Comment identifier un adulte surdoué

L’émission est passée sur France Inter en début de semaine.

Une émission qui, à mon sens, ne peut s’empêcher d’échapper à des informations parfois un peu caricaturales (mais difficile de faire autrement quand il faut s’exprimer en si peu de temps).

Après la tendance catastrophiste « les pauvres surdoués vont mal, il faut les aimer, ils sont gentils et si merveilleux« , la tendance à la mode est maintenant « les surdoués vont très bien, d’ailleurs les études le disent« .

Difficile de faire entendre la voix (voie) du milieu qui est de dire
– que tous ne vont pas mal mais que pour autant tous ne vont pas bien;
– que les études sont souvent biaisées parce qu’on se cale sur un niveau minimum de QI (130+) et que tous ceux qui ont ce niveau mais ne le montrent pas sont de fait écartés – mais les chercheurs vous diront qu’ils n’ont pas d’autre choix que de prendre en compte ce critère unanimement admis même si, effectivement, certains passent sous le radar.
– qu’à partir de là on manque quand même de statistiques.
– que tous les surdoués ne sont pas tous « aussi surdoués » : on est plus proche du « ventre » de la courbe de Gauss quand on a 130 de Qi (1 écart type) que lorsqu’on a 145 (2 écarts type) et a fortiori 160 (3 écarts types) et que ces écarts changent tout sur la façon d’aborder la résolution de problèmes, voire la vie tout court.
– qu’il est difficile de se reconnaître comme membre d’un groupe quand on ne se reconnaît pas dans au moins 15% de la population de ce groupe.
– que le poids du conformisme cognitif est très puissant et qu’il est bien difficile de pouvoir vivre comme on l’entend en faisant fi de la « norme sociale » (faîtes comme tout l’monde !)

.. J’ai donc d’autant plus apprécié l’intervention de Monique de Kermadec qui a su rester imperturbable et déterminée et surtout : « voie du milieu » garder, face à Gabriel Wahl et Christophe André qui, sous couvert d’un humour détaché, m’apparaissaient plutôt comme les tenants de la nouvelle tendance « les surdoués vont tous très bien ».

.. Et des témoignages décomplexés, toniques, équilibrés, lucides, loin du larmoiement auquel la télévision nous a jusqu’ici habitués : ça fait du bien !

En cliquant sur le rond rouge dessous, lancement du podcast de l’émission (qui dure une cinquantaine de minutes)

Côté statistiques, ces citations mises en avant par Monique de Kermadec sur sa page Facebook :
 » Les statistiques sont vraies quant à la maladie et fausses quant au malade; elles sont vraies quant aux populations et fausses quant à l’individu « .
Pr. Léon Schwartzenberg
 » Les chiffres sont aux analystes ce que les lampadaires sont aux ivrognes: ils fournissent bien plus un appui qu’un éclairage « .
Jean Dion, chroniqueur au journal Le Devoir

78 thoughts on “Comment identifier un adulte surdoué

  1. Bonjour,
    Après beaucoup d’hésitations je vais finalement apporter mon modeste témoignage, si ça peut entrebâiller une porte vers un peu d’espoir pour certains.
    J’ai 58 ans, je n’ai jamais été détecté. Après un changement des cadres supérieurs de l’organisation où je travaille, contrastant avec l’incurie des précédents, j’ai eu de plus en plus de travail avec des dossiers à traiter en très peu de temps (3h pour faire un bilan des investissements sur 6 ans de l’équipe précédente, 2 h pour changer un modèle économique de gestion d’activité) et j’y suis arrivé plutôt facilement, à ma surprise. Cela m’a intrigué, alors je me suis posé la question de la douance…que je ne m’étais JAMAIS posée avant, car tout ce que je faisais me semblait normal, même si j’étais plutôt bon élève selon moi (pas tout à fait l’avis des enseignants : j’ai sauté 2 classes), avec un passage de survie en prépa suite à un choc émotionnel fort (décès de mon père au moment du bac). 9 postes occupés chez 5 employeurs en 10 ans, dont 1 fois remplacé par 2 personnes, stabilisé depuis (avec 2 jobs simultanés pendant 10 ans).
    Et, comme ça m’arrive souvent, en ne pensant plus au problème, il y a 6 mois, j’ai vu la réponse, en un éclair qui m’a plongé paradoxalement dans le brouillard tout une matinée tant l’émotion était forte. Depuis, j’ai lu des livres (celui sur s’épanouir dans le monde du travail de Cécile Bost est à 60% stabiloté de vert, j’ai dévoré celui sur l’ego de Serge Marquis) , j’ai surtout examiné rétrospectivement les détails de ma vie, et, est-ce l’expérience? Ça m’a apporté une paix que je n’avais pas connue, car j’étais frustré de stagner professionnellement alors que je voyais ce qu’il fallait faire, que je n’étais pas toujours compris, que j’ai inventé des outils dont personne d’autre que moi ne voit l’intérêt (ni ne comprend, parfois) : finalement, c’est chouette de piger vite (le petit plaisir des réunions avec la direction générale où le problème est cerné en 3 mn chrono), d’être polymathe, parce que si on se force à expliquer, à écouter, on peut trouver des idées pragmatiques chez les personnes séquentielles pour faire accepter ses idées, et une approche émotionnelle, humaine, qui ne fait pas que retarder mais qui enrichit diablement. Aujourd’hui, on me laisse travailler comme je veux, je maîtrise ma dose d’ennui, j’aide à ma façon les autres (entraînement des collègues pour les concours de cadre 5 réussites sur 6, assistance sur des dossiers pluridisciplinaires), et j’ai une bonne image auprès de mon entourage : qu’est-ce que c’est agréable, plutôt que de les menacer/agresser sans le savoir ! Certains collègues m’ont accepté, je les taquine de façon décalée en utilisant des mots rares (obvie, arénacé, dirimant) à la place de mots courants (évident, sableux, éliminatoire) dans une conversation sur le dernier week-end, et ça marche : ils me connaissent.
    Donc je dirais : il faut utiliser ses capacités pour construire des comportements d’intégration en tenant compte des paramètres humains dans son environnement (des données pour les intuitions!), profiter de ce qu’on va plus vite pour satisfaire de temps en temps son ego (on n’est pas parfait), accepter qu’on est décalé (INFJ selon le MBTI je n’ai aucune chance de progresser au-delà de mon poste actuel de consultant interne), mais aussi rendre de menus services, savoir se taire (demander à son chef, lors d’un petit déjeuner d’équipe, si, comme il a dit qu’il est Auvergnat, il sait que le lac Pavin a une faune endémique n’est pas vraiment adroit…erreur que je ne referai plus). Aujourd’hui, je m’en fiche de savoir mon QI (de toute façon j’ai peur du test), j’ai atteint la paix : parce qu’à mon âge j’ai le recul sur ma vie, parce que j’ai intégré que je n’étais pas la norme et parce que je m’efforce d’être attentif aux autres, parce que j’ai décidé que j’en avais assez d’être mal dans ma tête ?
    Pardon pour ce témoignage bavard et brouillon.

    ),

    1. Ni bavard, ni brouillon, mais bien au contraire un témoignage sincère qui apporte une réelle contribution : ce n’est pas tant l’étiquette qui compte que le fait d’aller bien, en comprenant comment on fonctionne et en respectant ce mode de fonctionnement !
      Merci beaucoup, Pascal, d’avoir accepté de partager avec les lecteurs de Talentdifferent 🙂

      1. Merci beaucoup de votre bienveillance; vous m’incitez à poursuivre, dans l’espoir d’aider un peu.
        J’ai oublié de dire que, depuis quelques mois, je tiens un journal, ce qui m’aide vraiment énormément à prendre du recul sur moi-même…et à fixer mes idées sur le fonctionnement de mon environnement et des autres personnes. Cette compréhension m’a fait passer d’une pente misanthropique ( tous égoïstes, injustes, crétins) à  » voyons ce que ça donne si je m’adresse aux gens plutôt qu’à leur capacité de raisonner ».
        Comme ça : « vous avez l’air pas bien, qu’est-ce qui vous tracasse? », « je suis content que vous soyez monté en grade », « ne vous inquiétez pas, je vais vous aider et nous serons prêts dans les temps pour cette réunion importante » Miracle !!! les collègues, au lieu de vous regarder comme un tyrannosaure, ils viennent vers vous. Je pense qu’alors se met en place une espèce de boucle de rétroaction entre eux et soi qui fait que ça devient naturel et qu’on n’a plus besoin de jouer au caméléon (mais il faut rester quand même vigilant à contrôler les informations qu’on donne sur soi : attention aux manipulateurs !).
        C’est compatible si on oriente de temps en temps sa jugeote de zèbre non vers des problèmes, des modèles, des intégrations, des processus etc..mais vers la compréhension de la nature de l’être humain. J’ai lu de la philosophie (histoire des idées au cours des âges), et surtout « Système 1 Système 2 » de Daniel Kahneman (la théorie des perspectives) qui traite des biais cognitifs et qui montre que nous sommes tous des humains à l’esprit imparfait + une conférence de Serge Marquis sur la reconnaissance, et enfin plein de contacts avec des gens qui installent une forme de management d’entreprise basée sur l’inattendu (pour moi) potentiel des humains en groupe avec des règles de coopération.
        Je dis c’est compatible parce qu’il me semble que ça fait faire un petit pas vers la compréhension du fonctionnement du monde, ce qui soulage un peu ce besoin prégnant, constant et désespéré que je ressens..et bien d’autres, je pense.
        L’humanité 2.0 et l’humanité 1.0 ça ne fait pas l’humanité -1, mais ça fait l’humanité 1.5 !
        Arrivé à ce point, il est évident qu’écrire comme ça vient ça fait du bien : vraiment, ça ne coûte rien, c’est si bien de tenir un journal!
        Et un grand merci à vous pour ce blog.

        1. Oui, la tenue d’un journal fait partie des « trucs » très précieux pour éviter les idées qui tournent dans la tête : après s’être vidé la tête sur un papier on se sent tout à coup allégé(e).
          Et s’efforcer de trouver chez l’autre ce qui va (au lieu de ce qui ne va pas) est aussi très structurant.

          … Mais avez vous noté combien être gentil(le) peut passer pour de la faiblesse auprès de certains (les fameux manipulateurs) qui ne vont pas hésiter à tenter d’en profiter à leur profit ?

