Osez !

Une mauvaise estime de soi est souvent centrale dans la personnalité d’un surdoué dont le cerveau peut alors s’avérer être son pire ennemi. Les peurs se développent : peur du jugement; peur du regard de l’autre, peur de l’échec.. peur du succès…

Alors, ce petit film d’encouragement.
Bien qu’initialement tourné à l’occasion de la journée de la femme, il parlera aussi sans nul doute aux Messieurs…

16 thoughts on “Osez !

  1. J’ai cherché le meilleur endroit pour poster, et je prends cette page finalement un peu au hasard, ou plutôt parce qu’elle est à la fois dans la catégorie « travail » et se nomme « osez » !

    Etes-vous sûre qu’il ne manque pas à O à votre patronyme ? Car oui, votre livre, que j’ai acquis samedi à Bordeaux, m’a vraiment boostée ! (celui sur le travail) Il m’a aussi fait beaucoup rire, un peu pleurer, m’a donné des pistes, même « hors-sujet principal » (le point sous le nombril à mi-chemin du dos, c’est dingue !! Vous avez parlé de microbiotique, je crois (je connais pas), du coup ça m’intéresse !

    En tout cas, je fais clairement partie des surdoués « effondrés », (c’est moi la diagnostiquée borderline si votre mémoire m’a conservée dans son disque dur), incapable de faire quoi que ce soit (du ménage à travailler, en passant par accessoirement me lever et m’habiller – je m’appelle Anne Ultout 😉 ) Bref, lire qu’on peut renaitre de ces cendres vieilles de plus de 15 ans « comme un phénix », et que définitivement non, selon les critères croisés des exigences en entreprise et de mon profil particulier, je ne suis pas faite pour et dois trouver une manière d’inventer ma propre activité, tout cela m’a fait un bien fou ! Je ne peux pas sur quelques lignes dire tout le bien que je pense de votre livre, de votre démarche, et citer tous les passages qui ont eu une heureuse influence sur mon humeur et sur mes réflexions. Je peux juste vous dire que lire le livre d’une surdouée qui ne soit pas psy, donc qui n’est pas « orientée » avec une préférence nette, qui vers une école, qui vers une autre, mais qui fait un vrai travail de synthèse international, en proposant des solutions concrètes, c’est dopant ! Et aussi que je déteste les livres de « développement personnel » en général, et que quand vraiment je veux en lire un (comme celui de Christophe André sur la méditation), je le prends sous forme dématérialisée parce que ça m’agace de m’encombrer d’un livre que je ne pense pas relire, eh bien le vôtre je pense gardera une place de choix pour m’aider à avancer dans les prochains mois / années !

    Une dernière chose : je voudrais le dire, le hurler, le crier, parce que j’ai tellement entendu ce fameux truc du complexe de surdoué et vous passez tant de lignes à essayer de le détricoter, comme tous ceux qui écrivent sur le surdon d’ailleurs, les psy, les non-psy, les gens dans les forums, etc.

