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Merci Maria !

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36 réponses à Sommaire

  1. Carla dit :

    Bonjour Me Bost,
    Il y a 2 ans, j’ai fait un test de QI en désespoir de cause. C’était dans un centre renommé et fort cher. Verdict : ‘il n’y a pas de douance. QI 126 NS’. Sur le coup et encore dans le brouillard, je me suis sentie vraiment soulagée. Enfin la preuve que je n’étais pas idiote ! J’ai continué à approfondir le sujet : livres, documents, littérature sur les hp.. et votre livre que je suis en train de lire. Je me retrouve dans toutes ces descriptions et pourtant je ne le suis pas. Je ne comprend rien à ma vie tellement je n’arrive pas à m’intégrer. Je suis à l’âge de la préretraite. J’ai derrière moi plusieurs années de thérapies ordinaires. Ma question est ‘Un centre spécialisé hp peut il se tromper?’ Pouvez vous me donner l’adresse d’un psy ou thérapeute spécialisé hp afin de trouver une aide peut-être appropriée ? Je suis en IDF. Merci.
    Carla

    • Cécile dit :

      La réponse est « oui, tout le monde peut se tromper ». Renommée et cherté ne protègent pas de l’erreur.
      Pour les coordonnées d’un thérapeute, je vous réponds en privé.

