Nouveau Forum pour les adultes surdoués : Zébrolution

Echanger. Partager. En toute sérénité.
Que c’est souvent difficile pour un surdoué…

Mais pour échanger et partager en toute sérénité, il faut pouvoir d’abord se rencontrer… et en matière de surdon, autant parfois chercher une aiguille dans une botte de foin… surtout quand de mauvaises expériences ont induit une appréhension à ces rencontres que pourtant on désire si ardemment.

Des forums (oui, je sais, au pluriel, il vaut mieux dire fora) existent déjà, que je rappelle : Mensa, Gappesm, Adultes surdoués, Zébrascrossing, Planète Douance
Le premier est réservé aux membres de l’association.
Les 3 autres sont en libre accès et ont chacun leur ambiance, élément important pour les affectifs que nous sommes.

J’ai donc le plaisir de vous annoncer l’existence d’un nouveau forum lancé il y a quelques semaines : Zébrolution

Bons échanges.. et belles rencontres IRL* à venir !

* IRL = In Real Life = en vrai = dans la vrais vie – c’est vraiment sympa de prendre un pot ou d’aller faire une ballade en compagnie de gens avec lesquels on n’a pas d’efforts à faire – quelle légèreté !

199 thoughts on “Nouveau Forum pour les adultes surdoués : Zébrolution

  1. Bonjour je sais que ce forum est conçu pour les adultes mais je voulai savoir ce que c’est vraiment d’être surdoué donc je suis venu ici
    Je me suis beaucoup documenté sur le sujet et j’avais quelques « symptômes » d’un surdoué et j’avoue que penser être un surdoué me semble être assez prétentieux de ma part mais je voudrai savoir si il est possible que j’en soit un je vous serai vraiment reconnaissant de me répondre merci .

    1. Bonjour Anonyme
      Merci de votre question. Est-ce vraiment l’estampille qui compte ? N’est-ce pas plutôt le fait d’aller bien, de trouver un équilibre personnel dans lequel on se sente « vrai », qui doit prévaloir ?
      se penser surdoué ne me semble pas être une question de prétention, mais plutôt correspondre à une quête d’équilibre.

      Je ne saurais trop, alors vous suggérer de faire appel à un(e) thérapeute avec qui vous pourrez vous exprimer en confiance.
      le surdon apparaîtra peut-être au détour d’une conversation, dont le fonctionnement expliquera mieux tel ou telle événement, ou situation, ou ressenti.

      Bonne journée

      1. Je pense que l’estampille compte, tout simplement parce que nous sommes d’office estampillés « normaux ». C’est un peu comme si toutes les fringues étaient estampillées « 100 % coton, laver à 60° ». Quand on est une robe en soie ou en pure laine vierge, bonjour les dégâts…

        Si l’estampille comptait si peu, pourquoi chercherions-nous tous à « savoir » et à avoir un diagnostic ? Toi, Cécile, tu t’es bien fait estampiller, non ?

        Sans compter que les tests peuvent permettre de détecter une dys- passée inaperçue et que ça, c’est juste vital.

        1. Pour ce qui me concerne, l’estampille date de 2002, quand je n’avais absolument aucune idée de ce que pouvait signifier surdoué.
          Je me suis rendu compte que je pouvais être estampillée, si je ne savais pas à quoi comment je fonctionnais, l’estampille ne servait pas à grand chose.
          Je me suis aussi assez vite rendu compte que dire « je suis surdoué(e) » (l’estampille) ne permettait pas pour autant « aux autres » de savoir me prendre en compte correctement.
          D’où ma conviction qu’il vaut mieux savoir comment on fonctionne et travailler à se respecter dans son fonctionnement (et travailler aussi à faire en sorte que les autres respectent ce fonctionnement), plutôt que d’être estampillé.
          Il y a eu une époque où les test d’intelligence, de personnalité etc, n’existaient pas.
          Pour autant il existaient des gens spécifiques dans leur fonctionnement qui veillaient ou non à se respecter et qui veillaient (savaient) ou non à se faire respecter.

          1. Je suis bien d’accord, mais comment savoir comment on fonctionne et respecter ce fonctionnement sans l’estampille, dans une société hyper normative qui essaie de nous convaincre que nous fonctionnons comme les autres ? L’école, en particulier, est dévastatrice à cet égard ? Était-on autrefois plus ouvert à la « biodiversité » humaine ? Il y avait peut-être plus de place pour chacun ? Il fut un temps où même « l’idiot du village » avait sa place au sein de la communauté, et pas relégué dans un CAT ou que sais-je. Pour autant, une surdouée (femme, donc) en milieu modeste n’avait pas la moindre chance de voir son fonctionnement respecté et la vie de ces femmes devait être terrible.

            1. Savoir écouter son corps, c’est déjà apprendre comment on fonctionne. Pas besoin d’être étiquetté en aucune façon, sinon ça signifie implicitement laisser à d’autres le soin de nous dire qui nous sommes.
              L’école obligatoire date de 1881, débuts de la Révolution industrielle, 20 ans avant l’apparition des tests de Binet, lequel a été sollicité par l’Education Nationale pour identifier les enfants en retard (l’école a façonné des millions de petits soldats pour aller à l’usine elle a été, elle aussi, gagnée par les méthodes productivistes).
              Pas sûre qu’on ait été autrefois plus ouvert à al biodiversité – les puits et cimetières sont pleins d’enfants exposés pour diverses raisons, dont, certainement le handicap.
              Et je ne pense pas que la vie des femmes surdouées, même en milieu modeste ait été forcément terrible : les occupations étaient différentes et le modèle « famille dysfonctionnelle » ne me semble pas être la norme dans les familles modestes = il a certainement existé des femmes surdouées heureuses en leur foyer et respectées pour ce qu’elles étaient : créatives et sensibles.

              1. Mais comment « savoir écouter son corps » quand ce qu’on ressent va à l’encontre de tout ce qui est dit/écrit/enseigné/prôné partout et que, quand on essaie d’expliquer ce qu’on ressent, on s’entend dire que mais non… ?
                Surtout que quand on est dyspraxique, je te garantis que ce n’est pas triste, ce que le corps exprime ! Tu n’en as pas la moindre idée, mais crois-moi, c’est une galère sans nom.
                On en revient toujours là, de toute façon : les surdoué-e-s malheureuses/x sont essentiellement les hétérogènes.

                1. Je suppose que tu as un certain degré de sensibilité à la lumière, au bruit, au mouvement…
                  C’est déjà ça, « écouter le corps ».
                  Maintenant, c’est vrai, il y a des hypersensibilités de tous types (y compris médicamenteuses) que l’on a du mal à faire entendre. C’est parfois un vrai chemin de croix de trouver la bonne personne. Mais il est essentiel de se battre pour les faire respecter, quitte à se faire mal voir par le corps médical.
                  Beaucoup d’errance pour ce qui me concerne. Mais je reconnais que j’ai la chance d’avoir rencontré le professeur Lançon et son service dont la qualité d’écoute est remarquable, et qui acceptent d’entendre ce que beaucoup d’autres n’acceptent pas.

                  « On en revient toujours là, de toute façon : les surdoué-e-s malheureuses/x sont essentiellement les hétérogènes. »
                  Non.
                  Oui, c’est compliqué d’être affligé d’une dys (j’en ai deux à la maison, je vois à quoi ça ressemble au quotidien, et il y a des fois où on a vraiment envie de hurler). Mais la construction identitaire joue un grand rôle : attachement sécure ou non, traumas non neutralisés jouent un rôle particulièrement important dans l’équilibre personnel. Dit autrement, il existe aussi des homogènes malheureux et des hétérogènes qui s’en sortent plutôt bien.

                  L’éducation thérapeutique fait son chemin. Orientée d’abord et avant tout pour permettre à un malade de vivre avec sa maladie, elle essaime progressivement dans d’autres champs. Avantage : l’information est aussi diffusée auprès de ceux qui ne sont pas concernés. Au final, il y a une meilleure prise en compte et une meilleure capacité à prendre en compte sa différence au quotidien.

          2. C’est pas uniquement une question de respect, dans les sociétes primitives les surdoués etaient detecté tot et on en faisait des shamans ou sorciers car on avait deja cette sagesse de savoir qu’ils risquaient de remettre en cause l’ordre etabli
            certains auteurs de la douance (entre autre anglo-saxons) evoquent le sujet…
            En france, mediocratie egalisatrice s’il en est on essaye de faire entrer le surdoué dans un moule qui ne lui convient pas. Le debat sur les surdoués evoluera jamais si on a pas le courage d’evoquer certains aspects socio de la douance.

            1. merci de ces précisions lepat
              Mais j’aimerais en avoir d’autres :
              Mis à part Roland Persson qui a publié en 2009 un papier très intéressant et éclairant sur « les surdoués indésirables: une perspective sociobiologique de la fonction sociétale du surdon« – aussi intitulé « le talent d’être gênant : la fonction sociétale du surdon »
              je ne me rappelle pas avoir lu quoique ce soit sur la fonction de shaman ou de sorciers : voudrez vous bien me dire quel auteur le mentionne ?
              (.. cela dit, chamane bien perchée et célèbre de la récente littérature : Ayla, l’héroïne du cycle des Enfants de la terre, écrit par Jean Auel)

  2. Un surdoué ne fait pas de test de QI, pas besoin de cela, il le sait, c’est quelqu’un qui entend et voit à longueur de journée les conneries 007 de certains qui se croient intelligents, c’est quelqu’un qui trouve des astuces ou des solutions ou des raccourcis plus rapidement que les autres.

    1. Je ne suis pas convaincu. Oui on se doute de quelque chose, mais faire les différents tests entérine la chose. Mais vu le profil du zèbre si il a tendance à se douter de quelque chose, c’ets plutôt de l’inverse ! Faire la démarche de « dépistage » fait sortir le phénomène de soi, le rend « officiellement » réel. Ca met un petit coup sur le bec de l’ego et ce n’est pas plus mal. Parce que pour moi dire « oui je sais que je suis surdoué » et bien, disons, que je trouve ça un chouïa prétentieux… et narcissique. Une fois qu’on m’a parlé du truc, alors oui, je me suis documenté, lu plusieurs livres pour avoir des points de vue différents, mais avoir le diagnostique de quelqu’un d’extérieur, qui connait le sujet, est important. Au moins ça, et pas juste sa propre évaluation de soi. Après, de par mon expérience, faire les tests c’est bien, ça m’a enlevé toute justification pour me dire que « non ça ne peut pas être ça » même si plusieurs spécialistes me disaient qu’il n’y avait aucun doute.

    2. Un truc est certain c est qu’ il sait qu il est different. Et, soit il ou elle accepte et l adaptation ne le fait pas souffrir soit il ou elle se sent a côté de la plaque. Alors le fait de prendre connaissance de sa surdouance est assez apaisant. Mettre un mot sur sa difference et alors essentiel.

  3. Bonjour,
    Est ce que le nouveau forum « Zebrolution » est mort? J’ai suivi le lien, ça ne mène à rien.
    J’ai lu sur une autre page qu’il y avait aussi, un « chat »?
    Est ce que quelqu’un-e peut m’aider à trouver ces endroits où on peut entrer en contact avec d’autres « surdoués »?
    Merci!
    Et MERCI à Cécile et à tous ceux qui ont la force et la générosité de partager leurs expériences pour aider! <3

    1. Hm : la force… le burn out c’est compliqué d’en sortir – je présente ainsi mes excuses à tous ceux qui ont vu leur commentaire en attente pendant un temps certain. Je suggère à tous ceux qui ‘mont directement écrit et qui attendent une réponse de ne pas hésiter à me relancer. Je m’efforce de suivre le rythme… mais c’est parfois compliqué. Burn out = grande fatigue et concentration (et donc mémoire) en berne = ça aide pas à tenir le rythme.

      Zebrolution a disparu.. Mais est remplacé par Kaleidoblog
      Le chat de Talentdifferent aussi – des solutions de style IRC ou page Facebook existent mais ça demande du temps de ma part (pour valider les inscriptions, m’assurer de la réalité des adresses mail – question de responsabilité)… et ce n’est pas évident

      Il existe aussi à ma connaissance le forum de ZebrasCrossing, celui d’adulte surdoué, et celui du Gappesm

      .. Et puis bien sûr le forum de Mensa… si vous vous y inscrivez (à condition d’en être membre au préalable, sur la base d’un test réussi d’entrée à Mensa ou sur la base d’un résultat de WAIS indiquant que vous avez plus de 130 de QI)

  4. Salut ,

    imaginons vous êtes un HP et vous n’avez pas du tout envie , pour des raisons perso , que les autres découvrent que vous l’êtes , alors la plupart du temps vous faites semblant de vous comporter comme tout le monde , mais un jour vous rencontrer une personne qui vous plait réellement mais au lieu de vous dévoiler vous décidez de « tester » cette personne pour savoir si elle va détecter que vous êtes différent , mais malheureusement souvent vous gagnez le test et vous êtes (très) déçue que la personne ne ce soit rendu compte de rien … est-ce que ça vous est déjà arrivé ? merci

    1. .. et donc j’aurais tendance à vous encourager à accepter d’être vous-même aussi loin que possible. Quel dommage ces rencontres qui tournent court, vous ne trouvez pas ?

      1. C’est ce que j’ai compris depuis peu , qu’il valait mieux être soi même lorsque c’est possible , mais bon ce n’est pas toujours possible au travail par exemple j’étais obligé de me conformer à un certain comportement ( ce dont j’ai eu beaucoup de mal c’est pourquoi j’ai démissionné , et suis actuellement en train de monter une affaire ) , mais aussi dans la vie au début je m’entends bien avec les gens mais lorsque je parle de mes passions ou des sujets qui m’intéressent vraiment il y a clairement un froid et je me retrouve seul . Le décalage est encore plus énorme avec les filles je pense qu’elles attendent des choses « simples » d’un homme mais moi j’attends autre chose et je m’aperçois qu’on est pas du tout compatible , on ne recherche pas du tout les mêmes choses ce qui est à la longue très frustrant .
        merci 🙂

        1. Hélas oui.. s’il n’y avait que le décalage surdoués / moyenne… mais d’autres éléments entrent en ligne de compte. Et la façon de « voir » différente des hommes et des femmes en est un.
          Aussi basique et caricaturale que puisse être cette littérature par certains côtés, j’ai trouvé beaucoup d’intérêt à parcourir la série des Mars et Vénus. Eclairant !

          1. oui c’est vraiment l’impression que j’ai , il y a des décalages à plusieurs niveaux ! ceci dit en même temps heureusement sinon ça n’aurait plus aucun intérêt , pour en revenir au problème je suis convaincu maintenant qu’il faut être soi même et au contraire se différencier (positivement) même si actuellement , pour moi , ce n’est pas très payant mais peu être un jour …
            🙂

        2. Personnellement je pense aussi que le surdoué ne doit pas cacher son surdon et les carateristiques qui en decoulent

          Effectivement c’est principalement au boulot que ca pose probleme, car on cherche des gens dans le moule (voir la video de la table ronde sur ce site c’est edifiant, ca va meme jsuqu’aux habitudes vestimentaires), conformes, dociles etc
          Maintenant j’ai consulté un specialiste de la douance qui m’a dit clairement que le surdoué n’est pas fait pour tous les environnements professionels, il devrait eviter les grandes entreprises (politique, conformisme etc y occupent un grand role et c’est pas le point fort du surdoué), les secteurs ou entreprises qui ne valorisent pas la competence (ca parait evident mais ce l’est beaucoup moins que vous les pensez car ca saute pas toujours aux yeux et je ne connais pas beaucoup d’entreprises qui se vantent de produire de la merde). Il serait peut-etre temps de faire passer le message !
          Globalement il y a trop de poltiquement correct concernant le monde de l’entreprise et un manque de literature en langue francaise sur le sujet en rapport avec les surdoués (quand j’aurais le temps je vais lire les derniers ouvrages de Cecile et de M de Kermadec)
          Mediocratie egalisatrice, comme le dit M de kermade a juste titre ?

          1. personnellement ce qui m’a le plus perturbé dans mon ancien travail c’est le manque de cohérence de mon chef qui me disait tel jour de faire comme ci , puis tel autre comme ça … bref il se contredisait très souvent sans s’en rendre compte et moi ça me pose un problème car j’ai du mal à bien travailler si ce n’est pas logique sur le long terme , sinon j’ai l’impression d’être un esclave car le même travail je pouvais parfois le faire beaucoup plus vite en faisant à ma façon mais j’étais contraint de faire comme ça sinon je me faisais engueuler …
            Le pire du pire c’était quand j’avais repris des études à l’université on avait une prof d’archéologie qui avait en fait oublié un truc énorme dans son cours ( le genre de truc impardonnable pour un prof qui est en plus chercheur … ) et je lui ai fait remarquer en pensant sincèrement être utile et elle m’a limite insulté sans pour autant pouvoir me contredire ( et pour cause j’avais raison … ) mais depuis cette histoire je suis carrément dégoûté et j’ai abandonné mes études car je ne peux pas m’intégrer .
            -)

    2. Continuons à imaginer que cette personne l’a effectivement détecté chez vous ce hpe mais joue le même jeu… dommage pour vous deux!! « Elle aura du y aller.. elle aurait dû le faire crois moi!!! Ah c’est dommage euh ah c’est dommage c’est peut être la dernier fois… » et ce fut la dernière fois :'(

  5. Bonsoir, je trouve ça rassurant d’un côté de lire au dessus que beaucoup ont peu de souvenirs de leur enfance. Pour ma part j’ai effacé 12 ans sur 19 donc je fais fort ! On dit souvent que les surdoués ont une bonne mémoire… ahha
    En ce qui concerne les émotions bloquées ou subies, je trouve que c’est d’abord une bonne façon de les décrire, mais je ne les vois pas comme ça. Je dirais que ce ne sont pas deux catégories, mais plutôt deux stades ( par exemple, petite je les subissais, maintenant je dirais que le blocage s’impose de lui même. Si il y a blocage, il y a peut-être également un débloquage, espérons). 🙂

  6. Bonjour à tous,
    J’ai 26 ans et comme vous tous à peu près j’ai quasiment toutes les caractéristiques des adultes surdoués bien que je n’ai pas encore fais le test. Aujourd’hui je suis repliée sur moi même car je m’ennuie dans presque tout ce que je fais j’ai besoins d’énormément de stimulation sinon je finis par ne plus pouvoir rien faire du manque de motivation et quand je fais un truc je suis obligée de ralentir pour ne pas finir trop vite et c’est très dure car j’adore lire apprendre de nouvelles choses.
    Pour ceux que ça intéresse, il y a un groupe Gifted à Paris sur le site Meetup. Demain, il y a une rencontre et je m’y rendrai.

    1. Bonsoir,

      Voilà je lance un appel à propositions : donnez moi des trucs pour gérer l’ennui, ou pour donner l’air de travailler encore sur un projet (alors qu’on l’a fini depuis belle lurette). Ou tout du moins, faire voir qu’on va au rythme des autres ni plus ni moins, alors que dans la réalité on fonce sans pouvoir se ralentir……

      Et bien sur, gérer le stress, les angoisses et la fatigue que ca entraine, car oui s’ennuyer pour un surdoué donne l’effet inverse : une fatigue lente et insidieuse, comme si on avait fait une semaine de 100 heures….. le brouillard quoi.

      Cricri (qui voudrait ne plus hiberner et dormir, vu que c’est le printemps)

      Merci

      1. Hm… la seule solution (si c’est possible), c’est d’arriver à avoir (au moins ?) une double activité – on se focalise sur cette activité et, de temps en temps, on avance un peu sur le projet pro… avec un peu de chance on arrive même à être un peu en retard…
        Mais je reconnais ça n’a qu’un temps – ça signe qu’il est important de réfléchir à ce que sera la prochaine étape professionnelle….

