Q.I. or not Q.I. ? L’identification du surdon (4 / 12 ) – Les techniques d’identification

Par Stéphanie Aubertin – Neuropsychologue.

Ce billet aborde précisément le cœur même de l’identification des personnes à HP.

J’ai parlé dans un précédent billet des caractéristiques des personnes à HP (Haut Potentiel).  Même si cette liste n’est pas exhaustive, il apparaît évident qu’on ne peut réduire ces personnes au simple qualificatif de “personne très intelligente”, et rechercher uniquement des marques d’intelligence qui en émanent.
Ce serait alors oublier toutes les autres caractéristiques qui « font » la personnalité HP et rejeter les personnes qui souffrent d’inhibition intellectuelle, un mécanisme de défense pour tenter de ressembler à tout le monde.
Il a maintes fois été rappelé que le QI n’est qu’un symptôme parmi tant d’autres, et qu’il existe 1001 façons de rater son test de QI.
Ainsi l’exprime d’ailleurs sur son site le psychiatre et psychothérapeute suisse Pierre Alain Matile : « Le diagnostic de HP reposait jusqu’ici sur une approche quantitative par les seuls tests de QI. Un résultat de QI supérieur à 130, voire parfois 125, suffisait à établir le haut potentiel. L’inconvénient qui en découle : ce n’est pas le QI qui fait le haut potentiel, il s’agit en fait d’un symptôme, sans plus. De plus, il existe mille et une façons d’échouer à un test de QI et de se voir ainsi renvoyer dans ses foyers avec un péremptoire « cherchez ailleurs !!!). »

Ceci revient à nous interroger sur 3 points : 1/ la nature de ce que l’on cherche à identifier; 2/ avec quelle(s) technique(s) ; 3/ et sur quel(s) critère(s).

1.    A partir de quoi on identifie ?

Ziegler et Raul (2000), dans une revue de la littérature, ont relevé 5 domaines d’identification utilisés par les recherches aux Etats-Unis : l’intelligence, les performances extrêmes, la créativité, la personnalité et les intérêts.
– En premier lieu, on peut identifier bien évidemment l’intelligence.
Dans un précédent billet, j’ai expliqué en détail le débat, non encore résolu, sur les différentes conceptions de l’intelligence. Je parlerai un peu plus tard du test communément utilisé en France pour mesurer une de ces conceptions.
– Les réussites extrêmes, quant à elles, comprennent les récompenses scolaires, professionnelles et sportives, mais aussi les honneurs et récompenses par les pairs, les collègues…
– La créativité est une dimension importante dans la littérature sur le haut potentiel. Lubart et al. (2003) la définissent comme la capacité à réaliser des productions originales et adaptées aux contraintes d’une situation, d’une tâche ou d’un problème. Souvenez-vous à ce sujet de l’étonnante pensée divergente et de la flexibilité qui caractérisent les personnes à HP.
– La personnalité représente un critère important, surtout lorsque les domaines précédents ont été sous-investis comme chez les personnes souffrant d’inhibition intellectuelle, d’un déficit d’estime de soi, d’une phobie ou de co-morbidité avec un trouble cognitif (dys ou acquis).
– Les intérêts et les valeurs constituent un dernier domaine d’identification, quoique peu utilisé en pratique.

Alors que le Département de l’Education des Etats-Unis préconise un diagnostic à partir de plusieurs domaines tels que l’intelligence, la réussite académique, la créativité, les arts et le leadership,
la France continue à diagnostiquer les Haut-Potentiels sur l’unique base de l’intelligence, qui plus est, à partir du QI. Or, pour être valide, le diagnostic doit s’appuyer sur une conception éprouvée ET de l’intelligence ET du haut potentiel, ce qui n’est pas encore le cas.

2.    Avec quelle(s) technique(s) ?

Ziegler et Raul (2000) ont également répertorié 6 types d’outils d’évaluation utilisés par les chercheurs pour identifier les personnes à HP : épreuves standardisées, entretien clinique, questionnaires (ou chesk lists), échelles d’évaluation, productions personnelles, observation du comportement.

– Les épreuves standardisées sont les plus utilisées et correspondent aux tests classiques.
En France, nous utilisons majoritairement les échelles de Wechsler (WPPSI, WISC et WAIS selon l’âge) pour tenter de quantifier l’intelligence. Certains psychologues utilisent également le K-ABC qui s’attache à identifier chez les enfants le processus mental privilégié (séquentiel vs simultané), les Matrices progressives de Raven qui mesurent l’intelligence fluide (le raisonnement) ou encore l’Echelle de développement de la pensée logique (EPL).
Citons également les Tests de Pensée Créative de Torrance qui évaluent la capacité à trouver des idées originales et qui concernent donc le versant Créativité de l’identification du HP.
– L’entretien clinique devrait par définition représenter la technique majoritaire des psychologues praticiens. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas, et de nombreux psychologues non formés à la problématique psycho-affective des HP, se contentent d’utiliser le seul QI comme critère diagnostic.
– Les questionnaires et “check list” sont principalement utilisés pour évaluer le versant Personnalité de l’identification du HP. En fait, ce sont surtout les chercheurs qui les utilisent pour investiguer les croyances épistémologiques, les aspects de la personnalité, l’ajustement émotionnel…
– Les échelles sont renseignées par les professeurs, les parents, les pairs, voire la personne concernée. Elles s’intéressent principalement à l’aspect social et émotionnel.
En France, il n’y a guère que l’Inventaire d’identification de Terrassier qui existe, alors qu’aux Etats-Unis, il en existe plusieurs. De plus, l’Inventaire de Terrassier n’a jamais fait l’objet d’une validation empirique.
– Les productions de la personne concernée comme les cahiers, les dessins pour les enfants ou toutes productions de l’adulte (les réponses à un examen, les documents professionnels, les CV, les productions artistiques, les blogs, les documents privés…)
– Enfin, l’observation directe des comportements de la personne permet de fournir de nombreux renseignements sur son mode de fonctionnement cognitif, mais aussi émotionnel et adaptatif.