  2. Lulubelle dit :

    Bonjour à tous,
    Je poste mon premier commentaire ici (ou plutôt le second. Le premier concerne ma participation à l’étude de Christophe Gourraud). Mon petit surnom est Lulubelle, donné par ma maman quand j’étais enfant. J’aime l’utiliser. Je trouve qu’il renvoie une énergie positive.
    J’ai 35 ans. Je suis mariée et j’ai deux adorables enfants. Je suis ingénieure de formation et cadre dans un grand groupe européen.
    Cela fait quelques mois que me délecte en lisant vos pages sans jamais osé participer. J’en profite pour vous féliciter. Pour moi, c’est une bouffée d’oxygène.
    J’ai lu de nombreux articles, écouté des conférences disponibles sur internet et dévoré des centaines de pages sur le sujet de la « surdouance ». Il me parait évident que je suis des vôtres. J’en suis même une caricature.
    Je souhaite vous livrer quelques éléments de mon parcours professionnel. A la maison tout va très bien. C’est au boulot que ça se corse.
    Je suis née dans une famille d’un niveau social dit « élevé ». Enfant très vive, j’ai su parler tôt, lire très tôt. Il a été question de me faire sauter le CP mais la directrice de l’école n’a pas osé. Je m’intégrais bien et j’étais une petite fille sensible. Qu’importe…. J’ai dévoré tous les « clubs des 5 » calée confortablement dans les coussins de la bibliothèque de la classe pendant que l’institutrice enseignait le B-A BA à mes camarades. Toute l’école primaire, j’ai été abonnée aux 20 sur 20. Ça a continué au collège, des 18, des 19, des 20 en maths, en français, en histoire, en sciences… bref partout. J’ai failli sauter la quatrième. La question de la sensibilité et de la maturité a refait surface. Avec le recul, je réalise que ce n’était pas un manque de maturité mais que je n’avais juste pas les mêmes centres d’intérêts que mes camarades. A 13 ans, je ne m’intéressais pas aux garçons. Je n’avais pas beaucoup d’amis et j’étais souvent malmenée par mes camarades.
    J’ai marqué mes professeurs : « Excellente élève », « Elève brillante »,« Excellent travail », «Excellente année » « C’est (comme toujours) parfait ! »…Une de mes institutrices a dit récemment à ma mère que j’étais l’enfant qui avait le plus marquée sa carrière.
    Mais en première, les notes ont chuté. Je réalise aujourd’hui que j’ai fait ma première dépression à ce moment-là. J’inventais toutes les excuses possibles pour ne pas aller à l’école. J’avais peur de l’échec et j’ai développé une forme de phobie scolaire non -détectée.
    Alors que j’avais 4 sur 20 de moyenne, mon professeur de physique-chimie m’a dit un jour : « Ce n’est pas grave si vous redoublez ». Cela m’a fait comme un électrochoc . Au contrôle suivant, j’ai eu 21/20. Ce n’était donc pas un problème de « capacité ». De ce moment-là, j’ai préféré travailler à la maison. J’allais en cours, quand je n’avais pas mal au ventre, à la tête, de la fièvre… au grand dam de mes parents qui s’inquiétaient pour mon avenir. J’ai eu mon bac avec mention. Je détestais l’école mais j’aimais apprendre. J’ai vu un psy…sans conviction. Il a juste dit que mes parents me mettaient trop la pression.
    J’ai fait prépa et une école d’ingénieur parce qu’il « fallait » et que j’en « avais les capacités ». Ça ne me plaisait pas. Je n’allais pas en cours. Je travaillais pour les examens. Je ne connaissais pas la tête de certains professeurs et pourtant, je majorais souvent les épreuves. Je ne me suis pas faite que des amis…Je crois que j’avais besoin de respirer, que les cours étaient trop lents, trop « fermés ». En parallèle, j’ai toujours été une bosseuse. C’est à ce moment –là que j’ai rencontré mon mari. Lui aussi un HPI qui s’ignorait.
    Depuis mon adolescence, j’ai fait du théâtre et de la peinture. Ça m’a sauvée. Je suis une grande créative.
    J’ai commencé à travailler à 24 ans dans un grand groupe européen. J’y suis toujours. Je suis une personne très engagée dans mon travail et j’ai vite déchanté. Je n’avais pas compris que les managers n’agissaient pas toujours dans l’intérêt de l’entreprise mais pour leur propre intérêt. Quand on est trop brillant, on fait peur à certains. On leur fait de l’ombre et ils cherchent à vous évincer. Comme ce sont les « chefs », la direction leur donne raison. Quand on est hypersensible, que l’on n’accepte pas l’injustice, que l’on ne conçoit pas la malhonnêteté, ça fait mal. Je travaillais pourtant bien et tout ce que je proposais était dans l’intérêt de l’entreprise.
    J’ai fait une deuxième dépression. On m’a diagnostiquée « Bipolaire » et droguée de médicaments. J’ai erré de psy en psy. Je me sentais nulle, nulle, nulle et j’avais l’impression que rien n’y faisait. J’ai donc été reclassée dans l’entreprise car mon chef ne voulait plus de moi. J’ai erré de mission en mission mais en 2009, je suis tombée une super manageuse, une femme sensible qui a su voir mes capacités et m’a poussée. J’allais beaucoup mieux. J’en ai oublié la « bipolarité » et les médicaments. J’ai eu mes enfants. Ça a duré 4 ans. 4 ans de pur bonheur pendant lesquels je me suis épanouie au travail et dans ma vie personnelle. Je pouvais proposer, innover, faire avancer les choses.
    Puis elle est partie et a été remplacée en 2013. Ma nouvelle chef, a jugé que j’avais trop de responsabilités, que j’étais trop jeune. Elle m’a retiré des tâches, des missions. Ça m’a démolie. Troisième dépression. Les médecins et l’entreprise y ont vu une « crise » bipolaire et même de la Schizophrénie. Re-médicaments qui ne m’aidaient pas du tout. Je me sentais endormie, droguée. On m’a fait une reconnaissance de travailleur handicapé. Ça a été pire que tout. « Ils » ont voulu aménager mon poste pour s’adapter au handicap. Ils m’ont prise pour une incapable. Je faisais pourtant mon boulot. Ils ont mis un intérimaire pour soi-disant « m’aider ». Ma chef cherchait juste à me remplacer. C’était une fausse démonstration. En moins de 6 mois, je suis passée de « excellente » à « incapable ». On a fini par me déclarer « inapte » sur le poste. C’est une procédure juridique qui implique : suspension de contrat, de salaire et reclassement. Mes « capacités résiduelles » données par la médecine du travail se résumaient à effectuer des tâches sans intérêt avec des consignes écrites, avec le moins d’interactions possibles avec mon entourage.
    En m’a envoyée en hôpital de jour pour faire de la remédiation cognitive. Les infirmières ont dit au psychiatre que ce n’était pas du tout adapté et que je raisonnais très vite et très bien… Bizarre bizarre.
    C’était il y a un an. Au fil de mes recherches, j’ai compris que les psys : ces médecins en qui j’avais confiance, se trompaient, et que l’on m’assommait avec des tonnes de médicaments.
    Comme je travaillais vite, j’avais du temps, du temps pour essayer de comprendre ce qui m’arrivait. J’ai compris que j’étais synesthète depuis ma plus tendre enfance (synesthésie spatio-temporelle), que je souffrais d’hyperesthésie, …puis que j’étais probablement surdouée. Et si tout le monde s’était planté ? J’ai compris que les psychiatres cherchaient à annuler avec des médicaments les simples signes de la douance et que ce n’était pas de cela dont j’avais besoin.
    Tout était cohérent, mes 50 idées à la minute, mes capacités de compréhension, ma vitesse d’exécution, la pensée en arborescence, la créativité. J’ai passé des tests sur internet. Ça ne vaut peut-être pas grand-chose mais ça m’a confortée dans mon idée.
    J’en ai parlé au psychiatre, elle m’a écoutée. Elle a envisagé le fait qu’elle pouvait s’être trompée. Elle m’a envoyée dans un centre de diagnostic de bipolarité. Ils ont officiellement confirmé que je n’étais pas atteinte de troubles psychiatriques. La psychiatre m’a parlé de narcissisme, la psychologue de surdouance. Pour la psychiatre, la surdouance adulte ne voulait rien dire… j’ai fui, soulagée tout de même par ce non-diagnostic et cette piste qui se confirmait! J’ai pu arrêter TOUS les médicaments et je me suis retrouvée avec une énergie nouvelle.
    En parallèle, au travail, j’étais malheureuse. Je n’allais pas mieux à cause de cet aménagement de poste totalement inadapté à mon problème. MAIS, j’ai eu de la chance dans mon malheur. Je suis tombée sur un autre manager génial ! Il m’a fallu quelques mois pour être en confiance et je lui ai dit que je m’ennuyais. J’ai commencé à lui proposer des idées, à lui expliquer la surdouance… Il a compris et pour lui c’était aussi une évidence! Nous sommes aujourd’hui très proches. C’est une personne intelligente et avec son aide, j’ai poussé les murs de mon poste. J’ose m’exprimer, je propose, j’innove…. je revis ! J’ai fait sauter les barrières que je m’imposais dans ma tête et ensemble, nous avons fait sauter les barrières que l’entreprise nous imposait.
    Ni les RH, ni mon ancienne hiérarchie, ni la médecine du travail qui a prononcé l’inaptitude ne pourront reconnaitre qu’une erreur a été commise et je trainerai le boulet de l’inaptitude pendant quelques années mais j’ai prouvé qu’ils avaient tort et que je n’étais pas « inapte ». C’est le plus important.
    Ma performance dépend juste du manager et de son ouverture d’esprit. Je me sens mieux devant une feuille blanche et quand je suis en légère surcharge que lorsque tout est défini d’avance et que je m’ennuie. Ce n’est pas courant.
    J’ai parlé à la mission handicap et diversité de l’entreprise. Ils ont suivi mon histoire. Je leur ai dit que je souhaitais monter un projet avec eux sur la reconnaissance de la surdouance en entreprise. Le comble, la médecine du travail veut participer aussi. Nous allons peut-être faire des conférences comme il en existe sur l’autisme, le handicap, ou tout autre sujet.
    Je rêve peut-être mais mon objectif est que les managers et les RH apprennent à la déceler pour le bien des employés en situation de douance et pour le bénéfice de l’entreprise. Il faut trouver les bons couples « managers-employés » et s’adapter aux spécificités de la douance.
    Et mon avenir dans tout ça ? Après m’avoir menacée de licenciement pour inaptitude il y a un an, ma RH me parle aujourd’hui d’un poste à responsabilités en transverse et en transnational.
    La lecture de votre blog et des ouvrages disponibles sur la surdouance m’a plus aidée que 10 ans de suivi psychologique et psychiatrique.
    Aujourd’hui, je vais mieux et je suis décidée à me battre et à avancer. Hauts les cœurs !
    Merci à tous de m’avoir lue, je vous tiens au courant !

