Mieux vivre et gérer son hypersensibilité et ses émotions

L’hypersensibilité, vaste sujet : tout devient facilement « trop », surtout quand on est pris dans un engrenage d’activités et de contraintes sociales. Cet état est une partie intégrante de la personnalité des surdoués, c’est une réalité neurophysiologique.

Ca part de loin, dès l’enfance; la « surexcitabilité affective a différents aspects : sensibilité, intensité des émotions, perfectionnisme et introversion. L’image que l’individu a de soi est directement affectée par sa surexcitabilité, parce que l’élève se perçoit comme étant différent des autres et pense qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez lui. Il se soucie fortement des questions d’ordre moral et recherche des réponses à ses questions existentielles, ce qui le fait sortir du lot. Il est important que les éducateurs soient conscients du lien potentiel entre surexcitabilité et image de soi. […] Il peut également être très utile d’offrir des services de counselling qui abordent la question des buts irréalistes, de l’intensité des émotions, des préoccupations d’ordre moral, des formes intenses de stress et de l’augmentation des cas de perfectionnisme ». (P67 – document de l’académie de Nouvelle-Ecosse Canada)

L’affectivité désigne le caractère des phénomènes dits affectifs, l’ensemble des sentiments et des émotions, et la faculté d’éprouver, en réponse à une action quelconque sur notre sensibilité, des sentiments ou des émotions.

Et les couches s’accumulent au fil des ans surtout quand on n’arrive pas à (quand on ne sait pas comment) se protéger … quand de surcroît on peut vivre en se sentant entravé (cf par exemple le Syndrome PASS évoqué il y a quelques temps) il devient de plus en plus difficile de gérer… ou bien, on décide de se couper de ses émotions pour justement éviter de gérer. On prend pourtant tout de plein fouet, ceux qui ont une activité d’ordre social (professionnelle ou associative) savent combien on peut se sentir attaqués sur l’être alors qu’on n’est attaqué que sur le faire… parfois aussi on est attaqués sur l’ être, c’est vrai…

Dans de tels cas le risque est grand qu’un jour la coupe déborde !

Recours à des compensations (comportements addictifs),  « pétage de plombs », dépression, burnout, déclenchement d’une maladie, accident…

Deux vidéos extraites du site Congrès Virtuels : Perrine Vandamme est psychiatre et elle parle de la vie des surdoués sont la sensibilité est mise à mal. « On ne peut pas se débarasser de sa sensibilité, il faut donc transformer un handicap en richesse » rappelle-t-elle.

Quand c’est la psychiatrie qui révèle le haut… par congresvirtuel


Hypersensibilité émotionnelle et haut potentiel… par congresvirtuel

Pour mieux gérer, pour pouvoir redescendre en pression, retrouver le calme, il faut donc pouvoir évacuer, il faut pouvoir se vider, pour reprendre des forces, récupérer de l’énergie.

Je me suis efforcée de procéder à un petit récapitulatif de ce qui pouvait aider à mieux gérer son hypersensibilité et ses émotions, aussi bien en prévention qu’en soin.

C’est certainement loin d’être complet et ceux qui souhaiteront apporter leur témoignage sont les bienvenus : les « trucs » des uns ne marchent pas forcément pour les autres.

A mon sens, on est là dans le domaine de l’autosuggestion et les plus rationnels d’entre nous auront beau jeu de sourire face à des « placebos », mais quand il s’agit de trouver un soulagement par un moyen facile sans danger pour soi et les autres et pas onéreux, je crois que c’est important de partager.

La lecture du livre de David Servan Schreiber « Guérir » est aussi passionnante : claire, didactique, très documentée (20 pages de références d’études scientifiques parues dans des journaux de référence).

Elle permet de mieux comprendre l’importance du système nerveux autonome en lien direct avec les émotions :

ce système nerveux autonome est lui même partagé entre un système sympathique (qui joue le rôle d’accélérateur) et un système parasympathique (qui joue le rôle de frein). L’équilibre entre les deux systèmes permet un bon équilibre phsyiologique, permet d’être en bonne santé.

L’anxiété  est le propre des gens très créatifs. Elle est générée par un système nerveux beaucoup plus développé qui favorise les hyper-réactions. Au coeur de tout ça, le système limbique, le cerveau des émotions.

Les hyper –réactions ont de bons côtés (réactivité, finesse psychomotricité, sens hyperdéveloppés). Elles ont aussi des côtés plus négatifs : saturation plus rapide des sens, cerveau qui tourne en permanence et provoque plus facilement des nuits difficiles et de toutes façons fatigue et anxiété.

Pistes pour gérer mieux cette hyper sensibilité et l’anxiété qui en découle.J’en ai expérimeté quelques unes, plus faciles à intégrer en fonction de mon mode de vie.

Pour certaines.. « on y croit ou on y croit pas », mais au final, sur des personnes hypersensibles, il apparaît que tous ces petits « trucs » ont en général un effet positif.

Dans une société qui expérime les limites d’un modèle productiviste qui prend ses racines dans la révolution industrielle du milieu du 19° siècle, la relation corps-esprit est de nouveau remise à l’honneur (Christophe André, l’un des chefs de file des Thérapies comportementales et cognitives en France, est le premier à en faire l’apologie), les vieux dictons reprennent de la vigueur, la sagesse populaire retrouve un nouveau souffle (pourquoi par exemple, en dehors du fait que ce n’est pas cher, manger des fruits et des légumes de saison ? parce qu’on s’est aperçu que ces fruits et légumes satisfont des besoins biologiques…)

Certaines de ces pistes sont présentées et étayées dans le livre « Guérir » évoqué plus haut :

Physique
Environnement Limiter le bruit, favoriser le calme. Faciliter des moments de retrait (pensée/visualisation positive) qui facilitent la récupération (en veillant à encourager par ailleurs les activités sociales – voir plus bas) Veiller à maintenir sa créativité active en rencontrant des personnes également créatives Avoir un(e) ami(e) mentor ou coach bienveillant(e) avec qui partager ses émotions (page 124 du document ici accessible). Avoir une activité physique en plein air de préférence de 30 minutes 3 fois par semaine (au moins de la marche…)
Nutrition A défaut d’arriver à avoir une alimentation équilibrée (plus facile à dire et à comprendre qu’à faire…), faciliter la préservation du Capital Oméga 3  : Huile de foie de morue ou de saumon. Manger des poissons d’eaux froides, de préférence poissons du bas de la chaîne alimentaire (maquereaux, harengs, sardines). Noix (une à deux poignées par jour), spiruline.
Homéopathie Envisager Ignatia Amara, Gelsemium Sempervirens , Valériane, Fleurs de Bach (Rescue). (préférer cependant une rencontre avec un médecin homéopathe : chacun a son histoire et les médicaments homéopathiques y sont sensibles)
Acupuncture … et acupression qui en est dérivée (les techniques d’EFT (Emotional Freedom Techniques – Techniques de Libération Emotionnelle) qui peuvent relever de petits rituels de réassurance par auto suggestion tels que présentés dans ce document)
Sophrologie Apprendre à respirer par le ventre. Cohérence cardiaque (respirer par le nez) Mode visuel de la cohérence cardiaque : Guide Respiratoire Visuel from Dr David O’HARE on Vimeo. Guide auditif de la fréquence cardiaque pour ceux que le seul visuel n’inspire pas. Sans support, 30 respirations profondes correspondent à environ 5 minutes. L’important est d’arriver à grapiller les minutes nécessaires 3 fois dans la journée.. ou autant de fois que l’on en ressent le besoin aussi… Méditation (5 à 10 minutes / jour ) Massages (aïe les trapèzes en béton qui bloquent la nuque, le dos, les épaules, les coudes…!) Simulateur d’aube – Luminothérapie pour lutter contre la dépression hivernale (la lumière du jour, du soleil est essentielle pour favoriser le sommeil)
Phytothérapie Tisanes : Tilleul, camomille, verveine, lavande.
Aromathérapie : Ylang-Ylang, Néroli, Bigaradier, Camomille
Psychique
Les émotions sont très difficiles à gérer, voire parfois complètement bridées tant elles peuvent être fortes et déstabilisantes – Il est fondamental d’apprendre à les reconnaître quand elles apparaissent, et de les verbaliser. Les principales émotions sont la peur, la colère, la tristesse et la joie. A ces quatre émotions de base, certains ajoutent la surprise, le dégoût. Le site canadien Redpsy ajoute un guide des émotions pour affiner la perception que l’on peut avoir de ces émotions (simples, ou plus complexes). Revisiter certaines expériences marquantes à la lueur de cette hypersensibilité et atténuer les émotions violemment ressenties et qui perdurent, venant polluer le quotidien de façon puremet inconsciente : les techniques d’ « EMDR » sont de plus en plus utilisées, non seulement par les psychologues mais aussi par les psychiatres – Attention : Avant d’arriver à un mieux-être ça secoue !).
Travailler sur –  le lâcher prise, les ressentis, la parano, les projections. (variations d’humeurs pouvant aller jusqu’à des attaques de panique plus ou moins sévère très fréquentes)
–  les questionnements existentiels (la mort (la sienne, celle de ses proches), la souffrance dans le monde, les injustices). Des idées très difficiles à partager et qui augmentent l’isolement.
–  La prise de conscience d’un dialogue intérieur plus souvent négatif que positif, et qui favorise dépression et cynisme. –   La visualisation positive.
–  le perfectionnisme, mettre l’échec en perspective. (l’échec n’est pas une condamnation à mort)
–  l’inscription dans un groupe alors qu’on a le sentiment de n’avoir rien en commun. (ce sentiment est assez juste, car le mode de pensée est effectivement très différent en matière de rapidité et de formulation de la pensée mais aussi en matière d’approche des idées (plus globale, plus divergente))
–   la capacité à se savoir le droit d’exister et de se développer alors qu’on n’est pas dans la norme habituelle (affirmer son système de valeurs, trouver des pairs, apprendre à vivre avec soi-même en travaillant sur son perfectionnisme et son estime de soi)

240 thoughts on “Mieux vivre et gérer son hypersensibilité et ses émotions

  1. …. » La blancheur insoutenable de la clairvoyance que la médecine prend pour de l’aveuglement, la douleur de voir ce que les autres se cachent à eux-mêmes : « On était lié à la part obscure, et qui faisait mal avec son ombre menaçante, destructrice. La part obscure dans les sentiments, dans les gestes, la part obscure dans les paroles, les non-dits, les secrets enfouis. », de Marine Landrot, a propos d’un livre de Ghislaine Dunant.
    C’est un livre sur l’effondrement d’une femme dépressive, mais n’est-ce pas aussi une facette du surdon, a maitriser absolument, a relativiser, a intellectualiser, pour ne pas sombrer les jours de mauvais temps!?
    C’est comme ça qu’on apprend a faire flotter les rubans, c’est une question de survie.

  2. pour moi ce qui m’aide c’est mes amis qqui ressentent la meme choses que moi et de sortir pour eviter de trop penser et aussi pour me vider l’esprit pas tres evident surtout quand on a pas beaucoup d’amis mais il faut ce forcer a aller vers les autres sa aide beaucoup pour ceux qui connaissent pas il existe un site super pour ce faired des amis c’est onvasortir.com au debut c’est dur mais apres on ce fait plein d’amis et croyait moi ca aide

    1. Merci de ce rappel thierry.
      Oui, On va Sortir est une bonne option.
      On peut aussi passer de très bons moments avec des gens qui ne fonctionnent pas de la même façon.
      Simplement, il faut veiller à ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier.
      Sinon, l’isolement (et l’abattement qui va avec) est rapidement en vue.

  3. Bonjour, j’ai 19ans et j’avais besoin de parler avec d’autres personnes qui ressentent presque la même chose.

    Je viens de lire votre article très intéressant. J’aimerais réussir à relativiser mis je n’y arrive pas et je ne sais plus quoi faire.
    Mes émotions prennent le dessus à chaque fois, quand je suis en famille et que je ressent de l’injustice ou une incompréhension, ca me met hors de moi, en colère, je pleure.

    En ce moment le plus dur est lorsque je passe un long moment avec mon copain et qu’après il part, je n’arrive pas a ne plus penser au bonheur que je ressentais. Chaque fois que je fais quelque chose ca me fait penser à mes sensations inexplicables de bien être et je m’effondre en larme, au fond de moi je sais que dès que je le reverrais ca va revenir, que ce n’est pas finis mais ca me dépasse Je crois que j’ai peur de perdre tout ca. En plus il a décidé de faire une année de césure et dès que j’y pense j’ai une boule au ventre, je ne sais pas comment accepter ca.

    J’aimerais vraiment comprendre et apprendre à rationnalisé tout ca.. Merci pour cet article et de m’avoir lu, je vais continuer à me renseigner.

    Si vous avez des conseils je suis preneuse! Merci d’avance

    1. Bonjour Boubou,
      As-tu déjà songé à la PBA (psycho bio accupressure) ? C’est une super technique pour se sentir mieux et re-devenir soi-même. J’ai essayé récemment et ça m’a beaucoup aidé. http://www.psycho-bio-acupressure.com/la-p-b-a/utilisation
      Je te conseille aussi une super BD, dont tu pourras trouver un extrait ici : http://conscience-quantique.com/extrait-2-accueillir-une-emotion/
      Bon courage, tu es sur la bonne voie 😉

      1. Tout ce qui relève de l’EFT / tapping qui utilise des noeuds énergétiques déjà utilisés par l’acupuncture peut effectivement aider à aller mieux.

  4. Bonjour,
    Je vais essayer d’être concise et de ne pas trop vous assommer avec mon histoire;-)
    Je suis hypersensible et je souffre d’anxiété depuis toujours. Je ne rentre pas dans le détail car je pense que tous les témoignages des gens qui ont écrit les commentaires précédents se recoupent: on n’a pas la même vie, mais je me retrouve beaucoup dans les ressentis.
    Après des années de thérapies infructueuses à base de petites pilules qui n’ont montré aucune efficacité, j’ai décidé d’aller voir une psychologue et c’est la première qui a eu l’idée de me faire passer le WAIS.
    Résultat: 131 en indice de compréhension verbale, et le reste trop hétérogène pour conclure à un « haut potentiel ».
    Bon, donc je ne sais toujours pas pourquoi je suis comme je suis – parce que c’est peut-être ça, mais peut-être pas – mais j’ai 37 balais et j’essaie de me dire que l’important, c’est que je me sente mieux, que j’arrive à mieux gérer angoisse, hypersensibilité, déprime, pensées qui ne s’arrêtent jamais ou presque. Que j’aie moins l’impression de faire fuir les gens (je ne sais pas trop doser mes relations… soit je les investis trop, ou bien pas assez, du coup je me prends la tête là-dessus, comme si je ne me prenais pas suffisamment la tête déjà;-)). Que j’arrive à avancer un peu dans ma vie (je stagne depuis … toujours?).
    Du coup! Je ne sais plus trop vers qui me tourner. Et j’habite à Brest. Alors si vous avez une bonne adresse, faites-moi signe …
    Merci:)

    1. PS: J’ai oublié de préciser, mais évidemment la psychologue qui m’a fait passer le WAIS ne me convient pas trop … même si je lui suis reconnaissante d’avoir eu cette idée.
      En gros, elle écoute, elle réagit pas trop, elle est un peu molle, et j’ai l’impression que c’est à moi de trouver les solutions toute seule. Alors oui! je sais! c’est pas un psy, ni qui que ce soit, qui va faire le boulot à ma place. Bien sûr. Mais j’ai besoin de quelqu’un qui m’accompagne un peu…

    2. Bonjour Steph

      « 131 en indice de compréhension verbale, et le reste trop hétérogène pour conclure à un « haut potentiel » »
      Ah… encore faut-il comprendre d’où vient l’hétérogénéité : dys-quelque chose , dépression, inhibition, hyper-émotivité ?
      je vous invite à parcourir la série des billets rédigés par Stéphanie Aubertin qui traite des tests de QI.
      Je dispose d’une petite base de données de thérapeutes, mais côté Bretagne, je reconnais, ma base est vide. Si l’un/e d’entre vous dispose de coordonnées, je lui serai très reconnaissante s’il/elle veut bien les partager.

    3. Bonjour Steph,

      tout d’abord j’espère que tu auras mon message, vu la date à laquelle tu as posté ton message bref ! Tout ça pour dire que je viens de lire ton message et je suis à Brest aussi et j’ai également 37 ans. J’ai consulté un psychiatre et j’ai au bout de beaucoup de souffrances accepté de prendre également des pilules qui ne me pas donné le soulagement espéré, j’ai continuer à baisser niveau moral pour finir par aller de mon propre chef à l’hôpital service psychiatrique tant ma douleur était forte et l’envie d’être tellement aidé car trop fatigué par cet ascenseur émotionnel. J’ai donc vu des psychiatre et même incompréhension car au fond de moi je savais ce qu’il n’allait pas mais mon état de fatigue me empêché de mettre les mots exact sur ce que je ressentais. Et lors de ce séjour une amie m’a proposé d’aller voir une psychologue qu’elle connaissait et j’y suis allé sans aucune conviction, aucune et avec le souci financier en tête. Et là à ma grande surprise j’ai rencontré une personne rempli d’écoute et de bienveillance et de soutien. Et après une proposition de sa part que je règle les séances en espèce et moins cher que le prix de la séance. Je suis resté avec elle pendant un an, une fois par semaine à discuter et à trouver enfin des réponses à mes questions tant comment trouver un mode de protection de ce qui m’agresse comment apprendre à m’écouter et du coup comment avoir confiance en moi pour pouvoir m’écouter. Après une errance jusqu’à mes 34 ans, j’ai en une année réussi à apprivoisé mon ressenti et je me sens sortie d’affaire car terminé les envies de quitter ce monde, j’arrive à présent avec ce que j’ai appris grâce au soutien de cette femme à garder le cap. J’ai également lu les livres de Alexandre Jollien qui m’ont donné du réconfort et des outils et de l’espoir. Aujourd’hui je continue à m’écouter et donc à avancer, je fais du yoga demain je vais faire ma première séance d’hypnose je suis tellement contente d’avoir enfin trouvé un médecin qui pratique donc le prix sera raisonnable car la sécu prends une partie et je suis rassuré que ce soit pratiquer par un médecin. Et je souhaite aussi apprendre la médiation qui semble un très bon outils pour calmer l’esprit et le corps car bien évidement je ne me suis pas écouté pendant des années et mon corps à pris une claque donc je m’emploie à aussi prendre du temps pour réparer mon corps. Et j’ai également un projet que je n’avais jamais vraiment envisagé concretement tellement j’ai mis du temps à réussir à vivre avec cette hypersensibilité. Donc cela fait un an que j’ai enfin rencontré une personne et également la bonne car sur ce plan là, j’ai appris à m’écouter aussi ihihi Bref nous essayons d’avoir un enfant, je ne sais pas si tu as des enfants. C’est un grand pas pour moi qui suis une bonne partie du temps en paix mais depuis peu finalement. De pouvoir faire de tel projet car avant je n’aurais jamais cru que cela aurait été possible comme reprendre mes études à 36 ans et réussir enfin et continuer car bien sûr rien est facile facile mais ce que je garde dans tout ça c’est que j’arrive enfin à avancer en ayant moins peur. J’espère que mon témoignage te donneras de l’espoir de continuer d’y croire et surtout de garder à l’esprit que rien n’est jamais définitif tout change le bon comme le mauvais. Et pour ça on a de la chance car l’on peut toujours recommencer.
      J’espère que je ne t’ai pas perdue dans mon témoignage car c’est la première fois que je viens sur un forum donc je vois que j’en avais des choses à partager.
      Je te souhaite du courage pour continuer ta route et j’espère pouvoir lire ta réponse.

  5. C’est possible d’être HS sans pour autant être un surdoué (ou même juste doué) ?
    Est-ce que quelque part, le jour où on arrive à gérer tout ça, il ne reste pas le regret d’être passé à côté d’énormément de trucs, ce sentiment de regret pouvant causer une tristesse inconsolable ?
    Les HS constituent-il du pain bénit pour des personnalités rapaces (genre histrionique: il y a du vécu dans cette question)

  6. Bonjour à tous

    Eh bien voilà les mots sont posés sur des sentiments, sensations que je trouvais anormales. A tel point, que je me demandais si tout cela ne venait pas de moi, si j’étais normale ? qu’est ce qui clochait chez moi ?

    Ainsi je suis hypersensible.
    Maintenant le « diagnostic » est tombé et il va falloir faire en sorte de vivre avec cela en pleine conscience.

    Voyez vous, je me dis qu’à plusieurs on pourrait s’aider.
    Car les HS ont besoin d’être entourées et comprises.
    Qui d’autre de mieux placé pour nous aider ? un autre HS qui nous entendra sans jugement et qui aura de très grande chance de nous comprendre.

    Je lance donc un appel à toutes les personnes qui le souhaitent.
    Donnons nous la main et avancons ensemble.
    Mon mail chrysalide@gmx.fr
    (merci à l’administrateur de ne pas effacer mon mail)

    On va arriver à se sentir mieux.
    Pensées chaleureuses à vous tous.

  7. Hello, j’ai 22 ans et c’est une galère permanente d’être comme ça, mon copain le supporte très mal, et ne comprend pas pourquoi je pleur pour rien du tout et que je m’enerve d’un coup. Je me calme assez vite mais sur le coup, tout est décuplé et je peux fondre en larme en 2 secondes juste en pensent a quelque chose qui n’a rien a voir avec ce que je suis en train de faire. Je fais beaucoup de sport et sa calme la journée, mais se revient tout de même. Ce qui me met le plus dans un état terrible, c’est lorsque mes proches (maman, chéri, animaux) rentrent chez eux, ou que je rentre chez moi, j’ai peur que ce soit la dernière fois que je les vois, c’est un cauchemar ! Je relativise beaucoup mais j’en pleur quand même. Je me met aussi beaucoup trop à la place, d’un côté je peux les comprendre mais d’un autre côté c’est assez douloureux de ressentir toute les émotions de tout le monde en même temps.. J’arrive pas beaucoup à gérer donc si vous avez des conseils, ce serait top !

    Merci !

    1. bonsoir Emily

      Au delà de la seule sensibilité, il est vraisemblable que quelque chose de l’ordre du traumatisme est à l’œuvre dans vos réactions.
      Je pense qu’il serait utile pour vous d’explorer cette piste. Selon mon expérience, l’EMDR est une thérapie de premier ordre pour neutraliser les traumatismes.

  8. Il n’est pas facile d’être un homme hypersensible…. Tous mes collègues au boulot me traitent de fillette parce que trop sensible. Je fais beaucoup d’effort pour gérer mes émotions mais de temps à autre il y a toujours une ou deux qui échappent à mon contrôle et je recommence à déprimer. A chaque fois que je suis déprimé, je suis triste et çà énerve un peu mes collègues mais parce que je les aime bien, je redouble d’effort pour faire partir ma tristesse et passer de bons moments avec eux. Mais voilà je suis confronté à un nouveau problème: bon Dieu, je partage leurs émotions, moments de tristesse aussi; c’est pas possible d’être comme çà franchement. Les gens autour de moi sont triste et je partage leur tristesse…. Vous me diriez que c’est noble, de l’empathie mais bon sang, il doit y avoir des limites parce que voilà le soucis: même après qu’ils aillent mieux moi je continue à souffrir des émotions qu’ils m’ont partagé et à la fin je ne sais même plus pourquoi je déprime …. C’est triste. Bref, j’ai peur que mes collègues finissent par en avoir marre de moi et décident de ne plus me parler, en fait il y en a déjà une qui ne me parle plus. A chaque fois qu’elle me croise, elle baisse les yeux, sors d’une discussion dès que j’interviens etc…. et çà m’énerve parce que c’est des gens sympas et je les fait fuir à cause de mon trop pleins d’émotions que je n’arrive pas à gérer. Bref, j’ai commencé à voir un psy, je fais pleins d’activités pour passer le plus de temps possible avec des gens et moins seul. Cependant j’ai l’impression que ce n’est pas suffisant mais je sais qu’il me faut être patient et que çà prendra du temps pour réussir à mieux vivre avec mes émotions. Mais j’ai envie de mettre toutes les chances de mon coté, ce qui m’a emmené ici ce soir ^_^
    Je suis juste un peu pressé que les choses s’arrangent le plus vite possible pour ne pas perdre les personnes de mon entourage que j’apprécie.

    1. Si vous voulez un résultat immédiat, rien de tel que les petites pilules bleues, roses, orange…
      Ca ralentit bien l’esprit aussi…
      A défaut, c’est l’apprentissage, par petites touches, de techniques de mises à distance des pensées négatives.
      C’est aussi l’apprentissage de la mise de barrières (les gens sont tristes.. et s’ils apprenaient aussi à veiller à ressentir des émotions positives qui auraient sur eux un effet bénéfique en les sortant de leur tristesse contagieuse ? )
      Ou bien encore la capacité à verbaliser les émotions qui montent – parfois il suffit de verbaliser pour que les arrête !
      Enfin, en tous cas, ne pas être le seul à faire des efforts- les autres aussi pourraient faire l’effort d’accepter quelqu’un qui ne fonctionne pas totalement comme eux…
      Non ?

