Suggestions pour les thérapeutes – Eveiller le géant endormi par Elaine Jacobsen

Arousing the Sleeping Giant: Giftedness in Adult Psychotherapy (Eveiller le géant endormi) rédigé par Mary Elaine Jacobsen est l’un des articles les plus célèbres sur le sujet des adultes surdoués.

C’est aussi l’un des plus bienveillants, qui donne de l’espoir.

Le texte paru dans la Roeper Review en 1999 compte 6 pages (… 15 pages en mode word). A l’exception de deux cas (l’exemple de l’histoire de deux clients) j’ai fait une traduction de cet article, que voici :

« Quand le terme surdoué est employé dans une conversation courante, il est généralement admis que ceci concerne quelqu’un qui a moins de 18 ans. Pourtant, les spécificités et préoccupations des surdoués ne disparaissent pas à l’âge adulte ; à certains moments clés de sa vie, ces mêmes spécificités et préoccupations peuvent devenir un point critique pour le bien être d’un individu.

Dès lors que les adultes passent par différentes étapes de développement personnel, ils cherchent inévitablement un sens plus clair à leur identité, à leur intégration, à ce qu’est leur place. De telles tâches sont déjà remplies de difficultés, particulièrement pour les adultes dont la dynamique de réalisation personnel est entravée par une conception erronée de ce qu’ils sont.

S’il est bien un défi pour un thérapeute, c’est celui  de recevoir en consultation des clients qui ont été identifiés comme surdoués alors qu’ils étaient enfants et qui sont persuadés que leur capacités ont « expiré » avec l’âge ; des clients qui n’ont jamais été correctement identifiés comme surdoués ou même sensibilisés à ce qu’est le surdon, et qui souffrent d’anxiété, de dépression, ou de problèmes relationnels et qui ignorent que tout ceci est lié au surdon par manque d’information ou de soutien.

Cet article offre donc un apercu de l’expérience révélatrice qu’est découvrir son surdon pour un adulte, et suggère quelques méthodes pour explorer et accompagner la réunion avec son soi surdoué.

Les personnes viennent en général en consultation pour faire le point, parce qu’elles ont le vague sentiment qu’il y a quelque chose qui ne va pas, qui est incomplet, inexpliqué ou bien qu’ils sont en train de négliger un facteur vital dans l’équation de leur bien-être.

Les clients arrivent avec rarement plus qu’une liste de symptômes et de plaintes qui sont, bien sûr, très exactement une base de tri nécessaire pour le portrait psychologique qui va être dressé. Pour autant, se limiter à une liste de symptômes est loin d’être adéquat pour un adulte surdoué.

Se focaliser simplement sur les symptômes, c’est ne pas complètement prendre en compte le client surdoué qui n’a pas été correctement identifié en tant que tel, et qui n’a donc aucune méthode pour aborder un sujet d’aussi grande signification pour lui, ou pour expliquer l’angoisse existentielle que génère le fait d’être vaguement conscient d’une disparité entre potentiel et réalisations.

Ainsi que Linda Silverman le rappelle (Silverman, 1993, p. 644), pour les surdoués, « l’accompagnement est essentiel, parce que partir à la découverte de ce qu’on a de mieux en soi est précaire et que ceux qui embarquent pour ce voyage chancèlent et se perdent en chemin ».

Le thérapeute est dans la position unique d’offrir à l’adulte surdoué une information précise sur  les spécificités des surdoués et ce que signifie vraiment être surdoué tout au long de la vie.

Dans une atmosphère chargée de bienveillance, le client peut – souvent pour la première fois – se sentir pleinement compris et reconnu. Face à quelqu’un qui le comprend, une opportunité comme il y en a si rarement, s’offre aux adultes surdoués de discuter ouvertement de leur vie intérieure et de leurs questionnements existentiels, pouvant enfin parler librement et sans la retenue habituelle.

Quand une solide compétence psychologique est mélangée à une relation thérapeutique qui apporte un vrai soutien et une vraie dynamique, ainsi que beaucoup de mes clients l’ont clamé, l’effet est que « ça change tout ». Les clients qui sont capables de reconnaître et d’affirmer leurs spécificités et leurs talents, qui peuvent se réaligner avec une perception plus vraie de ce qu’ils sont en tant qu’individus surdoués, sont préparés à se débarrasser des contraintes d’une construction défensive en faux self mise en place dès l’enfance comme un rempart contre les pressions à la conformité.

A partir de là, les besoins, les intensités, les vulnérabilités, les intuitions et les idiosyncraties du surdon peuvent être revisités comme autant de forces personnelles,  la source de la confiance en soi, de l’autonomie, de la réalisation d’un haut potentiel et être enrichies par de nouveaux contacts auprès d’autres surdoués.

Sur la base d’anecdotes et d’observations issues d’une pratique clinique et d’une vaste recherche, je décris
–      une méthode d’investigation pour le thérapeute qui soupçonne qu’il y a surdon non identifié
–      les éléments caractéristiques du processus de découverte du surdon par l’adulte surdoué
–      affect concomittant et réponses comportementales chez le client et le thérapeute
–      des suggestions pour accompagner le client vers la stabilité et le développement après sa thérapie.

Aperçu des caractéristiques

Une revue de la littérature clinique et d’éducation révèle certaines caractéristiques d’identification connues pour être des indicateurs de surdon qui relèvent plus du domaine des traits de personnalité et/ou des besoins que d’un résultat quantitatif à un test de QI.

Ceci est tout particulièrement important pour le thérapeute qui travaille avec des adultes qui arrivent sans aucun préalable en consultation, mais aussi avec des clients pour qui la passation d’une batterie de tests d’intelligence est en général refusée, improductive, et parfois, sur un plan éthique, injustifiable.

Dès lors que l’identification  du surdon à l’âge adulte est en général recherchée pour des raisons de développement et d’efficacité personnels (par opposition à tout ce qui peut relever de la recherche d’emploi à la sortie de l’école ou une demande de soutien pour des services particuliers), une approche par investigation est souvent ce qu’il ty a de plus pertinent.

