Talentdifferent en un coup d’oeil

J’ai conçu Talentdifferent non seulement comme un complément à mon livre (en donnant accès aux documents sur lesquels je m’étais appuyée pour travailler),
mais aussi comme une base de données mise à disposition de ceux qui veulent mieux comprendre le surdon, et/ou mieux se comprendre eux-mêmes.

Depuis sa création en février 2011, plus d’une centaine de billets (et près de 800 commentaires et témoignages) sont venus enrichir ce blog.

Quelques uns m’ont fait la réflexion qu’il était difficile d’y naviguer.

J’ai donc choisi de vous proposer un aperçu rapide des richesses offertes par Talentdifferent en vous proposant une navigation par carte heuristique Mindomo
– qui vous offre une vision globale des thématiques abordées
– vous propose un accès direct à certains des billets les plus lus du blog
– vous propose un accès direct à la liste des billets publiés par catégorie

J’ai signalé de façon visible quelques articles sur les tests de QI, qui sont l’élément central de bon nombre de réflexions.
Pour déployer la carte, cliquer sur le petit carré tout en bas à droite du bandeau noir (flèches tournées vers l’extérieur) – Cliquez ensuite sur les petites mappemondes pour avoir accès à l’article.


Make your own mind maps with Mindomo.

Dans la colonne de droite du blog demeurent les deux cartouches :
– Catégories, qui donne un aperçu du nombre de billets relevant de la thématique choisie.
– Recherche, par mot clé

Bonne lecture !

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122 réponses à Talentdifferent en un coup d’oeil

  1. fabienne dit :

    bonjour à tous et un grand grand Merci à Cécile de son aide précieuse par le biais de ses réponses, ses livres…
    j’ai 55 ans et je démarre tout juste dans cette reconnaissance quoique … j’avais eu des avis lors de bilan de compétences et autres choses depuis plus de 15 ans, sans être prête sans doute (la peur? la rancœur? le gâchis?) en ces moments là à les entendre!
    aujourd’hui en burn out depuis près d’1 an déjà (ben ouais faut bien se poser un peu!) j’ai accepté d’entendre le message transmis par une masseuse et me voilà à lire, pleurer, colérer etc etc, au moins, on ne peut pas dire que ça ne bouge pas!!
    mais l’essentiel est peut être le sursaut?
    j’ai eu l’occasion de passer 3 jours avec ma fille de 27 ans qui rentrait d’un stage de 6 mois hors métropole et ce, peu de temps après avoir lu le livre de Cécile.
    A la voir fonctionner de nouveau sous mes yeux, j’ai compris que je devais me bouger ne serait-ce que pour elle!
    je lui ai parlé du livre, lui ai expliqué que j’avais mal et que je n’acceptais pas qu’elle souffre aussi. le tout dit certainement très maladroitement, les pleurs sont difficiles à retenir mais dit avec le cœur.
    elle a accepté de prendre le livre et m’a rappelé dés le surlendemain après sa lecture. Elle s’y reconnait aussi. A elle maintenant de s’autoriser à avancer, elle est d’accord c’est déjà ça! elle est sur Bordeaux, si une adresse d’un psy adapté peut m’être transmise, je suis preneuse.

    pour ma part, je viens de rencontrer une psychologue « spécialisée » sur Rennes avec laquelle je me sens bien. J’espère avoir trouver la « bonne », l’avenir me le dira!
    J’ai envie, j’ai besoin de me poser, de relire des passages de ma vie, d’aider mes enfants à ne pas attendre 55 ans pour se découvrir dans leurs différences de fonctionnement, d’avancer en confiance tout simplement?! sur ma route à moi et l’idée de passer le test fait tranquillement son chemin. Pas prête aujourd’hui mais je ne ferme pas la porte…
    Je pense que cela deviendra une évidence si cela doit être…

    merci à tous pour vos témoignages et encore merci à Cécile de nous aider à y voir un peu plus clair^^
    belle journée à tous et à toutes
    fabienne

    • Cécile dit :

      Merci fabienne de ce beau témoignage 🙂
      Je vous souhaite un beau cheminement.

    • Flippeur le Dauphin dit :

      Bonjour, moi aussi j’aimerais avoir un nom une adresse sur Bordeaux , ma frangine a fait un test et elle est HP, elle me dit que moi c’est sûr que j’y suis, j’ai 56 ans, quelle galère,pouvez-vous m’envoyer un contact, comment trouver!
      je n’ose dire tous un tas de truc qui ferait flippé, mais j’ai un grand nombre de TS à mon actif,puis le contrôle de soi , m’a permis d’avancer pas mal en mettant pleins de truc sous le tapis ( créer de la musique ou poésie, sculpture,peinture) le bordel quoi,car depuis toujours je survie d’autre chose.pour l’adresse, j’ai cru que admisnist allait donner un nom une adresse, est-ce possible de me répondre! pour le coup , un grand merci, mais je flippe grave !

      • Cécile dit :

        Bonjour Flippeur le dauphin
        Je vous réponds en privé pour des coordonnées de thérapeutes.
        Cela dit, si l’un(e) d’entre vous dispose de coordonnées à me transmettre dans sa région : je suis toujours preneuse !

  2. Mais où est le bonheur? dit :

    Bonjour à tous,
    Après beaucoup d’hésitations, je me lance :
    Actuellement, j’ai cette impression de perdre ma motivation, et toute confiance en moi. Et cela va en s’amplifiant. Ce qui m’intéressait, me semble terne. Je n’avance plus, alors que je viens de me lancer dans un nouveau projet, qui représente un vrai changement dans ma vie. Ce qui est assez contradictoire. Nombreux sont ceux qui me disent qu’ils n’auraient pas eu le courage de se lancer dans un tel challenge, et sont même admiratifs.
    Mais ce sentiment de « lumière éteinte » est toujours présent. Il est là depuis toujours même, quand j’y pense. Et cumulé à cela, comme si ce n’était pas suffisant 🙂 , il y a cette tristesse que je ressens en permanence aussi. Je peux, par exemple, être heureuse suite à un accomplissement, et tomber dans la plus profonde tristesse uniquement en apercevant une personne dans une situation difficile, ou moins chanceuse, malade, etc. J’ai vraiment cette impression de ressentir sa douleur. Et là je me remets en question. Réussir, atteindre les objectifs fixés, penser à sa petite personne: cela a-t-il vraiment du sens quand on voit ce qui nous entoure? Mes petits projets me semblent tellement dérisoires!
    Et puis, je vois l’insouciance dans laquelle vivent les personnes de mon entourage (ou pas), jeunes ou moins jeunes. Ils avancent sans se poser 1000 questions, tout paraît si simple, « tout tracé » et sans surprise. Si d’une certaine manière j’envie leur manière de se contenter de ce qu’ils ont ou de ne pas se prendre la tête avec les soucis qui ne les concernent pas directement, je sais que je ne suis pas faite pour cela, je ne saurai rentrer dans cette sorte de moule. Et de ce fait, je suis considérée comme étant une personne « jamais contente », « qu’on n’arrive pas vraiment à cerner », « trop complexe » ou encore « une jeune avec un esprit de vieille ». Et au final, n’ayant pas les mêmes centres d’intérêts, ou la même manière de voir le monde, je m’isole petit à petit.
    J’écris ce petit bout de mon histoire en espérant avoir des retours de personnes qui se reconnaissent ou qui ont peut-être vécu cela. J’avoue que je me sens assez perdue car j’ai toujours cette envie de faire bcp de choses, mais il y a toujours ces blocages qui viennent me barrer la route ! Et je ne sais plus quoi faire.

    Un tout grand merci à ceux qui ont eu la patiente de me lire ! 🙂

    • Cécile dit :

      Dépression existentielle ?
      .. ou traumas d’enfance qui hantent votre quotidien ?
      Je pense que ça vaut le coup d’explorer les deux pistes qui ne sont pas exclusives l’une de l’autre.

      • Mais où est le bonheur? dit :

        Bonsoir Cécile,
        Avant tout, je vous remercie d’avoir pris le temps pour me répondre.
        J’ai lu attentivement cet article sur la dépression existentielle il y a quelque temps (et beaucoup d’autres, votre blog étant une source précieuse d’informations !), et je m’y retrouve dans certains points. Mais j’avais mis cette piste de côté car d’après ce que j’ai compris- et je suis très loin d’être une pro en la matière- cette crise survient, en général, chez l’adulte à l’âge mûr et chez l’enfant/adolescent surdoué. Ayant 30ans (et ce sentiment est là depuis assez longtemps), je me considérais un peu en dehors de la « cible », tout en ne trouvant pas forcément d’autres pistes. Pensez-vous que cette piste vaille la peine d’être explorée ? Et est-il possible de trouver des ressources ou solutions pour s’en défaire sans consulter ?
        Encore un tout grand merci,
        Soli

        • Cécile dit :

          .. Evidemment, je ne suis pas thérapeute.
          Mais, d’expérience…
          « Pensez-vous que cette piste vaille la peine d’être explorée ?  »
          Oui
          « est-il possible de trouver des ressources ou solutions pour s’en défaire sans consulter ? »
          La lecture du livre de James Webb « Searching for Meaning« .. mais il faut savoir lire l’anglais.
          Et encore je ne sus pas sûre que ce soit suffisant
          … d’autant que, je le répète, il me semble important que vous exploriez la piste des traumas (quand on sait que la biochimie de la dépression d’un mère enceinte se transmet à son enfant à naître, et qu’un trauma peut se transmettre sur 3 générations (le trauma laisse des cicatrices dans le cerveau sur 3 générations) ça donne une autre vision des histoires transgénérationnelles.

          • Mais où est le bonheur? dit :

            Merci beaucoup pour ces informations supplémentaires! Je pense explorer ces deux pistes, la lecture du livre ( je me débrouille en anglais) et celle du trauma transgénérationnel, que je découvre à l instant via lecture rapide d articles à ce sujet. Mille mercis et au plaisir 🙂
            Soli

          • France de Montreal dit :

            Merci pour la référence « Searching for meaning ». Ayant lu qq passages sur Amazon. Je pense que la lecture de ce livre éclairera encore mieux mon chemin.

        • Lost in Time dit :

          @ Mais où est le bonheur (dis donc, tu ne voudrais pas faire appel à la créativité légendaire des surdoués pour trouver un truc plus court?)
          Il semble que ce soit une constante : on veut s’en sortir tout seul! quel que soit le problème, on cherche les chemins pour « s’en sortir sans consulter ».
          Histoire de te troubler encore un peu plus, je propose une troisième piste. Se pourrait-il que tu n’aies pas tes doses d’isolement? Je perds toute envie de tout quand je n’ai pas ma dose. Je deviendrais même capable, si je ne me rappelais pas à l’ordre, et si le manque d’isolement ressourçant dure trop, de faire des erreurs stratégiques, genre, prendre des décisions sans appel, parce que, à quoi bon, tout ça? Donc je ne prends des décisions que lorsque je me sens en équilibre.
          Mais cela peut il être ton cas? un manque de « ressourçage »?

          • Mais où est le bonheur dit :

            Bonjour Lost in Time,
            En fait, j’étais vraiment dans la retenue là : j’ai pris sur moi pour limiter le nombre de paragraphes 😉
            Je suis actuellement à la recherche de pistes dans le but de comprendre ce que je vis. Et cela peut paraître « bizarre ou assez particulier », mais ces retours m’apportent déjà un baume au cœur, et une sensation de poids en moins à porter. Je m’explique : le fait que différentes pistes soient envisageables, cela veut dire pour moi que ma cause n’est pas perdue, et donc qu’il y a encore de l’espoir 🙂 Concernant le livre de James Webb (proposé par Cécile), j’ai pu lire différents avis de lecteurs et des interviews de cet auteur, et je me retrouve dans plusieurs exemples ou caractéristiques cités. Maintenant, il faudra aller plus en profondeur dans cette démarche, et livre l’ouvrage.
            J’ai aussi des périodes d’isolement, dont je ne pourrai me passer. Mais même avec cela, je retombe à un moment donné dans ce cercle vicieux, où je me poserai trop de questions, où tout perdra son sens, et je me demanderai encore à quoi bon se lancer dans tel ou tel projet. J’ai vraiment l’impression que c’est cyclique, mais ça dure depuis trop longtemps et s’il y a une solution pour en sortir, je suis preneuse 🙂
            Enfin (ça y est, c’est déjà trop long, sorry !), je suis tombée un peu par hasard sur ce site : je ne suis pas haut potentiel, juste une personne en plein questionnement par rapport à ce que je vis. Et comme je l’ai dit plus haut, ce site est une vraie source d’informations, et les échanges sont très enrichissants.
            Encore merci d’avoir pris le temps de me lire et de me répondre 🙂

          • Heli dit :

            Bonjour,
            Néo-Zebre d’un jour, je me retrouve beaucoup dans ce besoin d ‘isolement. C’est comme s’il fallait de temps en temps lâcher la bride à mon esprit et le laisser partir dans tous les sens, ce qui implique de ne pas avoir à parler, interagir, etc…avec autrui. Après deux/trois jours d’introspection libre et sauvage, c’est comme si une vanne s’ouvrait quelque part, comme une purge de trop-plein, et je me sens neuve et à nouveau capable de me coltiner(car oui, c’est quand même une lutte) au monde extérieur et aux autres. Au cours de ces trois jours, où je peux être moi sans sentiment de décalage et adaptation épuisants, beaucoup de souvenirs qui remontent, qui défilent comme un film puis s’effacent, avec le sentiment qu’une fois le souvenir projeté sur mon écran mental terminé il ne reviendra plus, comme si sa charge émotionnelle était annulée. Si je n’ai pas ces périodes de solitude totale, l’angoisse, la frustration, le besoin de solitude comme une soif non étanchée, l’humeur massacrante, le sentiment de néant, viennent m’étouffer.
            Ce ressourcement, c’est vraiment ça, étancher une soif et laisser s’écouler le superflu.

