Low Latent Inhibition, the key to creativity

26 thoughts on “Low Latent Inhibition, the key to creativity

  1. Bonjour,

    Je suis hp créatif et j’ai fait une psychose d’une durée de 2 mois et demi. J’étudie ma créativité et la créativité en général depuis 3 ans. Dans votre billet, il y a du bon ! Les commentaires péjoratifs ne sont que finalement un complément d’information.

    Concernant le DIL, il n’est pas déclencheur de la psychose, par contre il s’effondre au cours de la période de psychose. Les événements déclencheurs sont plutôt un choc psychologique comme la perte d’un être cher, le doute ou impossibilité à prendre une décision dans un contexte de nature complexe et affective qui a pour conséquence d’amener le cerveau à choisir une autre “réalité”.
    Mais effectivement le DIL est un facteur important dans l’effondrement psychique car la puissance des doses d’hormones libérées par l’organisme et la pleine conscience de tous les stimuli n’est pas possible à gérer par notre conscience qui est normalement délimitée par l’inhibition. J’ai “survécu” à ma psychose sans médicaments et pris tout de plein fouet et le plus impressionnant (dans mon cas) c’est la quantité d’intuition qu’on peut avoir dans une journée. La deuxième chose est bien évidemment les synchronicités qui travaillent avec l’intuition et les neurones associatives…

    Le terme “éviter de faire du mal” dans les traits de personnalité m’a frappé car effectivement je l’ai identifié comme un des facteurs de mon complexe d’imposteur. D’ailleurs ce complexe trouve des singularités chez les HP créatifs…

    Contrairement à ce que l’on pense les hp créatifs n’ont pas un déficit d’inhibition, mais il est bas quand le cerveau fonctionne en raisonnement intuitif et élevé en raisonnement analogique/analytique “conscient”. Les hp créatifs ont la faculté de réguler leur système nerveux comme les plongeurs en apnée mais sur des fonctions excutives spécifiques à la tâche créative engagée. Ainsi en hyper concentration il rentre en état de flow, l’inhibition régule parfaitement les stimuli inutiles à la tâche et en basse concentration l’inhibition baisse permettant au cerveau de continuer à travailler en tâche de fond qui crée souvent une panoplie d’eurêka.

    Personnellement, j’apprécie votre article qui m’apporte confirmation et d’autres pistes de recherche.

  2. Bonsoir.
    J’ai subitement eu envie d’ écrire un poème,et il commence par”schizophrénie latente”…
    Je ne savais pas,à ce moment,quel était la signification de ce que j’écrivais,donc après recherche,je tombe ici.
    Quel rapport,me direz-vous?
    Je ne sais pas,la sérendipité peut-être?
    Quoi qu’il en soit,je suis alcoolique abstinent depuis 3ans et suivi par un (bon)psychiatre pour ça,parce que comme vous le savez, cette maladie c’est la bouteille qui cache le bar 🙂
    Je ne sais pas grand chose,mais face à ses troubles,il faut faire preuve de résilience.
    J’ai balancé mes mots il y a 15 piges et n’ai rien écrit jusqu’à ce soir…je vais peut-être m’y remettre?
    Bonne soirée à tous et comme le disait Mano Solo…”ce qui compte,c’est pas l’issue,mais le combat!”

    1. Bonjour David,

      Surtout :

      – ne pas se forcer si vous en n’avez pas envie immédiatement
      – se lever à n’importe quelle heure de la nuit si l’envie d’écrire vous prend
      – laisser jaillir les idées, meme les plus farfelues
      – éviter de vouloir écrire des pages dès le début
      – commencer par quelques mots
      – postez-le ici
      – je vous attends (patiemment)

      A bientôt

      Cricri (qui é-Crit parfois mais uniquement quand elle en a envie et quand les idées fusent….. jamais autrement)

  3. Bonjour à tous

    Je me reconnais au travers de ce texte. Je n’ai découvert que récemment que c’est un don et non une tare. Je me suis toujours senti différent dans ma façon de voir les choses et de les comprendre, de les penser. A moi de faire de ce don quelque chose d’utile

