Les adultes surdoués – quel rapport à l’identité ? Rapport à la norme ? Handicap ? Don ? Et après ?

Voici une vidéo réalisée par Mensa Pays de Loire en octobre 2013

Monique de Kermadec (psychologue, psychanalyste et auteur de « l’Adulte surdoué – comment faire simple quand on est compliqué ?)
et Catherine Besnard Péron (thérapeute et coach, auteur de « Pistes narratives Pour faire face au sentiment d’échec personnel et professionnel « )
présentent leur vision des adultes surdoués.

Intensité, complexité, sensibilité sont des fondamentaux.

L’accent est porté sur l’idée préconçue que surdon signifie réussite significative et même réussite académique.
Il est aussi rappelé avec vigueur que le surdon n’est ni un handicap ni une pathologie

40 thoughts on “Les adultes surdoués – quel rapport à l’identité ? Rapport à la norme ? Handicap ? Don ? Et après ?

  1. Bonjour,

    j’aurais pu écrire le commentaire de Charline 🙂

    J’ai 37 ans. L’année dernière, un psychologue m’a dit qu’il pourrait être intéressant que je me penche sur la question du HPI. Ma première réaction : quelle idée saugrenue ! Je ne m’étais jamais posé la question.

    Je ne suis jamais senti particulièrement intelligent, peut être plutôt l’inverse.
    Après un an a repoussé le WASP, je me suis lancé, assez stressé et tendu : résultat HPI (non scolaire, hétérogène : je n’ai pas exactement ce que cela veut dire). Bien sûr ce n’est qu’un chiffre, mais je n’arrive pas à voir encore les implications que cela peut avoir pour le futur et surtout sur ma vie déjà passé.

    Surtout moi que l’on a catalogué comme lent à apprendre avec beaucoup de problèmes de rédaction. Je commence à me rendre compte que le regard des gens de mon entourage ne m’a pas aidé ou plutôt déconstruit.

    Je suis également bipolaire diagnostiqué et traité. Il y a beaucoup de caractéristiques, similitudes entre les HP et les bipolaires. Cela a compliqué et rendu plus confus mon approche à la douance.

    Alors voilà, pour l’instant je suis dans le flou. Ce forum n’apporte pas de solution, mais cela rassure et je me sens « moins seul ».

    Bonne continuation à vous

    vincent

  2. Bonjour.
    Merci beaucoup pour toutes ces infos intéressantes et ces vidéos.
    J’ai 20 ans. On m’a « diagnostiqué » HP il y a seulement quelques jours. Le problème : je suis tellement perplexe que je n’y crois pas, ça me paraît tellement impossible, moi qui me suis sentie toujours moins intelligente que les autres. Mes amis proches m’ont toujours aidé dans mes grands problèmes de confiance en moi à tout point de vue, notamment au niveau de l’intelligence, mais HP? Ils sont un peu étonnés aussi. Je suis un peu déboussolée, en relisant des témoignages et des caractéristiques et je me reconnais dans presque tout, l’hypersensibilité, le fait d’être extrême dans tout, d’avoir des traits presque bipolaires, le perfectionnisme, bref tout laisse penser que les tests ne mentent pas et pourtant je n’arrive pas à me rendre à l’évidence, j’ai tellement du mal qu’il m’arrive d’éclater en sanglots en y pensant tellement je ne sais plus quoi penser. A la fois, ça explique beaucoup de choses, de difficultés que j’ai toujours vécues au niveau scolaire, social ou affectif ou ma personnalité étonnante mais d’un autre côté, j’en fais quoi moi? La psychologue m’a fait un discours de « se trouver soi même » etc. d’une demie heure et c’était bien beau à entendre, mais j’en fais quoi moi de cette info concrètement? « Trouver sa voie », oui, mais c’est ce que je fais depuis toute ma vie, il me semble!
    Comment premièrement accepter ce haut potentiel?
    Comment ensuite l’exploiter au maximum pour le mettre au profit d’une vie heureuse?
    Comment gérer ma confiance en moi?

