Le surdon au quotidien

Pas de juste milieu !

C’est ce qui peut caractériser un adulte surdoué.

Et il y a pas mal de différence entre les perceptions que l’on en a et ce qu’ils vivent en fait.

Hypersensibilité(s), intensité(s), pensée divergente, besoin de sens, impossibilité d’arrêter de penser, sentiment de décalage… autant de points de confusion.

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750 thoughts on “Le surdon au quotidien

  1. Bonjour,

    Je suis désolée de vous déranger. J’écris ce commentaire comme on jetterait une bouteille à la mer en espérant une lueur de réponse.

    Je vous contacte à la suite de la lecture de votre livre.
    Il y a quelques semaines déjà, je me suis penchée sur les adultes surdoués (suite à la lecture d’un article de presse) en espérant y trouver des réponses à mes questions. Pourquoi suis-je dépressive ? Pourquoi est ce que je n’arrive pas à me faire d’ami ? Pourquoi suis-je toujours en marge ? Et pourquoi ai-je l’impression d’être un extra terrestre ou une idiote finie ? J’avoue que l’idée d’être surdouée me dérange un peu, car je n’ai pas le sentiment d’être douée, mais plutôt d’avoir énormément de chance. Et cette idée me plaît, car peut-être enfin je pourrais savoir pourquoi rien ne va dans mon existence.

    Il y a quelques années de cela , j’ai développé, d’après les psychiatres qui m’ont suivi, un trouble de l’alimentation, l’anorexie mentale, associée à de la dépression et à un trouble anxieux généralité surtout liée à une phobie sociale. À l’époque, le chef de service de l’hôpital ne cessait de me dire que quelqu’un de « brillant comme moi » (ce dont je ne suis pas très convaincue) n’avait aucune raison d’aller mal. Et pourtant, de façon plus ou moins accentuée périodiquement rien ne va. C’est pour cette raison que j’essaie désespérément de comprendre ce qui cloche chez moi.

    Voici brièvement mes ressentis. Je suis, sois disant quelqu’un de brillant, car j’ai décroché un doctorat de physique en 2 ans et demi à l’âge de 25 ans. Qu’auparavant, j’ai réussi mes études d’ingénieur en électronique et que j’ai obtenu, parallèlement, un double diplôme de master en physique. Comme ça, le parcours paraît exemplaire, mais ne vous y trompez pas c’est pour moi plus de la chance et de l’intuition qu’une intelligence hors norme. D’ailleurs, c’est bien mon problème actuellement en tant que scientifique, car souvent je sais qu’il faut faire comme ça, mais je n’ai aucune idée du pourquoi, c’est juste comme ça, une évidence. Mon directeur me dit sans cesse que c’est parce que je ne fais pas d’effort, mais il a tort. Je ne sais pas tout simplement. Tout le monde au laboratoire me considère comme quelqu’un de compétent doublée d’un caractère dur et tranché. Alors que moi je me considère comme une fumiste, peureuse. Autant vous dire que je n’ai pas beaucoup d’amis. De toute façon, je le sais très bien, ils finiraient par me décevoir. J’ai un sens moral assez fort surtout en ce qui concerne l’injustice et je peux m’offusquer d’un mot non correct ou d’une parole injustifiée. Je suis ce que l’on appelle couramment, excusez-moi du terme « une tête de con ». De nombreuses personnes me qualifient ainsi (professionnellement et personnellement). Alors qu’en réalité je suis très sensible à tous leurs problèmes et leurs sentiments. Ils le savent bien, puisque dès qu’ils ont des problèmes je sers souvent de confidente presque de « psychologue ». Ça, c’est pour ma vie professionnelle en quelques mots.

    Pour ma vie personnelle, ce n’est guère mieux, j’ai perdu mon père et mon beau-père durant mon adolescence. Je vis donc seule avec ma maman (je sais que c’est bizarre à pas loin de 28 ans), car je ne veux pas la laisser seule et je ne veux pas être seule non plus. Je suis comme un enfant et un vieillard dans un corps d’adulte. J’ai du mal à m’occuper de moi-même, par exemple pour prendre des rendez-vous médicaux ou autres. C’est ma maman qui s’en occupe, mais parallèlement à cela je peux prendre les devants pour les situations les plus compliquées. Téléphoner est pour moi très angoissant. Autant vous dire que la rédaction de ce mail m’est difficile, mais peut-être est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? J’aime plus que tout au monde ma maman, nous sommes extrêmement fusionnelles. Tout ce que j’ai fait et que je fais, les études et autres c’est pour elle pour qu’elle soit fière de moi et surtout contente. J’ai l’impression qu’il n’y a qu’elle qui me comprend. Ses amis lui disent souvent que je suis bizarre et asociale. Quand à mes amis, qui sont au nombre de deux, pas beaucoup, il me considère comme quelqu’un de bizarre, ils nomment ça les enfants « indigo ». C’est pour cela que je les aime bien, elles sont un peu bizarres elles aussi.

    Voilà globalement, pour les autres. Moi, je me considère comme une peureuse et quelqu’un, qui à jusqu’a maintenant eu beaucoup de chance (pourvu que cela dure) et qui est sans cesse en train de rabâcher des questions existentielles, à tel point que je ne sais même plus pourquoi je suis triste. Je suis extrêmement dur avec moi-même. Et, j’essaie de tout faire pour aller mieux dans tous les cas et comprendre pourquoi je me sens si en marge. J’ai une tendance à ne jamais être d’accord et je m’ennuie terriblement tout le temps. Par exemple, au bout de 5 minutes de conversation avec des personnes, je vais m’ennuyer. Si je suis en réunion, c’est l’horreur et le pire de tout c’est quand j’ai l’impression que mes interlocuteurs tournent en rond. Ca m’ennuie, mais également me met en colère. J’ai un caractère assez trempé, je suis souvent en colère contre beaucoup choses. Ce n’est pourtant pas que je manque de projets, car j’en ai des tas, mais j’ai du mal à les démarrer. J’ai peur d’échouer et je suis déjà lasse souvent avant même d’avoir commencé. Pourtant je pense vraiment que c’est des bons projets. J’ai cette tendance à repousser indéfiniment les taches qui ne me disent rien jusqu’au jour ou je ne sais pas pourquoi j’ai envie de les faire et tout se passe bien. Je suis de plus quelqu’un d’hyper stressé et j’ai tendance à tout rater quand c’est le cas (CQFD le Bac auquel j’aurais pu avoir une bien meilleure note, je refaisais les sujets le soir même sans peine, mais incapable de le faire durant l’épreuve).

    Ce dernier point est justement un point de questionnement pour moi en raison des tests pour déterminer si oui ou non j’aurais la caractéristique d’être à haut potentiel. Et c’est l’objet de ce mail. Je sais bien que vous pouvez difficilement me dire ce que vous pensez de moi dans un mail . Mais je voulais avoir sincèrement votre avis à savoir si oui ou non je dois passer les tests et si d’après le peu que je vous ai dit mes problèmes viendraient de cette particularité. En concret si vous pensez que je pourrais être surdouée. Je vous avoue que j’ai peur de passer les tests et d’échouer pour me retrouver encore dans cette situation d’essayer de comprendre ce qui ne va pas.

    Je vous prie de m’excuser d’avance des fautes d’orthographes ou d’accord j’ai toujours eu du mal à écrire correctement, car après je perds le fil de ma pensée.

    En espérant que ce mail est assez explicite,

    Je vous remercie pour l’attention que vous y porterez,

    1. Bonjour Macslide
      Le surdon est une piste mais n’est/ne fait pas tout.
      Il me semble important que vous puissiez vous faire aider par quelqu’un qui prenne en compte l’option surdon dans son accompagnement.
      je vous réponds en privé sur ce dernier point.

      1. Bonjour, je souhaite vous remercier pour votre livre « différence et souffrance de l’adulte surdoué  » que je viens de lire.J’y ai trouvé des réponses à des interrogations que je porte en moi depuis longtemps et dont le poids a alourdi ma vie, « détectée  » à 9 ans avec un qi de 145 : le début des ennuis…je suis née
        en 1959, j’ai perdu mon père à 8 ans, je n’avais plus d’intérêt pour l’école, pour rien…me pensant sotte ma mère désemparée m’a fait passer à l’hôpital des enfants malades à Paris LE test qui m’a déclarée « surdouée  » donc je n’avais plus aucune excuse pour l’école et pour le reste non plus d’ailleurs… Évoluant dans une situation familiale totalement insécure, secrets lourds, non-dits, dépression de ma mère adorée, je me suis repliée sur moi-même. Je suis devenue adulte, j’ai intégré un environnement professionnel normatif qui m’agace, j’ai tenté des tas de trucs pour apaiser l’incandescence, la peinture m’aide bien à condition que je me lance… grâce à votre livre, mon sentiment de solitude s’estompe, j’ai compris qu’à bientôt 58 ans, je dois me faire aider. Merci de votre bienveillante attention.

        1. .. Et il n’est jamais trop tard pour aller mieux ! Bienvenue dans un monde de bientraitance, Valérie.
          Et merci pour votre témoignage qui aidera sans nul doute d’autres personnes à aller mieux.

    2. Bonjour Macslide,

      Je me reconnais trop bien dans vos qualités et vos quelques petits défauts.

      Pas d’amis, une mère omniprésente, et c’est un peu là que ca coince, car il faudrait qu’elle le soit moins, je dis ca pour vous aussi.

      Sensible à la sonnerie du téléphone (je ne la supporte plus).

      Ce qu’il faut, c’est se donner du temps, quand on découvre sa douance, je le dis souvent sur ce blog. Je sais que tout peut vous paraître long, sans fin, car vous cherchez des voies d’amélioration ce qui est bien normal.

      Alors, pour vous aider à aborder cette transitiion, il vaut mieux se faire aider. Moi je l’ai fait un peu trop tard, et j’en paie les conséquences aujourd’hui.

      Attention aussi, quand vous chercherez du travail, je crois que vous venez de terminer vos études. Attention aux situations délicates que vous pourrez rencontrer dans le travail.

      Pour ma part, je viens de me mettre en disponibilité de la fonction publique pour quelques mois, car j’en avais marre de mon poste (ennuyeux à souhait) et ca s’est terminé en harcèlement plus ou moins dissimulé.

      Rien n’est gagné pour moi, car j’ai l’impression d’avoir beaucoup perdu en arrêtant ce poste, et en meme temps je n’avais plus le choix que de partir (c’etait une question de survie).

      Je vous sens fragile, et pleine de doutes, mais c’est normal de se poser des questions (bon on s’en pose tout le temps mais c’est comme ca on ne peut pas faire autrement).

      Alors, bon courage Macside. Et n’hésitez pas à nous donner des nouvelles de vous.

      Affectueusement

      Cricri

  2. Bonsoir Cécile, Bonsoir tous les internautes!

    J’ose aujourd’hui écrire sur ce fabuleux blog, l’ayant découvert il y a près de deux ans par une amie qui me l’a conseillé, elle-même détectée HP dans sa tendre enfance. J’ai également lu attentivement votre livre, entre les pleurs (parfois), le soulagement (souvent), et la stupéfaction (all of time) de me reconnaître. Avec évidemment les petites pensées polluantes me disant « n’importe quoi, tu délires ma fille, tu te reconnais mais c’est comme pour les horoscopes, tu prends ce qui t’arrange »
    Bref, disons que cela reste en lien avec mon BIG syndrome de l’Imposteur.

    A vrai dire, m’étant toujours sentie en décalage avec ceux et ce qui m’entouraient, j’ai été très surprise (ou pas) il y a quelques années lorsque deux amis (ne se connaissant pas) qui avaient été détectés enfants EIP ou HP ou surdoué, je ne sais quel mot employer – Zèbres – m’aient dit à peu de temps d’intervalles qu’ils pensaient que j’en étais une aussi.

    Un monde s’ouvrait à moi alors, avec l’espoir de comprendre qui j’étais et mettre des mots à mes maux.

    Sauf que bien sûr, j’attribue toujours mon hyper-sensibilité à de la susceptibilité mal placée, mon émotivité et mes larmes à une enfance vécue dans la violence, ma procrastination légendaire à de la fainéantise (même si je pense que les fainéants dirigent le monde, ce sont eux qui créent les meilleures inventions du quotidien : télécommande, lave-vaisselle, café en dosette…), que mon indécision est de la lâcheté pour ne pas être responsable de ce qui en découlera, ainsi je n’ai pas de passions mais une multitude d’intérêt et je ne sais quoi choisir et ça me tétanise… de même pour ma vie professionnelle…, mon côté bordélique que j’arrive à maitriser plus ou moins aujourd’hui en allant par période dans l’extrême contraire…
    Excepté pour la lecture où le monde pourrait exploser autour de moi (plusieurs accidents de voiture mineurs en tant que passagère sans m’en rendre compte car je lisais en témoigne), j’ai tendance à me déconcentrer assez vite ce qui m’indiquait aussi un défaut d’attention.

    Un de mes profs en droit disaient que je « me tirais des balles dans le pied » à chaque compo. Et c’est vrai, souvent c’est ce que je fais, ne vais pas au bout des choses, ou me sabote moi-même.

    Bref je ne vais pas faire le compte de tout ici, ce serait long même si j’ai grand plaisir à écrire sur moi-même (haha – hum)

    Juste pour dire que je ne sais toujours pas où j’en suis, j’ai vu une psy une fois et j’avais envie de lui rire au nez, elle me paraphrasait… J’hésite entre le fait de me croire zèbre et entre le fait d’être juste une incompétente avec des fois des facilités et traits de génie et c’est assez dérangeant. Je dois dire que je n’ai pas fait de tests par manque de finances et aussi par peur du résultat.

    Peut-on avoir peur de la peur?

    Bref désolé pour le pavé, j’ai eu une envie de partager ici le désarrois dans lequel je peux me trouver.

    Bonne soirée à tous, et merci (je ne me suis pas trop relue, j’espère que ce n’est pas trop décousu tout ça)

    1. Bonjour Sunny Side

      Une de mes amis a pour habitude de dire que « ressembler à un surdoué sans en être un c’est quand même assez fortiche ».
      Bien sûr, l’idéal c’est d’aller passer un test pour mieux comprendre comment on fonctionne (avec en fait cette injonction sous-jacente « être ainsi reconnu par ceux qui ne sont pas surdoués »).
      Mais qu’est ce qui empêche d’étudier la piste du surdon pour aller mieux ? Pas besoin de test pour ça.
      Sachant que le surdon ne « fait » pas ou n’est pas tout et que l’histoire de chacun a aussi son importance dans l’épanouissement ou non du surdon.

      Etre accompagnée par quelqu’un qui est sensibilisé(e) au surdon serait à mon avois une bonne solution pour avancer, décoincer cette situation dans laquelle vous vous trouvez, si vous le pouvez, si vous trouvez quelqu’un d’adapté, (peut-être puis-je vous aider à en trouver un grâce à la liste de thérapeutes que les lecteurs de Talentdifferent m’aident à construire)

      .. Et avant que j’oublie… La traduction en français du livre d’Elaine Aaron (« The Highly Sensitive Person ») est « Ces gens qui ont peur d’avoir peur » 😉

    2. Bonsoir Sunny side
      je viens de temps en temps sur ce site, quand j’ai trop mal, pour trouver des gens un peu comme moi.
      je te réponds car on se ressemble beaucoup, moi j’ai été détecté par une psy elle même HP.
      je te dis pas la chialante une fois rentré dans ma voiture.
      Je ne veux plus la voir , ni passer des tests. je cherche tout seul comme pour tout ce que j’ai fait dans ma vie.
      je sais ne rien faire n’est pas une solution, mais je suis incapable de sortir de cette impasse… j’ai trop peur de je ne sais pas quoi.

      1. Merci de votre commentaire Victor.

        Oui, la peur…
        La peur de devoir être à la hauteur d’une image idéalisée de ce que l’on devrait être si l’on était surdoué ?
        La peur de devoir affronter des regrets trop douloureux pour toute une vie « ratée » ?
        Le peur que « malgré tout » (les test et toussa…), « ça » ne change rien à ce que vous vivez ? (rappelez vous que le surdon ne fait /n’est pas tout, et qu’il est des blessures d’enfance qu’être surdoué avive au delà de ce que l’on peut « en moyenne » imaginer).
        La peur de la solitude quand même ?

        Votre chemin vous appartient Victor. Mais je peux vous assurer que travailler à mieux se comprendre, même si, oui, c’est vrai, ça fait passer quelques moments peu agréables, ouvre sur des horizons de bienveillance insoupçonnés.

        1. Merci Cécile
          oui c’est bien ça.
          encore souffrir à se triturer les émotions, en sachant déjà qu’il y a peu de chance que ça change (Oui, le fait de me savoir différent m’a déjà changé). j’ai 57 ans et il est trop tard. j’avance donc à mon pas, au rythme des blessures et des douleurs.
          J’essaie d’aider des jeunes, j’essaie d’aider tout le monde d’ailleurs. La bienveillance j’en ai des tonnes pour les autres , mais qui en a pour moi?

          1. Il n’est jamais trop tard Victor.
            Même si effectivement, le deuil d’une vie est à faire, le deuil d’une personnalité sur laquelle on s’est construit et qui n’est pas la nôtre. L’éceuil est de ne pas arriver à sortir de l’étape de la tristesse et même de la colère contre le reste du monde et contre vous-même. votre dernière phrase me semble à ce sujet révélatrice : seul vous même pouvez être votre meilleur ami, votre meilleur soutien, et ceci sans qu’il soit en aucune façon question de laxisme ou de laisser-aller. Nous sommes souvent notre pire ennemi avec cette petite voix nsidieuse qui vienbt en permanence nous tourmenter en nous rappelant tout ce que nous n’avons pas fait ou mal.

            Puis-je vous suggérer de faire appel à quelqu’un pour vous accompagner ? C’est un moment difficile, et se faire accompagner permet de sécuriser la traversée et de ne pas se perdre. Je dispose d’une petite liste de thérapeutes. Il s’en trouvera peut-être un qui vous convient à proximité de chez vous ?

    3. Bonjour Sunyside
      C’est drôle ce surnom
      C’est mon petit déj préféré qd je suis dans un pays Zarbi !
      🙂
      Le test n’est qu’un test !
      Il prend la température, n’est pas forcément très fiable ni réducteur de vôtre identité !
      Donc zen …
      Pour ma part
      Si vous vous prenez les pieds dans la nappe et survolez parfois, dites vous que vous avez des ( grandes) forces et des faiblesses !
      Les troubles de l’attention en font partie, et peuvent vous envoyer au tapis à tout moment, soit que vous ne faites pas (assez) attention et comment mettre une tâche en mémoire si on a loupé la consigne….
      Soit on hyperfocalise quand la motivation et l’intérêt sont captés et on peut louper là aussi l’information significative…
      Je vous conseille d’écouter les interventions du Pr Revol sur ces enfants rêveurs gaffeurs mais tellement attachants !
      Comme il le dit si bien, on peut transformer une faiblesse en force quand on se l’est appropriée.
      Il faut juste s’attacher à se connaître et c’est cela le plus important !!
      Comment travailler sur soi même si l’on ne connaît pas son propre fonctionnement, je dis cela maintenant car après 4 à 5 ans de ce travail sur moi même, car je peux prédire ( sans trop me tromper) quand je vais me tromper et c’est déjà un énorme progrès pour prendre confiance en soi!
      Faites comme dans la chanson:
      « Passez le pont  »
      Il n’en paraîtra que plus petit et facile à franchir, à postériori 🙂 ce fameux passage..
      Bonne continuation Sunyside!

  3. Merci pour cet article qui remet au centre de l’intérêt la notion de surdon, propre à chacun d’ailleurs. Les commentaires sont également une belle valeur ajouté au contenu de votre article car on y trouve énormément de témoignage et de transmission de point de vue.
    A tord nous pouvons penser avoir besoin d’une thérapie, alors qu’il s’agit en réalité d’un besoin de recul …

  4. un aspect qui m’interesse particierement en ce moment est la sociologie clinicienne de la douance

    – comment les surdoués sont-ils acceptés dans différentes sociétés et diagnostiqués a travers les ages. j’ai quelques pistes

    – le « tall puppy syndrome » qui touche les surdoués , en français courant « on coupe les tetes qui dépassent » c’est motivé par des raisons politiques, il est plus facile de dompter un troupeau de moutons (normopensants) que des surdoués qui en font qu’a leur tete

    – le surdoué utilise son cerveau contrairement au normopensant de panurge qui reagit par mimetisme social. Plus difficilement manipulable et moins docile, le surdoué plait moins au premier abord a des dirigeants

    – pourquoi le surdoué de tout temps a toujours menacé l’ordre etabli, meme en entreprise . Contrairement a ce que les surdoués perçoivent, son perfectionnisme (pas toujours rentable) et besoin de changement (certaines organisation n’aiment pas le changement) ne sont parfois pas bien percus . Donc il est tres important pour le surdoué de comprendre l’environnement organisationnel dans lequel il evolue (et particulièrement en entreprise, organisation bureacratiques, derriere les beaux discours)

    – le deni de l’existence du surdon en France, donc au niveau societal carrément par ex apres mai 1968 (idem Espagne etc). des etudes universitaires sur le surdon ont carrément ete stoppées car pas dans la doxa dominante egalisatrice

  5. Bonsoir,
    Ma question est sûrement idiote mais je n’ai pas réussi à trouver la réponse. Comment définit-on le surdon? Est on surdoué si et seulement si l’on a un QI élevé ? J’ai 16 ans, et ai été testé à l’âge de 7 ans par une psychologue. Le résultat était 151. Cela signifie donc que je suis forcément surdoué? Et si oui est-ce que ça change quelque chose concrètement pour moi?
    Merci. Rémi

    1. Bonsoir Rémi

      Définir le surdon, vaste question…. il y a déjà tellement peu consensus pour définir ce qu’est l’intelligence….

      En 2006 / 2007, une étude Delphi a été conduite aux Pays-Bas qui précisait ce qu’était un surdoué. Caractéristiques identifiées : «intelligence élevée (pensée) / autonomie (comportement) / ayant une vie émotionelle multi-facettes (sentiments) / personne passionnée et curieuse (volonté) / extrêmement sensible (perceptions) / créative (faire) / d’une originalité pétillante, rapide, intense et complexe (interactions) »
      Soit, au final la définition suivante : « Un individu surdoué est un penseur rapide et intelligent, capable de traiter de façon approfondie des sujets complexes. Autonome, rigoureux et passionné, c’est une personne sensible et émotionnellement intense, qui vit intensément. Il ou elle aime à être créatif/ve »

      Une chose est sûre : le surdon a une réalité neurophysiologique et son impact physique, psychologique, sociologique, voire psychiatrique, est réel…

      On peut aussi noter que le surdon est un amplificateur de ressenti de la vie. (en très court… je vous invite vraiment à vous documenter)

      Un résultat de test ça ne sert pas à grand chose si on ne l’accompagne pas de quelques explications..
      Oui, avec un QI Total évalué à 151, vous êtes surdoué.

      Et oui, ça change concrètement quelque chose pour vous : sur le plan de l’intensité des émotions (on ne vous a jamais dit, par exemple, que vous étiez « trop ».. au choix : sensible, rapide, précis, curieux…), de l’intensité de perception sensorielle (certains de vos sens sont particulièrement développés), de la créativité, de l’exigence, du perfectionnisme. Le cerveau tourne plus vite, la mémoire est très développée…

      Etre évalué à 151 signifie aussi que pour rencontrer d’autres personnes fonctionnant « comme vous » (sur le plan de l’intelligence mesurée par le test) ce pourra être un peu compliqué (voir ici un petit logiciel qui donne une idée de la rareté statistique suivant le QIT (pour vous, échelle de Wechsler) – il n’y a pas lieu de s’en réjouir ni de le déplorer : ça peut simplement vous aider à comprendre que vous puissiez vous sentir en décalage avec beaucoup de monde; ça peut, aussi vous aider, concrètement, à identifier les stratégies qui vous aideront à mieux interagir avec les autres qui n’ont pas votre intelligence ou vous permettront d’être moins isolé.

      Se savoir surdoué, c’est parfois comme si on avait enfin mis la main sur le mode d’emploi d’un engin extraordinaire qu’on n’arrive pas à faire fonctionner.

      1. Bonjour,
        Tout d’abord merci beaucoup pour votre réponse!!
        Ensuite le test avait été fait dans une optique particulière, savoir si je devais sauter une deuxième classe ( le CE2). Je ne l’ai finalement pas fait car la psychologue avait affirmé qu’il y aurait trop de décalage d’âge entre les autres élèves et moi. Au final, même avec une classe d’écart, j’ai pas mal de problèmes mdr avec les autres, ne serait-ce que rentrer en contact avec eux!!!! Étonnamment, je me suis toujours mieux entendu avec les élèves d’une classe au dessus de la mienne ( soit pus de deux ans d’écart avec moi, car oui, je suis de la fin de l’année).
        Cette année, j’ai décidé, à défaut de pouvoir trouver des solutions, des réponses à mes problèmes. J’ai chercher du côté de l’autisme, mais apres en avoir parlé avec ma famille, on a abandonné cette solution et ma mère m’a dit que c’était »juste » parce que j’étais surdoué.
        Passez une bonne journée , Remi

    2. Le surdon forme un tout, un profil particulier. allez consulter un specialiste de la douance. le surdoués ont un profil particulier. en plus d »etre HQi, ce dernier point etant mesuré par un test de QI.
      Personnellement, je crois que ce qui manque fondamentalment, c’est une theorie du surdon. La psychologie est un domaine totalement dans la prime enfance (un peu comme la medecine au Moyen Age) D’ici quelque centaines d’années ou moins, la psychologie sera une science exacte avec des metriques. L’intelligence artifcielle (sur laquelle j’ai fait un peu de recherche) va permettre de mieux comprendre le cerveau (un peu comme du reverse enginerering). Elle explique déjà le fonctionnement du sommeil (relaxation du lien synaptique pour ameliorer l’apprentissage)
      En tout cas moi quand mon specialiste m’a dectit les caractéristiques du surdoués, c’était moi tout craché.
      Par ailleurs les psys actuels sont un peu des charlatans, a l’image des médecins du moyen-âge, qui n’etaient pas totalement stupides mais quand meme loin de la realité (ex : psychanalyse jungienne et faux self concernant els surdoués)

      1. « ce qui manque fondamentalment, c’est une theorie du surdon »
        …. la difficulté c’est que pour définir ce qu’est le surdon, il faudrait s’entendre sur une définition de l’intelligence…. Et sur ce point c’est loin d’être encore gagné….

        1. On entend dire depuis longtemps que l’intelligence artificielle va émerger, et ca fait des années qu’on ne voit rien venir…. l’intelligence humaine serait elle si complexe qu’elle ne pourrait se « résumer » à une science exacte et logique (ou mathématique, ou mesurable, ou quantifiable…..) ?

          Elaborer UNE théorie de l’intelligence ? mais quand on voit autant de profils différents, rien que chez les surdoués, c’est difficile à imaginer…

          Quel dommage ce serait que tout le monde soit formaté, selon un type d’intelligence, avec un pack d’aptitudes, parmi celles qu’on pourrait choisir pour s’améliorer (moyennant finance !!), ca peut aller très loin ces histoires, et réduire d’autant les possibilités humaines, c’est la diversité qui permet d’élaborer de nouvelles théories, de nouvelles connections entre des éléments jamais réunis… si tout le monde pense pareil, les memes théories reviendront et la créativité sera à bout de souffle. A moins que , parmi cette homogénéité, vous ne choisissiez le pack : QI 160 et + (le plus cher sans doute !!). Rigolons un peu (mais oui meme l’argent viendrait tout corrompre, créant des inégalités : intellectuelles celles là : plus vous etes riches plus vous pouvez acheter de l’intelligence…)

          bref, j’arrete ici ce petit délire (qui s’apparente au transhumanisme, mais en version industrialisée et avec ses dérapages financiers). car meme la recherche sur l’intelligence , faut bien la financer (n’est ce pas Pat) ?

          Quand aux psys charlatans, on prend que ce que l’on trouve, faute de mieux : au moins ils nous aident un tout petit peu, meme si on en ressort toujours décu.

          Cricri (qui va bientôt se faire tester….)

    3. salut Remi, a plus de 151 de Qi, oui tu es surdoué mais pas forcement le meme comportement qu un hpe. en theorie tu devrais etre un peu froid et distant avec les gens, voir chiant en communauté. fort en math et science…attention aux pulsions de coleres voir violence…tu vas reussir ta vie et ne le dis pas a n importe qui, j ai perdu plein d amis et de la famille en le disant.ca fait superieur et préténtieux..

      1. Oui, c’est tout à fait ca, sauf que je ne suis pas froid et distant. J’essaye tant bien que mal de me rapprocher des autres. Mais ces efforts sont minimes à coté de ce que les gens normaux font. Au final, je passe pour quelqu’un de froid et distant alors que c’est à l’opposé de ce que je souhaite. Apres, j’évite au maximum d’en parler car on me trouve bien assez prétentieux comme ca. Il y a souvent une forme de jalousie de la part des autres de ma réussite en classe mais il ne savent pas du tout de quoi ils parlent en réalité. Quant à réussir ma vie ca reste à voir…

  6. l’horreur..
    jeudi soir 21 h une émission fait des enfants surdoués des animaux de cirque, un jeu télévisé…
    le meilleur moyen de nous détruire et ridiculiser, de passer sous silence tout ce qui n’est pas performance intellectuelle.
    Je suis …je ne sais pas. dépitée.

  7. Bonjour Cécile,

    Je viens d’achever la lecture de votre livre « Surdoués : s’intégrer et s’épanouir dans le monde du travail ».
    Ce livre est pour moi un monument de découvertes et d’explications.
    De page en page, vos mots ont traduit mes maux !
    Merci,
    Merci beaucoup.

  8. Les-enfants-du-xxie-siecle-sont-ils-tous-surdoués ?

    Salut tout le monde!
    J’ai trouvé cette ineptie dans Le Monde ce matin (art. payant, désolée) et j’ai cru, un moment, que j’hallucinais…http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2016/08/26/les-enfants-du-xxie-siecle-sont-ils-tous-surdoues_4988481_4497916.html
    Si les parents en sont là pour justifier les errances de leurs enfants (et les leurs), qu’est-ce que cela nous dit de l’état de la circulation des informations scientifiques sur la douance et les surdouéEs en France ( je ne parle pas ici des conversations de bars ou facedebouc) ?. Quelle est notre responsabilité -et en avons-nous, nous surdouéEs- dans tout cela ?

    Au plaisir de vous lire,
    Chan

    1. Sauf vot’ respect M’dame Chan, c’est un grand classique d’accuser les parents de voir en leur enfant un précoce.
      Ca a même donné l’occasion à un certain Wilfried Lignier de sortir un ouvrage à charge intitulé « La petite noblesse de l’intelligence » dans lequel il indique que toute une certaine bourgeoisie plus ou moins intello cherche à mettre l’Education Nationale au pas.
      Une vision dans laquelle tout e pan sensible de la personnalité est négligé au profit des seuls résultats de tests.
      A mes yeux, une vision quantitative orientée enjeux de pouvoir et non pas qualitative orientée mieux-être de chacun et donc de tous.

      1. Oui mais que voyez de positif dans l’Education Nationale actuellement ?
        De plus tout le systeme educatif est dans une vision de formattage, meme la fac, dans une vision tayloriste en tout cas pour les inges (j’en sais qq chose)
        Le qi moyen en France est en baisse de 4 points depuis 1999

        Il existe des systeme éducatifs alternatifs (Montessori en France) ou différents dans d’autres cultures qui visent l’epanouissement de l’individu
        Quand je discute avec des parents (en France) qui ont mis leurs enfants dans un systeme educatif alternatif il me disent qu’ils sont nettement plus épanouis . Mais partout j’entends aussi dire que le probleme ce sera plus tard, quand ils seront confronté a la vraie société, celle formattée par l’Education Nationale
        En pratique on veut demontrer que l’education nationale est un mal necessaire
        Bien sur ce sujet est a nouveau tres peu abordé dans le cadre des surdoués (pas vu beaucoup d’ouvrages)
        N’oublions pas que pas mal de regimes ont combattu sévèrement les systeme éducatifs alternatifs et il y a de bonnes raisons pour cela, le formattage social par exemple

        1. Bonsoir Lepat

          Je ne portais pas, ici, de jugement particulier sur le système éducatif.
          Je pense, comme vous, qu’il est primordial de le refonder – l’école est après tout, le moteur de l’ascenseur social et celui-ci est bien bloqué.

          Ce qu’il faut rechercher, c’est le dialogue. Et je constate que ce sont plutôt des murs qui se montent. Chacun reste campé sur ses positions, c’est l' »autre » qui doit changer et s’adapter.
          Je n’augure rien de bon de cette incapacité à dialoguer.

    2. Il y a le meme phenomene chez beaucoup d’adultes il me semble, particulièrement sur certains forums de surdoués. Franchement rien n’indique qu’ils sont surdoués, aucun test n’a ete realisé ou diagnostic (essentiel), mais leur excentricité ou mal-etre leur donne droit de s’arroger le statut de surdoué . C’est a la mode…
      En psycho on pourrait parler de mode.
      Les enfants on peut pas leur en vouloir, mais des adultes qui évacuent leur mal-etre en s’arrrogeant le statut de surdoué ca le fait moins (ca evite de se remettre en question aussi)
      De plus par dessus le marché ca donne une mauvaise image des surdoués alors qu’a la base nous les surdoués fonctionnons differramment mais pas n’importe comment non plus et notre personnalité est coherente et forme un tout (voir les tests de douance). Il se permettent aussi de jauger de facon legere les veritable surdoués …
      Sur ce site de cecile la plupart sont des vrais surdoués mais sur d’autre sites on remarque assez vite qu’ils n’en sont pas.
      Mais c’est typique de notre société ou rien n’a aucune importance, il faut juste faire du buzz et s’accorder l’importance qu’on veut bien

      1. Je me suis toujours demandé l’intérêt qu’il pouvait y avoir à se faire passer pour un surdoué quand on ne l’est pas…
        Simples « excentricité » ou « mal être », ainsi que vous le dîtes ?

        Mais le mal être justement…
        Celui de ceux qui n’ont pas été formellement identifiés parce qu’ils sont passés sous le radar du test.
        Il est important qu’ils puissent trouver un espace pour parler, mieux comprendre, se reconstruire.

        Il y aura bien sûr toujours des gens qui en resteront au stade de la plainte.
        Compliqué de changer…

        Mais c’est valable pour les surdoués comme pour les non surdoués.

        « notre personnalité est cohérente et forme un tout  »
        Ca, je n’en suis pas si sûre. Le surdon ne « fait » pas tout.

        1. « Je me suis toujours demandé l’intérêt qu’il pouvait y avoir à se faire passer pour un surdoué quand on ne l’est pas… »

          l’interet est narcissique, dans une société narcissique ..
          faire du buzz est erigé en valeur supreme, regardez la television francaise , instrument d’abrutissement massif de la population .
          Il a ete prouvé que certaines emissions (secret story, loft story etc) servent a rehausser artificiellement l’estime du telespectateur en regardant des… minables
          Les participants a ces emission sont en qq sorte des victimes sacrificielles.
          Bolloré a payé 200 millions pour cyril hanouna. vous voulez plus d’exemple sur la television ?
          En plus de la manipulation mentale omnipresente et du formattage des esprits, la television francaise rempli un objectif psychologique !

          Cecile, vous devriez lire plus d’ouvrages de psychologie sociale, y compris avant-gardiste. (howard bloom par exemple)
          Je viens de lire de Gaulejac (Paris VII) sur le monde du travail, mais lui ne fait pas dans les surdoués. Neanmoins son approche de sociologie clinicienne est interessante a juste titre.

          par ailleurs certains surdoués ne sont jamais passés sous les radars du tests (surdon deja dectecté a l’ecole), ont fait des etudes brillantes (les specialistes de la douance me gonflent avec leur majorité de surdoués qui ratent leurs etudes), par contre ce qui est gonflant c’est le manque de litterature concernant le surdoué en entreprise.

          « « notre personnalité est cohérente et forme un tout »
          Ca, je n’en suis pas si sûre. Le surdon ne « fait » pas tout. »
          les specialiste de la douance ont une liste (tres longue) de ce qui fait un surdoué en termes de traits psychologiques

          1. « les specialistes de la douance me gonflent avec leur majorité de surdoués qui ratent leurs etudes »
            Ils ne disent pas ça. C’est plutôt le ratio « 1/3 qui réussit brillamment – 1/3 qui s’en sort sans plus – 1/3 qui échoue » qui circule. Même si il est fondé sur une base statistiques très minime.
            Mais àç vrai dire, les américains avec leurs dizaines de milliers d’ados étudiés n’obtiennent pas une meilleure approximation.

            « ce qui est gonflant c’est le manque de litterature concernant le surdoué en entreprise »
            Voici qui va vous faire plaisir : http://www.cairn.info/revue-le-journal-des-psychologues-2006-3-page-22.htm

            « les specialiste de la douance ont une liste (tres longue) de ce qui fait un surdoué en termes de traits psychologiques »
            Je ne parle pas de traits psychologiques, je parle d’interactions avec le reste du monde.
            Et ça, ça dépend de si vous êtes enfant unique, ainé ou benjamin d’une fratrie, malade ou non, handicapé ou non, traumatisé ou non.

            1. 1/3 des surdoués qui font des etudes brillantes, par rapport a nos possibilités a nous les surdoués (les vrais, diagnostiqués, pas ceux sur certains forums) c’est pas terrible…

              l’article est interessant mais on se demande si jamais ces gens ont travaillé en grande entreprise (comme tous ces psys a 2 balles). Cet article est plus academique qu’autre chose. L’article donne l’impression que l’entreprise reconnaisse deja le surdon alors qu’ils en ont rien a battre, sans parler d’un traitement special reservé aux surdoués.

              Une preuve suffisante c’est de regarder les mensa days -surdoués au travail sur ce site meme , comme cet Eric Gardies, ancien DRH qui ne donne pas une des meilleurs images de la profession.
              https://www.youtube.com/watch?v=-gPiTKD9zGg

              1. Qui trouvera grâce à vos yeux lepat ?

                1/3 des surdoués faisant des études brillantes c’est pas terrible. Soit. Mais encore faut il bien se comprendre sur ce que signifie le mot brillant ? Est-ce de terminer major des Mines ou de l’ENA ou major de sa promo de CAP de pâtissier ?
                Car si le terme « études brillantes » doit s’appliquer aux seuls surdoués qui ont fait des études (très) supérieures c’est avant tout reconnaître le mérite de personne qui savent s’adapter au moule ambiant, avant tout parce qu’elles ont en héritage le bagage culturel qui le leur permet. Et si on y ajoute ceux qui ont su s’en sortir tout seul (ça arrive heureusement encore que des enfants issus des milieux dits défavorisés se hissent aux meilleures places des meilleures écoles), faut il saluer la capacité à se fondre dans le moule, capacité rassurante pour le système qui ne veut surtout pas se modifier ?

                « les surdoués, les vrais, ceux diagnostiqués »
                Hm…. Pourquoi pensé-je à ceux qui se revendiquent un sang pur ? (Wilfried Lignier a pointé la « petite noblesse de l’intelligence » dans son travail – avec tout le mépris qui s’y rattache)

                Maryse Dubouloi est donc une « psy à 2 balles » qui n’a aucune culture de la grande entreprise, ok…. Mais vos « spécialistes de la douance » auxquels vous vous référez sans cesse (sans citer aucun nom, pourquoi pas), disposent ils de cette culture d’entreprises que vous exigez pour un psy ? .. Car si ce n’est pas le cas…

                Enfin, Eric Gardiès a au moins le mérite de participer à une réunion en tant que témoin d’un phénomène qu’il ne connaît pas – et ce faisant, il me semble qu’on peut lui reconnaître une ouverture d’esprit et le souhait de dialoguer.
                Le dialogue, lepat.
                Le dialogue c’est essentiel pour avancer, progresser, changer. Ne tuons pas ceux qui prennent le risque de sortir de leur zone de confort pour venir à notre rencontre, au nom du fait qu’ils représentent une population que nous n’aimons pas.

                Je vous crois en colère lepat. Une colère qui finit par être aveugle, et sourde. Et ce faisant : stérile.

                La critique est aussi aisée que l’art est difficile.
                Je vous invite à écrire et/ou à vous produire en public pour exposer vos idées.
                Il sortira certainement des choses très intéressantes et constructive de la confrontation avec votre public.

                1. Mon specialiste principal de la douance avait justement le grand avantage d’avoir exercé des hautes fonctions dans une multinationale.
                  il est lui-même surdoué avec etudes brillantes.
                  Bien sur j’ai ete ecouter d’autres spécialistes de la douance, psys, et decu mais bien sur il y a des choses intéressantes (mais limitées au profil psy de la douance). Mais quand j’entends dire que le surdoué est paresseux de nature (idem dans votre livre) je bondis de ma chaise !

                  Si vous appellez de l’ouverture d’esprit l’attitude des 2 recruteurs : « on a deja assez a gerer avec les handicapes, les arabes, etc alors les surdoués vous comprenez… »
                  Eric Gardies ne savait meme pas apparemment ce qu’etait un HP. bravo pour l’ouverture d’esprit et la culture generale !

              2. « les vrais, diagnostiqués, pas ceux sur certains forums »

                Bonjour, LePat et Cécile.

                Je suis testée, donc diagnostiquée, depuis 5 jours, mais j’étais surdouée avant, pas vous? Et ce sont justement les forums qui m’ont permis de le pressentir. Et si j’ai pu payer 250 euros pour ce faire, tout le monde ne le peut pas. Et, d’ailleurs, comme mes résultats sont hétérogènes, finalement, je ne suis pas une vraie, n’est-ce pas? Et je lis ici où là que les teste ont été faits pour une norme à laquelle justement, nous n’appartiendrions pas, alors quelle valeur ont-ils vraiment?
                Cet élitisme glaçant ne sert pas la cause des gens différents à intelligence et sensibilité renforcées. Si l’Univers nous a plaçés là, en sacrifiant un grand nombre, car pour s’en sortir il faut une combinaison de facteurs familiaux, éducatifs et de chance que tous les enfants différents n’auront pas, ne serait-ce pas plus probablement pour servir, peut-être pour montrer quelque voie ignorée qui pour nous scintille et qui n’apparaissait pas aux autres, que pour nous réfugier dans une tour d’ivoire et regarder les autres d’en haut, drapés dans nos résultats de tests? Bien à vous, Héli.

                1. A défaut d’avoir une mission clairement identifiée en tous cas travailler à faire pleinement partie de l’humanité, je suis d’accord avec vous.

  9. Je viens de lire le dernier ouvrage de M de Kermadec, apres celui de Cecile et d’autres. Dans ce livre de de kermadec j’ai eu l’impression de lire un conte de fees pour surdoués. Soi-disant le probleme du surdoué est son faux self dont il faut le liberer pour supprimer sa souffrance. OUF ! on est sauvés ! discours de psy a l’eau de rose pour eviter d’aborder certains problèmes socio-politiques ou la psychologie sociale pure et dure, ce qui aiderait nettement plus le surdoué selon mon experience.
    Concernant sa partie intelligence emotionnelle il y a du vrai par contre concernant l’intelligence sociale (dont de Kermadec ne parle pas) on oublie trop souvent qu’elle est antinomyque du surdon (car elle suppose conformisme, fayotage etc)
    Je trouve cet ouvrage de plus franchement fouilli, un assemblage d’idées sans structure. L’ouvrage de Cecile est incontestablement plus structuré mais manque de contenu (si je peux me permettre, si il y a des contraintes éditoriales a ce point-la peut-être que change d’editeur serait une bonne idée) , on reste sur sa faim .De plus M de kermadec aborde le sujet de l’Education Nationale en une ligne, parle de mediocratie dans ses videos sans jamais developper ce sujet !

    Il serait peut-etre temps de :

    – appeler un chat un chat et arreter de tourner autour du pot, concernant le monde l’entreprise par exemple, techniques de management etc Déjà avec des spécialistes de la douance (cfr mes posts sur ce site) entre quatre yeux on peut déjà aborder plus librement le sujet de la grande entreprise et son rapport au surdon, le normopensant et son fonctionnement. Forcer le surdoué a se conformer a des environnements dysfonctionnels, tres mauvaise idée selon moi !
    On ne met pas non plus un cheval de course a labourer les champs. simple bon sens…

    – aborder certains sujet comme l’Education Nationale et le surdoué. Cecile, je ne suis pas d’accord avec vous le surdoué n’est pas paresseux de nature (votre dernier ouvrage), c’est un conditionnement social. J’ai des anecdotes personnelles a ce sujet
    Il serait bon aussi d’aborder les systèmes éducatifs alternatifs et le système educatif dans d’autres cultures. Ou sont les livres en langue française sur l’Education Nationale (fabrique de cretins) et le surdoué. A nouveau je n’ai rien trouvé !

    – accepter le fait que le surdoué derange ne fut-ce que par son intelligence/clairvoyance/lucidité/competence (on ne parle meme pas des aspects psychologiques), quelle que soit la grande estime de lui-même qu’il a. A partir de la on peut orienter le surdoué vers un environnement qui lui convient mieux.
    Evidemment le surdoué qui vit dans une mediocratie egalisatrice (republique francaise), le surdoué n’a rien a attendre du système. Certains auteurs que j’ai pu lire estiment meme que mai 68 a rendu le surdon tabou en France, rien de moins

    – la loi du nombre (cecile !) ne doit pas nous guider en conscience aussi non nous serions encore a l’age des cavernes. Mozart serait enfermé en asile, Einstein serait au chomage (car peu rentable pour certaines entreprises qui cherchent des cretins dociles et ultra-conformistes).

    voila c’était un peu mon coup de gueule contre ce livre qui a mon avis n’apporte pas grand chose. les sujets intéressants (Education Nationale par exemple) son passés sous silence.

    1. Je n’ai pas dit qu’un surdoué était paresseux. J’ai dit que, souvent, il ne savait pas ce que c’était que l’effort. C’est assez différent.
      Dans un cas on n’a pas envie de faire. Dans l’autre c’est la méthode qui manque.

      « Certains auteurs que j’ai pu lire estiment meme que mai 68 a rendu le surdon tabou en France, rien de moins »
      Oui, vous avez déjà évoqué ça – je serais contente de savoir qui en parle.

      1. « Oui, vous avez déjà évoqué ça – je serais contente de savoir qui en parle. »
        entre autres Arielle Adda(thierry brunel) dans son livre « adultes surdoués trouver sa place au travail… »…dans les premieres pages mais j’aivais lu ailleurs une reference plus explicite

        Je suis entrain de lire des ouvrages en anglais et autres langues et tres surpris (c’est le moinsqu’on puisse dire) par la difference de discours sur les surdoués par rapport aux auteurs francophones

        1. Je vous posais la question car je n’ai rien trouvé d’explicité dans le livre écrit par A. Adda et T. Brunel.

          « difference de discours sur les surdoués par rapport aux auteurs francophones »
          Que notez-vous ?

          1. « dans notre belle France qui souffre durablement de ses excès idéologiques, le sujet avait ete enterré par la bienpensance depuis mai 1968 car… suspecté de relents d’eugenisme »
            elle se refere au sujet des surdoués + lire la suite
            (arielle adda) ca me semble suffisamment explicite !

              1. elle developpe un petit peu dans les lignes qui suivent…
                un des problemes constants de la litterature en langue francaise sur les surdoués c’est que certains ne sont pas developpés (ex : de kermadec et l’education nationale, elle ne developpe jamais le sujet bien qu’elle reconnaisse que l’education nationale est une mediocratie)
                Je crois qu’il y a un gros probleme en France ou Europe de politiquement correct !
                J’ai ete moi-meme confronté a un mur quand j’ai voulu aborder ce sujet dans une conference sur les surdoués

                1. Pour avoir lu en détail les livres de Jacobsen et Streznewsky, parcouru les sites de SENG ou encore davidsongifted, rien de vraiment en détail sur le sujet qui vous préoccupe : l’Education Nationale.
                  Seul un document aux Etats-Unis traite frontalement du sujet.
                  Le document original, paru en 2004, intitulé « A Nation Deceived » (téléchargeable en français sous le titre « Une Nation trompée« ) dénonce le système scolaire américain. L’un de ses auteurs est Nicholas Colangelo, bien connu sur le sujet.

                  Un nouveau rapport et sorti en 2015, non encore accessible gratuitement : « A Nation Empowered« , sous-titré « Evidence Trumps the Excuses Holding Back America’s Brightest Students » qui pourrait se traduire en Français par : « Une nation qui se prend en main » / « Les preuves l’emportent sur les mauvaises excuses pour ne pas soutenir les étudiants américains les plus brillants » – le sous-titre à lui seul donne quelques idées sur l’état d’avancement de l’acceptation du surdon aux Etats-Unis, malgré toute la littérature et les recherches.

  10. Bonjour,

    Le temps de vacances, c’est toujours l’occasion de faire le bilan de l’année écoulée. Et franchement, je dois dire qu’elle a été dur pour moi.

    Le plus difficile à gérer pour moi : les critiques des autres, l’ambiance délétère dans laquelle je travaille.

    Effectivement, il est difficile de savoir si je vais évoluer vers quelque chose de meilleur, et en meme temps, comme dit ma mère « de quoi te plaint tu ? » donc je ne me confie pas à elle.

    Comment faire face à une critique sans que ca ne me détruise ? Cette question , je la tourne dans tous les sens depuis un bon bout de temps, surtout qu’elle me fait prendre parfois des décisions qui ne sont peut etre pas les bonnes. Là ca devient problématique, moi qui aime controler les choses.

    J’ai l’impression de ma diviser en 2 face à une critique, ou une personne qui m’agresse : la fille qui regarde et accueille le propos, sans broncher, et l’autre fille qui n’est pas au meme endroit. Cela me fait le meme effet que quelqu’un qui subit une grosse agression, et dont l’esprit se détache, pour mieux se protéger, et ne pas devenir fou.

    Comment ai je fait pour en arriver là ? je pense qu’il s’agit de se confier, mais là moi pour me confier….. c’est trop dur.

    Alors on garde tout, mais je ne pense pas que ce soit la meilleure solution.

    L’autre raison, il faut bien l’admettre, c’est que je ne peux me démettre de mon ancienne image (ou ancien role) dans la structure ou je travaille, vu que j’ai changé de poste mais suis restée dans le meme service.

    Mes nouvelles compétences ne sont pas reconnues, et on me recale au role que j’avais avant, c’est à dire celui d’exécutant.

    Donc je régresse. Ca ce n’est certainement pas bon pour moi.

    En meme temps, je me sens plus libre : comment est ce possible ? comment peut ton se sentir plus libre et plus mal à l’aise à la fois ? peut etre est ce là l’expression des 2 extremes finalement ? question de maturité dans la découverte de ce que je suis ?

    Mais enfin, cette période de doute que j’ai vécue cette année va t elle s’estomper ? ou perdurer ?

    Oui car la critique, ca remet en cause mon existence, alors que ce n’est pas logique quand on y pense, une critique ca ne vise qu’à nous améliorer (mise à part certaines qui sont destinées à nous détruire, de la part de mal intentionnés….) mais la plupart du temps une critique se doit de déclencher du positif (?).

    Moi ca me détruit. Il faut dire que j’ai un fort pouvoir de destruction, qui me pousse à ne pas faire toujours ce qu’il faudrait pour mettre en avant le meilleur de moi meme, mais là je sèche, je ne sais pas comment m’en départir.

    Ce pouvoir de destruction envers moi me procure meme une certaine satifsfaction (c’est dire….) ou une certaine délivrance : délivrée de qui ? de quoi ? tout ca reste bien au fond de moi, mais je ne peux identifier ces ressorts là , qui me font me bloquer sur certaines situations, et me font certainement échouer parfois.

    Alors, oui j’attends de vous des astuces pour gérer la critique, et gérer des personnes parfois insistantes ou envhissantes, tout ceci dans le cadre professionnel.

    Vaste programme…. j’attends quelques conseils, car j’ai baissé les bras je l’avoue. Je n’ai pas la clé pour en sortir actuellement.

    Amicalement, Cricri

    1. « Alors on garde tout, mais je ne pense pas que ce soit la meilleure solution. »
      Pouvoir partager ses questionnements au calme, en prenant le temps. Pouvoir étudier certaines situations à froid. Pouvoir revenir sur des éléments du passé et en démonter la mécanique sans passer par le prisme de notre seule construction intellectuelle, oui, c’est important.
      Mais pour ça, effectivement, il faut accepter de faire confiance à quelqu’un. Et trouver le thérapeute (ou le coach, ou le mentor) adapté c’est parfois une très longue marche….

      J’entends estime de soi en berne (qui rend si fragile face à la critique et si compliqué l’affirmation de soi).
      Au demeurant, la critique n’est pas là que pour faire progresser : oui, si tout le monde fonctionne pareil – non, quand on fonctionne différemment et c’est votre cas; alors la critique risque de devenir une atteinte à l’être.. et d’ailleurs vous le percevez, il me semble, qui dîtes que ceci remet en cause votre existence.

      Cricri, il est important que vous acceptiez de l’aide pour avancer et vous sortir de ce détroit. La communauté de Talentdifferent, à mon sens, ne sera pas suffisante, quelques bons soient et avisés soient ses conseils.

    2. Hello Cricri,

      Les critiques qui détruisent, ça me parle drôlement bien. Certaines phrases restent gravées dans mon crâne comme si on les avait marquées au fer rouge pour toujours. J’ai beau savoir que la personne qui les a émise n’est rien pour moi et qu’une heure de conversation avec elle me fait mourir d’ennui, rien à faire. Dugomette m’a balancé un truc il y a 5 ans parce qu’elle avait raté son poulet au citron le matin, et je ne m’en suis toujours pas remise, c’est rien de dire que je m’énerve toute seule quand même d’y penser encore. Et 5 ans après, cette gourde en plus n’y est vraisemblablement plus pour rien. Je sais on frôle la psychose.

