Mensa et le monde du travail

L’association Mensa (association internationale de personnes à haut potentiel intellectuel) lance une dynamique « positive et pragmatique » autour de l’emploi (« Mensa Pro »).

Objectif :  accompagner les membres de l’association à trouver le travail qui leur conviendra (changer ou retrouver un emploi), à se sentir le mieux possible dans le monde du travail afin d’y évoluer.

Toute une réflexion est à l’oeuvre, et parmi les actions développées par Mensa, des séminaires sur le net : Mensa Pro Lab.

Voici le premier, axé sur « comment faire de ses différences un atout pour sa carrière professionnelle » et « neurodiversité, quelle valeur ajoutée pour les entreprises ? »

Certains se retrouveront peut-être avec difficulté dans les propos des intervenants, dans la mesure où le spectre de l’autisme est beaucoup abordé par deux des intervenantes (qui sont des spécialistes du sujet), tandis que le 3° est responsable « Mission handicap » d’un grand nom de l’intérim.

Il me semble cependant intéressant d’aller au delà de ces considérations : il est ici question de la façon dont l’entreprise aborde la différence, de sa difficulté à la prendre en compte. En creux, il y a donc des indications utiles à glaner pour les surdoués qui ne sentent ni autistes ni handicapés (j’estime que considérer le surdon comme un handicap est au mieux paradoxal (l’intelligence, un handicap ? vraiment ?), au pire un élément qui contribue à exclure plus sûrement encore les surdoués en les mettant dans une catégorie « à part » donc, de facto, non pleinement intégrable dans l’entreprise)

A noter par ailleurs: Samedi 25 Mars, à Nantes, a lieu l’Intelligence Day oganisé par Mensa Pays de Loire sur le sujet de l’Intelligence Collective

Au menu, l’initiative lancée au sein du Groupe Airbus : « My gifted network », intranet qui rassemble les personnes intéressées par ou concernées par le surdon.
Une initiative qui contribue à une meilleure connaissance du fonctionnement des surdoués et à une meilleure prise en compte de leurs atouts.

19 thoughts on “Mensa et le monde du travail

  1. J’ai ecouté la video de cecile a Brest (surdoués au travail 11 janvier 2017)
    https://www.youtube.com/watch?v=zDICQu4KA-w

    Il faudrait ajouter a cette intervention les qualités particulieres du surdoué

    – polyvalence, competence, peut travailler par lui-meme en solo, perfectionnisme (un gros avantage dans certains milieux pointus) qualité du travail.

    c’est utile dans certaines professions : liberales, expert independant, chercheur independant . Je rappelle qu’il y a pas de manager ou de groupe, peut-etre un ou deux collegues pour ces professions
    Sans parler d’autres metiers comme artisan ou plus artistiques etc
    je crois qu’il y a un gros probleme de voir la grande entreprise comme la panacée , pour les gens qui font des etudes superieures

    C’est vrai que le surdoué peut reussir toutes les etudes et metiers, des specialistes de la douance me l’ont encore dit
    Neanmoins je crois que la grande entreprise convient moins au surdoué
    De plus les surdoués ont des qualités specifiques mais les grandes entreprises ne les exploitent pas pour diverses raisons

    De plus un autre probleme que personne n’aborde c’est la dichotomie entre la fac qui vise l’excellence academique (avec la transmission d’une culture humaniste)
    et l’entreprise, qui comme cecile le dit, veut des gens moyens en tout (si pas dociles, conformistes, fayots)
    Beaucoup de surdoués ne sont pas conscients de ca et apres avoir ete des heros a la fac (excellence academique, felicitations des profs etc) parfois se retoruvent mal vus en entreprise. Car pour avoir les plus hauts grades academiques il faut quand meme des capacités intellectuelles exceptionnelles

    Certains employeurs choisissent meme leurs employés selon leur docilité ou meme leur cretinisme
    De plus en entreprise, dans les environnements les plus competitifs, c’est souvent le plus fourbe ou mechant qui gagne. le surdoué souvent idealiste et bisounours est cmme un mouton qu’on envoit a l’abbatoir.