    1. Bonjour Charline

      On ne saurait déployer quoi que ce soit sur la seule recommandation de vous trouver vous-même.
      Ca marche bien sûr par essais-erreurs, en apprenant à mieux se comprendre et à mieux maîtriser des outils dont on dispose mais qu’on utilisait d’une façon inadaptée.
      Ca se façonne peu à peu aussi, on n’est pas dans le fantasme du grand voile qui se déchire et de la vie qui change du tout au tout.
      L’accompagnement est donc essentiel pour répondre à toutes vos questions, vous aider à explorer en confiance et de façon construite et surtout « réajuster » votre vue de vous-même 🙂 (Rappelez vous, le surdon ne « fait » pas tout, il faut donc déterminer aussi les blessures de la construction identitaire)
      Bon cheminement ! 🙂

    2. Bonsoir Charline,

      Au début de cette découverte, on passe pour toutes sortes d’émotions, c’est quand meme un chamboulement psychologique.

      Mais, enfin, meme si Cécile dit bien que cette douance ne va pas résoudre tous vos problèmes, elle va etre un précieux allié , pourvu que vous sachiez bien l’utiliser.

      Et ca viendra assez vite, avec l’expérience, les tâtonnements, les erreurs, l’obstination.

      Car oui, meme si on se fait rembourrer dans le genre : oui toi on sait que tu sais tout bla bla bla…., il va falloir apprendre à vous forcer à savoir votre vrai fonctionnement. Car cette douance, elle s’exprimera toujours (refoulée ou conscientisée).

      Et meme si vous vous sentez ravagée quand on vous renvoie dans votre coin, croyez moi les bonnes habitudes reviennent toujours et la douance avec, normal : cette douance fait partie intrinsèquement de votre fonctionnement.

      Meme si l’image du grand voile est un peu péjorative, il est néanmoins vrai que vous allez sans doute dans les semaines à venir, vous rappeler certains souvenirs : situations, réflexions de l’entourage….. et là immédiatement vous allez comprendre pourquoi à l’époque vous n’aviez pas pu expliquer ces réflexions, et ces situations vécues mais non expliquées.

      Bon courage Charline,

      et meme si vous ne vous croyez pas intelligente comme vous dites, vous avez cette particularité, qui ne demande qu’à vous servir, et qui peut dans certaines situations, vous donner une avance sur les autres.

      Cricri

      1. « meme si Cécile dit bien que cette douance ne va pas résoudre tous vos problèmes »
        Précisions : le surdon n’est pas l’alpha et l’oméga des problèmes personnels auxquels on peut être confronté(e), de même qu’il ne peut à lui seul être à l’origine de performances remarquables (faut faire quelques efforts…)

  3. Bonsoir,

    A Stéphanie 12 mai 15h23

    Madame, JE vous comprends (si vous saviez comme votre message résonne en moi)…

    Non toutes vos souffrances viennent à la fois des violences de votre enfance, et aussi de votre douance qui a exacerbé ces violences.

    Oui on peut se re-découvrir vraiment après la découverte de cette intelligence hors normes. Il faut du temps, il faut la laisser vivre , il faut se dire, lui dire : voilà maintenant tu peux t’exprimer, tu peux te faire confiance.

    Les émotions ne sont pas parties : simplement elles se fraient un chemin, maladroit, malvenu parfois, car vous vous autorisez ENFIN à les exprimer, mais pas encore complètement.

    Et comme tout est exacerbé chez les surdoués, ces émotions sont désordonnées et disproportionnées. Pas facile à gérer effectivement, et épuisant physiquement (moi aussi plusieurs jours pour m’en remettre, il faut gérer on n’a pas le choix). Cela dit les autres ne le remarquent pas forcément, à part des signes de fatigue type lendemains de fete, quand on n’a pas dormi de la nuit et que notre cerveau n’a fait que cavalcader pendant des kilomètres ….. virtuels (!)

    Courage Stéphanie, et donnez nous de vos nouvelles. S’exprimer sur un blog, ca aide aussi.

    Christèle (qui a fait la muette pendant des semaines avant d’oser affronter Cécile – je plaisante…..)

  4. Bonsoir Cécile,

    Quelle joie de retrouver cette vidéo sur votre site (c’est moi qui anime la table-ronde)… Merci encore de votre site et de partager toutes ces données. Merci aussi pour les témoignages émus, émouvants, brisés, résilients, remplis de rage et d’espoir qu’il fait émerger.

    Bien à vous,
    Caroline

      1. Bonjour Cécile, Bonjour Caroline

        Je rebondis sur votre remarque car je viens tout récemment de la regarder. Vos interventions à toutes les trois étaient justes, lumineuses, concentrées et pertinentes. Je me demandais toutefois si nous ne pouvions pas aborder la spécificité HPI avec plus de gaieté, de joye(a)useté. Parce que finalement, tout ce que vous dites ne sont que des bonnes nouvelles, alors pourquoi ne pas se réjouir – aussi – de la belle aventure qui s’en vient ?