            Bien à vous,
            Héli,

    • jeremy dit :

      je ne sais comment t’aider mais en tous les cas saches que je ressens la même chose que toi, j’aurais trés bien pu ecrire ce que tu a écris tellement cela me corresponds! tu n’es pas seule!!

      • Mais où est le bonheur? dit :

        Bonjour Jeremy,
        Plusieurs mois se sont écoulés depuis le message que j’ai posté, et à l’heure actuelle je n’ai toujours pas trouvé de réelle solution… Je m’informe beaucoup, je lis et/ou visione tout ce qui touche au développement personnel pour trouver un commencement de réponse mais je suis toujours plus ou moins au même stade. Je fonctionne un peu par phase: je suis super motivée, je veux faire des choses, je vais m’investir pour une cause et puis, sans même prévenir, la tristesse revient (pourquoi???), ce sentiment de non-sens et puis de culpabilité. Là, mon esprit va aller chercher de vieux dossiers bien tristes et prescrits pour en remettre une couche Le pire est que je ne sais pas ce qui a véritablement enclenché ça!
        Ensuite, c’est la démotivation complète pendant X temps: cela varie beaucoup (trop).
        Ce scénario se répète encore et encore et depuis toujours…

        Et de ton côté, comment cela se passe? As-tu trouvé des réponses?

        En tout cas merci pour ton message, cela fait du bien de se sentir moins seule!

        Au plaisir de te relire

  3. Muguet dit :

    Bonjour à toutes et tous,
    Je me permets une petite intrusion sur ce site, toute désireuse de trouver des explications satisfaisantes à ma personnalité « dérangeante » et  » ingérable »(dixit mon entourage) . Je lis chez vous Cécile et vous tous une bienveillance et une tolérance dont je suis profondément en manque. Voilà: J’ai décidé de frapper à la porte d’un psy faiseur de test QI, et je m’y rends la semaine prochaine. Et J’ai peur.
    Non des psy, que je fréquente depuis 25 ans, ni de savoir que je suis Comme la majorité des humains,non,
    mais j’ai peur de devoir encore m’interroger sur ce qui ne va pas chez moi, à 52 ans……..une vie tortueuse et spiralée ou les tribulations d’une enfant paumée.
    Pourtant je me porte beaucoup mieux maintenant, fière d’être moi et droite dans mes crocs, cohérente avec moi même( merci le Pilates).
    C’est le regard des autres qui me déstabilise encore. C’est une élève qui me met un livre dans les mains sur les talents différents. C’est moi qui commence à observer d’un angle jusqu’alors inexploré le parcours accidenté de ma vie et ma relation de couple malsaine( mari me reprochant toujours d’être ce que je ne suis pas sans compliments d’aucune sorte en contrepartie, sa « grosse vache « pendant 20 ans, jamais content de moi)…..
    Alors je viens chez vous chercher un peu de réconfort et d’écoute visuelle, muguet dans le jardin des lys.
    Je me retrouve, sauf pour les facilités intellectuelles et la mémoire, dans la description des talents différents que vous êtes ; mes caractéristiques m’ont orientées vers un métier artistique corporel,très pratique pour m’exprimer Sans avoir à trop me justifier socialement d’être bizarre ou folle.
    Trop et trop tout et pas assez de, sans nuance, et tu bouffes l’air de tout le monde mais où as tu disparu ? Tu pleures mais pourquoi? Arrête d’être réactive sur la défensive comme ça tout le temps!!
    Tu vas trop vite tu passes du coq à l’âne mais t’es bête ou quoi, tu réfléchis trop tu me fatigues, t’es un poisson dans un petit bocal, tu fais trop de choses en même temps c’est n’importe quoi, tu te disperses ma fille ah t’as fais ça en si peu de temps?
    Bref………
    J’ai 3 enfants et ma démarche est aussi pour eux. Je les aime tellement.
    Merci à vous tous et merci Cécile.
    Peut être reviendrai je vers vous, test probant dans mon bagage.
    Muguet

    .

    • Cécile dit :

      Bonjour Muguet

      Je m’apprêtais à vous répondre « mais peut-être êtes vous lys vous-même, et vous voyant muguet ? »
      .. Et puis je me suis demandé pourquoi vouloir à tout prix proposer une sorte d’image de conformité ? Et pourquoi un muguet déparerait-il au milieu des lys – dans un bouquet, certes, c’est un peu difficile à assembler – mais dans la nature ?
      Bienvenue Muguet.
      Je souhaite que les lectures sur le blog, les échanges avec ceux qui l’animent, vous apportent l’apaisement dont vous avez besoin pour retrouver votre « Nord ». C’est ça qui me semble le plus important.
      A très bientôt !

      • France de Montreal dit :

        Bonjour Cécile / Muguet
        Il y a 4 mois je me suis dit non je ne ferai pas ces tests. Ce serait idiot à 63 ans, et puis, depuis 2 jours j’y repense.
        Je n’ai pas fait d’études poussées car avec une mère « étouffante » je suis partie de la maison familiale a 18 ans…pour sauver ma peau. Puis mari, bébés. J’aurais pu j’aurais pu…tant de choses.
        Extra-terrestre depuis l’enfance, adolescence difficile, vie en montagnes russes. Les thérapeutes, les psychiatres surtout, je n’en veux plus, je tourne en rond. Depuis 5 ans yoga, aquarelle et méditation m’ont apporté un peu de paix.
        Bizarre compliquée, bonne pour le psy, prenant trop de place, bavarde (selon les autres). Toujours à part, imagination débordante, en décalage me sentant constamment incomprise.
        Moi aussi j’ai peur. …car ayant eu un accident avec commotion cérébrale il y a 4 ans, je me demande si ma concentration tiendrait le coup pendant plusieurs heures. Aussi je lis tellement de commentaires sur des tests mal interprétés par les psys.
        Mais j’aimerais tellement savoir…savoir que je ne suis pas folle.

        • Cricri dit :

          Bonsoir France

          oui il faut se laisser du temps avant de passer les tests, du moins à partir du moment ou vous découvrez votre surdon.

          Il faut se sentir prêt, mais selon mon expérience, pour l’avoir dit à ma mère il y a quelque temps, je vous avoue que ca m’a libérée d’un poids.

          je ne dois pas qu’il faille y aller comme ca franco, comme un cheveu sur la soupe….

          mais en y mettant du doigté….. ca passe plutôt bien.

          quelques personnes influentes de la structure ou je travaille (grande structure) le savent, et jusqu’ici, on ne m’a encore mis le grappin dessus, entendu par là que je n’ai pas reçu jusqu’ici d’objection ou de mise à l’écart particulière, je n’ai pas pour l’instant été jugée ou critiquée de manière virulente. tout va bien alors ?…..

          Et puis, je me dis les années passent, j’ai déjà été tellement marquée, balafrée (comme des rayures de zèbres), humiliée parfois sur d’autres sujets ou situations…. mais si on me juge, qu’est ce ca va changer, je me suis tellement cuirassée.

          Et puis à un certain moment , on sait qui on est, alors autant tomber petit à petit le masque qui nous a servi pendant tant d’années (40 ans pour moi….).

          Cricri

          • France de Montreal dit :

            Bonjour Cécile, Cricri et tous
            Ça y est j’ai pris mes rendez-vous pour juin après 7 mois d’hésitation dans un centre spécialisé en « douance » pour enfants et adultes. Les deux neuropsychologues sont européennes. Déjà une généreuse longue conversation au téléphone. 🙂 Elles ont eu la bonté de me faire faire les tests en deux temps, because ma commotion cérébrale. Déjà là le stress est moins grand. J’ai déjà reçu par courriel des longs questionnaires, dont celui de Elaine Aaron sur l’hypersensibilité, à compléter avant la première rencontre.
            Un jour, je l’imagine, on pourra sans doute faire un IRM dans le cabinet du psy, tout simplement en mettant un casque. Ça y est, coucou, l’imagination débordante me visite encore une fois aujourd’hui 😉 . Plus tôt c’était un GPS de voiture hyper-performant, qui ferait bip-bip dans les zones à vitesse réduite. Et c’est comme ça presqu’à tous les jours.
            Y’a des jours je me dis …OUI je suis bizarre, marginale, et je suis fière de l’être! Je crois que c’est quand même un signe d’intelligence de ne pas suivre le troupeau de moutons….

    • Jean Michel DIDOU dit :

      C’est donc vous, Muguet, que j’ai croisée hier dans la forêt 😉

      Cachés sous les branches, invisibles des promeneurs qui ne pratiquent pas le « hors piste », par timidité ? Humilité ? Fragilité ?
      Quoi qu’il en soit parce que c’est vous et que vous allez à la découverte de vous-même il est parfois plus confortable de rester « cachée ».

      Ma cachette à moi je ne sais même plus où elle est ni pourquoi j’y suis mais … Je sais que je suis en train d’en sortir, lentement peut-être mais à MON rythme surement.

      D’un zèbre à un autre zébre, ne perdez pas courage et ne laissez pas les autres vous transformer, vous déstabiliser, vous renvoyer une imagne négative de vous-même.

      Courage, souriez, la route est longue parfois mais elle en vaut la peine.

      J-M 😉

    • Cassandre dit :

      Bonjour à toutes et à tous,

      Muguet, comme je me retrouve dans la description que vous faites de votre expérience ! J’ai le même parcours, surtout personnel (mais je n’ai que 2 enfants !).
      Il y a 2 mois, j’ai eu 50 ans et l’envie d’en finir m’est passé par la tête. Et puis le hasard (existe-il vraiment un hasard ??) m’a fait ouvrir une vidéo sur une journée qui s’est déroulée le 2 avril à Bordeaux sur le thème de l’hypersensibilité et des « HPI ». Choc, incompréhension, déni, « digestion » et puis besoin d’en savoir plus. J’ai lu le livre de Cécile (s’intégrer et s’épanouir dans le monde du travail) en 1 journée, j’ai contacté Fabrice Micheau que j’avais eu comme intervenant à Kedge et qui m’encourage à passer les tests… je déteste les tests car sous pression je perd tous mes moyens même si l’âge aidant (!), j’ai appris à relativiser.
      Je ne me sens pas « surdouée » (quel mot horrible), juste différente et mon entourage professionnel me le fait bien sentir. Ce que j’ai découvert dans l’ouvrage de Cécile m’a scotchée… tellement de témoignages que j’aurai pu écrire, d’analyses, d’explications qui me parlent à un point que je n’aurai imaginé.
      Je prends conscience de cette différence et je me dis que si je ne suis pas HP (Haut Potentiel), peut-être suis-je bonne pour « HP » (Hôpital Psychiatrique).
      J’aimerai tellement que mon cerveau s’arrête par moment… Je le force à se reposer en pensant à des futilités mais, je ne sais pas pourquoi, même ce qui est futile le fait switcher sur un nouvelle pensée.
      Et voilà, je voulais écrire 3 lignes et je suis partie pour écrire un livre !
      Etes-vous aussi en souffrance à cause d’un manque terrible de reconnaissance ?
      Je crois que, outre, les autres « dommages collatéraux associés », c’est ce point précis qui me fait le plus souffrir.
      Merci pour vos livres Cécile, et à vous tous pour vos témoignages qui font que l’on se sent compris et moins seuls.

    • Muguet dit :

      Bonsoir à tous,
      Je viens de recevoir mon résultat du test wais IV aujourd’hui, après de longs mois d’incertitude, et………abasourdie je suis!!! Le nombre est tombé: 147 .
      Mon errance a pris fin, mes doutes mes angoisses et mon sentiment d’être si peu adaptée au monde! Je suis tellement soulagée et fière d’être moi, enfin, différente désormais assumée. Que mon mari ma mère et tous les gens ne me comprenant pas continuent à me critiquer pour des défauts que je ne possède pas; cela ne me blessera plus car je comprendrai leur incompréhension maintenant!! Lys je suis donc, définitivement, mais parfum de muguet je demeure, et cachée parmi les herbes hautes je resterai.
      Merci à tous ceux qui m’ont répondu et merci à toi Cecile de ta bienveillance et de ton écoute visuelle.
      Je vous aime.

      • Muguet dit :

        Rebonjour à tous
        Je reviens vers vous…par souci de rectification et d’honnêteté ……après decortiquage de mon resultat et de ses taux d’indices aux subtests, je me suis rendue compte que le nombre du QIT que l’on m’a attribué n’est pas possible, du fait des écarts trop importants entre mes 4 résultats = j’ai donc un QI trop hétérogène ( 19 points d’écart entre l’indice verbal et le perceptif, sans compter les 26 points entre la Vt et le perceptif!)
        En fait, j’avais raison d’être abasourdie
        Bon, j’aurai vécu un moment très intense d’émotion et de jubilation ( sequence « revanche sur la vie et son sentiment d’injustice »), je reste cependant soulagée de constater que mon cerveau peut être très performant et que mes analyses ne sortent pas uniquement d’une imagination très fertile. Je suppose que le psychologue m’ayant attribué un QIT élevé l’a fait par grande humanité doublée d’empathie, je l’en remercie.
        Je ne repartirai pas à la case départ cependant, et si je peux me permettre un conseil aux personnes en souffrance et questionnement sur leur intelligence, c’est de franchir ce pas, coûteux certes, mais enrichissant, car éclairant sur le fonctionnement magnifique de cet outil si perfectionné et unique à chacun!
        Muguet je suis et muguet je reste, donc

        • Cécile dit :

          Un QIT moyenné « malgré tout » à 147 ?!
          Le psychologue ne l’a certainement pas fait par humanité ni empathie.

