L’intelligence ? De quoi parle-t-on ? La difficulté du diagnostic

Mensa Pays de Loire a organisé en octobre 2013 un « Intelligence Day »

La vidéo ci-dessous met en présence Perrine Vandamme, aux côtés de Catherine Besnard Péron et des psychologues Pascaline Lemonnier et Violaine Verschoore.

Côté psychologues,
Violaine Verschoore et Pascaline Lemonnier insistent sur l’importance qu’il y a à regarder au delà des seuls résultats de tests, de savoir les interpréter, mais aussi d’écouter et d’observer les patients qui passent leur test : énergie, volubilité, vocabulaire… autant d’indices qui signent le surdon.
Pascaline Lemonnier évoque l’intérêt du K-ABC à côté du WISC / WAIS qui favorise le diagnostic différentiel.

L’accent est mis sur les comportements qui viennent perturber l’identification du Haut Potentiel, à côté des difficultés d’apprentissage assez bien repérées.

Les interventions viendront avec beaucoup d’utilité compléter les billets rédigés par Stéphanie Aubertin sur le sujet des tests de QI et que certains d’entre vous ont déjà lus.

Côté psychiatres,
Perrine Vandamme présente sa pratique psychiatrique, rappelle combien les psychiatres sont démunis sur le sujet du surdon, les questions qu’elle s’est posée face au surdon, sa façon d’aborder la souffrance, son souci de faire le tri entre causes et effets, de discerner réalité psychiatrique et effets de la souffrance générée par un surdon incompris.
Elle évoque aussi l’importance pour elle de prendre le temps d’écouter l’histoire de son patient, de le mettre en perspective, de l' »écouter à deux niveaux » : ce qui est dit, et l’interaction qui résulte de l’échange entre le thérapeute et son patient.

39 thoughts on “L’intelligence ? De quoi parle-t-on ? La difficulté du diagnostic

  1. Merci Cécile,
    Le psychiatre va certainement se mettre en relation avec eux;
    je poursuis ma  » quete » de compréhension( les articles de Webb, m ont beaucoup aidé 🙂 )…et au sujet de  » l intelligence, de quoi parle t on ? », savez vous si il existe des liens sur  » HP et transgressions de la loi »( ceci concernant le père de mon fils, HP non diagnostiqué, mais véritable  » génie » de la manipulation,s organisant des vies multiples,montant des schémas de ponzi hallucinants, jamais condamné, car trop intelligent pour laisser derrière lui des preuves…)
    Merci, por tous les liens que vous mettez ( notament » « HP et maltraitances infantiles » john Hopkins university), qui me font réfléchir sur les pistes éducatives
    carole
    PS: depuis le  » diagnostic » HP, je trouve que mon fils va mieux 🙂

        1. tournevis,
          merci pour le lien…effectivement, prendre des risques, entrepreneur,relever un défi, etc…ça me rapelle des souvenirs; je peux simplement témoigner que  » HP et délinquance », c est de la nitroglycérine ! après, bien malin qui pourrait distinguer ce qui relève de l inné et de l acquis
          Mon fils ( qui n est pas du tout délinquant), a le meme  » don » que son père, de savoir avant vous meme, ce que vous allez penser, et comment vous allez réagir;
          un jour que je m inquiétais pour lui, de ce qu il pouvait vivre, avec les ados de sa classe, il m a répondu: » maman, ils sont tellement faciles à manipuler… »: no comment
          cordialement
          carole

          1. Je vois très bien…
            Pas de « délinquants » dans ma famille, mais des manipulateurs (mon père est assez doué pour les magouilles parfaitement légales :() et un de mes fils est du genre, heureusement un « bon fond » et éduqué par deux parents foncièrement honnêtes, est-ce que ça suffira ? (mes gds-parents aussi, étaient foncièrement honnêtes…) J’essaie de ne plus m’inquiéter pour lui et de voir le bon côté des choses : il est débrouillard et sait toujours où est son intérêt, il ne sera pas du genre à se faire marcher sur les pieds 🙂

