Q.I. or not Q.I. ? L’identification du surdon (8/ 12) – Différences intra-individuelles : Hétérogénéité des profils HP dans le QI

Ce billet est le 8° d’une série sur les limites des tests de QI pour les personnes dites « surdouées » (ou Haut Potentiel Intellectuel / HPI, Haut Quotient Intellectuel / HQI) rédigée par Stéphanie Aubertin – Neuropsychologue.

Il est temps de regarder de plus près le profil des personnes surdouées car l’on croit souvent à tort que ces personnes réussissent de manière significative tous les tests et leurs subtests.
Or, il existe de nombreuses différences, que celles-ci soient intra-individuelles (thème de ce billet) ou inter-individuelles (thème du prochain billet).

1. Dyssynchonie

Terrassier (1981) a mis en exergue le décalage que l’on observe chez les enfants précoces entre la rapidité du développement de leur intelligence, et le développement normal des capacités psychomotrices et socio-affectives. Ce décalage crée un contraste que Terrassier a nommé dyssynchronie. Selon cet auteur, il existe deux types de dyssynchronies : la dyssynchronie interne et la dyssynchronie externe.

La dyssynchronie interne concerne à son tour 2 aspects : le premier aspect affecte le couple intelligence/psychomotricité tandis que le second aspect touche la sphère intelligence/affectivité.
La dyssynchronie intelligence/psychomotricité se traduit par des crispations musculaires, une hypertonie au niveau de la motricité fine, notamment dans les activités d’écriture car la main ne va pas aussi vite que la pensée. Cette difficulté amène souvent l’enfant à réaliser des fautes car toute son attention est focalisée sur la tâche d’écriture au détriment de la grammaire.
La dyssynchronie intelligence/affectivité, quant à elle, laisse penser que l’enfant est immature au vu de ses réactions qui contrastent avec son intelligence. En fait,  l’enfant est sensible aux événements explicites mais aussi aux non-dits comme à ses interrogations sur le monde, ce qui le rend sujet aux anticipations anxieuses et aux débordements affectifs (débordements affectifs qui sont d’ailleurs normaux pour son âge).

La dyssynchronie externe ou sociale concerne le décalage dont souffrent les enfants mais aussi les adultes dans leurs rapports aux autres. Il s’agit d’abord d’une différence dans les intérêts avec autrui, puis d’un décalage entre les besoins éducatifs du jeune et ce que propose l’école, enfin chez les adultes, cette différence d’exigence et d’épanouissement dans la vie professionnelle.

Revenons maintenant au fameux test de QI et analysons les résultats des personnes à Haut Potentiel à ce test. En effet, et contrairement à ce que l’on peut croire, les personnes surdouées ne « performent » pas à tous les subtests du WISC ou de la WAIS et un certain profil type bien caractéristique se dessine.

2. Différences entre les indices

Silver & Clampit (1990) ont comparé à partir du WISC-R la fréquence d’observation d’écarts significatifs (ie. plus de 12 points d’écart entre les QI verbal et performance) au sein d’un échantillon de plus de 2.200 enfants américains.
Ils ont observé chez les enfants précoces (QIT > 130) une fréquence d’écarts 4 fois plus élevée entre les QI verbal et performance que chez les enfants dont le QI est moyen.
Cette fréquence était même jusqu’à 5 fois plus élevée chez les enfants dont le QI était supérieur à 140.
Les auteurs en concluent que la différence intra-individuelle n’est pas rare chez les personnes Haut Potentiel et qu’elle ne doit pas être considérée comme provenant d’un trouble cognitif.

Hollinger & Kosek (1986) précisent que pour 34% des enfants à Haut Potentiel, il existe un écart significatif entre les deux échelles du WISC-R. Dans 15% des cas, le QI verbal est supérieur au QI performance, et dans 19% des cas, le QI performance est supérieur au QI verbal.
Cependant on regrette que leur échantillon soit très faible (n = 26 enfants).

Plus récemment, deux études se sont attachées à analyser le profil psychométrique des enfants à Haut-Potentiel au WISC III, en comparaison avec celle parue dans le manuel d’interprétation du WISC III et dont le nombre de sujets reste par définition faible  (cf. la loi normale) c’est-à-dire ici n= 80.
Ces deux études sont celle de Bessou et al. (2005) dont le nombre de sujets est 245, et celle de Morin (2011) dont le nombre de sujets est 273.
Concernant cette dernière étude, et contrairement aux autres études, les critères d’inclusion ne correspondent pas à un seuil de QIT 130, ni de QIT 125 comme le suggère Terrassier, mais un seuil de 125 à au moins un des indices, afin, selon l’auteur « de ne pas risquer de laisser de côté les enfants surdoués les plus en difficulté en raison de profils hétérogènes et de tester les différents seuils comme déterminant du surdouement».

Source : Pierre Morin (acis-pm.org)

Dans chacune des 3 études, on remarque que les courbes présentent le même profil : une échelle Verbale haute au détriment de l’échelle Performance, plus faible.

L’auteur souligne qu’avec des critères d’inclusion différents (seuil à 125 à l’un des trois QI seulement), la courbe des performances présente la même forme, avec une baisse logique des valeurs. Le fait que le QIP soit plus bas – donc moins stable –  dans l’étude de Bessou alors que le seuil d’inclusion est pourtant supérieur ne signifie pas, selon l’auteur, que ces compétences sont moins efficaces chez les enfants à Haut Potentiel, mais qu’elles représentent une « fragilité d’expression des aptitudes en raison des pressions normalisatrices, notamment du milieu scolaire ».

3. Différences au niveau des subtests

Revenons un instant à l’étude de Hollinger & Kosek (1986) sur le WISC-R.
Les auteurs ont observé que pour 86,4% des enfants de l’étude, les performances à certains subtests étaient soit significativement supérieures soit significativement inférieures aux performances moyennes.
C’est ainsi qu’ils ont mis en évidence que les subtests suscitant le moins de variabilité intra-individuelle font tous appel au raisonnement, alors que les subtests dont la variabilité intra-individuelle est la plus importante font partie de l’échelle Performance et font appel à la mémoire visuelle, à la motricité fine et à l’aptitude à traiter visuellement des stimuli abstraits.

Subtests Pourcentage de sujets qui ont un score plus bas que le score moyen Pourcentage de sujets qui ont un score plus haut que le score moyen Pourcentage total
Cubes 19 27 46
Code 23 12 35
Complètement d’images 19 4 23
Assemblage d’objets 0 15 15
Arrangement d’images 4 4 8
Arithmétique 12 0 12
Vocabulaire 4 8 12
Similitudes 0 8 8
Compréhension 4 4 8
Information 12 4 16

Pourcentage de sujets dont le score est significativement plus élevé ou plus faible
que le score moyen selon les différents subtests du WISC-R (Hollinger & Kosek (1986))

Pour Kaufman (1992), cette hétérogénéité s’explique par le système de cotation basé sur l’attribution de points bonus en fonction de la vitesse de réponse. Selon lui, les enfants à Haut Potentiel seraient sous-évalués dans ces subtests, non pas en raison d’un niveau de performance moindre, mais parce que la vitesse de réponse n’est pas importante pour ces enfants, ce que suggère d’ailleurs Morin dans son étude.

Ce dernier met en évidence dans son étude comparative (Morin, 2011) l’existence d’un profil identique, caractéristique des surdoués, qui est bien différent de celui des personnes dont le QI est dans la norme (courbe grise et plate ci-dessous).
Certains subtests sont particulièrement bien réussis (Similitudes, Compréhension, Vocabulaire), alors que d’autres sont moins réussis, voire « juste » dans la norme (Arithmétique et Code).

Source : Pierre Morin (acis-pm.org)

Si l’on analyse ces résultats en fonction du QIT, on observe que les courbes présentent une forme similaire du QIT 110 au QIT 160 (rappelons que le seuil fixé ici est de 125 à au moins un des trois QI – QIV, QIP ou QIT – et que dans ce cas, le QIT peut être égal à 110), seul le niveau baisse.

Source : Pierre Morin (acis-pm.org)

L’auteur conclut que si cette courbe est bien significative du surdon, il y a lieu de s’interroger sur l’utilisation du seul QIT comme technique d’identification, tout comme les seuils à 130 ou à 125.
Il propose alors, pour les QIT n’atteignant pas les 130 fatidiques, d’étudier de manière plus précise le profil de la courbe des notes standard.

Le prochain billet s’attardera à décrire les différences inter-individuelles et mettra ainsi en avant l’influence de l’environnement et des stéréotypes sociaux.

Sources

Bessou, A., Montlahuc, C., Louis, J., Fourneret, P., & Revol, O. (2005). Profil psychométrique de 245 enfants intellectuellement précoces au WISC-III. A.N.A.E., 81, 23-28.

Hollinger, C.L., Kosek S., (1986) – Beyond the use of full scale IQ scores – Gifted Child Quaterly, 30 (2).

Kaufman, A.S. (1992). Evaluation of the WISC III and the WPPSI-R for gifted children. Roeper Review, 14 (3), 154-158.

Morin, P. (2011). Étude du profil psychométrique de 273 enfants surdoués.

Terrassier, J-C. (1981). Les enfants surdoués ou la précocité embarrassante. Editions ESF.

Silver S.J., Clampit M.K., (1990) – WISC-R profiles of high ability children : interpretation of verbal-performance discrepancies – Gifted Child Quaterly, 34 (2).


222 thoughts on “Q.I. or not Q.I. ? L’identification du surdon (8/ 12) – Différences intra-individuelles : Hétérogénéité des profils HP dans le QI

  1. Bonjour,

    Trois ans après avoir passé le WAIS IV, mes doutes et interrogations ressurgissent.

    J’ai effectué ma passation de test dans un contexte personnel et professionnel fortement troublé (pour faire court, burn out au travail, relation vampirisante avec un manipulateur, accouchement quelques mois plus tôt d’un enfant non-désiré à la base, le tout évidemment assorti d’une profonde dépression et apathie que le manque de sommeil n’arrangeaient certes pas).
    Mes résultats ont été fortement hétérogènes (eh oui, sinon je ne serais pas sur ce post) :
    ICV 131
    IRP 102
    IMT 94
    IVT 126
    Un QIT de 118 m’a malgré tout été calculé, et ce malgré ce qui me semble être une forte hétérogénéité au sein même des indices (résultats que je me permets de copier ici) :
    SIM 16, VOC 19, INF 11
    CUB 9, MAT 14, PUZ 8
    MCH 8, ARI 10
    SYM 14, COD 15

    Peu d’éléments de réponse m’ont été apportés par la psy : le bilan évoque « une dyssynchronie cognitive liée à une difficulté d’ordre affectif, relationnel et praxique », avec comme conseil « un travail sur la gestion émotionnelle et sur le développement de l’estime de soi ».
    La piste de haut potentiel a été écartée (pas par écrit, mais la psy me l’a dit lors du compte rendu).

    Après une petite période de crise existentielle, j’ai pris mon courage à deux mains et ait été voir un autre psychologue qui après avoir jeté un oeil à mon bilan m’a « diagnostiquée » comme étant haut potentiel.

    Cependant je me sens toujours pleine de questions… j’ai bien conscience que les profils hétérogènes sont plutôt la « norme » au sein des hp, cependant mon profil ne semble pas correspondre, notamment au niveau de la vitesse de traitement. Comment expliquer les scores terribles en mémoire ?
    De plus, je me rends compte que j’ai été, dès l’adolescence (premières crises de dépression), classée comme étant « littéraire », ce qui a conditionné mes études (en histoire). Mais avec le temps et la connaissance que je fais de moi-même, je me rends compte d’à quel point j’ai une manière de penser très rationnelle, au point d’en paraitre froide. Je reprends mes études en master et je me sens vraiment frustrée car mon envie profonde me pousse vers l’informatique, le codage, l’analyse de données. J’ai une pensée très logique mais de par ma mémoire défaillante j’ai tendance à oublier ma pensée en cours de route, si je puis dire, ce qui me frustre aussi évidemment. J’ai aussi énormément tendance à me disperser, à être dans l’apprentissage de plusieurs choses en même temps, sinon je m’ennuie. Je ne parviens pas à me concentrer sur un livre plus de 15 minutes. Et j’oublie très vite ce que j’apprends…
    Pour ce que ça vaut, je suis « de type » INTP (même si j’ai tendance à ne pas attacher trop d’importance à ce genre de tests, force est de reconnaître que oui, je correspond complètement à ce profil).

    Aujourd’hui j’aimerai trouver les clefs du « mystère » si je puis dire. Je ne me sens pas vraiment à ma place, je ne sais pas quelles sont mes capacités réelles. Je ne pense pas ne pas être HP mais je ne comprends pas ces résultats.

    Veuillez m’excuser, c’est un peu confus.
    Si toutefois vous aviez quelques éléments de réponse, je vous en serai fortement reconnaissante.

    Bien à vous,

    1. Merci de partager ce questionnement Esmée.
      une chose est sûre passer un test quand on est, je vous cite, dans « un contexte personnel et professionnel fortement troublé (pour faire court, burn out au travail, relation vampirisante avec un manipulateur, accouchement quelques mois plus tôt d’un enfant non-désiré à la base, le tout évidemment assorti d’une profonde dépression et apathie que le manque de sommeil n’arrangeaient certes pas)« , passer un test relève de la gageure, car les ressources sont loin d’être mobilisées de façon optimisée.
      Les résultats du test ne reflètent doc pas correctement qui vous êtes dans la singularité de votre mode de fonctionnement.
      Pas étonnant dans de telles conditions, que la mémoire ait été lourdement touchée.

      INTP est un profil que l’on retrouve assez facilement chez les surdoués. Il signe l’introversion, la capacité d’intuition (les chercheurs s’accordent à dire que la bipolarité S/N est innée quand toutes les autres bipolarités du MBTI peuvent être acquises, évoluer avec le temps).

      Mais il est vraisemblable qu’il y a des traumatismes à l’oeuvre, qui se répercutent sur votre vie adulte et l’entravent. La neutralisation de ces traumatismes est la seule façon de permettre ensuite au surdon de s’épanouir librement.

      1. Je vous remercie pour ce commentaire très juste.
        Pour être honnête, j’ai réussi depuis ce test à remettre ma vie sur des rails notamment en reprenant mes études et en me libérant de l’emprise toxique de mon conjoint.
        Je ne suis plus en dépression depuis un an, et j’ose même dire que je me sens bien dans mes baskets. Par ailleurs je n’ai pas du tout de problème de socialisation, j’ai bossé pendant plusieurs années dans une boutique sans aucun problème. Seulement le contact avec les autres, même si je l’apprécie, me draine quand je ne l’arrête pas avant d’être en surcharge. Il est vrai en revanche que quand j’avais fait le test, je ne me sentais plus du tout à l’aise en société, car mon conjoint me cassait en permanence et réduisait tant que possible mes contacts avec mes amis, ma famille… j’ai même cru être asperger pendant un temps. Avec du recul, je suppose que non, même si mes dialogues avec les autres sont très souvent réfléchis « sur le moment », je m’adapte énormément à chaque personne afin de la séduire, ce qui fait que je peux paraitre extrêmement sociable. Parfois je me demande si je suis une manipulatrice, moi aussi.

        Bref, quoi qu’il en soit, pensez-vous qu’il pourrait être utile pour moi de repasser le test (à présent que je suis dans de meilleures conditions) ? Auriez-vous quelques éléments de réflexion sur mes scores (je pense aux matrices et à l’IVT, particulièrement. Je ne me retrouve pas dans le profil ICV>IRP>IVT).

        En vous remerciant encore pour votre réponse.

        Bien cordialement,

        1. Bonsoir Esmée

          je serais bien en peine d’entrer dans le détail de l’interprétation de votre test. ce que je sais pour ICV > IRP c’est que c’est un grand classique.
          Ce que je pressens pour l’IVT c’est que votre état de santé psychique a joué négativement.

          Pour plus de détails, je vous suggère la lecture de ces deux billets rédigés par Stéphanie Aubertin, qui vous sera certainement utile.
          Sur l’hétérogénéité des profils et les diférences intra individuelles
          Sur ce que mesure chaque subtest

          Quant à aller passer un autre test… Tout dépend du degré de besoin de savoir où vous en êtes côté HP.

    2. Bonjour @Esmée

      Esmée
      Il vous suffit de lire les réponses ci dessous pour comprendre le problème.
      Le vrai problème est plutôt celui de l’interprétation des résultats bruts de votre WAIS……..
      Votre WAIS montre une forte hétérogénéité non seulement interclasse mais aussi intra classe.
      On peut aussi l’interpréter comme un HP sur le plan verbal avec sym et voc à 16 et 19 ce n’est pas rien avec des problématiques liées à la prise de repères visuels sur l’irp puisque vous êtes légèrement en dessous de la norme stricto sensu meme sur CUB et PUZ à 8 et 9..

      Vous avez un gros déficit de mémoire de travail en rapport potentiellement avec un TDAH mais par contre dès que vous avez réussi à mémoriser des séquences répétitives vous allez très vite en IVT, quelque part c’est une énorme facilité de pouvoir rapidement quasi automatiser des gestes répétitifs avec fiabilité.
      Dites moi,Esmée, pour ma lanterne personnelle, si vous avez par contre une certaine aisance sociale, facilité à vous accorder aux autres et à décrypter les codes sociaux?
      Donc pour moi , votre problème est surtout la prise d’informations visuelles en environnement fortement chargé, et leur décryptage sur le plan cognitif puis le travail de mémorisation à la volée en sélectionnant uniquement les informations pertinentes.
      Par contre vous êtes très bien équipée en E/S
      ( entrées /sorties).
      Le test de QI étant uniquement un score de performance
      Si vous voulez être plus performante
      Travaillez l’aspect visuel cf tous les jeux visuo spatiaux dont nos smartphones regorgent actuellement type tangram, roll the ball…
      Puzzles coordination œil- main
      Puis/et le travail de mise en mémoire visuelle (jeu de KIM,LYNX), retenir des chiffres lettres plusieurs fois par jour ( je l’ai fait pendant trois ans pour obtenir une amélioration de cette capacité)
      Et travailler sur la notion de pertinence des informations qui m’arrivent au fil de l’eau ( capacité d’inhiber les informations non pertinentes) dans l’objectif de réaliser une tâche â venir ( capitale pour le succès et la rapidité de réalisation d’une tâche quelconque) c’est en quelque sorte être capable de projeter volontairement son attention de façon consciente sur des sujets d’intérêt prédéterminés…) capacité de travail avec attention divisée ( cf la célèbre vidéo du singe dans la partie de basket,et enfin faire un catalogue de ce type pour tous les choses soit quotidiennes répétitives soit les choses/ tâches / missions importantes.

  2. Après 10 mois de questionnements, le verdict est tombé : mes différents problèmes ne viennent pas de la sphère cognitive, retour à la case départ.
    QIT : 122
    ICV : 137 (3 subtests à 18-19 mais item information chuté à 13-14 ; chiffres de mémoire, je n’ai pas encore le rapport écrit)
    IRP : 100
    IVT : 117
    IMT : 109

    La psy a exclut la présence de difficultés vu que les résultats sont, à minima, normaux, et conclut à un ICV faussé du fait de mon goût prononcé pour la lecture. M’enfin, j’aurais appris plein de choses sur les surdoués^^ Est-ce que quelqu’un aurait des pistes de profils qui ressemblent à des surdoués, mais qui n’en sont pas ? (avec émotivité exacerbée, forte anxiété, manque de confiance en soi, troubles relationnels, difficultés d’intégration au travail etc…) ? Merci 🙂

    1. Bonsoir E.T.

      Merci de ce retour qui me laisse quand même perplexe.

      D’un point de vue technique (et même si je ne suis pas une spécialistes « à ce point ») 3 subtests à 18-19 (donc au maximum) qui sont expliqués par un « goût prononcé pour la lecture », ça sonne bizarre. Le subtest des similitudes est le plus saturé en facteur « g » (qui signale l’intelligence) et je n’arrive définitivement pas à être persuadée que l’on peut dépasser 15 (max 16) uniquement parce que l’on a un goût prononcé pour la lecture.

      Par ailleurs : ok, pas de problème émanant de la sphère cognitive.
      … Mais quid de la dépression et des médicaments associés qui shootent et flinguent la mémoire et la vitesse de traitement ?
      Quid d’une dys non diagnostiquée dans l’enfance mais surmontée par différentes stratégies et qui pèse elle aussi sur la mémoire ?

      Cela dit… quel que soit le résultat du test : au final, n’est ce pas le fait d’aller mieux qui prévaut ? Vous faut-il vraiment l’autorisation de quelqu’un pour accueillir et prendre soin de votre hypersensibilité, pour mettre en place des stratégies destinées à lutter contre les idées négatives qui tournent sans cesse (faire avec ses mains est souverain, même (et surtout !) si on se sent maladroit de ses mains : on sort de sa zone de confort, on se concentre (ce qui met à distance les idées négatives) et surtout on produit quelque chose.. qui n’est pas forcément parfait mais qui est un repère pour progresser quand on est un soupçon perfectionniste et rétif à l’idée d’effort).
      Associer vos besoins à des comportements déviants, pathologiques et donc condamnables et devant être rectifiés impérativement est-il obligatoire ?
      Vous sentir bien avec vous-même n’est il pas le plus important ?
      .. C’est à dire, se dégager du poids du regard de l’autre.
      Là existe une piste importante : apprendre à être bienveillant pour soi-même en recourant aux techniques d’affirmation de soi (TCC qui sont donc une thérapie de courte durée).

      … Et quoi qu’il en soit, vous aurez toujours votre place dans la communauté de Talentdifferent.

    2. Ah ! J’oubliais l’évidence :
      ICV : 137
      IRP : 100

      37 points d’écart, ça ne pose aucun problème déontologique à la psy pour poser un QIT ?
      Plus de 15 points d’écart entre deux indices doivent alerter et empêchent de pondérer un QIT.

      Pour vous appuyer sur du solide : la thèse de Mehdi Liratni qui fait autorité. Lisez les pages 84 et 85 et les pages 107 et suivantes qui pourront vous aider.
      A faire lire à la psychologue qui vous a fait passer le test, vraisemblablement.

      Et puis aussi, l’article intitulé « WISC V : pour un abandon progressif du Q.I. total » sur cette page du site de Stéphanie Aubertin, qui elle aussi, sait particulièrement bien de quoi elle parle.

    3. Bonjour ET
      La coexistence d’un ICV élevé >125 pour Morin et >135 pour Liratni est en faveur d’un fonctionnement à haut niveau sur le plan verbal
      et d’une chute supérieure à 25 points de tous les autres paramètres est en faveur d’un DYS sous-jacent jusqu’à preuve du contraire
      ICV/IRP: dyspraxie
      ICV// IMT et IVT : trouble attentionnels et fonctions exécutives
      C’est très simplifié, très schématique et donc parfois faux
      mais cela a le mérite de clarifier les choses.
      Un psy qui n’évoque pas un dys dans ce contexte d’hétérogénéité du QI est un professionnel qui ignore ( pour moi) une partie (très) importante de son métier….
      Probablement par manque de formation
      Il y a même chez les spécialistes du hp une certaine forme de déni des problématiques spécifiques du hp à forte hétérogénéité des capacités cognitives.
      Celles ci sont responsables d’une anxiété élevée, raison pour laquelle il y a un tohu-bohu entre
      – les tenants du HP uniquement avec QI plat ( non hétérogène) dits laminaires type GAUVRIT qui à mon avis ne font pas du tout de clinique (universitaires purs)
      – les psychologues connaissant le HP en pratiquant les test du QI
      parmi ceux là , un certain nombre ne connaissent pas la physiopathologie et ne savent pas évoquer les DYS sous-jacent sur les résultats du QI.
      D’où errements et mal être des HP fortement hétérogènes à qui l’on refuse la double valence HP et DYS
      puisque le QIT EST non CALCULABLE! , donc ils ne sont soit disant pas Hp
      et comme les indices les plus faibles sont dans la norme, on leur répond qu’ils n’ont pas de déficit…
      Au total , ils ont dépensé 200 à 300 € pour rien !
      – soit après moults errements et lectures, le pauvre hère arrivé chez un spécialiste de la question qui sait diagnostiquer  » en même temps »
      le statut d’HP et de DYS sous-jacent et Hosanna ! tout s’éclaire, mais là il faut voir de vrais spécialistes qui sont globalement tous médecins type Revol Mazeau POUHET…. pouvant faire la synthèse.
      Heureusement, j’ai remarqué que les jeunes psychologues commencent peu à peu sur leurs sites à parler de ces problématique ( HP/DYS)
      Je conseille donc à tous les gens désireux de se faire bilanter d’aller sur le site du psychologue et voir si celui ci expose sa connaissance de cette double valence potentielle!
      On a compris que l’on a un un HP non LAMINAIRE
      Avec des performances intellectuelles hors normes mais un manque d’outillage cognitif pour transformer en actes et performances visibles au commun du mortel permettant d’être reconnu en tant que surdoué, zèbre, etc..
      Globalement les descriptions douloureuses d’hp retrouvés dans les livres correspondent aux hp non laminaires.
      Pour cette raison, les écrits de Gauvrit sont pour partie vrais!
      Un grand nombre d’HP LAMINAIRES sont très contents d’eux, narcissiques et en réussite dans la vie et ne vont pas voir de psy en dehors d’accident de la vie.
      Par contre les HP non LAMINAIRES avec dyslexie, dyspraxie , TDAH, malgré leur grande intelligence
      Se prennent sans arrêt les pieds dans la nappe, sont en échec et ont une estime d’eux dans les chaussettes car leur intelligence leur permet de mesurer en permanence l’écart entre l’objectif poursuivi et le niveau de performance obtenue!
      D’où anxiété etc car on sait qu’on va se planter mais l’analyse de l’échec ne permet pas de se prémunir à l’avenir !
      Et nécessité de comprendre pourquoi l’on dysfonctionnement, pourquoi l’on se sent à part, etc…
      Bonjour Cécile
      Amicalement

      1. Bonjour à tous les deux,
        Cécile, je vous ai répondu de façon plus détaillée par mail.

        J’avoue que la psy est très jeune, elle est diplômée depuis un an je crois, et s’est procurée la WAIS IV après que je l’ai contactée. J’aurais préféré quelqu’un avec plus d’expérience, mais malheureusement c’est la seule psy faisant passer le test que j’ai trouvé… Elle considérait mon test comme homogène, l’ICV faisant figure d’anomalie, je pense que c’est pour cela qu’elle a calculé le QIT.

        Si je souhaite explorer davantage la piste d’une dyspraxie ou d’un TDA, à quel professionnel puis-je m’adresser ?

        Merci 😀

        1. Intéressant de partir du principe que l’anormal est normal et que le normal est anormal… c’est facile pour tout expliquer…
          Je ne sais pas si elle saura / voudra entendre, mais peut-être n’a t-elle jamais été formée au surdon et n’en connaît elle rien ?
          Munissez vous des références de Liratni d’Aubertin et du commentaire de Bonjour et transmettez les lui – ça lui évitera peut-être, de faire souffrir d’autres personnes en toute bonne conscience.
          Un(e) neuropsychologue est la personne à contacter pour évaluer les troubles dys et THADA.