      1. Oui, bravo, parce que moi – ici sur ce forum- la première fois que l’on a emis cette hypothèse a propos de ma façon d’etre , j’ai repondu avec véhémence que non-non-non, c’etait tout le contraire…. et je suis partie en courant 😉
        On m’a souvent traité de folle, depuis mon enfance, et il est vrai qu’avant de venir sur le blog de Cecile, j’ai souvent douté, donc le fait de lire le mot ” psychose” dans l’article m’a fait peur.
        En lisant ce que tu as écrit et en farfouillant un peu plus sur le sujet ( meme plus peur!!), je me suis rassurée. Très etonnée de voir que d’autres personnes vivaient ainsi sans crainte de voir les hommes en blanc debarquer si ils en parlaient . Bon, a part a ma fille qui comprend cette façon d’etre, je n’ai pas envie d’en parler , mais c’est apaisant de savoir plus precisement que d’autres fonctionnent aussi comme ça en lisant des temoignages de leur vie quotidienne .
        Et un soulagement de plus quant a ma façon d’etre 🙂

  4. Notre métier façonne-t-il notre cerveau ? À écouter ici http://www.franceculture.fr/emission-science-publique-notre-metier-faconne-t-il-notre-cerveau-2013-11-29
    Très intéressant, il y est question, entre autres, de l’importance de l’inhibition pour l’apprentissage. Et aussi de comment nous sommes tou-te-s des experts en qqchose, et certains plus que d’autres.

    Présentation de l’émission :

    Un bibliothécaire, un pilote d’avion, un danseur, un chauffeur de taxi, un musicien, un pompier… Autant de métiers, que je mentionne avec un masculin qui se veut neutre, qui réclament des aptitudes très différentes. Des aptitudes physiques mais également intellectuelles. Le métier, c’est l’activité que nous pratiquons pendant une partie importante de notre vie. Il peut affecter notre corps comme le montre souvent la musculature d’un déménageur par rapport à celle… d’un chirurgien par exemple. Mais notre travail modifie-t-il aussi notre cerveau ? Cela supposerait que nos neurones ne soient pas figés, même à l’état adulte. Depuis les années 1990, nous savons que plusieurs dizaines de milliers d’entre eux se créent chaque jour dans notre cerveau. En régénérant ainsi une partie de nos neurones, nous pouvons nous adapter à de nouvelles activités, augmenter notre expérience, enrichir notre mémoire. Un lien entre la plasticité du cerveau et notre métier devrait donc apparaître.

    Science et Vie rapporte le cas des chauffeurs de taxis londoniens qui doivent mémoriser 25 000 rues. L’observation de la structure de leur cerveau montre qu’après leurs années d’apprentissage, l’hippocampe des chauffeurs de taxis londoniens, siège de la mémoire, devient surdéveloppé. Chez les joueurs de golf, c’est la région fronto-pariétale impliquée dans le contrôle sensorimoteur qui augmente de volume. Tous les sportifs de haut niveau développent ainsi leurs capacités visuelles, perceptives et attentionnelles. Des chercheurs américains ont montré que les jeux vidéos donnent au cerveau des aptitudes renforcées en matière d’extraction d’information d’une scène et de vitesse de prise de décision.

    Dans quelle mesure une activité professionnelle peut-elle transformer notre cerveau ?

    Ces modifications neuronales restent-elles circonscrites ou bien peuvent-elles modifier l’ensemble de notre personnalité ?

    Peut-on maîtriser notre capacité d’adaptation cérébrale au travail dans le cadre d’un changement de métier ?

    Les spécialisations de nos neurones n’ajoutent-elles ou bien se substitue-t-elles les unes aux autres?

    Disposons-nous tous de la même plasticité de notre cerveau et cette caractéristique évolue-t-elle avec l’âge ?

    Invité(s) :

    Alain Berthoz, neurophysiologiste, professeur honoraire au Collège de France

    François Lassagne, rédacteur en chef adjoint du magazine Science et vie

    Chantal Delon-Martin, checheur INSERM de l’Institut des Neurosciences de Grenoble.

    André Didierjean, professeur de psychologie. Directeur du laboratoire de Psychologie de l’université de Franche-Comté et membre de l’Institut Universitaire de France

    Carlos Hamamé, chercheur au Laboratoire de Psychologie Cognitive Aix-Marseille Université. Sa recherche a comme objectif d’approcher la neuroscience cognitive à l’utilisation des protocoles de plus en plus naturelles ou écologiques, visiblement sur les sujets de perception visuelle (basé sur une collaboration avec le labo de Dynamique Cérébrale et Cognition a Lyon) et le langage (basé sur une collaboration avec le labo de Neuroscience des Systems a Marseille).

  5. Bonjour,

    Puisqu’il est possible que certains lecteurs prennent à la lettre l’article ci-dessus, j’aimerais apporter quelques points:

    1- La page de Wiképédia, en l’occurence la référence, n’est pas valide. Vous y verrez la note suivante: cet article ou cette section doit être recyclé. Autrement dit, elle comporte d’importantes lacunes d’information et d’organisation. Qui plus est, le nombre de référence au bas de la page est déficitaire, voir très faible.