          Je remarque quand même l’émergence de la société collaborative, de l’importance croissante accordée à la bienveillance, heureusement bien au delà des concepts d' »entreprise libérée » ou de « CHO » (Chief Happiness officer / Responsable du Bonheur au Travail) qui me laissent dubitative – j’ai le sentiment qu’après le « green washing » (on met le mot « durable » à toutes le sauces sans réel fondement), il y a une sorte de « humanism washing ».

          1. Oui, le « freewashing » est à la mode. Pour que cette nouvelle forme d’organisation soit authentiquement humaniste, je pense qu’il faut un vrai leader à la tête : celui qu’on a envie de suivre, pas celui à qui l’on obéit. Quelqu’un qui sait se préoccuper de ses employés (les tirer vers le haut, notamment) et des destinataires de ses prestations, avant de se préoccuper de son ego, mais qui garde les valeurs et l’orientation sans faiblir et à chaque seconde. Quand on arrive à ce que ses collaborateurs fassent ce qu’il faut quand il le faut pour mériter votre confiance, quelque chose s’est passé.
            Je crois que ce style de management peut convenir à un zèbre : empathie, du sens, un environnement de confiance…et du travail qui arrive à la pelle ! A condition que ce soit avec une petite équipe, qu’il puisse choisir ses collaborateurs, et qu’on lui laisse de l’autonomie.
            Vous avez deviné, je parle d’expérience. Bien entendu, ma petite équipe qui marchait si bien est aujourd’hui diluée dans une autre, mais cette expérience de 5 ans a été géniale, la dernière année ils m’appelaient parfois leur aimant ( j’avais alors l’impression d’être en panne d’électricité, plus de lumière, plus de moteur) !

            Sur les manipulateurs : évidemment je me suis fait avoir plus que nécessaire, et pas seulement au travail. Mais, avec l’expérience, on apprend (un peu) à se méfier : on se met en mode vigilance et si on entend des phrases d’avant-propos comme  » je ne vois que toi pour faire ça », ou même « j’ai besoin de toi, tu comprends j’ai des problèmes », alors cette flatterie gratuite allume le tableau de bord en rouge partout ! Là, passage en contrôle, distanciation : on reste professionnel, aucune information personnelle. On replie ses antennes à empathie et on traite ce dialogue comme un problème à résoudre.
            Mais depuis 2 mails notre échange, je trouve, dérive vers la question du travail au lieu du sujet de la détection. Je vais sans doute m’orienter vers cet espace-là. Merci encore.

            1. « Et, comme ça m’arrive souvent, en ne pensant plus au problème, il y a 6 mois, j’ai vu la réponse, en un éclair qui m’a plongé paradoxalement dans le brouillard tout une matinée tant l’émotion était forte. »
              La phrase était elliptique….
              Et tout le reste du texte portait tellement sur le monde du travail 🙂

                1. C’est peut-être le fait d’avoir du recul sur l’histoire de ma vie; pourtant, je m’en souviens, c’était un samedi matin, par une association mentale que j’ai oubliée, l’idée m’est venue que peut-être j’étais différent…et plein de choses se sont mises en place, et j’ai vu trouble. Je ne sais pas le décrire mieux.
                  Un peu plus tard je suis allé voir ma très chère épouse qui était à la bibliothèque municipale, je lui ai dit ce que je pensais, ça n’a pas eu l’air de l’étonner, comme si elle s’en doutait. Et après j’ai assemblé les explications à divers épisodes de ma vie et j’en découvre encore, aujourd’hui, 6 mois plus tard. C’est comme la solution à un problème, en l’occurrence, celui de la raison de ma frustration de ne pas avoir été suffisamment écouté et reconnu dans ma famille et beaucoup à mon travail…de m’être souvent vu dire que j’étais trop gentil ( chasseurs de têtes, famille, amis, collègues). Comme si j’étais en quelque sorte réinitialisé…et que le monde cessait d’être une sorte de théâtre avec moi dedans, pour être plein de gens qui sont un champ de découvertes et d’intérêt. Et j’ai la chance d’avoir une épouse qui est un diamant, et certains collègues super. Avec qui j’ai partagé bien des difficultés de la vie, tous me croient sans doute meilleur que je ne suis. Désolé de ne pas pouvoir dire tout cela plus clairement.

              1. Vous avez raison : l’ellipse et la métaphore, utilisées sans le talent littéraire permettant de faire trouver spontanément les mots ou le concept manquants ne conduit qu’à s’exprimer par énigmes ce qui agace le locuteur : merci de votre remarque ciblée dont je tenterai de tenir compte à l’avenir.

                1. Loin de tout agacement, je signalais le côté elliptique de votre identification du surdon, dans le sens où il était esquissé, alors que les développements sur le monde professionnel étaient beaucoup plus importants.

  2. Bonjour,
    Je viens de découvrir le blog,en recherche depuis 6 mois du pourquoi j’ai toujours cette mélancolie latente depuis mon enfance (j’ai 44 ans) et pourquoi je n’arrive pas à vivre comme quelqu’un de mon âge. J’ai effectué beaucoup de métiers différents, j’ai repris mes études à 31 ans car je n’arrivais pas à trouver un sens à ce que je faisais. J’ai eu un DUT,et d’autres formations par la suite. ..toujours pour changer de métier (responsable de rayon,instructeur en sport de combat,barman,HSE,diagnostiqueur immobilier et là je tente le e commerce+formation tatouage).
    J’ai toujours pensé que j’étais « bête « , toujours dans mon coin avec mon humour décalé, pas trop sociable (je me lasse vite des gens).maintenant,j’ai l’impression de pouvoir tout faire,il me faut par contre du temps pour « décoder  » ce que j’apprends et « recoder dans ma langue ».
    J’ai lu le livre de madame BOST…quel choc de voir qu’il y a des personnes qui pensaient comme moi qu’ils venaient d’un autre monde étant jeune! comment est ce possible? j’en ai pleuré(bizarre pour un gars qui a participé à des combats extrême!).j’ai une maladie auto immune…bref,je me retrouve dans plein de points.je me croyais fou,je voulais juste trouver une solution pour être comme tout le monde et je trouve par hasard des gens qui me ressemblent.je ne sais pas si je suis surdoué,mais ça me fait beaucoup de bien de voir que beaucoup pensent et ressentent les choses comme moi.mais j’avoue, que le fait de penser que je peux être surdoué me plonge dans une tristesse encore plus profonde.cela veut dire que je ne pourrai pas »guérir « ,que je vais me sentir mal toute ma vie à faire et commencer des choses que je ne vais pas terminer,continuer à deviner ce que pensent les gens sans qu’ils aient parlé. J’ai l’impression de devenir fou mais je contrôle!
    Je ne suis pas « diagnostiqué  » comme vous pouvez tous l’être ici,mais si vous me permettez d’échanger avec vous,j’en serai heureux!;)
    Merci

    1. Bienvenue Mase 🙂

      « je ne pourrai pas »guérir « ,que je vais me sentir mal toute ma vie  »
      Pas exactement….
      Et surtout, pas forcément !
      Il y a de l’espoir en fait.

      D’abord, parce que vous avez compris que vous n’êtes pas seul – Il y a d’autres « vous » sur terre, et il est important d’aller à leur rencontre. Virtuellement, il y a Talentdifferent.
      Il y a aussi la communauté virtuelle de Zebrascrossing.

      Et puis il y a aussi l’apprentissage de vous même, apprendre à apprécier ce que vous êtes, comme vous êtes.
      Les émotions ? il ne s’agit pas tant de celles que les autres peuvent vous voir vivre, que de celles que vous vivez et qui vous font mal. Il existe des techniques pour vivre mieux avec elles, ou bien, leur permettre de s’exprimer quand elles arrivent, au lieu de les contenir au risque de voir soudain les digues sauter. TCC, cohérence cardiaque, travail sur la respiration, méditation… il y a toute une palette d’outils.

      Enfin… plus profond, il y a les zones d’ombres et les fantômes qui n’ont rien d’amical.
      Le surdon n’est pas et ne fait pas tout.
      Votre histoire est importante dans la façon dont le surdon s’est déployé.
      Revisiter votre vie, mieux comprendre comment le surdon interfère là dedans, neutraliser les traumatismes, c’est essentiel pour vivre plus sereinement.

      1. Merci pour votre réponse.
        Je sais qu’il y des forums »surdoués »,mais je ne me sens pas légitime. Toutes ces personnes ont passé le test de QI et ont eu une confirmation. Moi,j’ai connu le surdon après des heures et des jours de recherche (je continue d’ailleurs, j’écoute, je lis).je pense que c’est plus pour trouver la faille pour me prouver que je ne le suis pas en fait.je n’étais pas très bien avant et le fait d’imaginer que je le suis sans doute,m’angoisse terriblement.passer le test de QI?je perds déjà mes moyens devant un test simple de logique chronométré ! pour le moment,tous les livres que j’ai lu (une dizaine),toutes les descriptions faites dans les vidéos font que je me retrouve dedans tout le temps.ça me rassure d’un côté de savoir que je n’étais pas »bizarre » ou que je n’avais pas un problème (comme le disait ma mère ) quand à 7 ans,je lisais des livres sur le paranormal,à 12 ans,j’essayais de discuter philosophie avec une cousine qui allait passait son bac et à 14 ans,je collectionnais les revues de psychologie afin de me permettre de comprendre les gens qui m’entouraient .Ado,impossible de me détendre en boîte de nuit,au bout d’un moment,je trouvais tout le monde ridicules de bouger dans tous les sens comme ça en buvant (je me disais qu’au fond,on faisait tous ça pour oublier qu’on allait mourir et sans ça, on y penserait tous les jours et on deviendrait tous fous),pendant un enterrement, pendant que tout le monde pleure, j’observe les gens en me disant qu’ils pleurent sans doute plus parce que cela les renvoie à leur propre mort et en prenne conscience plus que parce qu’ils sont tristes,etc.je n’ai jamais pu en parler avant,ça me pèse et du coup,je suis heureux de savoir que je ne suis pas le seul à penser tout le temps,à ne pas supporter les odeurs,la lumière qui me donne la migraine en quelques secondes (papa,pourquoi tu as toujours tes lunettes de soleil?me répètent mes fils depuis des années ).
        Bref,le test me fait peur aussi.si je ne suis pas surdoué, je suis quoi?
        En ce moment,je suis v à la recherche d’un « vrai thérapeute « ,quelqu’un qui a fait une mise à jour de ses connaissances après ses études et assez ouvert( à qui je pourrai dire que,par exemple,la semaine dernière,j’ai obervé une araignée faire sa toile pendant 20 mins en la detruisant partiellement pour observer de quel côté elle commençait son ouvrage et en tentant de faire changer sa manière de procéder) pour ne pas me diagnostiquer en pleine folie ou en passe de le devenir.
        En tout cas,merci de m’accepter parmi vous et je vais tenter de faire plus court pour mes prochains messages!

