An I.Q. is neither a fatality nor a destiny

In 2005, 9 psychologists called a halt on the increasing recourse  to I.Q. tests in order to measure intelligence. This text is accessible (in french) on the website of the French Network of Psychologists – Réseau National des Psychologues.

Here is a partial (attempt of) translation :

” The Intellectual Quotient (I.Q.) sets up a ranking in different tests.  An ideal “average subject” is ranked with an average IQ rated at 100. It would be non sense to say that with an IQ rated at 120 one is « two times more » intelligent than the one with an IQ  rated at 60. In the same manner, looking at the results of a race, the time performance of the 50th runner is not half the one of the 100th or two times the one of the winner.

Being convinced that IQ is a simple measure, a fragilised public tries to find explicative principles to difficulties encountered. A low or high I.Q.then becomes the only cause of complex difficulties. This index drives disoriented parents to apply inappropriate and sometimes caricatural solutions, while in depth psychological analysis could be more appropriately and efficiently helpful.

Such requests come from families as well as from private or public institutions. These ones impose intellectual evaluations, as they generally rely on narrow minded and outdated conceptions of intelligence (considered as unidimensional, static and easily measurable). They also generally rely on the idea that this « intelligence »  is the only determining criterion in the difficulties that a child can encounter at one moment or another.

An I.Q. is neither a fatality nor a destiny”.

22 thoughts on “An I.Q. is neither a fatality nor a destiny

  1. C’est parfait comme explication non réductrice visant à calmer les ardeurs élitistes de certains et les raccourcis en tous genres. Cette idée devrait être vraiment beaucoup plus véhiculée. Merci Cécile Bost pour votre panel enrichissant et éclairé !

  2. Mais la mesure du QI reste le seul moyen d’être sûr quand on doute de ce que l’on est. Et le seul qui puisse éventuellement être pris en compte à l’école. Encore que…

    1. Non, la mesure du QI n’est pas un moyen sûr de comprendre qui l’on est.
      Une personne peut avoir 130 et n’être pas surdouée tout simplement parce qu’elle s’est entraînée à répondre à ce genre de questions.
      De même, une personne peut avoir 100 et être surdouée simplement parce que le stress et l’angoisse de performance l’auront freinée dans la passation du test…

      1. je suis bien d’accord…. et d’ailleurs je pense que cela serait mon cas…. mais alors comment faire? Sur quoi se baser? Il faut bien partir de quelque part pour comprendre les différences, non? Sinon tout peut etre discutable et remis en question (d’ailleurs ça l’est) et il n’existe plus de points de repère ni pour les psy ni pour ceux qui consultent. Moi je me sens HP sur toute la longueur de ce que j’ai lu (allez, disons à 95%) mais si on me dit que mon QI est de 95, franchement comment faire le pont ensuite entre mon cerveau et des écrits basés sur un passif fragile de tests peut-etre déjà obsolètes? D’ailleurs cela m’a frappé de lire que le WAIS est revu tous les 10 ans. Alors ceux qui ont été diagnostiqués il y a dix ans, si ils repassent les tests aujourd’hui pourraient s’entendre dire “ben en fait non, à l’époque on ne savait pas… on ne prenait pas en compte ceci, cela…. En fait vous n’en etes pas…” De quoi se taper vraiment, cette fois-ci, la tète contre les murs. Vous ne croyez pas?

        1. Effectivement, j’ai passé des tests de QI il y a peu et ils se sont révélés être négatif. Je ne suis pas reconnue comme HP, pourtant, j’ai lu des dizaines et des dizaines de pages concernant les Hauts Potentiels et je me sens totalement comme eux, dans presque tous les domaines, après, chaque personne est unique et possède ses propres caractéristiques. Aprèsla passation de ces tests, j’ai eu deux fois plus de questions en moi, ce qui m’a fait souvent pleurer seule, dans ma chambre, à l’abri des regards.. La psychologue qui m’a testé a détecté un trouble anxieux, j’ai vu que c’était une des caractéristiques du HP. En fait, dans mon esprit, je crois encore à la possibilité d’être HP, non pour le QI élevé mais plutot pour comprendre ma différence que depuis toujours, je traine et ne comprend pas. Oui, je suis finalement une ado assez banale qui voudrait appartenir à un groupe, mais pour se comprendre, pas pour s’adapter. J’ai oublié des tonnes de choses à dire, mais voila autour du test de QI. J’espère quand même n’avoir fait peur à personne.

          1. La psychologue se réfère au seul QI moyenné (le QIT) ou bien aucun subtest ne montre quoi que ce soit ?
            Y a t-il hétérogénéité entre les différents QI ?