    Voilà, (ce qui va suivre est libre de droit, ne vous gênez pas pour vous en servir dans un prochain livre, une conférence, une vidéo, mais je voudrais tellement que les gens comprennent) Contrairement à la majorité des gens, j’ai eu connaissance de ma différence très jeune (vers 4 ans peut-être, parce que j’étais une surdoués « caricaturale » à la Sheldon en termes d’apprentissages, piano, lecture, questions aux adultes, etc, parce qu’ensuite j’ai sauté le CP en sachant mes tables de multiplication, en sachant lire, parce que je lisais un poème une fois et le retenais instantanément par coeur, etc. Alors je n’ai pas été testée à cette époque, mais les mots « surdouée », « précoce » ont été beaucoup prononcés. Et le fait de sauter une classe de CP au bout d’une semaine parce que « je m’ennuiiiiie mamaaaaaaan » ça vous pose tout de suite comme différente. ) Après, moi, j’avais compris « précoce » comme « en avance », donc je pensais qu’adulte je serais comme tout le monde. MAIS !!!!!! Ce que je veux vraiment dire, c’est qu’à cette époque de mon enfance où je me savais clairement supérieure (et non, je ne mettrai pas de guillemets) en rapidité intellectuelle et sur des tas de points que les autres, en CE1 puis toute la primaire, je le savais, et mes camarades aussi. Je voudrais que les gens arrêtent de complexer là-dessus. J’étais la plus petite de la classe. Il y avait la fille super jolie, il y avait le gosse de riche dont les possessions attiraient les convoitises, il y avait le rigolo de service, il y avait le solitaire, il y avait celle qui organisait toujours des activités de groupe, il y avait la très grande qui raflait toute les médailles en piscine, il y avait les forts en foot, il y avait certainement d’autres « personnages » que j’ai oubliés. Moi j’étais mauvaise en sport, je n’étais pas spécialement jolie, j’avais sans doute des comportements bizarres, mais j’étais celle qu’on admirait parce qu’elle avait toujours les bonnes réponses qui semblaient ne venir de nulle part, parce qu’elle rapportait des diplômes de concours de piano que mon instit exposait et expliquait, parce qu’elle allait jouer du piano devant les aveugles, et non, je n’ai pas subi de jalousie, jamais, pas de la part de mes camarades. Les adultes, c’est autre chose et j’en parlerai pas, c’était pas mes pairs. Mais mes camarades me voyaient comme « la Schtroumpfette surdouée », comme j’aurais pu être « grognon », « farceur », ou que sais-je. Je n’ai pas été rejetée à cet âge, jamais, j’étais plutôt respectée, sans excès, et j’admirais la peau lisse de la plus jolie, moi qui ai toujours haï mes poils, les performances de plongée de la grande, l’inventivité de tel autre…. On se complétait, ce n’était pas une compétition, pas à cet âge. Je voudrais rappeler qu’il y a chaque année un concours Miss France et que personne ne se formalise du fait qu’une palanquée de filles plus voire nettement plus jolies que la moyenne concourent pour savoir laquelle est la plus belle. Je n’ose imaginer le même procédé avec un test de QI, et pourtant c’est pareil. Nous ne sommes pas un QI, nous AVONS un QI. Nous ne sommes pas une beauté, nous AVONS une beauté. Nous ne sommes pas un don pour la plongée sous-marine, nous AVONS un don. ça , ça passe mieux, parce qu’on aime mieux penser qu’il y a des heures d’efforts derrière, mais quand même, il est excessivement rare de s’orienter vers une activité vers laquelle on n’est pas prédisposé par une capacité au-dessus de la moyenne (à retenir son souffle, à supporter la brûlure de l’eau dans les yeux, à sentir son corps dans l’espace, etc…) Je ne dirai pas qu’au collège les choses ne se sont pas compliquées, parce que c’est une période où on peut se faire harceler parce qu’on porte un bracelet de la mauvaise couleur (true story, récente), mais au lycée les choses se sont à nouveau arrangées. Je n’ai jamais été très « populaire », mais partout où j’ai été, j’ai trouvé des amis. Et jamais je ne me suis sentie ni inférieure ni supérieure intrinsèquement, mais dans UN domaine. Mes bulletins scolaires m’aidaient d’ailleurs à ne pas avoir les chevilles qui enflent. « irrégulière » « devrait participer davantage », « devrait cesser de sélectionner ses activités »…. Je m’en sortais bien mais sans éclat, poussée uniquement par l’affection porté à mon / ma prof, elle-même souvent liée à l’intérêt qu’il ou elle savait donner à son cours. En contrepartie, ma mère me traitait quotidiennement de flemmarde. Les crises pour ne pas faire ma demi-heure quotidienne de piano (que