Surdoués handicapés

J’ai tapé “surdoué handicapé” et “surdoué et handicapé” dans un célèbre moteur de recherche. Les seuls résultats trouvés montrent (en tous cas sur les 5 premières pages) qu’être surdoué c’est un handicap. (le rapport Delaubier sur l’intégration des enfants surdoués parle effectivement de la nécessité d’adapter le parcours scolaire aux surdoués comme on l’adapte aux handicapés. Page 15, une brève mention est faite que l’on peut être surdoué et handicapé.) … J’ai tapé les mêmes mots en anglais : «handicapped gifted» et « gifted and handicapped ». Outre le fait que nulle part sur les sites anglophones je n’ai vu que le surdon était considéré comme un handicap, j’ai en revanche découvert beaucoup de sites qui mettent en avant la difficulté qu’il y a à prendre correctement en charge les surdoués qui sont de surcroît atteints d’un handicap. Bien sur, je n’ai d’abord et avant tout trouvé que des informations sur les enfants. Mais elles pourront aussi être utiles aux adultes, entre autres pour revisiter leur enfance, si besoin s’en fait sentir, dans le cadre d’une identification à l’âge adulte de leur mode de fonctionnement. Il est avéré que l’on puisse être surdoué et sourd, muet, ou aveugle, ou encore paralysé. Mais bien sûr, il faut également y ajouter le Syndrome d’Asperger ou le THADA (Trouble d’Hyper Activité avec Déficit d’Attention), au-delà des difficultés d’apprentissage (telles la dyslexie) qui commencent à être reconnues en France. Statistiquement les surdoués handicapés sont une infime minorité. Laquelle peut pourtant se compter en milliers. Le Canada le mentionne dans un rapport daté de 1989 (« The Handicapped Gifted Child : Problems of Identification and Programming ») : « Les enfants doués atteints d’un handicap se voient habituellement offrir des programmes spéciaux qui sont davantage axés sur leur handicap que sur leur douance. Les attentes stéréotypées, les effets du handicap et les limitations imposées par les programmes expliquent cet état de fait. Quelque 12 000 des 54 000 élèves doués handicapés au Canada ont besoin de programmes spéciaux qui tiennent compte de leurs points forts et de leurs faiblesses. » Ce petit document conclut de la même façon, présentant des enfants atteints de handicaps qui ne les empêchaient pas de performer par ailleurs (Neihart, 2000) : Jude, 4 ans, amblyope, douée verbalement, en mathématiques en raisonnement et en logique. Peter, 15 ans, atteint d’un Déficit Immunitaire Commun Variable, qui affecte sa croissance, doué en mathématiques, et particulièrement créatif à l’écrit. Georgie, 11 ans, aveugle, mais doué en mathématiques et possédant une mémoire incroyable et des talents créatifs en raisonnement. Molly, 12 ans, atteinte de paralysie cérébrale, douée à l’oral comme à l’écrit, mais aussi en raisonnement et en logique. Zane, 11 ans, atteint du Syndrôme d’Asperger, doué en logique, raisonnement, mathématiques et lecture. La détection classique par un WISC n’est évidemment pas adaptée. Il existe d’autres tests, et en particulier le « Comprehensive Test of Nonverbal Intelligence » (CTONI) qui (avec quelques limites cependant, semble-t-il) permet de mesurer le raisonnement non verbal. Ce test peut révéler son utilité pour les sujets muets, ou ayant des difficultés à s’exprimer ou qui ont des difficultés d’audition, voire qui sont sourds. (On peut recourir au mime). Le site Hoagies Gifted donne quelques « trucs » pour faciliter l’identification de surdoués atteints d’un handicap. Il passe ainsi en revue ceux qui sont atteints d’affections visuelles ou auditives (ou de façon plus générale d’un handicap physique), qui s’ennuient, qui sont atteints de THADA (précisant ce qui fait la différence entre comportements dus au surdon et comportements dus au THADA) Etre surdoué et souffrir d’un handicap est particulièrement difficile à vivre, car il est doublement discriminant sur le plan social. Le soutien de l’environnement familial et amical est alors fondamental. Ici, une étude de cas montre le parcours scolaire de deux étudiants surdoués souffrant d’une infirmité motrice cérébrale et qui ne pouvaient parler. L’un a bénéficié d’un environnement adapté, le second d’un environnement « normal ». Dans les deux cas, les étudiants ont fait montre des caractéristiques suivantes : en avance sur le plan académique (particulièrement en mathématiques et compétences verbales), grande base de connaissances, rapidité à apprendre et retenir, sens de l’humour sophistiqué, curiosité, réflexion, maturité (forte motivation, objectifs, détermination, patience, reconnaissance de leurs limites), désir d’indépendance, utilisation de leur intellect pour adopter des stratégies d’adaptation en fonction de leur handicap. Condition pour arriver à ce résultat : Les professeurs ont été encouragés à prendre en compte le handicap, intégrer les étudiants handicapés parmi les non handicapés, donner des opportunités de choix, développer les capacités de réflexion, de simulation, d’instruction thématique et de discussion de haut niveau. Des expériences ont été également menées en milieu rural, en recourant aux ressources d’internet pour les sourds et les mal entendants. (“Rural gifted students who are deaf or hard of hearing: how electronic technology can help” – Belcastro FP.- Northeast Iowa Community College, Peosta, USA.PMID: 15646935 [PubMed – indexed for MEDLINE]). Les anglophones restent très positifs : ils dénomment les surdoués handicapés « twice exceptional » (deux fois exceptionnels). La reconnaissance publique est évidemment un objectif à avoir… mais tout le monde n’est pas Stephen Hawking