          2. Bonjour Tournevis,
             » magouilles légales », c est toujours mieux que si c était pire 🙂
            un jour, mon fils nous dit, ( à nous, pauvres « parents », très très honnetes 🙂 ): mon dieu! comme vous etes prévisibles! heureusement, il a bon fond…
            cordialement
            carole

          3. Légales, mieux que si c’était pire, oui, certes, mais légal ne veut pas dire légitime… et ça peut faire pas mal de dégâts, en fait, sans recours pour se protéger puisque c’est légal… donc faut se débrouiller seule, et c’est pas toujours évident.
            Joyeux Noël quand même 🙂

    1. «  PS: depuis le » diagnostic » HP, je trouve que mon fils va mieux 🙂  »
      Voilà une nouvelle qui fait plaisir 🙂
      Et qui confirme que simplement la vérité, savoir « qui » on est, quel que soit ce « qui », est une nécessité vitale.

  2. Merci à tous de vos témoignages et interventions,
    OH! il y a eu consultation et examens auprès d un grand  » ponte  » hospitalier spécialiste du sommeil: diagnostic: décalages de phases( objectivé par l enregistrement électrique de l activité cérébrale sur 24 h) entre sommeil profond et paradoxal, d étiologie inconnue: traitement mélatonine( précurseur du sommeil); c est vrai qu il a gagné environ 2h, mais ce ne fut pas miraculeux non plus
    résultat, nous avons, mon mari et moi  » martyrisé » ce gamin depuis 3 ans pour qu il aille quand meme à l école , et se lève…bien souvent, il titubait, et s endormait en cours ( car il n avait dormi que 2 h), et l école m appelait pour venir le chercher; du coup, il n e pouvait pas passer dans la classe supérieure, et a fini par atterrir dans une structure pour « ados dont on ne sait pas quoi faire! »
    Au moins, dans cette structure, il est écouté, et on a cessé de lui dire qu il est fainéant, et tutti quantti: il faut dire qu il détonne par son comportement empathique, sa bonne volonté,son humour, avec d autres qui n ont pas les memes problématiques, plutot, violence , deal, conduites borderlines, etc
    mon mari ( qui l élevé depuis 10 ans), et moi, essayons d etre à son écoute, ( calins à volonté à sa demande), et beaucoup de calins aussi à notre chienne….
    difficile de raconter en quelques lignes une histoire familiale très complexe , mais comme beaucoup ici, famille avec de nombreux HP, mon père ( THQI), mes 2 autres enfants( demi fratrie, cetainement HP non diagnostiqués, vu leurs parcours scolaires totalement fulgurants)
    cricri, j éspère que vous  » tiendrez le coup »
    carole

  3. bonjour cécile,
    maman d un adolescent HP, celui ci présente des troubles du sommeil, depuis sa paetite enfance( vraissemblablement majorés par des violences paternelles : plus de droit de visite depuis qu il a l age de 5 ans); ces dernières années , il a vu psychiatre+ neuro( décalage de phases du sommeil paradoxal et profond , traitement à la mélatonine); il est actuellement déscolarisé ( il a toujours été en échec scolaire+ dysorthographie et dyyslexie) car il ne peut pas s endormir avant 4 ou 5h du matin, ne pouvant  » émerger », que vers 13 ou 14 h, et se plaignant de fatigue constante
    l aspect HP, n a été découvert que récemment
    de vous meme ou de vos recontres, ces pbs de sommeil sont ils fréquents? je suis très perdue, car visiblement, aucun spécialiste, ne semble réellement  » savoir »
    merci par avance de votre réponse…
    carole
    PS: je retrouve, chez mon enfant, et ce, de façon très  » marquée », ce besoin d avoir un contact physique ( très bien décrit dans un autre article)

    1. Bonjour Carole

      Merci de la confiance que vous témoignez à la communauté de ce blog en posant cette question.