Jamais, tout au long de ma pratique médicale, un client ne s’est présenté à moi en évoquant directement le surdon, un haut potentiel ou encore une créativité inhabituelle comme éléments importants à explorer. En effet, pourquoi un thérapeute devrait il s’attendre  à une telle demande compte tenu de ce que l’on connaît des surdoués, dont bon nombre ont appris à vivre dans le déni et tentent de raboter les traits et spécificités qui les caractérisent afin de gérer au mieux la pression à « être normal ».

A cause de la nature cachée du surdon à l’âge adulte, il est essentiel que le thérapeute s’attache à étudier son client sur deux plans distincts, tout en le questionnant attentivement pour établir un examen clinique destiné à déceler et spécifier des données diagnostiques.

A côté des questions directes, il faudra au thérapeute se poser sur un registre parallèle et plus subtil, être particulièrement attentif aux comportements particuliers, aux attitudes, aux expériences passées, aux plaintes qui pourraient suggérer qu’il y a un surdon non identifié.

Parmi les témoins du surdon à l’âge adulte il y a une vaste base de culture générale très interconnectée et se connectant facilement à de nouvelles informations(Coleman & Shore, 1991; Larkin, McDermott, Simon & Simon, 1980; Resnick, 1989; Shore & Kanevsky, 1993).

Il est courant d’observer une habitude récurrente d’auto contrôle et d’auto coaching, de même qu’une forte introspection avec métacognition. (Flavell, 1976; Meichenbaum, 1980; Shore & Kanevsky, 1993; Coleman & Shore, 1991).

Les clients surdoués ont tendance à faire montre d’une pensée flexible et d’une perceptivité inhabituelle, d’une capacité à percevoir en même temps tous les aspects d’une même problématique et les conflits de vision qu’elle peut générer, et d’une capacité à pouvoir rapidement cerner les problèmes et les réinterpréter au-delà des évidences, combinant leurs forces intellectuelles pour trouver des solutions réalistes et efficaces (exemple des métaphores). (Clark, 1992; Davidson, 1986; Dover & Shore, 1991; Getzels & Csikszentmihalyi, 1976; Kay, 1991; Lewis, Kitano, & Lynch, 1992; Lovecky, 1986; McCrae, 1987; Piechowski,1986).

Le thérapeute astucieux saura percevoir l’inclination de son client pour tout ce qui est complexe, pour des réponses originales, pour la nouveauté. Il sera aussi attentif à un penchant ou à une tolérance prononcée pour l’ambiguité. (Bowen, Shore, & Cartwright, 1992; Piechowski,1991; Roeper, 1991).

Une tendance à l’excitation, avec de hauts niveaux d’énergie (à ne pas confondre avec l’hyperactivité), est typique de ces profils de personnes. Ceci pourra être mis en évidence par une expressivité marquée, par un amour pour la discussion et le débat, par une capacité à se concentrer sur de longues périodes de temps, des centres d’intérêts multiples tout autant que des potentiels multiples et par le fait de se plaindre de s’ennuyer facilement (Clark, 1992; Freed, 1990; Gallagher, 1985; Lewis, Kitano, & Lynch, 1992; Lovecky, 1986; Meckstroth, 1991; Piechowski, 1979, 1986, 1991; Schiever, 1985; Silverman, 1983a; Whitmore, 1980).

Les clients mentionnent souvent un passé chaotique ou par un développement intellectual, émotionnel, psychomoteur, langagier, et/ou social assynchrone (par exemple un raisonnement qui dépasse les capacités langagières, une capacité à penser de façon complexe qui dépasse celle de savoir s’extériorise, maturité émotionnelle en retard par rapport à la maturité de raisonnement).

Beaucoup donnent également des signes chroniques d’une intelligence exceptionelle, de réussites académiques élevées ou au contraire de sous réalisatinos inexplicables au regard d’exceptionnelles capacités (Kerr, 1991; Page, 1983; Piechowski, 1991; Roedell, 1980; Silverman, 1991; Terrassier, 1985; Tolan, 1994; Webb & Kleine, 1993; Webb, Meckstroth & Tolan, 1982).

Ils sont enclins à s’imposer des standards de qualité exagérément élevés pour eux-mêmes et pour les autres, une orientation vers la perfection, une intolérance pour les tâches quelconques, de l’idéalisme et une habitude préjudiciable d’auto-critique.

Particulièrement chez les femmes, il n’est pas inhabituel de rencontrer une perception de soi distordue par des sentiments d’échec, d’être un imposteur, ou la croyance que ce sont les autres qui sont vraiment surdoués (Bell, 1990; Bell & Young, 1986; Clance, 1985; Clance & Imes, 1978; Dweck, Davidson, Nelson & Enna, 1978).

En général, les surdoués présentent une sensibilité sensorielle et émotionnelle, une difficulté à accepter la critique, une empathie et une compassion extraordinaires, un dévouement passionné pour telle ou telle cause, une préoccupation et une inquiétude profondes, des sentiments accablants à se sentir responsable du bien-être des autres et du progrès de l’humanité, et ils sont facilement outragés par les injustices et les actes inhumains (Dabrowski, 1972; Lovecky, 1986, 1990; Piechowski, 1979, 1991; Post, 1988; Roeper, 1991; Silverman, 1993b).

Il n’est donc pas surprenant que les adultes surdoués soient sujets à des périodes de dépression existentielle.

D’un autre côté, l’un des traits les plus remarquables et ébluissants du surdon est cette orientation permanente vers un objectif qui coexiste avec une curiosité incessante. Le challenge semble relever plus du besoin que de la volonté, et les sentiments d’être poussé ou mis sous pression pour comprendre et exceller sont les compagnons du succès.

L’entéléchie (du grec entelekheia qui signifie réalisation pleine et entière, une force vital qui pousse quelqu’un à se réaliser) est à la fois le résultat et la substance de la remarquable auto-motivation et persévérance des surdoués (Lovecky, 1986, 1990; Piechowski, 1991; Roeper, 1991; Rocamora, 1992).

Contrairement à la croyance populaire et à des attentes erronées de nerdisme (un individu enfermé dans une activité obsessionnelle), l’adulte surdoué fait preuve en général d’une maturité psychosociale inhabituelle, de popularité, de charisme, d’un ajustement social et d’une compétence relationnelle qui font que c’est quelqu’un en qui on a confiance.