    • Cécile dit :

      Waow !
      Merci pour ce très beau témoignage Lulubelle.
      Bravo aussi pour ce courage que vous avez démontré, pour sortir d’une médicamentation abusive (hélas, trop nombreux sont les surdoués qui sont exposés à de tels traitements), et lutter contre un environnement professionnel toxique.
      .. et bien sûr pour cette initiative que vous prenez de sensibiliser les RH;

      Je vous renvoie aux vidéos de l’Intelligence Day de Mensa Pays-de-Loire, et tout particulièrement à celle consacrée au recrutement. Il y a du boulot au boulot !

    • tournevis dit :

      Waow ! Et bravo à vous Lulubelle, mais quand même, que c’est affolant ! Quel monde obscurantiste, c’est vraiment (décou)rageant de lire des histoires comme ça. À pleurer. Parce que pour une qui s’en sort, combien de milliers détruits par des imbéciles bornés, incompétents, ignorants et arrogants?

      • Cécile dit :

        « imbéciles bornés, incompétents, ignorants et arrogants? »
        je ne suis pas d’accord
        certains le sont, certainement. Mais ce n’est pas le propre de tous.
        Simplement, non informés, ils tentent de bien faire leur boulot et de faire rentrer dans le rang des gens perçus comme anormaux et non pas comme hors norme.
        La bonne foi la plus sincère peut aussi provoquer des catastrophes.

    • Cécile dit :

      Esprit d’escalier..;
      Je vous recommande la lecture du lire de Noks Nauta, médecin du travail hollandaise, intitulé « GIfted Workers – Hitting the Target »
      Elle y présente 14 portraits de surdoués de tous âges et de tous bords.
      Très instructif.

    • lechalote dit :

      Bonjour Lulubelle,

      Ce qui me frappe absolument dans votre témoignage, c’est votre force immense, et votre capacité de résilience et à faire du beau. Merci infiniment, car ce matin, alors que je quitte actuellement mon entreprise, en racontant ce qui s’est passé à des RH d’abord attérrées, puis qui tentent de me faire passer pour une menteuse, je me disais que quand même, ce coup ci, je vais la faire pour de bon cette bonne grosse dépression.
      Puis je vous lis, et je me dis que non, je vais simplement prendre le temps de vivre et de choisir enfin le manager avec lequel je vais travailler. Je n’ai pas du tout votre force, c’est pourquoi je pars à chaque fois, par crainte d’être démolie, en fonçant sur le premier job qui se présente pour échapper à l’ancien, ce qui s’avère être une très mauvaise stratégie .

      Votre témoignage me fait également pense à un très beau livre/témoignage sur le monde de la psychiatrie qui s’intitule « Demain, j’étais folle ».

      J’espère que vous me pardonnerez ma familiarité si je vous embrasse de tout coeur!

      Lechalote

    • Bonjour dit :

      Bonjour@Lulubelle

      Merci, Lulubelle pour la retranscription fine et sensible de votre « éclosion » à votre propre réalité et la compréhension par une certaine metacognition de votre état .
      Ce que m’inspire votre situation est une analogie « biochimique » enzymatique.
      Selon les conditions « expérimentales » dans lesquelles vous vous retrouvez par le jeu ou truchement de votre n+1 ou n+2 de la structure hiérarchique qui constitue votre milieu »écologique  » professionnel , vous vous transformez de façon drastique en petit charbon de bois après une merguez party ou en être aux multiples capacités comme dans le syndrome de l’albatros ou la renaissance du Phoenix de ses cendres pour rester dans l’image précédente du barbecue:-)..

