I.Q. or not I.Q. ? Identifying giftedness (5 / 12) – The psychometry in Wechsler scales

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18 thoughts on “I.Q. or not I.Q. ? Identifying giftedness (5 / 12) – The psychometry in Wechsler scales

  1. Ce qui me gène dans l’étalonnage c’est le présupposé d’une intelligence évoluant avec l’âge…tandis qu’un étalonnage par “milieu social” n’est pas privilégié…

    1. Pourquoi pas ? On rajouterait simplement un axe de plus de segmentation “milieu social”. Cela poserait quand même 2 problèmes purement méthodologique : – comment définir correctement le “milieu social” ? Selon quels critères ? La CSP (catégorie socio-professionnelle) à la sauce INSEE ? Quid des enfants lorsque ses 2 parents ont des CSP différente ? Quid du niveau d’éducation des parents ?
      – quand bien même on arriverait à définir proprement le “milieu social”, on tombera sur le problème purement statistique : aura t on suffisamment d’échantillon dans chaque “case” ? Par nature, les échelles de QI sont distribuées selon des lois statistiques (en l’occurrence une gaussienne) et on a besoin de “volume” pour estimer non seulement la moyenne mais aussi l’écart-type (la volatilité si on veut) pour pouvoir dire “130 est le score au-delà duquel vous n’aurez plus que x% de la population).

      In fine, il vaut mieux une segmentation grossière (par tranche d’âge) qui est statistiquement robuste qu’une segmentation fine (qui intégrerait le “milieu social”) mais qui n’aurait que peu de sens sur le plan statistique.
      Après tout, le score de QI n’est qu’une mesure relative d’un écart par rapport à la moyenne. Donc si la moyenne est mal estimée, “garbage in, garbage out” !

  2. Bonjour,
    Il est cité Grégoire (2007) lors de l’explication du rang percentile. Pourriez vous fournir votre source dans la bibliographie (seuls ses ouvrages de 2004 et 2009 y sont) ? Et merci pour cet article tout à fait pertinent et très bien expliqué !
    Bonne soirée.

  3. “1103 enfants, autant de garçons que de filles” : comment cela est-il possible? Une moitié de fille et une autre de garçon ?

    1. Hello Bert,

      A mon humble avis (IMHO), on peut traduire autant de filles que de garçons de façon un peu lâche/laxiste : les filles et les garçons sont répartis dans une proportion proche de 50/50.

      1. De toutes façons, dans la vraie vie il y a en France 52 % de femmes pour 48 % d’hommes.
        Les femmes sont donc largement majoritaires d’une part (et on a encore le culot de nous considérer comme une minorité !), d’autre part un échantillon représentatif de la population devrait donc comporter 52 % de femmes ; mais la sex-ratio diffère aussi selon les âges : chez les enfants il y a au contraire plus de garçons que de filles… Et chez les vieux bien plus que 52 % de vieilles… Rien n’est simple, tout se complique 😉

        1. Statistiquement à la naissance c’est la proportion inverse : 52% de garçons et 48% de filles. Mais on constate une mortalité supérieure chez les garçons dans les premières années de la vie, qui conduit ensuite à un équilibre des sexes

          1. Lequel équilibre se déséquilibre en faveur des femmes à mesure qu’on avance en âge (les vieux sont très majoritairement des vieilles, c’est peut-être pour ça que ça intéresse si peu les politiques ?)

            Dans les pays recourant aux avortements sélectifs, la proportion à la naissance est de 120 garçons pour 100 filles, au lieu de 105 garçons pour 100 filles…

            P.S. Et j’attends avec impatience le moment où il n’y aura plus que des hommes sur la planète, on va bien rire…

            1. “Et j’attends avec impatience le moment où il n’y aura plus que des hommes sur la planète,”
              Le court roman rédigé par Amin Maalouf et intitulé “Le premier siècle après Béatrice” est une réflexion sur ce sujet.

              … cela dit, tous ces commentaires ne répondent pas à l’énigme posée…

  4. Je réitère une critique similaire à celle effectuée dans le 1er billet de ce même sujet.
    Je cite : “On est ici dans le domaine de la théorie mathématique. Ce qui signifie que cette théorie n’a jamais été validée.”
    La loi normale n’est pas une théorie.
    C’est notamment un moyen de modélisation particulièrement adaptée à des mesures du vivant.
    Une théorie, si elle est scientifique, est réfutable, au contraire d’une mesure, d’une transformation de donnée, d’une représentation graphique.

    Vous le dites par ailleurs très bien un peu plus bas :
    “Cependant, il faut garder en tête que cette courbe est une distribution purement théorique car jamais réellement observée.”

