Pas de juste milieu !
C’est ce qui peut caractériser un adulte surdoué.
Et il y a pas mal de différence entre les perceptions que l’on en a et ce qu’ils vivent en fait.
Hypersensibilité(s), intensité(s), pensée divergente, besoin de sens, impossibilité d’arrêter de penser, sentiment de décalage… autant de points de confusion.
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Bonjour à tous,
Pour cette nouvelle année, je vous souhaite
de la douceur et de la bienveillance
des petits bonheurs au quotidien
une santé à toutes épreuves
une multitudes de belles rencontres
de partage, de rêves et créations
que tout ces petits détails qui rendent la vie si intense
et son ressenti si prégnant puissent être accueillis avec sérénité.
Bien à vous
Bonjour,
Je suis désolée de vous déranger. J’écris ce commentaire comme on jetterait une bouteille à la mer en espérant une lueur de réponse.
Je vous contacte à la suite de la lecture de votre livre.
Il y a quelques semaines déjà, je me suis penchée sur les adultes surdoués (suite à la lecture d’un article de presse) en espérant y trouver des réponses à mes questions. Pourquoi suis-je dépressive ? Pourquoi est ce que je n’arrive pas à me faire d’ami ? Pourquoi suis-je toujours en marge ? Et pourquoi ai-je l’impression d’être un extra terrestre ou une idiote finie ? J’avoue que l’idée d’être surdouée me dérange un peu, car je n’ai pas le sentiment d’être douée, mais plutôt d’avoir énormément de chance. Et cette idée me plaît, car peut-être enfin je pourrais savoir pourquoi rien ne va dans mon existence.
Il y a quelques années de cela , j’ai développé, d’après les psychiatres qui m’ont suivi, un trouble de l’alimentation, l’anorexie mentale, associée à de la dépression et à un trouble anxieux généralité surtout liée à une phobie sociale. À l’époque, le chef de service de l’hôpital ne cessait de me dire que quelqu’un de « brillant comme moi » (ce dont je ne suis pas très convaincue) n’avait aucune raison d’aller mal. Et pourtant, de façon plus ou moins accentuée périodiquement rien ne va. C’est pour cette raison que j’essaie désespérément de comprendre ce qui cloche chez moi.
Voici brièvement mes ressentis. Je suis, sois disant quelqu’un de brillant, car j’ai décroché un doctorat de physique en 2 ans et demi à l’âge de 25 ans. Qu’auparavant, j’ai réussi mes études d’ingénieur en électronique et que j’ai obtenu, parallèlement, un double diplôme de master en physique. Comme ça, le parcours paraît exemplaire, mais ne vous y trompez pas c’est pour moi plus de la chance et de l’intuition qu’une intelligence hors norme. D’ailleurs, c’est bien mon problème actuellement en tant que scientifique, car souvent je sais qu’il faut faire comme ça, mais je n’ai aucune idée du pourquoi, c’est juste comme ça, une évidence. Mon directeur me dit sans cesse que c’est parce que je ne fais pas d’effort, mais il a tort. Je ne sais pas tout simplement. Tout le monde au laboratoire me considère comme quelqu’un de compétent doublée d’un caractère dur et tranché. Alors que moi je me considère comme une fumiste, peureuse. Autant vous dire que je n’ai pas beaucoup d’amis. De toute façon, je le sais très bien, ils finiraient par me décevoir. J’ai un sens moral assez fort surtout en ce qui concerne l’injustice et je peux m’offusquer d’un mot non correct ou d’une parole injustifiée. Je suis ce que l’on appelle couramment, excusez-moi du terme « une tête de con ». De nombreuses personnes me qualifient ainsi (professionnellement et personnellement). Alors qu’en réalité je suis très sensible à tous leurs problèmes et leurs sentiments. Ils le savent bien, puisque dès qu’ils ont des problèmes je sers souvent de confidente presque de « psychologue ». Ça, c’est pour ma vie professionnelle en quelques mots.
Pour ma vie personnelle, ce n’est guère mieux, j’ai perdu mon père et mon beau-père durant mon adolescence. Je vis donc seule avec ma maman (je sais que c’est bizarre à pas loin de 28 ans), car je ne veux pas la laisser seule et je ne veux pas être seule non plus. Je suis comme un enfant et un vieillard dans un corps d’adulte. J’ai du mal à m’occuper de moi-même, par exemple pour prendre des rendez-vous médicaux ou autres. C’est ma maman qui s’en occupe, mais parallèlement à cela je peux prendre les devants pour les situations les plus compliquées. Téléphoner est pour moi très angoissant. Autant vous dire que la rédaction de ce mail m’est difficile, mais peut-être est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? J’aime plus que tout au monde ma maman, nous sommes extrêmement fusionnelles. Tout ce que j’ai fait et que je fais, les études et autres c’est pour elle pour qu’elle soit fière de moi et surtout contente. J’ai l’impression qu’il n’y a qu’elle qui me comprend. Ses amis lui disent souvent que je suis bizarre et asociale. Quand à mes amis, qui sont au nombre de deux, pas beaucoup, il me considère comme quelqu’un de bizarre, ils nomment ça les enfants « indigo ». C’est pour cela que je les aime bien, elles sont un peu bizarres elles aussi.
Voilà globalement, pour les autres. Moi, je me considère comme une peureuse et quelqu’un, qui à jusqu’a maintenant eu beaucoup de chance (pourvu que cela dure) et qui est sans cesse en train de rabâcher des questions existentielles, à tel point que je ne sais même plus pourquoi je suis triste. Je suis extrêmement dur avec moi-même. Et, j’essaie de tout faire pour aller mieux dans tous les cas et comprendre pourquoi je me sens si en marge. J’ai une tendance à ne jamais être d’accord et je m’ennuie terriblement tout le temps. Par exemple, au bout de 5 minutes de conversation avec des personnes, je vais m’ennuyer. Si je suis en réunion, c’est l’horreur et le pire de tout c’est quand j’ai l’impression que mes interlocuteurs tournent en rond. Ca m’ennuie, mais également me met en colère. J’ai un caractère assez trempé, je suis souvent en colère contre beaucoup choses. Ce n’est pourtant pas que je manque de projets, car j’en ai des tas, mais j’ai du mal à les démarrer. J’ai peur d’échouer et je suis déjà lasse souvent avant même d’avoir commencé. Pourtant je pense vraiment que c’est des bons projets. J’ai cette tendance à repousser indéfiniment les taches qui ne me disent rien jusqu’au jour ou je ne sais pas pourquoi j’ai envie de les faire et tout se passe bien. Je suis de plus quelqu’un d’hyper stressé et j’ai tendance à tout rater quand c’est le cas (CQFD le Bac auquel j’aurais pu avoir une bien meilleure note, je refaisais les sujets le soir même sans peine, mais incapable de le faire durant l’épreuve).
Ce dernier point est justement un point de questionnement pour moi en raison des tests pour déterminer si oui ou non j’aurais la caractéristique d’être à haut potentiel. Et c’est l’objet de ce mail. Je sais bien que vous pouvez difficilement me dire ce que vous pensez de moi dans un mail . Mais je voulais avoir sincèrement votre avis à savoir si oui ou non je dois passer les tests et si d’après le peu que je vous ai dit mes problèmes viendraient de cette particularité. En concret si vous pensez que je pourrais être surdouée. Je vous avoue que j’ai peur de passer les tests et d’échouer pour me retrouver encore dans cette situation d’essayer de comprendre ce qui ne va pas.
Je vous prie de m’excuser d’avance des fautes d’orthographes ou d’accord j’ai toujours eu du mal à écrire correctement, car après je perds le fil de ma pensée.
En espérant que ce mail est assez explicite,
Je vous remercie pour l’attention que vous y porterez,
Bonjour Macslide
Le surdon est une piste mais n’est/ne fait pas tout.
Il me semble important que vous puissiez vous faire aider par quelqu’un qui prenne en compte l’option surdon dans son accompagnement.
je vous réponds en privé sur ce dernier point.
Bonjour, je souhaite vous remercier pour votre livre « différence et souffrance de l’adulte surdoué » que je viens de lire.J’y ai trouvé des réponses à des interrogations que je porte en moi depuis longtemps et dont le poids a alourdi ma vie, « détectée » à 9 ans avec un qi de 145 : le début des ennuis…je suis née
en 1959, j’ai perdu mon père à 8 ans, je n’avais plus d’intérêt pour l’école, pour rien…me pensant sotte ma mère désemparée m’a fait passer à l’hôpital des enfants malades à Paris LE test qui m’a déclarée « surdouée » donc je n’avais plus aucune excuse pour l’école et pour le reste non plus d’ailleurs… Évoluant dans une situation familiale totalement insécure, secrets lourds, non-dits, dépression de ma mère adorée, je me suis repliée sur moi-même. Je suis devenue adulte, j’ai intégré un environnement professionnel normatif qui m’agace, j’ai tenté des tas de trucs pour apaiser l’incandescence, la peinture m’aide bien à condition que je me lance… grâce à votre livre, mon sentiment de solitude s’estompe, j’ai compris qu’à bientôt 58 ans, je dois me faire aider. Merci de votre bienveillante attention.
.. Et il n’est jamais trop tard pour aller mieux ! Bienvenue dans un monde de bientraitance, Valérie.
Et merci pour votre témoignage qui aidera sans nul doute d’autres personnes à aller mieux.
Bonjour Macslide,
Je me reconnais trop bien dans vos qualités et vos quelques petits défauts.
Pas d’amis, une mère omniprésente, et c’est un peu là que ca coince, car il faudrait qu’elle le soit moins, je dis ca pour vous aussi.
Sensible à la sonnerie du téléphone (je ne la supporte plus).
Ce qu’il faut, c’est se donner du temps, quand on découvre sa douance, je le dis souvent sur ce blog. Je sais que tout peut vous paraître long, sans fin, car vous cherchez des voies d’amélioration ce qui est bien normal.
Alors, pour vous aider à aborder cette transitiion, il vaut mieux se faire aider. Moi je l’ai fait un peu trop tard, et j’en paie les conséquences aujourd’hui.
Attention aussi, quand vous chercherez du travail, je crois que vous venez de terminer vos études. Attention aux situations délicates que vous pourrez rencontrer dans le travail.
Pour ma part, je viens de me mettre en disponibilité de la fonction publique pour quelques mois, car j’en avais marre de mon poste (ennuyeux à souhait) et ca s’est terminé en harcèlement plus ou moins dissimulé.
Rien n’est gagné pour moi, car j’ai l’impression d’avoir beaucoup perdu en arrêtant ce poste, et en meme temps je n’avais plus le choix que de partir (c’etait une question de survie).
Je vous sens fragile, et pleine de doutes, mais c’est normal de se poser des questions (bon on s’en pose tout le temps mais c’est comme ca on ne peut pas faire autrement).
Alors, bon courage Macside. Et n’hésitez pas à nous donner des nouvelles de vous.
Affectueusement
Cricri
Votre témoignage me touche beaucoup et je m y retrouve avec les larmes aux yeux comme une hypersensible qui ne peut pas faire autrement…
Courage, cela me ferait plaisir de dialoguer avec vous chere macslide…
Ysilde
M
Bonsoir Cécile, Bonsoir tous les internautes!
J’ose aujourd’hui écrire sur ce fabuleux blog, l’ayant découvert il y a près de deux ans par une amie qui me l’a conseillé, elle-même détectée HP dans sa tendre enfance. J’ai également lu attentivement votre livre, entre les pleurs (parfois), le soulagement (souvent), et la stupéfaction (all of time) de me reconnaître. Avec évidemment les petites pensées polluantes me disant « n’importe quoi, tu délires ma fille, tu te reconnais mais c’est comme pour les horoscopes, tu prends ce qui t’arrange »
Bref, disons que cela reste en lien avec mon BIG syndrome de l’Imposteur.
A vrai dire, m’étant toujours sentie en décalage avec ceux et ce qui m’entouraient, j’ai été très surprise (ou pas) il y a quelques années lorsque deux amis (ne se connaissant pas) qui avaient été détectés enfants EIP ou HP ou surdoué, je ne sais quel mot employer – Zèbres – m’aient dit à peu de temps d’intervalles qu’ils pensaient que j’en étais une aussi.
Un monde s’ouvrait à moi alors, avec l’espoir de comprendre qui j’étais et mettre des mots à mes maux.
Sauf que bien sûr, j’attribue toujours mon hyper-sensibilité à de la susceptibilité mal placée, mon émotivité et mes larmes à une enfance vécue dans la violence, ma procrastination légendaire à de la fainéantise (même si je pense que les fainéants dirigent le monde, ce sont eux qui créent les meilleures inventions du quotidien : télécommande, lave-vaisselle, café en dosette…), que mon indécision est de la lâcheté pour ne pas être responsable de ce qui en découlera, ainsi je n’ai pas de passions mais une multitude d’intérêt et je ne sais quoi choisir et ça me tétanise… de même pour ma vie professionnelle…, mon côté bordélique que j’arrive à maitriser plus ou moins aujourd’hui en allant par période dans l’extrême contraire…
Excepté pour la lecture où le monde pourrait exploser autour de moi (plusieurs accidents de voiture mineurs en tant que passagère sans m’en rendre compte car je lisais en témoigne), j’ai tendance à me déconcentrer assez vite ce qui m’indiquait aussi un défaut d’attention.
Un de mes profs en droit disaient que je « me tirais des balles dans le pied » à chaque compo. Et c’est vrai, souvent c’est ce que je fais, ne vais pas au bout des choses, ou me sabote moi-même.
Bref je ne vais pas faire le compte de tout ici, ce serait long même si j’ai grand plaisir à écrire sur moi-même (haha – hum)
Juste pour dire que je ne sais toujours pas où j’en suis, j’ai vu une psy une fois et j’avais envie de lui rire au nez, elle me paraphrasait… J’hésite entre le fait de me croire zèbre et entre le fait d’être juste une incompétente avec des fois des facilités et traits de génie et c’est assez dérangeant. Je dois dire que je n’ai pas fait de tests par manque de finances et aussi par peur du résultat.
Peut-on avoir peur de la peur?
Bref désolé pour le pavé, j’ai eu une envie de partager ici le désarrois dans lequel je peux me trouver.
Bonne soirée à tous, et merci (je ne me suis pas trop relue, j’espère que ce n’est pas trop décousu tout ça)
Bonjour Sunny Side
Une de mes amis a pour habitude de dire que « ressembler à un surdoué sans en être un c’est quand même assez fortiche ».
Bien sûr, l’idéal c’est d’aller passer un test pour mieux comprendre comment on fonctionne (avec en fait cette injonction sous-jacente « être ainsi reconnu par ceux qui ne sont pas surdoués »).
Mais qu’est ce qui empêche d’étudier la piste du surdon pour aller mieux ? Pas besoin de test pour ça.
Sachant que le surdon ne « fait » pas ou n’est pas tout et que l’histoire de chacun a aussi son importance dans l’épanouissement ou non du surdon.
Etre accompagnée par quelqu’un qui est sensibilisé(e) au surdon serait à mon avois une bonne solution pour avancer, décoincer cette situation dans laquelle vous vous trouvez, si vous le pouvez, si vous trouvez quelqu’un d’adapté, (peut-être puis-je vous aider à en trouver un grâce à la liste de thérapeutes que les lecteurs de Talentdifferent m’aident à construire)
.. Et avant que j’oublie… La traduction en français du livre d’Elaine Aaron (« The Highly Sensitive Person ») est « Ces gens qui ont peur d’avoir peur » 😉
Bonsoir Sunny side
je viens de temps en temps sur ce site, quand j’ai trop mal, pour trouver des gens un peu comme moi.
je te réponds car on se ressemble beaucoup, moi j’ai été détecté par une psy elle même HP.
je te dis pas la chialante une fois rentré dans ma voiture.
Je ne veux plus la voir , ni passer des tests. je cherche tout seul comme pour tout ce que j’ai fait dans ma vie.
je sais ne rien faire n’est pas une solution, mais je suis incapable de sortir de cette impasse… j’ai trop peur de je ne sais pas quoi.
Merci de votre commentaire Victor.
Oui, la peur…
La peur de devoir être à la hauteur d’une image idéalisée de ce que l’on devrait être si l’on était surdoué ?
La peur de devoir affronter des regrets trop douloureux pour toute une vie « ratée » ?
Le peur que « malgré tout » (les test et toussa…), « ça » ne change rien à ce que vous vivez ? (rappelez vous que le surdon ne fait /n’est pas tout, et qu’il est des blessures d’enfance qu’être surdoué avive au delà de ce que l’on peut « en moyenne » imaginer).
La peur de la solitude quand même ?
Votre chemin vous appartient Victor. Mais je peux vous assurer que travailler à mieux se comprendre, même si, oui, c’est vrai, ça fait passer quelques moments peu agréables, ouvre sur des horizons de bienveillance insoupçonnés.
Merci Cécile
oui c’est bien ça.
encore souffrir à se triturer les émotions, en sachant déjà qu’il y a peu de chance que ça change (Oui, le fait de me savoir différent m’a déjà changé). j’ai 57 ans et il est trop tard. j’avance donc à mon pas, au rythme des blessures et des douleurs.
J’essaie d’aider des jeunes, j’essaie d’aider tout le monde d’ailleurs. La bienveillance j’en ai des tonnes pour les autres , mais qui en a pour moi?
Il n’est jamais trop tard Victor.
Même si effectivement, le deuil d’une vie est à faire, le deuil d’une personnalité sur laquelle on s’est construit et qui n’est pas la nôtre. L’éceuil est de ne pas arriver à sortir de l’étape de la tristesse et même de la colère contre le reste du monde et contre vous-même. votre dernière phrase me semble à ce sujet révélatrice : seul vous même pouvez être votre meilleur ami, votre meilleur soutien, et ceci sans qu’il soit en aucune façon question de laxisme ou de laisser-aller. Nous sommes souvent notre pire ennemi avec cette petite voix nsidieuse qui vienbt en permanence nous tourmenter en nous rappelant tout ce que nous n’avons pas fait ou mal.
Puis-je vous suggérer de faire appel à quelqu’un pour vous accompagner ? C’est un moment difficile, et se faire accompagner permet de sécuriser la traversée et de ne pas se perdre. Je dispose d’une petite liste de thérapeutes. Il s’en trouvera peut-être un qui vous convient à proximité de chez vous ?
Bonjour Sunyside
C’est drôle ce surnom
C’est mon petit déj préféré qd je suis dans un pays Zarbi !
🙂
Le test n’est qu’un test !
Il prend la température, n’est pas forcément très fiable ni réducteur de vôtre identité !
Donc zen …
Pour ma part
Si vous vous prenez les pieds dans la nappe et survolez parfois, dites vous que vous avez des ( grandes) forces et des faiblesses !
Les troubles de l’attention en font partie, et peuvent vous envoyer au tapis à tout moment, soit que vous ne faites pas (assez) attention et comment mettre une tâche en mémoire si on a loupé la consigne….
Soit on hyperfocalise quand la motivation et l’intérêt sont captés et on peut louper là aussi l’information significative…
Je vous conseille d’écouter les interventions du Pr Revol sur ces enfants rêveurs gaffeurs mais tellement attachants !
Comme il le dit si bien, on peut transformer une faiblesse en force quand on se l’est appropriée.
Il faut juste s’attacher à se connaître et c’est cela le plus important !!
Comment travailler sur soi même si l’on ne connaît pas son propre fonctionnement, je dis cela maintenant car après 4 à 5 ans de ce travail sur moi même, car je peux prédire ( sans trop me tromper) quand je vais me tromper et c’est déjà un énorme progrès pour prendre confiance en soi!
Faites comme dans la chanson:
« Passez le pont »
Il n’en paraîtra que plus petit et facile à franchir, à postériori 🙂 ce fameux passage..
Bonne continuation Sunyside!
Merci pour cet article qui remet au centre de l’intérêt la notion de surdon, propre à chacun d’ailleurs. Les commentaires sont également une belle valeur ajouté au contenu de votre article car on y trouve énormément de témoignage et de transmission de point de vue.
A tord nous pouvons penser avoir besoin d’une thérapie, alors qu’il s’agit en réalité d’un besoin de recul …
un aspect qui m’interesse particierement en ce moment est la sociologie clinicienne de la douance
– comment les surdoués sont-ils acceptés dans différentes sociétés et diagnostiqués a travers les ages. j’ai quelques pistes
– le « tall puppy syndrome » qui touche les surdoués , en français courant « on coupe les tetes qui dépassent » c’est motivé par des raisons politiques, il est plus facile de dompter un troupeau de moutons (normopensants) que des surdoués qui en font qu’a leur tete
– le surdoué utilise son cerveau contrairement au normopensant de panurge qui reagit par mimetisme social. Plus difficilement manipulable et moins docile, le surdoué plait moins au premier abord a des dirigeants
– pourquoi le surdoué de tout temps a toujours menacé l’ordre etabli, meme en entreprise . Contrairement a ce que les surdoués perçoivent, son perfectionnisme (pas toujours rentable) et besoin de changement (certaines organisation n’aiment pas le changement) ne sont parfois pas bien percus . Donc il est tres important pour le surdoué de comprendre l’environnement organisationnel dans lequel il evolue (et particulièrement en entreprise, organisation bureacratiques, derriere les beaux discours)
– le deni de l’existence du surdon en France, donc au niveau societal carrément par ex apres mai 1968 (idem Espagne etc). des etudes universitaires sur le surdon ont carrément ete stoppées car pas dans la doxa dominante egalisatrice
Bonsoir,
Ma question est sûrement idiote mais je n’ai pas réussi à trouver la réponse. Comment définit-on le surdon? Est on surdoué si et seulement si l’on a un QI élevé ? J’ai 16 ans, et ai été testé à l’âge de 7 ans par une psychologue. Le résultat était 151. Cela signifie donc que je suis forcément surdoué? Et si oui est-ce que ça change quelque chose concrètement pour moi?
Merci. Rémi
Bonsoir Rémi
Définir le surdon, vaste question…. il y a déjà tellement peu consensus pour définir ce qu’est l’intelligence….
En 2006 / 2007, une étude Delphi a été conduite aux Pays-Bas qui précisait ce qu’était un surdoué. Caractéristiques identifiées : «intelligence élevée (pensée) / autonomie (comportement) / ayant une vie émotionelle multi-facettes (sentiments) / personne passionnée et curieuse (volonté) / extrêmement sensible (perceptions) / créative (faire) / d’une originalité pétillante, rapide, intense et complexe (interactions) »
Soit, au final la définition suivante : « Un individu surdoué est un penseur rapide et intelligent, capable de traiter de façon approfondie des sujets complexes. Autonome, rigoureux et passionné, c’est une personne sensible et émotionnellement intense, qui vit intensément. Il ou elle aime à être créatif/ve »
Une chose est sûre : le surdon a une réalité neurophysiologique et son impact physique, psychologique, sociologique, voire psychiatrique, est réel…
On peut aussi noter que le surdon est un amplificateur de ressenti de la vie. (en très court… je vous invite vraiment à vous documenter)
Un résultat de test ça ne sert pas à grand chose si on ne l’accompagne pas de quelques explications..
Oui, avec un QI Total évalué à 151, vous êtes surdoué.
Et oui, ça change concrètement quelque chose pour vous : sur le plan de l’intensité des émotions (on ne vous a jamais dit, par exemple, que vous étiez « trop ».. au choix : sensible, rapide, précis, curieux…), de l’intensité de perception sensorielle (certains de vos sens sont particulièrement développés), de la créativité, de l’exigence, du perfectionnisme. Le cerveau tourne plus vite, la mémoire est très développée…
Etre évalué à 151 signifie aussi que pour rencontrer d’autres personnes fonctionnant « comme vous » (sur le plan de l’intelligence mesurée par le test) ce pourra être un peu compliqué (voir ici un petit logiciel qui donne une idée de la rareté statistique suivant le QIT (pour vous, échelle de Wechsler) – il n’y a pas lieu de s’en réjouir ni de le déplorer : ça peut simplement vous aider à comprendre que vous puissiez vous sentir en décalage avec beaucoup de monde; ça peut, aussi vous aider, concrètement, à identifier les stratégies qui vous aideront à mieux interagir avec les autres qui n’ont pas votre intelligence ou vous permettront d’être moins isolé.
Se savoir surdoué, c’est parfois comme si on avait enfin mis la main sur le mode d’emploi d’un engin extraordinaire qu’on n’arrive pas à faire fonctionner.
Bonjour,
Tout d’abord merci beaucoup pour votre réponse!!
Ensuite le test avait été fait dans une optique particulière, savoir si je devais sauter une deuxième classe ( le CE2). Je ne l’ai finalement pas fait car la psychologue avait affirmé qu’il y aurait trop de décalage d’âge entre les autres élèves et moi. Au final, même avec une classe d’écart, j’ai pas mal de problèmes mdr avec les autres, ne serait-ce que rentrer en contact avec eux!!!! Étonnamment, je me suis toujours mieux entendu avec les élèves d’une classe au dessus de la mienne ( soit pus de deux ans d’écart avec moi, car oui, je suis de la fin de l’année).
Cette année, j’ai décidé, à défaut de pouvoir trouver des solutions, des réponses à mes problèmes. J’ai chercher du côté de l’autisme, mais apres en avoir parlé avec ma famille, on a abandonné cette solution et ma mère m’a dit que c’était »juste » parce que j’étais surdoué.
Passez une bonne journée , Remi
Le surdon forme un tout, un profil particulier. allez consulter un specialiste de la douance. le surdoués ont un profil particulier. en plus d »etre HQi, ce dernier point etant mesuré par un test de QI.
Personnellement, je crois que ce qui manque fondamentalment, c’est une theorie du surdon. La psychologie est un domaine totalement dans la prime enfance (un peu comme la medecine au Moyen Age) D’ici quelque centaines d’années ou moins, la psychologie sera une science exacte avec des metriques. L’intelligence artifcielle (sur laquelle j’ai fait un peu de recherche) va permettre de mieux comprendre le cerveau (un peu comme du reverse enginerering). Elle explique déjà le fonctionnement du sommeil (relaxation du lien synaptique pour ameliorer l’apprentissage)
En tout cas moi quand mon specialiste m’a dectit les caractéristiques du surdoués, c’était moi tout craché.
Par ailleurs les psys actuels sont un peu des charlatans, a l’image des médecins du moyen-âge, qui n’etaient pas totalement stupides mais quand meme loin de la realité (ex : psychanalyse jungienne et faux self concernant els surdoués)
« ce qui manque fondamentalment, c’est une theorie du surdon »
…. la difficulté c’est que pour définir ce qu’est le surdon, il faudrait s’entendre sur une définition de l’intelligence…. Et sur ce point c’est loin d’être encore gagné….
On entend dire depuis longtemps que l’intelligence artificielle va émerger, et ca fait des années qu’on ne voit rien venir…. l’intelligence humaine serait elle si complexe qu’elle ne pourrait se « résumer » à une science exacte et logique (ou mathématique, ou mesurable, ou quantifiable…..) ?
Elaborer UNE théorie de l’intelligence ? mais quand on voit autant de profils différents, rien que chez les surdoués, c’est difficile à imaginer…
Quel dommage ce serait que tout le monde soit formaté, selon un type d’intelligence, avec un pack d’aptitudes, parmi celles qu’on pourrait choisir pour s’améliorer (moyennant finance !!), ca peut aller très loin ces histoires, et réduire d’autant les possibilités humaines, c’est la diversité qui permet d’élaborer de nouvelles théories, de nouvelles connections entre des éléments jamais réunis… si tout le monde pense pareil, les memes théories reviendront et la créativité sera à bout de souffle. A moins que , parmi cette homogénéité, vous ne choisissiez le pack : QI 160 et + (le plus cher sans doute !!). Rigolons un peu (mais oui meme l’argent viendrait tout corrompre, créant des inégalités : intellectuelles celles là : plus vous etes riches plus vous pouvez acheter de l’intelligence…)
bref, j’arrete ici ce petit délire (qui s’apparente au transhumanisme, mais en version industrialisée et avec ses dérapages financiers). car meme la recherche sur l’intelligence , faut bien la financer (n’est ce pas Pat) ?
Quand aux psys charlatans, on prend que ce que l’on trouve, faute de mieux : au moins ils nous aident un tout petit peu, meme si on en ressort toujours décu.
Cricri (qui va bientôt se faire tester….)
salut Remi, a plus de 151 de Qi, oui tu es surdoué mais pas forcement le meme comportement qu un hpe. en theorie tu devrais etre un peu froid et distant avec les gens, voir chiant en communauté. fort en math et science…attention aux pulsions de coleres voir violence…tu vas reussir ta vie et ne le dis pas a n importe qui, j ai perdu plein d amis et de la famille en le disant.ca fait superieur et préténtieux..
Oui, c’est tout à fait ca, sauf que je ne suis pas froid et distant. J’essaye tant bien que mal de me rapprocher des autres. Mais ces efforts sont minimes à coté de ce que les gens normaux font. Au final, je passe pour quelqu’un de froid et distant alors que c’est à l’opposé de ce que je souhaite. Apres, j’évite au maximum d’en parler car on me trouve bien assez prétentieux comme ca. Il y a souvent une forme de jalousie de la part des autres de ma réussite en classe mais il ne savent pas du tout de quoi ils parlent en réalité. Quant à réussir ma vie ca reste à voir…
l’horreur..
jeudi soir 21 h une émission fait des enfants surdoués des animaux de cirque, un jeu télévisé…
le meilleur moyen de nous détruire et ridiculiser, de passer sous silence tout ce qui n’est pas performance intellectuelle.
Je suis …je ne sais pas. dépitée.
Bonjour Cécile,
Je viens d’achever la lecture de votre livre « Surdoués : s’intégrer et s’épanouir dans le monde du travail ».
Ce livre est pour moi un monument de découvertes et d’explications.
De page en page, vos mots ont traduit mes maux !
Merci,
Merci beaucoup.
Les-enfants-du-xxie-siecle-sont-ils-tous-surdoués ?
Salut tout le monde!
J’ai trouvé cette ineptie dans Le Monde ce matin (art. payant, désolée) et j’ai cru, un moment, que j’hallucinais…http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2016/08/26/les-enfants-du-xxie-siecle-sont-ils-tous-surdoues_4988481_4497916.html
Si les parents en sont là pour justifier les errances de leurs enfants (et les leurs), qu’est-ce que cela nous dit de l’état de la circulation des informations scientifiques sur la douance et les surdouéEs en France ( je ne parle pas ici des conversations de bars ou facedebouc) ?. Quelle est notre responsabilité -et en avons-nous, nous surdouéEs- dans tout cela ?
Au plaisir de vous lire,
Chan
Sauf vot’ respect M’dame Chan, c’est un grand classique d’accuser les parents de voir en leur enfant un précoce.
Ca a même donné l’occasion à un certain Wilfried Lignier de sortir un ouvrage à charge intitulé « La petite noblesse de l’intelligence » dans lequel il indique que toute une certaine bourgeoisie plus ou moins intello cherche à mettre l’Education Nationale au pas.
Une vision dans laquelle tout e pan sensible de la personnalité est négligé au profit des seuls résultats de tests.
A mes yeux, une vision quantitative orientée enjeux de pouvoir et non pas qualitative orientée mieux-être de chacun et donc de tous.
Oui mais que voyez de positif dans l’Education Nationale actuellement ?
De plus tout le systeme educatif est dans une vision de formattage, meme la fac, dans une vision tayloriste en tout cas pour les inges (j’en sais qq chose)
Le qi moyen en France est en baisse de 4 points depuis 1999
Il existe des systeme éducatifs alternatifs (Montessori en France) ou différents dans d’autres cultures qui visent l’epanouissement de l’individu
Quand je discute avec des parents (en France) qui ont mis leurs enfants dans un systeme educatif alternatif il me disent qu’ils sont nettement plus épanouis . Mais partout j’entends aussi dire que le probleme ce sera plus tard, quand ils seront confronté a la vraie société, celle formattée par l’Education Nationale
En pratique on veut demontrer que l’education nationale est un mal necessaire
Bien sur ce sujet est a nouveau tres peu abordé dans le cadre des surdoués (pas vu beaucoup d’ouvrages)
N’oublions pas que pas mal de regimes ont combattu sévèrement les systeme éducatifs alternatifs et il y a de bonnes raisons pour cela, le formattage social par exemple
Bonsoir Lepat
Je ne portais pas, ici, de jugement particulier sur le système éducatif.
Je pense, comme vous, qu’il est primordial de le refonder – l’école est après tout, le moteur de l’ascenseur social et celui-ci est bien bloqué.
Ce qu’il faut rechercher, c’est le dialogue. Et je constate que ce sont plutôt des murs qui se montent. Chacun reste campé sur ses positions, c’est l' »autre » qui doit changer et s’adapter.
Je n’augure rien de bon de cette incapacité à dialoguer.
Il y a le meme phenomene chez beaucoup d’adultes il me semble, particulièrement sur certains forums de surdoués. Franchement rien n’indique qu’ils sont surdoués, aucun test n’a ete realisé ou diagnostic (essentiel), mais leur excentricité ou mal-etre leur donne droit de s’arroger le statut de surdoué . C’est a la mode…
En psycho on pourrait parler de mode.
Les enfants on peut pas leur en vouloir, mais des adultes qui évacuent leur mal-etre en s’arrrogeant le statut de surdoué ca le fait moins (ca evite de se remettre en question aussi)
De plus par dessus le marché ca donne une mauvaise image des surdoués alors qu’a la base nous les surdoués fonctionnons differramment mais pas n’importe comment non plus et notre personnalité est coherente et forme un tout (voir les tests de douance). Il se permettent aussi de jauger de facon legere les veritable surdoués …
Sur ce site de cecile la plupart sont des vrais surdoués mais sur d’autre sites on remarque assez vite qu’ils n’en sont pas.
Mais c’est typique de notre société ou rien n’a aucune importance, il faut juste faire du buzz et s’accorder l’importance qu’on veut bien
Je me suis toujours demandé l’intérêt qu’il pouvait y avoir à se faire passer pour un surdoué quand on ne l’est pas…
Simples « excentricité » ou « mal être », ainsi que vous le dîtes ?
Mais le mal être justement…
Celui de ceux qui n’ont pas été formellement identifiés parce qu’ils sont passés sous le radar du test.
Il est important qu’ils puissent trouver un espace pour parler, mieux comprendre, se reconstruire.
Il y aura bien sûr toujours des gens qui en resteront au stade de la plainte.
Compliqué de changer…
Mais c’est valable pour les surdoués comme pour les non surdoués.
« notre personnalité est cohérente et forme un tout »
Ca, je n’en suis pas si sûre. Le surdon ne « fait » pas tout.
« Je me suis toujours demandé l’intérêt qu’il pouvait y avoir à se faire passer pour un surdoué quand on ne l’est pas… »
l’interet est narcissique, dans une société narcissique ..
faire du buzz est erigé en valeur supreme, regardez la television francaise , instrument d’abrutissement massif de la population .
Il a ete prouvé que certaines emissions (secret story, loft story etc) servent a rehausser artificiellement l’estime du telespectateur en regardant des… minables
Les participants a ces emission sont en qq sorte des victimes sacrificielles.
Bolloré a payé 200 millions pour cyril hanouna. vous voulez plus d’exemple sur la television ?
En plus de la manipulation mentale omnipresente et du formattage des esprits, la television francaise rempli un objectif psychologique !
Cecile, vous devriez lire plus d’ouvrages de psychologie sociale, y compris avant-gardiste. (howard bloom par exemple)
Je viens de lire de Gaulejac (Paris VII) sur le monde du travail, mais lui ne fait pas dans les surdoués. Neanmoins son approche de sociologie clinicienne est interessante a juste titre.
par ailleurs certains surdoués ne sont jamais passés sous les radars du tests (surdon deja dectecté a l’ecole), ont fait des etudes brillantes (les specialistes de la douance me gonflent avec leur majorité de surdoués qui ratent leurs etudes), par contre ce qui est gonflant c’est le manque de litterature concernant le surdoué en entreprise.
« « notre personnalité est cohérente et forme un tout »
Ca, je n’en suis pas si sûre. Le surdon ne « fait » pas tout. »
les specialiste de la douance ont une liste (tres longue) de ce qui fait un surdoué en termes de traits psychologiques
« les specialistes de la douance me gonflent avec leur majorité de surdoués qui ratent leurs etudes »
Ils ne disent pas ça. C’est plutôt le ratio « 1/3 qui réussit brillamment – 1/3 qui s’en sort sans plus – 1/3 qui échoue » qui circule. Même si il est fondé sur une base statistiques très minime.
Mais àç vrai dire, les américains avec leurs dizaines de milliers d’ados étudiés n’obtiennent pas une meilleure approximation.
« ce qui est gonflant c’est le manque de litterature concernant le surdoué en entreprise »
Voici qui va vous faire plaisir : http://www.cairn.info/revue-le-journal-des-psychologues-2006-3-page-22.htm
« les specialiste de la douance ont une liste (tres longue) de ce qui fait un surdoué en termes de traits psychologiques »
Je ne parle pas de traits psychologiques, je parle d’interactions avec le reste du monde.
Et ça, ça dépend de si vous êtes enfant unique, ainé ou benjamin d’une fratrie, malade ou non, handicapé ou non, traumatisé ou non.
1/3 des surdoués qui font des etudes brillantes, par rapport a nos possibilités a nous les surdoués (les vrais, diagnostiqués, pas ceux sur certains forums) c’est pas terrible…
l’article est interessant mais on se demande si jamais ces gens ont travaillé en grande entreprise (comme tous ces psys a 2 balles). Cet article est plus academique qu’autre chose. L’article donne l’impression que l’entreprise reconnaisse deja le surdon alors qu’ils en ont rien a battre, sans parler d’un traitement special reservé aux surdoués.
Une preuve suffisante c’est de regarder les mensa days -surdoués au travail sur ce site meme , comme cet Eric Gardies, ancien DRH qui ne donne pas une des meilleurs images de la profession.
https://www.youtube.com/watch?v=-gPiTKD9zGg
Qui trouvera grâce à vos yeux lepat ?
1/3 des surdoués faisant des études brillantes c’est pas terrible. Soit. Mais encore faut il bien se comprendre sur ce que signifie le mot brillant ? Est-ce de terminer major des Mines ou de l’ENA ou major de sa promo de CAP de pâtissier ?
Car si le terme « études brillantes » doit s’appliquer aux seuls surdoués qui ont fait des études (très) supérieures c’est avant tout reconnaître le mérite de personne qui savent s’adapter au moule ambiant, avant tout parce qu’elles ont en héritage le bagage culturel qui le leur permet. Et si on y ajoute ceux qui ont su s’en sortir tout seul (ça arrive heureusement encore que des enfants issus des milieux dits défavorisés se hissent aux meilleures places des meilleures écoles), faut il saluer la capacité à se fondre dans le moule, capacité rassurante pour le système qui ne veut surtout pas se modifier ?
« les surdoués, les vrais, ceux diagnostiqués »
Hm…. Pourquoi pensé-je à ceux qui se revendiquent un sang pur ? (Wilfried Lignier a pointé la « petite noblesse de l’intelligence » dans son travail – avec tout le mépris qui s’y rattache)
Maryse Dubouloi est donc une « psy à 2 balles » qui n’a aucune culture de la grande entreprise, ok…. Mais vos « spécialistes de la douance » auxquels vous vous référez sans cesse (sans citer aucun nom, pourquoi pas), disposent ils de cette culture d’entreprises que vous exigez pour un psy ? .. Car si ce n’est pas le cas…
Enfin, Eric Gardiès a au moins le mérite de participer à une réunion en tant que témoin d’un phénomène qu’il ne connaît pas – et ce faisant, il me semble qu’on peut lui reconnaître une ouverture d’esprit et le souhait de dialoguer.
Le dialogue, lepat.
Le dialogue c’est essentiel pour avancer, progresser, changer. Ne tuons pas ceux qui prennent le risque de sortir de leur zone de confort pour venir à notre rencontre, au nom du fait qu’ils représentent une population que nous n’aimons pas.
Je vous crois en colère lepat. Une colère qui finit par être aveugle, et sourde. Et ce faisant : stérile.
La critique est aussi aisée que l’art est difficile.
Je vous invite à écrire et/ou à vous produire en public pour exposer vos idées.
Il sortira certainement des choses très intéressantes et constructive de la confrontation avec votre public.
Mon specialiste principal de la douance avait justement le grand avantage d’avoir exercé des hautes fonctions dans une multinationale.
il est lui-même surdoué avec etudes brillantes.
Bien sur j’ai ete ecouter d’autres spécialistes de la douance, psys, et decu mais bien sur il y a des choses intéressantes (mais limitées au profil psy de la douance). Mais quand j’entends dire que le surdoué est paresseux de nature (idem dans votre livre) je bondis de ma chaise !
Si vous appellez de l’ouverture d’esprit l’attitude des 2 recruteurs : « on a deja assez a gerer avec les handicapes, les arabes, etc alors les surdoués vous comprenez… »
Eric Gardies ne savait meme pas apparemment ce qu’etait un HP. bravo pour l’ouverture d’esprit et la culture generale !
« le surdoué est paresseux de nature (idem dans votre livre) »
Quelle page ?
« les vrais, diagnostiqués, pas ceux sur certains forums »
Bonjour, LePat et Cécile.
Je suis testée, donc diagnostiquée, depuis 5 jours, mais j’étais surdouée avant, pas vous? Et ce sont justement les forums qui m’ont permis de le pressentir. Et si j’ai pu payer 250 euros pour ce faire, tout le monde ne le peut pas. Et, d’ailleurs, comme mes résultats sont hétérogènes, finalement, je ne suis pas une vraie, n’est-ce pas? Et je lis ici où là que les teste ont été faits pour une norme à laquelle justement, nous n’appartiendrions pas, alors quelle valeur ont-ils vraiment?
Cet élitisme glaçant ne sert pas la cause des gens différents à intelligence et sensibilité renforcées. Si l’Univers nous a plaçés là, en sacrifiant un grand nombre, car pour s’en sortir il faut une combinaison de facteurs familiaux, éducatifs et de chance que tous les enfants différents n’auront pas, ne serait-ce pas plus probablement pour servir, peut-être pour montrer quelque voie ignorée qui pour nous scintille et qui n’apparaissait pas aux autres, que pour nous réfugier dans une tour d’ivoire et regarder les autres d’en haut, drapés dans nos résultats de tests? Bien à vous, Héli.
A défaut d’avoir une mission clairement identifiée en tous cas travailler à faire pleinement partie de l’humanité, je suis d’accord avec vous.
Je viens de lire le dernier ouvrage de M de Kermadec, apres celui de Cecile et d’autres. Dans ce livre de de kermadec j’ai eu l’impression de lire un conte de fees pour surdoués. Soi-disant le probleme du surdoué est son faux self dont il faut le liberer pour supprimer sa souffrance. OUF ! on est sauvés ! discours de psy a l’eau de rose pour eviter d’aborder certains problèmes socio-politiques ou la psychologie sociale pure et dure, ce qui aiderait nettement plus le surdoué selon mon experience.
Concernant sa partie intelligence emotionnelle il y a du vrai par contre concernant l’intelligence sociale (dont de Kermadec ne parle pas) on oublie trop souvent qu’elle est antinomyque du surdon (car elle suppose conformisme, fayotage etc)
Je trouve cet ouvrage de plus franchement fouilli, un assemblage d’idées sans structure. L’ouvrage de Cecile est incontestablement plus structuré mais manque de contenu (si je peux me permettre, si il y a des contraintes éditoriales a ce point-la peut-être que change d’editeur serait une bonne idée) , on reste sur sa faim .De plus M de kermadec aborde le sujet de l’Education Nationale en une ligne, parle de mediocratie dans ses videos sans jamais developper ce sujet !
Il serait peut-etre temps de :
– appeler un chat un chat et arreter de tourner autour du pot, concernant le monde l’entreprise par exemple, techniques de management etc Déjà avec des spécialistes de la douance (cfr mes posts sur ce site) entre quatre yeux on peut déjà aborder plus librement le sujet de la grande entreprise et son rapport au surdon, le normopensant et son fonctionnement. Forcer le surdoué a se conformer a des environnements dysfonctionnels, tres mauvaise idée selon moi !
On ne met pas non plus un cheval de course a labourer les champs. simple bon sens…
– aborder certains sujet comme l’Education Nationale et le surdoué. Cecile, je ne suis pas d’accord avec vous le surdoué n’est pas paresseux de nature (votre dernier ouvrage), c’est un conditionnement social. J’ai des anecdotes personnelles a ce sujet
Il serait bon aussi d’aborder les systèmes éducatifs alternatifs et le système educatif dans d’autres cultures. Ou sont les livres en langue française sur l’Education Nationale (fabrique de cretins) et le surdoué. A nouveau je n’ai rien trouvé !
– accepter le fait que le surdoué derange ne fut-ce que par son intelligence/clairvoyance/lucidité/competence (on ne parle meme pas des aspects psychologiques), quelle que soit la grande estime de lui-même qu’il a. A partir de la on peut orienter le surdoué vers un environnement qui lui convient mieux.
Evidemment le surdoué qui vit dans une mediocratie egalisatrice (republique francaise), le surdoué n’a rien a attendre du système. Certains auteurs que j’ai pu lire estiment meme que mai 68 a rendu le surdon tabou en France, rien de moins
– la loi du nombre (cecile !) ne doit pas nous guider en conscience aussi non nous serions encore a l’age des cavernes. Mozart serait enfermé en asile, Einstein serait au chomage (car peu rentable pour certaines entreprises qui cherchent des cretins dociles et ultra-conformistes).
voila c’était un peu mon coup de gueule contre ce livre qui a mon avis n’apporte pas grand chose. les sujets intéressants (Education Nationale par exemple) son passés sous silence.
Je n’ai pas dit qu’un surdoué était paresseux. J’ai dit que, souvent, il ne savait pas ce que c’était que l’effort. C’est assez différent.
Dans un cas on n’a pas envie de faire. Dans l’autre c’est la méthode qui manque.
« Certains auteurs que j’ai pu lire estiment meme que mai 68 a rendu le surdon tabou en France, rien de moins »
Oui, vous avez déjà évoqué ça – je serais contente de savoir qui en parle.
« Oui, vous avez déjà évoqué ça – je serais contente de savoir qui en parle. »
entre autres Arielle Adda(thierry brunel) dans son livre « adultes surdoués trouver sa place au travail… »…dans les premieres pages mais j’aivais lu ailleurs une reference plus explicite
Je suis entrain de lire des ouvrages en anglais et autres langues et tres surpris (c’est le moinsqu’on puisse dire) par la difference de discours sur les surdoués par rapport aux auteurs francophones
Je vous posais la question car je n’ai rien trouvé d’explicité dans le livre écrit par A. Adda et T. Brunel.
« difference de discours sur les surdoués par rapport aux auteurs francophones »
Que notez-vous ?
« dans notre belle France qui souffre durablement de ses excès idéologiques, le sujet avait ete enterré par la bienpensance depuis mai 1968 car… suspecté de relents d’eugenisme »
elle se refere au sujet des surdoués + lire la suite
(arielle adda) ca me semble suffisamment explicite !
… Mais pas plus de référence que ça.
elle developpe un petit peu dans les lignes qui suivent…
un des problemes constants de la litterature en langue francaise sur les surdoués c’est que certains ne sont pas developpés (ex : de kermadec et l’education nationale, elle ne developpe jamais le sujet bien qu’elle reconnaisse que l’education nationale est une mediocratie)
Je crois qu’il y a un gros probleme en France ou Europe de politiquement correct !
J’ai ete moi-meme confronté a un mur quand j’ai voulu aborder ce sujet dans une conference sur les surdoués
Pour avoir lu en détail les livres de Jacobsen et Streznewsky, parcouru les sites de SENG ou encore davidsongifted, rien de vraiment en détail sur le sujet qui vous préoccupe : l’Education Nationale.
Seul un document aux Etats-Unis traite frontalement du sujet.
Le document original, paru en 2004, intitulé « A Nation Deceived » (téléchargeable en français sous le titre « Une Nation trompée« ) dénonce le système scolaire américain. L’un de ses auteurs est Nicholas Colangelo, bien connu sur le sujet.
Un nouveau rapport et sorti en 2015, non encore accessible gratuitement : « A Nation Empowered« , sous-titré « Evidence Trumps the Excuses Holding Back America’s Brightest Students » qui pourrait se traduire en Français par : « Une nation qui se prend en main » / « Les preuves l’emportent sur les mauvaises excuses pour ne pas soutenir les étudiants américains les plus brillants » – le sous-titre à lui seul donne quelques idées sur l’état d’avancement de l’acceptation du surdon aux Etats-Unis, malgré toute la littérature et les recherches.
merci pour les liens. Aux etats-unis au moins on en parle..
En France, le sujet est passé sous silence !
Bonjour,
Le temps de vacances, c’est toujours l’occasion de faire le bilan de l’année écoulée. Et franchement, je dois dire qu’elle a été dur pour moi.
Le plus difficile à gérer pour moi : les critiques des autres, l’ambiance délétère dans laquelle je travaille.
Effectivement, il est difficile de savoir si je vais évoluer vers quelque chose de meilleur, et en meme temps, comme dit ma mère « de quoi te plaint tu ? » donc je ne me confie pas à elle.
Comment faire face à une critique sans que ca ne me détruise ? Cette question , je la tourne dans tous les sens depuis un bon bout de temps, surtout qu’elle me fait prendre parfois des décisions qui ne sont peut etre pas les bonnes. Là ca devient problématique, moi qui aime controler les choses.
J’ai l’impression de ma diviser en 2 face à une critique, ou une personne qui m’agresse : la fille qui regarde et accueille le propos, sans broncher, et l’autre fille qui n’est pas au meme endroit. Cela me fait le meme effet que quelqu’un qui subit une grosse agression, et dont l’esprit se détache, pour mieux se protéger, et ne pas devenir fou.
Comment ai je fait pour en arriver là ? je pense qu’il s’agit de se confier, mais là moi pour me confier….. c’est trop dur.
Alors on garde tout, mais je ne pense pas que ce soit la meilleure solution.
L’autre raison, il faut bien l’admettre, c’est que je ne peux me démettre de mon ancienne image (ou ancien role) dans la structure ou je travaille, vu que j’ai changé de poste mais suis restée dans le meme service.
Mes nouvelles compétences ne sont pas reconnues, et on me recale au role que j’avais avant, c’est à dire celui d’exécutant.
Donc je régresse. Ca ce n’est certainement pas bon pour moi.
En meme temps, je me sens plus libre : comment est ce possible ? comment peut ton se sentir plus libre et plus mal à l’aise à la fois ? peut etre est ce là l’expression des 2 extremes finalement ? question de maturité dans la découverte de ce que je suis ?
Mais enfin, cette période de doute que j’ai vécue cette année va t elle s’estomper ? ou perdurer ?
Oui car la critique, ca remet en cause mon existence, alors que ce n’est pas logique quand on y pense, une critique ca ne vise qu’à nous améliorer (mise à part certaines qui sont destinées à nous détruire, de la part de mal intentionnés….) mais la plupart du temps une critique se doit de déclencher du positif (?).
Moi ca me détruit. Il faut dire que j’ai un fort pouvoir de destruction, qui me pousse à ne pas faire toujours ce qu’il faudrait pour mettre en avant le meilleur de moi meme, mais là je sèche, je ne sais pas comment m’en départir.
Ce pouvoir de destruction envers moi me procure meme une certaine satifsfaction (c’est dire….) ou une certaine délivrance : délivrée de qui ? de quoi ? tout ca reste bien au fond de moi, mais je ne peux identifier ces ressorts là , qui me font me bloquer sur certaines situations, et me font certainement échouer parfois.
Alors, oui j’attends de vous des astuces pour gérer la critique, et gérer des personnes parfois insistantes ou envhissantes, tout ceci dans le cadre professionnel.
Vaste programme…. j’attends quelques conseils, car j’ai baissé les bras je l’avoue. Je n’ai pas la clé pour en sortir actuellement.
Amicalement, Cricri
« Alors on garde tout, mais je ne pense pas que ce soit la meilleure solution. »
Pouvoir partager ses questionnements au calme, en prenant le temps. Pouvoir étudier certaines situations à froid. Pouvoir revenir sur des éléments du passé et en démonter la mécanique sans passer par le prisme de notre seule construction intellectuelle, oui, c’est important.
Mais pour ça, effectivement, il faut accepter de faire confiance à quelqu’un. Et trouver le thérapeute (ou le coach, ou le mentor) adapté c’est parfois une très longue marche….
J’entends estime de soi en berne (qui rend si fragile face à la critique et si compliqué l’affirmation de soi).
Au demeurant, la critique n’est pas là que pour faire progresser : oui, si tout le monde fonctionne pareil – non, quand on fonctionne différemment et c’est votre cas; alors la critique risque de devenir une atteinte à l’être.. et d’ailleurs vous le percevez, il me semble, qui dîtes que ceci remet en cause votre existence.
Cricri, il est important que vous acceptiez de l’aide pour avancer et vous sortir de ce détroit. La communauté de Talentdifferent, à mon sens, ne sera pas suffisante, quelques bons soient et avisés soient ses conseils.
Hello Cricri,
Les critiques qui détruisent, ça me parle drôlement bien. Certaines phrases restent gravées dans mon crâne comme si on les avait marquées au fer rouge pour toujours. J’ai beau savoir que la personne qui les a émise n’est rien pour moi et qu’une heure de conversation avec elle me fait mourir d’ennui, rien à faire. Dugomette m’a balancé un truc il y a 5 ans parce qu’elle avait raté son poulet au citron le matin, et je ne m’en suis toujours pas remise, c’est rien de dire que je m’énerve toute seule quand même d’y penser encore. Et 5 ans après, cette gourde en plus n’y est vraisemblablement plus pour rien. Je sais on frôle la psychose.
Bien, une fois qu’on s’est dit ça, de nombreuses lectures qui m’aident si ça te tente. Qui ne sont rien d’autre que la mise en pratique d’une « jolie » phrase des enfants : « c’est celui qui dit qui y est ». Autrement dit, ce que les autres pensent et disent de nous (et réciproquement) n’est que la projection de leur propre monde. Y’a RIEN à en faire, sauf à les laisser délirer, et éventuellement à exiger qu’ils se calment si on est pas encore un grand moine zen. Surtout ne pas se remettre en question, c’est i-nu-ti-le. Pourquoi ils font ça? Parce qu’ils ne s’aiment pas, et qu’ils projettent sur toi parce qu’ils savent que tu ne vas pas leur en coller une, point barre.
Les quatre accords toltèques en parlent bien. La communication non violente de Marshall Rosenberg (bouquins, vidéos), qui change la façon de penser, renverse le paradigme et permet de s’occuper de soi (ça me touche? Quel est mon besoin pas nourri (le mine à moi pas celui de gaston)? Ah bah oui dis donc, un truc de fou, j’ai besoin de douceur dans la relation. Dis machine, j’ai besoin de douceur dans la relation, alors tes vacheries avant le café et même après, mollo sinon je vais devenir agressive, vu que mon besoin est pas nourri).
Et plus récemment, Byron Katie (bouquins, et vidéos sur youtube) qui est intéressante pour remettre ses pensées en question, et surtout se rendre compte à quel point on se fait du mal tout seul, et que les autres n’ont aucun pouvoir sur nous.
Garder tout? Pour faire plaisir à qui dans le fond? Ca ne rend service à personne si tu regardes bien… je te recommanderais bien « Cessez d’être gentil, soyez vrai » 😉
Hope it helps!
Cricri encore!
Tssss je suis lancée sur mon sujet préféré… »exiger qu’ils se calment », c’est pas toujours possible, ils font ce qu’ils veulent. Mais la bonne nouvelle c’est que toi aussi du coup!
Il y a des environnements qui nous conviennent aussi + ou – bien. Parfois, on est vraiment pas au bon endroit par rapport à ce qu’on est, parfois si. On peut changer d’environnement…ou pas (boulot, pas simple par exemple, mais faisable néanmoins si on ne se laisse pas guider que par la peur). Quoiqu’il en soit, on peut se nourrir à côté, c’est ce que je fais depuis 20 ans. Dernière chose que j’ai apprise récemment, refuser la réalité équivaut à se taper la tête contre un mur en béton, plus solide que les os de notre crâne, le mur gagne à tous les coups. Un chef devrait, mes parents devraient, mon mari, me mec en voiture, etc, je ne te fais pas toute la liste.
Ils devaient tous, mais ils ne font pas. Bien, j’en fais quoi, moi? Je regarde de quoi j’ai besoin et je commence par me donner à moi de l’empathie. Et le cas échéant je formule une demande.
Quand on est très très en forme, on peut même passer du « ha quel con » à « rhoooo le pauvre qui ne sait pas faire autrement ». C’est pas le plus important, mais ça fait du bien parfois. Bon, j’en suis pas toujours là j’avoue 🙂
Dernières lectures : Christiane Singer, Thomas d’ansembourg, et pour reprendre des forces, Clarissa Pinkola Estes.
C’est mon programme quasi quotidien tout ça, je partage! Bises!
@Cricri et lechalote.
Ah ben oui, els critiques qui détruisent, c’est sûr ça parle. mais je dirais, dans les deux sens. « C’est celui qui dit qui y est »? ok. Pfff, alors ça devient compliqué.
Vous le savez, les surdoués ont la réputation d’être des gens très critiques. Rien n’est jamais assez bien, assez parfait, les projets vont tomber à l’eau, les gens pas assez compétents, sont bizarres, etc.
Je renverse : selon cette théorie du « c’est celui qui dit qui y est », le surdoué ne se sent jamais assez parfait, jamais assez bon, il est bizarre, etc. Oups, ça sonne assez vrai. Avons nous donc tous raté le poulet au citron en même temps que Dugomette?
Je me suis lancé un défi : ne pas critiquer. Admettre que les gens sont ce qu’ils sont. Ils font ce qu’ils peuvent. Comme moi. Juste ils sont un peu aveugles des sens, aveugles de la perception et de l’intuition. C’est frustrant, et ça énerve, soit.
Evidemment, je suis beaucoup critiquée. Ca, c’est le plus compliqué.
Donc, si ça peut donner des idées, j’ai quelques petits trucs qui marchent parfois.
Le premier, c’est me dire que pendant que les gens me critiquent (monde professionnel), ils ne font pas avancer leurs affaires. Si j’arrive à ne pas en tenir compte, moi je gagne du temps et mes affaires prospèrent pendant ce temps!
Le deuxième, c’est d’encaisser, de réfléchir (je n’ai aucun sens de la répartie, et il semble que ce soit le cas de bien d’entre vous, et notamment de toi, Cricri, sinon les critiques ne te détruiraient pas autant). Puis quand je sais quoi répondre, je crée l’occasion, et là je tue l’autre d’une parole qui tue (avec le temps de réfléchir, ça je sais faire).
La troisième, c’est quand je suis zen comme un moine bouddhiste. je prends aussi le temps du recul, et je demande dès que je revois le critiqueur « si tu dis ça, c’est que quelque chose que j’ai fait te perturbe. explique moi clairement ». ça désamorce à tous les coups, mais je ne suis pas encore le Dalai lama.
Je commence seulement à comprendre/sentir que nous sommes différents, tellement différents que nous en devenons sans doute insupportables parfois. Il est très difficile de sentir la différence sans générer un sentiment de supériorité.
Ces derniers temps, un drôle de truc est apparu dans ma tête. Jusque là, je voulais absolument donner l’issue que j’ « intuitionnais » sur les idées ou projet des gens. Depuis quelques temps, je m’en fous. J’arrive à ne pas dire. Du coup, je semble donner l’impression de quelqu’un de bien plus « gentil ». Oui ok, c’est totalement idiot. mais ça semble marcher comme ça. Donc….je reçois moins de critiques parce que le les énerve bien moins.
Finalement, ne pas recevoir de critique c’est ne pas avoir à les gérer!!!! 4ème solution donc.
Bon, l’enfer ce sont les critiques des proches…mais là je n’ai pas encore bien d’idées, alors je me tais.
Bonjour Cri-cri,
Quand à la critique qui résonne depuis des années…un jour, un examinateur de concours m’a « testée » en me poussant dans mes retranchements, sans mal y penser, mais a explicitement remis en cause la culture générale, qu’à ma manière bizarre mais efficace, j’avais constituée à partir de bouts de choses, de milliers de livres, en éventail, en toile d’araignée, en réseau, en arborescence, bref, tout sauf une culture générale académique…j’ai défendu « ma » drôle de culture, avec conviction, presqu’en colère, et il m’a fait un sourire immense, semblant dire « bravo, voilà ce que je voulais entendre »… seulement voilà, ce qui s’est ancré, comme une tique accrochée dans la peau de mon égo, ce qui a enflé, m’a obsédée, perturbée et minée, c’est ce qu’il avait dit d’abord, cette critique violente de MA culture générale zébrée, immensément étalée et pleine de trous à la fois. Pas cinq ans, non…plutôt 15…
J’ai progressé depuis que je me dis, lorsque l' »autre » me balance quelque chose qui me blesse, « je te rend ce qui t’appartient », car il s’agit de projections qui ne sont pas les miennes. J’ai aussi beaucoup progressé grâce à Byron Katie que vous citez, dont on trouve des conférences en ligne: pendant que l’autre m’envoie du « Tu » qui tue, je remplace mentalement ce qu’il me dit par du « Je », son « Je », et j’entends sa souffrance car c’est bien de lui qu’il parle en parlant au « Tu ». Et ma compassion pour cet autre peut remplacer la colère. Si l’autre parle de lui quand il critique, si ce sont ses peurs qui s’expriment, comment lui en vouloir? Bon, ok, sur le moment ils me sont pénibles, les autres, je peux même en pleurer et tempêter, mais sur le long terme je leur pardonne. Chacun fait ce qu’il peut…si je peux me mettre à la place de l’autre et que l’autre ne le peut pas, ma foi, c’est à moi que revient cette part du boulot. Et, j’ai bien dit compassion, pas pitié. L’autre est mon égal et mon différent.
Crici prenez soin de vous et apprenez a vous proteger le monde du travail n’est ni humain ni bienveillant, surtout aujourd’hui. Il y a 20 ans, les gens etaient plus relax
Votre perfectionnisme, votre sensibilité et vos doutes ne vous menerons nulle part dans un tel systeme.
Beaucoup endossent leur armure pour affronter cette arene moderne ( les salariés etant les nouveaux esclaves du patronat au sens propre et figuré, surtout a l’heure de la mondialisation).
PS : je viens d’ecouter Corinne Maier (« Bonjour paresse ») dans ses interventions publiques. j’aime de plus en plus cette femme qui n’a pas peur de jeter un pavé dans la marre et lance le debat…
j’ai lu avec interet le dernier ouvrage de cecile sur les surdoués au travail et je me permets de faire les commentaires suivant
p 27
orientation professionnelle : actuellement cette orientation est tres peu serieuse a mes yeux en terminale, surtout face aux enjeux et un marche de l’emploi en deconfiture (pas de droit a l’echec)
ceci ne concerne bien sur pas uniquement les surdoués mais est encore plus scandaleux dans leur cas : gachage de talent considerable
par ailleurs il est vrai qu’un surdoué peut reussir dans beaucoup de domaines mais tous ces domaines ne sont pas porteurs ou adaptés (d’un point de vue
psychosocial, ex : hierarchies pesantes dans les grandes entreprises qui exigente docilité et conformisme si pas cretinisme cfr Ford, Carglass)
J’ai fait reparer ma vitre chez Carglass (le vrai client c’est la compagnie d’assurance, qui veut du pas cher et rapide pas vous), j’ai du retourner
3 fois tellement le travail etait baclé. mais apparemment les gens aiment bien qu’on leur serve de la m* car si tout le monde retournait trois fois
je doute que cette entreprise soit rentable
P. 20
concernant l’education nationale, il y a tout un debat a mener si pas des livres a ecrire mais moi-meme j’ai ete confronté a un mur quand j’ai voulu aborder
la responsibilité de l’enseignement dans la construction du surdoué dans des conferences.
De ce point de vue je ne suis pas d’accord avec cecile au sujet de la paresse ou sous-performance du surdoué. c’est souvent un conditionnement social, quand l’intelligence est mal vue
(le premier de classe est mal vu et ostracisé), la surperformance n’apporte egalement rien en terme de reconnaissance (theorie de la motivation)
Le surdoué est au volant d’une porsche mais l’education nationale a mis une limite a 10/20, au-dela on a a reussi et plus d’effort n’est pas necessaire
De plus il y a parfois pression des enseignants sur l’eleve quand un surdoué remet en cause ou questionne trop dans des matieres des sciences humaines (vecu personnel, cours histoire par exemple par contre dans les sciences exactes j’ai pas ete confronté a ca, c’est tres significatif des enjeux du
pouvoir dans les matieres scientifiques ). l’ecole n’est pas un lieu de debat mais de formattage social.
p 125
exiger un statut d’handicapé pour le surdoué est selon moi le monde a l’envers
c’est le monde de la (grande) entreprise qui est gavé de cons
personnellement j’ai constaté par ailleurs que dans des petites entreprises certaines caracteristiques du surdoué sont plus valorisées
– on peut pas se permettre de payer des incompetents comme dans les grandes entreprises
– la polyvalence et debrouillardise, points forts du surdoués y sont valorisés
– moin de jeux politiques et/ou hierarchies moins pesantes en tout cas, structure plus simples (les jeux politiques dans les multinationales sont parfois hallucinants)
– certains petits patron sont deja des originaux eux-meme contrairement aux patrons des grandes entrrprises qui ont du demontrer un conformisme et loyauté sans bornes
– acceptation sociale du surdoué meme avec ses excentricté quand sa valeur est reconnue, on n’est pas un clone interchangeable et jetable comme en grande entreprise
– moins de regles (certaines sont vraiment debiles au dire de tous), de besoin de culture d’entreprise pour assurer la cohesion du monstre de la grande entreprise ou administration
le surdoué doit trouver sa voie ailleurs dans des environnements plus favorables : indepedant, PME humaine, profession liberale (pas de hierarchie et travail solo)
p 134 a juste titre cecile (combien c’est vrai en tout) parle du surdoué comme en avance sur son temps
soyons clairs la gestion des RH actuelle et certaines methodes de management sont prehistoriques ne sont possible que dans un environnement de chomage massif endemique
(pour info 6 millions de chomeurs en France sans compter le reste, chiffre digne du tiers-monde, un tel chiffre est inacceptable socialement)
p 150 attention au fait que le metier (souvent lié aux etudes) est parfois lié a l’environnement. certains metiers ne peuvent s’exercer que comme salarié en grande entreprise
donc le choix des etudes de ce point de vue est critique
P 155
l’entreprise est un systeme totalitaire, dans certaines tres grandes entreprises le PDG decide de tout, cela mené a la catastrophe de 2008 dans certaines
banques, le pdg dictateur n’acceptant aucune critique ou opinion differente de ses plus proches collaborateurs
On ne tue pas mais on harcele a large echelle avec des suites funestes (voir les suicides massifs chez France telecom, Renault etc)
P189 cette partie est un peu bisounours si je peux me permettre
apprenez a dire non, en theorie oui, mais n’oubliez pas qu’il y a des represailles et un refus de negociation manifeste parfois
j’ai deja entendu dans une grande entreprise face a une demande totalement irrealiste (selon tous les observateurs exterieurs) de la hierarchie : « ca ne se discute pas c’est un ordre »
vous pouvez tres bien vous respecter mais certaines hierarchies ne respectent pas du tout leur employés ( ex: Air France) et ca ne concerne pas qqs individus ou
un surdoué mais tous les subalternes qui sont traités comme de la merde
p 207 le surdoué est naif c’est un fait et ne voit pas
p208
« et si les surdoués etaient les survivants » …these tres interessante qui ne manque pas de piquant
pour info google trop souvent cité est un epiphenomene et basé aux US
plus globalement, il ne faudrait pas avoir peur de poser le role de l’entreprise dans la société, fournisseur theroique d’emplois qui ne rempli plus son role
et ennemi enorme de la diversité sociale . la robotisation va aussi obliger de repenser l’organisation sociale.
Concernant le monde de l’entreprise il y a beaucoup trop de politiquement correct
d’autres ressources sont interessantes en general
« bonjour paresse » Corinne mayer qui relate son experience chez France Telecom. utile aux surdoué pour comprendre l’exploitation inherente aux grands groupes
« travailler avec des cons » pour comprendre comment les normopensants fonctionnent en entreprise
« l’enfer du salariat », qui ne risque pas de sameliorer avec la loi el-khomri votée via 49.3 en France
voir les videos sur fenwick et la selection chez Carglass sur youtube
En conclusion beaucoup de choses dites dans les livre sont vraies mais personnellement j’en etait deja conscient
par ailleurs le livre n’aborde pas (je conviens que ca peut sortir du cadre) les choses suivantes
– les techniques de management nocives (management par la terreur, la pression), on peut parler de methodes de voyoux a juste titre. la recherche du profit n’excuse pas tout car aussi certaines activités
tres lucratives mais interdites (ex : drogue) devraient etre legalisées.
– dans un cadre mondialisé a vase communicants, le retour d’une forme d’esclavge et du manque de respect total des employés .
La colere et/ou revolte des employés est legitime (voir le cas recent d’Air France ou le debordements ont etre legers face a la violence des DRH et du patronat)
– la dicohtomie entre les etudes superieures (fac etc) qui favorise la perfomance intellectuelle et l’entreprise qui favorise
le conformisme et la docilité, respect de la hierarchie. De plus dans un environnement de dernieres années apres la selection (these , master) le surdoué a plus de chances d’etre
au sein d’autres surdoués, ce qui facilite la communication et sociabilisation. Lors de mes etudes mon surdon ne m’a jamais posé probleme meme socialemnt (je me suis fait pas mal d’amis a la fac
et j’avais une vie sociale tres active), mes etudes (inge + divers masters) ont ete brillantes meme un diplome recent avec un certaine reconnaissance (certains profs m’on meme demandé de travailler pour eux)
Alors qu’en entreprise on retrouve parfois de reels sous-doués a des postes importants (parfois ce n’est meme pas compensé par un bon relationnel, ces personnes sont unanimenent detestées mais ont du pouvoir,
vous parlez d’un charisme !) arrivés la-bas par des jeux politiques, ou un appui.
J’ai beaucoup d’anecdotes personnelles a ce sujet. Dans mon cas personnel le monde de la grande entreprise a ete la douche froide a laquelle je n’etais pas preparé. Je me suis senti mieux
dans les deux (trop rares) PMEs ou j’ai travaillé
Globalement ce livre de Cecile est bienvenu et interessant, une bonne synthese meme si il presente certaines lacunes il comble un manque cruel de litterature en langue francaise concernant ce sujet particulier et je suis sur, apportera des reponses
aux gens moins aux fait du surdon, qui est un sujet vaste et complexe auquel je suis attaché
J’aurais aimé aussi que l’ouvrage soit plus fouillé et parle de certains travaux de recherche (ex le hollandais Noks Nauta)
Ce que j’attends toujours par contre ce sont des idées novatrices sur les surdoués
Merci de ce compte-rendu circonstancié Lepat ! 🙂
Les contraintes d’édition sont terribles : j’avais droit à 380.000 signes (ça correspond au livre paru) et j’étais contente d’avoir respecté la consigne… sauf que dans les signes, il fallait compter les espaces = mon manuscrit initial comptait 700.000 signes, espace inclus. Autant vous dire que le sabrage a été particulièrement éprouvant.
Je me suis focalisée sur l’essentiel : ce qui fait le décalage dans le monde du travail, un décalage qui commence dès l’école, et où l’orientation fait beaucoup de dégâts.
Je ne suis pas entrée en détail dans le procès des entreprises (ça aurait fait beaucoup plus que 700.000 signes !) : ce n’était pas le propos (même si je cite de Vries/INSEAD qui a sorti un papier intitulé « Le psychopathe dans la Suite C » dans lequel il mentionne que les qualités appréciées en entreprises seraient qualifiées de pathologies mentales ailleurs).
J’ai bien conscience, au regard de tous vos commentaires précédents que vous n’avez pas appris grand chose avec mon ouvrage.
.. Mais bon.. d’autres y ont trouvé / y trouveront un point d’ancrage pour prendre du recul et réfléchir.
Car, oui, j’ai, comme pour mon premier ouvrage, avant tout procédé à un travail de synthèse et de mise en perspective des études que j’ai identifiées (500 Mo de données environ) et demandé à des témoins de réagir pour replacer les résultats de ces études dans le quotidien du travail.
Pour ce qui est de Noks Nauta (c’est une dame), son ouvrage et les papiers auxquels elle a contribué font partie de la bibliographie présentée en fin d’ouvrage – de même le site de sa Fondation est mentionné. Et je la cite assez régulièrement, ainsi que Frans Corten, dans mon ouvrage (au moins 10 fois chacun en me fondant sur mon moteur de recherche interne au document).
Le travail que Noks a effectué, seule ou avec Frans Corten, Siewke Ronner ou encore Donatienne Brasseur est remarquable, et je ne cesse de faire la publicité pour son bouquin « Gifted Workers – Hitting the Target » dont je ne désespère pas qu’il soit traduit en français.
.. Pour la partie bisounours, il me semblait important de proposer quelques pistes pour soulager le quotidien, autant que faire se peut, quand on n’a pas la possibilité de claquer la porte.
Enfin, j’aime bien citer la phrase d’Isabelle Padovani « »Tous des cons », c’est un grand cri d’amour frustré«
@Cécile,
ma pêche du matin dans le Monde:
Embauche-t-on les femmes quand ça va mal ?
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/07/12/embauche-t-on-les-femmes-quand-ca-va-mal_4968525_4355770.html#LiKEEraHTO27mwoS.99
Chan
Edifiant…
@lepat:
donc, en résumé, la critique étant aisée mais l’art bien plus difficile, une suggestion pour toi, au lieu d’attendre toujours: recherche, pense, écrit, crée ! on se fera une joie ici de lire ton papier, … enfin j’espère !
Bonne route !
Chan
ce n’etait pas une critique mais une volonté de lancer le debat et je vois que ca marche !
D’une certaine façon, je suis aussi resté sur ma faim tout en devant reconnaître la présence de bien des bons conseils. Seule interrogation, sont-ils spécifiques aux SD?
Somme toute, étant ici dans mon domaine de spécialité, ce qui manque, et pas qu’ici, c’est une réflexion quant à ce qu’est le travail et les formes qu’il prend aujourd’hui. Sachant que les mutations sont nombreuses malgré une persistance de logique.
Ce que je n’ai que peu lu, sauf dans le passage sur la possible syndicalisation du SD, c’est la difficulté à agir dans un milieu de travail dans une logique, o combien affirmée par certains discours d’entreprise et de développement personnel, de réalisation de soi. Ceci tout en devant, j’insiste sur ce verbe, avoir conscience des aspects destructeurs de cette logique d’affaire en termes sociétaux et environnementaux.
Et ceci, même le NP, peut le percevoir, on se crève dans un système de profit qui n’a que faire de ceux qui restent de côté.
J’irais même jusqu’à dire que c’est toute la stupidité du HP que de se faire un burn-out dans ce système qui lui convient si bien: pouvoir se donner à fond sans reconnaissance.
Comme le dit Cécile, un peu d’intelligence stratégique serait parfois bienvenue…
Fabrice Micheau dit la même chose en soulignant les opportunités conjoncturelles qui y a aujourd’hui pour les SD.
Mais entendons-nous bien ses mots: conjoncturelles, opportunités et, j’ajoute, domaine du travail. Il serait peut-être temps de relire Habermas et de comprendre que le travail et major stratégique, ce n’est pas le lieu de la vérité.
Et tant qu’à avoir un brin d’intelligence, il faudrait aussi s’en servir pour remettre l’économie en place dans les autres systèmes dans lesquels elle doit s’inscrire en tant que sous-système subordonné.
Je redoute que certains SD se laissent aujourd’hui abuser en mettant leurs capacités au service d’un système qui n’en a que troo besoin pour survivre dans les conditions qu’il affronte; c’est à dire centres des limites à son autophagie.
Du reste, et c’est ce que dit bien le livre de Cécile, ce système n’a que faire de vous faire avancer en remerciement de ce que vous lui apportez. Vous êtes trop dangereux pour son homéostasie. Mieux vaut des crétins qui maintiennent la logique que des intelligents qui la questionnent.
Et, comme la grande majorité de l’humanité, vis avez besoin de travailler et ferez avec tout en vous mordant les lèvres.
Somme toute, Cécile le dit bien, vous avez quelques choix qui peuvent vous apporter un peu de bien-être dans garanties de succès financier.
Passer indépendant, cela se défend. Vous de trouver les clients qui paieront votre niveau de qualité.
Je pense surtout que nombre de nos qualités doivent nous attirer vers les professions dites libérales dans lesquelles l’exigence de vérité justifie des prix demandés.
Je pense ainsi à toutes les professions qui touchent au conseil, à la santé, à la justice, au développement etc…
Enfin, je dis cela mais je vous bien que nombre de nos chamanes modernes sont des machines à profit très habiles à nous séduire.
J’en connais même tout près spécialisées dans les HP
je pense aussi que les surdoués sont plus fait pour professions liberales, etre independant etc. Mais tout ceci implique une orientation des la terminale pour le choix de etudes superieures. Il faut dire aussi que dans notre société liberale, c’est a chacun de s’adapter et tant pis pour les mal informés et ceux qui sortent du cadre.
Un specialiste de la douance (il va d’ailleurs beaucoup plus loin que cecile) m’a dit que les surdoués ne doivent pas travailler comme salariés en grande entreprise. ca ne leur convient pas, c’est evident. j’ai deja developpé ce point a moultes reprises sur ce site
« les surdoués ne doivent pas travailler comme salariés en grande entreprise »
Certainement.
… Mais quand vous vous découvrez surdoué à l’âge adulte, que vous êtes déjà en entreprise, et que vous y êtes coincé pour moultes raisons : comment faîtes vous ?
« les surdoués ne doivent pas travailler comme salariés en grande entreprise »
Vraiment ?
Je pense que certains s’en sortent très bien : ceux qui ont un grand équilibre augmenté des bonnes connections sociales.
Il est peut-être quelques domaines où il est possible d’avoir une production créative et personnelle. Je pense à le recherche… Mais on fait qu’elle est; elle aussi sous pression… J’aurais pensé à la littérature quelle qu’elle soit… Mais à lire vos contraintes d’édition, j’en doute. Alors quoi? L’art? Rien de plus incertain pour manger à voir faim.
Souvent, je me répète tout le travail que nous devrions accomplir si nous nous trouvions isolés sur une île. Cela remet un peu les idées en place quant à ce que l’on aime, doit ou peut faire. Ceci dit un peu du pourquoi vous ne pouvez quitter votre job, mêlé en abaissant drastiquement votre niveau de besoin.
Ensuite, reste à considérer stratégiquement vos options sur base d’une très bonne connaissance de vous-même et de votre environnement. Mais ne vous y trompez pas, vous restez dans un environnement de relations avec contraintes, opportunités et satisfaction à apporter. je pense qu’un équilibre est tout à fait possible à cet endroit. Il est même nécessaire mêlée son nécessité un peu d’abandon de soi.
C’est que SD nous n’échappons pas à ce que nous sommes mais que nous sommes pressés d’en tirer le nectar à notre époque sauf à vivre reclus… Et encore.
Travailler comme indépendant? J’ai envie de dire oui mais là aussi les contraintes imposées par d’autres peuvent être extrêmement puissantes et la nécessité de gagner sa vie peut conduire à l’épuisement ou au sacrifice de la qualité….
« Vivre reclus », pour échapper aux contraintes? Sommes nous si réfractaires aux contraintes? ou sommes nous réfractaires uniquement aux contraintes qui
1. viennent des autres
2. nous apparaissent totalement superflues, inutiles, sans fondement?
J’ai entendu toute ma vie « tu ne supportes pas qu’on te dise quoi faire ». et c’est vrai. Une véritable allergie! Dites moi de faire blanc et je ferai noir, même si blanc semble plus adéquat. Mais bien sûr, je ferai en sorte de démontrer que noir était quand même une meilleure idée 😉
Les contraintes restent en effet puissantes, et nous ne sommes semble t il pas en mesure de les accepter facilement. Cela dit, il y a des contraintes partout et dans tout, la seule possibilité est de choisir ses contraintes. Au mieux….
Esprits libres, si le monde matériel nous contraint, quelle liberté nous avons dans la tête!
« « les surdoués ne doivent pas travailler comme salariés en grande entreprise »
Certainement.
… Mais quand vous vous découvrez surdoué à l’âge adulte, que vous êtes déjà en entreprise, et que vous y êtes coincé pour moultes raisons : comment faîtes vous ? »
C’est effectivement mon cas et je suis en fin de carrière et ce spécialiste de la douance j’ai été le consulter récemment, j’aurais bien sur préferé le savoir précedemment
Par ailleurs je viens de lire certain auteurs qui estiment même que le surdon est tabou en France depuis mai 68, rien de moins !
de par mes spécialités je ne peux que travailler quasiment qu’en très grande entreprise., sauf mon dernier et actuel employeur mais c’est ultra-niche avec les risques que cela comporte
« Je pense que certains s’en sortent très bien : ceux qui ont un grand équilibre augmenté des bonnes connections sociales. »
Je ne le crois pas… Ce spécialiste de la douance était assez catégorique et assez surpris que j’ai toujours travaillé en grande entreprise. Le spécialiste de la douance m’a dit que c’est du au fait que les qualités du surdoué y sont de peu d’utilité en général (compétence, polyvalence, travailleur) dans ces grandes structures hiérarchiques (c’est surtout cet aspect qui joue) alors que les qualités requises (conformisme, docilité/soumission, fayotage, sens politique fin) ne sont en général pas le point fort du surdoué (déjà par définition le surdoué n’est pas dans le moule et pourra faire peur même par ses compétences a ses chefs). Plusieurs articles vont dans le même sens.
https://www.cadremploi.fr/editorial/actualites/edito/detail/article/pourquoi-l-entreprise-prefere-les-imposteurs.html
http://www.usinenouvelle.com/article/mettre-un-surdoue-sous-un-manager-moyen-bosseur-et-politique-est-catastrophique-expliquent-thierry-brunel-et-arielle-adda.N317729
je crois qu’il faut être réaliste et plutôt que d’essayer de faire entrer le surdoué dans un moule trop petit pour lui, il vaut mieux essayer de l’orienter vers des cadres qui lui conviennent mieux, ou il peut s’épanouir et être déjà plus heureux (même si la souffrance au travail touche un grande majorité des français !)
http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2016/01/24/soufrance-au-travail-oubliez-le-psychologue_4852707_1656994.html
L’article de l’usine nouvelle a un titre destiné à accrocher – il reprend donc la remarque de Thierry Brunel. Et fait oublier ce que dit Aielle Adda et qui est tout aussi important : « A.A. – Le contexte familial va jouer un rôle. Certaines personnes douées n’ont jamais eu aucun les problèmes que nous avons évoqué jusqu’ici. Ils ont eu des parents qui les ont compris, les ont aidés, stimulés… Dans le monde du travail, c’est pareil. Tout va dépendre de l’ambiance de travail dans laquelle évolue la personne. J’ai eu un patient qui était très bien. Sa chef de service était elle-même une personne douée, elle avait recruté des gens qui lui ressemblaient. C’est une question de chance. Quand cette chef est partie, la situation s’est dégradée. »
Pour ce qui concerne l’article de Cadremploi – oui, bien sûr – les recherches le montrent bien : l’entreprise cherche d’abord et avant tout quelqu’un qui soit conforme – question de cohésion d’entreprise. Ca n’empêche pas qu’un surdoué puisse trouver sa place, à condition de se camoufler (ce qui ne signifie pas abdiquer sa personnalité – ça signifie simplement, investir la place de l’intérieur, avec la possibilité ensuite de faire évoluer la structure – c’est à mes yeux l’objectif ultime de l’intelligence stratégique). Et c’est la conclusion de l’article « de temps en temps, un extra-terrestre passe entre les mailles du filet. Un cadre différent entre dans la place. Mais il veut progresser, comme tout le monde. Il la veut cette promo, ce fauteuil au codir, comme ses collègues. Alors il fait comme tout le monde, il s’adapte, il se coule dans le moule. Il devient un imposteur. « .. si ce n’est que le raccourci « il devient un imposteur » me semble très subjectif : il vaudrait mieux dire « il endosse les apparences de l’imposteur » – comme un caméléon au final.
Quant à l’article du monde « oubliez le psychologue » il est surtout là pour pointer les dérives du management et dénonce assez justement le réflexe u recours au psy en signalant que c’est « Une façon de lutter contre l’hypocrisie d’une société qui gomme les conflits sociaux pour ne pas avoir à les aborder « .
Je n’ai hélas pas accès à la totalité de l’article, mais le point de vue de Sylvie Kaufmann doit être rappelé, qu’elle présente dans une tribune du journal Le Monde
« Il y a la violence monstrueuse du terrorisme, meurtrière, aveugle, impensable dans sa froide progression. Elle peut être considérée comme exogène, même si ses auteurs ont souvent grandi parmi nous : ils sont, de leur propre aveu, en guerre avec notre société. Et il y a la violence que nous produisons nous-mêmes dans le cours de la vie publique, intellectuelle, verbale, ou physique. […] En France, c’est un discours politique qui dérape plus souvent qu’à son tour. Ce sont les « incivilités » que l’on finit par trouver ordinaires. Ce sont des médias qui oublient toute réserve sur la violence des images qu’ils offrent aux téléspectateurs… »
Aussi minoritaires que nous soyions, nous, surdoués, avons une responsabilité pour que l’augmentation des incivilités en entreprise n’augmente pas – aussi dur que ce soit (et d’autant plus car ous sommes si minoritaires), nous ne devons pas nous laisser aller à des envies de violence, à des envies de monter des murs.
Le dialogue est nécessaire – il impose de sortir de sa zone de confot.
Mais il fait aussi progresser.
le contexte de l’entreprise joue un role bien sur, mais actuellement le management toxique est tres repandu partout (dans les PMEs moins a ce que j’entends). C’est la logique du systeme qui veut cela.
Comme Crici a dit les salariés vivent dans la peur. Dans les dictatures on vivait aussi dans la peur… du machiavel pur…
camoufler son surdon pour survivre en entreprise ? pourquoi pas et quoi encore je dirais meme… surtout apres des etudes ou votre surdon a ete glorifié de par vos resultats brillants.
la psychologisation de problemes sociaux est un des scandales de notre société mais c’est voulut politiquement car cela contribue a la stabilité sociale
La violence est presente en arriere-plan dans tout rapport de pouvoir. Que dire a ces salariés d’Air France a la violence presque symbolique (dechirer une chemise n’a jamais tué grand monde) face a la violence du grand patronat ?
reduire le salarié au rang d’esclave, est-ce une evolution sociale saine ?
la verité c’est que le systeme est de plus en plus en France deglingué et ca va finir tres mal
J’ai souvent envie de rebondir sur tes commentaires, car l’entreprise et ceux qui la composent m’ont valu pendant 20 ans et me vaudront encore j’en suis certaine des colères homériques, des états dépressifs, des interrogations sans fin sur la nature humaine et ma place sur terre, un immense besoin de me nourrir ailleurs, de ce(ux) que j’aime, de lien, de sens.
L’entreprise neo capitaliste est psychopathe, c’est un fait qui n’est plus à démontrer.
Mais les choses changent, et vite. Le documentaire « Demain » est très régénérant à ce titre. Les études montrent que les jeunes ne veulent absolument plus de ce système. Je vois des patrons évoluer à une vitesse que je ne soupçonnais pas, probablement aussi parce qu’ils perdent des ressources précieuses dans cette nouvelle économie, et craignent que leur entreprise ne s’adapte pas. Je vois enfin une énorme entreprise IT se retirer de la bourse, rachetée par son fondateur qui veut investir, et en a « ras le bol » de rendre des comptes à des actionnaires qui ne comprennent rien à son métier.
Réjouissant.
Les salariés ont peur. Ne plus avoir d’emploi, c’est ne plus exister socialement, être considéré comme un paria contagieux, et ne pas pouvoir survivre à terme. Nombre de gens ne voient pas comment faire autrement (et j’avoue que moi non plus, la sécurité n’est pas un besoin avec lequel je peux négocier, même si le besoin de sens et de respect, et la conviction qu je ne pouvais pas imposer un tel mal être à mes enfants, et aussi qu’on a qu’une vie sauf preuve du contraire, et enfin que je peux réussir à peu près tout ce que j’entreprends, m’ont permis de passer le cap de ma peur et de démissionner environ 30 fois…sans que rien ne change vraiment t ‘en doutes, mais bon, c’est parfois moins inconfortable).
Cette peur est ce qui génère les comportements aberrants que nous avons rencontrés, la mesquinerie, les couteux dans le dos, l’agressivité, et aussi les maladies graves, physiques en mentales que j’ai vues chez mes collègues.
Je ne dis pas qu’il ne faut pas dénoncer au contraire. Je m’interroge sur l’omerta qui règne quand je m’aperçois que j’ai mis 20 ans à ouvrir les ouvrages d’un Christophe Desjours sur la souffrance au travail qui me pèse pourtant depuis mes premières années en entreprise, et j’applaudis à deux mains ma copine prof à la fac qui les met dans les mains des ses élèves dès leurs études.
Prévenir et accompagner nos enfants pour qu’ils fassent des choix en conscience, en fonction de ce qu’ils sont et de ce qui est me semble capital.
Et peut-être que nous aussi, nous pouvons faire avancer les choses à notre façon, ou trouver d’autres pistes pour vivre en cohérence avec nos valeurs.
Ca demande un peu (beaucoup) de courage, c’est sûr, mais on ne serait pas les premiers. De toutes façons, il me semble qu’à un moment, on a juste plus le choix. Je ne vois pas que mon allergie à ces aspects psychopathes s’améliore avec l’âge ni que je gagne en « recul » et en « sagesse » (hahaha), au contraire, et je ressens de plus en plus l’urgence de m’en extraire.
Entre l’école et l’entreprise, je me demande souvent comment c’est possible d’enfermer et de formater autant les individus sans qu’ils ne réagissent plus que ça (vu l’état du psychisme de la plupart des gens ceci dit, on ne peut pas dire qu’il n’y ait pas de réaction…)
Bonjour L’échalote,
Diable de correcteur….
Le rebond était-il pour moi? Bon, je le sud un peu emportez en écrivant ces quelques lignes d’autant plus difficiles à rédiger que j’en suis actuellement réduit à utiliser mon téléphone.
Alors, oui, beaucoup de choses bougent et c’est inévitable. Je ne dirai rien de ‘demain’ que j’ai enregistré sur mon téléphone pour le regarder dans les prochains jours.
Je voulais surtout souligner que nous qualités peuvent être aujourd’hui recherchées dans un but qui n’est que celui de la perpétuation d’un système qui semble un peu suffoquer.
Cécile Mr semblait d’ailleurs le dire un peu à mi-mot en parlant de burn-out mais aussi de possible exigence trop forte envers les autres.
Je pense aussi que certains, peut-être surtout dans l’informatique, cherchent à tellement améliorer et faciliter les choses que cela d’erreur du travail.
En ce, nous sommes partis nous pires ennemis.
Le jour où j’ai pris conscience que je me tuais à faire le travail que cinq faisaient ailleurs, je me suis dit que ce n’était pas possible de continuer ainsi. Résultat, j’ai fait informatiser une partie et j’en fais tout autant en étant un peu plus cool.
Bon bilan pour moi, pas pour l’emploi.
Une chose qui me plaît avec notre système économique, c’est que nous sommes devenus diablement efficaces. Je dis diablement car c’est une efficacité qui dia-bolein, qui sépare ce système des autres…
Comment remettrons-nous les morceaux ensemble? Je dis nous mais ce ne sera pas nous, pas que nous.
Et oui, j’ai beaucoup aimé le livre de Cécile et, même si le champ du travail est ma spécialité d’études, je ne saurais lui en vouloir de nous donner une sorte de guide d’adaptation bien utile. À 46 ans, j’en ai peut-être juste déjà mis en pratique une bonne partie par essais-erreurs.
Je voulais juste ajouter qu’il ne faut pas être dupe du fonctionnement de ce système de travail, qu’il faut savoir y rester pleinement humain… Tout en devant s’y jeter par pure nécessité.
Je ne saurais donc mêlée pas reprocher à qui que ce soit de s’attacher à un job qui ne peut quitter.
Ce n’est la plus petite réussite idéologique de notre époque que de réussir à nous faire croire que notre job montre notre valeur.
Et je m’en inquiète quand je constate à quel point nous pouvons avoir une psychologie qui nous ferait vie embrayer au mythe de la performance.
Le surdoué athlète d’entreprise? Il y a de quoi se faire détester pas ses collègues et même par ces pseudos gourous de philosophie rh qui savent qu’ils mentent par pur intérêt.
Ce que serez demain, je n’en sais rien. Je trouve juste les temps durs et incertains.
Ceci que nous soyons surdoués ou pas. Cela vaut pour tous.
Alors, travail pour tous out disparition du travail? Je n’en suis rien.
Et merci à Cécile pour ses précieux conseils.
L’entreprise est en effet un superorganisme psychopathe dont l’objectif est le profit a tout et n’importe quel prix.
lire a ce sujet « The Corporation: The Pathological Pursuit of Profit and Power » Joel Bakan
Le reel danger c’est de ne plus mettre de limites a la recherche du profit et pas la recherche du profit en lui-meme.
Par ailleurs je suis assez reservé sur des psy du travail comme C. Dejour (dont les videos et ouvrages sont dispos sur le net) car :
– en meme temps qu’il denonce certaines methodes de management toxiques, il estime que cela peut se justifier selon un principe de rentabilité a court terme.
– il a des rapports ambivalents avec les grandes entreprises, comme ses invitations recurrentes a des colloques/conferences sponsorisées par les entreprises. Ce genre de rapport nuit a l’independance
Bonjour France de Montréal et oui, je suis de cette ville itou :0)
Comme toi, la méditation m’aide énormément. La création aussi.
Mais ce qui m’aide le plus est de vous lire. Je ré-habite mon corps de plus en plus.
La confiance et le droit d’exister reviennent doucement.
Cécile, comment peut-on faire pour s’adapter lorsque la sensibilité augmente avec l’âge?
Je réfléchis, je cherche des moyens, je veux en faire une force et non un handicap.
Pouvoir sortir mes antennes lorsque j’en ai besoin et les rentrer en cas d’agression :0)
« comment peut-on faire pour s’adapter lorsque la sensibilité augmente avec l’âge »
Bonne question…
Je crois que l’essentiel est de rester connectée à son corps et à ses besoins, et de les respecter.
L’équilibre est parfois difficile entre isolement et sociabilisation. Et on ralentit forcément.
.. Mais peut-être est-ce ça aussi « cultiver son jardin ? »
Bonjour Sourcière 😉 Moi aussi j’aimerais couper mes »capteurs » quand j’en ai envie. Et l’âge qui n’arrange rien pour l’hypersensibilité. Aux deux tiers de ma vie, j’ose à peine imaginer ce que cela sera à …90 ans! Seul moyen pour moi en ce moment: m’isoler et éviter certaines personnes/situations. Mon groupe de yoga 3 fois/sem. m’apporte joie et sérénité. Par contre, je ne peux méditer en groupe, je capte trop de »vibrations », j’ai besoin d’être seule ou avec mon conjoint.
Cécile: résultats de mes tests il y 4-5 jours, et j’accuse encore le coup: définitivement HPI même si légèrement sous 130. Résultats hétérogènes…évidemment. J’ai envie de crier, surtout à ma famille: »Voilà pourquoi je suis si bizarre, compliquée, intense, émotive, hypersensible etc.. » Doit-on le dire? J’aurais envie de »sortir du placard » mais en même temps j’ai peur de faire face à encore plus d’incompréhension.
Les autres ? Quelles sont vos expériences à ce sujet ?
Que la vie vous soit douce, à tous
Bravo encore France d’avoir fait le pas de la passation du test !
.. et contente que vous ayiez eu affaire à une thérapeute qui connaît son sujet : vous voici sur de bonnes bases pour repartir !
Bravo !
Bonsoir,
Je vous lis et je me retrouve à 100%. Le casse-tête de ma vie
se rassemble. Flash-back sur d’anciennes blessures avec enfin une réponse,
toujours la même, ma façon, de penser, de réagir d’être différente des autres.
L’incompréhension, la peur de mon entourage lorsque j’étais enfant. Le rejet.
Le harcèlement à l’école à cause d’un vocabulaire trop étendu pour mon âge,
Le décalage constant.
Ma compréhension simultané des choses tellement ma pensée peut aller vite parfois.
Je suis rapide, impatiente, active, je ne vis pas dans le même espace temps. Les gens m’énervent avec leur lenteur, leur manque d’audace, de vision.
Des années de frustration à piaffer intérieurement et a m’épuiser à force de serrer la bride de mon cheval. Est-ce ma faute si c’est un cheval de course?
Et la culpabilité d’exister, simplement de ne pas être comme les autres. Et mon âme qui pleure, si profondément en moi lorsque je ne crée pas. Et l’éblouissement, et la transe, le ravissement intérieur, silencieux, incommunicable.
La solitude, riche giboyeuse de nouvelles pensées, et les éclairs de compréhension.
Et les sons de plus en plus insupportables à mesure que je vieillis, je ressent certains sons physiquement, comme un coup au plexus ou une lame qui me transperce.
Pour moi ils ont ont un volume, une matière et une vélocité.
Bref, merci à vous qui en écrivant m’avez décrit sans le savoir, et aidé a me comprendre, me retrouver :0)
Sourcière (aussi de Montréal)
L’hypersensibilité qui augmente avec l’âge… Une réalité à ne pas négliger afin d’apprendre au plus tôt à veiller sur soi même en respectant cette fameuse hypersensibilité.
Chérie Sourciere….Aussi de Montréal? La première que je retrouve ici! 🙂
Oui cette hypersensibilité qui augmente avec l’âge! Les sons surtout, comme toi! Le violon me déchire les tympans, certains outils également. Surtout les sons aigus. De plus en plus j’ai besoin de silence….quel délice! Ce silence qui m’effrayait tant autrefois, qui validait mon sentiment d’être à part.
Le silence…être seule… La méditation m’apporte beaucoup…je retrouve mon âme, mon essence… en paix
Le surdon au quotidien…Si certains participants à blog ne comprennent pas tout à fait la vie d’un surdoué (enfin, donnez le nom que vous voulez), voici ce à quoi peut ressembler la vie quotidienne. Aujourd’hui, je décide d’aller faire un tour, histoire de sortir, au marché. Il y a à 35 km une petite ville typique, avec un gros marché, dont une partie encore « agricole » (volaille et toutes sortes d’animaux vivants). bref, nous voilà parties. C’était plein de monde, j’ai juste oublié que aujourd’hui était Pentecôte, donc férié. Au bout de 10 minutes, mes oreilles entendaient un son continu, un brouhaha qui commence doucement à m’agresser les tympans, comme un ultra son terrible, trop fort, trop fort, trop fort, trop aigu, trop aigu, trop aigu… Puis la tête se met à me tourner, je ne marche plus droit, j’ai tendance à rentre dans les gens, pas vraiment comme si j’étais ivre, plutôt comme si j’étais en hypoglycémie. Au bout de 30 minutes, j’ai des sueurs froides, je suis glacée de la tête aux pieds, et je transpire tant que je peux. Il faut sortir de là, ça devient urgent. On trouve un banc, il n’y a presque personne où nous sommes, il faudra bien 15 minutes pour retrouver un genre de calme. Ce qui semble un moment plaisir pour tous ces gens m’a encore une fois paniquée, ou fait je ne sais quoi, je ne suis pourtant pas autiste pour deux sous. Mais ceux qui m’ont touchés par mégarde, je les aurais bien embrochés, parce que je ne pouvais pas les éviter.
Je suis rentrée (après une mésaventure restau, mais bon, pas tout aujourd’hui!) épuisée. Isolement d’une heure, et regain d’énergie.
Les courses toujours entre midi et deux, comme ça il n’y a pas grand monde. Ou encore le matin à l’ouverture.
Le quotidien d’un HP ne peut pas ressembler à celui d’un autre. Il faut repenser nos vies, accepter de ne pas faire comme tout le monde, de ne pas être comme tout le monde. Il faut adapter les horaires, le mode social, baisser le son, baisser l’intensité de tout, de l’assaisonnement en passant par les lumières et la texture des tissus, il faut protéger tous nos sens, dans un monde fait pour d’autres. On a l’air de fous, ou de gens compliqués, de chochottes, tant pis.
Je ne crois pas, je ne pense pas, que ces gens « normaux » soient « cons ». en aucun cas. Ils jugent avec ce qu’ils connaissent. Ce qu’ils sentent, ressentent. Comment voulez vous qu’ils imaginent que se trouver simplement au milieu d’un marché où il y a un peu de monde peut être un enfer qui amène au bord du malaise par surexcitation des sens? Que le fait de vous toucher par mégarde peut donner des envies de fuite, celle ci étant impossible, déclencher une colère phénoménale?
Grace en partie à votre livre, Cécile, je sais que ces phénomènes, malaise, énorme fatigue, et surtout cette colère, n’est que normale chez moi, à moi d’éviter les situations déclenchantes.
bon, je n’irai plus au marché! 😉
A vous lire il me semble qu’il y une difference de fonctionnement entre HP (sensibilite/emotivité exacerbée) et les HQi meme si certaines caracteristiques semblent communes.
Je suis moi-meme HQi mais je ne me reconnais pas dans ces caracteristiques.
Vous ressentez votre environnement a la puissance 10, voyez probablement des choses que personne ne percoit , ce qui est un don indiscutable
Evidemment ca doit etre epuisant mais ne faut-il pas apprendre a debrancher son cerveau a certains moments, typiquement dans des situations sociales ou cela constitue un incovenient ? Perso j’y arrive alors qu’avant c’etait difficile
Les HPs de part leur sensibilité/emotivité n’ont ils pas un cote plus artistique (dons artistiques) et les HQis un cote plus scientifique/cerebral/rationnel (don scientifique) ?
HQI = Haut Quotient Intellectuel… terme associé à un résultat élevé de test de QI (> 130) qui valorise le cerveau gauche, l’intelligence logico-mathématique en négligeant les émotions, la sensibilité.
Neuro-droitier – Hypersensible et émotif qui ne réussit pas forcément un test de QI qui valorise le cerveau gauche, l’intellige.. bla-bla-bla…
HP – Haut Potentiel – l’acronyme politiquement correct pour surdoué qui non seulement obtient un score élevé à un test de QI mais développe de surcroît des qualités de sensibilité, émotionnelles, et d’empathie que ne montrent pas forcément les HQI (lesquels en obtenant un score élevé au test montrent surtout qu’ils sont adaptés au système dans lequel s’ancre le test de QI)
je vous invite à lire le billet rédigé par Catherine Besnard Péron : Neuro-droitiers et surdoués ; de la préférence à la performance.
merci pour vos precisions
j’avais ete voir un specialiste de la douance qui m’avait diagnostiqué comme HP (J’avais toutes les caracteristiques) et mon QI a été mesuré a 144 (echelle WAIS). sensible oui, par contre je ne suis pas (hyper)sensible comme decrit plus haut
(hyper)sensible …. existe-t-il un instrument de mesure normalisé pour mesurer la sensibilité ?
celle-ci est un ressenti qui est propre à chacun.
