extraterrestres.

  2. Quand je parlais des clichés, je mentionnais les illustrations. Par exemple, ce bel éphèbe en introduction. Voyez, ces beaux yeux bleus voyant loin, dans le vague, légèrement de côté, n’est-ce pas ce surdoué pensif qui voit au-delà du voile d’opacité auquel se heurte le commun des mortels ? Ce miroir azur ne reflète-t-il pas une âme supérieure ? Pourtant, ces cheveux en bataille, cette barbe naissante, cette folie légère et maitrisée… N’est-ce pas là le témoignage d’un être à part, marginal, un peu fou, dont la créativité frôle parfois le génie incompris ? Vous remarquerez au passage que le surdoué est beau, qu’il évolue dans un univers propre et éthéré, qu’il porte, malgré tout, une chemise bleu à carreau, et surtout, SURTOUT ! Une belle paire de lunette nerdy-geek pour montrer que, quand même, au fond, c’est cool et ça reste branché d’être un surdoué ! Voilà pourquoi la façon de traiter le sujet par les médias de masse reste ambigue. Les messages sont en contradiction. En gros, c’est cool de montrer que surdoué c’est pas toujours cool mais finalement, c’est encore pour rassurer le lecteur moyen : Il peut continuer à jalouser tranquillement ces êtres exceptionnels et égocentriques qui se plaignent de souffrir autrement alors qu’ils sont beaux, originaux, intelligents et que, malgré leurs différences, ils savent rester à la mode et branchés, ce qui, dans le monde des humains, reste quand même un atout suprême.

    1. … Mais si on avait mis un nerd façon Zuckerberg, quelque chose me dit que j’aurais eu un commentaire similaire au vôtre mais avec d’autres termes autour du “mais quand même, pas la peine de plonger dans le misérabilisme, y en a des qui vont bien…”
      Je rêve d’un Spielberg qui nous tournerait un film à grand spectacle sur le thème “les surdoués sont parmi nous”…
      En attendant tout ça me renvoie à … vous connaissez THX 1138 ? c’est un autre surdoué qui se cache derrière (lui aussi à lunettes, et peut-être même parfois avec une chemise à carreaux bleus, zut !… (mais gros, les carreaux, hein…))

      1. Oui, je vois, pour les carreaux, plutôt façon cow-boy texan sorti de son ranch ? Un homme plutôt intrigant. Cela fait un moment que je souhaite prendre le temps de lire un livre sur lui. Il y en a un de bon il me semble.

        Donc je connais THX 1138. Un classique. Selon myself.

        Après, à mon sens, Zuckerberg n’est pas misérable. Il est juste un peu plus normal que la normale du monde dans lequel il évolue. Oui, ok, il n’est absolument pas normal. D’accord, c’est quoi “normal” ? Je veux juste dire : entre ambiguïté malsaine et misérabilisme, il y a peut-être moyen d’imaginer autre chose, non ?

        Le film de Spielberg existe, il s’appelle “Catch me if you can.” Oui, c’est transversal. Comme beaucoup de films de Spielberg qui en parlent. De façon indirect.

        Ce que j’observe n’est, au final, pas tant spécifique au traitement de notre sujet, quoique, pour une certaine partie, oui, je maintiendrais, qu’au fonctionnement des médias en général.

        J’imagine seulement le responsable illustration chercher dans une banque d’images payante en se demandant “M**** qu’est-ce qu’on aurait qui ferait surdoué là-dedans ? Un gars avec des lunettes ! C’est bon, ça, les lunettes ! Ah oui ! Et le regard vague, bien le regard vague, la souffrance, le doute, tout ça…” Au final la personne qui fait le choix de l’illustration ne se rend pas compte qu’elle est dans une démarche opposée à celle de l’article.

        Là, maintenant, je me demande ce que ça me fait de remarquer ça et je remarque que ça m’énerve et je me demande pourquoi ça m’énerve et je me dis que c’est peut-être seulement parce que j’ai raison. 😉

        Il y a un espace libre laissé par ces solutions obsolètes, nous pouvons imaginer mieux. La différence existe. Il faut seulement s’en saisir.

