Du surdon au talent : le modèle de Françoys Gagné

Françoys Gagné est un psychologue canadien, qui a été professeur et chercheur à l’UQAM – l’Université de Montréal – Québec;

Pour lui (et tout particulièrement en anglais) utiliser indifféremment les mots « surdoué » ou « talentueux » est malheureux.

Car on peut être surdoué sans pour autant être talentueux : pour le devenir, il faut un certain nombre de facteurs externes : un environnement favorable et le facteur chance jouent, mais aussi la motivation personnelle de l’enfant surdoué.

Il a ainsi élaboré un modèle (ici en anglais avec un billet de Stéphanie Aubertin, et là, traduit en français) qui permet de visualiser comment quelqu’un passe de l’état de surdoué à celui de talentueux.

(Vous pouvez télécharger son étude datée 2004 (en anglais))

Il ne suffit pas d’être surdoué, il faut maintenir son capital (on fait faire de l’exercice à son cerveau tout comme on fait faire de l’exercice à ses muscles)… et la chance a un rôle à jouer.

Question : jusqu’à quel degré peut on fabriquer sa chance ?

6 thoughts on “Du surdon au talent : le modèle de Françoys Gagné

  1. Question : jusqu’à quel degré peut on fabriquer sa chance ?
    Est ce une question de « fabriquer » uniquement, ou également de saisir les opportunités?
    être capable de « voir » dans ce qui nous entoure, les opportunités? être capable, une fois qu’on les a vues, de prendre le risque de les saisir? de plonger dans l’inconnu?
    J’ai souvent l’impression que les gens qui m’entourent ne voient pas tout ce qui s’offre à eux. Ils suivent un chemin sans risques, comme s’ils portaient des oeillères, comme s’ils ne voyaient pas le monde leur tendre la main encore et encore. Un chemin ennuyeux, sans surprise, sans adrénaline, sans….vie.
    Quant à « fabriquer sa chance », là aussi il faut ouvrir les yeux et le coeur. Savoir ce que l’on veut et ce que l’on ne veut pas. Petite j’ai appris que ma chance se trouvait au bout de mes bras et de mes jambes, et au dessus de mes épaules. Autrement dit, que je devais fabriquer ma chance avec mes deux mains, mes deux pieds et ma tête. Ce que j’ai fait. Peut être pas comme une championne, mais j’ai fait de mon mieux.
    Je ne crois pas au « hasard aléatoire ». ou plutôt, j’y crois mais je pense qu’il est plus ou moins équilibré entre tous. certains savent prendre le train, d’autres non. certains osent, d’autres non. Certains persévèrent, d’autres non. Pour moi, la chance reste un choix.
    De plus, cela dépend du regard que l’on porte sur les choses. Tout système tend vers l’équilibre.
    Une petite histoire de la sagesse orientale : (je fais bref)
    Un homme voit arriver dans sa cour de ferme un bel étalon blanc. « oh, le chanceux, » disent les voisins.
    Son fils se brise la jambe en voulant le monter. « oh, quel malheur disent les voisins »
    La guerre éclate, tous les fils des autres fermiers doivent partir à la guerre, mais le fils à la jambe abimée peut rester sur la ferme avec son père. « oh, le chanceux, disent les voisins.
    etc etc etc…
    ne jugeons pas ce qui est de la chance ou non. cela dépend du regard que l’on porte sur l’événement.
    finalement, la chance elle -même ne serait elle pas qu’une façon de porter un regard sur quelque chose?

  2. Très peu lorsqu’on est pas détecté et qu’on doit gérer son propre état face à l’environnement.

    Pour fabriquer sa chance, il faut avoir reçu ou savoir aller chercher les outils nécessaires. Étant très autodidacte, j’ai su me débrouillé mais aujourd’hui à 31 ans, je suis toujours esclave de la solitude et du « système » dans le sens où loin de m’apitoyer, celui ci n’est pas du tout « fait » pour favoriser la raison et le bon sens pour m’exprimer en termes simples…

    Alors seul, devant tant d’énormités flagrantes (et je ne suis pas dans simple jugement), il n’est pas aisé de trouver sa voie…

    Je n’ai malheureusement pas davantage de temps pour élaborer…

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