La pensée en arborescence

… Voici un dessin que je n’ai pas pu insérer dans le livre que j’ai publié.

C’est une tentative pour expliquer ce qu’est la pensée en arborescence (ou pensée analogique) par rapport à la pensée linéaire (ou séquentielle).

Nous sommes en général formés depuis la plus petite enfance à réfléchir en établissant des listes déroulantes comme le présente la colonne de gauche.

Mais quand un surdoué réfléchit, c’est en feu d’artifice, ainsi que le représente le dessin de droite. Dans les faits, ce feu d’artifice est constitué de tout un ensemble de mots, de sons, de couleurs, de formes… ça peut faire un peu de bruit dans la tête !

Le dessin de droite ne se lit pas de droite à gauche ou de haut en bas : Il faut chercher la bulle centrale (ce sur quoi on est en train de réfléchir) et ensuite cheminer le long de chaque arborescence. Les petites flèches, ce sont tout simplement les liens que l’on fait entre les différentes idées…

Tout ça est en fait très difficile à décrire dans l’exposé « à plat » que l’on veut effectuer, car les différentes branches de l’arborescence se déroulent en même temps et les mises en lien sont autant de répétitions possibles qui viennent brouiller le message (après avoir brouillé l’esprit, parce qu’on ne sait par où commencer pour présenter tout ça dans un ordre compréhensible par « les autres »… qui vous trouvent plutôt brouillon dans votre présentation).

Pour résumer tout ça, un petit dessin

Quand il a fallu que je réfléchisse à un plan linéaire pour rédiger mon livre, autant dire qu’il m’a fallu « pas mal » de temps pour trouver un arrangement qui satisfasse à mes envies quelques peu perfectionnistes…

Le « mindmapping », les cartes mentales (ou schémas heuristiques), c’est tout simplement la formalisation de ce fonctionnement cérébral un peu particulier (avec, en plus, la possibilité de mettre des couleurs, des dessins, d’insérer des liens internet….)

Ici, quelques sources pour aller plus loin :

La pensée latérale et les cartes mentales (sur le site d’anglais de l’académie d’Orléans-Tours)  – une page qui donne elle-même accès à d’autres ressources très intéressante sur le thème des cartes mentales.

Apprendre à apprendre avec les cartes mentales (sur le site du Centre régional de documentation pédagogique de Franche Comté) – une page qui propose l’utilisation des cartes mentales pour apprendre en donnant des exemples, matière par matière.
Il permet aussi de télécharger des logiciels gratuits dédiés aux cartes mentales.

Lettres et Cartes heuristiques pour l’enseignement du français et du latin au collège. Mais aussi un nombre incroyable de ressources sur les cartes mentales en général.

145 thoughts on “La pensée en arborescence

  1. Bonjour,
    je développe depuis quelques années une méthode de recueil des connaissances auprès d’experts afin de capitaliser leur savoir. J’utilise beaucoup la représentation par graphe qui combine à la fois les visions arborescente et les réseaux de contenus. Les images obtenues sont plutôt intéressantes et sont utilisées dans le cadre de la qualité. En tous cas, les experts eux-mêmes sont intéressés par cette approche que l’on peut qualifier d’holistique.

    Ce commentaire m’est inspiré par le petit schéma en haut de la page sous le titre de « La pensée en arborescence ». Je peux vous assurer que les graphes que j’obtiens sont d’une autre complexité sans être ^pour autant du « Big Data ».

    Cordialement

  2. Non , pas analogique , « ontologique » La pensée analogique est la pensée programmable, une structure en arborescence n’est pas programmable car elle est en perpétuelle reconfiguration ! VOUS VOUS PLANTEZ LAMENTABLEMENT … L’intelligence artificielle existait avant l’ordinateur et ce que fait la cybernétique aujourd’hui c’est de faire de la psychanalytique de la psychanalogique. Faire de l’inconscient un disque dure. Ceux qui pensent en arborescence sont les seuls à ne pas pouvoir être « câblés ». Vous êtes nul ! Retournez sur vos banc d’école …

    1. Salut Mickael,

      Vous avez de la chance d’avoir été publié, comme quoi sur ce blog on peut avoir des avis très contradictoires.

      Par contre, peut-être pourriez vous nous en apprendre plus sur l’état des recherches sur l’intelligence artificielle.

      En effet, ça intéresserait fortement la communauté de Talent Différent, j’en suis certaine.

      Récemment, il y a eu la semaine de l’intelligence artificielle en France, où on pouvait voir à travers plusieurs évènements, l’état des recherches dans ce domaine.

      Il faut bien avouer que nous avons un retard fou dans ce domaine, par rapport aux Etats Unis notamment.

      Les géants de l’univers numériques (un célèbre moteur de recherche commençant par G…. et qq autres), s’acharnent à collecter, classer , répertorier des données sur tout et sur nous (!), car pour l’instant, de ce que j’en sais, l’intelligence artificielle est basée sur la reconnaissance de ces données.

      En un sens, je trouve que pour l’instant, l’IA est plus basée sur la mémorisation que sur une arborescence. Et c’est ce qui fait défaut. Bien sûr, il est introduit un certain pouvoir de décision ou de choix dans les programmes élaborés pour les entités dites intelligentes (objets, robots…). Mais c’est encore trop limité.

      Il faut dit que bon nombre de sujets de recherche (notamment en doctorat) sont proposés, mais généralement les financements peinent à suivre. Comme si nos gouvernements considéraient cela comme peu important (ou comment se faire bouffer à plus long terme par des pays bien plus avancés).

      Bref, le problème actuel est bien la manipulation de volumes de données très (trop) importants pour pouvoir permettre des choix éclairés selon critères bien définis.

      Nous sommes loins d’une entité intelligente capable de choisir, mais aussi d’avoir une opinion, voire des sentiments. En tout cas c’est très limité pour l’instant.

      Alors on vous attend Mickael, dites moi si ce que j’affirme est vrai ou faux, incomplet ou imprécis.

      Cricri

    1. Bonjour Emma

      Mille pardons de ne pas vous avoir répondu plus tôt.
      La pensée dire arborescente est une pensée qui se déploie en recourant aux analogies. Chez un surdoué, elle est beaucoup plus riche que chez quelqu’un qui ne l’est pas (plus de branches et plus de niveaux à en arriver à paraître hors sujet quand on fait une remarque issue de cette réflexion plus riche).

      La pensée intuitive fait appel à l’intuition, c’est à dire qu’elle ne passe pas par la case rationalisation.

      Dans toute la réflexion analogique (la réflexion dite arborescente), il peut arriver une pensée intuitive, parce qu’une analogie est faite mais que si on l’analyse, elle n’est pas rationnelle.

      1. Lostintime le retour…ou plutôt lostinlife…

        Que se passe t il quand on a la sensation de penser essentiellement en « intuitif »?
        Un étrange sentiment d’être en dehors du monde. De s’en écarter avec les ans qui passent.
        Après avoir essayé de penser « rationnellement », pour me rapprocher des autres, essayé de rentrer dans les conversations, essayé de prendre des décisions à deux, j’en conclus que cela m’est absolument impossible.
        Je ne trouve pas de chemin vers la pensée de l’autre. je déteste pourtant penser de l’autre, que j’apprécie par ailleurs, (les gens en général) qu’il ne voit pas plus loin que le bout de son nez, et qui me fait sentir dans une bulle à laquelle personne n’aurait accès.
        Je déteste finalement devoir dire que je me trompe rarement. J’ai un temps perdu confiance en mes « intuitions », j’ai perdu confiance en moi tout court, je me suis mise à vouloir raisonner de façon analytique, j’ai fait erreur sur erreur, et je suis devenue profondément malheureuse.
        Il me faut aujourd’hui me battre, pour faire vivre mes choix. J’ai la chance extraordinaire d’avoir une nature joyeuse et solide. La pensée intuitive est un cadeau empoisonné….tant qu’on n’arrive pas à vivre avec et imposer notre fonctionnement.
        Cette façon de penser exige de la solitude choisie et bienvenue, cela aussi devient vite un problème. Privée de ces moments de solitude, j’ai eu un temps l’impression de vivre dans une espèce de brouillard, perdant la connexion avec la réalité. Sensation très bizarre, qui m’a fait peur.
        D’autres parmi vous rencontrent ils ces difficultés?

        1. Bonjour « lostintime le retour » 😉
          Merci de ce témoignage.
          Cette façon de pensée fulgurante est rare, et donc difficile à vivre l’isolement qui en résulte. Et tout aussi douloureuses les conséquences de chercher à s’entraver et à se contrecarrer. C’est la raison pour laquelle j’ai parlé de « se remembrer » (avec une allusion à l’anglais remember – se rappeler vraiment comment on fonctionne) après s’être perdu(e).

          Avez vous pensé à l’utilisation de cartes / schémas heuristiques qui pourraient peut-être vous aider à vous faire mieux comprendre ?

          1. Merci Cécile.
            Je connais les schémas heuristiques pour les avoir utilisés il y a 30 ans, sous forme « d’arbres heuristiques », dans le cadre de mon travail de consultant.
            Ils sont utiles pour décrire la façon d’arriver à une solution/conclusion en optimisant la réflexion, les moins bonnes solutions/conclusions s’éliminent d’elles mêmes.
            Dans ce qui me préoccupe, c’est plus mon incapacité à expliquer ce qui me fait dire ce que je dis. J’ai mis 50 ans à réaliser que tout ce que j’avais anticipé de 10 ans est arrivé, exactement comme je l’avais « prédis » (dis avant que ça n’arrive). Ca marche aussi pour le plus court terme.
            J’ai été ridiculisée, et le suis encore, j’essaie de me taire mais un morceau de moi a du mal à ne pas dire « cette voie n’est pas la bonne pour aller là où vous voulez vous rendre ».
            Parfois, c’est même « oui, ça il aurait été bien de le faire il y a x années, c’est ce que j’avais dit à l’époque, mais aujourd’hui c’est trop tard, il faut changer de chemin ».
            MAIS JE NE SAIS PAS POURQUOI.
            Je commence tout juste à me rendre compte que ça tombe comme un couperet, comme quelque chose qui n’a aucune justification, comme une critique, comme une chose négative.
            Quand je parle de brouillard, c’est vraiment un brouillard. une espèce de sensation comme si j’avais pris un médicament qui rend l’esprit confus. Si je « dois » encourager ce que je sens comme une erreur, pour « faire plaisir », allo docteur Freud, j’ai toutes sortes de sensations physiques très désagréables. Et je perds la notion de ce qui m’entoure, quelques dizaines de secondes. Ca doit être la tension intérieure.
            Le brouillard ne s’en va que si je peux passer des heures seule.
            et le nombre d’heures seule nécessaires devient de plus en plus important…. ou alors j’en manque de plus en plus…
            Je sens bien que les solutions sont dans ma tête mais qu’un morceau de celle ci ne veut pas les regarder.
            Affronter ses peurs. Affronter des côtés de soi que l’on n’a pas encore maîtrisé, que l’on découvre. Découvrir de plus en plus de chose sur soi, et devoir les intégrer pour ne pas les refouler.
            sans doute les plus grands défis du surdoué.

            1. Pardon Lostintime, j’avais mal compris.

              Ce dont vous parlez, c’est du syndrome de Cassandre : vous savez, ça va effectivement se réaliser… mais personne n’aura voulu vous écouter. et c’est très déprimant.
              Je reviens quand même sur les cartes heuristiques qui me semblent pouvoir faciliter la visualisation de ce que vous « voyez » vous même – les signaux (très) faibles sur lesquels vous voulez attirer l’attention et leur conjonction qui va aboutir à ce que vous pressentez.
              La difficulté… « Il n’est de pire sourd que celui qui ne veut entendre ».

              Je rejoins Chan sur la nécessité d’un accompagnement – pas avec n’importe qui, vous vous en doutez bien…
              Accompagnement pour tenter de faire retomber la tension, pour arriver (est-ce possible ?) à mieux vous faire entendre, pour changer de voie, rencontrer ceux qui sauront utiliser cette capacité (on est dans de la stratégie, et le monde a besoin de stratèges – surtout en ce moment….)

              1. Vous avez raison, bien sûr, cécile. Cependant, pour remplir les bulles, il faut avoir accès même aux faibles signaux. Je n’arrive juste pas à les trouver, à expliquer quoi que ce soit. Pour le coup, je me range à la critique « tu n’es même pas capables de justifier ce que tu dis ». et évidemment, je me sen s mal. Au bout d’un certain temps, je ressens de la colère. Puis avec le temps, je me retire du jeu. Enfin, quand ce qui devait arriver arrive, personne pour me dire que j’avais raison. et si j’osais dire « je vous l’avais bien dit », je me ferais laminer.
                Par ailleurs, « il n’est pas de pire sourd que celui qui ne veut entendre » reste dans mon cas très vrai aussi. Les gens sont persuadés d’avoir raison, leur dire autre chose ne fait que les mettre en colère.
                J’ai fait de la stratégie d’entreprise quand j’était consultant. j’ai traité de gros contrats. Un secret? je partais de mes conclusions « intuitives », et je remontais pour trouver un fil logique qui les justifiait. Ca me prenait beaucoup de temps. Ca rendait parfois difficile la collaboration avec d’autres consultants, mais j’avais la chance d’être dans un cabinet de fous géniaux, donc ils s’en moquaient, pourvu que le client apprécie les rapports.
                Je ne suis pas prête à lâcher mon métier d’aujourd’hui, mais vous avez encore raison : voilà des années que je pense à reprendre quelques contrats ponctuellement…
                tout en cherchant de l’aide, avec réticence mais bon, quand il faut y aller, il faut y aller….;-)

                1. Je précise : je n’ai pas dit que c’était simple… ni même faisable d’arriver à supporter ça. Quand, depuis 2003, je vois arriver des événements que les prospectivistes ont identifiés avant 2000 et que personne n’écoute. Quand en 2008, parce qu’il faut rassurer tout le monde, j’entends dire que la crise ne durera pas plus d’un an… Il n’est de pire sourd que celui qui ne veut entendre. Et : oui, c’est vrai; c’est valable pour nous aussi, sur d’autres points. L’un de mes métiers a été fait de stratégie, de prospective et de benchmark. C’est usant.

                  1. Usant, et angoissant. Usant et facteur d’isolement. Plus je prends de l’âge, plus bien entendu je vois prendre forme ce que j’avais imaginé, prévu, intuité, appelons ça comme vous voulez. Une part de la colère permanente tapie au fond de moi provient de là je pense. Elle ne fera que gonfler avec le temps, et ça aussi ça me fait peur. Sauf si je trouve un exutoire à cette colère.
                    La crise? bien sûr. Même dans ma famille, tout le monde pense que je vois les choses de façon pessimiste. Curieux, car de tout temps ils m’ont trouvée bien trop optimiste. Nous ne sommes qu’au début de la crise. Elle n’est pas encore vraiment là, d’ailleurs. Nous allons vers de temps difficiles. Un certain nombre de gens créent en ce moment ce qui permettra de la traverser et de la surmonter. C’est un peu comme une énorme tempête. Il faut se préparer à l’affronter plutôt que de nier qu’elle arrive. C’est ça, pour moi, être optimiste. Savoir que nous pouvons nous organiser pour surmonter les difficultés. Le choix est maintenant. Quand elle sera là, il sera trop tard pour préparer quoi que ce soit. Mais là encore, qui entend?

                    1. Bonjour,
                      J’aime vote discussion sur les différentes dimensions j’ai une question qu’elle est la maîtrise de vos émotions. C.a.d je regarde un événement, un film et l’émotion m’envahit ? Et vous quel est le degré de rapidité sur l’émotion

                    2. Bonjour,

                      J’ai été attirée à 20 ans, sans savoir pourquoi, par les métiers de la futurologie et de la prospective. Finalement jusqu’à un haut niveau universitaire mais il n’y avait pas besoin de toutes ces études. Et maintenant j’en fais un loisir, en parallèle d’un job plus conventionnel. J’étais une Cassandre à mes débuts, maintenant j’utilise des techniques pour « faire le tour de la question » et donner plusieurs interprétations, ainsi qu’un cheminement plus acceptable pour « tout le monde ». Et nouveauté 2017, 17 ans après, je découvre que j’ai en fait une pensée en arborescence ! J’aimerais volontiers aider à propos des signaux faibles, représentations de données (j’ai aussi été dans les stats et le big data) etc. tout en me « perfectionnant » sur ces capacités de pensées arborescente. A quel endroit (virtuel) pouvons-nous échanger ? Je crois être sur la bonne page pour le signaler ! Et merci Cécile Bost de vos analyses très fines, je viens d’écouter l’interview du congrès virtuel sur la douance.

                    3. Nous ne pouvons pas sauver le monde ! Le monde émergent est là ! Ouvert sur d’autres dimensions, conscient que tout vient de Soi. J’aime à comparer notre monde chaotique au monde de star-wars, les jedi et les siths (ce n’est qu’une métaphore).
                      Il y a encore beaucoup de choses à faire, mais lorsque l’on voit ou en sont la physique quantique, la physique de l’information quantique, l’astrophysique, les sciences cognitives, loin des gourous de l’évolution de conscience (qui font parti du système actuel), nous pouvons dire que notre « vision » est juste.
                      Alors tenez bon !!
                      Véronyk
                      Au plaisir !

              2. Bonsoir, je viens de lire votre témoignage que je partage puisque je suis dans le même cas. Une différence toutefois, c’est qu’au regard du fait que « mes prédictions étaient justes » (et cela avec 20 ans d’avance) et m’ont fait vivre un enfer,aujourd’hui, j’avoue que je m’en sors pas mal, du fait que j’ai laché ! A vrai dire j’en avais marre de « Cassandre » et je me suis rendue compte qu’il ne sert à rien de vouloir faire avancer le monde plus vite. Pour nous ce sont des evidences, pour beaucoup d’autres, apparemment non. Alors j’ai laché en me concentrant sur moi et le comment je pouvais vivre avec ça, sans me détruire. J’invente des techniques, pratiques dont les explications sont « entendables » par les autres, ce qui est un exercice difficile parfois,
                Là où je suis de plus en plus rassurée, c’est qu’il y a tout de même un grand changement et des prises de consciences sur beaucoup de choses, ce qui facilite aussi les relations. Quand je dis m’être centrée sur moi, c’est à dire que j’ai délibérément choisi de ne cotoyer QUE des personnes qui sont ou s’approchent de ce mode de fonctionnement. Le bénéfice a été que je me suis rendue compte que je n’étais pas seule et l’autre bénéfice, est que je n’étais plus en décalage, mais que j’ai accepté intérieurement que mon mode de fonctionnement et de penser était différent de la plupart des gens.
                Forte de ça, je rencontre de plus en plus de personnes comme moi, la preuve, vous en êtes une nouvelle !! Et c’est super !
                Pour expliquer mes « intuitions » ou mes démonstrations, durant 40 ans j’ai appris, chercher dans les sciences dures, l’histoire, les mythes, la sociologie, et tant d’autres disciplines pour expliquer « rationnellement » ce que j’avançais. Aujourd’hui je m’en sers toujours, même si je suis toujours en avance de 20 ans par rapport au plus grand nombre. Mais est-ce important, compte tenu, qu’une masse critique est en train d’atteindre ce niveau de pensée. Ce qui est important est de s’entourer de personnes qui sont ouvertes. En tant que Consultante également, mes clients sont à cette image, sensibles, même s’ils ne savent pas pourquoi, ils ressentent, ils sont ouverts d’esprits.
                C’est aujourd’hui que ce don que vous avez peut-être mis au service du plus grand nombre, parce que c’est le moment !!
                Fini la pensée linéaire, bienvenue dans l’ère de l’imaginaire et de l’intuition !!
                Véronyk

        2. Merci pour les questions courageuses LIT.
          Vaste sujet qui me touche en profondeur. Me priver de solitude serait comme de me priver d’oxygène, mort assurée.
          Donc question: pourquoi vouloir vous priver d’une de vos meilleures alliées, LIT ? D’ailleurs le signal de peur reçu est clairement là pour vous dire que vous commettez une erreur ! Donc, écoutez-vous et ré-ajustez, essayez de trouver une balance entre rester engagez avec autrui et rester en silence avec vous-même et le monde, c’est un apprentissage de chaque jour , j’en conviens mais c’est aussi parfaitement jouable.
          Autre question: pourquoi opposer intuition et raison ? Pourquoi cet arbitraire ? peut-être un mécanisme de défense ou d’ajustement devenu obsolète ? Alors, il vous revient de créer une nouvelle solution.
          Pour moi, c’est un changement de perspective, un autre angle d’approche: une pensée intuitive est à la fois émotion et raison, à des années lumières de la pensée cartésienne, made in France. Aussi, il s’agit de penser un changement de paradigme, ou plus exactement de le sentir aussi dans vos tripes, exactement comme lorsque vous êtes en selle et ne faîtes qu’une avec votre monture, vous voyez ? cela vient naturellement, si vous résistez, vous passez par dessus bord et c’est ce qui est en train de vous arrivez, je crois. Comme vous êtes têtue, et c’est toute à votre honneur, vous remontez en selle et …vous refaites la même erreur, un genre de réflexe pavlovien parce que c’est ce circuit imprimé qui commande votre cerveau.
          Mais, comme vous le savez aussi, il y a cette chose fantastique appelée la plasticité du cerveau, autrement dit votre capacité et libre choix de créer de nouveaux circuits imprimés dans votre cerveau en substitution de ceux périmés. De nouvelles et plus saines habitudes, qui parce que aujourd’hui adulte, peuvent vous permettre de mieux prendre en compte ce que vous avez appris de votre surdon et de ses exigences.