Pour beaucoup d’entre eux, le leadership est un rôle naturel qui est soutenu par une réassurance personnelle et un excellent sens de l’humour (Hollingworth, 1931; Mönks & Ferguson, 1983; Olszewski-Kubilius, Kulieke, & Krasney, 1988; Robinson & Noble, 1991; Silverman, 1993b, 1993c; Terman, 1925).

Malgré leurs compétences, les surdoués font malgré tout l’expérience de sentiments récurrents d’isolation et d’incompréhension.

La plupart savent depuis leur enfance qu’ils sont fondamentalement différents , bien qu’ils puissent ne pas forcément savoir en quoi ils le sont, et pensent typiquement que leurs différences sont condamnables, à corriger.

De la même façon, ils peuvent en arriver à admettre souffrir chroniquement de l’expérience d’une solitude profonde bien qu’en même temps préférant travailler seul(e).

De surcroît, beaucoup ont été accusés d’être trop méticuleux, perfectionniste, ou d’être un maniaque de l’ordre, tout simplement parce que ni le thérapeute ni son client ne réalisent qu’il est normal pour un surdoué de chercher la sécurité dans la systématisation.

Les adultes surdoués peuvent oublier de respecter leurs propres besoins de s’isoler un moment, de réfléchir, de prendre le temps de rêver ou de jouer avec des concepts et des idées.

Ils peuvent se fustiger quand leur forte capacité à être autonome les transforme en fortes têtes, alors que la plupart ne se sont jamais entendu dire que s’ils remettent en cause les traditions, c’est tout simplement à cause de valeurs personnelles profondes et d’un respect pour la vérité et l’authenticité (Clark, 1992; Dabrowski, 1972; Gallagher, 1985; Krueger, 1988; Lewis, Kitano, & Lynch, 1992; Piechowski, 1979, 1986; Silverman, 1983).

Par dessus tout, l’adulte surdoué est Presque complètement inconscient que les soit-disants excès de leur nature sont en fait les traits caractéristiques de ce qui sous-tend l’excellence. Avec une aide appropriée, quand les adultes surdoués découvrent leur véritable identité, ils peuvent alors revisiter leur histoire personnelle en terme d’atouts plutôt qu’en termes de faiblesses.

Ils peuvent arriver à comprendre que les larmes et la rage de l’enfant surdoué face à l’injustice ou sa façon de pointer les vérités politiquement incorrectes étaient des signes précoces d’un leadership moral. Beaucoup finissent par réaliser que harceler professeurs et parents avec des questions et être capable de se lancer dans n’importe quelle bêtise occulte souvent des talents entrepreneuriaux ou d’innovation.

Ils peuvent aussi découvrir que ce qui était extrême susceptibilité chez l’enfant surdoué était un présage de profonde empathie, le type d’empathie que l’on retrouve typiquement chez les réformateurs sociaux et chez ceux qui défendent les pauvres et les nécessiteux. Alors, une histoire personnelle remise d’aplomb est fondamentale pour enfin s’apprécier, un pré-requis pour embarquer en toute confiance pour de nouvelles aventures dans un monde qui est encore englué dans des considérations stéréotypées au sujet des surdoués.

Sur la trace du moi surdoué : un processus stratégique d’investigation

Une fois muni des informations de base sur les traits caractéristiques des surdoués, le processus d’évaluation qui marque le départ de la psychothérapie va inclure, au moins en périphérie, le passage en revue d’un surdon non reconnu ou rabaissé.

Avec de l’entraînement et de l’expérience, le thérapeute ou l’évaluateur peut développer intuitivement sa capacité à détecter un surdon non identifié. Ceci est essentiel dans la mesure où les adultes abordent rarement le sujet directement.

Ecouter et être attentif aux indices, aux indicateurs verbaux et comportementaux des caractéristiques présentées plus haut est un bon moyen d’investigation.

Pourtant, il me semble important que le client soit questionné plus directement, afin de provoquer plus de réponses, ce qui permet de décider si des points non résolus sur le surdon doivent faire l’objet d’un focus particulier au cours de l’accompagnement. De plus, ceci ne manquera pas de piquer la curiosité du client si le thérapeute est sur la bonne piste.

Selon mon estimation, il y a trois raisons critiques pour procéder avec précaution et par déduction quant à toute déclaration directe relative à un surdon possible. De telles préoccupations chez un client doivent être traitées avec respect et prises au sérieux.

Parce que le terme de surdoué est émotionnellement chargé de connotations potentiellement incompatibles et d’images stéréotypées qui peuvent susciter une résistance intense, trop tôt trop vite peut sérieusement affecter tout progrès ultérieur (Lovecky, 1990; Piechowski, 1986; Rocamora, 1990).

Même si les réponses du client, son histoire, ses comportements et les traits caractéristiques de sa personnalité correspondent aux critères du surdon, il lui appartient au final de décider si le surdon doit être au centre de sa thérapie.

Une exploration en profondeur de la psyche et de la vie de la personne surdouée est central pour le traitement thérapeutique quand la notion de surdon résonne à un certain point avec la façon dont le client se comprend ; alors, la relation thérapeutique est renforcée par le pouvoir de référence sociale du thérapeute. (Kerr & Claiborn, 1991; Kerr, Olson, Claiborn, Bauers-Gruenler, & Paolo,1983; Strong & Claiborn, 1982; Strong & Matross, 1973).

Les suggestions suivantes relatives à l’investigation auprès d’un client chez qui on soupçonne le surdon, peut-être articulé de différentes façons, toujours avec l’intention d’ouvrir un canal qui permette une réflexion personnelle orientée vers la construction. (Petty & Cacioppo, 1986).

De plus, étalées avec respect dans le temps, elles peuvent fournir un chemin balisé au moi surdoué enfoui, et elles peuvent également fournir une fondation pour un dialogue ultérieur et un accompagnement thérapeutique qui conviennent aux besoins du client.

Demandez au client comment il explique à la fois ces problèmes récurrents et anciens de bien être et les obstacles à la gratification. Quand il en sera à essayer d’avancer des raisons, ne soyez pas impatient à lui révéler des traumatismes  d’enfant qui n’ont peut être jamais eu lieu.