          1. Ha ha ha ! 😀

            Cela dit, nombre de fictions parlent de hp sans le savoir, hein ! Les héros de polar sont des hp aussi divers que ceux qu’on rencontre ici.

        1. Mais enfin mon bon Monsieur ! Catch me if you can ! vous n’y pensez pas ! il est blond, plutôt mignon avec des yeux bleus, un regard rêveur, de temps à autres des lunettes, et avec un peu de chance on lui a même fait porter une chemise à carreaux bleus (petits les carreaux).
          Et Hanks est pas mal dans son genre non plus…
          Bon, c’est compliqué cette affaire de surdoués…

          Pour le reste je suis d’accord – trouver une image qui tient la route dans une banque d’images libres de droits, ça réduit souvent le choix du monsieur ou de la dame qui en plus doit (forcément) s’y prendre au dernier moment.
          La différence existe. Il faut seulement s’en saisir.” ouhlà ! Révolutionnaire ça !!! ‘Seriez pas un peu surdoué sur les bords vous, avec des idées comme ça ?! Hm ?

            1. A ce compte là, le roman photo s’impose !
              Brandon saura-t-il se désintégrer positivement (on peut supposer qu’il s’en ouvrira à Nathalie qui le coachera de près (hypersensibilité oblige)).
              Rémi s’en apercevra et en parlera avec Hervé qui aime Nathalie en secret (le côté introverti tout ça..) après qu’Hervé ait renversé par mégarde son Nespresso sur la chemise de Brandon et perçu (empathie et hypersensibilités auditives et olfactives oblige) que quelque chose se tramait entre Brandon et Nathalie…
              Mais Rémi aussi aime Isabelle…
              Je suis sure qu’il y a matière à publier une oeuvre magistrale qui fera enfin comprendre en grand public les affres que les surdoués, les vrais, ceux avec une chemise bleue à petits carreaux peuvent traverser.
              Non ?

      2. Bon OK, puisque je ne supporte pas l’idée d’un Spielberg sur les surdouées, please NO!, et pas Suck. non plus, ni la psychopop, permettez-moi de vous partager quelques uns de mes sites favoris, en anglais, qui m’aident à ne pas déprimer quand la tempête fait rage et pour compléter la liste des revues par Cécile:

        1) Plus sur les adultes: SENG: Supporting Emotional Needs of the Gifted, avec excellente librairie:
        http://www.sengifted.org/about-seng/missionvision

        2) Plus sur les jeunes: Hoagies:Hoagies’ Gifted Education Page, the all-things-gifted site, full of resources, articles, books and links to help and support parents, teachers, and gifted children alike:
        http://www.hoagiesgifted.org/

        3) Un scientifique que je viens de découvrir et que j’adore et qui va, je pense, vous séduire aussi: Howard E. Gruber (1922-2005), one of the world’s foremost experts on the study of the creative process with people like Darwin: http://davidlavery.net/Gruber/Pages/hgbm.htm
        Aussi, l”interview: Howard Gruber Interviewed by Howard Gardner: Breakaway Minds

        (Bien sur, tout le monde n’est pas Darwin mais vous allez surement vous retrouver dans ce que Gruber décrit du processus de création chez ce genre de personnes, ie le surdouéEs même si il ne les nomment pas comme tel/telles, c’est bien de nous dont il parlent !)

        Enfin, un DVD, 2010, réalisation Claire Danes: Temple Grandin, surdouée autiste et très connue outre-atlantique.
        Voir aussi ses interviews sur Youtube, remarquable.