    De plus cecile parle de la norme statistqiue desquels les surdoués sont eloignés par definition mais c’est encore pire que ca, d’apres certains que j’ai lu deja le recrutement (tests de recutement et interview) veut des gens previsibles ou dans la norme pour tout. Avec la crise et le nombre de candidats important (150-200 dans certains secteurs) ils prennent aucun risque, pas question de prendre un surdoué.
    Le fait d’etre hors de la moyenne sur les tests (intelligence ou personnalité) vous exclut automatiquement lors de l’interview, et notez que c’est meme social (on va meme juger votre reseau FB), bref la repoduction sociale dans toute sa splendeur, les NP qui se repoduisent entre eux
    Les surdoués seront donc deja exclus deja lors de la selection !
    C’est une autre raison pour laquelle je deconseille les grandes entreprises aux surdoués : processus de recrutement tres formalistes

  2. Bonjour,
    Comme je l’ai exprimé j’ai découvert ma surdouance il y a à peine quelques mois et je dirais à un age avancé (63 ans j’ai l’impression d’avoir 15 ans dans ma tête).
    Je suis depuis des mois en état d’auto analyse+++ pour essayer de comprendre, je découvre certaines choses relatives à ma particularité dont j’éprouve le besoin de vous faire part.
    Comme m’a dit Cecile je suis en periode de deuil (du faux self bien ancré au vrai),
    Un combat s’est mis en marche,quand je dis certaines choses je m’aperçois que ce n’est pas moi qui prononce ces mots mais un autre et je medemande pourquoijedis cela.
    je passe du doute à la colère, colère de n’avoir pas su avant, colère après certains professionnels ne comprenant pas ce que je ressent, colère envers moi d’avoir été aussi stupide et si peu clairvoyant.
    J’ai remarqué certaines choses, j’ai par naïveté fait part à
    certains de mes proches de ma particularité, erreur fatale, les normaux pensants ne comprennent pas et pire juge en des termes et des attitudes dévastatrices pour le zèbre, donc je vais me protéger , ne rien faire transparaitre comme avant de ma différence.
    Autre constat lorsque mon cerveau s’emballe car un sujet un projet qui anime et excite mon cerveau , lorsque j’ai une barre au dessus des tempes comme si mon cerveau était à l’étroit, lorsque mes émotions sont multipliėes par 10, 100, 1000, à ce moment là tout est démultiplié, et notamment l’amour que j’éprouve pour ma femme, cela est très violent et intense.
    Suis je seul à éprouver cela?
    j’ai pour la première fois discuté avec un autre zèbre, en connaissance de cause dans le cadre d’une aide demandée sur ce site pour un mémoire, je crois que j’ai épuisé Christophe, en répondant à ses questions et en rajoutant encore et encore, en étant toujours trop comme d’habitude, je n’arrive pas à faire autrement, car dans cet échange j’ai trouvé une excitation démesurée, une envie , un besoin un bien être que quelqu’un ne soit pas étonné parce que je disais.
    Je lis depuis quelques mois des réponses, des questions sur les forums nous concernant et j’ai la désagréable impression que les normaux pensants ne peuvent pas comprendre et de ce fait étant donné que la société dans laquelle nous évoluons a été faite par eux et pour eux, je ne vois pas vraiment comment ils pourraient ouvrir assez leur esprit pour seulement envisager qu’il y ai autre chose que la norme qui leur est propre.

    Merci Cecile

    1. comme vous avez du le constater je me suis trompé de salon de discution.
      Je perçois Mensa sans vraiment connaitre cette organisation comme un peu un club de milliardaires, j’ai essayé de voir ou j’en étais en faisant le prétest de 40 questions, malheureusement pour moi ce style de test ou les dominos se succèdent et dans lequel l’intuition me semble t’il est laissé de côté et est d’un incroyable ennui d’ou mon doute sur l’efficacité et la pertinence de leurs méthodes.

    2. Merci de ce témoignage Ar30.
      Vous exprimez tout autant le bonheur / soulagement que l’on ressent quand on peut enfin être soi-même, que les avanies que l’on subit quand on se met à explorer sa condition de surdoué(e).

      Le plus difficile est certainement de trouver la juste mesure : le dissimuler est en fait aussi préjudiciable au final que l’affirmer.
      Il faut donc arriver à trouver une façon de s’affirmer dans ses spécificités sans pour autant prononcer le mot fatal qui va tout faire basculer parce que si mal compris.