Passez en revue rapidement les assises intellectuelles, éducationnelles et créatives de votre client, à la recherche d’indicateurs d’un développement précoce, d’une progression assynchrone (conceptualisation mentale précédant les moyens de formaliser un produit fini), précédents de remarques d’adultes sur des questionnements prématurés, curiosité tenace, talents artistiques, musicaux ou spatiaux, sens de la moralité s’étant manifesté très tôt, capacité rapide à s’opposer aux figures en charge de l’autorité, intolérance à l’injustice.

Ne supposez pas systématiquement que le client a raison quand vos premières suggestions de surdon non identifié sont vigoureusement niées. Ne pensez pas, comme l’opinion collective le dit pourtant, que le surdon est rare, ou bien que, parce que votre client vient d’une famille quelconque et/ou avec peu de formation et de culture, il ne peut y avoir de possibilité de surdon.

Efforcez vous de ne pas penser que la façon dont votre client peut se mettre en position de défense, son autonomie affichée, son exigence et même les soupçons qu’il peut montrer à votre égard sont une insulte à votre intégrité ou à votre autorité professionnelles. Voyez plutôt sous ce vernis de l’appréhension, de l’irritabilité, de la méfiance et de la résistance à une peur sous-jacente.

Rappelez vous que la vulnérabilité qui accompagne le surdon l’emporte souvent sur les avantages que celui peut apporter. Considérez ces défenses établies comme des produits légitimes et intelligents, vestiges d’une vie qui s’est bâtie dans un environnement social indifférent voire hostile. Veillez à révéler judicieusement (en respectant leur anonymat) certaines expériences personnelles ou des histoires vécues par d’autres personnes surdouées afin d’aider votre client à normaliser ce que lui-même vit ou a vécu.

Instillez dans cette évaluation une recherche relative à un ressenti d’incomplétude ou un désir inassouvi tel que “Imaginons que tout d’un coup, vous seriez complètement libre de faire ce que vous voulez, que vous avez tout ce qu’il faut en matière de compétences et d’expérience pour faire ce que vous voulez vraiment dans la vie. A quoi ça ressemblerait ? Qu’est ce que ça signifierait pour vous ? “

Abordez le sujet de se sentir fondamentalement différent, seul et incompris par des questions qui permettent d’obtenir l’information, mais de telle façon qu’il y ait empathie afin que votre client puisse percevoir qu’il a votre soutien si nécessaire.

Par exemple  “Y a t-il jamais eu un moment dans votre vie où vous vous êtes senti(e) pleinement compris(e) ? » Ou encore «  Depuis combien de temps n’avez-vous pas eu le sentiment d’être vraiment vous-même, sans vous cacher, sans vous ralentir, sans vous retenir ? »

Sans être essentiel, le fait d’être vous même surdoué  est inestimable pour le success de la thérapie.

Cette population spéciale que sont les adultes surdoués demande des thérapeutes qui soient préparés à leurs attentes : suivez les expressions d’intense intérêt du client avec enthousiasme et intérêt, même si le sujet abordé est abstrait complexe et/ou présenté d’une façon quelque peu itérative ou tangentielle ; intervenez à l’occasion (avec respect) en faisant montre d’humour et de curiosité pour compléter les interrogations de votre client, évitez l’écoute inactive (excessive) et les réponses de routine ; soyez un collaborateur compréhensif qui sait être subtil dans l’accompagnement sur les chemins du développement psychologique, la réalisation de soi et la compréhension du surdon ; ne vous placez pas en compétiteur ou quelqu’un qui a toutes les réponses ; montrez vous sincère avec une authentique préférence pour les particularités relatives aux personnes surdouées ; discutez, explorez, discutez plus avant encore, sous plusieurs angles d’approche et à différents niveaux de compréhension ; formalisez des idées abstraites et proposez à votre client du travail à la maison (que ce soit directement ou de façon plus subtile), de façon à continuer le processus entre deux séances (Kerr & Claiborn, 1991; Lovecky, 1986).

Assurez vous que votre client sait que vous le (ou la) valorisez comme une personne unique, quel que soit sa capacité à créer/produire quelque chose qui l’insère dans la société.

Travaillez avec votre client de façon collaborative, négociez la direction que vous allez prendre, le rythme, l’approche utilisée pour la thérapie, et posez des limites claires si nécessaire. Il faut que votre client sache que vous comprenez ses besoins et que vous avez des idées concrètes sur la façon dont vous pouvez l’accompagner, mais veillez à laisser à votre client le temps nécessaire pour qu’il puisse raconter son histoire en ayant le sentiment d’être compris.

Approuvez la réflexion, la méditation et l’investigation transpersonnelle même si aux yeux des autres ça peut ressembler à une recherché trop radicale pour se comprendre soi-même ; encouragez les moments de plaisir improductif réguliers, l’entraînement à la relaxation pour contrebalancer les effets d’un travail douloureux ; récompensez le succès, les moments de retraite, le développement des relations avec des pairs ou des âmes sœurs. N’hésitez pas à aborder ouvertement et directement les préoccupations d’ordre spirituel, quitte à vous faire aider d’autres professionnels si nécessaire.

Ne négligez pas l’irruption d’une conscience transpersonnelle naissante, de rêves qui laissent un souvenir marquant, et le rôle important de la symbolique. Encouragez les efforts à s’engager dans de nouveaux développements intellectuels, éducationnels, musicaux, sociaux, de loisirs ou encore spirituels tout autant que les opportunités à s’occuper des autres.

Le bon équilibre (qui reste à déterminer individuellement) renforcera de façon marquée la confiance en soi de l’adulte surdoué, se focalisera intelligemment en accordant la priorité à de multiples passions, restaurera une énergie disparue, renforcera la créativité, et augmentera profondément l’intégration et la réalisation de soi.

Aidez le client à trouver un équilibre qui lui permettra de gérer temps et énergie de façon à pouvoir s’impliquer intensément dans autant d’activités qu’il lui sera nécessaire pour se sentir en forme et satisfait (vous constaterez d’ailleurs que ce nombre d’activités est généralement largement supérieur à celui d’une personne dans la norme). Soyez pleinement conscient du fait que la sous-stimulation peut être, sur le plan émotionnel, aussi préjudiciable que la surstimulation.