      Bien, une fois qu’on s’est dit ça, de nombreuses lectures qui m’aident si ça te tente. Qui ne sont rien d’autre que la mise en pratique d’une « jolie » phrase des enfants : « c’est celui qui dit qui y est ». Autrement dit, ce que les autres pensent et disent de nous (et réciproquement) n’est que la projection de leur propre monde. Y’a RIEN à en faire, sauf à les laisser délirer, et éventuellement à exiger qu’ils se calment si on est pas encore un grand moine zen. Surtout ne pas se remettre en question, c’est i-nu-ti-le. Pourquoi ils font ça? Parce qu’ils ne s’aiment pas, et qu’ils projettent sur toi parce qu’ils savent que tu ne vas pas leur en coller une, point barre.
      Les quatre accords toltèques en parlent bien. La communication non violente de Marshall Rosenberg (bouquins, vidéos), qui change la façon de penser, renverse le paradigme et permet de s’occuper de soi (ça me touche? Quel est mon besoin pas nourri (le mine à moi pas celui de gaston)? Ah bah oui dis donc, un truc de fou, j’ai besoin de douceur dans la relation. Dis machine, j’ai besoin de douceur dans la relation, alors tes vacheries avant le café et même après, mollo sinon je vais devenir agressive, vu que mon besoin est pas nourri).
      Et plus récemment, Byron Katie (bouquins, et vidéos sur youtube) qui est intéressante pour remettre ses pensées en question, et surtout se rendre compte à quel point on se fait du mal tout seul, et que les autres n’ont aucun pouvoir sur nous.

      Garder tout? Pour faire plaisir à qui dans le fond? Ca ne rend service à personne si tu regardes bien… je te recommanderais bien « Cessez d’être gentil, soyez vrai » 😉

      Hope it helps!

      1. Cricri encore!
        Tssss je suis lancée sur mon sujet préféré… »exiger qu’ils se calment », c’est pas toujours possible, ils font ce qu’ils veulent. Mais la bonne nouvelle c’est que toi aussi du coup!
        Il y a des environnements qui nous conviennent aussi + ou – bien. Parfois, on est vraiment pas au bon endroit par rapport à ce qu’on est, parfois si. On peut changer d’environnement…ou pas (boulot, pas simple par exemple, mais faisable néanmoins si on ne se laisse pas guider que par la peur). Quoiqu’il en soit, on peut se nourrir à côté, c’est ce que je fais depuis 20 ans. Dernière chose que j’ai apprise récemment, refuser la réalité équivaut à se taper la tête contre un mur en béton, plus solide que les os de notre crâne, le mur gagne à tous les coups. Un chef devrait, mes parents devraient, mon mari, me mec en voiture, etc, je ne te fais pas toute la liste.
        Ils devaient tous, mais ils ne font pas. Bien, j’en fais quoi, moi? Je regarde de quoi j’ai besoin et je commence par me donner à moi de l’empathie. Et le cas échéant je formule une demande.
        Quand on est très très en forme, on peut même passer du « ha quel con » à « rhoooo le pauvre qui ne sait pas faire autrement ». C’est pas le plus important, mais ça fait du bien parfois. Bon, j’en suis pas toujours là j’avoue 🙂
        Dernières lectures : Christiane Singer, Thomas d’ansembourg, et pour reprendre des forces, Clarissa Pinkola Estes.
        C’est mon programme quasi quotidien tout ça, je partage! Bises!

      2. @Cricri et lechalote.
        Ah ben oui, els critiques qui détruisent, c’est sûr ça parle. mais je dirais, dans les deux sens. « C’est celui qui dit qui y est »? ok. Pfff, alors ça devient compliqué.
        Vous le savez, les surdoués ont la réputation d’être des gens très critiques. Rien n’est jamais assez bien, assez parfait, les projets vont tomber à l’eau, les gens pas assez compétents, sont bizarres, etc.
        Je renverse : selon cette théorie du « c’est celui qui dit qui y est », le surdoué ne se sent jamais assez parfait, jamais assez bon, il est bizarre, etc. Oups, ça sonne assez vrai. Avons nous donc tous raté le poulet au citron en même temps que Dugomette?

        Je me suis lancé un défi : ne pas critiquer. Admettre que les gens sont ce qu’ils sont. Ils font ce qu’ils peuvent. Comme moi. Juste ils sont un peu aveugles des sens, aveugles de la perception et de l’intuition. C’est frustrant, et ça énerve, soit.

        Evidemment, je suis beaucoup critiquée. Ca, c’est le plus compliqué.

        Donc, si ça peut donner des idées, j’ai quelques petits trucs qui marchent parfois.
        Le premier, c’est me dire que pendant que les gens me critiquent (monde professionnel), ils ne font pas avancer leurs affaires. Si j’arrive à ne pas en tenir compte, moi je gagne du temps et mes affaires prospèrent pendant ce temps!
        Le deuxième, c’est d’encaisser, de réfléchir (je n’ai aucun sens de la répartie, et il semble que ce soit le cas de bien d’entre vous, et notamment de toi, Cricri, sinon les critiques ne te détruiraient pas autant). Puis quand je sais quoi répondre, je crée l’occasion, et là je tue l’autre d’une parole qui tue (avec le temps de réfléchir, ça je sais faire).
        La troisième, c’est quand je suis zen comme un moine bouddhiste. je prends aussi le temps du recul, et je demande dès que je revois le critiqueur « si tu dis ça, c’est que quelque chose que j’ai fait te perturbe. explique moi clairement ». ça désamorce à tous les coups, mais je ne suis pas encore le Dalai lama.
        Je commence seulement à comprendre/sentir que nous sommes différents, tellement différents que nous en devenons sans doute insupportables parfois. Il est très difficile de sentir la différence sans générer un sentiment de supériorité.

        Ces derniers temps, un drôle de truc est apparu dans ma tête. Jusque là, je voulais absolument donner l’issue que j’ « intuitionnais » sur les idées ou projet des gens. Depuis quelques temps, je m’en fous. J’arrive à ne pas dire. Du coup, je semble donner l’impression de quelqu’un de bien plus « gentil ». Oui ok, c’est totalement idiot. mais ça semble marcher comme ça. Donc….je reçois moins de critiques parce que le les énerve bien moins.
        Finalement, ne pas recevoir de critique c’est ne pas avoir à les gérer!!!! 4ème solution donc.
        Bon, l’enfer ce sont les critiques des proches…mais là je n’ai pas encore bien d’idées, alors je me tais.

      3. Bonjour Cri-cri,
        Quand à la critique qui résonne depuis des années…un jour, un examinateur de concours m’a « testée » en me poussant dans mes retranchements, sans mal y penser, mais a explicitement remis en cause la culture générale, qu’à ma manière bizarre mais efficace, j’avais constituée à partir de bouts de choses, de milliers de livres, en éventail, en toile d’araignée, en réseau, en arborescence, bref, tout sauf une culture générale académique…j’ai défendu « ma » drôle de culture, avec conviction, presqu’en colère, et il m’a fait un sourire immense, semblant dire « bravo, voilà ce que je voulais entendre »… seulement voilà, ce qui s’est ancré, comme une tique accrochée dans la peau de mon égo, ce qui a enflé, m’a obsédée, perturbée et minée, c’est ce qu’il avait dit d’abord, cette critique violente de MA culture générale zébrée, immensément étalée et pleine de trous à la fois. Pas cinq ans, non…plutôt 15…
        J’ai progressé depuis que je me dis, lorsque l' »autre » me balance quelque chose qui me blesse, « je te rend ce qui t’appartient », car il s’agit de projections qui ne sont pas les miennes. J’ai aussi beaucoup progressé grâce à Byron Katie que vous citez, dont on trouve des conférences en ligne: pendant que l’autre m’envoie du « Tu » qui tue, je remplace mentalement ce qu’il me dit par du « Je », son « Je », et j’entends sa souffrance car c’est bien de lui qu’il parle en parlant au « Tu ». Et ma compassion pour cet autre peut remplacer la colère. Si l’autre parle de lui quand il critique, si ce sont ses peurs qui s’expriment, comment lui en vouloir? Bon, ok, sur le moment ils me sont pénibles, les autres, je peux même en pleurer et tempêter, mais sur le long terme je leur pardonne. Chacun fait ce qu’il peut…si je peux me mettre à la place de l’autre et que l’autre ne le peut pas, ma foi, c’est à moi que revient cette part du boulot. Et, j’ai bien dit compassion, pas pitié. L’autre est mon égal et mon différent.

    3. Crici prenez soin de vous et apprenez a vous proteger le monde du travail n’est ni humain ni bienveillant, surtout aujourd’hui. Il y a 20 ans, les gens etaient plus relax
      Votre perfectionnisme, votre sensibilité et vos doutes ne vous menerons nulle part dans un tel systeme.
      Beaucoup endossent leur armure pour affronter cette arene moderne ( les salariés etant les nouveaux esclaves du patronat au sens propre et figuré, surtout a l’heure de la mondialisation).

      PS : je viens d’ecouter Corinne Maier (« Bonjour paresse ») dans ses interventions publiques. j’aime de plus en plus cette femme qui n’a pas peur de jeter un pavé dans la marre et lance le debat…

  11. j’ai lu avec interet le dernier ouvrage de cecile sur les surdoués au travail et je me permets de faire les commentaires suivant

    p 27
    orientation professionnelle : actuellement cette orientation est tres peu serieuse a mes yeux en terminale, surtout face aux enjeux et un marche de l’emploi en deconfiture (pas de droit a l’echec)
    ceci ne concerne bien sur pas uniquement les surdoués mais est encore plus scandaleux dans leur cas : gachage de talent considerable
    par ailleurs il est vrai qu’un surdoué peut reussir dans beaucoup de domaines mais tous ces domaines ne sont pas porteurs ou adaptés (d’un point de vue
    psychosocial, ex : hierarchies pesantes dans les grandes entreprises qui exigente docilité et conformisme si pas cretinisme cfr Ford, Carglass)
    J’ai fait reparer ma vitre chez Carglass (le vrai client c’est la compagnie d’assurance, qui veut du pas cher et rapide pas vous), j’ai du retourner
    3 fois tellement le travail etait baclé. mais apparemment les gens aiment bien qu’on leur serve de la m* car si tout le monde retournait trois fois
    je doute que cette entreprise soit rentable

    P. 20
    concernant l’education nationale, il y a tout un debat a mener si pas des livres a ecrire mais moi-meme j’ai ete confronté a un mur quand j’ai voulu aborder
    la responsibilité de l’enseignement dans la construction du surdoué dans des conferences.
    De ce point de vue je ne suis pas d’accord avec cecile au sujet de la paresse ou sous-performance du surdoué. c’est souvent un conditionnement social, quand l’intelligence est mal vue
    (le premier de classe est mal vu et ostracisé), la surperformance n’apporte egalement rien en terme de reconnaissance (theorie de la motivation)
    Le surdoué est au volant d’une porsche mais l’education nationale a mis une limite a 10/20, au-dela on a a reussi et plus d’effort n’est pas necessaire
    De plus il y a parfois pression des enseignants sur l’eleve quand un surdoué remet en cause ou questionne trop dans des matieres des sciences humaines (vecu personnel, cours histoire par exemple par contre dans les sciences exactes j’ai pas ete confronté a ca, c’est tres significatif des enjeux du
    pouvoir dans les matieres scientifiques ). l’ecole n’est pas un lieu de debat mais de formattage social.

    p 125
    exiger un statut d’handicapé pour le surdoué est selon moi le monde a l’envers
    c’est le monde de la (grande) entreprise qui est gavé de cons
    personnellement j’ai constaté par ailleurs que dans des petites entreprises certaines caracteristiques du surdoué sont plus valorisées
    – on peut pas se permettre de payer des incompetents comme dans les grandes entreprises
    – la polyvalence et debrouillardise, points forts du surdoués y sont valorisés
    – moin de jeux politiques et/ou hierarchies moins pesantes en tout cas, structure plus simples (les jeux politiques dans les multinationales sont parfois hallucinants)
    – certains petits patron sont deja des originaux eux-meme contrairement aux patrons des grandes entrrprises qui ont du demontrer un conformisme et loyauté sans bornes
    – acceptation sociale du surdoué meme avec ses excentricté quand sa valeur est reconnue, on n’est pas un clone interchangeable et jetable comme en grande entreprise
    – moins de regles (certaines sont vraiment debiles au dire de tous), de besoin de culture d’entreprise pour assurer la cohesion du monstre de la grande entreprise ou administration
    le surdoué doit trouver sa voie ailleurs dans des environnements plus favorables : indepedant, PME humaine, profession liberale (pas de hierarchie et travail solo)

    p 134 a juste titre cecile (combien c’est vrai en tout) parle du surdoué comme en avance sur son temps
    soyons clairs la gestion des RH actuelle et certaines methodes de management sont prehistoriques ne sont possible que dans un environnement de chomage massif endemique
    (pour info 6 millions de chomeurs en France sans compter le reste, chiffre digne du tiers-monde, un tel chiffre est inacceptable socialement)

    p 150 attention au fait que le metier (souvent lié aux etudes) est parfois lié a l’environnement. certains metiers ne peuvent s’exercer que comme salarié en grande entreprise
    donc le choix des etudes de ce point de vue est critique

    P 155
    l’entreprise est un systeme totalitaire, dans certaines tres grandes entreprises le PDG decide de tout, cela mené a la catastrophe de 2008 dans certaines
    banques, le pdg dictateur n’acceptant aucune critique ou opinion differente de ses plus proches collaborateurs
    On ne tue pas mais on harcele a large echelle avec des suites funestes (voir les suicides massifs chez France telecom, Renault etc)

    P189 cette partie est un peu bisounours si je peux me permettre
    apprenez a dire non, en theorie oui, mais n’oubliez pas qu’il y a des represailles et un refus de negociation manifeste parfois
    j’ai deja entendu dans une grande entreprise face a une demande totalement irrealiste (selon tous les observateurs exterieurs) de la hierarchie : « ca ne se discute pas c’est un ordre »
    vous pouvez tres bien vous respecter mais certaines hierarchies ne respectent pas du tout leur employés ( ex: Air France) et ca ne concerne pas qqs individus ou
    un surdoué mais tous les subalternes qui sont traités comme de la merde

    p 207 le surdoué est naif c’est un fait et ne voit pas

    p208
    « et si les surdoués etaient les survivants » …these tres interessante qui ne manque pas de piquant
    pour info google trop souvent cité est un epiphenomene et basé aux US

    plus globalement, il ne faudrait pas avoir peur de poser le role de l’entreprise dans la société, fournisseur theroique d’emplois qui ne rempli plus son role
    et ennemi enorme de la diversité sociale . la robotisation va aussi obliger de repenser l’organisation sociale.

    Concernant le monde de l’entreprise il y a beaucoup trop de politiquement correct
    d’autres ressources sont interessantes en general
    « bonjour paresse » Corinne mayer qui relate son experience chez France Telecom. utile aux surdoué pour comprendre l’exploitation inherente aux grands groupes
    « travailler avec des cons » pour comprendre comment les normopensants fonctionnent en entreprise
    « l’enfer du salariat », qui ne risque pas de sameliorer avec la loi el-khomri votée via 49.3 en France
    voir les videos sur fenwick et la selection chez Carglass sur youtube

    En conclusion beaucoup de choses dites dans les livre sont vraies mais personnellement j’en etait deja conscient
    par ailleurs le livre n’aborde pas (je conviens que ca peut sortir du cadre) les choses suivantes

    – les techniques de management nocives (management par la terreur, la pression), on peut parler de methodes de voyoux a juste titre. la recherche du profit n’excuse pas tout car aussi certaines activités
    tres lucratives mais interdites (ex : drogue) devraient etre legalisées.
    – dans un cadre mondialisé a vase communicants, le retour d’une forme d’esclavge et du manque de respect total des employés .
    La colere et/ou revolte des employés est legitime (voir le cas recent d’Air France ou le debordements ont etre legers face a la violence des DRH et du patronat)
    – la dicohtomie entre les etudes superieures (fac etc) qui favorise la perfomance intellectuelle et l’entreprise qui favorise
    le conformisme et la docilité, respect de la hierarchie. De plus dans un environnement de dernieres années apres la selection (these , master) le surdoué a plus de chances d’etre
    au sein d’autres surdoués, ce qui facilite la communication et sociabilisation. Lors de mes etudes mon surdon ne m’a jamais posé probleme meme socialemnt (je me suis fait pas mal d’amis a la fac
    et j’avais une vie sociale tres active), mes etudes (inge + divers masters) ont ete brillantes meme un diplome recent avec un certaine reconnaissance (certains profs m’on meme demandé de travailler pour eux)
    Alors qu’en entreprise on retrouve parfois de reels sous-doués a des postes importants (parfois ce n’est meme pas compensé par un bon relationnel, ces personnes sont unanimenent detestées mais ont du pouvoir,
    vous parlez d’un charisme !) arrivés la-bas par des jeux politiques, ou un appui.
    J’ai beaucoup d’anecdotes personnelles a ce sujet. Dans mon cas personnel le monde de la grande entreprise a ete la douche froide a laquelle je n’etais pas preparé. Je me suis senti mieux
    dans les deux (trop rares) PMEs ou j’ai travaillé

    Globalement ce livre de Cecile est bienvenu et interessant, une bonne synthese meme si il presente certaines lacunes il comble un manque cruel de litterature en langue francaise concernant ce sujet particulier et je suis sur, apportera des reponses
    aux gens moins aux fait du surdon, qui est un sujet vaste et complexe auquel je suis attaché
    J’aurais aimé aussi que l’ouvrage soit plus fouillé et parle de certains travaux de recherche (ex le hollandais Noks Nauta)
    Ce que j’attends toujours par contre ce sont des idées novatrices sur les surdoués

    1. Merci de ce compte-rendu circonstancié Lepat ! 🙂

      Les contraintes d’édition sont terribles : j’avais droit à 380.000 signes (ça correspond au livre paru) et j’étais contente d’avoir respecté la consigne… sauf que dans les signes, il fallait compter les espaces = mon manuscrit initial comptait 700.000 signes, espace inclus. Autant vous dire que le sabrage a été particulièrement éprouvant.

      Je me suis focalisée sur l’essentiel : ce qui fait le décalage dans le monde du travail, un décalage qui commence dès l’école, et où l’orientation fait beaucoup de dégâts.
      Je ne suis pas entrée en détail dans le procès des entreprises (ça aurait fait beaucoup plus que 700.000 signes !) : ce n’était pas le propos (même si je cite de Vries/INSEAD qui a sorti un papier intitulé « Le psychopathe dans la Suite C » dans lequel il mentionne que les qualités appréciées en entreprises seraient qualifiées de pathologies mentales ailleurs).

      J’ai bien conscience, au regard de tous vos commentaires précédents que vous n’avez pas appris grand chose avec mon ouvrage.
      .. Mais bon.. d’autres y ont trouvé / y trouveront un point d’ancrage pour prendre du recul et réfléchir.

      Car, oui, j’ai, comme pour mon premier ouvrage, avant tout procédé à un travail de synthèse et de mise en perspective des études que j’ai identifiées (500 Mo de données environ) et demandé à des témoins de réagir pour replacer les résultats de ces études dans le quotidien du travail.
      Pour ce qui est de Noks Nauta (c’est une dame), son ouvrage et les papiers auxquels elle a contribué font partie de la bibliographie présentée en fin d’ouvrage – de même le site de sa Fondation est mentionné. Et je la cite assez régulièrement, ainsi que Frans Corten, dans mon ouvrage (au moins 10 fois chacun en me fondant sur mon moteur de recherche interne au document).
      Le travail que Noks a effectué, seule ou avec Frans Corten, Siewke Ronner ou encore Donatienne Brasseur est remarquable, et je ne cesse de faire la publicité pour son bouquin « Gifted Workers – Hitting the Target » dont je ne désespère pas qu’il soit traduit en français.

      .. Pour la partie bisounours, il me semblait important de proposer quelques pistes pour soulager le quotidien, autant que faire se peut, quand on n’a pas la possibilité de claquer la porte.
      Enfin, j’aime bien citer la phrase d’Isabelle Padovani «  »Tous des cons », c’est un grand cri d’amour frustré« 

    2. @lepat:
      donc, en résumé, la critique étant aisée mais l’art bien plus difficile, une suggestion pour toi, au lieu d’attendre toujours: recherche, pense, écrit, crée ! on se fera une joie ici de lire ton papier, … enfin j’espère !

      Bonne route !
      Chan

    3. D’une certaine façon, je suis aussi resté sur ma faim tout en devant reconnaître la présence de bien des bons conseils. Seule interrogation, sont-ils spécifiques aux SD?
      Somme toute, étant ici dans mon domaine de spécialité, ce qui manque, et pas qu’ici, c’est une réflexion quant à ce qu’est le travail et les formes qu’il prend aujourd’hui. Sachant que les mutations sont nombreuses malgré une persistance de logique.
      Ce que je n’ai que peu lu, sauf dans le passage sur la possible syndicalisation du SD, c’est la difficulté à agir dans un milieu de travail dans une logique, o combien affirmée par certains discours d’entreprise et de développement personnel, de réalisation de soi. Ceci tout en devant, j’insiste sur ce verbe, avoir conscience des aspects destructeurs de cette logique d’affaire en termes sociétaux et environnementaux.

      Et ceci, même le NP, peut le percevoir, on se crève dans un système de profit qui n’a que faire de ceux qui restent de côté.

      J’irais même jusqu’à dire que c’est toute la stupidité du HP que de se faire un burn-out dans ce système qui lui convient si bien: pouvoir se donner à fond sans reconnaissance.

      Comme le dit Cécile, un peu d’intelligence stratégique serait parfois bienvenue…

      Fabrice Micheau dit la même chose en soulignant les opportunités conjoncturelles qui y a aujourd’hui pour les SD.

      Mais entendons-nous bien ses mots: conjoncturelles, opportunités et, j’ajoute, domaine du travail. Il serait peut-être temps de relire Habermas et de comprendre que le travail et major stratégique, ce n’est pas le lieu de la vérité.

      Et tant qu’à avoir un brin d’intelligence, il faudrait aussi s’en servir pour remettre l’économie en place dans les autres systèmes dans lesquels elle doit s’inscrire en tant que sous-système subordonné.

      Je redoute que certains SD se laissent aujourd’hui abuser en mettant leurs capacités au service d’un système qui n’en a que troo besoin pour survivre dans les conditions qu’il affronte; c’est à dire centres des limites à son autophagie.

      Du reste, et c’est ce que dit bien le livre de Cécile, ce système n’a que faire de vous faire avancer en remerciement de ce que vous lui apportez. Vous êtes trop dangereux pour son homéostasie. Mieux vaut des crétins qui maintiennent la logique que des intelligents qui la questionnent.

      Et, comme la grande majorité de l’humanité, vis avez besoin de travailler et ferez avec tout en vous mordant les lèvres.

      Somme toute, Cécile le dit bien, vous avez quelques choix qui peuvent vous apporter un peu de bien-être dans garanties de succès financier.

      Passer indépendant, cela se défend. Vous de trouver les clients qui paieront votre niveau de qualité.

      Je pense surtout que nombre de nos qualités doivent nous attirer vers les professions dites libérales dans lesquelles l’exigence de vérité justifie des prix demandés.

      Je pense ainsi à toutes les professions qui touchent au conseil, à la santé, à la justice, au développement etc…

      Enfin, je dis cela mais je vous bien que nombre de nos chamanes modernes sont des machines à profit très habiles à nous séduire.

      J’en connais même tout près spécialisées dans les HP

      1. je pense aussi que les surdoués sont plus fait pour professions liberales, etre independant etc. Mais tout ceci implique une orientation des la terminale pour le choix de etudes superieures. Il faut dire aussi que dans notre société liberale, c’est a chacun de s’adapter et tant pis pour les mal informés et ceux qui sortent du cadre.
        Un specialiste de la douance (il va d’ailleurs beaucoup plus loin que cecile) m’a dit que les surdoués ne doivent pas travailler comme salariés en grande entreprise. ca ne leur convient pas, c’est evident. j’ai deja developpé ce point a moultes reprises sur ce site

        1. « les surdoués ne doivent pas travailler comme salariés en grande entreprise »
          Certainement.
          … Mais quand vous vous découvrez surdoué à l’âge adulte, que vous êtes déjà en entreprise, et que vous y êtes coincé pour moultes raisons : comment faîtes vous ?

          « les surdoués ne doivent pas travailler comme salariés en grande entreprise »
          Vraiment ?
          Je pense que certains s’en sortent très bien : ceux qui ont un grand équilibre augmenté des bonnes connections sociales.

          1. Il est peut-être quelques domaines où il est possible d’avoir une production créative et personnelle. Je pense à le recherche… Mais on fait qu’elle est; elle aussi sous pression… J’aurais pensé à la littérature quelle qu’elle soit… Mais à lire vos contraintes d’édition, j’en doute. Alors quoi? L’art? Rien de plus incertain pour manger à voir faim.
            Souvent, je me répète tout le travail que nous devrions accomplir si nous nous trouvions isolés sur une île. Cela remet un peu les idées en place quant à ce que l’on aime, doit ou peut faire. Ceci dit un peu du pourquoi vous ne pouvez quitter votre job, mêlé en abaissant drastiquement votre niveau de besoin.
            Ensuite, reste à considérer stratégiquement vos options sur base d’une très bonne connaissance de vous-même et de votre environnement. Mais ne vous y trompez pas, vous restez dans un environnement de relations avec contraintes, opportunités et satisfaction à apporter. je pense qu’un équilibre est tout à fait possible à cet endroit. Il est même nécessaire mêlée son nécessité un peu d’abandon de soi.
            C’est que SD nous n’échappons pas à ce que nous sommes mais que nous sommes pressés d’en tirer le nectar à notre époque sauf à vivre reclus… Et encore.
            Travailler comme indépendant? J’ai envie de dire oui mais là aussi les contraintes imposées par d’autres peuvent être extrêmement puissantes et la nécessité de gagner sa vie peut conduire à l’épuisement ou au sacrifice de la qualité….

            1. « Vivre reclus », pour échapper aux contraintes? Sommes nous si réfractaires aux contraintes? ou sommes nous réfractaires uniquement aux contraintes qui
              1. viennent des autres
              2. nous apparaissent totalement superflues, inutiles, sans fondement?
              J’ai entendu toute ma vie « tu ne supportes pas qu’on te dise quoi faire ». et c’est vrai. Une véritable allergie! Dites moi de faire blanc et je ferai noir, même si blanc semble plus adéquat. Mais bien sûr, je ferai en sorte de démontrer que noir était quand même une meilleure idée 😉
              Les contraintes restent en effet puissantes, et nous ne sommes semble t il pas en mesure de les accepter facilement. Cela dit, il y a des contraintes partout et dans tout, la seule possibilité est de choisir ses contraintes. Au mieux….
              Esprits libres, si le monde matériel nous contraint, quelle liberté nous avons dans la tête!

          2. « « les surdoués ne doivent pas travailler comme salariés en grande entreprise »
            Certainement.
            … Mais quand vous vous découvrez surdoué à l’âge adulte, que vous êtes déjà en entreprise, et que vous y êtes coincé pour moultes raisons : comment faîtes vous ? »

            C’est effectivement mon cas et je suis en fin de carrière et ce spécialiste de la douance j’ai été le consulter récemment, j’aurais bien sur préferé le savoir précedemment
            Par ailleurs je viens de lire certain auteurs qui estiment même que le surdon est tabou en France depuis mai 68, rien de moins !
            de par mes spécialités je ne peux que travailler quasiment qu’en très grande entreprise., sauf mon dernier et actuel employeur mais c’est ultra-niche avec les risques que cela comporte

            « Je pense que certains s’en sortent très bien : ceux qui ont un grand équilibre augmenté des bonnes connections sociales. »
            Je ne le crois pas… Ce spécialiste de la douance était assez catégorique et assez surpris que j’ai toujours travaillé en grande entreprise. Le spécialiste de la douance m’a dit que c’est du au fait que les qualités du surdoué y sont de peu d’utilité en général (compétence, polyvalence, travailleur) dans ces grandes structures hiérarchiques (c’est surtout cet aspect qui joue) alors que les qualités requises (conformisme, docilité/soumission, fayotage, sens politique fin) ne sont en général pas le point fort du surdoué (déjà par définition le surdoué n’est pas dans le moule et pourra faire peur même par ses compétences a ses chefs). Plusieurs articles vont dans le même sens.

            https://www.cadremploi.fr/editorial/actualites/edito/detail/article/pourquoi-l-entreprise-prefere-les-imposteurs.html
            http://www.usinenouvelle.com/article/mettre-un-surdoue-sous-un-manager-moyen-bosseur-et-politique-est-catastrophique-expliquent-thierry-brunel-et-arielle-adda.N317729
            je crois qu’il faut être réaliste et plutôt que d’essayer de faire entrer le surdoué dans un moule trop petit pour lui, il vaut mieux essayer de l’orienter vers des cadres qui lui conviennent mieux, ou il peut s’épanouir et être déjà plus heureux (même si la souffrance au travail touche un grande majorité des français !)
            http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2016/01/24/soufrance-au-travail-oubliez-le-psychologue_4852707_1656994.html

            1. L’article de l’usine nouvelle a un titre destiné à accrocher – il reprend donc la remarque de Thierry Brunel. Et fait oublier ce que dit Aielle Adda et qui est tout aussi important : « A.A. – Le contexte familial va jouer un rôle. Certaines personnes douées n’ont jamais eu aucun les problèmes que nous avons évoqué jusqu’ici. Ils ont eu des parents qui les ont compris, les ont aidés, stimulés… Dans le monde du travail, c’est pareil. Tout va dépendre de l’ambiance de travail dans laquelle évolue la personne. J’ai eu un patient qui était très bien. Sa chef de service était elle-même une personne douée, elle avait recruté des gens qui lui ressemblaient. C’est une question de chance. Quand cette chef est partie, la situation s’est dégradée. »

              Pour ce qui concerne l’article de Cadremploi – oui, bien sûr – les recherches le montrent bien : l’entreprise cherche d’abord et avant tout quelqu’un qui soit conforme – question de cohésion d’entreprise. Ca n’empêche pas qu’un surdoué puisse trouver sa place, à condition de se camoufler (ce qui ne signifie pas abdiquer sa personnalité – ça signifie simplement, investir la place de l’intérieur, avec la possibilité ensuite de faire évoluer la structure – c’est à mes yeux l’objectif ultime de l’intelligence stratégique). Et c’est la conclusion de l’article « de temps en temps, un extra-terrestre passe entre les mailles du filet. Un cadre différent entre dans la place. Mais il veut progresser, comme tout le monde. Il la veut cette promo, ce fauteuil au codir, comme ses collègues. Alors il fait comme tout le monde, il s’adapte, il se coule dans le moule. Il devient un imposteur. « .. si ce n’est que le raccourci « il devient un imposteur » me semble très subjectif : il vaudrait mieux dire « il endosse les apparences de l’imposteur » – comme un caméléon au final.

              Quant à l’article du monde « oubliez le psychologue » il est surtout là pour pointer les dérives du management et dénonce assez justement le réflexe u recours au psy en signalant que c’est « Une façon de lutter contre l’hypocrisie d’une société qui gomme les conflits sociaux pour ne pas avoir à les aborder « .
              Je n’ai hélas pas accès à la totalité de l’article, mais le point de vue de Sylvie Kaufmann doit être rappelé, qu’elle présente dans une tribune du journal Le Monde
              « Il y a la violence monstrueuse du terrorisme, meurtrière, aveugle, impensable dans sa froide progression. Elle peut être considérée comme exogène, même si ses auteurs ont souvent grandi parmi nous : ils sont, de leur propre aveu, en guerre avec notre société. Et il y a la violence que nous produisons nous-mêmes dans le cours de la vie publique, intellectuelle, verbale, ou physique. […] En France, c’est un discours politique qui dérape plus souvent qu’à son tour. Ce sont les « incivilités » que l’on finit par trouver ordinaires. Ce sont des médias qui oublient toute réserve sur la violence des images qu’ils offrent aux téléspectateurs…  »
              Aussi minoritaires que nous soyions, nous, surdoués, avons une responsabilité pour que l’augmentation des incivilités en entreprise n’augmente pas – aussi dur que ce soit (et d’autant plus car ous sommes si minoritaires), nous ne devons pas nous laisser aller à des envies de violence, à des envies de monter des murs.
              Le dialogue est nécessaire – il impose de sortir de sa zone de confot.
              Mais il fait aussi progresser.

              1. le contexte de l’entreprise joue un role bien sur, mais actuellement le management toxique est tres repandu partout (dans les PMEs moins a ce que j’entends). C’est la logique du systeme qui veut cela.
                Comme Crici a dit les salariés vivent dans la peur. Dans les dictatures on vivait aussi dans la peur… du machiavel pur…

                camoufler son surdon pour survivre en entreprise ? pourquoi pas et quoi encore je dirais meme… surtout apres des etudes ou votre surdon a ete glorifié de par vos resultats brillants.

                la psychologisation de problemes sociaux est un des scandales de notre société mais c’est voulut politiquement car cela contribue a la stabilité sociale
                La violence est presente en arriere-plan dans tout rapport de pouvoir. Que dire a ces salariés d’Air France a la violence presque symbolique (dechirer une chemise n’a jamais tué grand monde) face a la violence du grand patronat ?
                reduire le salarié au rang d’esclave, est-ce une evolution sociale saine ?

                la verité c’est que le systeme est de plus en plus en France deglingué et ca va finir tres mal

    4. J’ai souvent envie de rebondir sur tes commentaires, car l’entreprise et ceux qui la composent m’ont valu pendant 20 ans et me vaudront encore j’en suis certaine des colères homériques, des états dépressifs, des interrogations sans fin sur la nature humaine et ma place sur terre, un immense besoin de me nourrir ailleurs, de ce(ux) que j’aime, de lien, de sens.
      L’entreprise neo capitaliste est psychopathe, c’est un fait qui n’est plus à démontrer.
      Mais les choses changent, et vite. Le documentaire « Demain » est très régénérant à ce titre. Les études montrent que les jeunes ne veulent absolument plus de ce système. Je vois des patrons évoluer à une vitesse que je ne soupçonnais pas, probablement aussi parce qu’ils perdent des ressources précieuses dans cette nouvelle économie, et craignent que leur entreprise ne s’adapte pas. Je vois enfin une énorme entreprise IT se retirer de la bourse, rachetée par son fondateur qui veut investir, et en a « ras le bol » de rendre des comptes à des actionnaires qui ne comprennent rien à son métier.
      Réjouissant.
      Les salariés ont peur. Ne plus avoir d’emploi, c’est ne plus exister socialement, être considéré comme un paria contagieux, et ne pas pouvoir survivre à terme. Nombre de gens ne voient pas comment faire autrement (et j’avoue que moi non plus, la sécurité n’est pas un besoin avec lequel je peux négocier, même si le besoin de sens et de respect, et la conviction qu je ne pouvais pas imposer un tel mal être à mes enfants, et aussi qu’on a qu’une vie sauf preuve du contraire, et enfin que je peux réussir à peu près tout ce que j’entreprends, m’ont permis de passer le cap de ma peur et de démissionner environ 30 fois…sans que rien ne change vraiment t ‘en doutes, mais bon, c’est parfois moins inconfortable).
      Cette peur est ce qui génère les comportements aberrants que nous avons rencontrés, la mesquinerie, les couteux dans le dos, l’agressivité, et aussi les maladies graves, physiques en mentales que j’ai vues chez mes collègues.
      Je ne dis pas qu’il ne faut pas dénoncer au contraire. Je m’interroge sur l’omerta qui règne quand je m’aperçois que j’ai mis 20 ans à ouvrir les ouvrages d’un Christophe Desjours sur la souffrance au travail qui me pèse pourtant depuis mes premières années en entreprise, et j’applaudis à deux mains ma copine prof à la fac qui les met dans les mains des ses élèves dès leurs études.
      Prévenir et accompagner nos enfants pour qu’ils fassent des choix en conscience, en fonction de ce qu’ils sont et de ce qui est me semble capital.
      Et peut-être que nous aussi, nous pouvons faire avancer les choses à notre façon, ou trouver d’autres pistes pour vivre en cohérence avec nos valeurs.
      Ca demande un peu (beaucoup) de courage, c’est sûr, mais on ne serait pas les premiers. De toutes façons, il me semble qu’à un moment, on a juste plus le choix. Je ne vois pas que mon allergie à ces aspects psychopathes s’améliore avec l’âge ni que je gagne en « recul » et en « sagesse » (hahaha), au contraire, et je ressens de plus en plus l’urgence de m’en extraire.
      Entre l’école et l’entreprise, je me demande souvent comment c’est possible d’enfermer et de formater autant les individus sans qu’ils ne réagissent plus que ça (vu l’état du psychisme de la plupart des gens ceci dit, on ne peut pas dire qu’il n’y ait pas de réaction…)

      1. Bonjour L’échalote,

        Diable de correcteur….

        Le rebond était-il pour moi? Bon, je le sud un peu emportez en écrivant ces quelques lignes d’autant plus difficiles à rédiger que j’en suis actuellement réduit à utiliser mon téléphone.
        Alors, oui, beaucoup de choses bougent et c’est inévitable. Je ne dirai rien de ‘demain’ que j’ai enregistré sur mon téléphone pour le regarder dans les prochains jours.
        Je voulais surtout souligner que nous qualités peuvent être aujourd’hui recherchées dans un but qui n’est que celui de la perpétuation d’un système qui semble un peu suffoquer.
        Cécile Mr semblait d’ailleurs le dire un peu à mi-mot en parlant de burn-out mais aussi de possible exigence trop forte envers les autres.
        Je pense aussi que certains, peut-être surtout dans l’informatique, cherchent à tellement améliorer et faciliter les choses que cela d’erreur du travail.
        En ce, nous sommes partis nous pires ennemis.
        Le jour où j’ai pris conscience que je me tuais à faire le travail que cinq faisaient ailleurs, je me suis dit que ce n’était pas possible de continuer ainsi. Résultat, j’ai fait informatiser une partie et j’en fais tout autant en étant un peu plus cool.
        Bon bilan pour moi, pas pour l’emploi.
        Une chose qui me plaît avec notre système économique, c’est que nous sommes devenus diablement efficaces. Je dis diablement car c’est une efficacité qui dia-bolein, qui sépare ce système des autres…
        Comment remettrons-nous les morceaux ensemble? Je dis nous mais ce ne sera pas nous, pas que nous.
        Et oui, j’ai beaucoup aimé le livre de Cécile et, même si le champ du travail est ma spécialité d’études, je ne saurais lui en vouloir de nous donner une sorte de guide d’adaptation bien utile. À 46 ans, j’en ai peut-être juste déjà mis en pratique une bonne partie par essais-erreurs.
        Je voulais juste ajouter qu’il ne faut pas être dupe du fonctionnement de ce système de travail, qu’il faut savoir y rester pleinement humain… Tout en devant s’y jeter par pure nécessité.
        Je ne saurais donc mêlée pas reprocher à qui que ce soit de s’attacher à un job qui ne peut quitter.
        Ce n’est la plus petite réussite idéologique de notre époque que de réussir à nous faire croire que notre job montre notre valeur.
        Et je m’en inquiète quand je constate à quel point nous pouvons avoir une psychologie qui nous ferait vie embrayer au mythe de la performance.
        Le surdoué athlète d’entreprise? Il y a de quoi se faire détester pas ses collègues et même par ces pseudos gourous de philosophie rh qui savent qu’ils mentent par pur intérêt.
        Ce que serez demain, je n’en sais rien. Je trouve juste les temps durs et incertains.
        Ceci que nous soyons surdoués ou pas. Cela vaut pour tous.
        Alors, travail pour tous out disparition du travail? Je n’en suis rien.
        Et merci à Cécile pour ses précieux conseils.

      2. L’entreprise est en effet un superorganisme psychopathe dont l’objectif est le profit a tout et n’importe quel prix.
        lire a ce sujet « The Corporation: The Pathological Pursuit of Profit and Power » Joel Bakan
        Le reel danger c’est de ne plus mettre de limites a la recherche du profit et pas la recherche du profit en lui-meme.

        Par ailleurs je suis assez reservé sur des psy du travail comme C. Dejour (dont les videos et ouvrages sont dispos sur le net) car :

        – en meme temps qu’il denonce certaines methodes de management toxiques, il estime que cela peut se justifier selon un principe de rentabilité a court terme.

        – il a des rapports ambivalents avec les grandes entreprises, comme ses invitations recurrentes a des colloques/conferences sponsorisées par les entreprises. Ce genre de rapport nuit a l’independance

  12. Bonjour France de Montréal et oui, je suis de cette ville itou :0)
    Comme toi, la méditation m’aide énormément. La création aussi.
    Mais ce qui m’aide le plus est de vous lire. Je ré-habite mon corps de plus en plus.
    La confiance et le droit d’exister reviennent doucement.

    Cécile, comment peut-on faire pour s’adapter lorsque la sensibilité augmente avec l’âge?
    Je réfléchis, je cherche des moyens, je veux en faire une force et non un handicap.
    Pouvoir sortir mes antennes lorsque j’en ai besoin et les rentrer en cas d’agression :0)

    1. « comment peut-on faire pour s’adapter lorsque la sensibilité augmente avec l’âge »
      Bonne question…
      Je crois que l’essentiel est de rester connectée à son corps et à ses besoins, et de les respecter.
      L’équilibre est parfois difficile entre isolement et sociabilisation. Et on ralentit forcément.
      .. Mais peut-être est-ce ça aussi « cultiver son jardin ? »

    2. Bonjour Sourcière 😉 Moi aussi j’aimerais couper mes  »capteurs » quand j’en ai envie. Et l’âge qui n’arrange rien pour l’hypersensibilité. Aux deux tiers de ma vie, j’ose à peine imaginer ce que cela sera à …90 ans! Seul moyen pour moi en ce moment: m’isoler et éviter certaines personnes/situations. Mon groupe de yoga 3 fois/sem. m’apporte joie et sérénité. Par contre, je ne peux méditer en groupe, je capte trop de  »vibrations », j’ai besoin d’être seule ou avec mon conjoint.
      Cécile: résultats de mes tests il y 4-5 jours, et j’accuse encore le coup: définitivement HPI même si légèrement sous 130. Résultats hétérogènes…évidemment. J’ai envie de crier, surtout à ma famille:  »Voilà pourquoi je suis si bizarre, compliquée, intense, émotive, hypersensible etc.. » Doit-on le dire? J’aurais envie de  »sortir du placard » mais en même temps j’ai peur de faire face à encore plus d’incompréhension.
      Les autres ? Quelles sont vos expériences à ce sujet ?
      Que la vie vous soit douce, à tous

      1. Bravo encore France d’avoir fait le pas de la passation du test !
        .. et contente que vous ayiez eu affaire à une thérapeute qui connaît son sujet : vous voici sur de bonnes bases pour repartir !
        Bravo !

  13. Bonsoir,

    Je vous lis et je me retrouve à 100%. Le casse-tête de ma vie
    se rassemble. Flash-back sur d’anciennes blessures avec enfin une réponse,
    toujours la même, ma façon, de penser, de réagir d’être différente des autres.
    L’incompréhension, la peur de mon entourage lorsque j’étais enfant. Le rejet.
    Le harcèlement à l’école à cause d’un vocabulaire trop étendu pour mon âge,
    Le décalage constant.
    Ma compréhension simultané des choses tellement ma pensée peut aller vite parfois.
    Je suis rapide, impatiente, active, je ne vis pas dans le même espace temps. Les gens m’énervent avec leur lenteur, leur manque d’audace, de vision.
    Des années de frustration à piaffer intérieurement et a m’épuiser à force de serrer la bride de mon cheval. Est-ce ma faute si c’est un cheval de course?

    Et la culpabilité d’exister, simplement de ne pas être comme les autres. Et mon âme qui pleure, si profondément en moi lorsque je ne crée pas. Et l’éblouissement, et la transe, le ravissement intérieur, silencieux, incommunicable.
    La solitude, riche giboyeuse de nouvelles pensées, et les éclairs de compréhension.

    Et les sons de plus en plus insupportables à mesure que je vieillis, je ressent certains sons physiquement, comme un coup au plexus ou une lame qui me transperce.
    Pour moi ils ont ont un volume, une matière et une vélocité.

    Bref, merci à vous qui en écrivant m’avez décrit sans le savoir, et aidé a me comprendre, me retrouver :0)

    Sourcière (aussi de Montréal)

    1. L’hypersensibilité qui augmente avec l’âge… Une réalité à ne pas négliger afin d’apprendre au plus tôt à veiller sur soi même en respectant cette fameuse hypersensibilité.

    2. Chérie Sourciere….Aussi de Montréal? La première que je retrouve ici! 🙂
      Oui cette hypersensibilité qui augmente avec l’âge! Les sons surtout, comme toi! Le violon me déchire les tympans, certains outils également. Surtout les sons aigus. De plus en plus j’ai besoin de silence….quel délice! Ce silence qui m’effrayait tant autrefois, qui validait mon sentiment d’être à part.
      Le silence…être seule… La méditation m’apporte beaucoup…je retrouve mon âme, mon essence… en paix

  14. Le surdon au quotidien…Si certains participants à blog ne comprennent pas tout à fait la vie d’un surdoué (enfin, donnez le nom que vous voulez), voici ce à quoi peut ressembler la vie quotidienne. Aujourd’hui, je décide d’aller faire un tour, histoire de sortir, au marché. Il y a à 35 km une petite ville typique, avec un gros marché, dont une partie encore « agricole » (volaille et toutes sortes d’animaux vivants). bref, nous voilà parties. C’était plein de monde, j’ai juste oublié que aujourd’hui était Pentecôte, donc férié. Au bout de 10 minutes, mes oreilles entendaient un son continu, un brouhaha qui commence doucement à m’agresser les tympans, comme un ultra son terrible, trop fort, trop fort, trop fort, trop aigu, trop aigu, trop aigu… Puis la tête se met à me tourner, je ne marche plus droit, j’ai tendance à rentre dans les gens, pas vraiment comme si j’étais ivre, plutôt comme si j’étais en hypoglycémie. Au bout de 30 minutes, j’ai des sueurs froides, je suis glacée de la tête aux pieds, et je transpire tant que je peux. Il faut sortir de là, ça devient urgent. On trouve un banc, il n’y a presque personne où nous sommes, il faudra bien 15 minutes pour retrouver un genre de calme. Ce qui semble un moment plaisir pour tous ces gens m’a encore une fois paniquée, ou fait je ne sais quoi, je ne suis pourtant pas autiste pour deux sous. Mais ceux qui m’ont touchés par mégarde, je les aurais bien embrochés, parce que je ne pouvais pas les éviter.
    Je suis rentrée (après une mésaventure restau, mais bon, pas tout aujourd’hui!) épuisée. Isolement d’une heure, et regain d’énergie.
    Les courses toujours entre midi et deux, comme ça il n’y a pas grand monde. Ou encore le matin à l’ouverture.
    Le quotidien d’un HP ne peut pas ressembler à celui d’un autre. Il faut repenser nos vies, accepter de ne pas faire comme tout le monde, de ne pas être comme tout le monde. Il faut adapter les horaires, le mode social, baisser le son, baisser l’intensité de tout, de l’assaisonnement en passant par les lumières et la texture des tissus, il faut protéger tous nos sens, dans un monde fait pour d’autres. On a l’air de fous, ou de gens compliqués, de chochottes, tant pis.
    Je ne crois pas, je ne pense pas, que ces gens « normaux » soient « cons ». en aucun cas. Ils jugent avec ce qu’ils connaissent. Ce qu’ils sentent, ressentent. Comment voulez vous qu’ils imaginent que se trouver simplement au milieu d’un marché où il y a un peu de monde peut être un enfer qui amène au bord du malaise par surexcitation des sens? Que le fait de vous toucher par mégarde peut donner des envies de fuite, celle ci étant impossible, déclencher une colère phénoménale?
    Grace en partie à votre livre, Cécile, je sais que ces phénomènes, malaise, énorme fatigue, et surtout cette colère, n’est que normale chez moi, à moi d’éviter les situations déclenchantes.
    bon, je n’irai plus au marché! 😉

    1. A vous lire il me semble qu’il y une difference de fonctionnement entre HP (sensibilite/emotivité exacerbée) et les HQi meme si certaines caracteristiques semblent communes.
      Je suis moi-meme HQi mais je ne me reconnais pas dans ces caracteristiques.
      Vous ressentez votre environnement a la puissance 10, voyez probablement des choses que personne ne percoit , ce qui est un don indiscutable
      Evidemment ca doit etre epuisant mais ne faut-il pas apprendre a debrancher son cerveau a certains moments, typiquement dans des situations sociales ou cela constitue un incovenient ? Perso j’y arrive alors qu’avant c’etait difficile

      Les HPs de part leur sensibilité/emotivité n’ont ils pas un cote plus artistique (dons artistiques) et les HQis un cote plus scientifique/cerebral/rationnel (don scientifique) ?

      1. HQI = Haut Quotient Intellectuel… terme associé à un résultat élevé de test de QI (> 130) qui valorise le cerveau gauche, l’intelligence logico-mathématique en négligeant les émotions, la sensibilité.

        Neuro-droitier – Hypersensible et émotif qui ne réussit pas forcément un test de QI qui valorise le cerveau gauche, l’intellige.. bla-bla-bla…

        HP – Haut Potentiel – l’acronyme politiquement correct pour surdoué qui non seulement obtient un score élevé à un test de QI mais développe de surcroît des qualités de sensibilité, émotionnelles, et d’empathie que ne montrent pas forcément les HQI (lesquels en obtenant un score élevé au test montrent surtout qu’ils sont adaptés au système dans lequel s’ancre le test de QI)

        je vous invite à lire le billet rédigé par Catherine Besnard Péron : Neuro-droitiers et surdoués ; de la préférence à la performance.

        1. merci pour vos precisions
          j’avais ete voir un specialiste de la douance qui m’avait diagnostiqué comme HP (J’avais toutes les caracteristiques) et mon QI a été mesuré a 144 (echelle WAIS). sensible oui, par contre je ne suis pas (hyper)sensible comme decrit plus haut

          1. (hyper)sensible …. existe-t-il un instrument de mesure normalisé pour mesurer la sensibilité ?
            celle-ci est un ressenti qui est propre à chacun.
            Vous pouvez vous considérer normal quand vous êtes hors norme – sensible quand vous êtes hypersensible

        2. Merci Cécile d’éclairer ma lanterne. J’ai lu le billet de Mme Péron.
          En fait si je veux aller passer ces tests ce n’est pas pour savoir si j’ai un QI de plus de 130. Mais de savoir vraiment que mon cerveau fonctionne différemment. Le best serait un IRM mais bon…
          Je pense que je suis définitivement neuro-droitier et haut potentiel émotionnel. Mais j’ai peur, tel que je le mentionnais sous une autre rubrique il y a quelques jours, à cause de l’accident avec commotion cérébrale d’il y a 4 ans.
          Aussi je me trouve un peu ridicule d’aller passer ces tests a 63 ans.
          Qu’en pensez-vous?

          1. Un thérapeute qui se respecte sera capable de prendre en compte votre accident et la commotion cérébrale.
            Peut-être que l’impact de cette commotion faussera les résultats des tests.
            Mais le psychologue saura le dire et vous expliquer votre mode de fonctionnement et en quoi il est (ou non) perturbé par cette commotion cérébrale.

            Dès lors, il n’est absolument pas ridicule d’envisager de passer un test, « même » à 63 ans. 🙂

      2. ah cher pat….

        ne seriez vous pas devenu un brin insensible ?

        moi aussi je suis froide comme la glace quand je veux bien, mais ne nous y trompons pas, nous faisons ca pour survivre.

        Nous faisons barrière : un bouclier contre les agressions, les émotions….

        l’autre jour je lisais que un THQI pouvait avoir des composantes autistiques dans le sens où il peut ne manifester aucune émotion dans des situations ou il devrait, comme si il avait tout coupé, moi ca m’inquiète, car je suis isolée de tout, et pourtant, je ne me sens ni THQI, simplement limite (disons entre 125 et 130), et je ne sens pas autiste du tout, mais peut on vraiment le savoir ?

        bref que de questions,

        mais enfin pour finir, chaque commentaire de toi Pat. est un commentaire affuté, acéré.

        pffff…. laisse tomber la carapace, va. et montre toi son ton vrai jour, et un grand cœur j’en suis sure.

        Cricri (qui peut etre un vrai chaton, autant que la pire chieuse de service).

      3. @Lepat
        Bonsoir! alors je ne suis pas du tout artiste. Pour tout dire, j’ai toujours dit en rigolant qu’il me manquait la case « émotion artistique ». Quand je vois des gens s’ébahir devant un tableau ou une sculpture, voire en écoutant une chanson, je suis dans l’incompréhension totale. Ben oui, c’est vraiment bien, et alors? c’est normal, non? c’est un pro de la peinture/sculpture/chanson qui l’a fait, alors faire au top, c’est la moindre des choses? enfin voilà. En tout cas, ces œuvres dites artistiques ne font naitre absolument aucune émotion chez moi. Le seul truc qui me touche, ce sont les objets venus du fond des âges. C’est comme un message reçu du passé, et j’imagine la personne qui a réalisé ou utilisé l’objet, ou habité dans les ruines, etc…
        Quant au côté scientifique, je veux absolument tout comprendre, surtout l’inexplicable, mais ça prend du temps,
        bref, je me demande à quoi ça sert d’avoir un QI comme ça si c’est pour finalement ne rien en faire vraiment….enfin, si, je fais plein de trucs avec, mais je ne le dis pas 😉 et de toute façon ça ne peut pas être ni reconnu, ni valorisé parce que pas accepté, incompris par tout le monde.
        je prévois les choses plusieurs années à l’avance, je sais la conclusion des projets, le plus terrible est que je sais comment vont « finir » les gens, surtout les jeunes. est-ce de la prétention de dire que je ne me suis pas encore trompée sur l’avenir d’un jeune, ou sur celui d’un projet?
        ça doit l’être, ça énerve tellement les gens que maintenant je ne dis plus rien, et je regarde les gens tomber, alors qu’on aurait pu éviter l’échec. J’ai compris que c’était leur chemin de vie, quoi que je dise c’est inacceptable.
        Ca les énerve tant que chacun cherche à me démontrer que je n’avais pas tout « prédit », qu’un tel a finalement bien réussi, mais dans autre chose, ou que le projet a abouti, une fois totalement transformé! ben tiens.
        Donc, ni vraiment scientifique, ni artistique, juste autre chose.
        Ne pourrait on envisager les HP comme des gens différents, qu’on ne peut pas mettre dans des cases prévues pour d’autres, qui sont comme un costume trop étroit?
        Pourquoi vouloir que quelqu’un soit artistique soit scientifique? l’imbrication évidente des deux cerveaux (et celui du ventre, y avez vous pensé? on a plus de neurones dans le ventre que dans la tête!!!!, alors, 3 cerveaux?) ne pourrait elle pas faire penser que certains ont partiellement réalisé l’unification de ce que je pense à tort, on appelle les 2 cerveaux? les faisant travailler de façon harmonieuse, collaborative, symbiotique? de sorte à ne plus les distinguer? bref, dites donc, les scientifiques, ne seriez vous pas à court d’imagination? en sortant des sentiers battus, je pense qu’on aurait de belles surprises!