      Le chemin est parfois long – mais c’est un vrai retour à soi. Ca passe aussi, peut-être, par faire la paix avec soi-même. Vous n’êtes pas « trop ». Vous êtes, simplement. En prévenant le cas échéant votre interlocuteur qu’il vous arrive parfois de vous laisser emporter par vos émotions et que vous le signaler vous permet tout de suite de revenir dans des proportions socialement acceptables ?
      Alors, vous n’avez pas à dissimuler, non plus qu’à « imposer » – simplement, vous prenez du recul par rapport à certaines spécificités qui peuvent apparaître incongrues à ceux qui ne fonctionnent pas comme vous.

      1. Bonjour
        durant ma carrière professionnelle j’ai changé d’employeurs à de nombreuses reprise, je me suis posé la question pourquoi ?
        Mes postes d’encadrement notamment dansle domaine du commercial me convenaient à merveille mais car il y a un mais.
        Mes employeurs me donnaient pour missions le redressement de sociétés battant de l’aile, d’agences commerciales à developper ou à créer…
        J’avais la plupart du temps de bons rapports avec mes collaborateurs mais pratiquement jamais avec ma hiérarchie il faut preciser que mes methodes de politiques commerciales étaient différentes de celles appliquées et imposées par les différentes direction quej’ai connu, j’etais un rebelle car ils avaient tord sur certains points et malgré mon efficacité et mes resultats qui surprenaient tout le monde et bien croyez moi ou pas la direction me disait que j’avais eu de la chance et là patatrac je ne pouvais plus travailler avec ces gens là qui ne reconnaissaient pas mon travail.
        Il n’y a eu qu’un patron qui avait dessuite compris et m’avait donné carte blanche, de plus il me confiait constamment des creations d’entreprises des creations de services, ou redresser une de ses sociétés qui battait de l’aile, et malgré la charge de travail de plus en plus lourdej’avais l’impression bizarre de travailler de moins en moins.
        Voilà un petit témoignage d’une vie professionnelle bien remplie mais que j’estime avoir ratée car j’aurais du trouver une activité professionnelle qui ne soit pas limité en matière d’objectifs et de découverte ainsi que de liberté.
        bonne journée à vous.

        1. Merci Ar30 de ce témoignage.

          Il me semble être révélateur de l’importance qu’il y a à découvrir / comprendre aussi tôt que possible dans sa vie le mode de fonctionnement singulier qui est le nôtre. Car ceci contribue sans nul doute à éviter quelques erreurs d’aiguillage.
          Il est en effet parfois difficile, quand on arrive à un « certain âge », de ne pas faire face à des regrets qui plombent la nouvelle vie qui s’offre à nous.

  3. Intéressant, mais personnellement je ne me vois pas du tout occuper un poste de travail dans une entreprise quelle que soit sa taille. L’idée d’être un rouage dans une machinerie dont la vue d’ensemble ne nous est pas accessible dû au fait que presque tous les métiers se focalisent sur un domaine / tâche très spécifique rend de mon point de vue le travail difficile à supporter sur le long terme, ou bien une fois la période d’apprentissage de celui-ci terminé. Impossible pour moi de concevoir de travailler dans ce que les intervenants expliquent. (Ah merci le cliché dans la vidéo les autistes et l’informatique, ou encore ils sont intéressants pour les tâches nécessitant une longue période de concentration, d’expérience personnelle l’informatique ne m’intéresse pas du tout et rester concentré une très longue période m’est difficile à moins que j’y trouve un intérêt et stimulation intellectuelle certaine).
    Mon idéal serait de travailler en indépendant, être une sorte de chercheur solitaire qui travaille sur son intérêt, questionnement du moment là où me conduisent mes réflexions. Et non pas sur un domaine ou une tâche restreinte et répétitive. C’est beau de rêver surtout vu mon faible niveau d’étude. Mais ça ce serait dans un monde parfait. Je dois être un bizarre parmi les bizarres je ne sais pas trop. J’ai déjà tenté différents métiers (commerce, animation, etc), et au pire soit c’était ennuyeux et conflictuel parfois avec les collègues, soit ça me rendait littéralement malade.
    Mais pour finir sur quelque chose d’un peu plus positif, je trouve que c’est quelque chose de bien de prendre plus en compte les compétences des personnes et de moins se focaliser sur les diplômes. Un premier pas dans la bonne direction, quoiqu’un peu timide ceci dit. Prochaine étape faire des postes de travail plus flexibles et non plus axés sur une seule tâche précise? (par ailleurs il n’est pas naturel pour les êtres humains d’être monotâche).
    C’était mon modeste avis (très subjectif) sur ce sujet. En espérant apporter quelque chose à ce débat.