          Cela dit, il est commun que l’indice verbal soit supérieur à très supérieur à l’indice performance chez un surdoué.
          Et la Vitesse de travail chutée ça peut avoir un rapport avec votre âge.
          Je pense que gagnerez beaucoup à demander des précisions au psychologue qui vous a fait passer le test 🙂

          • Muguet dit :

            Bonsoir Cecile,
            Étrange ce besoin de s’accrocher aux chiffres, nombres et pourcentages comme nécessité à son identité……..et pourtant, passé l’étonnement, suivi de la recherche de sa validation, puis de sa fausseté, et enfin de son acceptation, je m’étonne de moi même, car une part distanciée de moi me susurre la dérision de mon attitude tout en la comprenant tellement !!!
            Donc tu as raison, Cecile, 147 par hasard!!
            Mes notes: 143 icv. 124 irp. 134 imt. 150 ivt
            L’important effectivement est le prochain entretien avec le professionnel du QI, d’autant qu’après le soulagement et la libération je passe par la phase de tristesse( agrémentée d’une bonne pincée de rancune envers mes parents..)……..
            J’ai hâte de parvenir à celle ou toutes les pièces de mon puzzle identitaire une fois placées je pourrai enfin trouver la paix et la sérénité.
            J’ai hâte………

            • Cécile dit :

              Ce billet de Stéphanie Aubertin vous donnera une idée du profil type d’un surdoué : vous deviez vous y retrouver un peu 🙂

              • Muguet dit :

                Merci Cécile pour votre conseil; effectivement ce billet m’a conforté dans l’acceptation du résultat de mon test. J’ai aussi lu votre livre sur le surdoué dans le monde du travail; il m’a également permis de re préciser, de m’expliquer et meme « de m’excuser  » mes différences et mes difficultés dans mon lieu de travail où je suis considérée comme un électron libre incompréhensible et non identifiable…..Et pourtant je travaille dans une structure non rigide ( enfin…….) culturelle, et non dans une entreprise à but lucratif !!
                Merci pour votre générosité, elle est un paramètre important dans la naissance, le développement puis l’épanouissement de notre auto bienveillance.
                Je vous souhaite un très joli mois de mai
                Muguet

  4. KKO10000 dit :

    Bonjour Cécile,

    Je tenais à vous remercier pour votre livre. Je l’ai lu au cours d’un Paris -Lyon intense durant lequel mon cœur a été bien chahuté, et quelle joie de se sentir comprise. Je ne m’étais par rendue compte que je me sentais incomprise avant, décalée oui… certes. J’ai l’impression de prendre la direction des réjouissances maintenant, comme si l’éclairage nouveau donné par les résultats aux tests m’allégeait. Non sans être passée par une forme de colère, mais je suis soulagée d’avoir des semblables, et impatiente d’aller à leur rencontre.
    Merci encore, votre livre est précieux, et a été synonyme d’une vraie joie pour moi.

  5. Louve dit :

    Bonjour à tous,
    Question très pratique … Y a t’il des belges entre vous?

    La Louve

  6. Zebcat dit :

    A force de réfléchir sur Zèbre ou pas zèbre, je me suis lancée ce matin dans le pré-test de Mensa. Pas de surprise, j’avais le sentiment que je n’y arriverai pas, c’est donc sans conviction, avec un peu d’angoisse en me traitant de tous les noms d’oiseaux possibles que j’ai pris mon courage à deux mains, euh à quatre pattes ….
    Comme les choses ne se font jamais normalement alors que j’étais vers la 30e questions sur 40 … fausse manip et je dois recommencer ce qui à le don de m’énerver un peu beaucoup, prête à capituler … finalement je recommence docile !
    Test exclusivement logico-mathématico … pas forcément ma rayure perso mais bon.

    Et finalement 31 sur 40. Rien d’exceptionnel mais pas une catastrophe. Étonnement, satisfaction et déception mêlées, voire entremêlées … Bref Qi ou pas Qi ???
    Je continue ou pas dans les test ?
    Un peu perdu
    Beaucoup de doutes
    Rien de neuf quoi !!!!
    Merci de vos lumières lumineuses, de vos expériences en la matière, de vos doutes en partage.
    Zebcat

    • tournevis dit :

      On peut être une bille en logico-mathématique et être surdouée. J’ai foiré ces pré-tests Mensa et j’ai 145 en verbal. Rassurée ? 🙂

    • major dit :

      Bonjour Zebcat,
      J’ai passé le test à 62A en me disant que je n’avais rien à perdre.
      La moitié de la population a un QI> 100!
      Laisse tomber Mensa, pas adapté pour tout le monde (angoisse du chrono et peu diversifié).
      Renseigne-toi auprès des assos de ta région pour trouver une psy habitué de ces tests.
      Lis les livres de Jeanne Siaud-Facchin et Cécile Bost (« on s’y reconnait »).
      Enquiers-toi des types de questions afin de ne pas être désarçonnée et de tout envoyer balader.
      Ensuite peux-tu te concentrer 1H30/2H? Si oui pas de soucis.
      « Connaître le nom de sa maladie, c’est déjà guérir un peu ».
      Courage!

  7. Zebcat dit :

    Je suis encore dans la lecture de votre bouquin, après en avoir lu d’autres sur l’enfant surdoué comme sur l’adulte.
    J’ai été testé dans mon adolescence mais je n’ai rien qui le prouve. Mon père n’était pas fan et refusait fortement ce genre de « distinction » … J’ai toute fois garder au fond de moi la vague conscience d’une souffrance peut être générée par cette différence. Puis je me suis intéressée à l’autisme et j’ai pris pour option de parler de mes « petits cotés autistiques » plutôt que de parler de HQI.
    Aujourd’hui, 57 ans, les choses ne s’arrangent pas. Je suis toujours martienne. Je ne comprends pas les autres (la lenteur, le manque de capacité de synthèse, les centres d’intérêts réduits et conformistes, etc …). Ils me le rendent bien. Je fais parti des « trop » : trop vite, trop compétente, trop engagée, trop émotive, trop compliquée, trop tout !
    De tous ces trop j’en ai fait un burn-out sévère dont je me relève avec difficulté avec toujours un cerveau en ébullition … voire plus que jamais !
    Je suis une thérapie, mais je n’ose même pas aborder ce sujet avec mon thérapeute (sympa au demeurant !). La seule personne avec qui l’évoque la « zèbre attitude » est ma fille qui vit la même chose avec des « trop » différents des miens mais tout aussi mal reçu : trop d’enfants, trop de froideur, trop de projets , trop d’exigences, etc …
    Au moins un de mes petits-enfants semble touché par la malédiction …
    Mon père si fermé sur le sujet était lui aussi un drôle de zèbre même s’il l’a toujours ignoré (refusé ?).
    Bref …
    Pas facile de vivre avec. Pas envie de refaire des tests (la trouille …).
    Mais comment sortir de la dépression sans en passer par la reconnaissance (si nécessaire à mon être) ?
    Quelle influence génétique dans tout cela ? Pourquoi moi ? Est-ce que je me prends pas pour ce que je ne suis pas ? …. Doute, interrogation et surchauffe !
    Alors autiste ou surdouée ? Les deux non ?
    Merci de vos commentaires aidants à venir (enfin j’espère … le doute, toujours le doute …)

    • cybercricri dit :

      Bonsoir Zebcat,

      Evidemment je ne sais pas par ou commencer , tellement toutes les lignes que vous écrivez semblent résonner en moi : un père certainement aussi zébré que moi, je ne le saurai jamais, car il est décédé il y a quelques temps déjà, mais comme je lui donnais à voir tel un miroir, il ne pouvait le supporter : on ne s’est jamais entendu (et ca a duré 38 ans).

      Ce que c’a m’a couté cette histoire !

      Une scolarité fichue pour lui, et moi obligée de nier autant que lui (ca devait le rassurer de me voir aussi ratatinée que lui….).

      une incompréhension des autres, toujours seule, ou meme avec les autres ne disant pas un mot (limite autiste), décrochage immédiat des conversations basiques (ca j’ai mis des années à essayer de m’accrocher en vain).

      Vous dites une malédiction, non …. il ne faut pas. C’est un cadeau, mal maitrisé ou ignoré pour certains.

      Vous avez besoin d’etre reconnue, eh bien oui ca commence sur sur blog. et ca c’est positif.

      La déprime, oui ca m’est arrivé, mais maintenant que je sais , c’est plus confortable. Alors, je ne suis plus déprimée autant.

      Les trops émotionnels : oui ca arrive…. et alors ?

      Le manque de sommeil du au cerveau éveillé en permanence : oui (la nuit dernière….) tant pis je n’y peux rien, j’y suis habituée.

      A bientôt Zebcat, et donnez vous du temps, et pensez aussi aux bons moments, qui arrivent parfois pour vous (repérez les bien et profitez en au maximum).

      Cricri

      • Zebcat dit :

        Merci Cricri pour les encouragements !!!!
        Pas une vie la vie de zébré, de HQI et autre surdoué !
        J’ai été me promené sur le site de MENSA et j’ai jeté un oeil aux évaluations en ligne pour commencer … Rien que là j’ai déjà le sentiment de ne pas être très doué ! Je vais me planter c’est sur ! et j’aurai la preuve qu’en fait je me la pète. Je suis juste stupide et imbue de moi-même … Rien que pour me lancer la dedans (alors que moi seule connaitra le résultat anonyme qui plus est !) il va me falloir rassembler toutes mes forces.
        J’ai aussi 4 examens (à distance) à rendre , pour lesquels je n’ai guère plus d’assurance. Je vais raisonnablement commencer par eux (4e année de théologie à distance … Ou la vengeance de l’élève médiocre !) …
        Je me suis commandée d’autres bouquins sur la douance pas pour savoir, juste pour me rassurer … Mais quand j’aurai épuisé le stock de livre sur HQI adulte je vais faire quoi de tout ça ? Rien comme toujours.
        Voilà j’en suis là pour ce matin. Mes exams sont à rendre pour le 6 juin au plus tard. J’ai déjà les boules (quand je lis les sujets je commence toujours par ne rien comprendre et on dit que je suis « intelligente » ?) .
        Savoir que ce forum existe c’est déjà une aide.
        Pouvoir intégrer MENSA en serait une autre mais ça me fait l’effet d’un concours : paralysant !
        Merci à Cécile pour cet espace d’expression et pour le livre lu dans la journée d’hier. Je crois que je fais partie des lecteurs rapides mais là encore je suis pas très sure de moi ….

        Merci de votre présence
        Zebcat

        • Cécile dit :

          Bienvenue Zebcat

          Pour lire Talentdifferent et participer aux échanges, pas besoin d’un test de QI en bonne et due forme.
          Juste, je pense, l’envie d’être curieux (et bienveillant !, y compris avec soi…)

          • Zebcat dit :

            C’est bien ce qui me plait dans ce blog : la possibilité des échanges, l’empathie naturelle et pas l’obligation de justifier de son QI par un bout de papier … Le test obligatoire me fait penser au passeport pour passer la frontière. Mais bon en même temps je peux comprendre aussi. Enfin comme d’habitude c’est un peu ambivalent comme ressenti …
            Pour l’instant je suis contente d’avoir trouver « talentdifférent » et de pouvoir m’y exprimer et lire les témoignages et interrogations des autres.
            Merci Cécile
            Pour l’envie de curiosité pas de problème , pour la bienveillance non plus, surtout avec les autres … pour moi , j’apprends à petits pas vu mon grand âge je m’inquiète un peu mais bon j’avance : la preuve je suis là à 23h à écrire sur un sujet qu’au final je n’avais jamais réellement abordé, à peine effleuré.
            Merci pour ça !
            Zebcat

            • Cécile dit :

              Pour la bienveillance avec soi, c’est souvent assez compliqué, surtout quand on souffre d’alexithymie (oui, un mot un peu compliqué à 23 heures, ça fouette les neurones ! :))
              La visualisation de ce que l’on dirait à un(e) ami(e) cher(e) dans une situation que l’on est en train de vivre, permet d’apprendre à être bienveillant avec soi-même – à condition bien sûr, d’écouter cette bienveillance que l’on accorde aux autres et si peu à soi 🙂

          • Zebcat dit :

            alexithymie à 23h 30 maintenant, pour sur ça fouette les neurones surtout après une soirée « fêtes des voisins » super facile pour les zèbres de mon espèce !
            mais la curiosité et l’intérêt pour les mots m’a fait prendre quelques minutes pour aller voir le sens de ce mot barbare.
            C’est chouette j’ai un mot de plus dans mon vocabulaire , pas facile à placer dans la conversation courante mais pas plus difficile que « carotte et chocolat » en fait :-)))
            Alors pour moi dans les symptômes de alexithymie je peux me retrouver dans un imaginaire fantasmatique plutôt pauvre (ce qui ne plaide pas en faveur de la « douance » soit dit en passant) ou encore dans
            l’expression à l’aide de lamentations, de plaintes et de souffrances corporelles. Pour ce soir ce sera douleurs corporelles : j’ai mal partout depuis que je commence à verbaliser autour de mon QI !
            Bon j’arrête là pour ce soir.
            A tout bientôt
            Zebcat

        • palcire dit :

          Je veux juste réagir sur 2 ou 3 points rapidement:

          – Il n’y a pas que Mensa pour trouver ses pairs. Je recommande les forums de Zebra Crossing. Au moins 90% des gens qui sont là dessus sont des surdoués, dont une large majorité sont complexes (dont je suis, vs laminaire). J’en ai rencontré quelques un en vrai, et c’est magique: on ne se connait pas, on se rencontre, on se comprend tout de suite et au bout de 3 minutes on se raconte sa vie. Pour Mensa, je connais 2 ou 3 personnes qui y sont: elles sont certes très rapides et intelligentes, dans le sens où c’est habituellement compris, mais ce ne sont pas des personnes avec qui j’ai l’impression qu’on se comprend. Ils ne sont pas comme moi. Bon, ce n’est que mon expérience, évidemment pas représentative.