      Or donc votre psyché et votre intellect sont donc DÉPENDANTES des conditions extérieures (î.e. des qualités humaines de votre n+1, selon ce que vous décrivez des conditions quasi expérimentales de votre récent passé professionnel)
      Cela correspond (à mon humble avis) à une fragilité majeure de dépendance affective et intellectuelles , et cest pour l’instant l’élément majeur de transformation de votre psyché sur lequel vous devriez vous pencher, pour vous mettre , vous et votre famille, hors d’atteinte d’un potentiel « gentil pervers narcissique » dont regorgent les structures hiérarchiques , qui vous montera au pinacle, vous feras bosser de plus en plus en vantant vos mérites , vous mettra en burn out et vous dira finalement que vous n’étiez pas si extraordinaire que cela en sapant une nouvelle fois votre estime de vous même .
      Les résultats scolaires chez les enfants surdoués en fonction de la qualité de l’enseignant sont des exemples redondants.
      Ce que j’ai essayé d’inculquer à mes propres enfants est une certaine forme d’autostabilité à savoir que la qualité de l’enseignement n’a rien à voir avec la nécessité d’affect même si c’est un plus dans le couple étudiants/ prof.
      L’accession à l’âge adulte devrait ( mais ce n’est pas une réalité même pour moi) correspondre à une degré élevé d’indépendance par rapport à l’environnement .
      Pour cela, il devrait être possible de devenir son propre auto catalyseur (pour rester dans l’analogie de la réaction enzymatique) où rester le plus longtemps possible en état de fonctionnement nominal et surtout ne produisez pas trop , fonctionnez à 80% voir 60% de vos capacités pour ne pas vous retrouver en burnout dans 6 mois, car on risque de vous demander toujours plus puisque vous le faites »si bien et si facilement »!!
      En gros protégez vous plus que de raison et lâchez du lest très progressivement , pour garder de l’énergie pour vous et votre famille .
      Si vous laissez quiconque devenir maître de vos propres paramètres de fonctionnement, vous courrez le risque avéré de vous en mordre les doigts à plus ou moins long terme!
      Pour cela lisez la littérature sur les formes de dépendance et les moyens de s’en libérer plus ou moins facilement.
      Quand vous aurez ce contrôle sur vous même, vous pourrez sans risque aller semer la bonne parole dans votre entreprise, d’ici là à mon avis : danger. Lisez quelques livres sur les pervers narcissiques et leurs façons séductrices initiales avant de vous mettre la tête sous l’eau en prétendant vous aider…

      Cela correspond un peu à une feuille de route personnelle mais j’ai vu bon nombre de salariés se griller en voulant trop donner de façon généreuse pour ne pas être un peu préventif !
      Bon courage et évoluez à votre rythme c’est le plus important!

      • Cécile dit :

        Merci de cette vision décentrée Bonjour.

        Je suis d’accord avec vous pour me sentir très concernée par ce que vous avez décrit (j’ai vécu jusque dans les plus petits détails ce que vous racontez…)

        Je tiens juste à signaler une spécificité : la pression à la conformité et l’adaptation à la conformité qui concerne particulièrement les femmes (surdouées ou pas d’ailleurs).

        Celles-ci ne sont pas seulement « contraintes » par leur environnement familial, mais par l’ensemble de la société qui joue un rôle subliminal fort (jouets, films, chansons, codes sociaux, démographie métiers, et j’en passe).

        Les femmes surdouées font face à une difficulté supplémentaire : conscientes de leur différence, elles ont le choix entre
        – se fondre dans la masse, « faire ce qu’on leur dit » pour se rassurer en termes d’appartenance (Maslow) : moyennant quoi elles se rognent (se renient !), y perdent en authenticité et se prennent un mur à un moment ou un autre. Moi, ça a été un burn out majeur.
        – ou suivre leur propre chemin, ce qui est souvent difficile, sans exemple ou mentor auquel se raccrocher, et elles doivent s’attendre à être aussi bien rejetées par les autres femmes parce qu’elles ne suivent pas les canons féminins (mère, et avec pour principale ambition d’être le gardien de la cohérence de la cellule familiale tu seras); que par les hommes à qui elles apparaissent dangereuses parce qu’elles démontrent des qualités de courage en plus de leurs compétences et de leur intelligence. Leur façon de s’excuser (oui, s’excuser) d’être intelligentes, c’est d’en faire plus, avec le risque d’être manipulée si jamais elles n’ont pas appris à mettre des limites.

        Une femme intelligente qui est de surcroît féminine et en position de pouvoir, c’est anormal. C’est une ambitieuse prête à tout (ne nous voilons pas la face : elle a forcément couché, c’est une pute, elle n’a aucun scrupules… font partie des commentaires qui accompagnent le portrait).
        Jamais ce genre de commentaires ne sera appliqué à un homme masculin de pouvoir (sauf pour l’absence de scrupules, et encore… les papiers commencent à sortir sur le fait que les qualités de psychopathes sont celles qui sont valorisées pour devenir Top Executif, et que c’est ce qui provoque autant de catastrophes dans notre monde taylorien à bout de souffle qui se cherche un nouveau modèle).
        On parle de mâle dominant, rarement de femelle dominante dans un troupeau (sauf pour les éléphants, les hyènes et les mantes religieuses.. vous voyez d’ici le tableau, car ce sont autant de qualificatifs appliqués aux femmes que l’on veut disqualifier).