      Je ne suis pas thérapeute et ne voudrais pas parler pour tous. je sais que nombre de surdoués ont des problèmes de sommeil (sur son site SENG, James Webb signale que, sans qu’on sache pourquoi, 20% des enfants surdoués ont besoin de très peu d’heures de sommeil – tandis que d’autres ont besoin d’une dose plus élevée de sommeil que la moyenne et que ceci sera valable toute leur vie)

      Pour ce que vous me racontez, il me semble qu’à côté des difficultés de construction identitaire, il est possible que votre fils s’ennuie, ou ait du mal à se fixer sur une activité qui l’intéresse vraiment. L’ennuie génère en effet la fatigue (et la dépression qui lui est associée).

      Peut-être faut il envisager aussi la notion de dépression existentielle ? A l’adolescence, je pense que ça peut très bien arriver.

      1. J’ai entendu dire (je ne retrouve plus où) que les adolescents ont un rythme de sommeil différent de celui des enfants qu’ils ne sont plus ou des adultes qu’ils ne sont pas encore, et qu’il est normal pour un ado d’être décalé, endormissement tardif (2-3 heures du matin) et lever tard (ce que malheureusement notre société ne respecte absolument pas, les obligeant à vivre en décalage complet avec leurs besoins, après on se demande pourquoi ils sont tout le temps fatigués…) Une fois que j’ai su ça, j’ai laissé faire mes ado quand il n’y avait pas classe et ils ne se couchaient jamais avant deux ou trois heures du matin, probablement plus tard parfois (mais moi, je ne tiens plus à ces heures-là). Et, spontanément, ça a fini par passer. Encore récemment, mon plus jeune fils, 18 ans, me rappelait que ça ne servait à rien qu’il se couche trop tôt car il n’arrivait pas à s’endormir avant bien plus tard (quand il a classe, j’essaie qu’il se couche vers onze heures parce qu’il doit se lever à 6 h le lendemain) Mais bon, au moins il n’est pas sur son ordi…

        Personnellement, j’ai toujours été « petit dormeur », actuellement je me contente de six petites heures de sommeil. Enfant, j’ai eu pas mal de troubles du sommeil, malheureusement ma mère (hp aussi) est du genre gros dormeur et j’ai passé d’innombrables heures à m’ennuyer dans mon lit ou, pire, à tenter de surmonter seule mes angoisses existentielles. Du coup, j’en ai acquis une sorte de phobie du sommeil, repoussant le plus possible l’heure terrible de retrouver ces angoisses. Concernant votre fils, il est possible que les violences paternelles passées génèrent des angoisses, dont il n’est pas forcément conscient, qui ressortent au coucher ou dans son sommeil et lui font repousser l’heure du coucher ?

        Jusqu’à cinq ans, je me réveillais en hurlant plusieurs fois par nuit, et un de mes trois fils (tous hp) a fait pareil, je n’en connais pas la raison, je suppose trop de choses à gérer et qui s’expriment sous forme de cauchemars ? C’est passé tout seul, à cinq ans, pourquoi ? Mystère… Mon père (hp aussi) est également du genre petit dormeur et, ado ou adulte, je le croisais souvent dans la cuisine à des heures inavouables alors que ma mère et mes soeurs dormaient profondément depuis longtemps.
        Bébé, mon fils aîné nous en a aussi fait voir de toutes les couleurs, et j’ai plusieurs ami-e-s dont les enfants (de toute évidence hp) ont des nuits difficiles ; la légende familiale rapportait, des décennies plus tard, les efforts désespérés de ma famille paternelle pour faire dormir le bébé que fut mon père dans les années 30… Bref, oui, ça a l’air « normal » d’avoir des pbs de sommeil quand on est hp. C’est assez traumatisant pour la famille, mais je ne sais vraiment pas s’il existe des solutions ? Sinon assurer le plus de sécurité possible au petit hp, tellement sensible ? Mais aussi de stimulations ? Mais pas trop non plus…