        1. Bonjour Corine

          Je suis entièrement d’accord avec vous sur l’importance de vivre le surdon légèrement.
          Et il est vrai que nombreux sont certainement ceux qui le vivent bien.. et les gens heureux n’ayant pas d’histoire, on n’en entend pas parler…
          Mais il y a les cabossés, ceux dont la construction identitaire a été fragilisée, et pour lesquels le surdon « vient en rajouter une couche », surtout s’ils ne savent pas qu’ils sont surdoués.
          Alors, avant l’étape de la légèreté, il y a d’abord celle de la reconnaissance par soi-même, qui n’est pas gagnée d’avance. Le déni est parfois bien ancré (et ceux qui sont dans le déni ne hantent pas ce blog ou en tous cas n’y laissent pas de traces).
          Bien souvent, la reconnaissance s’accompagne bien sûr d’un soulagement.. mais bien souvent aussi de l’expression d’une souffrance : « si j’avais su plus tôt ! » ou encore « mais moi je ne vois que ce qui ne va pas ! »
          … Il y a parfois aussi une expression de crainte. On parle souvent d' »apprivoiser » ou de « dompter » le surdon, ou encore tout simplement de le « maîtriser ».. quand on a une construction identitaire fragilisée, il me semble logique d’exprimer des appréhensions, un moment de doute, un sentiment d’impuissance.
          Et à qui le dire ? Avec qui partager ?
          C’est vrai, c’est ce genre de réflexion, de doutes, qu’expriment souvent ceux qui viennent sur Talentdifferent et osent dire : au moment où ils découvrent, pendant qu’ils s’efforcent de comprendre ce qu’il se passe.
          … Mais il y a aussi ceux (et je les en remercie infiniment), qui témoignent aussi que oui, « ça vaut le coup » : je pense à Laynee, à Solstice d’Hiver, à Lechalote, et Tournevis qui n’ont pas hésité à témoigner plusieurs fois… en priant ceux auxquels je ne pense pas, mais qui ont témoigné dans le même sens, de bien vouloir m’en excuser. Ce sont autant de petits cailloux qui aident à comprendre de quelle façon on peut avancer, mais surtout qui aident à se rassurer sur le fait qu’on peut avancer.

          Il importe que la toute petite lumière, là-bas au fond, puisse grandir.
          Quand on est au jour, en général, la première chose qu’on veut faire, c’est d’oublier les mauvais moments pour profiter pleinement de la vie.
          Mais encore faut il arriver jusqu’au jour, et jusqu’alors, le doute et l’anxiété sont toujours présents.
          Les billets publiés sont autant d’aide à la réflexion, car accepter le surdon, c’est aussi et d’abord s’accepter soi. Et quand on a une image de soi dégradée, s’accepter soi est un vrai défi.

          Je crois que Talentdifferent est un lieu de partage qui permet à ceux qui doutent et souffrent encore, de trouver le courage d’avancer.

          1. (re)Bonjour Cécile,

            Merci de votre longue réponse. Je m’étais mal exprimée. Je ne plaçais pas ma remarque du côté du HPI, mais bien du côté des thérapeutes au vu de la vidéo. Mettre tout simplement de la gaieté et de la légèreté dans nos pratiques n’enlèvent rien à l’empathie, bien au contraire je crois.

            1. Alors sur ce point, entièrement d’accord !
              D’où l’importance de pouvoir être accompagné(s) par quelqu’un qui .. maîtrise le sujet 🙂

          2. Bonjour à tous

            C’est mon premier message sur ce site que je consulte depuis novembre dernier.
            Je tiens à vous remercier pour les références et vos témoignages qui me sont une aide précieuse dans mon cheminement de zébré.
            J’ai sur ma table de chevet votre livre Cécile que je consulte quasi quotidiennement.