« Retardés » mentalement mais surdoués musicalement… un groupe d’étudiants qualifiés d’attardés (autistes, aveugles, X Fragile, …) mais qui ont un vrai don musical. Toute une université s’est mise en place depuis 1979 autour des arts pour permettre aux talents artistiques de s’épanouir. http://articles.latimes.com/1986-03-16/local/me-26596_1_fine-arts-campus

Quelques études Parcours personnels d’adultes ex-lycéens connaissant des difficultés d‘apprentissage Post-High School Outcomes of High IQ Adults with Learning Disabilities by Holliday, Gregory A.; Koller, James R.; Thomas, Carol D.- JOURNAL_CITATION: Journal for the Education of the Gifted; v22 n3 p266-81 Spr 1999 ISSN: 0162-3532 ERIC_NO: EJ585834 Une étude longitudinale de Sourds et Mal-Entendants surdoués ayant achevé des études supérieures A Longitudinal Study of Intellectually Gifted Deaf and Hard of Hearing People by Vernon, McCay; LaFalce-Landers, Elizabeth  – (Author/JDD)  JOURNAL_CITATION: American Annals of the Deaf; v138 n5 p427-34 Dec 1993 ISSN: 0002-726X ERIC_NO: EJ477578 Le visuo-spatial The Visual-Spatial Learner by Silverman, Linda Kreger – JOURNAL_CITATION: Preventing School Failure; v34 n1 p15-20 Fall 1989 AUDIENCE: Teachers; Practitioners ERIC_NO: EJ402507-I Les mystificateurs : les surdoués avec difficultés d’apprentissage The Pretenders: Gifted People Who Have Difficulty Learning by Barbara P. Guyer- PUBLICATION_DATE: 1997 ERIC_NO: ED453607 PAGE: 191 ISBN 1-892696-06-1 Le silence assourdissant : l’expérience scolaire de Surdoués sourds Deafening Silence: The Educational Experiences of Gifted Deaf People by Vialle, Wilma; Paterson, John (DB) JOURNAL_CITATION: Gifted Education International; v13 n1 p13-22 1998 ISSN: 0261-4294 ERIC_NO: EJ575357 Enfants surdoués handicapés : le nouveau défi. Gifted children with handicapping conditions: a new frontier. Whitmore JR. PMID: 6456916 [PubMed – indexed for MEDLINE]

