Le surdon par l’exemple (5) – Les adultes surdoués au travail

En octobre 2011, Mensa Ile-de-France recevait Arielle Adda qui s’exprimait sur le thème des surdoués au travail.

Elle explique (entre autres)  comment l’intuition peut parfois être une spécificité embarassante dans le monde professionnel.

3 thoughts on “Le surdon par l’exemple (5) – Les adultes surdoués au travail

  1. Bonsoir et surtout Merci !

    Qu’il est bon de vous lire ! Je viens d’être détectée à 47 ans ….. Aussi je comprends mieux maintenant pourquoi toutes ces petites réussites et ce sentiment d’être « à côté », « perchée », « bizarre » et détestée.

    Enfin je commence à comprendre le pourquoi du comment sans lequel la vie n’a aucun sens ! Vos commentaires me permettent d’avancer plus vite.

    Bonne soirée à vous.

  2. Arielle Adda nous dit : « Aux enfants qui s’ennuient, on dit « attends, plus tard ce sera plus intéressant, tu seras avec des gens qui te ressemblent« … et ça peut arriver et c’est merveilleux« .
    Eh bien, j’ai un bac + 8 depuis plus de vingt ans, et j’attendrais encore de rencontrer mes semblables, si je ne fréquentais pas, depuis fin novembre 2011, le tchat du Loup… 🙁

    Je crois ne pas m’être ennuyée à lécole, mais je me suis mortellement ennuyée au collège et plus encore au lycée, et quand je suis arrivée à la fac, quelle cruelle déception !! Alors que j’allais en fac de bio car passionnée de sciences naturelles, pensant atteindre enfin ce continent magique de connaissance et de passion de la nature, plus des trois quarts de mon emploi du temps étaient occupés par de la physique, de la chimie, des maths… Et, surtout, aucun appel à notre curiosité, notre sens critique ; mais des cours magistraux distillés par de lointains profs devant des amphis remplis de centaines d’étudiants désabusés, des TD et TP dirigés par des enseignants-chercheurs pas pédagogues pour deux sous et généralement peu enclins à nous parler de leur métier…
    Pire, peut-être, par dessus tout, aucun-e, mais absolument aucun-e de mes collègue étudiant-e-s n’aimait la nature comme je l’aime, aucun-e n’était botaniste en herbe comme moi, ne connaissait les oiseaux ou les insectes… (si, j’exagère : un seul, durant toutes ces années, il avait un an d’avance et faisait médecine en parallèle…) Quelle cruelle désillusion…

    Et quand, enfin, il m’a été donné d’approcher le milieu de la recherche, ce fut pour constater que chez les chercheurs comme partout ailleurs, le % de vrais passionnés était infimes et que, là comme partout, la connerie humaine régnait en maître…

    Arielle Adda nous dit aussi « Les gens doués ne savent pas se vendre » oui, bouhouhou… 🙁

    Et « La vérité vous rendra libre » : voilà pourquoi il importe que les personnes qui se supposent hp trouve tout moyen à leur convenance pour acquérir la certitude qu’ils sont bel et bien hp, avec tout ce que cela implique dans leur vie quotidienne.

    Enfin, ce que dit Arielle Adda de l’intuition dans la fin de la deuxième vidéo est parfaitement exact, je l’ai longuement vérifié, malheureusement c’est encore trop souvent méconnu, même par les hp eux-mêmes, je trouve.

    Merci Cécile pour ces deux vidéos 🙂

  3. Bonjour et merci pour tous ces témoignages et ces illustrations de Mme Adda (elle loue aussi des voitures 🙂 ?)

    Je reconnais à travers ces mots mon parcours et l’isolement qu’ont provoqué précocité et sur-don… Et ce jusqu’à ce qu’enfin, je trouve ma voie: une voie qui était pourtant si évidente! Trop peut-être…

    Un don qui n’avait jamais été vraiment clairement établi jusqu’à ce que j’en fasse moi-même à la fois l’expérience et la démonstration.

    Je ne m’accomplis vraiment que dans la création et je n’ai qu’un regret (mais étais-je prêt!?) c’est de ne l’avoir pas expérimenté moi-même bien avant.

    Je me suis fait virer de partout: j’étais totalement rebelle à toute autorité (qui ne me semblait pas légitime dans la mesure où j’avais parfaitement conscience que ceux qui me brimaient étaient très souvent bien moins performants que moi-même).

    Sauf un enseignant, à l’université qui me mettait toujours la moyenne en classe d’écriture (je suis compositeur) en disant « on ne sait jamais, imaginons qu’on découvre un peu plus tard que tu étais un génie, je n’aurais pas l’air d’un idiot moi à t’avoir mis de mauvaises notes »… Mon travail ne rentrait pas dans les cases, il n’était absolument pas formaté (et ne l’est toujours pas) mais il gardait toujours quelque-chose qui lui « parlait », qui trouvait une sorte d’écho en lui…

    Je pense que dans la plupart des cas de « surdoués » les activités artistiques semblent être une voie favorable car elle échappe (maintenant) à tout formatage arbitraire des esprits et des esthétiques…

    Courage à ceux qui souffrent encore. Cherchez, sans relâche, sans a priori, sans idée préconcue par des masses de personnes dont l’esprit est parfois trop étroit… Gardez en toute circonstance une liberté de penser, sans jamais pour autant vous estimer superieur (le travers facile) à vos interlocuteurs. Simplement DIFFERENT.

    Rémy

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