        Je note que même dans les compétences « typiquement » féminines qui sont industrialisées : cuisine, couture, parfum, les femmes n’apparaissent pas. Pour les raisons que j’ai évoquées.
        Nous sommes dans une époque qui a régressé en matière d’acceptation de la diversité.

        Et pourtant, je peux vous assurer que je suis tout sauf une féministe focalisée sur la destruction de la gent masculine.
        Moi qui ne cesse de prôner la diversité pour permettre aux surdoués et aux non surdoués de se mieux connaître pour mieux coopérer, ce serait un comble, vous ne croyez pas ? 🙂

        • tournevis dit :

          Très utile rappel, merci Cécile.

        • Bonjour dit :

          Cécile
          Vous prêchez un convaincu:-)
          Plaisanterie à part
          La pyramide de Maslow est (pour moi) justement un excellent outil de gestion de priorités !
          La gestion de carrière pour une femme et encore plus pour une femme surdouée est exemplaire à ce titre.
          Or personne n’apprend aux enfants, ado , jeunes et moins jeunes adultes comment prioriser mais aussi dire non s’affirmer etc…
          Que ce soit les garçons comme les filles d’ailleurs !
          Sans doute la capacité des filles à l’âge scolaire à se fondre dans une volonté d’intégration aux autres est un moyen de réussir sur le plan scolaire peut être que l’aspect qq part rebelle des garçons quand ils ont pu franchir le rubicon des études leur permet de d’autonomistes plus facilement eu égard à la pression normative de la société.
          Toujours est il que qd ma deuxième fille qui a réussi il y a trois ans son entrée en école de commerce , nous avons commencé à nous intéresser à ce monde un peu mystérieux , la perspective de carrière est radicalement différente pour les garçons et les filles , il est clair que l’on est encore très loin de la parité, c’est peu de le dire….
          Cependant ma réponse était plus axée pour Lulubelle en terme de prudence, pour qu’elle pense à elle en premier lieu en devenant transparente dans un premier.
          Vu la fréquence de harcèlement des surdoués , faire des conférences sur le surdouement correspond à dessiner une cible pour le snipper professionnel qu’est le pervers narcissique, indépendamment du sexe du surdoué!
          C’est tout le sens de mon message !
          D’abord rester à la base de la pyramide de Maslow puis en gravir les échelons avec prudence!!
          Bonne soirée Cécile

          • Cécile dit :

            Bonsoir Bonjour 🙂

            Oui, je suis d’accord avec vous sur l’aspect – si vous vous dévoilez, pensez à vous border sur le plan stabilité identitaire.

            Côté Maslow, j’ai le sentiment que les surdoués, qui ne font décidément rien comme les autres, seraient plutôt du style à regarder le haut de la pyramide comme une base…

    • Cybercricri dit :

      Bonjour,

      je voulais apporter des précisions sur le métier d’ingénieur de formation. J’ai donc préparé le diplôme du master pour ce métier.

      Et je dois dire qu’en tant que formatrice, on fait cela car on aime transmettre. Mon plus grand bonheur est de voir la personne que je forme etre ravie car elle a réussi quelque chose.

      Pour moi, elle entrevoit les portes du savoir, et moi ca me fait ma journée. Je ne me suis pas levée pour rien, ca a du sens.

      Cependant, dans ce métier, il faut tenir compte de notre décalage. Il fut un temps ou j’avais appris « sur le tas » (avant le diplôme donc), et à chaque action de formation, je rencontrai 3 principaux problèmes : j’allais trop vite pour la personne, et je ne m’exprimais pas de manière suffisamment détaillée et claire pour que la personne puisse comprendre et mémoriser, et enfin je n’essayais pas de comprendre comment la personne préférait assimiler les choses (son type de mémoire visuelle ou spatiale, ou orale).

      Ca m’a valu des déconvenue : et c’est dans cette période que j’ai découvert mon profil atypique.

      Alors, il a fallu du savoir théorique, il a fallu changer (aie….), il a fallu accepter qu’on n’est pas seul, que les autres vont moins vite que vous, que les autres ont aussi des freins à l’apprentissage, que les autres ont un histoire qui influe sur leur motivation, etc….

      Heureusement que j’ai découvert mes particularités, car sinon il est très probable que j’aurais changé de branche, pour erreur encore et toujours, comme je le fais depuis le début de ma carrière professionnelle.

      Je ne sais pas si Lulubelle a rencontré ce problème, mais moi ca m’a couté, mais une fois qu’on a réussi à « rejoindre » l’autre dans sa manière de raisonner, ne serait ce que pour le temps de la formation, c’est gratifiant de voir qu’on a fait progresser la personne, qu’elle sera autonome par la suite.

      En plus, ca m’a redorée un peu mon image, moi qui me suite fait traiter de brute, d’exigeante, de qui on disait « ah mais, tu sais il faudrait que tu te mette à notre niveau (!!) », ou bien « on ne comprends pas tes demandes » (bon celle-là elle a toujours cours à ce moment, faut que j’améliore ca).

      Alors, il est vrai qu’on peut toujours batailler, mais le naturel revient au galop. Cependant; c’est à nous qu’il revient de se regarder de temps en temps dans la glace, et voir ses défauts pour les gommer un peu, ou les cacher pour une courte durée, pour apporter aux autres quelque chose. Un surdoué peut apporter des quantités de choses, mais il n’a pas les codes pour transmettre correctement. C’est là qu’il faut avoir une démarche un peu calculée, ou une démarche type, meme si celle ci oblige à une adaptation. On n’a pas le choix.