          – les tests d’évaluation en ligne de Mensa ne sont que des tests logico-mathématiques. Les vrais tests sont une série de 3: un test verbal, un test logique/numérique, et un test de matrices.

          – Les tests de Mensa ne sont qu’un tout petit sous groupe d’un vrai test de QI WAIS IV. Ils sont passés en condition d’examen (chacun à sa table, chrono, pas de considération pour le stress ou les particularités du candidat), alors que le WAIS est passé avec un psy qui est capable de comprendre les réactions du ‘candidat’, de le mettre dans de bonnes conditions, de pondérer les réponses…, et de donner un avis final qui n’est pas seulement basé sur une note brute.

          Zebcat, tu te poses la question de savoir quoi faire une fois que tu auras lu tous ces livres. Il faut un peu de temps, mais tu verras qu’au fur et à mesure que tu liras et que tu revisiteras ta vie à la lumière de ces informations, ton point de vue va changer, tu vas te mettre à comprendre des choses. Tu vas comprendre en particulier comment fonctionnent les gens ‘normaux’, et ça, ça te permettra de les comprendre (au prix d’un petit effort au début bien sûr). Et tu vas aussi comprendre comment les autres te perçoivent, et donc être capable de te mettre à leur niveau quand tu auras besoin d’interagir avec eux.

          Allez, ça va venir, un peu de patience et de confiance…

          • Zebcat dit :

            Merci Palcire pour cette longue réponse à mon post et les informations que tu me donnes.

            En premier je vais aller faire un tour sur les forums de Zebra Crossing pour voir. ça sera une étape supplémentaire dans l’apprivoisement de cette « différence » qui m’embarrasse un peu pour l’instant.

            Pour les test de MENSA j’ai jeté un oeil et j’ai bien vu que ce n’était que des tests logico-mathématiques ce qui me semble assez réducteur et dans lesquels je ne pense pas forcément me retrouver.
            Pour le vrai test de QI WAIS IV je ne me sens pas forcément encore prête. Étant suivi par un psychiatre depuis mon burnout je vais tout de même tenter de lui en parler, mais comme lui même n’a jamais évoquer cette possibilité je ne suis pas convaincue que cela l’intéresse. En fonction je verrai à me mettre à la recherche de quelqu’un. Je vais essayer de prendre le temps mais comme toujours, j’ai au moins autant la trouille qu’envie de savoir vraiment !
            J’espère que tu as raison sur la meilleure compréhension des autres et la facilitation dans les interactions.
            En tout cas merci de ta réponse qui déjà m’aide à avancer (et à me rassurer )
            Zebcat

    • Louve dit :

      Coucou Zebcat,

      Je te conseille vivement les ouvrages de Valerie Foussier.
      Elle consulte également et peut t’aider. On se sent compris auprès d’elle mais surtout elle donne des outils à nous libérer de ce malaise totallement absurde en nous dévoillant nos belles rayures à la lumière du jour.

      La Louve

  8. Hugo dit :

    Bonjour Cécile, bonjour à tous,

    Comment expliquer avec des mots simples l’état de bouillonnement intérieur dans lequel je me trouve depuis peu…

    Voilà à peine trois jours que j’ai pris connaissance des recherches et des ouvrages publiés, dont le vôtre, à propos des enfants « zèbres » et de leurs difficultés rencontrées à tous les âges de la vie. Trois jours à parcourir frénétiquement les forums, à décortiquer inlassablement les témoignages, à écouter des conférences sur le sujet. Ce sont deux amis de ma mère, qui ne se connaissent pas, qui presque simultanément lui ont suggéré de se renseigner sur le sujet, à propos de mes difficultés actuelles. Elle m’en a parlé, et, sans conviction, trouvant absurde et bien prétentieuse l’idée qu’on puisse m’affubler d’une étiquette « surdoué », je suis allé voir.

    Je n’en finis pas de ne pas vouloir croire à une quelconque ressemblance avec ce que je suis, avec ma vie.
    Je me reconnais dans chacun des critères, dans chaque expérience de vie relatée, sans exception ou presque. Je constate en lisant que naît en moi cette impression que l’on pose les mots justes, si justes, sur des choses que je n’arrivais pas à formuler, des choses que j’ai vécu, cette impression de découvrir avec stupeur que, oui, il se peut que d’autres personnes ressentent ce que je ressens depuis bien longtemps. Qu’il se peut que je ne sois pas seul. Qu’il se pourrait que cela explique, en partie (et ce serait déjà immense), mon parcours d’enfant et d’adolescent, et la situation dans laquelle je me trouve aujourd’hui. Vertige. J’ai 22 ans, sur le point une nouvelle fois de lâcher mes études, et je ressens l’urgence de lire, l’urgence de comprendre, l’urgence de rencontrer quelqu’un de compétent sur le sujet qui puisse donner des réponses à mes questionnements, m’expliquer, m’éclairer, me rassurer.

    Je ne me suis probablement pas encore assez bien renseigné, mais j’ai entendu parler des centres Cogito’Z et de certains spécialistes sur Paris et je les ai tous contacté: tout est complet jusqu’en avril prochain… il faut croire que les recherches sur le sujet on touché juste ! Si éventuellement vous aviez d’autres adresses, d’autres contacts à partager, je vous en serai infiniment reconnaissant.

    Reconnaissant je le suis déjà, envers vous et votre travail Cécile, et envers tous ceux qui partagent ici leurs expériences de façon bienveillante. Merci.

    • Cécile dit :

      Bienvenue Hugo 🙂
      je vous réponds en privé pour les adresses dont je dispose

    • cybercricri dit :

      Bonjour Hugo,

      Courage et n’oubliez pas , le temps fait son œuvre, appréciez ce que vous découvrez de vous meme, voyez les obstacles, affrontez les, et soyez indulgen avec vous meme, car les doutes vont vous assaillir, mais….. vous savez déjà, n’est ce pas ?

      Votre route s’éclaire : suivez la sans hésiter.

      Christèle, qui a trouvé la bonne route il y a 3 ans.

    • Zebcat dit :

      Bonjour Hugo

      Tu es très en avance sur moi, qui tout en sachant depuis longtemps que je devais être quelque peu zébrée commence tout juste à 57 ans à pouvoir l’admettre en me rassurant de la lecture des bouquins sur la question …
      Je suis preneuse d’adresses pour tenter de (m’obliger) aller plus loin dans la compréhension.
      Pour moi l’urgence est de sortir de la dépression. Pour toi le temps de vivre et de se reconnaitre.
      Je te souhaite bon courage

      • France de Montréal dit :

        Bonjour Zebcat
        Se sentir déprimée parce qu’à votre âge (j’en ai 62) toute votre vie, vous vous êtes sentie  »martienne », incomprise, dévalorisée, en décalage constant avec les autres ? Pauvre estime de soi sans doute ? C’est un peu normal non ? C’est ce que je me dis. Moi aussi je lis tout sur le sujet en ce moment. Il y a peu de ressources au Québec mais je m’informe. C’est dur à prendre, je l’avoue. Mais j’ai l’impression, je le sens avec mon corps, qu’une porte s’ouvre qui fait entrer de l’air frais et de la lumière dans mon cerveau embrumé.
        Je me dis que la poussière va retomber et on se sentira mieux.
        Courage à tous

  9. je ne suis pas doué dit :

    Bonjour,
    Je lis en ce moment votre livre dans l’espoir d’y trouver des réponses au sujet de ces différences et de ces souffrances. Ce que je lis ne se distingue pas encore d’un autre livre que j’ai lu de Mme Siaud Facchin (trop intelligent..) que j’ai lu il y a près d’ un lustre – que dire à son sujet sinon qu’il ma fait pleuré … de joie ?! Pourtant, est ce que ce n’est une abérration abétisante de croire que l’on peu standardiser l’intelligence en suivant exclusivement le principe qu’un individu se situe forcément sur une courbe pondue initialement pour un diagnostique différent. Pour quoi s’acharner à coller au standard quand on sait qu’il est à côté de la plaque ! En fait, je soupçonne depuis un moment déjà que le dépistage ne constitue qu’une façade maladroite pour tenter de placer et les individus et leurs différence dans un cadre qui les intégrera au mieux à l’environnement, un « standard » bien pensé où finalement l’exclusion est rigueur pour celui pense différemment. Par ailleurs, si les psy et les surdoués s’accordent à dire que le test ne fait pas tout , ne peut-on pas envisager une nouvelle manière de considérer l’individualité ? Ne peut-on pas orienté l’analyse sur la sensibilité (émotionnelle, intellectuelle, physique, empathique) de l’individu qui est exclusivement la seule forme de tact avec l’environnement ? quelle place donner à logique sinon une forme de réaction aux stimuli sensoriels avant d’être intellectuelle – est-ce que je suis à coté de a plaque?. Enfin bref ! Je vais continuer ma lecture de votre livre, il y aura sans doute quelques réponses à d’autres questions… 😀

    PS : ces tests coutent un bras quand même et pas de psy intéressé par cette question à moins de 100 km de chez moi.

    • Cécile dit :

      Quand en avril 2008, le livre de Jeanne Siaud Facchin est paru, j’ai été rassurée : je ne disais pas de bêtises dans ce que j’avais rédigé ! Il me semble donc logique que les réponses au sujet des différences et des souffrances ne soient pas si différentes 🙂

      Pour le reste, vous posez une excellente question, celle du rapport à la norme… Toutes nos sociétés sont fondées sur un certain degré de grégarité, gage de cohésion sociale et de survie du groupe. Pensez à la tribu des hommes des cavernes obligée de respecter une certaine discipline pour ses préserver des animaux sauvages et trouver à se nourrir – si chacun fait comme il l’entend, le groupe risque sa survie et l’innovation est forcément perçue avec circonspection parce qu’on sait ce qui marche et si la nouveauté ne marche pas le groupe risque d’être détruit…. je suis convaincue que ce mode de fonctionnement est une constante depuis des millénaires.
      .. Alors, effectivement, comment faire pour arriver à rester soi-même au milieu du groupe ? Comment faire pour ne pas être obligé de s’adapter au risque de se perdre ?
      Faut il absolument faire du surdon une spécificité qui elle-même va favoriser l’exclusion tout comme classer quelqu’un en tant que handicapé est aussi une forme d’exclusion parce que c’est plus facile pour le groupe de créer un sous-groupe qui sort de la norme et de l’encadrer, plutôt que de tenter de prendre en compte les spécificités de ce groupe et encourager le « groupe dominant » à faire de la place en reconsidérant sa propre façon de faire ?

      Quant aux tests… je suppose que vous avez survolé ce que j’en pense – ou bien je vous suggère la lecture des billets rédigés par Stéphanie Aubertin sur le sujet.
      L’important me semble d’aller bien, pas d’être étiqueté, non ?

      • je ne suis pas doué dit :

        Il y a effectivement dans cette histoire d’instinct de conservation de l’espèce un point de vue sur l’homme que je continue de découvrir, d’autant qu’il est clairement mis en évidence par les jeux de manipulation, à cause desquels il me semble toujours aussi difficile d’apprécier le niveau d’homogeneité des autres. cela dit, ce type de mise à distance (ou d »exclusion parfois ) ne serait-elle pas la perception émotionnelle d’un décallage d’avec son environnement que l’on tentera de rationnaliser pour essayer de se conformiser à cette situation inconfortable ? elle semble en tout cas trouver son origine dans une sorte de perception aiguisée de son quotidien, qui justifie que les autres vous voit à travers vos descriptions, y adhère ou vous rejete – cf les hommes des cavernes, ah ah ah. de toute évidence, l’adaptation des relations interpersonnelles sont une contrainte existentielle qui ne plait visiblement à personne ; mais pourquoi alors le plus adroit à les observer se sent-il obligé de s’en saisir pour facilité – le pense-t-il – la cohésion du groupe ? Il me semble personnellement assez frustrant de devoir continuellement faire des efforts d’adaptation, de compromission, de simplification pour se faire comprendre. Il en découle que la sensation de bien être personnelle nécessite l’apprentissage de repère fort, suffisamment fort pour ne pas subir trop longtemps de changement. Le bien être est difficile à apprécier autrement, dans la mesure où il peut être faucée si on l’observe exclusibement du point de vue de l’autre (bizarrerie du langage = maladie mentale) ou traficoté par soi-même pour se donner l’illusion que tout va bien en attendant de trouver assez d’énergie pour aller mieux. Cela dit, si effectivement je constate pour ma part que je me sens plutôt bien dans mes pompes la plupart du temps, il reste encore à éclairir les quelque fois où ce n’est pas vraiment le cas ; cela ne suit aucun cycle particulier, pas vraiment de réactions particulière à l’autre, mais une sorte d’essoufflement du repère intérieur qui fait que je perds la notion de bien être, pour devoir ensuite la retrouver. Si tout était figé, ce ne serait pas drole, n’est ce pas ?