N’oubliez pas de questionner votre client sur ses efforts quand il ou elle semble être un peu trop dispersé(e) en lui rappelant que c’est une chose d’avoir des idées (même les celles qui font le plus envie) et c’en est une autre de les mettre en pratique.

Attendez vous à une variété de réactions de la part de votre client surdoué : déni, ennui, colère, ressentiment, appréhension, doute, sévère auto-appréciation, joie, soulagement, le tout mélangé à des pics d’énergie subitement revenue et de grande détermination.

Attendez vous aussi à des réactions particulières de votre part, tells qu’irritation, fatigue, frustration, envie, réjouissance, fascination, affinité, protection et à devoir travailler à les dépasser chaque fois qu’elles apparaîtront.

Faîtes appel, chaque fois que nécessaire, à des coaches professionnels ou des consultants en ressources humaines, à une formation en leadership, à des groupes de parole, à un mentor, à des opportunités d’apprentissage supplémentaire, à des journaux ou tout autres ressources disponibles sur le sujet de l’accompagnement des surdoués, de la littérature en psychologie aussi bien que religieuse ou encore en ésotérisme, et enfin toute documentation solide destinée à ceux qui font des recherches sur le raisonnement et la réalisation de soi.

Conclusion

Evaluer et conseiller des adultes surdoués est aussi stimulant et gratifiant que c’est ardu et demandant un vrai dépassement de soi. Dans le contexte du surdon le caractère unique de la personnalité tout autant que les différentes facettes d’un haut potentiel sont, peut-être, encore plus intensément évidents.

Les thérapeutes qui veulent accompagner des clients surdoués doivent être au préalable préparés à lire entre les lignes de la communication dans le domaine de l’appréciation psychologique.

Un processus d’investigation directe et indirecte peut faciliter l’appréhension de son surdon par l’adulte, et ce que ceci signifie quand cette découverte libère des sentiments de culpabilité, de remords, de regret, de colère, et même de peurs quant aux attentes que le fait d’être surdoué(e) peut générer.

Pour permettre au client d’arriver à se reconnecter avec son moi surdoué, le thérapeute doit acquérir des compétences spécifiques et une posture d’approche particulière qui imprègne la relation, qui affirme un regard bienveillant, de la sagacité, et un soutien à la créativité et à l’individualité de son client ou de sa cliente.

Avec un surdoué, c’est tout un art de savoir semer les graines de la suggestion, pour les laisser s’épanouir, ce qui permet en même temps de respecter les capacité de discernement et d’auto-analyse de son client.

Le thérapeute compétent sera sensibilisé aux ressources à offrir aux surdoués et sera prêt à émettre des suggestions qui permettront une meilleure compréhension et une meilleure efficacité personnelle, dirigeront le client vers des opportunités de rencontres avec des pairs ou des opportunités de réalisation de son potentiel.

De la même façon, le thérapeute doit pouvoir mettre à disposition de son client une profusion d’interventions cliniques sensées, efficaces et créatives. Il lui faudra aussi se tenir prêt à challenger les perspectives erronées et défaitistes de son client sur la base de faits établis, et grâce à l’apport de connaissances (nouvelles pour le client) sur ce qu’est et n’est pas le surdon et de méthodes éprouvées pour gérer sa vie en tant que surdoué(e).

Dans tous les cas, la thérapie doit être menée de telle façon qu’elle ne soit pas le reflet des attentes exprimées ou implicites de la société pour modifier la personnalité surdouée et de sanctionner ce qui est haut potentiel.

Les adultes surdoués ont besoin d’un champion pour défendre leurs différences, pas de quelqu’un qui involontairement se fait l’interprète d’exhortations inadaptées à « ralentir et arrêter d’être aussi susceptible, passionné, exagérément responsable, et intense », afin de satisfaire à la norme sociale.

A la longue, de façon progressive, et par approche concentrique, le thérapeute fait évoluer la perception que son client a de lui-même comme « personne qui pose problème » à celle de « personne surdouée avec quelques problèmes », avant de pouvoir atteindre l’étape ultime qui est « une personne surdouée préparée à anticiper les problèmes qui pourraient venir entraver son bien être ».

Les résultats d’une thérapie adaptée pour un surdoués relèvent parfois du subtil, parfois du brutal, mais dans presque tous les cas parlent d’émancipation.

Cette expérience rédemptrice de se découvrir surdoué peut être résumée par le témoignage d’un ancien client : toutes ces années pendant lesquelles j’ai pensé qu’il était honteux d’être aussi sensible, aussi méticuleux, aussi émotif… Vous ne pouvez pas savoir le nombre de fois où j’ai prié le ciel pour être « normal ». Ca change tout. Je ne suis pas bizarre en fin de compte. Peut-être que maintenant je peux me réconcilier avec moi-même malgré le temps perdu ; je peux peut-être m’encourager à atteindre mes objectifs et à changer. Je ne sais pas s’il fait que je rie ou que je pleure. Tout ce que je sais, c’est que je suis de retour. Ma vitalité m’est revenue et l’espoir avec. Je peux être moi-même, à ma façon, avec mes différences et tout le reste. Quel soulagement d’habiter ma vie !

Quand enfin un adulte surdoué rentre en possession d’une identité authentique et débarrassée de ses chaînes, un changement radical intervient, une sorte de « coming out », une révélation de l’individu en pleine possession de ses moyens qui peut respirer librement, créer avec vigueur, et dont les talents peuvent murir sans honte et sans défiance épuisante.

Alors, et seulement alors, l’adulte surdoué peut réveiller le géant endormi du haut potentiel et, en évitant adroitement les obstacles le conduire vers le bonheur et la réalisation de soi. A son tour, les legs révolutionnaires de l’adulte surdoué à l’humanité contribuent à nous enrichir tous.

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24 thoughts on “Suggestions pour les thérapeutes – Eveiller le géant endormi par Elaine Jacobsen

  1. Tout d’abord bonjour,
    Je voudrais revenir sur le mot  »Client »
    De ma façon de voir les choses, le terme  »Client » est plutôt quelque chose de positif en soit. Le fait d’utiliser ce terme reviens à prendre soin de cette personne malgré un but officieux.
    Pour finir, vu que ce n’est finalement qu’un mot qui est perçu différemment par chacun de nous, suivant nôtre état d’esprit sur le moment, nôtre expérience, nôtre histoire, nos croyances.