          1. Merci à toutes et à tous 🙂 J’avoue que le bilan de la psy (toujours pas eu le rapport écrit alors que j’ai passé le test il y a un mois…) m’avait laissé perplexe par rapport à toutes mes lectures. Je me suis aussi penchée sur la dyspraxie, et ça m’a fait le même « tilt » que pour la douance, beaucoup de difficultés liées à mon enfance s’expliquent par ce trouble (semelles orthopédiques car je marchais mal, difficultés/douleur pour écrire à la main, difficultés pour nager, jamais su faire de vélo, catastrophique en sport, grosses difficultés pour apprendre à conduire etc…). Du coup, quel que soit l’avis de la psy, je compte bien poursuivre quand même les investigations quand je le pourrai 🙂 Mais même sans avoir de confirmation, j’ai enfin l’impression de me comprendre. Et ça fait du bien 😀

            1. Bonjour ET
              Par exemple, personnellement, ce type de discours d’une psychologue sur son site me va bien.

              Ou encore ici
              Là , on parle de nous
              ce n’est pas le « blond » de Gad Elmaleh
              mais la personne qui toute sa vie sera au prise de sa surdouance et de ses déficits associés, induisant secrètement une souffrance dont il faut bien s’accommoder puisqu’elle n’est reconnu par personne (parents, amis professeurs, entourage professionnel, etc.), et que notre niveau intellectuel permet de compenser l’immense majorité du temps, mais pas toujours…
              Ce qui crée la faille narcissique sous-jacente.
              Déjà savoir que cette faille ou faiblesse est directement inscrite dans les circonvolutions de notre cerveau permet quelque part de se réconcilier avec soi même, de lâcher prise car on s’est (enfin) compris, puis accepté….
              Cette prise de conscience en analyse transactionnelle est une sorte de reparentage, ou l’on joue le rôle du parent pour soi même, permettant ainsi d’obtenir une accession à une autonomie psychique et d’accéder à la résilience sereine, c’est à dire la plénitude de l’être humain conscient non seulement de ses faiblesses mais aussi de ses capacités !
              Bon chemin ET
              la route est longue mais amusante , intéressante, sinueuse mais si variée quand on as compris qui on est!
              en plus on peut aider les autres:-)

        1. Je répondais au msg de Bonjour en oubliant que ma réponse n’allait pas forcément se placer au bon endroit.

          En particulier : « Par contre les HP non LAMINAIRES avec dyslexie, dyspraxie , TDAH, malgré leur grande intelligence se prennent sans arrêt les pieds dans la nappe, sont en échec et ont une estime d’eux dans les chaussettes car leur intelligence leur permet de mesurer en permanence l’écart entre l’objectif poursuivi et le niveau de performance obtenue !
          D’où anxiété etc. car on sait qu’on va se planter mais l’analyse de l’échec ne permet pas de se prémunir à l’avenir !
          Et nécessité de comprendre pourquoi l’on dysfonctionnement, pourquoi l’on se sent à part, etc… »

          Et en plus, quand tu commences à prévoir où tu vas te planter, tu dois affronter l’incrédulité des autres « mais non, pourquoi tu dis ça, tu n’as pas essayé, tu ne peux pas savoir » etc. Alors, bonne poire, on essaie, on se plante, on souffre (les conseilleurs ne sont pas les payeurs…) Et un jour, de guerre lasse, on renonce à tenter quoi que ce soit, et on passe soit pour une grosse flemmasse, soit pour une dépressive, alors qu’on est juste découragée et épuisée.

          1. Bonjour @ pensée sauvage ( mais pas trop, j’espère 🙂

            Oui , c’est tout à fait çà PS
            Pour ma part , depuis que j’ai compris là où je pêche ( ai peché et pécherai , si tant ait qu’il y aurait un aspect judéo-chrétien dans cette notion),
            Je me suis rendu compte qu’il y a possibilité d’adaptation à cette problématique :
            – le coping : je suis au sein d’un groupe de 6 associés sur le plan professionnel)
            Ce qui me permet de modifier profondément et progressivement plusieurs aspects de ma personnalité ( le: il faut, on doit….), valeurs prédominantes, la capacité à s’imposer pour faire respecter ses besoins.
            La possibilité d’acquérir ( difficilement) des quasi automatismes en créant une base de données mentale minimale en mémoire de travail pour savoir ce que l’on vas faire tres exactement pour agir de façon la plus efficace et la plus économique sur le plan de l’attention ( en plus de la DVS , j’ai des troubles de l’attention ( inattentif pur)…
            – j’ai fait un peu de remediation et j’ai surtout compris que j’oubliais de diriger très précisément mes yeux pour préparer la séquence motrice suivante, mémoriser une suite tres précise de mouvements oculaires en ayant fait auparavant un catalogue précis de notions à retenir , remplir un formulaire est par exemple un calvaire car ne stabilisant pas suffisamment mon œil je zappe des lignes, et il faut parfois tout recommencer..)
            On peut apprendre en regardant et interrogeant ceux qui sont performants dans un domaine particulier, que l’on veut acquérir.
            -après quand cela requiert ( pour moi) trop d’énergie mentale, j’ai appris à déléguer
            ( à mes associés pour certaines prises de décisions où ils sont plus performants que moi, j’ai délégué le rangement de ma maison à une dame qui en as fait son métier car trop d’émotions s’y rattachent,
            Quand je pars en voyage, perdu que je suis sur le plan spatio-temporel, je le fais gérer par ma fille qui a appris dans son école de commerce à gérer un projet, etc…

            Apres ce qui peut faire effectivement mal au long cours, comme tu le soulignes, c’est effectivement le découragement, à cause de moults trebuchements, chausse trappes, caviar d’encouragement amicaux ( les conseilleurs n’étant pas les payeurs…) !
            pour moi, ma problématique à été plutôt l’inconscience de ma propre persévérance
            ( probablement un peu hors norme), de ma résilience et de la volonté de maîtrise de ma vie ,qui même apres des échecs répétés me font malgré tout essayer toujours et encore jusqu’à trouver le joint !
            Mais chanter juste, dessiner avec harmonie, faire de la musique est et restera probablement hors de ma portée
            Peut être un jour trouverais je une forme de créativité spécifique me permettant de m’épanouir à ce niveau…

            Ma conclusion à l’adresse de ta réflexion fort juste , est juste de continuer à lutter contre cette envie d’abandonner, de démissionner , et ce toute sa vie jusqu’à son dernier souffle !
            L’action de Cécile en est justement un excellent exemple et son site que je hante (ou squatte , c’est selon!) depuis quelques années, un outil formidable de coping !!
            Amicalement de la part de Bonjour

            1. @Bonjour
              Tu écris « pour moi, ma problématique à été plutôt l’inconscience de ma propre persévérance (probablement un peu hors norme), de ma résilience et de la volonté de maîtrise de ma vie ,qui même après des échecs répétés me font malgré tout essayer toujours et encore jusqu’à trouver le joint !
              […]
              Ma conclusion à l’adresse de ta réflexion fort juste , est juste de continuer à lutter contre cette envie d’abandonner, de démissionner , et ce toute sa vie jusqu’à son dernier souffle ! »
              Je crois que je suis comme ça, parce que chaque fois que je dis que j’arrête tout etc., je me surprend peu après à me lancer dans autre chose, avec toujours l’espoir fou que cette fois-ci, par miracle, je vais y arriver. Je braille que plus jamais, mais au fond je ne m’arrêterai jamais 🙂

      2. « Un grand nombre d’HP LAMINAIRES sont très contents d’eux, narcissiques et en réussite dans la vie et ne vont pas voir de psy en dehors d’accident de la vie. »

        Sur quoi vous basez vous pour dire ça? je parle surtout de votre accusation de « narcisisme »…

        1. Matou
          Le narcissisme n’est pas un mal en soi!
          Au contraire
          La bonne estime de soi et la confiance en soi passe par un certain niveau de narcissisme !
          Nous avons tous un narcissisme car c’est une qualité humaine comme l’estime de soi , la confiance en soi , il s’agit du reflet de notre ego, c’est-à-dire de ce qui nous définit à nos propres yeux!
          Actuellement on a tendance à confondre la qualité avec la quantité..
          Or, dans le langage  » populaire  » narcissisme correspond de façon quasi automatique avec une vision négative , à l’extrême du pervers narcissique…. ce qui n’est pas le cas pour ma part!
          Je tire ce type de conclusion de très nombreux auteurs
          Ramis et Gauvrit
          Olivier Revol sur des conférences où il parle des Hp laminaires / complexes
          De bange sur le tdah et un dernier auteur spécialiste du tdah

          Globalement les hp laminaires semblent plus en réussite heureux de leur sort car justement ils n’ont pas tout ces problèmes de TSA ( troubles spécifiques d’apppentissagr).
          Entendons nous , cela ne veut pas dire que tous les hp laminaires soient en réussite et sont devenus des pervers narcissiques!!
          Ce serait globaliser de façon caricaturale .
          Car on sait bien qu’un grand nombre d’hp même laminaires sont  » sous réalisateurs » et cela pour de très nombreuses raisons ( ennui, manque de méthode , motivation , environnement socio économique et familial , troubles psychiques) sont suceptibles de mettre en échec et donc de déclencher une certaine spirale de l’échec scolaire avec un effet domino même si un hp laminaire, qui a la base , est mieux équipé pour être en réussite peut avoir un déficit à ce niveau .
          Je vous laisse parcourir le blog récent de Ramus sur le sujet!
          Donc matou, ne prenez pas mal mes dires , ce n’est ni une accusation ni du dénigrement , maïs plutôt une conclusion de très nombreuses lectures et de visionnage de conférences de spécialistes de la douance et des  » dys  »
          L’excès de narcissisme sans rapport avec la réalité un peu à l’américaine est nuisible mais le déficit de narcissisme est aussi préjudiciable !
          D’où la nécessité de « bien  » connaître ses forces ET ses faiblesses !
          Cordialement de la part de Bonjour

          1. http://eleaurlesguepards.foundation/IMG/pdf/annexe_1_livre_adultes_sensibles_et_doues.pdf
            j’ai retrouvé cette intervention d’eric Konofal qui est passionnante sur les relations entre indices du QI et pb comportementaux
            C’est pas tout à fait sur le niveau de narcissisme mais je trouvé cela éclairant sur les forces et les faiblesses en fonction des niveaux relatifs d’indices ce qui revient au même en terme d’homogénéité /hétérogénéité des indices …

            1. Bonjour,

              oui Bonjour, ce document m’a éclairée sur bien de mes difficultés, en reprenant mes résultats.

              D’ailleurs, je me demande sur quel écart le résultat de QI peut il varier quand on a un problème de vue ? C’est ce qui m’est arrivé : j’ai perdu qq points à l’ICP (perception) et à l’IVT (vitesse de traitement avec visualisation de figure à reproduire en temps limité).

              J’ai sans doute perdu 5 ou 6 secondes sur la durée de chacun de ces 2 exos, et je souhaite savoir ce que cela aurait donné en global sans ce pb de vue.

              ah nous et notre besoin d’exactitude…. je suis aussi perfectionniste que Cécile je crois, en tout cas pour les réalités mathématiques (j’ai une relation compliquée avec cette matière, mais au moins elle est diabolique de précision).

              merci pour vos éclairages

              Cricri

              1. Bonjour à Cricri
                Oui vous avez tout à fait raison,cricri.
                Les troubles visuels quels qu’ils soient peuvent impacter les performances des indices non verbaux comme l’IRP et l’IVT qui sont médiés par la vue.
                Pour l’ivt
                Les capacités graphomotrices rentrent aussi en jeu dans l’IVT Ainsi que les troubles de l’attention d’où des chutes importantes de cet indice sur un test répétitif ,à faible motivation induisant un ennui .ce subtest arrivant en fin de test , si l’on un quelconque DYS, toutes les ressources attentionnelles ont été épuisées ( notion de réservoir attentionnel) et la chute est donc majorée sur l’IVT , classique chez les HP
                https://www.cairn.info/revue-le-journal-des-psychologues-2007-10-page-26.htm

                Le QI est une mesure de performance, il est donc effectivement probable que les résultats auraient été meilleurs
                C’est un quasi truisme de ma part!
                On peut très bien travailler sur les indices les plus faibles si cela s’avère pertinent en cas de gêne ressentie dans la vie quotidienne, ce que j’ai fait personnellement pour plusieurs problématiques spécifiques (c’est long,fatiguant,anxiogène et pas évident,en terme de bénéfice / efforts fournis) mais quand on commence à maîtriser là où on péchait systématiquement, cela permet de mesurer le chemin parcouru !
                Bonne journée Cricri

                1. Merci Bonjour,

                  Ca éclaire ma lanterne, effectivement.

                  A l’IVT, mon attention s’est un peu émoussée, et je supporte des verres progressifs auxquels j’ai du mal à m’habituer….

                  Cricri

            2. Exemple en acte : mon fils en mastère 2 de droit qui vient d’exploser en vol. Il avait un mémoire à rendre pour la semaine prochaine, il y travaille comme un fou depuis le début de l’été et, petit à petit, ça l’a mis dans un tel état de stress qu’il en a perdu le sommeil et l’appétit, il a perdu 5 kg depuis début juillet alors qu’il est déjà naturellement maigre comme un clou. Il a fallu que son copain l’envoie chez un toubib qui lui a prescrit des anxiolytiques pour une semaine, et qu’il prenne RV avec son directeur pour essayer de négocier un délai ou que sais-je.

              Je suis découragée. Jusqu’à maintenant, il s’en était bien sorti et j’espérais qu’il échapperait à la malédiction qui a gâché ma vie, mais il faut croire que non, le voilà à son tour rattrapé par son hétérogénéité. C’est vraiment très décourageant. Que faire ?

                1. Je crois que oui, c’est déjà bien, il envisage de se faire aider.

                  Il est venu hier avec son compagnon qui, par chance, est un gars très bien, qui le soutient et prend bien soin de lui, quand il est là (mais il n’est pas toujours là). Mon fils m’a fait pitié, une petite chose recroquevillée, muet (il est plutôt disert d’habitude), épuisé, au bord des larmes, convaincu de sa nullité et que sa vie était fichue. Nous avons essayé de le persuader que s’il n’y arrivait pas, ce n’était pas parce qu’il serait nul mais au contraire parce qu’il est trop intelligent : pour son sujet de mémoire, il a vu toute la globalité du truc et tout ce qui pourrait en être dit, sauf que ça, ça pourrait faire l’objet d’une thèse, or il n’avait que deux mois pour rédiger un mémoire, il ne s’agissait pas d’aller au fond des choses. Personne ne peut rédiger une thèse en deux moi, même pas son prof ! Lui est allé au fond des choses d’entrée de jeu, il a paniqué parce qu’il a vu rapidement qu’il ne pourrait évidemment pas tout faire et il s’est enfoncé dans le stress. Mais je suis effarée par ce qu’il a fait en si peu de temps, sans sommeil et sans manger. Je crois qu’il lui faut apprendre à faire « peu » alors qu’il a la capacité de faire beaucoup. Pas simple du tout.

                  Je suis prête à lui payer la WAIS si ça peut le convaincre mais hier, il était persuadé que les tests ne prouveraient que sa nullité… Auj’, il est prêt à se faire aider, mais je suppose qu’il lui faudrait déjà admettre sa spécificité. Il a très bien admis que je suis surdouée, mais est tout aussi convaincu que lui non, pas du tout (il a juste été accepté dans deux Master 2 de droit hyper sélectifs…) Je ne voudrais pas qu’il aille voir n’importe quel-le psy.

                  Merci pour ta réponse. C’est le 2è de mes trois fils qui craque en un mois, je commence à être un peu fatiguée, je ressens trop leurs angoisses et leurs désespoirs. Heureusement que je ressens aussi quand ils se sentent mieux, heureusement qu’ils rebondissent aussi vite que moi 🙂

                  1. Bonjour et Bonsoir à Pensée sauvage
                    En tant que parent, que de fois nos cœurs se serrent, devant la quasi impossibilité de transmission de « notre expérience « .
                    Cette sensation intuitive que vous exprimez très bien ,pensée sauvage, de ce qu’il « faudrait » faire .
                    Ce que votre fils est en train d’appréhender en étant marqué dans sa chair et son âme, est justement ce dur apprentissage de la vie , où l’erreur de stratégie se paie cash!
                    J’aurais tendance à dire que cependant c’est inévitable, salutaire et que cela conduit à moyen terme, à l’autonomie !
                    C’est une question de gestion de plusieurs paramètres en même temps
                    ( une analogie pour moi est les critères de choix d’un appareil électronique à la FNAC avec des schémas en étoile représentant l’ensemble des critères :
                    qui opterait pour un appareil qui n’aurait qu’un zoom ultra puissant avec 30 pixels, 10minutes d’autonomie et une gestion des couleurs anté déluvienne .
                    Votre enfant est sûrement intelligent et perfectionniste en allant ainsi au fond de choses.
                    Il a juste oublié le paramètre temporel primordial qui rentre dans une gestion pragmatique d’un projet avec une « Dead Line », ceci peut s’apprendre avec les méthodes de rétro planning que l’on apprend en école de commerce ou d’ingénieur , mais pas à la faculté française.
                    Lui dire par exemple :
                    Qu’ aurais tu fais si tu n’avais eu qu’une semaine,un jour ,une heure , 10 minutes, 20 secondes pour rédiger ton mémoire ?
                    La réponse évidente est la mise en œuvre d’une synthèse de plus en plus drastique, d’un plan avec un élagage mental de toutes les digressions possibles pour aller à l’essentiel.
                    La grosse problématique de l’ensemble des études universitaires est justement ce type de capacité qui est considérée comme implicite !
                    Eh bien ,NON!
                    Cela aussi s’apprend …
                    Je ne pourrais le blâmer, étant atteint moi même de cette problématique !

                    D’autre part
                    La mise en burn out est une pathologie liée à l’égo ( le perfectionnisme est un travers lié à celui çi!)
                    Apprendre à fonctionner en ce que j’appelle le mode filtre « passe bas »plutôt que le filtre « passe haut »!
                    25 ans pour apprendre à faire le minimum satisfaisant et non pas le maximum de la perfection sur terre, surtout quand on vous a farçi la tête dans votre jeunesse, de Charles Peguy dont la mère rempailleuse de chaises, soignait son travail même celui invisible…

                    En gros , votre fils s’estime nul car s’étant mis en échec, soit!
                    Vous pourrez peut être lui expliquer ceci:
                    L’apprentissage passe inéluctablement par des essais- erreurs- échecs puis réussite sauf pour les petits génies.cf les deux mille essais de Thomas Edison pour inventer l’ampoule à incandescence…
                    Un animal peut gambader 5 à 10 minutes après sa naissance,il en va de sa survie.
                    L’être humain met un an à marcher, deux à parler, 4 à 5 ans pour lire et son cortex orbito- frontal met 25 ans à maturer complètement ( planification / inhibition/ jugement) mais il est capable potentiellement de concevoir un aéronef et de le piloter à terme!
                    D’où l’importance de la part des parents de soutenir les enfants dans leur quête et leur apprentissages, nous sommes bien d’accord.

                    L’aider correspond sans doute à le questionner pour qu’il trouve lui même les solutions permettant d’éviter à nouveau une nouvelle mise en abime.. à l’avenir et dans des circonstances similaires , dès que son moral sera suffisant, naturellement !
                    Bon courage

                    1. Merci Bonjour 🙂

                      « Votre enfant est sûrement intelligent et perfectionniste en allant ainsi au fond de choses.
                      Il a juste oublié le paramètre temporel primordial qui rentre dans une gestion pragmatique d’un projet avec une « Dead Line », ceci peut s’apprendre avec les méthodes de rétro planning que l’on apprend en école de commerce ou d’ingénieur , mais pas à la faculté française.
                      Lui dire par exemple :
                      Qu’ aurais tu fais si tu n’avais eu qu’une semaine,un jour ,une heure , 10 minutes, 20 secondes pour rédiger ton mémoire ?
                      La réponse évidente est la mise en œuvre d’une synthèse de plus en plus drastique, d’un plan avec un élagage mental de toutes les digressions possibles pour aller à l’essentiel.
                       »
                      Le problème, c’est qu’il a toujours su parfaitement gérer son temps jusqu’à présent, sans doute parce que les délais étaient courts et le travail à rendre relativement bien délimité. J’étais même très admirative de le voir gérer si bien, moi qui en suis incapable. Là, il avait choisi un vaste sujet, et il avait un temps à gérer auquel il n’est pas habitué, à savoir deux mois. À la fois trop et trop peu. N’ayant visiblement pas beaucoup plus de capacité d’anticipation que moi, et de grandes difficultés à voir le global sans avoir d’abord examiné tous les détails, il s’est perdu dans ceux-ci. Et, effectivement, il lui faut apprendre à gérer les niveaux d’exigence, on en a parlé aussi (par exemple, si je devais faire un diaporama sur les insectes, je ne ferais pas le même pour des enfants de primaire, des adultes lambda, des étudiants en science ou des entomologistes). Mais quand on peut le plus, il est parfois extrêmement difficile (voire impossible) de faire le moins, de rester à la surface des choses alors qu’il y a tant à dire et que tout paraît tellement important.

                      Je lui ai bien sûr parlé de l’apprentissage par l’erreur etc. mais sur le coup, ça ne lui a fait ni chaud ni froid, tellement il était en souffrance. Parce que les autres autour de lui y arrivent (même si son directeur l’a également réconforté en lui assurant que ça pouvait arriver à des tas de gens bien). Parce qu’il ne s’était jamais pris une baffe pareille, ou pas depuis longtemps. Je me rappelle trop bien son désespoir absolu, étant petit enfant, parce que ses dessins « étaient nuls » alors que c’était des dessins normaux d’enfant normal de son âge. Dans sa tête, il voyait qqchose de grandiose, visiblement, sans doute un dessin d’adulte, voire du Léonard de Vinci. Je n’ai jamais pu le convaincre que j’aimais ses dessins et qu’il étaient normaux et il s’est dégoûté du dessin. Grande souffrance pour lui, parce qu’à l’école, on les fait énormément dessiner ! Et que les enfants aiment tous ça, habituellement. C’est aussi lui qui, à 18 mois, voulait à tout prix faire du vélo de son frère âgé de sept ans… Autant dire que c’est profond, ce décalage entre ses ambitions et sa réalité de petit humain 🙁

                      Souffrance aussi parce que, je ne sais pourquoi, il est convaincu depuis des années d’être tout à fait quelconque, voire nul. Un beau syndrome de l’imposture. Quand je lui avais parlé de ma WAIS et dit que je pensais que lui et ses frères étaient également HQI, il m’avait répondu « toi oui, mais moi non » alors que bon, il n’y a pas besoin de l’observer beaucoup pour voir que lui aussi, et pas qu’un peu. Curieusement, ses frères, qui n’ont pas son cursus universitaire, ont très bien intégré qu’ils sont doués. Peut-être parce que eux ont fréquenté des NP et ont bien constaté qu’ils étaient nettement différents ? Lui, au contraire, baigne dans un milieu rempli de gens (très) intelligents et/ou doués, du coup il ne se rend peut-être pas bien compte qu’il est loin d’être moyen ? Je ne sais pas.

                      Il débute un nouveau Master 2 (parce qu’il avait déjà prévu de faire celui-ci après l’autre, ce qui rend d’autant plus absurde son burn out puisqu’il peut se passer de son premier master 2 ; sans compter que les deux sont des Master très sélectifs, donc le simple fait d’y avoir été accepté est un gage de compétence mais ça ne lui suffit pas, apparemment) et j’espère que ça va lui changer les idées et que les choses vont s’arranger. De toute façon, ce n’est pas perdu, son directeur a été très compréhensif et lui a accordé du délai. C’est vraiment la blessure narcissique, le problème.
                      Avec tout ça, il ne s’est quasiment pas reposé avant de redémarrer.

          2. Bonjour Bonjour,
            Votre commentaire m’amène une réflexion.
            On décrit les HP par trois caractéristiques : « Intensité, complexité, et feu intérieur », alors comment un HP peut il ne pas brûler de l’intérieur, être dévoré par une motivation hors normes?

            1. Bonjour à Lostintime

              Tout un tas de raisons
              Le déni /inconscience de son HP
              La sur adaptation dont les jeunes filles sont semble t’ill des adeptes plus que les garçons
              L’effet Pygmalion négatif
              L’inhibition intellectuelle
              Les troubles psychologiques
              Les mises en échec à répétition

              Sont des facteurs potentiellement néfastes au développement d’une motivation intérieure stable.
              Bien sûr qu’un grand nombre d’HPI gardent un feu intérieur leur permettant de renverser leur propres montagnes , et l’on peut se référer aux théories de dabrowski à ce sujet!

              Concernant le narcissisme
              Je vous conseille la lecture du livre de Jean Cottraux
              « Tous narcissiques » chez Odile Jacob
              L’auteur parle à aux moins deux reprises du narcissisme des HPI
              En signalant que celui ci n’entraîne cependant pas de nécessité thérapeutique, car la vie se charge d’enseigner à ceux ci les adaptations nécessaires.et qu’il ne s’agit pas dans la plupart des cas d’un narcissisme destructeur.
              Le deuxième livre de Laurent Schmitt « le bal des égos  » chez le même éditeur,est intéressant sur sa vision culturelle et historique de la notion d’ego.
              Bonne soirée

              1. ah oui

                pour la suradaptation des filles, j’ai donné.

                cela fait mal à la longue.

                se montrer sous son vrai jour, difficile face aux normaux-pensants, mais parvient ton vraiment à se cacher ? je n’en suis pas sure

                Cricri

              2. Le mot adepte n’est peut-être pas le plus juste concernant la suradaptation des filles (j’ai beaucoup donné aussi) : je ne crois pas que nous ayons tellement le choix, à vrai dire, notre existence se résume à « overadapt or perish » 🙁

                Qu’est-il arrivé au blog ? Cette nouvelle interface est… troublante.

                1. Bonjour Pensée Sauvage,

                  oui ce blog est tout changé, c’est surement une mise à jour de l’interface, et il n’y a plus le beau paysage qu’il y avait en haut….

                  Cricri

                  1. Merci de ces retours !

                    Deux événements se sont conjugués :
                    – Depuis longtemps, j’avais envie d’aérer un peu le blog, de lui trouver une typo plus légère, plus agréable.
                    – Depuis un mois, le blog a des soucis que je tente de résoudre (cherchez Talentdifferent sur le célèbre moteur de recherche dont le nom commence par G et vous trouverez une dénomination bizarre avec l’url de Talentdifferent – une dénomination qui fait référence à un spécialiste mondial des réseaux informatiques ! Rien à voir avec le blog, donc).

                    En fouillant sous le capot, des bugs ont été trouvés qui ont été corrigés (j’espère par exemple que le blog charge maintenant plus vite – il me semble qu’il est plus facile à lire sur tablette ou téléphone portable).
                    J’ai voulu remanier un peu le sommaire, le synthétiser (préparer la possibilité d’ajouter de nouvelles pages)

                    Et au passage, le thème a été modifié… j’avais remarqué qu’il n’y avait plus de barre de recherche, ce que j’ai pu corriger (même pour moi, c’est bien pratique)… mais c’est vrai que je n’ai pas remarqué que l’image de la page d’accueil ne se trouvait plus sur les autres pages (et moi aussi je l’aime bien cette image… :))
                    Donc voilà :c’est corrigé !