      4. @lepat

        Allez lire Gardner et Winner, c’est le beaba pour tout surdouéE qui se respecte et respecte autrui, en plus ça vous évitera de tourner en rond…
        Bonne lecture!
        Chan

    2. Je te comprends Lost in Time. OH que oui!
      Je suis comme toi j’évite les foules. Même au resto, et j’y vais tôt, je me place toujours près d’une fenêtre ou le long d’un mur.
      Les marchés ça fait longtemps que je n’y vais plus. Vu que je mange bio il y a moins de monde sur les fermettes 🙂
      Les envies de fuite oui! Avoir envie de me cacher au fond d’un trou comme une souris.
      Autres choses: je me fais réveillé par l’odeur du café du voisin à 5h du mat. Je déteste le violon que trouve trop aigu. La couleur rouge clair m’aggresse. Je porte toujours des verres fumées. Pas capable de toucher certaines textures mais la soie mmmmm. Les foires alimentaires dans les méga centres d’achat me donne la nausée.
      Oui j’évite les situations déclenchantes comme tu dis.
      Alors… Pour les autres je ne suis pas de bonne compagnie. Trop »difficile ». Ils n’ont aucune idée comment je me sens……..soupirrrrrr

      1. Je tiens à te rassurer, France, moi non plus je ne suis pas de bonne compagnie. Je me tais trop, (donc je « fais la tête »), etc, l’éternel truc, quoi, les gens sont bruyants, les diners trop longs, on perd son temps, mais qu’est ce que je fais là, etc etc….Ils ont raison!

    3. il faut arreter de trouver des excuses aux normopensants, en tout cas a nombre d’entre eux. figurez vous qu’ils comprennent tres bien en general mais simplement demontrent un mepris et rejet de la difference quelle qu’elle soit (meme en bien ou en mieux, c’est la le comble !, vivement qu’on uniformise par le bas) ou meme de l’intelligence (intello, geek idealiste, je dois vous fournir la liste complete des qualificatifs qu’on affuble les surdoués ?)
      Personne n’est obligé d’etre ouvert et tolerant avec des intolerants ou en tout cas de le rester. Quand a la loi du nombre (cecile) franchement, si on doit se baser la-dessus …
      Cons ils le sont oui, car jusqu’a preuve du contraire un THQi est plus intelligent qu’un QI de 100 (l’intelligence sociale c’est d’etre aussi cons qu’eux ?)

      1. « Personne n’est obligé d’etre ouvert et tolerant avec des intolerants ou en tout cas de le rester.  »
        Certes.
        Mais sur la durée c’est l’escalade jusqu’à la violence.
        Est-ce vraiment ce que nous voulons ?

          1. Oui, Dallas USA. Cependant, il faut comprendre aussi que dans cet état, comme dans une bonne trentaien d’autres, les gens ont le DROIT DE TUER. S’ils surprennent un voleur chez eux, ils peuvent tirer et ne seront pas inquiétés. Le contexte est certainement créateur, déclencheur de violence. Sur le sujet, un livre absolument passionnant, « le point de bascule », de Malcolm Galdwell. C’est époustouflant, l’humain et la personnalité ne sont pas ce qu’on croit. Entièrement fondé sur des études scientifiques. Il m’a laissée…scotchée. Existe en poche, pas cher, pour une fois! 😉

      2. bonjour

        je ne suis pas d’accord avec toi lepat, enfin pas tout à fait

        certains normopensants éprouvent du mépris envers les surdoués, mais ils détectent une différence, sans vraiment connaître les capacités intellectuelles de la personne.

        il faut dire que nous de notre coté, nous ne pouvons résorber les décalage au niveau du discours, de la réflexion, de la facon de réfléchir et de résoudre les problèmes.

        Il y a peut etre des normo pensants qui sachant notre situation, peuvent très bien en profiter aussi…..

        Ils n’ont pas le meme style de pensée, tout va moins vite pour eux, tu ne peux pas leur demander l’aller plus vite, quand eux te regardent en se disant : celle à elle court tout le temps, elle est exhubérante , elle fait de la lèche aux chefs etc…..

        moi je ne ne m’aperçois pas quand je carbure à fond, car j’y trouve mon rythme normal, donc je ne me rends pas compte.

        etre au dessus de la mélée, pas facile à assumer mais… c’est ma came aussi….. quand je n’ai pas de travail, je suis crevée par…. la difficultés d’adaptatioin (dire à mon cerveau : ben non y a rien aoujoud hui c’est là dèche quoi……humour).

        Surtout quand on n’a plus de travail depuis à peine 5 min, voilà le manque risque d’arriver à tout moment.

        je t’encourage à te confier encore davantage lepat (j’ai toujours pas réussi à faire tomber ta carapace…..!).

        pourtant que de richesses cachées derrière ce mur que tu envoies….

        quel dommage, mais je suis que ce n’est pas évident pour tout le monde non plus de se confier

        Cricri

        1. @ Cricri et Lepat
          « certains normo pensants éprouvent du mépris envers les surdoués ». certains? Euh…..tous? « Pour qui elle se prend », « elle pense toujours avoir raison », « Pourquoi elle fout pas la paix aux autres » (ça, c’est vrai je veux toujours qu’ils fassent mieux, c’est jamais assez bien, bon il est temps de comprendre que ce n’est pas possible, mieux et plus vite!). « elle se trompe aussi », (ben évidemment! mais pas pour les mêmes raisons, et en + quand je me trompe, c’est à mes frais, pas à ceux des autres). Bref j’ai ce terrible sentiment que bien des normo pensants détestent les surdoués. A juste titre, car souvent on remet en cause leur sentiment de supériorité. Je ne les trouve pas cons, juste limités, et j’ai du mal à l’accepter, alors je leur mets la pression, alors ils n’y arrivent pas, alors ils me détestent et ça, ok, maintenant je comprends.
          « Elle court tout le temps ». Non, je vais à mon rythme, sauf que le vôtre me parait celui d’un escargot. Et ça amplifie le décalage. Et quand je suis en manque de travail, je deviens franchement pas drôle, je sais.
          Je n’ai pas lu le livre, pas encore.
          Lepat n’a pas l’air content. Je suis souvent en colère, parce que je dirais que je me sens décalée dans le temps, c’est comme si les choses étaient déjà arrivées, le chemin tout tracé, et j’ai cette terrible impression (enfin, ce n’est pas une impression)que personne ne m’écoute (ego? bof…). Pour finalement parvenir où j’avais dit. Aïe…surtout ne pas dire « je l’avais bien dit »!!!
          bref, ta colère, Lepat, semble aller tout droit vers Cécile qui n’a fait qu’écrire le livre, qui finalement donne un point de départ! et puis que veux tu faire avec 350000 signes??? Forcément il n’est pas complet! Je ne suis pas sûre qu’elle mérite ça.
          J’essaie de bosser à accepter la lenteur, l’errance, l’arrogance et le reste…ça me prend du temps et je suis nulle! 😉 Tu veux pas essayer Lepat? comme ça on pourrait échanger nos « trucs »!
          je vais lire le livre, et je reviens vers vous!

          1. @Lost In Time
            Pas de blème – je ne me suis pas sentie agressée 🙂
            J’ai eu droit à des critiques bien moins circonstanciées, d’autant plus négatives qu’infondées !

          2. Je ne crois pas que le surdoué doit devenir un reclus, heureusement, mais peut-etre que les surdoués devraient travailler entre eux.. ce qui facilite communication et sociabilisation (on retrouve cela un peu dans la recherche) ou bien sur travailler pour son compte
            j’ai remarqué que dans les travaux de groupe a la fac (groupes de 4 ou 5) , je produisais de tres bon resultats, nous etions chaque fois les meilleurs de loin. C’etait parfois du travail consequent avec de nombreuses reunions au doimicile des uns et des autres. Mais c’etait chaque fois avec des gens valables, d’un certain niveau, pas les sous-doués qu’on retrouve parfois dans les grandes entreprises du CAC40 ou autres (meme au niveau diplomes). Il y avait un gars plus faible mais la majorité etait composée de gens valables, un ou deux gars m’epaulaient tres bien mais c’etait moi le leader et cerveau du groupe qui definissait la strategie a adopter. De plus personne n’etait exclu comme cet element plus faible mais c’etait (c’est mon optique personnelle peut-etre trop idealiste et humaine comme tout surdoué) chacun selon ses capacités….

            par contre dans les grandes entreprises qu’est-ce que je constate :

            – J’ai eu un directeur financier (diplome de philo !) qui savait meme pas faire des operations statistiques simples., celles qu’on enseigne a l’ecole. Comment il est arrivé la, recette habituelle : copinage et politique.

            – les managers traitent leurs subordonnés comme de la m* et ne font souvent rien eux-meme, ils partent plus tot, faites ce que je dis pas ce que je fais comme les politiciens, en verité il sont hautement meprisables. En plus d’un micromanagement et controle de tous les instants et pression insupportable.

            – des incapables totaux (qui bloquent carrement le travail des autres ou du support technique qui vous envoye a la gare) sont respectés ou intouchables (on ne peut meme critiquer leur travail ou emettre la moindre reserve) car poste avec un certain pouvoir etc Il faut meme leur montrer la plus grande deference
            a cote de ca des collegues adorables, competents, travailleurs sont traités comme des merdes et exploités sans menagement par le management

            – tout le monde se tire dans les pattes, et cherche plutot a trouver la petite bete chez les autres plutot que de fournir du travail convenable
            Dans une multinationale allemande ou j’ai travaillé, deux directeurs de departements etaient en guerre ouverte et sabotaient le travail l’un de l’autre. Le PDG, faudrait peut-etre qu’il gere et mette un peu d’ordre non ?

            – j’ai eu une meilleure experience dans les rares PMEs que dans ces multinationales, meme quand la femme du patron gerait la compta ! J’ai travaillé dans une petite PME mieux gerée que la plupart des multinationales ou j’ai travaillé

            – les gens competents sont jalousés et meme craints car il mettent en peril l’organisation . On m’a meme dit d’en faire moins au niveau qualité et rapidité du processus (j’avais amelioré fortement le processus et reduit le temps d’execution au meme cout) car le client pourrait se rendre compte qu’on lui avait vendu precedemment (tres cher) de la merde !

            – Kerviel est le meilleur exemple de la culture du fusible , qui existe aussi d’ailleurs dans les administrations (je vous donne mon accord mais je ne vous couvre pas en cas d’echec)

            1. « exploités sans menagement par le management »
              C’est extraordinaire de se dire que ménagement et management ont la même étymologie….

              1. J’ai dressé un tableau qui demontre que la politique (jeux de pouvoir) a une place primordiale dans les grandes entreprises (et administrations)
                En politique, l’absence de moralité ou d’ethique n’a jamais ete un defaut, au contraire (regardez le gouvernement francais), seule la faiblesse l’est. Le surdoué, idealiste avec un sens de la justice et de l’ethique (on est ici dans la description communement admise du HP), qui croit aussi dans la competence et le travail , n’est pas a sa place dans ce genre d’environnement.

          3. Je suis un peu en colere pas contre le livre de cecile mais par ce que je decouvre ayant consulté un specialiste de la douance (qui guide par ailleurs et diagnostique des jeunes surdoués des l’ecole et organise des ateliers)
            Je savais que j’etais deja THQi deja depuis l’ecole (test d’intelligence a l’ecole a 11 ans qui demontrait une intelligence nettement superieure a la moyenne, et ma mere me l’avait signalé). plus tard (20 ans) j’ai fait un test de qi (WAIS 144)
            A nouveau je me repete, il m’a dit que les surdoués ne devraient pas :

            – travailler comme salarié en grande entreprise
            – ne pas travailler dans des secteurs qui ne valorisent pas la competence ou prets a payer pour (typiquement informatique, ou j’ai travaillé tres longtemps)
            – ne pas travailler pour des entreprises qui produisent de la m*, le surdoué sera un empecheur de tourner en rond

            c’est un peu la totale, car j’ai travaillé quasi toujours (je suis en fin de carriere) pour des entreprises qui reunissaient les 2 premieres conditions et certaines les 3 (avant-dernier employeur ou meme tous mes collegues etaient degoutés)
            Je dois dire qu’il a raison et je me suis rendu compte un peu tard qu’en info la competence est pas du tout valorisée, ce qu’ils veulent en gros c’est le moins cher possible (meme le president du syntec, assoc sectorielle patronale, l’a dit, c’est dire !)
            Concernant les grandes organisations, je me suis rendu compte trop tard que la politique (jeux de pouvoir) occupent l’avant plan la-dedans meme aux niveau subalterne. Par ailleurs l’expert est le parent pauvre de la grande entreprise
            un autre truc qui me choque, je me repete a nouveau, c’est la manque de litterature en langue francaise concernant les surdoués et le monde du travail (le livre de cecile comble « un peu » ce manque). Cecile ne va pas au bout de son raisonnement, et comme trop souvent on conseille au surdoué de s’adapter plutot que de lui trouver un environnement professionnel qui lui convient mieux.

            1. Mon idée n’est pas du tout de s’adapter pour être conforme et ce n’est pas du tout le propos de mon ouvrage.
              En revanche, quand on est coincé dans un job parce qu’il est plus facile à dire qu’à faire d’en sortir, il faut bien trouver des moyens pour survivre et avancer : travailler sur ses relations interpersonnelles et veiller sur sa santé ne signifie pas s’adapter.
              .. et aussi de mieux se connaître, de bien identifier ses besoins et l’environnement de travail recherché pour limiter les risques d’erreur à l’embauche.

              Quant à la littérature sur le sujet, il y en a très peu, même en langue anglaise.
              Et c’est, comme pour mon premier ouvrage, à une revue de la littérature que je me suis attelée en écrivant mon second ouvrage – éclairée des témoignages d’une trentaine de témoins de tous âges et de toutes origines sociales et professionnelles.
              Noks Nauta, Sieuwke Ronner, Donatienne Brasseur et Frans Corten aux Pays Bas ont écrit des papiers et Noks Nauta a publié un livre qui est pour moi une référence « Gifted Workers – Hitting the Target »
              Maximilian Lackner en Allemagne
              Roland Personn en Suède
              … Et mis à part la littérature scientifique, rien de vraiment structuré ailleurs, même aux Etats-Unis (mis à part les textes des néerlandais et du suédois repris sur le site de SENG, et des articles assez épars sur le site Talentdevelop créé et animé par Douglas Eby).

              1. Vous avez raison mais comment expliquez vous la pauvreté de la litterature sur les surdoués et le travail : tabou/negation du surdon dans une logique sociale tayloriste ou de creation d’un parfait consommateur qui reflechit le moins possible ?
                Le surdoué etait l’homme de la renaissance mais aujourd’hui n’est-il pas relegué au placard ou aux labos de recherche et centre academiques ? Il semble que les entreprises n’en veulent pas sauf cas tres specifiques
                j’ai lu beaucoup de temoignages de surdoués qui travaillent en entreprise sur les forums anglos-saxons. ce qui revient souvent c’est qu’on « coupe les tetes qui depassent » et que le surdoué n’a pas sa place dans les grandes organisation hierarchiques. En pratique sa surperformance est un handicap, le comble ! (je ne parle meme pas des aspects psyhologiques associés a la douance)

                1. Les surdoués sont une toute petite minorité, et très peu visible jusqu’à présent, surtout côté adultes. Ceci explique cela je pense.
                  Le « Tall Poppy Sydrome » (en français « pas une tête qui dépasse ») est effectivement une constante. Mon sentiment est que la mondialisation et ses impératifs de rentabilité favorisent la standardisation : pour avoir le même hamburger, la même mayonnaise partout dans le monde, il faut pouvoir disposer de personnes qui sont formatées.

  15. Tout « trop »?
    Cela vous arrive-t-il, que par période, tout devienne « trop »? Comme si seulement une sorte de « juste exact » devenait le seul endroit pour ne pas devenir une préoccupation perturbatrice.
    Alors que tout parait comme d’habitude aux autres, j’ai trop chaud, trop froid, les gens parlent trop, trop fort, ils sont trop près, les plats sont trop salés, trop chaud, les vêtements trop serrés (non je n’ai pas grossi), l’écran trop lumineux, il y a trop d’air, les autres sont trop lents, et tout ce que je vois est « trop » si ce n’est pas parfait : trop à droite, trop à gauche, trop haut, trop bas, trop petit, trop grand, trop en avant, trop en arrière, etc….il y a trop de choses à faire, à penser, en fait, soudain, un matin, je me réveille, et, tout est trop. ça dure quelques jours, le temps de m’isoler de façon presque absolue, et les choses reviennent à leur place, trop toujours, mais supportable. Certains connaissent ils ce phénomène, ou est ce un dérangement de mon esprit?
    Pendant ces quelques jours, si je ne me surveille pas, je peux devenir très (trop?) agressive, comme si j’avais les sens à vif.

      1. Merci Cécile. C’est vrai que j’ai oublié cette donnée dans le tableau : dans ces périodes, je suis au delà de l’épuisement, et le plus frappant, c’est que dès qu’il n’y a personne autour de moi, alors d’un coup, je ressens comme un immense relâchement, soulagement. Là vient l’éternelle question : comment dire aux autres « c’est votre présence et votre manie de vouloir m’aider qui m’épuise? » En gros, « partez et je me sentirai bien mieux ». indicible……

        1. @LIT,
          Pour un début de réponse à votre éternelle question, et après l’avoir étudié attentivement, si nécessaire fait le test avec unE spécialiste, vous pouvez tenter d’expliquer aussi simplement que possible, que vous appartenez à tel type de personnalité, en minorité dans la population: INTP or INTJ (probablement), d’après le MBTI test, ie ce test de personnalité qui vous explique, en détail, que vous avez absolument besoin ET régulièrement, de solitude et de silence pour vous ressourcer et que les stresseurs: bruit, lumière, foule, stupidité, etc vous mettent à terre très facilement.
          Ça c’est parfaitement dicible LIT et parfaitement politically correct. Probablement même que votre auditoire se prendra au jeu et cherchera même quel est son profil.
          Pour ma part, excédée par ma cheffe de service qui lors de mon évaluation annuelle de performances ( fonction publique) me reprochait de ne pas faire partie de la gang, je lui ai balancé la référence à la figure, c’est très efficace, croyez-moi!
          Pour vous, comme vous êtes votre propre boss, c’est une autre configuration, mais ça peut devenir aussi jouissif si vous vous transformez en doctor Who, je vous fait confiance pour ça! Et n’oubliez pas votre humour décapant !

          Best and enjoy your homework !
          Chan

          1. Je vais dans le sens de Chan pour INTJ. Introversion, iNtuition, Rationnalité (Thinking plus que Feeling car vous êtes chef d’entreprise) et organisation (Jugement plutôt que Perceptivité, là encore parce qu’il faut un minimum d’organisation et de rigueur pour faire durer l’entreprise, organisation er rigueur étant moins apparent au regard des contraintes de sociétés chez les « P »)

            1. Sans oublier de dire qu’au regard du MBTI, une préférence psychique n’est pas une incapacité à utiliser l’aspect opposé. Forcer l’utilisation d’une non-préférence génère de la fatigue ou plus de difficultés encore s’il s’agit d’inscrire ce trop grand effort dans la durée d’une construction de soi. Dans le même temps, l’utilisation de l’opposé de la préférence est une nécessité et une voie normale de développement. C’est tout un jeu de subtils équilibres que de se développer consciemment comme inconsciemment -quoi que l’inconscience soit peut-être plus faible chez les HP- en restant qui l’on est dans ses préférences de base -c’est-à-dire en évitant une dangereuse énantiodromie- tout en accédant aux opposés. Les axes E/I et J/P sont parmi les plus rapidement accessibles. Je ne suis pas spécialiste en la matière mais pense néanmoins qu’il y aurait beaucoup à dire autour des doués et du MBTI dans une perspective développementale et de construction de la personnalité. Quoi qu’il en soit, lorsque le temps est à la saturation et au besoin de repos et d’isolation, il est bon d’avoir une activité ou un contexte professionnel qui le permette. Mon médecin comprenant cela est obligé de me forcer au repos face à un milieu qui n’accepte pas le travail à domicile. Ce qui mènerait au paradoxe de ne jamais être plus efficace dans le travail qu’en en étant écarté…

            2. Merci pour vos réponses. Organisation et rigueur ne sont pas franchement apparents chez moi mais je fais de gros efforts. en fait tout le monde pense que je suis quelqu’un de très rigoureux et organisé, mais c’est un enfer pour moi. En fait, la seule façon de m’en sortir, c’est de m’astreindre à la rigueur et à un minimum d’organisation. J’avoue que si je pouvais me passer de ça je le ferai avec un grooooooos soulagement!
              Les stresseurs peuvent en effet quasiment m’éteindre complètement. Une sorte d’ « état de choc », lorsqu’il y a eu un gros stress, comme quelqu’un qui crie, par exemple, ou une demi journée de shopping forcé, un repas de famille (si si), bref, je parais parfois un peu chochotte, à ne plus vouloir (pouvoir?) parler, penser, être totalement vidée d’énergie. La question est la suivante : qu’est ce qui fait que certains olibrius comme moi ne sont plein d’énergie, créatifs, efficaces, que dans la solitude, quand la plupart des gens ont besoin de monde autour d’eux pour se sentir énergiques?

              1. « qu’est ce qui fait que certains olibrius comme moi ne sont plein d’énergie, créatifs, efficaces, que dans la solitude, quand la plupart des gens ont besoin de monde autour d’eux pour se sentir énergiques? »
                l’introversion….

              2. @LIT,
                Oui, introversion, introversion,introversion ! comme dit Cécile, mais pas au sens de la vulgate, svp.
                Vous avez besoin de silence et de solitude parce que vous puisez et générez votre énergie de intérieur de vous-même contrairement à plus de 99% de la population ! C’est aussi pour cela que vous vous sentez et que les autres vous perçoivent comme étrange !
                A lire: http://www.truity.com/personality-type/INTJ

                Chan

                1. Merci du lien Chan !
                  Dans mon dernier bouquin j’ai étudié les profils du MBTI – certains se sont posés la question de savoir si les profils décrits et leur dispersion dans la population, étaient typiques des américains.
                  Je crois pouvoir dire que non, sur la base d’un document que j’ai trouvé (étude Ashridge): l’analyse de 22.000 managers provenant de 100 pays différents, qui est citée dans les articles scientifiques sur le sujet des tests de personnalité chez les surdoués.
                  (Je tiens à préciser que la différence majeure en managers et non managers (étude Ashridge 2006) montre que les managers prennent leurs décisions rationnellement(T = Thinking) alors que les non managers sont plus dans l’émotionnel (F = Feeling) – une bipolarité qu’il est possible de faire évoluer selon les chercheurs.

                  Lost un Time, le J l’emporte vraisemblablement chez vous, car vous êtes chef d’entreprise et donc bien obligée de vous organiser. Mais je ne serais pas du tout étonnée que la tendance opposée : « P » (perceptif) apparaisse peu loin derrière votre préférence J (organisé / Judgement en anglais).

                  … Tant de billets à écrire pour passer l’information…
                  (Je vais y arriver – je vais y arriver – je vais y arriver (f… burn out))

                  1. ah non, Cécile, pas autorisée au burn out. Non mais alors, on va faire quoi, nous, si VOUS vous tombez au front? non non, on s’accroche, on s’organise, on passe l’info. Quelques jours de vacances?

                    1. ah ben non, je précise : le plus dur est passé – je suis en train de remonter la pente. mais c’est dur ! 🙂

                2. POur tout dire, Cécile, Chan et vous tous, ça me fait tout drôle que des gens s’intéressent à ce que je dis de moi, et mettent des mots sur ces choses étranges. J’ai cette réputation de ne pas laisser de place aux autres, alors que je ne dis pas grand chose, et je donne toujours ‘l’impression de « moi je ». enfin, ce sont les choses que j’entends, et évidemment c’est profondément blessant, parce que j’ai l’impression du contraire! Ma compagen dit « quand tu es là je n’existe plus », mais je jure que je ne fais rien ni ne dis rien ». est ce que l’introversion, cette force de l’intérieur, se dégage vers l’extérieur et peut donner cette sensation aux autres? je n’arrive jamais à me faire assez petite, où que je sois j’ai l’impression en effet que je deviens « trop présente », sans forcément ni parler ni agir. du coup, gardons un peu d’humour, ça n’aide pas aux relations sociales……cela vous parle-t-il?
                  @Chan, je fais mes devoirs, je Google à fond….;)

              3. Tu n’es pas une ´´olibriuś´ Lost in Time!
                Je suis comme toi, les autres me vident de mon énergie. Étant hypersensibles on sent les énergies des autres qu’on en perd toute concentration. Je ne sais comment l’expliquer mais c’est comme avoir des ´´antenneś´ qui captent l’énergie des autres a un point tel que je sens que je vais littéralement… exploser?
                Une hypersensibilité x 100

                1. Merci France! je découvre tranquillement mais avec la sensation qu’on m’enlève un couvercle de cocotte minute de la tête, que je ne suis as toute seule, pas dérangée psychomachintruc, mais juste à l’extrémité d’une courbe de Gauss….un endroit où le monde n’est plus monde, où les choses sont totalement différentes, les perceptions, les analyses, la compréhension de ce qui nous entoure, la perception de « demain » et d' »hier », celle du présent aussi, en fait rien n’est pareil, alors que nous utilisons les mêmes mots, mais derrière se cachent des concepts très différents. Je pense aussi qu’il y a une grande part d’inconnu dans les relations, nous ne maitrisons rien des échanges énergétiques.
                  Parfois on va exploser, mais surtout parfois on est vidé par ceux qui pompent de l’énergie. De vrais shaddocks!

              4. Bonsoir,

                je ne me sens énergique que seule la plupart du temps, les autres me bouffent. ce n’est pas volontaire de leur part, c’est moi qui absorbe toutes leurs ondes (bonnes ou mauvaises, mais souvent mauvaises).

                je suis une vraie passoire.

                alors oui je me suis beaucoup isolée, et comme j’ai eu un passé difficile, car n’a pas arrangé non plus.

                vive la solitude régénérante…

                Cricri

                1. Cricri, je dirais que personnellement je suis une éponge…j’absorbe tout tout tout et vu que les gens ont tendance au négatif hé ben….je rame.
                  J’ai du dire à quelqu’un de cesser de me téléphoner le soir pour me parler de son anxiété. Ça me bouffait ma nuit. Chercher des solutions…pour les autres pfffff.
                  Les échanges énergétiques entre humains sont très complexes et cela se fait de manière inconsciente la plupart du temps.
                  J’ai eu un passé difficile aussi et je me rends compte aujourd’hui que la véritable raison derrière mon envie de voir ma famille c’est de sentir qu’ils m’acceptent…un ti peu.
                  Heureusement que depuis 15 ans j’ai un conjoint adorable qui est comme moi..
                  Je vous aime tous. La vie est plus douce sur ce blog

                    1. Ca y est ça recommence….une idée! créer des maisons avec des « pièces d’isolement pour surdoués introvertis en besoin de régénération » des peites pièces toutes douillettes, qu’on louerait à l’heure, la demi journée, bref, à volonté, et où on garantirait que PERSONNE ne viendra vous déranger. voyons, à quoi ça ressemblertait? oups, déjà des tas de plans…. combien y en faudrait il parville? calcul du nombre de surdoués par ville, etc….ça va me tenir toute la nuit, c’est sûr…..

                    2. Hm… et si on appelait ça des box ? – il vous suffit juste de penser au chauffage le cas échéant 😉
                      Bonne nuit ! 🙂

        2. C’est tellement vrai.Je suis restée seule une semaine sans mon mari et mes enfants. Je suis comme métamorphosée : un regain d’énergie,moins d’irritabilité,la sensation d’avoir rechargé mes batteries….je pense que mon mari comprend que j’en ai besoin et constate à quel point ça m’est bénéfique..alors pas de culpabilité car c’est vital !

    1. Bonjour Lost en Time,

      Moi aussi, les TRRRRRROP, je connais.

      Qu’il s’agisse des autres et de leur présence, de tout ce qui passe par les 5 sens, du temps qui passe, du rythme de travail des autres….. j’en oublie certainement.

      Mais j’arrive à mieux les gérer maintenant (pourvu que ca dure).

      Cricri

    2. Bonjour Lost in time :0)

      Je suis exactement comme toi.
      Quelquefois je dois m’isoler et ventiler ce trop plein.
      Je compte de 1 à 10 et je recommence, pour me calmer.
      La spiritualité m’est d’un grand secours.
      Je ne parle pas de religion, mais du contact direct, organique avec cette énergie lumineuse et pleine d’amour qui est la racine de toute choses :0)

      Lorsque je suis dans le trop, je me dit que tout cela n’est que de l’énergie. Je la ressent et la regarde telle qu’elle est. Une énergie que je sens vibrer autour de moi.
      Je me sais trop pleine d’énergie. Je fais de la marche rapide ou une activité physique pour m’équilibrer. Sinon, l’angoisse guette :0)

      1. Ca apporte une réflexion : faut il donc tant vider cette énergie pour ne pas avoir d’angoisses? pourquoi les angoisses apparaissent elles uniquement lorsque le trop plein d’énergie n’a pas été évacué? Est ce que la « mission » que l’on s’attribue n’a pas été remplie? ou alors serions nous un genre de canalisateur d’énergie qui sature lorsque le flux ne passe pas?
        Le jour où la science pourra mesurer l’énergie vitale des gens, nous aurons sans doute un début de réponse. mais il est vrai que j’ai de l’énergie à revendre, et si parfois la fatigue se fait sentir, je sais aussi m’arrêter (c’est nouveau), pour recharger les batteries, et repartir de plus belle. Je sais aussi que la fatigue engendre des angoisses, comme ce trop plein d’énergie.
        En résumé, il y a un niveau de charge optimal. En dessus et en dessous, angoisses existentielles.

        1. Merci à tous pour vos réflexions :0)
          Ça me fait un bien incroyable ce matin.

          Lost in time je crois que je peux répondre oui à toute tes questions:
          L’énergie s’accumule en moi lorsque je ne répond pas a un appel puissant plus grand que moi, qui résonne en moi. (Dans mon cas créer un tableau) L’invisible me pousse pour s’incarner dans les formes les couleurs.
          Plus je résiste, plus l’angoisse monte. Aussi, quelque chose de profond, très profond en moi pleure et pleure lorsque je ne crée pas. J’ai réalisé que c’est le langage de mon âme.
          Lorsque je laisse l’invisible, ce flot vivant s’exprimer à travers moi je me sent incroyablement bien. À ma place dans ce monde, dans le ravissement. Aux sources de la vie.
          Oui comme tu dis, nous sommes un canalisateur d’énergies et nous devons faire attention à quel genre d’énergie nous avons affaire. De là l’épuisement qui nous guette parfois.
          Sommes-nous, (que nous le voulions ou non) à la frontière du visible et de l’invisible. Reliés à tous les mondes, à tous les temps?

          1. Merci Sourcière!
            L’énergie est une vraie et grande question pour moi. Toi tu crées un tableau, moi je dois agir, faire quelque chose qui se voit, ou quelque chose de difficile.
            « Lorsque je laisse l’invisible, ce flot vivant s’exprimer à travers moi je me sens incroyablement bien. À ma place dans ce monde, dans le ravissement. Aux sources de la vie. » C’est dit avec les mots qui parlent, c’est exactement ça. Un flot, un flux, que nous devons suivre, « aller avec », sans résister, sinon l’enfer. Parfois, la neige, le vent, le froid, et je DOIS aller dehors, faire quelque chose, rentrer trempée, glacée, mais…dans le ravissement, comme si ce n’était qu’à cette condition que j’étais vivante à ce moment là.
            Allez expliquer ça à votre entourage, que vous ne voulez pas perdre une seconde de vie…. et que rester au chaud quand « quelque chose » vous pousse à sortir dans les intempéries, vous priverait de ce sourire qui vient tout naturellement comme si vous étiez en communion profonde avec l’univers.
            Si ce que je fais n’est pas intense, ou compliqué d’une manière ou d’une autre, si ça ne demande pas d’énergie particulière, je deviens vite désagréable, comme si je perdais mon temps. J’ai l’épouvantable sensation de faire du surplace, et de manquer de vie. Laissez moi aller avec le flux, s’il vous plaît….

          2. Si bien dit Sourciere 😉
            L’énergie connue de l’Inde la Chine le Japon depuis plus de 2000 ans…sous les noms de prana, Chi ou Qi. Il est intéressant de lire là -dessus. L’équilibre entre le Yin et le Yang ces deux énergies, est primordial.
            Quand je crée une aquarelle il y a une part d’inconnu d’imprévisible. Lâcher prise sur le résultat, s’abandonner, laisser l’inconscient, l’invisible me guider. Laisser faire le besoin de tout contrôler. N’avoir plus rien à faire juste être. Alors se trouve …la liberté. Car oui les résistances font monter l’anxiété l’angoisse. Dire oui à ce qui est….s’aimer comme on est.
            Oui il paraît que « nous sommes reliés à tous les mondes à tous les temps ». Tout est énergie autour de nous et nous en faisons partie. Notre énergie pourra bientôt être mesurée et plus tôt que l’on croit.
            Les émotions humaines génèrent de puissantes énergies. Le 11 septembre 2001 le champ magnétique terrestre a changé. Cela a été mesuré. Voir à ce sujet sur YouTube, « Gregg Braden Sentiments Énergie et Conscience » Inouï !

            Retourner à soi, à l’intérieur. Cesser de chercher à l’extérieur. . Tout est là juste là (dernier livre de Jeanne Siaud-Fachin)
            Ou lala ça devient philosophique !
            Bonne route à tous les HP
            La vie est belle

  16. Le surdon au quotidien. parlons-en….
    Une série d’événements cette année, dont deux tout récents, la semaine dernière, m’amènent à écrire ce post. Je voudrais, pour compenser notre propension à dire comme nous souffrons, ce qui peut être tout à fait vrai, que nous avons de la puissance inexploitée.

    Les injustices, les difficultés liées à tout ce qui est administratif, règlementaire, législatif, me perturbent beaucoup. Je panique, j’ai toujours eu l’impression qu’on allait découvrir à quel point je suis une mauvais personne, sans doute le syndrome de l’imposteur. Ces dernières années, j’ai remarqué un changement dans ma réaction, ou plus exactement, mon « action ». Je veux le partager, parce que si cela pouvait aider ne serait-ce qu’un ou une d’entre nous, alors c’est utile.

    Je ne parlerai que de la première « attaque » : Attaquée aux prud’hommes de façon tout à fait pernicieuse par un apprenti qui a cherché à me soutirer de l’argent, première réaction, peur panique.

    Deuxième phase : en parler à des gens qui savent de qui ils parlent en matière de prud’hommes. Vouloir me faire aider. J’apprends donc qu’en tant que patron, je vais passer pour la méchante, parfois même avec un bon dossier. Panique en augmentation. Je dors mal, c’est trop injuste pour être supportable. Vais-je vraiment laisser quelqu’un d’autre s’occuper de ça?
    Et là, 3ème phase : j’ai un cerveau, qu’il n’a pas. Des moyens intellectuels d’envisager la situation que PERSONNE n’a. Donc je décide de prendre en charge. Je peux, je vais y parvenir. Je choisis un avocat qui me convient, qui me guide et me laisse monter le dossier, lui s’occupe de la partie loi et droits et procédure, et de la rédaction des conclusions (non, là, vraiment, je suis trop nulle pour rédiger! et puis c’est lui qui va plaider)

    Je me laisse du temps, je laisse « décanter ».

    Puis, toute émotion écartée, ne me demandez pas comment, je me suis sentie devenir une machine de guerre. D’un coup je savais. Je n’allais pas perdre ce prud’hommes, ça, non. c’était juste impensable. J’ai « su » ce qu’il fallait faire, quelles info apporter, comment constituer le dossier, une fois que l’avocat m’a eu expliqué l’état d’esprit des prud’hommes et que j’ai eu lu la jurisprudence et autres infos, vive Google. dans mon esprit, tout est devenu clair, comme un plan dessiné, tout bien rangé.
    Non seulement on a gagné, mais l’apprenti a été condamné à me verser des indemnités. Du jamais vu, m’a dit mon avocat.
    J’ai aussi appris à me protéger : Je choisis de ne pas aller à l’audience, parce que mon avocat me dit que je ne supporterai pas ce que la partie adverse va dire de moi.
    Il parait que je fut décrite comme la « mère Tenardier » lol. C’est bien que je n’y sois pas allée. Après la plaidoirie de la partie adverse, il parait que le tribunal souriait, genre « on ne voit pas comment vous allez vous en sortir », m’a dit mon avocat.
    Mais c’est moi qui avait monté le dossier, et l’avocat l’a très bien utilisé.

    Je voulais juste dire aux surdoués balayés par les émotions sitôt que quelqu’un nous met en cause injustement, que nous avons de la ressource. Laisser passer les émotions, se donner du temps pour qu’elles finissent de « passer », puis se servir de ce que nous avons comme puissance.

    Ne plus réagir, mais agir. J’ai appris à attendre. Quand je réagis, je ne fais que des âneries, je cherche à me justifier, je m’aplatis, je m’excuse, je me sens terriblement coupable, terriblement mal, donnant du pouvoir à la partie adverse. Quand j’attends d’être en mesure d’agir, je le pulvérise, je m’assure qu’il ne lui reste aucune chance, aucune échappatoire. Dur sans doute, mais juste.

    Dans mon cas, l’émotionnel bloque toute ressource. Je n’ai par exemple aucun sens de la répartie. Comme je ne peux pas supprimer l’émotionnel, je le laisse passer, je m’isole autant que nécessaire. Il ne passe pas si je suis en présence d’autres personnes.

    Je découvre seulement maintenant ces réserves de puissance, je crois que ma vie va devenir fort intéressante, car j’espère bien qu’elles ne vont pas se révéler que dans les cas de conflits…..

    1. Lost in Time: MERCI!

      Je me suis tellement retrouvée dans la description de ton histoire. J’avais déjà ressenti que mes émotions me paralysaient, j’en étais presque restée là en me sentant si impuissante… Enfin, c’est ce que je croyais car à bien y réfléchir j’ai déjà vécu situation « similaire » et j’ai réussi à m’en sortir tout en finesse. Je n’avais pas conscience que cette « finesse » dont je parle pouvait être liée à la douance.
      Mon histoire, tu l’as peut-être déjà lue.
      En pleine dépression pour Bore-out, mon ancienne hiérarchie m’a expliqué que je n’étais plus capable de travailler, a convaincu RH et médecine du travail que je pouvais tout au plus effectuer des tâches répétitives, bien encadrées sans interaction avec d’autres personnes. Déclarée inapte, je me suis retrouvée 3 mois à la maison, effondrée, incapable de réagir, de contester cette inaptitude, d’attaquer au prudhomme… De toute façon, j’étais si mal que n’importe quel autre médecin aurait donné raison à l’entreprise. J’avais deux choix lorsque j’ai été reclassée à ce poste inadapté:
      1- Enrager, attaquer l’entreprise, me plaindre sous la colère, quitte à me mettre à dos ma nouvelle hiérarchie qui voulait juste m’aider à repartir et à garder mon emploi…ce qu’auraient fait bien de mes collègues.
      2- Ou bien, jouer le jeu finement en utilisant positivement cette nouvelle hiérarchie qui avait finalement le même objectif que moi: m’aider, saisir l’opportunité et montrer que j’étais capable de travailler, que j’étais autonome, que j’avais des idées, que je travaillais vite et bien… pour démontrer par les faits que mon ancienne hiérarchie avait menti.
      J’ai appliqué la solution 2 et les nouvelles vont vite… Petit à petit, les barrières se sont envolées, j’ai actuellement un rôle de chef de projet en transverse et en transnational et ma nouvelle hiérarchie est ravie!
      J’ai donc réussi subtilement et en moins d’un an à décrédibiliser complètement mon ancienne hiérarchie tout en me faisant remarquer très positivement par l’entreprise et les RH. Certes, OUI, j’ai été déclarée inapte à mon poste il y a deux ans, oui je trouve ça injuste et malhonnête, mais finalement 2 ans après même si rien n’est « officiel », qui a gagné? Sur qui cette histoire aura eu un impact négatif pour son avenir dans l’entreprise?

      Merci pour ton témoignage qui m’a fait réfléchir.

      1. Je me demandais aussi ce qui pouvait me paralyser à ce point, alors que je vois beaucoup de monde dans mon entourage professionnel sembler très médiocre (je travaille dans un milieu où le niveau d’études malheureusement est très bas, mais l’ego très développé : le milieu du cheval) mais avoir un sens de la répartie et du « combat » dont je me pensais incapable. Tout conflit me « gèle » sur place, toute remarque désobligeante, m^me un simple regard désapprobateur, me donne l’envie de disparaitre de la surface de la terre. Alors je découvre un autre moyen de fonctionner, et je voulais simplement le partager. S’il a pu te conforter un peu, Lulubelle, je suis ravie. Je découvre que je ne suis pas obligée de me sentir si mal, au point de vouloir disparaitre. L’angoisse, ou enfin le mal-être généré par ces situations, je sais maintenant les reconnaitre, et les prendre pour ce qu’ils sont : juste un effet secondaire de la surdouance, de l’hyperfragilité. Ce que je suis, mes capacités, ne peuvent apparaitre qu’après la tempête émotionnelle.
        Si je suis honnête, je dois dire que j’aime les situations complexes, si rien ne se passe, je m’ennuie, et je me rends bien compte que j’invente de nouveaux projets (ou de nouveaux problèmes?), sans doute pour le plaisir de la complexité. A bien y regarder, j’aime ce qui nécessite de la force et de la puissance intellectuelle.
        Tu es parvenue à décrédibiliser ton ancienne hiérarchie en finesse, je suis plutôt d’après mon entourage, un peu rouleau compresseur. Une fois que j’ai démarré, rien ne semble m’arrêter. j’imagine que nous avons chacune nos façons de faire!
        Je voudrais tant dire à ceux qui se terrent par crainte de ce que l’on considère des agressions, mais qui semblent simplement être de la vie courante pour les autres, qu’une fois la tempête passée, la mer d’huile montre de nouveaux horizons….

    2. Merci merci merci… vous écrivez ce que ma pensée ne parvient plus à mettre en mots tellement je suis épuisée de tt cela.. je vous comprends au plus profond de mon être.

    3. Une véritable machine de guerre vous l’avez dit.
      J’ai attaqué mon propriétaire au Tribunal et j’ai gagné.
      Grâce à ma grande mémoire et mes capacités d’éloquence,je me suis défendue bec et ongles sans avocat.
      Dans ces moments là,je deviens impitoyable.L’injustice à réparer est tellement évidente que du coup elle est impardonnable…enfin c’est dur à expliquer …

      1. @ Marielle
        Il semblerait, car je n’ai que peu de connaissances théoriques/livresques relatives aux HPI/HQI et autres zèbres, que certains d’entre nous aient leur propre pierre philosophale, et transforment/transmutent l’angoisse existentielle engendrée par les émotions en une force qui peut tout balayer. L’adversaire n’a alors à mon humble avis, aucune chance de s’en sortir sans payer le prix dû relatif au préjudice estimé. Attaquer, faire subir une injustice à ce type de HP/HQ I est une vraie mauvaise idée.
        La répétition de ces situations renforce la structure mentale qui utilise cette force, celle-ci semblant également se développer de façon exponentielle. Il ne faut donc pas craindre ces situations. Elles font peur, très peur même, mais la peur n’est qu’une émotion qui passe. Du temps. Il faut se laisser du temps.
        Dans tous les cas, bravo Marielle. Et merci. De ce que je peux lire, trop d’entre nous s’arrêtent au sentiment de culpabilité et d’angoisse. Ils sont énormes chez moi, mais je les utilise. Quelqu’un m’a un jour dit qu’une émotion était une énergie. j’ai bien retenu la leçon.
        La pierre philosophale, c’est ça : la capacité intérieure à transformer les émotions négatives en force régénératrice et positive. Le plomb (ce qui vous plombe), en or, qui vous fait briller dans la lumière du soleil.

    4. C’est exactement cela :0)

      J’ai vécu la même chose en me battant contre une grosse compagnie de carte de crédit qui voulait me faire payer injustement les dettes de mon ex. (Nous n’étions plus ensemble depuis 10 ans)
      Je suis devenue comme toi une machine de guerre terriblement efficace.
      Je ne savais pas que j’avais cela en moi. J’ai monté un dossier qui a fait l’admiration de mon avocat spécialiste en droit des banques, et j’ai gagné.

      Moi qui ne comprends rien à l’argent, qui a peur de ce monde froid macho et calculateur, j’ai comme toi créé un précédent. :0)

      Que ferions nous si on se faisait plus confiance? :0))))

      1. C’est bien de partager ces expériences. le sentiment d’injustice est tellement difficile à supporter. Savoir qu’il est possible de parfois rétablir l’équilibre crée un sentiment d’apaisement. « je peux », rien n’est plus fort comme ressenti, quoi que ce soit que l’on « puisse ».
        Savoir que l’on peut, n’est pas forcément suffisant, mais nécessaire. SENTIR que l’on peut fait qu’on gagne, et qu’aucune autre issue n’est envisageable, ni possible. Comme une évidence. C’est le fameux « grain de foi » qui soulève les montagnes.
        C’emploie le terme « machine de guerre », je pense que le terme approprié ressemblerait à « machine à rétablir l’équilibre ». La puissance intérieure nécessaire est immense, comme une énergie qui traverse et se met en route, toute seule.
        Je pense qu’on peut facilement devenir addict à ce ressenti. J’imagine que cela se rapproche du sentiment de toute puissance du surdoué.
        J’y pense car je viens de gagner un autre tout petit procès devant la juridiction de proximité. Quand j’ai reçu la convocation du tribunal, je me suis surprise à sourire et à penser « je vais en faire de la bouillie ». et ainsi fis-je. Parfois, je me fais peur toute seule….
        C’est aussi un monde qui me fait très peur, pourtant, celui de la justice, de l’argent, comme si je n’y avais pas ma place. syndrome de l’imposteur?

          1. Pas les mêmes valeurs? je ne sais pas. L’argent n’est important que pour payer les factures. En fait je sais que l’argent n’est en rien mon moteur, mais j’en ai besoin pour faire tourner cette fichue entreprise. Mes valeurs sont ailleurs. Dans le travail bien fait, dans les projets, dans « bâtir ». Oui, batir est fondamental, on devrait tous bâtir.
            La justice, elle, fonctionne selon des règles finalement assez simples, mais pas du tout claires au premier abord. Comme je ne peux pas faire sans ces deux piliers, argent et justice, il a bien fallu s’adapter. Ca m’a pris du temps, mais je commence à maitriser 😉
            Se retourner sur nos propres valeurs, est sans doute une étape importante pour un surdoué. D’autant qu’il est démontré, de façon scientifique et reconnue, que la personnalité (liée aux valeurs?)est fonction non seulement de l’éducation et de l’environnement social, mais également du contexte. Alors, les valeurs sont-elles, elles aussi, soumises au contexte? Par exemple, des gens choisis pour être particulièrement équilibrés ont été mis (pour de faux) dans une prison (des salles de labo transformées pour l’occasion). l’expérience devait durer 2 semaines. Elle a été arrêtée au bout de 6 jours. Dès le 1er jour ceux qui jouaient le rôle de gardiens sont devenus violents et humiliants, les « prisonniers » ont perdu leur identité pour agir comme des « numéros », oubliant la « personne  » qu’ils étaient, devenant également rebelles et violents, bref, le contexte a influé sur la personnalité de façon abrupte. Donc, nos valeurs, sont elles stables, ou soumises au contexte? Si tel est le cas, alors, je change le contexte et mes valeurs changent? Il y a une part de vrai. Sans doute.

            1. Oui, Lost in time , le contexte peut changer l’individu. En apparence. En reaction. Pas forcement ses valeurs- car si il reste en vie c’est qu’il peut s’y raccrocher- meme si de l’exterieur et de par les commérages , ca parait pas si evident, mais a l’interieur il se raccroche a ses valeurs, et ses dernieres peuvent meme se trouver renforcées. A un point extrème. Et rajouter encore plus d’incompréhension. Et puis, a force de lire Cecile, on se dit qu’elle a peut-etre raison, on essaye, et puis oui, ma foi, elle a souvent raison ;). Une belle maturité, pour nous les ti zebres , parfois en perdition.
              Bon, si jamais un jour , j’ai le sou, je viens chez toi, je reve d’espace et de chevaux depuis ma tendre enfance ( gamine, ma chambre de hlm etait placardée de poster de chiens et de chevaux), et j’emmène ma fille, qui- grace a ces animaux- a pu trouver un certain equilibre dans une periode difficile 🙂

    5. J’ai vécu le même genre d’expérience avec une grosse compagnie de carte de crédit. Ils voulaient me faire payer la faillite de mon ex allant jusqu’à geler et vider mon compte de banque sans préavis, comme une criminelle. Nous étions séparé depuis 10 ans. J’ai été harcelée au téléphone par des inconnus qui se présentaient avec des prénoms anglais de série B américaine. (Pamela, Brad, Dan) Ces gens avaient une copie du dossier de crédit de mon ex prouvant que je n’avais rien à voir la dedans. Ils ont refusé de m’en donner copie. J’ai été voir un avocat, j’ai monté un dossier. J’ai été voir mon ex, il m’a gentiment donné une copie de son dossier de crédit.
      L’avocat n’a pas bougé, (je crois qu’il se d… le nez :0))) j’ai menacé la dite compagnie de les dénoncer à une émission de télé populaire leur disant que j’avais une preuve et oh miracle, en 5 minutes on m’a remboursé. Ce sont des voleurs qui misent sur le fait que les ex ne se parlent plus.

      Cet épisode de ma vie m’a révélé que j’avais de la force, que je me sous-estimait trop. Que moi, l’imbécile, la tarte, toujours la tête dans les nuages, j’étais capable de faire face à des requins entraînés et implacable.

  17. Bonjour Cécile
    J’ai une question pour vous:
    Est-ce possible qu’en étant hypersensible on le soit aussi aux ondes électro-magnétiques, aux polluants, aux pollens, aux champignons etc.?
    Et de se sentir comme une enfant au delà de 60 ans à cause justement de cette hypersensibilité?
    Je viens de recevoir votre livre et je vais le dévorer j’en suis sûre.
    A bientôt

    1. Bonsoir France de Montréal

      Oui, l’hypersensibilité est une facette de l’expression du surdon. Et elle semble s’accentuer avec l’âge…
      Bonne lecture – j’espère qu’elle vous sera utile 🙂

        1. je parle de sensibilité au sens physique comme émotionnel.
          Se sentir comme une enfant.. voulez vous dire que vous pleurez facilement par exemple ?

          1. Oui évidement ! Et les infos qui me deviennent insupportables. En contrepartie m’emerveiller d’un petit insecte, d’un flocon de neige comme il y a quelques jours.
            Avoir appris que j’étais surdouée à mon âge ajoute encore à mon désarroi. Je n’arrête pas de me poser des questions.
            J’aimerais pouvoir poser mon cerveau sur une tablette, comme on le fait pour une perruque

            1. S’émerveiller est une façon de reposer son cerveau. Noks Nauta, qui est médecin hollandais, spécialiste du sujet, recommande de veiller à ressentir chaque jour des émotions positives, sinon, dit elle, les surdoués ne sont plus que colère, tristesse et ressentiment.

        1. Merci Chan

          J’avais effectivement « vu » l’émission (ainsi qu’une émission passée sur Antenne 2 quelques jours auparavant), mais.. je n’aime pas la victimisation qui infantilise et rend passif.
          Oui, c’est difficile pour nous, mais ça le sera encore plus si nous réclamons un statut de handicapés (le plus sûr moyen pour être exclu).
          Le surdon n’est ni un handicap ni un privilège,
          le surdon n’est pas l’alpha et l’oméga d’une personnalité.
          L’acquis, l’histoire de chacun, les traumas jouent un grand rôle dans la façon dont on aborde la vie.

          Il existe des gens surdoués qui vont très bien et s’en sortent très bien. C’est donc que la construction identitaire est importante et ceci n’est jamais mentionné.

          Donc voilà : oui, il y a plein de bonnes remarques, mais je n’aime pas le ton larmoyant et victimisant qui est employé.

          On oublie dans cette émission de pointer une société normalisante (en fait moyennisante, « standardisante ») qui s’appauvrit, un modèle économique à bout de souffle qui en devient pathogène. On oublie de proposer des alternatives. On oublie de mentionner que le rejet de la différence est « hélas » une constante depuis que le monde est monde (les surdoués sont tout autant harcelés que harceleurs, il faut s’en souvenir)… on conforte juste la honte d’être différent.

          Et j’ai bien apprécié les commentaires associés. (dont : « les « surdoués », mes pauvres gens, mais c’est un marché, juste un marché ! »), un peu extrême j’en conviens, mais qui pointe la segmentation croissante de la société, sa mise en silo, son désapprentissage du vivre ensemble)
          … et la musique parce qu’elle me renvoie aux français du 20°…; ou encore à une musique de John Williams pour un film nommé Images

          Cela dit.. il reste toujours le questionnement du qualificatif à employer.. et en même temps, c’est pas mal finalement .. Et si au lieu de définir les gens par leurs caractéristiques (leur pathologie !) on les définissait par leurs projets ?! C’est le fondement même du rétablissement, qui permet à chacun de trouver sa place et d’espérer !

          1. Bonjour,
            Je ne suis pas d’accord avec vos arguments pour lesquels vous pensez que le statut d’handicapé nous mettrait plus en marge de la société.
            Et pour cause, être un zèbre est être handicapé par les situations courantes, qu’on vive bien sa « surefficience » ou non.
            Si nous devions aller dans le même sens pour bien nombres d’autres handicaps, c’est comme cela que nous retournerions vers une société trop normalisante, mettant à la marge les personnes différentes.
            Par exemple, le fait que les troubles du spectre autistique aient été reconnus ont permis de donner une certaine notoriété aux troubles, qui s’en sont trouvés reconnus. Sans oublier que les personnes souffrant d’autisme ne sont pas plus handicapées que les neurotypiques par certains aspects de la vie (cognition), mais par d’autres totalement différents (comportements sociaux).
            Par ailleurs, je n’avance pas ici que nous devrions demander le statut d’handicapé, je défends juste l’idée que nous sommes, nous aussi, quelques peu handicapés par cette société.