      Cricri

  3. Francesca dit :

    Bonsoir Madame Bost

    Plus je lis les caractéristiques du surdon, plus je me reconnais complètement. Les émotions, les ressentis intensifiés, le trop plein d’information .. Plusieurs enseignants l’avaient nuancé. J’ai niveau licence, 2 BTS, célibataire, sans enfant, aucune stabilité professionnelle, très sportive-arts martiaux-, très intellectuelle, enjouée, sans addictions particulières, respectueuses de la loi et de ses institutions mais devenue de moins en moins sensible parallèlement après de belles souffrances professionnelles type harcèlement sans intervention de la hiérachie par exemple etc Je suis pointée du doigt par un certain nombre de personnes pour ma différence. Je n’ai pas un esprit manipulateur, je le précise. Je suis capable de faire pleurer une personne qui m’a fait du mal moralement sans aucun remords, ce qui est assez rare. Alors autant s’abstenir de cette méthode-là! Si une amie souffre, je la soutiens aussi et l’encourage fortement. J’avoue que je tombe des nues avec cependant beaucoup de soulagement pour me reconnaître enfin tel que je suis. A 42 ans, je n’ai pas repris une activité professionnelle depuis 4 ans. Après une volonté de réorientation vers les métiers d’aide-soignant et infirmiers-suite bénévolat 1ers secours durant 3 ans-, j’ai réussi des études d’un BTS avec mention Bien en Juillet 2015. Je suis souvent confrontée aux harcèlements quotidiens avec le même profil qui exerce une violence psychologique, phrases du genre « tu dois changer ». Des personnes de mon entourage me donnaient l’impression de puiser dans mes réserves, de me créer un état négatif volontaire pour garder leur contrôle,j’ai rompu net, j’ai coupé les liens avec mon seul frère il y a trois ans car forte incompréhension du caractère et je le comprends, je recherche un emploi où mon caractère atypique est systématiquement remarqué en dépit de mes volontés de discrétion .. Je ne parviens pas à avancer simplement, ai un caractère de battant, contente pour le bonheur des gens, différente dans le fonctionnement intellectuel, l’impression de solitude pesante-j’ai pourtant des amies fidèles!- de me tirer moi-même vers le bas et sans rencontrer un homme qui me correspond vraiment. La plupart des gens qui me côtoient me soulignent ma différence, s’en moquent, me prétendent « originale » même davantage, j’en viens à un manque de sensibilité et me ferme aux relations amicales, j’ai peur d’être envahi dans mon espace .. Je ne connais pas de spécialiste dans la petite ville où je réside. Je vois un thérapeute actuellement et écris des textes humoristiques, créent des jeux de mots qui me créent de temps en temps l’état de joie dont j’ai besoin. Simple question: Assumer ma différence et mon identité, s’instruire sur le sujet suffisent-ils à me faire accepter et à m’accepter moi-même sans être dans le giron des remarques désobligeantes et permanentes? Je vous remercie de m’éclairer sur cet aspect. J’accepterai toutes suggestions de votre part. Cordialement F.

    • Cécile dit :

      « Assumer ma différence et mon identité, s’instruire sur le sujet suffisent-ils à me faire accepter et à m’accepter moi-même »
      Oui, certainement, car vous saurez mieux sur quels points développer des stratégies pour mieux vivre avec les autres et quels points sur lesquels ne faire aucune concession.

      « sans être dans le giron des remarques désobligeantes et permanentes? »
      Non, sauf si, vous comprenant et acceptant mieux, vous arrivez également à réorienter l’environnement dans lequel vous vivez : soit, vous éloigner de personnes qui vous plombent avec des remarques qui n’apportent rien et vous rapprocher de personnes qui vous nourriront sur le plan intellectuel.

      L’accompagnement thérapeutique peut grandement vous y aider, si la personne qui vous accompagne est sensibilisée au surdon.

      • Francesca dit :

        Bonsoir madame Bost,
        Je vous remercie de votre réactivité et vos judicieux conseils.
        Reste la problématique d’être au contact d’un professionnel sensibilisé au surdon là où je vis.
        Je prends connaissance chaque jour de ce site et m’aide un peu plus à m’accepter et à me réconcilier avec moi-même. Vous avez eu une excellente idée de le développer!
        Cordialement
        Francesca

    • Cybercricri dit :

      Bonsoir Francesca,

      Moi aussi j’ai fait pleurer des personnes, et ca m’a valu des problèmes au travail, et puis… qu’est-ce qu’on regrette après, on se traite de monstre.

      Cela m’arrive d’etre limite manipulatrice, disons que ce n’est pas à mal, mais je manipule les ficelles du système de la meilleure facon possible alors, y en a qui se disent que : celle-là elle nous aurait pas roulé par hasard ? et va-y pour les soupcons, pas toujours fondés, mais quand on cherche à se cacher et que de toute facon les autres voient bien que : y a un truc chez cette fille qui est ….. bizarre etc.

      Et les normo-pensants n’aiment pas la bizarerie, ou tout au moins les comportements d’autrui qu’ils ne maitrisent pas … alors quand tu rentres pas dans le moule , tu es éjecté très loin du moule….. ou du groupe.

      Quand aux problèmes familiaux, le problème est qu’on se souvient de trop de choses, on est trop marqué par certaines paroles, et ce qui reste….. ca laisse des traces, voire une rancune sans fin.