  2. Merci de tout coeur.

    Un excellent article qui redonne espoir. Les conseils d’accompagnement donnés me semblent tout à fait pertinents. Reste à trouver des professionnels qui auront lu ce texte, ou du moins ont des pratiques analogues 🙂

    1. Bonjour Saraluna

      Peut-être ai-je été trop soucieuse de coller au texte original pour la traduction ? Car dans le texte original, c’est bien le mot client qui est utilisé.

      1. C’est justement parce que c’est la traduction effective, (et non pas la votre ! ) que ça me dérange. Qu’on puisse intégrer la notion de clientèle à des personnes qui se tournent vers un thérapeute. J’aurai eu tendance à les ranger dans une catégorie plus proche de celle des « patients » mais là dans ce cas là, si il y a patient, il y a peut être automatiquement la notion de pathologie qui y est associée. Etrange …

          1. J’ai eu un court moment une thérapeute qui m’appelait sa « cliente » parce que, disait-elle, je la payais. J’avais alors l’impression d’être chez le coiffeur ou la boulangère…

            Pour moi, on est « patient » dès qu’on va voir quelqu’un pour aller mieux, ce qui n’implique pas une quelconque pathologie.

            La pathologie implique un dysfonctionnement, c’est-à-dire quelque chose qui ne fonctionne pas correctement.
            Le surdon est un mode de fonctionnement qui n’est certes pas dans la norme, mais la norme signifie ici un mode de fonctionnement qui est le plus observé dans une population. Ce n’est pas parce que le surdon n’est pas souvent observé qu’il en devient un dysfonctionnement, une pathologie.
            Par contre, le surdon, de par la souffrance due à la différence, à la pression et au rejet de ceux qui sont dans la norme, peut amener à une névrose selon les défenses engagées, mais pas obligatoirement.

          2. Au contraire, je n’envisage pas le surdon comme une pathologie, mais comme une vision/sensibilité/prise en compte différente du monde et de tout ce qui le compose. Avez vous vu « Le cercle des poètes disparus »? Il y a une scène ou Monsieur Keating, remarquablement interprété par Robin Williams, demande à ses élève de monter sur leurs bureaux, pour voir les choses d’un autre angle. Ce qui ne les empêche pas de voir les « choses » du même angle que tout le monde . C’est un peu ça pour moi le surdon. Une capacité de regarder les choses sous un angle différent, au point qu’on me demande souvent si je ne suis pas un peu tordue de monter sur ces tables.
            Paradoxalement, le terme de client, de clientèle, me dérange dans le sens ou un client est pour moi une personne qui va engager une dépense dans le but de satisfaire un besoin ou par simple plaisir. En tout état de cause, il y a dans ce mot une idée mercantile que je n’associe pas à une consultation chez un thérapeute.

        1. A mon sens la notion de « client » est voulu, elle est utile au thérapeute pour assurer une juste distance thérapeutique et pour éviter une implication trop personnelle pouvant devenir « malsaine » dans certains contextes.

          1. La notion de « client » permet peut-être aussi pour le professionnel de la santé, de prendre pleinement en compte la demande de la personne en souffrance, et de rendre compte d’une réalité économique qui est que le professionnel de santé est rémunéré par ces personnes. Au surplus, il y a peut-être possibilité d’exiger une attente de résultat.
            Il y a une suspicion qui me semble assez spécifiquement française, qui stipule que dès lors qu’on est rétribué par quelqu’un, on ait intérêt à maintenir cette personne « rétributrice » dans cette situation de rétribution. En termes plus grandioses, on appelle cela « faire suer les contrats », expression que je suppose connue de la plupart de tous (ça va du BTP à l’habillage de jet-privé, aux contrats de développement logiciel, etc. etc.) et qui désigne une forme de mise en dépendance du client. En effet celui-ci est amené à débourser davantage après livraison du produit demandé, parce que ci , parce que ça, non pas parce qu’il ne voulait pas ce qu’il voulait, mais parce que ce qu’il voulait était savamment borduré, limité dans le contrat, sans que le client en ait conscience, – merci aux complices, nos amis les juristes et autres spécialistes fort bien formés et rémunérés dans notre pays, et qui ont peut-être généré cette synonymie « client » – « pigeon ».
            Pour ma part, j’estime que le mot « client » est tout à fait digne, et renvoie à une demande active, alors que le terme « patient »me semble renvoyer à une notion de souffrance passive.
            Sans juger forcément trop ces termes en soi, je crois que le terme « client » est plus approprié que celui de « patient » dans une démarche active.

  3. C’est mon premier obstacle vers la consultation. Le psychiatre m’analysera t-il dans la globalité de mes dires ou sauterait à la première occasion vers une névrose ou une psychose !

    1. Bonsoir Vador

      Si le psychiatre n’est pas au fait du surdon, il optera pour une névrose, vraisemblablement…
      et alors je vous renvoie au beau texte de Dabrowski sur le sujet… « je vous salue névrosés ! » – http://www.talentdifferent.com/je-vous-salue-nevroses-663.html

      Toute la difficuilté est effectivement que le psychiatre accepte l’existence du surdon.. mais ensuite qu’il sache faire la part de ce qui est surdon et de ce qui est parcours de vie.
      Et sur ce point, je vous renvoie aux textes d’Andrew Mahoney sur le sujet, car ils me semblent très utiles.

      Maintenant, je vous livre mon témoignage. J’ai fait récemment l’expérience de prêter mon bouquin à un thérapeute qui ignorait ce qu’était le surdon chez les adultes.
      Il l’a lu et m’a même dit avoir mieux compris ce qui se passait.
      .. Alors peut-être pourrez vous vous risquer à faire la même chose : arriver chez un thérapeute avec une partie du mode d’emploi ?