        1. Je rejoins Cécile.
          Quand c’est possible on peut imaginer créer d’autres projets, innover, proposer, mais bien vite, le regard des autres peut poser problème.Ou bien écrire un livre, développer un outil informatique…là encore, ce n’est pas vivable à long terme.
          J’ai eu la chance de tomber sur une hiérarchie que j’ai sensibilisée à la douance et qui a compris mon besoin de défi permanent et m’aide à le satisfaire. C’est donc aussi une piste à envisager.
          Amis de Talent différent, prenez garde au Bore-out (syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui). Encore bien méconnu du grand public, il peut vous entrainer dans une dépression si violente qu’il vous faudra plusieurs mois pour vous en sortir. Finalement, suite à ça, ma seule solution a été de revoir mon projet professionnel et ma communication avec les hiérarchies de l’entreprise…ce que j’aurais dû faire bien avant.
          Ce sujet me parle, continuez à partager vos idées, elles sont toutes de grandes valeurs.

          Amitiés

          Lulubelle

          1. Tu vois Lulubelle, je pense qu’il est en effet important de prendre garde au « bore-out ». cependant il est aussi important de cesser de faire porter aux autres la responsabilité de nos vies. Si on s’ennuie, on doit partir et trouver ce qui nous convient. j’avoue que je suis une anti-victimisation, je suis responsable de ma vie. Les autres ne sont quand même pas responsables du fait que le job ne me convienne pas! Ils ne peuvent être responsables de mes insuffisances, de mes propres manquements. Si je n’aime pas ce que je fais, je pars. Point. Si je n’en ai pas le courage, alors je CHOISIS de rester. Là encore, cela relève de MON choix. Depuis quand les autres doivent ils m’occuper sous prétexte que je suis surdimensionnée par rapport au job????

            1. Bonsoir

              oui c’est vrai je suis responsable de ma vie et de mes choix.

              Mais, quand on a peur du chomage, c’est pire, surtout quand on n’a aucune confiance en soi.

              Bon, bref je n’ai pas de réponse ni de solution,, mais j’aurai au moins essayé….

              Cricri

              1. Je partage tout autant le point de vue de lost in time que celui de Cybercricri.
                Il est important de pouvoir rester maître de sa trajectoire – Mais c’est plus facile à dire qu’à faire, surtout quand on est isolé et que la confiance en soi est en berne.
                L’isolement est une plaie et c’est le premier écueil à surmonter.

              2. Cricri, on ne sait si on sait nager que si on plonge.
                La peur est la pire des conseillère. j’ai eu peur, souvent, beaucoup, et un jour j’ai décidé de voir ce qui se passait si je faisais comme quelqu’un qui n’aurait pas peur. Alors, terrorisée, j’ai fait ce que je croyais qui me tuerait, ou Dieu sait quoi m’arriverait. Ca a pris du temps, mais ma vie a changé. Je promets que ça vaut la peine d’essayer…

                1. Je rêve de plonger. Sauf que je ne serai pas le seul (j’ai une pitite famille qui dépend en partie de moi).
                  La question c’est : remonterons-nous bien tous à la surface ? Suis-je prêt à faire prendre à ceux que j’aime les mêmes risques que j’aurais pris seul ?

                  Sinon, après 17 années d’exp. pro, ma seule conclusion est que plus la boîte est grosse, plus les enjeux politiques et/ou financiers pèsent, plus nous affrontons des incompétents prêts à toutes les vacheries pour conserver leur place.
                  C’est statistiquement logique remarquez, dans un système qui favorise la progression des tricheurs et des killers aux dépends des gens honnêtes…

            2. Tout a fait d’accord avec toi , Lost in time, je deteste la victimisation, mais dans la limite de mon ressenti, je crois…En effet, comment juger de ce que ressentent les autres…Ici, un lien, qui permet deja de voir les differences de points de vue sur le « mal », et de l’infinie interpretation que l’on peut en faire… 🙂
              http://www.collegedesbernardins.fr/fr/evenements-culture/conferences-et-debats/de-la-barbarie-extreme-a-la-cruaute-ordinaire-le-mal-entre-exception-et-banalite.html

              1. Oups, j’ai oublié d’expliquer que ce lien m’a fait penser au fait que le « mal » se niche partout, et surtout la ou on bute, et c’etait juste pour rappeler que rien n’etait binaire, mais tout une simple question d’interpretation et donc de comprehension, suivant le point de vue ou l’on se place….pfff, pas simple a expliquer, je crois que j’ai rien expliqué du tout, je retourne dans ma grotte… 😉

              2. Après coup, je me rends compte que la pose de ce lien etait une evidence pour moi ( je venais de le visionner), mais que ça peut ne pas etre le cas pour les autres: ce que je voulais exprimer, c’est la difficulté a juger d’une situation. Et des infinies interpretations que l’on peut en faire.Par exemple, si on prend le theme de la force, et bien je trouve cyber cricri forte de pouvoir reussir a se maintenir en poste, malgré sa souffrance et son impossibilité a faire bouger les lignes ( mais peut-etre un declic finira par arriver, pour debloquer cette situation, c’est que je lui souhaite 🙂 ), je trouve lost in time forte de preferer quitter une situation deletère, et lulubelle forte d’essayer de resoudre les problemes.

                1. Ces échanges sont très riches et permettent parfois de voir les situations sous d’autres angles. La grande question est « qu’est-ce qu’être fort? doit-on être fort? « . « ne peut-on accepter l’idée de la faiblesse? Peut-on être surdoué et fort? surdoué et faible? Puisqu’aucune réponse ne peut être exacte (vraie pour tous), nous sommes dans le domaine de la subjectivité totale. En revanche, si nous abordons la chose sous l’aspect « qu’est-ce qui me permet de me sentir vivante », tout ne prend-il pas une autre couleur? Ni force ni faiblesse, les choix sont nos choix. Il n’y a pas de choix faibles, ni de choix forts. Chaque choix mène simplement à un endroit différent, à nous de savoir si on aime où il nous mène, ou pas. On fera alors un autre choix. J’apprends doucement, à ne pas juger les choix des autres. Pourtant, et c’est sans doute mon « effet secondaire de la surdouance » le plus marqué, je sais où ces choix les mèneront, je n’ai encore jamais failli….Cela me rendait folle, de savoir, de leur dire, de me faire rejeter violemment pour avoir osé le dire. Les chemins de chacun sont nécessaires, car l’être humain est un être d’expérience. A l’exception de quelques uns dont je fais partie, qui écoutent (un américain de 82 ans, qui vit près de Del Rio, au Texas, chez qui j’ai eu le privilège de passer une quinzaine de jours pour apprendre à dresser des chevaux, m’avait surnommée « the listener »), l’être humain n’apprend que ce qu’il expérimente. Donc ces chemins sont des chemins de vie qui ne pourraient souvent pas être autrement, car s’ils le pouvaient, ils le seraient. Ce qui peut être, est.

                  1. Etre fort, pour moi , c est de reussir a se maintenir en vie , de continuer a petiller des yeux malgré les poids qui nous accablent ( la vision de ce monde qui me desesperent, par exemple, encore ce matin, je passais devant le quartier ou je suis née, tout est mis sous grilles- pour la securité des enfants, je comprends la demarche, mais le resultat me donne la nausée- quand on traverse de petits villages, tout n’est que ronds points, panneaux de signalements et de pub, zones commerciales en devenir et en très moches, le charme des mauvaises herbes, des racines d’arbres reussissant a percer le bitume se fait de plus en plus rare, tout ça est maitrisé et me rend triste…), etre en vie et avoir encore envie.

                    1. Ca me revoie à la remarque de Noks Nauta (médecin hollandais dont j’ai produit ici quelques écrits). Pour elle, le plus grand danger que nous courons est de ne plus être quetristess, colère et frustration. L’important est de veiller chaque jour à ressentir une émotion positive : s’émerveiller, s’étonner, admirer.. il faut le chercher, mais c’est parfois tout simple : une fleur, un papillon, un reflet, un geste de tendresse, un sourire… et de thésauriser tout ça. C’est un véritable exercice, une discipline, et je peux témoigner que ce n’est pas si facile que ça de conscientiser ces moments qui font du bien, tant nous avons l’habitude de ne voir que ce qui ne marche pas, ce qui et moche etc… et puis, il faut bien le dire, dès que vous vous émerveillez d’une petite chose on vous regarde comme un(e) niais(e), signe à mon sens, que nous avons des repères assez destructeurs.
                      J’ai lu quelque part que la Révolution Industrielle avait réduit les émotions à la seule sphère personnelle (les machines n’ont pas d’émotions) – la violence qui résulte du déni des besoins humains a, je crois, une grande influence sur nous, qui nous fait oublier le sentiment de joie.
                      Pour mieux nous asservir peut-être ?

                  2. A la question
                    « Doit on être fort »
                    Je mettrais en exergue le mot « Doit »
                    Quand on lit Eric Berne, inventeur de l’Analyse Transactionnelle  »
                    Il s’agit très fréquemment d’injonctions parfois paradoxales, pouvant générer des conflits internes avec comme conséquence un mal être interne.
                    De ce fait, se libérer des injonctions et reconnaître ses forces et ses faiblesses permet de s’affranchir du « devoir « , et permet une meilleure fluente mentale, un lâcher prise et In fine , une adaptation de meilleure qualité ,aux circonstances externes et une meilleure écoute de son état interne!
                    Quand on peut gérer la contrainte extérieure, on n’hésite pas à se lever mais on peut faire le choix inverse parce que pour l’instant on ne le sent ou peux pas quitte à changer d’avis qq temps après si on se le sent.
                    De ce fait ne pas être prisonnier du « il faut être fort »
                    Semble un moyen très puissant pour « aller mieux « !

            3. Lost in time, tu as raison pour la victimisation, c’est mieux de prendre sa vie en main tant qu’on le peut, tant qu’on en a encore l’énergie… quand la dépression arrive, pour moi, c’est déjà trop tard. Ce n’est pas non plus une décision facile quand on a une famille à charge…J’admire ton courage et ta détermination!
              Je n’ai compris que récemment ma probable douance et les raisons de mes dépressions à répétition sur mes différents postes. Mon entreprise et les médecins ont toujours pensé qu’il fallait alléger ma charge pour que je me sente mieux. Ça ne faisait qu’empirer les choses et j’étais bien incapable de réagir tout en sachant que ces aménagements ne me convenaient pas. On me disait que j’étais dans le déni. Le sujet à la mode dans mon entreprise, c’est le Burn-out pas le bore-out!
              J’ai peut-être de la chance, sûrement beaucoup de chance car en communiquant sur ma douance, j’ai réussi à inverser la tendance. Quand quelqu’un ne va pas bien sur un poste, le réflexe immédiat, n’est pas de lui donner plus de charge, plus de responsabilités et plus de challenges… et pourtant!
              Je ne pense pas que ma hiérarchie porte le poids de ma douance. Bien au contraire, ils sont ravis de ce que je propose, de ce que j’apporte à l’entreprise. Ils ne connaissaient juste pas ce potentiel, ils n’envisageaient pas cette possibilité….hors de la norme. Pourquoi partir pour trouver les mêmes difficultés ailleurs? Pourquoi ne pas faire profiter mon entreprise? Pourquoi ne pas tenter une solution où chacun y trouve son compte? Ce n’est pas toujours faisable mais… j’ai tenté…en communiquant sur ma douance…touché coulé… 🙂

            4. yaka, fautkon combien de fois on entend cela !

              on a pas toujours le choix de partir, car il y a pas toujours de boulot ailleurs
              et si c’est partout ailleurs la meme chose dans le secteur, une reconversion ca exige du temps
              cybercricri est sage je crois quand elle dit qu’elle a peur du chomage. J’ai des potes brillants en tout, inge etc au chomage de longue durée.
              vitimiser ca sert a rien par contre c’est vrai

              1. oui je suis d’autant plus sage, que e me suis prêtée à un petit calcul, ou j’en arrive à 10 euros de l’heure me concernant.

                mon dieu mais pourquoi je me pose autant de questions, à culpabiliser de ne pas produire assez, d’avoir du vide.

                pour 10 euros de l’heure….. ca m’a calmée tout d’un coup.

                c’est l’image que je me suis collée dans un coin de ma tete, quand je vois le travail fait…. bien avant l’heure, et que je n’ai plus rien à glander.

                Cricri

          2. Lulubelle,

            tu m’as rappelé par ton post, un truc qui me fait bien rire: mon précédent directeur disait qu’il « me fallait toujours un os à ronger », « mais un gros hein… sinon c’est moi que tu mords »
            voilà voilà…

            1. Joli discours effectivement
              Avec 3 points importants
              – Attention à ne pas penser que le surdon se résume à la seule hypersensibilité. Un hypersensible n’est pas forcément surdoué. Doit s’y ajouter la rapidité de pensée / de raisonnement.
              – La vulnérabilité des surdoués est d’autant plus mise à rude épreuve qu’il y a traumatisme sans résilience possible (l’importance de l’impuissance apprise en particulier dans des familles dysfonctionnelles)
              – Et, oui :
              # il est essentiel d’apprendre à aller mieux par soi -même. Si vous n’investissez pas sur vous-même / pour vous-même, personne ne saura le faire aussi bien
              # l’importance de savoir vivre ensemble, autant de différences vivant ensemble – le fameux « Frère ta différence m’enrichit ! » de St Exupéry.

      2. Il est compliqué de ne pas se faire remarquer. Je pense que tu fonctionnes uniquement sous pression, genre tu rédiges un rapport à 5h du mat pour le rendre à 8h alors que tu aurais eu le temps de le faire 10 fois dans les semaines qui précèdent?
        Ne rien faire génère des angoisses. Comme si on perdait un temps précieux, n’est ce pas? et faire des choses banales engendre le même genre d’angoisses.
        Il est vraisemblable que le chemin se trouve ailleurs que dans ce genre de job, qui n’est pas à ta taille, un peu comme une chaussure trop petite….
        Je sais bien que ça te réponds pas à ta question, mais finalement, dans le temps où tu t’ennuies, réfléchis à des pistes de reconversion, des projets, etc…
        Ca occupe, c’est utile, et bon pour ton moral!

  7. Bonjour,
    J’ai 15 ans je suis en seconde et je me rend compte petit a petit que j’ai beaucoup de signe qui peuvent que je suis surdoué je me suis renseigner et a chaque cela correspondez c’était frustrant. […]
    SVP aidez moi que dois je faire ?

    1. Bonjour Glad

      Je souhaite vous répondre en privé, mais votre adresse est incorrecte.
      Voulez vous bien me transmettre une adresse valable ?
      Merci !

  8. Bonjour à tous,

    Je vais faire simple, j ai 33 ans et depuis toujours je m ennuies quoi que je fasses. Je touches à tout (musique, dessin, sport etc…) et me débrouilles très bien (comme vous j imagines). Je sais à présent pourquoi… J ai un HQI mais je ne sais pas comment faire pour m épanouir.
    Aujourd hui, je suis en « dépression total » car incapable de trouver une façon de combler cette insatisfaction. C’est l enfer, je ne sais pas quelles livres lire car plus envie de perdre mon temps, j ai besoin de me « nourrir ».

    Je ne cherches pas de psy. J aimerais des titres de livres, des idées d activités à travers vos témoignages. J ai vraiment besoin d idées alors SVP aidez moi. 🙁

    Merci d avance à qui prendra un peu de son temps pour m aider.

    1. .. Et si tout était une question de sens ?
      La question est simple, la réponse l’est beaucoup moins !
      Le sens de l’effort est un thème récurrent quand on parle de surdon. Ici, un texte de Jean-François Laurent.

      Facile de toucher à tout et de ne s’intéresser à rien / de s’ennuyer, quand on ne trouve pas de sens à ce que l’on fait.
      La recherche de sens est longue et hasardeuse (et facilement désespérante).
      Mais elle est la clé.

      1. http://jean-francois.laurent.over-blog.com/2015/02/dyssynchronie-de-l-hp-du-quatrieme-age-avec-jean-francois-laurent.html
        Merci pour le lien, Cecile, du coup j’ai trouvé celui-la, je me ferais bien un pote de ce papy!!!!! En prison aussi, meme si ce n’est pas encore du fait de mon corps ( bon je n’ai plus 20 ans, mais je peux encore me mouvoir de façon correcte 😉 ) . C’est plus une prison environnementale ( precarité, echec a trouver des gens avec qui partager mon bouillonnement interieur sur plein de sujet – et pour rebondir sur ton lien, la tristesse de me dire que tout ça ne sert a rien ni a personne sauf a moi, partie de gamberge solitaire a n’en plus finir ;)- et en plus je suis une femme!), mais les memes colères face aux documentaires qui disent des counneries, aux infos approximatives, aux personnes qui oublient qu’il y a quelques temps ils vous ont dit l’inverse de ce qu’ils disent aujourd’hui…..
        Pffff, pas facile!!

        1. Après l’enfant et l’adulte surdoué, y aura-t-il une vraie place pour parler des personnes âgées surdouées…. et pourra-t-on aussi espérer des actions dans leur direction ?

    2. Hello et Bonjour@ SVP CONSEIL
      ,etc…

      si les nourritures intellectuelles t’interressent
      je viens de faire un thesaurus partiel de mes lectures sur un fichier excel d’environ 150 bouquins sur des sujets touchant la cognition,les dys ,des théories et des méthodes de développement personnel, de psychologie positive,le HPI,ETC…
      Je n’ai nullement la prétention de pouvoir dire que c’est ce qu’il te faudrait lire, mais je pense après 5 ans de lecture non stop voire intensive, ce compendium me permet de mieux comprendre ce q’il se passe en moi en terme de gestion mentale émotionnelle, de mes propres dys,de mes besoins de ressource.
      si cela te dis, je peux te faire passer le fichier Excel par Cécile,par mail?
      Cordialement

      1. Waow!!!
        Et… pas moyen de faire un fichier Excel en ligne qui pourrait être partagé ? (Ben oui, hein.. ça ressemble fortement à un trésor, plus encore qu’à un thésaurus…)

          1. Bonjour,

            Vous avez plusieurs possibilités :
            – passer par Dropbox ou équivalent et laisser le lien en évidence dans une réponse
            – passer par un Google sheets => impose de copier coller vos données depuis Excel vers un Google sheets
            et j’ai du oublier d’autres moyens

            Cordialement,
            JCR (dit le lemur)

  9. bonsoir à vous !
    j’aurais voulu répondre à des messages …..mais pas de bouton « répondre » ! je crois que je ne suis pas très douée avec les forum! 🙁
    Pour répondre à Palcire, entre autres, oui je pense que se couper de ses ressentis doit avoir des retentissements sur l’intuition. On tente de tout rationaliser, c’est plus sécurisant ou en tout cas ça a du se mettre en place dans ce but. Découvrir que je sais ressentir, petit à petit apprendre à nommer les émotions (ça c’est pas encore gagné !), oui ça fait du bien (même si des fois ça fait mal 😉 ). Mais je n’arrive pas encore à lâcher, il y a des automatismes qui se mettent en place encore et toujours, surtout qd le stress monte (et c’est souvent). Dur dur d’avoir l’impression de ne plus maîtriser ! Et ma « sentinelle » elle a du mal à baisser la garde : cogitations sans fin, problèmes de sommeil …. les cogitations ça empêche de vraiment ressentir, d’écouter son cœur …au lieu de son cerveau, même si celui-ci ne donne pas tj de mauvais conseils.