    1. Le probleme c’est comme Cecile le dit que l’organisation du travail est encore tres tayloriste (herité de la revolution industrielle), taches répétitives et métiers tres specialisés (avec les inconvénients que ca represente, difficile de changer de metier au cas ou)
      Un autre sujet est que le surdoué perfectionniste et tres competent (haute qualité) n’est pas toujours rentable dans une logique de rendement (logique premiere dans les entreprises), sauf dans certains secteurs ou entreprises precis.
      Dans ma vie privée je suis tres polyvalent, je sais faire beaucoup de choses (artisanat, refection etc) et je m’en porte tres bien et ca me porte satisafaction mais c’est pas reproductible face a l’organisation du travail.
      Actuellement j’ai la chance de travailler a la maison parfois (car tres petite structure) mais tres peu d’entreprises le proposent. J’ai donc testé et c’est tres bien, ca evite les déplacements , ca me permet de me concentrer mais j’ai besoin du contact avec mes collègues de temps a autre.
      Concernant l’informatique dans ce metier tout est fait pour devenir autiste (je rigole) : vous travaillez en permanence derriere un ordinateur, peu ou pas de reunions par rapport a d’autres metiers, travail en solo et meme pas en equipe dans certains métiers (admin systeme par exemple). Apres on s’etonne que les informaticiens ne develloppent pas leurs qualités relationnelles ou d’animation de reunion etc

      1. Et bien personnellement, je n’ai pas trop envie de travailler chez moi exclusivement ou bien seul derrière un ordinateur, du moins pas 100% de mon temps. Je préférai imaginer un lieu de travail très stimulant intellectuellement (une sorte d’université?) pour être dans une sorte de suractivité, sur-stimulation mentale en permanence.

        1. Lisez bien mon commentaire, j’ai bien dit que je ne souhaite pas exclusivement travailler comme ca. Je voulais simplement souligner les possibiltés (théoriques trop bien souvent) de travailler de facon tres différentes, ce qui conviendra a l’un ou l’autre

  4. Ces caricatures de surdoués me gonflent un peu mais je vois ca un peu partout (y compris dans les conférences sur les surdoués). Je crois que ca n’aide pas dans la comprehension du surdon et n’aide pas les surdoués dans la valorisation de soi (je suis assez critique sur les specialiste de la douance sur ce point precis) .Tous les surdoués sont pas des autistes avec hypersensibilité sensorielle (ou je ne sais quoi,en les presentant comme des betes de foire, merci pour les surdoués)
    En toute objectivité je crois qu’il faudrait faire un inventaire des points positifs et négatifs (je vais continuer a aller dans les conférences sur les surdoués pour y dire ma facon de penser)
    Par ailleurs il faudrait aborder plus globalement le monde de l’entreprise et les probleme spécifiques en entreprise pour les surdoués

    – certains secteurs ne valorisent pas la competence ou ne sont pas prets a payer pour, le surdoué sera meme un empecheur de tourner en rond et le risque de rejet important

    – la competence du surdoué peut mettre en exergue l’incompetence de ses collègues ou meme de son chef et provoquer des jalousies et rejet donc

    – notre société narcissique est 100% dans le paraître, on appelle ca « savoir-etre » et plus « savoir-faire ». Le savoir-etre est nettement plus valorisé . Mon impression est que le surdoué est plus dans le savoir-faire

    – globalement la plupart des entreprises ne valorisent pas la diversité mais bien le conformisme. Meme au niveau détails de l’habillement parfois et ca frise parfois le ridicule, HPi ou pas

    – je reste persuadé que le surdoué peut plus tirer son epingle du jeu dans une PME ou en travaillant pour son compte (expert specialisé par exemple). ca revient aussi souvent sur les forums. vaste debat

    – dans certains secteurs ou entreprises on valorise la docilité, (cfr un fabricant de verres auto français notoire voir les videos), le conformisme (certains entreprises ne veulent pas d’employes qui prennent des initiatives, bonjour l’enviro pour un surdoué), fayotage/politique (surtout tres grandes structures sans parler des administrations) , qui ne sont souvent pas les points forts du surdoué il faut le reconnaitre

    – Cecile nous parle du taylorisme et fordisme (au fait saviez vous que Ford sélectionnait ses ouvriers selon leur cretisnisme, car plus dociles) sur ce site mais avec tout le respect, sur ce sujet hyper interessant je n’ai pas lu grand chose dans son dernier ouvrage (surdoués au travail). Ce sujet est bien trop peu abordé. J’ai lu que le surdoué etait l’homme de la renaissance par sa polyvalence, c’est assez vrai.