Vous pouvez vous considérer normal quand vous êtes hors norme – sensible quand vous êtes hypersensible
Merci Cécile d’éclairer ma lanterne. J’ai lu le billet de Mme Péron.
En fait si je veux aller passer ces tests ce n’est pas pour savoir si j’ai un QI de plus de 130. Mais de savoir vraiment que mon cerveau fonctionne différemment. Le best serait un IRM mais bon…
Je pense que je suis définitivement neuro-droitier et haut potentiel émotionnel. Mais j’ai peur, tel que je le mentionnais sous une autre rubrique il y a quelques jours, à cause de l’accident avec commotion cérébrale d’il y a 4 ans.
Aussi je me trouve un peu ridicule d’aller passer ces tests a 63 ans.
Qu’en pensez-vous?
Un thérapeute qui se respecte sera capable de prendre en compte votre accident et la commotion cérébrale.
Peut-être que l’impact de cette commotion faussera les résultats des tests.
Mais le psychologue saura le dire et vous expliquer votre mode de fonctionnement et en quoi il est (ou non) perturbé par cette commotion cérébrale.
Dès lors, il n’est absolument pas ridicule d’envisager de passer un test, « même » à 63 ans. 🙂
ah cher pat….
ne seriez vous pas devenu un brin insensible ?
moi aussi je suis froide comme la glace quand je veux bien, mais ne nous y trompons pas, nous faisons ca pour survivre.
Nous faisons barrière : un bouclier contre les agressions, les émotions….
l’autre jour je lisais que un THQI pouvait avoir des composantes autistiques dans le sens où il peut ne manifester aucune émotion dans des situations ou il devrait, comme si il avait tout coupé, moi ca m’inquiète, car je suis isolée de tout, et pourtant, je ne me sens ni THQI, simplement limite (disons entre 125 et 130), et je ne sens pas autiste du tout, mais peut on vraiment le savoir ?
bref que de questions,
mais enfin pour finir, chaque commentaire de toi Pat. est un commentaire affuté, acéré.
pffff…. laisse tomber la carapace, va. et montre toi son ton vrai jour, et un grand cœur j’en suis sure.
Cricri (qui peut etre un vrai chaton, autant que la pire chieuse de service).
@Lepat
Bonsoir! alors je ne suis pas du tout artiste. Pour tout dire, j’ai toujours dit en rigolant qu’il me manquait la case « émotion artistique ». Quand je vois des gens s’ébahir devant un tableau ou une sculpture, voire en écoutant une chanson, je suis dans l’incompréhension totale. Ben oui, c’est vraiment bien, et alors? c’est normal, non? c’est un pro de la peinture/sculpture/chanson qui l’a fait, alors faire au top, c’est la moindre des choses? enfin voilà. En tout cas, ces œuvres dites artistiques ne font naitre absolument aucune émotion chez moi. Le seul truc qui me touche, ce sont les objets venus du fond des âges. C’est comme un message reçu du passé, et j’imagine la personne qui a réalisé ou utilisé l’objet, ou habité dans les ruines, etc…
Quant au côté scientifique, je veux absolument tout comprendre, surtout l’inexplicable, mais ça prend du temps,
bref, je me demande à quoi ça sert d’avoir un QI comme ça si c’est pour finalement ne rien en faire vraiment….enfin, si, je fais plein de trucs avec, mais je ne le dis pas 😉 et de toute façon ça ne peut pas être ni reconnu, ni valorisé parce que pas accepté, incompris par tout le monde.
je prévois les choses plusieurs années à l’avance, je sais la conclusion des projets, le plus terrible est que je sais comment vont « finir » les gens, surtout les jeunes. est-ce de la prétention de dire que je ne me suis pas encore trompée sur l’avenir d’un jeune, ou sur celui d’un projet?
ça doit l’être, ça énerve tellement les gens que maintenant je ne dis plus rien, et je regarde les gens tomber, alors qu’on aurait pu éviter l’échec. J’ai compris que c’était leur chemin de vie, quoi que je dise c’est inacceptable.
Ca les énerve tant que chacun cherche à me démontrer que je n’avais pas tout « prédit », qu’un tel a finalement bien réussi, mais dans autre chose, ou que le projet a abouti, une fois totalement transformé! ben tiens.
Donc, ni vraiment scientifique, ni artistique, juste autre chose.
Ne pourrait on envisager les HP comme des gens différents, qu’on ne peut pas mettre dans des cases prévues pour d’autres, qui sont comme un costume trop étroit?
Pourquoi vouloir que quelqu’un soit artistique soit scientifique? l’imbrication évidente des deux cerveaux (et celui du ventre, y avez vous pensé? on a plus de neurones dans le ventre que dans la tête!!!!, alors, 3 cerveaux?) ne pourrait elle pas faire penser que certains ont partiellement réalisé l’unification de ce que je pense à tort, on appelle les 2 cerveaux? les faisant travailler de façon harmonieuse, collaborative, symbiotique? de sorte à ne plus les distinguer? bref, dites donc, les scientifiques, ne seriez vous pas à court d’imagination? en sortant des sentiers battus, je pense qu’on aurait de belles surprises!
@lepat
Allez lire Gardner et Winner, c’est le beaba pour tout surdouéE qui se respecte et respecte autrui, en plus ça vous évitera de tourner en rond…
Bonne lecture!
Chan
Je te comprends Lost in Time. OH que oui!
Je suis comme toi j’évite les foules. Même au resto, et j’y vais tôt, je me place toujours près d’une fenêtre ou le long d’un mur.
Les marchés ça fait longtemps que je n’y vais plus. Vu que je mange bio il y a moins de monde sur les fermettes 🙂
Les envies de fuite oui! Avoir envie de me cacher au fond d’un trou comme une souris.
Autres choses: je me fais réveillé par l’odeur du café du voisin à 5h du mat. Je déteste le violon que trouve trop aigu. La couleur rouge clair m’aggresse. Je porte toujours des verres fumées. Pas capable de toucher certaines textures mais la soie mmmmm. Les foires alimentaires dans les méga centres d’achat me donne la nausée.
Oui j’évite les situations déclenchantes comme tu dis.
Alors… Pour les autres je ne suis pas de bonne compagnie. Trop »difficile ». Ils n’ont aucune idée comment je me sens……..soupirrrrrr
(.. me sens moins seule…)
Je tiens à te rassurer, France, moi non plus je ne suis pas de bonne compagnie. Je me tais trop, (donc je « fais la tête »), etc, l’éternel truc, quoi, les gens sont bruyants, les diners trop longs, on perd son temps, mais qu’est ce que je fais là, etc etc….Ils ont raison!
il faut arreter de trouver des excuses aux normopensants, en tout cas a nombre d’entre eux. figurez vous qu’ils comprennent tres bien en general mais simplement demontrent un mepris et rejet de la difference quelle qu’elle soit (meme en bien ou en mieux, c’est la le comble !, vivement qu’on uniformise par le bas) ou meme de l’intelligence (intello, geek idealiste, je dois vous fournir la liste complete des qualificatifs qu’on affuble les surdoués ?)
Personne n’est obligé d’etre ouvert et tolerant avec des intolerants ou en tout cas de le rester. Quand a la loi du nombre (cecile) franchement, si on doit se baser la-dessus …
Cons ils le sont oui, car jusqu’a preuve du contraire un THQi est plus intelligent qu’un QI de 100 (l’intelligence sociale c’est d’etre aussi cons qu’eux ?)
« Personne n’est obligé d’etre ouvert et tolerant avec des intolerants ou en tout cas de le rester. »
Certes.
Mais sur la durée c’est l’escalade jusqu’à la violence.
Est-ce vraiment ce que nous voulons ?
Non! Regardez Dallas USA
Oui, Dallas USA. Cependant, il faut comprendre aussi que dans cet état, comme dans une bonne trentaien d’autres, les gens ont le DROIT DE TUER. S’ils surprennent un voleur chez eux, ils peuvent tirer et ne seront pas inquiétés. Le contexte est certainement créateur, déclencheur de violence. Sur le sujet, un livre absolument passionnant, « le point de bascule », de Malcolm Galdwell. C’est époustouflant, l’humain et la personnalité ne sont pas ce qu’on croit. Entièrement fondé sur des études scientifiques. Il m’a laissée…scotchée. Existe en poche, pas cher, pour une fois! 😉
bonjour
je ne suis pas d’accord avec toi lepat, enfin pas tout à fait
certains normopensants éprouvent du mépris envers les surdoués, mais ils détectent une différence, sans vraiment connaître les capacités intellectuelles de la personne.
il faut dire que nous de notre coté, nous ne pouvons résorber les décalage au niveau du discours, de la réflexion, de la facon de réfléchir et de résoudre les problèmes.
Il y a peut etre des normo pensants qui sachant notre situation, peuvent très bien en profiter aussi…..
Ils n’ont pas le meme style de pensée, tout va moins vite pour eux, tu ne peux pas leur demander l’aller plus vite, quand eux te regardent en se disant : celle à elle court tout le temps, elle est exhubérante , elle fait de la lèche aux chefs etc…..
moi je ne ne m’aperçois pas quand je carbure à fond, car j’y trouve mon rythme normal, donc je ne me rends pas compte.
etre au dessus de la mélée, pas facile à assumer mais… c’est ma came aussi….. quand je n’ai pas de travail, je suis crevée par…. la difficultés d’adaptatioin (dire à mon cerveau : ben non y a rien aoujoud hui c’est là dèche quoi……humour).
Surtout quand on n’a plus de travail depuis à peine 5 min, voilà le manque risque d’arriver à tout moment.
je t’encourage à te confier encore davantage lepat (j’ai toujours pas réussi à faire tomber ta carapace…..!).
pourtant que de richesses cachées derrière ce mur que tu envoies….
quel dommage, mais je suis que ce n’est pas évident pour tout le monde non plus de se confier
Cricri
@ Cricri et Lepat
« certains normo pensants éprouvent du mépris envers les surdoués ». certains? Euh…..tous? « Pour qui elle se prend », « elle pense toujours avoir raison », « Pourquoi elle fout pas la paix aux autres » (ça, c’est vrai je veux toujours qu’ils fassent mieux, c’est jamais assez bien, bon il est temps de comprendre que ce n’est pas possible, mieux et plus vite!). « elle se trompe aussi », (ben évidemment! mais pas pour les mêmes raisons, et en + quand je me trompe, c’est à mes frais, pas à ceux des autres). Bref j’ai ce terrible sentiment que bien des normo pensants détestent les surdoués. A juste titre, car souvent on remet en cause leur sentiment de supériorité. Je ne les trouve pas cons, juste limités, et j’ai du mal à l’accepter, alors je leur mets la pression, alors ils n’y arrivent pas, alors ils me détestent et ça, ok, maintenant je comprends.
« Elle court tout le temps ». Non, je vais à mon rythme, sauf que le vôtre me parait celui d’un escargot. Et ça amplifie le décalage. Et quand je suis en manque de travail, je deviens franchement pas drôle, je sais.
Je n’ai pas lu le livre, pas encore.
Lepat n’a pas l’air content. Je suis souvent en colère, parce que je dirais que je me sens décalée dans le temps, c’est comme si les choses étaient déjà arrivées, le chemin tout tracé, et j’ai cette terrible impression (enfin, ce n’est pas une impression)que personne ne m’écoute (ego? bof…). Pour finalement parvenir où j’avais dit. Aïe…surtout ne pas dire « je l’avais bien dit »!!!
bref, ta colère, Lepat, semble aller tout droit vers Cécile qui n’a fait qu’écrire le livre, qui finalement donne un point de départ! et puis que veux tu faire avec 350000 signes??? Forcément il n’est pas complet! Je ne suis pas sûre qu’elle mérite ça.
J’essaie de bosser à accepter la lenteur, l’errance, l’arrogance et le reste…ça me prend du temps et je suis nulle! 😉 Tu veux pas essayer Lepat? comme ça on pourrait échanger nos « trucs »!
je vais lire le livre, et je reviens vers vous!
@Lost In Time
Pas de blème – je ne me suis pas sentie agressée 🙂
J’ai eu droit à des critiques bien moins circonstanciées, d’autant plus négatives qu’infondées !
Je ne crois pas que le surdoué doit devenir un reclus, heureusement, mais peut-etre que les surdoués devraient travailler entre eux.. ce qui facilite communication et sociabilisation (on retrouve cela un peu dans la recherche) ou bien sur travailler pour son compte
j’ai remarqué que dans les travaux de groupe a la fac (groupes de 4 ou 5) , je produisais de tres bon resultats, nous etions chaque fois les meilleurs de loin. C’etait parfois du travail consequent avec de nombreuses reunions au doimicile des uns et des autres. Mais c’etait chaque fois avec des gens valables, d’un certain niveau, pas les sous-doués qu’on retrouve parfois dans les grandes entreprises du CAC40 ou autres (meme au niveau diplomes). Il y avait un gars plus faible mais la majorité etait composée de gens valables, un ou deux gars m’epaulaient tres bien mais c’etait moi le leader et cerveau du groupe qui definissait la strategie a adopter. De plus personne n’etait exclu comme cet element plus faible mais c’etait (c’est mon optique personnelle peut-etre trop idealiste et humaine comme tout surdoué) chacun selon ses capacités….
par contre dans les grandes entreprises qu’est-ce que je constate :
– J’ai eu un directeur financier (diplome de philo !) qui savait meme pas faire des operations statistiques simples., celles qu’on enseigne a l’ecole. Comment il est arrivé la, recette habituelle : copinage et politique.
– les managers traitent leurs subordonnés comme de la m* et ne font souvent rien eux-meme, ils partent plus tot, faites ce que je dis pas ce que je fais comme les politiciens, en verité il sont hautement meprisables. En plus d’un micromanagement et controle de tous les instants et pression insupportable.
– des incapables totaux (qui bloquent carrement le travail des autres ou du support technique qui vous envoye a la gare) sont respectés ou intouchables (on ne peut meme critiquer leur travail ou emettre la moindre reserve) car poste avec un certain pouvoir etc Il faut meme leur montrer la plus grande deference
a cote de ca des collegues adorables, competents, travailleurs sont traités comme des merdes et exploités sans menagement par le management
– tout le monde se tire dans les pattes, et cherche plutot a trouver la petite bete chez les autres plutot que de fournir du travail convenable
Dans une multinationale allemande ou j’ai travaillé, deux directeurs de departements etaient en guerre ouverte et sabotaient le travail l’un de l’autre. Le PDG, faudrait peut-etre qu’il gere et mette un peu d’ordre non ?
– j’ai eu une meilleure experience dans les rares PMEs que dans ces multinationales, meme quand la femme du patron gerait la compta ! J’ai travaillé dans une petite PME mieux gerée que la plupart des multinationales ou j’ai travaillé
– les gens competents sont jalousés et meme craints car il mettent en peril l’organisation . On m’a meme dit d’en faire moins au niveau qualité et rapidité du processus (j’avais amelioré fortement le processus et reduit le temps d’execution au meme cout) car le client pourrait se rendre compte qu’on lui avait vendu precedemment (tres cher) de la merde !
– Kerviel est le meilleur exemple de la culture du fusible , qui existe aussi d’ailleurs dans les administrations (je vous donne mon accord mais je ne vous couvre pas en cas d’echec)
« exploités sans menagement par le management »
C’est extraordinaire de se dire que ménagement et management ont la même étymologie….
J’ai dressé un tableau qui demontre que la politique (jeux de pouvoir) a une place primordiale dans les grandes entreprises (et administrations)
En politique, l’absence de moralité ou d’ethique n’a jamais ete un defaut, au contraire (regardez le gouvernement francais), seule la faiblesse l’est. Le surdoué, idealiste avec un sens de la justice et de l’ethique (on est ici dans la description communement admise du HP), qui croit aussi dans la competence et le travail , n’est pas a sa place dans ce genre d’environnement.
Comme ménage et ménager…
Je suis un peu en colere pas contre le livre de cecile mais par ce que je decouvre ayant consulté un specialiste de la douance (qui guide par ailleurs et diagnostique des jeunes surdoués des l’ecole et organise des ateliers)
Je savais que j’etais deja THQi deja depuis l’ecole (test d’intelligence a l’ecole a 11 ans qui demontrait une intelligence nettement superieure a la moyenne, et ma mere me l’avait signalé). plus tard (20 ans) j’ai fait un test de qi (WAIS 144)
A nouveau je me repete, il m’a dit que les surdoués ne devraient pas :
– travailler comme salarié en grande entreprise
– ne pas travailler dans des secteurs qui ne valorisent pas la competence ou prets a payer pour (typiquement informatique, ou j’ai travaillé tres longtemps)
– ne pas travailler pour des entreprises qui produisent de la m*, le surdoué sera un empecheur de tourner en rond
c’est un peu la totale, car j’ai travaillé quasi toujours (je suis en fin de carriere) pour des entreprises qui reunissaient les 2 premieres conditions et certaines les 3 (avant-dernier employeur ou meme tous mes collegues etaient degoutés)
Je dois dire qu’il a raison et je me suis rendu compte un peu tard qu’en info la competence est pas du tout valorisée, ce qu’ils veulent en gros c’est le moins cher possible (meme le president du syntec, assoc sectorielle patronale, l’a dit, c’est dire !)
Concernant les grandes organisations, je me suis rendu compte trop tard que la politique (jeux de pouvoir) occupent l’avant plan la-dedans meme aux niveau subalterne. Par ailleurs l’expert est le parent pauvre de la grande entreprise
un autre truc qui me choque, je me repete a nouveau, c’est la manque de litterature en langue francaise concernant les surdoués et le monde du travail (le livre de cecile comble « un peu » ce manque). Cecile ne va pas au bout de son raisonnement, et comme trop souvent on conseille au surdoué de s’adapter plutot que de lui trouver un environnement professionnel qui lui convient mieux.
Mon idée n’est pas du tout de s’adapter pour être conforme et ce n’est pas du tout le propos de mon ouvrage.
En revanche, quand on est coincé dans un job parce qu’il est plus facile à dire qu’à faire d’en sortir, il faut bien trouver des moyens pour survivre et avancer : travailler sur ses relations interpersonnelles et veiller sur sa santé ne signifie pas s’adapter.
.. et aussi de mieux se connaître, de bien identifier ses besoins et l’environnement de travail recherché pour limiter les risques d’erreur à l’embauche.
Quant à la littérature sur le sujet, il y en a très peu, même en langue anglaise.
Et c’est, comme pour mon premier ouvrage, à une revue de la littérature que je me suis attelée en écrivant mon second ouvrage – éclairée des témoignages d’une trentaine de témoins de tous âges et de toutes origines sociales et professionnelles.
Noks Nauta, Sieuwke Ronner, Donatienne Brasseur et Frans Corten aux Pays Bas ont écrit des papiers et Noks Nauta a publié un livre qui est pour moi une référence « Gifted Workers – Hitting the Target »
Maximilian Lackner en Allemagne
Roland Personn en Suède
… Et mis à part la littérature scientifique, rien de vraiment structuré ailleurs, même aux Etats-Unis (mis à part les textes des néerlandais et du suédois repris sur le site de SENG, et des articles assez épars sur le site Talentdevelop créé et animé par Douglas Eby).
Vous avez raison mais comment expliquez vous la pauvreté de la litterature sur les surdoués et le travail : tabou/negation du surdon dans une logique sociale tayloriste ou de creation d’un parfait consommateur qui reflechit le moins possible ?
Le surdoué etait l’homme de la renaissance mais aujourd’hui n’est-il pas relegué au placard ou aux labos de recherche et centre academiques ? Il semble que les entreprises n’en veulent pas sauf cas tres specifiques
j’ai lu beaucoup de temoignages de surdoués qui travaillent en entreprise sur les forums anglos-saxons. ce qui revient souvent c’est qu’on « coupe les tetes qui depassent » et que le surdoué n’a pas sa place dans les grandes organisation hierarchiques. En pratique sa surperformance est un handicap, le comble ! (je ne parle meme pas des aspects psyhologiques associés a la douance)
Les surdoués sont une toute petite minorité, et très peu visible jusqu’à présent, surtout côté adultes. Ceci explique cela je pense.
Le « Tall Poppy Sydrome » (en français « pas une tête qui dépasse ») est effectivement une constante. Mon sentiment est que la mondialisation et ses impératifs de rentabilité favorisent la standardisation : pour avoir le même hamburger, la même mayonnaise partout dans le monde, il faut pouvoir disposer de personnes qui sont formatées.
Tout « trop »?
Cela vous arrive-t-il, que par période, tout devienne « trop »? Comme si seulement une sorte de « juste exact » devenait le seul endroit pour ne pas devenir une préoccupation perturbatrice.
Alors que tout parait comme d’habitude aux autres, j’ai trop chaud, trop froid, les gens parlent trop, trop fort, ils sont trop près, les plats sont trop salés, trop chaud, les vêtements trop serrés (non je n’ai pas grossi), l’écran trop lumineux, il y a trop d’air, les autres sont trop lents, et tout ce que je vois est « trop » si ce n’est pas parfait : trop à droite, trop à gauche, trop haut, trop bas, trop petit, trop grand, trop en avant, trop en arrière, etc….il y a trop de choses à faire, à penser, en fait, soudain, un matin, je me réveille, et, tout est trop. ça dure quelques jours, le temps de m’isoler de façon presque absolue, et les choses reviennent à leur place, trop toujours, mais supportable. Certains connaissent ils ce phénomène, ou est ce un dérangement de mon esprit?
Pendant ces quelques jours, si je ne me surveille pas, je peux devenir très (trop?) agressive, comme si j’avais les sens à vif.
L’expérience permanente de l’hypersensibilité qui augmente la fatigabilité….
Merci Cécile. C’est vrai que j’ai oublié cette donnée dans le tableau : dans ces périodes, je suis au delà de l’épuisement, et le plus frappant, c’est que dès qu’il n’y a personne autour de moi, alors d’un coup, je ressens comme un immense relâchement, soulagement. Là vient l’éternelle question : comment dire aux autres « c’est votre présence et votre manie de vouloir m’aider qui m’épuise? » En gros, « partez et je me sentirai bien mieux ». indicible……
@LIT,
Pour un début de réponse à votre éternelle question, et après l’avoir étudié attentivement, si nécessaire fait le test avec unE spécialiste, vous pouvez tenter d’expliquer aussi simplement que possible, que vous appartenez à tel type de personnalité, en minorité dans la population: INTP or INTJ (probablement), d’après le MBTI test, ie ce test de personnalité qui vous explique, en détail, que vous avez absolument besoin ET régulièrement, de solitude et de silence pour vous ressourcer et que les stresseurs: bruit, lumière, foule, stupidité, etc vous mettent à terre très facilement.
Ça c’est parfaitement dicible LIT et parfaitement politically correct. Probablement même que votre auditoire se prendra au jeu et cherchera même quel est son profil.
Pour ma part, excédée par ma cheffe de service qui lors de mon évaluation annuelle de performances ( fonction publique) me reprochait de ne pas faire partie de la gang, je lui ai balancé la référence à la figure, c’est très efficace, croyez-moi!
Pour vous, comme vous êtes votre propre boss, c’est une autre configuration, mais ça peut devenir aussi jouissif si vous vous transformez en doctor Who, je vous fait confiance pour ça! Et n’oubliez pas votre humour décapant !
Best and enjoy your homework !
Chan
Je vais dans le sens de Chan pour INTJ. Introversion, iNtuition, Rationnalité (Thinking plus que Feeling car vous êtes chef d’entreprise) et organisation (Jugement plutôt que Perceptivité, là encore parce qu’il faut un minimum d’organisation et de rigueur pour faire durer l’entreprise, organisation er rigueur étant moins apparent au regard des contraintes de sociétés chez les « P »)
Sans oublier de dire qu’au regard du MBTI, une préférence psychique n’est pas une incapacité à utiliser l’aspect opposé. Forcer l’utilisation d’une non-préférence génère de la fatigue ou plus de difficultés encore s’il s’agit d’inscrire ce trop grand effort dans la durée d’une construction de soi. Dans le même temps, l’utilisation de l’opposé de la préférence est une nécessité et une voie normale de développement. C’est tout un jeu de subtils équilibres que de se développer consciemment comme inconsciemment -quoi que l’inconscience soit peut-être plus faible chez les HP- en restant qui l’on est dans ses préférences de base -c’est-à-dire en évitant une dangereuse énantiodromie- tout en accédant aux opposés. Les axes E/I et J/P sont parmi les plus rapidement accessibles. Je ne suis pas spécialiste en la matière mais pense néanmoins qu’il y aurait beaucoup à dire autour des doués et du MBTI dans une perspective développementale et de construction de la personnalité. Quoi qu’il en soit, lorsque le temps est à la saturation et au besoin de repos et d’isolation, il est bon d’avoir une activité ou un contexte professionnel qui le permette. Mon médecin comprenant cela est obligé de me forcer au repos face à un milieu qui n’accepte pas le travail à domicile. Ce qui mènerait au paradoxe de ne jamais être plus efficace dans le travail qu’en en étant écarté…
Merci pour vos réponses. Organisation et rigueur ne sont pas franchement apparents chez moi mais je fais de gros efforts. en fait tout le monde pense que je suis quelqu’un de très rigoureux et organisé, mais c’est un enfer pour moi. En fait, la seule façon de m’en sortir, c’est de m’astreindre à la rigueur et à un minimum d’organisation. J’avoue que si je pouvais me passer de ça je le ferai avec un grooooooos soulagement!
Les stresseurs peuvent en effet quasiment m’éteindre complètement. Une sorte d’ « état de choc », lorsqu’il y a eu un gros stress, comme quelqu’un qui crie, par exemple, ou une demi journée de shopping forcé, un repas de famille (si si), bref, je parais parfois un peu chochotte, à ne plus vouloir (pouvoir?) parler, penser, être totalement vidée d’énergie. La question est la suivante : qu’est ce qui fait que certains olibrius comme moi ne sont plein d’énergie, créatifs, efficaces, que dans la solitude, quand la plupart des gens ont besoin de monde autour d’eux pour se sentir énergiques?
« qu’est ce qui fait que certains olibrius comme moi ne sont plein d’énergie, créatifs, efficaces, que dans la solitude, quand la plupart des gens ont besoin de monde autour d’eux pour se sentir énergiques? »
l’introversion….
@LIT,
Oui, introversion, introversion,introversion ! comme dit Cécile, mais pas au sens de la vulgate, svp.
Vous avez besoin de silence et de solitude parce que vous puisez et générez votre énergie de intérieur de vous-même contrairement à plus de 99% de la population ! C’est aussi pour cela que vous vous sentez et que les autres vous perçoivent comme étrange !
A lire: http://www.truity.com/personality-type/INTJ
Chan
Merci du lien Chan !
Dans mon dernier bouquin j’ai étudié les profils du MBTI – certains se sont posés la question de savoir si les profils décrits et leur dispersion dans la population, étaient typiques des américains.
Je crois pouvoir dire que non, sur la base d’un document que j’ai trouvé (étude Ashridge): l’analyse de 22.000 managers provenant de 100 pays différents, qui est citée dans les articles scientifiques sur le sujet des tests de personnalité chez les surdoués.
(Je tiens à préciser que la différence majeure en managers et non managers (étude Ashridge 2006) montre que les managers prennent leurs décisions rationnellement(T = Thinking) alors que les non managers sont plus dans l’émotionnel (F = Feeling) – une bipolarité qu’il est possible de faire évoluer selon les chercheurs.
Lost un Time, le J l’emporte vraisemblablement chez vous, car vous êtes chef d’entreprise et donc bien obligée de vous organiser. Mais je ne serais pas du tout étonnée que la tendance opposée : « P » (perceptif) apparaisse peu loin derrière votre préférence J (organisé / Judgement en anglais).
… Tant de billets à écrire pour passer l’information…
(Je vais y arriver – je vais y arriver – je vais y arriver (f… burn out))
ah non, Cécile, pas autorisée au burn out. Non mais alors, on va faire quoi, nous, si VOUS vous tombez au front? non non, on s’accroche, on s’organise, on passe l’info. Quelques jours de vacances?
ah ben non, je précise : le plus dur est passé – je suis en train de remonter la pente. mais c’est dur ! 🙂
POur tout dire, Cécile, Chan et vous tous, ça me fait tout drôle que des gens s’intéressent à ce que je dis de moi, et mettent des mots sur ces choses étranges. J’ai cette réputation de ne pas laisser de place aux autres, alors que je ne dis pas grand chose, et je donne toujours ‘l’impression de « moi je ». enfin, ce sont les choses que j’entends, et évidemment c’est profondément blessant, parce que j’ai l’impression du contraire! Ma compagen dit « quand tu es là je n’existe plus », mais je jure que je ne fais rien ni ne dis rien ». est ce que l’introversion, cette force de l’intérieur, se dégage vers l’extérieur et peut donner cette sensation aux autres? je n’arrive jamais à me faire assez petite, où que je sois j’ai l’impression en effet que je deviens « trop présente », sans forcément ni parler ni agir. du coup, gardons un peu d’humour, ça n’aide pas aux relations sociales……cela vous parle-t-il?
@Chan, je fais mes devoirs, je Google à fond….;)
@LIT
Je sais que vous faites vos devoirs, very good, keep going ! Don’t forget: the very best is on line, the very worst, too…
Know about Elaine Aron ? A lire en priorité:
http://hsperson.com/books/the-highly-sensitive-person-in-love/
Chan
Tu n’es pas une ´´olibriuś´ Lost in Time!
Je suis comme toi, les autres me vident de mon énergie. Étant hypersensibles on sent les énergies des autres qu’on en perd toute concentration. Je ne sais comment l’expliquer mais c’est comme avoir des ´´antenneś´ qui captent l’énergie des autres a un point tel que je sens que je vais littéralement… exploser?
Une hypersensibilité x 100
Merci France! je découvre tranquillement mais avec la sensation qu’on m’enlève un couvercle de cocotte minute de la tête, que je ne suis as toute seule, pas dérangée psychomachintruc, mais juste à l’extrémité d’une courbe de Gauss….un endroit où le monde n’est plus monde, où les choses sont totalement différentes, les perceptions, les analyses, la compréhension de ce qui nous entoure, la perception de « demain » et d' »hier », celle du présent aussi, en fait rien n’est pareil, alors que nous utilisons les mêmes mots, mais derrière se cachent des concepts très différents. Je pense aussi qu’il y a une grande part d’inconnu dans les relations, nous ne maitrisons rien des échanges énergétiques.
Parfois on va exploser, mais surtout parfois on est vidé par ceux qui pompent de l’énergie. De vrais shaddocks!
Bonsoir,
je ne me sens énergique que seule la plupart du temps, les autres me bouffent. ce n’est pas volontaire de leur part, c’est moi qui absorbe toutes leurs ondes (bonnes ou mauvaises, mais souvent mauvaises).
je suis une vraie passoire.
alors oui je me suis beaucoup isolée, et comme j’ai eu un passé difficile, car n’a pas arrangé non plus.
vive la solitude régénérante…
Cricri
Cricri, je dirais que personnellement je suis une éponge…j’absorbe tout tout tout et vu que les gens ont tendance au négatif hé ben….je rame.
J’ai du dire à quelqu’un de cesser de me téléphoner le soir pour me parler de son anxiété. Ça me bouffait ma nuit. Chercher des solutions…pour les autres pfffff.
Les échanges énergétiques entre humains sont très complexes et cela se fait de manière inconsciente la plupart du temps.
J’ai eu un passé difficile aussi et je me rends compte aujourd’hui que la véritable raison derrière mon envie de voir ma famille c’est de sentir qu’ils m’acceptent…un ti peu.
Heureusement que depuis 15 ans j’ai un conjoint adorable qui est comme moi..
Je vous aime tous. La vie est plus douce sur ce blog
le comble serait de se rassembler pour demander le droit à l’isolement 😉
😀
Ca y est ça recommence….une idée! créer des maisons avec des « pièces d’isolement pour surdoués introvertis en besoin de régénération » des peites pièces toutes douillettes, qu’on louerait à l’heure, la demi journée, bref, à volonté, et où on garantirait que PERSONNE ne viendra vous déranger. voyons, à quoi ça ressemblertait? oups, déjà des tas de plans…. combien y en faudrait il parville? calcul du nombre de surdoués par ville, etc….ça va me tenir toute la nuit, c’est sûr…..
Hm… et si on appelait ça des box ? – il vous suffit juste de penser au chauffage le cas échéant 😉
Bonne nuit ! 🙂
C’est tellement vrai.Je suis restée seule une semaine sans mon mari et mes enfants. Je suis comme métamorphosée : un regain d’énergie,moins d’irritabilité,la sensation d’avoir rechargé mes batteries….je pense que mon mari comprend que j’en ai besoin et constate à quel point ça m’est bénéfique..alors pas de culpabilité car c’est vital !
Bonjour Lost en Time,
Moi aussi, les TRRRRRROP, je connais.
Qu’il s’agisse des autres et de leur présence, de tout ce qui passe par les 5 sens, du temps qui passe, du rythme de travail des autres….. j’en oublie certainement.
Mais j’arrive à mieux les gérer maintenant (pourvu que ca dure).
Cricri
Bonjour Lost in time :0)
Je suis exactement comme toi.
Quelquefois je dois m’isoler et ventiler ce trop plein.
Je compte de 1 à 10 et je recommence, pour me calmer.
La spiritualité m’est d’un grand secours.
Je ne parle pas de religion, mais du contact direct, organique avec cette énergie lumineuse et pleine d’amour qui est la racine de toute choses :0)
Lorsque je suis dans le trop, je me dit que tout cela n’est que de l’énergie. Je la ressent et la regarde telle qu’elle est. Une énergie que je sens vibrer autour de moi.
Je me sais trop pleine d’énergie. Je fais de la marche rapide ou une activité physique pour m’équilibrer. Sinon, l’angoisse guette :0)
Ca apporte une réflexion : faut il donc tant vider cette énergie pour ne pas avoir d’angoisses? pourquoi les angoisses apparaissent elles uniquement lorsque le trop plein d’énergie n’a pas été évacué? Est ce que la « mission » que l’on s’attribue n’a pas été remplie? ou alors serions nous un genre de canalisateur d’énergie qui sature lorsque le flux ne passe pas?
Le jour où la science pourra mesurer l’énergie vitale des gens, nous aurons sans doute un début de réponse. mais il est vrai que j’ai de l’énergie à revendre, et si parfois la fatigue se fait sentir, je sais aussi m’arrêter (c’est nouveau), pour recharger les batteries, et repartir de plus belle. Je sais aussi que la fatigue engendre des angoisses, comme ce trop plein d’énergie.
En résumé, il y a un niveau de charge optimal. En dessus et en dessous, angoisses existentielles.
Merci à tous pour vos réflexions :0)
Ça me fait un bien incroyable ce matin.
Lost in time je crois que je peux répondre oui à toute tes questions:
L’énergie s’accumule en moi lorsque je ne répond pas a un appel puissant plus grand que moi, qui résonne en moi. (Dans mon cas créer un tableau) L’invisible me pousse pour s’incarner dans les formes les couleurs.
Plus je résiste, plus l’angoisse monte. Aussi, quelque chose de profond, très profond en moi pleure et pleure lorsque je ne crée pas. J’ai réalisé que c’est le langage de mon âme.
Lorsque je laisse l’invisible, ce flot vivant s’exprimer à travers moi je me sent incroyablement bien. À ma place dans ce monde, dans le ravissement. Aux sources de la vie.
Oui comme tu dis, nous sommes un canalisateur d’énergies et nous devons faire attention à quel genre d’énergie nous avons affaire. De là l’épuisement qui nous guette parfois.
Sommes-nous, (que nous le voulions ou non) à la frontière du visible et de l’invisible. Reliés à tous les mondes, à tous les temps?
Merci Sourcière!
L’énergie est une vraie et grande question pour moi. Toi tu crées un tableau, moi je dois agir, faire quelque chose qui se voit, ou quelque chose de difficile.
« Lorsque je laisse l’invisible, ce flot vivant s’exprimer à travers moi je me sens incroyablement bien. À ma place dans ce monde, dans le ravissement. Aux sources de la vie. » C’est dit avec les mots qui parlent, c’est exactement ça. Un flot, un flux, que nous devons suivre, « aller avec », sans résister, sinon l’enfer. Parfois, la neige, le vent, le froid, et je DOIS aller dehors, faire quelque chose, rentrer trempée, glacée, mais…dans le ravissement, comme si ce n’était qu’à cette condition que j’étais vivante à ce moment là.
Allez expliquer ça à votre entourage, que vous ne voulez pas perdre une seconde de vie…. et que rester au chaud quand « quelque chose » vous pousse à sortir dans les intempéries, vous priverait de ce sourire qui vient tout naturellement comme si vous étiez en communion profonde avec l’univers.
Si ce que je fais n’est pas intense, ou compliqué d’une manière ou d’une autre, si ça ne demande pas d’énergie particulière, je deviens vite désagréable, comme si je perdais mon temps. J’ai l’épouvantable sensation de faire du surplace, et de manquer de vie. Laissez moi aller avec le flux, s’il vous plaît….
Si bien dit Sourciere 😉
L’énergie connue de l’Inde la Chine le Japon depuis plus de 2000 ans…sous les noms de prana, Chi ou Qi. Il est intéressant de lire là -dessus. L’équilibre entre le Yin et le Yang ces deux énergies, est primordial.
Quand je crée une aquarelle il y a une part d’inconnu d’imprévisible. Lâcher prise sur le résultat, s’abandonner, laisser l’inconscient, l’invisible me guider. Laisser faire le besoin de tout contrôler. N’avoir plus rien à faire juste être. Alors se trouve …la liberté. Car oui les résistances font monter l’anxiété l’angoisse. Dire oui à ce qui est….s’aimer comme on est.
Oui il paraît que « nous sommes reliés à tous les mondes à tous les temps ». Tout est énergie autour de nous et nous en faisons partie. Notre énergie pourra bientôt être mesurée et plus tôt que l’on croit.
Les émotions humaines génèrent de puissantes énergies. Le 11 septembre 2001 le champ magnétique terrestre a changé. Cela a été mesuré. Voir à ce sujet sur YouTube, « Gregg Braden Sentiments Énergie et Conscience » Inouï !
Retourner à soi, à l’intérieur. Cesser de chercher à l’extérieur. . Tout est là juste là (dernier livre de Jeanne Siaud-Fachin)
Ou lala ça devient philosophique !
Bonne route à tous les HP
La vie est belle
Le surdon au quotidien. parlons-en….
Une série d’événements cette année, dont deux tout récents, la semaine dernière, m’amènent à écrire ce post. Je voudrais, pour compenser notre propension à dire comme nous souffrons, ce qui peut être tout à fait vrai, que nous avons de la puissance inexploitée.
Les injustices, les difficultés liées à tout ce qui est administratif, règlementaire, législatif, me perturbent beaucoup. Je panique, j’ai toujours eu l’impression qu’on allait découvrir à quel point je suis une mauvais personne, sans doute le syndrome de l’imposteur. Ces dernières années, j’ai remarqué un changement dans ma réaction, ou plus exactement, mon « action ». Je veux le partager, parce que si cela pouvait aider ne serait-ce qu’un ou une d’entre nous, alors c’est utile.
Je ne parlerai que de la première « attaque » : Attaquée aux prud’hommes de façon tout à fait pernicieuse par un apprenti qui a cherché à me soutirer de l’argent, première réaction, peur panique.
Deuxième phase : en parler à des gens qui savent de qui ils parlent en matière de prud’hommes. Vouloir me faire aider. J’apprends donc qu’en tant que patron, je vais passer pour la méchante, parfois même avec un bon dossier. Panique en augmentation. Je dors mal, c’est trop injuste pour être supportable. Vais-je vraiment laisser quelqu’un d’autre s’occuper de ça?
Et là, 3ème phase : j’ai un cerveau, qu’il n’a pas. Des moyens intellectuels d’envisager la situation que PERSONNE n’a. Donc je décide de prendre en charge. Je peux, je vais y parvenir. Je choisis un avocat qui me convient, qui me guide et me laisse monter le dossier, lui s’occupe de la partie loi et droits et procédure, et de la rédaction des conclusions (non, là, vraiment, je suis trop nulle pour rédiger! et puis c’est lui qui va plaider)
Je me laisse du temps, je laisse « décanter ».
Puis, toute émotion écartée, ne me demandez pas comment, je me suis sentie devenir une machine de guerre. D’un coup je savais. Je n’allais pas perdre ce prud’hommes, ça, non. c’était juste impensable. J’ai « su » ce qu’il fallait faire, quelles info apporter, comment constituer le dossier, une fois que l’avocat m’a eu expliqué l’état d’esprit des prud’hommes et que j’ai eu lu la jurisprudence et autres infos, vive Google. dans mon esprit, tout est devenu clair, comme un plan dessiné, tout bien rangé.
Non seulement on a gagné, mais l’apprenti a été condamné à me verser des indemnités. Du jamais vu, m’a dit mon avocat.
J’ai aussi appris à me protéger : Je choisis de ne pas aller à l’audience, parce que mon avocat me dit que je ne supporterai pas ce que la partie adverse va dire de moi.
Il parait que je fut décrite comme la « mère Tenardier » lol. C’est bien que je n’y sois pas allée. Après la plaidoirie de la partie adverse, il parait que le tribunal souriait, genre « on ne voit pas comment vous allez vous en sortir », m’a dit mon avocat.
Mais c’est moi qui avait monté le dossier, et l’avocat l’a très bien utilisé.
Je voulais juste dire aux surdoués balayés par les émotions sitôt que quelqu’un nous met en cause injustement, que nous avons de la ressource. Laisser passer les émotions, se donner du temps pour qu’elles finissent de « passer », puis se servir de ce que nous avons comme puissance.
Ne plus réagir, mais agir. J’ai appris à attendre. Quand je réagis, je ne fais que des âneries, je cherche à me justifier, je m’aplatis, je m’excuse, je me sens terriblement coupable, terriblement mal, donnant du pouvoir à la partie adverse. Quand j’attends d’être en mesure d’agir, je le pulvérise, je m’assure qu’il ne lui reste aucune chance, aucune échappatoire. Dur sans doute, mais juste.
Dans mon cas, l’émotionnel bloque toute ressource. Je n’ai par exemple aucun sens de la répartie. Comme je ne peux pas supprimer l’émotionnel, je le laisse passer, je m’isole autant que nécessaire. Il ne passe pas si je suis en présence d’autres personnes.
Je découvre seulement maintenant ces réserves de puissance, je crois que ma vie va devenir fort intéressante, car j’espère bien qu’elles ne vont pas se révéler que dans les cas de conflits…..
Lost in Time: MERCI!
Je me suis tellement retrouvée dans la description de ton histoire. J’avais déjà ressenti que mes émotions me paralysaient, j’en étais presque restée là en me sentant si impuissante… Enfin, c’est ce que je croyais car à bien y réfléchir j’ai déjà vécu situation « similaire » et j’ai réussi à m’en sortir tout en finesse. Je n’avais pas conscience que cette « finesse » dont je parle pouvait être liée à la douance.
Mon histoire, tu l’as peut-être déjà lue.
En pleine dépression pour Bore-out, mon ancienne hiérarchie m’a expliqué que je n’étais plus capable de travailler, a convaincu RH et médecine du travail que je pouvais tout au plus effectuer des tâches répétitives, bien encadrées sans interaction avec d’autres personnes. Déclarée inapte, je me suis retrouvée 3 mois à la maison, effondrée, incapable de réagir, de contester cette inaptitude, d’attaquer au prudhomme… De toute façon, j’étais si mal que n’importe quel autre médecin aurait donné raison à l’entreprise. J’avais deux choix lorsque j’ai été reclassée à ce poste inadapté:
1- Enrager, attaquer l’entreprise, me plaindre sous la colère, quitte à me mettre à dos ma nouvelle hiérarchie qui voulait juste m’aider à repartir et à garder mon emploi…ce qu’auraient fait bien de mes collègues.
2- Ou bien, jouer le jeu finement en utilisant positivement cette nouvelle hiérarchie qui avait finalement le même objectif que moi: m’aider, saisir l’opportunité et montrer que j’étais capable de travailler, que j’étais autonome, que j’avais des idées, que je travaillais vite et bien… pour démontrer par les faits que mon ancienne hiérarchie avait menti.
J’ai appliqué la solution 2 et les nouvelles vont vite… Petit à petit, les barrières se sont envolées, j’ai actuellement un rôle de chef de projet en transverse et en transnational et ma nouvelle hiérarchie est ravie!
J’ai donc réussi subtilement et en moins d’un an à décrédibiliser complètement mon ancienne hiérarchie tout en me faisant remarquer très positivement par l’entreprise et les RH. Certes, OUI, j’ai été déclarée inapte à mon poste il y a deux ans, oui je trouve ça injuste et malhonnête, mais finalement 2 ans après même si rien n’est « officiel », qui a gagné? Sur qui cette histoire aura eu un impact négatif pour son avenir dans l’entreprise?
Merci pour ton témoignage qui m’a fait réfléchir.
Bravo Lulubelle et lost in time 🙂
Je me demandais aussi ce qui pouvait me paralyser à ce point, alors que je vois beaucoup de monde dans mon entourage professionnel sembler très médiocre (je travaille dans un milieu où le niveau d’études malheureusement est très bas, mais l’ego très développé : le milieu du cheval) mais avoir un sens de la répartie et du « combat » dont je me pensais incapable. Tout conflit me « gèle » sur place, toute remarque désobligeante, m^me un simple regard désapprobateur, me donne l’envie de disparaitre de la surface de la terre. Alors je découvre un autre moyen de fonctionner, et je voulais simplement le partager. S’il a pu te conforter un peu, Lulubelle, je suis ravie. Je découvre que je ne suis pas obligée de me sentir si mal, au point de vouloir disparaitre. L’angoisse, ou enfin le mal-être généré par ces situations, je sais maintenant les reconnaitre, et les prendre pour ce qu’ils sont : juste un effet secondaire de la surdouance, de l’hyperfragilité. Ce que je suis, mes capacités, ne peuvent apparaitre qu’après la tempête émotionnelle.
Si je suis honnête, je dois dire que j’aime les situations complexes, si rien ne se passe, je m’ennuie, et je me rends bien compte que j’invente de nouveaux projets (ou de nouveaux problèmes?), sans doute pour le plaisir de la complexité. A bien y regarder, j’aime ce qui nécessite de la force et de la puissance intellectuelle.
Tu es parvenue à décrédibiliser ton ancienne hiérarchie en finesse, je suis plutôt d’après mon entourage, un peu rouleau compresseur. Une fois que j’ai démarré, rien ne semble m’arrêter. j’imagine que nous avons chacune nos façons de faire!
Je voudrais tant dire à ceux qui se terrent par crainte de ce que l’on considère des agressions, mais qui semblent simplement être de la vie courante pour les autres, qu’une fois la tempête passée, la mer d’huile montre de nouveaux horizons….
Merci merci merci… vous écrivez ce que ma pensée ne parvient plus à mettre en mots tellement je suis épuisée de tt cela.. je vous comprends au plus profond de mon être.
Une véritable machine de guerre vous l’avez dit.
J’ai attaqué mon propriétaire au Tribunal et j’ai gagné.
Grâce à ma grande mémoire et mes capacités d’éloquence,je me suis défendue bec et ongles sans avocat.
Dans ces moments là,je deviens impitoyable.L’injustice à réparer est tellement évidente que du coup elle est impardonnable…enfin c’est dur à expliquer …
@ Marielle
Il semblerait, car je n’ai que peu de connaissances théoriques/livresques relatives aux HPI/HQI et autres zèbres, que certains d’entre nous aient leur propre pierre philosophale, et transforment/transmutent l’angoisse existentielle engendrée par les émotions en une force qui peut tout balayer. L’adversaire n’a alors à mon humble avis, aucune chance de s’en sortir sans payer le prix dû relatif au préjudice estimé. Attaquer, faire subir une injustice à ce type de HP/HQ I est une vraie mauvaise idée.
La répétition de ces situations renforce la structure mentale qui utilise cette force, celle-ci semblant également se développer de façon exponentielle. Il ne faut donc pas craindre ces situations. Elles font peur, très peur même, mais la peur n’est qu’une émotion qui passe. Du temps. Il faut se laisser du temps.
Dans tous les cas, bravo Marielle. Et merci. De ce que je peux lire, trop d’entre nous s’arrêtent au sentiment de culpabilité et d’angoisse. Ils sont énormes chez moi, mais je les utilise. Quelqu’un m’a un jour dit qu’une émotion était une énergie. j’ai bien retenu la leçon.
La pierre philosophale, c’est ça : la capacité intérieure à transformer les émotions négatives en force régénératrice et positive. Le plomb (ce qui vous plombe), en or, qui vous fait briller dans la lumière du soleil.
C’est exactement cela :0)
J’ai vécu la même chose en me battant contre une grosse compagnie de carte de crédit qui voulait me faire payer injustement les dettes de mon ex. (Nous n’étions plus ensemble depuis 10 ans)
Je suis devenue comme toi une machine de guerre terriblement efficace.
Je ne savais pas que j’avais cela en moi. J’ai monté un dossier qui a fait l’admiration de mon avocat spécialiste en droit des banques, et j’ai gagné.
Moi qui ne comprends rien à l’argent, qui a peur de ce monde froid macho et calculateur, j’ai comme toi créé un précédent. :0)
Que ferions nous si on se faisait plus confiance? :0))))
C’est bien de partager ces expériences. le sentiment d’injustice est tellement difficile à supporter. Savoir qu’il est possible de parfois rétablir l’équilibre crée un sentiment d’apaisement. « je peux », rien n’est plus fort comme ressenti, quoi que ce soit que l’on « puisse ».
Savoir que l’on peut, n’est pas forcément suffisant, mais nécessaire. SENTIR que l’on peut fait qu’on gagne, et qu’aucune autre issue n’est envisageable, ni possible. Comme une évidence. C’est le fameux « grain de foi » qui soulève les montagnes.
C’emploie le terme « machine de guerre », je pense que le terme approprié ressemblerait à « machine à rétablir l’équilibre ». La puissance intérieure nécessaire est immense, comme une énergie qui traverse et se met en route, toute seule.
Je pense qu’on peut facilement devenir addict à ce ressenti. J’imagine que cela se rapproche du sentiment de toute puissance du surdoué.
J’y pense car je viens de gagner un autre tout petit procès devant la juridiction de proximité. Quand j’ai reçu la convocation du tribunal, je me suis surprise à sourire et à penser « je vais en faire de la bouillie ». et ainsi fis-je. Parfois, je me fais peur toute seule….
C’est aussi un monde qui me fait très peur, pourtant, celui de la justice, de l’argent, comme si je n’y avais pas ma place. syndrome de l’imposteur?
syndrome de l’imposteur?
.. ou tout simplement pas les mêmes valeurs…
Pas les mêmes valeurs? je ne sais pas. L’argent n’est important que pour payer les factures. En fait je sais que l’argent n’est en rien mon moteur, mais j’en ai besoin pour faire tourner cette fichue entreprise. Mes valeurs sont ailleurs. Dans le travail bien fait, dans les projets, dans « bâtir ». Oui, batir est fondamental, on devrait tous bâtir.
La justice, elle, fonctionne selon des règles finalement assez simples, mais pas du tout claires au premier abord. Comme je ne peux pas faire sans ces deux piliers, argent et justice, il a bien fallu s’adapter. Ca m’a pris du temps, mais je commence à maitriser 😉
Se retourner sur nos propres valeurs, est sans doute une étape importante pour un surdoué. D’autant qu’il est démontré, de façon scientifique et reconnue, que la personnalité (liée aux valeurs?)est fonction non seulement de l’éducation et de l’environnement social, mais également du contexte. Alors, les valeurs sont-elles, elles aussi, soumises au contexte? Par exemple, des gens choisis pour être particulièrement équilibrés ont été mis (pour de faux) dans une prison (des salles de labo transformées pour l’occasion). l’expérience devait durer 2 semaines. Elle a été arrêtée au bout de 6 jours. Dès le 1er jour ceux qui jouaient le rôle de gardiens sont devenus violents et humiliants, les « prisonniers » ont perdu leur identité pour agir comme des « numéros », oubliant la « personne » qu’ils étaient, devenant également rebelles et violents, bref, le contexte a influé sur la personnalité de façon abrupte. Donc, nos valeurs, sont elles stables, ou soumises au contexte? Si tel est le cas, alors, je change le contexte et mes valeurs changent? Il y a une part de vrai. Sans doute.
Oui, Lost in time , le contexte peut changer l’individu. En apparence. En reaction. Pas forcement ses valeurs- car si il reste en vie c’est qu’il peut s’y raccrocher- meme si de l’exterieur et de par les commérages , ca parait pas si evident, mais a l’interieur il se raccroche a ses valeurs, et ses dernieres peuvent meme se trouver renforcées. A un point extrème. Et rajouter encore plus d’incompréhension. Et puis, a force de lire Cecile, on se dit qu’elle a peut-etre raison, on essaye, et puis oui, ma foi, elle a souvent raison ;). Une belle maturité, pour nous les ti zebres , parfois en perdition.
Bon, si jamais un jour , j’ai le sou, je viens chez toi, je reve d’espace et de chevaux depuis ma tendre enfance ( gamine, ma chambre de hlm etait placardée de poster de chiens et de chevaux), et j’emmène ma fille, qui- grace a ces animaux- a pu trouver un certain equilibre dans une periode difficile 🙂
J’ai vécu le même genre d’expérience avec une grosse compagnie de carte de crédit. Ils voulaient me faire payer la faillite de mon ex allant jusqu’à geler et vider mon compte de banque sans préavis, comme une criminelle. Nous étions séparé depuis 10 ans. J’ai été harcelée au téléphone par des inconnus qui se présentaient avec des prénoms anglais de série B américaine. (Pamela, Brad, Dan) Ces gens avaient une copie du dossier de crédit de mon ex prouvant que je n’avais rien à voir la dedans. Ils ont refusé de m’en donner copie. J’ai été voir un avocat, j’ai monté un dossier. J’ai été voir mon ex, il m’a gentiment donné une copie de son dossier de crédit.
L’avocat n’a pas bougé, (je crois qu’il se d… le nez :0))) j’ai menacé la dite compagnie de les dénoncer à une émission de télé populaire leur disant que j’avais une preuve et oh miracle, en 5 minutes on m’a remboursé. Ce sont des voleurs qui misent sur le fait que les ex ne se parlent plus.
Cet épisode de ma vie m’a révélé que j’avais de la force, que je me sous-estimait trop. Que moi, l’imbécile, la tarte, toujours la tête dans les nuages, j’étais capable de faire face à des requins entraînés et implacable.
Bonjour Cécile
J’ai une question pour vous:
Est-ce possible qu’en étant hypersensible on le soit aussi aux ondes électro-magnétiques, aux polluants, aux pollens, aux champignons etc.?
Et de se sentir comme une enfant au delà de 60 ans à cause justement de cette hypersensibilité?
Je viens de recevoir votre livre et je vais le dévorer j’en suis sûre.
A bientôt
Bonsoir France de Montréal
Oui, l’hypersensibilité est une facette de l’expression du surdon. Et elle semble s’accentuer avec l’âge…
Bonne lecture – j’espère qu’elle vous sera utile 🙂
Et qu’en est-il de la sensibilité aux polluants, ondes etc?
Et normal de se sentir encore comme une enfant?
je parle de sensibilité au sens physique comme émotionnel.
Se sentir comme une enfant.. voulez vous dire que vous pleurez facilement par exemple ?
Oui évidement ! Et les infos qui me deviennent insupportables. En contrepartie m’emerveiller d’un petit insecte, d’un flocon de neige comme il y a quelques jours.
Avoir appris que j’étais surdouée à mon âge ajoute encore à mon désarroi. Je n’arrête pas de me poser des questions.
J’aimerais pouvoir poser mon cerveau sur une tablette, comme on le fait pour une perruque
S’émerveiller est une façon de reposer son cerveau. Noks Nauta, qui est médecin hollandais, spécialiste du sujet, recommande de veiller à ressentir chaque jour des émotions positives, sinon, dit elle, les surdoués ne sont plus que colère, tristesse et ressentiment.
http://www.franceculture.fr/emission-sur-les-docks-ces-droles-de-zebres-2015-11-26
Cécile,
je poste ce lien ici, déplace-le si nécessaire.
Merci.
Je voudrais vos commentaires, toutes et tous, sur cette récente émission, svp.
Merci
Chan
Merci Chan
J’avais effectivement « vu » l’émission (ainsi qu’une émission passée sur Antenne 2 quelques jours auparavant), mais.. je n’aime pas la victimisation qui infantilise et rend passif.
Oui, c’est difficile pour nous, mais ça le sera encore plus si nous réclamons un statut de handicapés (le plus sûr moyen pour être exclu).
Le surdon n’est ni un handicap ni un privilège,
le surdon n’est pas l’alpha et l’oméga d’une personnalité.
L’acquis, l’histoire de chacun, les traumas jouent un grand rôle dans la façon dont on aborde la vie.
Il existe des gens surdoués qui vont très bien et s’en sortent très bien. C’est donc que la construction identitaire est importante et ceci n’est jamais mentionné.
Donc voilà : oui, il y a plein de bonnes remarques, mais je n’aime pas le ton larmoyant et victimisant qui est employé.
On oublie dans cette émission de pointer une société normalisante (en fait moyennisante, « standardisante ») qui s’appauvrit, un modèle économique à bout de souffle qui en devient pathogène. On oublie de proposer des alternatives. On oublie de mentionner que le rejet de la différence est « hélas » une constante depuis que le monde est monde (les surdoués sont tout autant harcelés que harceleurs, il faut s’en souvenir)… on conforte juste la honte d’être différent.
Et j’ai bien apprécié les commentaires associés. (dont : « les « surdoués », mes pauvres gens, mais c’est un marché, juste un marché ! »), un peu extrême j’en conviens, mais qui pointe la segmentation croissante de la société, sa mise en silo, son désapprentissage du vivre ensemble)
… et la musique parce qu’elle me renvoie aux français du 20°…; ou encore à une musique de John Williams pour un film nommé Images
Cela dit.. il reste toujours le questionnement du qualificatif à employer.. et en même temps, c’est pas mal finalement .. Et si au lieu de définir les gens par leurs caractéristiques (leur pathologie !) on les définissait par leurs projets ?! C’est le fondement même du rétablissement, qui permet à chacun de trouver sa place et d’espérer !
Bonjour,
Je ne suis pas d’accord avec vos arguments pour lesquels vous pensez que le statut d’handicapé nous mettrait plus en marge de la société.
Et pour cause, être un zèbre est être handicapé par les situations courantes, qu’on vive bien sa « surefficience » ou non.
Si nous devions aller dans le même sens pour bien nombres d’autres handicaps, c’est comme cela que nous retournerions vers une société trop normalisante, mettant à la marge les personnes différentes.
Par exemple, le fait que les troubles du spectre autistique aient été reconnus ont permis de donner une certaine notoriété aux troubles, qui s’en sont trouvés reconnus. Sans oublier que les personnes souffrant d’autisme ne sont pas plus handicapées que les neurotypiques par certains aspects de la vie (cognition), mais par d’autres totalement différents (comportements sociaux).
Par ailleurs, je n’avance pas ici que nous devrions demander le statut d’handicapé, je défends juste l’idée que nous sommes, nous aussi, quelques peu handicapés par cette société.
Il y a une différence entre être handicapé dans certaines situations de la vie et avoir un statut de handicapé.
C’est la statut officiel que je récuse. Parce qu’il stigmatise et qu’il isole.
Et aussi qu’il favorise la mise en silo de la société et désavoue le vivre ensemble, la nécessité d’apprendre à aller vers l’autre qui est toujours un peu différent de soi, qui qu’il en soit.
Tout à fait, ça renvoie vraiment à la confusion entre minorité et handicap; est-ce un handicap d’être noir, gaucher, homosexuel ou je ne sais quoi d’autre? Non c’est juste que le monde n’est pas bien organisé en général pour intégrer les minorités parce que ça n’est pas considéré « rentable » et que ça demande un « effort » (financier ou simplement d’ouverture d’esprit) aux majoritaires. Enfin c’est comme cela que je le ressens…
Franchement, on est plus a une connerie pres, le surdoué serait maintenant un handicapé. Les einstein, dali, voltaire etc (HPi/HQi ) etaient des handicapés aussi
Oui cette société est a bout de souffle sans conteste comme le dit cecile. une société qui traite de la sorte ses plus brillants elements ne merite que le mepris si pas plus.
Par contre un surdoué peut connaitre des problemes comme tout membre de la population
oui bon, comme chacun l’imagine, un humain est drôlement handicapé par rapport à un singe, quand il s’agit de grimper dans un arbre. cela dit, le HP trouvera rapidement un moyen de grimper dans l’arbre aussi vite qu’un singe. L’humain neuro typique mourra sans doute de faim avant de trouver une idée valable. l’intelligence, c’est d’abord la capacité d’adaptation.
Oui les HP sont, en ce sens « handicapés » parce que le monde fonctionne neuro-typiquement. Puisque la plupart sont déclarés (ou s’auto proclament) « pas bien équilibrés, besoin d’aller consulter », ils ne sont pas en recherche de solutions pour bien fonctionner dans cet environnement.
Etre détecté provoque de gros soulagements, alors la recherche d’issues peut commencer. Les malaises de la plupart d’entre nous viennent du fait qu’on ne comprend pas pourquoi on est décalé et qu’on nous le reproche. Si encore cela n’était pas reproché, ça irait déjà mieux! bref, la notion de « handicap » est liée à celle d’environnement, ce n’est pas une réalité, puisque ce n’est pas vrai en tout lieu en tout temps.
Confondre intelligence et capacité d’adaptation (ou conformisme, mimetisme animal) c’est faux a moins qu’on distingue les differents types d’intelligence. L’intelligence c’est aussi le raisonnement abstrait.
Le sujet de l’intelligence sociale et du surdoué est interessant. ca vaudrait un article.
Concernant le singe vous ne pensez pas si bien dire, sa haute intelligence tient au fait qu’il doit sauter d’arbre en arbre, ce qui exige des calculs complexes et une coordination complexe. On constate donc l’utilitarisme de l’intelligence d’un point de vue evolutionnel.
Attention aux raisonnements reducteurs par contre, qui sont souvent l’expression du pouvoir, cad de la majorité.
Par analogie on pourrait aussi dire d’un point de vue scientifique, que qqun de normalement doué (le qi 100 ) est « handicapé » dans certains domaines en raisonnement complexe par rapport a un surdoué.
Bonjour à tous,
Je descends le fil de vos postes depuis quelques jours et j’apprécie énormément vos échanges.
Je me permets de réagir à ce post lepat car vous m’avez volé un éclat de rire. C’est si justement dit!
Salutations à tous 🙂
L’adulte surdoué à la conquête du bonheur – Rompre avec la souffrance
c’est le titre du nouveau M.de Kermadec, 2016.
Est-ce que quelqu’unE la lu et voudrait bien nous en proposer une lecture critique ?
(J’attends toujours ma copie )
Merci encore
Chan
Bonjour CHan
Il y a quelques jours, le dernier opus de Monique de Kermadec était annoncé pour fin février 2016 !
Il vient/est en train de sortir.
Sur le lien Amazon, les deux critiques des lecteurs en avant première.
Merci pour ce lien.
Les 2 critiques sont très éclairants.
Et votre ouvrage ? Quand est-ce que nous aurons le plaisir de le lire « en vrai » ?
Très amicalement
Le dernier opus de Monique de Kermadec est vraiment très intéressant, qui a un certain courage de « provoquer » les surdoués (certains en tous cas) en leur proposant de sortir de la souffrance comme élément identitaire.
Le surdon ne fait pas tout et n’est pas tout dans une vie, et il est important de sortir du misérabilisme et de la victimisation larmoyants qui sont une tendance sur le sujet du surdon. C’est à mon sens, le meilleur moyen de présenter les surdoués comme des handicapés, et, ce faisant, de les stigmatiser.
A mon sens aussi, la seule limite au plaidoyer de Monique de Kermadec est la singularité que certains peuvent ressentir, tout particulièrement ceux qui sont à l’extrêmité droite de la courbe de Gauss.
Livre vraiment intéressant.
… Quant au mien, sur le monde du travail… vous êtes bien informé ! :)… Mais c’est vrai qu’Amazon l’a annoncé… Remis début novembre – Parution prévue fin mars / début avril !
J’ai lu ce livre de Monique De Kermadec en diagonale, pour le relire bientôt et mémoriser un peu mieux. Je me suis intéressée à la résilience, qui est présentée comme méthode. Pour moi c’est un très bon livre, qui fait, en partie, la synthèse de cette façon de se libérer de cette souffrance, d’être différent qui veut se faire ‘comme tout le monde’, alors même que son bonheur se construit dans sa singularité.
J’ai aimé la description des attitudes des ahp face au psy. Pour ma part, je me dis aussi que les ahp ont les moyens internes, par eux mêmes, de se comprendre en tant que monde intérieur, complexe et différent de la norme, dans laquelle ils cherchent pourtant à se cacher, en allant se confier à un professionnel, qui n’est souvent pas le bon près de chez soi!
La résilience consisterait alors à faire une boulette de ce monde normé, qui ne sera jamais notre monde, et exprimer, développer nos propres modes d’appréhension du monde: créer, apprendre, développer, mais vraiment exprimer notre propre soi, en se créant juste les interfaces qui nous permettront l’accès aux autres, en toute quiétude. Offrir aux autres nos talents, ça a du sens, se mettre au service de la communauté humaine, et y apporter notre différence.
Dans le livre, j’ai aimé l’image du tricot dont les mailles ont sauté, on reprend alors les mailles absentes de manière, au mieux, à réparer les trous et en faire une pièce de tissu qui ‘tienne debout’… Ce n’est pas valable uniquement pour la douance, bien entendu.
Renouer avec un dialogue intérieur, survoler son paysage, redécouvrir que ce monde labyrinthe que nous avons construit, n’est qu’un petit bout de questions que nous pouvons survoler, découvrir de haut les arborescences de notre souffrance, comprendre que pour nous adapter à la norme, nous avons bâti nos limitations comme autant de palissades en tout sens.
Sur talentdidefferent, nous avons déjà toutes ces réponses, mais malgré tout, ce livre apporte une synthèse lisible, que l’on peut recommander à son entourage.
C’est déjà en soi une interface utile!
Bien je finirai de le relire, j’ai envie de parler aussi du sujet de notre acuité face à un monde de chaos, sujet effleuré avec retenue dans le livre, mais néanmoins abordé, ce qui me semble un grand mérite, voir un grand courage, mais tellement nécessaire à ce qui est une particularité essentielle de l’enfant en douance qui ouvre ses yeux sur ce monde là!
Bonjour @ Cécile, Chan et Jean Claude
Tout d’abord
Bonne Année 2016 accompagnée de tout mes vœux de paix et sérénité , ainsi qu’une longue vie à votre blog, Cécile !
Car le maintenir en vie ne doit pas toujours être une sinécure et nécessite certainement d’y injecter forces,attention, patience,passion et bienveillance,que grâce vous en soit rendue !
En ce qui concerne le livre de Mme de Kermadec, je viens de le finir, et franchement,je l’ai trouvé globalement extrêmement intéressant, bien écrit .
La vision de Mme De Kermadec est certainement affûté par sa longue expérience de la prise en charge des surdoués en particulier adultes.
On y retrouve la notion de gestion de l’hypersensibilité,et de l’hyperemotionnalité, de la nécessité pour bien vivre , de faire se développer harmonieusement la capacité de sociabilité avec ses congénères sans faire de ses particularités une raison de s’enfermer dans une tour d’ivoire (faux self/vrai self), la solidité mentale ( assertivité, apprécier la solitude, garder ses valeurs), savoir reconnaître ses propres besoins sans que cela soit de l’égoïsme, développer sa créativité à mille lieues de tout , j’aurais tendance à dire dans son langage de psychanalyste dans l’erotisation de son propre désir , de nos jours ,on aurait plus tendance à parler du circuit de la récompense , ou d’hédonisme bien compris.
Il y a effectivement un long paragraphe sur la tendance à la victimisation de l’Hpi , et la nécessité de sortir du triangle de Karpmann(c.a.d. Victime/agresseur/sauveur) , cela rentre un peu dans la notion de résistance au changement chère à Watslawick, et qui est une constante chez l’être humain!
Elle parle aussi de la nécessité de « clairvoyance » qui est une grande qualité de l’Hpi , mais qu’il ne sait peut être pas toujours utiliser à bon escient ( en gros, vous recevez un ordinateur à 100 milliards de connexions sans le mode d’emploi!) surtout dans le cadre de l’analyse de votre vie intérieure ( quels sont
mes croyances souvent implantées par les parents,société,professeurs, religion….., mes valeurs, mon sens de la vie, est ce que mes capacités d’analyse de ne serait-ce que mes sentiments sont fiables et efficaces.
La dernière partie correspond à une charge contre les neurosciences et les techniques apparentées ( méditation).
Malheureusement pour elle, il y a à mon avis un tel champ de défrichage en cours car quand on voit les dégâts psychologiques des DYS en terme d’anxiété,de perte d’estime de soi et de confiance en soi, qu’il s’agit d’un problème majeur qu’elle n’évoque même pas (80 % des HPI suivis ont unQI hétérogène) alors que la fréquence retrouvée ne serait que 5% de la population avec une fréquence augmentée d’un facteur de 4 à 130 de qui et d’un facteur 5 à 140 de qui) soit au maximum 25% de la population des HPI.
On voit donc que cette notion n’est absolument pas pris en compte dans la grille de lecture De Mme de Kermadec avec de ce fait ,une perte de force argumentaire.
De ce fait , je pense personnellement que le cœur de cible de la clientèle de Mme de Kermadec correspond à des HPI au Qi homogène ou hétérogène ayant compensé, ayant pu de ce fait accéder à une certaine forme de réussite sociale et professionnelle, mais non satisfait de leur vie, viennent chercher chez elle une raison de vivre loin de l’aspect patrimonial…
Pour les autres, ce qu’elle écrit reste toujours intéressant mais incomplet(à mes yeux)
Bonne Journée
oui… avoir accès à un psychologue en ville n’est pas donné à tout le monde…
Bonjour,
Je suis ravie de découvrir votre site et plus encore de constater la rigueur de votre travail, étayée par un référencement réjouissant de recherches à découvrir ( et plus selon nos affinités). La recherche sur le sujet en neuroscience m’apparait être un fondement conséquent pour une évolution de l’appréciation des intelligences variées. Par ailleurs, je suis très curieuse de votre ouvrage à venir autour du monde du travail: si récemment, l’intérêt sur l’état adulte de ceux qui sont concernés par la surefficience ou la sourdouance ( et ces termes doivent rester à mon sens des qualitatifs indicatifs demeurant à évoluer) a permis à bon nombre de se reconnaitre comme ‘en devenir permanent’, il est nécessaire de poursuivre le travail et de contribuer à nourrir et cultiver tout germe pratique à la construction d’un environnement de travail et d’éducation plus souple, fluide et réceptif aux différences créatrices. En économie, on mentionnera platement la valeur ajoutée, et qu’il est drôle que notre société financièrement avide ne soit pas plus avertie du potentiel disponible d’un si grand nombre de personnes désireuses d’agir, de contribuer au développement du capital social, culturel et économique. C’est là l’oeuvre des chercheurs – créateurs dont vous faites partie, de gens honnêtes, de bonne volonté et de bonne intelligence. C’est donc avec gratitude que je poursuivrai la lecture de vos travaux.
Bien à vous.
Bonjour Aiko.
Des compliments qui me font rougir. Merci ! 🙂
J’ai travaillé sur la relation des surdoués avec le monde professionnel, tout comme je l’ai fait pour mon premier opus :
– aller regarder ce que dit la recherche (et je suis contente, j’ai trouvé pas mal de références sur le sujet; ce qui me permet de proposer un nouvel opus qui est à 95% différent du premier, et en fait un complément (une ou deux pages de redondance sur la réalité neurophysiologique du surdon).
– faire appel à des témoins (en m’efforçant de varier les horizons et statuts professionnels – parce qu’il m’importe de rappeler que le surdon est indépendant de toute origine ethnique, sexuelle, matérielle, financière..)
– … et bien sûr je mettrai à disposition sur Talentdifferent les ressources que j’ai utilisées.
… J’espère que ce deuxième opus donnera les réponses que certains recherchent : orientation des études, choix d’un métier, tests de personnalité, ce qui fonde le malentendu entre l’entreprise et un surdoué, quelques pistes pour améliorer les choses (car je suis intimement persuadée que même si nous sommes une minorité face à une majorité qui a bien des difficultés à prendre en compte les minorités, il nous appartient aussi de ne pas aggraver les choses : la méconnaissance de notre mode de fonctionnement en est un facteur).
Bonjour Cécile,
Que je suis ravie de lire votre réponse et d’apprendre la friandise que vous nous avez préparée… J’ai dévoré votre premier livre en 2heures ( en survolant qq paragraphes mais qui seront revus plus sérieusement prochainement) : que c’était gai et nourrissant ( j’ai ris franchement à plusieurs passages relatant qq caractéristiques a-normales et été bien émue des témoignages de vos comparses ..). J’oserai dire que le compliment est simplement la reconnaissance du constat d’un travail conséquent, éclairé d’une intelligence du coeur ( également dans le sens ancien de gemütlichkeit ), et qu’il est amplement mérité.
Vous parlez de présenter des pistes pratiques dans votre prochain ouvrage, et rappelez combien la méconnaissance du fonctionnement ‘autre’ implique une responsabilité de ceux qui en ont conscience pour instaurer ou initier des processus de changement dans les milieux professionnels notamment: je vous rejoins dans cette affirmation pleine de conviction. C’est une évidence qu’être conscient d’une ‘ més-entente’ implique la responsabilité, si nécessaire, de modifier nos modes de communication, d’évoluer, afin de nourrir notre compréhension des situations et d’agir à ce qui peut être amélioré dans la mesure du possible.
Votre démarche est bien celle du bon sens : éclairer par la connaissance et la compréhension pour poser la fameuse question ‘ Et maintenant, on fait quoi? Comment aider ? » ( comment s’aider, s’entraider entre différences et divergences, s’entrainer ?). Si d’aventure, une communauté de personnes chemine sur ce sujet, je serai bien heureuse d’y participer un tant soit peu.
C’est pour ma part, ce que j’appelle faire l’oeuvre humaine, entre gens de bonne volonté. J’attends donc votre ouvrage avec grand intérêt.
Bien cordialement.
Merci à nouveau Aiko.
S’accentuer avec l’âge…?
Seigneur, protégez-moi!
Je n’ai jamais pu regarder Elephant Man.
A 46 ans, je pleure encore face à des desseins animés pour enfants.
La musique me transperce de joie et/ou me révèle comme résonateur émotionnel.
Quelques images qui fonctionnement comme des déclencheurs me permettent d’accéder rapidement à cet état de façon choisie face à quelqu’un; je deviens alors médium.
Mais, comme de dit plus haut, face à la plus vile des grossièretés, je n’ai aucune défense, aucun sens de la répartie…Je le paierai plus tard du prix d’une immense culpabilité.
Si cette sensibilité augmente encore avec l’âge, faites que je puisse l’accueillir, l’accepter, l’intégrer et la rendre créative.
Bonjour Marc :0)
As-tu déjà pensé que face à ces gens grossier, ton silence peut être interprété comme étant de la dignité?
bonsoir Cécile,
non c’est vrai, je n’ai pas utilisé le bon terme.
Il est malheureux, se cherche et il est souvent en colère. En fait, s’il lit le livre, il se reconnaîtra dans de nombreux point.
Si il pouvait commencé par se comprendre, je me dis que ce serait un pas en avant.
Je l’aime beaucoup. J’espère qu’il finira par découvrir les raisons de son mal être.
Oui il faut être aidé, mais ça aussi il faut l’accepter, c’est un chemin.
A bientôt
Bonjour,
je commence le livre, je découvre le blog.
Je suis fébrile, enfin des mots sur mes maux. Je le savais depuis longtemps, mais il fallu encore plus de temps pour l’accepter tellement je me sent différente, à part. En 25 ans, j’en ai rencontré plusieurs des thérapeutes dans l’espoir de me comprendre. J’ai compris qu’ils n’était pas toujours adapté à mon cas, mais ils m’ont néanmoins aidé à avancer. Ils m’ont par contre toujours dit que j’étais forte…ha ben ça oui, dés que ça va pas, pouf 20 kg! Vive le Yo-Yo.
C’est dur de dire à son entourage « je crois que je suis précoce…ou un truc de ce genre! ». Mon déclic, mon fils, ma bataille! Qu’il ne lui arrive surtout pas ce que j’ai pu vivre. Aujourd’hui je ne suis pas forcement mieux dans mes baskets, mais je suis heureuse, du moins j’y travaille quotidiennement et comme je suis d’une nature optimiste, ça aide. Sauf qu’au passage, je passe pour encore plus atypique…la créativité, le jardinage, le ménage, le scrabble en ligne, c’est mon quotidien, zen, en moi, ma came. Je comprend aujourd’hui pourquoi je suis heureuse seule dans la maison sans le moindre bruit. Mon hyperactivité, mes digressions et mes pensées qui ne se calment pas, c’est aussi un aspect de mon épuisant quotidien. Je vais continuer à potasser et découvrir le blog et je reviendrais surement vers vous faire un point. Aujourd’hui, mon cheval de bataille c’est d’aider Orian qui n’a que 25 ans. Je tente de lui faire comprendre qu’il faut se comprendre pour dépasser son malaise. Ce n’est pas gagner, il s’enfonce, se délecte de son malaise. Depuis qu’il a environs 6 ans, je sais qu’il est un enfant précoce. Mais on écoute pas une animatrice…Chers vous tous, si Orian arrive enfin sur ce blog, merci de m’aider à l’aider. Dés que j’ai re-commandé un second tome auprès de mon libraire, je lui envoie. Oui le premier finalement, je me le garde, j’ai encore du boulot à faire sur moi. Attention, Orian est borné et pas forcement décider à se décoder.Il voudrais tellement être dans la norme, qu’on l’aime, le reconnaisse…je crois qu’il faut qu’il se comprenne d’abord, pour mieux vivre dans une société ou ne nous comprend pas. Courage à toi mon grand, j’espère qu’enfin tu te décides de te faire du bien.
Bienvenue sur talentdifferent kti
Orian ne se délecte pas de son malaise, vous êtes la première à le savoir.
Mais que vous soyiez taraudée d’inquiétude à ce sujet, je n’en doute pas, moi qui suis également maman…
le plus « simple », il me semble, serait, si il acceptait, qu’il puisse rencontrer un thérapeute qui lui explique en toute sécurité son mode de fonctionnement.
Bonjour,
Un petit merci s’impose après la lecture de votre site. Je vais sans doute commander votre ouvrage prochainement.
Pour me présenter , j’ai été diagnostiquée à 14ans et j’ai longtemps préféré le déni. J’avais encore un gros score? La belle affaire quelque soit le test je n’avais que cela! Alors j’ai gardé mon score dans un coin de ma tête, j’ai refusé d’y retourner. Bien sur , je me sais et sens différente depuis plus loin encore mais je n’osais pas affirmer (ni même à moi-même) pourquoi.
Sauf que… Je suis maman et à leurs façons, ils sont comme moi alors si ce n’est que pour moi et bien pour eux je devrais je crois ne pas y aller qu’à l’intuitif et raisonné mais me renseigner un peu au moins. Pour l’instant, ils vont bien.
Pour en revenir à ma personne, déscolarisation hâtive car je gênais à avoir raison quand les professeurs avaient tord, à tout trouver trop long, pas assez poussé…
J’ai fait ma vie , je me la suis construite pour la modeler autour de moi comme je la voulais/rêvais. Je ne saurais pas métro-boulot-dodo.
Reste la souffrance de l’incompréhension, des critiques erronées de ceux qui n’ont rien compris , qui ne pourraient pas comprendre ce que je ne peux plus expliquer…
Et les embuches parait-il liées , maladies auto-immunes ou rares , un burn out , de la phobie sociale…
Ce n’est pas de tout repos la différence.
Bienvenue sur Talentdifferent Lueur
Puisse cet espace vous apporter un peu de sérénité
Bonjour à tous.
Voilà maintenant près d’un an que j’ai été diagnostiqué surdoué, chose qui ne me paraissait absolument fausse. Mais maintenant que je lis des ouvrages tels que le votre Cécile (pas encore terminé) ou ceux de Jeanne Siaud-Fachin, je me rends compte que je rentre plutôt bien dans les « cases » alors que je n’aime pas du tout ce terme. Finalement je suis bien surdoué alors que la psy qui m’a fait passé le test nous a tout d’abord dit, à mes parents et moi qu’on ne pouvait pas dire que j’étais surdoué à cause de la non-homogénéité des tests. Aujourd’hui, j’ai 17 ans et je trouve que le monde est dans un désordre incommensurable, au moins aussi grand que son incohérence…
Voilà je voulais juste me présenter et vous dire merci Cécile, puisque vous m’éclairez un peu plus sur ma véritable nature au fil de votre ouvrage.
Enyx
Ne pas être surdoué à cause du manque d’homgénéité des tests ????
« Il vous manque une jambe alors vous n’êtes pas un humain » – ça me semble à peu près aussi idiot.
Le manque d’homogénéité signe quelque chose – elle ne vous a rien dit ? pas de dys, par exemple ?
Cela dit, ce n’est pas le mot qui est important, c’est le mode de fonctionnement.
Mais je regrette qu’elle ne vous ai pas dit d’explorer la piste du surdon : hypersensibilité, vision globale, intuition… autant de caractéristiques qui aboutissent à un décalage qu’il est important de comprendre.
Merci à vous de votre message Enyx 🙂
je vous souhaite de ne jamais vous laisser enfermer par les mots.
Bonne continuation ! 🙂
Nan, mais il faut quand même dire que ces tests sont cons ! C’est censé mesurer l’intelligence, et c’est juste n’importe quoi… Par exemple, je ne vois pas en quoi le calcul mental représente une intelligence quelconque, à part une capacité à retenir et additionner des chiffres, ou en quoi savoir où est le détroit de Gibraltar peut apporter des points… On veut savoir quoi ? Longitude et latitude ? Parce que moi je pense ça, forcément… pas à dire au psy que le détroit de Gibraltar est… près de Gibraltar, ah ah ! 😀
Bref, il y a un résultat chiffré mais le plus important c’est comment on raisonne pour ce test, comment on est pendant et notre manière de le vivre. Avec un peu de chance, on va tomber sur un psy intelligent (ouf, ça a été mon cas) qui va mettre en évidence plus une manière d’être que des réponses formatées…
Le plus important, c’est ce qu’on est, apprendre à connaître notre personnalité bien décalée. Parce que c’est ça qui est à la fois extraordinaire et qui nous pose problème au quotidien. Le côté Don Quichotte à vouloir faire la vérité à tout prix, ou à vouloir se faire respecter quoiqu’il arrive, ou à crier après la justice, ou à ergoter sur tout et n’importe quoi parce qu’il faut être précis dans la vie… bref vous connaissez le topo. Heureusement il y a des aspects sympas, la fantaisie, la créativité, quand on arrive à gérer son côté Bisounours… Et puis, j’en ai marre d’être encombrée par tout un tas d’infos inutiles, à quoi ça me sert de savoir que le mec qui passe à côté est habillé 100% coton, on s’en fout hein !! Le fameux regard qui scanne, s’il pouvait un jour se mettre au repos… Et cette intolérance au bruit, pourquoi je suis la seule à entendre les bruits de la voisine DANS ma tête ?! A me boucher les oreilles quand les pompiers passent ou pendant le feu d’artifice ?! C’est important de comprendre que les autres ne fonctionnent pas comme ça, qu’ils ne peuvent pas comprendre la fatigue qui peut en découler, qu’ils ne raisonnent pas en arborescence (et ça c’est dommage, parce que la « complexité » ou penser en lien avec les autres domaines de réflexion, c’est plus riche que de penser en « corde à noeud », étape par étape !).
C’est important de comprendre aussi que les autres peuvent difficilement comprendre ce que c’est qu’être HP. Perso, je préfère parler de « particularité auditive » quand j’explique que j’entends tout au même niveau. Je ne parle que de ce qui me gêne, pour faire évoluer ou accepter la situation aux autres. Je ne parle jamais du tableau général, les réactions sont en général négatives devant le surdon, les gens se sentent rabaissés parce qu’ils ne comprennent pas à quel point ce peut être difficile.
J’ai lu aussi le livre de Christel PetitCollin, « Je pense trop » je le conseille chaleureusement, en plus de celui de Cécile et des autres déjà connus bien sûr.
Bonjour à tous,
Cela fait dorénavant plus d’un an que je me documente sur les « surdoués »…Enfin, que je lis ce qui te fil en aiguille m’intéresse et me comble, au sens propre du terme « remplir ». Au départ intéressant, m’a sorti de ma torpeur au vu du contexte personnel et professionnel dans lequel j’étais. Mais j’ai beau lire, notamment les post ci-présents, ils ne me rassurent pas.
Je sais juste que d’autres personnes souffrent, de manière identique ou légèrement différente. Mais en quoi cela m’aide ? Je ne saurais le dire. Je ne sais d’ailleurs pas si cela m’aide réellement…
J’ai déjà conscience que c’est comme ça et que je dois m’y faire; que la sensibilité (pourquoi « hyper »?) au monde qui m’entoure ne s’en ira pas et que je subirai toujours mes propres crises de nerfs à moins de m’expatrier sur une île déserte.
Bien sûr, et ce n’est qu’une redite de nombreux témoignages, la sensibilité n’est pas que physique, ni émotionnelle, mais également morale -au sens de moralité-. Les injustices, subies par moi ou par autrui, me sont insupportables et le mot est à prendre au pied de la lettre. Je ne supporte pas ni physiquement, ni intellectuellement. Alors je me bats. Pour moi, pour cet autrui, c’est selon. Je me prends des murs, quasi volontairement puisqu’au fond je choisis de me battre (quoiqu’il soit impossible pour moi de faire autrement que d’aller en ce sens); et puis aussi d’autres involontairement parce que, étant moi, les ennuis, les heurts, les insultes, les affronts en tous genre sont omniprésents dans ma vie.
Ordinairement l’on me dirait, sagement sans doute, que c’est la vie, c’est ainsi.
Mais effectivement quand tout est « trop », vous qui comprenez, la lutte quotidienne semble interminable.
Quand cessera cette lutte globale, cette souffrance générale?
(Et ce même si certains posts incitent à juste titre à ne pas résumer/ réduire la douance à la souffrance; elle me semble la conclusion, le constat final de tout…)
Effectivement, elle ne m’avait pas parler d’exploiter cette piste de la douance, tant et si bien que je commence à ma’percevoir des multiples spécificités de mon comportement. Exemple qui peut paraître idiot : depuis 3 jours, j’ai mal au pavillon de mon oreille droite. Au début, je pensais que c’était parce que je dormais dessus. Maintenant, je pense que c’est à cause de la plus grande capacité auditive dont sont affublés les surdoués (celle dont tu parles Lena). du coup je perçois les choses bien différemment.
En fait, concernant la capacité auditive, elle n’est pas forcément plus grande, elle est différente (sérieux, ton pavillon c’est sûrement autre chose). Si tu fais un test, il ne va pas mettre en avant une meilleure audition (j’en ai deux à mon actif, tout à fait normaux). Ce n’est pas mesurable, il s’agit d’une grande, ou très grande, sensibilité au bruit, et surtout à la manière de le percevoir et de le vivre.
Je donnais l’exemple des pompiers ou du feu d’artifice, je pourrais dire que j’allais en boîte de nuit avec des boules Quiès, et je vais toujours au ciné avec, on ne doit pas être beaucoup à le faire 😉
En groupe, j’ai du mal à faire à la part des choses et des dialogues, j’entends tous les bruits au même niveau, ça fait une sorte de brouhaha vraiment pénible qui me donne envie de partir en courant.
C’est important de savoir comment on fonctionne, ça évite de casser les pieds à tous ses collègues de bureau qui eux ne sont pas du tout gênés par la soufflerie du chauffage ! Faut trouver une autre solution…
Je comprends aussi pourquoi je suis souvent stressée à mon boulot, qui lui ne l’est pas plus que ça. C’est simplement qu’il y a beaucoup de passage, beaucoup de détails devant mes yeux, et que je passe mon temps malgré moi à tout enregistrer. Résultat, aucun repos, et la tête est encombrée de tout un tas d’informations la plupart du temps inutiles.
bonjour a tous,
suite a un burn out (janvier), un parcours avec un super sophro et enfin un psy no-freudien, celui m’a dit a notre premier rdv » avez vous deja fait des test, car vous avez l’esprit tres vif…. sur le coup, je n’ai pas compris sa question…et puis le petit velo a fait son tour de terrain…ou plutot du pays…
il me parle de douance, de haut potentiel, de surdoué… ca me prend le chou, il a du se tromper, je suis plus inadapté social oui…
deuxieme rdv, on en rediscute, de mon passé, de mon present, de mes difficultées… je rentre chez moi et le petit velo repart faire le tour du monde cette fois…
ben je crois qu’il a raison, cela explique tellement de chose….
et la je vous lis..et je pleure…de joie ou de tristesse, je ne sais pas…mais cette fois, je crois, je sais enfin qui je suis…..
y’ a plus qu’a apprendre a vivre avec…
Ludo, 38 ans
ps : je reviendrais trainer par la de temps en temps
Bienvenue Ludo 🙂
Bonjour,
J’écris ce petit mot pour solliciter vos conseils, me faire part de vos expériences et me donner vos avis.
Voilà, je résume : après ma crise de la quarantaine, on m’a diagnostiqué TDAH, puis on m’a parlé de douance. Mes parents m’ont juste dit que j’avais passé des tests petit sans m’en dire plus (ils avaient peur que je ne travaille plus à l’énoncé du verdict, ce fut leur seul commentaire).
Aujourd’hui, je vis une vie faite de thérapies : bouddhisme pour calmer mon esprit, tai jitsu pour calmer la colère et libérer l’énergie de mon corps, équilibre alimentaire pour gérer les excès… Je ne vis pas au présent mais au futur à travailler dans le but de devenir une personne normale, calme avec des amis car dans mon cas, la solitude est immense (j’ai fait une croix je pense sur une vie sociale normale et sincère). Voilà mon impression en tous cas. Mes proches savent ce que cela ne tourne pas rond… Les psys m’ont qualifié d’éponge à émotion, de personne qui va très vite et peu tolérante.
Ma vie professionnelle m’apporte quant à elle un certain confort bien qu’intellectuellement, je ne m’y retrouve pas.
LA QUESTION
Quant à deux heures du matin et ce, quasi tous les jours, à toutes heures, vous inventez des thèmes de livre tels que :
conversation entre l’égo et l’esprit (ou l’âme) ou une idée de roman où tous les représentants se verraient recevoir un message de dieu… Qaund vous vous posez mille questions et vivaient mille émotions…
Faut-il écrire ce (ou un) livre? Mais quelle question ! J’en meure d’envie.
A vrai dire, je suis bloqué par la peur de rater, excité et effrayé par le torrent de choses que j’ai à dire. Par où commencer? Faire cynique, ironique, humoristique?
Et de façon prétentieuse même très prétentieuse, je voudrais bien entendu, que cela soit parfait du premier coup, un chef d’oeuvre…
Comme pour me rassurer, satisfaire mon égo (artificiel) et que les gens m’aiment?
J’ai cette envie (plus qu’un besoin?) et n’ai pas le courage ou me pose trop de questions… Cela est-il utile?
Je me dis que cela aurait au moins la vertu d’être drôle et de m’amuser.
Désolé pour cette question et ce désordre mental. Merci pour vos avis. Belle journée à vous tous.
Désordre mental ? Vous avez dit désordre mental ?
Ah bon…
Moi je vois juste un cerveau qui tourne à toute allure, beaucoup de perfectionnisme et de besoin de précision et une vision très saine de l’importance qu’esprit et corps marchent ensemble qui vous conduit à utiliser des techniques très précieuses pour maintenir un équilibre.
Si vos parents ne l’ont pas détruit, si ils acceptent de faire un effort pour remettre la main dessus, je pense que ça serait TRES utile pour vous de connaître les résultats du test que vous avez passé. Et de le faire décrypter par quelqu’un bien au fait du sujet.
Bonsoir,
Merci pour votre réponse. J’en ai su plus mais pas énormément plus. Intelligence abstraite et verbale élevée et QI de performance faible. J’ai aussi fait des tests en seconde et j’ai été convoqué par la prof principale et là : même verdict, débile mental dans le repérage dans l’espace, mal latéralisé, je confonds ma droite et ma gauche. Sinon, plus je vieillis et plus je m’intéresse à la philo, c’est très marqué. Que pensez-vous du livre? Utile? Merci encore de votre aide.
QI verbal (parfois très) supérieur au QI performance, c’est un grand classique chez les surdoués.
La possible dyspraxie visuo-spatiale ne m’étonne pas plus que ça.
Quant à écrire un livre ? Ben oui ! Faîtes ! Arrêtez de ruminer et de vous arrêter à toutes les erreurs que vous allez commettre et au fait que ce ne sera peut-être pas parfait ! Faîtes ! C’est essentiel. (De toutes façons, si vous n’êtes pas content de ce que vous aurez écrit, vous pourrez le modifier… je vous suggère juste de ne pas prendre Joseph Grand (Camus : La Peste) comme modèle ! :D)
Faîtes ! C’est une vraie libération qui enclenche une vraie plénitude.
« Et de façon prétentieuse même très prétentieuse, je voudrais bien entendu, que cela soit parfait du premier coup, un chef d’oeuvre… »
Ca, c’est parfaitement normal quand on n’aime pas l’échec, qu’on est perfectionniste, et qu’on est sensible à la critique…
Mais on ne pourra savoir que votre roman est un chef d’oeuvre que si vous l’écrivez…
merci… Je vous l’enverrai si cela vous tente ! Mais il faut commencer… J’ai cette idée de conversation entre l’âme (ou ce que l’on a de plus pur en soi) et l’égo (ce traître qui nous trompe) : un match de boxe… Ambitieux peut-être trop….Ou alors l’amener sur un ton léger voire drôle. Pas évident…
Merci en tous cas !
Récupérer les résultats du test ça serait vraiment bien aussi pour comprendre plus en finesse.. ou alors le repasser ? (mais ça, c’est toujours un peu compliqué….)
Je vous suggère la lecture des billets relatifs aux tests de QI pour que vous compreniez mieux l’intérêt qu’il y a à comprendre en détail comment on fonctionne.
impensable de repasser. J’y ai pensé et pour le coup, je serais, je le sais, paralysé par le temps qui s’écoule et la peur de rater. Imaginez si je ratais. Je ne serais alors rien, juste fou, névrosé? Je vais lire le contenu de votre lien. Merci beaucoup, belle soirée….
Si vous choisissez très soigneusement le/la psy avec laquelle vous passez le test, vous ne le « raterez » pas, mais inutile de se faire violence 🙂
Bonjour Seb,
1 : Tu ne nous embetes pas
2 : N’essaie pas de changer, simplement de t’adapter, quand il le faut seulement
3 : pour le livre, commence par jeter des notes sur ce qui te vient à l’esprit, dans le désordre, ainsi tu ne perds pas tes idées, et tu feras le tri ensuite, attention une pensée rapide donne mal au poignet…. peu importe que ce soit à 2h du matin ou autre
4 : je veux bien devenir ta 1e critique (éventuellement)
5 : quand tu écris, ne te dis pas : faut que j’écrive comme ci comme ca, il faut que les gens comprennent, faut pas que ce soit pas racontable….. autrement dit lache toi
6 : écrits comme quelqu’un au dessus de la moyenne intellectuelle, pas comme un normo pensant , tu ne peux pas , tu vois les choses trop différemment.
7 : tu es libre quand tu écrits, ne l’oublie pas
Voilà bon courage (attention je suis l’affaire….)
Christèle (grosse lectrice)
Bonsoir,
Merci pour ton message et ton soutien… Dans l’idée, puis-je te demander des conseils quant aux thèmes que je voudrais traiter? Rien que d’en parler, c’est beaucoup, c’est partager… Merci encore, bonne soirée
Mon fils, j’ai omis de le dire à fait un test :
150 de verbal, 90 de performance…
Ma fille : 135 et 128…
Je devrais qui sait oser le faire, faire preuve de courage… Qu’en pensez-vous?
Je vais arrêter de vous embêter je crois…
Bonne soirée,
J’ai assez envie de répondre « tel père, tel fils » – ces résultats sont très significatifs et ont besoin d’explications circonstanciées pour mieux comprendre l’importance du décalage qui les accompagne.
Je viens de regarder le site sur la dyspraxie que propose Cécile et je trouve qu’il est difficile pour un-e surdoué-e dyspraxique de s’y reconnaître, les difficultés de la dyspraxie étant compensées par la douance. Pour ça, il me semble que la WAIS, avec un-e psy qui connaisse bien à la fois la douance et les dys-, ce qui a été mon cas, est très précieux. Sinon, on court le risque d’être mal diagnostiquée, de s’entendre dire qu’on est seulement stressée par la passation (ah bon, stressée par certains exercices et pas par d’autres ? stressée par les plus faciles et amusants et pas par les autres ?) et de voir nié ou minimisé un handicap pourtant réel et source de beaucoup de souffrance (avoir 117 de perceptif ou 111 de vitesse de traitement est dans la « norme » mais quand le verbal est à vingt ou trente points au-dessus, le désarroi est immense).
J’ai beaucoup aimé le livre « L’Enfant dyspraxique – Mieux l’aider, à la maison et à l’école » du Dr Caroline Huron bien que je ne l’aie pas lu en entier, ça me remuait trop.
Je crois qu’on peut songer à la dyspraxie quand, étant de toute évidence surdoué-e, on est bizarrement très nul-le dans des choses basiques et ordinaires, pour moi c’est par exemple l’incapacité à nouer mes lacets comme tout le monde, ou la difficulté à apprendre à plier les vêtements ou encore l’incapacité à gérer de façon logique et simple les tâches ménagères… (mais je n’ai pas de pbs avec l’écriture, sans doute un effet de génération, en plus d’un don pour les arts graphiques qui compense curieusement la dyspraxie, j’adorerais savoir comment mon cerveau fonctionne tellement c’est complètement paradoxal !) Ou quand on est très lente pour tout ce qui est manuel alors qu’on est super rapide intellectuellement, ou qu’on ne peut pas discuter avec qqun en faisant qqchose de ses mains, par exemple. Et que quand on essaie de faire vite, on n’y arrive pas. Comme quoi, cette lenteur n’est pas liée à du perfectionnisme (ce qu’on s’entend dire parfois) mais bien à l’impossibilité physique d’aller plus vite.
Je suis confrontée au même phénomène avec ma fille de 9 ans cela m’amène à réfléchir sur va vie future merci de vos commentaires cela aide des parents comme moi
Haha! Le coup de l’éponge à émotions, qui va très vite et très peu tolérante, vous allez rire…Je viens de commencer des cours en 4 ans pour être professeur de yoga. Chouette chouette. Bin pas plus tard que vendredi dernier, j’ai traité de conne la charmante et seule gentille dame qui nous avait invités à prendre l’apéro depuis deux ans.
Évidemment, elle est partie pleurer, évidemment, j’étais consternée, et depuis mon mari me dit hilare que je suis atteinte d’un syndrome de la Tourette tardif.
Voilà voilà voilà…y’a du boulot, quoi.
Bon, vaut mieux en rire, hein?
…
Si, si (j’ai beaucoup pleuré avant, mais bon, la honte avec l’envie de disparaître sous terre, c’est un truc horrible, qui revient de très loin aussi).
PS : On est réconciliées, elle a compris que heu, je voulais pas dire ça, quoi. On parlait de douance, au fait, pendant cette conversation, bref, je vous passe les détails.
Bonjour,
Comme vous dites, tiens tiens… Moi je voulais faire une formation de Tai Chi… Sinon, question importante : qu’est-ce qui vous a amené à insulter cette personne? Comment en êtes vous arrivée là? Pourquoi cette colère? Réfléchissez sur le mécanisme et dites moi svp… Merci beaucoup et belle journée…
Bonjour Seb,
Désolée pour la réponse tardive, je n’ai vu votre commentaire qu’à l’instant. Je ne sais pas si vous le lirez mais peut-être que si…
J’ai beaucoup réfléchi évidemment à ce qui s’est passé et il y a plusieurs facteurs.
Le premier, et sans doute le plus important : on était un vendredi soir, j’étais épuisée émotionnellement de ma semaine de travail, et pour dire vrai, je n’avais aucune envie de sortir ni de faire des sourires, ni d’écouter qui que ce soit en faisant attention à tout.
Le second, hé bien c’est un besoin de convaincre et un bon fond d’intolérance. Quand les gens refusent de se poser les bonnes questions, de voir les choses en face, ça me rend dingue, surtout quand leurs enfants vont si mal. Se tordre les mains en pleurnichant ne sert à rien, il faut trouver des solutions. Et avec une enfant encore énurésique à 10 ans, il m’a semblé qu’il était temps de se bouger les fesses pour comprendre, et globalement à 10 ans, ça passe par les parents aussi. D’où l’intolérance, j’ai passé ma vie à poser des questions et à vouloir y répondre fût-ce au prix d’un très grand inconfort, et j’ai du mal à comprendre que les autres ne fassent pas de même…
J’essaye de me corriger, mais globalement, je fais surtout attention aux personnes avec lesquelles je sors désormais, et j’ai refusé le dernier « dîner en ville », car je n’ai plus ni l’envie, ni le courage de passer mes soirées en plus de mes journées à tenter d’être quelqu’un d’autre ou à plaire.
La est notre paradoxe, a la fois on est dans l’empathie pour pouvoir comprendre que chacun evolue a son rythme et suivant les cartes qu’il a eu a la naissance, et en meme temps on voudrait donner un coup d’accelerateur parce qu’a l’instant T, on n’a pas la patience » d’empathizer » calmement, et après on s’en veut….. Et ensuite on se replie – bien dommage il me semble- pfff, pas facile!
Bonjour Lechalote,
Je crois qu’on est un paquet sur ce site à se poser des questions et à se demander comment d’autres font pour… ne pas s’en poser 😉 C’est un des apprentissages que j’ai du faire aussi, genre eh oui il semble qu’on ait l’oeil plus aigu sur certains sujets, genre eh oui beaucoup de personnes sont pétries de certitudes et ça leur semble complètement normal…
J’aime beaucoup la fin de votre message 🙂 Ca demande beaucoup d’énergie à ne pas être soi-même, mais pourquoi faire finalement ? Alors qu’être au plus près de ce qui est bon pour soi (ah ces dîners en ville où l’on sort des tonnes de poncifs…), respecter ses envies, ses besoins, être avec des gens avec qui on est bien, sans se forcer à jouer un rôle… quel bonheur ! 🙂
Travaillant avec le public, j’ai du mettre un peu d’eau dans mon vin, et apprendre certains codes sociaux, mais cela a pu devenir un jeu, dont j’ai appris à rire…
Connaissez-vous l’ouvrage d’Isabelle Filliozat, les Autres et moi ? Cela m’a beaucoup aidée 🙂
Bonsoir à toutes et à tous,
un samedi soir de solitude une fois de plus, cette solitude tant recherchée mais qui questionne souvent par rapport à toute personne normale qui vit pleinement. De longues hésitations avant de se décider à entrer en contact avec vous toutes et tous qui écrivaient tant de choses justes sur ce que vit la personne surdouée.