  3. Bonjour,

    J’ai passé le test et voici mes résultats:
    ICV : 128
    IRP: 104
    IMT: 97
    IVT: 106

    Résultats : QI hétérogène, incalculable. La passation a révélé l’existence d’un TDA, qui aurait fait chuté les épreuves liées à l’IMT notamment… Très bien, selon la psy j’ai un TDA (ce qui explique notamment mon echec scolaire en maths, mes difficultés de concentration, je vais bientôt faire de la remédiation cognitive), des résultats dans la moyenne pour 3 indices. Apparemment je compense avec la partie verbale, mais je n’en sais pas plus: je crois que la psy pense que j’ai des forces en verbal à cause de mes études (je suis en thèse), en tout cas c’est ce qu’elle laisse sous-entendre: pour elle les résultats ne sont pas interprétables, donc j’en conclue que pas de douance. Sauf que je n’en sais pas plus: est ce que le TDA pourrait masquer le hp? Est ce que le résultat en ICV est significatif d’un hp? Ou est-ce lié aux études? Je suis encore plus perdue qu’avant le test…

    1. Bonjour Marylin

      Ce n’est pas parce que les résultats ne sont pas interprétables que vous n’êtes pas surdouée !
      Les résultats ne sont pas interprétables DONC on ne peut pas vous coller une étiquette, c’est très différent !

      Si vous boîtez et que vous restez assise, alors vous n’êtes pas boîteuse ?!
      Si vous savez chanter une chanson parfaitement et que le jour où vous devez la chanter vous êtes enrouée, alors vous ne savez pas chanter ?!

      Dans la réalité, ce n’est pas l’étiquetage qui est important : c’est d’aller mieux.

      Oui, l’hyperactivité peut cacher le surdon – et réciproquement d’ailleurs : être surdoué permet de compenser ses faiblesses.
      Alors je pense important de dépasser le test (qui vous aura appris quelques petites choses auparavant), et de suivre les pistes qui vous permettront de mieux vous comprendre, de mieux vous prendre e compte, de mieux vous respecter et ainsi d’aller mieux.
      .. Sans demander l’autorisation à ceux qui ne vivent pas ce que vous vivez.

      1. Bonjour Cécile,

        Et merci de votre message qui me redonne du baume au cœur. Je dois dire qu’il est très difficile pour moi d’appréhender cette période post-test. Phase de déni, peut-être. Ego blessé? Certainement. J’en reviens à tout remettre en cause, me pose des tas de questions, notamment sur ce fameux tda/h qui d’après mes recherches a été « inventé » il y a 30 ans après la réunion de trois symptômes distincts mis sur le même plan : le déficit d’attention, l’hyperactivité, et l’impulsivité… Tout ça parce que ces trois symptômes étaient la cible d’une même molécule… Que l’hyperactivité existe depuis longtemps et qu’elle entraîne – de fait – des troubles de l’attention me parait logique ; en revanche, je suis plus dubitative concernant la réalité scientifique du « tda/h », et davantage en accord avec les thèses évoquant des dyssynchronies de toutes sortes , qui font que pour une raison ou pour une autre, les potentialités ne sont pas développées de la même façon (selon l’environnement, les intérêts et les goûts, etc). Je crois que l’inattention peut s’expliquer par des tas de facteurs (état dépressif latent, anxiété, manque d’intérêt, etc). Pour ma part, j’ai du mal à me concentrer, je procrastine à outrance, mais seulement quand l’intérêt n’y est pas. A l’inverse, quand je suis face à un nouveau projet stimulant, je suis à fond (d’où les changements de métier aussi…) Je ne suis productive que dans l’urgence, ou dans un laps de temps réduit. Je ne sais plus quoi penser non plus du dsm, je me dis que si je ne suis pas hp (car la psy sans le dire explicitement le pense très fort) alors c’est que je dois avoir une combinaison de troubles de la personnalité, sauf que ça ne colle pas puisque ça n’explique pas tout mon fonctionnement… Alors je me dis qu’on vit dans une époque qui favorise cela, la quête de ce que l’on est, elle même favorisée par la pathologisation de l’ensemble des particularités au cœur du sujet humain. Si l’on se réfère aux caractéristiques de l’adulte tda/h, tant dans ses aspects « positifs » que « négatifs » ( http://www.tdah-adulte.org/ ), celles-ci se recoupent beaucoup avec celles que l’on connait de l’adulte hp… Dans ce cadre, que penser? Le « tda/h » est-il la version « pathologisée » du hp? Peut-on aujourd’hui tout catégoriser? Les individus étiquetés tda/h ne sont-ils en fait que des hp qui n’ont pas développés « harmonieusement » leurs différentes sphères cognitives? Le hp tel qu’il est présenté aujourd’hui relève t-il en fait du tda/h? Il est bien difficile d’avancer avec tout ça, surtout après m’être retrouvée dans les témoignages de votre premier livre, et dans les mots posés par Arielle Adda qui pénètrent si fort dans toutes les parcelles de mon être (je pense notamment à l’article « une indicible désolation intérieure »). Aujourd’hui il m’est difficile de composer avec ces résultats (même si vous avez raison, il ne tient qu’à moi d’octroyer – ou pas – le pouvoir à une autre de me définir). Il est difficile de ne pas se sentir compris, de tout garder à l’intérieur, de ne pas pouvoir partager ses pensées… Il est devenu difficile pour moi de sortir tant le bruit, les odeurs, les lumières peuvent constituer une agression. Comme il est difficile d’être considérée comme je cite « trop sérieuse, trop extrême, trop sensible » comme une amie me l’a fait remarqué, tant je suis intransigeante avec moi même et les autres lorsque je prends de plein fouet les incohérences, les paroles blessantes de personnes qui me sont chères qui ne semblent pas avoir conscience de la portée de leurs propos (dans la plupart des cas)… Comme j’aurais aimé que les « autres » puissent faire preuve d’autant de compréhension et de délicatesse envers moi que j’en ai envers eux (sans prétention aucune)… Comme il est difficile d’être à côté des conversations des gens, conversations qui ne font que trop rarement écho…A force, je me suis beaucoup isolée, et je l’avoue, les livres et les sites comme le vôtre peuvent être mes seuls compagnons de route, les seuls espaces où je me sens « normale » (c’est un peu triste…), et cela n’a rien à voir avec l’étiquette hp, c’est une réelle constatation… En tout cas, tout cela est troublant, car j’ai une pensée en arborescence, qui s’est exprimée lors du test et qui s’exprime dans la vie. J’ai cru être au bord du malaise lorsque j’ai dû faire mon plan de thèse: comment structurer, étapes par étapes ( et donc en classant arbitrairement des idées toutes reliées entre elles ), les dizaines de pages d’idées jetées sur le papier rassemblant tout ce que j’avais pu appréhendé dans la thèse? Dans quel ordre, quelle idée est pertinente et laquelle ne l’est pas, comment ne rien oublier dans le plan, et surtout que je n’aurais pas encore appréhendé empiriquement et théoriquement?… Une horreur). J’ai aussi une hyperactivité mentale où tout, tout est disséqué. Alors apparemment, cette hyperactivité mentale serait le fait du tda/h, si j’en crois les sites… J’espère qu’un jour il y aura des résultats scientifiques précis sur ce qui est lié au tda/h (existe t-il vraiment?) et sur ce qui est lié au hp ( même si les deux semblent pouvoir coexister). Je sais que je me remettrai de tout cela avec le temps, et j’espère que je pourrai effectivement dépasser les résultats de ce test (mes ressentis sont là, peut importe l’étiquette hp/tda…Mais il est bien compliqué d’avancer dans ce brouillard, rien que par soucis d’exactitude) Merci Cécile.

        1. Merci de ces précisions marilyn.
          .. pas impossible qu’une petite facette dépressive vienne surtout s’ajouter au tableau (et contribue à fausser les résultats de votre test).
          Si ceci vous est possible, il me semble important que vous puissiez faire appel à un(e) thérapeute spécialisé(e) qui pourra vous aider à vous rassurer, à vous apaiser et à avancer.

    2. Bonjour @maryline
      https://www.google.fr/amp/s/tdah2016.wordpress.com/2016/08/02/tdah-et-traitements-medicamenteux-effets-du-methylphenidate/amp/

      https://www.conseilfleursdebach.fr/info/tdah/le-tdah-existe-combien-de-temps.htm

      Le tdah a été décrit au 18 eme et 19 siècles dans la littérature
      Le « syndrome  » reconnu en 1902 par Still
      Le methylphenidate découvert en 1937 et breveté en 1961 et utilisé en France à partir de 1995!
      Donc pas de complotisme pour cette chronologie de grâce , marylin!!
      J’ai perso un tdah inattentif pur et une DVS( dyspraxie)
      So what!
      Juste lâcher prise et s’accepter comme tel, essayer de s’améliorer ( jusqu’à quel point?): je l’ai fait
      Connaître ses limites …
      Et quelque part ( au bout du compte…), essayer de ne plus raisonner à l’aune de ses forces et faiblesses mais en fonction de ce qui nous fait vibrer, nous motive et nous interroge intéresse passionne ….
      C’est un petit ( gros) bout de chemin à parcourir à sa propre vitesse
      Ce n’est pas le but mais le chemin qui est (l’instant présent ) le vrai objet d’intérêt pour moi

      1. je souscrire à la suggestion de Bonjour : réapprendre à se demander ce qui est bon pour nous avant même que de nous comparer aux autres. Réapprendre la plaisir (en cherchant au fond de notre corps ce petit tressautement d’énergie à l’idée de telle activité ou de tel choix). La technique des « petits pas » peut faciliter la vie. On n’est pas obligé de faire la révolution et de tout envoyer au diable.

  4. Merci Cécile pour tout ce travail ! J’ai beaucoup de doutes me concernant, ayant eu des résultats excessivement hétérogènes lors de ma passation du Wisc IV à l’âge de 15 ans : 150 icv, 99 irp, 110 imt, 132 ivt. Dans mon cas, vu les faibles stimulations intellectuelles et culturelles de mon environnement familial, l’hypothèse du surinvestissement verbal me semble un peu fumeuse. A cet âge-là, ma culture, c’était les séries TV, on a vu mieux … En revanche, pensez-vous que le fait d’avoir passé le WISC à un âge si avancé a pu créer un biais et gonfler artificiellement mes scores ?

    Je vous remercie par avance !!

    1. Bonjour Marjane

      Moi aussi, à 15 ans, je me gavais de séries télé – ça inquiétait d’ailleurs beaucoup mes parents qui craignaient l’abêtissement…
      Je ne suis pas psychologue, pas du tout spécialisée dans l’interprétation des tests.
      Néanmoins, à l’usage : non, je ne pense vraiment pas que l’âge ait créé un biais.
      En revanche : aucune dys- d’aucune sorte ? ou pas de dépression à ce moment là ?

      1. Merci Cécile pour ta réponse ! En effet, le psy qui m avait testé avait mis en avant le caractère très dysharmonique de mes résultats et avait parlé de dyspraxie visuo-spatiale. Pendant des années, j’ai complètement oublié ces tests, n’y voyant rien de significatif, mais maintenant je commence à penser que peut-être, mon bilan n’est pas si anodin que ça. De toute évidence, je n’ai pas l’impression de coller au profil hp, je ne crois pas être plus rapide ou plus vive que la plupart des gens.Mes profs ont souvent mis en avant des facilités de conceptualisation et de théorisation, mais après tout, chacun a son domaine de prédilection, pas besoin d’être hp pour cela. Je me sens juste bizarre et inadaptée, même si je fais tout pour le cacher. Merci en tout cas pour ton blog, ca fait vraiment du bien de lire tes articles et puis ça apporte vraiment de l’eau à mon moulin !

      2. Bonjour Cécile,
        J’avais lu votre premier ouvrage dès sa sortie. la peur de savoir et le doute m’ont interdit de réaliser les tests. Je ne voulais pas voir, ni entendre. cependant, j’aurai bien besoin de comprendre ce qui se passe avec mes petites antennes… l’intelligence me fait souffrir
        Auriez vous un professionnel à me recommander sur Lyon ?
        Je vous remercie de votre aide précieuse, et votre générosité d’informations humanise les zèbres si sensibles….
        Bien à vous. Louise

  5. Bonjour,
    Partout il est écrit que le QIT ne peut pas être calculé lorsqu’il y a un écart supérieur à 15 entre les indices. Or les résultats du WISC que j’ai passé sont très hétérogènes avec
    ICV:155
    IRP:138
    IMT:138
    IVT:118
    Il y a donc un écart supérieur à 2 écarts-types. Peut-être que la fatigue a commencé à se ressntir à la fin du test, à 7 ans tout de même, c’est long… d’après la psychologue j’étais aussi moins impliqué sur les tests de vitesse que sur ceux de raisonnement. Sur le subtlest du barrage, j’ai eu 9… Il fallait barrer des animaux, je ne trouvais pas ca intéressant et j’ai été très long…
    Au final, la psychologue a donné un QIT de 151 tout de même!!! Ce résultat est donc faux? N’a t il pas de signification?

    1. A un tel niveau de QI, ne serait-ce que verbal, il n’y a plus trop de question à se poser pour savoir si on est concerné par le surdon ! En revanche, l’analyse des différences, l’analyse de cette hétérogénéité peut donner des pistes de réflexion utiles.
      Cet article de Stéphanie Aubertin vous donnera quelques précisions sur l’hétérogénéité très classique entre Verbal et Performance chez les surdoués (hétérogénéité qui s’accroit avec le niveau d’intelligence).
      La vitesse de travail est aussi classiquement un indice « chuté », car moins porteur de sens, donc moins investi.
      Les écarts plus importants encore que ceux indiqués dans cet article peuvent indiquer une difficulté cognitive : si vous pouvez obtenir plus de précisions, vous faire réexpliquer les résultats, nul doute que vous obtiendrez des informations très utiles.

  6. Bonsoir,

    Voilà pour moi c’est fait, et j’avoue que …. j’ai trouvé ces tests d’une facilité déconcertante. Bizarre.

    Il n’y a que les 2 épreuves de rapidité ou je n’en ai fait que la moitié de la feuille (ou du cahier), bref faudra qu’on m’explique, à moins d’etre un robot ultra rapide, comment on peut faire pour : manipuler un stylo, lire des infos, cocher la bonne case ou écrire le bon dessin…. tout ca en 2 minutes. C’est IMPOSSIBLE (mais peut etre que le but de l’exercice n’est pas d’arriver en bas de la feuille ou à la dernière page du cahier)….

    J’etais détendue, parce que ces tests ne sont que l’aboutissement de ce que je sais déjà plus ou moins, j’ai dépassé le stade de la peur ou du trac…

    Cricri (qui s’est quand meme bien défoulée sur ces tests….)

      1. Bonjour,

        J’ai eu mes résultats cette semaine, et j’avoue que ce que j’ai mieux réussi, c’est le verbal (135) et pour le reste c’est un peu au-dessus de la moyenne, pour un total de 124 de QI.

        Bref, pas de quoi fouetter un chat. Mais ca me correspond assez bien finalement, sans résoudre ce problème de décalage, qui reste plus que jamais un grand mystère.

        Bref, dans d’autres tests (Mensa) c’était les maths et la logique que je réussissais le mieux et le verbal etait à la traine….

        Mes capacités fluctuent au fil des jours, c’est assez amusant, mais moi je suis toujours aussi perdue….

        Bref, je continue ma route, bien seule encore une fois.

        Cricri

        1. Damned ! Pourquoi faudrait-il fouetter un chat ?! Pauvre bête…
          Le principal était de passer le test, plus encore que le résultat : car il faut du courage pour faire le pas.

          Oui, les résultats d’un test peuvent varier d’un jour à l’autre, fonction de l’humeur, d’un moment de pas bien, de l’émotivité.. de tant de choses.

          Le 135 explique à lui seul le décalage.
          Maintenant, il serait intéressant pour vous d’entrer un peu plus dans le détail des différents subtests / indices et surtout d’avoir une explication de texte détaillée – car j’ai l’impression qu’elle manque, cette fameuse explication de texte…

          1. Bonsoir Cécile,

            j’ai eu les résultats des 4 tests passés :

            ICV : 138
            IRP : 112
            IMT : 120
            IVT : 113

            pour le rapport détaillé, il est surtout de mon anxiété surdimensionnée (!), et de quelques particularités de fonctionnement qu’on ne retrouve pas dans la majorité des individus. Il est question de manque de concentration sur la durée (décrochage au bout d’un certain temps, et fatigabilité).

            Bref, vu mon état bien entamé pour les épreuves, je trouve que je m’en suis sortie avec la tete haute.

            Quelle étiquette me mettrait tu Cécile ?

            Cricri

            1. .. Et voici donc une Cricri estampillée malgré bosses et cabosses et fatigue évidentes !
              Bravo d’avoir passé le test. Maintenant, après l’errance, le voyage commence…

  7. Bonjour,

    j’ai passé le WAIS IV il à 3 semaines et voilà mes résultats (j’ai 43 ans) :
    ICV : 141 (19/19; 17/19; 15/19)
    IRP : 134 (15/19; 17/19; 15/19)
    IMT : 117 (14/19; 12/19)
    IVT 109 (12/19; 11/19)

    La psychologue m’a dit qu’il était impossible de calculer un QI pour cause de profil hétérogène.
    Elle affirme dans son bilan que je suis HPI mais en tout sincérité je doute beaucoup.
    Je vois ces résultats, j’ai une certaine deception, enfin un sentiment d’inachevé…

    Est-il possible de confirmer le tableau de haut potentiel intellectuel ?

    Merci de votre aide.

    1. Bonsoir Pierre

      La déontologie interdit à un psychologue de moyenner un QI dès lors qu’il y a des différences de plus de 15 à 20 points entre les différents indices.
      Mais elle a raison d’indiquer que vous êtes HPI avec les scores que vous indiquez en Verbal !
      Vous a-t-elle expliqué les raisons pour lesquelles votre IMT et votre IVT sont « chutés » (et encore : tout est vraiment relatif…).

      Car les entendre est précieux pour intégrer le résultat et commencer votre cheminement avec un résultat atypique et certainement inattendu.
      Car quel type de déception ressentez vous ? De ne pas avoir un « QI diplôme » de plus de 130 à accrocher (même virtuellement) à votre mur qui vous rassurerait et vous autoriserait à.. (… à quoi d’ailleurs ?) ? De devoir faire encore vos « preuves » ? De ne pouvoir entrer à Mensa sur la base de votre test ?

      Oui, ce test laisse inconfortable : il va vous obliger à mieux vous comprendre et mieux vous accepter et surtout… à vous affirmer. Non pas en tapant du poing sur la table. Mais en acceptant votre écologie personnelle, vos besoins physiques, vos émotions, vos ressentis, et surtout : en les respectant.
      Et je reconnais, c’est un vrai travail.
      … Mais je vous rassure tout de suite : avoir eu un « QI conforme » ne vous aurait pas épargné ce travail.
      Simplement, dans ce cas de figure, il va falloir affronter vos voix négatives et dépasser vos peurs pour accepter ce qu’il y a de bien en vous.
      Un accompagnement vous sera précieux.

      Bon cheminement.

      1. Bonjour Cécile,

        tout d’abord merci d’avoir pris le temps de me répondre et ce de manière détaillée.
        La psychologue m’a expliqué que les résultats sur les deux derniers subtests avaient « chuté » en raison de profil psychologique et de cette très forte anxiété et que logiquement, je pouvais avoir de bien meilleures notes.
        Elle a bien insisté sur le fait que mon QI « potentiel » au regard des notes obtenus à l’ICV et IRP était au moins de 130 ou au dessus mais qu’il était effectivement impossible de le calculer…

        En fait et cela peut paraitre idiot, mais HPI pour moi équivaut effectivement à un QIT de 130 ou plus et non juste « vous avez un profil hétérogène » mais vous êtes HPI…

        La phase dans laquelle je me trouve, alternant déni et colère est particulièrement désagréable, surtout à mon grand âge ou je me dis que les 35 dernières années ont été un beau gâchis !

        Je vais être accompagné, c’est en effet salutaire pour trouver LA voie, et je l’espère enfin être heureux et en totale harmonie…

        Merci en tout cas pour vos explications et conseils.

        1. « HPI pour moi équivaut effectivement à un QIT de 130 »
          … et voici un joli cas d’intériorisation de la norme sociale, non ?

          Je vous rassure tout de suite : peu échappent à cette intériorisation (je n’y ai pas moi même échappé).

          La phase de deuil qui suit la phase de découverte de son mode de fonctionnement singulier est à vivre comme un vrai deuil : il faut tout reconstruire et c’est éprouvant.
          Mais je peux vous assurer que, quel que soit l’âge, mieux se comprendre, mieux s’accepter, relire sa vie à la lumière des caractéristiques du surdon, panser les blessures (induites ou non par le surdon mais dans lequel celui-ci aura joué un rôle amplificateur), tout ça permet d’aboutir à un vrai mieux-être.
          … Alors vivement la sortie du déni !

          Bonne continuation

          1. C’est entendu.
            Cette relecture a aussi quelques moments qui font sourire (et heureusement !!!).
            Dans tous les cas, j’essaie d’adopter cette posture positive dont vous parlez, et bien entouré, je ne doute pas des bons résultats à venir.

            Bonne continuation 😉

  8. Bonjour,
    Me voici à 45 ans avec les résultats de mon test WAIS IV. J’ai découvert il y a 15 jour les écrits de J. Siaud Facchin, pris, dans cet ordre, une grande claque et un rendez-vous chez une psy, et voici ce qui en ressort:
    QI Verbal 143
    QI Raisonnement perceptif 116
    QI Mémoire de travail 140
    QI Vitesse de traitement 131
    Le résultat est « non valable » car trop hétérogène.
    D’après elle, le résultat le plus faible est notamment lié à la vitesse insuffisante.
    Je me souviens avoir trouvé les exercices où j’ai moins bien réussi passionnants,(les cubes) et aussi difficiles, et j’ai manqué de temps (même si pour certains je trouvais la réponse quelques secondes après la durée écoulée).
    J’ai donc lu avec beaucoup d’interêt votre billet, car j’ai bien l’impression que les scores que l’on m’a attribués se rapprochent des tendances des tableaux Kaufman et Morin.

    Bien à vous
    Héli, new zebre

  9. Bonjour Cécile,

    Mon profil au WAIS-4 est très hétérogène! Je suis Asperger ce qui apparemment pourrait jouer sur la donne. Mes forces spécifiques, mon anxiété et ma fixation sur les détails, pourrait avoir un incidence sur le fait que mon QIT soit relativement bas comparativement aux résultats les plus hauts…

    Voici quelques résultats(les plus hauts):
    Similitudes: 135
    Matrice:140

    Indice vitesse de traitement: 125
    QI total:125

    Mon profil est très hétérogène ce qui rend le résultat discutable selon la psy qui a effectué le test. Avec ces résultats on en déduit que oui je suis HPI mais est-ce que je serais considérée comme surdouée, considérant l’article présenté ici?

    Tout un casses-tête, on dirait que certains psychologues ne sont plus à jour dans les critères d’évaluation de la douance…

    Merci!

    1. Bonsoir

      Le surdon ne s’arrête pas à un seul résultat de QI. Vous l’indiquez vous même : être Asperger pèse sur la passation d’un test.
      Je ne saurais hélas vous répondre avec aussi peu d’éléments.
      Mais là encore… n’est ce pas le fait de trouver un équilibre qui est le plus important, plus encore que d’être estampillé ?

    2. Bonjour@moi

      Cher moi ( car je suis narcissique!:-)
      J’ai trouvé cet article extrêmement pertinent sur ce que l’on appelle
      Les  » twice exceptionals  »

      Je milite ( mentalement..) pour la reconnaissance de la fréquence des anomalies cognitives chez les surdoués dits hétérogènes, dont La vie n’est pas très simple il faut l’avouer !

      C’est honnêtement le premier article globalisant des troubles cognitifs corroborant ma propre analyse à la lumière de mes quelques lectures sur la douance et les dys
      Il me paraît DE plus EN plus évident que la mise en lumière des ( hautes) performances et des ( parfois nombreuses faiblesses) du fonctionnement cognitif sont à la source du mal être de nombreux HP !
      Tant que ceci NE sera pas gravé dans le marbre et reconnu par l’ensemble des psys, je dirais attention danger!
      Donc peut être voir un neuropsychologue CAPABLE DE FAIRE UN ÉTIQUETAGE CORRECT en cas de forte hétérogénéité du QI
      Serait peut être une façon de limiter le risque de casse supplémentaire chez un HP- DYS
      Surdoués et difficultés d’apprentissage
      par madeleine | 16 Fév 2014 | Traductions |
      Source : http://www.sengifted.org/archives/articles/gifted-and-learning-disabled-a-neuropsychologist%E2%80%99s-perspective
      Traduction

      Surdoués et difficultés d’apprentissage : la perspective d’un neuropsychologue.

      Nadia Webb et Antara Dietrich

      http://www.adulte-surdoue.org/2014/articles/traductions/surdoues-et-difficultes-dapprentissage/

  10. Bonjour
    Avec les résultats de la Wais, je pensais me sentir mieux et enfin savoir d’où venait ce sentiment de vivre à coté des autres, que j’allais enfin me booster et à la fois m’apaiser…
    Hier la psy m’a confirmé que j’étais HP. Mais HP avec QI hétérogène.
    Je ne remets pas son diagnostic en question, elle me semble sérieuse et maitriser le domaine du haut potentiel et ses nuances.
    Ce qui me gène ce sont les écarts énormes entre les subtests, et surtout qu’ à l’intérieur de chaque subtests, il y a des écarts (supérieurs à 4) = hétérogènes.
    Pour être clair avec vous, voici les résultats :
    ICV : 137 (sim 18/19, voc 17/19, inf : 14/19)
    IRP : 138 (cube 16/19 puz: 14/19, bal 19/19)
    IMT : 114 (mch :11/19, ari : 14/19)
    IVT 100 (code 9/19, sim 11/19)

    Comme beaucoup de HP j’ai loupé IVT , quant à l’IMT , j’ai eu un grand désintérêt pour l’épreuve qui manquait de sens.

    Je bloque sur les résultats de l’ICV et IRP.

    Tout ça va vous paraitre anodin, mais pour moi ça a une réelle importance.
    La semaine dernière en attentant les résultats (même si la psy m’avait mise sur la voie), ma petite voix intérieure me disait :
    « Si tu es HP, si finalement tu n’es pas aussi « bête » que tu pensais, il faudrait songer à rattraper toutes ces lacunes, ou desinterets pour certaines matières à l’école que tu as eu dans le passé !  »
    C’était là un de mes objectifs, j ‘ai réellement souffert de la période scolaire (collège/lycée) avec ces professeurs qui ne m’intéressaient pas à leur spécificité (et personnalité).

    Bien sur même en n’étant pas HP, libre à moi de palier à ce manque.
    Mais j’avais besoin d’un déclencheur ! de quelque chose qui me bouscule, qui me dise « tu t’es trompée sur toi même, tu n’es pas bête ». (et que ça m’enlève ça de la tête au passage).
    Ainsi reprendre confiance en moi et avoir le courage d’affronter ça !

    Finalement j’ai un ICV et IRP hétérogène, non interprétable.
    Alors que faire ? Est ce que je peux m’appuyer quand même sur ces résultats pour faire une belle grimace à mes années scolaires ? Commander des montagnes de livres à dévorer ? reprendre des cours de langue ? Que sais je encore !

    Je suis consciente que mon texte n’est pas au niveau de certains sur le forum, mais j’avais envie de m’exprimer. (manque de confiance

    1. Bonsoir Creac

      « Ecarts énormes entre les subtests » ? Vous trouvez ?
      Et écarts supérieur à 4 = hétérogène ? Vous trouvez aussi ?