    2- Pour avoir travaillé plus de trois ans dans un hôpiatl psychiatrique auprès de médecin de renom ainsi que dans un organisme communautaire auprès des personnes atteintes de la schizophrénie et des familles, je suis effrayé par ce que j’ai lu dans cet article. Il véhécule de la généralisation et des préjugés au sujet de la santé mentale. Je comprends que vous vous êtes référé à Wiképédia, cependant votre référence n’est pas fiable (idem 1). Aujourd’hui encore, nous ne connaissont pas les causes exactes la schizophrénie et de plusieurs autres maladies mentales.

    3- En ce qui concerne la sélection sélective (et non le déficit d’inhibition latente qui je crois n’est plus utiliser dans la sémantique psychologie – à valider), elle porte sur la capacité de filtrer l’information. C’est un processus cognitif parmis tant d’autres tels que lap erception, le traitemement de l’information, le traitement automatique, l’encodage et autres. Tout cela pour vous dire que le cerveau est complexe et qu’il ne se résume pas qu’à une seule de ses composantes. Prudence quant à la généralisation et la cause-effet. On pourrait très bien confondre, selon les symptômes ci-haut mentionnés, avec de l’hypervigilence par exemple. L’avis clinique est essentiel.

    4- Plusieurs théories existent. Plusieurs études scientifiques sont menées. Elles (aka théories, concepts, modèles, hypothèses) changent toujours, sont étudiés, réfutés, etc..c’est ce qu’on appel le progrès ou la connaissance. Aussi, différentes écoles de pensés existent. Un même concept peut être expliquer et vu de différente manière, tout dépend du paradigme et des lunettes du chercheurs;)

    Si le sujet vous intéresse je vous suggère “Cognition: Théorie et application” de Stephen K. Reed, dernière version, pour avoir un ensemble des modèles et théories au sujet des processus cognitifs.

    Amicalement,
    Florence

    1. Bonsoir

      Tout d’abord, il faut que je précise que j’ai mis beaucoup de temps à répondre à votre commentaire (près de 2 mois je crois ?), et je vous prie de m’en excuser – mais la disponibilité d’esprit n’y était pas…

      Ensuite, merci de votre commentaire, auquel je voudrais quand même apporter quelques précisions (en reprenant vos points)

      1 – Oui, effectivement, j’ai consulté Wikipédia. J’y ai relevé un certain nombre de points qui recoupent ceux que j’ai identifiés au cours de mes recherches.

      2 – je ne fais pas particulièrement état d’un lien entre Déficit d’Inhibition Latente et schizophrénie. Pourtant, le lien pourrait être fait à partir du surdon dès lors qu’un lien peut être fait entre schizophrénie et surdon / créativité, un lien qui ne date pas d’hier : l’Islandais Karlson en 1970, et bien plus récemment l’Université du Minnesota qui pointe (une fois encore), le rôle du système dopaminergique.
      cela dit, je comprends mal le type de préjugé qui peut être véhiculé par cet article ?

      3 – Certainement, le DIL est un processus cognitif, et il me semble que c’est ainsi qu’il est présenté dans mon billet. Je reconnais cependant que vulgariser n’est pas très simple. Pour autant, il ne me semble pas présenter le cerveau comme un système simple (plutôt bien complexe, et voici quelque chose qui est justement passionnant, car il faut l’aborder de façon systémique et non point par point. Cela dit, il faut bien présenter chaque point après l’autre pour se faire une idée plus générale de l’ensemble, et c’est bien là la difficulté quand on aborde un sujet comme celui du DIL, pour lequel je pose la question d’un lien avec l’hypersensibilité qui caractérise les surdoués).

      4 – Je ne me plaçais pas, dans ce billet, sous l’angle de l’apprentissage cognitif, mais plutôt sous l’angle neurophysiologique, sous l’angle de la mécanique du cerveau.

  6. bonjour …;

    GRRRRRRR … J’étais réalisatrice , et je ne fonctionnais QUE comme ça … Je prenais un breaf, je laissais mon cerveau travaillé “tout seul” sachant qu’une surexcitation besogneuse ne valait rien de bon ou de bien créatif … et vlan, j’avais toujours l’idée qui émergeait à un moment ou à un autre . Mode panique de tout mon entourage pro : ce n’était pas “rassurant ” , il FALLAIT que je rassure avec au moins 5 story board … Si j’avais su quoi leur dire … que ne vous ai-je connu plus tôt !

  7. Plutôt que de “déficit d’inhibition latente” terme péjoratif (pathologie), il vaudrait mieux parler de “capacité discriminatoire” : aptitude à faire le tri.

