Mensa et le monde du travail

L’association Mensa (association internationale de personnes à haut potentiel intellectuel) lance une dynamique « positive et pragmatique » autour de l’emploi (« Mensa Pro »).

Objectif :  accompagner les membres de l’association à trouver le travail qui leur conviendra (changer ou retrouver un emploi), à se sentir le mieux possible dans le monde du travail afin d’y évoluer.

Toute une réflexion est à l’oeuvre, et parmi les actions développées par Mensa, des séminaires sur le net : Mensa Pro Lab.

Voici le premier, axé sur « comment faire de ses différences un atout pour sa carrière professionnelle » et « neurodiversité, quelle valeur ajoutée pour les entreprises ? »

Certains se retrouveront peut-être avec difficulté dans les propos des intervenants, dans la mesure où le spectre de l’autisme est beaucoup abordé par deux des intervenantes (qui sont des spécialistes du sujet), tandis que le 3° est responsable « Mission handicap » d’un grand nom de l’intérim.

Il me semble cependant intéressant d’aller au delà de ces considérations : il est ici question de la façon dont l’entreprise aborde la différence, de sa difficulté à la prendre en compte. En creux, il y a donc des indications utiles à glaner pour les surdoués qui ne sentent ni autistes ni handicapés (j’estime que considérer le surdon comme un handicap est au mieux paradoxal (l’intelligence, un handicap ? vraiment ?), au pire un élément qui contribue à exclure plus sûrement encore les surdoués en les mettant dans une catégorie « à part » donc, de facto, non pleinement intégrable dans l’entreprise)

A noter par ailleurs: Samedi 25 Mars, à Nantes, a lieu l’Intelligence Day oganisé par Mensa Pays de Loire sur le sujet de l’Intelligence Collective

Au menu, l’initiative lancée au sein du Groupe Airbus : « My gifted network », intranet qui rassemble les personnes intéressées par ou concernées par le surdon.
Une initiative qui contribue à une meilleure connaissance du fonctionnement des surdoués et à une meilleure prise en compte de leurs atouts.

82 thoughts on “Mensa et le monde du travail

  1. Bonjour Cécile,
    J’ai 42 ans et j’ai été révélé THQI (145-150 WAIS 4) il y a 2 mois, après quelques années de réflexion et de forte suspicion personnelle à lire des articles et regarder des vidéos.
    Parcours scolaire atypique, bac en 1994, BTS GPN (écologie et milieux naturels) en formation à distance en 2001, stage AFPA d’informatique (structure d’ailleurs dans un état catastrophique), DU au CNED etc…
    Au cours de mes pérégrinations, j’ai travaillé 3 ans dans une TPE ou j’ai apporté énormément, y compris des nouveautés qui ont fait gagner de l’argent à l’entreprise, j’étais à temps partiel (23 heures) mais faisait 35 heures compactées en 23, payées 23 évidemment.
    J’ai exploité une partie de mes compétences (connaissances scientifiques et techniques autodidactes, créativité, innovation), mais en définitive c’est surtout moi qui me suis fais exploiter.
    Donc dans une petite entreprise, ça peut aussi être lamentable.
    Par ailleurs les SSII, j’ai testé aussi, mentalité horrible, matriarcale et infantilisante autant que castratrice, ou alors c’est moi qui suis mal tombé, en particulier un centre d’appel rempli de travailleurs quasiment à la mentalité de lycéens.
    Le chômage, le RSA (RMI à l’époque), l’ASS, les « projets professionnels à définir » et autres « ateliers de construction de CV » ou « valoriser son parcours » aussi.

    Ne nous racontons pas d’histoire, à part de vivre sous l’arc en ciel au pays où Oui-oui, les bisounours et les petits poneys se donnent la mains avec Nounours, Nicolas et pimprenelle pour danser une grande farandole au milieu des papillons (ce serait certes magnifique, mais inquiétant pour la santé mentale si on en était le témoin direct !), je me demande qui n’a pas compris que notre pays est (et il n’est pas le seul) dans un état économique désastreux, noyauté par le népotisme et les « fils de », et surtout paradoxalement profondément inégalitaire alors que le discours ambiant prône l’égalitarisme.
    Ma foi…
    Et c’est un fils d’ouvrier de province qui parle.
    Aujourd’hui j’habite la campagne des hauteurs d’Ardèche et je travaille en télétravail, un boulot très ordinaire de saisie informatique, ça convient nettement mieux.
    Je n’ai pas de musée ou de ciné à 2 pas de chez moi, il faut aller chercher le pain en voiture et cette nuit il a fait -16°C, la dernière fois 60 cm de neige, mais qu’importe.
    L’adulte surdoué dont on commence seulement à parler depuis quelques années, n’est PAS câblé pour le monde de l’entreprise et la société Française dans 90% des cas.
    A la rigueur, si le haut QI est détecté et valorisé intelligemment dés l’enfance, on pourra envisager de limiter la casse en s’orienter par exemple vers médecine (puis exercice en libéral), prépa et écoles d’ingénieur, thèse universitaire.

    Qui dit montagnes d’Ardèche dit sortir le télescope dés qu’il fait beau et pas trop froid, installer une station météo, ou étudier la nature, écouter, photographier, peindre, dessiner, promener, lire devant la cheminée bref, être intelligent, curieux, inventif, sensible d’abord pour soi, avant de chercher en vain le plus souvent (donc sauf trop rares exceptions) à rentabiliser une intelligence que l’entreprise et la société ne sait pas quoi faire, et qui dérange plus qu’autre chose.
    Le QI moyen des hauts dirigeants politiques et hauts PDG est d’environ 120/125, de mémoire (historiquement et dans le meilleur des cas, aujourd’hui il faudrait parfois revoir à la baisse pour certains).

    Jérôme

    1. Désolé pour les deux ou 3 fautes de frappe dans le texte…
      A la liste des choses praticables dans le contexte précité, j’ai envie d’ajouter : faire voler un drone/un moto-planeur/un cerf volant (aéromodélisme), s’entraîner sur un simulateur de vol (l’aviation est une de mes passions) comme FSX, X-plane ou orbiter, apprendre à jouer d’un instrument de musique (un clavier électronique pour bien débuter ne coûte pas trop cher), programmer des logiciels gratuits, écrire, et aussi la méditation introspective sous diverses formes.

      Au sujet du fait de limiter la casse par le fait de faire des hautes études, voire prestigieuses, cela permet surtout de travailler disons, plutôt avec des gens à 115 – 120 de QI (et un peu plus) plutôt que de gens à 90-95 dans des postes sous qualifiés d’emplois alimentaires tout venant, ce qui d’expérience fait une grande différence en terme de relation de travail et de relations humaines, en règle générale bien sûr.
      Ce faisant je crois qu’on limite la casse, on retarde, atténue les problèmes inhérents à la condition du HP.
      Jérôme

      1. Si tout le monde insiste sur le fait qu’il existe une vraie différence entre un « QI 130 » et un « QI 100 » (pour faire court et en admettant que les résultat de QI et fiable) et qu’il faut respecter cette différence, on a tendance à oublier qu’il existe aussi une vraie différence entre un « QI 160 » et un « QI 130 ».
        Or, les discours ont tendance à mettre les surdoués dans le même sac.

        Un « QI 145-150 » appartient à une toute petite minorité statistique et, oui, effectivement, si on prend en compte cette fameuse zone de « confort » de 20 à 30 points de QI (suivant Hollingworth ou Simonton qui ont travaillé sur le sujet), c’est compliqué de pouvoir s’entendre avec beaucoup de monde dans la mesure où 95% de la population est statistiquement répartie entre 70+ et 130- de QI.
        Quand on est à 145-150, on peut donc se faire comprendre sans difficulté au mieux par à peu près 10% de la population.
        Ca ne fait pas beaucoup…

        1. Bonjour, merci pour votre réponse.
          Au sujet de la zone de confort de 20 à 30 points, je pense réellement que si étant jeune (enfance et adolescence) on se trouve dans un environnement (professionnel, scolaire, quartier, ville et région, famille ou tout cela à la fois), où la répartition est atypique, non Gaussienne et un peu décalée vers les QI moins élevés (surreprésentation des personnes à QI 105 et rareté des individus à QI > 115, par exemple 5% pour ces derniers, au lieu de 15%), et sachant par ailleurs la recherche d’une communication préférentiellement en profondeur chez l’individu THQI, on peut considérer tout au plus quelques % de la population, beaucoup moins que 10% sont en mesure de communiquer et de comprendre, voire pour beaucoup d’imaginer qu’il y aurait quelque chose à comprendre…
          J’ai lu (mais sans connaitre les sources) qu’en dessous de 15% d’une population avec laquelle communiquer, apparaissait une réelle sensation d’isolement.
          Sachant par ailleurs la surreprésentation des signes d’anxiété précoces chez le sujet HPI, et connaissant l’importance d’une communication réelle pour créer lien social soutenant, je me demande si l’isolement intellectuel et donc social, ne serait pas un des facteurs majeurs de cette anxiété, celle ci pouvant même s’exprimer sans que le sujet n’en identifie clairement l’origine, surtout lorsque il est très jeune (10 ans, 12 ans, adolescent et particulièrement même au tout début de l’âge adulte…), cela a été mon cas.
          De plus, le risque croissant d’exclusion et de sous emploi professionnel allant croissant avec l’augmentation du QI au delà d’un certain seuil, expose d’autant plus paradoxalement la personne HPI (et plus encore THPI) à côtoyer des personnes dotée d’un QI moyen à médiocre, voire faible, entraînant incompréhension réciproque et spirale de l’échec…
          Sachant aussi que dans un couple, les différences de QI excèdent rarement en règle générale 10 à 15 points (homogamie intellectuelle) et toujours en considérant l’importance de la compréhension mutuelle et de la communication chez ces sujets à haut potentiel, cela implique la fréquentation d’un(e) partenaire doté(e) au minimum d’un QI de 130 à 135, ce qui correspond dans les faits à guère plus d’une personne sur 100 (1% si QI 135).

          Après, je ne nie pas et crois même sincèrement que la haut potentiel, qui implique comprendre plus, plus profondément, analyser plus vite et savoir plus, implique une hypersensibilisation au désordre ambiant, elle même génératrice d’anxiété et de conduite d’évitement entraînant in fine l’isolement social, qui coupera à terme du réseau permettant de trouver un emploi.

          L’absence de communication peut même prendre des proportions inattendues, il m’arrive systématiquement lorsque j’exprime des pensées de l’ordre de celles qui sont contenues dans ce texte, ou même un peu plus subtiles et condensées (en écrivant un mail à quelqu’un par exemple), que tout ce passe comme si la personne n’avait jamais lu le message, l’avait oublié, refoulé, ou ne l’avait pour ainsi dire par vu !

          On constate aussi la grande différence de perception entre les mentalités américaines et françaises au sujet du QI :
          En France, par peur d’enfreindre la sacro sainte loi de l’égalitarisme (qui n’existe que dans les belles paroles), on préfère se contenter de dire que la personne HQI n’est simplement tout au plus qu’intelligente « différemment », mais surtout pas plus.
          Un peu comme si Usain Bolt ne courait pas plus vite que moi, mais juste « différemment ».
          Sur les sites internet en langue anglaise (donc très majoritairement américains), on expose clairement l’idée de performance, et de quantification du potentiel, sans pour autant nier les difficultés inhérentes à la condition de la personne HPI.
          Jérôme

          1. « en dessous de 15% d’une population avec laquelle communiquer, apparaissait une réelle sensation d’isolement. » C’est à Grady Towers (dans son texte « The Empty Promise ») que l’on doit ces mots.

            Grady Towers savait ce qu’est être isolé, puisqu’il a été l’un des membres de la Mega Society qui recrute les personnes dont l’intelligence se retrouve dans une personne sur un million. Il a également participé à l’étalonnage des tests d’entrée pour la Mega Society.
            Voici ce qu’il écrit aussi : « De vraies barrières de communication isolent de ceux qui l’entourent l’individu exceptionnellement surdoué. Pour cette raison, son enfance a, par certains côtés, des points communs avec les enfants sourds ou négligés par leur famille… ou même certains enfants sauvages. Pour peu que, de surcroît, il soit exploité en tant qu’enfant prodige – en fait traité comme un objet – alors, toutes ces conditions qui agressent l’âme sont réunies pour concourir à le détruire. Il n’est pas étonnant que les enfants prodiges semblent très vite perdre leurs talents. En fait, ils ne sont pas victimes d’un burn out, ils ne se sont pas brûlés par tous les bouts : ils ont été incinérés vivants »

            Mais pourtant, il tempère par ailleurs : « Les recherches n’aboutissent pas à la conclusion qu’il y a un niveau de QI à partir duquel l’ajustement social devient significativement plus difficile. Elles disent plutôt qu’il y a un niveau de QI à partir duquel il devient difficile de trouver un système d’éducation adapté, et que c’est ce manque qui contribue souvent aux difficultés que les extrêmement doués peuvent rencontrer. Il n’y a rien d’inévitable en termes de difficultés d’ajustement social, et ce quelque soit le niveau de QI. Certes, il apparaît un risque plus grand chez les extrêmement surdoués, mais ce risque peut être réduit en comprenant les causes des ces difficultés d’ajustement et en les traitant de façon intelligente : simplement reconnaître ces difficultés pour ce qu’elles sont, et leur cause, c’est avoir fait la moitié du chemin. »

            Pour lui, se poser en victime, renoncer à faire des efforts pour se rapprocher du reste de l’humanité, n’est pas constructif. Il importe de veiller à jeter des passerelles, d’apprendre les vertus de l’effort, ce défaut gérable, commun tant aux moyennement qu’aux exceptionnellement surdoués.

