Dyslexie – Ne jamais se décourager

Je choisis évidemment un exemple particulier, mais quand même…
« Les moqueries de ses camarades ont entraîné chez lui la crainte de l’école. Son amitié pour les autres parias de sa classe lui a inspiré l’histoire des Goonies.  »

Je vous laisse découvrir dans cet article publié par l’Express, qui a pu parler de sa découverte de la dyslexie en disant « C’était comme la dernière pièce du puzzle d’un terrible mystère que j’ai gardé pour moi pendant toutes ces années. »

… et salue tous ceux en qui ces mots ont résonné d’une façon toute personnelle.

Samedi 6 octobre 2012 – « Journée cdes DYS » consacrée à la sensibilisation de la dyslexie.

13 thoughts on “Dyslexie – Ne jamais se décourager

  1. Je suis tombée un peu par hasard sur cet article http://blog.legardemots.fr/post/2007/06/21/Dyslexie
    Dans les commentaires, qqun émet l’hypothèse que la dyslexie et les pbs posturaux qui y sont associés sont « simplement » liés à un pb musculaire au niveau des yeux. Comme ces commentaires sont écrits en blanc sur noir et que cette combinaison m’arrache les yeux, je n’ai pas réussi à tout piger en détail, mais ça me semble extrêmement intéressant, d’autant plus que la solution semble alors d’une simplicité déroutante. Si qqun a des yeux lui permettant de lire ces commentaires et d’en faire un résumé clair, je lui en serais très reconnaissante 🙂

    Je pense que ça conviendrait aussi aux dyspraxiques, dont les pbs posturaux sont mentionnés dans le livre dont j’ai donné les références plus haut. Je me tiens particulièrement mal, de + en + mal, rester debout ou même simplement assise non vautrée me demande des efforts que je ne parviens plus à faire, j’ai mal partout, la kiné ne peut rien de plus qu’un soulagement passager, ce n’est pas une solution. Alors si une solution simple et vraiment efficace existait, ce serait tellement trop bien ! 😀

    1. Oui, certaines techniques de posturologie sont réputées améliorer la troubles cognitifs, mais ceci fait encore débat.
      Néanmoins, quand on ne sait plus vers qui se tourner pour tenter d’aller mieux, pourquoi ne as essayer ? Si ça ne fait pas de hien, je pense que ça ne fait pas de mal….

      1. Qu’appelles-tu techniques de posturologie ? Je ne connais pas du tout, en fait.
        Si j’ai bien lu, il ne s’agit pas d’agir directement sur la posture mais sur l’utilisation/fonctionnement des yeux, ce qui agirait sur la posture et sur la dys- ? Mais vraiment, lire le blanc sur fond noir m’est douloureux, suis-je la seule ?

        1. Je ne connais pas non plus. Je sais qu’il a été souvent évoqué qu’appareiller les dyslexiques avec des semelles adaptées permettait de rééduquer leurs postures et améliorait leur dyslexie.
          cela dit, voici ce que j’ai péché sur le site de Coridys : un texte de 2009 rédigé par un professeur de Neurosciences et de Neuropsychologie qui dénonce cette technique.

          Si tu as du mal à le lire, je te propose d’essayer avec cette version en typographie Arial

          J’ai appris que les dyslexiques ne peuvent pas lire n’importe quel type de typographie – Times New Roman est la pire – et qu’ils ne distinguent pas les italiques.. bien sûr, il vaut mieux que ce soit écrit un peu plus gros.

          je renvoie à ce billet que j’avais rédigé sur la dyslexie et qui, grâce au site d’APEDYS, donnait quelques idées sur les difficultés que vivent les dyslexiques

          1. Y’a les mêmes pour les dyspraxiques ? Parce qu’en principe, je suis dyspraxique et pas dyslexique 🙂
            Merci néanmoins pour ce bel escalier de réponses à aller voir 🙂

          2. Waow ! trop forte ! Quand je pense que je fais ça si bien pour les autres (blush)
            Mille mercis (mais comment les lire, puisque la lecture est pénible ? :D)
            (je plaisante)

  2. Diagnostic confirmé par des tests avec une psychomotricienne et un neurologue. Ben, quel soulagement ! Le neurologue a insisté sur la nécessité de miser sur les points forts. Et j’insiste sur la nécessité de connaître les points faibles pour cesser de se casser les dents dessus et les pouvoir les assumer paisiblement.
    Émotionnellement, c’est très fort ; une copine, mère d’un petit garçon dyspraxique, m’a prêté un très bon livre sur la dyspraxie, je n’ai pas encore réussi à le lire en entier, tellement ça me remue. Je donne le titre quand même, ça peut servir : « L’Enfant dyspraxique : Mieux l’aider, à la maison et à l’école » du Dr Caroline Huron, éd. Odile Jacob. Je viens de trouver une série de conférences ici http://universiteouverte.u-cergy.fr/dyspraxie-vers-une-adaptation-a-lecole/

      1. merci
        je recommande chaudement les vidéos du lien que j’ai donné ci-dessus, très didactiques pour expliquer le quotidien des dyspraxiques

  3. Je n’ai découvert que récemment, à 50 ans, que je suis vraisemblablement dyspraxique. Comme le dit S. « C’était comme la dernière pièce du puzzle d’un terrible mystère que j’ai gardé pour moi pendant toutes ces années. »
    Enfin, en ce qui me concerne, je ne pense pas que ce soit la dernière pièce, mais j’avoue que ça change tout quand même. Cela éclaire de bizarres incapacités, des maladresses occasionnelles qui sont en fait quotidiennes, une tension permanente justement pour éviter de tout casser, ne pas trop me cogner partout et surtout me conforter à l’image qu’on me renvoyait de moi : une fille intelligente, qui réussit facilement, adroite de ses mains etc.
    La réalité, c’est que, malgré mes efforts, je suis couverte de bleus, qu’il m’a fallu des décennies pour apprendre à plier les chemises et que je ne sais toujours pas faire mes lacets comme tout le monde.
    Le pire, à vrai dire, c’est qu’étant hp en plus de dyspraxique, il y a effectivement des choses que je réussis sans effort avec même une insolente facilité qui me déconcerte moi-même, et d’autres que je ne réussis éventuellement qu’au prix d’énormes efforts et d’un (très) long et patient apprentissage. Mais je ne sais a priori pas ce que je peux réussir du premier coup et ce que je ne vais pas savoir faire, et c’est très angoissant de ne pas pouvoir se faire confiance. Cette anxiété permanente est épuisante.
    L’autre aspect, c’est que comme nombre de hp, je sais (faire) sans apprendre de nombreuses choses, et du coup, ne sachant pas apprendre, je croyais ne jamais arriver à faire ce que je ne réussissais pas du premier coup. Petit à petit, cette angoisse de « je ne vais jamais y arriver » a pris le dessus et m’a paralysée.

    En fait, je découvre à 50 ans ce qu’est l’apprentissage, et que je peux apprendre des choses qui me semblaient impossibles puisque je n’y arrivais pas du premier coup, à condition de décomposer les tâches en sous-tâches voire sous-sous-tâches, et en faisant preuve de patience et d’optimisme. Je ne vous dis pas les angoisses… Mais ça vaut vraiment la peine ! Ce diagnostic m’a changé la vie : je sais enfin qui je suis et ce que je peux faire avec mes capacités hétérogènes 😀

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