      Pour ce qui est de rencontrer un homme, en ce qui me concerne , je n’ai jamais voulu de vie de couple, je le pensais déjà gamine, sans savoir dire pourquoi. En fait, je trouve les hommes TRES ennuyeux (bon allez, les hommes de la communauté talentdifferent vont me remonter les bretelles….!). Ben oui, quoi, je m’ennuie avec eux (je vais pas me forcer non plus).

      Cybercricri (qui n’est quand meme pas qu’une femme virtuelle)

      • Francesca dit :

        Bonjour Cybercricri,

        Merci pour votre réponse. C’est la dernière fois que je laisserai un message sur ce site en raison de plusieurs projets à mener. J’ai lu les articles de ce site par hasard et était dans une phase de questionnement. Que dire? Dans la vie, chacun fait comme il peut ou comme il veut. Personne ne vient au monde avec un mode d’emploi tout prêt. Les gens se jugent vite, se comparent, s’évaluent, se moquent etc. pour se donner de l’importance et cacher leurs failles, un jeu de masque permanent, en somme. Une goutte d’eau dans les horreurs de ce monde et en même temps, un sourire, une phrase dans notre vie moderne peut influer le cours d’une vie positivement ou négativement. Etrange paradoxe! Je suis devenue dure depuis peu. Les 2 personnes que j’ai faites pleurer feraient preuve de plus de tolérance envers les autres. C’était 2 très très proches amies. Quant aux hommes, bien que je n’ai pas la même opinion, tant que vous vivez comme vous l’entendez dans ce domaine, c’est déjà beaucoup, vous l’assumez. La vie est déjà assez compliquée pour se la compliquer plus en profondeur. J’ai lu récemment qu’un homme politique de son temps prônait pour la liberté intégrale de l’individu comme la liberté de vivre et la liberté de créer. Peu importe son nom, il avait raison. Je continuerai dans cette voie sans me mêler de politique d’ailleurs. Bien à vous. Parahi.

  4. Val dit :

    Bonsoir,
    Pour commencer, je comprendrai très bien que vous n’ayez pas le temps de me répondre, mais je ne sais pas à qui m’adresser et après avoir parcouru votre site de long en large, il me semble que vous pourriez peut-être me conseiller.

    Actuellement étudiante en 2e année de pharmacie, j’ai du, il y a quelques semaines, préparer un débat autour la possibilité de vendre en tant que stimulants intellectuels, certains médicaments usuellement prescrits pour les troubles déficitaires de l’attention.

    Bref au cours de mes recherches, je me suis reconnue dans énormément de « symptômes » des TDA mais j’ai aussi remarqué qu’un plus grand nombre encore de mes « problèmes » correspondait à des « caractéristiques » des personnes HP.

    Depuis je suis perdue et je me demande si je pourrai en faire parti. Je sais que c’est sans doute prétentieux mais ça me trotte dans la tête et je m’en voudrai à mort si je passai à côté.

    Du coup, je me demandais si vous accepteriez de me donner votre avis, avant d’aller dépenser 200€ que je n’ai pas pour un test de QI à la fiabilité visiblement limitée.

    Bonne soirée à vous et merci d’avoir lu ce message.

    • Cécile dit :

      Bonsoir Val

      Beaucoup de surdoués sont « pathologisés », alors qu’ils sont seulement « normaux » dans leur norme à eux qui n’est pas celle de la moyenne.
      Donc il n’est pas du tout prétentieux de votre part de vous poser la question du surdon, surtout quand on sait de quoi il est « fait » : ressentis et intériorité, avant même que d’être production.
      Le test n’est pas une obligation du tout, si ce n’est qu’il vous autorisera peut-être à vous reconnaître et à veiller sur vous avec moins de culpabilité.
      Mais en attendant d’en avoir l’argent, rien ne vous empêche d’aller à la rencontre d’atres personnes qui se questionnent : ici, ou sur Zebrascrossing par exemple; et puis aussi, explorer plus avant en quoi les caractéristiques du surdon résonnent en vous et respecter les besoins qui y correspondent vous fait du bien.

      Car ce n’est pas l’étiquette qui compte : c’est d’aller bien !

      • Val dit :

        Je vous remercie de votre réponse.
        Je vais de ce pas suivre vos recommandations et tenter de discuter avec d’autres personnes se posant ou s’étant posé les même questions. Cela m’enlèvera peut-être cette désagréable impression d’essayer de justifier mes défauts de caractère au lieu de travailler sur moi.

        Si vous le permettez, j’aimerais solliciter un dernier conseil.
        J’ai rendez-vous, dans quelques jours, avec un psychologue du CMP (donc gratuit) mais je dois avouer que j’ai envie d’annuler.

        J’ai peur qu’il me dise seulement introvertie et excessive dans mes réactions ou dépressive. Il est également probable qu’il mette tous mes « soucis » sur le compte de ma situation familiale un peu compliquée ou du cannabis. Et je crains sans doute aussi que ce soit effectivement le cas.

        Bref, je me connais : je sais que je me fierai à son avis de professionnel sans protester et il m’a fallu 10 ans pour me convaincre d’aller voir un psy donc, si il se trompe, je crains de repartir tout aussi malheureuse pour 10 ans de plus.

        Pensez-vous que ce soit une bonne idée d’y aller ??