      C’est à partir d’un écart de 15 points qu’il est communément admis qu’il y a « hétérogénéité » dans les résultats.
      Donc la véritable hétérogénéité c’est entre l’ICV/IRP et l’IMT, l’Indice de Mémoire de Travail.
      Pour Pierre Morin (commentaire de bas d’article) : « IMT et IVT globalement chutés ne semblent pas représentatifs du surdouement intellectuel« .

      Dans les faits, c’est surtout ce que « disent » les test qui me semble important
      Vous trouverez dans ce billet de Stéphanie Aubertin une analyse des raisons de l’échec ou de la réussite à tel ou tel subtest.
      Vous pourrez observer dans cet autre billet rédigé par Stéphanie, le profil de réussite aux tests par un surdoué

      Et j’ai une autre question : pourquoi « il faudrait songer à rattraper toutes ces lacunes, ou désinterets pour certaines matières à l’école que tu as eu dans le passé ! »
      Pourquoi : « il faudrait » ?
      Par rapport à qui ou à quoi ?
      … De qui attendez vous quelle autorisation ?

      1. Bonjour Cécile
        Merci pour votre réponse (que je n’avais pas vu).

        Lors du CR de la psy, celle ci m’a expliqué que mon ICV et IRP étaient hétérogènes et donc non interprétables car il y avait plus de 4pt de différences entre les subtests (ICV : (sim 18/19, voc 17/19, inf : 14/19) = 4 points de différences entre l’indice le plus haut et le plus bas)
        IRP : (cube 16/19 puz: 14/19, bal 19/19) = 5 points de différence)
        Tout à l’heure j’ai lu un article qui parlait de 5 pt. Si mon ICV et IRP étaient interprétables, je crois que je relativiserai plus mais en 2 semaines j’ai avancé sur le sujet 🙂

        Quant à L’IMT et IVT chuté j’avais lu des articles. A la rigueur ce n’est pas gênant. La psy ayant argumenté le pourquoi du comment, je ne bloque pas dessus. (manque d’intérêt essentiellement sur ces tests)

        Quant aux liens, je les avais lu pour la plupart. Merci.
        Ils m’ont permis de relativiser. J’ai désormais un autre blocage (la psy m’a dit lors de la restitution que je me bloquais, un vrai travail doit être fait là dessus). La preuve aujourd’hui encore, je bloque sur autre chose…

        —Si on a un Qi non significatif de plus de 130, s’il est « non significatif », donc non positionnable sur la courbe de Gauss, est on surdoué tout de même ? —-

        Pour vous répondre sur le « pourquoi du comment » de : « il faudrait songer à rattraper toutes ces lacunes, ou désinterets pour certaines matières à l’école que tu as eu dans le passé ! », c’est que là encore j’ai bloqué lors de mes études sur des professeurs non adapté à mon fonctionnement. J’ai donc fait le minimum dans ces matières. En grandissant,ce blocage en histoire/anglais est resté.

        Le passage de la Wais et les résultats m’ont boostés, et permis de me rappeler, qu’avant (jusqu’à la fin de la primaire) j’aimais ces matières. (et que finalement je ne suis pas bête comme je le pensais).
        Ca m’a redonner confiance, et a boosté mon ego aussi (qui en avait besoin). C’est donc pour moi, et seulement pour moi que je veux approfondir ces matières. J’en ai envie.

        Je vous remercie pour votre message et attends votre réponse 🙂
        Bonne journée

        1. Si on a un Qi non significatif de plus de 130, s’il est « non significatif », donc non positionnable sur la courbe de Gauss, est on surdoué tout de même ? —-

          « L’intelligence est ce que mesure mes tests » aurait dit Binet.
          Oui mais… si l’instrument de mesure ne sait pas prendre exactement les mesures, est il fiable ?

          « Dommage que vous soyiez dépressif, sinon vous auriez été surdoué » a dit un thérapeute à un lecteur de Talentdifferent.

          Face au résultat du test qui est « non significatif », il va donc vous falloir faire un choix :
          – accepter ce que disent les autres de vous au travers de ce test et continuer à vivre en ignorant des pistes qui pourraient vous être utiles pour aller mieux.
          – ignorer ce que disent les autres de vous au travers de ce test et vous donner l’autorisation d’explorer des pistes qui pourraient vous permettre d’aller mieux : respecter votre sensibilité et même l’utiliser par exemple; ou encore écouter votre intuition…

          C’est un choix à faire, et plus encore, une autorisation à s’accorder.
          Et peut-être surtout, au départ, une estime de soi à restaurer…

            1. Merci énormément Cécile de l’intérêt que vous me portez.
              J’ai regardé avec grand intérêt les 2 liens, essentiellement la thèse de mehdi Liratni que j’ai lu et m’a fort intéressé tellement il y avait de précisions et de comparaisons entre groupes et tests divers sur les formes d’intelligence.
              Depuis le passage du test, le temps m’a aidé à comprendre mon profil hétérogène (je ne suis pas douée pour tout et donc forcément hétérogène) profil qui est plus que courant chez les HP. De plus mon IAG a été calculé et j’ai là plus aucun doute.

              Je suis désormais moins dans l’analyse de mon passé, mais dans la recherche de mon ou mes potentiels. J’essaye de trouver des « pistes » sur « comment trouver son potentiel » mais rien de concluant. Si vous avez à votre connaissance ce genre de documentation j’en serai ravie.

              Je vous remercie encore une fois.
              Et meilleurs voeux 2017

    1. Bonjour mimile
      A tout le moins, l’hétérogénéité signe une difficulté. Ici la mémoire de travail est visiblement touchée et on peut penser à une dyslexie.
      Mais je ne suis pas spécialiste.
      Je vous suggère la lecture des billets rédigés par Stéphanie Aubertin (neuropsychologue) sur le sujet – et tout particulièrement les billets 7 et 8

    2. Bonjour
      Je suis toujours surpris qu’à la sortie des résultats d’un test de QI, on cherche une réponse !
      Normalement le professionnel de santé aurait dû soulever des questionnements mais aussi des ébauches de réponses !
      En très gros
      – la très forte hétérogénéité des indices associée à l’indice très fortement chargé en facteurG ( intelligence générale) qui est l’indice ICV, chez votre enfant qui arrive quasiment à un effet plafond, est un des indicateurs de surdouement.cf le pr revol , Jacques Gregoire.
      Certains psy utilise un faux terme (à mon sens) d’avance verbale.
      – l’hétérogénéité des indices quand elle est très élevée est un des meilleurs moyens de détecter un DYS!
      – la chute de l’IRP correspond, après la vérification de l’absence de troubles ophtalmologique, à une dyspraxie visuo-spatiale.
      – la chute conjointe de l’IMT ( mémoire de travail ) et de l’IVT (trouble graphomoteur et troubles attentionnels) sont fortement corrélés a un risque de TDAH. Selon Konofal , une chute de l’IVT peut même correspondre à des troubles de l’éveil.

      Ces informations sont difficiles à extraire du mélange des genres en psyclologues qui s’arrogent le droit de passation du QI ET les praticiens qui ne s’occupent que d’une partie des déficits cognitifs et ne font pas le lien entre symptômes et déficits sous jacents.
      Lire et voir michel Habib(résidus) Alain Pouhet, Michelle Mazeau, Huron.
      Revol est celui qui a fait progresser le plus ces notions.
      Rassurez vous malgré tout, le QI VERBAL ou Maintenant l’ICV très élevé de votre enfant lui permettra certainement de compenser une très grande partie de ces déficits cognitifs.
      J’ai à peu près le même profil et je m’en suis sorti tout seul(diagnostiqué a 50 ans)
      Voilà voilà
      C’est très schématique mais cela peut vous aider à y voir plus clair.
      Normalement il vaudrait se rapprocher d’un centre de référence compétent dans le domaine !
      Tenez nous au courant!
      Cordialement (bienvenue au club….)

      1. Merci pour votre réponse. La psychologue avait les mêmes pistes que vous. Elle M à dirige vers un neuro. Nous faisons les tests au mois d août afin de déceler plus concrètement les troubles masques par son verbal important. J ai hate d avoir les résultats afin d accompagner mon fils au mieux ! Je vous tiendrai au courant !

      2. On peut certes s’en sortie seul-e, quand on n’a pas le choix, mais à quel prix ! J’ai également été diagnostiquée à 50 ans, j’ai également une hétérogénéité (moins violente que celle de votre fils mais de 34 points quand même) et la psy a su me dire que je suis dyspraxique, et me donner qqs tuyaux simples pour apprendre à mieux gérer le quotidien.
        N’empêche que je m’y suis épuisée, à compenser seule pendant 50 ans en ne comprenant pas pourquoi j’étais si nulle pour des choses si basiques, et en répétant indéfiniment des comportements absurdes faute d’avoir été capable de comprendre ce qu’il se passait.
        Élever trois enfants quand on est dyspraxique et qu’on ne le sait pas relève du parcours du combattant !

        Je conseille régulièrement un livre sur la dyspraxie : http://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences/neurosciences/enfant-dyspraxique_9782738127068.php.

        La clef : apprendre à apprendre ; décomposer les tâches, même d’apparence modestes, en sous-tâches voire en sous-sous-tâches. Commencer par les choses simples et passer aux choses plus complexes ensuite, et les décomposer. Savoir ça m’a changé la vie, même si ça ne suffit pas.

        P.S. Effarée également par la nullité des psy qui balancent des résultats en étant incapables de les interpréter correctement et en laissant les patients se débrouiller avec ! Voire en calculant une « moyenne » qui ne signifie rien et en prétendant que la personne n’est pas surdouée si cette « moyenne » a le malheur d’être en dessous de 130… Grmbl ! Au prix que coûte une passation, ces gens pourraient quand même être correctement formés, non ?!

        1. Bonjour,
          je rebondis sur ce sujet qui m’intrigue depuis que mon mari a passé le WAIS. Il a passé ce test dans un contexte de dépression (sous traitement). Dépression liée à un licenciement avec harcèlement moral. Test qui a été demandé par sa psy qui s’interrogeait sur sa difficulté à « s’adapter » à son ancien milieu professionnel (ou plutôt ses difficultés avec sa hiérarchie).
          Résultats: ICV 145/IRP 107/IMT 100/IVT 88. Pas de calcul de QI et conclusion : « profil intellectuel hétérogène (…) les épreuves visuelles, mnésiques et de vitesse de traitement se situent dans la norme, en revanche dans les épreuves verbales ses capacités sont très extrêmement développées ».
          Nous restons donc avec ça, ce qui finalement n’a pas apporté grand chose… Faut-il aller plus loin dans l’interprétation? HP ou pas? Existence de DYS ou pas ? Certains psychologues estiment que tant que les résultats sont dans la norme (même avec un gros écart entre les épreuves) il n’y a pas de dys. Est que cela peut expliquer les difficultés avec sa hiérarchie (il n’avait pas du tout la même vision du métier)?
          Merci d’avance pour vos réponses qui peut-être nous éclaireront un peu.

          1. Bonjour Clairette

            Je suis atterrée par ce que vous écrivez
            « Faut-il aller plus loin dans l’interprétation? HP ou pas?  »
            Le thérapeute n’a rien exprimé à ce sujet ????

            Comment, quand on est dans l’état psychique où se trouve votre mari (traumatisme d’un harcèlement moral et d’un licenciement, dépression, épuisement psychique, traitement), comment pouvoir prétendre passer un test dans de bonnes conditions ? Il est normal que la mémoire et la vitesse de traitement de l’information soient basses ! Même sans « dys » !
            Aucune mention de ce genre dans le compte-rendu du thérapeute ???

            « Est que cela peut expliquer les difficultés avec sa hiérarchie  »
            Bien sûr !
            A vous lire, je crois percevoir que vous avez encore peu d’informations sur le surdon.
            Je vos invite à lire les articles consacrés au surdoués au travail. Vous y trouverez sans nul doute des informations qui vous permettront, ainsi qu’à votre mari, d’y voir plus clair.

          2. Bonjour!
            Je  » plussoie  » les dires de Cécile !
            Mais malgré la situation de dysfonctionnement potentiel cognitif liée à une éventuelle dépression,
            On peut remarquer un score inhabituel de l’Icv au delà de trois écarts types . On peut retenir l’hypothèse d’un HPI SUR UN SEUL SCORE FORTEMENT CHARGÉ EN FACTEUR G!!!
            Tous les spécialistes le disent actuellement !
            Donc après DYS ou pas, c’est affaire de bilan spécialisé.
            Faire un test type figure de REY :si il est échoué peut orienter vers une dyspraxie
            La désorganisation temporo-spatiale peut rentrer autant dans la DVS que dans les troubles de l’attention !
            En fait c’est plus la distorsion entre les différents indices même si les plus bas restent dans la norme(90/110), qui doit faire évoquer systématiquement un DYS , quitte à l’infirmer secondairement apres avoir fait les tests idoines de dépistage.
            La psycho m’avait raconté qu’avec de tels chiffres elle connaissait deux femmes qui étaient dépendantes d’une AAH (allocation aux adultes handicapés) car elles n’avaient pas réussi à compenser leur DVS et leur troubles de l’attention !donc effectivement il faut gratter++++!!
            Et cela n’est pas simple, je vous prie de me croire, ni le diagnostic ni une remédiation éventuelle!
            Tout ceci expose à des phénomènes très durs à vivre sur le plan émotionnel !
            Des choses banales pour le commun des mortels représentent un supplice pour qqun(e) fonctionnant comme cela.
            D’où retrait potentiel devant la traîtrise ressentie d’autrui, hyper empathie, sujet ne comprenant pas l’absence non seulement de l’altruisme mais aussi de la nécessité de celle ci pour fonctionner en harmonie , par les autres, d’où la prise des pieds dans le tapis à la moindre confrontation avec ces semblables et en même temps si dyssemblables congénères!
            C’est là que se situe le drame des gens non pas trop intelligents comme l’écrit Siaud Facchin mais ceux qui n’ont que leur intelligence pour eux sans être aussi bien outillés pour les fonctions de performance que seule reconnaissent et admirent
            L’école les universités puis les entreprises.
            Tenez nous au courant des avancées et toutes mes amitiés à un de mes congénères 🙂
            Bonne soirée !!

    3. L’hétérogénéité aux tests de QI est une difficulté à vivre, et lorsque l’ICV est très supérieur à l’IRP, cela signe en général une dyspraxie, entrainant un manque d’empathie, dont aussi parfois le fait de se sentir agressé sans l’être,
      et plus grave : d’agresser un innocent par incapacité à comprendre ses émotions; mon expérience clinique m’a permis d’observer que ceux qui s’en tirent le mieux, sont ceux qui acceptent qu’ils ont besoin d’un cadre que d’autres leur donnent, de s’y tenir; mais c’est assez difficile, donc parfois ils recommencent à agresser. Cependant, le fait d ‘admettre d’écouter les autres leur disant qu’ils ont tort, de s’excuser, semble les faire aller bien, malgré tout, et permet leur intégration sociale ; c’est un peu la même chose dans le TDA/H
      où là aussi des problèmes de discipline se posent . Dans ce cas d’autres items son touchés, notamment la mémoire de travail. L’exemple d’un parent ou « tuteur » qui montre l’exemple parait aussi jouer un grand rôle .
      La disparition de l’enseignement de la morale à l’école a peut-être joué un rôle
      dans l’inflation de troubles rares autrefois.

      1. Juste pour rectifier un élément important
        Mme brichet
        Il s’agit d’un sujet axé sur les personnes présentant une double valence potentielle, à savoir des personnes surdouées présentant éventuellement des anomalies cognitives en raison de l’hétérogénéité de leur QI .

        Pour votre gouverne personnelle et votre fonction de médecin scolaire, je ne saurais que trop vous conseiller
        http://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01026293/documen
        la lecture de ce mémoire d’une jeune orthophoniste montrant
        ( page 116)
        Qu’en fait l’empathie , à savoir la capacité à se mettre à la place des autres est directement corrélée à l’ICV QUE CE SOIT POUR ,la réalité de premier ou pour celle de deuxième ordre ( pour la compréhension de ceci lire le mémoire ).!!!
        Or donc les dyspraxiques ont fréquemment un ICV élevé, lire les sites sur la dys praxie qui montrent globalement des enfants ayant au contraire une avance verbale très importante!
        Dans cette étude il y a 8 fois plus de précoces qu’attendu !ce qui est corrélé avec l’ensemble des évaluations déjà donnés.
        Donc la faible empathie des dyspraxiques dont vous avez parlé est retrouvée chez les dyspraxiques ayant un faible ICV avec de ce fait un IRP dans les chaussettes et donc un faible QI global.
        Et ces enfants, moi personnellement ,je les plains de tout mon cœur, s’ils ne trouvent pas une véritable aide empathique dans l’entourage médico-social dans leur détresse , pour eux qui sont au fond du trou, pour leur expliquer patiemment comment arriver malgré tout à se faire des amis et vivre mieux en société!
        Je suis content d’avoir trouvé cet article:-) car il permet de mieux recaler la vision que l’on peut avoir et la rendre plus lisible pour tous, et j’espère que votre vision ainsi que votre approche des dyspraxiques sera modifiée !

        1. je pense que l’ICV élevé permet plutôt de faire illusion plus facilement, ne dit-on pas, un peu péjorativement : un baratineur bonimenteur ? Il faut toujours faire référence au bon sens populaire qui nous éclaire bien mieux que toutes les stat du monde .
          Il faudrait peut-être penser à dire tout simplement aux enfants : « ne fais jamais à un autre ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse ». Si on applique toujours ce principe, la vie en société devient facile, même sans empathie.

      2. Chère docteur
        Les troubles instrumentaux dont fait partie la DVS et la question de l’empathie sont en effet une question tout à fait pertinente qui est soulevée dans « le traité européen de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent  » de Pierre Ferrari (éd Lavoisier librairie).
        Même si les troubles visuels et les troubles de l’imitation par reproduction des gestes( la célèbre « synchronisation  » en PNL) peuvent correspondre effectivement à un trouble de la sociabilisation
        L’auteur signale une seule étude (page 18/19) à ce sujet qui donne des résultats discordants puisque chez les filles de l’échantillon existait une corrélation négative entre le niveau d’empathie et les résultats aux épreuves visuo- spatiales !et la il s’agit uniquement d’un auto questionnaire, sans jugement externe forcément biaisé et c’est pour cela que j’ai trouvé fort intéressant ce mémoire que j’ai cité sur un post précédent, puisqu’il s’agit d’épreuves de la possibilité de perception de que peuvent penser les autres, soit la capacité de décentration à la base de l’empathie!
        Je n’ai aucun doute sur votre implication dans votre domaine .
        Il est effectivement extrêmement dommage que la communauté scientifique n’ait pas bénéficié de l’apport de vos statistiques personnelles sur un nombre aussi considérable de patients.
        Personnellement je vois de 3 à 5000 patients par an et je ne me sent pas le droit de tirer des statistiques sur cette activité qui pour ma part serait purement descriptive mais que je ne considérerai comme potentiellement explicatives.
        En ce qui concerne l’empathie quels sont vos critères pour la mettre en évidence, je serais extrêmement interressé de les connaître.
        Avez vous fait des tests comme dans l’étude sur seulement 33 sujets que j’ai cité ?
        D’autres critères ont ils été pris en compte?
        On sait par exemple que la schizophrénie et le narcissisme sont des facteurs de faible empathie.

        Vous dites qu’un ICV élevé peut faire illusion:
        À quoi ?
        Que ce soit RÉVOL ou GREGOIRE
        Estiment qu’il s’agit de l’indice le plus fréquent et le plus sûr de détection d’un surdouement par la nature même de capacité de classification et d’analyse analogique ainsi que d’une certaine façon de Meta analyse du monde et de soi même qui est révélé par le niveau d’ICV!
        Alors effectivement si le QI performance est très nettement en retrait cela donne des êtres ayant des difficultés parfois infinies pour mettre en œuvre leurs compétences intellectuelles, ce que l’on peut prendre parfois de façon « superficielle  » comme des êtres dilettantes voire stupides, car ils ne peuvent exprimer de façon évidente tout leur potentiel et sont en retrait dans les performances visibles !
        De même qd le QI verbal est très supérieur au QI performance on peut assister à un syndrome de dysfonctionnement non verbal ( diffère de la dyspraxie) qui peut entraîner des déficits du jugement social et des erreurs de communication .
        Enfin il existe les troubles dysharmonieux de la personnalité et les TSA de type Asperger, même s’il y a de plus en plus de voix ( en particuliers des Aspergers eux-mêmes) qui s’élèvent pour dire qu’ils sont en fait hypersensibles et que leur pseudo manque d’empathie serait en fait une façon de se protéger des autres!)
        Donc pour moi il s’agit d’un pb complexe et j’aurais tendance à croire les déclarations de parents d’enfants DYS sur les forums concernant leur niveau d’empathie globalement élevée
        Cordialement

        1. je ne peux résumer en quelques lignes, les centaines de page que j’ai écrites sur les sujets évoqués, ni vous adresser ma bibliographie, aussi , si vous voulez, Cécile Bost ayant mon adresse email, vous pourriez peut-être lui demander.

      3. je suis une dyspraxique de 27 ans. Merci de me faire passer pour une psychopathe. Sachez qu’au contraire que comme beaucoup de dyspraxiques j’ai une très grande empathie envers les autres. Au point de même pouvoir ressentir les sentiments et émotions de personnages de fictions. D’autant plus que je suis quelqu’un de très émotif et sensible.

        1. Bonjour@Nessa
          Nessa
          Je suis totalement convaincu de l’existence d’un niveau d’empathie plus élevé que la moyenne des dyspraxiques et autres DYS! Cest ce que j’ai exprimé à plusieurs reprises sur ce fil.
          Ce que j’ai expliqué sur le post précédent était cependant destiné à mettre en relief certaines autres données ( comme le SDNV) pouvant être confondu avec la Dyspraxie avec haut ICV!
          La Dyspraxie n’est en aucun cas une psychopathie mais un trouble cognitif pouvant générer un handicap invisible.
          J’abonde donc complètement à votre impression personnelle! N’ayez aucun doute à cela!
          Amicalement
          Bonjour

  11. j’ai cru voir dans un graphique que la plupart des HP foiraient leur test de codes, alors qu’a 15 ans j’obtiens une moyenne de 144 et une moyenne de QI générale assez homogène de 138. Qu’est ce que cela pourrais bien signifier?

    1. Je m’étais beaucoup amusée à me mettre au défi de finir le test de code avec zéro faute avant la fin du chronométrage – juste pour le fun, parce que j’avais envie de gagner !
      Effectivement, ce subtest est annoncé comme systématiquement raté par les HPI.
      D’une façon plus factuelle, Stéphanie Aubertin, dans un des billets consacrés aux test de QI, présente les raisons de l’échec ou de la réussite au subtest de code.
      A noter : ce subtest n’est pas représentatif de l’intelligence…

  12. Coucou,
    J’aurais une question à te poser. J’ai eu un QIV de 110 (6 en culture g^^) et un QIP de 130. Le psy m’a dit de faire un test de personnalité car j’aurais les caractéristiques des hp(excellents resultats matrices, cubes, similitudes etc). Le problème c’est que je ne sais pas si ça vaut vraiement le coup de le faire et s’il y a vraiment raison de croire qu’il y a surdouance. Car un test de personnalité ça a un coût.

    1. Qu’est ce qui est le plus important ? Aller bien ou être étiqueté ?
      Peut-être qu’il n’est pas nécessaire d’aller passer d’autres tests.

      En revanche, vous mentionnez un subtest Vocabulaire (Culture générale) très bas – je vous suggère de lire le billet de Stéphanie Aubertin, consacré à l’explication de ce qu’évalue chaque subtest et des raisons qui conduisent à réussir ou échouer ce subtest. Vous y trouverez peut-être des pistes de réflexion.

      1. Merci j’ai déjà lu ce billet(ça fait un bout de temps que je parcours votre site 🙂 ). Je trouve la partie culture générale vraiment subjective surtout tout ce qui concerne les auteurs par exemple. Tout le monde n’a pas les mêmes centres d’intérêts et ne lit pas la même chose. Mais ce n’est pas évident de trouver un bon spécialiste dans le domaine. 🙂

  13. Bonjour tout le monde,

    Je me trouve depuis très récemment dans la case des « à moitié HP ».
    J’ai fait un bilan chez un spécialiste pour avoir des réponses et finalement j’en ressors avec plus de questions.

    J’ai fait un test à l’âge de 20 ans qui révélait une zone de HP en qi performance et un qi verbale dans la moyenne. Les résultats du test que je viens de faire sont tout autres c’est mon verbale qui pète les scores et mon performance qui est médiocre. La spécialiste que j’ai consulté n’avait pas l’air de trouver ça étrange et ne l’a à vrai dire même pas relevé. Alors comment interpréter ces résultats contradictoires?
    J’avoue être un peu perdue…

      1. Oui c’était sans doute le cas.
        Ce qui m’est moins compréhensible c’est le caractère totalement opposé des deux tests; premier test: 131 de performance et 110 de verbale, deuxième test: 90 de performance et 138 de verbale.

        le premier test me semblait plus représentatif de ce que je pensais de moi, maintenant je suis un peu paumée 🙂

        Certaines facultés peuvent-elles se mettre « en veille » si elle ne sont pas exploitées?! Si c’est le cas comment faire pour les rebooster un peu…

        La spécialiste que j’ai été voir pour faire le deuxième test n’a absolument pas pris le premier test en considération et ne voulait pas vraiment en entendre parler, du coup je me vois mal retourner la voir pour lui expliquer mon questionnement.

        1. Bonjour Maya,

          De mon (humble) expérience, j’ai pu constater que l’intelligence est à l’image d’une lame. Elle a besoin d’être éprouvée, affutée. Elle en devient alors plus tranchante, même si plus susceptible de vous mutiler.

          Il va de soi qu’elle peut, si elle n’est pas utilisée, s’émousser ou pire, être brimée. Le plus terrible serait le cercle vicieux qu’une telle oppression engendre.

          J’ai dois beaucoup pour ma part à la reprise de contact avec une ancienne amie (dont je soupçonnais la zébritude en lisant le livre de Cécile). Nous avons toujours eu une compréhension mutuelle naturelle malgré le fait que ne nous étions pas vues depuis des années. Ainsi, je n’ai pas été franchement surprise quand, au bout de 10 minutes de conversation, elle s’est écrié : « alors toi aussi tu as trainé sur zebra-crossing? »

          Well, no. Mais depuis que nous nous revoyons, je n’ai plus à me brider. De même, nous nous confrontons, n’hésitons pas à entrechoquer nos idées. Cette émulation me fait un bien fou.

          Et cela me permet de tourner à plein régime, mon « intelligence » verbale repart de plus belle, mon vocabulaire commence à redevenir ce qu’il était du temps où je ne me brimais pas encore. Corrélativement, mon hyperacousie et cette tendance à vouloir en faire « trop » s’accentuent aussi. A moi de savoir le contrôler.

          Aussi, il faudrait peut être voir si votre environnement qu’il soit « externe » ou « interne » (je sais pour ma part que je me suis beaucoup brimée pour garder une certaine image « sociale » ces dernières années) est propice au réveil de vos facultés ?….

          « La spécialiste que j’ai été voir pour faire le deuxième test n’a absolument pas pris le premier test en considération et ne voulait pas vraiment en entendre parler, du coup je me vois mal retourner la voir pour lui expliquer mon questionnement. »

          Et je trouve cela bien dommage… Je ne suis pas la mieux placée pour en parler, n’ayant pas encore trouvé de divan à ma convenance, mais je trouve un peu étrange de ne pas vouloir prendre en compte une expérience passée, d’autant plus que ceci n’est pas particulièrement commun. Avez vous tout de même l’impression d’être comprise par ce psy ?