  5. Je parcours chaque article de ce thème, pardonnez moi, j’arrive un peu tard, mais c’est biens sûr une série d’articles essentiels pour comprendre cette question du QI.
    Je voulais ici intervenir sur cette notion de courbe normale. C’est une répartition des résultats de manière consensuelle, supposant qu’il y a la norme, la loi dégagée par l’expérience, et une décroissance rapide, lorsqu’on s’éloigne de cette loi. De plus, c’est une moyenne, et très pondérée. Il y a donc de grands risques de tomber à côté, et que se placer même au delà de 130, n’est pas une valeur individuellement fiable.
    Si de plus on a un fonctionnement atypique, si les catégories ne donnent pas des résultats cohérents, il est aisé de se dire qu’il faut définir autrement la douance.

    Pourquoi, en France, est-on resté si arriéré?!… Je le vis sur d’autres thèmes médicaux, la France fait figure de QI50, c’est insupportable!

    Déjà ces tests, ne peut-on pas passer à des nuages de points sur les résultats bruts pondérés par les cofacteurs, créer des échelles spécifiques pour les principaux risques d’erreur, comme le repli ou le stress, ou tout simplement se fier à une observation clinique en passation des épreuves?
    Ne peut-on pas tout simplement considérer que la douance est un type de fonctionnement différent et oublier cette échelle unique d’intelligence?

    Cette échelle est une pure construction systémique, elle satisfait les ego systémiques.

    Moi elle me fait peine. Cette question de la douance est autrement plus complexe qu’une réponse unique.
    C’est presque une insulte que nous ramener à un seul nombre, alors que des milliers de petites et grandes structures de notre cerveau fourmillent de cette douance multiforme?!

    1. Les tests existent depuis le début du 20° siècle – Ils ont été élaborés au départ pour identifier les enfants qui avaient des difficultés à suivre à l’école, pas pour identifier les enfants qui avaient des capacités supérieures à leur classe d’âge – c’est incidemment qu’il a été découvert qu’il existait des enfants précoces.

      Les tests ne sont pas une spécificité française – ils existent partoiut dans le monde, et partout il existe cette difficulté à faire rentrer les surdoués dans une “boîte” qui n’est pas prévue pour eux.
      Bien sûr, il existe des examens autres (IRM, scintigraphie…)

      Mais dans les faits…

      Ne devrait on pas plutôt se poser la question du bien vivre ensemble, qui permet à tous de co exister et de s’enrichir mutuellement ? Ce que vous avez d’ailleurs intuitivement mis en place dans votre expérience d’institutrice, en développant un système de solidarité entre enfants en avance et enfants connaissant des difficultés ? Chacun y trouve son compte, chacun apprend (de) l’autre, comprend qu’il a une place dans la société. Dès lors, les tests et les classifications qu’ils induisent… on s’en fiche un peu, non ?

  6. Bonjour

    Merci à Mme Aubertin pour cet article.

    Je me pose une question un peu particulière. L’intelligence est-elle répartie selon une courbe de Gauss ? Si oui, comment se fait-il ? Est-ce donc un “don” aléatoirement distribué ?

    Par exemple, il y a moins de trains qui ont 5 minutes d’avance que 5 minutes de retard ? Pourquoi y aurait-il symétrie pour l’intelligence, etde plus une distribution normale ?

    merci

  7. Article très technique, j’accroche moins, merci néanmoins de cet éclairage précieux sur le fonctionnement de ces mystérieux tests qui effraient tant celleux qui ne les ont pas encore passés.

    Je me pose une question : je lis beaucoup que la différence hp / np est plus qualitative que quantitative, les hp auraient surtout un fonctionnement cérébral différent.

    Mais si on croit à la courbe de Gauss, y’a continuum et pas différence ?!

    Alors… ??

    Si qqun a une explication satisfaisante, je suis preneuse ! Merci.

    (et, une fois de plus, quid de l’intelligence naturaliste ? est-elle mesurable ? comment ? je veux bien servir de cobaye !)

    1. Bonsoir,

      Tout d’abord, félicitations pour ce bel article documenté et précis ! J’attends la suite…

      Je propose une réponse à Alouette : la courbe de Gauss ici est une représentation d’une fonction mathématique continue dans un plan (2D). C’est donc un objet géométrique qui permet de “théoriser” des faits par nature ponctuels et discontinus (la distribution des QI dans une population donnée). En aucun cas, comme le souligne très justement Stéphanie, il ne faut confondre cette distribution-là (dont la représentation serait sous forme de bâtonnets dans un plan) avec la courbe de Gauss. Le confondre, c’est oublier la différence entre faits et théories, et mélanger continuité et discontinuité. De cette possible confusion naît peut-être ensuite la difficulté à se saisir globalement des variations qualitatives entre individus, alors qu’en réalité, c’est tout de même le point de départ de toute étude sur les populations : des “données” discontinues et essentiellement qualitatives…
      Enfin, n’oublions jamais que ces tests et cette échelle sont pertinents pour des écarts à la moyenne égal à ±1. D’une certaine manière, ils n’ont jamais été conçus pour étudier une population très particulière et peu nombreuse, mais bien plutôt pour la discriminer “rapidement” et in fine “l’isoler” du reste de la population…
      J’imagine que nous en saurons plus dans le prochain billet sur ce sujet-là…

      Bien à vous,
      Laurent

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