je finissais tout de même toujours par faire) étaient épiques. Bref, surdoués, vous avez de grandes qualités, de grandes facilités, et c’est impressionnant, et c’est super, et il ne faut pas en avoir honte mais en être fier et les mettre en valeur comme les belles personnes mettent leurs atouts corporels en valeur. Nous ne sommes pas parfaits, alors c’est quand même pas pour cacher nos bons aspects, si ? Imaginez vous une personne s’habiller comme un sac pour cacher ses atouts physiques (sauf trauma, lié, par exemple à un viol mais c’est particulier ?) NON ! Pas besoin de se prendre pour Einstein, mais les gens qui minimisent leur intelligence et leurs atouts, particulièrement quand on est « entre nous », ont tendance à m’énerver puissamment ! Vous êtes des bêtes, des génies dans certains domaines ! Vous pouvez être nullissimes en maths mais avoir une intelligence verbale invraisemblable. Pourquoi cette dernière ne pourrait-elle pas être admirée au même titre que n’importe quel atout ? Remarquez les atouts des autres, acceptez les vôtres et portez-les avec simplicité, usez-en pour aider celleux à qui ça peut être utile, c’est ça la complémentarité ! Combien de fois on m’a sollicitée pour corriger ou améliorer un texte parce qu’on sait que c’est un point fort chez moi ? Ce n’est pas une pathologie, c’est un point fort ! Si on commençait à créer des quotients de beauté, et des quotients d’aptitudes dans tous les domaines, vous constateriez à quel point nous sommes finalement banals ! C’est notre hypersensibilité qui nous rend exceptionnels, la preuve, sans elle, la plupart d’entre nous ne seraient même pas détectés comme étant surdoués ! Juste comme des personnes ayant certains points forts, COMME TOUT LE MONDE !! Et si cette hypersensibilité n’était pas invalidante dans notre société actuelle, il est encore plus probable qu’on ne parlerait même pas de nous ! Ma psy (serbe), me disait que dans les pays de l’Est – ex-bloc soviétique – c’était normal d’exprimer ses émotions en hurlant, en trépignant, etc, tout ce que nous on se retient de faire toute la journée et qui nous épuise ! Elle m’a dit que là-bas, les pathologies pour lesquelles les gens venaient consulter étaient profondément différentes. Par exemple, nous, les névroses, on connaît plus vraiment. Là-bas, ils n’ont que ça ! Par contre, tout ce qui est lié aux émotions, c’est « normal » au pays de Dostoïevski ! Donc, non, nous ne sommes pas SI exceptionnels, nous avons une particularité (d’autres sont siamois, nains, hydrocéphales, champions de toutes sortes de disciplines), c’est juste qu’elle pose problème dans certains domaines dans notre société occidentale, mais quoi qu’il en soit, c’est une « anomalie normale » ! Alors inutile d’en parler entre la poire et le fromage parce que peu de gens voient ça comme ça, mais vous au moins, faites vous un cadeau, et voyez-le vraiment tel que c’est ! Une particularité comme il y en a des milliers d’autres, avec laquelle parfois il faut composer, mais qui est aussi, quand même, reconnaissons-le, un sacré atout quand on se sent « extralucide » parce qu’on comprend mieux les sous-textes et qu’on se fait moins leurrer que les autres, quand on apprend plus vite, quand on a des frissons d’extase devant une personne ou une oeuvre d’art, un plaisir que les autres ne pourraient même pas imaginer, et quand on rencontre un des nôtres aussi, parce qu’on est une minorité, et les np qui se rencontrent entre eux ne font pas attention, mais nous, quand on se rencontre, c’est comme rencontrer quelqu’un qui est issu du même petit village français que nous au coeur du Kamtchatka ! On se sent à la maison, on trouve la coïncidence folle ! Et j’en passe…. Surdoués, plaignez-vous parce que oui, il y a de la souffrance dans notre condition, mais surdoués, exultez aussi car il y a de la magie, du bonheur, de l’exception formidable dans notre intensité !!! Voyez ce que vous avez que les autres n’ont pas, profitez-en, clamez-le, et riez ! Les autres favorisés de l’existence ne s’en privent pas, nous ne sommes pas (que) des « pauvres petites filles riches » !! Pardon pour ce long discours moralisateur, mais ça me traîne sur le coeur depuis trop longtemps, voir ces gens geindre, geindre, geindre, toujours, sans jamais penser à la chair de poule que personne d’autre n’a ressentie, aux fulgurances intellectuelles, à notre amusement caché devant des choses dont personne ne voit la cocasserie, etc, ça m’énerve, et ça me déprime (et voilà, je geins moi aussi…. ah on est incorrigibles hein !!)