            Quant on sait comment on fonctionne, on peut mieux communiquer sur ses besoins et ses attentes. C’est rationnel et opérationnel.
            Mais « les autres » aussi ont des attentes et des besoins.
            Tout l’enjeu est là – non pas s’adapter, mais savoir faire respecter ses besoins en respectant ceux des autres – il est certain que c’est compliqué quand besoins et attentes sont si différents. Mais il existe des milieux où c’est possible. IL existe même (je l’ai vécu) des endroits dans les grandes sociétés où c’est possible – mais c’est vrai que ces endroits disparaissent souvent, hélas, avec le manager qui les a créés

            1. L’ajustement social, une belle manière de décrire la difficile rencontre entre deux personnes,….se cogner à l’autre, être surpris, bousculé, contrarié, touché, marqué dans
              son organisme, son développement, sa personnalité, ses pratiques, ….provoquer dans la propre conception de son environnement ou l’enjeu immédiat de l’esprit est de trouver un canal de communication commun, une compréhension profonde de ce que ça coute à chacun en présence.
              Est ce authentique, intéressant, créatif, obligatoire, nécessaire, constructif, utile, négociable,….
              Les conditions sociales dictent une bonne place dans le lien à l’autre, une juste distance, un juste comportement,….un processus d’acceptation, de consentement, un mécanisme d’harmonisation garantissant le fonctionnement et la vie du groupe.
              Être attentif, engager, sans pour autant se conformer aveuglément, participer sans être conditionner à s’inscrire dans une norme.
              une précision, un équilibre, une unité entre des individus et un environnement qui tient par la volonté de tous de bâtir des passerelles et les maintenir.
              L’isolement est parfois subit dû à un entourage non présent pour x raisons, c’est comme être transparent, une sensation étrange ou choisit dû à un environnement trop agressif ou une volonté de disparaître, ce qui a le plus de sens à un instant donné… il permet de fuir, pas de confrontations, pas de souffrances supplémentaires, pas d’efforts, ne pas essayer d’exister autrement,…… se demander si cela est mérité…..

              « En France, par peur d’enfreindre la sacro sainte loi de l’égalitarisme (qui n’existe que dans les belles paroles), on préfère se contenter de dire que la personne HQI n’est simplement tout au plus qu’intelligente « différemment », mais surtout pas plus.
              Un peu comme si Usain Bolt ne courait pas plus vite que moi, mais juste « différemment ».
              Sur les sites internet en langue anglaise (donc très majoritairement américains), on expose clairement l’idée de performance, et de quantification du potentiel, sans pour autant nier les difficultés inhérentes à la condition de la personne HPI.
               »

              L’intelligence, savoir solliciter des capacités différemment, parfois en toutes conscience, parfois instinctivement, Usain BOLT court plus vite, il a la possibilité de solliciter certaines capacités naturellement peut être sans savoir pourquoi ni comment,… il peut, c’est facile, il le fait.

              A quoi cela sert il de mettre une valeur à l’être humain, quel intérêt d’être plus, pourquoi, pour qui….

            2. Bon ça n’a rien à voir avec le sujet : mais nous venons de perdre Stephen Hawking, l’astrophysicien célèbre est décédé aujourd’hui à l’âge de 76 ans… 🙁

          2. Je n’étais pas venue d’un petit moment, ça fait plaisir de lire Jérôme et Lepat, je me sens moins seule. J’ai réussi à avoir un diagnostic d’aspi pour qu’on me fiche enfin la paix, puisque je le suis, mais ça me fait rire (jaune bilieux) d’être considérée comme « handicapée » par des imbéciles au QI d’huître, avec mon petit 145. Je trouve ça lamentable d’en arriver là. Et d’être tellement épuisée par ces décennies de bataille que je n’ai même plus envie de bosser, sur rien ni pour personne, juste faire ce qui me plaît à mon rythme (et je suis sûrement bien plus active que bien des « actifs »). Peut-être que c’est mal et improductif de mépriser les NP/NT mais franchement, avec le mal qu’ils me font depuis 56 ans, ça me soulage un peu de leur cracher à la figure mentalement de temps en temps. Faut bien que je justifie mon supposé manque d’empathie ^^

            1. « leur cracher à la figure mentalement de temps en temps »
              Je le reconnais – bien loin de ce que je pense être constructif.
              Oui, c’est dur, oui, ce n’est pas évident, surtout quand la barre des 145 est passée. Mais vivre empli(e) d’amertume n’améliore pas la vie au quotidien. Ca contribuerait même plutôt à la pourrir.
              Alors, à mon sens, mieux vaut se recentrer et se concentrer sur soi. Ca contribue à limiter regrets et amertume.

        2. Certains auteurs en parlent. Je regrette que trop peu de specialistes de la douance posent le probleme sous cet angle la !
          C’est tout le probleme de la socialisation du THQI (un qi de 160 comme un einstein) qui est posée, car le nombre de ses semblables est tres peu elevé par definition. Ceci aussi bien au travail que dans la population generale. Alors, oui un einstein etait parmi ses semblables a la fac avec des doctorants en physique ou dans un labo de recherche.
          De plus je crois a l’unicité du surdon : tous les aspects sont intrinsquement liés. De ce coté j’ai quasiment rien lu.

      2. salut jérome,

        si ca te dit IL-2 Sturmovik en réseau , histoire de faire équipe dans le ciel troublé de la dernière guerre ? moi suis prêt à décoller en alerte au moindre signe de vie de ta part ;o)
        j’ai lu ta contribution sur ce site avec grand intérêt, ca me parle terriblement n’ayant jamais pu m’intégrer dans les organisations industrielles, je travaille dans le secteur sidérurgique et je commence seulement à comprendre le différentiel cognitif qui me brouille avec la hiérarchie et les collègues. difficile de faire le deuil de toutes ces années d’incompréhension avec le ‘système’ après la découverte tardive de cette particularité qui nous place souvent en marge de la société normo pensante
        au plaisir d’avoir de tes nouvelles si le cœur t’inspire à partager une mission

        1. Salut !
          ça serait volontiers, bien que je n’ai jamais utilisé IL2 Stormovik (je connais de nom) mais faute de temps en ce moment (eh oui 1000 choses à faire et à penser) et ajoutant que ma charrue datant de 2011 (et orientée surtout bureautique question puissance) qui me permettait d’utiliser FSX (en ne forçant pas trop sur la résolution) ou Orbiter rame désormais pas mal.
          Bon pour internet et la bureautique ça marche encore, mais le reste…
          Avec le prochain PC peut être 🙂 si j’arrive à y mettre un peu le prix.
          Sinon j’aimerais aussi découvrir « Elite dangerous », j’étais un fan de la première heure de Elite (sorti à l’époque sur amstrad CPC), mais là, ce serait au moins avec un écran 27 pouces HD, casque HiFi et Track IR !
          Tu en vois même qui font ça avec 3 écrans, ou avec 2 rétroprojecteurs et image géante à 180° !

    2. Vous avez raison. le pire est peut-etre que les specialistes de la douance francophones n’abordent jamais ce sujet !!
      un specialiste de la douance m’a quand meme dit que le surdoué est pas fait pour travailler en grande entreprise (monde des normopensants) mais plutot pour son compte : expert independant, profession liberale ou meme consultant independant etc Je suis 100% d’accord
      Dans les conferences sur les surdoués, tout est la faute du surdoué il n’a qu’a s’adapter. OUI MAIS on met pas un cheval de course (ou guepard Arielle Adda) a labourer les champs !
      Avec un gros probleme d’orientation des etudes, les profs devraient quand meme orienter leurs plus brillants eleves vers des carrieres particulieres.
      J’ai encore lu une etude americaine recemment, les QI au-dessus de 145-150 sont inintegrables en entreprise car trop decalés . Faudrait quand meme ressortir ce genre d’info
      Mon QI personnel a ete mesuré a 144 WAIS
      Le QI des diriegants est juste un peu plus elevé que la masse des normopensants au QI de 100,ca m’etonne pas.

      J’ai discuté avec des surdoués qui bossent en entreprise, le meme schema se repete systematiquement : le surdoué est exploité (avec risque de BO pour ceux qui peuvent pas mettre de limites) et jeté car a un certain moment il fait de l’ombre a ses collegues ou ses chefs. C’est meme evident…

      j’ai des anecdotes personnelles

      – dans certaines grandes boites ou j’ai travaillé j’etais le seul employé capable de faire certaines operations ou programmer certains trucs

      – j’ai parfois amelioré certains process au point ou les chef sont venus me voir en me disant que c’etait exceptionnel en terme de perfo mais qu’il fallait reduire la vitesse d’execution ou saboter le process car ca allait poser des problemes avec les clients ou les dirirgeants et ils allaient se rendre compte qu’on leur avait vendu de la merde ou qu’on s’etait foutu d’eux. Voila la relaite du monde de l’entreprise pour les gogos. Surdoués, travaillez pour votre compte !

      1. Merci pour votre réponse, très révélatrice de ce que vivent les personnes comme vous et moi.
        Je pense aussi que la personne HPI n’est pas faite pour travailler dans une structure de type grande entreprise, tout au moins dans la grande majorité des cas, en France en tout cas, et surtout dans le contexte actuel de médiocrité ambiante ou les relations humaines y sont souvent faussées.
        Il faut dire ce qui est aussi.
        Après les choses peuvent évoluer, mais un pays a tout intérêt, dans le contexte actuel et futur de très grande complexité et compétition internationale et surtout inter continentale (face à l’Asie par exemple), à repérer tôt, récupérer ses HPI perdus dans la fosses des oubliettes (c’est possible aussi), pour se doter des meilleurs moyens d’être compétitif en 2020, 2025, 2030 et au delà…
        Mais cela nécessiterait une refonte totale et un fantastique effort dans les domaines de l’éducation/enseignement, ainsi que de la formation professionnelle pour adulte qui ne devraient rien avoir à envier à l’enseignement supérieur de haut niveau.
        Cette dernière s’adresserait aussi à un public de personnes adultes HPI en situation d’exclusion et de sous emploi, que l’on pourrait former en 1 ou 2 ans (avec E learning, TP, TD, etc, le pire c’est que cela ne coûterait pas forcément si cher que cela) à leur propre rythme et par des outils et des méthodes adaptées.
        Bien entendu avec une logique d’entreprise adaptée à la réelle valorisation des hauts potentiels.
        Si ça n’en tenait qu’à moi, je ferais même un bilan de QI chez chaque élève du primaire, pour faire des classes à QI>115, avec méthode Montessori et forte dominante techno scientifique, pour penser les chercheurs et ingénieurs des années 2035 – 2040.

        1. En fait, j’ai l’impression qu’en France certains en sont à mendier la reconnaissance et à donner le change en se faisant passer pour des handicapés dans le monde du travail, presque pour avoir une reconnaissance de travailleurs handicapés pour les personnes HPI.

          On dirait qu’il leur faut presque s’excuser d’être intelligent, alors que sur d’autres continents, vers le Sud Est, ils ont parfaitement compris le potentiel que représente les individus HPI pour une nation dans les années à venir.