Atteindre l’anneau d’or : quelques réflexions sur l’accompagnement scolaire des étudiants surdoués handicapés. Reaching for that golden ring: some thoughts on educating gifted/talented handicapped students. Higgins S. PMID: 7293884 [PubMed – indexed for MEDLINE] La programmation de stratégies pour les élèves surdoués porteurs d’un handicap. Programming strategies for pupils with disabilities who are gifted. Mauser AJ. PMID: 6458865 [PubMed – indexed for MEDLINE]

15 thoughts on “Surdoués handicapés

  1. Bonsoir,

    Si je vous écrits c’est pour vous parlez de ma position actuel, je vie à Pau, je suis né en Lettonie à Riga. Je suis adopté dès l’âge de 3 ans. je ne savais pas parler une seul langue quand je suis arrivé en Amérique vers 4 ans. bien plus tard, vers mes 10 ans j’ai du adapter a divers vies, en liby, ou en norvège, mais j’étais toujours ce mouton noir. Bien sûr pas un signe d’intelligence développer, quand j’ai eu 15 ans, j’ai commencer a apprendre a me connaître, arrêter divers drogues et j’ai commencer par me passionner a la sociologie et au cinema, puis je suis allez très loin. je pratique toutes les facultés intellectuel de raisonnements, je viens avoir 18 ans, je refuser de savoir ce qu’étais être  » surdoué », je n’aime pas les classification de nos jours, mais a force que l’on m’en parle, j’ai développer des pathologies plus approfondie, j’ai du effectuer une auto-psychanalyse, vue que je n’ai pas de soutiens intellectuelle, j’ai peut de sentiments mais j’arrive a les manipuler, il me faut 5 minutes pour retenir des textes et quand c’est trop simple je ne tiens pas a l’apprendre car cela m’est inutile, j’ai fait 3 foix le bac de philosophie, pour occuper mon esprits, je suis des cours de médecines, de chimie et de biologie et de psychologie ou de mécaniques, mais je m’ennuie, avant que je découvre toutes c’est facultés on ma mis dans un lieux professionnel, je me sent seul et inutile, aimerais suivre les cours des S ou des L mais je n’ai aucuns moyens, mes parents en ont mare, a force les gens on du mal a analyser, contrairement a moi je détecte les personnalités et arrive a déduire par un cheminement logique et élémentaire. JE ME FATIGUÉ et presque arriéré, avec tous c’est cours ou on me demande simplement de compté, ou aussi les gens sont un peut en retard, je m’inquiétes de nos civilisations, les monde ouvrières me fait peur, je suis pas a ma place…. je veux faire de grandes choses, créé des choses, et me sentir utiles, mon père me prend pour un ado déranger ou un jeune qui se cherche… ma mère ne sais même plus qui je suis, et je veux pas perdre mon temps… je dors pas, essaye allez dans mon palais mentales, mais quand je suis là, c’est comme si je me confronter a des rêveurs capitalistes et hédoniste et ou pessimiste, si je pouvais plus tard cela serais un institut pour surdoué basé sur les recherches dans toutes les matières, que l’on puisses égaliser nos capacités intellectuel, et non mettre dans une classe un jeune qui vas s’ennuyer sur des cours qui le défavoriseront, car j’ai vue des vies qui ne m’ont pas passionné et je veux surpasser des niveaux, peut être mes pathologies sont ainsi, mais cela me permet évité être pris par des problèmes sociaux… tout le mondes s’étonne énormément de mes facultés bien sur je trouve pas ça choquant, enfin ce n’est que de la logique c’est élémentaire. mais comment réussir si je suis ralentis par des diplômes pour des entreprises, et je vous parle pas j’ai fait un essais sur l’existentialisme et la raison, cela ma permis de mieux cerner cette soit disant vision du monde, que je trouve naïf. Je vais devoir passer des test, je suis dyslexique, mais j’arrive a bien lire et a bien écrire, je suis tête en l’air mais j’analyse très bien tout les détails, je me sent mal, aider moi, je veux faire de grandes choses, je n’ai pas envie on me rassure, j’ai hurler tout a l’heur que je veux un prof que je serais prêt a suivre des jours sans manger ou dormir, pour rattraper certains niveaux basique que j’ai survolé, je parle a mes professeurs en professionnel, ils voient que mes analyse vont largement plus loin, et que a cause de cela je but, j’ai quelques soutiens mais je veux être utiles, je me répète et c’est normal, les gens « normaux » me rejette, personne arrive a me qualifier, j’en sais mare de voir tous cela me passer sous mon nez, j’ai redoubler car j’était dyslexique aussi et je penser changer de section utiles mais non, on ne m’avais pas dit que je pouvais allez en pro… qu’est ce que je fait ? je peut faire le bac maintenant mais je doit attendre 1 ans et demie, tout est analyses et logique, je vois pas que de simple choses, je veux faire des expériences, je veux toucher a une multitudes de sciences, je veux pouvoir allez plus loin et créé, je vais pas m’ennuyer en fac, si j’avais les diplômes requis et aussi les cours requis pour ne pas extrapoler certains sujets… excusé si j’écrit mal, et rapidement, mais merci infiniment, je vois que certains y arrive et je suis comment le dire, étonné, et je me sent comme un grain de sable dans un verre sans rien au tour… mise a part ces moutons, ou certains me différencie a Scherlock Holmes c’est vrai en partie, mais j’existe… merci de m’avoir privilégié une infime partie de ma position actuel, j’espère que je pourrais être bien conseiller mais actuellement c’est comme m’être fait amputer mes jambes… mes salutations les plus distinguer madame monsieur.