      1. C’est tres bien d’avoir des qualité humaines, empathie comme vous, tolerance (perso mon defaut c’etait plutot ca une grosse tolerance mais maintenant ca change) , je pars maintenant du principe que si j’ai en face des gens qui n’ont font pas preuve, je n’en fait pas preuve non plus.
        De plus a la limite , avec des bons amis, mais au travail c’est peut-etre le dernier lieu ou on devrait faire preuve de ces qualités. Et ce copinage forcé et faux entre collegues (souvent poussé par les techniques de management) ca m’agace au plus haut point. On choisit ses amis, pas ses collegues ni son chef. Il faut garder une certaines distance avec ses collegues.

      2. Oui, vous avez raison et en effet ils font beaucoup d’effort pour m’accepter, du moins c’est l’impression que j’ai. Des fois, j’ai même l’impression qu’ils se donnent beaucoup pour me faire retrouver le sourire et c’est pourquoi je fais aussi autant d’efforts. Il ne me reste plus qu’à être patient tout en pratiquant mes exercices de contrôle….. En tout cas merci, ce site m’a montré que je ne suis pas seul dans cette situation et quelque part je souhaite à tous ceux et celles dans ma situation d’arriver à trouver le moyen de s’en sortir ^_^

  9. Bonjour et merci pour cet article.
    Etant actuellement en étude supérieur dans le monde des mathématiques, il m’arrive également de me poser des questions sur mon avenir, jusqu’à être au bord de la crise de panique. Pour remédier à cela, je me suis mis depuis peu à faire du sport en dehors de mes heures de cours, et je trouve personnellement que ça me permet d’aérer mon esprit, et ainsi d’allez de mieux en mieux.

    1. Excellent ! 🙂 Ca évite que les pensées tournent à vide – rien de tel pour être rongé. Le sport oxygène les neurones, renforce l’estime de soi.. et oblige à sortir du cercle infernal des idées.

  10. Je suis fatiguée, épuisée. J’en ai marre.
    J’aurais tout pour être heureuse : 3 enfant, un homme aimant, un travail.
    j’ai toujours douté de moi. La mort de ma mère qui a eu un premier avc et a succombé au second m’a détruite. Je l’ai accompagnée jusqu’au bout, jusqu’à son dernier souffle, mais cela reste un traumatisme que personne ne comprend.
    Je bois pour tenir mais personne ne le sais. Je suis épuisée et je voudrais que ça s’arrête. Je reste car j’ai des enfants et je sais ce que représente la perte d’une maman.
    Comment s’en sortir sachant que je n’en parle pas à ceux qui m’entoure. Ecrire, c’est bien mais personne ne peux m’aider.

  11. Cécile,

    Une question me hante de plus en plus:
    A quoi bon avoir tout ce bouillonnement intérieur quand on en est épuisée… que ça n engendre que souffrance et isolement? Tant s aspirations et d espérances. Cette sorte d hyper lucidité douloureuse. Pourquoi? J ai l impression d être un gâchis ambulant.
    J ai honte de dire que je n aurai envie que d une chose… que qq un qui connaît ça me vienne en aide pour enfin mettre au monde ce que je porte, mes écrits …etc sans passer pour une extra terrestre…!

    Bref… J ai vécu une EMI. Et ça couronne mon idée selon laquelle la mort n est pas à craindre et j en espère juste que tout ça cesse une fois l âme libérée du corps terrestre. Si tel est le cas. Le paradoxe entre trop plein de vie et échappement par la mort est présent. Je me dis je vais finir folle à force!

  12. Wow.. J’étais sur le point de me coucher mais impossible de m’endormir, j’étais en train de penser à la mort de mes parents, à me demander s’ils seraient encore là dans dix ans quand j’aurais un enfant ou si la clope les auraient emporté avant.. Et puis je repensais à cette vidéo devant laquelle j’avais pleuré cet après midi, une vidéo ou un jeune couple en phase de se marier se faisait maquiller pour être vieilli, pour ressembler à eux même à 50 ans, 70 puis 90, j’ai pleurer car à la fin en se voyait si vieux les deux ont espérer qu’ils y arriveraient ensemble, la fille était très émue et je l’ai été aussi.. Je pense à tout ces détails auxquels je fais attention, toute ms ces choses que fait mon copain qui me perturbent, me tracassent ou me font du mal et lui qui ne comprends pas pourquoi je me prends autant la tête alors moi j’avais l’impression qu’il était juste bête mais il n’est peut être juste pas aussi sensible à tout ça que moi, aussi sensible à la vie, il veut gagner sa vie pour lui, moi je veux gagner ma vie pour les autres, je veux aider mes parents, je voudrais aider la terre entière si je le pouvais car voir la souffrance des gens autour de moi, cela me fait souffrir aussi.. J’ai toujours reçu beaucoup de moquerie pour cette part de moi mais j’assume règlement, je veux faire le bien, je pense toujours au pire, je suis pessimiste et je n’ai pas peur de l’échec même si j’ai réellement conscience que ça arrive, je me relèverait toujours. je suis certainement hypersensible à tout ce qui m’entoure et je viens de le comprendre grâce à votre article, merci.

    1. Bonjour Julie

      L’acceptation est importante – mais il est aussi important que vous veilliez à apprendre à vous protéger : écoutez votre corps, il vous dira ce qui vous fait du bien ou vous plombe. Et si votre corps vous dit que vous allez être plombée, apprenez à dire non : « je me protège » – ce qui vous permettra de vous préserver pour apporter votre énergie à des causes qui vous tiennent à coeur.

    2. Salut. C’est exactement ce que je ressens. Et malgre que je sois un gars, ton message me fait pleurer car c’est exactement ce que je ressens. Sauf que pour me proteger de mon hypersensibilite, je suis pret a taper car ya des gens qui comprennent que comme ca, malheureusement 🙁

  13. Bonjour,
    je crois que je suis hypersensible
    je réfléchis trop, je stress pour un rien, ça m’épuise et quand une émotion commence c’est comme si elle m’emportait et que je ne pouvais gérer.
    On dit que c’est une force d’être hypersensible et je veux bien le croire, il y a des choses que l’on trouve magnifique d’un regard et qui nous touchent d’une si belle émotion, il y a des capacités en nous qui nous permettent de retracer des émotions à travers l’art, ou encore une intuition sur les gens parce qu’on observe beaucoup et réfléchis beaucoup. Mais malgré tout je me dis qu’avoir ça n’en vaut pas le prix si cher payé de cette souffrance qui nous englobe. J’aimerai être normal. Je sais vous allez me dire que les hypersensibles sont normal, qu’ils sont comme tous le monde. Mais d’un sens oui car chacun à ses soucis. Mais de l’autre non car les autres ne pleurent pas à tout bout de champs et ne se demandent pas si ils arriveront à s’en sortir de ça tellement c’est dur à gérer, tellement on perd le contrôle de qui on est pour une émotion qui nous gère. Je cherche une aide, je fais tout pour ne plus être ainsi, je sais qu’à ce que j’ai entendu on restera toujours hypersensible, et je l’accepte bien malgré moi, cependant je ne veux pas être une hypersensible meurtrie à tout bout de champs pour tout et n’importe quoi, je veux rire, je veux sourire, mais pas une heure seulement, mais constamment. Je veux être comme tous ces gens qui sont heureux parce qu’ils ne se prennent pas la tête.
    Je ne sais pas si c’est possible, à chaque fois que je crois l’avoir atteint, une émotion survient et m’enchaîne. Alors que la vie est belle, alors que plein de belles choses nous entourent, les larmes coulent malgré tout dans le coeur ou sur les joues! Et je ne me comprends pas parfois, je me trouve bizarre alors que je ne devrais pas parce que j’ai des émotions, mais non comment se trouver normal quand on se plaint constamment de sa peine, quand on est constamment triste d’une chose qui pourrait paraître n’être rien pour les autres; cela m’épuise, j’aimerai un interrupteur à mon cerveau pour ne plus penser.
    Mais pourquoi sommes-nous ainsi.
    Alors que toute la journée j’étais heureuse et pleine de certitude, le soir vient, un sentiment vient et hop c’est la fin des haricots. Je trouve que c’est cher payé. Qui peut comprendre à part les hypersensibles entre eux. Tellement mon cerveau est en ébullition que sorti des vacances je me dis que j’ai besoin de vacances, mais pas parce que mes vacances étaient nulles, mais parce que je n’en peux plus à trop penser, je n’en peux plus, et là j’aimerai être loin de tout et ne plus penser.
    J’espère que vous allez y arriver.
    J’espère que je vais y arriver.
    Je semble défaitiste, mais d’un côté oui, mais de l’autre non, car je ne veux plus être comme ça. Je veux bien être hypersensible, mais si on peut le changer en positif alors on peut. Juste si certains ont réussi et vont bien, dites moi comment vous avez fait s’il vous plait.
    Je vous remercie beaucoup
    Bonne Soirée

    1. Bonjour Caro,
      En découvrant cet article, à 24 ans j’ai enfin compris ce qui n’allait pas chez moi… et en lisant tous ces commentaires je me suis rendu compte que je n’étais pas seul même si cela m’a fait du bien, j’ai aussi très peur. Car comme vous je ne me vois pas vivre toute ma vie comme cela…
      Je me suis reconnu à 300% dans ce qui vous avez écrit. J’ai pleuré en lisant votre commentaire, vous avez su mettre des mots sur mon quotidien. Malheureusement je ne peux pas vous aider, car moi-même je cherche une solution. J’en ai marre de passer du rire au larme en un clin d’œil, de me prendre dans la figure des « tu es une gamine » car un rien me rend heureuse et un rien me fait pleurer. Je suis tout le temps à me poser beaucoup de question, à me sentir nulle et inutile. Pourtant paradoxalement je sais que je m’inquiète plus pour les autres que pour moi-même que c’est toujours moi qu’on vient voir quand on a besoin d’un service, alors je ne suis donc pas si nulle que ça ? mais mon cerveau est « bizarre » et j’aimerais beaucoup avoir une solution pour changer cela….
      J’’aimerai comme toi, savoir comment les gens font pour vivre avec ça, comment fait-on pour atténuer ces sentiments ? Je veux arrêter d’être un ascenseur émotionnel ! La sophrologie ou le yoga peut aider ?
      Merci beaucoup pour cet article et tous vos commentaires, mes mots sont peut-être un peu fort mais je pense que cette découverte est un tournant dans ma vie, en tout cas je l’espère car je ne me vois pas vivre toute ma vie comme cela !

      1. Bonjour Lu et Caro

        L’hypersensibilité est un élément fondamental de ce que vous êtes et vous ne pourrez rien y changer. Etre « comme tout le monde » sera donc compliqué. Bonne nouvelle : les hypersensibles sont évalués à 30% de la population (ne me demandez pas comment – je me réfère aux textes d’Elaine Aron – et comme Noks Nauta qui est médecin Hollandais y fait référence et que c’est quelqu’un qui est sérieux, je suppose qu’on peut prendre ce chiffre comme acquis – 30% ça fait quand même une belle minorité, non ? 1 sur 3 ça fait peu – mais 3 sur 10, ça commence à se voir.
        .. Mais ça ne règle pas la difficulté qu’il peut parfois y avoir à le vivre, je le concède…

        Alors, vraiment, apprendre à s’écouter quand on est fatigué(e), apprendre à être à l’écoute de son corps. Et puis apprendre aussi à anticiper et à éviter les situations qui mettent à mal l’hypersensibilité.
        Et enfin, deux « routines » – pas toujours évidentes à mettre en place, mais bien utiles :

        – veiller à regarder aussi ce qui va, faire l’effort de noter ce qu est beau, bon, bien, harmonieux, agréable, qui fait du bien. le noter ça peut être vraiment tenir un « carnet des belles choses ». Il m’a été suggéré de faire l’effort d’en noter 3 par jour.
        – prendre conscience des idées noires qui commencent à tourner et stopper immédiatement l’engrenage en recourant à une forme de plaine conscience : ressentir physiquement le contact de la chaise sur laquelle on est assis – écouter les bruits qui passent « sans jugement » – c’est à dire juste écouter, se focaliser sur les bruits, juste écouter – sentir, regarder.. faire en sorte de faire marcher ses 5 sens sans que les informations qui arrivent passent au crible du jugement de valeur : vous êtes traversée par les différents stimuli et vous ne les arrêtez pas avec votre réflexion. S’obliger à se concentrer ainsi amplifie la respiration, oxygène mieux le cerveau et favorise la détente. et l’éloignement des idées noires.

    2. Bonjour Caro,

      Pourquoi vouloir éradiquer votre hypersensibilité ? C’est difficile, voire impossible. Cependant, c’est déjà bien d’en avoir conscience.

      Votre hypersensibilité est en fait une force. Elle vous permet de mieux cerner certaines situations : n’avez-vous pas remarqué que vous ressentiez des choses de manière bien plus fine, et que ces ressentis s’avéraient ensuite exacts, par rapport à des personnes ? Cherchez dans votre propre histoire.

      Vous voulez l’éradiquer ? Mais que souhaitez vous devenir ? Une personne froide ? Insensible aux autres ? Que plus rien ne touche ? Et les émotions positives , elles vont partir avec les émotions négatives si vous les combatez de toutes vos forces ?

      Et l’empathie ? Vous ne pourriez plus donner aux autres une attention, un soutien, est ce cela que vous voulez vraiment ?

      Non, il faut je crois que vous apposiez un cadre à cette facette de vous, gérer vos émotions quand ca va trop loin, c’est vrai pour le milieu professionnel qui n’est pas tendre, il faut bien l’avouer.

      Mais ne vous enlevez pas cette qualité, car ou il s’agit autant d’une grande qualité que d’un petit défaut. Mais nous sommes humains après tout, ne l’oubliez pas .

      Cricri (qui vous soutient avec son empathie)

    3. bonjours Caro
      je suis dans la même situation que toi, je me suis bien reconnue dans ton commentaire et j’avoue que vivre en étant hypersensible c’est pas facile tous les jours et ça peut même être un combat intérieur sans fin. ressentir deux fois plus puissamment les émotions c’est vraiment déstabilisant. Passer du rire aux larmes , être à fleur de peau etc.. Je suis née comme ça et je le suis encore à 21 ans. Je me demande si sa passera au fur et à mesure des années, j’ai beau essayée de retenir une forte émotion quand je suis dans une situation compliquée mais la colère finis toujours par sortir . Après le coup de gueule le remord me ronge , je rumine, je râle puis après la gaieté reviens. Parfois c’est a n’y rien comprendre.

    4. Coucou, j’ai 20 ans, je me reconnais également « à 300 % » dans le message de Caro, qui m’a émue. C’est en effet très, très difficile à vivre. D’autant plus que je suis aussi consciente des aspects « positifs » de cette hypersensibilité et si l’on me demande « tu veux aller mieux ou pas? » je ne peux pas répondre autre chose que « je ne sais pas. si aller mieux veut dire ne plus être « comme ça », je ne serais plus moi, ce n’est même pas concevable » donc pendant quelques temps j’ai pensé que je ne voulais pas « aller mieux » si c’était ça. En fait apparemment il s’agit d’ « apprendre à vivre avec »… 😉 mais comme vous je n’ai pas encore trouvé. Tout ce que je peux dire c’est qu’on est plusieurs à chercher, ensemble, même sans se connaître. Après plusieurs années de psychothérapie, je vais essayer la sophrologie pour la première fois… Je pense revenir sur cette page.

    5. Bonjour

      Réponse à Caro
      je pense exactement pareil que toi ….!! Moi aussi j’aimerai avoir un bouton pour éteindre mon cerveau… Tu m’a volé ma réplique (LOL)
      Je suis super ,super content d’entendre(de lire) quelqu’un qui dise les mots que j’aurai voulu dire !! (serait ce un signe ??) Bref,
      J’ai découvert récemment que j’étais hypersensible;j’ai 42 ans ;j’ai erré tout ce temps sans pouvoir mettre un nom à ce que je suis . J’ai morflé sévère dans ma vie mais j’ai toujours sorti la tete de l’eau .
      Je veux vivre malgré tout… Pas facile quand tout l’entourage ne pense qu’à sa g…. J’aurais beaucoup de choses à dire mais je vais essayer de rester simple et positif . La vie n’est facile pour personne et encore moins pour nous mais je pense qu’avoir des amis pareils que nous serait évident!!! Je vais en chercher … Bref,je suis encore secoué de tout ce que j’apprends de vous tous .Emu,émerveillé par vous tous je vais garder courage …. bise
      Fab

      1. Merci de votre témoignage fab – mon travail est effectivement destiné à soulager et (re)donner de l’espoir.
        Et effectivement, c’est quand même plus facile de savoir comment chercher quand on sait quoi/qui trouver ! 🙂
        Peut-être, sur ce point, recourir à Zebrascrossing vous facilitera-t-il un peu la vie ?
        Bonne continuation – le mieux est devant vous, dès lors que vous acceptez, intégrez et comprenez votre mode de fonctionnement 🙂

        1. Un très grand merci à vous ,Talent différent ; ainsi qu’à toutes les personnes ayant laisser leurs témoignages. Je me sens moins seul,plus dans l’acceptation de qui je suis et le meilleur reste à venir !!
          J’ai commencé à regarder le site de Zebracrossing et je vais continuer,merci;c’est cool !
          J ai lu que quelqu’un utilisait de la fleur de bach et par curiosité j’ai cherché plus sur le sujet.
          Etant donné que je dois reprendre mon travail de peintre en batiment ( après un an d’absence) et j’avoue que je suis pas au top du tout donc si ca peux m’aider je vais essayer. Je vous tiendrais informé si vous voulez!?
          Bonne continuation à vous aussi,à plus.

          1. Bonsoir Fab
            Merci pour ce joli message.
            N’hésitez pas à revenir !
            (et oui, les fleurs de Bach ça peut un peu aider, mais aussi apprendre à mieux respirer, pratiquer la cohérence cardiaque, ça peut être utile)

  14. Bonjour,
    Merci beaucoup pour cet article très intéressant ! Je suis entrain de faire un gros travail sur moi mais je souhaiterai travailler avec un thérapeute sur Paris. Pourriez vous me recommander des personnes qui font ce style de travail svp ?

    Merci beaucoup d’avance,

    So.

    1. Thérapeutes qui travaillent sur l’hypersensibilité ?
      Je n’ai pas de coordonnée particulières hélas.

      Il est vraisemblable que la Gestalt et l’EMDR peuvent aider tout particulièrement.
      Il existe pour chaque techniques, des annuaires consultables en ligne.

    2. Bonjour,
      Si je peux me permettre vous pouvez consulter un kinésiologue spécialisé maîtrisant conjointement la technique EMDR ainsi que l’Eft.
      Résultats garantis !

  15. Au fond, nous sommes tous des hypersensibles; mais certains le sont plus que d’autres par rapport à certains aspects spécifiques de nos existences. Je m’explique.
    Dans l’hypersensibilité spécifique, on a tendance à avoir une réceptivité sur tel ou tel domaine de prédilection propre aux propriétés cénesthésiques qui nous sont donnés, mais surtout dont le développement porteur en quelque sorte, est lié à l’environnement de son passé éducatif et familial.
    Toutefois, sur cette argumentation qui peu paraître « Tarte à la crème », ou surfaite, je m’explique un tant soit peu, (Je n’ai que le brevet des collèges…)

    Certains(es) ont donc des domaines privilégiés (Ou dons, pour ceci ou cela), soit: L’oreille musicale, l’aptitude au dessin, les langues, la comédie, ainsi que les moyens en eux-mêmes spécifiques qui permettent de les développer. Les choses se compliquent toutefois lorsque ces dites compétences n’ont pas été reconnues suffisamment tôt, et appuyées pour ne pas dire étayées, par un cadre parental socio-culturel apte à recevoir vos « spécificités » ; c’est-à-dire en vous offrant un angle favorable à votre épanouissement, plutôt que reçues comme un handicap, voir comme une faiblesse accablante. Je dois bien l’avouer, c’est un résumé de type condensé que je fais ici de mon parcours, et sans doute l’argument chéri que j’ai choisi de garder, afin d’expliquer autant que de me permettre de pouvoir donner un sens à mon histoire : A ce qui à du vraisemblablement conditionné ma vie, qui fut tour à tour constellée de nombreux échecs professionnels et amoureux, mais aussi permis de me sortir du doute ; et donc d’une certaine manière paradoxalement donné aussi la possibilité de trouver malgré tout une certaine quiétude. En résumé, j’ai choisi d’exposer ce qui avait de plus authentique en moi-. Puisque de toute façon, quand on est hypersensible, le mensonge vous est une matière en quelque sorte impossible à conquérir, et à fortiori à vivre. C’est pourquoi, il faut apprendre à reconnaître cette particularité en soi, et ci-possible donc avant tout, essayer d’apprendre à se comporter avec bienveillance avec soi-même, sans être pour autant être trop complaisant- Mais il faut surtout apprendre à aimer sa nature, qu’on a pas pu vous apprendre à aimer, et cela, quelque en soit les forcément potentielles malheureuses raisons ; le monde est à de toute façon les chances d’être plus hostile pour un hyper-sensible; surtout si l’environnement l’est de fait au début de sa vie pour lui ou elle… C’est toutefois un combat qui s’assouplit avec le temps ; avec les avancés que l’on finit par obtenir. Mais oui, quand on s’aime (C’est-à-dire avec avec bienveillance) : La vie vous aime !
    Je pense cependant que ceux qui le sont vraiment, n’auront pas de peine à reconnaître à quel point il est difficile de se montrer comme une personne entière de nos jours, ayant de fait tendance à poser trop de question: -La réponse massue qui suit généralement,( et dont je soupçonne ici beaucoup de l’avoir déjà vécue), vous fait vite comprendre le caractère irrecevable de ses questionnements dans un monde de compromis( Dois-je le rappeler…) : On a droit généralement droit dés lors, au fameux: « Tu réfléchis trop ! », asséné de manière péremptoire et immanquablement (Question d’habitude….) Ne nous y trompons pas pour autant. Lorsqu’on a que le statut d’un simple employé d’aujourd’hui, il est bien évident que l’on a en aucun cas choix, surtout si autour de vous, on décrète que vous ne faites pas « Le chiffre »:-(Fini les «Trente glorieuses!… »); et il ne faudra pas trop compter sur les collègues…
    Nous en sommes donc réduis la plupart du temps à devoir s’appliquer avec une foule indistincte de gens, le compromis nécessaire constitutif de son quasi-salut ; tout simplement afin de survivre à la violence de cette vie:- Au risque de devoir se contraindre de changer gravement son comportement dans le pire des cas. Tel est le cas de certains(es) qui ne réalise malheureusement que trop tard, qu’ils se sont sabrés littéralement : En n’ayant d’autres choix que d’ adopter une posture factice et sans doute inconsciente, afin de donner le change à telle ou telle organisation managériale(Dans n’importe quelle entreprise privée ou publique…). Et c’est la raison pour laquelle, le fameux Burn-out est tant mis en avant par les sociologues comme une réalité contemporaine en France(A ce propos je vous conseille de lire «La société de la Défiance » à propos d’une étude de sociologues consacrée à ce que j’ai envie d’appeler le conditionnement des individus sous nos auspices franchouillardes…) Le burn-out atteint principalement les être les plus authentiques, voir les plus détachés d’eux-mêmes, dés lors comme sommés inconsciemment sous la contrainte d’agir favorablement pour leur survie. Cependant, à chacun de faire ce qu’il peut, je n’ai pas de leçons à donner, ni prétend à fortiori en avoir les compétences attitrés: L’heure est bien trop grave à mon sens, et je suis moi-même bien trop dans la lutte moi-même pour tenir un discours que trop présomptueux, arguant d’avoir trouver la solution qui ne peut-être qu’originale de toute façon à mon sens pour chacun(es)…
    Nous vivons dans une société du mensonge totalement voulu et bâtie par les tenants d’une aristocratie moderne, qui n’a rien à envier à ses ancêtres tribaux(Au risque de jouer les pompeux…). Le seul hic, c’est que l’étau monstrueusement technocratique et donc toujours plus subtile qui nous entoure, se resserre autour des éléments les plus fragiles: J’ai nommé les plus sensibles (Je n’ose dire « sensés » ; on ne sait jamais, on risquerait peut-être de me croire…), qui sont contenus dans notre société : Soit en d’autres termes, ceux et celles pour qui ce système mensonger est tout sauf une abstraction, mais bien au contraire vécu au plus profond de ses tripes(Notre deuxième cerveau depuis reconnu…)
    Cependant, comme pour la plupart des internautes du blog, dont j’ai lu en parti les commentaires (Et que je remercie), j’ai apprécié de lire l’apport contenu dans leur récit à propos de leur parcours et surtout relevé de temps à autre, la parade qu’ils ont trouvé ou pas, à cette sensibilité reconnue peu marchande tant qu’elle n’est pas prouvée efficace (Entendre, rentable…), sur le terrain. A mon tour de vous dire combien je dois encore lutter même si cela va beaucoup mieux, pour ne pas sombrer dans le pessimisme et l’angoisse ; et combien je remercie les avancés des neuro-science qui m’ont permis de me faire découvrir des horizons insoupçonnés, via les nouvelles thérapies liés aux récentes recherches qu’appliquent d’ors et déjà aujourd’hui de nouveau médecins ou thérapeutes. Je pense notamment à la méditation revue par les scientifiques du type «TBPC »(Thérapie basé sur la pleine conscience) que j’essaye de mettre en pratique depuis peu, malgré une période de ma vie pour le moins inconfortable : Mais il n’y a pas de hasard !….
    Qu’on se le dise, ce que j’aime avancer ici n’est qu’une réponse à un parcours individuel. Admettre le contraire, serait de croire à tord à une réponse magique (Comme la pensée du même nom…), voir comme une autre tentative de prosélytisme. En revanche, je ne crois absolument pas à la CNC(« Communication Non Violente ») Avec tout mon respect cependant, je vous pris de le croire.
    Pardon, mais je n’adhère absolument pas à cet ersatz post révolution pacifique : « A la Ghandi. » Ce monde n’est que trop dur hélas! Une vacherie sans nom suffisamment incommensurable, pour vous voir rapidement à mon sens relégué «gentiment» au rang des collaborateurs exploitables à souhait particulièrement touchant : Vu que de toute façon, ils le sont déjà… Je voudrais pourtant bien y croire, mais…
    Mais «pourquoi-pas! »(Notez bien que « Le pourquoi pas », fut aussi le nom du bateau qui amena le commandant Charcot vers une des toutes premières fabuleuses expéditions scientifiques en Antarctique, alors pourquoi-pas…)
    Pardon pour ce long post, et merci pour votre blog.

