I.Q. or not I.Q. ? Identifying giftedness (11 / 12 )- From talent to giftedness : actualization of the self

6 thoughts on “I.Q. or not I.Q. ? Identifying giftedness (11 / 12 )- From talent to giftedness : actualization of the self

  1. Merci Cécile pour ces commentaires flatteurs. Pour moi c’est une première, je me suis toujours débrouillé pour faire disparaître mes écrits avant qu’ils ne puisse être lus. C’était un vol d’essai pour mes béquilles électroniques censées compenser les déficiences DYS.

    Depuis mon dernier message, j’ai eu un débrief exhaustif de la part de ma psy concernant les résultats du test WAIS et NEO-PI. Depuis une semaine c’est une tempête dans le bocal de Bubulle. Puisque très souvent il y a une comparaison entre la douance et les voitures F1, je me permettrai de vous donner mon ressenti vu d’un pilote moto amateur.
    Le résultat final d’un test WAIS est le QIT. Ce brave indicateur n’est qu’une moyenne globale d’un ensemble de performances. J’aurais pu utiliser un indicateur similaire pour calculer ma vitesse moyenne lors d’une balade en moto, vitesse moyenne autoroutière, temps de pause, temps pour faire le plein, et plein d’autres choses encore. Mais sur un circuit, connaître la vitesse moyenne au tour d’une moto, cela n’a aucune utilité. Par contre, ce test mesure des informations suffisamment fines pour être analysées une à une. Le chrono sur un tour ou QIT est composé des distances de freinage, vitesse en passages de courbes, de la capacité d’accélération, de la vitesse max pondérés par la confiance du pilote et sa capacité à utiliser tout ceci.
    Alors partons pour un tour de circuit de mon WAIS. Je dirais que c’est un classique pour les lecteurs du blog, ICV se rapproche du plafond et IRP est un peu à la traîne. Quelle déception pour moi qui passa tant de temps à résoudre les énigmes et les casse-tête des magazines Jeux & Stratégies achetées d’occasion chez un bouquiniste. Enfin ! Par compte me taper la tête, non pas contre les murs pour une fois, mais contre le plafond pour des questions de vocabulaire, c’est une histoire drôle. Je ne lis pratiquement jamais, sauf nécessité (merci Cécile pour tes deux ouvrages), et j’ai un lourd passif de non-sens et contre-sens à mon actif. Très clairement, les concepteurs de WAIS n’étaient pas mes profs de français. Je reste quand même vexé par de si piètres résultats en IRP. Enfin, bis ! Ma psy, très bienveillante, me rappelle avec une certaine insistance que le score IRP est déjà très bon.

    Lors de mes quelques lectures concernant l’hétérogénéité des profils, je me suis arrêté sur la différence entre les indices ICV, IRP, IMT & IVT. Or il s’avère que je suis hétérogène dans les notes au point que IMT & IVT sont non significatifs. La mémorisation d’une série de chiffres est impossible mais en calcul mental, les deux neurones Tic & Tac pédalent sous au EPO. Concernant, l’IVT, même sanction, les symboles : c’est nul, les codes : j’ai claqué une partie (pour les moins de XX ans ou si vous avez été toujours sérieux, veuillez taper ‘Flipper’ dans Wikipedia). Pour expliquer l’incohérence de cet indicateur IVT, j’ai ma théorie. Au premier exercice, on se méfie, on stresse sur l’apparente simplicité, on vérifie, on cherche le piège. Pour le second,……., fait chier, je gratte et je mémorise que dalle. Comme quoi la conscience ne paie pas. Education de naze….. (Pour info j’ai repris mes notes std WAIS sur le graphique de M. Morrin (Wa4 Notes Profils extrêmes et moyens)