        1. Ne vous autocensurez pas Mase ! Pas ici ! Toutes les réflexions sont bienvenues ! 🙂

          Surtout quand il s’agit de passer ce fichu test (je vous assure – même moi je n’ai absolument pas du tout envie de le repasser.. )

          Les participants à Zebrascrossing ne sont pas forcément testés. Beaucoup viennent là pour d’abord essayer de mieux comprendre, se faire à l’idée qu’ils pourraient être concernés au contact d’autres qui ne sont pas forcément plus testés mais qui n’en ont pas non plus besoin pour vivre sereinement.

          1. Bonjour,
            je m’interroge comme beaucoup ici sur la possibilité que je fonctionne différemment.
            Pour plusieurs raisons :
            D’abord le souvenir de m’être « bridée » souvent pour ne pas faire de l’ombre à mon frère
            de 4 ans et demi de plus que moi
            Ensuite mes émotions intenses, on me disait « t’es trop sensible »
            Puis lorsque je n’arrive ou n’arrivais pas à faire quelque chose, la certitude d’avoir atteint un plafond et donc ne pas connaitre l’effort puisque ne pas y arriver signifiait la fin du processus.
            donc abandon.
            Et ensuite mes idées viennent sans logique première , plus un flot que je dois suivre et puis des surgissements. Donc beaucoup de mal avec les « plans » les introductions etc…
            Au final je sais comment je fonctionne à la base , mais j’ai plutôt complexé et n’ai pas pris ça pour une voie possible et ai eu tendance à me déprécier. J’aimerais me déployer alors que jusqu’ici je me suis fait petite , modeste, et même souvent du genre à me dévaloriser. J’ai besoin de me déployer,
            mais je dirais presque d’exploser. Je commence à dire non à ce qui ne me convient plus.
            je cherche ma « voix » je me sens plus vivante mais j’ai peur que cela disparaisse.
            C’est effrayant mais surtout surtout je ne veux pas faire machine arrière.
            je ne sais même pas si j’écris ce commentaire au bon endroit pour qu’il soit lu, mais c’est ma bouteille à la mer, j’aimerais tellement suivre mon chemin sans cette impression d’être un papier chiffonné sur lui même. Je dois être en train de chercher du soutien, là.
            bon voilà, c’est fait.

            1. Bonjour gamera
              Merci d’être venu vous poser un instant sur Talentdifferent.
              A vous lire, je crois qu’il y a peu de questions à se poser côté surdon – oui, c’est une piste sérieuse à prendre en compte (y compris la difficulté d’un enfant surdoué à faire des efforts, ce « manque de méthode » qu’on lui reproche avec le temps).
              Mais ensuite, il y a la construction de la personnalité qui entre en ligne de compte : « le souvenir de m’être « bridée » souvent pour ne pas faire de l’ombre à mon frère« , « « t’es trop sensible » » – autant d’atteintes dommageables.
              Vous avez commencé à changer de trajectoire, et c’est remarquable; mais un accompagnement, si vous pouvez l’envisager, sera sans nul doute utile pour vous aider à pleinement vous retrouver.

              1. Bonsoir,
                Oui, j’ai commencé avec une psychologue mais sans explorer tout cela; J’ai encore d’autres
                choses à régler, notamment le fait d’être facilement colonisable par quelqu’un.
                Comme une jolie « chose » qui se laisse bernard-l’hermitter (wah j’ai substantivé un animal marin)
                il y a aussi des évènements graves qui ont marqué ma vie et m’ont poussée à rester en retrait. Oui il y a du boulot avec un thérapeute ! Merci de votre réponse.
                mais je veux surtout ne pas retourner en arrière et, venir ouvrir une petite porte ici,
                c’est pour m’y aider; un genre de « si si vas trouver, ta place et, exister dans ce monde »
                merci encore.

                1. Bonjour Gamera,

                  On apprend à dire non , ca prend des années, mais moi je n’hésite plus

                  et puis tu dis non, et 5 minutes après les normo pensants ont déjà preque oublié…. tu crois qu’ils t’en veulent, mais non en fait, par contre s’ils t’en veulent c’est pour te manipuler par fois( chantage affectif) faut juste savoir débusquer cela, avec l’habitude tu apprend tout de suite à les reconnaître (les chanteurs affectifs…. ca pourrait faire une jolie chanson….).

                  Bon courage , et garde ton territoire (comme les chats, eux au moins savent se faire respecter…..)

                  Cricri

                  1. Oui, j’apprends même à accepter à dire « mal » non. Je dois par contre éviter le ramollissement derrière. ( que guette le chanteur affectif) Donc, oui, garder son territoire. Merci.

                  2. Je ne sais pas comment ou même si je vais en parler à la psychologue que je vois parfois. Je ne peux pas passer de test. Je compte sur mes doigts.
                    L’horloge de ma voiture avance de 7 minutes et je ne sais pas faire  » 33 moins 7″ sans compter sur mes doigts pour dire à ma fille l’heure exacte et combien de minutes il lui reste avant le début de la classe.
                    Je ne suis pas stupide, je sais que 7 et 3 ça fait 10, mais je dois compter et recompter, même pour les couverts à table. Et si je n’appuie pas suffisamment fort sur ma jambe à partir de l’annulaire je ne suis pas sûre d’en être au bon doigt et je recommence.
                    A 4 ans, j’étais une crack au memory. de vieux et grands memory ravensburger avec des photos de motifs bien rebutants. je devais faire semblant de perdre. J’ai souvent fait semblant de perdre de ne pas savoir.
                    (Ne pas trouver les yeux bandés alors qu’avec l’ouie on trouve si facilement les autres à cache-cache.) et apprendre une langue et s’arrêter net parce qu’un autre s’imisce , ou parce que la méthode est pour adultes et que le vocabulaire est « chômage », « emprunts » et rebute. Et lire, tout, beaucoup ! Mais « madame Bovary en 6è tu frimes ! »
                    J’ai vécu à la ferme. En parfaite connexion avec la nature. La vie coulait partout avec le soleil, les arbres, les plantes, les bêtes. Je parlais trop, je chantais trop, je pleurais trop. Mais mes parents m’ont plutôt laissé être. A part qu’on n’a pas le droit d’être triste dans ma famille. Mais pleurer c’est pas forcément être triste, c’est être ému . J’avais conscience du monde du fait que nous étions un tout traversé par cette vie et non séparés.C’était simple. Et il a fallu partir. On a tué les moutons.
                    Et puis l’école où je réussis (c’est normal) donc quand j’y arrive plus « c’est pas bien »; donc le cned pour le lycée et le bac avec mention ab alors que j’ai lâché le latin , le grec et eu un 2 en maths coeff 4. (là je frime, mais je compense en ratant la fac derrière vous inquiétez pas la famille)
                    Jusqu’à mes 25 ans, je crois que je me souvenais de tout.  » c’est incroyable la mémoire que tu as » A peu près; Les souvenirs, les détails. Et puis maintenant, la jachère. Même hier est dans le brouillard. ( ça me fait penser au j’aime lire de « la fille qui en savait trop » de mon enfance. La gamine a une deuxième tête tellement la première est pleine. sauf qu’un jour elle n’emmène pas la bonne à l’école.)
                    J’ai toujours dessiné donc j’ai fait du dessin mon métier. Mais je suis incapable de me vendre et maintenant ça bloque quand c’est à moi de démarcher. Et voilà que je réalise que peut être je peux faire du dessin et autre chose! Et je pense à devenir instit. Mais dans ce rouleau compresseur? Les écoles alternatives j’ai testé la version artistique au lycée et je me méfie du hors cadre, de l’emprise, des gens qui vous pompent votre énergie et même pire;
                    (Mais même si j’ai l’air de raconter ma vie, le pire je le dis pas, et là même si c’est long, je fais de l’évocation, du petit inventaire, des petites touches pour dire rapide quelques bouts de mon parcours; )
                    Je sens quand les gens veulent prendre le pouvoir, mentent, tourniquotent. Je veux finir les phrases et je me plante à caque fois , mais je trouve les discussions lentes. Je suis » l’artiste », sans savoir universitaire et à la culture générale que j’avais en 3è quand ma mère et morte. mais depuis, je cherche des raccourcis. Krishnamurti, Bohm, Watts, Ellul, des visions globales qui mènent au but. J’aime tomi Ungerer, Quentin Blake, Fiep Westendorp, Maurice sendak en dessin parce qu’ils dissent l’essentiel.
                    Je suis émue par le chapitre un de votre livre et je viens le dire ici comme je peux. C’est décousu, tant pis, c’est comme ça que ça sort.
                    En fait j’ai commencé à m’interroger avec l’histoire des « cerveaux droit » de Béatrice Millêtre. Dans un petit bouquin  » à l’usage de ceux qui se sentent nuls » ou un truc comme ça. (Combien de bouquins de développement personnel, lus en diagonale pour trouver ma place !)
                    Pourtant je sais les odeurs de mon enfance, des voyages que j’ai eu la chance de faire petite; je sais l’humide, le sec, le sale , le sain, l’air vif , les matières infinies que j’ai pu croiser. Et ça me sauve. Ca me relie au monde. Mais l’hiver dernier, l’envie de sauter souvent; ce « a quoi bon? » ce chagrin sale et bête. Je peux être sauvée par un lever de soleil. ou pas. un poème. ou pas; un sourire de mes gosses. ou pas.
                    Alors j’ai encore refoulé l’abîme. Mais je vais aller chercher. Et loin. Et j’espère que votre bouquin m’y aidera. « fais ce que toi seul peux faire » .Cette phrase m’aide en ce moment. Je vais passer au chapitre deux.
                    La vie est immense et extraordinaire, genre » cherchez pas l’Eden, les croyants,il est là, c’est la planète bleue ! »let parfois la vie c’est le béton à odeur d’urine avec un cheveu écoeurant collé on ne sait pourquoi sur la seule surface qu’on croyait propre.
                    Bon c’est « trop » long , c’est « trop » brouillon, mais c’est dit et en attente de modération.
                    Je vous salue tous ici. Je suis émue. (Pas triste.)