            1. Il y a une différence entre être handicapé dans certaines situations de la vie et avoir un statut de handicapé.
              C’est la statut officiel que je récuse. Parce qu’il stigmatise et qu’il isole.
              Et aussi qu’il favorise la mise en silo de la société et désavoue le vivre ensemble, la nécessité d’apprendre à aller vers l’autre qui est toujours un peu différent de soi, qui qu’il en soit.

              1. Tout à fait, ça renvoie vraiment à la confusion entre minorité et handicap; est-ce un handicap d’être noir, gaucher, homosexuel ou je ne sais quoi d’autre? Non c’est juste que le monde n’est pas bien organisé en général pour intégrer les minorités parce que ça n’est pas considéré « rentable » et que ça demande un « effort » (financier ou simplement d’ouverture d’esprit) aux majoritaires. Enfin c’est comme cela que je le ressens…

            2. Franchement, on est plus a une connerie pres, le surdoué serait maintenant un handicapé. Les einstein, dali, voltaire etc (HPi/HQi ) etaient des handicapés aussi
              Oui cette société est a bout de souffle sans conteste comme le dit cecile. une société qui traite de la sorte ses plus brillants elements ne merite que le mepris si pas plus.
              Par contre un surdoué peut connaitre des problemes comme tout membre de la population

              1. oui bon, comme chacun l’imagine, un humain est drôlement handicapé par rapport à un singe, quand il s’agit de grimper dans un arbre. cela dit, le HP trouvera rapidement un moyen de grimper dans l’arbre aussi vite qu’un singe. L’humain neuro typique mourra sans doute de faim avant de trouver une idée valable. l’intelligence, c’est d’abord la capacité d’adaptation.
                Oui les HP sont, en ce sens « handicapés » parce que le monde fonctionne neuro-typiquement. Puisque la plupart sont déclarés (ou s’auto proclament) « pas bien équilibrés, besoin d’aller consulter », ils ne sont pas en recherche de solutions pour bien fonctionner dans cet environnement.
                Etre détecté provoque de gros soulagements, alors la recherche d’issues peut commencer. Les malaises de la plupart d’entre nous viennent du fait qu’on ne comprend pas pourquoi on est décalé et qu’on nous le reproche. Si encore cela n’était pas reproché, ça irait déjà mieux! bref, la notion de « handicap » est liée à celle d’environnement, ce n’est pas une réalité, puisque ce n’est pas vrai en tout lieu en tout temps.

                1. Confondre intelligence et capacité d’adaptation (ou conformisme, mimetisme animal) c’est faux a moins qu’on distingue les differents types d’intelligence. L’intelligence c’est aussi le raisonnement abstrait.
                  Le sujet de l’intelligence sociale et du surdoué est interessant. ca vaudrait un article.

                  Concernant le singe vous ne pensez pas si bien dire, sa haute intelligence tient au fait qu’il doit sauter d’arbre en arbre, ce qui exige des calculs complexes et une coordination complexe. On constate donc l’utilitarisme de l’intelligence d’un point de vue evolutionnel.
                  Attention aux raisonnements reducteurs par contre, qui sont souvent l’expression du pouvoir, cad de la majorité.

                  Par analogie on pourrait aussi dire d’un point de vue scientifique, que qqun de normalement doué (le qi 100 ) est « handicapé » dans certains domaines en raisonnement complexe par rapport a un surdoué.

              2. Bonjour à tous,

                Je descends le fil de vos postes depuis quelques jours et j’apprécie énormément vos échanges.

                Je me permets de réagir à ce post lepat car vous m’avez volé un éclat de rire. C’est si justement dit!

                Salutations à tous 🙂

      1. L’adulte surdoué à la conquête du bonheur – Rompre avec la souffrance

        c’est le titre du nouveau M.de Kermadec, 2016.
        Est-ce que quelqu’unE la lu et voudrait bien nous en proposer une lecture critique ?
        (J’attends toujours ma copie )
        Merci encore
        Chan

          1. Merci pour ce lien.
            Les 2 critiques sont très éclairants.
            Et votre ouvrage ? Quand est-ce que nous aurons le plaisir de le lire « en vrai » ?

            Très amicalement

            1. Le dernier opus de Monique de Kermadec est vraiment très intéressant, qui a un certain courage de « provoquer » les surdoués (certains en tous cas) en leur proposant de sortir de la souffrance comme élément identitaire.
              Le surdon ne fait pas tout et n’est pas tout dans une vie, et il est important de sortir du misérabilisme et de la victimisation larmoyants qui sont une tendance sur le sujet du surdon. C’est à mon sens, le meilleur moyen de présenter les surdoués comme des handicapés, et, ce faisant, de les stigmatiser.
              A mon sens aussi, la seule limite au plaidoyer de Monique de Kermadec est la singularité que certains peuvent ressentir, tout particulièrement ceux qui sont à l’extrêmité droite de la courbe de Gauss.

              Livre vraiment intéressant.

              … Quant au mien, sur le monde du travail… vous êtes bien informé ! :)… Mais c’est vrai qu’Amazon l’a annoncé… Remis début novembre – Parution prévue fin mars / début avril !

              1. J’ai lu ce livre de Monique De Kermadec en diagonale, pour le relire bientôt et mémoriser un peu mieux. Je me suis intéressée à la résilience, qui est présentée comme méthode. Pour moi c’est un très bon livre, qui fait, en partie, la synthèse de cette façon de se libérer de cette souffrance, d’être différent qui veut se faire ‘comme tout le monde’, alors même que son bonheur se construit dans sa singularité.
                J’ai aimé la description des attitudes des ahp face au psy. Pour ma part, je me dis aussi que les ahp ont les moyens internes, par eux mêmes, de se comprendre en tant que monde intérieur, complexe et différent de la norme, dans laquelle ils cherchent pourtant à se cacher, en allant se confier à un professionnel, qui n’est souvent pas le bon près de chez soi!
                La résilience consisterait alors à faire une boulette de ce monde normé, qui ne sera jamais notre monde, et exprimer, développer nos propres modes d’appréhension du monde: créer, apprendre, développer, mais vraiment exprimer notre propre soi, en se créant juste les interfaces qui nous permettront l’accès aux autres, en toute quiétude. Offrir aux autres nos talents, ça a du sens, se mettre au service de la communauté humaine, et y apporter notre différence.
                Dans le livre, j’ai aimé l’image du tricot dont les mailles ont sauté, on reprend alors les mailles absentes de manière, au mieux, à réparer les trous et en faire une pièce de tissu qui ‘tienne debout’… Ce n’est pas valable uniquement pour la douance, bien entendu.
                Renouer avec un dialogue intérieur, survoler son paysage, redécouvrir que ce monde labyrinthe que nous avons construit, n’est qu’un petit bout de questions que nous pouvons survoler, découvrir de haut les arborescences de notre souffrance, comprendre que pour nous adapter à la norme, nous avons bâti nos limitations comme autant de palissades en tout sens.
                Sur talentdidefferent, nous avons déjà toutes ces réponses, mais malgré tout, ce livre apporte une synthèse lisible, que l’on peut recommander à son entourage.
                C’est déjà en soi une interface utile!
                Bien je finirai de le relire, j’ai envie de parler aussi du sujet de notre acuité face à un monde de chaos, sujet effleuré avec retenue dans le livre, mais néanmoins abordé, ce qui me semble un grand mérite, voir un grand courage, mais tellement nécessaire à ce qui est une particularité essentielle de l’enfant en douance qui ouvre ses yeux sur ce monde là!

              2. Bonjour @ Cécile, Chan et Jean Claude
                Tout d’abord
                Bonne Année 2016 accompagnée de tout mes vœux de paix et sérénité , ainsi qu’une longue vie à votre blog, Cécile !
                Car le maintenir en vie ne doit pas toujours être une sinécure et nécessite certainement d’y injecter forces,attention, patience,passion et bienveillance,que grâce vous en soit rendue !

                En ce qui concerne le livre de Mme de Kermadec, je viens de le finir, et franchement,je l’ai trouvé globalement extrêmement intéressant, bien écrit .
                La vision de Mme De Kermadec est certainement affûté par sa longue expérience de la prise en charge des surdoués en particulier adultes.
                On y retrouve la notion de gestion de l’hypersensibilité,et de l’hyperemotionnalité, de la nécessité pour bien vivre , de faire se développer harmonieusement la capacité de sociabilité avec ses congénères sans faire de ses particularités une raison de s’enfermer dans une tour d’ivoire (faux self/vrai self), la solidité mentale ( assertivité, apprécier la solitude, garder ses valeurs), savoir reconnaître ses propres besoins sans que cela soit de l’égoïsme, développer sa créativité à mille lieues de tout , j’aurais tendance à dire dans son langage de psychanalyste dans l’erotisation de son propre désir , de nos jours ,on aurait plus tendance à parler du circuit de la récompense , ou d’hédonisme bien compris.
                Il y a effectivement un long paragraphe sur la tendance à la victimisation de l’Hpi , et la nécessité de sortir du triangle de Karpmann(c.a.d. Victime/agresseur/sauveur) , cela rentre un peu dans la notion de résistance au changement chère à Watslawick, et qui est une constante chez l’être humain!
                Elle parle aussi de la nécessité de « clairvoyance » qui est une grande qualité de l’Hpi , mais qu’il ne sait peut être pas toujours utiliser à bon escient ( en gros, vous recevez un ordinateur à 100 milliards de connexions sans le mode d’emploi!) surtout dans le cadre de l’analyse de votre vie intérieure ( quels sont
                mes croyances souvent implantées par les parents,société,professeurs, religion….., mes valeurs, mon sens de la vie, est ce que mes capacités d’analyse de ne serait-ce que mes sentiments sont fiables et efficaces.
                La dernière partie correspond à une charge contre les neurosciences et les techniques apparentées ( méditation).
                Malheureusement pour elle, il y a à mon avis un tel champ de défrichage en cours car quand on voit les dégâts psychologiques des DYS en terme d’anxiété,de perte d’estime de soi et de confiance en soi, qu’il s’agit d’un problème majeur qu’elle n’évoque même pas (80 % des HPI suivis ont unQI hétérogène) alors que la fréquence retrouvée ne serait que 5% de la population avec une fréquence augmentée d’un facteur de 4 à 130 de qui et d’un facteur 5 à 140 de qui) soit au maximum 25% de la population des HPI.
                On voit donc que cette notion n’est absolument pas pris en compte dans la grille de lecture De Mme de Kermadec avec de ce fait ,une perte de force argumentaire.
                De ce fait , je pense personnellement que le cœur de cible de la clientèle de Mme de Kermadec correspond à des HPI au Qi homogène ou hétérogène ayant compensé, ayant pu de ce fait accéder à une certaine forme de réussite sociale et professionnelle, mais non satisfait de leur vie, viennent chercher chez elle une raison de vivre loin de l’aspect patrimonial…
                Pour les autres, ce qu’elle écrit reste toujours intéressant mais incomplet(à mes yeux)
                Bonne Journée

              3. Bonjour,
                Je suis ravie de découvrir votre site et plus encore de constater la rigueur de votre travail, étayée par un référencement réjouissant de recherches à découvrir ( et plus selon nos affinités). La recherche sur le sujet en neuroscience m’apparait être un fondement conséquent pour une évolution de l’appréciation des intelligences variées. Par ailleurs, je suis très curieuse de votre ouvrage à venir autour du monde du travail: si récemment, l’intérêt sur l’état adulte de ceux qui sont concernés par la surefficience ou la sourdouance ( et ces termes doivent rester à mon sens des qualitatifs indicatifs demeurant à évoluer) a permis à bon nombre de se reconnaitre comme ‘en devenir permanent’, il est nécessaire de poursuivre le travail et de contribuer à nourrir et cultiver tout germe pratique à la construction d’un environnement de travail et d’éducation plus souple, fluide et réceptif aux différences créatrices. En économie, on mentionnera platement la valeur ajoutée, et qu’il est drôle que notre société financièrement avide ne soit pas plus avertie du potentiel disponible d’un si grand nombre de personnes désireuses d’agir, de contribuer au développement du capital social, culturel et économique. C’est là l’oeuvre des chercheurs – créateurs dont vous faites partie, de gens honnêtes, de bonne volonté et de bonne intelligence. C’est donc avec gratitude que je poursuivrai la lecture de vos travaux.
                Bien à vous.

                1. Bonjour Aiko.
                  Des compliments qui me font rougir. Merci ! 🙂
                  J’ai travaillé sur la relation des surdoués avec le monde professionnel, tout comme je l’ai fait pour mon premier opus :
                  – aller regarder ce que dit la recherche (et je suis contente, j’ai trouvé pas mal de références sur le sujet; ce qui me permet de proposer un nouvel opus qui est à 95% différent du premier, et en fait un complément (une ou deux pages de redondance sur la réalité neurophysiologique du surdon).
                  – faire appel à des témoins (en m’efforçant de varier les horizons et statuts professionnels – parce qu’il m’importe de rappeler que le surdon est indépendant de toute origine ethnique, sexuelle, matérielle, financière..)
                  – … et bien sûr je mettrai à disposition sur Talentdifferent les ressources que j’ai utilisées.

                  … J’espère que ce deuxième opus donnera les réponses que certains recherchent : orientation des études, choix d’un métier, tests de personnalité, ce qui fonde le malentendu entre l’entreprise et un surdoué, quelques pistes pour améliorer les choses (car je suis intimement persuadée que même si nous sommes une minorité face à une majorité qui a bien des difficultés à prendre en compte les minorités, il nous appartient aussi de ne pas aggraver les choses : la méconnaissance de notre mode de fonctionnement en est un facteur).

                  1. Bonjour Cécile,
                    Que je suis ravie de lire votre réponse et d’apprendre la friandise que vous nous avez préparée… J’ai dévoré votre premier livre en 2heures ( en survolant qq paragraphes mais qui seront revus plus sérieusement prochainement) : que c’était gai et nourrissant ( j’ai ris franchement à plusieurs passages relatant qq caractéristiques a-normales et été bien émue des témoignages de vos comparses ..). J’oserai dire que le compliment est simplement la reconnaissance du constat d’un travail conséquent, éclairé d’une intelligence du coeur ( également dans le sens ancien de gemütlichkeit ), et qu’il est amplement mérité.
                    Vous parlez de présenter des pistes pratiques dans votre prochain ouvrage, et rappelez combien la méconnaissance du fonctionnement ‘autre’ implique une responsabilité de ceux qui en ont conscience pour instaurer ou initier des processus de changement dans les milieux professionnels notamment: je vous rejoins dans cette affirmation pleine de conviction. C’est une évidence qu’être conscient d’une ‘ més-entente’ implique la responsabilité, si nécessaire, de modifier nos modes de communication, d’évoluer, afin de nourrir notre compréhension des situations et d’agir à ce qui peut être amélioré dans la mesure du possible.
                    Votre démarche est bien celle du bon sens : éclairer par la connaissance et la compréhension pour poser la fameuse question ‘ Et maintenant, on fait quoi? Comment aider ?  » ( comment s’aider, s’entraider entre différences et divergences, s’entrainer ?). Si d’aventure, une communauté de personnes chemine sur ce sujet, je serai bien heureuse d’y participer un tant soit peu.
                    C’est pour ma part, ce que j’appelle faire l’oeuvre humaine, entre gens de bonne volonté. J’attends donc votre ouvrage avec grand intérêt.
                    Bien cordialement.

      2. S’accentuer avec l’âge…?
        Seigneur, protégez-moi!
        Je n’ai jamais pu regarder Elephant Man.
        A 46 ans, je pleure encore face à des desseins animés pour enfants.
        La musique me transperce de joie et/ou me révèle comme résonateur émotionnel.
        Quelques images qui fonctionnement comme des déclencheurs me permettent d’accéder rapidement à cet état de façon choisie face à quelqu’un; je deviens alors médium.

        Mais, comme de dit plus haut, face à la plus vile des grossièretés, je n’ai aucune défense, aucun sens de la répartie…Je le paierai plus tard du prix d’une immense culpabilité.

        Si cette sensibilité augmente encore avec l’âge, faites que je puisse l’accueillir, l’accepter, l’intégrer et la rendre créative.

  18. bonsoir Cécile,
    non c’est vrai, je n’ai pas utilisé le bon terme.
    Il est malheureux, se cherche et il est souvent en colère. En fait, s’il lit le livre, il se reconnaîtra dans de nombreux point.
    Si il pouvait commencé par se comprendre, je me dis que ce serait un pas en avant.
    Je l’aime beaucoup. J’espère qu’il finira par découvrir les raisons de son mal être.
    Oui il faut être aidé, mais ça aussi il faut l’accepter, c’est un chemin.
    A bientôt

  19. Bonjour,
    je commence le livre, je découvre le blog.
    Je suis fébrile, enfin des mots sur mes maux. Je le savais depuis longtemps, mais il fallu encore plus de temps pour l’accepter tellement je me sent différente, à part. En 25 ans, j’en ai rencontré plusieurs des thérapeutes dans l’espoir de me comprendre. J’ai compris qu’ils n’était pas toujours adapté à mon cas, mais ils m’ont néanmoins aidé à avancer. Ils m’ont par contre toujours dit que j’étais forte…ha ben ça oui, dés que ça va pas, pouf 20 kg! Vive le Yo-Yo.
    C’est dur de dire à son entourage « je crois que je suis précoce…ou un truc de ce genre! ». Mon déclic, mon fils, ma bataille! Qu’il ne lui arrive surtout pas ce que j’ai pu vivre. Aujourd’hui je ne suis pas forcement mieux dans mes baskets, mais je suis heureuse, du moins j’y travaille quotidiennement et comme je suis d’une nature optimiste, ça aide. Sauf qu’au passage, je passe pour encore plus atypique…la créativité, le jardinage, le ménage, le scrabble en ligne, c’est mon quotidien, zen, en moi, ma came. Je comprend aujourd’hui pourquoi je suis heureuse seule dans la maison sans le moindre bruit. Mon hyperactivité, mes digressions et mes pensées qui ne se calment pas, c’est aussi un aspect de mon épuisant quotidien. Je vais continuer à potasser et découvrir le blog et je reviendrais surement vers vous faire un point. Aujourd’hui, mon cheval de bataille c’est d’aider Orian qui n’a que 25 ans. Je tente de lui faire comprendre qu’il faut se comprendre pour dépasser son malaise. Ce n’est pas gagner, il s’enfonce, se délecte de son malaise. Depuis qu’il a environs 6 ans, je sais qu’il est un enfant précoce. Mais on écoute pas une animatrice…Chers vous tous, si Orian arrive enfin sur ce blog, merci de m’aider à l’aider. Dés que j’ai re-commandé un second tome auprès de mon libraire, je lui envoie. Oui le premier finalement, je me le garde, j’ai encore du boulot à faire sur moi. Attention, Orian est borné et pas forcement décider à se décoder.Il voudrais tellement être dans la norme, qu’on l’aime, le reconnaisse…je crois qu’il faut qu’il se comprenne d’abord, pour mieux vivre dans une société ou ne nous comprend pas. Courage à toi mon grand, j’espère qu’enfin tu te décides de te faire du bien.

    1. Bienvenue sur talentdifferent kti
      Orian ne se délecte pas de son malaise, vous êtes la première à le savoir.
      Mais que vous soyiez taraudée d’inquiétude à ce sujet, je n’en doute pas, moi qui suis également maman…

      le plus « simple », il me semble, serait, si il acceptait, qu’il puisse rencontrer un thérapeute qui lui explique en toute sécurité son mode de fonctionnement.

  20. Bonjour,

    Un petit merci s’impose après la lecture de votre site. Je vais sans doute commander votre ouvrage prochainement.

    Pour me présenter , j’ai été diagnostiquée à 14ans et j’ai longtemps préféré le déni. J’avais encore un gros score? La belle affaire quelque soit le test je n’avais que cela! Alors j’ai gardé mon score dans un coin de ma tête, j’ai refusé d’y retourner. Bien sur , je me sais et sens différente depuis plus loin encore mais je n’osais pas affirmer (ni même à moi-même) pourquoi.
    Sauf que… Je suis maman et à leurs façons, ils sont comme moi alors si ce n’est que pour moi et bien pour eux je devrais je crois ne pas y aller qu’à l’intuitif et raisonné mais me renseigner un peu au moins. Pour l’instant, ils vont bien.
    Pour en revenir à ma personne, déscolarisation hâtive car je gênais à avoir raison quand les professeurs avaient tord, à tout trouver trop long, pas assez poussé…
    J’ai fait ma vie , je me la suis construite pour la modeler autour de moi comme je la voulais/rêvais. Je ne saurais pas métro-boulot-dodo.
    Reste la souffrance de l’incompréhension, des critiques erronées de ceux qui n’ont rien compris , qui ne pourraient pas comprendre ce que je ne peux plus expliquer…
    Et les embuches parait-il liées , maladies auto-immunes ou rares , un burn out , de la phobie sociale…
    Ce n’est pas de tout repos la différence.

    1. Bonjour à tous.

      Voilà maintenant près d’un an que j’ai été diagnostiqué surdoué, chose qui ne me paraissait absolument fausse. Mais maintenant que je lis des ouvrages tels que le votre Cécile (pas encore terminé) ou ceux de Jeanne Siaud-Fachin, je me rends compte que je rentre plutôt bien dans les « cases » alors que je n’aime pas du tout ce terme. Finalement je suis bien surdoué alors que la psy qui m’a fait passé le test nous a tout d’abord dit, à mes parents et moi qu’on ne pouvait pas dire que j’étais surdoué à cause de la non-homogénéité des tests. Aujourd’hui, j’ai 17 ans et je trouve que le monde est dans un désordre incommensurable, au moins aussi grand que son incohérence…

      Voilà je voulais juste me présenter et vous dire merci Cécile, puisque vous m’éclairez un peu plus sur ma véritable nature au fil de votre ouvrage.

      Enyx

      1. Ne pas être surdoué à cause du manque d’homgénéité des tests ????
        « Il vous manque une jambe alors vous n’êtes pas un humain » – ça me semble à peu près aussi idiot.

        Le manque d’homogénéité signe quelque chose – elle ne vous a rien dit ? pas de dys, par exemple ?
        Cela dit, ce n’est pas le mot qui est important, c’est le mode de fonctionnement.
        Mais je regrette qu’elle ne vous ai pas dit d’explorer la piste du surdon : hypersensibilité, vision globale, intuition… autant de caractéristiques qui aboutissent à un décalage qu’il est important de comprendre.

        Merci à vous de votre message Enyx 🙂

        je vous souhaite de ne jamais vous laisser enfermer par les mots.

        Bonne continuation ! 🙂

      2. Nan, mais il faut quand même dire que ces tests sont cons ! C’est censé mesurer l’intelligence, et c’est juste n’importe quoi… Par exemple, je ne vois pas en quoi le calcul mental représente une intelligence quelconque, à part une capacité à retenir et additionner des chiffres, ou en quoi savoir où est le détroit de Gibraltar peut apporter des points… On veut savoir quoi ? Longitude et latitude ? Parce que moi je pense ça, forcément… pas à dire au psy que le détroit de Gibraltar est… près de Gibraltar, ah ah ! 😀
        Bref, il y a un résultat chiffré mais le plus important c’est comment on raisonne pour ce test, comment on est pendant et notre manière de le vivre. Avec un peu de chance, on va tomber sur un psy intelligent (ouf, ça a été mon cas) qui va mettre en évidence plus une manière d’être que des réponses formatées…

        Le plus important, c’est ce qu’on est, apprendre à connaître notre personnalité bien décalée. Parce que c’est ça qui est à la fois extraordinaire et qui nous pose problème au quotidien. Le côté Don Quichotte à vouloir faire la vérité à tout prix, ou à vouloir se faire respecter quoiqu’il arrive, ou à crier après la justice, ou à ergoter sur tout et n’importe quoi parce qu’il faut être précis dans la vie… bref vous connaissez le topo. Heureusement il y a des aspects sympas, la fantaisie, la créativité, quand on arrive à gérer son côté Bisounours… Et puis, j’en ai marre d’être encombrée par tout un tas d’infos inutiles, à quoi ça me sert de savoir que le mec qui passe à côté est habillé 100% coton, on s’en fout hein !! Le fameux regard qui scanne, s’il pouvait un jour se mettre au repos… Et cette intolérance au bruit, pourquoi je suis la seule à entendre les bruits de la voisine DANS ma tête ?! A me boucher les oreilles quand les pompiers passent ou pendant le feu d’artifice ?! C’est important de comprendre que les autres ne fonctionnent pas comme ça, qu’ils ne peuvent pas comprendre la fatigue qui peut en découler, qu’ils ne raisonnent pas en arborescence (et ça c’est dommage, parce que la « complexité » ou penser en lien avec les autres domaines de réflexion, c’est plus riche que de penser en « corde à noeud », étape par étape !).
        C’est important de comprendre aussi que les autres peuvent difficilement comprendre ce que c’est qu’être HP. Perso, je préfère parler de « particularité auditive » quand j’explique que j’entends tout au même niveau. Je ne parle que de ce qui me gêne, pour faire évoluer ou accepter la situation aux autres. Je ne parle jamais du tableau général, les réactions sont en général négatives devant le surdon, les gens se sentent rabaissés parce qu’ils ne comprennent pas à quel point ce peut être difficile.

        J’ai lu aussi le livre de Christel PetitCollin, « Je pense trop » je le conseille chaleureusement, en plus de celui de Cécile et des autres déjà connus bien sûr.

        1. Bonjour à tous,

          Cela fait dorénavant plus d’un an que je me documente sur les « surdoués »…Enfin, que je lis ce qui te fil en aiguille m’intéresse et me comble, au sens propre du terme « remplir ». Au départ intéressant, m’a sorti de ma torpeur au vu du contexte personnel et professionnel dans lequel j’étais. Mais j’ai beau lire, notamment les post ci-présents, ils ne me rassurent pas.
          Je sais juste que d’autres personnes souffrent, de manière identique ou légèrement différente. Mais en quoi cela m’aide ? Je ne saurais le dire. Je ne sais d’ailleurs pas si cela m’aide réellement…
          J’ai déjà conscience que c’est comme ça et que je dois m’y faire; que la sensibilité (pourquoi « hyper »?) au monde qui m’entoure ne s’en ira pas et que je subirai toujours mes propres crises de nerfs à moins de m’expatrier sur une île déserte.
          Bien sûr, et ce n’est qu’une redite de nombreux témoignages, la sensibilité n’est pas que physique, ni émotionnelle, mais également morale -au sens de moralité-. Les injustices, subies par moi ou par autrui, me sont insupportables et le mot est à prendre au pied de la lettre. Je ne supporte pas ni physiquement, ni intellectuellement. Alors je me bats. Pour moi, pour cet autrui, c’est selon. Je me prends des murs, quasi volontairement puisqu’au fond je choisis de me battre (quoiqu’il soit impossible pour moi de faire autrement que d’aller en ce sens); et puis aussi d’autres involontairement parce que, étant moi, les ennuis, les heurts, les insultes, les affronts en tous genre sont omniprésents dans ma vie.
          Ordinairement l’on me dirait, sagement sans doute, que c’est la vie, c’est ainsi.
          Mais effectivement quand tout est « trop », vous qui comprenez, la lutte quotidienne semble interminable.
          Quand cessera cette lutte globale, cette souffrance générale?
          (Et ce même si certains posts incitent à juste titre à ne pas résumer/ réduire la douance à la souffrance; elle me semble la conclusion, le constat final de tout…)

      3. Effectivement, elle ne m’avait pas parler d’exploiter cette piste de la douance, tant et si bien que je commence à ma’percevoir des multiples spécificités de mon comportement. Exemple qui peut paraître idiot : depuis 3 jours, j’ai mal au pavillon de mon oreille droite. Au début, je pensais que c’était parce que je dormais dessus. Maintenant, je pense que c’est à cause de la plus grande capacité auditive dont sont affublés les surdoués (celle dont tu parles Lena). du coup je perçois les choses bien différemment.

        1. En fait, concernant la capacité auditive, elle n’est pas forcément plus grande, elle est différente (sérieux, ton pavillon c’est sûrement autre chose). Si tu fais un test, il ne va pas mettre en avant une meilleure audition (j’en ai deux à mon actif, tout à fait normaux). Ce n’est pas mesurable, il s’agit d’une grande, ou très grande, sensibilité au bruit, et surtout à la manière de le percevoir et de le vivre.
          Je donnais l’exemple des pompiers ou du feu d’artifice, je pourrais dire que j’allais en boîte de nuit avec des boules Quiès, et je vais toujours au ciné avec, on ne doit pas être beaucoup à le faire 😉
          En groupe, j’ai du mal à faire à la part des choses et des dialogues, j’entends tous les bruits au même niveau, ça fait une sorte de brouhaha vraiment pénible qui me donne envie de partir en courant.

          C’est important de savoir comment on fonctionne, ça évite de casser les pieds à tous ses collègues de bureau qui eux ne sont pas du tout gênés par la soufflerie du chauffage ! Faut trouver une autre solution…

          Je comprends aussi pourquoi je suis souvent stressée à mon boulot, qui lui ne l’est pas plus que ça. C’est simplement qu’il y a beaucoup de passage, beaucoup de détails devant mes yeux, et que je passe mon temps malgré moi à tout enregistrer. Résultat, aucun repos, et la tête est encombrée de tout un tas d’informations la plupart du temps inutiles.

  21. bonjour a tous,

    suite a un burn out (janvier), un parcours avec un super sophro et enfin un psy no-freudien, celui m’a dit a notre premier rdv  » avez vous deja fait des test, car vous avez l’esprit tres vif…. sur le coup, je n’ai pas compris sa question…et puis le petit velo a fait son tour de terrain…ou plutot du pays…
    il me parle de douance, de haut potentiel, de surdoué… ca me prend le chou, il a du se tromper, je suis plus inadapté social oui…
    deuxieme rdv, on en rediscute, de mon passé, de mon present, de mes difficultées… je rentre chez moi et le petit velo repart faire le tour du monde cette fois…

    ben je crois qu’il a raison, cela explique tellement de chose….
    et la je vous lis..et je pleure…de joie ou de tristesse, je ne sais pas…mais cette fois, je crois, je sais enfin qui je suis…..
    y’ a plus qu’a apprendre a vivre avec…

    Ludo, 38 ans

    ps : je reviendrais trainer par la de temps en temps

  22. Bonjour,

    J’écris ce petit mot pour solliciter vos conseils, me faire part de vos expériences et me donner vos avis.

    Voilà, je résume : après ma crise de la quarantaine, on m’a diagnostiqué TDAH, puis on m’a parlé de douance. Mes parents m’ont juste dit que j’avais passé des tests petit sans m’en dire plus (ils avaient peur que je ne travaille plus à l’énoncé du verdict, ce fut leur seul commentaire).

    Aujourd’hui, je vis une vie faite de thérapies : bouddhisme pour calmer mon esprit, tai jitsu pour calmer la colère et libérer l’énergie de mon corps, équilibre alimentaire pour gérer les excès… Je ne vis pas au présent mais au futur à travailler dans le but de devenir une personne normale, calme avec des amis car dans mon cas, la solitude est immense (j’ai fait une croix je pense sur une vie sociale normale et sincère). Voilà mon impression en tous cas. Mes proches savent ce que cela ne tourne pas rond… Les psys m’ont qualifié d’éponge à émotion, de personne qui va très vite et peu tolérante.

    Ma vie professionnelle m’apporte quant à elle un certain confort bien qu’intellectuellement, je ne m’y retrouve pas.

    LA QUESTION

    Quant à deux heures du matin et ce, quasi tous les jours, à toutes heures, vous inventez des thèmes de livre tels que :

    conversation entre l’égo et l’esprit (ou l’âme) ou une idée de roman où tous les représentants se verraient recevoir un message de dieu… Qaund vous vous posez mille questions et vivaient mille émotions…

    Faut-il écrire ce (ou un) livre? Mais quelle question ! J’en meure d’envie.

    A vrai dire, je suis bloqué par la peur de rater, excité et effrayé par le torrent de choses que j’ai à dire. Par où commencer? Faire cynique, ironique, humoristique?

    Et de façon prétentieuse même très prétentieuse, je voudrais bien entendu, que cela soit parfait du premier coup, un chef d’oeuvre…

    Comme pour me rassurer, satisfaire mon égo (artificiel) et que les gens m’aiment?

    J’ai cette envie (plus qu’un besoin?) et n’ai pas le courage ou me pose trop de questions… Cela est-il utile?

    Je me dis que cela aurait au moins la vertu d’être drôle et de m’amuser.

    Désolé pour cette question et ce désordre mental. Merci pour vos avis. Belle journée à vous tous.

    1. Désordre mental ? Vous avez dit désordre mental ?
      Ah bon…
      Moi je vois juste un cerveau qui tourne à toute allure, beaucoup de perfectionnisme et de besoin de précision et une vision très saine de l’importance qu’esprit et corps marchent ensemble qui vous conduit à utiliser des techniques très précieuses pour maintenir un équilibre.
      Si vos parents ne l’ont pas détruit, si ils acceptent de faire un effort pour remettre la main dessus, je pense que ça serait TRES utile pour vous de connaître les résultats du test que vous avez passé. Et de le faire décrypter par quelqu’un bien au fait du sujet.

      1. Bonsoir,

        Merci pour votre réponse. J’en ai su plus mais pas énormément plus. Intelligence abstraite et verbale élevée et QI de performance faible. J’ai aussi fait des tests en seconde et j’ai été convoqué par la prof principale et là : même verdict, débile mental dans le repérage dans l’espace, mal latéralisé, je confonds ma droite et ma gauche. Sinon, plus je vieillis et plus je m’intéresse à la philo, c’est très marqué. Que pensez-vous du livre? Utile? Merci encore de votre aide.

        1. QI verbal (parfois très) supérieur au QI performance, c’est un grand classique chez les surdoués.
          La possible dyspraxie visuo-spatiale ne m’étonne pas plus que ça.

          Quant à écrire un livre ? Ben oui ! Faîtes ! Arrêtez de ruminer et de vous arrêter à toutes les erreurs que vous allez commettre et au fait que ce ne sera peut-être pas parfait ! Faîtes ! C’est essentiel. (De toutes façons, si vous n’êtes pas content de ce que vous aurez écrit, vous pourrez le modifier… je vous suggère juste de ne pas prendre Joseph Grand (Camus : La Peste) comme modèle ! :D)
          Faîtes ! C’est une vraie libération qui enclenche une vraie plénitude.
          « Et de façon prétentieuse même très prétentieuse, je voudrais bien entendu, que cela soit parfait du premier coup, un chef d’oeuvre… »
          Ca, c’est parfaitement normal quand on n’aime pas l’échec, qu’on est perfectionniste, et qu’on est sensible à la critique…
          Mais on ne pourra savoir que votre roman est un chef d’oeuvre que si vous l’écrivez…

          1. merci… Je vous l’enverrai si cela vous tente ! Mais il faut commencer… J’ai cette idée de conversation entre l’âme (ou ce que l’on a de plus pur en soi) et l’égo (ce traître qui nous trompe) : un match de boxe… Ambitieux peut-être trop….Ou alors l’amener sur un ton léger voire drôle. Pas évident…
            Merci en tous cas !

            1. Récupérer les résultats du test ça serait vraiment bien aussi pour comprendre plus en finesse.. ou alors le repasser ? (mais ça, c’est toujours un peu compliqué….)
              Je vous suggère la lecture des billets relatifs aux tests de QI pour que vous compreniez mieux l’intérêt qu’il y a à comprendre en détail comment on fonctionne.

              1. impensable de repasser. J’y ai pensé et pour le coup, je serais, je le sais, paralysé par le temps qui s’écoule et la peur de rater. Imaginez si je ratais. Je ne serais alors rien, juste fou, névrosé? Je vais lire le contenu de votre lien. Merci beaucoup, belle soirée….

                1. Si vous choisissez très soigneusement le/la psy avec laquelle vous passez le test, vous ne le « raterez » pas, mais inutile de se faire violence 🙂

            2. Bonjour Seb,

              1 : Tu ne nous embetes pas

              2 : N’essaie pas de changer, simplement de t’adapter, quand il le faut seulement

              3 : pour le livre, commence par jeter des notes sur ce qui te vient à l’esprit, dans le désordre, ainsi tu ne perds pas tes idées, et tu feras le tri ensuite, attention une pensée rapide donne mal au poignet…. peu importe que ce soit à 2h du matin ou autre

              4 : je veux bien devenir ta 1e critique (éventuellement)

              5 : quand tu écris, ne te dis pas : faut que j’écrive comme ci comme ca, il faut que les gens comprennent, faut pas que ce soit pas racontable….. autrement dit lache toi

              6 : écrits comme quelqu’un au dessus de la moyenne intellectuelle, pas comme un normo pensant , tu ne peux pas , tu vois les choses trop différemment.

              7 : tu es libre quand tu écrits, ne l’oublie pas

              Voilà bon courage (attention je suis l’affaire….)

              Christèle (grosse lectrice)

              1. Bonsoir,

                Merci pour ton message et ton soutien… Dans l’idée, puis-je te demander des conseils quant aux thèmes que je voudrais traiter? Rien que d’en parler, c’est beaucoup, c’est partager… Merci encore, bonne soirée

          2. Mon fils, j’ai omis de le dire à fait un test :

            150 de verbal, 90 de performance…

            Ma fille : 135 et 128…

            Je devrais qui sait oser le faire, faire preuve de courage… Qu’en pensez-vous?

            Je vais arrêter de vous embêter je crois…

            Bonne soirée,

            1. J’ai assez envie de répondre « tel père, tel fils » – ces résultats sont très significatifs et ont besoin d’explications circonstanciées pour mieux comprendre l’importance du décalage qui les accompagne.

          3. Je viens de regarder le site sur la dyspraxie que propose Cécile et je trouve qu’il est difficile pour un-e surdoué-e dyspraxique de s’y reconnaître, les difficultés de la dyspraxie étant compensées par la douance. Pour ça, il me semble que la WAIS, avec un-e psy qui connaisse bien à la fois la douance et les dys-, ce qui a été mon cas, est très précieux. Sinon, on court le risque d’être mal diagnostiquée, de s’entendre dire qu’on est seulement stressée par la passation (ah bon, stressée par certains exercices et pas par d’autres ? stressée par les plus faciles et amusants et pas par les autres ?) et de voir nié ou minimisé un handicap pourtant réel et source de beaucoup de souffrance (avoir 117 de perceptif ou 111 de vitesse de traitement est dans la « norme » mais quand le verbal est à vingt ou trente points au-dessus, le désarroi est immense).

            J’ai beaucoup aimé le livre « L’Enfant dyspraxique – Mieux l’aider, à la maison et à l’école » du Dr Caroline Huron bien que je ne l’aie pas lu en entier, ça me remuait trop.

            Je crois qu’on peut songer à la dyspraxie quand, étant de toute évidence surdoué-e, on est bizarrement très nul-le dans des choses basiques et ordinaires, pour moi c’est par exemple l’incapacité à nouer mes lacets comme tout le monde, ou la difficulté à apprendre à plier les vêtements ou encore l’incapacité à gérer de façon logique et simple les tâches ménagères… (mais je n’ai pas de pbs avec l’écriture, sans doute un effet de génération, en plus d’un don pour les arts graphiques qui compense curieusement la dyspraxie, j’adorerais savoir comment mon cerveau fonctionne tellement c’est complètement paradoxal !) Ou quand on est très lente pour tout ce qui est manuel alors qu’on est super rapide intellectuellement, ou qu’on ne peut pas discuter avec qqun en faisant qqchose de ses mains, par exemple. Et que quand on essaie de faire vite, on n’y arrive pas. Comme quoi, cette lenteur n’est pas liée à du perfectionnisme (ce qu’on s’entend dire parfois) mais bien à l’impossibilité physique d’aller plus vite.

            1. Je suis confrontée au même phénomène avec ma fille de 9 ans cela m’amène à réfléchir sur va vie future merci de vos commentaires cela aide des parents comme moi

    2. Haha! Le coup de l’éponge à émotions, qui va très vite et très peu tolérante, vous allez rire…Je viens de commencer des cours en 4 ans pour être professeur de yoga. Chouette chouette. Bin pas plus tard que vendredi dernier, j’ai traité de conne la charmante et seule gentille dame qui nous avait invités à prendre l’apéro depuis deux ans.
      Évidemment, elle est partie pleurer, évidemment, j’étais consternée, et depuis mon mari me dit hilare que je suis atteinte d’un syndrome de la Tourette tardif.
      Voilà voilà voilà…y’a du boulot, quoi.
      Bon, vaut mieux en rire, hein?

      Si, si (j’ai beaucoup pleuré avant, mais bon, la honte avec l’envie de disparaître sous terre, c’est un truc horrible, qui revient de très loin aussi).
      PS : On est réconciliées, elle a compris que heu, je voulais pas dire ça, quoi. On parlait de douance, au fait, pendant cette conversation, bref, je vous passe les détails.

      1. Bonjour,

        Comme vous dites, tiens tiens… Moi je voulais faire une formation de Tai Chi… Sinon, question importante : qu’est-ce qui vous a amené à insulter cette personne? Comment en êtes vous arrivée là? Pourquoi cette colère? Réfléchissez sur le mécanisme et dites moi svp… Merci beaucoup et belle journée…

        1. Bonjour Seb,

          Désolée pour la réponse tardive, je n’ai vu votre commentaire qu’à l’instant. Je ne sais pas si vous le lirez mais peut-être que si…
          J’ai beaucoup réfléchi évidemment à ce qui s’est passé et il y a plusieurs facteurs.
          Le premier, et sans doute le plus important : on était un vendredi soir, j’étais épuisée émotionnellement de ma semaine de travail, et pour dire vrai, je n’avais aucune envie de sortir ni de faire des sourires, ni d’écouter qui que ce soit en faisant attention à tout.
          Le second, hé bien c’est un besoin de convaincre et un bon fond d’intolérance. Quand les gens refusent de se poser les bonnes questions, de voir les choses en face, ça me rend dingue, surtout quand leurs enfants vont si mal. Se tordre les mains en pleurnichant ne sert à rien, il faut trouver des solutions. Et avec une enfant encore énurésique à 10 ans, il m’a semblé qu’il était temps de se bouger les fesses pour comprendre, et globalement à 10 ans, ça passe par les parents aussi. D’où l’intolérance, j’ai passé ma vie à poser des questions et à vouloir y répondre fût-ce au prix d’un très grand inconfort, et j’ai du mal à comprendre que les autres ne fassent pas de même…
          J’essaye de me corriger, mais globalement, je fais surtout attention aux personnes avec lesquelles je sors désormais, et j’ai refusé le dernier « dîner en ville », car je n’ai plus ni l’envie, ni le courage de passer mes soirées en plus de mes journées à tenter d’être quelqu’un d’autre ou à plaire.

          1. La est notre paradoxe, a la fois on est dans l’empathie pour pouvoir comprendre que chacun evolue a son rythme et suivant les cartes qu’il a eu a la naissance, et en meme temps on voudrait donner un coup d’accelerateur parce qu’a l’instant T, on n’a pas la patience » d’empathizer » calmement, et après on s’en veut….. Et ensuite on se replie – bien dommage il me semble- pfff, pas facile!

          2. Bonjour Lechalote,

            Je crois qu’on est un paquet sur ce site à se poser des questions et à se demander comment d’autres font pour… ne pas s’en poser 😉 C’est un des apprentissages que j’ai du faire aussi, genre eh oui il semble qu’on ait l’oeil plus aigu sur certains sujets, genre eh oui beaucoup de personnes sont pétries de certitudes et ça leur semble complètement normal…

            J’aime beaucoup la fin de votre message 🙂 Ca demande beaucoup d’énergie à ne pas être soi-même, mais pourquoi faire finalement ? Alors qu’être au plus près de ce qui est bon pour soi (ah ces dîners en ville où l’on sort des tonnes de poncifs…), respecter ses envies, ses besoins, être avec des gens avec qui on est bien, sans se forcer à jouer un rôle… quel bonheur ! 🙂

            Travaillant avec le public, j’ai du mettre un peu d’eau dans mon vin, et apprendre certains codes sociaux, mais cela a pu devenir un jeu, dont j’ai appris à rire…
            Connaissez-vous l’ouvrage d’Isabelle Filliozat, les Autres et moi ? Cela m’a beaucoup aidée 🙂

          3. Bonsoir à toutes et à tous,
            un samedi soir de solitude une fois de plus, cette solitude tant recherchée mais qui questionne souvent par rapport à toute personne normale qui vit pleinement. De longues hésitations avant de se décider à entrer en contact avec vous toutes et tous qui écrivaient tant de choses justes sur ce que vit la personne surdouée.
            Il parait que je le suis, j’ai passé le test, je n’ai pas adhéré au résultat, persuadée que la psy voulait me faire plaisir.
            Mais ce mal-être serait-il dû à cela ? Surdouée de quoi, en quoi, pourquoi et en faire quoi ? Si ce n’est apparaître jusqu’à épuisement telle que je ne suis pas pour être conforme et faire plaisir…Femelle caméléon fatiguée.
            Insatisfaite professionnellement car dans un métier trop demandeur d’apparences et de réseaux (beurk), je n’en vis pas évidemment, divorcée et épidermiquement allergique à tout regard masculin qui pourrait se poser sur moi (ce que l’homme en face comprend rapidement…!), je regarde mes enfants faits sur le même moule, et je me questionne : ça ne pourrait pas s’arrêter cet état ? Que vont-ils devenir ? Il ne faut surtout pas qu’ils me ressemblent, il faut qu’ils prennent les bonnes voies, pas de souffrance pour eux par pitié.
            Comment font ceux qui tirent avantage du surdon ? Comment l’apprivoiser ? Comment s’épanouir ? Ne plus essayer en effet d’être quelqu’un d’autre comme le dit si bien Lechalote…
            Bonne soirée à tous.

            1. Bonsoir mimi
              Bienvenue sur Talentdifferent et surtout : merci d’avoir accepté de partager.
              A vous lire, je voudrais juste vous rappeler que le surdon ne « fait » ou n' »est » pas tout. Le surdon, pas l’intensité qui caractérise ceux qui en sont « porteurs », amplifie le mal-être, tout comme il peut s’épanouir pleinement chez celui qui va bien.
              Peut-être serait-il opportun de faire le point. Et dans ce cas-là, recourir à l’EMDR (pour traiter les traumatismes qui peuvent paraître bénons, mais sont parfois dévastateurs) et/ou à la Gestalt (qui permet de se reconnecter à ses émotions).

              De ce fait, vos enfants ne vivront pas leur surdon comme vous vivez le vôtre – ne serait-ce que parce que vous êtes informée (ce qui n’était peut être pas le cas de vos parents).

              Je pense important que vous preniez soin de vous….

      2. « Le coup de l’éponge à émotions, qui va très vite et très peu tolérante, vous allez rire… »
        C’est tout moi aussi, ça, et je ne vais plus nulle part pour être sûre de ne pas me faire de mal et ne pas faire de mal à autrui/autrelle. Pas top mais bon…

      3. A Pouic et Léna :
        Pouic : Oui, ça vient en effet d’une forme d’empathie qui n’a plus le courage d’empathizer comme vous dites joliment, c’est tout à fait vrai. On sent une détresse, on pense avoir des clés, et on manque de temps pour faire passer le message, du coup, on le balance trop fort. Ca me rappelle une vidéo qui montrait que dans le cas de HP face à une scène émotionnellement perturbante, le HP contrairement aux autres va activer la sphère de la réflexion plutôt que de l’émotion pour trouver des solutions au lieu de balancer huit tonnes de patos. En gros : il y a un un problème, je cherche la solution pour rétablir l’harmonie.
        Merci Léna, je viens de commander le livre 🙂

        1. Ca fait quelques mois que je n’étais passée, j’espère que ce livre vous a plu 🙂
          Ces codes sociaux, que je n’avais même pas conscience de ne pas respecter ! Moi, je trouve tous ces jeux très compliqués, et on parle du temps, et on piapiate sur tout et n’importe quoi. Moi je dirais « tu » à tout le monde si je pouvais et je trouve que les chefs ne devraient pas être respectés « parce qu’aujourd’hui ils les ont à l’envers » !
          La lecture de ce livre m’a donnée quelques clefs et m’a aussi décomplexée quoique ça reste difficile 🙂

    3. Je vous conseille très vivement d’écrire. Cela peut être sous la forme d’un roman, de nouvelles, de lettres, d’un journal, de poèmes, ou juste des phrases sans queue ni tête. Ecrivez avant tout pour vous-même! Ne vous censurez surtout pas. Laissez les mots couvrir les pages. Ne cherchez pas forcément à donner une forme définitive à vos écrits. Cela viendra en son temps.
      Si vous souhaitez raconter des histoires, racontez-les. Si vous avez envie (et donc besoin) de vous raconter, faites-le. Surtout si vous avez un QI verbal élevé: profitez-en!
      Mais faites-le d’abord pour vous, pas pour un hypothétique éditeur. Ensuite, choisissez bien les personnes à qui vous faites lire vos textes. Méfiez-vous des critiques critiques et des jaloux. Cherchez la bienveillance et les critiques construites et constructives.
      (Si vous lisez l’anglais, je vous conseille le livre de Julia Cameron ‘The Right to Write’.)

    4. Bonjour Seb59,

      Je pensais vous avoir répondu, et paf je vois que non, alors que j’avais lu votre message. Pratique du zen, de l’aïkido, diététique, thérapies, formation de thérapeute, c’est mon parcours qui va sans doute vous rappeler quelque chose… Comme beaucoup sur ce site et ailleurs, « éponge à émotion » et le reste, « très vite » et le manque de tolérance, on sait ce que c’est, on apprend on apprend, mais on a quand même du mal avec beaucoup de choses et beaucoup de gens…

      J’avais tilté sur cette partie de votre texte : « Je ne vis pas au présent mais au futur à travailler dans le but de devenir une personne normale » et je crois que c’est une indication précieuse pour vous 😉 Personnellement, cela m’a énormément aidée que de travailler sur l’instant présent, apprendre à aimer ce que je suis comme je suis, mon présent comme il est et ma vie telle qu’elle est. Cela n’empêche pas de travailler à améliorer sa vie, mais c’est un grand pas que d’apprendre à aimer son présent 😉
      Si vous voulez des lectures pour vous aider, je peux vous en indiquer, bien sûr.

      Autre phrase que j’ai retenu, et qui me semble très importante parmi les autres : « je me dis que cela aurait au moins la vertu d’être drôle et de m’amuser ».
      C’est le plus important. Faire ce qui est bon pour soi, se faire plaisir, se faire du bien. Prenez du temps pour écouter ce qui a besoin de sortir et de s’exprimer, et laissez votre torrent de choses s’écouler librement.

      Permettez-vous de créer, soyez vous-même, c’est un tel soulagement, les gens aimeront ce que vous êtes.
      (quand aux autres, une citation d’un rappeur Oxmo Puccino : « Il y a des gens dont je serais ennuyé d’apprendre qu’ils m’aiment, tant nos valeurs sont différentes. Cela voudrait dire que je n’aurais pas été assez clair, que je n’aurais pas pris assez de risques pour exprimer ce que je pense, ce que je ressens, ce que je suis. » je n’ai personnellement jamais eu autant d’amis que depuis que je me sens libre !)

      Je vous souhaite plein de jolies pages, donnez-nous des nouvelles 🙂

  23. Bon, déjà, dire que ça fait du bien de pouvoir lire les témoignages d’autres zèbres. De mon côté, je me suis découvert cette bizarrerie il y a quelques mois, j’ai encore parfois du mal à être d’accord avec le fait que c’est vrai. Je pensais que ça allait ouvrir quelque chose. J’ai  »entraperressenti » comme un grand espace qui me permettait tout à coup de mieux respirer et de pouvoir être vraiment. Mais ça a duré l’espace de quelques minutes à peine, et c’est reparti, et n’est jamais revenu. Pourtant ça avait l’air de me dire qu’en fait, je pouvais me lâcher, je pouvais y aller, j’étais cap. Mais ça a fait plouf. Alors j’avais envie de savoir ce qui s’est passé de votre côté quand vous avez appris une fois adulte (pour ma part je l’ai su à 34 ans) pour votre zébritude…

    Autre chose, certains d’entre vous utilisent-ils la méditation de pleine conscience au quotidien? Si oui, en tirez-vous un mieux être tangible?

    Et aussi, comment vous faites pour vous nourrir au quotidien, je veux dire au niveau conversation avec les autres humains, est-ce que vous avez d’autres zèbres autour de vous, ou est-ce que vous vous retrouvez régulièrement avec des personnes hp, ou, quoi, j’en sais rien, mais je suis à nouveau dans une période où je suis paumée, et d’un côté je ne me vois pas du tout capable d’assurer un temps long avec des personnes hp, et d’un autre côté j’en ai besoin. Du coup, aujourd’hui, alors que j’étais avec un ami hp aussi, j’ai été incapable d’installer une conversation ou d’attraper les perches qu’il me tendait tellement je me sentais nulle. J’en ai marre. J’en ai marre de ça. Parce que j’ai besoin de ces échanges et que je n’arrive même plus à les pratiquer.
    Merci d’avance à ceux qui répondront.

    1. Bonjour,

      Je ressens parfaitement ce que tu veux dire. On se découvre « doué » puis en fin de compte, on aura tendance par la suite à l’oublier, à le contester, à se sentir « imposteur » à l’occasion.

      Les relations avec les autres deviennent compliquées, on joue un jeu, on fait l’imbécile, on se fabrique un « faux soi ». Avec qui partager cette immense goût ou enthousiasme pour tel poète, musicien ou théorie? Quasi-personne. On se sent si seul parfois, si frustré !

      Deux questions alors : ressens-tu cela et cela s’agrémente t-il de colère?

      J’ai des pistes pour toi mais réponds moi juste avant.

      Bonne soirée,

      1. Merci pour ta réponse, Seb . J’ai adoré ton enchaînement  »oublier, contester, imposteur », c’est complètement ça!!Donc, d’un côté j’ai cette grosse frustration intellectuelle, et de l’autre côté cette grosse impression d’être  »imposteur », et je crois que c’est l’interaction de ces deux sensations qui produit le clash!
        Quant à la colère, ce n’est pas vraiment ça. C’est plutôt une sensation d’ennui. Pas dans le sens je ne sais pas quoi faire, plutôt dans le sens lassitude, ou désappointement. Je vis de très intenses colères, mais elles sont plutôt dûes au fait de ne pas réussir à faire comme je le veux, et la colère est tournée vers moi-même. Ca peut être très violent, mais je me soigne! 😉
        Et pour répondre à ton témoignage, il m’a bien parlé, car j’écris aussi depuis longtemps, et plusieurs personnes  »pro » ont reconnu la qualité de mon écriture, mais je suis incapable aussi de sauter le pas. A chaque fois que je tiens un sujet et un texte qui commence à tenir la route, je relis et trouve ça si superficiel que j’arrête, jusqu’à la prochaine fois, où je retrouve l’enthousiasme, et le reperd aussi sec… Mais bon, écris ton texte pour toi, va au bout de ton idée, c’est-à-dire qu’à un moment doné il faut prendre le stylo et le laisser faire ce qu’il a à faire sur la feuille (ou utiliser un clavier, et laisser les doigts courir), et généralement, au bout de quelques temps, ça donne quelque chose… Quand tu seras arrivé au bout, tu peux le faire lire d’abord à des personnes de confiance, qui te connaissent, puis étendre le territoire à des personnes plus lointaines mais qui connaissent la littérature, tu auras très sûrement de bons retours…
        Bonne soirée!