  10. Merci beaucoup pour votre livre. Acheté hier et lu dans la foulée, il me permet d’envisager un peu de positif. Du fond du coeur, merci encore.

  11. Bonjour,
    Ici des souvenirs très ciblés et précis en maternelle et en primaire. Puis très peu de souvenir au collège car j’étais en souffrance ..Beaucoup de crises de tétanie , rejet de l’école, des parents qui ne me boostaient pas. Du coup je n’ai jamais appris quoique ce soit au collège et rendu feuille blanche au brevet. Je suis arrivée dans un bep hôtellerie portée par les flots; juste parce qu’on m’avait trouvé un stage de 3ème dans la restauration. Je me laisser complétement aller , hermétique à des apprentissages qui ne me correspondaient pas. Alors oui je me suis bloquée, en fait j’ai bloquée mon esprit, je l’ai ankylosé!! J’ai subi aussi car je ne comprenais pas bien pourquoi mon entourage réagissaient de telle ou telle façon.. J’ai inconsciemment oublié cette période de vie agrémenté d’auto destruction.
    J’ai été diagnostiquée il y a peu, 5 ans après mes enfants , j’ai fait le pas.
    je l’ai fait car je passe une période difficile et j’avais besoin de me connaitre mieux. Je recherche activement un psychiatre dans l’hérault , connaissant bien la douance chez les adultes. Vous connaissez peut être?

    1. Bienvenue sur Talentdifferent fannylafeeverte

      je vous réponds en privé.

      L’occasion de faire appel aux lecteurs de Talentdifferent : si vous disposez de coordonnées de thérapeutes sensibilisés au surdon et qui vous ont détecté, accompagné… je vous serai infiniment reconnaissante du partage : de nombreuses personnes me sollicitent et je me trouve parfois bien démunie.

  12. Bonjour
    je ne sais pas trop ou poster ce message. Ds un commentaire ci-dessus, vous écrivez dans une réponse concernant une consultation
    « Je dispose d’une petite liste que les lecteurs de Talentdifferent m’aident à alimenter. Peut-être y a t-il un thérapeute dans la ville où vous résidez. je vous répondrai en privé. »

    je ne sais pas si je suis surdouée. J’ai 53 ans et depuis 5 ans environ, ça « craque de partout » En janvier dernier une amie coach et hypnothérapeute a réunie qqes personnes à la demande d’un de ses clients « qui pense trop » et qui voulait échanger avec des gens comme lui. Je la connais depuis 15 ans et elle a pensé à moi entre autres. Et au lieu d’aider son client c’est moi qui suis ressortie boulversée de la réunion. Depuis j’ai lu tous les livres je crois bien (dont le votre), j’ai visionné des conférences etc. J’ai revisité ma vie. Beaucoup de choses concordent et je suis souvent boulversée mais je suis tj dans le doute en me disant que c’est facile, ça donne une explication à mon mal-être. Je consulte psychiatre (qui avoue ne plus trop savoir quoi me proposer) et je fais une psychothérapie. J’ai tenté d’évoquer le sujet tr-ès prudemment avec ces deux professionnelles mais je n’ai même pas continué rein qu’à voir leur tête. La psychiatre que j’ai toujours trouvée à l’écoute et respectueuse de la parole m’a pour la première et unique fois coupé la parole et ce qu’elle a dit m’a beaucoup blessée. Je continue la prise en charge en psychothérapie pour essayer d’avancer sur d’autres problèmes mais je suis tj dans le doute : soit je me fais vraiment des idées, soit il y a peut-être cette composante (surdouance ou au moins un fonctionnement de ce type) à prendre en considération dans la prise en charge pour avancer un peu pls vite ? je ne sais que penser. Une ou deux rencontres avec un professionnel un peu sensibilisé à la surdouance peuvent-elles m’éclairer ou faut-il passer des tests (ce que je ne suis pas prête à faire aujourd’hui) ? Où trouver ces professionnels (à part les « très médiatiques » de la région parisienne ?)
    merci

    1. « La psychiatre que j’ai toujours trouvée à l’écoute et respectueuse de la parole m’a pour la première et unique fois coupé la parole et ce qu’elle a dit m’a beaucoup blessée. »
      Je suis toujours horrifiée que des soi-disant professionnels, qui se font généralement payer fort cher, puissent avoir ce genre de comportement. C’est proprement scandaleux. Où est la prétendue bienveillance ? On n’y a droit que si on est bien sage, bien conforme aux attentes du/de la psy ? C’est incroyable quand même…
      Ah, il y a du boulot ! Grmbl…

      1. bon en général elle est plutôt à l’écoute , c’est la seule et unique fois où elle a eu une drôle de réaction (en tout cas que j’ai mal interprétée), elle ne m’a pas laissé finir ma phrase, et l’a finie à ma place, un peu moqueuse. Alors que moi j’avais juste une petite piste à ouvrir pour faire peut-être évoluer les choses ….ou pas car je suis éternellement ds le doute. Parfois j’ai l’impression que j’invente tout ça pour me donner des excuses ou pour expliquer le mal -être. Bon ça n’empêche pas que je continue une psychothérapie, surdouée ou pas, il y a le mal-être et des choses à faire évoluer certainement. La psychiatre c’est juste le côté médoc, la psychothérapie c’est avec une autre professionnelle. Mais oui , à force de lire pas mal de choses, je pense qu’il y a du boulot même si ça avance qd même pour les enfants ! De ttes façons je suis à peu près certaine qu’il y en aura de plus en plus, que c’est une évolution de l’homme.

  13. Bonjour,
    Je suis étudiante dans un domaine paramédical. J’ai toujours été une élève brillante sans trop d’efforts, je n’ai jamais eu de réelles difficultés dans ma scolarité, à part peut-être quand ça ne collait vraiment pas avec un professeur.
    Mais depuis que je fais des stages, tout devient compliqué. On me reproche un grand manque de relationnel avec des phrases du genre « Le relationnel ça ne s’apprend pas, c’est de l’éducation ! » ou encore « Vous vous cherchez des excuses ». Lors d’une discussion avec un de mes maîtres de stage, une petite phrase dite en riant « Mais tu n’étais pas une enfant précoce? » a fait naître mes questionnements. Et depuis ça ne s’arrête plus, je lis constamment à ce sujet… dont votre livre. Et je me reconnais souvent, trop souvent. Je réalise en lisant que je me suis toujours sentie à part, mais je m’étais dit que j’avais des préoccupations différentes des enfants de mon âge parce qu’il y avait une situation compliquée à la maison.
    Mes amies ne comprennent pas comment je peux aussi bien m’en sortir en cours et si mal en stage. Et j’ai réalisé qu’en stage, je faisais comme j’ai toujours fait, je me plaçais en tant que spectatrice de la scène dont je fais partie mais je n’agis pas. Et je m’ennuie souvent. Résultat, ce qui ressort de mes stages, c’est la question : Mais a-t-elle vraiment envie de faire ce métier?
    J’aimerais rencontrer un professionnel, quelqu’un qui puisse soulager mes questionnements, mais j’ai peur de ne jamais avoir le courage de faire la démarche de peur d’être totalement dans le faux, de tomber sur quelqu’un qui me dirait encore que je me cherche des excuses (ce que j’ai plus ou moins l’impression de faire en me documentant à ce point…), et je n’ai pas les moyens de payer un test dans un cabinet privé. L’angoisse sous-jacente est aussi de me trouver confronter à quelqu’un qui sera un futur collègue demain… si je m’en sors.
    J’ai l’impression d’être dans une impasse. Vous dites dans votre livre qu’il vaut mieux avant le test échanger avec des personnes concernées, mais je n’ose pas trop encore poster un message sur les forums et votre site fait plus chaleureux alors je me lance. D’autant qu’après avoir lu votre livre, on a l’impression de vous connaître un peu..
    En tout cas, merci, votre livre fait du bien.

    1. Bonsoir Mil

      Et tout d’abord: bienvenue ! 🙂
      Votre message concernant la bienveillance de la communauté de Talentdifferent. Il me touche beaucoup.
      A vous lire, à lire ces malentendus que vous vivez, il est pertinent que vous vous documentiez sur ce que signifie être surdoué.

      Je comprends votre inquiétude, et beaucoup sont comme vous, passés par de tels doutes.
      Avant de passer un test, qui n’est vraiment pas obligatoire, je pense que, malgré tout, ce serait opportun que vous rencontriez un thérapeute sensibilisé au surdon. Il pourra vous aider à démêler ce qui est acquis (votre histoire personnelle) et inné (le surdon) et comprendre avec vous comment les deux ont interagi.

      Je dispose d’une petite liste que les lecteurs de Talentdifferent m’aident à alimenter. Peut-être y a t-il un thérapeute dans la ville où vous résidez. je vous répondrai en privé.

    2. « Et j’ai réalisé qu’en stage, je faisais comme j’ai toujours fait, je me plaçais en tant que spectatrice de la scène dont je fais partie mais je n’agis pas. Et je m’ennuie souvent. Résultat, ce qui ressort de mes stages, c’est la question : Mais a-t-elle vraiment envie de faire ce métier? »

      Surdouée avec une dys-qqchose qui rend le passage à l’action difficile car pénible et angoissant ?

        1. Ou alors observation, analyse, et ensuite l’action demandée parait si dérisoire par rapport a tout ce qu’elle a dans la tete, qu’au final elle ne fait rien, et s’ennuie.

          Il faut peut-etre seulement que Mil se familiarise avec son nouveau milieu, ce n’est plus l’ecole, on demande des actes, on passe de la theorie a la pratique, et cela peut demander un certain temps avant de s’y faire, de ne plus seulement faire travailler ses meninges 😉

          Enfin, son entourage de stage est-il assez bienveillant pour lui permettre d’aborder la pratique en douceur, sans angoisse?

          1. Non, ce n’est définitivement pas la bienveillance qui caractérisent certains d’entre eux. Mais c’est aussi leurs petites remarques manquant de tact qui ont fait naître ce questionnement.
            Je pense que l’introversion est ce qui me caractérise le mieux pour caractériser mon attitude en stage. La vérité c’est que je passe énormément de temps en stage à me demander si j’agis bien, si j’aurais du parler à cet instant, si j’aurais du intervenir. Sans compter que c’est un environnement nouveau et que les courtes périodes de stage ne me permettent pas d’être à l’aise. J’ai souvent besoin d’avoir cerné tous les contours de ce qu’on attend de moi avant d’agir.

          2. Quand je vais lire la définition d’introversion sur wiki, je me dis que moi aussi je dois l’être, introvertie, mais comme je sens aussi ce cœur qui me pousse vers les autres, c’est donc le terme timidité qui me convient le mieux.
            Oui, mais non.
            En étant d’accord avec les définitions de Jung, j’y mettrais bien mon petit grain de sel 😉

            Timide, je l’ai été longtemps (je le suis toujours, mais par volonté de retrait dans un échange ou je n’aurais pas ma place, je crois ), plus en raison d’une me-connaissance de mon mode de fonctionnement, il semblerait, et notamment mon problème avec les implicites.
            ( https://implicit.harvard.edu/implicit/france/ ici on trouve des définitions concernant ce sujet )
            Je ne peux inter-agir vraiment avec les autres que lorsque qu’il n’y a pas d’implicites ( ou peu, ou des implicites légers, sans conséquences, qui ne m’entrainent pas dans une succession d’interrogations sur ce qu’a voulu dire la personne, sur ce que cela peut impliquer, et que donc? si? et ensuite? et ainsi de suite, d’où découle une certaine anxiété, une angoisse, un blocage,du a cet échange qui n’en est pas vraiment un, puisque « l’autre » parle en message codé- d’une certaine façon- consciemment ou pas , et qu’il est en position de certitude, d’affirmation, alors que moi je suis plus en mode doute-interrogation, approche a petits pas ).

            Donc quand on parle de timidité, on note l’anxiété, le sentiment d’insécurité, mais ces derniers ne seraient-ils pas du à ces implicites ?

          3. Vigilance, oui, ca y ressemble, mais c’est un peu plus non-controlé, je crois. C’est a dire que lors d’un echange, si l’autre utilise des implicites, cela me perturbe beaucoup, je me sens mal a l’aise, car je n’ai pas l’impression de dialoguer reellement, d’etre en etat de communication transparente, sans arrières-pensées qui parasitent . Et sans prejugés, ou tout du moins la possibilité de remettre en cause toute position sur n’importe quel sujet.

          4. Et quand on lit sur wiki que chez les introvertis, il y a beaucoup d’artistes, c’est donc que ces derniers vivent dans leur monde, mais avec la volonté d’aller vers les autres.Leur art est leur moyen de communiquer, c’est une une forme d’extraversion. Donc on peut etre introvertie « et » extravertie, seulement ce dernier mode s’exprime d’une façon differente.

            Tout est complexe et multiple, bien difficile de mettre des mots sur tout ça!
            Les mots: j’ai toujours eu la sensation qu’en les utilisant , on se perdait encore un peu plus, car c’est bien difficile de ne pas s’enfermer en eux, d’une façon ou d’une autre, de ne pas cliver la pensée.
            Toujours frustrant d’ecrire, quand on envisage tout ce que l’on a pas dit.

            1. C’est l’hypothèse de Mihály Csíkszentmihályi qu’il a présentée dans son livre-culte : « Flow » (Flux en français) qui présente l’état d’équilibre dans lequel on se trouve quand on effectue une tâche juste un peu plus compliquée que ce dont on a l’habitude : un petit défi réalisable pour éviter l’anxiété de l’échec et ce qu’il faut de compétences demandées pour éviter l’ennui.

              Pour tout ceux qui se demandent comment prononcer Mihály Csíkszentmihályi, un peu d’aide 😉

          5. « « Flow » (Flux en français) qui présente l’état d’équilibre dans lequel on se trouve quand on effectue une tâche juste un peu plus compliquée que ce dont on a l’habitude : un petit défi réalisable pour éviter l’anxiété de l’échec et ce qu’il faut de compétences demandées pour éviter l’ennui. »
            Ah ben c’est ce que je viens enfin de trouver avec l’entomologie, je crois 🙂

            Et sinon, le truc de Pouic sur les implicites : s’agit-il vraiment d’implicites ou est-ce toi qui crois qu’il y en a parce que tu imagines plein de sens possibles à ce que tu entends ? (j’ai le souvenir de nos premiers échanges sur le tchat… :D) ; et/ou parce que tu as vécu des choses suffisamment dures autrefois pour avoir la vigilance dont parle Cécile, à savoir une légère tendance à imaginer le pire pour l’avoir trop souvent rencontré ?

        2. Ohlala! Je me souviens de mes premiers pas sur le tchat, ou je soulevais chaque mot pour voir si il n’y avait pas quelque chose dessous, et avec un petit peu d’imagination, ben oui, il y avait tout plein de trucs qui me mettait dans des etats pas possibles!! Mais a l’epoque, cela faisait bien longtemps ( et peut-etre meme jamais 😉 ) que je ne m’etais pas confrontée a un groupe-enfin de cette façon- et ça ete la panique a bord!!!!
          Depuis, j’ai fais un gros travail sur moi, et surtout je sais pourquoi j’ai toujours ete sur un strapontin dans un groupe ( juste de passage, faites comme si je n’etais pas la, et hop, je pouvais partir quand je voulais 🙂 ). J’ai toujours autant d’imagination, mais je sais mieux la cadrer ( snif, c’etait chouette quand meme , lorsqu’elle se baladait ou elle voulait, elle me ramenait de ces sensations!!!).
          Donc c’etait vraiment des implicites dont je parlais, mais il est vrai que la aussi j’ai fais un gros travail sur moi, je sais mieux me proteger ( je n’ai plus l’utopie de pouvoir rentrer en contact avec tout le monde, de façon completement ouverte).
          C’est ce que l’on appelle grandir, non? 🙂

          1. J’y repense, mes premiers pas sur le tchat, le premier couac, c’etait avec toi et un implicite….. A l’epoque, j’etais persuadé etre completement zinzin ( bon, je suis pas encore tout a fait rassurée, mais il y a du mieux, je trouve 😉 ) , et puis j’ai decouvert Cecile, son livre, son blog, par le biais d’ un article dans le Monde. Waouh!!!! Je me retrouvais dans ses ecrits, j’en etais morte de rire tellement j’aurais pas pensé que d’autre pouvait etre aussi comme ça, j’avais toujours tout caché dans ma poche avec mon mouchoir par dessus. Et là, une petite lueur, un petit espoir; mes premiers pas sur le tchat, toute intimidée ( aucune utilisation de ce genre de chose auparavant, aucune utilisation des reseaux sociaux, bref, bien isolée). A un moment, Fleur dit que c’est grace au tchat qu’elle a trouvé un appart: plerplexité enorme, je n’arrivais pas a comprendre, ne sachant pas que l’on pouvait se connaitre plus par le biais du chat, je croyais que chacun echangeait quelques mots , puis retournait dans sa grotte . Donc je demande comment c’est possible de trouver un appart par le biais du tchat…. Reponse fulgurante de Miss Tournevis: tu es sur que tu es sur-douée , toi? Crise de panique, je me suis planquée sous le bureau en tremblant 😉 . J’ai pas repondu, mais si j’avais pu, je t’aurai dit  » ben non justement, j’y crois pas du tout, mais là encore moins!!!! » . Et après, pour eviter que ce genre de choses ne se reproduisent, je me suis mise a soulever tous les mots :).
            Je ne t’en veux pas du tout, tu pouvais pas savoir, mais c’est marrant qu’ici, quelques années plus tard, je puisse en parler 🙂

        3. Et sinon, aussi, Tournevis, tu parles souvent de dyspraxie, et de tes moments de panique parfois sur des choses toute simple a faire. Et bien pas plus tard qu’il y a 5 mn, je me suis retrouvée devant un dilemme identique: je viens de racheter une serpillere, j’ai donc ouvert le placard a range-tout, et là, je me suis retrouvé devant deux serpillères ( l’une a ranger, l’autre a jeter), et j’ai pas su gerer, grosse angoisse, j’ai refermé la porte…. Tout de suite, pause-analyse, pourquoi cette reaction? Et bien en voyant ces deux serpillères, j’ai en une seconde entre -aperçu visuellement tout ce qu’il fallait faire ( mettre mes chaussures, descendre en bas de l’immeuble, et pi du coup, y’a aussi d’autre trucs dans le placard a range-tout que ça serait bien de jeter, mais oui mais j’ai du boulot, pas le temps, comment je vais faire…) . Donc pour moi, dans ce cas, je crois que tout ce que j’ai pensé en voyant ces deux serpillères , tout ce que ça impliquait m’a angoissé car je ne me sentais pas capable de le faire, mais de façon inconscinete et très rapide, d’ou l’angoisse.
          Ton cas est surement different, tu en as souvent parlé, et ça a l’air de bien te pourrir la vie, mais j’ai trouvé la similitude intéressante.