          Votre pensée intuitive n’est pas un cadeau empoisonné, elle est, objectivement, votre don à la naissance. Mais, le manuel a été perdu en route, ce qui n’est pas plus mal, si vous y réfléchissez 2 secondes: rappelez-vous: il n’y a pas 2 surdouées identiques et même si je peux moi aussi me désigner rationnelle/intuitive, mes modalités d’être n’auront probablement que très peu en commun avec les vôtres.
          Et là est l’autre éternel problème majeur: la solitude des nombres premiers ou celles des baleines bleues: elles sont si rares qu’il y a peu de chance qu’elles se rencontrent un jour. Mais ça veut pas dire que c’est impossible ! La preuve, ce site internet et des autres différentes/semblables qui répondent. Donc tout est possible!
          Apprendre de ses erreurs est aussi possible: vous écrivez: « j’ai un temps perdu confiance en mes intuitions«  et je vous relance en vous demandant: avez-vous pensé qu’elles aussi on perdu confiance en vous ? que vous les avez trahies pour une logique rationnelle qui à son tour s’est révélée plus qu’inadéquate? Oh bien sûr une maitresse séductrice et terriblement efficace pour nous fournir arguments implacables après arguments implacables! Bien sûr que vous remportiez vos débats haut la main, mais vraiment au fond de vous la victoire n’en était-elle pas que plus amère et vulgaire ? Ça, dans la bouche, durant vos nuits de tourment, c’est le goût écœurant de la trahison. Un autre signe que la solution est bancale: qu’il faut trouver en soi le courage, l’humilité d’être plus honnête, plus créative. Creuser plus loin, plus profond, regarder, écouter de l’intérieur, différemment…un autre souffle
          Peut-être chercher de l’aide professionnelle éclairée, sage mais ferme, pour ne pas  »devenir très malheureuse » ou/et pour ne pas le rester, surtout…

          Se poser des questions, c’est déjà en partie, un début de réponses. Vous êtes sur la bonne voie/x LIT, courage et vous n’êtes pas seule, continuez ce travail de co-naissance de vous-même, n’est-ce pas là le sens d’une vie ?

          All the very best,
          Chan

          1. Merci beaucoup Chan et Cécile.
            En vous lisant, je comprends que le besoin de solitude, au delà du nécessaire, peut aussi exprimer une sensation profonde d’isolement, de « seule au monde », malgré ceux qui m’entourent.
            L’impression que quelqu’un écoute et comprend fait soudainement changer le regard sur le monde, enfin, un peu.
            « pourquoi vouloir vous priver d’une de vos meilleures alliées » . J’aurais besoin en fait de passer des soirées entières seules, et en vivant à deux, ce n’est pas simple. Parfois je me demande si je ne serais pas mieux de vivre seule. Mais en même temps, je me dis que si les autres y parviennent, à vivre en famille, je devrais trouver un moyen de le faire aussi. Il y a des bons côtés quand même. Le côté affectif reste sans doute sous une certaine forme, immature chez moi, ou alors différent de celui des autres. En quoi, je n’en sais rien.
            « pourquoi opposer intuition et raison ?  »
            Sans doute la raison m’ennuie-t-elle. peut être la confondé-je (ça s’écrit comme ça?) l’esprit cartésien. Chaque fois qu’au lieu de suivre mon intuition, j’ai réfléchi sous l’influence de quelque bon penseur, et que je me suis rangée à ce qui était raisonnable, j’ai fini par trouver la vie profondément ennuyeuse et sans saveur, je me suis retrouvée à des endroits où je ne voulais pas aller, et j’ai eu la sensation de rater quelque chose. Il y a quelque part en moi une nécessité de me « sentir vivante » qui semble un peu hors norme.
            « si vous résistez, vous passez par dessus bord et c’est ce qui est en train de vous arrivez, » cela me donne vraiment une image parlante. Comme si je voulais dire « ah oui, c’est tout à fait ça, je passe par dessus bord, et sans doute vais je me noyer ». Chan, là vous mettez des mots qui résonnent justes. En fait vous mettez en mots ce que je n’arrive pas à voir, et ça fait du bien. j’ignore d’où vous tenez ce talent, moi je ne comprends jamais rien aux autres.
            Il semblerait que je n’ai aucun mode d’emploi de mon fonctionnement.
            Voilà bien des mois que je voudrais en effet chercher de l’aide. Trouver quelqu’un qui comprend et décode pour moi. Ça arrive qu’on ait un programme dont les clefs soient perdues?
            Parce qu’en fait, plus j’y réfléchis et moins je comprends. Surtout, je suis incapable de faire comprendre à mon entourage, qui résume mon « surdon » à des aspects négatifs, et à penser que je me crois plus maline qu’eux, donc à essayer de me démontrer toutes les erreurs que je fais et mon incapacité à communiquer comme eux.
            merci de m’avoir rappelé que de l’aide extérieure allait être indispensable, parce qu’en bonne surdouée j’ai toujours pensé que si quelqu’un pouvait faire quelque chose, je le pouvais aussi, donc jamais besoin d’aide pour rien, bien sûr….;)
            alors je vais encore une fois demander l’adresse de quelqu’un de compétent et faire une tentative de chercher de l’aide, en essayant de ne pas y aller à reculons, comme une impression d’échec terrible….le pire de tous….

            1. Bonjour lostintime
              Je me permets de confirmer avec force et expérience l’aide bénéfique que pourra t’apporter, j’en suis convaincue, un thérapeute , psychologue ou d’autre sphère, pour mieux accepter et aborder et comprendre …et vivre ta différence et ton unicité. Et : Choisir comme interlocuteur un autre « spécimen » de notre singularité me paraît tout aussi important . Surtout: Prendre le temps de trouver quelqu’un qui te corresponde et qui a une démarche interactive avec toi. Ça fait un bien fou de ne plus se sentir si seul ni incompris et de partager un humour commun. Enfin, je te donne un point de vue personnel, en rapport à mon expérience assez longue avec les psy et thérapeutes.
              N’aie pas peur et prends ce temps de recherche d’aide,indispensable, je crois, à l’acceptation de la bienveillance envers toi même. Pour enfin devenir son meilleur ami et non plus son pire ennemi.
              Un chouilla pontifiant mais bon……

              1. Merci Muguet.
                Non pas pontifiant, juste vrai sans doute.
                POur tout dire j’ai l’impression que ces derniers mois, je me trouve dans un accélérateur à côté duquel celui du CERN fait pâle figure, mes difficultés de communication empirent vitesse grand V, avant j’avais au moins envie de voir du monde….Aujourd’hui je passerai bien mes journées seule et surtout, à ne pas parler! une discussion d’un quart d’heure par ci par là, et hop, rassasiée la fille!!! voire, déjà en overdose! Non mais ça ne va pas du tout!!!!
                Alors thérapie indispensable selon mon baromètre qui jusque là disait pas besoin.
                Quelqu’un a-t-il déjà entendu parler d’un(e) HP qui se transformerait à une période donnée de sa vie? en un truc totalement bizarre???? Qui ne rentre plus du tout, mais alors, plus du tout, dans les cases?
                Qui perdrait le peu de compréhension qu’il (elle) avait des autres et du monde qui l’entoure? et tant qu’on y est, toute motivation autre que celle de vivre en ermite? (partant bien sûr d’un très haut degré de motivation pour tout un tas de choses).
                Comme si un sens aigu de l’absence de valeur (de sens?) de toute chose venait comme un voile recouvrir tout. Enfin, pas tout à fait tout.
                Voir germer et pousser les graines de tomates et de fraisiers (non mais, qu’est ce qui me prend? je n’ai jamais eu la main verte, ni l’envie vraiment de faire un jardin!) est vécu comme un miracle, je les regarde pousser, je ne m’en lasse pas, tout ce qui touche à la nature (ça, c’était déjà là, mais beaucoup moins), est juste un don du ciel, et limite ça me suffirait pour me sentir entière….
                bref, quelqu’un est en train d’essayer d’habiter ma tête…. 🙂 Ça ne me déplaît pas du tout, mais ça fait bizarre, de se sentir changer….

                1. C’est ce que je qualifierais de « Cope Out » à l’instar du Burn Out ou du Bore Out.
                  Besoin de beaucoup de repos pour désaturer…

                  1. Sous un certain angle, ta demarche actuelle ( meme si plus ou moins involontaire) est plutot saine, je trouve!
                    D’après tes derniers posts, tu es en difficulté de communication avec ton entourage, et il semblerait que là, tu as mis en place un retour a l’essentiel, aux choses simples , a l’authentique.Une façon d’eviter le bug monumental, une sauvegarde inconsciente et necessaire, pour peut-etre ensuite envisager une autre façon d’etre, de vivre, de faire.
                    Il est possible que le nez dans la verdure, ton esprit se repose, et qu’en arrière plan la mise a jour de ton module de fonctionnement est en cours 🙂

                2. Ca ne te deplait pas du tout?…et avec un sourire; tu ne sembles pas malheureuse, donc.

                  L’impression de faire un avec la nature est tres positif je trouve… »vecu comme un miracle »

                  Et si, et si tu etais en train de te trouver, de trouver ta vraie essence?

                  Et si c’etait le voile qui se levait au lieu de « recouvrir tout »?

                  Et si vivre en ermite te plait, pour te retrouver, pourquoi pas?

                  Crise identitaire ou spirituelle?

                  Je te chuchote a l’oreille que depuis 1 an j’ai vu un maitre spirituel qui m’a plus aidee que des douzaines de consultations chez le psy.

                  Le HP est tres intense dans sa spiritualite…aussi
                  😉

  3. Bon ben je me lance avec cette pensée arborescente.

    Je ne crois pas que je suis une surdouée. Par contre, la pensée arborescente, je m’y retrouve. J’ai mille et une idées, depuis toujours.

    Enfant, mes jouets étaient les tourne vis. Je dévissais tout ce qui était à ma portée mais j’étais incapable de les remettre en place. Je nouais tous les lacets que je trouvais et mes parents pestaient puisque je faisais de noeuds presque impossible à défaire. Faire des connexions avec des fils, des piles/batteries, des ampoules, m’amusaient. J’aimais les petites coffres pour ça. Mes ampoules s’allument lorsque mes coffres s’ouvrent…

    Petite, je me rappelle mon père disant à ma mère : Elle a lu tout le livre et elle le raconte sans perdre le fil, du début jusqu’à la fin. J’avais environ 6 ou 7 ans. Je sais que c’est pas énorme mais c’est pour vous présenter qui je suis.

    Ados, je lisais tout ce qui me tombait sous les mains. Tout m’intéressaient. Adulte, je lis 3, 4, 5 livres en même temps. Je m’intéresse surtout aux finances (études que j’ai faites), la philosophie, les biographies. J’ai arrêté mes études au bac+3 mais j’ai continué en « autodidacte ». Je repère les bons documents/livres dans mon domaine et intéret et je lis, je lis, je lis…

    Au travail, c’est la galère. Je suis auditrice et mon patron se plaint puisque j’ai de la difficulté avec les heures budgétées pour les dossiers. Je n’arrive pas à prendre une décision tant que toutes les facettes du cas n’ont pas été analysées. Si mon supérieur prend une décision « facile », je vois tous les points de son raisonnement qui ne tiennent pas debout. Je ne suis pas à l’aise de prendre une décision de cette façon, alors je traîne dans mes analyses.

    Mais encore… pour ce travail. Je suis brouillon. Mes idées fusent de partout et je dois tout démêler pour avoir quelque chose de présentable au patron. Ça me prend du temps. Je sais comment arriver à mon objectif mais avant d’y arriver, je vois une tonne d’informations que je me dois de vérifier…

    Note, à la prise de décision, mes idées sont d’une logique implacable (à quelques erreurs près) et ce n’est pas pour me vanter.

    Maintes fois, mes collègues reprennent les idées que j’avance. Je me sens parfois « utilisée » et ça ne me plait pas trop.

    Je trouve beaucoup d’idées incongrues chez les autres mais je n’en parle pas. Parfois, j’ai cette sensation d’être différente. Lorsque ça arrive, je m’isole.

    Je ne sais pas je suis quoi mais votre blog m’intéresse.

    1. « Je ne crois pas que je suis une surdouée « ?
      La description est pourtant flagrante.
      Faites le confirmer par un psychologue, vous vivrez mieux cette différence (vous n’êtes pas obligée de le déclarer, mais vous comprendrez mieux les autres)

  4. Bonsoir,

    Voici une expérience que j’ai vécue et ce n’est pas la 1e fois.

    Un collègue d’un autre service m’envoie un mode d’emploi pour utiliser un code (programmation informatique) dans un autre logiciel. Je ne connais rien de ce type de code informatique. Je lis son mode d’emploi : c’est le document type on vous trouver chaque etape de manière détaillée, faite pour une pensée linéaire.

    J’applique son mode d’emploi à la lettre, je teste, et là rien ne marche (traduire : je me traite de nulle, je déprime, je laisse tomber, ou plutôt je laisse reposer plusieurs semaines, et on me regarde d’un œil dédaigneux…. un air de dire : celle là elle se vante et bien tant mieux elle s’est plantée, etc…..)

    et puis, comme je ne lache que rarement un travail pas tout à fait terminé, je reprends le mode d’emploi, et je le re-rédige de manière simplifée, et à coté , je dessine mon code, à la manière de plusieurs ensembles d’éléments , avec les flèches dans tous les sens, et la signification de chaque flèche.

    et à cote, je refais les manipulatioins depuis le début sur un fichier test, puis sur le projet sur lequel je travaille, et je me suis apercue qu’avec l’ancien mode d’emploi, j’avais multiplié les erreurs sans meme m’en rendre compte.

    avec mon dessin arborescent, et ma notice simplifiée : tout à fonctionné à la perfection, ou presque, car j’ai pu savoir tout de suite ou se trouvaient mes erreurs et les corriger.

    La lecon à tirer : refaire soi meme les manipulation : en faisant on apprend, car le geste permet de mémoriser, et le plus important : s’approprier les informations fournies par un normo pensant pour les réarranger à ma manière, celle d’une surfoudée.

    Je ne peux pas faire l’économie de cela, car je suis passée du « j’y arriverai jamais » au « ca marche et je peux reproduire ».

    Le problème de compréhension qui s’est imposé à moi venait du fait que l’information fournie au départ était incompatible avec ma manière de mémoriser.

    Un document de 10 pages ne peut pas etre scanné par mon cerveau, tandis qu’un dessin arborescent ou les éléments sont diposés dans l’espace et liés entre eux , si.

    Cricri (qui en a redemandé du coup de ce qu’elle n’avait rien compris au départ)

    1. Cricri, forcément quand un truc est expliqué dans une langue et que toi tu en comprends une autre, il est urgent de traduire dans ta langue.
      D’autant qu’il est très complexe d’avoir une vision globale et aboutie d’une explication d’un système en linéaire. Par définition, un système est arborescent. Je suis une maniaque de l’approche systémique de toute chose. Je transforme tout en « système ». C’est magique. D’un coup, tu vois apparaître les erreurs, les incohérences, les simplifications et les améliorations possibles, les raccourcis, etc. bref, tout ce qui va rendre le « système » performant, qui va l’optimiser.
      La difficulté, c’est que parfois, à trop optimiser, tu te retrouves avec un méta système, un process qui va bien au delà de ce qui était recherché au départ.
      En gros, c’est « Bon, le but était de produire une cerise, finalement j’ai trouvé un moyen encore plus rapide de produire tout l’arbre » . Là si c’est ta propre entreprise, ça peut être bien, (ou alors t’emmener trop loin quand même et au delà de ce que tu voulais), mais si tu travailles pour une entreprise, on ne va pas t’aimer du tout.
      Tant pis, tes neurones se seront fait plaisir!
      Dans tous les cas, je considère le linéaire comme des voies sans issues, ou des voies uniques, alors que l’arborescence permet une énorme créativité, source de tous les progrès.

      1. Bonsoir Lost in time,

        L’inverse m’est arrivé aussi, j’ai produit des ensembles comme cela, utilisables, mais parfois trop complexes, je m’en suis aperçue après. Surtout que certains ont voulu me piéger avec ca, croyant que j’allais me casser la figure, mais en fait…… ils ont rougi de jalousie (et de haine parfois) devant l’objectif atteint.

        Tous les bons ingrédients pour se faire détester…. (mais bon c’est jouissif parfois de se faire détester). Curieusement, y en a d’autres qui veulent que vous restiez, et qui feraient n’importe quoi, car ils trouvent chez moi …. un je ne sais quoi selon eux, qui les amène à venir me voir pour des trucs parfois limites insolubles, tout en sachant que je vais forcément en tirer quelque chose de bien, tout au moins quelque chose d’acceptable, qui les fera sortir de l’ornière d’une situation inextricable parfois. Alors, ils te disent poliment merci, mais tu sens que ca les agaces de se voir moins performants tout d’un coup (surtout quand il s’agit de la hiérarchie), mais ils viennent quand meme te voir car, ….. leur désir de profiter un peu de toi leur permet à plus moyen terme de s’enorgueillir du fait qu’ils s’attribuent parfois que tu as produit.

        C’est du vécu

        Cricri (qui fait quand meme plus attention à étiqueter les créations ou idées qui lui reviennent de droit)

  5. Bonjour à tous,

    Je ne suis pas diagnostiquée surdouée mais je suis absolument certaine de penser en arborescence. Je me reconnais parfaitement dans la description qui est faite de ce type de pensée ici.

    Mon problème est que cela me pose de grosses difficultés dans le contexte du travail. J’arrive à trouver des solutions à des problèmes complexes mais le travail en équipe est un enfer. Mes collègues ne comprennent pas du tout ma façon de travailler et me reprochent mon manque d’organisation et de communication. Et quand j’essaie de communiquer avec eux, je n’arrive pas à m’expliquer d’une façon qui soit compréhensible par eux et par conséquent ils pensent que je suis confuse et que je ne sais pas de quoi je parle. Alors que tout est très clair dans ma tête ! Mon manque de confiance en moi n’arrange rien et je ne suis pas du tout convaincante quand j’essaie de défendre mon travail.

    Tout cela est extrêmement frustrant pour moi car je passe pour une incompétente et même une insubordonnée. On pense que je fais exprès de ne pas y mettre suffisamment du miens pour m’adapter et que je n’écoute pas ce qu’on me dit. Je donne souvent l’impression de ne pas écouter car j’ai du mal à essayer une solution qu’on me propose quand je sais qu’elle ne va pas fonctionner. Mais comment expliquer que l’on sait sans avoir encore toute l’argumentation pour le justifier logiquement ?