                    1. Merci de ce partage gamera.
                      Un partage qui n’est ni « trop » long, ni « trop » brouillon. Il est une vie.
                      Que vous soyiez obligée de compter sur vos doigts, oui, ça peut être problématique dans la vie courante, mais pas pour passer un test.
                      En revanche, je lis à travers vos mots, beaucoup de fatigue, de lassitude, une dépression à bas bruit, une inhibition réelle et vraisemblablement des traumatismes qu’il importe vraiment de neutraliser (hypnose ou EMDR).
                      Car tout ça, ça peut affecter lourdement le résultat d’un test qui ne sait pas prendre en compte la fatigue, la dépression, l’inhibition, ni d’ailleurs les dys de toutes sortes ou encore les difficultés de vision ou d’audition.

                      (… Et moi, pour faire 33 – 7, j’ai fait 33 – 10 + 3 pour me faciliter la vie, sinon, je me perdais – mais je sais que je suis fatiguée).

    2. Bonjour Mase
      Être hpi n’est pas du tout une maladie, il ne faut surtout pas penser cela car c’est une fausse idée.
      J’ai appris que j’etais hpi il y a seulement quelques mois et en plus à 63 ans je vous laisse imaginer le choc.
      Tout comme vous je me senaisi idiot, different, incompris… tout au long de ma vie mais cela, ce que je pensais c’était avant, depuis mes fausses idees et croyances s’estompent et continuent de s’instomper, je me sents de plus en plus en plus heureux car j’accepte de plus en plus chaque jour ma particularité.
      Une chose très importante a avoir conscience, votre mal être n’est pas uniquement lié au fait d’être hpi il ne faut pas oublier que l’éducation que nous avons reçu ainsi que les épreuves que nous avons subi tout au long de notre vie ont un énorme impact sur notre façon de fonctionner, sur nos émotions …
      Chercher à régler nos problèmes perso est indispensable cela concerne tout le monde même les normo pensants .
      Courage les choses s’arrangent toujours il suffit de le vouloir.
      bonne journée

    3. Et puis surtout, il n’y a pas à guérir. Vous n’êtes pas, nous ne sommes pas, malades.
      Très différents, oui. Malades, non.
      Pourtant, à trop écouter les autres, nous pourrions en effet être amenés à le penser. Ne vous laissez pas faire. Si quelqu’un compare vos comportements à ses propres réactions qu’il attribue à ses traumatismes, il vous range dans la case des traumatisés de la vie. Il se trompe. Il y a une énorme différence entre être fragilisé par un traumatisme, et avoir un comportement, des réactions, qui diffèrent par ce que vous êtes.
      Vous n’allez pas terminer certaines choses entreprises, mais tout vaut il le coup d’aller à son terme? Voyez les choses ainsi : ma loi des 20/80 dit que lorsqu’un surdoué a fait 20% d’une chose, il la connaît, en a fait le tour à 80%. 😉 Nul besoin de chercher donc les 20% restants. Essayez, ça marche.
      Vous allez savoir ce que pensent les gens, et anticiper l’issue des projets qu’on vous expose, et alors? C’est plutôt sacrément utile! La seule chose compliquée est d’apprendre à se taire, et à se tenir en dehors des projets dont vous avez l’intuition qu’ils sont voués à l’échec sans moyen de les modifier. Et surtout ne jamais dire « je l’avais bien dit ».
      La folie ne guette que si vous restez seul. Trouvez d’autres extra terrestres.
      Bon courage!

  3. Bonjour
    Je reviens vers vous pour vous raconter la fin ma 4 ème et dernière séance chez un psychiatre ( spécialisé dans les troubles cognitifs, c’est marqué sur la plaque fixée sur la porte du bureau) qui devait m’aider à canaliser et à plus ou moins gérer mes émotions .
    Après avoir débattu durant demie heure sur mes réactions, pensées et ressentis dans certaines situations ce cher Monsieur me dit abruptement : »Je ne peux rien faire pour vous, vous avez mauvais caractère ».
    Alors là les bras m’en tombent, j’étais en train de lui expliquer que de ressentir les émotions des autres me perturbaient, que mon cerveau se bloquait dans certaines circonstances que cela pouvait peut être venir de l’éducation que j’avais reçu et de ma vie chaotique.
    J’ai eu beau argumenter pour lui faire comprendre qu’il y avait peut être d’autre pistes à explorer que mon « mauvais » caractère.
    Sa réponse après que je lui ai confié que l’injustice était pour moi insupportable « vous n’acceptez pas que les autres soient imparfaits, c’est votre caractère je ne peux rien faire pour vous »
    Un grand silence s’en suit je suis abasourdi.
    Puis il se lève me faisant comprendre que l’entretien est fini.
    En partant je lui demande s’il connait un confrère qui pourrait m’aider réponse : « Non, »
    Fin de l’histoire
    Je vais parler de cet entretien à mon généraliste qui a l’esprit ouvert ELLE.
    Voilà, voilà chers amis(es) ou j’en suis.
    Bonne journée

    1. .. ce qui montre bien qu’on peut être spécialisé en troubles cognitifs et pour autant ne pas saisir de quoi est fait le surdon…
      J’espère que vous vous remettrez bien vite de cette mésaventure désagréable.
      .. En espérant que votre généraliste puisse vous aider à trouver la bonne personne…

    2. Les bras m’en tombent.

      Ben moi, ce sale caractère que tout le monde me reprochait, finalement c’est les TSA… Vingt-cinq ans de coûteuse errance diagnostique pour trouver la source de ces souffrances qui me rendaient souvent malaimable.

    3. Bonjour @Ar30

      AR30
      Pour moi, l’une des clés d’un mieux être,
      est la prière de l’empereur Marc Aurèle:
      Seigneur,
      Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer,
      le courage de changer celles qui peuvent l’être,
      et la sagesse de faire la distinction entre les deux.

      Le deuxième élément est d’arrIver à faire une distinction entre empathie et sympathie :
      Soit arriver à accueillir les émotions des autres sans en souffrir !
      Cela demande une certaine mise à distance pour ne pas se laisser envahir par les émotions négatives des autres !
      On peut être amené à se recroqueviller et à couper les liens sociaux quand on n’arrive pas à se distancier
      , parce que cela réveille en nous des émotions négatives aussi (souffrances passées non métabolisées, syndrome de stress post traumatique , etc..)
      La méditation peut être un moyen de conscientiser les émotions perçues et de faire une mise au point sur ses ressentis.
      L’Emdr peut permettre de lessiver le SSPT.
      Savoir juste reformuler pour l’autre son vécu ( tu me dis que…, j’ai perçu cela de toi) cf la CNV ( communication non violente) peut permettre de distancier et en même de rester proche sans fusionner de façon excessive.
      Oui quand on est HP
      ON A SOUVENT MAUVAIS CARACTÈRE moi le premier
      Et alors!
      On peut malgré tout évoluer tout au long de sa vie
      Il ne s’agit pas d’une situation bloquée « ad vitam aeternam »
      Cf DABROWSKI

  4. bonjour à toutes et tous.
    Cela fait un moment que je ne suis pas venu ici et je constate que notre communauté d’hpi (comment l’appeler autrement puisque nous sommes differents du plus grand nombre) est toujours aussi tourmentée et se pose très souvent les mêmes questions, mais sommes nous différents et en quoi ?
    de resentir de voir les choses autrement d’avoir une autre vision de la vie que les autres plus nette plus précise.
    C’est un don du ciel’ l’embêtant c’est que nous ne sommes pas compris lorsque nous exprimons nos idées et ça c’est un vrai problème, je ne parle même pas si l’on à le malheur de confier à un normo pensant ce que nous ressentons et comment nous fonctionnons j’ai abandonné cette façon de faire qui est plus que contreproductive.
    Je voulais intervenir sur ce forum pour dire que m’isoler (à l’intérieur de moi) réfléchir analyser la situation ou les mots qui m’ont atteint me fait du bien et me permet de passer cette étape de mal être parfois si douloureuse, et j’en arrive dans ces moments là à me dire « de toute manière ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez car ils n’ont pas la même vision que toi ils voient moins loin, c’est ainsi ils ne peuvent pas comprendre » et de penser ça me fait un bien fou.
    Il y a quand même une chose qui est problématique pour moi c’est ce foutu ressenti des émotions des autres, suivant la personne que j’ai devant moi, suivant si ça me concerne ou pas ce que je ressent me met dans un état pas possible.
    Je perd tous mes moyens, je suis incapable parfois de sortir un mot j’ai le cerveau qui se met en off,
    Ou d’autres fois je veux tellement me faire accepter que j’en fait des tonnes, je devient bizarre aux yeux des autres et plus j’essai d’être sympa et biensur moins ça marche.
    Gérer ses émotions ça c’est un vrai calvaire, un psy essai en ce moment de savoir comment je fonctionne pour m’aider dans mon comportement, je lui souhaite bien du plaisir mais je tente le coup on ne sais jamais.
    bonne fin de journée

    1. La gestion des émotions, c’est compliqué… mais dire l’état dans lequel on se trouve (verbaliser ce qu’on ressent), c’est aussi un bon moyen de mettre un peu de distance, de retrouver le contrôle, et de garder le contact avec son interlocuteur, même quand on se sent maladroit à chercher à entrer en contact.
      La Gestalt Thérapie peut être un bon outil.

    2. Bonjour AR30

      moi aussi je ressens les émotions des autres beaucoup trop.
      moi aussi je me dis que les autres ne peuvent pas tout comprendre, mais ca n’empeche pas de les fréquenter aussi
      Différent en quoi ? en plein de choses … il y aurait tant à dire : émotions, intelligences (au pluriel), relations sociales, relations familiales, mode de pensée…..

      moi aussi je dois m’isoler, c’est un besoin vital totalement incompris par les autres qui m’entourent

      et moi aussi en entretien d’embauche ou dans d’autres situations à lourde charge émotionnelle, à un moment tu décroches, c’est mon dysjoncteur de sécurité : je ne peux plus gérer, donc je passe dans un autre plan, je suis là sans etre là, je réponds aux questions sans y réfléc hir, je pense à autre chose, la charge émotionnelle est trop forte voilà pourquoi.