  16. Bonjour,
    les hypersensibles sont parfois des « costauds » il faut s’appuyer sur ses forces et on en a….beaucoup !!!! en tout cas plus qu’on le pense
    et essayez les Fleurs de Bach une manière fabuleuse de reprendre le contrôle en douceur sans se « changer » ou s’endurcir…
    Bien cordialement

    1. Bonjour Poulette,
      J’espère que vous vous rendez régulièrement ici car j’aimerais vraiment savoir quelles fleurs de Bach vous préconisez. J’en ai essayé plusieurs mais pour l’instant je ne change pas. Comme beaucoup ici, je me sens plus « handicapée » que favorisée par mon hypersensibilité, même si c’est elle…parait il…qui me permet de créer. Je préfère largement me sentir mieux, aborder la vie avec sérénité alors qu’un rien me rend malade !
      Bref, comme par hasard, ce matin, je cherchais LA fleur de Bach pouvant m’aider et me voici sur ce site très intéressant.
      Je voudrais souligner, avant de repartir, la qualité d’écriture de certaines personnes.
      Donc…si vous voulez bien me répondre, Poulette, j’en serais ravie.
      Je vous remercie d’avance.
      Bien cordialement.
      Anne

    2. Bonjour,
      Si vous revenez par ici, auriez vous l’amabilité de m’indiquer la ou les fleurs de Bach qui fonctionnent pour gérer l’hypersensibilité ?
      J’espère vous lire bientôt…
      Merci d’avance.

  17. Bonjour,
    je suis hypersensible depuis toujours
    j’ai passe un test de QI récemment dont le résultat est : hétérogène…
    pouvez-vous me renseigner sur ce résultat ?
    merci
    bien cordialement

    1. Bonjour Poilet

      Les indications que vous donnez sont bien vagues…
      Je vous suggère de jeter un coup d’oeil sur la série de billets relative aux tests de QI – vous y trouverez peut-être un début d’explications.
      A défaut, la personne qui vous a fait passer le test est sensée être en mesure de vous donner plus d’explications sur cette hétérogénéité que vous mentionnez.

  18. Bonjour à tous après la lecture de cette article intéressant je me lance en pensant toujours que je suis un cas desespéré… Je suis bloquée dans un méandre de dépression, désespoir, idées noires, colère, tristesse. Impossible de tenir mes émotions, palpitations, crises, larmes, je suis entrain de perdre tous mes amis, mon copain aujourd’hui il veut que l’on se séparé don énorme crise couteau sur les veines mais sûrement encore une brindille qui me retient… Je vis un enfer depuis toujours et à l’heure actuelle c’est le summum… Je perds tous mes boulots car je m’engueule avec mes patrons, je suis virulente verbalement quand on me dit des choses qui ne vont pas ds mes valeurs… Souvent je me fais des sortent de films dans ma tête toujours du negatif bien sur… Je me réveille sur des mauvaises pensées que je ne peux pas stopper il faut que je le dise à qqun… Je ne me sens pas normale je n’ai plus envie de vivre cette souffrance… J’ai besoin d’aide s’il vous plait… Merci d’avance…

    1. Bonjour Titia09
      Bienvenue sur Talentdifferent.
      Avis de gros temps à vous lire…
      Si vous m’indiquez dans quelle ville vous vous trouvez, peu-être pourrai-je vous transmettre les coordonnées d’un thérapeute qui pourra vous aider. Car c’est l’aide dont vous avez tout particulièrement besoin.

      1. Bonjour, en parcourant le WEB je suis tombé sur un article parlant de l’hypersensibilité et je viens de comprendre que c’est exactement comme ça que je suis, du coup en faisant des recherches je suis tombé sur votre site, j’aimerais aussi changer et être moins émotif et hypersensible, je suis de Paris, pourriez vous me donner des liens et des techniques pour réussir à me « guérir » ou tout du moins à réussir à gérer ces sentiments et émotions ?

        Merci pour votre aide

        1. Difficile d’envisager d’être moins émotif et hypersensible, dans la mesure où l’hypersensibilité est d’ordre neurophysiologique et non pas psychologique….
          Au delà de ce que j’ai pu lister dans mon article, il y a la lecture du livre d’Elaine Aaaron – « Ces gens qui ont peur d’avoir peur » (en anglais le titre original est tout simplement « The Highly Sensitive Person » – la Personne Hypersensible.

          Très en vogue : la Méditation de Pleine Conscience.

          Mais je pense aussi important d’aller explorer votre passé, pour mieux comprendre les événements qui peuvent vous amener à surréagir ou mieux comprendre les raisons qui peut-être, font que vous avez des difficultés à vous protéger. Pour épargner son hypersensibilité, il faut en effet commencer par l’accepter et identifier les stratégies qui vont permettre de la protéger.

          je n’ai hélas rien de mieux au delà de ce qu liste mon article.

    2. Bonjour Titia09,
      Je ne peux pas vous lire sans vous envoyer un message d’espoir. Je rejoins Cécile, il y a des spécialistes qui peuvent vous aider, des gens qui vous comprendront, qui sauront vous apporter de l’aide. Cécile a peut-être des coordonnées de thérapeutes près de chez-vous. Contactez des associations sinon qui vous fourniront des contacts.
      Vous traversez un moment difficile, mais il faut croire en l’avenir, les choses peuvent changer, ce n’est pas définitif. Il faut juste trouver les bonnes stratégies, apprendre à se connaitre, à se comprendre et s’accepter.
      Vous avez encore des ressources, j’en suis certaine. Nombre de surdoués sont passés par des périodes compliquées, dans leur vie personnelle ou professionnelle et s’en sont sortis avec patience, persévérance et les aides appropriées. Gardez espoir!
      Je vous embrasse chaleureusement et vous envoie une bonne brassée de courage.

  19. Bonjour, je m’appelle Anais, après avoir lu de nombreux articles j’ai appris que j’étais hipper sensible. Cela me rassure et m’inquiète à la fois car je ne savais pas ce qui clochait chez moi mais maintenant que je le sais, et que je vais devoir vivre avec, ça m’inquiète. En effet je suis très jeune (17ans) et cela fait 3 ans que mon comportement s’empire: Au moindre stress ou à la moindre contrariété j’éclate en sanglots et impossible de m’arrêter.Je suis une personne qui réfléchit trop, qui stress trop. Le seul endroit où je me calme ou je suis sûre de moi c’est au contact des chevaux. Cela est très gênant d’autant que je n’ai personnes pour en parler car mes parents ne me comprennent pas vraiment et mes amis ont un caractère opposé au mien ( caractère très fort, ne pleure jamais sont quasi insensible) de plus ils aiment bien me taquiner mais je le prends très mal me met à pleurer et évidemment ils se moque un peu et ne me prennent pas au sérieux ( difficile d’être différents des autres à cet âge là) même en écrivant ses mots je pleure.
    Comment faire pour rester calme dans ces situations, refoulé mes larmes ?

    1. Bonsoir Elessar

      IL est vraisemblable que vous avez (durement) touché du doigt la différence de fonctionnement / raisonnement entre vous et « les autres ».
      Ne lâchez pas, surtout dans la mesure où, malheureusement, pour avoir votre diplôme il faut que vous puissiez démontrer que vous savez rentrer dans le moule.

      Puis-je vous suggérer « d’apprendre le mode d’emploi » de la démarche clinique = comprendre très exactement l’articulation attendue, l’ordre à donner, les points / mots-clés à ne pas louper etc.
      Ce n’est pas que vous n’êtes pas structuré – c’est que vous ne faîtes pas comme tout le monde…
      Et hélas, comme vous ne faîtes pas comme tout le monde vous ne rassurez pas – c’est un grand classique…

      Accrochez vous ! ça en vaut la peine ! je vous souhaite bon courage 🙂

    2. Bonsoir Anaïs

      Que voici des mots écrits qui sont bien tristes… « qui réfléchit trop » et qui « stresse trop ».. Mais.. « trop » par rapport à qui ou à quoi ? Par rapport aux autres, certainement. Mais pourquoi « trop », pourquoi pas seulement « plus » ?
      Contente en revanche de savoir que la proximité des chevaux vous apaise – je vous souhaite d’évoluer professionnellement à leur contact !

      Si vos parents ne vous comprennent pas et si vos amis se moquent de vous (sont-ce de vrais amis d’ailleurs, qui se moquent ainsi de vous ?), il vous reste le recours possible à votre médecin généraliste.

      Il pourra vous conseiller utilement : léger anxiolitique à base de plantes, exercices de respiration, TCC (Thérapie Comportemantalo Cognitive) en Affirmation de soi (pour envoyer balader ceux qui se moquent de vous ou mieux leur résister)… Il vous dira (ou rappellera) aussi que la période de l’adolescence n’est pas facile et qu’il est possible de souffrir de dépression. Celle-ci est importante à soigner car, on ne le sait pas assez : une dépression mal soignée revient tôt ou tard, de façon aggravée et est alors encore plus compliquée à soigner.

      Mais bien sûr, peut-être faut il en plus explorer la piste du surdon, mieux le comprendre. Peut-être êtes vous concernée ?

      N’hésitez surtout pas à aller consulter votre médecin généraliste.. et à demander à le rencontrer en tête-à-tête sans la présence de vos parents. IL est important que vous soyiez entendue par un thérapeute.
      Si votre médecin généraliste n’a jamais entendu parler du surdon, n’hésitez pas à me contacter – avec un peu de chance, j’aurai peut-être des adresses de thérapeutes à vous transmettre dans votre région.

      Bon courage !

      1. Bonsoir Cécile,
        Qu’ils en ont de la chance de découvrir cet  »état » à 17 ans !
        Moi, j’ai cherché toute ma vie, j’en ai 62. Il y a moins d’un mois, c’est ma thérapeute qui m’a dit que j’étais surdouée quand je parlais en larmes, de mon hypersensibilité. J’ai toujours su que j’étais hypersensible évidemment et je pensais que j’étais anormale. J’ai passé un test de QI vers les 15-16 ans car je n’arrivais pas à me brancher, car tout m’intéressait. On m’a dit que j’avais un QI plus haut que la moyenne et que je pouvais faire des études universitaires. Ce que je n’ai pas fait, mon émotionnel a fait tout foutre en l’air.
        Donc à 17 ans, on a la vie devant soi, Anais, prenez soin de vous, les ressources existent!

        1. Certes…
          Mais l’expérience des uns ne vaut pas forcément celle des autres.
          Anaïs a 17 ans, elle n’est pas majeure, et c’est un peu compliqué pour elle d’aller seule chez un thérapeute ou à l’hôpital (surtout avec en plus le fameux « parcours coordonné de soins »)
          La solution du médecin généraliste / médecin de famille n’est peut-être pas idéale, mais c’est vraisemblablement la seule personne auprès de qui Anaïs puisse se confier.
          Le médecin ne sait peut être pas ce qu’est le surdon (et ici, ce n’est pas vraiment le sujet), mais il sait reconnaître une dépression et conseiller de l’aide et appuyer Anaïs auprès de ses parents (et c’est là le sujet)

          1. « il sait reconnaître une dépression » Ah bon ? C’est pour ça que la France est championne de prise d’anti-dépresseurs, alors ?

            « l’expérience des uns ne vaut pas forcément celle des autres » Ben oui, et c’est pour ça que ton expérience du bon toubib qui conseille judicieusement ne vaut pas pour tout le monde, loin s’en faut.

            En France, les médecins sont des forts en maths (généralement pas reconnus pour leur empathie naturelle), absolument pas formés à l’accompagnement humain de personnes humaines dans leur globalité et leur complexité. En dix minutes, vingt les jours de chance, ils n’ont que le temps de faire une prescription médicamenteuse ou de vous dire gentiment que « c’est dans la tête ».

            Je l’ai fait, quand j’avais vingt ans, d’aller voir un généraliste parce que j’étais seule, loin de ma famille et au bord du gouffre, épuisée par les nuits d’insomnies liées à des angoisses épouvantables. Il m’a prescrit du Temesta, « pour que je déconnecte ». Ah çà, pour déconnecter, j’ai déconnecté (un petit quart de comprimé seulement, pourtant). J’ai tellement déconnecté que je m’endormais dès que je m’asseyais qqpart (super pratique au quotidien), jusqu’au jour où j’ai failli me faire écraser par une voiture que j’avais vue venir (j’ai encore l’image en tête), mais mon cerveau était devenu incapable d’analyser la situation et de me dire « voiture qui arrive = on reste sur le trottoir ». Heureusement que ce jour-là j’étais avec une copine qui m’a rattrapée par le bras de justesse, sinon je ne serais pas là pour raconter ça. J’en prenais depuis trois semaines, j’ai arrêté du jour au lendemain et personne ne me fera plus reprendre ce genre de cochonnerie.

            Depuis, j’en ai vu des toubibs, mais de conseil judicieux point (le moins pire a été celui de voir un psy, mais le psy conseillé était un freudien et bon… J’ai un peu avancé, c’est sûr, je pouvais difficilement aller plus mal, mais c’était loin de suffire).

            1. Tu as donné ton avis et ton expérience en expliquant pourquoi tu ne faisais pas confiance aux médecins généralistes.

              Que conseillerais tu à Anais ?

          2. Que conseiller à Anaïs ? Je me suis certes posé la question et honnêtement je ne sais pas.

            Je me suis toujours débrouillée +/- seule, par la force des choses, y compris à 17 ans, et je ne prétend pas que ce soit une bonne chose, alors je ne sais que dire mais je ne suis pas sûre que ce soit pire que d’aller voir un toubib qui risque de ne l’écoutera pas ou de lui filer un anti-dépresseur.

            Cela dit, pourquoi ne pas tenter le toubib, en n’en attendant pas des miracles, on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise, puisqu’il paraît qu’il existe de bons généralistes ? Quitte à jeter son ordonnance si elle ne lui convient pas et ne plus y retourner s’il ne lui donne pas satisfaction ?

            Bien sûr, je plussoie le conseil de passer le plus de temps possible auprès des chevaux. Moi, c’est la nature en général qui m’a toujours apaisée et apporté de grandes joies : à quinze ans je préférais aller écouter le rossignol dans les bois au crépuscule plutôt que d’aller en « boum », même si la solitude était bien lourde à porter à cet âge où l’on est naturellement très grégaire. Et près de quarante ans plus tard, la thérapie « bain de nature » est toujours aussi efficace. Si Anaïs est bien avec les chevaux, qu’elle essaie d’en faire son métier, qu’elle prenne de la distance avec les moqueurs et voilà. Je ne suis pas du genre qui pleure alors c’est vrai que je suis démunie pour aider celles qui ont la larme facile (ce qui ne veut pas dire que mon coeur ne saigne pas à tout bout de champs, ni que je suis indifférente à leur détresse !)

          3. Oui, la situation est délicate car Anais est mineure.
            N’existe-il pas à travers l’école, la possibilité de consulter uneE psychologue, ou psyquelquechose pas dans le but de recevoir un diagnostic mais bien d’être écoutée et respectée dans sa différence ?
            Je crois qu’il faut avant tout Anais vous méfier de toute pathogisation de votre vie.
            Il n’est pas sûr du tout que vous fassiez une dépression: j’ai relu votre email. vous ne le mentionnez pas.
            Comme Tournevis, je pense que les généralistes sont rapides sue la pilule et que trés vite et sans le savoir les gens se retrouvent prisonnier d’addictions médicamenteuse.
            S’il s’avére que vous êtes bien surdouée Anais, l’hypersensibilité fait en effet partie du lot, la nature, les chevaux y sont une excellente réponse.
            Verbalisez vos maux oui, prenez le temps qu’il faudra pour ca, trouvez les bons moyens pour vous, mais ces maux ne les enfumez pas avec de l’opium, aprés ca explose en pire, sachez-le.

            Bon courage et tenez bon!
            Chan
            (excuse pour les accents mon clavier di-vague)

    3. Bonjour,

      Refouler vos larmes ? non, car plus vous essayerez , plus ca va continuer.

      On dit souvent qu’il faut savoir accueillir l’émotion, ce que je fais assez régulièrement.

      Aussi, parfois, je me force à oublier certaines attaques, et je me rends compte qu’après les gens oublient vite et reviennent vous voir comme si ils ne vous avaient pas engueulé, puisqu’ils vous ont oublié : pas mal non ?

      Dans ce cas, j’essaie d’adopter une légèreté de caractère, qui ne va pas avec mon etre profond, mais après tout, ca me sert bien dans certains cas.

      Et surtout je prends soin de moi, seule bien entendu. Ca me régérède, ca me répare, ca comate les brèches qui les autres me font quand ils m’attaquent.

      Vous imaginez un mur avec plein de trous colmatés : c’est moi.

      Vous avez 17 ans, vous etes fragile, mais vous avez la force d’etre jeune, alors foncez ne vous gênez pas, vous allez certainement rencontrer quelques empêcheurs de tourner en rond, mais vous saurez les éviter….. ou les voir arriver de loin. Généralement, un normo pensant qui veut vous mettre un peau de banane, ce soit à 10 kms ….!

      Bon courage Anaïs, et plein de bonnes choses pour votre carrière future, et votre vie en général.

      Cricri

    4. Bonjour Anaïs,

      Je me souviens que ma fille, petite, pleurait énormément dans la cour (maternelle, primaire). Comme vous, aujourd’hui, les chevaux sont son refuge.
      Elle avait de bonnes raisons de pleurer, elle était harcelée, ne comprenait rien à la violence des autres.
      Au lieu de la stigmatiser comme on l’a fait avec moi toute ma vie, je lui ai dit : « Tu trouves la situation trop dure? Pleure ma puce, et si ça dérange les autres, on s’en fout, pleure tant que tu veux si ça te fait bien à toi ». On est plus dérangé par un enfant qui pleure que par un enfant qui tape, c’est quand même stupéfiant. Je redis encore une fois sa phrase que j’aime tant : « Regarde maman comme ces feuilles sont sensibles, elles se déchirent toutes seules ». Sensible n’est pas fragile…
      Il ne s’agit pas de refouler ses larmes mais d’accepter et d’accueillir sa tristesse. C’est un cadeau. Elle vous montre ce qui vous blesse et vous donne à chercher ce qui est bon pour vous. Il s’agit de vous accepter telle que vous êtes, et de vous aimer même pas un peu, mais totalement, de savoir que vous avez totalement votre place sur terre, et si c’est avec les chevaux, hé bien yallah! Dieu soit loué, tout le monde n’est pas fait pour rester le cul sur une chaise 12 heures par jour devant un écran, et certains s’en rendent compte! Personnellement, j’ai trouvé le yoga pour me centrer face aux autres, la CNV pour m’affirmer et exprimer mes besoins et mes sentiments, et je dévore des tas de bouquins depuis mes 20 ans. Quand votre confiance grandira, le reste suivra, vous irez vers ce qui est bon pour vous sans crainte du jugement des autres, c’est un long chemin, passionnant.

      Enfin j’ai envie de partager encore ce poème de Marianne Williamson (pardon Cécile pour les redites!)

      Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur,
      Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites.
      C’est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus.
      Nous nous posons la question…
      Qui suis-je, moi, pour être brillant,radieux, talentueux et merveilleux ?
      En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ? Vous ^tes un enfant de Dieu.
      Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde.
      L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres.
      Nous sommes tous appelés à briller, comme les enfants le font.
      Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous.
      Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus, elle est en chacun de nous,
      Et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.
      En nous libérant de notre propre peur, notre puissance libère automatiquement les autres.

      Bon courage Anaïs, soyez fière d’être vous même, et gardez la certitude qu’on trouve toujours de l’aide sur son chemin. Sans cette « foi » là, je n’aurais jamais mis un pied devant l’autre.

      1. Ah oui, et je voulais dire aussi : c’est, je crois, une grande chance de savoir pleurer. Moi qui en suis incapable, c’est sûr que c’est « plus digne », mais alors bonjour les dégâts à l’intérieur. Souvent, je donnerais cher pour pouvoir pleurer mais rien à faire, c’est bloqué complètement. Alors ça détruit tout dedans. Je crois que je me porterais mieux, si je pouvais pleurer autant que j’en ai besoin.

        Pleurez bien, Anaïs 🙂

        P.S. Et aussi : écrire, pour évacuer les maux par les mots, ça fait tellement de bien !

  20. Merci pour cet article !
    Une autre solution qui aide beaucoup est de s’observer de l’extérieur en se visualisant agir. En se posant des question comme « en quoi cela affecte ma façon de me comporter ? » et en s’observant d’un point de vue extérieur, ça aide à faire diminuer l’intensité de l’émotion. C’est une technique en hypnose qui s’appelle la dissociation.
    Les personnes très équilibrées émotionnellement ont un bon équilibre entre le fait d’être associé et de vivre pleinement les émotions et le fait d’être dissocié, de savoir prendre du recul et garder son calme.

    1. Bonsoir Adrien

      Merci de ces remarques / suggestions très pertinentes et de la présentation très claire de l’équilibre entre association et dissociation

      Question technique : « en quoi cela affecte ma façon de me comporter ? » – comment apprendre à penser à ça chaud ?

      1. Comme pour bien des choses, pour apprendre à penser à ça à chaud, il faut d’abord apprendre à y penser à froid.
        Le soir ou à un moment de calme, en prenant le temps de visualiser la situation d’un point de vue extérieur.
        En faisant ça régulièrement, le cerveau va entrainer cette capacité à se dissocier dans les moments et les situations fortes.
        Il est possible de jouer avec cette image de la situation comme si c’était une image sur un écran de cinéma. L’émotion sera sans doute plus forte en gros plan qu’en plan large.
        En visualisant la situation de plus loin, tu prends plus de recul.
        Une fois que tu vois comment cela affecte ta façon de réagir, tu peux te demander comment tu aimerais réagir, et à ce moment là visualiser ta réaction idéale.
        Une fois qu’elle est comme tu veux, tu peux imaginer que tu retournes dans ton corps et ressentir ce que ça fait de l’intérieur.
        Les questions sont très puissantes et forcent ton imagination et ton cerveau à te donner une réponse. Si à chaud tu te pose la question « à quoi je ressemble vu d’en haut ? » par exemple, ton cerveau se mettra en marche pour te donner la réponse.