    Il y a un autre problème c’est que je ne suis pas toujours rapide pour terminer mes tâches. Bien que j’arrive souvent à trouver plus facilement que les autres des solutions à des problèmes compliqués et bien que parfois la solution m’arrive très rapidement, j’ai aussi tendance à m’éparpiller, à avoir du mal à faire du tri entre les informations utiles et inutiles, à me laisser emporter par ma curiosité et à tester plein de pistes qui n’aboutissent pas. Par conséquent, j’ai également des problèmes de planification de mon travail et des difficultés à justifier le temps que je passe sur chaque tâche.

    En revanche, j’ai remarqué qu’il y avait des personnes avec qui je travaille parfois à distance (qui ne sont pas mes collègues les plus proches) et qui sont impressionnés par ma rapidité à trouver des solutions à des problèmes et ne remettent pas du tout en cause ma façon de travailler. J’aimerais travailler d’avantage avec des personnes comme eux, je me sentirais tellement plus épanouie dans mon travail et valorisée.

    Auriez-vous des solutions pour réussir à mieux survivre en entreprise quand on a une pensée arborescente ? Avez-vous des techniques pour réussir à mieux communiquer avec vos collègues et vos supérieurs et à justifier votre travail ? Comment arrivez-vous à mieux vous organiser ? Comment faites vous quand on vous demande de faire des estimations quant au temps que vous allez prendre pour terminer une tâche, quand (horreur !) on vous demande de faire un plan et quand vous devez faire du reporting ?

    Je vous remercie beaucoup d’avantage pour tous les trucs et astuces que vous pourriez partager. Je pense aussi que cela pourrait être utile à beaucoup de monde.

    1. Bonjour PetitChatGris

      .. Si seulement il n’y avait que la pensée en arborescence… IL y a aussi – et surtout !!! – l’hypersensibilité, les hyperexcitabilités.
      je dois reconnaître que la lecture de votre commentaire m’a démontré (si besoin en était) que le travail que j’ai effectué sur les surdoués dans le monde du travail était nécessaire !

      Premier « truc » : comprendre pleinement ce que signifie être surdoué et accepter qu’il y ait une différence de repères. Ensuite, les astuces… tout relève avant tout de la commnunication.
      Mais vraiment, d’abord et avant tout : comprendre ce que signifie être surdoué et l’impact que ça a sur vous et sur les interactions avec « les autres ».

    2. Bonjour @ petit chat Gris

      Plusieurs voies possibles pour gerer les differences avec vos semblables/dissemblables

      -PNL
      -process com
      http://www.process communication.fr/discover/process_comunication.htm
      -Analyse transactionnelle (Eric Berne)

      Et fondamentalement la prière de Marc Aurèle
      A la base de l’ACT (acting and commitment therapy)

      « Dieu
      Donne moi la sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer
      Le courage de changer les choses que je peux
      Et la sagesse d’en connaitre la différence. »

      On ne peut changer les autres, on ne peut changer que soi-même….

      Bon weekend

  6. Bonjour à toutes et tous. Je voudrais laisser un lien ici, concernant une réflexion plus neurologique sur le ‘surdon’, et notamment l’hétérogénéité des fonctionnements.
    Dans cette explication vidéo, le Pr Michel HABIB Médecin neurologue -hôpital de La Timone à Marseille- , estime que les observations neurologiques sont sous-estimées dans la compréhension du haut potentiel (lui dit ‘précoce’, car structurel)

    Le lien: (pardon si il a été déjà indiqué sur Talent différent)
    http://www.dailymotion.com/video/xile2b_neurologie-de-la-precocite-intellectuelle_lifestyle

    J’aime bien associer ce document avec celui de Perrine Vandamme sur l’hypersensibilité émotionnelle:

    http://www.dailymotion.com/video/xn2dj9_hypersensibilite-emotionnelle-et-haut-potentiel-intellectuel-risque-psychologique-et-moyen-de-l-appr_lifestyle

    Entre ma façon d’être, le ‘surdon’, en tout cas le cerveau différent, trop différent, les caractéristiques de ma sœur, de mes filles, de ses fils, Je reconnais là d’évidence, les particularités globales de notre famille.
    Un problème qui se pose, le lien avec cette impression d’arborescence interne survolée, une sorte d’espace infini, qui m’est propre, dans lequel je navigue et dont je ne peux sortir que des bribes verbales, Par ailleurs, ma sœur se sentirait plutôt autiste
    et a formé un écran émotionnel, qui lui permet d’exercer un métier policé avec une distance quand à la relation humaine.
    Quand à moi, j’ai appris petit à petit à réutiliser mon hyperesthésie émotionnelle, en faire une qualité, enfin qualité!…, en tout cas l’utiliser sans honte, comme il est dit dans le second document.
    J’appelle cela ‘lecture empathique’, parce que c’est un terme qu’affectionne le Pr Simon Baron-Cohen, Autism Research Center, Angleterre, en opposition au ‘Systémisme’, l’empathie étant majoritairement le fait de la structure neuronale sexuée au féminin, le systémisme étant plutôt le fait d’une structure masculine du cerveau.
    Hyper-esthésie émotionnelle/empathie, ce sont deux niveaux de langage , mais le ressenti est le même, et ce qui m’a posé problème souvent, c’est l’hyper-adaptabilité, le fait de passer l’inadaptation de l’environnement, par exemple pathogène, en se sur-adaptant, en se modelant, par empathie à cet environnement, qui est au départ la mère, la famille, ma sœur, aussi (et c’est une interaction que nous devons analyser entre hauts potentiels!) puis l’école, le milieu professionnel et affectif, les enfants ensuite. C’est donc toute une vie qui doit être réanalysée en fonction de toutes ces hyper-adaptations successives, qui finissent par démanteler la pensée, puisqu’elles créent un monde adapté aux autres et pas à soi même. On voit bien, avec l’utilisation des autoroutes inter-hémisphériques, pariéto-frontales, ce lobe frontal émotionnel, l’utilisation préférentielle de l’hémisphère droit, comment mon fonctionnement est hétérogène, par rapport à une simple arborescence, qui n’est, de plus, jamais suivie méthodiquement, mais par survol instantané, permettant une analyse immédiate empathique, du non-verbal, certes, mais du verbal-conceptuel dans l’hémisphère droit, une vision spatiale des concepts.
    Je n’ai pas encore exploré la question pariétale, manque d’infos, désolée, je vais travailler la question, ce qui m’a retenu, c’est le rapport entre l’émotionnel, l’hyperesthésie, plus que la sensibilité, dans un débat sur l’empathie opposée à l’émotivité, chose que les ‘aspie’, enfin, désignés comme tels! .. et haut potentiels ont du mal à distinguer, du fait même de ‘l’hyper-masculinisation partielle’ de leur cerveau, atrophiant une ‘zone sociale’ qui peut recouvrir en partie une ‘zone’ de lecture empathique (?) (Ce qui explique que pour compenser ce manque, les dits ‘aspie’ ont recours à des ‘bibliothèque comportementales’, dans lesquelles ils ‘rangent leur expérience perceptive’, comme autant de situations archivées, qu’ils ‘ressortent’ comparativement à chaque expérience sociale nouvelle: Si la recherche thématique interne, donne une correspondance, ils appliquent le pré-schéma de réponse, qu’il soit adapté ou pas, et si cette recherche ne donne pas de réponse comportementale, il sont placés dans une angoisse, qui peut donner lieu à une fuite, ou à un comportement qui peut paraître tout à fait inadapté, étrange.
    Je trouve donc très intéressante cette proximité entre des comportements aussi divers dans une même famille, et le premier reportage sur l’hétérogénéité du fonctionnement neuronal, et l’hyperactivité neuronale, semble indiquer des pistes intéressantes: L’exacerbation de la structure: Où des différences minimes sont amplifiées et donnent des comportements, au premier abord, très différents, mais qui semblent être parfois aussi, très proches.
    Le destin de l’hyperesthésie émotionnelle entre deux sœurs, par exemple, qui est tout à fait différent, est issu finalement de cette même ‘perceptivité’ à la base, et a pris des chemins différents qui semblent s’opposer, dû peut être à des différences minimes de structure.
    Il me semble qu’il en est de même pour le haut potentiel en général; la façon de gérer cet hyper-fonctionnement neuronal, se modèle selon de petites variations structurelles, et donne des mondes intérieurs vastes, avec lesquels il faut se dépatouiller, pour en sortir notre petite adaptabilité au monde commun, auquel nous sommes confrontés.
    Patricia.

  7. Détecté HQI sans test en maternelle puis à 27 ans sur fond de dépression existentielle très violente / auto-suspecté Aspie (173 au RDOS notamment) / profil INTP – Je suis (presque) incapable de rentrer dans le sommaire de gauche. Quand je démarre la lecture d’un livre ou d’un article (ou journal), je ne lis jamais la table des matières. Par contre j’adore parcourir la globalité et revenir sur ce qui m’intéresse. Je ne sais pas faire un tableau pour présenter des résultats : je fais systématiquement un texte. En philo, en classe de terminale, j’obtenais souvent des 16/20 avec inscrit en rouge « argumentation narrative ! » (bien souvent je faisais le plan à la fin, et quand je le faisais dès le début je digressais dans les paragraphes et ne répondais plus au plan annoncé). Je peine à argumenter, je peine à présenter mes raisonnements. D’ailleurs, je digresse sans cesse à l’oral et réponds rarement aux questions comme l’interlocuteur le voudrait. J’ai rédigé ma thèse (droit) en plus ou moins 4 mois : 400 pages sans plan (on m’a assassiné quand j’ai envoyé la première version pour revue ! Les gens sont tellement fainéants qu’ils basent leur analyse sur une pauvre page de plan, c’est pitoyable…). Quand j’enseignais durant ma thèse on m’imposait de présenter les cours via des « slides » (« Powerpoint est le summum de la paresse intellectuelle » nous disait quelqu’un, avec finesse, dans un article lu récemment) et je n’étais pas foutu de le faire car sur chaque diapo j’inscrivais tout et ne pouvais pas trier les informations (pour moi, tout est important) ; d’ailleurs mes présentations ne suivent jamais de trame logique, c’est décousu. Au travail (je suis avocat d’affaires) je ne suis pas bien les procédures et démarre tout en même temps, puis me perds ; je ne priorise rien, même dans ma vie privée, et j’ai tendance à démarrer sur les chapeaux de roues et ne jamais finir les projets entrepris. Je perds les documents, perds le fil. Dès qu’une tâche implique un découpage en étapes, dès qu’il s’agit de suivre un plan, je suffoque. Mon esprit part dans tous les sens et mes raisonnements, ainsi que mon attention, sont constamment parasités par des émotions, sons absurdes, musiques et images qui tournent dans ma tête. Il m’a fallu plus d’une semaine pour organiser un repas d’affaires car je n’arrivais pas à déterminer ce qu’il fallait faire en premier, et je n’arrivais pas à coordonner les infos entre les différents participants. Je n’ai jamais eu d’agenda mais retiens tout par cœur et peine à prendre un RDV trop à l’avance car cela m’interdira de profiter d’autres opportunités (éventuelles), le moment venu. Cela pose de nombreux problèmes avec le peu de potes que j’ai car je ne suis pas foutu de dire « oui » ou « non » avant le jour-même. Je suis spontané, voyage sans plans et fais mes courses sans listes. J’exècre le travail d’équipe et ne maîtrise pas mes émotions au bureau (frustrations affichées, énervements multiples et j’en passe) : ça m’a déjà posé problème. Je ne supporte aucune contrainte : haine du téléphone, haine des e-mails, je n’achèterai jamais de maison et peine à vivre en couple avec un animal (bien que j’adore les animaux). Je suis excessif dans tout ce que j’entreprends et tout devient obsessionnel. Je n’ai aucune passion mais des dizaines de centres d’intérêts qui, lorsqu’ils sont nouveaux, me rendent fou jusqu’à la lassitude. C’est extrêmement dur à vivre pour ma mère et ma copine (que j’aime)… je n’ose pas passer de test de Q.I. car je suis stressé et je gère très très mal le chronomètre. Est-ce typique des « (T)HQI » ?

    1. Bonjour Eti

      La réponse est vraisemblablement : oui. Et pas forcément Aspie
      Mais il est important de regarder de plus près les interactions avec votre construction personnelle. Un certain nombre d’événements ont jalonné votre vie, les caractéristiques du surdon interagissent avec eux (et réciproquement).

    2. c’est bien ma façon de fonctionner, ça.
      voir ce document que je viens de mettre ci dessus en lien dans un texte sur le sujet.
      http://www.dailymotion.com/video/xn2dj9_hypersensibilite-emotionnelle-et-haut-potentiel-intellectuel-risque-psychologique-et-moyen-de-l-appr_lifestyle
      ..et encore une fois, la proximité avec ‘aspi’ revient, à croire que c’est comme un champignon qui pousse sur les haut-potentiels…
      Je dirai qu’il faut prendre l’IRM, et regarder un peu plus du côté de la structure, plutôt que par des termes comme ça qui sont de plus en plus obsolètes.
      Un cerveau qui hyperfonctionne, ça dérape au démarrage, ça écrase dans le siège à l’accélération et il faut avoir de bons freins avant de se lancer, la route défile plus vite, l’accident est un risque difficile à calculer:
      …ça dit tout, non?

    3. Je retrouve beaucoup de mon fonctionnement cahotique dans ce témoignage et, pour ce qui me concerne, j’ai mis ça sur le compte du mélange détonnant (t)hp + dyspraxie. Cela dit, j’ai RV demain au CRA… Ce qui ne m’avancera probablement à rien, quel qu’en soit le résultat. J’ai l’impression qu’on ne sait pas grand chose de l’aspi (qu’est-ce vraiment, à quoi est-ce dû ?) et je reste étonnée des nombreux points communs entre dyspraxiques, aspi et « dissociés » par suite de traumatisations chroniques… Alors qu’est-ce qui est dû à quoi ? Et, surtout, que peut-on faire pour s’alléger un peu la vie ? Je n’en sais fichtre rien… Les spécialistes de ces questions sont rares et surbookés.

      1. Bonjour Tournevis,

        J’ai parcouru rapidement votre blog et me suis intéressé à la dyspraxie que vous mentionnez. J’ai appris il y a peu que c’était le nom consacré et m’interroge sur ma maladresse et les difficultés que j’ai rencontrées, étant enfant, pour lacer mes chaussures, nager et faire du vélo. Je suis néanmoins doué dans le dessin et les travaux de précision (petites retouches de peinture par ex.). J’ai beaucoup de mal à évaluer les distances et la vitesse et ne sais pas m’orienter dans l’espace (panique lorsque je dois me rendre dans les endroits inconnus). Je ne sais pas lire un GPS et galère à lire les montres à aiguilles. Un rapport ?

        1. Alors moi aussi pbs pour apprendre à lacer mes chaussures (je crois que les lacets, c’est le grand classique des dyspraxiques ; ma mère a résolu le pb en m’apprenant à nouer mes lacets « à l’anglaise »), faire du vélo (ma soeur cadette a su faire du vélo sans les roulettes avant moi et je n’ai jamais réussi à utiliser une petite voiture à pédales étant enfant !) et je me cogne partout (j’ai en permanence au moins deux bleus sur les bras ou les jambes).

          Et j’ai néanmoins un bon coup de crayon (je crois qu’il y a certains de mes dessins sur mon blog) et une grande adresse pour certaines choses fines et délicates. L’impression parfois que le complexe est plus facile pour moi que le simple (le complexe me donne plus de points d’accroche ou de points de repère que le simple °.° )

          C’est ce mélange de don et d’incapacité totale ou partielle qui rend si difficile la détection de la dyspraxie chez les surdoués – et si difficile la vie de la personne surdouée dyspraxique qui a utilisé son intelligence pour compenser tant bien que mal et passer inaperçue ; et qui ne sait jamais, face à une nouveauté, si le don va l’emporter sur l’incapacité ou le contraire, c’est extrêmement angoissant. Or on sait les dégâts que peuvent provoquer les angoisses refoulées (refoulées ici car non comprises).

          Je n’ai également aucun sens de l’orientation, par contre je sais lire les cartes et mémoriser mon chemin, ce qui me permet de m’en sortir quand je vais dans un endroit que je ne connais pas, si j’ai pu étudier le trajet avant. Dans le cas contraire, c’est la panique !

          Je n’ai pas non plus de pbs avec les montres, mais une de mes soeurs a eu bcp de mal à apprendre à lire l’heure (et de notre temps, il n’y avait que des montres à aiguilles). Toute la famille s’y était mis pour l’aider. À côté de ça, elle a parlé très tôt et est rentrée en CP à 5 ans…

          Donc oui, peut-être pourriez-vous creuser la piste de la dyspraxie ? Sachant que les professionnels compétents pour la dyspraxie des adultes surdouées sont rarissimes (je ne sais même s’il en existe, à vrai dire). Mais un-e bon-ne psy, au vu de la passation de la WAIS et de ses résultats devrait pouvoir en faire le diagnostic (en général, ICV très élevé et IRP bcp plus faibles, ainsi que la vitesse de traitement).

          1. Merci, très intéressant tout ça !

            Oserais-je ajouter que j’ai beaucoup de difficultés lorsqu’il s’agit de mimer les gestes de quelqu’un (sport, danse etc.) ? 🙂

    4. Bonjour@ Eti
      J’aurais tendance à évoquer une forte hétérogénéité des différentes fonctions cognitives évaluées par le test du QI.
      Ce que vous décrivez comme constitutif de votre fonctionnement personnel correspond à un trouble de l’organisation spatio-temporel ( cf la difficulté à rédiger un plan qui n’est autre qu’une forme de fixation « voulue et arbitraire »rédactionnelle du déroulement d’un processus intellectuel de démonstration d’une problématique donnée .
      Quand ce mode de réflexion pas à pas ne marche pas , on peut passer aux cartes heuristiques ou mind map.
      C’est un peu la différence entre un classement vertical et horizontal ( c.-à-d. Le foutoir non seulement sur la table mais aussi dans la pièce très chère à mes yeux pendant de nombreuses années p, comme l’explique John PERRY dans son livre si rafraîchissant et »déculpabilisant  »
      La Procrastination: L’art de remettre au lendemain

      Dont vous semblez être aussi un membre zélé 🙂

      En ce qui concerne l’hyperemotionnalité
      On se retrouve très fréquemment en distorsion dans le cadre d’une forte hétérogénéité avec une impulsivité.
      L’anxiété est fortement amplifiée et la non gestion de la temporalité est un facteur de stress élevé.
      La Dyspraxie est un facteur particulièrement perturbant par exemple d’erreur récurrente dans la gestion des procédures , puisque il n’y as pas de pré programmation , une gestion déficitaire du déroulement de la procédure car absence de perception efficace des conditions pré requises( cest la gestion des conditions et/ou, si/alors, quand/alors etc…)
      On connaît l’existence de tout cela sur le plan intellectuel mais on n’est pas apte (ou capable)de le faire sur le plan pratique
      Un exemple tout bête est la gestion mentale de la réalisation du café
      Il faut du café avec un filtre ( d’où le succès des dosettes !)
      De l’eau (en cas de réservoir :vérifier le réservoir d’eau……)
      Et de la chaleur soit de l’électricité soit du gaz.
      Grâce à ce type de décomposition de tâches qui peut paraître superfétatoire a 95%de la population et surtout à l’apprentissage de la mise en mémoire de travail de la nécessité de la mise en concordance des 4 paramètres ( conjonction :et ) et d’un séquence temporelle soit quand café et filtre et eau en place alors électricité en route) j’ai réussi à passer d’une erreur une fois sur deux a une fois sur dix la mise en route du café matinal 🙂
      Donc pour moi,qui suis dyspraxique,0 il faut que je décrypte tous mes gestes , y adjoignant des notions conditionnelles et temporelles , chargé en mémoire de travail l’ensemble des paramètres et vérifier régulièrement que je suis bien dans les clous pour être sur d’une quelconque procédure ( la vie n’est qu’un ensemble de tâches avec des sous tâches qui si elle sont automatisées , n’ont pas à être mentalisées .cela exclue par exemple pour moi de suivre une discussion complexe en voiture en ville mais je peux l’avoir sur autoroute, car la charge cognitive n’est pas la même en terme de ressources attentionnelle s’en fonction des conditions de circulation…
      Dans ce contexte, j’ai par exemple modifié mon comportement relationnel avec un client , interrompant la conversation quand je doit faire une procédure inintéressante pour me concentrer sur celle ci et ne pas faire d’erreur….