        1. Hello,

          Incroyable le fait que tu parles de grosses colères. Je vois un psy pour cela. Je peux pour un détail et en une milli- seconde me mettre dans tous mes états voire avoir envie de tout casser. Une violence absurde mais réelle. Tu as quel âge, que fais-tu de beau dans la vie? Je pense que nous pourrions nous aider… Bonne soirée,

            1. Oui, difficulté de la frustration, et encore plus difficile quand il faut réussir à résister devant la frustration de son propre enfant!!! 😉

              1. Une résistance parentale bien nécessaire pour l’enfant et futur adulte ! 😀
                En fait en pensant à l’avenir, ça aide à tenir sa position (mais je ne dis pas que c’est facile pour autant !)

              2. Donc pour l’âge j’ai 34 ans, et pour le psy, je suis suivie moi aussi, et au miracle, ça y est, j’ai trouvé LA personne qui fallait, tout avance à grand pas! C’est une psychologue clinicienne qui travaille avec l’hypnose et l’EMDR. Les séances sont facilement flippantes à cause d’un imaginaire plutôt wou! mais les progrès se font nettement sentir. Il faut dire que j’ai un assez gros lot de casseroles derrière moi, en 2001 j’en étais arrivée à ne plus pouvoir sortir de chez moi (méga-agoraphobie!), j’ai ensuite traversé deux dépressions dont une m’a valu un congé longue maladie de 6 mois… tout ça en faisant et réussissant mes études et ma vie professionnelle, et sans que personne ne voie que j’étais malade, et oui, l’agoraphobie rend très doué pour le mensonge, même mais parents n’avaient rien remarqué. Et il me semble que le suivi que j’avais à l’époque n’était pas bon. Que d’énergie dépensée dans le vide! Donc bon, la psy avait un sacré boulot! Et elle a réussi à redresser la barre déjà pas mal en 8 mois, c’est incroyable! A noter que c’est elle qui m’a, dès notre deuxième rdv, invité à trouver quelqu’un pour passer le WAIS… Sinon pour le je fais quoi dans la vie, je m’émerveille et m’insurge,je m’occupe de ma petite fille de 4 ans que l’on ne scolarise pas, et comme c’est riche l’Instruction En Famille!!, je lis, je lis, je lis, je prends des cours de théâtre, j’écris (poésie, textes courts, phrases, textes pour le théâtre…), je me culpabilise 15milliards de fois par jour, je me pose autant de milliards de questions qui provoquent des ouragans à l’intérieur, je commence à prendre plaisir au fait de rencontrer des gens et là, je dis merci ma fille qui me socialise, car avant, mon extrême besoin de solitude (qui est toujours là mais que, étant maman, je suis bien obligée de gérer autrement) m’amenait à ne pas voir grand monde, que dire d’autre? Pour l’instant c’est déjà pas mal…

    2. Bonjour Farfadet, je pense être un zèbre sans rayure, même si je me reconnais dans les descriptions. Par contre « Plouf » ça me parle (l’humour sauveur) j’aimerais me permettre d’utiliser cet adjectif comme pseudo si tu le permets.

      1. T’inquiète, en gratant un peu, tu vas vite les voir, tes rayures!! Pas de souci pour le Plouf, au contraire!! Et vive l’humour!

          1. De rien, Sarafian-Plouf! Mais disons, que, je suis frustrée, là… Ton intervention donne envie de te connaître un peu plus… Elle donne l’impression de cacher plein de choses chouettes… En tous les cas, c’est mon ressenti, même si c’est à travers un écran, et un écrit! 😉

          2. @farfadet
            pas possible de répondre sur le dernier post donc tu auras le message sur celui là et je te conseille vu que tu vas mieux de ne sutout pas être frustrée à cause de moi, trop pudique pour balancer mon histoire sur un blog .
            Je reconnais que moi aussi j’ai un bon ressenti, c’est comme ça, intuitif, tes messages me font rire.
            Si tu veux tjs essayé la méditation de pleine conscience je peux te conseiller de lire Yongey Mingyour Rinpotché « Bonheur de la méditation » oublies le titre en bois, le bouquin est intéressant, il m’a été conseillé par ma géniale osthéo.
            Bonne soirée Farfadet.

  24. Bonsoir,

    Me revoilà partie pour cette préparation de diplôme, pour laquelle j’avais avoué dans ce blog que je n’étais pas sure d’y arriver.

    Et dès le début on a eu à disposition des documents en ligne, que j’ai consultés avec une bonne curiosité.

    par la suite nous avions le commencement proprement dit. Et là , j’ai été décue.

    je me suis trouvée en complet décalage avec les autres : à pleurer, (non pas déjà par pitié….) enfin, disons que je me suis apercue qu’en fait de lire les docs, je les ai scannés cad que j’en ai retenu l’essentiel sans me forcer, alors que les préparants à ce diplôme ont du temps pour cela, y avait pas urgence.

    tant et si bien, que ca m’a démotivée. j’ai failli démissionné, car c ‘était trop lent.

    bien sur, je me suis mise en colère, et personne n’a compris ma réaction.

    récemment, je viens de consulter un blog (Surfouement.fr) qui parle des surdoués scanners, je savais que j’avais une mémoire dingue, mais je ne pensais pas avoir retenu sur simple lecture, sans etre réellement concentrée.

    ca m’a posé un problème, mais maintenant on a des travaux à préparer : pareil….. je vais sans doute rendre un travail à faire sur quelques semaines d’ici quelques jours, c’est con, je pensais mettre plus de temps, mais bon j’ai déjà bien entamé….. ca vire au ridicule, j’ai peur qu’on m’accuse de tricher tellement j’ai un rythme différent.

    je devrais en etre heureuse au fond, mais dès que j’ai plus rien à me mettre sous la dent, j’ai l’humeur grise.

    et oui, les surdoués ont vraiment des modalités d’apprentissages vraiment particulières, pourtant enfant, je ne me souviens pas avoir éprouvé autant ce décalage, mais il est vrai que je ne savais pas….

    sur ces bonnes paroles…..Cricri (l’éponge à connaissances)

    1. Ah bah moi, c’est pas avec le visuel (j’aimerais bien, quoique je mémorise sans doute à mon insu plus que je ne crois) mais avec l’auditif, surtout la musique, me suis aperçue il y a une dizaine d’années que je mémorisais des trucs que j’entendais sans les écouter, je pense que c’est ce qui s’est passé pendant le primaire, dont je garde peu de souvenirs, l’impression que je devais être dans la lune une partie du temps et que pourtant, ce qui était enseigné s’est imprimé qqpart. Et c’est comme ça que je me retrouve à savoir des quantités de choses dont je ne sais absolument pas d’où elles viennent (peu importe, à la limite) ni même que je le sais (ça, c’est plus gênant, comme une bibliothèque sans aucun fichier, pas très pratique ou dans le fichier est dans le plus total désordre).
      C’est sacrément bizarre, le fonctionnement du cerveau, non ? 🙂

        1. Merci Cécile. Le jour où j’ai découvert que cette notion existait, j’ai su pourquoi je me compliquais autant la vie… Au moins, cela a fait sens !

      1. Tiens tu me fais penser que…je reprends des cours de chant, et je suis stupéfaite que les autres aient besoin d’imprimer les paroles de chansons qu’ils doivent préparer (donc qu’ils aiment et écoutent certainement depuis longtemps). Sérieux, ça me scie. Je chante les yeux fermés…Les paroles, les mélodies, je les absorbe complètement!

  25. A Cécile, 15 septembre 2014, 15h37

    Bonsoir Cécile, un travail pour rien, non bien sur qu’à l’époque il devait servir à quelque chose, sauf que , avec mon rythme de travail débridé, j’etais bien la seule à l’avoir fait, alors qu’une dixaine de personnes devaient faire la meme chose.

    Alors, dix contre une tu penses bien.

    Cela dit, je suis victime d’un revirement de circonstances, mais je ne suis pas dupe non plus, je pense que la majorité n’a pas pu suivre, vu les délais imposés.

    En ce moment, je me pose des questions, j’ai l’impression d’etre divisée en 2. tout est confus, le pire etant de suivre ses habitudes de travail (donc de laisser vivre son surdon) et de se faire taper dessus régulièrement.

    Bon y en a qui doivent bien rire de moi, mais en meme temps, peut etre pensent ils que je fais du zèle, moi, la droguée de travail.

    Tant qu’à etre en décalage, je suis en décalage d’identité à présent

    tout est remis en cause : je n’ose plus parler , parce que j’ai peur de mal faire, je vois des rapaces partout. je suis échaudée quoi, et surtout je n’ai plus envie.

    Pourtant, au fond de moi, une conversation stimulante, qu’est ce que ca me manque.

    Alors, je me suis blindée, j’ai construit un mur autour de moi, et voilà. pas très bon tout ca, mais c’est ma survie.

    Et voilà la fille de dehors, celle qui n’a que faire des autres, enfin c est ce qu’elle donne à voir, je m’entraine à mentir, à dénigrer les autres (à vomir rien que de m’entendre dire ca). Je vire sur la mauvaise pente, je pensais quand meme que j’y trouverais un certain plaisir, mais finalement j’en ai honte de tout ca.

    Je m’entraine à devenir superficielle, à ne pas réfléchir trop haut, et donner des solutions de bas étage.

    Terrible.

    Oui je regrette de ne pouvoir assumer ma douance, parce qu’on voulant donner libre court à mon surdon, chose que je ne faisais pas il y a 2 ans, je créé un éloignement entre ma facon de fonctionner intellectuellement, et ma facon de fonctionner socialement et émotionnellement, qui de toute facon est carrément nulle.

    je me sens fragilisée, et mon corps ne suit pas , je ne récupère pas : pas des journées interminables, non ce n’est pas ca, mais le poids émotionnel de ces dernières semaines trop lourd à porter, et impossible à gérer pour moi.

    Le dicton chat échaudé craint l’eau froide, me convient tout à fait

    Et puis ca me rappelle l’histoire de l’albatros, moi que cet histoire faisait un peu sourire, moi on vient de me couper les ailes, et un oiseau sans ailes , ca ne tient pas longtemps, je ne sais pas si les ailes vont repousser…..

    Bon ben, malgré tout ca , bonne route à tous

    Christèle (qui a toujours peur de déranger, meme sur ce blog)

  26. Suite au commentaire Cybercricri du

    12 juillet 2014 19h39

    Bonsoir, je reviens sur ce fameux projet dont j’ai parlé en juillet et que j’avais mené en totale autonomie et dont j’étais si fière.

    J’ai appris il y a quelque jours que ce travail n’allait servir à rien.

    Déjà il m’a fallu 2-3 jours pour réaliser. Personnellement, j’ai l’impression d’avoir vécu un deuil, ca a été pire que lors de la disparition de mon père.

    Je sais que ca peut paraitre fou, mais voilà c’est bien la réalité.

    Alors , j’ai besoin de vos conseil : comment fait on pour faire le deuil d’un travail de 2 mois à double emploi (journées de 15h……) ???

    Mais comment peut on faire ? Est ce au moins possible ?

    A l’ordre du jour : déprime, démotivation, le corps qui fait mail, qui s’enflamme (l’horreur quoi). tout est emplifié.

    Ah comme j’aimerais dans ces moments là avoir un esprit plus simple….. voilà ….. je voudrais bien etre comme les normaux pensants. Car là c est TROP.

    Accepter ? Oubliez ? s’oublier ?

    je commence seulement à émerger alors ….réfléchir, bof, je vis au jour le jour. je ne peux meme pas me projeter, tout se défile sous mes pieds.

    Alors oui moi qui ne demande jamais rien au autres (toujours ce satané orgueil), j’ai besoin d’astuces, meme les plus farfelues ou insolites.

    Christèle (qui voudrait bien devenir une autre, mais bon c’est pas possible….)

    1. La réponse classique étant : éviter de s’investir trop dans son boulot….

      Oui, le deuil est possible, ça prendra du temps.
      Mais nulle part il n’était envisagé que ce travail risquait de ne servir à rien ?

      1. Bonjour,

        Je dirais : éviter de s’investir trop dans le résultat, tel qu’on l’a décidé. Il n’y a rien que l’on fasse d’inutile. Absolument rien. Aujourd’hui, le résultat vous semble négatif. Cela n’a pas donné les fruits que vous aviez prévu … la vie n’est pas contraire et ne joue pas contre nous … repensez aux exemples ( et ils sont forcément nombreux) où une expérience, pourtant difficile, est venue enrichir votre être et a été un outil, finalement, dans une autre situation qui, sans la précédente, n’aurait pas abouti au même résultat … Gagner en fierté, c’est gagner en confiance en soi, et ne serait-ce que pour cela, je vois là une belle progression pour vous … Je parie avec vous quand vous voulez que vous vous resservirez de cette expérience …

      2. Je plussoie : il y a une vie en dehors du travail, et elle est même sacrément plus intéressante et enrichissante. Et même, au bout d’un moment, on se demande comment on trouverait le temps de « travailler » avec tout ce dont les journées sont remplies.
        Lire, faire des photos, écrire, dessiner, chanter ou jouer d’un instrument, se balader, faire les musées, randonner, jardiner, militer pour ci ou ça, aider des vieilles ou des petits enfants après l’école, surfer sur le net, faire des confitures, de la gym ou du yoga ou tout autre sport, bricoler… Et j’en oublie sans doute !
        Alors bon, s’il faut bosser, bossons, mais le minimum syndical et vivons en dehors ? Ou, si c’est impossible, alors travaillons à notre compte, on peut davantage choisir sa méthode et trier ses clients ?

    2. Je pense que le plus sage ce serait de voir le cote positif ( oui, oui, il y en a un toujours 🙂 c’est ce qu’on a reellement et personnellement retire de cette experience. Mais c’est tres difficile pour des personnes qui n’ont que tres peu de conscience du propre interet ( et la je sais vraiment de quoi je parle ! ) car il faut vraiment faire de gros efforts pour faire intervenir dans l’equation l’interet personnel. Mais si les autres y arrivent si facilement, on peut aussi le faire, n’est-ce pas?

      1. Et je ne pense pas que ca soit de l’orgueil ( je trouve ce qualificatif un peu fort). J’hesite entre la honte de demander de l’aide (car il a toujours un debut et un savoir faire), la gene de deranger les autres et peut etre la peur d’un eventuel refus ?!

  27. Bonjour à tous,

    Que le blog est calme ces temps-ci…..

    Et voilà, de nouveau la rentrée, et le rythme qui va avec.

    Mais aussi les projets : je prépare un diplôme cette année, en parrallèle de mon travail, déjà très chargé.

    Et bien sûr, je doute : vais-je réussir ? Vais-je tout assumer ? Vais-je tenir le coup ? Ce diplôme, sans avoir su pour ma douance, je ne l’aurai même pas tenté.

    Je me dis quelquefois que de plonger dans le travail à corps perdu, c’est l’occasion d’oublier les échecs avec ma famille. Je sais, ce n’est pas une excuse, mais voilà….. la réalité pour moi c’est aussi cela.

    On a tellement besoin d’etre valorisé, mais notre orgueil nous empeche de l’avouer ouvertement, que l’on entreprend dans des domaines où au moins on a des chances de réussite.

    Ma famille me renie, donc de ce coté là , ca n’est meme pas la peine.

    Des fois, j’aimerais bien qu’on m’apprécie pour autre chose que le travail.

    Ou alors peut etre que travailler, je ne sais faire que ca dans ma vie, ma vie se résume t elle à ca ?

    Ne vais je pas regretter quelque chose au bout de toutes ces années à ce rythme de dingue ?

    Que de questions en ce moment….. enfin, nous verrons bien.

    Christèle (qui trouve quand meme le temps de consulter ce blog, une fois par jour, pour se détendre….)

    1. « Ne vais je pas regretter quelque chose au bout de toutes ces années à ce rythme de dingue ? »
      En ce moment, je consacre un peu de temps à une vieille dame seule (fille unique, célibataire sans enfant etc.) qui a passé sa vie à travailler avec acharnement (à 86 ans, elle fait encore tout toute seule chez elle, y compris la lessive à la main, sa maison est impeccable et son jardin l’était aussi ; vous connaissez Carmen Cru ? eh ben c’est elle, sauf qu’elle n’aime pas embêter les gens, contrairement à Carmen Cru) Depuis peu, son corps, usé jusqu’à la corde, la lâche, elle souffre terriblement du dos, elle ne peut plus tout faire mais essaie quand même, se rend malade, s’angoisse, s’épuise… Il me semble qu’elle se retrouve face à ce qu’elle a fuit toute sa vie en se dévouant pour les autres en plus de son emploi salarié à 40 km de chez elle et de sa grande maison impeccable et de son jardin parfaitement tenu. Il me semble que ce qui la rend malade, en ce moment, c’est surtout l’angoisse de faire face à ce grand vide qu’a été sa vie bien remplie, face à la vieillesse et à la mort qui approche.
      Et je me dis que ptêt que j’ai de la chance d’être si « contemplative » (d’aucuns diraient paresseuse ?), un peu par la force des choses (milieu plus intellectuel que le sien, fatigue chronique, soucis de santé entre autres), et d’avoir eu à affronter ces peurs depuis toute petite et de ne pas avoir pu/su/voulu les fuir. Je compte bien être plus apaisée quand j’arriverai près de la porte de sortie.

    2. Je démarre aussi une formation sur 4 ans, de professeur de yoga, en plus d’un changement de job. Je viens de passer 7 mois à la maison, et je ne peux pas m’en cacher : quel bonheur de reprendre des activités pour moi-même! Pendant ces 7 mois, je n’ai quasiment pas respiré, j’étais au rythme des autres, je n’ai rien vu passer, quasiment rien fait pour moi, de ce que je voulais faire. Ce n’est rien de dire que je m’en veux de n’avoir « pas su » en profiter mieux, et pourtant. Pourtant, j’ai fait ce qu’il fallait faire, et j’ai compris que j’ai besoin de projets pour moi, d’être dans l’action et de me nourrir pour pouvoir nourrir les autres, et pourtant je n’ai même pas de sentiment d’échec pour justifier ce besoin d’être aussi à l’extérieur de ma famille. Oui, j’ai besoin de travailler, d’être au contact des autres, je suis contente de reprendre même si j’appréhende, et j’adore cette formation qui me nourrit enfin de ce que j’aime, mon premier projet à moi, guidé par personne d’autre que moi, même si cette pause loin de l’entreprise m’aura quand même fait du bien, comme un cadeau que je me suis fait. Voilà, rien à culpabiliser que d’avoir envie de faire des choses Pour soi, on est aussi sur terre pour ça, pour être heureux pour soi même, c’est le meilleur moyen de pouvoir donner aux autres. Charité bien ordonnée…

  28. Bonjour à tous les zèbres,

    Je souhaite revenir sur le surdon au quotidien, quand il est découvert, assumé, et qu’on lui laisse toute la place nécessaire pour s’épanouir.

    En effet, personnellement, je viens de vivre plusieurs semaines sans « voir le jour » selon l’expression, autrement j’ai mené de bout en bout un projet conséquent en presque totale autonomie. Bien que ce travail eût nécessité l’embauche d’une autre personne (au moins) sur cette durée, j’ai dû exécuter des journées doubles, week-ends compris.

    Au départ, c’était un défi. En effet, je me suis dit que ça me servirait pour évoluer professionnellement, mais aussi que c’était l’occasion de mettre à l’épreuve ma douance. A posteriori, si je n’avais pas su que j’étais surdouée, je n’aurai pas pu tout assumer, pour cause de manque de confiance en moi, et au vu du travail colossal que cela représentait. Mais voilà, je me suis dit : j’ai les capacités, alors j’y vais.

    Je me suis lancée à corps perdu là-dedans. Et j’avoue que j’en ai tiré beaucoup d’enseignements. D’abord, je suis très résistante physiquement (je m’y suis bloquée le dos quand même), mais après des nuits courtes et un travail intense sur une longue durée, je dois bien avouer que le cerveau des surdoués tient sur la distance. Ce fut mon cas. Au bout de plusieurs semaines, il y a eu une certaine fatigue, mais le cerveau se reprend vite, mais le corps beaucoup plus lentement. Ca m’a fait penser à ce que dit Cécile dans son livre : je me suis sentie vieille d’un coup. Oui moi aussi, j’ai eu l’impression d’y avoir laissé quelques plumes.

    Quand on donne tout à 200 %, on apprend beaucoup sur soi. On voit combien on est malléable, quand on se fait confiance, comment les pensées « tracent » en un dixième de seconde, comment on trouve des plans B quand les choses ne marchent pas d’une manière, comment on peut anticiper les problèmes sans forcément les formuler dans l’instant, mais après quand on les a contournés, on se dit : oui j’avais prévu ceci ou cela intuitivement, et ça s’est produit, mais j’ai su l’anticiper en abattant d’autres cartes.

    On apprend aussi à faire équipe, à demander de l’aide avant d’être débordé, à être débrouillard quand les moyens mis à notre dispositions ne fonctionnent pas.

    On apprend l’échec, pour le remplacer illico par une solution B qui demande plus de temps, mais qui rend un service identique.

    On apprend à contrer les faiblesses, les bafouillages, la tête qui tourne, les éveils nocturnes (oui le cerveau doit trier malgré tout ce surplus d’informations), les compulsions alimentaires (oui le cerveau dépense 30 % de nos sucres).

    On apprend à être humble, à comparer les manques avec la réussite globale du projet. Car oui à l’évidence j’ai pleinement réussi (par rapport à d’autres sur des projets équivalents). J’ai sur trier, catégoriser, donner des priorités, annuler parfois. Et tout ceci de manière arborescente : c’est comme si le projet était un schéma en 3D qui a évolué sans cesse dans mon esprit, et ceci sans prendre de notes. La netteté et le détail de ma mémoire m’ont servi.

    Alors, oui on gagne du temps, on bosse pour 2 dans une même journée, et on vit cela comme un rythme normal. Sauf que l’on ne prévoit pas la masse de travail que cela représente, c’est ce qui m’est arrivée, mais voilà on s’en sort.

    Il faut juste écouter les signaux d’alarme vers la fin du projet : émotivité extrême, noeud à l’estomac, cœur battant même quand on est calme. Là il faut freiner, sinon gare aux conséquences.

    Après quelques jours de repos, je suis prête à repartir (ah ce cerveau qui ne s’arrêtera donc jamais…. !)

    Christèle (qui n’est pas si vieille que ça quand même)

  29. A Indigo, Lechalote et Tournevis

    Merci beaucoup pour vos messages 🙂

    C’est un peu la même démarche en Somatothérapie. On ne va pas chercher à intellectualiser ou à parler absolument, mais à être au plus près des ressentis. On apprend aussi à écouter le corps, à ressentir, on est avec soi, ce ne sont pas de grands discours. Ca soulage énormément, on est loin des fameux grands schémas et des histoires qu’on peut raconter à longueur de séance chez certains psys.
    C’est une démarche originale, pas du tout classique, où on revient à ce qui est Soi, où on devient conscient et responsable de ce qu’on ressent (et du coup, on apprend à laisser chez l’autre la responsabilité de ce qu’il ressent ou dit !)

    Effectivement, comme le dit Echalote, on tourne vite en rond avec les psys, on peut avoir le sentiment d’être mis dans une case, ou que cela ne nous correspond pas, ou qu’on n’avance pas. Sans compter les projections, les interprétations et les conseils à la noix de certains thérapeutes ! Ici, rien de tout ça, on est au plus près de soi, alors c’est forcément SA vérité. Et d’ailleurs, c’est pas forcément très confortable ! Mais ça fait du bien de se dire que eh oui, c’est bien soi, tel qu’on est, et qu’il n’y a plus besoin de se « cacher » ou de se justifier. Ceux qui nous apprécient encore quand on apprend à aller vers soi, sont de vrais amis 🙂

    C’est une sorte de spiritualité entière, où le corps a autant le droit de cité que l’esprit, où ils ne sont plus dissociables, où on est à l’écoute de ce que le corps exprime. Lui ne ment pas, et ressent vraiment ce qui est bon ou pas pour soi (ouverture ou fermeture, respiration ou oppression par exemple). C’est une voix ténue, une intuition profonde, qu’on ne peut entendre qu’en faisant une pause, en faisant silence, un espace qui s’ouvre ou pas à l’intérieur ; un soulagement, une respiration plus ample quand on prend la décision qui nous convient profondément.

    Apprendre, échanger… Oui j’y ai passé beaucoup de temps dans ma vie. J’ai aussi appris à n’en plus faire une compulsion, mais ça a été long. J’ai été étudiante une grande partie de ma vie, tout en travaillant bien sûr (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué…). Besoin d’apprendre, de me nourrir, mais aussi besoin de reconnaissance, de valider le fait que j’ai quelque chose dans la tronche 😉 C’est finalement beaucoup de pression, et ça a été bon pour moi de pouvoir lâcher ça, de pouvoir prendre du temps pour moi, sans examens, sans lectures obligatoires.

    « La bonne réponse » ? Il existe autant de vérités que de personnes et de points de vue. Bien sûr, il existe des valeurs fondamentales. Je crois que l’important est de pouvoir échanger en se mettant vraiment à l’écoute de l’univers de l’autre. Parfois ce n’est pas possible de se comprendre, parfois un univers extraordinaire s’ouvre à nous, de nouvelles perspectives. Quand on peut continuer à échanger dans le respect et l’écoute, le partage est forcément enrichissant. Bien sûr, rester sur ses positions ne permet pas d’aller très loin, d’un côté ou de l’autre.

    Paradoxalement, là où on reconnaît une intelligence, c’est quand de la complexité se met en place 🙂 Mais dans son sens nouveau, c’est-à-dire quand la personne ne va plus penser de manière pyramidale, hiérarchisée, et qu’elle va s’ouvrir, se faire se rencontrer divers domaines, établir des réseaux et ainsi les remettre en question, les enrichir mutuellement dans une mosaïque des savoirs et des connaissances.

    Apprendre à s’aimer… oui c’est le chemin d’une vie. Ne pas s’obliger, le moins possible, laisser s’exprimer sa créativité, se respecter dans ses choix et ses besoins, se re-connecter au corps, prendre soin de soi, nourrir les relations qui font du bien (et oublier les autres).

  30. A Corinne Depeyrot, 13 juin 5h04

    Bonjour, effectivement, il faut etre tout à fait droit face à ses choix, et rester objectif.

    J’ai choisi cette semaine de dénoncer certains faits dans mon milieu professionnel.

    Le tout est de ne pas agir de manière impulsive.

    Sachant qu’un surdoué est toujours sensible aux autres, il ne peut rester de glace face à certains évènements. Mais il peut éclairer à sa manière sur certains évènements, le tout es peser le pour et le contre, évaluer les risques pour soi aussi.

    Après ca, je peux au moins me regarder dans une glace, me dire : ah je ne suis pas encore tout à fait transformée par mon milieu professionnel, je ne me suis complètement aplatie devant les autres.

    oui les résistances sont parfois puissantes face à un psy, mais elles sont aussi une force, elles permettent de se forger un mur parfois nécessaire face aux torrents émotionnels, et elles permettent de contrer certains manipulateurs.

    A nous de savoir ce qu’on donne à voir à l’autre, et ce qu’on garde pour nous.

    Christèle

  31. A Indigo

    Ben nan c’est pas tout vous dans « Trop intelligent pour être heureux ». Tout simplement parce que vous êtes unique. Les surdoués comme les autres, sont différents entre eux, heureusement. Remarquez, quand j’ai lu ce livre (et même pas pour moi, c’était pour tenter de comprendre quelqu’un que je venais de rencontrer), ça a été une sacrée baffe. Horreur, malheur, je n’avais aucune idée que c’était ça, être surdoué ! Youhouh, mais c’est pas pour tout le monde le « déficit de l’inhibition latente » ?? Et voilà, je comprends mieux pourquoi il me semblait que les autres géraient vachement mieux que moi leurs chagrins d’amour ! Moi c’est la fin du monde et les montagnes russes, eux c’est un chagrin quoi. Et puis, ah bon les autres ne voient pas forcément en 3D ? Bon , je ne vais pas tout reprendre, mais j’ai eu le sentiment d’être une extraterrestre, et qu’en plus j’avais d’un coup plein de caractéristiques bien carrées. Moi qui n’aime pas qu’on me mette dans une case, j’étais servie… Il a fallu que je fasse tout un travail pour recontacter ce qui fait ma personnalité à moi !

    Indigo, à lire vos digressions, vos parenthèses, votre ton très vivant, le raisonnement un poil échevelé, la richesse de votre expression, votre sens de la justice, le besoin de citer et de préciser (et de re-préciser 😉 ), les doutes qui traversent chaque idée ou presque, l’autodérision … et j’arrête là cette liste qui ne s’occupe que du dernier commentaire… Oui je parierai moi aussi que vous êtes une belle zébrette 🙂

    Vous dites : « j’ai appris » et c’est exactement ça. On apprend à prendre le temps, à se rendre compte que débrancher nous fait le plus grand bien, qu’on ne peut pas tout faire tout lire tout voir (quel deuil terrible à chaque fois que je rentre dans une librairie ! tous ces livres qui me tendent leurs pages et que je pourrais jamais lire ! et j’en ai déjà assez chez moi, pour lire jusqu’à ma fin…) que le monde ne peut pas être sauvé, et qu’il y a déjà beaucoup de choses à faire autour de soi. Comme dit Cécile, ça s’apprivoise. On apprend à se connaître, à ressentir, à se recentrer, à ne plus se disperser.

    J’espère que vous trouverez un chouette thérapeute. Prenez le temps de le rencontrer et de discuter. De sentir si vous vous sentez en confiance avec cette personne-là. Quelqu’un qui n’accepte pas de vous rencontrer pour faire connaissance et qui tente de vous imposer sa manière de faire, est à fuir dans tous les cas. Ecoute, bienveillance et ouverture d’esprit de sa part ; c’est vous qui vous exprimez en séance, son rôle est de vous accompagner, de vous aider à explorer vos ressentis, de faire des liens et de jouer le rôle du miroir. Pas de donner des conseils ou de juger.

    Pour moi, j’ai eu la chance de rencontrer la Somatothérapie, une thérapie à médiation corporelle. On part du principe que le corps ne ment pas, qu’il sait ce qui est bon pour nous. Pour vous donner un exemple, on sait parfois en face d’une personne qu’on la «sent» ou pas, on pourra dire «celle-là, je la sens pas» mais on ne saurait expliquer ce qui se passe. C’est cette intuition, cette petite voix qu’on va aller découvrir, en apprenant à mettre des mots, et à comprendre ce qui se passe. En se mettant à l’écoute, en explorant les ressentis et les émotions, on apprend à se connaître et à aller vers ce qui est bon et juste pour nous. C’est une thérapie extraordinaire, très très efficace et qui va vers l’essentiel. Mon côté hyper exigeant a été comblé ! Voilà qui m’a demandé un vrai engagement envers moi-même, et qui a changé ma vie. Je ne sais pas si j’ai le droit ici de donner plus d’indications et proposer un annuaire de thérapeutes ?

    En tout cas, dans cet espace thérapeutique-là, j’ai eu le droit d’être hypersensible, hypersensorielle, émotive, intuitive… et tout ce que le surdon m’a apporté. J’ai réussi à en faire des PLUS magnifiques dans ma vie (encore du plus, alors là je suis au paradis du tout ou rien, ah ah), à me poser, à comprendre ce qui se passe pour moi, à me re-connecter au corps, à lâcher prise, à me détendre dans des situations qui m’auraient rendue folle auparavant.

    Et puis ouf, j’ai eu la chance de passer ce (foutu) test avec un super psychologue (j’aurais bien donné ses coordonnées, mais il est maintenant à la retraite). Quelqu’un qui a pris le temps de me regarder, d’écouter comment je raisonnais pour lui répondre, et qui a bien rigolé quand je me suis levée en cours de test parce que je n’en pouvais plus d’être assise. C’est qu’il en faut de la patience et de la motivation pour répondre à des questions pour lesquelles on a à la base aucun intérêt ! Toutes mes études ont été sous le signe du ludique, je n’ai jamais pu travailler sur un sujet qui ne m’intéresse pas, alors ce test hein, c’était bien parce qu’il fallait en finir avec l’incertitude (bah il y a bien quelques petites choses rigolotes à faire quand même 😉 ). A partir de là, j’ai pu m’accepter et me sentir pleinement moi. Et c’est pas peu dire, hum.

    Tenez, là j’étais partie pour vous écrire une p’tite réponse 😉

    Thé tchaï et tarte au citron meringuée, vous m’avez donné envie….. Ah oui, il ne m’en faut parfois pas plus pour que ce soit le nirvana ! Là aussi, j’aime tellement découvrir de nouvelles saveurs que ça en devient problématique… surtout que je ne m’habitue à rien, ni me lasse de rien…

    1. Merci pour ce beau témoignage. Peut-être un lien fiable vers un site sur la somatothérapie ou un annuaire ?

      En ce moment, ce qui m’apporte le plus est la kinésiologie adaptogenèse, je ne sais pas si c’est la technique, la personne (chaleureuse, empathique et j’en passe) ou le fait que j’ai derrière moi plus de trente ans de thérapies en tous genres, mais je vois des choses s’améliorer (le trente-six tonnes posé sur mes épaules est enfin tombé, waouw ! certes, tombé sur mon estomac et mon diaphragme – j’ai réussi à me faire des courbatures au ventre, tellement il était noué de stress, faut le faire !) mais bon, bref, ça me va bien, cette technique s’adresse aussi au corps qui ne ment pas et pas besoin de se prendre la tête à tenter de mettre des mots, ce qui m’est si difficile (ça doit être une erreur, mon ICV au test !)

      1. V’là un lien : http://www.elementerre-formations.fr/annuaires-formateurs-massages.php#Somot

        C’est une belle et longue formation, originale, sensible, ouverte, holistisque, en évolution constante, avec des formateurs de confiance http://www.elementerre-formations.fr/relation-aide-somatotherapie.php

        C’est la seule formation que je connaisse qui permette d’apprendre à se connaître aussi pleinement, de s’autoriser à être authentique, d’aller réellement vers soi, vers ce qu’on est profondément, essentiellement soi.

        Là aussi, il faut rencontrer les thérapeutes, la formation est magnifique mais ça ne suffit pas. Oui ça tient aussi à la personnalité (empathique, chaleureuse c’est super !) du thérapeute. Pour la verbalisation, elle se fait au rythme de chacun, on apprend petit à petit à s’écouter et à ressentir.

        Je ne connaissais pas cette partie de la kinésilogie, c’est très intéressant. J’avais testé une séance et j’avais été fascinée pour les réponses du corps. Mais je crois qu’il y a besoin à un moment donné de mettre des mots, pour vraiment libérer le corps.

        1. Merci pour les liens.

          En kinésio, je mets des mots aussi, mais pas des trucs hyper intellectualisés ou approfondis, juste savoir de quelle période de ma vie il s’agit à ce moment-là, ce qu’il s’est passé, comment j’ai pu le vivre, succinctement. Après la séance, je ne cherche pas spécialement à approfondir, je réfléchis parfois à ce qui s’est dit, ce qui est ressorti, ces souvenirs, tout ça, mais sans me prendre la tête, beaucoup se fait en arrière-fond, c’est très reposant.
          Des mots, j’ai tenté d’en mettre pendant vingt ans avec des psy, ça ne m’a pas beaucoup avancée il me semble, et j’ai de + en + de mal avec les mots. Je n’arrive même plus à écrire, moi qui aimais tant ça, mon cerveau est à bout de fatigue je crois, alors je laisse faire le reste.
          On m’a bassinée pendant des années avec « lâche prise » et maintenant, c’est comme si j’avais lâché, mais du coup je ne tiens plus à rien, je pourrais mourir demain que ça me serait égal je crois, je vois mon corps se dégrader, mon cerveau se disloquer, et ça n’a presque plus d’importance, ptêt pour ça que je ne voulais pas lâcher prise autrefois, que ça me paraissait vital de me cramponner justement ? Chépas, chuis hors sujet, là, non ?
          Bref, les mots, bof, je n’en ai plus la force ni l’envie, à peine le besoin.
          Je m’intéresse un peu à la CNV, parce que je trouve ça important, quand même, mais c’est plein de mots et je vois bien que je ne peux pas, je ne peux plus. Peut-être qu’à force de ne parler à personne et de lire Harry Potter en anglais, je vais perdre complètement la langue française ? Sans pour autant acquérir l’anglaise, d’ailleurs, c’est comme si j’étais de plus en plus au-delà des mots, ce qui n’empêche pas du tout de penser en fait. Bizarre tout ça.

          1. J’ai pensé à ton commentaire, et il me semble que nous nous ne trouverons de réponses vraies que dans la spiritualité. Les psys ne font que remuer les schémas qui nous ont été mis dans la tête (utile au début, mais on peut vite tourner en rond), et il nous semble toujours que quelque chose manque, cloche, la vérité n’est pas dans ce discours. Normal, les psys ne sont que le révélateur d’une norme sociétale les 3/4 du temps, hors, cette norme, c’est précisément ce qui nous étouffe : on est trop ci, pas assez cela, un peu plus à gauche, oups, rogne toi un peu, ça dépasse à droite. Stop. Apprendre à s’aimer, c’est tout, tel qu’on est, et faire taire une bonne fois pour toutes toutes les voix dans notre tête, qui nous expliquent à longueur de temps qu’on est pas comme il faudrait. On est exactement comme il faudrait. Ca ne va pas plus loin. Je n’ai pas dit que c’était facile, mais j’essaye, j’essaye!

            1. Un commentaire qui me donne envie : envie de dire que la spiritualité demande de la douceur. De laisser tomber les schémas, les tiroirs, les étiquettes, les tests ceci les dys cela … tout ce qui rassure aussi finalement. Et s’apercevoir que la plupart du temps, nous sommes notre propre ennemi, nul besoin des autres, de leurs normes, de leur étroitesse … Nous y arrivons très bien tout seul. Et puis la victimisation aussi. N’ayant pas une approche « classique » de la guérison, d’expérience je vois bien que les résistances sont puissantes et les découragements fréquents. Apprendre à s’aimer, c’est devenir acteur de sa vie, l’aimer telle qu’elle est et se responsabiliser face à ses choix. Et ça … pour en arriver là, ça prend bien du chemin.

    2. Ahahaha, en parlant de comparaison, il est très amusant/réjouissant/exaltant de constater à quel point nous mettons « moins les formes » au fil de notre échange ! (mon premier message apparait ainsi très « contrôlé », sans doute étais je aussi guidée/empressée par le besoin de montrer mon ramage et les potentielles zébrures sur mon plumage)

      « Il a fallu que je fasse tout un travail pour recontacter ce qui fait ma personnalité à moi !  »

      Et je vous remercie pour cette phrase. Car c’est exactement ce qu’il se passe en ce moment, c’est très troublant. Depuis le début de mes examens, je ne sais pas ce qu’il se passe, je n’arrive plus à aller par les étapes « intermédiaires », comme si on avait fait sauter un verrou.
      Mais je pense (heureusement que c’est lui d’ailleurs), que mon directeur de master m’a « percé à jour », consciemment ou non. Hier, grand oral.
      Même problème que pour l’oral d’avant, sauf que cette fois ci ce professeur se fendait de commentaires tels que « bon, évidemment, vous commencez par le critère le plus compliqué et vous n’arrivez pas trouver le plus simple » (mais j’y peux rien ><), mais pas nécessairement méchant, plutôt histoire de dire "bon, j'ai bien compris comment tu fonctionnais, on sait très bien que les trucs pas assez techniques ça te gonfle, donc on va passer à une question "outside the box"". (Ce qu'il a fait. Il l'a peut être un peu regretté par la suite, ahahah :p)

      Mais je digresse. Le fait est que depuis 2 semaines, je n'arrive plus à fonctionner comme avant, et j'ai toutes les peines du monde à me reconnecter avec ce qui faisait aussi "moi". Donc j'essaye d'apprendre à articuler ces deux pans de ma personnalité. Pas facile, et je suis un peu perdue (surtout que j'ai bien choisi le moment, mais vous aurez compris que les questions de timing sont assez problématiques chez moi), MAIS j'avance. Je m'amuse à me tester, à voir les différences comportementales "d'avant" et "d'après" le sautage de verrou pour essayer de voir ce que je peux améliorer (il va falloir faire plus d'efforts sur les étapes intermédiaires par exemple, et réapprendre à remonter le fil de ma pensée ou à reconstituer le raisonnement).

      "quel deuil terrible à chaque fois que je rentre dans une librairie ! tous ces livres qui me tendent leurs pages et que je pourrais jamais lire ! et j’en ai déjà assez chez moi, pour lire jusqu’à ma fin…"

      Je préfère me dire "au moins, je n'aurai pas le temps de m'ennuyer jusqu'à ma mort ! Il me reste tant de choses à apprendre, et c'est juste génial !"
      N'est ce pas après tout la peur de bien des zèbres ? L'ennui ?
      J'imagine que la peur de choisir et de ne pas avoir le temps de tout faire joue aussi, mais je préfère le voir du bon côté ^^ (bon, on en reparle quand je serai en "bad mood" ;))

      Par contre, je suis intriguée par votre vision "3D" ? Qu'est ce donc exactement ? Comment cela se manifeste-t-il ? Il est possible que je sache de quoi vous parlez mais je ne suis pas sure…

      En tout les cas, même si il s'avère en définitive que je ne suis pas "une belle zébrette" (*partie chercher le marqueur pour dessiner les rayures*), au moins aurais je pris un énorme plaisir à échanger avec tout ce (beau) monde 🙂 (meuh oui, la flatterie était facile. Et alors ?)

      PS : Je prends note pour la Somathérapie.

      1. Deux semaines, ah ah ça va vous avez encore de la marge… Un sautage de verrou, ça ne se digère pas si vite. Y a une p’tite phrase que j’aime bien, de Anne Ancelin Schützenberger, qui dit : « Souvent on a aucune idée du stress qu’on s’impose ». L’hyperactive que je suis, a appris à prendre du temps, à laisser du temps au temps… Les changements et les transitions prennent beaucoup d’énergie et ont besoin d’être intégrés. Ce ne sont pas 2 pans de votre personnalité, vous êtes UNE et c’est ça qui va mettre un peu de temps à s’équilibrer. Imaginez juste que le corps prend une semaine complète pour cicatriser une petite égratignure, deux semaines pour une petite brûlure… alors imaginez ce que donnent les cicatrices émotionnelles ! Un sautage de verrou, c’est un sacré pataquès ! Plus que de chercher à améliorer (ah toujours plus), que diriez-vous de chercher à faire connaissance avec cette nouvelle facette ? Prendre le temps de ressentir, sentir ce qui change, écouter ce que ça fait dans le corps et la tête de vivre ça… sans trop chercher à analyser ni à forcer les choses.
        Ca va se recaler tout doucement 🙂

        Ce qui m’a beaucoup aidée, est d’expliquer comment je raisonne pour résoudre certains problèmes. Ou de dire ce dont j’ai besoin pour être plus à l’aise dans certaines relations. Faut accepter de se dévoiler un peu, c’est pas super confortable, mais je me suis toujours félicitée de l’avoir fait, ça a toujours « payé ». Par exemple, je suis tellement dans l’anticipation, que c’est parfois un peu flippant pour mes collègues…

        On est parfois pas très à l’aise pour parler de soi, pour affirmer ses besoins, ses attentes. Un autre très bel auteur dans ce domaine, c’est Jacques Salomé. Quelques titres : Heureux qui communique, T’es toi quand tu parles, Si je m’écoutais je m’entendrais, Pourquoi est-il si difficile d’être heureux… Ce sont des textes agréables à lire et accessibles. C’est le seul auteur qui parle de la relation de cette façon, qui invite à devenir responsable de son bout de relation et à devenir pleinement responsable et co-auteur de sa vie. Ce type-là, sa manière de voir les choses et de les formuler, ont profondément changé ma vie.

        Pour les bouquins, c’est surtout que je ne peux pas me permettre de sortir les bras chargés, à chaque fois que passe devant une librairie, j’en ai 5 dans ma ville 😉 Et j’en prendrais volontiers une pile complète si je pouvais…

        La vision 3D, c’est juste de ne pas voir les choses « à plat », mais de les envisager de manière complexe (en lien avec d’autres domaines) ou en perspective. Vous connaissez l’énigme de Weber dans Les fourmis ? « Comment obtenir quatre triangles avec six allumettes, sans les casser ni même les croiser ? » On n’y arrive pas en pensant de manière « classique » ou linéaire. Dans la relation avec l’autre, on se sentira acteur et observateur.

        Je crois que vous n’aurez pas besoin de marqueur 😀

        1. ahahaha, en fait, j’ai lu trop vite, et comme je n’avais pas compris qu’il fallait faire des triangles équilatéraux, j’avais commencé par faire l’énigme en 2D x) (ma plus grande hantise : ne pas comprendre les consignes, j’ai tendance à me braquer)
          Mais je crois faire cela, en fait… Cela me permet de m’ajuster à la personne en face, où de savoir exactement qui entend mes paroles.

          Concernant le réajustement, il y a des hauts et des bas. Les doutes viennent, et reviennent. C’est très pénible de continuer de ressentir parfois les poids dans son cœur. J’ai beau savoir que cela ne change pas grand chose de se découvrir concrètement, et que cela n’est que le début du chemin, mais l’oppression dans ma poitrine me semble parfois insurmontable.
          Mais cela avance…

          « Pour les bouquins, c’est surtout que je ne peux pas me permettre de sortir les bras chargés, à chaque fois que passe devant une librairie, j’en ai 5 dans ma ville 😉 Et j’en prendrais volontiers une pile complète si je pouvais… »

          Du temps. Je manque de temps, je commence aussi à avoir des piles de livres non entamés.
          Mais ce qui manque aussi parfois c’est l’émulation intellectuelle éclairée. Pouvoir apprendre et échanger… Je semble ne vivre parfois que par cela.

          C’est aussi pour cela que j’ai du mal en lisant dans certains livres spécialisés sur le surdon que le surdoué peut parfois faire preuve de « mauvaise foi » et refuse les arguments contradictoires. Je ne vais pas mentir, il m’arrive de le faire, mais je mets un point d’honneur à vouloir avoir « la bonne réponse » entre les mains plutôt « qu’avoir raison ». Quitte à avoir tort, autant ressortir d’une discussion en ayant l’impression d’avoir réellement appris autre chose qu’une énième manière de ne pas perdre la face et de protéger notre (hyper)sensibilité personnelle.

          1. (juste pour apporter une précision à mon dernier paragraphe : c’est plus facile à dire qu’à faire pour les écorchés vifs. Et parfois j’ai l’impression que les discussions entre surdoués pourraient résulter en véritable pugilat/incompréhension sans ce recul nécessaire. Mais si ledit « zèbre » est en décalage naturel avec ce que chacun appelle la « norme » (beurk :p), il faut aussi que chacun y mette du sien…

            Je me souviens d’une jeune fille, que j’ai identifié a posteriori comme une vraie « zébrette », avec qui j’adorais échanger sur le net quand j’étais plus jeune. Dans ses réponses, cette jeune fille faisait une mise en page « compactée » absolument indigeste pour une lecture sur un écran d’ordinateur (et nos réponses étaient longues, je vous le garantis).
            Cette jeune personne, lorsque je lui ai gentiment fait la remarque de peut être plus aérer sa mise en page, m’a rétorqué « et bien les gens n’ont qu’à faire l’effort ». Certes, mais si « les gens » n’ont pas à attendre que tout leur tombe cuit dans le bec, il n’aiment pas forcément lire une mise en page digne d’un Stendhal à chaque post…

            Aussi, quand je lisais cela dans les livres, j’ai eu parfois l’impression que cela risquait d’être une excuse pour le surdoué qui risquerait de le constater sans forcément chercher à rectifier le tir… Mais peut être l’ai je pris personnellement.

            Enfin… Je sais que je risque de prêcher pas mal de convertis sur ce blog et donc de faire une certaine redite pour ce que j’ai pu lire ;))

    1. Je ne l’ai pas lu mais du coup découvert son site http://planetesurdoue.fr/ avec un bout de témoignage qui donne une image intéressante pour montrer ce que peut vivre un enfant surdoué en classe quand on néglige ses capacités : imaginons qu’on sait nager et qu’on nous place dans un groupe d’enfants qui a peur de l’eau, en nous obligeant à mettre bouée et brassard, en nous interdisant d’aller là où on n’a pas pied ou de plonger… Rapidement, on sort de l’eau, écoeuré. Cette image me semble très parlante !

      1. C’est exactement ce qu’il m’est arrivé, au sens propre! Je savais nager, mais on m’a mise dans l’eau avec les débutants – même classe d’âge, comme si tout les enfants nés en 197x avaient forcément exactement le même niveau. Du coup, j’ai perdu confiance en moi. Il m’a ensuite fallu plus de 10 ans et un long travail pour reprendre plaisir à être dans l’eau et à nager!
        Il m’est arrivé la même chose à l’école…

        Pour ceux qui ont des enfants en âge d’aller à l’école ou qui s’intéressent à l’apprentissage des enfants/grands, je conseille la lecture de John Holt (Apprendre sans l’école, Les Apprentissages autonomes). Si nous n’avons pas été heureux à l’école (ou simplement frustrés), nous pouvons faire en sorte que nos enfants vivent mieux leurs apprentissages.
        Je vous conseille également d’aller visiter une école Steiner ou Montessori (à l’occasion d’une journée porte ouverte). Ces écoles différentes peuvent permettre de se réconcilier avec l’école.

        1. Bonjour Alicante,
          Ce témoignage m’interpelle car j’ai constaté que depuis deux ans ma fille ne fait quasiment rien en classe, et je vais aller me procurer ce livre. Isolée dans sa classe, des devoirs faits en 5 mn, rêvant toute la journée anxieuse a point de vomir presque chaque jour avant d’aller à l’école quand elle n’a pas mal à la tête…Après avoir écarté des causes physiologiques je lui ai fait passer un test de QI, car les présomptions de précocité étaient fortes. Elle est sortie du test mutique, ce qui ne lui arrive jamais, absolument éteinte. Fatiguée, c’est possible, mais là encore, ce serait une première. Résultats des tests : aucune précocité sauf certains subtests parfaitement réussis et d’autres parfaitement plantés à la limite du handicap (bilan psychomoteur préconisé…bof, bof, elle fera du vélo plus tard, on s’en remettra). Bien. Sauf que, j’ai continué sur ma lancée : la nourrir, remettre de la chaleur et de l’humour dans l’apprentissage, travailler aussi avec un PC, les progrès sont fulgurants, elle a rattrapé deux ans de rêverie en deux mois. Elle ne se cache plus sous la table quand elle entend le mot exercice, ni quand il faut écrire (on a un rand cahier : écris comme tu veux, éclate toi, on fera joli et dans les lignes quand on sera au propre), et elle va d’elle même chercher des problèmes de maths sur le PC qui la font rire. Elle vient de finir deux bouquins de 200 pages. Pas précoce peut-être (hum, je garde mes doutes sur le choix de la psy et la façon dont ma puce a répondu aux question), mais faut-il l’être pour avoir besoin d’être nourrie, accompagnée, stimulée? Quand tout ce qui compte à l’école, c’est qu’on souligne bien sur la ligne, et que les additions soient « comme sur le livre » (5 cm de marge à gauche et 3,5 à droite), qu’on fait les tables de 5 pendant 3 mois, que la faute d’étourderie est sanctionnée comme une faute de compréhension et qu’on apprend par coeur des mots invariables totalement sortis de leur contexte, comment s’étonner que les enfants s’épuisent et perdent tout intérêt et tout espoir de satisfaire leur maîtresse un jour, précoces ou pas?!!

          1. Je crois que vous pouvez arrêter de douter sur le choix de la psy lechalote !!!! Enfin je veux dire …. Surtout déconseillez la à toute personne qui vous semblerait un tant soit peu surdouée et qui voudrait passer les tests.

            1. Je plussoie Cécile : visiblement gamine surdouée et dys-qqchose (sans doute dyspraxique), et psy très nulle, à fuir. C’est fou qu’il y en ait autant, ils/elles se rendent compte qu’ils sont nuisibles à ce point ? Avec des parents moins impliqués, cette enfant serait fichue, c’est grave quand même. Comment peut-on autoriser cela ? Grmbl…

                1. Pour la dys-, je me basais, outre l’hétérogénéité annoncée ici, sur d’autres conversations que j’ai eues avec Léchalote ailleurs au sujet de sa fille 🙂
                  (le coup du vélo est aussi assez révélateur, il me semble ?)

                2. Merci les filles!!! J’ai rigolé sur l’ennui et me suis rappelée une conversation avec une adorable coiffeuse qui m’a littéralement tapé dans l’oeil. Un quelque chose en plus, de pas commun. Quand je lui ai dit que ma fille s’ennuyait en rêvant à l’école elle s’est exclamée : « Mais pas du tout!!! On ne s’ennuie jamais en rêvant, au contraire!! C’est génil, vous ne pouvez pas savoir tout les mondes qu’on imagine, les histoire fabuleuses! ». Et hop, deux/trois bouquins à la jolie coiffeuse qui fichait le bazar en classe, a appris à lire avec sa mère, et s’ennuie ferme dans les soirées…(entre autres, entre autres…)

                  1. Bonjour Lechalote,

                    Donc, votre fille n’est jamais fatiguée, n’aime pas l’école, fait ses devoirs en 5mn, est dans son monde intérieur… Ensuite, elle a tellement besoin de mettre du ludique, de la chaleur et de la créativité dans ce qu’elle fait, qu’elle se renferme et se rend malade si ça se passe autrement. Maintenant, elle a rattrapé ses deux années en un temps record, elle rit et elle s’éclate. A part ça, elle ne serait pas surdouée ?! Ben, on peut effectivement penser que la psy n’est pas à recommander et que votre fille a failli en faire les frais.