      • palcire dit :

        Oui, l’important, c’est d’aller bien. Mais ça passe, pour moi en tous cas, par la compréhension de qui je suis et de ce que je suis. Sinon, il suffirait de se droguer pour voir la vie en rose. C’est d’ailleurs ce que font beaucoup de gens. Mais moi, je ne peux accepter la résolution d’un problème par l’élimination de ses conséquences. C’est stupide, ça ne résoud rien. Il faut comprendre les causes et supprimer les causes. Bon, c’est facile à dire, mais les causes sont rarement primaires et il faut alors remonter aux causes des conséquences-causes.

        Je crois qu’on n’a pas d’autre choix que de s’adapter, ou bien de rester en dehors. Ce n’est pas le groupe qui va s’adapter. Si une seule personne ne peut s’adapter, comment peut-on croire que tout un groupe va pouvoir le faire? D’ailleurs, le groupe ne s’adapte déjà pas à lui même, il EST de fait. C’est le groupe qui fait la règle, pas l’inverse.

        En revanche, je pense qu’il est important de comprendre pourquoi on doit s’adapter. Je me suis adapté inconsciemment, sans comprendre pourquoi j’étais à coté, pendant 50 ans, jusqu’à ce que la vie devienne insupportable, sans plus aucun sens. L’adaptation sans compréhension est toujours une souffrance, et toutes ces souffrances s’accumulent.
        Puis, je tombe sur une émission de radio qui me pousse à lire JSF. C’est une révélation, mais comment être sûr? Je ne peux me mentir, il me faut une certitude. J’ai cherché une psychologue compétente, raconté ma vie et ce qui m’amenait là et passé le test. Résultat hétérogène, mais la psy m’explique tout de même qu’il n’y a pas de doute.
        Tout ça, c’était il y a un an, et sur le moment, je ne savais quoi penser: pendant 10 minutes, j’étais convaincu. Puis pendant 10 autres minutes, je me disais que peut être pas. Depuis, j’ai lu plusieurs autres livres (Kermadec, Bak, Cécile…), et j’ai revisité toute ma vie à la lumière de ces nouveaux éléments, tout en continuant à raconter tout ça à ma psy. Aujourd’hui, je n’ai plus aucun doute. Je comprends maintenant très bien toutes les sortes de HP qui peuvent exister. Ceux qui font un test tout régulier partout ne sont qu’une minorité, la ‘norme’ semble bien être dans l’hétérogénéité.

        Aller bien passe déjà par aller mieux, et c’est à quoi je travaille depuis un an. J’arrête mon ancienne vie et j’en démarre une nouvelle dans laquelle je vais faire ce dont j’ai besoin. Mais surtout, je sais ce que je peux attendre des autres, ou pas, et l’adaptation nécessaire ne génére plus ces souffrances d’incompréhension. Alors oui, l’étiquette, c’est à dire l’identité, ça peut être important pour se comprendre, et donc aller bien.

        • tournevis dit :

          Pour moi, ce n’est pas une question d’étiquette, c’est simplement appeler un chat un chat. Rien que ça. Si vous appelez votre chat « brebis » et essayez de le faire pâturer et de le traire, ça ne va pas bien se passer, ni pour vous ni pour le chat. Bien nommer, c’est primordial. « Mal nommer les choses, c’est ajouter du malheur au monde » aurait dit Camus et je trouve ça très juste. Et depuis qqs temps, on nomme de plus en plus mal les choses et surtout les gens.

          • palcire dit :

            Est ce que l’étiquette, ce n’est pas exactement ce petit label sur lequel on inscrit le nom de la chose?
            Si Camus a dit ça, il avait bien raison. On ne peut plus se comprendre quand on ne parle plus le même langage.
            Tu as raison aussi de dire que beaucoup de choses sont de plus en plus mal nommées. Serait-ce volontaire? Jean Jaurès disait « Quand les hommes ne peuvent plus changer les choses, ils changent les mots« .

        • Gilou de Canterate dit :

          Tout se passe comme si la di-synchronie engendrée par une neurologie significativement différente ne nous permettait pas, et cela très tôt, de rentrer en « résonance » avec nos pairs, et que pour y pallier, par un processus de raisonnement psychologique, nous mettions en place un faux-self comme palliatif servant notre existence sociale. Dans l’ignorance de notre différence, cela permet de s’adapter pendant un temps, mais dans la durée et surtout dans les périodes où l’authenticité prime, ce faux-self ne tient plus la route, pire il nous accule à une dépression existentiel sans fond. C’est maintenant qu’il est important de prendre conscience de notre différence qui nous a conduit dans cette impasse, évaluation psychologique avec QI>130 ou pas, ce qui compte avant tout c’est le processus enclenché. Après un temps de macération plus ou moins long, il est vitale d’aller mieux, retrouver un vrai moi? Mais y a-t-il eu déjà un vrai moi? S’adapter on a pas le choix, mais à qui et n’a-t-on pas passer déjà notre temps à nous adapter en créant ce faux-self? Et notre lucidité on l’oublie d’un coup? Je crois personnellement qu’il faut faire un deuil, le deuil de ne jamais rentrer en « résonance » avec les autres puisque jamais nous ne l’avons été, par notre connaissance de nous même dans cette différence cela doit passer par un grand ménage de notre environnement de manière pragmatique mais ferme où ce qui est bon pour nous doit être prioritaire. Je crois qu’une autre « résonance », plus universelle celle là, créera finalement le lien avec les autres qui nous fait aujourd’hui défaut.

          • je ne suis pas doué (peut être) dit :

            Bonsoir, je suis parfaitement d’accord avec toi Gilou ; je vois le faux-seft comme une glace sans teint placée entre soi et l’autre qui offre une solidité contre le monde extérieur en attendant d’être capable de l’affronter.

            Tout comme Palcire, je pense aussi qu’il faut faire un deuil pour toutes ces tentatives d’intégration qui ont seulement permis de développer sa capacité d’adaptation – sans être arrivé à la rendre totalement opérante. Je crois qu’ailleurs, que tant qu’on réfute sa façon de s’adapter pour se conformer à la norme, la dépense d’énergie à se maintenir « à sa place » est proportionnelle à la pression qui cherche à nous prouver que c’est une erreur. En gros, si ça va bien un temps, on fini quand même par se gratter. Je pense que c’est bien tenter de tenter de trouver un équilibre là où nous percevons son contraire, de chercher à se situer au milieu de toutes ces informations parfois contractoires, souvent utiles, qui nous atteigne, nous heurtent, nous façonnent et nous remplissent le bocal : mais on comprend tôt ou tard que quelque soit la façon de s’y prendre, il faudrait bien un jour faire son trou quelque part ! Ce n’est quà ce moment là qu’on peut prendre racine et atteindre de la hauteur. C’est en commençant à grandir qu’on peut prétendre comprendre le sens de sa valeur, le genre d’être que l’on est. C’est pourquoi, la question de la douance me m’interesse pas vraiment, elle m’intrigue tout au plus, elle peut expliquer certaines nuances riches et colorées dans mon comportement, mais je ne suis pas encore prêt à croire que c’est elle qui m’a fait. Elle peut bien sûr aider à se situer dans un panel d’individu, à mieux se connaitre, à mieux appréhender son environnement, mais ce n’est qu’un repère, crédité par d’autres, alors que la question de son existence même reste entière. On aurait une antenne sur la tête que ce serait plus clair pour nous distinguer des terriens !

            Je relie le faux-seft au moi-peau qui, dans son contexte physique place la vrai distance entre les autres et soi-même. sous cet angle, on pourrait presque dire qu’il existe deux groupes de personnalité ;

            – le groupe de personnes qui par leur comportement, se place devant le corps pour le protéger (en général, personnes avec un gros mental, ayant survécu aux maltraitances physique) : schématiquement , on a : l’autre – la personnalité – le corps.

            – Le groupe de personnes qui se place derrière le corps pour se protéger (en général, les personnes ayant survécu aux maltraitances psychiques) : schématiquement : l’autre – le corps -la personnalité.

            Il me semble que ça pourrait être une approche intéressante pour saisir la façon dont sont reliés le corps et l’esprit, au moment où l’on parle de plus en plus des maladies du systeme immunitaire sans comprendre toujours son déclencheur.

            • Cécile dit :

              « je ne suis pas encore prêt à croire que c’est elle qui m’a fait »
              Et vous avez entièrement raison !
              Vous avez grandi dans un certain environnement et cet environnement (acquis) interagit avec la façon intime dont votre corps (et parmi tous ses éléments : le cerveau) est construit (inné)

          • je ne suis pas doué (peut être) dit :

            je rebondis sur cette idée de Gilou sur le fait de ne pas rentrer en « resonnance » avec les autres.

            Tout la difficulté pour moi a été au contraire de ne pas entrer en résonnance avec les autres. Certains appellerait ça de l’empathie plus plus , mais c’est selon moi encore beaucoup plus que ça. J’ai développé depuis l’enfance, sans vraiment savoir comment une capacité à entrer en resonnance avec l’autre, qu’en parapsychologie on situerait entre la télépathie et la médiumnité, sans doute. Une psy un jour a appellé cette faculté un genre de « pénétration psychique ». Lorsque je regarde quelqu’un, une photo aussi, c’est comme si je rentrais en lui, et que ça me donnait la possibilité de lire en lui comme à livre ouvert, Par exemple, je vois la douleur mais pas seulement psychique, mais également physique. Au début, j’ai cru que c »était des hallucinations, mais en fin de compte, je capte bien quelque chose, avec un bon niveau de précision en plus ; mais ça se situe où dans tout sur une courbe ? Je n’en sais rien. Mais ce que je sais, c’est que par ces facultés, je suis vraiment différent. Et ça, j’ai appris à faire avec, mais ce n’est pas toujours évident.

            Au moins, je pourrais dire qu’entrer au sens physique du terme en raisonnance avec quelqu’un, n’apporte pas plus de solution au problème d’adhésion au groupe.

            • Gilou de Canterate dit :

              Encore une fois le sens des mots est important, ce que j’appelle « résonance », c’est une communication en phase et au ton juste avec le ou les autres, plus ou moins qualitative par ailleurs, ce que vous appelez « résonance » ou empathie c’est la capacité d’observation de signes tangibles, d’écoute, d’interprétation par la raison et la connaissance, de ressenti face à une personne avec plus ou moins de vélocité, de justesse et de vérité, cette empathie n’étant pas une analyse froide mais bien souvent nous impactant sur le plan émotionnel et psychologique, empathie qui n’est pas un exercice gratuit mais une condition vital de notre adaptation sociale mais par ailleurs source d’angoisses, bref au final l’adaptation sociale est un fiasco et en plus on porte tous les péchés du monde, vous connaissez la suite de l’histoire…

            • tournevis dit :

              « Lorsque je regarde quelqu’un, une photo aussi, c’est comme si je rentrais en lui, et que ça me donnait la possibilité de lire en lui comme à livre ouvert, Par exemple, je vois la douleur mais pas seulement psychique, mais également physique. Au début, j’ai cru que c’était des hallucinations, mais en fin de compte, je capte bien quelque chose, avec un bon niveau de précision en plus ; mais ça se situe où dans tout sur une courbe ? »

              Je fais le lien avec les commentaires sur la fermeture du tchat suite à la fuite de beaucoup d’entre nous à cause de qqs personnes toxiques : à cette occasion (entrée de personnes toxiques sur le tchat), nous avons été qqsun-e-s à nous rendre compte que nous « sentions » quasiment dès le « bonjour » qu’une personne était toxique. Ce qui était le plus déstabilisant était que d’autres ne ressentaient rien et ne comprenaient pas les réactions de celleux qui « sentaient ». Je suis bien incapable de dire comment ça marche (en tant que scientifique, c’est troublant !), mais j’ai eu d’autres expériences du même genre et clairement il y a qqchose. C’est parfois dérangeant (sentiment de faire intrusion dans le privé de l’autre ; envahissement par les émotions d’autrui, agréable quand autrui est heureux, franchement douloureux quand autrui est en souffrance) et parfois pratique. C’est, tout simplement, accepter et faire avec (apprendre à ne pas faire miennes les émotions des autres, par exemple).

              • je ne suis pas doué dit :

                Bonjour, j’avais parfaitement saisi le sens que vous donniez au terme « resonnance », Gilou. J’espère que vous ne m’en voudrez pas d’être sorti du cadre afin de lui donner un sens beaucoup plus étendu.

                Selon moi, la perception à laquelle je fais référence est dans un rapport étroit avec la communication. Du moment que l’on interpréte une information, on entre dans une communication. À la différence du langage écrit ou parlé, celui de l’intuitif est d’une infinité d’expressions que l’on devine à peu près tous (rejette le plus souvent), mais chacun à des degrés différents. Ce qui la rend complexe à première vue, c’est que l’intuition ne se comprend pas sous la forme de mots, mais de sensations, d’émotions, d’images, dans le sens d’un tact avec l’environnement extérieur. La nuance de ces tacts se distingue par une multitude de mise en situations que toute personne de bonne volonté peut saisir même s’il croit que c’est à première vue insasissable. Il faut persévérer, s’approprier son cerveau droit et les analyser minutieusement avec l’autre hémisphère (schématiquement parlant). Ce tact met alors en évidence un environnement beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît en proposant une exploration d’autant plus périlleuse qu’elle se fait sans le secours d’autres personnes, et qu’elle conduit inexorablement vers la religion. Telle le Sphinx du mythe d’Oedipe, ou le lutin grognon de dora l’exploratrice, ou encore le gardien du seuil de Steiner, ces dogmes métaphysiques s’affichent comme un rempart infranchissable si l’on ne comprend pas le sens de ses questions. En d’autres termes, le sens des réalités est devenue complexe pour la plupart des gens (sinon tous) parce qu’il représente un pouvoir politique.