      Bon courage AR30

      Cricri

      1. bonjour cricri,
        tout d’abord merci d’avoir pris le temps de me répondre,.
        J’ai lu que le blocage du cortex frontal, ce que tu appelles disjoncter, est du à l’amigdale qui lors de l’apparition d’une forte émotion sécrète differentes substances comme entre autre la dopamine et
        la norepinephrine en quantité trop importante le cortex se met en mode sécurité et appui sur le bouton off pour se protéger.
        Cécile merci de me corriger si je me trompe.
        bonne soirée

        1. .. Eh bien, dans ce domaine du rôle de l’amygdale; je ne me rappelle pas avoir lu quoi que ce soit – donc j’apprends en vous lisant ! Merci ! .. Au demeurant, peut-être que notre ami Bonjour, s’il passe par là, pourra confirmer ?

          1. Hello et bonjour @ Cécile et AR30

            Oui AR30
            L’amygdale est impliquée dans la gestion émotionnelle « reptilienne » c’est à dire l’archéo-cerveau de la survie

            Mince une fois de plus tous mes écrits se sont envolés
            Du coup la flemme de tout retaper

            Simplifié
            https://www.cairn.info/revue-cahiers-critiques-de-therapie-familiale-2002-2-page-73.htm

            Plus complet et médical
            https://etudes.univ-rennes1.fr/digitalAssets/39/39591_G_PRIME_VLcorrige.pdf

            Bonne lectures et fin de dimanche ( pluvieux donc heureux)

    3. Eh ben là aussi, quand on est HP et qu’on continue à galérer, se poser la question des TSA. Lire sur le sujet et, si on veut se faire diagnostiquer, bien choisir avec qui, c’est encore plus compliqué que pour le HP.

  5. Bonsoir,
    Je me permets de poser ici mes interrogations, je ne sais pas si c’est le bon endroit, la juste place, d’une manière générale je ne me sens à ma place nulle part, dans un ressentit constant de décalage qui rend le lien à l’autre complexe, avec paradoxalement une sensation de vide et simultanément un espèce de tourbillon incessant de bruits, odeurs, pensées, d’émotions qui basculent, me précipitent et m’entraînent dans un puit sans fond …j’en ai le mal de mer d’être submergée en permanence.
    J’ai vu une neuropsy, suite à un moral pas au top il y a quelques temps, elle me parle d’un possible haut potentiel ce qui m’est apparu inconcevable, je lui ai listé tout ce qui démontrait le contraire les fois suivantes avec recherches à l’appui, j’en ai parlé à personne. Quelque temps après, des collègues me parlent de la même chose et me passe le livre je pense trop de Christel petitcolin qui en passant me met dans une colère terrible pendant plusieurs jours sans en connaître la raison, puis lors d’une formation sur mon lieu de travail, la psychologue qui intervenait me prend à part et me dit qu’il est possible que……elle même diagnostiquée depuis quelques temps. Je leur dis qu’ils se trompent tous!
    Je suis juste bizarre sans vraiment savoir pourquoi ni comment remédier à ça.
    Je souhaite seulement comprendre comment je peux gérer au quotidien ce flot ininterrompu et trouver ma place, j’ai besoin de sens…
    J’ai cloisonné depuis des années et je ne sais pas pourquoi il y a 3 ans, à mes 30 ans, ce fonctionnement s’est effrité, il m’était devenu impossible de contenir davantage, ma carapace c’est brisée. Malgré tout les moments difficiles, depuis que je suis enfant, une sorte d’instinct de survie m’a poussé à continuer tout en étant consciente, comme une lucidité extrême, de la violence et de la beauté qui m’entourait. Petite j’avais une bonne mémoire, j’étais curieuse de tout, je voulais démonter chaque appareil pour en comprendre le sens de l’intérieur, je voulais comprendre pourquoi les êtres humains adultes disent une chose alors qu’ils en expriment une autre à travers leurs comportements dans le même temps,….trop de questions, j’ai appris à me taire au fil des années et à encaisser, aujourd’hui pas de capacités particulières, une mauvaise mémoire, pas de potentiel, mais cette histoire m’a beaucoup brassée, l’éventualité de passer un test et qu’il confirme ce que certains pointent est déroutant, flippant,…..des personnes m’ont affirmées que je n’avais pas la culture général pour qu’il soit « bon », ils ne m’apprennent rien, mais il y a un risque quand même et cela ne m’aidera pas au quotidien, alors… à quoi bon, à quoi bon continuer,.. et si ce qui avait le plus de sens était de donner une fin à tout ceci, puisque rien ne calme ce tourbillon, aucun produits,….
    Je suis désolée c’est un peu brouillon comme réflexion.

    1. .. Et si l’essentiel c’était de mieux comprendre, intimement, comment vous fonctionnez, et d’apprendre à respecter ce mode de fonctionnement ?
      Mais aussi de comprendre ce qui a pu induire que vous bridiez ce mode de fonctionnement et qui vous conduit à en souffrir ?
      Le test viendra après, le cas échéant, dans la mesure où il peut apporter quelques précisions dans l’éclairage de la façon dont vous fonctionnez. Mais l’essentiel est surtout d’accepter d’être vous-même dans votre sensibilité, votre capacité à discerner l’indiscernable, votre créativité.

      1. Jusqu’à peu de temps je pensais fonctionner comme les autres, hormis mes difficultés a être en lien et à l’aise en société. J’ai essayé de combler un retard et de m’adapter à ce que l’on attendait de moi, à me faire la plus discrète possible et contenir tout ce qui pouvait à mon sens créer encore plus de décalage, sans résultats probants, maintenant je perçois que quelque chose diffère mais je n’identifie pas vraiment quoi, cela peut paraître absurde, je ne sais pas ce qui me définit réellement et comment je peux comprendre et intégrer mon propre fonctionnement, comme si je devais réapprendre adulte à marcher et parler.
        Je me souviens de certains moments où j’ai moins su contenir et est débordée, en posant trop de questions « inutiles », en faisant des écrits à l’école qui ne pouvait pas être rédigés par moi, alors que je n’avais rien fait d’extraordinaire, en proposant de nouvelles conceptions dans le cadre de mon travail, celui là même qui nous demande d’être efficace et innovant face aux difficultés rencontrées mais qui au final garde un système en place qui prône à répéter les mêmes schémas dysfonctionnant inlassablement tout en continuant à demander que pouvons nous faire pour changer ça,…quel sens, quel intérêt cela a si c’est pour mettre à mal autant de choses ou rester statique, dans une inertie.
        Je pense que le peu de fois ou je n’ai pas pu faire autrement, (en l’absence de filtres), a été un désastre et a créer des tensions souvent non dites mais visibles au quotidien. Alors je m’efface, j’ai compris que ce n’était pas une bonne chose ni pour les autres, ni pour moi.
        j’ai l’impression que quelque chose de fondamental me manque sans vraiment pouvoir mettre la main dessus et d’avoir une sorte d’énergie, d’envie condensée qui me consume petit à petit, comme être consciente de mourir intérieurement.
        je perçois l’humeur des autres mais comme tout à chacun, rien de plus.
        Je suis incapable d’être dans un juste milieu, tout est entier et fort ou absent que ce soit la famille, le travail ou n’importe quoi d’autre, mes émotions sont comparables à un feu d’artifice du 14 juillet, un grand huit constant.
        Comment être soi même quand on est à sa place nulle part et qu’on est incapable de connaître son propre fonctionnement ?
        Je suis épuisée….

      2. Quand on doute trop, le test, conduit pas un-e psy VRAIMENT compétent-e, peut permettre de se comprendre comment on fonctionne et de s’accepter tel-le que l’on est.
        Accessoirement, je suis assez d’accord avec toutes les personnes qui vous soupçonnent à haut QI : difficile d’en avoir tous les symptômes sans l’être, comme pour la grippe 😀

        1. Plusieurs personnes du même avis n’en fait pas une vérité pour autant.
          Toutes ces personnes ont pointé mon fonctionnement comme étant différent dans la perception, l’analyse mais concrètement je ne vois pas en quoi.
          La neuropsy distillait quelques remarques au détour des conversations sur des similitudes possibles qui me paraissaient peu probables, alors elle m’a proposé de comprendre et intégrer mon fonctionnement, comme cela m’est conseillé ici, ce qui est plus rationnel et peut-être plus acceptable pour moi.
          Cependant être dans la simple observation de ce que je ressens ne me donne aucunes indications sur comment gérer et comprendre, il me manque des outils (pour canaliser l’émotionnel,….être moins en décalage) et je pense, une personne qui m’aide à identifier des caractéristiques précises avec explications à l’appui du pourquoi, comment, quand….
          J’ai effectué des recherches sur le fonctionnement du cerveau qui m’a conduite à la résilience, à la notion de changement de paradigme, à acheter des yaourts…pas de réponses sur mon propre fonctionnement.
          Je suis mal au point de penser à en finir et en même temps une petite lueur me pousse malgré moi à chercher encore et encore des réponses, des possibilités, à essayer… comme si mon cerveau avait laissé mon corps sur place et continuait sa route.
          A défaut de trouver ce qui peut me faire sortir de ce cercle vicieux, je m’isole, une partie de moi dit » ok préservation c’est pas mal » et une autre partie me dit « belle connerie!! », j’étais autiste, me voilà schizo!
          Si vous avez des conseils, des idées sur comment on appréhende ce que l’on est et gère le débordement émotionnel, autre que le test QI car je ne suis pas prête, je suis preneuse.
          Nietzsche a dit « deviens ce que tu es » mais il n’a pas expliqué comment.

          1. Bonsoir Moesha
            Pour mieux comprendre votre fonctionnement, avez vous lu des livres qui traitent du sujet ?
            Je pense que ce vous serait vraiment très utile.
            Bien sûr, vous faire de la pub pour mes ouvrages (…). Mais Arielle Adda la première a très bien écrit sur le sujet.
            Jeanne Siaud-Facchin également, ainsi que Monique de Kermadec.
            En anglais, Mary Elaine Jacobsen et Joan Freeman sont des références.
            Vous avez également les ouvrages de James Webb.