    Maintenant que j’ai fait mon tour d’essai sous télémesure, passons au débrief. Ma psy ou chef mécanicienne m’explique que tout va bien pour faire péter le chrono. Il n’y a qu’un léger souci sur la mémoire immédiate. Par contre la télémesure du pilote n’est pas très bonne et que cela entache très fortement le chrono réel. Celui-ci doute, se pose des questions inutiles, rumine des questions qui le stressent.
    Que se passe-t-il dans la tête du pilote ?
    Je ne suis qu’un amateur, j’ai toujours fait la mécanique de mes motos. À 270 km/h dans la ligne droite, la tête secouée par les flux d’air, une question surgit « ai-je bien remonté mes freins. ? » Celle-ci aura pour conséquence d’anticiper le freinage pour prendre l’épingle serrée. La sanction ?tout le monde vous double. Et alors ?
    J’ai toujours participé à des courses avec des motos atypiques, ancienne, sous motorisé, pénible…. mais à la fin du week-end de course il y a toujours eu cette courbe de Gauss. Les heureux, ceux qui sont là pour être là et les malheureux. Cette courbe n’est pas reliée, ou corrélée devrais-je dire, au podium, au classement.
    Je ne me souviens absolument pas de mes classements, j’ai pourtant quelques coupes, mais j’ai des souvenirs inoubliables de ces week-ends. En particulier, cette reconnaissance de l’ensemble du paddock d’avoir apporté un frigo pour stocker des bières en pleine canicule. Quelle performance du pilote ou de la moto aurait pu graver un tel souvenir !
    Alors pour passer un bon week-end il faut connaître sa moto, se faire confiance et se fixer une cible correspondant son utilité, son intérêt et à son éthique. Si tel est le cas alors vous passerez un moment…. sur un circuit.

    Aujourd’hui, je roule tous les jours avec mon ancienne machine de course déguisée pour la ville. Elle est inadaptée. Elle est trop puissante, trop raide, trop précise, trop rapide, trop exigeante, trop fragile…. je m’en débarrasse. RSV 1000 A vendre !

    PS : Savez vous à combien pouvons nous revendre les points de QI sur Ebay ou le Bon Coin ? Cela m’arrangerait.

    1. L’image qui me reste c’est un poisson à moto, sanglé dans son scaphandre et qui veille à bien mordre dans son détendeur pour équilibrer l’eau qui vient des bouteilles dans ses poumons.
      Merci à la psy bienveillante qui sait débriefer et s’efforce de rassurer.

  2. Bubulle, poisson clown, avoir le don du talent…

    Je nage depuis 50 ans autour de mon récif avec plus ou moins de bonheur. Mais depuis quelles qu’années je peine à pousser les barreaux de la cage qui m’entoure. Pourtant, l’histoire avait bien commencé.

    Né sur un récit fortement peuplé, j’ai grandi dans une joie certaine faite de rire, d’insouciance et de jeux sur les parkings. L’école n’était que récréation et les adultes sources d’inspiration. Les quelques contraintes étaient évitées par le truchement de clowneries amenant les fous rires. Cependant dans ce monde idéal je percevais quelques failles chez mes aînés. Pourquoi les grands yeux bleus de Papy sont-ils aussi délavés ? Est-ce que mamie est un dragon ? Ou bien est-ce le chemin de Craonne ? Tu n’as pas eu de chance avec les Dames.

    Je grandis, je change d’école, je change de rythme, je change de vie. La confrontation avec les adultes Sachant tourne au conflit larvé. À leurs réflexions désagréables je réponds par des provocations inutiles. Je délaisse mon humour qui ne fait plus rire personne au profit d’une apparence moins avenante. Je restreins mon cercle d’amis à peau de chagrin et me consacre pleinement à mes centres d’intérêt. Je baisse la tête, je courbe l’échine et je charge ma besace éducative des félicitations du jury pour mon expertise en paresse, étourderie, limite du raisonnement et quelques autres matières secondaires. C’est avec ce dossier exemplaire que je parviens néanmoins à passer vers l’étape suivante, la dernière ligne droite des études inférieures. La dernière étape avant que je puisse prendre mon envol.

    L’espoir fut de courte durée, mes ailes furent brisées avant même que je ne puisse les déployer. Une insignifiante myopie aux dires du médecin. Insignifiante ? Comment peut-il utiliser ce mot au vu de la conséquence ? Je pardonne, il ne sait pas.
    La tempête se lève sur le récif, la vie se rappelle à nous. Je me fais ballotter dans la tourmente, pris par les vagues qui semblent déferler sans cesse. Je tente tant bien que mal d’éviter les obstacles se dressant sur la trajectoire. Quelques adultes bienveillants me donnent des coups de nageoires nécessaires à franchir la dernière étape. Pour terminer en beauté le chapitre, je fournis l’effort pour décrocher un Bac mention ‘Pied de nez’ sous le regard médusé ou amusé de mes professeurs. C’est un adieu du fond de la classe près du radiateur car maintenant il va falloir survivre.
    Pragmatique, le numérique est source de revenus pour un effort tout à fait modéré. Je prends mon petit baluchon pour expédier manu militari des études supérieures courtes qui devront être rentables extrêmement rapidement.