          1. Hello Pouic,
            Je pense que c’est le drame de la personne surdouée dyspraxique : ne pas voir du tout quoi faire puis voir tout ce qu’il y a à faire d’un seul coup et ça en devient écrasant. Parce que chaque geste est épuisant. Et la difficulté à passer ce cap. Mais bon, c’est pas grave. Je suis bien contente de te rencontrer ici 🙂

          2. Euhhh….. Impliciterais-tu que je sois dispraxique???????
            Je parlais juste de la similitude, je ne me retrouve en rien dans la description de la dispraxie. Ce probleme d’angoisse brutale, ça fait un moment que je m’interroge , y etant sujette depuis toujours. Et a force d’analyser chaque episode ou cela survient, il n ‘y a pas de doute, c’est l’impossibilité de faire tout ce que ma tete voudrait, que ces contraintes soient physiques ou juste une histoire de temps, tout simplement….. Sur le coup de la serpillère, c’est clairement une dichotomie entre ce que je voyais de ce qu’il y avait a faire ( et comme toujours, je fais jamais dans le simple, quitte a ranger la serpillère, autant repeindre le plafond, ça fera plus net ) , et mes capacites physiques et le temps disponible , d’ou l’angoisse, car j’ai su très rapidement que je n’y arriverai pas…
            Comme si mon cerveau continuait a turbiner , a donner des ordres, sans prendre en compte l’etat de mon corps, qui lui, dit stop!!!!! . Va falloir que je me fasse une raison ( bon, j’y arrive souvent, mais le pire c’est que plus je suis fatiguée, moins j’arrive a me faire une raison ) , ou tout du moins que j’integre un peu mieux que mon corps a lui aussi son mot a dire.
            Je le sais, mais j’oublie . Ca va pas etre simple!

            1. « plus je suis fatiguée, moins j’arrive a me faire une raison »
              Oui… c’est l’une des principales difficultés que nous rencontrons – savoir nous reposer…

          3. « Euhhh….. Impliciterais-tu que je sois dispraxique??????? »
            Très chère Pouic, cela fait des années que je n’implicite plus rien du tout, parce que je trouve ça incorrect. Donc non, je n’implicite rien du tout, je parlais de moi, et si tu t’es reconnue dans ce que j’ai écrit, ça t’appartient 🙂

            Je peux quand même ajouter que puisque nous sommes alterdouées toutes les deux, il est un peu normal que certaines choses dans nos fonctionnements se ressemblent, non ?

            Sans doute que si tu étais dyspraxique, tu ne ferais pas le métier que tu fais, donc pas de souci de ce côté-là.

            « Ou alors, par « me rencontrer ici « , tu voulais dire se croiser dans ce ressenti?
            Explicite-toi, Tournevis 🙂
             »
            Par pitié, lis-moi au premier degré ! 🙂 Je voulais simplement dire que j’étais contente de te lire ici, de te « rencontrer » par le biais du blog puisque le tchat n’existe plus. C’est trop simple, mais comment puis-je rendre complexe qqchose de simple pour être lisible ? 🙁 🙁 🙁

          4. J’avais mis plein de smileys sourire dans ce message, mais j’ai fait une erreur, un copié-collé qui les a mangé , et je pense que leur absence a un peu changé la tonalité de la chose 😉

            🙂 🙂 🙂

    3. Bonjour@Mil

      Bonjour Mil
      Vous recherchez une aide sur les forums…..
      Cela peut s’avérer compliqué si vous n’avez pas des idées très claires sur ce quoi vous butez dans la vie quotidienne!
      Il est effectivement possible que la douance soit un élément du puzzle!
      j’ai l’impression que vous décrivez un malaise de ne pas pouvoir vous glisser dans la peau d’un acteur (au sens d’une action déclenchée par votre intellect)
      et que vous en restez au stade de spectateur.
      Ceci peut venir de plein de raisons
      -une inhibition intellectuelle ou sociale ( la peur de se mettre en avant! ), les jeunes filles selon Revol passent leur jeunesse à masquer leur potentiel pour être acceptables par les autres!
      -la peur de l’échec quand on est perfectionniste (parfois caché!à l’insu de son plein gré:-) )
      -la nécessité de connaitre tout le territoire (c.a.d.: toutes les connaissances sur un sujet ou une matière donnée avant de pouvoir bouger ,fréquent quand on fonctionne en intuitif global),sinon on se sent incompétent.
      etc..
      Tout ces micro phénomènes peuvent concourir à se sentir paralysé dans l’action demandée par les maitres de stages!
      personnellement j’ai mis très longtemps à accepter ces différents phénomènes ,à me dire qu’il fallait en passer par là!,à me sentir nul et incompétent tout en étant en phase d’apprentissage.
      Le bon moyen pour moi a été de me dire qu’il était normal d’être nul au début de son apprentissage, et qu’il était obligatoire de persévérer pour accéder à la réussite(la fameuse courbe d’apprentissage!).
      Il est certain qu’en France ,on ne sait pas relever ce qui est acquis et féliciter l’élève.
      On as plutôt tendance à ne considérer que les points négatifs, et à en faire état,sans penser une seule seconde au bénéfice mental et moral pour l’élève(stagiaire) de positiver les acquis.
      Parfois demandez si vous faites quelque chose de bien à l’enseignant!
      Celui ci tout surpris vous diras que oui ,vous faites plein de choses bien!
      Courage MIL!!!

      1. bonjour

        BONJOUR a dit « -la nécessité de connaitre tout le territoire (c.a.d.: toutes les connaissances sur un sujet ou une matière donnée avant de pouvoir bouger ,fréquent quand on fonctionne en intuitif global),sinon on se sent incompétent. » pour expliquer la non action dans certains cas.
        Moi je pensais que fonctionner en « intuitif globa »l permettait d’apprhéender un situation rapidement et donc une réaction rapide et aussi je me disais que cela ne me correspondait pas tant que ça (sauf ds quelques occasions où je ne me pose pas de questions et là jsuis plutôt efficace). J’ai plutôt tendance à vouloir être aussi spécialiste que le spécialiste (ds pas mal de domaines), bref à tout connaître au-delà de ce que j’aurais « normalement » besoin pour faire quelque chose ce qui « mange » un temps fou et peut parfois reculer le temps de l’action…..et épuiser aussi !. Alors finalement ce mode « intuitif global » il se traduit comment , concrètement, dans votre vie ? Peut-être qu’on ne met pas la même chose derrière « intuitif global » ?

        1. L’un n’empêche pas l’autre, peut-être ? Je pense être « intuitive globale » mais j’ai aussi besoin d’être « aussi spécialiste que le spécialiste dans plein de domaines ». Peut-être que ça ne concerne pas les mêmes zones du cerveau ? Quand je regarde les trucs sur « cerveau droit / cerveau gauche », je me retrouve dans les deux… Après tout, nous sommes surdoués des deux cerveaux, non ? 🙂

        2. Bonjour@GDL
          Le fonctionnement en global est un mode que tout le monde possède puisque cela concerne l’immense majorité de notre intellect.
          Cependant l’apprentissage est de plus en plus long et complexe de nos jours ( il n’y as qu’à voir l’âge toujours plus tardif de l’entrée dans la vie active)
          De ce fait avec des paramètres de plus en plus complexes acompte dire et à gérer, le mode d’apprentissage analytique permet de faciliter le mode sans échec de l’apprentissage.
          De fait il peut être difficile si l’on associe le perfectionnisme ( mode sans faute) et le mode global quand on n’as pas encore la globalité des infos ( ce dont vous parlez pour vous meme, d’être capable d’être expert mieux que le spécialiste du sujet lui même) surtout si le domaine d’expertise est vaste (15 ans pour faire un bon bac plus7 comme en medecine par exemple)
          Pour cela l’impossibilité de faire le tour d’un sujet complexe peut être paralysant! Car on peut très bien ressentir son manque de compétence!
          Classiquement plus on est intelligent plus on est lucide et plus,on se rend compte de ses manques en terme de connaissance et du coup on doute !
          sauf si on s’autorise à se tromper en phase d’apprentissage comme je le disais plus haut…..
          Je ne sais si je suis clair!

          1. oui c’est clair , merci ! mode global / systémique + perfectionnisme = aussi inaction sauf ds qulques cas bien particuliers qui touchent aux valeurs fondamentales en ce qui me concerne. En fait ma question portait surtout sur le volet « intuitif » …..global. Je n’ai pas l’impression de percevoir de manière intuitive . Mais quand je creuse un peu, parfois si. En plus je suis beaucoup plus fatiguée et mon cerveau bug plus vite !

        3. Le texte de Zorg- sur la page d’accueil du blog–est une partie de la reponse a ta question, GDL, il me semble.
          Le mode intuitif global, fait que l’on capte, que l’on ressent, avant de pouvoir comprendre, ça va très vite. Ca peut etre très angoissant, dans certaines situations, et le maintien d’une certaine homéostasie va passer par le fait de vouloir apprendre , savoir, pour mieux maitriser ces ressentis très fort, baliser le terrain, en quelque sorte.
          J’ai toujours la sensation de devoir mettre la vie en equation pour parvenir a un certain equilibre, d’essayer de comprendre le pourquoi du comment en toute situation. Pas toujours satisfaisant, car comme le dit ma puce, en math, c’est plus facile, il n’y a qu’une reponse au moins ;). Mais bon, le fait de se mettre en position de resolution est deja satisfaisant, on a la sensation de reprendre les renes sur cet esprit qui pique des galops parfois bien destabilisants 🙂

          1. Merci je vais aller lire. C’est qu’en fait je commence seulement à découvrir comment je fonctionne et que j’ai tj cru que l’intuition ce n’était pas mon truc. Mais en revisitant ma vie avec un autre référentiel ça change un peu la donne. En plus, je me suis coupée très tôt de mes émotions ….que je commence seulement à redécouvrir, une façon de se protéger peut-être ? Comprendre le pourquoi du comment du pourquoi, je voudrais bien stopper ça de temps à autres et je me rends compte aussi que je sais bien me mettre à la place de l’autre. Bon il y a encore du chemin pour découvrir qui il y a sous la carapace ….mais se retrouver avec moins de protection, ça peut faire mal et ça rend plus fragile. Apprendre à gérer ça …

          2. Oui, fonctionner avec l’intuitif est très fragilisant ( en effet, plus de protection, ou très peu). Et pourtant il apporte tant, que c’est dommage de s’en couper.
            Après, comme vous le dites , se proteger , c’est important…Peut-etre trouver une activité, un lieu, un moment ou vous pourriez apprivoiser cet intuitif en toute serenité?
            Enfin je dis ça, mais j’avoue qu’entre volonté de laisser mon coté intuitif s’ebattre en toute liberté 😉 et le besoin de me proteger, c’est bien difficile de maitriser.

          3. Je réponds à GDL mais pas de bouton sous son message….
            Moi aussi, blindage complet inconscient contre toutes les émotions à l’âge de tout petit. Seulement 2 ou 3 craquages en 50 ans. Et je n’ai jamais eu non plus l’impression de fonctionner en intuitif, jusqu’à il y a 2 ans. quand j’ai découvert mon HP et appris mon mode de fonctionnement. Je relâche maintenant le blindage, j’écoute, voire je recherche, mes émotions et mes ressentis, et je fais et je vais là où ça me guide. C’est encore trop tôt pour savoir où ça va m’emmener, mais pour l’instant, j’aime bien.
            Est ce que vous pensez qu’un blocage des émotions pourrait empêcher un fonctionnement intuitif? Il a entraîné chez moi un fonctionnement ultra rationnel où tout devait être pesé et compris, et bien que l’intuition existait (je m’en rends compte aujourd’hui), elle ne passait pas la barrière du pourquoi.

          4. Pouic dit « Oui, fonctionner avec l’intuitif est très fragilisant » et moi, je trouve au contraire que ça me donne une grande force. Il faut « seulement » apprendre à lâcher prise… (ha ha ha, moi, écrire ça ! :D) et se faire confiance, surtout. Et là… on est très puissante.

          5. Entierement d’accord avec toi, Tournevis!!!! 🙂
            Le hic, c’est l’environnement, le mien est très particulier ( sic), et cette puissance dont tu parles, ben si j’ai l’audace de la promener en meme temps que mon chien ;), les represailles ne tardent pas….. Baisse la tete et ferme ta bouche, fais comme les autres, c’est un peu le maitre mot ici:(((, et dans la vie aussi, autrement. Et il est parfois difficile de trouver la force de depasser tout ça….
            Pour revenir sur le nombre de critères utilisés dont parlais Bonjour, je dirais que ce phenomène participe aussi a notre isolement, bien compliqué de se satisfaire de quelques mots sur un sujet dont on perçoit tous les parametres qu’il faudrait utiliser pour y repondre de façon « correcte ». Du coup, on a tendance a vivre un peu en retrait…

          6. A force de retourner le truc dans tous les sens, je me rends compte que je ne sais pas trop ce que tu entends par puissance……. Concernant l’intuitif, puissance pour moi etait synonyme de plein, entier, etre vivant pleinement, en contact direct avec tout ce qui nous entoure. Mais je maintiens que c’est fragilisant, le monde qui nous entoure ne fonctionnant pas ainsi, la necessité de se proteger me parait indispensable.
            Après, on a tous des vies differentes, bien heureux ceux qui peuvent vivre cette specificité en toute liberté 🙂

          7. Je ne pense pas qu’il faut exhiber cette puissance, en effet. C’est pour moi, dans mon quotidien, que ça me donne de l’assurance. Comme je vis très seule et aussi loin du monde que possible, comment je vis ne dérange pas grand monde et réciproquement. C’est une grande chance, c’est sûr.

          8. J’ai continué a faire tourner ce mot « puissance », dans le shaker 😉 . Et je crois que ce mot, pour moi, represente tout l’inverse de ce qu’il dit dans le langage courant. Etre puissant, c’est etre un, et on ne peut etre un qu’en étant rien, ouvert a tout, sans égo.
            Le seul hic, c’est que se balader sans ego dans la vie, c’est un peu se balader a oualpé!!!!!
            Fragilisant , quoi!! 🙂

        4. Et dans certaines situations on peut passer pour des debiles profonds, alors que c’est juste que l’on a besoin d’en savoir beaucoup ( baliser le terrain) pour se sentir capable d’agir ( se donner l’autorisation ), là ou beaucoup de personnes entrent en action avec des connaissances minimes et sans en etre complexés.
          On complique tout, quoi 😉

        5.  » On complique tout »… Ou ce sont les autres – parfois- qui simplifient trop ( et nous demandent de faire pareil), et ça ne coincide pas avec notre volonté de faire au mieux 😉

          1. Bonjour@Pouic
            Oui , Pouic , ce que vous exprimez va tout à fait dans mon sens.
            La psychologue que j’avais consulté pour mon bilan et test deQI, m’avait expliqué que la moyenne des gens fonctionnait avec 3 ou 4 critères et qu’en fait je fonctionnais moi avec 20 ou 30 critères ( ce que j’appelle plutôt grille de lecture ) du coup cela complexifie l’appréhension des problématiques , créé des sources potentielles d’erreur , de fatigue , mais cela permet d’avoir finalement ,parfois une vision bien plus fine et juste (quand les curseurs sont correctement réglés ) !
            Pour moi apprendre les causes de l’échec est souvent un bienfait immense , on se dit :Ah oui
            Dans tel cas, je me suis planté car j’avais oublié de prendre en compte ce critère qui pourrait paraître mineur, ou au contraire de reconnaître un cas rare voir exceptionnel du premier coup d’œil .
            C’est quelque part, la force de l’expérience …acquise après moult errements!
            Probablement une vision ultra analytique permet de soit disant ne jamais se tromper mais parfois est beaucoup plus lente, plus coûteuse et laborieuse….
            Il faut arriver à un mix des deux comportements sans nul doute!

          2. Oui Bonjour, tous ces critères que l’on utilise, c’en est epuisant, et parfois sans fin, car grille de lecture sur grille de lecture, on finit par en creer d’autre en cours de route. Mais d’un autre coté j’aime bien l’idée qu’il n’y a pas de fin a la recherche, que demain on pourra s’y remettre ;).
            Et parfois j’arrive a un resultat ou il est impossible de mettre des mots, vraiment, un moment parfait ou l’on se dit oui, c’est ça. C’est souvent très court comme ressenti, on passe a autre chose et ça s’envole. Une certaine façon de toucher du bout des doigts la solution, qui est en nous. J’adore cette sensation, il n’y a pas de mot, pas d’image, juste l’impression d’y etre. Je rapproche cet etat de l’unité que l’on peut ressentir dans le flux ( le flow dont parlait Cecile), dans l’Un de Plotin, dans le sentiment religieux.
            Si je pouvais y etre tout le temps!!!!
            Vous connaissez ce ressenti?

          3. Bonjour@Pouic &GDL

            C’est sans nul doute là que réside le problème récurrent, mais c’est aussi là que se situe la solution… Par le biais de de la communication, en sachant demander à son maître ou à ses pairs
            Quels sont vos critères décisionnels nécessaires, suffisants (majeurs)et utilisez vous d’autres critères (mineurs)dans vos choix.
            Quelle est votre stratégie, montrez moi votre arbre décisionnel…
            Cela peut permettre de comparer et parfois d’élaguer, de raccourcir cet arbre et d’avoir un raisonnement simplifié mais suffisamment efficace !
            Cest ce que j’appelle utiliser un filtre passe haut ou passe bas, et je ne me suis résolu que récemment a utiliser le filtre passe bas en ne craignant plus ( ou moins) de faire de petites erreurs si cela doit alléger considérablement la charge cognitive ( pb de ressources attentionneles limitées )…

    4. je suis moi même ide , et souvent j’ai l’impression de venir d’une autre planète, il m’est difficile de communiquer avec mes collègues puisque mes centres d’intérêts (sciences, arts, histoire,…) ne sont pas les leurs, dommage. par contre mon humour décalé est souvent apprécié …à rebour. Avec les patients mon humanité fait le reste, et mes capacités intellectuelles m’ammènent à une grande tolérance à la différence. Là ou cela se complique c’est plutôt avec l’administration et l’encadrement, non pas que je m’y oppose mais je tiens à mes valeurs que je croient justes. L’autre pb c’est que ma profession m’apporte peu de satisfactions intellectuelles, alors je comble dans ma vie personnelle (musique, sports, lectures) dans ma vie d’une manière générale je rencontre peu de gens avec qui communiquer de façon satisfaisante, c’est à dire un véritable échange, et non pas un monologue de ma part, j’ai 50 ans et je tente de gérer ma vie de zèbre comme cela. Bien sur j’ 2 frères surdoués, et mon fils est également précoce, ils sont relativement isolés aussi, mais font face, nous n’allons restreindre nos capacités pour entrer dans le moule

  14. Ni zèbre ni surdoué, ni aucun terme, que des mauvais jusque-là. Sans même avoir idée de ce que c’est, déjà la coquille du mot fait palpiter les cœurs : envie ! Y en a bien qui diront que non, mais qui jouiront deux fois plus s’ils battent quelque part le surdoué.
    Envie de l’être…
    Envie de le mettre à défaut.
    Envie de dominer la bête, d’assoir son Moi sur la connaissance d’un système de penser qui fleure le génie.
    Envie de dire moi-aussi.
    Envie de pleurer de ne pas l’être.
    Fait lui manger ça, au pauvre doué, que tu pleures qu’il le soit…

    On exalte et on brime et sans même le savoir, tellement on est bête !