      Donc le test de QI est incontournable pour se connaître dans ses forces et faiblesses relatives.
      C’est vrai qu’il faut traverser cette peur de qui suis je.
      Vu votre métier il est fortement probable que vous retrouviez avec un ICV élevé et les autres indices plus bas situés même si dans là normes mais effectivement l’élévation isolé d’un seul indice peut tout à fait donner cette typologie « mentale »
      Faites le test et dites nous le niveau de distorsion des différents indices comme un retour d’information non négligeable pour tous ceux qui se posent cette question existentielle !
      À l’abordage de votre propre intellect
      N’ayez aucune crainte, c’est juste déchirer un voile entre vous et vous même !

      Merci par avance

      1. Je partage tout à fait l’avis de Bonjour et j’insiste sur le fait que se savoir dyspraxique, comprendre comment on dysfonctionne et comment on peut (tenter d’)y remédier aide considérablement au quotidien et fait baisser d’un (petit) cran le stress, une fois passé le choc de la nouvelle. On a tout à gagner à mieux se connaître, tout à perdre à refouler ce qui ne va pas.

        Et j’insiste une fois de plus sur la nécessité de très bien choisir sa/son psy pour passer le test car illes sont nombreuses/x à méconnaître la dyspraxie et à sous-évaluer son impact tant dans la passation des tests, dans les résultats obtenus qu’au quotidien.

      2. @Bonjour,

        Tout d’abord, bonjour 🙂 et merci pour ce commentaire détaillé !

        « Forte hétérogénéité », est-ce que cela signifie « pas surdoué » (le choix du vocabulaire est délicat au royaume du politiquement correct) ou simplement que, par exemple, le verbal dépasse la performance (verbe > maths), ou me trompe-je ?

        D’après mes souvenirs j’étais moins chaotique, mieux structuré mentalement, à l’époque où j’étudiais les maths et la physique (S et prépa avant la fac de droit) ; un peu moins bordélique également à l’université, où l’on mangeait du plan en deux parties et deux sous-parties cinq jours sur sept ! Et il faut avouer, sans prétention aucune, que contrairement à beaucoup de « surdoués » (avec Q.I. certifié) j’ai été extrêmement performant à l’école et durant mes études (en lien, vraisemblablement, avec une éducation extrêmement sévère). A l’évidence, je suis plus aimé pour ma capacité à réussir mes actions que pour ce que je suis, mais passons… 🙂

        Par ailleurs, j’ai longtemps été en blocage émotionnel (honte, pudeur, peur de ne plus être le meilleur etc. avec une aggravation à la mort d’un parent) ; certes j’ai toujours été impulsif et anxieux mais mon état s’est délabré à l’adolescence et pire lors de mon entrée dans le monde du travail : désillusions en chaîne, stress intenable, travail répétitif et mentalité disons… particulière. Je pourrais en écrire un livre. A supposer que cela existe réellement, je suis à 200% « TDA/H » ! Mais comme le suggère la tournure de ma phrase je me permets de douter de la validité scientifique de ce « trouble » car d’après moi tous les prétendus « TDA/H » sont simplement surdoués.

        P.S. : je fais bien le café et assez facilement car j’ai appris… j’oublie juste, de temps à autres, de placer la tasse ou la verseuse sous la machine 🙂

        En résumé : ma théorie actuelle est que la gestion chaotique du temps et l’absence de côté pratique est liée à un désordre émotionnel ; ce désordre surgit, et s’accroît, à l’adolescence et au début de la vie d’adulte, si le « sur-efficient mental » rencontre un obstacle imprévisible et irrésistible (« obstacle » à définir largement).

        1. P.S. bis : je procrastine à outrance mais je compense par la rapidité du travail (bien souvent mes journées sont bouclées en 3 heures quand je dois en faire au moins 10…). Concernant ma théorie, il convient d’associer à la gestion chaotique du temps et l’absence de côté pratique une présence marquée, et déconcertante, de l’ensemble des symptômes de la personnalité « borderline ».

          1. Vous procrastinez à outrance… ou vous réfléchissez à ce que vous allez faire et vous lâchez les chevaux à un instant « T » que vous avez estimé pour produire à temps ce qui est attendu ?
            Ce n’est pas tout à fait la même chose 🙂

          2. Il faut lire le truc du guépard de Stephanie Tolan : les guépards sont les animaux les plus rapides de la planète, mais ils ne peuvent pas courir vite longtemps. L’ensemble du texte est passionnant et cette image bien plus pertinente pour parler des surdoués que celle du zèbre, herbivore grégaire et tranquille…

        2. Bonjour Eti
          Forte hétérogénéité signifie qu’il y a 20 points ou plus de différence entre deux indices. A partir de là, impossible de moyenner un QI… donc effectivement, certains psychologues évitent de vous dire que vous êtes surdoué parce que le test ne peut le dire formellement.

          « je suis plus aimé pour ma capacité à réussir mes actions que pour ce que je suis »
          Maintenant, à vous lire, c’est signé – passez des EEG, des IRM, des scintigraphies, et je suis sûre que ce sera très visible.

          Cela dit, le surdon ne « fait » pas tout, et tout trauma a un impact sur la performance intellectuelle (les émotions ont tout simplement un impact sur la performance cognitive…)
          Je pense que thérapie EMDR et/ou hypnose pourraient vous aider.

          1. « Forte hétérogénéité signifie qu’il y a 20 points ou plus de différence entre deux indices. A partir de là, impossible de moyenner un QI… donc effectivement, certains psychologues évitent de vous dire que vous êtes surdoué parce que le test ne peut le dire formellement. »

            Néanmoins des gens sérieux estiment que si l’ICV est supérieur à 130, ça suffit pour affirmer la douance, même si les autres indices sont moyens. Et je suis évidemment d’accord avec eux, en toute subjectivité 😀

        3. Re Bonjour @Eti
          Il est clair que le symptôme n’est pas la maladie
          La psyché et l’intellect humain sont très complexes.
          Je vous conseille la conférence du dr Michelle Mazeau au collège de France pour vous en convaincre….
          http://www.college-de-france.fr/site/stanislas-dehaene/symposium-2014-11-13-12h00.htm
          La problématique est de savoir où l’on met tout simplement les pieds.
          L’hétérogénéité du QI induite par les Dys mais aussi le TDAH sont une vraie réalité mise non
          Seulement par les test de QI mais aussi par des tests plus spécifiques et par IRM fonctionnelle.
          Après différencier le TDAH du HPI est affaire de spécialiste mais remplir un interrogatoire de type CONNERS peut orienter…
          Lire le livre de BANGE sur le TDAH et de REVOL enfants agités on se calme

          Ceci n’empêche pas des troubles identitaires associés due à la vie et à ses accidents traumatiques .
          Ce qui est passionnant pour moi est justement de pouvoir rapporter de façon la plus fine et juste possible de ce qui correspond à un trouble identitaire et à un trouble cognitif.
          Potentiellement vous fonctionnez en mode intuitif (appelé de façon erronée en mode cerveau droit)et devez intégrer de multiples paramètres et ne pouvez avancer que tout est à sa place dans votre cerveau, c’est une des motivations sous jacentes probables de la procrastination:
          On ne peut faire un pas avant d’avoir toute la cartographie d’une problématique quelconque!
          C’est une force ou une faiblesse c’est selon
          Et en raison de cela, arriver à intégrer l’ensemble des paramètres pour trouver rapidement le chaînon manquant peut être très utile pour limiter un stres prégnant dans notre société productiviste:-(

          Après lire sur le désenchantement du sujet HPI découvrant que la vie en grande partie ce n’est que ça
          Peut permettre de lutter contre une vision un peu morose
          A la limite de la dépression existentielle…
          En ce qui concerne la personnalité de type état limite
          Ou border Line
          Qu’entendez-vous vous par la
          Car cela correspond à une entité très précise en terme médical.
          Voilà voilà Eti
          Bonne soirée

          1. « Potentiellement vous fonctionnez en mode intuitif (appelé de façon erronée en mode cerveau droit) et devez intégrer de multiples paramètres et ne pouvez avancer que si tout est à sa place dans votre cerveau, c’est une des motivations sous jacentes probables de la procrastination :
            On ne peut faire un pas avant d’avoir toute la cartographie d’une problématique quelconque !
             »

            Ah, mais c’est super intéressant, ça ! Et très gratifiant aussi de comprendre qu’on n’est pas une grosse flemmasse mais qqune qui fonctionne différemment, qui fait au mieux avec ce qu’elle a (je fonctionne comme cela, bien sûr, puisque le côté logique ne marche pas bien mais comme tout se passe en arrière-fond, ce n’est pas évident à comprendre et à expliquer)

            Je ne sais pas si ça a un rapport, mais je me souviens très bien une fois, je rédigeais ma thèse à l’époque (avec grand plaisir), et ce jour-là, blocage complet. Comme je savais déjà que ça ne servait à rien de forcer (et que je travaillais à la maison), je suis allée bouquiner dans un bon fauteuil. Je me souviens très bien avoir eu la sensation que ça travaillait qqpart là-bas au fin fond de mon cerveau. Et au bout d’un moment, passé à lire mon livre tranquillement sans penser à mon travail, j’ai senti que c’était mûr, d’un coup je me suis levée et suis retournée à mon ordi et j’ai pu écrire sans problème ce truc qui bloquait complètement moins d’une heure auparavant.

            J’ai toujours pensé que me forcer à travailler pendant cette demi-heure aurait été complètement contre-productif et m’aurait plus ralentie qu’autre chose.
            C’était très curieux, cette sensation que qqchose travaillait pour moi et sans moi qqpart dans les coulisses 🙂
            Sans moi et pourtant en moi, comme une grossesse finalement, waow ! Certains diraient « agir sans agir » (une amie m’a donné une calligraphie chinoise qui signifie cela : agir sans agir, c’est très important je crois, retrouver cette fière humilité que connaissent bien les femmes qui ont enfanté).

          2. Bonjour@Tournevis
            Le mode intuitif pur est très bien décrit par Christelle PETITCOLLIN
            qui a écrit un bouquin sur ce mode de fonctionnement intellectuel (20% à 30% de la population)selon elle , où elle explique comment développer cela comme une force!
            Perso, je sais très bien et depuis longtemps que mon intuition est largement supérieur à mon intellect conscient , cependant les problématiques liées aux stratégies « pas à pas » sont mises en échec par la Dyspraxie et les troubles de l’attention conjointe, d’où la nécessité pour moi (et là, je ne parle que pour moi..) de développer des adaptations et de descendre « au troisième sous sol  » pour ne pas me mettre en échec .
            L’exemple du café donné par mes soins à Eti peut effectivement paraître trivial voire risible, mais il est tout à fait représentatif voire emblématique des Dys-ficultés rencontrées dans la vie quotidienne de gens comme vous et moi….
            Donc utiliser son mode automatique est un art, ne se reposer que sur lui serait pour moi une erreur
            Apprendre à le sécuriser par des garde fous comme les petits cailloux blanc du Petit Poucet, c’est certainement mieux!
            La carte n’est pas le territoire mais elle peut contribuer à mieux le connaître
            Cest que je tentais d’expliquer à ELESSAR
            qui semble avoir trouvé par lui même une réponse à ces propres questionnements, par le biais du coping soit une certaine forme d’entraide entre pairs, ce que nous mêmes, sommes en train de faire en devisant benoîtement sur ce blog magnifique , grâce en soit rendue à Cécile, notre hôtesse 🙂
            Amicalement de la part de Bonjour

          3. « L’exemple du café donné par mes soins à Eti peut effectivement paraître trivial voire risible, mais il est tout à fait représentatif voire emblématique des Dys-ficultés rencontrées dans la vie quotidienne de gens comme vous et moi…. »
            J’ai l’équivalent avec la vaisselle (je ne bois pas de café :D) Quand je décide de faire la vaisselle, je mets du produit sur l’éponge, j’attrape une assiette par exemple, je la frotte bien… et je me rends compte que je suis coincée parce que les deux éviers sont pleins de vaisselle sale, et les deux égouttoirs de vaisselle sèche… Depuis que je sais que je suis dyspraxique, je parviens à me souvenir (pas toujours) avant de me mettre de la mousse plein les mains qu’il me faut commencer par vérifier si je peux poser mon assiette propre qqpart sans la re-salir et sans mouiller ce qui est déjà sec… Effectivement, ça peut prêter à rire, mais répéter inlassablement ce genre d’erreur chaque jour, plusieurs fois par jour, pendant des décennies et, pire, sans comprendre pourquoi tout est si pénible et sans jamais tirer la leçon de ces dysfonctionnements, c’est extrêmement usant. La première fois où je me suis vue faire, sachant depuis qqs heures ce qu’étais la dyspraxie, j’ai vraiment ri tellement c’était ridicule. Mais c’est surtout terriblement douloureux, d’être à la fois si intelligente (trop en général) et si stupide (trop, là aussi, incompréhensible pour des gens « normaux »).

            Donc oui, vous avez raison, la psy qui m’a diagnostiquée m’a parlé d’apprendre à apprendre, et appris à décomposer les tâches ou sous-tâches, voire en sous-sous-tâches, ce qui demande également un gros effort. Mais quand même, ça me change la vie.

            Curieusement, il y a des domaines où j’ai su compenser correctement : par exemple, je n’ai aucun sens de l’orientation, mais je sais lire les cartes et j’ai une assez bonne mémoire topographique. Quand je dois aller qqpart, je regarde la carte avant, je mémorise le trajet (parce que dans le feu de l’action, ce sera bcp plus laborieux) et en cours de route je mémorise (parfois sans m’en rendre compte) des trucs qui m’aident à me repérer pour le retour : telle jolie fleur ici, tel arbre tordu là, tel nom de lieu rigolo etc. Du coup, je ne me perds quasiment jamais. Par contre, si on m’emmène qqpart, surtout en ville ou pire, dans un bâtiment, je ne peux plus mettre en place mes stratégies et là, je me perds !

            La semaine dernière, je suis allée au CRA pour le premier (et dernier en l’occurrence) RV, je suis tombée par chance sur un toubib très sympa, qui connaît bien les surdoués et la dyspraxie et a bien su comprendre ma situation (ce qui, concrètement, ne change rien, mais ça fait du bien de ne pas m’entendre dire que tout va bien au motif que tous mes indices sont au-dessus de 100…) et a su m’expliquer (ou me rappeler, j’aurais dû le savoir) que la dyspraxie était aussi liée aux difficultés pour se concentrer. Il a exprimé avec simplicité et compréhension que je suis maintenant tout simplement à bout de force… Dommage que si peu de monde en soit capable et que ce handicap soit encore si méconnu.

            Au fait, quel est le titre du livre de Petitcollin ? Merci, et aussi bien sûr à Cécile grâce à qui ce blog vit encore et nous permet de nous retrouver un petit peu.

          4. Hello et merci pour vos messages : vous êtes très intéressant(e) !

            « Après lire sur le désenchantement du sujet HPI découvrant que la vie en grande partie ce n’est que ça Peut permettre de lutter contre une vision un peu morose A la limite de la dépression existentielle… » => Que voulez-vous dire ?

            Concernant le trouble de la personnalité borderline, je me retrouve dans toutes les caractéristiques : humeur changeante, colères terribles (avec objets cassés), opinion sur les personnes fluctuante (géniaux le lundi, détestés le mardi), zéro résistance à la frustration, décisions impulsives en cas de pics émotionnels (le retour en force de la raison au dernier moment permet toutefois d’éviter nombre d’écueils) etc. mais peut-être est-ce lié à une pensée extrêmement rapide, que je ressens physiquement d’ailleurs, et qui dissèque tout sur son passage, doute, remet en cause, démontre, démonte et j’en passe… difficile de savoir exactement car je manipule facilement et avec grand plaisir les « professionnels de l’esprit » (j’ai souri en l’écrivant). En bref, le diagnostique n’a jamais été posé (mais la cyclothymie, elle, oui).

            Merci également pour les lectures conseillées !

          5. Bonjour à tous.
            J’ai discté avec une de mes profs de psycho. Elle a reconnu que le fait d’avoir une position sociale pouvait parfois induire en erreur les gens sur leurs compétences, et qu a intelligence égale, la personne sachant montrer des codes sociaux adaptés à la situation aura plus de chance de s en sortir car elle sera dans un moule accepté par les autres.
            Je n’ai jamais été diagnostiqué en tant que surdoué; Pourtant il y aurait des « chances » que je le sois.Parfois je me dis que je le suis, mais parfois j ai l impression d’être autiste, en tout cas je me sens « différent ». Je n’ai pas envie de faire le test car pour moi ce qui est important, c est de me comprendre et être surdoué m’aiderait a comprendre certaines choses sur moi même. C’est un peu comme si je vous disais que je n’aime pas l’argent pour l’argent, mais pour ce que je peux faire avec, en sachant que parfois on n’a pas besoin d’argent pour être bien avec les gens ou pour vivre de très bon instants.
            Sinon, j’ai trouvé une phrase une jour, après reflexion: « Si seulement la douance pouvait être considéré comme un handicap », car pour moi cela en est un. Etre surdoué est être handicapé.
            Je le répète, je ne suis pas diagnotiqué mais j’ai l’impression d’aller de A à D sans expliquer B et C, mais la nature humaine demande des explications. A nous de nous creuser la tête pour expliquer une chose logique, parfois intrinsèque, que nous ne sommes même pas en mesure d’expliquer.
            C’est triste.
            Pour en revenir au médical, et paramédical.
            Je ne sais pas s il y a moins de médecin du fait qu on diminue le numérus clausus, ou que l on ne l augmente pas alors que la population augmente et que de ce fait, la ratio descend, l’effet est le même mais pas forcement les causes.
            Ensuite, du fait des découvertes et de l’avancée de la professionnalisation, je dirais qu il y a plutôt une délégation non confirmée par une loi.
            Je suis élève infirmier, donc je vais parler de ce que connais et qui est relativement simple: le dextro pour la glycémie. Cet acte est considéré comme un acte invasif et donc fait par un professionnel de santé, seulement cet acte est de plus en plus délégué aux Aide Soignant ( certains sont même de meilleurs soignant que des infirmiers que j ai put voir mais bon, c est comme ça et je vais pas changer le monde). Pourquoi cela est il délégué? parce qu’en tant qu’infirmier cela m’aide car j ai des choses plus importantes a faire, et que le fait pour un AS de me donner le taux de glycémie m’aide a savoir quoi faire ( je ne perd pas de temps a aller dans la chambre après l’AS, à revenir avec le dextro, le faire etc etc…..) ; Cependant, si je délègue cet acte à l’AS, c est parce que j ai des tâches à faire en plus, que les infirmiers ne faisaient pas avant.
            En ce qui concerne les frais d’hopitaux: vaste débat, perso je suis plus dans la prévention thérapeutique pour éviter que les gens ne deviennent malade et pour l’éducation tout court pour que les gens vivent en société ( même si parfois je suis un inadapté sociale, j essaye d’être poli, gentil, courtois, et de pas bruler des voitures lol)

          6. Bonjour @Elessar
            Peut être me suis je mal expriné Elessar?
            Je vous donnais un certain nombre de données à intégrer pour comprendre pourquoi ce programme informatique!
            Mon impression personnelle est que l’on est à l’aube d’une révolution conceptuelle sur le plan de la gestion médicale des patients.
            La délégation coûte moins cher, les outils d’intelligence artificielle sont en cours de validation avec des acronymes comme l’EBM ET LE T2T (Evidence Based Medecine et Treat to Target)..dont raffolent les laboratoires qui cajolent comme jamais les « experts médicaux  »
            Des systèmes experts seront alimentés en données par les personnel paramédicaux et la réponse sera confiée à un traitement informatisé en raison de la pénurie médicale entretenue par les pouvoirs publics.
            D’où économiquement un gain de productivité énorme même si au début cela s’adressera à une gestion de problèmes simples comme la régulation d’un diabète, on peut penser qu’à moyen terme ces systèmes intégreront de plus en plus de paramètres !
            Qui dit système complexe dit gestion paramétrique variable : pour cela il faudra savoir programmer le système pour affiner les réponses , d’où la nécessité d’avoir des infirmièr(e)s sachant faire cela!
            Avis je répondu à votre demande de sens?
            Conclusion : mémorisez bien ce programme
            Vous serez amené à vous en servir peut être plus vite que prévu !
            Bonne journée !