    La tempête s’est calmée, je peux enfin souffler et optimiser mon talent. Les machines sont faciles à comprendre mais c’est une autre paire de manches que de vulgariser les problèmes et leurs solutions à des profanes. Si je pêche toujours par mes écrits je vais donc développer mes talents d’orateur. Partant de loin, je sors de ma zone de confort technologique pour la formation d’utilisateurs à des technologies de pointe. Je me découvre un véritable talent pour l’écoute, le mimétisme et la persuasion. La combinaison de ceux-ci et de mon insatiable appétit des technologies de l’information va me propulser durant une quinzaine d’années au titre d’expert dans mon domaine. À moi la barrière de corail multicolore, les eaux chaudes et limpides et à ce sentiment d’exister enfin.

    Mais le monde change, le travail devient procédurale, standardisé, globalisé. J’aime le changement mais je bloque sur les process hypocrites et les mails politiques. Je m’épuise, je m’épuise.
    Je traverse de plus en plus de doux courants de malt et de phéromones, prétend de moins en moins d’attention aux alentours. Au hasard des rencontres, je touche quelques bonnes âmes qui me conseillent de me faire aider, sans autres formes de procès. Je pose mon verre, boutonne ma chemise et commence à réfléchir. Le choix sera rapide. J’oublie mon Doc et ses pilules du bonheur. La voie est bien trop hasardeuse pour que je pose mon pied dessus. Il me reste donc la solution de confier mes deux neurones à un psy. Psy ? De quoi s’agit-il ? Spécialiste d’une science aussi molle qu’une motte de beurre un jour de canicule. J’espère pouvoir en trouver un qui connaît l’existence du réfrigérateur. J’ouvre mon dictionnaire à la lettre P.
    P….P….Patient, c’est moi, je suis sur le chemin
    P…P…. Polychrome : c’est vrai, j’en vois de toutes les couleurs
    P…P…P: PSI, ça approche, je suis sous pression
    Alors je cite dans l’ordre les praticiens dont le radical est psy : psychanalyste, psychiatre, psycholinguiste, psychologue, psychométricien, psychomotricien, psychopathe, psychosociologue, psychotechniciens, psychothérapeute, psychotrope (N’y allez pas, c’est un incompétent notoire), sans oublier ceux que je n’ai pas vu.
    Avec une once de jugeote, il me reste donc les psychanalyste, les psychiatres, les psychologues et les psychothérapeutes. Il m’a fallu beaucoup de temps et de lecture pour comprendre les subtiles différences entre ces titres, leurs domaines de compétences, leur chapelle, leur religion…

    Pragmatique, je jette mon dévolu sur la recherche d’un ou d’une psychologue TCC. Cela semble s’orienter vers une thérapie simple, rapide et efficace. Bingo ! Je trouve une psychologue TCC à proximité de mon domicile et disponible pour un premier rendez-vous dans un délai raisonnable. Je vous fais grâce du détail, passons à la conclusion. Je suis donc un procrastinateur à la limite d’un burnout ou d’un boreout. Ceci je le savais déjà mais ce qui est intéressant durant le suivi, ce sont les mécanismes d’identification des points de blocage, de montée de stress et les stratégies à mettre en place. Nous avons donc fait le tour de la question en quelques séances seulement. Elle me notifie simplement qu’elle reste disponible en cas de besoin et me rappelle d’être bienveillant vis-à-vis de moi-même. A la vôtre !

    Intelude : Un message venu d’ailleurs
    Le temps passe et sur ces entrefaites je reçois, d’une ancienne amie ayant beaucoup de compassion pour moi, un mail avec ces quelques mots : Regardes la vidéo jusqu’au bout STP. ‘Monique de Kermadec : L’adulte surdoué : bien vivre sa douance.’
    Très bonne vidéo, les mots sont justes, le ton retient un auditoire et je pourrais même m’y reconnaître. Comme disait Coluche, « L’intelligence, on croit toujours en avoir assez, vu que c’est avec ça qu’on juge ». Je travaille au quotidien avec des gens brillants et j’ai ma petite idée sur ce que l’on pourrait appeler Douance. Bref, le geste m’a profondément touché et la vidéo m’a rassuré comme un horoscope plein de belles promesses.