3.    Sur quel(s) critère(s) poser le diagnostic ?

A partir d’une évaluation clinique.
Ce type d’évaluation devrait être le plus répandu et se fonder sur divers critères, aussi bien quantitatifs que qualitatifs. Cependant, il ne faut pas oublier qu’il dépend de l’orientation théorique du psychologue (par exemple, certains psychologues à orientation analytique ne considèrent guère la douance comme une réelle entité, mais plutôt comme un fantasme) et de son expérience en matière de bilan psychologique de personnes à HP.
A partir de règles de décision plus ou moins strictes.
Sternberg et Subotnik (2000), cités par Caroff et al. (2006), décrivent 5 règles de décision, de plus en plus complexes :
●    La règle 1 est la règle la plus simple car elle repose sur un seul critère d’identification.
Ce critère vérifie que les performances de la personne dépassent un certain seuil
préalablement fixé. En ce qui concerne les échelles de Wechsler, ce seuil est
généralement fixé à QI > 130, mais à vrai dire il est fixé de manière arbitraire (voir le
prochain billet).
●    La règle 2 postule qu’il existe différents domaines où la personne peut révéler son
potentiel. Néanmoins, comme pour la règle 1, un seul critère dont le seuil est fixé est
utilisé.
●    La règle 3 prend en compte conjointement plusieurs caractéristiques psychologiques.
Cependant, la personne doit exceller dans chacune des caractéristiques choisies. Par
exemple, elle doit posséder de fortes capacités intellectuelles et créatives, toujours en
rapport à un seuil fixé.
●    La règle 4 comme la règle 3 s’appuie sur plusieurs caractéristiques psychologiques mais
il n’est plus nécessaire de manifester un niveau élevé dans chacune des
caractéristiques évaluées. Ainsi une compétence faible dans un domaine peut être
compensée par une compétence élevée dans un autre domaine. L’identification finale
s’opérera sur un score composite à ces caractéristiques.
●    Enfin, la règle 5 s’appuie sur une évaluation dynamique alors que les règles
précédentes s’appuyaient d’une évaluation statique (évaluation à un instant T). Dans
ce type d’évaluation, on s’intéresse à la capacité d’une personne à bénéficier d’un
apprentissage, plutôt que ses compétences actuelles.

Après la lecture de ce qui est présenté ci-dessus, nous ne pouvons que nous rendre compte  qu’il y a maints domaines à évaluer, avec l’aide de différentes techniques et de critères de décisions multiples.

Il est alors regrettable qu’en France le diagnostic repose sur  la seule intelligence (qui représente rappelons-le une conception bien précise de l’intelligence) via une seule technique (le QI) et à partir d’une règle simple (un seuil arbitraire de 130).

A ce propos, le Code de déontologie des psychologues précise dans son article 19 que “Le psychologue est averti du caractère relatif de ses évaluations et interprétations. Il ne tire pas de conclusions réductrices ou définitives sur les aptitudes ou la personnalité des individus, notamment lorsque ces conclusions peuvent avoir une influence directe sur leur existence.” (cf également l’alerte parue en 2005 sur le site du Réseau national des Psychologues : Un Q.I. n’est ni une fatalité ni un destin).

Rappelons également que le psychologue n’a pas de pouvoir en ce qui concerne le diagnostic, qui, lui, est dévolu au médecin. Le rôle du psychologue est seulement d’apporter sa contribution au diagnostic. Ainsi, les conclusions ne sont pas un diagnostic mais une interprétation qui lui est propre.

Je m’attarderai dans le prochain billet sur l’identification majoritairement employée dans nos contrées gauloises, c’est-à-dire le fameux test de QI des échelles de Wechsler.

Bibliographie

Caroff X., Guignard J-H., & Jilinska M. (2006) in Lubart T. (dir.), Enfants exceptionnels : précocité intellectuelle, haut potentiel et talent, Editions Bréal collection « Amphi Psychologie », Paris, 2006.
Sternberg, R.J., & Subotnik, R.F. (2000)
. A multidimensional framework for synthesizing disparate issues in identifying, selecting, and serving gifted children. In K.A. Heller, F.J. Mönks, R.J. Sternberg & R.F. Subotnik, (Eds.). International Handbook of Giftedness and talent, Elmsford, NY, US : Pergamon Press.
Ziegler, A., & Raul, T. (2000)
. Myth and reality: A review of empirical studies on giftedness. High Abilities Studies, 11, 113-136.