    1. .. et se faire accompagner par quelqu’un qui sait vraiment ce qu’est le surdon, ce serait vraisemblablement un bon moyen de pouvoir enfin, sérieusement, se raccrocher à la terre.
      L’alternance pourrait, sur le plan des études, être aussi une façon de s’ancrer dans le réel et vous laisserait du temps pour réfléchir.
      Il me semble que la plus grande difficulté, maintenant, c’est de donner à voir une image « rassurante » qui vous permettrait de mieux vous construire sans être ennuyé par des remontrances à répétition : la dîme à payer pour pouvoir vraiment vous développer.
      Avoir les notes qui vont bien, faire un effort pour comprendre que, définitivement, non, ils ne sauront pas être plus complexes, mais qu’il existe ailleurs, des personnes qui apprécieront votre complexité.
      Mais qu’il vous faut des moyens matériels et financiers pour les trouver, et que ces moyens, hélas, c’est ce monde dans lequel vous évoluez qui vous les donnera, si vous savez les obtenir – d’où ma suggestion de donner à voir le strict nécessaire pour pouvoir vous libérer mieiux ensuite.

      1. bonsoir madame monsieur,

        En vue de votre message, je conçois votre réponse comme une forme de réconfort social, ce qui est logique de nos jours avoir un réconfort économique, mais je ne tiens pas a porter un réconfort pour me dire en suite que j’aurais une vie tranquille. je tiens a décuplé mes capacités, pour pouvoir créé des choses, et non perpétuer les traditions familiales, oui je tiens a évoluer avec mes ressources ne vous en faites pas, mais je ne tien pas a rester dans ma place, j’ai besoin effort intellectuel, mon seul défaut ce sont c’est pathologies, je ressent peut émotion, beaucoup de gens ne supporterais pas de m’avoir, sans parler que dans ma classe, je n’ai pas amis, et je me sent largement mieux, ce que je veux ce n’est pas employer mes faculté pour un petit emploie, je vais essayer allez plus loin, vous avez dans un siècle ou il y a le doute il faut se dire soit disant c’est normal et encore, et bien je dit que dans un siècle il faut bien qu’il y ait des intellectuel, capable de supporter certaines situations, mais je vous rassure j’ai toute les possibilités en mains, mais il faut du temps au temps, bien que je soit un arrogant, et que j’ai ce profiles ( je parle pas du profil de surdoué enfin je sais même pas si je suis un simple surdoué mais ce profil me permet de l’être ) je sais que j’y arriverais, je baisse pas les bras, je tiens a faire tous ce que j’ai en tête et ce n’est pas bien sur, fondé une famille, je serais le pire père qu’il puisse y avoir, mais de pouvoir allez plus loin, largement plus loin et pas grave si je m’ennui je sais que non, je ne m’ennuierais pas, il y a largement et énormément d’expériences que l’on peut faire, bref je suis peut être mégalomane ou narcissique ou un schizoïde, obssessionnel-compulsif, maniaco dépressif, sociopathe et borderline, je reste tout de même quelqu’un qui tiens à fair lever ce soit disant voile, et faire de mon maximum pour cela, voyez le monde est une connaissance, ce que je ne supporterais pas c’est l’irréel des version de notre dimension quantique, définir une choses qui est métaphysique, bref passons, je m’égare, je comprend tous ce que vous veniez écrire, mais je ne resterais pas là ou tous le monde doit être, confucius