            J’ai débuté en février 2013 un travail avec une psychologue et psychothérapeute suite à une situation de violence contre ma meilleure amie.
            Au fil des mois, j’ai découvert que j’étais surdouée. Toutefois, je pense que toute mes difficultés ne sont pas dues à ma zébritude.
            « Revisiter mon histoire » en psychothérapie m’est important car je découvre petit à petit toutes les blessures vécues dans mon enfance.
            Je me demande toutefois si on peut vraiment découvrir son identité quand on est surdoué et qu’on a passé toute sa vie (naissance jusqu’à ce jour) sans vivre et exprimer ses émotions qui sont à la base de la construction de soi il me semble.
            J’essaie de vivre petit à petit des émotions mais que c’est difficile car je suis alors complètement  » débordée par la vague émotionnelle ». Il me faut plusieurs jours pour m’en remettre.
            Je voulais juste exprimer aujourd’hui cette souffrance car j’ai l’impression que personne ne me comprend.

            Merci Cécile d’avoir créé ce site pour que chacun puisse exprimer ses difficultés et être aider si possible.

            1. Merci de votre message Stéphanie

              Et aussi de votre questionnement.
              je vous encourage à parcourir les billet consacrés aux réflexions d’Andrew Mahoney.
              Effectivement, il est important de ne pas penser que le surdon fait une personnalité, mais bien de comprendre que celui-ci est un élément de la construction de la personnalité.

              A vous lire, j’entends l’expression d’une blessure narcissique – vous entendrez certainement parler de faux self à un moment ou un autre… – c’est ça qu’il me semble important de travailler d’abord… et vous verrez ensuite, peu à peu la façon dont le fait d’être surdouée a coloré la construction ce votre personnalité jusque dans ses failles.
              Ce n’est pas le fait d’être surdoué qui fait souffrir – c’est de devoir endurer une souffrance accrue quand on grandit sur des bases fragilisées.

  5. Un nouvel article grand public sur les adultes surdoués, trop succinct bien sûr, mais qui dit l’essentiel me semble-t-il et sort des clichés d’antan, assorti de qqs commentaires débiles et hargneux, mais aussi qqs réactions soulagées.
    Son auteure dit avoir ouvert un forum, dommage qu’elle n’en profite pas pour signaler ce qui existe déjà ?
    À lire ici http://www.lexpress.fr/styles/psycho/caracteristiques-de-l-adulte-surdoue-et-si-vous-l-etiez-sans-le-savoir_1318509.html

    1. A propos de cet article de l’Express.
      Avec un titre de paragraphe du style  »un bagage génétique héréditaire », ne conduit-on pas à penser qu’ il y a de facto
      1) un géne de l’intelligence ?
      2) parents surdoués= enfants surdoués ?
      Dans l’état actuel de la recherche, 1 et 2 sont faux: il n’ y a pas plus de géne de l’intelligence qu’il n’y a de géne de l’idiotie et il n’y a pas de corrélation systématique entre un ou des parents surdoués et un ou des enfants surdoués, parfois oui, parfois non pas du tout, même si sur plusieurs générations d’une même lignée, il peut se retrouver plusieurs surdouéEs.
      Par contre, oui, pour l’aspect neurophysiologie, dans l’état actuel des connaissances.

      Enfin, pour la comparaison avec les voitures … peut mieux faire, car si c’était une simple question de mécanique, certainement que l’on n’en ferait pas tout un flan !

      My 2 cents
      Chan

      1. Ben justement, la comparaison avec la voiture me parle tout à fait, avant de passer le test j’avais même précisément la sensation d’avoir un moteur de Porsche dans une carrosserie de deuche (et c’est pour élucider ça, que j’ai passé le test) et justement c’est à peu près ça que le test a mis en évidence, un QI très hétérogène (perceptif et vitesse tout à fait moyens, mémoire et verbal très élevés).

        Pour le reste, les affirmations de Chan me paraissent bien excessives, en tout cas j’attends des références scientifiques. Tous les hp que je connais vont par familles entières. Rien n’est jamais à 100 %, mais de même que la stature ou la couleur des cheveux, il n’est pas illogique que la structure du cerveau soit partiellement transmissible et avec elle son type de fonctionnement ?

        1. @Tournevis

          Pour les réf. scientifiques, en F., vous les connaissez autant que moi Tournevis, je pense: de Kermadec, JSF, ce qu’on peut trouver dans les congrés virtuels de Mensa avec P. Vendame par ex. ou A. Adda ou encore,  »plus excentrée » mais tout aussi intéressante R. Hazan, pour ne m’en tenir qu’à la problématique des adultes surdouéEs qui est celle qui m’intéresse plus particulièrement.

