17 thoughts on “(Français) Phobies

  1. Cécile,
    Quand tu dis “L’agoraphobie fait partie du quotidien d’un certain nombre d’entre nous”, tu parles bien d’agoraphobie ou d’ochlophobie?
    Le terme agoraphobie est souvent utilisé à la place d’ochlophobie.
    Perso, c’est d’ochlophobie dont je souffre!
    D’ailleurs, maintenant que l’on en parle, je me suis souvent demandé si cela ne provenait pas du fait que je ne supporte plus les autres. Car c’est quelque chose qui est apparu progressivement au fur et à mesure que je me suis mis à ne plus supporter qui que ce soit!

    1. Merci Eddie : j’ai découvert l’oclophobie !
      Maintenant, j’ai un doute…. je déteste la foule, à cause du bruit, de la fatigue que ça génère…. mais je ne peux pas dire que j’en ai peur.
      Alors je crois que je suis avant tout agoraphobe.
      Mais je peux parfaitement concevoir qu’on soit oclophobe : à mon sens, c’est “la taille au dessus” par rapport à agoraphobe…

      1. Moi aussi j’ai appris un mot! Une foule c’est oppressant par définition! Tous ces gens qui peuvent en un clin d’oeil perdre leur libre arbitre, la charge émotionnelle qui est détenue par cette masse de gens, l’énergie monumentale et pas canalisée…la colère…binz, c’est bien pour ça que je ne me résous jamais à participer à une manifestation, même si j’en ai souvent envie tiens!

      2. Je ne sais pas si c’est la taille au dessus mais en effet il y a une petite nuance.
        Je déteste la promiscuité avec les autres, ceux dont je n’ai pas envie rencontrer.
        C’est peut être fort ce que je vais dire, mais les autres me débectent!
        Je ne conçois même pas l’idée d’aller m’affaler sur une plage au milieu de tous ces moutons tout huileux ! Beurk !!!
        Selon l’état psychologique dans lequel je suis, cela peut monter très vite.
        D’un seul coup je me sens oppressé, j’ai des sueurs et cela peu aller jusqu’au malaise si je ne sort pas très vite de la foule. Une fois j’ai fait un malaise dans un magasin lors des soldes… Quel idiot faut dire !!! J’y étais pour faire plaisir et paf, dans le coltar pour ne pas avoir pu sortir assez rapidement du magasin !

        Comme Lechalote, j’évite tant que possible toute forme de rassemblement. Cela m’est arrivé d’aller manifester car le sujet me tenait à cœur, mais là je restais derrière et suffisamment loin pour ne pas me sentir oppressé !

        1. Anecdote récente : j’avais décidé d’aller à une expo de peinture sur Paris, avec un groupe, pour changer d’air, apprendre des choses, ce genre de truc. L’endroit, extrêmement mal configuré et bruyant était noir de monde, et j’ai eu la sensation de me faire piétiner du début à la fin. J’ai réussi bravement à tenir 1/4 d’heure, et j’ai fini par sortir en courant avec des palpitations, à la limite de la panique, et tant pis pour ce que les autres pouvaient penser de moi. Voilà voilà pour les expos.

  2. super, en allant voir le lien de Christophe André j’ai perdu mon commentaire en cours de rédaction, chienne de vie 🙁

    Je disais…

    Une belle balade ? Oui, à condition d’avoir un environnement pas trop massacré, ce qui se fait rare de nos jours, même à la campagne. Une des raisons pour lesquelles je sors de moins en moins, c’est que ça me déprime de plus en plus : tant de violence, de haine envers la nature ! Que ce soit en ville ou à la campagne, ce ne sont qu’arbres arrachés ou lamentablement mutilés, développement de lotissements, centres commerciaux… Ce massacre, cette artificialisation de l’environnement m’est insupportable.