                    Y a des gamins qui arrivent à rentrer dans le moule et d’autres non, c’est moins facile pour les gamins surdoués de faire des problèmes de maths pas drôles ou de se heurter à des règles incompréhensibles. Paradoxalement, les surdoués comprennent beaucoup de choses très vite, mais ont besoin qu’on explique à quoi servent les règles et les codes. Par exemple, à quoi ça sert d’écrire sur les lignes et bien au propre ?

                    Pour le test, je me rappelle très bien en avoir passé un quand j’étais au collège. Personne n’a pris la peine de m’expliquer pourquoi je faisais ça. Résultat, je me suis un peu appliquée au début, ça m’a amusée deux minutes mais ça m’a vite gonflée de ne pas en savoir les tenants et aboutissants ; rien que pour le fun je l’ai planté en racontant n’importe quoi, histoire d’en être vite débarrassée (tout ça pour en repasser un autre 35 ans après !)

                    Ca serait sans doute pas mal de lui refaire passer ce test un peu plus tard, en lui expliquant ce qui se passe 😉

                    Perso, ça m’aurait bien arrangée de comprendre 2 ou 3 trucs. Pour les neurones je m’en tape, mais être hyper c’est être « trop » dans beaucoup de domaines et c’est vachement encombrant. La sensibilité, l’émotivité, etc ça engendre de la souffrance. Connaître une partie de la cause, aide à mieux vivre sa vie.

                    Votre fille est très jeune ? Sinon, des activités comme l’aïkido, le théâtre aident beaucoup les gamins à se recentrer tout en jouant. Il faut tomber là aussi sur un prof intelligent…

                    C’est super que vous ayez pu saisir ce qui ne collait pas et réagir dans le bon sens 🙂

  32. A Indigo 22 mai 18h49

    Bonjour,

    Et si, et si, et si…..

    Que d’hypothèses envisagées : imaginez chaque hypothèse comme une branche d’arbre. Toutes ces hypothèses partent d’un point : le tronc : vous, votre pensée, votre vie, votre légitimité.

    Cette légitimité semble etre le maillon central de votre message.

    ET si on y voyait plus clair ensemble ?

    je vous avoue que j’ai listé en parcourant votre longue confidence tous les éléments qui m’ont rappelé à mon expérience.

    Tout d’abord, vous êtes une femme, alors s’imaginer surdouée et souvent plus difficile pour une femme.

    Vous dites : ce n’est pas moi : effectivement quand on découvre ca, on la sentiment d’avoir le cul entre 2 chaises, dans le sens ou d’un coté on a la personne qui est ce qu’elle est devant les autres (celle qui s’est adaptée) et de l’autre on découvre une autre personne (la surdouée) , on a l’impression de la découvrir, mais en fait on la
    redécouvre, mais difficile à imaginer quand on enterré cette personne depuis des années (nous ou bien l’entourage bien malgré lui).

    Vous qualifiez de simple évènement le fait de découvrir votre douance. Moi au début, je ne m’imaginais meme pas acheter des bouquins sur le sujet, c’est dire à quel point j’ai presque tout envoyé balader (sauf qu’au fond de vous y a comme une petite voix qui vous dit quand meme d’y retourner voir…..)

    Vous parlez du ratage de votre oral, en fait vous avez focalisé sur le petit hic, les questions auxquelles vous n’avez pas bien répondu. Et cet évènement a pris sa place à 200 % et a tout recouvert. Là pour éviter ces cataclysmes, il va falloir faire la part des choses : le réussi et le raté , y a pas le choix, quitte à éliminer tout l’émotionnel
    qui dévore tout. Là il faut faire un effort : une liste 2 colonnes : à gauche les questions réponses réussies, à droite ce que vous estimez avoir mal répondu. Et le verre à moitié plein il faut vous y tenir : vous n’avez pas le choix, c est une question de stabilité future pour vous. Ce que je fais désormais, et je vais beaucoup mieux.

    Vous trainez avec les adultes, moi c’était pareil (gardienne de mon école, ma mère en permanence, certains profs, et bien sur je leur posais des questions qu’une gamine n’est pas censée poser, ce sur quoi je me faisais souvent envoyer promener : l’adulte déstabilisé par une gamine , impensable pour l’adulte !)

    L’age adulte charnel ? oui dans un sens mais pas que, moi à l’adolescence je l’ai carrément occulé tellement j’étais à des kms de cela.

    Les livres….. (sans commentaire particulier, à plusieurs entamés c’est ce que je préfère)

    L’humiliation des profs (aie aie que de souvenirs douloureux : bon j’ai failli démissionner à 18 ans pour cause de remarque mal placée. Et en primaire, des larmes dont je me rappellerai jusqu’à la fin….!), ben oui quand y a trop de pression…. cad la majeure partie du temps, y a un moment ca craque

    Colérique (j’ai des preuves photographiques me concernant…..)

    Niveau scolaire: moi on me mettait tout le temps SATISFAISANT sur mes bulletins (qui pouvait je satisfaire d’ailleurs???)

    Curiosité, rapidité , lenteur, oui on ne peut pas ralentir, c’est tout vite fait ou la glandouille totale.

    En conversation : j’ai dit parfois : bon ben oui et après ??? le problème c’est que je le dis quand l’autre n’a pas encore fini son histoire , vous imaginez le résultat !

    Au niveau auditif, vous etes très sensible, moi aussi, mais à tel point que je ne peux pas écouter de la musique et conduire, car je suis envahie par les sons, ce qui me plonge dans un été second et très agréable, mais bon on ne pas etre partout alors faut choisir….

    Vous allez directement aux conclusions, et dites ne pas avoir de pensée en arborescence. Mais votre pensée va tellement vite que vous avez la conclusion sans vous rendre compte que vous avoir fait le raisonnement intermédiaire,
    et meme que vous avez sans doute parcouru plusieurs chemins pour arriver à cette conclusion. La pensée arborescente c’est autant de ramifications que vous parcourez plus vite que les autres sans vous en rendre compte, avec une grande rapdité.

    Alors si si…. bien sur que vous etes légitime , légitime d’etre là dans ce monde, dans votre vie, légitime par rapport à vous meme et aux autres.

    je m’excuse d etre aussi longue dans mes explications.

    Mais c’est ma contribution à aider autrui.

    Christèle

    1. « Tout d’abord, vous êtes une femme, alors s’imaginer surdouée et souvent plus difficile pour une femme. »

      Le plus étonnant est que je n’ai jamais eu vraiment l’impression d’être restreinte dans mon intelligence… au début. J’ai certes eu plus d’atomes crochus avec les professeurs femmes, mais certains hommes m’ont tellement compris et apportés tellement de choses que je dirais que cela dépend de la personne. Après, j’ai eu des rapports très orageux avec certains (une professeure de mathématiques qui faisait pleurer les gens au tableau. Vous imaginez le topo. J’étais le cancre rebelle. Et j’étais en bac S. Très finement joué Indigo. Mouvement stratégique au poil pour ton baccalauréat.)

      Faisant des études où les étudiants sont en majorité de sexe féminin (yay?), je n’ai jamais eu vraiment ce problème avant cette année, où ma promotion (réduite) est aux 2/3 composées de jeunes hommes. Ces jeunes éphèbes aux hormones en ébullition n’hésitent pas à sortir du « oh la machine ! » (sic) à un de leurs camarades qui aurait répondu à 1 question, mais me regardent avec suspicion parce que j’ai discuté avec mon professeur pendant le cours.
      Tout comme j’ai moyennement apprécié les rumeurs sur mes relations qui seraient « plus que professionnelles » avec un professeur masculin sous prétexte qu’il m’avait mis une très bonne note et qu’il l’avait dit avec fierté devant tout le monde. « Ah mais lui, tu sais ce que j’ai entendu dire, il ne recrute que des jeunes et jolies stagiaires à son cabinet… Tu te doutes bien pourquoi »
      Ah ben, oui, c’est logique. Surtout que la dernière en date, des stagiaires, elle était loin d’avoir 20 ans.

      Enfin, c’est le lot de beaucoup, surdouées ou non… — »

      « Vous parlez du ratage de votre oral, en fait vous avez focalisé sur le petit hic, les questions auxquelles vous n’avez pas bien répondu. »

      L’un de mes amis a vu ma note qui est 12 ou 13/20, ce qui une relativement bonne note pour cette matière, ahahah. Ce n’est donc pas le désastre annoncé, effectivement. (mais cela m’énerve quand même)

      « L’age adulte charnel ? oui dans un sens mais pas que, moi à l’adolescence je l’ai carrément occulé tellement j’étais à des kms de cela. »

      Ah mais moi aussi. Et d’ailleurs, mon décalage me sidère encore parfois ahaha. En fait, c’est en regardant en arrière que j’en suis arrivé à cette conclusion. Autrement, j’avais juste l’impression que, du fait de mon cap de la vingtaine, on cessait de me considérer « comme une enfant atypique à qui l’on pouvait pardonner les bizarreries », et que l’on essayait de me considérer comme une adulte qui devait ressembler à l’image superficielle que l’on se faisait d’un adulte. L’hypocrisie sociale ambiante en somme.
      « Sois un ancien enfant précoce, mais sois sage, rentre dans le moule, et sois un gentil petit instrument monotâche pour la société ».

      « Vous qualifiez de simple évènement le fait de découvrir votre douance. Moi au début, je ne m’imaginais meme pas acheter des bouquins sur le sujet, c’est dire à quel point j’ai presque tout envoyé balader (sauf qu’au fond de vous y a comme une petite voix qui vous dit quand meme d’y retourner voir…..) »

      *note qu’il va falloir arrêter d’aller actualiser tout le temps la page de ce blog*

      « Les livres….. (sans commentaire particulier, à plusieurs entamés c’est ce que je préfère) »

      😀

      (… Je n’ai rien à ajouter, si ce n’est que ce n’est pas une préférence, c’est un constat).

      « Au niveau auditif, vous etes très sensible, moi aussi, mais à tel point que je ne peux pas écouter de la musique et conduire, car je suis envahie par les sons, ce qui me plonge dans un été second et très agréable, mais bon on ne pas etre partout alors faut choisir….) »

      Pour ma part, étant ancienne musicienne, j’ai un rapport quasi pathologique à la musique. J’ai juste *besoin* d’en avoir. D’abord, cela guide mes pensées diurnes et c’est très agréable, et cela contribue depuis toujours à l’élaboration de mes mondes imaginaires. En fait, j’ai l’impression que cela me canalise.
      La musique guide aussi sensiblement mes humeurs, et si j’ai envie/besoin d’aller « me battre contre le monde du dehors qui fait peur et qui me gonfle », hé bien, pouf. Musique. (bon, vous vous doutez que je ne vais pas aller me mettre « la danse des canards » en boucle, son apport épique serait quelque peu limité)

      Les sons qui me gênent (=rendenttellementdinguesquej’aienviedemecalfeutrer), sont plutôt le « déchirement du carton », le crissement de la laine, le ou les bruits à répétition comme les ballons, les portes qui grincent, le frottement du couteau contre la planche de bois, ou quand trop de personnes me parlent à la fois/me demandent ce que je viens de dire pour la 2/3e fois (mais, ça c’est autre chose)… Rien que d’y penser, j’en frissonne.

      « En conversation : j’ai dit parfois : bon ben oui et après ??? le problème c’est que je le dis quand l’autre n’a pas encore fini son histoire , vous imaginez le résultat ! »

      Je suis *extraordinairement* impolie malgré moi, je coupe toujours la parole des gens à cause de ça. (Soit parce que j’ai peur de perdre dans mes pensées ce que je m’apprête à dire, et je suis donc obligée de noter des mots clés sur un papier pour limiter mes interruptions; Soit parce que comme vous, j’ai compris où ils voulaient en venir. Mes profs sont parfois très *très* agacés par le fait que je termine leurs phrases. Ils ont aussi parfois l’impression que je les « teste » par mes questions, ce qui n’est pas le cas, j’ai autre chose à faire, franchement.)

      « Mais c’est ma contribution à aider autrui. »

      Et vous avez bien contribué à autrui dans mon cas 😉
      Merci beaucoup, vous m’avez rassurée, et effectivement, il y a beaucoup de similitudes dans nos expériences !

    2. Merci de cette description, que j’aurais pu signer si je l’avais rédigée. Elle est concise, claire, exacte en tout point en ce qui me concerne.
      Depuis toute petite, dirais je avec un sourire, mais avec une profonde douleur au fond du cœur, pour quelques épisodes très douloureux encore aujourd’hui.
      Je me suis débattue toute ma vie, pour essayer d’être ce que qu’il « fallait « être. Je suis aujourd’hui extérieurement bien, intérieurement au bord du gouffre, donc réintégration de Mensa (testée à 23 ans, en 1983, ça fait quelques années donc…), je suis des HPI débordant d’énergie avec une résilience au top. Point fort, très fort. Point que j’ai développé au cours de ma vie pour survivre, je dirais même, vivre. Très sensible, (voulez vous la vérité? au point de faire pipi dans ma culotte, quand, à 6 ans, en classe, j’ai répondu à une question de la « maitresse » en hésitant et qu’elle s’est moquée de mon hésitation. en fait, j’avais la réponse bien sûr, mais me faire lever pour répondre était trop pour la petite fille que j’étais. L’image et le ressenti sont encore présents dans ma tête).
      Donc je disais, résilience. Je suis devenue une « warrior », Par obligation impérieuse de ma tête. Avec des parties intérieures que je défends comme on protègerait la partie fragile d’une ville assiégée.
      Oui, je réponds avant que les autres aient fini de parler, enfin, je ne vais pas détailler, mais j’énerve tout mon entourage, privé et pro.
      Merci, merci, merci de me montrer que je ne suis pas seule, et qu’il semble que les HPI se révoltent pour enfin pouvoir ex-ister.

      1. Etre une warrior signe-t-il la résilience ?… car il me semble que l’affirmation de soi repose sur de la sérénité quand la révolte repose sur un esprit de vengeance et peu d’apaisement.
        je crois que trouver l’apaisement et la sérénité est l’enjeu majeur pour nous tous.

        1. Je n’en suis pas à affirmer qui je suis. Je ne fais qu’entendre « tu n’es pas Dieu » (j’énerve, tout le temps, tout le monde) , « tu es froide et sans émotion » (non, j’énonce les faits, qu’il faut affronter), « tu ne tiens pas compte des gens »(possible, je vais trop vite pour eux, désolée d’avoir la solution et que vous n’ayez pas encore commencé à réfléchir), « tu vis dans ton monde »(oui, j’en ai besoin pour continuer à respirer), « tu en fais trop » (j’ai besoin de faire, de faire, de faire. j’aime ce que je fais, mon métier fait de ma passion anime ma vie, EST ma vie, je peux travailler sans en avoir l’impression 7j/7, 12h/jour) , tu es trop exigeante », tu travailles trop », tu ne parles pas assez » (parler pour ne rien dire? perte de temps, et en plus, ça m’épuise terriblement.) »tu n’exprimes jamais ce que tu ressens » (je ressens quelque chose? oui, alors si ça fait mal, je cherche une solution, point. si je juge que c’est temporaire, alors ça n’existe pas), « tu critiques tout »(non, je dis juste que ça ne va pas marcher, et qu’il faudrait sans doute s’y prendre autrement, j’ai des exemples terribles) , « tu ne laisses aucune chance aux autres », « tu ne sais pas travailler en équipe », (ben non, c’est pour ça que j’ai créé mon entreprise), bref, je survis plutôt que je ne vis. Grand jour cet après midi, je vais dire à ma compagne que tous ces « symptômes » qu’elle veut « soigner » sont en fait ….mon fonctionnement, et qu’elle n’y changera rien. Ca passe ou ça casse…. mais là, je ne respire plus, j’étouffe, j’essaie de faire ce qu’elle « exige », mais je n’arrive à rien. Elle parle et je semble ne pas écouter, elle voudrait qu’on discute mais je m’ennuie car je dis tout ce que j’ai à dire sur un sujet en 10 minutes, du coup elle voit bien que je décroche, ou alors je lui coupe la parole, c’est mal, je sais, mais bon, on ne va pas y passer la soirée, hein, accélère un peu! je pars dans tous les sens (selon elle), mais mon entreprise, dans un secteur difficile innove tout le temps et nous nous portons bien quand les autres crèvent…
          Alors non, vous avez entièrement raison, warrior n’est pas apaisant. mais ça permet de survivre dans un monde auquel je ne suis jamais adaptée…les seuls moments de paix sont ceux où je suis totalement seule, loin de tout bruit, de toute personne (une personne même très calme dans la même maison suffit à me bloquer totalement dans mes actions), de toute activité. En fait, sa présence en particulier m’angoisse terriblement, parce que je vais dire, ou faire ce qui ne « colle  » pas à ce qui serait « normal », et elle va violemment me le faire savoir….Merci mille fois de votre livre, merci d’ouvrir des portes.
          Je suis épuisée de « savoir » où vont les projets, parce que je ne sais pas ne pas dire, du coup je me fais un tas d’ennemis, de gens qui ne veulent plus me parler des projets. Je n’arrive pas à décoder mes analyses bien trop fulgurantes pour moi. . Un exemple? Salon du cheval de Paris, auquel je participais. Dieu sait pourquoi, une année je décide de ne plus y aller, « je ne le sens pas ». J’en parle à mes confrères, qui me disent pessimistes, qu’e je raconte n’importe quoi, que je me crois maligne. 3 ans plus tard, le salon, après 3 très mauvaises années, ferme ses portes…. Les rouvre dans un autre lieu. me réintègre dans l’équipe. Cette année, en septembre, (le salon est en décembre), je dis « ce sera sans moi, je ne le sens pas ». 70% de visiteurs en moins, et le pôle de ma spécialité réduit à zéro! Des exemples comme ça, j’en ai des tas. Pourquoi les gens me détestent-ils autant, quand je ne pense que faire bien en disant « attention »?
          Je ne supporte rien, ni bruit (mon enfer? le tic tac d’une pendule ou d’une montre), ni odeur (quelqu’un qui fume à 50 mètres, ou odeur corporelle me font arrêter de respirer), et le toucher est difficile, j’évite la plupart des contacts. je pourrais écrire des tas de trucs sur l’enfer de la surdouance, ais aussi sur sa beauté : ça permet quand même de vivre des choses que ne connaitront pas les « autres ». et ça aussi, je prendrai le temps de l’écrire. ne serait ce que pour moi…..sauf si peut être ça intéresse quelqu’un

          1. « Je ne supporte rien, ni bruit (mon enfer? le tic tac d’une pendule ou d’une montre), ni odeur (quelqu’un qui fume à 50 mètres, ou odeur corporelle me font arrêter de respirer) »
            Je vois assez bien…
            D’où l’importance d’arriver à se mettre à l’abri. Ne pas s’excuser d’être ainsi – « juste » dire j’ai tel besoin à respecter pour être au mieux de ma forme. Voici pourquoi je préfère le terme affirmation de soi (parce qu’il faut savoir dire « je » et veiller sur soi, ce qui est parfois une gageure).

            Et puis, aussi difficile que ce soit, rechercher ses pairs – aller les pêcher dans le monde entier.
            999 Society – Mega Society… y avez vous pensé ? Certes, ça peut faire un peu « effet ghetto » par certains côtés – mais c’est surtout le moyen de pouvoir de temps en temps, respirer l’air dont on a besoin pour pouvoir mieux repartir.

          2. Raimondo lost in time,

            On se ressemble tellement, le pire finalement c’est le travail d’équipe, quand on peut pas travailler en équipe, ca pénalise énormément au niveau professionnel. Alors, il faut s’adapter, j’essaie de contribuer envers le groupe par des moyens qui viennent de moi : ca passe mieux comme ca.

            Les bruits et les odeurs, je fonctionne en apnée dans certains endroits…..En cas de stress, j’ai la peau qui pique partout….. et je suis obligée de constater qu’en meme temps d’avoir découvert ma douance, j’ai eu de l’excema sur les jambes (je pensais au début que c’était une allergie….). bon ca se soigne, mais ca fait des jambes moins jolies (cicatrices). Y a pire cela dit.

            Quand à décrocher de tout, je crois que oui j’ai décroché de TOUT : se calquer sur la vitesse de réflexion des autres, suivre leurs conversations, sourire quand j’en ai pas envie non plus maintenant (je disais à une collègue : quand j’ai envie de « faire la gueule » et bien je fais la gueule, dit sur le ton un peu sarcastique, ca passe bien en fait.

            Ca fait que j’ai une vie plus plate qu’une planche à pain. Autant dire qu’il faut s’y faire : plus d’évènement majeur, ou qui déborde, plus de déceptions, mais plus de réjouissances non plus. Mais je suis apaisée en fait, alors je fais pour le moins pire : et je m’y réfugie, ca comme ca que je souffre le moins finalement. Etre transparente et ne compter pour personne, belle perspective non ? (c’est de l’humour noir).

            Cet effacement, c’est mon cocon intérieur.

            C’est mon détachement de tout.

            C’est ma manière de modéliser ma vie, de la rendre perfectible, d’en supprimer tout ce qui ne me plait pas, tout ce qui fait tache.

            Cricri (qui est plus silencieuse que jamais)

            Cricri

            1. Bonsoir Cricri,

              Toute cette platitude doit vous manger une énergie monumentale. Pour lisser les creux et les bosses des émotions, des envies, des débordements en tous genres, il faut quand même être sacrément investi dedans….
              En fait je tendrai à penser que ce que vous appelez détachement n »est qu »un énorme panneau de particules euh non, de protection.
              De mon côté, en y regardant de plus près, je fais ce que je veux comme je veux, et je sais que je dérange fort, mais très fort. je ne peux juste pas m’en empêcher, c’est plus fort que moi. Dans mon premier travail, j’avais 23 ans cette année là, j’ai fait ce qu’un psy a appelé « un syndrome pré dépressif ». Bon, moi à cet âge là, je lui aid dit d’aller se faire voir, que j’étais bizarre ok, mais je ne me sentais pas dépressive. je raconte, c’est rigolo : je travaillais à paris, comme consultant junior en organisation industrielle. Cadre très rigide, grosses contraintes professionnelles, nécessité de penser comme tout le monde, avec des méthodes, des trucs totalement infernaux pour moi. Je quittais le travail, prenais ma voiture pour rentrer chez moi, et je me retrouvais quelque part dans Paris, sans savoir depuis combien de temps je roulais, ni comment ou pourquoi j’étais arrivée là où j’étais….alors, je reprenais le bon chemin et je rentrais chez moi. Voilà pourquoi j’ai consulté….Aujourd’hui, je pense que mon cerveau, libéré des énormes contraintes de la journée, laissait aller la pensée, et je conduisais en pilote automatique. J’ai quitté ce travail cette année là, parce que j’ai été débauchée par une cabinet de conseil qui utilisait la créativité comme mode d’intervention de résolution de problèmes dans les entreprises, c’était top!
              je pense avoir eu l’intuition de ce qui était bien pour moi, et je pense que vous savez au fond de vous ce qui est bon pour vous.
              les HP ont de l’énergie à revendre, peut être qu’en économisant celle qui sert à se détacher, vous allez laisser monter les intuitions? enfin, je vous le souhaite!
              je suis désolée, dès que quelqu’un me dit qu’un truc ne va pas, je pars en mode solutions….(pas forcément adaptées 😉 )

              1. Bonsoir Belmoundo,

                Meuh non…..

                En fait, je mets ca sous couvercle, pour le jour où on en voudra bien …. de cette énergie et de cette motivation retrouvée.

                Et là, promis, je m’y mettrai à fond (traduisez : faudra vraiment me laisser du champ libre) vu ma situation, pas sur que ce soit tout de suite…. peut etre à la retraite (!!).

                je fais des provisions d’énergie, je me ménage, on ne sait jamais…..!? (pour recommencer un marathon de travail ca peut servir).

                Cricri (qui en attendant, hiberne…. ben oui c’est le moment aussi)

        2. Ah, c’est donc cela : les gens qui se révoltent (contre une injustice, par exemple) veulent se venger. Les gens qui vivent dans des conditions difficiles, par exemple, n’ont par conséquent pas le droit de se révolter sans qu’on les soupçonne de vouloir se venger. Je comprends à présent pourquoi peu de pauvres gens se révoltent. (Moi même, je n’aimerais pas qu’on me soupçonne d’avoir un esprit de vengeance.) Quant à la notion de résilience, elle me fait penser au concept de capacité normative de Canguilhem… Et, non, raimondo, il y a encore beaucoup à faire avant que les « surdoués » se révoltent… Malheureusement !

          1. Ok… Pas tous. C’est vrai.
            Mais sur le fond, la révolte est une agression en soi – et elle appelle l’agression en retour. (« Fous moi la paix !!! » est plus agressif que « j’ai besoin de calme !!!! »)
            Tout l’enjeu est d’arriver à « tordre » la situation sans s’y perdre. C’est complexe, ça prend du temps, il faut partir de loin. Mais c’est plus solide.

              1. Heu… en fait j’ai écrit « Différence et souffrance… » pour ceux qui ne sont pas surdoués, pour leur expliquer comment fonctionnent les surdoués…

                  1. Cependant, expliquer comment fonctionne un « surdoué », n’explique pas au conjoint comment réagir et surtout ne pas souffrir, enfin comment on gère, les propos parfois cassants, les « absences » lors d’une conversation, les « coupages de parole » parce qu’on a déjà compris ce qu’elle va dire, (alors ça, c’est terrible). j’ai essayé une nouvelle technique, qui consiste, avant de « critiquer » une idée, c’est à dire pour ne pas passer directement de l’énoncé à la conclusion, de compter jusqu’à 10 avant de parler…;sauf qu’après je suis perdue dans mes pensées, et parfois j’oublie où j’en suis de mon « compte », et je suis ailleurs. bon, je cherche la « voie du milieu », quelque part entre deux….ne méprenez pas mon ton léger, c’est la façon de ne pas dire à quel point je suis désespérée de ne pas savoir comment finir par communiquer avec les autres, comment ne plus paraitre cette personne dure et froide, qui « sait toujours tout », et que l’on fuit…..

                    1. Oui… ça c’est une vraie difficulté – ce qui me fait souvent dire que ce n’est pas tant une question de fond que de forme.
                      Je cite souvent cette phrase de Noks Nauta qui m’a marquée, dans son livre « Gifted Workers – Hitting the Target ». Elle dit en substance : « le plus grand risque que court un surdoué adulte c’est de ne plus être que colère, tristesse et frustration. Il est important de veiller chaque jour, à éprouver des émotions positives« .
                      … Ca ne résoud pas les problèmes de communication, mais ça peut aider un peu.
                      Peut-être décortiquer à froid certaines situations et mettre en place des mots-clés de désamorçage qui permettent un peu d’humour et de recul ?
                      Ca, je reconnais, c’est compliqué… C’est tout un travail de communication -savoir trouver le mot juste – joint à un travail d’apaisement intérieur.

                  2. Gifted +HSP

                    Bonjour Raimondo,
                    Cécile n’a pas encore écrit tous les livres que nous voudrions tant lire (!) mais je pense que dévorer, si vous ne l’avez pas encore fait, les livres d’Elaine Aron pourrait grandement vous aider, vous et votre compagne:
                    http://hsperson.com/about-dr-elaine-aron/
                    2 textes en particulier:
                    -The Highly Sensitive Person:
                    How To Thrive When The World Overwhelms You
                    – The Highly Sensitive Person In Love

                    Being GTA and HSP is, in many cases, 2 sides of the same coin.

                    Enjoy your reading !

                    All the best,
                    Chan

                    1. Hi Chan, so i changed my name, so I hope you don’t get confused. Thanks a lot for all these infos, I sure will get these books and maybe my girlfriend and myself wil find a way through. It is difficult to live with her, but seems impossible to live without… 😉

          2. Cecile… Lorsque je me fais insulter quand je sors de chez moi , que dois-je faire??? Quand je me fais traiter de psychotique, folle , cinglée- au pas de ma porte- parce que je ne peux supporter que les voisins tapent a longueur de journée , au mur, au sol, qu’ils frappent a ma porte et partent en courant, et autres rejouissances….Il est vrai que beaucoup de personnes me conseillent de faire comme si de rien n’etait, mais est-ce humainement possible?La ou je vis, je ne veux de mal a personne, juste pouvoir etre ce que je suis, sans que je sois jugée comme trop différente pour etre laissée tranquille… Et je n’ai pas leurs methodes pour me faire passer pour une pauvre victime… Si je ne me revolte pas, c’est la depression assurée ( inhibition de l’action =depression)!!!!! On n’a pas toujours le choix, et parfois la revolte est mieux que de se laisser mourir…

            1. Mais c’est du harcèlement ! Dans ces cas-là, je comprends l’envie de révolte.. et en même temps.. face au harcèlement, se révolter quand on est tout seul ne fait qu’empirer les choses…
              Pour autant, faire comme si de rien n’était, je suis d’accord : inhibition de l’action = dépression. Pas possible de déposer une main courante ?

              1. Situation très complexe, oui, je suis toujours tentée de laisser courir pour me proteger, mais en meme temps je me rends compte que si je ne me « revolte » pas, je vais continuer a prendre sur moi et me detruire peu a peu.
                La betise, la mechanceté, c’est bien difficile a combattre, il n’y a pas grand chose a faire, sinon fuir, chose qui m’est impossible pour l’instant….

            2. Bonjour

              Déjà se faire respecter, leur rappeler la loi sur le tapage nocturne ou diurne, car oui c’est du harcèlement, voire de la discrémination par rapport à une personne : vous, qu’on pourrait qualifier de fragile ou influencable, je sais que c’est particulier pour vous mais, ils en profitent un peu là.

              Sinon, déménager. alors oui on n’a pas le choix.

              Il y a des années en arrière, j’habitais en foyer de jeunes travailleurs.

              Le voisin du dessus : la musique à plein, mais pas une musique tapageuse, mais une musique bien triste (je l’entend encore en vous écrivant….). à plein volume donc.

              J’ai engueulé le voisin, cinq minutes après c’etait pareil : le mec avait tout fermé chez lui et il fumait (je sais pas quoi mais on peut à peu près deviner), bref j’ai vite compris que c etait comme si je n’etais pas montée, le mec plaaaaaait complètement.

              En fait, on m’a dit qu’après qu’il y avait déjà eu des problèmes.

              Bref, j’ai cru devenir folle, et une fois déménagée , je l’ai sorti de ma mémoire celui-là je peux vous assurer ne l’avoir jamais regretté, il avait l’air bien inoffensif pourtant…..!

              Il y a quelques années, mon frère, pour me faire chier, faisait parfois des bruits réguliers , car il savait que ca m’agacait (en fait je souffrais rien que de les entendre), d’ailleurs je ne lui parle plus (pour d’autres raisons).

              Et mes parents bien sur ne me défendaient pas…… bon ca je m’en serais doutée.

              Bref, aujourd’hui je suis toujours là, comme quoi : plus on nous tape dessus avec des bruits, plus on résiste : qui ne tue pas rend plus fort, dit on ?

              Aujourd’hui, mon bureau et les gens qui passent dans le couloir (à parquet) et va y avec les talons et tout le toutim……
              je suis encore débout. Mais mon cerveau lui est comme criblé de bruits. l’expression est bizarre mais c’est l’image que je m’en fais : après les avoir entendu, j’ai comme l’impression que les bruits se sont imprimés, tellement j’y suis sensible. C’est aussi pour ca que je mémorise n’importe quel détail de la rythmique d’une musique, le moindre élément de son parmi une multitude, et que le morceau se joue sans allumer la radio…… dans ma tete.

              On peut s’adapter et lutter un peu contre le bruit, mais trop de bruit c’est impossible à gérer.

              Cricri (qui ne crie pas trop fort tout de meme pour ne pas en rajouter sur ce coup là…..)

              1. « vous, qu’on pourrait qualifier de fragile ou influencable », heu, ben non, c’est ça le hic, j’ai pas voulu baisser les yeux et fermer la bouche, comme ils disent, et ça n’a pas plu…. Par contre très sensible, très blessée par toutes ces incivilités, oui.

                  1. Oui….Donc, dans la vie, on a le choix: soit on ouvre son bec et on se fait harceler, soit on la ferme, et on fait une depression…
                    Si j’aurai su, j’aurai pas venu 😉

                    1. « soit on ouvre son bec et on se fait harceler, soit on la ferme, et on fait une dépression »
                      Ben c’est comme d’hab’… C’est souvent une question de forme (« les mots pour le dire »). Cela dit ça n’empêche pas qu’il n’y a pas grand chose à faire avec les gens bouchés à l’émeri (voir ici l’origine de l’expression pour alléger un peu le débat…)
                      Le souci c’est que dès l’enfance nous apprenons non pas à co-laborer dans le bon sens du terme (pour quel objectif voulons nous travailler et agir ensemble), mais plutôt à être dans une relation binaire (tu perds / je gagne) qui n’arrange pas les choses sur le plan relations humaines… Nous apprenons la violence et la disqualification, ce qui n’arrange pas les choses quand en plus on est différent.. et qu’on le découvre une fois que les « habitudes » sont bien ancrées.
                      Donc.. si t’aurais su, t’en serais vraisemblablement pas venue là, non. Tu serais certainement dans des espaces qui te conviendraient mieux. Et ça, c’est effectivement toujours la grande difficulté à affronter quand on comprend à l’âge adulte ce que signifie être surdoué : on a des tonnes de choses à modifier pour être en équilibre avec soi-même…

                1. Parfois il faut juste comprendre qu’on ne change pas les gens. La loi n’y fera rien, ils resteront ce qu’ils sont. Ils resteront bruyants, et harcelant, parce que ça leur donne de l’importance. Une raison d’exister. J’ai déménagé de nombreuses fois, jusqu’à habiter enfin à la campagne loin de tout bruit. Depuis ce moment j’ai mieux dormi, bien que depuis l’âge de 20 ans je dorme avec des boules Quies, sinon je ne m’endors pas, ou si j’ai la chance de m’endormir je me réveille au moindre bruissement.
                  J’ai passé ma vie à créer un environnement qui me permette de me ressourcer, ou peut être simplement de vivre. On ne peut pas demander aux autres de nous comprendre, comme disait Confucius, « le poisson voit plat, il ne peut pas concevoir la profondeur » enfin, un truc comme ça.
                  On ne peut que prendre soin de nous-mêmes, et c’est important, parce que si on ne va pas suffisamment bien, on ne sert à rien à ceux qui nous entourent. Pouic trouve toi un endroit au calme. D’abord c’est un projet et les projets ça donne du baume au cœur, une raison de se lever le matin (même si on en a d’autres), et puis être au calme apporte la possibilité de revivre! je t’envoie un peu de monde sans bruit de mon coin de paradis.

                  1. Cecile, oui, c’est tout a fait ça!!! Collaborer, j’adore, mais je n’ai jamais pu le faire bien longtemps, toujours un malfaisant qui y voyait une concurrence possible, alors que pour moi, faire avancer le schmilblick est la motivation. Faut dire aussi que j’avais les yeux bien crottés, a l’epoque, et oui, si j’aurai su, je serai pas ici, je n’aurais pas depensé mon energie a lutter contre des moulins a vent que je voyais meme pas que c’etait des moulins a vent!!!

                    Lost in time, merci pour le petit bout de ton monde :). Les boules quies et moi, on est aussi grandes copines!!
                    Au passage, je te prend aussi un galop de cheval, et hop!! Pour ebouriffer mon spleen du moment .

                    1. Desolée pour les moulins a vent, le principe meme de cette expression est justement de ne pas voir que l’on se bat contre eux…. Après, pour le crottage des yeux, je me demande si ce n’est pas un systeme de protection du cerveau, plutot qu’un manque de nettoyage avec l’eau du savoir…. Parce qu’au final, on se rend compte que l’on savait, mais que c’etait trop dur a regarder en face.

                    2. Prends prends… c’est vrai, quand j’ai un coup de « ça ne va plus du tout », ou alors un coup de « wao comme la vie est belle », je prends un cheval et je pars dans les immenses espaces qui nous entourent. Parfois je m’arrêt au mileiu de nulle part, je m’assois par terre, et je regarde le ciel. Quand je rentre, tout semble si léger.

                    3. Bravo !
                      C’est exactement le genre de petit geste qui correspond à ce que préconise Noks Nauta : « veillez à ressentir une émotion positive au moins une fois par jour« 

                  2. Oui, Lost in time, fuir le bruit qui nous assaille, habiter loin du bruit, se créer un environnement où l’on puisse vivre, simplement, et se ressourcer après un passage plus ou moins long au pays des normes; des impératifs que les autres ne peuvent pas comprendre, car selon proverbe chinois, pas de Confucius à ma connaissance: le poisson dans l’eau ne sait pas qu’il est mouillé!

  33. Hum. J’ai oublié de donner les résultats des tests, et après promis, je vais me coucher et je laisse ce super blog tranquille. QIV 127, QIP124, QIT129, ICV129, IOP119, IMT119, IVT127. Voilà, il n’y a rien à 130, et il y en a plusieurs vraiment nuls… Donc bon. Je ne comprends pas grand chose de toute façon à tous ces chiffres.

    1. Première réaction : je ne saurais trop vous encourager à prendre rendez vous de toute urgence avec la « super psy particulièrement engagée » pour débrieffer sur votre test. Je sais hélas trop ce que c’est que d’être testé(e) par un(e) psychologue qui en toute bonne conscience (grâce à ses diplômes !!!) fait de gros dégâts par manque de réelle connaissance fine sur le sujet du surdon.

      « discussions interminables, rocambolesques, folles, abyssales, d’une complicité indicible, mais carrément jouissives qui se finissent généralement au lever du jour » – « je vois bien que je ne lui arrive pas à la cheville » – « aucune affinité » – « dormi 4 heures » – « trop nulle » – « clair de lune de Debussy […] un gars qui écrit de la musique bleue« , – « je trouvais les questions simples et évidentes »- « stress du temps » – « mon cerveau bloquait » – « je la voyais me faire passer le test, et j’avais vraiment l’impression qu’elle ne maîtrisait pas son truc, elle lisait des instructions et faisait des commentaires en même temps, elle mâchait un chewing gum, et son cabinet était marron et vert à la mode du moment, et il n’en ressortait pas une sensation de possibilité de paroles sensibles ». -« si on ne m’oblige pas à arrêter, je peux faire une activité pendant de très nombreuses heures d’affilée si elle me plaît » – « je suis désolée » « pouvoir me fondre dans les murs » – « mal aise / extrême culpabilité /responsabilité de créer une vie » – « agoraphobe » – « hypersensibilité » – « décalage » -« impression que les gens vont finalement comprendre que je suis complètement crétine et pas du tout celle qu’ils croient que je suis » – « besoin extrême de solitude » –

      La psychologue qui vous a testé n’a rien pris en compte de tout ça ? Alors même que votre stress était évident ?

      Puis-je vous suggérer de jeter un coup d’oeil sur la suite des billets rédigés par Stéphanie Aubertin sur les tests de Qi et en particulier sur celui qui décortique les différents sub-tests. je pense que cette lecture sera très éclairante.

      « Est-ce qu’il y a un nom particulier au fait de cumuler tout ça et que ce ne soit pas de la »surdouance », et du coup comment on peut le »soigner » ou au moins se faire accompagner? »
      Non seulement je vous crois surdouée, mais de surcroît synesthète (pour vous la musique de Debussy est bleue : j’adore Debussy (ah ! Docteur Gradus ad Parnassum et les Arabesques….), mais je n’y ai jamais associé aucune couleur !)
      Donc, « ça » ne se soigne pas, mais effectivement, ça s’apprivoise; en particulier, en apprenant tout le bon que l’on peut en retirer.

      Le récent témoignage de Léna sur le sujet est très intéressant.

      Pour la surcharge émotionnelle, l’hypnose peut vous aider.. mais ,’hésitez pas aussi à entraîner votre petite fille dans l’observation de la nature, dans la création d’objets (moments de calme et d’attention).. et il existe aussi un petit livre intitulé « Calme et attentif comme une grenouille » qui est une initiation à la méditation de pleine conscience pour les enfants – peut-être un moment agréable de calme à partager en plus de l’histoire du soir avant d’aller dormir ? 🙂

      1. Je plussoie Cécile, je pense qu’on peut « rater » le test avec un-e « mauvaise » psy et que les chiffres ne veulent pas dire grand chose dans ce cas, sans une solide analyse derrière, qui prenne en compte qui vous êtes.
        En plus vous avez l’air bien homogène et ça, c’est une grande chance.
        Si je lis bien, QIT = 129 ? Et on ose dire que ce n’est pas 130 ?! Faut pas pousser, quand même !
        Bienvenue parmi nous 🙂

        1. Merci pour vos réactions, je commence petit à petit à me dire que si c’est vrai, ça expliquerait pas mal de choses dans ma vie! Et de savoir qu’il y a une raison à toutes ces impressions  »bizarres » va peut-être m’aider à mieux les vivre voire à me laisser aller à les vivre complètement, ce que je pressens devoir être assez agréable d’un certain côté…
          Merci pour le bienvenue, ça me touche vraiment, ça m’a fait un mini-déclic…

  34. Allez, j’ai osé sauter le pas du WAIS, encouragée par une psy particulièrement engagée dans son travail, et dont la proposition est venue faire écho à l’intervention que vous aviez faite sur France Inter je crois, et dans laquelle je me reconnaissais complètement. Pour tout, sauf pour l’intelligence. Enfin, franchement, ça me paraît clair, j’ai un ami (mon meilleur ami en fait, LE gars avec qui je peux parler de tout (vraiment de tout, d’ailleurs ça m’amuse toujours de dire qu’il n’y a qu’avec lui que je peux avoir des discussions de nana, oups désolée pour la double parenthèse, c’est un de mes gros défauts!!) et avec qui on va au bout du monde et de l’humain dans des discussions interminables, rocambolesques, folles, abyssales, d’une complicité indicible, mais carrément jouissives qui se finissent généralement au lever du jour, je dis ça pour dire que je le connais plutôt bien), et donc cet ami est surdoué, et je vois bien que je ne lui arrive pas à la cheville, il a une espèce de capacité d’analyse du tout, une sorte de  »supervision » du monde que je n’ai pas. Donc je ne comprends pas pourquoi tout le reste coïncide. Bon. A priori, les résultats ne sont pas top (), mais ce n’est pas la super-psy qui m’a fait passer le test. C’en est une autre, avec qui je ne me sentais aucune affinité. J’avais dormi 4 heures, j’étais en méga phase de  »je suis trop nulle, je suis tellement nulle, je ne suis même pas capable de vivre, qu’est-ce que je vais faire à aller passer un test de QI », et dans la salle d’attente, il y avait le clair de lune de Debussy couplé à des gazouillis d’oiseaux (j’ai encore du mal à réaliser qu’on ose faire ça!!): une indélicatesse telle envers un gars qui écrit de la musique bleue, et qui arrive vraiment à nous faire entendre le clair de lune, ça ne m’a pas trop mise en confiance!! Bref. Pendant le test, à certains moments je me demandais si ce n’était pas une blague tant je trouvais les questions simples et évidentes, et à d’autres moments, je me disais que voilà, je n’étais même pas capable de gérer le stress du temps et du je veux absolument réussir ce truc, et que du coup, ça me paraissait évident mais mon cerveau bloquait, et à quelques moments, je me disais que franchement, non mais bien sûr que je suis incapable de répondre, je croyais quoi? Aussi, je la voyais me faire passer le test, et j’avais vraiment l’impression qu’elle ne maîtrisait pas son truc, elle lisait des instructions et faisait des commentaires en même temps, elle mâchait un chewing gum, et son cabinet était marron et vert à la mode du moment, et il n’en ressortait pas une sensation de possibilité de paroles sensibles. En plus, elle ne m’a pas expessément dit de faire une pause, et si on ne m’oblige pas à arrêter, je peux faire une activité pendant de très nombreuses heures d’affilée si elle me plaît, or j’avoue que tous ces petits jeux m’ont bien amusée quand même. Oups, je suis désolée, ça doit commencer à être difficile à suivre… Bon, donc je reviens au sujet de départ: peut-être qu’il y a plein de ressentis qui coïncident avec la  »surdouance », mais pas l’intelligence, enfin je veux dire, ça paraît clair, quand même. Voilà. Donc je fais quoi maintenant? Parce que oui, j’ai oublié de dire que bien sûr, ça ne va pas du tout. Enfin ça va beaucoup mieux qu’avant, mais il y a deux mois, j’étais encore à me poser la question de continuer la route ou pas. Bon, c’est par vague, mais la dernière fois où j’ai été vraiment très très mal (en automne dernier), ça a duré plus de trois mois, où j’aurais voulu pouvoir me fondre dans les murs. Ajouter à cela que je suis maman d’une adorable petite fille de trois ans et donc que tout mon mal aise est maintenant en plus teinté d’une extrême culpabilité par rapport à ma fille: je l’aime intensément, suis extrêmement heureuse de la connaître, mais toujours je me dis, comment peut-on prendre la responsabilité de créer une vie (ça me dépasse complètement, il a fallu 7 ans de boulot à mon compagnon pour me faire réussir à accepter de créer un être vivant (c’est fou, non, quand on y pense, créer la vie, ça dépasse vraiment l’entendement)), et donc, ensuite, d’accompagner cette vie en en étant complètement responsable. C’est ENORME! Bref. Donc d’un côté, la maternité me donne une super grande force et me montre que j’ai plus d’énergie que je le crois, mais de l’autre, j’ai tellement toujours peur (et sachant que je suis une  »presque ancienne » agoraphobe, la peur je sais ce que c’est!!)!

    Donc, en fait, la question était: comment gérer toute cette hypersensibilité, ce sentiment de décalage, mais aussi cette grande impression que les gens vont finalement comprendre que je suis complètement crétine et pas du tout celle qu’ils croient que je suis et qu’ils n’ont aucun intérêt à me cotoyer, ce besoin extrême de solitude (avant d’être maman, j’avais ma dose de 4/5h de solitude par jour + 1h mini de marche seule en campagne, forcément, avec un petit, on oublie ça et du coup comment on peut trouver son équilibre, je me le demande!!), etc.
    Je suis désolée de la taille de ce message, j’avais vraiment besoin de pouvoir exposer tout ça, je suis complètement paumée.
    Ah oui, et deuxième question, est-ce qu’il y a un nom particulier au fait de cumuler tout ça et que ce ne soit pas de la  »surdouance », et du coup comment on peut le  »soigner » ou au moins se faire accompagner?
    Merci en tous cas, si vous lisez ces lignes, c’est que vous avez eu le courage d’aller au bout, ou que, plus malin que moi, vous êtes direct aller voir la question à la fin!!

  35. Bon bon. Et bien voilà, j’y suis (comme dirait Pratchett « Vous y êtes ? Nous y sommes »).

    Des semaines à lire votre blog Cécile, puis la commande de votre livre. La découverte. Puis le doute. Constant. Qui me taraude (« mais oui mais ? Mais non, je ne peux pas, les éléments psycho affectifs concordent, mais je n’ai pas l’intelligence d’une surdouée. Ou d’un HPI. Impossible. »).
    Et puis la volonté de prendre la parole par un simple évènement, ridicule.

    Je suis actuellement étudiante, et j’ai eu un examen cet après midi. Un oral plus précisément. Et le plus terrible dans cet oral a résidé dans le fait que l’examinatrice était persuadée que je ne savais rien, persuadée que je ne savais pas les bases… Alors que je ne faisais que bloquer que sur un point précis, que les bases dans mon esprit je les avait dépassé depuis belle lurette et qu’elles me semblaient évidentes. Implicites.
    Les questions qu’elle me posait étaient terribles de simplicité, si bien que je ne comprenais pas où elle voulait en venir. Et je viens d’en sortir profondément déçue par moi même. Dégoutée même.

    Mais peut être devrais je commencer par le début.
    J’ai été « diagnostiquée » (décelée me parait plus beau) « précoce » quand j’avais environ 3/4 ans. J’ai eu la chance de rencontrer une pédopsychologue avec qui, selon les dires de ma mère, « j’étais tout le temps fourrée » à la maternelle.
    Je ne comprenais pas mes petits camarades, mes petits camarades ne me comprenaient pas. Je posais des « questions de grand ». J’étais surexcitée.
    J’avais, d’après certains professeurs de primaire bienveillants, « une intelligence instinctive ».

    Je traînais avec mes professeurs, ou les adultes. J’ai d’ailleurs toujours recherché leur compagnie avant de voir avec effroi à la fin de mon adolescence que j’allais rentrer dans un monde où l’adulte n’est qu’apparence charnelle. Un concept purement social (à la limite du biologique), où la maturité n’a pas lieu d’être et où « l’adulte » n’apparait que comme une fiction. C’est avec le démoral que j’ai franchi le cap de la vingtaine, voulant à tout prix repousser l’inévitable, sachant que cette fiction sociale venait de me rattraper et que mes « bizarreries » passées me seraient moins pardonnées.
    Mais je me suis égarée.

    Déclarée petit fille « précoce » donc. 1 an d’avance. Rien d’exceptionnel.
    J’évoluais dans mes livres, indifférente, et j’accumulais une certaine culture.
    Je vivais pour apprendre et j’apprenais pour vivre. Ce que je fais encore aujourd’hui.
    Puis adolescente sur la brèche qui pleurait quand un professeur avait une attitude « injuste » à son égard. Le terme « trop sensible » trainait parfois au Conseil de Classe, avec aussi parfois un professeur qui m’adorait et qui prenait ma défense.
    Un caractère colérique, impatient, sensible à l’injustice, sensible à un système scolaire dans lequel j’avais des facilités (j’étais bonne élève sans trop en faire) que je trouvais profondément « médiocratique ».

    Le hic ? C’est qu’après lecture de certains livres sur le surdon, j’ai l’impression de me reconnaître. Et le hic, c’est que je ne peux arriver à accepter que « précocité » et « surdouée » soient des synonymes.
    On m’a déclaré « précoce ».
    Je suis curieuse de tout. Je vais « trop » vite (ridicule, je suis la reine de la procrastination).
    Oui, je parle plusieurs langues. Oui, je lis tout ce qui me tombe sous la main et tend à être une éponge. J’aime apprendre. Tout apprendre. Et comprendre. Me rapprocher du « pourquoi » originel.
    Oui, j’ai une certaine aptitude à la « prescience émotionnelle ou factuelle » et termine les phrases de gens ou les anticipe.
    J’ai aussi toujours été sensible au niveau sensoriel (impossibilité de porter certains vêtements du fait de leur matière, avec regard d’incompréhension de mes sœurs, ou impossibilité de supporter certains sons que d’autres qualifient de « mineurs » par exemple)
    … Et alors ?

    Je ne sais pas tout. Je ne maitrise pas complètement les langues que je parle. Je n’ai pas les meilleures notes aux examens. Je fais des erreurs. Je suis une bonne étudiante mais pas « exceptionnelle » (mes professeurs sont toujours surpris de voir mes notes, ceux que je vois régulièrement croient toujours que je devrais avoir une meilleure moyenne. De l’esbrouffe. Je sais embobiner les gens, c’est tout). Et si j’ai un mode de pensée un peu particulier parce que « saute » aux conclusions, cela ne fait pas de moi une personne ayant une intelligence en arborescence.

    J’ai parfois l’impression de jouer le rôle de « l’intelligente », de la « pseudo brillante ».
    J’ai à la fois eu la chance et la malchance de voir ma mère (mon père aussi, en moindre mesure) me dire avec fierté que j’étais très « intelligente ». (bon elle dit aussi que je suis une « feignasse » et « pas toujours facile à vivre », je lui en sais gré, j’aime cette franchise et cette lucidité)

    La pensée d’un test de QI me terrifie. Car finalement, derrière la jeune adulte que je suis, se dissimule LA question clé qui me renvoie à la petite enfance… Et si tout cela n’était qu’une façade, une mascarade que j’avais monté, juste pour me faire un peu aimer ? Pire, pour me trouver une identité ?
    Et si j’avais fait comme pour un horoscope de bas étage et usé d’auto suggestion ?
    Et si je ne suis pas ça, à part être moi, je suis « quoi » moi ?
    Et si, en me posant ces questions, je n’essaie pas non plus de me donner une légitimité?

    « On est ce que l’on devient ». Certes. Mais notre chemin vers l’accomplissement est aussi pavé de questions tortueuses, de demi-réponses et de pensées plus ou moins foireuses.
    Et ces pensées là je les adresse à vous tous…

    PS : J’ai conscience qu’un psy spécialisé dans ce domaine pourrait peut être m’aider (à me trouver, retrouver, rassurer, whatever. J’suis preneuse)… Auriez vous par hasard des adresses sur Toulouse ou Montpellier à me conseiller s’il vous plait ? 🙂

    PS (bis) : je suis désolée pour le long post…

    1. Je me permets de rajouter que je tiens à présenter mes excuses si mon message précédent apparaît comme une sorte de « feuille de route » du « conformisme au surdon ». J’ai aussi conscience de n’avoir pas vraiment réussi à exposer de manière « complète » ma pensée, et espère que, du fait de mes questions et réflexions maladroites, vous ne garderez pas l’impression que je n’ai rien retenu de votre livre 😉 (loin s’en faut, si j’ai assimilé la dangerosité de la conception « populaire » du « surdoué » et l’ai toujours pressenti dans mon environnement, je garde tout de même une certaine réserve quant à mon cas.)

      J’ai bien conscience aussi qu’il ne s’agit pas d’une checklist, tout comme j’ai conscience du caractère unique de chacun 🙂

      1. Chère Indigo, j’hésite entre le fou rire et la tendresse : votre intervention est tellement signée… 🙂
        Soyez la bienvenue ! 🙂

      1. Ahahahaha, à ce point ? Merci beaucoup 🙂
        *je ris un peu nerveusement, je l’avoue… Et je souris. Beaucoup.*

        Je me pose aussi des questions quant au « flux de pensées qu’on ne peut endiguer »… J’ai du mal à appréhender concrètement cette notion.
        J’entends par cela que j’ai pour ma part toujours eu des troubles du sommeil (je dors peu, mais pas toujours par choix. Si une journée pouvait faire 32h, je voudrais pousser jusqu’à 40.) Souvent, quand je me décide à me coucher je ne peux juste pas facilement mettre le bouton « off » dans ma petite tête. Ergo, toujours de la fatigue du fait de mon rythme de vie profondément nocturne.
        De même, en journée, je « rumine » souvent tout ce qui m’arrive et qui reste bloqué dans mon esprit, réanalyse toujours les situations, prend de la distance, m’admoneste souvent (« rah, tu parles trop », « mais enfin mais pourquoi as tu dis cela? Tu aurais dû… », « qu’est ce que tu as fait », « et lui, il… »), jusqu’à ce que je me pourrisse l’esprit avec mon comportement (ou celui des autres parfois).
        Une paranoïa personnelle parfois, que j’ai appris à essayer de reconnaitre, et que je ne peux pas toujours endiguer.
        Après certes, j’ai l’habitude d’analyser les détails, reconstituer les histoires qui constituent mon environnement, reconstituer les histoires/évènements à partir de mes observations entre autres, où j’extrapole avec des questions, des postulats parfois… Je le prend comme un jeu, même si je le fais naturellement.
        Est ce cela le « flux de pensées » ?