            1. J’ai regardé toutes les vidéos de conférences que j’ai pu trouvé sur YouTube, les articles, les forums et émissions de radios traitant du sujet sur le net suite à l’approche conceptuelle établit par la neuropsy sur un éventuel HP, ceci dans l’optique de mieux comprendre ce à quoi cela correspondait.
              Certains éléments ressemblait à mon fonctionnement, notamment le coté autiste, émotionnel, décalé, sans place définit, mais rien qui ne me paraissait significatif,…pas une bonne mémoire, de potentiels avérés, de capacités particulières.
              La lecture du livre « je pense trop » était sur sollicitations de mes collègues de travail, je l’ai lu sans conviction, ne me suis pas davantage reconnu dans cet ouvrage, cependant, la colère éprouvée par la suite reste un mystère. Une extrême bienveillance de leur part, peut être dans la volonté d’expliquer ce coté bizarre et décalé.
              La vision du monde d’une personne haut potentiel me parait si vaste, si éclairé, judicieuse, lucide, avec des potentiels incroyables qui ouvrent le champs des possibles sur tellement de conceptions nouvelles que cela me mets à des années lumière de ce que je suis, de mon fonctionnement.
              Je connais si peu de choses que s’en est vertigineux! 🙂

              1. bonjour Moesha,,

                Tu dis être différente, mais je suis comme toi, on croit bien se connaître et puis un jour on se rencontre que non on ne se connaissait pas. Tu doutes, tu es dans l’inconnu, mais beaucoup de surdoués connaissent cela aussi.

                Notre pensée nous entraine loin…. et impossible de maitriser tous les savoirs que nous souhaiterions.

                Vous avez cherché à canaliser, mais il ne faut pas mettre un couvercle non plus sur vos émotions, car à un moment donné ca casse….

                Servez-vous de votre potentiel émotionnel pour qu’il vous guide, vos capacités sont semble t il si aiguisées qu’elles ne peuvent toutes est expliquées, rationalisées de manière logique et compréhensible.

                Cette part non compréhensible est un champ de tous les possibles, donc un possible meilleur. Regardez là en face, et meme si vous ne la connaissez pas bien, suivez ses conseils, car votre part méconnue, c’est votre intuition, et couplée à l’intelligence, elle ne nous trompe jamais (c’est du vécu).

                Bon courage

                Cricri

                1. Bonjour cricri
                  Je crois que c’est un besoin que tout soit expliqué, rationnalisé de manière logique et compréhensible, une manière peut-être d’en garder le contrôle.
                  Canaliser l’émotionnel pour éviter d’être au bord de la rupture me paraissait être une bonne idée mais effectivement en l’absence de juste milieu (soit cloisonnement, soit rien) cela reste une solution éphémère parfois aux conséquences encore plus mauvaises.
                  Je me sens surtout perdue.
                  Merci de vos conseils et réponse

                2. Bonsoir,
                  oui, je viens de lire 2 nouveaux chapitres du livre de Cécile et je laisse infuser parce que sur le moment rien d’évident à part le fait de chercher la limite pour se sentir vivant et quelques autres détails. comme le fait que rien ne soit hierarchisé ( et le spider solitaire qui permet d’arrêter la moulinette!)
                  mais avec les heures, la sensation d’enlever la grille de cases dans laquelle j’essayais de rentrer et de respirer. émotions fortes? ok. Sensation de gâteau stratifié coloré interne? ok Attente du bout de laine qui va dépasser, ok. Et déjà, je fais le premier pas pour m’accepter;besoin de solitude trèèèès souvent, ok.
                  et avec 3 enfants petits, recharge de solitude la nuit dans le noir. sursensation des autres? ok, leur odeur, les détails de leur vêtements, ce qu’ils dégagent et qui peut gêner selon ma disposition à âtre au milieu des autres ok. Ne plus me forcer à recevoir chez moi. ok Bon j’arrête là, mais c’est comme si tout se réajustait avec les injonctions négatives en moins et surtout- et là je rejoins Cricri- la sensation qu’on ne se connaissait pas et qu’il faut se fier à une masse énorme d’émotions et d’informations énormes à traiter et se laisser guider. L’impression de se débrider et d’avoir enlevé un cadre, un format qui n’était pas le bon. Devenir son propre critère.
                  Je suis un peu stupéfaite en fait. Et le premier poids que ça m’enlève, c’est la culpabilité. Oui, jusqu’à maintenant, je n’étais « pas bien ». ça peut paraître bizarre et c’est au final un redépart à partir de moi, mais c’est comme si ce moi était vide avant et que la périphérie et l’exterieur l’avait enseveli. Il fallait que je me conforme et ce n’était pas possible. Je croyais que j’avais un problème, mais non !
                  Merci ! (et ce n’est que le début!)

                  1. Je corrige un peu : pas une » masse énorme d’émotions et d’informations à traiter », je me suis emballée mais on va dire que les capteurs sont ouverts et non censurés, qu’on ne sait pas trop comment ils fonctionnent mais qu’il est temps de s’y fier (in tuition et intelligence pour rejoindre encore Cricri) Après l’enthousiasme, tout se tait; je me fais moi même un pied de nez: « et alors tu croiyais que « ça » allait se faire tout seul? »

                    1. Ca fait une nouvelle boîte à outils pour se comprendre, le travail reste entier et difficile. La route à faire par soi-même. Au final, sui-je « neuro-droitière hypersensible » ou « surdouée inhibée », « ACE3 », des « étiquettes » qui donnent plus des pistes et des outils de reflexion qu’une réponse qui va trop-sauver-grave ma vie. J’ai presqu’envie de dire qu’il faut s’en débarrasser et comme dans la chanson, « je suis comme je suis, je suis faite comme ça » de Greco s’accepter et dans mon cas, enfin réussir à « faire ». Avec de l’aide psy et du courage, j’espère y arriver ! J’entame votre chapitre sur le cerveau et ai demandé les refs à mon père d’un livre de Jill Bolte Taylor femme qui est revenue d’un AVC en s’appuyant sur son cerveau droit si je ne m’abuse et « cerveau droit cerveau gauche » d’un certain Israel (mon père, cerveau droit, dyslexique et atteint de polyarthrite aigüe depuis ses 35 ans, (encore que gamin il savait faire gonfler ses genoux quand il ne voulait pas aller à l’école) tiens tiens…)
                      Merci encore.

                    2. Le plus dur a été fait, gamera : accepter d’explorer cette piste du surdon, voir si, en respectant ses caractéristiques, ceci vous permet d’aller mieux. Evidemment, ce n’est pas forcément de tout repos, car il est possible que vous bousculiez au passage certains ordres établis. Vous êtes accompagnée, ça va bien se passer 🙂

              2. « La vision du monde d’une personne haut potentiel me parait si vaste, si éclairé, judicieuse, lucide, avec des potentiels incroyables  »
                Bienvenue dans le monde des bisounours.

                Le surdon, c’est avant tout une affaire d’hyperexcitabilité ou stimulabilités
                En complément, vous pourrez jeter un coup d’oeil sur la fleur de PLutchik.

                Ensuite, il faut bien se rappeler que si le surdon est inné, il interagit avec l’histoire de chacun (l’acquis).
                Suivant les cas, le surdon peut pleinement s’épanouir ou au contraire s’inhiber.

                Si vous êtes concernée par une « dys- » qui flingue votre mémoire et/ou votre agilité motrice,
                Si votre chemin personnel est fait d’événements contraires dans votre enfance (ce que les américains appellent Adverse Childhood Experience), tout ou partie des merveilleuses caractéristiques du surdon vantées par bon nombre sera inhibé.

                D’où l’importance de bien comprendre comment on s’est construit, voire de recourir à des thérapies vous permettant de neutraliser les traumatismes rencontrés. Et dans tous les cas, de vous faire accompagner par quelqu’un de bienveillant et qui est bien au courant de ce que signifie être surdoué(e). Car il est encore un peu plus compliqué d’être une femme surdoué qu’un homme surdoué.

                Ensuite, rappelez vous que tout le monde s’attend à ce que le surdon s’accompagne de grandes choses / grands exploits / grands diplômes… ça se peut. Mais ce n’est pas systématique. Je connais des gens surdoués qui sont artisans ou ouvriers.

                Quelques extraits de mon premier ouvrage. Dans cet extrait, les pages 173 et suivantes pourraient vous parler un peu.

                Quelques informations en français sur les ACE : ici, un article en français (sur plusieurs pages) avec la présentation du questionnaire ACE traduit en français

                Et cette petite vidéo / entretien avec Boris Cyrulnik qui rappelle que la construction identitaire s’effectue dès la grossesse

                1. OUF!!!, Merci Cécile de rappeler encore et encore, avec tant de patience et de bienveillance, et en plus surlignés en bleu! les bases pour mieux comprendre le surdon et les quelques actions clé à poser personnellement pour éviter de continuer à tourner en rond et à s’enferrer dans un déni plus que confortable.
                  Pour ma part, je rajouterai que Nietzsche a aussi écrit sur la liberté et le courage de créer soi-même sa propre destinée: le comment c’est pas une recette de cuisine au dos de la boîte de cornflakes, faut se lever, se bouger, se regarder bien en face dans le miroir et accepter de se faire aider, humblement, quand le parcours de vie devient un peu trop lourd. Le comment, c’est à l’intérieur de vous que vous le découvrirez en le créant en même temps. Donc, pourquoi pas commencer à se mettre au travail maintenant ?
                  Chan

                  1. très cher chan,
                    Il est vrai que l’écoute, la bienveillance et les conseils donnés quand on a aucune certitudes sur son propre fonctionnement et la compréhension de celui-ci
                    est rassurant, il me permet de prendre du recul sur la situation.
                    J’aime beaucoup votre idée de la « recette de cuisine au dos de la boîte de cornflakes », pas d’obligation de la suivre, cela ouvre seulement une possibilité supplémentaire.
                    Nous pouvons cuisiner car une personne nous a enseigné à reconnaître les ingrédients, s’en servir et les associer, il semble juste d’avoir le même accompagnement pour la compréhension de son fonctionnement, une base qui ne nous empêche pas par la suite d’explorer nos propres recettes.
                    A l’intérieur de moi tout un ballet de danseurs éclectiques qui se sont mis en mouvements sans m’attendre, ni me consulter, quel sens cela a si je me contente de les observer incrédule et méduser.
                    Le travaille avec le chorégraphe tend à rendre ses petits pas trop lourds plus légers afin de gagner en harmonie et cela me demande du temps, la remise en question est grande et cela change le filtre de mes propres représentations.
                    « Einstein : Je ne crois point, au sens philosophique du terme, à la liberté de l’homme. Chacun agit non seulement sous une contrainte extérieure, mais aussi d’après une nécessité intérieure (Citations d’Einstein dans Comment je vois le Monde) »
                    Bien à vous,
                    Moesha

                2. Votre livre est à la fois dans une approche globale et dans le détail en multiples approches, le premier écrit aussi construit qu’il m’ai été donné de voir traitant ce sujet, un sacré travail fait en perspectives.
                  Loin de moi l’idée de dire que c’est un monde de bisounours, j’ai pu voir ce que ces personnes pouvaient apporter dans leurs compréhensions des autres, de certaines situations,…dans le cadre pro et perso, cela est riche, m’a beaucoup appris, j’en suis reconnaissante,… ceci m’est apparu alors si lucide, claire et judicieux, j’ai extrapolé à tort en imaginant leur vision du monde comme étant de même.
                  La dépréciation,….le constat est que je ne sais plus vraiment où j’en suis.
                  ACE 4

                    1. Beaucoup à laisser passer, à digérer, expérimenter…
                      cette réparation commencera par le travail d’une acceptation de ce qui est, comme cela se présente, aux mieux du possible sans jugements,
                      peu importe le nom qui sera donné ,

                      ,

                    2. C’est exactement ça : peu importe le nom qui lui sera donné !
                      Le principal est d’aller mieux, de se sentir « fluide » et pas « entravé(e) » en permanence.
                      Mais c’est vrai que c’est un travail de longue haleine.