        2. En grande entreprise combien d’incompétents totaux notoires (selon tout le monde pas d’ambiguité), sans charisme aucun (parfois meme destestés) mais juste appui politique haut placé dans la strcture, ou pistonné et placé par le papa a un haut poste, ou position hierarchique elevée qui donne du pouvoir de se compoter en dictateur (typiquement le PDG)
          Juste pour info, dans pas mal de multinationales, derriere les ecrans de fumée, les diriegeants se comportent en dictateurs et tyrans meme avec leurs collaborateurs les plus proches.
          Certains coaches sur le net m’ont dit que c’était du mauvais management etc Oui et on fait quoi ??
          La plupart des grandes boites fonctionnent comme ca…

          Certains specialistes de la douance se moquent meme des surdoués en disant qu’ils savent pas rester a leur place, ne respectent pas les codes sociaux (ameliorer le process de facon substantielle fait parfois passer son chef ou ses collègues pour des cons c’est clair). J’ai lu des témoignages sur ce site meme ou ailleurs de surdoués qui cachent leurs compétences en entreprise, cachent leur surdon. Un surdoué adapté en entreprise est un surdoué qui bride son surdon. On en est la et tout le monde trouve ca normal…
          Beaucoup de caractéristiques du surdon sont aussi vues comme négatives, comme le perfectionnisme alors que c’est une qualité dans certaines circonstances . Je viens encore de lire qu’un des plus grands cinéastes américains (Kubrick) était un perfectionniste sans concession…
          On vit dans une société de cons ou quoi ? Cette question me demange de plus en plus…

          Pour la deuxieme partie vous avez raison en theorie, le raisonnement tient, mais en France et en occident (en Allemagne moins) il y a eu une volonté politique de desindustraliser et laisser tomber la technologie.
          J’en ai encore discuté avec pas mal d’ingénieurs, des associations professionnelles,de potes etc C’est politique… et maintenant il tres tard pour renverser la vapeur. Le cout salarial est defavorable mais n’est pas un probleme dans les secteurs a haute VA comme la technologie. La plupart des entreprises de techno sont basées aux US ou le cout salarial est assez important.
          Bien sur qu’on peut former les gens mais actuellement on estime normal qu’on ait des gens totalement formés a la sortie de l’ecole. Quand j’ai commencé ma carriere en CDI ( a l’epoque le CDI était la norme) j’ai eu droit a plusieurs mois de formation avec un bon salaire
          Je plains les jeunes et surtout les jeunes ingénieurs et techniciens francais. La plupart des gens censés leurs conseillent de s’expatrier

          Pour l’asie vous avez raison, le niveau de vie y augmente substantiellement d’ailleurs et
          En France le surdon est vu comme un handicap ou presque (lisez sur ce blog de ceile meme)

          1. « Certains specialistes de la douance se moquent meme des surdoués en disant qu’ils savent pas rester a leur place, ne respectent pas les codes sociaux »
            Ceci me semble antinomique et même contraire à la déontologie de base ????

            « Juste pour info, dans pas mal de multinationales, derriere les ecrans de fumée, les diriegeants se comportent en dictateurs et tyrans meme avec leurs collaborateurs les plus proches. »
            je vous renvoie au « Psychopathe dans la Suite-C« , article rédigé (en anglais) par M Ket de Vries professeur à l’INSEAD et que j’ai mentionné dans mon 2° opus.

            « Un surdoué adapté en entreprise est un surdoué qui bride son surdon. On en est la et tout le monde trouve ca normal… »
            à voir l’engouement qui existe pour le recrutement de personnes atypiques, je ne crois pas qu’on trouve ça très normal.

            « On vit dans une société de cons ou quoi ?  »
            C’est peut-être ce que les cons disent de leur côté de nous, les surdoués ? qu’en pensez vous ? Les noms d’oiseaux n’encouragent pas le dialogue. Savoir raison garder et engager le dialogue pour que chacun fasse un pas vers l’autre est compliqué et coûteux en efforts.. et pas toujours gagné d’avance. Mais construire des murs est toujours plus coûteux que de lancer des passerelles.

            « volonté politique de desindustraliser et laisser tomber la technologie »
            ou plutôt manque de vision stratégique

            1. je réponds en vitesse point par point

              1) j’en ai entendu certains sur un ton moqueur, pas tous bien sur mais le fait que le surdoué reste pas a sa place revient souvent. il y a beaucoup de videos sur le net de specialistes de la douance ou psys a ce sujet. Je reconnais que j’ai été choqué par ce ton moqueur, sachant que certains surdoués n’ont vraiment pas besoin de ca
              Par ailleurs une question me taraude, pourquoi dans les conferences sur les surdoués on presente toujours les aspects négatifs et jamais positifs du surdon ?? Pourquoi on ressort toujours les meme trucs eculés sur les surdoués, avec refus du debat

              2) j’ai des liens , des livres sur le sujet. voir entres autres « the social network » de fincher
              Beaucoup des ces gars sont des copieurs également.

              3) vous avez vu cet engouement ou ? la video sur ce site meme « Intelligence Day – HPI et monde du travail  » avec eric gardies est assez edifiante pour ne pas dire plus. Les recruteurs expliquant d’ailleurs assez clairementq qu’ils ne prennent aucun risque (pedigree, profil etc). vu la meme chose en recrutement. Si engouement il se limite certainement a des secteurs tres precis
              https://www.youtube.com/watch?v=-gPiTKD9zGg

              4) de toute facon on est quittes avec les NPs. La facon dont les NPs voyent les surdoués n’est pas engageante non plus.

              5) non c’est pas un manque de vision, ca va plus loin, c’est une volonté deliberée. Dumping organisé par les dirigeants européens eux-meme dans certains secteurs (pas par le patronat) et volonté de delocaliser

              1. 1 – Il relève de la stratégie des uns et des autres de présenter le surdon sous un angle positif ou négatif. Au demeurant, le fait que le surdon n’est et ne fait pas tout n’est jamais suffisamment souligné. Arielle Adda rappelait bien, encore récemment (Emission « En quête de Sens » du 6 mars sur Radio Notre Dame) que l’expression du surdon est une question de chance, suivant que la vie sourit ou non à un surdoué.

                3 – Oui, je n’ai pas précisé que je ne parlais pas des entreprises/recruteurs mais de nombres de groupes, structures, associations, sociétés qui ont fondé leur business model sur l’intérêt d’employer des atypiques, au risque d’amalgames préjudiciables ( un surdoué n’est pas un Asperger et réciproquement – l’un peut prétendre à être reconnu comme handicapé alors que l’autre ne le peut).

                5 – question de point de vue. Il y a quelques années, j’avais lu une petite étude qui montrait combien l’Allemagne et la France dévissaient par rapport aux USA et au Japon en matière de recherche et développement. Le dévissage est en tout cas le résultat, avec la perte de compétitivité.

                1. Bonjour@ Cécile et Lepat

                  Lepat quand je vous lis , j’ai globalement l’impression d’un très net ressentiment de votre part contre la société, les NP( normaux pensants) , etc…en terme de manque de reconnaissance.
                  – nous sommes en minorité et de ce fait, effectivement, notre statut ( de HP)
                  « pourrait  » se comparer à celui des minorités opprimées….
                  – le manque de reconnaissance dans les grandes sociétés peut-être différemment interprété : je viens de voir qu’une conclusion d’une étude sur le QI chez les dirigeants d’entreprise montrait que leur niveau moyen était de 111 si je ne m’abuse.
                  http://sciencepost.fr/2017/11/ne-pourrez-diriger-etes-inteligent/
                  La conclusion était que l’intelligence intellectuelle n’était pas forcément le critère nécessaire et suffisant pour être dirigeant d’entreprise …
                  On peut, comme vous le faites régulièrement, l’interpréter comme une volonté délibérée de la part des NP de se réserver la plus grosse part du gâteau en se cooptant.
                  On peut le voir aussi comme un critère finalement non pertinent pour la direction d’une entreprise.
                  L’adaptation émotionnelle n’est pas forcément le fort des HP, surtout les HP fortement hétérogènes dont je fais partie, en raison probablement ( à mon avis)du coût émotionnel nécessaire à l’adaptation permanente aux autres
                  ( type syndrome de Cassandre).
                  Depuis GOLEMAN, le QE( quotient émotionnel) est potentiellement un critère plus important, or les HP sont en sur adaptation avec toutes les problématiques que cela implique de type faux self, risque de burn out….

                  Il peut s’agir aussi d’un facteur mathématique probabiliste de la loi dite du plus grand nombre, comme celle qui vient de démontrer que l’homme de Neandertal a été absorbé par la race de l’homo sapiens alors que celui çi était moins bien adapté aux climats rudes , juste parce qu’il était en plus grand nombre.

                  De ce fait, je pense que les faits sont là
                  Nous manquons probablement de la capacité de nous mettre au niveau du plus grand nombre ( comprendre et accepter que les autres ne comprennent pas), nous dépassons fréquemment les capacités d’analyse des NP, etc et nous souffrons de cette problématique d’où émotions négatives et exacerbation des comportements pouvant confiner à l’agressivité pour les autres.
                  Alors que les NP fonctionnent souvent de façon plus basique mais plus sereine, avec moins d’exacerbation des émotions dites négatives.
                  Ils sont de ce fait potentiellement plus d’aptitudes pour s’élever dans la hiérarchie des grandes entreprises …
                  Car ce que veulent les gens c’est le respect de leur ego et le camouflage des conflits d’intérêts et de pouvoir par une forme d’hypocrisie sociale.
                  Peut être que l’acceptation de cet état de fait peut permettre de mieux le vivre.

                  Bonne journée

                  1. Perso je le vois plutot en terme sociologique ou psychosocial. Cette histroire d’intelligence emotionelle, de codes sociaux subtils j’y crois pas. on fait passer le surdoué pour un idiot ce qu’il n’est pas.
                    Vous croyez que les grands scientifiques et artistes se sont embarassés des codes sociaux vraiment pas tres subtils de leur epoque, ca voulait dire finir sur un bucher ou au fond d’un cul-de-basse-fosse pour avoir offensé un roi absolutiste.
                    Les lumieres, Voltaire, Rousseau etc, sans l’appui du roi de prusse, auraient fini embastillés et baillonées .Mais ce rejet de l’eglise a mené en republique francaise a une autre religion, la religion egalitariste. Est-ce mieux ? Qu’est-ce que le progres finalement. Une société qui nie le surdon et rejette ses surdoués (auti-consult voir la video ci-dessus n’est-elle pas une insulte), c’est ca le progres ?
                    Voir les messages plus hauts, tout le probleme est la. La socibilisation avec des gens trop differents est difficile.
                    Par ailleurs certaines critiques du QE et autres concepts assimilent ce QE au conformisme social. Soyez conformes et tout ira bien. … bien sur.
                    Or le surdoué est en partie anticonfomiste par definition, en tout cas par rapporta une société des NPs, par definition statistique.
                    Pour tout dire certains auteurs sur la douance abordent la problematique du surdoué dans des sociétés primitives, ou detecté tres tot, on en faisait un sorcier ou grand pretre et on avait conscience qu’il pouvait remettre en cause l’ordre social a une autre place. comme quoi…
                    Au fait, saviez vous que l’anticonformisme est mal vu meme dans des professions scientifiques ou artistiques. J’ai lu ceci sur le site de Cecile meme.
                    Je ne crois pas que le surdoué soit aggressif ou negatif a la base, je crois qu’il le devient. Voir les messages de Jerome et pensee sauvage ci-dessus. C’est dommage c’est vrai. Les surdoués sont plutot bisounours idealiste (voir la description type du surdoué selon les psys). Je crois meme que cet idealisme est lié au surdon.
                    L’aggressivité c’est aussi un phenomene social. dans pas mal de pays les gens sont beaucoup moins aggressifs en rue qu’en France. De plus c’est pas lié au surdon.

                    On invente toutes sortes de trucs pour mettre les surdoués a l’ecart, et tout ce qui derange en general d’ailleurs; voila mon impression profonde…
                    par ailleurs oui c’est vrai l’entreprise en general c’est le monde des NPs et le surdoué doit s’adapter a leur mentalité s’il veut progresser dans cet environnement. mais ou est le « vrai self » ?
                    Une psychnalyste francaise dojt je tairais le nom (controversée dans le monde de la douance francophone) estime pour les surdoués, je la cite « qu’il vaut mieux manger des pates que nier son surdon en entreprise » car le faux self mene a la nevrose.
                    Je trouve cela extreme, en ne suis pas dans cette ligne de pensée mais elle a le merite de lancer le debat

                    1. Intelligence émotionnelle : les études faites sur le sujet montrent que les surdoués sont plutôt bon à ce petit jeu.

                      … Quant à la psychologue française controversée : est-elle surdouée et a-t-elle bossé en entreprise ?

                  2. Bonjour,

                    En effet j’avais déjà lu à ce sujet que la persuasion leader-suiveur était maximale vers 1,2 écart type je crois, de mémoire…
                    « We examined if the relation between intelligence (IQ) and perceived leadership might be more accurately described by a curvilinear single-peaked function. »
                    « analyses indicated that perceptions of leadership followed a curvilinear inverted-U function of intelligence »
                    Autrement dit le leadership (comprendre au delà aussi : l’intelligence perçue et accessible, celle qui est jugée convaincante) varie selon une parabole tournée vers le bas, augmentant d’abord, diminuant ensuite.
                    Cela me rappelle une idée que j’avais eu sur l’intelligence ressentie et sur un horizon subjectif à la perception de la différence d’intelligence, le dépassement de ce dernier engendrant éventuellement un sentiment de bizarrerie ou et un « blanc » chez l’interlocuteur…
                    En clair et de façon très schématique (ce n’est là qu’un modèle pour représenter grossièrement une idée de la réalité), un auditoire avec un QI de 95 recevant un discours type d’un QI de 110-115 trouvera le discours à peu près compréhensible mais surement très intelligent et sensé, alors qu’une formulation de pensée du type « QI > 140 » avec trop d’abstraction et de références croisées etc, risquera de donner une impression d’étrangeté et de non sens, et à la limite, faisant passer l’émetteur du message pour un imbécile.