        S’il me déprime parfois, s’il m’est arrivé de faire de la « surchauffe » (mais très loin d’être aussi fréquente que certains d’après les témoignages que j’ai lu), il ne m’apparait pas comme destructeur mais plutôt créateur d’histoires, d’art, ou un outil de compréhension du monde précieux…

        1. Bonjour Indigo,

          Je suis heureuse pour vous, j’aurais aimé être dans cette interrogation à votre âge… Au lieu de tant d’années d’incompréhension ! Bon, j’exagère un poil, entretemps thérapie et travail personnel m’ont bien permis d’avancer et d’apprendre à me connaître. Beaucoup de boulot.

          N’empêche, ce fameux test passé sur le tard a été la cerise sur le gâteau ; j’ai pu relire une grande partie de ma vie à la lumière d’une nouvelle grille. Ouf, tellement de choses qui me semblent plus claires, cohérentes.

          Je vous encourage à le passer quand vous vous sentirez prête. Plus qu’un niveau (dont on se tape… si vous avez parfois le sentiment de « jouer à l’intelligente », je crois que vous sentez sans mettre de mots dessus que votre intelligence est au-delà de tout ça), cela vous donnera des pistes sur votre manière d’être au monde et de le penser.

          Et ça change tout. Ca aide à comprendre aussi que cette manière de fonctionner est incompréhensible de la plupart des gens ; sans supériorité aucune, c’est un autre monde, c’est différent. C’est tout un travail d’accepter cette différence, et encore tout un travail de pouvoir l’affirmer, de ne plus se renier.
          Nous avons de sacrés atouts pour ça ! Faites la liste de vos qualités avec vos proches, vous verrez que vous avez de belles cartes en main. A vous de faire fructifier tout ça 😉

          Je vous invite à prendre le temps de faire connaissance avec vous-même, à avoir des pratiques énergétiques qui vous aideront à rester dans la matière, en contact avec votre corps (qi-gong, taï-chi, aïkido, chant…), d’autres activités qui vous permettront de développer vos ressentis, votre petite voix intérieure (thérapie, méditation, massages relationnels…) et de vous ressourcer dans la nature.

          Pour moi, je dis que je suis « hyper », « atypique », « pas conventionnelle ». Beaucoup ne comprennent pas ce qu’être surdoué veut dire. Je n’ai pas envie de rentrer dans ce débat, ni de dire à quel niveau je suis, ce serait stérile.
          Alors, je préfère affirmer ce que ça entraîne pour moi au quotidien, comme des particularités qui ont besoin d’être respectées. Par exemple, je ne supporte pas le bruit et j’entends tout au même niveau (je ne sais pas si beaucoup vont en boîte ou au concert avec des boules Quiès !). Par exemple, ce besoin exacerbé de respect et d’équité… Exacerbé comme beaucoup d’autres choses pour moi, et sans doute pour vous aussi !

          J’ai appris une chose. C’est quand je suis sortie de ma tour d’ivoire que j’ai commencé à vivre. C’est quand j’ai arrêté de faire semblant que j’ai commencé à vivre. C’est quand j’ai accepté d’être moi, et parfois de déranger les autres, que j’ai commencé à vivre. J’ai parfois choisi d’autres amis, et laissé d’autres partir. C’est quand j’ai accepté ma différence et ma manière de raisonner comme étant bien la mienne (et non pas celle que tout le monde devrait adopter parce que c’est la meilleure façon de faire, démonstration à l’appui !) que j’ai commencé à pouvoir partager avec les autres, et à regarder leurs manières de faire et de raisonner. C’est quand j’ai commencé à m’écouter, et à respecter ce que je sentais de juste pour moi, que j’ai commencé à me sentir si bien, si vaste à l’intérieur.

          Vous avez sans doute une belle intuition, une bonne sensibilité, un discernement aiguisé… Faites-vous confiance, apprenez à vous écouter, à écouter cette petite voix qui n’est pas celle du mental et du raisonnement. Vous verrez, c’est un tel soulagement de pouvoir de temps en temps « poser sa tête » 😉

          Vous pouvez lire dans ce sens, les ouvrages d’Isabelle Filliozat : Que se passe-t-il en moi, Fais-toi confiance, Les autres et moi (tous les trois en poche).

          Les rayures n’empêchent pas d’être heureux, je vous souhaite une belle vie, Indigo.

          1. Merci pour votre commentaire 🙂

            « si vous avez parfois le sentiment de « jouer à l’intelligente », je crois que vous sentez sans mettre de mots dessus que votre intelligence est au-delà de tout ça »

            Et vous avez effectivement raison ! Mais le fait est, comment dire… Prenons un exemple.

            Quand je mentionnais les « flux de pensée » un peu plus haut, je sais y être « sujette ».
            Mais quand je lis des témoignages (qui me déchirent le coeur) de personnes qui en viennent à se frapper la tête contre un mur pour cesser de penser… Je me dis que je suis loin de cette image (sur ce sujet. Des réactions « extrêmes » à des sujets mineurs, j’en ai eu, et j’en aurai encore).
            De même, je n’ai pas une observation « constante » et « absolue » de mon environnement (j’ai pris l’habitude de m’enfermer dans ma bulle et de quitter rarement mes écouteurs en ville).
            En fait, j’en viens à me demander… « est ce normal si je vais relativement bien sur ce sujet ? Peut être suis je nettement moins intelligente qu’eux, ergo, moins de souffrance » (une sorte de culpabilité toute judéo chrétienne en somme, mais qui me taraude)

            Ainsi, quand je lis « Trop intelligent pour être heureux », je me dis que non, ça n’est pas complètement moi.
            (je sais que j’ai été une « écorchée vive » pendant de nombreuses années, mais j’ai appris à profiter de chaque instant et à profiter des choses les plus simples. Du temps, un thé, un bon livre, mon canapé, de la tarte au citron meringuée, et je suis au paradis.)

            Les seules fois où je veux arrêter tout ça, c’est quand les idées noires arrivent et tournoient pendant des heures, ou alors quand j’ai soudainement envie de pleurer devant un pauvre paquet de thé tchaï alors que je fais mes courses (j’ai perdu 4€ et un peu de dignité ce jour là).

            Après, vous avez raison dans le sens où je « sais »/ »sens »/ »pressens »/ »perçois »/ »reçois » (un mix de tout ça) que certaines choses attirent les gens en général et ne m’intéressent juste absolument pas.

            « Par exemple, ce besoin exacerbé de respect et d’équité… »
            J’ai eu ce besoin (vu mes esclandres et mes indignations à répétition, même encore récentes, on peut dire que j’ai toujours du mal avec « l’Injustice »). Mais concernant l’équité, j’ai quelques réserves. Ne m’en veuillez pas, je suis une graine de juriste, et la notion seule d’équité est parfois à mon sens trop imprévisible (mais je suis une civiliste, rencontrez quelqu’un d’outre manche, il vous sortira un « Good Lord, you’re so right ! God save the Common Law »). La conception que j’en ai au niveau sociétal (?) est donc tempérée.
            Cependant, je suis d’accord sur le fait de partager, donner, de manière « équitable », et de prendre en compte les besoins « réels » de chacun, tout en restant pragmatique 🙂 (j’ai fait court, je tiens à redire que mon raisonnement et mon opinion est plus que lacunaire et reste personnelle)

            Je me méfie aussi beaucoup de moi même. J’ai eu été habitée par une volonté de « sauver » les autres, touchée par les gens « cassés ». Mais on ne peut sauver quelqu’un qui ne veut être sauvé. Et j’ai trop de fois (aha, genre, la vieille briscarde) constaté que « l’enfer était pavé de bonnes intentions ». Je suis maintenant beaucoup plus craintive/réticente à vouloir imposer ma vision du « bien » aux autres, elle même éminemment personnelle. Je me contente donc d’agir en fonction de mes convictions, sans chercher à trop imposer un manichéisme qui me dérangerait et mènerait à trop d’inconséquences.
            (et voilà, je suis repartie sur autre chose, je suis désolée)

            Autrement… Je comptais tenter la sophrologie, mais avant, me mettre en contact avec un thérapeute spécialisé pour analyser tout cela 🙂
            Même si l’écriture et la peinture m’aident à jeter mes émotions sur le papier depuis ma plus tendre enfance, il est temps de démêler le paquet de noeuds.
            (NB : J’avais déjà tenté de voir une psy l’an dernier quand je suis rentrée de l’étranger, mais dès qu’elle m’a dit « ce n’est pas rare d’avoir un an d’avance » et « j’ai l’impression que vous ne voulez pas choisir, mais il va falloir faire un choix »… Je n’y suis jamais retourné. Comme quoi.)

            Merci pour votre gentil message en tout cas, qui m’aide aussi à y voir plus clair !

            PS : par contre, à la relecture, c’est mon message qui part dans tous les sens ! ahaha. Tant pis x) (et désolée)

            1. Indigo, à vous lire (peut-être un peu trop vite), j’ai l’impression que vous doutez être surdouée parce que vous n’êtes pas exactement comme dans les livres et que vous ne souffrez pas (plus) assez pour avoir droit à l’appellation ? Euh… je pense qu’il y a des surdoués heureux, heureusement ! Mais comme tous les gens heureux, on les entend peu, non ?
              Et puis personne n’est exactement comme dans les livres, les surdoués sont incroyablement variés.
              En tous cas, si VOUS n’êtes pas surdouée, je mange mon bilan 🙂

              1. Ayé, vous m’avez fait pleurer ! (mais non j’ai un rocher dans l’oeil)

                « Euh… je pense qu’il y a des surdoués heureux, heureusement ! »
                Je pense aussi, mais bon vous savez le doute, le sentiment d’illégitimité, toussa…

                « En tous cas, si VOUS n’êtes pas surdouée, je mange mon bilan »
                Et si c’est le cas, je mangerai le mien avec vous ^^ (mais, je risque de vouloir le faire cramer accidentellement avant).

                Merci beaucoup, en cette période de révisions, je dois vous avouer que cela remonte le moral 🙂

  36. Désolée de vous déranger. Merci pour vos conseils. Je connais déjà un site sur 3 et je vais aller faire un tour sur les autres forums que vous me conseillez. Merci particulièrement à Cécile et Tournevis. Peut-être se retrouvera-t-on…

    1. Ce n’est pas du dérangement, c’est juste qu’un blog ne permet pas de dialoguer comme un tchat ou un forum (et que chacun de nos commentaires donne du travail à Cécile qui « modère » afin de maintenir une certaine qualité et quiétude des échanges)
      Il y a eu le tchat du Loup qui était très sympa et m’a vraiment bcp apporté, mais il paraît qu’il va fermer, il est obsolète et ne fonctionne plus très bien, dommage.

  37. Bonjour à tous,
    Ce qui m’énerve au plus au point c’est qu’il n’y a personne vraiment pour interpréter de façon objective et directe les résultats d’un test mais les personnes qui vous font passer les tests. J’ai des doutes sur mes résultats et souhaite confirmer ou infirmer une piste de pathologie. Existe-t-il des résultats type pour telle ou telle pathologie, retard intellectuel ou douance : TEST WAIS 4 (adulte) QIT : incalculable suis considérée comme hétérogène : ICV 133 / IVT : 94 / IRP : 100 / IMT : 100. Pas de douance : OK – Résultats qui tendent vers un TDA : OK. sous ritaline depuis 15 jours. Est-ce que quelqu’un connaît un même cas de figure ? J’en ai marre de me reconnaître et dans le tda et dans la douance. Je sais que ce n’est pas une fin en soi et qu’on ne se définit pas seulement par un chiffre ou une lésion cérébrale d’embryogénése. En ce qui me concerne, j’ai l’impression d’être constamment dans le flou et j’ai quelquefois l’impression dans mes lectures que personne ne sait ce qu’est l’intelligence. Dans ma famille, elle serait plutôt le résultat d’anomalie (j’ai un frère THP – QI : 147). Merci de votre compréhension.

    1. Bensoir ben jdoe

      je comprends votre désarroi. Je pense que faire analyser votre test par un(e) neuropsychologue pourrait vous être utile.
      Mais il serait prudent de faire appel à quelqu’un qui est sensibilisé au surdon.
      Voulez vous bien me dire dans quelle région vous vous trouvez ?

      1. Bonjour et merci de votre intérêt.
        Je vis en Ile-de-France. C’est un neuropsy. sur Paris qui m’a fait passer ce test. Vendredi dernier, j’ai dû le « harceler » pour qu’il me donne plus de données car rester avec mes interrogations me rend folle. Voilà sa réponse : « Il est difficile pour moi de répondre à cette question. Je vous ai calculé votre QI total (je pense que c’est l’IAG : ICV + IRP) pour que vous ayez un point de repère. Il est de 111 et vous situe au 77ème percentile, c’est à dire dans la moyenne supérieure. Vos résultats globaux ne témoignent pas de performances au dessus de la moyenne. Il est fort probable que vos difficultés d’attention impactent vos résultats, mais nous ne pourrons savoir à quelle intensité que si nous refaisons les tests après traitement. Je suis persuadée que vos difficultés vous freinent et j’insiste pour vous conseiller une prise en charge adaptée à votre trouble. Il me semble que ce sera la meilleure réponse à toute vos interrogations ». Il est vrai que je suis suivie depuis peu par un spécialiste TDA (avant psychiatre et psychologue normaux) + vais commencer une thérapie cognitive comportementale quand je serai plus « forte ». Toujours du flou. La ritaline a pour effet de me calmer intérieurement mais de façon modérée (sinon c’est toujours et tout le temps des questionnements sur tout et n’importe quoi : dernière en date, pourquoi les moucherons volent-ils en groupe ? et cela devient une recherche quasi ininterrompue jusqu’à ce que je trouve des réponses. C’est fatiguant mais vous voyez même sous ritaline je ne peux m’arrêter de me poser des questions et j’ai des angoisses + vives qui réapparaissent. J’ai besoin de réponse pour avancer sinon je fais du surplace. J’ai l’impression d’être un « bug ». Il y a des fois où je me fais peur, j’espère que ce n’est pas le sentiment que vous avez à mon égard. Encore merci.

        1. Mais ces questions permanentes sont NORMALES quand on est surdouée ! Votre neuropsy ne connaît visiblement rien à la douance…

          Le QIT ne PEUT PAS être calculé quand on est aussi hétérogène et il n’a donc AUCUNE signification dans votre cas. Le calculer n’a aucun sens (comme si on faisait la moyenne de votre acuité visuelle des deux yeux pour vous faire des lunettes moyennes, vous imaginez ?!) et vous donner un chiffre et l’analyser comme le fait cette neuropsy n’a aucun sens, absolument aucun sens, c’est ahurissant de lire des choses comme ça… Je me permettrais de vous conseiller de trouver un-e psy vraiment compétent-e en douance. (je précise que je ne suis pas psy mais biologiste de formation, je connais un peu le genre de tripotage de chiffres qui ont du sens ou pas dans les sciences de la vie)

          Personnellement, la lecture du livre « Le soi hanté » m’a apporté beaucoup de réponses et pas mal d’apaisement. Ça ne parle pas de douance mais de traumatisation chronique et ça éclaire beaucoup de choses.

    2. La psy qui m’a fait passer les tests me les a interprétés, QIT incalculable, hétérogénéité, selon elle douance + dyspraxie, laquelle a été confirmée par une psychomot’ et un neurologue, bien que eux deux aient contesté le visuo-spatial de ma dyspraxie (mais je pense qu’ils connaissent mal la douance et, surtout, le cas des adultes, qui ont eu des décennies pour apprendre et s’adapter, contrairement aux enfants).
      Je me souviens avoir lu récemment (mais où ? désolée, je ne sais plus) que le QCV élevé devrait suffire à établir la douance, ce qui me semble logique (mais l’inverse n’est pas vrai etc.)
      Avec un QCV à plus de 130 et un frère THP, je vois mal comment exclure définitivement la douance ? Mais certainement assortie d’autres problèmes qui restent à préciser. Personnellement, je me méfierais aussi de la ritaline sans autres investigations ?

    3. Bonsoir,

      J’ai été diagnostiqué TDAH puis ai été soupçonné de douance par les psys et que mes parents m’ont avoué que j’étais passé par un psy étant petit pour cette même problématique. Mes deux enfants sont zèbres avec un QI homogène chez ma fille de 140 et un fils avec un qi verbal de 151 et un qi performance de 90 !

      A ce jour, je suis comme toi, un peu perdu : TDAH, zèbre? Je ne sais plus qui je suis alors j’essaye de vivre, ou plutôt survivre. Je ne veux plus de tests pour que l’on me dise que ne suis rien.

      J’ai décidé d’être celui que je suis sans plus me prendre la tête et fuir les cabinets des psys et autres coaches… Etre heureux, voilà l’idée. Le bouddhisme a été une révélation pour moi. Le but ultime est la libération dans une vie de souffrance.

      Pour t’aider, je te conseillerais de te rapprocher de la nature, de l’absolu; de tout ce qui te permets de débrancher, de ne plus penser…

      La torture est dans la rumination. Connecte toi à toi-même, à l’essentiel et touche le bonheur !

      Amitiés,

      1. Merci de vos réponses. Je pense qu’on sait très tôt que l’on est différent. Quant on a des parents à l’écoute de ses différences, c’est formidable ! Quant on a des parents qui au lieu de dire je ne sais pas vous disent « on s’en fout », et ainsi cachent leur propre incapacité à vous répondre, que pensez-vous que devient cet enfant une fois adulte ? Je n’ai pas eu la chance d’avoir un contexte épanouissant et malheureusement pour moi, avec une estime de moi qui s’est petit à petit dégradée, j’ai essayé d’entrer « dans les cases ». Cette nouvelle (d’être tda ou autre chose) me fait donc l’effet du sol qui s’ouvre sous mes pieds. Mon problème actuellement est d’être médicalisée (sous métaemphét.) et de ne pas constater d’effet bénéfique (bon en attendant, elles sont là pour pallier à manque- la dose n’est peut être pas la bonne). Je suis suivie. Je verrai les résultats d’ici quelques temps sûrement mais quand je pense au travail qu’il va falloir accomplir, sans savoir s’il y aura amélioration, le temps et l’énergie que cela va prendre et que cela m’a pris pour vivre durant les 40 premières années, j’ai un peu le moral dans les chaussettes. Mais bon, je suis philosophe. Demain est un autre jour. L’éléphant se mange morceau par morceau ! Merci beaucoup mais je vais vous laisser pour de bon. Bonne continuation à tous.

        1. Si encore une chose….

          Donc pour être HP ou ++, il faut être hétérogène à partir de 130 dans les tests de QI. QIT incalculable veut dire écart x2 mini. entre QIV et QIT et très certainement un « dys » donc des problèmes à régler avant de penser à tout autre chose. Ok compris. Me reprendre si non. Il faut pas croire je joue la grande mais …

          Est-ce que quelqu’un a un sujet de discussion à lancer car j’aimerai bien vous lire sûrement très très intéressant et beaucoup de chose à apprendre : je suis intéressée par le vivant, c’est-à-dire par ce qui est en mouvement (c’est à dire à peu près tout)mais ce qui m’intéresse le plus est le raisonnement et le cheminement, certains appellent cela la maturbation intellectuelle !

          1. « pour être HP ou ++, il faut être hétérogène à partir de 130 dans les tests de QI.  »
            Ce n’est pas obligatoire du tout ! Il existe aussi des personnes parfaitement homogènes !
            Mais quand il y a forte hétérogénéité (écart de plus de 20 points entre les différents « blocs » calculés) il faut se poser des questions.

            J’entends votre besoin d’échanges Ben Jdoe, mais Talentdifferent n’est qu’un blog et pas un forum.
            Puis-je vous suggérer d’aller jeter un œil sur ceux de : adultes surdoués, zebrascrossing ou le tout dernier zebrolution ?

        2. Je n’ai pas tout compris mais attention aux médoc, ils sont souvent inadaptés aux surdoués et leur font parfois plus de mal que de bien en ne résolvant pas les pbs pour lesquels on les prenait à la base.

          En plus du livre « Le soi hanté » qui apporte bcp de réponses aux questions douloureuses, il y a la CNV qui me paraît une approche très intéressante pour apprendre à prendre soin de soi vraiment, lire par exemple Marshall Rosenberg « Les mots sont des fenêtres » (il y a aussi des tas de vidéo de lui sur internet mais je ne les ai pas écoutées).

          1. Bonsoir,
            J’ai suivi les conseils de Cécile et suis aller m’inscrire et lire les forums indiqués. Retour à la case départ en pire. Je comprends que mon nombril soit peu intéressant face aux problèmes du monde mais pourquoi alors, répondre à certains et pas à d’autres ?! Quand je lis les réponses à la question : qu’est-ce que cela vous a apporté de savoir (je parle des hétérogènes à + de 130) et de lire, une certaine estime de moi dans le sens où plutôt que de dire, je n’en suis pas capable, c’est : he bien, le regard désastreux que j’ai porté sur moi durant des années n’était pas juste. Je suis vraiment très fatiguée. Je vais me mettre en boule et dormir.

  38. Bonsoir,

    le quotidien du surdon laisse effectivement penser qu’il se vit tout au long de la journée. Sans y penser, toutes nos actions, réflexions, sont imprégnées par cette manière particulière de penser, de fonctionner.

    Celui qui nie son surdon, laisse échapper à son controle une grande partie du lui meme.

    C’est le constat que j’en ai fait, et finalement, il faut vivre sur surdon de manière consciente. Meme au début, j’ai du me forcer un peu à y penser, et à voir de quelle manière et dans quelles situations je faisais les choses différemment
    des autres.

    Et là c’est aussi édifiant de voir que toute note vie en est imprégnée.

    Mon enfance, solitaire à l’école, mon introversion pathologique, et aujourd’hui, mon impossibilité à fonctionner en permanence avec les autres, dans la sphère privée et familiale surtout.

    J’ai renoncé à dire à ma mère que j’ai découvert que je suis surdouée, car je pense qu’elle ne peut tout simplement pas recevoir cette information, en saisir toute la dimension. Non pas que ma mère soit bete, bien entendu. Mais affectivement, elle est très détachée de moi. Je suis officiellement abandonnée une fois de plus.
    Je vais la voir, mais voilà : plus de communication, de vraie conversation, c’est son age qui fait ca aussi.

    Et puis, la douance entraine des dégats en famille, beaucoup de dégats en ce qui me concerne, et je ne me sens ni l’envie, ni le courage de réparer cela, le pourrais je d’ailleurs ?

    Quand au milieu professionnel, effectivement, je gagnerais à ce que ca se sache, car je suis passée menteuse professionnelle, plus rien ne colle entre l’image que les autres ont de moi et l’image que j’en donne, mais à bien y regarder, je ne me cache pas non plus. Certains ont des doutes.

    Alors oui, je suis fatiguée, perdue dans une bulle dont je suis la seule à connaitre toutes les qualités, toutes les promesses. Cette bulle dont je ne peux sortir finalement.

    Alors, oui, je me suis décidée à attendre, j’ai laissé des pistes, des indices…. et voilà.

    Ce renoncement m’aide à supporter mon entourage professionnel et à me détacher. C’est déjà ca.

    Et je me sens mieux équilibrée comme ca.

    J’ai perdu beaucoup en famille à cause de mon surdon, et je mets mon surdon en réserve en milieu pro pour le jour ou….on voudra bien bénéficier de mes services, ou je pourrai enfin m’épanouir, ou on m’ouvrira une porte, et ou je pourrai sortir de ma bulle pour la faire grandir…..

    Bonne soirée, Christèle

  39. Bonjour à tous,

    Je m’adresse à vous aujourd’hui car je me trouve dans une période charnière de ma vie, et je ne sais plus trop comment m’y prendre. Après des années et des années de souffrance, j’ai enfin pu trouver des réponses grâce à votre livre, Cécile et grâce à tous les commentaires postés sur ce forum. J’ai mis plusieurs mois à accepter mon « surdon », puis plusieurs mois à le maudire… pour enfin me résigner à l’apprivoiser… Aujourd’hui, je souhaite reprendre des études dans mon domaine de prédilection. J’ai enfin trouvé le master qui pourrait faire basculer ma vie, mais n’ayant pas la formation requise, je doute d’être acceptée… D’autant plus qu’il s’agit de la prestigieuse école ENS…. Pourtant je sais que je serai capable de suivre l’enseignement, d’autant plus que le master est ouvert à des profils variés (sauf le mien bien sûr) et que les bases seront enseignées dans tous les cas. D’où ma question : avez-vous déjà fait intervenir l’argument « HP » pour postuler à des études supérieures? Quelle a été la réaction? J’ai pensé à rencontrer un professeur de l’ENS et tenter d’expliquer ma situation autrement… Qu’en pensez-vous?
    Je vous remercie d’avance pour vos témoignages…
    Bonne chance

    1. Bravo pour l’envie de faire et pour ce challenge qui s’ouvre !
      Pour ce qui me concerne, je n’aborderais pas la notion de HP de front, tant le sujet est encore controversé.
      Mais il y a des mots-clés sur lesquels il me semble important que vous vous appuyiez pour défendre votre candidature :

      intensité : vous ressentez plus profondément, mais aussi « plus en volume ». Ceci vous permet également sens de l’humour (et capacité à prendre du recul sur les événements, soit capacité de synthèse), agilité verbale (qui permet d’être persuasif, tout autant que d’entraîner les foules… charismatique peut-être ?), grande concentration (mais aussi sens des responsabilités : quand on vous fixe un objectif vous vous y tenez, tout en sachant jusqu’où ne pas aller trop loin), empathie (et donc sensibilité aux autres, à la philosophie, aux humanité), et sensibilité (qui signifie aussi ouverture d’esprit, authenticité, capacité à reconnaître et à comprendre les émotions, les siennes et celles des autres)

      complexité rime avec perception et intuition (la capacité de donner un sens à un ensemble de signaux faibles auxquels personne ne prête attention = grande capacité d’analyse fine à multiples niveaux et à faire des connections), multiples intérêts (ce qui va de pair avec grand ouverture d’esprit, mais est augmenté de connaissances formelles). Complexité rime aussi avec mémoire (pour faire des connections et être créatif, il faut être capable de stocker des quantités incroyables d’informations.. on en est soi-même toujours un peu étonné (mais où ai-je pu pêcher cette information ?!)) et originalité… sans originalité d’ailleurs, comment faire avancer le monde ? car originalité rime souvent avec créativité, d’où le fait que beaucoup de HP savent être visionnaires. Etre familier avec la complexité permet de s’attaquer à des problèmes complexes pour les résoudre, souvent de façon non conventionnelle (pensée hors du cadre, en allant chercher des idées dans des champs qui ne correspondent pas forcément à la recherche initiale, en faisant des parallèles inattendus). Marcher par essai-erreur, c’est être pragmatique, c’est aussi savoir prendre en compte l’histoire et envisager le futur. La complexité va de pair avec la spiritualité (qui sait allier corps et esprit et… sait aussi avoir des principes élevés au profit de la communauté ! la notion de valeur a un sens réel qui sert de compas pour la réflexion et permet l’autonomie et l’indépendance d’esprit dans une recherche permanente d’équilibre et de sagesse.. ce qui permet à nombre de HP d’être d’étranges idéalistes pragmatiques !). La complexité permet d’apprécier la beauté, l’art , dans toutes ses facettes, dans toute sa diversité. Grâce à cette familiarité avec la complexité, il est possible d’attaquer plus rapidement un problème à la racine, de trouver plus rapidement la faille d’un raisonnement… je vous renvoie à l’article que tournevis citait récemment sur le Huffington Post.

      motivation / moteur interne C’est autre chose que la simple ambition. C4est surtout la curiosité insatiable, le perfectionnisme qui oblige à se mettre la pression et à être exigeant en permanence. C’est aussi la persévérance et l’indépendance d’esprit qui fait que l’on avance sur un sujet « malgré tout ». C’est cette motivation qui permet à l’esprit curieux de s’engager sur des chemins dans lesquels d’autres hésitent à s’engager, qui lui permet ainsi d’être innovant, d’accumuler diverses compétences, de garder le cap quand c’est la crise (ce qui signifie au passage de belles capacités d’organisation personnelle, même si ces capacités apparaissent très personnelles !), d’atteindre « malgré tout » ses objectifs, d’être un bon équipier parce que capable de soutenir le projet d’une équipe entière plutôt que de se la jouer perso (à rapprocher des valeurs spirituelles plus haut mentionnées)… garder le cap, ça veut dire être aussi capable de rassurer les autres (toujours ce fameux charisme dans certains cas, d’être le pompier auquel on fait toujours appel en cas de coup dur, la personne sur qui on peut toujours compter (même si ça finit par devenir un peu trop lourd à la longue parce que ça devient un piège);

      Autant de qualités qui sont réelles et qu’il vous appartient de mettre en avant sans scrupule (n’hésitez pas auparavant à établir une liste des événements que vous avez vécus et qui valident cette liste)
      … Une liste que je n’ai pas inventée : elle est directement tirée du livre de Mary Elaine Jacobsen « l’Adulte Surdoué – Un guide révolutionnaire pour libérer son génie quotidien » – les traits que j’ai listés sont les traits d’un adulte surdoué équilibré.
      Car elle présente également les traits exagérés et inhibés.. Mais ceci est une autre histoire : ici il est question de vous aider à trouver les ressources pour progresser.

      Et vous ne perdrez jamais rien à chercher à progresser, bien au contraire !
      Tous mes encouragements vous accompagnent.

      1. Merci pour ces mots-clés qui sont bien encourageants, que l’on postule ou pas d’ailleurs (cela fait plaisir et du bien à la confiance en soi). 🙂
        Sinon, en général, merci Cécile pour votre livre que j’ai lu presque d’une traite (cela ne m’arrive jamais) et pour votre site que je découvre petit à petit au hasard de mes questionnements. Je découvre ce ‘nouveau monde’ depuis peu et c’est excitant et décontenançant à la fois. MERCI de votre partage et de votre générosité! 🙂

    2. Penser stratégiquement !
      @Lullaby,
      Cécile est, je pense, plus que jamais dans la bonne démarche stratégique.
      N’y allez pas frontalement avec l’EN et l’ENS, terroirs à la fois du pire et du meilleur.
      Oubliez le soit-disant prestige, redescendez sur terre, ne vous laissez pas impressionner par qui ou quoi que ce soit et surtout, surtout faîte votre travail de recherche avant de présenter votre candidature.
      Sachant que vous êtes HP, demandez-vous qui a écrit sur ce sujet au sein de l’EN ? Cela vous donnera un bon portrait de la situation, une vue du dedans, comme on dit.
      Ensuite, recherchez de possibles alliéEs au sein de l’établishment et, du même coup, apprenez aussi sur les arguments opposés.
      Pourquoi ne pas rencontrer directement quelques interlocuteurs/trices que vous considérez, après lectures ou écoute de conférences, etc, comme ouverts à la surdouance ? Demandez conseil, sans trop vous dévoilez et sans vous griller. Préservez vos arrières.
      Ne partez pas en croisade et n’essayez pas de prouver quoi que ce soit, ni à vous ni à eux.
      Prenez plutôt le style « enquête »: pourrais-je, svp, savoir qui pense quoi au sujet de ça ? C’est pour un documentaire…
      Plus vous en saurez sur le sujet dans ce contexte et mieux vous pourrez vous préparer à leurs résistances ou, au contraire, tirer le mieux de leur support.

      Pour terminer et d’expérience, ne pensez pas, que parceque dans le domaine des études supérieures, vous trouverez des gens plus ouverts ou plus qualifiés, ou simplement intelligents autrement et capables de bien comprendre la douance et les HP. Vous finirez par en trouver, certainement et je vous le souhaite mais la minorité bienveillante demeure minoritaire…

      Bonne chance et ne vous laissez pas décourager !
      Chan

    3. Bonsoir Lullaby,
      Beau projet d’intégrer cette école si cela te fait vibrer. Je te conseille un mix entre la réponse de Cécile et celle de Chan. (merci au passage Cécile pour cette magnifique liste à lire et relire pour se souvenir qu’on est de gens intéressants et probablement pas si nuls que ça, les jours où on le pense un peu trop!)
      « n’hésitez pas auparavant à établir une liste des événements que vous avez vécus et qui valident cette liste »
      Voilà, pour moi il faut partir dans l’autre sens : quel est le dossier attendu par l’école? Rentre dans leur modèle de dossier et ajoute-y sans le détruire des éléments qui montrent ta richesse et l’atout que te recruter peut être pour eux. Dire frontalement « je suis hp prenez-moi » ça ne fonctionne pas. HP est un potentiel, l’ENS prend des potentiels ayant déjà de solides bases, c’est le mix des deux qu’il faut démontrer.
      Connais-tu le principe des « Réalisations probantes »? Prend point par point ce qui est important pour eux, tant en termes de connaissances acquises auparavant que de formations, de qualités humaines. Met la liste point par point dans une colonne. Dans une deuxième colonne, point par point tu mets si tu as cette connaissance/compétence/expérience/formation à 100%, 80%, 50%, 0% en détaillant pourquoi : 100% c’est fait exactement comme c’est demandé, bingo, à mettre bien en évidence dans la candidature. 80% par exemple tu as fait exactement mais peu de temps, ou bien, mais dans une autre formation, etc. Et alors tu dois expliquer, montrer pourquoi ça t’a donné au final les atouts nécessaires pour t’appuyer sur cette connaissance/compétence et rapidement être au niveau.
      C’est au travers de la puissance, l’originalité, l’intelligence et la pertinence de tes expériences et de ta façon d’argumenter que se verra ton caractère HP. Ne te fais pas d’illusions, si tu n’as absoluement pas les compétences requises pour intégrer cette école ce n’est pas en disant « je suis HP » que ça va marcher. De toutes façons, ce cas de figure ne serait intéressant ni pour l’école ni pour toi. Je suppose que, si tu envisages sérieusement cette possilité c’est que, dans la masse de ta pensée arborescente il y a un « tilt » qui t’a dit « c’est possible » et il a probablement de très bonnes raisons de s’être déclenché! Comme le dit le superbe petit livre « petit manuel à l’usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués » c’est à toi de traduire cette intuition fulgurante « je peux le faire, je le sais » en explication point par point démontrée, expliquée qui va fournir un dossier béton que tout cerveau gauche pas trop bête qui veut chercher un bon candidat pour son école sera obligé au moins de se poser la question « tiens, elle est épatante cette nénette, même si son parcours n’est pas pile poil ce qu’on demande d’habitude : et si on la recevait en entretien pour en savoir plus? » En tant que minorité, l’effort de traduction NOUS incombe, le savoir et l’accepter apaise au bout d’un moment (après avoir passablement agacé en ce qui me concerne, et ça m’arrivera probablement encore, lol!) et surtout cela nous arme : non, la traduction ce n’est pas répondre à « pourquoi vous intégrerait-on dans notre école? » par « ben, parce que je suis HP! 😀 « . La traduction c’est expliquer dans des mots qui leur parle, en partant du modèle qui leur parle, des critères qui leur semble pertinents, pourquoi toi, malgré un parcours atypique, tu es une super candidate. Bon courage, parce que c’est un gros travail. Mais il en vaut la peine! bises Fanny

    4. Bonjour,

      Cela fait un long moment que je n’ai pas visité le site.

      Je lis ce commentaire plein de désarroi et je le comprends.

      J’ai moi même essayé à deux reprises de l’exprimer dans le milieu professionnel et personnel.

      Peine perdue.

      Il faut agir autrement mais je sais pas comment faire.

      J’en suis arriver à maudire mon état.

      L’extra lucidité vous fait passer pour un eternel pessimiste dévalorisant.

      Je me suis agacé l’autre jour contre un ami et avec force je lui ai expliqué que ce n’était pas de l’auto dénigration que de dire les choses come elles étaient.

      Je me suis rendu compte en fait, que les autres sont heureux de leur vie et qu’ils n’entendent pas que quelqu’un la relativise. En bref, il faut éviter d’être le miroir de leur propre vie.

  40. Bonjours tout le monde.

    Voici 2 ans que j’ai découvert ma douance notamment grâce à ce site et au livre de Cécile BOST. J’avais écrit un commentaire, ou çà partait un peu dans tous les sens. En le relisant aujourd’hui, je ressens l’ébullition du cerveau bouleversé.
    Tant de choses ont changé depuis deux ans, et pourtant, j’étais stupéfait de voir qu’il y avait déjà autant de temps de passé.
    Aujourd’hui, j’ai un deuxième enfant, autant dire que j’ai encore moins de temps pour moi, et je travaille toujours au même endroit: pourtant, les choses vont beaucoup mieux. Bien sûr, ce fut deux ans de travail, de remise en question avec notamment un risque de fermeture de ma boîte qui m’a offert l’opportunité de me poser la question « qu’est-ce que je veux faire d’autre? ». La seule réponse que j’ai trouvé c’est: » j’en sais rien, rien ne me tente professionnellement ». Donc, le temps de trouver ma voie professionnelle, j’accepte volontairement de faire ce travail ( puisqu’il faut bien se nourrir ). Depuis je travaille beaucoup mieux, je suis plus productif et plus investis ( pour employer des termes patronnaux). Ce qui est marrant, c’est que je sais un ta de truc, dans un ta de domaine différent, mais rien qui puisse me faire prétendre à un emploi ou à passer un diplôme. Par exemple, pendant ces deux années, je me suis beaucoup intéressé aux langues étrangères ( après avoir dû perfectionné mon anglais pour mon travail et après avoir appris l’espagnol pour un voyage en amérique latine ). J’ai aujourd’hui une connaissance en anglais, espagnol, allemand (langue scolaire), italien, japonais, chinois, arabe, et russe ( j.o. oblige!). J’ai des connaissances… mais je suis incapable de tenir une conversation ou même lire un livre dans la plupart de ces langues. Pourquoi? Tout simplement parce que pour parler correctement, il faut emmagasiner une tonne de vocabulaire, qui demande du temps que je n’ai pas, et en plus, qui ne flatte pas la réflexion, puisque c’est juste du par coeur. Donc rien que je ne puisse mettre sur un cv.
    Pourquoi je ne prends pas le temps d’apprendre au moins une langue? Parce que comme beaucoup de HP, je ne suis pas non plus passionné par les langues et que je préfère consacrer mon précieux temps à apprendre d’autre chose. Une phrase que j’avais marqué sur mon journal ( que je tiens depuis un ans et demi ) :  » En ce moment, tout m’intéresse, rien ne me passionne ».
    J’ai quand même réussi à me stabiliser sur deux activités, une sportive et une artistique, en me disant, il faut 10 ans pour être bon donc consacre toi à ces activités pour les dix années à venir. Je m’aperçois qu’au plus le temps passe, au plus la flamme de la passion s’anime pour ses activités. Mais surtout, j’essaie de ne pas m’emballer et de les introduire dans une routine afin de ne pas m’en dégoûter.
    Il y a quand même une activité qui n’en est plus une tellement elle fait parti de moi-même, c’est la psychologie / spiritualité. Oui, pour moi, la psychologie et la spiritualité sont une seule et même activité qui a pour but de me faire évoluer et de me rendre meilleur au fils des années ( pas meilleur dans le sens de compétition bien sûr ).
    Les choses importantes a savoir sont ( si çà peu aider quelqu’un ): si vous déprimez, ce n’est pas la vie qui a un problème, c’est notre façon de voir la vie qui ne va pas. La vie est telle qu’elle est.
    A chaque fois que je déprime, je me remémore cette phrase et cherche à comprendre ce qui ne va pas dans ma façon de voir les choses. En s’aidant de bouquin (ou d’un psy, c’est au choix ), çà permet de progresser plus vite, mais il ne faut pas être rigide du cerveau, accepter de se remettre en question. C’est un deuil à faire à chaque fois.

    Deuxièmement, qui complète la première, notre vérité n’est que la somme d’images et de préjugés qu’on a accumulé pendant notre vie. Par exemple un couple, c’est comme ceci ou comme celà ( et pour çà, la télé n’arrange rien ). De plus, les HP ont tendance à idéaliser encore plus la vie tel qu’elle devrait être. Il faut se dire: » Ma façon de voir aujourd’hui n’est pas forcément la réalité, ma vie est tel qu’elle est, pas tel que je la souhaite, soit! Maintenant, à partir de cette conclusion, j’ai un point de départ ( donc après avoir détruit mes mauvais schémas de vie), qu’elle marge de manoeuvre j’ai dans cette vie réelle pour faire bouger les choses à mon avantage? » Et en tant que HP, nous avons largement plus de capacité que les gens normaux, soit une énorme chance.

    Enfin, dernière chose, absolument travailler sur le regard des gens. Depuis peu, je l’ai presque mis complètement à l’écart, me rendant compte que peu importe ce que je faisais, çà ne changerai rien sur leur façon de me percevoir. Il faut apprendre à vivre pour soi, apprendre pour soi, et ne jamais chercher une reconnaissance en retour…sans se couper du monde (très complexe, je sais).

    Voilà, il y a quelque jours seulement que la douance se rappelait à moi, je ne sais par quelle synchronicité, mais je suis content, j’ai pu faire un petit bilan de ces deux dernières années très riches, et il est, malgré les nombreux bas, très positif au final. Mes capacités de HP deviennent de plus en plus un avantage. J’ai encore beaucoup de travail à fournir, mais j’ai l’espoir en plus et une meilleure assurance en moi même.

    Je me souhaite et souhaite à tous une vie merveilleuse, nous en avons les capacités.

    1. Bonjour,

      M Edgar résume bien ce qui m’est arrivé depuis 2 ans maintenant, et le plus important ou je m y retrouve et qui est fondamental pour moi :

      c est que curieusement au travail ca s’améliore de plus en plus, alors qu’on croyait au départ que c’était impossible, qu’on arriverait jamais à joindre les 2 bouts : d’un coté nous, notre facon de penser, nos idees…. et de l’autre, le monde des autres, celui qui comprend la majorité des individus, leur mode de pensées communes, leurs stereotypes, leur simplicité aussi dans leur facon de collaborer au travail sans se prendre la tete sur des détails complexes comme nous, qui vivent au jour le jour, alors que nous nous voyons l’horizon à 50 ans, voire plus, et nous voyons à l’echelle les choses à l’echelle globale.

      Cricri

    2. Merci pour votre témoignage! Je découvre ce monde depuis peu et suis encore un peu décontenancée par tout cela. Je me retrouve dans certaines choses de votre vécu. Cela me rassure un peu sur ce que je vis. 🙂 Je culpabilise moins vis à vis de mon travail par exemple.
      Je dois encore travailler sur mes souhaits concernant mon chez moi pour y être bien. Merci pour les encouragements aussi. Je vous souhaite de même.

    1. @Tournevis,
      mais encore une fois, il me semble que cela concerne essentiellement les enfants ?!
      Avez-vous relevé, par chance, des analyses s’appliquant spécifiquement aux adultes ?
      Enfin, je vais en poursuivre la lecture et si je trouve quelque chose plus propre aux adultes, je le référencerai ici.

      Au plaisir
      Chan

  41. @ Bee, 25 septembre 2013 at 8 h 27 min

    je ne sais pas s’il existe une  » lenteur séquellaire »… mais il existe bien une souffrance appelée  »dysthymie », à ne pas sous-estimer.

    Bon courage,
    Chan

  42. Bonjour
    si je peux parler de mon cas personnel dans le cadre de ce questionnement incessant sur nous même (que je retrouve globalement dans les forums consacrés aux HQI)
    a savoir une quête métacognitive pour comprendre comment est il possible d’être HQI et de se prendre sans arrêt les pieds dans le tapis tout au long de sa vie!
    j’ai quasiment le meme profil de vie que le professeur Olivier Revol (sauf que je ne suis pas professeur!) et que personnellement j’admire beaucoup.
    je suis probablement hqi meme si la passation du test ne me donne pas le droit à l’appellation controlé car qi non calculable pour cause de distorsion élevée entre quotient verbal au plafond et quotient performance à 40 points en dessous.
    2 ans d’avance, redoublement en seconde ,reçu du premier coup en medecine,etc
    je me suis auto diagnostique il y a 3 ans en raison des problêmes identiques chez deux de mes 4 enfants, fait testé la derniere (hqi).
    La grosse problématique du haut quotient est l’effet de compensation induit par l’intelligence,qui fait que l’on traine des millénaires avant de mettre le doigt sur les handicaps (devenant de ce fait invisibles pour le commun des mortels,mais aussi des divers praticiens de santé consultés!….)
    la psychologue s’étant occupé de moi sur le plan de ma DYS-praxie visuo spatiale pendant les deux ans écoulés n’as pas arrété de me souligner mon incapacité à me concentrer plus de 20 minutes ,elle a plus ou moins recherché un TAD sans jamais le pointer du doigt.
    depuis que je lis un peu ce qui me tombe sous la main sur le TAD ,cela me parait comme le nez au milieu du visage,surtout aprés avoir lu le bouquin de Revol! j’ai lu pas mal de littérature médicale, et si je n’ai jamais présente de réelle hyperactivité désordonné ,en fait 40% des tadh n’en ont jamais eu et il s’agit uniquement d’une incapacité attentionnelle.
    Or le trouble neurologique situé au niveau du cortex pré frontal en cause dans le tadh est quasi le même que celui des HQI, d’ou un facteur d’augmentation des dys_ en particulier DVS et TADH dans la population des HQI,apparement on passe de 3 à 5% dans la population globale à prés de 25% chez les HQI!
    ceci se retrouve sur les passation de test de qi ou l’on retrouve des différences trés fréquentes sur le wisc4 et la wais.
    A tel point que terrassier estime que la différence entre échelles verbales et performance est quasi significatif pour lui de l’existence d’un surdouement,(je n’irais pas jusque là)
    Par contre ce qui est intérressant est dans un premier temps la notion de distorsion trop importante
    entre QI Verbal (ICV: Indice de compréhension verbale)
    et QI Performance qui a été actuellement démembré en IRP: Indice de raisonnement perceptif
    et IVT (Indice de vitesse de traitement)
    et IMT (Indice de mémoire de travail) le signe de repérage d’un DYs sur ces échelles
    en gros plus de 20 points d’écart entre Q verbal et Q performance égale recherche d’une Dyspraxie Visuo Spatiale potentielle sous jacente
    et si il existe un effondrement
    -de l’indice de vitesse de traitement (IVT)
    (extrémement fréquente chez les HQI par manque de rigueur et de motivation alors que chez les qi bas <80 cet indice est fréquemment plus performant que chez les HQI en comparaison,raison pour laquelle cet indice étant trés peu représentatif du facteur g ,Terrassier proposait de ne pas le prendre en considération pour l'évaluation d'un HQI!)
    -ainsi que de l’indice de mémoire de travail (IVT) par rapport au Q Verbal
    cela doit soulever une forte suspicion d’un trouble de l’attention (TAD)
    (je l'ai entendu pendant une conférence par le pr Revol)

    Moi en gros j’ai tout cela et de ce fait un grand merci au professeur Revol de donner des indices simples pour aller chercher soi même ce que des professionnels de santé ne savent pas ou ne pensent pas à dire à leurs patients.
    Donc en gros,"pour certains"
    si quotient verbal (ICV) au plafond égale probable surdouement sous jacent
    avec un effondrement des autres indices (IRP,IVT et IMT)
    on peut etre en présence d'un surdouement passé inaperçu
    car présentant Un HQI COMPLEXE par rapport
    aux HQI LAMINAIRE ,dont les différents indices sont du même tonneau avec moins de 12 points de différentiel.
    (au delà de 24 points de différentiel,on estime qu'il ya potentiellement une grande souffrance mentale qui s'installe,qui se retrouve certainement dans les discussions de ces gens qui se cherchent et ne comprennent pas d'ou vient leur souffrance)!
    avec potentiellement des futurs problèmes de réalisation et de succés dans la vie scolaire ,professionnelle et sociales car les fonctions instrumentales ne sont pas dimensionnées pour accepter et canaliser les performances intellectuelles sous jacentes (30% des HQI sont en echec scolaire et 70% des TDAH tout qi confondus)
    d’ou souffrance profonde de l’enfant qui va dans le mur chaque fois qu’il accélère
    car la direction a du mou pour donner une métaphore automobilistique!
    d’ou l'importance de l'analyse des différents indices du qi
    et si QI hétérogène ,une prise en charge précoce chez l'enfant, avec si possible des remédiations ainsi qu'un accompagnement psychologique s'avèrent indispensables!
    j’espère juste avoir apporté une piece au puzzle
    bonne journée
    PS:j'avais déja donné ces précisions (indispensables pour moi) pour mieux comprendre le processus neurocognitif sur un autre site, auparavant

    1. Eh bien voilà un commentaire qui me donne bcp de satisfaction, c’est en gros ce que je dis depuis un an ici ou sur le tchat 🙂
      Moi même hqi dyspraxique, je sors juste de chez la psychomotricienne, même le côté dyspraxique est hétérogène, avec d’étonnantes réussites et des incapacités tout aussi surprenantes. D’ici peu j’irai chez un neurologue pour faire officialiser ce diagnostic puisque dans notre beau pays « démocratique », seul un médecin peut poser un diagnostic, même s’il ne connaît rien au domaine concerné qui aura été testé par qqun de vraiment compétent mais interdit de poser le sacro-saint diagnostic… Bref…

      Et qu’on cesse enfin de renvoyer des hp aux résultats hétérogènes chez eux soit en leur disant qu’ils ne sont pas hp au motif que leur QIT est juste en-dessous de 130, ce qui est idiot puisque ce QIT n’a aucune signification, soit en leur prétendant qu’ils sont « hp normaux » et que « c’est le stress »… ce qui les renvoie dans les limbes des souffrances inexpliquées et même inexplicables.

      J’ai donc passé récemment des tests avec une psychomotricienne ; passer ces tests et parler de tout ça avec elle m’a encore permis de prendre conscience de certains dysfonctionnements évidents et que je ne voyais pourtant pas, auxquels je peux remédier, j’y travaille. C’est quand même bien plus satisfaisant que cette histoire de stress…

      Je me sens infiniment mieux depuis que je sais que je suis hp dyspraxique, et que je l’assume, que quand je ne le savais pas et vivais dans l’angoisse de l’imposteur (ils vont se rendre compte que je suis nulle) et dans l’angoisse de « ne pas y arriver ». Je n’aborde plus les nouveautés avec angoisse mais avec seulement une légère inquiétude et davantage de curiosité : le terrifiant « je ne vais jamais y arriver » est remplacé par « vais-je y arriver, oui, forcément, et comment ? surprise ! » 🙂

      Et encore une fois : non, qui peut le plus ne peut pas toujours le moins…

    2. Question: au WAIS-IV, j’ai ICV = 139, IRP = 136, IVT = 129 mais IMT = 106
      Cette distorsion entre les résultats est-elle due à un manque de confiance en moi (je n’ai jamais trop aimé les maths) ou dois-je chercher la (les) cause(s) ailleurs? (pour info: j’ai passé ma scolarité à bavarder ou à dormir en classe). Dois-je me tourner vers un spécialiste (et quel genre de spécialiste…)?
      Many thanks!

      1. Aucune explication avancée par la personne qui vous a fait passer le test ???? Inquiétant…
        IMT = Mémoire de travail, rien à voir avec les maths, sauf si blocage parce que les subtests vous ont trop renvoyée à vos souvenirs d’école

          1. Parlez en à quelqu’un qui sache de quoi il parle, très certainement !

            Voici quelques références :
            – une traduction d’un texte de Linda Silverman
            – Une présentation élaborée par Mehdi LITRANI qui indique que plus de 23 points d’écart entre deux indices rend impossible l’interprétation d’un QI (Or pour vous ICV – IMT : 33 points…) – Par ailleurs, sa thèse de doctorat a été supervisée par Todd Lubart, Jacques Grégoire et Sylvie Tordjmann (tous les trois des sommités en France sur le sujet)

            Une présentation sur les « dys » à haut potentiel de Michel Habib dont la réputation ne me semble plus à faire

            … Et puis les billets rédigés par Stéphanie Aubertin sur les tests de QI

          2. La psychomotricienne m’a redit ce que m’avait dit la psy : un aussi grand écart est difficile à vivre et générateur d’anxiété, au minimum.

            De plus, d’un point de vue mathématique, on n’a pas le droit de calculer un QIT avec autant d’écart, ça n’a pas plus de sens que de faire la moyenne des acuités visuelles de vos deux yeux pour vous faire des lunettes !

          3. Dans le texte de Linda Silverman, je lis : «  Un score de QI Global qui lisse le raisonnement surdoué et des capacités de traitement échoue à identifier à la fois la douance et la faiblesse relative. Les auteurs des tests ont faussement supposé que les enfants surdoués étaient rapides. Certains sont très rapides, d’autre sont plus réfléchis et perfectionnistes, ce qui ralentit leur vitesse. Les enfants surdoués montrent aussi une préférence pour les items ayant un sens, et peuvent ne pas bien réussir aux tests de mémoire à court-terme ou d’autres tâches comportant des items qui n’en ont pas. Ils réussissent tellement mieux aux tests comportant des items ayant un sens que les scores sur des items qui en sont privés sont difficiles à interpréter. »

            J’ai constaté ce phénomène lors des « tests » que m’a fait passer le neurologue (j’y allais pour la dyspraxie) : je suis incapable de mémoriser une liste de cinq chiffres, parce que je déteste les listes, parce que les listes n’ont aucun sens pour moi, alors que je me souviens encore des images d’un autre test. Je n’ai pu mémoriser la liste de mots qu’au bout de plusieurs essais, en lui donnant du sens (par exemple en associant les mots en « famille » ayant du sens pour moi, ou en les reliant à des objets du bureau… une semaine après, il me manque les mots que je n’étais pas parvenue à associer à qqchose ayant du sens pour moi)
            Malheureusement, ce neurologue me semble ne pas connaître vraiment les surdoués et n’avoir pas su interpréter correctement mes hétérogénéités. Selon lui, ma dyspraxie n’est pas visuo-spatiale, mais les tests employés m’ont semblé bien moins pertinents que ceux de la WAIS (cubes) et pas du tout adaptés à détecter une dyspraxie chez une personne (très) surdouée 🙁
            (je ne suis pas neurologue, mais je connais bien mes faiblesses et mes dysfonctionnements)

            Apparemment je suis atypique parmi les atypiques, j’ai un (très) haut indice verbal, une excellente mémoire (néanmoins très irrégulière), mais un indice perceptif catastrophique… Avec le test simplifié que proposent les auteurs de l’article (prenons en compte essentiellement le verbal et le perceptif) je serais toujours aussi hétérogène 🙁

            ôskour, suis-je vraiment hp ? °.°

        1. Je dirais même plus : Aucune explication avancée par la personne qui vous a fait passer le test ???? Inquiétant…

          Je ne vois pas bien pourquoi le manque de confiance altérerait la mémoire et pas le reste ?