avait dit  » tout grand homme doit savoir souffrir dans son esprit et fournir un effort physique  » alors non je ne ressent rien, alors que des d’énormes facultés sont là, et que l’on déblatère un verbiages sur notre être, et faculté et défauts, oublions l’optimisme ou le pessimisme, soyons des être de raison, on peux faire de grande choses, on peu dépasser c’est « on dit », je tiens pas a me révolté bien que l’on pourrais y croire, mais je veux allez très loin comme nos prédécesseurs, on naît homme non pas être de nature homme, mais pour surpasser sa nature, sans violer a son conditionnement mais en découvrant ses propres capacités, oui j’accepte ce monde, j’ai eu des connaissance et pour dir mon seul amis ce fut un touareg, mais sachez que plus tard, bien j’espères que mon attitude ne fut pas trop direct..

        Je tiens a vous remercier de votre patience, et de comprendre ma réponse bien que je devrais préciser des choses encore et encore, cela n’en finirais pas, je tiens a toucher tout les domaines surtout, bref passer une bonne journée . madame.

  2. Bonjour,

    Je ne me souviens plus si j’en ai déjà parlé, mais un handicap peut parfois masquer la douance.

    C’est ce qui m’est arrivé : en effet, petite, j’avais une très mauvaise vue, ce qui fait que mes parents se sont focalisés là-dessus, craignant pour ma scolarité.

    Ainsi, j’ai du mettre à l’oeuvre d’autres capacités (intellectuelles) pour contourner ce problème qui pouvait impacter mes apprentissages.

    Mes parents ayant consulté un spécialiste qui leur a prédit aucune amélioration , voire une dégradation de mon problème visuel, mes parents en ont été traumatisés.

    Du coup, ma douance est passée inaperçue, entre autres pour cette raison (mais aussi pour d’autres, car j’étais d’une réserve maladive).

    Après, ma vue s’est améliorée (avec des années de rééducation , qui me faisaient passer des nuits blanches, déjà moi qui ne dormait pas beaucoup…).

    Tout de meme j’aurais pu me poser des questions : au passage du permis de conduire, que j’ai obtenu du 1er coup, alors que je n’y croyais pas, ce n’était pas gagné…… Là aussi, j’ai mis en oeuvre d’autres capacités pour y arriver.

    Dans la pression, le stress ou l’urgence, c’est là que ma douance s’exprime le mieux. Donc maintenant je comprends comment je m’en suis sortie dans certaines situations.

    Le handicap doit avoir sa juste place, mais ne pas occulter les qualités autres de la personne. Cela évite de passer à coté de ces qualités qui peuvent contrebalancer le handicap, et aider à prendre des chemins de traverse non-conventionnels, pour arriver aux memes résultats que si le handicap n’avait pas existé.

    Cybercricri

  3. Bonjour Maya 🙂
    Je viens de découvrir votre message après mon séjour à l’étranger. Je ne m’attendais pas du tout à ça… Je ne sais pas comment vous donner mon adresse mail sans que celle-ci soit visible en public, peut-être que Cécile pourra vous la communiquer par mail ? Je veux bien faire connaissance avec vous 🙂

    Bonjour Cécile, je vais bien merci, vous aussi j’espère. Pas trop chaud ? 🙂
    Faut dire que je n’ai pas fait beaucoup pour faire avancer les choses et j’ai déjà commencé à accepter de vivre au jour le jour tout en faisant abstraction de mon côté zèbre. Je ne suis pas malheureuse mais juste fatiguée.