                Ensuite, toutes ces épreuves ne sont rien comparées à celles de retourner vers les gens. Il faut encore se dépasser. Même si je ne sais pas exactement de quelle façon l’intuition fonctionne, je la résume ici par un tact, pour signifier qu’elle peut se comprendre comme un doigt invisible qui va chercher une information, ou qui la reçoit de l’autre, par son intention. Seulement voilà. Face à ce type de connaissances, j’ai l’mpression aujourd’hui de me situer dans une impasse. Je me sens seul. J’ai atteint un niveau de perception qui dépasse l’entendement. J’ai trouver un sens à ma quête. J’ai donné un sens à ces facultés en aidant d’autres personnes. On me reconnait un don, des facultés, des qualités humaines. Je me suis épanouie du mieux possible en dépit de toutes les difficultés de voir, de comprendre plus vite que la moyenne. Je pourrai être heureux, mais je ne le suis pas. Il manque quelque chose. Mais quoi ?

  10. Sandrine dit :

    Bonjour Cécile

    Ma fille a aujourd’hui 14 ans. Petite fille, elle était très vive, dynamique et comprenait toujours tout avant que l’on ai terminé de lui expliquer. Constatant en CE1 qu’elle s’ennuyait, nous avons demandé à l’équipe scolaire un saut de classe. Elle a donc passé des tests avec une psychologue scolaire qui nous a parlé alors de précocité.
    Ce qui pour nous voulait dire ce que nous pensions déjà, à savoir qu’elle était en avance, mais c’est tout. Elle est donc passée en cm1 et a suivi une scolarité aisée, mais pas « brillante » jusqu’à la 4ième. Elle est actuellement en 3ième et se maintient autour de la moyenne.
    C’est son comportement qui a changé depuis 2 ans : apathie, désintérêt, colères envers ses proches, extrême susceptibilité ….
    Je ne retrouve plus ma fille et me questionne en permanence à son sujet jusqu’au jour où ma tante qui suit une thérapie me mette dans les mains le livre de Jeanne Siaud-Facchin et que je comprenne enfin le sens de précoce !
    J’ai rappelé ensuite la psychologue qui m’a confirmé que ma fille avaient passé le WISC 3 et avait eu un résultat de 146 et était donc HP !!!
    Mais pourquoi avoir attendu 7 ans et que je l’appelle pour me le dire ?
    Aujourd’hui, ma fille voit une psychologue mais qui après plusieurs séances , ne voit pas l’intérêt de rattacher l’état de ma fille au fait qu’elle soit précoce.
    Je suis désespérée. Pouvez vous me donner des adresses de bons interlocuteurs et quelques conseils ?
    Merci

    • Cécile dit :

      Bonsoir Sandrine

      Dans son livre consacré aux enfants, JSF mentionne que le passage en 4e est la période de tous les dangers : pendant deux ans (4e et 3e) l’enfant aoprend que ce ,est pas le résultat qui compte mais la méthode que l’enseignant emploi. Se fondre dans le moule en appliquant une méthode qui à ses yeux n’a pas de sens est peut être le fondement du changement d’attitude de votre fille : elle s’ennuie, elle est frustrée…. Et ne saitbvraisemblablement même pas pourquoi.
      Ajoutez y les questionnements de l’adolescence et ceci donne peut être le tableau que vous avez au quotidien sous les yeux.our ce qui est de la psychologue est elle vraiment sensibilisée au surdon ?
      Si oui, il faut quand même se rappeler que le surdon vient « juste » en rajouter une couche sur la construction identitaire.
      Cela dit, si votre fille ne se sent psa bien avec elle, n’hésitez pas à vous tourner vers quelqu’un d’autre qui lui conviendra mieux.

      • Sandrine dit :

        Merci de votre réponse.
        En fait cela fait 3 mois que je tourne autour de la question du surdon, j’ai lu votre livre et me suis retrouvée … également.
        Ce dont j’ai parlé à cette psychologue en insistant sur le fait que j’aimerais qu’elle tienne compte pour ma fille de cet état de fait.
        Elle connait le sujet mais ne me semble pas trop sensibilisée, au fil du temps j’ai cru même comprendre qu’elle trouve que j’attache trop d’importance à cela. Elle l’a dit à ma fille, qui maintenant me reproche aussi d’y accorder de l’importance.
        C’est ce qui m’inquiète, car je voudrais qu’elle soit bien accompagnée.
        Ma question est : peut-être devrais lui faire repasser des tests avec quelqu’un sensibilisé au sujet pour déjà , revalider ou invalider ce surdon et si c’est bien le cas, avoir un bilan exact.
        Et là où je suis un peu bloquée , c’est que j’habite dans une toute petite ville et je n’ai pas d’adresse. J’ai lu à un moment que vous pouviez donner des informations à ce sujet.

        • Cécile dit :

          Alors, ça devient un peu compliqué : faut il une psychologue qui vous convienne ou qui convienne à votre fille ?
          Et si, en marge de ses entretiens avec sa psychologue, vous l’aidiez à décrypter ses difficultés sans parler de surdon, mais en évoquant les ressentis, le besoin de maitrise, le perfectionnisme, l’intensité, la sensibilité, les aspirations profondes..?

          • tournevis dit :

            Ben il faudrait surtout une psy qui fasse du bien à sa fille et lui permette de s’en sortir, non ?
            À supposer qu’on puisse s’en sortir en étant hp dans cette société de fous…

  11. Caro dit :

    Bonjour Cécile,

    et merci pour votre livre que je suis en train de terminer, et qui m’apporte beaucoup. Un vrai choc qui remet les pendules à l’heure en ce qui me concerne. En fait je ne sais même pas comment décrire ce que je ressens en lisant. Votre livre est une thérapie à lui tout seul. C’est comme si tout était en train de se débloquer en moi depuis que j’ai commencé la lecture, il y a quelques jours. Je m’y reconnais tellement ! Les caractéristiques que vous mettez en gras, page 174, sur les surdoués, c’est moi tout craché et toute entière. Franchement ça fait drôle on a l’impression de lire un livre écrit tout exprès pour soi. A mon âge (50 ans depuis peu), il était temps.

    Je dois dire que je ris beaucoup tout au long de cette lecture, tant je trouve drôles certains comportements et anecdotes décrits, qui sont pourtant les miens. Vous avez une façon de présenter les choses qui est pleine d’humour et qui fait bien passer le message. On aimerait continuer à lire des pages et des pages de témoignages dans le genre, pour continuer à rire autant car rire fait du bien à nos petites personnes survoltées.

    C’est simplement surprenant pour moi de lire que certains considèrent qu’on est surdoué « qu’à » partir d’un QI de 130. Dans les rares tests (non officiels) que j’ai faits, par curiosité (je n’ai jamais vu de psy ni rien de ce genre), je les frôle sans les atteindre tout à fait (mettons que je n’ai pas envie de les atteindre, et que je me sabote, inconsciemment), sans compter que je suis fâchée avec les maths et les sciences depuis l’âge de 14 ans, je déteste ça. Ce qui ne change rien au fait que je me reconnaisse dans le livre. Je suis plutôt une intello-intuitive-hypersensible (ça oui), passionnée de sciences, oui, mais humaines et seulement celles-là. Je suis plutôt versée dans les mots que dans les chiffres, puisque l’écriture est mon dada. Passionnée aussi de paranormal, les grands mystères de la vie, tout ça… mais les chiffres, les équations, c’est trop abstrait, pour moi ça n’a d’intérêt que pour expliquer concrètement des phénomènes réels de la vie courante (bulles de champagne…).

    Du coup quand je regarde mon parcours scolaire, où j’adorais certaines matières, et où j’en détestais d’autres, j’ai le sentiment de m’être éparpillée sans grand résultat, alors que j’aurais pu mieux développer ce qui m’attirait vraiment. Encore eut-il fallu que les programmes s’y prêtent, en laissant assez d’espace pour cela. De toute façon je n’ai jamais été une grande bûcheuse, j’ai très vite intégré la vie active. Tout en continuant d’étudier, mais uniquement ce qui m’attirait, dans mon coin, en autodidacte. Je suis depuis longtemps très critique sur notre société et sur le fonctionnement de la scolarité, avec cette volonté ridicule de niveler à tout prix, d’uniformiser. Je comprends mieux pourquoi grâce à votre livre.

    Ce qui m’a mis la puce à l’oreille, avant votre livre, c’est un reportage vu à la télé il y a quelques mois sur les adultes surdoués et leurs souffrances. ça m’a parlé comme jamais, mais avant que je me décide à voir plus avant…. comme vous le dites si bien, on a vraiment du mal à admettre qu’on puisse faire partie de cette catégorie de gens. Pour moi le surdoué, c’était forcément un fana de maths bardé de diplômes, donc ce n’était pas moi.

    Puis je suis tombée, récemment, sur le site des « Chroniques d’arcturius » sur un article évoquant les particularités des adultes HP et citant votre livre entre autres références. Là aussi, le choc. C’était tout moi. De fil en aiguille, me voici donc ici pour vous remercier. Vous rendez service à beaucoup de monde et je vais devenir une habituée de ce blog. Etant moi-même blogueuse, je sais à quel point un blog peut être utile aux autres et à quel point recevoir des remerciements et des encouragements booste la motivation. Donc voilà, merci encore.

    Et bonne année à vous, puisqu’il est encore temps.

    Carole.

    • Cécile dit :

      Bonjour Caro

      Décidément, je ne me lasse pas et continue à m’émerveiller du bien que ce livre peut faire…
      Merci de votre témoignage et que cette année nouvelle vous permette de belles découvertes !

      • romitelli.blue dit :

        Bonjour Cécile,
        J’ ai découvert que j’étais haut potentiel suite au diagnostic de mes enfants. J’ ai d’ abord cru à une erreur. Il est vrai que déjà, en ce qui les concernait, j’ai tardé à faire appel à une personne extérieure: en lisant des listes de caractéristiques propres aux personnes hp ou surdouées je n’y voyais vraiment rien de spécifique.

        Je ne me suis jamais considérée comme particulièrement intelligente. Lorsque j’ai appris cette nouvelle, j’ai senti une vive brûlure parcourir mon corps. Je me suis sentie devisagée. J’éprouvais des difficultés à réprimer mes larmes. Comment une personne pouvait elle comprendre si rapidement mes mécanismes de pensée? Alors j’ai continué à vivre mon quotidien comme si de rien n’était. Comme… Comme si… je n’en étais plus à un « comme si  » près. Mais de semaine en semaine, je me suis épuisée. Je me sentais si seule. On avait touché à mes racines. J’ai eu peur de m’ écrouler. Je ne savais plus qui j’étais. Je devais continuer à cadrer mes ados et je ne reconnaissais plus bien mes contours! Dur dur.
        J’ai flâné dans les libraires et suis tombée sur votre livre.
        Il m’a réconfortée. C’ était comme une nouvelle  » grille de lecture » de ma vie qui m’ y étais proposée. Je me suis rendue compte qu’ intuitivement et par instinct de survie parfois, j’ avais déjà beaucoup developpé certains paramètres de ma personnalité. L’ on m’avait dit :  » ta sensibilité, c’est ta force » La pratique du chant, l’ eutonie le yoga et surtout le pranayama ont toujours côtoyé mon appentissage académique. Par contre je ne parvenais pas à m’ y retrouver très clairement dans mes amitiés. Quand je ne vois personne en dehors de ma famille proche le we, je me dis que je suis « un peu fermée »et quand j’invite je me sens fatiguée au bout d’un moment. Les fêtes de Noël: fin du monde.
        Il y a tant de choses à dire…

    • cybercricri dit :

      Bonsoir Carole,

      Il serait bien pour vous de refaire d’autres tests, c’est toujours stimulant, et après avoir découvert mon surdon, mes résultats se sont stabilisés autour de ce fameux 130, il est vrai que j’étais toujours en dessous avant.

      Mais, j’ai remarqué un truc, c’est que pour les projet auxquels je tiens , souvent je suis toujours un peu en dessous, il me manque souvent presque rien en terme de points à un concours par exemple, ou dans des tests, pour etre admise, et bien sur moi aussi je me suis posé la question de savoir si au fond , je n’ai tout simplement pas peur de réussir : comment désirer autant quelque chose et en meme temps faire en sorte de le rater ?

      Cela dit, je m’améliore, et réussis de plus en plus et rate de moins en moins, la persévérance ca paie.

      Pour ce qui est des maths, si je n’arrivais à les imager dans l’espace et dans le concret, dur dur de mémoriser certaines formules ou équations : pour moi les maths utiles sur quelque chose de concret je les retenais tout de suite, mais pour les choses abstraites, très difficile pour moi. Là aussi, je me suis améliorée, en revisitant des cours en ligne de maths (j’ai une revanche à prendre !).

      Enfin, le livre qu’on lit qui fait miroir, qui nous dépeint littéralement, les anecdotes qui font rire de nous, car faut bien l’admettre : que de situations cocasses parfois dans lesquelles on va se fourrer ou qu’on provoque…. pour ma part , y en a des pas racontables…. meme pas à un psy (!). Oui, on sait de suite que ca nous parle : c’est l’évidence, c’est la petite lumière qui s’allume (souvent l’image de l’ampoule qui revient , l’intuition fulgurante). Moi cette lumière, je l’ai un temps repoussée, reniée, puis un soir ce fut la révélation, quelques semaines après mes 1e lectures sur le sujet.

      Il faut du temps pour accepter, mais quand on y arrive, que ca fait un bien fou : on se RETROUVE après s’etre perdue pendant des années.