    …Ne vous inquiétez pas, il vous le rendra bien votre ego-de-non-sur-quelque-chose… Même à se manger la tête il vous le rendra…

    Tout est en trop.
    Ce fluide verbeux descriptvomitoire enluminuré de mettre en exergue des souffrances qu’il y a partout, et de juger leur concentration dans ces êtres-là : différemment malheureux !
    La reconnaissance d’une différence cognitive fondamentale fait du bien toujours. Mais nourrir les narcisses des uns et des autres… Elle ne ressemble qu’à ça cette bienveillance… Pas mieux que la malveillance ! A se bouffer le cerveau de générer chez l’autre autant – autant – jamais de neutralité sauf si on se cache ou qu’on nous voit pas.
    Alors ils ont inventé la bienveillance qui permet de s’exprimer. Et là, je doute que ces personnes qui s’expriment tant, comme la vieille de Blanche Neige devant le miroir, soient si douées – parce que le nombril est une zone étroite alors… Et oui j’te raconte que j’étais trop fort, je faisais ça à cet âge-là. Mais c’est merveilleux, j’aime un homme/une femme qui faisait ça à cet âge-là. Elle sait faire ça et ça et ça. … Tu vas le dire combien de fois dans ta vie avant d’en être sûr ? Avant d’accepter que « oui, on aurait pu t’aider à développer ton potentiel… » …Tu connais la différence entre hier et aujourd’hui ?
    Tout ça, ce blabla de je-sais-faire à outrance, c’est pas de la psychologie, ni de l’aide, ni de la bienveillance, à force : c’est de la déclamation ! On s’écoute. On se fait plaisir d’avoir ces mots près de nous : sur-doué
    zèbre
    adulte à haut potentiel
    Trop heureux de pouvoir enfin le dire : oui, je suis intuitivement, naturellement doué dans ce domaine, et dans cet autre… Oui ça fait du bien ! Mais voilà, c’est dit, tu le sais, continue pas . Si on te demande plus, t’étale pas ! Ce n’est pas se brimer que de ne pas dire ce que personne ne demande…
    Et comprends que ça ne sert à rien d’être « surdoué », t’es toi-même c’est tout, ne bouffe pas du vocubulaire à de balles qu’on sert pour te pourlécher les babines jusqu’à qu’elles deviennent répétitivement râpeuses…, ne t’enorguillis pas de ta singularité : tout le monde en a une de singularité.
    L’effort n’est pas à faire là : à bas l’exaltation sentimentale de la douance. Le problème vient d’ailleurs : c’est de l’ego qu’il vient, et vu ce que je lis, c’est des egos de toutes parts qu’il vient. Entre trop parler pour faire jubiler l’intérieur et ne rien dire, il y a l’espace normal, dans la vie, où tout le monde se pose mutuellement des questions. Et c’est normal de répondre, quand on pose la question. Alors si dans la vie on demande au doué « et toi, t’as fais quoi jusque-là ? » et qu’il dit : j’ai fais ça et ça, je connais ça alors j’ai fait ça et appris ça, ça, ça. …Là le doué il ne se pourleche pas les babines, on lui a demandé, il veut juste être honnête. Etre lui-même !
    Quelle prétention ! Qu’est ce qu’il est prétentieux !! … Pourtant non…
    Vous voyez d’où il vient le problème ? Il vient du fait que tout le monde croit en des hiérarchies fictives qui obligent les egos à sans cesse se défendre, à détruire dehors pour se défendre dedans. Au lieu de jouir des milliards de singularités comme des beautés offertes par notre humanité, on morcelle et on ne sait pas morceler autrement qu’en hiérarchisant (en témoigne le vocabulaire même que les psychologues/psychiatres nous proposent, « surdoué » !! « zèbre » !!) Il y aurait tellement d’autres perspectives…
    Quand on est doué, très doué, là, là, et encore ailleurs, il y a toujours d’autres zones, d’autres espaces de la vie humaine dans lesquels on est un zéro pointé. Et ce pauvre gars, lent d’esprit, peu curieux, s’il est doué dans ce domaine où le doué est incapable, alors quelque part, pour le doué, il est un dieu !
    Mais dans les hiérarchies débiles qui pourtant aveuglent masse et société, ce domaine où le gars lent d’esprit est doué, il ne vaut rien, alors le gars vaut rien…
    Et ça on l’inculque et on l’inculque…

    Avec un peu d’honnêteté, on devrait tous saluer des capacités de chacun au lieu de se créer des paradigmes dans lesquels les compétences que l’on pas pas soi-même ne valent rien.
    Alors peut-être qu’ils arrêteront de penser que les compétences très répandues ne valent rien.

    Il y a quelque part la possibilité que les gens ne se sentent pas dévalorisés par des personnes aux multiples potentiels, compétences et incompétences
    et que les gens laissent ainsi ces dernières personnes êtres elles-mêmes sans raisonner de partout l’envie, la méchanceté, l’exaltation sans raison, l’ego suintant
    et cette possibilité, de liberté les uns vis-à-vis des autres, commence, je pense, par une nouvelle terminologie au moins, et par une nouvelle perspective sûrement.

    1. Bonsoir BlackCy

      Ah cette fichue terminologie…
      Mais si, plutôt que de chercher un terme approprié à écrire sur l’étiquette, on se concentrait plutôt, comme, il me semble, vous y aspirez, sur la cohabitation apaisée qui se préoccupe bien plus de respect que d’étiquetage ?

      1. Peut-etre que les personnes, ici, qui parlent de ce qu’ils savent faire, le font pour se rassurer, parce qu’au quotidien, c’est peu possible de le faire. Je vois ça un peu comme les enfants qui sont fiers de raconter leurs exploits, tellement la plupart du temps ils se sentent tout petits…. Il semblerait que les gens qui ici, bienveillent de concert, sont un peu comme ces enfants, se sentant pas grand chose face a des gens « normaux », parce qu’incompris dans bien des situations.

        Et puis ça permet aux autres de se dire » ah oui, moi aussi, donc peut-etre que je ne suis pas si nul que ça, pas fou, juste different ». Et ça fait du bien.

        Bref, un echange, quoi.

        Comme le dit Cecile ,c’est le respect qui va poser les bases de l’echange.
        Je rencontre plein de gens qui m’epatent , me bouleversent, m’emeuvent, m’electrisent, m’apportent quelque chose de positif, la question de QI ne se pose pas, ils sont, je suis, tous differents, et quand la possibilité d’une vrai rencontre est possible, meme si elle n’est que furtive, c’est toujours un cadeau 🙂

        Au dela de l’apparence « nombriliste », la possibilité d’utiliser ce mot  » surdoué » a du apaiser bien des existences, voir le temoignage de Lulubelle.

  15. Merci Carl pour vos encouragements et j’espère que vous les tourments rencontrés seront allégés…
    Pour ma part de liens en liens de recherches sur Internet, j’ ai découvert l’existence de certaines particularités liées aux capacités de fonctionnement du cerveau et cela est un véritable soulagement. Bien que je sois réservée assez souvent par pudeur je suis profondément reconnaissante aux personnes qui ont mis en ligne leurs expériences personnelles avec moûlt documentation. Après un temps d’arrêt et de stupeur, ainsi que de tristesse forcément pour le gâchis occasionné dans ma vie, c’est un mouvement libérateur interne que je ressens.
    Je trouve que Cécile (c’est un peu intimidant de vous nommer ainsi, ce d’autant plus que c’est le premier blog, site sur lequel je laisse un commentaire), est Super pour le travail de recherche qu’elle fait, de plus je suis Passionnée par les neurosciences.
    Bonne Rentrée à Toutes et à Tous…

      1. Avec plaisir Cécile, sauf à éviter les doublons vous semblez plutôt calée dans la matière, avoir des infos sur le moyen de transmission des pépites que j’espère découvrir…
        J’aurais aimé sans vous obliger avoir votre avis sur les psychologues qui sont spécialistes en la matière. Cela m’aidera à diminuer l’apréhension liée à ma démarche et dûe à mon désir d’avoir un premier bon contact avec la personne. Je risque d’avoir moins de pugnacité que vous à en voir plusieurs.

        Merci Cécile

          1. Question à Cécile et ceux qui voudront bien y répondre: est-ce que le ciel vous est tombé sur la tête quand vous avez appris que vous étiez bien différents pour avoir un autre paysage neuronal?
            Parcequ’au fur et à mesure que je m’informe et met en parrallèle ma propre histoire, j’ai l’impression d’entrer dans une forêt bien sombre avec une peur sourde de ce que je pourrai y découvrir et ce malgré l’éclairage des Défricheurs (Merci encore et encore Cécile, je viens d’écouter une intervention du dr Lançon dont j’ignorerai l’existence sans votre expérience et partage). C’est incroyable la force et l’intégrité de ce Monsieur.
            C’est impossible qu’il y ait un tel carnage humain pour être ignorant et surtout intolérant que des enfants, des adolescents, des adultes, puissent penser juste autrement. Qu’est-ce que cela peut faire d’ailleurs, tant que ces derniers respectent les limites d’autrui.
            Waouw c’est un monde parallèle qui s’ouvre à moi.
            Remarque en 2006 une de mes connaissances avec laquelle j’échangeais beaucoup via chat, m’avait demandé si j’étais HP – un peu sur la défensive je lui ai demandé si elle se moquait de moi et me parlait d’hôpital psychiatrique.
            J’ai compris depuis quelques mois qu’elle est ce que l’on nomme de x appellations ce pour dire que son intelligence est différente, performante.
            Elle aurait mieux fait de m’en parler, ce d’autant plus qu’apparamment elle a été diagnostiquée en cursus scolaire…

            1. « Elle aurait mieux fait de m’en parler »
              .. Mais peut-être n’étiez vous pas en mesure d’écouter à ce moment là ? 🙂

              Le ciel ne m’est pas à proprement parler tombé sur la tête.. Disons que j’ai brutalement pris conscience que moi qui aimais bien prendre la défense des minorités… je faisais justement partie d’une de ces minorités.. c’est peut-être pour ça que je me suis dit que devenir porte-parole d’une minorité ça pouvait être utile (mais ça, ça a été quelques années plus tard).
              Je me rappelle aussi très clairement ce que j’ai ressenti quand j’ai compris ce qu’impliquait d’être surdoué – et je l’ai écrit : j’ai vu le désert, et j’ai eu peur.
              Mais le désert est habité quand on sait ce qu’on cherche 🙂

          2. Réponse à Marie : je ne peux pas dire que le ciel m’est tombé sur la tête parce que la prise de conscience de ma différence jusqu’à la passation du test s’est étalée sur très longtemps. Par contre, le jour où j’ai passé le test et appris que j’étais bel et bien hp comme j’en avais acquis la certitude, mais aussi dyspraxique, ce à quoi je n’avais jamais pensé, n’ayant seulement jamais entendu ce mot, ça a été un ras de marée émotionnel, oui. Tout s’expliquait brusquement, pourquoi je ratais tout malgré une évidente intelligence et d’évidentes compétences : j’étais doublement différente, surdouée et handicapée et à 50 ans, oui, c’est un choc.
            J’ai ressenti comme Harry Potter quand il apprend qu’il est un sorcier, sans doute pour ça que j’aime tant cette oeuvre (on remplace « sorcier » et « moldu » par « hp » et « non-hp » et c’est tout à fait ça). Ou bien dans « L’apprenti sorcier », le film avec Nicolas Cage que j’ai vu je ne sais combien de fois : la quête et enfin la découverte, c’est tout à fait ce que j’ai ressenti.

            Pas eu ce sentiment d’entrer dans une forêt bien sombre, parce que j’étais déjà bien dans la marde, sans savoir pourquoi, au moins là je savais pourquoi, comme si je trouvais une petite bougie pour m’éclairer dans cette galère, ou des petits cailloux blancs m’indiquant une direction, donnant du sens à tout ce bazar.

            « C’est impossible qu’il y ait un tel carnage » : ben si, ça a toujours été, regardez Giordano Bruno qui a été brûlé vif, et tant d’autres persécutés, simplement parce qu’ils étaient tellement en avance sur leur temps. La plupart des découvreurs ont été rejetés voire pire et pourtant l’humanité est bien contente de se servir de leurs découvertes, un peu plus tard. Nous avons quitté les cavernes grâce aux surdoués, est-ce bien ou pas est un autre sujet mais je pense que la plupart des non-hp en sont contents, mais tant pis, nous avons tort quand même à leurs yeux, car nous sommes trop rapides, trop en avance. En ce sens, l’expression « adulte précoce » qui sonne bizarre n’est pas complètement fausse…

            Comme disait Brassens : « mais les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux »… C’est stupide (mais ils le sont !) mais c’est comme ça. Nous sommes minoritaires donc nous avons tort. La loi du plus fort est aussi la loi du plus stupide…

  16. Je n’aime pas ce terme de zebre , zebralution ou autre
    Je possede moi-meme un qi de 144
    On a suffisamment de qualificatifs pour nous qualifier (que j’ai entendu au travail ou dans mon entourage) : genie, cerveau, artiste, intello (oui je le revendique meme , je possede des neurones que j’utilise contrairement a la masse de cretins de la population) etc

    1. bonjour Pat,

      Bien envoyé, ca au moins c’est direct, combien de situations où parfois, il ne faut pas prendre des chemins de traverse (ou des gants) mais aller droit au but : qui a dit qu’on prenait toujours les chemins les plus tortueux pour se la jouer complexe et s’amuser à élaborer comme ci, comme ca ?
      Oui, quand la situation l’exige, on peut faire direct (et là on se fait comprendre tout de suite généralement rien qu’avec les bonnes paroles percutantes….). Bon c’est vrai que des fois, on passe un peu les bornes (mais c’est comme un bon soufflé qui déborde un peu sur les coté , vous savez une fois cuit, sans vraiment déborder d’ailleurs, j’ai souvent cette image de moi, et comme en plus, je suis bonne gourmande….!)

      Et…. il y aussi ces chemins de traverse que l’on prend quand on nous impose cette fois des chemins traditionnels (circuits hiérarchiques peuplés de sous-chefs, par lesquels il faut passer avant d’arriver à la bonne personnne….. Dans ce dernier cas, le chemin hors normes, c’est celui qu’on ne doit surtout pas emprunter, au nom de je ne sais quelle loi ou quel usage (bon y a des limites quand meme), mais parfois, il vaut mieux s’adresser au bon dieu qu’à ses saints, en lui faisant de la lèche bien sur (sans en avoir l’air), bon manipuler insidieusement pour obtenir ce que l’on aurait eu mais beaucoup plus tard, moi je prends (avec modération et quand la situation est adaptée).

      Tout l’art est de choisir la bonne action fasse à la bonne situation, en analysant les différentes variables, variantes, causes, conséquences, hypothèse, etc etc…. et là y a de quoi nous occuper l’imagination (c’est l’une des grandes forces du surdoué d’ailleurs)

      Cricri la gourmande

      1. J’ai aussi fait de la recherche en intelligence artificielle a la fac et mon cerveau est toujours plus puissant que le plus puissant des ordinateurs a l’heure actuelle si on se refere a des algorithmes neuronaux ou logique floue, donc je l’utilise contrairement aux abrutis de la population moyenne. La puissance de calcul est clairement insuffisante a l’heure actuelle mais le quantum computing changera la donne, c’est un vaste debat
        Ce jour la le surdoué sera un robot qui nous depassera tous …

          1. Les jeux d’échecs c’est particulier, c’est la puissance algorithmique classique qui l’emporte
            , les meilleurs ordinateurs dépassent déjà les meilleurs joueurs. Dans ce domaine algorithmique booleen, les ordinateurs sont evidemment bien superieurs a l’etre humain et ceci depuis longtemps, a peu pres apres guerre (avant guerre les calculs complexes, ballistique par exemple, etaient realisés par des mathématiciens chevronnés a la main)
            Bien sur dans les echec il y a petite une part de logique floue, strategie, qui faisait que les meilleurs joueurs pouvaient encore gagner la mise.

      2. Bonjour, bon je me lance c’est la première fois que j’interviens sur un forum. Je me présente rapidement je vis en campagne franchement un choix thérapeutique pour aimer ce silence apaisant, j’ai 3 enfants que je ne vois pas autant que je souhaiterais évidement comme toute personne divorcée. Je travail dans le commerce la aussi quelque soucis je reviendrais dessus ensuite. En bref une vie des plus bancale et instable qui est sûrement due à mon manque de d’investissement d’après les autres. En cp je connaissais les tables de multiplications par coeur, j’ai toujours été le premier de ma classe et je ne supportais pas d’être deuxieme, je n’ai pas eu de vrais amis comme tout le monde. Arrivé au lycée la dégringolade à commencé, j’ai suivi S j’adorais et c’est toujours le cas les sciences et les maths,mais j’aimais pas la façon dont les profs enseignaient j’étais d’une lenteur et surtout l’impression qu’on etait nul et j’ai décroché j’allais plus en cours , j’ai arretais tôt l’école et ensuite arrive le monde cruel du travail oui cruel dans le sens où il existe des personne qui font tout pour bien se montrer quitte à descendre un collègue c’est une chose qui me fais sortir de mes gonds vous aurez compris je ne supportes pas l’injustice. Le travail… Comment expliquer le faite que je ne peux rester plus d’un an dans la même boite, la raison JE M’ENNUIE… Oui oui et c’est tellement dure de rester quand on a fais le tour que l’on sait tout c’est une plaie même il n’arrivais de remettre en doute les choix de mes supérieur à mon désavantage bien-sûr ils sont tout puissant donc ont jamais tord. Ensuite les amis alors la c’est un sujet qui devrer valoir dissertations ,mon problème c’est que je regarde toujours les defaut s des gens bien avant les qualités l’analyse tout les fais et gestes leur parole et évidement j’en écarte S une bonne partie c’est à dire tous. Mon ex la aussi y’a dissertation elle est géniale elle m’a supporter pendant presque 10 ans comme sa je n’aime aucune de ses amis ( défaut avant qualité) son plus gros reproche c’est que j’aime me retrouver seul pour dégage le surplis d’énergie et sa pour elle = adultere parcque j’ai un petit endroit où je reste seul des fois c’est dans un champ je plante ma tente au bord d’un lac et je reste la des fois 2 jour consécutifs voili voilà. En faite je vous raconte tout sa c’est pour savoir comment vous avez su que vous étiez surdoué en sachant que je n’ai pas très envie de faire le test

        1. Merci de votre commentaire Mylan – en le publiant, vous démontrez combien dans le surdon, la forme a d’importance, au moins autant que le fond.
          .. Et même quand on en a conscience, qu’il est difficile de trouver d’autres stratégies…

          Passer le test ne présente à mes yeux d’intérêt que s’il vous permet de mieux comprendre votre mode de fonctionnement. L’étiquetage en soi n’apporte rien.
          En rappelant, une fois encore, que le* surdon ne « fait » pas tout dans une personnalité; mais que la construction identitaire (au gré des événements et environnement que chacun vit tout particulièrement dans son enfance) a une grande part dans les interactions à l’âge adulte.

      3. Cricri et Pat vos réflexions massues pertinents me font rire pour me voir dans l’action notamment au travail, sans savoir les modalités de fonctionnement, cela m’aura coûté.
        Mon papounet avait vu juste en me répétant que j’étais dotée d’une intelligence « supérieure » avec du « génie », ce à quoi je répondais que son amour à mon égard lui permettait ce regard.

    2. Tant qu’à faire je préfère les girafes, les n ‘animaux que de s(z)abré un peu plus les bases de ceux qui renouvellent le monde au moins en pensée au jour le jour.
      Guépard la comparaison était plus belle…
      Pourquoi y aurait-il d’un côté des êtres humains et de l’autre des zébrhumains?
      Finalement pourquoi a-t-on laissé une personne nommer zèbre un autre groupe de personnes? Est-ce une marque déposée?
      Avez-vous lu Henri Laborit, notamment l’éloge de la fuite?
      Etes-vous gauchers?

      1. Je déteste également l’appellation de « zèbre » (je crois qu’elle vient de JSF mais je ne suis pas sûre qu’elle ne l’a pas piqué à qqun ?) Guépard ne concerne, je crois, que les thp, mais cette image me convient bien mieux aussi. Les zèbres vivent en troupeaux qui broutent passivement, franchement c’est pas ce qui décrit le mieux les surdoués !