  21. Bonjour,
    J’ai 38 ans, pas d’enfants, vivant en concubinage.
    Je suis hypersensible mais par période, je suis cyclique. A la nouvelle lune, je remets tout en question après ça passe ! C’est insupportable pour moi et mon compagnon, ça m’empêche de pas me projeter.
    Je remets tout en question à cette période, je supporte plus mon compagnon, mes collègues, je dors très mal, j’ai la fibromyalgie (traité par cymbalta depuis février, mais voulant être enseinte je suis en train de le diminuer pour l’arrêter) détectée depuis janvier 2015, de l’hypertension.
    J’arrive pas à comprendre pourkoi je me fais du mal. c’est mon corps qui parle

    En fait, je suis hypersensible depuis surement toute petite mais on a mis un mot, ma psychologue, depuis que cette année.
    Je voudrais avoir un enfant, mais je me dis que c’est pas possible étant si changeante et pas envie de transmettre cette personnalité qui est difficile à vivre pour moi. Mon horloge tourne je ne sais pas prendre de décision, et est ce que je serais capable de m’en occuper, est ce que je serais patiente avec lui ou hystérique.
    J’accepte pas de ne pas être dans la moyenne, trop difficile à gérer, ça me fatigue moralement et physiquement du coup, et avec l’âge qui avant je trouve que ça empire.
    J’ai toujours eu des difficultés à vivre avec un homme, me sens incomprise de mon compagnon, toujours l’attente de mieux, qu’il puisse détecter tout, qu’il me rassure. Je suis mauvaise après lui, je le critique, en gros je suis pas gentille alors que je suis quelqu’un de très gentille mais avec beaucoup de colère au fond.

    Longtemps je me disais je suis tarée, je suis différente, j’ai dû mal à m’intégrer, j’ai eu des difficultés au travail que j’ai pu gérer, avec des amis que j’ai perdu car trop impliquée dans la relation, quand je me sens irritable je m’exclus.
    J’ai l’impression de ne pas me connaitre.

    Mon compagnon est très patient avec moi, alors que dès fois, je lui en mets plein la tête. par ex. marre que le bricolage soit pas fait, ça m’effondre et me dit il pense pas à moi, faut que je le fasse toute seule. marre de faire tout toute seule. Je veux avoir une épaule sur laquelle m’appuyer.
    j’ai pas eu d’épaule paternelle (père alcoolique), ma mère la mis dehors à mes 2 mois, ni grand père (décédé), ni frère, j’ai était élevée seule avec ma soeur par ma mère ( à 22 ans) et ma grand mère. Nous sommes toutes les 4 proches.

    Aujourd’hui, c’est mon corps qui parle. mon hypersensibilité va me tuer j’ai l’impression. Je m’inflige de la souffrance corporelle (douleur corporel, muscle, articulation, hypertension, insomnie, rumination, limite parano

    J’en ai vu plein des psycologues, personne jusqu’à aujourd’hui m’avait dit que je faisais partie des hypersensibles. du coup je me disais, faut que je trouve ce que j’ai, ya un problème je le sens.
    J’aime pas les médicaments forts comme antidépresseur, anxiolitique pour arrêter le Cymbalta. Je suis passée à l’homéopathie (avec un médecin homéopathe)

    il y a un terrain familiale de dépression et bipolaire coté paternelle. On m’a dit mais pas ouvertement que j’étais cyclothymique, le psy à l’époque me sort ce mot sans explication, sans me dire d’aller voir un psychiatre pour peut être avoir un traitement. Moi j’ai besoin qu’on me dise les difficultés que je peux rencontrer. Je m’informe par le net du coup.
    Je me sens toute seule face à toutes ces difficultés que je ne comprends pas.

    Je suis active pour vivre mieux, je fais du yoga, de la relaxation, de la danse mais tout ça ne me baisse pas mes crises cycliques pour autant. je suis suivi par une psycologue depuis 2015 qui est très bien, elle me rassure et connais bien l’hypersensibilté et les personnes fibromyalgique.

    que pouvez vous me conseiller ? peut être voir un confrère qui pourrait me rassurer sur Amiens, un traitement !?

    c’est la première fois que je passe par un blog, pour vous que je suis désespérée.

    merci pour votre aide et votre écoute

    1. Bonjour Caron

      Avant que vous ne l’exprimiez clairement, c’était le mot « colère » auquel je pensais en vous lisant.
      C’est cette colère qu’il est important de traiter.
      Colère de ne pas avoir de père qui soit présent ?
      Colère de ne pas arriver à trouver votre place ?
      Colère qu’on ne vous comprenne pas ?
      Mais est-ce seulement de l’hypersensibilité ?
      Si vous avez ressenti du décalage à l’école, parme les gens que vous cotoyez, au travail, que les autres sont trop lents, qu’on ne vous comprend jamais (que vous n’arrivez pas à vous faire comprendre); si vous avez une curiosité naturelle pour des tas de choses différentes, alors la colère peut aussi venir de ce décalage qui vous a fait mal et que vous vous imputez à vous même sans comprendre comment évoluer.
      Les diagnostics de dépression, de bipolarité et de cyclothymie complètent le tableau. C’est votre intensité, augmentée de votre colère qui vous amène à connaître ces montagnes russes émotionnelles.
      Explorer la piste du surdon serait, il me semble, pertinent (car il se pose beaucoup de diagnostics du type de ceux qui ont été posés pour vous) . Mais pas que. Le surdon ne fait pas tout et il interagit avec l’histoire de chacun.
      Je n’ai hélas pas de coordonnées de thérapeutes sensibilisé au surdon sur Amiens… ce serait génial si un lecteur de Talentdifferent avait une adresse !

      Mais je vous réponds en privé pour des pistes alternatives.

      1. Je suis d’Amiens et je me reconnais dans beaucoup de traits de la description et des difficultés que traverse Caron. Je suis ce blog depuis quasiment le début. C’est la lecture de votre livre Cécile qui m’a amené à consulter pour déceler mon haut potentiel, de part son approche rigoureuse et scientifique (désolé pour le pléonasme). J’en ai lu beaucoup des livres consacrés à la précocité intellectuelle. J’ai entrepris une psychanalyse. J’ai vu des psychiatres. Je chemine entre les affres du THQI, de l’hypersensibilité, de la bipolarité, de la cyclothymie etc. Retrouver ces termes associés dans votre commentaire me conforte dans l’idée que votre contribution est précieuse. Merci infiniment.
        Je partagerais volontiers mon expérience avec Caron si elle le souhaite.
        Tom

    2. Lire Le soi hanté ! et Alice Miller. Il y a une souffrance terrible liée en partie à cette enfance un peu déglinguée et un enfant n’arrangera rien, ça risque même d’être le contraire et de réveiller encore plus toute cette souffrance non guérie.
      Et trouver un-e psy sensibilisé-e à ce genre de problèmes, pas facile du tout.

  22. Bonjour,
    Je viens de lire rapidement votre synthèse sur les émotions. Dois-je me considérer hypersensible ?!

    Pour ma part depuis mon enfance, je vois et surtout ressens les choses très très fortement voire surtout exagérément. Un exemple simple avec la joie :
    Il est prévu que je vois une amie (que je n’ai pas vu depuis 1 mois) la joie est extrême, je cours partout, mes muscles sont aux taqués…. j’ai envie de pleurer rire…je suis une vrai pile. Et le soir je tombe et dors.
    Imaginer la même chose, pour la colère, tristesse, stress parfois je n’arrive plus à gérer et je pars en vrille dans mon coin car personne ne me comprend, j’ai même envie d’en vomir tellement c’est dure. Mon corps est très désagréable.
    Je pose cette question car j’ai un enfant, et j’ai l’impression qu’il réagit de la même manière de façon incohérente. Un petit truc va devenir énorme pour lui.
    Merci pour votre réponse.

    1. Réagir de façon intense est il « exagéré » ou « incohérent » pour reprendre vos termes ?
      Et au demeurant : « exagéré » ou « incohérent » par rapport à quoi ? A la moyenne ? à une « norme » imposée par un groupe dominant qui réagit de façon moins intense ?

      Je ne peux vous donner ainsi un quelconque avis à distance.
      Mais si au delà de cette intensité de ressenti, vous ressentez (et votre fils également) un décalage avec les autres, qui se traduit par des remarques telles que « vous êtes à côté de la plaque », « vous ne faîtes jamais rien comme les autres »; si on vous reproche d’aller trop vite dans vos raisonnements, ou si on ne les comprend pas, il serait pertinent d’explorer la piste du surdon.

      En aucun cas cette hypersensibilité ne disparaîtra. Si elle peut apparaître difficile à gérer, elle présente aussi bien des avantages.
      D’où l’importance d’apprendre à la préserver ce qui vous facilitera ensuite la vie pour la maîtriser 🙂

  23. Bonsoir,

    Voilà, il y a quelques jours, j’ai subi un gros stress , sur une longue période de plusieurs jours, et de manière continue.

    Evidemment, nuit blanche, palpitations de jour comme de nuit, difficultés à respirer, impression d etre envahie et harcelée par tout le monde.

    Je recois du public, et à présent, toute personne qui entre dans mon bureau me procure un stress indicible, comme si j’allais etre agressée….

    Alors, la parade : l’indifférence totale, au prix d’une destruction intérieure….

    je me sens me détruire à petit feu.

    Ce qui a causé ce stress, qu’on pourrait qualifier de post traumatique (oui j’en suis là et j’ai honte….), c’est une méprise sur un travail à rendre, travail stressant , complexe, fait parfaitement et dans un délai court, comme d’habitude, sauf qu’on ne m’a pas donné les bons renseignements pour le faire (peut etre une peau de banane mais difficile à prouver), alors j’ai ralé bien sur, et la seule réponse a été que : je n’avais pas à me plaindre de quoi que ce soit, et je ne pouvais m’en tenir qu’à moi meme, que je ne devais pas lever le petit doigt.

    Terrible, cette réponse, mais les petites erreurs commises n’etaient pas de ma faute, mais voilà , impossible de se défendre et de se justifier…..

    Double souffrance, l’impression d etre au bord du précipice et que finalement, on ne donne pas cher de ma peau.

    Alors, j’ai besoin de conseils : oui moi la grande dadesse avec son armoire à glace, impassible pour tout, qui ravale tout sur elle….. ben oui quoi, oser avouer qu’on a besoin d’aide (dur dur), mais alors en ce moment, je suis carrément en bas, et puis , qu’est ce que ca me coute de demander de l’aide : ca va peut etre casser mon orgueil et mon image savamment constuite (et une bonne partie du chantier avec murs infranchissages….).

    Ben oui, quoi , j’en suis pas fière de demander de l’aide , ou des conseils.

    Comment gérer les agresseurs potentiels que j’ai en face de moi ? Car faut il le préciser, elles ne sont pas méchantes ces personnes qui viennent me voir…. mais là , je suis devenue brusquement allergique à toute personne qui vient grignoter mon territoire. Sans doute, qu’à la longue de s’adapter , on ny arrive plus ?

    Est ce normal ? Suis je normale ? ou bien suis je partie si loin de la norme que je ne peux plus faire machine arrière ?

    comment faire pour gérer au mieux les demandes de ces personnes sans se sentir agressée ?

    Cricri
    qui comme les chats, défend son territoire

    1. Bonjour CRicri

      « Suis-je normale ? »
      Oui, dans l’absolu. Mais pas dans la moyenne plus sûrement…

      Pas de honte
      1 – à demander de l’aide ! Au contraire ! Le soutien est indispensable dans ces moments là ! Alors merci d’oser 🙂
      2 – à avoir sur l’énonciation d’un stress post traumatique : il est connu qu’au sein de l’entreprise se rejouent, d’une façon ou d’une autre, les scénarios appris au sein du groupe (famille, amis) dans lequel on a grandi. Donc , comprendre ce qui est à l’oeuvre est en jeu, reconnaître un traumatisme et les conséquences / incidences qu’il a eu est particulièrement constructif.

      Il me semble que les premières lignes décrivent un état de burn out qui est en train de s’installer : indifférence, manque de reconnaissance, conflit de valeurs.
      « Sans doute, qu’à la longue de s’adapter , on n’y arrive plus ? » – oui, c’est ça aussi que signe le burn out – avec la disparition du sens du travail que l’on effectue.

      Alors comment faire ? J’aurais tendance à répondre « prendre de la distance »… Mais c’est si facile à dire et si compliqué à mettre en oeuvre…
      quelques pistes (en tous cas des « petits riens » car vous dire « changez de job » est trop facile à conseiller quad on ne connaît rien de la situation de la personne qui demande de l’aide)
      – prendre le temps de respirer – quelques inspirations / expirations profondes entre chaque « visiteur » – ou même au moins une seule grande inspiration à chaque arrivée – en vous efforçant de vous concentrer sur cette inspiration.
      – distinguer les personnes qui viennent dans votre bureau de votre environnement de travail direct : ces personnes semblent extérieures à ce qui vient de vous arriver, non ? Alors peut-être qu’en traitant avec elle avec bienveillance vous pourrez arriver à vous nourrir (un peu) de la gratitude qu’elles vous démontreront (pour la majorité en tous cas) pour les avoir si bien accueillies ?
      – aller voir le médecin du travail et exprimer votre épuisement
      – .. et peut-être si c’est possible, envisager un arrêt de travail – car il me semble qu’il y a un véritable épuisement qui est à l’oeuvre.

      Courage Cricri – même par la pensée on est avec vous 🙂 (je ne *pense pas trop m’avancer en disant nous :))

      1. Lire ou relire les livres d’Alice Miller, et Le soi hanté : Cécile a raison, on rejoue adulte les situations de l’enfance non débrouillées. Il me semble qu’une telle souffrance actuelle est la manifestation de souffrances enfantines non digérées, un stress post-traumatique lié à une traumatisation chronique non soignée.

        1 – Ça ne passe pas tout seul, pour personne. Les personnes résilientes le sont uniquement parce qu’elles ont fait la/les bonne(s) rencontre(s) au bon moment, coup de bol pour elle. Si on n’a pas cette chance, pas de résilience possible. Prétendre le contraire est un mensonge criminel.

        2 – Il n’y a pas de honte à avoir, vous n’êtes pas faible, vous êtes profondément blessée, vous êtes une survivante, donc au contraire très forte d’avoir tenu jusque là. Ce qui ne tue pas ne rend pas plus fort, bien au contraire, ça tue simplement à petit feu, en grignotant de l’intérieur.

        3 – Vous êtes normale (ceux qui vous brutalisent le sont peut-être moins, eux).

        5 – Prenez soin de vous. Et bravo d’avoir appelé à l’aide (les cimetières, les hôpitaux et les trottoirs sont remplis de gens qui n’ont pas su ou pas pu le faire, ou n’ont pas été entendus).

        1. « Ce qui ne tue pas ne rend pas plus fort »….Oui, si le scud te laisse agonisant sur le trottoir, mais sinon, si tu peux te relever, faire soigner le plus gros des blessures, et apprendre a eviter les prochains scuds ( en changeant de quartier, de trottoir si ce n’est pas possible pour le quartier, observer les lanceurs de scud pour parer a leur prochain tir, inventer un bloque-scud, se fabriquer une armure, un dedecteur a scud ( tu finis par savoir quand il va etre lancé, et donc tu as juste a baisser la tete, je peux pas deposer le brevet, c’est juste mental ;)).

          Donc il est vrai que ce qui ne tue pas rend plus fort, car sinon tu es agonisant, donc pas vraiment vivant.

          1. L’homéopathie peut également bien aider contre le stress et les crises de panique, sans les risques des trucs chimiques.
            Le bain chaud à la lavande.
            La marche à pied à la campagne… 🙂
            (dézinguer un roncier au sécateur est aussi très efficace !)

            Pourquoi ne pas demander un arrêt maladie d’au moins une semaine, voire +, à un toubib compréhensif ? Il en existe, paraît-il.

          2. Perso, je suis plutot favorable au faite de remonter a cheval tout de suite après une chute ( après, a chacun de voir), et prendre un arret maladie dans une situation d’echec peut-etre terrible ( j’ai deja vecu, c’est encore pire que d’affronter la situation, ce n’est plus du repos, mais de la torture).
            Dans ce que j’ai compris du post de Cricri, c’est qu’elle a subi un stress qu’elle n’arrive pas a maitriser, et qui perturbe son contact avec les autres. C’est un cercle vicieux. Il est necessaire qu’elle retrouve une certaine confiance en elle, par la maitrise – au moins un peu- de ce stress, qu’elle retrouve une certaine serenité dans sa relation a l’autre, et pourquoi pas après se reposer un peu.
            Après, on est tous different, a chacun de voir ce qui lui convient le mieux.

          3. Bonsoir,

            Merci aux membres de la communauté de talent différent qui m’ont répondu.

            Effectivement, je n’ai pas demandé d’arret de travail, mais s’en remettre est long.

            c’est con, mais je m’attends à la prochaine fois ou ca va recommencer

            en fait, pour reprendre une contribution de Caron toute récent, l’hypersensibilité révèle bien souvent un grosse colère.

            en fait, on ne peut pas s’exprimer car ca fait hors cadre, mais en meme temps on se consume de l’intérieur, car en fait on ne peut pas s’adapter.

            Ce n’est pas que je ne veux pas me soumettre à l’autorité ou meme adhérer à quelque chose, c’est que je n’y arrive pas , y a pas moyen.

            Ca va bien plus loin que de se soumettre à quelqu’un, de s’adapter, c’est que dans mon mode de pensée, j’arrive pas suivre la manière dont procèdent les autres. je décroche dès le début !

            Là ou les autres vont prendre tel chemin de pensée, avec une réflexion qui leur est propre, sur une certaine durée avant de décider, moi tout le raisonnement me vient d’un coup.

            Mais comment vouloir que je me souvienne de 10 idées en meme temps ? (bon ma mémoire excellente me sauve, mais y a qu’à voir mes notes à la main – personne peut relire à part moi)

            du coup j’attends bonne poire, laissant la décision (toute prete) avant de la délivrer…. un peu plus tard

            mais au fond de moi, c’est du n’importe quoi, j’ai l’impression de modéliser ma facon de travailler pour la faire voir aux yeux des autres.

            et je ne me sens pas crédible du tout, forcément quelque part , je mens sur tout finalement et à tout le monde : ma facon d’etre, ma facon de gérer le quotidien au travail, ma facon de me comporter face à autrui

            tout est calculé, surperficiel…. mais tous ces gens autour de moi ne me connaissent absolument pas (meme pas ma mère c’est dire)

            comment peut on etre serein dans ces cas là ?

            on ne peut pas.

            c’est pas plus compliqué que ca.

        2. Bonjour Tournevis,

          J’ai lu tous les articles de votre blog: votre écriture est poétique, et vous mettez en scène des objets que l’on ignorerait autrement.
          Vos articles sur les tests dont dyspraxie sont fournis, clairs et m’ont donné matière à reflexion (merci).
          J’ espère que vous continuerez à écrire peut-être des cahiers comme Colette (votre récit sur Bordeau m ‘ y fait penser ou Proust).
          Vous avez raison de conseiller la lecture du moi hanté, j’avais lu un article sur ce pavé à sa sortie sans vouloir nécessairement l’acheter pour m’y plonger…
          Je souhaitais une info concernant le terme de « dissociation » comme moteur de motivation: c’est bien dans le contexte des tests de psychométrie que vous l’avez employé.

          1. Oups, tous les articles de mon blog (je rougis) 🙂

            Merci de votre lecture et du retour. Quant à écrire… ben j’ai encore des textes sous le coude ou dans la tête mais plus trop l’énergie ou la motivation pour écrire, en fait.

            Je n’ai pas compris du tout votre dernière phrase (je re-rougis, de gêne cette fois-ci 😉 )

      2. La souffrance au travail est un probleme de société, eloigné de la problematique des surdoués
        Je crois avoir lu que 70% des Français avouent une souffrance au travail.
        par ailleurs j’ai lu des chiffres hallucinants sur la France, par exemple les Français seraient parmi les plus gros consommateurs d’antidépresseurs, 50% de la population environ
        en d’autres termes la population francaise se shoote (ce qui fait vivre charlatans de psys et industrie pharma) en majorité pour suivre le rythme d’une société malade !

    2. globalement il y a un probleme avec les methodes de management actuelles, qui sont retrogrades et selon moi improductives mais qui sont rendues possibles par la crise de l’emploi. tout est basé sur la productivité et la reduction des couts donc :

      – lean management. Donc pas/plus de manager pour vous aider. Vous etes sensé etre votre propre manager.
      – individualisation du travail. competition de tous contre tous dans l’entreprise souvent contre-productive. l’esprit d’equipe n’est la que pour servir les interets du management a travers le conformisme, l’obeissance, la docilité etc
      – projets d’une personne, une seul personne est sensée tout faire et remplir plusieurs fonctions.
      – on exige de plus en plus du personnel subalterne en general meme si il ne possede pas les qualifications, soi-disant tout s’apprend !
      – pression et directivité sur les objectifs a atteindre, sans donner les moyens materiels et en temps, mais pire de tout, en ne laissant pas les mains libres sur la voie a suivre, ce qui pourrait encore sauver la mise

        1. La solution immediate, un beta-bloquant!!!!
          Une seule prise peut-etre suffisante, de quoi calmer le stress et les palpitations, de prendre du recul par rapport a la situation, de trouver des parades la tete au calme, de dedramatiser, de reprendre confiance en soi par le fait de retrouver la maitrise des choses.

          Ne pas y recourir de façon systematique ( pas bon pour la thyroide et puis cela devient une solution de facilité, meme si mon toubib m’a dit qu’il n’y avait pas de dependance, je n’y crois pas, en plus ça peut deprimer un peu du fait de la coupure des sensations), mais dans differente etudes, il est dit que c’est le traitement de reference pour le stress post-traumatique, et en effet, ça ete pour moi la façon de remettre les pieds sur terre ,après plusieurs années en altitude ;), suite a des tirs de scud et mitrailles en tout genre…..

          1. Après, voir aussi du coté des plantes si tu trouves un truc pour calmer ce stress ( soigner la grosse blessure), et n’essayer les beta-bloquant qu’en cas d’echec. Pour le reste, tu y verras plus clair une fois les symptomes du stress calmés.

    3. Je viens de vivre quelque chose d’assez semblable. Après plusieurs années à subir des agressions au travail, et de même pour mes enfants à l’école, nous avons déménagé, tout est calme, ouuuuf, et j’ai changé de manager, je tombe enfin sur un type normal et bienveillant. Tellement que la première fois qu’on se parle, je fonds en larmes.
      Là, je dois reprendre en septembre ma formation de prof de yoga. Sauf que me reviennent les remarques gratuites, les pseudos amabilités entendues sous couvert de faire mon bien, et dans ma tête, un grand NON, j’irai pas, j’arrête tout, je ne suis pas prête affronter les autres pendant mes week ends.
      Bizarrement, sitôt ma décisions prise, maux de ventre pendant une semaine. Je change d’avis, cette formation me tient à coeur, il DOIT y avoir une clé que je n’ai pas.
      Donc, en plus de cette formation, retour vers la CNV, et stages si je peux. Comment je vais gérer tout ça en plus de mon job, je n’en sais rien, mais c’est une question de survie.
      Je ne peux pas me contenter de me dire que l’autre est un con, pas moyen. Mais je ne veux pas me faire bouffer. Le mot clé c’est l’assertivité, le respect de soi et de l’autre. Je veux trouver les ressources pour comprendre que cette attitude de l’autre n’est qu’une stratégie qui est bonne pour lui et pas une malveillance dirigée contre moi. Que ce qu’ils disent n’est qu’un reflet de leur monde intérieur. Comprendre pas seulement avec ma tête mais aussi avec mon coeur, améliorer ma capacité d’accueil et non pas mon étanchéité, ce qui n’est pas tout accepter, mais comprendre le message caché dans l’empathie puisque la colère ne me vaut rien.
      Alors, au lieu de dévorer les sutras, je passe en priorité Marshall Rosenberg, Thierry Tournebise, isabelle padovani, Carl Rogers, et je vais trouver un formateur qui va m’aider, parce que je suis convaincue que c’est l’outil le plus puissant qui soit. Et parce que je ne veux pas passer ma vie à arrêter de faire des choses qui me plaisent sous prétexte qu’il faut les faire avec d’autres.
      J’ai l’impression d’être une chercheuse permanente, mais l’expérience m’a prouvé que ça marche…

      1. Lu quelque part cette phrase de Viktor Frankle : « Pour donner de la lumière il faut d’abord brûler » – Chaque événement de la vie a un sens (c’est le fondement de la théorie développée par Frankle). Merci Léchalote – il me semble que ton témoignage va dans ce sens.