          Pour ce que vous appelez « les familles entières« : bien sûr, vous ou moi pourrions en citer, tout comme nous pourrions citer des exemples uniques, des fratries avec unE seulE surdouéE. Pour les scientifiques, elles/ ils notent et quantifient, tout au mieux, de  »fortes probabilités » que dans une même famille et sur plusieurs générations, existent plusieurs surdouéEs, mais pas  »systématiquement » était là mon point.

          Vous écrivez :  »il n’est pas illogique que la structure du cerveau soit partiellement transmissible et avec elle son type de fonctionnement ? » OK, Tournevis, peut-être, pourquoi pas ? mais vous avez une formation de scientifique et vous savez bien, tout comme moi, que la logique en science ne suffit pas, il faut des recherches avec des centaines de sujets en cohorte, sur plusieurs années, des études factuelles cf  »evidence based studies », validées par des pairs , pour pouvoir affirmer des corrélations certaines, parceque répétées et quantitativement/qualitativement chiffrées/analysées au fil du temps.

          Vous savez tout cela autant que beaucoup ici si vous suivez l’actualité scintifique des recherches.

          Pour la comparaison avec les voitures, ce qui me semble manquer là, et pour moi une des pierres angulaires de notre existence, c’est la question des émotions, des hyper sensibilités si souvent problématiques dans leur gestion pour les surdouéEs , question qui est pourtant indissociable du paramétre vitesse de traitement, qui pour moi n’est finalement que secondaire dans ma vie.

          Merci Tournevis de m’avoir donné l’opportunité de préciser mon point de vue.
          Au plaisir,
          Chan

    2. Bonjour,

      Je suis Québécois et vit en Europe, j ‘ai juste une question fondamentale : Où trouve-t-on en France ou au Québec un psychologue compétent pour des adultes avec un handicap comme la dyscalculie pour une passation de test de QI ?
      Merci pour toutes infos !

      1. Logiquement, tout psychologue qui connaît bien son métier est au fait des difficultés que rencontre un dyscalculique.
        L’association Résodys devrait pouvoir vous aider à en identifier un en FRance.. et qui sait au Québec ?

        Bon courage 🙂

    1. @lechalote
      Non, en fait, je pense que vous ne vous êtes pas trompé de rubrique, lechalote.
      C’est un très beau, très fort et très subtile film: sur quand tout peut basculer, soudainement, quant la maladie et son symptôme agissent comme signal qu’il faut prendre soin de soi, revoir et si nécessaire changer tous les fondamentaux de sa vie, de son identité, au travail mais aussi les rapports à soi-même et aux autres. Incluant la finalité de la vie, l’honneur, l’honneteté, la confiance en soi et aux autres, l’entraite, la dignité, l’espoir.
      Un très beau message que j’encourage tout le monde ici à « méditer« 

      Merci encore lechalote et bon vent !
      Chan

      1. Merci Chan 🙂 Je l’ai trouvé sur le forum adultes surdoués en faisant des recherches sur le burn out. Je me demandais si ça n’était pas en train de m’arriver. Mais non. J’ai juste dit stop à une situation proprement invivable pour moi, pression, bêtise, « bullshit job » dont le sens se perd dans les process, et désastre humain. Aller chaque jour faire quelque chose qui n’a strictement aucun sens pour moi, même avec un bon salaire, je ne peux pas en fait. Je ne suis pas en dépression, je ne suis pas en burn out, le signe que je ne suis , c’est que dès que j’arrête ce cirque, je revis. Si j’avais continué par contre… pas dit que je n’aurais pas craqué comme le personnage de l’histoire. Je ne désespère pas de trouver la bonne entreprise pour moi, les bonnes personnes avec lesquelles travailler. Au moins le temps d’être prête pour ouvrir mon cours de yoga/massages 🙂

    2. Ayé, je l’ai regardé. Très beau film. Je continue de me demander qui sont les malades, quand même…
      Et pourquoi parler de maladie pour certains troubles qui ne sont pas des maladies ? Il me semble que le burn out n’est pas plus une maladie qu’une jambe cassée, c’est un accident de la vie, non ?

      1. J’irais même plus loin que ça. Non seulement ce n’est pas un dysfonctionnement et encore moins une maladie, mais je pense que c’est l’inverse, le signe que l’être humain fonctionne parfaitement bien au contraire, même à l’insu du mental, et que notre corps et notre cerveau peuvent nous donnent l’ordre de nous reconnecter à nous même, en allant contre notre mental qui voudrait nous pousser à continuer dans une direction qui n’est pas bonne pour nous. Sont classées en maladies mentales nombre de troubles qui viennent du rejet de cette société ou de son éducation par l’individu, et cette classification ne fait que l’enfermer dans un symptôme . Je pense à la bipolarité notamment, qui est une maladie créée par l’occident pour les yoggis, qui enferme les gens dans une case, et qui peut vraiment être gérée complètement différemment si on la prend sous un autre angle qu’une camisole chimique et un bon enfermement en HP.
        Je viens de dire stop à mon job, pour les gens c’est une forme de suicide. Ils ne comprennent pas que c’est le contraire exactement : je reprends ma liberté, on a qu’une vie bon sang de bois. Je ne vais pas la passer à essayer de m’habituer à un système inepte dans lequel les gens sont en souffrance permanente si je peux faire autrement quand même! Mais comme ils sont incapables de comprendre je leur ai servi la soupe du burn out, ça, ça leur parle. Bon, je vais quand même dire un truc ou deux au sujet du harcèlement aussi, coups de fils de22h à 23 h de mon chef, remise en question de toutes mes décisions, mails le dimanche, mise en échec, abus de pouvoir, j’en passe. Juste histoire de repositionner un peu le débat.

          1. Tu sais quoi, le terme « maladie mentale » me semble intéressant en lui-même quand j’y pense. Le mental est un outil, certes important, mais il n’est qu’un outil à NOTRE disposition, pas un maître qui doit nous diriger. Nous sommes malades de notre mental quand il n’est pas à sa place, et il ne l’est vraiment pas dans nos sociétés, puisqu’on lui laisse prendre tout le pouvoir sans jamais s’écouter (c’est mal de s’écouter, et là on peut faire une thèse aussi). C’est bien notre société toute entière qui est malade de son mental. Suffit d’essayer de méditer ne serait-ce que 2 mn pour s’en rendre compte. Je pense aux gens qui ont plusieurs personnalités par exemple, il y a des endroits où on les laisse vivre avec cette différence, on respecte ces différentes personnalités dans un même individu. C’est une différence, pas une maladie (bon OK, pas forcément confortable à vivre pur personne, le cas est extrême). Mais voilà, on aime pas du tout les différences en occident (les HP le savent bien de l’hostilité qu’ils affrontent depuis l’enfance). Il faut é-ra-di-quer la différence pour maintenir le système (flagrant en entreprise, encore plus dans les boîtes américaines).
            Bef, toussa pour dire : c’est bel et bien notre société entière qui est malade de son mental, et comme elle a érigé ce dysfonctionnement en norme, elle trouve chaque jour de plus en plus de « maladies mentales », c’est celui qui dit qui y est, CQFD…Bref, comme l’a fort bien dit Krishnamurti: « Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale que d’être bien adapté à une société malade ». Pardon, heu, je me suis un peu emballée 🙂

    3. Un excellent et bouleversant témoignage sur le burn-out http://www.franceculture.fr/emission-les-pieds-sur-terre-%C2%AB-burn-out-%C2%BB-le-combat-d-ilma-2014-01-06
      C’est hallucinant que, en cas de burn out, les médecins ne proposent pas mieux que deux ou trois semaines d’arrêt maladie. Et aucun accompagnement, bien sûr. Rien qui empêche l’entreprise de harceler son salarié en congé. Selon la personne qui témoigne, aux Pays-Bas on propose un arrêt de plusieurs mois. Ailleurs, on cherche à le prévenir, en France le burn out n’existe même pas… La France, toujours en retard, c’est fabuleux. Heureusement que les Français sont les meilleurs, et les plus heureux… Quel déni massif ! C’est terrible. Quelle honte…