    Interlude bis :Parfois la vie réserve de belles surprises
    Lors d’une sortie sportive avec mes enfants, je rencontre une jeune femme avec qui je sympathise rapidement. Nous ne retrouvons de temps en temps lors de sorties avec ou sans enfants respectifs et nous discutons de nombreux sujets. Les discussions sont très ouvertes et pour une fois je n’ai pas fournir d’efforts pour maintenir les conversations. Puis un beau jour elle me pose une question qui lui semble anodine : As-tu pensé à emmener tes enfants chez un Psy ? A quoi je réponds que c’est en discussion avec les enfants. En effet, ma fille affiche un visage Pokerface qui me terrifie souvent et mon fils a hérité malencontreusement de quelques défauts paternels : procrastination, sensibilité exacerbée et une certaine paresse à l’effort. Mon amie me répond qu’au-delà de tout cela mes enfants semblent bien différents, surdoué, HPI, gifted ou plein d’autres maux. Elle m’explique que ces petits diables ont tous les deux été contrôlés à plus de 145. Bel excès de vitesse !
    Elle conclut sur une petite remarque assassine : Parles en à ta psy ! Enfin, je veux dire pour toi.

    Fin de l’interlude.

    Je procrastine un peu moins mais le stress quotidien ne cesse d’augmenter au point de griller les batteries principales. Je passe en mode secours. Malgré tous mes efforts, je ne parviens pas à me sortir du marasme professionnel. Je rappelle donc ma psy enfin de prendre un peu de recul sur tout cela et avoir quelques trucs et astuces pour me tenir à flot.

    Ce serait trop bête de se noyer dans un vulgaire verre d’eau alors que je suis poisson clown. Je suis tellement fatigué que je ne supporte plus d’enfiler mon costume gris pour discuter avec les requins, de me déguiser en pirate pour les sirènes et de me maquiller couleur argent pour nager avec les sardines. J’ai l’impression d’être un céphalopode mimétique cocaïné, balayé en permanence par le faisceau d’un projecteur psychédélique. Je veux juste souffler.

    Il est dit que le talent passe par la chance, j’ai toujours eu beaucoup de chance. Je sors la tête haute de ma poissonnerie, gloups, par la porte Dorée, je trouve mon épanouissement dans les bras d’une anémone singulière et je vais enfin connaître les maux de mes mots. Puisque nous pouvons pas parler de diagnostic, il semble qu’il y ait une forte probabilité de haut potentiel saupoudré de Dys divers et variés.

    Pour haut potentiel, je m’en moque. Je suis juste malin et les deux neurones pédalent pas trop mal. Et alors….
    Par contre c’est quoi Dys ? Une séance avec le doc, beaucoup de littératures…. C’est une purge, je n’aime pas les sciences de la vie. C’est rempli plein de mots imprononçables, de statistiques et j’en passe. Nous mettons en place les béquilles électroniques de première urgence mais plus important, je place mes enfants directement chez l’orthophoniste. Ouf, ils seront sauvés. Pour moi , nous verrons plus tard ce qui peut être fait.

    Je profite de mon congé avec au programme du repos, du repos,encore du repos et en finir avec ces filtres qui m’étouffent. Comme dit le poète ‘j’arracherai mon masque mon masque et ma stupide armure, mes scarifications du guerrier de l’absurde’. Je retrouve le goût simple des relations sociales, des discussion parfois inutiles et des soirées à refaire le monde. J’ai retrouvé e, moi le poisson clown jovial et parfois ‘chiant’ dans les discussions. Ce n’est pas grave mes amis savent aussi m’apprécier comme cela. Malgré tout cela je ne parviens pas à contrôler les douleurs au ventre dès qu’il s’agit de remettre le pied à l’étrier pour ma carrière. Alors comme un vulgaire rat de laboratoire, je devrais donc passer sous les fourches caudines de WAIS. Je joue le jeu, je ne prends aucun renseignement, mon résultat sera brut de fonderie. Et la machine est lancée avec pour commencer un test sur la figure de Rey suivi du WAIS. Les codes et les symboles me brûlent les yeux, le vocabulaire me fait bégayer, les tests d’empan me brûlent la cervelle et certaines approximations physiques m’irritent. Nous débriefons à chaud de l’exercice. Je dirais comme l’école : ‘Peut mieux faire’. Elle, elle me fauche par quelques questions très orientées et conclue par un : ‘TDA potentiel, je vais vous demander de remplir un questionnaire. Cela facilitera l’analyse des résultat.’

    Maintenant, je ne sais plus si je la trouve géniale ou si elle commence à m’agacer à me trouver des … trucs. J’arrive chez elle avec un simple difficulté à écrire un mail de quelques lignes et à mettre sous forme linéaire mes pensées et je repars avec un collier d’acronyme HP/Dys/TDA autour du cou. J’ai la tête en effervescence et du temps à me consacrer. Je vais prendre mon temps, je navigue entre les points de connaissances du net du plus érudit au moins net. Armé de ces connaissances, il ne me reste maintenant plus qu’à attendre le résultat de l’analyse et la mise en place des moyens nécessaires à l’écriture de ces fichus mails.

    Depuis près de 50 ans maintenant, je pousse ma cage avec optimisme et ferveur. Celle-ci a parfois flirté avec des bas-fonds, tantôt côtoyé les coraux luxuriants mais aujourd’hui elle me peine, me semble plus lourde et plus petite. Cependant à la lumière des dernières années et des réflexions qu’elles ont apportées je peux faire un premier bilan de mes gains.
    J’admets l’erreur car même les plus brillants ont commis de belles boulettes. N’est-ce pas Arthur ? as tu trouver une âme sans défaut ? et toi Albert, non seulement, Dieu joue aux dés mais il est encore plus pervers que cela !
    J’admets mes limites et je l’accepte. Je ne ferai jamais les freins à Valentino et je devrais me contenter de faire du punk rock à la basse. Adieu Dies Irea
    Je peux me projeter demain en passant sous les radars de l’uberisation déferlante.

    Ce n’est que du bonheur à deux détails près qui me terrifient!
    Ma cage ne serait que le fruit de mon imagination ? Un fichu tour de passe-passe de mon cerveau qui ce serait moqué de moi.
    Et si moi je suis estampillé intelligent, qu’avons nous fait des fruits de la connaissance ? Nous aurions été chassé du Paradis pour si peu, cela tient de l’escroquerie. Cela ne va pas me rassurer sur l’intelligence du genre humain.

    Je termine ici ma logorrhée narcissique et retourne à la réalisation de mes talents. L’action, juste l’action, c’est apaisant. Plouf !

    1. Et s’il ne devait rester qu’une qualité : l’humour !

      Car côté dys, chapeau : pas une seule phote d’ortografe dans un texte long et puissant comme une vague de Teahuppo (normal pour un poisson me direz vous…) et adorant lire (car pour vous documenter, il faut bien lire, n’est-ce pas ?)!
      Et THADA… c’est un peu court, poisson… le surdon, ce n’est pas une question de réussite académique. C’est la capacité à faire des liens, à identifier l’aiguille dans le tas de foin et à l’apparier avec le fil de nylon qu’on a aussi vu dans le sable. Tout le monde n’en est pas capable.
      Et c’est ce décalage qui peut conduire à de la souffrance : d’abord parce que “les autres” peuvent prendre ombrage de cette capacité et vous en tenir rigueur. Ensuite parce que, suivant l’histoire de chacun, le décalage et la réaction des “autres” qui vous trouvent bizarre.
      Et quand on plus, on va très vite, c’est encore plus insupportable pour les autres qui vous voient vous agiter sans comprendre que vous suivez un fil bien précis et faisant plusieurs choses à la fois… bien souvent d’ailleurs, faire plusieurs choses à la fois c’est le meilleur moyen de ne pas s’ennuyer quand tout va si lentement.

      Merci de ce très beau témoignage Bubulle.
      La psy a raison : veillez à rester bienveillant avec vous-même 🙂

  3. Juste une précision apportée à cette excellente étude : il va de soi que les schémas dédiés au surdouement intellectuel s’appliquent à tous les champs de l’activité humaine, surdoué ou non, les mécanismes sont bien les mêmes, les personnes surdouées ne constituant pas une espèce à part, mais un simple effet loupe du comportement humain général.

    1. Merci de votre visite et de votre commentaire.
      Je crois en effet qu’il ne sera jamais assez répété que différent ne signifie pas complètement à part.
      L’effet loupe, l’amplification apportée par l’hypersensibilité n’est pas encore assez mise en avant quand on évoque le surdon.
      J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié la présentation que vous faîtes des blocages, qui me semble être le fondement même de la fameuse “dépression existentielle” de Dabrowski.

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