    – le surdoué n’est pas handicapé, au contraire il est surperformant (cerebral, sensoriel etc) mais pas adapté a tous les environnements. un guepard (Arielle Adda) ou cheval de course, si vous le mettez a labourer les champs, oui il peut paraître comme handicapé car il est pas a sa place

  5. Bon, je me lance, j’ai écouté attentivement cette table ronde, je vais ajouter mes commentaires aux leurs, si vous permettez.

    On peut skipper les 10 premières minutes qui sont assez pénibles en bafouillage et généralités, limite désinformation.

    -Ensuite, comme le fait remarquer Cécile, en d’autres mots j’en conviens, il y a cette fixation problématique sur autisme de haut niveau et, pire, constamment associée à informatique. En même temps, on l’a comprend bien et d’autant mieux, si l’on à un tant soit peu suivi l’actualité internationale: c’est le dernier fad à la mode, sauce recrutement grande entreprise: en effet il y a les quotas à remplir pour décrocher les contrats, surtout les contrats provenant de l’État, ensuite il y a la pression du politiquement correct qui joue très fort à l’international; il y a la publicité gratuite qu’on peut se faire en se targuant d’intégration couplée au toilettage, dans le sens du poil svp, des actionnaires sourcilleux… de leurs portefeuilles; enfin il y a, pour le meilleur et pour le pire, le règne trop incontesté de l’informatique .
    – Mais moi, je me demande bien pourquoi Mensa, pour son premier débat inaugural de cette série, fait ce choix très réducteur de la minorité de la minorité, validant ainsi un biais, porteur de caricatures plus que mémorielles, pour les plus anciens, genre mongol du village qui calcule plus vite que son ombre ? A croire que Mensa se réduit donc à un club de personnes autistiques haut fonctionnel, alors que ce n’est selon toute vraisemblance pas le cas.

    -Heureusement, une des intervenantes dans le débat, justement celle spécialisée autisme, rappelle que dans son échantillonnage clientèle, seulement 1/4 représente le tandem asperger-informatique. On aimerait donc savoir du coup quels sont les autres profits de sa clientèle, malheureusement la question ne lui est pas posée, elle allude simplement à une autre caricature: le  »profil artistique », donc tout et son contraire, en fait, no offense, reader!
    – Par contre, elle ou l’autre intervenante, je ne sais plus exactement laquelle, mais vous allez le trouver, met l’accent sur une réalité trop souvent allégrement ignorée et parfaitement discriminatoire, les femmes asperger et surdouÉes, le fameux 2E ou twice exceptional, en anglais, souvent avec d’autres intérêts et carrières, bien loin du binaire informatique, comme par ex. Temple Grandin et sa remarquable connexion au monde de la nature et des animaux en particulier (ici c’est moi qui informe).

    -Plusieurs autres points intéressants sont portés à l’attention par le responsable Mission handicap de chez R. ( grand recruteur de l’intérim, des contrats précaires et des employés bon à jeter et corvéables jusqu’à plus soif, Ok, c’est pas dit dans le vidéo, c’est encore moi qui rajoute, mais vous aurez entendu tout comme moi, dans la vidéo ces employéEs sont renomméEs  »consultant », ça lave plus propre…). Donc, points soulevés et questions non répondues: est-il préférable, souhaitable et pour qui, et jusqu’à quel point, de se faire valider  »handicapéE » pour rentrer dans les quotas de discrimination positive des grandes entreprises ou bien même dans la fonction publique ? Cela peut en effet vous garantir en emploi relativement stable mais par ailleurs à quel prix émotionnel, sachant que ce genre d’étiquette va vous coller à la peau tout au long de votre carrière professionnelle et probablement aussi dans votre vie privée, qui maintenant à l’heure des médias-pestes sociales, n’en est plus une ? (ici, c’est encore moi qui bonifie la question, son ton vous l’indique).

    -Plus largement, et là je rejoins Cécile, quel intérêt aurions-nous nous surdouéEs, à nous retrouver dans la coche  »handicap » du formulaire ? ou même, et je vais plus loin dans celle  »différence neurologique » sachant que celle-ci a par ailleurs une forte connotation DSM et diagnostics psychiatriques donc ? (je rajoute ce point parce qu’on le retrouve régulièrement dans les commentaires de TD)
    -Monsieur Mission handicap prend soin de souligner plusieurs fois que tout est affaire de cas particuliers, chaque employeur, chaque employéE, chaque situation pouvant se résoudre de façon très différente selon les contextes, usages, etc. Vraiment du cas pas cas…
    -A propos de la notion de  »différences »: une des intervenantes, de façon très problématique pour moi, amalgame joyeusement toutes les différences et les égales toutes, être surdouéE n’en étant qu’une parmi et comme les autres. Ma question donc: est-ce bien là la bonne stratégie à adopter sur le long terme, sachant qu’en France très particulièrement la compréhension des diverses réalités et expressions du surdon en sont encore au stade émergeant et qu’une fois adopté un stéréotype il va très vite se fixer dans le subconscient populaire, les théories académiques et ensuite les politiques sociales, notamment de santé, d’éducation et d’emploi ? Autrement dit, la fin en vaut-elle de tels moyens ? N’ y a t’il pas d’autres options et si oui, comment les articuler, les concrétiser ?

    En résumé, il y a des points intéressants dans ce premier débat: la question qui revient souvent aux intervenants étant: comment ça se passe chez vous, comment faites-vous dans cette situation ? Le terrain prend le pas sur la théorie et, oui, ça peut aider !
    Bonne écoute !
    Chan

  6. Bonsoir,
    Je crois que la mode dirait : « ce reportage était « intéressant ».
    Maintenant, de mon point de vu :
    Une entreprise de petite ou moyenne taille ne fera rien de tout ça. Du point de vu de la direction : « les atypiques, les surdoués & Co, rien à faire. Moi je cherche à faire du pognon. ».
    Je pense être une personne qui a pas mal d’imaginations, néanmoins, je n’arrive pas à imaginer nos trois lascars faire leur boulot avec des PME.

    Donc autre question : faut-il se « résoudre » à aller bosser dans une grosse entreprise ?

    1. Le principe de base, c’est quand même qu’une entreprise fasse du pognon pour reprendre votre expression. On ne peut pas lui en vouloir (ensuite, évidemment, tout est question d’éthique dans la manière de faire du pognon).
      L’entreprise a donc besoin de compétences avant tout, et c’est effectivement ce sur quoi elle va se focaliser.

      Dans cette vidéo, à orientation plutôt « handicap » à mon sens, l’accent est mis sur les capacités spécifiques des autistes Asperger, qui sont particulièrement utiles / efficaces dans certains domaines. ET c’est ainsi qu’ils sont « vendus » puisque ces sociétés fonctionnent sur le principe des SSII.

      C’est le mot de capacités spécifiques qui me semble essentiel : bien les connaître permet de mieux se vendre – de rassurer l’entreprise, mais aussi de savoir si on est en face de la bonne entreprise, l’environnement qui va convenir à nos besoins de développement.
      Aller bosser dans une grande entreprise est parfaitement possible, si on trouve le service (ça existe) qui offre l’environnement dont on a besoin.
      Il faut juste garder en tête que le jour où le chef du service s’en va, il faudra vraisemblablement aller chercher ailleurs, car l’environnement ne sera plus forcément aussi amical et nourrissant intellectuellement.

      1. Cecile, les SSII sont parmis les pires structures pour travailler, des marchands de viande (pleins de témoignages sur le net)., surdoué ou pas . A deconseiller sauf si vraiment pas le choix
        Compter sur un chef de service ou ambiance bienveillante pour s’epanouir , j’en ai encore discuté avec un specialiste de la douance, c’est totalement illusoire car par definition l’environnement change tres vite surtout actuellement.

    2. toutes les entreprises cherchent a faire du pognon. et les grandes sont pas les plus humaines de mon experience, vous etes juste un numero.
      Il y a peut-être quelque rares grandes entreprises qui intègrent les surdoués mais c’est une exception, les grandes entreprises cherchent plutôt des soldats conformes (la cohesion de ce genre de strcuture est favorisé au detriment de la performance)
      C’est jamais facile mais je crois qu’un surdoué devrait viser les petites structures (idéalement a son compte ou profession liberale) bien qu’il y ait des défauts dans ce type d’entreprise bien sur (salaires en general plus bas, pas les memes avantages etc). par contre un independant peut tres bien gagner sa vie, surtout profession liberale
      un autre aspect est qu’une petite entreprise ne peut se permettre de payer des incompétents en general donc un surdoué peut tirer son epingle du jeu

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