Mieux accompagner les EIP à l’école

Petit surdoué deviendra grand, et mieux vaut prévenir que guérir – Merci à Sylvain et à Mharc qui m’ont alertée :

Tout frais sorti des presses de l’Education Nationale, voici donc un petit livret d’une vingtaine de pages intitulé « Ressources d’accompagnement pédagogique – Scolariser les élèves intellectuellement précoce » dans la série « Personnalisation des parcours »

Sur cette page du site de l’Education Nationale, quelques renvois utiles aux circulaires de 2007 et 2009, et même, via le site de l’Académie de Lyon, au Rapport Delaubier qui date quand même de 2002.

Je note avec beaucoup de satisfaction en page 4 qu’une « forte prévalence de troubles « dys » chez l’EIP » est mentionnée.

Pour mémoire, un article que j’ai trouvé fort bien rédigé sur la souffrance des enfants surdoués à l’école

13 thoughts on “Mieux accompagner les EIP à l’école

  1. Je tombe là-dessus par hasard http://famille.blog.lemonde.fr/2013/10/06/tous-precoces-les-enfants/

    Je suis dubitative sur la deuxième partie de ce qui suit :
    « A ce test de QI, 50% de la population a un potentiel qui se situe entre 90 et 109. 16% a des résultats entre 110 et 119. 6,7% entre 120 et 129, et 2,2% au-delà de 130. On tombe à 0,5% pour un potentiel de 140. On est alors dans le Haut potentiel.
    Mais encore faut-il que le résultat global soit valide, et il ne l’est que si au moins sur les quatre échelles qui existent, les deux échelles principales, celle du langage et de l’organisation perceptive sont homogènes.
     »

    Et plus encore sur :
    « Quand il y a des disparités, il est nécessaire de les analyser, de les comprendre et de discuter avec les parents le moyen de les réduire. »
    Comment est-on censé réduire un handicap comme la dyspraxie ou la dyslexie ?

    Lire les commentaires qui ne sont pas tous inintéressants (et encore ouverts).

    1. Oui, j’ai lu ce truc ce matin moi aussi et j’ai pensé que les commentaires étaient autrement intéressant que cet  »article ».
      Par ex, sont-ils le reflet à jour de comment les gens pensent le surdon actuellement ? Bien sûr, il n’y a pas un portrait, un paysage unique, je comprends bien. Mais disons, est-ce que les commentaires vous semblent différents de ce qui a été écrit disons, il a 5 -10 ans ?
      Plus nuancés, plus informés, plus critiques ?
      Est-ce que vous percevez une réelle prise de conscience, un réel souci de ce que nous sommes enfants ou adultes ?
      Ou bien est-ce du pareil au même pour vous ?
      Merci de votre avis,
      Chan

      1. Il y a cinq ans, je ne me posais pas la moindre question sur le QI, je ne peux donc pas répondre à la question de Chan.

        De nouveaux commentaires s’ajoutent régulièrement à l’article que j’ai cité, certains sont pitoyables (mais il est bon de connaître son « ennemi » :() mais heureusement nombre d’entre eux sont écrit par des hp et sont intéressants. Il me semble qu’il y a peu (l’an dernier) on ne lisait pas des commentaires de hp sur les rares articles grand public sur ce thème ? Par contre, personne ne cite le bouquin de MdK ou le blog de Cécile, va falloir faire kekchose ! 😉

  2. J’ai du mal à saisir pourquoi : « Je note avec beaucoup de satisfaction en page 4 qu’une « forte prévalence de troubles « dys » chez l’EIP » est mentionnée. »
    De quelle satisfaction est il question ici ?
    Cet article sur agoravox est symptomatique de la pensée dominante actuelle en France sur le concept de « douance » : être surdoué, c’est souffrir et engendrer des problèmes à autrui. Un livre récent (http://www.charentelibre.fr/2013/09/25/pour-eux-l-ecole-est-une-camisole-de-force-2,1857113.php) est présenté comme « brisant les clichés » quand en réalité, il ne fait QUE les répéter, les actualiser avec en outre d’autres arguments erronés (donc de nouveaux clichés sur les surdoués !) (=> »Ce sont des enfants au fonctionnement global. Ils sont anti méthode et rigueur »)(!!!).
    Le concept de surdoué est devenu aujourd’hui équivalent dans son traitement à celui de « dyslexique » voire d' »autiste » voire de tout autre concept « handicapant, excluant, créant des problèmes sociaux ». C’est pourquoi je comprends bien que toute argumentation scientifique en génétique ou neurosciences ne peut QUE servir cette grande cause à savoir la reconnaissance officielle (objective, scientifique) du statut du surdoué comme étant un « trouble ».(pourquoi pas un « spectre des troubles de la précocité » pour les enfants ?)
    Peut-être est il temps de sortir de cette binarité exclusive pour ceux qui prétendent mieux être en relations/connections avec le monde du fait de leurs nombreuses qualités sensorielles et cognitives, non ?