        Pas réservé aux hp, un site très intéressant pour en savoir + sur le sommeil http://www.sommeil-mg.net/spip/-Test-duree-du-sommeil-
        Grâce à ce site, j’ai redécouvert que je suis couche-tôt et non couche-tard comme je le croyais (fuite du sommeil par anxiété). Quand on est « petit dormeur », dormir trop peut fatiguer ! Savoir cela m’a changé la vie, cela faisait des années que les toubibs me disaient que je suis fatiguée parce que je ne dors « pas assez » alors que non, ce serait plutôt le contraire (si je m’oblige à essayer de dormir +, je suis ensuite complètement vaseuse et ma journée est fichue). Et me coucher tôt me réussit clairement beaucoup mieux que me coucher tard, pour un même nombre d’heures de sommeil.

        Voilà, simples témoignages. Et je plussoie Cécile pour l’ennui : l’adolescent est un être grégaire et actif, si votre ado est trop seul et n’a pas trouvé une activité qui le passionne, il est possible que l’ennui le fatigue ? Cela dit (facile, pas cher, de dire tout ça), je n’ai pas de solutions (difficile, cher, les solutions ;)) Peut-être qu’il manque de contacts physiques ? Lui procurer un animal comme un chien ou un chat ? L’encourager à pratiquer un sport de contact ?

      2. Bonjour Cécile,
        je viens de commander votre livre ( que j attends avec impatience…); en parcourant le sommaire, quel choc: impression que vous  » listiez » les caractéristiques de ma famille, HP, handicap, suicide, dépression, sensation d a-normalité, etc…
        je crois que j ai beaucoup de choses à apprendre, et à repenser
        bonne journée
        carole

    2. Bonsoir Carole,

      Ah ces insomnies, c’est récurrent, en tout cas pour moi.

      Mais comme le dit Cécile, à certains moment on peut faire plusieurs nuits écourtées d’affilée, et puis connaitre aussi d’autres périodes de sur sommeil.

      dans mon cas, je n’arrive meme pas toujours à expliquer pourquoi je ne dors pas, soit je me suis ennuyée la journée, soit j’ai des soucis, soit j’investis un évènement dans un tel positif ou négatif, que ca part en vrille.

      Il suffit d’une pensée récurrente, une seule, et c’est parti.

      Parfois, aussi, j’ai l’impression de rever toute la nuit : et le matin d’etre épuisée (car je peux en faire des kms en une nuit dans ma tete…..).

      Tout est question de sentiment, de sensibilité, déclenchée pour pas grand chose.

      J’ai les yeux cernés parfois, une mine épouvantable, mais personne ne sait pourquoi.

      Le corps n’arrive pas toujours à suivre : j’ai un souci en ce moment depuis plusieurs semaines, et mon corps a tout pris (je suis sous traitement pour un système digestif complètement déglingué). Et voilà

      Et à l’adolescence on s’en pose des questions….

      Bon courage

      Cricri (qui espère toujours tenir le coup mais qui commence à s’impatienter , là….)

    3. @Carole,
       »je suis très perdue, car visiblement, aucun spécialiste, ne semble réellement » savoir »« 
      Avez-vous écouté la vidéo ci-dessus offerte ? Parceque ces spécialistes savent réellement. La question du sommeil y est aussi abordée, pas comme problème mais comme rythme différent, comme toute différence des surdouéEs adultes et + jeunes, à respecter.

      Chan

      1. Le problème, c’est que des spécialistes comme ça, il n’y en a pas partout, je n’ai pas encore trouvé dans ma région ; celle avec qui j’ai passé le test est très bien pour la passation, mais pas pour le reste 🙁

    4. Bon, il semble que c’est Mary Carskadon qui a fait ces études sur le sommeil des adolescents, mais je ne retrouve pas l’article qui parle du décalage horaire des ado, lié à un pic de production de mélatonine plus tardif que chez les adultes.

        1. Bonjour Supernova,
          Eh bien, justement…non!
          1) notre généraliste ( avec qui j ai eu une sacrée discussion, oups) parle meme d un » effet de mode »: autant vous dire que maintenant, vu tout ce que j ai découvert récemment, je ne me tais plus
          2) le psychiatre ( spécialiste de l hypnose ), est quelqu d intelligent, et a eu le courage de me dire  » tout le monde est passé à coté du diagnostic, et je ne suis pas un spécialiste des problèmatiques HP »
          3)il a déjà vu tant de  » spécialistes », il fait très difficilement confiance
          4) merci à fleur d aurélie pour le lien: je vais aller creuser, notemment vers la luminothérapie; d ailleurs , il dit etre gené par la lumière ( à relier aux rythmes circadiens ?)
          en tout cas, meci pour vos soutiens, et liens divers: je progresse…
          carole

          1. Effet de mode ce que montrent les IRM et EEG ?!…
            Suggérez à votre généraliste de parcourir l’étude CNRS 2002 qui est ici déposée en catégorie sources.

            A contrario, bravo à votre psychiatre. Peut etre d’ailleurs, qu’avec son aide vous pourriez entrer en relation avec le CNAHP de Rennes. L’équipe a peut être des idées sur les soucis de sommeil.

  4. Merci Cécile pour cet article et la vidéo jointe.
    C’est très très interessant en effet: ca nous donne un très bon aperçu de la pratique clinique, soutendue par les recherches scientifiques. C’est fascinant.
    Aussi, je trouve très intéressante l’approche factuelle de ces professionelles: on se prend pas la tête, les exemples sont concrets, précis, apparament anecdotiques, mais non: ce sont des années et des années de pratique de terrain, d’écoute patiente et généreuse, à recevoir la souffrance sans à-priori, à saisir ce qui essaie de se dire et à en faire sens pour que la personne puisse à son tour, se comprendre.
    Aussi, je note l’absence de  »bravado », on reste humble, il y a des succés, des échecs, trop d’incompris encore, beaucoup à explorer et à apprendre. Ce n’est pas de la fausse modestie, c’est la réalité du terrain.
    Ca donne espoir: il y a de bonnes spécialistes et du bon travail qui se fait. De l’aide, des solutions donc, ce n’est plus le trou noir ou les théories bien trop enfumeuses…

    Merci Cécile pour ce partage.
    Chan

  5. Bonjour,

    Dans une autre vidéo de l’Intelligence Day, on voit un institutrice de classe de CE1 elle meme surdouée, qui s’occupe d’une classe d’enfants HP.

    J’avoue que j’ai trouvé son discours très rafraichissant, dans le sens ou elle m’a ramenée 33 ans en arrière, et là je me suis mise un peu à la place de ces enfants, et j’ai imaginé d’après le descriptif de chaque matière qu’elle adapte et enrichit, ce que pouvait etre l’envie d’aller à l’école, le désir d’apprendre, j’ai vraiment eu l’impression que ca me parlait, et je me suis dit que cette classe devait etre absolument formidable.

    Cette femme par son seul discours, m’a fait voyager dans le temps, et a ravivé chez moi l’espace d’un instant, la petite flamme qui est si souvent éteinte chez moi aujourd’hui à l’age adulte.

    Comme quoi il en faut peu parfois, il suffit juste d’un peu d’inventivité (et cette institutrice est un modèle de concret), pour donner l’envie aux enfants HP d’apprendre et de fréquenter l’école.

    En meme temps, elle communique à ses élèves les éléments qui leur manquent un peu : la méthode, les étapes du raisonnement, une rélfexion articulée et progressive (et pas qui part dans tous les sens).

    Je conseille à tous les membres de ce blog de regarder ce témoignage qui résume à lui seul, les bases à reprendre sur la pédagogie adaptée aux enfants HP

    cricri (qui en est revenue de ce retour dans le passé tout de meme , les bonnes choses ont une fin !)

  6. Je regarde les vidéo proposées sur http://www.mensa.fr/~plo/ et il y est beaucoup questions des enseignants, du refus de certains d’admettre que le haut potentiel existe ou que cet élève à qui ils reprochent sa lenteur puisse être « précoce » alors que eux le voient plutôt en retard etc.
    Alors justement, si la première chose était de changer de mot ? Surdoué, ça heurte profondément le dogme égalitaire (puisque les gens s’obstinent à confondre égalité et équité, égalité des droits ou des chance avec homogénéité des personnes). Haut potentiel intellectuel, ça choque aussi et parfois ça ne colle pas bien aux apparences. Enfant intellectuellement précoce, c’est le pompon évidemment.
    Pourquoi ne pas dire « neurologiquement différent » puisque c’est bien de ça qu’il s’agit ? Et à partir de là, oui, on peut peut-être espérer convaincre ?
    Et ça, c’est aux professionnels, de le faire, que peuvent les parents face à la mauvaise foi et au pouvoir écrasant de l’Éduc’ Nat’ et des enseignants ? Dans les vidéo, certaines intervenantes proposent aux parents désespérés de changer l’enfant d’école, mais ce n’est pas toujours possible, et ça n’arrange pas forcément les choses. Et, parfois, l’enfant préfère s’adapter à ce qu’il connaît plutôt que de risquer l’inconnu en perdant en plus ses copains/copines.
    Tout ça prendra du temps et, en attendant, combien de vies brisées ? 🙁
    Comment en est-on arrivé à ce que l’Éduc’ Nat ait un tel pouvoir, prenne une telle place dans nos vies que toute l’économie du pays est liée aux rythmes scolaires ?! (essayez d’organiser quoi que ce soit, qui n’aurait pourtant rien à voir avec les enfants et l’éducation, en juillet-août…) Et que l’école puisse littéralement gâcher la vie d’un enfant, lui couper l’envie d’apprendre ou le détruire complètement ?

    1. L’Education Nationale n’est pas seule en cause, il faut regarder également la Gestion dse Ressources Humaines en entreprise.
      Dans tous les cas, ne pas oublier qu’au milieu de ces gigantesques machines à fabriquer de l’exclusion, des hommes et des femmes tentent d’aller à contre-courant…

      Cela dit, j’insiste sur l’importance du vivre ensemble qui me semble se perdre progressivement, sous la pression d’un modèle de société fondé sur le court terme.

      1. Je ne parle que de l’Éduc’ Nat’ parce que je ne connais pas le monde de l’entreprise. Et que l’Éduc’ Nat’ s’accapare tous les humains dès l’âge de trois ans (sauf ceux qu’elle rejette) et les détruit sous prétexte de les élever, à l’âge où ils sont particulièrement vulnérables, sans défense et avec peu de recours. Mais de ce que j’entends et lis, en entreprise ça a l’air assez chaud aussi.

        Le vivre ensemble, oui, tout à fait, ici on cause surdoués, mais beaucoup de nos propos pourraient décrire la situation des femmes, des jeunes, des vieux, des immigrés, des chômeurs, des handicapés de toutes sortes et j’en oublie plein.

      2. Cécile, pour étayer vos propos sur le monde de l’entreprise, je parle pour ma part de ce que j’ai vécu et vit encore au sein d’une bonne grosse entreprise à la française.
        C’est une machine implacable dont la conception et la maintenance reviennent à une pseudo-élite que je n’essaierai pas de qualifier ici.

        Selon ma vision des choses pour beaucoup de grosses organisations, corporatisme et cooptation gangrennent ces systèmes malades. Car tôt ou tard, cela génèrera selon moi un essoufflement et une asphhyxie qui feront s’effondrer ces systèmes.
        J’ai été une victime d’un de ces gros systèmes. Je n’ai moi-même pas eu la clairvoyance (ou serait-ce une volonté inconsciente de ne pas faire comme mes camarades) de m’orienter vers les grandes écoles d’ingénieur – j’entends par là les mieux classées dans le monde de l’entreprise. J’ai imaginé bien naïvement que je pouvais entrer par la petite porte et que je pourrais me faire ma place… Erreur !
        Les « ressources humaines » ont toujours été là pour me rappeler plus ou moins explicitement que mon diplôme n’était pas prestigieux, et que d’après les courbes d’évolution de carrières, je devais en rester où j’étais et que c’était bien comme cela… Vous parlez d’un système motivant !
        Qu’à cela ne tienne, je me suis battu pour monter, gravir des échelons, mais au prix d’un énorme effort permanent, pour réussir, pour me contraindre à rester dans le moule, et en allant trop souvent contre ma nature… Jusqu’à ce que j’aboutisse au burn-out. Je ne me savais pas « surdoué » à l’époque, et peut-être que le savoir m’aurait aidé à changer d’orientation tant qu’il en était encore temps…

        Je relève maintenant la tête. J’aurais voulu changer de boîte, me mettre dans une petite structure ou me mettre à mon compte… Mais ce n’est pas possible ; trop de contraintes financières et familiales qui font que je ne peux prendre le risque fou de perdre mon salaire relativement modeste (par rapport à mes camarades de promo qui s’en sont mieux sortis) , certes, mais indispensable à la (sur)vie familiale.
        Je me suis rabattu sur un poste technique, sans « management », et même à ce niveau je vois tellement d’aberrations … Mais je la boucle, cela ne servirait à rien d’autre qu’à me faire évincer et mettre définitivement sur la touche.
        Je me contente de regarder toute cette mascarade kafkaïenne sur fond d’humour cynique.

  7. Très intéressant, merci beaucoup.

    J’y entends : un QI verbal > 125 permet d’affirmer le haut potentiel. Alors je me dis que quand un psy prétend qu’un gamin avec un QIV = 150 n’est pas surdoué… ben c’est le psy, qu’est pas doué du tout… Et c’est grave.
    Les intervenantes mentionnent aussi des « profils inversés », des personnes ayant un bas QIV mais qui sont manifestement surdouées, dans l’agir.
    J’entends aussi : les surdoués sont des personnes avec un haut niveau d’énergie (en particulier, les résilients seraient des haut potentiel, je suis assez d’accord).
    Il est question de la gestion du temps et de l’espace, problèmes d’équilibre et divers autres avec le corps. Trop de sensations ou pas assez. Et la nécessité du sport pour se rééquilibrer intérieurement et calmer le jeu là-haut.
    Tension musculaire permanente quand on la peau ne remplit pas son rôle d’enveloppe protectrice. On ne sent plus rien, plus aucun signal corporel et on finit par casser (on ne se sent pas fatiguer et subitement on s’effondre, trop tard, par exemple…)
    L’école casse les surdoués dès tout petits… (c’est elles qui le disent, pas moi !)
    Les difficultés d’endormissement des enfants et même des bébés (et je me dis : combien d’angoisses parentales seraient évitées si on savait, tout simplement, être hp et avoir un bébé hp et que c’est normal ! et accessoirement, quoi faire ?)
    Ce qu’on appelait hystérique autrefois, c’était une surdouée qui pétait les plombs faute de pouvoir exprimer son potentiel.
    Faut-il tester les enfants petits ? Oui pour ceux qui ont des problèmes, non quand ils n’en ont pas. En soulignant qu’un enfant peut aller mal sans que ça se voie (je plussoie, c’est mon cas). On souligne d’ailleurs que les petites filles surdouées passent inaperçues (et sortie de route à l’adolescence). Se méfier autant d’un enfant qui va trop bien que d’un enfant qui va mal.

    Y’a la suite, quelque part ? 😀

    1. Dans certains pays, on fait passer les tests à tout le monde, non pour Ze Chiffre, mais simplement pour comprendre comment chaque enfant fonctionne, et adapter l’enseignement… ça laisse rêveur, non ? Nous en sommes loin, ici.

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