        1. Oui! Et tiens, tu m’y fais penser, tout récemment, j’ai lu un article dans le très très beau magazine Happinez sur les gens qui écrivent le roman de leur vie et trouvent ainsi le fil conducteur, leur place sur terre, quand ils ont l’impression que plus rien n’a de sens. L’idée étant que tout est contenu dans chaque partie, et de se souvenir des beaux moments, de ce qui nous touche, de retourner le tapis de fils tissés pour voir le dessin, et de modifier son histoire. C’est l’idée d’un prof des pays bas, Erst Bohhlmeijer, qui a écrit sur ce sujet. Je mets le lien il me semble qu’on peut feuilleter le magazine en ligne, page 114 : https://www.happinez.fr/boutique/2-magazines/43-se-retrouver-happinez-6

        2. J’ai aussi envie de partager deux vidéos d’Isabelle Padovani qui me parle tellement:
          La première sur la souffrance au travail s’intitule : Comment continuer à être ce que je suis dans un milieu qui ne le valorise pas ? (RCP000147) . Le début ne parlera peut-être pas avec la « salle de naissance », mais la suite est tout à fait accessible (OK on a aussi la salle des archives):
          https://www.youtube.com/watch?v=kp0fT1B8cyw

          L’autre s’intitule : dire quel con est en réalité un grand cri d’amour frustré :
          https://www.youtube.com/watch?v=-2yECoxj_yk

          1. Bonjour Léchalotte, et bonjour tout le monde.
            Je suis les échanges sur ce blog depuis très longtemps, en ai tiré un grand soutien, et si je n’intervenais pas c’est parce que je n’avais rien d’intéressant à ajouter (!).
            Là j’interviens parce que j’ai découvert la CNV il y a 4 mois, ai dévoré les vidéos d’I.Padovani et ai suivi les modules de base cet été. Je suis grâce à ça enfin sortie d’un épisode dépressif long de 10 ans. La CNV comme outil d’acceptation de soi, des autres, et qui m’a re-donné espoir en cette humanité. On peut lire tout les bouquins qu’on veut, la CNV est une pratique, un entrainement, d’où l’intérêt primordial des stages, puis des groupes de pratique !

        3. Iiti, Pat, j’ai envie de partager une autre vidéo, qu’à la réflexion, j’aurais préféré mettre en premier dans ces échanges, celle de Marshall Rosenberg, que j’écoute pour la 12ème fois, et que je redécouvre à chaque fois : https://www.youtube.com/watch?v=yO_2C3t2w1I

          Iti, je comprends si bien ce que tu dis, c’est génial que la CNV t’aie tant aidée! Je serais intéressée pour savoir quelle formation tu as suivie et avec qui? J’irai à Lyn voir Isabelle Padovani en mai, je ne sais pas si tu iras?

          Malgré cette formation de professeur de yoga, la communication non violente offre une clé d’une puissance incroyable, elle répare vraiment la relation, qui est bien notre blessure fondamentale à tous.

          Pour exemple, hier, j’ai explosé contre une personne avec laquelle je travaille régulièrement. Il m’a simplement oubliée à un RV très important, pas prévenue. Et là, j’ai demandé à travailler avec quelqu’un d’autre, cet épisode était le dernier en date d’une longue suite de propos et d’actes franchement désagréables (mails copie tout le monde, réunions ans mon dos, remarques acerbes sur mon travail etc), et je n’avais plus les clés pour arranger ça et supporter cette façon qu’il a de me traiter et même de me regarder avec cette sorte de dégoût.
          Et puis je me suis demandée comment mettre la CNV en pratique. J’ai exprimé ce qu’il fait ou dit, mes sentiments par rapport à ça, fait une demande, par rapport au travail et à ce dont j’avais besoin pour avoir confiance en lui.
          Je ne sais pas si ça va marcher, mais déjà, je ne suis plus en colère contre lui.
          Idem avec celle qui est arrivée en formation de yoga et me faisant une analyse psy de bazar spécialement désagréable à entendre, je ne lui en veux plus mais sans pour autant me dire « quelle conne » (deux mois tout de même à ruminer pour deux phrases jusqu’à vouloir arrêter la formation, ça va un peu loin).

          1. Merci pour la video de M.Rosenberg, Léchalotte, je la met de côté pour la regarder plus tard.
            Je te répondrai en mp si c’est possible au sujet du nom de la formatrice avec qui j’ai suivi la formation. C’était une très chouette rencontre, mais je pense que ça n’a pas trop d’importance avec qui… Elle-même nous a conseillé de changer de formateur si on voulait continuer. En effet, chacun avec sa personnalité transmet le même processus, et le groupe de stagiaire aussi fait qu’une formation sera une expérience unique. Biensûr il faut piocher dans les formateurs agréés CNVC :
            http://www.cnvformations.fr/index.php?m=6&ms=104
            Pour la rencontre avec I.Padovani à Lyon en mai je ne sais pas encore. Ces derniers temps j’accumule les stages et ça commence à chiffrer !
            Moi j’ai cesser de travailler dans un environnement « normal » il y a bien 8 ans, impossibilité de fonctionner avec les autres (rivalités, manque de conscience professionnelle, hiérarchie idiote, voire mal intentionnée) impossibilité de me satisfaire d’un job uniquement alimentaire, enfin tout le monde connait ici !!! J’ai pu me payer le luxe de tout arrêter parce que je n’ai pas d’enfants, j’ai « réduit la voilure » côté train de vie, et me suis roulée en boule en attendant que ça aille mieux. Et ça a pris beaucoup de temps …
            Je vais d’ici quelques mois pratiquer officiellement la reflexologie, à laquelle je me suis formée l’an dernier. Un boulot indépendant, une relation de soin envers les autres, je sais que ça me correspond mieux. (Reste à espérer que je m’y prenne assez bien pour en vivre, mes réserves financières s’épuisent !)
            Pratiquer la CNV au quotidien c’est pas évident, et je suis en recherche d’un groupe de pratique pour pouvoir ancrer le « reflexe ». Mais quand on est dans des relations avec une « deuxième chance », on peut dénouer les conflits en éclaircissant ce qui se passe en nous, c’est toujours mieux pour retourner vers celui ou celle avec qui on s’est frité.
            Je me suis bien fait marrer l’autre jour au téléphone, avec mondial assistance. Dans une situation où avant j’aurai « pété les plomb » (interlocuteur incompétent et plein de mauvaise volonté) je me suis entendue dire d’une voix douce « écoutez, mademoiselle, moi ce que je veux c’est que ça se passe bien entre nous, donc il va falloir que l’on trouve une solution » et miracle, elle s’est adouci, m’a fait attendre un peu et m’a proposé ce qu’elle venait de me refuser 2 minutes plus tot !

      2. Le probleme c’est que dans certaines entreprises ils veulent des employés dociles et obeissants (il ya meme des videos sur le net sur un accessoiristeauto francais, c’est le critere principal de selection) , le contraire d’assertifs
        Dans ce genre d’organisations si on observe les gens il y a enormement d’hyprocrisie, pathologique meme (sauf en privé) et les gens « louvoyent » en ne s’opposant jamais frontalement, c’est ce qu’on conseille de faire.
        De plus perso j’en ai ras-le-bol d’entendre qu’un employe est l’esclave de son patron et ne peut refuser tache qui sort de ses competences ou surcharge irraisonnable. pour moi ca doit etre une relation de confiance et respect mutuel.
        A l’armee c’est tres mal vu aussi d’etre assertif d’apres certains

        1. Pat, je suis absolument en phase avec toi. L’idée n’est pas de rester sur les cailloux, c’est à dire dans un environnement toxique qui est vécu comme une violence quotidienne (vécu aussi, oh combien de fois, et pas besoin d’aller à l’armée…). D’où l’idée aussi de la première vidéo qui est de se poser la question de ce qui est bon et important pour soi (le respect est aussi un besoin fondamental pour moi) et des freins qui peuvent nous conduire à ne pas suivre les choix qui seraient bons pour nous (la sécurité matérielle n’étant pas des moindres, j’ai beaucoup de mal à accepter l’idée d’une vraie reconversion pour cette raison).
          Après, l’assertivité peut-être pratiquée dans des environnements qui sont moins pathogènes.

        2. Et à l’école aussi, lire ces articles édifiants sur cette passionnante expérience qui montre comment on peut très facilement résoudre les problèmes de l’enseignement actuel… ce qui est refusé obstinément par les « décideurs ». Par exemple http://www.lettreducadre.fr/10202/pourquoi-linstitutrice-celine-alvarez-na-t-elle-pas-reussi-son-experience-a-lecole/ Il y en a d’autres qu’on doit pouvoir retrouver facilement sur le net qui sait tout.

          Comme quoi l’humanité est vraiment mal barrée.

          1. sujet effectivement tres interessant, l’education nationale est la pour formatter l’individu et surement pas la liberation de son potentiel.
            les experiences d’enseignement alternatif qui prend en compte l’epanouissement (et la liberation de son potentiel) de l’individu ont en general ete mal vues et parfois sabotées par tous les regimes (voir a ce sujet education nouvelle, ferrer etc). Je ne peux pas juger toutes ces experiences.
            Il semble aussi qu’une des raison qu’il y ait autant de savants juifs comme einstein (le but n’est pas d’aborder l’aspect ethnique ici) est leurs methodes d’ensignement a l’ecole et leur culture specifique de ce coté. assez interessant non ? ici on touche a un aspect des surdoués et scientifiques assez peu relevé (einstein avait un qi de 160)

            en france, par contre les dirigeants eux font quoi sciences po ou l’ENA , ou le seul enseignement est la com et la langue de bois. On recolte ce qu’on seme

  24. Bonjour !
    Merci pour cet article super et très complet ! L’hypersensibilité est difficile à gérer pour certaines personnes. Il n’est pas facile de contrôler ses émotions. Je pense qu’il faut apprendre à s’affirmer, à croire en soi grâce à différentes activités telles que le sport, le théâtre… Ce sont des éléments qui peuvent nous apprendre à s’imposer face à un groupe et à reprendre confiance en soi. Il est clair que ce contrôle de soi ne se fait pas en quelques jours, normalement ça prend du temps mais c’est efficace. Par contre, pour ma part, je ne pense pas que les psy soient une bonne solution pour lutter contre cela.

    En attente d’un prochain article avec d’autres bons conseils

    1. Tout a fait d accord.. Les psy ne me semblent pas se reveler être LA solution a partir du moment où la personne concernée a pris conscience de son hyper sensibilité. Je crois qu’il existe suffisamment de livres sur le sujet ainsi que de sites sur internet. Prendre conscience déjà que l’on n’est pas seul à ressentir tout cela aide deja beaucoup a se sentir moins seul.. Merci a toutes ces personnes qui osent s’exprimer sur la toile!! Je me découvre aujourd’hui a travers elles.. C’est incroyable comme on peut vivre 50 ans à souffrir chaque jour de cette hyper sensibilité pour un jour tomber sur un article du Vif parlant des HSP.. Il m’aura suffi d’un livre ‘Hypersensibles’ de Saverio Tomasella pour me retrouver enfin!! J’avais l’impression de lire ma biographie a travers les autres.. Enfin des mots sur ce que je vivais a l’interieur depuis si longtemps.. Impression de me découvrir seulement..Maintenant je comprends beaucoup mieux. Ie me sens mieux. Le jour où je parviendrai à rire de mes comportements je crois que je serai sauvée..

  25. Avoir et garder un objectif dans sa vie
    ne pas faire confiance au personnes qui ont avoir avec les médecines parallèles
    il y a tant de charlatans
    les pédo psychiatres
    les psy alors eux ils enferment les gens sans votre consentement dans des hôpitaux psychiatriques

    faire attention aux lobby des laboratoires
    faire attention à la médecine et les pharmaciens

    il y a là beaucoup trop d’argent ils ne sont pas là pour votre bien être
    tout le contraire

    Au moins à 1200 mètres d’altitudes je cultive ma vie

      1. J’ai une copine qui attend que « ça aille tout à fait bien » pour arrêter les anxiolytiques prescrits par sa merveilleuse psy, c’est une forme d’enfermement à l’insu de son plein gré, non ?
        Je suis bien contente d’avoir appris seule à gérer seule mes crises de panique, franchement…

        1. Tous ces medicaments psychiques sont des drogues legales avec accoutumance qui n’agissent que sur les symptomes et font vivre le big business pharmaceutique. De plus on soigne les symptomes, mais pas les causes, souvent d’origine socio-politique (comme le burnout).
          Il n’y avait jamais autant de burnout il y a 20 ans comme maintenant et on prevoit que ca empirera encore en 2020, voir les previsions alarmistes de l’OMS a ce sujet. le burnout sera d’ailleurs en 2020 la premiere maladie au monde selon l’OMS.

  26. bon moi les psy et les thérapies
    non
    il faut s’avoir bien se reposer bien dormir ne pas vivre en ville
    être à la campagne
    ne pas se laisser empoisonnés par la famille (surtout étouffante )
    les amies (s) ils faut trier
    ne jamais se laisser dire où conseiller par personne
    il faut éviter de vivre dans le matérialisme
    et ne pas croire
    tout ce que l’on vous raconte
    comme ce type d ‘article

    le repos c’est l’ouverture du cœur avec celui comme aime
    le repos mental au quotidien c’est vivre en aimant les fleurs plantes la marche
    la montagne la photo
    vivre cela à l’air libre
    se soucier de ses enfants certainement
    prendre de la hauteur
    avoir du cœur

    le reste blablablabla

    1. oui..
      et je crois que ce n’est pas rien que dans les HSP on retrouve les artistes, les poetes, les musiciens, les peintres, les danseurs,.. les createurs..
      S’il fallait enfermer tous les HSP que resterait il de notre monde??
      Regardez auj qui vous êtes vraiment..
      N’est ce pas merveilleux de pouvoir percevoir ce que la majorité ne percoit pas… oui c’est dur parfois.. mais pourquoi?? parce que on a etabli que la ‘normalité’ était de ne pas ressentir!! Changez cette normalité et exprimez haut et fort ce que vous retenez en vous depuis si longtemps.. Dites vous HSP c’est pas une tare c’est un DON.. et je suis heureux/se de l’avoir recu.. d’être cette personne qui semble comprendre le malheur des autres, qui percoit les choses plus fort et plus vite que nature!!
      Waouaw!! Genial.. Souriez a votre nouvelle faculté découverte!! Souriez vous tous les jours au matin devant la glace juste « parce que vous le valez bien »!! Et oui il n’y a pas que les mannequins de l’Ore.. qui euvent le dire!!
      Ouvrez vos fenêtres, faites rentrer l’air le soleil dans vos maisons et dans vos coeurs!! Il n’y a pas mieux que les hypersensibles pour vehiculer le bonheur de Vivre!! Osez.. parce que vous le pouvez!! Croyez en vous! Riez, pleurez!! Une seule règle : Soyez vous.. et entourez vous des gens qui vous laissent la liberte de le faire!! Si ce n’est pas le cas, changer de chemin et decouvrer d’autres personnes.. Il y a des milliards d’êtres humains sur cette terre…comment imaginer qu’il n’y aurait pas deux bras quelque part pour vous acceuillir.. Mais tout en sachant que la lumiere n’est pas dans l’autre mais au fond de vous.. tout au fond.. quand tout est silence.. n’ayez pas peur de lui ni d’un peu de solitude.. vous n’êtes jamais seul.. il y a VOUS.. prenez conscience que vous existez.. deposez votre main droite doucement sur la gauche et sentez la chaleur et la douceur qui se degage et emane de votre propre main.. Avant d’aller chercher l’amour chez l’autre, apprenez a vous en donner à vous… Offrez vous ce sourire du matin ou toute autre petite douceur..illuminez votre vie..soyez votre propre rayon de soleil.. et je suis convaincue que notre vie a nous de HSP changera..
      Je suis convaincue de tout cela.. il me reste tout comme vous a « essayer »..
      Au premier qui aura relevé le défi du Bonheur!! Je vous le souhaite à tous et à toutes!! Et pour ca, il nous faut de la conviction, du courage mais pas de medocs et de psy!!
      Tous au travail dans notre jardin secret..
      A nous,
      le coeur, les fleurs
      la montagne, le mental
      vivre, libre, respire
      atteindre des hauteurs
      mais juste dans son coeur
      pour un reel bonheur..

      1. A vous lire…pour mes deux filles, je plonge pour la millième fois dans des livres sur le harcèlement, et le groupe. A vous lire, je vois ce lien, cette autonomie fondamentalement ancrée. Comment dès lors ne pas être la proie des harceleurs, des suiveurs, de tous ceux qui ne veulent rien d’autre qu’appartenir à un groupe et ne surtout pas avoir à penser?
        Comment un HP, le plus souvent ouvert, aimant, joyeux, généreux et fondamentalement pacifiste peut-il se retrouver si souvent la cible des groupes? C’est cette autonomie de pensée qui est en cause, qui met le groupe en péril. C’est si simple. L’injustice semble immense, et ce n’est qu’une logique absolue quand on a lu des ou trois études sur ce que deviennent les individus en groupe. Un état de fait à accepter, les comportements individuels sont toujours plus altruistes que ceux de groupe, qui renforcent inévitablement la tendance à faire souffrir l’autre et le besoin de trouver un bouc émissaire.
        On finit par avoir peur, ou on met des mots dessus (j’essaye avec mes enfants), nommer ce qui existe, et aller vers ce et ceux qui sont bons pour nous.
        Ne pas chercher à sauver ceux qui nous tirent vers le bas, ne pas se laisser entraîner par eux, mais aller vers ce et ceux (celles) qui nous portent et nourrissent nos besoins.
        Un besoin vital d’harmonie et d’être compris au delà des codes sociaux en figure imposée, et oui, des milliards de stratégies sur terre grâce à ces milliards d’humains dont quelques HP avec lesquels tout est fluides pour y parvenir, et d’autres certainement.
        Et ces dons heureusement (il faut au moins ça) que sont l’immense capacité de résilience et la créativité dont les HP sont capables pour créer le beau et revivre sans cesse, en ayant appris et grandi.
        Voilà.
        J’ai deux filles qui sont harcelées depuis la maternelle…et qui vont bien.
        Notamment grâce à toi Cécile, car tu me permets de poser les mots pour elles, et de les sortir de ce brouillard.
        Merci aussi à la personne qui m’a conseillé la lecture de « les autres et moi ». J’ai cru avoir tout lu sur le sujet, mais les études sur les phénomènes de groupe m’ont ramenée à cette réalité qu’on ne peut qu’accepter et connaître, et, je me répète, qui doit permettre d’aller vers ce qui est bon pour soi sans culpabiliser de n’être pas conforme aux autres.

      2. Bonsoir voila j’ai l’impression d’être dans une impasse, je pense avoir se don de surdoué, mais je ne l’accepte pas, ma tête ne cesse de penser, tous les soucis de la vie quotidienne me ronge, je fait un travail ou je suis seul donc qui m’aide pas, mon esprit au travail est continuellement occupé par mes angoisses, sentimentalement c’est horrible, 1 baisé voilà que c’est la femme de ma vie, pourquoi ? pourtant j’essaye de me raisonner mais mon coeur est totalement étreint, les nuits sont extrêments infecte que de pensées mauvaise, même si j’essaye de me dire que la vie est belle, est que je suis pas handicapé ou malade, je me réfugie des fois dans l’alcool pour dormir plus vite et ne pas penser dormir le plus longtemps possible pour ne pas penser, j’ai des amis oui mais difficile d être compris, je n’ai que 28 ans mais j’ai l’impression que je vie un enfer, de toujours prendre les armes, être rapidement blessé, tomber, et on recommence, d’accord mais combien de fois on peux faire cela, je ne suis pas une machine, comment faire pour me vider la tête le coeur , mes angoisses, mon stress, j’arrive à me dire que je ne souhaite ma vie a personne alors que ma penser me dit que j’ai une chance inouie d’avoir ces sentiments, mais trop c’est trop, chaque jour suffit sa peine… j’ai l’impression d’accumulé une semaine en un jour, merci de m’eclairer
        et FanFan tes messages sont totalement vrai .

        1. Bonsoir Titou
          Travailler en solitaire n’aide pas à lutter contre les pensées qui tournent…
          Avez vous songé à vous connecter à ZebrasCrossing ? Ce serait, j’en suis sûre, une façon pour vous d’apprivoiser peu à peu tout ce qui vous ronge.

          1. Bonsoir Cécile

            je sais qu’être seul à combattre c’esr difficile malheuresement je me suis coupé de mes amis, ayant une famille proche je peux me confier mais je ne suis pas compris

            merci pour le site je vais y faire un saut

      3. bonjour,
        je suis hyper sensible et je me suis toujours sentit différente des autres et victimes de la société car je ne trouve pas ma place je suis submergé d’emotions qui ne m’appartiennent pas mais je n’arrive pas a gerer correctement alors j’ai des crises d’angoisses des phobies des moments de tristesse mais pas complètement je fais de la relaxation, de la meditation, de la visualisation je vois un psy qui me donne un traitement mais ça ne me fais pas grand chose alors il est vrai que je suis perdu mais pas complètement non plus je ne suis pas dépressive comme certain de mes proches veulent me faire croire je suis hyper sensible et mon psy me le dit a chaque fois « madame vous n’êtes pas malade vous êtes hypersensible » alors que faire ?

        1. Bonsoir Cathy

          A vous lire, je crois que la seule réponse me semble être que votre psy devrait vous aider à explorer plus loin, car visiblement, vous piétinez dans votre progression.
          Si vous avez déposé un commentaire sur ce blog, peut-être faudrait il « tout simplement » explorer la piste du surdon qui permettrait de comprendre comment l’intensité retentit sur la vie de quelqu’un.

            1. Explorer la piste du surdon =
              – lire tout ce que vous pouvez sur le sujet
              – vous faire accompagner par un thérapeute sensibilisé au surdon pour explorer cette voie

      4. Bonjour Fanfan ! Je découvre votre beau message. Quel bonheur devant tant de simplicité, de réalité ! Si nous savions toutes et tous FAIRE CE MINIMUM nous aurions déjà fait la moitié du chemin !
        Voilà, j’avais envie de vous féliciter.
        Belle route Fanfan !

  27. Je sais pas si je suis surdouée mais en tout cas j’ai l’impression d’etre hypersensible, je me pose sans arret des questions sur ce que je fais et ce que je suis, je me remet en questions et je pense ne pas avoir confiance en moi et ce site m’a fait enormement de bien, je pense etre hypersensible, je fais des crises d’angoisse pour un rien et je m’enfonce dans mes sentiments d’amour et de tristesse qui parfois sont lier, je suis actuellement dans une relation amoureuse et il me dit que je me prends trop la tete pour rien que je suis dependante de lui et puis je suis dans une situation ou je suis toute seule pour faire face a pleins de responsabilités et du coup je me sens mal et je sureagis, je pleure pour un rien et je deviens hypersensible pour des choses anodines, je vais essayer les conseils qui sont sur ce site et en parler à un professionnel mais deja ça me fait du bien de mettre un mot sur le probleme auquel je fais face. 🙂

    1. Lis ‘hypersensibles’ de Saverio Tomasella.. pour ta relation, attention a ne pas rentrer dans l’amour fusion.. c’est le propre des HSP.. Garde un peu de distance pour toi et pour lui.. et parle.. confie toi.. faut que ca sorte..

    2. bonjour Julie moi aussi mon copain me dit que je dramatise trop et que je prends trop les choses a cœur c’est difficile car en plus je suis seule avec mes enfants et je dois aussi tout faire toute seule mais nous devons garder confiance en nous car nous avons une force que les autres n’ont pas donc soyons positives et essayons de gérer au mieux nos émotions on va y arriver…

  28. Je viens de lire énormément de commentaires et d’articles sur l’hypersensibilité. J’avais conscience de tous les symptômes et j’avais conscience de ma différence sans réellement être certaine de savoir ce que j’avais, ce que j’étais..
    Comme vous l’avez tous si bien dit mes sentiments sont exacerbés surtout la tristesse et l’angoisse sur des questions de vie et mort mais aussi sur des détails futiles..si bien qu’il m’arrive souvent de me coupé du monde, me mettre à pleuré et ne pas arriver à expliqué pourquoi.
    Les relations avec les autres sont devenus compliquées à partir du collège..à 19 ans je n’ai plus d’ami, une famille distante et un copain avec qui il devient difficile de communiquer.
    Je prend note de tous vos conseils et irait voir un spécialiste car je pense que sa me sera bénéfique de me confier à quelqu’un.
    Il y a quelques semaines j’ai découvert une sorte de religion via une série de bouquins fantastique (je lis beaucoup de fantastique ce qui m’aide à garder une distance suffisante de la réalité) si ça intéresse quelqu’un c’est « Wicca » de Cate Tiernan.
    Courage à vous tous et merci pour vos conseils perso 😉
    Peace

  29. J’ai récemment mis des mots sur mon mal-être avec une psy, i.e. hypersensibilité (voire haut-potentiel mais j’ai un peu de mal à l’accepter) et lire cet article m’a beaucoup rassurer, ça fait du bien de savoir que je ne suis pas si seule à me sentir différente et à lutter dans ce monde !
    C’est souvent dur à supporter, je n’ai jamais eu de vrais amis et je me suis toujours sentie différente, j’imagine qu’il faut apprendre à vivre avec et que ça prend du temps mais parfois j’aimerais tout effacer et recommencer à 3 ans et être quelqu’un d’autre, qui se font dans la masse…
    En tout cas merci pour les conseils que je vais essayer d’appliquer très vite ! 🙂

    1. Bonjour,

      Ce n’est pas la peine de chercher de vrais amis. Vous êtes votre propre amie, n’attendez rien de personne et apprenez à compter que sur vous même. Votre béquille c’est pas les autres, vous avez tout en vous. Il faut que vous vous concentriez sur vous même.