    Le cerveau doit effectivement, d’abord au niveau sensoriel trier entre les informations utiles (plaisir/danger) et inutiles (sans intérêts), il fait ensuite de même au niveau cognitif. Sur le plan sensoriel les choses se passent sans intervention de la conscience, dans la second cas, le choix est plus ou moins conscient (en fonction des automatismes de pensée). Quant au sensoriel, il ne faut oublier que les capteurs sont soumis à la saturation et deviennent alors inopérants : on n’entend plus tel son et on ne sent plus telle odeur. Le seuil de saturation, comme seuil de la perception, est propre à l’individu.

    Sur le plan cognitif, le cerveau doit trier les informations reçues selon leur importance et leur destination, certaines informations seront mémorisées, d’autres effacées. Il travaille selon deux modes attentionnels : globalisé (attention vague) ou focalisé (attention soutenue), c’est du second mode dont il est ici question. L’attention focalisé doit inhiber (effacer) les informations non-pertinentes, non-urgentes, non-importantes, pour consacrer toute l’énergie sur les informations pertinentes. Ce travail essentiel peut être perturbé par des éléments parasites : bruit, agitation, émotion, etc. qui inhibent alors la capacité de focalisation, donc le traitement ultérieur : mémorisation.

    Chez les personnes surdouées, les choses sont un peu différentes en amplitude. Une partie du tri se fait en sous-conscience, notamment pendant la sommeil paradoxal (Cf. Grubar) ou pendant la rêverie éveillé : les “interdits”,peurs ou inhibitions (endo ou exo) étant alors levés ou diminuées.
    Dans le tri conscient, d’autres parasitages peuvent intervenir :
    1/ du fait de l’amplitude des éléments mémorisés (vertige de l’infini : recherche sans fin) ;
    2/en raison de la difficulté à faire un choix (tout étant vécu comme essentiel) ;
    3/ à cause du sentiment de perte d’information inhérent au choix ;
    4/ à la suite d’émotions (hypersensibilité) ;
    5/ en conséquence de pressions sociales produisant normalisation (exo) ou conformation (endo) et amenant la personne à renoncer (inhibition) à sa réalité profonde pour un supposée meilleure acceptation sociale.

    La norme n’est pas l’inhibition, c’est une simple moyenne statistique de comportement. Mais, plus on est éloigné de cette norme, plus le groupe social aura tendance à vouloir normaliser l’individu ou ce dernier à se conformer pour être accepté. Il y a donc un équilibre à trouver entre renoncement à soi pour être “normal” et acceptation pleine de soi avec le risque du rejet. C’est tout le problème de la personne surdouée, outre le fait qu’on la définit par rapport à une norme dont elle ne fait pas partie (hors-norme).

    1. La norme n’est pas l’inhibition, c’est une simple moyenne statistique de comportement.
      Oui.. merci de le rappeler.
      Car effectivement, comment a-t-on pu mesurer qu’il y avait “déficit”, si ce n’est après avoir établi des statistiquies ?…

      … Et merci plus généralement de votre commentaire et de votre apport à ce texte 🙂
      Sur le plan cognitif, le cerveau doit trier les informations reçues selon leur importance et leur destination, certaines informations seront mémorisées, d’autres effacées. Il travaille selon deux modes attentionnels : globalisé (attention vague) ou focalisé (attention soutenue), c’est du second mode dont il est ici question. L’attention focalisé doit inhiber (effacer) les informations non-pertinentes, non-urgentes, non-importantes, pour consacrer toute l’énergie sur les informations pertinentes. Ce travail essentiel peut être perturbé par des éléments parasites : bruit, agitation, émotion, etc. qui inhibent alors la capacité de focalisation, donc le traitement ultérieur : mémorisation.
      Ceci me permet enfin de comprendre comment je suis capable de prendre des décisions erratiques, en particulier quand l’émotionnel s’en mêle.

    2. Merci PYM de ce très intéressant commentaire ; j’avoue que j’avais des pbs avec cette histoire de déficit d’inhibition ; en étudiant mon fonctionnement, je constatais que par exemple par moments je n’entends rien de tous les bruits parasites qui m’entourent, et soudain paf !! ils réapparaissent ; ce qui me donnait à penser que cette fameuse inhibition fonctionne parfaitement par moments, et pas du tout à d’autres, et parfois “à la demande”. Bien sûr, cela dépend aussi d’autres facteurs comme la fatigue, ou les émotions.
      Ah, quand les “normaux” cesseront de nous affliger de tares que nous n’avons pas…

      1. P.S. et comme nous avons une hypersensibilité des cinq ou six sens, il est quand même un peu normal qu’on aie du mal à faire le tri dans d’autant plus d’informations, non ? Un peu facile de nous taxer de déficience quand ce sont justement les autres qui sont déficients, mais en perceptions !