        1. Merci Tournevis de partager vos ressentis ce qui m’a bien remué parceque tous vos textes sont forts (et)beaux. Je comprends le nombre d’années passées à avoir sentir vos différences sans pour autant prendre conscience de votre grande sensibilité et intelligence… A l’inverse de vous je buvais régulièrement la tasse sans comprendre réellement d’où venait mes diffucultés.C’est simple je pensais que tout le monde avait les mêmes possibilités de réflexion et d’ouverture d’esprit.
          Les petits cailloux blancs ce sont souvent mes rêves qui me permettent de savoir que je suis sur le bon chemin, je regarderai le film avec Nicola Cage. Giordano Bruno oui, c’est un coup de massue de comprendre que le nombre fait la force ça m’ a toujours terrorisé, comme la forêt des contes, mes peurs d’enfant sont toujours là.
          C’est bouleversant de lire les histoires de chacune et chacun, c’est sûr que je suis hypersensible.
          La dyspraxie j’y ai pensé cette semaine parceque je suis également gauchère contrariée, il y a des consultations pour adultes dans certains hôpitaux sur Paris c’est l’hopital ST Maurice et la Fondation Rotschild, c’est une équipe pluridisciplinaire qui permet de mesurer les divers degrés de gêne que cela peut poser. Il y a également des associations et de la documentation, je passe tous les dys et me trouve affubulé de x maux tant je freine dans ce qui me semble incroyable et extraordinaire à la fois, tant que l’on nous laisse en paix…

          1. Sans vouloir me faire de la pub’, il y a sur mon blog qqs articles où je parle de ma dyspraxie de surdouée. Et, bien sûr, l’excellent livre que je cite souvent http://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences/neurosciences/enfant-dyspraxique_9782738127068.php

            Je ne suis pas gauchère, par contre pour certaines choses j’ai clairement « deux mains gauches » alors que par ailleurs je peux être très adroite, c’est ce qui rend le diagnostic difficile. Mais je pense que quand un-e gamin-e plutôt doué a des incapacités bizarres (ne pas réussir à nouer ses lacets, plus tard ne pas réussir à plier chemise ou T-shirt correctement ou plus généralement être une bille en pliage et noeuds, peiner à faire du vélo sans roulettes, écrire particulièrement mal ou très lentement, sembler embarrassé de ses deux mains en particulier devant toute tâche manuelle nouvelle…) il faut se poser des questions sans attendre. Parce que si pour certaines choses, j’ai réussi (les études), il y en a beaucoup pour lesquelles j’ai bu la tasse sans comprendre pourquoi (en particulier toute ma vie professionnelle qui est une suite d’échecs).

        2. J’ai visité votre blog Tournevis: votre récit est touchant avec de belles photos et plein de fruits et des légumes du potager…
          « Rater » sa vie est notre chef d’oeuvre à tous sur ou non doués. Certains disent que c’est là le seul chef d’oeuvre possible… Avoir un bac +8 ou moins cumuler les « échecs » professionnels est peu en relation. Au delà de nos compétences pour un travail il y a notre histoire familiale qui nous téléguide (un parallèle a été établi entre famille et entreprise par des chercheurs) malgré nous. Oui je pense que tout le monde aurait envie d’avoir un travail épanouissant quand ce n’est pas alimentaire et avoir un confort matériel ce qui est agréable, sauf qu’apparamment on n’est pas là pour s’amuser parait il.
          Une spécialiste des doués ++ dit que ces derniers pour moitié iront d’échecs en échecs pro ou perso, le risque étant de se replier et l’amertume de s’infiltrer ce qui est logique. C’est contre cela que notre énergie doit se mobiliser. Peu importe le flacon pourvu que l’on ait l’ivresse… Sûr que trouver les moyens de s’énivrer sans se faire mal est une autre affaire

  17. Bonjour,
    Je suis tombée ici par hasard, comme beaucoup j’imagine…
    J’ai un petit garçon de 7 ans, absurdoué, testé, validé… Comme ça me tracassait, j’ai fait tester aussi sa petite grande soeur, qui est donc bien elle aussi, absurdouée… la grande grande soeur s’en moque, elle dit qu’elle n’a pas besoin du test. Tant mieux.
    Le feu d’artifice dans ma tête a commencé quand j’ai « senti » que mon petit garçon n’était pas comme ses copains, loin de là… J’en ai parlé au psy que je consultais pour autre chose… assez vite, elle m’a recommandé de le tester, pour arrêter de tergiverser à l’école surtout… assez vite, elle m’a dit qu’elle était surprise que je ne sois pas au courant que je l’étais moi-même, tant c’était évident (mais comment?? on n’a pas fait de test…) et m’a recommandé aussi de chercher des choses à lire sur le sujet…
    Il a fallu quelques années pour que je fasse faire un test dans le privé, qui a amené celui de sa soeur… 1er bilan avec cet autre psy : j’ai fondu en larmes… je le savais, et je ne débloquais pas… ça m’a fait du bien… mais quand elle a dit : « vous êtes surprise de savoir qu’il est comme vous? »… ça m’a perturbée, hautement… sur quoi se base-t-elle??…
    J’en suis à 4 mois de nuits de cauchemars… c’est dire combien mon cerveau est perturbé…
    J’ai lu votre livre, en me disant que je plierais le coin des pages qui me parleraient… puis en me disant que j’annoterais ce qui me parlerait… Autant dire que j’ai gribouillé presque toutes les lignes dans toutes les marges… Avec cet étrange sentiment que vous connaissez mon ex-mari, vous me connaissez et vous savez déjà ce qui m’inquiète pour mes enfants… ça n’a pas aidé les cauchemars…
    Et puis la semaine dernière, bilan de ma fille : la psy me demande comment je vis tout ça… et je refonds en larmes, à gros sanglots cette fois… parce que j’ai peur, que je ne sais pas quoi faire, ni pour eux, ni pour moi, mais que je sais qu’ils vont trinquer et que je n’ai pas d’outil pour les protéger…
    Elle n’a pas trop d’outil non plus, elle me recommande de faire suivre ma fille par quelqu’un d’autre qu’elle, elle veut garder un oeil sur mon fils, et m’encourage à changer de psy, à trouver quelqu’un qui ne me proposera pas seulement de doubler les anti-dépresseurs quand je lui dis que rien n’a de sens… Elle m’a dit aussi qu’il fallait absolument que je m’occupe pour arrêter de penser (elle doit vous avoir lue !! ).
    Je ne sais toujours pas ce que je dois faire… et de me faire tester, pour ne plus douter. J’ai bien trop peur…
    Mais depuis que j’ai pleuré dans son cabinet, je n’ai plus fait de cauchemar.
    Et enfin j’ose écrire ici.
    Je ne peux pas en parler à grand monde de toute façon, je me sens trop seule dans tout ça… C’est sûrement la raison pour laquelle j’écris ici aujourd’hui, pour me sentir un peu moins seule, et me dire que les quelques personnes qui liront peut-être ne me prendront pas pour une débile ou une comédienne…
    Bonne journée 🙂

    1. Bonjour Carl… et surtout : bienvenue 🙂

      Prenez le temps de vous faire à l’idée que vous pourriez bien fonctionner comme enfants, puisque vous avez encore du mal à envisager qu’ils fonctionnent comme vous 🙂
      Prenez le temps, c’est important.
      Les tests, ça viendra après, s’il le « faut » vraiment.

      Les vannes se sont ouvertes, il faudra un petit moment, comme pour Lechatperché qui est venue, elle aussi, exprimer son désarroi face à cette découverte, pour que le tumulte se calme. Revenir à soi n’est pas toujours confortable, en tous cas dans les premiers temps.
      Et puis ensuite… en apprivoisant peu à peu les différentes facettes de ce qui « fait » le surdon, en comprenant comment l’inné et l’acquis se sont liés pour arriver à où vous en êtes, vous allez découvrir de nouvelles forces.

      Mais pour l’instant : bienveillance à tous les étages (la même bienveillance pour vous que celle que vous utiliseriez à l’endroit de quelqu’un qui vous est cher)! Et des câlins à vos enfants que vous allez pouvoir mieux encore accompagner ! 🙂

      1. Merci Cecile,
        Pour le moment, c’est le sentiment d’un immense gâchis, d’un « c’est trop tard » et d’un « qu’est ce que je vais faire de tout ça? » complètement paniquant, le tout mêlé, qui domine…
        Et la bienveillance… La psy m’en parle, la nutritionniste m’en parle… et vous y faites écho… Mais c’est tellement dur, et il n’y a pas de manuel pour apprendre ça !
        J’ai lu effectivement le message de Lechatperché… et j’ai presque honte de venir chouiner… Je suis perdue dans les branches de mon arbre, mais je suis douée en adaptation, alors avec mes enfants, on s’en sort bien, malgré tout… C’est juste épuisant, de toujours penser à s’adapter. S’il n’y a que ça qui cloche, ce n’est pas grand chose !
        Quant aux câlins, je crois que c’est effectivement le meilleur conseil, la meilleure prescription que je puisse recevoir 😀
        Bien à vous,

        1. « sentiment d’un immense gâchis, d’un « c’est trop tard » et d’un « qu’est ce que je vais faire de tout ça? » complètement paniquant, le tout mêlé, qui domine… »
          Normal – ça correspond à un deuil et ça fait mal.

          Tout l’objectif est donc d’en sortir.

          La bienveillance, non, pas de manuel pour apprendre la bienveillance pour soi, surtout quand on a été éduquée (c’est particulièrement vrai pour les femmes) à penser aux autres avant de penser à soi.
          D’où ce petit « truc » que je vous suggère : que diriez vous à une personne qui vous est chère et que vous voyez vraiment fatiguée ou vraiment triste ? La secoueriez vous en lui disant que c’est une bonne à rien et qu’elle na qu’à se bouger ? Ou l’encourageriez vous ?
          Dans vos moments d’épuisement ou de tristesse ou tout autre moment de faiblesse, ça peut être utile de vous visualiser en train de soutenir cette personne chère.
          Et de prendre conscience que ce que vous encouragez les autres à faire vous vous l’interdisez… ou que vous avez la flemme de faire l’effort (une flemme qui n’est pas de la vraie flemme mais tout simplement l’interdiction que vous vous faîtes de faire attention à vous – c’est très pernicieux)
          A ce moment là, parlez vous à vous même comme vous le feriez pour quelqu’un qui vous est cher.
          C’est ça la bienveillance – c’est ça faire attention à vous.
          N’hésitez pas à voler des moments (parce que c’est compliqué quand on a des enfants encore petits) – et surtout : demandez de l’aide : faîtes garder les enfants, laissez les à l’étude, envoyez les deux jours chez des amis… tout ce qui pourra vous permettre de vous retrouver – en leur expliquant que votre mieux être leur sera aussi bénéfique.

          … Et non vous ne chouinez pas ! 🙂 Vous avez juste réussi à partager et à demander de l’aide – et c’est un bon début ! 🙂

          Bonne journée !

          1. Bonjour Cecile,
            Je comprends ce que vous dites, je le comprends mais je ne sais pas trop encore comment faire. Cela me parait insurmontable.
            Quand mes enfants sont chez leur père, ce qui est rare au demeurant, je ne sais pas quoi faire. Je fais des trucs pour eux, quand ils reviendront, enfin j’essaie de m’en empêcher depuis quelques temps. Ou je ne fais rien. A part avaler un tas de séries, pour ne pas réfléchir. Je pourrais m’avancer dans mon travail, préparer la rentrée. Je ne m’en sens pas capable, ou je n’en ai pas envie. Il n’y a rien.
            Chez la psy des enfants, j’ai sangloté que je ne savais rien faire, et ce n’était pas une expression. Je me sens tellement limitée, mon corps n’est tellement pas synchrone avec mon esprit. Je suis gourde dans tant de domaines. J’ai plutôt envie de me secouer et de me botter les fesses, quand je ne me force pas à m’endormir en plein milieu de la journée jusqu’au soir, pour ne plus avoir à chercher quoi faire.
            Je vais peut être aller sur zebrolution plutôt que de m’épancher ici 🙂
            Maintenant que j’ai osé une fois, je devrais pouvoir oser encore.
            Merci à vous pour votre écoute et vos bons conseils. Et pour le livre, le site… tout cela compte beaucoup.
            Carl

            1. Il ne faut absolument pas négliger le burn out des mères ! Quand on a 3 enfants, qu’on est seule à les élever et qu’on travaille, il n’y a aucune honte à avoir juste envie de récupérer et de souffler en ne faisant rien – le plus dur est de ne pas culpabiliser (c’est très facile pour une mère de culpabiliser – c’est d’ailleurs à mon avis le signe que c’est plutôt une bonne mère / en tous cas une mère pleine de bonnes intentions).
              Alors dans de telles conditions, comment même être capable d’envisager de faire quelque chose pour soi…

              La bienveillance, dans de telles conditions, c’est de réaliser qu’on est en burn out – ça permet aussi de « dealer » (pactiser serait plus adapté dans ce type de situation) plus facilement avec les enfants pour arriver à obtenir des petits moments de répit que vous arriverez progressivement à étendre (d’abord parce que les enfants prendront l’habitude de ces petits moments, et ensuite parce qu’en grandissant ils seront moins à charge physiquement – psychiquement c’est une autre histoire).

              Donc : ne faîtes rien quand les enfants ne sont pas là ! Ou plutôt, dîtes vous que vous faîtes « rien », ce qui est très important pour vous aider à retrouver un peu d’énergie. Et au lieu de vous botter les fesses, pourquoi ne pas vous demander ce qui vous ferait plaisir et cous encourager gentiment à faire ce qu’il faut pour y arriver.
              Commencer par un petit plaisir : une fleur dans un vase à regarder (= une émotion positive), une tasse de thé prise en regardant la rue (= un moment pour vous). Juste ce genre de petite chose… savourez le bien que ça vous fait, vous verrez que ça vous encouragera à retenter un jour ce type d’expérience avec plus d' »ambition » 🙂

          2. Je plussoie encore une fois Cécile pour le burn-out des mères. J’ai moi aussi trois enfants (quelle folie !) et ils sont grands maintenant, enfin ! (20 à 29 ans) mais je me rends compte que je n’en suis pas encore vraiment remise (et ils ont encore besoin de coups de main, bien sûr). Parfois, quand je repense à certains moments, en particulier la petite enfance de n°2 qui était ce que certains appellent « bébé aux besoins intenses », j’ai les larmes aux yeux, je me rends compte que c’est un vrai traumatisme et que je n’en suis pas encore remise, de tous ces efforts, de toute cette fatigue.

            Alors oui, dans cette société impitoyable, qui nous demande toujours plus sans jamais rien nous donner, à nous les femmes et encore plus à nous les mères et encore pire à nous les mères surdouées, oui, nous ne pouvons que nous retrouver en burn-out, parce que trois enfants c’est du boulot, que personne ne nous aide tellement mais que si qqchose ne va pas, c’est forcément de notre faute, parce que trois enfants surdoués à préserver dans ce monde de brutes, c’est encore plus difficile, parce qu’eux aussi sont encore plus différents et sensibles que des enfants « normaux ». J’ai aussi dans mon entourage une mère surdouée divorcée qui craque complètement, puisque souvent, en plus de s’occuper à plus de 50% des enfants, il faut gérer le père qui s’ingénie à tout compliquer.

            Alors oui, c’est normal d’être épuisée, à bout, et de ne pouvoir rien faire quand ils ne sont pas là. C’est très dur, évidemment, d’accepter de ne pas pouvoir profiter de ce temps tant attendu pour faire tout ce qu’on n’a pas le temps, l’énergie ou le calme pour faire quand ils sont là. Mais c’est vital. Pour vous, pour eux, pour votre boulot, RE-PO-SEZ-VOUS ! 🙂
            Et offrez-vous des petits plaisirs, aussi, comme dit Cécile 🙂

            Et pensez à tous ces gens qui bullent sans complexe sur la plage : eux ne foutent rien, sans scrupules, pendant leurs vacances, pourquoi pas vous ?

          3. Je vous remercie, Cécile, d’avoir pris le temps de répondre si longuement.
            L’entretien de votre site doit être drôlement chronophage !
            Je prends note, il n’y a pas encore d’écho.. Juste un vaste champ de possibles et pas encore d’impulsion…
            Mes loulous ne sont plus si petits mais je me sens si responsable d’eux, c’est une telle charge, et je me sens tellement seule dans ce domaine, que j’ai beaucoup de mal à lâcher prise… Et ils ont bien assez eu de choses comprendre depuis qu’ils existent, leur père est un sacré modèle aussi !
            Comment vont-ils se construire s’ils doivent toujours comprendre des trucs d’adultes? et des trucs pas drôles en plus…
            Ce que vous m’expliquez me rappelle une expérience que j’ai faite il y a qq années, de la kinésiologie. C’était la première fois (la seule?) que j’arrivais à parler et à consoler mon petit moi… Je n’ai jamais pu le refaire… ce sera donc ma mission… Merci

        2. Bonjour Carl!

          Honte de quoi?? Moi aussi je suis douée en adaptation.
          J’ai survécu jusqu’ici 😉
          Et ma fille aussi 🙂

          Je me suis cachée derrière mon brouillard croyant que je devenais ainsi plus « acceptable  » par les autres »…
          Je n’en suis que plus confuse.

          J’ai les mêmes sensations que vous.
          Surtout ne minimisez pas en vous comparant.
          Chaque vécu est à la fois différent, et très ressemblant.

          Trois enfants c’est du boulot!! je suis admirative.

          Et la solitude, à mes yeux, est le plus difficile à vivre.
          Depuis mon passage ici je me sens un peu moins seule! 🙂

          bien à vous, et bons câlins!!!

          1. Vous êtes gentille 🙂 merci !
            La solitude, oui parfois, c’est vraiment dur…
            Les contacts humains, en dehors des câlins des 3 loulous, ça compte aussi…
            3 enfants… c’était folie ! Je survis depuis !! 🙂
            Bien à vous, avec chaleur

    2. Bonsoir Carl,

      Effectivement, récemment j’ai pu observer plusieurs exemple de couples avec enfants que je connais d’assez longue date.

      Et , à certains endroits, je me disais : oh celui là ou celle là , il ou elle est vraiment (au choix) : susceptible, ombrageux, bizarre, une voix au timbre hésitant (j’ai plusieurs exemple de surdoués avec ce problème : ils ont une voix limite tremblante, comme si la voix n’arrive pas à suivre leur pensée). Bref, voilà pour les parents rencontrés dans le milieu pro, par exemple.

      Et voilà que , par hasard, j’apprends que leurs enfants ont été diagnostiqués HPI. Le rapprochement a été immédiat (mais les parents s’ignorent bien souvent).

      Il y a vraiment des caractéristiques qui se retrouvent chez ces familles de zèbres.

      Et combien d’exemples avec le fils qui « ne va pas tout à fait bien » alors que le père est complètement hors cadre…..

      Et puis, il y a mon exemple, un père hors cadre, avec un comportement limite vulgaire parfois, et une violence intérieure impossible à exprimer, ou bien par des moyens détournés (et défaut de pouvoir maitriser ses émotions, il bridait celles de ses enfants…..) mais je n’en dirai pas plus, c’est du passé, et c’est trop d’en parler. Laissons le passé là ou il est.

      Donc Carl , ne soyez pas surprise que votre psy vous ait fait cette remarque : c’est plutôt une chance qu’elle ait remarqué et fait le rapprochement entre vous et vos enfants.