Il parait que je le suis, j’ai passé le test, je n’ai pas adhéré au résultat, persuadée que la psy voulait me faire plaisir.
Mais ce mal-être serait-il dû à cela ? Surdouée de quoi, en quoi, pourquoi et en faire quoi ? Si ce n’est apparaître jusqu’à épuisement telle que je ne suis pas pour être conforme et faire plaisir…Femelle caméléon fatiguée.
Insatisfaite professionnellement car dans un métier trop demandeur d’apparences et de réseaux (beurk), je n’en vis pas évidemment, divorcée et épidermiquement allergique à tout regard masculin qui pourrait se poser sur moi (ce que l’homme en face comprend rapidement…!), je regarde mes enfants faits sur le même moule, et je me questionne : ça ne pourrait pas s’arrêter cet état ? Que vont-ils devenir ? Il ne faut surtout pas qu’ils me ressemblent, il faut qu’ils prennent les bonnes voies, pas de souffrance pour eux par pitié.
Comment font ceux qui tirent avantage du surdon ? Comment l’apprivoiser ? Comment s’épanouir ? Ne plus essayer en effet d’être quelqu’un d’autre comme le dit si bien Lechalote…
Bonne soirée à tous.
Bonsoir mimi
Bienvenue sur Talentdifferent et surtout : merci d’avoir accepté de partager.
A vous lire, je voudrais juste vous rappeler que le surdon ne « fait » ou n' »est » pas tout. Le surdon, pas l’intensité qui caractérise ceux qui en sont « porteurs », amplifie le mal-être, tout comme il peut s’épanouir pleinement chez celui qui va bien.
Peut-être serait-il opportun de faire le point. Et dans ce cas-là, recourir à l’EMDR (pour traiter les traumatismes qui peuvent paraître bénons, mais sont parfois dévastateurs) et/ou à la Gestalt (qui permet de se reconnecter à ses émotions).
De ce fait, vos enfants ne vivront pas leur surdon comme vous vivez le vôtre – ne serait-ce que parce que vous êtes informée (ce qui n’était peut être pas le cas de vos parents).
Je pense important que vous preniez soin de vous….
« Le coup de l’éponge à émotions, qui va très vite et très peu tolérante, vous allez rire… »
C’est tout moi aussi, ça, et je ne vais plus nulle part pour être sûre de ne pas me faire de mal et ne pas faire de mal à autrui/autrelle. Pas top mais bon…
A Pouic et Léna :
Pouic : Oui, ça vient en effet d’une forme d’empathie qui n’a plus le courage d’empathizer comme vous dites joliment, c’est tout à fait vrai. On sent une détresse, on pense avoir des clés, et on manque de temps pour faire passer le message, du coup, on le balance trop fort. Ca me rappelle une vidéo qui montrait que dans le cas de HP face à une scène émotionnellement perturbante, le HP contrairement aux autres va activer la sphère de la réflexion plutôt que de l’émotion pour trouver des solutions au lieu de balancer huit tonnes de patos. En gros : il y a un un problème, je cherche la solution pour rétablir l’harmonie.
Merci Léna, je viens de commander le livre 🙂
Ca fait quelques mois que je n’étais passée, j’espère que ce livre vous a plu 🙂
Ces codes sociaux, que je n’avais même pas conscience de ne pas respecter ! Moi, je trouve tous ces jeux très compliqués, et on parle du temps, et on piapiate sur tout et n’importe quoi. Moi je dirais « tu » à tout le monde si je pouvais et je trouve que les chefs ne devraient pas être respectés « parce qu’aujourd’hui ils les ont à l’envers » !
La lecture de ce livre m’a donnée quelques clefs et m’a aussi décomplexée quoique ça reste difficile 🙂
Je vous conseille très vivement d’écrire. Cela peut être sous la forme d’un roman, de nouvelles, de lettres, d’un journal, de poèmes, ou juste des phrases sans queue ni tête. Ecrivez avant tout pour vous-même! Ne vous censurez surtout pas. Laissez les mots couvrir les pages. Ne cherchez pas forcément à donner une forme définitive à vos écrits. Cela viendra en son temps.
Si vous souhaitez raconter des histoires, racontez-les. Si vous avez envie (et donc besoin) de vous raconter, faites-le. Surtout si vous avez un QI verbal élevé: profitez-en!
Mais faites-le d’abord pour vous, pas pour un hypothétique éditeur. Ensuite, choisissez bien les personnes à qui vous faites lire vos textes. Méfiez-vous des critiques critiques et des jaloux. Cherchez la bienveillance et les critiques construites et constructives.
(Si vous lisez l’anglais, je vous conseille le livre de Julia Cameron ‘The Right to Write’.)
Bonjour Seb59,
Je pensais vous avoir répondu, et paf je vois que non, alors que j’avais lu votre message. Pratique du zen, de l’aïkido, diététique, thérapies, formation de thérapeute, c’est mon parcours qui va sans doute vous rappeler quelque chose… Comme beaucoup sur ce site et ailleurs, « éponge à émotion » et le reste, « très vite » et le manque de tolérance, on sait ce que c’est, on apprend on apprend, mais on a quand même du mal avec beaucoup de choses et beaucoup de gens…
J’avais tilté sur cette partie de votre texte : « Je ne vis pas au présent mais au futur à travailler dans le but de devenir une personne normale » et je crois que c’est une indication précieuse pour vous 😉 Personnellement, cela m’a énormément aidée que de travailler sur l’instant présent, apprendre à aimer ce que je suis comme je suis, mon présent comme il est et ma vie telle qu’elle est. Cela n’empêche pas de travailler à améliorer sa vie, mais c’est un grand pas que d’apprendre à aimer son présent 😉
Si vous voulez des lectures pour vous aider, je peux vous en indiquer, bien sûr.
Autre phrase que j’ai retenu, et qui me semble très importante parmi les autres : « je me dis que cela aurait au moins la vertu d’être drôle et de m’amuser ».
C’est le plus important. Faire ce qui est bon pour soi, se faire plaisir, se faire du bien. Prenez du temps pour écouter ce qui a besoin de sortir et de s’exprimer, et laissez votre torrent de choses s’écouler librement.
Permettez-vous de créer, soyez vous-même, c’est un tel soulagement, les gens aimeront ce que vous êtes.
(quand aux autres, une citation d’un rappeur Oxmo Puccino : « Il y a des gens dont je serais ennuyé d’apprendre qu’ils m’aiment, tant nos valeurs sont différentes. Cela voudrait dire que je n’aurais pas été assez clair, que je n’aurais pas pris assez de risques pour exprimer ce que je pense, ce que je ressens, ce que je suis. » je n’ai personnellement jamais eu autant d’amis que depuis que je me sens libre !)
Je vous souhaite plein de jolies pages, donnez-nous des nouvelles 🙂
Bon, déjà, dire que ça fait du bien de pouvoir lire les témoignages d’autres zèbres. De mon côté, je me suis découvert cette bizarrerie il y a quelques mois, j’ai encore parfois du mal à être d’accord avec le fait que c’est vrai. Je pensais que ça allait ouvrir quelque chose. J’ai »entraperressenti » comme un grand espace qui me permettait tout à coup de mieux respirer et de pouvoir être vraiment. Mais ça a duré l’espace de quelques minutes à peine, et c’est reparti, et n’est jamais revenu. Pourtant ça avait l’air de me dire qu’en fait, je pouvais me lâcher, je pouvais y aller, j’étais cap. Mais ça a fait plouf. Alors j’avais envie de savoir ce qui s’est passé de votre côté quand vous avez appris une fois adulte (pour ma part je l’ai su à 34 ans) pour votre zébritude…
Autre chose, certains d’entre vous utilisent-ils la méditation de pleine conscience au quotidien? Si oui, en tirez-vous un mieux être tangible?
Et aussi, comment vous faites pour vous nourrir au quotidien, je veux dire au niveau conversation avec les autres humains, est-ce que vous avez d’autres zèbres autour de vous, ou est-ce que vous vous retrouvez régulièrement avec des personnes hp, ou, quoi, j’en sais rien, mais je suis à nouveau dans une période où je suis paumée, et d’un côté je ne me vois pas du tout capable d’assurer un temps long avec des personnes hp, et d’un autre côté j’en ai besoin. Du coup, aujourd’hui, alors que j’étais avec un ami hp aussi, j’ai été incapable d’installer une conversation ou d’attraper les perches qu’il me tendait tellement je me sentais nulle. J’en ai marre. J’en ai marre de ça. Parce que j’ai besoin de ces échanges et que je n’arrive même plus à les pratiquer.
Merci d’avance à ceux qui répondront.
Bonjour,
Je ressens parfaitement ce que tu veux dire. On se découvre « doué » puis en fin de compte, on aura tendance par la suite à l’oublier, à le contester, à se sentir « imposteur » à l’occasion.
Les relations avec les autres deviennent compliquées, on joue un jeu, on fait l’imbécile, on se fabrique un « faux soi ». Avec qui partager cette immense goût ou enthousiasme pour tel poète, musicien ou théorie? Quasi-personne. On se sent si seul parfois, si frustré !
Deux questions alors : ressens-tu cela et cela s’agrémente t-il de colère?
J’ai des pistes pour toi mais réponds moi juste avant.
Bonne soirée,
Merci pour ta réponse, Seb . J’ai adoré ton enchaînement »oublier, contester, imposteur », c’est complètement ça!!Donc, d’un côté j’ai cette grosse frustration intellectuelle, et de l’autre côté cette grosse impression d’être »imposteur », et je crois que c’est l’interaction de ces deux sensations qui produit le clash!
Quant à la colère, ce n’est pas vraiment ça. C’est plutôt une sensation d’ennui. Pas dans le sens je ne sais pas quoi faire, plutôt dans le sens lassitude, ou désappointement. Je vis de très intenses colères, mais elles sont plutôt dûes au fait de ne pas réussir à faire comme je le veux, et la colère est tournée vers moi-même. Ca peut être très violent, mais je me soigne! 😉
Et pour répondre à ton témoignage, il m’a bien parlé, car j’écris aussi depuis longtemps, et plusieurs personnes »pro » ont reconnu la qualité de mon écriture, mais je suis incapable aussi de sauter le pas. A chaque fois que je tiens un sujet et un texte qui commence à tenir la route, je relis et trouve ça si superficiel que j’arrête, jusqu’à la prochaine fois, où je retrouve l’enthousiasme, et le reperd aussi sec… Mais bon, écris ton texte pour toi, va au bout de ton idée, c’est-à-dire qu’à un moment doné il faut prendre le stylo et le laisser faire ce qu’il a à faire sur la feuille (ou utiliser un clavier, et laisser les doigts courir), et généralement, au bout de quelques temps, ça donne quelque chose… Quand tu seras arrivé au bout, tu peux le faire lire d’abord à des personnes de confiance, qui te connaissent, puis étendre le territoire à des personnes plus lointaines mais qui connaissent la littérature, tu auras très sûrement de bons retours…
Bonne soirée!
Hello,
Incroyable le fait que tu parles de grosses colères. Je vois un psy pour cela. Je peux pour un détail et en une milli- seconde me mettre dans tous mes états voire avoir envie de tout casser. Une violence absurde mais réelle. Tu as quel âge, que fais-tu de beau dans la vie? Je pense que nous pourrions nous aider… Bonne soirée,
Ah, la difficulté de résistance à la frustration…. un classique…. 🙂
Oui, difficulté de la frustration, et encore plus difficile quand il faut réussir à résister devant la frustration de son propre enfant!!! 😉
Une résistance parentale bien nécessaire pour l’enfant et futur adulte ! 😀
En fait en pensant à l’avenir, ça aide à tenir sa position (mais je ne dis pas que c’est facile pour autant !)
Donc pour l’âge j’ai 34 ans, et pour le psy, je suis suivie moi aussi, et au miracle, ça y est, j’ai trouvé LA personne qui fallait, tout avance à grand pas! C’est une psychologue clinicienne qui travaille avec l’hypnose et l’EMDR. Les séances sont facilement flippantes à cause d’un imaginaire plutôt wou! mais les progrès se font nettement sentir. Il faut dire que j’ai un assez gros lot de casseroles derrière moi, en 2001 j’en étais arrivée à ne plus pouvoir sortir de chez moi (méga-agoraphobie!), j’ai ensuite traversé deux dépressions dont une m’a valu un congé longue maladie de 6 mois… tout ça en faisant et réussissant mes études et ma vie professionnelle, et sans que personne ne voie que j’étais malade, et oui, l’agoraphobie rend très doué pour le mensonge, même mais parents n’avaient rien remarqué. Et il me semble que le suivi que j’avais à l’époque n’était pas bon. Que d’énergie dépensée dans le vide! Donc bon, la psy avait un sacré boulot! Et elle a réussi à redresser la barre déjà pas mal en 8 mois, c’est incroyable! A noter que c’est elle qui m’a, dès notre deuxième rdv, invité à trouver quelqu’un pour passer le WAIS… Sinon pour le je fais quoi dans la vie, je m’émerveille et m’insurge,je m’occupe de ma petite fille de 4 ans que l’on ne scolarise pas, et comme c’est riche l’Instruction En Famille!!, je lis, je lis, je lis, je prends des cours de théâtre, j’écris (poésie, textes courts, phrases, textes pour le théâtre…), je me culpabilise 15milliards de fois par jour, je me pose autant de milliards de questions qui provoquent des ouragans à l’intérieur, je commence à prendre plaisir au fait de rencontrer des gens et là, je dis merci ma fille qui me socialise, car avant, mon extrême besoin de solitude (qui est toujours là mais que, étant maman, je suis bien obligée de gérer autrement) m’amenait à ne pas voir grand monde, que dire d’autre? Pour l’instant c’est déjà pas mal…
Bonjour Farfadet, je pense être un zèbre sans rayure, même si je me reconnais dans les descriptions. Par contre « Plouf » ça me parle (l’humour sauveur) j’aimerais me permettre d’utiliser cet adjectif comme pseudo si tu le permets.
T’inquiète, en gratant un peu, tu vas vite les voir, tes rayures!! Pas de souci pour le Plouf, au contraire!! Et vive l’humour!
Merci
De rien, Sarafian-Plouf! Mais disons, que, je suis frustrée, là… Ton intervention donne envie de te connaître un peu plus… Elle donne l’impression de cacher plein de choses chouettes… En tous les cas, c’est mon ressenti, même si c’est à travers un écran, et un écrit! 😉
@farfadet
pas possible de répondre sur le dernier post donc tu auras le message sur celui là et je te conseille vu que tu vas mieux de ne sutout pas être frustrée à cause de moi, trop pudique pour balancer mon histoire sur un blog .
Je reconnais que moi aussi j’ai un bon ressenti, c’est comme ça, intuitif, tes messages me font rire.
Si tu veux tjs essayé la méditation de pleine conscience je peux te conseiller de lire Yongey Mingyour Rinpotché « Bonheur de la méditation » oublies le titre en bois, le bouquin est intéressant, il m’a été conseillé par ma géniale osthéo.
Bonne soirée Farfadet.
Bonsoir,
Me revoilà partie pour cette préparation de diplôme, pour laquelle j’avais avoué dans ce blog que je n’étais pas sure d’y arriver.
Et dès le début on a eu à disposition des documents en ligne, que j’ai consultés avec une bonne curiosité.
par la suite nous avions le commencement proprement dit. Et là , j’ai été décue.
je me suis trouvée en complet décalage avec les autres : à pleurer, (non pas déjà par pitié….) enfin, disons que je me suis apercue qu’en fait de lire les docs, je les ai scannés cad que j’en ai retenu l’essentiel sans me forcer, alors que les préparants à ce diplôme ont du temps pour cela, y avait pas urgence.
tant et si bien, que ca m’a démotivée. j’ai failli démissionné, car c ‘était trop lent.
bien sur, je me suis mise en colère, et personne n’a compris ma réaction.
récemment, je viens de consulter un blog (Surfouement.fr) qui parle des surdoués scanners, je savais que j’avais une mémoire dingue, mais je ne pensais pas avoir retenu sur simple lecture, sans etre réellement concentrée.
ca m’a posé un problème, mais maintenant on a des travaux à préparer : pareil….. je vais sans doute rendre un travail à faire sur quelques semaines d’ici quelques jours, c’est con, je pensais mettre plus de temps, mais bon j’ai déjà bien entamé….. ca vire au ridicule, j’ai peur qu’on m’accuse de tricher tellement j’ai un rythme différent.
je devrais en etre heureuse au fond, mais dès que j’ai plus rien à me mettre sous la dent, j’ai l’humeur grise.
et oui, les surdoués ont vraiment des modalités d’apprentissages vraiment particulières, pourtant enfant, je ne me souviens pas avoir éprouvé autant ce décalage, mais il est vrai que je ne savais pas….
sur ces bonnes paroles…..Cricri (l’éponge à connaissances)
Ah bah moi, c’est pas avec le visuel (j’aimerais bien, quoique je mémorise sans doute à mon insu plus que je ne crois) mais avec l’auditif, surtout la musique, me suis aperçue il y a une dizaine d’années que je mémorisais des trucs que j’entendais sans les écouter, je pense que c’est ce qui s’est passé pendant le primaire, dont je garde peu de souvenirs, l’impression que je devais être dans la lune une partie du temps et que pourtant, ce qui était enseigné s’est imprimé qqpart. Et c’est comme ça que je me retrouve à savoir des quantités de choses dont je ne sais absolument pas d’où elles viennent (peu importe, à la limite) ni même que je le sais (ça, c’est plus gênant, comme une bibliothèque sans aucun fichier, pas très pratique ou dans le fichier est dans le plus total désordre).
C’est sacrément bizarre, le fonctionnement du cerveau, non ? 🙂
Je propose de nous rafraîchir les idées autour de la notion de Déficit d’Inhibition Latente….
Merci Cécile. Le jour où j’ai découvert que cette notion existait, j’ai su pourquoi je me compliquais autant la vie… Au moins, cela a fait sens !
Tiens tu me fais penser que…je reprends des cours de chant, et je suis stupéfaite que les autres aient besoin d’imprimer les paroles de chansons qu’ils doivent préparer (donc qu’ils aiment et écoutent certainement depuis longtemps). Sérieux, ça me scie. Je chante les yeux fermés…Les paroles, les mélodies, je les absorbe complètement!
A Cécile, 15 septembre 2014, 15h37
Bonsoir Cécile, un travail pour rien, non bien sur qu’à l’époque il devait servir à quelque chose, sauf que , avec mon rythme de travail débridé, j’etais bien la seule à l’avoir fait, alors qu’une dixaine de personnes devaient faire la meme chose.
Alors, dix contre une tu penses bien.
Cela dit, je suis victime d’un revirement de circonstances, mais je ne suis pas dupe non plus, je pense que la majorité n’a pas pu suivre, vu les délais imposés.
En ce moment, je me pose des questions, j’ai l’impression d’etre divisée en 2. tout est confus, le pire etant de suivre ses habitudes de travail (donc de laisser vivre son surdon) et de se faire taper dessus régulièrement.
Bon y en a qui doivent bien rire de moi, mais en meme temps, peut etre pensent ils que je fais du zèle, moi, la droguée de travail.
Tant qu’à etre en décalage, je suis en décalage d’identité à présent
tout est remis en cause : je n’ose plus parler , parce que j’ai peur de mal faire, je vois des rapaces partout. je suis échaudée quoi, et surtout je n’ai plus envie.
Pourtant, au fond de moi, une conversation stimulante, qu’est ce que ca me manque.
Alors, je me suis blindée, j’ai construit un mur autour de moi, et voilà. pas très bon tout ca, mais c’est ma survie.
Et voilà la fille de dehors, celle qui n’a que faire des autres, enfin c est ce qu’elle donne à voir, je m’entraine à mentir, à dénigrer les autres (à vomir rien que de m’entendre dire ca). Je vire sur la mauvaise pente, je pensais quand meme que j’y trouverais un certain plaisir, mais finalement j’en ai honte de tout ca.
Je m’entraine à devenir superficielle, à ne pas réfléchir trop haut, et donner des solutions de bas étage.
Terrible.
Oui je regrette de ne pouvoir assumer ma douance, parce qu’on voulant donner libre court à mon surdon, chose que je ne faisais pas il y a 2 ans, je créé un éloignement entre ma facon de fonctionner intellectuellement, et ma facon de fonctionner socialement et émotionnellement, qui de toute facon est carrément nulle.
je me sens fragilisée, et mon corps ne suit pas , je ne récupère pas : pas des journées interminables, non ce n’est pas ca, mais le poids émotionnel de ces dernières semaines trop lourd à porter, et impossible à gérer pour moi.
Le dicton chat échaudé craint l’eau froide, me convient tout à fait
Et puis ca me rappelle l’histoire de l’albatros, moi que cet histoire faisait un peu sourire, moi on vient de me couper les ailes, et un oiseau sans ailes , ca ne tient pas longtemps, je ne sais pas si les ailes vont repousser…..
Bon ben, malgré tout ca , bonne route à tous
Christèle (qui a toujours peur de déranger, meme sur ce blog)
Suite au commentaire Cybercricri du
12 juillet 2014 19h39
Bonsoir, je reviens sur ce fameux projet dont j’ai parlé en juillet et que j’avais mené en totale autonomie et dont j’étais si fière.
J’ai appris il y a quelque jours que ce travail n’allait servir à rien.
Déjà il m’a fallu 2-3 jours pour réaliser. Personnellement, j’ai l’impression d’avoir vécu un deuil, ca a été pire que lors de la disparition de mon père.
Je sais que ca peut paraitre fou, mais voilà c’est bien la réalité.
Alors , j’ai besoin de vos conseil : comment fait on pour faire le deuil d’un travail de 2 mois à double emploi (journées de 15h……) ???
Mais comment peut on faire ? Est ce au moins possible ?
A l’ordre du jour : déprime, démotivation, le corps qui fait mail, qui s’enflamme (l’horreur quoi). tout est emplifié.
Ah comme j’aimerais dans ces moments là avoir un esprit plus simple….. voilà ….. je voudrais bien etre comme les normaux pensants. Car là c est TROP.
Accepter ? Oubliez ? s’oublier ?
je commence seulement à émerger alors ….réfléchir, bof, je vis au jour le jour. je ne peux meme pas me projeter, tout se défile sous mes pieds.
Alors oui moi qui ne demande jamais rien au autres (toujours ce satané orgueil), j’ai besoin d’astuces, meme les plus farfelues ou insolites.
Christèle (qui voudrait bien devenir une autre, mais bon c’est pas possible….)
La réponse classique étant : éviter de s’investir trop dans son boulot….
Oui, le deuil est possible, ça prendra du temps.
Mais nulle part il n’était envisagé que ce travail risquait de ne servir à rien ?
Bonjour,
Je dirais : éviter de s’investir trop dans le résultat, tel qu’on l’a décidé. Il n’y a rien que l’on fasse d’inutile. Absolument rien. Aujourd’hui, le résultat vous semble négatif. Cela n’a pas donné les fruits que vous aviez prévu … la vie n’est pas contraire et ne joue pas contre nous … repensez aux exemples ( et ils sont forcément nombreux) où une expérience, pourtant difficile, est venue enrichir votre être et a été un outil, finalement, dans une autre situation qui, sans la précédente, n’aurait pas abouti au même résultat … Gagner en fierté, c’est gagner en confiance en soi, et ne serait-ce que pour cela, je vois là une belle progression pour vous … Je parie avec vous quand vous voulez que vous vous resservirez de cette expérience …
Je plussoie : il y a une vie en dehors du travail, et elle est même sacrément plus intéressante et enrichissante. Et même, au bout d’un moment, on se demande comment on trouverait le temps de « travailler » avec tout ce dont les journées sont remplies.
Lire, faire des photos, écrire, dessiner, chanter ou jouer d’un instrument, se balader, faire les musées, randonner, jardiner, militer pour ci ou ça, aider des vieilles ou des petits enfants après l’école, surfer sur le net, faire des confitures, de la gym ou du yoga ou tout autre sport, bricoler… Et j’en oublie sans doute !
Alors bon, s’il faut bosser, bossons, mais le minimum syndical et vivons en dehors ? Ou, si c’est impossible, alors travaillons à notre compte, on peut davantage choisir sa méthode et trier ses clients ?
Je pense que le plus sage ce serait de voir le cote positif ( oui, oui, il y en a un toujours 🙂 c’est ce qu’on a reellement et personnellement retire de cette experience. Mais c’est tres difficile pour des personnes qui n’ont que tres peu de conscience du propre interet ( et la je sais vraiment de quoi je parle ! ) car il faut vraiment faire de gros efforts pour faire intervenir dans l’equation l’interet personnel. Mais si les autres y arrivent si facilement, on peut aussi le faire, n’est-ce pas?
Et je ne pense pas que ca soit de l’orgueil ( je trouve ce qualificatif un peu fort). J’hesite entre la honte de demander de l’aide (car il a toujours un debut et un savoir faire), la gene de deranger les autres et peut etre la peur d’un eventuel refus ?!
Bonjour à tous,
Que le blog est calme ces temps-ci…..
Et voilà, de nouveau la rentrée, et le rythme qui va avec.
Mais aussi les projets : je prépare un diplôme cette année, en parrallèle de mon travail, déjà très chargé.
Et bien sûr, je doute : vais-je réussir ? Vais-je tout assumer ? Vais-je tenir le coup ? Ce diplôme, sans avoir su pour ma douance, je ne l’aurai même pas tenté.
Je me dis quelquefois que de plonger dans le travail à corps perdu, c’est l’occasion d’oublier les échecs avec ma famille. Je sais, ce n’est pas une excuse, mais voilà….. la réalité pour moi c’est aussi cela.
On a tellement besoin d’etre valorisé, mais notre orgueil nous empeche de l’avouer ouvertement, que l’on entreprend dans des domaines où au moins on a des chances de réussite.
Ma famille me renie, donc de ce coté là , ca n’est meme pas la peine.
Des fois, j’aimerais bien qu’on m’apprécie pour autre chose que le travail.
Ou alors peut etre que travailler, je ne sais faire que ca dans ma vie, ma vie se résume t elle à ca ?
Ne vais je pas regretter quelque chose au bout de toutes ces années à ce rythme de dingue ?
Que de questions en ce moment….. enfin, nous verrons bien.
Christèle (qui trouve quand meme le temps de consulter ce blog, une fois par jour, pour se détendre….)
Bravo pour cette marche Christèle – Peu importe la longueur du chemin c’est le premier pas qui compte.
« Ne vais je pas regretter quelque chose au bout de toutes ces années à ce rythme de dingue ? »
En ce moment, je consacre un peu de temps à une vieille dame seule (fille unique, célibataire sans enfant etc.) qui a passé sa vie à travailler avec acharnement (à 86 ans, elle fait encore tout toute seule chez elle, y compris la lessive à la main, sa maison est impeccable et son jardin l’était aussi ; vous connaissez Carmen Cru ? eh ben c’est elle, sauf qu’elle n’aime pas embêter les gens, contrairement à Carmen Cru) Depuis peu, son corps, usé jusqu’à la corde, la lâche, elle souffre terriblement du dos, elle ne peut plus tout faire mais essaie quand même, se rend malade, s’angoisse, s’épuise… Il me semble qu’elle se retrouve face à ce qu’elle a fuit toute sa vie en se dévouant pour les autres en plus de son emploi salarié à 40 km de chez elle et de sa grande maison impeccable et de son jardin parfaitement tenu. Il me semble que ce qui la rend malade, en ce moment, c’est surtout l’angoisse de faire face à ce grand vide qu’a été sa vie bien remplie, face à la vieillesse et à la mort qui approche.
Et je me dis que ptêt que j’ai de la chance d’être si « contemplative » (d’aucuns diraient paresseuse ?), un peu par la force des choses (milieu plus intellectuel que le sien, fatigue chronique, soucis de santé entre autres), et d’avoir eu à affronter ces peurs depuis toute petite et de ne pas avoir pu/su/voulu les fuir. Je compte bien être plus apaisée quand j’arriverai près de la porte de sortie.
Je démarre aussi une formation sur 4 ans, de professeur de yoga, en plus d’un changement de job. Je viens de passer 7 mois à la maison, et je ne peux pas m’en cacher : quel bonheur de reprendre des activités pour moi-même! Pendant ces 7 mois, je n’ai quasiment pas respiré, j’étais au rythme des autres, je n’ai rien vu passer, quasiment rien fait pour moi, de ce que je voulais faire. Ce n’est rien de dire que je m’en veux de n’avoir « pas su » en profiter mieux, et pourtant. Pourtant, j’ai fait ce qu’il fallait faire, et j’ai compris que j’ai besoin de projets pour moi, d’être dans l’action et de me nourrir pour pouvoir nourrir les autres, et pourtant je n’ai même pas de sentiment d’échec pour justifier ce besoin d’être aussi à l’extérieur de ma famille. Oui, j’ai besoin de travailler, d’être au contact des autres, je suis contente de reprendre même si j’appréhende, et j’adore cette formation qui me nourrit enfin de ce que j’aime, mon premier projet à moi, guidé par personne d’autre que moi, même si cette pause loin de l’entreprise m’aura quand même fait du bien, comme un cadeau que je me suis fait. Voilà, rien à culpabiliser que d’avoir envie de faire des choses Pour soi, on est aussi sur terre pour ça, pour être heureux pour soi même, c’est le meilleur moyen de pouvoir donner aux autres. Charité bien ordonnée…
Bonjour à tous les zèbres,
Je souhaite revenir sur le surdon au quotidien, quand il est découvert, assumé, et qu’on lui laisse toute la place nécessaire pour s’épanouir.
En effet, personnellement, je viens de vivre plusieurs semaines sans « voir le jour » selon l’expression, autrement j’ai mené de bout en bout un projet conséquent en presque totale autonomie. Bien que ce travail eût nécessité l’embauche d’une autre personne (au moins) sur cette durée, j’ai dû exécuter des journées doubles, week-ends compris.
Au départ, c’était un défi. En effet, je me suis dit que ça me servirait pour évoluer professionnellement, mais aussi que c’était l’occasion de mettre à l’épreuve ma douance. A posteriori, si je n’avais pas su que j’étais surdouée, je n’aurai pas pu tout assumer, pour cause de manque de confiance en moi, et au vu du travail colossal que cela représentait. Mais voilà, je me suis dit : j’ai les capacités, alors j’y vais.
Je me suis lancée à corps perdu là-dedans. Et j’avoue que j’en ai tiré beaucoup d’enseignements. D’abord, je suis très résistante physiquement (je m’y suis bloquée le dos quand même), mais après des nuits courtes et un travail intense sur une longue durée, je dois bien avouer que le cerveau des surdoués tient sur la distance. Ce fut mon cas. Au bout de plusieurs semaines, il y a eu une certaine fatigue, mais le cerveau se reprend vite, mais le corps beaucoup plus lentement. Ca m’a fait penser à ce que dit Cécile dans son livre : je me suis sentie vieille d’un coup. Oui moi aussi, j’ai eu l’impression d’y avoir laissé quelques plumes.
Quand on donne tout à 200 %, on apprend beaucoup sur soi. On voit combien on est malléable, quand on se fait confiance, comment les pensées « tracent » en un dixième de seconde, comment on trouve des plans B quand les choses ne marchent pas d’une manière, comment on peut anticiper les problèmes sans forcément les formuler dans l’instant, mais après quand on les a contournés, on se dit : oui j’avais prévu ceci ou cela intuitivement, et ça s’est produit, mais j’ai su l’anticiper en abattant d’autres cartes.
On apprend aussi à faire équipe, à demander de l’aide avant d’être débordé, à être débrouillard quand les moyens mis à notre dispositions ne fonctionnent pas.
On apprend l’échec, pour le remplacer illico par une solution B qui demande plus de temps, mais qui rend un service identique.
On apprend à contrer les faiblesses, les bafouillages, la tête qui tourne, les éveils nocturnes (oui le cerveau doit trier malgré tout ce surplus d’informations), les compulsions alimentaires (oui le cerveau dépense 30 % de nos sucres).
On apprend à être humble, à comparer les manques avec la réussite globale du projet. Car oui à l’évidence j’ai pleinement réussi (par rapport à d’autres sur des projets équivalents). J’ai sur trier, catégoriser, donner des priorités, annuler parfois. Et tout ceci de manière arborescente : c’est comme si le projet était un schéma en 3D qui a évolué sans cesse dans mon esprit, et ceci sans prendre de notes. La netteté et le détail de ma mémoire m’ont servi.
Alors, oui on gagne du temps, on bosse pour 2 dans une même journée, et on vit cela comme un rythme normal. Sauf que l’on ne prévoit pas la masse de travail que cela représente, c’est ce qui m’est arrivée, mais voilà on s’en sort.
Il faut juste écouter les signaux d’alarme vers la fin du projet : émotivité extrême, noeud à l’estomac, cœur battant même quand on est calme. Là il faut freiner, sinon gare aux conséquences.
Après quelques jours de repos, je suis prête à repartir (ah ce cerveau qui ne s’arrêtera donc jamais…. !)
Christèle (qui n’est pas si vieille que ça quand même)
A Indigo, Lechalote et Tournevis
Merci beaucoup pour vos messages 🙂
C’est un peu la même démarche en Somatothérapie. On ne va pas chercher à intellectualiser ou à parler absolument, mais à être au plus près des ressentis. On apprend aussi à écouter le corps, à ressentir, on est avec soi, ce ne sont pas de grands discours. Ca soulage énormément, on est loin des fameux grands schémas et des histoires qu’on peut raconter à longueur de séance chez certains psys.
C’est une démarche originale, pas du tout classique, où on revient à ce qui est Soi, où on devient conscient et responsable de ce qu’on ressent (et du coup, on apprend à laisser chez l’autre la responsabilité de ce qu’il ressent ou dit !)
Effectivement, comme le dit Echalote, on tourne vite en rond avec les psys, on peut avoir le sentiment d’être mis dans une case, ou que cela ne nous correspond pas, ou qu’on n’avance pas. Sans compter les projections, les interprétations et les conseils à la noix de certains thérapeutes ! Ici, rien de tout ça, on est au plus près de soi, alors c’est forcément SA vérité. Et d’ailleurs, c’est pas forcément très confortable ! Mais ça fait du bien de se dire que eh oui, c’est bien soi, tel qu’on est, et qu’il n’y a plus besoin de se « cacher » ou de se justifier. Ceux qui nous apprécient encore quand on apprend à aller vers soi, sont de vrais amis 🙂
C’est une sorte de spiritualité entière, où le corps a autant le droit de cité que l’esprit, où ils ne sont plus dissociables, où on est à l’écoute de ce que le corps exprime. Lui ne ment pas, et ressent vraiment ce qui est bon ou pas pour soi (ouverture ou fermeture, respiration ou oppression par exemple). C’est une voix ténue, une intuition profonde, qu’on ne peut entendre qu’en faisant une pause, en faisant silence, un espace qui s’ouvre ou pas à l’intérieur ; un soulagement, une respiration plus ample quand on prend la décision qui nous convient profondément.
Apprendre, échanger… Oui j’y ai passé beaucoup de temps dans ma vie. J’ai aussi appris à n’en plus faire une compulsion, mais ça a été long. J’ai été étudiante une grande partie de ma vie, tout en travaillant bien sûr (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué…). Besoin d’apprendre, de me nourrir, mais aussi besoin de reconnaissance, de valider le fait que j’ai quelque chose dans la tronche 😉 C’est finalement beaucoup de pression, et ça a été bon pour moi de pouvoir lâcher ça, de pouvoir prendre du temps pour moi, sans examens, sans lectures obligatoires.
« La bonne réponse » ? Il existe autant de vérités que de personnes et de points de vue. Bien sûr, il existe des valeurs fondamentales. Je crois que l’important est de pouvoir échanger en se mettant vraiment à l’écoute de l’univers de l’autre. Parfois ce n’est pas possible de se comprendre, parfois un univers extraordinaire s’ouvre à nous, de nouvelles perspectives. Quand on peut continuer à échanger dans le respect et l’écoute, le partage est forcément enrichissant. Bien sûr, rester sur ses positions ne permet pas d’aller très loin, d’un côté ou de l’autre.
Paradoxalement, là où on reconnaît une intelligence, c’est quand de la complexité se met en place 🙂 Mais dans son sens nouveau, c’est-à-dire quand la personne ne va plus penser de manière pyramidale, hiérarchisée, et qu’elle va s’ouvrir, se faire se rencontrer divers domaines, établir des réseaux et ainsi les remettre en question, les enrichir mutuellement dans une mosaïque des savoirs et des connaissances.
Apprendre à s’aimer… oui c’est le chemin d’une vie. Ne pas s’obliger, le moins possible, laisser s’exprimer sa créativité, se respecter dans ses choix et ses besoins, se re-connecter au corps, prendre soin de soi, nourrir les relations qui font du bien (et oublier les autres).
A Corinne Depeyrot, 13 juin 5h04
Bonjour, effectivement, il faut etre tout à fait droit face à ses choix, et rester objectif.
J’ai choisi cette semaine de dénoncer certains faits dans mon milieu professionnel.
Le tout est de ne pas agir de manière impulsive.
Sachant qu’un surdoué est toujours sensible aux autres, il ne peut rester de glace face à certains évènements. Mais il peut éclairer à sa manière sur certains évènements, le tout es peser le pour et le contre, évaluer les risques pour soi aussi.
Après ca, je peux au moins me regarder dans une glace, me dire : ah je ne suis pas encore tout à fait transformée par mon milieu professionnel, je ne me suis complètement aplatie devant les autres.
oui les résistances sont parfois puissantes face à un psy, mais elles sont aussi une force, elles permettent de se forger un mur parfois nécessaire face aux torrents émotionnels, et elles permettent de contrer certains manipulateurs.
A nous de savoir ce qu’on donne à voir à l’autre, et ce qu’on garde pour nous.
Christèle
A Indigo
Ben nan c’est pas tout vous dans « Trop intelligent pour être heureux ». Tout simplement parce que vous êtes unique. Les surdoués comme les autres, sont différents entre eux, heureusement. Remarquez, quand j’ai lu ce livre (et même pas pour moi, c’était pour tenter de comprendre quelqu’un que je venais de rencontrer), ça a été une sacrée baffe. Horreur, malheur, je n’avais aucune idée que c’était ça, être surdoué ! Youhouh, mais c’est pas pour tout le monde le « déficit de l’inhibition latente » ?? Et voilà, je comprends mieux pourquoi il me semblait que les autres géraient vachement mieux que moi leurs chagrins d’amour ! Moi c’est la fin du monde et les montagnes russes, eux c’est un chagrin quoi. Et puis, ah bon les autres ne voient pas forcément en 3D ? Bon , je ne vais pas tout reprendre, mais j’ai eu le sentiment d’être une extraterrestre, et qu’en plus j’avais d’un coup plein de caractéristiques bien carrées. Moi qui n’aime pas qu’on me mette dans une case, j’étais servie… Il a fallu que je fasse tout un travail pour recontacter ce qui fait ma personnalité à moi !
Indigo, à lire vos digressions, vos parenthèses, votre ton très vivant, le raisonnement un poil échevelé, la richesse de votre expression, votre sens de la justice, le besoin de citer et de préciser (et de re-préciser 😉 ), les doutes qui traversent chaque idée ou presque, l’autodérision … et j’arrête là cette liste qui ne s’occupe que du dernier commentaire… Oui je parierai moi aussi que vous êtes une belle zébrette 🙂
Vous dites : « j’ai appris » et c’est exactement ça. On apprend à prendre le temps, à se rendre compte que débrancher nous fait le plus grand bien, qu’on ne peut pas tout faire tout lire tout voir (quel deuil terrible à chaque fois que je rentre dans une librairie ! tous ces livres qui me tendent leurs pages et que je pourrais jamais lire ! et j’en ai déjà assez chez moi, pour lire jusqu’à ma fin…) que le monde ne peut pas être sauvé, et qu’il y a déjà beaucoup de choses à faire autour de soi. Comme dit Cécile, ça s’apprivoise. On apprend à se connaître, à ressentir, à se recentrer, à ne plus se disperser.
J’espère que vous trouverez un chouette thérapeute. Prenez le temps de le rencontrer et de discuter. De sentir si vous vous sentez en confiance avec cette personne-là. Quelqu’un qui n’accepte pas de vous rencontrer pour faire connaissance et qui tente de vous imposer sa manière de faire, est à fuir dans tous les cas. Ecoute, bienveillance et ouverture d’esprit de sa part ; c’est vous qui vous exprimez en séance, son rôle est de vous accompagner, de vous aider à explorer vos ressentis, de faire des liens et de jouer le rôle du miroir. Pas de donner des conseils ou de juger.
Pour moi, j’ai eu la chance de rencontrer la Somatothérapie, une thérapie à médiation corporelle. On part du principe que le corps ne ment pas, qu’il sait ce qui est bon pour nous. Pour vous donner un exemple, on sait parfois en face d’une personne qu’on la «sent» ou pas, on pourra dire «celle-là, je la sens pas» mais on ne saurait expliquer ce qui se passe. C’est cette intuition, cette petite voix qu’on va aller découvrir, en apprenant à mettre des mots, et à comprendre ce qui se passe. En se mettant à l’écoute, en explorant les ressentis et les émotions, on apprend à se connaître et à aller vers ce qui est bon et juste pour nous. C’est une thérapie extraordinaire, très très efficace et qui va vers l’essentiel. Mon côté hyper exigeant a été comblé ! Voilà qui m’a demandé un vrai engagement envers moi-même, et qui a changé ma vie. Je ne sais pas si j’ai le droit ici de donner plus d’indications et proposer un annuaire de thérapeutes ?
En tout cas, dans cet espace thérapeutique-là, j’ai eu le droit d’être hypersensible, hypersensorielle, émotive, intuitive… et tout ce que le surdon m’a apporté. J’ai réussi à en faire des PLUS magnifiques dans ma vie (encore du plus, alors là je suis au paradis du tout ou rien, ah ah), à me poser, à comprendre ce qui se passe pour moi, à me re-connecter au corps, à lâcher prise, à me détendre dans des situations qui m’auraient rendue folle auparavant.
Et puis ouf, j’ai eu la chance de passer ce (foutu) test avec un super psychologue (j’aurais bien donné ses coordonnées, mais il est maintenant à la retraite). Quelqu’un qui a pris le temps de me regarder, d’écouter comment je raisonnais pour lui répondre, et qui a bien rigolé quand je me suis levée en cours de test parce que je n’en pouvais plus d’être assise. C’est qu’il en faut de la patience et de la motivation pour répondre à des questions pour lesquelles on a à la base aucun intérêt ! Toutes mes études ont été sous le signe du ludique, je n’ai jamais pu travailler sur un sujet qui ne m’intéresse pas, alors ce test hein, c’était bien parce qu’il fallait en finir avec l’incertitude (bah il y a bien quelques petites choses rigolotes à faire quand même 😉 ). A partir de là, j’ai pu m’accepter et me sentir pleinement moi. Et c’est pas peu dire, hum.
Tenez, là j’étais partie pour vous écrire une p’tite réponse 😉
Thé tchaï et tarte au citron meringuée, vous m’avez donné envie….. Ah oui, il ne m’en faut parfois pas plus pour que ce soit le nirvana ! Là aussi, j’aime tellement découvrir de nouvelles saveurs que ça en devient problématique… surtout que je ne m’habitue à rien, ni me lasse de rien…
Merci pour ce beau témoignage. Peut-être un lien fiable vers un site sur la somatothérapie ou un annuaire ?
En ce moment, ce qui m’apporte le plus est la kinésiologie adaptogenèse, je ne sais pas si c’est la technique, la personne (chaleureuse, empathique et j’en passe) ou le fait que j’ai derrière moi plus de trente ans de thérapies en tous genres, mais je vois des choses s’améliorer (le trente-six tonnes posé sur mes épaules est enfin tombé, waouw ! certes, tombé sur mon estomac et mon diaphragme – j’ai réussi à me faire des courbatures au ventre, tellement il était noué de stress, faut le faire !) mais bon, bref, ça me va bien, cette technique s’adresse aussi au corps qui ne ment pas et pas besoin de se prendre la tête à tenter de mettre des mots, ce qui m’est si difficile (ça doit être une erreur, mon ICV au test !)
V’là un lien : http://www.elementerre-formations.fr/annuaires-formateurs-massages.php#Somot
C’est une belle et longue formation, originale, sensible, ouverte, holistisque, en évolution constante, avec des formateurs de confiance http://www.elementerre-formations.fr/relation-aide-somatotherapie.php
C’est la seule formation que je connaisse qui permette d’apprendre à se connaître aussi pleinement, de s’autoriser à être authentique, d’aller réellement vers soi, vers ce qu’on est profondément, essentiellement soi.
Là aussi, il faut rencontrer les thérapeutes, la formation est magnifique mais ça ne suffit pas. Oui ça tient aussi à la personnalité (empathique, chaleureuse c’est super !) du thérapeute. Pour la verbalisation, elle se fait au rythme de chacun, on apprend petit à petit à s’écouter et à ressentir.
Je ne connaissais pas cette partie de la kinésilogie, c’est très intéressant. J’avais testé une séance et j’avais été fascinée pour les réponses du corps. Mais je crois qu’il y a besoin à un moment donné de mettre des mots, pour vraiment libérer le corps.
Merci pour les liens.
En kinésio, je mets des mots aussi, mais pas des trucs hyper intellectualisés ou approfondis, juste savoir de quelle période de ma vie il s’agit à ce moment-là, ce qu’il s’est passé, comment j’ai pu le vivre, succinctement. Après la séance, je ne cherche pas spécialement à approfondir, je réfléchis parfois à ce qui s’est dit, ce qui est ressorti, ces souvenirs, tout ça, mais sans me prendre la tête, beaucoup se fait en arrière-fond, c’est très reposant.
Des mots, j’ai tenté d’en mettre pendant vingt ans avec des psy, ça ne m’a pas beaucoup avancée il me semble, et j’ai de + en + de mal avec les mots. Je n’arrive même plus à écrire, moi qui aimais tant ça, mon cerveau est à bout de fatigue je crois, alors je laisse faire le reste.
On m’a bassinée pendant des années avec « lâche prise » et maintenant, c’est comme si j’avais lâché, mais du coup je ne tiens plus à rien, je pourrais mourir demain que ça me serait égal je crois, je vois mon corps se dégrader, mon cerveau se disloquer, et ça n’a presque plus d’importance, ptêt pour ça que je ne voulais pas lâcher prise autrefois, que ça me paraissait vital de me cramponner justement ? Chépas, chuis hors sujet, là, non ?
Bref, les mots, bof, je n’en ai plus la force ni l’envie, à peine le besoin.
Je m’intéresse un peu à la CNV, parce que je trouve ça important, quand même, mais c’est plein de mots et je vois bien que je ne peux pas, je ne peux plus. Peut-être qu’à force de ne parler à personne et de lire Harry Potter en anglais, je vais perdre complètement la langue française ? Sans pour autant acquérir l’anglaise, d’ailleurs, c’est comme si j’étais de plus en plus au-delà des mots, ce qui n’empêche pas du tout de penser en fait. Bizarre tout ça.
J’ai pensé à ton commentaire, et il me semble que nous nous ne trouverons de réponses vraies que dans la spiritualité. Les psys ne font que remuer les schémas qui nous ont été mis dans la tête (utile au début, mais on peut vite tourner en rond), et il nous semble toujours que quelque chose manque, cloche, la vérité n’est pas dans ce discours. Normal, les psys ne sont que le révélateur d’une norme sociétale les 3/4 du temps, hors, cette norme, c’est précisément ce qui nous étouffe : on est trop ci, pas assez cela, un peu plus à gauche, oups, rogne toi un peu, ça dépasse à droite. Stop. Apprendre à s’aimer, c’est tout, tel qu’on est, et faire taire une bonne fois pour toutes toutes les voix dans notre tête, qui nous expliquent à longueur de temps qu’on est pas comme il faudrait. On est exactement comme il faudrait. Ca ne va pas plus loin. Je n’ai pas dit que c’était facile, mais j’essaye, j’essaye!
Un commentaire qui me donne envie : envie de dire que la spiritualité demande de la douceur. De laisser tomber les schémas, les tiroirs, les étiquettes, les tests ceci les dys cela … tout ce qui rassure aussi finalement. Et s’apercevoir que la plupart du temps, nous sommes notre propre ennemi, nul besoin des autres, de leurs normes, de leur étroitesse … Nous y arrivons très bien tout seul. Et puis la victimisation aussi. N’ayant pas une approche « classique » de la guérison, d’expérience je vois bien que les résistances sont puissantes et les découragements fréquents. Apprendre à s’aimer, c’est devenir acteur de sa vie, l’aimer telle qu’elle est et se responsabiliser face à ses choix. Et ça … pour en arriver là, ça prend bien du chemin.
Oui, merveilleux :0)
Tout est dit :0))))
Ahahaha, en parlant de comparaison, il est très amusant/réjouissant/exaltant de constater à quel point nous mettons « moins les formes » au fil de notre échange ! (mon premier message apparait ainsi très « contrôlé », sans doute étais je aussi guidée/empressée par le besoin de montrer mon ramage et les potentielles zébrures sur mon plumage)
« Il a fallu que je fasse tout un travail pour recontacter ce qui fait ma personnalité à moi ! »
Et je vous remercie pour cette phrase. Car c’est exactement ce qu’il se passe en ce moment, c’est très troublant. Depuis le début de mes examens, je ne sais pas ce qu’il se passe, je n’arrive plus à aller par les étapes « intermédiaires », comme si on avait fait sauter un verrou.
Mais je pense (heureusement que c’est lui d’ailleurs), que mon directeur de master m’a « percé à jour », consciemment ou non. Hier, grand oral.
Même problème que pour l’oral d’avant, sauf que cette fois ci ce professeur se fendait de commentaires tels que « bon, évidemment, vous commencez par le critère le plus compliqué et vous n’arrivez pas trouver le plus simple » (mais j’y peux rien ><), mais pas nécessairement méchant, plutôt histoire de dire "bon, j'ai bien compris comment tu fonctionnais, on sait très bien que les trucs pas assez techniques ça te gonfle, donc on va passer à une question "outside the box"". (Ce qu'il a fait. Il l'a peut être un peu regretté par la suite, ahahah :p)
Mais je digresse. Le fait est que depuis 2 semaines, je n'arrive plus à fonctionner comme avant, et j'ai toutes les peines du monde à me reconnecter avec ce qui faisait aussi "moi". Donc j'essaye d'apprendre à articuler ces deux pans de ma personnalité. Pas facile, et je suis un peu perdue (surtout que j'ai bien choisi le moment, mais vous aurez compris que les questions de timing sont assez problématiques chez moi), MAIS j'avance. Je m'amuse à me tester, à voir les différences comportementales "d'avant" et "d'après" le sautage de verrou pour essayer de voir ce que je peux améliorer (il va falloir faire plus d'efforts sur les étapes intermédiaires par exemple, et réapprendre à remonter le fil de ma pensée ou à reconstituer le raisonnement).
"quel deuil terrible à chaque fois que je rentre dans une librairie ! tous ces livres qui me tendent leurs pages et que je pourrais jamais lire ! et j’en ai déjà assez chez moi, pour lire jusqu’à ma fin…"
Je préfère me dire "au moins, je n'aurai pas le temps de m'ennuyer jusqu'à ma mort ! Il me reste tant de choses à apprendre, et c'est juste génial !"
N'est ce pas après tout la peur de bien des zèbres ? L'ennui ?
J'imagine que la peur de choisir et de ne pas avoir le temps de tout faire joue aussi, mais je préfère le voir du bon côté ^^ (bon, on en reparle quand je serai en "bad mood" ;))
Par contre, je suis intriguée par votre vision "3D" ? Qu'est ce donc exactement ? Comment cela se manifeste-t-il ? Il est possible que je sache de quoi vous parlez mais je ne suis pas sure…
En tout les cas, même si il s'avère en définitive que je ne suis pas "une belle zébrette" (*partie chercher le marqueur pour dessiner les rayures*), au moins aurais je pris un énorme plaisir à échanger avec tout ce (beau) monde 🙂 (meuh oui, la flatterie était facile. Et alors ?)
PS : Je prends note pour la Somathérapie.
Deux semaines, ah ah ça va vous avez encore de la marge… Un sautage de verrou, ça ne se digère pas si vite. Y a une p’tite phrase que j’aime bien, de Anne Ancelin Schützenberger, qui dit : « Souvent on a aucune idée du stress qu’on s’impose ». L’hyperactive que je suis, a appris à prendre du temps, à laisser du temps au temps… Les changements et les transitions prennent beaucoup d’énergie et ont besoin d’être intégrés. Ce ne sont pas 2 pans de votre personnalité, vous êtes UNE et c’est ça qui va mettre un peu de temps à s’équilibrer. Imaginez juste que le corps prend une semaine complète pour cicatriser une petite égratignure, deux semaines pour une petite brûlure… alors imaginez ce que donnent les cicatrices émotionnelles ! Un sautage de verrou, c’est un sacré pataquès ! Plus que de chercher à améliorer (ah toujours plus), que diriez-vous de chercher à faire connaissance avec cette nouvelle facette ? Prendre le temps de ressentir, sentir ce qui change, écouter ce que ça fait dans le corps et la tête de vivre ça… sans trop chercher à analyser ni à forcer les choses.
Ca va se recaler tout doucement 🙂
Ce qui m’a beaucoup aidée, est d’expliquer comment je raisonne pour résoudre certains problèmes. Ou de dire ce dont j’ai besoin pour être plus à l’aise dans certaines relations. Faut accepter de se dévoiler un peu, c’est pas super confortable, mais je me suis toujours félicitée de l’avoir fait, ça a toujours « payé ». Par exemple, je suis tellement dans l’anticipation, que c’est parfois un peu flippant pour mes collègues…
On est parfois pas très à l’aise pour parler de soi, pour affirmer ses besoins, ses attentes. Un autre très bel auteur dans ce domaine, c’est Jacques Salomé. Quelques titres : Heureux qui communique, T’es toi quand tu parles, Si je m’écoutais je m’entendrais, Pourquoi est-il si difficile d’être heureux… Ce sont des textes agréables à lire et accessibles. C’est le seul auteur qui parle de la relation de cette façon, qui invite à devenir responsable de son bout de relation et à devenir pleinement responsable et co-auteur de sa vie. Ce type-là, sa manière de voir les choses et de les formuler, ont profondément changé ma vie.
Pour les bouquins, c’est surtout que je ne peux pas me permettre de sortir les bras chargés, à chaque fois que passe devant une librairie, j’en ai 5 dans ma ville 😉 Et j’en prendrais volontiers une pile complète si je pouvais…
La vision 3D, c’est juste de ne pas voir les choses « à plat », mais de les envisager de manière complexe (en lien avec d’autres domaines) ou en perspective. Vous connaissez l’énigme de Weber dans Les fourmis ? « Comment obtenir quatre triangles avec six allumettes, sans les casser ni même les croiser ? » On n’y arrive pas en pensant de manière « classique » ou linéaire. Dans la relation avec l’autre, on se sentira acteur et observateur.
Je crois que vous n’aurez pas besoin de marqueur 😀
ahahaha, en fait, j’ai lu trop vite, et comme je n’avais pas compris qu’il fallait faire des triangles équilatéraux, j’avais commencé par faire l’énigme en 2D x) (ma plus grande hantise : ne pas comprendre les consignes, j’ai tendance à me braquer)
Mais je crois faire cela, en fait… Cela me permet de m’ajuster à la personne en face, où de savoir exactement qui entend mes paroles.
Concernant le réajustement, il y a des hauts et des bas. Les doutes viennent, et reviennent. C’est très pénible de continuer de ressentir parfois les poids dans son cœur. J’ai beau savoir que cela ne change pas grand chose de se découvrir concrètement, et que cela n’est que le début du chemin, mais l’oppression dans ma poitrine me semble parfois insurmontable.
Mais cela avance…
« Pour les bouquins, c’est surtout que je ne peux pas me permettre de sortir les bras chargés, à chaque fois que passe devant une librairie, j’en ai 5 dans ma ville 😉 Et j’en prendrais volontiers une pile complète si je pouvais… »
Du temps. Je manque de temps, je commence aussi à avoir des piles de livres non entamés.
Mais ce qui manque aussi parfois c’est l’émulation intellectuelle éclairée. Pouvoir apprendre et échanger… Je semble ne vivre parfois que par cela.
C’est aussi pour cela que j’ai du mal en lisant dans certains livres spécialisés sur le surdon que le surdoué peut parfois faire preuve de « mauvaise foi » et refuse les arguments contradictoires. Je ne vais pas mentir, il m’arrive de le faire, mais je mets un point d’honneur à vouloir avoir « la bonne réponse » entre les mains plutôt « qu’avoir raison ». Quitte à avoir tort, autant ressortir d’une discussion en ayant l’impression d’avoir réellement appris autre chose qu’une énième manière de ne pas perdre la face et de protéger notre (hyper)sensibilité personnelle.
(juste pour apporter une précision à mon dernier paragraphe : c’est plus facile à dire qu’à faire pour les écorchés vifs. Et parfois j’ai l’impression que les discussions entre surdoués pourraient résulter en véritable pugilat/incompréhension sans ce recul nécessaire. Mais si ledit « zèbre » est en décalage naturel avec ce que chacun appelle la « norme » (beurk :p), il faut aussi que chacun y mette du sien…
Je me souviens d’une jeune fille, que j’ai identifié a posteriori comme une vraie « zébrette », avec qui j’adorais échanger sur le net quand j’étais plus jeune. Dans ses réponses, cette jeune fille faisait une mise en page « compactée » absolument indigeste pour une lecture sur un écran d’ordinateur (et nos réponses étaient longues, je vous le garantis).
Cette jeune personne, lorsque je lui ai gentiment fait la remarque de peut être plus aérer sa mise en page, m’a rétorqué « et bien les gens n’ont qu’à faire l’effort ». Certes, mais si « les gens » n’ont pas à attendre que tout leur tombe cuit dans le bec, il n’aiment pas forcément lire une mise en page digne d’un Stendhal à chaque post…
Aussi, quand je lisais cela dans les livres, j’ai eu parfois l’impression que cela risquait d’être une excuse pour le surdoué qui risquerait de le constater sans forcément chercher à rectifier le tir… Mais peut être l’ai je pris personnellement.
Enfin… Je sais que je risque de prêcher pas mal de convertis sur ce blog et donc de faire une certaine redite pour ce que j’ai pu lire ;))
Femmes surdouées
Bonjour tout le monde,
http://www.leseditionsdunet.com/culture-societe/2196-des-femmes-surdouees–nadine-kirchgessner-9782312027401.html
Est-ce que quelqu’unE a lu ce livre, parution Février 2014, et pourrait nous en offrir un résumé critique ?
Merci encore et au plaisir de vous lire !
Chan
Je ne l’ai pas lu mais du coup découvert son site http://planetesurdoue.fr/ avec un bout de témoignage qui donne une image intéressante pour montrer ce que peut vivre un enfant surdoué en classe quand on néglige ses capacités : imaginons qu’on sait nager et qu’on nous place dans un groupe d’enfants qui a peur de l’eau, en nous obligeant à mettre bouée et brassard, en nous interdisant d’aller là où on n’a pas pied ou de plonger… Rapidement, on sort de l’eau, écoeuré. Cette image me semble très parlante !
C’est exactement ce qu’il m’est arrivé, au sens propre! Je savais nager, mais on m’a mise dans l’eau avec les débutants – même classe d’âge, comme si tout les enfants nés en 197x avaient forcément exactement le même niveau. Du coup, j’ai perdu confiance en moi. Il m’a ensuite fallu plus de 10 ans et un long travail pour reprendre plaisir à être dans l’eau et à nager!
Il m’est arrivé la même chose à l’école…
Pour ceux qui ont des enfants en âge d’aller à l’école ou qui s’intéressent à l’apprentissage des enfants/grands, je conseille la lecture de John Holt (Apprendre sans l’école, Les Apprentissages autonomes). Si nous n’avons pas été heureux à l’école (ou simplement frustrés), nous pouvons faire en sorte que nos enfants vivent mieux leurs apprentissages.
Je vous conseille également d’aller visiter une école Steiner ou Montessori (à l’occasion d’une journée porte ouverte). Ces écoles différentes peuvent permettre de se réconcilier avec l’école.
Bonjour Alicante,
Ce témoignage m’interpelle car j’ai constaté que depuis deux ans ma fille ne fait quasiment rien en classe, et je vais aller me procurer ce livre. Isolée dans sa classe, des devoirs faits en 5 mn, rêvant toute la journée anxieuse a point de vomir presque chaque jour avant d’aller à l’école quand elle n’a pas mal à la tête…Après avoir écarté des causes physiologiques je lui ai fait passer un test de QI, car les présomptions de précocité étaient fortes. Elle est sortie du test mutique, ce qui ne lui arrive jamais, absolument éteinte. Fatiguée, c’est possible, mais là encore, ce serait une première. Résultats des tests : aucune précocité sauf certains subtests parfaitement réussis et d’autres parfaitement plantés à la limite du handicap (bilan psychomoteur préconisé…bof, bof, elle fera du vélo plus tard, on s’en remettra). Bien. Sauf que, j’ai continué sur ma lancée : la nourrir, remettre de la chaleur et de l’humour dans l’apprentissage, travailler aussi avec un PC, les progrès sont fulgurants, elle a rattrapé deux ans de rêverie en deux mois. Elle ne se cache plus sous la table quand elle entend le mot exercice, ni quand il faut écrire (on a un rand cahier : écris comme tu veux, éclate toi, on fera joli et dans les lignes quand on sera au propre), et elle va d’elle même chercher des problèmes de maths sur le PC qui la font rire. Elle vient de finir deux bouquins de 200 pages. Pas précoce peut-être (hum, je garde mes doutes sur le choix de la psy et la façon dont ma puce a répondu aux question), mais faut-il l’être pour avoir besoin d’être nourrie, accompagnée, stimulée? Quand tout ce qui compte à l’école, c’est qu’on souligne bien sur la ligne, et que les additions soient « comme sur le livre » (5 cm de marge à gauche et 3,5 à droite), qu’on fait les tables de 5 pendant 3 mois, que la faute d’étourderie est sanctionnée comme une faute de compréhension et qu’on apprend par coeur des mots invariables totalement sortis de leur contexte, comment s’étonner que les enfants s’épuisent et perdent tout intérêt et tout espoir de satisfaire leur maîtresse un jour, précoces ou pas?!!
Je crois que vous pouvez arrêter de douter sur le choix de la psy lechalote !!!! Enfin je veux dire …. Surtout déconseillez la à toute personne qui vous semblerait un tant soit peu surdouée et qui voudrait passer les tests.
Je plussoie Cécile : visiblement gamine surdouée et dys-qqchose (sans doute dyspraxique), et psy très nulle, à fuir. C’est fou qu’il y en ait autant, ils/elles se rendent compte qu’ils sont nuisibles à ce point ? Avec des parents moins impliqués, cette enfant serait fichue, c’est grave quand même. Comment peut-on autoriser cela ? Grmbl…
Pas persuadée qu’il y ait une quelconque dys en cause – mais vraisemblablement beaucoup d’ennui.
Pour la dys-, je me basais, outre l’hétérogénéité annoncée ici, sur d’autres conversations que j’ai eues avec Léchalote ailleurs au sujet de sa fille 🙂
(le coup du vélo est aussi assez révélateur, il me semble ?)
tiens, maintenant on peut faire des réponses en cascade ? je me demande jusqu’à quelle largeur de texte ? 😀
Merci les filles!!! J’ai rigolé sur l’ennui et me suis rappelée une conversation avec une adorable coiffeuse qui m’a littéralement tapé dans l’oeil. Un quelque chose en plus, de pas commun. Quand je lui ai dit que ma fille s’ennuyait en rêvant à l’école elle s’est exclamée : « Mais pas du tout!!! On ne s’ennuie jamais en rêvant, au contraire!! C’est génil, vous ne pouvez pas savoir tout les mondes qu’on imagine, les histoire fabuleuses! ». Et hop, deux/trois bouquins à la jolie coiffeuse qui fichait le bazar en classe, a appris à lire avec sa mère, et s’ennuie ferme dans les soirées…(entre autres, entre autres…)
Bonjour Lechalote,
Donc, votre fille n’est jamais fatiguée, n’aime pas l’école, fait ses devoirs en 5mn, est dans son monde intérieur… Ensuite, elle a tellement besoin de mettre du ludique, de la chaleur et de la créativité dans ce qu’elle fait, qu’elle se renferme et se rend malade si ça se passe autrement. Maintenant, elle a rattrapé ses deux années en un temps record, elle rit et elle s’éclate. A part ça, elle ne serait pas surdouée ?! Ben, on peut effectivement penser que la psy n’est pas à recommander et que votre fille a failli en faire les frais.
Y a des gamins qui arrivent à rentrer dans le moule et d’autres non, c’est moins facile pour les gamins surdoués de faire des problèmes de maths pas drôles ou de se heurter à des règles incompréhensibles. Paradoxalement, les surdoués comprennent beaucoup de choses très vite, mais ont besoin qu’on explique à quoi servent les règles et les codes. Par exemple, à quoi ça sert d’écrire sur les lignes et bien au propre ?
Pour le test, je me rappelle très bien en avoir passé un quand j’étais au collège. Personne n’a pris la peine de m’expliquer pourquoi je faisais ça. Résultat, je me suis un peu appliquée au début, ça m’a amusée deux minutes mais ça m’a vite gonflée de ne pas en savoir les tenants et aboutissants ; rien que pour le fun je l’ai planté en racontant n’importe quoi, histoire d’en être vite débarrassée (tout ça pour en repasser un autre 35 ans après !)
Ca serait sans doute pas mal de lui refaire passer ce test un peu plus tard, en lui expliquant ce qui se passe 😉
Perso, ça m’aurait bien arrangée de comprendre 2 ou 3 trucs. Pour les neurones je m’en tape, mais être hyper c’est être « trop » dans beaucoup de domaines et c’est vachement encombrant. La sensibilité, l’émotivité, etc ça engendre de la souffrance. Connaître une partie de la cause, aide à mieux vivre sa vie.
Votre fille est très jeune ? Sinon, des activités comme l’aïkido, le théâtre aident beaucoup les gamins à se recentrer tout en jouant. Il faut tomber là aussi sur un prof intelligent…
C’est super que vous ayez pu saisir ce qui ne collait pas et réagir dans le bon sens 🙂
A Indigo 22 mai 18h49
Bonjour,
Et si, et si, et si…..
Que d’hypothèses envisagées : imaginez chaque hypothèse comme une branche d’arbre. Toutes ces hypothèses partent d’un point : le tronc : vous, votre pensée, votre vie, votre légitimité.
Cette légitimité semble etre le maillon central de votre message.
ET si on y voyait plus clair ensemble ?
je vous avoue que j’ai listé en parcourant votre longue confidence tous les éléments qui m’ont rappelé à mon expérience.
Tout d’abord, vous êtes une femme, alors s’imaginer surdouée et souvent plus difficile pour une femme.
Vous dites : ce n’est pas moi : effectivement quand on découvre ca, on la sentiment d’avoir le cul entre 2 chaises, dans le sens ou d’un coté on a la personne qui est ce qu’elle est devant les autres (celle qui s’est adaptée) et de l’autre on découvre une autre personne (la surdouée) , on a l’impression de la découvrir, mais en fait on la
redécouvre, mais difficile à imaginer quand on enterré cette personne depuis des années (nous ou bien l’entourage bien malgré lui).
Vous qualifiez de simple évènement le fait de découvrir votre douance. Moi au début, je ne m’imaginais meme pas acheter des bouquins sur le sujet, c’est dire à quel point j’ai presque tout envoyé balader (sauf qu’au fond de vous y a comme une petite voix qui vous dit quand meme d’y retourner voir…..)
Vous parlez du ratage de votre oral, en fait vous avez focalisé sur le petit hic, les questions auxquelles vous n’avez pas bien répondu. Et cet évènement a pris sa place à 200 % et a tout recouvert. Là pour éviter ces cataclysmes, il va falloir faire la part des choses : le réussi et le raté , y a pas le choix, quitte à éliminer tout l’émotionnel
qui dévore tout. Là il faut faire un effort : une liste 2 colonnes : à gauche les questions réponses réussies, à droite ce que vous estimez avoir mal répondu. Et le verre à moitié plein il faut vous y tenir : vous n’avez pas le choix, c est une question de stabilité future pour vous. Ce que je fais désormais, et je vais beaucoup mieux.
Vous trainez avec les adultes, moi c’était pareil (gardienne de mon école, ma mère en permanence, certains profs, et bien sur je leur posais des questions qu’une gamine n’est pas censée poser, ce sur quoi je me faisais souvent envoyer promener : l’adulte déstabilisé par une gamine , impensable pour l’adulte !)
L’age adulte charnel ? oui dans un sens mais pas que, moi à l’adolescence je l’ai carrément occulé tellement j’étais à des kms de cela.
Les livres….. (sans commentaire particulier, à plusieurs entamés c’est ce que je préfère)
L’humiliation des profs (aie aie que de souvenirs douloureux : bon j’ai failli démissionner à 18 ans pour cause de remarque mal placée. Et en primaire, des larmes dont je me rappellerai jusqu’à la fin….!), ben oui quand y a trop de pression…. cad la majeure partie du temps, y a un moment ca craque
Colérique (j’ai des preuves photographiques me concernant…..)
Niveau scolaire: moi on me mettait tout le temps SATISFAISANT sur mes bulletins (qui pouvait je satisfaire d’ailleurs???)
Curiosité, rapidité , lenteur, oui on ne peut pas ralentir, c’est tout vite fait ou la glandouille totale.
En conversation : j’ai dit parfois : bon ben oui et après ??? le problème c’est que je le dis quand l’autre n’a pas encore fini son histoire , vous imaginez le résultat !
Au niveau auditif, vous etes très sensible, moi aussi, mais à tel point que je ne peux pas écouter de la musique et conduire, car je suis envahie par les sons, ce qui me plonge dans un été second et très agréable, mais bon on ne pas etre partout alors faut choisir….
Vous allez directement aux conclusions, et dites ne pas avoir de pensée en arborescence. Mais votre pensée va tellement vite que vous avez la conclusion sans vous rendre compte que vous avoir fait le raisonnement intermédiaire,
et meme que vous avez sans doute parcouru plusieurs chemins pour arriver à cette conclusion. La pensée arborescente c’est autant de ramifications que vous parcourez plus vite que les autres sans vous en rendre compte, avec une grande rapdité.
Alors si si…. bien sur que vous etes légitime , légitime d’etre là dans ce monde, dans votre vie, légitime par rapport à vous meme et aux autres.
je m’excuse d etre aussi longue dans mes explications.
Mais c’est ma contribution à aider autrui.
Christèle
« Tout d’abord, vous êtes une femme, alors s’imaginer surdouée et souvent plus difficile pour une femme. »
Le plus étonnant est que je n’ai jamais eu vraiment l’impression d’être restreinte dans mon intelligence… au début. J’ai certes eu plus d’atomes crochus avec les professeurs femmes, mais certains hommes m’ont tellement compris et apportés tellement de choses que je dirais que cela dépend de la personne. Après, j’ai eu des rapports très orageux avec certains (une professeure de mathématiques qui faisait pleurer les gens au tableau. Vous imaginez le topo. J’étais le cancre rebelle. Et j’étais en bac S. Très finement joué Indigo. Mouvement stratégique au poil pour ton baccalauréat.)
Faisant des études où les étudiants sont en majorité de sexe féminin (yay?), je n’ai jamais eu vraiment ce problème avant cette année, où ma promotion (réduite) est aux 2/3 composées de jeunes hommes. Ces jeunes éphèbes aux hormones en ébullition n’hésitent pas à sortir du « oh la machine ! » (sic) à un de leurs camarades qui aurait répondu à 1 question, mais me regardent avec suspicion parce que j’ai discuté avec mon professeur pendant le cours.
Tout comme j’ai moyennement apprécié les rumeurs sur mes relations qui seraient « plus que professionnelles » avec un professeur masculin sous prétexte qu’il m’avait mis une très bonne note et qu’il l’avait dit avec fierté devant tout le monde. « Ah mais lui, tu sais ce que j’ai entendu dire, il ne recrute que des jeunes et jolies stagiaires à son cabinet… Tu te doutes bien pourquoi »
Ah ben, oui, c’est logique. Surtout que la dernière en date, des stagiaires, elle était loin d’avoir 20 ans.
Enfin, c’est le lot de beaucoup, surdouées ou non… — »
« Vous parlez du ratage de votre oral, en fait vous avez focalisé sur le petit hic, les questions auxquelles vous n’avez pas bien répondu. »
L’un de mes amis a vu ma note qui est 12 ou 13/20, ce qui une relativement bonne note pour cette matière, ahahah. Ce n’est donc pas le désastre annoncé, effectivement. (mais cela m’énerve quand même)
« L’age adulte charnel ? oui dans un sens mais pas que, moi à l’adolescence je l’ai carrément occulé tellement j’étais à des kms de cela. »
Ah mais moi aussi. Et d’ailleurs, mon décalage me sidère encore parfois ahaha. En fait, c’est en regardant en arrière que j’en suis arrivé à cette conclusion. Autrement, j’avais juste l’impression que, du fait de mon cap de la vingtaine, on cessait de me considérer « comme une enfant atypique à qui l’on pouvait pardonner les bizarreries », et que l’on essayait de me considérer comme une adulte qui devait ressembler à l’image superficielle que l’on se faisait d’un adulte. L’hypocrisie sociale ambiante en somme.
« Sois un ancien enfant précoce, mais sois sage, rentre dans le moule, et sois un gentil petit instrument monotâche pour la société ».
« Vous qualifiez de simple évènement le fait de découvrir votre douance. Moi au début, je ne m’imaginais meme pas acheter des bouquins sur le sujet, c’est dire à quel point j’ai presque tout envoyé balader (sauf qu’au fond de vous y a comme une petite voix qui vous dit quand meme d’y retourner voir…..) »
*note qu’il va falloir arrêter d’aller actualiser tout le temps la page de ce blog*
« Les livres….. (sans commentaire particulier, à plusieurs entamés c’est ce que je préfère) »
😀
(… Je n’ai rien à ajouter, si ce n’est que ce n’est pas une préférence, c’est un constat).
« Au niveau auditif, vous etes très sensible, moi aussi, mais à tel point que je ne peux pas écouter de la musique et conduire, car je suis envahie par les sons, ce qui me plonge dans un été second et très agréable, mais bon on ne pas etre partout alors faut choisir….) »
Pour ma part, étant ancienne musicienne, j’ai un rapport quasi pathologique à la musique. J’ai juste *besoin* d’en avoir. D’abord, cela guide mes pensées diurnes et c’est très agréable, et cela contribue depuis toujours à l’élaboration de mes mondes imaginaires. En fait, j’ai l’impression que cela me canalise.
La musique guide aussi sensiblement mes humeurs, et si j’ai envie/besoin d’aller « me battre contre le monde du dehors qui fait peur et qui me gonfle », hé bien, pouf. Musique. (bon, vous vous doutez que je ne vais pas aller me mettre « la danse des canards » en boucle, son apport épique serait quelque peu limité)
Les sons qui me gênent (=rendenttellementdinguesquej’aienviedemecalfeutrer), sont plutôt le « déchirement du carton », le crissement de la laine, le ou les bruits à répétition comme les ballons, les portes qui grincent, le frottement du couteau contre la planche de bois, ou quand trop de personnes me parlent à la fois/me demandent ce que je viens de dire pour la 2/3e fois (mais, ça c’est autre chose)… Rien que d’y penser, j’en frissonne.
« En conversation : j’ai dit parfois : bon ben oui et après ??? le problème c’est que je le dis quand l’autre n’a pas encore fini son histoire , vous imaginez le résultat ! »
Je suis *extraordinairement* impolie malgré moi, je coupe toujours la parole des gens à cause de ça. (Soit parce que j’ai peur de perdre dans mes pensées ce que je m’apprête à dire, et je suis donc obligée de noter des mots clés sur un papier pour limiter mes interruptions; Soit parce que comme vous, j’ai compris où ils voulaient en venir. Mes profs sont parfois très *très* agacés par le fait que je termine leurs phrases. Ils ont aussi parfois l’impression que je les « teste » par mes questions, ce qui n’est pas le cas, j’ai autre chose à faire, franchement.)
« Mais c’est ma contribution à aider autrui. »
Et vous avez bien contribué à autrui dans mon cas 😉
Merci beaucoup, vous m’avez rassurée, et effectivement, il y a beaucoup de similitudes dans nos expériences !
Merci de cette description, que j’aurais pu signer si je l’avais rédigée. Elle est concise, claire, exacte en tout point en ce qui me concerne.
Depuis toute petite, dirais je avec un sourire, mais avec une profonde douleur au fond du cœur, pour quelques épisodes très douloureux encore aujourd’hui.
Je me suis débattue toute ma vie, pour essayer d’être ce que qu’il « fallait « être. Je suis aujourd’hui extérieurement bien, intérieurement au bord du gouffre, donc réintégration de Mensa (testée à 23 ans, en 1983, ça fait quelques années donc…), je suis des HPI débordant d’énergie avec une résilience au top. Point fort, très fort. Point que j’ai développé au cours de ma vie pour survivre, je dirais même, vivre. Très sensible, (voulez vous la vérité? au point de faire pipi dans ma culotte, quand, à 6 ans, en classe, j’ai répondu à une question de la « maitresse » en hésitant et qu’elle s’est moquée de mon hésitation. en fait, j’avais la réponse bien sûr, mais me faire lever pour répondre était trop pour la petite fille que j’étais. L’image et le ressenti sont encore présents dans ma tête).
Donc je disais, résilience. Je suis devenue une « warrior », Par obligation impérieuse de ma tête. Avec des parties intérieures que je défends comme on protègerait la partie fragile d’une ville assiégée.
Oui, je réponds avant que les autres aient fini de parler, enfin, je ne vais pas détailler, mais j’énerve tout mon entourage, privé et pro.
Merci, merci, merci de me montrer que je ne suis pas seule, et qu’il semble que les HPI se révoltent pour enfin pouvoir ex-ister.
Etre une warrior signe-t-il la résilience ?… car il me semble que l’affirmation de soi repose sur de la sérénité quand la révolte repose sur un esprit de vengeance et peu d’apaisement.
je crois que trouver l’apaisement et la sérénité est l’enjeu majeur pour nous tous.
Je n’en suis pas à affirmer qui je suis. Je ne fais qu’entendre « tu n’es pas Dieu » (j’énerve, tout le temps, tout le monde) , « tu es froide et sans émotion » (non, j’énonce les faits, qu’il faut affronter), « tu ne tiens pas compte des gens »(possible, je vais trop vite pour eux, désolée d’avoir la solution et que vous n’ayez pas encore commencé à réfléchir), « tu vis dans ton monde »(oui, j’en ai besoin pour continuer à respirer), « tu en fais trop » (j’ai besoin de faire, de faire, de faire. j’aime ce que je fais, mon métier fait de ma passion anime ma vie, EST ma vie, je peux travailler sans en avoir l’impression 7j/7, 12h/jour) , tu es trop exigeante », tu travailles trop », tu ne parles pas assez » (parler pour ne rien dire? perte de temps, et en plus, ça m’épuise terriblement.) »tu n’exprimes jamais ce que tu ressens » (je ressens quelque chose? oui, alors si ça fait mal, je cherche une solution, point. si je juge que c’est temporaire, alors ça n’existe pas), « tu critiques tout »(non, je dis juste que ça ne va pas marcher, et qu’il faudrait sans doute s’y prendre autrement, j’ai des exemples terribles) , « tu ne laisses aucune chance aux autres », « tu ne sais pas travailler en équipe », (ben non, c’est pour ça que j’ai créé mon entreprise), bref, je survis plutôt que je ne vis. Grand jour cet après midi, je vais dire à ma compagne que tous ces « symptômes » qu’elle veut « soigner » sont en fait ….mon fonctionnement, et qu’elle n’y changera rien. Ca passe ou ça casse…. mais là, je ne respire plus, j’étouffe, j’essaie de faire ce qu’elle « exige », mais je n’arrive à rien. Elle parle et je semble ne pas écouter, elle voudrait qu’on discute mais je m’ennuie car je dis tout ce que j’ai à dire sur un sujet en 10 minutes, du coup elle voit bien que je décroche, ou alors je lui coupe la parole, c’est mal, je sais, mais bon, on ne va pas y passer la soirée, hein, accélère un peu! je pars dans tous les sens (selon elle), mais mon entreprise, dans un secteur difficile innove tout le temps et nous nous portons bien quand les autres crèvent…
Alors non, vous avez entièrement raison, warrior n’est pas apaisant. mais ça permet de survivre dans un monde auquel je ne suis jamais adaptée…les seuls moments de paix sont ceux où je suis totalement seule, loin de tout bruit, de toute personne (une personne même très calme dans la même maison suffit à me bloquer totalement dans mes actions), de toute activité. En fait, sa présence en particulier m’angoisse terriblement, parce que je vais dire, ou faire ce qui ne « colle » pas à ce qui serait « normal », et elle va violemment me le faire savoir….Merci mille fois de votre livre, merci d’ouvrir des portes.
Je suis épuisée de « savoir » où vont les projets, parce que je ne sais pas ne pas dire, du coup je me fais un tas d’ennemis, de gens qui ne veulent plus me parler des projets. Je n’arrive pas à décoder mes analyses bien trop fulgurantes pour moi. . Un exemple? Salon du cheval de Paris, auquel je participais. Dieu sait pourquoi, une année je décide de ne plus y aller, « je ne le sens pas ». J’en parle à mes confrères, qui me disent pessimistes, qu’e je raconte n’importe quoi, que je me crois maligne. 3 ans plus tard, le salon, après 3 très mauvaises années, ferme ses portes…. Les rouvre dans un autre lieu. me réintègre dans l’équipe. Cette année, en septembre, (le salon est en décembre), je dis « ce sera sans moi, je ne le sens pas ». 70% de visiteurs en moins, et le pôle de ma spécialité réduit à zéro! Des exemples comme ça, j’en ai des tas. Pourquoi les gens me détestent-ils autant, quand je ne pense que faire bien en disant « attention »?
Je ne supporte rien, ni bruit (mon enfer? le tic tac d’une pendule ou d’une montre), ni odeur (quelqu’un qui fume à 50 mètres, ou odeur corporelle me font arrêter de respirer), et le toucher est difficile, j’évite la plupart des contacts. je pourrais écrire des tas de trucs sur l’enfer de la surdouance, ais aussi sur sa beauté : ça permet quand même de vivre des choses que ne connaitront pas les « autres ». et ça aussi, je prendrai le temps de l’écrire. ne serait ce que pour moi…..sauf si peut être ça intéresse quelqu’un
« Je ne supporte rien, ni bruit (mon enfer? le tic tac d’une pendule ou d’une montre), ni odeur (quelqu’un qui fume à 50 mètres, ou odeur corporelle me font arrêter de respirer) »
Je vois assez bien…
D’où l’importance d’arriver à se mettre à l’abri. Ne pas s’excuser d’être ainsi – « juste » dire j’ai tel besoin à respecter pour être au mieux de ma forme. Voici pourquoi je préfère le terme affirmation de soi (parce qu’il faut savoir dire « je » et veiller sur soi, ce qui est parfois une gageure).
Et puis, aussi difficile que ce soit, rechercher ses pairs – aller les pêcher dans le monde entier.
999 Society – Mega Society… y avez vous pensé ? Certes, ça peut faire un peu « effet ghetto » par certains côtés – mais c’est surtout le moyen de pouvoir de temps en temps, respirer l’air dont on a besoin pour pouvoir mieux repartir.
Raimondo lost in time,
On se ressemble tellement, le pire finalement c’est le travail d’équipe, quand on peut pas travailler en équipe, ca pénalise énormément au niveau professionnel. Alors, il faut s’adapter, j’essaie de contribuer envers le groupe par des moyens qui viennent de moi : ca passe mieux comme ca.
Les bruits et les odeurs, je fonctionne en apnée dans certains endroits…..En cas de stress, j’ai la peau qui pique partout….. et je suis obligée de constater qu’en meme temps d’avoir découvert ma douance, j’ai eu de l’excema sur les jambes (je pensais au début que c’était une allergie….). bon ca se soigne, mais ca fait des jambes moins jolies (cicatrices). Y a pire cela dit.
Quand à décrocher de tout, je crois que oui j’ai décroché de TOUT : se calquer sur la vitesse de réflexion des autres, suivre leurs conversations, sourire quand j’en ai pas envie non plus maintenant (je disais à une collègue : quand j’ai envie de « faire la gueule » et bien je fais la gueule, dit sur le ton un peu sarcastique, ca passe bien en fait.
Ca fait que j’ai une vie plus plate qu’une planche à pain. Autant dire qu’il faut s’y faire : plus d’évènement majeur, ou qui déborde, plus de déceptions, mais plus de réjouissances non plus. Mais je suis apaisée en fait, alors je fais pour le moins pire : et je m’y réfugie, ca comme ca que je souffre le moins finalement. Etre transparente et ne compter pour personne, belle perspective non ? (c’est de l’humour noir).
Cet effacement, c’est mon cocon intérieur.
C’est mon détachement de tout.
C’est ma manière de modéliser ma vie, de la rendre perfectible, d’en supprimer tout ce qui ne me plait pas, tout ce qui fait tache.
Cricri (qui est plus silencieuse que jamais)
Cricri
Hm… la retraite monacale au milieu du monde en quelque sorte ?
… Pas de connections possibles à d’autres « vous » ?
Bonsoir Cricri,
Toute cette platitude doit vous manger une énergie monumentale. Pour lisser les creux et les bosses des émotions, des envies, des débordements en tous genres, il faut quand même être sacrément investi dedans….
En fait je tendrai à penser que ce que vous appelez détachement n »est qu »un énorme panneau de particules euh non, de protection.
De mon côté, en y regardant de plus près, je fais ce que je veux comme je veux, et je sais que je dérange fort, mais très fort. je ne peux juste pas m’en empêcher, c’est plus fort que moi. Dans mon premier travail, j’avais 23 ans cette année là, j’ai fait ce qu’un psy a appelé « un syndrome pré dépressif ». Bon, moi à cet âge là, je lui aid dit d’aller se faire voir, que j’étais bizarre ok, mais je ne me sentais pas dépressive. je raconte, c’est rigolo : je travaillais à paris, comme consultant junior en organisation industrielle. Cadre très rigide, grosses contraintes professionnelles, nécessité de penser comme tout le monde, avec des méthodes, des trucs totalement infernaux pour moi. Je quittais le travail, prenais ma voiture pour rentrer chez moi, et je me retrouvais quelque part dans Paris, sans savoir depuis combien de temps je roulais, ni comment ou pourquoi j’étais arrivée là où j’étais….alors, je reprenais le bon chemin et je rentrais chez moi. Voilà pourquoi j’ai consulté….Aujourd’hui, je pense que mon cerveau, libéré des énormes contraintes de la journée, laissait aller la pensée, et je conduisais en pilote automatique. J’ai quitté ce travail cette année là, parce que j’ai été débauchée par une cabinet de conseil qui utilisait la créativité comme mode d’intervention de résolution de problèmes dans les entreprises, c’était top!
je pense avoir eu l’intuition de ce qui était bien pour moi, et je pense que vous savez au fond de vous ce qui est bon pour vous.
les HP ont de l’énergie à revendre, peut être qu’en économisant celle qui sert à se détacher, vous allez laisser monter les intuitions? enfin, je vous le souhaite!
je suis désolée, dès que quelqu’un me dit qu’un truc ne va pas, je pars en mode solutions….(pas forcément adaptées 😉 )
Bonsoir Belmoundo,
Meuh non…..
En fait, je mets ca sous couvercle, pour le jour où on en voudra bien …. de cette énergie et de cette motivation retrouvée.
Et là, promis, je m’y mettrai à fond (traduisez : faudra vraiment me laisser du champ libre) vu ma situation, pas sur que ce soit tout de suite…. peut etre à la retraite (!!).
je fais des provisions d’énergie, je me ménage, on ne sait jamais…..!? (pour recommencer un marathon de travail ca peut servir).
Cricri (qui en attendant, hiberne…. ben oui c’est le moment aussi)
Ah, c’est donc cela : les gens qui se révoltent (contre une injustice, par exemple) veulent se venger. Les gens qui vivent dans des conditions difficiles, par exemple, n’ont par conséquent pas le droit de se révolter sans qu’on les soupçonne de vouloir se venger. Je comprends à présent pourquoi peu de pauvres gens se révoltent. (Moi même, je n’aimerais pas qu’on me soupçonne d’avoir un esprit de vengeance.) Quant à la notion de résilience, elle me fait penser au concept de capacité normative de Canguilhem… Et, non, raimondo, il y a encore beaucoup à faire avant que les « surdoués » se révoltent… Malheureusement !
Ok… Pas tous. C’est vrai.
Mais sur le fond, la révolte est une agression en soi – et elle appelle l’agression en retour. (« Fous moi la paix !!! » est plus agressif que « j’ai besoin de calme !!!! »)
Tout l’enjeu est d’arriver à « tordre » la situation sans s’y perdre. C’est complexe, ça prend du temps, il faut partir de loin. Mais c’est plus solide.
Bonjour Cécile, ma compagne demande « un livre pour les conjoints », parce qu’elle cherche le mode d’emploi….Donc, hop, au travail! merci d’avance!
Heu… en fait j’ai écrit « Différence et souffrance… » pour ceux qui ne sont pas surdoués, pour leur expliquer comment fonctionnent les surdoués…
bon alors ça tombe bien, après l’avoir acheté format kindle, je viens de le commander format papier…pour elle. merci…
Cependant, expliquer comment fonctionne un « surdoué », n’explique pas au conjoint comment réagir et surtout ne pas souffrir, enfin comment on gère, les propos parfois cassants, les « absences » lors d’une conversation, les « coupages de parole » parce qu’on a déjà compris ce qu’elle va dire, (alors ça, c’est terrible). j’ai essayé une nouvelle technique, qui consiste, avant de « critiquer » une idée, c’est à dire pour ne pas passer directement de l’énoncé à la conclusion, de compter jusqu’à 10 avant de parler…;sauf qu’après je suis perdue dans mes pensées, et parfois j’oublie où j’en suis de mon « compte », et je suis ailleurs. bon, je cherche la « voie du milieu », quelque part entre deux….ne méprenez pas mon ton léger, c’est la façon de ne pas dire à quel point je suis désespérée de ne pas savoir comment finir par communiquer avec les autres, comment ne plus paraitre cette personne dure et froide, qui « sait toujours tout », et que l’on fuit…..
Oui… ça c’est une vraie difficulté – ce qui me fait souvent dire que ce n’est pas tant une question de fond que de forme.
Je cite souvent cette phrase de Noks Nauta qui m’a marquée, dans son livre « Gifted Workers – Hitting the Target ». Elle dit en substance : « le plus grand risque que court un surdoué adulte c’est de ne plus être que colère, tristesse et frustration. Il est important de veiller chaque jour, à éprouver des émotions positives« .
… Ca ne résoud pas les problèmes de communication, mais ça peut aider un peu.
Peut-être décortiquer à froid certaines situations et mettre en place des mots-clés de désamorçage qui permettent un peu d’humour et de recul ?
Ca, je reconnais, c’est compliqué… C’est tout un travail de communication -savoir trouver le mot juste – joint à un travail d’apaisement intérieur.
Gifted +HSP
Bonjour Raimondo,
Cécile n’a pas encore écrit tous les livres que nous voudrions tant lire (!) mais je pense que dévorer, si vous ne l’avez pas encore fait, les livres d’Elaine Aron pourrait grandement vous aider, vous et votre compagne:
http://hsperson.com/about-dr-elaine-aron/
2 textes en particulier:
-The Highly Sensitive Person:
How To Thrive When The World Overwhelms You
– The Highly Sensitive Person In Love
Being GTA and HSP is, in many cases, 2 sides of the same coin.
Enjoy your reading !
All the best,
Chan
Hi Raimondo,
J’oubliais: ajouter ce texte pour vos lectures d’Elaine Aron, plus récent juillet 2015:
What Happens When You Make a Herd of Highly Sensitive Horses and People?
C’est pour vous ca, non ?!
Best
Chan
Hi Chan, so i changed my name, so I hope you don’t get confused. Thanks a lot for all these infos, I sure will get these books and maybe my girlfriend and myself wil find a way through. It is difficult to live with her, but seems impossible to live without… 😉
Cecile… Lorsque je me fais insulter quand je sors de chez moi , que dois-je faire??? Quand je me fais traiter de psychotique, folle , cinglée- au pas de ma porte- parce que je ne peux supporter que les voisins tapent a longueur de journée , au mur, au sol, qu’ils frappent a ma porte et partent en courant, et autres rejouissances….Il est vrai que beaucoup de personnes me conseillent de faire comme si de rien n’etait, mais est-ce humainement possible?La ou je vis, je ne veux de mal a personne, juste pouvoir etre ce que je suis, sans que je sois jugée comme trop différente pour etre laissée tranquille… Et je n’ai pas leurs methodes pour me faire passer pour une pauvre victime… Si je ne me revolte pas, c’est la depression assurée ( inhibition de l’action =depression)!!!!! On n’a pas toujours le choix, et parfois la revolte est mieux que de se laisser mourir…
Mais c’est du harcèlement ! Dans ces cas-là, je comprends l’envie de révolte.. et en même temps.. face au harcèlement, se révolter quand on est tout seul ne fait qu’empirer les choses…
Pour autant, faire comme si de rien n’était, je suis d’accord : inhibition de l’action = dépression. Pas possible de déposer une main courante ?
Situation très complexe, oui, je suis toujours tentée de laisser courir pour me proteger, mais en meme temps je me rends compte que si je ne me « revolte » pas, je vais continuer a prendre sur moi et me detruire peu a peu.
La betise, la mechanceté, c’est bien difficile a combattre, il n’y a pas grand chose a faire, sinon fuir, chose qui m’est impossible pour l’instant….
Eh oui ! Lire l’essai de Camus intitulé « L’homme révolté »…
Bonjour
Déjà se faire respecter, leur rappeler la loi sur le tapage nocturne ou diurne, car oui c’est du harcèlement, voire de la discrémination par rapport à une personne : vous, qu’on pourrait qualifier de fragile ou influencable, je sais que c’est particulier pour vous mais, ils en profitent un peu là.
Sinon, déménager. alors oui on n’a pas le choix.
Il y a des années en arrière, j’habitais en foyer de jeunes travailleurs.
Le voisin du dessus : la musique à plein, mais pas une musique tapageuse, mais une musique bien triste (je l’entend encore en vous écrivant….). à plein volume donc.
J’ai engueulé le voisin, cinq minutes après c’etait pareil : le mec avait tout fermé chez lui et il fumait (je sais pas quoi mais on peut à peu près deviner), bref j’ai vite compris que c etait comme si je n’etais pas montée, le mec plaaaaaait complètement.
En fait, on m’a dit qu’après qu’il y avait déjà eu des problèmes.
Bref, j’ai cru devenir folle, et une fois déménagée , je l’ai sorti de ma mémoire celui-là je peux vous assurer ne l’avoir jamais regretté, il avait l’air bien inoffensif pourtant…..!
Il y a quelques années, mon frère, pour me faire chier, faisait parfois des bruits réguliers , car il savait que ca m’agacait (en fait je souffrais rien que de les entendre), d’ailleurs je ne lui parle plus (pour d’autres raisons).
Et mes parents bien sur ne me défendaient pas…… bon ca je m’en serais doutée.
Bref, aujourd’hui je suis toujours là, comme quoi : plus on nous tape dessus avec des bruits, plus on résiste : qui ne tue pas rend plus fort, dit on ?
Aujourd’hui, mon bureau et les gens qui passent dans le couloir (à parquet) et va y avec les talons et tout le toutim……
je suis encore débout. Mais mon cerveau lui est comme criblé de bruits. l’expression est bizarre mais c’est l’image que je m’en fais : après les avoir entendu, j’ai comme l’impression que les bruits se sont imprimés, tellement j’y suis sensible. C’est aussi pour ca que je mémorise n’importe quel détail de la rythmique d’une musique, le moindre élément de son parmi une multitude, et que le morceau se joue sans allumer la radio…… dans ma tete.
On peut s’adapter et lutter un peu contre le bruit, mais trop de bruit c’est impossible à gérer.
Cricri (qui ne crie pas trop fort tout de meme pour ne pas en rajouter sur ce coup là…..)
« vous, qu’on pourrait qualifier de fragile ou influencable », heu, ben non, c’est ça le hic, j’ai pas voulu baisser les yeux et fermer la bouche, comme ils disent, et ça n’a pas plu…. Par contre très sensible, très blessée par toutes ces incivilités, oui.
« j’ai pas voulu baisser les yeux et fermer la bouche »
Profil type du harcelé…
Oui….Donc, dans la vie, on a le choix: soit on ouvre son bec et on se fait harceler, soit on la ferme, et on fait une depression…
Si j’aurai su, j’aurai pas venu 😉
« soit on ouvre son bec et on se fait harceler, soit on la ferme, et on fait une dépression »
Ben c’est comme d’hab’… C’est souvent une question de forme (« les mots pour le dire »). Cela dit ça n’empêche pas qu’il n’y a pas grand chose à faire avec les gens bouchés à l’émeri (voir ici l’origine de l’expression pour alléger un peu le débat…)
Le souci c’est que dès l’enfance nous apprenons non pas à co-laborer dans le bon sens du terme (pour quel objectif voulons nous travailler et agir ensemble), mais plutôt à être dans une relation binaire (tu perds / je gagne) qui n’arrange pas les choses sur le plan relations humaines… Nous apprenons la violence et la disqualification, ce qui n’arrange pas les choses quand en plus on est différent.. et qu’on le découvre une fois que les « habitudes » sont bien ancrées.
Donc.. si t’aurais su, t’en serais vraisemblablement pas venue là, non. Tu serais certainement dans des espaces qui te conviendraient mieux. Et ça, c’est effectivement toujours la grande difficulté à affronter quand on comprend à l’âge adulte ce que signifie être surdoué : on a des tonnes de choses à modifier pour être en équilibre avec soi-même…
Parfois il faut juste comprendre qu’on ne change pas les gens. La loi n’y fera rien, ils resteront ce qu’ils sont. Ils resteront bruyants, et harcelant, parce que ça leur donne de l’importance. Une raison d’exister. J’ai déménagé de nombreuses fois, jusqu’à habiter enfin à la campagne loin de tout bruit. Depuis ce moment j’ai mieux dormi, bien que depuis l’âge de 20 ans je dorme avec des boules Quies, sinon je ne m’endors pas, ou si j’ai la chance de m’endormir je me réveille au moindre bruissement.
J’ai passé ma vie à créer un environnement qui me permette de me ressourcer, ou peut être simplement de vivre. On ne peut pas demander aux autres de nous comprendre, comme disait Confucius, « le poisson voit plat, il ne peut pas concevoir la profondeur » enfin, un truc comme ça.
On ne peut que prendre soin de nous-mêmes, et c’est important, parce que si on ne va pas suffisamment bien, on ne sert à rien à ceux qui nous entourent. Pouic trouve toi un endroit au calme. D’abord c’est un projet et les projets ça donne du baume au cœur, une raison de se lever le matin (même si on en a d’autres), et puis être au calme apporte la possibilité de revivre! je t’envoie un peu de monde sans bruit de mon coin de paradis.
Cecile, oui, c’est tout a fait ça!!! Collaborer, j’adore, mais je n’ai jamais pu le faire bien longtemps, toujours un malfaisant qui y voyait une concurrence possible, alors que pour moi, faire avancer le schmilblick est la motivation. Faut dire aussi que j’avais les yeux bien crottés, a l’epoque, et oui, si j’aurai su, je serai pas ici, je n’aurais pas depensé mon energie a lutter contre des moulins a vent que je voyais meme pas que c’etait des moulins a vent!!!
Lost in time, merci pour le petit bout de ton monde :). Les boules quies et moi, on est aussi grandes copines!!
Au passage, je te prend aussi un galop de cheval, et hop!! Pour ebouriffer mon spleen du moment .
Desolée pour les moulins a vent, le principe meme de cette expression est justement de ne pas voir que l’on se bat contre eux…. Après, pour le crottage des yeux, je me demande si ce n’est pas un systeme de protection du cerveau, plutot qu’un manque de nettoyage avec l’eau du savoir…. Parce qu’au final, on se rend compte que l’on savait, mais que c’etait trop dur a regarder en face.
Prends prends… c’est vrai, quand j’ai un coup de « ça ne va plus du tout », ou alors un coup de « wao comme la vie est belle », je prends un cheval et je pars dans les immenses espaces qui nous entourent. Parfois je m’arrêt au mileiu de nulle part, je m’assois par terre, et je regarde le ciel. Quand je rentre, tout semble si léger.
Bravo !
C’est exactement le genre de petit geste qui correspond à ce que préconise Noks Nauta : « veillez à ressentir une émotion positive au moins une fois par jour«
Oui, Lost in time, fuir le bruit qui nous assaille, habiter loin du bruit, se créer un environnement où l’on puisse vivre, simplement, et se ressourcer après un passage plus ou moins long au pays des normes; des impératifs que les autres ne peuvent pas comprendre, car selon proverbe chinois, pas de Confucius à ma connaissance: le poisson dans l’eau ne sait pas qu’il est mouillé!
Hum. J’ai oublié de donner les résultats des tests, et après promis, je vais me coucher et je laisse ce super blog tranquille. QIV 127, QIP124, QIT129, ICV129, IOP119, IMT119, IVT127. Voilà, il n’y a rien à 130, et il y en a plusieurs vraiment nuls… Donc bon. Je ne comprends pas grand chose de toute façon à tous ces chiffres.
Première réaction : je ne saurais trop vous encourager à prendre rendez vous de toute urgence avec la « super psy particulièrement engagée » pour débrieffer sur votre test. Je sais hélas trop ce que c’est que d’être testé(e) par un(e) psychologue qui en toute bonne conscience (grâce à ses diplômes !!!) fait de gros dégâts par manque de réelle connaissance fine sur le sujet du surdon.