                    « The sample consisted of midlevel leaders from multinational private-sector companies »
                    Il s’agit donc d’un encadrement de niveau genre N+2 (encadrement intermédiaire dans les multinationales), au passage des fonctions qui sont dévolues en France à des gens bac+5 (la plupart du temps) mastère ou ingénieur.
                    Donc à son tour et suivant cette logique qui semble se confirmer dans l’étude, l’encadrement de ces, disons, N+2 (N+3 aussi selon la taille de l’entreprise, pour la management intermédiaire ?), c’est à dire les PDG et conseil d’administration ne peut théoriquement à son tour pas dépasser 15 – 18 points de plus que la valeur 111, logiquement (pour devenir PDG, autant être dans la zone de leadership maximale !).
                    Ajoutons 15 à 18 (1 à 1,2 écart type) à 111 et on obtient… 126 à 129 maximum !
                    On est donc toujours dans l’écart type étroit de l’enquête de Cambridge, citée par ailleurs.

                    Remarque en marge de cela, des QI de 111 pour des bacs + 5 « ordinaires » et un écart type de plus pour ceux des grandes écoles semble rester cohérent aussi.

                    En marge de cela aussi, lorsque il est question de 80% d’une classe d’âge avec le bac, si on sous entend que la réussite est proportionnelle au QI (tant que celui ci est dans la norme), cela signifie un bac à partir du 20eme percentile de la population, soit un QI de 87.
                    A mettre en parallèle avec l’explosion du nombre de bacs pro et autres filières ces 25 dernières années, ainsi que des BTS tertaires et de services dans des secteurs à faible valeur ajouté, diplômes qui sont le prolongement de ces bacs.

                    1. l’étude citée par Jérome se retrouve sur PubMed.
                      Son titre : Can super smart leaders suffer from too much of a good thing? The curvilinear effect of intelligence on perceived leadership behavior.
                      (Est ce que les leaders extrêmement intelligents peuvent souffrir d’un atout ? L’effet curvilinéaire de l’intelligence sur la perception d’un comportement de leadership »)
                      Etude publiée par HEC Lausanne si ma mémoire est bonne – elle a été réalisée sous l’égide de DK Simonton qui a déjà beaucoup travaillé sur la notion d’intelligence optimale. C’est à lui que j’ai fait référence dans « surdoués au travail : s’intégrer et s’épanouir« .

                      Réflexions à rattacher à celle de « conformisme cognitif » (même Torrance, le « pape » de la créativité, indique que 126 est le QI optimal pour être créatif et surtout, être compris des autres); et à rattacher également avec les tests de personnalité qui montrent des attentes entreprises et surdoués assez différentes…

                    2. La sale réputation des DRH de transition et aussi des pratiques des entreprises anglo-saxonnes…
                      Mais il faut quand même se souvenir que les médias cherchent avant tout à mettre en avant ce qui est négatif qui est beaucoup plus vendeur que ce qui est positif. Dans cette émission, Marie Pezet n’a que quelques secondes pour parler de deux exemples positifs qui montrent que tout n’est pas partout aussi noir.

                      Il faut aussi avoir en tête que sur un peu plus de 32 millions d’entreprises en France
                      – 96% d’entre elles comptent moins de 10 salariés (et emploient 20% des salariés français)
                      – 3% d’entre elles comptent entre 11 à 249 salariés (et emploient 28% des salariés). 60% de ces PME comptent moins de 20 salariés (donc 55.000 entreprises comptent entre 21 et 249 salariés)
                      – 0.1% d’entre elles comptent entre 250 et 499 salariés (et emploient 24% des salariés)
                      – 274 d’entre elles emploient plus de 500 salariés (et emploient 30% des salariés français).
                      (Source INSEE 2018)

                      Il est assez communément admis que la fonction de DRH est mise en place quand il y a au moins 100 salariés.
                      Ce qui signifie qu’en France, au mieux, 2% des entreprises disposent d’une DRH formalisée. D’ici à dire qu’elles se comportent toutes de façon indigne, il y a quand même un pas.
                      C’est hélas le plus souvent le privilège d’entreprises dont les actionnaires attendent des rendements élevés (notez au passage que nous sommes tous susceptibles de faire partie de ces actionnaires, dans la mesure où nous confions notre épargne à des fonds d’épargne qui nous garantissent de bons rendements…).

                      Comme partout, il y a des grandes entreprises institutionnellement atroces avec leurs équipes (France Télécom en a été le triste exemple) et d’autres qui veillent comme elles peuvent à ce que leurs salariés se sentent bien (connaissez-vous Great Place to Work ?). Il y a aussi des petits patrons épouvantables et d’autres qui font ce qu’ils peuvent pour que leurs salariés se sentent bien chez eux.
                      Un reportage comme celui-ci dénonce des pratiques qui sont l’ADN de notre société depuis la Révolution industrielle et le fordisme et aggravées par la toute-puissance des théories de l’école de Chicago et le déploiement d’Internet.

                      Nous sommes dans une phase de turbulences – face à ces pratiques, des initiatives apparaissent. Les altermondialistes et les Anonymous en sont la face la plus virulente. Mais il faut parler aussi de tous les mouvements « slow » (-food, -TV, -cities, -parenting…) et de ce qu’ils ont induit en termes de demande de bien-être et de bienveillance.
                      Le modèle ultra-libéral de l’école de Chicago est-il destiné à disparaître sous peu ? J’en doute. Mais je mets sur le même plan de contre-pouvoir les acteurs qui luttent (vraiment) contre le changement climatique et ceux qui prônent la pédagogie positive : il y a une prise de conscience qu’il y a des limites à ne pas dépasser.

                    3. @cecile je suis assez d’accord avec vous
                      mais je me place de mont point de vue et experiences personnels, j’ai quasiment toujours travaillé que pour des TGEs et multinationales, mon skillset etant quasiment uniquement utilisé par ce type d’entreprises.
                      Concernant les entreprises, il y a une baisse tendentielle des rendements, il sont tres faibles actuellement (Olivier delamarche en a parlé dans ses conferences ) A ceux qui s’interessent a ca je conseille de suivre les conferences (gratuites) et le site econoclastes.
                      la variable d’ajustement type en cas de reduction des couts c’est le personnel

                2. 1) pour que la chance sourie au surdoué il faut aussi qu’il travaille dans des environnement bienveillants, sans parler d’environnements ou entreprises qui valorisent la competence et sont prets a payer pour. Et c’est un specialiste de la douance qui me l’a encore dit. Par contre dans la literature on trouve pas grand chose a vrai dire !
                  Dans les milieux scientifiques ou fac le surdoué est deja plus a sa place
                  Il y a trop de poltiquement correct concernant l’entreprise (soi-disant a la recherche de talents MDR)
                  Pourquoi les specialistes de la douance ne develloppent jamais le fordisme, taylorisme, les secteurs les plus adaptés pour un surdoué, l’evolution socio-economique en France/Europe et la place du surdoué etc
                  dans une mediocracie ou idiocracie (voir le film hilarant) les surdoués ne sont pas vraiment les bienvenus

                  3) le phenomene est completement marginal. c’est en m’interessant que j’ai appris que ca existait. de plus la facon de presenter les surdoués (auti-consult) est deja scandaleuse a la base
                  le surdoué lui est confronté au recruteur lambda 99,9% du temps, en tout cas pour celui qui a choisi une carriere en entreprise

                  5) je ne m’avance pas sur ce sujet je ne connais pas assez. mais effectivement les depenses de R&D sont faibles en europe

                  1. 1 – En Europe, Noks Nauta et Frans Corten ont bien développé le sujet
                    Pour ce qui est de l’université, le conformisme cognitif n’aide pas – il faut savoir répondre en utilisant les « mots magiques » qui montrent qu’on a appris ce qui était transmis, pas ce qu’il est possible de créer. Même à niveau doctorat, c’est compliqué d’être disruptif, toujours à cause de ce conformisme cognitif.

                    1. Je connais personnellement des recteurs et j’ai de la famille proche prof en la fac, et pas mal de potes doctorants.
                      Certains sujets de doctorats sont refusés parfois pour des raisons politiques, je le tiens de recteurs eux-mêmes. Sans parler des gars virés apres changement de majorité en France
                      Tres politique la aussi.

                1. J
                  Bonjour
                  Personnellement,j’ai la faiblesse de penser que l’on ne peut , en aucune façon pouvoir dégager un véritable credo sur ce qui convient aux surdoués.
                  Je connais beaucoup d’ingénieurs qui sont dans des grosses structures et qui ont fait leur chemin en arrivant à une position » d’executives  » et de directeurs du management , malgré leur statut intellectuel de surdoués.
                  Il n’y en as pas un qui se ressemble à mes yeux malgré tout !
                  Car se sont des êtres humains uniques à chaque fois !
                  Certains ont fait des épisodes de burn out mais ont vite compris ets’en sont relevés, d’autres donnent l’impression que tout leur est facile dans leur carrière mais,ce n’est qu’une illusion quand on les connaît intimement ( ils ont juste compris et appris à ne montrer d’eux que le bilan positif de leur vie, mais ils ont souvent subi jalousie et parfois du harcèlement.

                  1. Comme je l’ai deja ecrit ci-dessus, une etude americaine a demontré que les THQI a partir de 145-150 sont inintegrables en entreprise. Avec de nombreux temoignages a la clef.
                    Bien sur certains enviornnement sont plus favorables, certains chefs sont bienveillants etc
                    Il y a surdoué et surdoué comme cecile le dit au-dessus. avec un qi de 110 on est deja surdoué

                    1. Avec un QI de 110, on est déjà « surdoué » en quelque sorte, mais comme tu dis pas assez pour que cela pose question.
                      110 de QI on continu (sauf peut être cas exceptionnels) à penser comme la norme de la plus grande majorité et les problèmes de sous adaptation restent anecdotiques, et la norme continue de te comprendre pour peu que tu ai affaire à des gens à peu près normalement éduqués, évidemment.
                      Pour moi la sous adaptation ne concerne pas que le milieu professionnel, mais aussi toute la vie personnelle et relationnelle.
                      Certes l’étude sur le QI optimum se base sur une conversion du test SAT (attention aussi avec les scores Cattell dans les publications anglo saxonnes), mais si on retient le score 111 pour l’encadrement moyen dans un environnement normo- pensant (donc bien adapté à la relation QI rang social), si tu retranche encore 1 à 1,2 écart types tu obtient le score :
                      111 – 15 à 18 soit 93 à 96, retenons 95 à 100.
                      Le QI de l’employé(e) idéale avec un bac pro / BTS tertiaire dans cette organisation hiérarchique.
                      C’est aussi le type de personne qu’étant plus jeune (20 – 25 ans) je fréquentais et rencontrais le plus souvent (faute de fréquenter, rappelons le, les hautes sphères universitaires ou se concentreraient beaucoup plus volontiers les QI > 115), à un âge où dans mon cas, les habiletés sociales du HP non identifié restent encore faiblardes et erratiques, par manque d’expérience de vie et de pragmatisme.
                      Je pense personnellement que dans ma vie de l’époque j’ai du croiser un grand nombre de jeunes femmes ayant un QI de 95 (plus ou moins).
                      Cela fait 50 à 55 points d’écart.
                      50 à 55 points, c’est un fossé immense, celui qui fait que non seulement les autres ne comprennent pas, mais plus grave encore : ne comprennent ni n’imaginent qu’il y ait quelque chose à comprendre.
                      Par ailleurs je n’avais pas un physique ingrat ou un comportement particulièrement désagréable, je le précise.
                      J’ai mes conclusions personnelles la dessus, longtemps réfléchies, et elles sont sans appel…

                2. Facebook, Microsoft, Oracle, Google, Intel…sont des entreprise qui se sont trouvées au bon endroit au bon moment. Et qui depuis, se racontent une belle histoire pour justifier ce qui relève de la pure coïncidence au départ. Et les plus fidèles de leurs employés sont ceux qui, comme les enfants, croient à cette histoire, tout comme les marchés financiers croient à leur système qui n’est que pure fiction, ( à ce titre, j’adhère totalement à ce que raconte Deus et Sapiens).
                  Alors quand on adhère pas totalement à ce système de croyance…
                  44 ans que profs, instits, parents, managers me disent « tu dois avoir plus confiance en toi ». Drôle. J’ai confiance en moi. Enfin, j’essaye. En vos histoires en revanche…
                  Pour revenir aux moutons, le management est simple : 10% par an qui sur-performent, 80% de ventre mou, 10% qui sortent. Illégal, mais prouvez- le mon brave monsieur.
                  Rien de personnel, hein.
                  Ce sont des chiffres.
                  Mais d’après ma dernière évaluation annuelle, on s’en fout des chiffres.
                  Ah, zut. J’étais encore la meilleure de l’équipe. Et puis, va la prouver. Donc dans le ventre mou.
                  Si je me plante, on s’en fout aussi, des fois il veulent me garder.
                  Bref.
                  Bref, on en revient toujours au même. A l’école, dans ma famille, au boulot, on ne sait pas quoi faire de moi. Des fois, y’en a un plus courageux que les autres qui me vire. Rare.
                  Je ramène des sous quand même.
                  Faut-il que je sois dangereuse sans jamais m’en rendre compte avec mes foutues questions.

          2. Je répond brièvement mais prendrai le temps d’écrire plus longuement un peu plus tard, mais aussi de répondre à d’autres commentaires.
            « appui politique haut placé dans la structure, ou pistonné et placé par le papa a un haut poste, ou position hiérarchique élevée qui donne du pouvoir de se comporter en dictateur (typiquement le PDG) »
            –> principe de Peter, c’est aussi pour cela que je précise que le QI de certains hauts dirigeants politiques ou de multinationales devrait même être revu à la baisse, à mon humble avis.
            A la base, QI moyen de 126, écart type de 6, la valeur la plus élevée de 139, sur 148 membres de l’université de Cambridge (Gibson et Light, 1967), université qui représente quand même l’un des fleurons des grandes universités mondiales.
            Autrement dit même si le QI moyen est beaucoup plus élevé que dans la population générale, les personnes à QI>132 (126 + 6) ne semblent pas significativement beaucoup plus représentés, en tout cas moins qu’on ne pourrait s’y attendre.
            Et personne sur 148 étudiants « d’élite » avec un QI>140 !
            Notons aussi qu’on constate souvent empiriquement un certain « surnotage » dans les tests des époques précédentes par rapport à aujourd’hui (à titre d’exemple 3 points entre les WAIS 3 et 4 par exemple, dans les valeurs autour de 140), c’est peu certes, mais encore faut il le préciser.
            Ce qui nous donnerait par exemple un LEPAT avec 144 + 3 = 147 soit 8 points de plus que le score le plus élevé de 148 étudiants d’une des plus prestigieuses universités au monde.
            Et un Jérôme avec environ 10 points de plus, idem « pensée sauvage ».
            Je ne serais pas surpris que les résultats soient les mêmes dans nos grands écoles Françaises.
            Par contre, quand on regarde l’origine sociale, alors là on réalise que c’est surtout la combinaison d’une zone d’adaptation académique optimale du QI (120 – 125) avec une milieu éducatif très favorisant dés le plus jeune âge…
            « J’en ai encore discuté avec pas mal d’ingénieurs, des associations professionnelles,de potes etc C’est politique… et maintenant il très tard pour renverser la vapeur. Le cout salarial est défavorable mais n’est pas un problème dans les secteurs a haute VA comme la technologie. La plupart des entreprises de techno sont basées aux US ou le cout salarial est assez important. »
            –> Un indien ou un Roumain écrit du code en C/C++ pour 2/3 fois moins cher qu’un Français (et alors un Allemand..).
            Je sais aussi de source sûre qu’en Allemagne il y a un pourrissement général de la R&D dans les grandes entreprises depuis 1 an ou 2, celle ci étant délocalisée vers les zones précitées où s’effectuent tous le travail théorique, programmation, étude et modélisation.
            Ce qui est certain, c’est qu’un fois que la France et l’Europe occidentale auront décrochés de la course à l’intelligence et à l’innovation (et c’est déjà la cas), il sera quasiment impossible de rattraper le retard.
            A moins de faire comme le Japon avec une sorte d’ère Meiji occidentale mais j’en doute.
            Les secteurs à très fortes VA ou l’on demande perfectionnisme, innovation, anticipation et imagination se font rares par ici, tout au plus ce sont des niches.

            « On vit dans une société de cons ou quoi ? Cette question me démange de plus en plus… »
            –> On vit dans une société occidentale surtout qui perd 3 points de QI par décennie, accessoirement en phase descendante de son économie et en état de crash structurel, étalonnée, calibrée, ajustée, construite par et donc pour des gens dont le QI est celui de 80% de la population (il est plus exact de le représenter ainsi dans l’absolu), mais par commodité on dira dont le QI est entre 80 et 120.
            Avec plus de 140 de QI ce n’est pas compliqué, sauf parcours et origine sociale très favorisant (les quelques personnes tout en haut du panier de Cambridge), tu n’existes pas dans l’esprit de 80% des gens.

              1. Il y a surtout un resserrement autour de la valeur 126 dans ces corpus d’étudiants d’élite mondiale, avec un raccourcissement de l’écart de type (6).
                De fait, si on considère les fameux 2 écarts types, 126 + 2 X 6 = 138.
                Les « surdoués » de Cambridge auraient un QI de 138, donc quasiment égal au plus QI constaté ( QI de 139 pour 1 cas sur 148 étudiants, donc une rareté relative encore plus grande !).
                Et pour atteindre la valeur THQI, il faudrait rajouter encore 1 écart type, sensiblement : 138 + 6 = 144.
                Constatant l »influence manifeste d’un ou deux écarts types de 6 points dans un tel contexte, un écart type supplémentaire doit forcément avoir une influence.

                Bien évidemment cela ne sous entend pas la même barrière de communicabilité (en valeur absolue du nombre de points d’écart), mais tout de même, il y a manifestement une zone d’adaptation académique optimale (modulo l’origine sociale et l’éducation) si l’on peut dire, c’est l’impression qui ressort pour moi clairement.

                Alors un QI >145 dans un contexte relativement populaire avec un BTS…

                    1. Pour ce qui est de la R&D dans les entreprises allemandes, une personne TRÈS proche de moi y travaille comme ingénieur en R&D depuis plusieurs années, dans une très très grosse entreprise de l’industrie Allemande.

                      Elle m’explique (et je lui fais pleinement confiance) que les projets sont de plus en plus externalisés vers des pays à faible coût de main d’oeuvre, et qu’il s’agit d’un mouvement d’ensemble de plus en plus en vogue dans l’industrie allemande.
                      De plus le cœur du métier est de plus en plus laissé de côté pour promouvoir une approche basée sur la création d’applications connectées pour smartphone.

                      Concernant les 3 points d’écart entre WAIS 3 et 4, la personne qui tient le blog « over the 130 » l’évoque dans un article suite à une formation :
                      https://overthe130.wordpress.com/2017/11/22/formation-au-wais-iv-bilan/#more-11516
                      « Un petit indice, pour vous donner un ordre d’idées, les QIT du WAIS-III sont « surnotés » par rapport aux QIT du WAIS-IV de 3 à 4 points.
                      Exemple :
                      QIT WAIS-III 150 ≈ QIT WAIS-IV 146 »

                      Pour ce qui est des références à l’Asie dans la course à l’intelligence (favoriser la matières grise en considération du monde post moderne qui s’en vient), voir les conférences et essais de Laurent Alexandre sur l’IA, le transhumanisme et les technologies NBIC, mais également où en sont des gens comme Larry Page ou Ray Kurzweil (Google), Elon Musk (space X / Tesla), les GAFA plus généralement et leur pendant chinois BATX vis à vis de ces questions.
                      Je recommande 2 livres de Laurent Alexandre :
                      – La Mort de la mort
                      – La guerre des intelligences.

                      Après je lie aussi les choses à mes propres raisonnements et expériences de vie, le problème est que justement, pour ce qui est des sources, ce ne sont pas toujours (et rarement même) des sources dans des études du type « revue à comité de lecture » (donc validation par les pairs en sciences), il faut se contenter des sources que l’on juge sérieuses, cohérentes : des psychologues, des auteurs, des articles, des témoignages, des conférences, et surtout croiser avec sa propre intelligence et capacité de HQI/THQI pour justement essayer de comprendre quelque chose.

                      Vous avez sûrement entendu parler du « complexe de Cassandre » chez les personnes HP ? eh bien il y a aussi de ça dans mes propos, j’ai ce ressentis très fort qui m’a toujours conduit à avoir raison en avance à chaque fois que je l’ai eu.
                      Réflexion certes très empirique, mais à bien y réfléchir, comment faire autrement Cécile ?

                      C’est à mon avis le passage obligé : débat, collecte de données de différentes sources extrêmement variées, confrontation de points de vue, parce que le sujet est hautement tabou et polémique qu’on le veuille ou non.

                      A notre niveau, le sujet se défriche, à la limite, plus qu’il ne s’étudie de façon académique.
                      Il faut confronter notre expérience et notre réflexion (justement !) à toutes les sources à peu près sensées qu’on peut trouver.

                      D’ailleurs, plus je me documente à partir de sources américaines, plus j’apprécie leur approche qui me semble largement plus pragmatique et moins embourbées dans le politiquement correct que celle en France.

                    2. Je trouve en fait Laurent Alexandre très mainstream, avec, pour ce que j’en ai entendu, une pensée bien adaptée au monde ultra-libéral.

                1. Bonjour @ Jerome
                  Vous m’apprenez qq chose
                  Si je ne m’abuse Jérôme
                  J’ ai toujours cru que l’écart Type dans la Wais était de 15 ( et de 24 dans le Cattel)
                  Après vu qu’il y a peu de 145 et qu’à partir de 110 on doit pouvoir faire des études supérieures sans trop de difficultés mais en bossant plus ( catégorie des brillants bosseurs) , cette logique doit pouvoir se retrouver dans les répartitions du QI
                  Il y a moins de QI très élevés car ils sont moins nombreux (cf la fameuse courbe de gauss)et certains sont en échec scolaire ( 30% sur l’étude de Terman).enfin on croise des gens à145 qui s’en foutent et qui font entrepreneur en maçonnerie, se font un patrimoine considérable en tout bien tout honneur.
                  J’ai vu un gars de 80 balais qui pétillait de malice qui a été garçon de Ferme puis chaufffeur de La plus grande fortune de France en son temps et a fini meilleur vendeur de camping car de France.
                  Il faut peut-être aussi accepter de se mettre en danger et d’exercer des métiers différents tout au long de sa vie ( je ne parles pas pour vous, ne vous connaissant pas) car la vraie force de l’intelligence est à mon avis la capacité de créativité et d’adaptation à de nouvelles situations, or une pme est certainement un moyen de faire ce qui nous plait.

                  1. Merci de me rappeler ce point Bonjour
                    J’avais effectivement noté cette phrase de Jérôme « Il y a surtout un resserrement autour de la valeur 126 dans ces corpus d’étudiants d’élite mondiale, avec un raccourcissement de l’écart de type (6). » dans un précédent commentaire.
                    Jérôme faisait également référence à une étude de Cambridge.. mais je n’en ai pas trouvé le lien et ai zappé cette demande de précision.
                    Moi aussi ce « raccourcissement de l’écart-type » m’a surprise.

                    1. Je parlais de l’écart type dans l’échantillon considéré, pas de l’écart type dans le WAIS.

                    2. L’étude est mentionnée ici en page 6 :
                      http://www.religjournal.com/pdf/ijrr10001.pdf

                      Sur le site de Michael Ferguson :
                      http://michaelwferguson.blogspot.fr/p/the-inappropriately-excluded-by-michael.html

                      « For example, Gibson and Light found that 148 members of the Cambridge University faculty had a mean IQ of 126 with a standard deviation of 6.3, The highest score was 139. »

                      On peut trouver l’intégralité de l’étude (payant) sur le site de la revue Nature :
                      https://www.nature.com/articles/213441a0

    3. @jerome

      j’ai relu votre message et combien de verités j’y ai trouvées
      la france n’est ni une meritocratie ni un systeme purrement egalitaire mais une société de castes dans laquequelle on a liberalisé certains secteurs mais pas d’autres qui conservent leur privileges, avec du capitalisme de connivence au sommet.
      C’est aussi une société potentiellement tres conflictuelle. La secu tres genereuse tient ensemble l’edifice mais le jour ou la secu tombe ce sera le chaos, il ne faut pas se voiler la face.

      Et le surdoué derange (le mot est tres bien choisi) effectivement. Encore entendu beaucoup de specialistes de la douance en conference dire que le surdoué reste pas a sa place en entreprise (il sort du cadre strict de sa fonction, cherche a ameliorer etc) et que c’est un probleme . Un surdoué bien coaché et informé pourra s’adapter a ce milieu qui lui convient pas a la base mais aussi non..
      Vous avez une psy belge, elle-meme surdouée avec beaucoup de videos sur youtube. elle dit pas mal de trucs vrais sur le surdoué
      https://www.youtube.com/watch?v=5zUMJVyF8TM
      je suis pas totalement d’accord avec elle entre autre quand elle dit que le surdoué douté de ses competences
      Carlos tinco dit des trucs interessants aussi
      https://www.youtube.com/watch?v=SsKp-_J0r6w
      Le mythe d’une société rationnelle. La parole a un statut (on appelle ca code social) Meme dans les conferences sur les surdoués MDR j’ai pu m’en rendre compte. On a autant de croyances irrationnelles dans notre société mais c’est masqué.
      Je crois que la société occidentale pourrait progresser si les sciences humains sortaient du domaine de la politique et des enjeux de pouvoir ce sera progressivement possible avec l’AI qui va nous aider a mieux comprendre le ceerveau humain. Meme sur le sujet des surdoués, je constate que certains trucs sont inabordables (par exemple l’EN en conference)
      J’ai fait de la recherche en AI, saviez vous que le sommeil (relaxation des liens synaptiques) = apprentissage et c’est bien sur necessaire pour un bon fonctionnement. Un enfant doit dormir plus aussi, un viellard moins.
      C’est un sujet tres interessant et rarement abordé.Le rapport du surdoué au progres et le rapport de la société au progres, eminament politique egalement. on veut bien d’un surdoué hero idealiste/perfectionniste mais sans remettre en cause l’ordre etabli.
      Je crois en avoir deja discuté avec cecile sur ce site

      Par ailleurs oui le surdoué peut s’epnouir par des activités simples ou plus perfectionnées. Meme des truc « betes » comme jardinage, culture, cuisine etc Quand on pense que la plupart des gens sont conditionnés pour consommer de la bouffe horrible de supermarché (il y a de moins en moins d’epiciers) et des plats preparés…
      pour l’astro, j’ai un copain feru d’astronomie, chercheur dans centre de recherche en electronique (il doit avoir un haut qi aussi) j’ai deja ete avec son club d’astro par curiosité passer une nuit dans le froid derriere un telescope mais c’est moins mon truc

  2. J’ai ecouté la video de cecile a Brest (surdoués au travail 11 janvier 2017)
    https://www.youtube.com/watch?v=zDICQu4KA-w

    Il faudrait ajouter a cette intervention les qualités particulieres du surdoué

    – polyvalence, competence, peut travailler par lui-meme en solo, perfectionnisme (un gros avantage dans certains milieux pointus) qualité du travail.

    c’est utile dans certaines professions : liberales, expert independant, chercheur independant . Je rappelle qu’il y a pas de manager ou de groupe, peut-etre un ou deux collegues pour ces professions
    Sans parler d’autres metiers comme artisan ou plus artistiques etc
    je crois qu’il y a un gros probleme de voir la grande entreprise comme la panacée , pour les gens qui font des etudes superieures

    C’est vrai que le surdoué peut reussir toutes les etudes et metiers, des specialistes de la douance me l’ont encore dit
    Neanmoins je crois que la grande entreprise convient moins au surdoué
    De plus les surdoués ont des qualités specifiques mais les grandes entreprises ne les exploitent pas pour diverses raisons

    De plus un autre probleme que personne n’aborde c’est la dichotomie entre la fac qui vise l’excellence academique (avec la transmission d’une culture humaniste)
    et l’entreprise, qui comme cecile le dit, veut des gens moyens en tout (si pas dociles, conformistes, fayots)
    Beaucoup de surdoués ne sont pas conscients de ca et apres avoir ete des heros a la fac (excellence academique, felicitations des profs etc) parfois se retoruvent mal vus en entreprise. Car pour avoir les plus hauts grades academiques il faut quand meme des capacités intellectuelles exceptionnelles

    Certains employeurs choisissent meme leurs employés selon leur docilité ou meme leur cretinisme
    De plus en entreprise, dans les environnements les plus competitifs, c’est souvent le plus fourbe ou mechant qui gagne. le surdoué souvent idealiste et bisounours est cmme un mouton qu’on envoit a l’abbatoir.

    De plus cecile parle de la norme statistqiue desquels les surdoués sont eloignés par definition mais c’est encore pire que ca, d’apres certains que j’ai lu deja le recrutement (tests de recutement et interview) veut des gens previsibles ou dans la norme pour tout. Avec la crise et le nombre de candidats important (150-200 dans certains secteurs) ils prennent aucun risque, pas question de prendre un surdoué.
    Le fait d’etre hors de la moyenne sur les tests (intelligence ou personnalité) vous exclut automatiquement lors de l’interview, et notez que c’est meme social (on va meme juger votre reseau FB), bref la repoduction sociale dans toute sa splendeur, les NP qui se repoduisent entre eux
    Les surdoués seront donc deja exclus deja lors de la selection !
    C’est une autre raison pour laquelle je deconseille les grandes entreprises aux surdoués : processus de recrutement tres formalistes

    1. Bonjour @ lepat

      Le problème à ce moment là est d’intégrer Précocement cet état de fait et ne pas s’en victimiser. Personnellement j’ai vite compris que faire des ronds de jambe n’était pas mon fort , d’autre part je me retrouvai à faire le boulot d’autres employés alors que ce n’et pas de mon ressort. J’ai fait une croix sur le public et suis parti en libéral.
      Je pense qu’il ne faut pas réfléchir en seul fonction du QI global mais plutôt en fonction de ses forces et faiblesses et de ses valeurs et croyances ( qui peuvent évoluer tout au long de la vie).
      Il est vrai que Révol ( que je vais écouter ainsiqu’Habib à la fin du mois à Montpellier) affirme par exemple que les dys peuvent être une chance chez le surdoué car cela l’oblige à persévérer qd le surdoué homogène ( sil’on atteint 145 c’est à priori que l’on fonctionne ainsi) n’apprends souvent pas l’effort et la persévérance et s’avère sous performant en terme de niveau de formation.
      Donc on peut avoir les qualités de ses défauts et vice versa.
      -Le QI et son niveau n’expliquent pas tout
      -Il s’agit plutôt d’une chance que d’un handicap
      – si l’on est sur intelligent et que l’on sous performe, on peut reprendre des études pour faire un métier plus épanouissant, vu le nombre de passerelles.
      Etc….
      Le niveau de QI N’EST pas l’alpha et l’oméga
      Il s’agit d’un éclairage particulier
      Au fait sur le plan des relations humaines je vous conseille ce blog qui justement parle des profils de surdoué et des interactions des TSE et des TLM (acronymes des très seuls et des tout le monde)
      Tellement vrai et rafraîchissant
      http://www.manuel-de-survie-pour-zebres.com/

      Bonjour Cécile et un grand merci pour la tenue contre vents et marées de votre blog

      1. Je viens de retrouver l’étude, intitulée « Intelligence Among University Scientists » (L’intelligence chez les scientifiques universitaires) et parue dans le magazine Nature.
        La déviation standard de 6 porte sur l’échantillon étudié « all the male teaching officers and holders of posts in science departments at June 1965, who were born on or after January 1931. The age range was 25 to 34. The total number of scientists meeting these requirements was one hundred and eighty five – of these 15 did not agree to cooperate and 13 were either abroad or could not be located during the investigation.[…] The score range from 110 to 141 with a mean of 126.5 and a standard deviation of 6.3 IQ points »
        La déviation standard dont il est fait état dans l’étude reflète donc la seule déviation standard de l’effectif étudié (185 professeurs et scientifiques âgés de 25 à 34 ans en poste à Cambridge en 1965).
        La distribution de l’échelle de Wechsler avec une déviation standard de 15 est d’ailleurs rappelée un peu plus loin.
        L’analyse des différents groupes de scientifiques montre que c’est chez les mathématiciens que l’écart est le plus resserré (un écart type = racine carrée de la variance).

        L’étude signale qu’au délà de 110, le QI mesure des qualités qui n’ont pas grand chose à voir avec la réussite professionnelle. Constate qu’il existe des scientifiques qui pouvaient avoir moins de 120. Mais qu’il est quand même à noter qu’une grande majorité des scientifiques étudiés avait un QI supérieur à 130.
        L’étude se termine ainsi « 
        Whether those with higher scores enjoy more success in a particular scientific subject is not known and to generalize from present data would be as misleading as the statement often made that all scientist have high IQs« .
        Traduction : « Quant à savoir si ceux qui ont un QI élevé connaissent du succès dans leur domaine scientifique cette information n’est pas connue, et généraliser à partir des données présentées serait aussi erroné que l’affirmation souvent énoncée que tous les scientifiques ont un QI élevé ».

        1. Merci à Jérôme d’avoir signalé cette étude très intéressante et merci Cécile de l’avoir synthétisée.
          C’est drôle car sans l’avoir lue, mes conclusions empiriques et « intuitives » se rapprochent fortement de celle des auteurs.
          J’ai remarqué déjà cet état de fait dans mon champ de compétences professionnelles, que les études scientifiques me donnaient souvent raison avec parfois un délai de latence jusqu’à une dizaine d’années , de ce que j’avais perçu et adopté comme attitude de façon empirique .
          @ Ulysse
          Comme le dit Lepat plus bas, le monde actuel est devenu beaucoup plus complexe, avec un formatage psychologique pendant les études pour répondre à une norme unique ( i.e.: la bonne réponse) soit 0 ou 20/20.
          Or passer sur un mode libéral correspond à une nécessité d’acquérir de nombreuses connaissances et capacités très différentes comme des capacités d’analyse macro et micro économique, de gestion, de juridisme, de notion de retour sur investissement, des normes qui prolifèrent.
          Tout connaître est à peu près indispensable pour survivre dans un environnement de plus en plus compétitif ( si vis pacem, para bellum) et quasi impossible vu la complexité de chacun des champs de compétences nécessaires .
          J’ai vu débarquer dans mon secteur professionnel des incitations fiscales à devenir salarié de sa propre entreprise par le biais de selarl.
          Qu’est-ce, si ce n’est la mort de l’entreprise libérale en ouvrant à des entreprises financières la possibilité de racheter des parts de ces entités lors du départ à la retraite du propriétaire /actionnaire/ cheville ouvrière….
          Je vois actuellement des formations à 60 000€ le package de devenir patron de pme chez les ingénieurs de haut niveau
          Qui peut se le payer si l’on n’est pas dans une moyenne ou grosse entreprise qui paye suffisamment de taxes professionnelles ?
          Enfin, Je vois effectivement une tendance lourde chez les jeunes générations à ne meme plus envisager la possibilité de devenir libéral. Ceci répond aussi à la volonté de ne pas hypertrophier le compartiment professionnel et de se garder une certaine harmonie interne ( vie familiale, loisirs etc..) ce qui est tout à fait respectable mais qq part antinomique avec une optique entrepreneuriale.
          Bon que ceci ne vous empêche pas d’avoir des envies de liberté et de libéralité, il existe des experts comptables, des juristes, avocats en droit des affaires , etc sur lesquels se reposer pour déminer les situations de l’entreprise. Cela coûte juste des sous!
          Arrivée d’air chaud!:-)
          Bon ben yaka fokon !

      2. Bonjour,
        Valeurs, croyances… suggestion pour certains qui se posent des questions sur leur devenir professionnel : le CNAM (les arts et métiers) ont développé un module ‘Projet personnel et professionnel : auto-orientation pédagogique’ (pour ma part suivi à Rennes)
        http://formation.cnam.fr/rechercher-par-discipline/projet-personnel-et-professionnel-auto-orientation-pedagogique-208295.kjsp
        qui permet de se poser ce genre de questions et de passer certains tests RIASEC, TRICAM qui en complément du MBTI peuvent compenser l’absence de développement (de la part d’un psychologue, on était en 1999, cela a sans doute changé) du profil sur la base du simple chiffre du test de QI…
        Réducteur s’il est pris seul, il mérité d’être lu avec l’ensemble des tissus qui nous constituent… Effectivement.
        Au plaisir d’échanger sur la thématique ‘comment passer du statut de fonctionnaire au statut libéral’ !
        Bien cordialement

      3. je suis assez d’accord avec ca
        le probleme est justement la integrer precocement cet etat de fait, et faire des choix informés
        en sachant que beaucoup de surdoués ne sont diagnostiqués que tard et pour certains diagnostiqués meme deja a l’ecole , pas toujours bien informés ou carrement desinformés sur l’entreprise, le monde du travail, et meme la socio

        Et le systeme educatif est la pour formatter, combien de fois j’ai deja repété ca.et je me rappelle d’un des rares cours de socio en fac que j’ai eu (le seul je crois), ou la reaction des certains parents de pote de fac etait que ce cours ne devrait pas exister car il remettait des trucs en cause ou nous faisait trop reflechir (sic), lien a l’autorité etc On parle de cours pour inge bac+5
        C’est quand vous consultez (en conference sur les surdoués on aborde pas ca et ils refusent aborder ce qui est socio) un specialiste de la douance que vous commencez a apoercevoir le pot aux roses : les normopensants (je connaissais pas du tout ce concept) et leur fonctionnement, le fait que le salariat en grande entreprise (monde des NPs) conveint pas aux surdoués, que le surdoué devrait orienter ses etudes vers des secteurs qui valorisent la competence etc
        Meme la literature en langue francaise, j’ai lu les ouvrages de Cecile et pas mal d’autres a de serieuses lacunes et aborde jamais certains sujets, par exemple le sujet des NPs. trop politiquement incorrect ?