      Comme toujours, laissez-vous du temps : freinez (un tout petit peu) vos pensées, de temps à autres, tout ces boulversement vont trouver à s’organiser, à avoir un sens, et etre digérés petit à petit.

      bon, je termine (je m’égare, mais j’arrive plus à dormir….pfff), allons il est temps que le rentrée arrive……

      Cybercricri (l’oiseau de nuit)

      1. Bonjour,
        et merci pour vos maux.
        Je n’ai pas vu hier qu’il y avait des réponses, j’étais concentrée sur les 13 ans de ma fille et je ne voudrais pas paraître impolie.
        Je n’ai pas eu l’occasion de remarquer ce dont vous parlez, parce que je connais très peu d’enfants HPI. C’est même bien ennuyeux pour mes enfants. En revanche, j’ai toujours eu la certitude que leur père était un absurdoué (j’aime bcp ce mot !) qui s’ignore (et qui ne veut surtout pas en entendre parler…). Alors le rapport avec moi?
        Peut-être que ce n’est pas pour rien qu’on s’est trouvé, même si on n’a pas su se garder. Oui peut-être.
        Quant à mes parents… les relations sont compliquées. Mon père refuse même d’en entendre parler. Ma mère voudrait tellement être spéciale qu’elle a été jusqu’à m’expliquer comment elle avait lutté contre son autisme, enfant… Et cette façon de tjs tout ramener à elle, en me rabaissant au passage, m’a fait bien plus de mal que de bien. Si bien qu’elle peut être ce qu’elle veut, je m’en moque.
        J’aimerais pouvoir faire taire le passé, comme mes pensées d’ailleurs, mais je n’ai pas encore trouvé comment on fait. Tout cela est très envahissant.
        Mais c’est libérateur de vous écrire ici, et libérateur de vous lire en constatant que je suis comprise et entendue.
        Je vais donc réfléchir à notre nature de zèbre. A moins que nous ne soyons des effets Doppler… (Connaissez vous Sheldon, du Big bang theory? il me fait bcp de bien avec son humour absurde !)
        En revanche, vivement la rentrée, c’est vite dit 🙂 j’apprécie encore les vacances, moi! Ne serait-ce que parce que prendre mes classes avec mon cerveau agité va être compliqué…
        Merci encore, et bonne journée
        Carl

          1. En découvrant votre premier commentaire, j’ai vu le lapsus… et en recevant votre deuxième commentaire, je me suis dit qu’il fallait vraiment que je le laisse 🙂

    3. Bonsoir Carl,

      excusez moi l’heure tardive, mais ces derniers temps Morphée ne se précipite pas pour m’emporter dans ces bras… et je ne peux m’empêcher de vouloir vous répondre.

      Tout comme vous c’est la tempête dans ma tête. Et j’ai lu le livre en m’etonnant de tant m’y retrouver. Je continue d’ailleurs à me soupçonner d’essayer de me consoler de ce que je suis comme je peux…
      J’ai du mal depuis cette découverte, et rien ne peut me confirmer si mon hypothèse est tangible.

      J’ai une fille de 14ans. Qui me ressemble dans mon hyperémotivité .
      Aujourd’hui j’ai osé essayer d’aborder le sujet avec son orthophoniste, lui exposant mes inquiétudes tout en lui expliquant que je n’avais aucune certitude pour moi…
      Grâce au bon conseil de Cécile, j’ai pris le risque de voir un nez se plisser! Et au final j’ai eu une écoute bienveillante de la part de cette personne.
      J’étais toute surprise et j’ai eu un peu de mal à m’exprimer mais elle a su m’entendre et m’a glissé que généralement lorsque l’on se questionne ainsi sur son potentiel il y a forcément qqchose. …

      Elle a été un peu maladroite dans ces questions mais elle ne s’ est pas braquée à mon grand soulagement, et je suis rassurée de savoir qu’elle prendra en considération cette info dans son travail avec ma fille.

      Je ne peux vous rassurer sur ces histoires de test car je suis aussi terrifiée que vous. Mais vous avez bien fait de venir oser vous adresser ici. J’espère que vous arriverez à vous sentir moins seule.
      Un des rares avantages de mon d’addiction c’est que je ne me souviens ni de mes rêves ni de mes cauchemards .
      Mais mon cerveau tourne tellement à fond que j’ai des céphalées quotidienne…

      au plaisir de vous lire, et peut être de se soutenir dans ces moments éprouvants.

        1. Merci Cécile!! 🙂

          D’ailleurs cela m’a permis au passage d’expliquer un peu mieux à ma fille ce qui m’arrive en ce moment!

      1. Pour Lechatperché et Carl :

        Non, il n’est pas trop tard, il n’est jamais trop tard. J’ai passé le test à 50 ans, après qqs mois d’hésitations et de tout ce tumulte que vous traversez en ce moment, 50 ans c’est tard, bien sûr, mais ce n’est pas trop tard. Il faut simplement prendre le temps d’être mûre pour le passer et, surtout, surtout, bien choisir le/la psy avec qui le passer, qqun qui est bien au fait de la chose, qui ne cherchera pas à vous couler, qui saura décrypter les éventuelles hétérogénéités etc. C’est le plus important, pour le test.

        Rien à ajouter à ce que dit Cécile sur la bienveillance : prendre soin de la petite fille intérieure qui pleure en nous, lui parler gentiment, la consoler, la bercer, lui faire plaisir, la féliciter quand elle réussit qqchose et relativiser quand elle rate un truc. Et ça marche ! Prenez soin de vous, personne ne le peut mieux que vous.

        Et aussi : rappelez-vous que nous sommes officiellement 2% de la population (à mon avis, bien le double vu comment ce chiffre est artificiel et que les tests ne sont pas adaptés à la douance etc.) mais même 2%, dans un village de 1 000 habitants par exemple, petit village banal, eh bien ça fait une vingtaine de personnes quand même ! Vous n’êtes pas seules, donc. Et il y a de grandes chances que les personnes avec lesquelles vous vous sentez bien soient également alterdouées. Il y a des chances que les meilleur-e-s ami-e-s de vos enfants le soient, par exemple, et donc leurs parents sans doute aussi…

        Carl se demande comment reconnaître un-e surdoué-e sans le test ? D’une part, à la base, le test n’a pas été conçu pour dépister les surdoués mais au contraire pour dépister les problèmes des enfants à problèmes. Le test n’est donc absolument pas l’unique ou le meilleur moyen de savoir si une personne est surdouée, c’est un moyen (voir la série de douze billets de Stéphanie Aubertin sur ce blog). Ensuite, je dirais que quand on en connaît les caractéristiques, c’est assez facile. Je pense même que ça se voit aux yeux, simplement l’intensité du regard. Rien de magique là-dedans. Et puis il y a des tas de choses que nous ne savons pas encore, dans toute la communication non-verbale, qui fait que nous sommes attirées par des personnes qui nous ressemblent d’une façon ou d’une autre, sans le savoir consciemment, qui fait que nous percevons des tas de choses non dites.

        Et comme a dit l’orthophoniste de Lechatperché, quand on se pose la question avec autant d’intensité, c’est forcément qu’il y a qqchose. Faites-vous confiance !

        Prenez soin de vous 🙂

        1. Bonjour,
          et merci pour toutes vos explications Tournevis.
          Vous avez raison en ce qui concerne les statistiques. Il y en a sûrement bien plus qu’on ne pense. Mais cela ne suffit pas à créer des liens, des amitiés… J’imagine que le surdoué n’est pas un être standard, malgré tout, et les ressemblances ne suffisent peut être pas à faire les affinités…
          J’ai assez peu d’ami-e-s, et c’est très bien comme ça finalement, parce que c’est très fatigant de s’adapter à chacun. J’ai même une amie qui prend assez régulièrement ses distances parce qu’elle trouve que je suis « trop » et que ça la déborde complètement, qu’elle ne comprend pas qu’on puisse à ce point là réfléchir sur tout, et qu’elle a besoin de « gens normaux » parfois, plutôt que moi… comme ça, c’est dit… ça fait bizarre mais c’est dit…
          Mes enfants aussi ont peu d’amis, mais je mets sur le compte du mauvais exemple que je leur donne, avec ma vie sociale hyper réduite… pourtant, eux, je les incite à fréquenter, inviter… Mon fils n’a que deux amis avec lesquels ça se passe vraiment bien, même longueur d’ondes. Je connais à peine les parents.
          Cela dit, s’ils sont si nombreux, s’il y en a tellement autour de moi, alors pourquoi est-ce si douloureux de le réaliser pour moi? Si c’est finalement si fréquent (6000 personnes dans ma ville si je compte les 2%), pourquoi ne le découvré-je que maintenant? et avec tant de difficultés? Cela ne devrait-il pas être plus banalisé?
          Ce ne sont pas des questions rhétoriques non? Je me les pose vraiment !
          Merci également pour vos conseils sur la bienveillance… ça me parait un défi terrible…
          Bonne journée
          Carl

          1. la statistique de 2% s’applique à une population qui a passé la barre de 130 à un test de QI.
            Mais il existe des éléments de cette population qui seront « flashés » à 145 ou plus de 150.
            .. Et dans ces cas là, ils auront du mal à s’entendre avec des surdoués « flashés » à 130, comme un 130 aura du mal à être sur la même longueur d’onde qu’un 115.

            (.. En admettant, bien sûr, que les tests de QI aient quelque validité – mais c’est aussi une façon raccourcie de signaler que certains sont plus « atteints » que d’autres, un fait qu’il ne faut pas oublier – donc, effectivement, outre les questions d’affinités (éducation, formation, culture générale, centres d’intérêts…), il faut garder en tête que toute la population au dessus de 130n’est pas « surdouée » de la même façon).

          2. Voilà, les alterdoués sont encore plus variables que les autres et, en effet, qqun qui est THPI aura autant de mal avec les HPI qu’un HPI avec des « normaux ». Sans compter que certains seront très logico-mathématiques, et d’autres très intuitifs etc. Sans compter les divers dys-qqchose : avec mes 145 en verbal et ma dyspraxie, je suis trop intelligente pour des tas de gens et trop bêtes pour les hp plus équilibrés.

            C’est ben difficile, tout ça…

            Mais quand même, en le sachant, on se met à regarder les gens différemment, à commencer à repérer celleux qui « le sont », à les regarder d’un autre oeil et, même si on n’en parle pas avec elleux, ça peut modifier subtilement la relation avec ces personnes. Votre fils n’a que deux amis, dites-vous, ne sont-ils pas un peu « différents » eux aussi ? Et puis, deux amis, c’est déjà bien, mes enfants n’ont souvent guère eu davantage, mais c’étaient de vraiment bons amis.

            Personnellement, je pense pouvoir dire que je n’ai pas d’ami-e. Des copines et des copains, oui, même des que j’aime vraiment bien et qui m’aiment vraiment bien, mais on partage très peu, je garde mes distances (et sans doute eux aussi) parce que les relations m’épuisent et que je n’ai plus l’énergie pour ça. Illes sont là, je sais pouvoir compter sur untel pour ceci et unetelle pour cela, c’est déjà bien, et c’est ce qui m’empêche de quitter où je vis (ou ce qui me permet de supporter cet endroit ; ou ce qui me donne envie d’y rester, peut-être ; brefle, trop peur de ne plus savoir reconstruire un petit réseau comme ça).

          3. Oui, Tournevis, c’est bien vu, les deux amis de mon fils sont un peu « différents » 🙂
            J’en ai moi même peu, et je ne suis pas très douée quand le nombre augmente alors autant que cela reste peu … sinon c’est une source de stress…
            Et c’est aussi la raison pour laquelle je ne bougerai pas d’ici… ici je connais, j’apprivoise depuis longtemps et j’apprivoise encore… je vous comprends je crois!

        2. Bonjour Cécile et Carl,

          Merci pour ce site et les commentaires des uns et des autres. Je souhaite rencontrer un (e) psychologue expérimentée dans la prise en charge des surdoués adultes non diagnostiqués enfant, ce qui semble mon cas au regard des étapes méconnues lors de ma scolatité et des souffrances engendrées en tous domaines.
          J’ai assez peur de devoir passer des tests et de devoir parler de moi pour être très sensible notamment à tout mouvement intérieur chez autrui.
          Dans la littérature des livres concernant le sujet j’ai acheté l’enfant surdoué et à ma grande stupéfaction j’y ai lu toutes les mdalités d’apprentissage qui fûrent miennes dont celles de calculer et l’incapacité de ne pouvoir étayer mon raisonnement mathématique avec cependant des résultats justes. L’adulte surdoué que j’ai lu en deux heures, quant à votre livre Madame BOST il me semble le plus proche de ce que l’on peut vivre, ce d’autant plus que le déclic qui a motivé ma démarche il y a environ un an procède du même affect que celui qui vous a poussé à effectuer votre recherche. Je ne savais même pas alors que la notion de surdouement existait encore moins que mes maux pouvaient être dûs à cela notamment…

          Bien à vous tous

          Marie

          1. Je vous souhaite bonne chance pour trouver le médecin qui vous aidera le mieux.
            Moi je suis retournée la psychiatre qui me suit (psychiatre parce que médecin, et donc pris en charge…) et je lui ai parlé de mes lectures, du forum, et donc plus concrètement de mes attentes… et elle a l’air d’être capable de m’aider, sous cet éclairage nouveau… j’ai envie d’y croire, parce que parfois c’est tellement dur !…

      2. Bonjour Lechatperché,
        c’est formidable que vous ayez osé pour votre fille, et appréciable que le retour soit positif. Bravo à vous !
        Moi ces jours ci, j’en ai marre d’expliquer. Un médecin m’a répondu un peu énervé que non, tout n’a pas forcément à voir avec le fait d’être surdoué… mais si, parce qu’on voit tout autrement et tellement plus fort…
        Vous me rassurez, en ayant la même peur que moi… Je me sens soudain moins seule et c’est plaisant… Je crois que je vais sauter le pas sans réfléchir, un jour, ça viendra. Comme ça je saurai. Même si ça ne dit pas tout, ce ne sera qu’un chiffre mais ce sera déjà une information tangible. Mais imaginez que je découvre que je ne suis pas HPI… je serais tellement honteuse d’y avoir seulement songé…
        Mon addiction à moi, c’est la nourriture et surtout le fromage et le nutella… Résultats, je suis bien trop ronde à mon gout, et ces jours ci, je suis affreusement malade … forcément ce « régime » complètement déséquilibré ne fait pas que du bien… Mais c’est ma consolation en cas d’attaque de pensées…
        Bon courage ! et merci à vous
        Carl

        1. « non, tout n’a pas forcément à voir avec le fait d’être surdoué… mais si, parce qu’on voit tout autrement et tellement plus fort… »
          Le mode de fonctionnement associé au surdon est un amplificateur : tout va encore mieux si on va bien et qu’on a poussé droit; tout va encore plus mal si on va mal et qu’on n’a pas poussé droit.
          L’intensité est une constante effectivement.

        2. bonjour Carl!

          Et merci pour vos réponses 🙂

          En ce qui concerne les amis, je suis tellement d’accord avec vous… c’est épuisant d’en faire des nouveaux. Comme il est épuisant de garder les rares que l’on a.

          Mes amies savent très bien se servir de mon coté « sage  » comme elles le disent , pour les aider dans leur problématique du moment.
          Par contre quand je vais mal, l’intensité de ma souffrance est telle que je deviens un vilain nuage noir contagieux…
          Je ne peux leurs en vouloir de me fuir. Et j’ai appris à rester dans mon coin pour ne pas les affecter quand c’est le cas…

          Ce qui me rends malheureuse c’est qu’il m’est naturel de me préoccuper des autres, et de les prendre en considération dans leur « globalité ».
          Tandis qu’à l’inverse j’ai la sensation que personne ne se préoccupe de moi en ce sens.
          Je ne comprenais pas jusqu’ici pourquoi personne ne me « voyais ». ( ni ma famille ni les amis)
          Le livre m’a fait comprendre cette chose essentielle.
          Ils ne peuvent pas.

          Et il m’a permis de faire un pont avec ma Mère. à qui j’ai fait lire le livre de Cécile.
          Elle a ainsi réussi à mieux me comprendre. Et mieux m’accepter. M’y retrouvant complétement.
          Malgré que la première chose qu’elle m’ait dite soit
           » c’est bien que tu es lu ce livre, maintenant tu vas pouvoir changer… »

          « Mais imaginez que je découvre que je ne suis pas HPI… je serais tellement honteuse d’y avoir seulement songé… »
          J’ai exactement la même crainte……………

          Et concernant la nourriture, la même aussi!
          Dans mes phases d’anxiété ( par exemple depuis le mois de Juillet en ce moment…) j’ai des phases de grosse boulimie. et je m’arrondis à vu d’œil! Et je m’en rends parfois malade.

          J’essaie de canaliser ma fille avec la nourriture aussi, car elle semble faire la même chose….

          Mais pas facile quand on est soi même un très mauvais exemple.

          Bon courage à vous aussi!
          Au plaisir de vous lire!!

          1. C’est fou, lechatperché ! je me retrouve dans presque tout ce que vous dites… et ça me fait un bien fou même si ce n’est pas très drôle au final…
            Je ne ferai pas lire le livre à ma mère, je n’en parlerai même pas. Elle le nie volontairement depuis longtemps, elle m’a nui trop souvent, même si c’était plus ou moins involontairement. Je crois que je n’ai plus grand chose à attendre. Au contraire, il faudrait que j’arrive à faire les choses pour moi, malgré elle 🙂
            Avec mes enfants, quand on a regardé le film Avatar, et comment les héros bleus se saluaient (en se disant non pas « bonjour » mais « je te vois »), on avait eu une grande discussion et on avait conclu d’un commun accord que c’était bien plus vrai de dire « je te vois » … ça nous plait bien comme idée !

            ma phase d’anxiété dure depuis avril… je vous laisse imaginer comme je me suis arrondie… désespérement…
            Au plaisir de vous lire,
            je retourne préparer la rentrée…

          2. Bonjour Carl!

            oui c’est assez fou!! se retrouver dans les autres enfin!
            Même si comme vous dites ça n’est pas très drôle…

            « je te vois » est la seule chose que j’ai retenue de ce film! En effet je trouve que cette expression est parfaitement adéquate!!

            Que pensez vous de s’échanger nos mails et de correspondre sur nos difficultés? Nous pourrions nous soutenir? ça fait un moment que j’y penses, (sans oser), afin de moins envahir le blog de Cécile, et ainsi soulager un peu son entretien?

            Je penses que Cécile est en mesure de nous mettre en contact si vous êtes d’accord bien entendu!

            Moi aussi préparatifs de la rentrée! Ma fille est si nerveuse qu’elle a développé deux boutons de fièvre…

            Bon courage pour vos préparatifs avec vos trois loulous!

            Du coup moi qui n’approchais plus de ma balance, j’ai quand même grimpé dessus ce matin…. Je n’avais pas atteins ce chiffre depuis ma grossesse…. Bon voilà c’est comme ça 😉

            à bientôt j’espère!

            (ps : en fait je suis super nerveuse à l’idée d’être déplacée dans cette proposition d’échange de contact… ahlalala « ne suis je pas trop envahissante? » « est ce que mes propos sont pertinents? » »pour qui je me prends au juste, » »ne suis je pas entrain d’ennuyer tout le monde pour un fantasme » Mais non tu te reconnais trop dans le livre de Cécile pour que ça soit le cas » « il faut que je passe ce test pour savoir » »Je dois trouver des solutions pour passer à l’action » »ça fait du bien de lire des commentaires amicaux ici » « je vérifie tous les jours les messages » »il faudrait m’inscrire au forum Zebracrossing » « oui mais ici je me sens en confiance » « oui mais ça n’est pas le lieux approprié pour s’étaler ainsi »……………….. )

  18. Bonjour à tous,

    Nouvelle sur ce site, et fraîchement diagnostiquée surdouée, je souffre encore de ce décalage permanent avec les gens de mon âge (j’ai 21 ans) et avec le monde en général. Cela me rend parfois dingue de ne pouvoir parler à quiconque qui puisse me comprendre. Je me sens à part, souvent seule même quand je suis entourée. Quand je parle de ma différence, la plupart des gens trouvent ça merveilleux, ils m’envient. Mais ils ne voient pas ces nuits blanches à penser à tout et n’importe quoi, à ressasser un geste ou un mot mal interprété; cet ennui quasi permanent et ce besoin viscéral de trouver un sens à tout ou de vivre avec une intensité limite irréel. Ils ne s’imaginent pas ces émotions qui me traversent, me transpercent et me bouleversent… Pour l’instant je n’arrive pas à considérer cette différence comme une force, c’est plutôt un fardeau qui m’épuise, absorbe mon énergie et me force à faire semblant d’être quelqu’un d’autre pour ne pas avoir à justifier mes réactions ou pour réussir à m’intégrer socialement. Parfois je voudrais juste que ça s’arrête, j’envie l’irresponsabilité ou l’insouciance de certains.. Je voulais juste partager mon mal-être et mon besoin de trouver quelqu’un qui me comprenne afin de soulager un peu mon esprit qui tourne en boucle.