26 thoughts on “Q.I. or not Q.I. ? L’identification du surdon (4 / 12 ) – Les techniques d’identification

  1. J’ avoue être un peu perdue avec HP or not?.. Je viens de faire évaluer mon fils de 8 ans, suite à une multitude de complications depuis ses 3 ans( du moins plus apparentes lors de son entrée à l ecole). Hypersensibilité générale et auditive, problèmes relationnels, besoin d anticipation sur le quotien, angoisses sur la mort, la maladie beaucoup de questions sur ce type de choses, en moyenne section s est déclarée des angoisses obsessionnelles de la peur de l échec… mais un apprentissage sans faute et rapide. La précocité a été évoquée par ma pédiatre, psy et pedopsy mais pas de passation de test qui ont su me diriger vers un CRA,… diagnostique pas le moindre spectre autisitique, une neuropsy du CRA insiste sur la précocité, elle lui fait passer en partie le test par manque de temps elle ne le terminera, mais insiste sur l importance de le passer d ici quelques mois quand il aura ses 7 ans, car pour elle il y a matière c est là qu il faut chercher. Puis après des épreuves et des moments éprouvants je décide de laisser tranquille mon fils tant que ça va à peu près, l école ayant été une pure catastrophe (Je me suis trouvée obligé de le descolarisé début GS de maternelle..) le cp se deroule un peu plus calmement, l institutrice étant à l écoute, de même en ce1, mais les angoisses sont toujours présentes. C est stable mais fragile je le ressens. Ce2 c est reparti de plus belle! Je fait passer le test, la neuropsy à la passation du test est quasi persuadée d être face à un hp et me dit que c est une très bonne chose qu il les passe, presque indispensable, qu une fois confirmé tout allait changer et que ca s arrangerait. 1 mois plus tard, les résultats tombent, elle me remet les résultats, me dit que c est excellent, résultat… 127… donc pas HP ceci étant elle se montre embêtée et me dit que pour elle, malgré tout qu il l est, qu elle pense vraiment qu il est concerné. Mais qu elle ne peut l affirmer car pour le test c est non, il a 127 et hp c est a partir de 130… que ce qui est dommage c est que les points ont ete perdu sur le test visio spatiale , en gros ça s est joué de peu. Mais voilà, enfin c est confus, ambiguë, il ne l est pas mais il l est?!.. Je repars du cabinet encore plus déstabilisée et mon fils contrarié, il me confiera quelques heures après qu il attendait cela pour être aidé rencontrer des enfants comme « lui », car il n arrive à lier aucune amitié. Passer une classe ,car il s ennuie et ça l angoisse( mais pour cela elle m a conseillé de le faire, d’ aller en discuter avec directrice et instit.) , d avoir des astuces pour son hypersensibilité auditive qui lui fait perdre parfois ses moyens. Quand à moi, des conseils car c est réellement compliqué, par sa personnalité, sa complexité, ses questions incessantes, son hypersensibilité ou j attendais peut etre plus une réponse qui me permette de me dire « ok c est ça, on va se rapprocher de personnes concernées pour l aider au mieux et que ses angoisses cessent doucement. Et cela va aider sur le plan scolaire, attester de cela, permettra qu il soit mieux dirigé, encadré, et qu il soit pris au serieux et non pas pour un enfant caracteriel! Mais non il ne l est pas, alors je vais continuer à improviser avec un enfant qui n est pas Hp mais qui en a toutes les caractéristiques, qui arrive même à en persuader le spécialiste lui même. Alors QI or not QI? HP or not HP?

    1. Bonjour Tagadachupachups

      « il a 127 et hp c est a partir de 130 »
      Aïe-aïe-aïe, cette visions si étroitissime du seuil à partir duquel on est surdoué… que de ravages elle peut faire…
      Cet enfant n’a certainement pas passé ce test dans des conditions sereines et de surcroît, vous signalez qu’il souffre de dyspraxie visuo-spatiale, ce qui est un handicap que le test ne sait pas prendre en compte, alors même qu’un certain nombre de subtests reposent sur une bonne reconnaissance visuelle.
      Oui, mais voilà…. c’est quand même sur la base de ce test que beaucoup de choses sont mises en place…
      Cela dit, rappelez vous qu’un QI TOtal est composé d’un panier de 4 indices – chaque indice est composé d’un panier de subtests.
      IL serait donc intéressant que vous regardiez en détail chaque indice, voire chaque test, car deux tests tel celui des Similitudes et celui des Cubes (théoriquement échopué par votre fils à cause de sa dyspraxie) sonty ceux qui sont le plus saturés en facteur « g », celui de l’intelligence.
      Peut-être pouvez vous quand même vous rapprocher d’associations telles que l’AFEP ou l’ANPEIP pour demander de l’aide.
      .. Et puis en dernier recours, il y a … vous, ses parents, son environnement familial : l’aider à se construire une estime de lui qui lui permette de s’autoriser à aller chercher d’autres « lui », lui expliquer que nous vivons dans un système codifié et qu’il est important de montrer que l’on sait répondre / obéir à ces codes pour progresser (répondre à la maîtresse ou au maître comme elle/il a demandé, aussi ennuyeux et sans intérêt que ce puisse paraître – et l’aider à nourrir ses centres d’intérêt par ailleurs.
      Il existe des associations de vacances scientifiques qui ne sont pas du tout pleine de crânes d’oeufs pédants, mais au contraire d’enfants qui ont juste besoin de nourrir leur curiosité et d’être respectés dans leur besoin. L’une d’entre elle est même, si je me rappelle bien, reconnue d’utilité publique : le coût des vacances est déductible des impôts !

      Ne lâchez pas, aussi difficile que ce soit (et j’en parle en connaissance de cause) – entretenez le lien de confiance avec votre enfant.. et demander lui de « vous aider à l’aider » : vous êtes une équipe, chacun fait sa part du boulot, ensemble vous y arriverez !

    2. Votre enfant ne doit pas être diagnostiqué sur le QI Total
      Mais sur le niveau le plus élevé des subtests comme vous le dit Cécile.
      Le déficit se fait sur l’irp Avec un niveau souvent inférieur de 25 points mettant en exergue le fonctionnement visuo- spatial en retrait.
      Et souvent IVT et IMT sont encore plus bas.
      Demandez le différentiel entre empan de mémoire direct et inverse montre souvent un gros différentiel donnant la notion de déficit de mémoire du travail.
      Il faut donc se faire son opinion soit même en demandant ces repères simples à la technicienne de surface qui a fait passer le test à votre enfant,à mille lieues des interprétations moyenâgeuses véhiculées par Ramus et consorts !
      Il est quasi impossible pour un HPI fortement hétérogène d’atte Les 130 de QIT
      Le pb ne sera pas de gérer le HP chez votre enfant mais de lui faire dépasser son handicap.
      Gestion mentale
      Apprentissage de ce qu’est un process mental
      Faites lui travailler à outrance la visualisation des circonstances de départ et d’arrivée
      Les jeux visuels
      type les 7 erreurs
      Tangram
      Lynx
      Les jeux sur smartphone sont une vraie chance
      Pour ce handicap
      Lego
      Puzzle
      Kappla
      Technique d’habillage
      Visualiser le sens des vêtements et leur position sur le corps
      Pâte à sel
      Pâte à modeler
      Mandala
      Découpage et origami

      Et surtout
      Faites lui travailler les portes logiques +++
      Conditions et/ou
      Si quand alors
      Action conditionnelles
      Travail d’inhibition mentale tellement utiles en société ( savoir fermer sa bouche)
      Apprendre à gérer l’ego des autres
      Gérer la notion du temps et de l’espace : planifier une action ( cuisine : recettes à appliquer et courses : qu’est Que l’on a déjà et que faut il acheter : faire la liste, prévoir le temps avant le repas nécessaire)
      Utiliser des rituels pour ne rien oublier et savoir se créer des histoires verbales ( tecnniques des palais de mémoire pour gérer un processus mental)

      C’’est long compliqué mais c’est à ce prix là que l’on peut sortir l’enfant de la spirale du doute , de l’échec…

  2. Merciiiiiiiii pour ce billet.
    Vous êtes mon baume au coeur.
    J’ai passé le test wais où je me suis sentie complétement perdue et démunie face aux stress et tout ce qui se rapporte aux chiffres que je me suis auto conditionner en essayer de fonctionner différemment à ce que je suis en m’adapter à la « situation, malgré le stress, la peur….. Résultat qi « normal » avec des items au dessus du fameux 130.
    Je me suis sentie perdue et la phrase de la psy « vous n’êtes pas hp » m’a anéantie.
    Je sais que je fonctionne différemment mais le fait de nous mesurer notre mode de fonctionnement par un test de qi est peut-être limitant alors qu une personne « hp » fonctionne avec un ensemble d’information.
    Bref, vous m’avez rassuré sur ce que je ressens et d’essayer de ne pas m’arrêter sur ce test (je vais éviter de rester en jours dessus ^^ )
    Agréable journée et merci

    1. L’humeur, l’état de santé dans lequel on se trouve sont déterminants pour passer le test dans de bonnes conditions.
      Le plus important c’est de trouver de l’apaisement, de trouver un équilibre personnel, pas d’être estampillé… mais c’est beaucoup plus facile à dire qu’à vivre…

  3. Je ne trouve pas normal que ce soit les médecins qui ait le pouvoir de poser les diagnostics. L’orthophoniste découvre une dyslexie chez un patient et en théorie, c’est au médecin de poser le diagnostic de dyslexie, alors même que c’est l’orthophoniste qui connait le mieux ce trouble.

    D’accord, le médecin s’appuie pour cela sur le bilan du psychologue (pour vérifier entre autre que l’intelligence est suffisante).

    Idem pour les dyspraxies, les déficits d’attention. Par contre, je ne savais pas que la précocité intellectuelle ne pouvait en théorie être que diagnostiquée par un médecin.

    Je trouve que ça ressemble un peu trop à une sorte d' »honneur » que l’on fait aux médecins, de leur laisser poser les diagnostics, alors même que les bilans leur sont transmis par les vrais spécialistes des troubles, psychologues, orthophonistes et autres.

    Le plus dur, c’est de trouver le médecin qui peut poser le diagnostic. Ici, en Haute-Savoie, trois neuropédiatres, dont un qui ne s’y connait pas en troubles d’apprentissage. On est obligés d’envoyer les familles en Savoie. Quant aux précocités intellectuelles, il ne me viendrait vraiment pas à l’idée de demander l’avis d’un médecin pour confirmer un diagnostic.

    A la vérité, je ne crois pas que les médecins connaissent tellement la précocité intellectuelle et tout ce qu’elle suppose de différences et de complications à vivre. Il me semble même que beaucoup de psychologues ne la connaissent pas vraiment.

  4. Merci Stéphanie pour ces explicitations fort interessantes et éclairantes de ce qui se fait, se pratique ou s’est envisagé en matière d’identification de l' »intelligence »…
    A l’instar d’alouette ci dessus, j’ai une question qui surgit à la lecture de ce que vous écrivez à titre de rappel :

    « Rappelons également que le psychologue n’a pas de pouvoir en ce qui concerne le diagnostic, qui, lui, est dévolu au médecin. Le rôle du psychologue est seulement d’apporter sa contribution au diagnostic. »

    Est-ce là un rappel générique pour le lecteur ou bien un rappel qui vise à signifier que seul un médecin serait habilité à diagnostiquer un « surdon »? Est-ce à dire que le surdon relèverait ainsi implicitement d’une catégorie qui relèverait d’un dysfonctionnement? d’une pathologie potentielle? Que de ce fait que seul le médecin soit habilité à poser un diagnostic, le surdon ne puisse s’envisager autrement que comme un dysfonctionnement? Est-ce là une pensée dominante qui tendrait à devenir très dominante?

    Bien à vous,
    Catherine

    1. Catherine Besnard-Péron, il ne faut pas l’énerver 😉

      Plus sérieusement, si le surdon n’est certes pas un dysfonctionnement, on ne peut pas nier que ce soit un handicap social et cela pose une vraie question. Tant qu’on est « enfant précoce », on peut toujours espérer. Espérer qu’on trouvera son niveau en sautant une classe ou en fréquentant des adultes.

      Mais, quand on est adulte surefficient, que reste-t-il à espérer ? A attendre de la société ? Moi, j’attends avec impatience qu’on me présente le travail dans lequel ça serve à quelque chose « d’approfondir », « d’aller plus loin » ou même simplement d’aller plus vite. Peut-être le travail indépendant est-il la solution. Mais, l’est-ce encore quand on veut la sécurité économique ?

      Bref, si ce n’est pas dysfonctionner que d’être différent, c’est en tout cas avoir une place à se faire dans le monde social, souffrir d’un handicap paradoxal.

      1. Pour ma part, je pense essentiel d’interagir avec la société dont je suis un élément.
        Attendre d’elle quelque chose sans que moi-même je ne sois active – être passive et attendre que l' »autre » change – me semble dangereux autant pour moi que pour cette société dont je suis un élément.

        A mes yeux, proposer est dès lors la solution, avec les difficultés que ceci peut comporter : refus, modifications…. Mais il faut aussi pouvoir envisager que l’acceptation soit au bout de la proposition (la façon dont le message est transmis a évidemment son importance – d’où la difficulté qu’il peut aussi y avoir à nous qualifier : par exemple, en quoi sommes nous « sur »-quelquechose ? par certains côtés les « dys » sont peut-être plus à l’aise pour se positionner).

        Enfin, être indépendant tout en bénéficiant de la sécurité….
        Revenons aux basiques du bon vieux clan des cavernes et reposons cette équation de l’indépendance dans la sécurité.
        Le clan a besoin que chacun adhère à ses lois pour permettre la survie du clan. Celui qui veut se poser au dessus ou à part de ses lois doit accepter de se voir banni car il met en danger le clan.
        La loi athénienne pose les même bases avec l’ecclesia.
        De la cohérence du groupe dépend sa survie.

        Alors indépendance ou sécurité ?
        Je crois en fait qu’il y a une troisième voie : l’acceptation/l’intégration par le groupe, du mode de fonctionnement de chacun. Le fameux : « Frère ta différence m’enrichit ».

        Nous souffrons de ce que la norme nous exclue ? Doit on pour autant (un peu comme les petits enfants qui font une grosse colère) décider que s’opposer à la norme (attendre qu’elle change en fait partie) est la seule issue ?

        Plutôt que de faire « malgré », la vraie question me semble plutôt : comment faire « avec » ?
        En sachant que nous ne portons pas seuls, nous les HP/surefficients/précoces/surdoués… la responsabilité de ce vivre avec.
        Mais que nous portons tous, individuellement, quel que soit notre phénotype, cette responsabilité.
        C’est à mon sens tout l’enjeu de la vie dans la cité et de la chose publique.
        Au coeur de tout ça : le respect de l’autre.

        1. « Attendre d’elle quelque chose sans que moi-même je ne sois active – être passive et attendre que l’ »autre » change – me semble dangereux autant pour moi que pour cette société dont je suis un élément. »

          Il me semble personnellement que cela fait cinquante ans que je participe activement à essayer de m’adapter à une société qui refuse tout simplement d’admettre qui je suis. C’est une extrêmement grande violence qui m’est faite. J’en suis venue, parce que j’ai la chance de le pouvoir, à me mettre complètement en marge. J’en suis venue, aussi, à développer de nombreuses phobies qui, elles, sont un véritable handicap et m’empêchent de « vivre avec ».

          Exiger simplement d’être respectée, reconnue pour ce que je suis, cela ne me semble pas exorbitant comme demande ?

          Je n’ai pas l’impression que grand nombre d’entre nous s’oppose à la « norme », il me semble qu’avant tout nous exigeons que cette « norme » admette qu’il existe aussi des « à-côté » tout aussi respectables et indispensables. Il ne faudrait peut-être pas perdre de vue que tout ce qui est appelé « progrès » est le fait des hp, les « nt » ayant plutôt tendance à freiner des quatre fers… avant d’exploiter tranquillement le fruit du travail des « autres »…

          « Faire avec », lis-je, mais cela fait des décennies que je tente de « faire avec » et au bout du compte quoi ? Et mes camarades hp, qu’en retirent-ils ? Pour beaucoup, la maladie, le stress, la dépression, voire le suicide… Je ne crois pas que le déni soit une solution, je crois par contre que, souvent, la colère est salutaire, en tout cas salvatrice.

          Désolée, mais difficile de rester zen quand une telle violence m’est faite, quand un tel déni m’est infligé.

        2. Bonjour Cécile,
          Je me permets de demander juste une précision sur ce passage : « d’où la difficulté qu’il peut aussi y avoir à nous qualifier : par exemple, en quoi sommes nous « sur »-quelquechose ? par certains côtés les « dys » sont peut-être plus à l’aise pour se positionner). » En quoi, selon vous, les « dys » seraient pê + à l’aise pour se positionner ?
          En 2004, Nykos Lygéros écrivait dans son article « déficience et douance » (http://www.lygeros.org/0712-fr.html) : « Socialement parlant, la déficience et la douance représentent le même phénomène. Ainsi malgré les différences profondes qui existent entre ces deux cas, en les marginalisant, la société les place dans la même situation d’échec. » et aussi: « Le paradoxe général, c’est que la société d’une part néglige globalement les enfants surdoués alors que localement tout le monde désire leur reconnaissance et d’autre part elle s’intéresse globalement aux enfants qui ont une déficience alors que localement tout le monde évite leur reconnaissance. »
          Pour ma part, à vous lire ici, je suis d’accord avec vous que l’exclusion est inter et co-dépendante de la logique (de l’exclusion) qui la génère tandis qu’une autre logique (de l’inclusion) peut sans doute s’envisager dont dépendrait alors d’autres concepts a priori « inclusifs ». Pour ma part, les préfixes « dys, sous, sur, dé- » etc… renvoient à une logique « binaire » exclusive, il n’y a donc rien d’autre à attendre ou à espérer de tels préfixes de positionnement sémantique ET social.
          Le premier pas peut-être effectivement de regarder à la fois, en même temps, les préfixes « dé- » et « sur- » et les ensembles (de concepts, de populations..) qu’ils définissent ainsi. C’était, je le crois, l’invitation de M Lygéros… Le deuxième pas serait peut-être ensuite de regarder ce qui apparaît, émerge, est généré par, de cette vue + globale, a priori paradoxale (« contre l’opinion commune »), de la juxtaposition des contraires (qu’est ce qui est semblable ET qu’est ce qui est différent ?). Le troisième pas serait peut-être alors de voir ce que cette vue, ce regard différent, qui inclut, change en nous, de notre perception de ce que, par exclusion, nous nommons les « sur-« doués, efficients… Oui, la question ici « comment faire avec ? » me semble plus opérante à pouvoir sortir d’une exclusion…
          Bien à vous,
          Laurent

          1. Bonjour Laurent

            Merci de votre interrogation – effectivement j’ai été un peu elliptique dans mon approche…
            Le mot SURdoué ne me satisfait pas : il implique une quantité plus importante ou une quelconque supériorité.
            Nous savons que cette approche binaire n’est pas adaptée;
            En revanche, je me suis posée la question de savoir si parler plutôt de DYS synchronie, par exemple, ne permet pas de prendre de la distance par rapport à toute émotion suscitée par cet implicite de « plus »;
            DYS, pour moi, pourrait permettre de définir une population « parallèle » à la population normale, mais avec un référentiel différent. La DYS synchronie permettant de faire état de ce décalage souvent ressenti.

            Recourir à un qualificatif DYS ne garantit toujours pas l’inclusion et ne prévient toujours pas de l’exclusion, j’en conviens.
            Mais ça pourrait permettre (peut-être ?) d’aider à gommer pour partie des a priori qui ont la vie dure ?

      2. @ Bonne-idée, on se connaît? Pas suffisamment me semble-t-il…si vous affirmez ici qu il ne faut pas m énerver…
        Au juste et au delà du côté plus qu’interprétatif de votre assertion, faites-vous partie de cette partie de la population qui confond et a fortiori, interprète, souci de précision et énervement? Sens de la nuance et pinaillage? Acuité et parano? À vous lire on pourrait le croire…
        Quant à s envisager comme handicapée sociale, cela n engage que vous, ne parle que de vous ainsi que de votre positionnement dans votre propre vie.
        Au quotidien, pour ma part, je ne côtoie pas d’ handicapé de ce type, ni dans ma vie professionnelle ni dans ma vie personnelle, et pourtant, je côtoie bien plus de surdoués/ HPI/ « surrefficients » que de personnes dites normopensantes… Et pourtant aussi , elles ont leurs difficultés et leur empêchement à être…

    2. J’avoue que cette phrase-là aussi m’a « interpellée » (« le psychologue n’a pas de pouvoir en ce qui concerne le diagnostic, qui, lui, est dévolu au médecin »). Veut-elle dire que le terme diagnostic concerne la médecine, et donc pas le hp ? Ou a contrario veut-elle dire que le hp est une maladie que seule la médecine est à même de diagnostiquer ?
      Merci pour la réponse !

      1. Je vais répondre à Catherine et Alouette.

        Il n’y a effectivement qu’un médecin qui soit habilité à poser un diagnostic quel qu’il soit; le psychologue n’en a pas ce « pouvoir ».
        Diagnostiquer, c’est étiqueter, mettre dans des cases, et cela a des conséquences. C’est pour cela que le diagnostic est dévolu à certaines professions seulement.

        Prenons l’exemple d’une pathologie « dys » : le médecin va poser un diagnostic en fonction de l’éclairage que lui auront apporter le psychologue, l’orthophoniste, le psychomotricien… chacun dans sa spécialité.

        Le fait que seul le médecin soit habilité à poser un diagnostic ne signifie pas pour autant que le surdon soit un dysfonctionnement, juste que les psychologues ne sont pas tout puissants et que leurs conclusions ne sont qu’une interprétation et non une vérité absolue.
        Je désirais surtout insister sur le fait qu’il est nécessaire de relativiser les paroles de certains professionnels.

        1. « Diagnostiquer, c’est étiqueter, mettre dans des cases, et cela a des conséquences »

          Merci de me l’amener tout prêt, c’était justement ce que je voulais mettre en exergue…
          Voyons un peu plus loin/plus haut et pensons à ce, qu’à long terme, peuvent être, dans le futur, les conséquences d’un diagnostic sur ce qu’aujourd’hui on considère comme des « dys », image projetée d’un HQI/HPi sur le champ des pathologies.

          « Je désirais surtout insister sur le fait qu’il est nécessaire de relativiser les paroles de certains professionnels »
          Oui, et donc les médecins… Cela pose in fine toujours la même question… Le diagnostic de « surdon » relève-t-il du seul champ de compétence du médecin, a fortiori celui de la pathologie et si oui, quelles conséquences à long terme de la vision du monde et de la société sur le « surdon »?

          1. Pour ma part, et sans préjuger de ce que Stéphanie pourrait répondre,
            ce dernier commentaire me renvoie au « Meilleur des Mondes », à « 1984 » et aux « Temps Modernes », hyperspécialisation des individus à qui il n’est pas laissé la possibilité d’avoir plusieuyrs centres d’intérêts.
            A l’opposé des « Hommes de la Renaissance » dont l’universalité a permis de nombreux progrès, la Révolution Industrielle a façonné des experts en silo.
            J’ai le sentiment que les limites de notre modèle économique se trouvent là et que tous les débats autour de l’inclusion/exclusion sociale tournent autour de cette volonté de revenir à la possibilité d’avoir des visions plus globales et moins tronquées.
            Je perçois un cercle vicieux qui conduit à toujours plus d’appauvrissement de la personnalité – bon moyen d’asservissement au profit de systèmes en perdition qui ne savent plus comment se sauvegarder car ils ne savant pas (encore) comment se transformer.
            Bon, tout ceci m’emmène sur des débats de société sans fin et nous fait peut-être dévier du sujet…

        2. Merci Stéphanie de ta réponse. J’y relève ceci : « Le fait que seul le médecin soit habilité à poser un diagnostic ne signifie pas pour autant que le surdon soit un dysfonctionnement, juste que les psychologues ne sont pas tout puissants et que leurs conclusions ne sont qu’une interprétation et non une vérité absolue. »

          Cela signifie-t-il que le médecin détient une vérité absolue ?

          1. … Et ce serait ainsi qu’on en arrive à des rapports tel celui de l’INSERM qui préconise le dépistage précoce des délinquants ?
            Ca revient à ce que j’inscrivais dans l’introduction de mon bouquin : il y a des dérives particulièrement dangereuses à mettre ainsi les gens dans des boîtes…
            Totalitarisme d’une civilisation qui a peur ?
            Comment fait-on pour échapper à ce mouvement qui menace et dont je pense qu’il faut effectivement s’inquiéter ?

          2. Autre chose : les médecins sont seuls habilités à poser un diagnostic MÉDICAL ; pour un diagnostic thermique par exemple, on ne fait pas appel à un médecin mais à un « spécialiste » des bilans thermiques (je mets des guillemets, parce que ce genre de diagnostic, qui devrait faire appel à des personnes réellement compétentes en bâtiment est réalisé de façon… bon, passons…)

            Bref, si le « diagnostic de surdon » est posé par les seuls médecins, cela signifie que le surdon est une maladie ?

            Je ne comprends pas bien, là…

          3. Je parle de diagnostic en sciences humaines de manière générale… Je ne dis pas non plus que c’est au médecin de poser le diagnostic du surdon ni que le surdon est une pathologie.

            Je rappelle juste que le psychologue donne une interprétation, que ce soit en ce qui concerne le surdon ou un dysfonctionnement quelconque, et que ce professionnel n’est pas habilité à poser un diagnostic.

            Je suis d’accord Catherine : le médecin aussi interprète… mais il est le seul habilité à poser un diagnostic, officiellement.

            Ma conclusion implicite : ne pas boire les paroles de quiconque, notamment des psychologues.

    3. Oui, tout à fait, en France, seul un médecin pose un diagnostique pour nommer une affection, une maladie, une particularité repérée, qui ensuite donne droit à prise en charge thérapeutique, aménagement scolaire, arrêt de travail, etc.
      S’est une condition que de nommer pour prétendre à des droits sociaux ou médicaux. Seul le médecin en a légalement le droit et la charge.
      On le voit bien, très souvent, ni le médecin, ni le psychologue ne sont correctement formés pour repérer et suivre le surdon ou d’ailleurs bien d’autres entités de mise en souffrance ou de mise à l’écart.
      Comme dans ces autres domaines, la course à la recherche de la ‘bonne adresse’ devient vite un casse tête selon le territoire où l’on vit, la chance ou la malchance, ou la connaissance du type de professionnel à rechercher.
      Comment savoir?

  5. A l’auteure de cet article,
    la clarté, semble-t-il est innée,
    car toujours, sans jamais manquer,
    à chaque fois retrouvée !

    Mais mieux que personne,
    la neuropsycho,
    sait bien à quel point,
    acquis et inné,
    sont enchevêtrés !

    Mais moi je sais aussi,
    qu’un inné sans acquis,
    jamais, oui, ne suffit,
    et à rien n’aboutit !

    C ‘est pourquoi ici j’dis,
    bravo pour tout ceci !

    A Stéphanie,

    Jean-Louis, cet éternel givré !

  6. merci Stéphanie pour ce nouveau billet, toujours aussi simple et clair ; et toujours ce suspense insoutenable (la suite, la suite !!)
    🙂

    une question (parmi d’autres) me taraude : les méthodes pour reconnaître l’hpitude sont-elles élaborées par des personnes elles-mêmes hp ?

    1. Pas forcément Alouette.

      Parmi les méthodes d’identification, il y a les tests d’intelligence qui eux n’ont pas été construits pour évaluer les HP (voir un prochain billet), tout comme les questionnaires d’évaluation de la personnalité. On a juste remarqué que les personnes HP avaient un certain profil dans ces tests et questionnaires.
      Il n’y a que très peu de méthodes qui aient été créées spécifiquement pour l’identification du surdon comme l’inventaire d’identification de Terrassier.

      Ta question revient donc à se demander si les chercheurs en psychologie qui travaillent sur tout type de tests, sont surdoués ou pas…
      Je pense que personne ne pourra donner une réponse, à moins de tester tous les chercheurs 😉

      1. Je suis allée consulter l’inventaire d’identification de Terrassier, j’en avais les larmes aux yeux et la gorge serrée de me rappeler ainsi mes souvenirs d’enfance: (!) Est-ce que en soi, ce n’est pas une bonne méthode, que de mesurer le taux de salinité de l’œil ou le rythme cardiaque à la lecture de ce questionnaire !

        Il y a peut être des solutions simples et efficaces à appliquer tant que l’on ne connait pas les méandres de l’organisation neuronale spécifique du haut potentiel.
        Je ne me fie pas facilement à des théories, par contre, j’accepte de réunir des lambeaux d’expériences pratiques, de récits vécus, pour tisser un faisceau convergent.
        Pour moi la définition de l’intelligence est basée sur de la pure spéculation. A notre époque des IRM, et autres appareils qui sont en développement, je pense qu’on peut attendre des spécialistes autre chose que des théories nées il y a un siècle sans presque de bases scientifiques autres que la prévalence statistique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.