        2. Bonjour
          Les résultats aux différents sub tests du test de QI
          Peuvent être minorés par tout un ensemble de facteurs minorants sur mais en aucuns cas majorants les valeurs obtenus
          Type inhibition intellectuelle, dépression ,anxiété et Stress élevé
          Situation familiale ou socioprofessionnelles défavorable
          Prise de médicaments ou situation pathologique variées
          De ce fait vous pouvez aussi considérer que vous avez deux valeurs maximales obtenues à des temps donnés différents vous donnant une expression de votre potentiel au minimum de qi verbal de 138 et de qi performance de 131 !
          Au total vous êtes probablement hqi
          Avec de gros facteurs d’inhibition d’expression de vos capacités intellectuelles, C’est maintenant a vous a trouver qu’elles sont ces facteurs et à trouver comment maîtriser ce cerveau que vous ressentez comme un cheval fougueux surpuissant mais non fiable , or le fait de ne pouvoir se reposer en toute confiance sur les performances de celui ci met l’individu en situation de stress permanent et augmente les fluctuations de performance de celui ci cf plus haut
          Puis l’échec appelle l’échec selon la théorie des dominos en raison de la perte de l’estime et la confiance en soi!
          De ce fait la prise de conscience de ces anomalies cognitives est ultra important(d’où l’utilité des tests de qi …)pour essayer de »normaliser son propre fonctionnement intellectuel par le biais de l’attention , la mémorisation ainsi que les divers processus de réalisation ( le know how).
          Pour cela les jeux sur internet visant à améliorer ces performances m’ont ete perso très utiles
          !
          Excellent lundi de Pâques:-)

          1. à propos de la façon d’utiliser son intelligence, j’ai découvert que celle-ci s’épanouit bien plus dans une totale détente, proche d’un parfait bien-être, que lorsqu’on se concentre, et c’est efficace : les gens le constate et disent « vous êtes brillante » , c’est à dire que des « lumières » vous viennent et que vous savez sans avoir appris; c’est ce que je vis, et qui m’étonne moi même; mais qui se voit à l’EEG, par des ondes dites de méditation, puis de création; cela m’est facile car je connais ma généalogie dans laquelle plus d’un de mes ancêtres fut un « trouveur » alors qu’actuellement nous avons pléthore de chercheurs ne trouvant rien !

        1. Merci pour ce lien. C’est qu’elle colonne qu’il faut prendre en compte? celle qui est toute à droite. Sinon existe-il une version avec tous les subtests, je charche depuis un temps mais je n’arrive pas à mettre la main dessus! 🙂

  14. Le terme de surdoué, ou HPI, etc , est récent. Autrefois on disait de quelqu’un soit qu’il était intelligent , soit brillant. Il réussissait. Les HPI qui sont « repérés » tels, le sont car ils ont un trouble associé, sinon ils passent dans la masse en s’adaptant et leur QI est harmonieux ; je ne dis pas qu’ils ne s’ennuient pas mortellement pour autant dans une foule quelconque, et à l’école où ils inventent autre chose, comprenant et retenant cependant tout.
    Souvenons-nous de la définition de l’intelligence , qui est « savoir, comprendre, « mais avec le sens d’être « prudent et sage » à l’origine. Les déficits dits : troubles neuro-développementaux sont rééducables, si pris tôt, mais aussi par le développement naturel des connexions inter cérébrales laissées en friche, lorsqu’on arrive, dans la paix, le calme et sans crainte, à observer son corps, son coeur avec ses émotions, et les mettre en accord avec ses pensées. Le sens du temps et de l’espace est souvent atteint dans les troubles des apprentissages : il permet la sociabilité ; ouvre la porte du savoir inné des règles de la vie tournée vers l’autre, sans laquelle il est difficile de s’intégrer à la société.
    Nous cherchons , entre médecins de MENSA, et quant à moi à PARIS 5, la meilleure façon de combler ces manques chez les HPI, de les prévenir pour chez les futurs enfants à naitre, car on sait que les cas d’Asperger sont en augmentation, sans doute à cause notre style vie, de notre nouveau mode de penser, devenu quasi identique sur toute la planète avec internet. Hypothèses posées à vérifier sur un grand nombre, reste à trouver des bénévoles pour nos travaux statistiques.

  15. Bon bon bon. Test de QI passé… (un peu à l’arrache, je l’admets, j’aurais sans doute dû prendre le temps de connaître mon psy. Mais bon mon côté impulsif, hein…)

    Problème, grosse hétérogénéité. Ma psy m’a dit que mon QI n’était pas calculable du fait d’une trop grande différence entre les résultats, vu que j’avais foiré les subtests qui demandaient de comprendre l’implicite et que je m’étais un peu saboté sur le verbal à vouloir en faire « trop ». Donc je suis complètement paumée.

    ICV : 135 (J’ai foiré l’un des subtests, mais aussi un effet plafond à 19 pour l’un des subtests)
    IRP : 106 (L’un des subtests est à 7, alors que tous mes subtests sont au dessus voire largement au dessus de 10. Mais je n’avais pas compris la consigne alors j’ai fait n’importe quoi, je voulais juste que cela finisse).
    IMT : 112
    QIT : 125
    IAG : 123

    … Des mois à me dire « et si ? ». Pour ça.
    Les larmes aux yeux, j’ai demandé à ma psy si elle pensait que j’avais « fabulé », j’ai essayé de lui arracher si oui ou non elle pensait que je pouvais être « zébrée », que je sois fixée, que j’ai une réponse, mais elle a refusé de me répondre.
    Le seul moment où elle a évoqué le « haut potentiel » – qu’elle a ravalé – a été lors de mon compte rendu de personnalité (quasiment rien n’est dans la norme, cette courbe ne cesse de faire des pics), mais autrement j’avais l’impression qu’elle ne voulait pas le mentionner.

    J’ai l’impression d’être dans la zone grise. Point de réponses mais toujours plus de questions. Pourquoi ne pas me le dire franchement ? Cette incertitude me tue… Il faut croire que j’avais bien lu votre livre Cécile comme on lit un horoscope, et que j’ai cru y déceler quelque chose que je ne possédais pas.

    1. PS : Elle m’a aussi décelé un léger Trouble et Déficit de l’Attention. Ce qui pour le coup a mis en lumière bien des épisodes de ma vie où je m’étais arrangé pour contourner ce « problème » qui me gêne de temps en temps.
      Ce qui peut expliquer aussi certains résultats aux subtests.

    2. Courage indigo, rappelez vous : plein de choses peuvent entraver la bonne passation d’un test de QI – et le moindre « handicap » favorise des hétérogénéités qui ne permettent pas de moyenner un QI.
      Le plus important n’est pas d’être étiqueté – le plus important c’est d’aller mieux.
      Si vous vous retrouvez dans ce que j’ai écrit, explorez ces pistes. Si respecter ce que vous ressentez vous fait du bien c’est que vous êtes dans le vrai. Le corps ne ment pas.
      Courage

    3. Indigo, je suis hétérogène aussi (28 points d’écart entre verbal et perceptif) mais j’avais choisi une très bonne psy pour la passation. Selon elle, et au vu des divers résultats et de la façon dont j’ai passé le test, je suis dyspraxique. Les dys- peuvent expliquer beaucoup de ratages. C’est vraiment cruel de vous laisser dans une telle incertitude alors qu’avec un ICV de 135 vous êtes bien sûr à haut potentiel. Bienvenue au club des « à moitié surdouées » 🙂

      « Si vous vous retrouvez dans ce que j’ai écrit, explorez ces pistes. Si respecter ce que vous ressentez vous fait du bien c’est que vous êtes dans le vrai. Le corps ne ment pas. »
      Je plussoie Cécile, quoi qu’en disent certains, vous savez sûrement mieux qu’une (mauvaise) psy qui vous êtes. Courage et bonne route.

        1. Merci pour vos réponses à toutes deux 🙂

          Hahaha, en effet Tournevis, il semblerait que je fasse partie des « moitié surdouées » ^^’

          Mais pour être franche, ma psy a décelé un besoin de reconnaissance qui semble t il l’a quelque peu « bloqué ».
          Elle ne cessait de me dire que le test n’était pas un score, et pourtant à la fin m’a dit qu’elle ne pourrait pas me mettre le maximum de points au subtest des définitions par exemple car, si mes définitions étaient « justes » et originales, elles sortaient trop du cadre de la correction alors qu’elle savait « que j’avais les connaissances ». Nous avons eu quelques désaccords notamment sur certains mots comme « l’arbitrage » que j’ai parfaitement défini en m’appuyant sur ma formation de juriste alors qu’elle attendait une définition plus… simple.

          Ainsi, elle me disait ne pas m’arrêter au score mais ne cessait inconsciemment de s’y référer.
          Elle semblait vouloir que je m’en détache, que j’avance sans faire trop attention à cette « volonté d’être zèbre » et ne pas mesurer complètement la souffrance que cette volontaire incertitude de sa part allait engendrer.
          Je ne pense pas qu’elle soit incompétente, je pense juste qu’elle a mal interprété ma situation et mon caractère sur ce point. J’ai eu l’impression qu’elle croyait que je voulais me cacher derrière le statut de « zèbre ».
          Je sais que cela semble extrapolé et peut être suis je en train d’exagérer, mais c’est l’impression que cela me laissait.

          Autrement, je comprends aussi qu’elle n’ai pas eu envie de se prononcer, dans un sens ni dans l’autre. Cela prouve qu’elle reste professionnelle, elle qui déontologiquement ne « peut pas se prononcer ». Mais cette zone grise dans laquelle je me trouve plongée ne me rend pas non plus service…

          Concernant le test :

          Mon léger TDAH selon elle a fait que j’ai eu des difficultés à mobiliser mon attention sur les suites de chiffres simples, alors que les suites complexes étaient bien plus faciles (pour moi) à retenir.
          Tout au long du test, un vrai problème au niveau du « complexe » qui m’était bien plus accessible que le « simple ». Je complexifiais tout selon elle, autrement je perdais tout intérêt.

          J’ai aussi un réel problème au niveau de l’implicite sur les consignes d’exercices. Tout comme les définitions où elle devait noter la concision et la précision et non l’originalité – dommage -, l’exercice des matrices m’a posé un réel problème. Je n’avais pas compris la consigne donc je me suis braqué et ai juste eu envie de finir ce truc le plus vite possible.

          Et là encore, elle m’a dit ne pas comprendre mon résultat aux matrices vu que l’exercice que j’avais fait en début de test un exercice qui requérait le même « type » « d’intelligence » et que je l’avais « réussi parfaitement ».

          Bref. Je m’exaspère un peu (pour changer -sic-) 😉
          En définitive, trop de « complexité », pas assez posée, trop… trop. Trop ailleurs, à vouloir « trop bien faire », trop dans mon monde aussi.

          … Eh bien je ne suis pas sortie de ma cahute, moi.

          PS : Je vais relire les articles Cécile, ils m’aident effectivement à prendre du recul avec tout cela.

          1. J’ai passé le test il y a 3 ans, dans un état de stress épouvantable, mais très bien caché comme j’ai appris à le faire depuis des années. Là dessus un apparté, le simple mot de test à mon avis fait perdre 50% de leurs moyens à des gens qui sont pour la plupart hypersensibles et qui cherchent ni plus ni moins qu’une réponse au sens de leur vie dans une série d’exercices dont certains sont chronométrés…ça donne une idée de l’ampleur potentielle du désastre quand même…
            J’ai d’abord échangé avec la psy sur « pourquoi elle a de plus en plus d’adultes qui viennent passer ces tests… ». Je suis restée stupéfaite, car elle s’interrogeait réellement, ce n’était pas un échange pré-test pour me cerner. Comme je suis bien élevée, j’ai essayé d’expliquer ma démarche, qui me semble très commune à celle des autres pour ce que j’ai pu en lire, mais la résumer à quelqu’un qui ne ressent pas ce besoin et ne le comprend pas m’a semblé titanesque, il aurait fallu deux ou trois heures.
            Dès lors, comment une personne qui de toute évidence ne s’est jamais vraiment penchée sur le sujet pourrait -elle avoir un avis fiable?
            Je suis ressortie, comme un énorme pourcentage de gens, et comme toi, avec un QI très hétérogène, ne sachant pas bien quoi faire de ces chiffres et d’un avis qui me semblait assez peu étayé, avec le vague sentiment « de m’être encore fait avoir » par une sorte de mode, et des gens pas trop fiables, et surtout « mais tu croyais quoi, ma pauvre fille ».
            Surtout que je passe le fait qu’elle m’a fait conviée à une séance de graphologie avec des copines à elle qui n’était rien d’autre qu’un lynchage en règle pour passer le temps et ses préjugés sur les autres, et je ne me suis pas privée de lui écrire ce que j’en pensais sur un plan déontologique, bref.
            Toussa pour dire que néanmoins, je retrouve chaque jour dans ces communautés virtuelles des gens qui ont un parcours, des centres d’intérêt et des interrogations similaires aux miennes, et que je sens profondément que oui, il se passe là quelque chose que je ne trouve pas ailleurs. Encore une fois, quand ma fille de 7 ans répond à notre place aux questions en ligne du Mensa et corrige nos fautes tout en jouant à la tablette et que le test est tout juste à 125 (ou 128 je ne sais plus je l’ai jeté de rage faute d’explication), j’ai du mal à m’expliquer la différence entre ce que j’ai vu chez moi et des résultats issus de deux heures dans une pièce glacée en novembre, avec une psy au visage fermé.
            Dans le fond, l’important c’est le résultat : l’analyse que j’ai de son mode de fonctionnement, de ses réactions à la lumière de la douance m’aident chaque jour à l’accompagner.
            Je me dis souvent que peut-être ce sont finalement des principes de base qui devraient s’appliquer à n’importe quel individu : tolérance, écoute et dialogue, respect de ses différences, respect de sa sensibilité, encouragements, confiance , nourriture intellectuelle et physique en fonction de ses goûts, encouragement du sens de l’effort.
            En tous cas, ce sont ces principes que nous appliquons à la maison, et tout le monde s’en porte bien mieux depuis que j’ai commencé à lire sur la douance, et que j’ai partagé ces lectures qui ont « parlé » à tout le monde, puisqu’on se sentait tous « bizarre et différents », et souvent très nuls….

    4. Bonjour indigo
      Le surdouement n’est qu’un chiffre abstrait
      Pour la majorité des professionnels de santé et surtout la grande majorité des psychologues habilités a faire passer les tests psychométriques , le credo est un QITotal>130.
      Seuls les spécialistes du surdouement les plus évolués
      Type Grégoire Revol, Habib,Liratni, recommandent de façon très claire en cas d’heterogeneite du QI rendant ininterprétable le QIT
      De se baser sur la plus haute valeur des subtests (soit environ 3fois sur 4 l’indice ICV).
      Selon leur théorie , le résultat le plus élevé des différents sub tests correspond a la normale soit le niveau standard auquel le cerveau fonctionne et les différentiels des autres sub tests correspondent aux déficits des câblages cognitifs qui sont quasi la règle chez les hip .
      Donc selon cette théorie que je trouve pertinente car expliquant au moins en partie la fréquence des problème de fonctionnement intellectuels affectif s et psycho sociaux des hpi.
      Donc si vous attendez une reconnaissance de votre état par des psychologues vous pourrez a mon humble avis attendre encore une dizaine d’années avant que cette communauté gorgée de certitudes bouge d’un iota!!
      Qu’est ce qui est le plus important ?
      – que vous ayez l’imprimatur d’un apparatchik concernant l’existence d’un hpi

      -que vous sachiez que vous vous reconnaissez dans votre fonctionnement par rapport a la description d’un hpi et que vous sachiez que vos résultats atteignent la valeur de 135 sur un seul subtest !

      Je vous conseille de regarder la vidéo de Grégoire sur you tube
      (Mensa France : concepts de l’intelligence et nouvelle facon d’aborder le cas des hpi) pour comprendre cette problématique qui reste délétère pour tous les hip très voir extrêmement hétérogènes ( pour ma part j’ai aussi seulement mon icv alors que l’irp imt et ivt sont entre 100 et 106) et qit a 125.
      De ce fait les psychologues passent a pieds joints sur le hip et les dus associes !
      Donc c’est l’interprétation du QI qui pose problème en France !
      Et vous,vous avez le droit a la lumière de ceci d’avoir votre propre opinion sur vous même (plus positive) je l’espère 🙂

      1. Merci beaucoup pour votre réponse « Bonjour » (haha, j’aime ce pseudo, très ouvert, très positif ;))

        Et effectivement, avec le recul, je me retrouve dans vos paroles.
        Je sais objectivement tout ce qui a « foiré » durant ce test, et je sais qu’il ne me reflète pas vraiment. (Dommage qu’il n’y ait eu aucune épreuve artistique ou musicale en plus, ha !)
        Je me souviens avoir voulu « montrer » à cette psy que je voyais pour le première fois le « beau verbe ». Pour moi, quel était l’intérêt de ce test si l’on ne pouvait le sublimer ?
        C’est souvent mon problème, vouloir intégrer ma propre vision du « beau » partout. En Droit, c’est la même.

        Obligée de créer, d’apporter quelque chose dans le moindre commentaire d’arrêt.
        Et ce n’est pas ce qui m’était demandé.
        Jamais on ne m’a posé en requête celle de vouloir toujours tout transcender.

        Haha, je digresse ^^ Et j’espère que mon commentaire n’apparait pas comme prétentieux, cela n’est réellement pas mon intention…

        Cette vidéo est effectivement intéressante…

        Merci encore à tous pour vos réactions. Il est vrai que ma première déconvenue avait de quoi faire peur… ^^’
        Merci. Vraiment 🙂

        1. @Indigo,

          Non, je ne pense pas que vous soyiez prétentieuse ou même que vous digressiez.
          Vous êtes vous même, avec vos désirs, vos forces, vos différences.
          Et cet exemple du beau que vous voulez mettre même dans le droit quand vous l’écrivez, me rappelle cette remarque de mon prof de droit constitutionnel lorsqu’il m’a rendu mon premier devoir: « c’est très bien mais vous écrivez comme une littéraire ».
          Ha ha, croyez-moi, il m’a fallu très très longtemps pour comprendre son point de vue !

          Ceci dit, votre exemple pose la question importante de l’adéquation, ou non, ou si peu, pour les surdouéEs, entre multiples talents, désirs et forces et débouchés professionnels, choix de carrière, ré-orientation à mi-parcours, ou encore absence de volonté de rester plus que quelques mois, années dans le même job…
          Ou, autre scénario, le désir d’être à son compte, d’inventer son propre cadre de travail, ses propres méthodologies de recherche, ses propres challenge, etc.

          Pas évident, n’est-ce pas ?
          Merci pour votre intervention m’aidant à amener cet autre point de vue.

          Chan

        2. @Indigo,

          J’oubliais, presque.
          Vous dites: « Dommage qu’il n’y ait eu aucune épreuve artistique ou musicale en plus, ha ! »
          Allez donc vite, si vous ne l’avez déjà fait, lire Howard Gardner et sa théorie des intelligences multiples. Aussi faite donc d’une pierre deux coups, et lisez de sa femme
          Ellen Winner: mythes et réalités sur les surdoués.
          Je vous donne le lien, in English (mais tout cela existe en traduction):
          http://parentedge.in/wp-content/uploads/2013/06/Ellen-Winner-on-Gifted-Children.pdf

          Bonne lecture !
          Chan

          1. « cette remarque de mon prof de droit constitutionnel lorsqu’il m’a rendu mon premier devoir: « c’est très bien mais vous écrivez comme une littéraire ». »

            Hahaha, cela fait écho à l’un de mes cours en 1ere année. Mon professeur de Droit Constitutionnel nous avait raconté une anecdote similaire (elle sortait de prépa littéraire à l’époque) et je m’étais retrouvé dans ses paroles 😉
            Personnellement, la raison pour laquelle le Droit s’était imposé à moi dans un premier temps était à cause de son côté transversal.

            Concernant la difficulté du choix. Il est vrai que, même si j’adore ce que je fais, j’ai besoin de varier les « plaisirs intellectuels ».
            Ainsi, j’apprends rarement de manière « linéaire ».
            Tout comme lorsque j’apprends les langues, une fois que j’ai la base et compris le mécanisme, je passe à une autre, puis reviens à l’ancienne, et ainsi de suite tout en construisant régulièrement mon bagage linguistique. Ce côté « inconstant » est parfois vu comme un signe de non fiabilité et d’irresponsabilité malheureusement.

            « Allez donc vite, si vous ne l’avez déjà fait, lire Howard Gardner et sa théorie des intelligences multiples »
            Mon ancienne professeur de sociologie me l’avait conseillé. Je l’ai donc lu et relu 😉 Mais je n’ai jamais lu les travaux de sa femme. Je vais pallier à cette lacune de ce pas !

        1. Merci Cécile ! Je viens d’apprendre que ma façon de faire mes lacets (apprise par ma mère qui ne parvenait pas à m’apprendre la méthode « à la française ») s’appelle « à l’anglaise ». Et je tricote aussi « à l’allemande », bien plus simple aussi, pourquoi les Français sont si compliqués ? 🙂

          Sinon, désolée Svad, je ne peux rien pour toi, je n’ai toujours pas pigé ce qu’était l’IAG ni à quoi ça sert (et pourtant j’ai tout lu le lien donné par Cécile), je me contente de m’accrocher à mes deux plus hauts indices comme preuves de ma douance, et aux deux plus bas comme preuves de ma dyspraxie et basta 🙂

          1. Ce n’est pas grave. Il n’y a rien sur le WAIS 4, mais plein de choses sur le WISC 4 d’après mes recherches, donc je vais tenter de passer à autre chose petit à petit.
            Et puis, tant pis, j’ai un intellect tout cassé, je tenterai de m’en contenter. 🙂

      1. je ne sais pas ce qu’est l’IAG, mais je sais « traduire » un test de la WAIS IV , puisque c’était mon travail de médecin scolaire.
        il faut étudier chaque subtest en fonction : des conditions de passation, et selon que le psy est, ou pas HPI, l’interprétation variera; savoir ce qui est touché en cas de dyslexie , par exemple et savoir de quelle sorte est cette dyslexie ; voir une dysphasie éventuelle, ou une dyspraxie qui peut être visuo-spatiale ou idéomotrice ou mixte, à voir avec l’examen clinique fait pas un médecin s’y connaissant : il n’y en a pas beaucoup, je peux vous le dire.
        Puis aussi questionner sur les non-dits pressentis dans les familles, car dans ces familles , il ne faut pas savoir , ni voir, bref penser un peu à la symbolique, et si on connaît l’histoire de la famille, on peut avec l’épigénétique, espérez du bien à l’avenir.

        1. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’IAG sans avoir jamais osé le demander…
          « L’IAG est une note composite optionnelle, calculée à partir de la note standard des trois subtests obligatoires de Compréhension Verbale et des trois subtests obligatoires de Raisonnement Perceptif. Cela permet d’obtenir une note globale moins sensible à la mémoire de travail et à la vitesse de traitement que le QIT. Son calcul est recommandé pour les patients souffrant d’atteintes neuropsychologiques affectant la mémoire ou le temps de réponse. »

          1. oui, on peut faire des extrapolations, cependant, il est évident qu’être ultra-rapide rend extrêmement efficace, et cela est d’un gain pour tous. Chez certaines personnes sans empathie, la mémoire de travail peut être excellente, car elle est sensible aux émotions. Il y a aussi des sujets qui passent par l’algèbre pour résoudre des problèmes de géométrie.

  16. Pour l’instant, les divers troubles dys ne sont encore pas entièrement « décortiqués »; aussi il s’agit de recherches , d’où la nécessité de poser des hypothèses, puis de chercher à les valider. Aucun médecin, même Professeur, ne détient à lui seul la vérité.
    Quant à ne pas rechercher une étiologie autre que soi-disant génétique, permet de faire l’impasse d’une recherche allant aux racines, et d’arracher la cause du mal en profondeur, bien évidemment pour les futures générations. Car quand il y a trouble, la nécessiter est de rééduquer.
    Les psychanalyses, en majorité des hommes ou des femmes tenant leurs discours, ont un temps rejeté la faute sur la mère. Je ne parle pas de fautes, car nous en commettons tous, mais cherche ce qui pourrait éviter ces troubles. Le père, dont la fonction était de donner son nom à l’enfant né de la femme qu’il a désiré comme femme, et non prise pour épouse en vue de le materner, fait peut-être trop courant de nos jours. J’avais écrit à des confrères , qui m’ont vite répondu, ceci : « le féminisme a fragilisé les hommes », qui , sans doute en réaction, cherchent à dominer encore plus.
    La véritable autorité d’un chef se mérite, par la maitrise de soi : ce n’est guère dans l’air du temps, où on nous dit : »céder à vos envies », étant entendu que l’envie n’a rien à voir avec le désir. Je pense que c’est de ce côté-là qu’il faudrait chercher.

  17. En lisant cet article sur l’analyse détaillée du test de Wechsler, je crois d’abord :
    Que ne sont pratiquement testés que les élèves qui posent des problèmes.
    Que les résultats médiocres obtenus à l’Indice de Raisonnement Perceptif sont liés à un défaut d’intégration des notions d’espace et de temps; cela va en s’amplifiant actuellement à cause, et cela semble véridique, d’une moindre référence à l’autorité et à la transmission faite naturellement dans la famille autrefois, famille désormais éclatée. Ne dit-on pas, « il est né avant », et on le place au-dessus de l’enfant, un parent? Cela signe la dyspraxie , mais aussi la difficulté sociale due à une empathie moins évidente , car pour respecter l’espace de l’autre, il faut avoir en tête les notions de distance, sociale notamment.
    Je viens de rédiger un article là-dessus, qui semble être apprécié. J’étais médecin scolaire, et suis à MENSA.
    Quant à être « comme des rois », c’est bien de cela qu’il s’agit, quand le profil est laminaire, car qui gagne sur le stade ? Celui qui sait prévoir avec exactitude le temps qu’il lui faudra pour atteindre le ballon en imaginant dans l’espace la trajectoire de celui-ci. Oui, tout est facile alors, et c’est bien agréable à vivre, un QI homogène, cela fait des gens doués en tout , mais bien trop souvent cibles de choix des pervers(toujours au QI disharmonieux, et victime eux-mêmes auparavant), qui envient toutes ces qualités chez eux !

    1. En lisant cet article sur l’analyse détaillée du test de Wechsler, je crois d’abord :
      Que ne sont pratiquement testés que les élèves qui posent des problèmes.
      Que les résultats médiocres obtenus à l’Indice de Raisonnement Perceptif sont liés à un défaut d’intégration des notions d’espace et de temps; cela va en s’amplifiant actuellement à cause, et cela semble véridique, d’une moindre référence à l’autorité et à la transmission faite naturellement dans la famille autrefois, famille désormais éclatée. Ne dit-on pas, « il est né avant », et on le place au-dessus de l’enfant, un parent? Cela signe la dyspraxie , mais aussi la difficulté sociale due à une empathie moins évidente , car pour respecter l’espace de l’autre, il faut avoir en tête les notions de distance, sociale notamment.
      Je viens de rédiger un article là-dessus, qui semble être apprécié. J’étais médecin scolaire, et suis à MENSA.
      Quant à être « comme des rois », c’est bien de cela qu’il s’agit, quand le profil est laminaire, car qui gagne sur le stade ? Celui qui sait prévoir avec exactitude le temps qu’il lui faudra pour atteindre le ballon en imaginant dans l’espace la trajectoire de celui-ci. Oui, tout est facile alors, et c’est bien agréable à vivre, un QI homogène, cela fait des gens doués en tout , mais bien trop souvent cibles de choix des pervers(toujours au QI disharmonieux, et victime eux-mêmes auparavant), qui envient toutes ces qualités chez eux !