    Très bonne journée à vous deux !

  4. Bonjour Cécile,
    Etant moi-même handicapée (atteinte de surdité), je confirme qu’il est davantage difficile de vivre sa condition de zèbre en étant en plus affublé d’un handicap physique. On m’avait placée dans des classes normales (entourés de camarades entendants « normaux ») et spécialisées (réservées aux sourds, ici aussi « normaux »). Jamais dans une classe de « surdoués » et dont le professeur, en plus de savoir ce qu’est la douance, connaitrait aussi la langue des signes. C’était mon rêve (inconscient car à l’époque du collège, je ne savais pas encore ce que c’était la douance).

    Merci beaucoup pour cet article. Les articles sur les surdoués handicapés sont en effet très rares…

    Je n’ai jamais eu de véritables amis (mais heureusement j’ai mon bien-aimé. On s’aime vraiment mais il ne s’intéresse pas à ma douance, ni à ma surdité d’ailleurs lol) et mes problèmes de communication me dissuadent d’essayer d’aller à la rencontre des autres zèbres. (Ecrire sur un papier ou même sur internet est déjà pénible, pas très naturel. Je ne sais plus signer depuis longtemps, l’espoir donc de trouver un ami physique à la fois zèbre et sourd ou entendant sachant signer est très très faible, enfin je le pense). Ce n’est pas fini, le pire est que vu que j’ai mal évolué car ayant grandi dans de mauvaises conditions (éducation alambiquée et inadaptée, et difficultés supplémentaires apportées par la surdité et la trop grande sensibilité propre aux zèbres, peu d’encouragements de la part des gens), je suis devenue encore moins intelligente que je n’aurais dû (très bonne élève dans les toutes premières années d’école). Alors c’est, une fois de plus, encore moins évident pour moi d’aller fréquenter les zèbres.

    On peut comprendre la difficulté de détecter des « twice exceptional » et d’installer des classes encore plus spécialisés.
    Je m’adapte comme je peux avec ma double particularité mais je préfèrerais de loin être une simple zèbre, c’est quand même un petit peu plus simple 😉

    Au passage, j’aimerais vous dire que j’ai beaucoup aimé votre livre.

    1. Bonsoir AkiraKei

      Merci de votre témoignage… et du compliment 🙂
      En vous lisant je me suis demandé si ZebrasCrossing avit un thread sur le sujet du handicap… ET je me dis que ce serait peut-être l’occasion d’en créer un – peut-être auriez vous ainsi l’occasion d’élargir votre cercle de connaissances ?
      Peut-être aussi témoigner sur Websourd ?

      On ne perd pas son intelligence – elle s’engourdit. Mais le cerveau peut se remuscler ! 🙂
      Et puis être intelligent ne passe pas par les seuls diplômes et la seule culture générale : la sensibilité est essentielle !

      1. Bonjour Cécile,
        Merci pour les liens. Je connais déjà Websourd, j’y ai discuté, il y a un bon bout de temps, avec une femme sourde sympa et intelligente (surdouée ou pas ? Aucune idée), non pour parler de la douance (que je ne connaissais pas encore) mais pour parler des personnes sourdes qui ont de graves lacunes (analphabétisme, légère déficience intellectuelle, etc) dont j’avais du mal à admettre la réalité… Car les sourds ne différent pas des entendants en terme d’intelligence et de vie sociale, tout comme les aveugles. Elle m’a bien expliqué le pourquoi du comment (failles du système éducatif, etc)

        Parler de la douance aux autres… Au collège il y a vingt ans, j’avais une gentille copine sourde et j’ai essayé de lui parler de notre particularité avec des explications maladroites, elle a fait les yeux ronds et n’a absolument rien compris. Elle avait envie de rigoler :-/ 🙂 Et encore elle était populaire auprès des camarades de classe, n’avait aucun problème de communication et je lui ai demandé comment je devrais communiquer avec les camarades parce qu’il me semblait bien être sur une autre planète, là encore elle a fait les yeux ronds, ne savait que répondre et m’a trouvée plutôt bizarre. C’étaient les seules fois jusqu’à présent où j’ai tenté de parler de ma particularité en dehors de ma famille.