  8. Il ne faut pas oublier quant à l’olfactif et aux autres sens que les différents capteurs sont aussi sujets à des effets de saturation qui les rendent inopérants un certain temps et que l’on ne sent plus l’odeur ou le son en question. Mais il est vrai que le cerveau sur le plan sensoriel trie entre le significatif (plaisir/danger) qui est enregistré et le non-significatif qui est oublié.
    Le travail cérébral en sous-conscience est en grande part réalisé lors du sommeil paradoxal (Cf. Grubar), les inhibitions sociales ou autres étant en grande partie levées, il peut aussi se faire dans la rêverie (éveillée) pour les mêmes raisons.
    Par ailleurs, le cerveau inhibe les entrées parasites pour que l’on puisse de focaliser sur un sujet majeur, le déficit d’attention est directement lié à une difficulté à inhiber ces entrées parasites. En ce qui concerne les personnes surdouées, ce n’est pas tant un déficit d’inhibition que : 1/ l’amplitude des connaissances mémorisées, 2/ la difficulté à choisir les bonnes informations dans cette profusion (tout est vu comme essentiel), 3/ l’impression de perte d’information qui résulte du choix, 4/le parasitage émotionnel qui peut inhiber le fonctionnement cognitif, 5/ la parasitage social (normalisation, conformation : endo ou exo) qui pour se faire accepter dans le groupe mènera la personne au renoncement brutal ou progressif de ses aptitudes.
    Enfin, dans le mesure ou ceci fait partie intégrante de la personne surdouée, il n’y a pas lieu de parler de déficit (pathologie), mais de caractéristique du traitement de l’information ou de capacité d’effacement des données inutiles, la discrimination sensorielle ou cognitive.

  9. “Les études sur le processus de création de la pensée chez les gens hautement créatifs suggère qu’une grande partie de leur travail cognitif se fait « par en dessous », au-delà du contrôle conscient de la personne ”

    j’ai un souvenir personnel très précis d’un truc de ce genre : à l’époque où je rédigeais ma thèse, un jour où je me sentais bloquée, j’ai décidé d’aller lire un peu pour me changer les idées, sachant de longue date que s’acharner ne sert à rien ; j’étais dans mon fauteuil, avec mon livre, et j’ai clairement senti que, “en arrière-plan”, mon cerveau travaillait ; je ne m’en suis pas préoccupée, j’ai lu tranquillement une paire d’heures, au bout de laquelle j’ai eu envie de retourner travailler et là, ce qui ne sortait pas auparavant a giclé de mes doigts sans aucun effort
    magique !!
    comme quoi, y’a pas que du mauvais, hein, dans ce cerveau hyperactif 😉

    1. c’est amusant ce que tu dis cela me fait penser que pour ma part, quand je travaillais sur mon DEA, j’avais l’impression de laisser “infuser” toutes les informations que j’avais rassemblées, pendant les trajets en bus regardant le paysage parisien défiler et peu à peu le puzzle semblait se construire de lui même, c’était jubilatoire.

      1. Je n’ai pas noté les liens mais ces jours-ci j’ai vu passer sur internet des articles qui évoquaient le fait que peut-être la créativité serait favorisée par des moments passés à ne rien faire en apparence… Quand va-t-on reconnaître que créativité et productivité ne font pas bon ménage ? et que la productivité telle qu’on l’entend actuellement est totalement contre-productive à long terme ?
        Les enfants aussi, nous devrions peut-être leur redonner du temps libre ?

    1. bon ben oui, hein… un peu trop focalisée peut-être…
      mais tu vois, il ne faut pas désespérer : tout arrive
      et mieux vaut tard que jamais
      et puis, comme l’a dit le monsieur, il y a un temps pour tout : un temps pour lire et un temps pour écrire, un temps pour s’inhiber et un temps pour se déshiniber….

        1. Pourquoi nommer ce concept, d’un nom aussi négatif ? “Déficit”. C’est une capacité, un don, une compétence; et non pas une quantification de quelque chose… Surtout en sachant que cela sous-tend au contraire une activation et une mise en liens de forte puissance… ^^ (si je puis me permettre)

          1. Parce que les psychologues disent que la norme c’est l’inhibition… tout en disant qu’il ne faut pas être trop inhibé, car si on l’est, c’est qu’on manque de flexibilité.
            Argh, c’est à en s’arracher les cheveux !

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