    1. Merci pour l’approche argumentée et à laquelle je souscris pleinement.. je plaide pour la biodiversité – donc si il s’agit d’accepter de prendre en compte la façon dont fonctionne un surdoué, il s’agit aussi pour un surdoué de ne pas rejeter ceux qui ne fonctionnent pas comme lui… c’est tout l’enjeu du vivre ensemble, et il est de taille.

      J’ai initialement cru que vous faisiez référence à un commentaire d’Ivan.. mais c’est bien moi qui suis concernée ! 🙂

      J’ai noté ma satisfaction sur cette mention des troubles dys, car dans un contexte exclusivement focalisé sur l’obtention de 130 de QI pour se voir reconnu un mode de fonctionnement spécifique, la dyslexie fausse les résultats. Cette mention m’apparaît donc comme un rappel utile pour signaler qu’il ne fait pas s’arrêter aux seules apparences d’un résultat de test.

      1. Oui, mais ce n’est pas moi que cite Laurent ! (je penche pour Tournevis, concernant les dys 🙂
        Cela dit, je maintiens l’ironie : à l’éducation nationale on « règle » en effet les problèmes en publiant des circulaires !!

          1. HAHAHA Tournevis ! so funny, j’ai tellement ri et je rajouterai: un train peut en cacher un autre …
            (ce qui ne m’empêchait pas de traverser les voies hors passage sécurisé).
            Je traverse toujours hors passage sécurisé, n’est pas aussi ce que nous faisons si bien, nous HPI ?

            Cheers !
            Chan

  3. J’ai particulièrement adoré, sur la page d’éduscol, le petit encart assez typique :
    « Ces questions ont trouvé des réponses dans les circulaires :
    n°2007-158 du 17-10-2007
    n°2009-168 du 12-11-2009 »

    Car à l’Education Nationale, on apporte effectivement des réponses… dans les circulaires…

  4. Tu sais, c’est bien grâce à des livres comme le tien que je peux accompagner mes enfants dans leur scolarité. Ma fille aînée se prend de plein fouet le harcèlement scolaire, depuis toujours. Heureusement, je peux maintenant l’aider à mettre des mots, et à être forte, même si ça n’empêche pas certaines crises de larmes et d’incompréhension, de découragement total. J’ai eu tellement peur de sa souffrance au début, qui me renvoyait la mienne. Je me disais « Oh non, ça ne va pas recommencer, c’est pas possible ». Je fais en sorte qu’elle s’éclate dans des activités qui lui plaisent, et la maison est le refuge où chacun respecte l’autre, c’est déjà ça. La dernière humiliation qu’elle a subie, ce sont des « amies  » qui ont refusé de rentrer avec elle et se sont moquées d’elle. J’ai posé le débat : si tu étais avec elles, est-ce que tu aurais des choses à leur dire plus de 3 minutes? Non. Est-ce que tu peux accepter cette idée simple que si elles ne veulent pas être avec toi, dans le fond, tu n’as pas non plus vraiment envie d’être avec elles? Tu as le droit de ne pas aimer les gens, et quand tu ne passeras plus ton énergie à vouloir te faire accepter de gens dont tu sais pertinemment que tu n’as rien en commun avec eux, tu pourras voir ceux qui, certes peu nombreux, cherchent comme toi une relation qui leur ressemble. Tu vois les choses clairement, alors agis en conséquence, tu n’as pas à aimer tout le monde, pas besoin d’être aimée de tous, c’est comme ça que tu te respectes TOI. Tu seras en apparence un peu plus seule que les autres, et encore c’est pas dit, mais tes amitiés sont vraies. Bon, hum, ça ne répare pas tout, mais j’essaie qu’elle ne se sente pas victime, car elle ne l’est pas, ce dont j’ai souffert trop longtemps. Ce ne sont pas les autres qui imposent, elle aussi a un rôle à jouer. Et je fais de gros gros câlins en me disant que j’aimerais pouvoir changer le monde 🙂 . En gros, j’essaie de lui apprendre à dire merde posément et fermement, à se respecter elle même, même si c’est dur.

    1. J’ai eu le même genre de conversation avec l’un de mes enfants – à qui j’ai fait prendre conscience que de vrais amis n’humilient pas mais sont au contraire bienveillants… et que « ça » se sent dans le corps.

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