      Cricri

    • tournevis dit :

      Welcome back 🙂

    • Zebcat dit :

      Il me ressemble aussi ce bouquin et je rigole aussi aux anecdotes où je me reconnais …
      Oui merci Cécile, ce livre fait du bien.
      peut être que même, moi qui comme Caro est plutôt sciences exclusivement humaines et surtout « mots » , écrivaillon qui n’arrive pas à se lâcher … Encore un doute ? une incapacité à terminer, écrire oui mais dans tous les sens et sur n’importe quoi … Des années de galère et de perte de l’espoir d’un jour mettre de l’ordre dans tout cela !

      Mais c’est bon de commencer à comprendre.
      Par contre, je suis preneuse d’autres livres, articles, et d’adresses pour prendre les choses à bras le corps puisque je les prends déjà à cœur !

      Merci pour le livre, le blog
      et à tous pour les commentaires et partages

      Catherine

  12. sofisotalo dit :

    bonjour,
    je n’ai encore rien lu sur la surdouance de l’adulte,
    je me demande quelle est la limite de QI à partir duquel on peut se considérer comme surdoué, ma fille qui vient de passer des tests semble être à cette limite, mais la psy a totalement balayé mon idée que ses difficultés avec les autres (ses pairs notaemment, alors qu’elle s’entend très bien avec ceux plus âgés ou les petits) pouvaient provenir de cela, pourtant, elle vient de sortir de 2 ans de harcèlement, en particulier parcequ’elle a dénoncé un harcèlement (elle ne supporte pas l’injustice). Les instits n’ont cessé, sauf une, de la dévaloriser ou de minimiser ses compétences, la mettant dans la moyenne : lorsque je leur faisait comprendre qu’elle se rabaissait ou qu’elle s’ennuyait, on me prenait pour une parano ou une mère hyper protectrice.
    La psy m’a sorti des raisons bizarres : son hyper réactivité viendrait de son frère et des relations houleuses avec lui, il fallait qu’elle soit + cool, qu’elle lâche prise, il fallait qu’elle voit un psy…. Bref aucun lien entre son QI pourtant élevé et son hypersemsibilité et l’agacement qu’elle peut générer chez les adultes (pas tous : les + créatifs adorent ma fille)… Donc help, je vais lire votre livre, cela va sans doute m’aider bcp. Longtemps je me suis rabaissée pour être au niveau des autres (c’est qq chose dont je me suis rendu compter récemment…. bcp de gens me demandent comment je fais pour mener autant de choses en parallèle, je suis hyper sensible, je me sens décalée et je me sens souvent rejetée car trop compliquée apparemment…
    Voilà, merci pour ce blog et ces commentaires qui me donnent des pistes…

    • Cécile dit :

      Bonjour
      Je crois qu’il est important que vous puissiez rencontrer pour votre fille un thérapeute qui sache vraiment ce que signifie être surdoué… Dans quelle région êtes vous située ?

    • tournevis dit :

      Je plussoie Cécile : changez de psy ! Pour un-e qui connaît vraiment la douance. Ne vous laissez pas brutaliser, VOUS savez.

    • cybercricri dit :

      Bonjour Safisotalo,

      La limite de la surdouance est un QI de 130 en moyenne (QI global), mais certains spécialistes du domaine pensent qu’à 125 il peut y avoir une forte probabilité de douance.

      Je suis dans ce cas : et souvent les petites filles sont sages, effacées pendant toutes leurs études, mais avec les parents elles sont parfois un peu emmerdeuses (niveau discours, questions, et caractère ombrageux voire colérique).

      Je dis ca autant pour votre fille que pour vous : regardez et observez votre passé….

      Et puis votre présent : trop compliqué, trop sensibles, trop sélective dans vos relations, ah la liste des TROP peut etre longue.

      Il existe un certain nombre d’ouvrages sur le sujet qu’il serait bon de détailler dans un premier temps. Quand au psy de votre fille, effectivement il a l’air de s’égarer un peu : si elle meme n’avance pas, prenez la décision d’en changer.

      Et surtout stop au harcèlement à l’école : moi aussi cela m’est arrivé, mais je n’osais pas trop me défendre, alors ce sont les profs qui m’ont parfois défendue (la honte quoi vis à vis des autres élèves). Ca faisait : pauvre petite chose….. faut dire qu’avec mon père très dur avec moi, je ne pouvais pas protester.

      Bonne recherche Sofistalo, et ne lachez rien tant que vos questionnements ne sont pas résolus.

      Cricri (la pauvre petite chose qui impressionne souvent les autres !)

    • carole g dit :

      bonjour Sofisotalo,
      dépechez vous de changer de psy! pour n avoir pas su/pu, aider mon fils correctement, sa scolarité a été » bousillée »; il avait pourtant été testé à l age de 11 ans avec un QI de 137, mais lorsque nous nous sommes présentés en commission, pour contester le redoublement de 6e, on nous a jeté le WISC IV à la figure; le pire, c est que dans son école ( dont je tairai le nom, je fulmine encore), il y avait une classe de  » surdoués », mais uniquement pour les enfants  » sureffiscients scolaires »!; le mien n étant pas dans cette catégorie, nous sommes allés de découragements en catastrophes, jusqu à quasiment une déscolarisation ( il a 16 ans maintenant)
      cordialement
      carole

    • tournevis dit :

      Et je rappelle qu’un QI total n’a aucun sens si les quatre indices qui le composent sont trop hétérogènes. Mais qu’on peut être surdouée avec un ou deux des indices au-dessus de 130 et les autres dans les chaussettes. On peut aussi « rater » le test (stress, auto-sabotage…) et être quand même surdoué.

      Je partage l’avis de Carole : mon fils aîné a eu une scolarité quelconque puis ratée, et est sorti du système scolaire véritablement traumatisé, au point qu’à plus de 20 ans il ne peut toujours pas envisager de formation adulte : s’imaginer enfermé dans une salle de cours lui fait littéralement dresser les cheveux sur la tête.

      D’accord avec Cybercricri aussi : j’ai été une élève « sage » et « sérieuse » (je ne fichais pourtant rien), et une emmerdeuse à la maison. J’ai eu un long cursus universitaire, mais à quel prix, tout ça ? Je garde le souvenir d’un interminable ennui au collège et au lycée, d’une longue suite de déceptions et pourtant, les contenus d’alors étaient bien moins creux que ceux qu’ont subi mes enfants. Et maintenant, je suis épuisée de tous ces efforts et de toutes ces maltraitances (je n’ai pourtant subi aucun harcèlement à l’école, c’était plutôt à la maison, le harcèlement :(). Quel message transmet-on à une enfant quand on lui dit qu’elle est sérieuse alors qu’elle ne fiche rien ou, a contrario, qu’on reproche à un autre son manque de travail alors qu’il est à fond ?
      Que de choses passionnantes j’aurais pu faire, au lieu de ce temps passé sur les bancs du collège et du lycée ! Il m’a fallu arriver à l’âge de 40 ans pour découvrir que je suis créative, je ne le savais réellement pas, tant ma créativité avait été mise sous le boisseau (et 50 ans pour apprendre que je suis surdouée)

      Bonne nouvelle année 🙂

      • lechalote dit :

        Le nouvel obs a fait un article sur les écoles Montessori http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20131220.OBS0329/montessori-une-autre-ecole-est-possible.html.
        Comme quoi l’idée d’une éducation autrement plus respectueuse de l’enfant fait son chemin. Toutefois, et bien que je trouve l’idée vraiment tentante, ce qui m’inquiète un peu avec ces écoles est qu’elles peuvent représenter une manne financière « facile », et le coût en reste très élevé, et comment appréhender vraiment la qualité des cours, le sérieux d’une école? Et quid d’un retour dans un cursus normal? Je ne connaissais pas les classes « Freinet » mentionnées dans cet article. Je vais regarder également. Je me demande si certains d’entre vous ont mis leurs enfants dans de telles écoles? Et si oui, quel est votre retour? Bonnes fêtes!

        • tournevis dit :

          Je ne connais pas personnellement mais j’ai lu ou entendu des témoignages d’enfants passés par là et leur insertion se passe très bien, justement parce que ces enfants savent se (faire) respecter, tranquillement, ils savent qui ils sont, eux, ils n’ont pas été limités, rétrécis, voire rabaissés ou détruits comme dans les écoles supposées normales, mais élevés, dans le sens originel du terme.
          En fait si, je connais qqs personnes passées par une école alternative dont je ne sais pas à quelle tendance elle se rattache, et vraiment elles ont l’air d’avoir les pieds bien posés à plat.

        • carole g dit :

          Bonjour Lechalote, et vous tous :),
          Je peux vous faire un retour, qui date un peu, mais bon…
          No 1 ( 26ans), et no 2 ( 24 ans) ont été scolarisé 4 années à la Prairie , l un de 2 à 6 ans, l autre de 4 à 8 ans; après divorce , déménagement, etc, ils sont retournés dans le système normal
          j en ai été très contente ( co-éducation parents/enseignants, apprendre à apprendre à son rythme, éducation non violente, tarifs en fonction des revenus, etc…)c est vrai qu ils se sont montrés  » sur effiscients » scolaires, mais ce fut surtout pour no 2( qui était très fragile émotionnellement) que ce fut le plus profitable, le retour dans le système normal ayant été très difficile ( surtout confronté à la violence…)
          je regrette amèrement que no 3 n ait pas pu y aller!
          bon réveillon à vous tous
          carole

          • lechalote dit :

            Merci beaucoup pour vos retours! Je vais regarder ça de près si je sens la souffrance trop grande pour mes filles! Je vous souhaite une très belle soirée! Je vous embrasse!

  13. Fabienne dit :

    Bonjour Cécile,

    Je suis à la page 73 de votre livre « Différence & Souffrance de l’adulte surdoué » et je suis toute chamboulée tellement j’ai l’impression d’y être décrite!
    Mon fils a été « diagnostiqué » HPI en mars 2011 et depuis je m’informe sur tout ce qui touche au sujet (le besoin de maîtriser?¨?)…mais, malgré les fois où je me suis dite « Ah j’ai l’impression d’enfin comprendre comment je me sentais quand j’étais petite »…jamais je n’ai imaginé la possibilité d’être aussi surdouée.
    Mais l’idée de prendre rendez-vous chez une psychologue pour y passer les tests (sans y croire pour autant que j’en suis une ;o)) fait gentiment son chemin.
    Peut-être qu’enfin, je pourrai mettre une réponse à ma façon de fonctionner et de me tenir enfin bien droite devant le monde pour y Vivre et non plus pour y Survire? Peut-être que je ne me sentirai plus seule dans mon originalité et que les « Trop sensible, trop émotive, trop empathique, trop ci, trop ça,… » blessants deviendront à mes yeux des qualités revalorisantes?
    Quoi qu’il en soit, je vous dis un tout grand MERCI pour ce livre…et merci d’être vous ;o)

    • Cécile dit :

      :blush…

      Merci à vous, Fabienne, de témoigner ainsi; car combien de parents ont fini par se retrouver confrontés à de nouveaux horizons pour eux-mêmes, parce qu’ils cherchaient à accompagner leur(s) enfant(s)…

  14. Gmike dit :

    merci pour votre livre que je viens de lire. il m’a ouvert une bouffée d’oxygène : j’y trouve des explications, enfin, et je me dis surtout que rien n’est perdu !
    Une question : étant (aussi) TDA, le test de QI peut-il être fiable ?

  15. Bonjour Surdon,
    Très grande surprise de voir une page de mon site perso. Isolé comme tous les chercheurs non professionnels. Sans qualification, je travaille depuis l’âge de 13 ans. Ma vie donc est ( pleine de trous ). En CM, une institutrice religieuse m’a ouvert les yeux, cette année de CEP. J’ai eu depuis la bosse de l’ Arithmétique et des pages en suivi sur l’ Internet , puisque les cellules arithmétiques sont ici à l’ étude .
    Retraité , 85 ans , je lirai vos pages avec l’ éblouissement qu’ elles méritent et un grand profit , c’ est certain. Un grand merci.

    • Cécile dit :

      Merci à vous de partager ainsi votre passion 🙂

      • Cat dit :

        Bonjour, le diagnostic vient de me tomber sur la tête à 51 ans. Il y a 4 mois je me suis reconnue au hasard d’une lecture. j’ai cherché, passé les tests (en ayant très peur d’avoir fait fausse route si c’était négatif).malgré tout qui correspond y compris le fameux chiffre du QI j’ai bp de mal à y croire.
        J’ai l’espoir de sortir de tous ces symptômes si difficiles à vivre que la seule solution parait la mort parfois.je suis en psychothérapie type TCC depuis bientôt 5 ans mais le diagnostic n’était pas posé .Tout est différent maintenant.

        • tournevis dit :

          Welcome !
          (j’ai le même âge, le diag depuis l’an dernier et les psychothérapies n’avaient rien donné auparavant ; depuis non plus, mais je vais quand même beaucoup moins mal :))

  16. Anne dit :

    Bonjour,
    Je découvre.
    Pensée en arborescence, HPI, douance… Je n’en avais pas connaissance. Au détour d’une discussion, une connaissance m’indique consulter une thérapeute qui l’aide à travailler sur sa pensée (en arborescence). Elle m’explique succinctement ce que cela génère que de fonctionner ainsi. Le sentiment d’être différent. La difficulté à trouver sa place.
    Je pense à mon fils. Je pense à ce médecin qui m’a dit qu’il présentait des signes de précocité, tout comme sa maman très probablement.
    Bref, je n’ai pas compris grand’chose mais j’ai ressenti le besoin urgent de chercher à en savoir davantage.
    C’est ainsi que je suis arrivée à votre livre puis à ce site.
    Je demeure perplexe. L’idée de pouvoir expliquer soudain mon malaise, mon incapacité à vivre heureuse, mon éternelle insatisfaction (du ressenti de mes proches), mon besoin de changement, ma quête d’authenticité… Tant de choses m’ont touchée intimement dans ce que j’ai lu. Tant de souvenirs ont refait surface de toutes parts, depuis ma petite enfance.