    3. Bonsoir !

      C’est très intéressant. Je pourrais comme vous m’identifier à ces symptômes. J’ai été diagnostiqué zèbre puis TDAH, mélange explosif ! Puis le temps passant, la quarantaine, ma vie m’échappe, je me sens profondément seul du fait d’une certaine forme de lucidité sinistre, comme largué, à côté de mes pompes. A lire les blogs, je m’étonne du fait que peu de choses sont exprimées sur les solutions. Comment être heureux? Comment vivre en étant si décalé, différent? Je me fous de savoir être doué ou tdah et ne compte pas prendre de médicaments type ritaline etc… Un psy m’a dit que je devais donner un sens à ma vie… Intéressant mais inutile. Merci de m’aider si vous avez des idées !

        1. merci pour votre retour. Il me tenterait beaucoup d’écrire, d’aboutir à un projet artistique. Mais je n’ai pas forcément l’énergie pour démarrer cela et peur d’être nul…

          1. Votre commentaire me semble contenir beaucoup de ce qui peut faire la désespérance d’un surdoué : à commencer par le perfectionnisme !

            – Inutile que je cherche à faire parce que ça sera nul (ben euh.. oui.. mais jamais entendu parler des du mot progrès, des termes « work in progress » ou encore « document martyr », à partir desquels on peut justement avancer – il faut bien commencer par quelque chose… mais alors vient se glisser la peur du regard de l’autre, un soupçon de honte peut être ? pourquoi ? là, ce n’est plus forcément dans le surdon qu’il faut aller chercher, mais dans la construction identitaire )

            – je n’ai pas l’énergie de faire.. comment peut on ressentir de l’énergie à faire quelque chose qui va être un devoir, une charge : réaliser du premier coup LE grand oeuvre admiré sans contestation possible par les foules ?

          2. J’avais également envie d’écrire mais ne savais par où commencer. Du coup, je me suis inscrite à un atelier d’écriture et je passe 3 heures par semaine à raconter des histoires, explorer les styles et écouter les textes des autres. C’est enrichissant , rafraîchissant et épanouissant! On se fait plaisir sans avoir l’obligation d’écrire un roman entier. Pour construire une maison, il faut commencer par mettre une pierre, puis une autre. La maison (même en préfa ne se construit pas en 1 journée!). Se construire et construire un projet prend du temps. Peut-être devriez-vous juste ‘commencer’?

          1. Merci pour ce retour. Ce n’est pas faux, je l’avouerais. Cet était de fait renvoie à une vision fort égocentrique. Complètement déboussolé (deux heures du mat et tendu comme un arc), je suis tiraillé entre l’envie de ressembler aux autres, d’essayer d’être comme eux, de faire semblant…A l’image de ma présence sur Facebook qui est devenue une catastrophe (j’arrête, je reviens, je tente de faire comme les autres alors que je trouve cela fou). J’ai trouvé une réponse qui en soit est une vraie aberration ; depuis septembre, j’ai tout arrêté : le sport, les amis, la pratique du bouddhisme, la pratique du sport. C’est absurde, je sais. Je m’isole lentement, des tocs (manie du rangement notamment) me pourrissent la vie. Un sentiment extrême de solitude est présent. Vous me direz : pas gai tout cela. J’utilise beaucoup l’humour néanmoins. J’aurais juste envie d’hurler et de crier. Le monde tel que je suis amené à le voir m’horrifie de laideur, de haine, de cupidité et de violence. C’est vrai, je voudrais écrire un livre qui soit parfait avant même de le commencer. Cela sera t-il mon salut? Dois-je voir un psy? La dernière fois, un spécialiste en guise de conclusion m’a dit « vous devez donner un sens à votre vie ». Désolé pour cette lettre un peu longue, totalement désorganisée. Si vous avez des idées ou vivez le même sentiment, je suis preneur de vos témoignages et remarques ! Douce nuit, belle journée à vous tous !

      1. Bonjour Seb,

        Des solutions :

        – chercher à savoir pourquoi tu est si peu motivé (il y a parfois des causes lointaines : brimades familiales ou d’autres personnes, rabaissement comme si etre surdoué était honteux, mais en fait c’est que les autres n’aiment pas qu’on les dépasse, du moins ils pensent qu’on les dépassent, si qui n’est si vrai, c’est plus compliqué)

        – lister tes passions : tu prends un stylo, et tu réfléchis (puis tu rendras ce devoir sur ce blog…. je plaisante, mais après tout pourquoi pas : OK pour le défi, en retour si je vois cette liste je m’engage à faire de meme, les passions les plus tordues etant les bienvenues !, d’ailleurs si y en a d’autres que ca intéresse, je suis preneuse……)

        – voir ce qui dans ton quotidien, pourrait etre amélioré : hygiène de vie, organisation pratique…. et trouver les moyens d’ améliorer tout ca : allez : une autre liste (!)

        – débusquer les mauvaises habitudes prises à force de s’adapter : travailler pour de bonnes raisons, pas pour de mauvaises du style travailler pour qu’on me foute la paix (ca c est moi….), débusquer une éventuelle fénéantise , non pas qu’on ne veuille pas bosser, mais avec le temps, on y pert en volonté, et les surdoués aiment la facilité du résultat final, mais quand au raisonnement progressif sur les moyens d’y arriver, c’est dur pour eux de le décrire), et quand aime plus la carotte que le baton… aie aie. allons donc 3e liste : liste les actions successives à entreprendre pour évoluer dans le travail ou un projet de ton choix….

        pourquoi je parle de listes : parce que là au moins, une fois que c’est écrit vous ne pouvez pas reculer, ni oublier vos idées si nombreuses, qui si elles ne sont pas listées, s’en vont aussi vite qu’elles sont venues, en listant on peut trier ensuite et garder le meilleur.

        Et dernier pont, tu as raison Seb, ne prends aucun médicament, sauf cas extreme. J’ai le meme principe et je m’y tiens.

        Cricri (qui bosse dans l’enseignement, et qui aime bien donner des devoirs à rendre …..)

        1. Je suis d’accord avec CriCri, pas de médoc’.

          Et améliorer l’hygiène de vie : depuis que je me couche tôt (càd vers 23 h) et me lève tôt (entre 5 et 7 h du matin) j’ai la pêche sans aucune raison, mais vraiment la pêche. Dès que je me laisse aller à me coucher tard, très facile de se laisser aller à ça, ben comme par hasard, même en dormant autant, voire plus, je me réveille triste à pleurer. Très bizarre mais très net.

          Et puis l’alimentation : manger sainement, l’air de rien, ça aussi ça m’a changé la vie (éliminé gluten et laitages de vache, mais selon les personnes ce sera autre chose j’imagine)

          À une époque, je me suis fait un genre de bilan de compétence (vu que ceux qui sont faits par d’autres ne m’apprenaient rien de nouveau) et en particulier regardé ce vers quoi je revenais obstinément quels que soient mes jobs ou autres (l’écriture, la nature et l’agriculture). J’ai essayé de vivre de ma plume et ça a foiré et je n’ai plus envie, par contre le reste, ça me tire toujours. Pas la moindre idée de vers quoi ça va me mener, mais il n’y a que ça qui donne du sens à ma vie : cultiver, planter, semer, élaguer, greffer, bouturer, récolter, confiturer…

          (par contre, je ne suis pas fan des listes, je ne sais pas pourquoi, ça me déprime et me bloque, pas encore compris pourquoi °.°)
          (mais des fois c’est bien quand même :D)

        2. Bonjour !

          Merci pour ta liste de devoirs. Je m’y tiendrai vu que tu prends le temps de poser les questions. C’est la moindre des choses, et du coup, tu devras répondre aussi.

          LES PASSIONS
          La musique : celle-ci est une passion depuis toujours, j’y retrouve de l’émotion et de l’énergie.

          Ecrire. J’ai toujours aimé jouer avec les mots, je m’éclate avec.

          Humour. J’aime faire le con et jouer. Pourquoi pas le théâtre? Beaucoup de gens pensent que je serais bon dans ce domaine.

          Sport. Tennis de table. Mais je ne supporte pas de perdre. J’ai abandonné la compétition à cause de cela. A 40 ans, quel gamin !!! Le plus drôle est que je conseille mon fils, qui en larmes, vient de perdre une partie. « Il faut apprendre à perdre ». Très amusant…

          En fait c’est difficile de cerner ses passions : je dirais que les miennes tournent autour de l’art, du jeu, de la poésie, de l’émotion. La beauté me rend heureux et justement, je vois bcq de laideur en ce bas monde. Le jeu est un point essentiel je crois, je suis un grand gamin…Besoin de projets et de matière.

          Hygiène de vie & habitudes
          Pour le coup, c’est simple. Je ne le fais pas néanmoins. J’ai consulté un coach tdah + me suis passionné pour la médecine ayurvédique grâce à des amis rencontrés dans un centre bouddhiste.

          BON
          Sport, sommeil, oxygénation, eau, méditation, activités extérieures, balades en famille, marche, voir des amis, jouer de la musique, activité artistique

          MAUVAIS (et mauvaises habitudes)
          Café, alcool, cigarette, viande rouge, internet, facebook, écouter les hommes politiques et les informations, ne pas prendre de petit déjeuner

          Pour la médecine ayurvédique, je ne préciserai pas ici. Il existe 3 types de constitution et selon ces derniers, il faut observer des consignes d’alimentation. Tu devras ainsi t’orienter vers : saveurs piquantes, aigres, astringentes, amères, sucrées. C’est très intéressant, crois moi.

          A toi de jouer…

          Merci à toi, seb

          1. Bonjour Seb, chose promise….

            Liste des passions (et centres d’intérêts) :

            – Informatique, NTIC
            – Buller au soleil, bronzer
            – vacances (en pays chauds)
            – écouter de la musique électronique à plein volume
            – la mode (pour la beauté et l’esthétique)
            – la diététique
            – la piscine et la balnéothérapie
            – la marche rapide
            – la gym cardio (pour se faire transpirer et tester mes limites)
            – jeux de lettres et de chiffres
            – lecture (domaines d’intérets illimités, fouiner au hasard dans une bibliothèque sans chercher quelque chose en particulier, piocher des livres à l’instinct)
            – écriture (intéret récent, en devenir)
            – se confronter à des situations insolubles, se mettre au défi, et en débusquer une solution (si si ca marche, meme dans les situations urgentes)

            En résumé : éprouver ses limites physiques et intellectuelles, toujours se mettre sur le fil, etre dans la rapidité , le trop plein à certains moments (suractivité au travail), et dans la lenteur à d’autres (relaxation, paresse)

            Cricri (la suite dans pas longtemps…)

          2. Par ici la suite….

            Amélioration de l’hygiène de vie :

            – respecter son rythme parfois très lent (dormir en journée si besoin), parfois très rapide (faire plein de choses, limiter son temps pour chaque chose -eh oui c est moi…- etre en suractivité au point de transpirer…).
            – manger de tout en quantitié modestes, se lacher sur un bon repas si on en a envie, et ne pas manger si une émotion nous bloque l’apétit (sinon c est le pire qui vous attend au niveau digestif)
            – marcher, nager (si vous aimez)
            – rêver, ne rien faire parfois, laisser son esprit divaguer, mais volontairement pour une fois.

            En résumé, prendre soin de son corps et de sa tete, les nourrir par tous les moyens, ne pas oublier que la douance les éprouve davantage que chez une personne normo pensante.

            Cricri (encore elle… et la dernière liste dans pas longtemps).

          3. par ici la fin :

            – au travail : taches ennuyeuses : les répartir sur plusieurs jours (si possible), se récompenser (principe du baton et de la carotte),

            Conflit : ne pas prendre part quand c est possible, si on y est melé, se raccrocher à l’aspect objectif, meme noyé émotionnellement (dur dur…). A froid, s’aérer, réfléchir dénouer le conflit un moment, mais savoir s’arreter, on ne peut pas tout maitriser, laisser les choses et les protagonistes du conflit tels quels (conflit résolu ou pas).

            Compliments : les accepter, meme si on est mal à l aise. Se valoriser, tisser un réseau, meme si c est contre notre nature.

            Rythme décousu : si on a envie de foncer, on le fait, c est comme ca qu on est le plus efficace, ne pas se culpabiliser de ne pas faire toutes ses heures, vu notre rythme c’est mathématiquement normal.

            Devant une tonne de travail : le prendre comme un défi à relever , reconnaitre sa fatigue excessive, savoir faire de vraies pauses , pour mieux repartir ensuite.

            Conditions de travail : revendiquer un lieu calme, bureau individuel, sans bruit, un chauffage adapté et réglable, une hygiène irréprochable (dans mon expérience, j’ai fréquenté des bureaux sales, et je ne vous parle pas des toilettes……!!!)

            Cricri

  43. Hello tutti!
    J’ai passé l’été à me replonger dans le passé et la pêche a été miraculeuse. Que de trouvailles passionnantes sur ma vie que je pensais connaître par coeur. J’ai longuement bataillé pour enlever chaque couche de l’armure ultra-solide que je m’étais confectionnée pendant 20 ans. Il reste quelques mètres à défaire mais je retrouve déjà des sensations oubliées depuis longtemps. Je peux de nouveau pleurer en écoutant Schubert – ou Leonard Cohen ou France Gall ;-). Je peux de nouveau être émue quand je regarde une peinture ou un paysage. Je n’ai plus peur d’être bizarre ou originale et je revendique mon hypersensibilité après des années de masquerade. Et je comprends enfin, après la lecture d’une bonne quinzaine d’ouvrages spécialisés, pourquoi je vis la vie comme ça, pourquoi tout est si intense, et pourquoi je ne peux plus faire semblant.
    Je recommence à dessiner, je recommence à rêver, je recommence à créer. C’est agréable de se laisser aller à créer sans penser à la réussite.

    Côté accompagnement, je n’ai pas trouvé le psy parfait, mais celui que j’ai trouvé m’aide à recoller les morceaux, même si nous ne parlons quasiment jamais de douance.
    Ok, je vous l’accorde, il reste encore beaucoup de souffrance, mais elle me signale que je suis encore très vivante.

    Voilà le bilan de la rentrée.

    Bonne douance à tous!!

  44. Bonsoir,

    Je voudrais remercier Cécile Bost pour son ouvrage « Différence et souffrance de l’adulte surdoué » que je conseille à tous et à toutes qui pensent ou se savent être concernés par le surdon. Son livre surpasse par l’exhaustivité des aspect sur la thématique et par la profondeur, les ouvrages les plus connus sur le surdon qui paraissent, selon mon opinion bien caricaturaux, ne mettant qu’en exergue les aspects les plus superficiels des surdoués. Le fait que madame Bost ait introduit des témoignage permet d’y trouver de nombreuses pensées ou modes de fonctionnement, de vision du monde, que chacun pense être seul ou seule à avoir. Finalement, se livre peut, je le crois, panser pas mal de blessure pour ceux et celles qui se sentent isolés dans une façon de penser et d’âtre qui n’est au final pas si singulière mais faisant partie d’une population bien définie. Ce que j’en retiens au final, c’est que le surdon est une force pour celui qui en est doté pour évité pas dire « atteint » selon le courant de pensée actuel… Passons. Il est des livre qui peuvent vous secouer dans le sens positif du terme, et par le biais de celui-ci, ceux qui, comme Fanny (dernier témoignage) dont le témoignage recèle une détresse palpable, sont en perdition et cherchent un simple « repère » visant à légitimé leur intégrité en tant que simple terrien a-normal, peuvent s’y perdre durant quelques heures pour mieux se retrouver. Ce livre a été pour moi (lu il y a quelques jours) une forme de forge par le biais de laquelle j’entrevois la possibilité de concevoir mes armes personnelles et avant tout une armure protectrice de bon aloi. Parce qu’en fin de compte, ce livre dit selon moi une chose simple : comme nous (lauteur ainsi que ceux qui témoignent), vous qui lisez ce livre, si vous vous reconnaissez à travers ces mots, c’est que vous aussi avez une place sur cette planète.

    Merci Cécile Bost

  45. surdoué et dénué de « sens logique »?

    Perplexe, perdue, dans une phase de repositionnement professionnel qui me fragilise (recherche d’emploi après mise en échec et harcèlement moral qui m’ont menée au burnout et à une profonde perte de confiance en mes capacités)
    Je passe des tests de logique et de raisonnement, dans le cadre d’une recrutement. La nénette m’appelle, le résultat est un choc « votre sens du raisonnement est moyen sans plus, votre sens de la logique est inférieur à la moyenne ».
    Alors j’étais très stressée, le souvenir de maltraitances vécues lors de mes apprentissages scolaires d’enfant s’est réactivé (ma mère me foutait des baffes pendant que j’apprenais mes tables de multiplication, depuis, dès que je dois faire une multiplication je suis au bord de la crise d’angoisse).
    Je le suis autodiagnostiquée HP il ya quelques années, mais plusieurs personnes me l’ont dit aussi dans mon parcours, et ça colle tellement bien, des mêlanges de super réussites intellectuelles et d’échec sur des tâches « simples ». Mon entourage généralement impressionné par mon intelligence mais une réussite dans le monde du travail toute relative et assez fragile car faite de beaucoup d’adaptation, épuisante, pour ête « normale ». Ceci dit, j’ai réussi à apprendre sur le tas le développement informatique, en faisant même du assez pointu, en SSII pendant des années, sans avoir suivi de formation scientifique, je pense que c’est quand même significatif. Là cette recruteuse me dit que selon ses tests je n’ai pas le sens logique nécessaire à un métier technique, c’est assez ahurissant quand même!
    Mais bon, quand même ce test est un choc. Est-ce que je me trompe ? Est-ce que je suis débile en fait ? Ou est-ce que les traumatismes répétés ont rendu mon intellect nul ? Ou est-ce que ce genre de test est tout simplement mal fait, adapté à la majorité cerveau gauche et inapte à juger des capacités des hp ? J’aimerais bien vos retours sur ce sujet, avec bienveillance si possible parce que je me sens profondément déstabilisée, là (mon intellect a toujours été LE point sur lequel je pouvais compter, ma fierté !!)
    Merci d’avance

    1. De l’intérêt de pouvoir passer des tests avec des personnes très qualifiées sur le sujet, qui sont capables de passer outre la simple lecture des résultats et d’en faire un décryptage constructif…
      Courage Fanny13

      1. Merci Cécile 🙂 Tu parles des tests de « dépistage », là? faudrait peut-être que je finisse par les passer, parce que, comme tu le dis, il y a des gens qui font une lecture simpliste et faudrait que je sois assez sure de mes capacités intellectuelles pour qu’ils n’arrivent plus à me faire douter aussi facilement…
        Au sujet du test de logique passé : je pense qu’il teste plus la rapidité de réponse que la qualité elle-même. Moi, que la question soit simple ou complexe, de toutes façons je me pose plein de questions, je vois des tas de pistes que je ne peux pas m’empêcher d’explorer, car tant que je ne les ai pas explorées je ne peux pas affirmer la réponse. ça réussit super bien sur des tâches complexes. Mais sur du simple, depuis toujours, je suis « trop lente » par rapport à la majorité des gens, qui ne voient que la réflexion la plus basique, la mènent en 2 secondes et donnent la réponse, sûrs d’eux, sans se poser de question. Les chanceux! pas facile de trouver un poste qui valorise mes aptitudes à moi, pas facile de ne pas me comparer à ces collègues qui font tout sans se prendre la tête, et passent à la suite, hop, zen… pfffff!
        Me recommanderais-tu quelqu’un pour le test de douance, Cécile?

        1. Je suis dyspraxique, nulle pour les questions de logique les plus simples, mais bel et bien hp, y’a pas photo. Donc oui, passer Ze test, avec un-e psy vraiment compétent-e.

          Et de préférence qui connaît les dys- et ne va pas arguer de l’anxiété pour expliquer l’hétérogénéité qui va ressortir du test ! sinon on n’avance pas ; j’avance beaucoup en m’intéressant à ma dyspraxie, c’est elle qui me pose problème, pas ma lucidité, ma rapidité de compréhension, mon intuition ou ma mémoire (là où elle fonctionne…) et c’est sur elle que je peux travailler pour améliorer mon quotidien, m’alléger la vie et aussi m’accepter et me faire accepter telle que je suis : complexe, paradoxale et instable.

          1. oui. A « instable », je préfère « sensible », en étant sensibles on est forcément affectés par l’environnement, et comme lui est changeant, CQFD. « ces gens qui ont peur d’avoir peur », d’Elaine Aaron, magnifique livre sur les hypersensibles, aide pas mal à remettre les choses en perspective à ce niveau-là. Ni plus ni moins normaux, juste différents.

          2. Je maintiens « instable ». Je ne suis pas seulement hypersensible, mais il y a aussi le hiatus entre tout ce que je voudrais faire et le peu que je peux faire, et entre ce que je peux faire un jour et ne peux plus le lendemain (et inversement).
            Avec la dyspraxie, je ne peux même pas compter sur moi-même, les autres le peuvent encore moins, c’est comme ça, c’est pas grave, faut juste apprendre à faire avec 🙂

          3. @ Tournevis. Ah oui, le fait d’avoir la capacité de faire un truc difficile un jour et ne même plus être capable de réfléchir à u truc basique le lendemain, c’est de ça que tu parles? ça je l’ai effectivement et c’est très handicapant, et ça me cause beaucoup de sentiments d’imposture au boulot…
            Mais c’est dû à des traumatismes et/ou du surmenage, ça non? Ma psy m’a appelé quand je l’ai vécu « blocage cognitif ». Dû au stress chez moi. Quand mon patron ou mon équipe est hostile (agresse ma sensibilité) ou me met trop la pression ou alors quand j’ai bossé comme une dingue pendant des semaines et je suis épuisée… C’est là que je le vis. Toi aussi?
            Moi y’a des jours où j’aimerais pouvoir dire « bon, là j’ai bien bossé, aujourd’hui je suis fatiguée et pas capable de bosser, j’aimerais bien des vacances (en plus des semaines normales, bien sûr!) » Pas osé demander jusqu’ici, lol. Ou bien dire « vous m’angoissez avec vos attitudes, vos paroles dures, je suis réellement au bord de la crise d’angoisse, SVP calmez-vous, rassurez-moi, ou alors laissez moi rentrer chez moi calmer ma crise d’angoisse! »
            J’ai toujours été en dents de scie dans mes résultats scolaires, ça continue au boulot, forcément. J’ai du mal à comprendre comment font les autres pour fournir un effort stable, des résultats stables. Moi, effectivement, y’a les jours où je carbure (mieux qu’eux) et les jours où mon QI est en panne, beaucoup moins bien qu’eux du coup. Alors je me réserve des tâches basiques pour ces jours-là, qui ne demandent pas de cerveau. Et je me distraie, j’écoute de la musique en bossant par exemple. Mais surtout, j’espère calme ces moments d’angoisse en prenant du recul, en accordant moins de pouvoir sur moi aux paroles et attitudes de mon boss. ça c’est un travail psy qui a déjà donné pas mal de bons résultats.

          4. et du coup ça me pose la question : quel est le vrai niveau de job qui est à ma hauteur? Ce que je suis capable de faire et tenir quand je suis en forme ou quelque chose que je pourrais tenir et faire quel que soit mon état nerveux? (forcément, on parle là de deux jobs qui sont le jour et la nuit )

          5. @Fanny : je me reconnais tout à fait dans votre témoignage limpide, je pense que de nombreux HP se reconnaîtrons aussi. C’est inattendu et très agréable, confortable, de voir d’autres mettre en mot son vécu. Il y a effectivement deux aspects « capable de tout » et à la fois « bon à rien » qui s’entremêlent et qui sont une source de déstabilisation permanente et d’incompréhension, à la fois chez nous et chez les autres… Il faut effectivement apprendre à reconnaître cet aspect neuro-psy (et arriver à dépasser le stade de la stupéfaction est parfois déjà une grosse affaire, et le plus important) et ensuite apprendre à le gérer (et là aussi l’apprentissage est long)…

          6. @Ivan : oui, les livres sur le sujet disent vrai, c’est comme si le reflet que les gens nous renvoient de nous étaient tordu, déformant, depuis l’enfance. Comment se bâtir une image de soi cohérente et une vision stable, réaliste de nos capacités quand on nous dit un jour qu’on est capables des plus grandes choses et le lendemain qu’on est les pires crétins? J’envie ceux qui ont grandi dans une famille qui avait compris qui ils sont et les a valorisés. C’est le job que moi je dois faire seule, à 30 ans… C’est pas facile. Je ne sais plus si je dois prendre un job d’exécutante merdique, ou bien un job ambitieux mais où jusqu’ici je suis allée au bureau tous les matins avec l’angoisse au ventre « aujourd’hui est-ce que je vais y arriver? ». Parce que le moindre coup de fatigue, baisse de moral, petit rhume, ou attitude humaine stressante de la part de mes boss, vannage de la part des collègues bousille totalement mes capacités, au moins pour la journée. Et parce que je ne peux quand même pas bosser correctement un jour sur deux et l’autre jour me cacher dans les toilettes pour stopper des crises d’angoisse! c’est pas gérable une carrière comme ça!

          7. à Fanny 3 sept. 2013 10 h 15
            « Mais c’est dû à des traumatismes et/ou du surmenage, ça non? »

            Je me pose beaucoup de questions sur ce point : je suis aussi affectée par une traumatisation chronique de longue date (au moins depuis mes 19 mois mais peut-être même depuis ma naissance) et beaucoup de symptômes décrits dans « Le soi hanté » (qui traite de la traumatisation chronique) correspondent à ceux de la dyspraxie. Deux causes et mêmes conséquences ? Pourquoi pas ? Sachant que le haut potentiel et la dyspraxie sont sources de stress et de traumatisation chronique…

            « Quand mon patron ou mon équipe est hostile (agresse ma sensibilité) ou me met trop la pression ou alors quand j’ai bossé comme une dingue pendant des semaines et je suis épuisée… C’est là que je le vis. Toi aussi? »

            Au point où j’en suis, je suis épuisée sans avoir besoin de rien faire, c’est devenu chronique depuis pas mal d’années (une dizaine environ, comme le temps passe quand on ne fait rien que (tenter de) prendre soin de soi !) Il est sûr que le stress me coupe tout accès à mon cerveau, mais pas seulement le stress, ou alors un niveau de stress lamentablement bas… Stressée ou pas, il y a des choses que je ne peux pas faire. Il y a des choses que je ne peux faire qu’en conditions de zéro stress càd seule chez moi. Et celles auxquelles je ne pense que quand je ne peux pas les mener à bien (à 3 h du matin, en voiture, aux chiottes, sous la douche…) et dont j’oublie que j’ai à les faire dès que je quitte ces zones de non-stress… Plein de choses compliquées, j’en parle dans mon blog.

            « Moi, effectivement, y’a les jours où je carbure (mieux qu’eux) et les jours où mon QI est en panne, beaucoup moins bien qu’eux du coup.  »

            À l’époque lointaine où j’avais un emploi, je pouvais bosser onze heures un jour sans me forcer, et rien ou seulement une ou deux heures certains autres jours. J’ai eu la chance d’avoir alors des employeurs qui s’intéressaient à mes résultats et pas à mes horaires (surtout que ça les arrangeait, en fait, que j’accepte des réunions tard le soir ou de bosser en w-e ou des déplacements m’obligeant à des journées longues) Ma collègue de l’époque m’a dit un jour qu’elle n’avait jamais compris quand et comment je travaillais… et j’avoue que moi non plus, je n’aurais su dire quand et comment je travaillais ! Mais les résultats étaient là.

            « et du coup ça me pose la question : quel est le vrai niveau de job qui est à ma hauteur? Ce que je suis capable de faire et tenir quand je suis en forme ou quelque chose que je pourrais tenir et faire quel que soit mon état nerveux? (forcément, on parle là de deux jobs qui sont le jour et la nuit ) »

            Ben je crois que la seule solution est d’être à son compte, en fait, même si c’est galère. Je ne m’imagine plus du tout être salariée maintenant, et ça tombe bien, personne ne veut de moi (ils ne savent pas ce qu’ils ratent, tant pis pour eux !)

          8. @ lechalote : moi non plus je n’aime pas les détails… C’est plus quand je dois expliquer, quen je dois convaincre, quand quelque chose dans le discours de mon interlocuteur ne « colle pas », alors je « coupe les cheveux en 4 » pour faire un truc qui colle. En général ça m’épuise, je déteste ça, devoir expliquer, argumenter et entrer dans le détail. Mais c’est le besoin que ça soit parfait qui fait que des fois je ne peux plus m’arrêter de vérifier et revérifier parce que j’ai super peur de faire imparfait. Mais au fond je déteste être comme ça. Je préfère largement quand je fonctionne en mode intuitif/global, sans entrer dans le détail et sans devoir démontrer quoi que ce soit à personne! Les rares fois où j’ai eu l’occasion de bosser dans cette « insouciance », j’ai appelé ça travailler en « touriste » tellement j’ai du mal à croire que ça peut être « sérieux » et acceptable de bosser comme cela. Mais la vérité c’est que c’est là que j’ai vraiment cartoné… pas quand je coupe les cheveux en 4 mais quand je suis mon instinct, ma curiosité, ma motivation. Là tout glisse, et ça avance super bien, mais sans effort coûteux, dans l’enthousiasme.

          9. @tournevis : aïe, désolée pour toi, ça n’a pas l’air drôle. Moi, « essayer de prendre soin de moi » (et ne faire que ça) c’est ce que j’ai fait depuis mon burnout (il y a un an et 1/2). Je te souhaite bonne route là dessus, on dirait que ton niveau d’énergie est retenu bas par quelque chose, peut-être que quelque chose te plombe de manière chronique? Je dis ça parce que c’est le genre de choses dont je prends conscience dans ma vie en ce moment, que je creuse. On peut dire « le tyran intérieur », le mental bavard et hyper dévalorisant… Il est épuisant en fait et je me rends compte que c’est une réelle plaie, aux résultats bien tangibles…

          10. @Fanny : j’apprends moi aussi petit à petit. La reconnaissance de sa différence, son diagnostic, est d’ailleurs essentielle pour cette démarche puisqu’elle permet de reconnaitre qu’on est effectivement différent, qu’il ne s’agit ni de folie ni de vue de l’esprit.
            Donc une fois ce diagnostic posé, il est je pense plus facile de se mettre en conformité avec soi même, je pense d’abord à des choses simples comme éviter les situations de stress. Pour ma part j’ai fait le choix assez tôt de la documentation dans la fonction publique, qui me permet d’avoir une routine sécurisante et qui m’évite la pression de la hiérarchie, hiérarchie que j’ai beaucoup de mal à supporter. Mon travail me laisse également assez de temps libre pour assouvir ma curiosité intellectuelle, ce qui est vital (sentiment d’accomplissement personnel).
            J’apprends petit à petit à gérer le grand huit émotionnel par quelques principes simples : ne jamais agir sous le coup de l’émotion, essayer de relativiser, de se distancier de son ressentit, avant toute réaction (souvent disproportionnée), en cas de conflit, ne pas réagir tout de suite, essayer de communiquer avec d’autres, d’avoir un point de vue extérieur.
            La mise à distance émotionnelle est essentielle, d’après mon expérience (la nuit porte conseil quoi…) pour éviter de surréagir et de faire des conneries (je m’en suis assez mordu les doigts par le passé). Il est important aussi d’éviter d’en faire une affaire personnelle (c’est en fait rarement le cas) et d’essayer de relativiser les conflits de personnes. Pour ma part je progresse lentement, je me dis aujourd’hui « c’est juste un con, essaie d’en tenir compte » !
            Courage !

        2. Bonsoir Fanny13 (des Bouches-du-Rhône?),

          Vous, comme un certain nombre de HP, et comme moi, avons la manie de couper les cheveux en quatre, de chercher toujours la petite bête, d’avoir le contre-exemple pour casser une affirmation (là je suis championne…), etc.

          Vous êtes soucieuse du détail, des détails, vous aimez, plus, vous avez besoin d’être précise et nuancée jusqu’à l’extrême ? Vous ne savez pas résumer une histoire, un fait divers?
          Bienvenue au club !
          Et peu de gens savent faire cela, et comprendre nos nuances, et pour nous la nécessité de nos détails.
          Je suis dans mon travail une vraie plaie avec mon souci de la précision et de l’exactitude, je prends parfois du temps à aller tout au fond des choses, il n’empêche que ça a servi bien des fois, j’ai vu ce que les autres n’avaient pas vu.

          On pourrait me caractériser comme suit : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué…

          1. @ Fanny13, moi aussi, Marseille, et si vous cherchez une équipe confirmée pour détecter votre surdon, je pense avoir ça…j’ai été détectée en décembre 2013 (j’ai 50 ans), ma fille en novembre 2013, elle a 23 ans, et mon fils qui va sur 29 ans à la même époque également.
            A voir si Cécile pense aux mêmes personnes que moi (équipe très très compétente), je pourrai me renseigner pour vous si vous le désirez.
            Échangeons nos adresses par l’intermédiaire de Cecile, si ça vous dit !

          2. @Bagheera : c’est super gentil, mais je n’habite plus à Marseille en fait. Je suis partie vers la capitale depuis quelques années. (la centralisation à la française!)

          3. J’ai lu souvent ce souci du détail concernant le HP, et je ne m’y retrouve pas vraiment. Encore un doute donc. En fait je déteste les détails. Je vois les vois certes parfois,mais je vois surtout le GROS MUR qui se pointe en face alors qu’ils débattent sans fin du petit bout la lorgnette sans intérêt. Il faudrait les écouter sans les interrompre, et leur répondre très précisément à des questions qu’ils posent et qui sont absolument inutiles. Non, je n’ai pas le sens du détail et expliquer m’épuise.

        3. Merci pour ta réponse d’hier soir, tout fait en phase Fanny. Je ne comprends pas non plus comment je fonctionne et tout comme toi, ça marche beaucoup mieux en mode « touriste », qui n’en est pas un du tout en réalité! C’est juste que j’ai un mal fou à voir tout ce que je fais et à communiquer dessus quand ça me semble normal. On me l’a dit souvent : mais t ne dis pas tout ce que tu fais! Bin non, je suis payée pour ça. Grosse erreur en entreprise, il faut cultiver le faire savoir, mais franchement, ça m’emmxxrde au plus haut point, ça me fait perdre du du temps. Deux exemple récents : j’ai remis mon chef à sa place qui me parlait d’imprécision : je lui ai dit que j’avais une pensée globale qui fait que je suis une des seules à pouvoir lui sortir de grosses affaires que personne d’autre ne voit (j’ai déjà raconté ça)et que je sais très précisément où aller, comment et avec qui. Il n’a pu qu’acquiescer puisque c’est vrai. Avant, j’en aurais perdu tous mes moyens, et pour de bon, j’aurais eu peur. Dans la foulée, je lui ai envoyé un mail comme il aime : plan d’action grand A petit a petit 1, il a répondu : bravo Mon gentil séquentiel était content. Seulement ça me gonfle, grave, vu que les gens ne lisent pas leurs mails de faire ça, je perds mon temps. Plus récemment, un mec est venu me piquer le fruit de mon boulot, en essayant de me renvoyer à une position d’assistante, classique. Comme j’ai acquis de haute lutte une vraie confiance dans mes capacités (mon job se mesure aux résultats, et j’ai fini par accepter de voir ce que je fais de bien, et pas uniquement ce que j’aurais pu faire mieux) j’ai écrit en demandant d’être déchargée de l’affaire à son profit, inutile d’être eux à faire la même chose. Et dans la foulée j’ai pointé deux énormités qui auraient pu nous coûter fort cher, il est entendu que je ne veux pas être prise pour responsable de ses erreurs en plus de subir son égo (ça m’est arrivé bien trop souvent ça aussi). Bizarrement, on m’a demandé de rester dessus. Je venais de terminer l’excellent « travailler avec des cons », ça m’a peut-être aidée! Quant au stress, comme vous, il est toujours aussi difficile à gérer. L’impression de ne pas être partie en vacances, 3 semaines de reprise, j’ai le teint lavabo et des cernes sous le menton. Pire, ça n’est pas MON stress, mais le leur, je prends tout cash, les colères, les peurs, je les ressens, je les assimile. Ils ont peur, ne savent plus quoi faire quand les résultats sont mauvais, et ça, ça n’est pas mon cas. Je sais où aller, ce qu’il faut faire, comment et avec qui. Reprise du yoga la semaine prochaine, et chaque fois que je peux, je m’éloigne de ces toxiques. Mais je dois reconnaître que côté gestion des émotions, j’a encore beaucoup de travail….

          1. coucou Lechalote, merci à toi aussi car tu me rassures sur le mode « touriste ». Non, effectivement, on ne fait pas « rien », c’est juste qu’on se laisse fonctionner de notre façon la plus spontanée, et oui, elle est ludique, et non, elle n’est pas « organisée » d’une façon séquentielle. C’est de ça je pense que découle le mal-être au travail : quand je me force à fonctionner autrement que de cette façon « touriste ». Quand je me force à être cerveau gauche, j’avance péniblement et je coupe les cheveux en 4. Probablement parce que mon intuition ne me guide plus… En revanche, quand je fonctionne « en touriste », je me sens bien, mais on est d’accord qu’il faut réussir à communiquer avec les cerveaux gauches, pour les rassurer sur le fait justement qu’on bosse réellement et que ça avance! Le livre « petit manuel à l’usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués » (titre de mémoire) m’a beaucoup éclairée sur ma façon de fonctionner et sur la façon de travailler avec des cerveaux gauches. Il conseille – comme tu le fais si je comprends bien – de faire son job en mode « normal » pour nous cad cerveau droit. Puis à prendre un peu de temps pour en faire une communication mode séquentiel (A1 comme tu dis) pour rassurer le boss sur le fait que c’est carré, que ça avance, etc. ça, si on bosse avec des cerveaux gauches ça semble difficile d’y couper… dire ce qu’on fait en fait, comme tu dis… enfin, traduit dans leur monde à eux! Si tu es jugée uniquement sur tes résultats tu as peut-être moyen d’y couper un peu, c’est une chance!
            Y’a pas que des désavantages non plus à bosser avec des cerveaux gauches. Moi j’aime beaucoup passer sur une mission après un cerveau gauche qui aura crée une méthode, des procédures, dégrossi le terrain. Moi j’ai beaucoup de mal à créer de zéro, ça me stresse, je ne sais jamais si je pars dans la bonne direction. Mais avec ce support-là, je l’intègre et très vite je peux le réformer, aller plus loin et là ça cartonne! Mais j’ai encore du mal à me créer cet environnement quand le hasard ne me le donne pas tout cuit. Quand je demande des méthodes à mes boss, ils semblent me prendre pour une personne pas douée. pas autonome. Et quand je dis que j’ai besoin de ça mais que par ailleurs j’ai une grande capacité à réformer ensuite les procédures, j’ai l’impression de me vanter et de prendre le boulot des autres juste pour leur dire « ah mais c’est nul, en fait on va tout changer! » Du mal encore à m’assumer au boulot! Peut-être que j’ai besoin de ces rails de méthode et template bien carrés juste pour créer quelque chose qui partira dans une direction acceptable pour des cerveaux gauches aussi!
            J’aime beaucoup la façon dont tu as géré le collègue qui prenait tes résultats à son crédit : avec candeur, tu l’as battu à son propre jeu, très malin!

          2. Réponse pour Fanny! En fait, je ne suis évidemment pas jugée que sur mes résultats (j’ai été virée avec d’excellents résultats, e j’en ai été ravie), mais mes résultats m’aident à faire des bilans objectifs. Si tu regardes bien, la plupart des gens ont la peur comme moteur pour eux même et pour les autres. Si tu joues leur jeu, forcément, ça part en cagasse. Si tu ne le joue pas, ils sont stupéfaits et commencent à te témoigner un peu de respect. D’ailleurs la peur n’est pas le moteur des HP, on aime trop construire et avancer en harmonie pour ça. Mais parfois, pour sauver sa peau, il faut accepter que l’harmonie ne peut pas être sauvée et que l’un des deux sera gagnant ou perdant, et parfois, on doit monter au créneau pour ne pes être bouffé, pour se respecter soi. J’en rencontre des gens visiblement HP qui se font laminer, littéralement, et ça me rend dingue qu’ils se laissent marcher dessus comme ça avec des qualités indéniables. Je l’ai laissé faire si souvent. Parfois on a pas le choix, environnement trop toxique, il faut se barrer vite fait. Mais d’autre fois, il faut savoir s’affirmer, SE respecter au moins autant qu’on respecte les autres. Savoir que notre avis, notre place a autant de valeur que la leur, et la défendre, bref, s’aimer un peu. Pas d’agression : remettre calmement les choses à leur place. Ca demande de se connaître pour ne plus douter de soi en permanence. De savoir reconnaître ce qu’on a fait de bien, voire de bien mieux que les autres, et de s’en servir! J’ai mis du temps, mais j’ai failli ne pas m’en remettre face aux égos des autres, j’ai du relever mon niveau de « self esteem » pour ne pas m’écrouler pour de bon. Pas question que ça recommence. J’ai une famille que j’aime, et qui a besoin de moi, qui m’a vue prostrée pendant des mois, je ne me laisserai plus jamais piétiner, même si, par manque d’habitude, ça sort parfois un peu en vrac et en colère, tant pis! Qu’ils me virent, je ferai autre chose, on a tellement de cordes à nos arcs, et puis, je ne sais pas, une sorte de foi, que tout ira bien, j’ai cette chance, l’idée aussi que ça ne tourne mal que quand je ne suis pas moi-même, par envie de plaire….

          3. Je déteste les réunions d’équipe, toujours trop longues, trop molles, où chacun ne fait que défendre son territoire et sa place dans la hiérarchie, justifier son nombre d’heures et sa paie. L’art de présenter un tableau Excel et trois camemberts comme le gage d’un travail acharné (ça prend 15 minutes max en buvant un café), ou un travail pompé sur internet ou chez un collègue, mais avec une jolie mise en page… Comme j’aimerais savoir faire ça…
            Je déteste prendre la parole à cette occasion, devoir expliquer me fatigue d’avance, surtout face à des gens qui n’écoutent pas ou ne me comprennent pas… Parfois, je panique, je deviens écarlate, parle tout bas, et n’ai plus rien à dire. Et me sens très nulle. Et semble très nulle.
            Ce genre de réunion m’empêche de travailler… Il m’est arrivé d’y venir avec mon ordi portable. Sceptique, le boss est venu s’asseoir à coté de moi: il a vu que je tapais le compte-rendu de la réunion, commandais les livres dont il était question, répondais au mail que l’on venait d’évoquer, gardait un œil sur le planning, faisais des recherches sur un artiste dont il était question et que je ne connaissais pas, regardais les annonces sur Profil Culture (oups), Relisais mes textes pour l’atelier d’écriture…
            J’aurais aimé, quand je travaillais à l’hôpital, pouvoir préparer mes traitements et injections au cours de ces bavardages, qui avaient tout de la querelle d’ego. Imaginez le temps gagné pour être auprès des patients…
            Je ne comprends pas, comment des gens qui cherchent constamment le profit sont si aveugles face à de telles pertes de temps… Le summum: deux journées nationales de formation par un organisme d’Etat sur la question de la culture et de la citoyenneté. J’arrivais avec mon ordi, prête à prendre des notes, à travailler, « au taquet ». Et là… Déjà, j’aurais pu être la fille de la plupart des présents. Des gens en short, en tongs, qui n’étaient pas venus à la conférence du matin, parce qu’ils voulaient « profiter du soleil », qui répondaient au téléphone et envoyaient des sms pendant les conférences, gloussaient sans aucune discrétion, se réjouissaient du succulent buffet à venir. 11h30: la situation des Roms. 12h: raz-de-marée sur le buffet, ça se pousse, ça se goinfre… alors qu’on venait d’évoquer des sans-abris…
            Longtemps, je me suis couchée de bonne heure… Non, c’est pas ça… Longtemps, je me suis trouvée plus nulle que les autres, et je m’aperçois en fait que je suis surtout beaucoup plus exigeante (la seule étudiante à harceler des profs de fac pour avoir des retour sur ses copies, bonne note ou pas. Réponse rarissime d’ailleurs). J’ai l’impression d’être entourée de gens qui ne veulent pas se surpasser, mais plutôt avoir la paix, et surtout, que je leur fiche la paix. C’est insupportable d’être bloquée dans mon travail par des gens qui mettent trois plombes à répondre à un mail, de devoir attendre l’aval d’un supérieur pour envoyer un courrier ou prendre contact avec quelqu’un. De même, comment peut-on prétendre vouloir travailler avec un artiste en ne connaissant pas son oeuvre, en n’ayant pas lu ses livres, pas vu ses films, en n’allant pas à ses performances? C’est sur, ce n’est pas du temps compris entre 9h et 17h…
            Je suis toute perdue… Comment faire? Faire le minimum syndical et m’ennuyer à crever? Continuer à pousser des murs? Suis-je capable de m’imposer, de prendre de vraies responsabilités, comment faire?

        4. Fanny13, comme je vous comprends…
          Pour les mêmes raisons, je pouvais passer – à mon grand bonheur – des heures à faire une version anglaise ou allemande, pour le plaisir d’ordonner différemment les mots, de chercher le synonyme qui collait le plus exactement au texte original, pour essayer de reconstruire le rythme de la phrase… ou alors des études de textes au moyen de papier calque et de feutres de couleurs, pour pouvoir les superposer, trouver d’autres grilles de lecture… Du temps perdu, pour n’importe quel autre étudiant qui voyait où le sujet voulait en venir, et y fonçait tête baissée… Je me souviens un prof de philo, qui rendant les copies, disait sur le ton de la plaisanterie: »de toutes façons, si il y avait un surdoué dans l’assistance, je ne comprendrais rien à sa copie, et il aurait 3… », et du fou-rire de mes voisins de table -fiers de leur 14 et 12 – devant mon… 3… Grand, grand moment de honte… Je me souviens d’un prof de lettres, qui notait sur ma copie: « saurez-vous un jour faire une dissertation? » (c’est-à-dire « suivre les règles du jeu »).
          Je me souviens la torture des remplacement d’été en maison de retraite, où il fallait laver/habiller 12 personnes agées, toute seule, entre 6h30 et 11h, en se faisant houspiller parce que je n’allais pas assez vite, pas assez vite! Plus vite! Plus vite! Trop lente! Et le seul endroit où je pouvais économiser du temps, c’était sur la relation humaine. Alors, il ne fallait plus parler, être seulement une machine…
          L’accusation de lenteur n’était pas nouvelle, aussi loin que je me souvienne, ma mère m’a toujours traitée de « plat de nouilles », « mollusque lamellibranche », « molasse », « petite vitesse, grande lenteur ». D’ailleurs, je ne sais toujours pas avec certitude ce qui déclanchait ces réactions: je n’étais jamais… en retard…
          Dans tous les contextes – ou presque – on m’a toujours fait sentir que j’étais une bonne à rien. Quelques personnes pourtant, se sont montrées bienveillantes, et m’ont dit qu’il ne fallait pas avoir peur de réussir, qu’il fallait trouver comment la poule noire pouvait faire de sa particularité un atout et non pas un aimant à coups de becs. (Je cherche encore)
          Je cherche actuellement un nouveau poste, la recherche traine, et je me mets à douter de mes capacités, j’ai tendance à me terrer chez moi. Ma grande consolation est de savoir que « T’es pas tout seul, Jeff ». Ce forum et le livre de Cécile Bost sont un peu mes nin-nins en ce moment…

          1. @ Tournevis: merci pour votre comment, cela m’a permis d’apprendre des choses sur la dyspraxie! « Malheureusement » (si on peut dire) ce n’est peut-être pas l’explication. En effet, j’étais affreusement nulle en sport à l’école, et personne ne me voulait dans son équipe, mais j’ai aussi fait longtemps de la danse hors temps scolaire. Cette « lenteur » ne m’a d’ailleurs jamais mise en difficulté au niveau scolaire, plutôt dans le contexte familial, ou alors face à des gens qui veulent une réponse simple (oui ou non, tout de suite, maintenant) ou qui me demandent d’agir vite et sans réfléchir. Peut-être que cette lenteur d’action a longtemps été due à une humeur dépressive, voire à une dépression grave, qui sont de terribles paralysants. J’ai commencé la tristesse de bonne heure, existe-t-il une lenteur séquellaire?

    2. Bonjour à tous,

      Je viens de lire ce témoignage très interressant et j’aimerais pouvoir apporter une petite pierre. Ce témoignage est le reflet quasi exacte de ma vie et de ma confrontation au monde. Grace à la thérapie que je suis actuellement, j’ai appris à voir les choses sous un angle différent et de fait j’ai pu me libérer de ces questionnements. Pour schématiser, il est inutile que de vouloir être apprécier des gens dit normaux ou cervaux gauches comme je les appelle. C’est peine perdue de toute façon. C’est un état de fait, il faut juste l’accepter.
      L’important est cet univers intérieur qui est le notre et de pouvoir parvenir à faire un « lacher prise » comme le dit ma thérapeuthe. Passer les tests, c’est bien pour soi mais cela ne doit pas devenir un argument pour justifier ce que l’on est ou pas. L’important est de pouvoir vivre avec soi même. Depuis que j’ai compris cela, je ne m’insurge plus envers la vie et les autres. J’ai simplement renforcé mon univers intérieur et je cherche à le développer. Maintenant, il faut savoir ce que nous pouvons apporter aux autres, partant du principe que nous vivons en société et que tous les talents sont dans la nature. C’est un jeu subtil et passionnant en soi.
      Il y a en outre un travail fondamental à faire, c’est de combattre nos faiblesses psychologiques. Je m’explique. Etant enfant, mon père me manifestait beaucoup de hargne et de colère. Mon père me terrorisait et me frappait souvent pour des bêtises d’enfant. Je ne comprenais pas son attitude envers moi. Depuis, je sais pourquoi il se comportait comme cela, et comme d’habitude, il ne faisait qu’effectuer un transfert de souffrance. Je lui ai pardonné depuis et c’est aujourd’hui la personne que j’aime le plus au monde parceque j’ai saisi sa profonde souffrance. C’est aujourd’hui un vieil homme et sa faiblesse me touche profondément. Lui aussi a changé et nos relations sont celles d’un père et d’un fils. La souffrance peut amener l’amour. Cependant, devenu adulte et dès lors que je me trouve confronté à une personne qui aborde une forme d’autorité me rappelant celle de mon père, je perd alors tous mes moyens, mes émotions explosent littéralement provoquant blocage intellectuel et peur au ventre. Cela est le résultat même de notre hypersensibilité. J’ai échoué professionnelement à cause de cela, car je n’ai pas pu surmonter ces états psychologiques dans les moments où des pressions très dures se sont produites. j’ai préféré lacher mon office, plutôt que de combattre. J’ai été lache et je le regrette aujourd’hui car je suis professionnellement mort. Je végête pour tout dire dans un boulot minable.

      Je travaille sur ce point mais la chose est beaucoup plus complexe. J’aurai gagner mon combat, le jour où je saurais dominer cet état de fait psychologique. C’est cela le plus important. La vie est un combât permanent contre soi même. Les autres ne sont que des contingences extérieures.

      1. Bonjour Ptiloup,

        Pourquoi combattre sans cesse vos émotions ? C’est une dépense d’énergie considérable, vous risquez beaucoup. Plus vous les combattez, plus elles reviennent. Les regarder en face, les accepter comme partie intégrante de vous meme, c’est mieux. Cela ne veut pas dire qu’il faut se laisser submerger par elles. Mais les reconnaitre, les décrypter au calme, et si vous etes trop envahi à chaud, donnez vous du temps, donnez du temps à votre cerveau pour se remettre en ordre, ne soyez pas sévère avec votre intelligence, elle est si précieuse.

        Autre point, qui est lié d’ailleurs, vous avez la chance de pouvoir vous entendre avec votre père aujourd’hui. Moi je n’ai pas eu cette chance, Meme parcours pour moi : violence physique de sa part assez régulièrement, mais surtout pression psychologique constante. Il a reproduit l’éducation qu’on lui avait donné, et avait dressé un mur entre lui et moi. Je n’ai jamais réussi à percer sur mur, et j’ai laissé tomber. Aujourd’hui, il est décédé, mais j’y pense souvent. C’est un sentiment terrible de se dire qu’on aurait pu faire mieux, tout en sachant que la personne en face s’était murée tout autour, sans espoir de retour. C’est la vie, c’est comme ca (comme dit la chanson). C’est le genre de sentiment qu’il me faut accepter, nous ne sommes pas parfait, vous non plus ptilou : faites pour le mieux avec votre père.

        Quand à votre travail, si vous luttez moins, vous trouverez des pistes pour changer les choses : moi c’est ce qui m’est arrivé, c’est long mais l’amélioration est constante, de plus on ne revient pas en arrière ensuite, on ne rechute pas , car on a compris comment on fonctionne : du coup soit on gère le négatif qui ne nous « descend » plus comme avant, soit on gère le positif, on l’accepte (sans imposture) et on le magnifie, on le fait progresser.

        A bientôt Ptiloup

        1. oui, Cybercricri, comme toi je pense que ça n’est pas une fatalité. oui, on peut trouver notre place dans le monde du travail, je pense. et oui, des gens « normaux » peuvent nous apprécier, je pense aussi. J’ai quand même des amis! (lol) et pas tous surdoués. Souvent hypersensibles en revanche, ça ça semble le point commun utile en amitié.
          Mais j’ai aussi été appréciée je pense, au moins la qualité de mon travail, et mon sens de l’écoute, par pas mal de collègues, de managers et de clients!
          Moi je me suis beaucoup tordue pour me suradapter à leur fonctionnement à eux, c’est là dessus qu’il faut que j’aie plus de courage, un mélange de réalisme et de courage. Mais le courage vient du réalisme aussi : je ne peux plus fonctionner autrement, après un burnout, l’énergie disponible pour des choses accessoires n’est plus là de toutes façons, j’ai touché du doigt la limite de la suradaptation. Ne reste plus que le courage d’assumer qui je suis. Et de le faire comprendre aux autres quand c’est nécessaire.