« discussions interminables, rocambolesques, folles, abyssales, d’une complicité indicible, mais carrément jouissives qui se finissent généralement au lever du jour » – « je vois bien que je ne lui arrive pas à la cheville » – « aucune affinité » – « dormi 4 heures » – « trop nulle » – « clair de lune de Debussy […] un gars qui écrit de la musique bleue« , – « je trouvais les questions simples et évidentes »- « stress du temps » – « mon cerveau bloquait » – « je la voyais me faire passer le test, et j’avais vraiment l’impression qu’elle ne maîtrisait pas son truc, elle lisait des instructions et faisait des commentaires en même temps, elle mâchait un chewing gum, et son cabinet était marron et vert à la mode du moment, et il n’en ressortait pas une sensation de possibilité de paroles sensibles ». -« si on ne m’oblige pas à arrêter, je peux faire une activité pendant de très nombreuses heures d’affilée si elle me plaît » – « je suis désolée » « pouvoir me fondre dans les murs » – « mal aise / extrême culpabilité /responsabilité de créer une vie » – « agoraphobe » – « hypersensibilité » – « décalage » -« impression que les gens vont finalement comprendre que je suis complètement crétine et pas du tout celle qu’ils croient que je suis » – « besoin extrême de solitude » –
La psychologue qui vous a testé n’a rien pris en compte de tout ça ? Alors même que votre stress était évident ?
Puis-je vous suggérer de jeter un coup d’oeil sur la suite des billets rédigés par Stéphanie Aubertin sur les tests de Qi et en particulier sur celui qui décortique les différents sub-tests. je pense que cette lecture sera très éclairante.
« Est-ce qu’il y a un nom particulier au fait de cumuler tout ça et que ce ne soit pas de la »surdouance », et du coup comment on peut le »soigner » ou au moins se faire accompagner? »
Non seulement je vous crois surdouée, mais de surcroît synesthète (pour vous la musique de Debussy est bleue : j’adore Debussy (ah ! Docteur Gradus ad Parnassum et les Arabesques….), mais je n’y ai jamais associé aucune couleur !)
Donc, « ça » ne se soigne pas, mais effectivement, ça s’apprivoise; en particulier, en apprenant tout le bon que l’on peut en retirer.
Le récent témoignage de Léna sur le sujet est très intéressant.
Pour la surcharge émotionnelle, l’hypnose peut vous aider.. mais ,’hésitez pas aussi à entraîner votre petite fille dans l’observation de la nature, dans la création d’objets (moments de calme et d’attention).. et il existe aussi un petit livre intitulé « Calme et attentif comme une grenouille » qui est une initiation à la méditation de pleine conscience pour les enfants – peut-être un moment agréable de calme à partager en plus de l’histoire du soir avant d’aller dormir ? 🙂
Je plussoie Cécile, je pense qu’on peut « rater » le test avec un-e « mauvaise » psy et que les chiffres ne veulent pas dire grand chose dans ce cas, sans une solide analyse derrière, qui prenne en compte qui vous êtes.
En plus vous avez l’air bien homogène et ça, c’est une grande chance.
Si je lis bien, QIT = 129 ? Et on ose dire que ce n’est pas 130 ?! Faut pas pousser, quand même !
Bienvenue parmi nous 🙂
Merci pour vos réactions, je commence petit à petit à me dire que si c’est vrai, ça expliquerait pas mal de choses dans ma vie! Et de savoir qu’il y a une raison à toutes ces impressions »bizarres » va peut-être m’aider à mieux les vivre voire à me laisser aller à les vivre complètement, ce que je pressens devoir être assez agréable d’un certain côté…
Merci pour le bienvenue, ça me touche vraiment, ça m’a fait un mini-déclic…
🙂
Allez, j’ai osé sauter le pas du WAIS, encouragée par une psy particulièrement engagée dans son travail, et dont la proposition est venue faire écho à l’intervention que vous aviez faite sur France Inter je crois, et dans laquelle je me reconnaissais complètement. Pour tout, sauf pour l’intelligence. Enfin, franchement, ça me paraît clair, j’ai un ami (mon meilleur ami en fait, LE gars avec qui je peux parler de tout (vraiment de tout, d’ailleurs ça m’amuse toujours de dire qu’il n’y a qu’avec lui que je peux avoir des discussions de nana, oups désolée pour la double parenthèse, c’est un de mes gros défauts!!) et avec qui on va au bout du monde et de l’humain dans des discussions interminables, rocambolesques, folles, abyssales, d’une complicité indicible, mais carrément jouissives qui se finissent généralement au lever du jour, je dis ça pour dire que je le connais plutôt bien), et donc cet ami est surdoué, et je vois bien que je ne lui arrive pas à la cheville, il a une espèce de capacité d’analyse du tout, une sorte de »supervision » du monde que je n’ai pas. Donc je ne comprends pas pourquoi tout le reste coïncide. Bon. A priori, les résultats ne sont pas top (), mais ce n’est pas la super-psy qui m’a fait passer le test. C’en est une autre, avec qui je ne me sentais aucune affinité. J’avais dormi 4 heures, j’étais en méga phase de »je suis trop nulle, je suis tellement nulle, je ne suis même pas capable de vivre, qu’est-ce que je vais faire à aller passer un test de QI », et dans la salle d’attente, il y avait le clair de lune de Debussy couplé à des gazouillis d’oiseaux (j’ai encore du mal à réaliser qu’on ose faire ça!!): une indélicatesse telle envers un gars qui écrit de la musique bleue, et qui arrive vraiment à nous faire entendre le clair de lune, ça ne m’a pas trop mise en confiance!! Bref. Pendant le test, à certains moments je me demandais si ce n’était pas une blague tant je trouvais les questions simples et évidentes, et à d’autres moments, je me disais que voilà, je n’étais même pas capable de gérer le stress du temps et du je veux absolument réussir ce truc, et que du coup, ça me paraissait évident mais mon cerveau bloquait, et à quelques moments, je me disais que franchement, non mais bien sûr que je suis incapable de répondre, je croyais quoi? Aussi, je la voyais me faire passer le test, et j’avais vraiment l’impression qu’elle ne maîtrisait pas son truc, elle lisait des instructions et faisait des commentaires en même temps, elle mâchait un chewing gum, et son cabinet était marron et vert à la mode du moment, et il n’en ressortait pas une sensation de possibilité de paroles sensibles. En plus, elle ne m’a pas expessément dit de faire une pause, et si on ne m’oblige pas à arrêter, je peux faire une activité pendant de très nombreuses heures d’affilée si elle me plaît, or j’avoue que tous ces petits jeux m’ont bien amusée quand même. Oups, je suis désolée, ça doit commencer à être difficile à suivre… Bon, donc je reviens au sujet de départ: peut-être qu’il y a plein de ressentis qui coïncident avec la »surdouance », mais pas l’intelligence, enfin je veux dire, ça paraît clair, quand même. Voilà. Donc je fais quoi maintenant? Parce que oui, j’ai oublié de dire que bien sûr, ça ne va pas du tout. Enfin ça va beaucoup mieux qu’avant, mais il y a deux mois, j’étais encore à me poser la question de continuer la route ou pas. Bon, c’est par vague, mais la dernière fois où j’ai été vraiment très très mal (en automne dernier), ça a duré plus de trois mois, où j’aurais voulu pouvoir me fondre dans les murs. Ajouter à cela que je suis maman d’une adorable petite fille de trois ans et donc que tout mon mal aise est maintenant en plus teinté d’une extrême culpabilité par rapport à ma fille: je l’aime intensément, suis extrêmement heureuse de la connaître, mais toujours je me dis, comment peut-on prendre la responsabilité de créer une vie (ça me dépasse complètement, il a fallu 7 ans de boulot à mon compagnon pour me faire réussir à accepter de créer un être vivant (c’est fou, non, quand on y pense, créer la vie, ça dépasse vraiment l’entendement)), et donc, ensuite, d’accompagner cette vie en en étant complètement responsable. C’est ENORME! Bref. Donc d’un côté, la maternité me donne une super grande force et me montre que j’ai plus d’énergie que je le crois, mais de l’autre, j’ai tellement toujours peur (et sachant que je suis une »presque ancienne » agoraphobe, la peur je sais ce que c’est!!)!
Donc, en fait, la question était: comment gérer toute cette hypersensibilité, ce sentiment de décalage, mais aussi cette grande impression que les gens vont finalement comprendre que je suis complètement crétine et pas du tout celle qu’ils croient que je suis et qu’ils n’ont aucun intérêt à me cotoyer, ce besoin extrême de solitude (avant d’être maman, j’avais ma dose de 4/5h de solitude par jour + 1h mini de marche seule en campagne, forcément, avec un petit, on oublie ça et du coup comment on peut trouver son équilibre, je me le demande!!), etc.
Je suis désolée de la taille de ce message, j’avais vraiment besoin de pouvoir exposer tout ça, je suis complètement paumée.
Ah oui, et deuxième question, est-ce qu’il y a un nom particulier au fait de cumuler tout ça et que ce ne soit pas de la »surdouance », et du coup comment on peut le »soigner » ou au moins se faire accompagner?
Merci en tous cas, si vous lisez ces lignes, c’est que vous avez eu le courage d’aller au bout, ou que, plus malin que moi, vous êtes direct aller voir la question à la fin!!
Bon bon. Et bien voilà, j’y suis (comme dirait Pratchett « Vous y êtes ? Nous y sommes »).
Des semaines à lire votre blog Cécile, puis la commande de votre livre. La découverte. Puis le doute. Constant. Qui me taraude (« mais oui mais ? Mais non, je ne peux pas, les éléments psycho affectifs concordent, mais je n’ai pas l’intelligence d’une surdouée. Ou d’un HPI. Impossible. »).
Et puis la volonté de prendre la parole par un simple évènement, ridicule.
Je suis actuellement étudiante, et j’ai eu un examen cet après midi. Un oral plus précisément. Et le plus terrible dans cet oral a résidé dans le fait que l’examinatrice était persuadée que je ne savais rien, persuadée que je ne savais pas les bases… Alors que je ne faisais que bloquer que sur un point précis, que les bases dans mon esprit je les avait dépassé depuis belle lurette et qu’elles me semblaient évidentes. Implicites.
Les questions qu’elle me posait étaient terribles de simplicité, si bien que je ne comprenais pas où elle voulait en venir. Et je viens d’en sortir profondément déçue par moi même. Dégoutée même.
Mais peut être devrais je commencer par le début.
J’ai été « diagnostiquée » (décelée me parait plus beau) « précoce » quand j’avais environ 3/4 ans. J’ai eu la chance de rencontrer une pédopsychologue avec qui, selon les dires de ma mère, « j’étais tout le temps fourrée » à la maternelle.
Je ne comprenais pas mes petits camarades, mes petits camarades ne me comprenaient pas. Je posais des « questions de grand ». J’étais surexcitée.
J’avais, d’après certains professeurs de primaire bienveillants, « une intelligence instinctive ».
Je traînais avec mes professeurs, ou les adultes. J’ai d’ailleurs toujours recherché leur compagnie avant de voir avec effroi à la fin de mon adolescence que j’allais rentrer dans un monde où l’adulte n’est qu’apparence charnelle. Un concept purement social (à la limite du biologique), où la maturité n’a pas lieu d’être et où « l’adulte » n’apparait que comme une fiction. C’est avec le démoral que j’ai franchi le cap de la vingtaine, voulant à tout prix repousser l’inévitable, sachant que cette fiction sociale venait de me rattraper et que mes « bizarreries » passées me seraient moins pardonnées.
Mais je me suis égarée.
Déclarée petit fille « précoce » donc. 1 an d’avance. Rien d’exceptionnel.
J’évoluais dans mes livres, indifférente, et j’accumulais une certaine culture.
Je vivais pour apprendre et j’apprenais pour vivre. Ce que je fais encore aujourd’hui.
Puis adolescente sur la brèche qui pleurait quand un professeur avait une attitude « injuste » à son égard. Le terme « trop sensible » trainait parfois au Conseil de Classe, avec aussi parfois un professeur qui m’adorait et qui prenait ma défense.
Un caractère colérique, impatient, sensible à l’injustice, sensible à un système scolaire dans lequel j’avais des facilités (j’étais bonne élève sans trop en faire) que je trouvais profondément « médiocratique ».
Le hic ? C’est qu’après lecture de certains livres sur le surdon, j’ai l’impression de me reconnaître. Et le hic, c’est que je ne peux arriver à accepter que « précocité » et « surdouée » soient des synonymes.
On m’a déclaré « précoce ».
Je suis curieuse de tout. Je vais « trop » vite (ridicule, je suis la reine de la procrastination).
Oui, je parle plusieurs langues. Oui, je lis tout ce qui me tombe sous la main et tend à être une éponge. J’aime apprendre. Tout apprendre. Et comprendre. Me rapprocher du « pourquoi » originel.
Oui, j’ai une certaine aptitude à la « prescience émotionnelle ou factuelle » et termine les phrases de gens ou les anticipe.
J’ai aussi toujours été sensible au niveau sensoriel (impossibilité de porter certains vêtements du fait de leur matière, avec regard d’incompréhension de mes sœurs, ou impossibilité de supporter certains sons que d’autres qualifient de « mineurs » par exemple)
… Et alors ?
Je ne sais pas tout. Je ne maitrise pas complètement les langues que je parle. Je n’ai pas les meilleures notes aux examens. Je fais des erreurs. Je suis une bonne étudiante mais pas « exceptionnelle » (mes professeurs sont toujours surpris de voir mes notes, ceux que je vois régulièrement croient toujours que je devrais avoir une meilleure moyenne. De l’esbrouffe. Je sais embobiner les gens, c’est tout). Et si j’ai un mode de pensée un peu particulier parce que « saute » aux conclusions, cela ne fait pas de moi une personne ayant une intelligence en arborescence.
J’ai parfois l’impression de jouer le rôle de « l’intelligente », de la « pseudo brillante ».
J’ai à la fois eu la chance et la malchance de voir ma mère (mon père aussi, en moindre mesure) me dire avec fierté que j’étais très « intelligente ». (bon elle dit aussi que je suis une « feignasse » et « pas toujours facile à vivre », je lui en sais gré, j’aime cette franchise et cette lucidité)
La pensée d’un test de QI me terrifie. Car finalement, derrière la jeune adulte que je suis, se dissimule LA question clé qui me renvoie à la petite enfance… Et si tout cela n’était qu’une façade, une mascarade que j’avais monté, juste pour me faire un peu aimer ? Pire, pour me trouver une identité ?
Et si j’avais fait comme pour un horoscope de bas étage et usé d’auto suggestion ?
Et si je ne suis pas ça, à part être moi, je suis « quoi » moi ?
Et si, en me posant ces questions, je n’essaie pas non plus de me donner une légitimité?
« On est ce que l’on devient ». Certes. Mais notre chemin vers l’accomplissement est aussi pavé de questions tortueuses, de demi-réponses et de pensées plus ou moins foireuses.
Et ces pensées là je les adresse à vous tous…
PS : J’ai conscience qu’un psy spécialisé dans ce domaine pourrait peut être m’aider (à me trouver, retrouver, rassurer, whatever. J’suis preneuse)… Auriez vous par hasard des adresses sur Toulouse ou Montpellier à me conseiller s’il vous plait ? 🙂
PS (bis) : je suis désolée pour le long post…
Je me permets de rajouter que je tiens à présenter mes excuses si mon message précédent apparaît comme une sorte de « feuille de route » du « conformisme au surdon ». J’ai aussi conscience de n’avoir pas vraiment réussi à exposer de manière « complète » ma pensée, et espère que, du fait de mes questions et réflexions maladroites, vous ne garderez pas l’impression que je n’ai rien retenu de votre livre 😉 (loin s’en faut, si j’ai assimilé la dangerosité de la conception « populaire » du « surdoué » et l’ai toujours pressenti dans mon environnement, je garde tout de même une certaine réserve quant à mon cas.)
J’ai bien conscience aussi qu’il ne s’agit pas d’une checklist, tout comme j’ai conscience du caractère unique de chacun 🙂
Chère Indigo, j’hésite entre le fou rire et la tendresse : votre intervention est tellement signée… 🙂
Soyez la bienvenue ! 🙂
.. et je vous réponds par message privé pour votre questionnement sur un thérapeute.
Ahahahaha, à ce point ? Merci beaucoup 🙂
*je ris un peu nerveusement, je l’avoue… Et je souris. Beaucoup.*
Je me pose aussi des questions quant au « flux de pensées qu’on ne peut endiguer »… J’ai du mal à appréhender concrètement cette notion.
J’entends par cela que j’ai pour ma part toujours eu des troubles du sommeil (je dors peu, mais pas toujours par choix. Si une journée pouvait faire 32h, je voudrais pousser jusqu’à 40.) Souvent, quand je me décide à me coucher je ne peux juste pas facilement mettre le bouton « off » dans ma petite tête. Ergo, toujours de la fatigue du fait de mon rythme de vie profondément nocturne.
De même, en journée, je « rumine » souvent tout ce qui m’arrive et qui reste bloqué dans mon esprit, réanalyse toujours les situations, prend de la distance, m’admoneste souvent (« rah, tu parles trop », « mais enfin mais pourquoi as tu dis cela? Tu aurais dû… », « qu’est ce que tu as fait », « et lui, il… »), jusqu’à ce que je me pourrisse l’esprit avec mon comportement (ou celui des autres parfois).
Une paranoïa personnelle parfois, que j’ai appris à essayer de reconnaitre, et que je ne peux pas toujours endiguer.
Après certes, j’ai l’habitude d’analyser les détails, reconstituer les histoires qui constituent mon environnement, reconstituer les histoires/évènements à partir de mes observations entre autres, où j’extrapole avec des questions, des postulats parfois… Je le prend comme un jeu, même si je le fais naturellement.
Est ce cela le « flux de pensées » ?
S’il me déprime parfois, s’il m’est arrivé de faire de la « surchauffe » (mais très loin d’être aussi fréquente que certains d’après les témoignages que j’ai lu), il ne m’apparait pas comme destructeur mais plutôt créateur d’histoires, d’art, ou un outil de compréhension du monde précieux…
Bonjour Indigo,
Je suis heureuse pour vous, j’aurais aimé être dans cette interrogation à votre âge… Au lieu de tant d’années d’incompréhension ! Bon, j’exagère un poil, entretemps thérapie et travail personnel m’ont bien permis d’avancer et d’apprendre à me connaître. Beaucoup de boulot.
N’empêche, ce fameux test passé sur le tard a été la cerise sur le gâteau ; j’ai pu relire une grande partie de ma vie à la lumière d’une nouvelle grille. Ouf, tellement de choses qui me semblent plus claires, cohérentes.
Je vous encourage à le passer quand vous vous sentirez prête. Plus qu’un niveau (dont on se tape… si vous avez parfois le sentiment de « jouer à l’intelligente », je crois que vous sentez sans mettre de mots dessus que votre intelligence est au-delà de tout ça), cela vous donnera des pistes sur votre manière d’être au monde et de le penser.
Et ça change tout. Ca aide à comprendre aussi que cette manière de fonctionner est incompréhensible de la plupart des gens ; sans supériorité aucune, c’est un autre monde, c’est différent. C’est tout un travail d’accepter cette différence, et encore tout un travail de pouvoir l’affirmer, de ne plus se renier.
Nous avons de sacrés atouts pour ça ! Faites la liste de vos qualités avec vos proches, vous verrez que vous avez de belles cartes en main. A vous de faire fructifier tout ça 😉
Je vous invite à prendre le temps de faire connaissance avec vous-même, à avoir des pratiques énergétiques qui vous aideront à rester dans la matière, en contact avec votre corps (qi-gong, taï-chi, aïkido, chant…), d’autres activités qui vous permettront de développer vos ressentis, votre petite voix intérieure (thérapie, méditation, massages relationnels…) et de vous ressourcer dans la nature.
Pour moi, je dis que je suis « hyper », « atypique », « pas conventionnelle ». Beaucoup ne comprennent pas ce qu’être surdoué veut dire. Je n’ai pas envie de rentrer dans ce débat, ni de dire à quel niveau je suis, ce serait stérile.
Alors, je préfère affirmer ce que ça entraîne pour moi au quotidien, comme des particularités qui ont besoin d’être respectées. Par exemple, je ne supporte pas le bruit et j’entends tout au même niveau (je ne sais pas si beaucoup vont en boîte ou au concert avec des boules Quiès !). Par exemple, ce besoin exacerbé de respect et d’équité… Exacerbé comme beaucoup d’autres choses pour moi, et sans doute pour vous aussi !
J’ai appris une chose. C’est quand je suis sortie de ma tour d’ivoire que j’ai commencé à vivre. C’est quand j’ai arrêté de faire semblant que j’ai commencé à vivre. C’est quand j’ai accepté d’être moi, et parfois de déranger les autres, que j’ai commencé à vivre. J’ai parfois choisi d’autres amis, et laissé d’autres partir. C’est quand j’ai accepté ma différence et ma manière de raisonner comme étant bien la mienne (et non pas celle que tout le monde devrait adopter parce que c’est la meilleure façon de faire, démonstration à l’appui !) que j’ai commencé à pouvoir partager avec les autres, et à regarder leurs manières de faire et de raisonner. C’est quand j’ai commencé à m’écouter, et à respecter ce que je sentais de juste pour moi, que j’ai commencé à me sentir si bien, si vaste à l’intérieur.
Vous avez sans doute une belle intuition, une bonne sensibilité, un discernement aiguisé… Faites-vous confiance, apprenez à vous écouter, à écouter cette petite voix qui n’est pas celle du mental et du raisonnement. Vous verrez, c’est un tel soulagement de pouvoir de temps en temps « poser sa tête » 😉
Vous pouvez lire dans ce sens, les ouvrages d’Isabelle Filliozat : Que se passe-t-il en moi, Fais-toi confiance, Les autres et moi (tous les trois en poche).
Les rayures n’empêchent pas d’être heureux, je vous souhaite une belle vie, Indigo.
Merci pour votre commentaire 🙂
« si vous avez parfois le sentiment de « jouer à l’intelligente », je crois que vous sentez sans mettre de mots dessus que votre intelligence est au-delà de tout ça »
Et vous avez effectivement raison ! Mais le fait est, comment dire… Prenons un exemple.
Quand je mentionnais les « flux de pensée » un peu plus haut, je sais y être « sujette ».
Mais quand je lis des témoignages (qui me déchirent le coeur) de personnes qui en viennent à se frapper la tête contre un mur pour cesser de penser… Je me dis que je suis loin de cette image (sur ce sujet. Des réactions « extrêmes » à des sujets mineurs, j’en ai eu, et j’en aurai encore).
De même, je n’ai pas une observation « constante » et « absolue » de mon environnement (j’ai pris l’habitude de m’enfermer dans ma bulle et de quitter rarement mes écouteurs en ville).
En fait, j’en viens à me demander… « est ce normal si je vais relativement bien sur ce sujet ? Peut être suis je nettement moins intelligente qu’eux, ergo, moins de souffrance » (une sorte de culpabilité toute judéo chrétienne en somme, mais qui me taraude)
Ainsi, quand je lis « Trop intelligent pour être heureux », je me dis que non, ça n’est pas complètement moi.
(je sais que j’ai été une « écorchée vive » pendant de nombreuses années, mais j’ai appris à profiter de chaque instant et à profiter des choses les plus simples. Du temps, un thé, un bon livre, mon canapé, de la tarte au citron meringuée, et je suis au paradis.)
Les seules fois où je veux arrêter tout ça, c’est quand les idées noires arrivent et tournoient pendant des heures, ou alors quand j’ai soudainement envie de pleurer devant un pauvre paquet de thé tchaï alors que je fais mes courses (j’ai perdu 4€ et un peu de dignité ce jour là).
Après, vous avez raison dans le sens où je « sais »/ »sens »/ »pressens »/ »perçois »/ »reçois » (un mix de tout ça) que certaines choses attirent les gens en général et ne m’intéressent juste absolument pas.
« Par exemple, ce besoin exacerbé de respect et d’équité… »
J’ai eu ce besoin (vu mes esclandres et mes indignations à répétition, même encore récentes, on peut dire que j’ai toujours du mal avec « l’Injustice »). Mais concernant l’équité, j’ai quelques réserves. Ne m’en veuillez pas, je suis une graine de juriste, et la notion seule d’équité est parfois à mon sens trop imprévisible (mais je suis une civiliste, rencontrez quelqu’un d’outre manche, il vous sortira un « Good Lord, you’re so right ! God save the Common Law »). La conception que j’en ai au niveau sociétal (?) est donc tempérée.
Cependant, je suis d’accord sur le fait de partager, donner, de manière « équitable », et de prendre en compte les besoins « réels » de chacun, tout en restant pragmatique 🙂 (j’ai fait court, je tiens à redire que mon raisonnement et mon opinion est plus que lacunaire et reste personnelle)
Je me méfie aussi beaucoup de moi même. J’ai eu été habitée par une volonté de « sauver » les autres, touchée par les gens « cassés ». Mais on ne peut sauver quelqu’un qui ne veut être sauvé. Et j’ai trop de fois (aha, genre, la vieille briscarde) constaté que « l’enfer était pavé de bonnes intentions ». Je suis maintenant beaucoup plus craintive/réticente à vouloir imposer ma vision du « bien » aux autres, elle même éminemment personnelle. Je me contente donc d’agir en fonction de mes convictions, sans chercher à trop imposer un manichéisme qui me dérangerait et mènerait à trop d’inconséquences.
(et voilà, je suis repartie sur autre chose, je suis désolée)
Autrement… Je comptais tenter la sophrologie, mais avant, me mettre en contact avec un thérapeute spécialisé pour analyser tout cela 🙂
Même si l’écriture et la peinture m’aident à jeter mes émotions sur le papier depuis ma plus tendre enfance, il est temps de démêler le paquet de noeuds.
(NB : J’avais déjà tenté de voir une psy l’an dernier quand je suis rentrée de l’étranger, mais dès qu’elle m’a dit « ce n’est pas rare d’avoir un an d’avance » et « j’ai l’impression que vous ne voulez pas choisir, mais il va falloir faire un choix »… Je n’y suis jamais retourné. Comme quoi.)
Merci pour votre gentil message en tout cas, qui m’aide aussi à y voir plus clair !
PS : par contre, à la relecture, c’est mon message qui part dans tous les sens ! ahaha. Tant pis x) (et désolée)
Indigo, à vous lire (peut-être un peu trop vite), j’ai l’impression que vous doutez être surdouée parce que vous n’êtes pas exactement comme dans les livres et que vous ne souffrez pas (plus) assez pour avoir droit à l’appellation ? Euh… je pense qu’il y a des surdoués heureux, heureusement ! Mais comme tous les gens heureux, on les entend peu, non ?
Et puis personne n’est exactement comme dans les livres, les surdoués sont incroyablement variés.
En tous cas, si VOUS n’êtes pas surdouée, je mange mon bilan 🙂
Ayé, vous m’avez fait pleurer ! (mais non j’ai un rocher dans l’oeil)
« Euh… je pense qu’il y a des surdoués heureux, heureusement ! »
Je pense aussi, mais bon vous savez le doute, le sentiment d’illégitimité, toussa…
« En tous cas, si VOUS n’êtes pas surdouée, je mange mon bilan »
Et si c’est le cas, je mangerai le mien avec vous ^^ (mais, je risque de vouloir le faire cramer accidentellement avant).
Merci beaucoup, en cette période de révisions, je dois vous avouer que cela remonte le moral 🙂
Désolée de vous déranger. Merci pour vos conseils. Je connais déjà un site sur 3 et je vais aller faire un tour sur les autres forums que vous me conseillez. Merci particulièrement à Cécile et Tournevis. Peut-être se retrouvera-t-on…
Ce n’est pas du dérangement, c’est juste qu’un blog ne permet pas de dialoguer comme un tchat ou un forum (et que chacun de nos commentaires donne du travail à Cécile qui « modère » afin de maintenir une certaine qualité et quiétude des échanges)
Il y a eu le tchat du Loup qui était très sympa et m’a vraiment bcp apporté, mais il paraît qu’il va fermer, il est obsolète et ne fonctionne plus très bien, dommage.
Bonjour à tous,
Ce qui m’énerve au plus au point c’est qu’il n’y a personne vraiment pour interpréter de façon objective et directe les résultats d’un test mais les personnes qui vous font passer les tests. J’ai des doutes sur mes résultats et souhaite confirmer ou infirmer une piste de pathologie. Existe-t-il des résultats type pour telle ou telle pathologie, retard intellectuel ou douance : TEST WAIS 4 (adulte) QIT : incalculable suis considérée comme hétérogène : ICV 133 / IVT : 94 / IRP : 100 / IMT : 100. Pas de douance : OK – Résultats qui tendent vers un TDA : OK. sous ritaline depuis 15 jours. Est-ce que quelqu’un connaît un même cas de figure ? J’en ai marre de me reconnaître et dans le tda et dans la douance. Je sais que ce n’est pas une fin en soi et qu’on ne se définit pas seulement par un chiffre ou une lésion cérébrale d’embryogénése. En ce qui me concerne, j’ai l’impression d’être constamment dans le flou et j’ai quelquefois l’impression dans mes lectures que personne ne sait ce qu’est l’intelligence. Dans ma famille, elle serait plutôt le résultat d’anomalie (j’ai un frère THP – QI : 147). Merci de votre compréhension.
Bensoir ben jdoe
je comprends votre désarroi. Je pense que faire analyser votre test par un(e) neuropsychologue pourrait vous être utile.
Mais il serait prudent de faire appel à quelqu’un qui est sensibilisé au surdon.
Voulez vous bien me dire dans quelle région vous vous trouvez ?
Bonjour et merci de votre intérêt.
Je vis en Ile-de-France. C’est un neuropsy. sur Paris qui m’a fait passer ce test. Vendredi dernier, j’ai dû le « harceler » pour qu’il me donne plus de données car rester avec mes interrogations me rend folle. Voilà sa réponse : « Il est difficile pour moi de répondre à cette question. Je vous ai calculé votre QI total (je pense que c’est l’IAG : ICV + IRP) pour que vous ayez un point de repère. Il est de 111 et vous situe au 77ème percentile, c’est à dire dans la moyenne supérieure. Vos résultats globaux ne témoignent pas de performances au dessus de la moyenne. Il est fort probable que vos difficultés d’attention impactent vos résultats, mais nous ne pourrons savoir à quelle intensité que si nous refaisons les tests après traitement. Je suis persuadée que vos difficultés vous freinent et j’insiste pour vous conseiller une prise en charge adaptée à votre trouble. Il me semble que ce sera la meilleure réponse à toute vos interrogations ». Il est vrai que je suis suivie depuis peu par un spécialiste TDA (avant psychiatre et psychologue normaux) + vais commencer une thérapie cognitive comportementale quand je serai plus « forte ». Toujours du flou. La ritaline a pour effet de me calmer intérieurement mais de façon modérée (sinon c’est toujours et tout le temps des questionnements sur tout et n’importe quoi : dernière en date, pourquoi les moucherons volent-ils en groupe ? et cela devient une recherche quasi ininterrompue jusqu’à ce que je trouve des réponses. C’est fatiguant mais vous voyez même sous ritaline je ne peux m’arrêter de me poser des questions et j’ai des angoisses + vives qui réapparaissent. J’ai besoin de réponse pour avancer sinon je fais du surplace. J’ai l’impression d’être un « bug ». Il y a des fois où je me fais peur, j’espère que ce n’est pas le sentiment que vous avez à mon égard. Encore merci.
Mais ces questions permanentes sont NORMALES quand on est surdouée ! Votre neuropsy ne connaît visiblement rien à la douance…
Le QIT ne PEUT PAS être calculé quand on est aussi hétérogène et il n’a donc AUCUNE signification dans votre cas. Le calculer n’a aucun sens (comme si on faisait la moyenne de votre acuité visuelle des deux yeux pour vous faire des lunettes moyennes, vous imaginez ?!) et vous donner un chiffre et l’analyser comme le fait cette neuropsy n’a aucun sens, absolument aucun sens, c’est ahurissant de lire des choses comme ça… Je me permettrais de vous conseiller de trouver un-e psy vraiment compétent-e en douance. (je précise que je ne suis pas psy mais biologiste de formation, je connais un peu le genre de tripotage de chiffres qui ont du sens ou pas dans les sciences de la vie)
Personnellement, la lecture du livre « Le soi hanté » m’a apporté beaucoup de réponses et pas mal d’apaisement. Ça ne parle pas de douance mais de traumatisation chronique et ça éclaire beaucoup de choses.
La psy qui m’a fait passer les tests me les a interprétés, QIT incalculable, hétérogénéité, selon elle douance + dyspraxie, laquelle a été confirmée par une psychomot’ et un neurologue, bien que eux deux aient contesté le visuo-spatial de ma dyspraxie (mais je pense qu’ils connaissent mal la douance et, surtout, le cas des adultes, qui ont eu des décennies pour apprendre et s’adapter, contrairement aux enfants).
Je me souviens avoir lu récemment (mais où ? désolée, je ne sais plus) que le QCV élevé devrait suffire à établir la douance, ce qui me semble logique (mais l’inverse n’est pas vrai etc.)
Avec un QCV à plus de 130 et un frère THP, je vois mal comment exclure définitivement la douance ? Mais certainement assortie d’autres problèmes qui restent à préciser. Personnellement, je me méfierais aussi de la ritaline sans autres investigations ?
ICV pas QCV, merci de corriger si possible 🙁
Bonsoir,
J’ai été diagnostiqué TDAH puis ai été soupçonné de douance par les psys et que mes parents m’ont avoué que j’étais passé par un psy étant petit pour cette même problématique. Mes deux enfants sont zèbres avec un QI homogène chez ma fille de 140 et un fils avec un qi verbal de 151 et un qi performance de 90 !
A ce jour, je suis comme toi, un peu perdu : TDAH, zèbre? Je ne sais plus qui je suis alors j’essaye de vivre, ou plutôt survivre. Je ne veux plus de tests pour que l’on me dise que ne suis rien.
J’ai décidé d’être celui que je suis sans plus me prendre la tête et fuir les cabinets des psys et autres coaches… Etre heureux, voilà l’idée. Le bouddhisme a été une révélation pour moi. Le but ultime est la libération dans une vie de souffrance.
Pour t’aider, je te conseillerais de te rapprocher de la nature, de l’absolu; de tout ce qui te permets de débrancher, de ne plus penser…
La torture est dans la rumination. Connecte toi à toi-même, à l’essentiel et touche le bonheur !
Amitiés,
Merci de vos réponses. Je pense qu’on sait très tôt que l’on est différent. Quant on a des parents à l’écoute de ses différences, c’est formidable ! Quant on a des parents qui au lieu de dire je ne sais pas vous disent « on s’en fout », et ainsi cachent leur propre incapacité à vous répondre, que pensez-vous que devient cet enfant une fois adulte ? Je n’ai pas eu la chance d’avoir un contexte épanouissant et malheureusement pour moi, avec une estime de moi qui s’est petit à petit dégradée, j’ai essayé d’entrer « dans les cases ». Cette nouvelle (d’être tda ou autre chose) me fait donc l’effet du sol qui s’ouvre sous mes pieds. Mon problème actuellement est d’être médicalisée (sous métaemphét.) et de ne pas constater d’effet bénéfique (bon en attendant, elles sont là pour pallier à manque- la dose n’est peut être pas la bonne). Je suis suivie. Je verrai les résultats d’ici quelques temps sûrement mais quand je pense au travail qu’il va falloir accomplir, sans savoir s’il y aura amélioration, le temps et l’énergie que cela va prendre et que cela m’a pris pour vivre durant les 40 premières années, j’ai un peu le moral dans les chaussettes. Mais bon, je suis philosophe. Demain est un autre jour. L’éléphant se mange morceau par morceau ! Merci beaucoup mais je vais vous laisser pour de bon. Bonne continuation à tous.
Si encore une chose….
Donc pour être HP ou ++, il faut être hétérogène à partir de 130 dans les tests de QI. QIT incalculable veut dire écart x2 mini. entre QIV et QIT et très certainement un « dys » donc des problèmes à régler avant de penser à tout autre chose. Ok compris. Me reprendre si non. Il faut pas croire je joue la grande mais …
Est-ce que quelqu’un a un sujet de discussion à lancer car j’aimerai bien vous lire sûrement très très intéressant et beaucoup de chose à apprendre : je suis intéressée par le vivant, c’est-à-dire par ce qui est en mouvement (c’est à dire à peu près tout)mais ce qui m’intéresse le plus est le raisonnement et le cheminement, certains appellent cela la maturbation intellectuelle !
Oups ! écart x2 entre QIV et QIP (milles excuses). Je suis nounouille.
« pour être HP ou ++, il faut être hétérogène à partir de 130 dans les tests de QI. »
Ce n’est pas obligatoire du tout ! Il existe aussi des personnes parfaitement homogènes !
Mais quand il y a forte hétérogénéité (écart de plus de 20 points entre les différents « blocs » calculés) il faut se poser des questions.
J’entends votre besoin d’échanges Ben Jdoe, mais Talentdifferent n’est qu’un blog et pas un forum.
Puis-je vous suggérer d’aller jeter un œil sur ceux de : adultes surdoués, zebrascrossing ou le tout dernier zebrolution ?
Je n’ai pas tout compris mais attention aux médoc, ils sont souvent inadaptés aux surdoués et leur font parfois plus de mal que de bien en ne résolvant pas les pbs pour lesquels on les prenait à la base.
En plus du livre « Le soi hanté » qui apporte bcp de réponses aux questions douloureuses, il y a la CNV qui me paraît une approche très intéressante pour apprendre à prendre soin de soi vraiment, lire par exemple Marshall Rosenberg « Les mots sont des fenêtres » (il y a aussi des tas de vidéo de lui sur internet mais je ne les ai pas écoutées).
Bonsoir,
J’ai suivi les conseils de Cécile et suis aller m’inscrire et lire les forums indiqués. Retour à la case départ en pire. Je comprends que mon nombril soit peu intéressant face aux problèmes du monde mais pourquoi alors, répondre à certains et pas à d’autres ?! Quand je lis les réponses à la question : qu’est-ce que cela vous a apporté de savoir (je parle des hétérogènes à + de 130) et de lire, une certaine estime de moi dans le sens où plutôt que de dire, je n’en suis pas capable, c’est : he bien, le regard désastreux que j’ai porté sur moi durant des années n’était pas juste. Je suis vraiment très fatiguée. Je vais me mettre en boule et dormir.
Bonsoir,
le quotidien du surdon laisse effectivement penser qu’il se vit tout au long de la journée. Sans y penser, toutes nos actions, réflexions, sont imprégnées par cette manière particulière de penser, de fonctionner.
Celui qui nie son surdon, laisse échapper à son controle une grande partie du lui meme.
C’est le constat que j’en ai fait, et finalement, il faut vivre sur surdon de manière consciente. Meme au début, j’ai du me forcer un peu à y penser, et à voir de quelle manière et dans quelles situations je faisais les choses différemment
des autres.
Et là c’est aussi édifiant de voir que toute note vie en est imprégnée.
Mon enfance, solitaire à l’école, mon introversion pathologique, et aujourd’hui, mon impossibilité à fonctionner en permanence avec les autres, dans la sphère privée et familiale surtout.
J’ai renoncé à dire à ma mère que j’ai découvert que je suis surdouée, car je pense qu’elle ne peut tout simplement pas recevoir cette information, en saisir toute la dimension. Non pas que ma mère soit bete, bien entendu. Mais affectivement, elle est très détachée de moi. Je suis officiellement abandonnée une fois de plus.
Je vais la voir, mais voilà : plus de communication, de vraie conversation, c’est son age qui fait ca aussi.
Et puis, la douance entraine des dégats en famille, beaucoup de dégats en ce qui me concerne, et je ne me sens ni l’envie, ni le courage de réparer cela, le pourrais je d’ailleurs ?
Quand au milieu professionnel, effectivement, je gagnerais à ce que ca se sache, car je suis passée menteuse professionnelle, plus rien ne colle entre l’image que les autres ont de moi et l’image que j’en donne, mais à bien y regarder, je ne me cache pas non plus. Certains ont des doutes.
Alors oui, je suis fatiguée, perdue dans une bulle dont je suis la seule à connaitre toutes les qualités, toutes les promesses. Cette bulle dont je ne peux sortir finalement.
Alors, oui, je me suis décidée à attendre, j’ai laissé des pistes, des indices…. et voilà.
Ce renoncement m’aide à supporter mon entourage professionnel et à me détacher. C’est déjà ca.
Et je me sens mieux équilibrée comme ca.
J’ai perdu beaucoup en famille à cause de mon surdon, et je mets mon surdon en réserve en milieu pro pour le jour ou….on voudra bien bénéficier de mes services, ou je pourrai enfin m’épanouir, ou on m’ouvrira une porte, et ou je pourrai sortir de ma bulle pour la faire grandir…..
Bonne soirée, Christèle
Bonjour à tous,
Je m’adresse à vous aujourd’hui car je me trouve dans une période charnière de ma vie, et je ne sais plus trop comment m’y prendre. Après des années et des années de souffrance, j’ai enfin pu trouver des réponses grâce à votre livre, Cécile et grâce à tous les commentaires postés sur ce forum. J’ai mis plusieurs mois à accepter mon « surdon », puis plusieurs mois à le maudire… pour enfin me résigner à l’apprivoiser… Aujourd’hui, je souhaite reprendre des études dans mon domaine de prédilection. J’ai enfin trouvé le master qui pourrait faire basculer ma vie, mais n’ayant pas la formation requise, je doute d’être acceptée… D’autant plus qu’il s’agit de la prestigieuse école ENS…. Pourtant je sais que je serai capable de suivre l’enseignement, d’autant plus que le master est ouvert à des profils variés (sauf le mien bien sûr) et que les bases seront enseignées dans tous les cas. D’où ma question : avez-vous déjà fait intervenir l’argument « HP » pour postuler à des études supérieures? Quelle a été la réaction? J’ai pensé à rencontrer un professeur de l’ENS et tenter d’expliquer ma situation autrement… Qu’en pensez-vous?
Je vous remercie d’avance pour vos témoignages…
Bonne chance
Bravo pour l’envie de faire et pour ce challenge qui s’ouvre !
Pour ce qui me concerne, je n’aborderais pas la notion de HP de front, tant le sujet est encore controversé.
Mais il y a des mots-clés sur lesquels il me semble important que vous vous appuyiez pour défendre votre candidature :
– intensité : vous ressentez plus profondément, mais aussi « plus en volume ». Ceci vous permet également sens de l’humour (et capacité à prendre du recul sur les événements, soit capacité de synthèse), agilité verbale (qui permet d’être persuasif, tout autant que d’entraîner les foules… charismatique peut-être ?), grande concentration (mais aussi sens des responsabilités : quand on vous fixe un objectif vous vous y tenez, tout en sachant jusqu’où ne pas aller trop loin), empathie (et donc sensibilité aux autres, à la philosophie, aux humanité), et sensibilité (qui signifie aussi ouverture d’esprit, authenticité, capacité à reconnaître et à comprendre les émotions, les siennes et celles des autres)
– complexité rime avec perception et intuition (la capacité de donner un sens à un ensemble de signaux faibles auxquels personne ne prête attention = grande capacité d’analyse fine à multiples niveaux et à faire des connections), multiples intérêts (ce qui va de pair avec grand ouverture d’esprit, mais est augmenté de connaissances formelles). Complexité rime aussi avec mémoire (pour faire des connections et être créatif, il faut être capable de stocker des quantités incroyables d’informations.. on en est soi-même toujours un peu étonné (mais où ai-je pu pêcher cette information ?!)) et originalité… sans originalité d’ailleurs, comment faire avancer le monde ? car originalité rime souvent avec créativité, d’où le fait que beaucoup de HP savent être visionnaires. Etre familier avec la complexité permet de s’attaquer à des problèmes complexes pour les résoudre, souvent de façon non conventionnelle (pensée hors du cadre, en allant chercher des idées dans des champs qui ne correspondent pas forcément à la recherche initiale, en faisant des parallèles inattendus). Marcher par essai-erreur, c’est être pragmatique, c’est aussi savoir prendre en compte l’histoire et envisager le futur. La complexité va de pair avec la spiritualité (qui sait allier corps et esprit et… sait aussi avoir des principes élevés au profit de la communauté ! la notion de valeur a un sens réel qui sert de compas pour la réflexion et permet l’autonomie et l’indépendance d’esprit dans une recherche permanente d’équilibre et de sagesse.. ce qui permet à nombre de HP d’être d’étranges idéalistes pragmatiques !). La complexité permet d’apprécier la beauté, l’art , dans toutes ses facettes, dans toute sa diversité. Grâce à cette familiarité avec la complexité, il est possible d’attaquer plus rapidement un problème à la racine, de trouver plus rapidement la faille d’un raisonnement… je vous renvoie à l’article que tournevis citait récemment sur le Huffington Post.
– motivation / moteur interne C’est autre chose que la simple ambition. C4est surtout la curiosité insatiable, le perfectionnisme qui oblige à se mettre la pression et à être exigeant en permanence. C’est aussi la persévérance et l’indépendance d’esprit qui fait que l’on avance sur un sujet « malgré tout ». C’est cette motivation qui permet à l’esprit curieux de s’engager sur des chemins dans lesquels d’autres hésitent à s’engager, qui lui permet ainsi d’être innovant, d’accumuler diverses compétences, de garder le cap quand c’est la crise (ce qui signifie au passage de belles capacités d’organisation personnelle, même si ces capacités apparaissent très personnelles !), d’atteindre « malgré tout » ses objectifs, d’être un bon équipier parce que capable de soutenir le projet d’une équipe entière plutôt que de se la jouer perso (à rapprocher des valeurs spirituelles plus haut mentionnées)… garder le cap, ça veut dire être aussi capable de rassurer les autres (toujours ce fameux charisme dans certains cas, d’être le pompier auquel on fait toujours appel en cas de coup dur, la personne sur qui on peut toujours compter (même si ça finit par devenir un peu trop lourd à la longue parce que ça devient un piège);
Autant de qualités qui sont réelles et qu’il vous appartient de mettre en avant sans scrupule (n’hésitez pas auparavant à établir une liste des événements que vous avez vécus et qui valident cette liste)
… Une liste que je n’ai pas inventée : elle est directement tirée du livre de Mary Elaine Jacobsen « l’Adulte Surdoué – Un guide révolutionnaire pour libérer son génie quotidien » – les traits que j’ai listés sont les traits d’un adulte surdoué équilibré.
Car elle présente également les traits exagérés et inhibés.. Mais ceci est une autre histoire : ici il est question de vous aider à trouver les ressources pour progresser.
Et vous ne perdrez jamais rien à chercher à progresser, bien au contraire !
Tous mes encouragements vous accompagnent.
Merci pour ces mots-clés qui sont bien encourageants, que l’on postule ou pas d’ailleurs (cela fait plaisir et du bien à la confiance en soi). 🙂
Sinon, en général, merci Cécile pour votre livre que j’ai lu presque d’une traite (cela ne m’arrive jamais) et pour votre site que je découvre petit à petit au hasard de mes questionnements. Je découvre ce ‘nouveau monde’ depuis peu et c’est excitant et décontenançant à la fois. MERCI de votre partage et de votre générosité! 🙂
Penser stratégiquement !
@Lullaby,
Cécile est, je pense, plus que jamais dans la bonne démarche stratégique.
N’y allez pas frontalement avec l’EN et l’ENS, terroirs à la fois du pire et du meilleur.
Oubliez le soit-disant prestige, redescendez sur terre, ne vous laissez pas impressionner par qui ou quoi que ce soit et surtout, surtout faîte votre travail de recherche avant de présenter votre candidature.
Sachant que vous êtes HP, demandez-vous qui a écrit sur ce sujet au sein de l’EN ? Cela vous donnera un bon portrait de la situation, une vue du dedans, comme on dit.
Ensuite, recherchez de possibles alliéEs au sein de l’établishment et, du même coup, apprenez aussi sur les arguments opposés.
Pourquoi ne pas rencontrer directement quelques interlocuteurs/trices que vous considérez, après lectures ou écoute de conférences, etc, comme ouverts à la surdouance ? Demandez conseil, sans trop vous dévoilez et sans vous griller. Préservez vos arrières.
Ne partez pas en croisade et n’essayez pas de prouver quoi que ce soit, ni à vous ni à eux.
Prenez plutôt le style « enquête »: pourrais-je, svp, savoir qui pense quoi au sujet de ça ? C’est pour un documentaire…
Plus vous en saurez sur le sujet dans ce contexte et mieux vous pourrez vous préparer à leurs résistances ou, au contraire, tirer le mieux de leur support.
Pour terminer et d’expérience, ne pensez pas, que parceque dans le domaine des études supérieures, vous trouverez des gens plus ouverts ou plus qualifiés, ou simplement intelligents autrement et capables de bien comprendre la douance et les HP. Vous finirez par en trouver, certainement et je vous le souhaite mais la minorité bienveillante demeure minoritaire…
Bonne chance et ne vous laissez pas décourager !
Chan
Bonsoir Lullaby,
Beau projet d’intégrer cette école si cela te fait vibrer. Je te conseille un mix entre la réponse de Cécile et celle de Chan. (merci au passage Cécile pour cette magnifique liste à lire et relire pour se souvenir qu’on est de gens intéressants et probablement pas si nuls que ça, les jours où on le pense un peu trop!)
« n’hésitez pas auparavant à établir une liste des événements que vous avez vécus et qui valident cette liste »
Voilà, pour moi il faut partir dans l’autre sens : quel est le dossier attendu par l’école? Rentre dans leur modèle de dossier et ajoute-y sans le détruire des éléments qui montrent ta richesse et l’atout que te recruter peut être pour eux. Dire frontalement « je suis hp prenez-moi » ça ne fonctionne pas. HP est un potentiel, l’ENS prend des potentiels ayant déjà de solides bases, c’est le mix des deux qu’il faut démontrer.
Connais-tu le principe des « Réalisations probantes »? Prend point par point ce qui est important pour eux, tant en termes de connaissances acquises auparavant que de formations, de qualités humaines. Met la liste point par point dans une colonne. Dans une deuxième colonne, point par point tu mets si tu as cette connaissance/compétence/expérience/formation à 100%, 80%, 50%, 0% en détaillant pourquoi : 100% c’est fait exactement comme c’est demandé, bingo, à mettre bien en évidence dans la candidature. 80% par exemple tu as fait exactement mais peu de temps, ou bien, mais dans une autre formation, etc. Et alors tu dois expliquer, montrer pourquoi ça t’a donné au final les atouts nécessaires pour t’appuyer sur cette connaissance/compétence et rapidement être au niveau.
C’est au travers de la puissance, l’originalité, l’intelligence et la pertinence de tes expériences et de ta façon d’argumenter que se verra ton caractère HP. Ne te fais pas d’illusions, si tu n’as absoluement pas les compétences requises pour intégrer cette école ce n’est pas en disant « je suis HP » que ça va marcher. De toutes façons, ce cas de figure ne serait intéressant ni pour l’école ni pour toi. Je suppose que, si tu envisages sérieusement cette possilité c’est que, dans la masse de ta pensée arborescente il y a un « tilt » qui t’a dit « c’est possible » et il a probablement de très bonnes raisons de s’être déclenché! Comme le dit le superbe petit livre « petit manuel à l’usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués » c’est à toi de traduire cette intuition fulgurante « je peux le faire, je le sais » en explication point par point démontrée, expliquée qui va fournir un dossier béton que tout cerveau gauche pas trop bête qui veut chercher un bon candidat pour son école sera obligé au moins de se poser la question « tiens, elle est épatante cette nénette, même si son parcours n’est pas pile poil ce qu’on demande d’habitude : et si on la recevait en entretien pour en savoir plus? » En tant que minorité, l’effort de traduction NOUS incombe, le savoir et l’accepter apaise au bout d’un moment (après avoir passablement agacé en ce qui me concerne, et ça m’arrivera probablement encore, lol!) et surtout cela nous arme : non, la traduction ce n’est pas répondre à « pourquoi vous intégrerait-on dans notre école? » par « ben, parce que je suis HP! 😀 « . La traduction c’est expliquer dans des mots qui leur parle, en partant du modèle qui leur parle, des critères qui leur semble pertinents, pourquoi toi, malgré un parcours atypique, tu es une super candidate. Bon courage, parce que c’est un gros travail. Mais il en vaut la peine! bises Fanny
Bonjour,
Cela fait un long moment que je n’ai pas visité le site.
Je lis ce commentaire plein de désarroi et je le comprends.
J’ai moi même essayé à deux reprises de l’exprimer dans le milieu professionnel et personnel.
Peine perdue.
Il faut agir autrement mais je sais pas comment faire.
J’en suis arriver à maudire mon état.
L’extra lucidité vous fait passer pour un eternel pessimiste dévalorisant.
Je me suis agacé l’autre jour contre un ami et avec force je lui ai expliqué que ce n’était pas de l’auto dénigration que de dire les choses come elles étaient.
Je me suis rendu compte en fait, que les autres sont heureux de leur vie et qu’ils n’entendent pas que quelqu’un la relativise. En bref, il faut éviter d’être le miroir de leur propre vie.
Bonjours tout le monde.
Voici 2 ans que j’ai découvert ma douance notamment grâce à ce site et au livre de Cécile BOST. J’avais écrit un commentaire, ou çà partait un peu dans tous les sens. En le relisant aujourd’hui, je ressens l’ébullition du cerveau bouleversé.
Tant de choses ont changé depuis deux ans, et pourtant, j’étais stupéfait de voir qu’il y avait déjà autant de temps de passé.
Aujourd’hui, j’ai un deuxième enfant, autant dire que j’ai encore moins de temps pour moi, et je travaille toujours au même endroit: pourtant, les choses vont beaucoup mieux. Bien sûr, ce fut deux ans de travail, de remise en question avec notamment un risque de fermeture de ma boîte qui m’a offert l’opportunité de me poser la question « qu’est-ce que je veux faire d’autre? ». La seule réponse que j’ai trouvé c’est: » j’en sais rien, rien ne me tente professionnellement ». Donc, le temps de trouver ma voie professionnelle, j’accepte volontairement de faire ce travail ( puisqu’il faut bien se nourrir ). Depuis je travaille beaucoup mieux, je suis plus productif et plus investis ( pour employer des termes patronnaux). Ce qui est marrant, c’est que je sais un ta de truc, dans un ta de domaine différent, mais rien qui puisse me faire prétendre à un emploi ou à passer un diplôme. Par exemple, pendant ces deux années, je me suis beaucoup intéressé aux langues étrangères ( après avoir dû perfectionné mon anglais pour mon travail et après avoir appris l’espagnol pour un voyage en amérique latine ). J’ai aujourd’hui une connaissance en anglais, espagnol, allemand (langue scolaire), italien, japonais, chinois, arabe, et russe ( j.o. oblige!). J’ai des connaissances… mais je suis incapable de tenir une conversation ou même lire un livre dans la plupart de ces langues. Pourquoi? Tout simplement parce que pour parler correctement, il faut emmagasiner une tonne de vocabulaire, qui demande du temps que je n’ai pas, et en plus, qui ne flatte pas la réflexion, puisque c’est juste du par coeur. Donc rien que je ne puisse mettre sur un cv.
Pourquoi je ne prends pas le temps d’apprendre au moins une langue? Parce que comme beaucoup de HP, je ne suis pas non plus passionné par les langues et que je préfère consacrer mon précieux temps à apprendre d’autre chose. Une phrase que j’avais marqué sur mon journal ( que je tiens depuis un ans et demi ) : » En ce moment, tout m’intéresse, rien ne me passionne ».
J’ai quand même réussi à me stabiliser sur deux activités, une sportive et une artistique, en me disant, il faut 10 ans pour être bon donc consacre toi à ces activités pour les dix années à venir. Je m’aperçois qu’au plus le temps passe, au plus la flamme de la passion s’anime pour ses activités. Mais surtout, j’essaie de ne pas m’emballer et de les introduire dans une routine afin de ne pas m’en dégoûter.
Il y a quand même une activité qui n’en est plus une tellement elle fait parti de moi-même, c’est la psychologie / spiritualité. Oui, pour moi, la psychologie et la spiritualité sont une seule et même activité qui a pour but de me faire évoluer et de me rendre meilleur au fils des années ( pas meilleur dans le sens de compétition bien sûr ).
Les choses importantes a savoir sont ( si çà peu aider quelqu’un ): si vous déprimez, ce n’est pas la vie qui a un problème, c’est notre façon de voir la vie qui ne va pas. La vie est telle qu’elle est.
A chaque fois que je déprime, je me remémore cette phrase et cherche à comprendre ce qui ne va pas dans ma façon de voir les choses. En s’aidant de bouquin (ou d’un psy, c’est au choix ), çà permet de progresser plus vite, mais il ne faut pas être rigide du cerveau, accepter de se remettre en question. C’est un deuil à faire à chaque fois.
Deuxièmement, qui complète la première, notre vérité n’est que la somme d’images et de préjugés qu’on a accumulé pendant notre vie. Par exemple un couple, c’est comme ceci ou comme celà ( et pour çà, la télé n’arrange rien ). De plus, les HP ont tendance à idéaliser encore plus la vie tel qu’elle devrait être. Il faut se dire: » Ma façon de voir aujourd’hui n’est pas forcément la réalité, ma vie est tel qu’elle est, pas tel que je la souhaite, soit! Maintenant, à partir de cette conclusion, j’ai un point de départ ( donc après avoir détruit mes mauvais schémas de vie), qu’elle marge de manoeuvre j’ai dans cette vie réelle pour faire bouger les choses à mon avantage? » Et en tant que HP, nous avons largement plus de capacité que les gens normaux, soit une énorme chance.
Enfin, dernière chose, absolument travailler sur le regard des gens. Depuis peu, je l’ai presque mis complètement à l’écart, me rendant compte que peu importe ce que je faisais, çà ne changerai rien sur leur façon de me percevoir. Il faut apprendre à vivre pour soi, apprendre pour soi, et ne jamais chercher une reconnaissance en retour…sans se couper du monde (très complexe, je sais).
Voilà, il y a quelque jours seulement que la douance se rappelait à moi, je ne sais par quelle synchronicité, mais je suis content, j’ai pu faire un petit bilan de ces deux dernières années très riches, et il est, malgré les nombreux bas, très positif au final. Mes capacités de HP deviennent de plus en plus un avantage. J’ai encore beaucoup de travail à fournir, mais j’ai l’espoir en plus et une meilleure assurance en moi même.
Je me souhaite et souhaite à tous une vie merveilleuse, nous en avons les capacités.
Merci de ce très beau témoignage M. Edgar, qui encourage à l’espoir et incite au changement de point de vue.
Bonjour,
M Edgar résume bien ce qui m’est arrivé depuis 2 ans maintenant, et le plus important ou je m y retrouve et qui est fondamental pour moi :
c est que curieusement au travail ca s’améliore de plus en plus, alors qu’on croyait au départ que c’était impossible, qu’on arriverait jamais à joindre les 2 bouts : d’un coté nous, notre facon de penser, nos idees…. et de l’autre, le monde des autres, celui qui comprend la majorité des individus, leur mode de pensées communes, leurs stereotypes, leur simplicité aussi dans leur facon de collaborer au travail sans se prendre la tete sur des détails complexes comme nous, qui vivent au jour le jour, alors que nous nous voyons l’horizon à 50 ans, voire plus, et nous voyons à l’echelle les choses à l’echelle globale.
Cricri
Merci pour votre témoignage! Je découvre ce monde depuis peu et suis encore un peu décontenancée par tout cela. Je me retrouve dans certaines choses de votre vécu. Cela me rassure un peu sur ce que je vis. 🙂 Je culpabilise moins vis à vis de mon travail par exemple.
Je dois encore travailler sur mes souhaits concernant mon chez moi pour y être bien. Merci pour les encouragements aussi. Je vous souhaite de même.
Tiens, je viens de tomber sur un article qui me plaît beaucoup, qui dénonce les poncifs, la langue de bois et l’hypocrisie concernant les surdoués http://www.acsis-pm.org/139SD&LDB.html
Vraiment très bien, me voilà soulagées de quelques perplexités (« mais suis-je la seule à trouver tel ou tel discours zarbi ? »)
@Tournevis,
mais encore une fois, il me semble que cela concerne essentiellement les enfants ?!
Avez-vous relevé, par chance, des analyses s’appliquant spécifiquement aux adultes ?
Enfin, je vais en poursuivre la lecture et si je trouve quelque chose plus propre aux adultes, je le référencerai ici.
Au plaisir
Chan
@ Bee, 25 septembre 2013 at 8 h 27 min
je ne sais pas s’il existe une » lenteur séquellaire »… mais il existe bien une souffrance appelée »dysthymie », à ne pas sous-estimer.
Bon courage,
Chan
Bonjour
si je peux parler de mon cas personnel dans le cadre de ce questionnement incessant sur nous même (que je retrouve globalement dans les forums consacrés aux HQI)
a savoir une quête métacognitive pour comprendre comment est il possible d’être HQI et de se prendre sans arrêt les pieds dans le tapis tout au long de sa vie!
j’ai quasiment le meme profil de vie que le professeur Olivier Revol (sauf que je ne suis pas professeur!) et que personnellement j’admire beaucoup.
je suis probablement hqi meme si la passation du test ne me donne pas le droit à l’appellation controlé car qi non calculable pour cause de distorsion élevée entre quotient verbal au plafond et quotient performance à 40 points en dessous.
2 ans d’avance, redoublement en seconde ,reçu du premier coup en medecine,etc
je me suis auto diagnostique il y a 3 ans en raison des problêmes identiques chez deux de mes 4 enfants, fait testé la derniere (hqi).
La grosse problématique du haut quotient est l’effet de compensation induit par l’intelligence,qui fait que l’on traine des millénaires avant de mettre le doigt sur les handicaps (devenant de ce fait invisibles pour le commun des mortels,mais aussi des divers praticiens de santé consultés!….)
la psychologue s’étant occupé de moi sur le plan de ma DYS-praxie visuo spatiale pendant les deux ans écoulés n’as pas arrété de me souligner mon incapacité à me concentrer plus de 20 minutes ,elle a plus ou moins recherché un TAD sans jamais le pointer du doigt.
depuis que je lis un peu ce qui me tombe sous la main sur le TAD ,cela me parait comme le nez au milieu du visage,surtout aprés avoir lu le bouquin de Revol! j’ai lu pas mal de littérature médicale, et si je n’ai jamais présente de réelle hyperactivité désordonné ,en fait 40% des tadh n’en ont jamais eu et il s’agit uniquement d’une incapacité attentionnelle.
Or le trouble neurologique situé au niveau du cortex pré frontal en cause dans le tadh est quasi le même que celui des HQI, d’ou un facteur d’augmentation des dys_ en particulier DVS et TADH dans la population des HQI,apparement on passe de 3 à 5% dans la population globale à prés de 25% chez les HQI!
ceci se retrouve sur les passation de test de qi ou l’on retrouve des différences trés fréquentes sur le wisc4 et la wais.
A tel point que terrassier estime que la différence entre échelles verbales et performance est quasi significatif pour lui de l’existence d’un surdouement,(je n’irais pas jusque là)
Par contre ce qui est intérressant est dans un premier temps la notion de distorsion trop importante
entre QI Verbal (ICV: Indice de compréhension verbale)
et QI Performance qui a été actuellement démembré en IRP: Indice de raisonnement perceptif
et IVT (Indice de vitesse de traitement)
et IMT (Indice de mémoire de travail) le signe de repérage d’un DYs sur ces échelles
en gros plus de 20 points d’écart entre Q verbal et Q performance égale recherche d’une Dyspraxie Visuo Spatiale potentielle sous jacente
et si il existe un effondrement
-de l’indice de vitesse de traitement (IVT)
(extrémement fréquente chez les HQI par manque de rigueur et de motivation alors que chez les qi bas <80 cet indice est fréquemment plus performant que chez les HQI en comparaison,raison pour laquelle cet indice étant trés peu représentatif du facteur g ,Terrassier proposait de ne pas le prendre en considération pour l'évaluation d'un HQI!)
-ainsi que de l’indice de mémoire de travail (IVT) par rapport au Q Verbal
cela doit soulever une forte suspicion d’un trouble de l’attention (TAD)
(je l'ai entendu pendant une conférence par le pr Revol)
Moi en gros j’ai tout cela et de ce fait un grand merci au professeur Revol de donner des indices simples pour aller chercher soi même ce que des professionnels de santé ne savent pas ou ne pensent pas à dire à leurs patients.
Donc en gros,"pour certains"
si quotient verbal (ICV) au plafond égale probable surdouement sous jacent
avec un effondrement des autres indices (IRP,IVT et IMT)
on peut etre en présence d'un surdouement passé inaperçu
car présentant Un HQI COMPLEXE par rapport
aux HQI LAMINAIRE ,dont les différents indices sont du même tonneau avec moins de 12 points de différentiel.
(au delà de 24 points de différentiel,on estime qu'il ya potentiellement une grande souffrance mentale qui s'installe,qui se retrouve certainement dans les discussions de ces gens qui se cherchent et ne comprennent pas d'ou vient leur souffrance)!
avec potentiellement des futurs problèmes de réalisation et de succés dans la vie scolaire ,professionnelle et sociales car les fonctions instrumentales ne sont pas dimensionnées pour accepter et canaliser les performances intellectuelles sous jacentes (30% des HQI sont en echec scolaire et 70% des TDAH tout qi confondus)
d’ou souffrance profonde de l’enfant qui va dans le mur chaque fois qu’il accélère
car la direction a du mou pour donner une métaphore automobilistique!
d’ou l'importance de l'analyse des différents indices du qi
et si QI hétérogène ,une prise en charge précoce chez l'enfant, avec si possible des remédiations ainsi qu'un accompagnement psychologique s'avèrent indispensables!
j’espère juste avoir apporté une piece au puzzle
bonne journée
PS:j'avais déja donné ces précisions (indispensables pour moi) pour mieux comprendre le processus neurocognitif sur un autre site, auparavant
Un commentaire qui serait également très utile ajouté à l’un ou l’autre des billets sur les tests de QI…
Grand merci pour ces précisions !
Eh bien voilà un commentaire qui me donne bcp de satisfaction, c’est en gros ce que je dis depuis un an ici ou sur le tchat 🙂
Moi même hqi dyspraxique, je sors juste de chez la psychomotricienne, même le côté dyspraxique est hétérogène, avec d’étonnantes réussites et des incapacités tout aussi surprenantes. D’ici peu j’irai chez un neurologue pour faire officialiser ce diagnostic puisque dans notre beau pays « démocratique », seul un médecin peut poser un diagnostic, même s’il ne connaît rien au domaine concerné qui aura été testé par qqun de vraiment compétent mais interdit de poser le sacro-saint diagnostic… Bref…
Et qu’on cesse enfin de renvoyer des hp aux résultats hétérogènes chez eux soit en leur disant qu’ils ne sont pas hp au motif que leur QIT est juste en-dessous de 130, ce qui est idiot puisque ce QIT n’a aucune signification, soit en leur prétendant qu’ils sont « hp normaux » et que « c’est le stress »… ce qui les renvoie dans les limbes des souffrances inexpliquées et même inexplicables.
J’ai donc passé récemment des tests avec une psychomotricienne ; passer ces tests et parler de tout ça avec elle m’a encore permis de prendre conscience de certains dysfonctionnements évidents et que je ne voyais pourtant pas, auxquels je peux remédier, j’y travaille. C’est quand même bien plus satisfaisant que cette histoire de stress…
Je me sens infiniment mieux depuis que je sais que je suis hp dyspraxique, et que je l’assume, que quand je ne le savais pas et vivais dans l’angoisse de l’imposteur (ils vont se rendre compte que je suis nulle) et dans l’angoisse de « ne pas y arriver ». Je n’aborde plus les nouveautés avec angoisse mais avec seulement une légère inquiétude et davantage de curiosité : le terrifiant « je ne vais jamais y arriver » est remplacé par « vais-je y arriver, oui, forcément, et comment ? surprise ! » 🙂
Et encore une fois : non, qui peut le plus ne peut pas toujours le moins…
Question: au WAIS-IV, j’ai ICV = 139, IRP = 136, IVT = 129 mais IMT = 106
Cette distorsion entre les résultats est-elle due à un manque de confiance en moi (je n’ai jamais trop aimé les maths) ou dois-je chercher la (les) cause(s) ailleurs? (pour info: j’ai passé ma scolarité à bavarder ou à dormir en classe). Dois-je me tourner vers un spécialiste (et quel genre de spécialiste…)?
Many thanks!
Aucune explication avancée par la personne qui vous a fait passer le test ???? Inquiétant…
IMT = Mémoire de travail, rien à voir avec les maths, sauf si blocage parce que les subtests vous ont trop renvoyée à vos souvenirs d’école
Elle a trouvé que le résultat (106) étaient dans la moyenne donc RAS… Devrais-je en parler à quelqu’un?
Parlez en à quelqu’un qui sache de quoi il parle, très certainement !
Voici quelques références :
– une traduction d’un texte de Linda Silverman
– Une présentation élaborée par Mehdi LITRANI qui indique que plus de 23 points d’écart entre deux indices rend impossible l’interprétation d’un QI (Or pour vous ICV – IMT : 33 points…) – Par ailleurs, sa thèse de doctorat a été supervisée par Todd Lubart, Jacques Grégoire et Sylvie Tordjmann (tous les trois des sommités en France sur le sujet)
Une présentation sur les « dys » à haut potentiel de Michel Habib dont la réputation ne me semble plus à faire
… Et puis les billets rédigés par Stéphanie Aubertin sur les tests de QI
La psychomotricienne m’a redit ce que m’avait dit la psy : un aussi grand écart est difficile à vivre et générateur d’anxiété, au minimum.
De plus, d’un point de vue mathématique, on n’a pas le droit de calculer un QIT avec autant d’écart, ça n’a pas plus de sens que de faire la moyenne des acuités visuelles de vos deux yeux pour vous faire des lunettes !
Dans le texte de Linda Silverman, je lis : « Un score de QI Global qui lisse le raisonnement surdoué et des capacités de traitement échoue à identifier à la fois la douance et la faiblesse relative. Les auteurs des tests ont faussement supposé que les enfants surdoués étaient rapides. Certains sont très rapides, d’autre sont plus réfléchis et perfectionnistes, ce qui ralentit leur vitesse. Les enfants surdoués montrent aussi une préférence pour les items ayant un sens, et peuvent ne pas bien réussir aux tests de mémoire à court-terme ou d’autres tâches comportant des items qui n’en ont pas. Ils réussissent tellement mieux aux tests comportant des items ayant un sens que les scores sur des items qui en sont privés sont difficiles à interpréter. »
J’ai constaté ce phénomène lors des « tests » que m’a fait passer le neurologue (j’y allais pour la dyspraxie) : je suis incapable de mémoriser une liste de cinq chiffres, parce que je déteste les listes, parce que les listes n’ont aucun sens pour moi, alors que je me souviens encore des images d’un autre test. Je n’ai pu mémoriser la liste de mots qu’au bout de plusieurs essais, en lui donnant du sens (par exemple en associant les mots en « famille » ayant du sens pour moi, ou en les reliant à des objets du bureau… une semaine après, il me manque les mots que je n’étais pas parvenue à associer à qqchose ayant du sens pour moi)
Malheureusement, ce neurologue me semble ne pas connaître vraiment les surdoués et n’avoir pas su interpréter correctement mes hétérogénéités. Selon lui, ma dyspraxie n’est pas visuo-spatiale, mais les tests employés m’ont semblé bien moins pertinents que ceux de la WAIS (cubes) et pas du tout adaptés à détecter une dyspraxie chez une personne (très) surdouée 🙁
(je ne suis pas neurologue, mais je connais bien mes faiblesses et mes dysfonctionnements)
Apparemment je suis atypique parmi les atypiques, j’ai un (très) haut indice verbal, une excellente mémoire (néanmoins très irrégulière), mais un indice perceptif catastrophique… Avec le test simplifié que proposent les auteurs de l’article (prenons en compte essentiellement le verbal et le perceptif) je serais toujours aussi hétérogène 🙁
ôskour, suis-je vraiment hp ? °.°
Je dirais même plus : Aucune explication avancée par la personne qui vous a fait passer le test ???? Inquiétant…
Je ne vois pas bien pourquoi le manque de confiance altérerait la mémoire et pas le reste ?
Merci pour toutes ces infos!!!
Best
Bonsoir !
C’est très intéressant. Je pourrais comme vous m’identifier à ces symptômes. J’ai été diagnostiqué zèbre puis TDAH, mélange explosif ! Puis le temps passant, la quarantaine, ma vie m’échappe, je me sens profondément seul du fait d’une certaine forme de lucidité sinistre, comme largué, à côté de mes pompes. A lire les blogs, je m’étonne du fait que peu de choses sont exprimées sur les solutions. Comment être heureux? Comment vivre en étant si décalé, différent? Je me fous de savoir être doué ou tdah et ne compte pas prendre de médicaments type ritaline etc… Un psy m’a dit que je devais donner un sens à ma vie… Intéressant mais inutile. Merci de m’aider si vous avez des idées !
Alors peut-être poser la question de façon différente ?
« Qu’est ce qu’il vous ferait plaisir de faire ? / mettre en oeuvre ? »
merci pour votre retour. Il me tenterait beaucoup d’écrire, d’aboutir à un projet artistique. Mais je n’ai pas forcément l’énergie pour démarrer cela et peur d’être nul…
Votre commentaire me semble contenir beaucoup de ce qui peut faire la désespérance d’un surdoué : à commencer par le perfectionnisme !
– Inutile que je cherche à faire parce que ça sera nul (ben euh.. oui.. mais jamais entendu parler des du mot progrès, des termes « work in progress » ou encore « document martyr », à partir desquels on peut justement avancer – il faut bien commencer par quelque chose… mais alors vient se glisser la peur du regard de l’autre, un soupçon de honte peut être ? pourquoi ? là, ce n’est plus forcément dans le surdon qu’il faut aller chercher, mais dans la construction identitaire )
– je n’ai pas l’énergie de faire.. comment peut on ressentir de l’énergie à faire quelque chose qui va être un devoir, une charge : réaliser du premier coup LE grand oeuvre admiré sans contestation possible par les foules ?
J’avais également envie d’écrire mais ne savais par où commencer. Du coup, je me suis inscrite à un atelier d’écriture et je passe 3 heures par semaine à raconter des histoires, explorer les styles et écouter les textes des autres. C’est enrichissant , rafraîchissant et épanouissant! On se fait plaisir sans avoir l’obligation d’écrire un roman entier. Pour construire une maison, il faut commencer par mettre une pierre, puis une autre. La maison (même en préfa ne se construit pas en 1 journée!). Se construire et construire un projet prend du temps. Peut-être devriez-vous juste ‘commencer’?
le terme est bon : retrouver du plaisir !
Merci pour ce retour. Ce n’est pas faux, je l’avouerais. Cet était de fait renvoie à une vision fort égocentrique. Complètement déboussolé (deux heures du mat et tendu comme un arc), je suis tiraillé entre l’envie de ressembler aux autres, d’essayer d’être comme eux, de faire semblant…A l’image de ma présence sur Facebook qui est devenue une catastrophe (j’arrête, je reviens, je tente de faire comme les autres alors que je trouve cela fou). J’ai trouvé une réponse qui en soit est une vraie aberration ; depuis septembre, j’ai tout arrêté : le sport, les amis, la pratique du bouddhisme, la pratique du sport. C’est absurde, je sais. Je m’isole lentement, des tocs (manie du rangement notamment) me pourrissent la vie. Un sentiment extrême de solitude est présent. Vous me direz : pas gai tout cela. J’utilise beaucoup l’humour néanmoins. J’aurais juste envie d’hurler et de crier. Le monde tel que je suis amené à le voir m’horrifie de laideur, de haine, de cupidité et de violence. C’est vrai, je voudrais écrire un livre qui soit parfait avant même de le commencer. Cela sera t-il mon salut? Dois-je voir un psy? La dernière fois, un spécialiste en guise de conclusion m’a dit « vous devez donner un sens à votre vie ». Désolé pour cette lettre un peu longue, totalement désorganisée. Si vous avez des idées ou vivez le même sentiment, je suis preneur de vos témoignages et remarques ! Douce nuit, belle journée à vous tous !
Je plussoie, se faire plaisir, il n’y a que ça qui a du sens. Pas un plaisir immédiat et futile, mais un vrai plaisir. Tout part de là.
Je viens de trouver ça complètement par hasard : « Nietzsche : une personne qui sait « pourquoi » elle vit, trouvera toujours un « comment ». » (http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1121252-je-n-ai-pas-peur-de-mourir-ce-prof-a-gagne-contre-son-cancer-sacree-lecon-de-vie.html)
Je ne sais pas si ça peut servir ?
Bonjour Seb,
Des solutions :
– chercher à savoir pourquoi tu est si peu motivé (il y a parfois des causes lointaines : brimades familiales ou d’autres personnes, rabaissement comme si etre surdoué était honteux, mais en fait c’est que les autres n’aiment pas qu’on les dépasse, du moins ils pensent qu’on les dépassent, si qui n’est si vrai, c’est plus compliqué)
– lister tes passions : tu prends un stylo, et tu réfléchis (puis tu rendras ce devoir sur ce blog…. je plaisante, mais après tout pourquoi pas : OK pour le défi, en retour si je vois cette liste je m’engage à faire de meme, les passions les plus tordues etant les bienvenues !, d’ailleurs si y en a d’autres que ca intéresse, je suis preneuse……)
– voir ce qui dans ton quotidien, pourrait etre amélioré : hygiène de vie, organisation pratique…. et trouver les moyens d’ améliorer tout ca : allez : une autre liste (!)
– débusquer les mauvaises habitudes prises à force de s’adapter : travailler pour de bonnes raisons, pas pour de mauvaises du style travailler pour qu’on me foute la paix (ca c est moi….), débusquer une éventuelle fénéantise , non pas qu’on ne veuille pas bosser, mais avec le temps, on y pert en volonté, et les surdoués aiment la facilité du résultat final, mais quand au raisonnement progressif sur les moyens d’y arriver, c’est dur pour eux de le décrire), et quand aime plus la carotte que le baton… aie aie. allons donc 3e liste : liste les actions successives à entreprendre pour évoluer dans le travail ou un projet de ton choix….
pourquoi je parle de listes : parce que là au moins, une fois que c’est écrit vous ne pouvez pas reculer, ni oublier vos idées si nombreuses, qui si elles ne sont pas listées, s’en vont aussi vite qu’elles sont venues, en listant on peut trier ensuite et garder le meilleur.
Et dernier pont, tu as raison Seb, ne prends aucun médicament, sauf cas extreme. J’ai le meme principe et je m’y tiens.
Cricri (qui bosse dans l’enseignement, et qui aime bien donner des devoirs à rendre …..)
Je suis d’accord avec CriCri, pas de médoc’.
Et améliorer l’hygiène de vie : depuis que je me couche tôt (càd vers 23 h) et me lève tôt (entre 5 et 7 h du matin) j’ai la pêche sans aucune raison, mais vraiment la pêche. Dès que je me laisse aller à me coucher tard, très facile de se laisser aller à ça, ben comme par hasard, même en dormant autant, voire plus, je me réveille triste à pleurer. Très bizarre mais très net.
Et puis l’alimentation : manger sainement, l’air de rien, ça aussi ça m’a changé la vie (éliminé gluten et laitages de vache, mais selon les personnes ce sera autre chose j’imagine)
À une époque, je me suis fait un genre de bilan de compétence (vu que ceux qui sont faits par d’autres ne m’apprenaient rien de nouveau) et en particulier regardé ce vers quoi je revenais obstinément quels que soient mes jobs ou autres (l’écriture, la nature et l’agriculture). J’ai essayé de vivre de ma plume et ça a foiré et je n’ai plus envie, par contre le reste, ça me tire toujours. Pas la moindre idée de vers quoi ça va me mener, mais il n’y a que ça qui donne du sens à ma vie : cultiver, planter, semer, élaguer, greffer, bouturer, récolter, confiturer…
(par contre, je ne suis pas fan des listes, je ne sais pas pourquoi, ça me déprime et me bloque, pas encore compris pourquoi °.°)
(mais des fois c’est bien quand même :D)
Bonjour !
Merci pour ta liste de devoirs. Je m’y tiendrai vu que tu prends le temps de poser les questions. C’est la moindre des choses, et du coup, tu devras répondre aussi.
LES PASSIONS
La musique : celle-ci est une passion depuis toujours, j’y retrouve de l’émotion et de l’énergie.
Ecrire. J’ai toujours aimé jouer avec les mots, je m’éclate avec.
Humour. J’aime faire le con et jouer. Pourquoi pas le théâtre? Beaucoup de gens pensent que je serais bon dans ce domaine.
Sport. Tennis de table. Mais je ne supporte pas de perdre. J’ai abandonné la compétition à cause de cela. A 40 ans, quel gamin !!! Le plus drôle est que je conseille mon fils, qui en larmes, vient de perdre une partie. « Il faut apprendre à perdre ». Très amusant…
En fait c’est difficile de cerner ses passions : je dirais que les miennes tournent autour de l’art, du jeu, de la poésie, de l’émotion. La beauté me rend heureux et justement, je vois bcq de laideur en ce bas monde. Le jeu est un point essentiel je crois, je suis un grand gamin…Besoin de projets et de matière.
Hygiène de vie & habitudes
Pour le coup, c’est simple. Je ne le fais pas néanmoins. J’ai consulté un coach tdah + me suis passionné pour la médecine ayurvédique grâce à des amis rencontrés dans un centre bouddhiste.
BON
Sport, sommeil, oxygénation, eau, méditation, activités extérieures, balades en famille, marche, voir des amis, jouer de la musique, activité artistique
MAUVAIS (et mauvaises habitudes)
Café, alcool, cigarette, viande rouge, internet, facebook, écouter les hommes politiques et les informations, ne pas prendre de petit déjeuner
Pour la médecine ayurvédique, je ne préciserai pas ici. Il existe 3 types de constitution et selon ces derniers, il faut observer des consignes d’alimentation. Tu devras ainsi t’orienter vers : saveurs piquantes, aigres, astringentes, amères, sucrées. C’est très intéressant, crois moi.
A toi de jouer…
Merci à toi, seb
Bonjour Seb, chose promise….
Liste des passions (et centres d’intérêts) :
– Informatique, NTIC
– Buller au soleil, bronzer
– vacances (en pays chauds)
– écouter de la musique électronique à plein volume
– la mode (pour la beauté et l’esthétique)
– la diététique
– la piscine et la balnéothérapie
– la marche rapide
– la gym cardio (pour se faire transpirer et tester mes limites)
– jeux de lettres et de chiffres
– lecture (domaines d’intérets illimités, fouiner au hasard dans une bibliothèque sans chercher quelque chose en particulier, piocher des livres à l’instinct)
– écriture (intéret récent, en devenir)
– se confronter à des situations insolubles, se mettre au défi, et en débusquer une solution (si si ca marche, meme dans les situations urgentes)
En résumé : éprouver ses limites physiques et intellectuelles, toujours se mettre sur le fil, etre dans la rapidité , le trop plein à certains moments (suractivité au travail), et dans la lenteur à d’autres (relaxation, paresse)
Cricri (la suite dans pas longtemps…)
Par ici la suite….
Amélioration de l’hygiène de vie :
– respecter son rythme parfois très lent (dormir en journée si besoin), parfois très rapide (faire plein de choses, limiter son temps pour chaque chose -eh oui c est moi…- etre en suractivité au point de transpirer…).
– manger de tout en quantitié modestes, se lacher sur un bon repas si on en a envie, et ne pas manger si une émotion nous bloque l’apétit (sinon c est le pire qui vous attend au niveau digestif)
– marcher, nager (si vous aimez)
– rêver, ne rien faire parfois, laisser son esprit divaguer, mais volontairement pour une fois.
En résumé, prendre soin de son corps et de sa tete, les nourrir par tous les moyens, ne pas oublier que la douance les éprouve davantage que chez une personne normo pensante.
Cricri (encore elle… et la dernière liste dans pas longtemps).
Merci CriCri
par ici la fin :
– au travail : taches ennuyeuses : les répartir sur plusieurs jours (si possible), se récompenser (principe du baton et de la carotte),
Conflit : ne pas prendre part quand c est possible, si on y est melé, se raccrocher à l’aspect objectif, meme noyé émotionnellement (dur dur…). A froid, s’aérer, réfléchir dénouer le conflit un moment, mais savoir s’arreter, on ne peut pas tout maitriser, laisser les choses et les protagonistes du conflit tels quels (conflit résolu ou pas).
Compliments : les accepter, meme si on est mal à l aise. Se valoriser, tisser un réseau, meme si c est contre notre nature.
Rythme décousu : si on a envie de foncer, on le fait, c est comme ca qu on est le plus efficace, ne pas se culpabiliser de ne pas faire toutes ses heures, vu notre rythme c’est mathématiquement normal.
Devant une tonne de travail : le prendre comme un défi à relever , reconnaitre sa fatigue excessive, savoir faire de vraies pauses , pour mieux repartir ensuite.
Conditions de travail : revendiquer un lieu calme, bureau individuel, sans bruit, un chauffage adapté et réglable, une hygiène irréprochable (dans mon expérience, j’ai fréquenté des bureaux sales, et je ne vous parle pas des toilettes……!!!)
Cricri
Hello tutti!
J’ai passé l’été à me replonger dans le passé et la pêche a été miraculeuse. Que de trouvailles passionnantes sur ma vie que je pensais connaître par coeur. J’ai longuement bataillé pour enlever chaque couche de l’armure ultra-solide que je m’étais confectionnée pendant 20 ans. Il reste quelques mètres à défaire mais je retrouve déjà des sensations oubliées depuis longtemps. Je peux de nouveau pleurer en écoutant Schubert – ou Leonard Cohen ou France Gall ;-). Je peux de nouveau être émue quand je regarde une peinture ou un paysage. Je n’ai plus peur d’être bizarre ou originale et je revendique mon hypersensibilité après des années de masquerade. Et je comprends enfin, après la lecture d’une bonne quinzaine d’ouvrages spécialisés, pourquoi je vis la vie comme ça, pourquoi tout est si intense, et pourquoi je ne peux plus faire semblant.
Je recommence à dessiner, je recommence à rêver, je recommence à créer. C’est agréable de se laisser aller à créer sans penser à la réussite.
Côté accompagnement, je n’ai pas trouvé le psy parfait, mais celui que j’ai trouvé m’aide à recoller les morceaux, même si nous ne parlons quasiment jamais de douance.
Ok, je vous l’accorde, il reste encore beaucoup de souffrance, mais elle me signale que je suis encore très vivante.
Voilà le bilan de la rentrée.
Bonne douance à tous!!
Merci de ces si bonnes nouvelles !
oui, merci pour ce message d’espoir!
Bonsoir,
Je voudrais remercier Cécile Bost pour son ouvrage « Différence et souffrance de l’adulte surdoué » que je conseille à tous et à toutes qui pensent ou se savent être concernés par le surdon. Son livre surpasse par l’exhaustivité des aspect sur la thématique et par la profondeur, les ouvrages les plus connus sur le surdon qui paraissent, selon mon opinion bien caricaturaux, ne mettant qu’en exergue les aspects les plus superficiels des surdoués. Le fait que madame Bost ait introduit des témoignage permet d’y trouver de nombreuses pensées ou modes de fonctionnement, de vision du monde, que chacun pense être seul ou seule à avoir. Finalement, se livre peut, je le crois, panser pas mal de blessure pour ceux et celles qui se sentent isolés dans une façon de penser et d’âtre qui n’est au final pas si singulière mais faisant partie d’une population bien définie. Ce que j’en retiens au final, c’est que le surdon est une force pour celui qui en est doté pour évité pas dire « atteint » selon le courant de pensée actuel… Passons. Il est des livre qui peuvent vous secouer dans le sens positif du terme, et par le biais de celui-ci, ceux qui, comme Fanny (dernier témoignage) dont le témoignage recèle une détresse palpable, sont en perdition et cherchent un simple « repère » visant à légitimé leur intégrité en tant que simple terrien a-normal, peuvent s’y perdre durant quelques heures pour mieux se retrouver. Ce livre a été pour moi (lu il y a quelques jours) une forme de forge par le biais de laquelle j’entrevois la possibilité de concevoir mes armes personnelles et avant tout une armure protectrice de bon aloi. Parce qu’en fin de compte, ce livre dit selon moi une chose simple : comme nous (lauteur ainsi que ceux qui témoignent), vous qui lisez ce livre, si vous vous reconnaissez à travers ces mots, c’est que vous aussi avez une place sur cette planète.
Merci Cécile Bost
:blush merci GPBL
Applause : / / / / / 0// 0// 0//
🙂
surdoué et dénué de « sens logique »?
Perplexe, perdue, dans une phase de repositionnement professionnel qui me fragilise (recherche d’emploi après mise en échec et harcèlement moral qui m’ont menée au burnout et à une profonde perte de confiance en mes capacités)
Je passe des tests de logique et de raisonnement, dans le cadre d’une recrutement. La nénette m’appelle, le résultat est un choc « votre sens du raisonnement est moyen sans plus, votre sens de la logique est inférieur à la moyenne ».
Alors j’étais très stressée, le souvenir de maltraitances vécues lors de mes apprentissages scolaires d’enfant s’est réactivé (ma mère me foutait des baffes pendant que j’apprenais mes tables de multiplication, depuis, dès que je dois faire une multiplication je suis au bord de la crise d’angoisse).
Je le suis autodiagnostiquée HP il ya quelques années, mais plusieurs personnes me l’ont dit aussi dans mon parcours, et ça colle tellement bien, des mêlanges de super réussites intellectuelles et d’échec sur des tâches « simples ». Mon entourage généralement impressionné par mon intelligence mais une réussite dans le monde du travail toute relative et assez fragile car faite de beaucoup d’adaptation, épuisante, pour ête « normale ». Ceci dit, j’ai réussi à apprendre sur le tas le développement informatique, en faisant même du assez pointu, en SSII pendant des années, sans avoir suivi de formation scientifique, je pense que c’est quand même significatif. Là cette recruteuse me dit que selon ses tests je n’ai pas le sens logique nécessaire à un métier technique, c’est assez ahurissant quand même!
Mais bon, quand même ce test est un choc. Est-ce que je me trompe ? Est-ce que je suis débile en fait ? Ou est-ce que les traumatismes répétés ont rendu mon intellect nul ? Ou est-ce que ce genre de test est tout simplement mal fait, adapté à la majorité cerveau gauche et inapte à juger des capacités des hp ? J’aimerais bien vos retours sur ce sujet, avec bienveillance si possible parce que je me sens profondément déstabilisée, là (mon intellect a toujours été LE point sur lequel je pouvais compter, ma fierté !!)
Merci d’avance
De l’intérêt de pouvoir passer des tests avec des personnes très qualifiées sur le sujet, qui sont capables de passer outre la simple lecture des résultats et d’en faire un décryptage constructif…
Courage Fanny13
Merci Cécile 🙂 Tu parles des tests de « dépistage », là? faudrait peut-être que je finisse par les passer, parce que, comme tu le dis, il y a des gens qui font une lecture simpliste et faudrait que je sois assez sure de mes capacités intellectuelles pour qu’ils n’arrivent plus à me faire douter aussi facilement…
Au sujet du test de logique passé : je pense qu’il teste plus la rapidité de réponse que la qualité elle-même. Moi, que la question soit simple ou complexe, de toutes façons je me pose plein de questions, je vois des tas de pistes que je ne peux pas m’empêcher d’explorer, car tant que je ne les ai pas explorées je ne peux pas affirmer la réponse. ça réussit super bien sur des tâches complexes. Mais sur du simple, depuis toujours, je suis « trop lente » par rapport à la majorité des gens, qui ne voient que la réflexion la plus basique, la mènent en 2 secondes et donnent la réponse, sûrs d’eux, sans se poser de question. Les chanceux! pas facile de trouver un poste qui valorise mes aptitudes à moi, pas facile de ne pas me comparer à ces collègues qui font tout sans se prendre la tête, et passent à la suite, hop, zen… pfffff!
Me recommanderais-tu quelqu’un pour le test de douance, Cécile?
J’ai besoin de connaître le lieu de résidence… et comme d’habitude, si j’ai une adresse, je la transmets en privé 🙂
Je suis dyspraxique, nulle pour les questions de logique les plus simples, mais bel et bien hp, y’a pas photo. Donc oui, passer Ze test, avec un-e psy vraiment compétent-e.
Et de préférence qui connaît les dys- et ne va pas arguer de l’anxiété pour expliquer l’hétérogénéité qui va ressortir du test ! sinon on n’avance pas ; j’avance beaucoup en m’intéressant à ma dyspraxie, c’est elle qui me pose problème, pas ma lucidité, ma rapidité de compréhension, mon intuition ou ma mémoire (là où elle fonctionne…) et c’est sur elle que je peux travailler pour améliorer mon quotidien, m’alléger la vie et aussi m’accepter et me faire accepter telle que je suis : complexe, paradoxale et instable.
oui. A « instable », je préfère « sensible », en étant sensibles on est forcément affectés par l’environnement, et comme lui est changeant, CQFD. « ces gens qui ont peur d’avoir peur », d’Elaine Aaron, magnifique livre sur les hypersensibles, aide pas mal à remettre les choses en perspective à ce niveau-là. Ni plus ni moins normaux, juste différents.
Je maintiens « instable ». Je ne suis pas seulement hypersensible, mais il y a aussi le hiatus entre tout ce que je voudrais faire et le peu que je peux faire, et entre ce que je peux faire un jour et ne peux plus le lendemain (et inversement).
Avec la dyspraxie, je ne peux même pas compter sur moi-même, les autres le peuvent encore moins, c’est comme ça, c’est pas grave, faut juste apprendre à faire avec 🙂
@ Tournevis. Ah oui, le fait d’avoir la capacité de faire un truc difficile un jour et ne même plus être capable de réfléchir à u truc basique le lendemain, c’est de ça que tu parles? ça je l’ai effectivement et c’est très handicapant, et ça me cause beaucoup de sentiments d’imposture au boulot…
Mais c’est dû à des traumatismes et/ou du surmenage, ça non? Ma psy m’a appelé quand je l’ai vécu « blocage cognitif ». Dû au stress chez moi. Quand mon patron ou mon équipe est hostile (agresse ma sensibilité) ou me met trop la pression ou alors quand j’ai bossé comme une dingue pendant des semaines et je suis épuisée… C’est là que je le vis. Toi aussi?
Moi y’a des jours où j’aimerais pouvoir dire « bon, là j’ai bien bossé, aujourd’hui je suis fatiguée et pas capable de bosser, j’aimerais bien des vacances (en plus des semaines normales, bien sûr!) » Pas osé demander jusqu’ici, lol. Ou bien dire « vous m’angoissez avec vos attitudes, vos paroles dures, je suis réellement au bord de la crise d’angoisse, SVP calmez-vous, rassurez-moi, ou alors laissez moi rentrer chez moi calmer ma crise d’angoisse! »
J’ai toujours été en dents de scie dans mes résultats scolaires, ça continue au boulot, forcément. J’ai du mal à comprendre comment font les autres pour fournir un effort stable, des résultats stables. Moi, effectivement, y’a les jours où je carbure (mieux qu’eux) et les jours où mon QI est en panne, beaucoup moins bien qu’eux du coup. Alors je me réserve des tâches basiques pour ces jours-là, qui ne demandent pas de cerveau. Et je me distraie, j’écoute de la musique en bossant par exemple. Mais surtout, j’espère calme ces moments d’angoisse en prenant du recul, en accordant moins de pouvoir sur moi aux paroles et attitudes de mon boss. ça c’est un travail psy qui a déjà donné pas mal de bons résultats.
et du coup ça me pose la question : quel est le vrai niveau de job qui est à ma hauteur? Ce que je suis capable de faire et tenir quand je suis en forme ou quelque chose que je pourrais tenir et faire quel que soit mon état nerveux? (forcément, on parle là de deux jobs qui sont le jour et la nuit )
@Fanny : je me reconnais tout à fait dans votre témoignage limpide, je pense que de nombreux HP se reconnaîtrons aussi. C’est inattendu et très agréable, confortable, de voir d’autres mettre en mot son vécu. Il y a effectivement deux aspects « capable de tout » et à la fois « bon à rien » qui s’entremêlent et qui sont une source de déstabilisation permanente et d’incompréhension, à la fois chez nous et chez les autres… Il faut effectivement apprendre à reconnaître cet aspect neuro-psy (et arriver à dépasser le stade de la stupéfaction est parfois déjà une grosse affaire, et le plus important) et ensuite apprendre à le gérer (et là aussi l’apprentissage est long)…
@Ivan : oui, les livres sur le sujet disent vrai, c’est comme si le reflet que les gens nous renvoient de nous étaient tordu, déformant, depuis l’enfance. Comment se bâtir une image de soi cohérente et une vision stable, réaliste de nos capacités quand on nous dit un jour qu’on est capables des plus grandes choses et le lendemain qu’on est les pires crétins? J’envie ceux qui ont grandi dans une famille qui avait compris qui ils sont et les a valorisés. C’est le job que moi je dois faire seule, à 30 ans… C’est pas facile. Je ne sais plus si je dois prendre un job d’exécutante merdique, ou bien un job ambitieux mais où jusqu’ici je suis allée au bureau tous les matins avec l’angoisse au ventre « aujourd’hui est-ce que je vais y arriver? ». Parce que le moindre coup de fatigue, baisse de moral, petit rhume, ou attitude humaine stressante de la part de mes boss, vannage de la part des collègues bousille totalement mes capacités, au moins pour la journée. Et parce que je ne peux quand même pas bosser correctement un jour sur deux et l’autre jour me cacher dans les toilettes pour stopper des crises d’angoisse! c’est pas gérable une carrière comme ça!
@ Ivan encore : et pour ce qui est d’apprendre à le gérer… Je suis en train. Si tu as des « trucs » à partager je suis preneuse! 🙂
à Fanny 3 sept. 2013 10 h 15
« Mais c’est dû à des traumatismes et/ou du surmenage, ça non? »
Je me pose beaucoup de questions sur ce point : je suis aussi affectée par une traumatisation chronique de longue date (au moins depuis mes 19 mois mais peut-être même depuis ma naissance) et beaucoup de symptômes décrits dans « Le soi hanté » (qui traite de la traumatisation chronique) correspondent à ceux de la dyspraxie. Deux causes et mêmes conséquences ? Pourquoi pas ? Sachant que le haut potentiel et la dyspraxie sont sources de stress et de traumatisation chronique…
« Quand mon patron ou mon équipe est hostile (agresse ma sensibilité) ou me met trop la pression ou alors quand j’ai bossé comme une dingue pendant des semaines et je suis épuisée… C’est là que je le vis. Toi aussi? »
Au point où j’en suis, je suis épuisée sans avoir besoin de rien faire, c’est devenu chronique depuis pas mal d’années (une dizaine environ, comme le temps passe quand on ne fait rien que (tenter de) prendre soin de soi !) Il est sûr que le stress me coupe tout accès à mon cerveau, mais pas seulement le stress, ou alors un niveau de stress lamentablement bas… Stressée ou pas, il y a des choses que je ne peux pas faire. Il y a des choses que je ne peux faire qu’en conditions de zéro stress càd seule chez moi. Et celles auxquelles je ne pense que quand je ne peux pas les mener à bien (à 3 h du matin, en voiture, aux chiottes, sous la douche…) et dont j’oublie que j’ai à les faire dès que je quitte ces zones de non-stress… Plein de choses compliquées, j’en parle dans mon blog.
« Moi, effectivement, y’a les jours où je carbure (mieux qu’eux) et les jours où mon QI est en panne, beaucoup moins bien qu’eux du coup. »
À l’époque lointaine où j’avais un emploi, je pouvais bosser onze heures un jour sans me forcer, et rien ou seulement une ou deux heures certains autres jours. J’ai eu la chance d’avoir alors des employeurs qui s’intéressaient à mes résultats et pas à mes horaires (surtout que ça les arrangeait, en fait, que j’accepte des réunions tard le soir ou de bosser en w-e ou des déplacements m’obligeant à des journées longues) Ma collègue de l’époque m’a dit un jour qu’elle n’avait jamais compris quand et comment je travaillais… et j’avoue que moi non plus, je n’aurais su dire quand et comment je travaillais ! Mais les résultats étaient là.
« et du coup ça me pose la question : quel est le vrai niveau de job qui est à ma hauteur? Ce que je suis capable de faire et tenir quand je suis en forme ou quelque chose que je pourrais tenir et faire quel que soit mon état nerveux? (forcément, on parle là de deux jobs qui sont le jour et la nuit ) »
Ben je crois que la seule solution est d’être à son compte, en fait, même si c’est galère. Je ne m’imagine plus du tout être salariée maintenant, et ça tombe bien, personne ne veut de moi (ils ne savent pas ce qu’ils ratent, tant pis pour eux !)
@ lechalote : moi non plus je n’aime pas les détails… C’est plus quand je dois expliquer, quen je dois convaincre, quand quelque chose dans le discours de mon interlocuteur ne « colle pas », alors je « coupe les cheveux en 4 » pour faire un truc qui colle. En général ça m’épuise, je déteste ça, devoir expliquer, argumenter et entrer dans le détail. Mais c’est le besoin que ça soit parfait qui fait que des fois je ne peux plus m’arrêter de vérifier et revérifier parce que j’ai super peur de faire imparfait. Mais au fond je déteste être comme ça. Je préfère largement quand je fonctionne en mode intuitif/global, sans entrer dans le détail et sans devoir démontrer quoi que ce soit à personne! Les rares fois où j’ai eu l’occasion de bosser dans cette « insouciance », j’ai appelé ça travailler en « touriste » tellement j’ai du mal à croire que ça peut être « sérieux » et acceptable de bosser comme cela. Mais la vérité c’est que c’est là que j’ai vraiment cartoné… pas quand je coupe les cheveux en 4 mais quand je suis mon instinct, ma curiosité, ma motivation. Là tout glisse, et ça avance super bien, mais sans effort coûteux, dans l’enthousiasme.
@tournevis : aïe, désolée pour toi, ça n’a pas l’air drôle. Moi, « essayer de prendre soin de moi » (et ne faire que ça) c’est ce que j’ai fait depuis mon burnout (il y a un an et 1/2). Je te souhaite bonne route là dessus, on dirait que ton niveau d’énergie est retenu bas par quelque chose, peut-être que quelque chose te plombe de manière chronique? Je dis ça parce que c’est le genre de choses dont je prends conscience dans ma vie en ce moment, que je creuse. On peut dire « le tyran intérieur », le mental bavard et hyper dévalorisant… Il est épuisant en fait et je me rends compte que c’est une réelle plaie, aux résultats bien tangibles…
@Fanny : j’apprends moi aussi petit à petit. La reconnaissance de sa différence, son diagnostic, est d’ailleurs essentielle pour cette démarche puisqu’elle permet de reconnaitre qu’on est effectivement différent, qu’il ne s’agit ni de folie ni de vue de l’esprit.
Donc une fois ce diagnostic posé, il est je pense plus facile de se mettre en conformité avec soi même, je pense d’abord à des choses simples comme éviter les situations de stress. Pour ma part j’ai fait le choix assez tôt de la documentation dans la fonction publique, qui me permet d’avoir une routine sécurisante et qui m’évite la pression de la hiérarchie, hiérarchie que j’ai beaucoup de mal à supporter. Mon travail me laisse également assez de temps libre pour assouvir ma curiosité intellectuelle, ce qui est vital (sentiment d’accomplissement personnel).