      1. Bonjour Hind

        Ne compter absolument sur personne ? Oui, c’est une solution. Mais qui signe une défiance dans la nature humaine alors, il me semble.
        Savoir ne pas être dépendant (au sens pathologique du terme) est effectivement essentiel.
        Mais quel bonheur aussi que le partage et la confiance !
        Vivre « avec » et non pas « malgré » les autres – et aussi savoir évaluer les relations interpersonnelles dan ce qu’elles peuvent apporter de bon ou de moins bon, ça me semble également important, ne serait-ce que pour permettre aux émotions de s’exprimer.
        Noks Nauta le signale : chez les adultes surdoués, le risque est qu’à la longue, ce ne soient plus que colère, tristesse et frustration qui demeurent. Plus de joie. Or celle-ci est un moteur fondamental.

        1. Bonjour,

          Tout est dit par Cécile : ne compter sur personne, c’est finir comme moi, solitaire depuis ….. un bail !

          Si c’est un choix…. mais c’est plus subtil que ca, puisqu’on n’a jamais tenir une conversation plus de 5 min, car trop de décalage, on ne vient à meme plus comprendre les autres.
          Je ne comprends meme plus ma mère…. c’est dire.
          Donc on voit des personnes, mais en fait c’est comme si on n’était pas là : sympa les relations (mais sans AUCUN intérêt).
          Alors, ne voir personne : non, déjà au niveau professionnel on est obligé de voir des gens, alors faut bien s’y faire (ou s’adapter, ou se dédoubler…. rrrrr j’en suis là).
          S’isoler de tout le monde : ca ne t’empechera pas de recevoir en pleine tronche des contrariétés de ces personnes.

          De meme, ne pas accepter de recevoir une émotion dévastatrice, eh bien il ne se passe rien sur le moment, mais quelques jours après, t’as une maladie et tu te demande pourquoi.

          Mon corps me le fait souvent savoir, ca vient encore de m’arriver (là j’avais vraiment occulé) maintenant, j’ai compris pourquoi je suis patraque et donc je vais : accepter cette contrariété, et induire une guérison….
          Indirectement, j’accepte les autres et leur défauts, leurs manques, …. et puis un petit tour dehors c’est pas mal non ??

          Cricri (l’ermite…..qui va peut etre un peu plus sortir avec le printemps, allez courage)

          1. Les émotions : les regarder, les observer. Les voir arriver après les avoir identifiées. Les regarder encore au passage, ne pas chercher à les retenir ni à les faire partir. Observer encore le corps qui réagit à cet état-passage. Puis les voir encore repartir, sans les retenir. En prendre soins lors de leur séjour en nous. Avoir cette même bienveillance que l’on en a envers un enfant : l’aider à s’épanouir pour être autonome et prendre un autre chemin…

            Ca, c’est un grand chantier. Mais jours après jours, il rend sa maison tellement belle…

        2. Cécile,

          Merci pour cette mention « Noks Nauta le signale : chez les adultes surdoués, le risque est qu’à la longue, ce ne soient plus que colère, tristesse et frustration qui demeurent.  »
          Ca m’interroge, car récemment j’étais « bien dans mes baskets », littéralement zen, plein de confiance. Je crois que ça correspondait à une période (trop court hélas) où j’ai décidé d’accepter les autres pour ce qu’ils sont, à commencer par mon entourage proche. J’étais même joyeux (ce n’est pas moi qui le dit mais ma femme qui me l’a fait remarqué).
          Hélas, ça n’a pas duré car je recommence à ressentir colère, tristesse et frustration comme avant, où je me méfiais de tout et de tout le monde, tout me hérissait. Toute relation était difficile.

          Merci Cécile, vous m’avez ouvert les yeux (du coeur) avec cette mention toute simple. Oui la joie est un moteur fondamental ET très puissant. J’avais de l’énergie pour 15 quand j’étais joyeux ET ça fait un bien fou. Allez, je me replonge avec détermination au milieu des autres et je garde confiance.

          Très amicalement,

          Jean-Claude

          1. Alors peut-etre quelqu’un a-t-il une astuce , un truc, une clef, pour parer au double effet kiscool de la relation a l’autre?
            J’ai toujours la sensation que l’autre s’inscrit en moi, dans un echange , meme si celui-ci est minime ( la boulangère). Tout va bien si cet echange est resté neutre ou bienveillant, mais en cas « d’ondes negatives », meme si celles-ci ne me sont pas destinées ( boulangère en colère a cause des chouquettes tombées par terre 😉 ), et bien je « prends tout », dans les mauvais jours, et le reste de la semaine ça me demande quand meme un gros travail de moderer tout ça. Comme si a la base j’etais un capteur, livré sans filtre. Dans les echanges bienveillants, c’est un pur bonheur, mais avec l’age j’ai du mal a supporter l’autre versant . Et donc je limite les contacts . Je ne suis pas associale- je pense meme que c’est tout le contraire- mais je m’investis trop dans la relation a l’autre, je ne sais pas – enfin j’ai du mal- a etre légère.
            D’autres dans mon cas?

          2. @Pouic,

            Sans être un psychologue, je pense que vous pourriez un déficit d’inhibition latente. Kezako ? En gros, vous êtes incapable de filtrer (ou vous le faites à très très grosses mailles) les informations que « l’extérieur » vous envoie. Ca peut être les odeurs tout comme le fronçement de sourcils de la boulangère.

            Vous ne savez pas faire le tri pour donner une plus ou moins grande importance à toutes ces informations. Du coup, si vous couplez ça avec une hypersensibilité (vous percevez tout avec un degré d’acuité très très élevé) et c’est l’explosion.

            Cécile a écrit un bon billet sur le sujet :
            http://www.talentdifferent.com/le-deficit-dinhibition-latente-mecanisme-de-la-creativite-1126.html

            Je peux me tromper. Mais ça peut être une piste à explorer.

            Amicalement,

            Jean-Claude

          3. En réponse à Pouic et Jean-Claude : je n’aime pas trop ce terme de déficit d’inhibition latente. Je pense que quand on est hypersensible (je suis un peu comme Pouic), on reçoit tellement plus d’informations qu’autrui qu’il est humainement impossible de filtrer, le système sature, non qu’il y ait un déficit dudit système, mais parce que le flot est trop important.
            Un exemple hyper concret : j’ai une acuité auditive hors norme, donc la capacité à entendre des trucs que les autres n’entendent pas même en étant attentifs, donc je reçois dix ou cent fois plus d’informations auditives que les autres. Ce qui est pour autrui un bruit de fond facile à inhiber est pour moi un vacarme qui, de fait, devient difficile voire impossible à neutraliser. Idem de la vue, l’odorat, le toucher et, bien sûr, les émotions des autres. Donc aucun déficit là-dedans, bien au contraire.
            Je trouve que c’est important, parce qu’on se sent déjà bien nulle avec cette hyper sensibilité, alors si en plus on nous dit qu’on a du déficit… Non et non !
            Voilà, alors moi aussi je m’isole de plus en plus, en effet le bonheur des autres me remplit de bien être, mais leurs états d’âme « négatifs » me plombent et je ne peux plus. Je n’écoute plus la radio ni même de musique parce que je sature de connerie humaine (le fond) et de bruit (la forme). Etc.
            C’est une question de survie, je le crains. Pas que je n’aime pas les gens, du moins pas moins qu’avant, mais je fatigue, tout simplement.

            1. Le déficit d’inhibition est l’incapacité à prioriser les informations : on reçoit tout au même niveau d’intensité.
              Il n’y a pas du tout de déficit de sensibilité mais bien au contraire hypersensibilité
              En revanche, par rapport à la moyenne, le système de priorisation apparaît déficitaire. Question de point de vue.

          4. Hum, je me suis mal exprimée en parlant de capteur sans filtre. Disons plutot que je suis touchée par des choses perçues comme minimes par la plupart des gens, et que ce n’est pas toujours facile a vivre. Alors bon, je sais mettre le gros blindage, mais dieu que la vie est triste ainsi, plus de captage possible, sensibilité verrouillée, je ne tiens pas longtemps ainsi, c’est une mort de son vivant……
            Bon, allez , courage, je change les filtres, je fais la vidange, et je demarre en trombe pour allez lui faire bouffer ses chouquettes, a cette boulangère pas commode!!! 🙂

            1. « je change les filtres, je fais la vidange »
              Oui ! C’est exactement l’exercice à effectuer très régulièrement et qui rejoint ce que jean-Clade a noté par ailleurs : en nous « laissant » ainsi envahir (parce qu’on n’arrive pas à se protéger, tant on est sensible à la moindre variation d’ondes infimes), nous finissons, non pas en chaleur et en lumière, mais en colère, tristesse et frustration. D’où l’importance de recharger nos batteries en rechargeant nos batteries avec de la joie (à chacun sa stratégie).

          5. « par rapport à la moyenne, le système de priorisation apparaît déficitaire »
            Je suis d’accord avec le reste de ta réponse, Cécile, mais pas avec cette phrase. Si on te demande de trier par couleurs trois billes de couleurs différentes, ça va te prendre moins d’une seconde ; si on te demande la même chose en te balançant en vrac 300 billes, la tâche va être nettement plus ardue, et c’est pas que tu ne saches pas trier. Il me semble que c’est ça, le pb des hypersensibles. Ce n’est pas un pb de tri dans les informations reçues, c’est un pb de trop perçu d’informations, non ? Les « normaux » ne les reçoivent pas, ces informations, normal qu’ils n’aient aucune difficulté à les trier !
            Bref, peu importe, jardinage et généalogie me sauvent la vie, et basta.
            🙂

            1. par priorisation il faut entendre : un bruit éloigné est moins perçu qu’un bruit proche, idem une odeur, idem une vision.
              Or chez un surdoué, lointain et proche sont traités de la même façon . il y a donc afflux largement supérieur d’information.

          6. Bien vu!!A scotcher sur le frigo, pour eviter toutes les fois ou l’on va oublier et se laisser aller vers des humeurs sombres.
            Un peu plus haut, Jean Claude, vous parlez de cette énergie que procure la joie, mais n’est-ce pas aussi quand on est plein d’énergie que la joie peut poindre le bout de son nez? Ca marche dans les deux sens, je crois ( la fatigue, souvent, abaisse le niveau de protection necessaire , on se prend tout dans la figure, et c’est un cercle vicieux)?
            Donc, prescription du jour: du repos, pour pouvoir accueillir la joie, et roulez petits bolides!!!!! 🙂

          7. @Jean Claude

            Je suis allée relire l’article de Cécile, et ce qui me vient en tete, ce matin, c’est qu’au niveau filtre, je suis peut-etre dans le cas opposé au deficit d’inhibition…. Pour gerer ces emotions parfois bien envahissantes, j’ai un peu l’impression d’avoir mis en place tout plein de grilles de lecture qui se superposent les unes aux autres de façon aléatoire, selon le nombre et le degré d’importance des consequences possibles ( des sortes de filtres),et que je mets en place dès que la relation depasse le stade de la spontaneité, de l’echange sans arrière-pensée, de la relation bienveillante.
            Ma situation « très » précaire est surement la raison de cette façon d’etre ( j’essaye de pallier a un sentiment d’insecurité, en renforçant les controles a l’entrée 😉 ).
            Bon, en tout cas, je m’ennuie rarement, c’est du boulot de créer de nouveaux filtres pour trier les resultats des filtres precedents , hahahaha!!!!

          8. Pas aleatoire, puisque necessaire a ma survie dans cette jungle ;)!!!!!! Quoique, parfois, j’ai vraiment pas l’impression de controler le truc, ça depend tellement de tout un tas de choses, que bon voilà, ce mot n’etait pas si mal employé, ma foi…..

            1. J’en pense que ce qui peut être « normal » pour un surdoué apparaît comme excessif pour les critères moyennés;
              Il existe sur le sujet un livre américain qui porte sur les erreurs de diagnostics (on diagnostic à tort quelqu’un comme asperger, bipolaire, thada, schizophrène…).. au sujet des surdoués, mais aussi le double diagnostic qui peut être porté et qui est une réalité.
              Il est intitulé « Misdiagnosis and dual diagnoses of gifted adults and children »

              A titre d’exemple, j’ai découvert que Josef Schovanec, porte étendard des Asperger avait été, à tort, diagnostiqué schizophrène. Le cas m’a été rapporté d’une personnne identifiée, enfermée et droguée comme telle… alors que « ce n’était qu’un » surdoué. J’ai rencontré le cas d’une personne taxée de bipolaire et traitée comme telle…
              Pour ce qui est des schizophrènes, on se rend compte qu’il s’écoule jusqu’à 10 ans avant le diagnostic formel de la maladie. S’il s’écoulait moins de temps, on sait que l’évolution pourrait être enrayée.
              Il en est de même des dépressifs, souvent suivis par les seuls médecins qui sont en général démunis pour prendre la réalité du mal. Et c’est ainsi que des dépressions s’aggravent en une spirale infernale qui conduit à l’isolement.

              Ce billet pose deux questions :
              – l’importance de la construction identitaire dans l’expression du surdon. Et de plus en plus, l’anamnèse apparaît comme un élément essentiel de l’analyse de l’apparition des troubles mentaux qui commencent par une souffrance psychique.
              – la prise en charge thérapeutique des troubles mentaux, qui est, particulièrement en France, mauvaise (le rapport 2011 de la Cour des Comptes ne mâche pas ses mots sur le sujet)

              Je vous suggère la lecture du rapport de l’Institut Montaigne, paru en octobre 2014 et intitulé « Prévention des maladies psychiatriques: pour en finir avec le retard français »

              A toutes fins utiles ces quelques chiffres sur la France :
              – il existe 600.000 schizophrènes et 600.000 bipolaires qualifiés de troubles mentaux « graves » (qui peut donner la définition précise et quantifiée de « grave » ?)
              – il existe 12 millions de personnes porteuses d’un trouble mental

              Qui sont donc ces quelques 11 millions de personnes atteintes d’un trouble mental et non identifiées ?
              Ce sont les anxieux, les dépressifs, les personnes atteintes par le burn out… et aussi les autistes Asperger.
              Le trouble mental est donc un enjeu majeur de santé public comme le souligne l’Institut Montaigne.
              Cette prévalence est valable à l’échelle mondiale et également présentée par l’OMS comme enjeu majeur (statistique grossière : 1 personne sur 4 est concernée par le trouble mental et en France 15% de la population est ou sera touchée par la dépression.. 15% « tournants » – on peut sortir et guérir de la dépression).

              En France 2% de la recherche médicale est consacrée à la psychiatrie.
              Et l’approche du trouble est encore trop caractérisée par le traitement médicamenteux que par la prévention, et surtout : par le rétablissement, qui pose que le patient est capable d’être acteur de sa guérison, à condition d’être correctement accompagné, non pas (seulement) par des psy, mais aussi par tout un réseau qui l’aidera à rester chez lui (ou trouver un logement) garder son emploi (ou en (re)trouver un), s’insérer dans la vie sociale et citoyenne en participant à diverses activités.

              Prévenir plutôt que guérir.
              Un peu comme le mal de tête : on sait que que la douleur ne passe pas d’elle-même, mais au contraire peut empirer. Alors on prend de l’aspirine.. mais on peut aussi éviter les situations qui donnent mal à la tête autant que faire se peut quand on identifie celles qui sont néfastes…

          9.  » Le plus surprenant, c’est l’analogie entre une crise maniaque chez une personne souffrant de bipolarité, et l’état prétendu « normal » d’un « surdoué » « .
            Moi c’est cette phrase qui m’a questionnée, il me semble qu’il a sa reponse dans ces quelques mots, une crise n’etant que passagère…..

          10. Et que dire du fait que sur sa page dediée au questionnement sur la frontière entre surdoué et psychotique, il y met ce descriptif de la crise maniaque de la personne souffrant de bipolarité?
            Psychotique et bipolaire, c’est la meme chose?

          11. « Le trouble bipolaire est un trouble de l’humeur qui se définit par une variation anormale de l’humeur : alternance de périodes d’excitation et de dépression. Le terme « bipolaire » évoque ainsi ces deux pôles, entre lesquels l’humeur oscille.

            Jusqu’en 1980, le trouble bipolaire était dénommé psychose maniaco-dépressive1 (PMD) ou maladie maniaco-dépressive (MMD). L’emploi du concept de « bipolarité » est issu de la reformulation, officialisée par le DSM-III en 1980, d’un grand nombre de termes descriptifs de troubles mentaux2. Contrairement à des psychiatres et psychologues de la filière psychodynamique3 le DSM-III a exclu tous les termes de provenance psychanalytique, comme le terme de « psychose » qui a une acception variable selon l’école de pensée 4. Ce seul changement de terme a fait l’objet d’une controverse dans le monde médical2. »

            Bon, je cherche peut-etre un peu trop la petite bete, mais ça m’a un peu enervé,cette page, on m’a tellement souvent traité de folle-dingue que la fait qu’un surdoué diagnoqtiqué puisse se poser ce genre de question ça me herisse le poil 😉

  30. Bonjour,

    Super article, je trouve !! les astuces pour faire face au mal être sont bien résumées ; ce qui importe c’est de trouver des choses qui font du bien à soi 🙂 !
    J’ai aussi une hypersensibilité [pour préciser : c’est du genre introvertie, comportement limite autiste avec les autres 🙂 ], je me suis constituée une grosse carapace de protection qui a pris racine dans une enfance douloureuse… (elle est plus ou moins épaisse, plus ou moins résistante aux stress (ils sont nombreux) mais bien trop souvent et jusqu’à présent, elle m’enferme des autres et implique un isolement des autres difficile à vivre)
    Malgré cela, je me dis que : heureusement que j’ai développé cette protection et cette façon d’être; j’ai su développer en moi les bonnes défenses, qui m’ont permis un rapport sain avec la réalité … 🙂 hypersensibles, vous êtes VOUS et c’est déjà bien! si vous avez des émotions, c’est que déjà vous êtes normaux car sans sensibilité nous serions tous des psychopathes…
    une petite part d’optimisme que je vous livre et qui peut aider les hypersensibles qui me lisent et pourraient se sentir dans un état intérieur négatif (je sais de quoi je parle !)
    Bises à vous !!
    Catherine.

    1. Je viens de lire votre témoignage.il me ressemble.j’ai vécu une enfance difficile…je pleure facilement qd mon compagnon lève la voix.il m’a d’ailleurs quittée a cause de cela.je vois une psy depuis un an pour gérer cela.je le vis comme un handicap.

    2. Merci de ce témoignage, je ne suis pas seul!!
      J’ai moi même une « énorme carapace » selon ma compagne, et suis un psychopathe selon des collègues. Mais je comprends pourquoi … maintenant

  31. En complément : j’ai trouvé l’explication du sigle EMDR
    EMDR, ces quatre lettres ne me disait rien ? Pourtant cette pratique fait de plus en plus parler d’elle. Ce sigle signifie « Eye movement desentization and reprocessing », c’est-à-dire reprogrammation et désensibilisation par le mouvement de l’oeil.

  32. Merci pour votre site.
    Je donne la référence du livre car j’ai eu du mal à lire !
    C’est en travers et en marge (il faut prendre son écran et le tourner de 90° et je n’ai pas de portable : extrait du livre « Guérir le stress, l’anxiété et la dépression sans médicament ni psychanalyse » par le Docteur David Servan Schreiber – Ed. Pocket
    Je suis un grand émotif et j’apprécie vos explications trés détaillées.
    Depuis que je note mes rêves ‘au réveil’ sur un cahier prés de ma tête de lit, j’analyse mieux mes angoisses, mes comportements et je me sens mieux.
    La preuve, c’est au réveil que je vous écris.
    à bientôt

  33. Bonjour,

    Voilà moi j’ai une amie hypersensible, j’avoue que des fois je ne supporte pas et je ne comprend pas son comportement, et ça ça nous fait mal à toutes les deux, il y a des moment ou elle devient trop introvertie! Je tiens vraiment à elle et je souhaite savoir comment je dois me comporter avec elle? Comment dois je réagir quand elle se retire et décide de s’enfermer sur elle même?
    Merci

    1. « trop »
      C’est le mot frontière.. celui qui sépare et parfois tue.
      Ce qui est trop pour vous est peut-être juste assez pour elle – et ce qui est juste bien pour vous est peut-être trop pour elle.

      Tout est dans le dialogue, le respect, l’effort d’aller l’un vers l’autre.
      Plus facile à dire qu’à faire.

      Se parler, se comprendre, tenter de comprendre les difficultés de l’autre… et inviter l’autre à exprimer ses ressentis. (Avez vous déjà essayé de circuler en ville les yeux fermés ? le parallèle est maladroit mais juste là pour tenter de faire comprendre l’importance de tenter de comprendre ce que peut ressentir l’autre)
      Et puis la confiance aussi. Qui facilite les efforts de chacun pour prendre un peu sur soi et aller vers l’autre.

  34. Bonjour,

    Je me retrouve totalement dans cette article… Mon hypersensibilité m a rendu une enfance plutôt difficile… Timide, manque de confiance, extrêmement sensible aux remarques des autres et très soucieux de ceux que je renvoyais, je pourrai donner des tas d autres arguments et vs savez de quoi je parles… Bref…

    Mais aujourd’hui, c est ma force j ai bientôt 30 ans et je ne le vis pas comme un handicap bien au contraire, je suis extrêmement réceptif à ce qui m’entoure et g trouve comment canaliser tt ça ….
    Je ressens toujours certes cette différence avec « les autres », mais je me dit il faut de tout pour faire un monde … Et moi je suis comme « ca » :)…

    Aujourd’hui, je travaille dans le commerce et c est un atout, car je réussi a créé un liens avec mes clients spécial et j en ai fréquemment de très bons retour …

    Je pense qu il n en tiens qu a nous de savoir comment de gérer son soi et de vouloir évoluer avec ….

    Sur ce, je vous souhaite à tous bon courage, car je sais que ce n est pas tous les jour faciles, mais nous avons un don qui nous permet justement de mieux appréhender ce monde qui nous entoure 🙂

  35. Souvent on me dit que je suis une gamine parce que je pleure très souvent, dés que quelque chose ne va pas mon estomac se noue, impossible d’avaler quelque chose et je suis toujours à la limite de l’anorexie, il y a un an je pesais 34kg pour 1m55 j’ai fais plusieurs séjours à l’hôpital..
    Je n’arrive pas à m’accepter comme je suis et je me sens continuellement incomprise par les personnes qui m’entourent..
    J’ai vraiment du mal à vivre de cette manière parce que mes émotions me rongent.. La jalousie, la tristesse, la peur.
    Je suis douée en art, en peinture, en dessin.. Mais je préférerais vraiment n’avoir aucun talent artistique et avoir plus facile à vivre, quand ça devient trop émotionnellement j’imagine un mur qui se construit autour de moi comme ça je suis ‘protégée’ de toutes les ondes, les paroles qui me rendent mal..

  36. Bonsoir,
    Je suis soulagée à la lecture de cet article!
    Je me suis longtemps sentie rejetée et ai subit des moqueries pendant longtemps, du à mon sérieux et mon calme. Mon hypersensibilité m’a rendue très fragile et je me demande de puis très longtemps pourquoi je ne suis pas capable d’être heureuse et détendue alors que j’ai tout pour…Je me reconnais pleinement dans les descriptions, je recherche des techniques pour gèrer mes émotions et ne pas les laisser m’envahir constamment. Y a t il des exercices pour améliorer sa confiance en soi?
    Merci pour tout!

  37. Merci beaucoup pour cet article.

    Ca fait des années que je ne comprends pas ce qui ne va pas chez moi.

    Instabilité, créativité mais désagréable, question existentielles, remises en questions perpétuelles, tocs « intérieurs » en boucle etc.

    Depuis hier soir grâce à google et plusieurs articles dont celui-ci j’ai compris que je suis typiquement hypersensible.

    Mieux que ça j’ai compris en réfléchissant bcp depuis hier soir que l’hypersensibilité en soi n’est pas quelque chose qui pose problème, mais que le problème est bien les peurs permanentes et ultra-nombreuses que ça génère:
    . peur de l’avenir
    . peur de savoir qui je suis
    . peur du sens de la vie, de dieu
    . peur de ne pas savoir ce que je dois faire
    . peur de la pollution
    . peur de la violence
    . peur de la fin du monde
    . peur de ne pas faire ce que j’aurais du faire de ma vie
    . etc.

    Par chance j’ai déjà connaissance du pouvoir de la pensée cognitive.

    Donc en me répétant en permanence que je ne veux plus avoir peur, que je n’ai plus peur car je choisis de ne plus avoir peur, sachant que c’est mauvais pour moi (ça entraine dépression, problèmes de santé dont gastrites, procrastination, mauvaise perception des autres, ça attire les problèmes etc.)