    En tout cas merci Cécile, je vais certainement acquérir votre premier livre, et j’espère avoir le bonheur de vous revoir un jour même si je suis de région parisienne, et de parler et rigoler avec vous !

  2. Bonsoir,

    cela fait une semaine que je connais mes rayures grâce à un test, 4 heures chez une psychologue spécialiste de la question, après une année de dépression à la suite de la découverte de la précocité de ma fille : ses colères rappelaient les miennes, toujours étouffées dans un milieu familial qui ne supportaient pas la moindre déviance : ouvrir la bouche, c’était faire un caprice.
    Mais avant tout, comment faire pour s’abonner au blog, être prévenue quand un nouvel article apparaît ?
    J’ai dévoré le livre de Cécile Bost, et d’autres, mais maintenant, tout est à remettre d’aplomb, comme si l’axe de la terre allait enfin se remettre droit …

    Merci, Aliénor

    1. Bonsoir Alienor

      Merci de votre témoignage – c’est souvent grâce aux enfants que l’on se découvre surdoué à l’âge adulte…

      Talentdifferent twitte et dispose d’une page Facebook depuis longtemps… mais désormais, grâce à vous depuis ce soir, il existe désormais une icone de flux RSS pour suivre le blog de plus près.

  3. Le pire pour moi reste la peur du regard des autres et le jugement qui en découle.

    J’accompagne plusieurs par an mon mari dans des soirées de gala. Tout va bien jusqu’au moment où préparée et habillée, mon mari ouvre la porte de la chambre d’hôtel pour y aller.

    Et la c’est le drame, je me trouve moche, mal habillée, mal coiffée, mal maquillée… Je suis capable de reverifier 10 fois ma coiffure ou ma robe entre ma chambre et l’ascenseur. Arriver allors jusqu’a la salle de reception devient pour mon mari un jeu de patiente et de message reconfortant.

    Je passe la suite de la soirée accrochée a sa main un pas derrière lui, comme si il était le seul mur pour me cacher des jugements et des regards.

    Je ne vois pas comment oser avancer seule dans cette arene.

    1. Merci de votre témoignage Angelina.
      Drame du perfectionnisme…
      Soupçon de phobie sociale ?
      Difficile d’en sortir seul(e) je pense, mais avec un travail sur soi et en se faisant accompagner on peu arriver à relativiser.

  4. Oser….

    Oser faire les choses…. osez créer quelque chose, voilà bien le dilemme chez moi. Pour moi, créer quelque chose, si ca n’est pas utile aux autres, ca ne sert à rien. C’est dire à quel point une de mes créations, vue uniquement par moi, ne vaut rien. C’est comme si je recherchais à tout prix l’approbation des autres dans mes actes. C’est dire le peu de valeur que je m’accorde. Ca fait mal.

    Alors que l’élan créatif est souvent en moi, il s’évanouit quasiment aussitôt, écrasé par des réflexions du style : ca ne va servir à rien, c’est nul…. etc.

    Mais sans parler de création, meme pour certains actes anodins, ce blocage me pourrit l’existence. Comment faire ? M’obliger à me pousser à faire les choses quand meme ? Quelle vie sans gout, franchement ! J’ai déjà scindé la mienne depuis longtemps en 2 parties bien distinctes : celle dite pratique et objective, ou je fais sans envie, ou je me plie aux obligations, en clivant me pensée, l’excluant de mes automatismes.

    Et l’autre vie, intérieure, intense, celle ou se matérialisent mes reves, ou j’aime me réfugier, et dont j’ai un besoin vital pour fonctionner. Bien le style du surdoué ca, capable de compartimenter son existence pour mieux survivre, mieux se compliquer la vie aussi. Ne croyez pas que ca me déprime à ce point là, mais je me dis que c’est du gachis tout ca.

    Briser ce blocage, cette barrière, libérer cette force en moi qui n’est retenue que par….. je ne sais pas quoi, je n’arrive pas à le définir. Ca fait depuis mes très jeunes années que c’est comme ca.

    Pourtant, de l’extérieur, tout le monde me dit que je sais faire énormément de choses (professionnellement), mais bizarement, je n’arrive pas à quantifier tout ca. Il faudrait que je travaille 10 fois plus que les autres, pour commencer à penser que je sers un peu à quelque chose.

    Je nais pas ce qui à bien pu se passer pour que j’arrive à en faire des tonnes pour les autres, et que je ne sois meme pas capable de créer la plus petite chose rien que pour moi, rien que pour le plaisir de le faire.