          7. Bonjour,
            oui je pense que nous discutions de 2 choses différentes.
            A terme, je crois plutôt que ce qui va tendre sera l’HAD ( hospitalisation à domicile) et que l’informatique sera limité a des données non soumises au secret médicale.
            Donc si données statistiques il y a , ce ne sera certainement pas donnée pae des IDE car quand nous allons sur l’ordi c est pour regarder les traitements et noter nos transmissions.
            Quand a ce vous dites, je ne sais quoi ne penser, je n’ai pas assez de connaissances.
            Je tenais aussi à vous dire que le programme que nous avions vu nous permettais de répondre a des questionnaire et donc de faire des statistiques dessus; a titre personnel c est intéressant.
            Enfin, déjà, je vais voir a valider tout mes ECTS et a devenir un infirmier.
            Faudra aussi que je trouve une solution pour bien apprendre par coeur, me fondre dans le moule et voila.
            Bonne journée

            1. une solution pour bien apprendre par coeur, me fondre dans le moule et voila.

              ce « et voilà » qui traduit tant de questionnements et d’inquiétudes…

              Apprendre par coeur et se fondre dans le moule, c’est un vrai travail, fatigant et même épuisant.
              Pour compenser, veillez à avoir une activité manuelle pour occuper le cerveau autrement mais l’occuper pour éviter que les pensées tournent trop, et une activité créative pour sublimer ces mêmes pensées.
              Ce n’est pas une idée perso – c’est fondé sur l’approche triarchique de Robert Sternberg.

              Ca devrait vous permettre d’atteindre le « Flow » de Mihály Csíkszentmihályi que j’évoquais hier avec Pouic. Et donc de garder équilibre et surtout santé (physique et psychique)

        4. En gros
          Comme le signalent Cécile et Tournevis
          4 indices ICV IRP IMT ET IVT
          composent le WAIS IV et bientôt le WAIS V
          Si comme vous le supposez, vous avez une composant TDAH , les résultats montreront une chute nette soit >20 points par rapport à l’ICV +\_ IRP
          de l’IMT ET IVT ( voir pour les acronymes le post sur le QI
          Au delà de 30 points on est à deux écarts types où l’on considère que vous êtes en situation d’handicap…
          Après ce qu’il faut comprendre c’est que l’on peut compenser à haut niveau voir à très haut niveau les déficits sous jacentes.
          Le dr TORDJMANN dans son livre sur les enfants surdoués le signale. Ce qui veut dire que l’évaluation peut passer à côté d’un trouble de ce type si le niveau de compensation est très élevé , or une classe de prepa
          Est un excellent moyen de remediation de ces troubles de l’attention !
          Par contre le fait d’obliquer vers une filière plus « littéraire  » que scientifique peut à mon humble avis être un signe indirect que l’intellect est plus à l’aise dans une fonction verbale que dans la reproduction de procédures sollicitant de façon importante la représentation perceptive, même si la filière que vous avez choisi est extrêmement procédurale, ne parle t’on pas de procédures judiciaires et d’erreur de procédures rendant caduques celle ci, c’est dire de façon sous jacentes comme la procédure est centrale dans la machine judiciaire .
          Le cerveau fonctionne en terme de facilité vers ce qui lui coûte le moins en terme de ressources attentionnelle sont et en terme d’hédonisme , d’où ce que l’on fait facilement et avec plaisir devrait être privilégié, c’est peut-être ce que vous avez choisi inconsciemment , ne serait-ce qu’au début du choix du Droit?amicalement

          1. « Au delà de 30 points on est à deux écarts types où l’on considère que vous êtes en situation de handicap… »

            Qui considère que c’est un handicap et qu’est-il prévu pour aider les personnes ayant ce handicap ? J’ai 34 points entre ICV et IVT, 27 entre ICV et IRP et j’attends encore que qui que ce soit m’aide…

            Curieusement j’ai une plutôt très bonne mémoire, sur laquelle je m’appuie de tout mon poids depuis aussi longtemps qu’il m’en souvient, un de mes gros problèmes actuels est que l’âge commence à se faire sentir et que ma mémoire faiblit nettement et ça commence à devenir très problématique pour moi. Si je dois compenser ma compensation, je ne suis pas sortie de l’auberge !

          2. Bonjour@Tournevis
            Deux livres de petit Collin
            Je pense trop et Je pense mieux
            Et Petit guide à l’usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués
            Livre de Béatrice Millêtre

            En ce qui concerne le handicap cela peut passer par la MDPH EX COTOREP
            quand les troubles sont trop handicapants
            Pour cela vu les problèmes financiers de notre société actuelle qui commence à payer les frais d’un train de vie au dessus de ses moyens
            Il faut un dossier en béton armé….
            Auquel ne peuvent prétendre la majorité des HPI Dys….
            Caroline Huron en parle dans la conférence sur les dix ans de l’association Dys mais fantastique
            Sur le cartable magique
            En raison des droits de propriété intellectuelle en France il faut être reconnu handicapé à plus de 80%
            Pour que s’applique l’exception au droit d’auteur et que l’on puisse diffuser une version modifiée des manuels scolaires épurée et modifiée pour les jeunes dyspraxiques ….
            Or ceux ci ne sont pratiquement jamais reconnus à ce taux par la MDPH!

            Et comme cela n’interresse pas les éditeurs il faudra une loi spécifique pour que la situation change et contraigne les éditeurs à faire un geste.
            Nous sommes dans un merveilleux pays!
            A+

          3. J’ai le livre de Millêtre et « Je pense trop » de Petitcollin, et plus le courage de lire de nouvelles choses ; j’ai aussi le livre de C. Huron sur la dyspraxie, que je recommande souvent ici et que je ne suis pas parvenue à lire jusqu’au bout tellement ça me remue les tripes 🙁

            Quant à la MDPH et tout ça, je m’étais renseignée et quand j’ai lu les dossiers à remplir, j’ai compris que je n’avais aucune chance (et pour se culpabiliser, c’est assez efficace). C’est aussi un peu pour ça que je suis allée au CRA mais bon, pas de bol, le gars a l’air vraiment sérieux et pas du genre à confondre surdoué avec aspi, dépressif ou bipolaire (et malgré tout, je trouve ça très bien) 🙂

            Donc je m’applique à suivre le précepte de Desproges : vivons heureux en attendant la mort. Mais je suis persuadée que les hôpitaux, les trottoirs et les cimetières sont pleins de hp-dys qui ont eu moins de chance que moi.

          4. Que pensez vous de PetitCollin? en dehors de ses livres? Je veux dire, pensez vous qu’elle aide vraiment? Fait elle référence dans son domaine?

            1. Chacun est sensible à sa façon. Un livre parle à l’un et pas à l’autre.
              Il est suffisamment fait référence à elle pour envisager que son travail soit utile à beaucoup.

              Quelle est la question sous-jacente à « fait elle référence ? »

          5. Quand je dis « fait elle référence  » je veux dire, est elle quelqu’un de reconnu? Il y a beaucoup de psy pour « surdoué », (j’ai horreur de ce terme et n’ai pas été diagnostiqué, mais la question n’est pas là, je pourrais développer si vous voulez ailleurs): Monique de Kermadec, Jeanne Siaud-facchin….
            Enfin la question serait: Ais je envie de trouver la cause de mon problème ou une solution, et si oui, comment peut elle m’aider?
            Suis je plus clair?

            1. Ok
              .. Pour moi, la question pourrait être plutôt : « je veux aller mieux – peut elle m’aider ? »(pas tout à fait la même orientation quand même) ce qui permet d’éviter de se faire étiqueter (qui n’est vraiment pas l’enjeu).

              Maintenant.. « Comment » peut-elle vous aider… Mon interprétation de votre question me fat répondre
              En lisant ce qu’elle a écrit et en réfléchissant à ce qui fait écho en vous dans cette lecture
              En la rencontrant – auquel cas, l’alliance thérapeutique étant une alchimie très personnelle, vous pourrez déterminer si elle peut vous aider.

              je laisse bien sûr également témoigner Bonjour et tous ceux qui ont lu ses livres : leur réponse pourra peut-être vous aider.

          6. Disons que le verbe m’enchante plus que le chiffre (le chiffre ne m’émeut pas et ne satisfait pas ma soif de compréhension du monde, des choses et des personnes). Néanmoins j’ai conservé un certain intérêt pour les sciences « froides » : j’ai en effet comme livre de chevet, depuis une semaine, un certain « mathématiques de haut niveau »… je ne pourrais toutefois pas en faire mon métier.

            Par ailleurs les métiers scientifiques (pris largement : ingénieur, architecte par exemple) s’exercent dorénavant, presque uniquement, sur ordinateur… et je hais les nouvelles technologies !Aujourd’hui les constructions (machines, bâtiments) se font via C.A.O., exit le fusain… je le sais car je l’ai fait et vu faire.

          7. Et est-ce que le coup de la vaisselle (marrant d’ailleurs !) est lié à la dyspraxie ? Parce que si c’est ça, je suis dyspraxique ! Il n’y qu’à voir ma réaction, samedi dernier, lorsque j’ai fait tomber une bouteille de vin qui a littéralement explosé sur le carrelage, se répandant sur près de 10m2 : j’ai été énervé, triste, je ne savais pas par où commencer le nettoyage alors j’ai paniqué, et ma chère et tendre a fini par tout nettoyer (moi, j’ai du aller me reposer pour faire chuter la tension interne induite)…

          8. Concernant la procédure dans le monde juridique : je n’en fais pas, je fais du conseil, car justement j’ai détesté les cours de procédure à la fac. D’ailleurs, précisons ici que le conseil juridique (dans le monde des affaires) implique une large part de travail administratif et que ceci est très mal vécu de mon côté (mes collègues/confrères s’en satisfont).

            En résumé : je suis excellent sur le plan conceptuel (un vrai théoricien sur tout un tas de sujets) mais reste à la traîne sur les aspects pratiques (manque d’organisation + manque de patience avec les détails + manque d’intérêt). Parfois je me surprends à inventer des machines mentalement, je les trouve cool et utiles, mais je délègue la réalisation pratique de la chose. D’autres fois, je me garde de proposer des solutions car je sais que cela impliquera de rédiger quatre ou cinq documents similaires… et cela m’ennuie 🙂

            1. « En résumé : je suis excellent sur le plan conceptuel (un vrai théoricien sur tout un tas de sujets) mais reste à la traîne sur les aspects pratiques (manque d’organisation + manque de patience avec les détails + manque d’intérêt). Parfois je me surprends à inventer des machines mentalement, je les trouve cool et utiles, mais je délègue la réalisation pratique de la chose. D’autres fois, je me garde de proposer des solutions car je sais que cela impliquera de rédiger quatre ou cinq documents similaires… et cela m’ennuie »
              Rien que de très normal…
              Enfin…. normal…
              Pour des gens comme nous 🙂

          9. « Et est-ce que le coup de la vaisselle (marrant d’ailleurs !) est lié à la dyspraxie ?  »

            Ah oui, complètement ! Et, croyez-moi, ça n’a rien de drôle à vivre. Imaginez vous avec votre bouteille de vin explosée par terre et personne pour venir à votre secours. Et ceci, tous les jours, pendant toute votre vie…

            L’histoire de la bouteille de vin, j’ai la même avec mon fils de 20 ans qui, il y a qqs mois, a fait tomber une plante qui était sur un petit guéridon très bas : de la terre partout sur le petit tapis, le pot brisé, le petit guéridon démonté… Nous étions tous deux comme deux volailles devant un couteau ! (mon fils est à coup sûr aussi dyspraxique que moi 🙁 )
            Et nous n’avons pas de chère et tendre pour nous prendre en charge.
            Heureusement, je me suis rappelée : décomposer en sous-sous-tâches et, surtout, commencer par le plus simple, même si ça ne semble pas le plus important à des gens « normaux ». Commencer par le plus simple permet de faire tomber le stress en agissant sur qqchose de facile, ça redonne confiance et permet d’aborder l’étape suivante etc. Sans cela, je crois que le truc aurait pu rester en l’état plusieurs jours, jusqu’à ce que je trouve une solution. Je ne plaisante pas, ça m’est arrivé avec du dégueulis de chat sur une carpette. Il me faut parfois des semaines pour résoudre un problème domestique simple de ce genre. Ça n’a rien de drôle et il est regrettable que ce véritable handicap soit tellement sous-estimé. À l’heure actuelle, je suis épuisée par la gestion de mon quotidien « simple » de personne seule.

          10. Oui je comprends tournevis, je galère tout autant au quotidien : nous vivons dans un monde si complexe ! Je pense que j’aurais été très doué en 1950… 🙂

            Avant, ma mère faisait tout pour moi (j’ai fait une énorme dépression quand j’ai quitté la maison après le bac) ; maintenant c’est ma compagne. Outre la vaisselle, le café et le pinard nous pourrions citer les difficultés liées aux « jobs de bureau » : flots d’e-mails à toute heure, téléphone agressif, plein de tâches séquentielles (« d’abord ça puis tu l’envoies et ensuite tu appelles le mec pour vérifier que… »), tout en même temps et tout « pour hier », interruption puis reprise du travail puis interruption (comment se concentrer et faire du bon travail ?), gestion des imprévus, recours aux fichiers Excel et présentations PowerPoint pour tout et n’importe quoi (excusez-moi je suis parti vomir)… sans parler des relations horizontales et verticales (présentéisme, mauvaise foi, mensonge, questions-pièges, dénonciations, compétition malsaine et j’en passe).

            Chers amis, nos difficultés quotidiennes ne sont-elles pas simplement liées à cette hypersensibilité envahissante, comme le suggère Cécile ? Etant hypersensibles, peu pragmatiques et facilement distraits il nous est difficile de découper les tâches en étapes à suivre (voir l’exemple de C. Petitcollin sur la ficelle avec les nœuds) : pourtant, quel job du tertiaire ne requiert pas cette approche ? Plus encore, nous résistons mal au stress et les stimuli peuvent nous rendre totalement fous. Je me suis fait cette réflexion : pour les gens comme nous, à savoir les penseurs conceptuels (avec ce côté artiste sensible), ne peut-on pas simplement conclure que les métiers du tertiaire sont à proscrire ? J’ai cette impression terrible que nombre d’intellectuels se retrouvent prisonnier d’un costume trois pièces par défaut, parce qu’ils s’essoufflent à courir derrière une réussite imposée… BREF je digresse ! N’hésitez pas à m’avertir si je me trompe de section pour ce commentaire. J’ai tout un tas d’analyses sur le sujet héhé 🙂

          11. « Dyspraxie… ou envahissement émotionnel qui paralyse ? »

            Les deux mon général ! Si je n’étais pas dyspraxique, une situation aussi simple ne devrait pas me mettre dans un tel état.

          12. Hello je me réponds à moi même car je ne trouve pas de bouton » répondre  » en dessous sur les différents commentaires .
            Petite anecdote du voyageur de type « Interstellar » perdu dans l’espace temps( cf rubrique à brac de ma jeunesse)
            Hier soir j’ai fini mon taf un peu tard et je n’avais pas d’obligation particulière, j’ai passé une bonne demi heure à écrire des réponses sur ce fil à Elessar et Eti .
            Au moment de l’envoyer,l’ordinateur s’est mis en carafe ( je me suis rappelé que l’informaticien a programmé un arrêt automatique à 20h !) Arrghh

            Bon ben voilà du coup,réveillé depuis 3h du mat
            J’ai passé 2 h à tenter de méditer (en gros à faire du rangement émotionnel sur une journée riche en menus tracas, mais cela fait aussi du bien de s’exprimer:-)
            Donc je m’édite après avoir méditer ….:-)

            Bonjour @Elessar

            En ce qui concerne Mme Petitcollin
            Ses écrits correspondent à une personne intelligente à mes yeux , de façon intuitive, par rapport à ce que j’ai pu lire et entendre et comprendre par ailleurs .
            Son champ d’investigation comprend la gestion de la pensée intuitive avec sa dichotomie pensée cerveau droit/ gauche (pour en fait : pensée globale intuitive vs pensée séquentielle)
            Son autre pôle d’intérêt est la relation du couple HPI / Pervers Narcissique qui est effectivement un élément très prégnant des relations qu’entretiennent les HPI avec leur concitoyens ( j’en ai eu un magnifique exemple ce jour) !
            Après, dans le cadre de la relation d’aide que vous aimeriez trouver d’après vos dires, est-ce la bonne personne?
            Sur le plan conceptuel , je trouve personnellement qu’elle n’a peut être pas fait l’effort de faire une remise à jour des théories cognitives
            (en fait ,nous sommes en fait tous majoritairement intuitifs et seulement 10% de la réalité est gérée de façon consciente par le biais de l’attention perceptive)
            J’ai lu que le cerveau gérait en permanence environ 64.000 paramètres quand la conscience peine à faire deux choses en même temps!
            L’activation du cerveau est permanente au niveau des deux hémisphères et les interventions de section du corps calleux ( qui relie les deux hémisphères )ont certes montré une spécialisation des deux hémisphères mais à surtout montré que l’on transformait les gens par cette intervention en légumes en empêchant les deux hémisphères de fonctionner ensemble – idem pour les lobectomies frontales ! Tout ceci a été abandonné heureusement !
            Enfin l’accès à une vision séquentielle des tâches répétitives est une façon simple de ne pas trop se tromper pour un Dys et donc d’accéder à une certaine tranquillité d’esprit ( j’ai un copain qui est ultra procédural qui me dit qu’il pose le cerveau pour faire des actes et quelque part je l’envie !)

            Deuxièmement, comme vous l’a dit Cécile, seul vous, pouvez déterminer la zone de besoins et donc de l’aide dont vous voulez bénéficier !
            J’ai eu l’impression (peut être fausse!) que vous cherchiez à acquérir actuellement dans le cadre de vos études d’une Méthode d’apprentissage …
            Ce qui manque particulièrement aux HPI est savoir « Apprendre à apprendre »
            Si cela est votre principal objectif , j’aurais tendance à me tourner vers le champ des méthodes d’apprentissage type » gestion mentale » développée par le regretté Antoine De la Garanderie qui a découvert à seulement 20 ans qu’il était sourd profond et qui ,malgré cela, est devenu professeur de philosophie, et a développé une théorie dite de la gestion mentale en observant les meilleurs élèves et en les interrogeant sur leurs méthodes de mémorisation .
            Il s’est rendu compte bien avant la PNL qu’ils utilisaient les trois canaux (visuel, auditif/verbal et kinesthésique)
            qu’ils se mettaient en projet de mémorisation et
            qu’ils créaient une contextualisation pour préparer les circonstances de rappel en mémoire des notions apprises (par ex . :Quelles questions va me poser l’examinateur en fonction du sujet…)
            Il y a une fédération française qui porte le flambeau de cette méthode me paraissant intéressante!