J’apprends petit à petit à gérer le grand huit émotionnel par quelques principes simples : ne jamais agir sous le coup de l’émotion, essayer de relativiser, de se distancier de son ressentit, avant toute réaction (souvent disproportionnée), en cas de conflit, ne pas réagir tout de suite, essayer de communiquer avec d’autres, d’avoir un point de vue extérieur.
La mise à distance émotionnelle est essentielle, d’après mon expérience (la nuit porte conseil quoi…) pour éviter de surréagir et de faire des conneries (je m’en suis assez mordu les doigts par le passé). Il est important aussi d’éviter d’en faire une affaire personnelle (c’est en fait rarement le cas) et d’essayer de relativiser les conflits de personnes. Pour ma part je progresse lentement, je me dis aujourd’hui « c’est juste un con, essaie d’en tenir compte » !
Courage !
Bonsoir Fanny13 (des Bouches-du-Rhône?),
Vous, comme un certain nombre de HP, et comme moi, avons la manie de couper les cheveux en quatre, de chercher toujours la petite bête, d’avoir le contre-exemple pour casser une affirmation (là je suis championne…), etc.
Vous êtes soucieuse du détail, des détails, vous aimez, plus, vous avez besoin d’être précise et nuancée jusqu’à l’extrême ? Vous ne savez pas résumer une histoire, un fait divers?
Bienvenue au club !
Et peu de gens savent faire cela, et comprendre nos nuances, et pour nous la nécessité de nos détails.
Je suis dans mon travail une vraie plaie avec mon souci de la précision et de l’exactitude, je prends parfois du temps à aller tout au fond des choses, il n’empêche que ça a servi bien des fois, j’ai vu ce que les autres n’avaient pas vu.
On pourrait me caractériser comme suit : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué…
« pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué » oui, voilà 🙂
et oui, originaire des Bouches du Rhône 🙂
@ Fanny13, moi aussi, Marseille, et si vous cherchez une équipe confirmée pour détecter votre surdon, je pense avoir ça…j’ai été détectée en décembre 2013 (j’ai 50 ans), ma fille en novembre 2013, elle a 23 ans, et mon fils qui va sur 29 ans à la même époque également.
A voir si Cécile pense aux mêmes personnes que moi (équipe très très compétente), je pourrai me renseigner pour vous si vous le désirez.
Échangeons nos adresses par l’intermédiaire de Cecile, si ça vous dit !
@Bagheera : c’est super gentil, mais je n’habite plus à Marseille en fait. Je suis partie vers la capitale depuis quelques années. (la centralisation à la française!)
J’ai lu souvent ce souci du détail concernant le HP, et je ne m’y retrouve pas vraiment. Encore un doute donc. En fait je déteste les détails. Je vois les vois certes parfois,mais je vois surtout le GROS MUR qui se pointe en face alors qu’ils débattent sans fin du petit bout la lorgnette sans intérêt. Il faudrait les écouter sans les interrompre, et leur répondre très précisément à des questions qu’ils posent et qui sont absolument inutiles. Non, je n’ai pas le sens du détail et expliquer m’épuise.
Merci pour ta réponse d’hier soir, tout fait en phase Fanny. Je ne comprends pas non plus comment je fonctionne et tout comme toi, ça marche beaucoup mieux en mode « touriste », qui n’en est pas un du tout en réalité! C’est juste que j’ai un mal fou à voir tout ce que je fais et à communiquer dessus quand ça me semble normal. On me l’a dit souvent : mais t ne dis pas tout ce que tu fais! Bin non, je suis payée pour ça. Grosse erreur en entreprise, il faut cultiver le faire savoir, mais franchement, ça m’emmxxrde au plus haut point, ça me fait perdre du du temps. Deux exemple récents : j’ai remis mon chef à sa place qui me parlait d’imprécision : je lui ai dit que j’avais une pensée globale qui fait que je suis une des seules à pouvoir lui sortir de grosses affaires que personne d’autre ne voit (j’ai déjà raconté ça)et que je sais très précisément où aller, comment et avec qui. Il n’a pu qu’acquiescer puisque c’est vrai. Avant, j’en aurais perdu tous mes moyens, et pour de bon, j’aurais eu peur. Dans la foulée, je lui ai envoyé un mail comme il aime : plan d’action grand A petit a petit 1, il a répondu : bravo Mon gentil séquentiel était content. Seulement ça me gonfle, grave, vu que les gens ne lisent pas leurs mails de faire ça, je perds mon temps. Plus récemment, un mec est venu me piquer le fruit de mon boulot, en essayant de me renvoyer à une position d’assistante, classique. Comme j’ai acquis de haute lutte une vraie confiance dans mes capacités (mon job se mesure aux résultats, et j’ai fini par accepter de voir ce que je fais de bien, et pas uniquement ce que j’aurais pu faire mieux) j’ai écrit en demandant d’être déchargée de l’affaire à son profit, inutile d’être eux à faire la même chose. Et dans la foulée j’ai pointé deux énormités qui auraient pu nous coûter fort cher, il est entendu que je ne veux pas être prise pour responsable de ses erreurs en plus de subir son égo (ça m’est arrivé bien trop souvent ça aussi). Bizarrement, on m’a demandé de rester dessus. Je venais de terminer l’excellent « travailler avec des cons », ça m’a peut-être aidée! Quant au stress, comme vous, il est toujours aussi difficile à gérer. L’impression de ne pas être partie en vacances, 3 semaines de reprise, j’ai le teint lavabo et des cernes sous le menton. Pire, ça n’est pas MON stress, mais le leur, je prends tout cash, les colères, les peurs, je les ressens, je les assimile. Ils ont peur, ne savent plus quoi faire quand les résultats sont mauvais, et ça, ça n’est pas mon cas. Je sais où aller, ce qu’il faut faire, comment et avec qui. Reprise du yoga la semaine prochaine, et chaque fois que je peux, je m’éloigne de ces toxiques. Mais je dois reconnaître que côté gestion des émotions, j’a encore beaucoup de travail….
coucou Lechalote, merci à toi aussi car tu me rassures sur le mode « touriste ». Non, effectivement, on ne fait pas « rien », c’est juste qu’on se laisse fonctionner de notre façon la plus spontanée, et oui, elle est ludique, et non, elle n’est pas « organisée » d’une façon séquentielle. C’est de ça je pense que découle le mal-être au travail : quand je me force à fonctionner autrement que de cette façon « touriste ». Quand je me force à être cerveau gauche, j’avance péniblement et je coupe les cheveux en 4. Probablement parce que mon intuition ne me guide plus… En revanche, quand je fonctionne « en touriste », je me sens bien, mais on est d’accord qu’il faut réussir à communiquer avec les cerveaux gauches, pour les rassurer sur le fait justement qu’on bosse réellement et que ça avance! Le livre « petit manuel à l’usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués » (titre de mémoire) m’a beaucoup éclairée sur ma façon de fonctionner et sur la façon de travailler avec des cerveaux gauches. Il conseille – comme tu le fais si je comprends bien – de faire son job en mode « normal » pour nous cad cerveau droit. Puis à prendre un peu de temps pour en faire une communication mode séquentiel (A1 comme tu dis) pour rassurer le boss sur le fait que c’est carré, que ça avance, etc. ça, si on bosse avec des cerveaux gauches ça semble difficile d’y couper… dire ce qu’on fait en fait, comme tu dis… enfin, traduit dans leur monde à eux! Si tu es jugée uniquement sur tes résultats tu as peut-être moyen d’y couper un peu, c’est une chance!
Y’a pas que des désavantages non plus à bosser avec des cerveaux gauches. Moi j’aime beaucoup passer sur une mission après un cerveau gauche qui aura crée une méthode, des procédures, dégrossi le terrain. Moi j’ai beaucoup de mal à créer de zéro, ça me stresse, je ne sais jamais si je pars dans la bonne direction. Mais avec ce support-là, je l’intègre et très vite je peux le réformer, aller plus loin et là ça cartonne! Mais j’ai encore du mal à me créer cet environnement quand le hasard ne me le donne pas tout cuit. Quand je demande des méthodes à mes boss, ils semblent me prendre pour une personne pas douée. pas autonome. Et quand je dis que j’ai besoin de ça mais que par ailleurs j’ai une grande capacité à réformer ensuite les procédures, j’ai l’impression de me vanter et de prendre le boulot des autres juste pour leur dire « ah mais c’est nul, en fait on va tout changer! » Du mal encore à m’assumer au boulot! Peut-être que j’ai besoin de ces rails de méthode et template bien carrés juste pour créer quelque chose qui partira dans une direction acceptable pour des cerveaux gauches aussi!
J’aime beaucoup la façon dont tu as géré le collègue qui prenait tes résultats à son crédit : avec candeur, tu l’as battu à son propre jeu, très malin!
Réponse pour Fanny! En fait, je ne suis évidemment pas jugée que sur mes résultats (j’ai été virée avec d’excellents résultats, e j’en ai été ravie), mais mes résultats m’aident à faire des bilans objectifs. Si tu regardes bien, la plupart des gens ont la peur comme moteur pour eux même et pour les autres. Si tu joues leur jeu, forcément, ça part en cagasse. Si tu ne le joue pas, ils sont stupéfaits et commencent à te témoigner un peu de respect. D’ailleurs la peur n’est pas le moteur des HP, on aime trop construire et avancer en harmonie pour ça. Mais parfois, pour sauver sa peau, il faut accepter que l’harmonie ne peut pas être sauvée et que l’un des deux sera gagnant ou perdant, et parfois, on doit monter au créneau pour ne pes être bouffé, pour se respecter soi. J’en rencontre des gens visiblement HP qui se font laminer, littéralement, et ça me rend dingue qu’ils se laissent marcher dessus comme ça avec des qualités indéniables. Je l’ai laissé faire si souvent. Parfois on a pas le choix, environnement trop toxique, il faut se barrer vite fait. Mais d’autre fois, il faut savoir s’affirmer, SE respecter au moins autant qu’on respecte les autres. Savoir que notre avis, notre place a autant de valeur que la leur, et la défendre, bref, s’aimer un peu. Pas d’agression : remettre calmement les choses à leur place. Ca demande de se connaître pour ne plus douter de soi en permanence. De savoir reconnaître ce qu’on a fait de bien, voire de bien mieux que les autres, et de s’en servir! J’ai mis du temps, mais j’ai failli ne pas m’en remettre face aux égos des autres, j’ai du relever mon niveau de « self esteem » pour ne pas m’écrouler pour de bon. Pas question que ça recommence. J’ai une famille que j’aime, et qui a besoin de moi, qui m’a vue prostrée pendant des mois, je ne me laisserai plus jamais piétiner, même si, par manque d’habitude, ça sort parfois un peu en vrac et en colère, tant pis! Qu’ils me virent, je ferai autre chose, on a tellement de cordes à nos arcs, et puis, je ne sais pas, une sorte de foi, que tout ira bien, j’ai cette chance, l’idée aussi que ça ne tourne mal que quand je ne suis pas moi-même, par envie de plaire….
Je déteste les réunions d’équipe, toujours trop longues, trop molles, où chacun ne fait que défendre son territoire et sa place dans la hiérarchie, justifier son nombre d’heures et sa paie. L’art de présenter un tableau Excel et trois camemberts comme le gage d’un travail acharné (ça prend 15 minutes max en buvant un café), ou un travail pompé sur internet ou chez un collègue, mais avec une jolie mise en page… Comme j’aimerais savoir faire ça…
Je déteste prendre la parole à cette occasion, devoir expliquer me fatigue d’avance, surtout face à des gens qui n’écoutent pas ou ne me comprennent pas… Parfois, je panique, je deviens écarlate, parle tout bas, et n’ai plus rien à dire. Et me sens très nulle. Et semble très nulle.
Ce genre de réunion m’empêche de travailler… Il m’est arrivé d’y venir avec mon ordi portable. Sceptique, le boss est venu s’asseoir à coté de moi: il a vu que je tapais le compte-rendu de la réunion, commandais les livres dont il était question, répondais au mail que l’on venait d’évoquer, gardait un œil sur le planning, faisais des recherches sur un artiste dont il était question et que je ne connaissais pas, regardais les annonces sur Profil Culture (oups), Relisais mes textes pour l’atelier d’écriture…
J’aurais aimé, quand je travaillais à l’hôpital, pouvoir préparer mes traitements et injections au cours de ces bavardages, qui avaient tout de la querelle d’ego. Imaginez le temps gagné pour être auprès des patients…
Je ne comprends pas, comment des gens qui cherchent constamment le profit sont si aveugles face à de telles pertes de temps… Le summum: deux journées nationales de formation par un organisme d’Etat sur la question de la culture et de la citoyenneté. J’arrivais avec mon ordi, prête à prendre des notes, à travailler, « au taquet ». Et là… Déjà, j’aurais pu être la fille de la plupart des présents. Des gens en short, en tongs, qui n’étaient pas venus à la conférence du matin, parce qu’ils voulaient « profiter du soleil », qui répondaient au téléphone et envoyaient des sms pendant les conférences, gloussaient sans aucune discrétion, se réjouissaient du succulent buffet à venir. 11h30: la situation des Roms. 12h: raz-de-marée sur le buffet, ça se pousse, ça se goinfre… alors qu’on venait d’évoquer des sans-abris…
Longtemps, je me suis couchée de bonne heure… Non, c’est pas ça… Longtemps, je me suis trouvée plus nulle que les autres, et je m’aperçois en fait que je suis surtout beaucoup plus exigeante (la seule étudiante à harceler des profs de fac pour avoir des retour sur ses copies, bonne note ou pas. Réponse rarissime d’ailleurs). J’ai l’impression d’être entourée de gens qui ne veulent pas se surpasser, mais plutôt avoir la paix, et surtout, que je leur fiche la paix. C’est insupportable d’être bloquée dans mon travail par des gens qui mettent trois plombes à répondre à un mail, de devoir attendre l’aval d’un supérieur pour envoyer un courrier ou prendre contact avec quelqu’un. De même, comment peut-on prétendre vouloir travailler avec un artiste en ne connaissant pas son oeuvre, en n’ayant pas lu ses livres, pas vu ses films, en n’allant pas à ses performances? C’est sur, ce n’est pas du temps compris entre 9h et 17h…
Je suis toute perdue… Comment faire? Faire le minimum syndical et m’ennuyer à crever? Continuer à pousser des murs? Suis-je capable de m’imposer, de prendre de vraies responsabilités, comment faire?
Fanny13, comme je vous comprends…
Pour les mêmes raisons, je pouvais passer – à mon grand bonheur – des heures à faire une version anglaise ou allemande, pour le plaisir d’ordonner différemment les mots, de chercher le synonyme qui collait le plus exactement au texte original, pour essayer de reconstruire le rythme de la phrase… ou alors des études de textes au moyen de papier calque et de feutres de couleurs, pour pouvoir les superposer, trouver d’autres grilles de lecture… Du temps perdu, pour n’importe quel autre étudiant qui voyait où le sujet voulait en venir, et y fonçait tête baissée… Je me souviens un prof de philo, qui rendant les copies, disait sur le ton de la plaisanterie: »de toutes façons, si il y avait un surdoué dans l’assistance, je ne comprendrais rien à sa copie, et il aurait 3… », et du fou-rire de mes voisins de table -fiers de leur 14 et 12 – devant mon… 3… Grand, grand moment de honte… Je me souviens d’un prof de lettres, qui notait sur ma copie: « saurez-vous un jour faire une dissertation? » (c’est-à-dire « suivre les règles du jeu »).
Je me souviens la torture des remplacement d’été en maison de retraite, où il fallait laver/habiller 12 personnes agées, toute seule, entre 6h30 et 11h, en se faisant houspiller parce que je n’allais pas assez vite, pas assez vite! Plus vite! Plus vite! Trop lente! Et le seul endroit où je pouvais économiser du temps, c’était sur la relation humaine. Alors, il ne fallait plus parler, être seulement une machine…
L’accusation de lenteur n’était pas nouvelle, aussi loin que je me souvienne, ma mère m’a toujours traitée de « plat de nouilles », « mollusque lamellibranche », « molasse », « petite vitesse, grande lenteur ». D’ailleurs, je ne sais toujours pas avec certitude ce qui déclanchait ces réactions: je n’étais jamais… en retard…
Dans tous les contextes – ou presque – on m’a toujours fait sentir que j’étais une bonne à rien. Quelques personnes pourtant, se sont montrées bienveillantes, et m’ont dit qu’il ne fallait pas avoir peur de réussir, qu’il fallait trouver comment la poule noire pouvait faire de sa particularité un atout et non pas un aimant à coups de becs. (Je cherche encore)
Je cherche actuellement un nouveau poste, la recherche traine, et je me mets à douter de mes capacités, j’ai tendance à me terrer chez moi. Ma grande consolation est de savoir que « T’es pas tout seul, Jeff ». Ce forum et le livre de Cécile Bost sont un peu mes nin-nins en ce moment…
Lenteur ? y’a gros à parier qu’il y a de la dysparaxie !
@ Tournevis: merci pour votre comment, cela m’a permis d’apprendre des choses sur la dyspraxie! « Malheureusement » (si on peut dire) ce n’est peut-être pas l’explication. En effet, j’étais affreusement nulle en sport à l’école, et personne ne me voulait dans son équipe, mais j’ai aussi fait longtemps de la danse hors temps scolaire. Cette « lenteur » ne m’a d’ailleurs jamais mise en difficulté au niveau scolaire, plutôt dans le contexte familial, ou alors face à des gens qui veulent une réponse simple (oui ou non, tout de suite, maintenant) ou qui me demandent d’agir vite et sans réfléchir. Peut-être que cette lenteur d’action a longtemps été due à une humeur dépressive, voire à une dépression grave, qui sont de terribles paralysants. J’ai commencé la tristesse de bonne heure, existe-t-il une lenteur séquellaire?
Bonjour à tous,
Je viens de lire ce témoignage très interressant et j’aimerais pouvoir apporter une petite pierre. Ce témoignage est le reflet quasi exacte de ma vie et de ma confrontation au monde. Grace à la thérapie que je suis actuellement, j’ai appris à voir les choses sous un angle différent et de fait j’ai pu me libérer de ces questionnements. Pour schématiser, il est inutile que de vouloir être apprécier des gens dit normaux ou cervaux gauches comme je les appelle. C’est peine perdue de toute façon. C’est un état de fait, il faut juste l’accepter.
L’important est cet univers intérieur qui est le notre et de pouvoir parvenir à faire un « lacher prise » comme le dit ma thérapeuthe. Passer les tests, c’est bien pour soi mais cela ne doit pas devenir un argument pour justifier ce que l’on est ou pas. L’important est de pouvoir vivre avec soi même. Depuis que j’ai compris cela, je ne m’insurge plus envers la vie et les autres. J’ai simplement renforcé mon univers intérieur et je cherche à le développer. Maintenant, il faut savoir ce que nous pouvons apporter aux autres, partant du principe que nous vivons en société et que tous les talents sont dans la nature. C’est un jeu subtil et passionnant en soi.
Il y a en outre un travail fondamental à faire, c’est de combattre nos faiblesses psychologiques. Je m’explique. Etant enfant, mon père me manifestait beaucoup de hargne et de colère. Mon père me terrorisait et me frappait souvent pour des bêtises d’enfant. Je ne comprenais pas son attitude envers moi. Depuis, je sais pourquoi il se comportait comme cela, et comme d’habitude, il ne faisait qu’effectuer un transfert de souffrance. Je lui ai pardonné depuis et c’est aujourd’hui la personne que j’aime le plus au monde parceque j’ai saisi sa profonde souffrance. C’est aujourd’hui un vieil homme et sa faiblesse me touche profondément. Lui aussi a changé et nos relations sont celles d’un père et d’un fils. La souffrance peut amener l’amour. Cependant, devenu adulte et dès lors que je me trouve confronté à une personne qui aborde une forme d’autorité me rappelant celle de mon père, je perd alors tous mes moyens, mes émotions explosent littéralement provoquant blocage intellectuel et peur au ventre. Cela est le résultat même de notre hypersensibilité. J’ai échoué professionnelement à cause de cela, car je n’ai pas pu surmonter ces états psychologiques dans les moments où des pressions très dures se sont produites. j’ai préféré lacher mon office, plutôt que de combattre. J’ai été lache et je le regrette aujourd’hui car je suis professionnellement mort. Je végête pour tout dire dans un boulot minable.
Je travaille sur ce point mais la chose est beaucoup plus complexe. J’aurai gagner mon combat, le jour où je saurais dominer cet état de fait psychologique. C’est cela le plus important. La vie est un combât permanent contre soi même. Les autres ne sont que des contingences extérieures.
Bonjour Ptiloup,
Pourquoi combattre sans cesse vos émotions ? C’est une dépense d’énergie considérable, vous risquez beaucoup. Plus vous les combattez, plus elles reviennent. Les regarder en face, les accepter comme partie intégrante de vous meme, c’est mieux. Cela ne veut pas dire qu’il faut se laisser submerger par elles. Mais les reconnaitre, les décrypter au calme, et si vous etes trop envahi à chaud, donnez vous du temps, donnez du temps à votre cerveau pour se remettre en ordre, ne soyez pas sévère avec votre intelligence, elle est si précieuse.
Autre point, qui est lié d’ailleurs, vous avez la chance de pouvoir vous entendre avec votre père aujourd’hui. Moi je n’ai pas eu cette chance, Meme parcours pour moi : violence physique de sa part assez régulièrement, mais surtout pression psychologique constante. Il a reproduit l’éducation qu’on lui avait donné, et avait dressé un mur entre lui et moi. Je n’ai jamais réussi à percer sur mur, et j’ai laissé tomber. Aujourd’hui, il est décédé, mais j’y pense souvent. C’est un sentiment terrible de se dire qu’on aurait pu faire mieux, tout en sachant que la personne en face s’était murée tout autour, sans espoir de retour. C’est la vie, c’est comme ca (comme dit la chanson). C’est le genre de sentiment qu’il me faut accepter, nous ne sommes pas parfait, vous non plus ptilou : faites pour le mieux avec votre père.
Quand à votre travail, si vous luttez moins, vous trouverez des pistes pour changer les choses : moi c’est ce qui m’est arrivé, c’est long mais l’amélioration est constante, de plus on ne revient pas en arrière ensuite, on ne rechute pas , car on a compris comment on fonctionne : du coup soit on gère le négatif qui ne nous « descend » plus comme avant, soit on gère le positif, on l’accepte (sans imposture) et on le magnifie, on le fait progresser.
A bientôt Ptiloup
oui, Cybercricri, comme toi je pense que ça n’est pas une fatalité. oui, on peut trouver notre place dans le monde du travail, je pense. et oui, des gens « normaux » peuvent nous apprécier, je pense aussi. J’ai quand même des amis! (lol) et pas tous surdoués. Souvent hypersensibles en revanche, ça ça semble le point commun utile en amitié.
Mais j’ai aussi été appréciée je pense, au moins la qualité de mon travail, et mon sens de l’écoute, par pas mal de collègues, de managers et de clients!
Moi je me suis beaucoup tordue pour me suradapter à leur fonctionnement à eux, c’est là dessus qu’il faut que j’aie plus de courage, un mélange de réalisme et de courage. Mais le courage vient du réalisme aussi : je ne peux plus fonctionner autrement, après un burnout, l’énergie disponible pour des choses accessoires n’est plus là de toutes façons, j’ai touché du doigt la limite de la suradaptation. Ne reste plus que le courage d’assumer qui je suis. Et de le faire comprendre aux autres quand c’est nécessaire.
Appartenant à une minorité -une minorité méconnue de beaucoup, qui plus est! – c’est à nous qu’incombe l’effort de la pédagogie. J’avais lu ça dans un bouquin et je pense que c’est vrai. C’est injuste d’une certaine façon, on aimerait être juste comme on est et compris, acceptés. Mais la réalité c’est que nos particularités, dans leur mode de fonctionnement, ça n’est qu’une suite de malentendus (nous croient dérangés, pour le dire vite…). C’est donc à nous d’assumer qui on est avec tranquillité (oui, je sais, le graal du surdoué) et de le faire accepter en douceur.
La thérapie et la méditation ont changé assez radicalement ma vision de ce qui est possible ou pas pour nous. On peut s’apaiser énormément, on peut réellement adoucir sa vie et apprendre à communiquer avec les « zotres » aussi (ma psy n’est pas surdouée, me faire comprendre d’elle a été un bon exercice de « traduction » et ça fonctionne!)
Juste un point, vite fait, entre midi et deux !
Je suis totalement d’accord, il ne faut pas combattre ses émotions, mais apprendre à les dompter quand elles sont invalidantes, paralysantes.
Je suis fière de mes émotions, et de ma sensibilité, que j’ai à l’excès pour toutes les deux…
Et je vais apprendre à dompter mes émotions dans les cas invalidants, paralysants pour moi.
J’ai voulu essayé la kinésithérapie pour reposer mon cerveau… Le kinésithérapeute a passé… deux heures pour obtenir un résultat satisfaisant… Il s’est dit étonné et ravi. J’étais affreusement gênée, je n’y suis jamais retourné…
Si cette séance vous a fait du bien et que le kiné ne semblait pas ennuyé, peut-être pouvez vous lui redemander une séance… si il faut encore autant de temps, peut-être saura-t-il vous donner des indications utiles pour que vous arriviez par vous même à décrocher un peu ?
Aussi difficile que ce soit, je crois que c’est important d’accepter que d’autres soient gratuitement bienveillants.
200% d’accord avec Cecile, parce que je vis ça !
Depuis mars, je me fais masser une fois par mois par un ami motard qui a un véritable don, et un ressenti de ce que je ressens (répétition je sais mais là…)
Les séances de massage durent…2h30 minimum, le but étant que je décroche de la réalité et du monde qui m’entourent.
Pari auquel je ne croyais pas, celui de me détendre au point d’oublier de….penser.
Pari gagné, et je vous certifie que à peine sortie de la séance, je compte les jours jusqu’à la prochaine !
« nous vivons en société et que tous les talents sont dans la nature »
oui, je me dis ça en espérant jouer la complémentarité plutôt que la comparaison dans ma future équipe. Après tout, dans l’équipe, des gens comme moi il y a peu de chances qu’il y en ait, alors autant me dire que je suis sur un « créneau » différent du leur 🙂 Je croise quand même les doigts pour trouver la façon de le présenter qui convaincra et l’équipe qui saura apprécier!
Au sujet des états d’âme, après des années de thérapie, je me dis que ce sont encore des résidus de traumatismes qui provoquent ces angoisses face au calcul, et ces résidus là je suis convaincue qu’on peut s’en guérir. Je vais voir comment les libérer ces traumas, c’est ma réflexion, du jour. Peut-être la méditation, je la pratique pas mal, faut que je voie ça. ou peut-être l’EMDR, jamais testé, mais je crois que c’est son créneau, ça, la libération d’un traumatisme précis.
Avez-vous vu que Jeanne Siaud-Facchin a écrit sur la méditation? C’est plus qu’un témoignage, elle explique que c’est devenu aujourd’hui son outil thérapeuthique le plus puissant pour aider ses patients surdoués à dompter leur mental. Pratiquant la méditation, j’étais depuis longtemps convaincue de son utilité pour moi (oui, on peut exercer un certain contrôle sur le mental en surchauffe, bonne nouvelle non?). Elle le dit dans son bouquin, je viens juste de le commencer.
Un grand merci à vous tous, vos réponses m’aident à remettre les choses en perspective, et à comprendre que j’ai pas mal de ressources déjà pour faire face à ce nouveau défi (trouver ma place dans le monde du travail, mais sans me nier ni m’épuiser). Après, son test de logique, finalement c’est ancdotique, comme tu dis dans ton livre Cécile « ce jour-là j’avais du mal » sur ces exos de logique chronométrés, dans un contexte stressant, etc. Bref, rien de définitif sur mon essence!
Bonsoir,
Faire de la programmation en autodidacte, voilà bien quelque chose de bien ardu, qui vous emmene à vos limites.
J’en fais un peu, et là on est bien obligé de réfléchir : rien n’est construit, tout est à faire partir de codes : c’est de la créativité. On s’y casse parfois un peu le nez, il y a des erreurs, on recommence, jusqu’au jour ou….. le programme marche du tonnerre. Et là quelle satisfaction (de se dire : on n’a pas laché, on est allé jusqu’au bout)
Et puis la programmation, c’est de l’arborescence, en veux tu en voilà.
Bien taillé pour les surdoués ca….
Cricri
je viens de tomber sur cette personne « surdouée » mais qui ne le sait pas encore.
http://pharmafalsehood.blogspot.fr/2013/07/introduction-generale.html
Des personnes ont même essayé de le contacter.
Mais il ou elle , est tellement méfiante.
J’ai l’impression qu’au delà de la douance, on pourrait parler de degré de douance…
Une sorte de catégorisation, entre les doué qui crevent le plafond, et les doués de première catégorie.
L’observation étant directement dépendante du niveau de peur, d’intensité, d’intelligence, d’indépendance… etc .
Il y a des surdoué, tellement lucides, tellement puissant qui pourrait vous exploser littéralement dans une discussion.
Ces personnalités sont fascinantes.
« au delà de la douance, on pourrait parler de degré de douance »
Merci de cette remarque, essentielle dans la compréhension du surdon : quand on parle de surdon, on laisse à penser que tous les surdoués le sont de la même façon et au même degré, ce qui est faux.
Il y a bien, en effet, des degrés de douance.
Pour ce qui est de l’auteur du blog dont vous parlez…. A votre avis, quel serait pour lui l’intérêt de se savoir surdoué ? (s’il ne le sait pas déjà ?))
Bonsoir,
Oui il y a des degrés de douance, et aussi des secteurs plus ou moins développés chez les surdoués.
J’ai dans mon activité pro une cliente qui est surdouée, haut QI, elle est en dehors de la société, personne ou bien peu la comprend, elle a une culture G immense, mais ce qui fait sa faiblesse, c’est son schéma de pensée et de traduction de pensée qui va dans tous les sens, idées parfois liées, parfois pas, logorrhée verbale, bref il faut la suivre !
Cela demande je pense de la patience, des capacités d’écoute, de traduction de sa parole, bref un effort cérébral non négligeable.
J’ai cette chance/malchance, car je comprends ses demandes, y accède si je peux, mais revers de la médaille, elle a trouvé une personne qui répond à ses attentes, et de fait, je « ramasse » tout…
Je dois me protéger, mais j’y parviens.
Je ne lui en veux évidemment pas, et entre nous, seul le fait d’être de son monde, même à plus « bas » niveau, me permet de résister quand elle part dans ses idées.
Ma collègue, mon boss ne comprennent pas.
Toutefois, elle m’a fait découvrir que des personnes comme elle sont incapables d’entendre un avis différent du leur, incapables d’être calmes et tenir un discours construit, raisonner à la suite d’une conversation, et la soutenir.
Pour le moment, je parviens à garder mon calme quand elle attaque avec véhémence un neuropsychiatre très connu que perso je respecte, parce qu’il a en charge ma fille (qui l’apprécie beaucoup), et la sauve, mais, et c’est curieux, elle sait ce que je pense à ce sujet, mais à chaque fois revient à la charge en le démontant, ou me disant « ton CHER… ».
J’hésite à être beaucoup plus ferme, je sais que je lui ferai de la peine, voire pire car justement les émotions sont multipliées (j’en sais qqchose…), mais d’un autre côté, je dois défendre mon point de vue.
Elle le déteste, ok, c’est bon, je le sais, pas la peine de remettre ça sur le tapis à chaque fois et me chercher surtout (en a-t-elle seulement conscience ?)
Ma foi !
» pas la peine de remettre ça sur le tapis »
… sauf si on regarde ça sous l’éclairage du besoin de justice… (?)
Hum, besoin de « justice » ou plus prosaïquement, besoin « d’avoir raison », quitte à vouloir imposer son point de vue aux autres ? On rencontre chez nombre de surdoués cette tendance à ne pas parvenir à envisager l’altérité, à ne pas parvenir à admettre que l’autre puisse avoir raison ou soit simplement de bonne foi même si l’on est convaincu qu’il se trompe… D’où bien souvent une dégénérescence de la confrontation d’idées en affrontement pur et simple où chacun tente finalement « d’exterminer » l’autre afin d’imposer sa vérité…
Pêché d’orgueil…
Certes Cecile, mais, et nous sommes bien d’accord que je ne lui en veux pas du tout pour ses opinions, et heureusement, je l’écoute, c’est énorme, mais quelque part elle attaque mes opinions, à répétition, sans possiblement se rendre compte qu’elle me blesse, et que je ne changerai pas d’avis.
Impossible d’argumenter avec elle, nous en avons fait ma collègue et moi l’expérience.
Pour autant, c’est une personne que j’estime beaucoup, il faut juste la comprendre pour parvenir à ça.
@ Ivan, cela lui correspond pas mal, car si on va plus loin, quand elle est reconnue dans ses idées, elle existe, mais surtout elle vaut quelque chose aux yeux d’autres.
Elle raconte en effet sans cesse, c’en est effrayant tellement c’est récurrent, la même chose, plusieurs fois en qqs minutes, qu’elle a toujours été prise pour une c**** par sa famille.
Elle a terriblement besoin de reconnaissance, et quand on l’écoute, elle en a, et si en plus on approuve ses dires, alors là !
Quand elle me parle, elle me dit « Je peux te dire à toi, il n’y a que toi ici qui me comprend » (Elle sait que je suis surdouée.)
C’est quelqu’un de malheureux.
J’ai entendu dans un téléfilm diffusé sur Arte (oui, je m’occupe comme je peux en cette période de chômage): « Avoir raison ne suffit pas, il faut avoir l’humilité nécessaire pour reconnaître que les autres peuvent ne pas partager ton avis. » Je trouve cette phrase pas mal. Non?
Certes.. mais pas pour autant partir du principe qu’on a tort.
Cela dit, savoir être flexible (ne pas être tranchant en disant qu’on n’est pas d’accord) passe parfois pour de la faiblesse (hélas)
Bonjour adèle B,
Un contre-point à votre commentaire très intéressant par ailleurs, si vous permettez.
»Il y a des surdoué, tellement lucides, tellement puissant qui pourrait vous exploser littéralement dans une discussion »
Enfant, adolescente et aussi beaucoup plus tard à l’université, je m’amusais à scotcher certains de mes profs, juste pour les em….der un peu, ça marchait à peu près à tous les coups, au point que j’y ai perdu tout intérêt, très vite …
»Ces personnalités sont fascinantes » : aujourd’hui, à plus de 50 ans, être simplement moi-même, essayer d’avoir une conversation intelligente ou simplement exprimer des sentiments, semble réveiller chez l’autre une peur primale et leur fuite est immédiate (LOL). C’est ce que j’appelle »la sélection naturelle ». C’est ainsi que je sais différencier HP\THP des »normo-pensants » (noter que ce dernier qualificatif n’est pas de moi.)… Donc, je ne crois pas que beaucoup me trouve fascinante et pour tout dire je me trouve souvent\parfois fatiguante et bien seule….
Pour les »degrés de douance », oui, la littérature scientifique en fait la distinction: HP, THP, génius …
Cette même littérature ne cesse de répéter, et d’illustrer par maintes recherches, in english of course, qu’il n’y a pas 2 surdouéEs semblables, pas plus qu’il n’y a 2 personnes identiques… A approfondir.
Pour terminer, cette »fascination » dont pour parlez et qui semble … vous fasciner: connaissez-vous le concept de »tâche aveugle » ? Bonne lecture (smile)
Chan
du canard, des cygnes et des oies
oui chacun est différent,unique, qualités et défauts and so what?
ce qui nous réunit ici c’est d’être des cygnes…chacun différent, population hétérogène s’il en est mais des cygnes dans un monde de canards.(pas de faute de frappe ici)
Le souci est de savoir vivre ensemble avec les canards principalement puisqu’ils représentent 96% du monde et qu’ils l’ont fait à leur façon.
Entre cygnes, les différences existent bien sur, mais ce qui nous distingue des canards fait lien commun dans cette assemblée. Hypersensibilité plus cerveau en arborescence égalent surdoué avec un mode de fonctionnement normal chez les cygnes, déroutant chez les canards. C’est ainsi, qu’on le veuille ou non, nous sommes une communauté minoritaire, l’enjeu est de savoir vivre avec les autres sans mépris (mais c’est très rare, c’est plutôt de la colère due à la frustration qui se manifeste) et sans se renier complétement (qui est le noeud du problème du caméléon).
Après avoir vu une vidéo de Brusnel, l’ancien président de mensa qui affirmait, « le cygne doit se mettre le masque du canard et sitôt rentré chez lui l’enlever », je me dis que le camouflage voulu est tout de même une meilleure solution que le caméléon schizophrène.
De mon expérience, 42 ans à ne pas savoir et donc essayer d’être normal:échec
Dépistage, chouette, envie d’aider et…râteau, ils n’en veulent pas, ils ne comprennent pas, mais sans faire de discrimination imbécile, qui peut en vouloir à un type de1,40 de moins bien jouer au basket qu’un type de 2 mètres? c’est pareil, pour parodier, on va à 130 minimum, ils ne vont en majorité qu’à 100, c’est un peu normal d’avoir à les attendre. En plus, on ne prend pas l’autoroute, pas surprenant qu’on les inquiète.
Alors troisième étape, mettre le masque, se courber un peu ( oui, je sais ça fait prétentieux mais ça fait aussi très mal au dos) et s’insérer en conscience, heureux de la différence, de la leur comme de la notre, celle qui peut faire enrichissement mutuel, mais débarrassé de l’envie d’être « normal ». Juste un masque.
En tout cas, je vais essayer comme ça, « A Rome, comporte toi en romain » et rentre vite chez toi pour faire le cygne. Et puis ce sont les Oies qui ont sauvé le capitole…
« Le souci est de savoir vivre ensemble avec les canards principalement puisqu’ils représentent 96% du monde et qu’ils l’ont fait à leur façon. »
euh… il me semble que ce sont des hp qui ont fait tout ce qui nous éloigne du singe, non ? et il me semble que c’est bien ça, le problème : le monde évolue grâce aux hp mais il est quand même composé d’une majorité de non-hp… qui ne pigent pas grand chose à tout ce qu’ils utilisent et au pourquoi ça a été fait comme ça etc.
Pour le reste, plutôt d’accord avec le commentaire de Winston.
Je vous cite :
« ‘Ces personnalités sont fascinantes » : aujourd’hui, à plus de 50 ans, être simplement moi-même, essayer d’avoir une conversation intelligente ou simplement exprimer des sentiments, semble réveiller chez l’autre une peur primale et leur fuite est immédiate (LOL). C’est ce que j’appelle »la sélection naturelle ». C’est ainsi que je sais différencier HP\THP des »normo-pensants » (noter que ce dernier qualificatif n’est pas de moi.)… »
Idem pour moi, je ressens bien souvent la même chose, on dit de moi, quand on le dit, personnalité totalement atypique.
Je ne crois pas avoir été un jour qualifiée de « fascinante », je préférerais… J’ai plutôt eu droit à débile, autiste, schizophrène (par des gens qui d’ailleurs n’en ont jamais approché aucun)
Pour ce qui est d’em… les profs, je n’ai réussi qu’une fois et involontairement, en faisant un éloge du suicide en trois parties et trois sous-parties – hors sujet complet d’ailleurs – en lieu et place d’une dissert de philo. « Il y a des copies très dures à lire », dit le prof, les larmes aux yeux, en posant ma copie sans me regarder. 10/20. Le neutre.
Quant à dire ses émotions et ses perceptions… Je me suis souvent sabrée moi-même… Quelle idée aussi, d’avouer que j’entends la musique avec mes mains, mes pieds? Qu’en me concentrant, je vois une bande bleue et une bande rouge de part et d’autre des surfaces lumineuses, que je sens l’odeur de la pluie qui arrive, l’odeur répugnante des règles, la vanille de synthèse? Que certains bleus m’émeuvent aux larmes, que je me rappelle quasi toutes les chansons apprises depuis la maternelle, les morceaux de flûte du collège? Que je pleure en lisant Michaux, ris aux larmes en lisant Don Quichotte?
« Faire semblant d’être normal » est un conseil très précieux, et d’ailleurs, mon compagnon essaie de son mieux de m’initier à l’art de dire aimablement des riens en soirées. Dur.
« Faire semblant d’être normal »
Excellent !
..Mais quoi, à côté pour vivre et se nourrir (se nourrir au sens, nourrir ses besoins profonds de beau, d’intense, de vaste…)
Bonjour à tous,
En lisant les commentaires laissés par les uns et les autres, je me rends compte que finalement, chacun vis de son côté et essayant de faire avec. Les commentaires et les témoignages sont comme des petits bout de papiers laissés sur un grand mur que chacun peut lire, mais il ne s’y crée pas de lien social réel. Nous savons tous ce que nous sommes et ce que nous endurons. Pourquoi ne pas se rencontrer pour partager ensemble, car enfin chacun pourrait être soi même. Pour ma part, je vivrais cela comme une grande bouffée d’oxygène. Il ne s’agirait pas de se rentrontrer pour faire une thérapie, non, mais de la même façon que les amateurs d’un sport ou d’un art se réunissent, ils partagent ensemble leur passion. Ne pourrions nous pas en faire autant ? Pour ma part je vis à Paris. Rencontre dans un café, à beaubourg ,que sais je…
Bonsoir ptilou
Merci de votre commentaire. je comprends votre attente.
Talentdifferent se veut avant tout centre de ressources, pour mieux (se) découvrir, mieux (se) comprendre.
Le chat peut être un moyen de créer du lien, même virtuel.
Pour ce qui me concerne, il m’a permis de nouer des amitiés très fortes, avec de très belles rencontres.
Je vous suggère également d’aller regarder du Côté de Zebras Crossing dont les rencontres (dénommées aussi « attroupements de zèbres ») devraient répondre à votre attente.
Pour ma part, pas testée précoce (je n’arrive même pas à trouver comment entrer un nouveau commentaire dans cliquer sur « répondre »!!!) mais maman de 2 ados (18 et 20 ans) détectés précoces, je découvre ce blog après de multiples lectures dont « différences et souffrance de l’adulte surdoué ».
Je vais tenter en effet de me connecter au tchat à des heures moins tardives, mais l’idée de rencontrer de nouvelles personnes connaissant cette problématique particulière qui est « se sentir différent » me plait bien. Et comme dit Ptiloup, pas pour une thérapie, mais bien pour du partage (une expo à Beaubourg, quelle bonne idée !)
Oui, l’idée est de pouvoir se parler in vivo en sachant que l’autre perçoit justement ce qui est dit sans avoir à devoir en permanence préciser ou rectifier sa parole parce que l’interlocuteur ne comprend pas le sens réel de ce qui est exprimé. je vous assure cela est extrèmement pénible au quotidien. De plus, je me suis rendu compte que nos interlocuteurs dit « normaux » deviennent vites agressifs et tournent courts aux sujets abordés. Ils ont des certitudes là où nous n’avons que des doutes. Mais ce sont les doutes qui font avancer. Alors à la fin on préfère ne plus rien dire et même éviter d’entamer un sujet de peur d’être à nouveau rejeté comme d’habitude.
Ne me reconnaissant pas totalement dans cette difficulté de communication, mais ayant 15 ans « d’apprentissage » de « discussions avec mes enfants », j’ignore si je serai à la hauteur de la perception attendue, mais je vais pister le tchat pour tenter de rencontrer certains(es) d’entre vous…
Pour l’heure, étant au milieu des champs de tournesols et de blé, seule à me ressourcer au bord d’une piscine, je ne peux organiser une sortie sur Paris… Le temps de me familiariser avec ce blog, je reste attentive ! Il y a tant à lire !
(**est ce que qqu’un(e) pourrait me dire rapidement où cliquer pour poster un commentaire qui ne soit pas « répondre » ? Je n’ai pas mon fils sous la main pour me montrer ! )
Bonjour Alician
Pour laisser un commentaire sans répondre il faut descendre tout en bas de la page qui s’affiche.. c’est vrai que parfois la liste des commentaires est très longue…
Bienvenue sur le blog !
Merci Cécile, vu !
Gérer le surdon dans la vie de tous les jours n’est pas facile, nous en convenons tous…
Pour ma part, il m’a fallu deux ans, après la restitution « positive », si je puis dire, du test, pour commencer lentement à être en accord avec moi-même.
Détectée surdouée à 31 ans, j’ai un parcours similaire à celui de beaucoup de zèbres. Difficultés relationnelles (l’école, mon pire cauchemar… à cause des autres.), gestion difficile des émotions qui m’ont valu des commentaires peu plaisant durant toute ma vie, indécisions permanentes sur tout et rien (professionnel et loisirs surtout), talents divers qui m’ont valu jalousie, envie, raillerie de la part des autres, je n’avais pas l’impression d’être en phase avec le monde qui m’entourait, et je pensais que j’en étais fautive. Il m’a fallu combattre mes états de sauvageonne et de solitaire naturels pour tenter de m’adapter aux autres, et, même si le subterfuge a fonctionné pendant plusieurs années (où, tiens donc, étrangement, je n’étais pas heureuse…), après la « découverte », je l’ai abandonné, ayant compris que j’avais besoin d’être moi-même, donc sauvage et casanière, au calme, dans le silence, pour me reconstruire en totalité.
Deux ans de crises existentielles très difficiles à traverser, la rage, la niaque, la hargne se sont réveillées, et j’ai piqué des crises de colère terribles contre moi-même lorsque je n’arrivais pas à faire quelque chose qui me paraissait pourtant être un jeu d’enfant. Ou lorsque un reportage, une nouvelle, quelque chose déclenchait en moi indignation, stupéfaction, effarement, je pouvais en vouloir à la terre entière. Je ne me connaissais pas si passionnée, si réfractaire à l’injustice, que je ne supporte pas, et même parfois, si endurante…
Il aura fallu un burn out de surmenage pour me faire comprendre que si ma tête voulait bien avancer, mon corps, lui, était logé à la même enseigne que la majorité des êtres humains. J’ai appris l’indulgence ce jour là… bien que je ne me sois que très peu reposée, ayant une montagne de travail à terminer.
Je ne suis véritablement entrée en phase de reconstruction psychologique qu’après ces crises, dont la dernière remonte à un mois à peine, sous forme dépressive. Toutes les choses dont je souhaitais me débarrasser commencent à disparaître lentement, mes échecs commencent à se solder par des réussites, même si je ne comprends toujours pas ce monde qui fonctionne « à l’envers ».
En revanche, même si se confronter à son soi véritable est très difficile (car on ne voit souvent que les défauts… évidemment !), cela fut, pour ma part, réellement nécessaire. Je suis en train d’atténuer certains de mes défauts au pris d’efforts qui me paraissaient insurmontables il y a encore six mois en arrière. J’ai osé prendre des décisions radicales pour arriver à tenir le pari professionnel que je me suis lancé, et qui n’est pas qu’un métier, mais surtout un style de vie bien particulier. Je suis relativement seule face à cette profession difficile d’accès, hormis un intervenant extérieur qui me « coache » littéralement, mais qui est lui-même très pris. Mais pour la toute première fois de mon existence, alors que j’ai toujours fini par tout arrêter, que ce soit le sport, la musique, mon métier premier, je tiens à cette activité professionnelle décalée et donne le meilleur de moi-même. En me retrouvant complètement, j’ai réussi à retrouver une énorme endurance face au stress, à la pression, au travail dans l’urgence qu’implique ce métier. Pour la première fois, je ne baisse pas les bras devant le projet le plus difficile et le plus lourd de mon existence. Pour la première fois, enfin, parce que j’ai conscience que j’ai les capacités de réussir.
Pour la suite, à voir. Mais enfin, je suis heureuse d’avoir réussi à sortir mon « moi » qui, tapit dans l’ombre, sommeillait depuis toujours…
Bonne soirée à tous !
Merci de votre témoignage Layneeh, qui permet de mesurer le chemin parcouru depuis votre première intervention il y a deux ans.
Et je vous souhaite « all the best » pour votre projet 🙂
Bravo à Layneeh pour sa ténacité et sa volonté, nous n’en sommes pas tous là malheureusement mais cela fait très plaisir de voir que certain(e)s voient le bout du tunnel …. encore bravo et bon courage ! 🙂
Bonsoir Hamadache,
Merci pour vos encouragements, même si le chemin qui reste à parcourir est encore long et fastidieux… Bon courage à vous !
Bonsoir, j’ose demander vous avez changé d’activité professionnelle, mais de quel job à quel job, est-ce que se sont des jobs complètement opposés ? Vous parlez d’une activité professionnelle décalée… Merci et bonne soirée
Bonsoir Gaston,
J’ai appris la pâtisserie plus jeune, mais depuis plus de dix ans, je travaille dans le milieu de la sécurité. Et depuis 25 ans, j’écris… Je tente de passer de la sécurité (travail qui paie les factures…) à celui de scénariste de cinéma. L’écriture scénarisée possédant une forme standard mais plusieurs manières de construire l’histoire, les personnages qu’en effet, je trouve que c’est un métier « décalé »… Bonne soirée à vous !
J’ai 46 ans, je suis un homme et très récemment j’ai été diagnostiqué surdoué émotionnel par un médecin qui connaissait ce « phénomène ». Cela a litteralement tout changé dans ma vie et en premier lieu la perception que j’ai de moi même. Je ne suis plus un être « bizarre » mais je réponds aujourd’hui à un phénomène connu et décrit en thérapie. Pour autant, et bien que suivant une thérapie, j’ai davantage pris conscience de mon « exception neuronale ». Bien qu’il ne s’agisse pas d’une « maladie », je sais qu’il n’y a pas de rédomption. Je suis à la fois heureux d’être ce que je suis et pourtant je suis totalement perdu dans le monde des gens « normaux », je n’arrive pas à m’intégrer malgré tous mes efforts et je suis en échec permanent. Je voudrais rencontrer des personnes comme moi car j’ai le désir intense de vouloir reconstruire une vie sociale. je ne supporte plus ma solitude.
Bonjour ptilou
Zebras Crossing favorise les rencontres de zèbres. Très sympa et convivial (j’ai essayé !). loggez vous sur leurs site, nul doute que vous trouverez très vite un groupe avec lequel vous aurez plaisir à partager.
Merci Cécile
Je vais consulter ce site.
ZC ne convient pas à tou-te-s les hp, mais il faut l’essayer pour savoir 😉
(je veux juste dire : ne pas se croire vraiment bizarre si on s’y sent mal à l’aise, ça arrive à des gens très bien :-))
J’avais oublié… :-\ pourquoi ne pas tenter le chat du Loup
C’est un endroit en général convivial, même si , parfois, comme ces derniers temps un « mauvais plaisantin » peut également en pousser la porte. La virtualité est heureusement une bonne protection.. et puis le Loup veille ! 🙂
Autant ZC peut être intéressant, autant il faut rester « vigilant » quand on y va.
Il y traîne pas mal de personnes malveillantes & la modération n’est pas forcément à la hauteur des responsabilités qui sont (ou en tout cas devraient) les siennes…
Pour info, un drame a frappé l’une des membres de ZC, cette semaine.
Certaines personnes toxiques (toujours présentes sur ce forum) ont contribué à son mal-être.
Alors, soyez vigilants quand vous y allez.
Vous pouvez y croiser des personnes chouettes, comme des personnes vraiment dangereuses.
Comme pour tout forum, il faut veiller à faire attention à ce que vous racontez sur vous.
Merci de ce message d’alerte Mharc.
Les pseudos nous protègent un peu, mais pas de nos pensées quand nous lisons les commentaires qui nous sont destinés.
Au passage, une réflexion que je me fais : je suis toujours interloquée quand j’entends des présentations très « bisounours » de la population des surdoués.
L’une des hypothèses, concernant ta réflexion, est que pour nombre de personnes arrivant sur zc c’est l’un de leurs premiers « contacts » (voire le 1er) avec le « monde » de la douance.
Beaucoup sont en souffrance.
& quand ils débarquent sur ce forum & lisent les fils, ils ont l’impression d’arriver dans un hâvre de paix.
Enfin, ils ne sont plus seuls.
Enfin, ils tombent sur des personnes qui parlent le même langage qu’eux, qui les comprennent, qu’ils comprennent.
C’est comme une libération.
& ils en oublient les précautions les plus élémentaires.
À cela, il faut ajouter une modération qui ne fait pas vraiment son boulot. Je sais de quoi je parle, j’en ai fait partie.
Il a ainsi fallu que je ne laisse pas le choix à certains de mes « collègues modérateurs » pour qu’un type, qui se comportait comme un prédateur avec des femmes, soit enfin exclu de ZC.
On a aussi eu beaucoup de chance pour qu’une précédente tentative de suicide soit évitée de justesse.
Suite à cela, & devant l’irresponsabilité de la plupart des modérateurs, j’ai préféré claquer la porte de la modération & du forum.
J’ai gardé des liens étroits avec certains membres du forum. Ainsi, j’ai pu apprendre la terrible nouvelle de cette semaine.
J’espère qu’il n’y aura pas d’autres drames.
Mais j’en doute, tant que ce forum laissera « carte blanche » à des personnes toxiques pour agir en toute impunité… (alors que la modération a été alertée…)
Je rajouterais : et pour peu que la personne malfaisante sache lire dans les mots, décode les pensées les plus profondes, alors la vulnérabilité est extrême.
Le souci est bien là, on peut s’y sentir en confiance, même quand on ne se sent pas forcément mal, et alors parler de soi, sans imaginer que derrière un sale pervers, car je pense que de « jouer » avec les émotions, les ressentis, les vécus de l’autre relève de la perversion, va vous utiliser pour satisfaire un je ne sais quel plaisir…peut conduire au pire.
Tu fais bien d’en parler Mharc. On ne peut détecter un pervers qu’une fois qu’on en a rencontré un et qu’on s’est relevé (ça prend du temps j’en sais quelque chose), parce qu’on ne peut simplement pas imaginer que ça existe (et qu’ils remettent en cause le fondamental de toute relation humaine, la confiance, qu’ils savent gagner par n’importe quel moyen, avec une patience infinie). Et oui, les modérateurs doivent servir à ça, parce que les pervers et les HP sont une association terrible, une attraction immédiate qui rend la proximité d’autant plus dangereuse. Dans un tel forum, les pervers doivent s’éclater comme des microbes dans une piscine sans chlore au mois d’août. Je suis désolée pour ce qui s’est passé su ZC, ta peine est palpable…
Bonsoir,
Un rappel élémentaire : ne jamais donner son vrai nom, pour se balader sur internet en toute sécurité, sauf sur sites sécurisés. Prendre un pseudo, quitte à donner son vrai nom par la suite lors d’une rencontre réelle….
Arretons de croire que les surdoués sont tous des saints, innofensifs, naifs, crédules, qui veulent le bien de tous dans un monde parfait.
Il est des surdoués qui prennent une très mauvaise pente, à cause de leur histoire personnelle, des évènements subis…. comme pour n’importe quel individu non HP évidemment. Sauf qu’un surdoué agressif, manipulateur, cruel, voir criminel, le sera de manière plus explosive, comme il est excessif en tout.
La plupart des HP ne sont pas comme ca heureusement. Mais pour ma part, combien de fois ai je pu éprouver rage, haine véritable , et j’en passe….
Etre sur le fil rouge, à la limite de l’acceptable, très jouissif pour moi en tout cas (!).
Et bien sur il y a les manipulateurs de tous bords, pas HP, qui cherchent des gens influençables, pour mieux les casser.
NB : A propose de l’histoire d’un surdoué criminel, citons le roman de Marc Dugain : Avenue des géants, que je viens de terminer, très explicite sur le sujet.
Cricri
Bonjour, et bienvenue ici !
Détectée pour ma part en décembre 2012, à 49 ans…
Juste pour parler de ce qui a été découvert chez vous, j’ai cette particularité entre autre particularités, extrêmement sensible et par conséquent émotionnelle de façon impressionnante.
Pas évident à gérer selon où l’on est et avec qui l’on se trouve. Quant à leur expliquer, c’est peine perdue : « m’enfin contrôle-toi » ou autres remarques du genre.
Ils ne peuvent pas comprendre. Seuls les très proches à défaut de comprendre ne disent rien.
Merci de votre accueil
Cela fait du bien de pouvoir converser avec des personnes qui peuvent comprendre ce que je vis parcequ’elles ressentent et vives les mêmes expériences.
Effectivement, gérer le quotidien n’est pas évident.
J’ai essayé d’en parler avec plusieurs personnes mais même si elles vous écoutent on a l’étrange impression qu’elles ne saisissent pas réellement les paroles dites. Je n’arrive pas à gérer mes relations amoureuses et cela finit toujours mal pour moi. Quant au travail, je passe de job en job juste le temps nécessaire avant de me faire virer. Avant je ne savais pas pourquoi, maintenant je sais et même si j’essaie de faire autrement à un moment donné le verni craque et c’est à nouveau l’enfer dans ma tête. J’ai beaucoup de mal à maitriser mes émotions d’où mauvaise attitude et mauvais choix.
Ma thérapie m’aide beaucoup cependant et je sens que je progresse.
Bonjour, cela fait plusieurs mois que je lis vos témoignages et que je remarque que beaucoup de personnes sont un peu perdues dans ce monde… J’ai deux enfants, qui sont les deux hp, mais qui n’ont pas été diagnostiqué avec des tests, mais uniquement en allant voir une coach qui est spécialisée pour les adultes et enfants hp (les test viendront plus tard, car il faut le faire dans de bonnes conditions). Toutes les personnes qui écrivent leurs témoignages sur ce site, se sentent décallées, seules, parfois en dépression. Je pense que si on veut être en paix avec soi-même il faut essayer de trouver une activité qui nous convienne. Mon fils par exemple fait de l’équitation depuis presque une année et est beaucoup plus calme, et me dit que les chevaux lui font du bien. Je crois qu’on peut beaucoup soigner avec l’aide des animaux, bien sûr faut-il les aimer et se sentir proche d’eux. J’ai trouvé ce site web :http://www.therapiecheval.ch/ et trouvé intéressant l’approche cheval -> enfant (ou adulte). Voilà pour aujourd’hui…
.. D’où l’importance de comprendre aussi vite que possible, sans pathos ni fantasme, ce que signifie être surdoué : il est moins long, moins difficile, moins douloureux ensuite d’envisager de se reconstruire.
Merci pour le lien !
Clairement !
Je redis (et 1000 excuses pour ceux qui savent déjà…!) que ma fille de 23 ans est en grave dépression, détectée HP l’an passé (et Cecile, elle donne du fil à retordre au professeur Lançon…bon ça va quand même mieux, le suicide n’est plus à l’ordre du jour, je vis mieux), et que elle l’avait été avant, on n’en serait pas là pour certaines raisons qui n’ajoutent rien au problème.
Mon fils qui a 28 ans souffre depuis son adolescence de problèmes relationnels avec les autres, (entre autre pbs) il est bien évidemment suivi, a appris comme sa soeur et moi-même qu’il était HP, et met maintenant des mots sur certaines de ses difficultés)
Il vit et travaille en UK, ça lui apporte beaucoup.
Mes deux enfants ont fait de l’équitation pendant des années, ça leur a effectivement beaucoup apporté, dans le domaine de la confiance en soi notamment.
Ca permet aujourd’hui de dire « tu as été bon en équitation » par ex quand le sentiment d’échec est trop fort.
Ils ont toutefois été brillants en secondaire, puis ma fille est tombée en dépression peu à peu, mon fils lui a réussi avec des périodes de stand by ses études sups qu’il a finies en UK.
Pour ma part, je me sens différente, décalée, à part, au-dessus (ceci dit sans orgueil aucun), en effet appartenir à une minorité est pour moi un atout, je déteste la norme…et je fais partie de minorités pour pas mal de choses.
Et je le vis plutôt bien. C’est une chance j’en ai conscience.
La révélation de mon surdon m’a donné encore plus de forces mentales, m^me si je ne parviens pas à les mettre en action (je suis aussi bipolaire, mais super bien suivie).
Il faut tenter d’utiliser nos particularités pour en tirer la substantifique moelle…
Bonjour Bagheera,
Je vais juste repondre a un passage de votre message qui a attire mon attention: je suis parti a Londres pour y finir mes etudes et j’y habite toujours (ca fait 7 ans maintenant, j’ai 29 ans). Si votre fils est dans le coin, ca pourrait etre sympa de se rencontrer 🙂
@ Wiloo, merci beaucoup !
Pour le moment, je ne dis rien…je suis certaine qu’il n’apprécierait pas que je mêle de sa vie, et il aurait bien raison.
Je ne le connais que trop bien 🙂
Bonjour,
Je me permets de débarquer comme un cheveu sur la soupe… pour ajouter mon grain de sel… ça fait un peu culinaire, mais je m’explique !
Mon parcours de vie a été totalement chaotique, se soldant pour moi par un constat d’échec, par un solitude qui me détruit, par une douleur intérieure que rien n’atténue… je me sens uniquement constituée de frustrations, de manques, de déceptions, de colère envers moi-même, pour ce que j’ai fait de ma vie, et pour les difficultés engendrées par répercussion dans la vie de trois, au moins, de mes cinq enfants.
Ne sachant plus où je pourrais être « chez moi », ne voyant plus aucun avenir devant moi, j’en suis arrivée à souhaiter ardemment que cela s’arrête… non pas mettre fin à mes jours (jamais je ne ferai ça à mes enfants), mais juste ne pas me réveiller, de rester dans le néant.
J’ai passé des heures à hurler dans le silence, à me croire folle – j’ai été soignée pour dépression sans que cela ne m’ait aidé en quoi que ce soit, j’ai fait des malaises dont une m’a amenée aux urgences, où l’on m’a administrée des pilules roses fluo… j’ai été suivie par un thérapeute qui n’a rien compris (!) – j’ai pleuré, oh oui j’ai pleuré sur mon sort.
Il y a quelque temps, un de mes enfants, en grande souffrance de vie aussi, s’est découverte surdouée, zèbre. Il s’en est suivi beaucoup de questionnements sur son enfance, et sur la mienne aussi, forcément. De là à me conseiller des lectures, il n’y avait qu’un pas.
Et là… d’abord, un livre que je n’ai pas apprécié dans tous ses aspects, mais pour lequel j’ai du servir de modèle ; « Trop Intelligent pour Etre Heureux » de JSF ! Je me sentais forcément l’unique modèle, puisqu’il ne pouvait en exister deux comme moi ! Puis « L’Adulte Surdoué » de M. de Kermadec, et j’enchaîne avec ce superbe livre de Cécile, où je trouve des explications claires, posées et compréhensibles, et surtout l’évidence que je ne suis pas seule !
A 60 ans j’entr’aperçois qu’il y ait peut-être un bout à ce tunnel, qu’il y ait une explication, voire des solutions.
Je ne sais pas si je suis surdouée, je ne sais même pas si je passerai les tests… je vais continuer mes lectures et chercher des échanges – pas uniquement qu’avec mes enfants, c’est n’est pas à eux de porter mes peines ! – en somme, essayer de repenser autrement les années qui me restent à vivre !
Merci UK lélé de votre beau témoignage
Plus encore que d’être estampillé, c’est de pouvoir partager (ses peines, mais aussi ses envies, ses progrès…) qui me semble important.N’hésitez pas à pousser la porte du chat un de ces soirs.
Peut être aussi que Zebra Crossing qui propose des rencontres entre zèbres pourra vous convenir ?
Merci Cécile,
Je n’en suis pas encore aux rencontres proprement dits… j’avais besoin de savoir si d’autres personnes ont vécu, ou vivent, des souffrances similaires, et comment ils y font face. Je n’ai jamais participé à des forums ou des chats – je suis un tantinet néophyte dans le domaine !
J’irai voir Zebra Crossing – il y aura peut-être même un Belisha Beacon pour indiquer le chemin !
Bonsoir !!
Bienvenue au club…en quelque sorte…
Dans votre histoire, il y a de moi, colère, frustration, sensation de gâchis (ça ça nous habite toutes et tous je crois), et répercussion sur les enfants.
Découvrir ce qu’on est, voir qu’on a une explication à poser sur toutes ces questions sans réponse qui jalonnent notre vie, c’est énorme.
Et voir que même si nous sommes en minorité, nous sommes plusieurs à nous ressembler, ben ça rassure, et ça donne envie d’avancer à nouveau.
Bon chemin, vous venez de poser un pied sur celui-ci !
Bonsoir Bagheera,
Sacré club, si tout le monde éprouve autant de difficultés que moi ! Je me suis demandée où commencer avec ce monstrueux sac de noeuds, où se mèlent des sentiments d’injustice, aussi bien de la vie que des personnes, le sentiment de n’avoir pas été aimée, l’impression d’avoir marché à côté de moi-même à travers cette vie sans savoir intervenir quand je voyais que « l’autre » moi se fourvoyait…
Mais je n’ai pas envie de stagner, et je serais contente de faire ne serait-ce qu’un petit bout de chemin avec vous.
Bienvenue au club, UK-Lele ! Je me suis découverte surdouée (je préfèrerais dire alterdouée) à 50 ans, l’année dernière et ce fut un gros bouleversement. Moi aussi, vie chaotique, répercussions sur les enfants etc. Désespoir et envie que cela finisse, sans pour autant vouloir en finir. Je pense souvent à ma grand-mère, certainement hp elle-aussi, et qui est partie à 90 ans sans avoir jamais su le pourquoi de son désarroi et de ses souffrances. Nous avons la chance de savoir « avant », profitons-en.
Je suis également en train de lire « Le soi hanté » qui apporte un complément très intéressant aux livres sur la douance, une cohérence que ne m’apportait pas complètement l’acceptation de la douance.
N’hésitez pas à pousser la porte du tchat, on y trouve de tout, et surtout ce qu’on y amène, mais globalement on y est bien accueillie et l’ambiance y est chaleureuse et tolérante. On y pleure et on y rit, on y papote et on y discute, ce tchat a changé la vie de plusieurs d’entre nous.
Découverte surdouée et approuvée par les tests en fin d’année passée à presque 50 ans…tout arrive !
Du coup, j’ai pu mettre un nom sur beaucoup de mes ressentis, pourquoi malgré un traitement pour ma bipolarité découverte il y aura 2 ans, certains points ne changeaient pas.
J’accepte ça formidablement bien : enfin j’ai une explication, moi qui ne fonctionne qu’avec des explications, et en me disant sans cesse « pourquoi ».
Me sentais à part, c’est confirmé, ça me plait bien !
Uk-Lélé, j’ai lu tous vos coms, me semble quand même qu’une dépression nerveuse est en place : manque d’envie, entrain, plus d’intérêt à rien, envie de disparaitre, dormir sans se réveiller…et oui elle pourrait etre due au surdon, c’est 200% ce qui se passe pour ma fille.
(pour celles et ceux qui ont un peu suivi les »aventures de ma fille », et Cecile qui connait le professeur Lançon, elle est actuellement en traitement par TMS. On croise les doigts).
Uk-Lélé, ne vous sentez surtout pas coupable de n’être pas bien, alors que vous avez tout pour etre heureuse, comme disent les autres.
Chacun sa croix, la vôtre est lourde, ma fille, mon fils et moi en savons qqchose…
Bonjour Tournevis,
Je suis preneuse de toute lecture, et je prends note pour « Le Soi Hanté ». Ma situation me laisse très peu de marge pour un budget livres, mais dès que je pourrai….
Je vais certainement rejoindre le chat-tchat prochainement, bien que cela me gêne un peu de m’immiscer dans un groupe auquel je n’appartiens peut-être pas !
Merci toujours pour les encouragements positifs.
UK-Lele, tout le monde peut venir tchater chez le Loup, hp ou pas ! alors nous vous attendons 🙂
Bagheera, je réponds ici à votre billet d’hier soir…
J’ai été soignée deux fois pour dépression, mais bien malgré moi… je n’ai eu cesse de dire que je ne voulais pas d’anti-dépresseurs, que ce n’était pas LA mon problème, sans savoir m’expliquer. J’ai cédé à l’insistance du médecin, mais le résultat était pire. Je me réveillais moins la nuit, mais le sommeil n’était pas plus réparateur et j’étais sujette en permanence aux vertiges froides. Je sentais, je savais, que ce n’était pas la solution. Je conviens que l’hypothèse de me découvrir surdouée, ou dyssynchrone, ou zèbre, me donne plus d’espoir – mais si toutefois ce n’est pas le cas, je suis capable de le reconnaître, et de reprendre mon bâton de pélerin !
Je ne peux pas dire que je suis « heureuse » de lire que d’autres sont dans une telle souffrance; disons plutôt que j’ai espoir d’être comprise…
A 4 ans, je dévorais mes ongles et dessinais des cercueils (activités qui me valaient quelques paires de claques), à 9 ans je rêvais d’avoir mes règles pour être « prise au sérieux », une petite TS à 17 ans… Je dis petite, parce que comme c’est un acte banal chez les adolescentes, personne ne s’est alarmé. J’ai fait croire au psy qui regardait sa montre que j’allais parfaitement bien, il était ravi de l’entendre, et signait les papiers de sortie. C’est le concierge de l’internat des prépas qui est venu me chercher avec sa camionnette pleine de râteaux, sur ordre du CPE. Ma mère est venue le lendemain. Elle m’a dit qu’il ne fallait parler de cette… histoire à personne. C’était horrible. Ma souffrance était minimisée, tournée en ridicule, niée. Je n’avais personne à qui parler, j’errais en ville, j’allais dans une église, tentais de parler à une religieuse qui se trouvait là, et me répondait, comme un disque rayé, que je devais prier et pouvais venir faire le ménage dans la basilique. J’ai alors fait la seule chose qui me faisait du bien: je suis retournée en cours, loin de chez moi. Silence gêné là-bas aussi, mais certains contents de me revoir.
Une histoire d’amour qui se finissait et me laissait dans un desespoir terrible, où je laissais de nombreux kilos, où je dépérissais, où je m’accrochais au moindre message, et ne pouvais admettre d’être abandonnée pour une jeune femme « plus normale », CDI-emprunt logement-permis de conduire. Elle était mon opposé total, je me sentais niée, rejetée dans ce que j’étais au plus profond de moi; je perdais toute existence. Il me semblait que je n’avais été qu’un divertissement… J’ai -encore – voulu en découdre…
Je voudrais être heureuse aujourd’hui. Enfin! « Parce que nous le valons bien »
L’été dernier, j’ai découvert le livre de Mme Siaud-Facchin. Je l’ai lu en cachette, n’en ai parlé à personne, pas même à mon mari. Et pour la première fois, j’ai lu un livre qui parlait de moi. Au début, je me disais ‘Mais non, pas possible!’, alors j’ai décidé de souligner les passages qui me ressemblaient. Et je me suis vue souligner la quasi-totalité du livre. J’ai ensuite enchaîné avec la lecture des livres de Cécile Bost (MERCI!!!) et de Monique de Kermadec.
Puis j’ai trouvé le courage de faire LE test, en prenant le risque de n’être finalement que très normale avec de graves problèmes psychiques. Résultat: HP et tout s’explique. Je regarde ma vie et tout devient clair. Je ne suis pas folle, je ne suis pas idiote. Je ne suis pas normale et c’est tout à fait normal!!
Quel soulagement! Malheureusement, ce n’est que le début d’une réponse que je cherche depuis des décennies. Le reste de la réponse ressemble à Tchernobyl: travail titanesque, et qui peut garantir que tout ne va pas exploser si je soulève un pan du sarcophage???
J’ai vu mon médecin qui me prescrit des anti-dépresseurs et des anxiolytiques et pour la première fois de ma vie j’accepte de les prendre car j’ai besoin de calme dans ma tête. Je vois un psychologue mais je ne pense pas qu’il comprenne la problématique de la douance (et comme je suis polie, je ne demande pas… je ne voudrais pas paraître mettre en cause ses compétences… même s’il a commencé par me dire que le QI ne voulait pas dire grand chose). Et je continue à patauger sans savoir vers qui me tourner.
J’ai comme une impression de grand gâchis. J’étais musicienne, j’étais artiste, j’étais littéraire, j’écrivais, je vivais tout intensément (et je déprimais souvent), et j’étais un peu sauvage, mais c’était moi. Puis un jour j’ai décidé de faire comme tout le monde. J’ai vécu sur une scène de théâtre. Je suis entrée dans un métier qui avait tout pour me détruire (commercial…) j’ai joué le rôle de la fille qui réussit, qui bosse dur, qui veut devenir grand chef, etc. Heureusement, la comédie s’est arrêtée! Mais le mal est fait: 15 ans de ma vie à me détruire sans le savoir, en croyant faire bien. Pensant qu’à force de jouer les femmes normales, je finirais par le devenir…
Et là, autour de moi beaucoup d’incompréhension. Je n’ose faire mon coming-out… Qu’en pensez-vous? Cela peut-il aider?
Bonjour Alicante
On n’est pas obligé(e) de faire son coming out…. mais à ne pas se réaligner, à ne pas se remembrer ou se réunifier, on court le risque de vrais problèmes de santé, de ceux dont on a du mal à se remettre…
Dépresseurs et anxyolitiques sont des amortisseurs, mais ça ne pourra pas durer longtemps.
Je crois que trouver un thérapeute sensibilisé au surdon qui pourra vous accompagner serait quand même une bonne chose…
Si quelqu’un peut recommander un(e) thérapeute sur Paris ou banlieue sud, je suis preneuse!
Merci!!
Comme d’habitude, je transmettrai par message privé si l’un(e) d’entre vous a des coordonnées à transmettre.
Vos réponses viennent aussi enrichir une petite base de données dans laquelle je peux ainsi piocher en fonction des demandes qui m’arrivent.
Je suis une thérapie dans le 13° à Paris, avec une des rares spécialistes en la matière. Grâce à elle j’apprends peu à peu à vivre avec cette particularité de mon esprit. Le chemin est très long, mais c’est l’un des rares moment lors des séances où je peux m’exprimer tout en étant compris. Cela génère un véritable bonheur et le retour à l’extérieur et aux réalités du monde « normé » est toujours difficile
Bien noté les coordonnées que j’ajoute à ma base de données ! je les transmettrai, comme d’habitude, en privé à ceux qui m’en feront la demande.
Chère Alicante,
Je vois que vous aviez à peu près les memes lectures que moi l’été de l’an dernier. Comme vous , je me suis reconnue dans chaque sous titre du livre de Mme Siaud Facchin. Ce n’était pas ma première lecture sur le sujet, mais à chaque fois que je me documentais, à chaque fois c’était TROP flagrant chez moi. Un ressenti émotionnel intense à chaque nouvelle lecture.
En ce qui me concerne, je vois un psy qui m’a dit la meme chose que le votre: un test de QI mais pour quoi faire ??? alors qu’il est spécialisé dans les bilans. Mais je n’en démors pas (je crois qu’il l’a bien compris !). Il trouve quand meme que je suis un peu trop déprimée pour me le faire, sachant que les résultats risquent d’etre moins bons en étant déprimé… Dans quelques semaines je le ferai.
Maintenant, meme si j’ai été très déprimée ces dernières semaines, je ne me suis pas résignée à des médicaments : cela me gène, me rend létargique (j’en ai eu une fois il y a des années en arrière), et franchement le problème de fond ressurgit une fois le traitement terminé. Mais sans médicaments il faut etre tres solide moralement pour tenir le coup, et chaque cas est différent un traitement peut aider et soutenir temporairement une personne fragile.
Et puis, en ce qui me concerne, je peux etre déprimée un jour et très bien le lendemain, alors bon…. cela dépend des circonstances et des contrariétés.
Quand au role d’une pièce de théâtre, je le joue en ce moment, mais je suis de plus en plus mauvaise, dans le sens ou je laisse à voir de plus en plus de choses louches sur moi, je laisse des signes très visibles de ma surdouance (journées de travail raccourcies, isolement choisi, détachement émotionnel volontaire pour me protéger – je laisse glisser sur moi). C’est une manière de ne pas trop se cacher, de ne pas trop se montrer non plus je l’avoue.
Mais le dire aux autres : attention peu de personnes sont disposées à vous croire, il faut batailler et se sentir convaincue (mais quand on est réellemenet HP, on reste sur sa position de toute facon). On va vous décourager, vous démotiver, vous dénigrer.
Alors courage Alicante, et bonne route.
Faire son coming-out…je viens de faire le mien sur FB pour ceux de mes ami(e)s qui ne savaient pas en ce qui concerne ma bipolarité.
Et maintenant je guette les réactions. Qui va peut-etre me fuir, qui restera, qui changera de comportement ? Voilà un petit jeu très instructif !
Au risque de passer pour tarée aux yeux de ceux qui ne savent rien sur les maladies psychiques et ont des a-priori bien ancrés, je me suis dit « Allez, zou » !
J’ai profité d’un article sur cette maladie dans un magazine bien connu pour le faire. Ca légitimait un peu ma révélation…
Pour ma douance, ben…c’est pas encore ça, je le dis au compte-goutte (vous savez, cette crainte de faire prétentieux alors que nous savons tous que la douance n’est pas intelligence telle que le pensent les gens), et à ceux à qui le dire m’est égal, ceux dont je n’ai rien à faire de leur pensée.
Alors, le dire, ou pas ? Qu’aura-t-on de plus à le dire ? Un constat, si on le dit, il faudra expliquer, détailler ce que cela veut dire précisément. Et qu’on soit cru.
J’ai cette chance d’être suivie par un psychiatre pour ma bipolarité qui lui a pensé à la douance assez rapidement, au vu de mes ressentis, mes résistances à certains traitements spécifiques bipolaire, et zou, il m’a envoyé passer le test fin 2012.
Maintenant je sais, mais surtout je COMPRENDS. Et j’accepte mes attitudes, ressentis, réactions. C’est vital, énorme, salvateur.
http://wiki.zebras-crossing.org/doku.php?id=articles:adulte-surdoue
A mon avis très intéressant, de plus il y a un renvoi vers le livre de Cecile selon les caractéristiques de personnalité abordées.
oh, merci !! je ne le connaissais pas celui-là
je trouve certains chiffres étonnamment faibles mais on ne sait pas grand chose de l’échantillonnage, je crois ?
Pour ma part, j’ai fait un copié/collé du tableau, qui est un fichier Excel, je l’ai collé sous Word, vidé la dernière colonne, et j’ai écrit oui dans toutes les lignes où je me reconnaissais.
Le but ? Réaffirmer encore qu’en effet je le suis (parce que au fond de moi je n’en reviens pas encore totalement, confirmation depuis ce mois-ci seulement), et voir dans quels domaines mes caractéristiques étaient les plus présentes, pour voir où je pourrai mieux, plus les utiliser.
Depuis que je sais, ma frénésie d’apprendre, maîtriser, avancer, combler s’est multipliée.
Que n’ai je eu connaissance de ce livre plus tôt ! A y est, je viens de le lire, à chaque page presque, je souriais ou m’exclamais « c’est pas possible, c’est moi »…Une véritable révélation, même si je SAVAIS depuis deux semaines déjà.
J’aurais alors compris plus vite, un an et demi de gagné…c’est énorme pour moi. Plus de temps à perdre, déjà ce sentiment depuis pas mal d’années.
Apprendre, savoir, connaître TOUT, et se réaliser, oui, mais comment, où ? Et pourquoi ce ressenti que personne ne peut expliquer, voire comprendre, accepter, ni même moi ?
Merci au professeur Lançon lui-même (l’auteur de la préface du livre) pour me l’avoir mis entre les mains.
Testée récemment et approuvée, après de grandes suspicions liées à tout ce que les HP ont d’hyper, il est temps. Après 50 ans sans savoir.
Surdouée. Et bipolaire (détectée il y a peu aussi). Que de choses prennent forme, s’expliquent depuis que je connais les caractéristiques de la douance, que de malaises, d’incompréhensions auraient pu être évités, compris, acceptés si mes précédents thérapeutes avaient vu…
Et puis…comme j’aurais aussi pu comprendre mieux et aider ma fille jeune adulte, en dépression sévère, et surdouée elle aussi, testée il y a peu, et en phase avec le livre.
Et mon grand fils, qui fait tout pour être « normal », depuis si longtemps, qui a tant et si violemment souffert, surdoué aussi, allez zou !
Que de gâchis avec eux surtout, et pourtant que n’ai-je fait pour eux, consulter, etc. Bref.
Maintenant que je sais, que je dis depuis des années que je suis différente, je PEUX le dire, non je ne mens pas, c’est attesté.
Que faire maintenant que je sais ? Facile, me réaliser, voilà bien l’objectif de ma vie depuis pas mal d’années, être en phase avec moi-même.
Me servir de ces capacités sur développées, les apprivoiser, oh que ça va être difficile ça, mais maintenant je les accepte, et ça c’est un grand pas, et puis trouver où et comment les restituer.
Et apprendre, apprendre et apprendre. J’adore ça.
Un nouveau travail commence, pourvu que ça avance vite, j’ai déjà trop attendu. Ca urge !!
Et que pour mes enfants adultes cette découverte leur évite de passer par des étapes supplémentaires de souffrance, ils ont largement leur dose déjà.
Oui, d’immenses espaces encore à explorer… et par où commencer (ah cette fichue obligation de choix alors qu’un sentiment d’urgence vous taraude…)
Bienvenue ici Bagheera ! 🙂
Merci Cécile,
Et une grande joie de rejoindre ce blog où je trouve enfin des posts accessibles par tous, où l’orgueil ne transparaît pas.
Avant de finaliser les suspicions de surdon me concernant par un test, j’avais intégré un autre site, et…non, à la lecture des coms y figurant, je ne pouvais pas être surdouée, je ne faisais pas partie du monde de ceux qui y postaient.
C’était ça le monde des surdoués ? Ben berk.
Ici, c’est top ! Longue vie à ce blog !
Je tiens à remercier Cécile Bost du plus profond de mon cœur, son livre m’a tout simplement sauvé la vie. J’étais à la dérive depuis si longtemps … trop longtemps, je me rapprochais du précipice …. c’était une question de mois, voire de semaines …. ma vie n’a été que cahot « On ne bâtit un bonheur que sur un fondement de désespoir. Je crois que je vais pouvoir me mettre à construire. » J’ai versé tant de larmes à la lecture de ce livre ! Mon hypnothérapeute m’avait vivement encouragé à acheter le livre de Jeanne Siaud-Faccin, d’abord celui sur l’enfant surdoué et ensuite celui sur l’adulte …. il fallait les commander, …. je n’en pouvais plus, … je suis tombée sur « Différence et souffrance de l’adulte surdoué » …. le mot « souffrance » puis « différence » m’ont interpellé …. je me suis enfermée, j’ai lu, … j’ai pleuré du début à la fin …. ENFIN !!! j’ai découvert ma vie, mon ressenti, mes blessures, mes souffrances, mes différences. Ce livre à été écris pour moi !!! j’étais époustouflée, bouleversée, c’était extra-Ordinaire, In-Croyable, In-attendu !!! (j’insiste sur la coupure de mes mots) j’ai pu mettre un mot sur ce mal-être qui me rongeait, m’empoisonnait la vie depuis la naissance de ma conscience ….. depuis si longtemps, depuis trop longtemps !! ENFIN j’ai eu TOUTES les réponses à mes éternelles, incessantes et douloureuses questions …. grâce à ce livre, j’ai pu enfin me libérer de tout ça ! pour moi, la surdouance n’a été qu’handicap, incompréhensions et souffrances… mais désormais c’est fini. Merci, merci Cécile Bost.
Il y a des dates plus symboliques que d’autres…
Yaya, merci de ce cadeau que vous me faîtes en témoignant ainsi.
Bonjour,
Tout d’abord une immense MERCI à Cécile pour son livre que j’ai dévoré, adoré et qui m’a fait grand bien!
Qu’il est difficile(angoissant) pour moi d’écrire… mais je me dis qu’ici est un des seuls endroits où je pourrais me sentir comprise.
Vous arrive-t-il aussi de sentir une énorme dualité (voire plus qu’une dualité) entre votre vie au quotidien et votre vie A VOUS?
J’ai l’impression que lorsque je suis dans le FAIRE et avec 2 lutins il y a eu bcp et il y a encore bcp à FAIRE, je suis parfaitement adaptée et je suis madame tout le monde et cela me convient assez bien…. jusqu’à ce que l’ETRE réclame sa place! Et là, ça se complique! J’ai l’impression que lorsque je suis dans le FAIRE, même si je fais des tas de choses en une journée, j’ai l’impression de vivre à 2 à l’heure au même rythme que les autres… et si je me branche sur mon ETRE (esprit, ressenti, intellect,..) j’ai comme le sentiment d’ouvrir d’immenses vannes, d’ouvrir le champ des possibles et que tout s’accélère. Du coup je ne supporte plus la « médiocrité », le train train quotidien, le manque d’intensité, le manque de rythme…. et finis par me sentir très en manque et ai très peur de tout envoyer bouler pour me remettre en quête.
Suis-je seule? Ca me soulagerait tant de savoir que cela vous arrive aussi!
Seule ? non !
Cela m’arrive aussi ? oui !
Et… pourquoi ne pas tout envoyer bouler ? Comme disait Krishnamurti « ce n’est pas un signe de bonne santé mentale d’être bien adapté à une société malade » (http://stain23.wordpress.com/2012/08/28/image-du-jour/)
Merci!!! :-)))
Ca fait du bien de ce sentir inadaptée dans ce cas-là!
La photo de Krishnamurti est magnifique et j’ai hâte d’avoir un peu de temps libre pour pouvoir vagabonder un peu plus longtemps sur le site que vous m’avez envoyé!
Merci de m’avoir répondu!
Comme constaté dans les témoignages de ce site et confirmé dans mon cas, la solitude du HPI est parfois lourde à porter et cela depuis l’enfance.
Enfant je pensais sérieusement que j’avais des pouvoirs que d’autres n’avaient pas mais qu’il ne fallait rien dire car personne ne me croirait… plus tard à l’adolescence je me dessinais chaque matin avant d’aller à l’école un oeil dans la main car je savais que je voyais des choses que les autres ne voyaient pas et je le symbolisais ainsi et encore plus tard, alors que personne ne me comprenait vraiment, j’écrivais dans mon journal en parlant de cet état d’être « la Xème dimention » je ne trouvais pas de mots pour décrire cette différence alors je l’appelais ainsi tout en me sentant extrêmement seule dans cette Xème dimention. J’avais tenté d’en parler à une amie qui m’avait ri au nez et m’avait traité joyeusement de folle!
Ce n’est que l’an passé que j’ai su…. à 35 ans. Et quel soulagement comme tant de fois écrit sur ce site de se dire qu’on n’est pas folle ni malade mais « juste » HPI….
J’aime lire les commentaires sur ce site et de ce fait me sentir moins seule, moins bizarre.
Merci à tous et à toutes de tous vos partages!!!!!
.. et merci aussi à vous, kwagi, qui ajoutez votre témoignage qui saura sans nul doute faire du bien à d’autres 🙂
« Enfant je pensais sérieusement que j’avais des pouvoirs que d’autres n’avaient pas
Moi aussi ! Mais je ne savais pas lesquels… Et j’ai adoré lire et relire Harry Potter (je m’y suis remise hier soir !) pour ça : je retrouve exactement ce ressenti de cellui qui se sent différent-e sans savoir pourquoi, et le jour où on le découvre… ouaf !! quel choc, et aussi quel soulagement !
🙂
Bonsoir !
Tout envoyer bouler, c’est exactement ce que je suis en train de faire ! Découverte précoce à 31 ans, j’ai pris la décision de ne plus vivre la norme que la société impose. Seule, sans enfants, à 32 ans, je me suis lancée dans une reconversion qui me vaut beaucoup de critiques, de moqueries, qui m’épuise beaucoup, mais qui me correspond pleinement. Un travail intellectuel qui requiert beaucoup de curiosité, une immense envie d’apprendre, de l’imagination à gogo, un sacré perfectionnisme, de la mémoire et une pensée hors du cadre. Ajoutons à cela que ce métier requiert énormément de professionalisme et un grand sens du respect du timing donné, je peux dire que, sur ce coup là, j’ai réellement trouvé la voie qui me convenait. J’ignore si je vais réussir cette reconversion, mais j’aurais tenté…
Salut Laynee,
Dis, c’est quoi ce super boulot? ça a l’air vachement bien 😀
De mon côté, je songe à me reconvertir aussi, vers les soins énergétiques/le métier de guérisseuse (oui, je sais, niveau reconnaissance sociale et statut ça n’est pas gagné… je me renseigner en ce moment :-D)
Salut Fanny !
Je me prépare à devenir scénariste… Toi aussi ça a l’air super ! Je viendrais te voir, je suis une sacrée boule de nerfs !!!
Bonjour Fanny13,
13 ? Marseillaise ? ou plutôt 13-chance ?
Je viens de lire votre commentaire et je ne peux résister à l’envie de vous répondre car je suis actuellement une formation en soins énergétiques…
Moi aussi je me sens différente+++ depuis toujours, et j’ai enfin compris que le feu qui brûle en moi devait être utilisé et redistribué afin de ne pas me consumer moi-même…
Peur du jugement, peur du regard des Autres (comme vous le dîtes, ce genre de filière fait rire et véhicule immédiatement une image d’illuminée !), peur du rejet (vaste sujet), et bien sûr peur d’échouer et de ne pas être « à la hauteur » (de quoi, on se demande ? 😀 ).
Mon coeur et mon cerveau ont enfin pactisé et pour mes 40 ans j’ai donné un grand coup de pied dans la fourmilière ! Clac ! Une formation pour devenir enfin ce que je suis depuis le début ! C’est bon, c’est dingue, c’est merveilleux !
S’autoriser à être soi et oser aller vers son propre destin, marcher tout droit et se dire que c’est dans cette direction qu’on devait aller depuis si longtemps…ne plus se préoccuper du regard des Autres qui nous asphyxie et nous dénature. Nous sommes UN et indivisible, mais nous sommes aussi le TOUT réparti en millions de particules indissociables, et c’est pour cela que nous avons tous en chacun de nous des capacités hors du commun dont la majeure partie de la population n’a aucune idée.
J’apprends avec la formation que je suis actuellement, à communiquer d’une autre façon, au-delà des apparences et du regard « standard » porté vers tout ce qui nous entoure.
Ce qui est incroyable, c’est qu’en faisant des exercices et de la pratique, je donne à mon Etre la possibilité d’exister bien plus fort qu’avec mon corps physique seul. Je suis moi-même éberluée de constater que nous avons tous en nous les outils pour « voir » des choses extraordinaires , et que 99% des gens mourront sans en avoir jamais pris conscience. Il n’y a rien d’impossible quand le coeur décide de vivre sa propre destinée. Lorsqu’on est sur la bonne voie, la route s’ouvre devant nous et nous ne rencontrons plus de résistance .
Mon propos est très décousu, mais je voudrais tellement que tout le monde puisse être heureux que j’en oublie la construction d’un commentaire cohérent…arborescence, feu d’artifice…je pars dans tous les sens…à moins que le « sens » d’autres dimensions ne soit plus le même que le sens de la 3D dans laquelle nous avons l’illusion de vivre.
Je sais bien que mon commentaire va inquiéter certains qui se diront : « la pauvre Alien nous a quitté , elle est entrée dans une secte et n’a déjà plus le discernement pour s’en rendre compte ! « .
Non, rassurez-vous, je vais bien ! 😉
Je viens juste de comprendre que nous sommes tous des magiciens avec des « pouvoirs » inconcevables pour quelqu’un de « normal », mais que tout est organisé pour qu’on n’y accède pas, afin de nous maintenir la tête dans un sac où il fait bien sombre.(le but étant de nous diriger dans des voies prédéfinies et calculées, comme si nous étions des objets télécommandés).
Tant de choses à dire, et tant de choses à découvrir encore….je ne suis qu’à la moitié de ma formation et je me sens déjà si transformée !!!
Il faut vraiment le vivre pour le croire !
Allez, j’arrête avant que vous n’envoyiez chez moi des hommes en blanc avec une ambulance !!! 😀
Ouvrez les yeux ! Allez au-delà de ce que l’on veut vous faire prendre pour la réalité !
Et pour tous les cartésiens qui me liront, ne m’assassinez pas trop vite ! Je vais bien ! 🙂
Haut les coeurs !
Hello Alien, l’arborescence de ce site m’échappant un peu, pour être sure que tu reçoive une notification de ma réponse : cf plus bas, j’aimerais discuter avec toi 🙂
Salut Laynee,
Scénariste oui, c’est sympa comme idée!
Au sujet que tu viennes me voir, avec grand plaisir! C’est syper marrant, depuis que je parle de ce projet y’a plein de choses positives qui croisent ma route, de gens qui sont intéressés, je le prends vraiment comme un encouragement… Moi je pensais qu’on me prendrait pour une folle au contraire!
Si tu veux me contacter, je suis sur le forum zébra crossing http://www.zebrascrossing.net/
sous le pseudo fanny13 aussi.
Si tu n’y es pas, on pourra trouver une autre façon de se contacter.
Hello Alien,
Je n’avais pas vu ton commentaire, vraiment désolée. Il me parle énormément, on parle la même langue je vois, j’adhère à 100% à ce que tu dis. Si tu es sur le forum http://www.zebrascrossing.net/ je discuterai avec toi avec très grand plaisir au sujet de cette formation que tu suis, et on pourra échanger sur nos pratiques et nos expériences, ça peut être vraiment très très intéressant!
hello Laynee ,Je me nomme Jean-Baptiste, je suis un adulte hp moi aussi découvert a l’adolescence , je suis en train de changer de métier actuellement tailleur de pierre , je fais des études en film production en irelande ou je vis avec ma famille.
Je recherche un scénariste pour discuter d’idée , j’en ai beaucoup mais ne sait pas les mettre en pages.
moi aussi je me suis sentis isoler mais surtout incompris depuis l’enfance et traiter par certains d’idiot du village parce que je pensais différemment ma surdouance est tenu plus ou moins secret mes parents le savaient sans jamais vraiment réaliser la souffrance que cela implique et je crois qu’un jour nous devons nous lancer dans ce que nous aimons plus que les autres car plus émotionnel a notre réalisation.
bises a bientôt j’espère.
jb
Bonsoir,
J’ai suivi vos conversations ces dernières semaines concernant les adultes HP en entreprise. C’est très intéressant. J’aimerai partager avec vous une émission :
http://www.rts.ch/emissions/temps-present/sante/2904010-ritaline-enquete-sur-une-pilule-miracle.html
qui a été diffusée sur temps-présent. J’ai trouvé impressionnant le nombre de personnes adultes et enfants qui prennent de la ritaline en pensant qu’ils allaient être plus calme. Mais beaucoup plus inquiétant est que certains adultes sont certainement des HP et ne le savent pas et prennent des médicaments (stupéfiants) pendant plusieurs années. Un enfant témoigne qu’il avait perdu l’envie de tout après avoir pris la ritaline sur plusieurs années. Je voulais juste alerter les parents qui sans réfléchir vont chez le médecin pour obtenir de la ritaline, et je trouve ça choquant. On me l’avait proposé pour mon fils (HP) il y a quelques années à l’école et j’ai toujours refusé. Maintenant il est dans une école spécialisée pour les HP et il est heureux, c’est un autre enfant. J’espère que ce message pourra aider d’autres personnes. A bientôt…
Hello Gaston,
en train de regarder ton documentaire, c’est assez effrayant je trouve. Les raisons qui poussent à la prise de ce médoc surtout : clairement, le fait que l’entourage se sente inconfortable… Je peux comprendre que ça soit compliqué pour un parent, un enseignant, un collègue de travail, de cotoyer quelqu’un qui est à 100 à l’heure toujours, mais de là à l’assomer de médoc pour avoir la paix… le gamin qui dit qu’il a pas envie d’en prendre et la réponse paternaliste et manipulatrice « mais enfin, tu comprends, c’est pour ton bien, tu le sais bien, et tu es bien d’accord n’est-ce pas? », alors que toute leur explication est en fait c’est pour NOTRE bien, à nous parents… ça me choque…
Vous n’êtes pas seule.
Cette sensation que ma vie est plate, sans reflet, d’une banalité effrayante, et que je sens que j’ai mieux à faire, autre chose, autrement…que je me gâche, voilà bien le mot, SE GÂCHER, savoir que l’on a en soi des capacités inexplorées inexploitées et qu’il FAUT les utiliser…
Moi aussi je ne suis pas si mal adaptée à la vie de tous les jours, en surface du moins, depuis que je suis stabilisée avec ma bipolarité, mais au fond il y a un vide, et un sentiment énorme de perte de temps.
Maintenant que je SAIS, j’espère d’une force incommensurable que ça va évoluer. Assez vite si possible. Je n’ai pas de temps à perdre…
« Cette sensation que ma vie est plate, sans reflet, d’une banalité effrayante, et que je sens que j’ai mieux à faire, autre chose, autrement…que je me gâche, voilà bien le mot, SE GÂCHER, savoir que l’on a en soi des capacités inexplorées inexploitées et qu’il FAUT les utiliser… »
Je ressens précisément cela.
Le mot qui me vient à l’esprit depuis quelques temps déjà est : « jachère ».
« État d’une terre labourable qu’on laisse reposer temporairement en ne lui faisant pas porter de récolte afin qu’elle produise ensuite abondamment » ou
« État d’une chose ou d’une personne dont on ne tire pas parti, à qui l’on ne demande pas ce qu’elle pourrait donner »
http://www.cnrtl.fr/definition/jachère
Je suis (j’ai toujours été ?) en jachère… Et n’ai finalement jamais poussé une culture jusqu’à maturité, puisque ça pousse tout seul, à peu près correctement, voire plus, sans attention particulière…
Il va falloir que j’apprenne à mon cerveau à utiliser la fonction « tracteur ».
Merci Gabriel de votre définition de la jachère, je ne la savais pas applicable à la personne, alors je suis en jachère aussi, je l’ai dit à mes patrons il y a deux ans, d’une autre manière : je sais ça ça et ça dans ce domaine, vous ne l’utilisez pas, quel gâchis. J’ai envie (sous-entendu j’ai besoin) d’avancer (et sous-entendu juste pour moi déjà )Ca c’était avant mon magistral burn out.
L’image du tracteur est excellente !
Moi aussi je suis en jachère ! Et j’en peux plus… Où est la fonction tracteur ? La possédé-je ? Ou dois-je l’emprunter à autrui ?
Se gâcher, être en jachère… c’est exactement ce que je ressens aussi, une impression floue mais forte de passer à côté de quelque chose. La lecture du livre de Cécile et de quelques autres m’avait permis une prise de conscience de l’origine (probable) de ce ressenti, puis, très vite, les soucis du quotidien (enfants en bas âge, un déménagement qui approche…) ont repris le dessus. Mes réflexions ont un peu laissé de côté la question du surdon… et le malaise est revenu, peut-être plus fort qu’avant.
Merci donc pour vos témoignages qui me rappellent qu’il y a effectivement un problème auquel je dois faire front et que ce n’est pas en l’occultant une fois encore que je progresserai.
Toutefois, je suis assez perplexe quant au « comment » : comment trouver le temps de mettre en pratique ma créativité quand les journées sont déjà tellement remplies et que je m’effondre épuisée tous les soirs, comment délaisser un métier stable pour un autre plus hasardeux quand il faut rembourser un prêt immobilier… ça peut paraître trivial, mais pourtant…
À Khéna :
oui, c’est bien le problème, comment cultiver notre créativité quand on a des moyens matériels limités, quelles qu’en soient les raisons ?
Personnellement, quand mes enfants étaient petits, je me débrouillais quand même pour faire de la photo, parce que c’est une de mes nombreuses passions. J’aime les fleurs et les insectes, et j’en trouvais toujours en promenant mes gamins, ou un beau paysage tout en les baladant…
Et puis je m’étais mise au tricot et je me suis bien amusée, quand ils étaient petits, à tricoter des petits vêtements, d’abord en suivant les modèles, puis en imaginant des trucs plus compliqués, des points fantaisie ou un motif original.
Cuisiner peut aussi permettre d’exprimer sa créativité 🙂
Le truc le plus minuscule où je laisse exprimer ma créativité, actuellement, histoire de rendre cette corvée supportable : quand j’étends le linge, non seulement je dispose les vêtements de la façon qui évite le repassage et facilite le pliage, ce qui me demande un chouïa de réflexion (en tout cas pour moi qui suis dyspraxique) mais surtout je les dispose de façon à harmoniser les couleurs 😀 Je ne porte pas de noir, et l’autre jour j’ai réussi à réaliser un ar-en-ciel avec mes différents T-shirts, ben ça m’a fait plaisir, et encore maintenant en l’écrivant, tiens 🙂
@ Khéna,
Je crois que nous sommes quasi toutes et tous « bouffés » par les contingences matérielles, par le nécessaire non épanouissant au détriment du plaisir. Et nous n’avons pas le choix quand effectivement il y a des charges incontournables qui pèsent sur nous.
De fait, faut-il que nous passions par un moment de vie où nous devrons faire quasi abstraction de nos propres désirs, de notre bien-être le plus complet possible ?
Probablement…
Parfois on supporte cela, parfois on hurle de désespoir « c’est pas ça la vie, c’est pas ça que je sens en moi, je m’ennuie je m’ennuie et je m’ennuie, c’est plus possible..! » (ça c’est moi…)
Alors il va falloir apprendre à attraper ne serait-ce que pour un court moment un peu de moments où nous nous réalisons, en avoir conscience, et ne pas l’oublier » Tiens au travail, on a parlé d’un dossier avec un nouveau cas, là je ne me suis pas ennuyée (et ça dure allez, 10 minutes, 20 minutes au plus).
En vous disant cela, que je ne fais pas, je réalise que je viens de trouver un petit qqchose que je dois enfermer dans la case » positif de la journée.
Punaise, en théorie, suis pas si mauvaise finalement ! 🙂
Allez hop, au boulot ! Action !
Tournevis, Bagheera, je vous réponds ici car pas de bouton plus bas.
Oui, les contingences matérielles limitent tout le monde, et c’est bien ce qui m’ennuie : je ne suis pas assez optimiste pour me dire que, quand mes enfants grandiront, je pourrai faire ce dont j’ai envie… et la vague impression, aussi, d’être une mauvaise mère quand je pense plus à mes envies /besoins qu’à leur épanouissement à eux. Peut-on conjuguer épanouissement personnel et maternité? Les féministes vont me vouer aux gémonies…
@ Khéna,
Mais non, penser à soi n’est pas répréhensible, au contraire c’est salvateur. En effet, quand une mère est la plus épanouie possible, ça rejaillit sur ses enfants : elle est plus calme, plus dispo (si si c’est vrai), plus à l’écoute, peut partager ses expériences persos…
S’écouter est vital, nécessaire, salvateur je le redis. Alors faites-le autant que faire se peut.
Merci à toutes!
La lecture du livre de Cécile m’a déjà soulagée d’un poids : par moments, j’ai énormément de mal à supporter les petits, alors qu’ils sont comme d’habitude. Il y a encore peu de temps, je m’en voulais beaucoup de ces moments de saturation. Maintenant, j’ai des mots à mettre dessus : hypersensibilité au bruit, besoin de retraite, fatigabilité. Au moins, quand le bruit des légos qu’on remue me fait quasiment souffrir, ou quand je ne supporte plus d’être sollicitée toutes les 20 secondes, je comprends ce qui m’arrive, et ça aide. Heureusement, il y a aussi de très nombreux bons moments!