      « Que ne sont pratiquement testés que les élèves qui posent des problèmes. »
      Si j’en crois les chiffres de l’étude de Silver et Clampit,cités par Todd Lubard, Sylvie Tordjmann.
      L’hétérogénéité du Qi (qui est un des facteurs cognitifs principaux de mise en échec scolaire),augmente avec le niveau de qi, puisque si cette fréquence qui est de l’ordre de 5 % dans la population standard(selon les études de Weschler),
      elle passe à 20% des sujets testés sur un échantillon aléatoire de plus de 2000 sujets, si le qi atteint 130 soit une multiplication de la fréquence de base d’un facteur 4
      et à 25% de ceux-ci, si le qi atteint 140 soit une multiplication de la fréquence de base d’un facteur 5.
      Plusieurs psychologues citent dans leurs papiers ou leur sites que ce soit Liratni, Nussbaum, etc.. qu’effectivement environ 70% de leurs patients testés et suivis présentent un HPI hétérogène,ce qui effectivement correspond à une surreprésentation de ce mode dit dyssynchronique par terrassier ou selon une terminologie plus moderne correspondant à des Dysfonctionnement cognitifs(dyslexie,dyspraxie,dysgraphie,dysphasie,tdah).
      Il me semble donc tout à fait normal que les enfants(voir les adultes)les plus profondément HANDICAPES par ces anomalies du fonctionnement cognitifs soient justement évalués !
      Ceux qui vont bien sur le plan cognitif ne posent généralement pas de problèmes comportementaux ,si le mileu familial et /ou social est favorable,et ne nécessiteront pas de bilans de qi.
      Par contre ,l’échec récurrent crée un trouble relativement spécifique chez l’enfant présentant une hétérogéneité importante de son fonctionnement intellectuel, générant une anxiété et secondairement une agressivité importante (surtout chez les garçons ,semble t’il, qui masquent moins que les filles).
      Il semble logique qu’un enfant présentant un aspect éveillé et intelligent mais mis en échec récurrent dans son activité scolaire éveille l’attention parentale et /ou professorale, et béneficie d’une évaluation du qi ,ce qui permet non pas de se gargariser du niveau obtenu ,mais de comprendre les forces et surtout les faiblesses cognitives de l’enfant ?
      En effet, l’apprentissage à l’école est structuré pour accueillir le plus grand nombre et celui çi est certainement plus simple pour un enfant avec un qi à 90/110 avec moins de 11 points d’écart de qi d’appréhender et de respecter en les recopiant,les consignes que pour un enfant HPI à 125-130 avec 30 à 50 points d’écart entre les différents indices .
      Que les résultats médiocres obtenus à l’Indice de Raisonnement Perceptif sont liés à un défaut d’intégration des notions d’espace et de temps; cela va en s’amplifiant actuellement à cause, et cela semble véridique, d’une moindre référence à l’autorité et à la transmission faite naturellement dans la famille autrefois, famille désormais éclatée.
      Oui , certes c’est effectivement la définition de l’IRP qui est par essence fortement chargé en visuo spatial, d’ou une forte chute de l’IRP dans la dyspraxie visuo spatiale.
      Mais votre interprétation me semble répondre à un biais cognitif ,car je n’ai jamais entendu parler d’une telle étiologie d’origine psycho sociale.
      D’une part, à ce jour,on fait tout simplement beaucoup plus de diagnostic de ce type parce que l’on cherche ce type de dys »fonctionnement » de façon plus systématique de meme que le tdah est mieux diagnostiqué,car depuis 5 à 10 ans on recherche ce type de pathologie sous jacente quand il existe des troubles du comportement!
      Dans le livre de Todd Lubart(enfant exceptionnel) ,il y a plusieurs chapitres d’inspiration psychanalytique,et je n’ai pas vu intervenir d’une quelconque référence à l’autorité, là ou l’ensemble des spécialistes comme Michel Habib parle de comorbidité,avec une très nette augmentation des troubles de l’attention visuelle et de la motricité oculaire ainsi que de la stabilisation de la vision binoculaire qui sont des phénomènes neuro physiologiques et non pas une quelconque rébellion à l’autorité.
      Je pense qu’il est possible que vous fassiez une confusion entre les causes et les conséquences psychologiques des troubles dys ?
      Cf l’excellent livre sur les conséquences du tdah sur le plan comportemental et psycho social co écrit par le professeur Revol et plusieurs spécialistes de ce domaine !
      Cela signe la dyspraxie , mais aussi la difficulté sociale due à une empathie moins évidente , car pour respecter l’espace de l’autre, il faut avoir en tête les notions de distance, sociale notamment
      L’empathie ,est augmentée par les phénomènes de DYS,selon ma psychologue spécialisée dans la prise en charge de ce type de pathologie.
      Le professeur Revol semble assez explicitement dire le même chose, expliquant que les enfants HPI homogènes ont souvent un peu tendance à un narcissisme exacerbé en raison de leurs facilités et à se mettre en bande harceleuse au collége, et qu’au contraire les enfants HPI,hétérogènes présentent une empathie exacerbée, ainsi qu’un grande humilité car ils s’en prennent plein les dents au vrai comme au figuré et que la notion de leus echecs répétés les protègent quelque part d’une hypertrophie de leur égo ,car eux, ils,ont très nettement conscience de leurs risque d’erreurs !
      J’aurais personnellement tendance à le croire.
      Oui, tout est facile alors, et c’est bien agréable à vivre, un QI homogène, cela fait des gens doués en tout , mais bien trop souvent cibles de choix des pervers(toujours au QI disharmonieux, et victime eux-mêmes auparavant), qui envient toutes ces qualités chez eux
      Je me suis personnellement intéressé au processus du couple HPI/Pervers Narcissique,et j’ai lu 5 ou 6 bouquin sur ce sujet.
      Je n’ai pas vu de prédominance quelconque d’une hétérogéneité du qi comme vous le prétendez chez les PN.
      J’aurais meme personnellement tendance à penser l’inverse (une fois de plus) qu’il faut une mémoire de travail hors norme pour manipuler quelqu’un sans se couper alors qu’ un tdah ou un dyspraxique auras par exemple une très grande difficulté à exercer une emprise tout simplement par défaut d’organisation temporo spatiale ainsi qu’une mémoire de travail dans les chaussettes,avec de ce fait toujours un temps de retard par rapport à l’autre !
      La manipulation demande des temps de préparation très bien séquencés pour être efficace !
      Cela ne veut pas dire qu’un HPI hétérogène ne puisse pas devenir un PN (j’en connais), mais cela lui sera moins facilement accessible !

      1. Bonjour, je suis très intéressée par vos propos concernant le couple HQI et pervers narcissique, et sur la possible association/dissociation entre mémoire de travail et manipulation /emprise. Pourriez-vous, s’il vous plait, m’en dire plus, ou/et me donner des références de lecture? Je voudrais aussi approfondir la notion de distance sociale que vous avez évoquée, possiblement perturbée chez les dyspraxiques. Pourriez-vous également m’en dire plus et/ou me donner des références de lecture? Merci infiniment.

        1. BONJOUR
          CAROLYN

          Je vous conseille de lire le livre de Bange sur le TDAH
          http://www.tdah-france.fr/Comprendre-et-soigner-l.html
          François Bange, Marie-Christine Mouren-Siméoni Comprendre et soigner l’hyperactivité chez l’adulte Editions Dunod
          qui traite d’une population particulièrement déficitaire en mémoire de travail.
          Ceci génère des réponses du tac au tac, de l’impulsivité, qui vont à l’encontre des capacités de manipulation telle que décrite dans les livres centrés sur le PN.
          Naturellement cela ne veut pas dire qu’une faible MDT empêche toute manipulation inter humaine, celle ci étant quasi inscrite dans le patrimoine relationnel de l’être humain mais cela la rend bcp plus compliqué à mon avis a mettre en ouvre et cela ne veut pas dire que l’on ne vois pas ce type de comportement ad vitam aeternam chez les TDAH.

          EN CE QUI CONCERNE LA DYSPRAXIE
          le livre du Dr Caroline Huron comme déjà conseillé par Tournevis, est tout à fait remarquable en terme de vision humaniste des difficultés dans la vie quotidienne je vous conseille si possible de l’acheter,à tout le moins de lire dans Google book , les pages 112 à 122
          qui ne laissent pas de doutes sur la vision de l’auteur (qui est très spécialisée et reconnue dans la dyspraxie) sur l’hyper affectivité des dyspraxiques
          voir aussi les conférences du dr Mazeau dans ce domaine (qui recadre ceux qui n’y comprennent rien…)
          Je pense que le niveau de narcissisme et de faible empathie est certainement le meilleur marqueur comportemental d’une évolution vers un PN:-(
          Et non pas celui d’un DYS sous jacent….
          Enfin,
          un livre sur la théorie des schémas de Jeffrey Young (ed de boeck) pour comprendre et venir en aide si possible aux narcissiques que je trouve très éclairant…

          bonnes lectures
          cordialement

      2. vous citez le Pr Michel Habib, lequel a lu mes textes où j’émets des hypothèses, et dans lesquels j’explique et démontre ce que j’avance plus en détail que ci-dessus, et qui m’en a félicité, tout comme d’autres professeurs de facultés.
        Mais une découverte n’est jamais admise en son temps …
        J’ai basé mes statistiques sur l’observation de 4500 patients, ce qui me semble un nombre suffisant, en comparaison des recherches actuelles classiques où souvent on se contente de 33 sujets ! Il suffit de toute façon d’un peu de logique, pour comprendre ce que j’ai tenté d’expliquer ci-dessus. De plus , il ne faut pas confondre « sensibilité » et « empathie », cette dernière étant la faculté de pouvoir se mettre à la place de l’autre. La sensibilité est lié à un ressenti personnel. Quand aux enfants au QI harmonieux, j’ai pu observer , au contraire de que vous semblez croire, une très grande humilité chez eux, en général, et beaucoup de prévenance vis-à-vis d’autrui. Puisqu’il vont bien, pourquoi seraient-ils méchants et agressifs puisqu’ils ne sont pas anxieux ? Le plus souvent on agresse car on a peur.
        Lorsqu’on épluche en détail le test de QI , on voit que la mémoire en général, et en particulier: la mémoire de travail , est excellente chez les dyspraxiques, tout comme chez les Asperger, dont on connaît l’absence d’empathie. Les Aspi étant connu pour étant des calculateurs géniaux , me disent parfois » j’ai agressé Untel, car je croyais qu’il voulait m’agresser »!
        Vous allez me demander pourquoi je n’ai pas encore été éditée :
        et bien , c’est que les éditeurs trouvent que je connais trop de choses, qu’ils n’ont pas de relecteurs en connaissant autant que moi ! Et aussi : ce sont pas des philanthropes, et ce qui est ardu intéresse un trop petit public . Quant au couple PN et proie, c’est évident que ce sera celui qui est handicapé qui aura besoin de sa proie pour combler son handicap qui le gène ! Et qui l’utilise car il en a besoin, et qu’il lui fera une vie d’enfer pour la récupérer dès qu’elle tente de partir ! C’est logique, c’est tout.

  18. Bonjour,

    Je reviens sur le commentaire de Bonjour du 24/09/2013 (dans la « page surdon au quotidien » : http://www.talentdifferent.com/le-surdon-au-quotidien#comment-8140 ).
    Ce commentaire apporte des éléments intéressants.
    Je fais moi-même partie de ces gens qui ont un QI avec indice faisant le grand écart entre l’ICV et l’IVT (les autres indices IMT et IRP restant tout de même plus de 20 points en dessous de l’ICV).

    Il y a donc des HQI à profil complexe (comme moi) et des HQI à profil laminaire.
    Je me pose pleins de questions et de remarques (comme d’habitude…) :
    – Quelle est la proportion de HQI à profil Laminaire parmi le total des HQI ?
    – Les HQI à profil complexe sont-ils vraiment des HQIs – j’avais lu quelque part que J Siaud-Facchin abordait un truc du genre le surdon défensif pour les enfant surdoués qui se caractérise par un QI verbal très élevé par rapport au QI performance.
    – Les HQI à profil Laminaire sont-ils finalement les seuls vrais HQI (puisque ce sont les seuls dont le QI Total peut être calculé) ?
    – J’imagine le HQI à profil Laminaire comme une personne d’une extrême intelligence, posée, bien dans sa peau, et qui réussit tout ce qu’elle entreprend … Presque un dieu (ou un demi dieu).

    1. Précisions, empruntées au site Psyrène qui présente les conclusions des réflexions de Fanny Nusbaum qui est à l’origine de ces deux profils
      « L’enfant à HPI- Profil Complexe (HPI-C) a besoin d’apprendre, mais surtout de comprendre ce qu’il apprend et pourquoi il l’apprend. Ce besoin de stimulations quasi permanent lui confère une grande curiosité concernant le monde qui l’entoure.

      Le processus d’adaptation repose ainsi principalement sur un filtrage des stimulations au travers de son intelligence, et plus particulièrement de ses capacités (défensives) de rationalisation.

      La pensée, probablement par adaptation à ce « picorement cognitif », apparaît rapide, fulgurante, associative et intuitive. Il s’agit d’une pensée version cerveau droit, profondément divergente, où une image en appelle une autre, un mot en fait surgir un autre, pour arriver de fil en aiguille à l’Eureka.

      C’est pourquoi tant d’enfants et d’adultes à profil Complexe relatent ce « cerveau qui tourne en permanence », comme si la réflexion était une addiction. Ainsi, l’enfant à HPI-C convoite cette drogue ; mais elle l’épuise parfois.
      […]
      En revanche, on notera une difficulté dans le raisonnement analytique et dans les capacités d’approfondissement. Cette difficulté est liée à la fois à la préférence cérébrale analogique au détriment d’un fonctionnement digital, et à l’instabilité inhérente à tout processus émotionnel.
      Par ailleurs, le mécanisme préférentiel de pensée analogique met l’enfant à profil Complexe aux prises avec une difficulté de planification et d’anticipation. Ce phénomène s’explique probablement par le caractère non chronologique de la pensée en arborescence par opposition au processus de planification.
      […]
      enfant à la personnalité atypique, cultivant la différence, sans forcément le vouloir
       »

      « L’enfant à HPI- Profil Laminaire (HPI-L) trouve habituellement du plaisir à apprendre ; cependant il ne s’agit pas pour lui d’une nécessité « vitale ». On sera surpris par son ouverture d’esprit et par sa capacité à répondre de façon appropriée à des stimulations diverses et variées…

      Ouvert d’esprit, mais non pas curieux : contrairement à l’enfant à profil Complexe, l’enfant à profil Laminaire ne part pas en quête de connaissance avec une avidité fébrile, mais fait preuve pour autant d’une acceptation et d’un enthousiasme sereins quand l’information se présente à lui.
      […]
      L’enfant à HPI-L ne se montre ainsi pas particulièrement créatif et entreprenant, excepté dans les registres qu’il maîtrise et qui le motivent. Mu par une nécessité d’autoconservation, il lui faut un certain sentiment de sécurité pour être en mesure de s’exprimer pleinement dans une discipline.
      […]
      L’enfant à HPI-L acquiert de bonne heure une capacité, voire un besoin de planification et d’anticipation. Pas de difficulté outre mesure, ainsi, dans l’application des règles éducatives. Cependant, l’impossibilité de prévoir et d’anticiper le place dans une angoisse qui l’inhibe jusqu’à ce qu’il ait pu élaborer une stratégie d’ajustement, contrairement à l’enfant à HPI-C qui réagit en jouant avec l’imprévu par contournement ou confrontation.
      […]
      enfant à la personnalité « facile ». On ne sent pas en lui le sceau d’un esprit torturé. Il se présente par un abord assez simple, sans « fioritures », sans en faire trop pour attirer l’attention sur lui.
      […]
      Il ne s’agit pas ici d’une manière d’être-au-monde qui fait presque systématiquement violence à autrui. Au contraire, l’enfant, comme l’adulte à profil Laminaire, fait généralement l’unanimité.

      Hm…
      Evidemment, je ne suis pas technicienne etc.
      Mais si on avait là une explication de ce qui fait la différence entre HPI et T-HPI ?
      Le « T » marquant un écart type à la norme plus grand encore…

      1. Chère Cécile,

        Merci pour les précisions. Ce texte est très intéressant, notamment la référence aux figures « emblématiques » de chaque profil.
        Maintenant, je vais être provocateur : on fait quoi avec tout ça ?
        Si un T-HQI s’explique par un profil complexe, bonjour les dégats : une puissance de feu phénoménale pour se couper les cheveux en 16 🙂
        Finalement, pour être heureux, mieux vaut être stupide (référence à un petit bouquin de Martin Page qui m’a fait bien rire,…dans mon coin et en douce).

        Stupidement vôtre,

        Jean-Claude

      2. Une autre question : les THPI sont-illes tou-te-s hétérogènes ?

        Ce que je lis dans la citation donnée par Cécile me renvoie à mon intuition que les hp dont on parle, en souffrance, sont les hétérogènes (appelés ici complexes, dont je suis).

        1. Bonjour,

          @Tournevis, @Jean-Claude : c’est marrant, j’aurais plutôt pensé que le profil Laminaire est le T-HQI. En effet, mathématiquement, pour avoir la moyenne des indices la plus élevée (ICV, IMT, IRP, IVT) il faut que toutes ces valeurs soient élevées, et donc qu’il n’y ait pas de disparités.

          Ensuite j’imagine que le profil Laminaire n’a aucun problème psychologique dans la vie quel que soit sont QIT.

          1. Mathématiquement, le QIT ne doit pas être calculé si les disparités sont trop grandes.

            Néanmoins, si on calcule quand même ce QIT pour tenter de comparer l’hétérogène aux autres, pour arriver à plus de 130 de « moyenne » avec des indices hétérogènes, donc certaines valeurs (très) inférieures à 130, il faut nécessairement que d’autres soient (très) supérieures à 130. Il me semble que ce qui compte, puisqu’on parle de potentiel, est le chiffre le plus élevé. Donc THPI.

            CQFD 😀

          2. P.S. je suppose aussi que les « laminaires » sont des HPI dont les psy spé hp n’entendent pas parler car ils n’ont pas de problèmes psy liés au hp ? Ce qui peut donner l’impression que beaucoup les hp sont hétérogènes et donc que l’hétérogénéité est normale ?
            (je suis très cerveau gauche d’un seul coup, keski m’arrive ? °.°)

          3. J’aurai plutôt tendance à dire le contraire.
            Les profils laminaires, étant ceux et celles qui ne sont pas THQI en majorité, du fait que leur QI étant moins élevé, leurs différence est moins forte, et en conséquence, moins de difficulté à trouver des gens avec des centres d’intérêts similaires, entre autre. Plus le QI augmente, plus l’isolement est accentué. Du fait que peu de personnes auront des capacités intellectuelles proches du THQI pour qu’ils puissent se retrouver sur des intérêts similaires.
            Les THQI du fait de leur rareté (1 personne sur 1000, ce qui est 20 fois plus rare que les HQI aux alentours de 130 de QIT). Alors je crois qu’il en résulte, des grandes difficultés à trouver un environnement, et des gens stimulant leur intellect, et alors il pourrait arriver que les profils hétérogènes soient la résultante de ces mêmes difficultés à pleinement utiliser leur potentiel, qui se développe de manière non-uniforme. Je ne pense pas qu’un THQI se voit forcément dans les 4 indices de QI, certains subtests peuvent le mettre en évidence, si la personne est inhibée par le stress ou autre. Mais je ne développerai pas en ce qui concerne les tests, par peur de dire des bêtises, et je ne suis pas psy, mais juste un passionné des tests.
            J’espère que mon idée est bien exprimée, et pas trop confuse.

            1. je voulais en tout cas remercier Cécile pour la qualité exceptionnelle de son site,ainsi que Stéphanie Aubertin por son analyse trés poussée dans ses différents billets sur l’analyse des différents paramêtres du QI!
              En gros ,plus on étudie le HQI ,plus les choses,plus cela devient complexe!
              Les études de Silver et clampit ont donc montré que plus le niveau de QI monte,plus l’hétérogènéité augmente ,avec multiplication par 4 de celle ci à 130 de QIT et par 5 à 140.
              les tables de weschler montrait 2% d’anomalie de ce type chez le sujet standard.
              On arrive maintenant avec des études montrant 70% d’hétérogéneité chez les HQI,(Bessou, Liratni) faisant réfuter la notion même de QIT pour le diagnostic positif d’un HQI,
              en effet un test ayant un taux de prédiction positive de 25% est un mauvais test quasi impropre.
              je viens pour ma part de trouver un papier éclairant d’une lumière nouvelle et tout à fait réjouissante cette particularité si fréquente de l’association HQI/ hétérogéneité du QI!
              elle vaut peut etre rien sur le plan scientifique,mais perso elle me parle assez.
              pour ces auteurs psychologues suisses
              (Brigitte VUILLE et Marc SIEBER)
              qui ont fait une étude sur 38 HPI,
              l’HQI correspond à des capacités verbales et une mémoire à long terme (MLT ou mémoire sémantique)hors norme, associées à des capacités d’abstraction.
              Ce qui est novateur,c’est qu’ils expliquent que les capacités attentionnelles et la mémoire de travail sont souvent beaucoup plus basses (ce qui entrainent l’hétérogeneité au test de QI),en raison même des autres qualités!
              le sujet HQI n’aurait pas besoin de développer ses capacités de MDT et dd’attention en recourant massivement à ses performances exceptionnelles déja citées.
              Je trouve cette explication tout à fait plausible,et pouvant expliquer les capacités de compensation progressives des HQIdans la ie courante,en dehors des vrais DYS !
              http://www.le-cheval-a-rayures.fr/wp-content/uploads/2014/03/1306_rsps_vuille.pdf

              Qu’en pensez vous?moi,je trouve cela réellement interressant comme explication, et cela rejoindrait l’hypothède des DYS développementales pouvant etre facilement amélioré jeune par une remédiation adaptée!

              1. Passionnant.. et confirmant bien sûr combien il est hasardeux de ne s’en tenir qu’à un résultat de test de QI pour identifier un surdoué… voir sur ce sujet le récent commentaire de lechalote qui est édifiant !

              2. Bonjour, c’est vrai que si une personne a un ICV de 150 malgré un IMT de 70, on se demande comment cela est possible . Accumuler des savoirs et savoirs-faire , autrement que par le passage de l’IMT. Je pense qu’il s’agit simplement du fait que tous les individus ne foctionnent pas « pareil » et qu’il existe « différents » HP – EIP… Le risque est d’étiqueter. N’oublions pas d’apprécier les personnes au-delà de leur potentiel ou capacités. Pour ma part, mon fils est en 5ème est c’est très dur… jamais collé, jamais puni mais il a quand même eu un avertissement pour comportement au 2ème trimestre . La moyenne générale est à 11.40 / 20. Je ne parviens pas à le faire travailler. Il a très peu d’intérêt pour les choses scolaires, du coup, un exercice ou lecture qui pourrait être fait en 15 minutes, nous prend 1 heure. Dur de rester zen !

                1. J’ai eu le même problème avec mes fils, mais je leur ai fichu la paix, on s’en fiche qu’ils aient une moyenne moyenne et en-dessous de leurs capacités.
                  Mon fils n°2 a pris goût aux études quand c’est devenu intéressant pour lui, il est en licence de droit maintenant.
                  Mon fils n°3 a eu la chance de pouvoir faire une 3è DP6, plus « pratico-pratique » que la 3è « normale », et de choisir ensuite un bac pro, il est maintenant en BTS et ce qui l’intéresse le plus, chaque année, ce sont les périodes de stage !
                  Quant à mon fils n°1, il a galéré jusqu’au brevet (qu’il a eu sans pb bien sûr), le collège a été un cauchemar pour lui, ensuite il a été mal orienté vers un CAP où il s’est ennuyé à mourir et est tellement dégoûté des études que malgré son désir de trouver un métier qui lui plairait, il n’a jamais pu envisager de reprendre une formation, la simple idée de se retrouver assis en classe lui donne littéralement la chair de poule, un bel exemple de la façon dont l’Éduc Nat’ parvient à briser un gamin intelligent et créatif 🙁

                  Si j’avais un conseil, ce serait « fichez la paix à votre gamin, c’est déjà assez dur pour lui comme ça ».
                  Quand mes fils avaient vraiment besoin d’aide pour leurs devoirs, qu’ils faisaient d’eux-mêmes appel à moi, je leur faisais un résumé de la leçon qu’ils peinaient à lire eux-même, et ça a bien marché comme ça. Moi aussi, je retiens mieux ce que j’entends que ce que je lis, et lire des trucs chiants m’épuise, alors je pense que c’est pareil pour eux.

                  Nos gosses ne devraient pas avoir de travail maison à faire, ils ont des journées plus longues que celles des adultes, est-ce normal ? Pourquoi leur imposer un enseignement débile, sans intérêt, mal conçu et inutile ? Grmbl…

                  1. Je suis tout a fait d’accord avec vous, mon fils de 8 ans souffre chaque jour, il a du mal a s’assoir en classe, à lire pendant longtemps des choses qui l’intéressent pas, par contre il passe des heures à lire ses bouquins, mais le gros problème c’est moi, je me sens chaque jour coupable parce que meme si comme vous je trouve que ce système scolaire est débile, je le pousse à étudier, à écouter sans discuter, sans négocier, et c’est du matin au soir le stress, pour s’habiller, pour manger, pour les devoirs, pour le dodo etc, il souffre et moi plus, et bien sur ca affecte toute l’ambiance…tout ca c’est a 90% des cas, il y a des moments ou c’est plutôt agréable…mais c rare…voila si vous avez des conseils, j’en serais ravie. Merci

                    1. Expliquer à son enfant que le passage par l’école est malheureusement obligé (sauf si vous êtes en capacité de lui faire suivre l’école à domicile), que ça va durer au moins jusqu’à 2 ans après le Bac, mais qu’ensuite ça ira mieux).
                      Ne pas l’obliger à être le premier de la classe mais juste de faire l’effort d’avoir 12-13 qui permet de passer dans la classe supérieure sans se faire remarquer.
                      Et le temps qui sera dégagé sera utilisé à faire autre chose, plutôt orienté artistique et/ou manuel.
                      Car le cerveau n’est pas tout, et une activité manuelle va favoriser la concentration et la détente.

                      Autre chose… Lui apprendre à apprendre, lui apprendre à faire des efforts – Jeanne Siaud Facchin le fait remarquer à juste titre : tout va bien jusqu’en 5°. Ca se gâte en 4° quand il faut que l’enfant reproduise le raisonnement du professeur (qui n’est en général pas du tout son raisonnement personnel) – en 4+° et en 3° ce n’est pas le résultat qui compte, mais la reproduction du raisonnement transmis… et à vrai dire ça dure plus ou moins jusqu’à Bac+2, cette technique de l’information descendante sans réflexion personnelle.