      1. Bonjour Cécile (j’ai eu l’occasion de vous connaitre non seulement à travers votre livre mais aussi sur le site des congrés sur la surdouance – d’ailleurs ils vous ont appelé Céline et non Cécile et ils ont mis aussi votre nom sur le visage d’un autre professionnel du surdon… Cela m’a fait rigoler….). Je voudrais juste réagir à votre commentaire. Je trouve cela quand meme assez grave qu’on en arrive en 2012 à donner un livre qui n’est pas rédigé par une professionnelle du secteur psy mais par un témoin du « phénomène? » à un thérapeute! Je suis en première année de Psy à distance et je constate que bcp de diplomés en Master ne savent pas en effet ce qu’est un HP et les « symptomes » que vous décrivez si bien dans votre livre. Pourtant déjà en première année nous étudions la psy du développement et il y a meme des devoirs sur les enfances précoces……………….. Cherchez l’erreur!! Peut-on vraiment se déclarer psy sans s’etre penché sur le surdon chez les adultes??? Nous ne sommes pas en train de parler d’une maladie complexe et encore toute à découvrir…. Le surdon n’est pas nouveau. Enfin bref je reste perplexe et c’est d’ailleurs pour cela que j’ai du mal à m’orienter vers un psy pour passer les tests. Jusqu’à quel point sera-t-il/elle lui/elle-meme à jour sur la question? Quand on découvre les très interessants billets de Stéphanie il y a de quoi se poser beaucoup de questions…..

        1. Bonjour PetLover

          « Grave » ? Je ne sais pas…
          Mon livre est un témoignage, pas un ouvrage scientifique. Il n’est pas théorique, juste très pratique, une sorte de recueil de « Case Studies ».
          Au demeurant, il est au départ destiné aux thérapeutes et aux accompagnants des adultes surdoués pour permettre à ces derniers de mieux s’apprivoiser.
          Car dans certains cas je ne pense pas qu’il soit si facile de s’apprivoiser soi-même quand on a une vision de soi qui est au final si déformée.

          L’acceptation des enfants précoces est somme toute relativement récente. Rappelez vous aussi que les neirosciences sont une sciences assez récente (développement dans les années 90). Il est normal qu’il y ait encore beaucoup de chemin à faire pour les adultes.
          Je suis en ceci très reconnaissante à ce thérapeute d’avoir su accepter une vision qui venait d’un patient et non pas d’un théoricien.
          Je sais aussi que ce geste n’est pas isolé, ce qui me laisse beaucoup d’espoir sur l’amélioration rapide de la reconnaissance de cette population.

          En fin de compte, diminuer ou effacer les souffrances n’est il pas l’essentiel à retenir ?

          1. Bonjour Cécile et Petlover,

            mon témoignage pour dire que j’ai aussi fait la démarche de fournir les résultats du test, le livre de Cécile et parler de celui de Monique de K. à mon médecin et au psychiatre qui était prêt à me faire avaler le traitement destiné aux bipolaires…

            Le médecin m’en a grandement remerciée car cela lui a permis d' »élucider » mon cas une bonne fois pour toute mais aussi d’aider et orienter vers des tests certains patients qu’il n’arrivait pas à « cerner » !

            Le psychiatre, bien que plus réservé et modéré, a convenu que, à la lecture des ouvrages, je relevais effectivement ce cette « catégorie » de personnes… que ma « différence » taxée pourtant de névrose il n’y a pas si longtemps trouvait plus d’explications sous cette lumière-là.

            Passer du statut de « malade psy » à HP n’a pas été sans doutes et sans douleurs, Cécile en sait quelque chose et elle m’a grandement aidée avec Stéphanie…
            je ne les remercierai jamais assez !

            Alors oui, c’est peut être à nous à orienter les autres pour qu’ils nous comprennent mieux. Donner le « mode d’emploi » aux soignants et à l’entourage proche apaise bien des situations de souffrances, cela nous « ouvre » aux autres…
            c’est ce qu’il se produit actuellement pour moi : mon mari a aussi lu le livre de Cécile à ma demande, cela nous a rapprochés car il a enfin compris en quoi nous sommes différents tous deux, bien que complémentaires, et pourquoi aussi ses fils, petits zèbres, n’ont pas exactement les mêmes préoccupations que les enfants de leur âge !

            Cécile et Stéphanie : MERCI ! ***

          2. Je n’arrive pas à répondre à Solstice car je ne vois pas le lien « répondre » donc je réponds ici. J’ai employé le mot « grave » car je reste tout de même perplexe sur le fait que cela soit aux HP d’informer les professionnels de la santé mentale, dans le sens où personnellement si je m’adresse à eux, c’est parce que je suis en souffrance et je m’attends à ce que la réponse sur cette souffrance vienne de leurs études, expériences, mises à jour et non que cela soit à moi de leur apporter cette réponse (au prix de la consultation c’est quand même le comble !). Je répète, nous ne sommes pas en train de parler du Sida ou d’un virus méconnu mais seulement d’adultes surdoués. La surdouance est une chose connue et étudiée depuis le début du siècle !! Votre psychiatre en a conclu que vous êtes HP seulement à la lecture du livre ou bien il vous a-t-il conseillé d’approfondir avec des tests ou autres? Moi pour l’anecdote aujourd’hui je suis allée à un rdv avec une des meilleures graphologues d’Italie qui a déjà étudié plusieurs fois mon écriture celle de ma main droite et celle de ma main gauche (je précise que je suis gauchère contrariée) et je lui ai parlé des livres que j’avais lu et comment ils m’avaient bouleversés. Je lui ai donc parlé des tests de Mensa et du WAIS et m’a confirmé sa façon de penser sur ces tests (ce que nous pouvons lire dans les billets de Stéphanie sur le Weschler…). Alors je lui ai demandé si la graphologie pouvait détecter le HP d’une personne, vu que la graphologie prend en compte tous les aspects de la personne (émotions, sensibilité, capacités intellectuelles….) et elle m’a parlé des tests graphologiques sur les enfants….. Puis a sorti un livre qui contenait l’écriture de Mozart et m’a donné quelques indices en me certifiant que la seule écriture pouvait suffire à savoir si une personne était HP ou non (ce qu’elle n’a pas vu chez moi mais m’a conseillé par contre de « laisser aller la partie créative qui suffoque en moi »). Je me suis donc demandé comment cela se faisait-il que les graphologues n’étaient pas impliqués dans les tests pour adultes car leurs compte-rendus serait surement bcp plus fiables que les tests que nous connaissons. J’ai eu la sensation de la mettre dans l’embarras. Je l’ai vu étonnée devant ma question : « alors moi je ne suis pas HP? Vous n’avez rien détecté dans mon écriture? » comme ci elle se rendait compte qu’elle avait les capacités d’analyser et de voir du génie dans l’écriture d’un Mozart car elle l’avait analysé sous toutes ses coutures mais que dans l’autre sens, prendre une écriture d’un adulte apparemment banal (comme moi) et y trouver du génie cela ne lui est peut-être jamais venu à l’esprit. Je continue donc à rester perplexe.