    J’ai vraiment le sentiment de sortir de l’impasse, et pense enfin redécouvrir pleinement ce qu’est le plaisir de vivre, tout simplement.

    Merci encore

    1. Merci st de ce message d’espoir 🙂
      .. Puis je vous suggérer d’observer ce qu’il en est, de la façon intense dont vous expérimentez tout et n’importe quoi, de la complexité qui est peut etre pour vous une compagne de si longue date que vous n’y faites pas attention… Et aussi peut etre, cette force intérieure qui vous pousse à avoir envie d’aller vers « quelque chose » pas forcément bien défini, et qui rencontre alors le mur de vos peurs ?

    2. Si je puis me permettre : il paraît que le cerveau « n’entend » pas la négation « ne pas » et quand on utilise la pensée positive il conviendrait d’utiliser des formulations positives (dans « je ne veux plus avoir peur », le cerveau imprimerait « veux » et « peur » !)

      C’est parfois un peu compliqué, ainsi quand j’ai commencé à lutter contre mon allergie au pollen de graminées, je n’ai pas trouvé mieux que « les graminées sont mes amies » (avec le nez pris, ça faisait « les grabidées sont bé habits »). Cette formulation assez ridicule avait le mérite de me faire rire et je pense sincèrement qu’elle était plus efficace que « je n’ai plus peur des graminées ».

      Je dois aussi lutter contre de multiples peurs, je remercie st d’avoir précisé leur lien avec l’hypersensibilité. Ma formulation est alors « tout va bien » ou « tout va bien se passer ». Je suppose que chacun-e peut trouver la formulation qui lui convient, du moment qu’elle est positive 🙂

      Un point positif de l’hypersensibilité est la capacité à voir des merveilles dans des petites choses minuscules ? Du coup, les occasions de se réjouir sont fort nombreuses 🙂

      1. Absolument !
        Pour m’être rendu compte que la pensée positive était une réelle force (j’avais tendance à tout voir en noir), je préfère me dire que « tout va bien se passer » (sa propre existence, sa propre mort, celle des autres, etc.) plutôt que « ça pourrait être pire »…

        Dans ce sens je rejoints le commentaire de « tournevis » un peu plus haut, mieux vaut être amis (le principe étant de ne plus avoir peur de soi) avec ses émotions plutôt qu’ennemi.

        Le détail est préférable à l’ensemble… plus simple, plus beau.

        Bref, merci à cet article. J’avoue me sentir moins seul et je me retrouve pleinement dans ce qu’il se dit plus haut.

        Que la Force soit avec vous… sincèrement !

        1. Il faut un peu des deux, la voie du juste milieu 😉 le « ça pourrait être pire » permet d’envisager toutes les situations, et c’est aussi un atout stratégique. Et ça permet d’envisager d’obtenir ce que l’on souhaite. La pensée positive, ce n’est pas mettre des lunettes roses, mais voir le monde et ce que nous sommes tels que tout cela est, et en déduire nos capacité réelles d’action!

  38. bonjour à toutes et à tous.
    Hypersensible depuis bien longtemps, je m’apperçois que des pays comme la Belqique ou le Canada prennent au serieux l’hypersensibilité.
    Il est dommage de constater en France que de nombreux médecins et autres thérapeutes mettent l’hypersensibilité sur le compte de la somatisation.
    J’ai écris un blog personnel :
    vivresonhypersensibilite.fr
    cordialement

  39. Je rebondis sur la précaution formulée à l’intention de l’EMDR : « attention, avant un mieux-être, ça secoue !  »
    Il en va de toutes thérapies efficaces ! Un psy chez qui l’on ronronne son mal- être depuis des années ne peut laisser qu’un goût amer d’y avoir passé beaucoup de temps pour rien …

    1. Je rebondis sur l’EMDR : attention, dans certains cas (traumatisations chroniques) il faut un très bon psy parce que sinon ça peut faire plus de mal que de bien…

  40. c’est à tel point chez moi , qu’après l’asthme psychosomatique jusqu’à 20 ans , les ulcères gastriques à répétition
    , j’en suis au syndrome de Toko-stbubo( cardiaque )(déjà 2 fois …..je me « soigne « , mais suis malheureuse et isolée , je viens de m’inscrire à LA biodanza , et dans une association ….pour rencontrer des gens nouveaux , mon entourage a longtemps cru à de la « comédie  » , de ma part , ils commencent à comprendre .
    merci à l’article de Cecilette .

  41. Merci, je suis moi même hypersensible je me sent différente des autres,j’ai du mal avec notre société actuelle .Je suis suivie je ne cache pas que la thérapie me fait du bien mais il y a ces moments de vide , cette réflexion à savoir où est ma place et comment se protéger ne plus faire office d’éponge .
    Je suis à la recherche de conseils en parallèle de ma thérapie merci de permettre de débattre sur se sujet qui reste tabou .

    1. Bonjour,
      Pas tous heureusement, j’ai de la chance d’être suivie par un thérapeute de qualité.
      Voici en résumé ce que je peux dire sur le sujet :
      « Il peut advenir que je sois contrainte de chercher ma route, par mes propres moyens, vers des horizons plus larges, parce que je ne trouve, dans aucunes des formes, aucun des moules, aucune des enveloppes, dans aucune des manières de vie et des atmosphères qui me sont offertes, celle qui me convient.
      Dès lors, j’irai seule, représentant ma société à moi.
      Je serai ma propre multiplicité qui se compose de plusieurs opinions et de nombreuses tendances, qui ne vont point nécessairement toutes dans le même sens. Au contraire, je serai dans le doute avec moi-même et j’éprouverai de grandes difficultés pour amener ma propre multiplicité à une action homogène et concertée.
      Même si je suis extérieurement protégée par les formes sociales, je n’en possède pas pour autant une protection contre la multiplicité intérieure qui me désunit d’avec moi-même et qui me pousse à m’en remettre au détour que représente l’identité avec le monde extérieur. »

      Ces mots si concis ne sont pas de moi bien sûr (j’ai simplement remplacé la troisième personne du singulier par ma modeste première personne, mais ils condensent en toute humilité tout ce que je n’arrive pas à exprimer.
      C’est une personne tellement extraordinaire dans le sens premier et dans tous les sens qui l’écrit, que je me sens bien humble d’emprunter ces mots.

      Il s’agit de C.G. Jung qui m’aide beaucoup par la lecture de ses livres qui sont tellement riches et ouvrent de telles portes. Résolument moderne.
      C’est le thérapeute que je vois qui me l’a fait découvrir, moi qui m’intéressais vaguement et depuis toujour à la psychanalyse mais qui ne le connaissait pas ! Quel temps perdu, comment ai-je pu passer à côté (j’ai 50 ans passés).

      Cela ne coûte rien d’essayer : «  » Faites le premier pas avec foi. Vous n’avez pas à voir tout l’escalier, juste la première marche.  »
      Martin Luther King
      Vraiment ; courage.
      Maïda

    2. Moi je suis hyper sensible depuis mon plus jeune âge.J’ai 54 ans et c’est devenu un handycap , j’ai vécu des moments difficiles dans le travail ,des echecs!!!!! je ne supporte plus la société!!!!!!! je me sens en hormonie av la nature et les animaux
      Je me demande si je ne viens pas d’une autre planète!!!!

      1. C’est exactement ça. J’ai 54 ans aussi et je n’en peux plus de cette hypersensibilité, je viens juste de découvrir le terme. Que d’années de souffrance, de se mettre entre parenthèse par rapport aux autres, de s’effacer tout le temps, de s’excuser de vivre… Marre, analyse commencée il y a plus d’un an, mais pas encore de mieux… Je pleure, ne supporte plus les autres, les bruits, les odeurs, les remarques….
        Bref ça va pas fort.

        1. L’année commence fort !… Alors peut etre qu’en continuant à explorer ce blog, vous y trouverez d’autres éléments de réflexion et des pistes pour aller mieux : ce que je vous souhaite pour 2014 🙂

      2. C est exactement pareil pour moi.j ai 38 ans tout pour moi parait il mais je ne trouve ma place nulle part.hyperexigeante avec moi même je m investis a 100 pour cent dans tout ce que j entreprends notamment professionnellement.or je prends les remarques ou comportement des autres au premier degré, je cours partout pour faire un maximum ( par peur de décevoir ou de ne pas être a la hauteur).résultat je sature me mets en colère puis fond en larme.j ai également l impression de ne pas être en phase avec la société d avoir des valeurs d une autre époque. je me sens en harmonie avec les animaux et la nature et en dehors du travail je me suis renfermée par peur de ne rien avoir a offrir d être jugée et a nouveau blessée.j ai l impression de ne pas e’ sortir .si quelques un a déjà pu trouver de l aide je veux bien vos conseils

        1. Je pense qu’une partie de ces difficultés vient aussi de « maltraitance » ou négligence dans l’enfance (je mets des guillemets parce que quand on est un bébé ou petit enfant hypersensible, à peu près tout est maltraitance, ce qui n’exclut pas des maltraitances psychiques ou physiques, à commencer par le fait de n’avoir pas été désiré ou d’avoir été incompris). Personnellement, la lecture du livre « Le soi hanté » m’a apporté beaucoup d’apaisement (http://superieur.deboeck.com/titres/29086_3/le-soi-hante.html).

  42. Bonjour,

    Merci pour cet article de qualité, je me permets d’ajouter quelques precisions
    Il me semble important de ne pas relier l’hypersensibilité à la surdouance. Les recherches scientifiques découvre depuis peu le terrain carencé des personnes atteintent d’hypersensibilité .

    l’hypersensibilité peut provenir de maintes raisons, les neurosciences, la biologie nous font des découvertes interessantes qui permettent de voir l’impact de la perméabilité de certaines subtances toxiques qui a la longue provoque des stress oxididatifs. Le cerveau nous ment, il interprete parfois un stress cellulaire avec un stress émotionnel. C’est pourquoi il me semble important de distinguer l’hypersensibilité chimique de l’hyper émotivité et de l’hyper affectivité. Bien souvent la confusion est telle, que les remedes ne sont pas appropriés.

    Les émotions sont un langage subtil intelligent, comme une onde. Une charge qui implique un mouvement, une action. ( exemple senti joie mouvement sourire) .Elles évoque le senti, Lorsqu’il s’agit de (re)ssenti, cela implique sentir a nouveau, les émotions prennent les rennes de façon automatiques (l’inconscient entre en jeu , sa mission est de nous protéger) l’inconscient est un grand réservoir d’information qui fonctionne sur la répétition sans structurer, c’est la conscience qui structure. Une simple pensée consciente ou parasite, une simple énénement peut permettre un débordement émotionnel soit intérieur (implosif qui entraine fuite, burnout, depression, soit explosif qui entraine affrontement).
    Il semble donc important d’accepter (qui ne veut pas dire subir) et de se confronter a son intériorité pour agir afin de trouver une stabilité et une paix intérieure. Ainsi, les hyper émotifs passent à l’intelligence émotionnelle et peuvent agir dans le monde sans crainte excessive.

    exercice de sophrologie
    detendez votre corps, respirer de façon globale abdomen, cage toracique, claviculaire
    marcher a reculons dans le coeur et demander a voir votre vase a rancoeur , remercier et embrassez vos peurs et vos tourments, dites leurs que vous n’avez plus besoins car aujourd’hui vous êtes plus fort et plus mature , puis nettoyez le en profondeur et glisser à l’interieur tout ce qui est important pour vous, tous les etres que vous aimez et laisser ensuite faire le processus.

    prenez soin de vous

    1. Dans tous ces articles, personne ne parle de l’esprit. Je suis heureux de lire votre commentaire sur la conscience, parce que justement, s’il faut attendre que tout le monde pense inconsciemment correctement pour que tout aille bien, abreuvant l’inconscient collectif humain de K.J.Jung… on n’est pas prêt d’y arriver… Les limites de ce mode de pensée sont bien mises en évidence dans notre monde qui détruit tout ! Un monde de sans âme.
      Tout ce dont on parle c’est des outils…organiques ( cerveau, sens-perceptions, système nerveux autonome…) ou « psychologiques « (personnalité, ego, émotions, sentiments, …) qui sont mis à la disposition de notre âme qui, jusqu’à preuve du contraire est la source de notre manifestation dans la sphère organique et temporelle, et on oublie que tout cela est destiné à acquérir du discernement par la connaissance éprouvée et se rapprocher ainsi des valeurs universelles garantes de la liberté et du bonheur, bref un état de conscience plus élevé au service de l’esprit !
      Par ailleurs, la vraie raison pour laquelle certaines personnes bénéficient d’un fonctionnement « surefficient » et les autres pas reste sous silence, à moins de croire encore que le hasard existe, alors que tout dans l’univers démontre le contraire. Ne serait-ce pas justement le fait d’une âme évoluée qui se manifeste ainsi…
      Idem pour le système nerveux autonome, chargé de nous tenir en vie, contrairement au système volontaire qui est capable de faire n’importe quoi au service de l’ego, système nerveux autonome qui nous montre nos dysfonctionnements aux travers de nos sensations, émotions et maladies.
      Inconscience, système de radiocaptage de basse fréquence réglé sur les pensées de l’inconscient collectif humain malade de tous les travers des hommes, séparé de l’universel par l’ego.
      Conscience, système de radiocaptage de haute fréquence réglé sur les valeurs universelles éternelles, stables, dans l’équilibre…
      Prenons soin de nous-mêmes et nous prendrons soin de tout: retrouvons notre âme et nous redonnerons une âme au GRAND TOUT.

      1. Oui, je suis en phase. « Savoir », sentir, intuiter, et tenter d’expliquer qui revient à se justifier parfois…et se sentir si seul avec ça. Prendre soin de soi et aimer la vie quand on a l’impression qu’elle vous brise à chaque instant, tout en sachant qu’on a une chance infinie…beau challenge! Notre âme est là quoiqu’il arrive, elle reviendra eut-être au grand tout, en attendant, il faut vivre, et faire de son mieux dans cette folie. Accepter de n’être pas dieu, mais juste une incarnation limitée, et remercier ces limites. Beau challenge encore…

  43. Enfin un vrai article ! J’en avais marre de ces pseudo-articles sur l’hypersensibilité qui n’avaient vraiment rien à voir. Après, tout le monde se croit hypersensible alors que les gens ne savent même pas ce que c’est ! Je me reconnais quasi complètement là-dedans, car c’est toujours beaucoup plus complexe. En effet, il faudrait un livre entier pour pouvoir définir l’hypersensibilité qui n’est pas simplement « une sensibilité accrue », mais beaucoup plus que ça. C’est aussi la capacité à pouvoir comprendre, « intellectualiser » les émotions, soit avoir une clairvoyance vis-à-vis de la séparation entre cerveau et coeur. Et ce serait complètement débile de dire qu’un hypersensible ne fait que pleurer pour tout. Au contraire, il a une conscience beaucoup plus évoluée que les autres personnes, et souffre beaucoup au début de sa vie, ce qui crée des dépressions, parfois infantiles. Et c’est clair qu’à ce moment-là, la personne malade ne trouvera pas facilement les moyens de se guérir. Encore plus débiles sont ceux qui disent de « relativiser »…
    Merci beaucoup pour cet article !

      1. Traduit en français sou le titre « ces gens qui ont peur d’avoir peur »
        Elaine Aron a également décliné son « Highly Sensitive People » en version « au travail »

    1. Bonjour,

      Ma fille de 4 ans serait concernée par l’hypersensibilité. Elle serait également précoce. Est-ce qu’un pédopsychiatre pourrait l’aider dans ses difficultés à l’école (isolement pendant la récréation et peur de l’échec entre autres) ?
      Comment l’aider au quotidien ? Comment la rassurer ?

      Merci beaucoup.

      Lena

      1. Bonjour Lena

        Il est certain qu’un pédopsychiatre compétent en matière d’accompagnement d’enfants précices serait d’un grand secours à votre petite fille.
        Cependant, me voici un peu ennuyée pour vous répondre plus loin, car ce site est avant tout orienté vers les adultes.
        Néanmoins :
        – je viens de publier un billet qui signale la sortie d’un document éducation nationale sur l’accompagnement scolaire des enfants précoces – gardez le en tête, il pourra vous servir ! 🙂
        – Si vous voulez bien m’indiquer où vous vous trouvez, peut-être que des lecteurs de ce blog qui sont eux-mêmes parents d’enfants précoces pourront vous transmettre les coordonnées d’un thérapeute compétent ? (comme d’habitude, je transmettrai par message privé)

  44. Bonjour à tous,
    J’ai découvert ma surdouance il y a environ 1 an et ca a changé ma vie… du coup, j’ai accepté de faire un enfant avec ma copine et je me pose des tas de questions. Quelle est la meilleure facon de réveler à mon fils sa surdouance? (si il est surdoué).
    A quel age lui dire? Comment??
    J’ai souffert pendant 29 ans de ma vie à mélanger toutes ces pensées en moi, cette souffrance, j’ai fait plusieurs grosses dépressions et maintenant, je suis en plein soulagement mais je m’interooge sur quelle facon parler de cela à ses enfant…
    merci et bon courage à tous

    1. « Quelle est la meilleure facon de réveler à mon fils sa surdouance »
      Mmmm…. Par expérience, par petites touches, simplement en signalant que faire les choses différemment des autres ce n’est pas forcément faire mal – en renforçant l’idée qu’on n’est pas obligé d’être absolument comme tout le monde tout le temps… et surtout en l’encourageant en permanence…

    2. Les tests ne se passent pas avant 4 ans il me semble, donc cela laisse un peu de marge. Cependant, et d’après mon expérience personnelle, à 4 ans cela demeure très compliqué à expliquer (voir impossible). En fait, avant que l’enfant ait les capacités de comprendre exactement de quoi il s’agit cela me semble peu pertinent. Nous l’avons expliqué à notre fils lorsqu’il avait 4ans1/2 et qu’on a eu les résultats du test mais je ne suis pas sûr qu’il ait saisi grand chose. Aujourd’hui il a 6 ans et je ne sais pas s’il comprendrai beaucoup mieux… J’ai acheté le livre « toi qu’on dit surdoué » à destination des enfants, mais je le trouve encore trop ardu pour l’instant. A partir de 7 ou 8 ans peut-être…

  45. Bonjour,

    je viens de prendre connaissance de cette page en faisant une recherche sur l’hypersensibilité et la gestion des angoisses.

    Très rapidement, a 29 ans et après plusieurs années d’introspection pour comprendre ce sentiment de différente par rapport aux autres, pour quelle raison j’avais l’impression d’être à part et en décalage (était-ce ma faute, avais-je un problème, étais-je finalement psychologiquement instable et en marge de la société…) et du coup de culpabilisation dans un sens, je viens enfin de mettre des mots sur ce que je suis : Hypersensible.

    Ce travail d’introspection je l’ai voulue. J’ai cherché et voulue ce long travail de 7 années pour au final commencer à être en paix avec moi-même et mes capacités; parce qu’on fond de moi, je sentais que je n’étais pas encore moi-même et que j’avais cette force et cette volonté d’y parvenir.
    Mais que le chemin est long et difficile, surtout lorsque même un psychologue ou vos propres parents savent mais ne vous disent pas ceci : « vous êtes hypersensible, vous n’êtes pas anormal, vous disposez d’une caractéristique qui vous est propre et c’est un DON. Nous allons vous apprendre à identifier ce qui caractérise cette hypersensibilité, à l’accepter et à en tirer le meilleur, à savoir dans quel environnement vous serez le plus à même d’évoluer, à savoir comment réagir face à certaines situations … et surtout que seulement 10 à 15% de la population est comme vous…. vous ne serez donc pas comprise par tous ».

    Nous ne sommes pas malades bien au contraire, nous disposons d’une faculté que les autres n’ont pas. Cette faculté à ressentir autrui (ces émotions, sa personnalité, ces changements imperceptibles, à imaginer….)
    J’ai eu la change de m’entourer professionnellement de personnes qui ont eu la patience de me faire évoluer à mon rythme et d’avoir en face de moi, une personne qui a su détecter chez moi cette spécificité sur laquelle elle n’arrivait pas à mettre de mots. Mais je sais que ce n’est pas le cas pour tous.

    Après ce témoignage, je voulais simplement indiquer que l’hypersensibilité devrait être capter très tôt pour éviter à ces adolescents surtout (qui vivent encore plus mal cette période de leur vie que les autres) de ne pas culpabiliser pour tout et rien du tout, de ne pas laisser les autres vous guider votre conduite… et ralentit le passage à l’âge adulte, à une vie basée sur la tranquillité et la paix d’esprit, que nous pouvons, si nous savons, acquérir très facilement… encore faut-il que l’on nous guide des le plus jeune âge…

    Merci pour avoir pris le temps de me lire.

    1. Merci NinouNita
      « encore faut-il que l’on nous guide des le plus jeune âge »
      oui… mais même si il y a encore beaucoup à faire dans ce domaine, heureusement, de plus en plus de thérapeutes sont sensibilisés à cette spécificité.

      Il en va autrement pour les adultes qui ont besoin de comprendre comment ils fonctionnent pour pouvoir mieux se construire ou se reconstruire.

      1. Effectivement, beaucoup d’adultes n’ont pas eu la chance de bénéficier de suivi pendant la « phase de construction » (si je peux utiliser ce terme), du contexte actuel de plus en plus ouvert ou tout simplement de sources d’informations comme nous en disposons aujourd’hui (exemple internet).
        L’idéal serait de détecter assez tôt cette particularité, c’est un peu mon idée (conception très personnelle).
        Je vais lire avec le plus grand soin votre livre (que je viens d’acheter).
        Merci pour votre retour.

        1. PS : nous parlons des psychologues et de sensibilisation mais ils ne sont pas les seuls concernés.
          la sensibilisation à ce sujet devrait également toucher le corps enseignant (pour ne citer qu’eux) qui suivent quotidiennement les enfants/adolescents.
          Et pour les adultes toutes personnes qui fait du management par exemple, ou encore tous les organismes qui proposent des formations sur le management de personnes/gestion des conflits, etc. devraient intégrer cette particularité dans leurs formations ou dans le suivi de personnes/équipe.

  46. Je vous remercie pour vos commentaires encourageant. Je n’ai pas répondu depuis car je ne m’en sentais pas capable sans connaître la suite de ma propre histoire. Aujourd’hui je suis en rémission totale de mon cancer après une chimiothérapie de 8 mois. J’ai une chance extraodinaire qui est celle d’être en rémission totale. cette rémission si elle dure 5 ans me permettra d’être considéré comme guéri pour l’hopital. Peu de gens ont cette chance est j’en ai réelement conscience… Mes contacts avec le milieu hospitalier me font relativiser mon mal… j’avais à comprendre quelque chose.
    Maintenant quel sens donner à la vie et à la maladie? Que faire? Je suis rempli de haine et je n’arrive pas à m’en défaire. Que faire avec cette haine? Que faire de moi maintenant? Alors que je ne peux pas me défaire de la sensation de haine…
    Ma vérité c’est que je n’arrive pas à pardonner, je veux du mal aux gens qui ont vécu leur vie sans see préoccuper ne serait ce qu’un jour de la mienne alors qu’ils se disaient mes amis, je leur souhaite pas pire mais pas mieux que ce que j’ai vécu.

    1. La colère fait partie des émotions de base.
      A mes yeux, il est sain de l’exprimer, car c’est une façon de vous affirmer, de dire que vous êtes là, que vous avez droit au respect.
      Laisser la colère s’exprimer est le meilleur moyen de ne pas garder en soi quelque chose qui se retournera contre vous, votre corps, votre esprit.
      Etre en colère, c’est aussi une façon de réfléchir à ce qui nous convient, ce dont nous avons besoin.
      L’enjeu est alors d’accepter de quitter un ancien mode de fonctionnement et d’en construire / vivre un autre.
      Une étape qui est toujours anxiogène et dans laquelle colère et tristesse vont se mêler.
      « Quel sens donner ? » Vous êtes déjà en recherche.
      Alors, je crois important de vous écouter, de faire attention à vous, de vous soigner (et pas que les médicaments), en veillant sur vous comme vous veilleriez sur un ami cher pour qui vous passez votre temps à chercher ce qui pourrait l’aider à aller mieux.
      .. Pas très simple, d’ailleurs, cette phase, quand on a vécu des dizaines d’années sans s’aimer, sans s’accorder d’importance…
      Accrochez vous : votre rémission a un sens, elle n’est pas utile simplement « comme ça », elle signifie que vous avez encore des choses à faire, à dire…
      Merci d’avoir ainsi témoigné.

  47. La gestion des émotions est au centre du travail que j’effectue en ce moment avec le yoga toujours. D’abord pour la discipline qu’il m’impose (il faut pratiquer chaque jour) puis pour ses effets profondément restructurants, en douceur. J’apprends à ne pas nier mes émotions, mais à les accepter dans un premier temps, puis à voir ce que j’en fais. La notion de douance m’a éclairée sur des situations professionnelles tout à fait déstabilisantes. Par exemple, face au stress d’un manager sur un dossier important que je maîtrise pourtant, je peux rester totalement paralysée, cerveau bloqué, incapable de répondre à une question posée avec hargne sur un détail. Ce qui m’a fait passer grosso modo pour une neuneue qui ne pourra jamais évoluer. Outre le stress ressenti, c’est aussi que la question est sans importance, je suis passée trois km plus loin, avec une vision globale, et je n’avais pas jusqu’à présent les moyens d’expliquer ça. D’où la paralysie, je cherche l’info, mais je l’ai classée au rayon : trucs sans intérêt à jeter, et je ne la retrouve plus. Et l’autre en face est tout rouge. C’est la raison pour laquelle je travaille aussi l’assertivité, la confiance en soi, en gros. J’apprends à avoir confiance dans ce que je sais, dans ce que je fais, avec pour preuves à l’appui, les réalisations précédentes. Et ça, c’est essentiel quand on est en permanence sujet à tout remettre en question, ce qui est associé pour les autres au fait d’être pétri de doutes et à un manque pathologique de confiance en soi. En réalité, si on regarde bien, ça n’est pas tant un manque de confiance, c’est l’étiquette que les autres nous ont collé, et on peut l’enlever, c’est juste qu’on raisonne différemment, avec un tempo différent, et qu’on ne prend pas du tout les mêmes embranchements. Au final, on va trois fois plus vite, mais comme l’autre n’a rien compris et qu’il est très assertif, lui (il n’est pas chef pour rien), il vous regarde comme un débile. Comme on est hypersensible, on prend pour soi ce stress, d’où la paralysie cérébrale. C’est pour ça que je suis convaincue que les outils d’assertivité, d’affirmation de soi sont capitaux pour les HP, ils peuvent nous permettre de nous en sortir dans ces situations de rapport de force qui règnent dans le monde de l’entreprise. Et le yoga permet d’asseoir tout ça, de se recentrer face à ce bombardement permanent d’émotions des autres dont nous sommes assaillis.

    1. Oui, et en face de quelqu’un qui est agressif et péremptoire, une sensation d’etre en face d’un mur…. Et un mur, c’est pas tip-top pour faire évoluer une situation , pour échanger de façon constructive 🙂

  48. Bonjour,
    Les commentaires datent un peu mais je me permets de poster tout de même. Merci pour les conseils de chacun et chacune.
    Je voudrais proposer un « petit truc » qui marche bizarrement très bien pour moi le soir avant de m’endormir. Le principe est similaire à ce que propose l’Affrée du Logis quant à sa boîte. Cela me permet de me poser pour la nuit au niveau émotions et hypersensibilité.
    Je « visualise » un thème de pensée (groupes de personnes, plusieurs situations de travail, etc.) ou une pensée particulière (une pensée, une personne, un ressenti, une situation particulière, etc.) et je visualise un tiroir que j’ouvre et dans lequel « s’engouffre » le thème ou la pensée. Et j’ouvre et referme autant de tiroirs que nécessaire et les tiroirs restent fermés.
    Ce procédé a deux avantages en ce qui me concerne, le premier il me permet de faire le point très rapidement sur les évènements qui m’ont marqué ou perturbé dans la journée et me permet de les poser sans ajouter de réflexion ou analyse.
    Deuxième avantage et non des moindres vous en conviendrez, la qualité de mon sommeil s’en ressent complètement et je passe une nuit plutôt plaisible.
    Ah j’oublie cet autre avantage…je m’endors aussi beaucoup plus vite…ce n’est pas rien.
    Ca peut ne pas marcher de suite, parfois je dois visualiser 2 ou 3 fois le même procédé mais avec la répétition, le résultat est plutôt encourageant et de plus en plus rapide et efficace.
    Je ne cherche pas à savoir comment ni pourquoi cela fonctionne.
    Voilà je ne sais pas si ça peut servir à d’autres ni si j’ai réussi à décrire clairement comment je procède mais en essayant vous trouverez peut-être une autre manière plus personnelle de fonctionner.
    Merci à mon mari pour ce conseil !

      1. Bonjour,

        Et bien en écrivant le message, je me suis demandée pourquoi je n’essayais pas d’utiliser ce procédé dans la journée aussi ! Marrant. Après tout ! Si ça marche pour la nuit…
        Il faut donc que j’essaye.

        Je ne sais pas comment vous avez visualisé ce que j’ai tenté de décrire mais je me rends compte que je n’ai pas précisé que je ne visualise pas un meuble ou autre avec des tiroirs…en fait mon cerveau EST la « commode », le meuble et en fermant les yeux, je visualise l’ouverture et la fermeture des tiroirs au niveau de mes lobes frontaux. C’est étrange non ? 🙂 Je me fais rire toute seule…

        Bon si ça marche, ça ne fait de mal à personne donc ça va

        Bonne journée

        1. Je ne me suis pas posé tant de questions, je l’avoue, le vieillissement aurait du bon ? Quand j’ai une pensée indésirable, je vois juste un tiroir ouvert, sans fermer les yeux (autant que l’arborescence serve à qqchose, j’ai toujours pu voir des trucs dans ma tête tout en vivant « en vrai » en parallèle, pas vous ?), je fourre l’idée dedans et je ferme et hop ! Le tiroir disparaît et je passe à autre chose 🙂
          C’est tout, et ça marche pour le moment, je suis ravie, c’est génial. Beaucoup plus soft que ma technique habituelle qui était « ta gueule ! » à l’adresse de la petite voix insidieuse qui me perturbait avec des pensées indésirables. Je devais parfois insister un peu pour la faire taire. On verra si le tiroir est plus efficace sur le long terme.
          Encore merci !

          1. Tournevis, le « ta gueule » me fait penser à ma représentation à moi : un diable rouge versus un ange blanc.
            Saleté de diable rouge….j’ai même écrit sur lui, verbaliser par écrit, je le fais énormément.

            J’ai essayé deux minutes aussi les tiroirs, mais ça m’a pris la tête, trop épuisée de devoir encore faire un effort de cogitation volontaire après la journée de travail, j’ai abandonné.

            Le souci supplémentaire avec moi , c’est que selon mon état la pensée est obsessionnelle, j’ai des tocs cérébraux on va dire…et c’est infernal.
            L’autre soir à moto, car je suis motarde, ça m’obsédait tellement que j’ai failli cartonner, refus de priorité…

            Sinon en temps normal une pensée remplace une autre et une autre et une autre à la vitesse grand V. Sur tout et n’importe quoi.
            Pour le moment, je ne pose rien du tout… j’en suis incapable, la puissance des pensées s’est juste un peu calmé.

          2. À Bagheera : je ne peux que compatir 🙁
            Pour le moment, le tiroir ne me demande aucun effort, je touche du bois (de tiroir).
            À une époque, j’ai évacué pas mal de trucs en débroussaillant un immense roncier au sécateur, c’était très efficace, chaque rancoeur était coupée en tronçons de dix centimètres, comme les ronces. Les morceaux de ronces se sont desséchés en tas, et mes rancoeurs ont fini par s’apaiser 🙂

        2. Merci pour la technique. J’ai essayé pour ma part hier soir. Et j’ai aussi ri tout seul dans mon lit… en essayant de faire rentrer mon (grand) directeur dans un tiroir ! Il y est entré.
          Bon, maintenant, il faut que je trouve une solution pour le « mettre en tiroir » dans la « vraie vie »… parce qu’il finira bien par ressortir de son tiroir en pleine nuit comme d’une boîte à ressort 😉

          1. 😉 oui parfois quelques contorsions sont nécessaires, d’où l’intérêt de s’y reprendre à plusieurs fois…Pour ma part, j’augmente la taille du tiroir en fonction des pensées à y mettre. Ca va plus vite et je me pose plus rapidement.

            Quant à l’ancienne méthode de Tournevis, j’ai expérimenté aussi il fut un temps, mais oui je trouvais que ça manquait de douceur… 🙂

          2. Ce matin, j’ai bien ri dans mon bain avec une version alternative du tiroir : le vide-ordures ! Curieusement, cette image s’est imposée spontanément à moi quand j’ai pensé à un de mes ex- particulièrement toxique (smiley qui rougit).
            Le vide-ordures serait une forme de tiroir qui empêche tout retour de l’indésirable que craint Gabriel ? 😉

  49. En temps qu’hypersensible, je vous assure que c’est parfois vraiment l’enfer certains jours. Il y a des moments où je suis pétrifié par ce que j’ai perçu dans les non dits des gens car c’était le mal sans voile… J’ai jeté des gens d’une manière impulsive et comme vous pouvez l’imaginer le regretter amèrement même si fondamentalement j’avais raison… Je suis conscient de l’humeur changeante et des excès que j’y apporte. Je combat cela, ne croyez pas le contraire… mais ce n’est jamais totalement acquis ce qui crée un grand conflit intérieur. Cela peut se symboliser par des combats, en rêve, en flash dans les pires moments de stress. J’ai une conscience rationnelle mais devenue tyran pour elle-même et les autres car débordée par les émotions et celles-ci ne peuvent pas disparaître! Les crises d’angoisse sont dures à vivre à l’adolescence et jeune adulte, on pense sans fin, c’est une torture. On s’écorche à tout et ça fait mal ! Une chose qui m’a aidé a été d’entreprendre une quête spirituelle depuis l’adolescence où j’ai mis en place des stratégies pour que les épreuves donnent toujours des leçons positives de vie malgré les difficultés rencontrés. J’ai testé intensément les choses pour mieux me connaître, dévoré des livres pour comprendre le monde afin de gagner en maîtrise et diminuer l’angoisse de ne pas comprendre, de louper, d’être pris à défaut… Je minimise l’imprévu en créant des routines, des contrôles qui rassurent, toujours dans la gestion du risque et de l’effort… Je me ménage en m’organisant dans les choses stressantes. Le perfectionnisme en est la conséquence mais il est souvent étayé par la peur. Dans tout milieu, je peux vous dire par expérience que l’hypersensible doit faire très attention avec les personnalités prédatrices. Les manipulateurs jouent facilement avec l’estime et les émotions. Ils veulent vos compétences, votre travail mais aussi vous détruire lorsque ce sont des pervers narcissiques… Après en avoir rencontré un et m’en être sorti, je ne pourrai jamais plus être leurré par l’un d’entre eux, il faut connaître leur stratégie car nos émotions nous jettent dans leur pièges… Il est réélement important d’avoir conscience du niveau de maîtrise de ses émotions et du degré de confiance en soi et en sa perception du monde. Sinon la faille est béante et ces personnes la voient, tout le monde n’a pas cette hypersensibilité et les valeurs en général pacifiques qui vont avec… Sont difficiles à vivre les environnements avec fort stress en terme de temps, de charge et de nature de travail. Les dissonances cognitives sont difficiles à gérer, le conflit moral ne peut pas être esquivé… Je commence à faire des pauses de temps en temps sans personne car cela permet de se ressourcer et de se reposer. Une attitude qui paraît négative en soi est en réalité surtout protectrice pour ménager mon humeur en n’apportant pas du bois au feu au contact des autres. Je perçois tous les non-dits et je ne veux pas ruminer ensuite… ça ne paraît pas être des gros troubles mais c’est épuisant nerveusement, on craint de faire des erreurs ensuite et d’autres troubles psychosomatiques se greffent. Il y a alors les addictions pour amortir les chocs, pour les effets anxiolitiques et se détacher des émotions négatives impossibles à faire reculer… Bref, c’est les cercles vicieux et toute la lucidité pour les percevoir…

    1. Votre commentaire est limpide et je reconnais tout à fait les difficultés quotidiennes dans votre description de l’hypersensibilité. Je suis tout à fait d’accord avec vous qu’il est nécessaire et même vital de rester maître de ses émotions et de ses réactions afin de ne pas s’exposer inutilement. Il est tout aussi nécessaire de faire un travail de relativisation de ses émotions et de ses ressentis, particulièrement concernant l’implicite. Analyser son ressenti comme subjectif, relatif à sa position dans le jeu social et à sa sensibilité particulière, et mettre à distance l’ émotivité qui a toujours un caractère absolutiste (le ressenti personnel et l’émotion sont des caractères exclusifs et absolutistes. On ne peut ressentir qu’une seule émotion).
      Ainsi il m’apparait tout aussi important de faire l’effort de prendre en compte l’autre dans sa différence, cet animal étrange, avec ses manières et sa sensibilité différentes, mais pas moins légitimes… ce qui permet justement de se décentrer et de relativiser son émotivité et son hyper-réactivité.

        1. D’accord aussi. Je vais commencer ce travail là, maintenant que j’accepte mon hyper émotion, mon hyper sensibilité.
          L’accepter était déjà une sacré étape.

          1. Maintenant je vais vous avouer que je suis en période de rémission d’un cancer, alors pour un hypersensible… Le calvaire… Si j’avais quelques barrières, avec la maladie tout a volé en éclat et je vois tout… mais vraiment tout… Ceux qui n’ont pas de plaisir de me revoir, ceux qui conseillaient à ma copine de partir, ceux qui la draguaient pendant mon traitement… J’ai maintenant tout perdu, petite amie, ami, famille et je risque de perdre mon emploi. Je peux partir dans le trou, de toute manière on y tend tous mais je garderai espoir qu’il existe du coeur et non pas que ce jugement sur ce que je suis, sur ce que je représente et ce que je dois faire. Je ne me suiciderai pas car je ne leur ferai pas ce plaisir, je vais faire le chemin que Dieu m’a dicté et c’est le bien sans limite. Une beauté de partage et d’amour. Mes dernier rapports véritables ces derniers mois ont été avec un chien et un « débile ». 2 min avec chacun d’entre eux ont été plus intenses qu’avec des êtres soient disant humain et non malades. Je jette l’éponge, je me jette dans le bien comme on peut se jeter à l’eau. Finis les limites de la bienséance, j’irais là où je reconnais le divin. Fini les simagrée et les prise de têtes sur des sujets complétement idiots. L’essentiel est devant les yeux et je n’ai plus de temps à perdre. Le bien est devant moi et je n’ai plus qu’à le faire. Je n’étais pas mauvais et on m’a crucifié, je vois le monde sans plus aucune barrière et je suis libre et heureux car je ne fais plus qu’un. Maintenant je dois rejoindre la lumière qui m’appelle, ce n’est pas la mort mais la vie comme jamais ceux qui vivent ne l’ont jamais compris à par vous et des gens comme vous qui ont tout perdu un jour. Je pleure car la vie demande des sacrifices et là j’ai tout donné. Merci de votre aide, vous avez du coeur et personne ne peut vraiment comprendre. Certains peuvent oublier mais je suis d’une nature qui ne peut pas se voiler surtout après ça…

          2. C’est une réponse pour Viallet…les mots me manquent, si j’avais pu là, je t’aurais serré très fort dans mes bras. Alors, par toile interposée, toutes mes pensées, beaucoup de chaleur. Je t’embrasse très fort aussi, je t’envoie toutes mes pensées. Pour l’avoir fait dernièrement avec ma belle mère qui est en chimio, si tu peux te faire masser, fais le. Ca peut sembler dérisoire, mais…voilà, si c’est possible, ça te fera certainement du bien. Je t’embrasse.

          3. à Viallet :
            les mots me manquent aussi, et même les gestes parce que je ne suis pas douée pour ça non plus. Mais j’ai lu attentivement ton témoignage, et j’ai pensé à toi très fort en préparant ma confiture de pastèque-citron, qui sera dorée comme de l’or liquide et douce et parfumée. Je te dédie son parfum, son arôme et sa belle couleur lumineuse comme l’espoir.

            J’ai la chance pour le moment d’être à peu près en bonne santé mais je traverse quand même des tas de moments difficiles comme tout-e hypersensible (solitude, pas de boulot, tout ça tout ça). J’ai fini par comprendre que je ne dois plus regarder trop loin trop souvent, et me concentrer sur ici et maintenant, càd regarder non pas le sommet de la montagne, perdu dans le brouillard, parce qu’alors je me casse la figure sur le premier caillou venu, mais regarder où je mets mes pieds, et poser un pied devant l’autre, simplement, regarder les jolies petites choses autour de moi qui me nourrissent tellement et me donnent la force de continuer. Sans (trop) me poser de questions existentielles sur ce que je fiche ici et pourquoi et tout ça.

            Courage, tu n’es pas seul, nous ne sommes pas seul-e-s. Et merci de ta confiance qui nous honore.

          4. Vous êtes en rémission. Je vous souhaite de tout coeur de vous en sortir. Cette saloperie guette chacun d’entre nous. Je l’ai vue emporter mes parents lorsque j’étais encore étudiant. Deux collègues en sont mort récemment. Je deviendrai probablement fou si l’on m’annonçait cette saloperie. Depuis que je suis enfant je vis avec l’angoisse aigüe et profonde de la mort, c’est à dire de la fin de tout. J’en pleurai souvent le soir dans mon lit. Je comprends tout à fait votre désir de foutre un coup de pied au cul de la bienséance et des conventions sociales. Cela dit, selon ce que vous dites de votre entourage, il s’est montré vraiment indigne. Comment votre famille a t-elle pu vous lâcher ?

          5. Bonjour,
            Je suis motarde aussi depuis plus de 30 ans et HP ; mais je ne peux plus supporter les incivilités des autres, notamment sur la route. C’est comme si elles étaient adressées contre moi ! Je roule vite et la moto me permet de reprendre le contrôle, enfin c’est ce que je crois, je me sens plus forte à moto surement à tort, mais c’est une forme de vengeance quand je passe. Ca fait du bien à mon estime de moi qui est bien malmenée….
            Merci de ton témoignage

        2. Bon courage à tous. Voir que je ne suis pas la seule dans ce cas, et voir qu’il est possible de gérer cette hypersensibilité me donne de l’espoir et me fait me sentir moins différente. Viallet vous n’avez pas tout perdu, il vous reste votre foi. C’est vrai qu’il est difficile de répondre à un témoignage si troublant, en tout cas il n’est pas ardu de voir que vous êtes quelqu’un de fort, je vous envoie tout mon soutien.

    2. Bonjour
      Votre post ( celui du 20 ) m’a particulièrement touché. « Voir » est un chemin difficile. La lucidité est un outil particulièrement épineux à apprivoiser. Tant qu’elle fait peur, on la contre-balance souvent avec un enthousiasme frisant la naïveté … d’où des rencontres inopportunes. Être lucide, c’est accepter tout un corollaire d’émotions ou de sentiments qui vont de pair : Solitude (parfois), incompréhension (parfois), rejet (parfois) etc … Es-tu heureuse ? m’a t on souvent posé comme question. Cette question ne me concerne pas. La recherche du bonheur concerne, à mon sens, les personnes qui sont encore en dualité. La paix intérieure est mon domaine. Je m’amuse juste à faire vivre, de façon éphémère, cette lucidité « redoutable » (pour reprendre l’expression d’un ami de 30 ans) au travers d’un blog. Pour le reste, l’empathie vraie pour une humanité en souffrance nourrie la vérité de qui je suis, intrinsèquement parlant. Sans doute ne peut-elle s’acquérir qu’en perdant tout (perdre quoi finalement ? ) Je souhaite de tout coeur que votre rémission soit le début de votre nouveau chemin, votre vie à vous.
      PS : Ne vous suicidez pas. Non pas que je n’accepte pas l’idée que chacun faille ce qu’il veut, mais ce n’est pas bon pour votre âme. Ce serait une vie karmique à refaire dans les mêmes conditions …

      1. Réponse à Viallet : post du 20 janvier :

        Je vous soutiens à 200 %, j’aime la vie, aimez la vie. c’est un bien précieux. N’écoutez pas ceux qui veulent vous démonter ou vous anéantir. je n’ai que des mots simples, mais le plus simple est aussi le plus sincère, croyez moi. Cricri

  50. Merci pour ces pistes.

    Les fleurs de Bach marchent bien, y compris pour les fumeurs ( il suffit de se laver les dents).
    Le rescue remedy, version nuit ( contient en plus white chesnut et clematis qui balancent la tendance à « décrocher de la réalité ») agit très vite, en sublingual, pour les phases de perturbation, crises d’angoisse et autres joyeusetés. Le genre de truc à avoir toujours dans sa poche.
    Sinon, white chesnut ( ressassements, bavardage mental particulièrement gênant au moment de l’endormissement ou des méditations), holly ( émotions violentes) puis crab apple pour « nettoyer » le foutoir dont les deux autres avaient accompagné la mise à jour. Il ne s’agit pas en effet de supprimer ces manifestations mais d’aider à les « voir », en étant moins débordé par leur flux. Le tout à raison de 4 gouttes de chaque 4 fois par jour, plus ad lib, en cas de besoin, pendant 6 semaines puis en diminuant m’a bien aidée à traverser une période d’agitation émotionnelle et mentale pénible.

    Face à un événement « difficile à digérer », il peut être utile de soutenir le corps: drainer le foie (les toxines et « le toxique ») avec du jus de radis noir, puis quinze jours de probiotiques.

    En ce qui concerne les HE et leur utilisation sur les différents plexus ou points d’acupression, un très bon livre: Les Huiles essentielles pour les nuls, de Elske Miles.

    Dans un autre ordre d’idées, une autre approche du journal intime: mettre dans une « boite », une pochette à la fin, des bouts de papiers avec un mot, les problèmes dont on sait pertinemment que ce n’est pas d’y « penser » qui les résoudra. Cela participe du lacher-prise et des choses se décantent, d’une façon u d’une autre. Ca permet aussi d’écrire d’autres choses, de retrouver une sensibilité plus juste quand on s’en est senti aliéné.
    Aussi, essayer de tenir un carnet de rêves. Notre « sub » est capable de trouver des issues à des nœuds émotionnels insolubles au niveau conscient. Et cela permet de reprendre confiance.

    Bon courage!

    1. Ça sert vraiment à quelque chose, de noter ses rêves ? Je l’ai fait pendant longtemps, je n’ai jamais su les décoder ni en tirer quoi que ce soit, et j’ai renoncé, en me disant qu’au fond, mon inconscient doit savoir quoi faire de ça, mais je doute, évidemment…

  51. Pour ma part, après une journée où je n’ai tout simplement pas géré… le simple fait de lire cette page me dénoue déjà l’estomac!!! MERCI, c’est juste ce dont j’avais besoin!

  52. Réveillée trop tôt, je viens chercher mon petit déjeuner ici. Merci pour ces conseils que je vais m’empresser de suivre en sortant déjà respirer pendant 1/2 heure. Bonne journée.

  53. Merci Cécile pour ces qqs tuyaux très précis et concrets.
    Et bien sûr à not’ Cécile pour ce précieux blog, ces nombreux articles toujours si intéressants et le tchat, sans lequel etc.
    🙂

  54. Merci, très intéressant, je prends note de tout ça :).

    Je me permets d’ajouter quelques petites « solutions » qui me viennent un peu en vrac, si ça peut servir à d’autres :

    En « physique », la cohérence cardiaque, très bien, je pratique depuis 3 ans, tellement que j’oublie carrément 1. que j’en fais et 2. d’en parler ! :)) Ca aide à relativiser, à prendre de la distance, du recul, très bon pour le coeur et la tension artérielle ! (c’est pas une blague, mon médecin traitant n’en est toujours pas revenu…)

    La gym douce : la M.L.C. (de M. Labonté) principalement avec son principe de relaxation/auto-massages des zones de tension, libère et détend en même temps. Les séances du soir sont divines pour faire le vide.

    En « psychique »/dialogue intérieur : prendre conscience de l’enfant intérieur qui est en nous peut aider à amener à le comprendre, l’écouter et donc à lui permettre de faire réellement ce qu’il aime, mais aussi à le protéger. C’est une expérience unique qui apporte un grand soulagement et une joie intérieure indéfinissable… (lire le livre « Renouez avec votre enfant intérieur » de Margaret Paul m’a énormément apporté, c’est peu de le dire !).

    Trouvé dans un cahier d’exercices sur la confiance en soi un « truc » très sympa aussi pour permettre de dénouer l’estomac et permettre de relativiser rapidement, facile et efficace : se poser au calme, se visualiser un univers apprécié et serein et imaginer qu’une personne plus âgée que vous, chargée de bonnes intentions (…) vient vers vous, vous lui demandez conseil sur votre problème en cours, écoutez sa réponse et remerciez-là. Ensuite vient le tour d’une personne du même âge, refaites la même chose, elle vous répondra différemment, n’oubliez pas de la remercier quand elle a terminé. Puis c’est le tour d’une personne plus jeune que vous, posez-lui la même question et écoutez attentivement sa réponse, remerciez-là. Ce n’est bien sûr que de l’auto-suggestion, mais en faisant intervenir des âges différents, ça permet de prendre du recul, diablement efficace…

    Voilà pour le moment, je continue mes lectures sur le développement personnel 🙂

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