          2. je suis un garçon de 22 ans, je suis en décrochage scolaire depuis 4 ans, il y a 2 an j’ai fait le test wais 2 je me suis retrouvé avec un QI non calculable… ma situation famillial étant explosive, j’ai tjs été dans l’adaptation et l’observation. je sais que je suis en inhibition intellectuelle, je n’ai plus lu de livre depuis 3ans….
            intérieurement je suis certain d’être hp mais les test ne confirmant pas cela, j’ai continué une thérapie standard. Il y a un an j’ai changer de psychologue, un jeune homme, pour découvrir après 6 mois qu’il était hp et qu’il pensait que mes problemes scolaire et d’angoisse était une conséquence de mon intelligence.
            Depuis je n’ai tjs pas repassé les test, j’en ai peur. mais pour la première fois depuis des années j’ose me renseigner serieusement à propos de l’hypersensibilité et la douance. Première fois aussi que je vais partager mon experience sur un blog 😛

            1. Bonsoir Arnold

              WAIS 2 ? ça existe encore ?
              Cela dit “QI non calculable”, c’est intéressant en soi – la personne qui vous a fait passer le test n’a fait aucune analyse des raisons pour lesquelles c’était incalculable ?
              Si vous ne les avez pas encore lus, je vous invite à lire la suite des billets rédigés par Stéphanie Aubertin sur le thème des tests de QI.
              Passer est un test est un bon moyen de s’autoriser à être surdoué… mais quand, pour des tas de raisons, les test n’est pas probant…. toute la difficulté est de s’autoriser à s’emparer de l’exploration du sujet.
              Après tout, l’essentiel c’est d’aller mieux et pas d’être estampillé, non ?
              Bienvenue sur talentdifferent !

              1. Bosser à 0h18, ça sent le burnout… désolée, ça ne me regarde pas…..mais je n’ai pas pu m’empêcher. Comme j’aime bien le blog, je ne voudrais pas le perdre. 😉

      2. il y a toujours moyen de tricher mais un THQi a un faisceau de presomptions de surintelligence

        – possibilité de faire differents tests des l’enfance
        – commentaires de l’environnement : la douance a un certain point se remarque
        – notes scolaires et universitaires (c’est difficile d’avoir systematiquement des notes exceptionnelles en bossant pas beaucoup et avec un qi faible)

        je crois que c’est surtout les leger surdoués (WAIS 130) qui sont difficiles a depister

        1. Certes lepat…

          Mais quand on n’a pas passé de tests dans l’enfance, quand les commentaires sont disqualifiants… quant les notes scolaires ne sont pas exceptionnelles ? (l’absence de notion d’effort est un critère récurrent dans la description des surdoués)…. Un THQi peut-être quelqu’un qui est en total échec parce qu’en rebellion contre le système scolaire auquel il ne trouve aucun sens, si cen’est pas la vie à laquelle il ne trouve pas de sens ?

          Les plus difficiles à dépister, ce sont ceux qui ont une grande hétérogénéité dans les indices du test passé – dans le meilleur des cas ils s’entendront dire qu’on ne peut pas moyenner leur QI, dans le pire des cas, la moyenne sera au dessous de 130. C’est le cas de tous ceux qui sont atteints d’un handicap tel que surdité, cécité, dys-xxx, ceux qui sont touchés par la dépression et l’inhibitino intellectuelle.

          J’estime que dès lors qu’une personne très efficace intellectuellement peut atteindre 14-15 à chaque test, la frange des 130-140 est certainement celle qui regroupe le plus de population mélangée : vrais surdoués “légers”, surdoués “extrêmes” mais avec handicap, et enfin efficients intellectuels sans surdon.
          Dans ce cas là, ce sont les surdoués extrêmes qui courent le risque majeur d’être très mal accompagnés.

          1. Pour conforter ce commentaire, je peux rapidement vous parler de ma fille. En rebellion totale contre l’école, elle ne cessait, depuis son entrée en maternelle, de remettre en cause ce qui lui était dit ou demandé. A 15 ans, le médecin l’a fait entrer dans un établissement de la MGEN. Avec des enfants en difficulté. Test de QI : 126. Rien d’exceptionnel, lui dit la psy, rien qui expliquerait la situation.
            Je n’avais absolument pas parlé avec elle de cette possibilité. J’aurais dû.
            Avec retard, comme je l’ai dit dans un commentaire précédent, et après de très nombreuses difficultés, des TS déguisées, une adolescence très très difficile. A 28 ans, elle entre dans un master RI Sécurité défense en septembre, avec en parallèle un master d’histoire (ben oui, c’est passionnant), et….un CAP de cuisine. (elle a trouvé un chef étoilé qui la prend en stage).
            Je pense que si elle avait été diagnostiquée correctement, sa vie aurait été tellement meilleure….Aujourd’hui, elle refuse de se penser HP, puisque la psy l’a dit, (qu’elle ne l’était pas). On n’est certes pas sorties d’affaire. Mais elle trouve des exutoires constructifs, et c’est bien.
            Cependant l’erreur de diagnostic l’aura marquée à vie, et a mis sa vie en danger, car elle n’a pas trouvé d’explication à son inadaptation au monde. Quant à trouver un sens à la vie, pour l’instant, elle pense que faire des enfants dans un tel monde de fous est une ineptie. Au moins c’est clair.

