I.Q. or not I.Q. ? Identifying giftedness (9 / 12)- Inter-individual discrepancies : influence of innate and acquired characteristics

2 thoughts on “I.Q. or not I.Q. ? Identifying giftedness (9 / 12)- Inter-individual discrepancies : influence of innate and acquired characteristics

  1. Je voulais mettre ce comm’ à la suite de l’article 10/12 de cette série, mais pas de formulaire, mystère de l’informatique, alors je le mets ici. S’il peut être replacé au bon endroit, merci, sinon tant pis 🙂

    Je voulais signaler un intéressant article sur la dyspraxie http://graphogap33.over-blog.com/article-dyspraxies-42898277.html dont la référence a été communiquée par Eleda, merci à elle.

    J’y lis : “A noter : pourcentage élevé chez les EIP testés , entre 20 à 25% (selon les associations, le centre référent Kremlin Bicêtre).
    Ce n’est pas rien ! Les psy sont-illes vraiment tou-te-s formé-e-s à détecter la dyspraxie ?

    J’y lis aussi : “ Face à un écart très important entre les capacités verbales et les capacités de performance spatiale (dyssynchronie), on peut soupçonner un trouble neuro-visuel et/ou praxique.
    Avec le WISC III, l’écart entre QI Verbal et QI de Performance était plus évident mais avec le WISC4, la même différence est comparable entre l’ICV (indice de compréhension verbale) et l’IRP (Indice de Raisonnement Perceptif). Le subtest « Cubes » est le plus sensible à la Dyspraxie car il a une forte composante spatiale.

    Personnellement, j’ai tellement raté le premier exercice du test des cubes que c’en était une vraie caricature ! Mais plus l’exercice était complexe, mieux j’y arrivais, le haut potentiel me permettant un apprentissage éclair et la difficulté de l’exercice stimulant mes autres capacités intellectuelles (et mon goût du challenge, et ma curiosité scientifique, “bon sang, comment ça marche ce bazar”).

    Et aussi : “La dyspraxie a souvent un impact très néfaste sur le développement de l’estime de soi. Parce que les habiletés athlétiques sont grandement valorisées en âge scolaire, l’enfant dyspraxique se fait souvent rejeter. Il a un grand sentiment d’être incompétent dans presque tout ce qu’il fait et il croit qu’il ne peut rien faire comme les autres. Ensemble, ceci fait en sorte qu’il a tendance à éviter les activités de groupe, se retirer et se replier sur lui-même et parfois même sombrer vers la dépression.
    J’ajouterai que le décalage inexplicable entre capacités purement intellectuelles et capacités de type plus motrices (mais pas toutes !) induit une angoisse permanente : face à une nouveauté, impossible de savoir si je vais y arriver avec une insolente facilité, ou rater lamentablement, et avec la conviction que “je ne vais jamais y arriver.” Comment développer une estime de soi quand on ne peut pas compter sur soi-même ?

    Et enfin, pour en revenir à la douance : “ L’enfant dyspraxique est déjà un excellent « parleur » aussi quand il est EIP, son expression verbale est alors très supérieure à la « moyenne ». Difficile d’orienter sur un bilan un tel enfant.
    L’EIP (surtout le garçon) a la réputation d’être un enfant en difficulté graphique, avec une dyssynchronie entre ses capacités verbales et motrices « la main va moins vite que la tête ». Résultat, pendant des années, la dyspraxie et le handicap, amenant vers l’échec scolaire, ont le temps de s’installer.
    La précocité brouille les pistes : l’enfant à haut potentiel peut être très performant en Maths, même en Géométrie, il peut aimer et réussir dans les jeux de construction (puzzle, Tamgram), il peut apprendre à lire très vite. S’il paraît dysorthographique à l’écrit, il ne l’est souvent pas à l’oral…

    Voilà… Désolée, mais c’est super important. Quand on a d’importants écarts entre les différents indices, on n’est pas “un peu surdoué” ou “limite surdoué”, on est très probablement surdoué et dys-qqchose, ce n’est pas pareil du tout !

  2. Quelque remarques me viennent :
    “De plus, il est apparu que c’est l’échelle verbale qui est le plus sensible à la classe sociale : les chercheurs ont observé une différence de 30 points pour l’échelle verbale et de 20 points pour l’échelle de performance.” : ne pas oublier il me semble que + le QI augmente, + l’écart entre performance et verbale est important également. La corrélation constatée entre deux variables ne signifie pas que des interactions causales sont possibles entre + de deux variables : ainsi, si nous rapprochons les études sur les hauts QI ET ces études là sur les CSP et le QIT, que pouvons nous en déduire ? Le débat sur inné /acquis est plongé dans une logique binaire dualiste qui conjecture l’indépendance de ces facteurs : et si nous faisons l’hypothèse d’une vue plus étendue plongée dans une logique inclusive à multiples valeurs, que devient le diplet “inné/acquis” ?
    “qu’une corrélation ne signifie pas qu’il y ait un lien de causalité entre deux variables.” : merci infiniment pour cette remarque ! Une corrélation entre deux variables ne prouve en rien en effet une causalité directe entre ces variables, seulement un lien, une relation.

    “Une autre explication se base sur le remaniement de la composition du QIT entre le WISC-R et le WISC IV qui ne favorise plus les compétences reconnues pour être principalement réussies par les garçons.” : cela semble analogue aux études de Simon Baron Cohen sur l’autisme et les différences inter-genres où le modèles étendu (SQ-R) a été créé pour supprimer le biais constaté des premiers modèles (SQ et EQ) entre homme/femme. L’analogie repose ici sur les questions posées dans ces modèles qui implémentent de fait un biais dans les études. De manière générale, la différence inter-genre me semble entaché du biais principal qui est de définir une “classe” fille/femme et une “classe” garçon/homme basés sur le sexe apparent biologique et social quand il serait peut-être plus pertinent de se saisir d’une dichotomie féminin/masculin plus générale (à définir). Il existe ainsi dans chaque sous population définie par le genre (“sexe”) des individus qui de fait sont “à la marge”, à la fois par la biologie mais aussi par le psychisme bien évidemment. Je conjecture également que cette dichotomie est plus floue à mesure que le QIT s’élève… Le QI est il ainsi réellement sexué ? Baron Cohen a ainsi montré dans ses études sur l’AQ qu’il existait statistiquement une complémentarité entre homme et femme. Qu’en est il sur le QIT ?

    Merci pour ce bel article, à nouveau.

    Bien à vous,
    Laurent

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