      2. Bonsoir Cécile, je ne sais toujours pas si je suis HP, mais pendant cette période avec un manager pervers manipulateur, mon médecin m’a diagnostiquée bipolaire et m’a proposé d’aller voir un psychiatre, ou de me faire des séances de thérapies brèves prodiguées par ses soins (!!!) ce qui eu le don d’horripiler ma psy. Laquelle psy au cours d’une crise maniaque (ça n’arrive qu’à moi, j’étais allée la chercher alors qu’elle était avec les pompiers et sa fille en larmes, au retour d’un colloque sur les extra terrestres, et je jure que je n’invente rien), au cours de laquelle crise donc m’a dit n’avoir jamais vu personne pleurer autant dans son bureau et qu’un autre psy m’aurait probablement qualifiée de bipolaire. Et aussi que si j’étais là pour elle, c’est parce qu’elle avait été là pour moi (vu son état, j’ai omis de préciser d’un point de vue karmique certes, même si moi, j’avais payé chaque séance). Ca, c’était quelques heures avant de se faire interner. Et si je j’étais pas convaincue qu’elle pensait chaque mot qu’elle m’a dit, je ne lui en aurais pas voulu. Je déteste l’incompétence. En effet, 3 ans avec un manipulateur, ça déstabilise légèrement l’humeur, surtout quand votre psy nie ce que vous vivez, et rejette d’un revers de la main vos lectures sur la douance en sous entendant que ça serait bien vos chevilles n’enflent pas trop.
        Bref, on ne devient pas copine avec sa psy bipolaire, ni avec son patron pervers, et pour la douance, bin, j’en sais toujours rien de ce qu’on en fait si tant est que ça existe, et que ne me sois pas « monté le bourrichon » sur ça comme sur le reste.
        Et punaise, décidément, ce truc est pas racontable ni audible, pourtant je promets que je n’invente rien, et pardon pour l’épanchement, et merci pour le lieu d’épanchement.

        1. Bonsoir Lechalote
          Le commentaire ferait sourire (car vous savez remarquablement « planter le décor » pour votre psy)… si ne pointait derrière une vraie désespérance (et aussi, je trouve, pour en rajouter une couche à cette désespérance, une vraie culpabilisation – la victime se reproche d’avoir rencontré ses bourreaux… un phénomène « classique » selon le Pfr Crocq, spécialiste des traumatismes que j’entendais il y a quelques temps sur France Inter)
          Quelque part sur le blog, parmi tous les commentaires, Solstice d’Hiver a un jour indiqué que le psychiatre qui la suivait avait renoncé à lui prescrire des médicaments contre la bipolarité après avoir lu mon livre…
          J’ai le sentiment que nous sommes dans une société qui par sa violence produit des extrêmes tout en les niant : il faudrait que nous soyions tous standardisés, ne réagissant pas « trop », ni dans un sens, ni dans l’autre.
          Je parcourais aujourd’hui les fleurs des émotions de Plutchik : certains ressentent les émotions plus violemment que d’autres, c’est indéniable. Et réagissent en conséquence c’est indéniable aussi.
          Pourquoi le nier ?
          Pourquoi ne pas s’employer à « faire avec » ? pour ceux qui en sont affectés, comme pour ceux qui ne le sont pas.
          Apprendre à aller vers l’autre et à interagir – là est, il me semble, le plus sûr moyen de faire converger les extrêmes en douceur.
          Quant au surdon…
          L’étiquette permet de rassurer, mais elle ne guérit rien.
          Alors je conclus comme toujours : l’important n’est pas d’être étiqueté, mais d’aller mieux.
          J’espère que ce blog, à sa façon, y contribue.
          L’occasion, pour moi, de vous remercier de contribuer à faire connaître le poème de Dabrowski, et, à travers lui, Talentdifferent.
          Passez nous voir un soir sur le chat, ça ne vous tente pas ? 😉

          1. Merci pour votre réponse (j’ai très envie de vous tutoyer, vous comprendrez pourquoi, et que la langue française est compliquée). Oui, il y a une vrai désespérance de ne pas avoir pas été pas « comprise » (c’est venu un peu trop tard, en tous cas pas au bon moment, ni avec les personnes dont je l’attendais, mais de la part d’autres qui on été de merveilleuses surprises aussi) et une vraie espérance aussi, tant j’ai appris pour moi et mes proches, et compris que l’âme humaine n’est pas faite de règles, mais d’apprentissages et d’espoir. Mais cela malheureusement n’exclut pas la colère. Pour le poême, il me parle, et pour cette raison, je le véhicule, je crois à cette « noosphère » (cf wikipedia), c’est moi qui vous remercie. Quant au tchat, j’y ai participé une fois avec beaucoup de plaisir, et j’ai souvent envie d’y revenir, pas plus tard que ce soir, mais j’ai peur à la fois de prendre trop de place dans des relations établies et de m’y perdre (qu’il ne prenne trop de place dans ma vie à moi). Notre société de mensonges sans repère produit des extrêmes qui prouvent seulement que nous devons cesser de chercher un mentor (école, système, parti, religion…) pour laisser agir notre libre arbitre. Des gens qui dévoilent la vérité sans fard et sans jugement, comme Alexandre Jardin avec sa famille, ou Félicité Herzog, m’impressionnent par leur courage. Enfin les lectures m’ont infiniment aidée, et concernant l’étiquette en effet, chacun trouve le mot qui lui va bien, surdoué, surdouillet ou névrosé qui me convient assez en ce moment 🙂

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