            1. Elle refuse de se penser HP. Je connais bien…
              Mais l’important n’est il pas de trouver un équilibre ? Ici, c’est l’estime de soi qui est à consolider. Car il y a fort à parier que malgré un cursus assez impressionnant, elle doute toujours, non ?

              1. Elle doute énormément. Elle semble jouer un rôle, et est perçue ainsi par certaines personnes de l’entourage. En revanche elle arrive à époustoufler bien des gens de l’environnement professionnel. Elle veut prouver, prouver, prouver. En fait, c’est un peu tout ou rien. Elle a un cœur grand comme une maison. Les gens l’adorent, l’admire, ou la critique sans réserve. Et évidemment, elle ne comprend pas. Long chemin à parcourir. Je connais bien…. prouver, prouver, prouver. Jusqu’au jour où on réalise qu’en fait, le regard des autres ne compte pas vraiment, qu’on se défie soi même. Ce jour-là, quelque chose bascule. Puis les gens alors, commencent à dire que vous êtes asocial, que vous ne tenez pas compte de ce qu’ils disent, que vous faites toujours “ce que vous voulez comme vous l’entendez”, malgré leurs remarques. En tous cas, pour moi ça a été ça : un jour ça a basculer. Bien sûr on recherche longtemps l’approbation. On fait des choses surprenantes, et au lieu que les gens soient contents pour nous, on s’aperçoit qu’ils s’en foutent voire méprisent. Ils supportent assez mal qu’on soit content de ce qu’on a fait. Et un jour, on est content tout seul, si quelqu’un est content avec nous alors, c’est juste génial, et une cerise sur le gâteau, mais la satisfaction vient de la réalisation personnelle, du défi personnel. On est toujours seul, qui donc a dit ça?
                Ma fille a besoin de grandir encore, et de comprendre les gens. et ça, ça prend plusieurs vies.

          2. Je suis d’accord avec vous mais je voulais souligner qu’a coté des surdoués en echec scolaire (un specialiste de la douance m’en avait aussi parlé, il voit des surdoués tous les jours et pas mal sont en echec scolaire) il y a des surdoués comme moi (WAIS 144) avec des resultats brillants pour differents diplomes master bac+5 scientifiques/techniques et de facon systematique.
            Par contre il clair que deja a l’ecole je derangeais par mes questions, ou ce qui pouvait etre pris pour de l’impertinence (je corrigeais souvent les profs au tableau en math physique, chimie etc) ou je foutais rien (je lisais des revues au cours de math en terminale tellement je m’ennuyais) mais obtenait de tres bonnes notes scolaires. Certains profs et eleves montraient parfois de l’admiration non feinte pour mes resultats, meme chose a la fac.
            C’est d’ailleurs etonnant qu’en etudiant mon propre profil je decouvre pas mal de choses sur les surdoués qu’on ne retrouve pas toujours dans les ouvrages comme ces faits ci-dessus.

            par contre le monde de la grande entreprise, gavé de normopensants (de cons pour dire simple) c’est une autre paire de manche ! voir tous mes posts a ce sujet, ca ne sert a rien de me repeter

            1. il y a des surdoués comme moi […] avec des resultats brillants
              C’est d’ailleurs etonnant qu’en etudiant mon propre profil je decouvre pas mal de choses sur les surdoués qu’on ne retrouve pas toujours dans les ouvrages comme ces faits ci-dessus.”
              Voulez vous parler des résultats brillants, des adultes et autres personnes en situation d’autorité qui sont défiées par les surdoués ?
              N’est-ce pas l’image d’Epinal du surdoué que l’on qualifie de surcroît d’arrogant parce qu’il sait mieux que les autres ?
              C’est tellement ‘image qu’on en a dans l’inconscient collectif, qu’il y a tout ce travail de sensibilisation pour (tenter d’)expliquer que les choses en sont pas si simples.

            2. Je voudrais quand même dire que parfois, on a de la chance. Brillante en primaire, (10 sur 10 de moyenne générale), arrivée en sixième, j’étais un peu perdue, et je suis devenue une élève très moyenne. En fait, je pouvais, mais ne faisait pas. Scolarisée dans un lycée qui allait de 6ème à terminale, on était 2000 élèves. Le proviseur, Dieu sait pourquoi, a dit un jour en conseil de classe “Lost in Time, ça passe”. Pour dire que malgré mes notes afreuses parfois, il ne voulait pas de redoublement pour moi. Ca a été ça les 7 années que j’ai passées là bas. Et j’ai eu mon bac scientifiques, avec 15 en physique (2 de moyenne en classe), 17 en anglais, (0,5 de moyenne en classe, si, ça existe), et en allemand, virée du cours régulièrement, l’examinateur a dit “c’est super, vous ressentez la langue allemande.”. bref, c’était drôle.
              Mon proviseur était juste un homme bon, intelligent, et je ne le remercierai jamais assez. parfois, on fait de belles rencontres, sans s’en apercevoir sur le coup.

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