Et aussi (pour Khéna) : j’ai beaucoup culpabilisé de mettre mes enfants à la crèche à mi-temps alors même que j’étais sans emploi. Simplement pour souffler un peu, parce que je ne supportais pas ces sollicitations permanente, tout ce bruit et cette agitation. Quand même, plus tard une de mes psy m’a convaincue que j’avais eu bien raison, et que c’était une bien meilleure preuve d’amour envers mes enfants de reconnaître mes limites et de déléguer à d’autres plus compétentes que moi dans ce domaine, plutôt que de me forcer à m’occuper d’eux à plein temps, et de le faire mal, comme l’a fait ma mère.
D’ailleurs, plus grands mes enfants sont toujours restés à la cantine et à la garderie, de leur propre choix (ils n’étaient pas contents quand j’allais les chercher trop tôt à la garderie !), et je pense que c’était aussi bien pour tout le monde, même si j’aurais tant aimé être une mère patiente et calme et douce et dévouée et… tout ça quoi.
Et je n’avais pas la chance de savoir pourquoi j’étais si nulle (*) alors que toutes les autres y arrivent, hein 😉
(* = hypersensible au bruit, fatigable et tout ça, hp quoi !)
Parce que bien sûr, il y avait toujours une %$&!£ pour me faire sentir que j’étais une mère indigne (à commencer par ma grand-mère qui n’a eu qu’une fille, elle, et pas trois garçons, grmbl).
À Khena : je plussoie Bagheera.
Je comprends votre désarroi, je l’ai vécu quand mes enfants étaient petits (et ça a duré, le plus jeune est né quand l’aîné avait neuf ans…) Vous avouerai-je que les seuls moments de ma vie où j’ai sincèrement pensé au suicide comme seule issue à cet épouvantable cauchemar étaient les premiers mois de vie de chacun de mes trois enfants ? Heureusement que je ne l’ai pas fait, parce qu’au fil des ans, cela s’arrange, petit à petit, et soudain un jour ils s’envolent et on pleure les câlins, les cris et les rires et les bisous baveux… Et on regarde ces trois jeunes adultes, épatée et émue et fière 😉
Que vous dire ? Courage !! Nous sommes avec vous de tout coeur. Et pensez à vous, vos désirs / besoins sont normaux, les super mamans dont on nous vante les mérites n’existent que dans les fantasmes malsains de ceux qui ne savent pas ce que c’est d’être mère.
A Khena : les féministes te diraient au contraire que la société met précisément ce genre de pression sur les femmes, les décourage d’avoir une vie, d’autant plus quand elles deviennent mères. (Cf. les super mamans dont parle Tournevis).
Donc elles te comprendraient, ne t’en fait pas! Et elles compatiraient. Et elles te diraient que tu as le droit quand même d’avoir une vie et qu’il est absurde que qui que ce soit osent te l’interdire. Mais oh combien elles comprendraient que tu doutes de ce droit! 🙂
Pffff, ça fait mille ans que je me balade sur les sites de zèbrerie en tout genre et là, prof, ça arrive d’un coup, les larmes aux yeux tellement les mots entrent en écho et me projettent dans un avenir attendu mais déjà plein de nostalgie. Si j’y arrive… Merci tournevis.
rire et larmes …. moi ausi je dois impérativement apprendre la fonction « tracteur »
MERCI à toutes et à tous pour vos témoignages …. grâce à vous je comprend …. ENFIN et je me sens moins seule
Bon chemin à chacun
Petite anecdote rigolote sur le perfectionnisme (en pleine lecture du livre de Cécile Bost), pour me faire pardonner ma précédente intervention très « down » sur cette page :
Je suis fleuriste. Voilà quelques mois, je me toque de présenter de tous petits pots de gelée de pétales de fleurs bio sur une toute petite étagère. Ce jour-là, je suis absente du magasin et mon livreur, Philippe, vient chercher un bouquet à livrer. Bien sûr, puisqu’il est livreur. Pendant que mon employée emballe les fleurs, il se met à tripoter un pot de gelée, le tourne et le retourne, lit l’étiquette. Le bouquet est prêt, il repose le pot.
Mon employée, Alexia :
— Remettez le pot comme il était, Philippe ! Nathalie va voir que vous l’avez touché.
— Vous rigolez ! Vous avez vu la taille du magasin ? Impossible qu’elle le remarque.
Et Alexia, fataliste : « Vous verrez bien… »
Je reviens au magasin 1/2 heure plus tard :
— Salut Alexia. Tiens t’as vendu un pot de confiture ?
Chaque fois que je tombe sur cette anecdote, j’hésite à la commenter, alleye je le fais auj’ : j’adore cette anecdote !! Je suis tout à fait comme ça, au grand désespoir de mes enfants pour qui cette espèce de don magique combiné à ce chouïa de maniaquerie devait être un peu angoissant, quand même.
Mdr !!
Je suis maniaque aussi, et perfectionniste, si j’ai mis cela comme ça là, c’est que ce n’est pas autrement, et je vois si ça a changé de place.
Nous possédons une immense biblio qui fait un long pan de mur où j’ai rangé au maximum possible les livres par taille, et/ou catégorie, thème.
Mon mari me demande un livre, je sais exactement où il est, et gare à lui si il ne le remet pas bien.
De même, je déteste qu’il pose les nouveaux livres n’importe où sans souci d’organisation, selon MA méthode…
Je suis une folle de classement, tout doit être classé, sous-classé, sous-sous classé, jusqu’à ce que on ne puisse plus trouver de lien entre les choses et que sous-sous-sous….classer soit impossible.
Mon disque dur du Pc est hyper classé…
Moi je ne suis pas maniaque. Bon, c’est vrai qu’un jour, à la grande stupéfaction d’un client, j’ai remis tous les cadres d’une salle de réunion dans l’axe, sous le prétexte que sinon, je ne pourrais pas me concentrer pour l’écouter. Bien, ça crée des liens, avec un sourire, faut pas croire. Et là, bin je dois re-ranger tous mes bouquins par thème et pas par auteur. Ca me posera un problème de taille et de couleurs pour l’aspect visuel c’est sûr. Hum.
Je fais le lien entre ces posts et celui où tournevis explique qu’elle exprime sa créativité dans l’étendage du linge : ma fille de trois ans passe de longs moments à ranger les chaussettes sur l’étendage ou à composer d’immenses mosaïques en légo en faisant en sorte que 2 pièces de même couleur ne se touchent jamais… J’hésite à appeler cela de l’art ou de la maniaquerie… comme quoi la créativité peut aussi surgir dans une activité très ordonnée.
Pour le coup des chaussettes ou des lego, je me demande si ce n’est pas aussi une façon d’évacuer le stress ou de canaliser son énergie ?
Ma mère m’a raconté que quand j’étais toute petite, je passais de longs moment à déchirer tranquillement des journaux en longues bandes et les bandes en petits morceaux…
Mon fils aîné, quand il avait un peu moins d’un an et était sur le point de marcher, avait un curieux rituel, chaque soir, en revenant de chez la nounou : dans le salon, il allait d’un meuble à l’autre, toujours strictement dans le même ordre, il s’arrêtait devant chaque meuble, s’y tenait debout d’une main et de l’autre jetait méthodiquement et calmement au sol tout ce qui était à sa portée avant de passer au meuble suivant. Évidemment, nous n’avions laissé à sa portée que ce qui ne craignait pas grand chose : magazines, livres, disques vinyle… Une fois qu’il avait traversé le salon, on aurait cru qu’une tormade l’avait dévasté, mais mon fils faisait ça très calmement, très méthodiquement, comme un devoir à accomplir, et ensuite il passait à autre chose. Je crois que ça lui a passé quand il a su marcher vraiment. Je n’ai jamais compris le sens de ce rituel, mais je ne voyais aucune raison de ne pas le respecter, même si c’était un peu agaçant de devoir tout ramasser et remettre en place ensuite.
Je ne sais pas si ça a un rapport, mais sans doute que oui, puisque ça me revient là comme ça 🙂
Pourquoi y a-t-il certains messages qui ne possèdent pas de bouton « répondre »?
Tournevis, merci pour l’anecdote de l’apprenti marcheur! C’est sûr que les petits ont leurs rituels à eux et, après tout, ils valent bien les nôtres.
Je me retrouve souvent à ranger les magazines dans les salles d’attente. Je passe sûrement pour une timbrée mais je suis très soulagée de voir cet ordre et on peut enfin chercher convenablement un magazine à feuilleter (bien que la plupart du temps, ils ne,m’intéressent pas…mais c’est une autre histoire).
A NES, je suis pareille…ça m’agace de voir les magazines dans tous les sens, donc 1ere chose, les empiler correctement, puis si possible les trier par genre, et taille bien sûr…
Je pense me mettre à pleurer dés ce soir, quand j’aurai refermé cette fenêtre puis acheté le livre de Cécile Bost. Il y a donc un endroit au monde, une petite fenêtre, où j’aurai pu écrire : « Je suis une adulte surdouée » sans qu’on me retourne un petit sourire de condescendance ironique. Parce que je m’adresse à des personnes comme moi. Dieu merci, ils ont fait le coming-out de leurs neurones… Que ressentez-vous ? Que vivez-vous ? Pourquoi je ne vous connais pas ?
Quand on détecte un enfant surdoué, tout l’entourage est fier, vaguement inquiet de ce que cela signifie vraiment. Mais personne ne remet en cause le diagnostic.
Puis ensuite, quand l’enfant devient adulte, c’est comme si son quotient intellectuel devait devenir inversement proportionnel à son âge. Il faudrait qu’il diminue pour être « socialement acceptable » ?
Qu’un adulte se targue d’être surdoué et les noms d’oiseaux pleuvront. Dits ou pensés trop fort. Vantard, mythomane, mégalomaniaque…
Voilà la réalité d’un adulte surdoué. Il se tait s’il veut avoir une vie sociale. Et quoi qu’il arrive, il n’y aura que des pointillés. A cause de cela, j’ai l’habitude de dire que l’on n’a pas d’amis, juste des gens qui traversent vos vies à plus ou moins longue échéance. Mes raisonnements finissent toujours par déranger, mettre mal à l’aise. Qui suis-je pour leur dire pourquoi un couple dysfonctionne ou ce que tel ami pourrait faire pour améliorer son business ?
Sûrement une orgueilleuse impénitente trop sûre d’elle. Une extravertie à l’ego surdimensionné. Mais certainement pas une personne à la capacité d’analyse un peu plus boostée que la moyenne. J’ai souvent raison, cela dérange.
Mon Dieu, tout cela est tellement difficile, tellement porteur des stigmates de la souffrance. La solitude intellectuelle. Etre recherché pour son intelligence, et fui pour la même raison…
Je n’ai pas le souvenir d’avoir appris à lire et à écrire. C’est comme si j’avais toujours su. Ma maîtresse d’école a convoqué ma mère quand j’étais en CE1. « Arrêtez de lui apprendre à lire et à écrire, elle s’ennuie en classe ». Ma mère, interloquée : « Mais je ne lui apprends rien ». En 6ème, mes parents apprennent que je suis surdouée. S’en foutent un peu. Tant mieux, ça aurait pu être pire…
Et voilà. Après, la fuite en avant. Je n’ai pas le souvenir d’avoir réellement souffert pour apprendre. J’ai appris à tricoter, à broder, à coudre toute seule. Je ne jouais pas à la poupée, je leur créais des robes. 1ère de la classe, cela va de soi. Pas d’effort ; ouvrir un livre, c’était comprendre, c’était savoir. Dés que j’engrange une connaissance, une compétence, il m’en fait une autre. Vite. Un challenge, un défi. Une compétition avec moi-même ; mais aussi avec les autres. Putain de nécessité de tout mesurer, planifier, quantifier, sur une échelle de 1 à… à combien ?
J’ai appris 3 métiers successivement. A chaque fois, la conclusion est l’ennui, tout en ayant la sale impression d’être un imposteur puisque je n’avais fait ni les études, ni les formations nécessaires à l’exercice de ces métiers. Mais peu importe, il faut nourrir l’esprit, occuper les mains. J’ai appris toute seule à copier les grands Maîtres, juste parce que je n’avais pas les moyens d’acheter de belles toiles pour mes murs. Mais dés que j’y suis arrivée, j’ai arrêté de peindre. Comme j’ai arrêté d’écrire, de tricoter, de faire du crochet… J’ai écrit 2 romans. Pour le 2ème, rejeté par un grand éditeur parce que forcément maladroit dans l’intrigue, il a conclu sa fiche de lecture (qu’il a eu la gentillesse de m’envoyer) par : « Mais tout le monde ne peut pas écrire Les Rois Maudits ». Certes. J’avais juste l’intention d’écrire un roman de gare historique…
J’ai créé plusieurs entreprises. Elles ont fonctionné. Même si être une femme n’a pas toujours été facile. Quoique… Ma phrase préférée : « Vas-y, fais-moi plaisir, sous-estime moi… »
Mais le prix à payer est tellement élevé… Penser 24h/24. Se réveiller une heure avant la sonnerie du réveil en ayant déjà organisé sa journée et celle de toute l’équipe en pensée. Quel intérêt, cette non-vie ? Douloureux, épuisant. Faire attention à ne pas trop se dévoiler, mais se dévoiler quand même parce que c’est plus fort que moi… et faire fuir l’entourage. Perfectionniste. Ne pas savoir lâcher prise. Bon sang, quand cesserai-je d’entrer dans une maison d’amis et de casser virtuellement tous les murs avant de redécorer (toujours par la pensée…) juste parce que je ne peux pas m’en empêcher ?
Ce que je veux ? C’est qu’on me reconnaisse le droit à l’intelligence. Mais qu’en ferais-je ? Me donnerais-je le droit au repos ? Enfin ?
J’admire moi-même des gens. A chaque fois, on me croit hypocrite ou intéressée par ce qu’ils pourraient m’apporter. Mais même pas. La vérité est tellement plus prosaïque. Il est juste tellement rare que je puisse reconnaître un savoir-faire ou une compétence supérieure à la mienne, que je me répands en compliments et en reconnaissance. C’est tout. Je n’en attends rien. Ou si, peut-être, que des gens soient capables, honnêtement de ne pas le considérer comme un aveu d’infériorité. Non, je ne suis pas ton petit Padawan, chéri… Même pas en rêve.
J’enrage d’être bonne à tout et nulle à l’exercice « copains pour la vie ». Cela devrait pourtant être le plus simple puisque je sais exactement comment ça fonctionne. Il suffirait de se taire. Comme à l’école quand il fallait (ou pas) lever le doigt. Bien sûr que j’avais toujours la réponse, bien sûr que j’allais me faire mal voir par mes camarades de classe en levant systématiquement le doigt. Je savais que je n’avais qu’à juste ne pas le lever, qu’il importait peu que chacun sache que je disposais de la réponse. Si moi, je savais que je savais, cela aurait dû suffire. Mais non ! C’est comme si mon bras était doué d’une intelligence distincte de mon cerveau et s’érigeait tout seul vers le plafond. Et donc les emmerdes…
TAIS-TOI. Aujourd’hui encore, c’est comme un mantra. Je reviens de soirée, d’une journée de travail, j’ai encore étalé « ma science » en pensées émises tout haut. Et je me répète : TAIS-TOI ! Qu’est-ce que tu en as à foutre qu’ils sachent que tu pisses le plus loin ? Fais taire le flot incessant de tes idées. Si tu ne peux pas l’assécher comme un puits sans fond, au moins fais comme si… TAIS-TOI.
Mais il n’y a rien à faire. Je suis comme une voiture au moteur trop puissant pour les limitations de vitesse imposées. Je ne sais pas brider la mécanique. TAIS-TOI !
Rien, à priori. Je voulais juste aider. Mégalo, imposteur, hyperactive. TAIS-TOI !
« T’es toi quand tu parles« … C’est le titre d’un livre de Jacques Salomé.
Merci d’avoir été vous et d’avoir ainsi témoigné.
..Ainsi, vous aussi vous avez un bras qui a une vie indépendante de votre cerveau ?
… et une langue, aussi.
Et vous, Cécile, que font vos mains qui soit dissocié de votre cerveau ?
Je suppose qu’il ne s’agit plus de lever la main en classe…
… 🙂
C’est tout le mystère de l’impulsivité, quand l’arc réflexe (le circuit court) est la norme de fonctionnement, quand le système limbique by-passe le cortex préfrontal.
C’est d’ailleurs le point essentiel d’étude que j’avais suggéré au Professeur Lançon quand je lui avais présenté les résultats de mon travail, avant que ceci ne devienne un livre.
Ok, l’impulsivité, je connais.
C’est comme mettre les doigts dans la prise n’est-ce pas ? Agir en dépit de l’analyse factuelle des risques et conséquences, juste parce que la perspective grisante d’engager des neurones dans une bataille en cas de mauvais choix est irrésistible. Savoir que je by-passe mon cortex préfrontal si souvent est un peu déstabilisant. J’avais donc raison, je n’ai rien dans le crâne. Merci maman, au moins, tu ne m’as pas fait blonde !
« J’avais donc raison, je n’ai rien dans le crâne. »
:D… Pas sûre que ce soit si simple que ça.
Pour ma part, il m’arrive souvent de rappeler que je suis une fausse brune…
Salut Nathalie
Ne bride pas la mécanique. Sois toi-même. Tu trouveras des cadres de jeu dans lesquels t’épanouir.
Nathalie, tu m’évites un long message, tu as dit tout ce que je ressens, vis au quotidien….
Comme toi, quand je rentre d’une soirée, d’une rencontre, de moments en famille, en équipe de travail, etc….. je ressens avant tout mon impuissance à me taire…..
Il me reste donc un apprentissage précieux à entreprendre….. apprendre à me taire !!
Que cela est difficile ……….. !!
C’est si … naturel…. de dire ce que l’on sait, sans prétention, juste parce qu’on sait, c’est tout….. mais c’est tellement mal vu, mal vécu, et cela m’apporte tant de mépris, de rejet, de jugements…. d’amis qui s’éloignent, qui ne m’invitent plus à leurs soirées….. comment leur en vouloir ? ils ne savent pas ….. ou ne comprennent pas …..
Alors pour l’année qui arrive…. je veux apprendre à me taire, sans frustrations !
Il est même possible au contraire que ça me fasse beaucoup de bien….
Défi de l’année !!
Bonsoir Sylvie,
Qu’est ce que je lis ? apprendre à vous taire ? Vos paroles ont allumé chez moi une alerte rouge , qui fait que je me dois de réagir à votre résolutioin pour l’année 2013. Attention, vous taire , vous pouvez , ou pas , de votre choix va découler un certain nombre de conséquences.
Vous taire : cela va signifier : grosse frustration, faire semblant , donner une image totalement déformée et fausse de vous aux autres, mais soyez en sure qu’à une moment donné , ils vont s’en aperceoir, car le surdon reprend toujours ses droits à un moment ou à un autre, soit sous la forme de paroles mal placées qui vont resurgir, soit sous la forme de maux physiques ou psycho plus ou moins préoccupants.
Ne pas vous taire : cela ne signifie pas tout dire et n’importe comment, mais évoquer son opinion de manière nuancée mais rester sur une position acceptable pour vous comme pour les autres. A terme, parfois, certaines personnes qui se sont éloignées de vous reviennent parce qu’elles se sont apercues de par elles memes que vous aviez finalement raison (ca m’est arrivé plusieurs fois).
Mon histoire : c’est un père qui m’a fait taire pendant toute mon enfance, une famille engoncée dans un laisser paraitre bien sous tout rapport, pour éviter les on dit, ou l’on donnait une bonne image de soi (TU PARLES !!!), et blablabla…. et j’en passe. C’était d’autant plus difficile à supporter que j’étais surdouée et que je ne le savais pas. Il m’a fallu des années pour décortiquer tout ca, mais au moins maintenant je sais ou j’en suis. Et j’en suis à peu près guérie et prete à affronter la suite…..
Votre pensée, vos paroles , si vous les taisez , qui pourra en profiter, qui pourra etre éclairé par votre jugement ? Car il s’agit de cela : prendre le risque de déstabiliser parfois, de subir une désaprobation, mais aussi prendre le risque d’alerter à temps, d’eviter un mauvais choix à quelqu’un, d’apporter du positif dans la résolution d’un problème, de récupérer une situation…..(c’est du vécu ca aussi).
Etre surdoué et etre soi meme , c’es assumer une certaine solitude, à vous d’en juger la quantité que vous etes capable de supporter, mais c’est aussi savoir qui on est et montrer ce que l’on est de manière juste et réelle, autant que cela est possible. Votre intelligence, c’est votre trésor. Il est là pour vous servir et pour servir les autres. Ne gachez pas cela.
Cricri (encore elle, qui a du temps pendant ces fetes pour consulter les multiples articles de Cécile qui sont tous très enrichissants) Faut il préciser que c’est Cécile qui m’a encouragée à écrire sur ce blog, car j’hésitais à départ. Mais une fois qu’on a commencé, c’est plus facile ensuite (c’est comme la créativité). Je précise que j’écris uniquement quand je pense cela peut vraiment apporter des éléments nouveaux, et quand j’ai un vrai ressenti par rapport à ce que je lis.
A bientot Sylvie, et bon courage d’etre vous.
Merci Cricri de prendre ainsi la parole
Je suis d’accord avec vous sur le fait qu’il est important de ne pas se taire (position pas simple d’ailleurs – ce que les américains appellent le « forced choice dilemna » = le dilemne du choix forcé : être « comme les autres » et se perdre à soi-même ou être soi-même et risquer le rejet, obligation de faire un choix qui dans les deux cas est insatisfaisant.)
.. En fait, la 3° voie est celle de l’amélioration de ses capacité de communication – ce pourrait être une belle voie à suivre pour 2013, qu’en pensez vous ?
Je partage assez l’avis de Cécile : améliorer ses capacités de communication.
Personnellement, j’y travaille depuis des années, après des décennies de relatif silence, puis quelques brèves années à trop tout dire n’importe comment.
De toute façon, si je cherche à me taire, ça ressort sous forme d’agressivité ou de gaffes morbides ou de lapsus gênants, alors j’essaie maintenant de trouver quand et comment dire les choses avec justesse. Parfois j’y arrive, même si c’est maladroit dans la forme mais peu importe, les gens sont sensibles à la justesse de l’intention, et parfois ça porte ses fruits et c’est du bonheur.
Vous taire… ? Tant que cela vous convient, mais au-delà de l’enfermement dans le silence, il y a aussi votre capacité à pouvoir « brider » la machine à penser afin de la synchroniser avec celle du monde qui vous entoure, l’inverse n’est pas nécessairement possible. Nous avons bien des choses à gagner dans les échanges, et vous avez plus que probablement beaucoup à apporter, vous aussi, aux autres.
brider, ou canaliser ?
J’ai l’impression d’entendre mon grand fils, « je fais tout pour être « normal ». Je n’ai pas contré sa décision, il a déjà été assez en souffrance comme ça, et l’est encore selon les cas.
Il sait qu’il est surdoué depuis peu, et a choisi cette voie de la normalité, qu’il travaillait déjà depuis de longues années avec sa psy sans savoir. Ca ne marche pas si mal, c’est vrai. Mais je crains effectivement des frustrations. Le temps parlera.
Personnellement, me taire, jamais ! Tout au plus atténuer certains aspects selon les circonstances.
Je suis comme je suis, j’assume parfaitement, et force est d’ailleurs de reconnaitre que je suis appréciée comme cela, plus qu’avant je crois, depuis que j’ai laissé mon Moi sortir et exister, s’exprimer.
Un de mes domaines hyper développés touche beaucoup aux relations aux autres, et de fait ça plait. Et ça comble en partie mon besoin d’être utile à la personne.
Alors vous taire, ce serait dommage !
« force est d’ailleurs de reconnaitre que je suis appréciée comme cela, plus qu’avant je crois, depuis que j’ai laissé mon Moi sortir et exister, s’exprimer.
Un de mes domaines hyper développés touche beaucoup aux relations aux autres, et de fait ça plait. Et ça comble en partie mon besoin d’être utile à la personne. »
Je le ressens comme ça aussi ; je suis toujours aussi râleuse, mais en contrepartie je suis à l’écoute d’autrui et j’ai une intuition plutôt bonne et une capacité à exprimer les choses en quelques mots simples qui compensent largement. À ma grande surprise, et à l’encontre des prédictions familiales, je suis plutôt appréciée, malgré mon caractère bien affirmé (pour ne pas dire « de cochon » ou « sale caractère »…)
Les gens apprécient aussi mes actions constructives, qui ne résultent que de mes coups de gueule finalement.
Être soi, y’a que ça de vrai, mais en respectant autrui bien sûr 🙂
Une sorte de funambulisme sur le fil de la vie ?
En lisant les différentes réponses, je me pose quelques questions :
Se taire? Oui mais quoi taire?
Taire son intelligence ? Ce n’est pas de cela dont il est question.
Par contre, est-ce taire son intelligence que de taire l’envie de dire ce que l’on sait, et que l’on sait « mieux » que ceux qui ne sont pas aussi arborescents ?
Est-ce se taire que d’adapter son discours à son auditoire ?
Et par-dessus tout : qui suis-je dans un flot de paroles qui resteront soit incomprises, soit non admises ; et qu’est ce que j’exprime, à contrario, lorsque mes paroles sont le support intelligible d’une communication intelligente avec les autres…?
En lisant vos questions, les répons et vos questions encore il me vient juste une chose qui m’a beaucoup aidé et je voudrais vous dire: Suivez votre propre intuition! Les hp en sont servis!:-)
Je suis d’accord avec Alice : l’intuition ! Nous en sommes abondamment pourvues, profitons-en, que ça serve à quelque chose, ce truc parfois envahissant ! Cesser d’intellectualiser, de chercher des méthodes, juste écouter son intuition, c’est presque facile, totalement magique et si efficace !
Euh Tournevis, et Alice, je n’y arrive pas…j’ai besoin quasi vital d’analyser, décortiquer, tenter de comprendre, mettre en place, tirer une conclusion, re-analyser la conclusion, et si ceci, et si cela, alors ceci, ou cela, oui, mais dans ce cas ceci, cela….anticiper pour maîtriser, et/ou prévoir une sortie, ne pas être prise au dépourvu ! Car là, viiiiiiiiite, on se remet à analyser….
J’arrive quand même à une fin qui me convient…au bout de plusieurs temps de cogitation.
Vais réfléchir si j’ai de l’intuition…bonne question, suis collée là.
Me semble pas que ça me caractérise car chez moi tout découle d’un raisonnement très pensé, détaillé, analysé, précis.
Logique puisque je pense qu’il n’y a pas de hasard, et que tout s’explique donc.
A Bagheera,
C’est parce que la surdouance donne un moyen d’accès à un plan supérieur de la conscience, du fait que l’analyse du champ d’expérience est très rapide, complexe et très étendue, tout comme le caractérise aussi un système de pensée arborescent allié à une mémoire hors norme et qui permet d’être visionnaire et intuitif ; NON PAS à l’instar des médiums qui perçoivent les choses par ressenti émotionnel (d’une forme de vision dont il n’est pas sujet ici), mais par la vastitude des combinaisons infinies d’analyses logiques et poussées dont est capable un tel cerveau. Cette analyse se fait juste au-dessus du seuil de la conscience auquel vous avez, en tant que HP, accès, parfois même si vite qu’il est difficile d’établir le lien entre l’hypothèse et la conclusion.
Lorsque vous décrivez votre système de raisonnement, c’est ce dont il s’agit, à la différence que vous le faites en conscience, ce qui ne signifie pas que l’on a toujours raison n’est ce pas, car l’analyse que l’on fait d’une situation, même si l’analyse est très rapide et complète, ne s’appuie jamais que sur vos propres expériences, votre vécu et dans une notion un peu plus ésotérique, votre patrimoine noétique, spirituel et émotionnel.
Lorsque l’on sait cela, il importe de tenir compte de la relative « instabilité » liée à la sur-sensibilité des HP et surtout de travailler autant la maîtrise des pensées, des sentiments et des émotions que l’écoute de soi-même et un très bon exercice à ce titre est la méditation Zen par exemple, qui permet de faire un peu de silence et d’entrevoir ce qu’il y a en soi, au-delà du bruit blanc qu’on a dans la tête du matin au soir.
« Cette analyse se fait juste au-dessus du seuil de la conscience auquel vous avez, en tant que HP, accès, parfois même si vite qu’il est difficile d’établir le lien entre l’hypothèse et la conclusion. »
Cf le fameux DIL = Déficit d’Inhibition Latente qui permet les intuitions fulgurantes qu’on ne peut démontrer qu' »après ».
Cécile, peux-tu en dire plus sur le « DIL = Déficit d’Inhibition Latente »? ça m’avait interpellé dans la série Prison Break, c’est donc bien un des symptômes de la douance? Sais-tu comment ça fonctionne? (désolée pour l’emplacement de la réponse, sous ton post il n’y avait pas de lien « répondre »
Bonjour Fanny
Pour quelques infos de plus, cf le billet publié en juillet 2011 : http://www.talentdifferent.com/le-deficit-d%E2%80%99inhibition-latente-mecanisme-de-la-creativite-1126.html
C’est agaçant de ne plus avoir le bouton répondre au bout de qqs réponses, grmbl… Je sais que tu n’y es pour rien, Cécile 😉
Au contraire de Sabe, je pense que ce que décrit Bagheera n’est pas du tout un fonctionnement de hp qui tire des conclusions grâce à une intelligence ultra rapide, mais plutôt un fonctionnement laborieux et source de stress de quelqu’un qui essaye de faire comme on lui a appris, càd raisonner avec son cerveau gauche. L’enjeu me semble être d’apprendre à faire taire un peu ce cerveau gauche, et d’écouter le cerveau droit, autrement plus efficace, mais un peu perturbant dans un premier temps, car on ne sait pas du tout comment il parvient à ses conclusions, on ne maîtrise rien, on ne contrôle pas… Ceci dit en toute amitié : ayant subi une (dé)formation scientifique de haut niveau, je connais bien ce genre de fonctionnement. Maintenant, moins je réfléchis, meilleurs sont mes choix (et plus rapides, et moins stressants).
🙂
Avec la raison raisonnante, on peut TOUJOURS trouver des objections, des dizaines, des centaines d’objections, qui finissent par paralyser complètement ou en tout cas génèrent de sacrées angoisses.
Accepter de ne pas tout contrôler… de se faire confiance, en dépit des raisons raisonnantes… ouh la, en voilà une résolution pour 2013, en ce qui me concerne.
« Cf le fameux DIL = Déficit d’Inhibition Latente qui permet les intuitions fulgurantes qu’on ne peut démontrer qu’ « après ». »
Intéressant. Je me demande dans quelle mesure cette particularité serait ou non une aparté dans le bilan HP et si cette dernière serait en lien avec la mémoire à long terme. Par ailleurs j’ai le sentiment que l’art et la créativité, lorsqu’ils s’expriment au travers du basculement de la conscience dans cette zone « subconsciente » seraient alors un moyen d’expression de cet aspect du HP.
Bonjour,
En réponse aux derniers billets postés dans le surdon au quotidien, personnellement , j’utilise les 2 facettes : mon intuition ET mon intelligence purement objective et résonnante à l’infini.
Soit je commence par l’intuition , et mon intelligence objective me confirme ensuite mon choix, soit je résonne purment froidement, et généralement à terme mon intuition me confirme ce raisonnement, car en fait l’un influence l’autre, dans un sens comme dans l’autre. Reste aussi ma mémoire fulgurante qui m’apporte les éléments nécessaires : présents ou qui se sont produits dans le passé proche (parfois des mois avant, mais dont je me rappelle dans les moindres détails). Et voilà avec tout ca y a de quoi produire des décisions justes dans la majorité des cas. NB : la mémoire étant imbriquée aux 2 autres domaines (intuition et intelligence), elle est à meme de distribuer à ces domaines, qui ne demandent que ca, les éléments qu’il faut.
Il faut, c’est vrai, ne pas tout controler parfois, car ca marche mieux ainsi, meme si après coup on peut toujours rationaliser à l’extreme histoire de se rassurer. Etre conscient de son surdon, c’est lui faire confiance, petit à petit, pas à pas, d’abord dans des domaines sans grandes conséquences, puis dans des décisions plus importantes. Quand on a les répercutions positives de nos décisions, on en sort véritablement grandi.
A bientot et….. bonne année 2013 à tous les zèbres (ou cygnes, ou …. la dénomination qui vous préférez).
Cricri
Bonjour,
Je confirme que OUI, réfléchir sans cesse comme je le fais est fatigant, usant et effectivement source de stress, anxiogène, car oui, on n’est jamais sûr d’avoir LA solution finale, donc on se satisfait plus ou moins au bout d’un moment des conclusions tirées, et on croise les doigts pour que…ça se passe comme prévu.
Le pire domaine pour moi où cela se produit est le domaine affectif, je suis une grosse dépendante affective…et c’est bien un cas dans lequel on ne contrôle pas la personne qui est en face. Ou tout au moins c’est le domaine dans lequel cette méthode est appliquée systématiquement.
Je suis d’accord pour apprendre à me servir du cerveau droit, Tournevis, je te suis, mais il faudra me donner des pistes pour démarrer l’apprentissage !
Là je me sens totalement novice en matière d’utilisation de mon surdon (je sais précisément les domaines dans lequel il s’exprime le plus grâce au test WAIS passé en décembre).
Enfin, je l’utilise certainement déjà, forcément, mais sans le savoir.
Il me faut donc découvrir ce que je peux faire de ces capacités hors normes. C’est en tout cas ce que je souhaite faire, même si ça passe par la case prise de tête. Après tout, ça, j’y suis habituée…
A toutes et tous une très belle année 2013, riche de satisfactions, bonheurs, mais avant tout d’une santé de fer.
Quel soulagement de vous lire!!!! J’en tremble d’émotion, mon coeur déborde de reconnaissance! Que de nobles messages, que de confiance, d’empathie, de richesse… tout ce qui manque tant autour de moi. Vous lire me nourrit et me transporte!
MERCI! J’ai hâte de lire le livre de Cécile… à tout bientôt… je sais enfin un lieu où cette manière de penser, de respirer existe.
Je n’avais jamais laissé de commentaire avant sur un forum et ne comptais jamais le faire mais…. avec vous je me sens un peu chez moi.
Welcome back…
🙂
ca arrive comme par bouffée, régulièrement, ce besoin de se rassurer, d’aller consulter des blogs, de lire des livres, de lire noir sur blanc ce que je ressens profondément, douloureusement. Je ne sais pas si c’est de la douance mais ça y ressemble sacrément.
Voila 25 ans que j’ai un commerce en corse, au début je m’y battais j’avais une fierté de rentrer un peu de sous en créant des tee shirt et en les vendant. au fur et a mesure j’étais plus audacieux et alignais des phrases et des dessins qui me plaisaient : « le basset n’est pas cartésien » » la vie du lièvre n’est pas durable » la poule faisane n’a que faire des malfaisants » vache qui se meut m’emeut » « happy culture : bee cool » etc j’ai inventé le terme « artisan ticheurteur depuis le siecle dernier » etc mais ca ne plaisait pas vraiment alors j’ai limité mes créations et rangé ça au fond de placards. On a fait des teeshirt bateau ,pour ne faire plus que du commerce, et la est arrivé le malaise, pour établir des prix, : par rapport à quoi la valeur comptable, la valeur que je donne aux choses, la valeur que les gens pensent, mais je ne peux pas vendre au même prix à une maman peu aisée qui veut payer un tee shirt a son gosse et a un type qui a un yacht dans le port. Ainsi petit a petit je me suis éloigné du commerce que j’ai laissé a ma femme, pour me cantonner a l’atelier, seul ; à fabriquer dans des taches répétitives assommantes, ou a quelquefois laisser libre cours a la création pour moi ou des amis. Parallèlement je pratique les arts martiaux depuis 35 ans j’y trouvais au début, un cadre, une reconnaissance avec des ceintures et tout; enfin quelques choses de lisible. Puis petit à petit j’ai cherché les fondements de ces pratiques dans l’histoire, les principes, la « philosophie » je n’y ai trouvé que dogmes, croyances, pouvoir. Alors j’ai cherché, en moi ; si des gens à l’autre bout de l’histoire avaient découvert en eux des mystères qu’ils avaient crus bon de nous transmettre je devrais pouvoir en trouver aussi. Depuis je cherche, je pratique, je crée : des jeux de combats, une méthode de course à pied sur la respiration et l’émotion, une pratique physique sur sculpter l’émotion, un travail d’échange avec les chevaux, je cherche une maïeutique du corps une vrai non violence dans l’art martial etc… bref je laisse la machine tourner a plein régime. Personne ne comprend bien ce que je fais mais ceux qui osent pratiquer avec moi sont touchés par l’expérience. Alors souvent l’été quand les touristes avides de bruit, de plage, de sorties, de rires m’entourent ; je me sens oppressé, compressé, sur- stimulé ; trop de gens, trop de visages, trop de douleur ou d’inconscience en chacun. Alors je me protège d’un monde ou je dois gagner ma vie : méditation à l’aube, course pied au crépuscule. Quand ca ne marche pas je lis des livres et partage sur ce blog pour me dire : « tout est normal… »
(: …
« je n’y ai trouvé que dogmes, croyances, pouvoir »
Pareil, une quête toujours déçue de trouver hors de moi des réponses valables aux questions que je me pose.
J’ai laissé tomber 🙂
Aujourd’hui, comme toi, je lis des fois des livres pour alimenter ma pensée, me donner du grain à moudre. Et je tâtonne, je cherche, j’expérimente et au final je bâtis ma propre vision des choses, hors de tout dogme (je tiens particulièrement à cette dernière chose)
Et pour moi aussi, un rapport intime avec les chevaux, des moments de grâce 🙂
Décidémment, le harcèlement semble faire partie intégrante de notre vie. L’entreprise, c’est devenu mon terrain de jeu pour une pratique intensive du yoga! Harcelée depuis la maternelle, puis dans notre vie personnelle et surtout sur le vaste champ de bataille de l’open space ou pire, des bureaux individuels qui prêtent à toute l’intimité recquise pour détruire l’autre en toute intimité. Pas conforme, pas dans le moule, hypersensible, solitaire, se remettant en question (pour rien, je l’ai compris enfin à 38 ans), ingérable (non, ce n’est pas l’argent qui me retient, mais les valeurs, l’intérêt du job, l’évolution, ahmondieu), manque de confiance, et c’est parti pour une grande séance d’emmerdements en chaîne, de conseils à tout va, de tentaives de prise de pouvoir en tout genre. Les résultats n’ont au-cune importance si on ne sait pas les valoriser (chaque minute passée à bien faire son travail est une minute perdue à ne pas évoluer, bien plus efficace de s’attribuer les résultats des autres). Mon dieu ce que j’en ai marre, ça fait 15 ans que j’en ai marre sans compter l’enfance à la maison et les années d’école, sans oser encore prendre la décision de faire enfin ce que j’aime. Allez, ça va bien finir par venir…
Mais oui, ça va venir !! quand la coupe sera pleine, hop d’un coup la dernière goutte la fera déborder…
Courage, ou patience !
🙂
Bonsoir Lechalote
J’ai la grande chance de n’avoir pas de patron (profession libérale) Vous vivez le « harcèlement » au quotidien car vous travaillez visiblement dans une boite.
Dans beaucoup de boites privées mais aussi à Orange, à la poste où à la police, les techniques de management malveillantes ou des directives administratives kafkaiennes donnent l’avantage aux médiocres arrivistes et aux lâches obéissants sur les personnes de qualité. La plupart des personnes sensibles souffrent dans les boites. Si vous en avez l’occasion, faites comme moi : fréquentez les milieux alternatifs : faucheurs volontaires, antinucléaires, anti-pub ou anti-OGM, les anars … Avec mes copains militants il n’y a pas de hiérarchie et je ne me sens pas du tout différent.
Postez encore sur ce blog si vous sentez que vous flanchez. Vous avez des amis ici.
—- écrit le 11/07/2012 à 8h53 , posté à 20h01 —-
Hier soir vers 19h, Je suis tombé par hasard – mais le hasard existe-t-il? – sur ce blog. J’en ai imprimé les 96 pages en petits caractères sur 8 feuilles A4 – je ne veux pas gaspiller de papier – Vers 1h cette nuit, j’avais fini de lire et annoter tous vos commentaires. J’ai d’ailleurs regardé les heures des post et vu que certains lisent et écrivent vite. J’ai 49 ans et donc un peu d’expérience dans la vie et je ne peux pas dire comme certains d’entre-vous que la lecture a été une révélation. J’ai le sentiment d’avoir rencontré de nouveaux copains. Ces dix dernières années j’avais déjà rencontré au moins deux fois un groupe de personnes avec qui je me suis enfin-bien-senti. Il s’agit de la catégorie des altertour (voir altertour.net) et celle des électro-hypersensibles (EHS) que j’ai contribué à constituer. C’est un groupe de gens qui, comme les contributeurs de ce blog, se reconnaissent entre eux. D’ailleurs ces groupes que j’aime ont vocation à s’agréger : Je connais une Mensa parmi les EHS et Dominique Beroule, l’inventeur de l’Altertour est d’une intelligence et d’une sensibilité que vous reconnaîtriez (voyez les extraits de son film : L’Age de tous les Dopages).
« Enfin-bien-senti » : Je me reconnais parmi vous avec une enfance faite d’incompréhension. Je ne comprenais pas la médiocre façon de penser de mes copains d’école. Mes parents n’étaient pas de mauvais parents mais pourquoi n’ont-ils jamais répondu à mes questions concernant la morale ? Pourquoi aucun maître de la maternelle jusque aux études supérieures – je suis médecin – ne m’a-t-il donné une définition du bien et du mal ? Pourquoi ai-je du attendre presque 30 ans de découvrir, dans les années 90 André Comte-Sponville et lire enfin que la jalousie et la convoitise sont des vices et non des vertus comme le laissait entendre la marche des décennies Giscard-Miterrand. A vous j’ose le dire dans avoir peur d’être pris pour un orgueilleux. Je me sens copain avec Aristote, Socrate, Averroes, Dante… Je dessinais des mécaniques en classe à temps perdu. J’ai à l’adolescence occupé mon temps de cerveau disponible, sans la connaître, à une conjecture qui n’aurait pas du être de mon niveau – j’ai arrêté les math en terminale C – Je reconnais avoir depuis mes plus vieux souvenirs d’enfance, ce malaise métaphysique dont vous parlez tous. Il n’a pas guéri pas mais s’est un peu apaisé, très lentement, avec des petits pansements. L’un de ces pansements a été Jacques Prévert, puis il y a eu Beaudelaire, puis les auteurs des lumières, pas seulement Voltaire : Rousseau, Diderot, Montaigne, La Boétie étaient aussi des hypersensibles que l’injustice insupportait. Un autre pansement a été le yoga avec la respiration diaphragmatique, puis la méditation et le bouddhisme tibétain. Cécile a parlé de Mathieu Ricard. Je vous recommande aussi un autre auteur francophone du bouddhisme tibétain Serge-Christophe Kolm qui a écrit Le Bonheur-Liberté publié en 1982. Et aussi la spiritualité juive : Le Livre Brûlé de Marc-Alain Ouaknin. Je n’ai jamais tenté de me suicider.
Je suis officiellement un médecin généraliste tout à fait classique. Mais aussi un MG un peu particulier qui a Charlie Hebdo dans sa salle d’attente et aime soigner les gens en les écoutant. J’ai une sorte d’ écoute qui touche. Mais je touche aussi. c’est l’avantage d’être généraliste plutôt que psy. J’aime l’idée d’être généraliste plutôt que spécialiste et pas seulement dans mon métier. Je vous ai trouvé hier en cherchant sur google le mot « polymathe »
Je vous quitte car je dois aller faire mon marché (bio) et travailler. En tout cas la découverte de ce blog m’a sorti de quelques jours de petite déprime et je vous remercie. Je vous aime. Nous avons raison de rester en vie. Notre intelligence a la beauté de la liberté. A bientôt.
lxrf
PS : j’utilise ici un pseudo comme ça a l’air d’être la règle mais je veux bien m’identifier davantage si vous demandez.
Bonjour,
J’ai 35 ans et une maladie auto imune rare, maladie d’Addison, et c’est « grâce » a la découverte de cette maladie depuis peu de temps, que j’ai découvert ce site, et tout ce qu’il comporte. Jusqu’a ce jour je n’ai jamais ose intervenir ici de peur de ne pas être a ma place parmis vous.
Or depuis ce matin, j’ai une confirmation tangible, par les tests, que ce dont je souffre depuis si longtemps ; cette incompréhension du monde des autres, cette solitude aussi, la peur de la folie ou bien du défaut d’intelligence pour mener correctement une vie scolaire ; vient du surdon.
Malgré tous ces handicaps j’ai essaye de faire comme les autres, et j’occupe un poste a responsabilité dans une grande agence de communication, tout en craignant chaque jour d’être démasqué et mis a la porte si l’on venait a découvrir que je ne suis pas a ma place.
Je suis un peu en colère de ne pas avoir été détecté enfant, de ne pas avoir eu plus d’attention et d’écoute, au lieu de quoi tout me renvoyait a ma différence que je devais cacher pour etre comme tout le monde et me faire accepter.
On a souvent dit de moi que j’étais bizarre, que je complique tout, que je coupe les cheveux en quatre, etc. Et bien je suis rassure de ne plus être seul !
Heureusement les grands auteurs m’ont accompagne moi aussi, la littérature a contribue a remplir partiellement un immense vide, vide que j’ai aussi tente de fuir par le suicide, l’autodestruction de toutes sortes ; même si cela est difficile d’en parler.
Cecile a raison quand elle parle de la créativité que chacun de nous doit développer ou du moins explorer. Pour ma part, je vais tenter de reprendre des études pour rattraper le temps perdu.
Bel été a tous,
Cookies
Merci Cookies pour ce message d’optimisme ! Et bienvenue au club 🙂
Pour la créativité, je lis et essaie d’appliquer en ce moment « Libérez votre créativité » de Julia Cameron. Première étape, super fastoche, écrire chaque matin au lever trois pages. N’importe quoi, ce qui passe par la tête. Sans faire de style, rien, juste trois pages de ce qui vient sous la plume. Et si rien ne vient, on écrit « je ne sais pas quoi écrire » sur trois pages. Aucune obligation de résultat. L’air de rien, ça fait drôlement du bien 🙂
Pour les autres étapes, achetez le livre, en poche il coûte six euros, ça vaut vraiment la peine je trouve.
Bonjour,
ça fait plaisir de lire vos lignes et de s’apercevoir qu’il y a des médecins qui ont un don et surtout que vous l’utilisez pour vos patients. Plusieurs fois j’ai expliqué à mon mari que certain médecin n’ont pas de don (une vrai vocation… ) et ces médecins je n’arrive pas à leur faire confiance. Mais nous avons un médecin de famille (généraliste), géniale et je suis persuadée qu’il est HP. Il comprend tout. Et je suis sûre qu’en écoutant les patients ont arrive déjà à soigner, ça été le cas pour notre fils. Allez, on m’appelle pour aider dans la cuisine, bonne soirée
« Madame je sais tout, tu passes ton temps à donner des leçons » j’ai entendu cela presque toute ma vie …
et le tort ( parce que j’ai d’autres « habiletés » liées je suppose à mon hyper-sensorialité) d’avoir raison trop tôt. Beaucoup trop tôt. Avoir accès à « autre chose »
Apprécier pour mon intelligence, fuit pour les mêmes raisons, je connais bien aussi.
Tout ça c’était avant.
Alors aujourd’hui, qu’est-ce qui a changé ? : J’ai pris conscience qu’au delà de nos différences avec les personnes non HP, ce qui créé, très souvent, un mur de sourds, une réaction épidermique voire violente c’est que nous ne sommes même pas sur la même longueur d’ondes … de peurs. Et il faut tellement de temps pour aller décortiquer les siennes, ses zones d’ombre. Mais une fois que ce travail-là est fait ou en passe d’être fait, je crois qu’il est plus facile d’être vraiment plus serein.
Un exemple tout frais : Gros problèmes de distribution de courrier, dû, notamment, à une adresse factuellement illisible sur le terrain. J’appelle l’organisme propriétaire du lieu. J’expose (après 6 courriers) oralement mon problème. Question de la préposée au téléphone : « Vous avez mis votre nom sur la boîte aux lettres ? « (Véridique. Je rappelle que j’ai 52 ans)
Il y a encore peu, une question aussi improbable aurait heurté ma sensibilité, un plan vigipirate se serait mis en place en une fraction de seconde au-delà ( ce fameux « autre plan » ) de l’anecdote sur de grandes questions métaphysiques tels que : qu’est ce que le respect, en quoi l’échange est-il une notion partageable, etc … et aurait déclenché un tsunami en défense, dans une phrase assassine dont ma vivacité avait le secret : « non, bien sûr. je suis vraiement trop co… merci vraiment de l’info, comment n’y ais-je pas pensé toute seule. »
Aujourd’hui, je lui renvoie simplement sa question, avec mise à distance.
Parce que j’ai commencé, d’abord, à mettre de la distance avec moi-même, je peux mettre de la distance avec cette personne.
« Attention (ce qui au sens littéral veut bien dire « égards, soins, action de fixer l’esprit ») est-ce que vous voulez bien repenser votre question ? »
Et là, cette dame que je connais et qui est au demeurant charmante, se révèle dans ses peurs à elle : « J’essaye juste de trouver une solution pour vous … (confuse) mais , oui, j’imagine que vous avez mis votre nom » me dit-elle dans un murmure. Elle a tellement peur de n’être pas à la hauteur, d’être inutile, insignifiante que ses peurs l’empêchent d’être adéquate face à la situation présente. Libre à moi alors de lui répondre calmement et de me recentrer sur ma demande.
Hello,
« de peurs. Et il faut tellement de temps pour aller décortiquer les siennes, ses zones d’ombre. »
Vécu ça aussi. Petite j’étais hyper donneuse de leçons, hyper « mais enfin c’est évident!! » On me répondait « ce n’est pas si simple » et ça me mettait en rogne. Parce que j’avais raison. Mais seulement sur le papier! L’humain a ses peurs, ses dépendances, ses défenses, et quelque part, en lui donnant une réponse qu’il n’est pas prêt à entendre on l’aggresse. Le voir comme ça rend plus tolérant je trouve (surtout quand on se rend compte que nous aussi on a ces oeillières-là, d’une certaine façon…)
ouiiiiiiiiiiiiiiii 🙁
😀 ça m’a bien fait rire dans ma boite de réception email ce « vous avez une réponse : ouuiiiiiiiiiiiii!! » lol!
Imaginez ce que ça donne qqun de surdoué donc (mais qui ne le sait pas), d’hyper sensible, qui met la justice, le droit, la loyauté et le respect au dessus de tout, et qui reçoit de la clientèle pour une profession de services trente-cinq heures par semaine…
Ca fait énormément de souffrance car on prend tout trop à coeur, ça fait un magistral burn-out au bout de quatre ans de résistance acharnée, plusieurs mois d’arrêt maladie, et une tonne d’incompréhensions : pourquoi ses collègues dans la même situation résistent et ne prennent pas tout autant à coeur ? Pourquoi ?
Et de là découle une culpabilité conséquente qui mettra plusieurs mois à s’estomper.
Accrochez-vous, c’est long.
Cela fait plusieurs semaines que je vous lis et, partant du principe que plus on est de fous, plus on rit, je viens mettre mon grain de sel dans l’aventure.
En fait, depuis que j’ai vu par hasard ce reportage sur les surdoués au journal de France 2 le 14 mai, je suis en pleine ébullition neuronale.
Epatée par le fait que l’un des protagonistes disait exactement ce que je pensais, à savoir : « Dès qu’on touche à ce qui est de l’ordre du commercial, c’est-à-dire faire prendre des vessies pour des lanternes, je me retrouve totalement inhibé, je ne sais pas faire. La relation avec les autres, elle doit être honnête, elle doit être franche, elle doit être profonde, elle doit être intense et dès qu’on est dans un autre registre… alors professionnellement, c’est une catastrophe. », j’ai lancé à mon mari : « Tu vois, ce type est mon clone. »
Les jours suivants, tout ça m’a perturbée et je me suis penchée sur le sujet tout en me repassant le film de ma vie un brin chaotique :
Toute petite, j’ai multiplié les pertes de connaissance (un psy a émis l’idée, 20 ans plus tard, qu’elles traduisaient peut-être des frustrations). Ce qui m’a valu de rencontrer un neurologue qui s’amusait à me coller des pinces sur la tête. Heureusement, lorsque j’ai grandi, ces épisodes étranges ont disparu de ma vie, les évanouissements comme les électro-encéphalogrammes.
Un peu plus tard, mon père m’a expliqué qu’à l’occasion de ces expériences à travers mes hémisphères, le médecin lui avait dit que « j’étais très intelligente » (les termes «précoce, surdoué, HP » n’étaient pas tellement courants dans les années 70).
Et c’est ainsi que tout a commencé.
Fier et fort de cette découverte exotique, il s’est persuadé que je finirais bardée de diplômes et que côté « réussite sociale », je péterais la baraque.
A l’école, il m’a beaucoup poussée en me faisant des reproches si je n’avais pas 10/10 partout, et les choses se sont vraiment corsées lorsque j’ai bifurqué de seconde C en première B parce que la prof de maths me traumatisait, que celle de physique me laissait dubitative et que les sciences économiques me paraissaient bien plus en connexion avec le monde réel. Ce revirement de situation ne lui a pas du tout plu et quand j’ai eu mon Bac B, certes du premier coup, mais sans mention, il m’a tendu une coupe de champagne en me disant : « T’aurais pu faire mieux. ».
Partant de là, je me suis toujours trouvée minable ou en tout cas « pas assez ».
J’ai quitté mes parents à 18 ans, juste après le Bac, (ils étaient plongés dans un divorce sanglant et avaient bien autre chose à faire, comme de se battre à coups d’avocats pour une lithographie ou des verres en cristal, que de s’occuper de leurs enfants) pour travailler et quelques années plus tard, j’ai repris mes études toute seule en congé formation. J’en suis sortie avec un DUT en poche mais cela ne m’a pas pour autant propulsée en haut de l’affiche.
Au sein de l’entreprise, je n’ai jamais été satisfaite, ou en tout cas, pas très longtemps, et j’ai crevé d’ennui dans des bureaux lugubres et insipides, au point de m’embarquer quelques mois comme GO au Club Med tellement je voulais fuir ce qui, à mes yeux, représentait toute la médiocrité du monde. Inutile de préciser que ce n’est certes pas là que j’ai trouvé le nirvana. Bien au contraire.
Depuis 1981, j’erre ainsi de CDI en CDD parsemés d’intérim, et j’en suis aujourd’hui à honorer un contrat misérable dans la Fonction Publique Territoriale, après avoir obtenu un concours qui ne m’a servi à rien et qui va m’envoyer tout droit dans la bande des reçus-collés. A mes yeux, un véritable échec qui me plonge dans des moments de mais-je-gâche-ma-vie, qu’est-ce-que-je-fous-ici et autant-prendre-une-corde-et-en-finir.
J’ai œuvré dans de nombreuses structures et ce que j’ai longtemps considéré comme un manque de chance en me disant mais-nom-d’un-chien-pourquoi-je-tombe-toujours-sur-des-sacs-de-nœuds dépend finalement sûrement de ma façon d’appréhender les choses. Là où d’autres sont aveugles ou préfèrent garder sciemment la tête dans le sable, je vois tout gros comme une maison et je me ronge les sangs.
La hiérarchie me paraît souvent incompétente quand elle n’est pas manipulatrice, ou même perverse. Les petits chefaillons, les courtisans et autres lèche-cul me dégoûtent et leurs manœuvres me sautent assez vite aux yeux. Tout ce qui est culture d’entreprise et stages d’endoctrinement divers et variés me feraient, au choix, pouffer ou chialer. Autrement dit, je suis d’une lucidité qui, pour certains, frise le cynisme, mais que moi, j’ai toujours vu comme du simple réalisme.
Le souci, c’est que, sans le vouloir (puisque je m’estime honnête et sincère) je m’attire certainement plus d’ennemis (ou en tout cas d’incompréhension) que d’amis, surtout au niveau de la hiérarchie toute puissante – en bonne justicière, je suis rarement du côté des nantis, ce qui est manifestement une faute de goût si l’on veut grimper dans le monde de l’entreprise – et que, vu l’analyse rapide que je tire des différentes situations, je finis par m’embourber.
La qualité du travail fourni qui n’est pourtant jamais remis en cause (je suis plutôt rapide et perfectionniste) n’a donc, à partir de là, plus guère de poids et mon inaptitude crasse à intriguer, déjeuner avec les influents et utiliser les autres comme des pantins me dessert.
Une fois le nez dans la gadoue, me vient alors cette envie pressante d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte, la fuite étant, de mon point de vue, plus honorable que la soumission à tant de bassesses.
Autant dire que mon CV ne fait pas dans la logique dont les recruteurs sont si friands. Je me suis toujours fait traitée d’instable alors que, pour moi, côtoyer des univers différents, ça pourrait être vu comme une vraie richesse.
Assez discrète au premier abord, j’observe et écoute beaucoup les autres. Mais l’injustice me défrise et si je me conforme très facilement à la règle lorsqu’elle me paraît intelligente et fondée, je tombe vite dans la critique et l’ironie quand elle est dictée par quelqu’un dont la légitimité me semble contestable.
Je fais preuve d’empathie, je suis très sensible et il m’arrive d’avoir « envie de sauver le monde ». Cependant, je me soigne et j’ai enfin intégré qu’il est totalement inutile de prétendre avoir une influence sur ce qui ne dépend pas de moi (un psy compétent mais non spécialisé dans la surdouance – jamais le sujet n’a été abordé – m’a fait lire Epictète).
Mais j’ai beaucoup de mal avec les gens qui sont lents ou qui se comportent en assistés. J’y vois vite de la mauvaise volonté et j’ai envie de leur faire remarquer que si moi, j’y arrive, ils peuvent le faire aussi, à condition de faire un effort. Et je ne parle pas là de sujets complexes mais de banalités de la vie quotidienne ou du monde du travail.
De manière générale, je préfère ceux qui manient la dérision plutôt que ceux qui se prennent au sérieux et se croient autorisés à dispenser leur incommensurable savoir autour d’eux. La solitude m’est vitale, le bruit me gêne, les odeurs aussi et les autres, quand ils sont à des années-lumière de moi, me donnent envie de rester cloitrée dans mon antre.
L’ambiance des bureaux me paraît souvent pitoyable et je n’arrive pas à me passionner pour les conversations axées sur le quotidien et ceux qui passent leur temps à parler pour ne rien dire me fatiguent bigrement. Je reste alors planquée dans mon coin à mourir d’ennui surtout quand j’effectue, comme en ce moment, un travail basique et sans intérêt. Dans ce cas, je mets mon cerveau en mode je-fais-deux-choses-à-la-fois et j’envoie mon troupeau de neurones avides plancher sur un autre sujet, sous peine de broyer du noir.
Je cogite en permanence et suis d’une curiosité qui est plutôt positive à mes yeux (ce n’est pas pour autant que je me trouve cultivée, loin de là), mais qui, parallèlement, me pousse à déprimer si je ne fais rien. J’estime alors très vite que ma vie est nulle. Ca génère des frustrations terribles, tant au niveau personnel que professionnel.
Très tôt, j’ai pris conscience de l’absurdité de l’existence humaine et j’ai très vite intégré que mon passage sur terre serait bien trop court pour le gâcher en occupations vaines.
Partant de ce constat, je vis mal la routine et les contraintes. Au final, je me considère comme quelqu’un d’hédoniste et ce que j’aime par-dessus tout, c’est partir ailleurs, surtout quand ailleurs, c’est l’étranger, et rire.
Chez les autres, je cherche de l’intégrité, de la sincérité, de la loyauté, là où il n’y a parfois que frivolité, nombrilisme ou inconstance. D’où amère déception et repli sur moi.
Tout ça pour dire que je me suis reconnue dans nombre de vos témoignages et que ces derniers temps, j’ai l’impression que toutes les pièces du puzzle se mettent en place comme par magie.
J’ai toujours occulté cette histoire de gros QI, ne voyant pas à quoi ça rimait puisque, n’étant admise et reconnue par aucun groupe, j’en étais arrivée à cette douce conclusion que j’étais nulle.
Pourtant, cette particularité dont je me passerais bien certains jours – heureux les simples d’esprit- m’a été confirmée deux fois au cours de ma triste vie professionnelle :
Lors d’un licenciement, j’ai atterri à l’APEC où la conseillère m’a envoyée chez une psychologue pour une batterie de tests auxquels je me suis volontiers pliée. Son air béat lorsqu’elle m’a ouvert la porte à la séance suivante m’a laissé pantoise. Assez excitée, elle est partie dans un « Vous êtes bien au-dessus de la moyenne et vous avez des résultats bien supérieurs à tous ceux des ingénieurs et cadres que je vois passer ici. » auquel je n’ai rien trouvé d’autre à répondre que : « Ah bon. ». Je tenais là ma seconde preuve mais ce n’est pas pour autant que ma vie s’en est trouvée bouleversée une fois l’escalier dévalé.
Quelques années plus tard, à l’occasion de tests passés dans un cabinet en ressources humaines où j’ai été embauchée, j’ai eu la troisième preuve de ma différence puisqu’après avoir corrigé ma bafouille, le consultant a déboulé dans mon bureau avec un air halluciné en me disant : « Mais tu as des résultats bien au-dessus de la moyenne. C’est incroyable. » Là encore, à part susciter des regards lourds de sous-entendus, je n’ai pas vu ce que cette nouvelle pouvait bien m’apporter (à cette époque, dans les années 90, on ne croulait pas, de toute façon, sous les informations ayant trait au sujet).
Moyennant quoi, j’ai donc tout enfoui et j’ai continué ma vie cahin caha, sans jamais réussir à être vraiment en paix avec moi-même et en ayant recours aux médicaments dans le but de m’abrutir, voire de disparaître purement et simplement de la circulation.
Aujourd’hui, j’en suis à me dire que pointer mon museau hors du terrier à 48 ans, et ce, grâce au service public, ça ne manque pas de sel.
De blogs en sites, je découvre chaque jour davantage sur ces fameux zèbres mais je n’ai, par contre, aucune idée de ce que cela va m’apporter.
Ou pas, d’ailleurs.
D’abord tapie dans mon coin, je me suis finalement décidé à écrire à Cécile Bost en douce et lorsqu’elle m’a gentiment répondu en m’invitant à venir livrer mon expérience ici, j’ai reculé de dix pas et lui ai dit que j’allais réfléchir à tête reposée.
Après plusieurs jours à osciller du pourquoi-pas au ça-servira-à-quoi, je me dis qu’à mon âge, il est grand temps d’assumer et d’aller de l’avant.
C’est ainsi que j’ai finalement courageusement décidé de témoigner à pseudo découvert.
Après tout, pourquoi traiter ça comme une maladie honteuse ?
Depuis 5 ans, j’ai un blog sur lequel je raconte mes aventures et mésaventures, sachant qu’au départ, il était axé sur la décoration intérieure. Ce n’est que très récemment que j’ai commencé à y parler de zébritude, très vaguement, et à ma façon :
http://mondecocotine.canalblog.com/archives/2012/05/17/24279124.html#comments
Cependant, j’imagine que, dans les mois qui viennent et selon le chemin sur lequel mes découvertes vont m’entraîner, j’aurai probablement des idées de billets sur le sujet.
L’écrit est un exercice qui m’apporte beaucoup de plaisir. Si vous voulez partager, vous êtes les bienvenus.
Même si je me sens souvent décalée dans ma vie quotidienne et ma vie professionnelle, j’ai pourtant plutôt l’impression de communiquer facilement avec les autres, en tout cas, en début de relation. C’est en général après que les choses se gâtent, lorsque je cherche une profondeur chez l’autre et que je ne la trouve pas. D’où cassure. Par contre, si je tombe sur quelqu’un qui a du répondant, je pars dans des discussions à bâtons rompus et là, je suis aux anges.
J’ai eu de belles relations amicales et amoureuses dans ma vie et objectivement, je ne peux pas me plaindre. Simplement, l’intensité que je cherche dans le lien avec l’autre ne fait, en général, pas bon ménage avec durée illimitée.
Malgré tout, je suis mariée depuis 19 ans avec un charmant garçon qui semble mettre aussi peu de bonne volonté à me comprendre que j’en ai à le suivre, et ceci au sens propre comme au figuré, puisque, pour sa carrière professionnelle, il me fait déménager un peu trop souvent à mon goût.
Ceci dit, nous avons réussi, ensemble, à escalader des montagnes et après des années de PMA et une procédure d’adoption, nous avons la chance d’avoir une petite fille extraordinaire qui représente le plus joli cadeau que la vie nous ait fait.
Cependant, au sein de cette petite cellule, certains jours, j’étouffe littéralement car j’ai l’impression de donner beaucoup et sans réciprocité. Là encore, je suis trop en attente, mais j’ai du mal à me contrôler et je me sens souvent extrêmement seule.
Pour supporter cette instabilité qui me pèse et les coups de mou qui lui sont associés, je m’isole alors dans mon monde. J’aime beaucoup la nature même si la frénésie de la ville m’est indispensable et la pratique du qi gong m’aide à me détendre un peu, même si je ne suis pas aussi assidue et douée que je le souhaiterais.
Ces derniers mois, j’ai fait de mon blog un lieu où je raconte volontiers mes aventures rocambolesques. Je me sers de cet outil pour relativiser, en m’interdisant d’y glisser jérémiades et mièvrerie (et j’espère y parvenir). Ma tasse de thé, c’est l’autodérision car après tout, mes histoires à deux balles n’ont franchement que peu d’importance au vu de l’état de décrépitude de la planète.
Actuellement, je traverse une période un peu chaotique (je la vis difficilement puisque je ne l’ai pas choisie et que je ne la comprends pas) et le fait que le destin m’ait gentiment poussée à m’intéresser à cette zébritude pile poil à ce moment-là va peut-être m’aider à mieux la vivre et à mieux m’accepter.
Souvent blessée par mon entourage, en particulier par mon père dont j’ai déjà parlé plus haut et avec qui je n’ai aucun contact depuis des décennies, mais également par ma mère avec qui j’ai des relations médiocres et qui m’a plusieurs fois décrite comme « folle », il serait temps que je réussisse à me plaire un peu.
J’ai la sensation qu’au moins, ici, on n’exigera pas de moi que je dompte mes hémisphères pour me fondre dans tel ou tel moule.
Un soulagement.
Au fond, ces zèbres qui survivent bien ou mal au milieu des NP me font penser aux amis d’Harry Potter noyés dans les moldus et je me demande ce que je ferais si on me refilait une belle baguette magique.
Est-ce-que je me transformerais en NP ?
Allez savoir.
Excellente journée à tous !
Bienvenue au club (pas Med) Cocotine !
Et merci d’avoir pris le temps de votre commentaire : car il aura lui aussi son utilité pour ceux qui ont besoin de faire la paix avec eux-mêmes 🙂
Bonne journée !
Bonjour Cocotine 🙂
Bienvenue dans un monde où les hémisphères sont autorisés à évoluer en toute liberté, gambadant comme de jeunes lions dans la savane !
Votre témoignage m’a presque touchée physiquement tant je me retrouve dans tout ce que vous dîtes.
Je suis un « bébé » de 40 ans qui sait qu’elle est HP depuis presque 1 an. Cette véritable révélation m’a permis de me regarder dans un miroir qui cessait enfin de me renvoyer une image si négative de moi depuis toujours…
Comme vous le dîtes, ça ne va pas nous transformer en princes et princesses d’un coup de baguette magique du jour au lendemain (quoique Cécile Bost soit une vraie Fée pour moi…), mais cela apporte un éclairage nouveau sur notre condition d’éternels « décalés » dans ce monde bien bizarre à nos yeux.
Je ne suis pas non plus d’une génération où l’on se posait la question de savoir si nous étions des surdoués à l’école…Et j’ai reçu une éducation dans laquelle il fallait être « bon », voire « le meilleur », et si ce n’était pas le cas on était réduit au rang de « nul » (pas de juste milieu !).
Comme vous, j’ai eu un bac B (la honte puisque mon frère avait fait « C ») sans mention non plus !
Je vous épargne la suite avec un parcours un peu incohérent (mais pour qui ?), et me voici depuis de nombreuses années dans l’industrie pharmaceutique….Alors lorsque vous écrivez que pour des HP il est mentalement et moralement impossible de survivre dans un milieu où les faux-semblants et l’hypocrisie règnent en maîtres, je comprends mieux pourquoi je suis en ce moment en arrêt maladie pour cause de « burn-out » !!!
Mon mental si puissant a fini par abdiquer face à mon corps qui s’est effondré il y a 2 mois !
Mais comme vous, je n’aime pas le misérabilisme, et je prends un malin plaisir à tourner en dérision et au cynisme les choses de la vie 🙂 (tout en tirant les leçons de ce qui m’arrive).
Je me sens presque comme un highlander qui aurait traversé les décennies en survivant « à » ( et « dans ») un monde peuplé de monstres (cocasse pour une Alien, n’est-ce pas ?).
Tout est relatif…Suis-je le seul monstre sur une planète peuplée de gens « normaux », ou bien est-ce que finalement les aliens de mon espèce sont tout à fait « normaux » mais pas nés sur la bonne planète ?
Une fraise Tagada dans un paquet de truffes au chocolat aura vraiment l’air de trancher ! Mais si on la remet dans son paquet d’origine, elle passera totalement inaperçue !
Fin de la récréation…mes enfants se lèvent et je vais remettre mon masque d’humaine pour une journée supplémentaire de théâtre « grandeur nature » 😀
J’espère vous voir bientôt nous rejoindre sur le chat du Loup ! Nous sommes une bande de zèbres tous différents mais semblables en de nombreux points, ou devrais-je dire « en de nombreuses rayures » !
A bientôt !
Hello Alien,
Très touchée par votre réponse, j’ai beaucoup aimé l’histoire de la fraise et de la truffe. Alors que je viens juste de terminer mon contrat en priant ma responsable de m’écouter sans me regarder comme un alien (!), vous m’avez mis la rate au court-bouillon. Suis-je une fraise Tagada dans un paquet de truffes ou une truffe dans un paquets de fraises Tagada ? Bon courage pour sortir au plus vite de cette période délicate et bonne journée.
Oui, je préfère me penser truffe au chocolat (noir !! bio !!) dans un paquet de fraises tagada plutôt que l’inverse !!
😉
Ah zut, j’ai perdu ma réponse en allant voir le blog de Cocotine ; j’oublie toujours que si je suis multitâche, ce n’est pas le cas de ce wordpress blog 🙁
Bon, ben je souhaitais la bienvenue à Cocotine, j’envie la décontraction avec laquelle elle semble prendre « the » big nouvelle de son alterdouité.
Je voulais dire que moitossi, je me suis sentie très proche du monde de Harry Potter, au point de lire la série en boucle pendant trois ans, ce qui m’a certainement sauvée de pire. J’ai aussi beaucoup aimé « L’apprenti sorcier » avec Nicolas Cage, et là, pas besoin de baguette, il suffit d’une bague !! Alors… chiche ?!
Et merci de votre beau témoignage.
Hello Tournevis,
En fait, je suis détendue parce que ce n’est justement pas une big nouvelle pour moi. Je le sais depuis mon adolescence mais, comme je l’ai expliqué, je n’ai jamais vu à quoi ça pouvait bien me servir. Espérons que ça puisse évoluer dans les mois qui viennent. Avant tout, je dois me plonger dans de saines lectures et digérer tout ça comme un gros boa. Après, on verra ! Bonne journée et merci pour votre mot.
Ah génial !! J’adore vous lire !!!! Grouuuu que ça fait du bien de lire les 10000 mots… des autres ! :))) Merci, merci, merci ! A très vite…
Hello Cécile,
C’est vrai qu’en matière de mots, je ne suis pas avare. « Plus prolixe à l’écrit qu’à l’oral », qu’elle avait dit, la psy, en me regardant comme un OVNI. Merci pour votre com’, bonne journée et à bientôt.
Plus prolixe à l’écrit qu’à l’oral, tiens, ça me rappelle qqune 😉
Bonjour à tous et toutes,
Je me lance, il y avait pourtant de nombreux signes : un bac à 16 ans beaucoup de questions, peu d’amis et déjà en souffrance; pourtant pas de diagnostic et j’ai continué les études, Institut d’Etudes Politiques, DEA communication. Par contre une fois dans la vie professionnelle ça a été encore plus dur, jalousie, incompréhension, mise au placard, harcèlement moral. Je comprends tout à fait vos témoignages, je m’y retrouve. Le déclic a eu lien alors que nous étions, avec mon mari et mes enfants, partis vivre un an aux Etats-Unis. J’ai lu le livre de Mary Jacobsen « The Gifted Adult: A Revolutionary Guide for Liberating Everyday Genius » (http://www.amazon.fr/The-Gifted-Adult-Revolutionary-Liberating/dp/0345434927/ref=sr_1_cc_1?s=aps&ie=UTF8&qid=1342005363&sr=1-1-catcorr ) il n’existe qu’en anglais.
Bouleversée par la lecture j’ai pris contact par mail avec l’auteur. A ma grande surprise elle a répondu et comme nous étions trop loin pour que je fasse des séances avec elle, elle m’a proposé de le faire à distance, tout ça en anglais bien sûr. J’ai alors commencé un travail extraordinaire avec cette femme que j’ai d’ailleurs pu rencontrer par la suite en France.
Depuis je suis rentrée en France et ma vie a changé, je me connais mieux, je m’accepte mieux et surtout j’ai décidé de changer de métier. Voilà un bon moyen de gérer sa tête : reprendre des études à distance en plus d’un boulot à plein temps et d’une famille ! Cela fait maintenant trois ans que je mène ce rythme et je viens d’obtenir une licence de psychologie.
Apprendre et comprendre le fonctionnement du cerveau me nourrit énormément, j’ai aussi du coup changé mes relations aux autres. Je suis plus posée . Je voudrais également dire que de retour en France j’ai pris contact avec Jeanne Siaud Facchin dont j’ai lu le livre. J’ai été très déçue par son centre à Paris où j’ai emmené ma fille et par les échanges que j’ai eus avec elle, cela manquait vraiment d’humanité.
Bonne route à tous sur ce chemin
Bonjour,
Je viens de découvrir ce blog , votre parcours m’interpelle! je ne sais pas si je suis un zèbre, un cheval ou un âne, peu importe… j’ai un peu de mal avec les étiquettes , toujours est-il que je vis dans une insatisfaction , un malaise permanent depuis ma plus tendre enfance, malaise que j’ai toujours mis sur le compte de mon enfance à cheval entre deux continents, ici où ailleurs je me suis toujours senti différente, à côté, jamais avec les autres . Bien que ma vie puisse sembler normale vue de l’extérieur : je travaille à mon compte, je suis mariée avec un homme adorable , j’ai 2 enfants.
Je ne me sens toujours pas la personne que je devrais être, bien que j’aime mon travail, je ressens le besoin d’aller plus loin de mieux comprendre ce monde qui m’entoure , et que je traverse en observatrice la plupart du temps, j’ai un profond désir de comprendre la nature humaine, je pense comme vous entreprendre des études en psychologie.
Vous sentez vous mieux depuis que vous avez commencé à étudier la psychologie?
Quelqu’un connait-il un psychologue pour passer des tests à Toulouse?
Merci d’avance !
Je vous cite : « La hiérarchie me paraît souvent incompétente quand elle n’est pas manipulatrice, ou même perverse. Les petits chefaillons, les courtisans et autres lèche-cul me dégoûtent et leurs manœuvres me sautent assez vite aux yeux. Tout ce qui est culture d’entreprise et stages d’endoctrinement divers et variés me feraient, au choix, pouffer ou chialer. Autrement dit, je suis d’une lucidité qui, pour certains, frise le cynisme, mais que moi, j’ai toujours vu comme du simple réalisme. »
Bienvenue au club…je suis la championne de la lecture entre les lignes pour les « normaux », et je me plais à démonter haut et fort toutes les nouvelles mesures ou décisions prises par la compagnie dans laquelle je bosse…
Quels nazes ils sont là-haut dans ma boite de pondre des trucs pareils ! Ah mince, le pire est que au mieux ils veulent tous nous entuber, au pire ils y croient !!! Mouarff, c’est gravissime là !!
Ben oui, mais c’est juste la réalité….C’est navrant, et d’une nullité….affligeante. Manque de bol, ce sont eux qui ont le pouvoir.
Cocotine, merci pour cette présentation, comme ton témoignage me parle! Comme dans le vilain petit canard, qui était mon conte préféré, c’est en lisant ces témoignages que je sais que j’ai trouvé ma communauté, que je ne suis pas seule sur cette planète avec l’homme qui partage ma vie depuis 19 ans. Si les tests me laissent dubitative (à force d’analyses, de recherches, je suis de plus en plus sceptique), c’est le ton, les récits, la façon de vivre et d’appréhender cette vie dans ce monde ci qui plus que toute autre chose, me donnent cette certitude. Je me suis précipitée sur ton blog, et encore une fois, merci pour cette belle force de vie qui fait chaud au coeur!
Bonjour,
Cela fait plaisir de lire vos messages. Je me retrouve en lisant un peu toutes vos expériences. J’ai deux enfants HP, moi-même je suis HP, et c’est seulement à 38 ans que j’ai compris par l’intermédiaire d’une personne que j’appelle Mme Soleil que je suis HP.
Un long chemin avec beaucoup d’intérrogations, de chagrin, de l’incompréhension et juste l’impression d’être une extraterrestre qui n’arrive pas à s’adapter à la société. Je suis graphiste, et ce métier m’a permis d’exprimer et de gérer toutes ces choses bizarres de la vie pour un HP. Je dois vous laisser, à bientôt…
Bonjour tout le monde,
Je trouve cela, ce matin , dans le Monde.
http://www.lemonde.fr/vous/article/2012/05/14/les-maux-inavoues-des-adultes-surdoues_1700385_3238.html
Chan
Merci Chan pour ce lien encourageant !!!
Oui, savoir que l’on est hp aide à déployer nos ailes restées trop longtemps collées et fripées sous nos vêtements…. On reprend confiance, et on ose enfin vivre sans se cacher de tout et de tous.
La re-naissance à (et « de ») soi-même peut être perturbante sur bien des points…mais l’effort vaut le coup d’être fait !
Bien à vous 🙂
L’article est correct, par contre la plupart des commentaires sont affligeants… et les pires émanent de personnes sans doute alterdouées qui s’ignorent 🙁
Il reste encore beaucoup à faire…
Tant il est vrai que se reconnaître alterdoué demande un vrai courage, provoque une vraie remise en question.
Juste un petit clin d’oeil en passant…..entre extraterrestres….on se comprend forcément 🙂
Effectivement, une chose positive dans tout cela, c’est de se comprendre entre nous. Je lis en ce moment le livre de « Jeanne Siaud-Facchin », c’est très enrichissant, je suis heureuse de voir qu’il y a quand même des personnes qui ont compris ce qu’on peut vivre au quotidien ! A bientôt…
Quelqu’un a demandé « peut-on être HP et heureux », et j’ai trouve ce matin dans un livre de Jeanne Siaud Facchin, « comment la méditation a changé ma vie » une phrase qui m’a totalement bouleversée car elle mentionne que de nombreux surdoués qu’elle a rencontrés ne respirent tout simplement pas. J’ai été sidérée car je me sens en apnée depuis toujours, comment savait-elle cela (comme le reste, quand j’ai lu ces livres je me suis sentie libérée, et comprise) ? Je suis sortie de cette apnée par le yoga, en apprenant à respirer. Sortie d’un harcèlement au travail qui durait depuis 3 ans, après avoir éclusé psy, EMDR et tous les bouquins et sites web, seul le fait de respirer, de ressentir de me « connecter » pour me recentrer m’a enfin vraiment aidée, durablement.
Je ne sais pas si je suis HP, je me fiche un peu des tests, disons qu’il il y a beaucoup de signes, et c’est surtout à mon entourage que je me réfère (mon mari et son frèer le sont sans aucun doute, mes filles, c’est plus que probable) et à la majorité de mes amis (j’en ai peu) qui m’ont dit avoir été diagnostiqués HP dès leur enfance. Aucun n’en tire de gloire, au contraire, c’est comme une honte à chaque fois.
Encore récemment un collègue s’est confié à moi en quelques minutes, TS et totalement dépressif malgré ses talents, et je lui ai demandé s’il avait passé des tests de QI, la réponse a été sans appel : oui, quand j’étais jeune, j’avais deux classes d’avance, mes parents ne m’ont pas communiqué des résultats des tests et m’ont toujours dit que j’étais nul. J’ai en face de moi un adulte totalement bousillé qui n’a qu’une envie en finir, parce que qu’il ne comprend rien à qui il est.
Bref, je ne sais pas si on peut être HP et heureux, mais je sais que respirer a été une révélation pour moi, que la solitude est un besoin vital, et que j’ai compris par le yoga que je n’ai pas besoin de fuir les autres pour me ressourcer, mais que je peux le faire juste en inspirant et en expirant. Ce qui libère aussi l’intuition, entre autres. Et me permet de retrouver mes forces et de savoir que je ne suis pas démunie ni bizarre.
« comment savait-elle cela (comme le reste, quand j’ai lu ces livres je me suis sentie libérée, et comprise) »
Pour mémoire, Jeanne Siaud Facchin a la réputation d’être une spécialiste des surdoués.
Il est donc normal qu’elle ait au moins un minimum de connaissances sur le sujet….
En matière de méditation, je rappelle « Méditer, Jour Après Jour » et « Les états d’âme : Un apprentissage de la sérénité » de Christophe André parus dans le courant de 2011, et également sur un thème très proche « La Force des émotions » paru en 2005.
Christophe André est psychiatre et psychothérapeute et il est le chef de file en France de la réconciliation corps/esprit en matière de soin.
Il y a aussi « L’art de la méditation » de Mathieu Ricard, paru en 2008.
bonsoir,
je suis hyper contente d’entendre de ce phénomène d’apnée! c’est un problème que j’essaye de combattre depuis des années (avec peu de succès), mais apparemment ce n’est pas si rare que ça d’ « oublier de respirer » tout simplement par ce que le cerveaux est trop occupé :-)))))
Très encourageant, merci!
Merci Cécile pour votre gentillesse.
Je suis entrain de relire votre livre pour la 3 éme fois, je le trouve excellent.Etre zèbre est difficile a accepter.Mais je sais qu’il faut trouver des solutions pour vivre avec et se faire accepter par les autres.J’ai trois enfants et je leur dois de réussir à faire avec pour qu’eux fassent avec aussi.
Votre livre devrait être remboursé par la sécurité sociale.
Je vais revenir le plus possible sur votre blog , il est je pense comme vous pleins de bonnes intentions
Merci pour tout.
Et à tout le monde je souhaite dire qu’il faut toujours POSITIVER même si on en a marre
Merci de votre commentaire Christelle.
J’espère de tout coeur que ce blog vous apportera des pistes de réflexion et/ou des éléments de réponse.
« Votre livre devrait être remboursé par la sécurité sociale. »
Ca, ça serait assez rigolo…
Souhaitons surtout qu' »un jour », les spécificités de notre population soient vraiment reconnues, sans stigmatisation. Ceci devrait effectivement avoir un impact positif sur les comptes de la Sécurité Sociale. Même pour une toute petite partie. Mais quand même. ce sera toujours autant qui pourra être réinvesti ailleurs… Dans la recherche et l’innovation par exemple ?
Vous pensez comme moi Christelle. Ce livre devrait être déclaré d’utilité publique et distribué à très grande échelle sur toute la planète.
Entre-temps, il nous faut faire du bouche-à-oreille pour libérer nos frères et soeurs qui ne se reconnaissent pas encore, souffrant inutilement.
Ce qui est important, selon moi, ce n’est pas vraiment d’être acceptés par les autres. C’est de nous accepter nous-mêmes et surtout (le plus difficile) d’être fidèles à ce que nous sommes contre vents et marées.
Ceci dit, je vous souhaite une bonne continuation.
Clin d’oeil de félicitations à Cécile 🙂 …
Bonjour Jed ,
Je suis d’accord qu’il faut réussir à s’accepter ce qui n’est pas facile mais je pense que la société doit apprendre à nous comprendre et donc aussi accepter . J’a i trois petits monstres , le plus grand aura 11 ans en septembre et c’est la galère….Personne ne le comprend ni ma famille, ni la famille de son père et son père non plus bien entendu.Cela a joué et joue encore sur toute notre petite famille.Je ne sais qu’elle est votre situation mais le mienne est clair, je suis séparée entre autre dû à la différence de mes enfants et la mienne et en plus j’ai carrément craquée quand j’ai appris que mon grand était zèbre j’ai compris à ce moment là que moi aussi je faisais partie de cette tribu….J’aimerai bien dialoguer un peu avec vous si vous êtes d’accord.
Et puis je dis toujours à mes enfants qu ils doivent positiver notre humeur passe mal mais (attention je ne veux choquer personne) nous avons de la chance cela pourrait être pire nous pourrions en plus d’être zèbre, une personne de couleur et en plus avec des problèmes de poids) voilà peut-être que cela ne passera pas partout mais j’essaye toujours de relativiser quand je vois ce qui passe pour d’autre différence je me dis que j’ai de la chance je ne les cumule pas .Donc il y a pire…
Par contre je veux que nous soyons reconnus et respectés quelles que soient nos différences
Christelle
bonjour Christelle,
êtes-vous sûre que seul votre aîné est hp ? il est des enfants qui savent fort bien cacher leur jeu… et qui ne souffrent pas moins, ils se contentent de le faire en silence, ce qui est parfois moins dérangeant pour l’entourage, mais bien pire pour la personne concernée
cordialement
Bonsoir Tournevis,
Pour répondre à votre question deux de mes enfants ont étaient diagnostiqués zèbres « mais mon expérience » fait que je sais que le dernier en fait parti aussi.
Je ne sais pas par quel moyen ,les trois montrent leurs vrais personnalités et s’expriment du moins avec moi leurs souffrances , leurs colères .
Le quotidien n’est pas toujurs facile mais au moins pour ils peuvent me montrer à leurs manières ce qui ne va pas.
Surtout qu’il y a une grande différence d’age le plus grand va sur ses 11 ans alors que les deux autre vont sur 3 et 4 ans et de plus au mimieu de cette fratie se trouve une poupée.Et je vois bien au quotidein qu’elle essaye de m’aider et n’a pas le même comportement que ses deux frères.
Bonjour Christelle,
Avant de commencer, j’aimerais souligner que tout ce que je vais écrire ici n’est que mon opinion personnelle, basée sur mon vécu. Je n’essaye pas de vous convaincre de quoi que ce soit mais seulement de témoigner de ce que j’ai compris.
—
Le désir d’être reconnu par la société est tout à fait légitime. En plus, cela peut résoudre bien des problèmes. Mais nous sommes si loin de la coupe aux lèvres que je ne parierais pas pour une amélioration sensible de mon vivant. Des différences beaucoup plus « évidentes » (être gaucher par exemple) peinent encore à être intégrées.
C’est bien de positiver; cela aide pendant un certain temps. Mais la pensée positive a ses limites. Et le zèbre ne tardera pas à les découvrir, car sa lucidité lui interdit tout aveuglement volontaire. Il comprendra rapidement que s’il saute nu du haut d’un immeuble, quel que soit le degré de « positivité » de son esprit, il ira vers le bas, avec toutes les conséquences que cela implique. Il saura qu’être reconnu ne dépend pas que de lui, et que donc il peut ne pas y parvenir, même en y mettant les efforts nécessaires. S’il y avait mis tous ses espoirs, il risque d’être désabusé, de tomber dans le cynisme et même de se suicider.
Plus que tout autre, un zèbre doit faire attention à ce qu’il pense, parce que sa vie en dépend. Il se crée souvent des schémas de pensées destinés à protéger cognitivement son fragile affectif. Il n’a pas le choix, car le jour où une pensée inconsistente prend le dessus, il entrera rapidement dans une boucle de raisonnement sans fin, qui est à la base de la dépression existentielle typique des HP.
Je sort de moi-même de telles méandres, et je ne peux vous décrire à quel point il faisait noir là-dedans. Pour m’en sortir, j’ai dû prendre clairement conscience de ce qui dépend de moi et de ce qui ne l’est pas. Ce qui dépend de moi c’est d’être fidèle à moi-même, ici et maintenant, avec toutes les opportunités dont je dispose. Me faire connaître dépend de moi, mais être accepté ne l’est pas. Rendre service dépend de moi; sauver le monde ne l’est pas.
Vous êtes zèbre? Vivez-le à fond que les autres vous acceptent ou non? Je me demande ce que dirait les « experts » si Einstein ou Mozart avait 104 de QI? Nous ne sommes pas épanouis parce que nous dépensons la moitié de notre énergie à nous demander si on est normal. Et d’ailleurs, qu’est-ce que la normale?
Les zèbres qui réussisent leur vie sont ceux qui ont assumer leur a-normalité.
C’est aujourd’hui ma porte de sortie. Qui sais? C’est peut-être aussi la vôtre.
Pour discuter, vous pouvez passer sur le Chat du Loup. J’y suis de temps en temps, durant mes nuits d’insomnie.
Merci.
« Rendre service dépend de moi ; sauver le monde ne l’est pas.
Merci beaucoup Jed pour cette petite phrase en apparence toute simple mais qui apporte la solution à un problème qui me tarabuste depuis longtemps. La tentation est grande, pour un hp, de se sentir responsable de ne pas réussir à sauver le monde 🙂
Par ailleurs, je suis assez d’accord avec vous au sujet de la positivité. L’on m’a bien pourri la vie à exiger de moi que je « positive ». J’ai fini par comprendre que les personnes qui « positivent » avec acharnement et vous enjoignent de « positiver » sont surtout dans le déni, le refoulement, et qu’elles sont particulièrement toxiques pour moi, et je les fuis désormais.
Cela ne veut pas dire que je prône le vautrage morbide dans la noirceur ! Simplement, des décennies avant de me savoir hp, j’avais déjà compris que quand je vais mal, le meilleur moyen de m’en sortir est encore de me laisser sombrer : plus vite je touche le fond, plus vite je peux donner le coup de talon salvateur qui me permettra de remonter. Plus je me débats contre ce qui m’entraîne par le fond, plus je patauge, plus je m’épuise et plus ça dure.
C’est exactement comme quand vous êtes pris par un mauvais courant, du genre des baïnes dans les Landes : luttez contre le courant, c’est la mort assurée ; laissez-vous entraîner, et le courant finira par vous redéposer qqpart, peut-être loin de votre plage de départ, mais vivante.
C’est le principe même de la désintégration positive. Pour le coup, de la vraie positivité, nourricière et salvatrice !
Merci aussi Jed pour « Ce qui dépend de moi c’est d’être fidèle à moi-même, ici et maintenant, avec toutes les opportunités dont je dispose. Me faire connaître dépend de moi, mais être accepté ne l’est pas.
Voilà qui peut nous aider à nous libérer de l’emprise de la culpabilité particulièrement développée chez les hp. Nous ne sommes pas tout-puissants ! Incroyable… 😉
« Il saura qu’être reconnu ne dépend pas que de lui, et que donc il peut ne pas y parvenir, même en y mettant les efforts nécessaires. S’il y avait mis tous ses espoirs, il risque d’être désabusé
Je suis intimement convaincue que la meilleure reconnaissance ne peut venir que de moi. L’inconvénient, c’est la conscience aigüe de ma solitude. L’avantage, c’est que je m’ai toujours sous la main 😀
Personne ne peut prendre soin de moi mieux que moi, cela ne signifie pas que je ne peux pas bénéficier avec grand profit de l’aide d’autrui ! Mais cette aide ne servira à rien si moi, je ne développe pas mon estime de moi, ma gratitude envers moi, qui me permettront de supporter sans trop de dégâts l’indifférence voire l’hostilité des autres.
Bonsoir Jed
Je comprends votre manière de penser mais je ne sais pas votre situation de famille ?
Moi j’ai trois enfants et je leur dois le meilleur, ils n’ont pas demandé à être là ni être différents, je suis responsable d’eux.
« Je sort moi-même de telles méandres, et je ne peux vous décrire à quel point il faisait noir là-dedans. Pour m’en sortir, j’ai dû prendre clairement conscience de ce qui dépend de moi et de ce qui ne l’est pas. Ce qui dépend de moi c’est d’être fidèle à moi-même, ici et maintenant, avec toutes les opportunités dont je dispose. Me faire connaître dépend de moi, mais être accepté ne l’est pas. Rendre service dépend de moi; sauver le monde ne l’est pas ».
Je suis d’accord avec votre vision, je la vis au quotidien mais voilà je ne suis pas seule, je vous semble sans doute utopique mais si je suis encore là c’est grâce à l’amour que j’ai porté à divers moments de ma vie à certaines personnes.
Je ne peux imaginer ne pas positiver me dire que la roue va tourner, quand je lis les témoignages , je me retrouve :
-Enfance difficile, incompréhension de la famille, brimades etc ….
A titre d’information, je suis la seule dans ma famille à avoir toujours positivé.
Je ne peux me permettre de ne penser qu’à moi, je revis mon cauchemar d’enfants à travers le plus grand de mes enfants pourtant nous n’avons pas le même vécu. Qu’est ce qui va se passer pour les deux autres si je ne me bats pas.
Je souhaite que mes enfants comprennent que tout en restant soi-même ils ne baissent pas les bras.
Là je ne me sens pas la force de continuer, il faudrait pour cela que je vous explique mon enfance est en ce moment je ne peux pas.
Cordialement
Oufti ! Que de littérature sur ce blog !
Je reviendrai lire tout cela progressivement, d’autant que le site a une aura sympathique tout comme son auteur que je salue au passage 🙂
Voici ma petite histoire.
Il y a quelques années, alors que j’étais en burn-out professionnel, j’ai consulté une psy et cela s’est mal passé. Je ne cessais de remettre en question ce qu’elle disait et faisait.
Autant vous dire qu’elle m’a catalogué d’abandonnique délirant, de psychotique…que je ne suis pas, je vous rassure…et étant médecin, je lui ai en retour posé le diagnostic de personnalité histrionique avec quelques traits psychotiques. LOL
Plongé dans une profonde dépression, je ne voyais aucune issue. Finalement, cette psy m’a envoyé chez une collègue qui, elle, m’a sauvé la vie. La première chose qu’elle m’a dit c’est que j’étais HP. Ah bon ? Bien sûr que non puisque je ne vaux rien et que je suis un gros nul. Elle m’a donc envoyé faire ce fameux test du QI en 2009.
J’étais stressé à l’idée d’être confronté à des tas de questions bien difficiles. Les antidépresseurs et la biture de la veille n’aidaient pas à me rassurer sur ce que j’allais pouvoir faire. La psy qui me l’a fait passer n’a pas cessé de me dire que je ne devais pas chercher midi à quatorze heures. Je lui ai demandé quand on allait aborder les questions difficiles…et à ma grande surprise, il n’y en avait pas !
(Faut que je lise les posts de ce blog concernant ce test mais mon opinion est que ce n’est qu’un test pour les np, toujours la même logique np, et surtout rien pour mettre en évidence un mode de fonctionnement HP, du moins un visuel-spatial comme moi).
Bref, le Weschler ne me paru pas compliqué et ce fut le choc lorsqu’elle m’annonça un score total supérieur à 145.
Ce fut la baffe ! Non pas que je me trouvais maintenant avec une grosse tête, mais parce que je venais de réaliser que la grande majorité de la population n’est pas intellectuellement outillée pour répondre à ces simples questions ! Moi qui ai toujours voulu croire que j’étais normal, c’est toute ma vision du monde qui a changé de perspective. Pour moi, ce fut la leçon la plus importante de ce test.
Le surprise d’être un surdoué ne fut pas totale car je m’étais posé la question vers l’âge de 10 ans, époque à laquelle j’ai volontairement renoncé à utiliser mon intelligence pour me « normaliser ». Comme tout bon HP, j’ai avalé la littérature anglo-saxonne sur le sujet en guise de pincement. Car comme tout le monde, j’étais imbibé des préjugés sur les surdoués et il me fallait accepter ma nouvelle situation. Beaucoup de briques se sont mises en place. J’ai continué à voir cette 2ème psy, elle-même HP, afin de faire le grand nettoyage de toutes mes casseroles. Ma thérapie est terminée. J’ai changé de boulot et je suis bien heureux. Je suis en paix avec ma surdouance.
Toute la famille a passé le test. Mon épouse est aussi HP que moi et nos 2 garçons aussi. Le second ayant depuis été avancé d’une classe car il commençait à lire et écrire en maternelles. L’ainé, très sensible, préfère rester avec ses amis mais son institutrice nous dit qu’il est très doué pour expliquer et aider ses camarades en classe avec simplicité, et sans se mettre en avant.
Aucun de mes fidèles amis n’a passé le test mais je peux vous dire qu’au réveillon, lorsque nous fûmes tous réunis, il y avait là une belle brochette de surdoués 🙂
A bientôt 🙂
Merci de ce message très (re)dynamisant et plein d’espoir ben !
C’est super intéressant de voir ce dilem toujours apparaître » je suis nul par rapport aux autres / je me sens surdoué, ou, au moins, différent dans un sens positif « . Je ne sais pas si certains ont eu cette expérience de se sentir nul dans un domaine, par simple laisser-aller, percuter le retard, puis, après s’être investis à le résoudre, se dire » mais que foutent les autres ?! « , parce qu’en peu de temps, avoir largement dépassé le niveau général.
Merci de ce revigorant témoignage ! Enfin une réponse positive à la question qui taraude tant d’entre nous : peut-on être hp et heureux ?
🙂
C’est un chouette témoignage que vous nous faites là Ben !
et plein d’humour 🙂
Vous avez complètement raison lorsque vous dites que » la grande majorité de la population n’est pas intellectuellement outillée pour répondre à ces simples questions », et ce qui est rassurant n’est pas ce qui permet de s’estimer supérieurs aux autres, mais de comprendre que les autres ont une intelligence différente, et qu’il s’agit juste d’une question d’outillage au final.
Et cette simple différenciation permet d’éviter la culpabilité, très fréquente chez les HP.
Mais n’envisagez vous pas qu’à force de se dénombrer, il apparaitrait qu’il y aurait des branches d’individus fonctionnant de manières similaires dans l’ensemble de la population, mais dans des proportion équivalentes, c’est peut être aux normes d’évaluation d’évoluer à terme….
Je me pose en permanence ce genre de question : des personnes qui me semblent de toute évidence « alterdouées », chacune à sa façon, j’en vois partout ! Et toutes ignorent « qui elles sont », apparemment, mais où sont les « normaux » ? Est-ce que je vis tellement en marge que je ne les côtoie plus depuis longtemps ? Est-ce que je ne les « vois » pas, tant je suis capable de ne pas voir certaines choses qui ne me « parlent pas » ?
Pour le moment, le problème ne me semble pas tant ces fameux « normaux » que tous ces alterdoués qui s’ignorent, souffrent, se croient « normaux » , essaient de l’être et ont un comportement plus ou moins déplaisant du fait de cette souffrance et de cet égarement.
Pour info, une femme enceinte voit des femmes enceintes partout. Peut-être est-ce la même chose pour les HP.
Depuis que je sais que j’en suis, j’en vois partout!
salut ben, étant moi même médecin, je voudrais te poser une question, si tu le permets. As tu changé de branche professionnelle ou travailles tu toujours dans la médecine?
personnellement, je suis médecin généraliste, et je quitte la ville où je travaille pour cause de burn out, dépression, traitement et psychothérapie. j’envisage de me poser dans un village proche de chez moi, avec une activité qui sera forcément moins importante car la population est moins importante et , surtout, je n’aurai pas à les porter à bout de bras. Là où je travaillais, il fallait tout faire pour eux, car ce sont des assistés, et lorsque j’essayais de leur expliquer comment devenir indépendant, ils refusaient mes explications et se vexaient ou insistaient.
ma psychothérapeute me dit que je suis dépressif depuis longtemps, et envisage du lithium pour une éventuelle bipolarité……refus de ma part et autre psychothérapeute envisagé dans quelques semaines.
pffff……tout est confus ce matin, et compliqué.
je reviendrai plus tard
merci de ta réponse ou de tes conseils
Votre message date du 21 avril et nous sommes le 15 mai, d’une part ; d’autre part, vous attendiez une réponse (et peut-être l’avez-vous eue) de Ben. Donc, si ma réponse arrive bien trop tard, n’en tenez aucun compte. Deux choses : vous avez fort bien fait de refuser la fausse béquille, pour ne pas dire la béquille casse-gueule du lithium. Que les surdoués comme nous soient « bipolaires », voire triphasés, c’est un minimum dans un contexte général assez azimuté mais qui ne gêne personne, puisque c’est la « norme ». Ce que vous dites concernant les personnes que vous traitiez procède exactement du fameux « surdon ». Vous les trouvez assistés, et oui, c’est vrai, ils le sont à 98%, puisque la liberté et l’autonomie leur font peur et que le « système » leur a inculqué qu’ils devaient se soumettre en aveugles au « savoir-pouvoir ». L surdon dont nous « souffrons » nous rend particulièrement compassionnels et nous souhaiterions que les gens dont nous nous occupons soient aussi libres que nous le sommes en fait, puisque notre souffrance – et c’est un sacré paradoxe – est en partie liée à notre liberté de penser et de concevoir en permanence d’autres schémas que ceux qui nous sont imposés. Mais, si je puis me permettre de vous le dire, vous pourrez changer de localité tant que vous voudrez, vous serez toujours en butte à ce type de difficultés. Il existe bien d’autres moyens de « passer outre » que les changements de région, le lithium, et les thérapies qui ne nous sont pas du tout adaptées (et je pense que vous le savez bien !). Mais c’est un peu trop complexe à développer ici et sur ce mode. Le téléphone pourrait faire l’affaire, mais je ne pense pas devoir laisser mes coordonnées ici… J’espère que vous ferez face tout de m^me. Je vous envoie mes meilleures pensées. D.
Euh… c’est un peu frustrant, ça !! On démolit les fausses bonnes solutions, ok, mais quoi à la place ?
Et ces autres solutions, sont-elles efficaces pour chacun-e d’entre nous, ou devons-nous chacun-e réinventer notre solution à nous, au risque de s’épuiser ?
Au fait, je ne suis pas toubib, en quoi le lithium n’est-il pas bon ?
Une seule réponse : avant de passer au lithium, il y a d’autres médicaments possible thymorégulateurs. Le lithium ne doit etre pris que quand tout le reste a échoué, et que le diagnostic de bipolarité est bien sûr confirmé.
Tout d’abord un immense merci à Cécile pour son livre et surtout pour ce site devenu mon favori depuis plusieurs semaines.
Je me décide enfin à laisser un témoignage
Il y a maintenant un mois que j’ai devant moi le résultat de la psychologue qui confirme ce que je suis : adulte HP. Ce test je l’ai passé car j’ai croisé un homme merveilleux, HP lui mêm,e qui a vu en moi cette personne alors que mon entourage familial et professionnel en voyait une autre. Cette relation amoureuse est comme une renaissance complète pour moi avec toutes les difficultés que vous évoquez tous souvent de s’admettre et de faire fructifier ce talent si différent. C’est d’ailleurs le titre de talentdifférent.com qui m’a attiré en premier et depuis avec mon compagnon nous explorons et dévorons toutes les richesses mises à notre disposition sur ce site. A quelques jours de Noël fête de la naissance à la vie, c’est finalement le plus beau des cadeaux que l’on peut tous se faire: pouvoir exister tel que l’on est et c’est en cela que ces données sont inestimables.
Ma préoccupation du moment est de vivre telle que je suis alors que mes enfants ne le sont pas. Dans vos témoignages je n’ai pas retrouvé à priori ce cas de figure. Je « cumule » les difficultés liées aux familles recomposées et aux adultes HP … avec en prime le reste de la famille (parents, sœurs) loin de comprendre ce qu’est le surdon pour un adulte. Mon compagnon lui a deux filles détectées HP. Voilà une équation difficile à résoudre…
Merci à tous
Chic un cadeau de Noël avant l’heure ! Merci de ces mots gentils 🙂
Pour ce qui est des enfants… je crois l’avoir dit dans un aute commentaire : il me semble essentiel de ne pas voir la relation avec eux marquée au coin du surdon. ce sont d’abord et avant tous des enfants et vous êtes leur mère. Donc éducation « normale ».. ensuite, leur apprendre ce que signifie le surdon pour qu’ils sachent mieux vous prendre en compte.. et réciproquement (parce qu’un surdoué doit aussi apprendre à prendre en compte un non surdoué).
Cela dit… (et je parle d’expérience) vraiment sûre qu’ils ne sont pas surdoués ?
Meilleurs voeux à vous 🙂
Je plussoie Cécile.
Mes enfants ne sont pas testés, mais de toute évidence « alterdoués » eux aussi, maintenant que je sais ce que c’est vraiment. L’une de mes soeurs a été dépistée comme moi, et il est évident que l’autre soeur est hp aussi, ainsi que nos parents et probablement nos grands-parents.
Il est vrai que les livres présentent tous le surdoué comme une sorte de mutant solitaire, ce que je ne comprends pas du tout puisque de nombreux psy spé hp semblent d’accord pour dire que c’est une caractéristique familiale (je ne m’engagerai pas dans l’épineux débat inné / acquis, mais en ce moment j’ai l’occasion d’observer un petit gamin de 16 mois dont la « vivacité » crève les yeux, alors que, comme la plupart des enfants actuels, il passe plus de temps à la crèche qu’avec ses parents, frère et soeur, tous bien alterdoués)
Bonjour tout le monde.
C’est triste, trop, énorme, effrayant quand je lire des témoignages de tous les HP et déjà voila, vous représentent seulement la population francophone.
La chose plus grande que je remarque est que tout le monde me semble pouvoir parler d’un boulot même pas simple à gérer et aussi leur entourage ; marie, épouse, enfants, parent, amies. Moi, je n’avais ne bulot ne famille et pas des amies avec qui je sens en sécurité.
C’est comme je suis sur un ilot avec des requins qui tourner autour.
Je suis aussi difficile à comprendre que je ne viens pas à trouver ou tenir un emploie et non plus des relations stable et affectif ? Les gens me fuir ; il ne veut pas m’accorder leur temps ou énergie et j’avais tellement besoin à parler à quelqu’une ; ça fait très mal à garder tout à l’intérieur.
Je ne suis pas française et ça bien sûr avec le politique de aujourd’hui ajout lourdement à mon existence débile. La culture très sexiste a aussi un effet non-négligeable.
Enfant mes parents ont plutôt m’ignoré et parce que j’étais diligent et très bonne élève ils n’avaient pas à intervenir jusqu’à au moment que des services sociales sont venu au collège et m’ont pris et mis sous le soutien de l’état parce que j’avais arrêté à manger depuis quelques mois et pesé 45 kg (pas un de mes profs ont parlé directement à moi sur le sujet de ma bien être avant cette événement!)
Des longues périodes en hôpital, ma fugue de l’hôpital, menace de lobotomie ou d’être nourri par intraveineuse en permanence. Des psychologues démenti (j’ai peu le respect maintenant pour eu qui pense il comprendre des autres et qui sont payée pour ça).
Rentré à l’école, on essaye de rattraper, exclu pas des élèves de première j’ai du quitter l’école, sans soutien par l’école qui m’ont vue comme un mauvais influence (trop indépendant) c’était trop dur et mes parents veut que je vais travailler (sans savoir utilise un clavier). Toute ma confiance fondue. 14 ans plus tarde j’ai trouvé le courage à faire une licence scientifique.
You don’t think like the rest of us …
You think too much…
Girls aren’t supposed to know that kind of thing…
You work to hard (perfectionist)
You don’t stop (walk don’t run!)
You worry too much
J’avais fuit le pays de mon naissance ayant jamais senti chez moi.
Je suis dans le sud-est et voudrais bien trouver quelqu’un avec qui je peux partager mes expériences et qui eu même serai peut-être prêt a ouvrir sur leur propre ‘réalité’.
C’est bien à lire et partage mais j’avais besoin d’un échange vivant et une voix.
J’avais toujours apprécié eux qui pense autour de la boit et fond des aventures, prendre des risques sans penser d’argent ou un résulta matériel. J’adore des grandes espaces ouvert et suis passionée par le monde marine. Maintenant il me semble un grande parti du monde existe que pour l’argent et que l’état français voudrais que nous veinons plus et plus ‘normalisé’ et ça me fonde peur. En France le fait que les mères aller au travail et laisser leurs enfants en crèche pour être normalisé de que ils ont 3 ou 6 mois me donne le chair de poule.
Bonjour Marie
Merci de votre témoignage.
.. Peut-être commencer par passer sur le chat vous sera utile ? c’est un bon moyen de faire connaissance, même si ce n’est pas tout de suite IRL / In Real Life.
http://www.le-loup.info/meow/index.php?L=french
Bonjours à vous tous.
Je suis tombé sur ce site un peu par hasard. Je faisais des recherches sur les psychologies existentielles ( ce qui semble étrange à plus d’un, pour un simple technicien ), je suis tombé sur le nom de DABROWSKI dont les théories ont commencé à faire bouillonner mon cerveau, puis sur ce site. Et comme beaucoup d’entre vous, en lisant les commentaires, j’ai vu ma vie!
Là, le cerveau carbure plein pot: » suis-je surdoué? Non, ce n’est pas possible! Oui, mais…tout semble concorder! Et ce doute que j’ai, persistant, depuis tant d’année? Non, ce n’est pas possible. Et comment va le prendre ma famille, ils vont me prendre pour un prétentieux. Lorsque j’émets un avis sur une situations, j’ai toujours ce regard de colère qu’on les gens quand on bouleverse l’ordre établis dans leur tête.
Non, çà va tout bouleversé ce que j’ai mis tant d’année à mettre en place pour me fondre dans la masse. Et si je passe les tests, çà m’apporterais une certaine légitimité!…Mais non, rappelle toi le nombre d’activité que tu as fait pour la recherche de cette légitimité. Encore aujourd’hui, cela fait huit ans que j’étudie toutes les psychologies possibles et imaginables, en les testant sur mon quotidien, voyant ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, ceci demandant des tonnes de remises en questions, et les gens viennent discuter psycho avec moi, comme un enfant qui vient d’apprendre les additions irait faire la leçon à un élève de math sup. Et puis, de toute façon, cette intelligence que j’ai aujourd’hui, je la dois à tous ces livres que j’ai lu ( en fait, pas seulement en psycho mais dans tellement d’autres domaines). Oui, mais, pourquoi à l’école, je n’avais pas besoin d’apprendre mes leçons? Il suffisait que j’écoute le cours pour être dans les premiers…jusqu’en première où il a fallu commencer à bosser ( ce fut la catastrophe, heureusement que j’ai eu certains profs qui m’ont appris à travailler ). »
Voilà, ce qui, depuis quelque jours, me trotte dans la tête. Je suis en train de lire votre livre et çà confirme mon doute.
De plus, étrangement, çà faisait plusieurs fois, voyant le développement de mon fils, que je fais des allusions à ma femme, sur le fait que peut-être notre fils aura à passer des classes, chose qu’elle comprend peut car elle ne voit que le côté »age » et » copain-copine ». Je lui dis que moi-même, en classe, je mettais une minute à résoudre un problème, là ou les autres mettaient un quart d’heure! Après, je parlais, je me faisais gronder, puis je m’ennuyais pendant que les autres terminaient l’exercice.
Aujourd’hui, c’est pareil au boulot. J’ai fais le choix de fonder une famille, ce qui implique de gagner sa vie. Mais, huit heures à faire la même chose, quelle perte de temps, surtout quand on voit qu’ en réfléchissant un peu, beaucoup de problème qui prennent du temps pourraient être résolu. C’est affligeant, et biensûr, j’ai émis quelques remarques pour faire évoluer la situation, ou pour éviter certaines catastrophes…sans succès. Quand la catastrophe arrive, on ne vient même pas me voir pour s’excuser. Non, on fait semblant de rien. Je suis même considérer comme l’empêcheur de tourner en rond.
Alors quand je vois que beaucoup de »zèbres » ( comme vous vous nommez ) se drogue pour compenser ce vide existentiel, moi, je mange, c’est ma drogue. Je suis tellement usé de m’ennuyer que j’ai ce besoin de manger ( ce que je n’ai pas en vacance ).
Enfin, pour terminer cette scéance sur le canapé ( quel bien çà fait quand on ne peut jamais ce confier à quelqu’un sans déclencher la colère ), c’est ce besoin de solitude et de repos du cerveau qui m’a fait le plus tilter.
Peu de personne comprennent mon besoin de solitude, prenant çà pour un affront.
Il faut batailler jour après jours pour ne pas perdre d’espace vitale ( et Dieu sait qu’il ne me reste plus grand chose ). Il y a deux jours, je me suis fait cette remarque: les gens normaux adorent être ensemble toute la journée et font une activité à eux pour combler le vide, ou décompresser, entre-couper les moments qu’ils sont ensembles. Moi aussi, j’adore être avec les gens, mais peu de temps, comme un moment qui entre-coupe mes différentes activités solitaires.
Je vais arrêter là, même ci j’aurais voulu écrire un livre ( c’est incroyable, quand on trouve le chainon manquant, comment le cerveau arrive à reconstituer tout le puzzle en un clin d’oeil ).
Merci à vous ainsi qu’a tout ces gens qui travaillent à éclairer nos vies.
Merci M. Edgar de joindre votre commentaire aux précédents : car votre témoignage sera à son tour sans nul doute précieux à d’autres…
Bonjour M.Edgar,
Merci pour votre témoignage grâce auquel je viens de découvrir Dabrowski et ses théories…(je viens d’imprimer plusieurs pages trouvées sur internet à son sujet et je les ai immédiatement classées dans un « book »…oui, j’adore classer les thèmes, sujets, idées, etc…ça me rassure et me donne l’impression de pouvoir me reposer sur quelque chose de tangible). Il est vrai que je me reconnais dans ses schémas adaptables aux « surdoués », même si la psychologue chez qui j’ai passé mon test m’a bien affirmé que je ne souffrais d’aucune psychose !!! Je m’entends lui dire : « vous en êtes bien sûre ? », et elle me souriant et me disant : « oh oui, je peux vous l’affirmer, vous êtes une personne tout à fait équilibrée et saine » !!!
Je ne vous cache pas qu’un sourire béat ne m’a pas quitté pendant les jours qui ont suivi lorsque je me martelais l’esprit avec cette sublime nouvelle : » je suis saine d’esprit !!! » 🙂
Revenons-en à vous cher Edgar…Vous vous demandez comment annoncer cette nouvelle à votre famille ? Mais qui vous demande de leur révéler votre secret ? Ne pouvez-vous pas imaginer passer le test pour « vous » afin de légitimer ce que vous êtes au plus profond de vous-même, tout simplement ? La plupart des individus nous entourant ne peut pas comprendre ni même concevoir ce que nous sommes réellement…alors à quoi bon dépenser notre énergie si précieuse pour argumenter, expliquer à ceux qui ne feront que juger ?
Mes propos peuvent paraître rudes de prime abord, mais c’est vraiment ce que je pense…. La prise de conscience de se découvrir « surdoué » (ce terme est tellement galvaudé…) est déjà un séisme de forte amplitude pour des êtres hypersensibles comme nous, alors pourquoi se faire du mal en allant chercher les moqueries de notre entourage ? A part peut-être ceux qui vous aiment pour ce que vous êtes réellement (votre femme) et qui pourront être aptes à comprendre profondément votre sentiment d’intense différence, je ne vois pas d’obligation de votre part d’aller confesser cela à tous les membres de votre famille.
Vous êtes à présent votre propre maître et vous seul êtes juge de ce que vous souhaitez faire de cette « révélation ».
Vous remarquerez que je m’adresse à vous comme si vous aviez déjà passé votre test…C’est tout simplement que je pense que si vous avez atterri ici, ce n’est pas par hasard, et que vous êtes sans doute zèbre aussi 🙂
Vous parlez de votre fils, et de votre femme qui ne voit pas les choses de la même façon que vous. Vous vous reconnaissez dans votre fils et vous voulez lui éviter les souffrances que vous avez sans doute ressenties enfant…mais ça, qui peut le comprendre à part un autre zèbre ? Votre épouse voit avec ses yeux et son coeur de « np » (normo-pensante ») et n’imagine pas une seconde ce que l’on peut ressentir de l’intérieur quand on a l’impression d’être dans une classe d’arriérés et de s’ennuyer mortellement avec d’autres enfants qui semblent être d’une lenteur pathologique…. Vous voyez, je vais avoir 40 ans demain et j’ai passé toute ma (jeune :)) vie à croire que je m’étais trompée de planète en vivant à l’école avec des néandertaliens…je me suis toujours sentie à l’écart de rites que je trouvais barbares et d’un autre âge, des modes de pensée archaïques, et des comportements qui m’inquiétaient la plupart du temps !
Oui, vous avez raison de croire que votre enfant devrait sauter une classe…mais votre épouse a également raison en pensant qu’il faut à tout prix que votre fils se sente bien avec ses copains à l’école.
Mon fils est également zébré, et, il y a quelques années, à la rentrée de son CP , sa maîtresse a tout de suite repéré qu’il avait un niveau de début CE2. Elle voulait le faire passer « au moins » en CE1 mais la pédo-psy qui suivait mon fils à l’époque nous l’a fortement déconseillé car pour ces petits êtres hyper émotifs, la notion de copains et de groupe est essentielle à leur développement général. Alors nous avons trouvé un compromis acceptable : quand mon fils terminait (rapidement) son travail en classe, il avait le droit de lire ou de faire des calculs donnés par sa maîtresse pour l’occuper « intelligemment » en attendant que les autres élèves finissent leur travail. Et c’est aussi à nous, parents, de prendre en charge et en considération notre petit zèbre afin qu’il s’épanouisse à la maison et en vacances. Je suis sûre que vous pouvez créer des jeux ensemble, intellectuels avec papa, et plus « normaux » type sportif ou autres avec maman.
Mon mari est np et je suis zèbre (je suis un peu comme vous, je me suis découverte grâce à tous les livres que j’ai lu au sujet des enfants précoces….jusqu’à celui de Cécile qui m’a totalement ouvert les yeux sur moi-même, et puis j’ai franchi le pas du test il y a 6 mois !).
Nous réussissons « ensemble » à élever notre fils (qui est aujourd’hui en CM2, qui n’a pas sauté de classes, et qui a une bande de 4 bons copains…alors qu’il a vécu à l’école totalement isolé du groupe, et ce, de la maternelle au CE1 !!!). C’est un enfant joyeux, intelligent, plein d’humour, et biensûr ultra-sensible…il faut marcher sur des oeufs avec ces petits êtres-là ! Mais mon mari et moi nous complétons du mieux que nous pouvons et l’un prend le relais lorsque l’autre ne comprend plus : je sais et je comprends les sautes d’humeurs « imprévisibles », et mon mari comprend comment jouer « normalement » avec des jeux de son âge.
Tout est question de dosage…enfin c’est ce que je pense…
J’essaie de ne rien oublier dans votre témoignage afin de répondre point par point…Excusez la longueur de ma réponse, mais c’est un plaisir de vous écrire.
Vous parlez de votre scolarité et de la catastrophe annoncée…idem pour moi !
Et dans le milieu professionnel, j’ai moi aussi mon étiquette collée sur le front « esprit négatif » !!! alors qu’il n’y a pas plus joyeux que moi !!! Mais comme vous le dîtes si bien : dès qu’on émet une critique au sujet d’une idée à laquelle « tout le monde » adhère, on est immédiatement catalogué… ce qui est particulièrement vexant puisque nous faisons justement (dans notre logique à nous) exactement le contraire de ce que les chefs pensent que l’on fait pour les contrarier…vous me suivez ?
Enfin pour terminer : le besoin vital de solitude !
Oh oui que ça fait du bien ! Se sentir libre de penser, organiser, classer, ranger, décortiquer, etc…sans être interrompu par un importun qui pense nous faire le plus grand des plaisirs en venant nous parler… Quelle douce sensation de pouvoir goûter avec délectation à ce calme souverain qui apaise et repose tant nos esprit malmenés… Je partage cette envie de me retrouver seule quelquefois, juste pour « écouter » le silence et le laisser m’envahir et me remplir entièrement…que c’est bon !
Enfin, oui, le chaînon manquant est celui qui permet de revisiter son parcours avec les lunettes adaptées à notre vue : tout devient clair et limpide…enfin calme et cohérent. 🙂
A bientôt peut-être M.Edgar. (ce prénom m’enchante ! il évoque pour moi à la fois la douceur, la sérénité, la politesse et les bonnes manières, et un petit air désuet et fragile à la fois…).
ârgh, qu’est-ce qui prouve que les personnes qui nous entourent et ne nous comprennent pas sont forcément np ?
Personnellement, j’ai souffert de l’incompréhension de ma famille dont je me rends compte que tous les membres sont hp, j’ai moi-même du mal à comprendre certaines personnes hp…
J’en ai un peu marre qu’on présente les hp comme des raretés dans un monde de np.
Les hp sont largement minoritaires, mais plus nombreux qu’on veut bien le dire, ils ont tendance à s’agréger, selon l’adage bien connu « qui se ressemble s’assemble », et ils sont aussi diversifiés et intolérants que les np.
Sans parler des hp inhibés qui ressemblent en apparence à des np… sauf pour celleux qui veulent bien regarder au-delà des apparences. Pourquoi développer, entretenir, ce sentiment élitiste et se draper dans sa tour d’ivoire ?
Bonjour Alouette,
Je suis désolée de t’avoir froissée par mes propos.
Tu as sans doute raison lorsque tu dis que les hp sont différents les uns des autres et qu’ils peuvent ne pas se comprendre entre eux…..Et tu as sans doute également raison en disant qu’ils sont aussi intolérants (je sais bien que je suis « trop » excessive:)) que les np…qui ne sont peut-être pas toujours ceux qu’on pense…
En revanche, élitisme, tour d’ivoire ? Je n’ai pas eu l’impression d’être hautaine dans ce que je disais, ni d’oser prétendre que mes paroles faisaient office de vérité absolue…
J’ai juste dis ce que « je » ressentais, et je crois que ce blog est fait pour ça… Est-ce le mot « néandertalien » qui t’a fait réagir ? Je ne peux pas nier les sensations que j’ai eu durant ma scolarité en voyant des enfants se pousser pour se faire tomber (je ne vois pas en quoi c’est hilarant ?), ou de les voir rire et prendre un énorme plaisir à écraser de pauvres escargots dans les cours de récréation (vision d’horreur), à se pincer et se mordre pour faire pleurer l’autre, à pousser des cris en se bagarrant, et ensuite, bien plus tard au lycée à faire des soirées dans lesquelles il fallait boire et fumer pour être intégré dans un groupe ? Là encore, je ne vois pas en quoi je suis élitiste de trouver ça un peu, voire beaucoup, débile ? Alors on va dire que je suis super intolérante, mais c’est juste mon ressenti personnel…car ces même personnes ont fait ensuite de grandes études et sont intellectuellement bien fournies… Mais ça ne m’empêche pas de ne pas partager leur façon de s’amuser ou de voir la vie.
J’ai précisé que le terme « surdoué » est largement galvaudé, justement parce que je considère que ça ne veut pas forcément dire « plus » intelligent, mais tout simplement « avec » un mode de raisonnement très différent.
Tu sais, je me considère davantage comme « handicapée » que comme « wonder woman » qui surplombe la masse 🙂
Car au quotidien, c’est une bataille permanente pour juste arriver à faire semblant d’être « normale », et c’est assez épuisant !
Bonne journée !
Bonjours et bon anniversaire en retard Alien ( désolé j’ai vraiment peu de temps à moi, je n’ai lu le commentaire qu’hier après-midi ) .
Je voudrai déjà répondre à Alouette: je comprends ta réaction car même si je suis novice en matière de hp (pour utiliser tes termes ), je pense que tu as raison. Peu importe le domaine ou tu cherche des pairs, ils n’y en aura pas beaucoup pour te comprendre.
Je pense que si la personne en face a déjà fait un bout de chemin, travaillé sur ces problèmes et commencé à assumer ce qu’elle est, alors elle sera plus apte à t’écouter, et çà marche aussi pour les np. De plus, je lisais hier soir dans le livre de Cécile qu’au plus on se rapproche de la partie droite de la courbe des qi, au plus on est différent. Par mon expérience en psycho,il faut que le niveau de conscience d’une personne soit élevé pour commencer à accepter et comprendre la différence de l’autre, et le niveau de conscience n’a rien à voir avec le qi, même si un hp, si il trouve le » chemin », aura plus de facilité à évoluer…je pense.
Maintenant, je comprends très bien Alien pour m’être fait les même réflexions, et encore aujourd’hui. Comment des personnes pronant des valeurs d’amour à tout va, sont capables d’autant de cruauté? J’avais du mal à le comprendre enfant avec mes camarades, mais encore moins avec des adultes dit civilisés dont ils ne faut pas grand chose pour aller marcher sur la tronche de leur meilleur ami.
Pour te répondre Alien, à propos du test de qi, je n’ai aujourd’hui plus aucun intérêt à le faire pour moi. Mon seul intérêt est que les autres le sache pour que des fois, on me lâche un peu les baskets.
Au plus je lis le livre de Cécile, au plus le doute s’estompe. Le fait de comprendre que je suis hp ne va m’apporter qu’une chose: plus de tolérance envers les autres, envers ceux qui n’arrive pas à suivre mes profondeurs de raisonnement ( comme il est dit par un témoignage du livre, je n’aime pas les réflexions rapides, mais quand mon cerveau se met en route sur un raisonnement, çà devient du lourd, un vrai rouleau compresseur lol ).
Je vois déjà qu’en quelque jours, mon attitude envers mon travail a déjà changé.
Sinon, merci Alien pour tes conseilles sur l’école, c’est une option intéressante que je ressortirai le moment venu. Et merci pour le commentaire, çà a égayé mon après midi.
bonjour Alien,
« En revanche, élitisme, tour d’ivoire ? Je n’ai pas eu l’impression d’être hautaine dans ce que je disais, ni d’oser prétendre que mes paroles faisaient office de vérité absolue… »
Ce n’est pas ça qui m’a fait sauter en l’air, c’est que tu présuppposes que la compagne de M. Edgar est nécessairement np, alors que lui-même ne dit rien de tel…
Pour le reste, pas de souci, nous sommes presque d’accord 🙂
Le mot Néandertalien ne me gêne pas, sinon qu’il y avait sûrement des Néandertaliens hp et des tas de Cro-Magnon aussi np que maintenant 😉
Personnellement, de mon enfance, je garde de meilleurs souvenirs de l’école avec ses 90% de np que de chez moi avec 100 % de hp… Mais j’étais dans une école de filles => moins de brutalité.
C’est depuis l’adolescence, que je me sens complètement décalée, ne comprenant pas l’intérêt de ricaner à propos des garçons, de minauder, de causer stars, fringues, variété, maquillage ou que sais-je car je ne participais pas du tout.
Maintenant, j’ai l’impression qu’une grande partie de la population ressemble à un troupeau de bestioles, gentilles ou brutales, mais trop souvent « épaisses » °o°
Et comme M. Edgar, malgré ce que je dis ci-dessus et qui pourrait être choquant, je me sens infiniment tolérante qu’avant. Je suis ce que je suis, les autres sont ce qu’ils sont, hp ou np ou indéterminés. Savoir qui je suis, donc m’accepter, me permet enfin d’accepter les autres, et ça, ça vaut vraiment son pesant d’or !
Je finis le livre à l’instant….
Bon…
Ok…
J’avoue tout…
Mais du coup… Au milieu de ma solitude, nous serions donc une tripotée…. ?!??
J’ai aimé….
J’ai détesté aussi voir ma vie écrite à l’encre, dans toutes ces mains….
Merci pour ça…
(Le tome II c’est : « quand vous voulez »….)
Belle continuation, …
… Une zébrée précoce à tendance absurdouée 😛
… Et soudain, un monde nouveau se dessine…
Bienvenue Agnès !
Et merci pour votre commentaire 🙂
Bonsoir à tous,
en fait je me décide à écrire sur ce blog après avoir lu (presque) tous les commentaires. Du coup je suis épuisée, je me suis nourrit de tous vos témoignages et je me sens vidée pour vous parler du pourquoi j’ai attérit ici moi aussi. 4 gros chocs au départ: la lecture du livre de Siaud-Facchin, puis de Kermadec, puis de Cécile et enfin de Petitcollin. J’a choisi instintictivement cet ordre et j’en suis ravie. Une psy, une psy/coach, une HP et une spécialiste en développement personnel. J’ai fait le tour du sujet. Enfin je croyais. Car maintenant que je n’ai plus rien à donner à mon cerveau je passe mon temps sur le web à chercher encore et encore. Dois-je, puis-je me considérer « des votres »? Dois-je faire le pas du fameux test? Oui mais alors quel test? Le WAIS? A naviguer sur le net on en dit du bien et du mal. Le Mensa? Plutot élithistes les personnages… CogitoZ? Ils ne m’ont meme pas répondu quand je leur ai envoyé un mail pour savoir comment pourrait se passer les tests… Comme dirait une amie « on se sent bien seules »… Et puis d’un coup encore une découverte: Si, le QI est important, surtout celui logico-mathématique (Mensa….). Ah bon? Ben alors c’est meme pas la peine parce que moi comme Alien les maths c’est carrément la nausée seulement de repenser à ma seconde et les interros au tableau, panique, tétanisée… donc voilà. On lit des bouquins, on tremble, on a la tète qui explose, on fond en larmes (pour ne pas dire on éclate en sanglots avec spasmes), on se couche trois jours de suite pour accuser le coup, de se dire que peut-etre ta soeur ainée t’a toujours traitée « ‘d’idiote, de débile, de pauv’ fille qui comprend jamais rien » juste parce qu’à elle on lui avait fait sauter une classe en 9ème et que peut-etre elle était juste jalouse de la benjamine (cela a tjours été) de la fratrie qui volait de l’attention à la mère commune, qu’une mère t’a toujours trouvé épuisante, pot-de-colle, hyperactive, posant sans arrèt des questions, un père qui te trouvait adorable mais « d’une chieuse!! », d’une foutue maitresse qui en 6ème a déclaré que j’étais une FAUSSE GAUCHERE et en a convaincu ma mère naive et m’a laissé me contrariée (je vous rassure depuis juin 2011 j’ai repris mes droits et je suis de nouveau gauchère… après 38 ans de FAUSSE GAUCHERE qui resonne dans la tète…..), une graphologue qui me dit de faire prendre des vacances à mon cerveau car il n’arrète pas de tourner, qu’il faut que je me remette à travailler dans l’artistique car je suis une vraie créatrice et que je suis très intélligente, un amoureux qui se dit fou de moi mais qui me fuit car il ne se sent pas à la hauteur de cette intélligence (cherchez l’erreur…) et je ne continue pas car la liste est longue………….. Alors juste une petite question. Si je ne suis pas HP. Si les tests (lesquels au fait? on ne sait plus) me disent qu’en fait je suis bien débile, folle, hyperactive, incapable de faire des études supérieures (que je viens de reprendre à distance à 44 ans – en psychologie, et je vous assure que je rame, je veux tout comprendre et fait des hors sujets très vite)… bref. Si je ne suis pas HP. Je fais quoi? Barbiturique? Est-ce que quelqu’un ici a passé les tests et a été diagnostiqué GROS PRETENTIEUX RENTRE CHEZ TOI? ça fait quoi? On en fait quoi après de cette baffe dans la figure? Non parce que tant qu’à foutre en l’air 400 euros ben autant que je sache de quelle mort je vais mourir! (expression italienne que j’adore!). merci pour vos réponses. Mais en meme temps je me dis là qu’elle est bète ma question. Si t’as pas été diagnostiqué HP ben tu t’es très vite barrée de ce blog, t’esquivant discrètement la honte entre les jambes…….
je rectifie: à 6 ans (CP) pas en 6ème….
Hello PetLover !
Pas de panique !!! La nulle en math (:-)) vous rassure immédiatement à la lecture de votre témoignage !!!
Je me suis moi aussi posé maintes fois la question de savoir si je pouvais passer « the » test afin de savoir si j’étais hp ou cinglée… Je n’osais évidemment pas franchir le pas car j’avais moi aussi trop peur de « ne pas être » ce que je pensais être…
Et puis n’en pouvant plus de ne pas savoir au juste ce que j’étais ni ce que je valais (l’expression n’est pas bonne puisque nous valons tous quelque chose sur cette Terre…mais disons que je voulais un peu mieux me cerner dans un groupe d’individus humains), j’ai fini par faire le grand saut (absolument terrorisée je l’avoue) et j’ai passé le test (WAIS IV) en novembre.
Rassurez-vous chère PetLover, la réponse a été positive !!! (et Dieu sait si je suis nulle en maths !!!).
Alors allez-y, laissez vos peurs paralysantes de côté, et franchissez vous aussi ce fossé qui vous sépare de l’apaisement intérieur de savoir « enfin » qui l’on est !!!
Dans ce test, il y a des questions de vocabulaire, d’organisation de puzzles, de formes géométriques, de mémorisation de chiffres….Rien d’insurmontable pour des gens comme vous et moi ! La preuve ! J’ai réussi 🙂
Le mal-être dans lequel vous baignez depuis tant d’années devrait s’estomper si vous osez avoir confiance en vous (vaste programme n’est-ce pas ?).
Ma vie a beaucoup changé depuis car mon mari sait dorénavant que je suis officiellement « différente » et que mes « écarts » comportementaux ne sont pas sciemment commis pour l’embêter, mais sont juste le fruit d’une lutte et d’une souffrance intérieure que j’essaie de canaliser de mon mieux par amour pour mon mari et mes enfants…et d’un point de vue intentionnel, c’est le jour et la nuit….(à condition que le conjoint accepte cette différence et la reconnaisse comme une vraie source de décalage non prémédité !).
Mon mari (qui n’est pas hp) est lui aussi complexé et me dit souvent que je suis « trop » intelligente (je vous rassure, ça me fait rire aussi ! moi ? intelligente ? je ne suis pourtant pas Bac+5 !!!), mais je tente de le rassurer comme je peux en lui disant qu’il est lui aussi intelligent, et avec des modes de mise en application différents des miens, rien de plus… Les hommes sont impressionnés par des femmes cultivées et intelligentes (je fais prétentieuse en écrivant cela mais autant appeler un chat un chat). Seul un homme intelligent peut s’intéresser à une femme intelligente…les autres hommes passent instinctivement leur chemin en nous trouvant insignifiantes…
Alors rassurez votre conjoint, dîtes-lui que vous êtes tout à fait compatibles , à condition que chacun soit conscient des différences d’interprétation de l’autre. Je pense que toute relation fondée sur le respect de la différence peut aboutir à quelque chose de beau et de constructif, quelque chose de valorisant, d’enrichissant et finalement très pédagogique pour les 2 protagonistes. Tout cela ne se fait bien sûr pas sans efforts énormes et une réelle volonté d’y arriver, mais si l’amour est sincère, je pense que l’on peut y arriver (les disputes ne doivent pas être un frein, mais un moyen d’action pour avancer et apprendre sur l’autre et sur soi les dysfonctionnements inhérents à notre vrai « moi »).
Le temps me manque pour développer ce matin, mais je voulais vraiment vous rassurer et vous dire que vous pouvez à mon avis choisir le test et ne pas opter pour les barbituriques 🙂 !!!!
Pour moi ça a été un grand soulagement, même si ça ne règle pas « tout » d’un coup de baguette magique 🙂
Et lorsqu’on regarde le film de sa vie par la lorgnette de ce décodage nouveau, on comprend mieux toutes les souffrances qui ont jalonné notre chemin…c’est rassurant, tout simplement.
Bonne journée et bonne quête de la vraie personne qui habite en vous !
Alien
Merci Alien pour tous ces encouragements… mais c’est vrai qu’ une fois qu’on sait (et surtout qu’on est positive au test) cela doit faire un bien fou… par contre vu comment j’ai réagi à la lecture de tous ces livres si je suis en dessous du seuil je crois que je le prendrai vraiment très très mal. Non pas que je serais fière d’etre considérée HP (quoi que j’avoue que ça en boucherait un coin à ma soeur ainée quand meme et que rien que pour ça… ahhh… ps: je l’adore ma soeur hein mais bon, on a quelques comptes à régler depuis toujours, dont justement mon niveau d’intélligence biieeeennn inférieur au sien….. comme elle a tjrs voulu me laisser croire…), mais au moins je n’aurai plus le « cul entre deux chaises ». 3 h c’est vraiment un stress énorme et une demande d’attention balaise! Et j’avoue que je ne saurais où les passer car étant en Italie je pensais sauter dans un train une bonne fois pour toute pour aller chez CogitoZ mais vu qu’ils n’ont meme pas daigné répondre à mon mail ça donne franchement pas envie de leur donner mes sous, mon stress et mon énergie. Pour ce qui concerne l’homme, ben je suis entièrement d’accord avec vous et c’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle je serais très mal si je suis négative, car là le mec déjà il avait des doutes sur mon équilibre mental (trop sensible, qui parle trop, trop « bombe », trop dispersée, trop intelligente, trop extralucide) donc si tu lui dis « ben voilà c’est pour ça…. » Tout le monde est soulagé! Mais si en plus tu rentres chez toi en disant « ben en fait non c’était pas ça donc ben t’as raison je suis bien une déséquilibrée mentale tu peux faire tes valises… » ben c’est plutot hard, non? En plus étonnemment c’est aussi l’effet inverse qui me préoccupe: moi est-ce que je tiendrais avec un homme que j’adore, qui est l’homme de ma vie, qui est super intelligent… mais qui n’a pas du tout, mais alors du tout les memes rythmes que moi mentalement et dans ses activités si en plus je sais que je suis « officiellement » différente? C’est d’ailleurs ce que j’aime chez lui, son coté posé. Car il me calme. Mais sur la longueur…? J’avoue que quelques pics pas sympas du style « ppfff…. mais tu ne t’en es pas rendu compte avant??? » « Mais comment tu fais pour ne rien voir? » ou bien « écoutes si je te dis que c’est comme ça, c’est comme ça » etc. etc…. ben je les lui sors sans m’en rendre compte et parfois il fait des complexes. Style un peu castratrice la nana. Car j’essaie aussi d’imposer ma façon de voir les choses car je n’arrive pas à me rendre à l’idée que je dois faire semblant de n’avoir rien vu ou de ne pas avoir compris depuis longtemps rien que… pour ne pas lui manger son espace vitale… mais le laisser vivre avec ses idées, pensées, intélligence…. Bref. Je suis dans la mouise….. Et je sais que si je fais le saut (et je sais que je le ferai car je ne suis pas le genre à « rester comme ça » sans savoir) il me faudra trouver une psy balaise, style qui n’a pas peur des larmes et des réactions de désespoir parce c’est quand meme ce qu’il risque de m’arriver……. Donc je ne sais pas si on peut ici faire des noms mais si vous avez de bonnes adresses je suis prenante (à Marseille aussi vu que toute la famille de ma mère est là-bas et que j’y ai vécu 4 ans avant de venir en italie..) Merci.
Bonjour de nouveau,
en relisant ce matin votre réponse Alien mon oeil saute sur la passation du test, le fait qu’il y ait des questions de vocabulaire, de géométrie, de mémorisation de chiffres… cela me fait donc penser que c’est plus un test de mesure culturelle et de logique et non d’intelligence. Je connais des gens illétrés bien plus intelligents que certaines personnes qui sont au pouvoir (qui elles, sont plus « fourbes » qu’intelligentes et la fourberie n’est franchement pas lié à l’intelligence à mon humble avis, qui parfois frole plutot la perversité… malgré ce que certains pourraient penser). Donc ben je suis un peu perplexe. En fait je crois que ce qui me gène c’est le nom Haut Potentiel. Haut Potentiel de quoi? De rapidité d’expression? De prise de tète? D’extrème? Je me dis que si moi je suis HP avec 140, détestant les maths, au chomage, ayant ratée ma vie et que mon voisin que je trouve nul, prétentieux, excusez-moi l’expression mais con comme un manche mais qu’il est considéré HP avec 140 de QI comme moi, marié, 4 enfants, gros entrepreneur bourrés de fric (Bon vous me direz c’est alors peu probable qu’il soit mon voisin, ok……..) et très haut placé en société, ben moi là je ne me vois pas (et n’ai surement pas envie) me comparer avec un mec comme ça! Donc pourquoi pas un nom nouveau du style GP (Gros Penseur)? Cela me collerait plus à la peau que Hp et on remettrait peut-etre les choses en ordre…..
Hello PetLover,
J’aime assez votre façon de penser et votre humour…
Effectivement, je me suis moi aussi fait la réflexion : « Ah ? C’est ça « être intelligent »? »???
Mais il n’y a pas « que » ça…il y a aussi les questions et l’entretien personnel passé avec le psy avant la passation du test. C’est un résultat global et pas seulement basé sur des réponses « bêtes »(enfin surtout des questions « bêtes »)…
Je suis d’accord avec vous lorsque vous dîtes que certaines personnes non instruites sont quelquefois plus intelligentes que d’autres étiquetées « brillantissimes » !!! (évidemment, si on a les deux, c’est super :))
L’intelligence de la réflexion innée vaut quelquefois mieux qu’une intelligence « préfabriquée » dans des familles d’élites où la seule vraie valeur est celle d’écraser les autres par sa puissance intellectuelle (car pour moi « intellect » et « intelligence » ne sont pas synonymes , le 1er étant acquis, et le second inné :-)).
Quant au terme de « HP », il m’amuse beaucoup car dans le jargon médical, il signifie Hôpital Psychiatrique !!! Alors je jubile énormément quand je vois que nous sommes tous plus ou moins « HP » ici 😀
Le Haut Potentiel est je pense un ensemble de faisceaux qui tendent à générer une pensée intense, permanente et épuisante pour ceux qui la vivent. Ensuite, la mise en application varie selon les individus (art, sciences, etc…).
Je reviens sans transition sur votre peur de passer le test…je la comprends parfaitement, mais si vous ne le faîtes pas, vous ne saurez pas. On ne peut agir (ou réagir) que lorsque le problème est posé devant soi. Si la question est floue, c’est plus difficile non ?
Et quand bien même la réponse serait négative, ça n’est pas probant non plus car nombre de surdoués ratent leur test sous l’effet du stress…d’où l’importance de le passer chez un bon psy qui saura vous mettre en confiance et ouvrir un dialogue sain dans lequel vous pourrez échanger et dire vraiment tout ce que vous ressentez. Et (je me répète), c’est cette prise en charge globale qui aboutit à une réponse adéquate.
Concernant le praticien, je n’ai pas d’adresse à Marseille (je suis allée à Paris pour passer mon test, chez une psy qui travaille avec Arielle ADDA, car Arielle Adda est elle-même surbookée). Je ne sais pas je peux donner son nom sur ce blog, mais vous pouvez demander à Cécile Bost qui vous donnera ses coordonnées si ça vous intéresse).
Allez PetLover, « Haut les coeurs !!! », et bonne quête ! 🙂
Bonsoir PetLover
A votre question « Est-ce que quelqu’un ici a passé les tests et a été diagnostiqué GROS PRETENTIEUX RENTRE CHEZ TOI? » je peux répondre « oui » et… je ne suis pas encore morte.Sachez d’abord, au vu de tous les articles que Stépahanie nous fait partager en ce moment, que tout ce que vous aurez, c’est un chiffre et non pas un quelconque jugement sur votre intelligence. Pour moi c’était en dessous du seuil HP, j’ai même raté les tests Mensa. Ceci dit, sur ce blog vous trouverez des gens pourvus d’un altruisme et d’un vrai désir d’aider donc ici au moins vous pourrez oublier votre « honte ». C’est d’ailleurs plutôt un faux problème , ne pensez-vous pas, cette histoire de « honte ». Allez lire le billet de Lysandre sur la lucidité, vous y trouverez une vérité bien plus intéressante que ces jugements sociétaux superficiels. Même si je ne suis pas « classée » HP, mon parcours et ma manière de voir les choses sont assez proches de ce que je retrouve chez les personnes qui s’expriment ici. Et si cela peut vous inciter à aller passer les tests ou simplement à venir de temps en temps vous ressourcer sur ce blog, sachez que depuis que j’ai commencé à m’intéresser à la surdouance j’ai enfin pris mon courage à deux mains et renoncé à toute tentative d’avoir la « vie de Mme X » et me suis lancée dans des activités créatives qui me permettent, au moins par moments, à avoir un certain espoir de donner un sens à ma vie…en tout cas un sens qui vienne véritablement de moi. Ayez confiance, vous êtes sûrement quelqu’un de très bien, HP ou pas. Amicalement
Comment ça « vous n’êtes pas « classée » HP » Pelure ?
Je vais devoir sévir et repasser une couche en privé apparemment 😉
Bon, à vous lire, je me dis qu’après l’écriture des billets, je vais tenter d’apporter mon aide à vous répondre sur ce blog…
Merci Pelure, c’est un joli témoignage très humain que vous m’avez écrit et cela fait en effet bcp de bien. Mais puis-je vous demander dans quel esprit etes-vous allée faires les tests? Vous étiez vraiment super convaincue d’etre HP? Pour quelles raisons? Parce que vous aussi vous vous etes reconnue à 150% dans le livre de Cécile (et peut-etre d’autres?). Il y a 12 ans j’ai fait un pré test Mensa à un salon des jeux de sociétés en Italie et je l’ai fait pour rigoler avec une copine. J’ai eu 75% de chance de réussir le test définitif et ma copine 80% alors je me suis dit que c’était du pipeau. D’ailleurs il y a quelques années je l’ai retrouvé (ils te donnent un joli faux diplome avce ton pourcentage dessus) et j’ai effacé tous les résultats presqu’en fermant les yeux pour ne pas m’influencer et j’ai tenté de les refaire. J’en étais incapable!!!! Donc…. je ne sais quoi penser. Mais vous avez d’abord essayé les tests Mensa et ensuite le WAIS (ou bien le contraire?). Vous étiez donc quand meme assez convaincue! Vous etes-vous donné une réponse à ces tests négatifs (outre celles que vous avez mentionné ici)? Excusez-moi pour toutes ces questions mais cela m’interpelle tellement.
Bonsoir PetLover
Je vais essayer de répondre à vos questions (j’ai commencé 3 fois et à chaque fois l’ordi a bugué et tout effacé, j’espère que cette fois -ci j’arriverai au bout). Ma fille cadette a été testée et « diagnostiquée » HP et c’est le point de départ de mes intrusions dans le monde des HP. J’ai commencé par lire plein de bouquins sur le sujet, d’abord concernant les enfants et ensuite, par curiosité (ou besoin d’anticiper pour mon enfant) concernant les adultes. Et comme la plupart des gens qui s’expriment ici, je me suis donc fortement reconnue dans la plupart des cas décrits dans ces ouvrages . La psychologue ayant testé ma fille m’avait parlé de Mensa, je me suis donc adressée à eux et passé les tests (j’aurais renoncé après le premier échec, mais j’y ai rencontré des gens fort sympathiques qui non seulement m’ont donné envie de réessayer mais m’ont réellement soutenue pour que je le fasse, je reçois d’ailleurs encore aujourd’hui des mails à chaque fois qu’une séance de tests est prévue. Si les résultats aux tests sont proches de l’admission, on peut les passer autant de fois qu’on veut). Pour avoir tout de même une idée « chiffrée » , j’ai fini par aller voir une psychologue et faire faire un QI qui s’est avéré moyen mais en intelligence verbale j’étais dans les créneaux de Mensa, j’ai donc envoyé ces résultats à la psychiatre de Mensa qui m’a carrément… engueulée « nettement insuffisant » je n’ai donc plus insisté. Je me tiens toutefois au courant de ce qui s’écrit sur le sujet et c’est donc ainsi que j’ai lu le livre de Cécile et me voilà donc sur ce blog , avec tous ces gens accueillants et altruistes …et j’y suis depuis un moment. Si je peux me permettre une réflexion : une fois que vous avez mis le doigt dans cet engrenage, vous serez de toute manière amenée à réfléchir à ce que vous voulez être vraiment et ceci , à mon avis, est bien plus précieux que n’importe quelle étiquette. Alors il ne me reste qu’à vous souhaiter bon vent. Amicalement
Merci Pelure (tiens d’ailleurs c’est marrant mais à chaque fois que je lis votre pseudo je lis « pleure » et non « pelure »…. humm… à approfondir ça…). La psy de Mensa qui vous a carrément engueulée? Ahhh….. alors là ça fini par me convaincre de leur HQI (Haut Quotient d’Incapables – Hautement Qualifiés pour Insuffler – Hors de Question que l’Imcompétence soit parmis nous) et sincèrement quand je vois ce que je croise sur le forum des étudiants en psy depuis que je me suis inscrite ben ça fait peur! Et ça ne donne pas envie de faire parti des « futurs »…. Ceci dit la psy c’est super intéressant, la preuve, si je ne m’étais pas inscrite à 44 ans à l’IED je n’aurais jamais eu l’occasion de vous connaitre vu que c’est une étudiante maman de 3 enfants HP qui m’a mis la puce à l’oreille sur mon éventuel HP…. Bref, je suis bouleversée de lire qu’il y a des gens qui se permettent de traiter des personnes de cette manière parce qu’ils ont un titre (de m…..e – excusez mais je le pense – un titre c’est fait pour etre utilisé à bon escient, non pour vous le balancer devant la figure des personnes qui viennent consulter), au sein d’une structure dont le bien fondé est encore tout à prouver à mes yeux. Je vous trouve extrèmement courageuse de n’avoir pas laché prise déjà aux premiers « refus » car je pense que cela doit quand meme etre une jolie claque. En fait, plus je lis les expériences, plus je me dis que les HP devraient etre « diagnostiqués » par d’autres HP et non par qui grace à des théories vous soutiennent de l’etre ou pas. Car pour s’en sortir aussi de ça (pour ceux qui sont mals dans la société) rien de tel qu’un soutien moral et psychologique de la part de qui souffre la meme douleur. Un peu comme les drogués qui s’en sortent surtout grace aux autres drogués qui s’en sont sortis grace peut-etre à un moment donné à une lueur d’espoir qui a surgit plus vite et plus longtemps dans une ame qui essayait de se tirer d’affaire, qui y a réussi et qui apporte son expérience aux autres. Ce n’est pas un hasard si dans les banlieues « chaudes », qui craignent, on place souvent des éducateurs spécialisés magrébins…. entre « eux » ils se comprennent mieux. Justement comme sur ce blog. D’ailleurs comment faire confiance aux autres? La preuve, votre fille est HP (si on croit un peu aux gènes on peut légitimement se mettre à votre place et penser que vous l’etes aussi) et une idiote – j’ai bien dit une idiote – vous renvoit chez vous en vous engueulant pour avoir osé vous mettre au niveau de son ghetto! C’est aberrant!! Je pense en outre que oui, je suis tombée dans ce blog et dans cette pensée d’etre peut-etre HP car mes réactions psycho-physiques à la lecture des livres et de tout ce que j’ai vu sur internet ont été tellement exacerbées que cela doit forcément correspondre à quelque chose. Et qu’une fois que le corps et l’esprit ont tiré le signal (d’allarme?) on ne peut rester les bras croisés. Et je suis attirée par un aimant qui me ramène toujours à vous et de plus en plus souvent. Une chose est sure, et cela confirme une fois de plus vos dires, la vie pour moi n’est plus la meme depuis ce choc, meme si cela ne devait pas correspondre à un choc HP. J’en ai eu un similaire au mois de juin dernier lors de la révélation que le fait d’etre gauchère contrariée pouvait laisser des séquelles destructeurs sur un cerveau d’enfant. Et quand celui-ci vous révèle d’un coup que vous les avez tous, et bien vous etes déjà passé de l’autre coté, celui des gauchers, les purs et durs, et non plus des « contrariés » et c’est une nouvelle vie qui commence. Là avec le HP ben je me dis que j’ai pas fini de chercher…. et surement de trouver. Merci.
lol. Largement ordinaire la question, quelle est – elle ?
On fait quoi après le test ?
Pardon d’etre ordinaire……
Bonjour,
J’ai lu moi aussi ce livre dans lequel je me retrouve beaucoup. Je ne suis pas testée et ne le serai probablement jamais. Je suis psychologue pour enfant et je connais trop les ficelles des tests pour que la passation d’un test soit représentatif. Mais ce n’est rien, si je n’ai pas les aptitudes intellectuelles, j’ai au moins les « handicaps » des surdoués. Mes filles le sont fortement mais en réussite scolaire et sociale.
Un mois avant la sortie de ce livre, j’ai moi aussi sorti un livre mais pour les enfants : « Toi qu’on dit surdoué ». Parce qu’un jour j’ai compris en parlant avec un pré-ado surdoué et mal dans sa peau, que ces enfants ont besoin d’être rassurés sur leur normalité, sur leur valeur, leurs qualités. Cela m’a donné envie d’écrire un livre pour eux.
On a eu sans doute la même idée, celle d’apporter une parole qui rassure. Sauf que la mienne est destinée aux enfants.
Je suis psychologue scolaire et je constate que la précocité est mal connue. Dans nos écoles, il y a encore beaucoup d’incompréhension et d’intolérance envers ces enfants parfois un peu particuliers. Leur richesse est rarement mise en valeur.
Merci pour ce livre plein d’émotion. Ce qui me parle beaucoup dans ce livre, c’est le sentiment d’être agressée en permanence (par les bruits, la présence des gens, leur lenteur, les contraintes, les odeurs, les mauvaises ambiances, les angoisses…en ce qui me concerne, et surtout la fumée de cigarette et les bruits répétitifs). Je me reconnais aussi beaucoup dans le témoignage d’Alien. Je ne suis pas amie non plus avec les maths mais je sais qu’on peut être surdouée et nulle en maths. Les maths requièrent de la concentration et un esprit organisé, séquentiel (il faut être capable d’analyser des données l’une après l’autre, dans le bon ordre) et surtout se croire capable d’être bon en maths. Ce n’est pas donné à tout le monde.
Les commentaires de cette page sont très intéressantes aussi. Par contre, je ne me reconnais pas dans l’excitation pour trouver des réponses aux problèmes de maths dont parle Léonore. J’ai toujours été fâchée avec les maths. Un vrai blocage. Bon, au collège, j’étais bonne en maths puis ça s’est dégradée au lycée. Maintenant, c’est encore pire. Dès que je vois des maths, mon cerveau devient débile. Je n’arrive plus à réfléchir. J’ai une concentration plus qu’aléatoire, ça n’aide pas. Un peu comme Bella. Moi aussi, les produits en croix, je les fais à l’écrit. Par contre, chose étonnante, j’ai la mémoire des chiffres. Je me souviens des dates (anniversaire des enfants de mes voisins, décès de mes voisines, dates où je suis allée là ou là…). Quand les mémoires sur les téléphones n’existaient pas, je connaissais tous les numéros. Les chiffres s’inscrivent tous seuls dans ma tête, à condition de ne pas avoir besoin d’en faire des calculs.
April, être synesthète, c’est marrant mais ça ne sert pas à grand chose, y compris pour la création artistique.
Alien, ton fils est précoce. J’ai vu Olivier REVOL en conférence sur les enfants précoces en novembre. C’est un pédopsychiatre de l’hôpital neurologique de Lyon, très habitué aux enfants précoces. Il nous a dit qu’il n’a jamais vu un enfant précoce qui n’ait pas au moins l’un de ses deux parents qui soit surdoué. Et souvent les deux parents. Alors, pour ton fils ? Ca lui vient d’où sa précocité ? De maman ou de papa, ou des deux ?
Quel joli commentaire… 🙂
Merci beaucoup pour le témoignage qui est brodé dans la trame 🙂
Je pense que Stef028 et Claire auront beaucoup à partager…
Bonjour Claire,
Vous me voyez très honorée d’être citée dans votre message !
Oui,nous avons beaucoup de points communs…
(Décidément, ce site m’aide énormément à me sentir un peu moins « alien » 🙂
Les maths me donnent carrément la nausée, mais je suis moi aussi limite « Rain Man » pour retenir toutes les dates d’anniversaires, fêtes, n° de tél…
Et au lendemain de Noël, les bruits, sons, odeurs résonnent encore dans ma tête comme des marteaux-piqueurs !
Sans transition, j’ai moi aussi assisté à une conférence d’Olivier Revol (extraordinaire d’ailleurs !) il y a environ 1 an et demi. Il venait parler des jeunes filles anorexiques et des enfants « précoces » non diagnostiqués, de leurs comportements bien spécifiques et si particuliers….passionnant.
Lors de cette conférence, je me suis sentie très ébranlée par tout ce qu’il disait et je l’aurais écouté des heures…Je me fissurais de l’intérieur car j’avais l’impression qu’il venait parler de mon enfance devant tout le monde dans la salle et j’étais horriblement gênée, mais totalement captivée. Prenant mon courage à 2 mains, j’ai « osé » poser une question en public : « Que devient une jeune fille ou un enfant « précoce » non diagnostiqué dans l’enfance arrivé à l’âge adulte ? ».
Sa réponse sonna le glas dans ma tête… Sentiment de décalage permanent, inadaptation aux autres, isolement interne et marginalisation intellectuelle, pouvant aller jusqu’au suicide quelquefois…
En sortant de la salle à la fin de la conférence et j’ai eu la chance de pouvoir lui parler 5 minutes. Je lui ai demandé si le fait de m’être pleinement reconnue dans son discours pouvait me donner des pistes pour comprendre ce que je suis aujourd’hui. Il m’a souri très gentiment et m’a dit que oui, pour lui ça ne faisait aucun doute !
Je ne pouvais plus retenir mes larmes et je me sentais ridicule de pleurer comme une petite fille, juste parce que quelqu’un venait de me dire que ma différence portait un nom ! (sensation à forte charge émotionnelle retrouvée à nouveau à la première réponse d’Alpha Aquilae ( Altaïr) en juin lorsque j’ai déposé mon premier témoignage)
Et puis ensuite, j’ai continué de lire tout ce que je trouvais sur le sujet…
Et… il y a eu LE livre de Cécile lu en mai 2011, et le choc de voir que chacune des pages parlait de moi, sauf qu’il s’agissait d’autres que moi (je n’étais donc plus seule) ! Les fissures intérieures ont laissé la place à un séisme profond qui a balayé tous les doutes, mais aussi les certitudes qui m’animaient jusqu’alors.
La notion d’hyperesthésie m’a frappée car elle est souvent oubliée dans les ouvrages traitant de ce sujet (et pour moi c’est chaque minute de ma vie qui est rythmée par les émotions et les sensations exacerbées). Les « normaux » sont à des années lumières d’imaginer ce qui peut nous renverser et nous laisser à moitié morts sur le bord de la route, alors qu’ils n’auront rien remarqué de spécial à ce moment précis dans leur système de pensée et de ressenti ! etc…
Et puis nous avons pas mal échangé avec Cécile, ce qui m’a quasiment convaincue que j’étais moi aussi « HP ».
Et je vais enfin répondre à votre question (oui, j’y viens enfin !!!), j’ai passé le test le 10 novembre (je n’en pouvais plus de me sentir en hypothétique usurpation ) et la réponse a été positive !
Donc voilà ! Mon petit zèbre a aussi une maman zèbre ! (je ne pense pas que mon mari soit zébré car il a vraiment beaucoup de mal à comprendre nos réactions et notre système interne auquel il se heurte assez souvent…mais en revanche, je peux également dire que le livre de Cécile et ses conséquences ont pour ainsi dire « sauvé » mon couple car depuis, mon mari sait et a bien compris que je ne « faisais pas exprès » d’être si différente pour l’agacer, mais que je suis en perpétuelle recherche du « mieux », sans avoir le bon langage ou les bons outils. Et c’est la même chose pour moi, je suis devenue mille fois plus indulgente à son égard, car je sais aujourd’hui que je suis tout simplement différente, avec un cerveau différent, des réactions différentes, des interprétations différentes, et que je dois apprendre chaque jour à jongler avec tout ce qui m’anime et ce que je suis . Les conflits perpétuels ont fait place à la volonté de comprendre l’Autre, comme une immersion brutale dans une famille étrangère, avec une langue inconnue à apprendre , toujours apprendre, mais c’est assez excitant (même si c’est épuisant !) de découvrir les rouages de ce « nouveau » monde (et clac, un clin d’oeil à Dvorak en passant, car j’adore sa symphonie du même nom…).
Je dois vous laisser, chère Claire, car ma vie de « femme normale »( je remets mon masque) pour la journée redémarre…ma fille et mon mari viennent de se lever et m’extirpent malgré moi de mon jardin secret actuel : communiquer avec vous tous.
Bonne journée et à bientôt peut-être ?
Bien à vous (tous).
Bonjour Alien,
Olivier REVOL est passionnant à écouter. Nous, ici, en Haute-Savoie, nous le connaissons de nom parce qu’il reçoit parfois nos élèves en consultation dans son service de l’hôpital neurologique de Lyon. On avait aussi son frère qui dirigeait un institut pour handicapés moteurs près d’Annecy. Je crois que la famille Revol est d’ici, de la région d’Annecy. Olivier Revol est quelqu’un de très accessible. A la conférence du 19 novembre, Jean-François Laurent a parlé en première partie puis Olivier Revol après une petite pause. La conférence a duré de 8h30 à 13h30 et personne n’était pressé de partir. On y serait bien restés toute la journée. Mieux qu’une sortie au ciné !
Moi aussi je souffre beaucoup d’hyperesthésie. J’ai trouvé le terme de Cécile fort juste : agressée. C’est tout à fait ça, je suis agressée en permanence dès que je sors de chez moi, parfois même sans en sortir (bruits de tondeuse, petit voisin qui fait de la batterie (non mais quelle idée !), chiens qui aboient…). Je suis très sensible aux bruits, surtout quand ils sont répétitifs ou nombreux (quand tout le monde parle en même temps, je ne comprends plus rien). Je ne suis pas du tout Asperger mais quand je lis comment ils se sentent dans ces moments où il y a trop de bruits, de gens qui parlent et d’agitation…je me reconnais. Comme si mon cerveau s’affole. J’ai besoin de calme, pour respirer, penser, me sentir en sécurité.
Beaucoup de choses me mettent en insécurité : aller à l’étranger, être parmi des gens qui ne m’inspirent pas, pas dangereux mais que je sens hostiles, même si c’est des gens que je connais mais dont je sens qu’ils ne m’apprécient pas. Les mauvaises ambiances me donnent aussi un sentiment d’insécurité. Quant au danger réel, j’y pense bien avant qu’il ne soit perceptible. Olivier Revol parle à ce sujet « d’enfants sentinelles » pour les enfants surdoués qui sentent le danger avant les autres et qui surveillent si tout va bien.
Je comprends ce que tu as pu ressentir en entendant cette conférence. Moi ça me l’a fait en lisant « L’enfant surdoué » de Jeanne Siaud-Facchin. C’est drôle mais je connaissais la précocité par mon métier (psychologue scolaire), je savais plein de choses dessus mais je ne savais pas que ça pouvait passer inaperçu à ce point, que ça pouvait pourrir la vie, que ça pouvait être un handicap. Et surtout, jamais je n’aurais pensé que ça puisse expliquer ce que j’étais. Mais alors, à des années-lumières d’y penser.
J’ai lu ce livre sur conseil d’une instit dont je venais de diagnostiquer le fils. Elle venait de le lire et me l’a fait connaître. Je pensais compléter ma connaissance du sujet, voire y lire des descriptions de mes filles (THQI mais bien dans leurs baskets, bien à l’école, bien avec leurs copines). Et en fait, le livre ne parlait que de moi, presque à toutes les pages, racontait mon enfance (la fille qui me harcelait en élémentaire, juste pour le plaisir de me faire pleurer. Et moi, comme une courge, je pleurais à tous les coups), mon adolescence (sentiment de décalage immense, grande solitude au collège) et ma vie actuelle(anxiété, réactions parfois excessives pour un bruit, une fumée de cigarette à douze mètres de moi, une injustice, un manque de respect qui me mettent hors de moi). Ça a été un choc de lire ce livre. J’ai 4 filles précoces mais jamais je m’étais dit que moi aussi. Suis-je bête ! Et je suis synesthète en plus. Et mon père a tout à fait le comportement d’un surdoué, et ma grand-mère, et ma tante. Gros comme le nez au milieu de la figure. Mais jamais j’aurais pensé être intelligente. Je n’ai pas fait d’études brillantes, bon d’accord, je n’ai quasiment jamais travaillé et réussi quand-même.
Le livre de Cécile, je l’ai lu début avril. C’est un livre qui m’a émue.
A bientôt bien sûr
Merci.
Votre livre est beau, il est vrai, il m’a fait découvrir beaucoup sur ce « surdon » que je me trimballe comme étiquette depuis des années sans savoir ce que c’est réellement.
Moi j’ai 20 ans, j’ai été « testé » (puisque c’est le terme, mais parfois diagnostiqué me semblerait presque plus adéquat…) dans ma petite enfance à 8 ou 9 ans, et je fais parti de, je l’ai appris en vous lisant, ce millième de gens dans le monde vivant avec un surdon relativement élevé.
J’ai eu la chance d’être entouré et d’avoir une cellule familiale stable et chaleureuse, mais j’ai passé des années à « nier » ma différence. Je constatai, et je constate toujours, d’ailleurs, un décalage, une différence évidente avec les autres. Il y a peu de temps que je me suis dis que certaines des difficultés que je rencontre pourraient être liées à ce surdon et c’est en faisant quelques recherches que j’ai trouvé votre livre.
Je l’ai lu d’une traite, il est tellement parlant, vos propos, et ceux que vous rapportez disent d’une manière si simple ce que je constate chez moi et que j’ai tellement de mal à verbaliser. Votre livre m’a donné le sourire, il m’a fait pleurer, de joie, de tristesse, il me fait réfléchir intensément depuis que je l’ai refermé. Il m’a permis, de mieux comprendre qui je suis, et a mis en relations des choses que je n’avais jamais mise en relation par moi même.
Merci.
Merci de votre beau commentaire et témoignage, Diomède.
J’espère que ce livre vous aura donné quelques clés pour continuer votre voyage. Qu’Athéna veille sur vous.
Bonsoir à tous,
Merci de vos témoignages, je suis un peu moins fou maintenant…
Papa d’un « précoce » dont nous n’avons pas pris la mesure, c’est lui qui me donne des leçons de sagesse et de metaphysique, tout en supportant un désespoir qui apparait tellement énorme dans sa cyclothymie que ça m’a fait « disjoncter », une prise de conscience telle que j’ai mis un nom sur ce que peut être la douleur de l’âme lorsqu’elle subit au lieu de se réjouir. Enfin c’est ce que je ressens.
J’ai longtemps cru que je me créais des problèmes tout seul, et réalise que la description des surdoués et de leur mal être colle à moi, qui depuis 48 ans ai développé une carapace telle que j’ai blessé les autres qui m’aimaient alors que je me détestais moi-même, me sentant incompris au milieu d’un monde d’agressions. Je réalise seulement maintenant, car j’ai l’intime conviction que j’ai trouvé le bon chemin, que j’ai passé toute ma vie jusqu’à ce jour dans une dépression chronique, masquée tant bien que mal en actions censées vider la tête de ces pensées permanentes et non maitrisées.
Je ne désespère plus de trouver une solution pour mon fils, qui n’arrête pas d’évoquer la mort et sa volonté de mourir jeune (il n’a que 13 ans). Je suis le seul à qui il parle de ces sujets et pourtant que d’anicroches. Je ne saisi pas toutes ses allusions à demi mots, mais m’accroche à trouver leur sens.
Je pense moi aussi aller passer un test, juste pour « savoir » si ce que j’ai vécu trouve sa confirmation. Ca ne servira peut être pas beaucoup, mais au moins remonter ma confiance en moi, qui a toujours été désastreuse jusqu’à présent, malgré toutes les qualités qu’on m’a toujours trouvées. Ce serait trop long de décrire mes expériences mais je vais laisser une petite contribution, car je lui attribue de grandes vertus :
Chaque fois qu’une pensée vous arrive, créant un malaise en vous type « boule dans la gorge » avant d’en arriver aux larmes (qu’il faut surtout laisser couler ), répétez-vous 3 fois de suite dans la tête, autant de fois que vous voulez : « Je suis de plus en plus heureux tous les jours quelle que soit la situation ».
C’est un moyen simple avec peu d’investissement qui vous permet de vous alléger, en stoppant la pensée et en dirigeant l’attention vers une idée positive, obligeant l’inconscient à se libérer du mental qui se sert de la pensée pour maintenir l’âme en prison.
Je sais, ça peut paraitre « débile », et pourtant…
Amitiés
«
Bonsoir Merlin
Merci de votre témoignage.
Merci de votre suggestion qui est loin d’être « débile » : la force de la pensée positive est sous-estimée, et il n’est pas simple, malgré les apparences, de penser à la mettre en place.
Permettez moi de vous dire mon admiration à votre égard, de ce que votre enfant se sente avec vous en confiance au point de parler avec vous de ses questionnements autour de la mort. A cet âge, c’est un sujet qui étouffe et qui ronge à en passer des nuits blanches quand on ne peut en parler, quand on ne peut partager. Le seul fait de pouvoir verbaliser a des chances de le sauver et de l’aider à se construire. Merci de savoir être « là ».
… Et si vous le souhaitez… petite pub pour le chat qui, chaque soir, réouvre ses portes, havre de tranquillité pour parler de tout et de rien, de sérieux et de léger, de soi et des autres.
Bonjour Merlin,
Comment ne pas répondre à votre message si fort et si touchant…
Une âme qui subit au lieu de se réjouir, un mental qui utilise la pensée pour maintenir l’âme en prison… C’est « merveilleux » d’exactitude !
Je comprends tellement vos errances et le mal de vivre qui nous étreint parfois si fort que le seul sentiment d’être encore en vie est celui d’entendre notre coeur qui bat (toujours et encore, comme un métronome) chaque matin au réveil ! Cette douloureuse sensation qui revient comme un leitmotiv : « oh lala, encore une journée à faire semblant de tout », par pur égard pour ceux qui m’entourent et qui restent près de moi malgré tant de changements d’humeur rythmés au gré de courants d’airs émotionnels.
Cher Merlin, ne désespérez plus, vous n’êtes pas seul, dîtes à votre fils que la vie mérite d’être « subie » quelquefois, simplement pour goûter aux délicieuses sensations qu’elle peut nous offrir à d’autres moments.
Ce que je considère souvent comme un « handicap » plus qu’une « chance », est finalement un véritable joyau que nous ne savons pas manipuler, et le soucis est bien là ! Notre immense faculté à recevoir et percevoir les émotions nous maltraite et nous épuise, mais quel bonheur intense lorsque nous sommes heureux en ressentant de bonnes ondes avec une force démesurée ! Rien que pour ces petits instants, je trouve que ça vaut le coup de tenir bon !
Une de mes amies dont le fils est précoce, se bat depuis le début de sa scolarité pour tenter de lui donner confiance en lui malgré ses difficultés scolaires (il a 15 ans aujourd’hui). Lors d’un récent bilan de compétences auprès d’un psy, une phrase a résumé la situation : « Ecoute Victor, il faut que tu comprennes que tu vis depuis des années avec un moteur de Ferrari dans une carrosserie de 2CV !!! Il serait temps d’apprendre à utiliser toute cette puissance retenue dans ton cerveau ! Et tu n’as vraiment pas à complexer face à tes camarades de classe. » Plutôt pas mal non ?
Vous dîtes aussi que vous vous êtes protégé au maximum depuis des années sous une carapace. Se sentir transpercé par des lances brûlantes à longueur de journées n’est pas spécialement une situation confortable, et l’échappatoire consiste à se fermer à ses propres émotions pour diminuer les souffrances à encaisser. Le risque est de ne plus rien ressentir du tout, et pour des êtres comme nous, cela équivaut à un suicide à petit feu… Il est très important de se reconnecter à soi-même, d’oser être soi, et même si notre lucidité extrême nous renvoie une image planétaire bien médiocre, je pense que nous avons le potentiel pour aller au-delà des apparences et vivre la vie que nous voulons vivre.
Savoir qui l’on est est la première étape de la restauration d’une bonne image de soi (ou en tout cas d’une image qui permette de croire davantage en soi !).
Je ne remercierai d’ailleurs jamais assez Cécile Bost d’avoir écrit son livre car depuis sa lecture (mes premières impressions datent de début juin sur ce blog), j’ai presque la sensation d’être née une seconde fois, mais en étant enfin la vraie personne que je suis, sans honte et sans culpabilité de me sentir tellement différente de tous « les autres » !!! (merci encore ma chère Cécile).
J’ai peur d’être un peu longue, alors pour finir ce monologue, j’ignore si Merlin est votre vrai prénom ou un pseudo, mais je crois que vous venez de prendre un beau virage en témoignant sur ce blog, car vous savez à présent que vous êtes « seul » au milieu de plein d’autres « solitaires ». Le « solitaire » est également un « diamant », et les diamants ne sont jamais extraits d’une mine clairs et étincelants.
A nous de faire en sorte de passer d’ un état « brut et sombre » à un état de véritable pierre précieuse brillant de mille feux.
Et puisque vous êtes « Merlin », ne vous retenez plus, enchantez votre vie, foncez, osez être qui vous êtes (et tant pis pour les couacs réguliers, on s’y fait, et c’est presque drôle quand on sait que nous sommes tous isolés et vivons ces décalages sur différents points de la planète, l’essentiel est d’être conscients que nous ne sommes pas fous, mais juste différents)……Je disais donc, foncez Merlin, et transformez la force de vos souffrances en énergie positive (vous avez d’ailleurs déjà amorcé l’idée à la fin de votre message) .
Vous vous êtes découvert à 48 ans, ce qui donne un goût amer au regard de toutes ces années d’incompréhension du film de votre vie, mais pensez que lorsque l’on sait qui on est, plus rien n’est impossible.
Continuez de garder la main de votre fils bien serrée dans la vôtre, et expliquez-lui que son mal-être est le signe d’une perception « très » développée de la réalité. Non il n’est pas fou…il a une faculté de discernement supérieure à celle des ados de son âge, ce qui génère un décalage abyssal avec le monde extérieur. Dîtes-lui que le temps joue en sa faveur, dîtes-lui qu’il n’est pas fou, que vous le comprenez, et surtout que nous sommes très très nombreux à comprendre ce qu’il ressent et à vivre cette solitude qui vous arrache les entrailles dans les mauvais jours…
La vie vaut vraiment d’être vécue, il doit s’accrocher et ne pas hésiter à venir faire un tour sur ce blog pour se rassurer.
Je vous envoie de lumineuses pensées chargées de force et de courage à partager avec votre fils.
Le livre reste tres generaliste, tous le monde peut se coñprendre soit par son ego soit par experiences similiaires sañs pour autañt etre surdoue.
Bonjour
Il n’est pas facile de se comprendre tout seul, surtout quand on n’est pas conscient de fonctionner diféremment des autres.
POur ce qui est de se reconnaître dans ce livre sans être surdoué, je suppose que oui, effectivement, on peut se reconnaître dans telle ou telle description sans être surdoué. En revanche, quand on se retrouve dans chacune des descriptions, quand toutes ces descriptions s’appliquent à une seule et même personne, alors il est raisonnable d’envisager le surdon.
En la matière, ce n’est pas moi qui le définis ainsi : c’est un ensemble de lectures croisées (Deirdre Lovecky et MLK Streznewsky le signalent tout particulièrement).
Etre surdoué ne signifie pas appartenir à une caste supérieure – le mot de surdoué, je ne le répèterai jamais assez, conduit à une fausse vision de cette population que l’hyper sensibilité et la rapidité de traitement des informations mettent en décalage par rapport aux autres.
Et quand ce décalage fait souffrir, il vaut mieux savoir ce qui le génère. Vouloir moins souffrir est humain, non ?
Si on se reconnaît dans ce livre et qu’on y trouve le moyen de souffrir moins, n’est-ce pas là ce qui est le plus important ?
Il n’y a pas ni gloire ni honte à être surdoué. C’est un état, un mode d’organisation interne. Je plaide pour sa reconnaissance et sa banalisation.
Je ne sais pas honnêtement si c’est si simple. Je ne me retrouve pas dans chacune des descriptions postulées par le livre ni dans celles de l’ouvrage de JSF sur l’adulte. Je postule pour ma part qu’il s’agit d’un artefact d’étude et qu’il y a peut être confusion entre le modèle ainsi présenté et l’émergence d’être qui en résulterait. Mais j’admets l’ontologie du modèle présenté ainsi que sa téléologie. Cependant, le « flou » ou le manque de liens explicites entre ce modèle et d’autres peut peut être contribuer à une gêne identificatoire pour certains lecteurs ?
Je suis d’accord sur le fait que le terme sur-doué est connoté et me semble t il fortement par l’échelle du QI : tout çà à cause de l’identification fallacieuse entre le continuum de l’échelle numérique et l’observable intelligence. Or, dans cette dernière, n’y a t il point de discontinuités ou des « sauts qualitatifs » non mesurés explicitement par les échelles continues ( au sens de adossées à des fonctionnelles continues) ? Mais comment mesurer (donc quantitativement) un saut, un palier, qualitatif ?
Enfin, si être sur-doué est un état, un mode d’organisation interne, (i.e. « internalisé » ?), en quoi la société (au sens général du terme) définit également par « l’extérieur » ce concept (i.e. l’externalise) ? Peut on dire alors que le sur-doué se comprend comme « cela » à cause d’une norme construite aussi bien « en interne » qu' »en externe » de lui même ?
discontinuités ou des « sauts qualitatifs » non mesurés explicitement par les échelles continues ( au sens de adossées à des fonctionnelles continues) ?
C’est possible, effectivement, de ce côté là, pas de piste proposée
Mais comment mesurer (donc quantitativement) un saut, un palier, qualitatif ?
S’il y a continuum, difficile.
C’est d’ailleurs, à ce que je comprends, la difficulté quand on met côte-à-côte un surdoué dont le test de QI annonce 134 et un non surdoué avec le même résultat.
C’est en cela que l’approche neurophysiologique me semble intéressante avec son rôle prédictif : dans la mesure où l’un (le surdoué), si l’on en croit Geschwind & Behan, a été plus exposé à la testostérone que l’autre (non surdoué), il y a des manifestations physiques visibles que, statistiquement, on ne devrait pas retrouver chez celui qui n’est pas surdoué.
Cela dit, rappelez vous que je ne suis pas une spécialiste – j’ai identifié un certain nombre de choses qui se vérifient, mais je ne sais pas aller plus avant sur nombre de points.
je conçois ce blog comme une base de connaissances que je mets à disposition de ceux qui comprennent mieux que moi et qui sont intéressés par le sujet et peuvent être tentés de creuser plus loin… et peut-être de trouver une explication.
Enfin, si être sur-doué est un état, un mode d’organisation interne, (i.e. « internalisé » ?), en quoi la société (au sens général du terme) définit également par « l’extérieur » ce concept (i.e. l’externalise) ? Peut on dire alors que le sur-doué se comprend comme « cela » à cause d’une norme construite aussi bien « en interne » qu’ »en externe » de lui même ?
Oui, il me semble évident que la notion de norme entre en ligne de compte.
Mais j’ai voulu travailler à aller au delà de la norme communément mise en place et qui reconnaît les surdoués par les seules performances exceptionnelles – une vision très plate, alors que le sudon se caractérise par une vitesse et une surface de traitement différents (« plus » effectivement) qui peuvent pour autant être oberrés par des hypersensibilités totalement négligées (schématiquement, on a d’un côté les héros admirables et de l’autre côté les fous misérables – l’un est l’autre sont un aspect du surdon – entre les deux, un cheminement humain (et des développements pathologiques qui peuvent les accompagner) qui les fait basculer d’un côté ou de l’autre – savoir de façon plus large ce qui « fait » le surdon peut permettre d’éviter de devenir misérable et de se suicider – c’est en tous cas le point de départ de mon livre : éviter des suicides qui peuvent nous priver de belles personnes.
Bonjour a tous. Est ce que quelqun pourrait dire en detail comment se passe les test pour savoir si l’on est surdoué. Par ce que comme vous le dites pour beaucoup, les personnes qui presentent beaucoup de signes d’etre surdoué, (autrement dit qui sont comme vous en gros, enfin comme vous vous decriver dans vos divers temoignages…) ont une certaine peur d’aller passer ces test, pour diverses raisons comme : » c’est pas possible que jen suis meme si ya des signes.. » ou « et si j’en suis pas un, comment expliquer mes difference avec le reste de la planete entière 🙂 ». Bon, est ce que quelqun qui a passé ces tests peut dire, pour une personne de 20 ans, comment ca se passe, en gros combien ya de questions, sur quoi, cb de temps cela dure..
Ca aiderait vraiment je pense les gens qui ont une petite envie d’aller ecouter leur petite voie qu’il ont au font d’eux, et qui leur dit: » Vas-y, fait le ce test, c’est vraiment toi, c’est pas possible que tu ne les soit pas, c’est toi au millimetre……………………………………………………………………. » enfin voila.
Et derniere question, est til possible d’etre exactement, mais vraiment exactement, jvais vous souler, mais exactement :), comme toutes ces personnes decrites (a part pour les maths..), mais d’etre declaré non surdoué suite au test, chose qui serait assez horrible, parceque la on serait vraiment pas ce qu’on est… Pour le coup un vari extra terrestre peut etre. (pas marrant)Ca fait un peux peur.. quand meme.
Merci a tous davoir lu, et de repondre surtout pour lhisoire des test sil vous plait. Bonne continuation.
Bonjour Alexx
Je vais tenter de te répondre comme cela date que de qq mois. Il y a différents tests, certains chronométrés, d’autres non. De mémoire, il y a :
1> Des questions de culture générale (+ les plus difficiles sont type trivial poursuite)
2> Des questions de compréhension de l’environnement type pourquoi les enfants vont à l’école, etc…
3> On te donne 2 mots et tu dois trouver la similitude. De mémoire, quelles sont les similitudes entre un chien et un lion (4 pattes, carnivores, etc…)
4> On te montre un dessin et tu dois montrer ce qui cloche (il manque une dent à un peigne)
5> Problème de mathématique assez basique type j’ai 20€, j’achète 2 pains à 3€ combien me reste-t-il(sauf la dernière pour moi)
6> Suite logique comme les tests QI qu’on trouve sur Internet ou type test préinscription mensa
7> Tu as une série de chiffre de 1 à 9 et dessous chaque chiffre un symbole. On te donne ensuite une grille sur une page complète avec des chiffres ou des symboles (je ne me rappelle plus) et tu doit indiquer à quel symbole ou chiffre ils correspondent.
8> Tu as 9 cubes tous identiques. Leurs faces sont soit toutes blanches, toutes rouges, ou bicolore et tu doit refaire les dessins qu’on te présente à l’aide de ces cubes (plantage pour moi)
9 > Empan mnésique, on te donne oralement une série de chiffres ou de lettre ou chiffre et lettre et tu dois la répéter … parfois à l’envers
Voilà ce dont je me rappelle. Le plus surprenant pour moi a été le chronométrage et l’absence de papier et de crayon. Tout se fait de tête.
Plusieurs choses encore :
– Seules les 3 ou 4 dernières questions sont difficiles
– j’ai été horriblement stressée avec de très grosses angoisses les jours précédents le test. Tout cela pour te dire que cela influence forcément les résultats et que ce n’est pas parce que tu n’auras pas atteint le seuil de 130 que cela voudra dire que tu n’es pas surdouée
– choisi bien le psychologue qui te testera. Un test c’est long. Tu peux te renseigner auprès des associations d’enfants précoces (ANPEIP, AFEP)
Bon courage à toi
Je vais compléter ce que dit Carodom, car je suis un peu plus à l’intérieur de la passation des tests (entendre : c’est mon métier).
Je vais commencer par dire qu’un QI n’est qu’un indicateur de la douance (ou d’autres choses d’ailleurs) mais ne fait pas tout. Un QI est en somme une certaine performance qui est comparée à la performance d’un échantillon de la population générale. Qui dit comparaison dit que l’échelle est relative et non pas absolue.
Par ailleurs, et comme toute performance, la « note » donnée est une note à un instant T, et est donc susceptible de varier selon ton humeur, tes angoisses (angoisse de performance notamment), ta fatigue du moment, si tu es en dépression, si tu as suivi une scolarité normale ou pas (Carodom t’a parlé de tests très culture générale) etc etc…
Il se peut également qu’une personne obtienne un QI de 130 et qu’elle ne soit pas surdouée (surinvestissement intellectuel par exemple), ou qu’une personne surdouée n’obtienne « qu’un « 110 à cause des raisons énumérées plus haut ou d’autres (on peut être surdoué tout en étant dys, et ça va faire descendre le QI).
Il faut donc bien relativiser ce nombre. Un bon psychologue saura prendre en compte la part du QI et la part d’autres caractéristiques psychoaffectives dans son « diagnostic ». C’est vraiment un tout à prendre en compte.
Sinon, pour rentrer dans le détail, le fameux test de QI (WAIS 4) est divisé en plus sous-parties :
– un indice de compréhension verbale : comme son nom l’indique, c’est tout ce qui touche au verbal : vocabulaire, compréhension, culture générale, similitude…
– un indice de raisonnement perceptif : les cubes à reproduire à partir d’un dessin, les matrices (suites logiques), complètement d’image (ce que Carodom a nommé : dire ce qui cloche dans une image)
– un indice vitesse de traitement : c’est la série de codes à reproduire sans faute le plus rapidement possible, et les symboles à barrer
– enfin : un indice de mémoire de travail : c’est la série de chiffres à répéter à l’endroit puis à l’envers, c’est le calcul mental…
Donc tu vois, il y a beaucoup de choses variées qui tentent de balayer le fonctionnement cognitif, mais le tout a quand même des défauts, notamment d’être très emprunt du contexte culturel et de n’être pas exhaustif ou encore d’autres…
Dernière petite précision : on ne peut pas calculer un QI total (QIT), s’il y a un trop grand écart entre les indices cités plus haut (un écart de 10 points entre les indices rend non significatif le QIT)
Merci et bonne vacances a vous aussi 🙂
C’est vraiment très touchant la façon dont vous parlez de vos enfants 🙂
Et bien ca fait toujours et encore du bien de rencontrer des personnes ressentant des choses identiques ! 😀
(je suis pas encore habituée ^^)
Bonne vacances 🙂
Lenny
Voila je viens de decouvrir se site et tout les autres commentaires m’ont donné envie d’en laisser un moi meme.
En ce qui me concerne je n’ai etait diagnostiquer qu’en septembre dernier (bientot un an), grace a ma mere (j’ai 16 ans) qui en revoyant une ancienne amie a elle qui elle meme a des enfants qui le sont c’est rendu compte que ca me correspondait du debut a la fin.
Ma premiere reaction lorsqu’elle a evoquer une possible difference intellectuel je me suis braquer. Totalement. C’etait totalement absurde et en plus je ne savais meme pas ce que c’etait (j’avais cet vague caricature en tete comme tout le monde), et a chacun de ses arguments j’en avais un autre pour le contrer. J’en ai parlé a ma grande soeur qui en a rit de facon limite vexante en disant que ma mere etait folle (je me suis dis qu’elle avait raison et que je n’avait aucune raison d’etre vexer). Ensuite je lui ai demander ce que ca changerait que je le sois ou pas (je n’y croyait pas une seconde, et ne comprenais pas du tout pourquoi elle voulait me faire ce test et comment elle a pu penser une seule seconde a cette hypothese) et surtout ce qui se passerai si je le passer et que je ne l’etait pas, et elle m’as dis une phrase qui a failli me convaincre de ne pas le faire: « Bah au moins t’aura plus d’excuse ». Ce qui m’a enerver au plus haut point et je me suis dis qu’il etait hors de question que j’y aille pour me trouver « une excuse », et puis je me suis demander « une excuse a quoi? » Je me suis ensuite dis que c’etait nimporte quoi et que si elle n’avait pas rencontrer son amie je n’aurais aucune excuse a trouver a je ne sais quoi. Bref. Braquage total.
Je me suis d’ailleur tellement braquer que ma mere etait prete a annulé, et elle m’a demander si oui ou non je voulais le faire ce test. J’ai reflechi un long moment et je me suis dis que tout en ayant peur des resultats qui devaient etre dans la norme, je mourrais d’envie de savoir ( mais j’ai prevenu ma mere qu’elle ne devait pas trop attendre de ce test car c’etait perdu d’avance).
Arrivée sur les lieu, le test passé, les resultats prets a etre devoilé j’ai stressé a mort et etait sure de ne pas avoir donner mon maximum (apres chaque epreuves je me sentais nul et etais sur d’avoir rater ) et puis l’annonce faites grand choc, grand ettonement, enorme grattitude envers ma mere, soulagement … et autre sentiements tres bien decris par les auteurs des differents livres sur le sujet.
mais un sentiement d’insatisfaction (que je connais bien) est survenu.
La psy avait beau dire que je « l’etait » je n’est que 128 de Q.I (la limite etant considerée a 130 voir 132) heureusement elle m’a dis aussi que je ne pouvais pas faire moins mais que j’etait capable de plus…
Mais ce sentiment ne me lachait pas. (il est d’ailleur toujours la)
J’avais l’impression d’etre un imposteur car je n’avais pas u n Q.I suffisant mais avait tout de meme tous les « symptomes » ( et je dis bien TOUS) de cette anomalie.
Et mon coté « tout ou rien » est vite survenu, je me suis dis que quitte a ne pas etre normale j’aurais preferer avoir un Q.I extraordinaire (180) (ou au moins faire parti de l’intervalle). Et je me suis dis que je devais donc etre la moins bonne de ma categorie ( ce qui m’a beaucoup peiner).
Toute ma vie a donc etait remise en question car, ayant eu une enfance difficile (turbulante, bagareuse et puis aussi … je ne rendais pas mes copies de controles car je trouvais ca trop facile…) (j’ai d’ailleur failli redoubler). En parlant de controle, je me rappel qu’en primaire (CE1 ou CE2 je ne sais plus) nous avons passer un examen de niveau dont les resultats ont etait donner en pourcentages. J’ai eu 99 pour cent… la question que j’ai rater? et bien …. « Quel est mon nom? » (la question etait vraiment poser comme ca) et non pas « quel est TON nom? » cette question etant de plus, au milieu de toutes les autres j’ai preferer ne pas repondre car je n’avait absolument aucune idee de qui il parlait…..).
Enfin bref. Je me suis rappelé alors que quand j’etait petite, un jour, j’ai fait quelque chose de vraiment bizzare.. Ayant une faciliter a comprendre et a resoudre toutes sortes de problemes, et voyant que ce n’etait pas le cas des autres enfants,… J’ai …(comment dire) « activer » (?) quelquechose dans mon cerveau qui fait que, a chaque fois que je lisais un probleme, je ne comprenait rien. Comme si il etait ecrit dans une autre langue. A un tel point que meme les autres enfants arrivaient a resoudre certains probleme mieu que moi. ca me convenait j’etait comme les autres.
Le probleme c’est que je me demande si en fait, ce serais possible que je sois « plus » intelligente que ce que le test a revelé? Que ce que j’ai enfoui etant petite soit peut etre encore la quelque part mais caché.
Si ce n’est pas le cas j’aimerai que vous me le disiez pour que j’arrete une bonne fois pour toute d’esperer etre « speciale ».
Je voulais savoir aussi, j’ai vu sur un site internet que les personnes ayant un Q.I superieur a 140 presenter des caracteristiques speciales:
-Tendance forte au pessimisme, au negativisme
-vulnerabilité particuliere sur le plan medico-psychologique
-extremisation des attitudes
-sentiments important de marginalisation sociale
-utilisation privilegiée de paradoxe et de metaphore dans les reponses au questions
Et en fait ca m’a beaucoup choquer car les gens qui me connaisse bien m’ont definitivement attribué TOUTES ses caracteristiques. Et si ils devaient donner une definition de « moi » ces elements seraient premier sur la listes.
… J’ai peur de n’etre qu’une folle qui ne veut pas etre une folle comme les autres , ou une folle mediocre qui puisqu’elle ne peut pas etre normale veut etre la plus folle des folles….
Et je me fais peine …
Alors si c’est impossible et que je ne possede pas cette intelligence enfouie svp detruisez cet espoir qui me reste…
Merci beaucoup ( et desoler pour l’enorme racontage de vie ….) (ainsi que pour les fautes d’ortographe grammaire et conjuguaison…)
Bonne journée.
Bonjour Léonore
Merci de votre témoignage (et de vos commentaires).
Puisque vous avez lu Jeanne Siaud Facchin, rappelez vous qu’elle mentionne qu’un test de QI ne « fait » pas le surdon à lui tout seul. Il est un indicateur qu’il se passe quelque chose, et encourage à chercher plus loin.
Je crois que c’est très important que vous puissez parler de tout ça avec un(e) psychologue sensibilisé(e) au surdon… Et de toutes façons, dès qu’il y a souffrance, il est important d’en comprendre la racine pour l’extirper.
Je vous souhaite de très vite arriver à vous retrouver 🙂
Je sais bien que le test n’est qu’un indicateur, mais au fond je me dis tout de meme que peut etre je ne suis pas asssez normale pour etre normale et pas assez differente pour etre differente (je ne suis donc ni normale ni differente). Mais bon je suppose que c’est le genre de questions que je me poserais toujours ^^
Je souhaiterai vraiment en parler a une personne qualifié … mais je suis deja aller voir un psychologue (pour autre chose) et c’etait tellement decevant … je ne connais pas beaucoup de psy (je ne saurais dire lesquels sont qualifiés) et j’ai peur de me re-retrouver a perdre mon temps a dire que « oui a la maison ca va » ou bien que « non je n’ai pas de probleme special a l’ecole » ou encore que « non je n’ai absoluement aucune idée d’ou peuvent provenir mes troubles (…sinon je ne serais pas la) »….
Je pense que vous voyez de quoi je veu parler ^^
Merci beaucoup en tout cas (et desolee encore pour l’enorme commentaire)
Je tenais a vous remericer vous et Alien de m’avoir repondu, Je dois dire que je n’esperer meme pas qu’on me lise alors qu’on me reponde! aussi rapidement en plus et aussi chaleureusement 🙂
Merci encore
Bonjour Léonore,
Quel courage de venir témoigner et chercher de l’aide à 16 ans ! Ouawou ! Rien que pour cela je vous dis mon 1er « bravo » !
Et comme ça, vous avez eu la force de passer « the » test de QI ? ça c’est le 2ème « bravo » !!!
Vous voyez, moi, je n’ai même pas les tripes d’y aller tellement j’ai peur d’avoir une « mauvaise note » !!! Alors vous êtes déjà allée très loin…prenez-en pleinement conscience et soyez-en fière !
Pour moi c’est récent, même si ça fait quelques années que je me pose bon nombre de questions auxquelles les réponses m’orientent vers vous tous…. Et j’avais moi aussi tellement peur de me prendre pour ce que je ne suis pas , que je mettais la tête dans le sable comme une autruche… Et puis tout s’est accéléré et me voici à vous accueillir à mon tour comme d’autres ont eu la gentillesse de m’accueillir quand je cherchais à me rassurer comme vous.
Je pense que le simple fait que vous vous posiez toutes ces questions et que vous soyez si peu sûre de vous en vous disant que vous auriez « quand même pu avoir un meilleur score », c’est typique des gens comme nous !
Bienvenue au club des bloqués du cerveau à la lecture d’un énoncé de problème !
Et pour votre expérience de CE2 sur le « quel est mon nom »….c’est génial car je suis comme vous (comment peut-on connaître le nom de celui qui a écrit la question ???).
Une anecdote similaire m’est arrivée, sauf que moi j’étais à la fac de Droit…(vous voyez, c’est encore plus vexant !).Le sujet était : « Que pensez-vous de….. ». J’ai passé mes heures de partiel à dire ce que « je » pensais en commençant mes phrases par « à mon avis », ou « je pense que », ou « il me paraît évident que », etc…. Quand la prof m’a rendu ma note (minable au passage), je lui ai demandé pourquoi j’avais l’annotation « hors sujet ». Elle m’a répondu en me regardant comme si je sortais en direct d’un asile pour grands malades : » mais vous avez dit ce que « vous » pensiez !!! », on ne vous l’a jamais demandé ! « . J’étais éberluée, j’ai essayé de lui expliquer que j’avais exactement répondu à la question et elle m’a dit que ne n’avais rien compris car cette question impliquait une réponse « généraliste » et qu’il ne fallait « biensûr » pas la prendre au 1er degré ! Moi qui passe mon temps à dire des choses au 12ème degré, j’étais recalée au rang de débile légère….
Vous voyez, on est plein de fous sur ce blog et l’avantage c’est que l’on est tous atteint de la même folie ! C’est cool non ?
Ma petite choupinette (c’est affectueux car j’ai qq années de plus que vous et j’admire votre courage et je compatis sincèrement à votre désarroi), ne vous laissez pas destabiliser par vos démons intérieurs. Votre « mental »(qui contrôle tout) ne supporte pas d’avoir perdu la bataille contre votre « vrai moi » qui lui, souhaite vous voir heureuse et enfin épanouie. La force des mots toxiques qui viennent nous faire douter en permanence de nous-même doit diminuer et laisser la place à la personne vous êtes au fond de vous !
Vous n’avez que 16 ans et vous allez pouvoir vous construire sur de bonnes bases pour devenir une adulte qui saura affirmer (au moins à vous-même) ses vrai désirs. Vous avez beaucoup de chance de vous découvrir si jeune, saisissez-là et soyez fière de vous et de ce que vous êtes (vous au moins vous en avez la preuve !!!).
Je vous embrasse bien fort petite Léonore et je vous souhaite une très belle route, semée de roses et de bonheurs.
Merci beaucoup Alien, je dois dire que votre commentaire me touche enormement :$ ( oui je souris toute seule devant mon ecran d’ordinateur … ^^) mais je tiens a dire que si ma mere ne m’en avait pas parler je n’aurais jamais (au grand jamais) penser a une possible difference (pas celle la en tout cas).
Dans votre cas c’est bien plus dur, moi je savais que quelqu’un (qui me connais depuis toujours) y croyait dur comme fer, je me suis dis que ma mere (contrairement a ce que pense ma soeur) n’est ni folle ni stupide (elle fera d’ailleur le test plus tard pour se decouvrir elle meme…) et que si elle pensait ca c’est qu’il y avait une raison. De plus ( meme si j’etais prete a jurer jusqu’a ma mort que c’etait faux) le fait de ne pas avoir d’ami (ou tres peu) de s’ennuyer en classe (rentrer tous les jours en pleurant chez ma mere que « j’en ai marre ma classe est vraiment trop bete, on a passé 2 heure sur l’exercice de maths que j’ai fait en 36 secondes a la fin du dernier cours… le pire c’est qu’ils ont toujours rien compris… ») etc me disait que eventuellement peut etre que … mais la premiere a y avoir penser c’etait ma mere. Sans ma mere (que je remercie infiniment) j’aurais sans doute rater ma seconde (je passe en 1ere S) et je n’aurais jamais au grand jamais penser qu’il faille vraiment travailler (je ne travaille pas beaucoup plus mais au moins je sais qu’il faut que je m’y mette) et j’aurais sans doute arreter l’ecole (le redoublement etait (est) quelque chose que je suis absolument incapable d’envisager. Je ne supporterai pas)
Alors que vous avez fait des etudes de droits en ne sachant rien, et vous etes parvenu a decouvrir qui vous etes (meme sans passer le test) naturellement de vous meme, en vous reconnaissant dans tout ca (de plus vous avez « sauvez » tres tot votre fille et j’ai envie de vous remercier pour ca car je suis moi-meme reconnaissante envers ma mere pour cette raison)
Je trouve que c’est vous qui meritez un (une centaine) de <>.
PS: « Je connais aussi la quasi-certitude de penser au plus profond de soi qu’on a »forcément » été adoptée par des humains, en ayant été confié dès la naissance à une famille d’accueil terrestre pour une sorte de stage XXL d’une vie, alors qu’au fond de soi on sens que l’on vient d’une autre planète ! »
—> Waouh j’ai tres (tres tres tres) souvent resenti ca! ( il m’arrive encore de le penser ^^).
Et puis merci pour la marque d’affection 🙂 ca m’as beaucoup touchée. J’ai hesiter a publier un commentaire et puis finalement j’ai ecris cette enorme confession …
(Et puis je voulais presenter mes excuses a ceux que j’ai traiter de fou (folle) je ne m’en suis rendu compte qu’apres …)
Merci beaucoup
Alien,
Je tenais egalement a dire que pour la peur de la mauvaise note … c’est pareil pour moi! J’ai tellement peur de voir mes limites que a l’ecole j’ai toujours en controle tout fait tres rapidement sans relire, ni verifier pour soit disant evaluer mes capacités minimum et voir ce que je suis capable de faire instantanement. car je me disait que si on se concentre ou qu’on travail a la maison il est normal de reussir (alors que sans travailler ni meme relire son cours … c’est que c’est vraiment du talen)
En realité j’avais sans doute peur de voir ce que je n’etait « pas » capable de faire avec du travail …
(enfin j’etais tout de meme curieuse de connaitre le minimum de mes capacité (tout ca etait avant le test) et je me disait que l’ecole n’avait pas un bon moyen d’evaluer les capacité des gens, et que je me fichais de prouver quoique se soit a mes proffesseur(car ils m’avaient abandonné), ce que je voulais c’etait me prouver a moi-meme ce dont j’etait capable sans fournir aucun effort)
Mais biensur si je n’avais pas eu cette « philosophie » j’aurais eu de meilleur notes ^^ (peut etre sauter des classes?)
tout ca pour dire que je n’ai aucun merite ^^
(et en plus je cherche des excuses a mes mauvaises notes …)
« Je trouve que c’est vous qui meritez un (une centaine) de . »
—> de bravo
J’ai lu et relu votre commentaire Alien et je viens de me rendre compte que ce n’est peut etre pas une fille votre enfant … ^^’
+1 pour les difficultés de compréhension d’énoncé de problème. Jusqu’à cette année, je restais planté devant ces menaces avec la vue troublée. Je me souviens qu’en terminale, je passais chaque mot de mon énoncé à une analyse étymologique fine pour être certain d’avoir compris ce qu’on me demandait de faire.
Aujourd’hui j’ai un autre rapport avec les énoncés. Je ne sais pas lequel. Je pense que je ne pense pas quand je suis en face d’un. Je fais, et ça va. Quand je commence à avoir la vue trouble (merci les émotions qui me rende diffus et insaisissable pour ma raison), je me dis « Eh coco, t’es là, calme toi, tu fais ce t’as à faire puis tu t’en vas. » Coco est difficilement contrôlable mais il sait que c’est moi le maître. (N’est ce pas coco ? Oui, c’est bon, c’est toi le master… Merci coco.)
J’ai encore quelques problèmes de lecture d’énoncé. Des fois je loupe des détails qui sont hyper-méga-super-ultra gigantesquement mondials comme l’univers peuplé de planètes inconnues qui doivent être belles et archi importants. Des détails dont il faut être conscient en fait.
A.A.
Pour les details gigantesquissime ca m’arrive tout le temps ^^ J’arrive a louper des details enormes du style « Nous preciserons que dans cet exercice, les forces agissant sur l’objet se compensent »ou encore « nous negligerons les frottements » ou le pire du pire en maths « Le triangle est isocele » (je peu vous jurer que ca parrait rien mais si on neglige le fait que le triangle soit isocele il est quasiment impossible de trouver quoi que se soit) le pire aussi c’est quand on a l’intuition que (par exemple) le triangle est isocele et qu’on sait que si il l’etait ca collerait totalement, alors on essaie de le demontrer… Alors bon il y a des exercices ou on peut deviner ^^ (en utilisant le double du temps et en utilisant des calculs incroyables (ou carrement en inventant des calculs)) mais d’autres sont deja plus dur a demontrer, ou meme carrement impossible, au point de partir dans des calculs interminables digne des plus grands chercheurs tout ca… parce qu’on a oublier un detail…. et on passe pour une folle ^^
(n’empeche je dois dire que lorsque ca m’arrive le fait de chercher encore et encore, en utilisant tout les calculs possible et imaginable, en etant totalement deconnecter du reste de la galaxie (au point de buger lorsqu’on me parle (voire zaper totalement)), le cerveau en ebullition totale, quasiment en etat de transe, les yeux grand ouverts, le stylo qui n’arrive plus a suivre le calculs qui s’enchainent dans ma tete et avoir pour seul objectif la resolution de CE probleme comme si l’avenir de l’humanité en dependais, est une emotion tellement intense… entre l’agreable et le desagreable comme si c’etait tellement intense que ca en devenait insupportablement plaisant, cette emotion est tellement rare … que lorsqu’on y a gouté, ca devient comme une sorte de drogue, et on recherche encore et encore cette emotion)
Bonjour Leonore,
Tu décris si bien cet état… je l’ai connu puis j’ai dû ne plus chercher à l’atteindre car dans la vie professionnelle en open space c’est:
1> assez difficile en raison du bruit environnant
2> mal perçu. En effet, tout à notre concentration on est rouge, dans notre monde et du coup on n’est pas vraiment disponible pour les autres… qui s’en plaignent. Ou on leur lance de tels regards car ils ont osé nous sortir de cet état de transe (les pauvres…).
Alors oui j’ai fait une croix sur cet état mais parfois il me manque… c’était tellement exaltant et satisfaisant quand la solution était au bout ! On se sent vivant.
Je comprend, moi la derniere fois que ca m’est arriver j’etait en travail de groupe, je ne sais pas si vous connaissez « maths sans frontiere » c’est une sorte de concours que l’on fait en classe. Heureusement pour moi ce jour la j’etait dans un groupe de gens qui ne voulais pas travailler ^^ (pas besoin de communication :P), je me dis que si j’avais etait avec des gens desireux de travailler je me serais fait insulter et geuler dessus pour communiquer les infos et arreter de le faire en perso. Au lieu de ca j’entendais (sans ecouter, et avec un temps de reaction (sans reaction :P) (temps de comprehension?) extremement lent) j’entendais des choses du genre « alors l’exercice on en est ou sinon? (pour dire l’implication de mon groupe…) » « c’est leonore qui s’en occupe » « ah ok leonore t’arrive? » . pas de reponse. « laisse tomber elle est concentrer a mort » et 5 minutes plus tars je repond a la question « t’arrive? » par « …….Euuuh…. Attend »
biensur plutard dans la progression du probleme on reessaie de dialoguer avec moi, sans succes. Se traduisant par « Tu stress pour rien, c’est juste des maths » 5 minutes plutard je repond par un petit sourire ^^sourrire forcé car pour moi ce n’etait clairement pas juste des maths (on aurait dit que j’etait sur le point de prouver l’existence du bozon de hyggs ^^) Et biensur on m’a definitivement prise pour une folle lorsqu’on a rendu la feuille et que donc le concours etait terminer … et que je continuais a chercher la reponse au probleme!
En plus ce jour la mes « eureka » a repetition depasser largement la rapidité de mon prof de math, Je devais lui expliquer chaque trouvaille, et a chaque fois il hesitait 5 minutes pour ensuite dire « Ah … ouais c’est vrai ca marche » ca m’as assez choquer d’ailleur. Et j’ai fini par continuer seule car finalement il me ralentisser plus qu’autre chose, car pendant que j’essayer de lui expliquer comment j’avais trouver tel ou tel chose, mon cerveau continuer a enchainer les « eureka » a une vitesse incroyable, ce qui a fait que je n’aller plus chez le prof des que j’avais une question (parce qu’au moment ou je m’apprete a la poser mon cerveau trouver la reponse).
Finalement nous n’avons pas gagner (tout le monde etait parti du fait que c’etait « juste des maths ») et j’ai etait triste de ne pas finir l’exercice car une fois arriver chez moi, l’ebullition avait disparu, et je n’avais plus envie de resoudre ce probleme…. (je ne connais d’ailleur toujours pas la reponse ^^)
Voila c’etait juste une petite anecdote (pour pas changer :P)
Mdr ! Je connais très bien cette ferveur de l’esprit ! Ton anecdote est très représentative de l’expression de ce sentiment : celui qui injecte de l’adrénaline dans les yeux de la pensée. Mais aussi qui rend aveugle au monde extérieur, parce qu’on est possédé par un mouvement qui nous transporte à fond la caisse ! Comme si on surfait sur une vague de quatre mètres de haut ! Comme si on faisait du parachutisme sans parachute !
Faut rester concentré dans ce mouvement, sinon tu tombes.
Maintenant imagine toi que tu es dans ton lit, et que tu viens de te coucher. Tu essaies de t’endormir mais tu ne peux pas parce que tu réfléchis sur un sujet qui te prend la tête. Il te faut la solution. Tu la veux parce que tu dois la trouver.
C’est ce que je vis souvent le soir ou dans d’autres circonstances – comme toi en cours de maths -. Et quand je sens que je suis en route pour trouver cette solution, mon cerveau commence à avoir des images que j’aime. Et qui caressent mon coeur en lui faisant des chatouilles : c’est l’excitation qui me prend. (Bon, des fois non, des fois ça peut être d’autres sensations. Tout dépend du sujet qui motive ma réflexion.)
Souvent je mets deux heures – des fois plus – avant de m’endormir parce qu’inconsciemment mon cerveau me pousse à répondre aux questions incessantes que je me pose et qui surgissent avant de m’endormir.
Je pense qu’elles surviennent à ce moment là parce qu’on se retrouve avec soi-même. Et avec le silence qui règne à l’extérieur, les bruits intérieurs se font plus audibles. Alors la pensée s’accroche à ce qu’elle entend à l’intérieur de nous-même et elle s’active.
Pour terminer. J’ai déjà eu affaire au détail « forces de frottements négligeables ». Je l’ai déjà raté pas mal de fois celui-là. Mais un jour c’est rentré ! C’est l’habitude et le travail.
Persévère, car la persévérance éduque l’esprit à l’objectif que tu veux atteindre.
Il m’est déjà arrivé d’écrire pendant 1/4 d’heure pour rien dans un devoir surveillé de 4h, cela à cause de maladresses. Alors, écoeuré, je barre et je recommence. (et des fois la précipitation du recommencement me refait faire une bêtise. C’est pour cette raison que le blanco fait sa loi sur mes copies.)
We have to stay under control all day long in an attempt to be perfect, otherwise we take risk to be wrong.
All day long not to be wrong
Is the song of an attempt to be strong !
A.A.
Pour le soir ca m’arrive quasiment tous les jours ! (euuh .. soir?^^) J’ai abandonné le blanco, j’ai toujours eu des remarques sur la « propreté » de mes copies (alors qu’il n’y avait ni taches ni rien rien que mon ecriture 🙁 ) alors si j’y ajoute le blanco ^^
(pour la suppression (ou reduction) des points de soins ! 😉 )
Par contre j’ai tendance a m’en rendre compte des details manqués bien trop tard …. pour recommencer –‘ Habituellement je regarde ma copie .. et je pleurs ^^
si Perseverance peut m’aider, Perseverance j’appliquerai. (euh…oui … on peut voir ca comme ca ..)
Il m’arrive parfois, et la je me sens vraiment stupide …. de faire une erreur , de la corriger, de me rendre compte que c’etait quand meme juste, et puis finalement non….
(Je compte sur toi Perseverance! 😉 )
Lenny
(:
Hello Lenny et Alpha Aquilae !
Je passe juste vous faire un petit coucou avant de partir en vacances….
Je n’ai pas toujours le temps de répondre mais je vous lis régulièrement.
Vous pouvez me compter aussi parmi ceux qui ont la tête qui gonfle comme un ballon sous l’effet de la concentration maximale ! Je ne veux bien sûr pas faire référence à une fille « qui se la pète », mais plutôt à une sensation physique de dilatation interne et de mise sous bulle totale, comme si j’étais en lévitation intellectuelle et que rien ne pouvait à ce moment précis me ramener sur Terre…
La petite différence tout de même, c’est que ça ne m’est jamais arrivé avec les maths !!! (j’en ris rien que d’y penser !:) ). C’est davantage tourné vers l’écriture .
Avec 3 métros de retard, Leonore, oui, c’est mon fils de 10 ans qui est comme nous, et non une fille, mais vous avez rectifié de vous-même. C’est mon petit ange et il me fait souvent penser à un être venu de je ne sais où, dont la matière première se composerait de cristal. Je n’en dirai pas plus car trop pudique au sujet de mes enfants et l’amour que je leur porte (oui, j’ai aussi une pitchounette de 3 ans de moins que lui, et qui est tout ce qu’il y a de plus « normale ».
Je vous souhaite de bonnes vacances les p’tits loups (oui, excusez cette familiarité, mais vu mon âge comparé au vôtre, j’ai l’impression de faire office de « carotte glaciaire » !!! 🙂 ).
A+
Bonjour à tous et merci à Cécile,
Je viens de terminer ton livre et je vais prendre le temps de le digérer pour en profiter réellement. L’émotion m’empêchant souvent de profiter des bonnes choses dans l’instant et en toute sérénité.
Tu as permis à la pensée collective de prendre de la hauteur tu nous rends donc plus intelligent en quelques sortes. C’est un mal nécessaire et vital pour le bien vivre ensemble. Les sentiments que je vis sont un peu diffus, mais il me semble que la complète acceptation de qui je suis vraiment, mon identité profonde n’est pas loin.
Merci encore.
Lénolu
Merci de ce témoignage.
C’est toujours une grande émotion pour moi cette confirmation que j’ai fait oeuvre utile…
Merci pour votre livre.
J’ai été diagnostiquée il y a un peu d’un an maintenant, ce diagnostic faisant suite, comme pour beaucoup, à la lecture de « Trop intelligent pour être heureux ». Ma vie y était décrite. Cela m’a permis de réaliser que je n’étais pas folle, juste différente mais finalement normale dans mon a-normalité. Quel soulagement.
Après quoi, ce diagnostic intervenant dans une période de très forte remise en cause, j’ai été très occupée : reprendre mes études (un 4ème diplôme), trouver un nouvel emploi (encore un changement de profession bien entendu), faire mes preuves dans ce nouveau job mais en sachant cette fois-ci ce que je savais… Bref, j’ai un peu perdu de vue plus ou moins sciemment tout ce qui fait ce que je suis, j’en parle très peu autour de moi et ai peu l’occasion de rencontrer des personnes surdouées. J’ai été inscrite pendant cette année à Mensa sans jamais trouver le temps ou le courage de participer à quoi que cela soit.
C’est en voulant acheter afin de l’offrir le livre de JSF que je suis tombée sur le vôtre.
Il contient une différence majeure : votre témoignage ainsi que tous les témoignages des personnes s’exprimant sur ce blog apportent un regard différent de celui d’un médecin. Cela m’a permis de mettre le doigt sur d’autres points que je n’avais pas encore cernés, comme les étiquettes, aussi bête que cela puisse paraître ou encore la crise existentielle que je ressentais durant la journée pendant mes premiers mois dans cette nouvelle entreprise, qui s’avère être celle de mon voisin de droite et qui a subitement cessée lorsque j’ai changé de place il y a peu de temps.
Je suis suivie par une psy aussi merveilleuse que disponible, qui comprend trop bien ce que je vis pour ne pas être concernée. Nous avons décidé, maintenant mes 12 travaux d’Hercule effectués, de nous recentrer sur mon fonctionnement. Même si j’ai la nette impression que ce dernier n’est prêt de changer. Si le changement est exclu, pourrai-je un jour parvenir à être moins agressée par les bruits, les odeurs, l’hypersensibilité, l’injustice, cesser d’avoir l’impression d’être rarement à ma place ou diminuer ce besoin de me ressourcer en me coupant des autres ainsi que tous ces traits caractéristiques que vous décrivez si bien tout au long de ces 200 pages ? J’ai bon espoir.
Bonjour,
Je suis maman d’un enfant surdoué de 10 ans, dépisté à 4 ans, avec tout ce que cela induit au quotidien. J’ai lu beaucoup de livres sur le sujet et j’ai à chaque fois été frappée par les traits de caractères qui étaient aussi exactement les miens depuis toujours, ce qui déjà m’avait amené à me poser certaines questions me concernant. Je précise que je n’ai jamais fait de tests ou autres évaluations sur le sujet me concernant aujourd’hui, , adulte de 39 ans.
J’ose « enfin » me risquer à venir vers vous qui êtes peut-être de ma « famille » ? Vous raconter tout ce que je ressens depuis ma plus petite enfance prendrait le temps d’un roman de plusieurs tomes !…. J’ai découvert le livre de Cécile Bost le mois dernier et j’ai moi aussi pleuré quasiment à chaque page…Un livre décrivant exactement tout ce que je ressens et qui je suis exactement depuis toujours sans jamais parvenir à le faire comprendre réellement aux gens qui m’entourent et qui ne me comprennent jamais ! C’est absolument incroyable! Je me suis retrouvée également dans chacun des témoignages de Zorg, Caméléon et autres « clones » comme moi, cette étrange sensation de n’être à sa place nulle part, de se sentir épouvantablement seule dans une assemblée ou même un simple dîner, se dire que la vie est une immense pièce de théâtre à grande échelle et qu’il faut tenir son rôle pour ne pas être repérée. Je connais aussi la quasi-certitude de penser au plus profond de soi qu’on a »forcément » été adoptée par des humains, en ayant été confié dès la naissance à une famille d’accueil terrestre pour une sorte de stage XXL d’une vie, alors qu’au fond de soi on sens que l’on vient d’une autre planète ! Toujours ce sentiment de solitude gigantesque, avec une caméra rivée à l’iris pour juste filmer et observer les êtres qui bougent et vivent autour de vous…mais pas « avec » vous. C’est un sentiment de vide assez vertigineux quand on y pense….et le soucis est bien là : la pensée qui ne s’arrête jamais et qui vous empêche de vous rendormir à 4 ou 5h du matin car dans le silence on pense mieux ! Mais sans ce silence, la tête est sur le point d’imploser tant les différents sons (pour ne pas dire « bruits » ) vous percutent comme une pluie de météorites contre laquelle on ne peut rien, et qui vous assaille en permanence. Je me surprends parfois à être presque « essoufflée » à force de gérer, canaliser, trier, organiser, assembler, prioriser toutes les idées ou pensées qui me viennent à grande vitesse à jet continu…alors que mon corps est immobile et que je n’ai (aux yeux de mon entourage) fourni aucun effort apparent de quoi que soit physiquement. Ces pétages de plombs (que j’essaie de toutes mes forces de canaliser) lorsque le bruit devient insupportable (soirées, musique trop fort pour moi, diners, fêtes de l’école, discussions en réunions ou séminaires professionnels). L’envie de hurler et d’éclater en sanglot tellement tout l’environnement est « trop tout » pour moi. Je sens mes yeux se remplir de larmes, ma tête gonfler et une grosse sensation de chaleur m’envahir comme une impression de pré-phase d’explosion, la respiration se fait saccadée, mes jambes tremblent, mes mains sont glacées alors que je transpire, et il faut que je parte vite pour éviter un clash en public qui m’isolerait encore un peu plus aux yeux des « autres »… Je suis bien sûr migraineuse et j’ai aussi une pathologie cutanée auto-immune (ça n’étonne personne sur ce blog je crois ?). Je ressens toujours tout « trop », et mon comportement est lui aussi toujours « trop ». Je passe l’aspect des sujets de conversations qui n’interressent que moi, et mon humour qui me fait beaucoup rire, mais souvent en décalage. J’apprends à vivre avec moi comme avec un double qui m’accompagnerait partout pour me sentir moins seule, ce qui quelquefois me fait penser que je suis peut-être schizo et qu’il faudrait voir un psy. J’ai tout de même suivi une thérapie de 2 ans et demi pour réussir à ne pas sombrer car la vie devenait « trop » insupportable, alors que j’ai en apparence tout pour être heureuse.
Pour ceux qui ont eu le courage de me lire jusqu’ici, je voudrais vous poser une question : est-ce normal de sentir qu’on est différent à ce point, tout en se disant qu’envisager que je puisse être moi aussi « surdouée » me paraît être une hypothèse follement prétentieuse ? En plus, on ne peut pas dire que je sois une bête en maths…j’ai même un cerveau qui se ferme hermétiquement dès qu’il s’agit de résoudre un problème mathématique. Mon sens « pratique » fait mourir de rire mon mari qui me dit très souvent « mais c’est pas possible ! Tu le fais exprès là ? » tellement je suis à côté de la plaque…. Le quotidien ma paraît assez inutile comparé à la place de l’Homme dans l’Univers et les possibilités infinies d’autres existences encore inexplorées. J’ai à la fois l’impression d’être une caméra qui fait un reportage chez les humains, et paradoxalement, j’ai aussi l’impression d’être un insecte inspecté au microscope par d’autres entités infiniment plus avancées que nous, où je ne serais que l’objet d’une étude en labo pour observer mes réactions et voir jusqu’ou je peux aller et résister au stress permanent. Mon mari me dit souvent : « de toutes façons, tu n’es bien que dans le stress et tu t’inventes des problèmes, même quand tout va bien, pour te donner une raison de vivre »…oui, c’est assez blessant, mais il y a quand même objectivement du vrai. J’ai l’impression d’être observée et je perçois l’inconnu et souvent les autres comme une potentielle menace…
L’idée de passer un test m’effleure, mais je me dis que si ce n’est pas le résultat que j’attends, que serai-je alors ? Une grande cinglée bonne à enfermer ? Ou condamnée à ne rentrer dans aucun cadre et continuer de faire semblant pour le reste de ma vie (je n’ai que 39 ans (et oui, presque 40 ans de traversée du désert en étant mitraillée sans armure !) et au regard de l’espérance de vie actuelle, ça fait quand même long à attendre !!!
Voilà, j’ai hésité un moment avant d’oser venir vers vous car je me disais que vous étiez de « vrais » surdoués et que moi j’essayais juste de me rassurer en me rapprochant de vous. Je suis incapable de dire si je le suis ou pas, même si je rentre dans le costume de Cécile Bost comme dans une magnifique robe fourreau exactement créée pour moi et qui colle à chaque cm2 de mon corps et de mon esprit. C’est une bien étrange coïncidence de se sentir enfin aussi parfaitement en adéquation avec des mots et des témoignages. Mais il y a une grosse ombre au tableau : je suis nulle en maths (mais j’étais douée en philo, bio, et langues). J’ai tellement peur de ne pas être ce que je crois….cela me renverrait à une image encore plus médiocre de moi, ce que je n’ai pas envie d’affronter pour l’instant…
Je ne sais pas si quelqu’un me répondra car je me trouve un peu égocentrique d’avoir osé écrire tout ça sans vous connaître, et ça donne une image de fille un peu paumée, alors que je ne le suis pas. Je me sens juste différente et un peu border line, mais j’arrive assez bien â ressentir le bonheur quand il est là et j’apprends depuis plusieurs mois à être moi sans en avoir honte, ce qui est un pas de géant dans ma vie !
Merci à ceux qui auront eu la gentillesse de me lire jusqu’au bout, et j’envoie des millions de rayons bienfaisant à ceux qui souffrent « trop » encore au quotidien. Et surtout un grand merci à Cécile Bost pour son livre !
Bienvenue sur ce blog Alien 🙂
Si ça peut vous rassurer, je suis nulle en math – tout le monde n’est pas Mercure 🙂
Merci de votre témoignage qui me touche infiniment – je suis persuadée que l’un ou l’autre de ceux qui hantent ce blog vous répondra.
Une chose est importante : vous n’êtes vraiment pas folle (j’ai adoré votre façon d’écrire et votre métaphore du fourreau était bien jolie… :)).
Pour ce qui est d’être surdouée ou non… le test est il vraiment important, dès lors que vous vous retrouvez dans ce que j’ai décrit ?
Ce qui m’importait, c’était de pouvoir donner des pistes pour aller mieux.
Une chose essentielle : ne vous laissez pas enfermer par les mots blessants (fâcheuse tendance que de ne pas vouloir entendre les compliments et d’être sensible aux remarques blessantes).
Bienvenue 🙂
Cécile Bost
Merci infiniment pour votre réponse qui m’a fait très plaisir… pour ne pas dire beaucoup de bien !
Oui, je me retrouve absolument dans tout ce que vous avez écrit…mais puisque pour moi il est « normal » de penser et ressentir ce que je suis, je me dis que ce sont les autres qui sont bizarres, tout en ayant à l’esprit que je suis quand même sacrément différente du reste des gens qui m’entourent et que je croise !
Tout est relatif. Peut-on être « normal » seul contre tous, ou bien est-ce la masse qui fait office de vérité ? Un bon copain m’a dit récemment « souviens-toi de Galilée…et pourtant il avait raison ! » Phrase qui m’a fait beaucoup de bien car j’ai toujours mis un point d’honneur à ne surtout pas faire partie d’une « bande » quand j’étais enfant ou ado…Ni même être inscrite à un club de sport car j’ai du mal à concevoir l’idée d’être obligée d’être « plusieurs » pour avoir l’impression d’exister et de pouvoir penser ! Je pense que si on a un cerveau c’est pour l’utiliser et élaborer ses propres argumentations et mécanismes de réflexion. Alors pourquoi faire appel à d’autres pour émettre un avis ? Je me suis toujours sentie étouffée en groupe et oppressée…(ce qui m’a souvent fait passer pour « prétentieuse », alors que pour moi c’était justement de l’humilité de trouver normal de pouvoir penser seule sans avoir besoin des autres).
J’ai prêté votre livre à une de mes connaissances qui vient de me répondre par sms que « ce n’est pas parce qu’on possède des traits de caractères communs avec les surdoués que l’on « est » surdoué, même si l’idée est tentante »….Ce qui vient ébranler l’ébauche de conviction que je pouvais avoir depuis votre réponse. Je me suis déjà posée maintes fois la question : « Ce n’est pas parce que tu te retrouves dans tout ce qu’elle(Cécile Bost)) dit que tu es comme elle. Sois réaliste ma grande, si tu étais « ça », tu aurais fait une autre carrière professionnelle que la tienne (oui, je voulais étant petite être océanographe ou aller dans l’espace, ou chirurgien cardiaque pour sauver des vies et me sentir utile!)…et j’en suis loin, même si tout va « bien » pour moi. Je me dis que même si vous me dîtes que je suis ce que vous pensez que je suis, le suis-je vraiment ? Le doute, toujours le doute…mais sans ce doute, pas de réflexion, et si pas de réflexion, ennui mortel à la clef !
Et je crois que même si je parvenais à réussir à passer un test avec succès (ce dont je doute fort), je me dirais que ce n’était pas le bon test ou bien que la personne me donnant le résultat aurait faussé ma note pour me faire croire que je suis ce que je ne suis pas. Bref, je crois que c’est encore un trait de caractère commun? Ne pas parvenir à croire ce qu’on vous dit (de bien) sans avoir la preuve irréfutable de sa véracité ? pourquoi moi et pourquoi m’en apercevoir si tardivement ? C’est tout de même incroyable car ça remet en cause toutes les railleries dont j’ai fait l’objet, et toute cette solitude qui me pèse comme un éléphant assis sur mon thorax bien souvent !
Me dire qu’aujourd’hui je suis « officiellement » intelligente alors que la plupart des gens me disent en souriant que je suis « grave » avec affection (oui, il y a des gens qui ont de l’affection pour moi car je dois les attendrir avec ma sensibilité exacerbée et mon investissement à 200% dans tout ce que je décide d’entreprendre).
Je voudrais écrire plus vite pour vous dire tout ce qui me passe par la tête depuis votre réponse mais mes doigts ne peuvent suivrent ma pensée.
La réponse d’Altaïr m’a été très bénéfique également.
Mon discours est un peu décousu mais je dois vous avouer que c’est la 1ère fois de ma vie que j’écris sur un blog ! Je suis déjà extrêmement surprise et ravie d’avoir eu 2 réponses (et 2 belles réponses !), et je ne savais pas si je pouvais vous répondre encore car je ne sais même pas si l’on peut correspondre indéfiniment ou si l’on doit arrêter par exemple au 2ème message afin de ne pas « boucher » la place pour les autres qui voudraient écrire….Question débile je suppose…
Je vais vous laisser car il faut bien arrêter en se fixant soi-même des limites sinon on ne s’arrête jamais !
Alors à bientôt peut-être ….
Amicalement.
Merci de vos réflexions Alien.
De grâce, ne vous laissez pas enfermer par le regard des autres, à ne retenir que les critiques négatives sans pouvoir accepter les compliments…
« pourquoi moi et pourquoi m’en apercevoir si tardivement ? » : je pense que le texte de Mary Elaine Jacobsen donnedes idées sur ce genre de situation…. 🙂
Bonjour Alien
Ce que vous écrivez c’est moi, il y a 2 mois. Tous ces questionnements incessants… Moi non plus je ne m’autorisais pas à penser au surdon …
Et puis lors d’une rencontre avec des adultes qui se savaient HP (via une association d’enfants précoces), je me suis rendue compte que pour la seconde fois de ma vie, j’avais l’impression que je pouvais parler librement et que je serais comprise (la première fois c’est quand j’ai rencontré mon Mari). Alors j’ai pris contact avec un psy. 1 mois de crises d’angoisse (cécile le décrit très bien) avec les mêmes questions que vous. Sortant d’une dépression, j’étais tellement angoissée que j’avais très peur de replonger et que mes « capacités cognitives » ne soient pas au top. Et puis le résultat une semaine après… oui, je pouvais bien me considérer comme HP. Je crois que sans ce test je serais toujours restée dans le flou. Depuis, comme l’un des témoignages repris par Cécile, j’ai l’impression d’avoir poser mes valises, de souffler. C’est un début d’explication. Cela n’explique pas tout mais un certain nombre de choses. Pour ma part, je regrette de ne pas l’avoir su plus tôt. Je trouve que c’est important pour la construction identitaire.
Je me rends compte des erreurs passées et du travail de « pédagogie » que je dois dorénavant faire avec les autres (non je ne suis pas misanthrope mais j’aime entretenir des relations profondes avec les gens, je privilégie les têtes à têtes et déteste le sacro saint travail de groupe et oui j’aime la solitude car elle permet de me ressourcer). Je dois aussi prendre le temps d’expliquer mes idées.
Je crois aussi qu’on peut passer à côté de cette partie de nous pendant des années (ce fut mon cas, j’ai 34 ans) et trouver des tas de bonnes raisons à ce sentiment de décalage. Les adultes HP que j’avais rencontré n’avaient jamais mis leur sentiment de différence sur un possible « surdon »
Bon cheminement !
Salut Alien, ce sont des larmes dans mes yeux qui apparurent à la fin de votre commentaire. Elles signifiaient joie, tristesse et contentement.
Peut-être avez vous besoin de passer un test pour avoir la preuve que vous êtes différente. (je dis « différente » et non « surdouée » car ce mot est absent de mon vocabulaire. Je ne l’aime pas car il ne qualifie que l’apparence d’un phénomène existant et non la cause qui le produit. C’est absurde ;))
Peut-être, donc, avez vous besoin qu’un tiers spécialiste vous dise « oui », vous êtes. Si c’est cela, osez. Mais, dans ma petite expérience de bientôt jeune adulte, j’ai analysé des tas de cas particulier de personnes sur cette planète et rares sont celles que mon coeur reconnait comme semblable à lui. Etant spécialiste, à ma manière, j’espère pouvoir vous rassurer en vous disant : oui, vous êtes une âme intelligente qui, de plus, me semble savoir raisonner.
Souvent, je m’endors parce que la fatigue s’abat sur moi. Si l’épuisement n’est pas présent dans mon corps, ma tête en profite pour penser et penser et penser… Mdr, vous voyez ? Je suis torturé par mon passé, ou les questions que je me pose sur mon avenir.
D’ailleurs, je m’apercois là, que cela traduit une absence de vie présente.
Puis, je vous cite : « est-ce normal de sentir qu’on est différent à ce point, tout en se disant qu’envisager que je puisse être moi aussi « surdouée » me paraît être une hypothèse follement prétencieuse »
Je vais essayer de répondre.
Vous avez, comme beaucoup d’entre nous, une idée érronée de ce qu’est le « surdon ». Les critères qui fondent votre idée du « surdon » sont ceux que la société d’aujourd’hui nous inculque et que, inconsciemment (cause : absence de réflexion), nous acceptons. Qui est fausse.
Il n’y a pas longtemps, j’ai vu dans un bus un gars qui avait des lunettes, qui portait des livres de cours à la main, plutôt boutonneux qui m’apparaissait comme un être à l’esprit potentiellement scientifique. Comme un « surdoué » que véhiculent les images de notre société. De telles images que nous pouvons retrouver dans la série « Malcolm », où dans certain jeux ou dessins animés.
Je me suis alors étonné de la contradiction qu’il pouvait exister entre mon apparence et celle des intellos véhiculée par la société. Je suis « surdoué » et pourtant pas « surdoué » comme on le montre dans la société.
J’essaie de vous montrer que vous pouvez, que vous avez le droit, humain, de vous poser la question rationnellement « Est-ce que je suis surdouée ? » Et, d’ailleurs, avant même de vous poser cette question, il faudrait que vous réfléchissiez à ce qu’est un « surdoué ».
Pour terminer, je voudrais parler des mathématiques 🙂 J’ai eu 8 au bac, et me voilà cette année en fin de Math Sup. J’aime les maths et je sais que mon niveau en cette science, si je passe en Math Spé, deviendra grand, aussi grand que l’amour que je porte à la connaissance des mathématiques. Je pense que vous avez une mauvaise estime de vous pour cette science, parce que vous en avez peur.
Quand on aime, on n’a pas peur.
Rayon d’amour pour vous aussi.
Bonsoir…. je viens de terminer votre livre dans lequel je pense m’être retrouvée à presque chaque page….. cette fois, je n’ai pas pleuré.. mais une grande émotion et l’envie de vous faire partager un peu de mon vécu qui ressemble tellement au votre.
En fait, je suis en train de réaliser que moi aussi, je suis peut être (surement) « surdouée ». Ce que j’ai surtout appris en lisant cet ouvrage, c’est que le « surdon » ne s’estompe pas avec les années, que le décalage demeure… et je comprends enfin beaucoup de chose en ce qui me concerne mais aussi mon mari et ma fille.
Maman d’une grande fille diagnostiquée « très précoce (QI = 150 ) à 10 ans et mariée à un homme lui aussi diagnostiqué « surdoué » … il paraît que les chiens ne font pas des chats (lol !)…
Par bonheur… ma fille a été prise en charge scolairement dès la 6ème et a brillamment réussi ses études (elle achève un Master en management après avoir décroché son diplôme d’Ingénieur à 20 ans).. mais je l’ai reconnu aussi à chacune des pages de votre ouvrage : solitaire, décalée, les pieds dans la réalité, la tête dans le futur, toujours…. toujours fatiguée (alors que petite, elle était hyperactive et ne dormait jamais !!), migraineuse, inventive, un sens de l’humour unique (comme son père d’ailleurs)
Et moi dans tout ça… migraineuse (j’ai fini plusieurs fois à l’hôpital), sous traitement anti-dépresseur depuis plusieurs années (qui m’ont « sauvés de mes migraines – ouf !!), solitaire, hypersensible et trop émotive.. le mois prochain, je dois faire un stage au boulot : le stress – une énergie positive.. rien que l’intitulé me fait déjà peur et je sais que je vais y aller à reculons….
Petite, j’étais très douée scolairement… jusqu’en 2nd où tout mon univers s’est écroulé… Moi qui rêvais de faire de la recherche en génétique, je suis assistante (joli mot pour dire secrétaire) dans l’immobilier…
Non pas que je sois malheureuse.. mais des regrets sûrement et toujours cette petite voix intérieure qui rumine, ce petit vélo dans la tête qui n’arrête pas, jamais…. ces périodes euphoriques où tout va bien… et le jour d’après, des envies de « disparaître », la peur de tout, ne pas oser…. à tel point que je suis capable de rester enfermée à la maison alors que je déborde toujours d’énergie….
Sauf quand le corps n’a plus d’autre moyen pour dire stop.. de déclencher lumbago, angine et autres douceurs…
Alors je fais avec, en me disant qu’il y a bien plus malheureux que moi…
Bonjour Altaïr,
Je ne pouvais pas ne pas vous répondre tant votre message m’est apparu sympathique…
Si l’on m’avait dit un jour que je serai capable d’avoir autant de points communs avec un matheux !!! ouhawou !!!par analogie, j’ai presque envie de croire que je suis d’un seul coup parvenue un à super niveau en maths….je plaisante !!!!….
J’ai eu l’impression de me lire lorsque vous évoquez les angoisses du passé , et forcément celles du futur….en oubliant complètement de vivre son présent ! Mais c’est moi ça ! La phrase préférée des psy : « lâcher prise »…le travail d’une vie ! Le truc qu’ils ont juste oublié, c’est que le moteur qui est dans notre cerveau n’a pas été conçu pour lâcher prise justement !
Oublier le passé quand il vous a marqué au fer rouge depuis la tendre enfance n’est pas chose aisée…
Et s’empêcher d’imaginer tout ce qui peut arriver ou se produire quand on a en permanence dans la tête un flot d’informations à trier afin d’en sortir des conclusions implaccables, c’est dur aussi !
Après, les gens s’étonnent que l’on soit stressé ! (il m’est d’ailleurs arrivée de répondre à mes détracteurs quand je suis très agacée : « Excuses-moi, j’ai un cerveau et je m’en sers ! »…oui ,je sais ; ça fait très prétencieux mais c’est tellement énervant tous ces gens qui se moquent « bêtement » et gratuitement de mes angoisses….et encore j’ai beaucoup progressé !
Ce blog est une révélation pour moi et je suis comme une gamine qui serait restée enfermée dans le plus grand magasin de jouet du monde une nuit de Noël !
C’est génial, j’ai l’impression que vous comprenez tous tout ce que je dis et pense. C’est comme un filtre magique qu’on aurait tous bu sans le savoir et on se réveille en se regardant et en se comprenant juste avec un regard. C’est assez euphorisant pour moi ! Et plus les jours passent, plus je me dis que je suis « des vôtres », et plus j’ai envie de rire à gorge déployée en repassant les mini films de ma vie car tout devient limpide, clair, et parfaitement logique d’un seul coup de baguette magique !
Voilà, je quitte cette digression pour revenir vers vous Altaïr et vous souhaiter une bonne fin d’année (scolaire) et un « magnifique envol » vers math spé…(je parle d’envol puisqu’Altaïr est l’étoile la plus brillante de la constellation de l’Aigle…).
Bien amicalement.
Alien,
Vous aussi on vous l’a fait le coup du « tttt essayez de lacher prise, vous êtes trop dans le contrôle » ?
Oui c’est assez magique de se retrouver entre personnes qui comprennent ce qu’on dit (ou plutôt écrit). Cela fait du bien. Moi j’ai souvent l’impression de ne pas parler la même langue que les autres.
Et le super bonus c’est que le magasin c’est un 7/7 24/24
Bonne journée !
Salut Alien, c’est Altaïr encore, mais en latin : Alpha Aquilae. (la classe, non ?) J’aime l’expression de votre imagination qui apparait dans votre discours. J’aime beaucoup les métaphores parce je trouve qu’elles communiquent bien le rapport que nous avons entre nous et l’idée que nous avons d’un objet.
Vous avez écrit : « Et plus les jours passent, plus je me dis que je suis « des vôtres » ». J’espère qu’aujourd’hui vous vous dîtes : « Je suis des notres » !
Donc pour vous aussi les relations sociales sont compliquées ? Je les trouverais plus simple si la « flemme de comprendre » n’existait pas chez l’autre et aussi si les autres étaient moins résistant à accepter la différence. Je m’inclus dans ces autres, car je suis un être imparfait à parfaire. Mais disons que contrairement à la plupart de ces autres, je travaille sur l’acceptation (ou le refus) rationnelle.
Gardez votre spontanéité. Et continuez à aimer la vie ! Le monde est beau quand nous aimons la vie. A bientôt !
Hello Altaïr, (la forme latine est très belle aussi…)
L’Eau est pour moi synonyme de douceur, d’enveloppement, de quiétude, d’apaisement, mais également de fraîcheur, de pureté et tout simplement d’origine de la vie.
J’ai souri en vous lisant car mon fils (qui vient de terminer son CM1) a étudié à l’école cette année un livre intitulé « L’Aquila » (histoire d’un vaisseau spatial découvert par 2 enfants mais qui est invisible pour certains, et dont le carburant est l’eau….je ne vous fais pas l’offense de vous demander de réfléchir au parallèle entre cette histoire et vous sur le plan de la symbolique):)
Pour revenir au contenu de votre dernier message, oui, les relations sociales sont quelquefois bien complexes alors que si chacune des parties y mettait du sien, la vie serait bien plus agréable pour tous !
Je partage votre sentiment d’être le seul à faire des efforts lors d’une conversation pour essayer de comprendre l’autre et imaginer quels sont les mécanismes de pensée qui sont mis en avant pour obtenir des conclusions qui me paraissent « déroutantes » (et je contiens mes mots !). Combien de fois me suis-je dis en écoutant une personne déblatérer des inepties : « mais comment peut bien être construit son cerveau pour que de tels mots parviennent jusqu’à sa bouche ? Comment peut-on être aussi basique ? Comment peut-on balayer de la main l’idée que l’on puisse penser différemment avec une multitudes d’options, pour une même idée donnée au départ ? Je vous rejoins totalement sur la notion de « flemme de comprendre » et « résistance à accepter la différence ». Un profane en nous lisant pourrait croire que ce que nous faisons en ce moment même s’appelle de la résistance…Mais justement non ! Nous passons une bonne partie de notre temps à tenter de comprendre la différence que nous avons avec les autres, en analysant du matin au soir les possibilités qui peuvent être source de cette différence ! C’est épuisant car c’est souvent notre seule chance de pouvoir communiquer avec les autres et d’avoir une vie sociale à peu près équilibrée (au moins en apparence).
Quant au travail sur soi pour l’acceptation, oui, c’est important de travailler pour essayer d’être plus tolérant. Ce mot, je le connais par coeur (ça doit être celui qui arrive en 2ème position après le fameux « lâcher-prise » !!!). Combien de fois me suis-je fais traiter d’intolérante alors que ce qui me fait sortir de mes gonds, c’est simplement de constater avec impuissance que malgré tous mes efforts (que personne ne voit), la communication est si compliquée et biaisée avant même d’avoir ouvert la bouche ! Un sentiment d’injustice, cette si désagréable sensation d’être punie pour une erreur que je n’ai pas commise, cette envie de hurler à tout le monde « mais arrêtez !!! Vous allez me rendre dingue à faire exprès de ne pas comprendre ce que je dis!!! » (Vous avez vu le film « The game » avec Mickael Douglas ?). J’essaie de choisir les mots les plus justes pour que mon interlocuteur comprenne exactement ce que je dis et que l’on puisse avoir une conversation équilibrée et saine, voire intéressante, et c’est impossible car l' »autre » ne comprend pas la signification des mots utilisés…. Ce qui me renvoie a la possibilité d’argumenter en m’épuisant pour rien la plupart du temps (j’ai l’image du hamster qui court comme un dératé dans sa roue pensant arriver avant les autres alors qu’il est bel et bien tout seul à courir…), ou bien de me fermer comme une huître en attendant que la mer remonte !
Alors je me contente au quotidien de parler de choses ultra banales pour continuer à vivre normalement.
Alors imaginez une seconde ce qu’à été pour moi la lecture du livre de Cécile Bost ! De constater que d’autres vivent comme moi et ressentent tout comme moi, se posent les mêmes questions et ont la même hypersensibilité…c’est un film de Spielberg qui devient réalité…rien que d’écrire ceci j’ai la gorge serrée d’émotion.
Et vous, Altaïr, qui m’avez accueillie en me disant que vous aviez les larmes aux yeux de me lire…on continue dans le Spielberg….
Avoir cru toute ma vie que j’étais sans doute « malformée » du cerveau et découvrir à mon âge que vous êtes nombreux à exister et vivre « comme moi », c’est tout simplement ahurissant !
Les mots de Cécile et de vous tous blogueurs m’ont permis de comprendre que je n’étais pas folle ni désaxée, mais officiellement « différente » et que j’avais le droit d’être différente. C’est un bonheur immense et une joie qui coulent dans mes veines.
Alors merci d’être vivants et de dire haut et fort que l’on peut vivre « bien » quand on sait qui on est et qu’on a l’assurance d’être aimé comme on est. La clef est là : être aimé comme on est .
Altaïr, je crois pouvoir vous dire aujourd’hui : oui, je suis pleinement heureuse d’être consciente de faire partie des « vôtres », d’être acceptée et reconnue, et aussi d’être aimée (au sens universel bien évidemment).
Je vous envoie des milliers d’étoiles à tous.
Bonjour,
Si cela peut vous rassurer : les maths ont été le drame de ma scolarité, je suis incapable de faire un produit en croix sans le poser par écrit, j’ai les chiffres en horreur et toujours une crise de panique quand il faut faire des calculs.
Cependant, les tests WAIS ont révélé selon la psy avec laquelle je l’ai passé « un raisonnement logico-mathématiques excellent ». Elle a eu la gentillesse de mettre cette partie du test en tout dernier puisque nous avions parlé de ce problème.
Nous avons évoqué un blocage à ce sujet qui me donne l’impression d’être tellement nulle en la matière que je n’essaye même pas d’y arriver.
Bella
Bonjour à tous,
J’ai lu tout ce que vous avez écrit et n’ai pu résister à l’envie d’y aller de ma petite tranche de vie.
J’ai envie de hurler que oui adulte surdoué et heureux ça peut tout à fait rimer!
Je suis les 2 et tant d’autres choses encore ^^.
Cameleon du livre c’est moi. Une belle rencontre et une magnifique aventure dans la découverte du surdon que j’ai eu la chance de faire au contact des tchateurs et de Cécile.
Certe la découverte est un mélange de remue ménage et de remue méninge, mais ce n’est pas triste, ce n’est pas une fin en soi, c’est un morceau de compréhension de soi … et des autres. Enfin, c’est ainsi que je l’ai vécu.
April cite Voltaire « J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé » avec beaucoup d’à propose, je trouve.
La vie, avec le surdon, c’est à nous de la rêver pour qu’elle soit belle. C’est à nous aussi d’arrêter de nous terrer, de cacher notre personnalité, nos sensibilités, nos feux d’artifices cérébraux et de les partager avec pudeur et humilité avec des personnes choisies. Moi j’ai l’impression de cotoyer en permanence des surdoués: des collègues, des copains, la boulangère, le pote du karaté.
J’ai l’impression aussi que pas mal de surdoués partagent un travers, celui de ne pas se laisser aimer.
Ce que je retiens le plus Cécile, de cette aventure, c’est la capacité à être soi, de façon sereine, sans honte, sans culpabilité, l’acceptation de ses petites lâchetés ou incomplétudes.
Merci Cam 🙂
« la découverte est un mélange de remue ménage et de remue méninge, mais ce n’est pas triste« … mais ça remue quand même bigrement, surtout quand la première réaction c’est de le refuser (je vise personne, hein… ^^…:p).
Le temps de l’acceptation n’est pas simple, Caméléon et moi pouvons en témoigner. Mais il permet d’aborder du beaucoup mieux ensuite, surtout quand on prend tout ça à bras le corps, ce en quoi je te salue publiquement ô Cam, parce que je sais tout le travail que tu as accompli :). Merci d’être passée témoigner 🙂
Votre livre est le premier que j’ai lu sur le sujet, quelques jours après avoir éclaté en sanglots en lisant un extrait de Arielle Adda. (En fait j’ai pleuré plusieurs jours et rencontre maintenant 2 psys…)
Je suis loin d’être jeune et mon histoire justifierait qu’on en écrive un livre. Aussi en lisant le vôtre j’ai été étonné de voir que vos témoins ont une certaine aisance sociale, ce qui n’est pas du tout mon cas. Et cela a accru mes regrets, que je digère désormais mieux, trois mois après la « révélation ».
Je suis exactement ce que vous dites (jusqu’aux étiquettes de vêtements) avec cette nuance: je suis en plus un enfant martyr et j’ai été hospitalisé en psy durant toute mon adolescence à cause de … tout ça. j’ai eu la chance de rencontrer mon épouse. Mais je suis tout de même profondément désocialisé. Je ne peux en effet pas être autre que ce que je suis, c’est à dire autre. Et je pense à toutes les personnes d’un certain âge qui ont été scolarisées à une époque où les repérages n’étaient même pas envisagés et qui ont enduré une vie de confusion, d’angoisse et de névrose à cause de l’ignorance dans laquelle elles étaient de leurs spécificités. Croyez m’-en, ça peut prendre des dimensions gravissimes…Voilà, c’est dit.
Il y a des parents à qui la différence fait si peur qu’ils brisent leur enfant en espérant le voir enfin entrer dans la case qui les rassurerait… Le prix de ce « don » peut se révéler absolument exorbitant. Moi qui vous parle, je n’ai par exemple jamais travaillé. j’avais simplement envie de vous le dire, les commentaires de la première page étant fermés. Merci pour votre livre qui m’a servi de repère. J’ai eu l’impression qu’on faisait un scanner de ma conscience. 🙂
Bonjour
J’ai été bien sûr interpelée par la notion d’aisance sociale que vous évoquez. Oui, bien sûr. Pour la plupart d’entre eux. Mais ne vous fiez pas aux apparences… 🙂
…Et je découvre la fermeture des commentaires sur la première page ? Trop nombreux peut-être ?
Merci de votre témoignage, particulièrement précieux. Il permet aussi de prendre conscience de la résilience.
Merci d’avoir accepté de dire.
Bonsoir Joruri,
Je ne suis pas étonnée le moins du monde en lisant votre témoignage… être désocialisé semble être une conséquence de la douance ( impossibilité de communiquer avec autrui car sentiment d’être complètement incompris ), et oui, en effet, le prix à payer est fort. Vous avez de plus vécu des situations très difficiles, ce qui n’arrange pas les choses. Je tenais à vous faire partager mon expérience, car si je n’avais pas eu une famille aimante et une mère compréhensive et câline, si j’avais vécu et enduré la même chose que vous, je serai probablement dans le même cas que vous aujourd’hui.
C’est grâce à une remarque de ma mère, alors que j’avais 16 ans et que j’étais complètement marginalisée ( c’est ma prof principale qui l’a elle même dit, devant la classe entière ) vis à vis des autres, qui m’a fait prendre conscience qu’il allait falloir changer ( impossible, même encore à l’heure actuelle ) sinon, donner le change, pour m’adapter à la société et avoir une vie somme toute « normale ». Je porte un masque presque 24H/24 depuis presque 15 ans, car sinon, je suis asociale. Je n’aime pas me retrouver dans des endroits tels que le supermarché, les pubs, les boîtes de nuit… car toute cette population me déstabilise et me dérange. Impossible également de garder mon sang-froid lorsqu’il y a trop de bruit, trop de personnes qui parlent en même temps. J’en arrive même à faire des malaises, comme si j’étais allergique à tout ça. Le silence, le calme et la solitude me comblent. Echanger avec des personnes qui, je le sais, ne me comprendront pas, devient difficile, m’agace profondément, jusqu’au mutisme le plus total.
Pourtant, dans ma vie de tous les jours, je suis confrontée à beaucoup de monde et me force à rester calme, aimable, souriante… et paradoxalement, le malaise intérieur augmente de plus en plus. Il faut croire que cela fonctionne, car l’image que je renvoie aux autres est plutôt positive. Mais il m’est arrivé de pleurer pendant des heures au travail ( fort heureusement, je suis seule ), car le mal-être était trop puissant. Certains vivent bien leur surdon, d’autres moins bien, certains encore ne s’en accomodent pas du tout.
Fort heureusement pour vous, vous avez trouvé l’amour, et ce merveilleux cadeau que la vie vous a fait vous poussera peut-être plus avant. C’est d’ailleurs tout ce que je vous souhaite, car votre récit m’a beaucoup touchée et j’en suis émue…
Prenez soin de vous, en espérant que votre situation se débloque. Je vous souhaite bon courage pour la suite… et tenez nous au courant !!!
Laynee.
Un jour, pour moi il y a à peine trois mois, un coin du voile sur le mystère de notre être si tourmenté se lève, et la première constatation qui s’impose, c’est qu’il n’y aura ni guérison, ni rémission…Nous N’AVONS pas un surdon, nous SOMMES surdoués. Jusque là à force de médicaments que j’ai fini par connaître mieux que les médecins, j’ai su organiser une alchimie qui fonctionne entre hypnotiques, anti-dépresseurs et anxiolityques. J’ai toujours vécu dans la perspective de guérir un jour… 🙂
Caramba, encore raté , je ne suis pas malade !!!
Sur le moment, j’ai ragé à l’idée que je n’avais fais qu’abraser pour la rendre supportable ma spécificité. De me croire totalement dtraqué m’a totalement détraqué. Du coup, depuis des décennies je gobe des médicaments au point d’être pharmaco-dépendant sans savoir qu’en fait mon moins est un plus et que quelques câlins au bon moment auraient peut-être suffit à faire faire d’énormes économies à la sécu…Décidément, l’étroitesse de la norme semble l’empêcher de comprendre son intérêt bien compris.
Bonsoir Joruri,
Tiens, tiens… hypnotiques, anti-dépresseurs, anxiolytiques… ça me rappelle quelque chose ! Vous n’êtes pas le seul. Même si je ne suis pas pharmaco-dépendante, j’ y ai eu recours ( et parfois encore, car impossible de calmer certaines angoisses venues dont on ne sait où… ). Non, pas malade… bonjour le cadeau, n’est ce pas ?
Salut,
je me découvre précoce, et je me perds un peu sur le net, à la recherche de ma nouvelle identité.
j’ai pleuré à la lecture des pages publiées sur le site, je vais le commander.
à April : c’est merveilleux, cette vision que tu as, tu valorises ta (notre) capacité à t’ (nous) émerveiller, et je trouve cela très beau. Encourageant, aussi.
Mais c’est vrai qu’à 20 ans, la différence n’a pas le même goût qu’à 33 (je parle pour moi, là, je peux pas parler pour ceux qui ont plus…)
La recherche de soi est plus « libre » quand on est étudiant, elle est mieux tolérée.
A 33 ans, il n’y a personne pour vous dire que c’est normal de vouloir faire un truc déjanté (artistique), ni de changer de voie toutes les quelques années.
Et quand on a des enfants, en plus… il est temps d’arrêter d’être égoïste, qu’on vous dit, il y a d’autres priorités que toi-même et tes délires existentiels.
Et moi, je me fichais pas mal de ce qu’on pensait de moi à 20 ans, mais à 33 ans, dans un bled d’où je ne viens pas, sans famille proche pour me prendre les enfants de temps en temps, avec des revenus minables mais une famille à nourrir, à vêtir, à choyer, euh, comment dire, le sentiment d’échec est plus dur à assumer qu’à 20 ans, quand je me payais une paire de pompe à 200 balles et que ça ne me dérangeais pas de manger des pâtes le reste du mois…
Après, j’ai la chance de vivre un homme « normal » qui est tolérant de mes « lubies » et m’apprend à vivre au quotidien. Qui me renvoie certaines vérités à la figure quand j’essaie me me mentir à moi-même ou que je tombe dans l’auto-apitoiement. Et qui lui, a *choisi* de vivre comme nous vivons (sans voiture, sans maison, sans CDI, en goûtant la vie au jour le jour, avec tout ce qu’elle nous offre de beau et de merveilleux).
Avec lui, depuis 10 ans (mes vingt ans ?) j’apprends à assumer ce qui fait partie de moi.
C’est comme si je me retrouvais dans ces pages, dans ces témoignages, et tout cela remonte en vagues d’émotions fulgurantes, me noue la gorge – et voilà que je me livre ici, moi qui ne voulait que dire une chose :
April, avec ta méthode de travail en groupe, tu feras une maman merveilleuse ! Je te souhaite de garder toujours ton enthousiasme et ta fraîcheur, ce respect de l’autre et cette écoute dont tu sais visiblement faire preuve pour gérer les échanges humain, c’est une force incroyable.
Merci pour toutes vos interventions, à vous tous, qui représentez enfin un groupe auquel je peux appartenir !
Cordialement,
N
Bienvenue Noémie 🙂
Bonjour,
Je suis en train de lire ton livre, et je me trouve à la fois touché et concérné par le sujet de l’ « absurdouance ».
J’aimerais partager avec vous mon vécu:
J’ai passé à l’age de 14 ans (suite à des difficultés scolaires) un test de QI non officiel avec un résultat nettement superieur à la moyenne, puis redoublé ma terminale sans me poser de questions sur mon parcours scolaire. Je suis tombé dans un dépendance au cannabis certaine depuis cette age.
J’ai actuellement 23 ans et en effet suite à un voyage à l’étranger cet été, je suis tombé par hasard sur un livre bien connu de vous tous, intitullé « trop intelligent pour être heureux ». Cette inattendue rencontre m’a boulversée. En effet j’ai eu cette impression de lire comme une bibliographie de moi même , enfin plus précisement de me reconnaitre comme jamais avant je m’était appercu ou compris (hypersensibilité, hyperémotivité, vision holistique de mes pensées, désadaptation sociale…) .
Je suis aujourd’hui infimier en addictologie ( La conscience fais bien les choses), et j’arrete le cannabis. Je me rend bien compte que cette substance et cette dépendance m’a permis au fil des années d’inhiber ma potentielle exitabilitée neuronale… Aujourd’ hui ma vie est trés solitaire et je ne partage jamais mes émotions et mes questionnements, les interioriser est assez diffcile à vivre. Je trouve un soutien dans vos ecrits et vous encourage à continuer.
Je me suis enfin décidé à entreprendre des démarches auprés d’un centre CogitoZ. Mais je me retrouve confronté à des questionnements et des doutes incéssents (trés bien résumés dans votre livre) et j’aimerais pouvoir les partager avec des gens les ayants vécus ou capables de les comprendre??? Je suis à la fois tellement pérsuardé de me reconnaitre dans la surdouance et tellement emplis de doutes avant de commencer ce bilan. Je ne me reconnait pas comme quelqu’un d’unique mais comme un être humain différent. Je trouve un réconfort certain dans toutes les lectures et les témoignanges que vous partagez, je vous en remercie.
Ps: « l’intelligence » est à la fois la plus magnifique des choses et la plus difficile à vivre ou à gérer. L’imbecile n’est t’il pas le plus heureux des hommes? ^^ à méditer.
Bienvenue sur ce blog Basile.
Merci de votre témoignage.
Bonjour Basile,
je viens de découvrir ce blog et la lecture des témoignages me fait du bien !
Ton message m’a donné envie d’y répondre, car j’ai un peu le même chemin.
Je me suis toujours sentie différente, études brillantes mais pas exceptionnelles non plus, sentimentd ‘imposture prononcée surtout quand j’ai décroché mon diplôme de doctorat…bref, bien des éléments que l’on retrouve au fil des témoignages.
Puis en 2009, je suis tombée « par hasard » sur le livre « trop intelligent pour être heureux ». Le titre m’a interpellée, même si le sous-titre « l’adulte surdoué » m’a laissé perplexe. La lecture de ce livre a été un choc, une révélation… comme toi, Basile, l’impression de lire ma biographie ; lire la description de mon monde intérieur, tel que je ne l’avais jamais exprimé à quiconque, et quelque part, même pas formalisé à moi-même.
J’avais besoin d’en avoir le coeur net donc j’ai pris RDV avec un centre CogitoZ. Comme je venais de loin, ils ont programmé dans le même RDV l’entretien avec le psy et la batterie de test. Au bout de 30 mn d’entretien, la psy m’a sorti : vous n’avez même pas besoin de faire le test, il est évident que vous relevez de ce type de profil. J’en suis restée « bête ». j’ai quand même passé le test et suis revenue pour les résultats 2 mois plus tard qui ont confirmé le diagnostic. Il m’arrive parfois encore d’en douter, au regard de certaines de mes difficultés, où je me dit que si j’étais vraiment surdouée, j’arriverai sans difficulté à gérer telle ou telle question et que le centre CogitoZ m’avait rendu ce diagnostic « pour me faire plaisir » ou parce que j’avais payé pour ça… Mais je me suis souvenue que dans le livre de Siaud-Facchin, elle évoquait que cette mise en doute après les tests était classique… donc je travaille à accepter cette dimension.
Deux ans après « la révélation », je crois que j’arrive à une autre étape. J’ai eu une scolarité normale, plutôt brillante. j’ai un bon travail, je suis « adaptée »… et je réalise en ce moment que sans renier cette adaptation qui me permet aujourd’hui d’être en relative harmonie avec le monde qui m’entoure, elle s’est sans doute faite au pris du sacrifice d’une partie de mes capacités, ou du moins, d’un renoncement partiel à mon mode de fonctionnement propre. Je crois même que sur certains aspects « j’ai oublié » mon mode de fonctionnement naturel. il est là enfermé quelque aprt, ou du moins restreint. Comme un aigle qui aurait replié ses rémiges pour voler avec les moineaux.
Je ressens aujourd’hui le besoin d’explorer ce fonctionnement qui m’est propre, mieux me connaître, me réapproprier des façons de penser qui sont les miennes, arrêter d’essayer de me plier aux modèles environnants, mais je me sens dépourvue. Il me semble avoir besoin d’aide, d’accompagnement, mais je sais aussi que j’ai besoin d’une aide spécifique, compétente sur ces questions de sourdouement…
Est-ce qu’un contributeur de ce forum aurait des pistes ?
Pour en revenir à ton message Basile, si tu as envie de faire le test, fais-le. Ca ne réoudra peut-être pas toute les questions, mais cela sera un pas de plus sur le chemin de réconciliation avec toi-même.
Amicalement !
Squirel
Bonsoir Squirel,
Je prends la plume (enfin, le clavier…) pour dire que quelque chose m’a interpellé dans votre récit. En effet, j’ai comme vous aussi réussi à m’adapter aux autres, j’ai des ami(e)s, une vie sociale, un boulot… « normalisée » en quelque sorte. Mais à quel prix ! J’ai également cette sensation d’avoir du sacrifier une partie de mes capacités pour être acceptée. Je redécouvre aujourd’hui mon mode de construction et de fonctionnement initial, n’en déplaise aux autres ! Il faut bien dire que la plupart du temps, ma manière de voir les choses froisse les autres, j’avais donc appris à me modérer, à être plus diplomate. Même si je garde une part de tact dans mes propos, je n’hésite plus à défendre mes opinions et mes points de vue. Autre problème dans mon cas, j’ai souvent gardé le silence et fait ce qu’on attendait de moi « pour contenter » mon entourage.
Il est difficile de revenir à son comportement, à son soi initial lorsqu’on a pris l’habitude d’être tel que les autres souhaitaient nous voir devenir. Inutile de rajouter que désormais, certaines discussions peuvent être assez tendues avec mes proches !
Le sentiment d’imposteur touche tous les zèbres, ou une bonne majorité, d’après ce que nous avons pu lire. Je connais bien aussi… en général, cette sensation arrivait souvent après avoir obtenu une promotion à laquelle je ne pensais pas avoir droit, ou pour laquelle je me considérais pas assez expérimentée. Ce n’est souvent qu’en me retournant des années plus tard que je me suis rendue compte, que non, tout compte fait, je n’étais pas si nulle que ça…
Bonne continuation à vous !
… je voulais dire être heureuse 30 minutes, mais mon cerveau est allé trop vite et s’est planté entre 30 minutes et une demi heure.
Et ya un type qui vient de traverser la rue (je l’ai vu de ma fenêtre), en marchant super lentement, les mains derrière le dos, en flânant, dans ce monde ou tout va trop vite, c’était joli.
Je crois que c’est Le Loup (j’aime bien ce pseudo) qui a laissé un commentaire en disant qu’il attendait le prochain bouquin, celui qui expliquerait au monde comment nous on fonctionne.
J’aime pas cette idée.
Mon fonctionnement de surdouée, c’est intime, je veux pas que ça soit vulgarisé.
Et puis c’est pas au monde de nous comprendre et de nous accepter et de s’adapter. Ça ferait de nous une minorité. J’aime pas cette idée.
Tout surdoués que nous sommes, on est au monde.
C’est à nous d’aller vers les autres, de trouver un mode de fonctionnement qui ne nous renie pas tout en nous permettant de prendre place dans le monde.
C’est à nous d’apporter nos différences à l’humanité de telle sorte qu’elle s’agrandisse par nous.
C’est à nous d’être heureux dans ce monde, d’apprendre à être heureux.
Le bonheur pour les surdoués, un défi ? Peut être. Hé, on en a relevé tant d’autres, pourquoi pas celui là ?
Et puis, si on veut que le monde nous donne, à nous de faire le premier don. De tendre la main à l’autre au lieu d’attendre qu’il fasse l’effort de venir.
C’est quoi cette attitude d’enfant capricieux qui reste dans son coin et attend qu’on le comprenne ? Partons comprendre l’autre plutôt. Un autre défi ? Mais c’est rigolo les défis, non ?
Le prochain bouquin ? Être surdoué et épanoui peut être ?
En comprenant les normaux
En nous comprenant
En répondant à nos besoins de lenteur, de calme, de création.
En s’intéressant à tout.
En nourrissant notre intellect
En apprenant à voir le beau du monde
En apprenant la méthode
En acceptant notre différence
En acceptant que les normaux ne nous intègre pas toujours, parce qu’on les déconcerte
En leur pardonnant
En apprenant « qu’il vaut mieux du moyen tout de suite que du brillant jamais » (ma psy)
En construisant notre propre place, y compris dans le monde du travail
En nous pardonnant.
En…
Merci April de ces commentaires très peps ! 🙂
Non, heureusement, tous les surdoués ne souffrent pas.
Quelques uns cependant… c’est pour eux que ce livre a été pensé : pour les rassurer sur le fait qu’ils ne sont pas seuls (ou fous) et que : oui, on peut « faire avec » et même plutôt bien.
Votre témoignage m’a réjouie, vous avez bénéficié d’un environnement qui vous a nourrie et accompagnée et qui vous permet maintenant d’envisager la vie avec tout ce qu’elle a de meilleur (bravo pour l’explication de la séance brainstorming – remarquable exemple de manipulation quand même… mais tout le monde y trouve son compte, et c’est plutôt bien, à mes yeux).
Et vous proposez quelques méthodes pour faire face qui méritent d’être méditées et appliquées !
Bonne route à vous, qui travaillez à relier les mondes ! 🙂
Jpense que jme suis un peu lâchée là… ^^’
Mais je trouve que la vie est tellement merveilleuse que j’ai envie de le partager avec tout le monde.
Particulièrement avec ceux qui sont dans la douleur.
Parce que mon enthousiasme est le résultat d’un chemin qui a été difficile et qui est loin d’être terminé. Que je dois le renouveler tous les jours, et ya des jours ou c’est pas facile.
Être surdoué, ça pose problème pour être heureux, mais ça nous donne aussi les ressources pour dépasser les problèmes.
Il faut avoir confiance en nous.
Et merci pour votre bouquin instructif et touchant =)
Oui, bon, d’accord avec Cécile pour le côté manipulateur du groupe… mais le rôle de la maman est bien d’accompagner ses enfants.
C’est vrai, pas de les emmener là ou *elle* le veut, mais là où *eux* veulent aller.
Mais avec une vision aussi respectueuse du monde, je pense qu’April reste une excellente candidate 🙂
Ton message et sa problématique : être compris par les autres, aller vers eux, les faire venir vers nous…. me fait penser à une série de films qui me touche beaucoup… Les X-men !
Certes, film de super-héros et pas du Bergman (réalisateur dont je n’ai jamais vu les films d’ailleurs !) mais qui me touchaient même avant de découvrir mon côté zèbre. depuis que je le sais, je comprends mieux pourquoi ces histoires de mutants aux capacités exceptionnelles, qui doivent rester dans l’ombre et qui cherhcent à sauver le monde, me frappent en plein coeur, en pleine tête !
je finirais en disant que je me sens résolument plus professeur Xavier que Magnéto ! 😉
Et vous, quel X-men seriez-vous ?
Bonsoir Squirel,
Quel X-men… dans mon cas, je dirai Wolverine, même si je suis une femme ! Pour le côté sauvage, débrouillard, je-me-suis-fait-tout-seul…
Je suis qu’à la page 120 de votre bouquin.
Et je n’ai que 20 ans.
Et j’ai bénéficié de parents juristes avec une rigueur de raisonnement qui m’a permis de développer la méthode et le coté gauche du cerveau.
Et mes parents m’ont aussi donné confiance en mon intelligence en discutant beaucoup avec moi.
Et puis ils ont découvert la catégorie « surdoué » pour un de mes petits frères et du coup on y est tous passés, et je sais que je suis « surdouée » depuis mes 14 ans (‘fin je savais intuitivement que j’étais plus intelligente que la moyenne avant).
Et puis j’ai été considérée comme « à part » de 6 à 16 dans toutes les classes (sauf en 3ème), et je me suis pas mal fait lyncher.
Et de 17 à 19 ans j’ai eu une grande histoire d’amour émotionnellement traumatisante.
Et j’ai voulu mourir, la vie n’avait pas de sens et puis je n’avais pas ma place…
Et puis j’ai vu (et je vois toujours) une psy si merveilleuse qu’on dirait une fée.
Bref, j’ai eu beaucoup de chance.
Parce qu’à 20 ans je me connais bien, je vais me réorienter en fonction de ce qui va me rendre heureuse, l’art (être loin des interactions sociales fatigantes et dans la création permanente, c’est à dire l’agir).
Parce que je sais à peu près canaliser ma pensée arborescente, qu’elle soit rationnelle ou émotionnelle.
Pour la canalisation émotionnelle, j’ai une bonne technique, je me coupe en petit morceau (métaphoriquement). En ce moment, un petit morceau de moi et en stress parce qu’on a un dossier de marketing à rendre aujourd’hui et que c’est quelqu’un d’autre que moi, pour une fois, qui gère la finalisation donc ça sera surement moins bien fait, en plus il avait pas terminé à midi alors que c’est à rendre pour 13h, mais moi je prépare un concours donc je peux pas m’en occuper mais ils se retournent toujours vers moi dans ces cas là et je dois refuser et ça me colle la pression et je me sens coupable et… Ce morceau là je l’ai enfermé dans une boite dans mon esprit. Le cadenas s’appelle : c’est douloureux mais tu peux rien y faire. Et le reste de mon esprit lit, voit qu’il y a du soleil, convoque des sensations et des sentiments positifs… donc je gère.
En fait, convoquer des trucs positifs c’est un long apprentissage (merci ma psy), et au bout d’un moment c’est automatique. Ou en tout cas au lieu de me lamenter ou de stresser mon esprit dit « bon, ma grande, tu vas pas rester prostrée. Donc tu te bouges et tu fais autre chose ». Et je fais autre chose, et ça m’absorbe, et je suis fière de cette autre chose que j’ai fait au final. Donc, ça marche.
Tout ça c’est bien joli, mais j’ai toujours pas dit ce que j’avais à dire : être surdoué n’est pas un poids. C’est comme être blond ou rousse ou handicapé ou albinos ou grand ou petit…. une réalité naturelle.
Il faut apprendre à s’aimer comme on est, comme on nait.
Ma maman dit souvent qu’elle aimerait bien être bête (c’est à dire être normale, en fait) parce que ça doit être reposant.
Si j’étais normale, je ne pourrai plus peindre de la même manière, ni être profondément émerveillée par une jolie lumière dans le bus, ni regarder le monde de la même façon, ni comprendre empathiquement les autres êtres humains, ni trouver cette jouissance en découvrant une idée philosophique nouvelle, ou en déduisant logiquement un chemin de pensée qui me surprend moi même, ni vivre les livres ou la musique, ni être super heureuse pendant une minute parce que j’ai indiqué un itinéraire métro à des gens qui allaient dans un musée…
La vie me semblerait fade sans ça. C’est une chance merveilleuse.
Des fois c’est difficile aussi.
Mais ÇA M’ÉNERVE parce que la perception globale dans ce livre c’est que la vie des surdoués est un calvaire. Et NON, ça PEUT être autrement. Vous imaginez l’image qu’un jeune adulte surdoué a de son avenir en lisant ça ?
Bon, je dis pas que votre bouquin est tout pourri, hein, ya des trucs intéressants, ça fait du bien de lire des trucs dans lesquels on se reconnait, et des idées qui vont me servir à être heureuse et à faire des choix d’avenir en accord avec mon surdouement et ma nature, et le truc de synesthésie c’est vraiment cool, je me demande si on peut éduquer son cerveau à devenir comme ça parce que pour la création ça doit être un plus inestimable….
Je dis seulement que peut être c’est un réconfort pour les adultes surdoués de 40 ans, mais à 20 ans c’est carrément déprimant.
Après, peut être qu’aujourd’hui j’ai l’impression que ma vie va être plus facile parce que je me connait parce que mon surdouement s’accompagne d’une immense capacité à émerveillement, et qu’en fait je me trompe.
Peut être qu’à 40 ans je serai d’accord avec vous et j’aurai vécu dans ma chair ces expériences de surdoués inadaptés à la norme, en décalage…
A 20 ans, je suis toujours en décalage avec les autres.
Quand j’étais petite, je croyais que c’était une histoire de mode, de code sociaux…
Je me souviens, c’était la mode des baggy, alors je portais des baggy-baskets pour m’intégrer sauf que j’avais pas compris que ça n’allait qu’avec un certain type de baskets….
Évidemment, le look n’avait rien à faire là dedans.
J’ai essayé plein de fois de m’intégrer, ça marchait pas alors j’ai pris le contre pied, faire plein de truc plus ou moins choquants, comme ça au moins je saurais pourquoi ils ne veulent pas de moi, et puis je serai exclue mais sur la base de mes actes, avec ma caution et pas selon leur volonté.
Après c’est allé mieux, même si encore aujourd’hui j’ai des comportements borderline
(je m’inquiète pas trop pour ça, un jour ça ira mieux y compris avec le coté borderline, parce que je l’ai décidé. Et ça viendra… quand ça viendra, faut se laisser du temps dans la vie).
Je suis toujours en périphérie, toujours pas souvent invitée en soirée (en même temps au bout de deux heures je m’y emmerde, alors….), toujours mal à l’aise en groupe. Toujours « bizarre », et je ne comprends toujours rien aux codes sociaux. C’est pas grave. Je suis heureuse comme ça, et plus ou moins acceptée dans ma « bizarrité ». Parce qu’au bout d’un moment, les gens comprennent que je suis généreuse et qu’on peut compter sur moi. Parce que je m’applique à montrer que si bizarre que je sois je suis inoffensive (c’est à moitié vrai). Parce que je m’intéresse sincèrement à eux aussi, et parce que quand ils me touchent (par une phrase dite en cours, un geste, un mot d’humour) je le dis, non pas pour y gagner quelque chose mais parce qu’il faut dire les choses belles.
Je crois même qu’il y en a qui m’apprécient vraiment, pour ma bonne humeur, ma fantaisie, mon attention à l’autre…
Y’en a aussi qui m’aiment pas du tout, mais c’est pas grave, je pense pas à eux, et même quand j’y pense je m’en tape, voire je vois en eux quelque chose qui me touche, donc qui me permet d’être tolérante.
Et j’ai même appris à travailler en groupe ! C’était super dur.
Au début je trouvais que j’avais une perception du problème beaucoup plus large que les autres membres du groupe, que leur méthode excluait un tas de données, quand je leurs donnais ces données ils ne voyaient même pas le rapport….
Maintenant je prends les rênes du brainstorming, je note bien toutes leurs idées au tableau et en passant j’en reformule quelques unes pour les tirer vers le concept, je rajoute mes idées… Puis on passe à l’organisation d’idées, là c’est moi qui gère en leur demandant 15 fois si ils ont une idée de comment faire, si ils sont d’accord pour faire comme ça, comment ils voient les choses… Quand ils ne sont pas d’accord avec ce qui me semble logique, je propose un compromis et souvent non seulement ça rend le dossier à rédiger plus attractif (grâce à leurs idées ludiques et peu conceptuelles/ardues), sans trop perdre en cohérence (grâce à moi).
Mon but n’est plus de rendre un travail parfait mais de permettre à chacun de s’exprimer et de prendre son pieds dans son travail en gardant une cohérence.
Et ça marche plutôt bien.
Je suis une surdouée heureuse. J’ai trouvé des moyens de vivre avec mon surdouement. Et de le transformer dans la plupart des cas en atout.
Bon, je dis pas que c’est facile, ni que ça marche à tous les coup.
Et surement qu’apprendre ça à 40 ans ça doit être plus dur qu’à 20.
Mais je vous jure, il n’y a pas que des côtés négatifs, c’est pas un poids, une condamnation.
‘Fin bref ^^’
Dans tous les cas merci d’avoir formulé la vie des adultes surdoués et leur difficultés parce que ça va m’aider à faciliter la mienne ^^
Life is beautiful ♥
Bonjour April,
J’ai dix ans de plus que toi, et je n’ai été diagnostiquée ( pas encore confirmée, c’est en cours ) qu’au mois de février dernier.
Tu as eu de la chance d’être confirmée surdouée à l’âge de 14 ans. Tout le monde n’a pas cette veine. Les surdoués adultes heureux, il n’y en a pas tant que ça… surtout chez ceux qui traînent leur mal-être sans savoir d’où il vient. A partir du moment où un bon psy les acompagne, ça peut tout changer. Mais tente d’imaginer ces milliards de questions qui nous traversent la tête depuis l’enfance ( je prends mon exemple, ce sera plus simple ): A huit ans, j’écrivais des petites pièces de théâtre que je voulais faire jouer à mes copines de classe. Impossible, évidemment, d’où un repli sur moi même ( je ne suis pas normale ? Je ne m’intéresse pas aux mêmes chose qu’elles, pourquoi ? ), au même âge, j’ai eu plus de 19 de moyenne, la première, elle avait presque 20… ( Je suis nulle, même pas capable d’attraper la première place… faut que je la batte ! ). Plus tard, ça a été: pourquoi les autres ne s’intéressent pas ^à ce que j’aime ?
Impossible de dialoguer, d’échanger, de partir sur un sujet qui me passionne sans que quelqu’un me coupe la parole pour revenir à ce que j’appelle des futilités ( le dernier programme de Télé-Poubelle qui va commencer… ).
Alors, oui, tous les zèbres adultes ne sont pas forcément heureux de leur condition, et à un âge où la plupart d’entre nous ont déjà un sacré vécu ( divers jobs, déménagements à l’étranger, diverses rencontres, divers problèmes résolus… ), nous ne savons pas où nous placer par rapport aux autres, car ce foutu décalage est là, sans cesse, mais nous sommes comme privés de quelque chose qui nous est propre, qui nous empêche de nous recentrer.
Ce livre semble prévu pour les adultes non diagnostiqués qui ignorent qui ils sont réellement et quel est leur potentiel. Personnellement, il m’a beaucoup aidée ( il m’a calmée, car ALLELUIA, je n’étais pas seule ! ).
En tous cas, je suis contente de voir qu’une zèbre sois heureuse et vive bien sa surdouance !
Passe une excellente journée !
Laynee.
Je plussoye aux observations d’April quant au fait que je trouve moi aussi que c’est génial de pouvoir voir le monde de cette façon-là !
Est-ce que c’est parce que nous sommes de la même génération à peu près ? (j’ai 25 ans). Pas sûre… Je pense que des adultes qui ont pu appréhender le surdon y trouveront ou y ont trouvé le bénéfice.
Moi aussi j’ai de gros problèmes relationnels, j’ai du mal à trouver des amis avec qui ça roule comme si j’étais à la maison, moi-même je ne supporte pas d’entendre les mastications de mes proches quand on mange et qu’il fait silence, et du coup je pète un plomb et ça vire en dispute car mes nerfs sont hyper tendus et que je suis très énervée (le sketch !!!). J’ai le syndrome du falsificateur et de l’imposteur, je pleure, ma famille n’accepte pas le surdon et pense que c’est une « foutaise », je stresse à l’idée de passer des tests chez Mensa et de ne pas être acceptée, je doute d’être surdouée, bref je vous raconte ma vie alors que je ne connais personne sur ce site et suis donc dans un état d’anticipation anxieuse quant à la portée des mots et à leur réception…
MAIS !!!!!!! Je vois que le ciel n’a pas qu’une couleur et qu’un nuage n’est pas toujours que blanc, je sens les parfums des gens et ça déclenche mon imagination et mes rêveries de voyages, je me noie dans les couleurs des fleurs qui me donnent un big smile parce que tout de même c’est beau !…, j’arrive à percevoir rapidement les troubles cognitifs des gosses avec qui je bosse et comme je teste des trucs ça leur redonne le sourire ! Je danse le soir chez moi et quand la musique me rend heureuse j’éclate littéralement de rire et ça m’envahit ce bonheur intense quand mon corps n’a plus de limites et que je ne réfléchis plus à la façon de faire une belle choré, ou juste parce que le rythme donne le peps et que la joie (même toute seule) me submerge comme une vague qui me soulève les pieds à dix centimètres au-dessus de la terre…
Si je n’étais pas surdouée, je ne connaîtrais pas ces sensations-là, si puissantes. J’ai mis longtemps à trouver ça, car moi j’ai tracé toute seule ma route. Ces moments sont rares, mais provoquez-les une fois par jour ou au moins par semaine : ça compense beaucoup les déboires de tout le reste !
Quand à nos malheurs si partagés et si personnels à la fois, au moins ça fait du bien de comprendre avec le livre pourquoi ils sont là, pourquoi ça nous fait ça. Parce qu’on en a et que peu les comprennent…
A Laynee, April et Emilie,
Effectivement, j’avais un a priori sur le livre de Cécile, et en fait, j’y ai découvert bien des richesses au travers de la souffrance exprimée. Il faut savoir se mettre face à ses démons, pour mieux les combattre.
oui, moi aussi je pense devenir une zèbre heureuse, au fil du temps, à la limite, aujourd’hui cela me soulagerait qu’on me dise qu’on pense que je suis d’un niveau au dessus du lot, qu’on me fasse sentir que je suis différente, en fait les gens me l’ont fait remarquer récemment, et je n’ai pas démenti.
voilà faut s’accepter, meme si on me jalouse, et alors ca ne changera rien alors autant aller droit au but.
et puis, accepter d etre perfectionniste dans la globalité, sans s’attarder sur les menus détails, accepter un quota d’erreurs minime. voilà la clé. A pensée globale, perfectionnisme global.
Ce principe m’aide et me fait devenir plus performante, et les gens s’en rendent compte.
Cricri qui admire le dynamisme des jeunes emilie, laynee et april , ca fait du bien toute cette jeunesse
Bonjour Pelure,
Tu n’es pas la seule à batailler ! Je voulais juste t’envoyer ce post pour te souhaiter bon courage, garde le cap, tu n’es pas seule. Je bataille pour que mon petit frère puisse passer un test, car l’école lui a aussi refusé un saut de classe lorsqu’il était petit, alors qu’à 3 ans à peine, il s’exprimait déjà comme un petit de 7 ans. L’école n’a rien voulu savoir, lui refusait de participer à toutes les activités proposées, il ne se sentait pas à l’aise avec des enfants qui babillaient, quand lui parlait et écrivait déjà.
Aujourd’hui, merci à l’éducation nationale, il est en échec scolaire, tête de turc et n’a que peu de copains, aussi paumés que lui.
Ma mère et moi même avons eu droit à ce genre de scolarité, l’échec en moins. Si ma mère était une élève qui se maintenait à un bon niveau, personnellement, en primaire, je cartonnais, sauf si j’avais décidé que la leçon me barbait. En revanche, tête de turc, railleries, méchanceté, j’ai eu droit à tout.
Une énorme pensée pour toi, en espérant que tout s’arrange. Tiens nous au courant !
Laynee.
Bonjour Laynee
Bien merci pour tes encouragements; pour ma fille, finalement j’arrive à maintenir le cap, elle accepte de rester dans sa classe d’âge malgré les inconvénients, elle fait un tas de choses à côté et si vraiment ça ne va pas, on va demander de l’aide psy (c’est déjà arrivé et ça s’est bien passé, quelques séances et elle était de nouveau en selle); j’essaie d’être à l’affût autant que je peux sans trop l’étouffer (et c’est du sport!). Je crains un peu l’adolescence qui approche à grands pas…C’est vraiment affligeant ce qui arrive à ton petit frère. Tu sais, depuis qu’elle fait du théâtre, ma puce va bcp mieux…c’est peut-être une idée, il y a plein de centres socio-culturels qui en proposent. En tout cas, je suis aussi de tout coeur avec toi et les tiens, bon courage.
Pelure
Coucou Pelure,
Merci pour ta réponse… disons que nous avons bon espoir qu’une fois sorti du système scolaire « primaire », il se prenne plus en charge au collège. Il commence à faire des efforts, à aimer le travail bien fait, mais il nous rend fous… nous craignons aussi le passage adolescent, surtout qu’il en présente les signes depuis ses 8 ans ( il va en avoir 12 cette année ), et qu’il est ingérable. Tête de turc ( des élèves comme des enseignants ), il a grandi dans une ambiance malsaine ( trop de problèmes familiaux ) et est en psychothérapie. Nous avons demandé à ce qu’il soit testé, histoire de pouvoir prendre les mesures adéquates après. Mais c’est long, il faut toujours attendre. Tout ce que je souhaite, c’est que ce petit monstre ne trimballe pas un mal-être profond toute sa vie, comme moi…
Bon courage avec ta fille, nous avons en effet pensé au théâtre, ça lui plairait, mais il est assez indécis.
Tiens bon !
Laynee
C’est ce genre de commentaires répétés pour nos enfants et ceux des autres qui nous ont poussés à créer une école spécialisée dans le Var. Gérée par une association loi 1901 pour que personne ne puisse s’enrichir par la détresse de nos enfants.
Il s’agit de l’Ecole EIP Galilée à Saint Maximin la Sainte Baume.
ecoleeipgalilee.unblog.fr
Les petits zèbres (ou guépard) peuvent s’y épanouir gaiement.
Bonjour Gilles,
Là, j’adhère ! Excellente initiative que la vôtre. Merci à des personnes comme vous qui se soucient des autres et envisagent la différence des petits zèbres comme étant une future force. Si jamais mon petit frère est décelé, je crois bien que je me renseignerai un peu plus sur cet école…
Passez une bonne journée !
Laynee.
Bonjour à vous tous
Je viens de finir votre livre; ai bien pleuré, comme suite à la lecture de Mme . Siaud Fachin. J’en suis venue à faire des recherches sur le surdon suite à des résultats de QI « hors-normes » de ma petite fille (testée à 8 ans à 150, donc plusieurs années d’avance; la directrice de l’école, refuse de me parler de QI et ne veut rien entendre d’un éventuel saut de classe. J’essaie de broder, elle fait de choses à l’extérieur…elle a tout son temps, elle n’a jamais de devoir à faire à la maison, elle fait tout pendant les cours.)Ensuite, en lisant les bouquins, le narcissisme a pris le dessus et voilà que je m’y retrouve, grosses larmes, etc. Suis arrivée en France à 15 ans, au bout de quelques mois parmi les premiers de la classe. Bac médiocre mais ai fini 4ème sur quelque 1500 inscrits en première année de médecine. Joie des parents. Quant à moi, clash total en 2ème année, crises d’angoisse, agoraphobie, ai fini péniblement le cursus sans passer la thèse donc sans pouvoir/vouloir exercer. (Je suis passée une fois à côté de quelque chose qui aurait pu mal finir et depuis je ne veux plus prendre la responsabilité de soigner qui que ce soit). Essaie de toutes mes forces de rentrer dans le moule, voit des psys, avale des tonnes d’anti-dépresseurs et autres benzo. Je finis mariée (le premier qui ait bien voulu de moi, mais martien l’un pour l’autre…), deux enfants , dont une à surdon « sévère » (je cite la psychologue)….à crever de rire/pleurer. Je découvre donc les divers bouquins, je passe les tests Mensa que je rate (de peu, c’est vrai, mais ratés quand même), à la grande joie de mon entourage proche (« ta prétendue intelligence »). Quant au QI, bien en dessous du surdon (122). Celui-là, je n’en ai parlé à personne. La psychologue pense que j’aurai pu mieux faire, mais c’est son avis. En attendant, je bataille au quotidien avec une agoraphobie et une « asocialisation » que mon entourage vit de plus en plus mal, sans parler d’une énergie affleurant le niveau zéro. A force d’essuyer des critiques constantes , on finit par jeter l’éponge. Il n’y a plus que mon psy qui croit en moi, (je vais essayer de le garder un moment, celui-là!) Alors j’écris, de la poésie dont aucun éditeur ne veut,(trop dérangeante peut-être), je fais de la poterie (un peu explosée, certes…) , de la peinture (« mais tu n’as aucun goût! »), je marque « mère au foyer » sur les papiers de l’école pour essayer d’avoir la paix (« décidément, tu n’as aucune ambition »). Alors comment vivre , sans être surdoué ni parano, mais simplement mal, depuis le début; jamais été capable de comprendre comment mes copines/copains faisaient pour « vivre », jamais capable d’intégrer un quelconque groupe(sauf à Mensa, ils sont vraiment chouette, mais au bout de trois tentatives j’ai aussi fini par renoncer) toujours cette foutue hypersensibilité qui rend la vie tellement redhibitoire (« nombriliste » qu’ils m’appellent). Et chaque critique qui arrache les tripes, en silence. Je ne sais même plus si je cherche une quelconque confirmation de mon intalligence (si je prends les bouquins, je m’y retrouve un peu partout, mais tout être humain doué de sensibilité s’y retrouverait, non?). L’intolérable sentiment de solitude, (qui est par ailleurs parfaitement concevable au vu de la simple condition humaine ) et inévitable, est difficile à porter. Peut-être suis-je trop arrogante à vouloir appartenir à la communauté des « zèbres », mais déjà pouvoir parler d’intelligence sans se faire huer, cela fait du bien. Alors voilà, merci pour votre bouquin, pour ce blog et pour votre patience.
Bonjour Pelure,
Une chose intéressante à faire est de passer une évaluation MBTI. C’est très instructif pour décoder ce que l’on est, son mode d’être, ses préférences qui vous rende incompréhensible vs « les autres ». Si vous voulez je peux vous conseiller là dessus, off the record (contact avec une pro du système MBTI, elle même surdouée ayant fait un travail sur elle même hors du commun).
Phoenix
Si Pelure est d’accord sur le principe, je me propose de faire l’intermédiation 🙂
Merci à vous , votre implication fait chaud au coeur. Je viens de regarder ce qu’est le MBTI, (je ne connaissais pas), je suis tout à fait prête à voir ce qu’il en est me concernant.Encore merci .
Bon, alors comment fait-on?
Cécile peut donc faire l’intermédiaire si elle n’est pas débordée.
Attendons donc la réponse de Pelure…
Bonjour !
Je suis en pleine lecture de votre livre et j’avoue que s’oscille entre rire et larmes. J’ai cette nette impression qu’enfin quelqu’un comprend ce que je vis au quotidien. Quel intense soulagement !
Tout a commencé fin août 2010, quand je me suis retrouvée attablée face à deux surdoués décelés petits. Fin de la soirée, le frère et la soeur se regardent et me conseillent d’aller jeter un oeil sur le site de Mensa. Ils me font comprendre que je suis comme eux. Je rigole. Pas pour longtemps… quelques jours plus tard, ma chef de poste et adorable « seconde maman » de 51 ans me demande si je ne me suis jamais sentie à part, en décalage, à l’écart des autres. Je me ferme comme une huître. Et pour cause…
Les souvenirs d’enfance, d’adolescence, de ma vie de jeune adulte affluent très vite. A 5 ans, je voulais être chirugienne, à 6 ans, je ne savais pas expliquer comment j’avais réussi mon exercice de maths, à 8 ans, je tentais vainement de faire jouer la pièce de théâtre que j’avais écrite pour mes deux seules copines, et n’ai jamais compris pourquoi elles n’avaient pas voulu me suivre… cette même année, je décroche un 19,10/20 de moyenne générale, et me retrouve 3ème de la classe. Première réaction de ma part. Je suis nulle, en colère, comment faire pour détrôner la 1ère, qui avait 19,80/20 de moyenne ?
A 11 ans, je me retrouve à l’hôpital à cause d’un ganglion enkysté au cou. Adénopathie maxilaire. Cas rare… Le chef du service stomatologie arrive un matin avec tous ses étudiants, parle de toxoplasmose et autres choses avec lesquelles je n’étais pas d’accord. Du haut de mon jeune âge, je lui ai notifié mon désaccord, pour moi, le développement de cette adénopathie n’était du qu’à une bactérie présente en salle d’intervention lors de l’ablation des amygdales que j’avais subi deux mois plus tôt. Eclat de rire général de la part des internes et stupéfaction de la part du grand professeur… le pire, c’est que j’avais raison.
J’ai voulu être militaire, lieutenant de police, écrivain, puis me suis prise de passion pour la pâtisserie. Des mains en or selon mon prof de pratique, quand mes enseignants théoriques me suppliaient de passer mon bac et de partir à la fac. J’ai grillé dix hommes pour une place dans un restaurant étoilé, ai été nommée chef aux Etats-Unis trois mois à peine après mon arrivée ( c’était quand même une filiale Bocuse… ), ai été manager cuisine en Angleterre. Bien sur, histoire de ne pas compliquer les choses, tout ça en 8 mois, pendant un congé sans solde ( je travaillais dans la sûreté aéroportuaire ).
Le meilleur ? L’impression malgré tout d’avoir manqué quelque chose, d’être incomplète, il m’en fallait toujours plus, tant de choses à voir en si peu de temps…
J’ai pratiqué la danse classique, le karaté, le chant, le synthétiseur, et sans le vouloir, me suis toujours fait remarquée. L’excellence partout où je passais…
Et pourtant… mal-être, sensation d’être la personne la plus nulle de la Terre, mes proches m’ont toujours traité de rabat-joie, d’enfant triste, qui passait plus de temps dans sa chambre à lire, écrire, chanter, faire ses devoirs, regarder des films, qu’à courir les garçons avec des copines.
En décembre dernier, après avoir passé 5 ans dans le chaos le plus total ( problèmes d’ordre familiaux ), j’ai littéralement pété un plomb, et me suis décidée à aller consulter une psy pour connaître l’origine de mon mal-être. Première constatation: je n’avais aucunement besoin de psychothérapie. Je suis tombée des nues. Fin de la première séance, ma psy me dit qu’en effet, les surdoués et ma collègues pourraient bien avoir raison. Je présentais tous les signes de la précocité intellectuelle.
Je suis tombée de haut. Moi qui me dévalorisais depuis tant d’années… comment étais-ce possible ? Au final, après avoir passé plusieurs séances à lui parler de mes projets professionnels ( je suis en train d’écrire des long-métrages pour le cinéma américain ), elle a confirmé son diagnostic, et m’a laissé le choix. Passer ou non le test de QI. Comme la nouvelle version du WAIS arrivait, j’ai attendu un peu. Je le passe dans deux semaines, et je saurai enfin si ce mal de vivre était du à cette particularité propre au fonctionnement de mon cerveau. Et enfin apprendre à vivre avec, sans subir cette différence. Mais plutôt en faire une force…
Merci pour cet ouvrage qui est très explicatif et que je ferai lire à mon entourage pour qu’enfin ils comprennent et s’adaptent à moi, m’aident, plutôt que de compter sur le « pilier » sans cesse…
Mille fois merci…
Laynee
Le WAIS IV est sorti?
Bonjour Ruthenoise
Oui, le WAIS IV est sorti. Je l’ai passé, et maintenant, j’attends la restitution. Je ne sais pas comment était le WAIS III, mais ma psychologue a trouvé la nouvelle version un peu plus difficile. A voir, donc… bonne journée !
Bon… plus moyen de douter ! Et une zèbrette de plus, une !
J’ai lu votre livre cette semaine. Il m’a fait du bien. Je me suis reconnue. Sentie moins seule et compris qu’il n’y avait peut-être pas tant de raisons que cela de porter cet écart comme un fardeau. Je reviendrai. Merci.
Une amie m’a offert votre bouquin. Ok, ok.
Je me retrouve dans presque tout. Savait lire écrire compter à 4 ans. Tests psycho en 3eme = pas con mais excitabilité 10/10 et stabilité émotionnelle 0/10. Tests à l’armée 20/20 partout. Me sentais complètement idiot. N’ai jamais cherché de boulot mais on m’a toujours trouvé. J’appelais cela « savoir saisir les opportunités ». Parcours compliqué entre Thèse de doctorat sciences physique, haute montagne et petites fleurs. Plus poésie, peinture, sculpture, littérature, architecture, ébénisterie, menuiserie… En petites classe, au collège, au lycée, en fac soit dernier soit premier. Le plus mauvais de la classe mais aussi celui qui avait les prix de récitation, de sciences nat et de version latine. Passé mon bac sans aller au lycée, révisé le programme en 15 jours.
Ostracisé au fond de la cour quand j’étais petit. Me sentais différent. Les autres étaient bien, moi idiot.
Parano un peu : j’étais un être artificiel que tous les autres surveillaient comme une expérience.
Savais très tôt qu’il fallait ressembler à l’image que les autres attendaient. Su très tôt qu’on est mis dans des petites cases dont il ne faut pas sortir car sinon on est vu comme un fou. Ai eu du plaisir à faire mal à mes persécuteurs. Mais après cela ne m’allait pas.
Travaillé pour grandes compagnies pétrolières et chimiques et pour l’Université.
Présentations business faites la veille dans le lit. Plantages et réussites. Toujours dans l’improvisation. Suicide et alcool ont mis fin à ces périodes de bonheur portées par l’énergie.
Page 30 : Intelligence corporelle/kinesthésique mais aussi visuelle et spatiale. Un peu moins les autres mais pas absentes. Registre séduction parfaitement développé alors que je ne me vois pas du tout comme cela. Expérience oblige.
Zombie de l’informatique en 1980, acheté premier PC sur le marché. Développé un logiciel en langage machine genre Excel… sur Apple II.
Enorme travailleur tout azimut. Et gros sportif. Bon je pourrais en aligner des tonnes.
Des tonnes de trucs qui m’ont rendu pas heureux. Déposé une tonne de brevets. Parfois capable de grande rigueur pour servir des objectifs concrets. Mais inapte à la comm… pourquoi se fatiguer à expliquer des trucs évidents ?
OK sur page 39 etc.
Grosse remarque : vous tournez autour de la cyclothymie (vous citez Hantouche). J’ai lu son bouquin. La page 39 etc. de votre livre sont identiques à celle d’Hantouche. Troublant, non ? Les troubles binaires sont très souvent associés à gros talents. La cyclothymie étant la forme la plus sympathique… Moi on m’a dit « Cyclothymie, borderline ».
Oui je corresponds au schéma : gros choc affectif petit avec mort d’un frère et battu par ma mère suite à cela.
Suicides à répétition, médicamenteux, avec le plus joli = saut du 5eme étage en étant sûr que je ne me tuerai pas. Ce qui est arrivé. Cause = mes connaissances en comportement des matériaux alors j’ai sauté sur une verrière. Pas fier de moi pour autant. Aucune émotion non plus.
Addictif ? Oui à l’alcool depuis l’âge de 10 ans avec une accélération notable au décès de ma mère.
Où j’en suis ? Sous médoc genre Lithium. Résultat ? Complètement dépressif, atone, au lit tout le temps. Plus d’énergie du tout. Perdu affectif, boulot, fric, santé.
Je suis quasi sûr qu’il y a un facteur héréditaire : sur huit on est grosso modo 5 à être complètement atypiques. Ma sœur jugée inapte à étude supérieure est devenue médecin, puis suicide. Ma sœur aînée n’a pas été à l’école jusqu’en 6 eme et elle est prof d’université reconnue mondialement.
Le plus marrant c’est que les problèmes qui m’intéressent aujourd’hui sont ceux sans solutions : origine de l’univers et pourquoi on existe ???? Bref conceptuel sans espoir. Textes écrits là-dessus. Confirmés après coup par des experts de la question. Rassurant et frustrant. Sauf que j’aime bien les petites fleurs, les couchers de soleil et les femmes.
Je suis un vrai « mec » mais tout le monde me dit que j’ai une part hyperféminine.
Ce qui m’a fait beaucoup rire dans le livre c’est la mention répétée au métier de géologue !!! C’est que j’aurais rêvé faire….
J’aurais des choses à dire sur les pages 155 et suivantes. Mais je suis déjà trop long.
Mes questions c’est
1) où se situe la limite entre caractérisation psy du type cyclothymie etc et surdoué.
2) efficacité et nocivité des traitements de lissage genre Lithium
3) apport du MBTI (effleuré dans le livre page 26) sur la typologie des surdoués. Une stat serait éclairante.
Mon intuition c’est que les borderline et autres sont tous des surdoués…. Avec peut-être des accidents de vie. Dans le fond on peut ressentir les choses différemment selon je ne sais quoi. L’œuf et la poule. Et qu’au fond on tente de soigner les symptômes excessifs alors que ce sont les émotions qui font bonheur. Le prix à payer c’est la souffrance… ou la mort. Mais en effet la vie se termine toujours mal.
Attention au fait qu’associer antidépresseurs et symptômes borderline, voire donc surdoué ? semblent nocifs (suicide).
Il me semble que la participation de C Lançon au blog serait un plus… Voire Hantouche qui me semble un bon spécialiste de la question.
Votre livre me semble une lumière au bout du tunnel que vous avez creusé.
Je cherche du boulot…
Pour ce qui est de vos questions… il reste encore beaucoup étudier (et à faire !) sur le sujet.
Je transmets !
Quant au MBTI je n’y avais pas pensé, même si ce test m’intéresse beaucoup.
« Le prix à payer c’est la souffrance… ou la mort » .. depuis que j’ai lu Watzlawick, j’aime bien essayer de trouver une 3° voie. Ici, je crois sincèrement que la créativité a un rôle très important à jouer. Et puis, bien sûr, le partage. De ce fait, merci beaucoup d’avoir témoigné.
La seule expérience que je connaisse pour traiter un « soit-disant » trouble bipolaire sur quelqu’un de TRES surdoué s’est soldée par un échec catastrophique.
Bon courage pour la suite, se découvrir et comprendre est déjà une grande étape.
J’ai oublié de préciser, traitement au lithium.
Bonjour Ruthénoise, Quelle catastrophe au juste? Ce que j’ai lu et relu c’est la perte de goût et d’émotion. Finalement il semblerait que la « bipolarité » est la seule maladie qu’on regrette de ne plus avoir. La question c’est que sous des symptômes identiques peuvent se cacher deux explications distinctes. Peut-être que les deux sont vraies mais qu’elles s’adressent à des populations différentes. Et donc forcément erreur de diagnostic. Je ne sais pas quelle est la force de l’esprit sur tout cela mais je suis sûr qu’une piste alternative peut nourrir l’énergie de « s’en sortir » par des voies différentes sans médicaments qui tuent. En fait (une redite) si hypersensibilité (et incompréhension naïve et très passive au fond) expose à souffrir de chocs affectifs plus que la moyenne et que cela induit des comportements borderline, la boucle est bouclée et on retombe dans l’histoire de l’oeuf et de la poule. J’aime bien l’histoire de la troisième voie parce que c’est expérimentalement toujours vrai… la question c’est de la trouver!!! Au fond les découvertes se font toujours contre l’avis de « tout le monde ». Pas d’immodestie là dedans. Sympa de pouvoir parler de cela.
Hé, Phoenix, je suis borderline, surdouée et heureuse.
Je t’assure, c’est possible.
Je suis jeune, j’ai une famille certes angoissante-fatigante mais enfin rien de traumatisant et même des trucs positifs aussi, et j’ai une bon psy, ça aide.
Et je suis ni hyper surdouée (seulement 143), ni hyper borderline, ni heureuse tout le temps.
J’apprends doucement l’expérience de la sérénité.
C’est sur que tu pars de plus loin que moi. Et que la vie t’as plus fatigué que moi.
Mais j’ai confiance, je suis sure que tu peux trouver ta place et être en paix.
Le prix à payer, c’est la souffrance ou la mort…
La vie n’a pas de sens, on est un hasard de la nature. Enfin, je pense. La mort est la fin de la souffrance induite par la prise de conscience de l’horreur et l’absurde de la vie, du monde, de la condition humaine (ça, c’est Nietzsche, un type très joyeux). Pour Nietzsche, l’art est ce qui rend la vie supportable.
Pour moi, c’est ce qui rend la vie merveilleuse, c’est le sens que j’ai choisi pour ma vie. Je vais faire des BD, et des peintures, et des illustrations pour livre d’enfants, enfin je vais me battre pour. Ça participera à mon bonheur, et peut être que d’autres gens seront touchés parce que je ferais et ça les rendra heureux aussi.
Le bonheur n’existe pas dans la nature, le chercher ne rime à rien, on ne peut pas le trouver, seulement le créer. Le bonheur est une production de l’homme.
Pendant un an et demi, j’étais dépressive. A échelle d’une vie c’est pas beaucoup, mais ma vie à juste 20 ans. Et puis avec l’hypersensibilité, t’imagines ce que ça donnait… Un jour je suis allée bien. Et puis mal le lendemain. Puis deux jours de suite. Je te jure, je me réveillais le matin je me disais « Oh putain, j’y crois pas, je suis bien là ! ». Puis une semaine. Rechute, et ainsi de suite…. Une fois j’ai été heureuse un mois d’affilé ! Bon, avec des rechutes, mais elles étaient devenues minoritaires !
Depuis, je peux plus aller mal. Je veux dire, même quand je vais mal, je sais que beaucoup plus mal existe, donc que c’est pas vraiment ça être mal, donc que je le suis pas. C’est trop cool.
Jpense que Watz-machin il a oublié quelque chose, c’est l’émerveillement.
Y’a des guerres, des famines, des cons des égoïstes des tueurs en série des viols, des catastrophes naturelles et on n’est jamais vraiment libres et si faible, et c’est si dur de se lever le matin car il n’y a pas de sens et….
Y’a des gosses qui jouent (même dans les champs de ruines et après des tueries) et le soleil et les cerisiers du japon et des petits vieux qui s’appuient l’un sur l’autre pour marcher dans la rue et des épices de toutes les couleurs et des gens qui meurent pour en sauver d’autres, et des gens qui prennent soin des autres et même des gens qui prennent soin d’eux même et la musique et la grossesse, et la nuit si calme et la mer immense…
Bref, c’est pas le paradis ni l’enfer, c’est équilibré. Et plus on apprends à émerveiller, plus on voit de jolies choses, plus même les faiblesses de l’homme deviennent touchantes et non dégoutante, et plus on se remplit d’amour et plus on a envie de le partager par la création ou par le dialogue (et la création c’est de la philo et de l’art mais aussi en inventant des objets qui facilite la vie, en écrivant des bouquins qui aide à se comprendre, en conduisant bien quand on est chauffeur de bus pour créer un rythme qui berce les passagers…).
J’espère que mon expérience, si jeune soit-elle te sera un peu réconfortante.
Le mot de la fin appartient à Voltaire : « J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé »
« Le mot de la fin appartient à Voltaire : « J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé » »
ah, voilà qui me plaît, c’est en effet la solution à laquelle je reviens toujours quand je ne trouve plus aucun sens à cette absurde vie de marde : je ne sais pas ce que je fous ici, mais accepter d’y être et être heureuse en dépit de tout, est encore le meilleur moyen pour que ce soit le moins pénible, tout simplement.
Le plus dur c’est pas donner du sens a la vie, de toute facon ca c’est simple et on peut lui donner le sens que l’on veut. Il existe meme les religions, du pret-a-porteren quelque sorte
Le plus dur c’est de cotoyer tous ces cons de sous-doués, le francais moyen abruti en gros, (qui reagissent de facon animale et en en gros n’utilisent par leur cerveau), ceux qui regardent la telerealité et cyril hanouna (je comprends meme pas comment on peut rire avec un tel niveau de cretinisme absolu, moi je peux pas, bien que j’ai beaucoup d’humour), de constater que la société n’est finalement que rapport de force a tous les niveaux (que la morale devrait etre releguée au fonds des livre de philosophie surtout dans la société francaise actuelle), que la justice n’est que le reflet de ces rapports de force et l’expression du pouvoir, que l’etat francais est la pour servir lui-meme et certainement pas le citoyen , que tout le monde est manipulé (ici le surdoué en sera plus conscient) .
Pour le surdoué c’est une experience douloureuse sans parler du fait qu’il sera marginalisé, entre autre pour sa clairvoyance. Beaucoup d’employeurs choisissent leur employés pour leur docilité ou meme leur cretinisme (par exemple Henry Ford, qui a inventé le fordisme, choisissait ainsi ses ouvriers)
Par contre le surdon est clairement un avantage dans certaines situations, meme si on se base sur l’aspect survie.
Par ailleurs n’oublions pas non plus que voltaire avait un profond mepris pour le peuple francais et combien on peut le comprendre !
.. mais Voltaire est il un exemple en soi ?…