            Troisièmement
            La relation d’aide passe soit par une relation psychologique ( gestion émotionnelle )
            Soit par une gestion du Know-how : comment faire de façon pragmatique dans la vie?
            Si vous êtes très fort dans le pourquoi et n’avez pas trop de gestion émotionnelle à régler, mais que vous pédalez non pas dans la semoule mais « dans le comment »,
            un coach peut faire alors amplement l’affaire!

            Derrière toute relation d’aide il y a la relation humaine.
            Or,On peut voir des écrivains extraordinaires dans leurs écrits, se révéler pitoyables dans leurs capacités de relations humaines que ce soit en étant de fieffés vaniteux ou en retrait complet sur le plan relationnel.
            De ce fait les interviews peuvent peut être vous permettre d’appréhender un peu leur personnalité sur le plan du Verbe .
            Je vous conseille d’écouter les très nombreuses interviews de psy et de coachs dont celle de Mme Petit Collin pour vous faire une idée , interviews que vous pourrez facilement trouver sur l’excellent site (Planète Douance)de Mr Didier Poli.
            Enfin Mme Petit Collin est un coach et n’as pas de validation professionnelle sur le plan psychologique. Elle exerce à Montpellier semble-t-il !

            Bonjour @Eti
            La remarque sur la signification du désenchantement correspond à vos dires ,a posteriori,d’une dépression de fin d’études !
            REVOL signale que les troubles du comportement chez l’enfant peuvent se voir dans un grand nombre de circonstances :
            -le HPI qui s’ennuie mais alors l’agitation ne se manifeste uniquement que dans le milieu ou le HPI ressent cet ennui soit principalement à l’école ,
            -le TDAH s’agite dans toutes les sphères de la vie ( scolaire, sociale et la famille) ,
            -les DYS en débordement émotionnels devant les échecs répétés
            -et les enfants dépressifs !
            Mme De Kermadec signale ce qu’elle désigne comme un désenchantement des HPI (qui semble corrélé avec l’ennui récurrent) chez les HPI
            qui quand ils arrivent au CP, primaire, College,lycée , études secondaires et entrée dans la vie active!
            S’exclament
            « Quoi ce n’est que çà la vie ! »
            avec un énorme coup de blues ! dans une interview pour Mensa.

            Les HPI consultent deux à trois fois plus les psy en raison de leur sensation de décalage et de la pression normalisatrice, hypersensibilité et hyper réactivité émotionnelle qui semble exacerbée par les distorsions de QI …

            Concernant les accidents de la vie quotidienne
            Chaque geste est une praxie soumise à un contrôle attentionnel…
            Les ressources attentionnelles sont de toute façon limitées en quantités journalières pour chaque individu!

            Le TDAH a comme seul élément incontournable le déficit attentionnel (moi je suis surtout inattentif avec une impulsivité que j’arrive de mieux en mieux à inhiber! mais je ne suis pas hyperactif)
            Mes ressources attentionneles sont d’environ 20 min , maintenant je le sais, raison pour laquelle m’acharner sur une problématique au delà de ce temps ne sert à rien( en gros cela veut dire qu’il faut que je travaille vite en évitant les perturbateurs internes(pensées difluentes) et externes ( trop d’attention empathique, trop de demandes superflues etc) comme vous le signalez!
            Pendant 20 ans j’oubliais de manger boire et tout le reste avec un coup de bambou vers 16h des palpitations ,pseudovertiges , etc… Car pas du tout à l’écoute de mes besoins physiologiques .
            De ce fait bien se connaître et savoir quand on va se mettre en échec permet de mieux vivre sur le plan émotionnel.
            Une situation de DYS quelconque entraîne la double tâche avec une consommation exagérée des ressources attentionnelles .
            Enfin les troubles thymiques rendent aussi inattentif ,sans compter les médicaments et toxiques!
            Donc les risques d’accident de la voie publique et domestiques sont multipliés en fin de journée.
            Perso
            -une petite sieste de 10 min juste en fermant les yeux quand j’ai épuisé mes capacités attentionnelles,
            -Le recours à la méditation
            -L’utilisation de procédures pré écrites pour les routines type bilan type
            ( j’ai mis 25 ans à les faire:-)
            -Ainsi que la rédaction de procédures techniques écrites et en photo pour mentaliser le geste le plus économe énergétiquement !
            (3 ans entre la prise de conscience du bénéfice potentiel et la réalisation en cours : si cela vous intéresse je vous fournirai un fichier Word quand il sera complètement fini)

            Sont les quelques ressources que j’ai puisé au fur et à mesure de mon « errance inventive » pour essayer de m’améliorer dans les menus soucis de la vie quotidienne .
            Malgré cela par exemple, facturer un acte pour moi est un non sens malgré les post it collés sur l’écran de l’ordinateur !(ce doit être psy ça )

            -Sur le plan des lectures ,
            la théorie des schémas de young dans la prise en charge des border Line et des narcissiques.

            -Si vous aimez les mathématiques et la psychologie
            Lisez les œuvres de l’école de Palo Alto et en particulier les écrits de Paul Watzlawick qui modélise mathématiquement les relations humaines , avec une culture générale littéraire et historique ainsi qu’un humour qui m’éclate perso!
            Cela peut être vite très ardu voire aride en terme conceptuel , mais en commençant par de petits livres : »Comment faire votre propre malheur » ou »Comment réussir à échouer  » son univers m’as semblé ainsi plus accessible.

            Bonne soirée à toutes et à tous!

          13. Bonjour Bonjour
            tout d abord merci de la réponse;
            j’habite Montpellier et j’ai entendu parler de Mme Petitcollin, d’où mon intérêt pour elle.
            En fait, sans vouloir rentrer dans une spirale ou le fou ne sait pas qu’il est fou, ou que du fait que seule la société peut dire qu une personne est folle, comment ne sait elle pas qu’elle même est folle et que l’homme en face d’elle est sain d’esprit, je vous demanderais de me croire quand je vous dirais que je vais « bien ».
            En gros pour dire que j ai pas envie de consulter pour épancher mes malheurs.
            En fait, j aimerais surtout me comprendre, mais aussi comprendre les autres.
            Un exemple de ce matin ou j ai été en cours d’informatique: j’ai découvert le programme informatique ce matin, j’ai rapidement compris comment cela marchait, j ai même pu expliquer à une fille de ma classe, je pense que je pourrais encore le refaire ( pas tres longtemps du fait que je ne pratiquerais pas), j ai même eu la prof qui m’a dit que j’étais « très fort » mais je serais incapable de vous expliquer POURQUOI je dois le faire car je n en vois pas la finalité, j ai un de mes cadres qui m a compris en me disant que si je ne mettais pas de « concret » derrière, c’était relativement dur à saisir.
            Pourtant je comprend relativement bien les choses, à tel point que parfois je vais trop loin dixit mes camarades de classes ( qui peuvent être plus âgés que moi sachant que j’ai 34 ans).
            En fait, j ai juste l’impression d’être totalement à l’ouest. Et c’est cela mon soucis, c ‘est que si je devais faire mon cours d’informatique en partiel, je serais capable de le foirer.
            En fait, je veux bien faire des efforts , mais j ai aussi « besoin » de savoir ce qu’on attend de moi.
            Il y a des jours ou c’est vraiment désespérant.
            Voila
            Je ne sais pas si je suis clair par contre.

          14. Ce que vous décrivez comme malaise interne est une certaine forme de dyssynchronie sociale !
            j’aurais tendance à scinder cela en deux champs sémantiques distincts :
            Il y a d’abord le principe de la réalité :

            « En fait, sans vouloir rentrer dans une spirale ou le fou ne sait pas qu’il est fou, ou que du fait que seule la société peut dire qu une personne est folle, comment ne sait elle pas qu’elle même est folle et que l’homme en face d’elle est sain d’esprit, je vous demanderais de me croire quand je vous dirais que je vais « bien ». »

            Elessar ce que vous décrivez trés justement correspond au triangle de François Sigaut qui définit les différentes modalités de l’aliénation!

            A partir de trois composantes (la réalité ,l’individu , les autres ) on peut définir 3 types d’aliénations : l’aliénation mentale,sociale et culturelle…
            Cf :http://antoine.li.free.fr/Philo/Alienation.html

            Le problème récurrent du surdoué est une vision de la réalité souvent en avance par rapport à ses contemporains, d’où la notion d’enfant sentinelle chère à Revol et à F Bak, la notion de donneur d’alerte dans les entreprises, et le syndrome de Cassandre, ou l’on a raison mais personne ne vous croit.
            On est souvent dans ce contexte, dans une situation d’aliénation sociale ou le sujet surdoué est en connexion avec la réalité, alors que l’ensemble de ses concitoyens se gausse de lui grâce à cette notion de Panurgisme social avec les œillères ad hoc, qui peut amener une population entiére à l’auto destruction comme dans les migration des Lemmings ! .

            Ceci ne peut que donner une sensation de décalage social et de ce fait un malaise récurrent !

            D’autre part ,il y a le problème de la communication avec ses pairs :
            C’est le principe des implicites sociaux ,d’une communication non verbale avec ses congénères.
            Perso,j’ai été extrêmement intéressé de la communication par Edgar Morin ,sur l’analyse du QI, ou il définit que la chute sur le code au test du QI est prédictive de la réussite scolaire. Or qu’est ce que la réussite scolaire ,si ce n’est l’acceptation de certains codes sociaux permettant de communiquer avec l’enseignant pour être en réussite scolaire, c.a.d sociale à moyen terme.
            Il est noté partout que le code est si fréquemment chuté par les surdoués(par rapport aux niveau le plus élevés ,soit ICV soit IRP ),que certains disent que cet indice est inutile dans l’évaluation des surdoués !
            A mon avis ,il pourrait s’agir de la capacité de transcodage d’un élément signifiant (dans le test chiffre ou lettre) en symbole non signifiant ( pouvant éventuellement correspondre à un signal implicite social), en dehors de l’aspect grapho moteur mis fréquemment en avance comme explication à cette chute sur le code!
            Bon cela peut paraître perché; mais c’est à creuser !:-)
            De ce fait, améliorer ses compétences dans les codes sociaux est un élément majeur chez l’enfant et l’adulte surdoué pour communiquer avec ses pairs en communication non verbale,et cela peut passer par l’aide d’un coach !
            Cette chute sur le code pourrait être un signal de la difficulté des surdoués à capter ce type d’implicite social dans ses relations sociales !

            -En ce qui concerne votre question du sens et de la motivation d’un programme d’enseignement informatique dans le cadre de votre formation d’élève infirmier , vous permettant de vous donner une volonté de votre part à un apprentissage éclairé de notions informatiques :
            quelle est à votre avis le besoin des instances présidant aux programmes d’enseignement, si l’on rassemble ces données éparses, à savoir
            -coût très élevé de la santé sur le PIB national avec une volonté de réduction des dépenses de santé à court terme(les caisses sont vides mais personne ne le dit comme en angleterre ou en Allemagne),avec un vieillissement de la population d’où des dépenses de santé qui explosent
            -paupérisation de la population et de l’état souverain
            -réduction depuis 30 ans par le biais du numerus clausus du nombre de médecins.
            -transfert en cours de compétences médicales vers les autres intervenants de la santé
            Contrôle de la vision par les opticiens et de l’audition par les audio prothésistes :p ex
            -arrivée de l’intelligence artificielle et développement de procédures automatisées de réponse adaptée à une situation donnée
            -développement de capteurs connectés (type lecteur de glycémies wifi)
            -Google a les dents très longues !
            Dites moi votre avis et si cela fait sens !!
            Bonne soirée Elessar

  8. Bonjour,

    Voilà mon problème, et ce n’est pas la première fois qu’il se produit : je dois rédiger un mémoire de stage d’un nombre minimum de pages.

    Seulement, voilà, bien qu’ayant beaucoup de choses à raconter, j’ai un mal fou à mettre tout ca en ordre : je n’ai aucune motivation ni volonté réelle de mettre tout ca sur le papier, car en vérité, le projet réalisé pendant le stage, je l’ai dans le détail en tête, mais de là à le transposer….

    Ce qui s’était déjà produit il y a quelques mois pour des devoirs à faire (et qui m’a valu de perdre des points) se reproduit : impossible de transcrire dans le détail ce qui est présent à mon esprit dans sa globalité.

    Ca m’énerve, j’ai l’impression de devoir rendre des comptes, qu’on ne mesure la grandeur du projet et que finalement on atteint bien de savoir si je vais être capable de vendre mon projet de stage.

    J’ai l’impression de régresser, et de redevenir la gentille fille de l’école primaire, qui fait bien ses devoirs, et bla bla bla…..pffffff

    Et puis, c’est vrai que quand je rédige, je suis obligée de le faire à grandes enjambées, pour ne pas trop perdre d’idées en cours de route, et puis c’est tellement satisfaisant de voir que ca avance (au moins) très vite (lire : et après bon débarras !). Bon mes doigts de dactylo ne suivent pas mais, pour compenser, j’ai tendance à faire du saute-mouton avec les phrases.

    C’est ainsi qu’il y a des idées qui pourraient être détaillées, mais qui se retrouvent bizarrement ensemble dans le meme paragraphe. Car pour moi tout est lié (et je ne vous dis pas les redites de ci de là….).

    Quelqu’un pourrait il me donner des astuces pour trouver encore des pistes ? ou pour écrire de manière linéaire et perfectionniste (pour les détails).

    Je ne vais pas y raconter mes vacances (!) tout de meme. (je plaisante là).

    Criciri (l’handicapée de la page blanche)

    1. Salut,

      ca fait bizarre d’avoir l’impression de se lire. Je suis en train e rédiger mon memoire de master et j’ai enormement de mal a le mettre de maniere linéaire et rester dans la case sans penser a l’origine de caque concept et partir un peu en vrille. La remarque de mon assesseur la semaine dernière: « c’est le borddel dans ta tete, explique moi ton sujet et tes recherches l’une après l’autre. »

      Je viens de tomber sur cet article en tapant dans googlee « apprendre a penser de maniere lineaire » et les articles vont dans le sens contraire, tous disent que c’est fabuleux pouvoir penser en arborescence. fabuleux?? Vous avez la moindre idée de combien de temps ca me prend pour écrire un rapport? comment je fais pour écrire un memoire sans tomber trop dans les details ou le faire de maniere lineaire 2D quand on vit dans un monde ave beaucoup plus de facteurs et que le modele 2D est inexacte et biaisé de par sa superficialité?

      Je suis administratrice d’un coworking et pour les activités de relation, de vente, promo, etc.. experte ca va génial. Pour présenter mes résultats, la gestion des factures et rendre des comptes aux associés, c’est la croix et la banniere pour moi.
      La conversation a tournée autours des ces 3 points:
      – on a l’impression que tu ne fais rien si tu ne communiques pas tes résultats (j’ai d excellent résultats et ils peuvent les voir quand ils viennent a l espace et par la reputation que l’on a gagné)
      – en administration, compta et gestion de personnel t’es pas douée: c’est vrai ca me soule, je le fais mais c’est tellement mecanique et gestion de personnel: pas douée pour répéter 10 000 fois la meme chose a une secrétaire qui ne comprenait pas
      – fait les choses 1 par 1 et finit les au lieu de tous commencer, exploser et avoir l’impression de n’aboutir a rien.
      et récemment un commentaire d’une associé: « tu ne peux pas donner une réponse « oui » ou « non » il faut toujours que tu contextualise et explose tout ton raisonnement pour dire noir ou blanc » je veux travailler la dessus aussi pour ne pas douter de mes réponses et répondre directement et prendre plus facilement et rapidement des decisions.

      un pote pour écrire mon memoire m’a proposé des pastilles, quand j’étais en licence j’ai eu une courte période oú pour arriver a me concentrer je carburais a la bière ou dans les moments extrêmes au vin. Ce n’est pas la solution mais bon.

      Merci pour l’article, vraiment interessant, mais maintenant je fais comment pour rentrer dans le moule? c’est trop fatigant d’aller a contre courant en permanence.

      1. Bonjour Hélène,

        Je suis perplexe par votre dernière question : je fais comment pour rentrer dans le moule ? Mais non, surtout pas !! Restez comme vous êtes. Trouvez votre manière à vous de communiquer à quel point vous excellez dans ce que vous faites. Je reconnais que c’est loin d’être évident !! Surtout qu’administrer n’est pas synonyme de créativité.
        Mais il y a une possibilité d’être créatif dans la définition des « indicateurs » de performance que vous souhaitez présenter : OK il faut montrer « des chiffres » (factures etc) mais il y a peut être moyen aussi de montrer tout ce que vous faites dans le « non quantifié ». A vous aussi de montrer que ce qui n’est pas quantifié aujourd’hui a de la valeur. C’est un défi, relevez le !
        Après tout si les associés continuent à vous faire confiance, c’est qu’il y a du potentiel chez vous. Prouvez leur que c’est plus que vrai.

        Courage. Les opportunités de démontrer votre créativité sont bien bien plus nombreuses que vous ne l’imaginez.

        Cordialement

        1. Je comprends tout à fait ce qu’elle dit, moi aussi dans mes études on me demande de rentrer dans le moule, plus d une fois d’ailleurs.
          Je suis étudient infirmier et j ai fait une démarche clinique, exercice qui consiste à présenter un patient. Cela me semblait clair,ma cadre a rien compris. Elle m a dit que je n’étais pas structuré ( d’ailleurs je l’ai pris pour moi)
          Elle m a interrogé, poussé dans mes retranchements pour se rendre compte au final que j’avais des connaissances. Bilan: je dois me formater et m’adapter.
          J’ai envie de crier à l’aide car je me sens perdu

          1. Bonjour Elessar,

            Autant vous le dire tout de suite, elle ne va pas vous formater. Alors adaptez vous un peu, mais pas trop : vous allez sacrément souffrir sinon.

            Effectivement, c’est peut etre dans la capacité verbale que vous avez un point faible.

            A moi, on m’a tout bonnement dit que on ne comprenait rien à mes demandes (et vlan)

            Le problème est que je ne m’en rends pas toujours compte

            et on a dit la meme chose à un collègue qui est au moins aussi zébré que moi : et comme on travaille ensemble, on n’a pas besoin de se forcer pour se comprendre.

            Le problème est que le discours n’est pas forcément construit, et meme c’est un discours haché ou il manque la moitié des idées, car s’il fallait qu’on parle à la vitesse de nos idées (non bon on laisse tomber c’est pas possible, il faudrait qu’on ait un débit de parole ultra rapide, mais physiologiquement ce nest pas possible).

            pour l’écrit, c’est pareil, si tu tapes à la manière dactylo, tu te rends compte que tu inverses des lettres ou meme que t’en oublie (là c’est pour Cécile qui doit corriger mes messages parfois, ben non j’arrive pas à corriger ce travers….)

            Bon courage Elessar, et tu fais un beau métier, qui a du sens car tu aides autrui, attention à ne pas te laisser submerger par ce métier, car a fait des dégâts chez des infirmiers(ères) trop investies.

            Cricri

          2. Bonjour, je n ai pas envie de me laisser submerger, j ai envie d’arriver à avoir mon DE, faire un faux self voulu pour avoir des notes qui me laisse passer et être un bon professionnel. En fait je recherche surtout des méthodes pour me fondre dans lamasse en sachant que j’y suis pas. Quelqu’un a une idée?? Un conseil??

            1. Bonjour Elessar

              IL n’est pas question ici de développer un faux self voulu – il est juste question de donner à voir aux autres ce qu’ils veulent : les rassurer.
              C’est la raison pour laquelle je vous ai suggéré dans mon précédent commentaire de vous faire aider pour reprendre le principe de la démarche clinique avec quelqu’un dont vous savez qu’il est à l’aise avec l’exercice, pour apprendre à mettre vos pas dans ceux d’un normo-pensant.

          3. Oui, ma prof m a conseillé de faire des démarches cliniques, mais j ai aussi besoin de conseils pour mes partiels, que je passe mention « ras des fesses », quand j’arrive a les avoir ( j ai eu peur de ne pas valider mon année)….
            Bref, oui je vais devoir m’adapter.
            Vous faites comment?? Vous, dans la vie de tous les jours?? Moi j ai parfois du mal à me faire comprendre, tout comme j’ai du mal a comprendre ce que les « autres » attendent de moi….

          4. Bonjour@Elessar
            J’imagine que votre cadre et vos enseignants vous ont donnés un cadre de lecture
            J’aurais tendance à penser que cela passe par une anamnèse du patient
            Type
            Données personnelles
            Nom prénom Sexe âge
            Motif d’hospitalisation
            Antécédents familiaux type maladie héréditaire
            Antécédents Personnels anciens(terrain pathologique)
            Et récents Médico chirurgicaux
            Traitements au long cours et récents
            Avancée du Diagnostic (bilans biologiques, radiologiques)

            Surveillance standard du patient
            Et spécifique à l’état du patient type état cutané constantes
            Prévention des complications de l’alitement
            Traitement infirmier spécifique type perfusions ,
            Gestion de la surveillance
            Gestion du devenir du patient autonomie ? Reautonomisation (kinésithérapeute ergothérapeute)
            Entourage familial

            Il faut juste apprendre un modèle pour l’adapter secondairement un peu comme un skin sur les jeux informatiques et ne pas zapper des trucs à l’école comme on le fait dans la vraie vie mais être capable de montrer patte blanche en répétant des trucs qui peuvent paraître débile à la 3 eme fois..
            Perso j’ai passé 4 fois le permis en candidat libre car on ne m’as jamais dit que pour passer le permis on ne démarre pas au stop quand la prochaine voiture qui arrive est à moins de 30 ou 40 mètres …jusqu’à ce que je pose la question
            Il faut juste annoter en situation d’apprentissage et d’évaluation,et non pas faire comme dans la vraie vie ou des pans entiers de procédures sont zappés car non nécessaires : on ne gère pas un patient autonome chez lui comme à l’hôpital cela va de soi
            Après les bons réflexes n’existent que s’ils ont été suffisamment répétés et resteront sous jacentes prêts a rejaillir en cas de nécessité !

          5. Oui c’est a peu prés ça; J ai trouvé la méthodologie pour les démarches cliniques et c’est ce que vous décrivez.
            En fait je dois être scolaire et tout expliquer.
            Un peu comme si en math je disais :
            3+2-18/3= -1
            et que mon prof ne valide pas car je dois dire
            3+2-18/3 = 5-6= -1
            Voila;
            Merci de la réponse

      2. Re bonjour Hélène,

        J’aurai tendance à donner raison à vos associés sur certains points.
        Mais je tenais déjà à vous dire que c’est précieux d’avoir du feedback. Dans le monde professionnel qui tend à être un univers « du chacun pour soi », quand quelqu’un prend le temps de donner un feedback, ça prouve une capacité à vouloir faire évoluer celui à qui le feedback est donné.

        Je converge avec vos associés sur les points suivants :
        – réussissez bien au moins une chose que vous avez initié. Ne serait ce que pour votre propre satisfaction personnelle MAIS aussi pour vos finances. Personnellement, j’ai la même tendance à vouloir commencer 10,000 choses à la fois et par finir à ne rien aboutir. Mais je me raisonne en me disant que je dois réussir au moins 1 chose pour pouvoir réclamer mon bonus de fin d’année. Croyez moi, ça marche (à condition qu’il y ait bien sûr du bonus à distribuer).

        – il est important de montrer que vous obtenez des résultats (cf mon commentaire précédent). Et pas que du point de vue des factures. Si vous arrivez à montrer que pour valoriser l’espace de coworking vous êtes super forte, si j’étais à la place d’un associé, je commencerai à me demander si je ne devrais pas faire évoluer vos responsabilités.

        – je me répète sans doute mais à la relecture de votre commentaire, je pense que vos associés misent sur vous et ils veulent « quantifier » (excusez moi du terme) combien vous valez.
        J’imagine que vous travaillez dans une petite structure. Sachez que dans ce genre d’organisation, chaque membre compte, ne serait ce que parce qu’il est difficile de virer quelqu’un. Mais je pense que vous le savez. Vous partez donc avec de bons atouts avec votre zébritude, à vous de les utiliser au mieux.

        Donc prenez ces feedbacks comme des occasions de vous valoriser encore plus.

        Cordialement

        1. Bonjour@Helene et Jean -Claude

          Watisit le coworking ?
          Vu que c’est pas du tout mon domaine …:-)
          Partenariat In french?
          Merci pour l’explication par avance de Bonjour

      3. Bonjour Hélène,
        A 55 ans, je trouve le moyen de sourire en lisant vos textes, pardon, c’est comme si je rigolais de moi dans un miroir!
        On se retrouve tellement dans vos différents témoignages, mais ce n’est pas si rigolo, moi je me pensais stupide, comme emberlificotée dans un esprit tortueux.
        Oh! ne pensez pas que j’en suis sortie!
        Au contraire, maintenant, ‘j’appuie sur la pédale!’, pour prolonger l’imagerie mécanique du texte au dessus!

        On me pose une question? sur un réseau social, par exemple? fluitt!… C’est 50 lignes d’explications mini, avec une vue globale de la question, sans plan organisé, et quand je relis, je trouve ça très cohérent….. Les autres pas… Ils trouvent trop compliquées mes phrases de 10 km, mes concepts, sur-définis dans leur contexte, au point que eux perdent le fil de mon point de départ: Leur question!…
        Solution possible pour vous: …en tout cas, celle que j’adopte: La forme « page », comme sur un site internet: Tout ce qui vous vient à l’esprit en quelques secondes à propos de votre sujet, vous le notez sur un traitement de texte: Vous découpez chaque idée, chaque proposition en une page, enfin un titre, un chapitre.

        Ce sera en quelque sorte votre plan archaïque, qui se complètera à chaque fois que vous vient l’idée d’un chapitre, d’une question, dont vous voulez traiter en la développant.

        Dans ce cadre, journée libre!
        Vous vous donnez à cœur-joie dans les détails et les mille questions liées, vous sautez de chapitre en chapitre à chaque fois que vous vient un lien avec votre saucissonnage archaïque.

        Pour ma part, je trouve merveilleux le traitement de texte, parce que justement on se donne de l’hyperlien, des possibilités d’allée et venue dans ces pseudo chapitres, ce qui ne nous empêche pas que notre vision reste celle du tout!

        Un truc, aussi, le saut de ligne!

        Par la suite ces bouts de texte peuvent être déplacés, changés de chapitre, revus, complétés , ou aussi devenir obsolètes, car répétitifs…

        Et puis trois relectures, voire plus.. mettez vous à la place de votre lecteur ‘moyen’.
        …toujours ce saut de ligne… relisez en détachant chaque idée-paragraphe… voire, détachez des sous-chapitres…

        La relecture, et les possibilités du traitement de texte, c’est essentiel pour créer le plan que vous n’avez pas fait au départ!

        …en gros, vous traduisez votre texte en vous plaçant lectrice moyenne, et ce faisant, toutes ces césures vont vous apparaître et organiser un plan….

        …de toute manière, faire le plan en dernier me semble d’une grande logique intellectuelle: Une réflexion doit être libre , arborescente, touffue, et c’est l’entonnoir de l’exposé à autrui qui va imposer un plan, une argumentation accessible à L’AUTRE!

        (Texte réalisé sans plan, avec quatre ou cinq relectures critiques et séparation des idées, parvenues dans un désordre logique lol!)

      4. Sachant que je n’ai pas une culture étudiante et que ce n’est pas mon mode d’apprentissage, il est difficile pour moi de m’adapter, mais j y travaille. En demandant de l’aide et en imitant mes collègues

    1. De mémoire, pour les enfants, il existe une série de « Ce livre dont vous êtes le héros » : des livres où à la fin de chaque chapitre, vous choisissez telle ou telle possibilité, qui vous amène vers tel ou tel autre chapitre etc. Un livre non linéaire, donc, et plutôt arborescent. Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Livre-jeu
      Sinon, je ne sais pas.

      1. Bonjour,
        Le seul livre que je connaisse qui permette une lecture en arborescence est le très beau Cent mille milliards de poèmes de Raymond Queneau, un objet magnifique toujours édité.

      1. Je réponds sur ce que je connais seulement.

        Perec, il me semble me rappeler que ça correspondait à un cheminement itératif particulier : la course du cavalier sur l’échiquier était l’ordre dans lequel les différentes pièces de l’immeuble étaient décrites. Et dans chaque pièce devait se trouver un ou plusieurs objets selon un ordrelui aussi précis mais que j’ai oublié.

        Le schéma heuristique développant la réflexion à partir d’une idée, je ne sais pas si la Vie Mode d’Emploi y répond ? Tout tourne autour de Bartlebooth et de ses marines, mais je ne me rappelle pas si chacune des pièces décrites traite d’une thématique propre à la .. « destinée » des marines ?

        1. Bonjour,
          Pour Perec, La Vie mode d’emploi, c’est du côté du carré bi-latin qu’il faut chercher le « mode d’emploi ».
          Michèle Audin (mathématicienne ET oulipienne) décrypte tout ça dans :
          http://www-irma.u-strasbg.fr/~maudin/ExposeRennes.pdf
          D’ailleurs, ça me fit penser que pensée en arborescence est partiellement inexact. Il faudrait plutôt dire pensée « en graphe », pour autoriser des cycles (on dirait « boucles » en langage commun) ou des orientations (idée d’hiérarchie).
          Votre exemple le montre bien: les relations sont parfois orientées (de QI vers origine et pas dans l’autre sens). On peut même avoir des cycles (pas le cas dans votre exemple, sauf si j’ai mal regardé).
          Mais bon, la correction mathématique ne s’accommode pas toujours de ce qui « sonne bien ».

          Bien à vous,

          Jean-Claude

    2. … à vrai dire, ma première réflexion a été : est ce que ce genre de livre serait accepté par un éditeur ?
      Mon autre réflexion a été : tout roman foisonnant et dans lequel on se perd au premier abord parce qu’il y a succession de chapitres a priori sans liens et puis à la fin tout se rejoint ?

      1. Je suis arrivée à la même conclusion: c’est en effet dans ces romans que l’on trouve le mieux la pensée en arborescence. A part les numéros des pages il y a peu de choses qui sont linéaires! :-)))))

    3. A mon humble avis, et pour autant que je le sache, « les livres dont vous êtes le héros » tendent vers une forme arborescente, s’ils sont bien faits et posent au cours d’un déroulement linéaire, comme constant, bâtit à partir de filon non novateurs, des ruptures, un rythme ou un faisceau divergent, qui conduit à lire une histoire d’un point de vue potentiellement différent. Mais il ne s’agit pas de livres en arborescence. Le sens est un être fuyant, en gravitation continuelle et qui semble même nous survivre, même s’il semble médiocre… Viendrait-on au terme d’un abîme de mystères comme le sens de la vie, en s’attachant même à une vie de lectures ? A mon sens, il n’est nul besoin de tels récits, si ce n’est pour transmettre une forme de vie: une vie en arborescence. Il est peut-être vainc de chercher à savoir si les livres, la manières linéaire qui structure notre façon de pensée -l’ecriture- ont des chances de survivre à une forme de vie intellectuelle qui ne cherche pas davantage à connaitre et se reconnaître dans le théâtre surchauffé d’une altérité imposée et factice comme celle que propose la mise bout à bout de mots pour crée du sens, en un récit tapageur: un livre.

      C’est bien assez de devoir lire, de devoir s’écraser sous le poids de telles mises en forme (ou remise en forme). Il semble qu’il nous faille, partant, non pas dédaigner le don de l’écriture, mais le saluer simplement, avec claire-voyance, comme avec un immense respect, car les livres contiennent plus que des âmes, ils traduisent, linéairement certes, une possibilité: être doué d’autre chose que le dénuement qu’ils proposent.

      1. pour ma part, une autre chose me fait turbiner: et si, au lieu d’un récit, d’un livre, ce que contient ou doit contenir un livre sortait au dehors dans un jaillissement d’énergie insoupçonné pour inonder la réalité d’une nouvelle forme, non pas une révolution du temps, par exemple, ou de la manière dont un récit linéaire ou moins linéaire -davantage arborescent, par exemple- expose une histoire. Que cette énergie lie tout, en un tourbillon continuel, les émotions comme la vision, l’intangible construction de l’esprit, en une forme à disposition, sans espèce de distinction pour qui nous sommes, et qui, au lieu de retrancher à notre temps qui nous serions, nous façonne tel que nous serions aptes à vivre ici et maintenant, mais aussi, là bas et on ne peut dire quand…

    4. Je ne sais pas si c’est faisable.

      Il me semble que les livres qui existent sont des arborescences-aiguillages, des chemins suivi pas à pas.

      Si on envisage des arborescences survolées:
      Soit le lecteur choisit ses chapitres, ses pages et les parcourt comme une encyclopédie, à la manière d’une enquête.
      Soit c’est l’auteur, qui écrit en refusant de s’organiser en chapitres et qui sème ses informations dans le vent, obligeant le lecteur à se faire une lecture arborescente, glanant les renseignements épars.

      Je suis en cour de rédaction d’un roman… mince c’est mal parti!, d’une série de romans!, car mon propos sera de distiller une époque d’un passé lointain sur plusieurs siècles…

      Or ma façon de rédiger (comme dit plus haut par Hélène) est totalement arborescente, à tout noter, comme une rivière qui coule dans une succession de paysages , puis sautant d’une idée à l’autre.

      Ce travail va s’organiser lentement, ce que j’écris n’est pas dans un chapitre donné, chaque texte est un tout, et l’ordonnancement viendra au fur et à mesure que je pourrai organiser chaque récit dans ce temps historique dont je ne connais pas encore les limites….

      Je fais moi même un travail d’enquête historique sur des données archéologiques, et des sources écrites plus que partielles, et je plonge dans mon monde ainsi documenté pour exprimer par des mots, cette sorte de voyage dans le temps intérieur.

      Pour moi, ce sera une lecture en arborescence du temps, mais pour le lecteur, je crains que cela ne devienne lassant, aussi je pense sérieusement à me perdre dans des aller-retours du temps, qui obligera à papillonner dans les chapitres, ou me suivre dans une longue quête philosophique basée sur le récit…

      En fait, ce que j’aime, c’est parler de méditation: un livre qui fait méditer est un livre qui propose une lecture arborescente: Donc, tous les romans qui dans le récit, incitent à une lecture méditative, me semblent être écrits pour la lecture arborescente romanesque? peut être je me trompe?

      Patricia.

    5. Sérieux ? Personne ne cite La recherche du temps perdu ? 3000 pages de digression qui semblent avori la structure d’une méduse molle, et qui sont en réalité une pensée en arborescence qui se referme sur elle même à la fin avec le naturel d’une fin de conversation. Si j’étais rentier, je passerai la moitié de mon temps à le relire encore et encore.

    6. Bonjour !

      Je laisse aussi ici une trace dans ces messages anciens : il n’y a pas 15 jours, je me posais la même question, parce que mon objectif pour un projet (perso) est en fait de réaliser pas moins qu’un livre papier… en arborescence. Pour ceux que ça intéresse ma base est : le livre multimédia (faire des liens, c’est facile en multimédia). Vraisemblablement mon livre papier aura plusieurs liens multimédia, pas d’autres solutions à part Les livres dont vous êtes le héros, ou des glossaires et index détaillés en fin de livre.
      La grosse différence (comme Cécile ?) avec des livres créés séquentiellement est que je crée l’arborescence et les liens dès le départ. En général les livres multimédia sont des livres papiers avec des ressources multimédia ajoutées ensuite. On verra ce que ça donne et si les praticiens de la pensée arborescente s’y retrouveront ! A bientôt. Sophie

    1. « je sais que la chaussette bleue finira par revenir devant le hublot à un moment ou à un autre, mais je ne sais pas quand. »
      Excellent !

  9. Bonjour à tous,
    Il y a quelque chose que je ne comprends pas. Je voudrais savoir comment exactement une personne avec une pensée séquentielle pense. Ils ne pensent tout de même pas comme on voit dans la colonne de gauche? Ça ne me semble pas possible. Est-ce que je pourrais avoir un exemple concret?

    Merci

    1. Après un moment de désarroi, je suis quand même aller chercher un peu.
      Attaché au petit dessin que je propose dans le billet, une liste de comportements :

      Voici comment pense le séquentiel
      Pense d’abord et avant tout en mots
      Sa force réside dans son audition
      Se situe bien dans le temps
      Apprend étape par étape (dit autrement : sait à quoi servent les modes d’emploi et les recettes de cuisine…)
      Apprend par essai / erreur
      Pense de façon analytique
      Colle bien aux détails
      Suit bien les directions orales
      est bon en arithmétique
      Apprend facilement en syllabique
      Peut reformer des mots épelés à l’oral
      Peut écrire rapidement et nettement
      Est bien organisé
      Peut définir facilement les différentes étapes d’un travail
      Excellent en récitation par coeur
      A une bonne mémoire auditive à court terme
      Apprend mieux à partir d’instructions
      Apprend malgré les réactions émotionnelles
      Est à l’aise avec une seule réponse correcte
      Se développe de façon régulière
      Sait habituellement être la hauteur
      Aime l’algèbre et la chimie
      Apprend une langue étrangère à l’école
      Est précoce
      Peut avoir besoin de répétition pour mieux apprendre
      Progresse séquentiellement du plus facile au plus difficile
      Est académiquement doué

      Le penseur analogique
      Pense d’abord en images
      Sa force réside dans sa vision
      Se repère bien dans l’espace
      Apprend de façon globale
      Apprend les concepts d’un coup
      Est un bon synthétiseur
      regarde l’ensemble d’une situation et peut louper des détails
      Sait lire les cartes / sait bien s’orienter
      est meilleur en raisonnement mathématique qu’en calcul
      Apprend facilement les mots en entier (plutôt qu’en les épelant)
      Doit visualiser les mots pour pouvoir les épeler ensuite
      Préfère le clavier à l’écriture manuscrite
      Crée des méthodes uniques d’organisation
      Arrive aux solutions correctes intuitivement
      Apprend mieux par combinaisons / mise en relation / rapprochements de mots, d’images, de sons… (conception analogique)
      A une bonne mémoire visuelle de long terme
      Développe ses propres méthodes de résolution de problèmes
      Est très sensible aux comportements des professeurs
      Propose des solutions inhabituelles aux problèmes posés
      Se développe de façon assynchrone / inégale
      Performe de façon inégale
      Apprécie la géométrie et la physique
      Apprend les langues étrangères par immersion
      S’épanouit tardivement
      Apprend les concepst en permanence; répétitions et entraînements le barbent
      Apprend le complexe facilement; a du mal avec ce qui est simple
      Est doué créativement, mecaniquement, emotionellement, ou technologiquement

      Ce n’est pas très bien traduit, mais voici à peu près la différence entre penseurs séquentiels et analogiques.
      Vous noterez que vous êtes susceptible de penser aussi bien d’une façon que d’une autre.
      Ensuite, tout est une question de curseur…

      Une autre façon d’imager tout ça sur ce blog : http://www.beruly.com/?p=5661
      Sur la photo il est écrit : « elle voit « chaise » – il voit volume, encombrement au sol, poids »

        1. Voila un texte que je vais mettre de coté pour expliquer a mes proches, qui ne comprennent pas du tout comment fonctionne un THPI, a part dire que je comprends tout très vite et que je suis très chiant, mais de moins en moins quand même, maintenant que je sais ce que je suis.

      1. Bonjour,
        Je ne suis pas vraiment d’accord avec votre énumération sur la pensée analogique.
        Peut-être que les pensées de ce type n’ont pas toutes les mêmes caractéristiques. J’ai appris en syllabique, et je lis en global. Je m’intéresse à la physique par les travaux des physiciens, mais je suis nulle en maths. Pas besoin de voir un mot pour l’épeler…
        Pourtant, comme tous les « zèbres » j’ai une pesée en arborescence, que vous appelez analogique.

        1. Bonjour,

          L’analogie est une autre façon de nommer la pensée en arborescence. Il est tentant de ne penser uniquement « comparaison » quand on parle d’analogie (ce qui irriteraient des « zèbres » qui se sentiraient limités, de ce fait). Pourtant, analogie peut être synonyme de métaphore/similitude.
          Dans tous les cas, analogie n’est pas logique « linéaire » (c’est un peu une tautologie de dire ça car étymologiquement analogie signifie absence de logique).
          Si je dois faire encore de l’analogie, la pensée en arborescence est un processus cognitif de mise en relation « d’objets » (concrets ou abstraits). Lorsque je vois « corde » je peux « voir » aussi bien « onde », « récréation » qu’un entrelacement de fibres et aussi … (à vous d’imaginer d’autres relations possibles).
          Dans ce type de pensée, la relation vient en premier puis vient la qualification de la relation. Dans mon exemple, j’ai pensé corde et onde car j’ai lu « travaux de physiciens » dans votre réponse. Comment on fait le lien à partir de « récréation » : la corde est reliée à onde par le mouvement qu’on peut imprimer à une corde en cours de récréation où on essaie de le faire bouger comme un serpent. Et « onde » est une des « modalités » de comportement de la matière : onde ou particule. Si on est dans la logique « linéaire », ça met un peu de temps pour faire ces liens.
          Je suis bien curieux de savoir comment peut on être « nulle en maths » et arriver à s’intéresser à la physique.
          Certes, les physiciens « visualisent », « intuitent » beaucoup plus que les mathématiciens (Richard Feynman est un modèle du genre).
          Par contre, il faut quand même « faire/comprendre » des mathématiques pour « faire/comprendre » la physique. L’exemple extrême serait la mécanique quantique dont les objets de base sont uniquement des objets mathématiques. La physique statistique n’est pas moins mathématique non plus.
          J’admets que ça peut dépendre de la définition de « s’intéresser ». Concernant les mathématiques et la physique, je ne peux concevoir de s’y intéresser qu’en en faisant. C’est pour ça, qu’en bon matheux, j’ai une préférence marquée pour la physique dite théorique où l’abstrait (donc l’imagination et l’intuition) prime sur le concret.
          Je conçois néanmoins d’autres modes d' »intérêt » vis à vis de la physique et des mathématiques.

          Bien à vous,

          Jean-Claude

          1. Ah oui,

            Petite erreur de ma part : la matière peut aussi se comporter comme une onde ET une particule. Les deux mon capitaine 😉
            Dualité, quand tu nous tiens. Tout çà pour des questions d’échelle.

          2. Je suis moi aussi nul en maths (scolarité pourrie, sorti sans le bac il y a 32 ans). Et je m’intéresse aussi beaucoup à la physique, et surtout à la physique quantique et à la question du temps. Je n’en ferais jamais d’une façon classique puisque je n’ai pas les outils, mais je comprends et conçois bien la dualité onde-particule par exemple.
            Est ce que ma compréhension est juste? J’en ai une image dans mon esprit, mais je ne peux l’expliquer avec ce langage à la sémantique universelle que sont les mathématiques, alors on ne saura jamais… Mais on peut aussi comprendre des choses avec le seul raisonnement logique et des expériences de pensée.

          3. @Palcire,

            Super votre réponse. Je n’avais nullement l’intention d’être sérieux. Donc je souris aussi à votre réponse.

            Pour la physique quantique, bienheureux êtes vous ! Je comprends bien la dualité ondes-particules. Pas besoin de maths pour ça, au moins au sens formel (équations et tout le bazar).

            Par contre, comment vous faites pour tout le reste ? Parce que la physique quantique c’est quand même un peu plus que cette dualité!

            Mais bon, là ça devient trop sérieux. Je vais faire mourir le chat (de rire)…ou pas.

            Bien à vous,

            Jean-Claude

          4. Le schéma heuristique que j’ai vu en haut de page, correspond plutôt à un plan de travail, ou à une fiche de révision pour une personne qui a une pensée en arborescence.
            J’insiste sur ce mot, qui me parait plus adapté que pensée analogique. Je fonctionne par analogies, mais compte tenu de votre définition de ce mot, qui ne vous semble pas très clair.
            Je trouve que la pensée arborescente est justement très logique, selon ma façon de l’utiliser.
            Par contre, si je vois corde je ne vois pas onde ni récréation. Je ne chercherais pas non plus à en faire une carte heuristique 😉
            Si je cherche corde sur internet (pourquoi pas ?) je trouverai l’histoire de la corde, et les différentes sortes de cordes, l’utilisation des cordes… bref, la pensée en arborescence peut aller très loin, jusqu’à faire le tour d’un sujet, mais le drame, c’est qu’on n’en fait jamais totalement le tour. De quoi se pendre 🙂 En effet, une corde me fait tout d’abord penser à cette chose macabre.
            Au sujet des travaux de physiciens, et parce que je suis très mauvaise en maths, je ne focaliserai jamais mon intérêt sur une quelconque équation, la seule que j’ai souhaité comprendre (vaguement) étant la plus tristement célèbre E=MC2. C’est la connaissance qui m’intéresse, et heureusement, la plupart des physiciens sont assez passionnés et intelligents pour avoir l’envie de faire connaitre par des mots simples, les fonctionnement de l’univers, de la particule élémentaire jusqu’à la démesure de l’univers. Ils ont envie aussi de faire savoir pour quelle raison ils sont passionnés par les chiffres qui ne sont pas une fin en soi, mais juste un moyen de faire des découvertes et d’élaborer des théories étonnantes.
            Il arrivent sans problème à faire comprendre avec des mots, c’est la magie de l’astrophysique, ou de la physique des particules.
            La différence entre votre approche et la mienne, c’est que seuls les résultats et le fonctionnement concret m’intéresse en physique. Le résultat donc et pas les moyens d’y parvenir. Et la compréhension des choses.
            Je suppose que beaucoup de personnes préfèrent voire un film plutôt que de lire le livre qui l’a inspiré. C’est un peu la même chose dans ce cas…

          5. J’aime bien la réponse d’ Anna
            (28 juin 2015 à 11 h 48 min)
            L’image de la recherche du mot ‘corde’ sur un moteur internet: C’est un peu ça l’arborescence, et je suis friande de ces recherches qui vont au cœur de la recherche mondiale, si on sait trouver, hum!… Langue anglaise obligatoire, alors…

            Comme d’autres l’ont dit ici, on part dans des quêtes intérieures grappiller avidement les fruits du champ qui s’ouvre , comme un horizon qui ne cesse de s’élargir devant nous….

            Comment-voulez vous ressortir ça dans des mots!

            Corde!… à la fin on en ressort avec la science la plus avancée sur la question, on regarde derrière nous, on est tout(e) seul(e), les autres sont rentrés chez eux depuis longtemps…. Une corde , c’est une corde, un mot, et ça ne sert que si on a besoin d’une corde, point et c’est tout!

            Alors analytique, oui dans le sens où l’on a cherché à SAVOIR…

            Et tous les détails, qu’on en retient, un grappillage qui vient s’insérer dans notre espace arborescent et RACINAIRE!
            Mais ce n’est aucunement une recherche encyclopédique et méthodique! Le chemin nous l’oublions, nous gardons l’idée de ces paysages, la saveur des fruits goûtés, …pas des rayonnages méthodiques, de savoir séquentiel bien rangés de a à z, et accessibles immédiatement à une mémoire de bibliographe!

            En gros, le séquentiel majoritaire va écrire des fiches bien rangées avec des citations constituant un ensemble pouvant être lu séquentiellement…
            Et l’analytique va décrire son infini paysage conceptuel par un entonnoir, …mais ce qui sort est d’une grande fluidité accélérée par la pression du flux!

            D’un côté une réflexion policée mais qui ne sort que ce qui est entré, d’un autre une verbiosité empressée qui semble trop poétique pour être sérieuse!

            Mais évidemment je suis subjective, comment comprendre, pour moi, la pensée séquentielle?..

            Moi qui ne fais que voler au dessus des branches et des racines? …Visiblement, je suis encore dans mon monde intérieur!

        2. Le terme de pensée ‘analogique’ ne me paraît pas vraiment adapté. En fait, par déformation professionnelle, j’ai tout d’abord pris le terme dans son sens ‘grandeur physique discrète’, mais je suppose que tu parles du sens ‘connecter les idées par des analogies’. Mais même dans ce sens, ce qui connecte les idées ne sont pas à mon sens des analogies mais des critères/concepts/contextes communs à ces idées. « Arborescent » est pas mal mais ne montre pas les boucles.
          Je propose « pensée récursive diffuse ».
          Est ce que tout ça fait du sens?

          1. Hello Palcire,

            Why not say « est-ce que tout cela est cohérent/logique ? » instead of « does all this make sense ? »
            Analogie => renvoie à « grandeur physique discrète ». OK pour moi mais dans une certaine mesure uniquement (cf plus bas).
            Par contre, je tiens à l’étymologie : analogique veut dire qui en rapport avec. Du coup, pas d’incohérence avec le sens d' »analogique » précédemment défini.

            Quel système analogique est le plus connu de tous ? ..

            Le thermomètre !!! Le mercure (remplacé par des valeurs numériques affichées de manière digitale) varie de façon analogue avec la température estimée. La valeur de la grandeur mesurée varie en relation avec/ en rapport avec la grandeur mesurée.

            Why not say « pensée récursive diffuse » instead of « pensée arborescent » ?

            « Pensée récursive diffuse » : en s’autoréférençant, on finit par tourner en boucle au risque de se mordre la queue. A moins que récursif ne fait référence à la « vache qui rit » ? Ma femme aime bien faire sa crâneuse pour dire « une mise en abîme ». En gros, il y a de l’autosimilarité à toutes les échelles. Zut, je ne voulais pas évoquer les fractales !!!

            Why not say « why not » instead of « et si… » ?

            (et la boucle peut continuer comme çà)….. J’espère que je n’ai pas été trop sérieux.

            Bien à vous,
            Jean-Claude

          2. NOTE: je réponds à Jean Claude, mais il n’y a pas de « Répondre » sous son post…

            Alors là, je ne m’attendais pas à une telle réponse. Et je suis piqué au vif, ayant cédé à la facilité de ne pas aller vérifier le sens exact du mot « Analogie » (mais j’ai des bonnes excuses, on m’appelait pour aller manger…). Cette fois, je suis donc allé vérifier.

            Ainsi donc, la définition que je trouve parle bien d’un rapport, oui, mais d’un rapport de ressemblance, d’une identité partielle des deux choses considérées. Il n’y a pas analogie par le simple fait que deux choses ont un rapport entre elles, ces choses doivent se ressembler (même seulement de façon abstraite). Dans le schéma de Cécile, les différentes bulles ne sont donc à mon avis pas analogues (quelle similitude y a-t-il entre surdon et études, ou bien entre QI et origine du QI…). Non, toutes ces bulles sont connectées par des éléments communs (le surdon est étudié, le QI est testé…). C’est ce que je voulais dire avec mon truc écrit à l’arrache (vous vous rappelez, on m’appelait…).

            Et heureusement que c’est comme ça. Si on ne pensait que par analogie, chaque nouvelle idée ne serait qu’une représentation différente de la même chose, autant dire pas grand chose de neuf. C’est justement par cette pensée mettant en relation un tas de trucs pas du tout analogues qu’il en sort quelque chose de nouveau et d’inattendu.

            Ceci dit, tout mon précédent message n’avait pour seul but que de faire sourire Cécile. Tu as souri, Cécile?

          3. +1 pour « pensée récursive diffuse » . Mais on perd la dimension imagée qui convient bien aux foisonnement d’images qui « arrivent » toutes seules. Il y a quelques années, je ne savais pas que des personnes pensaient en analogique – y compris moi-même. Pour expliquer mon fil de pensée (j’étais jeune chercheur), je prenais exemples (=analogies !) sur le fonctionnement des I.A. en « fuzzy logic » (logiques floues = approximations successives pour arriver à la solution ; également dans de nombreux algorithmes numériques) et sur le raisonnement par « abduction » (en épistémologie : autres moyens d’inférence que la déduction et l’induction). Autre analogie que j’ai utilisée : la structuration des algorithmes informatiques en états-propriétés-relations etc. : comme « UML » (unified modeling langage) qui se base sur des mindmaps. Je peux retrouver mes brouillons de cette période, si ça vous intéresse !

      2. Bonjour Cécile,

        Selon cette classification, je ne pense pas de manière analogique :

        1/ je n’aime pas la géométrie (en tout cas ce qu’on m’a appris jusqu’en Terminale). Je préfère la topologie ou la géométrie plus abstraite où on n’est pas coincé par la visualisation des objets « avec les yeux ».

        2/ je n’ai pas aimé la physique (en tout cas telle qu’elle m’a été enseignée jusqu’en Terminale).

        3/ en plus, j’aime bien « calculer » (toujours de manière abstraite bien sûr)

        Je manie bien sûr l’ironie car j’ai compris tardivement que visualiser se fait la plupart du temps sans l’utilisation de nos sens. En plus, j’ai fait de la physique « par procuration » via l’économie et la statistique.

        Encore une fois, les classifications sont intéressantes mais c’est plus important d’en savoir un peu plus sur comment on fonctionne.

        Le truc de la chaise me fait rire parce qu’elle ne fait appel à aucune émotion. C’est quand même trop caricatural. Les émotions sont super importantes dans ce processus spontané de créations de relations, de liens.

        Bien à vous,

        Jean-Claude

  10. ah, c’est pour ça que je ne peux tout simplement pas lire un sommaire ?! dans ton exemple, j’ai tout lu dans le dessin, et même pas pu « entrer » dans le sommaire de gauche (je viens de re-essayer, rien à faire ! je ne peux pas lire un sommaire)

    quand je faisais des dissert et autres textes imposés, j’écrivais d’abord le texte, et je rédigeais le plan ensuite ! parce que finalement, je suis capable d’exposer mes idées avec une certaine logique linéaire, mais je ne le sais pas d’avance ; du coup, je ne crois pas qu’on m’ait jamais dit « faites un plan », j’avais compris comment faire (et je me gardais bien de dire que je le faisais à la fin !)
    c’est pour ça que j’aime l’écrit, aussi : je peux partir dans tous les sens dans la première version, et ensuite je « lisse » pour ne laisser que ce qui « convient »

    quant au « peut mieux faire » mentionné par Mel’O’Dye… des centaines de fois pendant ma scolarité et trois fois autant pour mes enfants… quelle plaie ce truc ! je hais le système scolaire…

    1. Je me sens moins seul, un sommaire quelle horaire, a droite ça va plus vite.
      et pour le plan, je n’avais jamais compris qu’on puisse faire le plan avant, après c’est plus facile, je mets tout sur le papier et il n’y a qu’a trier, pour faire un plan. et oui « peut mieux faire » et aussi « pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer » lightmotif de mon enfance…

  11. Je suis Asperger, mais je me me retrouve aussi pas mal dans ce système de pensée, avec, toujours, un ancrage sur les dates pour pouvoir linéariser mes « trucs », j’ai alors trier mes copiés collé par dates, de choses qui sont que des pièces d’un puzzle d’un global en tant que pelote de concepts qui ne semble pas être « à moi » mais dans une réalité extérieure que j’observe depuis mon esprit et que je traduit.
    J’ai des problèmes avec l’intimité, tout ce qui est conscientisé est extérieur à « moi » en tant qu’esprit (l’esprit ayant par contre les besoins essentiels sur un autre plan) donc pas à « cacher »… et j’ai du mal à séparer l’intime et le non intime de pensées autres que purement techniques qui sont verbalisées, communicables.
    la découverte des émotions et des sentiments m’a ouvert à la transmission de concept par métaphore… seul moyen souvent de passer un message.

    j’ai par moment de vouloir décrire un « bloc d’informations », le problème étant de le « débiter » par écrit, frustré de ne pas l’écrire d’un coup… comme un gros fichier qui y est, qu’il faut découper en octets pour transmettre.

    1. Merci de votre témoignage, Dekyi.
      je ne doute pas qu’il fasse écho chez un certain nombre d’entre ceux qui vous liront.
      Il me renvoie en tous cas à quelques témoignages que j’ai recueillis par ailleurs
      et qui font tant appel aux métaphores qui permettent de transmettre des émotions tout en les tenant (un peu) en respect.

  12. Oui, en effet… je connais ce problème lorsque je tente d’établir par écrit le plan de l’acte que je vais ensuite écrire (scénarios…). J’avoue avoir un peu de mal à m’y retrouver car, simultanément, j’attrape d’autres feuilles pour noter les idées qui fusent en même temps. Dialogues, situations, ou autres, le résultat est finalement toujours le même, je me disperse, mais le comble, c’est que je m’y retrouve toujours !
    Assez étrange, mais je n’échangerai ma manière de penser pour rien au monde !

  13. A vrai dire, tout dépend en fait de la formation suivie (générale ou technologique).

    J’ai souvenir en effet que c’était ce genre de bazar dans ma tête lorsque j’étais enfant et pré-adolescent jusqu’à ce que je rentre en formation technologique. La première chose que l’on m’ait appris dès les premiers mois, c’était de structurer un dossier ou une explication en commençant par le sommaire. Si vous ne pratiquez pas linéairement en rédaction technique, vous êtes « morts ». Autrement dit, dans ma tête, avec le temps, il s’est construit une sorte de « linéarisation » de l’arborescence (c’est à dire qu’il existe désormais un « sommaire » avant que tout explose dans ma tête dans tous les sens).

    Cela étant, le naturel revient vite au galop lorsqu’il s’agit de discuter et de tenir une conversation spontanément au téléphone avec quelqu’un car il ne s’agit alors pas d’un sujet « pré-linéarisé » dans ma tête, la personne me dit souvent qu’elle n’arrive pas à me suivre car je trouve des liaisons surprenantes entre des sujets qui n’ont apparemment rien à voir ! Cela est d’autant plus vrai lorsque que je passe certains appels : J’écris mon plan de conversation à l’avance sur une feuille, sinon je peux dévier rapidement…

    En somme, notre cerveau et notre esprit très critique font de nous à la fois des moteurs à explosion(s) et des moteurs à réaction(s), tant dans un sens propre que figuré…

    Qu’en pensez-vous Cécile ?

    1. … Pas très bonne en mécanique auto…
      Pour le reste, avec ma formation j’ai sagement appris à faire des plans en 2 parties et 2 sous-parties avec introduction et conclusion… je mets tout sur le papier et ensuite je fais rentrer dans les petites cases. C’est un peu laborieux, parfois, c’est vrai.

  14. hmmm …. là je viens de comprendre pourquoi il m’a longtemps été impossible de rendre une disserte sans me prendre un « faites un plan » écrit en gros (et en rouge) dans les dents au retour de la copie … (et souvent aussi ce « peut mieux faire » (récurrent depuis la nuit des temps) juste en dessous)

    1. Hummmm. C’est un détatrage mais quelle douce musique que de lire vos commentaires.

      Quelle souffrance de bâtir ces plans. A l’école c’était aussi ce fameux « faîtes un plan !!! » mais maintenant c’est devenu un cauchemard. Les séance de travail en groupe pour rédiger un doc…. « Alors Bubulle, tu le craches ce plan, nous n’allons pas y passer la nuit » (Estime de soit – 10 pts:( ).
      Et le pire de tout, est de répondre à un Appel d’Offre ou similaire avec plan imposé. Plan bâti par un pauvre salarié, trop souvent incompétent sur le domaine, qui s’est contenté de reprendre la plan standard d’AO de sa boîte en incluant des éléments récupérés sur le net pour faire intelligent. Si j’ajoute ma difficulté avec l’orthographe……
      Arghhhh, j’ai mal au ventre rien qu’en pensant à cela. (Estime de soi -20pts 🙁 ).

      Alors définitivement oui, vos commentaires me font un bien fou (Estime de soi + 50pts 🙂 )

      1. A tous les Bubulles aux prises avec la construction d’un plan : certains logiciels de Mindmapping proposent une exportation sous Word (pour ne pas le nommer)où il se transforme automatiquement en plan. Ca fait gagner du temps… Ici, un site comparatif des versions payantes et gratuites à jour au 1° février 2017

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