        Ne boudez pas votre plaisir !
        Cheers !
        chan

          1. Most welcome !
            J’adore vous retrouver toutes et tous sur ce site.
            Ça me garde le cœur au chaud et la tête alerte, vous me faîtes aussi bien rire, parfois.
            Continuez, SVP !
            Chan

  3. On a parlé des surdoués adultes dans “Plus belle la vie” ! Si, si, je vous jure. A un moment, Estelle dit à Jawad : “Si ça se trouve, c’est une surdouée. J’ai entendu dire qu’il y avait des gens qui se découvraient surdoués adultes…”

    Bon. Après ça se gâte rapidement. La surdouée supposée arrive et les autres concluent qu’elle n’est pas surdouée parce qu’elle dit un truc un peu farfelu.

    Pour la lutte contre les clichés, on repassera donc. Mais, vous remportez des victoires inattendues, Cécile 😉
    (Pardonnez-moi cette acidité.)

    1. Oui-oui, je me suis tanquée (comme on dit chez nous) à la Friche de la belle de Mai (où se trouve le Bar du Mistral – les touristes, ne le cherchez plus dans le Panier – il n’y est pas) et j’ai dit aux scénaristes de glisser le sujet dans les dialogues !
      Waow ! …. Si même Plus Belle la Vie parle des surdoués qui se découvrent sur le tard, ça veut dire que le sujet est en passe d’être officiellement reconnu par l’Etat… 😀
      Mais bon, oui, je pense qu’il va falloir encore du temps pour sortir des clichés.

      Cela dit, plus sérieusement : n’est il pas nécessaire de commencer par les clichés pour mieux les battre en brèche ?

  4. Quand les lectures donnent déjà tellement de sens…le test…est tellement sujet à interprétations. Je pense sincèrement qu’à moins d’un désordre intérieur, on SAIT déjà, quand on a lu, parce que tout ça donne du sens, on se retrouve tellement dans tout, la cohérence est là, on l’a tous ressenti : ce livre : c’est moi, punaise, tu te rends compte! Tout y est! Tu te rends compte, il y a une explication! Alors le reste…les tests ne donnent pas de clé, les psys eux-même ne savent pas quoi en faire les 3/4 du temps, et j’ai retrouvé souvent, chez les surdouillets, cette quête de spiritualité, de sens, mais sans guru, une quête par l’intime conviction, par la recherche personnelle, comme tout ce qu’on a toujours fait dans nos vies, guidés par cette intime conviction. Les clés se trouvent en chacun, comment trouver son équilibre dans ce monde là, être en paix, pour apprendre à être heureux. On a la chance de porter en nous un regard qui peut faire changer les choses, bien sûr que ça n’est pas confortable, mais avons nous envie d’une vie confortable et sans question, sans progrès? Je n’échangerais la mienne pour rien au monde, avec ses grands hauts, ses grands bas, ses grandes questions, des grandes détresses et le monde à refaire chaque jour. J’ai lu quelque part “Lucide et idéaliste”, j’aime beaucoup cette définition.

    1. Oui… et non 🙂

      Selon les histoires personnelles, les parcours, on peut avoir besoin d’être confortée par la passation des tests, mais il me semble qu’ils n’apportent aucune assurance si on ne s’est pas forgé sa propre certitude intérieure, de ce que je vois autour de moi.
      Personnellement, je suis contente de les avoir passés car le bilan fin (analyse des subtests et des différences entre indices) m’a expliqué bien des choses, a donné du sens à des bizarreries dont je ne savais que faire et que je ne comprenais pas, ça m’a aussi aidée à sortir d’un certain déni (plus par rapport à mes incapacités que je méconnaissais/niais/refoulais, que par rapport à mes capacités, d’ailleurs, que je connaissais assez bien en fait).