                    3. Peu importe le nom… Oui et non. Quand vous achetez une robe, si vous ne regardez pas l’étiquette, vous n’allez pas savoir comment la laver, la repasser, donc comment en prendre soin. Une robe en soie ne se traite pas comme une robe en coton ! Ben c’est un peu pareil pour les humains. Ça m’agace, cette histoire de refuser les étiquettes : comment prendre soin de soi si on ne sait pas qui on est ?

                      Je ne peux pas dire que l’étiquette aspi me mette en joie, mais elle donne enfin une telle cohérence à tout mon parcours, et elle me donne tellement d’explications sur qui je suis et, surtout, comment prendre soin de moi, que je me sens infiniment mieux avec que sans. Ce n’est pas une question d’étiquette, c’est une question d’appeler un chat un chat. C’est l’histoire du poisson qui ne sait pas grimper aux arbres.

                    4. Hm… Ce n’est pas dans ce sens là que je trouve l’étiquette peu importante.
                      C’est dans le sens « marque » que je conçois l’étiquette. Car, oui, entièrement d’accord sur le fait que l’étiquette « instructions d’emploi » est plus qu’importante à connaître 🙂

                  1. Le monde des bisounours n’est pas dans le livre de Cécile, il est dans l’image que vous vous faites des surdoués, ce qui vous interdit d’accepter d’en faire partie. Il y a même plein de « ratés » et de sales cons, chez les surdoués.

                    J’ai passé un moment à avoir ce genre de discussion avec une de mes soeurs qui ne pouvait pas accepter qu’elle n’était pas la nulle qu’elle croyait. Finalement, l’idée a fait son chemin, elle a passé Ze test et elle va beaucoup mieux.

                    Maintenant, c’est celui de mes fils dont l’intelligence est la plus évidente qui est persuadé de sa banalité : il n’a pas de « réussite académique à son actif » (non, il a seulement un master de droit et il a seulement été accepté dans deux des meilleurs masters 2 du pays dans son domaine ! Ce que le déni ne pousse pas à dire comme absurdités, quand même !) alors que ses deux frères qui sont allés bien moins loin dans les études me semblent plus lucides. Soit je m’illusionne, soit d’avoir côtoyé des gens plus ordinaires (CAP, BTS) leur a permis de constater qu’effectivement, ils n’étaient pas tout à fait comme ceux-là ?

                    Il semble qu’une bonne partie de ma famille est aspi, comme moi, ce qui complique encore les choses : la perception qu’on a de soi et des autres, et celle que les autres ont de nous.

                    Ça a quelque chose de désespérant, quand même, de voir toutes ces belles intelligences gaspillées dans des souffrances souvent intolérables, juste parce qu’un système débile essaie de nous faire croire que nous sommes tou-te-s pareil-le-s, quitte à mentir éhontément et à niveler sauvagement par le bas.

                3. Et je viens de lire ceci (au dessus) qui complète et éclaire ce que vous écriviez sous mon commentaire l’autre jour et je finis ma journée avec « les évènements contraires », dans mon cas 3 évènements majeurs et très inhibants.
                  merci encore, c’est l’oasis dans mon désert. (je sais bien que tout ne va pas être rose mais je r-es-p-i-re (et peut-être que mes douleurs régulières dans la poitrine vont enfin se « barrer »?))
                  « danse de la joie » dirait Pierre Salvadori ou Lou et sa maman ds la BD du même nom
                  (oui j’ai entendu une émission de radio où pierre salvadori disait faire des danses de la joie avec son co-scenariste quand ils débloquaient leur scenario et depuis je ne loupe pas un seul de ses commentaires audio sur ses films en dvd. j’adore l’entendre parler de comment il bosse.Sympathie totale pour lui.)
                  Oh et avant de cliquer sur « laisser un commentaire » je lis Chan en dessous qui résume tout!
                  Merci à vous, d’exister. (la fille qui respire)

              3. « La lecture du livre « je pense trop » était sur sollicitations de mes collègues de travail, je l’ai lu sans conviction, ne me suis pas davantage reconnu dans cet ouvrage, cependant, la colère éprouvée par la suite reste un mystère. » Ben voilà, ça c’est typique : la tête nie et le corps exprime par tout moyen à sa disposition qu’il n’est pas d’accord avec ce que la tête refuse de voir. C’est le B-A-BA, ça. Mais il n’est pire sourd que cellui qui ne « veut » pas entendre 🙁

          2. Bonsoir à vous.
            Je lis les témoignages. Et puis le vôtre. Je peux comprendre que vous cherchiez sans cesse à ne pas accepter ce que vous ressentez, ce que vous pensez, ce que vous êtes. Parce que ceci… Parce que cela… Mais à force de trop chercher… On se perd dans l’objectivité… De peur de… Par peur de… Ne pas « être ». Mais vous « êtes » alors asseyez vous et acceptez de réaliser si vous le souhaitez ces tests. Vous avez besoin de savoir pourquoi? Alors pourquoi pas? .
            Je sais que le regard de soi sur « soi » est sensé être objectivé et réalité. Mais ce n’est pas vrai. Plus vrai. Celui que ceux portent sur nous est souvent plus lucide et réel que celui que nous nous portons. Parce que l’on s’enferme à penser que l’on a raison. À tord. Essayez. Vraiment. Et vous comprendrez.
            Je me permets ces mots sans juger vos maux. Mais juste parce qu’ils raisonnent en moi certainement. Actuellement à travers une période de peur, d’angoisse profonde basée sur le physique parce que je n’arrive plus à canaliser le « là-haut » qu’est mon petit cerveau, je m’auto-focalise sur mon corps à m’en faire mal et à m’en détester alors que l’evidence n’est pas comment je me regarde et comment l’on me regarde, mais comment suis-je vraiment? À l’intérieur. De mon extérieur. Et puis on peut se perdre… À choisir de s’en perdre parce que l’on ne sait plus… Alors… Quand une évidence est peut être pointée du doigt vous concernant, pourquoi ne pas vous poser et regarder ce doigt qui pointe… Pour connaître ce qu’il pointe. Et où il se dirige? Cette chance vous est donnée. Saisissez vous non pas que du doigt que l’on vous met sous le nez, mais tendez votre main à la main qui vous est tendue.
            Avec toute ma bienveillance.
            Une « normale – passée » ici .
            Nb: et si parfois votre cerveau bloque « la créativité », ce n’est pas parce que vous n’en n’êtes plus dotée mais parce que vous avez peut être protégée cette partie de vous en réalisant un « effet tiroir ». Parfois il suffit juste d’ouvrir ce tiroir pour qu’il ramène à vos yeux et à votre cœur ce qu’il contient de votre force

    2. Depuis plusieurs mois, je recherche des outils et personnes pour démêler tout cela car je n’arrive pas seule à effectuer cette démarche, mais en vain.
      Le lâcher prise m’est impossible alors j’opte pour l’isolement.
      Merci d’avoir pris le temps de me répondre.

      1. Moesha,
        Bien que beaucoup d’entre nous opte pour l’isolement, c’est une mauvaise idée. Je sais que nous n’avons pas souvent d’autre envie, car nous ne savons pas comment appréhender les autres. Nous appréhendons le monde, nous l’approprions, bien mieux que la plupart des gens. Cependant, les autres restent source de douleur, d’incompréhension, et nous ne voyons guère comment ne plus souffrir, sauf en nous isolant.
        D’autant que nous sommes en général plutôt bien en notre propre compagnie, là encore, contrairement à la majorité des autres.
        Tout n’est qu’une question de point de vue, et nous sommes capables d’en changer, même si lâcher prise sur ce que nous savons être vrai/juste semble parfois mission impossible. Confucius a écrit « il ne sert à rien d’essayer de faire comprendre la perspective à un poisson, quand on sait qu’il ne peut voir que « plat », de par son système de vision.  »
        Nous avons du mal à ne pas prendre les autres en grippe, ou en pitié, parce qu’ils ne perçoivent pas ce que nous pensons être vrai/juste. Pour le coup, nos relations sociales ne s’améliorent pas, l’égalité n’existant pas vraiment entre eux et nous. Il nous faut chercher les qualités qu’ils ont et qui peut être, de prime abord, ne nous touchent pas car nous ne les admirons pas (ces qualités là).
        Je suis la première à aimer m’isoler, mais je lutte très fort en ce moment même, pour ne pas choisir la vie d’ermite, que j’ai déjà connu et dont j’ai un souvenir fabuleux….attention danger!
        Ne vous isolez pas, la richesse n’est pas là…..Là est la facilité. A ne pas confondre. avec toute mon amitié, et mon soutien.

      2. Comment espérer trouver les bons outils et les bonnes personnes si, à la base, le nom de qui vous êtes n’est pas approprié ?

        Mais je pense au contraire de Lostintime que l’isolement peut être une très bonne solution pour se retrouver face à soi-même, sans perdre d’énergie à refuser le message dérangeant qu’apportent les autres. Ce face à face avec soi-même est certainement le meilleur moyen de faire la paix avec soi-même, de retrouver le calme nécessaire pour lâcher prise, un tout petit peu, juste assez pour admettre la vérité.
        Je ne pense pas que se forcer à côtoyer les autres quand on n’en a pas envie soit une bonne chose. Se faire violence n’est jamais une bonne chose. J’ai testé les deux et je me suis fait beaucoup de mal à essayer à tout prix d’être plus sociable. Je me suis épuisée vainement et j’en suis revenue encore plus misanthrope qu’avant. Ce n’est pas tant nous qui rejetons les autres que les autres qui ne nous acceptent pas. Il y a des limites à ce qui est supportable et acceptable.