    Cricri

  5. La journée de la femme, c’est bien, mais qu’en est-il les 364 autres jours de l’année ? On l’oublie ?

    Sinon, la vidéo postée pour illustrer les propos est très bien choisie. 🙂

    Je trouve que l’on passe bien trop de temps à être ce que les autres attendent de nous, et veulent ce que l’on ce qu’ils désirent. Osons être ce que nous sommes réellement. Se détacher du regard des autres est bénéfique dans bien des situations. Cela me rappelle une petite citation de Daniel Tammet, mais je ne sais pas si elle a sa place dans ce commentaire, :
    « L’important, ce n’est pas de vivre comme les autres, mais parmi les autres. »

      1. Bonjour Cécile,

        Quand je m’oublie, la notion de temps ou en tout cas son cours n’a plus lieu. Dans l’épreuve, je suis à l’écoute de ce qui dépasse mon petit égo, mon « quand à moi », c’est à dire le Bon, le Bien, le Juste et en général la réponse survient presque instantanément… Je n’ai alors plus de trac, de peur car je n’ai à suivre que ce qui a à faire. Je vois l’oeuvre en filigramme et je n’ai plus qu’à noircir les traits.
        Une fois dans l’action, je ne parle pas en mon nom mais au nom de ce qui doit être fait, de ce qui me dépasse moi et l’autre… Cela marche pour tout, au travail pour convaincre, dans la rue pour vaincre.

        1. Ah, ben ce serait ce que j’appelle suivre mon intuition ? Il est parfois difficile de distinguer l’intuition des peurs et des désirs. Quand j’y arrive, je n’ai en effet plus peur de rien, les choses adviennent et tout est bien, c’en est alors surprenant de facilité 🙂
          Ça demande beaucoup d’humilité en fait, et accentue mon questionnement sur notre libre-arbitre. Décidons-nous ou sommes-nous décidés par qqchose de plus vaste que nous, dont nous ne serions, peut-être, qu’un élément parmi tant d’autres ? Faisons-nous des choix ou sommes-nous poussés vers des choix possibles ?

          (je ne peux rien dire sur la vidéo, mon ordi est en panne et ce vieux clou ne me permet pas des prouesses comme regarder une vidéo, déjà bien contente de pouvoir patauger sur le net)

  6. merci….

    la peur n’exclut pas le danger en effet…Mais cette peur me paralyse. Je suis en pleine inhibition à cause de ce putain de sentiment de culpabilité qui me bouffe le ventre, alors je procrastine dans des proportions effrayantes. En m’occupant de mon père qui m’a légué ce truc là et qui est en pleine dépression suicidaire, je me suis rendu compte à quel point, ne pas avoir été reconnu enfant dans cette différence explique ma tendance à l’auto-sabotage. Comment être heureux si on n’aide pas les autres est un piège, il faut savoir penser à soi. Car en apprenant sur le tard, mon surdon, j’ai eu la bêtise de vouloir aider les autres (consciemment ce coup là) et je me suis retrouvé finalement face à l’incompréhension. Ils n’en veulent pas et là, je me suis interdit à moi même de l’être, comme mes parents me l’avaient interdit, c’est surprenant de voir cet auto blocage. Sentiment de culpabilité qui m’entrave mais là c’est moi le responsable.

    Se sortir de cette peur d’être différent et donc seul, s’accepter soi n’est pas si facile, je sais qu’il y a dans cette prose triste, de la complainte que l’on pourrait qualifier de gratuite. Mais, comment tu fais pour savoir si t’es un mec bien quand tu n’as pas de miroirs ? Et combien sommes nous ici à avoir souffert du « mais fais comme les autres, tu fais exprès », « un peu d’effort et ca ira », « toi qui te crois si intelligent… »

    Alors, encore merci pour le clip de osez, ça fait espérer, ça fait du bien.

    1. Charité bien ordonnée commence par soi-même – un dicton assez bien battu en brèche par une certaine conscience judéo-chrétienne…
      Et puis comment penser à soi quand on n’est même pas sûr d’avoir sa place ici bas.. compliqué par : et si j’échouais dans ce que je vais entreprendre on va bien se ficher de moi…
      La peur, la peur, la peur… toutes ces idées qui tournent, des projections, des chimères…

  7. Ce n’est pas «la journée de LA femme» (laquelle?) mais la journée «DES femmes» (ou des droits des femmes). La femme est un archétype, les femmes sont des personnes.

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