      Par contre, après avoir cherché de l’aide auprès de toutes sortes de thérapeutes en tout genre, je suis de plus en plus convaincue en effet que personne ne peut m’aider mieux que moi-même, je suis trop complexe, j’ai développé trop de défenses retorses, je parviens à tromper trop bien les gens même compétents. Et aussi je vois trop bien les inévitables failles des un-e-s et des autres, ce qui m’empêche de leur accorder la confiance sans laquelle une thérapie ne peut réussir.
      Ce n’est pas tout à fait vrai : pour le moment, l’étiomédecine m’est d’un précieux secours, sans doute parce qu’il n’est pas possible de tricher, et que ça ne passe pas par l’intellect 😀
      Et que la praticienne que je vois ne se prend pas pour ce qu’elle n’est pas, elle est incroyablement simple et naturelle, et elle aussi en recherche. C’est moi qui lui ai parlé du hp pour elle et ses enfants (suite à la TS d’un des siens), il y a donc une certaine réciprocité, ou une forme de pied d’égalité, qui me va bien. Je ne supporte plus la relation “aidant-aidé” avec des gens dont je perçois les multiples faiblesses.
      Je me rends compte que maintenant que j’ai évacué bcp de choses, compris bcp de choses sur qui je suis et ce qui bloque, c’est en prenant soin de moi, en écoutant les un-e-s et les autres, en lisant ici et là, que je vais le mieux progresser. Donc comme dit Lechalote. Mais ça n’aurait pas été possible avant, je pense.

      1. (mon commentaire précédent était en réponse au premier post de “lechalote”)

        @tournevis
        oui… et non aussi 😉
        Bien content d’avoir fait ce bilan cognitif, qui, s’il ne m’apporte pas plus d’assurance vient tout de même valider cette différence ressentie. En revanche, je ne sais trop que faire des résultats des différents subtests et l’analyse qui m’en a été faite ne m’a pas apporté grand chose…
        En revanche, je vous rejoins complètement sur la mise en place des “défenses retorses”, et des jeux de miroirs multiples qui finissent par perdre le regard de l’observateur…

        1. La psy qui m’a fait passer le test m’a parlé de dyspraxie visuo-spatiale, du fait que j’ai un très haut indice verbal et un indice perceptif plutôt moyen (28 points d’écart, et 34 entre verbal et vitesse de traitement ; autrement dit, un moteur de porsche dans une carrosserie de deuche…)

          Cette hypothèse de la dyspraxie compensée par le haut potentiel semble peu connue et proposée, mais elle m’a parlé tout de suite et apporté de nombreuses réponses. Ensuite, il y aurait des solutions, de la “rééducation”, mais mon côté pervers et insoumis a bloqué, alors bon, je me débrouille comme je peux, en tout cas de le savoir m’a soulagée énormément, a éclairé certaines de mes incompétences bizarres et m’a aussi sortie de quelques dénis somme toute pesants, nés autrefois de ma volonté d’enfant de coller à l’image que ma famille se faisait de moi.

          L’air de rien, se découvrir maladroite quand on s’est toujours crue adroite, à 50 ans, ce n’est pas rien. D’avoir pris conscience de l’énergie que je met(tai)s à compenser, c’est un réel soulagement. Et cela m’aide à m’accepter comme je suis, super important ! M’accepter avec mes limites autrefois incompréhensibles et refusées, qui maintenant sont compréhensibles, et que je peux même nommer vis à vis d’autrui et assumer pleinement. Du coup, je ne suis plus obligée de passer pour une intello snob ou méprisante, que je ne suis pas, ou une bonne à rien ou une paresseuse que je ne suis pas davantage, mais seulement pour quelqu’un qui est à la fois très douée et handicapée, super efficace ici et totalement déficiente là. Comme les dyslexiques, ni plus ni moins, sauf que c’est encore plus invisible.

          J’en ressors aussi de savoir maintenant que les choses que je ne réussis pas du premier coup, je peux les apprendre et y arriver un jour, en prenant plus de temps que les autres, en y allant par petites étapes, et cela m’enlève un sacré paquet d’angoisses inexplicables elles-aussi (cette horrible sensation “je ne vais jamais y arriver” qui ma paralysait totalement face à toute nouveauté).

          Je pense sincèrement que cette hypothèse de la dyspraxie visuo-spatiale, compensée dès le plus jeune âge par les surdoué-e-s, doit être sérieusement étudiée et prise en compte.