        1. Entre se forcer à s’adapter et s’isoler complètement, l’importance et de savoir trouver un juste milieu. Nous appartenons à l’humanité Il importe de trouver le moyen de se côtoyer en bonne intelligence. Ca ne signifie pas forcément chercher à tout prix à devenir intime. Ca signifie d’abord et avant tout, savoir partager l’espace en bonne intelligence. La courtoisie et le respect sont de bons outils pour ça. Mais ça ne va hélas pas toujours systématiquement de soi…

          1. Je partage l’espace en bonne intelligence en restant chez moi ou en me baladant seule dans la nature aux heures où tout le monde est à table. Les autres peuvent faire ce qu’il veulent ailleurs 😀

  6. Bonjour,
    une fois l’émission écoutée je comprends mieux le sentiment étrange qui surnage à l’issue de son écoute laquelle a provoqué l’envie d’écrire votre billet de blog. Je partage ce sentiment d’étrangeté. Le titre annoncé parle d’une sujet « comment identifier… et être heureux ». Le véritable sujet est, en fait, l’école du « ça va » versus « ça va pas ». Aussi inintéressant que de savoir si des surdoués vont au marché en sautillant ou en marchant, que des experts seraient là pour dire qu’il y a deux écoles, celles des sautillants et des marchants. Ouais. Mais rien, strictement rien sur la nature et la structure du surdoué. Cela dit, le titre de l’énoncé induit la suite de la construction et ne laisse que très peu de place à une autre option en-dehors de celle du choix binaire.

    Les témoignages sont à la hauteur de l’émission. Genre, j’ai 150 de QI et je vais bien, mon enfant, mon mari/ma femme aussi, mon boulot. De plus, grâce à mon don, je suis prophète…, et je vois avant les autres ce qu’il faut faire. Waouh. Que veux-t-on de plus ? C’est, en creux, la typologique de la psychologie américaine : à partir du moment où la personne est bien conforme aux attentes de la société, pourquoi en vouloir plus : famille, enfant, travail. Tout va. En option +, si tu peux être un Steve jobs, c’est mieux ; en option ++, si tu peux être un Einstein, c’est encore mieux. En option –, si tu vas pas bien, c’est que tu sais pas t’adapter et, quand même, tu dois être un peu con sur les bords aussi, parce que franchement, être borgne (le surdoué) dans un monde d’aveugles (les normaux doués), si tu ne sais pas ce qu’il faut faire, bah, c’est que tu es con alors. Belle suggestion en incise d’un psy, employée d’une manière quasi perverse…

    J’ai bien aimé la tyrannie de la quantité : le million de témoignages, c’est sûr ça fait son poids et ça tend vers la vérité. J’ai 150, etc.

    Si quand même ces phrases : « je pense que le surdon, c’est une chance. Mais que le surdon n’est pas sans risque, et, notamment, lorsque l’on est dans un milieu qui ne nous ressemble pas mais c’est vrai pour l’humanité tout entière. Donc, en effet, un enfant surdoué a besoin d’un environnement qui lui parle. »

    C’est vrai, j’ai remarqué ça dans une série de science-fiction, stargate atlantis, les humains moyens ont trouvé un truc imparable. Ils ont réuni les meilleurs de la planète, ils en ont fait un pack et ils les ont envoyé dans une autre galaxie, Pégase, où ils vont pouvoir vivre des trucs extraordinaires, dignes de leurs surdouances parce que, là-bas, il y a une super civilisation très ancienne, rien qu’avec des surdoués et, en plus, ils ont créé plein de trucs hyper intelligents mais sans laisser de tutoriels alors, forcement, ça occupe le surdoué et son esprit. Les autres, les moins meilleurs, il y en a quelques uns, auront droit à une vie paisible sur terre, familiale et enfant à la clef.

    Seconde partie de la chronique, incise du psy : l’intelligence, c’est savoir s’adapter, pas se plaindre des autres, ni de l’environnement mais se remettre en question à l’intérieur de sa propre case, vacuole ; bel hommage à Jeremy Bentham ! Et, en plus, genre ++, nous avons droit au chapitre en conférence : « comment être bienveillant à partir de sa case et comment communiquer correctement avec le monde à partir de son point intérieur par rapport à sa case d’utilité. » C’est le point de vue le plus prisé, aujourd’hui, sur la question de la maturité chez l’adulte ; c’est aussi le plus étroit : partir de la case d’utilité comme point de référence de sa capacité à être humain. Du point de vue professionnel, c’est le CV/diplôme/métier qui définit la personne, ce qu’elle est, son caractère.

    La suite de l’émission ne fait que répéter ce qui a été déjà dit.

    Bon, allez, je vous laisse avec mon surdon de prophétie pas très utile, je sais prédire le passé mais il y a un con de présocratique qui m’a déjà piqué l’idée. Le monde est mal foutu, surtout pour moi.

    1. Bonsoir Jeanmarcus,

      Effectivement, si tu cherches des infos sur la structure cérébrale des surdoués, je te conseille le livre de Fabrice bak (la précocité dans tous ses états). Sa manière d’aborder le thème de la douance sous l’aspect scientifique notamment est intéressante et change du tout venant.

      Après, oui les vrais intelligents disent souvent qu’il faut être en dehors de sa zone de confort ou de cette case dont tu parles, car y siège l’inconnu, être intelligent ce n’est pas savoir beaucoup de choses, c’est partir d’une part de vide pour imaginer des concepts nouveaux. Sur que si l’on reste dans ses limites telles qu’elles nous sont présentés par la majorité, je ne suis pas sûre qu’il en sorte grand chose.

      Les idées révolutionnaires venant souvent de situations incongrues ou imprévues sont là pour en attester. La vraie intelligence, ce n’est pas uniquement savoir, mais aussi comprendre, construire autre chose….

      Et puis il y a beaucoup d’émissions qui surfent sur la vague du coaching etc… ou comment gagner de l’argent sur le dos des surdoués. Mon avis est général et ne porte pas sur l’émission dont il est question ici.

      Et oui, mon cher, le monde est un peu pourri (je t’avoue que ca ne me fait plus grand chose), mais il y a le monde extérieur et il y a toi, il faut cloisonner parfois, au risque dans le cas contraire d’y laisser toutes tes plumes.

      Heureusement qu’il y en a qui vont bien, je pense que ceux-là ont mis une petite limite à leur imagination : celle de ne pas vouloir tout révolutionner. Ca ne les empêche pas d’imaginer les scénarios les plus innovateurs ou les plus incongrus.

      Mais je te l’accorde, c’est quand même bien bon d’imaginer, de rêver…. surtout quand on est insomniaque (remarquez l’heure du post 1h du matin !!).

      Allez bonne nuit à tous. (lire : je m’en retourne à mes rêvasseries en attendant que ma cervelle veuille bien se lasser…).

      Cricri

    2. vous soulignez un aspect important du surdon, Einstein etait un quasi heros dans son domaine (la physique) mais a mon avis en entreprise il aurait pas fait long feu
      Bref l’utilitarisme social joue en plein envers les surdoués
      « Les surdoués on veut bien de vous dans des domaines particuliers mais surtout restez a votre place car vous nous genez nous les normopensants, vous etre trop intelligents/brillants/sensibles etc
      vous allez remettre en cause l’ordre social, la betise ambiante, la mediocrité ambiante »

      Je me mefie enormement des spécialistes de la douance. j’ai ma propre theorie sur les surdoués qui a amon avis correspond plus a la realité mais qui est moins politiquement correcte, plus socio (c’est d’ailleurs pour ca qu’on me remballe dans les conference sur les surdoués)

  7. Merci Cécile pour cette analyse si juste ! Oui, beaucoup de surdoués vont bien, Oui, beaucoup de surdoués vont mal, Oui, beaucoup de surdoués ont besoin d’être compris et entendu dans l’intime de ce qu’ils sont, derrière l’écran des statistiques qui devient une nouvelle norme aussi absurde que cela puisse être. J’aime bien sur ce thème le livre fraîchement sorti : la tyrannie de la norme de Todd Rose. Oui, même ceux qui réussissent, académiquement, socialement, économiquement, parlant peuvent cacher des blessures secrètes qu’aucune statistiques ne pourra attraper. Nous le savons si bien … et nous en avons tant de témoignages. Oui, il est important de s’appuyer sur les recherches mais pourquoi être dans ces balanciers dichotomiques, tout va bien, tout va mal, cela ne peut jamais refléter la condition humaine ! Quelle qu’elle soit ! Et pourquoi encore omettre, du côté de la science, tous les travaux neurophysiologiques sur le cerveau et ses différences à la fois structurelles et fonctionnelles qui ont fait l’objet de nombreuses publications scientifiques. Et oui, et encore oui, les statistiques se basent sur des échantillons totalement biaisés et en particulier aux Etats Unis où les travaux se font à partir de populations qui ont été dans l’enfance sélectionnées pour des Gifted Programms sur des critères de QI, certes, mais aussi et parfois surtout, de réussite académique. Donc, ceci expliquant cela, ceux qui réussissent plus tard sont bien ceux qui étaient déjà dans une trajectoire de réussite scolaire enfant … Quid des autres ? Comme les deux prix Nobel qui sont passés à la trappe de cette fameuse et si controversée et si ancienne maintenant étude de Terman, qui ne les a pas pris dans le filet de ses nombreuses statistiques ! Bref, comme vous le dites Cécile, le point d’équilibre, gardons le point équilibre. Merci Cécile et merci à Monique pour son humanité et sa capacité à avoir gardé son sens clinique face à ce qui était, et je sais pourquoi j’ose ce mot, une sorte de traquenard ! A bientôt

    1. Une amie me disait en substance « ressembler à un surdoué et ne pas en être un, c’est quand même fortiche ! »
      Je crois que ce n’est pas tant l’estampille qui est importante que le fait de pouvoir arriver à, sereinement, respecter et faire respecter son mode de fonctionnement.
      Donc, Marc, si vous vous retrouvez dans ces lectures et que celles-ci vous donnent des idées sur la façon de vivre mieux, je crois que c’est ça le plus important.
      .. cela dit, si vous vous retrouvez dans ces livres, oui, il est vraisemblable que vous êtes surdoué.

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