    1. Bonjour Amélie

      Etre surdoué sans comprendre ce que ça signifie, c’est un peu comme conduire une magnifique et très puissante voiture sans y avoir été préparé (et parfois même les yeux bandés quand on ne sait pas ce que signifie être surdoué).
      Evidemment, dans de telles conditions, facile de se faire peur et d’aboutir à des sorties de route plus ou moins douloureuses…

      … Et non, ça ne s’arrêtera jamais… Alors il est important de mieux comprendre les mécanismes du surdon, pour les apprivoiser, les contrôler, en jouer, les apprécier (car oui, il y a de très bons côtés)
      L’intensité est une réalité, insoupçonnable puisqu’elle relève du ressenti qui est incommunicable (sauf par le biais des réglettes d’évaluation de la douleur par exemple).

      Noks Nauta dans son livre intitulé « Gifted Workers – Hitting the Target » insiste bien sur l’importance de travailler à avoir des émotions positives, car sinon, souligne-t-elle, les chanes sont immenses pour qu’un surdoué ne soit plus que tristesse, colère et frustration.

      Comment y arriver ? apprendre à écouter vos besoins corporels tout d’abord. Le repos est important (ce que le cerveau a du mal à admettre). Reposer le cerveau est donc aussi important : en développant des activités qui l’y aident, méditation ou activités proches de la méditation (la marche dans la nature est excellente).
      .. Et puis aussi : Faire !
      Nous sommes les champions de la réflexion qui tourne en rond négativement à nous en rendre fous !
      Un bon moyen de rompre le cercle vicieux est de se plonger dans une activité manuelle en se concentrant sur ce que nous faisons… Sachant que le premier écueil est parfois de lutter contre le « à quoi bon ? »
      Ecrire fait partie du « faire » – tenir un journal permet par exemple de se vider la tête.

      Rencontrer d’autres surdoués (cd ZebrasCrossing par exemple, ou aussi adultes surdoués) permet de partager, de se sentir moins seul(e), de se lancer dans de nouveaux projets, de trouver une nouvelle dynamique.

      Réfléchir également à la façon dont vous vous êtes construite est importante : le surdon est un amplificateur : quand tout va bien dans l’histoire personnelle depuis le début (et même avant la naissance), le surdon permet que tout aille encore mieux – quand on grandit avec des fragilités, le surdon les amplifie.

      Je vous invite à parcourir les billets de Talentdifferent : vous y trouverez peut-être de quoi vous nourrir pour mieux comprendre votre mode de fonctionnement.

    2. Bonjour Amélie,

      Juste 2 compléments.

      Sur le sommeil, il y a longtemps que j’ai admis ne pas pouvoir dormir une nuit complète. Mais, finalement, c’est qu’on n’en n’a pas besoin. Enfin, ou niveau cérébral, on ne peut pas dormir plus. Au niveau corporel, c’est plus délicat. Le manque de sommeil inflige à notre corps : courbatures, doubeurs, rhumatismes…… Un cerveau d’athlète dans un corps pas forcément taillé pour ca, forcément y a un sacré dacalage. Et quand y mets l’hypersensibilité par la-dessus, vous imaginez que ce corps prend toutes nos contrariétés de plein fouet.

      Par ailleurs, vous dites : je voudrais bien que cela s’arrete. En ce qui me concerne, je ne suis pas (ou plus) du meme avis. Non, je trouve que effectivement on a de la chance, pour peu qu’on fasse des efforts (quand meme !) , on peut tirer beaucoup de choses de notre douance. Ca demande du temps, mais on n’a pas le choix, on ne peut pas changé la manière différente dont nous sommes constitués.

      Et puis, vous avez 21 ans. Donc toute une vie devant vous. Si j’avais su à cet age-là, cela m’aurait peut etre épargné toutes ces souffrances par rapport à mon milieu professionnel et familial.

      Mais etre détectée ne résout pas tout, vous allez certainement éprouver beaucoup d’incertitudes face au milieu professionnel que vous allez sans doute bientôt aborder. Mais ces incertitudes sont parfois nécessaires, elles sont le fruit de votre réflexion, de vos choix futurs.

      Courage Amélie, et bon vent à vos projets.

      Cybercricri

  19. Bonjour
    Nouvelle sur le site. Je viens vers vous pour essayer de trouver un peu de réconfort et rencontrer des personnes qui souffrent comme moi de cette différence…
    J’ai été diagnostiquée à l’âge de 16 ans, mais ma famille étant préoccupée par ma soeur ainée handicapée, on a rien fait de plus.
    J’ai actuellement 38 ans et je ne sais pas pourquoi c’est maintenant que tout éclate. J’ai l’impression qu’il faut vraiment que j’arrive à m’accepter comme je suis, car je me suis rendu compte que depuis toutes ces années je n’ai connu que des échecs ( sauf concernant mes enfants ) et une souffrance en moi. Mon dernier fils âgé de 7 ans présente les mêmes capacités que moi et je pense que ça été un déclic car contrairement à moi je ne veux pas qu’il vive ce que j’ai vécu. Je veux pouvoir l’accompagner au maximun pour lui faciliter la vie. Mais je pense qu’il faut d’abord que je m’assume moi même en tant que personne différente.
    Que dois-je faire ?
    Merci pour vos réponses.

    1. Bonsoir Nadège

      Il y a certaines situations de la vie qui entrent en résonnance tout à coup – parfois, il suffit d’un rien…

      Que faire ? Chercher à mieux comprendre de quoi le surdon est fait – Le surdon n’est pas productio d’exceptionnel (même si ça arrive) c’est avant tout ressenti et intériorité. Lire, rencontrer d’autres personnes pour parler, échanger.
      Ici, bien sûr, mais puis-je vous suggérer d’aller jeter un coup d’oeil sur Zebrascrossing : il y a 5.000 inscrits sur le site- régulièrement sont organisées des rencontres IRL (« en vrai »).

      .. Et puis bien sûr, chercher un accompagnement. Il me semble, à l’usage, que Gestalt et/ou EMDR sont les thérapies les plus appropriées pour nous.. évidemment , si le/la thérapeute est sensibilisé(e) au surdon, ce n’en est que mieux.
      Il faut juste se rappeler que le surdon n’est pas tout / ne « fait » pas tout. La construction identitaire est primordiale : les blessures, les failles, les manques sont toujours là, à l’âge adulte. Et le surdon avec l’hypersensibilité, l’intensité qui le caractérise devient alors un amplificateur.

      Bienvenue sur Talentdifferent 🙂

    1. Hello,

      Oui, on fait dire ce qu’on veut à Einstein.
      10 minutes de tête, c’est une belle performance.
      Je ne connais pas l’origine de cette statistique « 2% » mais c’est assez fallacieux. Avec de la méthode (tableau) et de la patience, même sans avoir un QI de 120 (j’ai bien dit 120, càd plus que les 2%) on y arrive.
      Après il y aura toujours une portion non négligeable des gens qui n’auront pas envie de s’y mettre et déclareront rapidement (après 5 secondes) que c’est « trop difficile ».

  20. Bonsoir,
    Je me pose une question peut on oublier une partie de son enfance et 3annees d’école primaire lorsque que l’on est surdoué Occulte pendant une enfance difficile c possible?
    Cordialement.

    1. Je ne suis pas sure que le surdon intervienne dans une amnésie consécutive à un traumatisme… sauf à dire que le traumatisme a été vécu avec une telle intensité (due au surdon) qu’il en a généré une amnésie pour survivre au traumatisme.
      Je n’en sais hélas pas plus, mais peut-être que certains lecteurs de Talentdifferent auront une réponse plus appropriée ?

      Voici en tous cas ici, quelques éléments sur l’amnésie dite psychogène

    2. même réponse que Cécile

      personnellement, je n’ai quasiment aucun souvenir de mes années d’école, je pense que c’est essentiellement lié à l’ennui profond que je devais y ressentir ? j’ai dû passer l’essentiel de mon temps dans la lune, je crois, mes oreilles absorbant à l’insu de mon plein gré les connaissances nécessaires ; ou alors, c’était une telle souffrance d’être ainsi enfermée, alors que j’aime tellement être dehors, que j’ai « préféré » tout oublier ?

      pour les conséquences des traumatismes, lire « le soi hanté », gros livre assez coûteux mais très très intéressant, écrit par des spécialistes reconnus ; la négligence chronique, la maltraitance psychique, subies étant enfant, peuvent entraîner des traumatisations chroniques, aux effets aussi dévastateurs qu’un traumatisme plus « évident ».

      1. Comme toi je n’ai aucun souvenir d’enfance ou presque.
        C’est en constatant mon angoisse épouvantable pour mes filles à l’école (bon les comportements sont hallucinants aussi) que là, alors qu’elles sont en colonie de vacances, j’ai pu lâcher ce qui me faisait si mal depuis plusieurs mois.
        J’ai laissé sortir un sentiment de solitude total de 0 à 10 ans. Les souvenirs commencent avec le collège (sauf un ou deux flashs avant: une classe de neige, les pieds au mur dans la cour, et c’est à peu près tout).
        Ecole maternelle et primaire non dans mon village mais dans la ville où ma mère travaillait. Déposée le matin, nourrice le soir, aucun ami en 8 ans, je n’allais chez personne, personne ne venait chez moi. Le soir après son boulot, ma mère me ramenait en se frottant les tempes disant qu’elle avait mal à la tête (j’entendais: « prière de se taire ») et elle faisait les factures de mon père, puis dîner devant la télé, assez peu détendu en général, et au lit. Le mercredi, une nourrice où je m’ennuyais ferme devant Garcimore que je détestais, un tourniquet qui laissait une odeur de fer sur mes doigts et me donnait mal au coeur.
        Les souvenirs commencent quand j’ai fermement expliqué que je pouvais me garder seule (11 ans je crois, vélo dans les champs pour aller au tennis, rêveries, liberté dont je n’ai jamais abusé) et au collège.
        C’est cet après-midi seulement que la douleur est sortie en sanglots et une sensation d’étouffement. Bizarre, car petite, j’étais super, super calme, et je me souviens, très distanciée dans ma tête, comme en « observatrice » de tout ça.
        Ma mère m’a dit longtemps « tu ne disais jamais rien ». Bin non, si on n’écoute pas et qu’on a mal la tête on se tait.
        Maintenant, ce sont des avalanches d’émotions (dont je me passerais bien, franchement), de mots, de livres, de paroles, quoi.
        Mais je dois bien constater que les autres me font toujours peur.
        Bizarrement, mon job , c’est d’être au contact des autres tout le temps, je dois être maso faut croire…

        1. Vu la haine que j’ai de l’école, qui va en grandissant au fil des années alors que mes enfants en sont sortis depuis un moment (je ne compte pas les années post-bac comme école, mais je devais peut-être ?), je pense que j’y ai beaucoup souffert en fait, moi qui croyais que j’y étais bien, simplement parce que j’y étais moins mal qu’à la maison : au moins, à l’école, on m’aimait bien, aussi bien les élèves (j’ai même eu le prix de bonne camaraderie, ce qui a fait hurler de rire mon père, pour qui j’avais irréparablement un sale caractère 🙁 ) que les enseignantes (j’étais timide et douée, le rêve de ces gens-là). Au moins à l’école j’avais des appréciations positives, contrairement à la maison où on me critiquait en permanence. Je ne me souviens que, un tout petit peu, des récréations. Absolument rien des cours eux-même, sinon de quand j’apprenais à écrire (c’était encore le temps de la plume Sergent Major et de l’encre violette !) et du jour où la maîtresse m’a mise au fond de la classe et je ne lisais plus au tableau et je me demandais comment faisaient les autres (en fait, j’étais myope, je ne le savais pas, peut-être la maîtresse commençait-elle à s’en douter et avait-elle fait un test à sa façon ?)

          Mais ces jours-ci, depuis que la question a été soulevée ici, je sens une immense souffrance refoulée qui essaie de remonter (et j’ai pas du tout envie !) L’ennui en plus de l’horreur de vivre en ville, et l’enfermement, alors que clairement j’ai un besoin viscéral de contact avec la nature et de liberté. Je crois que je vais rester au chômage et continuer à m’occuper de mon jardin autant que ma santé me le permet et basta, j’ai assez donné, et pour rien en plus finalement.
          C’est vraiment curieux à quel point je ne m’étais encore jamais rendue compte de l’horreur que l’école a été, certes tempérée par le plaisir d’apprendre mais je suppose que ce devaient être des pépites de plaisir dans un océan d’ennui.
          Je ne suis jamais allée à la maternelle, une chance finalement, et quand j’y ai mis mon fils aîné, j’ai pleuré comme une madeleine, l’impression de le mener au bagne (et lui a pleuré consciencieusement chaque matin toute la première année, quand je l’y amenais, bien qu’il partait jouer avec ses copains joyeusement dès que j’avais le dos tourné…)

          Et le pire, c’est que je suis sûre qu’en fait c’est l’horreur pour tous les enfants ; mais les enfants sont endurants, et refoulent et, devenus adultes, ils oublient. Les enfants, par nature, ont besoin de courir partout, d’explorer, de crier, de rire, de jouer pour apprendre, jouer c’est leur métier. Ce qu’on leur fait vivre, c’est ni plus ni moins que le bagne, sans aucune raison, d’autant plus que l’on tue ainsi leur curiosité, leur soif d’apprendre, leur motivation et leur créativité, que ces %*1@# d’enseignants essaient ensuite désespérément de leur re-inculquer. Quel gâchis, mais quel gâchis… Et quand je pense que j’ai consciencieusement infligé ça à mes gamins, j’en suis malade.

          1. Il y a un paquet d’enfant qui défoulent leur mal être sur les autres malheureusement…on en revient toujours à ce respect dans l’éducation de l’enfant quand on parle de harcèlement (et à Alice Miller, même si ça me gonfle quand on dit que le drame de l’enfant doué parle des HP, parce que non, elle ne traite de QI à aucun moment). Je ne sais pas si c’est parce que, inconsciemment, j’ai traversé ça comme un immense désert de solitude absolue que j’ai déclenché le rectorat pour le collège, et aussi l’inspection pour la primaire, mais je n’arrive pas à dire à mes filles que ce qu’elles vivent est normal et qu’on ne peut rien y faire, pas moyen, j’y arrive pas…

    3. Je n’ai personnellement quasiment aucun souvenir de mon enfance ou de ma scolarité, ni du primaire, ni du secondaire. A 50+ ans, il me reste à peine une dizaine d’images dont je ne sais pourquoi elles se sont gravées dans ma mémoire. Je fais une hypothèse: les souvenirs ont besoin des émotions qui sont leurs fixateurs. Or, il se trouve que je me suis inconsciemment protégé depuis tout petit des émotions trop fortes en me créant un blindage émotionnel. J’ai vécu 50 ans quasiment sans émotions. Sauf quand parfois ça débordait, et ce sont ces seuls moments dont j’ai des souvenirs.

    4. Bonsoir,

      Personnellement, j’ai plein de souvenirs de ma scolarité, un peu comme un fresque chronologique, où chaque année avait son lot de détails et d’évènements croustillants (ou plus malheureux), meme de la petite section de maternelle j’ai plein de souvenirs (ah que c’était cool).

      Cricri

        1. @ Palcire,

          Je dois dire que j’ai plutôt subi mes émotions : une fois j’ai failli laisser tomber le lycée car un prof m’avait fait une remarque mal placée. Elle, 5 minutes après, elle n’y pensait plus…. mais moi….aie aie… Je l’ai dit à mes parents, mon père m’a sauté dessus littéralement, et vous imaginez : grosse scène, colères , pleurs…. l’horreur.

          Mais aussi, de bons moments : sorties pédagogiques (ou scientifiques, écologiques….). Voyages scolaires.

          Et puis, des prises de position : comment faire régner un semblant d’équité et de justice dans une foule de gamins tous dominés par l’égoisme ou l’orgueil (les 2 allant souvent ensemble). Je me suis retrouvée plus d’une fois à devoir faire un choix entre le groupe 1 et le groupe 2, qui ne s’entendaient pas entre eux, vous imaginez alors que je m’entendais bien avec tout le monde…. quoique je décidais, c’était mauvais pour ma réputation !

          Et bien, j’ai été victime de ce qui surpasse tout à mon sens : la jalousie. Et va y que tu lance une peau de banane (sauf je la voyais à 10 km alors forcément la personne qui m’en voulait se voyait remise à sa place).

          Enfin, le fait de donner une réponse détaillée, alors qu’on ne m’en demandait pas tant : je me suis fait rembourrée une fois (là je m’en souviens, et je ne m’y attendais pas, ca me choquée).

          Bon pour finir avec la maternelle, en grande section, pour m’occuper (car je trouvais ca LONNNNNNNG), je m’amusait à faire les exercices des autres voisins de table à leur place. La maîtresse l’ayant remarqué, ne m’a pas grondée, bien au contraire, elle m’a judicieusement fait remarqué que : si je fais les exercices à la place des mes petits camarades, eux ne pourront pas comprendre s’ils ne font pas eux-meme, en soulignant que c’était gentil de ma part (ah enfin une maîtresse compréhensive, et patiente avec ca).

          Bon disons une scolarité en montagnes russes avec des très bons moments et d’autres un peu douloureux. Mais, en tout cas j’aimais être à l’école, car je ne me sentais pas sécurité à la maison, à cause de mon père…. mais ca c’est une autre histoire.

          Cricri (qui a 41 ans retourne sur les bancs de la fac….. et qui retrouve les memes doutes qu’à l’école).

          1. Alors moi pas de souvenir du tout des 3 années de primaire à partir du cm1 quelques souvenir pas géniale d’ailleurs quand au collège je n’en parle pas j’ai réalisé il n’y a pas longtemps que j’ai été harceler redoublement sur redoublement bref je crois que j’ai perdu mon cerveau très longtemps et que je suis en train de réaliser que ce n’est pas moi alors dur dur beaucoup de choses qui remonte et beaucoup de questionnement.je dirai donc que j’ai subi mes émotions je me suis adapter comme ce qu’on voulait de moi.

          2. Je définis:
            émotions bloquées: on est spectateur de sa vie, on ne ressent rien. C’est comme si on était dans un train pour un long voyage, et qu’on attende d’arriver en regardant par la fenêtre sans que rien de ce qu’on voit ne nous touche. Quand on arrive enfin, on ne se rappelle rien du voyage.

            émotions subies: ce qui se passe autour de nous nous impacte plus ou moins fort, d’une façon handicapante, sans qu’on puisse contrôler quoi que ce soit, de telle sorte que ça nous transforme en marionnette incapable de raisonner sa vie rationnellement.

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