        Depuis que j’ai découvert la douance il y a tout juste 4 mois, j’ai compris que je ne suis pas seule sur cette chère planète. J’ai appris que les zèbres ont les mêmes difficultés que moi et que ma surdité ne veut plus rien dire car ce n’est pas ça qui a le plus d’incidence sur ma vie. Pendant longtemps je pensais ma surdité être la principale source d’obstacles et de mes maux. Bien sûr ça en augmente quand même l’ampleur et je n’en ai pas envie mais c’est tout… Si j’étais entendante, j’aurais de toute façon les mêmes nombreux problèmes ! (Quand je l’ai compris, je suis devenue plus réaliste face à cela.) Le plus grave, ma famille n’avait pas du tout compris que j’étais différente. J’ai fait un peu peur à mes parents quand je leur ai parlé de « ça » à l’époque de mes 10 ans.
        C’est exactement comme l’handicap mental (dû au manque d’oxygène lors de sa naissance) de ma soeur qui est aussi sourde, il est inutile de dire qu’elle est sourde car de toute façon, si elle avait été entendante, elle resterait aussi démunie intellectuellement face aux choses de la vie et aurait la même vie qu’elle vit actuellement avec notre mère. On l’a mise elle aussi dans des classes normales et elle en a souffert car on a d’abord considérée sa surdité plutôt que sa déficience mentale et l’on a voulu la traiter comme tout le monde. En quelque sorte elle et moi nous avons vécu les années scolaires de la même manière, d’une façon inadaptée du fait de nos différences. Deux extrémités gauche et droite de la courbe… Je pense surtout à ma pauvre mère dont le travail a dû être vingt fois plus prenant, plus compliqué et plus chiant 😉 (ça va, elle n’est pas malheureuse et je l’aime)

        Je me demande juste comment je ferai pour bavarder physiquement avec un zèbre quand je ne sais pas signer et n’ai ni l’envie d’écrire ni de lire sur les lèvres (très fatiguant). C’est plutôt coincé comme situation. Bon je ne suis pas spécialement pressée de les rencontrer, j’ai vraiment beaucoup souffert jusqu’à très récemment.

        Je me suis toujours fichée des diplômes et me sens toujours plus intelligente que les gens « normaux » 😉 C’est surtout par rapport aux zèbres et il est difficile de ne pas se comparer. J’ai juste les boules d’avoir un cerveau ramolli, sentiment désagréable qui donne la honte. C’est très dur quand on est perfectionniste et je suis justement en train de le remuscler… 😉
        C’est bizarre de pouvoir enfin parler de la douance.

        1. A propos de rencontrer nos semblables, je ferai peut-être un effort l’an prochain et je réapprendrai la langue des signes si l’un d’eux sait signer.
          Ce n’est pas la peine de recommencer de signer si c’est pour bavarder avec des gens normaux, j’en suis assez entourée, et pour oublier après par manque de pratique si j’arrête de les fréquenter (ça arrive toujours). Je sais parler avec ma voix et lire sur les lèvres mais bon, ça me ferait un bien fou de pouvoir rester moi-même pour une fois en tant que sourde et zèbre.

          Bonne soirée 🙂

          1. Voici une bonne nouvelle 🙂 (et je confirme : poster sur Zebrascrossing serait peut etre une bonne idée pour trouver avec qui papoter…. Et sur Websourd pour informer !)

          2. Bonjour Akira !
            Enfin le miracle se produit ! (haha)

            Longtemps j’ai cherché une personne comme moi. Je suis sourde et surdouée. J’aimerais entrer en contact avec vous…

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