    Méditation de pleine conscience ? Mindfullness ? Kézako ? Serais-je de ces Jourdain qui font qqchose sans le savoir ? Un rapide coup d’oeil sur le site de Ch. André n’a pas suffit à répondre à ma question, je vais donc creuser, merci Cécile pour cette nouvelle piste. Il est vrai qu’en ce moment, je me réveille toute “ensuquée” et que je ne parviens plus à cogiter tranquillement comme d’habitude avant de me lever car je m’assoupis, serait-ce ce manque de ressourcement qui me rend si hargneuse ? Intéressant…

    Sinon, euh… moi je ne fais ni relaxation ni exercices de respiration, ça m’énerve ! Jardiner, observer les petites bêtes, il n’y a que ça qui me fasse vraiment du bien et m’apaise.

  3. Merci de faire connaitre l’existence de ce site qui explique de façon claire l’agoraphobie, la dépression etc…
    Mais en ayant un peu parcouru le site, une question me vient à l’esprit.
    Est-ce que l’on trouve dans la population de hp, plus de personnes concernées par tout ce dont le site parle, que dans une population normale ?

    1. Merci de cette question Svad !
      Je n’ai en effet pas vraiment encore complètement abordé cette thématique dans mes précédents billets, même si en tapant le mot dépression dans le moteur de recherche de Talentdifferent on aboutit à un certain nombre de billets qui y font référence.

      Première réponse avant quelque chose de plus structuré. Ces quelques lignes issues des notes sur lesquelles j’ai construit mon livre :
      Cité au colloque d’Eurotalent en 94 et repris au colloque de l’ANPEIP NORD en octobre 98 : « les adultes, anciens enfants surdoués, accusent un taux de mortalité plus élevé, des tendances dépressives plus importantes, plus de troubles du sommeil, plus de risques d’usage de drogues et d’alcool, de suicide et de passages à l’acte délinquants, le risque étant statistiquement deux à trois fois supérieur à la moyenne de la population globale. »

      .. A venir, donc, un billet avec les sources que j’ai identifiées sur le sujet.
      .. Si dans l’intervalle l’un ou l’autre des lecteurs veut apporter sa pierre à l’édifice, je lui en serai très reconnaissante !

      1. les adultes, anciens enfants surdoués, accusent un taux de mortalité plus élevé […]
        ça veut dire quoi ? qu’il y a + d’immortels chez les np que chez les hp ?
        on lit cette formulation un peu partout maintenant et je n’ai pas encore compris si c’est moi qui suis bouchée, simplement hp ou juste plus logique que ceux qui écrivent ça ?
        sincèrement merci d’avance à qui peut m’éclairer 🙂

        1. Oui, effectivement.. lu comme ça…
          On note une plus forte propension à se suicider chez les surdoués.
          Il faut que je retrouve dans toutes mes notes les études que j’avais trouvées sur le sujet.
          L’objet d’un billet à venir.

          1. Cécile, je chipote, tu ne fais que reprendre une phrase écrite comme ça et tu n’es pour rien dans sa formulation.

            Mais je tilte parce que ce n’est pas la première fois récemment que je lis que tel ou tel type de personnes a “un plus grand risque de mourir” ce qui est stupide, bien sûr, dit comme ça. Ok s’il s’agit de “mourir plus jeune”, ou de “mourir de telle maladie” plus que de telle autre, ou de suicide comme tu le mentionnes.

            Mais de toute façon, jeune ou vieux, hp ou np, homme ou femme, malade ou en bonne santé, nous mourons tous, qu’on se fasse du mouron ou pas 🙂

  4. Le lien n’est pas actif, volontairement ?

    Bon, confirmation par les tests, chuis agoraphobe et phobique sociale 🙁
    Je ne sais pas pourquoi, je n’avais pas forcément fait le lien avec les crises de panique. Effectivement, j’en ai moins… depuis que je ne sors quasiment plus de chez moi… à condition de rencontrer quand même au moins une personne par jour 😀

    Je ne sais pas si je dois me réjouir de découvrir que le psychisme n’est pas seul en cause ? Cela expliquerait que mes psychothérapies successives n’ont jamais limité ces crises ?

    De plus en plus, et particulièrement en lisant ce site, je me demande si mon grand-père, défini comme cardiaque, n’était pas surtout qqun de très émotif sujet à des crises de panique qui sont restées incomprises comme telles… Et cela fait des années que la possibilité d’être “cardiaque” comme lui me terrifiait… jusqu’à ce que récemment, une jeune toubib me rassure non pas tant sur mon cas, mais sur le sien à lui. Il en faut peu, parfois…

    plus la victime sent qu’elle maîtrise la situation, moins elle se sentira bloquée et angoissée” je confirme : j’ai bien amélioré ma situation vis à vis des crises de panique en apprenant à les reconnaître (alors que mes symptômes tendent à changer au fil des années, ce qui, selon moi, confirme une part psychologique) et à me rassurer moi-même : “tout va bien, reste calme, tout va bien” suffit souvent. Et, surtout, ne pas tomber dans la spirale infernale de paniquer de la panique ! Savoir reconnaître la crise de panique me semble primordial, cela m’a pris des années ! mais c’est ce qui me permet maintenant d’attendre simplement que ça passe : il m’est même arrivé récemment de m’endormir en pleine crise de panique nocturne, inimaginable autrefois !

    Certaines des explications données me correspondent bien, c’est rassurant mais… beaucoup d’inconnues encore 🙁

    1. Bonsoir tournevis
      Tout d’abord, bienvenue au club.Pour ma part, après mes premières attaques de panique, j’ai assez rapidement compris que c’était plutôt psychosomatique et pas cardiaque ni digestif comme cela se manifestait; je suis d’accord d’ailleurs avec le fait que les symptômes changent et qu’on finit par flairer assez rapidement la supercherie de notre inconscient; pareil pour le fait que les psychothérapies ont du mal à aider….mais au risque de vous décevoir, après plusieurs mois de TCC sans aucune amélioration, j’ai fini par retourner faire causette, j’ai quand même l’impression que ça marche un peu mieux, en tout cas cela me correspond mieux.

      Moi non plus je ne sors que très peu et dans un périmètre pas trop vaste…heureusement avec internet on peut gérer de plus en plus de choses. Ce qui marche pas mal chez moi ce sont les exercices de respiration , la relaxation ….
      Ce qui me semble un peu léger dans ces approches thérapeutiques ,comment dire, “à obligation de réussite” c’est qu’on est censé prendre son inconscient pour un gamin à éduquer en le leurrant et je n’aime pas le leurre et je ne suis pas sûre que le fait de faire “disparaître” un symptôme ne soit pas tout simplement un “déplacement” de symptôme (je n’avais plus de tachycardie mais j’avais des oedèmes qui apparaissaient sur le visage ). C’est pas aussi simple que cela a l’air d’être décrit .
      Par ailleurs, je suis tout à fait contre toute médication , (les kg de benzos et autre anti-dépresseurs que j’ai avalés m’ont bien bousillé la mémoire, alors plus question pour moi d’ y adhérer), sur le site ils ont l’air de trouver que c’est un moyen jouable, et en bas des pages il y a le nom d’un labo pharmaceutique ….ceci dit, ils ont le mérite d’exister et de vouloir aider en dédramatisant le problème, en mettant en relation les uns avec d’autres, etc …ce qui est tout à leur honneur et tout positif. Bien bonne journée à vous tous

      1. bonjour Pelure,

        Je suis assez d’accord avec vous sur les TCC, que je n’ai jamais pratiqué (sauf en inventant moi-même ce qui semble être efficace pour moi), mais intuitivement je ne serais pas étonnée que ça ne fasse que déplacer le symptôme comme vous le dites, puisque quand j’ai enfin compris que mes symptômes habituels n’étaient “que” des crises de panique, ils ont aussitôt changé ! J’ai aussi vécu ce genre de transfert avec de l’eczéma qui, soigné sans aucune réflexion sur sa raison d’être, a disparu en me laissant à la place une allergie au pollen bien embêtante (et rien n’empêche, certaines années, le cumul eczéma + allergie au pollen… merci la médecine !)
        Le psychisme est particulièrement retors ou plutôt très entêté et imaginatif. Quand il a qqchose à exprimer, il ne va pas lâcher le morceau comme ça. Et si nous le remerciions pour cette belle obstination ?

        Personnellement, il m’a fallu des décennies pour enfin cesser de paniquer de chacune de mes crises de panique, je dois être particulièrement sous-douée (ou, surtout, avoir une grosse masse d’angoisses à surmonter dans la plus grande solitude).

        En fait, ce qui semble m’avoir fait le plus de bien est d’avoir compris le problème de fond : mes crises me semblent être l’expression d’émotions refoulées. Dès lors que je ne me focalise plus sur le mal-être physique mais sur la recherche de l’émotion probablement refoulée, comme par hasard je découvre en effet une émotion cachée, et comme par hasard la panique, l’angoisse et même l’anxiété, fondent comme neige au soleil et je peux travailler sur l’émotion en question, l’événement qui y est lié etc. Ceci est tout récent pour moi ! (et j’ai 50 ans…)

        Peut-être que les psychothérapies m’ont fait du bien, qui sait où je serais sans cela ? Mais ce qui est sûr, c’est qu’aucun psy ne m’a jamais appris ce que j’explique ci-dessus (lien entre angoisse et émotions refoulées), et que j’ai appris à ne pas me laisser submerger par ces crises que très récemment et seule, après bien des aléas (genre appeler les pompiers à deux heures du mat’…)

        Pour les médoc, je suis tout à fait d’accord avec Pelure aussi, et pour la même raison. La seule fois où j’ai pris qqchose pour calmer mes angoisses, je suis devenue un zombie pendant la durée du traitement, que j’ai arrêté brusquement après avoir failli me faire écraser par une voiture que j’avais pourtant vue arriver : mon cerveau ne savait plus faire le lien entre voiture qui arrive et danger de traverser à ce moment-là…

        Étonnée moi aussi par la pub en bas de certaines pages du site, que j’ai quand même recommandé à de nombreuses personnes pour l’intérêt indéniable de ces articles.

        Enfin, dernier bémol, l’auteur conseille d’en parler à son médecin quand on se découvre phobique, alors là, HA HA HA ! (grand rire ironique et amer)
        Déjà les psy ne sont pas compétents là-dessus, alors le toubib du coin… 🙁

        1. Bonjour pelure et tournevis

          Méditation, relaxation, exercices de respiration… vous évoquez (et pratiquez intuitivement) une thérapie dont l’intérêt est grandissant dans le monde médical : le “mindfulness” : la méditation de pleine conscience… une thérapie en plein développement qui hélas, permet aussi (bien sûr), la mise en marché de nombreux stages destinés d’abord et avant tout à faire vivre leur organisateur et ensuite, le cas échéant, à vous faire du bien… et qui risquent de décrédibiliser une technique dont, pourtant, pelure et tournevis, vous montrez tout l’intérêt.

          Christophe André est actuellement en France l’un des chantres de la méditation de pleine conscience.
          Ci-joint l’adresse de son site : http://psychoactif.blogspot.fr/

          Cela dit, une belle balade à pied en vous imprégnant de tous vos sens (ouie, odorat, toucher, vue.. et pourquoi pas goût !), je pense que c’est une belle approche de la relaxation et de la pleine conscience… Et en plus ça fait respirer, et ça relaxe.
          Vive le printemps et le retour de jours plus ensoleillés qui encouragent à se faire du bien….

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