  6. Merci encore pour ce magnifique lien. Chaque temoignage nous fait avancer un peu plus… Mais des questions persistent:
    – chercher ce qui nous fait plaisir : comment se decider alors que la curiosite est la regle fondamentale? Et comment etre heureux quand cette fichue de lucidite est archi- presente? Peut etre un objectif plus realiste ( ou des objectis) : faire la paix avec soi- meme, apprendre la patience ( quelle challenge!) et surtout se faire confiance a soi- meme meme face aux  » mamouths » ( les differents systemes : de sante, education, etc)..
    J’attire particulierement l’attention sur mon experience personnelle avec le systeme de sante: l’hypersensibilite n’est pas seulement un concept theorique et qui se resume a des gouts, odeurs, etc… Mais ca va au – dela, jusqu’a la tolerence des differentes molecules des medicaments… Classee comme hyper-reactive aux medicaments, je me pose carrement la question sur l’adequation entre les traitements developpes pour la moyenne de la population et les specificites ( morphologiques et autres) des surdoues… D’autant plus que la science commence a entrevoir des preuves de cette specificite…
    J’espere que cela pourra aider…
    Et une autre idee: j’etais a la recherche d’un guide, de la maniere d’un dictionnaire pour expliquer le monde a la fois aux surdoues ou /et a ceux qui les entourent ( parents, conjoints, amis) de la maniere de ce qui a ete fait aux Etats-unis sur les autistes.. Pour expliquer les deux mondes… Car cela pourrait aider a casser les barrieres et aider au rapprochement… Je n’ai rien trouve pour l’instant…

    1. « Mais ca va au – dela, jusqu’a la tolerence des differentes molecules des medicaments… Classee comme hyper-reactive aux medicaments, je me pose carrement la question sur l’adequation entre les traitements developpes pour la moyenne de la population et les specificites ( morphologiques et autres) des surdoues… »
      Je suis moi aussi assez sensible à certains médicaments (apparemment surtout ce qui touche le système nerveux, comme par exemple les anesthésiques dentaires ; en fait, je ne prends plus de médicaments allopathiques depuis des années, sauf rarissimes exceptions, et la peur au ventre du coup), je me pose cette même question de l’adéquation entre les dosages médicamenteux préconisés et ceux qui nous conviennent ; du temps où le tchat était actif, l’an dernier, nous étions un certain nombre à faire ce même constat.

  7. Je n’ai pas eu affaire aux médecins du travail, mais j’ai pu échanger avec mon ancienne manager, avec qui j’avais des relations assez ouvertes, un jour qu’elle tentait de me décortiquer, et notamment sur l’aspect « sensibilité » (quel fourre tout ce mot), et elle a bien compris (mais certainement HP aussi).

    J’ai envie de vous faire part d’une réflexion également. Il me semble que ceux finalement chez qui je rencontre le plus de réticence à parler de ce sujet sont ceux qui ont été détectés enfants, et qui n’ont pas été suivi visiblement où à qui ça n’a apporté aucune solution. C’est surprenant. Quand on leur parle de de douance et que ça les gonfle, ils font tomber le couperet : « J’ai passé tous ces tests enfants », sujet clos, pour toujours. On sent que pour eux, pas question de se replonger là dedans, blocage total, vous serez gentil de laisser ce sujet à la porte en entrant. A chaque fois, on a l’impression d’une violence qui leur a été faite. J’ai été détecté, il ne s’est rien passé, c’est une perte de temps qui m’a fait considérer comme un enfant bizarre sans m’apporter aucune solution, je me suis débrouillé tout seul merci, je ne veux plus rien avoir à faire avec ça.
    C’est absolument vrai pour chacune des personnes testée enfant avec qui j’ai pu échanger (et ils finissent toujours par me lâcher ça à la fin pour que je me taise enfin), le blocage est mille fois plus fort que chez ceux qui n’y connaissent rien.
    Il y a encore beaucoup à faire pour accepter cette différence comme un atout…

    1. Ah oui ! j’ai l’impression que j’ai répondu à côté de la plaque ce matin 🙂 …

      Alors que j’avais fait part à mon médecin du travail, il y a un peu plus d’un an donc, de mon questionnement au sujet de ma « douance ».
      Elle (la dame médecin du travail) m’avait répondu quelque chose du genre (mais c’est flou, j’étais quand même pas mal shooté) « ma soeur m’a appris à lire quand j’avais 4 ans », et puis elle m’a conseillé de lire B. Cyrulnik pour la résilience.
      Elle m’a aussi fait voir le psychiatre du travail, pour lequel les concepts de « surdoué » étaient étrangers me semble-t-il.

  8. Vers la fin de cet échange vidéo, est posé la question du rôle de la médecine du travail pour aider les surdouéEs adultes. Et comment former plus de professionnelLES dans ce domaine.
    Est-ce qu’ici quelqu’unE a effectivement eu affaire à ces médecins là et comment cela a t-il abouti ?
    Merci de votre témoignage.
    Au plaisir,
    Chan

    1. @Chan :
      J’ai eu affaire lorsque j’avais été mis au placard suite à mon burn-out, avec une personne qui m’était très toxique (du type persécuteur qui cache bien son jeu par des attitudes obséquieuses surtout devant la hiérarchie).
      C’était il y a un peu plus d’un an. J’avais des soupçons quant à une probable « douance » me concernant. Mais j’étais complètement à la ramasse, avec doses de mammouth d’anxiolytiques, de somnifères et d’antidépresseur. Sans parler d’addictions…
      Dans le passé, lorsque j’étais en effort permanent de sur-adaptation, j’ai toujours eu peur pour ma carrière. Je pensais que c’était une faiblesse d’aller voir le médecin du travail, et que cela pouvait nuire à ma carrière. Je suis resté longtemps dans ce schéma de pensée. Jusqu’à ce que fasse mon burn-out et que je me dise « de toute façon tu n’as plus rien à perdre ».
      Donc lorsque j’ai eu des arrêts assez longs et une reprise à mi-temps thérapeutique il y a … je ne me souviens plus tellement j’étais mal… presque 4 ans… le médecin du travail a par la force des choses été informé de ma dépression dont je n’ai jamais caché (au médecin du travail) le facteur déclenchant : un chef pervers qui m’a poussé à bout jusqu’à l’effondrement dès lors qu’il a compris que je voulais changer de poste.
      Bon. Je vais donc voir le médecin du travail il y a un peu plus d’un an, un jour où je fond les plombs car je n’en peux plus de mon placard avec le persécuteur (qui n’est pas mon chef, mais un collègue qu’on ma collé pour travailler avec moi dans le placard).
      Le médecin du travail m’a bien reçu. Une dame apparemment très compétente. Elle a, je le suppose fortement, pesé sur la balance pour appuyer mon changement de bureau. J’ai alors rejoint une équipe sympa, et cela a été le début de ma renaissance.
      Malheureusement ce médecin du travail est parti (Plan de Départ Volontaire) et n’est pas vraiment remplacée. Cela contribue d’ailleurs à augmenter les risques psycho sociaux… Mais business is business, la rentabilité pour les actionnaires est prioritaire ! Et la concurrence avec le spectre de la faillite de l’entreprise qu’on nous agite sournoisement justifient les mesures mises en places !
      Bon allez, je digresse, et de toute façon je n’ai pas d’autre choix que d’essayer de rester dans cette entreprise … Alors, je la boucle…

  9. Binz, voici une phrase qui vient de me faire monter les larmes aux yeux : « Et si j’étais, MOI, un problème? Ca ne peut pas être les autres, donc c’est forcément moi le problème ».
    Combien de fois me suis-je dit ça?
    Exactement dans ces terme là.
    C’est la compréhension de mon fonctionnement,accepté deux ans après le test, qui me fait m’autoriser à aller vers ce que j’aime.
    J’ai entendu aussi « La réaction de surprise de l’autre face au raisonnement qui fait douter de soi ». Tellement de gens et de managers notamment détestent être surpris, ne doutent pas que ce soit eux qui ont raison, puisqu’ils ont été promus, et s’érigent en donneurs de conseil et d’ordre (« tu devrais te former la communication », auquel on s’abstient de répondre : « et toi tu devais te faire greffer un cerveau, connard »), alors qu’ils n’ont rien compris de la situation, des problèmes qu’ils créent eux même.
    Voir, savoir, bien avant les autres, être traitée d’impulsive, fragile ou de folle alors qu’on a juste détecté les signes bien avant les autres.
    Je ne peux plus, je ne veux plus jamais avoir à subir ça. Je vais avoir 7 mois de repos, certes, mais je ne veux plus jamais qu’un abruti pétri de contentement avec le QI d’une huitre vienne me harceler sous prétexte qu’il mouline à deux à l’heure et refuse de se remettre en question pour obliger les autres à rentrer dans son petit moule étriqué dot il ne sort que des gens cassés.
    Plus jamais, jamais, jamais, on a qu’une vie, et moi, vraiment je n’en peux plus de subir ça.

  10. Cécile,
    OUPS… j ai le sentiment que cette vidéo a été tourné pour mon fils no 2 ( notament la question de la suradaptation, qui à un moment a « craqué »)
    merci de l avoir mise en ligne: j en apprends des choses!
    carole

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *