L’épigénétique

Non, ce n’est pas la génétique d’une certaine variété de céréales.

C’est l’étude de la modification des gènes en fonction d’un environnement (adaptation à une famine, à une sécheresse, à une maladie, par exemple, qui provoquent une mémorisation génétique, et une transformation qui se transmet… et peut ensuite disparaître parce que devenue inutile).

Cette discipline est née au début des années 1940. L’étude du génome en a relancé l’intérêt.

A mes yeux, elle permet de réconcilier tous ceux qui, depuis longtemps, se sont affrontés pour savoir si le surdon était inné ou acquis.

2 thoughts on “L’épigénétique

  1. Pardonnez moi mais je ne comprends pas vos allusions ici. En quoi les concepts de l’épigénétique permettent ils de réconcilier l’inné et l’acquis sur le concept du « surdon » ? C’est à dire que là je ne vois pas encore ce que voient vos yeux…
    A moins que ce ne soit juste une proposition de dissolution du problème (inné versus acquis) ?

    Bien à vous,

    LL

    1. Vous avez assez plutôt bien résumé : « proposition de dissolution du problème (inné versus acquis) » me convient bien 🙂
      Voici ce que j’ai lu récemment dans « Les Enjeux – Les Echos » de janvier 2011 – p35 : « le génome s’accompagnerait d’un « épigénome », sorte d’intermédiaire entre les influences extérieures et la matrice génétique, qui jetterait alors un pont entre inné et acquis. Situé au sein de la cellule, il serait capable d’agir sur l’ADN (ou son expression) sans l’altérer, mais rendrait aussi « héréditaires », pour un temps, certaines de ces influences sans pour autant les inscrire sur les chromosomes. […] Le génome « écrit » le texte de la vie, l’épigénome le « lit », l’interprète. […] On sait désormais que la plupart des maladies multifactorielles dépendent à la fois de facteurs génétiques et environnementaux. »
      A la lecture de cet article je n’ai pu m’empêcher de faire un rapprochement avec tout ce que j’ai lu sur le surdon.
      – Il y a de l’inné dans le surdon (architecture et « cablage » du cerveau).
      – L’apprentissage favorise la neurogénèse (à tout âge si j’ai bien compris)
      – Ce dernier point confirme l’importance de l’environnement pour la stimulation cérébrale (tout comme faire du sport est bon pour se muscler)
      Le surdon ne peut s’épanouir que s’il dispose des bonnes conditions pour ça : non seulement l’environnement qui ne le condamne pas, mais aussi la culture (au sens culture physique, l’exercice)

      … Je me suis demandé si, grâce à l’épigénétique, on ne pourrait pas constater un marquage héréditaire (lequel ?, aucune idée) dans les lignées d’artistes, de scientifiques, de sportifs (de créatifs spécialisés dans un domaine précis). Je me demande si certaines aires cérébrales ne pourraient pas être modelées d’une façon ou d’une autre (ceux qui vivent dans ces familles apprennent à vivre, à apprendre, à penser, selon des règles propres – ceux qui y sont extérieurs ont parfois du mal à le vivre).
      La dernière phrase de mon billet était un peu assertive… Pour autant, j’ai le pressentiment qu’il y a une piste à suivre (qu’en ont à dire les russes qui ont une collection impressionnantes de cerveaux qu’ils ont analysés ? ont-ils procédé à des études longitudinales de la sorte ? je sais que la fin du système soviétique a permis la publication de beaucoup de recherches sur le cerveau, je serais intéressée de savoir si (et dans quelles directions) la recherche a continué depuis).

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