    J’éprouve une sorte de soulagement ; je ne suis pas « malade ». Il semble possible que je vive bien avec moi, selon mes aspirations.

    Je comprends la peur de passer les tests de QI et à la fois je m’en moque. Je ne veux pas un diagnostic, je veux être guidée pour enfin peut-être me sentir libre de vivre telle que je suis. Et accompagner mon fils aussi.

    Si vous disposez de contacts de thérapeutes à proximité de Lyon, pouvez-vous me les communiquer ?

    Merci à vous.

  17. Lipou dit :

    Merci Cécile pour ce livre, je ne suis pas encore tout à fait au bout, mais il m’a déjà beaucoup aidé…
    Enfin des mots sur mes ressentis, mes comportements, sur ma vie que je ne comprenais pas jusqu’ici, qu’est ce que je pouvais bien avoir de différents par rapport aux autres ? Pourquoi je ne les comprenais pas? Pourquoi était-ce toujours à moi de m’adapter aux autres ? Pourquoi les autres ne font-ils pas d’efforts pour me comprendre ? Comment font-ils pour être heureux ?
    J’ai eu beau essayer de m’adapter, de faire comme les autres, je n’y arrive pas !
    J’ai aujourd’hui décidé, suite à plusieurs évènements marquant, d’être moi et d’accepter ma différence !
    Les phases de « désintégration positive » citées dans le livre font partie de mon fonctionnement depuis déjà un moment mais enfin je sais à quoi cela corresponds, ces phases de dépression qui me font me remettre en question et me font voir la vie différemment, me permettent finalement d’avancer en essayant de positiver..
    Je comprends aussi mes réactions excessives que je peux avoir lorsqu’une personne me dit quelque chose, cette dernière ne pense certainement pas me blesser autant et aura aussi oublié sa remarque le lendemain. Cependant chez moi elle reste inscrite, j’essaie donc d’y prêter moins d’importance, même si des fois cela reste compliqué.
    J’en aurai des anecdotes à raconter… l’empathie, l’hypersensibilité font partie de ma vie et j’essaie de composer avec et de l’accepter..
    Merci beaucoup pour ce livre, j’aimerai le faire lire à mes amis, ma famille, mes collègues pour enfin être comprise, mais faudrait-il encore qu’ils aient l’esprit assez ouvert, ce dont je doute aujourd’hui..
    Serait-il possible de connaître le nom du spécialiste du grand Est dont parle Boureaga Soad ? je viens aussi de cette région et souhaiterai voir un spécialiste pour m’aider dans ma démarche …
    Merci beaucoup à vous tous 🙂

  18. Bourega Soad dit :

    Bonjour,

    je suis heureuse d’être tombée sur ce blog qui me permet de lire les commentaires de personnes qui sont passées ou passent par les mêmes difficultés. J’ai appris par hasard que je faisais partie « des surdoués » en allant consulter un psy spécialisé sur le Grand est (je l’ignorais) dans la détection des adultes surdoués. Cela m’a permis de comprendre enfin la source de cette souffrance, de ce décalage ressentis depuis l’enfance et qui durent toujours. J’ai « bousillé » toutes mes relations de couple par mes angoisses permanentes et ce besoin irresistible de tout décortiquer en permanence.
    Si des personnes habitent en Alsace, j’aimerais bien en rencontrer certaines pour enfin ne plus me sentir seule dans mon fonctionnement.
    Merci pour ce blog.

    • Cécile dit :

      Je faciliterai la mise en contact par MP

    • zebracaro dit :

      Bonsoir,
      ça y est je me lance… j’ai écris un mail hier à Cécile pour la remercier…
      merci pour ce livre..
      il y a un peu plus d’un mois la thérapeute de mon fils ainé m’a dit qu’il présente beaucoup de signes d’un enfant précoce (nous consultions car son comportement est très difficile à la maison..). Elle m’a demandé si j’y avais déjà pensé! Ben non évidemment, il n’est pas bon partout… (je suis prof et donc pas formée…).
      Nous avons donc accepté qu’il soit testé par une psychologue et effectivement, il fait partie de la partie très à droite des résultats. Depuis que le « diagnostic » est posé nous savons que ce n’est pas finalement un petit c.. que nous avons mal élevé!!
      Elle m’a ensuite expliqué que tout cela était génétique et qu’elle verrait certainement plus tard ses 2 petits frères.
      Depuis je lis pour comprendre…
      Ce matin la 4ème de couverture de votre livre m’a interpellée.. Voilà 9 ans hier que mon papa s’est suicidé…
      J’ai lu ce soir votre livre et j’ai du sécher mes larmes avant d’écrire… Mon papa a été diagnostiqué bi-polaire, maniaco-dépressif…. et s’est suicidé lors d’une sortie autorisée le week end, il était en maison spécialisée pour dépression, il devait revenir « définitivement » à la maison 2 jours plus tard. Son choix a visiblement était tout autre…
      Et si mon papa avait finalement des signes de « douance » lui qui avait beaucoup de prémonitions…
      zebracaro

  19. Rémy dit :

    Merci Cécile pour ce livre qui m’ ouvre une perspective aussi révélatrice que subjugante .
    Je suis enfin sûr que c’est bien  » normal  » de vouloir donner un sens à sa vie et au monde dans lequel on respire ( qui n’en a pas beaucoup d’ailleur .. ) .
    Ca fait du bien de se sentir compris, tellement du bien … Mais ça n’est pas une fin en soi . L’exercice est bien-entendu de savoir s’accepter et de se rendre accessible à tous pour vivre avec plénitude .
    C’est en effet le deuil d’une vie masquée dont je suis encore en train de sortir en ce moment , et je suis heureux de savourer cette nouvelle liberté de pensée que je m’octroye maintenant sans difficulté .
    Merci encore ! =)

    • lechalote dit :

      Ah la jolie phrase Rémy, c’est exactement ça : « Je suis enfin sûr que c’est bien » normal » de vouloir donner un sens à sa vie et au monde dans lequel on respire ( qui n’en a pas beaucoup d’ailleur .. ) . C’est exactement ce que j’ai ressenti. Et dans le même temps, ont suivi le yoga, la méditation, qui me permettent de me rester fidèle, car d’autres, avant, ont aussi cherché ce sens, et une harmonie, un équilibre, qui doit venir de soi avant tout. Notre société définit les choses et les gens en « bien ou mal » en fonction d’une norme imposée, le yoga les définit en équilibre ou déséquilibre en fonction de notre bien être, sans jugement, en fonction de ce qui nous convient, ou pas, on revient (enfin) à soi,voilà une approche qui me parle enfin. Une jolie phrase de Krishnamurti : « ce n’est pas un signe de bonne santé mentale que d’être bien adapté à une société malade ». J’ai découvert dans la même période »tsunamique » la perversion, la douance, le yoga. Et je commence à me découvrir moi. Car j’ai compris qu’on peut être pleinement qui on est, dans le respect de soi-même et des autres, et je travaille là dessus. Ma vie change, prend du sens, les idées noires ne sont plus jamais aussi présentes, car je sais désormais qu’il existe un équilibre, une zone de calme qu’on ne peut atteindre, qu’il ne tient qu’à moi de préserver pour pouvoir accueillir les autres sereinement.

  20. Eric dit :

    Je vous remercie pour vos travaux chère et tendre zèbresse, l’affection que vous nous portez se doit d’être saluée. Je vous prie de croire qu’une main tendue dans laquelle se trouvait votre livre, a suffit a me redonner espoir. Je viens seulement de le terminer dans la nuit, et comme vous l’anticipez agréablement par votre expérience, j’avoue être moi aussi un peu perplexe, bien que ce livre ai immédiatement pris une place de choix dans ma réflexion existentielle continuelle. Un homme que je connais a peine, que j’ai pris a part au cours d’une soirée récemment pour lui donner un ou deux conseils bien sentis sur sa façon d’être, l’aura sensibilisé a mon possible « talent » avec le genre humain. Votre livre est, à mon goût, certainement un des seuls moyens de se retrouver, pour ceux qui ont sombré dans l’oubli d’eux même, moi même étant sujet a l’inhibition intellectuel. Je compte bien percer cette ultime (seule?) piste jamais déroulée sous mes pieds, afin d’apprendre a vivre (oui je suis mort-né). Ensuite, je compte bien peut être un jour prendre le relai, tout du moins de m’interresser de prêt a ce que peux représenter le problème dans le système français… En effet, je me suis cru fou, on m’a dit que j’étais fou, parfois même ma propre famille; J’ai consulté des psy de mon propre chef, en ramant encore et toujours avec des discours improbables… Ce qui n’a fait que renforcer ma situation jusque la titubante. Je suis ravi, dès mes premières recherches de voir que ce blog est là, cette phrase raisonne comme une douce musique: « L’étude menée au sein du service du Pr Lançon vise à améliorer le diagnostic et la prise en charge des personnes adultes surdouées. » Vous n’imaginez pas ce que représente votre livre pour moi a cette heure ci, ou plutôt, je l’espère 😉
    Merci infiniment Mme Bost pour vos travaux, et laissez moi passer le test, j’arrive !

    • Eric dit :

      J’ai quand même bien les foies…

      • Cécile dit :

        Allez ! Haut les coeurs !
        Il y a ici et sur le chat une communauté sympa qui vous aidera à tenir le choc 🙂

      • Bagheera 1329 dit :

        On n’en meurt pas, promis !
        En fait, j’y suis allée un peu tendue, mais après je me suis amusée, malgré certains exercices moins marrants à mon goût.
        Ce qui est amusant, c’est que ma fille et moi l’avons passé à deux semaines d’écart (bien sûr elle ne m’avait rien dit de ce qui m’attendait), et après mon passage, on a comparé nos réponses, « et là tu en as trouvé combien, et là tu as fait quoi ? Ah mince, ça je ne l’ai pas vu ! ».
        Moment de complicité très sympa, et quand nous avons eu nos résultats, nous les avons comparés, « ça veut dire quoi ça, là t’as fait un carton, moi j’ai été quiche », etc ! Ce fut génial !

    • tournevis dit :

      Et puis… vous pouvez venir même sans le test, hein ! 🙂

      • Eric dit :

        Ça fait 3 messages que j’écris entiers en les supprimant, il y a toujours trop à dire. J’ai surtout envie de dire merci pour l’accueil en fait… Et pour répondre à Bagheera, je dirais que je suis pas capable de faire ça encore… Vous savez ce qu’est un test de QI pour moi? La honte, le mensonge, en fait ça me ramène a mon mensonge: je test comme ça, d’en faire un, me doutant qu’il y a « comme un problème »… Par exemple, je ne SUPPORTE pas qu’on me dise que je suis intelligent… Conséquence? Je me met devant mon petit test avec un café, je démarre tranquillement, et surtout sérieusement; Ensuite, les questions défile un peu, très sereinement, voir facilement; Mais arrivé a la moitié du questionnaire, quand je crois m’apercevoir que j’ai sans doute fait aucune faute pour l’instant, il faut que j’en fasse, c’est plus fort que moi… En réalité j’ai le sentiment d’avoir toujours fait ça: au cours d’une soirée Trivial poursuite (alors ça, ça ! ça m’énerve !) je ne réponds pas, je n’essaie même pas, et parfois sans laisser passer plus de quelques secondes, je sors la réponse que personne n’attendais (seulement quand je suis très très a l’aise) et j’ai droit à de grands yeux exorbités « Mais comment t’as fait? ».
        Le problème c’est qu’il n’y a pas que les gens qui croient que je soit débile, j’en ai toujours été convaincu moi aussi…

        • Eric dit :

          Haaa ! plein de fautes d’orthographe je me suis pas relu ! ! lol

          • tournevis dit :

            C’est por cela que le test doit être passé avec un-e (très) bon-ne psy, qui saura justement déjouer vos tactiques. Illes en ont vu d’autres, d’aussi tordus que vous, c’est leur boulot. Mais, vraiment, bien s’informer pour choisir un-e psy VRAIMENT compétent en passation de test et en haut potentiel, ce qui ne court pas les rues.
            Courage, nous sommes tou-te-s passé-e-s par là ! 🙂

          • tournevis dit :

            ha ha ha, moi non plus je ne me suis pas relue 😀

  21. de Meester dit :

    Mon fils, diagnostiqué « surdoué » très jeune, vers 6 ans, a actuellement 19 ans. Il a commencé son 3ème master en « Ingenieur de gestion ». Il a passé une jeunesse bien adapté socialement. Intellectuellement il a sauté d’une classe mais est plutôt scolaire et réussit bien. Sa préoccupation principale a toujours été de se faire accepter par les autres mais je crains qu’il soit dans un « fauxself ». Actuellement il est en crise, se dévalorise, se sous estime, n’arrive plus à rien faire…. Il est en contact avec l’asbl « douance.be ». Mais je cherche peut-être un psychiatre en Belgique qui pourrait l’aider. Connaissez-vous quelqu’un? Merci pour votre aide.

  22. tournevis dit :

    Ah, moi qui ne suis pas fan de « gadgets » et n’ai pas accroché du tout avec le machin précédent, j’aime bcp cette carte là 🙂

  23. Solstice dit :

    Super !!!! D’un coup d’oeil on a « vue » sur l’ensemble du blog…
    C’est bien mieux ainsi et plus pratique, ce n’est que mon humble avis.
    Merci Cécile 🙂

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