  3. Bonjour,
    Comme je l’ai exprimé j’ai découvert ma surdouance il y a à peine quelques mois et je dirais à un age avancé (63 ans j’ai l’impression d’avoir 15 ans dans ma tête).
    Je suis depuis des mois en état d’auto analyse+++ pour essayer de comprendre, je découvre certaines choses relatives à ma particularité dont j’éprouve le besoin de vous faire part.
    Comme m’a dit Cecile je suis en periode de deuil (du faux self bien ancré au vrai),
    Un combat s’est mis en marche,quand je dis certaines choses je m’aperçois que ce n’est pas moi qui prononce ces mots mais un autre et je medemande pourquoijedis cela.
    je passe du doute à la colère, colère de n’avoir pas su avant, colère après certains professionnels ne comprenant pas ce que je ressent, colère envers moi d’avoir été aussi stupide et si peu clairvoyant.
    J’ai remarqué certaines choses, j’ai par naïveté fait part à
    certains de mes proches de ma particularité, erreur fatale, les normaux pensants ne comprennent pas et pire juge en des termes et des attitudes dévastatrices pour le zèbre, donc je vais me protéger , ne rien faire transparaitre comme avant de ma différence.
    Autre constat lorsque mon cerveau s’emballe car un sujet un projet qui anime et excite mon cerveau , lorsque j’ai une barre au dessus des tempes comme si mon cerveau était à l’étroit, lorsque mes émotions sont multipliėes par 10, 100, 1000, à ce moment là tout est démultiplié, et notamment l’amour que j’éprouve pour ma femme, cela est très violent et intense.
    Suis je seul à éprouver cela?
    j’ai pour la première fois discuté avec un autre zèbre, en connaissance de cause dans le cadre d’une aide demandée sur ce site pour un mémoire, je crois que j’ai épuisé Christophe, en répondant à ses questions et en rajoutant encore et encore, en étant toujours trop comme d’habitude, je n’arrive pas à faire autrement, car dans cet échange j’ai trouvé une excitation démesurée, une envie , un besoin un bien être que quelqu’un ne soit pas étonné parce que je disais.
    Je lis depuis quelques mois des réponses, des questions sur les forums nous concernant et j’ai la désagréable impression que les normaux pensants ne peuvent pas comprendre et de ce fait étant donné que la société dans laquelle nous évoluons a été faite par eux et pour eux, je ne vois pas vraiment comment ils pourraient ouvrir assez leur esprit pour seulement envisager qu’il y ai autre chose que la norme qui leur est propre.

    Merci Cecile

    1. comme vous avez du le constater je me suis trompé de salon de discution.
      Je perçois Mensa sans vraiment connaitre cette organisation comme un peu un club de milliardaires, j’ai essayé de voir ou j’en étais en faisant le prétest de 40 questions, malheureusement pour moi ce style de test ou les dominos se succèdent et dans lequel l’intuition me semble t’il est laissé de côté et est d’un incroyable ennui d’ou mon doute sur l’efficacité et la pertinence de leurs méthodes.

    2. Merci de ce témoignage Ar30.
      Vous exprimez tout autant le bonheur / soulagement que l’on ressent quand on peut enfin être soi-même, que les avanies que l’on subit quand on se met à explorer sa condition de surdoué(e).

      Le plus difficile est certainement de trouver la juste mesure : le dissimuler est en fait aussi préjudiciable au final que l’affirmer.
      Il faut donc arriver à trouver une façon de s’affirmer dans ses spécificités sans pour autant prononcer le mot fatal qui va tout faire basculer parce que si mal compris.

      Le chemin est parfois long – mais c’est un vrai retour à soi. Ca passe aussi, peut-être, par faire la paix avec soi-même. Vous n’êtes pas « trop ». Vous êtes, simplement. En prévenant le cas échéant votre interlocuteur qu’il vous arrive parfois de vous laisser emporter par vos émotions et que vous le signaler vous permet tout de suite de revenir dans des proportions socialement acceptables ?
      Alors, vous n’avez pas à dissimuler, non plus qu’à « imposer » – simplement, vous prenez du recul par rapport à certaines spécificités qui peuvent apparaître incongrues à ceux qui ne fonctionnent pas comme vous.

      1. Bonjour
        durant ma carrière professionnelle j’ai changé d’employeurs à de nombreuses reprise, je me suis posé la question pourquoi ?
        Mes postes d’encadrement notamment dansle domaine du commercial me convenaient à merveille mais car il y a un mais.
        Mes employeurs me donnaient pour missions le redressement de sociétés battant de l’aile, d’agences commerciales à developper ou à créer…
        J’avais la plupart du temps de bons rapports avec mes collaborateurs mais pratiquement jamais avec ma hiérarchie il faut preciser que mes methodes de politiques commerciales étaient différentes de celles appliquées et imposées par les différentes direction quej’ai connu, j’etais un rebelle car ils avaient tord sur certains points et malgré mon efficacité et mes resultats qui surprenaient tout le monde et bien croyez moi ou pas la direction me disait que j’avais eu de la chance et là patatrac je ne pouvais plus travailler avec ces gens là qui ne reconnaissaient pas mon travail.
        Il n’y a eu qu’un patron qui avait dessuite compris et m’avait donné carte blanche, de plus il me confiait constamment des creations d’entreprises des creations de services, ou redresser une de ses sociétés qui battait de l’aile, et malgré la charge de travail de plus en plus lourdej’avais l’impression bizarre de travailler de moins en moins.
        Voilà un petit témoignage d’une vie professionnelle bien remplie mais que j’estime avoir ratée car j’aurais du trouver une activité professionnelle qui ne soit pas limité en matière d’objectifs et de découverte ainsi que de liberté.
        bonne journée à vous.

        1. Merci Ar30 de ce témoignage.

          Il me semble être révélateur de l’importance qu’il y a à découvrir / comprendre aussi tôt que possible dans sa vie le mode de fonctionnement singulier qui est le nôtre. Car ceci contribue sans nul doute à éviter quelques erreurs d’aiguillage.
          Il est en effet parfois difficile, quand on arrive à un « certain âge », de ne pas faire face à des regrets qui plombent la nouvelle vie qui s’offre à nous.

  4. Intéressant, mais personnellement je ne me vois pas du tout occuper un poste de travail dans une entreprise quelle que soit sa taille. L’idée d’être un rouage dans une machinerie dont la vue d’ensemble ne nous est pas accessible dû au fait que presque tous les métiers se focalisent sur un domaine / tâche très spécifique rend de mon point de vue le travail difficile à supporter sur le long terme, ou bien une fois la période d’apprentissage de celui-ci terminé. Impossible pour moi de concevoir de travailler dans ce que les intervenants expliquent. (Ah merci le cliché dans la vidéo les autistes et l’informatique, ou encore ils sont intéressants pour les tâches nécessitant une longue période de concentration, d’expérience personnelle l’informatique ne m’intéresse pas du tout et rester concentré une très longue période m’est difficile à moins que j’y trouve un intérêt et stimulation intellectuelle certaine).
    Mon idéal serait de travailler en indépendant, être une sorte de chercheur solitaire qui travaille sur son intérêt, questionnement du moment là où me conduisent mes réflexions. Et non pas sur un domaine ou une tâche restreinte et répétitive. C’est beau de rêver surtout vu mon faible niveau d’étude. Mais ça ce serait dans un monde parfait. Je dois être un bizarre parmi les bizarres je ne sais pas trop. J’ai déjà tenté différents métiers (commerce, animation, etc), et au pire soit c’était ennuyeux et conflictuel parfois avec les collègues, soit ça me rendait littéralement malade.
    Mais pour finir sur quelque chose d’un peu plus positif, je trouve que c’est quelque chose de bien de prendre plus en compte les compétences des personnes et de moins se focaliser sur les diplômes. Un premier pas dans la bonne direction, quoiqu’un peu timide ceci dit. Prochaine étape faire des postes de travail plus flexibles et non plus axés sur une seule tâche précise? (par ailleurs il n’est pas naturel pour les êtres humains d’être monotâche).
    C’était mon modeste avis (très subjectif) sur ce sujet. En espérant apporter quelque chose à ce débat.

    1. Le probleme c’est comme Cecile le dit que l’organisation du travail est encore tres tayloriste (herité de la revolution industrielle), taches répétitives et métiers tres specialisés (avec les inconvénients que ca represente, difficile de changer de metier au cas ou)
      Un autre sujet est que le surdoué perfectionniste et tres competent (haute qualité) n’est pas toujours rentable dans une logique de rendement (logique premiere dans les entreprises), sauf dans certains secteurs ou entreprises precis.
      Dans ma vie privée je suis tres polyvalent, je sais faire beaucoup de choses (artisanat, refection etc) et je m’en porte tres bien et ca me porte satisafaction mais c’est pas reproductible face a l’organisation du travail.
      Actuellement j’ai la chance de travailler a la maison parfois (car tres petite structure) mais tres peu d’entreprises le proposent. J’ai donc testé et c’est tres bien, ca evite les déplacements , ca me permet de me concentrer mais j’ai besoin du contact avec mes collègues de temps a autre.
      Concernant l’informatique dans ce metier tout est fait pour devenir autiste (je rigole) : vous travaillez en permanence derriere un ordinateur, peu ou pas de reunions par rapport a d’autres metiers, travail en solo et meme pas en equipe dans certains métiers (admin systeme par exemple). Apres on s’etonne que les informaticiens ne develloppent pas leurs qualités relationnelles ou d’animation de reunion etc

      1. Et bien personnellement, je n’ai pas trop envie de travailler chez moi exclusivement ou bien seul derrière un ordinateur, du moins pas 100% de mon temps. Je préférai imaginer un lieu de travail très stimulant intellectuellement (une sorte d’université?) pour être dans une sorte de suractivité, sur-stimulation mentale en permanence.

        1. Lisez bien mon commentaire, j’ai bien dit que je ne souhaite pas exclusivement travailler comme ca. Je voulais simplement souligner les possibiltés (théoriques trop bien souvent) de travailler de facon tres différentes, ce qui conviendra a l’un ou l’autre

    2. Bravo Vad pour votre message, j’ajoute ci dessous mes commentaires sur la phrase : « Mon idéal serait de travailler en indépendant, être une sorte de chercheur solitaire qui travaille sur son intérêt, questionnement du moment là où me conduisent mes réflexions. »

      !A bas le travail qui sert à faire des trucs!
      !nous on veut un travail qui sert à rêvasser toute la journée!!

      On monte un club?

      non mais ça va pas la tête? rêvasser en regardant les nuages c’est pas un travail ça Monsieur ou Madame Vad. C’est pas rentable!

      Avec des propos comme cela vous risquez l’exclusion et vous mettre a dos un bon nombre de personnes. Le non-travail est un sujet tabou.

      Rappel: le problème majeur du « travail », c’est qu’il oblige a faire un truc précis

      1. Par suite et pour être sur de ne pas être incompris concernant mon précédent message.

        Vad vous vous posez beaucoup de question sur votre avenir professionnel. Et votre franchise fait écho a ma situation.

        Je suis dans votre cas. J’ai 39 ans, j’ai été diagnostiqué THQI il y a moins d’un an. Et moi aussi je rêve d’être une sorte de chercheur solitaire qui travaille sur son intérêt. D’ailleurs c’est ce que je fais depuis que j’ai quitté mon ancien poste dans une grande entreprise très normative. Je suis sans emploi depuis six mois, et ne cherche pas tout de suite un nouvel emploi. Je profite de mon temps libre pour du développement personnel, pour voyager, pour revasser, pour faire du sport, et surtout pour lire énormément d’infos (témoignages/conférences/livre) concernant la douance. D’ailleurs j’ambitionne que le travail que je fais actuellement sur moi-même me permettra de trouver une activité professionnel en adéquation avec ma personnalité. On pourrait dire que je suis père au foyer. Je n’ai aucune ambition professionnel et briller en société ne me rend pas plus heureux. Bref cette position sans contrainte actuelle me rend extrêmement heureux. Elle n’est peut être pas tenable sur le long terme, quoique c’est à vérifier, mais je profite du moment présent.

        Merci Cécile pour vos investigations concernant le surdon. Par votre travail vous simplifiez la vie des personnes qui découvre leurs manières de fonctionner, vous leurs permettez d’avancer plus vite dans leur connaissance intime.

        Jul

        1. Bravo de pouvoir / savoir prendre le temps, d’avoir déjà une conscience suffisamment bonne de vous-même pour savoir qu’il faut veiller sur vous, que ça vaut le coup/coup de prendre le risque.

        2. Oui, le non travail! Ou le travail qui ne ressemble pas à ce que « quelqu’un te dit de faire ».
          Indépendant, évidemment, mais reste le fait d’être « rentable » pour « manger » etc …
          [Quelqu’un a aimé la série « alt and catch fire » autant que moi? j’y pense d’un coup alors j’écris.
          « On » peut critiquer (mais ce n’est pas mon cas) le personnage féminin « caricatural »( à la « Lisbeth Salander de millenium »)
          mais en terme de « trouver sa place au travail », « recherche », « informatique » et « surdoués » car les persos principaux le sont je pense, c’est jubilatoire. malheureusement je n’ai vu que la saison un.
          je parle timidement ( entre crochets) de série télévisée, je me tairai si ça fait pas sérieux, promis !]

        3. Bonsoir Jul, Vlad, et Gamera,

          Oui la découverte de la douance boulverse parfois beaucoup de choses, et oblige à partir , mais temporairement.

          A un moment donné, il faut revenir par un autres biais : nouvelle structure, nouveau projet….

          Mais on peut aussi diversifier : l’auto entreprise peut être cumulée avec le statut de salarié notamment (seule restriction : le projet en autoentreprenariat ne doit pas concurrencer votre emplpoyeur).