          1. “Je pense sincèrement que cette hypothèse de la dyspraxie visuo-spatiale, compensée dès le plus jeune âge par les surdoué-e-s, doit être sérieusement étudiée et prise en compte.”
            Elle l’est déjà, de longue date. Et a déjà fait l’objet de recherches.
            Tel cet article (1997): http://www.ldonline.org/article/5914/ qui mentionne des recherches déjà effectuées en 1983

            Après, c’est une question de politique, de bonne volonté…

      2. @tournevis …
        Tellement d’accord avec vous … HPI égarée à raconter trop souvent et pour rien ma vie à des thérapeutes qui “parlaient comme des livres” mais déstabilisés à la moindre remarque,(la forme était là mais pas le fond) j’appuie l’échange de mes consultations sur une réciprocité équitable et je n’ai pas peur de parler de mes difficultés passées à traverser le miroir ( non par vanité ou gonflement stupide de l’égo) mais pour bien souligner qu’il n’y a pas, comme vous dites, d’aidant et d’aidé … juste un éclaireur qui a quelques pas d’avance sur la même route qu’il a lui-même emprunté … Un thérapeute est un passeur de gué, pas davantage … Non déposé là par hélicoptère de l’autre côté de la rive, mais bien en s’étant trempé les pieds dans le courant glacial au préalable … Économiser son humanité pour un thérapeute est pour moi un non-sens. La partager est source de grande joie et d’un sentiment de belle unité.

    2. Je vous rejoins.
      Au fond de moi, je ne changerai pas non plus, pour rien au monde, ce côté montagnes russes incessant, tant je sais que c’est ce qui fonde cette sensibilité et ce regard sur le monde que je sais depuis longtemps en moi, tout en me sachant “surdoué” depuis peu… Et intimement, je sais que ce regard, même si je n’en fais pas grand chose aujourd’hui, est une chance, un atout.
      Je réalise d’ailleurs en formulant ce message que, bien avant de découvrir que “je l’étais”*, je me suis toujours dit au plus profond de moi que ce que je voulais apporter à ma fille, c’était “ça” justement, un regard sur et une manière d’être au monde… C’est exactement et tout simplement “ça”……..

      Pour autant, si je suis bien conscient de l’apport que peuvent représenter ces mouvements intérieurs, encore faut-il trouver (se donner ?) les moyens d’utiliser l’énergie, la valeur qui s’en dégage… en quelques sortes, se faire physicien (ou alchimiste) de son petit cerveau pour inventer les moyens de transformer cette énergie houlomotrice ou marémotrice interne.
      Et pour cela, il faut élargir les limites de sa vie… et dès lors que l’on élargit les limites de sa vie, on va nécessairement bousculer (et potentiellement pas qu’un peu!) tout ce qui est mitoyen, et proche…

      Voilà, sans être anesthésié, je sais que je n’utilise pas ce que j’ai en moi (sans savoir vraiment ce que c’est… terra incognita !).. Mais l’ampleur de la tâche est telle, et les bouleversements possibles tels, que…. je ne sais pas trop par quel bout attraper ce fil. Tout en sachant maintenant qu’il va bien falloir trouver un moyen de l’attraper.

      * : il faudrait vraiment lancer un grand concours d’idée pour trouver le nom / qualificatif qui permette de trouver une appellation dans laquelle on se sentirait bien !

        1. Avant de lire ton commentaire tournevis, j’allais aussi proposer “alterdoué-e” comme tu l’avais déjà fait.
          Après avoir lu ton commentaire, je confirme cette idée. 🙂

  5. Je trouve cet article intéressant. Surtout l’interview.
    Voilà un article pour moi, pour me donner le courage de trouver quelqu’un de bien et passer ce fichu test.
    Bon sang mais qu’est-ce qui me paralyse tant ? La peur certainement !
    Comment la surmonter ?

    Bref. Merci Cécile pour ce article.

    1. Je me demande qui peut bien envisager le changement sans même lever un sourcil…
      Alors quand il s’agit de faire basculer sa vie…

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