        • Cécile dit :

          La réponse est dans la question, non ?
          Rappelez vous que le surdon n’est pas et ne « fait » pas tout – Donc il vous parlera d’une partie qui est aussi très importante, en n’étant peut-être pas du tout au courant d’une possible spécificité, celle du surdon. Peut-être pouvez vous lui en parler, en lui demandant d’explorer cette piste et voir comment il réagit ? qui sait ? vous aurez une bonne surprise ?

          • Val dit :

            Vous avez sûrement raison, j’en suis même persuadée. Je suppose que je panique simplement un peu à l’idée de me soumettre au jugement d’un parfait inconnu. Ce qui est, j’en conviens, ridicule (pourquoi se soucier autant de l’appréciation d’un étranger qui ne peut, de plus, répéter à personne ce que je confie ?)

            En tout cas, je vous remercie infiniment du temps que vous m’avez accordé et je vous souhaite une bonne fin de journée 🙂

        • Jean-Claude dit :

          Bonjour,

          Je ne peux qu’appuyer le conseil de Cécile : allez -y, l’enjeu est de taille « ALLER MIEUX !!!! »
          Par expérience personnelle, ça vaut quand même le coup de se faire tester, malgré le prix. Dans mon cas, je me suis fait testé il y a 2 ans à 37 ans.
          Même si je n’en suis pas ressorti avec LA réponse, ça m’a aidé à avancer un peu.
          Malheureusement, je me rends compte que je vais devoir refaire un test car même si mon score global n’a pas pu être calculé (scores aux sub tests trop hétérogènes), je vais « devoir y passer ». Je ne peux pas rester avec trop de points d’interrogation.
          C’est vrai pour vous aussi, à mon humble avis. Ne restez pas avec trop de questions, çà peut être trop douloureux, surtout si vous avez un surdon (donc avec tous les excès qui vont avec).

          Courage

  5. catherine dit :

    Oui,
    Que vais je faire, en parler à mon travail ou pas ?
    La peur du changement, du regard des autres.
    Maintenant que ce diagnostic est posé je me sent investi d une mission,
    Mais laquelle ?
    C’est comme un choc, que je pressentais, mais qui devient réalité.
    Comment cette réalité va prendre corps ?
    Vais-je être à la hauteur ? Avec une estime de moi plutôt inexistante. !
    C’est grâce à mon neuveu de 5 ans que j ai décidé de moi même de passer les tests auprès d’un specialiste.
    Bien que je sois en thérapie depuis longtemps.

    • Cécile dit :

      Merci d’avoir bien voulu préciser.
      Je ne suis pas sure d’être claire mais je vais essayer :
      La peur du changement et le regard des autres
      Ca, en fait, dans un certain ordre logique des choses, c’est ce qui est le moins à craindre, mais j’y reviendrai plus tard
      … sachant quand même que le regard des autres, vous y êtes déjà exposée de longue date avant même de savoir que vous êtes surdouée.

      « je me sens investie d’une mission, mais laquelle ? »
      C’est la fameuse entéléchie (drive en anglais) qui vous ronge quand vous n’arrivez pas à donner de sens à votre vie… « comment est-ce que ça va prendre corps ? » Là, c’est vrai, c’est vraiment une recherche importante à effectuer, et c’est sans doute la plus périlleuse car elle oblige parfois à des confrontations qu’on ne peut éviter.

      « vais je être à la hauteur ? »
      …. Mais à la hauteur de quoi ? De votre innaccessible idéal du moi ce qui en rajoute une couche pour laminer votre estime de vous ? Apprendre à baisser la garde côté perfectionnisme est un grand enjeu de développement personnel. Plus perfectionniste qu’un surdoué… Il n’y a en général qu’un autre surdoué !

      Ce qui me semble important, c’est que vous appreniez d’abord à mieux comprendre de quoi est « fait » le surdon, comment « ça » fonctionne (d’où le fait qu’il n’est pas utile d’en parler dans votre environnement professionnel : ce sera très contre productif, car en matière de surdon, le grand public en général en est resté au basique du génie suffisant) : intensité, complexité, entéléchie et leurs déclinaisons en hypersensibilités, perfectionnisme, pensée divergente et arborescente…

      Le thérapeute qui vous suit est il vraiment au fait du surdon ? Si ce n’est pas le cas, si votre percetion est que vous ne vous sentez pas comprise, je vous suggère vivement un accompagnement par quelqu’un qui sait vraiment; tout simplement pour vous éviter souffrances supplémentaires et perte de temps.

  6. tournevis dit :

    Je n’avais jamais vu qu’il y avait un sommaire ici… °.°

    • Cécile dit :

      Je crois que je n’en ai tout simplement pas fait l’annonce quand je l’ai mis en place en février…

      • tournevis dit :

        Ah c’est pour ça ! ça me rassure (un peu)
        Ben c’est une bonne idée, chtrouve, la carte pleine de flèches est très peu lisible sur mon petit écran de portable. 🙂

  7. Catherine dit :

    Bonjour,
    Merci pour votre blog.
    Je viens d’être diagnostiquée « surdouée », j’ai 45 ans et suis ambivalente quand à ce résultat, contente mais inquiète pour les conséquences.
    J’ai un parcours difficile, j’ai connu à deux reprises une hospitalisation en psychiatrie.
    Je ne préfère pas en dire plus pour l’instant.
    Merci
    Catherine

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