          D’une part vous gardez un emploi salarié et sûr (dans un moyen terme la plupart du temps), et vous pouvez même travailler à temps partiel en salariat. Moins de jour sous une hiérarchie contraignante , c’est moins d’adaptation.

          Par ailleurs, votre projet en autoentreprenariat peut réussir ou échouer. Avoir une base financière minimale permet de retomber sur ses pieds, mais aussi de pendre certains risques sur le projet en autoentreprie, et don ce se faire plaisir. Si ca réussit, vous pouvez toujours lacher le salariat et être à temps plein sur l’autoentreprise. Le bemol : les charges sociales importantes, et les charges fiscales à optimiser (frais….). Donc prévoir un certain volume.

          C’est sur que quand on part de son ancien travail, on n’ a plus envie de rien (je l’ai vécu).

          Mais il faut bien vivre, et puis reprendre pied dans la société, c’est se revaloriser à nouveau.

          Un surdoué sans travail pert toute dignité (je l’ai vécu comme cela). Alors oui, faire preuve d’humilité, et regarder son passé parfois (un passé d’adulte ignorant de ses capacités et ayant fait de petits boulots), ca peut aider à reprendre un travail minimal, pour enlever le stress du manque d’argent.

          Car un surdoué qui ne s’occupe pas de lui un minimum, ce n’est pas bon pour lui.

          Cricri

          1. Oui, c’est très tentant de réfléchir sur 2 tableaux. Je reporte ici un bout de ce qi m’a parlé dans un discours d’emily wapnick lu sur le net.
            « Modèle # 3. L’approche Einstein

            Il s’agit d’un emploi ou une d’une entreprise que vous aimez et qui vous fournit la stabilité ainsi que le temps et l’énergie créatrice pour explorer vos intérêts sur vos temps libres (Barbara Sher l’appelle le « Good Enough job », le Job assez bon).

            Albert Einstein travaillait au bureau des brevets. Ce fut un travail avec un rythme notoirement lent, qui lui permettait de payer les factures, lui a fourni des avantages et lui a laissé beaucoup de temps libre pour travailler sur ses théories. »

  5. Ces caricatures de surdoués me gonflent un peu mais je vois ca un peu partout (y compris dans les conférences sur les surdoués). Je crois que ca n’aide pas dans la comprehension du surdon et n’aide pas les surdoués dans la valorisation de soi (je suis assez critique sur les specialiste de la douance sur ce point precis) .Tous les surdoués sont pas des autistes avec hypersensibilité sensorielle (ou je ne sais quoi,en les presentant comme des betes de foire, merci pour les surdoués)
    En toute objectivité je crois qu’il faudrait faire un inventaire des points positifs et négatifs (je vais continuer a aller dans les conférences sur les surdoués pour y dire ma facon de penser)
    Par ailleurs il faudrait aborder plus globalement le monde de l’entreprise et les probleme spécifiques en entreprise pour les surdoués

    – certains secteurs ne valorisent pas la competence ou ne sont pas prets a payer pour, le surdoué sera meme un empecheur de tourner en rond et le risque de rejet important

    – la competence du surdoué peut mettre en exergue l’incompetence de ses collègues ou meme de son chef et provoquer des jalousies et rejet donc

    – notre société narcissique est 100% dans le paraître, on appelle ca « savoir-etre » et plus « savoir-faire ». Le savoir-etre est nettement plus valorisé . Mon impression est que le surdoué est plus dans le savoir-faire

    – globalement la plupart des entreprises ne valorisent pas la diversité mais bien le conformisme. Meme au niveau détails de l’habillement parfois et ca frise parfois le ridicule, HPi ou pas

    – je reste persuadé que le surdoué peut plus tirer son epingle du jeu dans une PME ou en travaillant pour son compte (expert specialisé par exemple). ca revient aussi souvent sur les forums. vaste debat

    – dans certains secteurs ou entreprises on valorise la docilité, (cfr un fabricant de verres auto français notoire voir les videos), le conformisme (certains entreprises ne veulent pas d’employes qui prennent des initiatives, bonjour l’enviro pour un surdoué), fayotage/politique (surtout tres grandes structures sans parler des administrations) , qui ne sont souvent pas les points forts du surdoué il faut le reconnaitre

    – Cecile nous parle du taylorisme et fordisme (au fait saviez vous que Ford sélectionnait ses ouvriers selon leur cretisnisme, car plus dociles) sur ce site mais avec tout le respect, sur ce sujet hyper interessant je n’ai pas lu grand chose dans son dernier ouvrage (surdoués au travail). Ce sujet est bien trop peu abordé. J’ai lu que le surdoué etait l’homme de la renaissance par sa polyvalence, c’est assez vrai.

    – le surdoué n’est pas handicapé, au contraire il est surperformant (cerebral, sensoriel etc) mais pas adapté a tous les environnements. un guepard (Arielle Adda) ou cheval de course, si vous le mettez a labourer les champs, oui il peut paraître comme handicapé car il est pas a sa place

  6. Bon, je me lance, j’ai écouté attentivement cette table ronde, je vais ajouter mes commentaires aux leurs, si vous permettez.

    On peut skipper les 10 premières minutes qui sont assez pénibles en bafouillage et généralités, limite désinformation.

    -Ensuite, comme le fait remarquer Cécile, en d’autres mots j’en conviens, il y a cette fixation problématique sur autisme de haut niveau et, pire, constamment associée à informatique. En même temps, on l’a comprend bien et d’autant mieux, si l’on à un tant soit peu suivi l’actualité internationale: c’est le dernier fad à la mode, sauce recrutement grande entreprise: en effet il y a les quotas à remplir pour décrocher les contrats, surtout les contrats provenant de l’État, ensuite il y a la pression du politiquement correct qui joue très fort à l’international; il y a la publicité gratuite qu’on peut se faire en se targuant d’intégration couplée au toilettage, dans le sens du poil svp, des actionnaires sourcilleux… de leurs portefeuilles; enfin il y a, pour le meilleur et pour le pire, le règne trop incontesté de l’informatique .
    – Mais moi, je me demande bien pourquoi Mensa, pour son premier débat inaugural de cette série, fait ce choix très réducteur de la minorité de la minorité, validant ainsi un biais, porteur de caricatures plus que mémorielles, pour les plus anciens, genre mongol du village qui calcule plus vite que son ombre ? A croire que Mensa se réduit donc à un club de personnes autistiques haut fonctionnel, alors que ce n’est selon toute vraisemblance pas le cas.

    -Heureusement, une des intervenantes dans le débat, justement celle spécialisée autisme, rappelle que dans son échantillonnage clientèle, seulement 1/4 représente le tandem asperger-informatique. On aimerait donc savoir du coup quels sont les autres profits de sa clientèle, malheureusement la question ne lui est pas posée, elle allude simplement à une autre caricature: le  »profil artistique », donc tout et son contraire, en fait, no offense, reader!
    – Par contre, elle ou l’autre intervenante, je ne sais plus exactement laquelle, mais vous allez le trouver, met l’accent sur une réalité trop souvent allégrement ignorée et parfaitement discriminatoire, les femmes asperger et surdouÉes, le fameux 2E ou twice exceptional, en anglais, souvent avec d’autres intérêts et carrières, bien loin du binaire informatique, comme par ex. Temple Grandin et sa remarquable connexion au monde de la nature et des animaux en particulier (ici c’est moi qui informe).

    -Plusieurs autres points intéressants sont portés à l’attention par le responsable Mission handicap de chez R. ( grand recruteur de l’intérim, des contrats précaires et des employés bon à jeter et corvéables jusqu’à plus soif, Ok, c’est pas dit dans le vidéo, c’est encore moi qui rajoute, mais vous aurez entendu tout comme moi, dans la vidéo ces employéEs sont renomméEs  »consultant », ça lave plus propre…). Donc, points soulevés et questions non répondues: est-il préférable, souhaitable et pour qui, et jusqu’à quel point, de se faire valider  »handicapéE » pour rentrer dans les quotas de discrimination positive des grandes entreprises ou bien même dans la fonction publique ? Cela peut en effet vous garantir en emploi relativement stable mais par ailleurs à quel prix émotionnel, sachant que ce genre d’étiquette va vous coller à la peau tout au long de votre carrière professionnelle et probablement aussi dans votre vie privée, qui maintenant à l’heure des médias-pestes sociales, n’en est plus une ? (ici, c’est encore moi qui bonifie la question, son ton vous l’indique).

    -Plus largement, et là je rejoins Cécile, quel intérêt aurions-nous nous surdouéEs, à nous retrouver dans la coche  »handicap » du formulaire ? ou même, et je vais plus loin dans celle  »différence neurologique » sachant que celle-ci a par ailleurs une forte connotation DSM et diagnostics psychiatriques donc ? (je rajoute ce point parce qu’on le retrouve régulièrement dans les commentaires de TD)
    -Monsieur Mission handicap prend soin de souligner plusieurs fois que tout est affaire de cas particuliers, chaque employeur, chaque employéE, chaque situation pouvant se résoudre de façon très différente selon les contextes, usages, etc. Vraiment du cas pas cas…
    -A propos de la notion de  »différences »: une des intervenantes, de façon très problématique pour moi, amalgame joyeusement toutes les différences et les égales toutes, être surdouéE n’en étant qu’une parmi et comme les autres. Ma question donc: est-ce bien là la bonne stratégie à adopter sur le long terme, sachant qu’en France très particulièrement la compréhension des diverses réalités et expressions du surdon en sont encore au stade émergeant et qu’une fois adopté un stéréotype il va très vite se fixer dans le subconscient populaire, les théories académiques et ensuite les politiques sociales, notamment de santé, d’éducation et d’emploi ? Autrement dit, la fin en vaut-elle de tels moyens ? N’ y a t’il pas d’autres options et si oui, comment les articuler, les concrétiser ?

    En résumé, il y a des points intéressants dans ce premier débat: la question qui revient souvent aux intervenants étant: comment ça se passe chez vous, comment faites-vous dans cette situation ? Le terrain prend le pas sur la théorie et, oui, ça peut aider !
    Bonne écoute !
    Chan

  7. Bonsoir,
    Je crois que la mode dirait : « ce reportage était « intéressant ».
    Maintenant, de mon point de vu :
    Une entreprise de petite ou moyenne taille ne fera rien de tout ça. Du point de vu de la direction : « les atypiques, les surdoués & Co, rien à faire. Moi je cherche à faire du pognon. ».
    Je pense être une personne qui a pas mal d’imaginations, néanmoins, je n’arrive pas à imaginer nos trois lascars faire leur boulot avec des PME.

    Donc autre question : faut-il se « résoudre » à aller bosser dans une grosse entreprise ?

    1. Le principe de base, c’est quand même qu’une entreprise fasse du pognon pour reprendre votre expression. On ne peut pas lui en vouloir (ensuite, évidemment, tout est question d’éthique dans la manière de faire du pognon).
      L’entreprise a donc besoin de compétences avant tout, et c’est effectivement ce sur quoi elle va se focaliser.

      Dans cette vidéo, à orientation plutôt « handicap » à mon sens, l’accent est mis sur les capacités spécifiques des autistes Asperger, qui sont particulièrement utiles / efficaces dans certains domaines. ET c’est ainsi qu’ils sont « vendus » puisque ces sociétés fonctionnent sur le principe des SSII.

      C’est le mot de capacités spécifiques qui me semble essentiel : bien les connaître permet de mieux se vendre – de rassurer l’entreprise, mais aussi de savoir si on est en face de la bonne entreprise, l’environnement qui va convenir à nos besoins de développement.
      Aller bosser dans une grande entreprise est parfaitement possible, si on trouve le service (ça existe) qui offre l’environnement dont on a besoin.
      Il faut juste garder en tête que le jour où le chef du service s’en va, il faudra vraisemblablement aller chercher ailleurs, car l’environnement ne sera plus forcément aussi amical et nourrissant intellectuellement.

      1. Cecile, les SSII sont parmis les pires structures pour travailler, des marchands de viande (pleins de témoignages sur le net)., surdoué ou pas . A deconseiller sauf si vraiment pas le choix
        Compter sur un chef de service ou ambiance bienveillante pour s’epanouir , j’en ai encore discuté avec un specialiste de la douance, c’est totalement illusoire car par definition l’environnement change tres vite surtout actuellement.

    2. toutes les entreprises cherchent a faire du pognon. et les grandes sont pas les plus humaines de mon experience, vous etes juste un numero.
      Il y a peut-être quelque rares grandes entreprises qui intègrent les surdoués mais c’est une exception, les grandes entreprises cherchent plutôt des soldats conformes (la cohesion de ce genre de strcuture est favorisé au detriment de la performance)
      C’est jamais facile mais je crois qu’un surdoué devrait viser les petites structures (idéalement a son compte ou profession liberale) bien qu’il y ait des défauts dans ce type d’entreprise bien sur (salaires en general plus bas, pas les memes avantages etc). par contre un independant peut tres bien gagner sa vie, surtout profession liberale
      un autre aspect est qu’une petite entreprise ne peut se permettre de payer des incompétents en general donc un surdoué peut tirer son epingle du jeu

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