                      Lui apprendre aussi l’effort (rater, perdre, ne pas faire bien tout de suite ce n’est pas grave, on peut progresser – c’est aussi un des enjeux pour un surdoué, sinon à l^’age adulte, le perfectionnisme peut être paralysant)

          4. oups, je suis parti un peu vite dans mon précédent post. J’avais en tête que le QIT est la moyenne des indices ICV IRP IMT IVT, ce qui est faux ! (évidemment j’avais oublié que je ce n’est pas si simple que cela). Bref, ce que j’ai écrit ci-dessus n’a aucune valeur.
            Désolé d’avoir pollué.

          5. À Supernova qui craint d’avoir pollué : le QIT n’est pas la moyenne des quatre indices mais ça revient en gros à ça (même si le calcul est plus complexe qu’une moyenne) donc pas de pollution, à mon avis, le raisonnement reste le même. Et je crois que nous n’avions pas encore ici beaucoup discuté de cette histoire de disparités en relation avec HPI / THPI ?

  19. Merci à tous pour vos observations et conseils.
    Pour ce qui est des substets échoués , le filston y a montré un grand désintérêt, j’ai eu le sentiment qu’il balançait des réponses comme ça, pour en finir… Impression de mère, peut – être pas objective .
    Cela étant, je crois que je vais m’en tenir à l’hypothèse émis par les résultats aux WISC , c’est à dire: « précocité verbale ET déficit d’attention ET / OU autre dys ».
    Pour en être certaine, je suis les conseils donnés: EEG , orthophoniste, orthoptiste, prise de sang, neurologue… On verra bien les conclusions de tous ces bilans.
    Sur l’ordonnance de l’EEG , il est écrit « EEG pour suspicion TDA ».
    Est – ce que l’on peut être certain de confirmer un TDA par le biais de l’EEG? Et la précocité + TDA?

    MERCI d’avance !

    Gazelle

    1. Ah, ben votre fils est bien « précoce », alors ?!
      Je crois que je devrais prendre des vacances, je ne pige plus rien (si je pouvais, ce serait vraiment bien :()

      1. Pour le psychologue, mon fils n’est pas précoce (ou EIP ou surdoué), il s’agit juste d’une dysharmonie (précocité verbale uniquement) avec problème d’atttention. Même si son ICV est étonnamment élevé, pour le psy. il s’agit juste d’un élément de précocité. Il ne retient pas l’hypothèse qu’il puisse être EIP. Malgré les théories avancées dans certains document (ex. Habib Michel). Voilà pourquoi je suis perplexe. Peut – être que l’EEG pourra établir un TDA ou autre qui me permettra de mieux cerner la problématique.

        1. « rêves lucides » , « les causes psychiques »… ça ne vous fait pas tiquer qu’un enfant qui est en 6° aborde des sujets que des élèves de Terminale peinent à saisir ?… franchement, je suis bien curieuse du résultat de l’EEG…
          .. Bon, je ne sais où vous habitez, mais moi, quand même, j’irais volontiers croiser le résultat du test avec le regard d’un vrai spécialiste du sujet – car votre bonhomme de 12 ans, à mon sens, il est important de le nourrir, et c’est en ça, et seulement en ça que poser le bon diagnostic est important.
          Déficit d’attention ou surdon ?: les bases d’une erreur de diagnostic – c’est la traduction du document joint (… bizarrement, ce document émane du site « désintégration positive »… sur ce sujet je vous renvoie au texte rédigé par James Webb – Le même Webb qui lui aussi a publié sur le thème du mauvais diagnostic)

          Oh… et pour terminer : ce qui se passe quand un surdoué est mal diagnostiqué

          Gazelle, les thérapeutes vont vous regarder du haut de leurs diplômes, mais vous, vous êtes la mère d’un bonhomme de 12 ans dont vous sentez bien que quelque chose « ne va pas », bien au delà des propositions de diagnostics qu’on vous propose.
          Je me rappellerai toujours la thérapeute réputée qui s’est faite menaçant parce que j’étais allée faire poser un diagnostic de moi-même chez un spécialiste : mon enfant était lourdement dyslexique et cette thérapeute réputée n’avait rien vu : « De quel droit êtes vous allé voir ce thérapeute sans m’en parler auparavant ?! » m’avait elle dit d’un ton qui ne souffrait aucune réplique.
          « Du droit que je suis la mère et que vous et les gens avec qui vous travaillez n’ont rien vu »
          Bon, évidemment, ça n’a pas arrangé mes affaires avec le corps thérapeutique… mais mon enfant a commencé à se remettre en selle à ce moment là…

          Je ne remets absolument pas en cause le bien fondé des examens qu’on va faire passer à votre bonhomme – au moins, les choses seront claires – mais gardez en tête qu’une grande partie du corps médical n’est pas encore très au fait de ce qu’est le surdon, si bien qu’on en reste encore au stade « étiquetage » alors qu’il faudrait vraiment en être au stade « accompagnement ».
          Donc, ayez foi en ce que vous ressentez et partagez avec votre bonhomme qu’il n’est pas seul et que vous êtes là pour l’accompagner

          Bon courage ! 🙂

          1. Tout à fait d’accord avec Cécile.

            J’ai personnellement perdu dix ans à cause d’une psy qui a réussi à me faire croire que si j’avais peut-être été « précoce » enfant, j’étais devenue « normale » adulte… Nombre de psy méconnaissent encore le HPI et disent n’importe quoi. On n’est pas à moitié surdoué, on l’est ou on ne l’est pas. Avec un QI verbal à 150, avec les sujets qui intéressent votre fils, il me semble qu’il n’y a guère de doutes. Par contre, quand on est surdoué et dys-qqchose, ça complique le diagnostic, mais dans ce cas on a d’autant plus besoin d’aide, et pour l’être je sais de quoi je parle, mieux qu’un psy qui n’y connaît rien. Il y a gros à parier que votre fils s’ennuie au collège encore plus que moi à son âge, et gros à parier que ses possibles dys- créent en lui des souffrances difficiles à gérer. Ça fait vraiment beaucoup pour un gamin qui entre en plus dans l’adolescence.

            Il ne s’agit pas de poser des étiquettes, mais bien d’appeler un chat un chat et de le voir tel qu’il est et non pas tel qu’on croit qu’il est ou tel que le système voudrait qu’il soit. Et de savoir qui il est pour l’aider, l’accompagner, au mieux, et lui éviter la vie de galère de nombre de surdoués dys- (et là aussi, je sais de quoi je parle).

            Comme le dit Cécile, faites-vous confiance, faites-lui confiance, vous et votre fils en savez plus long sur lui que les soi-disant spécialistes, et même que les meilleurs spécialistes. Chaque cas est unique comme le rappelle Michel Habib, et la science en est à ses balbutiements en ce qui concerne notre fonctionnement cérébral.

          2. […] Vous et votre fils en savez plus long sur lui que les soi-disant spécialistes, et même que les meilleurs spécialistes.
            Ah bon ? Alors ne nous référons plus à Michel Habib, par exemple, aussi bon soit-il !

            Peut-être devrions-nous, plutôt, tout simplement, reconsidérer le sens à donner au mot « surdoué »… Voici comment je procèderais : je commencerais par former une définition a priori, seulement à partir d’une analyse du mot « surdon » ; par exemple, le don étant un talent inné, le surdon pourrait être considéré comme une faculté innée d’avoir du talent pour (presque) tout… Puis je testerais la définition (je vérifierais que cette dernière est en adéquation avec la réalité : « Veritas est adæquatio intellectus et rei, écrit Saint Thomas d’Aquin (s’inspirant d’Aristote). ») : en effet, en regardant (un tant soit peu l’histoire des idées) il est possible de voir que nombreuses ont été, jusqu’à présent, les personnes possédant plusieurs dons, quelquefois même (du moins, en apparence) en des domaines opposés, etc.

            1. Vaste sujet…
              Entre Binet et Julian de Ajuriaguerra, il s’est écoulé 40 ans sans que l’on donne un nom à cette population
              Dans notre société actuelle, qui recherche le politiquement correct, on cherche à effacer tout ce qui pourrait aboutir à une connotation trop différentielle.
              Cette recherche d’un adjectf adapté me semble être le lot commun de tous les surdoués qui sont les premiers à réfuter ce mot – sur le sujet, parcourir les fora Mensa et Zebras Crossing.

              « le surdon pourrait etre considéré comme une faculté innée pour avoir du talent pour (presque) tout »
              Le canadien Françoys Gagné a travaillé sur le sujet : il montre l’importance des facteurs environnementaux pour que les dons deviennent vraiment talents.

              L’alternative au mot surdoué est, à mon sens, au travers de l’étude des personnes douées de multiples talents, le mot polymathe

          3. Je ne suis pas sûre que Einstein avait du talent pour (presque) tout mais je pense que personne ne doute qu’il était très surdoué ?

          4. Cependant, Cécile, vers la fin du premier tiers de son dernier livre, publié en 1909, intitulé « Les idées modernes sur les enfants », Binet parle bien des « surnormaux » (dont le préfixe « sur » n’est, observons-le, pas sans rappeler le mot « surdoués ») : « […] On rencontre parfois des enfants très brillamment doués, qui sont d’un niveau intellectuel très supérieur à celui des enfants de leur âge. Ils ne sont pas les derniers à s’en apercevoir. Dans la classe, ils n’ont pas besoin de grands efforts pour gagner la meilleure place. Leur vanité s’allume. Ils ne travaillent que par caprice ; ils n’apprennent leurs leçons qu’au dernier moment ; ils sont volontiers insubordonnés ; ils font des devoirs qui n’ont pas été donnés, pour se singulariser. À l’école, ils empêchent les autres de travailler. On leur en veut, on les punit, mais ils se font toujours pardonner, quand vient le jour des grands concours. C’est pour eux qu’on devrait former des classes de surnormaux. Ces classes seraient tout aussi utiles, peut-être plus, que celles des normaux ; car c’est par l’élite, et non par l’effort d’une moyenne, que l’humanité invente et progresse ; il y a donc un intérêt social à ce que partout l’élite reçoive la culture dont elle a besoin. Un enfant d’intelligence supérieure est une force à ne pas laisser perdre. » Il est à noter, outre le fait que Binet utilise, aussi (et dans un premier temps), le mot « doués » pour qualifier les « surnormaux », que le terme « gifted » a aussi le sens de « doué », que l’ANPEIP (l’Association Nationale Pour les Enfants Intellectuellement Précoces) avait d’abord été nommée ANPES (Association Nationale Pour les Enfants Surdoués) mais que, du fait d’une mauvaise réception du sujet en France (à l’époque, « Libération, comme le rapporte Lignier, [avait parlé] d’un « élitisme dictatorial » promu « sous couvert de l’humanisme » » : « élitisme » et « humanisme » ? deux mots déjà employés par Binet, presque 70 ans plus tôt, pour exprimer l’utilité, selon lui, qu’il y avait à former des classes pour les (enfants) « surnormaux », tout comme il l’avait fait (assisté par Simon) pour les « anormaux » non « arriérés intellectuels » (« Le maître, termine Binet, conclut avec raison que c’est à la fois un arriéré physique et un arriéré intellectuel. Nous avons rapporté cet exemple pour achever la série ; mais il est évident que par son développement, ce cas d’arriération cesse d’être intéressant pour nous ; ce ne sont pas ces enfants-là qui feront hésiter le diagnostic. ») ; utilité qui apparaît, par ailleurs, comme fin première de Mensa, si l’on s’en tient au texte de la constitution de cette association : « to identify and foster human intelligence for the benefit of humanity » ; etc.), les membres (car ce fut de manière assez unanime) de la première association française pour les enfants surdoués, fondée en 1971, décidèrent de préférer, à compter de 1978, ce que Lignier a appelé le « registre psychologique », qui présente l’enfant « surdoué » (et, à présent, par extension, l’adulte…) au point de vue de ce qui pose problème (la difficulté, la souffrance ou, encore, le handicap…), au détriment de ce que l’auteur de La petite Noblesse de l’Intelligence a nommé le « registre politique », qui suit le sens formulé par Binet, répété par Roland Berril et Lancelot Ware, etc. La mauvaise réception du sujet en France est, par conséquent, la raison première du célèbre livre de Jean-Charles Terrassier, (publié pour la première fois en 1981 et) intitulé « Les enfants surdoués ou la précocité embarrassante » : observons que le concept de « dyssynchronie », qui a été introduit pour l’occasion, est vraiment central à l’intérieur du livre de Terrassier…
            J’ai l’impression qu’à présent le « registre politique » est presque normalement oublié (s’il n’est ignoré, voire rejeté) ; après ça, je pense qu’il est normal de trouver logique de vouloir abandonner le mot « surdoué » pour un autre. Mais parlons-nous de la même chose ? (Par exemple, l’hypersensibilité n’a jamais été propre aux « surdoués », pour autant que je sache, même si c’est (vraisemblablement) une propriété que partagent, entre autres, les « surdoués ».)

            Quant aux fora Mensa dont tu parles, Cécile, ce sont les foras publics, c’est-à-dire les foras auxquels tout le monde a accès, les foras privés étant réservés aux membres… Toutefois, admettons que la majorité des « surdoués » que tu as observés réfute le mot « surdoué » ; d’une part, il n’est question, à mon avis, que d’une partie plutôt petite (de la population des « surdoués » : que le Professeur Habib observe que près de 10 % des enfants qu’il a étudiés présentent un profil de précocité, à la limite, ne m’étonne pas – car la population étudiée à l’origine concerne essentiellement des enfants en difficulté ; en revanche, des « surdoués » qui vont bien, ça existe (on le sait) ! cependant, ces derniers ne sont certainement qu’exceptionnellement enclins à passer la porte d’un psychologue, notamment si c’est pour quelque chose qui est lié à la question du « surdon », etc.). D’autre part, je trouve, au contraire, que le mot « surdoué » est le plus approprié des termes qu’on ait proposés jusqu’à ce jour pour me désigner et désigner ceux que je crois être surdoués ; qui plus est, je ne suis pas seul à défendre ce point de vue (les personnes qui le défendent étant souvent, comme moi, des surdoués). Le fait qu’actuellement la plupart des spécialistes (français, en particulier), tels que S.-F., préfère un autre terme n’est, à mon avis, que la conséquence du fait qu’il y a environ une quarantaine d’années les membres de la première association française pour les enfants surdoués se sont heurtés à un mur d’incompréhension d’une violence qu’on n’imagine plus spontanément aujourd’hui : « Je peux vous dire que quand on a fait quelques conférences, on a été… C’était limite tomates et œufs pourris. […] Le mot « surdoué » déclenchait des… On avait en face de nous des fois des gens dont on avait l’impression qu’ils avaient les cheveux qui se dressaient sur la tête. Tellement ils étaient horrifiés par cette idée qu’on puisse parler d’un être… d’un être supérieur. […] J’ai eu un informaticien, une fois, je m’en souviens, qui me disait : « Mais moi, mon fils a quatre ans, il pianote sur l’ordinateur et tout ça, mais [imitant l’hystérie] ça n’a rien à voir ! C’est pas vrai ! Il a rien de plus que les autres ! Tous pareils ! » […] Moi je dis, mais faut pas que je le dise, mais on avait l’impression qu’il y a Hitler, et puis derrière Hitler il y avait nous, qui voulions créer un monde, un petit groupe d’élites qui allait diriger le monde, en leur arrosant les pieds avec de l’engrais. Voyez, schématiquement, c’est comme ça qu’on était perçus. C’est effrayant. C’était effrayant, cette réaction primaire que déclenchait ce mot ! » (Ce témoignage est de Monique Binda, et a été recueilli par W. Lignier.)
            Ce sont des psychologues comme S.-F. qui sont dans le « politiquement correct » ; néanmoins, on peut être surdoué sans être eugéniste. (Le propos originel était même, il me semble, plutôt, de reconnaître la spécificité de ces enfants comme un patrimoine de l’humanité…) « Tous pareils ! » Voilà qui résume bien, je trouve, l’un des grands maux actuels des Français : Égalitarisme, quand tu nous tiens !

            Enfin, je n’ai jamais nié que l’actualisation du potentiel (intellectuel) d’une personne était fonction de l’environnement : j’avais, moi-même, réalisé quelque recherche (personnelle) sur la question de l’héritabilité de l’intelligence (l’intelligence, qui est, selon moi, peut-être encore autre chose que le « surdon », si l’on réfléchit en termes de « caractère » et « trait de caractère », bien que ce soit lié…), au cours de laquelle je m’étais notamment efforcé de montrer que la variance environnementale est au moins égale à 0,25… Toutefois, d’une part, existe-t-il plusieurs études grâce auxquelles on a tendu à montrer que la variance génétique, en matière d’intelligence (de surdon, en vérité), avec l’âge prenait le pas sur la variance environnementale ; d’autre part, par une expérience récente, une équipe de plus d’une trentaine de chercheurs aurait montré que l’héritabilité au sens strict de l’intelligence est au moins égale à 0,4 (ce qui veut dire, entre autres, que le déterminisme génétique est plutôt fort au sujet de l’intelligence).
            Sinon, je suis d’accord sur le fait qu’un « surdoué » est tributaire de l’environnement, et, en premier lieu, de son environnement le plus proche, pour s’épanouir ; mais j’ai l’impression qu’il suffit de peu, ordinairement, pour qu’il sorte de l’état de dépression dans lequel il était plongé tantôt.

            Quant au mot « polymathe », il me semble moins juste que le terme « surdoué », parce qu’il ne permet de désigner qu’une partie de ceux que j’appelle « surdoués » ; en effet, pour qu’on puisse dire d’une personne qu’elle est polymathe encore faut-il que la personne en question ait manifesté (ne serait-ce que pour elle) qu’elle l’était.

            Je ne suis pas sûre que Einstein avait du talent pour (presque) tout mais je pense que personne ne doute qu’il était très surdoué ?
            Oh, Einstein était très probablement « surdoué » (au sens que j’ai donné, bien entendu) : à côté de son originalité en physique, on peut lui reconnaître une très belle écriture, ainsi qu’une véritable sensibilité d’artiste ; seulement, Einstein a été réfractaire à un assez grand nombre de choses… (Par ailleurs, son époque permettait (déjà) moins de se constituer un esprit universel : Poincaré et Hilbert sont souvent regardés comme les derniers grands savants universels (et, encore, c’est exagéré, étant donné que ces deux bonshommes ont principalement fait progresser l’esprit humain en mathématiques et en physique).) En outre, il n’y a pas que le père de la théorie de la relativité dans sons sens généralisé ; bien d’autres, bien plus doués, tels que Poincaré, correspondent très bien à ma définition…

    2. Bon, a priori, ça se voit quand on est atteint de déficit d’attention avec hyperactivité…
      Le biofeedback est suggéré pour apprendre à se gérer.
      Ici, d’autres images (une fille de 14 ans et un garçon de 9 ans).

      A noter, un surdoué semble présenter des ondes alpha plus importantes (« more alpha power »), utile pour la résolution de problèmes

      .. Quelque chose me dit que l’agitation de votre fils est « juste » signe d’ennui (150 en ICV…. je pense qu’il a une maturité bien supérieure à celle de son âge…)

      1. MERCI Cécile, c’est vrai qu’il est très mature. Quand on discute entre adultes, il nous interrompt et répond de manière juste et cohérente… Il connait le sujet qu’on évoque. S’il devait y avoir un mot qu’il ne comprend pas , de suite, il s’arrête et nous demande de quoi il s’agit. Derniers exemples: Que sont les « rêves lucides » , « les causes psychiques »? … Il voulait vérifier qu’il interprétait bien ces 2 mots. Il a toujours l’oreille qui traine. Je pense qu’il s’ennuie en classe mais il faut s’assurer du pourquoi de ce manque de concentration. Tout comme de sa précocité ou non. Le but de ma démarche n’est pas de lui coller une étiquette d’EIP ou TDA , mais de savoir ce que je peux attendre de lui et comment l’aider. Encore merci pour votre aide dans ma recherche.

          1. Bien sûr, Edgar, je n’y manquerai pas. Je n’ai jamais eu la prétention (ni mon fils d’ailleurs), d’en savoir plus que les spécialistes. C’est pourquoi, je vais me référer à ce que nous révèlera l’EEG et chercher le(s) dys (ou autre problème). Cordialement.

          2. Je n’ai jamais eu la prétention (ni mon fils d’ailleurs), d’en savoir plus que les spécialistes.
            Je ne l’ai jamais pensé de vous.

            Bon courage !

  20. Bonjour,

    Mon fils a 12 ans. A l’école, tous ses maitres(ses) se plaignaient de lui. A la maison, bras de fer constant pour tout… il nous fallait toujours nous justifier auprès de lui (pourquoi telle règle , tel fonctionnement, tel programme etc…)… Par contre, il est hypersociable, hyperjuste, et il avait toujours de bonnes notes sans qu’on ait à faire X exercices à la maison. Malheureusement, l’entrée et la 6ème étaient catastrophiques… Des remarques plus que pourries (« ne correspond pas à ce qu’on attend d’un élève », « distrait », « brouillon », « desordonnée », « bavard », »pas interessé »…) , les notes en dents de scie (pouvant osciller du 6/20 au 18/20 dans la même matière)…

    Mon fils a passé un bilan. Voilà les chiffres:
    ICV 150
    IRP 96
    IMT 70
    IVT 93

    QIT 108

    Conclusion du psy: il n’est pas précoce mais souffre d’un TDA sans hyperactivité.

    Je suis perplexe et ne sais pas comment interpréter ses chiffres. Du coup, je ne sais pas comment agir avec mon fils. Que dois – je faire?

    MERCI pour votre aide.

    1. pas surdoué avec un QI verbal de 150 ?! changez de psy ! mais votre fils a sans doute des dys-qqchose ? peut-être aussi qu’il s’est rendu compte que le psy était nul et qu’il a saboté le test là où il a pu ?
      en tout cas, on ne peut pas calculer un QI total avec de telles disparités, ça n’a simplement aucun sens
      (je ne suis pas psy mais je suis hp dyspraxique et scientifique de formation, je ne peux pas laisser dire des choses pareilles sans réagir, désolée)

      c’est super important de BIEN choisir le psy avec qui on (fait) passe(r) le test

      1. Non, tournevis, le QI verbal, c’est aussi la mémoire de travail et, là, elle est franchement basse ; cependant, ça donnerait, vraisemblablement, un QI verbal à peu près égal à 118. Quant au QI de performance, il semble assez bien être situé à 95…

          1. Oui, bien sûr, Cécile : il m’a semblé que tournevis avait fait une confusion entre le QI verbal et l’ICV (c’est-à-dire l’Indice de Compréhension Verbale), puisqu’elle parle d' »un QI verbal de 150″. Or s’il fallait considérer un QI verbal pour le fils de Gazelle (à moins, rigoureusement, de faire passer à ce dernier le test de la WISC-III) il faudrait probablement prendre en compte, non seulement, les subtests dont les scores ont servi à déterminer l’ICV (au moins, les subtests « similitudes », « vocabulaire » et « compréhension », peut-être également les subtests « information » ou « raisonnement verbal ») mais, aussi, les subtests dont les notes ont été utilisées pour évaluer l’IMT (l’Indice de Mémoire de Travail), à savoir les subtests « mémoire des chiffres » et « séquence lettres-chiffres », voire, en supplément, le subtest « arithmétique ». Cependant, j’ai pensé que seuls les items des subtests principaux avaient été abordés ; dès lors, j’ai fait le calcul qui suit : (3 × 150 + 2 × 70) / (3 + 2)… De même, pour estimer un QI de performance, j’ai fait : (3 × 96 + 2 × 93) / (3 + 2)…

          2. en réponse à Edgar 10 août 2013 at 17 h 27 min : c’est peut-être juste mais visiblement quand un psy parle de QI verbal, il parle bien de l’ICV.
            Et Michel Habib dit bien que quand un indice est > 130, on a de bonnes raisons de penser que la personne est HPI ? ou je n’ai rien compris du tout ?

          3. Ah oui, effectivement, recherche faite le QI verbal a été remplacé par l’ICV. En gros il semblerait qu’on y ait retranché l’arithmétique, qui n’avait rien à y faire…
            http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=JDP_253_0026
            « La corrélation entre l’icv du Wisc-iv et le qiv du Wisc-iii est d’ailleurs élevée (0,82). L’icv peut être considéré comme une version purifiée du qiv dont a été retirée l’épreuve la moins bien corrélée avec les autres, en l’occurrence Arithmétique. »

          4. Quand un psy parle de QI verbal, il parle de l’ICV… ou bien de l’IMT ; en outre, là, il était question de l’ICV du fils de Gazelle : lorsqu’il parle de l’ICV, un psychologue ne parle que d’une partie du QI verbal.

            Michel Habib dit bien que quand un indice est > 130, on a de bonnes raisons de penser que la personne est HPI ?
            D’où, peut-être, un intérêt de ne plus passer par la distinction entre QI verbal et QI non verbal…

          1. Ben oui, l’ICV est le QI verbal ?!
            Sur mon bilan, il est écrit : « Indice de Compréhension Verbale : xxx
            (réponses nécessitant le langage)
            Le QI verbal fait appel à la compréhension et est influencé par l’étendue et la précision des acquisitions verbales…
            « .

          2. Non, Ivan, il s’agit là d’un ICV (non d’un QI verbal) – même si l’ICV, d’après la conception proposée par Carroll en 1993, correspondrait (assez bien) au facteur d’intelligence cristallisée. (Nous pouvons, en effet, imaginer (au moins ; si nous ne pouvons concevoir) que la présence, à l’intérieur d’une partie du test dont on avait tendance (assez souvent) à réduire ce qu’elle permettait de mesurer à de la pure intelligence cristallisée mais grâce à quoi (en vérité) on mesurait plus que de l’intelligence cristallisée (puisqu’il était question, aussi, de mémoire…), d’un subtest tel que le subtest « mémoire des chiffres » ou, encore, le subtest « arithmétique » pouvait poser problème…

            J’ai été diagnostiqué surdoué, pour la première fois, vers juin 2010 ; puis, en décembre 2012, un bilan plus complet (il s’agissait d’un bilan intellectuel effectué sur la base d’une forme abrégée de la version III du test de la WAIS et accompagné d’un bilan cognitif regroupant notamment le CVLT (California Verbal Learning Test, qu’on a traduit par « Test d’apprentissage et de mémoire verbale ») et le test de Stroop (dont l’adaptation française est le test d’attention sélective de Stroop)) a confirmé le diagnostic de THQI à mon sujet… Par la suite, je me suis autorisé à réaliser, moi-même, en m’inspirant de la méthode proposée par John R. Crawford, Samantha Allum et Jess E. Kinion dans un article édité en 2008, intitulé « An index-based short form of the WAIS-III with accompanying analysis of reliability and abnormality of differences », un calcul de chacun des (quatre) indices (« factoriels ») introduits avec la seconde révision de la WAIS (c’est-à-dire l’apparition de la WAIS-III) et constituant, désormais, au détriment de la mesure (qui était en vigueur depuis la version « R ») par le QI verbal et le QI « [de] performance », l’unique estimation chiffrée, présentée par les derniers concepteurs de l’échelle de Wechsler, de l’intelligence : mon ICV (Indice de « Compréhension Verbale ») atteindrait la valeur de 146 et mon IMT (Indice de « Mémoire de Travail ») serait au moins égal à 140 ; en revanche, mon IOP (Indice d’« Organisation Perceptive ») serait à peine supérieur à 122[4] et mon IVT (Indice de « Vitesse de Traitement ») ne dépasserait actuellement pas 105.

            Il faut, tout d’abord, que je précise que le second bilan comprenait, aussi, une évaluation médicale, que cette dernière a révélé une dysthymie et que, selon la psychologue qui me suit, ce serait la première cause de ma vitesse de traitement actuelle (relativement au reste, évidemment), la seconde étant peut-être l’empoisonnement au plomb auquel je me fus livré peu après mes 18 ans (le plomb favorise l’affinité de la glycine avec les récepteurs NMDA… (globalement, il semble entrer en compétition avec les ions « calcium »…) d’une manière plus ou moins locale, à court terme, les phénomènes de plasticité synaptique, apparaissent moins souvent, voire, à plus long terme, n’apparaissent plus du tout ou, pire, à long terme, laissent la place à une disparition de la synapse touchée, etc. ; au cours des 3 ou 4 mois qui ont suivi la fin de mon ingestion (qui s’était déroulée sur 3 ou 4 mois, également), j’ai régulièrement (du moins en apparence) ressenti des troubles (du déficit) de l’attention).
            Il faut, ensuite, que je rappelle qu’un psychologue qui fait passer un test tel que le test de la WISC a été (spécialement) habilité à faire passer un tel test, que l’interprétation des résultats obtenus à un tel test, ainsi que la passation de ce test, se fait d’après des règles rigoureuses, qui, même si elles sont discutables (et couramment discutées, j’ai l’impression : voir, en particulier, certains textes de J. Grégoire), sont ordinairement assez bien respectées, je crois, par le praticien qui fait passer un test de la WISC, etc. (À ce propos, observez, d’une part, que le Professeur Habib complète l’instrument classique (ou habituel) de diagnostic par une analyse neurologique du patient et, d’autre part, qu’il justifie cela par le fait que chaque cas est unique ; il écrit, en effet : « La grande variété des situations cliniques fait qu’un cas est toujours neuropsychologiquement unique et nécessite une analyse systématique, multidisiplinaire des déficits. »)

            Edgar

          3. Les subtests « mémoire des chiffres » et « arithmétique » sont aussi des subtests verbaux, tournevis, et, cependant, ils ne sont pas pris en compte pour le calcul de l’ICV ; par ailleurs, le fait de dire que « le QI verbal fait appel à la compréhension et est influencé par l’étendue et la précision des acquisitions verbales » n’implique pas forcément le fait de penser que le QI verbal puisse se réduire à l’ICV.

    2. Sans être un spécialiste je pense également que ce test est faussé et inexploitable en l’état. Comment expliquer de tels écarts entre le QI verbal et les autres ? Faire une moyenne dans ces conditions est absurde. Je vous conseille également d’aller voir un psy spécialisé dans les HQI, il sera plus à même de voir ce qui cloche. (de plus le fameux TDA est un « trouble » par défaut (c’est à dire en réalité un symptôme), et qui sert bien souvent à « expliquer » ou plutôt étiqueter ce que le psy ne voit pas…)

      1. Il est, en effet, possible, par exemple, que le fils de Gazelle soit, pour une raison que j’ignore, (peut-être volontairement) passé sur une partie de la passation… L’ICV mesuré reste toutefois étonnant.

        P.-S. : Je tiens à dire, Gazelle, que je ne suis ni psychologue de profession ni psychologue de formation…

          1. Gazelle,

            Avant d’aller voir un autre spécialiste, peut-être devriez-vous poursuivre ce qui a été commencé avec le même : approfondissez l’analyse, posez, au psychologue, des questions telles que celle de savoir ce qui, à partir des résultats obtenus au test de la WISC, permet de conclure que votre fils n’est pas précoce ou qu’il souffre d’un TDA sans hyperactivité, etc. (Soyez, évidemment, moins maladroite que moi lorsque vous poserez ces questions !)

          2. Très intéressant ! Merci infiniment.

            L’article fourmille d’exemples concrets d’enfants avec de fortes disparités dans leur résultats WISC.

            On y lit entre autres choses « L’inadéquation du QI total dès lors qu’il existe un écart significatif entre les indices oblige à se baser sur le score le plus élevé : dès lors, la mise en évidence d’un développement intellectuel « anormalement » efficient et d’un « style » cognitif et affectif singulier prennent toute leur importance » et « Sauf cas exceptionnel, si un des 4 indices est au-dessus de 130, il est en général synonyme de précocité et la performance la plus faible est synonyme de déficit »
            🙂

            (je me reconnais tout particulièrement dans « un écart moyen de plus de 20 points en faveur de l’indice de compréhension verbale, suggérant un excellent raisonnement verbal et un profil relatif de dyspraxie ou de « syndrome hémisphérique droit », incluant souvent des difficultés d’acquisition des coordinations, des notions spatiales et des notions temporelles« )

            On pourra aussi relire utilement Stephanie Tolan sur le guépard (qqpart sur le présent blog) : un guépard en cage ou blessé ne peut plus courir à 110 km/h, cesse-t-il pour autant d’être un guépard ?

            La lecture du texte de Michel Habib, qui compare HPI « harmonieux » et HPI « dysharmonieux » conforte aussi mon hypothèse que les surdoués que voient les psy et dont on parle dans les livres sont des surdoués « dysharmonieux » ; les gens heureux n’ont pas d’histoire, les surdoués ne sont pas tous en souffrance, mais on ne parle pas de ceux-là (sinon éventuellement en tant que scientifiques de renom ou autres célébrités à qui tout réussit) ; on peut être surdoué et heureux : il « suffit » d’avoir eu la chance de naître avec des compétences « harmonieuses ».

            (et peut-être qu’un jour, les hp dysharmonieux seront dépistés assez précocement pour être aidés et respectés pour ce qu’ils sont, au lieu d’être minutieusement détruits par une société hautement normalisante)

          3. C’eut été un plaisir, tournevis.

            Je ne crois pas être né « avec des compétences « harmonieuses » » ; en revanche, j’ai subi un traumatisme prénatal (environ trois semaines et demie avant ma naissance), qui a fait que je suis né dans un état d’anxiété extraordinaire. En outre, un examen du débit sanguin cérébral a montré qu’à un point de vue qualitatif l’« hyperfonctionnement » de mon cerveau (au repos) était plutôt droit ; enfin, je rencontre souvent (mais d’une manière sensiblement moins intense) une difficulté qu’on trouve généralement chez les autistes atteints du syndrome d’Asperger : bien qu’on ait observé une hyperperfusion marquée au sein de mon lobe préfrontale (prédominant sur le pôle droit) et que, depuis une demi-douzaine d’années, j’aie du mal à éprouver certaines émotions (ou, plutôt, avec autant de force qu’avant mes 30 ans), je suis (encore) capable de me laisser envahir par mes émotions. Toutefois, jusqu’à mes 30 ans, même si je souffrais (presque) à chaque fois que la situation s’y prêtait, j’ai été grandement créatif (en poésie, en dessin, en mathématiques et tout autre domaine pour lequel je me suis passionné un jour…), habité, également, par une joie immense.

            Je crois que je comprends un peu ta tristesse (et ta colère), tournevis, mais ce n’est pas aussi simple que tu sembles le croire…

          4. pas compris le commentaire d’Edgar 10 août 2013 at 16 h 47 min
            Mon commentaire en question dit simplement que, malgré le fait que je ne sois pas né avec des compétences « harmonieuses », je suis (surdoué et) heureux.

  21. Sans avoir encore le résultat des subtests, les écarts entre verbal, mémoire, vitesse et perception sont très importants (de l’ordre de 38 points). J’élimine la vitesse (j’étais terrorisée par la faute d’inattention, et je finissais par voir tout flou), qui semble dans bien des cas être très moyenne pour les HP. La perception quant à elle me pose question. Et je me demande si, ayant grandi dans un environnement où on avait hérité d’une bonne dose de perversion dans la parole, les actes, et la vision de l’autre, et où à chaque fois que je disais, pensais ou faisais quelque chose, c’était remis en question comme étant une incongruité, je n’en ai pas fini par douter tellement de moi, que je ne restituait plus rien, ou que je doutais de tout ce que je pouvais restituer justement. L’excellent score de mémoire aura au moins eu ceci de bon qu’il me sert de caution pour qu’on ne renie pas mes souvenirs (je ne suis pas une affabulatrice, et oui, ma mère hurlait, et oui, un jour elle a dit qu’elle aurait préféré ne pas avoir de fille, et j’en ai des centaines), que j’ai pu dire hier : non, j’ai bel et bien raté mon permis 3 fois et pas deux, je m’en souviens très bien, car la seconde fois, je me suis acheté une robe noire sans manche avec des boutons en nacre, et d’ailleurs j’ai 138 sur la mémoire, fin du débat. Évidemment, quelle idiotie de demander à ma mère si j’ai été maladroite enfant (pour détecter si j’avais une dys quelconque, que ma fille, elle, pourrait bien avoir pour le coup) puisqu’elle ne m’a pas vue avant que j’aie 36 ans et que je monte au rapport de force pour qu’elle me respecte un peu.

    1. Mmmm… très intéressant, cette théorie sur le bas score perceptif ! J’ai moi aussi un bon qi verbal, une bonne mémoire, mais le perceptif et la vitesse de traitement très moyens. Et moi aussi j’ai une famille assez tordue, beaucoup de déni et de… j’arrive pas à qualifier ça de perversion mais oui, ce devait en être. Il m’a fallu arriver à près de quarante ans pour admettre que mes ressentis étaient justes, et que si pendant des années je croyais que je ne comprenais rien aux gens, c’est parce que j’avais réussi à croire que mes perceptions étaient toutes fausses, alors qu’elles sont souvent justes, même et surtout quand elles sont en contradiction avec ce qu’on essaie de me faire croire. Mais… est-ce lié ? Je n’ai passé que deux trucs de perception visuelle il me semble, alors est-ce que ça a un rapport ?

      1. Je me demande : est-ce que ce n’est pas parce que ma perception visuelle serait naturellement mauvaise, que j’aurais développé ma perception intuitive, que les tests ne mesurent sans doute pas ?

        1. Je vais bientôt faire confirmer ou infirmer le diagnostic de dyspraxie (batterie de tests chez une psychomotricienne), j’espère en savoir plus.

          En cours de lecture un livre que je trouve très chouette « L’enfant dyspraxique » du Dr Caroline Huron (éd. Odile Jacob). Prêté par une copine dont le fils dyspraxique passe souvent pour débile alors qu’il a un QI verbal de 120.

          La dyspraxie des surdoué-e-s est tellement compensée qu’elle est subtile à reconnaître mais personnellement j’étais émue aux larmes en lisant ce livre qui me parlait de moi, de mes bizarreries sous-douées si paradoxales. Une bonne partie de mon haut potentiel est passée à m’adapter, me « rééduquer », bidouiller, faire avec ou sans, contourner ou dissimuler mon handicap…

  22. Merci infiniment pour cet article, qui, 9 ans après éclaire enfin le test passé par mon fils!
    Un test qui m’a laissée avec plus de question que de réponses : QI extrêmement hétérogène, QIT non interprétable (24 points d’écart entre QIV et QIT) mais calculé quand même, et une interprétation qui allait à l’encontre de mon intuition (pas de précocité mais troubles du comportement)
    Je viens de m’amuser à imprimer les graphiques de Morin et à y superposer ses résultats, c’est très ressemblant, en plus accentué 🙁
    On a cherché un trouble dys-, on a rien trouvé…
    On a cherché un tda/h, on a rien trouvé…
    On a arrêté de chercher, et je viens de trouver. Il a 17 ans 1/5, il est temps d’agir et de réparer!

    1. Merci Choupette de ce témoignage qui m’émeut.
      Oui, il n’est jamais trop tard.
      Mais en attendant, que de dégâts… et souvent les mères en première ligne de combat pour éviter aux enfants la dérive.

    2. Quand on se préoccupera plus de l’indice le + élevé que du QI total qui est complètement dénué de sens en cas de trop grande hétérogénéité !!
      (j’ai 34 point d’écarts entre verbal et vitesse de traitement… et je ne le sais que depuis peu, à 50 ans ; on vit avec ça, mais mal, très très mal… :()
      Bonne route au fils de Choupette !

  23. Ah oui, la vitesse… Un truc qui m’angoissait d’avance dans cette fameuse passation de tests. Eh bien, je ne sais pas si ça tient à moi ou à la façon de faire de la psy, mais j’ai complètement oublié le chronomètre pour me plonger avec délices dans la résolution des pbs proposés… Et au vu des notes obtenues, soit je me suis plantée dans le résultat, soit j’ai explosé le temps imparti 😀
    Et je m’en fiche, je me suis bien amusée, j’aurais juste voulu connaître les réponses. J’espère en savoir + au prochain entretien.

    1. Moi dernièrement j’ai plutot entendu entre 15 et 30% de la population par plusieurs psychologues….. Il n’y a pas donc pas UNE intelligence « supérieure » mais DES intelligences.
      http://www.youtube.com/watch?v=0o2aZwkEX6A&feature=endscreen&NR=1
      Allez à la minute 4’30 »
      Moi je viens de m’amuser à faire le pré test Mensa et j’ai halluciné (je l’ai loupé évidemment) car on nous parle du cerveau droit des HP et de leur créativité mais les tests Mensa sont tout sauf créatifs!! Ils sont à 80% rationnels! Si tu ne penses pas à multiplier, à diviser, à soustraire ben tu es sure de le rater! Moi quand je crée je soustrais, multiplie, divise…. les couleurs, les idées, les émotions pas des chiffres, des cubes, des petits points ou des dominos!!! Et puis il est clair que ce genre de test tu peux parfaitement t’entrainer à les faire et ce n’est pas pour cela que tu es spécialement intelligent (comme l’entend Mensa): en faisant le pré test, j’ai bcp pensé à ces emissions tv quiz où tu dois ajouter des voyelles, trouver l’intrus, ou faire des mots croisés… Il y a des calés dans ces jeux qui passent leur temps sur la plage l’été avec leur livre de quiz… moi je ne les ai personnellement jamais regardé avec des yeux de gens extra-ordinaires…. juste des gens qui aiment ces jeux et qui s’entrainent… Donc la frontière du normal et de l’extraordinaire est encore toute à découvrir… et à dépasser.

      1. Attention à ne pas faire l’amalgame entre la créativité au sens large et la créativité artistique, qui est un type de créativité seulement, qui fait effectivement appel au cerveau droit et sa sensibilité.

        La créativité est la capacité à envisager plusieurs choses nouvelles, à laisser son esprit errer et ne pas le restreindre : autrement dit, c’est la fameuse pensée divergente dont on parle souvent. Mais à un moment donné, il faut savoir choisir une solution à toutes les choses que l’on a évoquées par la pensée divergente, et c’est ce qu’on appelle la pensée intégrative. Je vous renvoie alors vers les travaux de Todd Lubart.

        La créativité a pour moi un rapport évident avec la flexibilité cognitive.
        Les tests de Mensa, certes très logico-mathématiques, sont créatifs dans le sens où l’on doit sans cesse envisager de nouvelles solutions pour un item (si on se rend compte que notre raisonnement initial ne convient pas) et entre les items car le type de raisonnement change à chaque fois. Il faut donc savoir se remettre en cause à chaque item, être flexible et créatif.

        Quant au 15 à 30 % de personnes qui seraient HP, j’ai aussi entendu dire ça, mais de la part de personnes qui ne sont pas scientifiques; un pourcentage donné à la louche sans valeur scientifique derrière.

        Sinon le débat est toujours ouvert sur une ou des intelligences (cf. Gardner)

        1. Oui je comprends votre point de vue sur le concept créativité. Mais je n’arrive pas à l’appliquer sur des tests comme ceux de Mensa. Et pour une simple raison: je les trouve « con-cons ». Cela vous paraitra prétentieux vu que cette fois-ci, avec 12 ans d’écart, je les ai loupé (les pré tests), mais sincèrement moi quand on me demande de remettre les voyelles manquantes à une maxime telle que « Le mieux est le pire ennemi du mal » d’abord je réponds « moi cette maxime je n’en ai jamais entendu, je ne la connaissais pas. » Donc ben ça freine un peu le timing dans la réponse, non? » Et donc je suis idiote? Inculte? Pas créative? Ensuite savoir le lien de parenté qu’il y a entre – Pierre, qui a une belle-mère qui a une fille unique dont le mari a un fils…. – que représente ce fils pour Pierre? Ben heu… vouiiii…. appelez cela de la créativité. Mais alors restreinte de chez restreinte hein. Parce qu’à partir de cette question alors moi je peux vous en faire de la créativité, celle qui me vient à l’esprit de suite là: l’écriture d’un roman adultèrien, un livre sur la génétique (peut-on appeler la fille de sa belle-mère sa demie-soeur si celle-ci a été conçue lors d’un premier mariage et non avec son père donc qu’il n’y a pas de lien de sang? Le concept de la famille et du lien de parenté est-il le meme pour tout le monde? Est-il « social » ou génétique?)… ou bien encore un exposé sur l’étymologie, sur le mariage, sur l’amour, sur les familles recomposées…………. Enfin, bref, tout est dans la nuance, dans l’interprétation, dans ce que chacun perçoit dans les mots, les idées, à ce que cela renvoie selon son parcours éducatif, environnemental et affectif. Ma nièce considère la fille de la nouvelle femme de son père comme sa demie-soeur alors qu’elle n’a aucun lien de parenté (entendu comme lien de sang) avec elle et demain si son père divorce de la mère de cette demie-soeur, celle-ci ne sera plus rien ni socialement ni génétiquement peut-etre à la limite affectivement (comme n’importe quelle meilleure amie), ma nièce aurait donc répondu à la question avec sa vision des choses, moi j’aurai répondu avec la mienne. Et pourtant nous sommes toutes deux des nanas super hyper intelligentes! (telle tante telle nièce)!! LOL …. heu…. là c’était une boutade juste pour détendre l’atmosphère…..

          1. Je vais reprendre la définition de la créativité :
            la créativité est la capacité à répondre à un problème inédit par une solution inédite.
            En ce sens, les questions des tests de Mensa et Cie, comme dans tout problème de la vie quotidienne où il ne suffit pas d’appliquer une formule sur-apprise sont créatifs.

            Là où vous avez raison, c’est que les tests d’intelligence sont très culturels (cf. mon billet n° 9).
            Si on ne partage pas la même culture, cela ne sert à rien de faire un test.

          2. créativité = répondre à un problème??? Beh alors déjà là moi je bloque. Pourquoi doit-il y avoir le mot problème associé à créativité???? Je ne m’y retrouve pas personnellement. Je vais donc de ce pas explorer l’affaire car si c’est la définition officielle (du dictionnaire?) je suis plutot mal barrée pour la compréhension de pas mal de choses……..

          3. Ah non ! Voilà la déf chez Wikipédia: « La créativité décrit — de façon générale — la capacité d’un individu ou d’un groupe à imaginer ou construire et mettre en œuvre un concept neuf, un objet nouveau ou à découvrir une solution originale à un problème. » Vous en avez sauté une bonne partie, celle qui m’interpelle le plus. Un concept neuf, un objet nouveau… voilà qui me parle mieux! Donc ben pour ma part je continue à penser que dans les tests Mensa la demande de « concept neuf ou d’objet nouveau » est quand meme très ciblée sur leur façon, à eux, de concevoir les choses (concepts) et du coup de mettre une définition sur les mots « neuf et nouveau » qui part de leur principe de base, à eux, de ce qui est ancien ou vieux… Je ne sais pas si je me fais bien comprendre….

          4. ah ben je voulais répondre à PetLover

            bon, juste pour signaler un article qui mentionne un Quotient de Créativité http://douance-psychologie-reflexion-fiocret.blogspot.com/2011/05/les-differentes-potentialites-du.html

            « Joy Paul Guilford (1897 – 1987) est un psychologue américain, connu notamment pour ses travaux sur l’intelligence et sa critique du facteur G de Spearman. Au cours des années 60, il a élaboré des « tests de créativité » qui cherchent à évaluer la fluidité, la flexibilité, l’originalité, les capacités d’élaboration et d’inventivité de l’intelligence. « 

          5. Vous définissez la créativité selon le sens commun, et comme souvent le sens commun est trompeur. Je vous ai donné la définition scientifique.
            Wikipedia n’est pas une encyclopédie officielle, ni reconnue, ni scientifique, c’est juste une encyclopédie collaborative : chaque internaute complète une fiche comme il l’entend. Il ne faut donc pas prendre pour argent comptant tout ce qui est écrit sur Wikipedia.

            Mes billets se veulent scientifiques, j’utilise donc des termes dont la définition est scientifique, et pas celle du sens commun.

            J’ai lu par ailleurs, que vous avez entamé des études de psycho à l’IED Paris 8. J’ai fait également ma licence de psycho via cette structure avant de faire mon master en présentiel. Une des premières remarques que je m’étais faite à l’époque était qu’il fallait déconstruire toutes les notions du sens commun pour les reconstruire de manière plus scientifique, car la psychologie est une matière très scientifique et rigoureuse.

            J’espère ne pas avoir été présomptueuse en recadrant un concept dans son acception scientifique.

          6. Hum, Stéphanie, je suis très présomptueuse, et je suis donc beaucoup plus réservée que toi sur la « rigueur scientifique »…

            Les scientifiques ne sont que des humains comme les autres… et ils disent et font à peu près autant de bêtises que n’importe quel autre humain 🙁
            (je les connais de très près)

          7. Je définis la créativité comme celle-ci se définit par elle-meme. Celle dont vous parlez selon moi n’est pas seulement LA définition, mais tout simplement UNE partie de la définition, juste celle scientifique. Que cela soit dans Wikipédia ou dans le Larousse (dans celui-ci on y trouve, entre autre: « Capacité, faculté d’invention, d’imagination ; pouvoir créateur ») on lit que ce mot a un sens au delà de celui purement scientifique. Et ce n’est pas pour cela que je le considère comme commun. Il y a juste pluri-définitions dont une qui me colle personnellement mieux à la peau et que je ne retrouve pas dans les tests Mensa (pour ne reciter qu’eux). Je suis assez d’accord avec Alouette sur les scientifiques et leur définitions, aujourd’hui ils en donnent une et 5 ans après ils se rendent compte que peut-etre, elle est bien plus ample que l’on ne pensait et devrait etre revue et approchée dans un ensemble. En ce qui concerne la psychologie très scientifique et rigoureuse, pour moi cela rejoint ce que je viens de dire sur les scientifiques en général. Rien n’est figé. Tout est encore a découvrir et si vous voulez mon humble et intime avis, meme si je trouve très intéressant mes cours à l’IED, j’en suis quand meme assez déçue (du cursus). Il n’y a qu’à voir les profs qui se contredisent eux-memes en rédigeant les devoirs et ne savent pas trop comment retomber sur leurs pattes quand on les bousculent un peu pour en avoir confirmation. Nos livres PUF datent seulement de 2006 et pourtant il y a déjà des concepts obsolètes et les profs eux-memes nous disent de s’ouvrir à d’autres ouvrages pour etre à la pointe de l’actualité et ne pas commettre d’erreur aux examens….. Bref je crois que comme dans tout il y aura toujours l’esprit plus abstrait et celui plus concret, l’esprit strictement scientifique et celui plus littéraire et envolé. Je connais des psy complètement « à l’ouest » qui sont géniaux comme psy, qui vont au delà de la science et j’en connais d’autres qui appliquent seulement ses concepts et n’ont aucune imagination. Ceux-là personnellement je les fuis. Et j’en ai connu pas mal dans mes démarches de travail personnel. Cela ne collait tout simplement pas avec mon cerveau à moi et ma façon de raisonner.

          8. @stéphanie : la psychologie est une matière très scientifique et très rigoureuse.
            Lorsque l’on sait que l’on ne connaît que 10 % du fonctionnement du cerveau, voilà pour le coup un lieu commun asséné en vérité qui n’engage que celui qui le formule. J’aime la modestie -enfin ! – des scientifiques purs et durs ( physique nucléaire, quantique, des particules ….etc) qui démarrent enfin leurs exposés par : « dans l’état actuel de nos connaissances » … après des décennies d’auto-suffisance et d’auto-proclamé. Étant autant cerveau droit que cerveau gauche, ce qui a l’air d’être peu commun au vu des tests que j’avais réalisé, j’ai envie de dire que la créativité c’est la capacité à se « représenter », « imaginer », « conceptualiser  » des solutions hors des sentiers battus. j’avais adoré cette séquence video, qui pour moi défini ( avec le sourire et sans se prendre au sérieux ) la créativité : problème connu + moyen connu = adéquation totalement inédite ! la créativité est un espace de liberté qui « ose » …. http://www.youtube.com/watch?v=PEXNkROl9e4

  24. Merci pour cet article très précis et « reliant », pour ma part. Merci à Stéphanie Aubertin de son exigence de précision. Merci pour le lien vers Pierre Morin, que je ne connaissais pas.
    « Il propose alors, pour les QIT n’atteignant pas les 130 fatidiques, d’étudier de manière plus précise le profil de la courbe des notes standard. »
    Il serait temps, en effet, d’imaginer autre chose que le QIT, pour catégoriser une population qui, de facto, n’est pas « catégorisable » par cet outil qui n’a jamais été conçu pour elle, mais seulement pour l’idée que la société « normalisante » s’en faisait… Reste que ces études sont précieuses comme autant de faits mesurés indéniables et cela peut nous donner envie de remonter nos manches, hors de la sempiternelle plainte, pour mieux nous comprendre…
    Sinon, point de détail, ce que Kaufmann ou Morin montrent (« Selon lui, les enfants à Haut Potentiel seraient sous-évalués dans ces subtests, non pas en raison d’un niveau de performance moindre, mais parce que la vitesse de réponse n’est pas importante pour ces enfants, ce que suggère d’ailleurs Morin dans son étude. ») me semble être corrélé avec une étude de Larson et Alderton (1990) ((Larson, G. E., & Alderton, D. L. (1990). Reaction time variability and intelligence: A worst performance analysis of individual differences. Intelligence, 14, 309-325. )).

    Bien à vous,

    1. Merci Laurent pour cette référence.

      Et d’ailleurs, comme suggéré dans le billet n° 5, dans les tableaux, on voit bien que l’indice de vitesse de traitement est l’indice le moins saturé en facteur g. Exemple de Code pour le WISC, la saturation avec le facteur g, n’est que de 0,36, ce qui est extrêmement faible.

      Une chose est amusante à rappeler : au tout début des études sur l’intelligence, les chercheurs mesuraient la rapidité de réaction à un stimulus et si cette réaction était rapide, ils en déduisaient que la personne était intelligente…

      1. …ce qui colle avec l’idée générale que l’intelligence est d’abord la capacité de s’adapter au mieux et donc au plus vite à son environnement. Alors que faire du désintérêt des enfants doués pour cette vitesse de réponse? J’ai aussi lu l’étude de Morin, fort intéressante, merci Stéphanie (et là vous avez effectivement remis une bonne couche !!).
        Bonne journée à vous tous

        1. Peut-être aussi que les hp imaginent tellement de réponses possibles à chaque question, qu’il leur est ensuite difficile de faire un choix parmi tout ça et donc de répondre vite, sans compter au préalable les mille interprétations possibles de la question elle-même !
          Et puis en effet, à quoi bon répondre vite ? Ce qui compte, est-ce de répondre vite au risque de se tromper, ou prendre le temps pour être sûre de dire qqchose de juste ?
          Voire : pourquoi répondre quand la réponse semble si évidente ? 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *